Archive for the guerre ukraine Category

Prix Nobel de la Paix 2022 : plus c’est gros mieux ça passe… Foutage de gueule dans les grandes largeurs, mais qui peut encore être surpris ? (Résistance 71)

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Résistance 71

23 novembre 2022

Le prix Nobel de la paix 2022 va à une ONG de Kiev : le Center for Civil Liberties ou CCL, créée par George Soros et les Etats-Unis (NED / USAID c’est à dire la CIA) pour le coup d’état du Maïdan de 2014. ONG également financée par la Commission Européenne, qui a acheté et achète toujours des armes pour sa marionnette Zelensky.
Toute cette pourriture ne se cache même plus. Tout est fait à découvert au grand jour, suffit de savoir regarder.
Les faiseurs de guerre se votent eux-même le Nobel de la paix, la boucle est bouclée dans un cas orwellien d’école.

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Guerre impérialiste par procuration en Ukraine : Zelensky piégé par Moscou et Washington (Thierry Meyssan)

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De la vie d’une marionnette…

Zelensky piégé par Moscou et Washington

Thierry Meyssan

22 novembre 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article218419.html

Article précédent : “Ukraine : qui sont les nationalistes intégraux ?” (Thierry Meyssan)

L’évolution du rapport de forces sur le champ de bataille ukrainien et l’épisode tragique du G20 de Bali marquent un retournement de situation. Si les Occidentaux croient toujours vaincre prochainement Moscou, les États-Unis ont déjà débuté des négociations secrètes avec la Russie. Ils s’apprêtent à lâcher l’Ukraine et à faire porter le chapeau au seul Volodymyr Zelensky. Comme en Afghanistan, le réveil sera brutal.

Discutant , il y a une dizaine de jours à Bruxelles, avec un chef de file des députés européens que l’on dit ouvert d’esprit, je l’écoutais me dire que le conflit ukrainien était certes complexe, mais que la chose la plus évidente était que la Russie avait envahi ce pays. Je lui répondis en observant que le droit international faisait obligation à l’Allemagne, à la France et à la Russie d’appliquer la résolution 2202, ce que Moscou, seul, avait fait. Je poursuivais en lui rappelant la responsabilité de protéger les populations en cas de défaillance de leur propre gouvernement. Il me coupa la parole et me demanda : « Si mon gouvernement se plaint du sort de ses ressortissants en Russie et attaque ce pays, vous trouverez cela normal ? ». Oui, lui répondis-je, si vous avez une résolution du Conseil de sécurité. En avez-vous une ? Décontenancé, il changea de sujet. Trois fois, je lui demandais si nous pouvions aborder la question des « nationalistes intégraux » ukrainiens. Trois fois, il refusa. Nous nous séparâmes avec courtoisie.

La question de la responsabilité de protéger aurait dû être nuancée. Ce principe n’autorise pas à une guerre, mais à une opération de police, menée avec des moyens militaires. C’est pourquoi le Kremlin veille à ne pas désigner ce conflit comme une « guerre », mais comme une « opération militaire spéciale ». Les deux manières de parler désignent les mêmes faits, mais « opération militaire spéciale » limite le conflit. Dès l’entrée de ses troupes en Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a précisé qu’il n’entendait pas annexer ce territoire, mais uniquement libérer les populations persécutées par les « nazis » ukrainiens. Dans un long article précédent, j’ai indiqué que, si l’expression « nazis » est juste au sens historique, elle ne correspond pas à la manière dont ces gens se désignent. Ils utilisent l’expression : « nationalistes intégraux ». Rappelons que l’Ukraine est le seul État au monde à disposer d’une Constitution explicitement raciste.

Le fait d’observer que le droit international donne raison à la Russie ne signifie pas qu’on lui donne un blanc-seing. Chacun doit critiquer la manière dont elle applique le droit. Les Occidentaux trouvent toujours la Russie « asiatique », « sauvage » et « brutale », même s’ils se sont montrés eux-mêmes bien plus destructeurs en de nombreuses occasions.

RENVERSEMENT DE SITUATION

Les points de vue russe et occidentaux ayant été précisés, force est de constater que plusieurs évènements ont suscité une évolution occidentale.
Nous entrons dans l’hiver, une saison rude en Europe centrale. La population russe a conscience, depuis l’invasion napoléonienne, qu’elle ne peut pas défendre un pays aussi grand. Aussi a-t-elle appris à utiliser précisément l’immensité de son territoire et les saisons pour vaincre ceux qui l’attaquaient. Avec l’hiver, le front est figé pour plusieurs mois. Chacun peut constater que, contrairement au discours selon lequel les Russes sont vaincus, l’armée russe a libéré le Donbass et une partie de la Novorussia.
Avant que l’hiver ne tombe, le Kremlin a replié la population libérée qui habitait au Nord du Dniepr, puis a retiré son armée, abandonnant la partie de Kershon située sur la rive Nord du Dniepr. Pour la première fois, une frontière naturelle, le fleuve Dniepr, marque une frontière entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux contrôlés par Moscou. Or, durant l’entre-deux-guerres, c’est l’absence de frontières naturelles qui a fait tomber tous les pouvoirs successifs en Ukraine. Désormais, la Russie est en position de tenir.
Depuis le début du conflit, l’Ukraine peut compter sur l’aide illimitée des États-Unis et de leurs alliés. Or, les élections de mi-mandat aux USA ont enlevé la majorité de l’administration Biden à la Chambre des Représentants. Désormais, le soutien de Washington sera limité. Identiquement, l’Union européenne trouve aussi ses limites. Ses populations ne comprennent pas la hausse des coûts de l’énergie, la fermeture de certaines usines et l’impossibilité de se chauffer normalement.
Enfin, dans certains cercles de pouvoir, après avoir admiré les talents de communiquant de l’acteur Volodymyr Zelensky, on commence à s’interroger sur les rumeurs concernant sa soudaine fortune. En huit mois de guerre, il serait devenu milliardaire. L’imputation est invérifiable, mais le scandale des Pandora Papers (2021), la rend crédible. Est-il nécessaire de se saigner aux quatre veines pour ne pas voir arriver les dons en Ukraine, mais disparaître dans des sociétés off shore ?

Les Anglo-Saxons (c’est-à-dire Londres et Washington, NdR71 : c’est à dire la City de Londres et sa succursale de Wall Street...) souhaitaient transformer le G20 de Bali en sommet anti-Russe. Ils avaient d’abord fait pression pour que Moscou soit exclu du Groupe comme ils y sont parvenus au G8. Mais si la Russie avait été absente, la Chine, de très loin le premier exportateur mondial, ne serait pas venue. Aussi, c’est le Français Emmanuel Macron qui a été chargé de convaincre les autres invités de signer une déclaration sanglante contre la Russie. Durant deux jours, les agences de presse occidentales ont assuré que l’affaire était dans le sac. Mais, en définitive, la déclaration finale, si elle résume le point de vue occidental, ferme le débat en ces mots : « Il y avait d’autres points de vue et différentes évaluations de la situation et des sanctions. Reconnaissant que le G20 n’est pas le forum pour résoudre les problèmes de sécurité, nous savons que les problèmes de sécurité peuvent avoir des conséquences importantes pour l’économie mondiale ». En d’autres termes, pour la première fois, les Occidentaux ne sont pas parvenus à imposer leur vision du monde au reste de la planète.

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Le piège

Pire : les Occidentaux ont imposé une intervention vidéo de Volodymyr Zelensky comme ils l’avaient fait, le 24 août et le 27 septembre, au Conseil de sécurité des Nations unies. Or, alors que la Russie avait vainement tenté de s’y opposer en septembre à New York, elle l’a accepté en novembre à Bali. Au Conseil de sécurité, la France, qui détenait la présidence, avait violé le règlement intérieur pour donner la parole à un chef d’État par vidéo. Au contraire, au G20, l’Indonésie tenait une position absolument neutre et ne risquait pas d’accepter de lui donner la parole sans autorisation russe. Il s’agissait à l’évidence d’un piège. Le président Zelensky, qui ne connaît pas le fonctionnement de ces instances, y est tombé.

Après avoir caricaturé l’action de Moscou, il a appelé à l’exclure du… « G19 ». En d’autres termes, le petit Ukrainien a donné, au nom des Anglo-Saxons, un ordre aux chefs d’État, Premiers ministres et ministres des Affaires étrangères des 20 plus grandes puissances mondiales et n’a pas été entendu. En réalité, le litige entre ces dirigeants ne portait pas sur l’Ukraine, mais sur leur soumission ou pas à l’« ordre mondial américain ». Tous les participants latino-américains, africains et quatre asiatiques ont dit que cette domination était finie ; que désormais le monde est multipolaire.

Les Occidentaux ont dû sentir le sol trembler sous leurs pieds. Ils n’ont pas été les seuls. Volodymyr Zelensky a vu, pour la première fois, que ses parrains, jusqu’ici maîtres absolus du monde, le laissaient tomber sans hésiter pour maintenir quelques temps encore leur position.

Il est probable que Washington a été de mèche avec Moscou. Les États-Unis constatent qu’à l’échelle du monde, les choses tournent à leur désavantage. Ils n’auront aucune hésitation à faire porter le chapeau au régime ukrainien. William Burns, directeur de la CIA et opposant à la ligne straussienne, a déjà rencontré Sergueï Narychkine, le directeur du SVR, en Turquie. Ces entretiens font suite à ceux du straussien Jacob Sullivan, le conseiller national de Sécurité US, avec plusieurs officiels russes. Or, Washington n’a rien à négocier en Ukraine. Deux mois avant le conflit en Ukraine, j’expliquais que le fond du problème n’avait aucun rapport avec ce pays, pas plus qu’avec l’Otan. Il porte essentiellement sur la fin du monde unipolaire.

Aussi ne faut-il pas s’étonner que, quelques jours après la gifle du G20, Volodymyr Zelensky ait contredit, pour la première fois en public, ses parrains états-uniens. Il a accusé la Russie d’avoir lancé un missile sur la Pologne et a maintenu ses propos lorsque le Pentagone a indiqué qu’il avait tort, c’était un contre-missile ukrainien. Il s’agissait pour lui de continuer à agir dans la droite ligne du Traité de Varsovie, conclu le 22 avril 1920, par les nationalistes intégraux de Symon Petlioura avec le régime de Piłsudski ; de pousser la Pologne à entrer en guerre contre la Russie. C’est la seconde fois que Washington faisait sonner une clochette à ses oreilles. Il ne l’a pas entendue.

Probablement, ces contradictions ne vont plus se manifester en public. Les positions occidentales vont s’assouplir. L’Ukraine est prévenue : dans les prochains mois, elle va devoir négocier avec la Russie. Le président Zelensky peut prévoir dès à présent sa fuite car ses compatriotes meurtris ne lui pardonneront pas de les avoir dupés.

