Archive for the guerres imperialistes Category

Terreur marchande.. La France au Mali (entre autre)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 3 décembre 2019 by Résistance 71

 

Résumé en un dessin du racket organisé :

 

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

La guerre nucléaire est déjà en marche… L’AIEA confirme l’utilisation d’armes nucléaires tactiques (VT)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 2 décembre 2019 by Résistance 71


Arme Nucléaire Tactique Yémen

 

Histoire nucléaire : L’AIEA confirme l’utilisation continuelle d’armes nucléaires contre la Syrie (et les Etats-Unis)

 

Ian Greenhalgh et James Smith (ex-inspecteur de l’AIEA)

 

27 novembre 2019

 

url de l’article original (avec vidéos, photos et graphiques):

https://www.veteranstoday.com/2019/11/27/nuclear-history-iaea-confirms-israels-continual-use-of-nukes-against-syria-and-the-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tard dans la soirée du 28 avril, la Syrie a été touchée par une série de raids aériens vers 22:30 heure locale environ deux heures après le coucher du soleil. D’un intérêt particulier est l’attaque qui toucha une zone près de Hama, ce qui est supposé avoir été un dépôt d’armes. Cette attaque a produit une explosion d’une telle amplitude, qu’elle a fait trembler la terre violemment, suffisamment en tout cas pour que des ondes sismiques aient été enregistrées par des stations de contrôle en Europe avec une amplitude de 2,6 sur l’échelle de Richter.

Une explosion à la surface de la terre, afin d’être enregistrée dans la zone des 2 et 3 sur l’échelle de Richter par des sismographes, doit être d’une force se situant entre 1,5 et 3 Kt (kilotonnes) équivalent TNT. Clairement, ceci fut la détonation d’une arme nucléaire tactique et le narratif du dépôt d’armes est la couverture habituelle utilisée lorsqu’on a affaire à un gros bang de la sorte.

Bien qu’il n’y ait eu aucune déclaration officielle en provenance de Tel Aviv ou de Damas, il est clair que l’attaque fut perpétrée par les Israéliens. Ils ont le plus probablement utilisé une bombe planante de modèle GBU-28 transportée par un avion F-15, bombe qui fut larguée sur la cible après une approche au dessus du Liban en rase-motte, puis en remontant sur les montagnes frontalières, larguant la bombe au sommet de l’ascension avant de faire rapidement demi-tour pour un retour à la base. Comme vous pouvez le voir sur les photos publiées par Al-Masdar (voir l’article original pour les croquis de l’approche et les photos du site après l’attaque), la cible a été totalement détruite, ceci ressemble à l’après explosion d’une arme nucléaire tactique, tout est réduit en ruines. Notez les containers de transport disséminés alentour comme de vulgaires jouets, les arbres couchés et un très grand cratère peu profond.

Ce cratère est bien trop important pour un engin explosif standard de 500kg. Il apparaît que cet engin fut un engin explosif à détonation à basse altitude, ce qui causa l’amplitude de 2,6 sur l’échelle de Richter. Tout fut vaporisé, pas de cendres, ni du suie, c’est à dire de carbone, présents sur le sol. Seulement des morceaux d’acier demeurés intacts de véhicules, fondus à haute température. Pas d’aluminium, ce qui veut dire que la chaleur dégagée fut au-delà de 3000oC afin de le vaporiser. Une grosse explosion telle que celle-ci est au-dessus de 10 t d’explosif, donc pas un explosif conventionnel. Les munitions des petites armes et les obus d’artillerie pètent comme du pop-corn dans un four à micro-ondes. Des explosions d’engins conventionnels ont une petite boule de feu et font monter beaucoup de terre et de poussière en l’air.

Ces explosions avec grosse boule de feu plasmique et nuage en forme de champignon sont celles de bombes à neutron utilisant beaucoup de lithium 6 avec une fine couche extérieure de matériau fissile. Grosse chaleur combustion intense avec très peu de retombées radioactives. Après quelques heures, les radiations sont presque indétectables à la surface du sol.

Ces bombes à neutron tactique sont le plus sûrement basé sur une charge d’uranium afin de masquer leur utilisation. Le combustible nucléaire provient soit de surplus de missiles nucléaires ukrainiens ou russes SS-21 ou un matériau plus récent israélien utilisant des surplus de stocks américains transférés en Israël par papa Bush. C’est pourquoi les deux parties sont très silencieux sur leur utilisation. La plupart de ce marché noir de la prolifération nucléaire s’est produit sous la direction de Hillary Clinton et de Tom Countryman sous la section T du ministère des affaires étrangères des Etats-Unis. C’est pourquoi Trump a viré Countryman et a assaini la section T du département, ils ont laissé les trucs “tomber du camion”…

Il n’y a eu jusqu’ici aucune déclaration officielle sur ce raid aérien que ce soit de la part de Damas, de Moscou ou de Téhéran, il n’y aura vraisemblablement jamais aucune déclaration publique pour reconnaître qu’une arme nucléaire a été utilisée, tout comme il n’y en a jamais eu dans toutes les autres occasions où ces armes ont été utilisées.

[plus à lire sur l’article original en anglais]

= = =

Lecture complémentaire:

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

 

Introspection sociale: L’angoisse du journaliste alternatif devant l’indifférence publique…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, résistance politique with tags , , , , , on 1 décembre 2019 by Résistance 71

 

Les mensonges fabriqués par l’occident et qu’il consomme

 

Andre Vltchek*

New Eastern Outlook (NEO) Moscou, VT et l’Institut des Etudes Orientales de l’Académie des Sciences de Russie

 

29 novembre 2019

 

Sources:

https://www.veteranstoday.com/2019/11/29/neo-lies-which-the-west-manufactures-and-then-consumes/

https://journal-neo.org/2019/11/20/lies-which-the-west-manufactures-and-then-consumes/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

(*) Andre Vltchek est un journaliste d’enquête indépendant, essayiste, réalisateur de documentaires. Il est l’auteur de plusieurs livres, il écrit et publie essentiellement pour NEO.

