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Nouvel Ordre Mondial: Russie contre Mafia Khazare ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 22 février 2017 by Résistance 71

La Russie appelle à l’élimination du Nouvel Ordre Mondial

 

Jonas Alexis

 

21 février 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/02/21/russia-calls-for-the-elimination-of-the-new-world-order/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Lavrov a dit que le temps où l’occident décidait est fini et, reléguant l’OTAN à une relique de la guerre froide a ajouté: ‘j’espère que le monde va choisir un ordre mondial démocratique, un post-occidental, dans lequel chaque pays est défini selon sa souveraineté,’”

Parlant à la conférence de Munich sur la sécurité, on nous dit que le ministre des AE russe Sergueï Lavrov “a appelé samedi la fin d’un monde dominé par l’occident et a dit que Moscou voulait établir une relation ‘pragmatique’ avec les Etats-Unis.”

Ceci est très certainement une magistrale gifle au Nouvel Ordre Mondial et à ses agents tels que John McCain et la clique néoconservatrice, qui ne sont jamais fatigués de boire le sang des autres au Moyen-Orient et ailleurs. Et ceci n’est que le début:

“Lavrov a dit que le temps où l’occident décidait est fini et, reléguant l’OTAN à une relique de la guerre froide a ajouté: ‘j’espère que le monde va choisir un ordre mondial démocratique, un post-occidental, dans lequel chaque pays est défini selon sa souveraineté,’ Lavrov a ajouté que Moscou voulait construire des relations avec Washington qui seraient pragmatiques, fondées sur le respect mutuel et la reconnaissance de notre responsabilité envers la stabilité mondiale.”

Lavrov, qu’il le sache ou non, demande le retour de la raison pratique dans le firmament politique. Sa plaidoirie est certainement en accord avec ce que Kant aurait appelé un impératif catégorique qui recherche des principes universels. Comme je l’ai discuté dans le passé, l’impératif catégorique interdit la contradiction et l’irrationalité précisément parce qu’il est basé sur la loi morale elle-même, déclarant:

“N’agissez qu’en accord avec cette maxime par laquelle vous pouvez et en même temps voulez qu’elle devienne une loi universelle.”[1]

Ceci de manière évidente balance l’idéologie du N.O.M par la fenêtre parce que le N.O.M lui-même ne peut pas être universalisé. Les agents du N.O.M continuent de détruire un pays après l’autre sans aucun principe moral. Ce qui est le plus stupéfiant pour la majeure partie du monde est que les agents du NOM ne voient rien de mal à oblitérer des hommes, femmes et enfants. Ils n’ont aucun remords. Ecoutez attentivement ce que dit Ann Coulter ici:

“Désolés que nous ayions à utiliser votre pays, Irakiens, mais vous avez laissé Saddam au pouvoir et nous allons apporter la démocratie dans votre pays.” [2]

Ainsi, pour “instiller la démocrastie”, des hommes, femmes et enfants doivent mourir par milliers. Des mères doivent porter le deuil de leurs bébés et les pères doivent être disloqués. Cette “démocratie” est en fait l’enfer sur terre. Coulter et ses patrons continuent de vivre dans un monde fantasmagorique où la raison pratique ne joue absolument aucun rôle. Si ceci semble assez tiré par les cheveux, peut-être est-il utile alors d’amener le grain de sel de l’enflammé nouveau con(ervateur) juif Michael Ledeen qui a déclaré:

“La destruction créative est notre second prénom, à la fois dans notre société et à l’étranger. Nous déchirons tous les jours un peu plus l’ancien ordre mondial, du monde des affaires à la science, en passant par la littérature, l’art, l’architecture, le cinéma, la politique et le droit. Nos ennemis ont toujours détesté ce tourbillon d’énergie et de créativité qui menace leurs traditions (quelles qu’elles soient) et fait honte à leur incapacité de maintenir le rythme… Nous devons les détruire pour faire avancer notre mission historique.” [3]

Il se trouve que le Nouvel Ordre Mondial, que la mafia khazare et ses laquais tentent d’établir depuis des années n’est pas fondé sur la poursuite de la vérité ou de principes moraux, mais sur les mensonges catégoriques, les escroqueries monumentales, des moyens de déception et des falsifications et fabrications complètes. Vous rappelez-vous comment les agents du NOM ont mené le peuple américain à la guerre en Irak ? Vous vous rappelez comment ils ont mené les moutons en Afghanistan (NdT: qui fut en fait avant l’Irak… Afghanistan dès Octobre 2001, l’Irak en 2003..) puis en Libye (2011) ? Vous souvenez-vous comment ils voulurent la même chose pour la Syrie ? (NdT: 2011, après la Libye. L’armée “djihadiste” mercenaire de l’OTAN fut transférée par l’OTAN de Libye à la Syrie, puis d’autres mercenaires furent également formés en Arabie Saoudite et au Qatar, en Jordanie et en Turquie, et passés par les frontières limitrophes sous protection de l’aviation yankee…)

Voyez-vous, personne ne peut universaliser l’idéologie du NOM parce qu’elle est fondamentalement et existentiellement incohérente et Kant l’aurait sans nul doute jetée dans la poubelle de l’histoire une bonne fois pour toute.

La morale ou la loi universelle, dit Kant, est ce qui nous lie tous ensemble en tant que créatures rationnelles. Toute déviation de la morale est une recette pour un désastre. Ainsi, tout système qui cherche à écarter la morale doit avoir tort précisément parce que ce système va inévitablement devenir incohérent et sans aucune valeur métaphysique. Kant continue pour dire que pour qu’une action soit bonne, “il n’est pas suffisant qu’elle soit conforme à la morale, mais elle dit aussi être faite dans le but de la morale.” [4]

Kant une fois de plus tue l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial ici. Et si vous pensez que Kant est hors de propos ici, écoutez ce que nous dit le nouveau con enflammé qu’est John Bolton:

“C’est une grosse erreur de notre part que de donner une quelcnque validité à la loi internartionale… parce que sur le long terme, le but de ceux qui pensent que cela veut vraiment dire quelque chose, sont ceux qui veulent restreindre les Etats-Unis.” [5]

Ce que finalement Bolton a dit est que la loi internationale et l’idéologie du NOM sont incompatibles. Pour que l’un existe, l’autre doit être supplanté. Mais Bolton ne s’est pas arrêté en si bon chemin ; il a continué et déclaré qu’il veut “faire la promotion du secret et faire passer ce mensonge !” et aussi “si je devait dire quelque chose que je sais faux pour préserver notre sécutité nationale, je le ferai.” A dit Bolton il y a quelques années.

En d’autres termes, des gens comme Bolton sont grassement payés pour mentir au peuple américain. Ce sont des satanistes.

De manière évidente, Lavrov semble avoir traité au niveau de Kant lorsqu’il a essentiellement demandé un arrêt du NOM, qui n’est que satanisme déguisé. Cela ne devrait pas être une surprise de voir que les agents du NOM sont toujours tristes et énervés de constater que la Russie continue de jouer un rôle majeur dans l’établissement de ce que Lavrov appelle un ordre mondial “pragmatique”.

Mais qui a établi l’idéologie du NOM dans le monde ? Qui est derrière les guerres perpétuelles en Irak et partout ailleurs ? Qui est derrière l’immigration forcée de masse en Amérique et en Europe ?

Réponse courte: la mafia khazare… La Russie dérange son agencement du monde et les membres de cette mafia veulent contre-attaquer, pas en termes moraux, mais sur un principe diabolique. La Russie les a empêché d’oblitérer la Syrie et la mafia khazare ne pardonnera jamais à Poutine ce crime politique.

Ceci est une des raisons pour laquelle les agents du NOM et les satanistes envoient les marionnettes nouveaux cons comme John McCain au front politique. C’est aussi une des raisons pour laquelle ce même McCain est incapable de mettre deux pensées cohérentes l’une derrière l’autre.

 

[1] Emmanuel Kant, Foundations of the Metaphysics of Morals (Indianapolis: Bobbs-Merrill, 1959), 39.

[2] George Gurley, “Tea With Miss Coulter,” NY Observer, November 12, 2011.

[3] Quoted in John Laughland, “Flirting with Fascism,” American Conservative, June 30, 2003.

[4] Emmanuel Kant, Groundwork for the Metaphysics of Morals (New York: Torchbooks, 1964), 390.

[5] Jon Basil Utley, “Trump and the Neoconservatives,” American Conservative, November 13, 2016.

