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Guerres impérialistes: L’empire se débarrasse d’un allié encombrant ayant rempli ses fonctions…

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Vers l’effondrement de l’Arabie Saoudite

 

Thierry Meyssan

 

11 Janvier 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article189835.html

 

Alors que les Saoud jouissent des derniers moments de leur dictature, la décapitation du chef de son opposition, Nimr al-Nimr, prive la moitié de la population saoudienne de tout espoir. Pour Thierry Meyssan, la chute du royaume est devenue inévitable. Elle devrait s’accompagner d’une longue période d’extrême violence.

En un an, le nouveau roi d’Arabie, Salmane, 25e fils du fondateur de la dynastie, est parvenu à consolider son autorité personnelle au détriment des autres branches de sa famille, dont le clan du prince Bandar ben Sultan et celui de l’ancien roi Abdallah. Cependant, on ignore ce que Washington a promis aux perdants afin qu’ils n’entreprennent rien pour récupérer leur pouvoir perdu. Quoi qu’il en soit, des lettres anonymes, parues dans la presse britannique, permettent de penser qu’ils n’ont pas abandonné leurs ambitions.

Contraint par ses frères de nommer comme héritier le prince Mohamad ben Nayef, le roi Salmane l’a rapidement isolé et a limité ses compétences au profit de son propre fils, le prince Mohammed ben Salmane, dont l’impulsivité et la brutalité ne sont pas tempérées par le Conseil de famille qui ne se réunit plus. De facto, c’est désormais lui et son père qui gouvernent seuls, en autocrates, sans aucun contre-pouvoir dans un pays qui n’a jamais élu de Parlement et où les partis politiques sont interdits.

Ainsi a-t-on vu le prince Mohammed ben Salmane prendre la présidence du Conseil pour les Affaires économiques et le Développement, imposer une nouvelle direction au Ben Laden Group et s’emparer de l’Aramco. Chaque fois, il s’agit pour lui d’écarter ses cousins et de placer des hommes liges à la tête des grandes sociétés du royaume.

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Le cheikh al-Nimr décrivait ainsi la vie des chiites en Arabie saoudite : « Du moment où vous êtes né, vous êtes entouré par la peur, l’intimidation, la persécution et les abus. Nous sommes nés dans une atmosphère d’intimidation. Nous craignions même les murs. Qui d’entre nous n’est pas familier avec l’intimidation et de l’injustice à laquelle nous avons été soumis dans ce pays ? Je suis âgé de 55 ans, plus d’un demi-siècle. Depuis le jour où je suis né jusqu’à aujourd’hui, je ne me suis jamais senti en sécurité dans ce pays. Vous êtes toujours accusé de quelque chose. Vous êtes toujours sous la menace. Le directeur de la Sûreté de l’État l’a admis devant moi. Il m’a dit quand je fus arrêté : “Vous tous, chiites, vous devriez être tués”. Voilà leur logique. »

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En matière de politique intérieure, le régime ne repose que sur la moitié de la population sunnite ou wahhabite, et discrimine l’autre moitié de la population. Le prince Mohammed ben Salmane a conseillé à son père de faire décapiter le cheikh Nimr Baqir al-Nimr parce qu’il avait osé le défier. En d’autres termes, l’État a condamné à mort et exécuté le principal chef de son opposition dont le seul crime est d’avoir formulé et répété le slogan : « Le despotisme est illégitime ». Le fait que ce leader ait été un cheikh chiite ne fait que renforcer le sentiment d’apartheid des non-sunnites, qui sont interdits d’éducation religieuse, et qui sont tous interdits d’entrée dans la fonction publique. Quant aux non-musulmans, soit un tiers de la population, ils ne sont pas autorisés à pratiquer leur religion et ne peuvent pas espérer recevoir la nationalité saoudienne.