Après avoir fini mon travail au Moyen-Orient, du moins pour le moment, j’attendais mon vol pour Santiago au Chili à Paris. Je pouvais compter sur quelques jours “libres”, ruminant ce que j’avais appris et ce dont j’avais été témoin à Beyrouth. Jour après jour, pendant de longues heures, je m’asseyais dans le grand hall / lobby de l’hôtel tapant sur mon clavier, tapant encore, réfléchissant pour taper de plus belle.

Alors que je travaillais, au dessus de moi, un grand écran plat diffusait en boucle les infos de la chaîne française France 24.

Les gens autour de moi allaient et venaient: des élites d’Afrique de l’Ouest étaient dans un délire de shopping sauvage, hurlant de manière peu cérémonieuse dans leur téléphone portable. Des Coréens et des Japonais “se faisaient Paris”. Des Allemands impolis et des Nord-Américains obèses discutaient d’affaires, riant vulgairement, sans aucune considération pour les “sous-hommes”, en fait pour tout le monde dans leur vicinité immédiate.

Quoi qu’il arrive dans mon hôtel, France 24 passait en boucle et oui précisément 24/24, recyclant les jours et nuits durant les mêmes histoires, faisant de temps en temps une petite mise à jour avec un petit air arrogant de supériorité. Là, la France jugeait le monde, donnait des leçons à l’Asie, au Moyen-Orient, à l’Afrique et à L’Amérique Latine, sur ce qu’ils devaient faire.

Au dessus de moi, devant mes yeux, sur cet écran, le monde changeait. Depuis des mois, je couvrais les émeutes cauchemardesques des ninjas traîtres et violents de Hong Kong.

J’ai été partout au Moyen-Orient, surtout au Liban et je me rendais maintenant dans mon second chez moi: l’Amérique Latine, où le socialisme avait continuellement gagné des élections, mais se faisait battre, terroriser même, par l’empire occidental escroc et corrompu.

Tout ce que continuait de montrer France 24, je l’ai habituellement vu de mes propres yeux et plus, bien plus, d’un point de vue bien différent. Je l’ai filmé, j’ai écrit là-dessus et je l’ai analysé.

Dans bien des pays du monde, des gens ont partagé leurs histoires avec moi. J’ai vu des barricades, photographié et filmé des corps blessés ainsi qu’un enthousiasme et un exitement incroyablement révolutionnaire. J’ai aussi été le témoin de trahisons, de forfaitures, de bassesses et de lâcheté.

Mais dans le lobby de cet hôtel, devant ce poste de télévision, tout apparaissait sympa, classe et très confortant. Le sang avait l’air de couleurs mélangées et les barricades ressemblaient à des décors d’un plateau d’une comédie musicale de Broadway.

Des gens mouraient superbement, leurs cris insonorisés, de manière très théâtrale. La journaliste très élégante dans sa robe très mode souriait béatement dès que des gens sur l’écran osaient montrer quelque émotion forte ou grimaçaient de douleur. Elle était en charge, elle était bien au dessus de tout ça. A Paris, Londres et New York, les émotions fortes, les engagements politiques et les grands gestes idéologiques ont été démodés depuis bien longtemps.

Pendant ces quelques jours que je passais à Paris, bien des choses ont changé sur tous les continents.

Les émeutiers de Hong Kong évoluaient ; commençant à mettre le feu à leurs compatriotes simplement parce qu’ils osaient montrer leur allégeance à Pékin. Des femmes étaient battues vulgairement avec des barres de fer jusqu’à ce que leurs visages fussent couverts de sang.

Au Liban, le poing fermé des manipulations de changement de régime occidentaux Otpor devint soudainement le centre des manifestations anti-gouvernement. L’économie du pays s’effondrait, mais les “élites” libanaises crâmaient un fric fou tout autour de moi à Paris et partout dans le monde.

Les pauvres misérables libanais ainsi que la classe moyenne s’appauvrissant, demandaient la justice sociale. Mais les riches Libanais se gaussaient d’eux et leur montraient. Ils avaient tout prévu: ils avaient pillé leur propre pays, puis l’avaient laissé derrière eux exengue et maintenant ils faisaient la fête ici, dans la “ville des lumières”.

Mais les critiquer ici en occident est devenu tabou, interdit. Le politiquement correct, la puissante arme occidentale utilisée pour maintenir le statu quo, les a rendus intouchables ; parce qu’ils sont Libanais et moyen-orientaux.

La bonne affaire n’est-il pas ? Ils volent leurs propres associés moyen-orientaux pour leurs maîtres occidentaux de Paris, de Washington et de Londres, mais ici à Paris ou à Londres, c’est tabou d’exposer au grand jour leur “culture” de la débauche.

En Irak, les sentiments anti-chiites et donc anti-iraniens ont été introduits clairement et puissamment depuis l’étranger. Ce fut le second épisode de ce qui fut connu sous le nom des “printemps arabes”.

Les Chiliens ont lutté et sont morts en essayant de mettre à bas le système néolibéral dont on les gave depuis la prise de pouvoir par Los Chicago Boys en 1973.

Le gouvernement socialiste bolivien, démocratique, racialement inclusif et ayant eu du succès, a été renversé par Washington et des cadres traîtres boliviens. Il y a eu des morts là-bas aussi, dans les rues d’El Ato, de La Paz et ce Cochabamba.

