Archives de juin, 2010

Les affameurs

Posted in actualité, économie, crise mondiale, politique et social, politique française with tags , , , , , , on 30 juin 2010 by Résistance 71

lundi 30 juin 2008 par cnt ait

Ces dernièrs mois, des émeutes de la faim se sont répandues comme une traînée de poudre dans un grand nombre de pays. Ces évènements, graves, sont révélateurs de l’état de crise dans lequel est plongée aujourd’hui la population mondiale. Une crise qui n’est vraiment pas due au hasard ! La hausse infernale des prix de la nourriture, qui affame à travers le monde des millions et des millions d’êtres humains a certainement plusieurs causes. Mais, la principale, la plus massive, la plus directe, c’est la spéculation.

Les accapareurs cause première de la crise alimentaire mondiale

Les spéculateurs, véritables accapareurs des temps modernes [1], se sont détournés, pour cause de crise des subprimes, de certains marchés financiers. Ils se sont jetés, comme la misère sur le pauvre monde sur un autre marché : celui des matières premières alimentaires. Le résultat ne s’est pas fait attendre : pour les spéculateurs, de gros bénéfices ; pour les populations du tiers-monde la réapparition massive de la faim et de l’extrême misère, pour les populations des pays dits développés (et qui sont en fait en pleine régression sociale), quelques crans de serrage de plus à la ceinture. Ainsi on a apprit que le riz est déjà rationné aux USA et en Israël.

Après le rationnement par l’argent, le rationnement tout court, genre celui des années de guerre.

Une autre raison joue dans le même sens que la spéculation : le développement, dans des pays qui en avaient peu jusqu’ici, d’une classe bourgeoise tout aussi avide de sur-consommer que notre propre bourgeoisie et qui donc pompe une bonne part des ressources alimentaires pour elle seule. D’autres « explications » sont avancés périodiquement dans les médias.

La première repose sur les variations climatiques : sécheresses ici, inondations là-bas ont affecté les récoltes.

L’autre grande explication vise les bio-carburants. Leur fabrication requiert en effet d’énorme quantités de plantes, dont les surfaces d’exploitation ne sont donc plus disponibles pour des cultures vivrières.

Ces deux raisons sont réelles, mais les médias oublient généralement de mettre l’accent sur leur cause. Car, le réchauffement climatique tout comme le choix des surfaces pour les productions de biocarburants (ainsi d’ailleurs que sur le gaspillage de carburant en général !) ne sont pas dus non plus au hasard, mais, tout comme la famine, sont une conséquence directe de l’existence du capitalisme et de l’Etat.

Pendant la famine, la mondialisation continue

La situation étant très chaude, les hypocrites qui nous gouvernent, font semblant de découvrir que leurs politiques économiques aboutissent à la famine. Ils sonnent, d’ailleurs mollement, à travers les principales institutions internationales, l’alarme : il faut de l’argent pour sauver les pauvres. On sent qu’ils nous préparent un grand appel à la poche et au coeur, un « Téléthon » pour crève-la-faim.

Pendant ce temps ils poursuivent tambour battant la mondialisation de l’économie et la concentration des moyens de production dans un petit nombre de mains ; autrement dit, ils travaillent activement à la disparition des petits producteurs locaux de cultures vivrières et ils préparent ainsi les prochaines famines. La crise que nous vivons n’est pas prête de s’arrêter d’elle-même !

Les altermondialistes proposent leur solution : un nouveau type d’organisation du commerce mondial, un commerce plus juste, plus respectueux de l’environnement. C’est oublier à qui profite le commerce aujourd’hui. C’est oublier que les grandes multinationales tout comme les hiérarques des états (développés ou pas) ont construits de vastes fortunes sur le dos des pauvres, grâce justement à leur « loi du marché ». Une pseudo loi dont ils n’attendent pas comme ça renoncer aux bénéfices ! Qui peut croire que ces puissants vont lâcher leurs privilèges s’ils n’y sont pas obligés ? Ils ne l’ont pas fait avant, ils ne le feront pas aujourd’hui.

D’ailleurs, leur réaction face aux émeutes de la faim est claire : s’ils sonnent l’alerte humanitaire dans les pays occidentaux pour éviter à leurs populations d’avoir d’éventuels remords de conscience, dans les pays pauvres, ils n’hésitent pas à tirer sur les foules pour les soumettre.

Pour nous, il est évident que le conflit n’est pas plus entre « ici » et « là-bas », entre occident et tiers monde qu’entre gauche et droite. Il est entre bas et haut. Entre la classe de ceux qui sont opprimés et celle de ceux qui les oppriment. Ce n’est pas de dirigeants qu’il faut changer, ou bien de lois, mais bien le système dans son ensemble.