Albert Camus, la liberté de la presse et la censure de l’État (1939)

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« La révolte est le fait de l’homme informé, qui possède la conscience de ses droits. »

« Tout révolté, par le seul mouvement qui le dresse face à l’oppresseur, plaide donc pour la vie, s’engage à lutter contre la servitude, le mensonge et la terreur et affirme le temps d’un éclair, que ces trois fléaux font régner le silence entre les hommes, les obscurcissent les uns aux autres et les empêchent de se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin. »

~ Albert Camus, « L’homme révolté », 1951 ~

 

Un manifeste inédit d’Albert Camus sur la liberté de la presse

 

(Publié en exclusivité par “LE MONDE  INTERNATIONAL” du 18/03/2012)

 

Sources:

http://jbonillasaus.blogspot.jp/2012/03/un-manifeste-inedit-d-albert-camus-sur.html

et

http://arretsurinfo.ch/un-manifeste-inedit-dalbert-camus-sur-la-liberte-de-la-presse/

 

Février 2017

 

Le manifeste que nous publions a été rédigé par Albert Camus (1913-1960) près de trois mois après le début de la seconde guerre mondiale. Il a alors 26 ans. Non signé, le texte est authentifié. Il est aussi d’actualité. Il pourrait tenir lieu de bréviaire à tous les journalistes et patrons de journaux qui aspirent à maintenir la liberté d’expression dans un pays en guerre ou soumis à la dictature, là où le patriotisme verrouille l’information.  » Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu’un esprit un peu propre accepte d’être malhonnête « , écrit Camus, pour qui résister, c’est d’abord ne pas consentir au mensonge. Il ajoute :  » Un journal libre se mesure autant à ce qu’il dit qu’à ce qu’il ne dit pas. « 

Cet article de Camus devait paraître le 25 novembre 1939 dans Le Soir républicain, une feuille d’information quotidienne vendue uniquement à Alger, dont Camus était le rédacteur en chef et quasiment l’unique collaborateur avec Pascal Pia. Mais l’article a été censuré. En Algérie, sa terre natale, qu’il n’a, à l’époque, jamais quittée hormis pour de brèves vacances, Camus jouit d’un petit renom. Il a déjà écrit L’Envers et l’Endroit (1937) et Noces (mai 1939). Il a milité au Parti communiste pour promouvoir l’égalité des droits entre Arabes et Européens, avant d’en être exclu à l’automne 1936 – il a consenti à cette exclusion, tant les reniements politiques du parti l’écoeuraient.

Secrétaire de la maison de la culture à Alger, il a monté la première compagnie de théâtre de la ville, adapté Le Temps du mépris, de Malraux, et joué des classiques. Sa première pièce, Révolte dans les Asturies, coécrite avec des amis, a été interdite par Augustin Rozis, le maire d’extrême droite d’Alger. Le jeune Camus, orphelin d’un père mort en 1914, fils d’une femme de ménage analphabète, fait de la littérature une reconnaissance de dette. Fidélité au milieu dont il vient, devoir de témoignage.

Pascal Pia, vieil ami d’André Malraux, l’a recruté en 1938 comme journaliste polyvalent pour Alger républicain, quotidien qui entendait défendre les valeurs du Front populaire. Ce journal tranchait avec les autres journaux d’Algérie, liés au pouvoir colonial et relais d’une idéologie réactionnaire. Ainsi Camus a publié dans Alger républicain une série d’enquêtes qui ont fait grand bruit, la plus connue étant  » Misère de la Kabylie « .

Camus est pacifiste. Mais une fois la guerre déclarée, il veut s’engager. La tuberculose dont il est atteint depuis ses 17 ans le prive des armes. Alors il écrit avec frénésie. Dans Alger républicain puis dans Le Soir républicain, qu’il lance le 15 septembre 1939, toujours avec Pascal Pia. Ces deux journaux, comme tous ceux de France, sont soumis à la censure, décrétée le 27 août. Par ses prises de position, son refus de verser dans la haine aveugle, Camus dérange. L’équipe, refusant de communiquer les articles avant la mise en page, préfère paraître en laissant visibles, par des blancs, les textes amputés par la censure. Au point que certains jours, Alger républicain et surtout Le Soir républicain sortent avec des colonnes vierges.

Moins encore qu’en métropole, la censure ne fait pas dans la nuance. Elle biffe ici, rature là. Quoi ? Des commentaires politiques, de longs articles rédigés par Camus pour la rubrique qu’il a inventée,  » Sous les éclairages de guerre « , destinée à mettre en perspective le conflit qui vient d’éclater, des citations de grands auteurs (Corneille, Diderot, Voltaire, Hugo), des communiqués officiels que n’importe qui pouvait pourtant entendre à la radio, des extraits d’articles publiés dans des journaux de la métropole (Le Pays socialiste, La Bourgogne républicaine, Le Petit Parisien, le Petit Bleu, L’Aube)…

Ce n’est jamais assez pour le chef des censeurs, le capitaine Lorit, qui ajoute d’acerbes remarques sur le travail de ses subalternes lorsqu’ils laissent passer des propos jugés inadmissibles. Comme cet article du 18 octobre, titré « Hitler et Staline ». « Il y a là un manque de discernement très regrettable « , écrit le capitaine. Ironie, trois jours plus tard, à Radio-Londres (en langue française), les auditeurs peuvent entendre ceci : « La suppression de la vérité, dans toutes les nouvelles allemandes, est le signe caractéristique du régime nazi. »

Le 24 novembre, Camus écrit ces lignes, qui seront censurées : « Un journaliste anglais, aujourd’hui, peut encore être fier de son métier, on le voit. Un journaliste français, même indépendant, ne peut pas ne pas se sentir solidaire de la honte où l’on maintient la presse française. A quand la bataille de l’Information en France ? «  Même chose pour cet article fustigeant le sentiment de capitulation :  » Des gens croient qu’à certains moments les événements politiques revêtent un caractère fatal, et suivent un cours irrésistible. Cette conception du déterminisme social est excessive. Elle méconnaît ce point essentiel : les événements politiques et sociaux sont humains, et par conséquent, n’échappent pas au contrôle humain  » (25 octobre).

Ailleurs, sous le titre  » Les marchands de mort « , il pointe la responsabilité des fabricants d’armes et l’intérêt économique qu’ils tirent des conflits. Il préconise  » la nationalisation complète de l’industrie des armes « qui  » libérerait les gouvernements de l’influence de capitalistes spécialement irresponsables, préoccupés uniquement de réaliser de gros bénéfices  » (21 novembre). Il n’oublie pas le sort des peuples colonisés en temps de guerre, dénonçant la  » brutalisation  » des minorités et les gouvernements qui  » persistent obstinément à opprimer ceux de leurs malheureux sujets qui ont le nez comme il ne faut point l’avoir, ou qui parlent une langue qu’il ne faut point parler « .

Bien que les menaces de suspension de leur journal se précisent, Albert Camus et Pascal Pia ne plient pas. Mieux, ils se révoltent. Pascal Pia adresse une lettre à M. Lorit où il se désole queLe Soir républicain soit traité comme  » hors la loi  » alors qu’il n’a fait l’objet d’aucun décret en ce sens. Parfois le tandem s’amuse des coups de ciseaux. Pascal Pia racontera que Camus, avec malice, fit remarquer à l’officier de réserve qui venait de caviarder un passage de La Guerre de Troie n’aura pas lieu qu’il était irrespectueux de faire taire Jean Giraudoux, commissaire à l’information du gouvernement français…

Le Soir républicain est interdit le 10 janvier 1940, après 117 numéros, sur ordre du gouverneur d’Alger. Camus est au chômage. Les éventuels employeurs sont dissuadés de l’embaucher à la suite de pressions politiques. Tricard, le journaliste décide de gagner Paris, où Pascal Pia lui a trouvé un poste de secrétaire de rédaction à Paris Soir. La veille de son départ, en mars 1940, il est convoqué par un commissaire de police, qui le morigène et énumère les griefs accumulés contre lui.

L’article que nous publions, ainsi que les extraits cités ci-dessus, ont été exhumés aux Archives d’outre-mer, à Aix-en-Provence. Ces écrits, datant de 1939 et 1940, ont été censurés par les autorités coloniales. Ils n’ont pas été mis au jour par les spécialistes qui se sont penchés sur l’oeuvre de Camus. Notamment Olivier Todd, à qui on doit la biographie Albert Camus, une vie (Gallimard 1996). Ni dans Fragments d’un combat 1938-1940 (Gallimard,  » Cahiers Albert Camus  » n° 3, 1978), de Jacqueline Lévy-Valensi et André Abbou, qui réunit des articles publiés par Camus alors qu’il habitait en Algérie.