Israël a remis le couvert à Gaza, plein pot. Damas a été bombardée. J’ai été filmer les Algériens, les Libanais et les Boliviens, des gens qui poussaient leur agenda place de la République. J’ai anticipé les horreurs qui m’attendaient bientôt au Chili, en Bolivie et à Hong Kong. J’écrivais fiévreusement alors que la télé ronronnait.

Des gens entraient et sortaient le lobby de l’hôtel, se rencontrant, se séparant, riant, criant, pleurant et se réconciliant. Rien à voir avec le monde.

Ces éclats de rire indécents éclataient périodiquement, alors même que les bombes explosaient sur l’écran, alors même que les gens chargeaient contre la police et l’armée.

***

Puis, un jour, j’ai compris que personne en fait n’en avait quoi que ce soit à foutre. Comme ça, c’est si simple. Vous voyez ce qui se passe, partout dans le monde ; vous le documentez. Vous risquez votre vie. Vous vous engagez. Vous êtes blessé. Parfois vous êtes près, si près de la mort. Vous ne regardez pas la télé. Jamais ou presque jamais. Vous apparaissez à la télé certes, vous lui fournissez des histoires et des images, mais vous ne voyez jamais le résultat ; quelles émotions votre travail, vos mots et vos images déclenchent-ils vraiment.

Évoquent-ils une émotion quelconque ? Vous ne travaillez que pour des officines anti-impérialistes, jamais pour les merdias de masse. Mais pour qui que ce soit que vous travailliez, vous n’avez aucune idée des expressions de visages que vos rapports des zones de guerre occasionnent sur les spectateurs et lecteurs, ni même ce que déclenche quelque rapport que ce soit en provenance de quelque zone de guerre que ce soit.

Et puis vous vous retrouvez à Paris et vous avez un peu de temps pour regarder vos lecteurs et soudainement vous comprenez. Ca clique : pourquoi si peu d’entre eux vous écrivent, soutiennent votre lutte ou même luttent pour les pays qui sont détruits, décimés par l’empire.

Lorsque vous regardez autour de vous, observant les gens assis dans le lobby de l’hôtel, vous réalisez alors clairement : ils ne ressentent rien. Ils ne veulent rien voir. Ils ne comprennent rien.

France 24 diffuse, mais ce n’est pas la chaîne d’information qu’elle était supposée être il y a plusieurs années. C’est du spectacle qui n’est supposé que produire un bruit de fond et c’est ce qu’elle fait, précisément cela: un bruit de fond, comme une musique d’ascenseur.

C’est pareil pour la BBC, CNN, Fox News et Deutsche Welle.

***

Alors que le président légitimement élu de Bolivie était forcé à l’exil les larmes aux yeux, je me suis emparé de la télécommande de la télé et j’ai zappé sur une chaîne très bizarre de dessins animés archaïques.

Rien ne changea. Les expressions faciales des quelques vingt personnes autour de moi ne changèrent pas d’un iota.

S’il y avait eu des images d’une explosion nucléaire sur cet écran, quelque part dans le sous-continent, personne n’y aurait prêté la moindre attention.

Certaines personnes prenaient des selfies. Alors que je décrivais l’effondrement de la culture occidentale en écrivant mon article sur mon MacBook, nous étions tous occupés d’une certaine manière. Le Cachemire, La Papouasie occidentale, l’Irak, le Liban, Hong Kong, la Palestine, la Bolivie, le Chili étaient en feu… Et alors ?…

A moins de dix mètres de moi, un homme d’affaire américain criait dans son portable: “Vous me réinvitez à Paris en décembre ? Oui ? Ok, nous devons discuter des détails. Combien vais-je toucher par jour ?

Des coups d’état, des soulèvements, des émeutes, partout dans le monde. Et ce sourire plastique et figée de cette fille de la chaîne de télé dans sa robe mode bleue et blanche rétro ; si confiante, si française et si profondément fausse.

***

Récemment, je me suis demandé si les habitants de l’Europe et de l’Amérique du Nord avaient un quelconque droit moral de contrôler le monde. Ma conclusion définitive est: certainement pas ! Ils ne savent pas, et ne veulent pas savoir. Ceux qui accèdent au pouvoir sont obligés de savoir. A Paris, Londres, Berlin, New York, les gens sont bien trop occupés à s’admirer narcissiquement ou à “souffrir” de leurs petits problèmes égoïstes et mesquins. Ils sont trop occupés à prendre ces selfies ou préoccupés par leur orientation sexuelle et bien entendu par leurs “affaires”, leur “business”…

Voilà pourquoi je préfère écrire pour des officines d’information russes ou chinoises, pour m’adresser à des gens qui ont peur, tout comme moi, qui sont inquiets, anxieux pour l’avenir du monde.

Les éditeurs de ce magazine [NEO], loin, à Moscou le sont ; ils sont inquiets et passionnés en même temps. Je sais qu’ils le sont. Moi et mes articles, ne sont pas du “business” pour eux. Tous ces gens dont les villes sont pulvérisées, dont les vies sont ruinées, ne sont en rien une forme de spectacle et d’amusement dans la salle éditoriale de NEO.

Dans bien des pays occidentaux, les gens ont perdu leur capacité de ressentir [compassion], de s’engager et de se battre pour un monde meilleur. A cause de cette perte, ils devraient être forcés d’abandonner leur pouvoir sur le monde.

Notre monde est sévèrement endommagé, balafré, mais il est aussi superbe et précieux. Ce n’est pas un business que de travailler pour son amélioration plus que pour sa survie. Seuls les grands rêveurs et les poètes, les penseurs peuvent avoir notre confiance de se battre pour lui, de le mener de l’avant.

