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Escroquerie du réchauffement climatique anthropique: temps de revenir à notre sens climatique

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 29 décembre 2019 by Résistance 71


La pollution est réelle…
pas le le changement climatique anthropique

 

Le temps est venu de revenir à notre sens climatique

 

Géologue Viv Forbes*

 

23 décembre 2019

 

url de l’article:

https://www.climatedepot.com/2019/12/23/geologist-the-co2-scare-is-proving-false-its-time-for-some-climate-sense-un-seeks-fake-answer-to-invented-problem-of-climate-emergency/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Viv Forbes est un scientifique ayant une très longue expérience en histoire géologique, des cycles, des modèles informatiques, de l’économie industrielle et de la gestion de cheptel sur des pâtures naturelles.

 

Svante Arrhenius (1859-1927) était un scientifique suédois qui a le premier affirmé que la combustion d’hydrocarbures comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel ainsi que le bois pourrait causer un réchauffement climatique. 

En 1895, il calcula (de manière incorrecte) qu’une concentration doublée de CO2 dans l’atmosphère terrestre mènerait à une élévation de 4 ou 5oC de la température globale.

Mais Arrhenius suggéra aussi que cette augmentation serait un bénéfice, rendant les différents climats terrestres plus équilibrés et stimulant la croissance des plantes et donc la production alimentaire.

Puis un politicien saltimbanque du nom d’Al Gore donna vie à la théorie que ce surplus de CO2 anthropique causerait un réchauffement climatique des plus dangereux.

Mais les température refusèrent d’obéir aux prédictions des modèles informatiques des alarmistes climatiques ; alors ils passèrent la main à leur croquemitaine universel : le changement climatique (NdT: le mot “anthropique” étant maintenant le plus souvent sous-entendu pour aménager la supercherie… en effet qui peut nier que le climat change ? Il l’a fait depuis plus de 4 milliards d’années sur cette planète et ce totalement indépendamment des êtres humains qui n’existent que depuis environ 2 millions d’années et ne sont engagés dans une production industrielle galopante que depuis quelques 200 ans…), où tout mauvais bulletin météo est blâmé sur l’industrie humaine, occidentale même de surcroi. Mais ceci n’a pas suffisamment effrayé les gens, alors ils l’ont transformé en “urgence climatique”, qui permet de blâmer le charbon, le pétrole, le gaz, les voitures, le bétail pour toutes les catastrophes se produisant, les sécheresses, les inondations, les vagues de chaleur, les tempêtes de neige, les feux de brousses et de forêts, le blanchiment et la mort des récifs coralliens, les extinctions d’espèces animales et toute pollution, partout où elle se produit. 

Mais cette frayeur au CO2 prouve être fausse et il est temps de revenir à nos sens climatiques.

L’activité humaine ne peut jamais contrôler le taux de CO2 dans l’atmosphère ou la température globale. De bien plus grandes forces naturelles sont en action comme les cycles du système solaire, les changement orbitaux de la Terre, l’activité volcanique (spécifiquement celle du fond des océans), les épisodes d’El Niño, la diminution du champ magnétique et le renversements des pôles, les variations des rayons cosmiques et la couverture de nuages ainsi que l’absorption et l’éjection du CO2 par les puissants océans.

Les archives géologiques montrent que le taux de CO2 actuel est très bas, si bas que les plantes poussent moins vite et ont besoin de plus d’eau.

De plus, les échantillons glaciers de l’Antarctique et du Groënland montrent clairement que les températures atmosphériques ont toujours monté AVANT la monté du CO2 ; ainsi l’augmentation du CO2 atmosphérique est un effet de la monté de la température et non pas la cause. Les océans qui se réchauffent sont comme la bière qui se réchauffe, tous deux rejettent du CO2 dans l’atmosphère et lorsque les océans se refroidissent, le CO2 se redissout dans les eaux, les océans reprennent, réabsorbent le CO2.

Les denses populations végétales et animales dans les régions équatoriales montrent que les humains n’ont pas besoin d’avoir peur d’un réchauffement climatique global, de fait le président russe a même souhaité un réchauffement de son froid pays.

Nous vivons dans un interlude climatique naturel chaud mais nous avons déjà dépassé le pic de chaleur. Il y aura toujours des fluctuations et des évènements météorologiques extrêmes mais le prochain grand changement (naturel) sera un grand refroidissement. Le 11ème âge glaciaire en un million d’années. Tout ce dont on a besoin sont les océans réchauffés par une intense activité volcanique sous-marine et les cieux rendus froids par des cendres volcaniques bloquant l’énergie solaire. Ceci provoquera une forte évaporation des eaux océaniques et de fortes chutes de neige sur les continents. Une fois que la chaleur solaire estivale ne fait plus fondre la neige, les glaciers et les calottes glacières vont de nouveau progresser. L’augmentation des glaces provoquera un refroidissement supplémentaire.

Les âges glaciaires ont toujours été des périodes menaçantes pour la vie sur terre. Alors que la glace s’étendra du pole nord, il y aura une dépopulation massive et les survivants devront réapprendre les techniques des chasseurs-cueilleurs ou avoir accès à des sources d’énergie fiables.

Les éoliennes et autres panneaux solaires ne marcheront plus dans des conditions neigeuses et beaucoup de centrale hydroélectriques vont geler. On sait que les grandes chutes du Niagara ont complètement gelé en 1848 durant le “petit âge glaciaire”.

Mais la bureaucratie climatique de l’ONU collectera sûrement encore des impôts carbone et organisera de grandes conférences luxueuses dans des endroits plus chauds et aux sources d’énergie plus fiables.

L’alarmisme sur le climat est la manne à fric des universitaires, des bureaucrates, des spéculateurs, des mondialistes et des politiciens cherchant des excuses pour toujours plus de pouvoir et plus d’impôts.

“L’urgence climatique” est un exercice de géopolitique et en rien de la science. Le but est de nous foutre la trouille pour transférer le fric et le pouvoir des nations occidentales à l’ONU, fournissant ainsi une fausse réponse à un problème complètement fabriqué et inventé.

Viv Forbes

The Saltbush Club

23 December 2019

Washpool   Qld       4306        Australia

vforbes@bigpond.com

Viv Forbes est un scientifique ayant une très longue expérience en histoire géologique, des cycles, des modèles informatiques, de l’économie industrielle et de la gestion de cheptel sur des pâtures naturelles.

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350 articles scientifiques revus par les pairs publiés depuis 2017 infirment la position disant que le réchauffement terrestre depuis les années 1850 fut inhabituel

Kenneth Richard

Decembre 2019

Source:

https://notrickszone.com/2019/12/26/350-papers-published-since-2017-subvert-the-claim-that-post-1850s-warming-has-been-unusual-global/

~ Traduction R71 ~

Ces derniers 35 mois, 350 articles scientifiques révisés par les pairs ont été publiés ; ceux-ci contiennent une abondante documentation qui minimise grandement la conception popularisée qu’il y a eu un petit refroidissement de la Terre suivi par une monté dramatique des températures suivant le modèle de la crosse de hockey (NdT: du Prof. Mann, discréditée en 2009 lors du climategate…) ou même un réchauffement inhabituel à l’échelle planétaire durant l’époque moderne.

Pendant les années 2017 et 2018, il y a eu 250 publications dans des journaux et magazines scientifiques documentant le manque de réchauffement signifiant dans l’époque moderne.

253 Non-Global Warming Papers (2017 & 2018)

Bien que la recherche se poursuive, il y a eu plus de 100 articles allant dans le même sens publiés en 2019.

100 Non-Global Warming Papers (2019)

Pour être précis, certains endroits de la planète se sont réchauffés ces récentes décennies ou à un moment donné ces derniers 150 ans.
Mais certaines régions du globe se sont aussi refroidies pendant des décennies.
Et bon nombre de régions du globe ont montré aucun changement signifiant dans quelque direction que ce soit ces dernières décennies ou quelques siècles voire millénaires passés.
Bref, des scientifiques publiant dans des journaux scientifiques révisés par les pairs ont documenté de manière croissante qu’il n’y a rien d’historiquement sans précédent ou de remarquable au sujet du climat actuel lorsqu’on l’analyse dans le contexte de la variabilité naturelle de très long terme.
Quelques exemples ci-dessous:

[NdT: voir l’article original avec extraits d’articles et graphiques, en anglais.]

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Lectures complémentaires:

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

Biblio_Publications_Marcel_Leroux

Notre dossier: « Escroquerie Réchauffement Climatique Anthropique »

 

Gilets Jaunes + Grève Illimitée (expropriatrice) = Héritage de la Commune de Paris

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 décembre 2019 by Résistance 71

 

La Commune de Paris en 45 secondes chrono de lecture sous cette introduction… et quelques lectures complémentaires à l’issue.

