Archive for the guerres imperialistes Category

Et pendant ce temps là… L’état français oppresseur et exploiteur continue le grand cirque colonial… (RT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 12 octobre 2021 by Résistance 71

PL

Il est intéressant de constater la similitude des propos de Kemi Seba avec ceux notamment des Amérindiens fustigeant les “Indiens de fort” bouffant au râtelier du système colonial et manipulés systématiquement par les exécuteurs des basses œuvres de la tyrannie étatico-marchande.
Toutes ces analyses et luttes convergent parce que de fait et y compris les peuples occidentaux… Nous sommes tous des colonisés !
~ Résistance 71 ~

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Kemi Seba fustige le sommet France-Afrique : “Vous vous êtes faits berner !”

RT France

10 octobre 2021

url de l’article original:
https://francais.rt.com/international/91506-vous-vous-etes-fait-berner-kemi-seba-fustige-tenue-sommet-afrique-france

Pour l’activiste Kémi Séba, le sommet Afrique-France tient davantage de l’opération de communication que d’un changement dans «l’oligarchie française», toujours désireuse de dominer l’Afrique. Désormais en cooptant la société civile. « »C’est bon [Emmanuel] Macron nous a écoutés, il a dit qu’il va changer ». Vous en êtes encore là au 21e siècle ?» : le militant panafricaniste Kémi Séba a livré une analyse sans concessions du sommet France-Afrique qui s’est tenu à Montpellier du 7 au 9 octobre, expliquant qu’il n’y voyait qu’une stratégie d’Emmanuel Macron et de «l’oligarchie française» pour asseoir leur domination sur le continent africain. «A la fin de la discussion qu’est-ce qui a été dit ? « Je vous ai compris, on va essayer de faire mieux, on repart sur de nouvelles bases ». L’agenda du néolibéralisme français qui est de maintenir son rapport avec l’Afrique, maintenir son rapport de domination, est parfaitement rempli. A la fin de la journée, il vous a entendu vous plaindre, mais au regard de l’histoire, vous aurez participé à un sommet qui veut la reformulation de la Françafrique», a déploré Kémi Séba dans un vidéo diffusée sur son compte Facebook le 9 octobre.

Pour le militant panafricaniste, la rencontre avait en effet avant tout une vocation de communication, sans chercher à provoquer de véritables changements en profondeur : «Croyez bien que les multinationales ne vont pas changer, que le pillage des matières premières ne va pas changer, que l’Eco [monnaie à parité fixe avec l’Euro, qui est appelée à devenir la monnaie unique des Etats de la Cédéao en remplacement du franc CFA] ne va pas changer parce que ça bénéficie aux entreprises françaises.» Vous vous êtes faits berner. […] Vous avez simplement fait partie du décor et vous n’avez en aucun cas été des acteurs Au-delà de cet effet de manche, ce sommet sans dirigeants africains mais où les participants venaient de la société civile avait également pour but, selon Kémi Séba, d’entériner une nouvelle approche de «l’oligarchie française» vis-à-vis de l’Afrique. «La Françafrique au 21e siècle ne sera pas la Françafrique des papas dictateurs avec l’oligarchie française, la Françafrique au 21e siècle sera dans une dynamique néolibérale globalisée, sera – un peu similaire avec ce qui se fait avec George Soros – l’accointance de l’oligarchie française avec les sociétés civiles africaines, qui seront cooptées», a-t-il ainsi poursuivi.  «Vous vous êtes fait berner. […] Vous avez simplement fait partie du décor et vous n’avez en aucun cas été des acteurs», a conclu l’activiste à l’attention des participants, mus selon lui par une volonté de reconnaissance de la part des autorités françaises. Et à ceux qui interprètent la virulence de ses critiques comme une réaction à l’absence de son mouvement à l’événement, Kémi Séba de dégainer : «Si on voulait participer à un sommet torchon comme ça, ça fait longtemps qu’on l’aurait dit. Avec l’audience qu’on a, on aurait été audibles depuis longtemps. Mais moi je ne parle pas avec quelqu’un qui bat ma mère [l’Afrique] pendant tant d’années […], qui la viole, la pille, la dépouille. Et qui ne doit son pouvoir qu’à la manière dont il a dépouillé la terre-mère.» L’Arena de Montpellier a accueilli 3 000 invités pour ce sommet Afrique-France, où se sont succédé des tables rondes et des rencontres entre membres des sociétés civiles africaine et française ainsi que de la diaspora. Quatre ans après le discours de Ouagadougou d’Emmanuel Macron, l’Elysée a soutenu que l’objectif de l’événement était «d’écouter la parole de la jeunesse africaine» et de «sortir des formules et réseaux obsolètes», vantant son format «inédit», puisqu’aucun chef d’Etat africain n’était invité.

Lire nos pages :

Colonialisme et luttes indigènes

Réseau de Résistance et de Rébellion International

Afrique société et anarchisme

Palresistance

TS

AIM_WS
Union dans la lutte contre la tyrannie et l’imposture étatico-marchandes

Grande réinitialisation, guerre, génocide, dictature technotronique… Demandez le programme ! (Veterans Today)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 7 octobre 2021 by Résistance 71

Il est important de ne pas perdre de vue l’ensemble de la scène du spectacle politico-marchand. Ci-dessous, Duff résume et recentre le débat sur ce qui est à venir. Nous ajouterions ceci. Tout comme pour les deux grandes guerres mondiales auparavant, l’ensemble de la clique usuelle financière et (post) industrielle est au manettes pour celle qui vient. La petite différence est que la Chine, de par le sommet de sa pyramide, est partie intégrante de la cabale. Le monde de la finance a complètement intégré la haute finance chinoise et son capitalisme d’état, qui n’échappe en rien au système des banques centrales pilotées depuis la City de Londres et la Banque des Règlements Internationaux, la BRI de Bâle, le GQG des banques centrales et des rouages du système de contrôle marchand et financier, puisqu’il ne s’agit plus que de cela. L’enfumage et la division des peuples continuent alors que les oligarques transnationaux gueuletonnent ensemble et façonnent leur Nouvel Ordre Mondial, mutation en devenir nécessaire du système étatico-capitaliste du spectacle marchand vers une dictature technotronique eugéniste, transhumaniste et génocidaire.
Rien ne change, simplement le cercle s’agrandit un peu pour accommoder le changement et la métamorphose de l’État-Capital en dictature technotronique néo-féodale, ce que Duff qualifie en fin d’article de “new internet driven dark ages”, sauce 5G et nanotech… Dans ce grand chambard, la crise COVID19 n’est qu’un outil, un épisode nécessaire, une préparation psychologique et technocratique à ce qui arrive. une fois encore répétons-le, rien n’est inéluctable, tout cela ne va pas se produire nécessairement… sauf si nous les laissons faire, si nous continuons à accepter leurs règles du jeu, leur narratif et leur volonté de nous opprimer et nous détruire. Nous avons le pouvoir de dire NON ! Une fois fait, tout s’arrête, fin de partie pour les criminels psychopathes et le système qui les génère et les perpétue, se perpétuant lui-même de la sorte.
Depuis bien longtemps, c’est à nous de jouer, selon nos règles, suffit de le vouloir, de le faire, de s’y tenir et de faire face contre vents et marées, ensemble, unis.
~ Résistance 71 ~

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La 3ème guerre mondiale est en marche et les Etats-Unis l’ont déjà perdue

Gordon Duff avec New Eastern Outlook, magazine de l’académie des sciences russe depuis 1816

Octobre 2021

url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2021/10/05/blockbuster-world-war-iii-is-coming-and-america-already-lost/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de l’éditeur :

Ceci est un morceau de l’univers alternatif, un de ces morceaux que beaucoup auront du mal à lire et je peux vous assurer que bon nombre arrêteront leur lecture avant la fin car ne voulant pas en “savoir” plus (NdT: phénomène de la dissonance cognitive…)

Gordon publie cet article avec NEO, car le magazine est lu par toutes les agences de renseignement, qui pour leur propre sécurité, désirent rester à jour sur leur connaissance de qui peut bien s’intéresser au grand jeu (NdT : cirque ?) Un avertissement précoce peut être une situation de vie ou de mort dans bien des cas.

Le but ici est d’allumer la lumière pour que les masses refocalisent leur pensée ce sur quoi les salopards ne veulent pas qu’ils se focalisent, d’où la suite sans fin de feintes et de diversions afin de s’assurer que nous ne puissions pas nous concentrer et ne jamais comprendre ce qu’ils font, encore moins donc nous y opposer. Le succès de Google à établir un profil de tout le monde avec pratiquement 100% de la coopération de tout à chacun, fut un coup de génie créatif pour une société néo-esclavagiste, que les gens acceptent simplement pour obtenir quelques trucs gratuitement, mais qui en réalité viennent à un coût dévastateur.

Les trumpistes sont le parfait exemple du succès des méthodes mafieuses Uber et je veux dire par là les trumpistes de rue. Nous avons eu une bonne démonstration de la facilité avec laquelle leurs manipulateurs les façonnent.

Quant aux “régulateurs républicains”, à commencer avec ceux siégeant au congrès des Etats-Unis, la plupart d’entre eux suivent le mouvement, ayant montré depuis l’insurrection du capitole que leur plus grand devoir est envers eux-mêmes afin de maintenir leur position coûte que coûte au sommet de la pyramide.

Qu’ils puissent continuer de soutenir Trump après tout ce qu’il a fait et essayé de faire, montre l’échec total de notre système politique, de notre société soi-disant “libre”. Nous sommes pourris de l’intérieur et pourtant le sempiternel jeu d’offrir constamment des boucs émissaires à la vindicte populaire continue de plus belle.

Il n’y a plus qu’une seule question à ce niveau du jeu, est-il trop tard pour renverser la vapeur même si nous le voulions vraiment. Personnellement, je ne prendrai pas ce pari… Jim W. Dean 

NdT: Jim, la réponse est simple : oui, c’est réversible… mais il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Il faut avoir la clairvoyance nécessaire pour le comprendre et ensuite avoir la volonté d’agir en conséquence.

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Si la crise COVID19 a fait une chose par dessus tout, c’est d’avoir “préparé le terrain” des Etats-Unis pour la prochaine pandémie. Les Etats-Unis ne seront plus capables d’y faire face. La confiance dans la politique de bien publique a été pulvérisée et une strate a été créée de manière délibérée, celle d’un mouvement anti-gouvernement violent permanent, afin de s’assurer de la destruction des Etats-Unis.

Derrière tout cela se trouve un nouveau niveau d’analyse et de contrôle de l’humanité qui utilise les données (big data) ayant son commencement dans le mariage entre la CIA et la corporation Google (NdT: qui au départ rappelons-le fut aidé et financé par la branche technologique de la CIA : InQTel).

Le véritable “gain de fonction” s’est effectué dans la zone du contrôle de la pensée, des peurs et des haines fabriquées avec de super ordinateurs contrôlant des milliards de personnes au travers “d’influenceurs” et de milliards de personnes qui ont perdu la capacité de raisonner, la capacité de contrôler quelque aspect de leur vie que ce soit, ceci est une analogie de la Matrix pour sûr.

Il n’y a pas besoin de guerre nucléaire. Ceux qui vont détruire les Etats-Unis ne seront jamais pourchassés car la plupart d’entre eux contrôlent déjà le système, les Etats-Unis et les dirigent.

La 3ème guerre mondiale arrive, ce sera une attaque biologique sur les Etats-Unis. Ce sera un virus SRAS, une infection des voies respiratoires supérieures augmentée de plusieurs capacités de “gain de fonction”. Le monde va devenir un tout autre endroit avec la destruction de l’OTAN et des Etats-Unis et l’empire américain en ruine qui en découlera.

L’histoire qui ne peut pas être enseignée, qui sera télévisée ou discutée dans les universités du monde, aurait prévu une nouvelle division des nations fondée sur des principes mis en avant au siècle dernier par des élites adorant l’eugénisme et le totalitarisme, qui construisirent le Japon impérialiste et l’Allemagne nazie.

Les nations cette fois-ci ? Le Brésil ? Pourquoi pas regarder en Europe ou l’ex-URSS, certainement l’Ukraine, la Georgie, peut-être l’Azerbaïdjan mais combien de plus ?

L’Inde ? Est-ce que le ciblage de l’Iran vise à amener une telle nation au sein de la Cabale ? Où seraient Israël, l’Arabie Saoudite et les états du Golfe sans leur pouvoir financier ?

La Pologne ? Les états baltes ? La Grande-Bretagne ? Ah, la GB, tout modèle qui marche sur les Etats-Unis marchera plus que probablement sur la GB également. L’histoire d’amour de la GB et du nazisme fut forte et bien fière dans les années 1930 et elle est mûre pour être restaurée.

Ceux qui planifient de mettre cette attaque à exécution, ce nouveau 11 septembre, comme avec la dernière attaque en date de 2001, ne seront pas des joueurs représentant des états-nations mais plutôt une cabale de l’ombre, sans nom, que quelqu’un peut bien effleurer du doigt en enquêtant sur la liste de personnes graciées par Trump et ceux avec qui Trump et sa famille, ainsi que ses associés clef, firent “la fête”.

Comment savons-nous qu’une guerre arrive est simple, des experts ont tracé les mouvements aux Etats-Unis de ce qui a intentionnellement totalement détruit la capacité des Etats-Unis à répondre à une urgence nationale de ces organisations, agences de renseignement, think tanks, cabale bancaire, sociétés secrètes et cultes élitistes.

Ces efforts ont été puissamment financés, soutenus par les leaders politiques américains, des figures prominentes du sport et du spectacle et, derrière tout cela, comme d’habitude, Google, Facebook, Twitter et Instagram.

Clef aussi sont les attaques orchestrées sur Fauci ou Bill Gates et tant d’autres, bizarrement liées à des attaques su Dominion Voting Systems. En suivant des individualités comme Steve Bannon, Roger Stone ou Paul Manafort, on peut aussi faire de fortes suppositions indiquant une très haute probabilité.

Les Etats-Unis, en accord avec les résultats d’une analyse avancée, seront attaqués avec une arme qui fera ce qui suit :

  • Détruira le système sanitaire et de sécurité sociale, achevant ce que la crise COVID laissa blessé et affaibli
  • Produira des symptômes inexplicables avec un énorme taux de mortalité dans certains groupes ethniques ou régions, nourrissant ainsi l’excitation conspirationniste comme pour le COVID
  • Affaiblira suffisamment le gouvernement central afin de permettre à des états à bas niveau d’éducation mais aux grosses ressources de se retirer de l’Union avec succès

Nous commençons avec une hypothèse fondée sur l’analyse. Dans le monde “post vérité” il faudra non seulement des méthodes efficaces mais une “audience” ou un “client” sain et suffisamment intelligent pour comprendre l’effort.

Invariablement, des experts du renseignement à un certain niveau, un petit nombre ayant des noms que vous ne connaîtriez pas, ont des réponses mais personne qui en veut.

Une de ces réponses, peut-être la plus importante pour les Etats-Unis est celle-ci :

Une guerre biologique utilisant des armes existantes créées par la recherche sur le “gain de fonction” peut cibler et détruire les Etats-Unis se fera certainement avec facilité.

Un avertissement néanmoins, jamais la différence entre ce qui nous est raconté par les médias être des perceptions publiques et les préoccupations de la communauté du renseignement n’a été si loin l’une de l’autre. La raison pour laquelle ceci est préoccupant est simple, les états-nations admettent maintenant, du moins de manière privée, qu’ils ne sont plus en contrôle de leurs propres affaires.

Définir l’état-nation a toujours été quelque chose de difficile et complexe. Il y a presque 100 ans, le général du corps des Marines des Etats-Unis, Smedley Butler, a admis que l’armée américaine avait été, ce depuis le XIXème siècle, ni plus ni moins que le garde du corps et le bras armé du crime organisé. Il donna pour preuve ses propres efforts dans les Caraïbes et en Amérique Centrale ainsi que le rôle de l’Amérique en Chine sous la supposée politique de la “porte ouverte”.

Qu’affirme Butler ? “Je fus un gangster pour Wall Street.”

Mais qu’en est-il d’aujourd’hui ? Les gouvernements ont toujours eu le pouvoir pour mettre en place des évènements favorisant les cultes du pouvoir de l’ombre que les conspirationistes ne reconnaissent que très rarement. Si vous pensez que la CIA, le MI6 etc ne truquent des élections qu’à l’étranger, rien ne peut être plus faux.

Mais qui alors est la CIA ? Qu’est-ce que le MI6 ou autres agences du style ? Existent-elles en dehors de la question de la supervision de la protection de l’occident des intrigues de supposés dirigeant super-vilains de nations comme la Corée du Nord ou Cuba ?

Les racines de telles agences, pour la Grande-Bretagne, remontent à des siècles du temps de Guillaume III d’Orange, le Hollandais qui mit en place et renforça ce qui deviendra l’empire bancaire Rothschild et son étreinte sur les monnaies européennes (NdT: création de la Banque d’Angleterre au sein de la City de Londres en 1694…)

L’Allemagne de Bismarck et du Kaiser résista et nous avons vu ce qui leur est arrivé. Les Etats-Unis ont aussi résisté, jusqu’à ce que Jacob Schiff et Paul Warburg “vendent” le concept (NdT : de banque centrale privée) au président Woodrow Wilson (NdT: en 1913, création de la “Fed” américaine, suite à la réunion ultra-secrète des banquiers sur l’Île de Jekyll dans l’état de Georgie en 1910, qui en décida ; ça ne peut pas s’inventer des trucs pareils…), sous le masque du système de la “Banque Fédérale des Etats-Unis” (NdT: qui est aussi “fédérale” que “Federal Express”…)

Ils lui vendirent aussi [à Wilson] une guerre mondiale. Avant cela, Jacob Schiff supervisa lui-même la guerre russo-japonaise de 1905 et fut le “tireur de ficelles, marionnettiste” qui amena la guerre américano-espagnole également.

