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Sortir du marasme par le seul changement de paradigme politique… Les deux routes (Errico Malatesta)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 16 janvier 2022 by Résistance 71

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Écrit il y a 100 ans… Qu’y a t’il de changé ?… Qu’attendons-nous, vraiment ?… Changer de paradigme politique est plus que jamais un impératif incontournable devant la tournure tyrannique que prend immanquablement le système étatico-capitaliste en bout de course. Le chemin à suivre est celui de la société des sociétés de notre humanité enfin réalisée. Malatesta l’avait déjà bien compris et exprimé. Nous l’avons dit le 14 juillet 2021, il n’y a pas de sortie de crise autre que politique. Nous sommes à la croisée des chemins, le choix est imminent.
~ Résistance 71 ~

Les deux routes

Errico Malatesta

1921

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Janvier 2022

I

Les conditions de vie au sein de la société actuelle ne peuvent pas durer éternellement et nous pourrions dire aujourd’hui qu’elles ne peuvent pas durer bien plus longtemps. Tout le monde s’accorde là-dessus, du moins tous ceux qui y accordent un temps de réflexion.

Il n’y a plus de conservateurs au sens propre du terme. Il n’y a plus que des gens qui profitent du moment et jouissent de leurs privilèges aussi longtemps qu’ils le peuvent sans se soucier de rien, car après eux, le déluge. Il y a aussi les réactionnaires enragés qui voudraient retourner dans le temps, noyer toute tentative de libération dans le sang et soumettre les masses à la loi de l’épée. Sans succès. La réaction pourrait bien teindre l’aube naissante d’un rouge plus vif, mais elle ne parviendra pas à empêcher la catastrophe à venir.

Les masses refusent d’être menées comme un troupeau.

Aussi longtemps que la croyance a tenu que toute cette souffrance était une punition ou une sorte de test mis en place par dieu et que tous les maux d’ici-bas seraient repayés cent fois dans le monde d’après, un système d’iniquité a pu être installé et a perduré, un système dans lequel une poignée de personnes impose sa volonté aux autres, les exploitant et les opprimant selon leur bon vouloir.

Mais une telle croyance n’a jamais été si efficace parce qu’elle n’a jamais empêché les gens de rechercher leur intérêt sur cette terre, ce qui est la raison pour laquelle la religion n’a pas réussi à étouffer complètement le progrès. Cette croyance a aussi sérieusement diminué et est en passe de disparaître. Même le clergé est obligé, afin de sauver la religion et en même temps de se sauver eux-mêmes, d’adopter un air de volonté de résoudre la question sociale et d’apaiser l’affliction des travailleurs.

Dès le moment où les yeux des travailleurs s’ouvrent sur la place qu’ils occupent dans la société, il leur devient impossible de continuer bien longtemps à trimer et à souffrir pour toujours, produisant leur vie durant pour leurs maîtres sans aucune perspective d’avenir, mis à part le repos des vieux jours pour lesquels ils n’ont aucune garantie d’avoir un toit et à manger. Comme ils sont les producteurs de toute la richesse et savent qu’ils peuvent produire afin de bien plus suffire aux besoins de chacun, il leur devient impossible de vouloir se résigner à tout jamais à cette existence de damné sous la menace constante du chômage et de la famine. Étant mieux éduqués, raffinés au contact de la civilisation, pour le bénéfice des autres et ayant goûté la force qu’ils peuvent tirer de l’union et du courage, il leur devient impossible d’accepter ce qu’il reste de la basse classe et de ne pas affirmer leur volonté d’une plus grande part dans les joies de la vie.

Aujourd’hui, le prolétaire sait, en tant que règle, qu’il est condamné à demeurer prolétaire toute sa vie, à moins qu’il n’y ait un grand chambardement dans l’ordre social. Il sait que ce changement ne peut pas survenir sans l’aide des autres prolétaires et c’est pourquoi il regarde les syndicats comme une force nécessaire pour l’imposer. Les bourgeois et les gouvernements qui les représentent et les défendent le savent également et afin d’éviter d’être balayés dans une sorte de cataclysme social, ils évaluent le besoin de prendre des mesures par étapes et ceux qui ont un gramme d’intelligence sachant aussi que la société actuelle endommage même ceux qu’elle favorise. Ainsi donc, tôt ou tard, d’un bloc ou graduellement, un changement doit se produire.

Mais quelle sera la substance de ce changement et jusqu’où ira t’il ?

La société actuelle est divisée entre les propriétaires rentiers et les prolétaires. Cela peut changer en supprimant la classe prolétaire en rendant tout à chacun co-propriétaire de toute la richesse de la société ou cela peut changer en gardant la structure intacte mais en améliorant la condition prolétaire.

Dans le premier cas, les humains deviendront libres et la société égalitaire ; ils s’organiseront et la société en accord des besoins de tous ; ainsi la nature humaine pourra atteindre son plein potentiel et développer des variations infinies. Dans le second cas, les prolétaires sont des animaux bien nourris et se résigneraient à leur condition d’esclave en étant heureux et satisfaits du meilleur traitement accordé par leurs maîtres. [NdT : c’est l’archétype même de tous les réformismes proposés par les plateformes politiques de “gauche”, syndicats inclus depuis la mi-XXème siècle]

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Liberté, émancipation ou esclavage. Anarchie ou esclavagisme moderne

Ces deux solutions potentielles sont à la racine de deux visions divergentes représentées dans leur manifestation la plus logique et cohérente, d’un côté par les anarchistes et par les socialistes réformistes de l’autre. Avec cette différence : les anarchistes savent ce qu’ils veulent et le revendiquent, c’est à dire la destruction de l’État et une société des associations libres organisées sur une base économique égalitaire, tandis que les socialistes sont en porte-à-faux avec eux-mêmes ; ils affirment être socialistes alors que leurs activités ont tendance à perpétuer le système capitaliste mais en le rendant plus humain, de cette manière, ils renient leur socialisme, dont le sens premier est l’abolition de la division des gens entre propriétaires capitalistes et prolétaires.

La tache des anarchistes et laissez-moi le dire, des véritables socialistes, est de s’opposer à cette tendance à l’acceptation de son sort, de cet esclavage moderne, vers un état esclavagiste atténué qui priverait l’humanité de ses qualités les plus fines, qui nierait la mise en place d’une société au potentiel le plus haut et dans le même temps qui aiderait à maintenir l’appauvrissement et la dégradation sociale dans lesquelles les masses sont précipitées, en les persuadant d’être patientes et de faire confiance en la providence de l’État et en la gentillesse et la compréhension de leurs maîtres.

Toutes les soi-disantes législations sociales, les mesures étatiques faites pour “protéger” le travail et garantir aux travailleurs un minima de bien-être et de sécurité, ainsi que toutes les mesures employées par les capitalistes malins pour enchaîner le travailleur à l’usine au moyen de bonus, financiers, de retraites et autres bénéfices, à moins que ce ne soient que des mensonges et des pièges, ne sont en fait que des pas supplémentaires vers la mise en esclavage étatique, ce qui pose une menace directe à l’émancipation des travailleurs et au progrès véritable de l’humanité.

Un salaire minimum légalement prescrit, des limites légales sur le temps de travail quotidien , un arbitrage obligatoire, des négociations collectives légalement contraignantes, un statut légal pour les associations de travailleurs, des mesures d’hygiène prescrite par le gouvernement dans les usines, une assurance maladie d’état, une assurance contre le chômage, les accidents du travail, les retraites, des plans de partage des dividendes etc, etc ne sont que des mesures pour s’assurer que les prolétaires demeurent des prolétaires pour toujours et que les propriétaires capitalistes le soient à tout jamais ; toutes ces mesures sont des mesures qui amènent un peu plus de confort et de sécurité aux travailleurs (et encore…), mais qui les volent de ce peu de liberté qu’ils ont et qui a la tendance de perpétuer la division de l’humanité en maîtres et esclaves.

Soyons clairs, jusqu’à ce qu’une révolution ne survienne, c’est une bonne chose, qui  nous rapproche de mieux d’une révolution, que les travailleurs essaient de gagner plus en travaillant moins et améliorent leur condition. C’est une bonne chose que les chômeurs ne crèvent pas de faim, que les vieux et les malades ne soient pas abandonnés. Mais ces choses et bien d’autres doivent être gagnées par les travailleurs eux-mêmes, dans la lutte et l’action directe contre leurs maîtres, par leurs propres organisations, par des moyens d’action individuels et collectifs et en chérissant le sens de la dignité de chaque personne et la conscience de ses droits.

Les cadeaux de l’État et les cadeaux des patrons sont des cadeaux empoisonnés, des fruits véreux qui portent en eux les graines de l’esclavage. Ils se doivent d’être refusés.

II

Si accordées et acceptées comme des concessions avantageuses par l’État et le patronat, toutes les réformes qui laissent la division du peuple en propriétaire et prolétaire et donc par conséquent, maintient une forme de “droit” de quelques uns à vivre du travail des autres sans altération, ne peut que ramollir le rébellion des masses contre leurs oppresseurs et mener à un état d’esclavagisme dans lequel l’humanité serait irréversiblement divisée en une classe dominante et une classe dominée esclave. Une fois que ceci est compris et reconnu, il n’y a pas d’autre solution que la révolution ; une révolution radicale, en profondeur, depuis la racine, qui démolisse entièrement la machine d’état, exproprie ceux qui s’accrochent et profitent de la richesse de la société et place tout le monde sur un même pied d’égalité politique et économique.

Cette révolution sera violente par nécessité, bien que la violence en elle-même soit insultante. Elle devra être violente parce que ce serait un non sens que de s’attendre à ce que les privilégiés s’éveillent au malheur et aux injustices qui naissent de leurs privilèges et leur faire comprendre qu’ils doivent les abandonner volontairement. Elle doit être violente parce que la violence révolutionnaire transitoire est la seule façon de mettre un terme à cette plus grande et durable violence qui maintient la très vaste majorité des gens sous un contrôle oppresseur et esclavagiste.

Nous accueillons les réformes à bras ouverts si elles sont possibles réalistiquement. Elles doivent avoir un rôle rassembleur et développer chez les masses plus d’ambition et de demandes, pourvu que les prolétaires gardent toujours à l’esprit que les patrons et les gouvernements sont leurs ennemis et que quelque soit ce qu’on arrive à leur faire concéder par la force ou la peur de la force nous serait arraché si nous relâchions notre attitude. Si par contre, les réformes sont sécurisées au moyen de la négociation et d’accords de collaboration entre les dominants et les dominés, alors ces réformes ne feront que renforcer les chaînes liant les travailleurs à la charrette de parasites.

De plus, ces temps-ci, le danger des réformes induisant les masses à dormir et à consolider avec succès et maintenir l’ordre bourgeois, semble être passé. Seul la tricherie délibérée par ceux qui ont réussi à gagner la confiance des travailleurs par leur propagande socialiste peuvent y attacher quelque valeur que ce soit.

L’aveuglement de la classe dirigeante et l’évolution naturelle du système capitaliste, accéléré par la guerre, a mené à ceci et que quelque réforme que ce soit qui serait acceptable pour les propriétaires capitalistes n’a aucun pouvoir de résolution de la crise qui mine le pays et son travail.

Ainsi la révolution s’impose d’elle-même, la révolution arrive.

vivelacommune

Mais comment cette révolution doit-elle être faite ? Quel développement doit-elle prendre ?

Il est bien entendu nécessaire de commencer par cet acte insurrectionnel qui balaiera tout obstacle matériel, les forces armées des gouvernements qui s’opposent toujours à chaque changement social. Pour cette insurrection, alors que nous vivons ici sous une monarchie [NdT : Italie, 1921], l’union de toutes les forces anti-monarchiques est souhaitable et même essentiel. Il est important de se préparer mentalement, moralement et matériellement de la meilleure façon possible et il est très important de bénéficier de tous les mouvements spontanés et d’œuvrer pour les rendre général et de les transformer en mouvement décisif afin que, tandis que les parties en cause se préparent, les forces populaires ne soient pas épuisées par des éruptions isolées.

Mais après la victoire de l’insurrection, après la chute du gouvernement, que faire ?

Nous, les anarchistes, souhaitons que les travailleurs de chaque localité ou plus à propos, les travailleurs qui ont une vision la plus claire de leur position et l’esprit d’initiative le plus affiné, prennent possession de tous les moyens de productions, de la richesse, de la terre, des matières premières, de la machinerie, des logements, de la nourriture et des stocks et dessinent ensemble le nouveau modèle social. Nous souhaitons que les paysans qui maintenant triment pour des propriétaires terriens ne reconnaissent plus l’autorité de ceux-ci et continuent, intensifient leur travail pour leur compte et celui de la communauté en entrant aussi en contact direct avec les transporteurs en échange de produits. Les ouvriers des industries ainsi que les ingénieurs doivent prendre possession des usines et faire de même que les paysans, continuer et intensifier le travail pour la communauté, transformant le paysage industriel de a fabrication de choses inutiles en choses dont tout le monde a besoin. Que les cheminots continuent de travailler aux chemins de fer, mais pour la communauté, cette communauté de travailleurs volontaires, localement élus et contrôlés par les masses, doivent saisir tous les logements disponibles et donner un toit à tout le monde. Que d’autres comités d’organisation, toujours sous contrôle des masses, organisent la distribution de la nourriture et des articles, produits, ustensiles nécessaires à la vie quotidienne de chacun. Que tous les bourgeois capitalistes rentiers et autres soient placés dans la société pour y être immergés et intégrés, au sein de cette ancienne masse prolétarienne et qu’ils travaillent en son sein afin de pouvoir vivre selon leurs besoins et qu’ils jouissent des mêmes bénéfices sociaux que tout le monde.

Tout ceci doit se faire rapidement, le même jour que la victoire insurrectionnelle ou le lendemain, sans attendre d’ordres de “comités centraux” ou autres autorités néfastes.

C’est ce que veulent les anarchistes et ceci se produirait de fait naturellement si la révolution était une véritable révolution sociale et ne se limitait pas à de simples changements cosmétiques de politique, qui, après quelques convulsions, nous ramèneraient exactement au point de départ.

Soit la classe bourgeoise est rapidement dépossédée de son pouvoir économique et politique ou elle reprendra bientôt le pouvoir que l’insurrection lui a ôté. Pour arracher le pouvoir économique de la bourgeoisie, il est vital et nécessaire d’organiser immédiatement un nouvel ordre économique fondé sur la justice et l’égalité. Les servies économiques, du moins les plus importants n’admettent aucune interruption et doivent être satisfaits rapidement. Les soi-disants “comités centraux” soit ne font rien ou commencent à agir lorsque leur travail n’est plus utile.

En opposition aux anarchistes, bien des révolutionnistes n’ont aucune confiance dans le pouvoir constructeur des masses, ils pensent être en possession de recettes infaillibles pour un bonheur universel ; is ont peur d’une possible réaction ; ils ont souvent plus peur de la concurrence des autres partis et des autres “écoles” des réformistes sociaux et ils veulent donc posséder eux-mêmes tout le pouvoir et remplacer le gouvernement “démocratique” d’aujourd’hui par un gouvernement dictatorial.

Ils veulent dire dictature, mais qui seraient les dictateurs ? Bien entendu ils pensent aux chefs de leur parti. Ils utilisent toujours le terme de “dictature du prolétariat”, soit par habitude ou par un désir conscient d’échapper aux explications, mais ceci est aujourd’hui une farce exposée au grand jour.

Voici l’explication de Lénine ou de quiconque l’écrivit pour lui :

“La dictature veut dire le renversement de la bourgeoisie au moyen d’une avant-garde révolutionnaire (qui est plus révolution que dictature), ce par contraste avec la notion qu’on devrait d’abord sécuriser une majorité par le vote électoral. Au moyen de la dictature, la majorité est obtenue, pas la dictature au moyen de la majorité.”

(Bien, mais si nous avons une minorité qui doit gagner une majorité après avoir saisi le pouvoir, parler de la dictature du prolétariat est un mensonge, le prolétariat étant de facto la majorité.)

La dictature veut dire l’utilisation de la violence et de la terreur.” (par qui et contre qui ?) Car si on suppose que la majorité est hostile et, en accord avec la logique de la dictature, cela ne peut pas être la masse mettant les mains sur les biens et moyens de production, la violence et le terreur doivent donc être celles déployées contre ceux qui ne plient pas aux volontés des dictateurs, exercées par des sbires à leur service.

La liberté de la presse et d’association reviendrait à autoriser la bourgeoisie à empoisonner l’opinion publique.” (donc après l’installation de la dictature du prolétariat, qui est supposée être constituée de la totalité des travailleurs, il y aura toujours une bourgeoisie qui, au lieu de travailler avec ses pairs, aura les moyens donc “d’empoisonner l’opinion publique” et une opinion publique ouverte à l’empoisonnement et séparée des prolétaires, qui mettrait en place la dictature ? Il y aurait des censeurs très puissants qui détermineraient ce qui peut être publié et ce qui ne le peut pas et des préfets auxquels il faudrait demander l’autorisation de publication et de tenir une réunion. Inutile de parler donc de la liberté qui serait accordée à ceux qui ne seraient pas de loyaux sujets des dirigeants du jour…

Seulement après l’expropriation des propriétaires, seulement dans le sillage de la victoire, le prolétariat gagnera t’il les masses de la population, qui jusqu’ici suivait la bourgeoisie.” Une fois de plus nous devons demander : qu’est-ce que c’est que ce prolétariat si ce n’est pas la masse de ceux qui travaillent ? Est-ce que le prolétariat veut donc dire ceux qui appartiennent à un certain parti, plutôt que ceux qui ne sont pas propriétaires ? Laissons donc ce faux terme de “dictature du prolétariat”, qui mène à tant de malentendus et parlons de dictature pour ce qu’elle est, c’est à dire la domination absolue d’un ou de plusieurs individus qui, avec le soutien d’un parti politique ou d’une armée ou des deux, deviennent le ou les maîtres du corps social et imposent leur volonté “avec violence et terreur”.