C’est en dépouillant carton par carton que nous avons découvert les articles manquants d’Alger républicain et du Soir républicain dans les rapports de censure. Car cette dernière a pour qualité d’être une greffière rigoureuse. De même que les services des renseignements généraux, qui notent tous les faits et gestes des individus qu’ils surveillent – ce fut le cas d’Albert Camus en Algérie. C’est ainsi qu’ont surgi, sous nos yeux, les mots, les phrases, les passages et même les articles entiers qui n’avaient pas l’heur de plaire aux officiers chargés d’examiner les morasses des pages des journaux.

 » Ces archives-là n’ont pas été utilisées « , confirme le spécialiste Jean-yves Guérin, qui a dirigé le Dictionnaire Albert Camus (Robert Laffont, coll.  » Bouquins « , 2009). Même confirmation d’Agnès Spiquel, présidente de la Société des études camusiennes.

Dans l’inédit publié ici, Camus considère que  » la vertu de l’homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie « . DansL’Homme révolté, il ne dit pas autre chose, estimant que la révolte,  » c’est l’effort pour imposer l’Homme en face de ce qui le nie « .

 » Les quatre commandements du journaliste libre « , à savoir la lucidité, l’ironie, le refus et l’obstination, sont les thèmes majeurs qui traversent son oeuvre romanesque, autant qu’ils structurent sa réflexion philosophique. Comme le football puis le théâtre, le journalisme a été pour Camus une communauté humaine où il s’épanouissait, une école de vie et de morale. Il y voyait de la noblesse. Il fut d’ailleurs une des plus belles voix de cette profession, contribuant à dessiner les contours d’une rigoureuse déontologie.

C’est aux lecteurs algériens que Camus a d’abord expliqué les devoirs de clairvoyance et de prudence qui incombent au journaliste, contre la propagande et le  » bourrage de crâne « . A Combat, où Pascal Pia, son mentor dans le métier, fait appel à lui en 1944, Camus poursuit sa charte de l’information, garante de la démocratie pour peu qu’elle soit  » libérée  » de l’argent :  » Informer bien au lieu d’informer vite, préciser le sens de chaque nouvelle par un commentaire approprié, instaurer un journalisme critique et, en toutes choses, ne pas admettre que la politique l’emporte sur la morale ni que celle-ci tombe dans le moralisme. « 

En 1951, il laisse percer sa déception dans un entretien donné à Caliban, la revue de Jean Daniel :  » Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques (…) court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation.  »

Macha Séry

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Le manifeste censuré de Camus

En 1939, peu après le déclenchement de la guerre, et alors que la presse est déjà souvent censurée, l’écrivain veut publier dans le journal qu’il dirige à Alger un texte vibrant qui invite les journalistes à rester libres. Ce texte fut interdit de publication. Il est inédit. Et il reste très actuel:

« Il est difficile aujourd’hui d’évoquer la liberté de la presse sans être taxé d’extravagance, accusé d’être Mata-Hari, de se voir convaincre d’être le neveu de Staline.

Pourtant cette liberté parmi d’autres n’est qu’un des visages de la liberté tout court et l’on comprendra notre obstination à la défendre si l’on veut bien admettre qu’il n’y a point d’autre façon de gagner réellement la guerre.

Certes, toute liberté a ses limites. Encore faut-il qu’elles soient librement reconnues. Sur les obstacles qui sont apportés aujourd’hui à la liberté de pensée, nous avons d’ailleurs dit tout ce que nous avons pu dire et nous dirons encore, et à satiété, tout ce qu’il nous sera possible de dire. En particulier, nous ne nous étonnerons jamais assez, le principe de la censure une fois imposé, que la reproduction des textes publiés en France et visés par les censeurs métropolitains soit interdite au Soir républicain – le journal, publié à Alger, dont Albert Camus était rédacteur en chef à l’époque – , par exemple. Le fait qu’à cet égard un journal dépend de l’humeur ou de la compétence d’un homme démontre mieux qu’autre chose le degré d’inconscience où nous sommes parvenus.

Un des bons préceptes d’une philosophie digne de ce nom est de ne jamais se répandre en lamentations inutiles en face d’un état de fait qui ne peut plus être évité. La question en France n’est plus aujourd’hui de savoir comment préserver les libertés de la presse. Elle est de chercher comment, en face de la suppression de ces libertés, un journaliste peut rester libre. Le problème n’intéresse plus la collectivité. Il concerne l’individu.

Et justement ce qu’il nous plairait de définir ici, ce sont les conditions et les moyens par lesquels, au sein même de la guerre et de ses servitudes, la liberté peut être, non seulement préservée, mais encore manifestée. Ces moyens sont au nombre de quatre : la lucidité, le refus, l’ironie et l’obstination. La lucidité suppose la résistance aux entraînements de la haine et au culte de la fatalité. Dans le monde de notre expérience, il est certain que tout peut être évité. La guerre elle-même, qui est un phénomène humain, peut être à tous les moments évitée ou arrêtée par des moyens humains. Il suffit de connaître l’histoire des dernières années de la politique européenne pour être certains que la guerre, quelle qu’elle soit, a des causes évidentes. Cette vue claire des choses exclut la haine aveugle et le désespoir qui laisse faire. Un journaliste libre, en 1939, ne désespère pas et lutte pour ce qu’il croit vrai comme si son action pouvait influer sur le cours des événements. Il ne publie rien qui puisse exciter à la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir.

En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d’opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu’un esprit un peu propre accepte d’être malhonnête. Or, et pour peu qu’on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s’assurer de l’authenticité d’une nouvelle. C’est à cela qu’un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s’il ne peut dire tout ce qu’il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu’il ne pense pas ou qu’il croit faux. Et c’est ainsi qu’un journal libre se mesure autant à ce qu’il dit qu’à ce qu’il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l’on sait la maintenir. Car elle prépare l’avènement de la vraie liberté. En conséquence, un journal indépendant donne l’origine de ses informations, aide le public à les évaluer, répudie le bourrage de crâne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l’uniformisation des informations et, en bref, sert la vérité dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu’elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu’aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge.

Nous en venons ainsi à l’ironie. On peut poser en principe qu’un esprit qui a le goût et les moyens d’imposer la contrainte est imperméable à l’ironie. On ne voit pas Hitler, pour ne prendre qu’un exemple parmi d’autres, utiliser l’ironie socratique. Il reste donc que l’ironie demeure une arme sans précédent contre les trop puissants. Elle complète le refus en ce sens qu’elle permet, non plus de rejeter ce qui est faux, mais de dire souvent ce qui est vrai. Un journaliste libre, en 1939, ne se fait pas trop d’illusions sur l’intelligence de ceux qui l’oppriment. Il est pessimiste en ce qui regarde l’homme. Une vérité énoncée sur un ton dogmatique est censurée neuf fois sur dix. La même vérité dite plaisamment ne l’est que cinq fois sur dix. Cette disposition figure assez exactement les possibilités de l’intelligence humaine. Elle explique également que des journaux français comme Le Merleou Le Canard enchaîné puissent publier régulièrement les courageux articles que l’on sait. Un journaliste libre, en 1939, est donc nécessairement ironique, encore que ce soit souvent à son corps défendant. Mais la vérité et la liberté sont des maîtresses exigeantes puisqu’elles ont peu d’amants.

Cette attitude d’esprit brièvement définie, il est évident qu’elle ne saurait se soutenir efficacement sans un minimum d’obstination. Bien des obstacles sont mis à la liberté d’expression. Ce ne sont pas les plus sévères qui peuvent décourager un esprit. Car les menaces, les suspensions, les poursuites obtiennent généralement en France l’effet contraire à celui qu’on se propose. Mais il faut convenir qu’il est des obstacles décourageants : la constance dans la sottise, la veulerie organisée, l’inintelligence agressive, et nous en passons. Là est le grand obstacle dont il faut triompher. L’obstination est ici vertu cardinale. Par un paradoxe curieux mais évident, elle se met alors au service de l’objectivité et de la tolérance.

Voici donc un ensemble de règles pour préserver la liberté jusqu’au sein de la servitude. Et après ?, dira-t-on. Après ? Ne soyons pas trop pressés. Si seulement chaque Français voulait bien maintenir dans sa sphère tout ce qu’il croit vrai et juste, s’il voulait aider pour sa faible part au maintien de la liberté, résister à l’abandon et faire connaître sa volonté, alors et alors seulement cette guerre serait gagnée, au sens profond du mot.