Voyez-vous, certains groupes financiers européens à la très longue histoire, non seulement créèrent la Grande-Bretagne en tant que super-puissance maritime et comme “caïd des 7 mers”, mais ils le firent des Etats-Unis également.

Détruire la Russie fut toujours au top de leur liste et alors que le XXème siècle commençait son effusion de sang, la famille Warburg, agents de la famille Schiff, agents de l’empire banquier sur un axe Francfort-Amsterdam-Londres des Rothschild, joua un rôle clef.

Tiré du livre “The Warburgs: The Twentieth Century Odyssey of a Remarkable Family”, de Ron Chernow:

Paul Warburg était la seule personne aux Etats-Unis à comprendre comment fonctionnait une banque centrale. En 1912 et 1913, il dessina un plan de base pour la création du système bancaire de la Réserve Fédérale et il fit le brouillon de la loi sur la Fed, le Federal Reserve Act. En décembre 1913, le président Wilson signa la loi établissant la nouvelle banque centrale américaine. Si quelqu’un peut bien être appelé le père de la Fed, nota le New York Times, c’est bien Paul Warbug.

Le nouveau comité des gouverneurs de cette banque centrale, qui inclût pendant plusieurs années Paul Warburg lui-même, devint très lourd en appointés politiques dont la politique très laxiste du crédit fit le terrain de la grande dépression de 1929. L’effondrement économique des Etats-Unis dans les années 30 peut-être remonté à la gestion de la Réserve Fédérale par des taupes incompétentes ne rendant de comptes qu’à elles-mêmes.

Retour en Allemagne

Alors que Paul Warbug rendait l’Amérique bien plus sûre pour les financiers, son frère aîné Max, était occupé à Hambourg à aider à la construction financière de la nouvelle flotte marchande allemande via l’entreprise HAPAG.

Parce que la fortune de la famille Warbug était fondée sur le financement du commerce international, Max Warburg rechercha tout naturellement à encourager un tel commerce. Pour les mêmes raisons, les banquiers internationaux encouragèrent le retrait des barrières douanières et autres barrières commerciales.

Pourquoi disons-nous cela ? Pour dire que les États-Nations sont un concept très éthéré au mieux et que les leaders nationaux n’étant guère plus que des “acteurs de crise” ont toujours existé.

Au lieu de développer les outils pour que l’humanité se développe politiquement et culturellement, l’histoire a été retournée, avec toujours plus de religions et de superstitions primitives gagnant une main mise sur des populations grandissantes assurant maintenant un nouvel “âge sombre” dirigé par internet.

Conclusion

Il y a peu de question sur ce qui nous attend en magasin. Ceux qui prédisent une invasion extra-terrestre parle d’une humanité qui serait “élevée” dans des fermes prévues à cet effet par des envahisseurs de la planète Mars.. Mais n’avons-nous pas déjà été “cultivés” et “récoltés” dans une économie mondiale fondé sur de fausses monnaies, une dette débordante, un pathétique et inutile militarisme et une consommation gargantuesque d’énergie et de ressources qui n’a rien fait pour promouvoir la condition humaine ?…

Ceux qui blâment les “vaccins” comme tous les maux de l’humanité ne doivent pas bien regarder alentour ce qui se passe…

= = =

Lectures complémentaires :

La solution à la crise COVID19 fabriquée n’est pas médicale mais POLITIQUE (Résistance 71)

Fraude et crime COVID en bande organisée : résumé et perspective hors système (Résistance 71)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

jeuechecs_fondnoir

Le colonialisme vu du côté opprimé : critique indigène et mythe du progrès (David Graeber) ~ 1ère partie ~

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kandiaronk

La sagesse de Kondiaronk : La critique indigène, le mythe du progrès et la naissance de la gauche

David Graeber

2019

Source :
http://www.journaldumauss.net/?La-sagesse-de-Kandiaronk-la-critique-indigene-le-mythe-du-progres-et-la

1ère partie

2ème partie

L’anthropologue David Graeber travaille depuis sept années, avec l’archéologue David Wengrow, sur un ouvrage consacré à une histoire des inégalités. Un premier extrait de cet ouvrage a été publié sur internet en 2018 (https://www.eurozine.com/comment-changer-le-cours-de-lhistoire/). Cet extrait montrait que la narration habituelle selon laquelle l’inégalité des hommes était le prix à payer pour les sociétés développées et leur confort est un mensonge. En effet, dans une analyse de l’histoire de la très longue durée, sur environ 50,000 ans, David Graeber et David Wengrow [1] montrent qu’il existait aussi bien des petites sociétés de chasseurs-ceuilleurs inégalitaires que des grandes villes extrêmement égalitaires. De manière plus étonnante encore, il existait des sociétés qui pouvaient être égalitaires l’été et inégalitaire pendant l’hiver, ou inversement. Cet extrait avait été largement commenté dans les milieux intellectuels et notamment en France par Emmanuel Todd [2].

Ce second extrait du même ouvrage, encore inédit en français comme en anglais, traite de l’influence des sociétés amérindiennes sur les penseurs des Lumières en Occident. Il y apparaît que les textes fondateurs des Lumières et de la Révolution Française, et notamment le texte de Rousseau sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes, ont été fortement influencés par des livres qui relataient la critique des indiens d’Amérique vis-à-vis de la société occidentale. Parmi ces indiens d’Amérique, la personnalité de Kondiaronk ressort comme celle d’une sorte de Socrate amérindien, un brillant orateur qui a fasciné l’élite occidentale française et qui a perverti la jeunesse occidentale à mesure que ses critiques de la société occidentale et de la religion chrétienne se diffusaient au sein de la susdite société. Le texte montre que l’idéologie du progrès apparaît alors comme une réaction conservatrice contre la diffusion de ces idées afin de justifier les inégalités occidentales puisque selon cette idéologie, l’inégalité des hommes serait le prix à payer pour le progrès technique et le confort qu’il apporte. Nous commenterons cet extrait au sein du MAUSS prochainement et nous invitons les personnes intéressées à proposer leurs analyses afin de tenter d’ouvrir un débat convivial à la hauteur – vertigineuse – de ce texte.

Christophe Petit

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David Graeber, anthropologue anarchiste

Dans le dernier chapitre, nous avons décrit quelque chose de l’héritage de Jean-Jacques Rousseau – dont l’histoire sur les origines de l’inégalité sociale ne cesse d’être racontée en des variations infinies jusqu’à nos jours. Pourtant, comment cette histoire a-t-elle vu le jour ?

Les historiens des idées n’ont jamais vraiment abandonné la théorie de l’histoire du Grand Homme. Ils écrivent souvent comme si toutes les idées importantes d’une époque donnée pouvaient être rapportées à un individu hors du commun, que ce soit Platon, ou Confucius, Adam Smith ou Karl Marx, plutôt que de considérer leurs écrits comme des interventions particulièrement brillantes sur des sujets déjà largement débattus dans des tavernes ou des soirées ou des jardins publics, ou n’importe quel autre lieu. Comme si William Shakespeare avait en quelque sorte inventé la langue anglaise. En fait, bon nombre des tournures de phrases les plus brillantes de Shakespeare se sont avérées être des expressions courantes de l’époque. N’importe quel Anglais ou Anglaise élisabéthain aurait pu probablement les lancer dans une conversation informelle. Et si ces auteurs restent aussi obscurs que ceux de blagues de mauvais goût, sans Shakespeare, ces expressions auraient probablement disparu depuis longtemps et auraient été oubliées.

Tout cela a été tout à fait vrai pour Rousseau. Les historiens des idées écrivent parfois comme si Rousseau avait personnellement lancé le débat sur les inégalités sociales avec son essai. En fait, Rousseau l’a écrit pour se soumettre à un concours de rédaction sur le sujet.

En mars 1754, l’Académie Dijonnaise des Arts et Sciences avait annoncé un concours national d’essais sur la question ’Quelle est l’origine de l’inégalité entre les hommes, et est-elle autorisée par la loi naturelle ? Ce que nous aimerions faire dans ce chapitre, c’est de nous poser la question suivante : pourquoi un groupe d’universitaires de l’Ancien Régime organisant un concours national de dissertation aurait-il jugé que c’était une question appropriée en tout premier lieu ? La façon dont la question est posée suppose, après tout, que l’inégalité sociale a une origine, c’est-à-dire qu’il va de soi qu’il fût un temps où les êtres humains étaient égaux, puis que quelque chose est arrivé pour changer cette situation, ce qui est en fait une chose assez surprenante à penser pour les gens vivant sous la monarchie absolue de Louis XV. Après tout, ce n’est pas comme si quelqu’un en France à l’époque avait une expérience personnelle de la vie en société d’égal à égal. C’était une culture dans laquelle presque tous les aspects de l’interaction humaine, qu’il s’agisse de manger, de boire, de travailler, de socialiser, étaient marqués par des ordres hiérarchiques élaborés et des rituels de respect social. Les auteurs des essais étaient des hommes qui avaient passé leur vie à faire soigner tous leurs besoins par des serviteurs, ils vivaient du patronage des ducs et des archevêques, ils entraient rarement dans un bâtiment sans connaître l’ordre précis de l’importance de chacun. Rousseau lui-même, un jeune philosophe ambitieux, était à l’époque engagé dans un projet élaboré qui consistait à essayer d’exercer son influence à la cour. Son expérience qui se rapprochait le plus de l’égalité sociale, c’était quelqu’un qui distribuait des parts égales de gâteau lors d’un souper. Pourtant, à l’époque, tout le monde s’entendait pour dire que cette situation n’était pas naturelle, qu’il n’en avait pas toujours été ainsi.

Si nous voulons comprendre pourquoi c’était le cas, nous devons nous pencher non seulement sur la France, mais aussi sur la place de la France dans un monde beaucoup plus vaste. La fascination pour la question de l’inégalité sociale est relativement nouvelle, et elle a tout à voir avec le choc et la confusion qui ont suivi l’intégration soudaine de l’Europe dans une économie mondiale dont elle avait longtemps été un acteur très mineur. Au Moyen Âge, la plupart des gens dans d’autres parties du monde qui savaient quoi que ce soit sur l’Europe du Nord la considéraient comme une réserve obscure et peu invitante remplie de fanatiques religieux qui, à part des attaques occasionnelles contre leurs voisins (’les croisades’) étaient largement sans rapport avec le commerce mondial et la politique mondiale. Les intellectuels européens de l’époque ne faisaient que redécouvrir Aristote et le monde antique et n’avaient que très peu d’idée de ce à quoi les gens pensaient et se disputaient ailleurs. Tout cela a bien sûr changé lorsque les flottes portugaises ont commencé à contourner l’Afrique et ont fait irruption dans l’océan Indien, et surtout, avec la conquête espagnole des Amériques. Soudain, quelques-uns des royaumes européens les plus puissants se sont retrouvés aux commandes de vastes étendues du globe, et les intellectuels européens se sont retrouvés en communication directe non seulement avec les anciennes civilisations de la Chine et de l’Inde, mais exposés à une pléthore d’idées sociales, scientifiques et politiques non imaginées jusque-là. Le résultat final de ce flot d’idées nouvelles a été connu sous le nom des Lumières.

Bien sûr, ce n’est pas non plus la façon dont les historiens des idées racontent généralement l’histoire. Non seulement on nous enseigne à penser l’histoire des idées comme étant largement le fait de ’grands penseurs’ individuels écrivant de grands livres ou pensant de grandes pensées, mais on suppose que ces grands penseurs le font presque exclusivement en référence les uns aux autres. Par conséquent, même dans les cas où les penseurs des Lumières eux-mêmes insistaient ouvertement sur le fait qu’ils obtenaient leurs idées de sources étrangères – comme par exemple, le philosophe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz. a fait lorsqu’il a exhorté ses compatriotes à adopter des modèles chinois d’art politique – il y a une étrange tendance à insister sur le fait qu’ils n’étaient pas vraiment sérieux, ou encore, que lorsqu’ils disaient embrasser des idées chinoises, persanes ou indigènes américaines, ce n’étaient pas vraiment des idées chinoises, persanes ou indigènes américaines mais des idées qu’eux-mêmes avaient créées et simplement attribuées aux autres exotiques étrangers.

C’est une hypothèse remarquablement arrogante, comme si la ’pensée occidentale’ (comme on l’appellera plus tard) était un ensemble d’idées si puissant et si monolithique que personne d’autre ne pourrait y exercer une influence significative. C’est aussi assez manifestement faux. Prenons le cas de Leibniz mentionné ci-dessus. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, les gouvernements européens en sont venus progressivement à adopter l’idée que chaque gouvernement devait présider correctement une population de langue et de culture largement uniforme, présidée par un fonctionnaire bureaucratique formé aux arts libéraux qui avait réussi les concours. Il peut paraître surprenant qu’ils l’aient fait, car rien de tel n’avait existé à une époque antérieure de l’histoire européenne. Pourtant, c’était presque exactement le système qui existait depuis des siècles en Chine. Devons-nous vraiment insister sur le fait que la défense des modèles chinois d’art politique par Leibniz et ses alliés et partisans n’a rien à voir avec le fait que les Européens ont, en fait, adopté quelque chose qui ressemble beaucoup aux modèles chinois d’art politique ? Ce qui est vraiment inhabituel dans cette affaire, c’est que Leibniz était si honnête au sujet de ses influences intellectuelles ; dans la plupart des pays d’Europe, les autorités de l’Église détenaient encore beaucoup de pouvoir et quiconque soutenait que les voies non chrétiennes étaient supérieures pourrait être accusé d’athéisme, qui était potentiellement un crime capital. [3]

C’est à peu près la même chose avec la question de l’inégalité. Si nous ne nous demandons pas ’ quelles sont les origines de l’inégalité sociale ’, mais ’ quelles sont les origines de la question de l’origine de l’inégalité sociale ’ – comment en serait-il venu à penser qu’en 1754, l’Académie de Dijon trouvait cette question appropriée – nous sommes immédiatement confrontés à une longue histoire de débats entre Européens sur la nature des sociétés éloignées : dans ce cas, particulièrement les sociétés des forêts de l’est d’Amérique du Nord. De plus, beaucoup de ces conversations font référence à des arguments que les Européens avaient eus avec les Amérindiens eux-mêmes, au sujet de la nature de la liberté, de l’égalité ou même de la rationalité et de la religion révélée – en fait, la plupart des thèmes qui allaient devenir centraux dans la pensée politique du siècle des Lumières. De nombreux penseurs influents du siècle des Lumières ont en effet affirmé que certaines de leurs idées sur le sujet provenaient directement de sources amérindiennes – même si, comme on pouvait s’y attendre, les historiens des idées insistent sur le fait que cela ne peut pas vraiment être le cas. On suppose que les peuples autochtones ont vécu dans un univers complètement différent, qu’ils ont même habité une réalité différente. Tout ce que les Européens disent d’eux, selon la logique, doit donc être de simples projections de jeux d’ombres, des fantasmes ’nobles et sauvages’ tirés de la tradition européenne elle-même. [4] Il s’agit généralement d’une critique de l’arrogance occidentale (’comment pouvez-vous suggérer que les impérialistes génocidaires étaient réellement à l’écoute de ceux dont ils étaient en train d’éradiquer les sociétés ? ’), mais cette critique, pourrait-elle être tout aussi bien considérée comme une forme d’arrogance occidentale en soi ? Il est incontestable que les commerçants, les missionnaires et les colons européens ont, en fait, engagé des conversations prolongées avec les gens qu’ils ont rencontrés dans ce qu’ils ont appelé le Nouveau Monde, et ont souvent vécu parmi eux pendant de longues périodes, même s’ils ont également participé à leur destruction. Nous savons que nombre de ceux qui vivent en Europe et qui en sont venus à adhérer à des principes de liberté et d’égalité qui n’existaient à peine dans leur pays que quelques générations auparavant ont affirmé que les récits de ces rencontres avaient une profonde influence sur leur pensée. Nier simplement qu’il est possible qu’ils aient eu raison, c’est, en fait, insister sur le fait que les peuples autochtones ne peuvent pas avoir d’impact réel sur l’histoire. C’est une forme d’infantilisation des non-occidentaux que ces auteurs prétendent critiquer.

Ces dernières années, un nombre croissant d’universitaires, la plupart d’origine autochtone, ont remis en question ces hypothèses. [5] Ici, nous suivons leurs traces. Essentiellement, nous allons relater l’histoire en supposant que toutes les parties prenantes à la conversation étaient des adultes et qu’ils s’écoutaient, au moins à l’occasion. Si nous faisons cela, même les histoires prennent soudainement un air très différent. En fait, les Amérindiens, confrontés à des étrangers étranges et inconnus, ont progressivement développé leur propre critique, étonnamment cohérente, des institutions européennes, et ces critiques ont été prises très au sérieux en Europe. Elles ont été prises tellement au sérieux, en fait, que l’histoire du progrès ambivalent de la civilisation que nous avons résumée dans le dernier chapitre a dû être inventée, en grande partie, pour neutraliser la menace que représentait la critique autochtone.

C’est d’ailleurs précisément la raison pour laquelle l’Académie de Dijon se posait la question, mais ici, bien sûr, nous anticipons.

Huron

Alors, comment les Européens en sont-ils venus à s’interroger sur les origines des inégalités sociales ?

La première chose à souligner, c’est que ce problème n’est pas un problème qui aurait eu un sens pour quiconque au Moyen Âge. Les rangs et les hiérarchies étaient supposés exister depuis le tout début. Même dans le jardin d’Éden, comme l’a observé saint Thomas d’Aquin, Adam dépassait clairement Ève. L’’ égalité sociale ’ – et donc, c’est le contraire, l’inégalité – n’existait tout simplement pas en tant que concept. Une étude récente de la littérature médiévale par deux chercheurs italiens [6] n’a trouvé aucune preuve que les termes latins aequalitas ou inaequalitas, ou leurs équivalents anglais, français, espagnol, allemand ou italien, étaient utilisés pour décrire les relations sociales avant l’époque de Colomb. On ne peut donc même pas dire que les penseurs médiévaux aient rejeté la notion d’égalité sociale : l’idée qu’elle puisse exister ne leur est jamais venue à l’esprit.