Leur volonté peut dépendre de la qualité de ceux qui détiennent le pouvoir. Dans notre cas, ce serait a volonté des communistes, c’est à dire une volonté inspirée par le bien commun.

Ceci est déjà bien douteux, parce que la règle veut que ceux qui sont les plus qualifiés pour saisir les rênes du pouvoir ne sont pas les plus sincères et les plus dévoués des amis de la case publique et lorsque la soumission à un gouvernement est prêchée aux masses, ceci ne peut que paver le chemin d’intrigants et d’ambitieux.

Mais supposons que les nouveaux dirigeants, les dictateurs qui mettraient en pratique les buts de la révolution, soient de véritables communistes, zélés, convaincus que le bonheur de l’humanité dépend de leur ardeur au travail et de leur énergie. Ils pourraient bien être des hommes du style de Torquemada ou Robespierre, qui, pour un bon objectif, au nom de la sauvegarde privée ou publique, étranglerait toute voix discordante, détruiraient tout souffle de vie libre et spontanée et seraient pourtant impuissants à résoudre les problèmes pratiques qu’ils retirent d’une gestion compétente des parties impliquées elles-mêmes, ils devront volontairement ou non, céder à ceux qui restaureront le passé.

Les justifications principales de la dictature sont les soi-disantes incapacité des masses et nécessité de défendre la révolution contre les tentatives réactionnaires.

Si les masses étaient vraiment un troupeau de moutons imbéciles incapables de vivre sans la direction d’un berger, si une minorité suffisante et consciente capable de transporter les masses par la persuasion et l’exemple n’existait déjà pas, alors nous serions capables de comprendre le point de vue des réformistes qui ont peur d’une montée populaire et pense qu’ils pourront, petit à petit, petites réformes après petites améliorations, minimiser l’état bourgeois et préparer le chemin du socialisme ; nous serions capables de comprendre les éducationnistes qui, sous-estimant l’influence de l’environnement, espèrent changer la société en changeant au préalable les individus ; mais nous ne pouvons pas comprendre les partisans de la dictature qui veulent éduquer et soulever les masses “par la violence et la terreur” devant ainsi utiliser des gendarmes et des censeurs comme facteurs principaux d’éducation.

En réalité, personne ne pourrait être en position d’établir une dictature révolutionnaire si le peuple n’avait pas au préalable fait la révolution, montrant par là même qu’il est capable de la faire et dans ce cas, la dictature ne pourrait que marcher sur la gorge de la révolution, la faire changer de chemin, l’étrangler et la tuer. 

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NdT : cf la révolution russe et l’écrasement par le parti “communiste” bolchévique lénino-trotskiste de la véritable révolution sociale des soviets, c’est à dire des assemblées du peuple et des travailleurs, soviets dont le premier fut mis en place dès 1905 à St Petersbourg en grande partie par les anarchistes. L’année ou Malatesta écrit ce texte, 1921, le fascisme rouge du capitalisme d’état à la solde de la City de Londres et de Wall Street, emmené par Lénine et Trotski, réprimera dans le sang la rébellion et révolution sociale de Cronstadt. Il en ira de même dans la guerre acharnée des bolchéviques contre les anarchistes paysans ukrainiens de Makhno entre 1918 et 1923…

Dans une révolution politique ne proposant que de renverser le gouvernement tout en laissant intacte l’organisation sociale existante, ceci laisse la porte ouverte pour une dictature à saisir le pouvoir, de placer ses hommes aux postes des fonctionnaires destitués et organiser un nouveau régime depuis le haut de la même structure.

Mais dans une révolution sociale où toutes les fondations de la vie sociale existante sont jetées, où la production doit être très rapidement réétablie pour le bénéfice direct des travailleurs, où la distribution des biens et denrées doit être immédiatement régulée en accord avec la justice sociale, une dictature ne peut rien faire. Ou bien les gens suffiront à leurs besoins par et pour eux-mêmes dans les communautés variées de la société ou la révolution sera un échec.

NdT : comme le fut au final la révolution russe de 1917… Disons aussi ici qu’en 1920, les conseils ouvriers italiens du nord de l’Italie avaient expropriés les bourgeois des usines et menés les prémices d’une révolution sociale qui commença à s’étendre au reste de l’Italie. Le mouvement fut trahit… par le parti communiste italien, qui fit des promesses qu’il savait ne pouvoir jamais tenir pour remettre les ouvriers au travail dans les conditions préalables. Une fois de plus, les « communistes » autoritaires d’état ont trahi la révolution, comme ils le feront encore en 1936 en Espagne.  La bourgeoisie fit tellement dans son froc qu’elle finira par mettre Mussolini au pouvoir en Italie pour la protéger, confirmant ainsi le dernier paragraphe du présent texte de Malatesta.

Peut-être qu’au fond (et certains le disent maintenant ouvertement) les supporters de la dictature ne veulent rien d’autre qu’une révolution politique à court terme, en d’autres termes, ils voudraient prendre le pouvoir et c’est tout ; puis progressivement changer la société au moyen de lois et de décrets. Dans ce cas, ils seraient probablement surpris de voir les autres se complaire dans le pouvoir plutôt qu’eux-mêmes et, en tous les cas, ils devraient par dessus tout, penser à lever une force armée (police), requise s’ils veulent imposer leurs propres lois. Dans le même temps, la bourgeoisie continuerait à détenir la richesse et une fois passée le point critique de la colère du peuple, préparerait sa riposte, infiltrerait la police de ses agents, exploiterait la gêne et la désillusion de ceux qui avaient espérer voir un paradis terrestre se mettre en place vaincre contre les dictateurs ou les remplacer par des hommes à elle.

Cette peur de la réaction, utilisée pour justifier le système dictatorial, surgit du fait de la prétention de faire une révolution alors qu’une classe de privilégiés, capable de récupérer le pouvoir, est permise de continuer d’exister.

Si au contraire, le commencement est fait de l’expropriation totale, alors une classe bourgeoise ne peut plus exister (NdT : pourvu que soit aussi abolis la marchandise, l’argent et le salariat dans le même temps…) et les forces vives du prolétariat, toutes les capacités existantes, seront pleinement employées à la reconstruction sociale.

Après tout, dans un pays comme l’Italie (appliquer ces remarques au pays dans lequel nous travaillons) dans lequel les masses sont bien pénétrées de l’instinct rebelle et libertaire, où les anarchistes représentent une force considérable par l’influence qu’ils peuvent exercer séparés de leurs organisations, une tentative de dictature ne pourrait se faire sans provoquer une guerre civile entre travailleurs et travailleurs et ne pourrait avoir de succès à moins que ce ne soit par des moyens tyranniques les plus féroces.

En ce cas, adieu au communisme !

Il n’y a qu’un seul chemin de salut : LIBERTÉ !

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

R71slogan

« Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique » Robert F. Kennedy Jr (chapitre 5)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 13 janvier 2022 by Résistance 71

RFK_RealFauci

Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique

Larges extraits

Robert F. Kennedy Jr

Skyhorse Publishing, novembre 2021, 450 pages

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Janvier 2022

La présentation de ce projet de traduction (Résistance 71)

Introduction

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5 Les hérésies du VIH

NdT : Ce chapitre explique les différentes théories prouvant la supercherie des dr Fauci et dr Robert Gallo, nous en traduirons quelques éléments marquants mais référons les lecteurs à la lecture complète du chapitre, qui est très instructive sur le sujet mais qui à notre sens n’ajoute rien à ce qui a déjà été préalablement dit sur cette affaire de SIDA et de la fourberie de Fauci et autres sbires du système médico-pharmaceutico-industriel. Une emphase est mise dans ce chapitre sur la critique de célèbre Dr Peter Duesberg.

“Un homme vivant en dehors du cercle des illusions qui emprisonne la plupart des humains, a une question pour quiconque il rencontre, question habituellement silencieuse : ‘Pouvez-vous sortir de vous-même ne serait-ce que pour un fragment de seconde afin d’entendre quelque chose que vous n’avez jamais entendu auparavant ?’ Ceux qui apprennent à écouter entreront dans un monde nouveau.”
~ Khalil Gibran ~

J’ai longuement hésité à inclure ce chapitre dans ce livre parce que tout questionnement de l’orthodoxie disant que le virus VIH est la seule cause du SIDA demeure une hérésie impardonnable, voire même dangereuse, parmi le cartel médical régnant et ses larbins des médias. Mais on ne peut pas écrire un bouquin sur Anthony Fauci sans toucher à la controverse scientifique acceptée et fascinante sur ce qu’il considère comme “le plus grand accomplissement” de “sa vie de travail”.

Pour commencer, je veux clarifier une chose : je ne prend aucune position sur la relation entre le VIH et le SIDA. J’inclus cette histoire parce qu’elle fournit un excellent cas d’étude illustrant comment, quelques quatre cents ans après Galilée, la politique et le pouvoir continuent de dicter le soi-disant “consensus scientifique” plutôt que l’empirisme, la pensée critique ou les étapes bien établies de la méthode scientifique. C’est un danger à la fois pour la démocratie et la santé publique lorsqu’une sorte de foi religieuse dans des déclarations d’autorité, supplante l’observation disciplinée, les preuves rigoureuses et les résultats d’expériences qu’on puisse dupliquer comme la source de la “vérité” dans le domaine médical.

Alors que le consensus peut être un admirable objectif politique, il est l’ennemi de la science et de la vérité. Le terme de “science définitive” est un oxymore. L’admonestation que nous est faite de “devoir faire confiance aux experts” est un tropisme autoritaire. La science est en rupture constante, elle est irrévérencieuse, dynamique, rebelle, et démocratique. Le consensus et l’appel à l’autorité que ce soit le CDC, l’OMS, Bill Gates, Anthony Fauci ou le Vatican sont des caractéristiques religieuses et non pas scientifiques. La science est tumulte. La vérité empirique vient souvent de sols retournés et agités du débat. Le doute, le scepticisme, le questionnement et le désaccord en sont les engrais. Chaque grande avancée scientifique dans l’histoire, chaque idée transformatrice, de l’évolution à la relativité en passant par l’hélio-centrisme, a rencontré un ridicule initial de la part de la clique du “consensus scientifique” du moment. Comme le dit si bien le romancier et médecin Michael Crichton :

Le consensus fait partie du domaine de la politique. La science, au contraire, ne demande qu’un seul chercheur ait raison, ce qui veut qu’il ou elle possède des résultats vérifiables en référence au monde réel. En science, le consensus ne veut absolument rien dire. Les plus grands scientifiques de l’histoire sont justement “grands” parce qu’ils ont échappé et ont refusé tous les “consensus” de leur temps. Le consensus n’existe pas en science. De fait, si c’est un consensus, alors ce n’est pas de la science. Si c’est de la science, alors il n’y a pas de consensus. Point barre.

[…]

Durant les 36 années depuis que les dr Fauci et Gallo ont initialement affirmé que le virus du VIH était la seule cause du SIDA, personne n’a pu faire référence à une étude qui démontre leur hypothèse en utilisant des preuves scientifiques acceptées. Le fait que le dr Fauci a obstinément refusé de décrire une base scientifique convaincante pour étayer sa proposition, ou de simplement débattre sur le sujet avec quiconque de critique et de qualifié sur le sujet, incluant quelques prix Nobel qui exprimèrent leur scepticisme, ne fait que rendre encore plus important le fait de donner de l’air frais et de la lumière à ces voix du désaccord.

[…]

Le 28 février 1994, dans un numéro du New York Native, Neenyah Ostrom écrivit un éditorial intitulé : “La canonisation d’Anthony Fauci” dans lequel il disait : “Anthony Fauci, l’homme qui a tant brouillé et mal dirigé la recherche américaine sur le SIDA, que 13 années dans cette épidémie, il n’y a toujours aucune idée claire sur sa patho-génèse et toujours pas de traitement efficace, a été récemment plébiscité jusqu’à une quasi-sainteté, une fois de plus par le New York Times.

Au lieu de répondre aux critiques en répondant à des questions de sens-commun. Le dr Fauci a cultivé toute une théologie qui dénonce le questionnement sur son orthodoxie comme étant irresponsable, mal informée et comme dangereuse hérésie. Il est axiomatique que la démocratie américaine fleurit sur le libre flot de l’information et abhorre la censure. Ainsi donc, la capacité extraordinaire du dr Fauci de réduire au silence, de censurer, de ridiculiser, de débudgétiser et de ruiner sans vergogne tout désaccord important, semble bien plus compatible avec l’inquisition espagnole ou le sytème soviétique et autre système totalitaire. Aujourd’hui, “Le premier amendement [NdT: libre pensée, libre parole] ne s’applique pas au dr Fauci” dit Charles Ortleb. “Tout scientifique qui dispute sa cosmologie officielle ou tout canon promouvant l’orthodoxie voulant que le VIH soit la seule et unique cause du SIDA, est un homme mort en termes de récompenses et soutien de la science.

[…]

Donc, sans tenter de tirer des conclusions sur les disputes sous-jacentes sur la théorie VIH/SIDA, il vaut cependant la peine de faire un inventaire des armes utilisées par le dr Fauci durant sa lutte initiale pour construire et fortifier une “théologie scientifique”.

Le défi le plus puissant, le plus influent et le plus persistant à la thèse VIH/SIDA, provient du Dr Peter Duesberg, qui en 1987, avait la réputation d’être le rétro-virologiste le plus qualifié et reconnu au monde. De manière spécifique, le Dr Duesberg accuse le dr Fauci de commettre un assassinat de masse avec l’AZT, cette décoction chimique mortelle qui d’après Duesberg, cause, et ne guérit jamais, les constellations de suppression immunitaire que nous appelons maintenant “SIDA”. Mais la critique de Duesberg va plus profondément que sa révulsion de l’AZT. Duesberg argumente que le VIH ne cause pas le SIDA mais n’est qu’un “passager libre” ce qui est commun dans des populations à haut-risque qui souffre de suppression immunitaire à cause d’une exposition à l’environnement. Alors que le VIH peut bien être sexuellement transmissible, Duesberg argumente que le SIDA ne l’est pas. Duesberg dit que le VIH est visible chez des millions de personnes saines qui ne développent aucun symptôme du SIDA. Il y a aussi des milliers de malades du SIDA qui ne démontrent aucune infection au VIH. Le dr Fauci n’a jamais été capable d’expliquer ces phénomènes, qui sont inconsistants avec la pathogénèse de n’importe quelle autre maladie infectieuse.

[…]

Avant d’avancer sa propre théorie sur l’étiologie du SIDA, Duesberg a énoncé méthodologiquement les erreurs de logique dans l’hypothèse du dr Fauci sur le VIH/SIDA dans un article fondamental datant de 1987 dans la revue Cancer Research. Celui-ci n’a jamais répondu aux questions de bons sens du Dr Duesberg.

Dans le livre qui s’ensuivit “Inventer le virus du SIDA”, Duesberg, tout au long de 724 pages passionnantes, étend sa dissection des erreurs dans l’hypothèse et énonce sa propre explication sur l’étiologie du SIDA.

[NdT : s’ensuit ici toute une historique de l’affaire, passionnante mais fastidieuse, à lire dans le livre de RFK Jr…]

Le prix Nobel de biochimie, le Dr Kary Mullis, nota : “Le VIH n’est pas d’un seul coup sorti de la forêt tropicale d’Haïti ; il a juste atterri dans les mains de Robert Gallo alors que celui-ci se cherchait une nouvelle carrière.” Duesberg déclara plus tard : “Il a volé les faux diamants de Luc Montagnier.

[…]

De fait, l’annonce de Gallo fut une véritable aubaine pour Anthony Fauci. Épingler l’épidémie de SIDA sur un virus lui permettait de détourner une rivière cascadant de l’argent de la recherche sur le SIDA du NCI vers les coffres débordant du NIAID.

Le dr Fauci ouvrit alors les vannes du fric du NIAID pour développer un nouvel antiviral contre le VIH. Il ouvrit les portes du chenil de ses chiens de garde PI afin qu’ils concoctent et testent de nouveaux médicaments qui tueraient le virus. De manière tout à fait remarquable, le dr Fauci n’a jamais financé une seule étude explorant le fait de savoir si le VIH causait effectivement le SIDA.