Oui, c’est souvent à son corps défendant qu’un esprit libre de ce siècle fait sentir son ironie. Que trouver de plaisant dans ce monde enflammé ? Mais la vertu de l’homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie. Personne ne veut recommencer dans vingt-cinq ans la double expérience de 1914 et de 1939. Il faut donc essayer une méthode encore toute nouvelle qui serait la justice et la générosité. Mais celles-ci ne s’expriment que dans des coeurs déjà libres et dans les esprits encore clairvoyants. Former ces coeurs et ces esprits, les réveiller plutôt, c’est la tâche à la fois modeste et ambitieuse qui revient à l’homme indépendant. Il faut s’y tenir sans voir plus avant. L’histoire tiendra ou ne tiendra pas compte de ces efforts. Mais ils auront été faits.

Albert Camus

L’article que nous publions devait paraître le 25 novembre 1939 dans  » Le Soir républicain « , un quotidien limité à une feuille recto verso que Camus codirige à Alger. L’écrivain y définit ”les quatre commandements du journaliste libre » : lucidité, refus, ironie et obstination.

Notre collaboratrice Macha Séry a retrouvé ce texte aux Archives nationales d’outre-mer, à Aix-en-Provence (Lire son texe plus haute). Camus dénonce ici la désinformation qui gangrène déjà la France en 1939. Son manifeste va plus loin. Il est une réflexion sur le journalisme en temps de guerre. Et, plus largement, sur le choix de chacun, plus que celui de la collectivité, de se construire en homme libre.

Guerres impérialistes: Irak, Libye, Syrie de G.I Joe à Daesh dans la logique criminelle de la société du spectacle…

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Une chose à garder toujours présent à l’esprit quand on lit un article comme celui traduit ci-dessous ou toute autre information au sujet de l’armée mercenaire djihadiste des services de l’empire: pour un nouvel ordre mondial surgissant du chaos (Ordo ab Chao), rien de tel que la guerre perpétuelle savamment entretenue.

~ Résistance 71 ~

 

La politique de Trump continue d’alimenter à dessein le terrorisme

 

Tony Cartalucci

 

8 février 2017

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/02/trump-policy-continues-purposefully.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans le dessin animé télévisé de G.I Joe, il importe peu comment et combien les héros ont torché les méchants de l’organisation Cobra la semaine précédente, ils reviendront avec toujours plus d’hommes, d’armes et de véhicules. Aucune explication n’est jamais donnée sur le comment Cobra possède ces vastes ressources ni d’où tout cela provient et en fait aucune explication n’est nécessaire… parce que c’est un dessin animé pour enfants.

Pourtant, un scenario très similiare se déroule dans la réalité et un narratif tout aussi puéril est donné au public à gober afin de cacher d’où les méchants tirent leurs vaste ressources. Aussi, à l’encontre d’un dessin animé pour enfants, ici, une explication véritable est demandée et nécessaire.

La menace du “terrorisme” ou des “islamistes radicaux” comme les politiciens américains et les médias s’en réfèrent, sont devenus dans la vraie vie, tout aussi “dessin animé” que n’est l’organisation Cobra dans la fiction.

Des organisations comme Al Qaïda (AQ) et l’auto-proclamé “État Islamique” (EI) semblent avoir des réserves absolument inépuisables d’argent, d’hommes, de matériel, d’armes et même de véhicules. Ils semblent être capables de transiter au travers des frontières nationales, des mers avec ses combattants, son soutien logistique lourd et ses ressources financières qu’elles ont en quantité industrielle et qui confondraenit d’envie les forces militaires mondiales les plus compétentes.

Ces organisations terroristes, épousant l’idéologie wahabbite émanant des états du Golfe Persique que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis, mènent la guerre simultanément en Irak, en Syrie, au Yémen, en Libye, tout en menant des opérations terroristes mondialement de l’Amérique du Nord à l’Europe en passant par l’Eurasie et l’Extrême-orient.

Ils combattent les forces collectives de la Syrie, de l’Irak, de l’Iran, de la Russie et du Hezbollah libanais.

Très peu de nations sur terre possèdent les ressources politiques, militaires et financières requises pour créer et maintenir une telle force combattante, et encore moins possèdent la motivation de le faire.

Une interdiction de voyager qui ne s’adresse même pas aux symptômes de l’affaire

Le décret du président américain Donald Trump interdisant l’entrée sur le territoire des Etats-Unis aux ressortissants des pays comme la Syrie, le Soudan, l’Iran, l’Irak, le Yémen, la Libye et la Somalie fut proclamé afin de protéger le peuple américain de ce que le décret affirme être “des attaques terroristes par des citoyens étrangers admis sur le territoire des Etats-Unis.”

Le décret fait spécifiquement référence à l’attaque terroriste du 11 septembre 2001 à New York et à Washington qui tua près de 3000 personnes.

Quoi qu’il en soit, l’interdiction omet en fait toutes les nations d’où sont venus les supposés pirates de l’air en ce 11 septembre 2001: 15 des 19 pirates venaient d’Arabie Saoudite, 2 des Emirats Arabes Unis, 1 d’Egypte et 1 du Liban.

L’attaque du Louvre en France expose l’impotence de l’interdiction de voyager aux Etats-Unis

Des détails récents concernant l’attaque du Louvre en France ont montré que le suspect maintenant identifié comme Abdallah Reda Refai El Hamahmy, est né en Egypte, pas sur la liste du président Trump, qu’il a voyagé par les EAU pour aller en France, pas sur la liste de Trump, et où il a travaillé deux ans comme avocat. Il avait aussi voyagé précédemment en Arabie Saoudite, pas non plus sur la liste, où sa femme et son enfant résident toujours (NdT: tiens, tiens… comme si le mec avait été “radicalisé” en Arabie, par les services saoudiens, commandité sans avoir eu peut-être trop le choix, sa famille demeurant en “otage”… une hypothèse comme une autre…)

Malgré qu’aucun des pays où a voyagé ou résidé le suspect de l’attaque du Louvre ne soit sur la liste du président Trump, celui-ci s’exclamait dans un message posté sur la plateforme Twitter:

Un nouveau terroriste radical musulman a attaqué le Louvre à Paris. Les touristes ont été coincés. France est encore sur le fil du rasoir. AIE DU BON SENS AMERIQUE.

Pourtant, par son “du bon sens” on assume que le président Trump veut dire que les Etats-Unis devraient acquiescer à son décret d’interdiction de voyager vers les USA. Pourtant cette interdiction n’aurait aucunement empêché Abdallah Reda Refai El Hamahmy d’entrer sur le territoire national, d’y trouver un couteau et d’y attaquer toute cible de son choix.

Il doit aussi être noté que les pirates de l’air du 11 septembre en provenance d’Egypte et du Liban, ainsi que le suspect de l’attaque du Louvre, sont tous membres ou furent inspirés par des organisations terroristes financées et politiquement soutenues par l’Arabie Saoudite et ses voisins wahhabites.

En fait, les groupes d’où sont tirés ces terroristes incluent les Frères Musulmans, organisation qui donna naissance à Al Qaïda et un groupe défendu par des intériets politiques américains et européens d’états tentant de démanteler leurs réseaux sous des excuses variées de “liberté d’expression” et de “démocratie”.

En ce sens, les Etats-Unis et l’Europe ne font pas qu’échouer à combattre le terrorisme, mais ils l’entretiennent, l’aident et l’encouragent.

Pourtant, les supporteurs du président Trump maintiennent que la liste incluse dans le décret provient originellement de l’administration Obama et que l’Arabie Saoudite y sera “peut-être” ajoutée plus tard. Des évènements récents suggèrent le contraire.

Des actions valent mieux que des mots

En plus d’avoir omis l’Arabie Saoudite de la liste des nations incluses dans son décret d’interdiction de territoire, le président Trump enverrait le navire de guerre USS Cole au larges des côtes du Yémen afin de fournir une sécurité aux navires saoudiens dans la zone.

Les bateaux de guerre saoudiens ont été ciblés dans la guerre totale que Ryadh mène contre son voisin du Yémen. Le USS Cole est bien sûr le vaisseau qui fut attaqué par AQ en 2000 alors qu’il mouillait à Aden au Yémen. Dix-sept marins américains furent tués. Il est improbable qu’un seul vaisseau américain puisse “protéger” les navires saoudiens, mais cela pourrait bien augmenter la possibilité que les forces yéménites touchent par inadvertance la navire américain dans une tentative de se défendre contre les attaques saoudiennes.