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De l’origine du nazisme ou « nationalisme intégral » ukrainien (Thierry Meyssan)

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Une fois de plus, quand on gratte la surface et étudie les archives, on se rend très vite compte tout n’est que soupe rance et réchauffée aux mauvaises épices CIA / OTAN… La routine mon adjudant-chef, la routine…
~ Résistance 71 ~

Qui sont les nationalistes intégraux ukrainiens ?

Thierry Meyssan

15 novembre 2022

Url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article218391.html

Qui connaît l’histoire des « nationalistes intégraux » ukrainiens, des « nazis » selon la terminologie du Kremlin ? Elle commence durant la Première guerre mondiale, se poursuit durant la Seconde, la Guerre froide et continue aujourd’hui dans l’Ukraine moderne. De nombreux documents ont été détruits et l’Ukraine moderne interdit sous peine de prison d’évoquer leurs crimes. Il n’en reste pas moins que ces gens ont massacré au moins quatre millions de leurs compatriotes et ont conçu l’architecture de la solution finale, c’est-à-dire l’assassinat de millions de personnes au motif de leur appartenance réelle ou supposée aux communautés juives ou tsiganes d’Europe.

Comme la plupart des analystes et commentateurs politiques occidentaux, j’ignorais l’existence des néo-nazis ukrainiens jusqu’en 2014. Lors du renversement du président élu, je vivais alors en Syrie, j’ai cru qu’il s’agissait de groupuscules violents ayant fait irruption sur la scène publique pour prêter main-forte aux éléments pro-Européens. Cependant, depuis l’intervention militaire russe, j’ai découvert progressivement quantité de documents et d’informations sur ce mouvement politique qui représentait, en 2021, un tiers des forces armées ukrainiennes. Cet article en présente une synthèse.

Au tout début de cette histoire, c’est-à-dire avant la Première Guerre mondiale, l’Ukraine était une grande plaine qui avait toujours été ballotée entre les influences allemande et russe. Présentement, elle n’était pas un État indépendant, mais une province de l’empire tsariste. Elle était peuplée d’Allemands, de Bulgares, de Grecs, de Polonais, de Roumains, de Russes, de Tchèques, de Tatars et d’une très forte minorité juive sensée descendre de l’ancien peuple khazar.

Un jeune poète, Dmytro Dontsov, se passionna pour les mouvements d’avant-garde artistique, considérant qu’ils parviendraient à sortir son pays de son arriération sociale. L’empire tsariste étant immobile depuis la mort de la grande Catherine tandis que l’empire allemand était le centre scientifique de l’Occident, Dontsov choisit Berlin contre Moscou.

Lorsque la Grande Guerre éclata, il se transforma en agent des services secrets allemands. Il émigra en Suisse où il édita, pour le compte de ses maîtres, le Bulletin des nationalités de Russie en plusieurs langues appelant au soulèvement des minorités ethniques de l’empire tsariste afin de provoquer sa défaite. C’est ce modèle qui a été choisi par les services secrets occidentaux pour organiser le « Forum des peuples libres de Russie », cet été à Prague [1].

En 1917, la révolution bolchévique renversa la donne. Les amis de Dontsov prirent fait et cause pour la révolution russe, mais lui resta pro-allemand. Dans l’anarchie qui suivit, l’Ukraine fut divisée de facto par trois régimes différents : les nationalistes de Symon Petlioura (qui s’imposèrent dans la zone tenue aujourd’hui par l’administration Zelensky), les anarchistes de Nestor Makhno (qui s’organisèrent en Novorosssia, la terre qui avait été développée par le prince Potemkine et qui n’avait jamais connu le servage), et les bolchéviques (surtout dans le Donbass). Le cri de guerre des partisans de Petlioura était « Mort aux juifs et aux bolchéviques ! ». Ils perpétrèrent de très nombreux pogroms meurtriers.

Dmytro Dontsov retourna en Ukraine avant la défaite allemande et devint le protégé de Symon Petlioura. Il participa brièvement à la conférence de paix de Paris mais, pour une raison inconnue, ne resta pas dans sa délégation. En Ukraine, il aida Petlioura à s’allier à la Pologne pour écraser les anarchistes et les bolchéviques. Après la prise de Kiev par les bolchéviques, Petlioura et Dontsov négocièrent le Traité de Varsovie (22 avril 1920) : l’armée polonaise s’engageait à repousser les bolchéviques et à libérer l’Ukraine en échange de la Galicie et de la Volhynie (exactement comme l’administration Zelensky négocie aujourd’hui l’entrée en guerre de la Pologne contre les mêmes terres [2]). Cette nouvelle guerre fut un fiasco.

Pour renforcer son camp, Petlioura négocia en secret avec le fondateur des bataillons juifs de l’armée britannique (la « Légion juive ») et désormais administrateur de l’Organisation sioniste mondiale (OSM), Vladimir Jabotinsky. En septembre 1921, les deux hommes convinrent de s’unir contre les bolchéviques en échange de l’engagement de Petlioura d’interdire à ses troupes de continuer leurs pogroms. Le Légion juive devait devenir la « Gendarmerie juive ». Cependant, malgré ses efforts, Petlioura ne parvint pas à pacifier ses troupes, d’autant plus que son proche collaborateur Dontsov encourageait toujours à massacrer les juifs. En définitive, l’accord ayant été révélé, l’Organisation sioniste mondiale se rebiffa contre le régime Petlioura. Le 17 janvier 1923, l’OSM créa une commission d’enquête sur les activités de Jabotinsky. Celui-ci refusa de venir s’expliquer et démissionna de ses fonctions.

Petlioura s’enfuit en Pologne, puis en France, où il fut assassiné par un juif anarchiste de Bessarabie (l’actuelle Transnistrie). Lors du procès, ce dernier assuma son crime et plaida avoir vengé les centaines de milliers de juifs assassinés par les troupes de Petlioura et Dontsov. Le procès eut un grand retentissement. Le tribunal relaxa l’assassin. C’est à cette occasion que fut fondée la Ligue contre les pogroms, future Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme).

Non seulement les nationalistes furent vaincus, mais les anarchistes aussi. Partout les bolchéviques triomphèrent et choisirent, non sans débats, de rejoindre l’Union soviétique.

Dmytro Dontsov édita des revues littéraires qui exercèrent une fascination sur la jeunesse. Il continuait à promouvoir une Europe centrale dominée par l’Allemagne et se rapprocha du nazisme au fur et à mesure de sa montée. Il désigna bientôt sa doctrine comme le « nationalisme intégral » ukrainien. Ce faisant, il faisait référence au poète français, Charles Maurras. En effet, au départ la logique des deux hommes était identique : ils cherchaient dans leur propre culture les moyens d’affirmer un nationalisme moderne. Cependant Maurras était germanophobe, tandis que Dontsov était germanophile. L’expression « nationalisme intégral » est toujours revendiquée aujourd’hui par les adeptes de Dontov, qui prennent soin, après la chute du III° Reich, de réfuter le terme de « nazisme » dont les Russes le qualifient, non sans raison.

Selon lui, le « nationalisme ukrainien » se caractérise par :
« l’affirmation de la volonté de vivre, de puissance, d’expansion » (il promeut « Le droit des races fortes d’organiser les peuples et les nations pour renforcer la culture et la civilisation existantes »)
« le désir de combattre et la conscience de son extrémité » (il loue la « violence créatrice de la minorité d’initiative »)

Ses qualités sont :
« le fanatisme » ;
« l’immoralité ».

En définitive, tournant le dos à son passé, Dontsov devint un admirateur inconditionnel du Führer, Adolf Hitler. Ses disciples avaient fondé, en 1929, l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) autour du colonel Yevhen Konovalets. Ce dernier qualifia Dontsov de « dictateur spirituel de la jeunesse de Galicie ». Cependant une querelle opposa Dontsov à un autre intellectuel à propos de son extrémisme qui conduisait à faire la guerre contre tous, lorsque soudain Konovalets fut assassiné. L’OUN (financée par les services secrets allemands) se divisa alors en deux. Les « nationalistes intégraux » se réservant l’OUN-B du nom du disciple préféré de Dontsov, Stepan Bandera.

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Pas de nazis en Ukraine on vous dit !…

Durant les années 1932-33, les commissaires politiques bolchéviques, majoritairement juifs, levèrent un impôt sur les récoltes, comme dans les autres régions d’Union soviétique. Combinée avec d’importants et imprévisibles aléas climatiques, cette politique provoqua une gigantesque famine dans plusieurs régions d’URSS, dont l’Ukraine. Elle est connue sous le nom d’« Holodomor ». Contrairement à ce qu’en dit l’historien nationaliste intégral Lev Dobrianski, il ne s’agissait pas d’un plan d’extermination des Ukrainiens par les Russes puisque d’autres régions soviétiques en souffrirent, mais d’une gestion inadaptée des ressources publiques en période de changement climatique. La fille de Lev Dobrianski, Paula Dobrianski, devint une des collaboratrices du président George W. Bush. Elle mena une lutte sans pitié pour faire exclure des universités occidentales les historiens qui n’adhéraient pas à la propagande de son père [3].

En 1934, Bandera organisa, en tant que membre des services secrets nazis et chef de l’OUN-B, l’assassinat du ministre de l’Intérieur polonais, Bronisław Pieracki.

À partir de 1939, les membres de l’OUN-B, formant une organisation militaire, l’UPA, furent entrainés en Allemagne par l’armée allemande, puis toujours en Allemagne, mais par leurs alliés japonais. Stepan Bandera proposa à Dmytro Dontsov de devenir le chef de leur organisation, mais l’intellectuel refusa, préférant jouer un rôle de leader plutôt que de commandant opérationnel.

Les « nationalistes intégraux » admirent l’invasion de la Pologne, en application du pacte germano-soviétique. Ainsi que l’a démontré Henry Kissinger, qui ne saurait être suspect de pro-soviétisme, il ne s’agissait pas pour l’URSS d’annexer la Pologne, mais d’en neutraliser une partie afin de se préparer à l’affrontement avec le Reich. Au contraire, pour le chancelier Hitler, il s’agissait de débuter la conquête d’un « espace vital » en Europe centrale.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, sous les indications de Dmytro Dontsov, l’OUN-B se battit aux côtés des armées nazies contre les juifs et les soviétiques.

