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De la nouvelle patate Frankenstein aux apprentis sorciers du génome… Le cauchemar transgénique dont personne ne parle… ou presque

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, documentaire, militantisme alternatif, OGM et nécro-agriculure, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 20 janvier 2019 by Résistance 71

Cette saloperie du cauchemar des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) est un outil eugéniste du Nouvel Ordre Mondial mis en place pour un empoisonnement planifié lent des populations. Les OGM ne sont ni plus ni moins que les agents artificiels de la mort programmée par les « élites » eugénistes psychopathes de quelques 6,5 milliards de personnes sur cette planète.
Pensez que les mêmes ordures qui mettent les OGM en place ont leurs mains et leur fric dans l’industrie chimique et pharmaceutique. Pour eux l’affaire est simple: rendre malades les populations avec leur merde agro-alimentaire transgénique et fournir les « médicaments » qui maintiendront en vie un certain temps ces gens (générant plus de profit) avant de les achever « pour le bien de l’humanité » bien entendu…
Les gourous de la pseudo-science ont écrit des bouquins expliquant le modus operandi. Tout est pas à pas mis en place pour nous éliminer. Ce que l’on appelle la « génétique » n’est que le nouveau nom de ce qui s’appelait auparavant l’eugénisme, conséquence mortifère du dogme pseudo-scientifique malthusien et du darwinisme-social.
La solution ? Comme pour tout: il suffit de dire NON !.. en masse
Le mouvement des Gilets Jaunes est un bon début mais ne sera pas suffisant… Il nous faut pousser la conscientisation plus loin, ensemble !

~ Résistance 71 ~

 


OGM = Eugénisme

 

Du nouveau sur les méfaits des OGMs

 

Santé Nature Innovation

 

18 janvier 2019

 

Texte reçu par courriel le 19 janvier 2019
Résistance 71

 

Chère lectrice, cher lecteur, 

La première génération de pommes de terre OGM a été approuvée par le Département de l’Agriculture des États-Unis en 2014 et est arrivée dans les magasins l’année suivante. En 2016, elle a été approuvée au Canada [1]. 

Cette pomme de terre s’appelle simplement la « White Russet » (rousse blanche en français) et elle bénéficie d’un superbe site Internet qui vante ses qualités [2]. 

Il y est dit que la White Russet représente « une grande avancée dans l’industrie de la pomme de terre ». 

En effet, la White Russet a été modifiée génétiquement pour rester blanche quand on la pèle ou qu’on la coupe. 

Ces pommes de terre forment moins de taches grisâtres lorsqu’elles reçoivent des chocs au moment des récoltes ou du transport. Selon le fabricant des semences, « cela réduit de 15 % les pertes lors de la récolte, réduisant les émissions de CO2, l’usage de pesticides et la consommation d’eau ». 

Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possible du côté de la patate. 

Sauf que Caius Rommens, l’inventeur de cette pomme de terre géniale et ancien chef d’équipe à Monsanto, vient de publier un livre brûlot, « La patate de Pandore : les pires OGMs », dans lequel il dénonce les dangers de cette pomme de terre et d’autres OGMs. Toutefois, à peine publié, ce livre a été retiré des librairies. Il n’est même plus disponible sur Amazon [3] !!!

« Nous pensions que l’essence de la vie était une molécule morte, l’ADN… »

Les « confessions » de ce chercheur semblent avoir dérangé certains intérêts en haut lieu. Voici quelques extraits que j’ai sélectionnés pour vous :

« Je faisais tester mes pommes de terre en serre ou dans les champs, mais je quittais rarement mon laboratoire pour aller sur place. En effet, je pensais que ma connaissance théorique des pommes de terre était suffisante pour améliorer les pommes de terre. C’était une de mes plus grandes erreurs… », commence-t-il. 

« Nous pensions que l’essence de la vie était une molécule morte, l’ADN, et que nous pouvions améliorer la vie en modifiant cette molécule en laboratoire… et qu’une simple modification génétique n’aurait que l’effet désiré. 

« Nous étions supposés comprendre l’ADN, et faire uniquement des modifications utiles sur le code génétique. Mais le fait est que nous en savions autant sur l’ADN que l’Américain moyen connaît la version en sanskrit du Bhagavad Gita.  

« Nous en savions juste assez pour être dangereux, en particulier si vous combinez notre ignorance avec nos préjugés et notre étroitesse d’esprit. Nous étions obsédés par les progrès de court terme (dans le laboratoire) au détriment des problèmes de long terme (dans les champs). 

« C’était le même type de pensée que celui qui a produit le DDT, les PCBs, l’agent Orange, hormone de croissance bovine recombinante, etc. Je crois qu’il est important que les gens comprennent combien les ingénieurs en génétique peuvent être ignorants, biaisés et se tromper. »

Les problèmes cachés de la pomme de terre OGM

Caius Rommins explique que les plants de ces pommes de terre OGM souffrent de stérilité et de nécrose, parce qu’ils sont dérivés de cellules somatiques, qui sont des cellules qui ne sont censées vivre qu’une saison. 

Ayant une très faible intégrité génétique, elles contiennent des centaines de mutations qui compromettent les rendements et la qualité des récoltes. 

Rommins affirme même qu’il s’est trompé sur la résistance de ces pommes de terre au brunissement. Selon lui, le fait que les pommes de terre s’abîment quand on les pèle ou les coupe est un phénomène naturel. Si on ne voit pas les tâches, c’est uniquement parce que le processus de coloration a été désactivé. 

Or, ce serait un gros problème parce que le composé qui provoque la coloration brune, la mélanine, est en réalité un agent protecteur qui empêche les agents pathogènes de pénétrer dans la chair d’une pomme de terre abimée. 

Ceci est dangereux car cette pomme de terre est justement promue dans les restaurants et les industries agro-alimentaires comme ayant l’avantage de pouvoir être pelée et coupée longtemps en avance, sans brunir. Cela veut dire qu’elles sont conservées très longtemps, augmentant le risque d’arriver contaminées dans les assiettes. 

Il continue en mettant en garde contre les dangers des modifications génétiques.

Les vrais dangers des interventions sur le génome

Vous avez peut-être entendu parler de la technologie CRISPR qui permet de modifier l’ADN. Cette technologie a permis de rendre la vue à des souris aveugles en corrigeant leur code génétique. 

Dans la presse grand public, la technologie CRISPR est présentée comme un système simple : l’ADN serait comme un ruban, et le chercheur utilisant CRISPR aurait comme une paire de ciseaux et du scotch lui permettant de découper ce ruban, ou pour en enlever un morceau, ou ajouter un bout de ruban. 