“L’anarchie, l’abolition complète des États et l’organisation du simple au composé par la fédération libre des forces populaires, des producteurs et des consommateurs…” nous disait Pierre Kropotkine dans sa “Commune de Paris” (1882), ainsi que ceci, parfaitement au goût du jour dans cette déliquescence politico-sociale ambiante et le renouveau issu du mouvement des Gilets Jaunes depuis novembre 2018:

“Terrassée mais non vaincue, la Commune renaît aujourd’hui. La ‘Commune’ devient le but précis et visible de la révolution [sociale] qui gronde déjà près de nous.”

De fait, œuvrons pour cette confédération des communes libres à venir tout en gardant présent à l’esprit que la commune [libre] n’est que l’outil de la révolution sociale établissant la société des sociétés, qui restaurera la vie, l’être sur la dictature achevée de l’avoir.

Gilets Jaunes… L’heure est proche !

~ Résistance 71 ~

 

 

La Commune de Paris 1871

 

Anarchisme Avenir

 

Republié par R71 décembre 2019

 

Napoléon III a perdu la guerre contre les Prussiens: le second Empire tombe. Le nouveau gouvernement signe la paix. Paris est dans une misère et sort d’un siège qui l’a durement affaibli, les Parisiens se soulèvent. Le gouvernement leur envoie l’armée, qui refuse de tirer. En mars 1871, la ville se déclare libre et instaure son propre gouvernement: la Commune, avec comme figure Louise Michel anarchiste française qui sera accompagné de nombreux anarchistes durant cette révolution.

Le 29 mars, le conseil de la Commune forme en son sein 10 commissions: Exécutive, militaire, subsistance, finances, justice, sûreté général, travail, industrie et échanges, services publics et enseignements.

Cette commune qui durera 73 jours, sera une expérience d’autogestion avec la distribution de nourriture à tous , les femmes travaillent, l’école est obligatoire, toutes les habitations sont réquisitionnés pour permettre un hébergement à tous, les usines fonctionnement en comité d’ouvriers et font tourner la production vers uniquement des biens utiles. La solidarité est également organisé avec une pension de 365 francs versé aux orphelins et 600 francs pour les veuves. La liberté de la presse est réaffirmée le 19 mars par le comité central. Une véritable guerre civile va être déclenchée entre les communards et le gouvernement de Versailles. Cette commune fera 20 000 morts et 40 000 parisiens jugés et resteront détenus de long mois sans être jugés.

À jamais la commune de Paris marqua l’Europe, pour Karl Marx c’est la première insurrection prolétarienne autonome et pour les anarchistes une expérience importante dans la voix d’une création de société sans gouvernement.

Source: 

https://anarchismeavenir.wordpress.com/2018/02/06/la-commune-de-paris-1871/ 

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“C’est par des actes révolutionnaires, en abolissant la propriété individuelle des moyens de production, que les Communes de la prochaine révolution affirmeront et constitueront leur indépendance.

Le jour où, en conséquence de la situation révolutionnaire, les gouvernements seront balayés par le peuple et la désorganisation jetée dans le camp de la bourgeoisie qui ne se maintient que par la protection de l’Etat, ce jour là, et il n’est pas bien loin, le peuple insurgé n’attendra plus qu’un gouvernement quelconque décrète dans sa sagesse inouïe des réformes économiques. Il abolira lui-même la propriété individuelle par l’expropriation violente, en prenant possession, au nom du peuple entier, de toute la richesse sociale accumulée par le travail des générations précédentes. Il ne se bornera pas à exproprier les détenteurs du capital social par un décret qui resterait lettre morte ; il en prendra possession sur le champ et il établira ses droits en l’utilisant sans délai. Il s’organisera lui-même dans l’atelier pour le faire marcher ; il échangera son taudis contre un logement salubre dans la maison du bourgeois ; il s’organisera immédiatement pour utiliser toute la richesse entassée dans les villes et il en prendra possession comme si cette richesse ne lui avait jamais été volée par la bourgeoisie… Jamais on n’a travaillé comme on travaillera le jour où le travail sera devenu libre, où chaque progrès du travailleur sera une source de bien-être pour la commune entière…”

~ Pierre Kropotkine, 1882 ~

Gilets Jaunes… L’heure est proche !…

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Lectures complémentaires:

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat

Pierre_Kropotkine_L’anarchie-dans-l’evolution-socialiste-2eme-edition-1892

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

zenon_pourquoi suis je anarchiste ?

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

Analyse et résistance politique: Sortir du réformisme citoyenniste et s’émanciper de l’État et de la dictature marchande 2ème partie (Collectif)

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… Croire encore en l’Etat et le capitalisme 

 

L’impasse citoyenniste, contribution à une critique du citoyennisme

 

Collectif

2001

 

1ère partie

2ème partie

 

Version PDF:
Impasse_Citoyenniste

 

IV. Citoyennisme et citoyens

Lorsque Ignacio Ramonet parle de désobéissance “civique” et non plus de désobéissance “civile”, il marque une distinction révélatrice du rapport du citoyennisme avec sa propre base. Le mot “civil” se rapporte objectivement, de façon neutre, au citoyen d’un Etat, celui qui n’a pas choisi d’y naître. “Civique” est ce qui est le propre du bon citoyen, c’est à dire celui qui manifeste activement son appartenance à ce même Etat. On voit ici que la distinction est essentiellement d’ordre moral.

Et en effet, une des forces du citoyennisme est bien d’être un mouvement essentiellement moral, pour ne pas dire moralisateur. On voit avec quelle aisance il passe au-dessus des faits et ne s’embarrasse pas d’analyses lorsqu’il s’agit de passer de la dénonciation de la “crise” à la “répartition des fruits de la croissance”. C’est qu’il s’agit à chaque fois d’avoir la position la plus “civique”, c’est à dire la position la plus généreuse, la plus morale. Et en effet, tout le monde est pour la paix, contre la guerre, contre la “mal-bouffe”, pour la “bien-bouffe”, contre la misère, pour la richesse. En somme, il vaut mieux vivre riche et en bonne santé en temps de paix, que pauvre et malade en temps de guerre.

Rien ne se vend mieux que la morale, en ce monde qui se situe résolument, un siècle après Nietzsche, par delà bien et mal. Mais ce besoin de consolation est impossible à rassasier. On peut voir par exemple l’embarras qu’a causé dans les rangs citoyennistes la triste affaire de Givers. Cette révolte avait la particularité d’être à la fois une résurgence archaïque de l’action ouvrière, et la manifestation d’un désespoir bien moderne. Un citoyenniste pendant cette affaire se demandait dans Le Monde si on pouvait qualifier l’action des ouvriers de CELLATEX “d’action citoyenne”.. Nous pouvons lui répondre. Le couteau sur la gorge, absolument déboussolés, et sans le recours de cet optimisme soucieux propre aux lecteurs du Monde Diplomatique, les salariés de Givers n’étaient pas des citoyens, et ils n’ont pas agi en tant que tels. L’impuissance des citoyennistes à réagir dans cette circonstance montre quel type de réactions ils pourront avoir dans d’autres circonstances, à une échelle plus grande. Ils ne tarderont naturellement pas à en appeler à la répression des mauvais citoyens, au nom de la démocratie, de L’Etat de Droit, et de la morale. C’était d’ailleurs bien le propos du citoyenniste du Monde, qui entendait par son insidieux questionnement (tout à fait objectif, bien sûr) couper l’herbe sous le pied d’une sympathie naissante, et rappeler les citoyens à la raison, pour préparer l’éventuelle répression qui naturellement n’a pas eu lieu, puisque, dans la situation actuelle, les salariés ne pouvaient que négocier. Il est en tout cas intéressant de constater comment, dans cette mini-crise, un citoyenniste va s’empresser de proposer à l’Etat ses services de médiateur. Le citoyennisme est potentiellement un mouvement contre-révolutionnaire.

Cet exemple montre également l’incapacité du citoyennisme à trouver une réaction face à un mouvement qu’il n’a pas lui-même créé. l faut aussi souligner que la base sociale du citoyennisme est considérablement plus large et aussi plus floue que les seuls militants associatifs et syndicaux. Le citoyennisme est l’expression des préoccupations d’une certaine classe moyenne cultivée et d’une petite bourgeoisie qui a vu ses privilèges et son influence politique fondre comme neige au soleil, en même temps que disparaissait la vieille classe ouvrière. La restructuration à l’échelle mondiale du capitalisme a laissé sur le carreau l’ancien capital national, et donc la bourgeoisie qui en était détentrice et les classes moyennes qu’elle employait. La vieille société bourgeoise du XIXème siècle, aux relents persistants d’Ancien Régime, a bel et bien disparu. La consolidation de l’Etat et la critique de la mondialisation jouent ici comme nostalgie du vieux capital national et de la société bourgeoise, la critique des multinationales comme nostalgie de l’entreprise familiale. Encore une fois, ils se lamentent sur un monde perdu.