La progression logique des évènements après un tel fait sur un navire américain par les Yéménites serait une implication plus grande des forces américaines dans le conflit au Yémen, du côté de l’Arabie Saoudite, la nation qui “pourrait être ajoutée” à l’interdiction de territoire US “plus tard”…

D’où le terrorisme provient vraiment

Il est très clair que les organisations terroristes, incluant Al Qaïda et l’EIIL/Daesh, citées par Trump comme prétexte de son récent décret, sont des créations et des perpétuations d’une collusion américano-saoudienne. Ils ont créé conjointement une force globale mercenaire qui peut combattre là où leurs forces régulières ne le peuvent pas, utilisant des tactiques et des méthodes à une échelle que même leurs forces commandos secrètes ne pourraient pas ni jamais réaliser.

Et tandis qu’il ne pourrait pas être plus clair que ces organisations terroristes tirent de l’Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats Arabes Unis, la somme de leurs ressources politiques, militaires et financières, le président Trump, malgré sa promesse de lutter contre ce terrorisme et de le battre s’est assuré de protéger cette même source de leur pouvoir.

Ce faisant, Trump assure qu’Al Qaïda et l’EIIL/Daesh, à l’instar de la fictive organisation Cobra, réapparaissent chaque semaine qui passe avec toujours plus d’hommes, d’armes et de véhicules et ce nonobstant la branlée qu’ils ont pris la semaine d’avant.

Trump et la vraie fausse guerre contre le terrorisme: L’Iran « premier état terroriste »… Vraiment ?… Voyons un peu…

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En fait John Wight n’est même pas tout à fait correct dans son article puisque de toute évidence le champion du monde toutes catégories confondues des états terroristes sont, et de loin, les Etats-Unis, suivis d’Israël. L’Arabie Saoudite est en lice pour la médaille de bronze, sans doute avec le Royaume-Uni. Il est intéressant de noter que le haut du panier de crabes de la liste des états terroristes est exclusivement constitué des états et vassaux de l’empire.

A cette remarque d’ordre particulier, nous ajouterons une remarque d’ordre plus général: le plus grand générateur de terrorisme sur cette planète est l’État et tout terrorisme est un terrorisme d’état avant toute chose. Q’attendre d’autre en effet du “plus froid des monstres froids”, outil de l’institutionnalisation de la division politique et du modèle de la domination, modèle fabriqué de toute pièce et non pas “naturel;” à l’humain comme le matraque sans cesse la propagande oligarchique…

~ Résistance 71 ~

 

Trump a tout faux, l’Arabie Saoudite et non pas l’Iran est le premier état terroriste au monde

 

John Wight

 

9 février 2017

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/376831-trump-saudi-arabia-iran/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Donald Trump prouve être un président prône à lâcher des vérités bien inconvénientes flanquées de déclarations les plus évidemment erronées. Une de ces erreurs récemment proférée est l’affirmation que l’Iran serait “le premier état terroriste au monde”. Durant toute sa campagne présidentielle en 2016 et depuis qu’il a pris ses fonctions le mois dernier, Trump a fait de l’Iran le point de focalisation de sa colère, au point même que les Iraniens sont plus que justifiés de se préparer à la perspective bien réelle d’une confrontation militaire avec les Etats-Unis et ce plus tôt qu’on ne le croit.

La diabolisation continue et persistante de l’Iran par l’administration Trump est une gifle à la réalité de terrain qui a vu l’Iran se tenir aux côtés de la Syrie, de la Russie, des Kurdes et du mouvement de la résistance libanais du Hezbollah soutenu par l’Iran, en tant que pilier contre ce même terrorisme djihadiste wahabbite salafiste qui menace le peuple américain. C’est un combat dans lequel les Iraniens ont dépensé du sang et des ressources ces dernières années et ainsi la justice demande que le monde, incluant les Etats-Unis, reconnaisse une certaine gratitude envers l’Iran.

En réalité, comme bien des gens en ont conscience, le véritable numéro un des états terroristes aujourd’hui dans le monde n’est pas l’Iran mais l’Arabie Saoudite, l’ami de l’Amérique et son alliée (NdT: complice dans le crime de terrorisme d’état, cf notre note de préambule…). Je dirais même plus: Washington est au courant de ce fait de longue date (NdT: et pour cause, il en est, avec le Royaume-Uni, le commanditaire depuis la fin de la 1ère guerre mondiale…). Dans un courriel de John Podesta à Hillary Clinton en septembre 2014 (un de ceux fuités par Wikileaks durant la campagne présidentielle américaine), Podesta écrit: “Alors que cette opération militaire/paramilitaire progresse, nous devons utiliser notre diplomatie et nos ressources du renseignement pour mettre la pression sur les gouvernements du Qatar et de l’Arabie Saoudite, qui fournissent un soutien clandestin et une logistique à l’EIIL et autres groupes sunnites radicaux de la région.

Plus de preuve concernant le rôle de l’Arabie Saoudite et des autres états du Golfe dans le soutien matériel actif du terrorisme est le témoignage sous serment en 2015 de Zacarias Moussaoui, le soi-disant 20ème pirate de l’air des attentats du 11 septembre 2001, affirmant que des membres de la famille royale saoudienne ont soutenu Al Qaïda. Partie d’une affaire civile menée contre les Saoudiens par les familles des victimes du 11 septembre, Moussaoui a été jusqu’à nommer des membres spécifiques de la famille royale qui ont donné de l’argent au groupe terroriste qui perpétra les attentats.

Mais même sans preuve de liens directs entre les Saoudiens et de variés groupes salafistes djihadistes, l’interprétation extrème wahabbite de l’Islam sunnite endorsée par les Saoudiens en tant que religion d’état est pratiquement identique à l’idéologie de l’EIIL ou d’Al Nosra ou de quelques organisations terroristes fondamentalistes que ce soit. De fait, le financement par les Saoudiens d’endroits où est prêché une forme radicale de l’islam à travers le monde, est devenue une grande source de préoccupation ces dernières années.

En 2015, le quotidien britannique The Independant a rapporté une histoire de rapport de renseignement fuité compilé par l’agence de renseignement de contre-espionnage allemande BfV, disant que les Saoudiens, les Qataris et les Koweïtiens, soutenaient activement des groupes terroristes en Allemagne. Ceci s’additionne à ce qu’avait dit en août 2015 Donald Trump lors d’un entretien avec “Meet the Press” sur la chaîne NBC. Durant l’entretien le journaliste Chuck Todd rappela à Mr Trump une déclaration qu’il avait faite en 2011 concernant les Saoudiens et qui disait: “L’Arabie Saoudite est le plus grand financier du terrorisme au monde. L’Arabie Saoudite diffuse les pétrodollars, notre propre argent, vers des groupes terroristes qui cherchent à détruire notre peuple, tandis que les Saoudiens s’en remettent à nous pour les protéger.
La barbarie et la fourberie des Saoudiens ne font absolument aucun doute. Quand ils ne terrorisent pas et ne massacrent pas leur propres gens intra muros, ils s’engagent dans des crimes de guerre indescriptibles au Yémen, crimes dont sont complices les Etats-Unis et le Royaume-Uni (NdT: et Israël)

Ainsi, pourquoi face à toutes ces évidences et cette connaissance acquise, les Etats-Unis continuent de compter sur Riad comme son allié proche et fidèle dans la région après Israël, lorsqu’on en vient au rôle de l’Arabie dans le soutien du terrorisme et la fomentation de l’extrêmisme religieux ? La plus simple des réponses est: le commerce.

L’Arabie Saoudite est le plus gros client de l’industrie de la défense américaine, un manteau que Trump à l’intention de maintenir avec sa décision récente de lever l’interdiction imposée par Obama de vendre plus d’armes au royaume saoudien à cause de violations des droits de l’Homme au Yémen.

Il est tout aussi important de noter qu’alors que l’iran est un des sept pays placés sur la liste d’interdiction de séjour sur le territoire des Etats-Unis, ni l’Arabie Saoudite, ni les autres états du Golfe n’ont été mis sur cette liste. Ceci est une preuve supplémentaire que le président Trump n’est pas du tout sérieux dans son combat contre le terrorisme, beaucoup moins qu’il ne veut le laisser entendre.