La collaboration entre les « nationalistes intégraux » ukrainiens et les nazis se poursuivit avec des massacres permanents de la majorité de la population ukrainienne, accusée d’être juive ou communiste, jusqu’à la « libération » de l’Ukraine par le III° Reich à l’été 1941 au cri de « Slava Ukraїni ! » (Gloire à l’Ukraine), le cri de guerre utilisé aujourd’hui par l’administration Zelensky et les démocrates US. À ce moment-là, les « nationalistes intégraux » proclamèrent l’« indépendance » de l’Union soviétique en présence des représentants nazis et du clergé grec orthodoxe, non pas à Kiev, mais à Lviv, sur le modèle de la Garde Hlinka en Slovaquie et des Oustachis en Croatie. Ils formèrent un gouvernement sous le leadership du Providnyk (guide) Stepan Bandera dont son ami Yaroslav Stetsko fut le Premier ministre. On estime à 1,5 million de personnes leur soutien en Ukraine. C’est-à-dire que les « nationalistes intégraux » ont toujours été très minoritaires.

Les nazis se divisèrent entre d’un côté le commissaire du Reich pur l’Ukraine, Erich Koch, pour qui les Ukrainiens étaient des sous-hommes et, de l’autre, le ministre des Territoires occupés d’Orient, Alfred Rosenberg, pour qui les « nationalistes intégraux » étaient de vrais alliés. Finalement, le 5 juillet 1941, Bandera fut déporté à Berlin et placé en Ehrenhaft (honorable captivité), c’est-à-dire assigné à résidence comme une haute personnalité. Cependant, les membres de l’OUN-B ayant assassiné les chefs de la faction rivale, l’OUN-M, les nazis sanctionnèrent Stepan Bandera et son organisation, le 13 septembre 1941. 48 de leurs dirigeants furent déportés dans un camp de prisonniers, à Auschwitz (qui n’était pas encore un camp d’extermination, mais seulement une prison). L’OUN-B fut réorganisée sous commandement allemand. C’est à ce moment-là que tous les nationalistes ukrainiens portèrent le serment suivant : « Fils fidèle de ma Patrie, je rejoins volontairement les rangs de l’Armée de libération ukrainienne, et avec joie je jure que je combattrai fidèlement le bolchévisme pour l’honneur du peuple. Ce combat nous le menons aux cotés de l’Allemagne et de ses alliés contre un ennemi commun. Avec fidélité et soumission inconditionnelle, je crois en Adolf Hitler comme dirigeant et commandant suprême de l’Armée de libération. À tout moment, je suis disposé à donner ma vie pour la vérité »

Les nazis annoncèrent que l’on avait découvert quantité de corps dans les prisons, victimes des « juifs bolchéviques ». Aussi, les « nationalistes intégraux » célébrèrent leur « indépendance » en assassinant plus de 30 000 juifs et en participant activement au rabattage des juifs de Kiev à Babi Yar, où 33 771 d’entre eux seront fusillés en deux jours, les 29 et 30 septembre 1941, par les Einsatzgruppen du SS Reinhard Heydrich.

Dans ce tumulte, Dmytro Dontsov disparut. En réalité, il s’était rendu à Prague et s’était placé au service de l’architecte de la solution finale, Reinard Heydrich, qui venait d’être nommé vice-gouverneur de Bohême-Moravie. Heydrich organisa le Conférence de Wannsee qui planifia la « solution finale des questions juives et tsiganes » [4]. Puis, il créa l’Institut Reinard Heydrich à Prague afin de coordonner l’extermination systématique de toutes ces populations en Europe. L’Ukrainien Dontsov, qui résidait désormais à Prague dans un grand luxe, en devint immédiatement administrateur. C’est donc un des principaux architectes du plus grand massacre de l’Histoire. Heydrich fut assassiné en juin 1942, mais Dontsov conserva ses fonctions et ses privilèges.

Stepan Bandera et son adjoint Iaroslav Stetsko furent assignés à résidence au siège de l’Inspection générale des camps de concentration, à Oranienbourg-Sachsenhausen (à 30 kilomètres de Berlin). Ils adressaient des lettres à leurs partisans et aux dirigeants du Reich en toute liberté et ne souffraient d’aucune privation. En septembre 1944, alors que l’armée du Reich reculait et que les partisans de Bandera commençaient à se rebeller contre elle, les deux leaders furent libérés par les nazis et rétablis dans leurs fonctions antérieures. Bandera et Stetsko reprirent la lutte armée, parmi les nazis, contre les juifs et les bolchéviques.

Cérémonie de l’Ordre nationaliste intégral Centuria. Selon l’Université George Washington, en 2021, il avait déjà pénétré les principales armées de l’Otan.

Mais il était déjà trop tard. Le Reich s’effondra. Les Anglo-Saxons récupérèrent Dontsov, Bandera et Stetsko. Le théoricien du nationalisme intégral fut transféré au Canada, tandis que les deux praticiens du massacre le furent en Allemagne. Le MI6 et l’OSS (prédécesseur de la CIA) récrivirent leurs biographies, faisant disparaître leur engagement nazi et leur responsabilité dans la « solution finale ».

Bandera et Stetsko furent installés à Munich pour organiser les réseaux stay-behind anglo-saxons en Union soviétique. À partir de 1950, ils disposèrent d’une importante station de radio, Radio Free Europe, qu’ils partageaient avec les Frères musulmans de Saïd Ramadan (le père de Tariq Ramadan). La radio était fiancée par le National Committee for a Free Europe, une émanation de la CIA dont son directeur Alan Dulles était membre, ainsi que le futur président Dwight Eisenhower, le magnat de la presse Henry Luce et le réalisateur Cecil B. DeMilles. Le spécialiste de la guerre psychologique et futur protecteur des Straussiens, Charles D. Jackson, en était le président.

Vladimir Jabotinsky, quant à lui, après avoir habité en Palestine se réfugia à New York. Il fut rejoint par Benzion Netanyahu (le père de l’actuel Premier ministre israélien). Les deux hommes rédigèrent les textes doctrinaux du « sionisme révisionniste » et l’Encyclopédie juive.

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Bandera et Stetsko se déplaçaient beaucoup. Ils organisèrent des opérations de sabotage dans toute l’Union soviétique, et particulièrement en Ukraine, ainsi que des parachutages de tracts. Pour cela, ils créèrent le Bloc des nations anti-bolchéviques (ABN) qui rassembla leurs homologues d’Europe centrale [5]. L’agent double britannique, Kim Philby, informait à l’avance les Soviétiques des actions des bandéristes. Bandera rencontra Dontsov au Canada pour lui demander de prendre la tête de la lutte. Une nouvelle fois, l’intellectuel refusa, préférant se consacrer à ses écrits. Il dériva alors dans un délire mystique inspiré des mythes vikings varègues. Il annonçait le combat final des chevaliers ukrainiens contre le dragon russe. Bandera, quant à lui, s’allia avec le leader chinois Tchang Kaï-Chek qu’il rencontra, en 1958. Mais il fut assassiné l’année suivante par le KGB à Munich.

Iaroslav Stetsko pousuivit le combat à travers Radio Free Europe et l’ABN. Il alla aux États-Unis pour témoigner devant la Commission des activités non-américaines du sénateur Joseph MacCarthy. En 1967, il fonda avec Tchang Kaï-Chek, la Ligue anti-communiste mondiale [6]. La Ligue comprenait de nombreux dictateurs pro-US du monde entier et deux écoles de torture, au Panama et à Taïwan. Klaus Barbie, qui assassina Jean Moulin en France puis Che Guevara en Bolivie, en fit partie. En 1983, Stetsko fut reçu à la Maison-Blanche par le président Ronald Reagan et participa, avec le vice-président George Bush père, aux cérémonies des « Nations captives » (c’est-à-dire des peuples occupés par les Soviétiques) de Lev Dobrianski. Il mourut finalement, en 1986.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Sa femme, Slava Stetsko, prit sa suite à la tête de ces organisations. Elle aussi parcourut le monde pour soutenir tout combat contre les « communistes », ou plutôt, si l’on se réfère aux écrits de Dontsov, contre les Russes et les Chinois. Lorsque l’URSS fut dissoute, Mme veuve Stetsko se contenta de modifier le titre de la Ligue en Ligue mondiale pour la liberté et la démocratie, dénomination qu’elle a toujours aujourd’hui. Elle se consacra alors à reprendre pied en Ukraine.

Slava Stetsko se présenta aux premières élections de l’Ukraine indépendante, en 1994. Elle fut élue à la Verkhovna Rada, mais ayant été déchue de sa nationalité par les Soviétiques, elle ne put pas siéger. Qu’à cela ne tienne, elle fit venir le président ukrainien, Leonid Kouchma, dans les locaux de la CIA à Munich et lui dicta des passages de la nouvelle Constitution. Aujourd’hui encore, celle-ci stipule en son article 16 : « Préserver le patrimoine génétique du peuple ukrainien relève de la responsabilité de l’État ». La discrimination raciale nazie est donc toujours proclamée par l’Ukraine moderne comme aux pires moments de la Seconde Guerre mondiale.

Slava Stetsko fut réélue aux deux sessions suivantes. Elle présida solennellement les séances d’ouverture des sessions du 19 mars 1998 et le 14 mai 2002.

En 2000, Lev Dobriansky organisa un vaste colloque à Washington avec de nombreux officiels ukrainiens. Il y invita le straussien Paul Wolfowitz (un ancien collaborateur de Charles D. Jackson. Au cours de cette réunion, les « nationalistes intégraux » se mirent au service des straussiens pour détruire la Russie [7].

Le 8 mai 2007, à Ternopol, à l’initiative de la CIA, les « nationalistes intégraux » d’Autodéfense du Peuple ukrainien et les islamistes créèrent un « Front anti-impérialiste » anti-Russe sous la présidence conjointe de l’émir d’Itchkérie, Dokka Umarov, et de Dmytro Yarosh (l’actuel conseiller spécial du chef des armées ukrainiennes). Des organisations de Lituanie, de Pologne, d’Ukraine et de Russie participèrent à cette réunion, dont les séparatistes islamistes de Crimée, d’Adyguée, du Daghestan, d’Ingouchie, du Kabardino-Balkarie, du Karatchaïévo-Tcherkessie, d’Ossétie, de Tchétchénie. Ne pouvant s’y rendre du fait des sanctions internationales, Dokka Umarov, y fit lire sa contribution. Rétrospectivement, les Tatars de Crimée ne parviennent pas à expliquer leur présence à cette réunion, sinon leur passé au service de la CIA contre les Soviétiques.

Le président pro-US, Viktor Iouchtchenko, créé un Institut Dmytro Dontsov, à la suite de la « révolution orange ». Iouchtchenko est un exemple du blanchiment anglo-saxon. Il a toujours prétendu n’avoir aucun rapport avec les nationalistes intégraux, mais son père, Andrei, était gardien dans un camp d’extermination nazi [8]. L’Institut Dmytro Dontsov sera fermé en 2010, puis rouvert après le coup d’État de 2014.

Le président Viktor Iouchtchenko, peu avant la fin de son mandat, éleva le criminel contre l’Humanité Stepan Bandera au titre de « héros de la Nation ».