C’est une révolution, à l’échelle de la planète, qu’il faut mettre en route. Et cela, chacun, modestement, par son action de tous les jours, peut y contribuer.

Michel (CNT-AIT Toulouse)

[1] Sous l’ancien régime monarchique et au début de la Révolution française, on appelait accapareurs les criminels qui stockaient massivement de la nourriture pour faire monter les prix.

Le vrai « faux probleme » des retraites

Posted in actualité, politique et social, politique française with tags , , , , , , on 30 juin 2010 by Résistance 71

les retraites : un vrai « faux problème »

jeudi 10 juin 2010 par cnt ait

Depuis plusieurs années, nous sommes soumis à un matraquage médiatique qui a pour but de faire intégrer à toute la population une seule et même rengaine : du fait de l’allongement de l’espérance de vie (fort inégalement répartie d’ailleurs, mais cela n’intéresse personne), du fait de la concurrence internationale, du fait de tant d’autres choses, notre système de retraites va à l’asphyxie, il ne sera plus possible de payer, etc., etc. Une simple observation de la réalité économique montre que ces longs et prétentieux discours constituent purement et simplement une manipulation.

En effet, le problème de base, c’est de savoir à qui vont les «  bénéfices  » dégagés par toutes les activités de production (ce qu’on appelle en gros en langage économique la «  plus-value » ou la « valeur ajoutée  »).

les chiffres parlent

Or, sur ce plan, les chiffres parlent. Voici ce qu’ils disent. Citons un document incontesté du très officiel INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) [1]  : en 1981, les trois quarts (74 % exactement) de la création de richesse produite en France allaient aux salariés. En 2009, ce pourcentage était tombé à 65 %  !

Le constat est donc simple : la part de la production que les travailleurs reçoivent a diminué de presque 10 % en moins de trente ans. Cela représente des sommes fabuleuses qui permettraient à elles seules de régler «  le problème des retraites  » si on le voulait.

En effet, en France pour la seule année 2009, la valeur ajoutée produite a été de 1 434 milliards d’euros. Si la répartition s’était faite dans les mêmes proportions qu’en 1981, 1 061 milliards d’euros auraient dû aller dans la poche des salariés. Dans la réalité, ils n’ont reçu que 932 milliards, soit une perte pour eux de 129 milliards. Ce qui est très supérieur aux 100 milliards d’euros de déficit prévu «  pour le déficit des retraites  » par le gouvernement à l’échéance 2050. Autrement dit, il suffirait de reprendre dans les bénéfices des patrons et des actionnaires la part supplémentaire de ce qu’ils nous volent annuellement (par rapport à 1981, époque à laquelle ils ne se gênaient déjà pas pour nous plumer) pour régler définitivement le problème  !

Ce simple calcul, peu de gens le font, tant à gauche qu’à droite. A droite, on les comprend. A gauche aussi, car la chute de la part des salariés s’est essentiellement produite de 1983 à 1987, c’est-à-dire pour l’essentiel sous un gouvernement de gauche (soutenu par les socialistes, les communistes et autres verts).

On comprend pourquoi les socialistes préfèrent regarder ailleurs quand il s’agit de proposer des solutions au problème des retraites : ils devraient commencer par faire leur autocritique ! Peu désireux de la faire, ils se placent délibérément sur le terrain de la droite, et cherchent à nous convaincre qu’il est indispensable de travailler plus longtemps.

Si ce n’était une arnaque très pénible pour tous les salariés, il serait amusant de constater que, dans une période de chômage de masse pour la jeunesse, le gouvernement cherche à maintenir de force au travail les personnes de plus de 60 ans, dont certaines (bâtiment, agriculture, métallurgie, santé,…) arrivent déjà épuisées à cette première limite  ! Ce qui montre qu’on est ici non dans une logique économique imposé par le «  besoin » mais dans un discours purement idéologique.

le problème des retraites, c’est notre échec dans la lutte des classes

La répartition actuelle de la valeur ajoutée montre que la victoire de Mitterrand en 1981 a constitué une grande défaite pour les travailleurs. Ce que toute la classe politique de gauche a présenté comme une libération, s’est avéré être la plus grande escroquerie que les possédants aient organisé contre nous.

Constater que la part des salaires dans la valeur ajoutée, s’est effondrée de 1983 à 1987 (et n’a pas récupéré depuis), c’est une autre façon de constater que l’exploitation s’est faite plus forte.  En effet, les travailleurs, qu’ils soient dans le secteur des biens ou celui des services, produisent 100 % de la richesse par leur travail (et non une simple part comme le prétendent les écono-crétins qui enseignent l’économie dans les facultés), et une partie de celle-ci est volée par le patron. Plus la part volée par le patron est grande, plus forte est l’exploitation.

Pour les retraites, il ne s’agit donc pas d’un problème démographique comme « on » nous le dit à la quasi-unanimité, mais bien d’un problème politique et social.