[…]

Le Dr Kary Mullis connaissait les effets du financement du NIH qui scellait le dogme officiel. “Tous les vieux chasseurs de virus du NCI apposèrent de nouveaux panneaux sur leur porte et devinrent des chercheurs sur le SIDA. Le président Reagan envoya un milliard de dollars pour commencer,” nota Mullis qui avait eu le prix Nobel de chimie en 1993 pour son invention de la “réaction en chaîne polymérase” ou technique PCR. “Et soudainement, tous ceux qui pouvaient affirmer être une sorte de scientifique médical et qui n’avaient plus grand chose à faire ces derniers temps, se retrouvèrent embauchés à temps plein.”

[…]

Le bataillon de scientifiques du dr Fauci mirent en place un très large programme de test VIH utilisant de manière généralisée des tests PCR capables d’amplifier des milliards de fois d’infinitésimales quantité de bande ARN/ADN dans des débris morts depuis longtemps. Le test PCR ne pouvait pas identifier l’infection active au VIH. Mullis, qui inventa le test [NdT : ou plutôt la technique de reproduction par amplification de petits échantillons ARN/ADN] fit remarquer que le PCR était capable de trouver des signaux de VIH dans de larges segments de la population qui ne souffrait d’aucune menace du VIH et qui n’avait aucun virus VIH vivant dans leurs corps. Les chercheurs trouvèrent naturellement  des détritus d’ADN viral du VIH chez des personnes ayant une constellation d’autres maladies. Toutes ces maladies sans aucun rapport se retrouvèrent bientôt incorporées sous l’ombrelle bien utile des définitions du SIDA.

[…]

Le test VIH n’a jamais été validé” a dit Kary Mullis. “Il ne montre pas une infection ; il montre des particules virales qui peuvent exister chez des millions de personnes.” A la fin des années 80, l’acerbe et sardonique Mullis devint le plus virulent des critiques de Gallo et Fauci, en fait, il les tourna en ridicule. Mullis ajouta : “Avec la méthode PCR voyez-vous,  ce n’est pas un virus qui peut être détecté mais des traces infimes de gènes ARN/ADN, quant à savoir si elles proviennent d’un certain virus ou d’une autre contamination demeure absolument obscur.

[NdT: s’ensuit ici une explication très intéressante mais très technique sur le rapport VIH/SIDA et le problème du SIDA sans le VIH… passionnant, à lire dans le bouquin néanmoins.]

Peter Duesberg m’a dit ceci : “Si le VIH causait des infections, vous n’auriez pas besoin d’un PCR, d’une machine qui multiplie des segments génétiques du VIH un milliard de fois pour voir ’si une personnes est ‘infectée’.’ L’infection serait aussi évidente qu’une infection de la grippe ou de la polio. Le corps du malade serait littéralement envahi de microbes.

[…]

Mon but ici n’est pas de prendre parti, encore moins de résoudre la dispute qui a jusqu’ici défié toute résolution depuis des décennies ; mais plutôt de partager quelque chose que peu de personnes ont été permises de savoir : à savoir qu’il y a dispute, contentieux et que Tony Fauci n’a aucunement permis toute étude qui pourrait résoudre cette affaire. Mon espoir demeure en faisant la chronique du rôle de Tony Fauci en tant que grand-prêtre d’une orthodoxie qui soutient aujourd’hui une entreprise commerciale mondiale représentant des milliards de dollars de revenus. Au fil des années, le dr Fauci a paré, échappé au débat scientifique et transformé des théories en un dogme quasi-religieux tout en punissant, réduisant au silence tout désaccord de la même manière que l’inquisition punissait l’hérésie. Le médecin chef de l’Amérique n’a jamais donné au contribuable américain, ou aux malades du SIDA, dont 53% aux Etats-Unis sont des personnes de couleur, la moindre preuve que l’AZT ou les antiviraux qui lui ont succédé fournissent un impact favorable sur la mortalité. Il semble opportun et juste, sinon dangereux, de demander cette preuve.

tic-tac-tic-tac

Non ! Nous ne nous soumettrons pas ! 2ème partie : De Gaulois réfractaires à Communards et Gilets Jaunes !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, société des sociétés, société libertaire, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 janvier 2022 by Résistance 71

 

 

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EN IMAGES !

 

Résistance 71

 

11 janvier 2022

 

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« La question sociale est une question agraire » 
~ Gustav Landauer ~

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Gouvdisparition

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Vive la Commune Universelle…
de notre humanité enfin réalisée !…

 

NON ! Nous ne nous soumettrons pas ! 1ère partie

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R71slogan

Résistance 71 avec Jo et Rien

10 janvier 2022

En images !

just-fuck-it-omicron

3-lettres-et-tout-sarrete

on_vous_emmerde

NON_pasdesoumission

vax_tagueule

2022-rebelles-rien

abstention-rien

Contre l’imposture criminelle sanitaire et de l’injection OGM coercitive… Résistance ! Organisation de prévention de la violence étatique en association libre de voisinage…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 6 janvier 2022 by Résistance 71

R71slogan

Reçu d’un citoyen concerné et alerte. Plein de bonnes choses dans ce qu’il dit, dans leur simplicité à mettre en place et en action collectivement , de là où nous sommes, ici et maintenant.
Le temps est venu pour l’ACTION DIRECTE de court-circuitage de l’ineptie et du crime institutionnels. Ceci pourrait être le commencement des associations volontaires, en l’occurence pour l’auto-défense face à la tyrannie et dictature sanitaire, ce ne serait qu’un début, car tout peut être géré de la sorte, aucun besoin de quelque institution étatique que ce soit.
Rappelez-vous toujours et divulguez sans compter : Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir !
Dans l’esprit de Cheval Fou
~ Résistance 71 ~

Résistance !

Anonyme

7 janvier 2022

1) Vous avez 1 mois pour vous opposer à la fin du secret médical : on vous explique comment ne pas activer « Mon espace santé »

https://echelledejacob.blogspot.com/2022/01/vous-avez-1-mois-pour-vous-opposer-la.html#more

https://www.profession-gendarme.com/alerte-generale-organisez-des-reseaux-de-defense-dans-chaque-commune/:

2) « Dès janvier, les préfets auront le droit d’arrêter et de séquestrer toute personne (même vaccinées) juste sur suspicion « sanitaire »… Découvrez ce qu’il en est et organisez votre réseau de défense local !

Alerte générale : Organisez des réseaux de défense dans chaque commune !

Actuellement une centaine de camps nazitaires kovide ont été établis en France, des camps d’enfermement qui se transformeront vite en camps d’extermination ! Un cimetière géant de 150 000 m2 est d’ailleurs en projet aux portes de Lyon. https://www.patrickhuet.net/un-cimetiere-geant-aux-portes-de-lyon/)

Voici ce qui est prévu en haut lieu

Avec la complicité des services de l’Etat, comme la Caisse Maladie (CPAM) et autres, des brigades spéciales auront ordre de de se rendre au domicile des personnes non-vaccinées (ou n’ayant pas pris leur troisième ou quatrième dose) pour les vacciner de force ou les arrêter pour les enfermer si elles refusent.

De même, le préfet peut envoyer une brigade au domicile ou au travail des personnes pour les arrêter -qu’elles soient vaccinée ou qu’elles ne le soient pas ! – sur le simple motif qu’elle serait susceptibles d’être contaminée.

comme les tests sont 100% bidons, ils peuvent faire exprès de leur rendre positif ad vitam aeternam jusqu’à ce que le non piqouzé accepte la piqouze ou que le déjà piqouzé accepte le renouvellement de sa dose

on_vous_emmerde

Organisez localement dans votre commune, et au niveau des quartiers pour les grandes agglomérations, un réseau d’alerte et d’interposition.

1- Contactez vos amis, vos proches, vos connaissances. Informez-les de la situation.

2- Mettez en place un réseau de surveillance et d’alerte.

3- Dès qu’une brigade « sanitaire » se rend chez l’un d’entre vous ou chez l’un de vos voisins, alertez tout le réseau.

Quitte à crier par la fenêtre si l’on vous a coupé votre portable. 

(Voilà pourquoi, il est important que ce soit un réseau de voisinage proche).

Dès cette alerte, tous les voisins membres du réseau lâchent tout.

Ils se précipitent et s’interposent entre cette « brigade sanitaire » et celui qu’elle veut séquestrer.

Quitte à se placer devant et derrière la voiture de la brigade pour la stopper si votre voisin a déjà été arrêté et à l’extraire de celle-ci.

4- Entraînez-vous dès maintenant, même si nous n’êtes que trois ou quatre au début, à la façon d’établir les guetteurs, comment courir le plus vite pour arriver chez votre ami, comment empêcher par la parole ou en faisant barrage pour empêcher les brigades d’emmener votre ami, et à la façon de gérer différentes situations. 

Ne soyez pas pris au dépourvu, envisagez toutes les situations, même les gaz lacrymogènes.

Vous n’avez plus le choix ! Vous devez vous organiser maintenant !

N’oubliez pas que nous sommes 60 millions d’habitants et qu’ils ne sont que quelques milliers d’enragés.

N’oubliez pas que si vous ne défendez pas votre voisin, le jour o on viendra vous cherchez, il n’y aura personne pour vous défendre, car votre voisin sera déjà dans un camp covid… ou déjà mort.

https://www.profession-gendarme.com/alerte-generale-organisez-des-reseaux-de-defense-dans-chaque-commune/

Le test PCR ne détecte pas la grippe ni le covid, encore moins les variants, il ne détecte que le bruit des instruments
https://reseauinternational.net/deconstruction-de-larnaque-covid-les-documents-ministere-de-la-sante-admettent-que-le-cdc-na-jamais-isole-de-virus-covid-19-le-test-pcr-ne-detecte-que-le-bruit-des-instrumen/
https://reseauinternational.net/87-institutions-sanitaires-scientifiques-du-monde-entier-nont-pas-reussi-a-citer-un-seul-cas-de-purification-du-sars-cov-2-par-qui-que-ce-soit-ou-que-ce-soit-jamais/

https://www.cielvoile.fr/2021/06/le-cdc-admet-maintenant-qu-il-n-y-a-pas-de-norme-d-excellence-pour-l-isolement-de-n-importe-quel-virus.html

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

vax_tagueule

Assez
¡Ya Basta !

En Dehors et contre les fourberies de la duperie votarde ! (Collectif Guerre de Classe)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , on 5 janvier 2022 by Résistance 71

deshumanisation

NdR71 sur la citation de Marx ci-dessous : une autre façon de dire qu’à un moment donné, le pouvoir a été sorti et maintenu hors du corps social et l’organisation humaine est passée du pouvoir non-coercitif ancestral et naturel au pouvoir coercitif de la dictature du plus petit nombre sous différentes formes au fil de l’histoire. L’émancipation ne se produira que lorsque le pouvoir sera ressaisi par les peuples et redilué au sein du corps social, là où il est naturellement très soluble. L’État est une création relationnelle fourvoyée, qui nous a mené sur un mauvais chemin, celui qui finit dans le chaos général et l’annihilation définitive. Ce n’est pas inéluctable, nous pouvons et devons en sortir et mettre en place la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée. Là réside la destinée unique de l’humain. Les deux grandes questions de l’anthropologie politique demeurent :

1- Qu’est-ce que le pouvoir politique ? C’est à dire qu’est-ce que la société ?

2- Comment et pourquoi passe t’on du pouvoir politique non-coercitif au pouvoir politique coercitif ? C’est à dire qu’est-ce que l’Histoire ?

=*=*=*

Nous ne voulons d’aucun président de la république car nous n’acceptons aucune république puisque “la chose publique” n’est que la cité du spectacle de la société marchande

Collectif Guerre de Classe

4 janvier 2022

url de l’article original :
http://guerredeclasse.fr/2022/01/04/nous-ne-voulons-daucun-president-de-la-republique-car-nous-nacceptons-aucune-republique-puisque-la-chose-publique-nest-que-la-cite-du-spectacle-de-la-dominatio/

« L’émancipation humaine n’est réalisée que lorsque l’homme a reconnu et organisé ses forces propres comme forces sociales et ne sépare donc plus de lui la force sociale sous la forme de la force politique. »
K. Marx, La Question Juive

Voter, c’est abandonner sa vie au pouvoir commercial de la légalité démocratique des représentations qui incarcèrent les hommes comme images-objets, là où la marchandise se contemple elle-même en tant que permanence du spectacle des aliénations qu’elle ne cesse de renouveler selon les nécessités du temps-argent…

Nous refusons toutes les républiques de la valeur d’échange, en rejetant l’ensemble des gangs politiques qui, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, entendent administrer le fonctionnement global de l’exploitation pour nous embrigader dans l’illusion des mille trucages du cirque électoral. 

Le Coronamensonge étatique mondial qui nous gouverne depuis de longs mois d’union sacrée de toutes les mafias économiques et politiques de la terre chosifiée, s’efforce misérablement de faire de l’affolement et de l’épouvante, la machinerie continuelle de son histoire policière afin de tenter de bannir à jamais la lutte de classe communarde contre le règne de la quantité… Mais il n’y parviendra pas…

La grande mondialisation financière de l’endettement sans fin qui avait pour fonction de s’évertuer à camoufler la saturation du marché international de la libre circulation aliénée des hommes et des marchandises a avorté et a donc mis en branle la mystification sanitaire et vaccinale comme nécessaire et monumentale scénographie de l’opéra orwellien d’une diversion totalitaire planétaire… 

L’ambition de la démence cybernétique de la tyrannie démocratique de la valeur d’échange est de disloquer le réel humain afin de nous convertir en simples appendices commerciaux asservis du fétichisme de la marchandise pour faire de nous la triste foule disciplinée et abêtie de ces milliards de solitudes machiniques perpétuellement errantes dans l’infernale liberté despotique du taux de profit… 

L’immense panique de la domination pleinement réalisée de la marchandise autocratique, si robuste et si médiocre à la fois, c’est ce retour incendiaire à la vie joyeuse récalcitrante qui fait spontanément communauté de lutte et dont les Gilets Jaunes ne furent qu’un début d’avant-propos… On comprend dès lors que le gardiennage médical et la répression policière aient fusionné dans la sur-veillance de la surveillance aux fins de retarder au maximum le temps du prochain réveil si terrible des luttes de classes qui fait déjà trembler toutes les racailles d’en haut et d’en bas…

Issu de l’espace péri-urbain si méprisé par les mégapoles privilégiées de la mondialisation cosmopolite… A l’opposé des syndicats et partis subventionnés du gouvernementalisme de l’exubérance dictatoriale de l’argent… Totalement aux antipodes des clientèles favorisées de l’immigrationnisme, du sans-papiérisme, du LGBTisme et de l’écolo-boboïsme, le mouvement des Gilets Jaunes – né d’une colère prolétaire profonde – indique, par sa nature instinctive, un bouillonnement incontrôlable réellement venu du cœur de l’insubordination humaine. La recherche de la rencontre chaleureuse et de la parole franche aux ronds-points et lors des manifestations, l’aspiration simple et saine de pouvoir vivre hors des diktats du solvable omniprésent démontrent – par la richesse de l’humus historique – que ce qui a émergé hier resurgira demain et dans des niveaux de turbulences in-comparables qui enverront se faire foutre tous les scientifiques de la soumission… 

Dès maintenant et face à l’immense dévastation industrielle, commerciale et bancaire qui se prépare, Œuvrons partout à préparer la désobéissance sociale contre tous les rackets électoraux de la marchandisation incessante ! Rassemblons-nous et organisons-nous contre les fabulations épidémiques du Coronavirus étatique qui a artificiellement voilé l’enrayement des manigances du capitalisme drogué et sénile afin d’empêcher que l’on voit justement que le processus d’exploitation mondiale ne parviendrait plus à pouvoir reproduire sa production…

Non ! Nous ne voulons pas améliorer les institutions de la dictature démocratique de la loi du rendement, renouveler les classes dirigeantes de l’imposture généralisée ou moderniser le mode de production de la merde marchande,… Nous voulons œuvrer à la révolution prolétarienne – non point pour reprendre fictivement le contrôle de nos vies sur le terrain mystificateur des ateliers constituants de la gestion directe du temps-mercantile – mais pour balayer le calendrier de la monnaie irréversible et faire surgir la Belle Volupté des désirs humains émancipés, enfin capables de faire émerger la communauté de leur véritable satisfaction…

En Dehors et contre les fourberies de la duperie votarde !

Récusons tous les crétinismes électoralistes ! À bas la tyrannie sanitaire de tous les mensonges du spectacle étatique de la crise finale du Capital !

Vive la Guerre de Classe mondiale du Prolétariat contre tous les Partis et Syndicats de la planète-marchandise et pour un monde sans exploitation ni aliénation !

VIVE LA COMMUNE  UNIVERSELLE POUR UN MONDE SANS ARGENT, SANS SALARIAT, NI ÉTAT !

= = =

Le collectif Résistance 71 soutient sans retenue cet excellent texte uppercut de Guerre de Classe !