Mais la science montre que les choses ne fonctionnent tout simplement pas comme ça. Même les modifications mineures du code génétique peuvent provoquer des effets inattendus en cascade. 

Des chercheurs ont été examiner le code génétique complet des souris « guéries » grâce à la technologie CRISPR. 

Et ils ont repéré plus de 100 ajouts et suppressions supplémentaires de matériel génétique, ainsi que plus de 1500 mutations de nucléotides isolés [4]. 

Gènes modifiés, mutations : ces termes indiquent, évidemment, un risque de maladie génétique et de cancer. 

Cela n’empêche pas certains chercheurs de recourir à ces techniques sur l’être humain, avec tous les risques que cela comporte pour les bébés concernés, mais aussi sur tous leurs descendants qui se mélangeront au reste de la population [5]. 

 

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Histoire et société contre l’État: Fondations pour une archéologie anarchiste

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, sciences, sciences et technologies, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 21 novembre 2018 by Résistance 71

Fondations pour une archéologie anarchiste: un manifeste de communauté

 

The Black Trowel Collective / Collectif de la Truelle Noire

 

Tiré de “Decolonizing Anthropology”

 

Octobre 2016

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Source: 

https://robertgraham.wordpress.com/2018/11/12/anarchaeology-the-black-trowel-collective/

 

Note de R71: le site de référence ci-dessus est celui de l’historien anarchiste canadien Robert Graham (interviewé dans le documentaire de Tancrède Ramonet sur l’histoire de l’anarchisme), auteur / éditeur d’une anthologie compilatrice sur l’anarchisme en 3 volumes. Nous traduisons régulièrement des articles de son site, qui est une mine d’or de sources anarchistes passées et contemporaines.
A lire sous l’article, des articles complémentaires sur le sujet…

= = =

Une archéologie anarchiste prend en considérations  l’inégalité sociale comme une critique des formes autoritaires de pouvoir et comme une rubrique pour établir et permettre des relations égalitaires et équitables.

Le terme a-n-archie provient du grec a-suffixe privatif et arkhos (dirigeant), mais une meilleure traduction serait sans doute “contre la domination”. Une archéologie anarchiste insiste sur une archéologie engagée à démanteler les simples modèles hiérarchiques du passé et en ce sens, se trouve en son cœur les fondations d’une archéologie décolonisée, indigène et féministe, contestant les narratifs hégémoniques du passé. C’est une théorie qui est explicitement au sujet des relations humaines opérant sans recours à des formes coercitives comme l’autoritarisme, la hiérarchie ou l’exploitation d’autres êtres humains. Quelques anarchistes étendent cet argument plus avant aux relations non-humaines avec les objets, les autres espèces et l’environnement.

En adhérant à ces principes, il n’y a pas de version orthodoxe, étirée, uniforme de l’anarchisme. Il y a des approches multiples à la théorie anarchiste et sa pratique liées entre elles par des fils communs et ce sont précisément ces choses communes qui informent et animent notre archéologie anarchiste. Ici nous soulignons les principes d’une archéologie anarchiste qui pourront être appliqués aux études du passé, vers des examens archéologiquement informés des sociétés contemporaines et des pratiques archéologiques, incluant l’éthique professionnelle (la déontologie). Nous offrons ceci à la fois comme un manifeste et comme un document vivant ouvert à révision contextuelle constante.

Pouvoir de critique

Nous reconnaissons qu’il y a bien des manières d’évaluer et d’interpréter des sujets comme la valeur, la domination, la coercition, l’autorité et le pouvoir. Les anarchistes et donc les archéologues anarchistes ont reconnu de longue date que la complexité organisationnelle n’est pas simplement produite par le contrôle de l’élite mais se forme également au travers des hétérarchies et des collaborations en réseaux. Beaucoup d’archéologues anarchistes poussent à la découverte d’anciennes périodes de résistance à la domination et l’exploitation des masses par une petite élite, ce qui peut être dénommé “pouvoir vertical” ou le pouvoir de quelques uns sur le grand nombre ; ainsi donc une archéologie anarchiste tend à étudier les formes de pouvoir horizontal, le pouvoir des gens à coordonner un consensus souvent en opposition ou en parallèle à des extensions émergentes de formes de pouvoir vertical.

Reconnaissance des arts de résistance

Les archéologues anarchistes reconnaissent que les périodes de changement, aussi bien que les périodes où il ne semble pas y avoir de changement, ne demandent pas d’évaluations impliquant le bien ou le mal. Une archéologie anarchiste ne donne pas de traitement préférentiel à un arrangement particulier de “civilisation”. En pratique et dans la culture populaire, les périodes ayant les plus hauts niveaux d’inégalité sont souvent vues comme des périodes de sommets de développement culturel.

Des termes tels que “effondrement”, “déclin” ou “dissolution” sont souvent employés par les archéologues et autres personnes pour décrire des périodes du temps qui voient la fin des hiérarchies. La langue parlant de “sommet” ou de “déclin” culturels retient des notions très victoriennes (NdT: de l’époque de l’apogée de l’empire britannique sous le règne de la reine Victoria au XIXème siècle) de progrès, s’identifiant avec l’État, en opposition à une notion plus active de sociétés contre l’État. Les perspectives alternatives révèlent les luttes complexes et souvent conflictuelles de l’humanité contre les efforts de retranchement du pouvoir dans les sociétés hiérarchiques.

Bon nombre de ces soi-disants “effondrements” du passé furent des périodes de plus grandes affirmations d’autonomie locale face à la centralisation hégémonique du pouvoir. De telles époques sont souvent le produit d’actes de révolte non reconnus, de résistance et de résurgences de modes de vie alternatifs. Ainsi, ces périodes peuvent très bien être de grands succès pour la majorité des gens en termes d’augmentation de l’auto-détermination et de l’indépendance. Les archéologues anarchistes sont engagés à théoriser et à identifier la manifestation matérielle de telles transformations culturelles.

Accepter l’anarchie de tous les jours

Pour comprendre les histoires de la résistance humaine, de la résilience et du maintien de l’équité ou de l’hétérarchie, une archéologie anarchiste doit aussi être une archéologie de la vie quotidienne et non pas seulement celle des élites et des monuments. Nous reconnaissons que les gens fonctionnent activement en dehors des structures du pouvoir, même lorsqu’ils sont mêlés inextricablement dans de puissantes structures du pouvoir. Contextualiser une anarchie quotidienne permet une interrogation sur quand les différentes sources de pouvoir sont en action et quand elles ne le sont pas, réduites au silence ou inutilisées. C’est ici que l’archéologie anarchiste peut construire sur une force existante de la discipline, comme des recherches archéologiques non-élitistes et sur les mouvements de résistance qui sont déjà des domaines importants de la connaissance.