Et deux fois perdu, puisque le terme de citoyen veut aussi se référer à la vieille appellation républicaine, sans doute plus celle des premiers temps de la révolution bourgeoise que celle de la Commune de Paris (encore qu’un film interminable et volontairement anachronique tourné récemment sur ce sujet semble indiquer que l’on voudrait récupérer cela aussi). Mais cette révolution, justement, a été faite, et nous vivons dans le monde qu’elle a créé. Les sans-culottes seraient sans doute étonnés de voir ce qu’est devenue la République qu’ils ont contribué à établir, mais les morts ne reviennent pas plus qu’on ne se baigne deux fois dans le même fleuve. Il n’est par contre pas impossible que de futurs sans-culottes traînent en Nike sur le parking d’une très moderne cité.

Les classes moyennes en déshérence se reconstituent à travers le citoyennisme une identité de classe perdue. Un salon “bio” peut ainsi se déclarer “vitrine des modes de vie et de pensée citoyenne”.. Que ceux qui ne mangent pas “bio” se le disent : ils ne sont pas “citoyens”. Un jeune citoyenniste peut alors synthétiser de façon fulgurante ses doutes sur le prolétariat : “Que veux-tu attendre d’eux ? Ils font leurs courses chez Auchan.” Les citoyennistes ne peuvent en tout cas, sur les bases qu’ils occupent actuellement, récupérer un éventuel mouvement social plus radical, duquel il sont viscéralement coupés. Ils ne pourront à ce moment-là qu’offrir à l’Etat qu’ils défendent une caution morale à la répression. Les pseudo-solutions qu’ils avancent, face à une crise réelle, apparaîtront alors comme ce qu’elles sont, à savoir un moyen de maintenir l’ordre des choses existant. On ne peut se contenter d’opposer abstraitement et à perte de vue l’Etat au capital, la “vraie” démocratie à la démocratie telle qu’elle est, “l’économie solidaire” au libéralisme, lorsque des masses de gens commencent à chercher des réponses à leur situation concrète. Un mouvement né d’une crise majeure, c’est à dire de la remise en question des conditions d’existence mêmes ne saurait se satisfaire durablement de telles amusettes.

Ils pourront tout de même, puisqu’ils sont là, occuper un moment la révolte, qui pourra aussi se manifester par un nationalisme exacerbé, qu’ils auront auparavant contribué à entretenir et développer (on en voit actuellement les prémisses à travers l’anti-américanisme développé par Bové et bien d’autres). Mais la critique du capital mondialisé n’a pas face à elle l’alternative d’un retour au capital national, défendu par l’Etat. Si cette alternative très hautement improbable est mise en jeu, on aura plutôt la guerre.

Nous voyons là que rien ne nous garantit que le prochain mouvement social soit révolutionnaire. Il contribuera en tout cas à démasquer définitivement le citoyennisme, et laissera peut-être le champ libre à une remise en jeu du très vieux projet d’une transformation du monde, au delà de l’Etat et du capital.

V. Citoyennisme et révolution

Tout l’ancien mouvement révolutionnaire reposait sur la reprise en main par les ouvriers du mode de production capitaliste, dont ils se sentaient virtuellement possesseurs en raison de la place effective qu’ils occupaient dans la production. Cette place effective, ce rapport réel du prolétariat avec la production a été laminé dans les années 70 par l’automation et la précarisation. Certains radicaux, comme ceux de l’Encyclopédie des Nuisances ou Camatte (Invariance) on senti ou théorisé cette transformation, mais ils ne pouvaient sortir de cette conception ancienne de la révolution sans abandonner la révolution elle-même, et c’est bien ce qui se passa. L’I.S. après tout ne préconisait qu’un “meilleur emploi des forces productives”, pour la création de situations, par le biais des conseils ouvriers. Ils ne voyaient pas (mais à ce moment-là qui pouvait le voir ?) en quoi le mode de production capitaliste était capitaliste, en quoi l’automation qu’ils vantaient n’était pas un moyen de libérer du temps pour “vivre sans temps mort et jouir sans entraves”, mais une façon de dégager du profit pour le capital. Et après la “contre-révolution” des années 70-80 ils ont simplement identifié cette même production, que les ouvriers avaient échoué à reprendre, comme source de tous les maux.

Au lieu de percevoir la disparition du vieux mouvement ouvrier comme nouvelle condition d’un mouvement révolutionnaire à venir, et surtout comme chance de ce mouvement, il l’ont perçue comme catastrophe. Et ce fut bien une catastrophe pour l’ancien mouvement ouvrier, son arrêt de mort. La plus grande partie de la génération post soixante-huitarde s’est ainsi engloutie dans le vide laissé par cette défaite. Et nous ne songeons certes pas à le leur reprocher, une conception vieille d’un siècle ne s’oublie pas en un jour, ni même en vingt ans. Aujourd’hui ce bilan peut commencer à se faire. Nous avons eu, depuis 1995, le privilège douteux de voir une idéologie se rebâtir sur les ruines de la révolution. Si nous l’avons assez rapidement identifiée dans ce qu’elle avait de nouveau, il a été un peu plus long pour nous de la percevoir dans ce qu’elle avait d’archaïque, c’est à dire d’historiquement déterminé. Nous avons indiqué plus haut que cette idéologie, le citoyennisme, pratiquait l’art “d’accommoder les restes” du vieux mouvement révolutionnaire. C’est parce qu’au fond le vieux mouvement révolutionnaire ne constituait pas un dépassement du capitalisme, mais une gestion de celui-ci par la “classe montante” qu’était censé être le prolétariat, que le citoyennisme se veut aujourd’hui “réformiste”. La “gestion ouvrière” du capital s’est simplement aujourd’hui transformée en “répartition des richesses”, en “taxation du capital”, la production disparaissant derrière le profit, derrière le capital financier, derrière l’argent. “De l’argent, il y en a, dans les poches du patronat”, dit le slogan. Certes oui, mais au nom de quoi cet argent devrait-il atterrir dans les poches des prolétaires, pardon, des “citoyens” ?

Le vieux mouvement ouvrier n’ayant pu aboutir à la communauté humaine se change ainsi en simple intéressement aux profits capitalistes, de façon obscène et révélatrice (il faut toutefois noter que si on ne demande “que” de l’argent au capitalisme, c’est aussi parce que l’on sait ne rien pouvoir en attendre d’autre). Il y a certes là de quoi écoeurer un vieux révolutionnaire, un de ceux qui pensaient pouvoir construire un monde meilleur. Mais s’il était déjà illusoire de penser pouvoir construire ce monde par la gestion ouvrière du capital, ils l’est tout à fait de penser pouvoir contraindre le capitalisme à partager ses profits pour le bonheur de tous les “citoyens”, à supposer même que leur argent puisse faire notre bonheur. Le citoyennisme touche au point central d’une illusion vieille d’un siècle, et cette illusion, déjà morte dans les faits, est sur le point d’être détruite.

“Tout est à nous, rien n’est à eux”, s’obstinent-ils à chanter dans leurs manifestations. Mais le capital, cette masse d’argent ne visant qu’à s’accumuler par la domination de l’activité humaine, et donc par la transformation de cette activité suivant ses propres normes, a créé un monde où “tout est à lui, rien n’est à nous”. Et il ne s’agit pas seulement de la propriété privée des moyens de production, mais également de leur nature et de leurs buts. Le capital ne s’est pas simplement approprié ce qui était nécessaire à la survie de l’humanité, ce qui n’était que le premier moment de sa domination, il l’a également transformé, par l’industrialisation et la technologie, de telle manière qu’aujourd’hui presque plus rien n’est produit pour être consommé, mais simplement pour être vendu. Produire pour nos besoins ne peut être le fait du capitalisme. Presque plus rien ne subsiste de l’activité humaine précapitaliste. Le monde est bel et bien devenu une marchandise.

Le capital n’est pas une force neutre qui, si on “l’orientait” convenablement, pourrait aussi bien faire le bonheur de l’humanité qu’il fait sa perte. Il ne peut pas “dépolluer aussi bien qu’il pollue”, comme l’a prétendu un citoyenniste écologiste, puisque c’est son mouvement même qui l’amène inéluctablement à polluer et à détruire, c’est à dire que le mouvement d’accumulation et de production pour l’accumulation passe par-dessus toute idée de “besoin”, et donc également du besoin vital qu’est pour l’humanité la préservation de son environnement. Le capital ne suit que ses propres fins, il ne peut être un projet humain. Il n’y a pas une “autre mondialisation”. Il n’a pas face à lui les besoins de l’humanité, mais la nécessité de l’accumulation. S’il se met à recycler, par exemple, la branche ainsi créée fera tout pour avoir toujours de quoi recycler. Le recyclage, qui n’est qu’une autre façon de produire de la matière première, crée toujours plus de déchets “recyclables”. En outre, il pollue bien autant que n’importe quelle autre activité industrielle.