Lire notre page “Illusion démocratique”

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

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« Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique » Robert F. Kennedy Jr (chapitre 3)

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RFK_RealFauci

Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique

Larges extraits

Robert F. Kennedy Jr

Skyhorse Publishing, novembre 2021, 450 pages

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Janvier 2022

La présentation de ce projet de traduction (Résistance 71)

Introduction

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 3 La pandémie de VIH comme modèle pour le profit de Big Pharma

“Les gars comme Fauci monte sur l’estrade et commence à parler et vous savez d’emblée qu’il ne sait vraiment rien sur rien et je lui ai dit directement en face à face. Rien. Le mec croit qu’il peut prendre un échantillon de sang, le mettre sous un microscope électronique et s’il y a un virus dedans, on va le savoir… Il ne comprend absolument rien à la microscopie électronique et ne comprend pas la médecine. Il ne devrait pas être dans la position dans laquelle il se trouve. La plupart de ces mecs en haut ne sont vraiment que des administratifs, des bureaucrates et ils ne savent absolument rien de ce qu’il se passe en bas de l’échelle, sur le terrain. Ces mecs ont un agenda, ce qui n’est pas ce que nous voudrions qu’ils aient, dans la mesure où nous les payons pour qu’ils s’occupent de notre santé. Ils ont un agenda personnel. Ils font leurs propres règles au fur et à mesure, ils les changent quand ça les arrange et ces prétentieux, comme Tony Fauci, sont très à l’aise pour se montrer à la télévision, devant cette masse de gens qui paie leurs salaires, et de leur mentir directement, face caméra.”
~ Dr Kary Mullis, prix Nobel de biochimie 1993 pour son invention de la Polymerase Chain Reaction (PCR) dans un entretien avec Gary Null en 1993 ~

“Mais bien sûr ! Je vais toujours vous dire la vérité, posez simplement la question et je vais vous dire la vérité. En tout cas dans la mesure où je pense que ça l’est hein ?… (rire)”
~ Dr Anthony Fauci dans un entretien avec le magazine allemand Der Spiegel en septembre 2020 ~

Les débuts

Anthony Stephen Fauci est né dans le quartier Dyker Heights de Brooklyn à New York le 4 décembre 1940. Ses grands-parents étaient de nationalité italienne. Tous sont venus aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle. Ses deux parents sont nés dans la ville de New York. Son père Stephen Fauci est sorti de la faculté de pharmacie de l’université de Colombia. Sa mère alla aux Brooklyn et Hunter Colleges. Ses parents géraient la pharmacie familiale. Son père pharmacien répondait aux ordonnances médicales et sa mère s’occupait de la caisse enregistreuse.

Anthony Fauci fut élève de l’école Our Lady of Guadeloupe Grammar School à Brooklyn et du Lycée Regis, une académie de l’élite jésuite où sa ténacité fut grandement remarquée sur les terrains de basketball.

[…]

Le dr Fauci alla au Holy Cross College (l’université de la sainte croix) en 1958 où il étudia la philosophie, le français, le grec et le latin et en sorti avec une licence de lettres (B.A) en 1962. […] Le dr Fauci grandit dans un environnement catholique : “Je donne beaucoup de crédit à l’éducation jésuite pour la précision de la pensée et l’économie d’expression, pour résoudre et exprimer un problème et pour la présentation d’une solution de manière très sucinte et précise. Ceci a eu une influence positive majeure sur le fait que j’apprécie beaucoup et suis bon à communiquer des principes scientifiques ou des principes de base et de recherche clinique sans être trop bavard et sans digresser.” […] Aujourd’hui, le dr Fauci balaie d’un revers de la main les questions au sujet de son catholicisme et se décrit comme un humaniste.

[…]

Le dr Fauci devint docteur en médecine de l’université Cornell en 1966, major de sa classe. […] mais il confesse qu’il est parti dans le domaine de la virologie et de l’immunologie non pas pour tuer des germes et microbes, mais pour éviter de partir au Vietnam : “J’ai quitté Cornell et suis allé faire mon internat et ma résidence jusqu’en 1966. Ceci se passait au moment de l’escalade de la guerre au Vietnam et tous les médecins partirent au service militaire. Je peux me rappeler très clairement que nous étions réunis dans l’auditorium de Cornell très tôt dans notre 4ème année de fac. Le recruteur des forces armées arriva et nous dit : “Croyez-le ou pas, lorsque vous sortirez médecin de votre 4ème année, mis à part les deux femmes parmi vous, tout le monde dans cette salle ira soit dans l’armée de terre, soit dans la marine ou soit dans l’armée de l’air ou alors dans les services de santé publique. Vous allez donc devoir faire un choix. Si vous signez maintenant, vous pourrez choisir.” Alors j’ai signé et ai inscrit “services de santé publique” sur le formulaire en premier choix et marine pour second. En fait, je suis arrivé au NIH parce que je n’avais pas d’autre choix.”

Le service de santé publique des Etats-Unis était un service très militarisé dirigé par un corps d’officiers en uniforme, incluant un médecin/chirurgien chef. Ce service était une extension des hôpitaux militaires gérés depuis le départ par la marine des Etats-Unis. Le NIH en était sa branche de la recherche créé durant la seconde guerre mondiale.

[…]

Après avoir terminé son internat au Cornell Medical Center, le dr Fauci rejoignit le NIH en 1968 en tant qu’assistant clinicien au NIAID, une des deux douzaines d’agences de sous-traitance du NIH. En 1977, il devint le directeur adjoint clinique du NIAID. Bizarrement, sa spécialité était la recherche appliquée sur les maladies en rapport avec le système immunitaire, un sujet s’avérant de plus en plus grave. Il allait dès lors passer 50 ans à très largement ignorer l’explosion de l’incidence des maladies allergiques et auto-immunitaires, sauf dans le cas où elles pouvaient procurer de gros bénéfices à l’industrie pharmaceutique. Le dr Fauci est devenu le directeur du NIAID le 2 novembre 1984, juste au moment où la crise du SIDA devenait hors de contrôle.

Lorsque le dr Fauci prit la direction du NIAID, l’agence était dans un marécage existentiel. Les désordres de santé dus aux allergies et aux maladies auto-immunes comme le diabète et l’arthrite rhumatisante étaient toujours rares et leur apparition chez des écoliers étaient toujours une grande surprise. La plupart des Américains n’avait jamais vu de cas d’autisme et beaucoup admettront ne pas savoir ce que c’était avant que le film Rain Man en 1988 n’introduise la maladie dans la conscience collective.

[…]

D’exceptionnelles améliorations dans l’hygiène, la nutrition avaient largement éliminé les mortalités attribuées à la diphtérie, aux oreillons, la variole, le choléra, la rubéole, la rougeole, la grippe, la tuberculose. La létalité de ces fléaux de temps pas si anciens qui décimèrent les générations précédentes d’Américains, était quasi inexistante. Lorsqu’en 1900 plus de 33% des morts aux Etats-Unis étaient liés aux maladies infectieuses comme la tuberculose, la pneumonie, les diarrhées et les entérites, en 1950, soit un demi siècle plus tard, la mortalité de ces maladies avaient dramatiquement diminuée (à l’exception de la grippe de 1918) et aujourd’hui ne constituent plus que moins de 5% des décès aux Etats-Unis.

Les décès annuels par maladies infectieuses contagieuses sont passés de 800 pour 100 000 en 1900 à 50 pour 100 000 dans les années 1980. Au XXème siècle, bien plus de personnes sont mortes de vieillesse et de crises cardiaques que de maladies contagieuses.

Ainsi, au NIAID et son agence sœur du CDC, les chasseurs de microbes commençaient à tomber dans l’oubli. La grande époque, celle de la vitrine de la chasse aux microbes infectieux, du NIAID n’était plus qu’un souvenir.

[…]

Aujourd’hui, le CDC et le NIAID font la promotion de l’orthodoxie populaire : des régulateurs intrépides de la santé publique, armés de vaccins innovateurs, ont joué un rôle clef dans l’éradication de la mortalité des maladies infectieuses contagieuses. La science et l’histoire rejettent toutes deux cette mythologie de l’auto-plébiscite comme étant sans fondement. De fait, les pilules, seringues, potions, poudres et autres artifices de la médecine moderne ne jouèrent qu’un rôle mineur dans l’abolition historique des mortalités des maladies infectieuses.

Une étude en profondeur réalisée par le CDC et les scientifiques de l’université John Hopkins en 2000 et publié dans la revue Pediatrics, le journal officiel de l’académie américaine de pédiatrie, a conclu : “Ainsi, la vaccination ne compte pas pour les déclins impressionnants de la mortalité due aux maladies infectieuses enregistrés dans la première moitié du XXème siècle… Presque 90% de ce déclin de la mortalité liée aux maladies infectieuses contagieuses parmi les enfants s’est produit avant 1940, alors que très peu d’antibiotiques et de vaccins étaient disponibles.

De la même manière, une étude compréhensive de McKinlay et McKinley en 1977, qui fut une lecture requise dans toutes les facs de médecine américaines, avait trouvé que toutes les inventions médicales, incluant les vaccins, la chirurgie et les antibiotiques ne contribuèrent que pour 1% du déclin du taux de mortalité pour maladies infectieuses, au mieux 3,5%. Le CDC et les McKinlay attribuèrent la disparition des maladies infectieuses et de leur mortalité non pas aux médecins et aux fonctionnaires de la santé, mais à une grande amélioration de la nutrition et surtout de l’hygiène et de la désinfection, notamment avec les stations d’épuration d’eaux usées, le chlorage de l’eau potable, la préparation de la nourriture et la réfrigération des aliments et ingrédients.

McKinlays rejoignit le professeur de Harvard, pionnier des maladies infectieuses, le Dr Edward Kass, pour avertir que le cartel médical avide d’auto-plébiscite, s’approprierait un jour le crédit de ces améliorations de la santé publique en prélude à l’imposition d’interventions médicales non justifiées, comme les vaccins, sur le public américain.

Comme prédit par McKinleys et Kass, les vaccinologues ont détourné avec un étonnant succès les 74% du déclin de la mortalité liée aux maladies infectieuses dans la première moitié du XXème siècle et l’ont déployé pour s’approprier pour eux et les vaccins, un prestige sanctifié et révérentieux, bien que scientifiquement non mérité, au delà de toute critique, de tout questionnement et de tout débat.

[…]

En 1949, des lois du congrès des Etats-Unis pour abolir le CDC à cause du déclin remarquable des maladies infectieuses et de la mortalité inhérente ont gagné une majorité impressionnante par deux fois.

A partir du milieu des années 70, le CDC essayait de justifier son existence en assistant le ministère de la santé à tracer et repérer les petits foyers de contagion de rage et d’une maladie rare portée par la souris : le hantavirus et en se liant aux projets d’armement biologique de l’armée. En 1994, l’officier de la Croix Rouge, Paul Cummings, déclara au San Francisco Chronicle que “Le CDC avait de plus en plus besoin d’une épidémie majeure”, pour justifier de son existence (et de ses salaires). D’après Peter Duesberg, auteur du livre “Inventer le virus du SIDA”, La théorie du VIH/SIDA fut salvatrice pour les autorités sanitaires et épidémiques américaines.

[…]

Le prix Nobel de biochimie, Kary Mullis, se souvient du désespoir institutionnel pendant l’ère Reagan. Il dit du CDC : “Ils se languissaient pour une nouvelle peste noire. La polio était finie. Il y avait des memos qui tournaient au sein de l’agence disant : ‘On a besoin d’une nouvelle peste.’ ‘Nous avons besoin de quelque chose pour faire peur aux Américains pour qu’ils nous donnent plus d’argent.’” Le scientifique du NIH, Robert Gallo,  qui allait devenir l’associé du dr Fauci, son confident et co-conspirateur, offrit une évaluation similaire : “Le CDC d’Atlanta en Georgie était menacé de réductions de personnels et de budget voire même était théoriquement estampillé pour être fermé.”

[…]

[En 1976], les régulateurs fédéraux concoctèrent une fausse épidémie de grippe porcine, ce qui éleva temporairement l’espoir au sein du CDC pour la résurrection de sa réputation de super-héros sauveur de vies.

[…]

Travaillant avec le laboratoire Merck, le NIAID utilisa l’argent du contribuable américain pour financer et distribuer les vaccins et pour faire passer rapidement des médicaments non testés sur le marché. Mais l’épidémie de grippe porcine était bidon et la réponse des HHS résulta en un embarassement global. Il n’y eu qu’un seul mort, un soldat de Fort Dix et le “vaccin” de Merck déclencha une épidémie nationale du syndrome de Guillain-Barré, une forme dévastatrice de paralysie ressemblant à la polio, ce avant que les régulateurs ne cessent la campagne de vaccination et rappellent les doses.

[…]

Avant 1997, la FDA avait interdit la publicité pour les produits pharmaceutiques à la télévision et les labos n’avaient pas encore transformé les journalistes de télé en VRP. Bref, les journalistes étaient encore autorisés à faire du… journalisme. L’émission “60 minutes” passa un segment dans lequel Mike Wallace exposa sans aucune pitié la corruption, l’incompétence et le maquillage des résultats, qui se produisaient au sein des HHS, qui menèrent à cette fausse épidémie de grippe porcine et pire, à cette vague de dégâts physiques résultant du vaccin expérimental du NIH. Le scandale força la démission du directeur du CDC, David Sencer, pour son rôle dans la mise en place de la fausse épidémie et pour avoir poussé à la consommation de vaccins dangereux. Le patron du NIAID Richard Krause, démissionna en catimini en 1984, laissant sa place encore chaude à son adjoint le dr Fauci.

[…]

Quatre ans plus tard, la pandémie de SIDA s’avéra être un évènement rédempteur pour le NIAID et le tremplin pour l’ascension irrésistible du dr Fauci. Les leçons apprises de l’orchestration des réponses régulatrices de la crise du SIDA deviendraient des modèles établis et familiers pour la gestion de pandémies futures.

Tony Fauci passa ensuite le demi-siècle suivant à élaborer des réponses publiques pour une série de contagions virales réelles et fabriquées : le VIH/SIDA de 1983, le SRAS de 2003, le MERS de 2014, la grippe aviaire de 2005, la grippe porcine “nouveau H1N1” de 2009, le fièvre dengue de 2012, ébola en 2014 et 2016, zika en 2015 et 2016 et la COVID19 de 2020. Lorsque de véritables contagions ne se présentaient plus, le dr Fauci était devenu expert dans l’exagération de la sévérité des contagions afin de toujours faire peur au public et pour toujours faire aller sa carrière de l’avant.

[…]

La recherche principale sur le cancer suggère qu’un tiers de tous les cancers pourraient être éliminés en changeant de style de vie. Mais d’après l’expert en cancer Samuel Epstein, l’Institut National contre le Cancer (NCI) “a seulement dépensé 1 million de dollars, soit 0,02% de son budget de 4,7 milliards de dollars en 2005 sur l’éducation, la relation avec le public pour l’encourager à mieux manger afin de prévenir le cancer.

[…]

Pour Big Pharma et ses régulateurs du NCI, la crise du SIDA ressemblait à une autre de ces distributeurs à billets ATM. Mais en 1984, le scientifique du NIH Robert Gallo lia le SIDA à son virus HTLV-III, qui serait rebaptisé “Virus de l’Immuno-déficience Humaine” ou VIH. Le dr Fauci a alors agressivement bougé pour capturer le flot de revenus pour son agence. Dans sa dramatique confrontation avec Sam Broder du NCI cette année-là, le dr Fauci argumenta de manière convaincante que, comme le SIDA était une maladie infectieuse, le NIAID devait en avoir la juridiction.

En 1982, le financement par budget étatique de la recherche sur le SIDA était pathétiquement de 297 000 US$. dès 1986, ce chiffe passa à 63 millions de dollars, l’année suivante, 146 millions. En 1990, le budget annuel du NIAID pour le SIDA était de 3 milliards de dollars. Mais l’hypothèse de Gallo sur le VIH/SIDA fut un échec en relation publique pour Fauci également.

[…]

L’augmentation de flot d’argent signifia une grande opportunité pour le dr Fauci. “Le SIDA fut sa chance à saisir”, écrivit l’historien et journaliste Bruce Nussbaum. “Il n’était pas connu pour être un brillant scientifique et il n’avait que peu d’expérience dans la gestion d’une grosse bureaucratie, mais Fauci avait de l’ambition et de la motivation à revendre. Le terne scientifique allait trouver sa véritable vocation, celle de créateur d’empire.

[…]

Il y a quelque chose chez Fauci qui lui permet d’échapper à la responsabilité (et même à un questionnement anodin) pour son flot continu de décisions douteuses, ses affirmations abruptes non supportées de preuves scientifiques, sa cascade incessante de mensonges et de fausses prédictions et son pathétique échec à maintenir le citoyen américain en bonne santé.

En tant que nouvellement nommé tsar de la santé des Etats-Unis, le dr Fauci était maintenant le gardien de la porte de quasiment toute la recherche sur le SIDA. […] Dans son livre datant de 1990, Nussbaum conclut que le triomphe de Fauci sur le NCI a coûté la vie à des milliers d’Américains durant la crise du SIDA.

[…]

Le manque de capacité de développement interne de médicaments du NIAID a permis au dr Fauci de construire un nouveau programme en faisant sous-traiter la recherche médicamenteuse à un réseau de soi-disants “Enquêteurs Principaux” (NdT : en anglais “principal investigators” ou PI dans le livre, nous garderons cet acronyme anglais pour la suite de la traduction), contrôlés de fait et efficacement par l’industrie pharmaceutique. Aujourd’hui, lorsque qu’on se réfère au “cartel médical”, il s’agit principalement des laboratoires pharmaceutiques, des systèmes hospitaliers, des HMO et assureurs, des journaux médicaux et des régulateurs de la santé publique. Mais ce qui maintient toutes ces institutions en place et leur permet de marcher à l’unisson, est l’armée de PI qui agissent comme lobbyistes, portes-parole, agents de liaison et applicateurs. Tony Fauci a joué un rôle historique clef dans l’élévation de cette cohorte au niveau de domination de la politique de la santé publique.

