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Halte à la dictature sanitaire « Laissez les médecins de première ligne prescrire et soigner » (Dr Pascal Sacré) + Communiqué Dr. Christian Perronne

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…et d’oppression de ceux qui parlent juste

Résistance 71

5 décembre 2020

Dr Pascal Sacré “Laissez les médecins de première ligne prescrire et soigner”

Appel d’un médecin belge licencié pour ses idées

1er décembre 2020

Source:
https://www.mondialisation.ca/dr-pascal-sacre-laissez-les-medecins-de-premiere-ligne-prescrire-et-soigner/5651621

Bonjour

Je suis Pascal Sacré, docteur en médecine, chirurgie et accouchements en Belgique depuis 25 ans.

Anesthésiste, j’exerce la médecine de soins intensifs depuis 17 ans et ce n’est pas fini.

J’ai été licencié par un hôpital où je travaillais depuis 9 ans sans aucun problème, pour mes opinions et leur expression, par écrit.

Pour la direction de cet hôpital, cette liberté fondamentale dans une démocratie est une faute grave.

Je suis ici pour vous dire d’arrêter de les écouter.

Restaurateurs, ouvrez vos restaurants.

Directeurs d’école, professeurs, ouvrez les écoles et enseignez dans les classes comme avant, sans masques, sans gel et sans distance sociale.

Magasins, faites-le aussi.

Si quelqu’un est malade, vraiment, s’il tousse ou s’il a des difficultés à respirer, alors qu’il reste à la maison et consulte son médecin généraliste.

Oui, nous pouvons revivre comme en 2018, oui, et c’est un médecin réanimateur qui a vu le COVID en face qui vous le dit !

Il est temps, compatriotes, confrères, collègues, amis, ennemis, gens, de tous âges et professions, que vous entendiez une autre voix, une autre approche, un autre son de cloche.

Sortez, respirez, prenez de la vitamine D, du zinc, marchez, vivez, tenez-vous dans vos bras.

Je connais quelqu’un d’âgé qui commençait la maladie de parkinson et que le seul fait d’être retourné voir ses enfants et petits-enfants, enfin, est redevenu comme avant, sans aucun tremblement !

Ecoutez les médecins, les généralistes qui vous disent qu’il y a beaucoup à faire pour tuer les virus, pour se protéger et éviter d’aller à l’hôpital. À ces conditions, OUI ! Il est possible de revivre comme avant, sans masque, avec des écoles et des lieux de vie ouverts !

Que ces quelques personnes stupides ou payées pour le dire arrêtent de vous faire croire que nous ne sommes que quelques médecins éparpillés, un peu fous ou inconscients !

Non, loin de là, nous sommes nombreux, des médecins très sérieux dont certains, professeurs ou ancien recteur d’université !

Cessez d’écouter des gens, même dits « experts », qui ne proposent que trois choses, se masquer, se confiner, attendre, attendre la mort ou un poison présenté comme un vaccin.

Ceci est l’appel du 29 novembre, après l’appel du 18 juin, mes compatriotes, ne vous trompez pas de guerre, ne vous trompez pas de cible, policiers, juges, militaires, agents du maintien de l’ordre, soyez du bon côté, du côté des gens, de la vie, de l’espoir, ne vous laissez pas tromper !

Sortez, respirez, sans masques, enseignez, ouvrez les bars, les restaurants.

Et vous, politiciens, médecins spécialistes, soyez dignes de votre mission, dites la vérité, toute la vérité, donnez les moyens aux hôpitaux de travailler correctement !

Laissez les médecins de première ligne prescrire et soigner.

Merci

La vidéo du communiqué:

Lire notre page « Coronavirus, guerre contre l’humanité »

Aussi un communiqué du Pr. Christian Perronne :

« Chers amis,

La France, qui vit un cauchemar depuis des mois, se réveille.
Dans beaucoup de villes de notre beau pays, le peuple est en marche pour retrouver sa liberté, pour exiger le retour de la démocratie.
En tant que médecin, spécialiste des maladies infectieuses et ayant été président de nombreuses instances ou conseils de santé publique, y compris sur les vaccins, je mesure chaque jour les incertitudes générant la peur et le désarroi croissant de nos concitoyens. Je prends le risque d’être à nouveau qualifié de « complotiste » ou mieux de « rassuriste », termes désignant ceux qui critiquent ou challengent la pensée unique.
Je finis par être fier de ces appellations, mes propos exprimant la vérité n’ayant jamais changé depuis le début de l’épidémie. Je considère donc qu’il est de ma responsabilité de m’exprimer à nouveau ce jour sur l’ensemble du volet médical de la Covid-19 et en particulier sur le sujet vaccinal, désormais l’élément central et quasiment unique de la politique de santé de l’État.
Beaucoup de Français ont été hypnotisés par la politique de la peur. Depuis septembre 2020, on nous avait annoncé une deuxième vague terrible de l’épidémie, pire que la première.
Le Ministre de la Santé, le Dr Olivier Véran, le Président du Conseil Scientifique de l’Élysée, le Pr Jean François Delfraissy, le Directeur Général de la Santé, le Pr Jérôme Salomon, l’Institut Pasteur nous ont annoncé des chiffres catastrophiques avec une augmentation exponentielle du nombre de morts. Les hôpitaux devaient être saturés et débordés.
Même le Président de la République, lors d’une allocution télévisée récente annonçant le reconfinement, nous a prédit pas moins de 400 000 morts, renchérissant sur les 200 000 morts estimés peu de temps auparavant par le Pr Arnaud Fontanet de Pasteur.
Ces chiffres irréalistes n’avaient qu’un but, entretenir la peur pour nous faire rester confinés, sagement masqués. Pourtant l’usage généralisé des masques en population générale n’a aucun intérêt démontré scientifiquement pour enrayer l’épidémie de SARS-COV-2.
L’utilisation des masques devrait être ciblée pour les malades, leur entourage (surtout les personnes à risque) et les soignants au contact.
Or l’épidémie régresse et n’a entraîné aucune apocalypse. La dynamique de la courbe montrait depuis des semaines le profil d’un rebond épidémique saisonnier qui s’observe avec certains virus, une fois la vague épidémique terminée.
Cela témoigne de l’adaptation du virus à l’homme et est aussi le reflet de l’immunité collective qui progresse dans la population et qui nous protège naturellement.
Les souches de virus qui circulent actuellement ont perdu de leur virulence. Les autorités ne pourront pas dire que c’est grâce au confinement car la tendance à la baisse avait commencé avant même sa mise en place.
La régression de l’épidémie avait même commencé, dans certaines agglomérations, avant l’instauration du couvre-feu.
Malheureusement, il y a encore des décès qui surviennent chez des personnes très âgées, des grands obèses ou des personnes souffrant d’un diabète sévère, d’hypertension artérielle grave, de maladies cardiorespiratoires ou rénales déjà invalidantes.
Ces personnes à risque sont parfaitement identifiées. Les mesures sanitaires devraient donc être ciblées pour les protéger, les dépister et les traiter le plus tôt possible dès le début des symptômes par l’hydroxychloroquine et l’azithromycine dont l’efficacité et l’innocuité sont largement confirmées, si on donne le traitement précocement.
Beaucoup de décès auraient pu être évités. Or on a dissuadé les médecins généralistes et les gériatres de traiter.
Dans ce contexte, continuer à persécuter nos enfants derrière des masques inutiles reste incompréhensible.
Toutes ces mesures sont faites pour que les Français réclament un vaccin. Or quel est l’intérêt d’un vaccin généralisé pour une maladie dont la mortalité est proche de 0,05% ? Aucun. Cette vaccination de masse est inutile. De plus, les risques de la vaccination peuvent être plus importants que les bénéfices.
Le plus inquiétant est que de nombreux pays, dont la France, se disent prêts à vacciner dans les semaines qui viennent, alors que la mise au point et l’évaluation de ces produits se sont faites à la va-vite et qu’aucun résultat de l’efficacité ou de la dangerosité de ces vaccins n’a été publié à ce jour.
Nous n’avons eu le droit qu’à des communiqués de presse des industriels fabricants, permettant de faire flamber leurs actions en bourse.
Le pire est que les premiers « vaccins » qu’on nous propose ne sont pas des vaccins, mais des produits de thérapie génique.
On va injecter des acides nucléiques qui provoqueront la fabrication d’éléments du virus par nos propres cellules.
On ne connait absolument pas les conséquences de cette injection, car c’est une première chez l’homme. Et si les cellules de certains « vaccinés » fabriquaient trop d’éléments viraux, entrainant des réactions incontrôlables dans notre corps ?
Les premières thérapies géniques seront à ARN, mais il existe des projets avec l’ADN. Normalement, dans nos cellules, le message se fait de l’ADN vers l’ARN, mais l’inverse est possible dans certaines circonstances, d’autant que nos cellules humaines contiennent depuis la nuit des temps des rétrovirus dits « endogènes » intégrés dans l’ADN de nos chromosomes.
Ces rétrovirus « domestiqués » qui nous habitent sont habituellement inoffensifs (contrairement au VIH, rétrovirus du sida par exemple), mais ils peuvent produire une enzyme, la transcriptase inverse, capable de transcrire à l’envers, de l’ARN vers l’ADN.
Ainsi un ARN étranger à notre corps et administré par injection pourrait coder pour de l’ADN, tout aussi étranger, qui peut alors s’intégrer dans nos chromosomes.
Il existe donc un risque réel de transformer nos gènes définitivement. Il y a aussi la possibilité, par la modification des acides nucléiques de nos ovules ou spermatozoïdes, de transmettre ces modifications génétiques à nos enfants.
Les personnes qui font la promotion de ces thérapies géniques, faussement appelées « vaccins » sont des apprentis sorciers et prennent les Français et plus généralement les citoyens du monde, pour des cobayes.
Nous ne voulons pas devenir, comme les tomates ou le mais transgéniques des OGM (organismes génétiquement modifiés). Un responsable médical d’un des laboratoires pharmaceutiques fabricants a déclaré il y a quelques jours qu’il espérait un effet de protection individuelle, mais qu’il ne fallait pas trop espérer un impact sur la transmission du virus, donc sur la dynamique de l’épidémie.
C’est bien là un aveu déguisé qu’il ne s’agit pas d’un vaccin. Un comble.
Je suis d’autant plus horrifié que j’ai toujours été en faveur des vaccins et que j’ai présidé pendant des années des instances élaborant la politique vaccinale.
Aujourd’hui, il faut dire stop à ce plan extrêmement inquiétant. Louis Pasteur doit se retourner dans sa tombe.
La science, l’éthique médicale et par-dessus tout le bon sens doivent reprendre le dessus. »

Et pendant ce temps là… la guerre de l’eau continue de faire rage… (CNI-EZLN)

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La guerre de l’eau fait rage, marchandisation à l’extrême de la vie sur cette planète. Plus que grand temps de dire NON ! Ensemble !
Solidarité, Entraide, Coopération, Fraternité
A bas la marchandise et l’État ! Vive la Commune Libre de notre humanité réalisée !
~ Résistance 71 ~

POUR LA VIE ET CONTRE L’ARGENT

LE CNI-CIG ET L’EZLN APPELLENT À LA SOLIDARITE AVEC LE FRONT DES PEUPLES EN DÉFENSE DE LA TERRE ET DE L’EAU DES ÉTATS DE MORELOS, PUEBLA ET TLAXCALA.

Novembre 2020

Source du communiqué en français :

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2020/11/30/pour-la-vie-et-contre-largent-le-cni-cig-et-lezln-appellent-a-la-solidarite-avec-le-front-des-peuples-en-defense-de-la-terre-et-de-leau-des-etats-de-morelos-puebla/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+EnlaceZapatista+%28Enlace+Zapatista%29

Au peuple du Mexique,

Aux peuples du monde,

A la Sexta nationale et internationale,

Aux médias,

Nous, Congrès national indigène – Conseil indigène de gouvernement et EZLN, dénonçons la lâche expulsion des compañeros du campement en résistance de San Pedro Apatlaco, dans l’État du Morelos, perpétrée par la Garde nationale à l’aube du 23 novembre dans le but de reprendre illégalement la construction du conduit qui détourne l’eau de la rivière Cuautla vers la centrale thermoélectrique de Huexca.

Avec quel cynisme le gouvernement néo-libéral, qui prétend diriger ce pays, obéit à ses patrons qui sont le grand capital, avec quel cynisme les forces armées, sous les ordres du contremaître, agressent les peuples pour livrer l’eau du Cuautla, volée aux villages paysans de la région d’Ayala, aux entreprises qui profitent du Plan Intégral Morelos (PIM), telles que Elecnor et Enagasa, à qui on a donné en concession le gazoduc ; Bonatti et Abengoa, entreprises de construction du gazoduc et de la centrale thermoélectrique à Huexca ; et celles qui profiteront de la consommation de gaz, comme Saint Gobain, Nissan, Burlington, Continental et Gas Natural del Noreste.

Avec le PIM, les forces armées et le gouvernement néo-libéral, utilisant des survols militaires, progressent dans la répression et l’imposition de l’infrastructure énergétique en s’appuyant sur la destruction et la spoliation du territoire des peuples originaires afin de rendre possible, au prix du sang des nôtres comme le compañero Samir Flores Soberanes, l’exploitation de la nature. Tout cela pour que les patrons du capital transnational détruisent les monts avec leurs concessions minières et qu’ils s’emparent de l’eau au bénéfice des corridors industriels de Cuautla, Yecapixtla, Cuernavaca et de toute la région, dans les États de Morelos, Puebla et Tlaxcala. Avec quel cynisme et quelle impunité le contremaître, qui doit diriger le gouvernement fédéral, ordonne de piétiner le soi-disant état de droit, violant les 8 suspensions judiciaires des chantiers de l’aqueduc destiné à voler l’eau polluée par la centrale thermoélectrique de Huexca, ainsi que deux autres suspensions de plus contre le gazoduc sur les flancs du volcan sacré Popocatepetl, et contre la pollution du fleuve Cuautla, dans le cadre du Projet intégral Morelos.

Au vu de ce qui a été dit antérieurement et au vu de la tension croissante et de la violation de l’état de droit, nous rendons le mauvais gouvernement fédéral et le mauvais gouvernement de l’État du Morelos responsables de toute agression ou attentat perpétré contre les compañeros et compañeras qui luttent et résistent contre ce mégaprojet mortifère. Nous appelons tout particulièrement à la solidarité avec le Front des peuples en défense de la terre et de l’eau des États de Morelos, Puebla et Tlaxcala.