Nous devons ici, pour éviter toute confusion, nous porter en faux contre cette idée quelque peu paranoïaque que véhiculent certains “radicaux”, selon laquelle le capital polluerait pour créer un marché de la dépollution, ou en tout cas que chaque dégât provoqué par le capitalisme engendrerait des marchés pour la réparation de ces dégâts, suivant le schéma du “pompier incendiaire” Il y a des dégâts, et ils sont nombreux, que personne ne veut réparer, simplement parce que leur réparation ne constitue pas un marché. La preuve en est que ce sont la plupart du temps les Etats qui doivent assumer seuls le coût d’une dépollution, et le conflit peut se situer là, entre les Etats et les entreprises, et tout le débat sur les “pollueurs-payeurs” en est la manifestation. Limiter la casse, et surtout les frais, sans pour autant faire fuir les investisseurs, telle est la quadrature du cercle que le “capitalisme écologique” doit résoudre, tel est le véritable enjeu des “règlementations écologiques”.

Il ne s’agit en tout cas jamais de ne plus polluer, mais de savoir qui doit payer dans le cas où la pollution est par trop catastrophique et visible. Le prétendu “marché de la dépollution”, contrairement à celui du recyclage, n’existe pas vraiment, parce qu’il ne produit aucun bénéfice en retour, sinon celui très relatif de se mettre en conformité avec certaines réglementations, et n’est donc qu’une pure charge pour les entreprises, charge qu’elles ont intérêt à limiter au maximum. Personne ne veut dépolluer, et on l’a vu à la récente conférence de la Haye.

Nous pourrions développer plus longuement tout ceci, mais cela déborderait notre propos. Nous voyons en tout cas ici qu’il ne saurait être question d’une gestion “humaine” de la production capitaliste, et encore moins de reprendre telle quelle cette production. Tout est à reconstruire. La révolution sera aussi le moment du “grand démantèlement”, et de la reprise sur des bases inédites de l’activité humaine, aujourd’hui presque entièrement dominée par le capital.

Le vieux mouvement ouvrier manifestait le lien unissant capitalisme et prolétariat. Le plus exploité des ouvriers pouvait se sentir dépositaire, à travers son travail, d’un monde futur, où le travail dominerait le capital. Le Parti était à la fois une famille et un Etat ouvrier en germe, chaque chef syndical pouvait se sentir lié à la communauté ouvrière à la fois présente et à venir. Les transformations du mode de production capitaliste au cours des vingt dernières années ont laminé tout ceci, généralisant la séparation des individus.

Dans son expansion, le capitalisme a dû détruire les vieilles communautés de souche paysanne pour créer la classe ouvrière qui lui était nécessaire. A peine cette classe ouvrière créée, il doit de nouveau la détruire, et se trouve face au problème de l’intégration de millions d’individus à son monde.

Les citoyennistes apportent une réponse dérisoire en tentant de reconstituer le lien qui unissait autrefois la “classe ouvrière” par celui qui unirait les “citoyens”, c’est à dire l’Etat. Cette recherche de la reconstitution du lien à travers l’Etat se manifeste dans le nationalisme latent des citoyennistes. Le capital abstrait et sans visage est remplacé par des figures nationales, par la moustache de José Bové, ou la réhabilitation de l’hymne tsariste en Russie (il ne s’agit plus là de citoyennisme, bien sûr, mais de la manifestation d’un nationalisme bien plus général, et également sans issue). Mais l’Etat ne peut offrir que des symboles, des ersatz de lien, parce qu’il est lui même pour ainsi dire saturé de capital, et qu’il ne peut agiter ces symboles que dans le sens qui lui est dicté par la logique capitaliste à laquelle il appartient.

Le “citoyen” comme lien est la manifestation d’un vide, ou plutôt du fait qu’il appartient maintenant au capitalisme, et à lui seul, d’intégrer ces milliards de gens privés de la communauté. Et nous sommes obligés de constater qu’il le fait, jusqu’à présent, tant bien que mal.

Cependant, le capitalisme est toujours confusément perçu comme une force extérieure et hostile à l’humanité, soit qu’il la prive de pain, soit qu’il la prive de “sens”. Dans les sociétés capitalistes avancées, cela se manifeste par la fuite des individus séparés dans ce que les sociologues nomment la “sphère privée”, les loisirs, la famille ou ce qu’il en reste, la bande de copains, etc. Ceci développe très logiquement un marché de la séparation, qui se manifeste à travers les outils de communication-consommation, mais cette consommation de “l’être ensemble” se résout finalement, dans le monde de la marchandise, en un “avoir tout seul” qui replonge dans la séparation qu’elle était censée pallier.

Le travail lui-même, qui est toujours la principale force d’intégration du capital, est de plus en plus perçu comme une contrainte extérieure et il n’est plus que marginalement ce qui décrit l’identité d’individus toujours plus nivelés dans la masse. Et cela n’a rien d’étonnant, à l’heure de la disparition des métiers, remplacés par des fonctions ne réclamant aucune compétence particulière. Le “monde du travail” est aussi devenu celui de l’incompétence. Cette dynamique de déqualification peut-être perçue par certains comme une décadence (et la dynamique de l’intégration par le capital crée bien ses propres “barbares” de l’intérieur), mais elle est également une démoralisation du travail, où celui-ci apparaît réellement à chacun comme vide de sens, pur arbitraire, contrainte extérieure, exploitation. La morale du travail, autrefois partagée également par la bourgeoisie et le prolétariat, est en train de se dissoudre dans le mouvement de l’intégration capitaliste.

L’intégration capitaliste (problème central sur lequel il nous faudra revenir) se fait de plus en plus sentir comme artificielle, elle est en tout cas très problématique, et elle induit ce qu’on pourrait nommer une névrose de masse, liée au sentiment de n’avoir plus aucune prise sur sa vie. Le prochain mouvement révolutionnaire ne pourra faire l’économie de ce constat, puisque cette impuissance, qui est également ce que l’on nommait autrefois aliénation, fait partie intégrante de notre rapport au monde capitaliste.

VI. “Prolétaires de tous les pays, je n’ai pas de conseils à vous donner !”

Nous ne nous donnerons pas le ridicule de présenter ici ce que devra être le prochain mouvement révolutionnaire. Personne ne peut le dire avec certitude, sans tomber dans une idéologie de rechange. Nous pouvons toutefois imaginer, à partir de ce qui est déjà là, ce que ce mouvement pourra être, c’est à dire ce qui dans la situation présente est le germe d’une situation future.

La mondialisation du capital et la dissolution des capitaux nationaux impliquent qu’il s’agira d’un mouvement mondial, et pas sous la forme caricaturale d’une action contre l’OMC ou la CNUCED. Il ne s’agira pas d’aller mettre le feu à Francfort ou à Bruxelles, mais d’agir face au capitalisme tel qu’il se présente ici, là où nous sommes, parce qu’ici, là où nous sommes, c’est là que se joue réellement la mondialisation. La mondialisation du capital est aussi la mondialisation de la lutte, et lorsqu’on décide à New York de ce qui est produit au Mexique et emballé dans le Pas-de-Calais, toute attaque locale a des répercussions globales.

La dissolution de la conscience de classe et du vieux mouvement ouvrier ont également pour conséquence que chacun se trouve, dans sa vie, seul face à tous les aspects de la domination et de l’exploitation, simultanément. Il n’y a plus de refuge, plus de communauté où se replier. L’identité que l’on se construisait à travers le travail tend à se dissoudre, au profit d’une tentative de recomposition autour du privé, de la bande de copains ou la famille, des loisirs. Mais avec les loisirs de masse, la décomposition de la famille et la brutalité des rapports sociaux, le particulier se retrouve à chaque fois réexpulsé vers le général. L’homme moderne est un homme public.

Jamais dans l’histoire de l’humanité les individus n’ont été contraints à se penser de façon aussi globale, en tant qu’humanité, à l’échelle mondiale. Ceci est à la fois une souffrance (et on comprend mieux ici ce qui peut attirer certains chez Zerzan ou Kaczinski, entre autres régressions) et la condition même de la libération. Les primitivistes veulent se libérer de l’humanité, revenir à cette harmonie antérieure de la communauté restreinte isolée. Mais ce retour est impossible. Il n’y a pas d’en dehors du capitalisme.