Au plan international, le prince Mohammed et son père le roi Salmane mènent une politique fondée sur les tribus bédouines du royaume. Ce n’est qu’ainsi qu’il est possible de comprendre à la fois la poursuite du financement des Talibans afghans et du Courant du Futur libanais, la répression saoudienne contre la Révolution au Bahreïn, le soutien aux jihadistes en Syrie et en Irak, l’invasion du Yémen. Toujours, les Saoud soutiennent des sunnites —qu’ils considèrent comme les plus proches de leur wahhabisme d’État—, non pas contre les seuls chiites duodécimans, mais d’abord contre les sunnites éclairés, puis contre toutes les autres religions (ismaéliens, zaydites, alévis, alaouites, druzes, sikhs, catholiques, orthodoxes, sabatééns, yazidis, zoroastriens, hindous, etc.). Surtout, dans tous les cas, ils soutiennent exclusivement des leaders issus des grandes tribus sunnites saoudiennes.

Au passage, on notera que l’exécution du cheikh al-Nimr suit l’annonce de la création d’une vaste Coalition anti-terroriste de 34 États autour de Riyad. Sachant que le supplicié, qui a toujours récusé l’usage de la violence, a été condamné à mort pour « terrorisme » (sic), on doit comprendre que cette Coalition est en réalité une alliance sunnite contre les autres religions.

Le prince Mohammed a pris sur lui de lancer la guerre au Yémen, prétendument pour secourir le président Abd Rabbo Mansour Hadi, renversé par une alliance entre les Houthis et l’armée de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, en réalité pour s’emparer des champs de pétrole et les exploiter avec Israël. Comme on pouvait le prévoir, la guerre tourne mal et les insurgés lancent des incursions en Arabie saoudite où l’armée se débande, abandonnant son matériel.

L’Arabie saoudite est donc le seul État au monde propriété d’un seul homme, gouverné par cet autocrate et son fils, refusant tout débat idéologique, ne tolérant aucune forme d’opposition, et n’acceptant que la vassalité tribale. Ce qui a été longtemps considéré comme des résidus du passé appelés à s’adapter au monde moderne s’est donc sclérosé jusqu’à devenir l’identité même d’un royaume anachronique.

La chute de la Maison des Saoud pourrait être provoquée par la baisse des cours du pétrole. Incapable de réformer son train de vie, le royaume emprunte à tout va, de sorte que, selon les analystes financiers, il devrait tomber en faillite d’ici deux ans. La vente partielle de l’Aramco pourrait accorder une prolongation à cette agonie, mais elle se fera au prix d’une perte d’autonomie.

La décapitation du cheikh al-Nimr aura été le caprice de trop. La chute est désormais inévitable en Arabie parce qu’il n’y a plus aucun espoir pour ceux qui y vivent. Le pays se trouvera alors précipité dans un mélange de révoltes tribales et de révolutions sociales qui sera bien plus meurtrier que les conflits proche-orientaux précédents.

Loin de s’opposer à cette fin tragique, les protecteurs états-uniens du royaume l’attendent avec impatience. Ils ne cessent de célébrer la « sagesse » du prince Mohammed comme pour l’encourager à plus d’erreurs. Déjà en septembre 2001, le Comité des chefs d’état-major travaillait sur une carte de remodelage du « Moyen-Orient élargi » qui prévoyait la partition du pays en cinq États. Tandis qu’en juillet 2002, Washington envisageait la manière de se débarrasser des Saoud, lors d’une célèbre séance du Defense Policy Board. Désormais, ce n’est plus qu’une question de temps.

À retenir : 
 Les États-Unis sont parvenus à régler la question de la succession du roi Abdallah, mais poussent aujourd’hui l’Arabie saoudite à la faute. Leur objectif est désormais de diviser le pays en cinq.

Le wahhabisme est religion d’État, mais les Saoud s’appuient à l’intérieur et à l’extérieur sur les seules tribus sunnites et tiennent les autres populations en apartheid.

Le roi Salmane (80 ans) laisse l’exercice du pouvoir à l’un de ses enfants, le prince Mohammed (30 ans). Celui-ci s’est emparé des grandes sociétés du pays, a déclaré la guerre au Yémen, et vient de faire exécuter le chef de son opposition, cheikh al-Nimr.