En 2011, les « nationalistes intégraux » parvinrent à faire passer une loi interdisant de commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale parce qu’elle avait été gagnée par les Soviétiques et perdue par les bandéristes. Mais le président Viktor Ianoukovytch refusa de la promulguer. Furieux, les « nationalistes intégraux » attaquèrent le cortège des anciens combattants de l’Armée rouge, passant à tabac des vieillards. Deux ans plus tard, les villes de Lviv et d’Ivano-Frankivsk abolirent les cérémonies de la Victoire et interdirent toute manifestation de joie.

En 2014, les Ukrainiens de Crimée et du Donbass refusèrent de reconnaître le gouvernement issu du coup d’État. La Crimée, qui s’était déclarée indépendante avant le reste de l’Ukraine, le réaffirma une seconde fois et adhéra à la Fédération de Russie. Le Donbass chercha un compromis. Les « nationalistes ukrainiens », conduits par le président Petro Porochenko, cessèrent d’y entretenir des services publics et bombardèrent sa population. En huit ans, ils assassinèrent au moins 16 000 de leurs concitoyens dans l’indifférence générale.

C’est aussi, à partir du coup d’État de 2014, que les milices nationalistes intégrales furent incorporées aux Forces armées ukrainiennes. Dans leur règlement intérieur, elles enjoignent chaque combattant à lire les œuvres de Dmytro Dontsov, notamment son maître-livre, Націоналізм (Nationalisme).

En avril 2015, la Verkhovna Rada déclara les membres de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) « combattants de l’indépendance ». La loi fut promulguée, en décembre 2018, par le président Porochenko. Les anciens Waffen SS eurent droit rétrospectivement à une pension de retraite et à toutes sortes d’avantages. La même loi criminalisa toute affirmation selon laquelle les militants de l’OUN et les combattants de l’UPA collaborèrent avec les nazis et pratiquèrent le nettoyage ethnique des juifs et des Polonais. Publié en Ukraine, le présent article m’enverrait en prison pour l’avoir écrit et vous aussi pour l’avoir lu.

Le 1er juillet 2021, le président Volodymyr Zelenski promulgua la loi sur les peuples autochtones d’Ukraine qui les place sous la protection des Droits de l’homme. Par défaut, les citoyens d’origine russe ne peuvent plus les invoquer devant les tribunaux.

En février 2022, les milices « nationalistes intégrales », qui formaient un tiers des Forces armées du pays, planifièrent une invasion coordonnée de la Crimée et du Donbass. Elles furent arrêtées par l’opération militaire russe visant à appliquer la résolution 2202 du Conseil de sécurité des Nations unies pour abréger le calvaire des populations du Donbass.

En mars 2022, le Premier ministre israélien, Nafatali Bennett, rompant avec le « sionisme révisionniste » de Benjamin Netanyahu (le fils du secrétaire de Jabotinsky), suggéra au président Volodymyr Zelensky de souscrire aux demandes russes et de dénazifier son pays [9]. Face aux réactions indignées de ses alliés, il fit démentir ses propos. Enhardi par ce soutien inattendu, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, osa évoquer le cas du président juif ukrainien en disant : « Le peuple juif dans sa sagesse a dit que les antisémites les plus ardents sont généralement des juifs. Chaque famille a son mouton noir, comme on dit ». C’était trop pour les Israéliens qui s’inquiètent toujours lorsqu’on tente de les diviser. Son homologue d’alors, Yaïr Lapid, rappela que les juifs n’ont jamais organisé eux-mêmes l’holocauste dont ils ont été victimes. Coincé entre sa conscience et ses alliances, l’État hébreu répéta a satiété soutenir l’Ukraine, mais refusa de lui envoyer la moindre arme. En définitive, l’état-major trancha et le ministre de la Défense, Benny Gantz ferma toute possibilité d’un soutien aux successeurs des massacreurs de juifs.

Les Ukrainiens sont les seuls nationalistes à ne pas se battre ni pour leur peuple, ni pour leur terre, mais pour une seule idée : anéantir les juifs et les Russes.

Notes :

[1] « La stratégie occidentale pour démanteler la Fédération de Russie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 août 2022.

[2] « La Pologne et l’Ukraine », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 juin 2022.

[3] « L’Holodomor, nouvel avatar de l’anticommunisme « européen » » (extrait de Le Choix de la défaite), Annie Lacroix-Riz (2010). Famine et transformation agricole en URSS, Mark Tauger, Delga (2017).

[4] « The Wannsee Conference in 1942 and the National Socialist living space dystopia », Gerhard Wolf, Journal of Genocide Research, Vol 17 N°2 (2015). https://doi.org/10.1080/14623528.2015.1027074

[5] Des bulletins du Bloc des nations anti-bolchéviques sont disponibles dans la Bibliothèque du Réseau Voltaire. ABN Korrespondenz (auf Deutsch), ABN Correspondence (in english).

[6] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[7] « Ukraine : la Seconde Guerre mondiale ne s’est jamais terminée », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 26 avril 2022.

[8] Андрей Ющенко : « Персонаж и легенда », Юрий Вильнер, Yuri Vilner (2007).

[9] « Israël abasourdi par les néo-nazis ukrainiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2022.

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Famille ukrainienne occidentale modèle ?…

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M’enfin, puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de nazis en Ukraine !

Censure, pensée unique et pathétiques pantins systémiques ou balancer la merdiasserie par dessus-bord…

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, crise mondiale, désinformation, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 15 novembre 2022 by Résistance 71

FTBs

Debunker les debunkeurs, checker les « factcheckers » et arrêter de prendre les vessies pour des lanternes…
~ Résistance 71 ~

Triste Mendès France

Pas touche à Israël et aux Etats-Unis. La Palestine et la vérité, on peut. Sur la Russie tout est permis

Xiao Pignouf

13 novembre 2022

Url de l’article original : https://www.legrandsoir.info/triste-mendes-france.html

Les médias français fourmillent de prescripteurs d’opinion prétendant faire oeuvre de journalisme, experts en ceci ou cela et qui sévissent aussi sur les réseaux sociaux, histoire que leur parole soit la seule à émerger de la cacophonie permanente. Ils se croient soleil alors qu’ils ne sont que brouillard. Parmi eux, Tristan Mendès France. Celui-ci personnifie à lui seul la duperie du microcosme médiatique parisien étant parvenu à remplacer les véritables journalistes par de sombres crétins bien nés et par des saintes-nitouches sans aspérités qui diront ce qu’on attend d’eux pour maintenir coûte que coûte l’ordre établi dans un tempo bien réglé : culte des États-Unis, eurolâtrie, russophobie, sinophobie, haine du peuple, complaisance avec Israël et son corollaire : antisémites à tous les étages.

Tristan Mendès France illustre bien les us et coutumes d’un système médiatico-artistique parisianocentré calqué sur celui de la monarchie de droit divin. Ces êtres sans talent mais favorisés par leur naissance succèdent à leurs aînés par le simple fait d’être fils et filles de, dans son cas, petit-fils de. Chanteurs, acteurs et maintenant chroniqueurs nagent dans les mêmes eaux où la consanguinité intellectuelle garantit la perpétuation des privilèges de leur classe. Les uns divertissent le peuple de leurs fadaises sans profondeur, les autres narrent leur vision du monde sur les ondes et modèlent les esprits passifs.

Ces gens sont pour la grande bourgeoisie et le haut-patronat un moyen de sortir de scène, de faire oublier ses vicissitudes, de détourner les colères et les haines. Les bouffons ont disparu. Place aux cireurs de bottes.

Tristan est parvenu là où il est sans briller autrement que par son nom. Co-auteur, c’est vrai, d’Happy World un documentaire honnête sur la vie quotidienne au Myanmar sous le joug de la soldatesque, mais qui, trop concentré sur sa personne, ressemble plus aux aventures de « Tristan en Birmanie ». Si nous étions mauvaise langue, on y verrait l’embellissement de son curriculum vitae sur le dos des peuples opprimés. Et comme il est justement disponible en ligne sur son site web perso (il fallait bien ça pour (re)faire briller l’étoile de ce nom illustre)… jetons-y un oeil.

De papa parisien (« français » eût été trop commun, trop populo) et de maman anglaise, Tristounet, d’un an mon aîné, a eu son premier Mac à 12 ans (*). À douze ans, je ne savais même pas ce qu’était un ordinateur, je courais les champs et les bois de ma cambrousse ardennaise. En tout cas, il le clame : il ne lâchera plus son Mac(intosh). Ça pourrait amplement suffire à résumer le personnage, cette coquille vide. Mais en grattant un peu, comme à la fin d’une Saint-Jacques les résidus de sauce béchamel qui subsistent dans les rainures, on lit que pourvu d’un diplôme universitaire médiocre (un DEA, équivalent obsolète de Master 2), il est quand même devenu maître de conférence et enseignant à la Sorbonne dans le domaine du numérique sans autre « certification » que son amour immodéré pour la marque à la pomme. C’est bien là la preuve que ces gens n’ont pas besoin de trimer comme les autres pour réussir.

Après avoir glissé le pied dans la porte entrouverte de Radio France par la magie de son patronyme, il a vite intégré la domesticité médiatique et est devenu zélé critique de la Chine et de la Russie, les deux mamelles auxquelles tout carriériste des médias se doit de téter goulûment s’il veut faire son trou. Bien qu’il soit lui-même le fruit d’un népotisme sans complexe qu’il n’aurait manqué de mettre ailleurs sur le compte d’un régime stalinien ou maoïste.

Sur sa page Wikipédia, il est qualifié d’essayiste, ce terme galvaudé qui ne veut plus rien dire, définissant autant Montaigne que Tristan Mendès France – la pensée tout autant que l’absence de pensée – et qui semble être de nos jours le stade chrysalidaire entre le journaliste et le politique.

Voilà. Il n’y aurait guère plus à dire sur Tristan Mendès France.

Je pourrais m’arrêter là.

Mais je n’ai pas envie.

Du coup, je vais bifurquer vers Conspiracy Watch, cet observatoire du conspirationnisme, sur lequel en compagnie de Rudy Reichstadt évolue TMF, comme le poisson-pilote dans l’ombre du requin. En attendant de déterminer lequel est le requin, contentons-nous de les considérer comme les Laurel et Hardy du fact-checking. En moins drôle. Beaucoup moins drôle.

Leur podcast, Complorama, diffusé sur Radio France, payé par nos impôts donc, et Les Déconspirateurs, visible sur Youtube, usent de la même technique éculée : foutre tout ceux qui leur déplaisent et dont le discours déplaît rive gauche dans le même sac que les hurluberlus aux propos et aux comportements qui ridiculisent toute version alternative, mélanger les questionnements légitimes à des théories branquignoles. Bref amalgamer les uns et les autres, assimiler les unes aux autres dans le but de décrédibiliser. Et surtout rendre tabou, interdire à tout prix que certains sujets soient abordés.