Pour bien insister, l’Iran n’est pas un état qui sponsorise, finance ou fomente le terrorisme, l’Arabie Saoudit oui. Le simple fait que ceci se doive d’être précisé au président en place est dû à une vision du monde depuis le bureau ovale qui continue à être à l’envers. (NdT: pour la simple et bonne raison que c’est Washington qui impose ce narratif bidon. Trump se rend compte de l’intérieur qu’il ne pourra pas renverser ce narratif, s’il le fait ce sera au prix de sa vie… Il n’y a pas de solutions au sein du système !…)

Guerre impérialiste en Syrie: Nouvelle opération de propagande médiatique de la machine occidentale de la guerre perpétuelle…

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Les neocons battus à Alep veulent toujours la peau du Hezbollah

 

Jacques-Marie Bourget

 

7 février 2017

 

source: https://www.legrandsoir.info/les-neocons-battus-a-alep-veulent-toujours-la-peau-du-hezbollah.html

 

Alors que la coalition des nouveaux impérialistes se réjouissait par avance d’un coup double à jouer en Syrie, éliminer Bachar et le Hezbollah tout en écorniflant l’Iran, voilà que l’organisation de résistance libanaise sort renforcée de la victoire d’Alep. Il faut donc abattre Nasrallah et ses troupes par un autre moyen, le vieille arme de la CPI et des « crimes de guerre ». La machine est en route.

Ce qui est pénalisant dans le vieillissement ce n’est pas seulement la difficulté que l’on éprouve à lacer ses chaussures, c’est que l’on parle de moments d’histoire que personne n’a connus. Outre les amis bancals qui vous accompagnent sur le chemin du cimetière. Ainsi Geneviève Tabouis, une journaliste qui a déclamé pendant trente ans ses chroniques sur « Radio Luxembourg », ça ne vous dit rien ! Cette amie d’Eleonor Roosevelt et de Joseph Staline avait coutume de démarrer son couplet par un sonore « Attendez-vous à savoir… ».

N’étant ni l’ami de Melania Trump ni le cousin de Vladimir Poutine, je m’autorise quand même à vous lancer mon personnel « Attendez-vous à savoir… ». Attendez-vous à savoir que dans les ateliers de Washington, là où l’on forge si bien le mensonge, une grande campagne est en cours de montage. Une entreprise de première grandeur qui mobilise aussi les orfèvres israéliens, toutes les petites mains du lobby néoconservateur et les forces pures et vives de ces organisations non gouvernementales (sic) qui, par chance et goût de la démocratie, embrassent toujours les vœux de la CIA ou ceux de George Soros. C’est-à-dire la même chose.

Attendez-vous donc à savoir que le Hezbollah, pour le comportement supposé de ses soldats en Syrie, va être livré à l’accusation publique. Certains combattants de cette juste cause rêvent même de l’édification d’une CPI « spéciale », comparable à celle chargée de désigner qui a envoyé Rafic Hariri au ciel.

Lecteurs de combat, donc penseurs de l’autrement, vous avez tout de suite compris l’ambition des manipulateurs et leur enjeu : continuer par d’autres moyens, par l’arme médiatique, leur guerre perdue à Alep. Un ami sincère, un frère pourtant habitué à la magie des montreurs de lune, m’a informé de l’offensive. J’ai été surpris et même meurtri que ce combattant des toutes les libertés tombe dans le panneau : « Si, si, à Alep les miliciens du Hezbollah ont multiplié les atrocités »… Me voilà donc, une fois encore, alors que pour les connaitre je déteste les guerres, obligé de présenter le massacre comme une bagatelle. Et il l’est, si j’ose dire. La certitude est la suivante, si les disciples de Nasralla ont commis des crimes de guerre, il en va tout autant des soldats de la République Arabe de Syrie et de ces humanistes islamistes décrits sous l’alléchante banderole de « Rebelles modérés ». Sans parler des tueurs d’Al Nosra, amis de Fabius, et des barbares de Daech. La guerre est toujours un crime et l’attelage des deux mots est une tautologie.

Attendez-vous donc à ce que nos journaux, qui n’ont rien vu à redire de l’impeccable comportement des criminels de masse agissant – du bon côté – en Afghanistan, en Irak, au Kosovo, en Libye, au Yémen, vous clouent les combattants chiites libanais au pilori planétaire. Alors que Trump ressort son bâton de Guignol contre l’Iran, il est bon que ces admirateurs de l’imam Hussein ne sortent pas trop puissants de ces ruines d’Alep qui ont été aussi un tombeau pour les espoirs de l’OTAN. Comme chacun sait, et comme vous le confirmera une lecture ordinaire du Monde, en dépit de ses dizaines de têtes nucléaires, « Israël est menacé dans sa survie par les criminels du Hezbollah ». D’urgence pendons donc ces soldats chiites si cruels et dangereux. Urgence… urgence… pas si sûr puisque, dans leur soif de justice, les experts du trébuchet mondialisé seront –forcément- occupés à punir dans un tour de rôle d’autres « crimes de guerre », ceux de Kissinger, Bush, Olmert, Clinton, Netanyahou, Sarkozy, du droneur Obama et autres étalons de la démocratie. Rappelons l’incontournable doctrine du vieux maître Vergès : « Vous ne pouvez condamner Barbie sans juger Massu ».

Ayons confiance en l’instinct suicidaire de la presse qui, d’un mensonge l’autre, roule sa toile de cirque pour s’en faire un linceul. Depuis sa chaire du Collège de France, Pierre Bourdieu a fini sa vie en combattant le système des « médias-mensonges ». En chirurgien des idées il évoquait la raison d’agir des journaux, surtout ceux du gratin, vrais chiens de garde de « l’opinion », forts de leur « monopole de la violence symbolique ». Sans être un digne exégète, en parlant aujourd’hui de ces journalistes, je vais extrapoler la pensée du grand sociologue. Faut dire qu’il y a « urgences », comme on l’écrit aux portes des hôpitaux, et mon néo concept post bourdieusien est de dire maintenant que nos nouveaux journalistes détiennent le missile parfait : le « monopole de la diffamation légitime ».

Après qu’aucune star du journalisme vrai, genre Florence Aubenas, n’a été expédiée à Alep pour nous écrire le bilan de six années de guerre, soyons sûrs que les ateliers de la contrefaçon vont nous abreuver d’horribles nouvelles tirées de ce noir et récent passé. En 1999 suite à la guerre du Kosovo qui, même à « zéro mort » du côté des bons ne font pas en dentelles mais en mensonges, l’admirable Edwy Plenel – qui veut être à la presse ce que Marx fut au capital – nous a régalé d’un scoop : « sans l’intervention de l’OTAN des dizaines de milliers de kosovars auraient été exterminés dans un « génocide » ». Eh oui ! La preuve ? Plenel s’était procuré le plan « Fer à cheval », celui qui programmait, planifiait les massacres. Hélas le document d’Edwy était un faux écrit par les services secrets allemands. Zut.

Résumons. Entre des journalistes qui publient des documents façonnés et d’autres qui découvrent du gaz sarin où l’ONU n’en a pas remarqué, l’horizon médiatique est favorablement ouvert aux guerriers de l’info. Eux qui ne passent pas leur temps dans la boue ou les abris de béton mais dans les fauteuils Eames des officines « occidentales ». Celles où l’on invente les « unes » de demain.

Jacques-Marie BOURGET

Chronique publiée dans le mensuel Afrique Asie du mois de février.

Lucidité politique et renverse de marée sur le leurre Trump ?… (Paul Craig Roberts)

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Assistons-nous à la plus courte des lunes de miel de l’histoire entre un président fraîchement élu et le public ? Ça en prend bien le chemin.
Bien sûr nous n’avons pas la même vision politique que Roberts sur les solutions à apporter au monde, mais on ne peut que respecter son approche. En indécrottable étatiste comme tant, il avait émis (à notre certain désespoir) un soutien au régime Trump naissant, sans doute dans une approche du « wait and see »… Attendons pour voir, pour nous c’était déjà tout vu: qu’attendre d’un milliardaire à la Maison Blanche en apothéose de la décadence capitaliste ?..
Hier 6 février, Roberts annonce dans cet article que nous avons traduit ci-dessous: J’AI EU TORT et d’expliquer pourquoi avec calme, lucidité et méthode. Grandiose !

Comme vous dites en anglais: « Mr Roberts… take a bow », en français: « Chapeau Mr Roberts !… » et merci de votre honnêteté, elle vous honore.

~ Résistance 71 ~

 

L’administration Trump est-elle déjà finie ?

 

Paul Craig Roberts

 

6 février 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/02/06/trump-administration-already-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les espoirs pour l’administration Trump ne brillent plus beaucoup. Le militaire en chef de Trump, le général Mattis est en train de prouver que son sobriquet de “chien fou” est bien mérité. Il vient juste de déclarer que “l’Iran est le seul plus gros sponsor du terrorisme dans le monde.”

https://sputniknews.com/politics/201702041050338034-mattis-iran-terrorism/

Il a déclaré la Russie être la première menace pour les Etats-Unis.