En 1860, Marx pouvait encore écrire dans le Capital :

“Pour rencontrer le travail commun, c’est à dire l’association immédiate, nous n’avons pas besoin de remonter à sa forme naturelle primitive, telle qu’elle nous apparaît au seuil de l’histoire de tous les peuples civilisés. Nous en avons un exemple tout près de nous dans l’industrie rustique et patriarcale d’une famille de paysans qui produit pour ses propres besoins (…).”

Cet “exemple” a disparu.

Toute l’activité humaine ou presque est désormais régie par le capitalisme, ce qui pousse certains, comme Zerzan ou Kaczinski, et bien d’autres avec eux, à regretter le “bon vieux temps”, qu’il soit primitif-fusionnel, ou patriarcal-artisanal. Mais toutes ces formes d’organisation sociale n’ont pas su résister au capitalisme, et on voit mal dès lors comment elles pourraient être son avenir, à moins de postuler une nature de l’humanité dont ces formes seraient la manifestation, et également une autodestruction catastrophique du capitalisme (c’est à dire du monde), après laquelle elles pourraient tout naturellement retrouver leur place momentanément usurpée. Mais cette “autodestruction ” du capitalisme serait également la nôtre, et c’est donc à partir du capitalisme qu’il nous faut envisager l’avenir, que cela nous plaise ou non.

On a vu que la globalisation des individus déborde largement les limites du travail salarié. Chaque aspect de la vie est soumis à cette globalisation, et c’est donc chaque aspect de la vie qui demandera a être transformé, unitairement. Dit plus simplement, on ne peut aujourd’hui rien changer sans finalement tout changer. Cela sera la principale condition de la révolution à venir.

Très concrètement, chaque problème que le capitalisme nous léguera ne pourra se résoudre qu’à l’échelle d’une société entière. Déchets nucléaires, transports, agriculture, tout ceci nous conduira à des choix et des modes d’organisation qui devront être conduits globalement, hors de la propriété privée et de la division hiérarchique du travail. Et il ne s’agira pas seulement de travail.

Le “monde sans frontières” que le capitalisme a créé pour la marchandise sera bel et bien un monde sans frontières pour l’humanité. Il n’y aura pas de droits de douane. Nous remettrons à plus tard le soin de développer ce que tout cela implique. Nous pourrions également évoquer ce que pourraient être les modes d’organisation que les hommes se donneront alors, mais il nous semble que l’immensité des problèmes pratiques qui se poseront alors sera telle que des solutions inédites devront être alors mises en oeuvre, et sans doute souvent dans l’urgence. L’initiative individuelle sera peut-être alors aussi nécessaire que la concertation générale, et jamais l’une ne saurait remplacer l’autre. Le débat reste ouvert, et c’est aussi sur toutes ces questions qu’il nous faut “savoir attendre”.


A bas l’État, la marchandise, l’argent et le salariat !

VII. Conclusion provisoire

Nous nous sommes efforcés ici d’évoquer les principales limites et faiblesses du citoyennisme, et l’on voit que ce ne sont pas simplement des limites ou des faiblesses “théoriques”, mais qu’elles sont bien réelles et lui seront sûrement fatales, à plus ou moins court terme.

Pour autant, il n’est pas question de rester assis les bras croisés “en attendant” que le citoyennisme s’écroule, pour laisser magiquement la place à la révolution. Ce mouvement a bien des ressources encore, et il est sans doute capable de s’adapter à de nouvelles conditions. Nous avons cependant précisé ici à quelles “conditions” il ne saurait s’adapter. Nous n’avons en tout cas qu’à peine ébauché cette critique, qui sera poursuivie par d’autres. La question à laquelle nous avons aussi voulu tenter de répondre, c’est celle de la manière dont il nous semble qu’il convient d’aborder la critique. Trop souvent, des révolutionnaires critiquent ceux qu’ils prétendent être les “réformistes”, sous le simple prétexte qu’ils ne seraient pas révolutionnaires. C’est présenter les choses comme s’il s’agissait au fond d’un simple débat d’opinions, au fond égales, c’est à dire également vides, paroles creuses face à la toute-puissante objectivité du monde. A ce compte-là, on peut défendre n’importe quoi, et préférer les Indiens de Zerzan aux cow-boys de Kaczynski, la Renaissance à la société industrielle, les prolétaires à casquette aux jeunes rappeurs en Nike.

Le prochain mouvement révolutionnaire devra aussi trouver son propre langage. Il ne s’exprimera sûrement pas dans les termes que nous employons ici, qui sont ceux d’une certaine tradition théorique. Le langage théorique que nous employons est un outil pour comprendre la révolution à venir, il n’est pas cette révolution elle-même. Il nous faudra cependant sortir de l’emploi magique-affectif du langage, qui est le langage de l’aliénation contemporaine, le langage de ceux qui n’ont aucune prise pratique sur le monde, et ne peuvent donc que le rêver. Seuls ceux qui n’ont aucun pouvoir sur le monde peuvent dire n’importe quoi, sans crainte d’être jamais démentis, puisqu’ils savent que leurs propos sont sans conséquences.

Dans le monde de l’intégration capitaliste, il n’y a plus ni vérité ni mensonge, juste des sensations éphémères ; il nous faut cesser d’avoir peur de la vérité. Si souvent nous voyons dans la prétention à dire la vérité une domination, un “fascisme”, une volonté d’hégémonie du discours, c’est que dans le monde capitaliste seuls ceux qui dominent peuvent prétendre à dire la “vérité”, puisqu’ils la créent eux-mêmes, et détiennent le monopole de la “parole vraie”. Mais cette “vérité” est si manifestement fausse, et notre impuissance à y répondre si écrasante, que nous finissons par être dégoûtés de toute tentative de rechercher la vérité, et doutons de la possibilité de dire quoi que ce soit de vrai, c’est à dire de rendre, autant qu’il nous est possible, intelligible le monde où nous vivons. Dans l’arbitraire du spectacle, tout est question de “point de vue”. Chacun, “de son point de vue”, peut avoir à la fois tort et raison, et l’indifférence libérale à autrui se manifeste dans le respect de toutes les “opinions”.

L’appel “révolutionnaire” à la subjectivité, résidu du surréalisme et du situationnisme vaneigemiste, est plus que jamais réactionnaire, à l’heure où le capitalisme lui-même en appelle à la séparation jouissive : “rêvez, nous ferons le reste”. C’est au contraire un langage commun qu’il nous faut retrouver. Notre subjectivité même ne peut se construire réellement que si nous sommes capables, avec d’autres, de saisir l’objectivité du monde que nous partageons. Comprendre, c’est dominer, et donc pouvoir changer le monde. Commencer à tenter de comprendre, c’est rétablir la communication avec ce qui nous entoure, fissurer la glace de la séparation. Nous n’avons pas critiqué ici les citoyennistes parce que nous n’aurions pas les mêmes goûts ou les mêmes valeurs, pas la même subjectivité. Nous n’avons d’ailleurs pas critiqué les citoyennistes en tant que personnes, mais le citoyennisme, en tant que fausse conscience et en tant que mouvement réactionnaire, comme on disait autrefois, c’est à dire qui concourt à étouffer ce qui n’est encore qu’en germe. Nous l’avons critiqué historiquement, ou du moins avons tenté de le faire.

Nous ne doutons d’ailleurs pas que nombre d’individus qui sont aujourd’hui englués dans les contradictions du citoyennisme par louable désir d’agir sur le monde, n’en viennent un jour à rejoindre ceux qui désirent réellement le transformer. Nous ne sommes ni plus ni moins “radicaux” que le moment dans lequel nous sommes.

Fin

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


GJ Commercy, tout le pouvoir aux ronds-points

Dictature technotronique et santé : Larguer son téléphone portable comme mesure de salubrité publique…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, média et propagande, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 13 décembre 2019 by Résistance 71

Baigner dans la « soupe » électromagnétique…

 

Pourquoi je n’ai pas de téléphone portable

 

Julian Rose

 

25 novembre 2019

 

url de l’article:

https://www.globalresearch.ca/why-dont-have-mobile-phone/5695862

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A la fin des années 90 j’ai acheté un des premiers modèles de téléphone cellulaire Ericsson. Voyageant à travers les campagnes anglaises visitant les agriculteurs, cela semblait très utile malgré les problèmes de ruptures fréquentes de signal (NdT: technologie 2G à cette époque). Je trouvais alors ces tours de transmission des signaux hertziens très moches et en complet contraste avec la beauté des campagnes anglaises.