Les auteurs observent que les termes ’égalité’ et ’inégalité’ n’ont commencé à devenir monnaie courante qu’au début du XVIIe siècle, sous l’influence de la théorie du droit naturel. La théorie de la loi naturelle, à son tour, a surgi en grande partie au cours des débats sur les implications morales et juridiques de la découverte européenne du Nouveau Monde. [7]

Il est important de se rappeler que des aventuriers espagnols comme Cortes et Pizarro ont mené leurs conquêtes en grande partie sans l’autorisation des autorités supérieures ; par la suite, il y a eu d’intenses débats chez nous pour savoir si une telle agression sans fard contre des personnes qui, après tout, ne représentaient aucune menace pour les Européens, pouvait vraiment se justifier. [8] Le principal problème était que, contrairement aux non-chrétiens de l’Ancien Monde, dont on pouvait supposer qu’ils avaient eu l’occasion d’apprendre les enseignements de Jésus et donc de les rejeter activement, il était assez évident que les habitants du Nouveau Monde n’avaient jamais été exposés aux idées des chrétiens. Ils ne peuvent donc pas être considérés comme des infidèles. Les conquistadors ont généralement mis au point cette question en lisant une déclaration en latin appelant les Indiens à se convertir avant de les attaquer ; les juristes des universités comme Salamanque en Espagne n’ont pas été impressionnés par cet argument. En même temps, les tentatives visant à considérer les habitants des Amériques comme si totalement étrangers qu’ils se trouvaient hors des frontières de l’humanité, et pouvaient donc être traités littéralement comme des animaux, n’ont pas non plus eu beaucoup de succès. Même les cannibales, ont noté les juristes, avaient des gouvernements, des sociétés et des lois, et étaient capables de construire des arguments pour défendre la justice de leurs arrangements sociaux ; donc, ils étaient clairement des humains, investis par Dieu de pouvoirs de raison.

La question était alors de savoir de quels droits les êtres humains disposent simplement à force d’être humains, c’est-à-dire de quels droits on pourrait dire qu’ils disposent ’naturellement’, même s’ils existaient dans un ’état de nature’, innocent des enseignements de la philosophie écrite et de la religion révélée et sans lois codifiées ? La question a fait l’objet de vifs débats. Il n’est pas nécessaire de s’attarder ici sur les formules exactes qu’ils ont trouvées (il suffit de dire qu’ils ont permis aux Américains d’avoir des droits naturels, mais qu’ils ont fini par justifier leur conquête, à condition que leur traitement ultérieur ne soit pas trop violent ou oppressif) : l’important dans ce contexte est qu’ils aient ouvert une porte conceptuelle. Elle a permis à des écrivains comme Thomas Hobbes, Hugo Grotius ou John Locke de passer outre les récits bibliques que tout le monde avait l’habitude d’utiliser comme point de départ et de commencer par des expériences de pensée similaires : comment les humains auraient-ils pu être dans un état de nature, quand ils avaient seulement leur humanité  ?

Dans tous les cas, ces auteurs ont tiré leurs exemples de cet état de la nature de ce qu’ils supposaient être les sociétés les plus simples de l’hémisphère occidental et ont donc conclu que, pour le meilleur ou pour le pire (Hobbes, par exemple, l’a certainement trouvé pire), l’état original de l’humanité était celui de liberté et d’égalité.

Il est important de s’arrêter ici un instant et d’examiner pourquoi ils l’ont fait parce que ce n’était pas du tout une conclusion évidente ou inévitable.

Tout d’abord, le fait qu’ils se soient fixés sur des sociétés apparemment simples comme exemples d’époques primordiales, des sociétés comme les Algonquins des forêts orientales de l’Amérique du Nord, ou les Caraïbes, ou les Amazoniens, plutôt que sur des civilisations urbaines comme les Aztèques, les Mayas ou les Incas, bien que cela nous semble évident, n’aurait pas semblé évident à ce moment-là. Les auteurs de la Renaissance, confrontés à une population d’habitants de la forêt sans roi et n’employant que des outils de pierre, n’avaient guère de chances de les considérer comme primordiaux. La plupart des penseurs de la Renaissance auraient conclu qu’ils regardaient les vestiges tombés au champ d’honneur d’une civilisation ancienne, ou des réfugiés qui, au cours de leurs errances, avaient oublié les arts de la métallurgie et la gouvernance civile. Une telle conclusion aurait eu un sens commun évident pour les gens qui supposaient que toutes les connaissances vraiment importantes avaient été révélées par Dieu au début des temps, que les villes existaient déjà avant le Déluge, et que leur propre vie intellectuelle était essentiellement considérée comme une tentative de récupérer la sagesse perdue des Grecs et des Romains. L’histoire n’est pas une histoire de progrès. Il s’agissait en grande partie d’une série de catastrophes.

Introduire le concept d’état de nature n’a pas vraiment tout changé, du moins immédiatement, mais cela a permis aux philosophes politiques d’imaginer les gens dépourvus des attributs de la civilisation non comme des sauvages dégénérés, mais comme une sorte d’humanité à l’état brut. Cela leur a permis de poser une foule de questions nouvelles et sans précédent sur ce que cela signifiait d’être humain. Quelles formes sociales existeraient encore, même parmi les personnes qui n’avaient pas de forme reconnaissable de loi ou de gouvernement ? Le mariage existerait-il ? Quelles formes pourrait-elle prendre ? L’Homme naturel aurait-il tendance à être naturellement grégaire, ou les gens auraient-ils tendance à s’éviter les uns les autres ? La religion naturelle existait-elle ?

Mais pourquoi se sont-ils fixés sur l’idée de liberté primordiale, ou, surtout, d’égalité ? Cela semble d’autant plus étrange que l’égalité sociale n’avait pas été considérée comme une possibilité par les intellectuels médiévaux.

Tout d’abord, une précision s’impose. Alors que les intellectuels médiévaux avaient du mal à imaginer des relations sociales égales, les paysans médiévaux semblent avoir eu beaucoup plus de facilité à le faire. Il y a toujours eu un certain égalitarisme populaire brutal et prêt à l’emploi, qui s’est particulièrement manifesté lors de fêtes populaires comme le Carnaval, le 1er mai ou les fêtes de Noël, qui ont souvent révélé l’idée d’un ’monde à l’envers’, où tous les pouvoirs et autorités étaient renversés ou bafoués. Souvent, les célébrations étaient présentées comme un retour à un âge primordial de l’égalité : l’âge de Chronos, ou Saturne, ou le pays de Cocagne. Parfois aussi, ces idéaux ont été invoqués lors de révoltes populaires.

Certes, il n’est jamais tout à fait clair à quel point de tels idéaux égalitaires sont vraiment autonomes, ou un simple effet secondaire des arrangements sociaux hiérarchiques qui existaient pendant les temps ordinaires. Notre idée que tout le monde est égal devant la Loi, par exemple, remonte à l’origine à l’idée que tout le monde est égal devant le Roi, ou l’Empereur : puisque si un homme est investi d’un pouvoir absolu, alors évidemment, tous les autres sont égaux en comparaison. Le christianisme primitif a également insisté sur le fait que tous les croyants étaient (dans un sens ultime) égaux par rapport à Dieu, qu’ils appelaient ’Le Seigneur’. Comme cet exemple l’illustre, le pouvoir primordial par rapport auquel les mortels ordinaires sont tous, de facto, égaux, n’a pas besoin d’être lui-même un véritable être humain de chair et de sang ; par conséquent, l’un des points essentiels de la création d’un roi de carnaval ou d’une reine de mai est qu’ils existent afin d’être détrônés. [9] Comme nous le verrons, ce genre de création d’une autorité fictive est très important dans l’histoire.

Comme les spéculations sur les ordres égalitaires heureux d’il y a longtemps apparaissent également dans la littérature classique, même les Européens instruits étaient familiers avec ce concept. Mais tout cela pour dire qu’un état d’égalité n’était pas inconcevable pour eux. Cela n’explique nullement pourquoi ils supposaient presque universellement que des êtres humains innocents de civilisation existeraient dans un tel état. [10] Il faut ici revenir à l’argument qui a été déployé pour établir les habitants des Amériques comme compatriotes humains au départ : le fait que, aussi exotiques ou même pervers que puissent paraître leurs coutumes, ils étaient capables de construire des raisonnements logiques pour leur défense.

Ce que nous suggérons alors, c’est que les intellectuels américains-et ici et dans ce qui suit, nous utilisons le terme ’américain’ comme il l’était à l’époque, pour désigner les habitants autochtones de l’hémisphère occidental, et ’intellectuel’ comme toute personne ayant l’habitude de discuter d’idées abstraites-, ont en fait joué un rôle dans ce processus. Il est très étrange que cela soit considéré comme une idée particulièrement radicale, mais dans la littérature scientifique, c’est une véritable hérésie.

Personne ne nie que de nombreux explorateurs, missionnaires, commerçants, colons et autres résidents européens sur les côtes américaines ont passé des années à apprendre des langues autochtones et à perfectionner leurs compétences en conversation avec des locuteurs natifs, tout comme les autochtones américains ont appris l’espagnol, l’anglais ou le français. Nous ne pensons pas non plus qu’une personne qui a déjà appris une langue vraiment étrangère nie que cela exige beaucoup de travail conceptuel, essayant de saisir des concepts inconnus. Nous savons que les missionnaires menaient généralement de longs débats philosophiques dans le cadre de leurs fonctions professionnelles ; beaucoup d’autres, des deux côtés, se disputaient soit par simple curiosité, soit parce qu’ils avaient des raisons pratiques immédiates de comprendre le point de vue de l’autre. Enfin, personne ne nie que la littérature de voyage et les relations missionnaires, qui contenaient souvent des résumés ou même des extraits de ces échanges, étaient des genres littéraires populaires suivis avec avidité par des Européens instruits : tout ménage de classe moyenne à Amsterdam ou à Grenoble au XVIIIe siècle aurait probablement eu sur ses tablettes au moins un exemplaire des Relations jésuites de la Nouvelle-France et un ou deux témoignages écrits par des voyageurs vers des pays éloignés. De tels livres étaient appréciés en grande partie parce qu’ils contenaient des idées surprenantes et sans précédent.

Les historiens des idées du courant dominant sont conscients de tout cela, mais l’écrasante majorité conclut néanmoins que même lorsque les auteurs européens disent explicitement qu’ils empruntent des idées, des concepts et des arguments aux penseurs autochtones, on ne devrait pas les prendre au sérieux. Tout cela n’est qu’un malentendu, une fabrication ou, au mieux, une projection naïve d’idées européennes préexistantes. Les intellectuels américains, lorsqu’ils apparaissent dans les récits européens, sont supposés n’être que de simples représentants d’un archétype occidental préexistant du ’ noble sauvage ’, une marionnette utilisée pour fournir un alibi plausible à un auteur qui pourrait autrement avoir des difficultés à présenter ce qui était considéré subversif (le déisme, par exemple, le matérialisme raisonnable, ou des vues non traditionnelles sur le mariage). Certes, si l’on rencontre un argument attribué à un sauvage dans un texte européen qui ressemble un tant soit peu à ce que l’on trouve dans Cicéron, ou Érasme, il faut supposer qu’aucun sauvage n’aurait pu vraiment le dire – ou même que la conversation en question n’a jamais vraiment eu lieu du tout. [11]

DGDW

Cette habitude de pensée est tout au moins très commode pour les étudiants en littérature occidentale, eux-mêmes formés à Cicéron et à Érasme, qui pourraient autrement être contraints d’essayer d’apprendre quelque chose sur ce que les peuples indigènes pensent réellement du monde et, surtout, de ce qu’ils font des Européens. Nous irons dans la direction opposée. Nous examinerons les premiers récits de missionnaires et de voyageurs de la Nouvelle-France – le Québec d’aujourd’hui -, car c’est avec ces récits que Rousseau lui-même était le plus familier, pour se faire une idée de ce que ses habitants autochtones pensaient de la société française et comment ils en sont venus à penser différemment à leur propre société en conséquence. Nous dirons que les Amérindiens ont en effet développé une vision très critique des institutions de leurs envahisseurs, qui s’est d’abord concentrée sur leur manque de liberté, puis, plus tard, sur l’inégalité, à mesure qu’ils se familiarisaient avec les arrangements sociaux européens. L’une des raisons pour lesquelles la littérature de missionnaire et de voyage est devenue si populaire en Europe est précisément parce qu’elle a exposé ses lecteurs à ce genre de critiques, en plus de leur donner un sentiment de possibilité sociale, la connaissance que les voies familières n’étaient pas les seules voies, puisque des sociétés existaient qui faisaient les choses très différentes. Enfin, nous dirons qu’il y a peut-être une raison pour laquelle tant de penseurs des Lumières ont insisté sur le fait que leurs idéaux de liberté individuelle et d’égalité politique étaient inspirés par des sources et des exemples amérindiens. C’est peut-être parce qu’ils l’étaient vraiment.

L’’Âge de la raison’ était un âge de débat. Le siècle des Lumières était enraciné dans la conversation ; il se déroulait en grande partie dans les cafés et les salons. Beaucoup de textes classiques des Lumières prirent littéralement la forme de dialogues, la plupart cultivés dans un style facile, transparent, conversationnel et clairement inspiré du salon. (Ce sont les Allemands, à l’époque, qui avaient tendance à écrire dans le style obscur pour lequel les intellectuels français sont devenus célèbres depuis). Le recours à la ’raison’ était avant tout un style d’argumentation. Les idéaux de la Révolution française, Liberté, Égalité et Fraternité, ont pris la forme qu’ils avaient prise au cours d’une longue série de débats et de conversations. Tout ce que nous suggérons ici, c’est que ces conversations se sont étendues plus loin que nous ne l’avions supposé.

Huronie, Algonkie : le communisme au service de la liberté

Alors : qu’est-ce que les habitants de la Nouvelle-France ont fait des Européens qui ont commencé à arriver sur leurs rives au XVIe siècle ?

À cette époque, la région connue sous le nom de Nouvelle-France était principalement habitée par des Montagnais-Neskapis, des Algonquins et des Iroquoiens. Ceux qui se trouvaient plus près de la côte étaient en grande partie des fourragers semi-nomades, bien que certains pratiquaient aussi l’agriculture ; les Wendats (’ Hurons ’ [12]), concentrés dans les principales vallées fluviales plus à l’intérieur, cultivaient le maïs, la courge et les haricots autour des villes fortifiées. Il est intéressant de noter que les premiers observateurs français attachaient peu d’importance à ces distinctions économiques, d’autant plus que, dans les deux cas, la recherche de nourriture ou l’agriculture étaient essentiellement le fait des femmes ; les hommes, ont-ils noté, étaient principalement occupés à la chasse et, parfois, à la guerre, ce qui signifiait qu’ils pouvaient être considérés dans un sens comme des aristocrates naturels.

L’idée du ’noble sauvage’ remonte à de telles estimations – il ne s’agissait pas, à l’origine, de noblesse de caractère, mais simplement du fait que les Indiens s’occupaient eux-mêmes de la chasse et du combat, qui, chez eux, étaient en grande partie l’affaire des ducs et comtes. Les appréciations françaises sur le caractère des ’sauvages’ tendent à être très mitigées. L’évaluation indigène du caractère français était nettement moindre. Le père Pierre Biard, par exemple, était un ancien professeur de théologie affecté en 1608 à l’évangélisation des Mi’kmaq algonquophones de la Nouvelle-Écosse, qui vivaient depuis quelque temps près d’un fort français. Biard n’avait pas beaucoup d’estime pour les Mi’kmaq, mais il a déclaré que ce sentiment était réciproque :

Ils se considèrent mieux que les Français : ’Car, disent-ils, vous êtes toujours en train de vous battre et de vous disputer entre vous, nous vivons en paix. Vous êtes envieux et vous vous calomniez sans cesse ; vous êtes des voleurs et des trompeurs ; vous êtes cupides, et vous n’êtes ni généreux ni bons ; quant à nous, si nous avons un morceau de pain, nous le partageons avec notre prochain.’ Ils disent cela et aiment les choses continuellement. [13]

Plus scandaleux encore, selon Biard, les Mi’kmaqs affirmaient constamment qu’ils étaient par conséquent plus riches que les Français.