Impérialisme et destruction: La sauvage destruction du Yémen par « nos salauds » d’Arabie Saoudite…

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Pour paraphraser la tristement célèbre réplique du ministre des affaires étrangères yankee Cordell Hull (en service de 1933 à 1944) au sujet du dictateur de la république dominicaine Rafael Trujillo, soutenu par les USA dans ses turpitudes dictatoriales anti-communistes et le défendant en disant: « He may be a son of a bitch, but he is our son of a bitch! » (traduction: « C’est peut–être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute! »

La liste est très longue des fils de putes qui étaient les fils de pute de l’empire… Il y en a encore plein aujourd’hui, la famille Al Saoud n’est que la partie émergée de l’iceberg… Rien qu’en France on remplirait facile quelques charettes… Les politicard français roucoulent avec les criminels arriérés du Golfe ? qui se ressemble…

— Résistance 71 —

 

Les Saoud détruisent le Yémen: “chut ce sont nos salauds!”

 

Michel Collon

 

28 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Les-Saoud-detruisent-le-Yemen-Chut.html?lang=fr

 

La guerre proportionnellement la plus meurtrière n’existe pas. En tout cas, dans les médias occidentaux. 

5 000 tués dont 500 enfants brûlés vifs par les bombardiers. 1,5 million de réfugiés. Pas important, les bombardeurs du Yémen sont « nos » salauds : les Saoud ! 

Routes, ponts, écoles, hôpitaux, zones résidentielles, cimetières, aéroports détruits. Pas grave, les destructeurs sont « nos » salauds : les Saoud ! 

Plus de 10 millions de civils privés d’eau ou de nourriture, dit l’ONU. On s’en fout, les organisateurs du blocus sont « nos » salauds : les Saoud !

Continuez « nos salauds », les Saoud !

Trente sites archéologiques majeurs dévastés, dont le temple antique de Nakrah, la forteresse médiévale d’al-Qahira, le musée de Dhamar (douze mille objets vieux de cinq mille ans en poussière) : continuez donc, « nos salauds », les Saoud ! 

« C’est la première fois en 10 ans de missions que je suis plongé dans un tel climat de violence. Même à Gaza, en Côte d’Ivoire, en Somalie ou en Centrafrique, je n’ai jamais vu pareille situation où le conflit ne s’arrête jamais. Les trêves ne sont jamais respectées plus de deux heures. Les équipes de MSF travaillent jour et nuit, elles sont exténuées. Le quotidien est rythmé par les cris, les pleurs, le sang et les morts. » L’homme qui parle ainsi revient du Yémen, c’est Thierry Goffeau de Médecins sans Frontières. Un habitué pourtant.

« Jamais une enquête approfondie sur les secrets de ces cheikhs qui interdisent toute vie normale aux femmes mais se tapent des prostituées »

Mais de tout cela, vous n’entendez guère parler. Il y a bien, de temps en temps, l’une ou l’autre brève, voire un reportage un peu objectif, mais noyés dans le flot quotidien de propagande contre les « salauds-qui-ne-sont pas-avec-nous », de news sans intérêt et de divertissements-diversions. Jamais une question méchante posée à Hollande et Fabius qui soutiennent « nos salauds », jamais une enquête approfondie sur les secrets de ces cheikhs qui interdisent toute vie normale aux femmes mais se tapent des prostituées, interdisent la culture, mais collectionnent les gadgets « impies », se prétendent musulmans mais pratiquent l’esclavage et jamais une campagne médiatique pour sanctionner l’Etat le plus rétrograde, le plus antidémocratique et le plus cruel du monde. Ben oui, ce sont « nos salauds », ils nous filent le pétrole à prix cassés, investissent dans nos multinationales, financent les terroristes que nous n’osons soutenir ouvertement, soutiennent Israël et divisent les Arabes, sponsorisent nos campagnes électorales présidentielles.

Les Yéménites sont-ils massacrés, aujourd’hui encore, avec des armes « démocratiques » européennes ?

Et en plus, ces gens merveilleux achètent nos armes. En 2013, le Moyen-Orient a représenté 40% des ventes françaises d’armement. L’Arabie saoudite était le principal client : 28%. En 2014, les Saoud ont commandé pour trois milliards d’euros d’armements à la France et sont devenus le premier importateur mondial d’équipements militaires. Ils représentent un quart des ventes d’armes belges (souvent transmises à Daesh d’ailleurs). 