Outre le gouvernement, le parlement, les médias et les partis politiques, d’autres comédiens sont dans la danse  : les centrales syndicales. Tout comme les «  forces politiques de gauche  », elles sont partie prenante dans cette vaste escroquerie et, faites leur confiance, elles vont remplir leur mission encore mieux que d’habitude.

Après avoir fait semblant d’ergoter sur des détails, elles sont en train d’organiser un enterrement de première classe pour un mouvement qui n’a même pas commencé ! Le tout sur fond de «  négociations » interminables (histoire d’endormir le public) avec le patronat et l’Etat, négociations dont pas grand chose ne transpire. Pour une raison également simple  : les centrales syndicales sont là simplement pour «  accompagner » l’étranglement progressif des retraites. Elles jouent le jeu de ces psychologues que le pouvoir se dépêche d’envoyer sur les lieux de chaque catastrophe  : vous faire accepter ce qui s’est passé (car «  on n’y peut rien  », n’est-ce pas, ma pauvre dame  ?), sans que vous vous posiez trop de questions sur les responsabilités et surtout en vous enlevant toute envie d’agir contre les responsables.

C’est comme cela qu’il faut comprendre la promenade nationale que les syndicats viennent d’organiser dans une assez belle unanimité ce 27 mai, afin que les plus crédules continuent à croire qu’ils servent à quelque chose. Avec les examens (pour les étudiants) et les vacances (pour ceux qui peuvent se les payer) qui approchent, les bureaucrates espèrent bien que ce mouvement ne prendra pas, et que cette manif aura pour toute fonction celle de l’os en plastique que l’on jette à un chiot pour tromper son impatience.

les syndicats ne capituleront pas car ils ont déjà négocié Même si par hypothèse leur base les poussait (ce qui est l’espérance illusoire des gauchistes et libertaires syndiqués à la CGT, à la CFDT, à Solidaires, FO et autres UNSA), même si dans ce cas elles étaient obligées d’aller un petit peu plus loin, elles ont, par avance, non pas capitulé (ce qui supposerait au départ une volonté de se battre) mais négocié les privilèges individuels de leurs bureaucraties contre les retraites de tous.

L’affaire des retraites démontre avec force combien la stratégie adoptée majoritairement par les militants et organisations libertaires depuis des décennies et qui consiste à se syndiquer dans les «  grandes centrales  » «  parce que c’est là où sont les travailleurs » jointe à la pratique de ces mêmes libertaires de co-signer avec les syndicats des tracts et autres appels, de participer à leurs défilés et rassemblements… constitue une erreur tragique.

Ceux qui ont joué (et continuent de jouer) cette carte se sont non seulement jetés tous seuls dans la gueule du loup, mais, en servant de faire-valoir à ses organisations ils ont largement contribué à rendre impossible à ce jour l’émergence d’une véritable organisation autonome de la classe exploitée qui aurait été bien utile dans les circonstances actuelles  !

Les militants de la CNT-AIT n’ont pas arrêté de répéter cette évidence sans trop de succès à ce jour. Peut-être la déroute qui s’annonce dans la «  bataille  » des retraites constituera-t-elle pour cette militance l’électrochoc qui l’amènera à remettre en cause des pratiques socialement suicidaires  ? Nous ne pouvons que l’espérer et, pour notre part, nous ne cesserons de travailler au développement des capacités d’autoorganisation et de lutte de tous les exploités, avec la conviction qu’au vu de ce qui se passe et de ce qui se prépare, ce n’est pas simplement les retraites qu’il faut défendre dans un mouvement de résistance contre l’aggravation de l’exploitation et de la misère, mais bien ce système économique et politique qu’il faut mettre par terre et remplacer de fond en comble.

Economicus Simplex

[1] «  Le partage de la valeur ajoutée en France, 1949-2007  », P-A Pionnier, disponible sur le site de l’INSEE.

Participez a l’AlterVillage de l’association ATTAC France

Posted in militantisme alternatif, politique et social, politique française with tags , , , , , on 30 juin 2010 by Résistance 71

L’Association pour la Taxation des Transactions financieres et de l’Action Citoyenne (ATTAC France) propose son expérience annuelle de  village alternatif et de développement militant a l’Ecohameau du Moulin de Busseix a 50km au sud de Limoges du 12 au 19 Août 2010.

Information et bulleting d’inscription ici:

http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1084

Ici le compte-rendu de l’alter village 2009:

http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1157

Vides et vains, ni G8 ni G20

Posted in actualité, économie, politique et social with tags , , , , , , , on 30 juin 2010 by Résistance 71

Article paru sur Mondialisation.ca
Url de l’article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19944

A l’instar des réunions précédentes, le sommet du G20, club privé où les pays les plus riches de la planète ont convié les chefs d’Etat des principales puissances émergentes, s’est révélé à nouveau riche en effets d’annonce et vide de décisions. Comme en 2008 à Londres puis en 2009 à Pittsburgh, les discussions du G20 réuni à Toronto ont tourné autour de la sortie de crise. Mais d’une sortie capitaliste de la crise, favorable aux créanciers et aux grandes puissances.