Après un moment d’utilisation, je commençais à trouver le côté de ma tête où je tenais le téléphone plus chaud. C’était une sensation désagréable et cela me préoccupa de savoir que l’utilisation de cet ustensile me mettait dans un tel état d’inconfort physique. Un beau jour, je larguais l’affaire disant adieu à ce gadget sans fil et en remerciant la sensation d’être de nouveau libre de penser à la nature profonde des choses sans être constamment interrompu par un flot d’informations me parvenant qui, le plus souvent, n’avait que très peu de valeur ou qui aurait pu être passée sur un poste fixe.

Ce n’est que dix ans plus tard que j’ai commencé à réaliser que bien des gens étaient complètement accrocs à cette forme de communication et que la méthode de travailler en utilisant le sans fil et sa téléphonie voulait dire que les signaux émanant des tours de réception-transmission pénétraient le corps humain et en affectaient les organes internes, spécifiquement le cortex cérébral frontal et les zones hippocampe du cerveau. (NdT: zones aussi appelées de la corne d’Ammon, zones superficielles du cortex à une seule couche de neurones et qui intervient dans le processus de la mémoire, spécifiquement de la mémoire évènementielle. Source: Vulgaris-médical)

Je me rappelais de ces machines à rayon X que, lorsque j’étais enfant, j’utilisais par jeu dans le magasin de chaussures et qui me faisaient voir les os de mes pieds et leurs formes entourées d’un pâle halo vert. Je réalisais qu’il se passait quelque chose de similaire, lorsqu’on tenait le téléphone portable contre la tempe du crâne humain.

Puis, j’appris que des gens souffraient de violents maux de tête, de nausée et de pertes d’équilibre après avoir passé un temps conséquent à parler au téléphone portable. J’appris alors que la raison de ceci était que les signaux de transmission utilisés étaient en fait des micro-ondes et je savais déjà que les fours à micro-ondes cuisaient de l’intérieur vers l’extérieur.. Les standards alimentaires bio britanniques, auxquels j’avais contribué en tant que fermier bio, bannissaient l’utilisation des fours à micro-ondes dans les restaurants servant de la nourriture bio pour cette raison particulière.

Dans les premières années du nouveau millenium, Jadwiga Lopata et moi-même nous sommes engagés dans notre épique campagne pour empêcher l’utilisation d’OGM dans les campagnes polonaises et en fait partout en Pologne ; ceci demanda bien des voyages et bien des réunions avec plein de gens ! Nous avons finalement réussi à faire déclarer chaque province polonaise libre de tout OGM, puis quelque temps plus tard à faire imposer une interdiction nationale sur l’import et la culture des OGM par le gouvernement polonais. Tout ceci sans utiliser de téléphone cellulaire, Jadwiga ayant aussi rejeté cette technologie pour en gros les mêmes raisons que moi.

Ceci est sûrement une leçon pour ceux qui lèvent les bras au ciel d’horreur quand on leur présente la preuve du pourquoi il devrait larguer cette technologie de radiation micro-onde électromagnétique qui est connue maintenant pour détruire la santé humaine et la santé de l’environnement par dessus le marché.

Cette dernière décennie, un haut volume de preuve a été collecté par des médecins et des scientifiques montrant exactement ce que les transmissions à Fréquences Electro-Magnétiques (FEM) nous font et juste à quel point de dévastation sont les conséquences du fait de devenir accroc à ces bombes à radiation de poche. Même passivement dans la poche de quelqu’un ou sur la table de nuit, les scientifiques ont démontré que les micro-ondes continuent à passer activement des mécanismes internes du téléphone vers les utilisateurs humains. La pulsation toxique et carcinogène de radiation, qui est l’antithèse des signaux de vibration ondulatoire bénins de la nature, est perçue et réceptionnée par les cellules et les neurones de notre corps et de notre cerveau.

En une période de juste 30 ans, notre environnement atmosphérique planétaire a été transformé en une soupe électromagnétique de radiation non ionisante hautement chargée, émises par les transmetteurs WiFi placés dans virtuellement tous les hôtels, restaurants et systèmes de transports publics, dans les centres citadins du monde occidental et au-delà. De plus, littéralement des millions de stations émettrices pour téléphones portables opèrent depuis les maisons, les écoles, les hôpitaux et le mobilier urbain à travers une bonne portion de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord, s’étendant même dans les parcs nationaux et les sanctuaires culturels et naturels où auparavant on pouvait échapper à toute influence intrusive.

Dans le ciel également, les transmissions de radiation pulsée sont établies depuis les satellites qui guident les systèmes de navigation (GPS) des voitures et des camions, passant directement aux passagers des véhicules qui n’ont le plus souvent aucune idée qu’ils sont les récepteurs de ces transmissions débilitantes.

Ce qui est le plus probablement préoccupant en ce qui concerne les humains, les animaux, les plantes et les insectes, est la révélation par les scientifiques des effets cumulatifs de ce danger, ce qui veut dire que cela se construit pas à pas au fil du temps, ce qui veut dire que ceux qui sont exposés ne sauront les effets néfastes que dans 20 ou 30 ans, effets de l’ordre de cancers et de maladies physiologiques et psychologiques diverses. En ce qui concerne la santé des enfants et des adultes, nous ne faisons en fait que jouer avec le feu et personne ne peut nier ce fait.

Ceci est une technologie de communication produite en masse et “non testée” pour ses implications sur la santé et le bien-être des personnes et de l’environnement et maintenant remis entre les mains [avides] de géants du business de la télécommunication et des médias sociaux qui tirent des bénéfices sans précédent de cette technologie qui les places dans une fourchette de revenus supérieure de celle les géants de l’industrie pharmaceutique et du pétrole combinée…

Alors posez-vous simplement cette question : Voulez-vous soutenir ces géants qui déroulent de concert leur dernier modèle d’arme de destruction massive sous la bannière se voulant “innocente” de cette technologie 5G ?… Voulez-vous être complice de l’irradiation non ionisante qui dénature notre propre ADN et le patrimoine génétique de la planète entière ? Vous êtes-vous révoltés contre les OGM ? Voyez-vous de fait que votre téléphone portable [smartphone] est un OGM déguisé sous un jour plus attrayant ? Juste un autre outil de modification génétique de l’humanité.

Allez-vous continuer à être indifférent au sort des oiseaux, des abeilles, des insectes, des plantes et des arbres qui n’ont jamais auparavant vécu dans une atmosphère baignée de pulsions électromagnétiques qui interfèrent maintenant avec leur sensibilité biologique essentielle et primordiale ainsi que leurs mécanismes de survie ?

Réveillez-vous mes amis ! Il est bien tard déjà. Je peux vous promettre ceci: vous serez incroyablement soulagés de découvrir que larguer votre portable va vous amener à un nouveau sens revigorant de liberté individuelle. Le sens qui nous rappelle qu’après tout on peut parfaitement prendre contrôle de notre destinée sans l’aide aucune d’un accessoire rendu soi-disant indispensable et qui vampirise la vie, pompe la vie d’elle-même.

= = =

Lectures complémentaires sur la 5G et la dictature technotronique en marche :

stop-linky-gazpar-5G

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

Naval-Medical-Research-Institute-1972-Full-Bibliography

Alerte_scientifiques_medecins_5G

Dossier-complet–pour-stopper-net-la-dictature-technotronique

Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

 


Non à la grille de contrôle planétaire !…

Introspection sociale: L’angoisse du journaliste alternatif devant l’indifférence publique…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, résistance politique with tags , , , , , on 1 décembre 2019 by Résistance 71

 

Les mensonges fabriqués par l’occident et qu’il consomme

 

Andre Vltchek*

New Eastern Outlook (NEO) Moscou, VT et l’Institut des Etudes Orientales de l’Académie des Sciences de Russie

 

29 novembre 2019

 

Sources:

https://www.veteranstoday.com/2019/11/29/neo-lies-which-the-west-manufactures-and-then-consumes/

https://journal-neo.org/2019/11/20/lies-which-the-west-manufactures-and-then-consumes/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

(*) Andre Vltchek est un journaliste d’enquête indépendant, essayiste, réalisateur de documentaires. Il est l’auteur de plusieurs livres, il écrit et publie essentiellement pour NEO.

Après avoir fini mon travail au Moyen-Orient, du moins pour le moment, j’attendais mon vol pour Santiago au Chili à Paris. Je pouvais compter sur quelques jours “libres”, ruminant ce que j’avais appris et ce dont j’avais été témoin à Beyrouth. Jour après jour, pendant de longues heures, je m’asseyais dans le grand hall / lobby de l’hôtel tapant sur mon clavier, tapant encore, réfléchissant pour taper de plus belle.

Alors que je travaillais, au dessus de moi, un grand écran plat diffusait en boucle les infos de la chaîne française France 24.