Les PI sont de puissants médecins et chercheurs qui utilisent des fonds fédéraux et des contrats avec l’industrie pharmaceutique pour construire un empire féodal dans les universités, dans les hôpitaux de la recherche qui essentiellement effectuent des essais cliniques, une étape clef dans le processus d’obtention de la licence d’exploitation des produits pharmaceutiques nouveaux. grâce aux largesses du NIH, et au NIAID en particulier, un petit réseau de PI, quelques centaines, détermine le contenu et la direction de virtuellement toute la recherche biomédicale des Etats-Unis.

[…]

Les PI sont les adjoints de l’intérieur de Big Pharma qui jouent des rôles clefs de promotion du paradigme pharmaceutique et qui fonctionnent comme de grands prêtres de toutes ses orthodoxies, qu’ils diffusent avec un zèle de missionnaires accomplis. Ils utilisent les sièges qu’ils occupent dans les conseils d’administration, médicaux et les rectorats d’universités pour propager le dogme et traquer, éliminer les hérésies. Ils renforcent la discipline de communication, réduisent au silence la critique, censurent les opinions contraires et châtient la dissidence. Ils peuplent les Data and Safety Monitoring Boards (DSMB), les comités de surveillance de la sécurité et des données, qui influencent le design des protocoles d’essais cliniques et guident les interprétations des résultats de ces essais cliniques ainsi que leurs conclusions.

[…]

Ils sont ces “experts” accrédités et respectés qui hantent et pérorent dans les émissions de télévision sur des chaînes maintenant désespérées de conserver la manne publicitaire des géants de Big Pharma et qui poussent le contenu pharmaceutique sans vergogne. Ces experts [NdT: liste de noms ici, inconnus du public francophone] apparaissent dans des publicités de Big Pharma sur tous les réseaux médiatiques et font la promotion active de l’injection anti-grippale bi-annuelle, entretiennent la peur contre la rougeole, battent les tambours de la panique contre la COVID et invectivent publiquement les “anti-vaxx”. Ils écrivent le flot d’éditoriaux qui inondent la presse locale et nationale afin de renforcer les dogmes du paradigme pharmaceutique, clamant haut et fort que “tous les vaccins sont sûrs et efficaces” etc. Ils traquent l’hérésie en siégeant dans les comités médicaux des états, les tribunaux “inquisitoriaux”, qui censurent et retirent leur licence d’exercice de la profession médicale aux médecins dissidents. Ils contrôlent les journaux médicaux et la littérature de publication peer-reviewed afin de fortifier l’agenda de Big Pharma. Ils enseignent dans les facultés de médecines, sont dans les comités éditoriaux des journaux et magazines médicaux et sont à la tête des départements de recherche médicale des universités. Ils supervisent les hôpitaux et sont dans les comités de gestion des départements hospitaliers. Ils agissent comme témoins experts pour les laboratoires pharmaceutiques impliqués dans des poursuites judiciaires civiles et au tribunal fédéral sur les vaccins. Ils se récompensent les uns les autres au gré de cérémonies d’auto-plébiscite.

[…]

Ainsi, Big Pharma et le dr Fauci plombent virtuellement tous les panels critiques d’agrément des médicaments en utilisant la stratégie de les peupler avec des PI qui, liés financièrement à l’industrie pharmaceutique et aux financiers du NIAID, approuvent virtuellement et quasiment à coup sûr chaque nouveau médicament sur lequel ils délibèrent, que ce soit avec ou sans études de sécurité.

[…]

Le choix du dr Fauci de transférer tout le budget du NIAID aux PI de pharma pour le développement de médicaments fut une abdication du devoir de l’agence fédérale de trouver la source et d’éliminer les épidémies explosives d’allergies et de maladies auto-immunes qui commencèrent sous sa coupe en 1989. Les données de surveillance et les inserts des labos impliquent les médicaments et vaccins que le dr Fauci a largement contribué à développer comme étant les responsables de ces nouvelles épidémies. L’argent du NIAID était effectivement devenu un énorme subside pour la florissante industrie pharmaceutique pour incuber un pipeline de nouveaux médicaments très lucratifs qui sont ciblés pour traiter les symptômes de ces mêmes maladies.

Tandis que le NIH demeure une énorme source de financement des PI, de gros contrats des labos pharmaceutiques et le paiement des royalties sur les produits médicamenteux, minimisent leur financement gouvernemental. L’argent de Big Pharma est le pain beurré des PI, ce qui leur dicte leur loyauté et leur ligne de conduite ainsi que leurs priorités. Eux-mêmes, leurs cliniques et leurs institutions de recherche sont de manière effective, les bras armés de l’industrie pharmaceutique. Leurs empires dépendent de la croissance et de la survie de Big Pharma.

De plus, les PI fonctionnent typiquement selon un système de fiefs quasi-féodal : loyaux à un seul labo pharmaceutique. Chaque labo comme GSK, Merck, Pfizer, Sanofi (Pasteur), Johnson & Johnson et Gilead, cultive un cadre spécifique de ses propres PI de confiance qu’il finance pour faire les essais cliniques et la recherche médicamenteuse. Des protocoles non écrits dictent qu’un PI de Merck ne fera pas de recherche pour un concurrent de Merck.

[…]

Tony Fauci n’a pas créé le système des PI, mais son inexpérience à la fois comme scientifique et comme administrateur signifia qu’il dût s’y fier et il fut dans un premier temps à la merci de ce système. Plus tard, il en prit le commandement, celui de ces troupes, qu’il organisa en un très puissant colosse que le journaliste John Lauritsen appelle “Le complexe médico-industriel”.

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Darth Gugusse

« Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique » Robert F. Kennedy Jr (chapitre 2)

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RFK_RealFauci

Le véritable Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma et la guerre globale contre la démocratie et la santé publique

Larges extraits

Robert F. Kennedy Jr

Skyhorse Publishing, novembre 2021, 450 pages

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Décembre 2021

La présentation de ce projet de traduction (Résistance 71)

Introduction

Chapitre 1

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 2 – Les profits de Big Pharma sur le dos de la santé publique

Depuis cinq décennies le dr Fauci a exercé un pouvoir considérable pour fortifier la croissance explosive de l’industrie pharmaceutique et son influence corrosive sur les agences gouvernementales de réglementation et de politique de santé publique. Durant sa carrière de cinquante années, le dr Fauci a tissé et peaufiné une vaste et complexe toile d’intrications financières entre l’industrie pharmaceutique et le NIAID ainsi que ses employés, transformant cette agence en une tranquille succursale de l’industrie pharmaceutique. Le dr Fauci a sans relâche fait la promotion de sa relation amoureuse avec Big Pharma en une forme de “partenariat public-privé”.

Depuis sa tour d’ivoire, le dr Fauci a utilisé ses 6 milliards de dollars de budget annuel pour parachever une domination et un contrôle sur une longue liste d’agences et de corps constitués, incluant le CDC, la FDA, les HHS, le NIH, le Pentagone, la Maison Blanche, l’OMS des organisations de l’ONU et se frayer un chemin dans les poches profondes des fondations Gates et Clinton et du Wellcome Trust britannique.

Un budget annuel énorme donne au dr Fauci le pouvoir de faire et de défaire des carrières, d’enrichir ou de punir des centres de recherche universitaires, de manipuler des journaux scientifiques et de dicter non pas juste les protocoles d’étude de sujets variés, mais aussi les résultats de la recherche scientifique à travers le monde. Depuis 2005,  la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) du Pentagone, a dirigé 1,7 milliards de dollars de plus au budget annuel discrétionnaire du dr Fauci afin de blanchir des financements limites sur la recherche sur les armes biologiques, ceci le plus souvent dans une légalité des plus douteuses. Ce financement additionnel du Pentagone fait monter le budget annuel du dr Fauci à 7,7 milliards de dollars, presque le double des dons annuels de la FBMG. En travaillant en relation très étroite avec les laboratoires pharmaceutiques et autres grands pourvoyeurs de fonds, incluant Bill Gates, le plus gros financier des vaccins au monde, le dr Fauci a utilisé de manière consistante son énorme pouvoir pour supprimer les financements, harceler, réduire au silence, et ruiner des scientifiques dont les recherches étaient une menace pour le paradigme Big Pharma et pour récompenser ces scientifiques qui le soutenaient. Le dr Fauci récompense la loyauté envers lui avec de prestigieuses sinécures dans les comités clefs des HHS d’où ces personnes continuent à faire avancer ses intérêts. Lorsque les soi-disants panels “indépendants” d’expertise donnent une licence et recommandent de nouveaux médicaments, le contrôle de ces panels par le dr Fauci lui donne le pouvoir absolu d’expédier ses médicaments et vaccins de prédilection et protégés au travers des obstacles de la réglementation, le plus souvent en sautant des étapes clefs du processus, comme par exemple le test sur animaux ou les études de fonctionnalité et de sécurité sur les humains.

[…]

Durant son demi-siècle comme tsar de la santé publique des Etats-Unis, le dr Fauci a joué un rôle central dans le façonnage d’un monde où les Américains paient le prix le plus fort pour leurs médicaments et souffrent des pires résultats en comparaison des autres pays riches. Les réactions adverses aux médicaments sont parmi les quatre causes principales de mortalité de la nation après le cancer et les attaques cardiaques. La longévité impressionnante du dr Fauci au NIAID est essentiellement due à son grand enthousiasme à promouvoir un agenda pharma-centré.

Sous la gestion de Fauci, le NIAID est devenu le centre de la toile de liens de corruption financière avec l’industrie pharmaceutique. Le NIAID du dr Fauci ressemble bien plus à une entreprise de médicaments qu’à une agence gouvernementale faite pour faire avancer la science.

[…]

En tous points, le dr Fauci a mis en place un système de disfonctionnement conflictuel et de culture de transactions qui a fait du NIAID un appendice sans faille de Big Pharma. Il est devenu impossible de dire où s’arrête le NIAID et où commence Big Pharma et inversement.

Les chercheurs des labos du NIAID agrémentent leurs revenus de positions honorifiques grassement rémunérées qu’ils gagnent dans les séminaires de Big Pharma et en briefant les personnels pharmaceutiques avec de l’information interne au sujet des progrès de certaines recherches sur de nouveaux médicaments se trouvant dans le pipeline du NIAID. Les protégés du dr Fauci font de manière routinière des projets privés pour des labos pharmaceutiques dans leurs labos du NIAID et prennent des contrats de travail en menant des essais cliniques pour les nouveaux médicaments de Big Pharma. Le journaliste et écrivain Bruce Nussbaum rapporte que c’est une pratique standardisée que de voir les employés du dr Fauci empocher de grosses commissions sur les affaires et ainsi d’ajouter entre 10 et 20% à leurs salaires du NIAID avec ce type de boulot.

[…]

Des enquêteurs ont trouvé que le NIAID n’a pas obtenu d’autorisation pour ses “activités externes” dans 66% ou 2/3 des cas.

[…]

Sous une politique secrète et non promulguée des HHS, le dr Fauci et ses collaborateurs du NIAID peuvent personnellement empocher jusqu’à 150 000 US$ par an des médicaments qu’ils ont aidé à développer avec l’argent du contribuable américain.

Le département (ministère) américain des Services Humains et de Santé (HHS) est le propriétaire nominatif d’au moins 4400 brevets. Le 22 octobre 2020, le Government Accountability Office (GAO) des Etats-Unis a publié un rapport intitulé : Biomedical Research : NIH should Publicly Report More Information about the Licensing of its Intellectual Property (Recherche biomédicale : le NIH devrait rapporter publiquement plus d’information au sujet des brevets sur sa propriété intellectuelle). Dans ce document, les auteurs ont rapporté que le NIH a reçu jusqu’à 2 milliards de dollars de revenus de droits depuis 1991, lorsque la FDA a approuvé le premier de ces médicaments. Trois brevets ont généré plus de 100 millions de dollars chacun pour l’agence.

[…]

Les financements du NIAID ont eu pour résultat 2655 brevets et demandes de brevet desquels seulement 95 incluent une assignation par le ministère des HHS en tant que propriétaire. Le dr Fauci a assigné la plupart de ces brevets à des universités, ce qui rend totalement opaque les bénéficiaires commerciaux tout en assujettissant la loyauté des facultés de médecine américaines et des médecins les plus influents au dr Fauci et ses politiques.

[…]

Quelle est la taille de l’entreprise de développement de médicaments du dr Fauci ? Depuis que celui-ci est arrivé au NIH, l’agence a approximativement dépensé 856,9 milliards de dollars. Entre 2010 et 2016, chaque médicament qui a reçu l’accord d’exploitation de la FDA, 210 médicaments différents, avaient pour origine du moins en bonne partie, la recherche financé par le NIH.

Suite à l’agrément d’un médicament, le dr Fauci continue de collaborer avec ses associés de l’industrie pharmaceutique pour la promotion, la décision du prix de vente et des bénéfices de leur nouveau produit. Sur les décennies de la direction de Fauci sur le NIAID, l’agence a formalisé un processus élaboré de négociation contre  les contribuables américains pour permettre à Big Pharma d’engranger les plus gros bénéfices de ces médicaments qui ont germé dans les labos du NIAID. Avec l’aide de l’agence, la chanceuse entreprise pharmaceutique promène le nouveau médicament au travers d’une procédure de mise sur le marché accélérée. Le CDC impose ensuite un prix de vente obscène et exorbitant pour ces produits dans des négociations secrètes. De tels arrangements entre coquins, aux dépends à la fois du contribuable et  du consommateur et les accords de mise sur le marché accélérés peuvent rapporter de gros bénéfices financiers au NIAID, aux employés du NIAID favoris du dr Fauci et à lui-même.

Le dr Fauci a lancé sa carrière en permettant à l’entreprise Burroughs Wellcome (aujourd’hui le labo GlaxoSmithKline ou GSK) de faire payer 10 000 US$ par an pour l’azidothymidine ou AZT, un médicament anti-rétrovirus développé exclusivement par le NIH et testé et approuvé par le dr Fauci lui-même. Celui-ci savait fort bien que le produit ne coûtait à Burroughs Wellcome que 5US$ la dose à la production.

Plus de bénéfices pour les “partenaires” de l’industrie veut souvent dire plus de droits extravagants à payer pour ses sbires du NIH et du NIAID.

Un autre médicament anti-viral développé par Fauci dans sa boutique, le remdesivir,  fournit un exemple récent de magouille à pomper le fric similaire de Big Pharma, le tout facilité par le NIH et le NIAID. Alors que le remdesivir a été prouvé complètement inutile contre la COVID, le dr Fauci a altéré les protocoles d’étude pour donner à son petit dernier l’illusion d’efficacité. Malgré l’opposition de la FDA et de l’OMS, le dr Fauci a déclaré depuis la Maison Blanche à Washington, que le remdesivir “sera le standard thérapeutique” contre la COVID19, garantissant par là même à l’entreprise un énorme marché mondial. Puis le dr Fauci ignora le prix astronomique de Gilead, l’entreprise vendit le remdesivir entre 3300 et 5000 US$ la dose pendant la pandémie COVID. Les matières premières pour produire le remdesivir coûtent à Gilead Science moins de 10 US$ par dose. Le Medicaid (NdT : sécurité sociale américaine) doit, de par la loi, couvrir tout médicament approuvé par la FDA, ainsi donc le contribuable américain a payé et paie la facture. C’est par ces mannes incessantes que le dr Fauci est devenu l’Archange investisseur pour l’industrie pharmaceutique.

Le traitement totalement différent des médicaments brevetés contre ceux bien moins chers hors brevets (NdT : comme maintenant l’HCQ et l’IVM) par les agences fédérales régulatrices de la santé expose très clairement le favoritisme historique du dr Fauci pour des brevets médicaux onéreux qui favorisent outrageusement  et de manière extravagante les bénéfices exclusifs de l’industrie pharmaceutique au détriment de la santé publique.

[…]

Sous le patronage du dr Fauci, les caractéristiques commerciales de ce partenariat ont totalement éclipsé la mission de l’agence de faire avancer la science. Au NIAID, c’est depuis un bon moment la queue qui remue le chien de la santé publique et non l’inverse. Le dr Fauci n’a quasiment rien fait pour faire avancer l’obligation principale du NIAID au développement scientifique et à la recherche des causes des explosions à l’échelle épidémique de maladies comme les allergies chroniques et les maladies auto-immunes qui, sous sa direction, ont proliféré jusqu’à maintenant affecter quelques 54% des enfants américains, une augmentation sur les 12,8% existant lorsque Fauci prit en charge le NIAID en 1984. Tout en ignorant l’explosion des conditions allergiques, le dr Fauci a au contraire refaçonné le NIAID en un incubateur majeur de nouveaux produits pour Big Pharma ; beaucoup d’entre eux ironiquement, profitent de la cascade pandémique des maladies chroniques.