Les intérêts pour une archéologie anarchiste reposent sur la construction de coalitions et de consensus, ainsi les contextes où nous pouvons trouver des alignements avec les gens œuvrant dans le domaine de l’archéologie tout autant qu’en dehors, sont critiques pour le développement de ce mouvement.

L’archéologie de l’anarchie quotidienne est aussi une bonne chose pour nous rappeler les façons dont nous pouvons intégrer des pratiques anarchistes dans notre propre présent avec un œil toujours sur le futur. On ne doit pas s’identifier comme anarchiste pour pratiquer et contribuer à l’anarchie quotidienne.

Des actes simples, d’auto-confession en salle de classe et ailleurs fournissent une myriade d’opportunités pour déconstruire les hiérarchies du pouvoir qui perpétuent les stéréotypes nuisibles du passé, du présent et du futur.

Voir les futurs

Une archéologie anarchiste perçoit que l’avant-gardisme (cette stratégie traditionnelle révolutionnaire marxiste qui tente de construire un changement culturel en espérant un résultat pré-déterminé) représente le plus souvent une extension des structures de pouvoir présentes, qu’elle soit intentionnelle ou autre, et qu’il n’est que très rarement couronné de succès sur le long terme. Au contraire, les archéologues anarchistes examinent la culture matérielle au travers du temps en utilisant des pratiques pré-figuratives comme vision décolonisée.

Ceci veut dire qu’ils examinent les archives matérielles et leur domaine particulier en reconnaissant que les gens qui agissent dans le présent de façons à créer un changement sur un futur désiré, ont plus de chances de mettre en pratique un changement bénéfique au sens large (les anarchistes appellent cela “faire une nouvelle société dans la coquille de l’ancienne”). Cette pratique de visionner le futur dans le moment présent aligne une archéologie anarchiste avec les engagements d’une archéologie contemporaine, et ce même si le matériel qui est recherché appartient à un passé lointain.

Une archéologie anarchiste reconnaît que le passé ne peut être investigué qu’au sein d’un profond combat du présent avec des conflits, des conversations et la politique. Ceci ne répudie en rien les perspectives de l’archéologie en tant que science. En fait, cela reconnaît le fait du comment la culture interagit avec et informe l’analyse scientifique. L’abandon de la hiérarchie de la pratique scientifique ouvre son potentiel prédicateur au-delà du domaine traditionnel de l’archéologie (le passé) et vers des endroits du futur.

A la recherche de formes d’organisation non-autoritaire

Une archéologie anarchiste tente de réimaginer, de redistribuer et de décoloniser les processus et les positions d’autorité au sein des communautés, du monde universitaire, de la discipline scientifique et de ses publics nombreux, tout en faisant de la recherche, facilitant l’apprentissage des étudiants et s’engageant dans la gestion de l’héritage [culturel]. Ces reconfigurations ne peuvent malgré tout se produire que dans un environnement inclusif, imprégné de la reconnaissance des périls se stratifier les perspectives du présent sans critique aucune sur le passé.

Ceci veut aussi dire qu’une archéologie anarchiste est une archéologie engagée dans la communauté, englobant de nombreuses voix et un profond engagement avec la recherche. Les archéologue anarchistes recherchent des alternatives aux modes hiérarchiques traditionnels de la connaissance de la production et de la gestion des endroits et du temps passés, ce en faveur de manières égalitaires de rassembler les gens pour apprendre, protéger les endroits et de comprendre l’importance du passé pour saisir le présent.

Reconnaître l’hétérogénéité des identités

Les archéologues anarchistes comprennent que les gens vivent dans bien des espaces sociaux différents. Plus important, ils encouragent les gens, incluant les archéologues, à vivre et explorer beaucoup de différentes positions, mondes et identités. Une archéologie est nécessairement intersectionnaire, comprenant que les gens ne sont pas le produit d’une simple forme d’identité (non existentialiste), ni même d’une forme complexe d’identité, mais qu’ils sont créés et continuellement recréés par la constante intersection, effacement et addition de tous ces différents aspects.

En fait, c’est ce fait même de reconnaître les identités / positions / points de vue multiples des uns des autres qui offre une puissante méthode de construction d’équité entre les individus, les groupes, les cultures et autres constructions culturelles.

Exposer les échelles multiples du bas vers le haut

Une archéologie anarchiste travaille sur plusieurs échelles différentes. Ceci veut dire qu’elle fonctionne sur des niveaux global, régional, de communauté et personnel. Plus important, une archéologie anarchiste reconnaît à la fois le rôle des assemblages comme englobant les individus, les endroits, les matériaux et les animaux et aussi les collections plus grandes de ces influences sociales. Elle connaît l’agencement des participants sociaux pour dire comment et où ils sont situés sur les échelles de l’environnement social.

Cet humanisme contextuel, décolonisé, féministe s’intègre avec l’archéologie anarchiste, la fixant en place. Ceci veut dire que la recherche, l’interprétation et le soutien souvent focalisent sur des individus ou des localités puis s’étendent à une échelle plus large, plus globale. L’échelle des gens de la base et les endroits où ils ont vécu fournissent les blocs de construction critiques pour re-imaginer des plus hauts niveaux de changements systémiques.

C’est l’espace où les échelles de l’analyse archéologique, des éclats de poteries, à l’endroit où elles furent trouvées, jusqu’au contexte régional, nous aident à construire des connexions entre de nombreuses échelles d’ordre qui nous permettent de donner une voix au passé et au présent.

Reconnaître l’agencement dans le changement et la stabilité

Une archéologie anarchiste est agencée. Les archéologues anarchistes comprennent que si placés dans des systèmes équitables, tous les humains / non-humains ont la capacité de mettre en place le changement. La plupart des archéologues reconnaissent que le pouvoir de notre discipline dérive de sa compréhension de la capacité humaine à transformer, façonner l’environnement, le monde matériel et les domaines spirituels par l’action.

Combinés, ces agents permettent aux archéologues d’ajouter des gens au lieu de seulement des objets, dans le passé (et le présent). Reconnaître que tous les gens sont importants veut dire que l’archéologie anarchiste est une archéologie des relations sociales qui utilise la façon dont les personnes interagissent pour comprendre les vestiges et archives archéologiques. Une archéologie anarchiste focalise spécifiquement sur ces gens qui sont le mois susceptibles d’avoir contribué aux narratifs dominants du passé.


Sans état… Société contre l’État

Valoriser l’héritage des sociétés à État et à non-État

Une archéologie anarchiste conteste la conservation et la préservation de l’héritage en questionnant le pourquoi et le comment certains sites et certaines régions sont choisis pour être protégés alors que d’autres ne le sont pas. Les archéologues anarchistes comprennent que préserver les sites et les communautés qui ne représentent que des états (c’est à dire des hiérarchies verticales ayant des élites), veut dire que nous créons un passé qui voit l’État et les sociétés assimilées à des sociétés étatiques comme des modèles de succès.