Y a t’il beaucoup de rêveurs et de poètes parmi mes lecteurs ? Ou ressemblent-ils / elles et se comportent-ils / elles comme ces clients dans le lobby de l’hôtel de Paris devant cet écran exhibant France 24 ?…

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Yankees et Brits s’emparent du pétrole syrien… La fin du Rojava ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 1 décembre 2019 by Résistance 71

La fin de ce court article laisse entrevoir la confirmation de ce que nous disons ici depuis 2017 concernant cette région du Rojava dont il était certain qu’elle allait devenir un grand enjeu géo-économico-politique au fil de cette guerre par procuration menée en Syrie depuis 2011 ; à savoir que la révolution sociale du Rojava commencée en 2005 et renforcée à partir de 2011 est semble t’il défunte. Il est de plus en plus évident que des forces politiques affiliées à l’empire via les liens du clan factieux et mafieux Barzani du “Kurdistan” irakien, ont pris le dessus sur le mouvement du Confédéralisme Démocratique depuis fin 2016 avec l’instauration sous une “charte / contrat social du Rojava” bidon d’un proto-état créé et soumis aux desiderata de l’empire. Il y a plus de 30 factions kurdes opérant dans la région certaines en opposition politique créant une véritable nébuleuse, opaque à souhait, dont l’empire tire un profit maximum dont essentiellement le pillage des ressources naturelles de l’endroit.

Peu d’information fiable filtre pour rendre compte de l’état des choses au Rojava et pour savoir si les communes ont toujours une partie du pouvoir décisionnaire ou si tout a déjà été happé, vampirisé par les institutions proto-étatiques d’un “Kurdistan syrien” sous contrôle américano-sioniste comme l’est le “Kurdistan irakien” depuis le départ. Il est à noter que les médias  dans leur ensemble tendent déjà à effacer la terminologie de “commune du Rojava”, jamais vraiment en odeur de sainteté, pour ne plus parler pas à pas que de “Kurdistan syrien”, parce que là est l’objectif: la jonction des deux “Kurdistan” irakien et syrien en une entité proto-étatique sous contrôle du clan Barzani américano-sioniste. Si on se réfère au texte du “Manifeste du Confédéralisme Démocratique”  écrit par Abdullah Ocalan en 2011, en aucun cas il n’y est fait état de la création d’un “Kurdistan” sous forme étatique, de fait le CD est en rupture avec l’état et ses institutions, ainsi nous pouvons affirmer à la lecture des textes que ce “contrat social du Rojava” est une trahison pure et simple du Confédéralisme Démocratique tel que pensé et mis en pratique depuis 2005 dans cette partie du Moyen-Orient.

Les factions dominantes de la politique kurde de cette région affiliées à l’empire depuis 2016 tirent effectivement les marrons du feu de leur trahison. Il serait toutefois bon que ceci puisse être confirmé de l’intérieur et soit exposé au grand jour. Notre position à Résistance 71 a toujours été claire: soutien au Confédéralisme Démocratique originelle et dénonciation de la traîtrise du “contrat social / charte du Rojava”, création impérialiste de contrôle factieuse.

~ Résistance 71 ~

 

« L’appel à la création d’un état-nation séparé [kurde] représente les intérêts de la classe dirigeante et ceux de la bourgeoisie mais ne reflète en aucun cas les intérêts du peuple. En effet, un état supplémentaire ne ferait que renforcer l’injustice et entraver encore plus le droit à la liberté. Par conséquent, la réponse à la question kurde se trouve dans une approche visant à affaiblir ou à repousser la modernité capitaliste. »
~ Abdullah Öcalan, 2011 ~

 

 

Américains et Britanniques s’emparent du pétrole syrien… Des acteurs régionaux en profitent

 

Al Manar

 

29 novembre 2019

 

url de l’article: https://french.almanar.com.lb/1569394

 

En Syrie, au mépris du droit international, les forces américaines et britanniques  sont en train de s’accaparer les régions pétrolifères.

Selon l’agence syrienne officielle Sana, des forces américaines se sont déployées dans la zone pétrolifère de Rmilane située dans la province de Hassaké, au nord-ouest de la Syrie alors que les forces britanniques faisaient de même à proximité du champ Al-Omari dans la province de Deir Ezzor.

Selon l’agence kurde Roodaw, un convoi formé de près de 80 soldats et d’une centaine de véhicules militaires ont été vus en train d’emprunter l’autoroute internationale Oum Arbaa. En même temps, une patrouille américaine formée de 6 blindés a pris la direction de la région al-Qahtaniyat –Jal Agha, le triangle frontalier entre la Syrie, la Turquie et l’Irak. ces troupes ont été retirées de la province nord de Raqqa et de la province ouest de Hassaké.

Selon certains chiffres cités par la chaine qatarie al-Jazeera, il y aurait dans la région de Rmilane plus de 1.000 puits de pétrole

Désormais, les Etats-Unis ont plusieurs bases autour de la ville de Qamichli, dans les régions al-Taloul, de Malikiyyat et de Rmilane. Elles sont toutes riches en pétrole.

En même temps, selon al-Alam, une unité militaire britannique est sortie de la base Qasrak située au nord de Tal Tamar, dans la province de Hassaké, et s’est dirigée vers le champ pétrolier al-Omar  dans la province de Deir Ezzor.

Concernant les Français qui ont eux aussi des troupes dans cette région syrienne, il n’est pas encore clair quelles régions pétrolifères ils ont confisquées.

Cette mainmise sur les gisements de pétrole syrien n’a pu être possible  que grâce aux dirigeants kurdes des Forces démocratiques syriennes. Ils contrôlent cette région qui ne leur appartient pas, depuis qu’ils ont rallié les forces de la Coalition occidentale en Syrie.