Bien à vous,

Novembre 2020.

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples

Jamais plus un Mexique sans Nous

Congrès national indigène – Conseil indigène de gouvernement

Armée zapatiste de libération nationale

Mexique, novembre 2020

= = =

A lire aussi:

6ème déclaration de la forêt de Lacandon

Viva Zapata !

Chiapas, feu et parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit

Unification de la rébellion contre le système étatico-capitaliste

Zone Autonome Temporaire

Tintin Vive la Révolution !

Le Rojava de l’intérieur avec « Lutte Anarchiste »

et aussi…

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

De l’insurrection naturelle de l’Être contre l’Avoir (L’Internationale)

Posted in actualité, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 3 décembre 2020 by Résistance 71

“D’où vient cette force irrésistible qui attire vers le mouvement de 1871 les sympathies de toutes les masses opprimées ?… La réponse est facile : la révolution de 1871 fut un mouvement éminemment populaire. Faite par le peuple lui-même, née spontanément au sein des masses, c’est dans la grande masse populaire qu’elle a trouvé ses défenseurs, ses héros, ses martyrs et surtout, ce caractère “canaille” que la bourgeoisie ne lui pardonnera jamais.”
~ Pierre Kropotkine ~

“Si un pouvoir quelconque pouvait faire quelque chose, c’eut été la Commune, composée d’hommes d’intelligence, de courage, d’une incroyable honnêteté, qui tous, de la veille ou de long temps, avaient donné d’incontestables preuves de dévouement et d’énergie. Le pouvoir, incontestablement, les annihila, ne leur laissant plus d’implacable volonté que pour le sacrifice, ils surent mourir héroïquement.
C’est que le pouvoir est maudit et c’est pour cela que je suis anarchiste.”
~ Louise Michel ~

Ci-dessous, reprise d’un texte de 2014 dont nous partageons bien des points de vue. Il est important de comprendre ce que nous vivons historiquement pour pouvoir mieux nous débarrasser des oripeaux dont on nous a affublé. Il n’y a plus de temps à perdre. Il est vital d’être prêts au grand chambard…
Devenons ce que nous sommes. Parvenons enfin à notre humanité vraie.
~ Résistance 71, décembre 2020 ~

De la permanence insurrectionnaire de l’Être de l’Homme contre la civilisation de l’Avoir…

L’Internationale

Aavril-mai 2014

Source:

http://guerredeclasse.fr/2020/11/16/de-la-croisade-communeuse-des-pastoureaux/

Pâques d’avril 1251; à l’heure où Louis IX de France se retrouve prisonnier en Égypte, se lèvent en tout lieu des terres du royaume, des bandes de paysans extrémistes qui font ainsi naître la croisade communière des Pastoureaux…

Le 28 mai 1871, au dernier jour de la Semaine sanglante, Eugène Varlin, ouvrier communard, est arrêté et amené à Montmartre où il est lynché par la foule de la dernière heure puis finalement fusillé par la troupe versaillaise…

« Tous les mouvements de masse au moyen-âge portèrent nécessairement une figure religieuse et ils apparaissaient toujours comme des restaurations radicales du christianisme primitif à la suite d’une corruption envahissante… »
Engels, Contributions à l’Histoire du Christianisme primitif

« La Commune ne fut donc pas une révolution contre telle ou telle forme de pouvoir d’État, légitimiste, constitutionnelle, républicaine ou impériale… Ce ne fut pas une révolution faite pour transférer ce pouvoir d’une fraction des classes dominantes à une autre, mais une révolution pour anéantir cet horrible appareil même de la domination de classe. »
Marx, La Guerre civile en France, 1871

Le corps unitaire et invariant de la tendance générique à retrouver la communauté de l’Être, à compter du moment où les sociétés de l’Avoir ont, à partir de la révolution néolithique des stocks échangés et des échanges stockés, disloqué les ancestrales organicités primordiales, se résume parfaitement dans le fil du temps insurrectionnaire de cette vérité immuable universellement confirmée par la totalité de l’arc historique humain : depuis que la séparation généralisée de l’homme et de sa production a abouti à la perte de tout point de vue unitaire sur l’activité accomplie, l’homme ne cesse cependant de vouloir révolutionnairement re-trouver l’acte d’une ex-istence non séparée de la vraie vie.

Sur ce terrain, les espaces vivants de la turbulence européenne ont fait surgir un continent spécifiquement in-subordonné, aboutissement dé-chaîné et dé-chaînant comme l’explicitèrent Marx et Engels, de la collision historique entre la décadence civilisationnelle romaine et l’archaïque propriété communiste germanique revivifiée par les invasions barbares. De la sorte, l’Europe fut bien toujours cet espace-temps permanent si particulier d’une propagation radicaliste qui généra partout la reviviscence ancestrale des communaux de la terre laquelle deviendrait ultérieurement par l’exaspération du déracinement capitaliste le mouvement théorico-pratique contemporain de l’insoumission communiste de l’internement urbain dénoncé…

C’est d’ailleurs pourquoi le Livre I du Capital a si bien pré-vu et détaillé à la source les mécanismes du grand remplacement démographique contemporain assis sur l’armée de réserve immigrée puisque la substitution d’un nouveau peuplement à histoire immobile et de conscience duplicative à l’ancien d’histoire remuante et de conscience déferlante, se présente aujourd’hui comme le cœur stratégique des manèges capitalistes destinés à éviter le retour des grandes grèves sauvages du type des larges réveils communards qu’a pu connaître l’Europe autour des années 1968.

La temporalité médiévale fut là un mouvement historique rythmé cardinalement par la dialectique des cheminements contradictoires où se posaient et s’opposaient de manière croissante la structure féodale de la propriété foncière rurale et la propriété corporative urbaine du métier. La division entre le commerce et l’industrie qui existait déjà dans des villes anciennes se développa plus tard dans des formes de plus en plus élaborées et ravageuses lorsqu’à partir de la révolution capitaliste médiévale des villes neuves italiennes émergea un premier marché d’importance. Alors quand les Cités entrèrent ainsi en rapport les unes avec les autres dans des extensions et des termes tels que la vieille rente foncière de l’avant dut finalement se plier toujours davantage aux exigences de présentation de la rente commerciale et fiscale, il se prépara peu à peu l’émergence de l’État royal moderne comme antichambre financière du devenir des lumières marchandes qui conduiraient inévitablement à la révolution mercantile de 1789.

Par delà la perte éminemment symbolique du Saint-Sépulcre par les chrétiens pourtant alors encore prédominants en terre d’Orient, les forces productives de la géo-politique particulière qui vont faire apparaître les croisades viennent indiquer très symptomatiquement que se formalise alors dorénavant une nouvelle donne considérable de l’économie et de la politique puisque la puissance de domestication des hommes qui était encore jusque là l’expression d’une domination essentiellement terrienne, tenue par la noblesse, laisse désormais indiquer qu’une domination nouvelle, expression d’une domestication essentiellement de nature commerciale, tenue par les marchands et les représentants des républiques italiennes, est en train de survenir et qu’elle va se répandre en un nouvel ordonnancement du monde.

Concomitamment au progrès déterministe du travail civilisationnel de la servitude qui allait faire passer l’assujettissement d’un stade essentiellement stable et auto-reproductif à une phase de bouleversement systémique constamment élargi, le devenir des marchés qui s’agrandissaient sans cesse allait faire peu à peu de chaque réalité humaine une simple valeur d’échange. C’est pourquoi à côté mais à l’envers des croisades étatiques réalisées avec la bénédiction du christianisme institutionnel papiste ou byzantin, se sont toujours levées des croisades sauvages et spontanées qui, au nom d’un regard christique révolutionnaire, n’entendaient point se perdre dans les réaménagements trans-continentaux générés par l’histoire des bourses de valeurs qui avait fait surgir les cités marchandes italiennes comme plate-forme centrale du bénéfice des pèlerinages armés.

Ainsi, de croisades des gueux en croisades des vagabonds, des paysans, des enfants ou des marginaux, tout l’espace-temps officiel de la machinerie étatique des croisades du pouvoir des aristocraties foncières et financières fut doublé en négatif radical par un espace-temps prohibé et parallèle continûment en récusation de toutes les machineries financières et foncières du pouvoir de l’État.

Alors que l’on embrigadait ainsi massivement les populations pour la défense économique et militaire des frontières physiques d’un Royaume de Jérusalem immobilier et mobilier où les républiques maritimes italiennes du Capital en expansion, à l’ombre des couronnes d’Europe, entendaient toujours investir davantage pour l’élargissement continu des rendements de leurs routes commerciales, il y avait toujours quelque part en contre-point factieux, un emplacement de parole frondeuse qui appelait ici et maintenant à la Jérusalem céleste de la communauté de vie contre toutes les puissances d’argent et en négation absolue du Temple de la marchandise.

Conséquemment, la croisade dite des Pastoureaux renvoie, à ce moment là, à deux insurrections paysannes de masse dont l’histoire se mêle originellement à celle des croisades populaires qui virent le jour non seulement hors des sphères des puissances politiques et religieuses d’alors mais même souvent et d’abord à leur encontre. Ces croisades eurent lieu en 1251 et 1320.

La première croisade des Pastoureaux surgit lors de la septième croisade lorsque Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis, se trouva enlisé dans les effets de la bataille de Mansourah et qu’il finit par s’y retrouver emprisonné avec toute son armée. Lorsque la nouvelle du désastre parvient en terre de France, elle engendra – sur le terrain d’une crise sociale généralisée de la rente foncière féodale de plus en plus déficiente – scepticisme, défiance, ébullition et émeutes. Comment un roi si pieux avait-t-il donc pu être ainsi abandonné si visiblement de Dieu ?

L’explication, sur le terrain des luttes de classes réellement existantes, apparu très vite dans le parler incendiaire et radical des prédicateurs communeux, en particulier celui d’un moine hongrois cistercien extrémiste. Ce moine d’enthousiasme et de passion intransigeante, nommé Maître Jacques, soutint avoir été directement avisé par la Vierge Marie que les oppresseurs du pouvoir, les aliénés de la richesse et de l’orgueil ne pourraient jamais reprendre la Jérusalem du Christ puisque seuls pouvaient y parvenir les hommes de l’Être, les cœurs purs, les pauvres, les humbles, les bergers, dont il se devait, lui, d’être l’éclaireur. L’arrogance et l’insolence de la chevalerie, ajoutait le moine hongrois, avaient considérablement mécontenté Dieu et c’est pourquoi ce dernier appelait à une totale transformation incendiaire de l’administration des choses.

En ce temps, le terme de pastoureaux qui désignait d’abord les bergers, donna ainsi son nom à cette croisade maximaliste. Une alarme solennelle eut lieu pour la Pâques 1251. Alors, des milliers de bergers et de paysans prirent la croix et se mirent en marche vers la capitale du royaume, armés de haches, de piques, de faux, de couteaux et de bâtons. Partis à plus de 30 000 d’Amiens, ils dépassèrent rapidement les 50 000 puis approchèrent les 100 000 parvenus à Paris, où Blanche de Castille fut contrainte de les recevoir.

Dans un premier temps, la reine feignit de leur donner son approbation mais leur mouvement de sédition généralisée était bien trop dangereux socialement pour être toléré durablement par les puissances établis de la domestication politique et religieuse. En accusant nommément les marchands et les nobles, les abbés et les prélats, de vacuité et de cupidité, d’orgueil et de malfaisance, et en s’en prenant même frontalement à la Chevalerie, accusée de mépriser les pauvres et de tirer profit de la croisade, les pastoureaux se désignaient là eux-mêmes comme des indomptables inacceptables.

A mesure que se développait le mouvement de cette sédition inapprivoisable, des conflits de plus en plus violents et exacerbés ne cessaient partout de s’ensuivre en touchant aussi bien les campagnes que les villes et le mouvement qui s’étendait désormais de la Normandie à la Rhénanie jusqu’à aller toucher le nord de l’Italie, rendait hautement nécessaire que l’étouffement, l’intimidation et la répression fussent alors prestement mis en mouvement pour que l’ordre des traditions de soumission fut restauré.

Sous la pression du tumulte en mouvement, Jacques put cependant finalement obtenir l’autorisation de prêcher en chaire à Notre Dame de Paris. A la fin mai, au cours d’une homélie enragée, il réclama l’abolissement de toutes les pauvretés et la totale communauté des biens, aujourd’hui tout de suite et non pour plus tard après la mort, incitant ainsi directement les assemblées factieuses à l’in-soumission généralisée. Le prêche terminé, les insurgés se répandirent dans toutes les rues de la capitale, où, comme à Amiens au début du mois, elles s’en prirent aux clercs, aux bourgeois, aux nobles et à tous les agents du fiscalisme étatique. Malgré l’intervention des officiers du guet à la Sorbonne et dans le quartier de l’Université, les barricadiers demeurèrent les plus forts et de nombreux représentants de l’appareil de répression furent massacrés pour avoir tenté de s’opposer à l’escalade agitatrice.

Ce n’est donc qu’avec très grandes difficultés et multiples tergiversations que la classe dirigeante parvint finalement et péniblement à contraindre les pastoureaux à quitter Paris. Le mouvement se scinda alors en deux colonnes : l’une fit route vers Rouen pendant que l’autre plus imposante cheminait vers Orléans. Là, en cet endroit où se combina militairement la résistance acharnée et conjointe des milices communales de la bourgeoisie ascendante et des corps seigneuriaux de la féodalité déclinante, l’incendie put en fin de compte être contenu et ses restes continuèrent ensuite pour une partie vers Tours et pour l’autre vers Bourges. Blanche de Castille comprit alors finalement toute la gravité de ce danger impérieux que les rapports de ses intendants avaient souligné en lui rapportant les progressions inquiétantes de cette croisade d’en bas qui s’était progressivement transmuté en jacquerie fermement jusqu’au-boutiste.

Aussi, commanda-t-elle qu’on débarrasse le royaume de ce fléau dissident et d’abord de l’homme de Hongrie, qualifié désormais d’hérétique, d’égaré et de sorcier. Le 11 juin, à Villeneuve sur Cher, à la suite d’un nouvel engagement hautement violent, la troupe paysanne fut cette fois disloquée et celui que l’on dénommait Jacob capturé puis mis à mort. Leur animateur disparu, les assemblées de paysans combattants se dispersèrent d’elles-mêmes, et la grande révolte, confrontée aux massacres, exécutions, coercitions et chantages, finit insensiblement par se dissiper.