Les sociétés sans état, souvent empêchant de manière intentionnelle l’émergence d’une hiérarchie au cours de leur évolution, deviennent implicitement des exemples d’échec. Une archéologie anarchiste demande que nous commencions à changer notre compréhension de ce à quoi ressemble le succès et que ce changement théorique soit accompagné d’une action sur le comment faire pour comprendre quel héritage est digne d’intérêt. C’est en cela qu’une archéologie anarchiste peut soutenir puissamment et en parallèle, une archéologie indigène.

Ces décisions biaisées et subjectives sur quel héritage mettre en valeur font aussi diminuer notre imagination historique. Retirer ou limiter la présence archéologique, historique et culturelle des sociétés à organisation horizontale par des décisions de conservation de site, peut avoir un impact dramatique sur la capacité des sociétés futures à envisager et construire des alternatives aux hiérarchies contemporaines.

Pas de paradigmes, une multitude de vues et de voix

Une archéologie anarchiste reconnaît qu’il existe une multitude de points de vue et rejette la fausse dichotomie que tous ceux qui promeuvent ces idées doivent s’identifier en tant qu’anarchiste ou archéologue. Les étiquettes limitent les gens et leur capacité de trouver une utilité dans la théorie anarchiste. Par exemple, les gens ne doivent pas nécessairement se proclamer anarchistes pour promouvoir des idées anarchistes et des idéaux de la même manière que des gens ne doivent pas être archéologues pour promouvoir l’utilisation d’une culture matérielle comme une science sociale et une méthodologie historique.

Ce point de vue nous permet une promiscuité théorique et affirme qu’il est utile scientifiquement de considérer des théories et des méthodes alternatives hors du paradigme normal, s’engageant de la sorte en un anarchisme épistémologique.

Une hétérarchie d’autorités

En tant qu’archéologues anarchistes, nous ne nous reconnaissons pas comme une communauté ; au lieu de cela, nous nous reconnaissons comme appartenant et affirmant, beaucoup de communautés connectées. Nous soutenons grandement l’idée que décentraliser notre connaissance et notre autorité ne nie en rien l’expertise que nous possédons. Nous reconnaissons qu’alors que nous avons la technique de notre activité et l’expertise concernant la culture matérielle et la connaissance du passé, celles-ci sont une expertise qui dérive d’une certaine perspective qui est sans autorité unique.

Notre connaissance devrait être ouverte et notre expertise devrait être disponible de façon à ne pas créer une situation dans laquelle des archéologues (et des historiens) seuls obtiennent une autorité sur le passé, spécifiquement en ce qui concerne l’héritage des peuples descendants. De plus, nous reconnaissons que bon nombre d’expertises existent en dehors de notre discipline et de fait au sein de domaine de la connaissance “académique”. Une archéologie anarchiste est respectueuse des différents experts qui peuvent adresser le passé et le présent.

Décentrer l’humain, reconnaître les relations avec les entités non-humaines

Une archéologie anarchiste comprend et nous encourage à examiner comment des agents non-humains peuvent également créer des changements sociaux. Ainsi, l’endroit, l’espace, l’environnement, les objets matériels et le surnaturel peuvent tous être des agents du changement. De plus, les schémas de comportements humains peuvent être structurés par leurs relations avec des entités non-humaines comme des agents perçus au sein du paysage géographique, du climat, des plantes, des animaux ou des esprits.

Nous reconnaissons que comme les gens de cultures anciennes se voyaient souvent comme égaux ou moindre comparés avec des entités non-humaines, décentrer l’humain (NdT: en une manœuvre contre-ethnocentrique) peut nous aider à comprendre comment les peuples anciens s’arrangeaient et s’organisaient. Une telle attitude nous aide aussi à ré-imaginer nos propres positions subjectives en relation avec l’environnement, les endroits, les plantes, les animaux et les esprits.

Une archéologie de l’action

Les archéologues anarchistes reconnaissent que bien que notre recherche puisse souvent se frotter à des sujets difficiles et sensibles, la recherche archéologique doit demeurer gaie et plaisante. En même temps, l’archéologie se doit d’être pratiquée et rapportée avec respect. Bien que notre domaine puisse être saturée de violence, nous recherchons des manières d’étudier ces sujets non violentes en elles-mêmes.

Dans le sillage de bien des actes de résistance à succès qui utilisent l’humour pour affronter la violence, comme par exemple les manifestants protestant l’injustice armés de marionnettes, nous pensons également que la présentation de sujets difficiles peut aussi être adoucie par des interventions artistiques, poétiques ou révolutionnaires. Mais nous voyons essentiellement l’archéologie anarchiste comme un appel à l’action et nous invitons ceux et celles qui sont intéressés à nous rejoindre.

Recherchez, écrivez un essai, composez un poème épique, contribuez aux paroles d’une chanson, offrez une peinture ou une photo, faites quelque chose de grand, ou quelque chose de petit, faites quelque chose de différent, écrivez un classique, faites ce qui vous semble juste, faites le pour le potentiel de l’archéologie à aider construire un monde meilleur. Rendez le grand, faites le humble, faites le de manière brillante.

*          *          *

Simplement, nous offrons une archéologie anarchiste comme un moyen alternatif de penser le passé et de considérer nos méthodes et nos pratiques du présent. Une approche anarchiste nous rappelle de considérer les relations de pouvoir et de questionner le fait que ces relations soient autoritaires ou coercitives, si dans les sociétés passées que nous étudions, nous le faisons en tant qu’équipes d’archéologues en pratique, parmi des archéologues et des communautés descendantes en rapport avec l’héritage, ou en relations entre l’archéologie et les états-nations contemporains.

La vaste majorité des sociétés du passé étaient des sociétés vivant en anarchie, organisant leurs vies sans autorités centralisées. Ceci est une des principales raisons de l’utilité d’une archéologie anarchiste: pour comprendre la dynamique et les principes des sociétés sans gouvernement. De plus, la critique soutenue du pouvoir peut aider à mieux reconnaître les formes de résistance au sein des sociétés centralisées.

Finalement, les principes anarchistes peuvent nous aider à mieux atteindre des pratiques égalitaires et démocratiques parmi les archéologues et autres personnes ayant un intérêt dans le passé. Cette approche peut aussi engager l’archéologie à revigorer l’imagination historique et à présenter des alternatives aux structures d’autorité pyramidales contemporaines. 