Ainsi, le générique des Déconspirateurs est tout à fait signifiant : le journaliste Michel Collon et le constitutionnaliste Étienne Chouard y sont associés à des personnalités borderline comme Alain Soral, Silvano Trotta ou Kim Glow. Ridiculiser, discréditer, salir.

Les faux débats qui s’y déroulent ne souffrent aucune contradiction. Évidemment.

Même traitement réservé au Grand Soir et à ses administrateurs, pour les positions alternatives qu’ils proposent sur des sujets divers de politique internationale, notamment sur la Chine et plus récemment encore sur la Russie, pour leur opposition à l’hégémonisme états-unien et à la politique israélienne et surtout pour leur soutien à Cuba et à la Palestine, ce crime de haute trahison qui leur vaut l’oxymorique qualificatif de « rouges-bruns » comprenant ce principe même de l’association déshonorante.

Nul besoin de fact-checker les fact-checkeurs. Peine perdue même. La meilleure chose à faire est de continuer à produire le contenu qui fait la marque de fabrique du Grand Soir. Cela ne signifie pas nécessairement d’être d’accord avec tous les auteurs et toutes les publications. Le Grand Soir, lui, n’est pas une chapelle où l’on croit tous à la même version.

Une dernière chose avant de conclure. Un exemple de l’anti-conspirationnisme à deux vitesses des duettistes. Il nous est fourni par Acrimed.

Lors du premier numéro de Complorama consacré aux théories du complot de l’ère Trump, ce dernier n’ayant pas été avare en bonnes blagues, l’impasse fut faite sur une des théories les plus emblématiques de cette période ô combien sombre pour nos précieux Parisiens : le Russiagate.

Pas un mot ni une allusion sur ce complot créé de toutes pièces par les gentils pour expliquer la victoire des méchants, naturellement fomentée par le Kremlin : Hystérie Clinton défaite aux portes du bureau ovale par Vladimir Poutine en personne… Trusty et Ridan n’en dirent rien parce que ça, comme c’est du conspi made in USA, c’est forcément aussi bon à avaler qu’un Big Mac.

Ouais, ben moi, les anti-conspi conspi, je les conspue.

* * * * * * * * *

Du droit à se poser des questions sur le 11 septembre 2001

Le moindre doute émis, la moindre question posée sur la version officielle de l’évènement de ce début des années 0 qui a fait pousser un « Ouaaaah ! Génial ! » à notre Pujadas national sont frappés du sceau de l’infamie par les gardiens de l’ordre et de la pensée propre officiant dans les divers bureaux de la Französische Propagandastaffel, j’ai nommé TF1BFMTVLCIF23524ARTEC+.

Je rappellerai seulement que l’Américain Michael Moore a été parmi les premiers à remettre en question cette version dans son docu Fahrenheit 9/11… Du lourd, cher Tristan. Du Cannois palmé d’or avec standing ovation de 25 minutes. Réfléchis : les mythes nous en apprennent beaucoup sur nous-mêmes. Le Tristan de la légende est mort à cause de la première fake news. Alors, à ton avis, la voile est-elle vraiment noire ?

* * * * * * * * *

(*) Le diable est dans les détails, comme on dit. Sur son site perso, TMF se vante d’avoir possédé son premier Mac à 12 ans, soit en 1982, un Apple IIe précise-t-il. Je ne connais rien à l’affaire, mais ça m’a quand même fait lever une paupière assoupie. Après vérification, ce modèle de Mac n’a été commercialisé qu’à partir de 1983. Voilà pour du fact-checking.

Xiao PIGNOUF

EN COMPLEMENT

Le Grand Soir et ses administrateurs traités de nazis par des suppôts français de la politique d’Israël
Conspiracy Watch et le chercheur complice

https://www.legrandsoir.info/conspiracy-watch-et-le-chercheur-complice.html

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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« Amérique empire », entretien avec Nikola Mirkovic (vidéo, TVL)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre Libye, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2022 by Résistance 71

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Résistance 71

30 octobre 2022

Très bon entretien de l’analyste Nikola Merkovic sur TVL, bon décorticage de la doctrine yankee de domination globale sur toile de fond de guerre russo-ukrainienne et d’une 3ème guerre mondiale. Bref résumé de ce qu’il faut savoir pour comprendre, du complexe militaro-industriel à l’état profond en passant par les doctrines Wolfowitz et Brzezinski, panorama efficace en 27 minutes chrono devant un journaliste qui laisse parler son interlocuteur. Petit reproche, Mirkovic ne comprend pas que la Chine fait partie intégrante de l’empire en mutation et que le modèle de contrôle chinois EST LE MODELE qui sera imposé par la clique aux manettes du Nouvel Ordre Mondial / Great Reset, si on les laisse faire. Mirkovic doit encore faire un petit effort, il y est presque et quand il y sera, il viendra à la conclusion inévitable disant qu’il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! Il faut en sortir par la voie de la société des sociétés, celle des associations libres riches de leur complémentarité.

A voir et diffuser sans modération :

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Sergent Vil E. Coyote, petit soldat de l’empire anglo-americano-sioniste

A l’image de l’OTAN, l’Ukraine cette « grande démocratie », interdit tous les partis d’opposition à la pourriture néo-nazie aux manettes (Réseau Voltaire)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 octobre 2022 by Résistance 71

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Bandéristes « nationalistes intégraux » ukes

L’Ukraine interdit le dernier parti d’opposition

Réseau Voltaire

12 octobre 2022

Source : https://www.voltairenet.org/article218299.html

La Cour de cassation ukrainienne a terminé d’interdire les 12 partis politiques d’opposition. Le dernier était le Parti socialiste d’Ukraine.

Il est reproché à ces formations d’avoir agi en respectant les Accords de Minsk (2015), reconnus par le Conseil de sécurité des Nations unies (résolution 2202).

En mars le Conseil de sécurité ukrainien avait décidé d’interdire ces formations. Une loi a été votée par la Rada, le 3 mai, puis signée par le président Zelensky, le 14 mai. La Fédération de Russie ayant décidé d’intervenir pour protéger les victimes des violations des Accords de Minsk, toute référence à ces Accords est considéré comme une « haute trahison ».

Seul l’oblast de Transcarpathie (proche de la Hongrie) refuse de démettre les élus locaux issus des partis politiques interdits.

Selon l’Otan, l’Ukraine est une« grande démocratie » (sic).

= = =

Notre dossier « Guerre en Ukraine »

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La famille tuyau de poële uke néo-nazie de base…

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Ukraine über alles soutenue par L’OTAN…
Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Empire anglo-americano-sioniste, doctrine Leo Strauss, neo-nazisme, Ukraine et guerre permanente… Ordo ab chao et le Nouvel Ordre Mondial en marche (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 octobre 2022 by Résistance 71

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Leo Strauss (1899-1973)

Analyse vitale de Thierry Meyssan pour bien comprendre les enjeux géopolitiques en Ukraine, qui n’est qu’un “terrain de jeu” pour des intérêts stratégiques de portée mondiale. Les Russes ne s’y trompent pas. La solution a tout ce marasme est de refuser de jouer ce jeu criminel à grande échelle, de reprendre notre pouvoir de décision et d’agir hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat, les 4 piliers de la tyrannie.
~ Résistance 71 ~

A quoi jouent les Etats-Unis en Allemagne ?

Thierry Meyssan

18 octobre 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article218261.html

Sous nos yeux, l’Allemagne, qui vient de perdre son approvisionnement en gaz russe et ne pourra en obtenir au mieux que le sixième en Norvège, s’enfonce dans la guerre en Ukraine. Elle devient la plaque-tournante des actions secrètes de l’Otan qui agit, en définitive, contre elle. Le conflit actuel est particulièrement opaque lorsque l’on ignore les liens entre les straussiens US, les sionistes révisionnistes et les nationalistes intégraux ukrainiens.

La guerre en Ukraine agit comme un leurre. Nous ne voyons qu’elle et avons oublié le conflit majeur dans laquelle elle se situe. Du coup, nous ne comprenons pas ce qui se passe sur le champ de bataille, ni ne percevons correctement la manière dont le monde se réorganise et particulièrement la manière dont le continent européen évolue.

Tout a commencé avec l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche. Il s’est entouré d’anciens collaborateurs qu’il avait connus durant sa vice-présidence : les straussiens [1]. Cette petite secte varie de couleur politique, soit républicain, soit démocrate, selon le parti du président en exercice. Ses membres, presque tous juifs, suivent l’enseignement oral de feu Leo Strauss. Ils sont convaincus que les hommes sont méchants et les démocraties faibles. Plus : elles n’ont pas été capables de sauver leur peuple de la Shoah et ne le seront pas plus la prochaine fois. Ils pensent qu’ils ne pourront survivre qu’en constituant eux-mêmes une dictature et en conservant le contrôle. Dans les années 2000, ils avaient constitué le Project for a New American Century. Ils avaient appelé de leurs vœux un « Nouveau Pearl Harbor » qui choquerait tant les esprits des États-uniens qu’ils parviendraient à leur imposer leurs vues. Ce furent les attentats du 11 septembre 2001.

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Ces informations sont choquantes et difficiles à admettre. Il existe pourtant quantités d’ouvrages considérés comme sérieux sur ce sujet. Surtout, la progression des Straussiens depuis 1976, date de la nomination de Paul Wolfowitz [2] au Pentagone, jusqu’à aujourd’hui confirme largement les pires inquiétudes. En Europe, les Straussiens ne sont pas connus, mais les journalistes qui les soutiennent le sont. On les qualifie de « néo-conservateurs ». Il faut reconnaître que jamais les intellectuels juifs n’ont soutenu cette minuscule secte juive.

Reprenons notre récit. En novembre 2021, les straussiens ont envoyé Victoria Nuland sommer le gouvernement russe de se ranger derrière eux. Mais le Kremlin leur a répondu en proposant un Traité garantissant la paix, c’est-à-dire en contestant non seulement le projet straussien, mais aussi la prétendue politique de sécurité des États-Unis [3]. Le président Vladimir Poutine a remis en cause l’extension de l’Otan à l’Est, qui menace son pays, et la manière dont Washington ne cesse d’attaquer et de détruire des États, notamment au « Moyen-Orient élargi ».