De même, l’Allemagne a fourni les missiles Iris et les fusils d’assaut G36 (Heckler & Koch), et Londres, les avions de combat Tornado et Eurofighter. Ces livraisons ont-elles continué après que Riyad a déclenché sa guerre illégale ? Oui. Les Yéménites sont-ils massacrés, aujourd’hui encore, avec des armes « démocratiques » européennes ? Oui. Les pétrodollars n’ont pas d’odeur et les marchands d’armes pas de morale. 

Quand Daesh massacre des civils innocents, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, on regarde ailleurs Voilà pourquoi le Yémen meurt en silence. Les médias se prosternent devant nos gouvernants, qui se prosternent devant les hommes d’affaires, qui se prosternent devant les pétrodollars. 

Résultat ? Quand Daesh détruit des monuments historiques, patrimoine de l’humanité, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, silence complet. Quand Daesh répand le fanatisme religieux, réprobation générale, mais quand les Saoud font pareil, silence complet. Quand Daesh massacre des civils innocents, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, on regarde ailleurs. 

A quand une campagne de masse pour boycotter l’Arabie saoudite à travers ses complices à l’Ouest ?

Moyen-Orient: La guerre du Yémen menée pour le cartel pétrolier…

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La guerre au Yémen est une guerre pour le cartel pétrolier Rothschild/Rockefeller

 

Dean Henderson

 

26 Avril 2015

 

url de l’article original (interview on Press TV, cliquez sur le lien dans l’article original):

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2015/04/26/press-tv-interview-yemen-war-on-behalf-of-rothschildrockefeller-oil-cartel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

Les Etats-Unis soutiennent l’action militaire de l’Arabie Saoudite contre le Yémen parce que cette opératon est menée pour les grandes compagnies pétrolières, explique un commentateur politique.

“Le Yémen a toujours été une sorte de paillasson dans cette région. Le peuple yéménite a toujours été gravement exploité par les nations membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et les royaumes du Golfe Persique”, a dit Dean Henderson dans un entretien avec Press TV dimanche.

“Essentiellement, les grosses compagnies pétrolières coopèrent dans cette région, donc la campagne de bombardement meurtrière de l’Arabie Saoudite… est faite pour le bénéfice des grosses entreprises pétrolières.”

Vendredi, le ministres US des AE John Kerry a soutenu les raids aériens contre le Yémen.

Le chef de la diplomatie américaine a félicité la monarchie saoudienne d’être passée d’une campagne de bombardement totale aux bombardements ciblés lorsque les combattants d’Ansrallah du mouvement Houthi essaient de saisir plus de territoire au Yémen. Henderson a aussi expliqué d’autres raisons pour lesquelles Kerry aime la campagne de bombardement saoudienne

“Les Houthis sont les ennemis d’al Qaïda dans la péninsule arabe (AQPA) et nous devons nous rappeler que les Saoudiens, les Etats-Unis, les Britanniques et Israël soutiennent tous Al-Qaïda, ont créé Al Qaïda,” a t’il dit.

“Donc en diminuant le pouvoir des Houthis, vous écrasez les ouvriers, les gens qui en ont marre d’être toujours exploités par ces royaumes pétroliers,” a noté l’analyste. Henderson a aussi dit que les ennemis du Yémen renforcent AQPA, qui est l’outil qu’ils utilisent pour maintenir le Yémen sous le joug et maintenir les gens dans un état de sous-développement, divisés et ainsi s’assurer que ces gens ne puissent pas devenir une nation elle aussi développée.

Henderson a décrit la situation comme étant un autre cas d’intervention néo-coloniale de l’occident.

L’Arabie Saoudite a commencé son agression militaire contre le Yémen le 26 mars, sans aucun mandat de l’ONU, afin de mettre un terme au mouvement Houthi Ansurallah et de restaurer au pouvoir le président fugitif Abd Rabbuh Mansour Hadi, un proche allié de Ryadh.

Plus de 1000 personnes incluant au moins 115 enfants ont été tuées au yémen depuis que L’Arabie Saoudite a commencé son offensive militaire illégale, a dit vendredi l’ONU.

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: Le bourbier yéménite terrorise la maison des Saoud…

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Au Yémen, défaite des Saoudiens et victoire de l’axe de la résistance !