Bref, une archéologie anarchiste peut nous aider à étendre notre domaine du possible, à la fois en relation avec nos interprétations des traces de la vie passée et à termes de notre compréhension de ce qui est possible pour le futur.

The Black Trowel Collective ou Collectif de la Truelle Noire: 

Nous venons à l’anarchisme et à l’archéologie depuis de nombreux horizons et pour des raisons variées.

La plupart de ce qui est écrit dans ce document provient d’une conversation commencée à l’Amerind Foundation en avril 2016 où nous avons commencé à mettre les morceaux éparses d’une archéologie anarchiste au sein d’un cadre cohérent.

Depuis lors. bon nombre d’entre nous ont continué à travailler ensemble sur cela et d’autres projets en relation avec une archéologie anarchiste, et notre cercle s’est considérablement élargi au fur et à mesure que le projet évolue.

=*=*=

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

40ans_Hommage_Pierre_Clastres (et la Société contre l’État)

Clastres_Préface_Sahlins

On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

Le_Défi_Celtique_Alain_Guillerm

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

Anthropologie et archéologie anarchistes et le changement de l’histoire

 

Escroquerie Réchauffement Climatique Anthropique: la décrépitude du processus de révision des articles scientifiques publiés (Dr Roy Spencer)

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Dossier: « Escroquerie RCA »

 

Pour apporter de l’eau au moulin des « Gilets Jaunes » en ce 17 novembre 2018… Pas plus de Réchauffement Climatique Anthropique que de beurre en branche !…
~ Résistance 71 ~

 

L’état déplorable du processus de révision (peer review) de la science climatique et félicitations à Nic Lewis

 

Dr. Roy Spencer, Ph.D climatologie (ex-NASA)

 

14 novembre 2018

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2018/11/the-sorry-state-of-climate-science-peer-review-and-kudos-to-nic-lewis/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis maintenant quelques décennies, ceux d’entre nous essayant de faire publier des articles scientifiques non alignés avec le narratif apocalyptique officiel sur le climat, ont remarqué une nette tendance à la révision approximative et partiale dans le domaine des articles de recherche soumis à publication dans des journaux et/ou revues scientifiques.

Une partie du problème est l’augmentation de la spécialisation de la science climatique (et des autres sciences de manière plus générale), de façon à ce qu’il y ait relativement très peu de pairs ayant suffisamment de connaissance du sujet qu’ils révisent et corrigent avant publication, pour donner un avis d’expert compétent sur le sujet présenté. En lieu et place, ils donnent simplement au(x) rédacteur(s) de l’article le bénéfice du doute. Je me suis retrouvé moi-même dans cette situation à plusieurs reprises alors que je lisais et révisais un article pour sa publication. Ceci mène à la pensée de groupe, alors que le nombre d’experts dans les sous-discplines fond comme beurre au soleil.


Pompe à fric climatique

Si les conclusions d’un article de recherche soutiennent un narratif plus alarmiste sur la sériosité du réchauffement climatique anthropique (RCA), sa révision par les pairs sera bien moins stricte. Je suis maintenant totalement convaincu de ce fait. Si l’article a un ton plus sceptique, il endure des niveaux de critiques que les articles alarmistes ne voient jamais. J’ai eu au moins un de mes articles rejeté, sur la base d’un simple analyste qui manifestement n’avait pas lu l’article et critiquait des affirmations qui n’étaient aucunement dans celui-ci.

Un article récent (NdT: lien vers l’article en anglais dans l’article original de Spencer) publié dans la revue “Nature”, qui est possiblement la meilleure revue scientifique au monde, a affirmé que les océans se sont considérablement réchauffés et de manière plus rapide que les estimations faites par les actuels relevés de températures par thermomètres, qui demeurent toujours très rares même dans la zone de bouée Argo.

Entre en matière Nic Lewis, qui avec Judith Curry a publié parmi les plus strictes estimations de la sensibilité du climat basées sur des données d’observation empiriques et les forçages climatiques anthropiques assumés (essentiellement l’augmentation de CO2). Malgré le fait que Mr Lewis ne soit pas un scientifique du climat agréé, il a immédiatement identifié une erreur signifiante dans l’artocle publié, erreur qui altère de manière substantielle les conclusions, ce que les auteurs de l’article reconnaissent maintenant (NdT: lien dans l’article original en anglais)

La bonne nouvelle réside dans le fait que ceci est en fait une erreur qui a été identifiée et finalement reconnue comme telle.

La mauvaise nouvelle est que le processus de révision de l’article scientifiques par les “pairs”, qui impliqua de manière présumée des scientifiques du climat accrédités, aurait dû intercepter cette erreur avant publication.

Technologie et totalitarisme: toujours plus avant dans l’escroquerie des compteurs « intelligents » Linky…

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Le compteur Linky et autres gadgets inutiles avenants comme la 5G ou la grille de contrôle électronique planétaire se refermant sur les peuples…

Il suffit de dire NON ! Beaucoup le font, levons-nous en masse dans la désobéissance et le refus pur et simple de consentir et ce sera fin de partie garantie assurée pour l’oligarchie en place.

A bas l’État, à bas l’argent, à bas la marchandise, à bas le salariat !

Tous unis pour une société des sociétés !

~ Résistance 71~

 

Compteur Linky: l’ADEME s’enfonce dans le mensonge et la tromperie

 

Stéphane L’Homme

 

9 octobre 2018

 

url du communiqué:

http://refus.linky.gazpar.free.fr/com-mensonge-ademe.htm

 

Le 8 octobre 2018 (cf communiqué ci-dessous), nous avons révélé comment l’Ademe trichait délibérément en faveur du compteur Linky, en prétendant de façon mensongère que « l’installation des compteurs communicants électriques fait partie des quatre principales mesures que les français souhaiteraient voir adoptées pour limiter les émissions de gaz à effet de serre » (cf document, page 4).

Pour faire cette affirmation, l’Ademe s’est appuyée sur une de ses précédentes études… dans laquelle il n’était absolument pas question de compteurs communicants. Après que nous ayons révélé sa tromperie, l’Ademe a réagi… mais pas pour rétablir la vérité : le document de départ (de 181 pages) a simplement été supprimé et remplacé par un bien plus court qui ne permet plus de constater le mensonge pro-Linky de l’Ademe.

Heureusement, nous avions pris soin d’enregistrer le document de départ et le voici en ligne sur notre site : vous pouvez bien noter en page 107 qu’il n’est nullement question de compteurs électriques communicants mais seulement de compteurs électriques.

Il était déjà honteux que l’Ademe mente ouvertement pour favoriser le programme Linky, mais il est encore plus grave que, prise en flagrant délit, l’Ademe continue de mentir et tente de masquer la preuve de sa forfaiture.