Il a menacé d’une intervention américaine dans les affaires territoriales de la Chine.

J’ai eu tort. J’ai pensé que le Gen. Mattis était un choix raisonnable pour le poste car il rejette l’efficacité de la torture et, d’après Trump, l’a convaincu que la “torture ne marche pas”. Apparemment, Mattis ne peut pas aller au-delà de cette compréhension et s’élever au niveau de la compréhension géopolitique. Trump se doit de virer Mattis qui a placé le Pentagone comme obstacle sur la route de relations normales avec la Russie.

Il n’y a aucune preuve dans l’attitude de l’Iran, de la Russie et de la Chine qui pourrait justifier de soutenir le point de vue de Mattis. Sa définition de “menace” est celle des nouveaux cons(ervateurs): un pays capable de résister à l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Ceci est une menace très utile pour le complexe militaro-industriel et de la sécurité car elle justifie un budget illimité afin de pouvoir prévaloir contre ces soi-disantes “menaces”. C’est cette impulsion hégémonique qui est la source du terrorisme.

En vérité, il n’y a que deux pays au monde qui ont des aspirations hégémoniques: les Etats-Unis et Israël. Ils sont tous deux sources de terrorisme, Israël terrorise les Palestiniens et l’a fait depuis environ maintenant 70 ans. Les Etats-Unis terrorisent le reste du monde.

Tous les terroristes musulmans connus sont des créations du gouvernement des Etats-Unis. Al Qaïda fut créé sous l’administration Carter afin de confronter l’occupation soviétique de l’Afghanistan avec des djihadistes, ISIS/E IIL/daesh fut créee par le régime Obama/Hillary afin de renverser Khadafi en Libye, puis fut envoyé par ce même régime en Syrie pour renverser Assad, comme l’a révélé à la télé l’ancien directeur du renseignement militaire US le Gen. Michael Flynn. Les néo-nazis ukrainiens agressant les républiques de Donetsk et Luhansk furent aussi lâchés par le régime Obama/Hillary afin de renverser un gouvernement ukrainien démocratiquement élu. Tout acte de terreur et de terrorisme est associé avec Washington et Israël.

Le fait du renversement du gouvernement de l’Ukraine par Washington est incontestable et pourtant une grande fraction du public américain conditionnée et lobotomisée pense toujours que la Russie a envahi l’Ukraine, tout comme elle croit les fausses infos disant qur l’Iran est un état terroriste.

La dernière fois que l’Iran s’est lancée dans une guerre d’agression, ce fut dans la dernière décennie du XVIIIème siècle, lorsque l’Iran a reconquis le Caucase et la Géorgie, que l’Iran perdit bientôt au profit de la Russie.

Depuis ce temps, l’Iran n’a jamais rien fait si ce n’est de refuser de devenir un état vassal de Washington.

De plus, l’Iran et la Syrie, sauvées par la Russie, sont les deux seuls états musulmans au monde qui ne sont pas des états marionnettes des Etats-Unis, qui ne sont pas de simples vassaux n’ayant aucune politique, aucune politique économique indépendantes. Seuls l’Iran et la Syrie ont en fait des politiques indépendantes.

L’Iran est un grand pays qui possède de très larges ressources énergétiques. L’Iran a une longue histoire, qui remonte à des millénaires, elle fut indépendante et militairement puissante (Perse). Aujourd’hui l’Iran est essentielle à la Russie pour faire tampon au plan nouveau con américain de création du djihadisme et de son exportation dans les zones musulmanes de la Fédération de Russie. En conséquence, l’Iran est la cible la plus inopportune pour Trump s’il désire restaurer des relations normales et non-menaçantes avec la Russie. Et pourtant, son chien fou du Pentagone fait de folles déclarations insinuant que l’Iran est “un état terroriste”.

Pouvons-nous y voir la main d’Israël au travail derrière ces menaces contre l’Iran ?… L’Iran et la Syrie sont les seuls pays au Moyen-Orient qui ne sont pas des marionnettes des Américains. L’armée syrienne a été endurcie aux âpres combats, ce dont la Syrie a besoin afin de résister à Israël soutenu par les USA. La Syrie et l’Iran sont toutes deux des obstacles sur la route de la politique sioniste d’Israël pour réaliser le Grand Israël du Nil à l’Euphrate. Pour les sionistes, la Palestine et le sud-Liban ne sont que le commencement.

Israël a utilisé avec succès les Britanniques corrompus et maintenant les Américains tout aussi corrompus pour se réétablir sur des terres desquelles dieu les avait viré. Ceci n’est pas à l’honneur de la morale ni de l’intelligence des gouvernements britannique et américain. Mais une fois de plus, qu’est-ce qu’il l’est ?…

On entend aussi les menaces de Mattis et de Tillerson d’intervention dans la sphère d’influence chinoise. Les nominés de Trump apparaissent incapables de comprendre qu’il ne peut pas y avoir d’amélioration des relations avec la Russie si le régime Trump a dans sa ligne de mire l’Iran et la Chine.

Y a t’il une possibilité pour que le gouvernement Trump développe une réele attention aux problèmes géopolitiques ? Est-ce que l’administration Trump à la grande gueule, l’a aussi suffisamment grande pour renverser le pouvoir que la toute sioniste Israël exerce sur sa politique étrangère et les votes de son congrès ?

Si ce n’est pas le cas… La guerre est inévitable.

Pendant 24 ans, 8 ans de régime criminel Clinton, 8 ans de régime criminel Bush et 8 ans de régime criminel Obama, le monde a entendu les menaces de Washington, menaces qui ont résulté en la mort et la destruction de millions de personnes et de pays entiers. L’administration Trump doit présenter un Washington différent à la face du monde.

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Le Hi-Tech sous contrôle Big Brother…

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Article à relier avec le dernier Zénon: “Tangente”. Nous l’avons traduit pour sa complémentarité sur le sujet de l’internet à la fois nouvelle presse de Gütemberg 2.0 diffusant l’information vite et loin, empêchant sa censure et en même temps le plus gros outil de surveillance et de contrôle oligarchique jamais créé par l’humain. Le Janus technologique entretenant la relation attraction / répulsion.

~ Résistance 71 ~

 

Comment Big Brother a planté les graines de la révolution technologique

 

James Corbett

 

24 janvier 2017

 

Transcription d’un documentaire vidéo publié en juin 2012

 

url de l’article original avec video:

https://www.corbettreport.com/how-big-brother-seeded-the-tech-revolution/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Cette semaine le magazine Wired a publié une étude sur Steve Jobs (Apple) faite par la ministère de la défense en 1988. Cette étude sur Jobs insiste sur son utilisation de la drogue LSD dans les années 1970 et de sa peur viscérale du chantage et d’être kidnappé à cause de sa fortune assez conséquente. Cette étude faisait partie d’une enquête d’acréditation à la confidentialité faite par le ministère lorsque Jobs était avec l’entreprise Pixar (NdT: oui, oui, celle des dessins animés…), enquête qui a juste été révélée cette année (NdT: en 2012 donc). Pourquoi précisément Steve Jobs avait besoin d’une acréditation de confidentialité défense n’a pas encore été révélé, mais que Jobs ait certainement eu des relations avec le ministère de la défense ne sera une surprise pour personne, encore moins pour ceux qui savent l’histoire étroite et intriquée entre l’armée américaine, l’appareil du renseignement des Etats-Unis et Silicon Valley.

Silicon Valley est née dans l’ère post seconde guerre mondiale lorsque le prévôt d’alors du Stanford College, Frederick Terman, proposa la création du Parc Industriel de Stanford, connu maintenant sous le nom de Stanford Research Park. Le terrain devait être loué à long terme à des entreprises de la haute technologie créées par des anciens (Alumni) élèves de Stanford.

Terman lui-même eut une histoire personnelle intéressante en tant qu’ingénieur radio et chercheur qui fut appelé par le gouvernement US à diriger le laboratoire top secret de recherche radio à l’université de Harvard pendant la seconde guerre mondiale. Là, Terman et ses chercheurs ont développé parmi les tous premiers équipements de signalisation et de transmission secrètes, incluant les détecteurs de radars, les brouilleurs de radars et les leurres en aluminium utilisés comme contre-mesures aux défenses anti-aériennes allemandes.