La Turquie qui occupe désormais des régions importantes du nord-est syrien devrait elle aussi aurait sa part dans le pétrole pillé des gisements syriens. Une fois extrait, il serait acheminé sur son sol afin d’être écoulé. Des rapports médiatiques ont révélé que les Kurdes l’ont fait déjà. Etrangement, leur animosité apparente semble être reléguée à un second degré. A noter que c’est par la Turquie que Daech acheminait le pétrole syrien qu’il dérobait.

Le Kurdistan d’Irak pourrait lui aussi disposer d’une part de ce pétrole : il constitue la deuxième trajectoire pour son acheminement, avant son écoulement.

 

Leçon pour Gilets Jaunes : l’empire dans son jardin sud-américain: Evo Morales parle du coup d’état qui l’a forcé à l’exil au Mexique

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Au delà de ce que peut dire Morales et de la malfaisance avérée de l’empire tout azimut, nous lui faisons, tout comme à Chavez en son temps le même reproche: s’être accroché au système comme un morpion. Si ces gars étaient de véritables révolutionnaires, ils seraient parfaitement conscient que l’État ne peut pas être révolutionnaire… il est l’outil de la contre-révolution, du consensus du statu quo.
Morales comme Chavez auraient dû dès leur élection commencer le processus de remise du pouvoir à leur peuple. L’État, ici se voulant progressiste (ne pouvant pas être révolutionnaire) par l’action de ceux qui le dirigent, organise de lui-même les assemblées locales, la confédération de communes libres et dans le même temps se dissout pas à pas dans cette nouvelle réalité politico-économique. Ne pas comprendre ça ne fait de ces personnes que des réformistes qui à terme se font botter le cul. L’État est par essence contre-révolutionnaire, c’est inscrit dans son mode opératoire puisqu’il n’existe que par la fait de la division politique créée dans la société initiale et perpétrée au nom de privilèges inhérents à la relation dominant/dominé créée.
Il n’y a pas de solution au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !
Gilets Jaunes ! Il est important de bien comprendre ceci à l’aube des journées du 5 décembre et suivant. Le changement radical de société ne peut en aucun cas intervenir au travers de l’État, des institutions, de la marchandise et de sa dictature en marche.
Toute action politique de reprise du pouvoir décisionnaire doit avoir en toile de fond: A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent et à bas le salariat ! Il n’y a rien de négociable dans cette fange de la domination et de l’exploitation, RIC ou pas. Il nous faut changer notre réalité profonde, pour ce faire, nous devons en être avant tout ben conscient et agir en conséquence de manière efficace, ainsi comme le disait le vieux slogan percutant: « Soyons réalistes… Demandons l’impossible ! »
Morales et Chavez avant lui, bien qu’ayant amené quelques améliorations que l’on voit maintenant passagères à leur peuple respectif, n’ont en fait été que de bon petits soldats du système de « l’alternance » au sommet de l’État, mais en aucun cas des révolutionnaires, leur attachement à l’État et aux institutions fut leur perte. La révolution sociale reste à faire et c’est aux peuples de la faire, personne ne la fera à leur place. Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

 


Morales ne fut qu’un « Indien de fort »

 

Entretien avec Evo Morales: “Je me suis fait piéger ; le coup d’état a été tramé à l’ambassade des Etats-Unis”

Entretien avec le quotidien mexicain de La Jordana

 

16 novembre 2019

 

Source de l’article en français:

https://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=27552

 

Le coup d’État contre Evo Morales a été « préparé »  à l’ambassade des USA en Bolivie. Le regard sombre, l’ex-président en exil le reconnait : « Je me suis fait piéger ».

Il est très tôt. Le thermomètre indique à peine 10 degrés. Evo Morales est abrité dans un petit salon, d’où il fait appel à sa mémoire récente : « Je me souviens parfaitement qu’il y a eu une rencontre avec les mouvements sociaux connus sous le nom de Conalcam (Coordination nationale pour le changement), où il y a une quarantaine de dirigeants nationaux ou d’ organisations nationales représentées par leurs présidents ou dirigeants qui ont proposé comment modifier la Constitution pour une nouvelle réélection. J’ai dit : ce n’est pas ma proposition ; discutez-en, la meilleure chose que je puisse faire est d’accompagner avec des juristes pour voir si c’est viable, et ils ont acquiescé, et il y a eu ce référendum pour modifier la Constitution, c’est alors qu’une sale guerre a commencé,  basée sur le mensonge, dirigée par l’ambassade des USA ».

La possibilité d’une quatrième réélection a également ouvert la porte aux USA pour qu’ils mettent la main sur la Bolivie ?

Près de deux mois avant les élections, j’ai convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade US et je lui ai montré comment, avec des employés de l’ambassade, ils se rendaient dans certaines régions pour faire chanter les camarades sur le terrain. Ils leur disaient : « Ne votez pas pour Evo, ne le soutenez pas, si vous ne le soutenez pas, si vous ne votez pas ou ne soutenez pas Evo, nous allons vous faire des rues pavées « . Cette fois-là, le chargé d’affaires m’a promis qu’ils n’allaient pas se mêler de politique.

« Tout le monde est surpris que j’aie passé presque 14 ans au pouvoir et voilà le coup d’État. C’était bien organisé, bien planifié, bien financé par des groupes violents. Ils ont payé des membres de gangs et des toxicomanes. Je ne sais pas d’où vient tant d’argent pour les financer.