Véritable serpent de mer depuis deux ans, le thème de la réglementation financière mondiale n’a, sans surprise, mené à rien de tangible. Devant les opinions publiques, qui paient très cher les effets de cette crise dans le déclenchement de laquelle elles n’ont aucune responsabilité, les gouvernements font comme s’ils souhaitaient s’inviter dans une redéfinition des règles du jeu mondial alors que depuis des décennies, ils œuvrent en fait pour l’abandon de toute règle protégeant les peuples.

Réglementation du marché des produits dérivés qui sont des innovations financières de pure spéculation sans utilité sociale, normes de fonds propres imposés aux banques, encadrement des bonus des dirigeants des grandes banques qui sont repartis de plus belle, taxation des grandes banques ou des transactions financières, autant de sujets qui ont montré de fortes divergences au sein du G20, ce qui est bien commode pour ne rien décider : le sujet a été reporté au prochain sommet du G20 à Séoul en novembre. Un moyen comme un autre de ne pas avancer sur ce sujet pourtant essentiel.

A chaque show médiatique, la même rengaine contre le protectionnisme est également entonnée. Partout dans le monde, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), appuyée par le Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), s’est donnée comme mission d’abattre les protections nationales décrétées comme entraves au libre commerce. Ce faisant, les droits fondamentaux des peuples, comme le droit à la souveraineté alimentaire, sont sacrifiés sur l’autel de la croissance et du profit des sociétés transnationales.

Pourtant, les différentes crises qui ont secoué le monde ces dernières décennies puisent leurs racines dans cette libéralisation du commerce et des flux de capitaux essentiellement spéculatifs. La grande déréglementation financière des années 1990, la déstructuration de pans entiers des économies nationales et le désagrégement de l’Etat ont préparé le terrain de la brusque offensive des détenteurs de capitaux contre les populations du monde entier, au Sud d’abord mais au Nord aussi.

La crise actuelle et les plans de sauvetage des banques ont démultiplié les dettes publiques des pays du Nord. L’ouragan d’austérité qui s’abat sur les pays européens organise de drastiques réductions des dépenses publiques tout en préservant les revenus du capital. Le G20 a ainsi pris l’engagement de « réduire de moitié les déficits d’ici à 2013 et faire diminuer la dette publique rapportée au PIB avant 2016 ». Ces coupes se font à l’encontre des intérêts des classes populaires et à l’avantage des classes sociales favorisées. Les remèdes frelatés appliqués à partie des années 1980 sont de retour : réduction ou gel des salaires, hausse de la TVA, libéralisation du marché du travail, privatisations des entreprises publiques, réforme du système des pensions et des retraites sont autant de mesures d’austérité dont les premières victimes sont les populations les plus précaires. Depuis 2008, le FMI a ouvert des lignes de crédits à une dizaine de pays européens. En Islande, la population a clairement fait comprendre qu’elle ne paierait pas pour les errements et les outrances du secteur bancaire et financier. En Roumanie, la réduction de 15% des retraites a été jugée anticonstitutionnelle malgré les pressions du FMI. En Ukraine, les relations entre le FMI et le gouvernement étaient bloquées depuis la décision unilatérale de ce dernier d’augmenter de 20% le salaire minimum. De nombreuses manifestations populaires ont lieu dans les différents pays victimes de ces politiques, ainsi qu’à Toronto où les manifestations anti-G20 ont été brutalement réprimées.

Ce sommet du G20 ne fut donc qu’une pierre de plus apportée à l’édifice d’une sortie capitaliste de la crise. Pour tous ceux qui luttent pour la justice sociale, ce G20 est plutôt… un G vain, qui répète inlassablement les mêmes exigences que rien ne justifie et qui ressort les anciennes « solutions » qui en fait n’en sont pas. Alors, ni G8, ni G20, mais il faut s’attaquer à la racine du problème en expropriant les banques pour les transférer au secteur public sous contrôle citoyen, en réalisant un audit citoyen de la dette publique afin d’annuler la dette illégitime, en instaurant une véritable justice fiscale et une redistribution plus juste de la richesse, en luttant contre la fraude fiscale massive, en remettant au pas les marchés financiers par la création d’un registre des propriétaires de titres et par l’interdiction des ventes à découvert, en réduisant radicalement le temps de travail pour créer des emplois tout en maintenant les salaires et les retraites. Pour cela, il est urgent de créer une vaste mobilisation populaire pour faire converger les luttes locales sur le plan international et venir à bout des politiques de régression sociale.