 

IRIB

 

22 Avril 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/366601-yémen-défaite-des-saoudiens,-victoire-de-l’axe-de-la-résistance

 

Selon le site d’information libanais, Al-Ahd, l’annonce de la fin de l’agression saoudienne contre le Yémen, est le signe de la défaite de la coalition formée par Riyad, et de la victoire de l’axe de la Résistance.

Le site d’information libanais, Al-Ahd, estime qu’après 2.415 missions des avions de l’armée saoudienne et des pays qui ont adhéré la coalition, formée par Riyad, les Saoudiens ont dû admettre l’échec total de leur agression militaire contre le Yémen.

Nous reproduisons ici un extrait de l’article d’Al-Ahd.

***

En effet, l’Arabie saoudite n’a pu réaliser aucun de ses objectifs, et ses attaques contre le Yémen n’ont eu d’autre résultat que le massacre des civils, (dont de nombre defemmes, enfants et personnes âgées), et la destruction des infrastructures du pays. Les Saoudiens prétendaient vouloir faire revenir la légalité et la légitimité, au Yémen. Où est maintenant leur protégé, à savoir, Abd Rabbo Mansour Hadi ? En réalité, l’Arabie saoudite a subi une défaite cuisante, face à la volonté et la résistance du peuple yéménite.

Ce qui s’est produit, au Yémen, est la suite des victoires de l’axe de la Résistance : en 2006, les combattants de la Résistance libanaise ont infligé une lourde défaite aux Sionistes, et en avril 2015, les Yéménites ont fait goûter le fiel amer de la défaite aux agresseurs saoudiens.

A présent, les Saoudiens, qui commencent à admettre leur défaite, supplie que le monde les soutienne. Il est intéressant de savoir que quelques heures avant l’annonce de la fin des raids aériens contre le Yémen, par l’Arabie saoudite, c’étaient les autorités iraniennes qui en avaient annoncé la nouvellen à Téhéran. Ce que les dirigeants saoudiens appelaient la «tempête décisive» s’est tourné contre eux et l’Arabie saoudite se sent, plus que jamais, isolée, à l’intérieur de ses frontières.

Après avoir pris leur décision d’agresser, militairement, le Yémen, les dirigeants saoudiens ont essayé de former une coalition arabe, quoique très fragile, pour justifier leur action. Ils ont fait la sourde oreille aux conseils qu’on leur donnait, pour cesser leurs attaques sauvages contre la population civile. Après les raids aériens, des attaques balistiques, maritime et d’artillerie, pendant 27 jours, l’Arabie saoudite n’a pas réussi à réaliser ses buts, au Yémen. Le protégé des Saoudiens, le Président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi, se trouve à Riyad, est il est dans l’impossibilité de rentrer, à Sanaa ou à Aden, pour se mettre à la tête du pouvoir, comme le souhaitaient les dirigeants saoudiens.

Après leur défaite militaire, les Saoudiens parlent, maintenant, d’un certain «retour de l’espoir». Mais l’espoir auquel ils font allusion est le retour de Mansour Hadi au pouvoir. Si c’est le cas, il faut admettre que les rêves des dirigeants saoudiens sont tombés à l’eau, pour toujours. L’idée du retour de Mansour Hadi à la tête du pouvoir n’est qu’un mirage.

L’autre but de l’agression saoudienne contre le Yémen était d’empêcher que l’armée yéménite et les comités populaires, formés par le mouvement Ansarrallah, puissent prendre ne main le contrôle d’autres provinces du pays, notamment, celle de la province d’Aden. Mais là encore, les Saoudiens ont subi une lourde défaite.

La coalition formée par l’Arabie saoudite a essayé de justifier son intervention militaire, au Yémen, sous divers prétextes : l’effort pour faire revenir la légitimité et la légalité, au Yémen, neutraliser les menaces yéménites contre la sécurité nationale de l’Arabie saoudite, empêcher l’occupation du Yémen, par l’Iran, etc… Mais ce qui en reste n’est qu’une défaite totale, pour l’axe saoudien.