Honte aux dirigeants de l’Ademe, tout aussi malhonnêtes que ceux d’Enedis, de l’UFC-QueChoisir ou de Promotelec.

Stéphane Lhomme

Conseiller municipal de Saint-Macaire

= = =

Compteur Linky : l’ADEME prise en flagrant délit de tromperie

L’ADEME (agence dite « de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ») vient de publier un rapport (1) entièrement à la gloire du compteur communicant Linky. Ce n’est pas une surprise puisque l’Ademe est placée sous la tutelle du gouvernement qui est lui-même promoteur de ce compteur. Pour autant, rien ne peut justifier que l’Ademe s’autorise à mentir ouvertement pour tenter de soutenir l’industriel Enedis, confronté à un refus de plus en plus massif du compteur Linky.

Il se trouve que dans son rapport, l’Ademe s’appuie (en page 4) sur une de ses précédentes enquêtes, titrée « Représentations Sociales de l’effet de serre – 18ème vague, septembre 2017« , pour prétendre que « l’installation des compteurs communicants électriques fait partie des quatre principales mesures que les français souhaiteraient voir adoptées pour limiter les émissions de gaz à effet de serre« .

Mais, en se reportant à la dite enquête (2), on peut noter (page 107) que l’item proposé aux sondés était « Installer dans les foyers des compteurs électriques qui analysent les consommations pour permettre aux gens de faire des économies d’énergie ».

A aucun moment il n’était question de compteurs communicants comme le prétend aujourd’hui l’Ademe. Il s’agit donc d’un mensonge délibéré de l’Ademe dont nous exigeons une rectification immédiate et des excuses.

Par ailleurs, les items du sondage étaient proposés par l’Ademe et n’étaient absolument pas cités spontanément par les sondés, dont l’Ademe prétend aujourd’hui malhonnêtement qu’ils « souhaitent » les compteurs communicants, et même qu’il s’agit d’une demande « des français ».

Qui plus est, l’item « compteur », pratiquement présenté comme étant plébiscité, ne devance en réalité que les items relevant de mesures obligatoires, d’interdiction ou de taxation. Le comble est que l’item « compteur » n’est pas, lui, mentionné comme une obligation (assurément dans le but d’augmenter les réponses favorables) alors qu’Enedis et les pouvoirs ne cessent de prétendre que le Linky est obligatoire.

Il est par ailleurs notable que ce mensonge éhonté de l’Ademe renvoie à une tromperie d’Enedis selon qui l’installation de compteurs communicants serait « nécessaire » pour avoir accès à sa courbe de consommation et ainsi « faire des économies d’énergie ». Or :

– il est parfaitement possible d’obtenir en temps réel sa courbe de consommation avec un compteur ordinaire, et même avec un bon vieux compteur électromécanique (3) ;

– consulter une courbe de consommation ne fait faire aucune économie d’énergie, contrairement à des actions concrètes comme isoler son habitation et autres mesures (4) ;

– il n’y a par ailleurs aucun besoin d’avoir sa courbe de consommation pour connaître les moments où il est conseillé de faire fonctionner ses appareils énergivores, la nuit en particulier.

Globalement, le rapport de l’Ademe se contente de reprendre la propagande et les éléments de langage d’Enedis, avançant par exemple de prétendues « économies d’énergie » (inexistantes en réalité), l’intégration des énergies renouvelables (massive en Allemagne depuis 20 ans… sans le moindre compteur communicant), ou la « nécessité » de recharger les voitures électriques… dont l’Ademe feint d’ignorer qu’elles sont aussi nocives que les voitures thermiques (5).

En conclusion, bafouant sa mission d’information de la population, l’Ademe a menti délibérément pour promouvoir indûment le compteur Linky. L’Ademe doit présenter ses excuses, rectifier son rapport et, surtout, informer enfin honnêtement sur les tares et fausses « vertus » du compteur Linky.

SL

(1) https://www.ademe.fr/compteurs-communicants-lelectricite-linky

(2) Le document de départ a été retiré par l’Ademe pour cacher sa tromperie. Voir désormais ce document ici.

(3) http://refus.linky.gazpar.free.fr/preuve-tromperie-enedis-linky.htm

(4) https://www.consoglobe.com/15-astuces-reduire-facture-electricite-3524-cg

(5) https://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/23/emissions-de-co2-l-impasse-de-la-voiture-electrique_4795636_3234.html

 

Guerre bactériologique secrète: La connexion Pentagone, Gilead Sciences et Géorgie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , on 8 octobre 2018 by Résistance 71

Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie de peste porcine en Belgique

 

Réseau Voltaire

 

7 octobre 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article203358.html

 

Les 100 000 pages de documents rendus publiques par l’ancien ministre géorgien de la Sécurité nationale, Igor Guiorgadze, laissent apparaître que le laboratoire de Gilead Sciences du Centre Richard Lugar de Tbilisi (Géorgie) poursuivait des tests d’armes chimiques et biologiques pour le Pentagone [1].

Ces expériences, prétendument destinées à lutter contre l’hépatite C, ont coûté la vie à 73 patients dont au moins 49 ont été délibérément sacrifiés.

Selon le responsable de la lutte biologique, chimique et nucléaire au ministère russe de la Défense, le général Igor Kirillov, les souches des animaux morts en 2007-18 de l’épidémie de peste porcine en Russie sont les mêmes que celles du centre Richard Lugar connues sous le nom de Georgie-2007.

L’épidémie de peste porcine qui s’est propagée au cours de la décennie depuis la Géorgie vers la Chine d’une part, la Russie et les pays baltes d’autre part proviendrait donc, accidentellement ou volontairement, des expériences de Gilead Sciences.

L’épidémie de peste porcine qui sévit actuellement en Belgique ne semblait pas liée à ce phénomène puisqu’elle est encore loin des zones contaminées. Cependant, le ministre wallon de l’Agriculture René Collin a révélé que l’origine de l’épidémie belge est la base militaire de Lagland, dans la province belge du Luxembourg. Des militaires ayant participé à des manœuvres de l’Otan dans les pays baltes y séjournent.

Les documents en cours d’étude pourraient également permettre d’établir un lien entre les expériences de Gilead Sciences et les tiques porteuses de la fièvre hémorragique Crimée-Congo qui se propagent actuellement au Sud de la Russie.

Parmi les documents révélés par Igor Guiorgadze figure également un brevet pour un drone capable de disséminer des insectes infectés ; une découverte à rapprocher des travaux du Darpa sur l’infection des cultures [2].

La Russie a demandé des explications aux États-Unis et se prépare à saisir l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

[1] « Les crimes de Gilead Sciences masquent-ils des tests du Pentagone ? », Réseau Voltaire, 4 octobre 2018.