Néanmoins, l’on retrouve une nouvelle fois le nom et la trace de cet embrasement historique lors du grand soulèvement de 1320, connu sous le nom de seconde croisade des pastoureaux qui partie de Normandie à la Pâques de 1320 mit en branle des milliers de paysans rejoints par des masses fiévreuses de vagabonds, de bergers et de brigands. Ce flot grossissant se dirigea ensuite vers l’Aquitaine et le Périgord et ne fut finalement arrêté qu’en Aragon lorsque des milliers d’entre eux furent massacrés.

Il est aisé de la sorte de constater que le trouble social fort, aigu et incisif est une constante des pays d’Europe, plus notablement là d’ailleurs où la culture vivace des communaux de la terre et de l’âme revivifiée par les invasions germaniques a doté le malcontentement des hommes d’un puissant levier de résistance collective au mouvement oppressif des transformations agraires et de la fiscalité étatique.

Jacqueries, guerres de classe millénaristes et convulsions urbaines rappelaient sans cesse que le soulèvement de l’ancien monde paysan serait le frein principal à la naissance de la paysannerie propriétarienne moderne telle qu’elle naîtrait de la révolution capitaliste de 1789 en laquelle réside la négation accomplie de l’être de la communauté de terre propre aux communautés paysannes communières d’avant la modernité des échanges.

A mesure que les États nationaux du futur devenir-monde de la marchandise commençaient à se formaliser sur les décombres d’un monde féodal qui avait lui-même ouvert tout grand les portes de ses châteaux à la monnaie en croyant naïvement que le despotisme de la liberté de l’argent serait domptable, la vie communautaire du jadis non monnayé se heurtait aux exigences ravageuses d’une culture de plus en plus intensive et tributaire tout à la fois des normes du rendement et des dogmes du surplus agraire puis industriel.

Ce qui est essentiel ici c’est de saisir – en dépit des différences, discordances et contrastes – la continuité matricielle entre l’antériorité médiévale qui mènera à l’avènement de la grande monarchie classique telle qu’elle validera la mort du vieux rapport non mercantile à la terre et sa postériorité républicano-financière au sens où les agitations médiévales de 1251 et de 1320 qui conduisent à la grande jacquerie de 1358 puis aux embrasements de Guyenne en 1548, aboutissent aussi par la métamorphose des longues durées insurrectionnistes, aux Croquants et Nu-pieds et ce jusqu’à la Grande Peur de 1789, aux soulèvements chouans et vendéens qui annonceront la mort irrévocablement advenue au XIX° siècle de l’ancestrale communauté rurale désormais pleinement absorbée par le paysage agricole du destin capitaliste.

Le son multiséculaire des cloches proclamant, de paroisse en paroisse, le tocsin de la dés- obéissance a été l’écriture vivante et charnelle de dizaines et de dizaines de générations campagnardes qui s’obstinaient à ne point accepter de disparaître dans la tyrannie montante des attractions de l’abstraction capitaliste exercée par la civilisation des villes. Cette immense, abondante et constante lutte de classe qui a d’ailleurs traversé toute l’histoire européenne pour la défense de la joie du terroir contre l’anonymat et la solitude du citadisme du profit, a finalement échoué mais pour passer le flambeau à un type de soulèvement bien plus vaste, beaucoup plus corpulent et immensément plus dangereux ; celui de l’irréversible colère des prolétaires, c’est à dire de tous les hommes d’aujourd’hui privés de toute autorité sur leur propre vie par le spectacle démocratique de la dictature salariale de l’argent omni-présent.

En même temps que l’exode rural de la rentabilisation inévitable a vu l’appel de la ville faire partir les hommes de l’humus de la sensation vers l’urbanisme mental et physique du froid absolutisme du nombre, les vieux villages se vidaient de leur substance ardente pendant que la pathologie individualiste du narcissisme entrepreneurial devenait le commandement collectif de tous les territoires de l’urbanisation voulue par la croissance capitaliste de l’expansionnisme du marché.

C’est donc dans les villes que les héritiers prolétaires contemporains de tous ces remuements et transports de fourches et de faux venus de leurs lignages paysans allaient s’attaquer aux portes citadines de l’économie politique de l’exploitation et c’est pour cela qu’après les ébauches ensanglantées de 1830 et 1832, la République du progrès capitaliste sut réprimer publiquement et très ostensiblement dans la désolation et le carnage la révolution parisienne de 1848, en continuation du robespierrisme avancé qui avait simultanément conduit le populicide vendéen et l’écrasement de la sans-culotterie parisienne ultra.

En prolongement, répercussion et retentissement dialectiques, la Commune de Paris est cette période insurgée de l’histoire prolétaire qui voulait ouvrir le passage vers l’abolition de la condition prolétarienne et qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la Semaine sanglante , du 21 au 28 mai 1871. Bondissement d’in-discipline et de subversion contre le gouvernement de l’argent, la Commune ébaucha alors pour un futur de véritable qualité humaine une organisation qui s’essaya à se rapprocher de la communauté anti-mercantile de la nécessaire vie générique contre les errances de la recette et du pécule. Dans cette impressionnante fermentation crisique, Louis Eugène Varlin, né le 5 octobre 1839 à Claye en Seine-et-Marne se présente bien comme un militant radical majeur de l’époque, membre en même temps de la Commune de Paris et de la Première Internationale.

Eugène Varlin naît dans une famille de paysans très modeste. Il est d’abord apprenti peintre avant de devenir artisan relieur à Paris. Il découvre alors, dans ses premières luttes, les œuvres de Proudhon mais ne s’arrêtera pas à la vision étroite et illusoire d’une marchandise rééquilibrée réformistement par le crédit mutuel puisqu’il en viendra assez rapidement au point de vue communiste de la nécessaire liquidation révolutionnaire de la marchandise et du salariat. En 1857, il participe à la fondation de la société de secours mutuels des relieurs. En 1864-1865, il est l’un des principaux animateurs de la grève des ouvriers relieurs parisiens. En 1864 est créée l’Association internationale des travailleurs, plus connue sous l’appellation de Première Internationale. Varlin y adhère en 1865 et participe énergiquement à la première grève des relieurs, avec son frère Louis et Nathalie Lemel, militante maximaliste qui participera sur les barricades à la Commune et qui sera déportée en Nouvelle-Calédonie avec Louise Michel. Il se retrouve ainsi délégué en 1865 et 1866 aux premiers congrès de l’AIT, à Londres et à Genève. À la même époque, il encourage la création de la Société de solidarité des ouvriers relieurs de Paris. Son acharnement contribue à la création, le 14 novembre 1869, de la Fédération parisienne des sociétés ouvrières. Varlin, présent sur tous les terrains de la bataille sociale, contribue à la création d’une coopérative, La Ménagère, en 1867, et à l’ouverture, en 1868, d’un restaurant coopératif, La Marmite. Ce dernier comptera jusqu’à plusieurs milliers d’adhérents et ne fermera qu’après la Commune.

A la fin des années 1860, Varlin est arrêté et emprisonné plusieurs fois en raison des diverses grèves impulsées ou soutenues par l’AIT en France. En 1870, la section parisienne de l’AIT publie un manifeste contre la guerre. Eugène Varlin constitue des sections de l’Internationale à Lyon, au Creusot et à Lille. À la chute de l’Empire, en septembre 1870, Varlin fait partie, du comité central des Vingt arrondissements de Paris et il devient alors membre du comité central de la garde nationale au titre du 193e bataillon, dont il est le commandant.

Pendant l’hiver et le siège de Paris par les Prussiens, il s’occupe de l’alimentation des nécessiteux en fournissant les fameuses marmites de Varlin avec l’aide, notamment, de Nathalie Lemel et il devient secrétaire du conseil de l’AIT pour la France. C’est alors que va arriver le célèbre soulèvement du 18 mars 1871 qui est la riposte des Parisiens à la décision du gouvernement d’Adolphe Thiers de leur retirer leurs armes et leurs canons. C’est le début de la Commune de Paris. Lors des événements de ce 18 mars 1871, Varlin s’implique très activement dans la prise de la place Vendôme. Le 24 mars, il prend part à la rédaction du manifeste-programme des sections parisiennes de l’AIT. Il est élu le 26 mars au conseil de la Commune et nommé à la commission des finances. Il assure dès lors la liaison entre la Commune et les sociétés ouvrières.

Le 1er mai, Varlin, comme la majorité des internationalistes, s’oppose à la création du comité de salut public qui représente fondamentalement tous les vieux courants républicano-blanquistes qui s’imaginent que c’est la question militaire qui règlera la question sociale et il signe le manifeste de la minorité qui lui exprime a contrario l’idée que seules les mesures sociales de radicalisation auto- diffusée peuvent faire avancer le mouvement subversif. Pendant la Semaine sanglante, il tente en vain et valeureusement de s’opposer à une pitoyable exécution d’otages, rue Haxo, et participe audacieusement aux derniers combats de Belleville. La Commune est finalement vaincue durant la Semaine sanglante qui débute avec l’entrée des troupes versaillaises dans Paris le 21 mai pour s’achever par les derniers combats au cimetière du Père-Lachaise le 28 mai. La répression contre les communards est implacable. De nombreuses exécutions sommaires seront ainsi commises par les troupes versaillaises qui frapperont ainsi tous ceux dont les mains portent ou semblent porter des traces de poudre qui révéleraient ainsi l’emploi récent d’armes à feu.

Dans son Histoire de la Commune, Hippolyte Prosper Lissagaray, raconte ainsi la mort d’Eugène Varlin, ce dramatique 28 mai 1871, à la fin de la Semaine Sanglante : « Place Cadet, il fut reconnu par un prêtre qui courut chercher un officier. Le lieutenant Sicre saisit Varlin, lui lia les mains derrière le dos et l’achemina vers les Buttes où se tenait le général de Laveaucoupet. Par les rues escarpées de Montmartre, ce Varlin, qui avait risqué sa vie pour sauver les otages de la rue Haxo, fut traîné une grande heure. Sous la grêle des coups sa jeune tête méditative qui n’avait jamais eu que des pensées fraternelles, devint un hachis de chairs, l’œil pendant hors de l’orbite. Quand il arriva rue des Rosiers, à l’état-major, il ne marchait plus on le portait. On l’assit pour le fusiller. Les soldats crevèrent son cadavre à coup de crosse. Sicre vola sa montre et s’en fit une parure. »

L’Hôtel de ville et un certain nombre de grands monuments officiels ont alors été incendiés par les communards à compter du 24 mai 1871. La bibliothèque de l’Hôtel de Ville et la totalité des archives de Paris furent ainsi anéanties, ainsi qu’une grande partie de l’état civil parisien. Les communards de la ville agirent là spontanément comme les chouans et vendéens du bocage et du marais le firent auparavant quand ils pénétraient dans les agglomérations de l’archivage esclavagiste. Ils brûlèrent de rage avant de périr tous ces papiers écrits qui témoignaient administrativement de leur dépendance en tant que la paperasse officielle représentait bien avant tout le récit gouvernementaliste des formalités de la domination.

Toutefois, pour com-prendre, il faut prendre en soi la dimension profonde du véridique en ad-venir, ceci en négatif des apparences premières. Les dizaines de milliers de fusillés désarmés ne sont point là que de simples cadavres entassés dans des charniers sordides, ils sont des flambeaux d’énergie et de courage dont le souvenir de radicalité se trouvera transfiguré par toutes les luttes de classe extrémistes à venir, en claire conscience de leur pro-venance historique la plus lointaine. Thiers a voulu supprimer la lutte des classes par un acte de boucherie industrielle tout aussi horrible qu’inefficace. Il lui aura en fait simplement offert la possibilité de prendre par d’autres voies, des démarches et des parcours de compréhension encore plus in-disciplinables… De même que les sociaux-démocrates allemands en assassinant les spartakistes de 1919 et les lénino-trotskystes en immolant les marins et ouvriers insurgés de 1921 crurent bannir de l’histoire le danger du feu social de la conscience réfractaire, l’exécution sordide de Varlin fut certes un moment tragique qui désigne l’horreur de la démocratie capitaliste cannibale mais cet épisode nauséeux s’auto-dépasse dans le fil du temps historique qui annonce bel et bien la fin de plus en plus rapprochée du système terrible des objets rampants.

Ce qui est mis en perspective par la défaite pratique de la Commune c’est aussi l’acquis théorique décisoire qui signale que tant que Le Capital n’est point parvenu à réaliser le procès de caducité de sa crise terminale, il continue à s’étendre en intégrant au procès de sa modernité tous les revers ouvriers qui étaient justement inévitables et qui sont là les leviers innovateurs à partir desquels il se débarrasse de ses vétustés inutiles. La Commune ne fut pas écrasée parce qu’elle ne sut pas se généraliser, elle fut balayée car elle était in-diffusable en un temps où la force encore neuve du Capital possédait, elle, toute la puissance de se généraliser jusqu’à atteindre les limites de sa dégénérescence présente. 