En revanche, le mouvement révolutionnaire Ansarrallah a su résister aux attaques saoudiennes, et garder sa supériorité, sur le terrain. Les efforts de Riyad, pour louer les armées d’autres pays, afin de déclencher une offensive terrestre contre le Yémen, ont, également, échoué. L’Arabie saoudite est restée seule, au sein de la coalition qu’elle avait formée. L’armée saoudienne n’a pas pu progresser, dans le territoire yéménite, même d’un centimètre. Maintenant, les Saoudiens doivent répondre de la longue liste des crimes qu’ils ont commis contre le Yémen.

Le porte-parole saoudien, qui a annoncé la fin de l’opération de l’opération «Tempête décisive» a eu, vraiment, du mal à justifier ces agressions militaires, qui n’ont laissé que des destructions. Près de 2.600 Yéménites sont tombés en martyrs, et des milliers d’autres ont été blessés, lors des attaques militaires saoudiennes. Le porte-parole n’avait rien à dire, pour justifier la mort d’innocents.

Les forces saoudiennes ont obligé des dizaines de milliers de Yéménites à fuir leurs foyers. Elles ont empêché l’acheminement d’aides humanitaires aux sinistrés. Elles ont violé toutes les lois et conventions internationales, en matière des droits de l’Homme et l’interdiction des crimes de guerre, en massacrant les civils. Les Saoudiens ont violé la souveraineté nationale du Yémen et son intervenus, brutalement, dans les affaires intérieures de ce pays. Ce qu’ils ont commis contre les Yéménites est, parfaitement, comparable aux crimes commis par les terroristes takfiris de Daesh.

Les dirigeants saoudiens ont prouvé qu’ils avaient une perception erronée de la volonté et des revendications politiques et sociales de leurs voisins yéménites. Ils ne connaissaient pas, non plus, les sentiments patriotiques des Yéménites et leur résistance. L’armée yéménite et les comités populaires n’ont pas été affaiblis, après 27 jours d’attaques de l’armée saoudienne ; et les Yéménites ont créé une nouvelle épopée, en brisant la tentative saoudienne de dominer et coloniser le Yémen.

Géopolitique au Moyen-Orient: La fin de la maison des Saoud est-elle (enfin) venue ?…

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Sommes-nous en présence de la fin programmée de la maison féodale et sanguinaire des Al-Saoud au profit de l’empire ? Si c’est le cas, Israël suivra… Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de place au soleil pour deux « peuples élus » autoproclamés… l’empire du goulag levant a proclamé sa supériorité raciale et culturelle en prenant possession du sous-continent de l’Amérique du Nord. Comme nous l’avons vu récemment avec l’excellent ouvrage analytique « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », les Etats-Unis ont devancé l’idéologie sioniste en se réclamant « peuple élu du dieu » et conquérant, possesseur de « droit divin » du sous-continent nord-américain afin de régner sur le monde. Il n’y a aucune authenticité, ni temporalité dans la mythologie biblique, mais néanmoins les frapadingues suprématistes yankees ne voient dans le sionisme qu’un outil de leur hégémonie, outil qui sera jeté en temps et en heure, pour que (dans leurs esprits ravagés du moins) il n’en reste plus qu’un (de « peuple élu »). La doctrine de la « destinée manifeste » est profondément ancrée dans la psychée nord-américaine et leurs élites y font référence en permanence.

Les masques tombent, la métamorphose de l’empire actuel épuisé en méga-empire passe par l’alliance avec la Chine et l’écrasement du reste du monde. Les psychopathes aux manettes semblent être convaincus que la Chine jouera le jeu car elle ne peut plus faire autrement, possible, mais pas si sûr… Il semble que les évènements se déroulant au Moyen-Orient depuis plusieurs semaines (incluant le rapprochement du pays du goulag levant avec l’Iran afin de piéger ce dernier) soit une manœuvre de mise au rancart de certains alliés de l’empire devenus trop encombrants. A suivre donc…

— Résistance 71 —

 

L’Iran contrôle t’il déjà le transit du pétrole saoudien ?