Damien Millet – Sophie Perchellet – Eric Toussaint : Respectivement porte-parole, vice-présidente du CADTM France et président du CADTM Belgique (www.cadtm.org)

Vidéo animation: comment vaincre le Nouvel Ordre Mondial?

Posted in actualité, documentaire, N.O.M, politique et social with tags , , , , , , , on 29 juin 2010 by Résistance 71

Solidaire contre le fascisme supranational du Nouvel Ordre Mondial !

Recette en 4 minutes, musicale et sans parole de la tourte résistance a la creme solidarité populaire.

Rien ne sert de s’égosiller en vain. Organisation, solidarité au dela des clivages fictifs et induits politico-sociaux dont l’oligarchie nous abreuve pour mieux nous diviser et action directe intelligente et concertée sont les piliers du regain de notre conscience sociale défunte.

Pour que nous, les peuples survivions au totalitarisme supra-fasciste annoncé:

A voir et diffuser sans modération !

http://www.youtube.com/watch?v=9clXt9iFo1g

Le paysage social français vu du Québec

Posted in actualité, économie, politique et social, politique française with tags , , , , , , , , on 28 juin 2010 by Résistance 71

Cette vision du paysage socio-politique français nous vient du Québec. Il est intéressant de noter, que sans aucun doute, nos cousins québécois voient dans la situation politico-sociale française, certaines choses que nos concitoyens eux-mêmes n’ont pas encore perçu pour la plupart.

Il est de surcroi intéressant de noter la recherche pour l’auteur d’un homme (ou femme) politique, susceptible de transcender le malaise social en une réorientation et reconstruction politique et sociale satisfaisante pour les citoyens de la République.

C’est la a notre sens qu’est le fourvoiement. Espérer toujours en une providence politique d’un homme ou d’un parti pour remettre la société dans les rails du progressisme est une illusion aussi grande que de croire que nous vivons (en France ou au Canada ou tout autre pays occidental), dans une démocratie.

La solution au marasme actuel, et ses déroulements futur est en dehors du système de la sacro-sainte illusion de la « démocratie représentative », qui n’a générée depuis 1789 qu’une succession d’aristocraties républicaines, monarchiques ou impérialistes selon les lubies des financiers du moment et de la conjoncture du grand argent. Nous sommes d’accord avec l’analyse de JC Allard, mais pas dans l’orientation a suivre quant aux solutions.

Le pouvoir de, pour et par les peuples, fédérés par une politique participative non déléguée et auto-géré pour une véritable émancipation sociale.

— Résistance71 le 28 Juin 2010 —

France: le passage à l’acte ?

Par JC Allard, url de l’article original:
http://les7duquebec.wordpress.com/2010/06/28/le-passage-a-lacte/

On se plaint beaucoup au Québec, mais la situation est bien plus volatile en France.  Regardons bien ce qui s’y passe, car c’est peut-être  le modèle de ce qui va se passer chez-nous quand la situation se sera encore détériorée.

Ceux qui suivent de près les états d’âme de la population française ne peuvent qu’avoir constaté le détérioration brutale du climat politique, surtout depuis l’élimination de l’Équipe de France au Mondial.  Petite cause, grand effet, car il semble qu’en donnant à Quidam Lambda cette lourde taloche à son amour propre, on l’ait sorti de sa torpeur et qu’il ait tout à coup compris toute l’ampleur du désastre .

Il prend conscience de l’insolvabilité prochaine de la France au sein d’une Europe qui le sera aussi, d’un marché du travail qui s’effiloche dans une structure de production que le libre-échange a sabotée, d’une solidarité nationale rongée par les communautarismes et, surtout, de la trahison de ses élites qui, tous partis confondus, apparaissent toutes corrompues, sans un idéal et sans même un projet.

Quidam Lambda comprend que lui couper ses retraites et privatiser le patrimoine national  ne sont pas des gestes amicaux. Il comprend qu’on ne le gouverne plus, mais qu’on l’exploite comme un cheptel. Le mépris général de la population française pour ses élites est devenu tangible. En l’absence de médias crédibles – ils sont tous aux ordres de ces élites politiques, economiques et même culturelles qui sont devenues ses ennemies –  c’est le ton des articles sur le Net qui se durcit… et celui des commentaires de la population générale encore bien davantage.

On entend donc depuis quelques jours sur le Net français un langage subversif, insurrectionnel et qui se voudrait révolutionnaire.  Un discours qui reste encore bien velléitaire, cependant, puisqu’il n’existe pas une alternative réaliste a la gouvernance de ces élites : dans la société complexe qui s’est créée, le peuple n’a pas la compétence de proposer quoi que ce soit.