[2] « Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM », Réseau Voltaire, 7 octobre 2018.

Anthropologie politique: « Contre le grain, une histoire profonde des premiers états » avec James C Scott (larges extraits version PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, démocratie participative, documentaire, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 28 septembre 2018 by Résistance 71

“Il n’y a rien dans la nature de plus pervers que notre idée de la nature humaine. Ce n’est qu’une fabrication de notre imagination… Nous ne sommes pas condamnés comme le pensent nos anciennes philosophies et notre science moderne, par cette irrésistible nature humaine qui fait que nous ne ferions que ce qui nous avantage au dépend de quiconque concerné, menaçant ainsi notre propre existence sociale.
Tout ceci n’a été qu’une gigantesque erreur. Ma modeste conclusion est que la civilisation a été construite sur une idée pervertie et erronée de la nature humaine. Vraiment, franchement désolé, ceci n’est qu’une grosse erreur. Quoi qu’il en soit, il est probablement vrai que cette idée erronée de la nature humaine qui nous pilote, mette en danger notre existence.”
~ Marshall Sahlins, “L’illusion occidentale de la nature humaine”, 2008 ~

Extraits du livre “Against the Grain, a Deep History of the Earliest States”,

“Contre le grain, une histoire profonde des premiers états”, 2017

par James C Scott*

~ Traduit partiellement de l’anglais par Résistance 71 ~

Septembre 2018

(*) L’auteur James C Scott est professeur de science politique et d’anthropologie à l’université de Yale aux Etats-Unis. Il y est le co-directeur du programme sur les études agraires et membre de l’Académie des Arts et des Sciences des Etats-Unis.

James C Scott est devenu par ses recherches profondes et pertinentes, un universitaire spécialiste incontournable pour ceux qui désirent analyser et comprendre l’histoire de la société humaine depuis ses lointaines origines en battant en brèches les poncifs et dogmes de ce que l’anthropologie politique “orthodoxe” a prêché au service du statu quo oligarchique depuis des décennies. Scott s’inscrit dans la lignée anthropologique des Pierre Clastres, Marshall Sahlins et du plus jeune David Graeber. Clastrien revendiqué, Scott commence souvent ses livres et conférences avec cette citation de Clastres tirée de “La société contre l’État” (1974):

Il est dit que l’histoire des peuples qui ont une histoire est l’histoire de la lutte des classes. On pourrait dire avec au moins tout autant de véracité que l’histoire des peuples sans histoire est une histoire de leur lutte contre l’État.

James C Scott est l’auteur de 10 livres dont, outre cet ouvrage dont nous traduisons quelques extraits de l’anglais, les célèbres ‘Seeing like a State”, Yale U, 1998, L’art de ne pas être gouverné, une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est”, Yale U, 2009 et son tout dernier ouvrage dont nous traduisons ici de larges extraits: “Against the Grain, a Deep History of the Eartliest States”, Yale U, 2017. Il participe à de nombreuses conférences dans le monde et la plupart de celles-ci sont disponibles pour visionner gratuitement sur la toile.

Larges extraits du livre “Against de Grain, a Deep History of the Earliest States” ou “Contre le grain, histoire profonde des états initiaux”, traduit de l’anglais par Résistance 71

Le livre, publié aux éditions Yale University Press, se compose d’une préface de l’auteur, d’une introduction, de 7 chapitres (256 pages), suivis de 44 pages de notes bibliographiques.

La version PDF de notre traduction a été réalisée par la toujours excellente Jo de JBL1960 :

« Contre le Grain », James C. Scott (version PDF):
James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-Histoire-Profonde-des-Premiers-Etats

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

James_C_Scott_Lart_de_ne_pas_etre_gouverne

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Guerre de l’info et Nouvel Ordre Mondial: L’Union Européenne passe une directive sur les droits d’auteur sur la toile… La censure est en marche…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2018 by Résistance 71

 

Mais il suffit de dire NON !!… (Résistance 71)

 

Ne partagez pas cet article !… Les nouvelles lois sur les droits d’auteur passées par l’Union Européenne pourrait bien tuer l’internet libre

 

Neil Clark sur RT

 

20 septembre 2018

 

url de l’article: https://www.rt.com/op-ed/438925-eu-copyright-law-internet/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est en fait une bataille entre les milliardaires Axel Springer SE et Google. Mais ce sont les utilisateurs quotidiens de l’internet que seront les victimes de la nouvelle loi sur les droits d’auteurs de l’Union Européenne qui a besoin de modifications urgentes et immédiates.

C’est bien de partager. Mais le parlement européen ne le pense clairement pas. (NdT: l’auteur devrait comprendre que le “parlement européen” ne décide rien, il ne fait que valider des directives pondues par des commissaires politiques à la solde de tous les lobbies industriels, bancaires et commerciaux imaginables…). Sa nouvelle législation sur les droits d’auteur qui est passée la semaine dernière, met sévèrement la pression sur le partage en ligne. Le dynamisme même de l’internet en est menacé. Lorsque Tim Berners-Lee, le créateur du World Wide Web nous averti des dangers que posent cette nouvelle loi, nous devrions tous nous assoir et écouter attentivement.

D’abord, la législation fait glisser la responsabilité du téléchargement de matériel sous le coup de droits d’auteur aux plateformes internet elles-mêmes. Avant, c’était le boulot des entreprises qui pensaient des des droits d’auteurs avaient été violés de prendre action. Beaucoup n’en prenaient pas la peine et étaient aussi heureux que des matériaux soient téléchargés et utilisés sur des sites comme YouTube car elles savaient que cela faisait la promotion d’artistes, de leur travail et favorisait l’accroissement des ventes. Mais tout cela va changer.

Sous l’article 13 de la nouvelle loi, les plateformes devront installer des “filtres de téléchargement”. Ainsi YouTube pourra être privé de beaucoup de son contenu. Les plus gros sites pourront dans doute survivre mais, comme en avertit ZDnet, les plus petits sites pourront être plus facilement être mis hors business par une armada de “trolls des droits d’auteurs”. (NdT: cela va dans l’intérêt des gros qui élimineront las concurrence et établiront un de facto monopole dans tous les domaines…)

Il n’y a rien de mal à la protection de droits d’auteur (NdT: très discutable…). En tant qu’auteur de quelques cinq articles par semaine, je peux vous parler de ma frustration de voir mon travail “piraté” par un site commercial qui ne m’a même pas demandé la permission de reproduire mon travail, encore moins de me payer. Les lois de droits d’auteur ont besoin d’être réformées dans notre ère numérique. On dit penser un moyen pour les auteurs de recevoir plus facilement des compensations pour leur travail piraté. Le problème est que l’UE utilise maintenant un marteau piqueur pour ouvrir une noix.