Les gens autour de moi allaient et venaient: des élites d’Afrique de l’Ouest étaient dans un délire de shopping sauvage, hurlant de manière peu cérémonieuse dans leur téléphone portable. Des Coréens et des Japonais “se faisaient Paris”. Des Allemands impolis et des Nord-Américains obèses discutaient d’affaires, riant vulgairement, sans aucune considération pour les “sous-hommes”, en fait pour tout le monde dans leur vicinité immédiate.

Quoi qu’il arrive dans mon hôtel, France 24 passait en boucle et oui précisément 24/24, recyclant les jours et nuits durant les mêmes histoires, faisant de temps en temps une petite mise à jour avec un petit air arrogant de supériorité. Là, la France jugeait le monde, donnait des leçons à l’Asie, au Moyen-Orient, à l’Afrique et à L’Amérique Latine, sur ce qu’ils devaient faire.

Au dessus de moi, devant mes yeux, sur cet écran, le monde changeait. Depuis des mois, je couvrais les émeutes cauchemardesques des ninjas traîtres et violents de Hong Kong.

J’ai été partout au Moyen-Orient, surtout au Liban et je me rendais maintenant dans mon second chez moi: l’Amérique Latine, où le socialisme avait continuellement gagné des élections, mais se faisait battre, terroriser même, par l’empire occidental escroc et corrompu.

Tout ce que continuait de montrer France 24, je l’ai habituellement vu de mes propres yeux et plus, bien plus, d’un point de vue bien différent. Je l’ai filmé, j’ai écrit là-dessus et je l’ai analysé.

Dans bien des pays du monde, des gens ont partagé leurs histoires avec moi. J’ai vu des barricades, photographié et filmé des corps blessés ainsi qu’un enthousiasme et un exitement incroyablement révolutionnaire. J’ai aussi été le témoin de trahisons, de forfaitures, de bassesses et de lâcheté.

Mais dans le lobby de cet hôtel, devant ce poste de télévision, tout apparaissait sympa, classe et très confortant. Le sang avait l’air de couleurs mélangées et les barricades ressemblaient à des décors d’un plateau d’une comédie musicale de Broadway.

Des gens mouraient superbement, leurs cris insonorisés, de manière très théâtrale. La journaliste très élégante dans sa robe très mode souriait béatement dès que des gens sur l’écran osaient montrer quelque émotion forte ou grimaçaient de douleur. Elle était en charge, elle était bien au dessus de tout ça. A Paris, Londres et New York, les émotions fortes, les engagements politiques et les grands gestes idéologiques ont été démodés depuis bien longtemps.

Pendant ces quelques jours que je passais à Paris, bien des choses ont changé sur tous les continents.

Les émeutiers de Hong Kong évoluaient ; commençant à mettre le feu à leurs compatriotes simplement parce qu’ils osaient montrer leur allégeance à Pékin. Des femmes étaient battues vulgairement avec des barres de fer jusqu’à ce que leurs visages fussent couverts de sang.

Au Liban, le poing fermé des manipulations de changement de régime occidentaux Otpor devint soudainement le centre des manifestations anti-gouvernement. L’économie du pays s’effondrait, mais les “élites” libanaises crâmaient un fric fou tout autour de moi à Paris et partout dans le monde.

Les pauvres misérables libanais ainsi que la classe moyenne s’appauvrissant, demandaient la justice sociale. Mais les riches Libanais se gaussaient d’eux et leur montraient. Ils avaient tout prévu: ils avaient pillé leur propre pays, puis l’avaient laissé derrière eux exengue et maintenant ils faisaient la fête ici, dans la “ville des lumières”.

Mais les critiquer ici en occident est devenu tabou, interdit. Le politiquement correct, la puissante arme occidentale utilisée pour maintenir le statu quo, les a rendus intouchables ; parce qu’ils sont Libanais et moyen-orientaux.

La bonne affaire n’est-il pas ? Ils volent leurs propres associés moyen-orientaux pour leurs maîtres occidentaux de Paris, de Washington et de Londres, mais ici à Paris ou à Londres, c’est tabou d’exposer au grand jour leur “culture” de la débauche.

En Irak, les sentiments anti-chiites et donc anti-iraniens ont été introduits clairement et puissamment depuis l’étranger. Ce fut le second épisode de ce qui fut connu sous le nom des “printemps arabes”.

Les Chiliens ont lutté et sont morts en essayant de mettre à bas le système néolibéral dont on les gave depuis la prise de pouvoir par Los Chicago Boys en 1973.

Le gouvernement socialiste bolivien, démocratique, racialement inclusif et ayant eu du succès, a été renversé par Washington et des cadres traîtres boliviens. Il y a eu des morts là-bas aussi, dans les rues d’El Ato, de La Paz et ce Cochabamba.

Israël a remis le couvert à Gaza, plein pot. Damas a été bombardée. J’ai été filmer les Algériens, les Libanais et les Boliviens, des gens qui poussaient leur agenda place de la République. J’ai anticipé les horreurs qui m’attendaient bientôt au Chili, en Bolivie et à Hong Kong. J’écrivais fiévreusement alors que la télé ronronnait.

Des gens entraient et sortaient le lobby de l’hôtel, se rencontrant, se séparant, riant, criant, pleurant et se réconciliant. Rien à voir avec le monde.

Ces éclats de rire indécents éclataient périodiquement, alors même que les bombes explosaient sur l’écran, alors même que les gens chargeaient contre la police et l’armée.

***

Puis, un jour, j’ai compris que personne en fait n’en avait quoi que ce soit à foutre. Comme ça, c’est si simple. Vous voyez ce qui se passe, partout dans le monde ; vous le documentez. Vous risquez votre vie. Vous vous engagez. Vous êtes blessé. Parfois vous êtes près, si près de la mort. Vous ne regardez pas la télé. Jamais ou presque jamais. Vous apparaissez à la télé certes, vous lui fournissez des histoires et des images, mais vous ne voyez jamais le résultat ; quelles émotions votre travail, vos mots et vos images déclenchent-ils vraiment.

Évoquent-ils une émotion quelconque ? Vous ne travaillez que pour des officines anti-impérialistes, jamais pour les merdias de masse. Mais pour qui que ce soit que vous travailliez, vous n’avez aucune idée des expressions de visages que vos rapports des zones de guerre occasionnent sur les spectateurs et lecteurs, ni même ce que déclenche quelque rapport que ce soit en provenance de quelque zone de guerre que ce soit.

Et puis vous vous retrouvez à Paris et vous avez un peu de temps pour regarder vos lecteurs et soudainement vous comprenez. Ca clique : pourquoi si peu d’entre eux vous écrivent, soutiennent votre lutte ou même luttent pour les pays qui sont détruits, décimés par l’empire.

Lorsque vous regardez autour de vous, observant les gens assis dans le lobby de l’hôtel, vous réalisez alors clairement : ils ne ressentent rien. Ils ne veulent rien voir. Ils ne comprennent rien.

France 24 diffuse, mais ce n’est pas la chaîne d’information qu’elle était supposée être il y a plusieurs années. C’est du spectacle qui n’est supposé que produire un bruit de fond et c’est ce qu’elle fait, précisément cela: un bruit de fond, comme une musique d’ascenseur.

C’est pareil pour la BBC, CNN, Fox News et Deutsche Welle.

***

Alors que le président légitimement élu de Bolivie était forcé à l’exil les larmes aux yeux, je me suis emparé de la télécommande de la télé et j’ai zappé sur une chaîne très bizarre de dessins animés archaïques.

Rien ne changea. Les expressions faciales des quelques vingt personnes autour de moi ne changèrent pas d’un iota.

S’il y avait eu des images d’une explosion nucléaire sur cet écran, quelque part dans le sous-continent, personne n’y aurait prêté la moindre attention.

Certaines personnes prenaient des selfies. Alors que je décrivais l’effondrement de la culture occidentale en écrivant mon article sur mon MacBook, nous étions tous occupés d’une certaine manière. Le Cachemire, La Papouasie occidentale, l’Irak, le Liban, Hong Kong, la Palestine, la Bolivie, le Chili étaient en feu… Et alors ?…

A moins de dix mètres de moi, un homme d’affaire américain criait dans son portable: “Vous me réinvitez à Paris en décembre ? Oui ? Ok, nous devons discuter des détails. Combien vais-je toucher par jour ?

Des coups d’état, des soulèvements, des émeutes, partout dans le monde. Et ce sourire plastique et figée de cette fille de la chaîne de télé dans sa robe mode bleue et blanche rétro ; si confiante, si française et si profondément fausse.