Mais le peuple ne veut plus faire aveuglément confiance à une caste élitiste qui semble s’être liguée contre lui. Il cherche une issue. Il veut manifester son mécontentement. Comment peut-on prévoir qu’il le fera ?

Le plus probable, si la révolte passe à l’acte, est que ce sera par une désobéissance civile spontanée et individuelle. Un grève générale non déclarée, sans consignes de qui que ce soit … et sans donc que quiconque puisse  être persuadé d’y mettre fin par des promesses ou des menaces.  Un nouveau Mai 1968, dont le premier n’aura alors été que la répétition générale.

Cette désobéissance qui se voudra populaire ne ciblera pas les citoyens, mais la structure de l’État et du système de production. Elle pourrait s’accompagner d’actes de sabotage.  Ainsi, le personnel du réseau de la santé ne cessera pas de traiter, mais tout le volet administratif et comptable pourra devenir inopérant. De même le système de transport en commun, où c’est la perception des titres de transport qui pourrait être seule  perturbée.

Perturbé aussi – c’est un euphémisme – le transport des marchandises dont la logistique fragile peut ne plus produire qu’un chaos indescriptible. Perturbé un systeme d’éducation o1 ce qui est enseigné ne correspond plus aux programmes et où personne n’échoue plus un examen… les possibilités de saboter le système sont infinies, imparables et à la portée de chaque individu mécontent.

Ceux qui profitent vraiment du système ont intérêt à ce qu’il n’y ait pas trop de mécontents.  Si personne n’a autorité pour le dire formellement, mais que tout le monde sait, que ce que le peuple veut est la démission de la gouvernance actuelle – Exécutif et Legislatif – et son remplacement par autre chose, ceux qui sont les véritables maïtres de la société et ne veulent pas que le peuple soit mécontent ne tarderont pas à obtenir cette démission…

Démission de la gouvernance actuelle, puis quoi ?… On pourrait penser à la mise en place, pour 6 mois ou un an, d’une structure de transition, dont l’objectif serait d’abord de redonner confiance aux Français, en créant  un consensus large et en menant une action exemplaire contre la corruption.

Cette structure pourrait aussi mettre en place des mesures d’urgence pour juguler la crise, puis proposer et faire adopter par referendum une nouvelle constitution. Son mandat s’achèverait  par  l’élection, selon les principes et procédures de cette nouvelle constitution, d’un nouveau gouvernement dont ce sont ces futures élections qui détermineraient les orientations.

Comment constituer cette structure de transition ?  Ne pouvant compter que sur les ressources politiques dont elle dispose et ayant comme premier objectif que cette structure soit consensuelle, les Français devraient exiger que se forme un gouvernement d’Union Nationale ratissant très large, de Mélenchon à Le Pen.  Il ne faut exclure personne qui accepte le principe d’une gouvernance démocratique.  On saura que Quidam Lambda est content quand les roues recommenceront à tourner correctement.

Le peuple peut désormais choisir cette voie proactive, parce que la complémentarité, dans une société complexe, rend tant de gens indispensables qu’on ne peut simplement pas  gouverner sans un large consensus.  Si on tente d’ignorer cette exigence, toutefois, le mécontentement de la population conduira à un changement plus conventionnel : la prise du pouvoir par un homme providentiel qui, ne devant rien à personne, pourra nettoyer tout ce réseau de favoritisme et de copinage qui étouffe la France.

Le peuple n’a pas le pouvoir de le faire apparaître un tel homme, mais il a celui de l’accueillir. D’autant plus facilement que, dans une société complexe, la complémentarité fait de la démocratie le régime par défaut et que celle-ci reviendrait d’elle-même le nettoyage complété. Il va être passionnant de voir le chemin que prendra la France.

Pierre JC Allard

Les pêchés d’Hugo Chavez

Posted in actualité, politique et social with tags , , , , on 28 juin 2010 by Résistance 71
Article / interview publié en Novembre 2009 par Michel Collon


Les pêchés d’Hugo Chavez

En Amérique latine, presqu’une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Au Venezuela, un homme affirme qu’on peut y mettre fin. Certains l’accusent de tous les péchés : ‘populiste’, ‘dictateur’… Michel Collon vient de publier Les 7 péchés d’Hugo Chavez et il montre pourquoi cette expérience nous concerne.

Interview: Petya Micheroux

Le président vénézuélien Hugo Chavez est-il populiste ?
Michel Collon. La grande tarte à la crème ! Dès que quelqu’un dérange, les médias lui collent une étiquette. Qui a pour fonction d’empêcher les gens de réfléchir aux problèmes, aux conflits entre des intérêts qui s’affrontent. C’est quoi, un « populiste » ? Quelqu’un qui flatte le peuple, en lui faisant des promesses qu’il ne peut tenir. Selon moi, cette définition vaut pour Sarkozy et les autres dirigeants européens : ils font des promesses en sachant qu’ils ne les tiendront pas.