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Note de Résistance 71 : Ceci constitue un point particulièrement important. Le “timing” historique se fait respecter, ce qui nous a souvent fait dire que la Commune, comme les autres grandes insurrections populaires de l’histoire récente, ne furent que des brouillons menant à une seule grande (r)évolution sociale qui sera définitive. Pour cela, deux fenêtres d’opportunité historique doivent coïncider : celle du bout du chemin du mode de gouvernance étatico-capitaliste et celle de la conscience politique des peuples. Nous avons été historiquement confronté à plusieurs occurence de la seconde fenêtre, qui ne coïncidait pas avec la première. Aujourd’hui, en phase terminale du capitalisme et de l’État, la seconde fenêtre nous fait un peu défaut, mais les évènements en chaîne éduquent aussi une grande partie du public et ouvrent bien des yeux pour que bientôt ces deux fenêtres coïncident enfin. C’est pourquoi l’oligarchie, parfaitement au courant de cet état de fait et que le temps ne joue plus pour elle, tente de faire passer en force l’humanité à un stade mutant où le capitalisme et l’État n’ont plus de raison d’être et mutent en une gouvernance mondiale supranationale sous sa forme éclose de dictature technotronique de contrôle et de verrouillage planétaire. Le système retire les gants et montre son vrai visage, sans fioritures et gouverne plus que jamais par la peur, l’inversion et la répression. Ce que les “élites” autoproclamées de cette société de l’avoir appellent “le Nouvel Ordre Mondial” est en fait cette phase mutante du capitalisme en cours de métamorphose, c’est cela que la (r)évolution sociale doit balayer et éradiquer avant que la grille de contrôle ne soit mise en place et verrouillée sur les peuples du monde. Si nous permettons à ceci de se produire, alors nous repartirons dans un nouveau cycle oppresseurs / opprimés, cette fois-ci sous un système de contrôle planétaire. Ce système n’aura plus besoin ni de l’étatisme, ni du capitalisme en tant que rouages de domination

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A partir de l’expérience de Varlin qui pose les jalons jusqu’au boutistes de la Première Internationale en anticipant de manière subversive le nécessaire refus tranchant de tous les remodelages mystifiants du capitalisme, social-démocratique, bolchévique ou écolo- décroissantiste, nous savons que l’émancipation humaine est le mouvement conscient vers le communisme qui se définit comme mouvement révolutionnaire de critique de l’économie politique, face à la gauche du Capital stade suprême de la mystification démocratique de la marchandise et contre le gauchisme, imposture supérieure de la liberté de l’argent pour toutes les époques.

Le mouvement communier abouti est une affirmation négative totale (contre le salariat, l’État, les syndicats…), qui ne se dégagera d’ailleurs pleinement qu’après la Commune de Paris autour de maximalistes comme Gustave Lefrançais, compagnon survivant de Varlin, et il n’en est qu’une conséquence logique. Si l’on veut en effet détruire définitivement les racines objectives du capitalisme et non l’organiser autrement pour mieux en répartir l’abondance des richesses chosifiantes, on doit s’attaquer fondamentalement à tout ce qui fonde les fonctionnalités de son faire et surtout tend à l’améliorer et l’optimiser. A partir de la Commune de Paris, s’ouvre le cheminement qui va mener aux Communes de Berlin, Kronstadt, Barcelone… et qui positionnera toute l’ampleur anti-étatiste rampante du mai 68 contre les polices syndicales. Le communisme n’est pas un nouveau mode de production de l’aliénation et du travail mais avant tout le mode d’existence de la communauté humaine refondée autour de l’auto-produire humain dans un monde sans argent. Le communisme est d’abord activité cosmique de l’être générique communautaire. Il ne se construit pas avec des appareils politiques ou économiques mais surgit de l’auto-mouvement anti-politique et anti-économique de la jouissance humaine véridique liquidant enfin toutes les entraves capitalistes.

Comme Marx et Engels à la suite de Hegel l’ont toujours expliqué, c’est la souche communeuse de l’intentionalité historique profonde du spécifique mouvement réel propre à l’éco-système social et mental né à la fin de l’Antiquité, de l’entre-choquement entre l’écroulement économique de Rome et l’avancée de la vieille marche germanique qui a fait émerger l’Europe comme berceau de tous les agir les plus subversifs et de toutes les pensées les plus extrémistes. Alors que partout ailleurs les vestiges de la communauté première sombraient peu à peu dans les endormissements immobilistes d’un simple répétitif étatique, le cœur dynamique du vieux continent ne cessait, lui, de se produire comme endroit sulfureux où les hommes intrinsèquement accordés aux communaux ontologiques des vibrations de terre, n’interrompirent jamais leur combat pour la défense dynamique et constamment poursuivie de l’usage communier contre le développement économique progressif du système de construction de l’appropriation et de la valeur d’échange.

De la paysannerie communeuse à l’ouvrier communard, tout se tient parfaitement dans l’arc historique évident qui mena les derniers hommes de la terre communautaire de l’Europe rétive à devoir progressivement devenir les premiers hommes de la révolution agro-industrielle de la possession et de la valorisation capitaliste. C’est pourquoi de la première jacquerie rencontrée à la dernière lutte ouvrière rencontrable demeure cette constance irréductible qui veut que derrière toute lutte réformiste même la plus limitée pour mieux sur-vivre dans l’âge du contrefait et du mutilé, se profile pourtant l’aspiration générique et transcendante à retrouver, malgré tout, l’immanence de l’humaine communauté.

Le prolétariat est l’ensemble des hommes de la terre aspirés par l’urbanisme machinique de la ville et contraints d’y fournir salarialement le travail vivant dont la domination par les mécaniques du travail mort constitue le rapport de production réificateur appelé Capital.

Notre époque en tant que synthèse effectuée de toutes les précédentes est celle où le prolétariat, luttant en tant que classe contre le Capital de la domination réalisée de la capitalisation universelle, va devoir se remettre lui-même en cause et porte le dépassement révolutionnaire de sa propre condition par la production incandescente du communisme comme l’abolition de toutes les classes, comme le jaillissement générique de la communauté de l’Être.

La lutte de classe entre le prolétariat et le Capital cesse d’être réformiste et régénératrice du Capital lorsqu’elle s’arrête de s’annoncer comme une simple réaction, une défense du prolétariat face au Capital sur le terrain du Capital et qu’elle se retourne réellement en contradiction pleine et entière entre le prolétariat et le Capital sur le terrain de l’humain.

Le communisme, c’est à dire la communauté de l’Être est évidemment une réalité à venir, mais c’est au présent qu’il convient d’en parler car la communisation est déjà préparée dans les luttes actuelles chaque fois que le prolétariat se heurte à sa propre existence aliénée comme classe majeure de l’aliénation, dans son action en tant que classe soumise, contre le Capital, à l’intérieur du rapport d’exploitation de la soumission, dans le cours même de ces luttes qui restructurent simplement la valeur. Chaque fois que l’existence même du prolétariat est produite comme quelque chose d’étranger à l’humain et d’inhérent à l’argent, ce à quoi il se heurte dans sa lutte en tant que classe qui doit liquider les classes, c’est à une contrainte objective extériorisée dans l’existence même de l’économie politique et issue de son lui-même réifié contre son lui-même de vraie vie.

C’est l’aggravation illimitée de la crise de la domination réalisée du fétichisme de la marchandise qui produit la révolution sociale lorsque l’action du prolétariat dans la crise réalisée du fétichisme de la domination en vient à produire le communisme comme nécessité dialectique d’un spectacle de la production qui ne peut plus re-produire son spectacle. La défense de ses intérêts immédiatistes va dès lors amener le prolétariat au point où il sera conduit à agir pour la destruction du système de la marchandise quand il y a aura saut qualitatif radical et trans-croissance critique complète des luttes, c’est à dire relation d’auto-débordement à cette défense, conjugaison d’auto-suppression dans la forme et le contenu, c’est-à-dire articulation critique avec toutes les luttes antérieures de réforme jusqu’au brisement de tous les réformismes de l’antériorité.

Face aux délocalisations, c’est au cours de cette défense pourtant acharnée de l’outil de travail que la production de l’existence de classe comme contrainte extériorisée dans le travail outillé peut se changer en saut commencé d’une articulation qualitative critique telle qu’elle peut déboucher en un moment novateur à proprement parler révolutionnaire où la défense auto-surpassée de ses intérêts immédiats amène le prolétariat à passer à un autre monde, celui de la fin du travail et de l’argent.

Cela parce que positivement le prolétariat trouve ici en l’histoire ancestrale de son lui-même contradictoire enfin conscientisé, la capacité de se produire contre le Capital, à partir de ce qu’il est comme classe (c’est-à-dire, rapport contradictoire aux contradictions du Capital) mais alors en tant que dimension nouvelle anti-classiste pour balayer humainement le rapport–Capital.

Lorsque le prolétariat annihilera les moyens de production du spectacle du fétichisme démocratique de la marchandise, il le fera comme dia-lectique dont la forme et le contenu lui seront fournis par ce que la crise finale du mode production capitaliste aura rendu irrépressible l’impossibilisation pratique advenue de la valorisation, c’est à dire que l’abolition de l’échange, de la valeur, du travail et des classes deviendront la seule base objective de tout déploiement de vie.

La crise finale est avant tout la crise concrétisée de l’implication réciproque entre le travail et le Capital, la crise de l’auto-présupposition du Capital, intégrant tout ce qui fut l’histoire passée de l’avant-Capital qui contenait toutefois le Capital depuis le troc échangiste néolithique, en tant que la détermination future est toujours nécessairement pré-contenue dans le produire antécédent. La classe prolétarienne trouve alors, dans ce qu’elle est dans le Capital devenu infaisable, la capacité de trouver ce qu’elle est contre le Capital pour communiser le monde, au moment où, simultanément, le Capital cesse de pouvoir extérioriser la nature de classe des prolétaires comme vampirisation de leur nature humaine.

Le communisme est ce que produit le prolétariat, de par ce qu’il est dans sa contradiction avec le Capital, au moment où il abolit la capitalisation lorsque cette dernière devenue totalité du développement mondial ne parvient plus malgré l’orgie de manipulations monétaires et terroristes mises en mouvement par le gouvernement du spectacle mondial, qu’à accoucher de son auto- dissolution objective. La crise actuelle de sur-accumulation et de saturation mondiale des marchés est la crise du taux de profit qui se présente comme crise mondiale permanente de la reproduction des rapports capitalistes en train de déboucher sur la crise de légitimation du spectacle de la marchandise en tant que tel.

Le communisme est le mouvement contradictoire terminé du mode de production capitaliste, le procès de sa caducité achevée. L’exploitation comme contradiction dialectique entre le prolétariat et le Capital se définit simultanément comme implication réciproque de ces deux termes et production de la spécificité de chacun d’eux quant à sa place historique dans le cours de la lutte des classes. Et si le développement du mode de production capitaliste porte en soi son dépassement, il ne le porte que par la situation et l’activité spécifique du prolétariat comme classe révolutionnaire d’aujourd’hui issue des paysanneries communeuses d’hier et en tant qu’il est la seule classe révolutionnaire de la crise cataclysmique du mode de production capitaliste.

La contradiction entre le prolétariat et le Capital est simultanément la dynamique du développement du mode de production capitaliste, de ses crises et de son dépassement lors de la crise finale de la valeur. il en résulte que la révolution sociale se définit en totalité comme ce rapport spécifique entre, d’une part le cours quotidianiste de la lutte de classe et, d’autre part, la fin de l’argent et la communisation dans leur contenu historique ontologique d’émergence de la communauté de l’être générique quand la quotidianisation chosifiante échoue justement à pouvoir continuer de chosifier le quotidien.

Désormais, l’exploitation comme rapport de valorisation entre le prolétariat et le Capital est une contradiction devenue explosive en ce qu’elle est un procès en contradiction de plus en plus impossible avec sa propre reproduction matérialisée par la baisse croissante du taux de profit en tant que la transformation de la plus-value en capital additionnel est bien sûr de plus en plus problématique en ce temps où le poids du travail mort machinique étouffe sans cesse la part déclinante de travail humain productif.

La crise économique du chaos spectaculaire de l’indistinction généralisée et sa débauche de crédit hallucinatoire qui n’a pas eu d’autre effet que d’intensifier ce qu’il était censé réduire est d’abord la crise du rapport social d’exploitation. Les années qui viennent vont nous montrer que la restructuration planétaire actuelle est la dernière phase de la domination réalisée du travail sous le Capital. La crise de l’économie du crédit en se convertissant en crise du crédit de l’économie va signifier universellement que par delà tous les conflits géo-politiques où s’affrontent secondairement toutes les classes capitalistes intéressées par la course aux derniers débouchés solvables, le grand affrontement primordial sera celui qui les opposera toutes, ensemble et unitairement, au mouvement d’auto-émancipation inter-national du prolétariat car comme surent si bien le démontrer tous les Thiers et les Bismarck qu’a connus l’histoire, l’ensemble des rackets économiques et politiques de la terre se retrouvent toujours solidaires face au réveil de ces Communes où l’homme clame clairement son refus d’obtempérer à l’autocratie spectaculaire de la raison marchande de tous les États.

Dans la filiation communeuse de la croisade des Pastoureaux et de tous les Varlin inconnus ou anonymes des Commune de Paris et d’ailleurs, tous les mouvements de la conscience des racines de l’Être de la vie s’incarnent radicalement, en sachant que pour enfin devenir lui-même, l’humain doit se produire comme acte cosmique de subversion absolue vers la constitution de la communauté universelle pour un monde sans salariat ni argent ni État.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Banque Mondiale + FMI = Vampirisation finale du monde…

Posted in actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , on 2 décembre 2020 by Résistance 71


Vampiriser le monde au nom de l’argent roi

L’agenda secret de la Banque Mondiale et du FMI

Peter Koenig

29 novembre 2020

url de l’article original en français:
https://www.mondialisation.ca/lagenda-secret-de-la-banque-mondiale-et-du-fmi/5651468

La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) travaillent main dans la main – en harmonie. Non seulement ils prêtent régulièrement d’énormes sommes d’argent aux régimes criminels du monde entier, mais ils font aussi chanter les nations pauvres pour qu’elles acceptent les conditions draconiennes imposées par l’Occident. En d’autres termes, la BM et le FMI sont coupables des plus atroces violations des droits de l’homme.

On ne saurait le croire lorsqu’on lit la « noble phrase » inscrite au-dessus de l’entrée de l’édifice de la Banque mondiale la noble phrase « «Notre rêve : un monde sans pauvreté». » À cette hypocrisie, je ne peux qu’ajouter : « …Et nous faisons en sorte que cela reste un rêve. » Cela dit les deux, le mensonge et la nature criminelle des deux institutions financières internationales, créées en vertu de la Charte des Nations unies, mais dont les États-Unis sont les instigateurs.

La façade de ces institutions fait preuve d’une grande intelligence. . Ce qui saute aux yeux, ce sont les investissements dans les infrastructures sociales, dans les écoles, les systèmes de santé, les besoins de base comme l’eau potable, l’assainissement – et même la protection de l’environnement – dans le cadre de la « lutte contre la pauvreté », c’est-à-dire d’un monde sans pauvreté. Mais il est stupéfiant de voir à quel point cela est faux aujourd’hui et l’était déjà dans les années 70 et 80. Peu à peu, les gens ouvrent les yeux sur une sinistre réalité, faite d’exploitation, de coercition et de chantage pur et simple. Et cela, sous les auspices des Nations unies. Qu’est-ce que cela vous apprend sur le système des Nations unies ? Dans quelles mains se trouvent les Nations unies ? – L’organisation mondiale a été créée à San Francisco, en Californie, le 24 octobre 1945, juste après la Seconde Guerre mondiale, par 51 nations qui se sont engagées à maintenir la paix et la sécurité internationales, à développer des relations amicales entre les nations et à promouvoir le progrès social, l’amélioration du niveau de vie et les droits de l’homme.