 

IRIB

 

13 avril 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/365638-l-iran-contrôle-t-il-déjà-le-transit-du-pétrole-saoudien

 

Depuis le vote du parlement pakistanais en faveur de la neutralité dans le dossier yéménite, les pans entiers de la confiance en soi de Riyad se sont écroulés. on parle que très peu de cet accord militaire qui unit depuis 40 ans Islamabad à Riyad et qui engage le premier à apporter secours au second. alors comment est-ce possible que cet accord là devient caduc dans le cas yéménite bien que Riyad soit diablement mis à mal par les combattants de sable que sont les yéménites? Pour justifier son refus de s’engager aux côtés de l’Arabie dans son aventure yéménite, le Pakistan a subtilement eu recours à une clause, celle qui affirme  » que Islamabad n’intervient pas directement dans un conflit en faveur de Riyad que lorsque ce dernier est militairement attaqué.

Or Riyad n’est ni attaqué par l’Iran ni pris pour cible par Ansarallah . c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. or pour Riyad qui mène depusi 20 jours une campagne de bombardement insensée qui n’a fait que détruire plus de 2500 maisons et provoquer la mort de 1200 civils, le refus pakistanais équivaut à de la capitulation. pour Riyad il ne reste plus aucun choix si ce n’est le recours à la solution politique. Riyad pourrait parvenir à la conclusion suivante : diviser le  Yémen en deux parties sud et nord avec le nord pour Ansarallah et le sud pour les sunnites. en tout cas la poursuite de la guerre dans l’état actuel des choses est impossible.

La campagne de bombardement saoudienne s’est avérée en revanche une calamité pour Riyad puisque très curieusement elle a permis à ansarallah et aux forces de l’armée de gagner du terrain dans le sud en repoussant les qaidistes et les pro Hadi. Aden est presque tombé tout comme d’autres grandes villes entre les main des comités populaires. c’est une calamité dans la mesure où ces avancées assurent une plus grande influence iranienne dans les ports d’Aden de hadida et sur les cotes yéménites avec en toile de fond davantage de contrôle iranien non seulement sur le détroit d’Hormuz mais aussi à Bab al Mandeb . or il s’agit là de voies traditionnelles de transit du pétrole saouiden qui tombent de la sorte sous l’emprise iranienne . c’est d’ailleurs pour cette raison que Riyad s’est engagé si follement si raeusement dans la guerre .. l’Iran a déjà en partie sous son contrôle le transit du pétrole saoudien.

Yémen: Les Russes forcent le blocus naval de l’empire et évacuent des civils !…

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Les navires russes forcent le blocus maritime du yémen !

 

IRIB

 

13 avril 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/365592-les-navires-russes-ont-brisé-le-blocus-maritime-du-yémen

 

Tout en ignorant le blocus des pays agresseurs, commandité par l’Arabie saoudite, les navires russes sont entrés dans les eaux territoriales du Yémen.

Selon l’agence de presse Mehr, citant des sources politiques, à Sanaa, les navires de guerre russes ont brisé le blocus de la coalition arabe, commanditée par les Saoudiens, et sans aucune autorisation, ont pénétré dans les eaux territoriales yéménites. A en croire ces sources, suite à la décision arbitraire de la Coalition arabe d’interdire aux avions russes d’atterrir à l’aéroport de Sanaa, pour évacuer les ressortissants russes du Yémen, la Russie a décidé de diriger ses navires vers les eaux territoriales du Yémen, intimidant, ainsi, les navires de la coalition arabe, qui n’ont pas osé arrêter la Marine russe. Par ailleurs, plus de 300 personnes de différentes nationalités ont été évacuées, dimanche, du Yémen, par un navire militaire russe, qui fait route vers Djibouti, a annoncé le ministère russe de la Défense.

Au total, 308 personnes sont montées à bord du bâtiment, parmi lesquelles 45 Russes, 18 Américains, cinq Britanniques, 159 Yéménites, ainsi que des citoyens de pays de l’ex-Union soviétique et du Moyen-Orient. « Toutes les personnes évacuées sont saines et sauves, à bord du navire russe, qui les ramènera à Djibouti, dans la matinée », a précisé le Porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov, cité par les agences russes.