[…]

La plupart d’entre nous désirerait que le “Docteur de l’Amérique” fasse un diagnostique correct de nos maladies en utilisant le meilleur de la science, puis nous instruise sur le comment être en bonne santé. Et si, au lieu de dépenser la totalité de leurs budgets à développer des produits pour remplir les poches de Big Pharma, le dr Fauci et les patrons des autres instituts affiliés au NIH déployaient des chercheurs pour explorer les liens entre le glyphosate (NdT: pesticide de Monsanto trouvé dans son RoundUp) dans la nourriture et l’explosion des allergies au gluten, le lien entre les résidus de pesticides et l’épidémie de maladies neurologiques et de cancers, les connexions causales entre l’aluminium et la maladie d’Alzheimer, entre le mercure des centrales électriques à charbon et l’escalade dans le taux d’autisme chez les enfants et l’association des particules dans l’air et la véritable épidémie d’asthme ? Et si le NIH finançait une recherche pour explorer le lien entre la vaccination infantile et l’explosion de diabète juvénile, d’asthme, d’arthrite rhumatisante et les liens entre l’aluminium des adjuvants des vaccins et les épidémies d’allergies ? Et s’ils étudiaient l’impact du sucre et des boissons gazeuses sucrées sur l’obésité et le diabète et le lien entre les perturbateurs endocriniens, la malbouffe industrielle, les fermes usines et les OGM, sur le déclin dramatique de la santé publique ? A quoi ressembleraient les Américains si depuis 50 ans, nous avions un véritable défenseur de la santé publique, gérant nos agences de santé, au lieu d’une pourriture vendue à Big Pharma ? Le dr Fauci semble ne vouloir que nous donner des diagnostiques et des médicaments qui engraissent ses associés de Big Pharma en lieu et place de santé publique et de couvrir les traces de ses méfaits au moyen d’artifices.

Ses critiques ont comparé le dr Fauci à un grand bureaucrate fédéral le dépassant même dans la longévité : J. Edgar Hoover, qui passa cinq décennies en contrôle dictatorial du FBI pour transformer cette agence en un véhicule protégeant le crime organisé, fortifiant ses associés politiques corrompus, opprimant les Afro-Américains, surveillant sans cesse ses ennemis politiques, supprimant la libre-pensée, le droit de parole et la dissidence, et faisant de l’agence une rutilante plateforme d’un culte de la personnalité ne fonctionnant qu’autour de son ego surgonflé. Plus récemment, Charles Ordeb, biographe de Fauci a fait un parallèle de la carrière du dr Fauci avec le mensonge pathologique d’escrocs sociopathes comme Bernie Madoff et Charles Ponzi…

[…]

Mais le dr Fauci ne fait pas vraiment dans la santé publique. Son régime de 50 années a été catastrophique pour la santé des Américains ; mais en tant qu’homme d’affaires, son succès est sans précédent et sans limites.

En 2010, le dr Fauci déclara à Michael Specter, l’écrivain du New York Times et admirateur de Fauci, que son modèle de gestion politique est le célèbre roman de Mario Puzo “Le parrain” et il récita de manière la plus spontanée qui soit sa réplique préférée du roman épique de Puzo : “Rien de personnel là dedans, c’est juste strictement une question d’affaire.” (“It’s nothing personal, it’s strictly business.”)

A suivre en 2022…

BonBrutetTuand

Réforme marxiste et illusion systémique…

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Marx_worker

Entretien de plus de 10 ans, mais intéressant pour constater l’évolution de certains “marxistes” face à la sclérose que la doctrine génère. Ceci dit, son paradigme demeure systémique, étatique et ne peut mener qu’à une impasse.
Pourquoi s’accrocher à l’illusion systémique, la réforme marxiste demeure une bouillabaisse bien indigeste et futile.
~ Résistance 71 ~

Entretien avec Constanzo Preve : Que veut dire être “marxiste” de nos jours ?

Rébellion / OSRE

12 décembre 2021

url de l’article original: http://rebellion-sre.fr/entretien-avec-costanzo-preve/

Sur le sentier étroit et abrupt de l’authentique engagement révolutionnaire

Article paru dans le numéro 33 (2008) de la revue Rébellion.  En Novembre prochain, nous célébrerons les dix ans de la disparition du philosophe italien Costanzo Preve. Nous avons réédité l’hommage que nous lui avions consacré pour participer à la redécouverte de son oeuvre majeure.

Un grand merci à monsieur Y. Branca pour sa traduction et ses notes.

Rébellion : Tu rejettes la pertinence de la dichotomie gauche/droite. Tu as été, semble-t-il, vilipendé pour cela en Italie. Peux-tu expliquer ta pensée à ce sujet ainsi que la genèse de celle-ci ? Comment faire pour traduire politiquement la critique de cette dichotomie ?

Costanzo Preve : Les attaques dont j’ai été l’objet en Italie (et par là-même, la rupture ou l’affaiblissement d’amitiés vieilles de plusieurs dizaines d’années) n’ont pas pu modifier le moins du monde mon programme de travail et de recherches, qui s’étend sur cent quatre vingt degrés ; je ne peux donc admettre le chantage de ceux qui veulent imposer de se borner à l’angle droit. Quand on cherche des voies nouvelles, on a toujours un prix à payer, et je considère que celui que je paie est minime. Comme enseignant à la retraite, je n’ai pas eu à payer économiquement (expulsions politiques, licenciements, refus d’embauche, etc.). Encore une preuve du principe marxiste selon lequel la liberté spirituelle n’est possible que sur la base d’une liberté matérielle qui la précède : dans mon cas, la fonction publique.

Ces attaques ont eu trois raison essentielles: d’abord, mon refus argumenté de la pertinence actuelle de la dichotomie droite/gauche, comme critère pour s’orienter dans les grandes questions politiques, économiques, géopolitiques, et culturelles présentes. Deuxièmement, j’ai accordé des entretiens et collaboré à des revues et des périodiques réputés de «droite » par préjugé, parmi lesquelles les revues françaises d’Alain de Benoist. J’en profite en passant pour dire que je ne considère pas les revues d’Alain de Benoist comme de « droite », que je les considère plutôt comme des revues qui critiquent l’actuelle évolution « mercatiste » de la droite. Si je devais les définir en un mot, je dirais : « revues critiques ouvertes à cent quatre vingt degrés ». Troisièmement, j’ai publié certains livres sans n’avoir fait aucune distinction entre des éditeurs réputés de « gauche »

( Bollati Boringhieri, Citta’ del Sole : La Cité du Soleil)) et des éditeurs réputés de « droite » : ( Settimo Sigillo : Le Septième Sceau, All’ insegna del Veltro : Le signe du Lévrier1). Vous savez bien comme il est difficile d’être publié si l’on est hors des circuits universitaires ou politiques « protégés ». Je n’ai jamais et seulement exigé que deux choses : qu’on ne me demande pas d’argent pour me publier, et aucune censure explicite ni implicite. Il me semblait que j’avais, pour ainsi dire, « joué franc jeu ».

Il n’en a pas été ainsi. Non sans un peu de naïveté, je pensais que, de même qu’un juge s’exprime par ses sentences, et un médecin par ses observations cliniques et ses diagnostics, de même fait un philosophe , par ses positions, absolument indépendantes de la couleur de la couverture du livre où elles sont exprimées. Mais évidemment, ce n’est pas comme cela que les choses se passent. Dans le monde manipulé de la paranoïa politique et identitaire de l’appartenance tribale, les positions philosophiques ne comptent pour rien, ce qui compte, c’est la couleur de la couverture. Et ce problème-là est sans solution, parce que c’est le problème lui-même qui prétend être la solution, et nous sommes dans un cercle vicieux. Je suis certainement un penseur original, mais aussi très modeste. Je suis certain que si des penseurs comme Sartre ou Althusser avaient publié chez des éditeurs considérés comme «  impurs », ils auraient été eux-mêmes passés sous silence.

Et voici, en bref, ce que je pense: la dichotomie Droite/Gauche a globalement exprimé un ensemble de vraies contradictions politiques et sociales, grosso modo, pendant deux siècles : de 1789 à 1989 ; mais cette dichotomie tend à disparaître, en entrant dans une nouvelle phase du capitalisme, que Hegel aurait définie comme « spéculative », et non plus dialectique, où la structure des classes antagonistes subsiste encore, mais ne peut plus être connotée par le conflit entre une bourgeoisie et un prolétariat dans le vieux sens du terme ; et par conséquent , si nous nous trouvons vraiment dans une phase inédite d’un capitalisme absolument post-bourgeois et post-prolétarien, et donc aussi post-fasciste et post-communiste, dans lequel s’est rompue la vieille alliance entre intellectuels et salariés (V. Boltanski-Chiapello2), il est alors inévitable que toutes les anciennes catégories politiques et culturelles dichotomiques soient à redéfinir et à réécrire. Mais c’est cela qui est empêché, présentement, par la force d’inertie, qui ralentit tout, des formes institutionnelles des trois structures de domination : la classe politique d’administration du système, dépourvue de toute conscience malheureuse3 ; le cirque médiatique de manipulation spectaculaire ; la cléricature intellectuelle universitaire de la philosophie et des sciences sociales. Ce ralentissement ne durera pas toujours, mais il peut durer encore pendant tout le cours de la vie terrestre de qui est entré dans le troisième âge, et peut-être bien même du deuxième âge. La genèse de ma pensée doit être reconstituée par d’autres, parce que tout point de vue autobiographique sur soi-même, par définition, n’est pas digne de créance. Mais si je dois répondre à tout prix, je dirai qu’il faut en trouver la genèse dans un processus d’autocritique radicale, interne, du point de vue révolutionnaire marxiste d’extrême gauche auquel j’ai adhéré dans ma jeunesse, dans les trois pays où j’ai vécu et dont je connais bien la langue et la situation politique: l’Italie, la France, et la Grèce. Cette autocritique politique radicale m’a pris plusieurs dizaines d’années ; elle s’est évidemment assortie d’inévitables désillusions existentielles, et de ruptures, quelquefois tragiques, quelquefois comiques, toujours tragi-comiques, avec d’anciennes appartenances et solidarités politiques et culturelles. Mais ici, mon expérience personnelle rejoint celle de ceux de ma génération politique, celle des quarante années qui vont de 1960 à 2000.

Comment faire pour traduire politiquement la critique de cette dichotomie ? Il est bien connu que la principale difficulté pratique et quotidienne consiste à être amalgamés et diffamés comme « fascistes infiltrés » dans le corps sacré de la vraie gauche politiquement correcte. Ces gens de gauche ne sont certainement pas les ennemis principaux, évidemment, mais ils sont les adversaires directs, immédiats, qui de fait empêchent la communication politique et la légitimation culturelle publique de cette position. A court terme, sur la base d’une évaluation réaliste et sans gémissements inutiles, nécessairement impuissants, j’estime que, malheureusement, les conditions politiques et culturelles ne sont pas mûres encore pour que cet obstacle soit surmonté. Je voudrais, évidemment, qu’il en fût autrement. Mais pour le moment, c’est comme cela. Je me rends compte parfaitement que l’ on s’use assez vite, lorsqu’on doit concentrer quatre-vingt quinze pour cent de ses propres efforts pour expliquer qu’ on ne fait pas partie des émules de Barbe-bleue, de Landru, du Marquis de Sade, ou de Jack l’éventreur.

De même que la pensée des Lumières fut la condition préalable et indispensable à la formation consécutive d’organisations politiques, je considère qu’il est aujourd’hui nécessaire qu’apparaisse un équivalent nouveau des anciennes Lumières, qui puisse donner jour à une nouvelle configuration symbolique et philosophique, qui fasse évanouir peu à peu non seulement la dichotomie Droite/Gauche, mais encore tout le cirque des dichotomies qui l’accompagnent : (Athéisme/religion ; Progressisme/ Conservatisme, Bourgeoisie/Prolétariat – dans le vieux sens du terme, Fascisme/ Antifascisme, Communisme/Anticommunisme, etc.). Aujourd’hui, ces dichotomies ne sont pas seulement erronées, elles se sont incorporées à des structures matérielles de pouvoir et de légitimation. Or, la force d’inertie de ces structures parasitaires est énorme.

Et cependant, ce n’est pas une raison pour se retirer dans la vie privée, ou se contenter d’une simple attitude de témoignage culturel, d’ ailleurs nécessaire. Mais le « militant » de cette position doit savoir, hélas, que l’obstacle symbolique de la diffamation sera dévastateur ; et s’il n’en allait pas ainsi, cela voudrait dire que sa propre proposition est inoffensive, et insignifiante. C’est justement parce qu’elle n’est ni insignifiante ni inoffensive, mais explosive en puissance et éruptive, qu’il faut s’attendre à ce que le « vieux monde » symbolique s’accroche et lutte avec bec et ongles avant de disparaître.

R : Que veut dire être «  marxiste » de nos jours ? Que signifie ta position de «  communisme critique » ?

C.P : Se déclarer « communiste critique » est une tautologie, parce qu’il est impossible de ne pas être tout ensemble communiste, et critique. Comme l’a fait remarquer Emmanuel Renault avec justesse, la pensée de Marx se base sur l’idée de critique comme fondement essentiel, d’où il suit que sa prétention propre à la véracité dérive de là-même – mais ceci, Renault ne l’affirme sans doute pas.

C’est du reste ce que Kant appelle un jugement analytique, où le prédicat est contenu dans le sujet. Le communiste est critique comme le corps est étendu.

Alors – pourra-t-on dire – comment expliquer que l’immense majorité des communistes réels (et non l’idée platonicienne du communiste, ou son idéal-type weberien) n’ont pas été critiques, mais acritiques, c’est-à-dire, dogmatiques? Marx lui-même l’a expliqué. Lorsqu’une théorie originairement critique est idéologiquement incorporée à des stratégies de légitimation du pouvoir, vient s’y greffer la fausse-conscience qui est par nécessité celle des agents historiques, et qui est « organisée » en structures administratives de pouvoir. Il s’agit d’un phénomène dialectique, que la seule lecture de la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel permet de conceptualiser.

L’idée de critique se retourne dialectiquement en idéologie de légitimation, sitôt que la nécessaire fausse-conscience des agents historiques s’en empare, si la situation historique objective ne permet pas une élaboration communautaire plus appropriée aux possibilités historiques.

En ce qui me concerne, plutôt qu’un « marxiste critique », je suis un marxiste qui essaie, presque toujours vainement, d’être critique. J’y réussis quelquefois, mais pas toujours.

Quant à ce que peut signifier être marxiste aujourd’hui, il faudrait le demander aux quelques marxistes encore en activité. Je ne peux répondre que pour moi-même, en utilisant nécessairement ce petit mot, «  je », que l’écrivain italien Carlo Emilio Gadda4a défini autrefois comme « le plus odieux des pronoms ». Par manque de place, je suis obligé d’être extrêmement synthétique.

En premier lieu, je serais souvent tenté de suivre mon défunt ami Jean-Marie Vincent, qui a indiqué que la première chose à faire pour celui qui veut se relier à Marx, c’est de « se débarrasser du marxis-me ». Mais le contexte symbolique où je me trouve m’oblige malgré que j’en aie à revendiquer fièrement mon marxisme, comme le signe provocateur de mon refus de me confondre avec la pittoresque bande des « soixante-huitards repentis ». Il ne s’agit pas tant du vieil et glorieux mot d’ordre d’ « épater le bourgeois » ; et c’est aussi parce que dans l’entre-temps, le bourgeois est devenu impossible à repérer, et a entièrement «  libéralisé » ses puissances d’indignation. Si nous nous déclarons marxistes en face d’un post-bourgeois d’aujourd’hui, il va nous répondre, comme le marquis de Sade : « Français, encore un effort ! ».

En second lieu, le modèle de Marx demeure le seul à unir une philosophie universaliste de l’émancipation à une théorie des modes de production, et du mode de production capitaliste en particulier. Chez Althusser, j’accepte la critique de l’historicisme et de l’économisme, mais certainement pas celle de l’humanisme. Je considère celui de Marx comme un humanisme révolutionnaire intégral. Je ne crois pas aux sciences de l’histoire. A mes yeux, les seules sciences proprement dites sont les sciences naturelles. Quitte à faire scandale, je tiens Marx pour la troisième et dernière grande figure de la philosophie classique allemande, après Fichte et Hegel (quant à Schelling, pour être bref, je le considère comme un panthéiste romantique et un spinoziste kantien5). Je ne crois pas du tout que Marx soit « matérialiste », à moins d’user de ce terme dans un sens métaphorique, comme une triple métaphore représentant l’athéisme, la « praxis », et surtout la structure si on l’oppose à la superstructure. Je tiens véritablement Marx pour un penseur traditionaliste, parce qu’il se relie à la tradition communautaire de la philosophie européenne, qui s’oppose à la nouveauté de l’individualisme moderne atomisé (Hobbes, Locke, Hume, Adam Smith, et quant à Smith, je partage son approche par Michéa). Je considère Denis Collin comme l’un des penseurs marxistes français les plus intéressants, parce qu’il a eu le courage de critiquer les aspects utopiques de la pensée de Marx, sympathiques mais erronés, devant lesquels, en général, les « marxistes » se prosternent avec vénération.