Les straussiens ont alors délibérément provoqué la Russie pour la faire sortir de ses gonds. Ils ont encouragé les « nationalistes intégraux » ukrainiens à bombarder leurs compatriotes du Donbass et à préparer une attaque simultanée du Donbass et de la Crimée [4]. Moscou, qui n’avait aucune confiance dans les Accords de Minsk et se préparait, depuis 2015, à un affrontement mondial, a jugé que le moment était venu. 300 000 soldats russes sont entrés en Ukraine pour « dénazifier » le pays [5]. Le Kremlin considère à juste titre que les « nationalistes intégraux « , qui avaient fait alliance avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, en partagent toujours l’idéologie raciale.

Là encore, ce que j’écris est choquant. Les livres de référence des nationalistes ukrainiens n’ont jamais été traduits dans les langues occidentales, y compris le Nationalisme de Dmytro Dontsov. Si personne ne sait ce que Dontsov a fait durant la Seconde Guerre mondiale, tout le monde connaît les crimes de ses disciples, Stepan Bandera et Iaroslav Stetsko. Ces gens furent tout dévoués au chancelier Adolf Hitler. Ils favorisèrent et parfois supervisèrent l’assassinat d’au moins 1,7 millions de leurs compatriotes, dont 1 million de juifs. Au premier abord, il paraît difficile de les croire alliés aux straussiens et au président juif Zelensky comme l’a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. En effet, le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a immédiatement pris position contre eux [6]. Il conseilla même au président Zelensky d’aider les Russes à en nettoyer son pays. Le rapport de force est tel que son successeur, Yaïr Lapid, tout en partageant les idées de Bennett et en refusant de fournir des armes à l’Ukraine, tient un discours atlantiste. Cependant, nous nous souvenons que Paul Wolfowitz présida à Washington un important congrès avec des ministres ukrainiens. Il s’y engagea à soutenir le combat des nationalistes intégraux contre la Russie [7].

sionisme

Pourtant les liens entre les « nationalistes intégraux » ukrainiens et les « sionistes révisionnistes » de l’Ukrainien Vladimir Jabotinsky sont historiques. Ils négocièrent un accord, en 1921, selon lequel ils s’uniraient contre les Bolchéviques. Compte tenu de la longue succession de pogroms que les « nationalistes ukrainiens » avaient déjà perpétrés, la révélation de cet accord, une fois que Jabotinsky eut été élu au Comité directeur de l’Organisation sioniste mondiale, provoqua un rejet unanime de la diaspora juive. Le Polonais David ben Gourion, qui reprit en main la milice de Jabotinsky en Palestine, le qualifia de « fasciste « et de « peut-être nazi ». Par la suite, Jabotinsky s’exila à New York où il fut rejoint par un autre Polonais, Bension Netanyahu, le père de Benjamin Netanyahu, qui devint son secrétaire particulier [8].

Après la Seconde Guerre mondiale, le maître à penser Dontsov et les deux assassins en chef, Bandera et Stetsko, furent récupérés par les Anglo-Saxons. Le premier fut exilé au Canada, puis aux États-Unis malgré son passé d’administrateur de l’institut Reinhard Heydrich en charge de la coordination de la « solution finale »[9], tandis que les deux autres le furent en Allemagne pour travailler sur la radio anticommuniste de la CIA [10]. Après l’assassinat de Bandera, Stetsko devint le co-président (avec Tchang Kaï-chek) de la Ligue anticommuniste mondiale dans laquelle la CIA réunit ses dictateurs et criminels préférés, dont Klaus Barbie [11].

Revenons à notre propos. Les straussiens n’ont que faire de l’Ukraine. Ce qui les intéresse, c’est la domination du monde et donc l’abaissement de tous les autres protagonistes : de la Russie [de la Chine] et des Européens. C’est ce que Wolfowitz écrivait en 1992 en qualifiant ces puissances de « compétiteurs », ce qu’elles ne sont pas [12].

Les Russes ne s’y trompent pas. C’est pourquoi il ont envoyé fort peu de troupes en Ukraine. Trois fois moins que l’armée ukrainienne. Il est donc stupide d’interpréter leur lenteur comme une déconvenue alors qu’ils se réservent pour l’affrontement direct avec Washington.

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Aujourd’hui, les straussiens ont poussé au sabotage des gazoducs Nord Stream. Contrairement à ce que prétendent certains, il ne s’agit pas de casser l’économie russe, qui a d’autres clients, mais l’industrie allemande qui ne peut pas s’en passer [13]. Normalement Berlin aurait dû réagir face au crime de son suzerain. Que nenni ! C’est tout le contraire. Dès l’arrivée d’Olaf Scholtz à la Chancellerie, son gouvernement a mis en place un vaste système visant à « harmoniser les nouvelles » [14]. Il est supervisé par la ministre de l’Intérieur, la sociale-démocrate Nancy Faeser. Tous les médias russes s’adressant à un public occidental ont été interdits par les « démocraties » à partir du 24 février 2022, c’est-à-dire à partir de l’application par l’armée russe de la résolution 2202 du Conseil de sécurité. Désormais, en Allemagne, citer cette résolution et partager l’interprétation russe est assimilé à de la « propagande ». Il est très étonnant de voir les Allemands saborder eux-mêmes leurs institutions. Au XX° siècle, l’Allemagne qui avait été le phare des Sciences et des Techniques avant la Première Guerre mondiale est devenue en quelques années un pays aveugle qui a commis les pires crimes. Au XXI° siècle, alors que son industrie était la plus performante au monde, l’Allemagne s’aveugle à nouveau sans raison. Les Allemands entérinent eux mêmes leur chute au profit de la Pologne, celle de l’Union européenne au profit de l’Initiative des trois mers (Intermarium) [15].

De leur côté, les straussiens utilisent leurs privilèges en Allemagne. Les bases militaires US y disposent d’une extra-territorialité complète et le gouvernement fédéral n’a pas le droit de limiter leur activité. Ainsi, lorsque en 2002, le chancelier Gerhard Schröder s’opposa à la guerre des straussiens au Moyen-Orient, il ne put pas empêcher le Pentagone d’utiliser ses installations en Allemagne comme bases arrières de son invasion et de sa destruction de l’Iraq.

C’est à Ramstein (Rhénanie-Palatinat) que le Groupe de contact de Défense de l’Ukraine s’est réuni. Les délégués de la cinquantaine d’États invités, après avoir été racketés pour doter Kiev d’une multitude d’armes ont eu droit à des explications sur le Concept du fonctionnement de la Résistance (Resistance Operating Concept — ROC). Il s’agit de réactiver pour la énième fois les réseaux stay-behind mis en place à la fin de la Seconde Guerre mondiale [16]. À l’époque, ils furent d’abord créés par la CIA états-unienne et le MI6 britannique, avant d’être intégrés dans l’Otan. Les anciens nazis et les « nationalistes intégraux » ukrainiens en furent la principale composante.

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Le réseau stay-behind actuel est coordonné depuis 2013 par l’Otan sur sa base de Stuttgart-Vaihingen (Bade-Wurtemberg) où résident les Forces spéciales US pour l’Europe (SOCEUR). Il s’agit de créer un gouvernement en exil et d’organiser des sabotages sur le modèle de ce que firent le général Charles De Gaulle et le préfet Jean Moulin durant la Seconde Guerre mondiale. Otto C. Fiala y a ajouté les manifestations non-violentes testées par le professeur Gene Sharp dans le bloc de l’Est, puis lors des « révolutions colorées » [17]. Rappelons que, contrairement à ce qu’il prétendit, Gene Sharp a toujours travaillé pour l’Alliance atlantique [18]. La première manifestation du Stay-behind ukrainien a eu lieu le 8 octobre avec le sabotage du pont de Crimée, sur le détroit de Kertch.

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[1] « Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 mars 2022.

[2] « Paul Wolfowitz, l’âme du Pentagone », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 4 octobre 2004.

[3] « La Russie veut contraindre les USA à respecter la Charte des Nations unies », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 janvier 2022.

[4] Les plans de cette attaque ont été révélés par le ministère russe de la Défense. On peut les trouver ici sur notre site.

[5] « Une bande de drogués et de néo-nazis », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 mars 2022.

[6] « Israël abasourdi par les néo-nazis ukrainiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2022.

[7] « Ukraine : la Seconde Guerre mondiale ne s’est jamais terminée », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 26 avril 2022.

[8] Cf. Voltaire, actualité internationale, n°8, p.4, 30 septembre 2022.

[9] Ukrainian nationalism in the age of extremes. An intellectual biography of Dmytro Dontsov, Trevor Erlacher, Harvard University Press (2021).

[10] Stepan Bandera : The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist : Facism, Genocide, and Cult, Grzegorz Rossoliński-Liebe, Ibidem Press (2015).

[11] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[12] « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop » Patrick E. Tyler and « Excerpts from Pentagon’s Plan : « Prevent the Re-Emergence of a New Rival » », New York Times, March 8, 1992. « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.

[13] « Les États-Unis déclarent la guerre à la Russie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 octobre 2022.

[14] « Dokumenten-Leak : Wie die Bundesregierung an einer „Narrativ-Gleichschaltung“ zum Ukraine-Krieg arbeitet », Florian Warweg, NachDenkSeiten, 29. September 2022.

[15] « La Pologne et l’Ukraine », « Le sabordage de la paix en Europe », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 et 28 juin 2022.

[16] Sur le réseau Stay-behind en général, lire : Les armées secrètes de l’Otan, Daniele Ganser, Demi-Lune. Sur le stay-behind en France, lire : « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[17] Resistance Operating Concept (ROC), Otto C. Fiala, Joint Special Operations University Press, 2020.

[18] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

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Schwab père et fils… l’origine du FEM/Davos

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A (re)lire : « Wall Street et la montée d’Hitler », A. Sutton

Guerre, crise, chaos et marasme planétaire organisés… Tout se déroule comme planifié par le think-tank de la Rand Corporation

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NdR71 : La Rand Corporation, think tank américain, créé en 1948 par l’entreprise aéronautique Douglas (DC-3 Dakota, DC-8, DC-10 etc), son QG actuel est à Santa Monica, CA. Le think tank emploie 1850 personnes et a un budget annuel de 350 millions de dollars. Sa mission officielle : « améliorer la politique et la prise de décision par la recherche et l’analyse », lié étroitement et de longue date au ministère de La Défense américain, la Rand Corp a été en charge de développer la politique étrangère des Etats-Unis durant la guerre froide. Elle est toujours d’une influence considérable dans l’ombre de l’empire.
Ajoutons à cela que les think-tanks ne sont que des outils pilotés par les intérêts politico-marchand de la grande oligarchie financière et de l’industrie transnationale. Ce sont dans ces think-tanks que se répand l’idéologie du contrôle absolu politique et monopoliste de l’empire anglo-americano-sioniste. Leur influence au plus haut sommet des états-nations en dit long sur l’état de corruption et de décrépitude totale du système.
Gardons toujours en tête ceci, c’est vital : Il n’y a pas de solution au sein du système !
En sortir et vite. Créer ensemble le pouvoir non coercitif des associations libres n’ayant pour seul but et raison d’être que le bien commun de tout être humain sur cette planète. Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

La guerre avance selon le plan de la Rand Corporation

Manlio Dinucci

14 octobre 2022

Source: 

https://www.mondialisation.ca/la-guerre-avance-selon-le-plan-de-la-rand-corporation/5671991

États-Unis, Union Européenne et d’autres pays ont jusqu’à présent “donné” à l’Ukraine environ 100 milliards d’euros de fournitures militaires. C’est de l’argent qui, directement ou indirectement, sort de nos poches. Ce chiffre est en augmentation continue. L’Union Européenne entraînera 15 mille militaires ukrainiens dans deux camps en Pologne et dans un autre état membre.