L’ONU a remplacé la Société des Nations qui faisait partie de l’accord de paix après la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles. Elle est entrée en vigueur le 10 janvier 1920, a son siège à Genève, en Suisse, et a pour but de désarmer les pays, de prévenir la guerre par la sécurité collective, de régler les différends entre les pays, par la diplomatie de négociation et d’améliorer le bien-être mondial. Avec le recul, il est facile de voir que l’ensemble du système des Nations unies a été mis en place comme une farce hypocrite, faisant croire aux gens que leurs puissants dirigeants ne voulaient que la paix. Ces puissants dirigeants étaient tous des Occidentaux ; le même que moins de 20 ans après la création de la noble Société des Nations, a commencé la Seconde Guerre mondiale.

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Cette petite introduction fournit le contexte de ce qui allait devenir l’émanation, soutenue par les Nations unies, du vol mondial, de l’appauvrissement des nations, partout dans le monde, de l’exploitation des personnes, des violations des droits de l’homme et de l’engloutissement d’énormes quantités d’actifs par la base, par le peuple, par l’oligarchie, par l’élite toujours plus petite des entreprises – les institutions dites de Bretton Woods.

En juillet 1944, plus de 700 délégués de 44 nations alliées (alliées aux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, dont l’Union soviétique) se sont réunis à l’hôtel Mount Washington, situé à Bretton Woods, dans le New Hampshire, aux États-Unis, pour réglementer l’ordre monétaire et financier international après la Seconde Guerre mondiale. Soyons sûrs que cette conférence a été réalisée sous les auspices des États-Unis, le vainqueur autoproclamé de la Seconde Guerre mondiale, et désormais maître de l’ordre financier du monde – ce qui n’était pas immédiatement visible, un ordre du jour caché à la vue de tous.

Le FMI a été officiellement créé pour « réglementer » les monnaies occidentales dites convertibles, celles qui ont souscrit à l’application des règles du nouvel étalon-or, à savoir 35 dollars américains / Once Troy (environ 31,1 grammes). Il est à noter que l’étalon-or, bien qu’applicable également à 44 nations alliées, était lié au prix de l’or libellé en dollars américains, et non basé sur un panier de la valeur des 44 monnaies nationales. C’était déjà une raison suffisante pour remettre en question le futur système. Et comment il va se dérouler Mais personne n’a remis en question cet arrangement. Il est difficile de croire que parmi tous ces économistes nationaux, aucun n’a osé remettre en question la nature perfide du système de l’étalon-or.

La Banque mondiale, ou Banque pour la reconstruction et le développement (BIRD), a été officiellement créée pour administrer le plan Marshall pour la reconstruction de l’Europe détruite par la guerre. Le plan Marshall est une donation des États-Unis et porte le nom du secrétaire d’État américain George Marshall, qui l’a proposé en 1947. Ce plan a permis d’accorder 13,2 milliards de dollars d’aide étrangère aux pays européens qui avaient été dévastés physiquement et économiquement par la Seconde Guerre mondiale. Il devait être mis en œuvre de 1948 à 1952, une période bien trop courte bien sûr, et s’étendre jusqu’au début des années 1960. En termes actuels, le plan Marshall vaudrait environ dix fois plus, soit quelque 135 milliards de dollars.

Le plan Marshall était et est toujours un fonds renouvelable, remboursé par les pays concernés, afin de pouvoir être cédé. L’argent du plan Marshall a été prêté plusieurs fois et a donc été très efficace. La contrepartie européenne du Fonds Marshall administré par la Banque mondiale était une banque nouvellement créée sous l’égide du ministère allemand des finances, la Banque allemande pour la reconstruction et le développement (KfW – acronyme allemand de « Kreditanstalt für Wiederaufbau »).

La KfW, en tant qu’homologue européen de la Banque mondiale, existe toujours et se consacre principalement à des projets de développement dans le Sud global, désormais essentiellement grâce à des fonds du gouvernement allemand et à des emprunts sur les marchés des capitaux allemands et européens. La KfW coopère souvent avec la Banque mondiale dans le cadre de projets communs. Aujourd’hui, il existe toujours un département spécial au sein de la KfW qui s’occupe exclusivement de l’argent du Fonds du plan Marshall. Ces fonds encore renouvelables sont utilisés pour prêter aux régions pauvr5ont été utilisés en particulier pour intégrer l’ancienne Allemagne de l’Est dans l’actuelle « Grande Allemagne ».

Deux éléments du plan Marshall sont particulièrement frappants et dignes d’intérêt. Tout d’abord, le plan de reconstruction a créé un lien, une dépendance entre les États-Unis et l’Europe, cette même Europe qui a été en grande partie détruite par les forces alliées occidentales, alors que la Seconde Guerre mondiale a été en grande partie gagnée par l’Union soviétique, les énormes sacrifices de l’URSS – avec 25 à 30 millions de morts selon les estimations. Ainsi, le plan Marshall a également été conçu comme un bouclier contre la Russie communiste, c’est-à-dire l’URSS.

Alors qu’officiellement l’Union soviétique était un allié des puissances occidentales, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, en réalité l’URSS communiste était un ennemi juré de l’Ouest, en particulier des États-Unis. Avec l’argent du plan Marshall, les États-Unis ont acheté l’alliance de l’Europe, une dépendance qui n’a pas pris fin à ce jour – et qui a empêché, et empêche toujours, l’Europe d’établir des relations normales avec la Russie, même si l’Union soviétique a disparu il y a trois décennies. La guerre froide qui a suivi la Seconde Guerre mondiale contre l’URSS – également basée sur des mensonges flagrants – a été le témoignage direct d’une autre farce de propagande occidentale – que la plupart des Européens n’ont pas encore saisie à ce jour.

Deuxièmement, l’imposition par les États-Unis d’un fonds de reconstruction basé sur le dollar américain, non seulement créait une dépendance au dollar européen, mais posait également les bases d’une monnaie unique, qui devait finalement envahir l’Europe – ce que nous connaissons aujourd’hui, est devenu l’euro. L’euro n’est rien d’autre que l’enfant adoptif du dollar, puisqu’il a été créé sous la même image que le dollar américain – c’est une monnaie fiduciaire, qui n’est soutenue par rien. L’Europe unie, ou maintenant appelée Union européenne, n’a jamais vraiment été une union. Elle n’a jamais été une idée européenne, mais elle a été proposée par les services secrets américains sous le couvert de quelques honchos européens traîtres. Et chaque tentative de créer une Europe unie, une Fédération européenne, avec une Constitution européenne, similaire à celle des États-Unis, a été amèrement sabotée par les États-Unis, principalement par l’intermédiaire de la taupe américaine dans l’UE, à savoir le Royaume-Uni.

Les États-Unis ne voulaient pas d’une Europe forte, à la fois économiquement et peut-être aussi, à terme, militairement (population de l’UE : 450 millions d’habitants, contre population des États-Unis). 330 millions d’habitants ; 2019 : PIB de l’UE équivalent à 20,3 billions de dollars US, contre 21,4 billions de dollars US pour le PIB américain. La plupart des économistes s’accordent à dire qu’une monnaie commune pour un groupe de pays peu structuré n’a pas d’avenir et n’est pas viable. Il n’y a pas de constitution commune, donc pas d’objectif commun, ni sur le plan financier, ni sur le plan économique, ni sur le plan militaire. Une monnaie commune n’est pas viable à long terme dans ces circonstances instables. Cela est plus que visible après seulement 20 ans d’existence de l’euro. La zone euro est dans un état désespéré. La Banque centrale européenne (BCE), également une création inspirée par la FED et le Trésor américain, est née. La BCE n’a pas vraiment de fonction de banque centrale. C’est plutôt un chien de garde. Car chaque pays membre de l’UE a toujours sa propre Banque centrale, avec toutefois une souveraineté considérablement réduite que les pays de la zone euro ont concédée à la BCE, sans recevoir de droits équivalents.

Sur les 27 membres actuels de l’UE, seuls 19 font partie de la zone euro. Les pays qui ne font pas partie de la zone euro, c’est-à-dire la République tchèque, le Danemark, la Hongrie, la Suède – et d’autres encore – ont conservé leur politique financière souveraine et ne dépendent pas de la BCE. Cela signifie que si la Grèce avait choisi de sortir de la zone euro lorsqu’elle a été frappée par la « crise » manufacturée de 2008-2009, elle serait maintenant en bonne voie de se redresser complètement. Elle n’aurait pas été soumise aux caprices et aux diktats du FMI, de la tristement célèbre troïka, de la Commission européenne (CE), de la BCE et du FMI, mais aurait pu choisir de régler sa dette en interne, car la majeure partie de la dette était interne, pas besoin d’emprunter à l’étranger.

Lors d’un référendum sur le plan de sauvetage en 2015, la population grecque a voté à une écrasante majorité contre le plan de sauvetage, c’est-à-dire contre la nouvelle dette gigantesque. Cependant, le président grec de l’époque, M. Tsipras, est allé de l’avant comme si le référendum n’avait jamais eu lieu et a approuvé l’énorme plan de sauvetage malgré près de 70 % des votes populaires contre celui-ci.

C’est une indication claire de fraude, qu’il n’y avait pas de fair-play. Tsipras et / ou ses familles ont peut-être été forcés d’accepter le renflouement – ou alors. Nous ne saurons peut-être jamais la véritable raison pour laquelle Tsipras a vendu son peuple, le bien-être du peuple grec aux oligarques derrière le FMI et la Banque mondiale – et l’a plongé dans une misère abjecte, avec le taux de chômage le plus élevé d’Europe, une pauvreté endémique et un taux de suicide en hausse vertigineuse.

La Grèce peut servir d’exemple pour les autres pays de l’UE s’ils ne se « comportent » pas bien, c’est-à-dire s’ils n’adhèrent pas aux règles d’or non écrites d’obéissance aux maîtres de la monnaie internationale.

C’est terrifiant.

Et maintenant, en ces temps de Covid, c’est relativement facile. Les pays pauvres, en particulier ceux du Sud, déjà endettés par la pandémie, augmentent leur dette extérieure afin de fournir à leurs populations les besoins fondamentaux. C’est du moins ce qu’ils vous font croire. Une grande partie de la dette accumulée par les pays en développement est une dette intérieure ou interne, comme la dette du Nord global. Il n’a pas vraiment besoin d’institutions de prêt étrangères pour effacer la dette locale. Ou avez-vous vu l’un des pays riches du Nord emprunter au FMI ou à la Banque mondiale pour maîtriser sa dette ? Pas vraiment.

Alors pourquoi le Sud tomberait-il dans le panneau ? En partie à cause de la corruption, en partie à cause de la coercition et en partie à cause du chantage. Oui, le chantage, l’un des plus grands crimes internationaux imaginables, étant commis par les principales institutions financières internationales sous  la charte de l’ONU, la BM et le FMI.

Par exemple, le monde entier se demande comment un ennemi invisible, un coronavirus, ait frappé les 193 pays membres des Nations unies en même temps, si bien que le Dr Tedros, directeur général de l’OMS, a déclaré le 11 mars une pandémie – sans aucune raison puisqu’il n’y avait eu que 4 617 cas dans le monde. Cela a eu comme conséquence un  verrouillage au niveau mondial le 16 mars 2020. Sans aucune exception. Certains pays n’ont pas pris la situation au sérieux, comme le Brésil, la Suède, le Bélarus, certains pays africains, comme Madagascar et la Tanzanie. Ces derniers ont élaboré leurs propres règles et ont réalisé que le port du masque faisait plus de mal que de bien et que la distanciation sociale détruirait le tissu social de leurs cultures et des générations futures.

Mais l’État profond obscur et diabolique ne voulait rien avoir à faire avec les pays « indépendants ». Ils devaient tous suivre le diktat venu d’en haut, de l’élite des Gates, Rockefeller… et autres, rapidement renforcée par Klaus Schwab, le fondateur du Forum économique mondial (FEM). Soudain, on remarque au Brésil, une augmentation drastique de nouveaux « cas », sans se poser des questions à propos des tests de dépistage, peu importe que les fameux tests PCR ne soient pas fiables, selon la plupart des scientifiques de renom (voir Pascal Sacré, COVID-19: RT-PCR ou comment enfumer toute l’humanité. le 14 octobre 2020) (seuls les scientifiques vendus et corrompus, soit ceux rémunérés par les autorités nationales, font encore la promotion des tests RT-PCR). Le président du Brésil Bolsonaro a été déclaré positif au coronavirus [Covid-19] et le nombre de décès a augmenté de façon considérable – parallèlement à l’effondrement de l’économie brésilienne.

Coïncidence ? Pas vraiment.

La Banque mondiale et / ou le FMI apportent une aide considérable, principalement sous forme d’allégement de la dette, soit sous forme de dons, soit sous forme de prêts à faible taux d’intérêt. Mais avec d’énormes conditions : vous [gouvernements] devez suivre les règles établies par l’OMS, vous devez suivre les règles relatives aux tests et faire la vaccination, obligatoire, de la population quand le vaccin sera disponible. Si vous vous conformez à ces règles et à d’autres règles propres à votre pays, comme laisser les sociétés occidentales exploiter vos ressources naturelles, continuer à privatiser vos infrastructures et services sociaux, vous pouvez recevoir, de la part de la Banque mondiale et du FMI, une aide financière.

En mai 2020, le groupe de la Banque mondiale a annoncé que ses opérations d’urgence pour lutter contre la COVID-19 avaient déjà atteint 100 pays en développement – où vit 70 % de la population mondiale – avec des prêts de plus de 160 milliards de dollars. Cela signifie qu’aujourd’hui, 6 mois plus tard et au milieu de la « deuxième vague », le nombre de pays et le nombre de prêts ou de subventions de « secours » doivent avoir augmenté de manière exponentielle, pour atteindre près de 193 pays membres des Nations unies. Ce qui explique comment tous, littéralement tous les pays, même les pays africains les plus contestataires, comme Madagascar et la Tanzanie, parmi les plus pauvres des pauvres, ont succombé à la coercition ou au chantage des tristement célèbres institutions de Bretton Woods.