Pour faire bref, si l’on veut être des critiques vrais, et non pas feints et domestiqués, il faut que la critique adopte ce que Descartes appelait le doute hyperbolique. Se contenter du vieil et ennuyeux doute méthodique n’est digne que d’appariteurs de la philosophie. En un mot, voici ma définition du marxiste critique: c’est celui qui, fidèle à l’anticapitalisme radical de Marx, porte sa critique jusqu’au niveau du doute hyperbolique, sans se laisser épouvanter par la force d’inertie des positions erronées solidifiées en plus d’un siècle (et erronées surtout par historicisme et/ou par utopisme). Tout le reste doit être laissé au libre débat. Lequel, cependant, n’est en fait pas même commencé, nonobstant quelques pionniers courageux (l’un d’eux me vient à l’esprit : Georges Labica, mon ami disparu.)

R : Quels sont les grands axes de ta critique du capitalisme ? Est-ce que la crise actuelle du capitalisme rend légitime un projet communiste de dépassement de celui-ci ?

C.P : Deux remarques préliminaires, avant d’aborder la partie essentielle de ta question.

Premièrement, je ne pense pas qu’il existe quelque chose qui s’appelle un « projet communiste pour dépasser le capitalisme ». Sur ce point, je reste fidèle à la manière dont Marx posait le problème: il ne croyait pas à l’élaboration d’un projet communiste, qu’il tenait pour la formulation d’une utopie. En admettant qu’il soit possible (comme d’ ailleurs je le crois), et que nous puissions nous accorder aussi sur les seuls linéaments généraux de son profil historique, économique, politique, et culturel (et tout cela reste évidemment encore à vérifier), le communisme, à mon avis, n’est pas un projet, mais plutôt un ensemble de conditions économiques, sociales, et surtout culturelles préalables, qui d’ailleurs ne me paraissent pas encore mûres du tout, pour le moment, et sur la base desquelles les agents sociaux concrets peuvent alors éventuellement tenter de greffer des pratiques visant à dépasser la synthèse sociale capitaliste. J’espère que tu apprécieras ma démarche prudente pour définir les choses. Le défaut des groupes communistes d’extrême gauche est justement selon moi celui de se présenter devant des militants et des électeurs avec une sorte de « projet », qu’il s’agirait évidemment d’appliquer. Mais le communisme n’est jamais un projet à appliquer. Si c’est un projet, alors, cela ressemble comme deux gouttes d’eau au défunt communisme historique du XX° siècle mort depuis peu ( 1917-1991), qui était exactement un projet d’ ingénierie sociale, ensemble despotique et égalitaire, sous coupole géodésique protégée ( cette expression est de Jameson6). Il s’agit là d’une conception positiviste, qui trouve sa source non pas chez Karl Marx, mais chez Auguste Comte. Rien là de très grave, évidemment, pourvu qu’on en soit pleinement conscient. Partant, plutôt que de recommencer à se promettre un impossible projet (et déjà, Spinoza disait de se garder de concevoir Dieu comme un sujet qui projette la construction du monde naturel et moral), mieux vaut essayer de construire les conditions culturelles et sociales au sein desquelles, libres de toute omnipotence « projective », les sujets individuels et sociaux puissent développer leurs « potentialités » (ici encore dans le sens spinozien de « puissance » : en France, vous avez le bonheur d’avoir d’excellents commentateurs de Spinoza, comme mon ami André Tosel7).

En second lieu, je crois que c’est une erreur que de relier trop hâtivement les possibilités d’une révolution anticapitaliste à la montée d’une crise structurelle du capitalisme lui-même (comme il me semble que le soit celle qui est en cours, qui a éclaté il y a à peu près un an). Ses deux grands précédents historiques ne sont pas rassurants.

La grande crise du capitalisme qu’on appelle la « grande dépression » des années 1873 à 1896 a donné lieu à la période la plus contre-révolutionnaire de l’histoire contemporaine (colonialisme, racisme, impérialisme, antisémitisme, etc.). Si nous passons à la grande crise de 1929: elle a donné lieu à une période de contre-révolution : fascisme et guerre. Le communisme historiquement constitué en Europe après 1945 (non seulement dans les pays de l’Est, mais aussi en Italie et en France) n’a pas été un résultat de la crise économique, mais exclusivement des victoires militaires de l’U.R.S.S. Par conséquent, sans avoir la place ici d’approfondir ce sujet, j’affirme que je trouve imprudent de fonder d’excessifs espoirs anticapitalistes sur l’existence d’une telle crise, pour grave et structurelle qu’elle soit.

L’axe principal de ma critique à l’égard du capitalisme se base sans aucun doute aussi sur le scandale moral de l’inégalité croissante et sur le scandale culturel des manipulations médiatiques et de la dégradation anthropologique des sujets de l’individualisme absolu, mais je dois reconnaître que ce ne sont pas là pour moi les deux éléments philosophiques fondamentaux. L’aliénation et le fétichisme de la marchandise sont affreux, mais on a toujours pu jusqu’ici, d’une certaine façon, coexister avec eux. Le problème fondamental pour moi consiste dans cette dynamique de développement sans limites de la production capitaliste, et en ceci, que l’infini-illimité (en grec ancien apeiron, comme dans le fragment d’Anaximandre8), est le facteur principal de désagrégation et de dissolution de toute quelconque forme de vie communautaire. Et d’ailleurs, j’interprète la dynamique même de la philosophie grecque classique comme un combat entre l’élément communautaire et l’élément privé ; plus spécifiquement : dans tout le cours de la lutte entre les classes subalternes qui aspirent à sauvegarder la cohésion sociale et économique de la communauté, et les classes supérieures qui visent à dissoudre les liens communautaires, en se libérant de liens de dépendance économique de la communauté, ouvrant ainsi les portes à l’accumulation chrématistique9, dont Aristote avait déjà formulé une critique radicale, qui n’a rien à envier à celle que fit Marx dans d’autres circonstances ( voir, à ce sujet, les développements jamais dépassés de Karl Polanyi10).

Si j’insiste beaucoup sur cette référence aux anciens grecs, ce n’est pas pour faire étalage d’archaïsme ou d’érudition, mais parce que mon interprétation de Marx en est directement influencée. La principale erreur qu’on fait généralement sur le communisme, c’est celle de le considérer comme une sorte d’« affaire privée » des contradictions spécifiques au seul mode de production capitaliste, alors qu’il s’agit au contraire de la forme spécifiquement moderne (moderne = capitaliste) d’ un courant de l’histoire universelle beaucoup plus profond, et de longue durée : celui de la toujours résurgente opposition entre la tendance communautaire, agrégative, solidariste des hommes, et leur tendance individualiste, dissolutive, privative11.

Au moins, ceci est ma conception personnelle et spécifique du communisme. D’où il dérive pour moi, que, paradoxalement (mais c’est un paradoxe dont j’ai bien conscience, et Jean-Jacques Rousseau disait qu’entre paradoxe et préjugé, il faut choisir le paradoxe) Marx a été non seulement un philosophe idéaliste allemand classique, mais encore un grand penseur traditionnel classique, parce que tout simplement il a redéfini et reformulé la tradition communautaire et anti-individualiste (fondée par Aristote dès les temps antiques, renouvelée et présentée d’ une nouvelle manière par Hegel à l‘époque moderne), dans une opposition radicale à la nouveauté individualiste du capitalisme anglais robinsonien12, destructrice de tout fondement communautaire de la société ; fondement que John Locke exprima métaphoriquement par le terme de « substance » (le mot vient de sub stare :être dessous, tenir bon), précisément pour en proclamer l’inexistence, en tant que, selon sa conception de la société privée de toute «substance » ( qui représente la communauté), elle était redéfinie en termes de réseau de relations mercantiles individuelles. David Hume compléta l’ouvrage en concevant une auto-fondation intégrale économique de la société sur l’habitude de l’échange marchand, éliminant toute référence philosophique (le droit naturel) et politique (le contrat social). Jean-Claude Michéa a entièrement raison de dire que la contradiction propre à la « gauche » consiste à nier les conséquences du modèle de Smith, tout en recevant ses présupposés philosophiques et anthropologiques13.

Je pourrais m’étendre sur ce propos ; je dois m’arrêter par manque de place. Mais j’estime qu’il est déjà clair que j’apporte une image radicalement nouvelle de Marx, et des raisons fondamentales qui légitiment une critique du capitalisme après l’échec du communisme historique du XX°siècle tel qu’il fut réellement; et après la découverte des apories du modèle original utopico-scientifique de Marx – cet oxymoron n’est évidemment pas le fruit d’une distraction, il est absolument voulu, et intentionnel.

R :T’intéresses-tu à la géopolitique, et penses-tu que celle-ci puisse être un instrument utile à une théorie critique du capitalisme ?

C.P. : A l’intérieur de l’univers symbolique auto-référentiel de la culture de la gauche au profil politiquement correct, la géopolitique est a priori, en tant que telle, considérée comme « de droite », sans tenir compte de ses différentes écoles et thèses diverses. Ce fait est apparemment incompréhensible, puisque la gauche a en effet dans son pedigree de grands maîtres du « réalisme », de Machiavel à Marx et Lénine, etc. Mais cela provient d’une évolution récente de la gauche elle-même, du réalisme au moralisme; plus précisément, du réalisme stratégique à des doctrines et programmes d’un moralisme testimonial qui n’est pas loin de jouir de son impuissance. Cette fascination de

l’impuissance moraliste testimoniale a toute une génétique, avec deux racines principales. La première est, eu égard aux aspects extrême-ment « réalistes » du communisme historique du XX° siècle récemment décédé (le réalisme d’un Staline, d’un Mao, etc.), l’élaboration d’un sentiment de culpabilité, qui comporte un revirement dialectique de la violence révolutionnaire en programmes d’impuissance moraliste testimoniale. La seconde de ces racines est un sentiment d’im-puissance à former des projets, lequel procède, quant à lui, de l’écrasante menace d’une sorte de dispositif technico-économique inexorable : le Gestell14 de Heidegger, «  l’horreur économique » de madame Forrester, etc.

Il est évident que la géopolitique n’est ni de droite, ni de gauche, et fut toujours pratiquée par tous, de Gaulle, Roosevelt, Hitler, Staline, etc. Le seul fait de s’en occuper représente déjà un acte très symbolique de résistance intellectuelle envers ceux qui prétendrent nous imposer une position de témoignage purement moraliste condamnant tout « réalisme » en tant que tel. Alors qu’en son temps Marx essaya de dépasser Hegel (je n’ai pas ici la place d’examiner s’il y a plus ou moins bien réussi), la gauche voudrait désormais bel et bien enterrer les critiques de Hegel envers ce qu’ il appelle « la belle âme ». L’interprétation la moins mauvaise de la géopolitique qu’on trouve aujourd’hui sur le marché est celle dite « eurasiatique ». Cet avis ne suppose pas du tout mon adhésion à une mystique eurasiatique, qui combine la vieille slavophilie à l’idéalisation de l’empire mongol. Ce qui m’intéresse est une pure géopolitique de défense de l’Europe contre son incorporation à l’empire des U.S.A (V. Jacques Sapir, Emmanuel Todd, Samir Amin, etc.). Mais il est indubitable que Sarkozy et madame Merkel rament en sens contraire, et que par conséquent, ce projet (qui est aussi celui de De Grossouvre, etc.) ne paraît guère actuel. Dommage ! Personnellement, je le partage pour l’essentiel.

R : Les derniers mois, s’est développée ce que l’on a appelé « l’Obamania ». Comment analyses-tu cette nouvelle lubie médiatique, et plus profondément, y vois-tu un nouveau cap adopté par la politique des Etats Unis ?

C.P : Pour moi, je ne crois pas à la légende qui a cours dans la vieille métropole européenne, et selon laquelle Obama aurait été expressément choisi par les Américains pour une opération internationale de lifting d’image, destinée au reste du monde désormais indigné par la politique et les idées de Bush. Les américains sont le peuple culturellement le plus introverti du monde, et comme tous les peuples impériaux et autoréférentiels, dotés d’une idéologie messianique de « destin évident » ( Manifest destiny15), sur des bases bibliques marquées par l’Ancien Testament (et qui servent aussi de fondement symbolique à leur appui intégral au sionisme), ils se fichent complètement de ce que le reste du monde peut penser. Ils votent en partant d’eux-mêmes, et de leur situation économique. J’estime que les causes de la victoire d’Obama sont toutes internes, et qu’elles tiennent à l’éclatement de la grande crise de l’été 2008. Les républicains avaient mené la politique économique la plus oligarchique et inégalitaire depuis la déclaration d’indépendance de 1776, et il s’est donc formé une alliance sociologique et électorale entre les travailleurs et la couche inférieure de la classe moyenne (lower middle class). Pour les U.S.A., je crois qu’Obama, c’est cela, et rien que cela. Je crois que ceux qui se font des illusions sur un changement stratégique dans la situation impériale et géopolitique des U.S.A. seront vite déçus. La stratégie impériale des U.S.A. domine sur tout changement d’image et de classe politique, si important soient-ils.

Voilà pour Obama. Tandis que l’« obamania » est un phénomène européen, fermement piloté par la manipulation médiatique, et particulièrement par la télévision. Le cirque médiatique est assurément poussé par des logiques internes de spectacularisation, devenues très autonomes par commission même, désormais directe, de la politique et de l’économie. Les européens sont devenus comme les sujets provinciaux de l’Empire romain. Après la mort de Vercingétorix étranglé dans une prison de Rome (sort très semblable à celui de Saddam Hussein et de Milosevic), les sujets provinciaux se sont mis à considérer que la domination de Rome était prévisible, et à souhaiter simplement qu’un Marc-Aurèle remplace un Néron. En bref, l’Obamania est un phénomène culturel inspiré par la volonté européenne de servilité envers le gentil empereur noir qui a remplacé le méchant empereur blanc, et aussi par l’espoir dont se flattent les intellectuels de gauche, qui croient que l’empire deviendra multilatéral de soi-même, c’est-à-dire à partir d’en haut.

Ce n’est pas grave. Il y en a encore qui croient au créationnisme et à la terre plate. Mais tôt ou tard, il faudra bien que l’enfant même le plus naïf devienne adulte.

R : Certains voient se développer avec espoir l’expérience boliva-rienne de Chavez au Venezuela. Que penses-tu de ce projet « socia-lisant » ? A-t-il une originalité ?

C.P. : Bien sûr que je suis attentif à l’expérience bolivarienne du Venezuela de Chavez, avec adhésion, solidarité, intérêt, espoir. Je soutiens complètement son solidarisme populaire, comme sa politique d’indépendance à l’égard des U.S.A. Ceci est évident, et ne demande pas d’autres précisions. Mais à ce propos, je tiens à mettre en garde de ne pas retomber dans un vieux défaut européen, l’exotisme révolutionnaire latino-américain de compensation de notre longue et pittoresque impuissance. Au moins, l’exotisme chinois comportait cinq années d’étude des idéogrammes et des monosyllabes à plusieurs tons ; mais l’exotisme latino-américain est plus à la portée de la main, il suffit d’un simple cours de trois mois d’espagnol dans une ambiance d’ « immersion totale ». Pauvre Ernesto Che Guevara, devenu une icône pop de l’esthétique post-moderne ! Il ne l’aurait certes pas voulu, ni mérité. Les pays andins ont le problème de la mise en valeur politique et culturelle des indiens, situation absolument non-européenne, bien qu’idéale pour les touristes politiques européens. Si les portugais sont des brésiliens tristes et introvertis, les brésiliens sont des portugais joyeux et extravertis, et dans ma perspective le Brésil est le pays le plus intéressant pour nous, européens. Toutefois, je n’ai aucune confiance dans le syndicalisme (voir Lula), que je considère comme un phénomène peu intéressant, à la différence du populisme charismatique (voir Chavez), qui l’est beaucoup plus, et adéquat à la culture politique latino américaine (voir à ce sujet les analyses d’ Alberto Buela16, que je partage). Mais le populisme a un défaut : il ne tient que tant que le Chef populaire est vivant et en bonne santé. Le populisme charismatique du parti unique du type communiste vaut certainement mieux, vu l’expérience historique du siècle dernier ; mais cela ne résout pas le problème…

Chavez n’est pas si intéressant par sa culture politique, qui répète de vieux modèles du populisme anti-impérialiste latino-américain, et qu’ en ce qui me concerne, j’ai souvent entendu exposer dans les mêmes termes par des étudiants latino-américains de gauche, dans le Paris des années soixante ; mais par la fonction historique objective qu’ il exerce. Dieu le bénisse et le garde longtemps ! Economie mixte, participation populaire, abandon du stupide « athéisme scientifique », rattachement aux traditions bolivariennes (Guevara était d’ailleurs un bolivariste). Parfait, tant que le prix du pétrole est élevé. Chavez n’est pas important parce qu’il est un modèle, ou parce qu’il offre des livres à Obama. Chavez est important simplement parce qu’il existe. Et c’est déjà beaucoup.

R. : Quelle est ta position sur la construction européenne ? En France, les « souverainistes » rejettent toute idée de projet politique supranational européen. Comment te situes-tu par rapport à ce débat, et penses-tu qu’il soit possible d’envisager un socialisme pour l’Europe ? Aurait-il d’ ailleurs une spécificité ?