Au sommet OTAN des ministres de la Défense, le secrétaire général Stoltenberg informe : “À la suite du sabotage des gazoducs Nord Stream, nous avons doublé notre présence en Mer Baltique et en Mer du Nord à plus de 30 navires”. Ce qu’est la matrice de l’attaque est confirmé par le fait qu’on a empêché la société Gazprom russe, co-propriétaire du Nord Stream, de participer aux enquêtes sur les explosions sous-marines. 

Moscou a les preuves que, en plus de saboter le Nord Stream, on a tenté de faire exploser le gazoduc Turkstream, le seul intact pour transporter le gaz russe en Europe. Malgré l’assurance de Stoltenberg que “l’OTAN n’est pas une partie en cause dans le conflit”, les preuves existent que les plus de 22 tonnes d’explosifs utilisées pour l’attentat du pont de Crimée, ont été expédiées depuis l’Ukraine à travers la Bulgarie, pays de l’OTAN.

Alors que la Russie se déclare prête à des négociations pour une solution politique, le G7 ferme toute tractation en posant comme condition préliminaire le “retrait complet et inconditionné” de la Russie hors d’Ukraine.  Simultanément l’OTAN procède en Europe, dans la semaine du 17 au 23 octobre, à la manoeuvre de guerre nucléaire Steadfast Noon au bord du territoire russe. Y participe aussi la Pologne, qui demande à avoir des armes nucléaires USA sur son propre territoire.

La guerre avance selon le plan élaboré en 2019 par la Rand Corporation pour le compte du Pentagone : “Attaquer la Russie sur son flanc le plus vulnérable, celui de son économie dépendante de l’exportation de gaz et pétrole. Opérer pour que les pays européens de l’OTAN augmentent leurs propres forces dans une fonction anti-Russie. déployer en Europe des bombardiers stratégiques et des missiles nucléaires dirigés contre la Russie. Fournir des aides létales à l’Ukraine en exploitant le plus grand point de vulnérabilité extérieure de la Russie”. 

= = =

Lecture complémentaire :

https://resistance71.wordpress.com/2022/10/11/la-rand-corporation-aurait-planifie-la-guerre-et-la-crise-en-europe/

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Rand Corp QG, Santa Monica, CA.

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L’œuf du serpent…

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« Salut. Nous construisons un monde tyrannique où tout le monde sera notre esclave
sans aucun droit, propriété ou vie privée. Il semble que la vaste majorité d’entre vous
soit Ok avec ca, merci bien. »

UEnazie

 

La Rand Corporation aurait planifié la guerre et la crise en Europe…

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QG de la Rand Corporation, Santa Monica, Californie…
Où on peut voir leur grande peur de la « montée des eaux »…

NdR71 : La Rand Corporation, think tank américain, créé en 1948 par l’entreprise aéronautique Douglas, son QG actuel est à Santa Monica, CA (voir ci-dessus). Le think tank emploie 1850 personnes et a un budget annuel de 350 millions de dollars. Sa mission officielle : « améliorer la politique et la prise de décision par la recherche et l’analyse », lié étroitement et de longue date au ministère de La Défense américain, la Rand Corp a été en charge de développer la politique étrangère des Etats-Unis durant la guerre froide. Elle est toujours d’une influence considérable dans l’ombre de l’empire.

Le document choquant : comment les Etats-Unis ont planifié la guerre et la crise énergétique en Europe

7 du Québec

10 octobre 2022

Source : https://les7duquebec.net/archives/277438

Dans ce qui semble être une fuite interne exceptionnelle du groupe de réflexion RAND Corporation, connu entre autres pour avoir été à l’origine de la stratégie américaine de politique étrangère et de défense pendant la guerre froide, un compte rendu détaillé est donné de la façon dont la crise énergétique en Europe a été prévu par les États-Unis.

• Le document, qui date de janvier 2022, reconnaît que la politique étrangère agressive menée par l’Ukraine avant le conflit pousserait la Russie à devoir mener une action militaire contre le pays. Son objectif réel, affirme-t-il, était de faire pression sur l’Europe pour qu’elle adopte un large éventail de sanctions contre la Russie, sanctions qui avaient déjà été préparées.

• L’économie de l’Union européenne, déclare-t-il, « s’effondrera inévitablement » à la suite de cela, et ses auteurs se réjouissent du fait que, entre autres, des ressources allant jusqu’à 9 milliards de dollars retourneront aux États-Unis, et des personnes bien éduquées les jeunes en Europe seront forcés d’émigrer.

• L’objectif clé décrit dans le document est de diviser l’Europe – en particulier l’Allemagne et la Russie – et de détruire l’économie européenne en plaçant des idiots utiles à des postes politiques afin d’empêcher l’approvisionnement énergétique russe d’atteindre le continent.

Le groupe de réflexion de RAND Corporation , qui compte 1850 employés et un budget de 350 millions de dollars, a pour objectif officiel « d’améliorer les politiques et la prise de décision par la recherche et l’analyse ». Il est principalement lié au département américain de la Défense et est tristement célèbre pour avoir été influent dans le développement de stratégies militaires et autres pendant la guerre froide.

Un document signé RAND, sous le titre d’ouverture « Affaiblissement de l’Allemagne, renforcement des États-Unis », suggère qu’il existe un « besoin urgent » d’un afflux de ressources extérieures pour maintenir l’ensemble de l’économie américaine, mais « surtout le système bancaire ».

« Seuls les pays européens liés par les engagements de l’UE et de l’OTAN peuvent nous les fournir sans coûts militaires et politiques importants pour nous ».

Selon RAND, le principal obstacle à cette ambition est l’indépendance croissante de l’Allemagne. Entre autres choses, il souligne que le Brexit a donné à l’Allemagne une plus grande indépendance et rendu plus difficile pour les États-Unis d’influencer les décisions des gouvernements européens.

Un objectif clé qui imprègne cette stratégie cynique est, en particulier, de détruire la coopération entre l’Allemagne et la Russie, ainsi que la coopération entre l’Allemagne et la France, qui est considérée comme la plus grande menace économique et politique pour les États-Unis.

« S’il est mis en œuvre (la coopération France-Allemagne-Russie), ce scénario finira par faire de l’Europe non seulement un concurrent économique, mais aussi politique des États-Unis », déclare-t-il.

Le seul moyen : « Attirer les deux camps dans la guerre contre l’Ukraine »

Afin d’écraser cette menace politique, un plan stratégique, principalement axé sur la destruction de l’économie allemande, est présenté.

« L’arrêt des livraisons russes pourrait créer une crise systématique qui serait dévastatrice pour l’économie allemande et indirectement pour l’Union européenne dans son ensemble », affirme-t-il, estimant que la clé est d’entraîner les pays européens dans la guerre.

« Le seul moyen possible de s’assurer que l’Allemagne rejette les approvisionnements énergétiques russes est d’entraîner les deux parties dans le conflit militaire en Ukraine. Nos actions continues dans ce pays conduiront inévitablement à une réponse militaire de la Russie. La Russie ne va clairement pas abandonner la pression massive de l’armée ukrainienne sur la République populaire de Donetsk sans une réponse militaire. Cela permettrait de présenter la Russie comme la partie agressive, puis de mettre en œuvre l’ensemble du paquet de sanctions, qui a déjà été élaboré ».

Les partis verts forceront l’Allemagne à « tomber dans le piège »

Les partis verts en Europe sont décrits comme étant particulièrement faciles à manipuler pour faire les courses de l’impérialisme américain.

« La condition préalable pour que l’Allemagne tombe dans ce piège est le rôle dominant des partis verts et des idéologies européennes. Le mouvement écologiste allemand est un mouvement hautement dogmatique, voire fanatique, ce qui permet assez facilement de les amener à ignorer les arguments économiques », écrit-il, citant l’actuelle ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, Annalena Baerbock, et le ministre du climat, Robert Habeck, comme exemples de ce type d’hommes politiques.

« Les caractéristiques personnelles et le manque de professionnalisme permettent de supposer qu’il leur est impossible de reconnaître leurs propres erreurs à temps. Il suffirait donc à former rapidement une image médiatique de la guerre d’agression de Poutine – et à faire des Verts d’ardents et tenaces partisans des sanctions – un « parti de la guerre ». Cela permettra d’imposer les sanctions sans aucun obstacle ».

Baerbock est, entre autres, bien connue pour avoir déclaré qu’elle poursuivra la suspension du gaz russe même pendant l’hiver – indépendamment de ce que ses électeurs pensent de la question et des conséquences pour la population allemande.

« Nous serons aux côtés de l’Ukraine, et cela signifie que les sanctions resteront en place, même en hiver – même si cela devient vraiment difficile pour les politiciens », a-t-elle déclaré récemment lors d’une conférence à Prague.

« Idéalement – Un arrêt complet des approvisionnements »

Les auteurs (du document) expriment l’espoir que les dégâts entre l’Allemagne et la Russie seront si importants qu’il sera impossible pour les pays de rétablir ultérieurement des relations normales.

« Une réduction des approvisionnements énergétiques russes – idéalement, un arrêt complet de ces approvisionnements – conduirait à des résultats désastreux pour l’industrie allemande. La nécessité de détourner des quantités importantes de gaz russe pour le chauffage en hiver aggravera encore les pénuries. Les confinements dans les entreprises industrielles entraîneraient des pénuries de composants et de pièces détachées pour la fabrication, une rupture des chaînes logistiques et, à terme, un effet domino ».

En fin de compte, un effondrement total de l’économie en Europe est considéré à la fois comme probable et souhaitable.

« Non seulement cela portera un coup dévastateur à l’économie allemande, mais toute l’économie de l’ensemble de l’économie de l’UE s’effondrera inévitablement ».

Il souligne en outre que les avantages des entreprises basées aux États-Unis ayant moins de concurrence sur le marché mondial, les avantages logistiques et la sortie de capitaux de l’Europe, signifieraient qu’elles pourraient contribuer à l’économie des États-Unis d’environ 7000 à 9000 milliards de dollars. En outre, il souligne également l’effet important du fait que de nombreux jeunes Européens bien éduqués sont contraints d’immigrer aux États-Unis.