« Ils ont même embauché les maçons. En tant que travailleurs de la construction, ils gagnent environ 100 ou 120 bolivianos par jour, mais ils ont été payés 300 pour participer à la violence. Dans les universités, ils ont fait du chantage aux bonnes notes aux étudiants. J’ai des officiers des forces armées, de mon équipe de sécurité, qui vont à l’université, et on leur a dit que s’ils allaient aux barrages routiers, à la conspiration, à l’agression, ils auraient leurs examens. Que s’ils avaient trois sujets avec violence contre le gouvernement, contre Evo, contre la lutte de la révolution démocratique, ils passeraient l’examen. Et ils se sont joints à cette conspiration pour des petites notes et pour de la menue monnaie.

« Nous avons démontré avec des documents les nouvelles capacités des USA. Il n’y a pas de DEA [Drug Enforcement Agency], nous l’avons expulsée, et il n’y a pas d’autres organismes d’intervention et d’espionnage, mais ils ont d’autres formes d’intervention. Je te raconte un souvenir: j’ai rencontré des filles du Corps de la Paix (Peace Corps) dans la Vallée bolivienne, à Cochabamba : je pense qu’elles réalisaient un programme social intéressant. Je leur ai demandé pourquoi elles ne l’avaient pas appliqué ailleurs, par exemple sur l’Altiplano. Elles m’ont dit : « Evo, là-bas, il y a la DEA, on ne peut pas être là », et c’est parce que la DEA était avec ce Corps de la paix, sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue.

« Avant, nous les expulsions ; maintenant ils se déguisent et ils ne se voient pas en face; en ce moment ils sont organisés par groupes. Évidemment, les anciens gouvernants – il semble se référer à Carlos Mesa, son opposant aux élections et l’un des chefs visibles du coup d’État -, la police, les forces armées, ont fait partie de ces agences d’espionnage, de répression, d’application des politiques liées aux projets des USA, et ainsi leur base pour pouvoir conspirer a été formée.»

Ensuite, Evo Morales explique la raison de l’ambition, ou du moins celle qui est la plus importante pour le moment. Si le nom du coup d’État est à l’ambassade des USA, le nom de famille est lithium.

Peu avant l’élection présidentielle, Ivanka Trump s’est rendue dans la ville de Purmamarca, dans le nord-ouest de l’Argentine, à la frontière avec la Bolivie, dans le triangle du lithium, qui englobe également le Chili. Le triangle de l’ « or blanc » concentre 75 pour cent des gisements de cet élément dans le monde.

Cependant, la Bolivie concentre presque tout le métal qui semble être l’un des éléments les plus importants pour l’avenir du monde. « Nous avons commencé à développer l’industrie du lithium, mais il y a des politiques de privatisation », dit-il. Il y a aussi les complots des grands monopoles qui veulent s’emparer du métal.

Alors, il y avait des signes d’alarme sur les menaces contre la présidence d’Evo Morales : n’était-ce pas trop risqué d’essayer de rester au pouvoir ? Les avertissements semblaient clairs.

La mâchoire serrée, le président en exil souligne : « Ils ont préparé ce coup d’État à l’avance. C’était un coup totalement différent. J’espère vraiment que ce ne sont pas toutes les forces armées qui ont participé, mais les commandants. Ils utilisent les forces armées pour tirer sur le peuple. Quand je suis arrivé au gouvernement, les forces armées avaient à peine un hélicoptère. Sous notre gestion, il y a eu 25 hélicoptères. Nous avons équipé les forces armées, mais pas pour qu’elles soient contre la population ».

Les armées d’aujourd’hui sont-elles garantes de la démocratie ? Il semble qu’aujourd’hui, comme dans les années 70 du siècle dernier, l’armée va à l’encontre des gouvernements élus….

-Je suis convaincu qu’ils ne sont pas garants. Ils appuient les politiques néolibérales. Ils sont avec les secteurs oligarchiques. C’est surprenant. Les forces armées avaient une bonne image. Malheureusement, ces bonnes images partent à la poubelle.

Ponchos rouges

-Vous avez les ponchos rouges. C’est un groupe intéressant et belliqueux. Aujourd’hui, ils sont dans la rue en chantant le slogan « Maintenant, oui,  guerre civile ! »

-Le comportement des policiers conduit le peuple à s’organiser lui aussi. Je suis surpris par l’approche de guerre civile, parce que si des institutions comme les forces armées ne garantissent pas la démocratie, cela signifie que le peuple va être obligé de s’armer lui-même. Nous ne voudrions pas cela. Je ne le veux pas personnellement, mais si ces groupes naissent, qui proposent la guerre civile, ce sera la faute, premièrement, de la droite-droite et, deuxièmement, de ces commandants qui ne garantissent pas la démocratie. Bien sûr, les peuples ont le droit de se libérer eux-mêmes.

« Après mon arrivée au Mexique, j’ai tout écouté à travers des messages, des vidéos, des réseaux sociaux. J’ai vu comment le peuple s’organise, et pour les ponchos rouges, leur trajectoire de lutte contre le colonialisme, contre l’interventionnisme, contre le militarisme, est historique. À mon époque contre le néolibéralisme. Ce sont des acteurs avec les habitants d’El Alto, avec le mouvement paysan. Ils sont mobilisés par des barrages routiers contre ce coup d’État, jusqu’à la fin de cette dictature ».

-Je faisais référence à tout cela lorsque je vous ai demandé s’il y avait un message, un enseignement de ce coup d’État pour l’Amérique latine.

-En Bolivie, ce que nous avons vu, ce que nous avons vécu, c’est que des institutions comme la police ne sont au service que de groupes oligarchiques. Hugo Chávez avait sa police, ses forces armées et a organisé les milices armées. Quand vous me parlez des ponchos rouges, qui sait si certaines forces sociales sont la base pour créer des milices, ou si le peuple a aussi son groupe organisé, armé, légal. Le peuple ne veut pas des forces armées dans la ville, parce qu’elles sont complices du coup d’État ».