Vingt ans plus tard, le frère Gabriel Sagard, frère de Récollection, écrivit des choses similaires sur les Wendats. Sagard était d’abord très critique à l’égard de la vie des Wendats, qu’il qualifiait de péché en soi (il était obsédé par l’idée que les femmes wendates avaient toutes l’intention de le séduire), mais à la fin de son séjour, il avait conclu que leurs arrangements sociaux étaient à bien des égards supérieurs à ceux de son pays. Ici, il faisait clairement écho à l’opinion des Wendats :

Ils n’ont pas de procès et se donnent peu de peine pour acquérir les biens de cette vie, pour laquelle nous, chrétiens, nous nous tourmentons tant, et pour notre avidité excessive et insatiable à les acquérir, nous sommes justement et avec raison reprochés par leur vie tranquille et leurs dispositions tranquilles. [14]

Tout comme les Mi’kmaqs de Biard, les Wendats étaient particulièrement offensés par le manque de générosité des Français les uns envers les autres :

Ils se font l’écho de l’hospitalité et s’entraident pour que les nécessités de tous soient satisfaites sans qu’il y ait de mendiants indigents dans leurs villes et villages ; et ils considéraient que c’était une très mauvaise chose quand ils entendaient dire qu’il y avait en France un grand nombre de ces mendiants dans le besoin, et pensaient que cela était par manque de charité en nous, et nous blâment sévèrement pour cela. [15]

Wendat jette un regard tout aussi critique sur les habitudes de conversation des Français. Sagard a été surpris et impressionné par l’éloquence et la capacité de raisonnement de ses hôtes, des compétences affinées par des discussions quasi quotidiennes sur les affaires communes ; ses hôtes, en revanche, lorsqu’ils ont pu voir un groupe de Français réunis, ont souvent remarqué la façon dont ils semblaient constamment se bousculer les uns les autres et s’entretuer dans la conversation, utilisant des arguments faibles, et surtout (le sous-texte semblait être), ne se montrant pas très intelligents. Ceux qui essayaient de s’emparer de la scène, refusant aux autres les moyens de présenter leurs arguments, agissaient à peu près de la même manière que ceux qui s’emparaient des moyens matériels de subsistance et refusaient de les partager ; on a l’impression que les Américains considéraient les Français comme vivant dans une sorte de guerre hobbésienne de tous contre tous. [16]

Le récit de Sagard sur son séjour parmi les Wendats est devenu la base d’un livre largement lu chez lui ; Locke et Voltaire l’ont cité comme l’une de leurs principales sources pour leur description des sociétés américaines. Les Relations jésuites, parues entre 1633 et 1673, et qui ont également été largement lues et débattues en Europe, comportent de nombreuses remontrances similaires. Dans les 71 volumes des Relations jésuites, par exemple, les mots « égal’ ou ’égalité’ apparaissent à peine [17]- et dans ces rares cas, c’est presque toujours en référence à ’l’égalité des sexes’ (que les jésuites ont trouvé particulièrement scandaleuse). Cela semble être le cas si les jésuites en question se disputaient avec les Wendats, qui ne semblaient peut-être pas tout à fait égalitaires sur le plan anthropologique, puisqu’ils avaient des fonctions politiques officielles et une strate de prisonniers de guerre que les jésuites, du moins, appelaient ’esclaves’, ou les Mi’kmaq ou les Montagnais-Neskapi, qui étaient organisés en bandes de chasseurs-cueilleurs que les anthropologues ultérieurs considéreraient égalitaires. Au lieu de cela, nous entendons les Américains se plaindre de la compétitivité et de l’égoïsme des Français, et plus encore, peut-être, de leur hostilité à la liberté.

Le fait que les Amérindiens vivent dans une société généralement libre, ce qui n’était pas le cas des Européens, n’a jamais vraiment fait l’objet d’un débat – les deux parties ont convenu que c’était le cas. Ils ne s’entendaient pas sur la question de savoir si la liberté individuelle était souhaitable. C’est un domaine où les premiers récits de missionnaires ou de voyageurs des Amériques posent souvent un véritable défi conceptuel. La plupart des lecteurs contemporains ont l’habitude de tenir pour acquis que les observateurs ’occidentaux’, même ceux du XVIIe siècle, ne sont qu’une version antérieure de nous-mêmes, contrairement aux indigènes américains qui représentent un Autre essentiellement étranger, peut-être méconnaissable. En fait, à bien des égards, les auteurs de ces textes ne nous ressemblaient en rien et, du moins en ce qui concerne les questions de liberté personnelle, d’égalité des hommes et des femmes, de mœurs sexuelles ou de souveraineté populaire – ou même de théorie de la psychologie profonde [18]- les attitudes autochtones américaines sont susceptibles d’être beaucoup plus près de celles du lecteur.

La liberté individuelle est un exemple particulièrement frappant parce qu’aujourd’hui, il est presque impossible pour quiconque vit dans une démocratie libérale de dire qu’il est contre la liberté, du moins dans l’abstrait (dans la pratique, bien sûr, nos idées sont généralement beaucoup plus nuancées). C’est l’un des héritages durables du siècle des Lumières, des révolutions américaine et française. La liberté est intrinsèquement bonne. Les jésuites du XVIIe siècle ne partageaient certainement pas cette hypothèse. Ils avaient tendance à considérer la liberté individuelle comme animaliste. En 1642, le missionnaire jésuite Le Jeune parle des Montagnais-Neskapi :

« Ils s’imaginent qu’ils doivent, de par leur droit de naissance, jouir de la liberté des ânons sauvages, sans rendre hommage à qui que ce soit, sauf quand bon leur semble. Ils m’ont reproché cent fois que nous avons peur de nos capitaines, pendant qu’ils rient et se moquent des leurs. Toute l’autorité de leur chef est dans la fin de sa langue ; car il est puissant dans la mesure où il est éloquent ; et, même s’il se tue à parler et à haranguer, on ne lui obéira que s’il plaît aux sauvages. » [19]

De l’avis des Montagnais-Neskapi, en revanche, les Français n’étaient guère mieux que des esclaves, vivant dans la peur constante de se mettre en difficulté avec leurs supérieurs. De telles critiques apparaissent régulièrement dans les récits des jésuites, non seulement de la part de ceux qui vivaient dans des bandes nomades, mais aussi de citadins comme les Wendat. De plus, les missionnaires étaient prêts à admettre que ce n’était pas que de la rhétorique. Même les hommes d’État wendats ne pouvaient forcer personne à faire ce qu’ils ne voulaient pas faire. Comme le père Lallemant l’a noté en 1644 :

Je ne crois pas qu’il y ait des gens sur terre plus libres qu’eux, et moins capables de permettre l’assujettissement de leur volonté à quelque pouvoir que ce soit, au point que les Pères ici présents n’ont aucun contrôle sur leurs enfants, ni sur leurs sujets, ni sur les capitaines, ni sur les lois du pays, sauf dans la mesure où chacun est disposé à se soumettre à eux. Il n’y a pas de punition infligée au coupable, et aucun criminel qui n’est pas sûr que sa vie et ses biens ne sont pas en danger…. [20]

Ce récit mérite d’être longuement cité, parce qu’il donne une idée du défi politique que devait représenter, pour le public européen de l’époque, une partie du matériel que l’on trouvait dans les Relations jésuites, et pourquoi tant de gens le trouvaient si fascinant. Après avoir expliqué à quel point il était scandaleux que même les meurtriers s’en tirent indemnes, le bon père a admis que, simplement considéré comme un moyen de maintenir la paix, le système judiciaire wendat n’était pas inefficace. En fait, ça a étonnamment bien marché. Plutôt que de punir les coupables, les Wendats ont insisté pour que l’ensemble de la lignée ou du clan du coupable paie une compensation. C’est pourquoi il était de la responsabilité de chacun de garder ses semblables sous contrôle :

Ce ne sont pas les coupables qui sont punis. C’est le public qui doit faire amende honorable pour les offenses des individus ; afin que, si un Huron a tué un Algonquin ou un autre Huron, tout le pays se rassemble ; et ils s’entendent sur le nombre de cadeaux à donner à la tribu ou aux parents de celui qui a été tué, pour suspendre la revanche qu’ils pourraient prendre. Les capitaines exhortent leurs sujets à fournir ce qui est nécessaire ; personne n’y est contraint, mais ceux qui le veulent apportent publiquement ce qu’ils veulent apporter ; il semble qu’ils se soient disputés les uns les autres en fonction de leurs richesses, et que le désir de gloire et de sollicitude pour le bien public les pousse à faire de même. Or, bien que cette forme de justice restreigne tous ces peuples, et semble plus efficacement réprimer les troubles que le châtiment personnel des criminels en France, il s’agit néanmoins d’une procédure très légère, qui laisse les individus dans un tel esprit de liberté qu’ils ne se soumettent à aucune loi et ne suivent aucune autre impulsion que celle de leur propre volonté. [21]

Rodrigo_Gutiérrez_-_The_Tlaxcalan_Senate

Il y a un certain nombre de choses dignes de mention dans ce passage. L’une d’entre elles est qu’il est clair que certaines personnes étaient effectivement considérées comme riches. La société wendat n’était pas ’économiquement égalitaire’ dans ce sens. Cependant, il y avait une différence entre ce que nous considérions comme des ressources économiques, comme la terre, qui appartenait à des familles, qui était exploitée par des femmes et dont les produits étaient en grande partie gérés par des collectifs de femmes, et le genre de ’ richesse ’ dont il est question ici, comme le wampum, qui existait essentiellement à des fins politiques. Les riches Wendats accumulaient des objets précieux pour pouvoir les donner lors d’occasions dramatiques comme celle-ci. Ni dans le cas des terres et des produits agricoles, ni dans celui des wampums et autres objets de valeur similaires, il n’y avait aucun moyen de transformer l’accès aux ressources matérielles en pouvoir – ou du moins, le pouvoir de faire travailler les autres pour vous ou de les contraindre à faire ce qu’ils ne veulent pas faire. Au mieux, l’accumulation et la distribution adroite des richesses pourraient rendre un homme plus susceptible d’accéder à une fonction politique (devenir ’chef’ ou ’capitaine’ – les sources françaises ont tendance à utiliser ces termes sans discernement pour désigner les chefs de la lignée wendat, les orateurs qui transmettent les décisions collectives et les chefs de guerre temporaires) -, mais comme les Jésuites l’ont constamment souligné, le seul fait de remplir une fonction politique ne donne à personne le droit de donner des ordres. Ou, pour être tout à fait exact, un titulaire de bureau peut donner tous les ordres qu’il veut, mais personne n’a l’obligation particulière de les suivre.

Pour les Jésuites, bien sûr, tout cela était scandaleux. En fait, leur attitude à l’égard des idéaux autochtones de liberté est exactement le contraire de l’attitude que la plupart des Français, ou des Canadiens, ont tendance à avoir aujourd’hui. Comme nous l’avons observé, presque tous ceux qui ont grandi dans une démocratie libérale insisteront pour considérer la liberté comme un idéal tout à fait admirable, en principe, même s’ils ont l’impression qu’une société fondée sur la liberté individuelle totale – certainement, une société qui est allée jusqu’à éliminer la police, les prisons ou tout autre appareil coercitif – tomberait instantanément dans un chaos violent. Le père Lallemant était prêt à admettre qu’en pratique, un tel système fonctionnait assez bien ; il créait ’beaucoup moins de désordre qu’il n’y en a en France’. Mais les jésuites étaient opposés à la liberté en principe. Lallemant continue :

C’est, sans aucun doute, une disposition tout à fait contraire à l’esprit de la Foi, qui nous oblige à soumettre non seulement notre volonté, mais aussi notre esprit, nos jugements et tous les sentiments de l’homme à une puissance inconnue de nos sens, à une Loi qui n’est pas terrestre, et qui est entièrement opposée aux lois et sentiments de nature corrompue. Ajoutez à cela que les lois du Pays, qui leur paraissent les plus justes, attaquent la pureté de la vie chrétienne de mille manières… surtout en ce qui concerne leurs mariages…. [22]

Les Relations jésuites sont pleines de ce genre de choses : les missionnaires scandalisés ont souvent rapporté, par exemple, que les femmes étaient considérées comme ayant le plein contrôle de leur propre corps, et que les femmes non mariées avaient donc la liberté sexuelle, et les femmes mariées pouvaient divorcer à volonté. C’était un scandale. Mais pour eux, cette conduite pécheresse n’était que le prolongement d’un principe de liberté plus général, enraciné dans des dispositions naturelles, qu’ils considéraient comme pernicieuses en soi. La ’méchante liberté des sauvages’, insistait-on, était le plus grand obstacle à leur ’soumission au joug de la loi de Dieu’ [23]. Il était même extrêmement difficile de trouver des termes permettant de traduire des concepts tels que ’seigneur’, ’commandement’, ’obéissance’, ’obéissance’, dans les langues indigènes ; il était pratiquement impossible d’expliquer les concepts théologiques sous-jacents. [24]

Sur le plan politique, donc, les Français et les Américains ne se disputaient pas sur l’égalité, mais sur la liberté. À peu près la seule référence à l’égalité spécifiquement politique qui apparaît dans les 71 volumes de The Jesuit Relations se passe presque comme un aparté, dans un récit d’un événement de l’année 1648, qui s’est passé dans un établissement de Wendat christianisés autour de la ville de Québec. Après une perturbation causée par l’entrée d’une cargaison d’alcool illégal dans la communauté, le gouverneur a persuadé les dirigeants wendats d’accepter l’interdiction des boissons alcoolisées, et a publié un édit à cet effet, ce qui est crucial, note-t-il, appuyé par la menace d’une punition. Le père Lallemant, encore une fois, enregistre l’histoire. Pour lui, ce fut un événement marquant :

Du début du monde jusqu’à l’arrivée des Français, les sauvages n’ont jamais su ce qu’il était si solennel d’interdire quoi que ce soit à leur peuple, sous aucune peine, même minime. Ce sont des gens libres, dont chacun se considère aussi important que les autres, et ils ne se soumettent à leurs chefs que dans la mesure où cela leur plaît. [25]

L’égalité est ici un prolongement direct de la liberté ; en effet, elle en est l’expression. Elle n’a presque rien en commun avec la notion plus familière (eurasienne) d’’égalité devant la loi’, qui est en fin de compte l’égalité devant le souverain, c’est-à-dire l’égalité dans la soumission commune une fois encore. Les Américains, en revanche, étaient égaux dans la mesure où ils étaient également libres d’obéir ou de désobéir aux ordres comme bon leur semblait. La gouvernance démocratique des Wendats et des Cinq Nations des Haudenosaunee, qui a tant impressionné les lecteurs européens ultérieurs, était une expression du même principe : si aucune contrainte n’était permise, il était évident qu’une telle cohérence sociale qui existait devait être créée par un débat raisonné, des arguments persuasifs et l’établissement du consensus social.

Nous revenons ici à la question par laquelle nous avons commencé : les Lumières comme l’apothéose du principe du débat ouvert et rationnel. J’ai déjà mentionné le respect à contrecœur de Sagard pour les installations de Wendat lors d’une argumentation logique. Il s’agit d’un thème que l’on retrouve dans la plupart des récits jésuites. Il est important de garder à l’esprit, ici, que les jésuites étaient les intellectuels du monde catholique. Formés à la rhétorique classique et aux techniques de disputatio [26], ils avaient appris les langues des Américains avant tout pour pouvoir argumenter avec eux, pour les convaincre de la supériorité de la foi chrétienne. Pourtant, ils ont été régulièrement surpris et impressionnés par la qualité des contre-arguments auxquels ils ont dû faire face. Comment une telle facilité rhétorique a-t-elle pu arriver à ceux qui n’avaient aucune connaissance des œuvres de Varro et Quintilian ? En examinant la question, les jésuites ont presque toujours noté l’ouverture dans la conduite des affaires publiques. Ainsi Lejeune :

Il n’y en a presque aucun qui soit incapable de converser ou de raisonner très bien, et en bons termes, sur des sujets dont ils ont connaissance. Les conseils, qui se tiennent presque tous les jours dans les Villages, et sur presque tous les sujets, améliorent leur capacité de dialogue’.

Ou encore Lallemant :

Je peux dire en vérité qu’en matière d’intelligence, ils ne sont en rien inférieurs aux Européens et à ceux qui habitent en France. Je n’aurais jamais cru que, sans instruction, la nature aurait pu fournir une éloquence des plus promptes et vigoureuses, que j’ai admirée chez de nombreux Hurons ; ou une clairvoyance plus claire dans les affaires publiques, ou une gestion plus discrète dans les choses auxquelles ils sont habitués. [27]

Certains sont allés plus loin et ont fait remarquer, non sans frustration, que les sauvages du Nouveau Monde semblaient plus intelligents, dans l’ensemble, que les gens avec lesquels ils avaient l’habitude de traiter à la maison (par exemple, ’ ils sont presque tous plus intelligents dans leurs affaires, leurs discours, leurs politesses, leurs rapports, leurs tours et leurs subtilités que les citoyens et marchands les plus avisés en France ’. [28]) Le point clé pour les fins de la présente étude est que les Jésuites ont reconnu une relation intrinsèque entre le refus du pouvoir arbitraire, un débat politique ouvert et inclusif, et le goût de l’argumentation raisonnée. Pourtant, attribuer cette facilité comme le fait Lallemant à la ’nature’, comme si les compétences en argumentation logique n’étaient que le résultat inévitable d’arrangements politiques non coercitifs, ignore le fait qu’il existe de nombreux moyens d’être persuasif.

Certes, il est vrai que les dirigeants politiques autochtones de ce qui allait devenir les États-Unis, qui dans la plupart des cas n’avaient aucun moyen de contraindre qui que ce soit à faire ce qu’ils n’avaient pas accepté de faire, étaient connus pour leurs pouvoirs rhétoriques. Même les généraux américains qui mènent des campagnes génocidaires contre les peuples autochtones se sont souvent vus réduits en larmes par la force de leur éloquence. Pourtant, la persuasion ne doit pas nécessairement prendre la forme d’une argumentation logique ; elle peut tout aussi bien faire appel aux sentiments, attiser les passions, déployer des métaphores poétiques, faire appel aux mythes ou à la sagesse proverbiale, employer l’ironie et la dissimulation, l’humour, l’insulte, les appels à la prophétie ou la révélation ; et le degré auquel on insiste, par-dessus toute autre méthode, a tout rapport avec la tradition rhétorique dont sort l’orateur et les dispositions présumées de l’audience. Ce sont surtout les locuteurs de langues iroquoiennes comme les Wendats, ou les Cinq Nations au sud, qui semblent avoir accordé une telle importance au débat raisonné – même, comme nous le verrons, il s’agissait d’une forme de divertissement agréable en soi. Si c’est le cas, cela ne peut être que le résultat d’une histoire culturelle particulière. De telles choses sont notoirement difficiles à reconstituer, même si nous ferons quelques spéculations à ce sujet plus tard. Pour l’instant, il suffit de dire qu’ils l’ont fait, et le fait qu’ils l’aient fait, a eu des répercussions historiques majeures. Parce qu’il semble que c’est précisément cette forme de débat – rationnel, sceptique, empirique, conversationnel – qui, peu de temps après, a été identifiée aux Lumières, et tout comme les Jésuites, les penseurs des Lumières et les révolutionnaires démocratiques l’ont considérée comme intrinsèquement liée au rejet de l’autorité arbitraire – en particulier, celle des autorités religieuses comme les Jésuites eux-mêmes.