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: La fin de la maison des Saoud ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 29 mars 2015 by Résistance 71

La maison ultra-féodale des Saoud s’est-elle fait piéger au Yémen ? Jamais les Saoudiens n’ont mené directement de guerre.  Son allié sioniste tombera t’il avec elle ?… Est-ce une diversion pour mieux frapper en Ukraine ? A suivre de près…

— Résistance 71 —

 

Un bourbier nommé Yémen

 

IRIB

 

28 mars 2015

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/363960-ttt

 

Mille et une raison ont poussé le royaume des Al-e Saoud……

à déclencher la guerre contre le pays souverain qu’est le Yémen, pays qu’il considère comme sa chasse gardée : mais cette guerre sera-t-elle facile à gagner ? En dépit du vaste soutien des Etats Unis, à Riyad, la guerre contre le Yémen est loin d’être facile à gagner … les experts évoquent, déjà, un « gouffre », grandeur nature, qui s’ouvre sous les pieds de l’Arabie et qui risque de l’engloutir, elle et ses alliés. Mais pourquoi?

1- C’est tout de même la première fois que l’Arabie saoudite et ses alliés s’engagent, directement, dans un conflit armé, à haut risque, et imprévible, en termes de répercussions. Force est de constater que Riyad vient de rompre là, avec sa manière de faire habituelle, à savoir mener des guerre, par procuration.

2- Sur le plan stratégique, il est difficile de justifuier un tel engagement, alors que que quelques semaines écartent, seulement, l’Arabie de la mort de son ex roi et que le nouveau roi peine à imposer son autorité. Les experts qualifient cet engagement militaire de hâtif, dans la mesure où Ansarallah est un groupe très engagé et bien équipé, et que sa cause n’est, ni confessionnel, ni etniciste, et c’est pour cette raison qu’elle est bien rassembleuse.

3- En déclenchant la guerre contre le Yémen, l’Arabie a exposé son flan Est, soit la région pétrolifère, peuplée de Chiites, à une explosion : il existe de fortes chances, pour qu’il y ait, dans les semaines à venir, la possibilité d’une « convergence de Qatif et d’Al-Awamiya, en Arabie saoudite, avec le Yémen ». En filigrane à cette perspective, il existe le risque que le contrôle du détroit stratégique de Ban el-Mandeb tombe, totalement, entre les mains d’Ansarallah et de l’armée nationale. Et de là, les ressources pétrolières saoudiennes pourraient être mises en danger.

4- La coalition que dirige, en ce moment, l’Arabie saoudite, s’avèrera-t-elle durable? De forts doutes existent, à ce sujet. En effet, une alliance Wahhabite /Frères musulmans ne pourra jamais, trop longtemps, fonctionner, comme l’a bien prouvé l’expérience syrienne, égyptienne et libyenne…

5- Le feu vert des Etats Unis à cette intervention militaire, son appui liogistique aux opérations militaires saoudiennes pourrait ne pas avoir le sens qu’il a : en effet, les Etats Unis pourraient très bien vouloir engager l’Arabie saoudite, dans un bourbier identique à celui de l’Irak. Les déserts yéméntes ne sont pas des lieux où l’armée saoudienne puisse s’engager facilement. Les combats risquent d’être longs, paralysants, bref, une guerre d’usure. Le fait que les Etats Unis refusent de participer, directement, aux combats devrait, toutefois, avertir les Saoudiens.

6- Ansarallah n’est pas la seule couche de la population yéménite à haïr l’Arabie saoudite, puissance « colonialiste », qui à à son actif des décennies de mépris et d’humiliation, à l’encontre du peuple yéménite. L’attaquie saoudienne est loin d’être perçu comme un coup de pouce au « pouvoir légitime de Hadi » par les tribus sunnites .. Ce sont, surtout, les images de corps d’enfants, de femmes déchiquetés, qui restent gravés dans les mémoires.

7- Au contraire de ce que laissent croire les médias arabes et occidentaux, Ansarallah et ses alliés ne se sont pas laissés pris de court par ces attaques. En effet, Ansarallah s’y attendait et la précieuse alliance avec l’armée yéménite lui permet de surmonter la crise. Ansarallah a promis des surprises à la puissance agresseuse.

8- La nature tribale de la société yéménite et les croyances bien ancrées, au sein de cette société, ainsi que les particularités géographiques de ce pays, pays couvert d’immenses déserts, rendent impossible toute solution à la crise imposée de l’extérieur, et, encore, moins, une solution engageant les forces armées . . Le Yémen est un Afghanistan en herbe. Son embrasement revient à embraser le Nord de l’Arabie saoudite … Riyad va droit dans un bourbier.