C.P. : Les « souverainistes » français, qui pour l’essentiel ont mon approbation et ma solidarité (je suis ici en désaccord avec mon cher ami Alain de Benoist), représentent une version de gauche du gaullisme. C’est donc un phénomène presque exclusivement français, en ce que, hors de France, un vrai gaullisme n’a en effet jamais existé. Je porte en fait sur le gaullisme un jugement positif tempéré, au delà de son profil culturel conservateur (que je ne partage évidemment pas); c’est que je vois l’aspect principal de la contradiction européenne dans l’indépendance de l’Europe à l’égard des U.S.A.

(je tiens, comme vous le voyez, le langage de Mao), et cet aspect principal détermine aussi l’ aspect social du modèle économique européen, qui ne deviendra l’aspect principal (ce que pour le moment il n’est pas encore), que lorsque seulement le premier aspect sera résolu, et que la dernière base militaire américaine devra décamper de l’ Europe. Pas de démocratie athénienne avec une garnison athénienne ou spartiate sur l’Acropole. Je suis helléniste, mais il n’est pas besoin d’être helléniste pour comprendre cela.

L’Italie est un pays complètement dépourvu d’aspiration à la souveraineté nationale (je n’ai pas la place ici d’en montrer les causes, qui se résument dans le fait que le fascisme a entraîné la souveraineté nationale elle-même dans sa défaite méritée); à son sujet, je dois donc, malheureusement, dire avec de Gaulle, que l’Italie n’est pas un « pays pauvre », mais un « pauvre pays »17. C’est triste, mais il y a bien là une douloureuse vérité.

L’Europe, selon moi, n’est pas une nation. Si je pensais qu’elle l’était, et qu’elle peut le devenir en un temps moins long que les temps bibliques, je serais un européiste convaincu. Mais je ne vois pas pourquoi je devrais penser que je suis compatriote des finlandais, ou des estoniens, et non des tunisiens, ou des égyptiens. Une belle confédération d’Etats- nations en Europe me suffirait, en lui en ajoutant peut-être quelques-uns pacifiquement, par autodétermination (comme par exemple les basques, qui méritent, selon moi, d’avoir leur Etat-nation). Quant à un possible modèle de socialisme européen, il ne peut se caractériser que par un communautarisme démocratique, avec la plus complète liberté d’expression et d’organisation politique, constitutionnellement garantie; il n’en est évidemment pas question avec l’O.T.A.N. et les bases américaines. Mais tout cela appartient au futur. Pour le présent, j’aurais voté « non » à la constitution européenne, comme l’ont fait une intelligente majorité de français.

(Réponses traduites de l’italien par Yves Branca)

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

abolitionsalariat
A bas l’État, à bas la marchandise,
à bas l’argent… à bas le salariat !

La France de Maocron… Pays du goulag levant et camps de « placement » des non-injectés OGM ou le grand bond en arrière

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 décembre 2021 by Résistance 71

Quand on parlait de goulag planétaire ce n’était que du “complotisme”, mais maintenant que ça se met en place, c’est quoi ?… de la voyance ou du réalisme ? Pas de boule de cristal, suffit de lire et d’ouvrir ses oreilles, toutes ces ordures expliquent depuis des lustres leur projet, c’est expliqué dans le détail dans bien des documents. Suffit d’éplucher les documents émanant des think-tanks, ces rouages de la communication oligarchique, tout ou presque y est dit et expliqué.
Le projet est un goulag planétaire et une réduction de la population mondiale de l’ordre de 90-95%. Alors qui va vivre ? Qui va mourir ? Et aussi au passage… Qui décide de qui meurt et qui vit ?…
Certaines questions ne peuvent plus être éludées.
Dans l’article ci-dessous, nous voyons comment la France pense établir son goulag. On n’est plus dans la supputation là, on est déjà dans le “projet de loi”. C’est à dire, c’est pour demain.
Ouvrez les yeux ! Réflexion Organisation Action (directe) Rébellion
Que le tigre de cette année 2022 rugisse (R.O.A.R)… enfin.

Illustration choc: dans le film “La liste de Schlinder” a un moment donné, les nazis raflent des juifs dans un ghetto, un officier nazi et un bidasse contrôlent un groupe et les font allonger à plat ventre par terre. L’officier nazi met une balle dans la tête de chacun des gars. Au dernier, son flingue s’enraye, il le manœuvre pour le faire fonctionner… Le public qui assiste à la scène dans la salle de cinéma est estomaqué et se dit “va y avoir un deus ex machina, quelque chose va sauver le type, ou il va se barrer, ou se lever de rage et foutu pour foutu va se jeter sur les ordures et jouer son va-tout, de preference sur le bidasse dont l’arme fonctionne, profiter de l’effet de surprise, l’instinct de survie quoi… » que nenni, le type reste allongé, le nazi arrange son flingue et lui colle une balle dans la tête, les trouffions s’en vont… fin de la scène qui laisse le public scotché, effet garanti…
Question et sans doute question que Spielberg veut que le public se pose à ce moment au delà de l’horreur de la scène : qu’est-ce qui fait que le type reste allongé et attend la mort, résigné ; chaque être vivant possède un instinct de survie, en quoi celui-ci peut-il être éradiqué ?
Notre question : Sommes-nous devenus comme ce pauvre gars, si résigné qu’il est tétanisé et ne fait rien et se laisse flinguer sans broncher, sans aucune réaction ? Ou allons-nous réagir ? Allons-nous nous laisser mener au goulag et abattre sans broncher ? Ou comprendre, réfléchir, nous unir et réagir en conséquence ?… La vaste majorité de l’humanité aujourd’hui est couchée. Le restera t’elle ? Ceux et celles qui sont prêts à mourir debout en luttant pour les générations futures auront quand même besoin d’un petit coup de main le moment venu. Ceux qui lisent ces lignes sont déjà debout. Votre boulot est que vous en fassiez se lever un ou deux dans votre entourage.
L’oligarchie ne reculera plus, elle est déjà allée trop loin. C’est elle / le système ou nous. A Résistance 71, nous avons déjà choisi et nous aidons d’autres à le faire. C’est le boulot de chacun, de chacune d’entre nous.

On ne peut pas être neutre dans un train en marche, y a même des moments où le train… vaut mieux le louper… mais quand on est dedans, on est tous dans la même galère, mieux vaut pédaler dans le même sens, ça aide grandement.
Pas de solution au sein du système : A bas l’État, A bas la marchandise, A bas l’argent et A bas le salariat, tout le reste n’est que pisser dans un violon !

Dans l’esprit de Cheval Fou
Pour un 2022 de rébellion organisée et émancipatrice.

Hoka Hey !

~ Résistance 71 ~

obeissance_cauchemar

Castex autorise un projet de loi autorisant le “placement” des non-injectés

Arnaud de Brienne

24 décembre 2021

Source:
https://arnauddebrienne.wordpress.com/2021/12/24/urgent-castex-depose-un-projet-de-loi-autorisant-le-placement-des-non-vaccines/ 

Le « placement » des non-vaccinés, c’est-à-dire leur installation forcée dans un lieu qui ne serait pas leur domicile, fait partie des mesures prévues par le projet de loi nº 3714 instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires. Ce texte hallucinant, déposé le 21 décembre à l’Assemblée Nationale, utilise le prétexte sanitaire pour transformer ce pays en véritable dictature. Il autoriserait le gouvernement à prendre des décrets qui nous font basculer dans un régime qui ne s’appelle plus la démocratie. Le texte sur le passe sanitaire devrait être un leurre pour cacher des dispositions qui constituent une rupture majeure avec la logique républicaine.

https://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/key/mDbX4hTYWyhIPW Projet de loi passe vaccinal from Société Tripalio

Installer des non-vaccinés dans des lieux d’hébergement loin de leur domicile ? Oui, ce sera possible avec le projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires, que le gouvernement a déposé au Parlement selon le dispositif de la procédure accélérée, qui limite les débats parlementaires.

Il faut absolument lire ce texte pour comprendre quelle rupture il introduit dans nos traditions démocratiques.

Un projet de loi préparé de longue date

Bien entendu, ce texte n’est pas né avec le variant O Micron et la panique simulée qui l’entoure. Il est préparé de longue date, et cherche à inscrire dans les textes les pouvoirs d’exception que le gouvernement a demandé depuis un an et demi pour gérer la crise avec le brio que l’on connaît.

L’essentiel du texte, qui tient en cinq articles, vise à créer un régime de “crise sanitaire” et un autre “d’urgence sanitaire” qui donneraient des pouvoirs exceptionnels au gouvernement. 

Dans ces pouvoirs exceptionnels, il faut surtout comprendre qu’il s’agit d’autoriser le gouvernement à violer gravement les libertés sans aucun contrôle parlementaire.

Nous vous proposons ici une présentation “panoramique” de ce texte pour en comprendre les enjeux.

Un régime pérenne d’urgence…

Premier point qui en dit long sur les véritables intentions du texte : il s’agit de créer un “régime pérenne” en matière d’urgences sanitaires. Sous-entendu : d’autres épidémies sont à venir, et il faut désormais disposer d’un appareil juridique qui permette d’y faire face.

Ceux qui accusaient le gouvernement de vouloir faire durer les épidémies pour s’arroger des pouvoirs exceptionnels ont été régulièrement taxés de complotisme. 

Ce texte qui comporte 92 pages avec son intéressante étude d’impact montre qu’ils étaient plutôt fine mouche.

L’invention burlesque de l’état de crise sanitaire

Première innovation estomaquante : le gouvernement propose de créer un “état de crise sanitaire”.

Cet état serait proclamé de la façon suivante :

L’état de crise sanitaire peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain ainsi que du territoire des collectivités mentionnées à l’article 72‑3 de la Constitution en cas de menace ou de situation sanitaire grave aux fins de prévenir ou de limiter les conséquences de cette menace ou de cette situation. Il peut également être déclaré, à l’issue de l’état d’urgence sanitaire prévu à l’article L. 3131‑5, afin de mettre fin à la catastrophe sanitaire ou d’en réduire les conséquences sanitaires.

« L’état de crise sanitaire est déclaré par décret motivé pris sur le rapport du ministre chargé de la santé.

Autrement dit, lorsque le gouvernement considérerait qu’il existe une crise sanitaire, il prendrait un décret pour s’arroger des pouvoirs exceptionnels.

Mais qu’est-ce qu’une crise sanitaire  “grave” ? Le texte ne le dit pas, et prend bien garde de ne surtout pas le définir.

Voilà qui s’appelle un chèque en blanc donné au gouvernement pour prendre le prétexte de n’importe quelle grippe pour suspendre les libertés.

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Les pouvoirs exceptionnels en cas de crise sanitaire

En cas de “crise sanitaire”, des pouvoirs exceptionnels sont confiés au gouvernement :

  1. le Premier Ministre peut fixer les prix
  2. le Premier Ministre peut réquisitionner des biens et des personnes
  3. le ministre de la Santé peut décider “le placement et le maintien en isolement des personnes affectées ou contaminées, au sens de l’article 1er du règlement sanitaire international de 2005, ou la mise en quarantaine des personnes susceptibles d’être affectées ou contaminées
  4. le ministre de la Santé peut prendre “toute mesure permettant la mise à la disposition des patients de produits de santé”
  5. le ministre de la Santé peut prendre “toute autre mesure relative à l’organisation et au fonctionnement du dispositif de santé”

On mesure ici l’étendue des pouvoirs exceptionnels accordés au Premier Ministre et au ministre de la Santé.

On notera en particulier que celui-ci aura la faculté de “placer” toute personne susceptible d’être contaminée… Cette violation sans contrôle des libertés est tout simplement hallucinante.

L’état d’urgence sanitaire…

L’état d’urgence sanitaire est une sorte de degré supérieur dans la crise sanitaire. Il est prononcé “en cas de catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population”.

Cet état d’urgence serait déclaré par décret en conseil des ministres… “Les données scientifiques disponibles sur la situation sanitaire qui ont motivé la décision sont rendues publiques.”

On ne pouvait imaginer de forme plus simple et plus “dépouillée” pour prendre des décisions de ce genre.

Rappelons que, en l’état actuel des choses, l’urgence sanitaire suppose une loi. On comprend quelle dégradation démocratique le projet gouvernemental introduit.

Les pouvoirs exceptionnels en cas d’urgence sanitaire

En cas d’urgence sanitaire, le gouvernement dispose des pouvoirs exceptionnels de la “crise sanitaire”, et de quelques pouvoirs supplémentaires :

  1. le Premier Ministre peut “réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules et réglementer l’accès aux moyens de transport et les conditions de leur usage”
  2. le Premier Ministre peut aussi “interdire aux personnes de sortir de leur domicile, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux ou de santé”
  3. le Premier Ministre peut “ordonner la fermeture provisoire et réglementer l’ouverture, y compris les conditions d’accès et de présence, d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, en garantissant l’accès des personnes aux biens et services de première nécessité”
  4. le Premier Ministre peut encore “limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public ainsi que les réunions de toute nature, à l’exclusion de toute réglementation des conditions de présence ou d’accès aux locaux à usage d’habitation”
  5. le Premier Ministre peut aussi “prendre toute autre mesure limitant la liberté d’entreprendre”…
  6. le Premier Ministre peut enfin “subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif”

On mesure là encore l’étendue des pouvoirs exceptionnels que le gouvernement peut s’accorder sur simple décret lorsqu’une “catastrophe sanitaire” survient, dont on ne mesure pas bien la définition ni les éléments objectifs de déclenchement.

nazisme-covidisme

Des mesures définitivement liberticides

Le chapitre sur les “dispositions communes” concernant la crise sanitaire et l’urgence sanitaire en disent long sur l’implosion prévisible de la démocratie une fois ce texte adopté.

Ainsi, la loi prévoit cette mesure scélérate : “Sous réserve des obligations résultant du droit international et du droit de l’Union européenne, les projets d’actes réglementaires pris sur le fondement des dispositions du présent chapitre sont dispensés de toute consultation préalable obligatoire prévue par une disposition législative ou réglementaire, à l’exception de celles prévues par ce chapitre”.

Autrement dit, les corps intermédiaires ne sont plus consultés lorsque la crise sanitaire arrive. Le gouvernement décide seul.

En outre, les Préfets sont autorisés à prendre eux-mêmes les mesures liberticides que le gouvernement est autorisé à prendre au niveau national.

Les éléments d’une véritable dictature sous couvert de menace sur la santé publique sont posés.

L’inquiétant “placement” des dissidents

Un paragraphe mérite d’être lu très attentivement. Il s’agit du futur article L 3131-12 du Code de la Santé Publique, qui précise le régime du “placement” des personnes.

Cette mesure est prononcée “par décision individuelle motivée du représentant de l’État dans le département sur proposition du directeur général de l’agence régionale de santé”.

Le texte précise que le placement peut “se dérouler, au choix des personnes qui en font l’objet, à leur domicile ou dans des lieux d’hébergement adaptés.”

Le texte apporte deux précisions importantes sur les interdictions qui peuvent être faites aux personnes placées :

« 1° Ne pas sortir de son domicile ou du lieu d’hébergement, sous réserve des déplacements qui lui sont spécifiquement autorisés par l’autorité administrative. Dans le cas où un isolement complet de la personne est prononcé, il lui est garanti un accès aux biens et services de première nécessité ainsi qu’à des moyens de communication téléphonique et électronique lui permettant de communiquer librement avec l’extérieur ;

« 2° Ne pas fréquenter certains lieux ou catégories de lieux.

Enfin, la loi ajoute :

“Lorsque la mesure impose à l’intéressé de demeurer dans le lieu où la quarantaine ou l’isolement se déroule plus de douze heures par jour, elle ne peut se poursuivre au‑delà d’un délai de quatorze jours sans que le juge des libertés et de la détention, préalablement saisi par le représentant de l’État dans le département, ait autorisé cette prolongation.”

Autrement dit, le gouvernement s’arroge le droit de “confiner” strictement les personnes susceptibles d’être contaminées dans des lieux d’hébergement, pendant deux semaines, sans que le juge des libertés ne soit saisi.

Pouvoirs “informatiques” exceptionnels

Enfin, le texte du gouvernement a cette formulation curieuse dont on finit par se demander ce qu’elle vise au juste :

En cas de situation sanitaire exceptionnelle ou pour tout événement de nature à impliquer de nombreuses victimes, notamment les accidents collectifs, les informations strictement nécessaires à l’identification des victimes et à leur suivi, notamment pour la prise en charge de leurs frais de santé, sont recueillies dans un système d’identification unique des victimes.

Mais quels accidents collectifs le gouvernement a-t-il en tête ?

En tout cas, on voit que “l’urgence sanitaire” a bon dos. Elle constitue un véhicule idéal pour faire passer des mesures de fichage très variées, que la CNIL refusait jusqu’ici.

Une rupture avec la démocratie

Dans le principe, utiliser la crise sanitaire pour créer le précédent d’un régime où le gouvernement peut décider, sans autorisation du Parlement (même si nous avons bien conscience de la faiblesse de ce Parlement), de s’octroyer des pouvoirs liberticides de cette importance, en dit long sur l’instrumentalisation du COVID.

Beaucoup, depuis mars 2020, répètent en boucle (et c’est notre cas), que le COVID est le prétexte à autre chose, en particulier à une marginalisation du processus démocratique au profit de la caste mondialisée.

= = =

RAPPELEZ-VOUS TOUJOURS :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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