***

Récemment, je me suis demandé si les habitants de l’Europe et de l’Amérique du Nord avaient un quelconque droit moral de contrôler le monde. Ma conclusion définitive est: certainement pas ! Ils ne savent pas, et ne veulent pas savoir. Ceux qui accèdent au pouvoir sont obligés de savoir. A Paris, Londres, Berlin, New York, les gens sont bien trop occupés à s’admirer narcissiquement ou à “souffrir” de leurs petits problèmes égoïstes et mesquins. Ils sont trop occupés à prendre ces selfies ou préoccupés par leur orientation sexuelle et bien entendu par leurs “affaires”, leur “business”…

Voilà pourquoi je préfère écrire pour des officines d’information russes ou chinoises, pour m’adresser à des gens qui ont peur, tout comme moi, qui sont inquiets, anxieux pour l’avenir du monde.

Les éditeurs de ce magazine [NEO], loin, à Moscou le sont ; ils sont inquiets et passionnés en même temps. Je sais qu’ils le sont. Moi et mes articles, ne sont pas du “business” pour eux. Tous ces gens dont les villes sont pulvérisées, dont les vies sont ruinées, ne sont en rien une forme de spectacle et d’amusement dans la salle éditoriale de NEO.

Dans bien des pays occidentaux, les gens ont perdu leur capacité de ressentir [compassion], de s’engager et de se battre pour un monde meilleur. A cause de cette perte, ils devraient être forcés d’abandonner leur pouvoir sur le monde.

Notre monde est sévèrement endommagé, balafré, mais il est aussi superbe et précieux. Ce n’est pas un business que de travailler pour son amélioration plus que pour sa survie. Seuls les grands rêveurs et les poètes, les penseurs peuvent avoir notre confiance de se battre pour lui, de le mener de l’avant.

Y a t’il beaucoup de rêveurs et de poètes parmi mes lecteurs ? Ou ressemblent-ils / elles et se comportent-ils / elles comme ces clients dans le lobby de l’hôtel de Paris devant cet écran exhibant France 24 ?…

 

Gilets Jaunes An I !…Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 30 novembre 2019 by Résistance 71


Quand les rues sont jaunes de monde…

 

Gilets Jaunes An I !

Il y a maintenant un an de lutte écoulé qui nous montre on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

La fraude Wikileaks vers la sortie de scène… avec Assange en martyr ressuscité à la maison mère ? (Veterans Today)

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, guerre iran, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, presse et média, résistance politique, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 28 novembre 2019 by Résistance 71

Nous pensons que cette affaire Assange / Wikileaks est une mise en scène pour y mettre fin. Wikileaks a été créé par les services avec un but précis: la protection de certaines choses sous couvert de la « divulgation » de broutilles ne changeant rien à la donne et à terme de forcer l’engrenage d’une guerre avec l’Iran. D’une manière générale, Wikileaks a échoué dans sa mission, n’est plus du tout crédible et ne peut plus rebondir… Le temps est donc venu pour ses commanditaires de le mettre à la retraite. Assange doit « partir » avec un bang, passer à la postérité comme « martyr de la liberté d’expression et le symbole [fabriqué] de la dissidence journalistique ». Le décor est planté et Wikileaks disparaîtra avec lui ou s’effacera pour n’être plus qu’un dossier classé « secret défense ». Nous avons suivi cette affaire depuis 2010-11 et son épilogue n’en est que des plus logiques.

~ Résistance 71 ~

 

 

La parade falsificatrice Wikileaks : Assange mourra en prison puis ira rejoindre Epstein en Israël

 

Gordon Duff

 

25 novembre 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/11/25/wikileaks-fakery-parade-assange-to-die-in-prison-then-join-epstein-in-israel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël est la patrie de douzaines si pas de centaines de pédophiles, d’escrocs de la finance, de criminels de guerre et de terroristes soit disant “morts”, tous y vivant une “vie de pacha”…

Au cours des années, seules peu de choses ont été consistantes dans ce monde, comme l’amour de Julian Assange pour la brutalité israélienne et son déni total que les attentats du 11 septembre fussent une opération faux-drapeau, ou comme il le dit lui même de tous ceux qui ne sont pas dans le train du Mossad, “une distraction”.

Il y a longtemps, Wikileaks fut exposé pour ne fuiter que du menu fretin en tant que plateforme et pour insérer les ragots et les fantasmes du Mossad dans le monde des médias. Après étude, on se rend compte que tout le matériel fuité par Wikileaks a son origine dans le renseignement partagé entre Israël et les Etats-Unis alors que de fausses informations attaquant tout ennemi attaquant Israël y étaient implantées. Notre patrouille a rattrapé wikileaks en 2010:

https://www.veteranstodayarchives.com/2010/12/08/gordon-duff-busted-wikileaks-working-for-israel/

Extraits de l’article:

“Pris ! Wikileaks travaille pour Israël” (8 décembre 2010)

“Assange, au fond, est tout ce qu’on veut sauf progressiste et ouvert d’esprit. Assange, tel qu’il est décrit par son entourage, est un dictateur, un manipulateur et un allié du pouvoir et de la richesse.”

[…]

“Assange a rencontré des officiels israéliens à Genève plus tôt cette année [2010] et a scellé un accord secret. Le gouvernement d’Israël a semble t’il trouvé ou anticipé que les documents qui devaient être fuités contenaient un grand nombre de documents au sujet des attaques israéliennes sr le Liban et Gaza en 2006 et 2008-9 respectivement. Ces documents, qui sont dits avoir pour origine essentiellement des ambassades israéliennes à Tel Aviv et de Beyrouth, furent retirés et possiblement détruits par Assange, qui est la seule personne à connaître le mot de passe capable d’ouvrir ces documents, ont ajouté les sources.”

[…]

“Après la fuite (et même avant celle-ci), le premier ministre Benjamin Netanyahou a dit dans une conférence de presse qu’Israël “avait travaillé en prévision” de limiter tous dégâts posés par la fuite de renseignements, ajoutant qu’ “aucun matériel de renseignement israélien n’a été exposé par Wikileaks”. Dans un entretien avec le magazine du “Time” à peu près à la même période, Assange félicita Netanyahou comme héros de la “transparence et de l’ouverture”.” (NdT: liens de ces articles en anglais sur l’article original)

[…]

“D’abord, la source de Wikileaks est liée à l’AIPAC, le puissant lobby israélien aux Etats-Unis, au travers d’information fuitée dans une affaire judiciaire privée. Puis nous apprenons qu’Assange travaille, non seulement directement pour Israël, mais qu’il est très étroitement lié à l’empire médiatique de Rupert Murdoch, qui gère la critique la plus violente de Wikileaks.

Tout cela aura t’il une fin, ce petit cinéma en aparté “pas si innocent que ça” qui aurait bien pu avoir été concocté afin de pousser le monde vers sa guerre finale ?


« Par la tromperie tu feras la guerre »

Puis, volant à la défense d’Assange, arrive l’Anti Diffamation League (ADL), autre lobby puissant, preuve positive que Wikileaks est directement lié au renseignement israélien:

https://www.adl.org/news/press-releases/conspiracy-theory-links-israel-to-wikileaks-adl-says-latest-big-lie-is-taking

Voilà une “perle” de l’ADL :

“Beaucoup de théories conspirationistes au sujet d’Israël et de Wikileaks furent promues par Gordon Duff, un théoricien du complot antisémite et postées sur son site internet “Veterans Today”. Les articles de Duff ont aussi été publiés sur des sites suprémacistes blancs comme “Stormfront”, un forum très populaire pour les extrémistes.”

Bien entendu, VT a été attaqué par ledit Stormfront, financé par l’ADL, pour avoir des membres juifs et une très forte politique d’opposition à la discrimination raciale et ethnique. VT, bien sûr, est politiquement progressiste et extrêmement populaire auprès de son très large lectorat de confession juive, ce qui dérange énormément  et horriblement la Kosher Nostra.

Au sujet d’Assange ? D’abord, ceux qui pleurnichent et ont le coup de blues à son sujet sont tous des agents du Mossad, identifiés depuis bien longtemps et maintenant soutenu grandement par la chaîne Russia Today (RT), un organe médiatique qui a été récupéré par la Kosher Nostra d’après nos sources sûres et profondes à Moscou, celles qui font dire au Washington Post que VT est “le torchon espion du Kremlin”.

Quant à Assange, il va “mourir” et va renaître en Israël, passant ses jours avec Jeffrey Epstein.

Nos sources fiables de Londres l’ont localisé sortant et entrant de l’ambassade d’Equateur, faisant le tour des 22 palaces des Rothschild de Grande-Bretagne et de France pendant ses années passées là ; sa sortie de l’ambassade ayant été précautionneusement mise en scène par un gouvernement équatorien géré par Israël, refabriquant ainsi une nouvelle aura pour un Wikileaks discrédité depuis bien longtemps et mettant en scène une fausse mort pour Assange menant à sa canonisation en martyr ; Assange, ce voyou du Mossad.

[…]

 


Rideau sur une imposture…