Rassemblons les pièces du puzzle éparpillées jusqu’ici. Au milieu du XVIIe siècle, les penseurs juridiques et politiques européens commençaient à jouer avec l’idée d’un état de nature égalitaire : au moins dans le sens minimal où les sociétés qu’ils supposaient dépourvues de gouvernement, d’écriture, de religion ou de propriété privée étaient égalitaires par défaut, puisque ceux qui vivaient dans ces sociétés n’auraient aucun moyen significatif pour se distinguer les uns des autres. Des termes comme ’égalité’ et ’inégalité’ commençaient à peine à devenir d’usage courant, dans les milieux intellectuels, à l’époque où les premiers missionnaires français se sont mis à évangéliser les habitants de ce qui est maintenant la Nouvelle-Écosse et le Québec. [29] Le public des lecteurs européens était de plus en plus curieux de savoir à quoi pouvaient ressembler de telles sociétés primordiales. Mais ils n’avaient aucune disposition particulière à imaginer les hommes et les femmes vivant dans un état de nature comme étant particulièrement ’nobles’, et encore moins comme des sceptiques rationnels et des champions de la liberté individuelle. [30] Ce dernier est le produit de la rencontre dialogique.

Comme nous l’avons vu, au début, aucune des deux parties n’avait beaucoup à dire sur l’’égalité’. L’argument portait plutôt sur la liberté et l’entraide, ou, ce qu’on pourrait encore mieux appeler liberté et communisme. Nous devons être clairs sur ce que nous entendons par ce dernier terme. Depuis au moins le début du XIXe siècle, il y a eu des débats animés sur la question de savoir s’il y a jamais eu une chose que l’on pourrait légitimement appeler ’ communisme primitif ’, et les sociétés autochtones des forêts du nord-est ont toujours été au centre de ces débats, puisque Frederich Engels a utilisé les Iroquois comme un de ses principaux exemples de communisme primitif dans The Origins of the Family, Private Property et the State. Dans les arguments sur le communisme primitif, cependant, le ’communisme’ fait toujours référence à la propriété communautaire, en particulier des ressources productives. Comme nous l’avons déjà observé, de nombreuses sociétés américaines peuvent être considérées comme quelque peu ambiguës dans ce sens ; les femmes possédaient et travaillaient les champs individuellement, même si elles entreposaient et éliminaient les produits collectivement ; les hommes possédaient leurs propres outils et armes individuellement, même si elles partageaient généralement le jeu et le butin.

Cependant, il y a une autre façon d’utiliser le mot ’communisme’ : non pas comme régime de propriété, mais dans le sens original de ’de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins’. Il y a aussi un communisme minimal qui s’applique en toutes circonstances, le sentiment que si les besoins d’une autre personne sont assez grands (disons qu’elle se noie), et/ou que le coût pour y répondre est assez modeste (disons qu’elle demande des directions, ou une lumière), alors bien sûr toute personne honnête s’y conformerait. Ce communisme de base pourrait même être considéré comme le fondement même de la sociabilité humaine, puisque ce ne sont que les ennemis acharnés que l’on ne traiterait pas de cette façon. Ce qui varie d’une société à l’autre, c’est la mesure dans laquelle on estime que ce communisme de base devrait s’étendre correctement. Dans de nombreuses sociétés – et les sociétés américaines de l’époque semblent en faire partie – il aurait été inconcevable de refuser une demande de nourriture. Pour les Français du XVIIe siècle, ce n’était manifestement pas le cas ; l’éventail du communisme de base semble avoir été très restreint ; il ne s’étendait certainement pas à la nourriture et au logement ; les Américains étaient donc scandalisés par leur comportement.

Mais comme nous l’avons vu tout à l’heure avec la confrontation de deux conceptions très différentes de l’égalité, nous assistons en fin de compte à un affrontement entre des conceptions très différentes de l’individualisme. Les Européens se disputaient constamment l’avantage. Les Américains se garantissaient mutuellement les moyens d’une vie autonome, ou du moins s’assuraient qu’aucun homme ou femme n’était subordonné à un autre. Dans la mesure où nous pouvons parler de communisme, il n’existait pas en opposition à la liberté individuelle, mais en soutien à celle-ci. On pourrait en dire autant du système politique. Tout ce qui fonctionnait pour s’assurer que la volonté de personne ne serait soumise à celle de personne d’autre.

Ce n’est qu’avec le temps, à mesure que les Américains en apprenaient davantage sur l’Europe et que les Européens commençaient à réfléchir à ce que signifierait la transposition des idéaux américains de liberté individuelle dans leurs propres sociétés, que le mot ’égalité’ a commencé à faire régulièrement son apparition.

Pour comprendre l’évolution de la critique indigène et son impact sur la pensée européenne, il faut d’abord comprendre le rôle de deux hommes : un aristocrate français appauvri, le baron Louis-Armand de Lom d’Arce de la Hontan, et un homme d’État wendat exceptionnellement brillant, Kandiaronk.

A suivre…

Lectures complémentaires :

Le PDF hommage à David Graeber (1961-2020) réalisé par Jo en septembre 2020

Manifeste pour la société des sociétés

Retrouver David Graeber sur notre page « Anthropologie politique »

Comprendre et démonter la loi coloniale

Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, constitution de la conféderation Haudenausonee (iroquoise, XIIème siècle)

Textes fondateurs pour un changement politique

Apache-Puberty-Ceremony

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Pouvoir et mères de clans…

Résistance au colonialisme : Christianisme et génocide… La Croix et l’épée (Mohawk Nation News)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 octobre 2021 by Résistance 71

doctrine_de_la_decouverte
Païens en terre promise…

La croix et l’épée

Mohawk Nation News

28 septembre 2021

url de l’article original :
https://mohawknationnews.com/blog/2021/09/28/the-cross-the-sword-audio/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Pour le jour de réconciliation catastrophe du 29 septembre, abattez toutes les croix sur l’Île de la Grande Tortue afin d’aider à mettre un terme au génocide. Comment l’homme blanc définit-il le mot “réconciliation”. Ils ne peuvent pas être pardonnés pour l’assassinat de millions d’entre nous. C’est inconcevable. La croix est comme la croix gammée nazie, qui était adorée comme le sont les croix par les Canadiens. Pratiquement plus personne ne va à l’église de nos jours. Les croix ne leur manqueront pas quand elles ne seront plus là.

Pendant des siècles, les croix furent l’épée comme la bombe atomique plus récente. L’épée devint la croix pour subjuguer et génocider les peuples à travers le monde. Nous appelons cela ka-tseh-nen ion-ki-ionni. Ils tentèrent de faire de nous des animaux domestiques. Les catholiques se surpassèrent avec les symboles de la croix. La plupart des églises mettent une croix sur leur toit afin d’être identifiées comme chrétiennes et aussi être exonérées d’impôts.

Les explorateurs/envahisseurs s’agenouillaient et plantaient l’épée dans le sol en signe de guerre, de conquête et de subjuguation. Nous en étions totalement ignorants, nous ne savions pas ce que cette action signifiait pour eux. L’épée était la croix de la religion chrétienne qui était la voie du génocide et non pas une voie ni un symbole de paix. Notre expérience de la croix a été celle de la haine systémique, de l’injustice et du racisme.

L’épée prend la forme de quelque chose de bon. Mais en fait, toutes les églises ne furent que des champions du mensonge et de la supercherie. Les suiveurs du culte catholique font le signe de croix, s’inclinent, s’agenouillent et adorent se symbole. Ils glorifient et célèbrent le clouage de Jésus sur la croix et son agonie au grand soleil. Les prêtres bénissent de la croix les croyants qui eux-mêmes se signent de la croix en reconnaissance de leur totale soumission.

Les églises ont échappés à l’accusation d’assassinat. La confession leur donne le droit de demeurer silencieuses sur tous les crimes qu’elles commettent.

L’épée plantée dans le sol est à 100% reliée à ce qui est arrivé à tous nos enfants enlevés et assassinés que le gouvernement et les églises camouflent dans des fosses communes partout sur l’Île de la Grande Tortue. La déclaration de guerre contre nous et nos enfants continue aujourd’hui. Ils sont venus sur nos terres et nous ont massacré. Nous nous sommes défendus. Ils ont planté cette épée / croix dans le cœur de notre terre-mère.

Kaianerekowa, la loi de la Grande Paix, ne permet pas les signes de haine étrangers. Lorsque les envahisseurs sont arrivés, nous les avons observés et nous les avons aidés comme s’ils étaient nos frères. Puis ils nous imposèrent leur mode de pensée non-naturel. Ils dirent que la “couronne” nous traiterait comme un père et firent de nous, de manière totalement unilatérale, des “pupilles” de l’état sans même que nous n’en ayons connaissance. Ils nous ont travaillé au corps et à l’esprit lentement avec cette croix. L’endoctrinement leur donna un pouvoir. Ils nous ont façonné à leur obéir et à leur foi des plus contestables. Ce fut une supercherie pour nous amadouer et nous faire accepter le plan secret de nous supprimer totalement.

enlevement
L’alliance génocidaire de l’église et de l’état

Plutôt que de nous déclarer la guerre et d’utiliser des armes, nous fûmes éliminés. Des pensionnats pour Indiens arrachèrent nos enfants et nos bébés des bras de nos mères, nous prenant, nous enlevant, nous violant, puis nous enterrant. Le gouvernement et les églises furent en contrôle total de ces assassinats. Ils éliminèrent aussi les témoins oculaires.

Leur pensée démoniaque contrôle leurs ouailles. Les conseils de bandes / tribus, marionnettes ne répondant qu’à leurs maîtres coloniaux, sont toujours de leur côté.

Ceux qui demeurèrent avec la Grande Loi de la Paix n’y gagnèrent que l’irrespect, le tourment et la mise à l’écart afin de détruire Kaianerekowa. Des accords et des traités furent signés avec des gens qui ne sont que des traîtres à leurs nations et cela continue aujourd’hui. La nature a construit nos esprits afin que nous puissions nous protéger. C’est alors que le gouvernement commença à kidnapper nos enfants et à louer les services de l’église pour les assassiner de façon à ce qu’il n’y ait plus d’onkwehonwe (peuples natifs originels). Le but final de la “réconciliation” est de violer le traité wampum deux rangées et nous tirant hors de notre canoë et de nous forcer à rejoindre leur vaisseau.

Nous avons toujours essayé de rappeler à la “couronne” sa responsabilité de respecter les traités et les droits humains. Des groupes furent créés par la couronne afin d’aider à commettre le génocide.

L’épée et la croix ont détruit les esprits d’un grand nombre, mais pas de tous.

La croix sur Mont Royal à Tianni Tiotakon (Montréal) clame notre terre pour la France et l’église. Aucun natif n’a jamais cédé quelque terre que ce soit à la France. C’est cette croix qui devrait être mises à bas en premier. Aussi, beaucoup de ces croix sur Kahnawake continuent de semer la confusion quand nous sommes capables de nous prendre en charge sans leurs obstructions.

Chaque croix représente la prise de nos terres par les squatters au profit de la couronne. Elle est allumée et se complait à sans cesse nous le rappeler. Enlevons-la.

La première pandémie avec celle du COVID fut lorsque les envahisseurs mirent le pied sur notre terre, créant ainsi une épidémie de haine jusqu’à aujourd’hui. Toutes les croix, qui ne sont que des symboles de la haine doivent être éradiquées de l’Île de la Grande Tortue.

= = =

Lectures complémentaires :

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, 2008)

Nos pages :

Abolir l’empire, mouvement de répudiation d cela doctrine chrétienne de la découverte

Anthropologie politique

Falsification de la traduction de la bible

Colonialisme, doctrine chrétienne de la découverte

Colonialisme et luttes indigènes

Comprendre et démonter la loi coloniale avec Peter D’Errico et Steven Newcomb

Kaianerekowa, la constitution de la confédération iroquoise (XIIème siècle)

Pensionnats pour Indiens, génocide au Canada

Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada

Réseau de Résistance et de Rébellion International

Résister

Russell Means et l’American Indian Movement (AIM)

Taiaiake Alfred, résurgence anarcho-indigène

Textes fondateurs pour un changement politique radical

Wampum deux rangées

aborigene_aus

sitting_bull_guerrier
En langue iroquoise, le mot guerrier
n’existe pas… La traduction de ce qui s’en approche
donnerait ceci : « Ceux qui ont la lourde charge de la paix »…
Les mots « guerre » et « guerrier » sont des inventions purement occidentales !

Communiqué EZLN – Chiapas – Mexique

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2021 by Résistance 71

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COMMUNIQUÉ DU COMITÉ CLANDESTIN RÉVOLUTIONNAIRE INDIGÈNE – COMMANDEMENT GÉNÉRAL DE L’ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE

LE CHIAPAS AU BORD DE LA GUERRE CIVILE

Source :
http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2021/09/21/le-chiapas-au-bord-de-la-guerre-civile/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+EnlaceZapatista+%28Enlace+Zapatista%29


MEXIQUE.

19 SEPTEMBRE 2021.

AU PEUPLE DU MEXIQUE,

AUX PEUPLES DU MONDE,

À LA SEXTA NATIONALE ET INTERNATIONALE,

À L’EUROPE D’EN BAS À GAUCHE,

PREMIÈREMENT.– LE 11 SEPTEMBRE 2021, LE MATIN ET ALORS QUE LA DÉLÉGATION ZAPATISTE AÉRIENNE SE TROUVAIT DANS LA VILLE DE MEXICO, DES MEMBRES DE L’ORCAO, ORGANISATION PARAMILITAIRE AU SERVICE DU GOUVERNEMENT DE L’ÉTAT DU CHIAPAS, ONT SÉQUESTRÉ LES COMPAÑEROS SEBASTÍAN NUÑEZ PEREZ ET JOSE ANTONIO SANCHEZ JUAREZ, AUTORITÉS AUTONOMES DU CONSEIL DE BON GOUVERNEMENT DE PATRIA NUEVA, CHIAPAS.

L’ORCAO EST UNE ORGANISATION POLITICO-MILITAIRE À CARACTÈRE PARAMILITAIRE ; ELLE A DES UNIFORMES, DES ÉQUIPEMENTS, DES ARMES ET DES MUNITIONS ACQUISES AVEC L’ARGENT QU’ELLE REÇOIT DES PROGRAMMES SOCIAUX. ELLE EN GARDE UNE PARTIE ET DONNE L’AUTRE AUX FONCTIONNAIRES POUR QU’ILS COMMUNIQUENT SUR LE FAIT QUE LA POLITIQUE D’ASSISTANAT SE RÉALISE BIEN. AVEC CES ARMES, ELLE TIRE TOUTES LES NUITS SUR LA COMMUNAUTÉ ZAPATISTE DE MOISÉS Y GANDHI.

L’EZLN A ATTENDU AVEC PATIENCE JUSQU’À CE QUE S’ÉPUISENT TOUTES LES VOIES POSSIBLES VERS LA SOLUTION. PENDANT QUE LE GOUVERNEMENT DE L’ÉTAT DU CHIAPAS SABOTAIT ET ENTRAVAIT LA LIBÉRATION, CE SONT DES ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS ET L’ÉGLISE CATHOLIQUE PROGRESSISTE QUI ONT ÉVALUÉ AVEC JUSTESSE CE QU’IL POURRAIT SE PASSER.

DEUXIÈMEMENT.– LOS COMPAÑEROS ONT ÉTÉ PRIVÉS DE LEUR LIBERTÉ PENDANT 8 JOURS ET ONT ÉTÉ LIBÉRÉS AUJOURD’HUI, LE 19 SEPTEMBRE 2021, GRÂCE À L’INTERVENTION DES PRÊTRES DE SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS ET D’OXCHUC, QUI FONT PARTIE DU DIOCÈSE DE SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS. LES COMPAÑEROS ONT ÉTÉ DÉPOUILLÉS D’UNE RADIO DE COMMUNICATION ET DE 6000 PESOS EN LIQUIDE QUI APPARTIENNENT AU CONSEIL DE BON GOUVERNEMENT.

TROISIÈMEMENT.– LE DÉLIT DE SÉQUESTRATION EST PUNI PAR LES LOIS DU MAUVAIS GOUVERNEMENT ET PAR LES LOIS ZAPATISTES. PENDANT QUE LE GOUVERNEMENT DE L’ÉTAT DU CHIAPAS COUVRE ET ENCOURAGE CES CRIMES, ET NE FAIT RIEN, L’ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE A PROCÉDÉ À LA PRISE DES MESURES NÉCESSAIRES POUR LIBÉRER LES SÉQUESTRÉS ET ARRÊTER ET SANCTIONNER LES RESPONSABLES DU CRIME.

QUATRIÈMEMENT.- SI L’ESCALADE DU CONFLIT N’A PAS DÉBOUCHÉ SUR UNE TRAGÉDIE, C’EST GRÂCE À L’INTERVENTION DES PRÊTRES MENTIONNÉS, DES ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS ET GRÂCE AUX MOBILISATIONS ET AUX DÉNONCIATIONS RÉALISÉES AU MEXIQUE, ET SURTOUT EN EUROPE.

CINQUIÈMEMENT.– LA MAUVAISE ADMINISTRATION DE RUTILIO ESCANDÓN EST EN TRAIN DE FAIRE TOUT SON POSSIBLE POUR DÉSTABILISER LE SUD-ORIENTAL ÉTAT MEXICAIN DU CHIAPAS :

ELLE RÉPRIME AVEC LUXE DE VIOLENCES LA COMMUNAUTÉ DES ÉCOLES NORMALES RURALES ;

ELLE SABOTE LES ACCORDS PRIS ENTRE LE PROFESSORAT DÉMOCRATIQUE ET LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL, POUSSANT LES INSTITUTEURS À SE MOBILISER RADICALEMENT POUR QUE SOIENT RESPECTÉS LES DITS ACCORDS ;

SES ALLIANCES AVEC LE NARCOTRAFIC FONT QUE LES COMMUNAUTÉS ORIGINELLES SE VOIENT OBLIGÉES DE FORMER DES GROUPES D’AUTODÉFENSE, PARCE QUE LE GOUVERNEMENT NE FAIT RIEN POUR PRÉSERVER LA VIE, LA LIBERTÉ ET LES BIENS DES HABITANTS. NON SEULEMENT LE GOUVERNEMENT DU CHIAPAS COUVRE LES GANGS DE NARCOTRAFIQUANTS, MAIS IL ENCOURAGE, PROMEUT ET FINANCE AUSSI DES GROUPES PARAMILITAIRES COMME CEUX QUI ATTAQUENT CONTINUELLEMENT DES COMMUNAUTÉS À ALDAMA ET À SANTA MARTHA.