Evo Morales souligne qu’il y aura un débat important au Forum de Sao Paulo. « Des événements anti-impérialistes, des événements de solidarité, d’autodétermination des peuples. Cela va provoquer un débat : comment le peuple doit s’organiser sur deux plans. Celui de la communication, des réseaux sociaux, mais aussi le plan de la sécurité des gouvernements progressistes ou de gauche, ou anti-impérialistes ».

Maintenant que Morales sirote du jus d’orange, il a l’air plus détendu. Il parle de ce qu’il appelle ses péchés : « Vous savez, nos politiques économiques, sociales et programmatiques, pour nous libérer des politiques imposées par le Fonds monétaire international, sans la Banque mondiale, ne sont pas acceptées. Ils n’acceptent pas cela. Mon pire crime a été de nous libérer, non seulement dans la partie sociale et culturelle, non seulement dans la partie idéologique et politique, mais aussi dans la partie économique. La croissance de la Bolivie surprend tout le monde. On a mis en place des programmes sociaux, des politiques économiques dont les USA ne veulent pas, car ils aiment l’impérialisme et le capitalisme. C’est le péché d’Evo, le président de la campagne.

« Nous sommes passés d’un État colonial à un État plurinational à économie plurielle, où l’État dirige l’investissement, accompagné par le secteur privé, mais aussi par des secteurs associatifs tels que les coopératives, les entreprises communautaires, familiales. Dans les premières années de notre gestion, le secteur privé ne l’a pas acceptée. Nous avons été expulsés, mais au fur et à mesure que notre modèle économique commençait à se développer, ils ont dû le reconnaître eux-mêmes. Des hommes d’affaires m’ont dit : « Monsieur le Président, grâce à votre processus, nous avons amélioré notre économie, nous avons grandi, mieux qu’avec beaucoup de partis de droite ».

« Certains secteurs privés ne sont pas d’accord, c’est pourquoi je dis que c’est une question de classe. Comment est-il possible – se demande-t-il – que cet Indien, que les indigènes puissent démontrer que la Bolivie est meilleure aujourd’hui ? »

Vous avez, avec vos programmes sociaux, sorti de la pauvreté beaucoup de Boliviens qui sont devenus une classe moyenne qui rejette maintenant votre forme de gouvernement. Que pensez-vous de cela ?

-C’est mon autre péché. Nous avons mis en place des programmes sociaux pour les familles les plus modestes. En quoi consistent ces programmes ? Une famille, une personne fait un projet productif. Par exemple, il coûte mille dollars. L’État donne 70 pour cent. Ce sont des programmes visant à libérer la pauvreté. Environ 3 millions de Boliviens sont passés de la classe pauvre à la classe moyenne, et maintenant ils ont d’autres attentes. Le péché d’Evo est que ce soit un Indien qui libère la croissance économique. Comment un Indien va savoir ça ! Ils se sentent déjà comme une classe moyenne, maintenant ils se rendent compte qu’ils sont vraiment une classe moyenne, mais beaucoup de gens des classes moyennes le sont à contrecoeur. Ils n’acceptent pas que nous syndicalistes et indigènes puissions montrer que la Bolivie a beaucoup d’avenir. Je viens des luttes sociales, des familles les plus humbles. Je ne viens pas de l’Altiplano bolivien à l’est du Chapare pour faire de la politique, ni pour être syndicaliste, mais pour améliorer l’économie.

« Alors je me demande : Pourquoi suis-je arrivé à la Présidence sans formation universitaire ? C’est grâce à la vérité et à l’honnêteté. Personne ne peut m’accuser d’être corrompu. Voler, jamais ».

Apprendre

J’ai l’idée que le grand problème de la gauche, c’est qu’elle ne sait pas comment éduquer sa population, qu’elle a laissé l’éducation aux médias électroniques, par exemple, est-ce vrai ?

-Oui, vous avez raison. Parfois, il s’agit de problèmes de gestion qui négligent l’idéologisation des nouveaux dirigeants. Je ne viens pas d’ateliers ou de séminaires d’idéologisation, mais de marches, de congrès, de réunions permanentes. Pour moi, c’est une autre façon d’apprendre. J’ai écouté, par exemple, le Parti communiste de Bolivie. Si vous ne passez pas par la jeunesse communiste, vous n’êtes pas un militant. Nous avons négligé l’idéologisation en passant en revue le passé, ce qui a été une autre faiblesse.

-Quelle contradiction ! En fin de compte, votre projet a nourri la droite.

-Oui, c’est compréhensible. Maintenant, je me rends compte, avec les réflexions, avec les questions que vous me posez, qu’avec nos politiques économiques, nous avons nourri le secteur privé pour que certains d’entre eux conspirent. Je ne pense pas que ce soit tous. Les nouvelles générations doivent réaliser qui sont les ennemis. Le capitalisme et l’impérialisme ne leur garantissent pas l’avenir.

Et en parlant de l’avenir, ne voyez-vous pas beaucoup de sang dans les rues de Bolivie ?

-C’est ce que je veux éviter. C’est pour ça que je suis parti. Du Mexique, je demande la pacification. Je demande l’intervention des Nations Unies, l’intervention de l’Église catholique.

-Mais vous y croyez encore ?

-D’une façon ou d’une autre, pour baisser la tension. Toute l’Église catholique n’est pas mauvaise. Nous avons été surpris par le comportement de certaines églises évangéliques, mais il y en a aussi de bonnes, comme les méthodistes. Enfin, il doit y avoir un dialogue national, il doit y avoir la participation des organisations. Le peuple se mobilise pour qu’Evo puisse terminer son administration.