Ces institutions ne se disputent pas pour générer des dollars, car le dollar est une monnaie fiduciaire, qui n’est soutenue par aucune économie – mais qui peut être produite littéralement à partir « d’air chaud » et prêtée aux pays pauvres, soit sous forme de dette, soit sous forme de dons. Ces pays, désormais et pour la pression des institutions financières internationales, deviendront à jamais dépendants des « maîtres occidentaux du salut ». Covid-19 est l’outil parfait pour que les marchés financiers puissent faire passer les actifs du bas vers le haut.

Afin de maximiser la concentration des richesses au sommet, une ou deux, voire trois nouvelles vagues de Covid pourraient être nécessaires. Tout cela est prévu, le FEM a déjà prévu les scénarios à venir, par son livre tyrannique « Covid-19 – The Great Reset ». Tout est prévu. Et nos intellectuels occidentaux le lisent, l’analysent, le critiquent, mais nous ne le déchiquetons pas – nous le laissons reposer, et nous regardons comment le mot se déplace dans le sens de la Réinitialisation. Et le plan est exécuté consciencieusement par la Banque mondiale et le FMI, tout cela sous le prétexte de faire le bien pour le monde.

Qu’est-ce qui est différent du rôle de la Banque mondiale et du FMI avant « la pandémie Covid-19 » ? – En fait, il n’y a rien de différent. Cependant la cause de l’exploitation, de l’endettement, de l’esclavage est différente. Quand la Covid-19 est arrivée, c’est devenu davantage facile pour la BM et le FMI de manipuler les pays. Avant la crise Covid-19 et jusqu’à la fin de 2019, les pays en développement, pour la plupart riches en ressources naturelles convoités pour la richesse de leurs territoires en pétrole, en or, en cuivre et autres minéraux étaient ciblés par la BM et le FM.

Ils pourraient bénéficier d’un allègement de la dette, appelé prêt d’ajustement structurel, qu’ils aient ou non réellement besoin de cette dette. Aujourd’hui, ces prêts ont des noms, des formes et des couleurs variés, littéralement comme des révolutions de couleur, par exemple, souvent sous forme d’opérations d’aide budgétaire – je les appelle simplement des chèques en blanc – personne ne contrôle ce qui se passe avec l’argent. Cependant, les pays doivent restructurer leur économie, rationaliser leurs services publics, privatiser l’eau, l’éducation, les services de santé, l’électricité, les autoroutes, les chemins de fer – et accorder des concessions à l’étranger pour l’exploitation des ressources naturelles.

La plupart de ces fraudes – la fraude sur le « vol » des ressources nationales, passe inaperçue du grand public, mais les pays deviennent de plus en plus dépendants des payeurs occidentaux – la souveraineté des peuples et des institutions a disparu. Il y a toujours un corrupteur et un corrompu. Malheureusement, ils sont toujours omniprésents dans le Sud. Souvent, pour une grosse somme d’argent, les pays sont obligés de voter avec les États-Unis pour ou contre certaines résolutions des Nations unies qui intéressent les États-Unis. Et voilà, le système corrompu des Nations unies.

Et bien sûr, lorsque les deux organisations de Bretton Woods ont été créées en 1944, le système de vote décidé n’est pas un pays, un vote comme c’est le cas en théorie aux Nations unies, mais les États-Unis ont un droit de veto absolu dans les deux organisations. Leurs droits de vote sont calculés en fonction de leur contribution au capital qui découle d’une formule complexe, basée sur le PIB et d’autres indicateurs économiques. Dans les deux institutions, le droit de vote et de veto des États-Unis est d’environ 17 %. Les deux institutions comptent 189 pays membres. Aucun de ces autres pays n’a un droit de vote supérieur à 17 %. L’UE l’aurait fait, mais les États-Unis ne les ont jamais autorisés à devenir un pays ou une fédération.

*

La Covid a révélé, si ce n’était déjà fait, comment ces institutions financières internationales « officielles » de Bretton Woods, sous charte des Nations unies, sont pleinement intégrées dans le système onusien – dans lequel la plupart des pays ont encore confiance, peut-être faute de mieux.

Une question, cependant : Qu’est-ce qui est mieux, un système hypocrite et corrompu qui donne l’ »apparence », ou l’abolition d’un système dystopique et le courage d’en créer un nouveau, dans de nouvelles circonstances démocratiques et avec des droits souverains par chaque pays participant ?

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie


Tract_Gilets_Jaunes_AnII_sauce_CoV19

Reset… ou le coup de grâce de la couronne à l’humanité ? (Zénon)

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Résistance 71

30 novembre 2020

Nous publions ci-dessous un texte de Zénon écrit en mars dernier et mis en PDF par Jo. A lire et diffuser sans aucune modération…

Zenon_Reset-ou-le-coup-de-grace-de-la-couronne-a-lhumanite


Le système marche parce que vous marchez !
Les 3 cités: Vatican, City de Londres, Washington D.C

Contourner pour enfin vivre !

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« La force, même cachée, induit la résistance. »
(proverbe lakota)

Résistance 71

29 novembre 2020

« L’État est la négation de l’humanité. » (Michel Bakounine)

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens motivés et impliqués puisse changer le monde ; en fait, c’est la seule chose qui ne l’ait jamais fait ! » (Margaret Mead)

Il va être temps de comprendre que défiler dans les rues de France et de Navarre avec pour seuls slogans une volonté de réforme du système pour le rendre plus « vertueux » n’a jamais eu aucun sens et en a encore mois aujourd’hui devant la mise en place à marche forcée de la dictature technotronique oligarchique post-capitaliste.
La solution n’est pas dans les rues des grandes villes où les forces de répression de l’État marchandisé nous attendent pour une bataille rangée perdue d’avance, elle est chez nous, de là où nous sommes, dans nos villes, villages, quartiers, communes, lieux de travail. Elle est dans le contournement, dans notre organisation autonome, dans notre pouvoir de dire NON ! localement et de reprendre l’initiative décisionnaire en agissant ensemble dans la coopération et l’entraide, le boycott, hors institutions et dans la gouvernance populaire des communes se liguant afin de reléguer le vieux monde de l’abjection oppressive et de la pourriture exploiteuse au musée des horreurs et des erreurs de l’histoire humaine.
Arrêtons de suivre les canaux officiels de tout ce ramassis de syndicats, partis politiques, associations, asservis, soumis et qui n’existent que pour nous maintenir divisés pendant que la même fine équipe maintient le pouvoir séparé du corps social et se barre avec la caisse.
Le changement radical (à la racine) de la société ne surviendra pas des manifs’ encadrées par les cerbères du système (syndicats, partis et autre) ; il proviendra de notre remise en cause profonde de l’entité étatico-capitaliste mortifère même si moribonde. L’État et le capitalisme se meurent ?… Très bien, achevons-les en créant l’antidote à la soumission et à la mort. Car ne vous leurrez pas, défiler dans les rues de France ou d’ailleurs derrière des banderoles et des pancartes n’est que cela : de la soumission, de la soumission à une utopie réformiste qui ne peut qu’échouer, car il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Par delà cette apparence, cette illusion de « résistance » au système, il n’y a que la soumission car jamais la croyance en ce dogme social en putréfaction n’est remise en cause. Il ne faut pas vouloir un « retrait de la loi sécurité globale » (jusqu’à la prochaine fois…), il faut vouloir qu’aucun système en place ne puisse avoir le pouvoir d’agir de la sorte. Pour ce faire, il faut absolument tout changer de fond en comble et aplatir la pyramide du pouvoir, qui ne peut être que coercitif sous cette forme, en rediluant ce pouvoir là où il est particulièrement soluble et non coercitif : dans le corps social lui-même.
Il n’y a pas d’autre solution que celle d’un changement radical (en profondeur, des racines mêmes de notre société humaine), un abandon, un lâcher prise de cette illusion démocratique que constituent l’État et la « république », tous deux garant du consensus du statu quo oligarchique de la maintenance du pouvoir séparé du corps social, et depuis quelque temps déjà également assujettis à la dictature du fétichisme marchand. Pour ce faire, il faut cesser d’obéir et reprendre notre destinée en main. Il est temps pour nous, peuples du monde, de devenir enfin politiquement adulte et cesser de dépendre de notre soumission à un système qui, à terme, ne fera que nous exterminer ; il a déjà commencé du reste.
Cessons de jouer ce jeu truqué depuis le départ !
Organisons-nous de là où nous sommes !
Boycottons les institutions !
Tout le pouvoir aux Communes des assemblées !
Épanouissons-nous dans l’exercice d’un pouvoir non coercitif…
Ancré dans la complémentarité de notre diversité !
Nous ne voulons pas survivre dans un monde rendu précaire et oppresseur pour le bénéfice du plus petit nombre, nous voulons vivre… enfin !

A bas les antagonismes ! A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Solidarité, Entraide, Fraternité, Paix et Amour

Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

Dans l’esprit de Cheval Fou


Contourner-pour-enfin-vivre (format tract PDF)
Merci Jo !

= = =

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

A lire et diffuser:

Tract_Gilets_Jaunes_AnII_sauce_CoV19


État = oppression, mort
Société des sociétés = liberté, vie

Entretien de Raoul Vaneigem avec le quotidien belge « Le Soir »

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Entretien de Raoul Vaneigem avec le journal “Le Soir” (Belgique)


La Voie du Jaguar


19 novembre 2020


Source:
https://www.lavoiedujaguar.net/Entretien-de-Raoul-Vaneigem-avec-le-journal-Le-Soir


Dans quel milieu avez-vous grandi ? Votre enfance vous a-t-elle préparé à la suite de votre parcours ?

Mon enfance s’est déroulée à Lessines, une petite ville ouvrière. Les carrières de porphyre définissaient les bas-quartiers, où j’habitais, par opposition à ceux du haut, tenus principalement par la bourgeoisie. À l’époque, la conscience de classe était pour ainsi dire rythmée par les sirènes qui à des heures précises signalaient le début, la fin du travail, les pauses et les accidents. Mon père, cheminot, regrettait de n’avoir pu, faute de moyens financiers, poursuivre des études. Il rêvait pour moi d’un sort meilleur, non sans me mettre en garde contre ceux qui, en s’élevant dans l’échelle sociale deviennent « traîtres à leur classe ». Je lui sais gré des réserves que j’ai nourries très tôt envers le rôle d’intellectuel — guide, tribun, maître à penser. La répugnance que suscite aujourd’hui l’état de délabrement des prétendues « élites » confirme le bien-fondé de mes réticences. J’ai montré dans La liberté enfin s’éveille au souffle de la vie pourquoi et comment les gouvernants sont devenus de plus en plus stupides. Qui prend un peu de recul avec le harcèlement médiatique du mensonge peut le vérifier sans peine : l’intelligence intellectuelle décline avec le pouvoir, l’intelligence sensible progresse avec l’humain.

J’ai toujours accordé une place prépondérante au plaisir de savoir, d’explorer, de diffuser les connaissances acquises. Je tiens la curiosité — avec l’amour, la création et la solidarité — pour une des attractions passionnelles les plus indispensables à la construction de l’être humain. C’est précisément ce que persiste à étouffer un système qui n’a pas honte d’appeler éducation le « pousse-toi de là que je m’y mette » où le marché compétitif ramasse ses esclaves.

Je ne suis pas un expert en quoi que ce soit. Mon Mouvement du libre-esprit répond au désir d’examiner de plus près ce Moyen Âge auquel les historiens imputent un peu rapidement une adhésion générale à la foi chrétienne. Ma Résistance au christianisme répond à la préoccupation ludique qui m’a toujours réjoui d’être, selon la belle formule de Prévert, « intact de Dieu ».

La meilleure critique de ce passe-temps, aimablement subversif, est venue des gilets jaunes estimant à juste titre que la lutte existentielle et sociale l’emporte haut la main sur des broutilles comme les opinions religieuses, politiques, philosophiques.

Vous êtes aussi l’inspirateur de générations à la recherche d’une autre société. Comment et quand, vous êtes-vous engagé dans cette voie ? D’où est venu votre regard radical ?

Sans idéaliser une enfance dans un milieu familial plutôt festif (« ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’il faut vivre pauvrement » disait mon père), j’ai eu l’impression paradoxale que la bienveillante affection, qui m’épargnait bien des tourments (sauf la culpabilité omniprésente), me jetait en contact direct avec les conditions cruelles qui autour de moi accablaient hommes, femmes, enfants, animaux. Si bien que la colère contre l’injustice et la barbarie a pris la place de ces révoltes que l’on voit s’exacerber à l’adolescence contre l’autorité parentale. Jamais mon père n’a invoqué son pouvoir ou un manque de respect pour me faire taire alors que je le traitais de « social-démocrate » dans nos orageuses discussions politiques.

Quelles sont les rencontres qui ont été déterminantes dans votre vie ? Pourquoi ?

Celles sans doute qui, tombées sur un terrain fertile, ont répondu à une demande de l’existence, à une béance en mal d’être comblée. Pêle-mêle : Germinal de Zola, Le Combat avec le démon de Zweig, Nietzsche, Marx, Hölderlin, Shelley, Nerval, Jarry, Artaud, le surréalisme. Plus tard, Voline, Cœurderoy, Ciliga, Ida Mett, Victor Serge, Montaigne, Jan Valtin. Fourier, enfin

Quelles sont ces compagnons de route dont le regard a été précieux pour vous ? Siné qui a partagé longtemps à sa manière vos engagements ?

Henri Lefebvre, Guy Debord, Attila Kotányi, Mustapha Khayati. J’ai trop peu connu Siné, dont j’appréciais l’irréductible combat contre la machine à décerveler (si bien huilée par le nazisme et par le stalinisme) qui tourne aujourd’hui à plein rendement.

Qui sont les exemples de personnalités dont vous pensez que tout un chacun pourrait s’inspirer ? Par exemple, le sous-commandant Marcos (maintenant Galeano), qui fut un porte-parole (et non un leader) du mouvement zapatiste ? Ou Noam Chomsky, qui partage avec vous une carrière double d’intellectuel engagé ? Ou Greta Thunberg, qui s’est dressée au niveau local face à la destruction de nos écosystèmes ?