Regardez la façon dont la capacité de se lier et de citer des autres travaux sans payer, est menacée par la directive.

Note de R71: notre position sur ce sujet est simple et nous l’avons exprimée à maintes reprises: tout ce qui est produit par l’humain appartient au patrimoine de l’humanité et doit être disponible pour toutes et tous, gratuitement en toute circonstance. En clair il n’y a pas plus de “droits d’auteur et de propriété intellectuelle” que de beurre en branche… Le meilleur moyen de réaliser cela est la gratuité, cesser de coller une étiquette de prix sur tout. A bas l’État, à bas l’argent, à bas le salariat, à bas la marchandise !

Des sites comme la section de RT’s ‘Op-ed’ que vous lisez en ce moment, pourrait bien être affectée de manière négative et même être mise hors d’action par ce type de loi. Un des avantages d’écrire des articles en ligne par rapport à la presse écrite et que bien des articles mentionnés peuvent être mis en hyperliens ou en note ce qui permet aux lecteurs d’aller directement à la source initiale et/ou originale. Mais l’article 11 de la nouvelle directive fait monter la crainte que des paiements devront être faits aux sites desquels les articles sources proviennent. Pourtant être cité par d’autres articles aussi loin que le crédit de reconnaissance est donné est une très bonne chose. C’est même essentielle lorsque par exemple vous écrivez un article en disséquant un autre. Mais sous la nouvelle loi, tout, sauf les très courtes citations, devra être payé. Pensez à combien cela va restreindre la qualité du journalisme (NdT: pas celui des merdias à la botte hein dont le boulot est déjà suffisamment nullifiee par le contrôle et qui de plus, voudrait mettre un article du “figaro” ou de “libération” en lien ?… ) et diminuera l’échange de connaissances.

Puis il il y la menace aux memes, un des aspects les plus divertissants de la vie en ligne. C’est vrai que souvent les memes sont fondés sur des matériaux qui sont sujets aux droits d’auteur. Mais légiférer contre eux n’est-il pas aller trop loin ? L’article 13 stipule que: “les fournisseurs de services de partage en ligne et ceux qui possèdent des droits d’auteur doivent coopérer de bonne foi afin de s’assurer que des travaux protégés ne sont pas illégalement utilisés sur leurs services.”. Ceci voudrait dire que vous, twittant une photo du manager de Manchester United montrant son grand désintérêt pour un sujet donné, pourriez parfaitement tomber sous le coup de la loi.

Pour éviter cela, vous pourriez alors décider d’aller vous-même au match, de prendre des photos des joueurs et des managers, de l’équipe, du stade et twitter tout ça. Attention, vous pourriez prendre un “carton rouge” sous l’article 12a, comme l’explique la revue Wired dans leur notice explicative…

L’impact général de cette législation, si elle devient loi dans les pays membres sera dévastatrice. On va tous devenir des paranos, nous demandant si nous enfreignons la loi d’une manière ou d’une autre (NdT: on peut assurer notre lectorat que cela ne nous empêchera pas de dormir et qu’on n’en a rien à cirer… ). N’avons nous pas assez de stress dans nos vies de tous les jours pour que le parlement européen en rajoute ?… (NdT: c’est sa fonction Neil, pas encore compris ?…La bureaucratie exécutive dictatoriale à l’œuvre, ne rendant des comptes qu’à ses maîtres financiers et industriels)

Qu’est-ce qui a rendu l’internet si formidable ? C’est que justement jusqu’ici il lui fut permis de grandir de manière organique. Les blogs qui attirent leur lectorat fleurissent, ceux qui ne vont pas dans le mur s’entend, mais le simple fait que cette espace est demeuré relativement libre fait gravement flipper tous les barjots du contrôle et les laveurs de cerveaux en herbe.

Cette législation de l’UE, aussi mauvaise soit-elle, doit être vue comme une tentative plus large de museler la liberté d’expression et l’échange libre des idées en occident dans une époque où de moins en moins de gens croient dans les narratifs officiels de l’establishment. Ce mois-ci une députée britannique du nom de Lucy Powell a lancé un projet de loi au parlement intitulé “Loi sur les fora en ligne” afin de faire bannir des groupes privés sur Facebook qui font la “promotion de la haine du racisme et des fausses nouvelles”. Mais qui définit ces termes et ce qu’ils veulent dire en fait ?…

Les autorités, voilà qui va le faire,  et elles utiliseront leur pouvoir de manière sélective et de manière hypocrite pour réduire au silence quiconque posera une menace à ceux vivant une vie très confortable dans les châteaux et manoirs du système. Regardez juste comment a été manipulé, cadré, le débat sur les “fausses informations”, “fake news” de façon à ce que “fausses infos” = “info russe”, ignorant sciemment la propagation de fausses infos par des médias non-russes au sujet par exemple des armes de destructions massive irakienne qui a mené à la destruction d’un pays par l’occident et la mort de plus d’un million de personnes.

La proposition de loi de Powell arrive en plus de l’énorme pression à laquelle ont été soumise des entreprises comme Facebook pour qu’elles avertissent de contenus de fournisseurs non-approuvés. On a appris qu’en juillet dernier, Twitter a purgé quelques 70 millions de comptes. La censure revient en force sous le couvert de la “lutte contre l’extrémisme”, pour “contrer les fausses infos” ou “contrer, lutter contre la montée de l’antisémitisme”. S’ils veulent censurer, il faut qu’il trouve un motif “noble”, une excuse vertueuse. Nous devons résister à tout cela et résister avec force. Dans une société libre (NdT: dans laquelle nous ne sommes pas, seule la “société des sociétés” sera libre… Nous évoluons dans une gigantesque dictature planétaire dont seul le degré varie selon les besoins conjoncturels des oligarques psychopathes aux commandes… voilà tout, sachant que la structure étatique et capitaliste ne peut-être qu’oppressive et coercitive par nature. Il ne tient qu’à nous et à nous seul de changer tout cela, radicalement !), ce ne devrait être que l’utilisateur de l’internet qui décide de ce qu’il lit ou pas, quel article ou quel site il visite, quel groupe il rejoint en ligne ; et non pas Big Brother ou quelque sorte de police de la pensée que ce soit. L’UE devrait ne pas se sentir concernée de contrôler l’internet par une soudaine préoccupation sur les “droits d’auteur”, mais devrait se concentrer sur la résolution des problèmes politiques et économiques auxquels doivent faire face les gens en Europe. Le chômage des jeunes était à 43% en Grèce, 33% en Espagne et 32% en Italie la dernière fois que j’ai regardé. Quelle aide à ces jeunes gens va apporter cette nouvelle directive européenne des droits d’auteur sur internet ?..