IL MÈNE UNE POLITIQUE VACCINALE INTENTIONNELLEMENT LENTE ET DÉSORDONNÉE QUI EST EN TRAIN DE PROVOQUER DES DÉSACCORDS PARMI LA POPULATION RURALE ET QUI NE TARDERA PAS À EXPLOSER. PENDANT CE TEMPS, LE NOMBRE DE MORTS DUES À LA COVID AUGMENTE DANS LES COMMUNAUTÉS SANS QU’ELLES SOIENT PRISES EN COMPTE.

SES FONCTIONNAIRES SONT EN TRAIN DE VOLER TOUT CE QU’ILS PEUVENT DU BUDGET DE L’ÉTAT DU CHIAPAS, SE PRÉPARANT PEUT-ÊTRE À UN EFFONDREMENT DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL OU PARIANT SUR UN CHANGEMENT DE PARTI AU POUVOIR.

IL A MAINTENANT ESSAYÉ DE SABOTER LA SORTIE DE LA DÉLÉGATION ZAPATISTE QUI PARTICIPE À LA TRAVERSÉE POUR LA VIE, CHAPITRE EUROPE, EN ORDONNANT À SES PARAMILITAIRES DE L’ORCAO L’ENLÈVEMENT DE NOS COMPAGNONS, LAISSANT LE CRIME IMPUNI ET ESSAYANT DE PROVOQUER UNE RÉACTION DE L’EZLN DANS LE BUT DE DÉSTABILISER UN ÉTAT DONT LA GOUVERNANCE NE TIENT QU’À UN FIL.

SIXIÈMEMENT.– SI L’OBJECTIF DU PARTI VERT ÉCOLOGISTE DU MEXIQUE (PVEM) EST DE PROVOQUER UN PROBLÈME QUI AURA DES RÉPERCUSSIONS INTERNATIONALES, AINSI QUE DE DÉSTABILISER LE RÉGIME AU POUVOIR, IL FERAIT MIEUX DE RECOURIR À LA CONSULTATION DE RÉVOCATION DE MANDAT.

LE PVEM EST UN DES NOMS QUE LE VIEUX PRI UTILISE SUR CES TERRES. PARFOIS C’EST LE PAN, PARFOIS LE PRD, MAINTENANT C’EST LE PVEM, MAL DÉGUISÉ EN PARTI DE MOUVEMENT DE RÉGÉNÉRATION NATIONALE. CE SONT LES MÊMES DÉLINQUANTS D’HIER ET MAINTENANT ILS FONT PARTIE DU MAL NOMMÉ MOUVEMENT «D’OPPOSITION», COMME «CINQUIÈME COLONNE» DANS LA 4T.

LES RESPONSABLES SONT : Rutilio Escandón et Victoria Cecilia Flores Pérez.

SI CE QUE VOUS VOULEZ C’EST FAIRE TOMBER L’ACTUEL GOUVERNEMENT FÉDÉRAL, OU LUI CAUSER DES DIFFICULTÉS EN REPRÉSAILLES DES INVESTIGATIONS PÉNALES À VOTRE ENCONTRE, OU QUE VOUS ÊTES EN TRAIN DE JOUER DANS L’UNE DES FACTIONS QUI SE DISPUTENT LA SUCCESSION DE 2024, UTILISEZ LES CANAUX LÉGAUX AUXQUELS VOUS AVEZ ACCÈS ET CESSEZ DE JOUER AVEC LA VIE, LA LIBERTÉ ET LES BIENS DES CHIAPANÈQUES. VOTEZ ET APPELEZ À VOTER POUR LA RÉVOCATION DU MANDAT ET CESSEZ DE JOUER AVEC LE FEU CAR VOUS ALLEZ VOUS BRÛLER.

SEPTIÈMEMENT.– NOUS APPELONS L’EUROPE D’EN BAS ET À GAUCHE ET LA SEXTA NATIONALE ET INTERNATIONALE À MANIFESTER DEVANT LES AMBASSADES ET CONSULATS DU MEXIQUE, ET LES CASAS DEL GOBIERNO DE L’ÉTAT DU CHIAPAS, POUR EXIGER QU’ILS CESSENT DÈS MAINTENANT LES PROVOCATIONS ET QU’ILS ABANDONNENT LE CULTE DE LA MORT QU’ILS PROFESSENT. LA DATE FIXÉE EST LE VENDREDI 24 SEPTEMBRE 2021.

DEVANT L’ACTION ET L’OMISSION DES AUTORITÉS D’ÉTAT ET FÉDÉRALES FACE AU CRIME ACTUEL ET AUX CRIMES ANTÉRIEURS, NOUS PRENDRONS LES MESURES PERTINENTES POUR QUE LA JUSTICE SOIT APPLIQUÉE AUX CRIMINELS DE L’ORCAO ET AUX FONCTIONNAIRES QUI LES PARRAINENT.

C’EST TOUT. LA PROCHAINE FOIS IL N’Y AURA PLUS DE COMMUNIQUÉ. C’EST-À-DIRE, IL N’Y AURA PAS DE MOTS, MAIS DES ACTES.

Depuis les montagnes du Sud-est mexicain

Au nom du CCRI-CG de l’EZLN

Sous-commandant insurgé Galeano

Mexique, 19 septembre 2021.

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Lecture complémentaire :

6ème déclaration zapatiste d ela forêt de Lacandon (2005)

Mouvement Zapatiste : le feu et la parole

Réseau de Résistance et de Rébellion Internationales

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Résistance anti-coloniale de Mana Whenua pour la terre ancestrale sur Aoteraora (Nouvelle-Zélande)… Ihumatao 2015-2021

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 21 septembre 2021 by Résistance 71

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“La colonisation est une forme de conquête par laquelle une nation occupe un territoire lointain, y engouffre ses propres gens et contrôle ou élimine les populations locales natives… L’histoire de la colonisation… c’est aussi celle de la guerre et de l’exploitation des races et des nations les unes par les autres.”
~ Contre-amiral et historien Samuel Eliot Morison ~

“La révolte est, dans l’homme, le refus d’être traité en chose et d’être réduit à la simple histoire. Elle est l’affirmation d’une nature commune à tous les hommes, qui échappe au monde, la puissance.”
~ Albert Camus ~

« En point de départ, je suggèrerais de conceptualiser ce qu’on pourrait appeler l’anarcho-indigénisme […] Le mot indigène* qui évoque l’enracinement spirituel et culturel dans cette terre et la lutte pour la justice et la liberté d’Onkwe’hon:weh ; combiné au mouvement politique et philosophique qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et dévoué à prendre action afin d’amener le changement: l’anarchisme. »
~ Taiaiake Alfred, 2005, Mohawk et professeur de science politique ~

(*) dans cette citation, les peuples indigènes sont “onkwehonwe”, dans l’article que nous avons traduit ci-dessous, ils sont Mana Whenua en maori… Les mêmes choses, les mêmes luttes s’appliquent quel que soit le continent, car nous vivons toujours dans un monde colonial, de fait deux continents entiers, ceux des Amériques et de l’Océanie, sont toujours des entités coloniales actives, qui extraient ressources naturelles et humaines pour la clique de margoulins spéculateurs.

N’oublions jamais que si les hommes certes créent le système, celui-ci crée aussi les hommes qui le maintiennent en place… (Résistance 71)

Ihumatao

Ihumatao : récupérer la terre et résister au capitalisme colonisateur sur Aoteraora* / Nouvelle -Zélande

Anarchistes Tamaki Makaurau

Février 2020

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

(*) Aoteraora est le nom maori pour la “Nouvelle-Zélande” qui en est le nom colonial. Aoteraora en maori veut dire “la terre du long nuage blanc”.

Sur Aotearoa, une des principales formes de lutte sociale est la lutte indigène maorie pour récupérer la terre qui leur a été volée par le gouvernement colonial néo-zélandais en tant que partie intégrante de la colonisation capitaliste d’Aotearoa. Depuis 2015 se produit la plus grande lutte pour la terre de la décennie à Ihumatao, Tamaki Makaurau / Auckland où des Maoris et non-Maoris de l’action Save Our Unique Landscape (SOUL, acronyme qui veut dire “âme” en anglais) ont occupé la terre pour arrêter la firme de construction capitaliste Fletcher Building (FB) de commencer un projet de développement immobilier nuisible à l’environnement et à la communauté et aussi afin de retourner la terre à mana whenua (NdT: qui veut dire en maori “les gens de la place”, l’équivalent austral du “honkwehonwe” / peuples indigènes, mohawk dont nous parlons souvent ici…). Cette lutte pour la terre est la plus récente dans la longue histoire d’Ihumatao.

Il y a 800 ans, Ihumatao fut un des premiers endroits où arrivèrent les Maoris et établirent leurs communautés sur Aotearoa, dans une zone maintenant connue sous le nom de Otuataua Stonefields. Là, ils cultivèrent plus de 8000 hectares de terres afin de faire pousser kumara, taro, yams et potirons pour se nourrir. Ils ont aussi nourri les colons britanniques lorsque ceux-ci arrivèrent et commencèrent à coloniser Tamaki Makaurau et créer Auckland après la signature du traité de Te Tiritti O Waitangi entre quelques sous-tribus maories Hapu (NdT: les collabos de tout système colonial…) et l’empire britannique. Mais une telle coopération entre les Maoris et Pakeha (colons) ne dura pas bien longtemps, alors que la poussée pour toujours accumuler plus de biens et de richesses par le gouvernement de manière inhérente au capitalisme, mena le gouvernement néo-zélandais à utiliser plusieurs moyens pour transformer la terre communale maorie en terre d’état (colonial) et privée, moyens incluant la Native Land Court, des ventes de terres illégales et des guerres, ainsi que la version d’Aoteraora de la mise sous clotures des communaux (NdT :propriétés communales, comme dans l’Angleterre de Cromwell et sous la révolution française bourgeoise…)

Ceci culmina avec la guerre de Waikato, partie de la plus vaste guerre de Nouvelle-Zélande, qui commença en 1863 entre le gouvernement de la NZ, mené par le gouverneur de la couronne George Grey, leurs alliés maoris de Kupapa/Queennitanga et le mouvement Kingitanga qui voulait que Te Tiritti soit honoré. Durant la guerre, un fonctionnaire britannique fut envoyé à Ihumatao et demanda que les Maoris de l’endroit jurent allégeance à la couronne d’Angleterre et déposent les armes sous peine d’expulsion. Les Maoris refusèrent et en réponse, la couronne confisqua illégalement Ihumatao et la donna en 1869 à une famille Pakeha (colon), la famille Wallace, afin d’en faire une vaste entreprise agricole capitaliste alors que les Maoris étaient destitués et devenaient sans terre.

Durant le XXème siècle, alors que les Wallace géraient leur très vaste ferme, le centre de traitement des eaux usagées de Mangere fut construit entre 1960 et 2000, polluant dans le temps, l’air, l’eau et les fonds marins avoisinants. Les volcans furent nivelés pour la construction de l’aéroport d’Auckland ainsi que les réseaux routiers. En 2009, la deuxième construction d’une autoroute pour l’aéroport d’Auckland, mena au nivellement par bulldozers du très vieux centres funéraires (urupa) près de Manukau Harbor, mettant à jour 89 tombes. en 2012, le conseil de la province d’Auckland essaya de faire de cette terre un espace public et ceci fut amené devant le tribunal de l’environnement et ils durent retoquer la terre pour tout futur développement économique. En février 2014, la tribu locale iwi Te Kawerau de Maki signa un traité avec le gouvernement pour arranger la violation du traité Te Tirriti par le gouvernement. En juillet 2014, le gouvernement et le conseil d’Auckland désignèrent 32ha adjacents au Otuataua Stonefields et sa réserve historique comme zone spéciale de développement immobilière ou SHA62 pour le développement futur d’une zone d’habitation.

Lorsque ceci fut annoncé, la locale de Ihumatao, Pania Newton, ainsi que ses cousins, formèrent l’association SOUL en 2015 afin de mettre un terme à la rezonification. En 2016, les Wallace vendirent la terre à une société de construction capitaliste Fletcher Building, qui planifia la construction de 480 logements. En réponse à cela, en novembre 2016, SOUL commença son occupation de la terre et demanda l’arrêt immédiat du projet de FB et que la SHA62 soit dissoute. Un mois plus tard, Joe Hawke, le leader de l’occupation à Bastion Point, rendit visite à SOUL et proposa ses conseils. Dans les trois années qui suivirent, SOUL mit en place toute une série de tactiques diverses afin de tenter d’enrayer le plan de FB, ceci incluant une requête à l’ONU, la traduction de l’entreprise devant un tribunal environnemental ainsi que de nombreuses pétitions au gouvernement de Wellington / Poneke et du conseil de la province d’Auckland, tout ceci effectué à grand renfort de campagne médiatique dans les réseaux sociaux. Mais aucune de ces mesures n’eut de succès et le projet de développement de FB continua. En réponse, Te Kawerau a Maki négocia avec FB de mettre des logements au profit de la tribu Iwi puis soutint le projet, disant que cela était pour le mieux et que SOUL n’était pas Mana Whenua (autochtone)…

Sans plus d’obstacle devant elle, FB essaie maintenant de commencer les constructions sur Ihumatao. La police fut envoyée le 23 juillet 2019 pour exécuter des ordres d’expulsion et arrêta trois manifestants / activistes. Lorsque ceci se produisit, les trois ans de campagne de SOUL portèrent leurs fruits avec des centaines de personnes arrivant sur place pour renforcer le blocus et empêcher les constructions sur Ihamarao. Des membres anarchistes de Tamaki Makaurau se trouvèrent parmi elles. Grâce à ce blocus, le gouvernement qui avait initialement dit qu’il n’interviendrait pas le 24 juillet, déclara le 26 juillet que toute construction sur Ihumatao cesserait tandis qu’une solution entrait en cours de négociation entre Te Kawerau ā Maki, Fletchers et le conseil d’Auckland.

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Malheureusement, SOUL ne fut pas invité aux négociations et ils continuèrent le blocus essentiellement aussi parce que la police et FB demeuraient sur place à Ihumatao, les kiataki / protecteurs de Ihumatao étant capables de pousser la ligne de blocus toujours plus proche de la place tout en faisant face à une présence policière renforcée le 5 août. Le jour suivant, il y eut une journée nationale d’action en solidarité avec les demandes des locaux d’Ihumatao. Ceci aida grandement à maintenir la pression sur Fletcher et le gouvernement après que les Kingitanga offrirent de tenir un hui entre SOUL et Te Kawerau ā Maki pour en venir à une position acceptée par les deux camps.

Alors que continuèrent les négociations, ainsi continua aussi le blocus, la majorité des forces de police évacuant Ihutamao le 16 août alors que SOUL organisait une marche sur le bureau de la première ministre Jacinda Ardern afin qu’elle vienne voir ce qui se passait à Ihumatao, ce qu’elle refusa de faire. les Négociations prirent fin le 18 septembre, voyant SOUL et Te Kawerau ā Maki être d’accord sur le fait que Ihumatao devrait retourner à mana whenua. Depuis la mi-septembre 2019, des négociations continuent bien que SOUL ait été empêché d’y participer. Il y a nombre de signes positifs indiquant qu’une solution devrait être trouvée avec le gouvernement disant le 19 novembre qu’il considérait prêter de l’argent au conseil d’Auckland pour racheter Ihumatao à FB afin d’en faire un espace public tandis que Pania Newton annonçait le 23 décembre 2019 qu’une résolution verrait bientôt le jour et serait annoncée. Cette bonne nouvelle mena à un très joyeux Noël en 2019.

En 2020, la lutte pour Ihumatao commença bien avec FB retirant ses barrières de l’endroit. Il y avait aussi une attente de règlement de conflit imminent, Kingitanga baissant le drapeau de Ihumatao de manière symbolique alors que leur travail pour parvenir à un accord arrivait à sa fin. Mais toujours pas de résolution au jour de Waitangi. En rétrospective, le boulot de SOUL dans cette affaire de protection de la terre fut simplement un succès phénoménal, le mouvement transforma son action de réclamation initial de petite envergure en une campagne d’action directe qui créa un mouvement de masse sur Tamaki Makaurau et à travers tout Aotearoa afin de mettre un terme au développement immobilier de Fletcher, ceci soutenu par une remarquable campagne de gain d’attention dans les réseaux sociaux. Ceci permit aussi une nouvelle approche dans la politique maorie, menant une nouvelle génération d’activistes recherchant plus l’action directe afin que soient retournées les terres volées sans plus se fier aux structures corporatrices et institutionnelles en place pour négocier avec le gouvernement et pour obtenir des gains sur les traités en compensations financières ne faisant qu’enrichir une nouvelle classe / caste maorie capitaliste bouffant au râtelier du système.

Quoi qu’il en soit, cette lutte n’est pas encore arrivée à son terme et les actions du gouvernement ne peuvent être vues qu’avec scepticisme car ils feront tout ce qui est possible pour mettre un terme au fait que cette dispute soit utilisée comme un précédent pour retourner des terres privées aux Maoris dans de futurs arrangements sur les traités contestés. Si cela se produit, alors toutes les terres volées sur Aotearoa pourraient bien être retournées aux Maoris, déstabilisant ainsi les piliers de développement colonial capitaliste sur Aotearoa, ce que ce soit au sujet de terres privées ou en possession d’état. Peu importe ce qu’il adviendra, la campagne de SOUL pour réclamer Ihumatao a mis en pratique le cri anti-colonial maori de son chef Rangitira, Rewi Maniapoto, lancé durant la guerre de Waikato : “Ka whawhai tonu mātou, Ake! Ake! Ake! – Nous continuerons à nous battre encore et toujours !”