Il n’y a aucune leçon valable à tirer d’une personne si on n’abolit pas au préalable le culte de la personnalité. Les zapatistes ne manquent jamais de rappeler qu’ils ne sont pas un modèle mais une expérience. Je n’ai pas lu Chomsky. J’ignore à quelles manipulations du capitalisme vert-dollar Greta Thunberg est exposée, mais les insultes déversées sur ces adolescents, soucieux de sauver la terre et de la dégager de l’emprise du profit, ont révélé à quel degré de veulerie sont arrivés ceux qui se targuent d’être des intellectuels, voire — comble du ridicule — des philosophes.

Pour la plupart, les sociologues ressassent des constats en dédaignant la poésie qui autour d’eux aspire à changer le monde. Cher jeune Marx, vous qui écriviez : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit maintenant de le transformer ! »

Je me sens en meilleure compagnie avec les insurgés de la vie quotidienne, si confus qu’ils puissent être, qui s’agitent aux quatre coins du monde. Il y a là une pensée qui s’éveille. Elle imprimera dans les mentalités et les mœurs sa radicale nouveauté pour autant qu’elle garde le cap de ses principes fondamentaux : pas de chefs, pas de représentants autoproclamés, pas d’appareils politiques et syndicaux ; auto-organisation, priorité absolue à l’humain et à la solidarité.

Comment vous êtes-vous retrouvé membre influent de l’Internationale situationniste ? Avez-vous été surpris par l’heureux mois de Mai ?

C’est Henri Lefebvre, à qui j’avais écrit, qui m’a mis en contact avec Guy Debord.

Surpris par Mai ? Non, heureux, oui ! La révolution de 1789 n’est pas née de la pensée des Lumières mais il est incontestable que les Diderot, Rousseau, Voltaire n’ont pas été étrangers à son essor insurrectionnel. Si la critique élaborée par l’Internationale situationniste n’a fait que coïncider avec un tournant de l’histoire où le capitalisme découvrait dans le consumérisme une nouvelle source de profit, il est en revanche indéniable que La Société du spectacle de Debord, De la misère en milieu étudiant de Khayati et mon Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations ont eu sur le Mouvement des occupations de Mai 1968 une influence qui ne cesse de se propager clandestinement. Un coup mortel a été porté alors à des vérités tenues pour immuables depuis des millénaires : le pouvoir hiérarchique, le respect de l’autorité, le patriarcat, la peur et le mépris de la femme, la haine de la nature, la vénération de l’armée, l’obédience religieuse et idéologique, la concurrence, la compétition, la prédation, le sacrifice, la nécessité du travail. Depuis lors une idée fait son chemin : la vraie vie ne peut se confondre avec cette survie qui ravale le sort de la femme et de l’homme à celui d’une bête de somme et d’une bête de proie.

Vous avez rompu avec l’Internationale situationniste en faisant le constat de son échec à transformer la société mais aussi pour « refaire absolument votre cohérence » de votre côté. Comment avez-vous vécu ces déchirements politiques au niveau personnel ? Quelles leçons en avez-vous tirées pour le combat ?

Le triomphe de la colonisation consumériste et l’échec de notre projet d’autogestion généralisée ont été durement vécus. Le désespoir a réaffirmé son emprise et bon nombre d’ennemis de la marchandise sont devenus ses adeptes. L’expérience m’a dissuadé de tout engagement politique, de toute participation à un groupe.

Certes, la colonisation consumériste a submergé la pensée radicale mais la vie n’en revendique pas moins ses droits dans le monde entier. La paupérisation qui s’accroît partout menace cet état de bien-être dont la réalité du pouvoir d’achat démontre qu’il ne tient plus que par la persistance du mensonge.

Je mise sur la vie présente en chacun pour susciter un éveil des consciences, pour débarrasser les individus de leur individualisme crétinisant et les rendre à l’intelligence qui fait de chacune et de chacun un être solidaire, humain, tout simplement.

Épicurien, vous faites l’éloge de la « paresse affinée » et vous vous dressez contre l’aliénation du travail salarié. Pourtant vous publiez à tire-larigot.

Je ne suis pas hédoniste (l’idéologie du plaisir en est la falsification). Je n’ai pas le culte de l’écriture. J’ignore la hantise de la page blanche, je redoute seulement de n’avoir pas sous la main de quoi écrire une note que ma mémoire risque d’égarer. Je n’écris que dans la nécessité intérieure de mener plus avant une pensée qui participera de cet éveil de la conscience humaine qu’appelle la grande colère planétaire des peuples.

Vous avez toujours prôné la liberté absolue de l’expression contre toute censure. Des événements tragiques en Europe (l’attentat à Charlie mais aussi le meurtre récent d’un professeur en France) montrent que le droit au blasphème n’est plus aussi garanti qu’avant (même si beaucoup en ont fait les frais auparavant). Qu’en pensez-vous ?

Le blasphème n’a de sens que pour un esprit religieux. La religion a toujours été le cœur d’un monde sans cœur. Lorsque les luttes sociales ont fait battre l’organe vital d’une société radicalement nouvelle, on a assisté à la déconfiture du christianisme, jadis si puissant.

La liquidation de la conscience de classe provoquée par la bureaucratisation syndicale et politique du mouvement ouvrier et surtout par le raz de marée du consumérisme a laissé s’instiller au cœur de la société le pire venin qui soit, celui de l’argent. Comme le christianisme avait profité de la désagrégation des religions romaines, l’islam n’a eu aucune peine à ramasser les débris du christianisme. Aucune répression n’en viendra à bout. Il n’y aura pour détruire son emprise mortifère que le retour au vivant qu’implique l’insurrection existentielle et sociale.

Dans le combat de la désobéissance civile, il n’y a ni couleur de peau ou de cheveux, ni sexe, ni croyance qui vaillent.

Nous vivons une crise sanitaire importante. Quelles précautions prenez-vous vous-même ? Comprenez-vous la limitation de certaines de nos libertés dans ce contexte ? Pensez-vous que cela nécessite une action coordonnée, centralisée, celle de l’État, souvent décriée par les anarchistes ?

J’ai évoqué dans L’Insurrection de la vie quotidienne la possibilité d’une autodéfense sanitaire. Une relation de confiance entre soignés et soignants disposant de moyens techniques révoquerait cette peur qui tue plus que le virus. Cette panique, aujourd’hui propagée selon les méthodes de Goebbels, permet à l’État d’enrichir Big Pharma et ses actionnaires aux dépens de la santé, de l’éducation, du bien public (notre res publica).

L’humanité est en train de mourir pour que survive une économie où l’argent fou tourne en rond en creusant sa propre tombe.

Êtes-vous sensible à ce bouleversement des écosystèmes et comment expliquez-vous que nos comportements mettent tant de temps à changer ?

Comment voulez-vous que se préoccupent du climat les États et les multinationales pour lesquels la vie n’est rien en regard du profit immédiat ? La passivité hargneuse des résignés est pire que la tyrannie des maîtres. On a vu ce qu’ont donné Nuit debout, les Indignés en Espagne ou les mouvements anti-austérité en Grèce.

Il n’y a pas d’autre solution qu’un retour à la base. Les conditions d’existence, la dévastation économique et bureaucratique, l’empoisonnement des aliments, la déshumanisation dont souffrent les peuples sont devenus les moteurs d’une insurrection généralisée (même si elle est intermittente). La vraie démocratie viendra d’initiatives locales se fédérant planétairement. Je renvoie le lecteur à mon analyse des ZAD développée dans Contribution à l’émergence de territoires libérés de l’emprise étatique et marchande. Nous avons toujours été induits à raisonner selon une logique de macro-société. Pour la réification marchande, le sujet n’existe pas. Le nombre est un objet mort.

Aujourd’hui, la subjectivité s’ébroue. L’important, c’est ce que j’ai envie de vivre et le combat que je mène quotidiennement contre ce qui m’en empêche. Ce n’est pas le nombre de protestataires qui fait leur force, c’est l’intelligence sensible qui progresse chez les individus et les solidarise, leur évitant l’abrutissement populiste, l’individualisme qui crétinise et cherche un bouc émissaire pour assouvir ses frustrations.

Le mouvement féministe a beaucoup évolué ces derniers temps. Qu’en pensez-vous ?

Il a fallu longtemps pour le comprendre : la libération de la femme et la réhabilitation de la nature sont inséparables. À la société nouvelle, qui lentement sort des limbes, il appartiendra de dépasser l’affrontement entre l’ultime arrogance du patriarcat défaillant et un féminisme que le désir de vengeance aveugle au point de revendiquer le droit aux pires prérogatives de l’homme. La belle victoire que de célébrer l’engeance des Thatcher ! La belle émancipation que de devenir ministre, préfète, militaire, policière, tortionnaire, femme d’affaires !
L’être humain est le devenir de l’homme et de la femme, il est le dépassement du virilisme et du féminisme.

Quel est votre avis sur la Belgique ? Ce pays si compliqué à gouverner signifie-t-il quelque chose pour vous ? Comment voyez-vous son avenir ?

Je refuse de m’identifier à une entité géographique. Je me moque d’être belge ou iroquois mais je me sens touché par cette Bruxelloise qui, interrogée sur les effets du confinement et des fermetures de bistrots, se disait outrée parce que « c’est tout un art de vivre que l’on détruit ».

J’aime les frites, je me régale d’une Triple Westmalle, d’une Bush, d’une Rochefort, d’une St Feuillien Grand Cru, je suis attaché à mon parler picard. Je n’ai rien en commun avec les moutons qui, au nom de je ne sais quelle Belgique, vont continuer à voter pour leurs bouchers. Ce qui tue la joie de vivre fait fête à la charogne.

Vous vous êtes souvent adressé à la jeunesse dans vos écrits. Quelle suggestion feriez-vous à un jeune (disons seize ans) aujourd’hui ?

D’apprendre à vivre, non à ramper comme un chien à qui l’on aboie des ordres. De refuser la servitude volontaire, d’expérimenter des modes de société où il ne soit plus nécessaire de s’avilir pour une poignée de dollars.

Mais de quel droit donner des conseils et pourquoi en tenir compte si vous n’en sentez pas le désir en vous ?

Un groupe de théâtre belge, le « Raoul collectif », se revendique aujourd’hui de votre nom (et de votre héritage), qu’en pensez-vous ?

C’est un témoignage d’amitié et de complicité qui aide à vivre. De tels éléments épars fondent peu à peu le projet d’entraide dont rêvait Kropotkine.

On connaît la citation de Gramsci « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Comment les éviter ?

Nous sommes dans une mutation de civilisation, la vieille meurt, la nouvelle naît en redoutant sa nouveauté. Les monstres disparaîtront quand nous bannirons la peur qui leur confère leur vraie substance.

Enfin, nous demandons normalement aux personnalités que nous interviewons de nous recommander une lecture. Que nous proposeriez-vous ?

Encore, toujours (en réfléchissant surtout à sa mise en pratique) le Discours de la servitude volontaire de La Boétie. Toutefois, la meilleure lecture, la plus difficile et la plus passionnante, reste celle de soi-même.

Propos recueillis par Béatrice Delvaux et Catherine Makereel
et publiés par
Le Soir à Bruxelles le 14 novembre 2020.

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Lectures complémentaires : PDF

L’abécédaire de R. Vaneigem

L’essentiel et l’indispensable de R. Vaneigem

Guy Debord « La société du spectacle »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Vaccin SRAS-CoV-2 ce qu’on ne vous dit pas… De la politique eugéniste à la terreur vaccinale ? (F.William Engdahl)

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Terreur vaccinale…

Ce qui n’est pas dit sur le vaccin COVID de Pfizer


F. William Engdahl


13 novembre 2020


url de l’article original:
https://journal-neo.org/2020/11/13/what-s-not-being-said-about-pfizer-coronavirus-vaccine/


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~


Bill Gates finance et promeut activement de nouveaux vaccins non testés qui sont supposés nous donner un semblant de sécurité sur une mort provoquée par un nouveau coronavirus, vaccins qui sont aussi supposés nous faire reprendre une “vie normale”. Le géant pharmaceutique Pfizer a maintenant annoncé ce qu’ils affirment être des résultats spectaculaires sur les premiers tests humains. Ils utilisent une technologie expérimentale appelée éditeur génétique et spécifiquement une méthode ARNm (ARN messager), quelque chose qui n’a jamais auparavant été utilisé dans les vaccins. Avant de nous précipiter à nous faire piquer dans l’espoir d’une immunité quelconque, nous devrions en savoir bien plus sur cette technologie médicale expérimentale et son manque de précision.

Le monde de la finance est devenu stratosphérique le 9 novembre lorsque le géant Pfizer et son associé allemand BioNTech, ont annoncé dans un communiqué de presse de l’entreprise qu’ils avaient développé un vaccin contre le CoV19 qui était “efficace à 90%”. Le patron controversé de la NIAID américaine, Tony Fauci, s’est précipité sur le bonne nouvelle et l’Union Européenne a annoncé qu’elle avait commandé 300 millions de doses de ce vaccin très cher. Si vous en croyez donc les marchés financiers, la pandémie COVID est tout ce qu’on veut sauf une histoire du passé.

Évènements suspicieux

Mais il semble qu’Albert Bouria, le PDG de Pfizer, ne partage pas la confiance de ses propres affirmations. Le jour même où sont entreprise a lancé son communiqué sur les essais de ce vaccin proposé, il a vendu 62% de son stock d’ actions Pfizer, faisant quelques millions de dollars de profit dans l’opération. Il a passé l’ordre de vente dans une option spéciale prise en août dernier afin que ceci ne paraisse pas être un délit d’initié, mais il l’a aussi planifié pour après les élections américaines et la déclaration illégitime des médias de masse de Joe Biden comme vainqueur de ces élections. Il transparaît que Bouriat avait un clair conflit d’intérêt dans le timing de son communiqué de presse en ce même jour.

Bourla a menti et a nié devant la presse que sa compagnie avait reçu des fonds de l’administration Trump pour développer le vaccin lorsqu’il s’est avéré qu’ils avaient été contracté l’été dernier pour délivrer 100 millions de doses au gouvernement des Etats-Unis. Pour ajouter aux actions déjà suspectes de Pfizer fut le fait que l’entreprise a d’abord informé l’équipe de Joe Biden plutôt que le gouvernement en place et ses agences de circonstance.

Mais ceci ne représente pas le plus alarmant au sujet de ce communiqué de Pfizer qui fut surgonflé et surmédiatisé.