RAND nie être à l’origine du rapport

RAND Corporation a publié mercredi un communiqué de presse niant que le rapport provienne d’eux. Aucun commentaire n’est fait sur les parties du rapport qui sont fausses ou exactes, à part simplement écrire que le contenu est « bizarre » et que le document est « faux ».

Document supposé de la RAND ayant fuité

source : Nya Dagbladet

via Soleil Verseau

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UEnazie

L’empire Vile Coyote, connerie anglo-americano-sioniste ambiante et guerre du gaz… (Veterans Today)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 octobre 2022 by Résistance 71

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Est-ce que l’Oncle Sam, alias Vile Coyote, a fait péter le mauvais gazoduc ?

Kevin Barrett

5 octobre 2022

Url de l’article original: https://www.veteranstoday.com/2022/10/05/uncle-wile-e/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Après que des “parties pas si inconnues que ça” aient fait péter les gazoduc Nord Stream, Anthony Blinken (NdT : ministre des affaires étrangères américain en poste) a célébré la “superbe opportunité”. Il pensait que toute l’opération Nord Stream était hors d’usage. Ceci aurait donné aux producteurs américains la chance de faire des milliards de dollars en volant l’Europe au coin du bois en lui vendant un gaz hors de prix.

Mais Blinken s’est peut-être réjoui trop tôt. D’après Bloomberg News: “Gazprom prêt à fournir du gaz via Nord Stream 2…”

Après le sabotage suspecté du réseau  la semaine dernière dans une série d’explosions, Gazprom a dit ce lundi que trois des lignes ont été affectées mais qu’une ne l’est pas. Le géant gazier a baissé la pression dans la ligne B du Nord Stream 2 non-affectée pour inspecter la structure pour des dégâts et des fuites potentielles, a dit l’entreprise dans une déclaration sur son compte Télégram.

Un commentateur de Unz Review commenter a expliqué:

La surfaite marine américaine s’est chiée dessus. Dans les profondeurs glauques de la Mer Baltique, ils ont implanté leurs explosifs pour faire sauter **Quatre** gazoduc du NS 1&2 (vous ne saviez pas qu’il y avait 4 pipelines n’est-ce pas ?… moi non plus…). Mais il apparaît qu’ils se sont plantés et ont placé deux de leurs explosifs sur un pipeline du NS2 — Ligne A— laissant l’autre pipeline —Ligne B— sans aucune charge explosive et donc par conséquent ** Sans dégâts**. La ligne B est donc **Prête à l’usage** avec une capacité de 27,5 milliards de m3 par an, ce qui représente en comparaison 50% de la capacité totale du NS1, qui comme vous vous le rappelez a dû réduire sa capacité et son flot d’acheminement récemment à 20% avant d’être fermé complètement. Ceci représente quand même 2,75x la capacité du nouveau pipeline qui vient de s’ouvrir entre la Norvège et la Pologne…” (NdT : tiens, tiens, à qui profite, en partie, le crime ?… et aussi, cette “boulette” n’est-elle pas aussi voulue et ne serait donc pas vraiment une boulette…)

Donc, si l’Allemagne est ennuyée par cette arrogante tentative terroriste des Etats-Unis de piller et de détruite son économie, tout ce que les Allemands ont à faire est d’annuler leurs sanctions envers la Russie et de demander à Poutine de rouvrir la vanne, ce qui aura pour effet très rapide de voir l’OTAN s’effondrer. Si cela se produit, l’attaque terroriste sur le Nord Stream se transformera en le pire but contre son camp de l’histoire de la stratégie.

Même si le pire des scénarios (du point de vue américain) ne se matérialise pas de suite, le sabotage en partie foiré du Nord Stream pourrait bien avoir un effet boomerang dévastateur sur ses perpétrateurs. Couper la ligne de vie au gaz russe de l’Allemagne pour la remplacer par des quantités inadéquates de gaz américain au prix fort pouvait paraître être une bonne idée sur le court terme, car cela forcerait le dollar contre l’euro et maintiendrait l’UE en vassal des Etats-Unis, coupée des vastes ressources russes. Mais sur le moyen terme, alors que les nations non-occidentales continuent de gagner une toujours plus grande part du PNB global alors que l’occident décline, saboter l’économie de votre plus grand vassal semble être se tirer une balle dans le pied, ce, même s’il est fort peu probable que les Européens décident de résister. (NdT : question pertinente si on oublie ou ignore le fait que le but est de détruire l’Europe que l’empire anglo-américano-sioniste voit comme son seul rival international dans une logique où l’alliance Europe-Russie, à terme est d’une logique économico-géographique implacable. Le plan est la destruction de l’Europe par la destruction de ses deux plus grandes puissances : l’Allemagne et la France, France qui est l’ennemi de l’empire depuis que De Gaulle a viré les bases yankees et de l’OTAN du sol français, comme l’a pertinemment rappelé Thierry Meyssan récemment.)

Le fiasco terroriste du Nord Stream fait partie d’une longue série d’actions incroyablement stupides de la part de l’hégémon mondial. Les Etats-Unis auraient pu s’épanouir dans l’après guerre froide en faisant des accords où tout le monde y gagne avec toutes les majeures nations et civilisations. Au lieu de cela, Poutine a fait observer dans son discours la semaine dernière, que les Etats-Unis sont parvenus à s’aliéner la vaste majorité du monde avec son arrogance psychopathe sans borne et son vandalisme criminel répandant le sang. En pillant la Russie et en poussant l’OTAN toujours plus vers l’Est dans les années 90, lançant une attaque faux-drapeau sur l’islam en septembre 2001 et plus récemment s’aliénant simultanément la Russie, la Chine, l’Iran et tout le monde musulman (NdT : sauf les états wahabites du Golfe qui n’existent que par la volonté de l’empire anglo-americano-sioniste depuis l’après première guerre mondiale dans la grande braderie colonialiste que fut le démantèlement de l’empire ottoman…), les génies stratèges qui gèrent les Etats-Unis et sa sécurité nationale semblent vouloir délibérément créer la mère de toutes les coalitions anti-occidentales. (NdT : une fois de plus, ceci est normal et logique si on regarde les faits et leur déroulement du point de vue des nouveaux cons(ervateurs) trotsko-straussiens qui mènent le bal des vampires impérialistes…)

Est-ce que l’empire abrite un désir de mort caché ? Une culpabilité inconsciente (de trahir la république américaine et de massacrer des millions de gens) qui pousse le brain trust de la sécurité nationale à l’auto-destruction ? Peut-être. Mais considérons deux autres explications, une évidente et une autre plus conspirationniste…

D’abord la plus évidente :  L’état de sécurité nationale permanent américain a été absolument corrompu par le pouvoir absolu. Lorsque la guerre froide a pris fin et que les Etats-Unis en sont sortis comme le grand-maître unipolaire, les gérants de l’empire ont commencé à croire que “Nous sommes un empire maintenant et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité”. Ceci est au mieux de l’hubris, de la psychose au pire. Ils ont commencé à penser qu’il pouvait échapper à toute conséquence de leurs actions néfastes. De telles folies des grandeurs ont déclenché une curée chez ceux qui se gorgent des mannes du complexe militaro-industriel. La corruption et l’incompétence dansent ensemble la gigue dans une vaste farandole d’auto-satisfaction et d’auto-plébiscite. Personne n’a vraiment eu à se soucier des conséquences et répercussions dans le monde réel, celui de ceux d’en-bas, de toutes ces mauvaises décisions prises, parce que “nous vivons notre propre réalité” d’omnipotence apparente.

Mais la politique américaine a été si décidément auto-destructrice qu’il est difficile de ne pas se demander si cela ne serait pas de fait, intentionnel. Une puissance hostile se serait-elle emparée du cerveau américain et mènerait-elle la nation à son auto-destruction, de la manière dont les parasites de toxoplasmose s’emparent du cerveau des souris et les rendent amoureuses des chats ?…

La nation la plus en vue de profiter de l’auto-défaite des Etats-Unis est la Chine. Qui a décidé de transférer la puissance de production américaine en Chine, puis de gaspiller plus de 7000 milliards de dollars à combattre les musulmans sans aucune raison, puis a cherché des noises à la Russie en Ukraine, pourrait bien avoir été un agent chinois dormant. Même la soi-disante guerre commerciale anti-chinoise de 2019, suivie par la supposée attaque COVID sur Wuhan, furent si indécemment inefficaces, que cela aurait tout aussi bien pu être écrit dans une version du Dr Fu Manchu par le PCC.

Mais il n’y a aucune preuve que le PCC gère secrètement la politique étrangère américaine. (NdT : de fait, il faudrait arrêter ce délire de voir la Chine piloter tout en sous-main… La Chine, depuis le XIXème siècle et les deux guerres de l’opium menées par la City de Londres et ses succursales commerciales, est inféodée à l’empire anglo-américain actuel et le modèle de contrôle social chinois est le modèle que la clique d’oligarques veut imposer au monde pour son Nouvel Ordre Mondial / Great Reset… La Chine fait partie de l’empire, de fait de sa métamorphose en hydre totalitaire planétaire) S’il y a un parasite de type toxoplasmose dans le cerveau de l’Oncle Sam, ce serait plutôt celui des néo-cons sionistes. Ces gugusses sont chargés comme des mules de l’idéologie toxique malfaisante du philosophe Leo Strauss. Toute la notion de situation gagnant-gagnant et de savoir donner pour prendre leur est totalement inconnue. Ils n’ont jamais rencontré un acte extrême de chutzpah impérialiste qu’ils n’ont pas aimé. Des attentats du 11 septembre aux guerres que ces actions avaient pour mission de déclencher, à la de facto déclaration de guerre à la Russie de 2014 par le coup d’état du Maïdan de Kiev, en passant par les attaques biologiques de la fin 2019 sur Wuhan et Qom en Iran, pour finir récemment avec la tentative de rendre inutilisable de manière permanente le gazoduc Nord Stream, les neo-cons continuent de faire leurs folles imbécilités afin de renforcer l’empire américain, mais l’handicapant et le minant sous cape.

Les Neo-cons sionards ont-ils pour plan de détruire les Etats-Unis pour ensuite dominer le Nouvel Ordre Mondial qui surgira de ses cendres ? Ou bien sont-ils si imprégnés et endoctrinés par leur arrogance fanatique pro-impérialisme américain, qu’ils continent contre vents et marées de faire et de produire les mêmes folies contre-productrices ?…

= = =

Lire notre dossier « Guerre du gaz »

et aussi…

« Les Etats-Unis déclarent la guerre à la Russie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France » (Thierry Meyssan)

« Une Europe totalement soumise aux Etats-Unis » (Réseau International)

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