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“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

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Mana Whenua

Le Hezbollah brise le complot américano-sioniste et achemine du carburant iranien au Liban en crise (Al Manar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 18 septembre 2021 by Résistance 71

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L’entrée du convoi de carburant de Syrie au Liban sous protection du Hezbollah

Se donner les moyens de résister et savoir dire NON ! de manière ferme et définitive. Que les peuples prennent ces actions en exemple pour refuser la tyrannie qu’on leur impose qui par COVID ou colonialisme interposés.
Vive la Résistance !…
~ Résistance 71 ~

Carburant iranien pour le Liban : la stratégie du Hezbollah pour déjouer les complots américains

Al Manar

17 septembre 2021

url de l’article original :
https://french.almanar.com.lb/2149402

En temps de crise, où aucun pays n’entendait aider le Liban, l’Iran n’a point hésité à y acheminer ses navires chargés de carburant, a déclaré un expert libanais.

Lors de son récent discours à l’occasion du deuil d’Achoura, le secrétaire général du Hezbollah a annoncé l’acheminement de navires iraniens transportant du carburant à destination du Liban et a mis en garde contre toute attaque visant ces navires.

Tout de suite après ce discours, les médias libanais et étrangers ont commencé à semer le doute sur la manière de payer les expéditions afin de troubler l’opinion publique libanaise.

Pour Ali Yasser, expert libanais, « il s’agit d’une décision politique et stratégique dont toutes les dimensions et les conséquences avaient été examinées par le Hezbollah qui menait des discussions à ce propos avec les responsables iraniens ».

« En vue d’éviter tout danger, les navires transportaient du pétrole lourd au lieu d’essence pour nourrir les réacteurs et les générateurs d’électricité qui produisent le courant pour les hôpitaux, les usines et les boulangeries », a déclaré Ali Yasser.

« Le grand défi auquel le Hezbollah faisait face était celui que le pétrole acheté à l’Iran ne fasse l’objet de sanctions et qu’aucun port libanais ne soit en droit d’accueillir les pétroliers iraniens. Pour relever le défi, Sayed Hassan Nasrallah a opté pour une stratégie rigoureuse : il a déclaré que le navire iranien faisait partie du territoire du Liban et s’est dit prêt à riposter à toute agression visant le navire… »

Ali Yasser a souligné que le navire iranien avait traversé le canal de Suez avant d’être déchargé dans le port syrien de Baniyas. « La cargaison a été ensuite transférée au Liban par des camions-citernes spéciaux. »

« Cette stratégie du Hezbollah a déjoué le complot qu’avaient fomenté les États-Unis, Israël et certains pays arabes qui entendaient provoquer les Libanais contre le Hezbollah par le biais des sanctions visant le secteur pétrolier du Liban. Autrement dit, Washington et Tel-Aviv souhaitaient faire passer le Hezbollah pour un facteur principal de la crise intérieure du Liban qui empêche non seulement la formation d’un nouveau gouvernement, mais qui bloque aussi l’arrivée de toute aide internationale dans le pays. »

« Lorsque Sayed Nasrallah a annoncé l’acheminement d’un navire iranien vers le territoire libanais, les États-Unis, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont craint que tous leurs complots ne soient déjoués. Cette crainte les a poussés à annoncer, via l’ambassadrice des États-Unis à Beyrouth, qu’un vieux gazoduc, qui reliait auparavant le désert du Sinaï à la Jordanie, à la Syrie et au Liban serait remis en service pour que le gaz égyptien soit transféré au Liban via la Jordanie en passant par la Syrie », a expliqué Ali Yasser.

Et d’ajouter: « il s’agit d’une grande victoire stratégique du Hezbollah, puisque celui-ci a réussi à résoudre le problème de la pénurie d’électricité du Liban via les ennemis du Liban ! »

« D’autre part, les États-Unis ont été contraints de violer la loi César qu’ils ont établie eux-mêmes pour imposer un boycott tous azimuts à la Syrie, en autorisant que ledit gazoduc traverse le sud-ouest de la Syrie », explique M.Yasser.

Le projet du transfert de carburant iranien bel et bien accompli sous le nez des pirates de mer somaliens, de l’Arabie saoudite et d’Israël, n’est pas uniquement un projet économique, mais plutôt un plan politique destiné à briser les sanctions pétrolières américaines.

A lire aussi:

Le Hezbollah brise le blocus américain. Les convois de carburant iranien arrivent au Liban via la Syrie :

https://french.almanar.com.lb/2148555

HBgroupe
Autorité + Oppression => Résistance
Résister n’est pas terroriser… Gouverner est terroriser !

Voyage personnel au fin fond du terrier du lapin blanc du 11 septembre avec Gordon Duff (New Eastern Outlook, Veterans Today)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2021 by Résistance 71

Gordon Duff raconte pas mal de conneries au sujet du COVID et des soi-disant vaccins, injections OGM depuis un moment, mais sur les affaires d’état profond, de renseignement et du 11 septembre, il est des plus pointus…
Un article comme celui que nous avons traduit ci-dessous ne passerait pas / plus en France, il y aborde à un moment donné la question qui “tue” ces derniers temps : “Qui ?”, “qui ?” est derrière toutes les turpitudes géopolitiques et guerres planétaires et il y répond en toute franchise et connaissance. Pourquoi Duff n’a t’il pas encore fait la connexion entre le 11 septembre, la fausse guerre contre le terrorisme, leurs commanditaires et toute cette affaire fabriquée et manipulée de toute pièce du COVID19 alors que ce sont les mêmes oligarques aux manettes ? En mars 2020, VT et Duff publient un article que nous avons traduit et publié (voir ici), montrant que le SRAS-CoV-2 responsable de la COVID19 a été créé dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015 avant d’être récupéré et conditionné en arme biologique par le Pentagone et quelques mois plus tard, il soutient cette arnaque criminelle totale de la “vaccination généralisée” sous injection OGM mortifère ? Qui croit-il a travaillé à ces “vaccins”, injections OGM ? Alors sa femme est infirmière, y a t’il eu des pressions ? possible, probable. Cependant, Duff nous montre encore de quoi il est capable dans l’article ci-dessous. Il y a à boire et à manger chez VT, on le sait, il faut faire le tri. Nous ne pensons pas nous tromper… et faisons le tri attendu. La question demeure néanmoins : pourquoi Duff et sa femme divulguent-ils et soutiennent la propagande pro-injection OGM anti-COVID ? Mystère…
~ Résistance 71 ~

Notre page : « Au sujet d’un 11 septembre nucléaire »

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NEO : Un voyage personnel au fin fond du terrier du lapin blanc du 11 septembre

Gordon Duff

12 septembre 2021

Publié sur New Eastern Outlook (NEO), journal de l’académie des sciences russe depuis 1816

Source:
https://www.veteranstoday.com/2021/09/12/neo-9-11-a-personal-journey-down-the-rabbit-hole/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Nous nous rappelons tous de cette journée du 11 septembre 2001, comme nous nous rappelons de bien d’autres jours marquants, comme le désastre de la navette spatiale Challenger, les assassinats des Kennedy et pour moi, la chute de Saïgon.

En ce qui me concerne, le 11 septembre 2001 fut le commencement d’un tout nouveau voyage. J’avais essayé quelques années auparavant de changer ma carrière de ces affaires de défenses et de renseignement vers le monde sain, réel avec des gens réels. Le boulot dans le système de la défense et du renseignement n’a que très peu à voir avec le réel, cela implique plateforme sur plateforme de mensonges et d’affabulations. Toute l’affaire est une illusion ; les espions, les guerres, le terrorisme, tout le monde multi-polaire n’est que pur théâtre.

Faisons un retour en arrière en ce jour fatidique. Cela commença avec des avions détournés. Il y a eu des détournements d’avions depuis des décennies, mais il y a aussi eu des efforts pour y mettre (techniquement) fin. Des marshals de l’air furent mis dans les vols pour rassurer le public, mais bien d’autres choses furent également entreprises, incluant des procédures d’”abattage des avions en vol” de tout appareil survolant les Etats-Unis et l’Amérique du Nord et ayant été pris sous contrôle terroriste.

Cette décision fut prise et mise en place il y a bien des années fondée sur un scénario à la “Black Sunday” d’un avion s’écrasant sur la finale Super Bowl de football américain ou cible similaire, tuant 100 000 personnes.

Les Etats-Unis maintiennent des avions supersoniques en état d’alerte permanente sur les aérodromes militaires un peu partout sur le territoire national, avions qui peuvent selon leur lieu de décollage atteindre un avion détourné, en vitesse supersonique, où que ce soit dans le ciel américain en quelques minutes et il n’y a aucune échappatoire pour que le ou les appareils détournés ne soient abattus. C’est pourquoi le 11 septembre n’est pas ancré dans le réel. Puis il y a cette autre petite chose technologique appelée le “fly by wire” ou télécommande des avions à distance. Ceci est en fait une procédure de prise en charge électronique externe des commandes de tout appareil commercial volant. Ceci fait partie du système de contrôle de la gestion motrice, qui permet de faire atterrir les avions de manière télécommandée en cas de besoin. Ce système est géré à distance par la CIA. Des communications satellites peuvent prendre en compte les systèmes de vol des appareils et permettre l’atterrissage contrôlé de tout appareil technologiquement pourvu. Le vol MH370 avait un de ces systèmes tout comme les autres appareils “détournés” en ce 11 septembre 2001. Tous les personnels militaires et du renseignement savent cela. Partout dans le monde. On se demande bien pourquoi ceci ne fut jamais mentionné ?

Puis le Pentagone et cette idée qu’il y ait eu un avion de ligne commercial volant juste au dessus de la rivière Potomac à quelques 750 km/h. Problème ici : sous les 25 000 pieds ou 7500m, tout avion avec des ailes remplis de carburant, comme celles d’un avion de ligne commerciale, tomberait en morceaux. Tous les avions ayant participé aux attentats du 11 septembre ont violé les lois de la physique.

Ils ne peuvent pas voler si vite et si bas et s’ils le pouvaient, les surfaces de contrôle auraient été mise hors service ce qui veut dire que les avions se seraient simplement écrasés au sol, hors de contrôle.

Bien sûr, je sais tout cela grâce à de vieux amis, pilotes de longue date, dont un pilote de ligne aujourd’hui chef de la sécurité d’une compagne aérienne importante. Deux de mes amis proches sont des ingénieurs chez Boeing.

Puis un groupe d’architectes et d’ingénieurs ont affirmé que même des avions volant à des vitesses incroyables percutant les tours n’auraient pas pu endommager sérieusement les bâtiments, plus de cent d’entre eux, des personnes hautement qualifiées.

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atomisation de la structure d’acier… effarant !

Mais ensuite, même eux ont commencé à donner des solutions bien étranges affirmant que les démolitions furent le fait pour certains d’armes à énergie dirigée qui n’existent pas ou pour d’autres d’une poudre de (nano)thermite. Leur point le plus important étant que le WTC7, la 3ème tour effondrée qui ne fut pas touchée par un avion et n’était que très peu endommagée, s’effondra à son tour. Leurs autres affirmations, comme celle de la poudre de thermite ne sont pas seulement improbables, elles sont tout simplement fausses. Il y a toujours le problème du “mais comment ont-ils fait ?” qui montre que l’hypothèse ne peut être correcte.

Alors que tout ceci se passe, de manière prévisible, le monde est immergé dans la guerre. Les Etats-Unis ont mis en place des prisons secrètes et un gros programme d’enlèvement et de torture de “suspects de terrorisme” voit le jour. (NdT: Dans cette sombre histoire, le programme de rendition de la CIA a utilisé des services par procuration pour effectuer la sale besogne de séquestration et de torture de “suspects de terrorisme”, ces pays ont participé à ce programme et ont torturé essentiellement des innocents enlevés contre des sommes d’argent : les pays baltes, la Pologne, le Kosovo, la Syrie, la Thaïlande et certains pays d’Amérique centrale et du Sud…)

Pour ceux travaillant dans la sphère de la défense et du renseignement, la guerre mondiale contre le terrorisme a mené tout le monde vers un effort unique, non pas celui de battre le terrorisme mais plutôt de faire la queue pour engranger une portion des milliards de dollars dépensés pour quiconque voulant bien rejoindre ce cirque de folie furieuse, à savoir une guerre contre un terrorisme imaginaire. (NdT: ou plutôt, un terrorisme contrôlé par ceux-là même qui paient pour le “combattre”, la sempiternelle histoire du pompier pyromane toujours recommencée…)

Voyez-vous, certains d’entre nous étaient dans le système au moment de la guerre en Afghanistan qui commença il y a bien des années. Les Etats-Unis alors aidés par le Pakistan, créèrent des groupes terroristes pour renverser le gouvernement pro-soviétique de Kaboul et entrer en guerre par procuration contre l’URSS.

Presque dans le même temps, les Etats-Unis mirent aussi en place une capacité similaire, secrètement hébergée en Libye, pour mener une guerre terroriste en Europe au cas où l’URSS mènerait une offensive réussie et une invasion contre l’Europe occidentale. Cet effort particulier fut appelé “L’opération Gladio” (NdT: l’armée “Stay Behind” de l’OTAN), qui vit alors l’armement de groupes terroristes qui reçurent une formation d’artificiers poseurs de bombe et furent mis au frais en cas de nécessité.

Ceux-ci sortirent de la glacière où ils avaient été mis. Ils avaient pour noms “Septembre Noir”, “Les Brigades Rouges”, ainsi que d’autres organisations crées par la CIA comme Al Qaïda et plus tard l’EIIL / Daesh.

Durant les 20 années qui suivirent, ils kidnappèrent, posèrent des bombes et terrorisèrent l’Europe. Ils firent de même en Amérique Centrale et du Sud. Ceci nous ramène aux questions habituelles : Pourquoi les Etats-Unis feraient-ils cela ? Quelles capacités rendent tout ceci possible ? Ce genre d’opération ou série d’opérations demanderaient une très grande corruption au sein à la fois de l’armée et du renseignement.

Ce qui est évident est que quel que soit le niveau de corruption et de mauvaise gestion des Etats-Unis dans le passé, et la guerre du Vietnam est la preuve d’une corruption massive et de contrôle du gouvernement par ceux qui profitent grassement des guerres, ce cas de figure est pire.

A un moment donné, la presse stoppa de soutenir la guerre du Vietnam et, alors que des anciens combattants activistes, groupe que je rejoignit à mon retour de la guerre, commencèrent à mener les manifestations de rues contre la guerre, et celle-ci fut exposée au grand jour pour ce qu’elle était. Alors qu’y a t’il de changé ? Pourquoi n’y a t’il plus de manifestations dans les rues ? Pourquoi n’y a t’il plus de presse indépendante ? Où est donc partie la “gauche” américaine ?

Il est facile de répondre à cette dernière question. C’est Benjamin Netanyahou qui nous a dit que les attentats du 11 septembre étaient très bon pour Israël. Et bien, les juifs américains, avec quelques 1 million d’entre eux disposant d’un passeport israélien, constituent la “gauche” américaine.

Ce qui s’est passé en Amérique est qu’après la présidence Reagan, le dernier américain suffisamment fort pour tenir tête à Israël, chaque président depuis lors a dû rendre des comptes aux milliardaires qui contrôlent les deux partis politiques aux Etats-Unis, des milliardaires qui sont dans la plupart des cas, également des citoyens israéliens.

S’opposer à la volonté de ces milliardaires et aux organisations qu’ils gèrent, Google, Facebook, Wikipedia ainsi que le Congrès des Etats-Unis, la Cour Suprême, n’oublions pas non plus qu’ils gèrent la bourse, n’est que suicide.

Voyez-vous, ils contrôlent aussi la presse, ils en sont propriétaires et ceci n’est en rien une supputation, ce sont des faits avérés et vérifiables.

Ainsi donc, quiconque s’oppose à l’islamophobie ou à la russophobie ou qui remet en question qui gère vraiment les groupes terroristes comme l’EIIL / Daesh ou ceux qui ont vraiment mis en place les attentats du 11 septembre 2001, sera accusé systématiquement d’antisémitisme.

Personne ne peut survivre politiquement à ce genre de campagne de diffamation. Demandez à Jeremy Corbyn ce qu’il en pense.

Conclusion

Depuis 20 ans, le réalité même a été attaquée. Nous avons une dualité mondiale, les ignorants et ceux qui se font “mener” contre ceux qui comprennent mais choisissent de rester silencieux et de survivre.

Des avions ne peuvent pas faire s’effondrer des bâtiments constitués de larges poutres en acier.

L’acier ne fond pas des suites de la combustion de kérosène et d’ethylene glycol, ni de feux de kérosène, de carburant d’avions.

On ne peut pas détourner un avion aux Etats-Unis, il serait soit abattu en l’air ou, depuis les années 1990, il serait simplement amené au sol gentiment par contrôle robotisé.

On voit ces choses à la télé tout le temps et ce n’est pas nouveau. Si une voiture Tesla robotisée peut traverser New York aux heures de pointes sans problème, un avion de ligne commercial peut être amené au sol en utilisant la télécommande “fly by wire”, qui existe depuis… “toujours” en tout cas depuis un bon moment.

De Wikipedia:

Les surfaces de contrôle servo-commandées furent en premier lieu testés dans les années 1930 sur un Tupolev soviétique ANT-20. Les connexions mécanico-hydrauliques furent remplacés par des câbles et des commandes servo-électriques. En 1941, un ingénieur de Siemens, Karl Otto Altvater, développa et testa le tout premier système de “fly-by-wire” pour l’avion Heinkel He-111, qui voyait l’avion totalement contrôlé par des impulsions électroniques.