Et Chavez aurait tenu ses promesses ?
Michel Collon. Lorsqu’il arrive au pouvoir en 1999, deux Vénézuéliens sur trois n’avaient jamais vu un médecin de leur vie. Depuis, « Chavez le populiste » a mis en place avec l’aide de médecins cubains des maisons médicales, non seulement dans les quartiers pauvres de Caracas, mais aussi dans les campagnes et les régions les plus reculées des Andes ou de l’Amazonie. Il a aussi alphabétisé, en moins de deux ans, un million et demi de personnes. Le budget de l’éducation est passé de 3% à 9%. On a réussi à remettre aux études des gens qui avaient dû les interrompre à cause de la pauvreté. Aucun de ses prédécesseurs n’avait fait ça. A mon avis, beaucoup de peuples dans le monde aimeraient avoir de tels dirigeants populistes.
Avant, l’argent du pétrole servait à enrichir les multinationales. Aujourd’hui, il sert à éliminer la pauvreté. Pour les riches, Chavez est donc le diable, couvert de péchés. Pour les pauvres, il incarne l’espoir.

Mais certains lui reprochent d’être trop lent, trop conciliant, de ne pas s’attaquer à la propriété capitaliste…
Michel Collon. Méfions-nous des « Y a qu’à ». Pour eux, tout est facile. Y a qu’à faire ceci, y a qu’à faire cela. Chavez n’a qu’à exproprier tous les capitalistes et créer un État ouvrier, exporter la révolution dans toute l’Amérique latine, et bla bla bla. Mais le Venezuela ne compte presque pas d’ouvriers, sur quelle base reposerait un « État ouvrier » ?
Non, le problème clé, celui qui bloque le développement de pays comme le Venezuela, c’est la dépendance envers les multinationales. Celles-ci déversent leurs produits subventionnés, contrôlent les politiciens et l’armée, pillent les matières premières et toutes les richesses, maintiennent les salaires au plancher et tout ça bloque le développement du tiers monde. Or, beaucoup de classes et couches sociales du tiers monde ont intérêt à ce que leur pays se libère de l’emprise des multinationales US ou européennes, et pas seulement, les classes travailleuses. Il y a donc intérêt à s’allier avec elles ou à les ménager.
Réussir cette première étape n’est pas évident. Contrairement à ces « révolutionnaires en chambre », Chavez a la responsabilité de remplir les assiettes des gens. Eliminer une forme d’économie – où il y a effectivement une exploitation capitaliste, c’est vrai – quand on n’a encore rien pour la remplacer, c’est laisser les gens crever de faim et évidemment se détourner de la révolution. Une révolution ne peut avancer ni trop vite, ni trop lentement. Il faut, au stade actuel, cibler les multinationales et ménager les autres. On ne fait pas une révolution en partant des souhaits des révolutionnaires mais en tenant compte de la situation objective, du rapport des forces et des possibilités des gens.

Votre livre aborde en fait tout le rapport Nord-Sud à l’échelle du continent américain. Vous parlez du Nord comme de « l’aspirateur des richesses ». Que voulez-vous dire ?
Michel Collon. Nous, gens du Nord (Europe et Etats-Unis), devons absolument prendre conscience du mécanisme qui explique cet écart entre le Nord riche et le Sud pauvre (même si, tout le monde n’est pas riche au Nord où les écarts s’aggravent aussi). La question est : sur le dos de qui les riches du Nord ont-ils construit leurs fortunes ? Je le rappelle dans le livre, sur base de quelques études historiques : l’Europe est devenue riche en pillant l’or et l’argent de l’Amérique latine, en massacrant les Indiens et en arrachant à l’Afrique dix millions de Noirs, transformés en esclaves et en chair à profits.

Mais le colonialisme a pris fin, non ?
Michel Collon. En réalité, non. Aujourd’hui, les mêmes mécanismes d’aspiration des richesses restent à l’œuvre, mais de manière beaucoup plus subtile et voilée, comme je l’explique dans le chapitre intitulé « les sept fléaux de l’Amérique latine ».
Premièrement, le pillage des matières premières. Pétrole et gaz bien sûr, mais aussi eau et biodiversité, enjeux stratégiques du 21ème siècle. Deuxièmement, le pillage de la main d’œuvre dans des usines de sous-traitance. Véritables bagnes où les syndicats sont interdits. Troisièmement, l’assassinat de l’agriculture. Les multinationales d’agrobusiness du Nord déversent leurs produits subventionnés en Amérique latine et en Afrique, ruinent les paysans locaux, les obligeant à quitter la terre et à s’amasser autour des villes.
Le quatrième fléau, c’est l’élite dirigeante des pays du Sud. Une bourgeoisie locale vendue aux intérêts étrangers et travaillant pour le compte des multinationales. Cinquième fléau : la dette. Les banques du Nord et la Banque Mondiale contrôlée par les pays riches maintiennent le chantage d’une dette déjà largement remboursée en fait. Sixième fléau : en vingt ans, les États-Unis et l’Europe ont obligé à privatiser un millier d’entreprises publiques en Amérique latine, transférant ainsi la richesse et le pouvoir économique vers le Nord. Septième fléau : le vol des cerveaux. Scientifiques, techniciens qualifiés et médecins. Le Sud dépense pour les former, mais le Nord les détourne. Voilà, l’ensemble de ces sept fléaux montre que le colonialisme et le pillage n’ont pas disparu.