L’associé allemand

Pfizer, célèbre pour son viagra et autres médicaments, s’est associé avec une petite entreprise allemande de Maïence, BioNTech, qui a développé la technique radicale ARNm utilisée pour produire le nouveau vaccin anti-corona. BioNTech n’a été fondée qu’en 2008. L’entreprise a signé un accord avec la Fondation Bill & Melinda Gates en septembre 2019 juste avant l’annonce du nouveau virus corona à Wuhan en Chine et juste avant que BioNTech n’entre sur le marché boursier. L’accord porte sur une coopération de développement de nouvelles techniques ARNm pour traiter le cancer et le virus VIH. Bizarrement, le communiqué de presse “The Gates Foundation sees BioNTech potential to ‘dramatically reduce global HIV and tuberculosis’” 05. September 2019, n’a pas été supprimé.

BioNTech a aussi un contrat avec un des plus gros producteurs de médicaments en Chine : Shanghai Fosun Pharmaceutical Co., Ltd (“Fosun Pharma”) pour développer une version de son vaccin ARNm contre le nouveau coronavirus pour le marché chinois. Ai Min Hui, président de Global R&D of Fosun Pharma a déclaré dans un communiqué datant du mois d’août dernier : “Injecter le premier sujet chinois avec le BNT162b1 est la pierre angulaire du programme de co-développement global en Chine. Nous travaillons de manière très rapprochée avec BioNTech et les autorités régulatrices pour évaluer la sécurité et l’efficacité du BNT162b1 et des autres candidats vaccins ARNm…

Ceci veut dire que la même entreprise allemande de biotechnologie est derrière le vaccin anti-COVID qui est hâtivement fourni en Chine, aux Etats-Unis et en Europe. Le vaccin est poussé au travers des étapes afin d’être approuvé en un temps record.

Les autorité à la fois américaines et européennes ainsi que vraisemblablement chinoises, ont donné une dérogation pour sauter les tests sur animaux utilisant en général des furets ou des souris et sont passées directement aux tests sur “cobayes humains”. Des tests humains ont débuté en juillet dernier et début août. Trois mois est une période courte jamais utilisée dans les tests pour des nouveaux vaccins. La norme est de plusieurs années. A cause d’un degré sans précédent de panique établi par l’OMS à l’échelle planétaire, toute précaution est passée par la fenêtre. Tous les fabricants de vaccins ont maintenant une immunité légale, ce qui veut dire qu’ils ne peuvent plus être poursuivis en justice si des gens meurent ou sont handicapés à vie par leur nouveau vaccin.

Mais ce qui est de fait le plus alarmant au sujet de ce nouveau vaccin éditeur de gène créé par Pfizer-BioNTech et que l’ARNm pour la transformation génétique en application pour vaccin humain n’a encore jamais été approuvée auparavant. De manière notoire et notable, une étude peer reviewed sur deux ans de souris nourries avec du maïs génétiquement modifié traité au RoundUp de Monsanto riche en la substance glyphosate a d’abord montré des tumeurs cancéreuses après 9 mois ainsi que de gros dégâts à des organes comme le foie et autres. Des tests préalables de Monsanto s’étaient arrêtés à 3 mois et avaient déclaré qu’aucun dégât n’était à déplorer. Une situation similaire existe avec ce cas de vaccin à éditeur de gène ARNm qui est poussé à la vente et à la diffusion après moins de 90 jours de tests humains.


Gravé dans la pierre : Georgie, USA

“Explicitement expérimental”

Le Dr Michael Yeadon a répondu à un récent commentaire public de média social à un collègue situé au Royaume-Uni : “Tous les vaccins contre le SRAS-CoV-2 sont par définition nouveaux, aucun candidat vaccin n’a été en développement pour plus de quelques mois.” Yeadon a ensuite déclaré : “Si n’importe lequel de ces vaccins est approuvé pour son utilisation en dehors de circonstances qui ne sont pas explicitement expérimentales, alors je pense que les récipients ont été trompés et fourvoyés de manière criminelle. Parce qu’il n’y a aucun volontaire humain pour… qui il pourrait y avoir plus de quelques mois d’information disponible après injection.” Yeadon est particulièrement bien qualifié pour faire cette critique. Comme il le note dans le commentaire “Je suis diplômé en biochimie et en toxicologie et j’ai un doctorat basé sur la recherche en pharmacologie. J’ai passé 32 ans dans le domaine de la recherche et du développement pharmaceutique, essentiellement dans les nouveaux médicaments pour les troubles pulmonaires et dermatologiques. J’ai été Vice-président chez Pfizer et CEO / PDG d’une entreprise de biotechnologie que j’ai créée (Ziarco qui a été rachetée par Novartis). J’ai la connaissance requise au sujet de la recherche et du développement de nouveaux produits pharmaceutiques.” Yeadon était chez Pfizer à un haut niveau décisionnaire et d’ancienneté.

Des cobayes humains ?

Le vaccin Pfizer-BioNTech est expérimental et très loin de présenter toute garantie de sécurité, malgré que Pfizer, l’Union Européenne et le célèbre Dr Fauci semblent tout à fait prêts à le mettre en circulation publique avant même la fin de l’année et le rendre disponible à des centaines de millions d’êtres humains sur la planète. La technologie expérimentale impliquée est fondée sur une plutôt nouvelle manipulation génétique connue sour le nom de “gene editing”. Dans un article important de 2018 pour le Conseil en Relations Etrangères de New York (CFR), Bill Gates fit la promotion enthousiaste de cette nouvelle technique de transformation génétique qu’est cette technologie CRISPR comme étant capable de “transformer le développement mondial”. Il nota que sa fondation Gates finançait cette technologie de transformation génétique (gene editing) pour les vaccins et pour d’autres applications ce depuis une décennie.

Mais la technologie pour casser et couper les gènes humains est-elle si absolument sans danger que cela vaille la peine d’en prendre le risque sur un nouveau vaccin expérimental qui n’a jamais été utilisé sur les humains auparavant ? 

Contrairement à ce qu’affirme Bill Gates (NdT: qui n’a absolument aucune compétence en la matière…), la réponse scientifique est non, ce n’est pas du tout prouvé être sain ni en sécurité.

Dans un article peer reviewed d’octobre 2020 du journal Trends in Genetics, les auteurs concluent que “la portée d’évènements moléculaires possibles résultant de la transformation du génome a été sous-estimée et la technologie demeure tout à fait imprévisible et hors du point de focalisation de la recherche.

Le Dr  Romeo Quintano, professeur à la retraite de pharmacologie et de toxicologie de Collège de Médecine de l’université des Philippines à Manille a noté quelques dangers de l’altération du génome lorsqu’appliqué aux vaccins humains. Quintano avertit “du danger que le vaccin puisse en fait ‘augmenter’ la pathologie du virus ou le rendre plus agressif sans doute à cause d’un développement dépendant des anticorps, comme cela s’est produit avec des tests sur des animaux. Si cela devait se produire lors d’essais sur les humains, les effets seraient absolument désastreux.

“Ce sérieux et dangereux effet peut ne pas être détecté par un essai clinique et spécifiquement dans ces essais cliniques, qui sont bourrés de conflits d’intérêt impliquant ces entreprises fabricantes de vaccins. Même lorsqu’un évènement adverse est détecté, tout cela est en général balayé sous le paillasson.” Il cite le cas d’un autre candidat au vaccin ARNm de Gates, celui de Moderna, où “trois des 15 humains sujets expérimentaux dans le groupe haute dose ont souffert de symptômes médicaux sévères et significatifs. Moderna quoi qu’il en soit, a conclu que le vaccin était “généralement sain et bien toléré”, ce qu’ont rapporté bien servilement les médias dominés par les entreprises, maquillant ainsi le véritable danger…

Il note : “ L’ARNm exogène [en provenance d’une source extérieure] est  immuno-stimulante de manière inhérente et cette caractéristique peut être soit bénéfique soit détrimentale. Cela peut produire une activité adjuvante et cela peut inhiber l’expression antigène et négativement impacter la réponse immunitaire. Les effets paradoxaux de la sensitivité immunitaire innée sur différents formats de vaccins ARNm ne sont pas complètement compris.” Quintano ajoute : “Un vaccin fondé sur l’ARNm peut aussi induire des réponses interferon de type I importantes, qui ont été associées non seulement avec l’inflammation mais aussi potentiellement avec l’auto-immunité… et cela peut promouvoir la coagulation sanguine et la formation de thromboses pathologiques.

Quijano écrit dans cet article extensivement documenté “parmi d’autres dangers, les vaccins à vecteurs virus peuvent se recombiner avec des virus naturels et produire des virus hybrides qui auraient des propriétés indésirables affectant la transmission ou la virulence. Les conséquences d’une possible recombinaison sont pratiquement impossibles à quantifier de manière précise étant donné les moyens, outils et niveau de connaissance actuels. Les risques sont néanmoins bien réels, comme démontrée par l’émergence de virus de types mutants à l’effet pathogène accru et de sérieux évènements adverses imprévus (incluant la mortalité) suivant des campagnes de vaccination de masse et les tentatives préalables échouées de développer des vaccins chimériques (synthétiques) utilisant la technologie d’ingénierie génétique.”

Bill Gates, les fabricants de vaccins ARNm incluant Pfizer / BioNTech et Moderna, ainsi que leurs proches alliés comme le Dr Fauci du NIAID, sont clairement entre train de jouer avec le feu et les vies humaines dans leur empressement à faire pénétrer ces vaccins expérimentaux dans nos corps. Il est notable de constater que le même Dr Fauci et son NIAID possèdent la patente sur un vaccin contre la fièvre dengue connu sous le nom de Dengvaxia, promut par Sanofi-Pasteur et aussi promut comme un “vaccin essentiel” par l’OMS de Tedros (NdT: le patron de l’OMS) depuis 2016. Robert F. Kennedy Jr a noté que Fauci et le NIAID “savaient avec les essais cliniques qu’il y avait un problème avec la réponse immunitaire paradoxale”, mais ils le donnèrent à plusieurs centaines de milliers d’enfants philippins malgré tout. Il a été estimé qu’environ 600 enfants vaccinés sont morts avant que le gouvernement philippin n’arrête cette campagne de vaccination.

Il est très clair que le principe de précaution bien établi est bien douteux dans ces affaires et est ignoré par la clique Fauci, Pfizer / BioNTech, Moderna et autres alors qu’ils s’empressent de faire approuver ce nouveau vaccin ARNm contre le CoV19 (SRAS-CoV-2). La technologie à ARN messager doit encore produire un médicament approuvé, ne parlons donc même pas de vaccin…

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Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

A lire et diffuser sans modération : Note grand public du Dr Velot sur les vaccins OGM
2020-09_Note-dExpertise-Vaccins-GM_C.Vélot-02_Traite-02

et aussi…

COVID_19_Synthèse_de_points_indiscutables_pour_mieux_débattre_

La_dissonance_cognitive

stoppons-les-delires-technotroniques-sept20

COVID 19_version finale 2020_08_25

Attention danger ! Note grand public sur les vaccins OGM (CRIIGEN – PDF)

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Note d’expertise pour le grand public sur les vaccins ayant recours aux technologies OGM (version PDF)

 

Dr Christian Velot

Généticien moléculaire à l’université de Paris-Saclay
Président du conseil scientifique du Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique (CRIIGEN)

 

Nous publions ci-dessous une note très importante parue sous format PDF en septembre dernier du Dr Velot, généticien moléculaire à Paris-Saclay concernant les dangers plus que potentiels des vaccins utilisant la technologie des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) tels que les quelques vaccins en cours de développement pour cette « pandémie » du SRAS-CoV-2 générant la  COVID19.
Ce document, comme l’indique le titre, a été rédigé à l’attention du grand public et n’est donc pas difficile ni à lire ni à comprendre.
Nous invitons à le lire et à le faire circuler sans aucune modération. Ceci préfigure un autre article / traduction que nous publierons très bientôt sur ce sujet même de la dangerosité des vaccins OGM (ARNm) et les énormes conflits d’intérêt qui font passer par dessus-bord tout principe de précaution. Les vaccins Pfizer / BioNTech et Moderna sont des vaccins expérimentaux utilisant cette technologie (ARNm ou ARN messager), qui sont en phase d’être mis à la disposition des gouvernements pour une vaccination de masse mondiale, après un court-circuitant des procédures d’usage et une expérimentation humaine hyper courte et des plus douteuses. avec des effets secondaires et de mutation génétique potentiels absolument inconnus et d’après les recherches mêmes… imprévisibles. Comme le disent depuis longtemps tous les experts généticiens n’ayant pas de conflit d’intérêt en la matière : le danger est réel et doit être pris en compte.

Lisez, informez-vous et informez votre entourage, il en va sans doute de notre survie en tant qu’espèce humaine. La science a été détournée à des fins de basse besogne eugéniste et nous devenons impérativement reprendre la barre du bateau ivre qui a mis le cap sur les récifs dans un vent de force 8… (Résistance 71)

2020-09_Note-dExpertise-Vaccins-GM_C.Vélot-02_Traite-02
format PDF à lire et diffuser sans aucune modération

 


Cessons d’avoir peur !…

Historique des opérations faux-drapeau en cette aube du bio-terrorisme étatico-capitaliste (vidéo James Corbett)

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Résistance 71

21 novembre 2020

Dernière vidéo pédagogique en date du toujours excellent James Corbett sur un historique des attentats faux-drapeau et l’aube du terrorisme biologique. Documentaire de 29min, succint mais dense, direct à l’essentiel comme on l’aime, qui vient à point nommé dans ce « nouveau normal » imposé par la situation des plus orwelliennes de cette ère « coronavirus », où les gouvernements oligarchiques sous contrôle du gros business transnational nous ont présenté le nouveau croquemitaine en date :


Bébert Corona

A voir et diffuser sans aucune modération (durée : 29 minutes)

https://odysee.com/@corbettreport:0/bioterrorism:4

Video + transcript (en anglais):
https://www.corbettreport.com/bioterror/


création labo

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et aussi :
COVID 19_version finale 2020_08_25
Bill-la-piquouze-Gates-et-son-empire-mondial-de-la-sante
Masque_Non-au-muselage-sanitaire
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La_dissonance_cognitive
Bas le masque ! Tract
Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique
HistoriqueCartelPharmaceutique
SARS-CoV_UCN


Eugénisme en action…