En 1934, Karl Otto Altvater breveta un système électronique automatique qui “allumait” l’avion lorsqu’il était proche du sol.

Le premier engin équipé du système fly-by-wire purement électronique sans aucun support ou soutien mécanique ni hydraulique fut le Véhicule d’Entraînement à l’Alunissage Apollo qui vola en 1968.

Le premier appareil non expérimental qui fut conçu et vola en 1958 avec le système de contrôle électronique fly-by-wire fut le Avro Canada CF-105 Arrow, ce qui ne se reproduisit plus sur un avion de production en série jusqu’au Concorde en 1969, qui devint le tout premier avion de ligne capable de voler avec le système fly-by-wire.

[…]

Aujourd’hui, la dernière fausse controverse est au sujet du rôle de l’Arabie Saoudite dans le financement et l’organisation des attentats du 11 septembre. Ceci, bien entendu, est une imposture tout aussi fondée sur la fausse croyance que la famille royale saoudienne, qui est “L’Arabie Saoudite”, soit “l’ennemi de sang” d’Israël.

Depuis toutes ces années, l’association, le partenariat entre les deux pays est ouvert et ne se cache même plus, ce par exemple dans leur alliance contre la Syrie, contre l’Irak, contre le Liban, tout ceci est factuel depuis bien longtemps, bien que non “histoire officielle”. (NdT: Des pilotes israéliens font des missions contre le Yémen aux commandes de F-16 saoudiens. Les armes nucléaires tactiques qui ont été utilisées au Yémen ont été larguées par des avions saoudiens pilotés par des Israéliens…)

Lorsqu’on retourne dans le temps, sachant ce que nous savons, regardant les vidéos des avions volant à 700km/h près du niveau de la mer et les explosions massives qui ont fait s’effondrer les trois tours du WTC de New York, l’effroi que certains d’entre nous ont ressenti ce jour là ne fut pas au sujet de ceux qui périrent.

Non, ce fut au sujet de ceux qui allaient mourir, peut-être même par millions et cet assaut sur l’ordre mondial, les droits de l’Homme et la raison elle-même, qui allait s’ensuivre.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

sionismepyromane

gladio1

11 septembre 2001-11 septembre 2021, 20 ans de continuité de l’imposture absolue : Du 11 septembre au COVID19… la mascarade continue ! (Résistance 71)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2021 by Résistance 71

nuclear911
Un 11 septembre nucléaire…

“Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre les personnes, médiatisé par des images.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle”, 1967

“L’anarchisme a réellement conduit, en 1936, une révolution sociale et l’ébauche de la plus grande avancée qui fut jamais, d’un pouvoir prolétarien.”
~ Ibid. ~

“Quand l’idéologie, devenue absolue par la possession du pouvoir absolu, s’est changée d’une connaissance parcellaire en un mensonge totalitaire, la pensée de l’histoire a été si parfaitement anéantie que l’histoire elle-même, au niveau de la connaissance empirique ne peut plus exister.”
~ Ibid. ~

BDattenta_terrorisme

Du 11 septembre 2001 au Coronavirus 2019… La continuité de l’imposture absolue et criminelle de la société marchande et du spectacle étatique

Résistance 71

10 septembre 2021

20 ans !… 20 ans de mensonge, de supercherie, de mascarade qui ont débouché sur une imposture de guerre planétaire contre un terrorisme qui ne sait qu’être d’État et donc qui ne peut être combattu par son propre créateur, si ce n’est que dans une grande mascarade contrôlée, un grand cirque de l’intoxication des masses pour toujours plus de contrôle, d’exploitation et d’oppression de la clique oligarchique sur les peuples anesthésiés et KO debout.

Une mascarade réussie en mène toujours à une autre, on ne change pas une recette qui marche et les faux-drapeaux pseudo-terroristes ont fleuri pour justifier l’expansionnisme impérialiste occidental au moyen de son bras armé, le bras armé de la haute finance et du gros business transnationaux, L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ou OTAN, celle la même qui nous avait donné déjà l’”Opération Gladio” dans les années 70-80 dites “années de plomb” et qui en a mené une extension avec Al CIAda dans un premier temps puis son clone plus virulent de l’EIIL ou Daesh, sous contrôle des “frères musulmans” wahabbo-sionistes du MI6 britannique.

Ainsi, de mensonges assénés aux attentats faux-drapeaux et en agression par procuration de hordes mercenaires “djihadistes” interposées (Al CIAda, et autre  EIIL / Daesh), sont tombées l’Irak, la Libye, le Soudan et sont toujours en guerre la Syrie et le Yémen… La cerise sur le gâteau étant l’Iran. Ceci est une autre histoire…

Mais tout cela ne suffit pas, le contrôle doit être absolu et l’occident doit se plier aux diktats d’un Nouvel Ordre Mondial néo-malthusien mis en marche pour sauver l’oligarchie du marasme inhérent du capitalisme et de son outil étatique, marasme lui aussi inévitablement en marche. A grand renfort d’escroquerie pseudo-scientifique menant à des politiques sciemment désastreuses comme celle de la gestion d’un soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et celle d’une menace croissante, parce que créée de toute pièce, concernant des “pandémies” de tout poil, voici venu le temps du nouveau croquemitaine aussi invisible et insaisissable que les barbus d’Al CIAda, nous avons nommé: l’horrible virus “tueur” issu des labos universitaires yankees et du Pentagone : le SRAS-CoV-2, alias Bébert Corona. Virus gentillet mais sous stéroïde propagandiste, qui ne tue que 0,03% des gens qu’il infecte (en moyenne ayant 80 ans et plus de 2 facteurs de co-mortalité..), personnes infectées qui constituent à ce jour quelque 0,4% de la population mondiale ; ce qui dans un élan humaniste “sans précédent”, a incité l’oligarchie et ses sbires politiques à la botte, à proposer sa solution à la “menace Bébert” ne connaissant soi-disant pas de cure : l’injection de la planète entière au moyen d’une soupe vénéneuse à base d’OGM, de nanoparticules et d’oxyde de graphène. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes piloté par une “science” inféodée à des milliardaires psychopathes et mégalomanes arrosant la “recherche” d’un fric puant l’eugénisme dégoulinant des années 1930…

Le 11 septembre est passé, la “crise sanitaire” devenue dictature planétaire est actuelle et en marche, nous sommes dedans et en subissons les conséquences génocidaires directes et indirectes quotidiennement. Mais cette mascarade COVID19, cette imposture visant à imposer la dictature technotronique sans laquelle l’oligarchie ne peut plus survivre, ne peut exister aujourd’hui que parce qu’il y a eu le 11 septembre, parce que cet évènement fondateur est à l’origine de la 3ème guerre mondiale : celle de l’oligarchie néo-malthusienne à velléité transhumaniste contre les peuples du monde, le 0,0001% contre le reste de l’humanité. Les attentats nucléaires du 11 septembre 2001 à New York, organisé par ce qui est appelé “l’état profond”, sont l’origine de tout ce qui s’est produit depuis, menant à ce glissement inexorable vers le Nouvel Ordre Mondial dystopique salvateur d’une oligarchie consciente de la fin proche du système étatico-capitaliste qui les maintient en haut de cette pyramide factice du pouvoir usurpé.

Les attentats du 11 septembre ont été perpétrés par une faction de l’élite politique de l’empire sous contrôle d’une cabale financière puisant sa source au cœur même de l’empire financier impérialiste : la City de Londres dont Wall Street n’est qu’une succursale de luxe.

Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre est une des clefs de notre libération, du chemin vers notre émancipation définitive et de la mise à bas de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat. Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre, c’est faire comprendre à des millions de gens à travers la planète de la supercherie, de l’illusion et du niveau de malfaisance dans lesquels une petite clique d’initiés est étroitement impliquée et comment finalement elle nous contrôle et contrôle nos sociétés, sans qu’elle même n’en ait le choix en définitive, car l’engrenage systémique crée les circonstances et demande un flot incessant de crimes et de mensonges pour les couvrir.

CoV_911

Cela fera comprendre une fois pour toute à des millions, des milliards de gens sur la planète qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il ne saurait y en avoir, tout n’est qu’illusion et poudre aux yeux sous le plus grand chapiteau criminel du monde. Aussi nous vous engageons à lire et diffuser toutes les informations que vous pourrez collecter afin d’exposer au grand large ces crimes contre l’humanité et inciter le plus de gens possible à anticiper ceux à venir, car ne vous y trompez pas… Ils n’en ont pas fini avec nous. Ils ne s’arrêteront qu’une fois la population mondiale réduite à moins de 500 millions d’individus et que seront établies leurs “zones vertes” de villégiature trans-humaniste.

Si vous pensez toujours 20 ans plus tard, que les responsables des attentats du 11 septembre sont Ben Laden et ses barbus planqués dans les grottes de Tora Bora en Afghanistan, il ne fait aucun doute que vous vous êtes faits injecter de cette merde OGM “anti-COVID” avec le sourire béat du mouton en route pour l’abattoir.

Il est important de bien comprendre que sans le 11 septembre, ce cirque criminel COVID19 ne serait sans aucun doute pas possible. La crise fabriquée de toute pièce de ce “COVID19” est la résultante directe de l’attentat faux-drapeau du 11 septembre qui a amené monde et peuples là où les marionnettes du système veulent qu’ils soient…

Qui avale des couleuvres peut sans aucun doute avaler des virus et les conditions fabriquées qui les mettent en place n’est-il pas ?

Entre la réflexion critique et l’action directe, il ne doit pas y avoir l’épaisseur d’un cheveu.

L’heure est venue ! 

Dans l’esprit de Cheval Fou…

rEVOLUTION

Lectures complémentaires :

“Un 11 septembre nucléaire”

Notre dossier “11 septembre”

Notre page : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”

Et n’oublions jamais :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

QU’ON SE LE DISE !

“Dans le pouvoir des Conseils [ouvriers], qui doit supplanter internationalement tout autre pouvoir, le mouvement prolétarien est son propre produit, et ce produit est le producteur même. Il est à lui-même son propre but. Là seulement la négation spectaculaire de la vie est niée à son tour.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle” ~

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État. Elle est donc éducative.”
~ Guy Debord, “Commentaires sur la société du spectacle”, 1988 ~

“On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique, cela a toujours été vrai. Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit rendue à faire ouvertement la guerre aux humains. ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais aussi à celles de leur survie.”
~ Ibid. ~

“La désinformation se déploie maintenant dans un monde où il n’y a plus de place pour aucune vérification.”
~ Ibid. ~

“Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir et pour assurer ce qu’elle seule pourra appeler la bonne marche des choses. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même.”
~ Ibid. ~

PD_Saalambo

Vaincre le colonialisme, mettre fin à l’empire du vampire (Mohawk Nation News)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 9 septembre 2021 by Résistance 71

AIM_WS

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités, aussi longtemps que l’empire existera.”
~ Russell Means, Lakota, Oglala activiste et résistant ~

La fin de l’empire du vampire

Mohawk Nation News

4 septembre 2021

url de l’article original:
https://mohawknationnews.com/blog/2021/09/03/end-of-the-empire-of-the-vampire-audio/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Nous devrions maintenant nous tenir debout ensemble, par les coudes, planter un arbre de paix et y enterrer nos armes pour toujours. Quand il n’y a pas d’armes, personne n’est blessé. Les gens se convertissent à la paix. Les Américains ont saboté les équipements militaires qu’ils ont laissé derrière eux en Afghanistan. Ces gens pourraient en faire quelque chose de bien plus utile que d’attendre pour tirer sur quelqu’un. La Nature n’a aucun besoin d’armes. Nous avons juste besoin de travailler et de (sur)vivre. Sans armes, nous devons utiliser notre intelligence.

Le pouvoir de détruire est toxique pour les impérialistes, c’est une drogue. Les Etats-Unis ont perdu la guerre non déclarée illégale et les plans de déstabilisation de l’Afghanistan en finançant et en armant le désordre et le chaos comme ils l’ont fait ces 100 dernières années dans bien des pays. Des organisations militaires voyous de l’empire ont toujours œuvré derrière des Indiens marionnettes et les conseils de tribus coloniaux pour diviser, nous affaiblir et nous exterminer. Les ministères de la guerre, les églises et les ONG mettent en place les guerres civiles et la terreur. Ce système a créé de toute pièce le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité, celui de plus 100 millions d’indigènes au continent des Amériques [depuis le XVème siècle).

Les empires étrangers affirment qu’ils ont droit au pillage, à l’exploitation, à la mise en esclavage, au viol et à la terreur des populations autochtones depuis plus de 500 ans sur l’Île de la Grande Tortue. Comme l’a dit Joe Biden après l’attentat contre les Américains en déroute à l’aéroport de Kaboul : “Ceux qui ont perpétré ces attaques ne seront pas pardonné, nous n’oublierons pas. Nous vous traquerons et vous ferons payer.” En clair, “Nous vous aurons avec un drone”.

Lorsque les Américains ont saboté les armes laissées en Afghanistan, ils doivent les détruire eux-mêmes, comme nous le demandons depuis plus de 500 ans de façon à ce que nous ayons enfin la paix. En accord avec Kaianerekowa, nous enterrons toutes les armes de guerre qui se produisent dans les esprits des uns des autres, ces pensées mêmes qui nous rendent haineux, agressifs, violents et qui nous font nous entre-tuer. Tout acte hostile deviendra alors inconnu. Le monde entier doit procéder de la sorte. Seul la massue de guerre n’est pas enterrée afin qu’on puisse tuer les traîtres avec elle. La hache de défense n’est pas enterrée.

La république de la guerre (USA) a dépensé 2000 millards de dollars pour détruire l’Afghanistan : pour corrompre et armer une armée afghane corrompue, pour mettre en place des infrastructures de gouvernance fascistes, ainsi les envahisseurs pouvaient vivre confortablement parmi le peuple indigène appauvri qu’ils attaquaient, volaient et réduisaient en esclavage. Le reste fut siphonné par des groupes étrangers complices, des mercenaires appelés des “sous-traitants civils privés” et des consultants exogènes.

Les avoirs financiers afghans ont été gelés et les Yankees ont pris le reste. Le président afghan fut le premier à se sauver, laissant derrière lui des bout de papier de monnaie absolument sans aucune valeur sur la piste de décollage. Le FMI ne prêtera rien. Pas de nourriture. Des infrastructures détruites, une hausse des prix vertigineuse, des sanctions économiques, aucune aide, plus de salaires. Le système de santé est hors de service.

Les manipulateurs du pouvoir ne sont en aucun cas responsables publiquement et sont au-delà de toute scrutinité. Le Canada est en ce moment en train de présider pompeusement à la  mort de nos enfants, aucunement mentionnés bien entendu dans la campagne électorale en vigueur. Les électeurs s’en foutent de toute façon. Les échafauds qu’ils construisent pour nous sont en fait pour eux-mêmes. L’empire est humilié par les Afghans, les Syriens, les Irakiens, les Libyens, les Cubains, les Vietnamiens et tous les peuples indigènes qui continuent de résister encore et toujours. L’empire constate le déclin de sa force, de son incompétence et de sa sauvagerie. Tout tourne autour de l’industrie de la guerre et rien d’autre. Les bureaucrates observent. Les critiques du système sont assassinés. Les médias sont complices. Les gens sont désespérés. Tout espoir est perdu.

Il n’y a aucun esprit de rétribution ni de droiture. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, guérit les viols de l’ordre naturel des choses et le mal que cela cause. Un empire demande impérativement l’anéantissement de la véritable démocratie afin de produire des dictatures militaires, une énorme armée et des guerres perpétuelles sous présidence impériale. Ils sont accrocs aux flingues, au meurtre et au fric.

Le MI5 britannique et la CIA sont des organisations militaires voyous qui supervisent la construction de cet empire secret. La GRC (NdT: la police montée du Canada) a perpétré le kidnaping de millions de nos enfants afin que les gouvernements et les églises puissent réaliser la “solution finale au problème indien” et de cette résistance au vol de l’Île de la Grande Tortue et de ses ressources. La GRC s’est amalgamée avec les services secrets canadiens du CSIS pour créer l’Equipe de Réponse Aborigène (ERA), qui est la gestapo moderne de ce IVème Reich. Aujourd’hui, ils nous suivent toujours dans leurs voitures noires lorsque nous quittons nos “réserves” / camps de détention.

Les camps de la mort que furent les pensionnats pour Indiens furent des sites d’interrogations d’expérimentation, de torture et d’assassinats ciblés d’enfants indigènes innocents et sans aucune défense ainsi que de civils désarmés.

Nous, les peuples indigènes, sommes craints parce que nous exposons la vérité au sujet de cet empire. L’homicide volontaire et le génocide commis par les Etats-Unis et le Canada sur nous n’est mentionné nulle part parce que nous les avons humiliés. Ils veulent que nous payons de nos vies le prix d’avoir déballonné leur mythe fabriqué de grand pouvoir. Nous ne serons jamais pardonnés pour avoir exposé au grand jour leur immoralité, leur faiblesse et le travail interne sordide faisant fonctionner l’empire. Comment éliminer les empires ? Suivez la philosophie instillée par Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, de chacun étant souverain, égal à quiconque et ayant une voix. Les envahisseurs ont introduit des armes à feu et ont amené les guerres. Retournons à 1491 lorsque nous avions tout pour chasser et nous nourrir. L’armement est la seule manière dont tout empire existe. Lorsqu’il n’y a plus d’armes, ils perdent. Lorsque chacun est souverain, il n’y a absolument aucun besoin d’un président ou d’un premier ministre. Nos esprits, la nature et la grande loi de la paix nous guident.

= = =

Lire nos pages:

« Colonialisme, doctrine chrétienne de la découverte »

Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix

« Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada »

« Russell Means et l’activisme résistance de l’American Indian Movement »

« Textes fondateurs pour un changement de paradigme politique »

« Taiaiake Alfred et l’anarcho-indigénisme »

« Manifeste pour la société des sociétés »

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