Chavez réalise des choses impressionnantes. D’autres ne le font pas. Pourquoi ?
Michel Collon. 80 années de richesse pétrolière du Venezuela ont produit un écart énorme entre riches et pauvres. Ce que Chavez a fait, c’est changer la règle du jeu. Il a récupéré l’argent du pétrole en faisant payer – enfin – les multinationales et en reprenant le contrôle de la société publique qui gérait le pétrole. Les bénéfices sont enfin versés dans le budget de l’État, permettant de s’attaquer sérieusement au problème de la pauvreté. Quand on voit la misère qui règne en Afrique et au Moyen-Orient, à côté de fortunes colossales, on se dit qu’il faudrait y exporter Chavez. Ou plutôt s’en inspirer.

D’où la colère des États-Unis ?
Michel Collon. Comme disait Chomsky, « peu importe où le pétrole est situé dans le monde, les États-Unis considèrent que la géographie se trompe et qu’il est situé aux États-Unis ». Chavez a refusé cette logique.

Quelles menaces font peser les Etats-Unis sur le Venezuela ?
Michel Collon. Trois. 1. Le financement par la CIA, à coups de centaines de millions de dollars, d’une opposition putschiste, doublée de campagnes de désinformation qu’on retrouve dans nos médias. 2. La construction de sept nouvelles bases militaires US en territoire colombien. Comme par hasard, les bases US sont toujours juste à côté des ressources naturelles stratégiques, et pour encercler les pays rebelles : Venezuela, Bolivie, Équateur, voire Brésil. 3. Washington a réactivé la 4ème flotte qui « surveille » l’Amérique latine. Utilisée contre l’Allemagne en 40-45, supprimée lorsque le continent a été jugé « sous contrôle », et aujourd’hui réactivée en plaçant à sa tête un amiral qui a fait sa carrière dans les « Forces Spéciales » (spécialisées dans les débarquements et coups d’Etat).

Votre livre analyse aussi les erreurs et les faiblesses de Chavez. Quelles sont-elles ?
Michel Collon. Le Venezuela n’est ni l’enfer décrit par nos médias, ni le paradis. Les problèmes restent énormes. Surtout la bureaucratie. Celle héritée de l’ancien régime et qui sabote à qui mieux mieux. Mais aussi les nouveaux arrivistes. Et une corruption, qui n’est évidemment pas propre au Venezuela, mais si Chavez ne parvient pas à résoudre ce problème, la révolution perdra la confiance des gens et échouera, c’est clair. Un proche de Chavez m’a confié que 60 % des réformes décidées par lui ne sont pas appliquées. Ca donne la mesure du drame de la bureaucratie et de la corruption.

Le Venezuela, c’est loin. En quoi votre livre peut-il intéresser le lecteur belge ?

Michel Collon. En Europe, les victoires sont rares ces temps-ci. On rencontre beaucoup de pessimisme, de fatalisme. Par contre, l’Amérique latine nous apporte un message d’espoir. Chavez, Evo Morales et tous ces Latinos affrontent en fait les mêmes problèmes que nous : pauvreté, néolibéralisme, destruction des acquis sociaux et des services publics, pillage du travail et des ressources… Et ils arrivent à renverser la vapeur ! Non seulement ils résistent, mais ils obtiennent même des victoires, des avancées sociales pour la population.

Le Venezuela nous montre qu’un autre monde est possible ?
Michel Collon. On dira évidemment que la Belgique ou la France n’ont pas de pétrole, mais l’essentiel n’est pas là. Au fond, il y a plus important que le pétrole. Le « péché » le plus important de Chavez, c’est d’avoir rendu sa place au peuple. De lui avoir donné conscience qu’il est possible de prendre son destin en main. Et ça nous concerne aussi, car nous aussi on a cet écart riches-pauvres, ce pillage des fruits du travail.
Chavez et les Vénézuéliens nous montrent que d’un côté, il y a l’argent, et de l’autre côté, il y a les gens. Le plus important, ce sont les gens : ils sont l’immense majorité, ayant au fond les mêmes intérêts. Incompatibles avec ceux des multinationales.

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