A son retour à Stanford après la guerre, Terman y amena son expérience et ses contacts militaires. Il commença à transformer la zone de la baie de San Francisco en une zone de recherche hi-tech affublée du sobriquet de “la vallée des micro-ondes”.

En 1951, William Shockley, un des co-inventeurs du transistor, installa le Shockley Semiconductor Laboratory in Mountain View, en Californie, aujourd’hui base de Google Inc. Bien qu’il ne fut pas un homme d’affaire fructueux, les transfuges de son entreprise fondèrent ce qui est devenu le cœur du système de la Silicon Valley et de ses entreprises, incluant Intel Corporation, National Semiconductor, et Advanced Micro Devices.

Alors que la Vallée des Micro-Ondes de Terman cédait doucement la place à la silicon Valley de Shockley, un eugéniste avoué, en faveur de la stérilisation des gens moins intelligents, ainsi changea aussi la nature de l’implication du gouvernement des Etats-Unis dans l’industrie de la haute-technologie. Plutôt que d’employer directement les entreprises tech pour produire la technologie, l’électronique de consommation serait régulée de manière croissante, elle serait dirigée, supervisée et infiltrée par des fonctionnaires du gouvernement, qui pourraient ensuite utiliser cette technologie comme le fondement d’une opération de renseignement mondiale, dirigée non pas sur les puissances militaires étrangères, mais sur la population mondiale dans son ensemble.

Bien que bon nombre de personnes soient maintenant au courant de l’origine de l’internet dans l’ARPANET, le premier réseau d’échange interconnecté au monde, financé par l’agence des projets en recherche avancée du ministère de la défense américaine et plus connue sous son acronyme de DARPA (pour Defense Advanced Research Projects Agency), peu sont au courant en fait du combien la technologie moderne a été financée originellement par ou créée par des clients du gouvernement des Etats-Unis, de son armée et de ses services de renseignement.

En 1958 la Mitre Corporation fut fondée employant des personnels de l’armée de l’air américaine, plus précisément de son projet de défense anti-aérienne, ceci continue jusqu’à aujourd’hui afin de fournir de nombreuses agences du gouvernement avec des systèmes d’ingénierie et d’informatique, ces agences incluent le ministère de la défense (Pentagone), le département (ministère) de la sécurité de la patrie (NdT: Department of Homeland Security, la Stasi yankee…), la Federal Aeronautic Administration (FAA) et l’Internal Revenue Service (NdT: IRS le fisc yankee, petite note intéressante à ce sujet: dans le film et la série télévisée très célèbres mettant en scène le fameux Eliott Ness, “Les Incorruptibles”, les agents représentés sont souvent confondus avec des agents du FBI, il s’agit en fait d’agents de l’IRS, Eliott Ness et ses collègues sont des inspecteurs du fisc yankee !…). Cette entreprise est actuellement présidée par un ancien directeur de la CIA, James Schlesinger.

En 1977, les Software Development Laboratories créèrent la première base de données Oracle sous contrat avec leur client de la CIA. En 25 ans, virtuellement toutes les entreprises du top 100 de Fortune Magazine dans le monde se sont basées sur la base de données d’Oracle pour gérer leurs informations.

Le programme du Global Positioning System ou GPS, qui fait maintenant partie de tout, des systèmes de navigation de nos véhicules aux apps de nos smartphones, fut créé par le Pentagone. Après le désastre du vol KAL 007, le système passa au civil incluant la gestion du trafic aérien.

Il y a plus important que ces interventions dans le secteur de l’informatique: la façon dont les mains du gouvernement américain dans le développement du matériel et des logiciels, ont été cachées derrière des paravents d’affaire. Ce système moderne de financement des startups clefs de la haute technologie a effectivement caché les relations très intimes qui continuent d’exister entre la Silicon Valley et le cœur de l’appareil du renseignement américain.

Comme nous l’avons dit l’an dernier, la firme In-Q-Tel fut créée en 1999 par la CIA en tant qu’entreprise de financement afin d’identifier et d’acquérir des technologies bonnes à utiliser par les services de la communauté du renseignement. Depuis lors, cette entreprise a investi dans un nombre varié d’entités technologiques orwelliennes invasives de la vie privée et qui seraient três intéressantes pour un gouvernement désirant devenir un Big Brother du XXIème siècle.

A peine différente d’In-Q-Tel sont les entreprises de financements qui ont financé entre autres les Paypal, Facebook et Google. L’ancien CEO d’IN-Q-Tel Gilman Louie fut dans le comité directeur de la National Venture Capital Association avec Jim Breyer, patron d’Accel Partners qui fournir les 12 millions de dollars de départ pour fnancer Facebook. Un autre investisseur dans Facebook fut Peter Thiel, un ancien co-fondateur de PayPal et un membre du comité directeur du groupe Bilderberg.

En 2000. Un article dans le journal the Independant annonça que la CIA recherchait à investir dans un moteur de recherche afin de gérer et d’analyser l’information en croissance perpétuelle du www. A la même époque, Sequoia Capital and Kleiner Perkins Caufield & Byers, deux agences de financement de la Silicon Valley ont investi 25 millions de dollars dans une toute nouvelle startup: Google Inc. Sequoia and Kleiner Perkins sont quasiment voisines de In-Q-Tel à Menlo Park et ont co-investi dans de nombreux projets. En 2006, l’ancien agent de la CIA Robert Steele a dit à Homeland Security Today que Google “a pris de l’argent et des directives pour des éléments de la communauté du renseignemnt américain, incluant l’ Office of Research and Development at the Central Intelligence Agency, In-Q-Tel et plus que probablement, la NSA et le DIA, renseignement militaire et le Commandement à la Sécurité.

En 2005, In-Q-Tel a vendu plus de 5000 actions de Google qu’elle possédait. Il n’a jamais été clarifié le pourquoi et comment In-Q-Tel avait en sa possession ces actions de Google, mais ceci est supposé s’être produit lorsque Google a acheté Keyhole Inc, le développeur de logiciels qui est après devenu Google Earth. Le nom de l7entreprise, keyhole, est une référence pas très subtile à la classe Keyhole de satellites de reconnaissance (espions) que les agences de renseignement américaines ont utilisé pendant des décennies et qui produisaient une imageie en 3D et une analyse cartographique.

En 2010, des détails de la relation entre la NSA et Google commencèrent à émerger, mais jusqu’à aujourd’hui, tous les détails sont bloqués de la vue publique.

En 2011, Apple a introduit “Siri”, un assistant personnel virtuel intelligent dans sa nouvelle série d’inovation pour SmartPhone iPhone. Même à cette époque, certaines personnes reconnurent une ressemblance confinant au bizarre entre Siri et d’aures assistants personnels développés par le Pentagone dans le passé.

Que toutes ces connexions, actionnariats, régulations et infiltrations deviennent quelque chose de particulièrement dérangeant est indiscutable. Après tout, nous vivons maintenant dans une ère où pratiquement tous les foyers du monde occidental ont des engins aux capacité multiples concernant l’internet, où le monde se connecte en ligne au moyen de la téléphonie mobile et où la très vaste majorité du public est particulièrement heureuse d’utiliser Google, Facebook et autres services à la mode de recherche d’infos, de courriels, de connexion avec les amis et de partage des détails intimes de leurs vies personnelles. Ceci est le type d’information que tout dictateur du passé aurait rêvé d’avoir en sa possession, le type d’info lui disant à lui et ses services de contrôle, ce que les fgens font, ce qu’ils pensent, où ils passent le plus clair de leur temps, avec qui, sur quoi dépensent-ils leur argent ? et tout cela en temps réel !…

Et maintenant, ces dernière révélations au sujet de Steve Jobs et de son “habilitation avec le Pentagone” sont passées au dessu de la tête des gens, car la vaste majorité a été conditonnée à vénérer ces nouveaux gourous hautes technologies du XXIème siècle représentant le “rêve américain”: des petits génies qui se sont emmêlés les pinceaux dans des fortunes sans précédents avec sans rien d’autre que leur cerveau. C’est ce qu’on nous fait croire, bien sûr en laissant toujours de côté les machinations qui sont ourdies derrière le rideau, impliquant le Pentagone, le DHS, la NSA, In-Q-Tel et autres agences qui sans faire de bruit ouvrent des portes et signent les chèques pour les quelques ceux choisis par l’industrie. Il faut voir si le public en général peut être amené à s’intéresser à ce problème, ou s’il va continuer à partager ses données privées et détails intimes de la vie sans cligner des yeux sur Facebook ainsi que partager leurs pensées privées et intimes avec la Goggle Search bar…