« Maintenant que l’OEA est aussi putschiste, qui devrions-nous appeler à la médiation ? Ce seront les Nations Unies. Il faut un garant qu’il y aura un dialogue, que la démocratie reviendra et que mon administration ira à son terme et s’ils ne veulent pas que j’aie une relation, je n’en ai pas, mais ils doivent comprendre que la première tâche est de pacifier ».

Evo Morales porte une veste en flanelle à carreaux. L’interview est terminée, mais il dit que le gouvernement du Mexique, de López Obrador, est un gouvernement d’espoir et répète qu’il lui a sauvé la vie.

Puis il se hâte de sourire pour les caméras, avant de prendre un air préoccupé quand les objectifs ne sont plus braqués sur lui. « Je voyageais beaucoup, tout le temps, maintenant je me sens enfermé », et avec une poignée de main il nous dit au revoir, avec en tête l’idée de retourner très bientôt dans sa Bolivie.

= = =

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Zapatistes et révolution sociale en marche…


Comprendre et changer notre réalité
« La pédagogie des opprimés »

 

 

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le pillage du pétrole syrien sous contrôle yankee s’organise de plus belle…

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… Trump l’avait dit au sujet de l’Irak, il l’applique sur la Syrie: saisir le pétrole (et le gaz). Là, ils ne se cachent même plus: oléoduc direct de Deir e-Zor à Haïfa en Israël. On peut pas faire plus flagrant que ça et pourtant, personne bien entendu n’en parle dans les merdias usuels, la routine mon colonel, la routine…

~ Résistance 71 ~

 

 

Washington cherche à construire l’oléoduc reliant le pétrole syrien de Deir e-Zor à Haïfa (Israël)

 

Al Manar

 

28 novembre 2019

 

Source: https://french.almanar.com.lb/1567755

 

Un expert militaire syrien a déclaré que l’objectif principal des opérations américaines et des Forces démocratiques syriennes (FDS) était de réaliser le projet d’un oléoduc allant de la province syrienne de Deir ez-Zor au port de Haïfa en Palestine occupée.

L’ancien général de l’armée syrienne et expert des questions militaires, Ali Maqsoud, s’est penché, dans un entretien avec Tasnim News, sur les objectifs de l’opération conjointe des forces américaines et des FDS au nord de la Syrie.

Il a dit que le but de la présence des États-Unis en Syrie était désormais évident : « Ils veulent créer des obstacles devant le processus de paix mené par Moscou, Téhéran et Damas. Après l’annonce du retrait des troupes américaines du pays, le gouvernement syrien étend sa souveraineté sur certaines zones dans le nord-est du pays et s’est félicité de l’accord conclu entre la Turquie et les États-Unis, ainsi que de l’accord entre la Turquie et la Russie, puis de l’accord ou de l’entente entre les FDS et Damas. Alors, les Américains qui étaient mécontents du déroulement des affaires, ont appelé leurs forces déjà parties en Irak à revenir en Syrie et ont renforcé leurs positions à l’est de l’Euphrate, dans les régions pétrolifères de la province de Deir ez-Zor ».

Selon cet expert syrien, bien que les États-Unis aient déclaré que l’objectif de leur opération conjointe avec les FDS était de « lutter contre Daech », le plan à long terme de Washington est de réaliser un oléoduc reliant les champs pétroliers de Deir ez-Zor au port de Haïfa.

« La présence américaine à al-Tanf montre bien les intentions des États-Unis qui envisagent d’acheminer le pétrole syrien et irakien au port de Haïfa afin d’approvisionner en pétrole le régime israélien.

Le deuxième plan américain consiste à priver le gouvernement syrien de ses ressources énergétiques pour empêcher que Damas améliore la situation économique du pays et mène les projets de reconstruction après les années de guerre », a noté le général en retraite de l’armée syrienne.

Le président américain, Donald Trump, avait directement déclaré que certaines forces américaines retourneraient en Syrie pour protéger ses régions pétrolières. Auparavant, le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, avait déclaré que les forces américaines protégeaient les champs de pétrole syriens contre Daech. D’autre part, Trump a appelé les compagnies pétrolières américaines, telles que ExxonMobil*, à pénétrer dans les champs pétroliers syriens pour exploiter les ressources pétrolières.

(*) Note de R71: Exxon-Mobil, ex-Standard Oil des Rockefeller, un des 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière et propriétaire du petit émirat du Qatar… qui finance depuis le départ la guerre par procuration en Syrie et l’EIIL/Daesh entre l’Irak et la Syrie…
Voir notre dossier « Syrie et la guerre du gaz »

 


Ministère des Affaires Étrangères des USA

Guerre de pillage française au Mali… Quand le braquage tourne mal

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2019 by Résistance 71


Général Smedley Butler USMC
« La guerre est un racket »

 

« Les peuples, les gouvernements et les économies de toutes les nations doivent servir les besoins des banques et des entreprises multinationales.. »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

MAJ 1/12/19 : La soi-disante « revendication » de la mise au tas des deux hélicoptères français au Mali par un groupe djihadiste provient d’une agence de désinformation du Mossad SITE IntelGroup géré par Rita Katz qui est à l’origine de la diffusion des fausses vidéos d’OBL… c’est tout dire le crédit à donner à cette information.

 

Résistance 71

 

27 novembre 2019

 

Une fois de plus, ce qui vient de se passer au Mali impliquant la mort de 13 militaires français dans une « opération de combat », valide ce que disait il y a 80 ans le général du corps des Marines des Etats-Unis Smedley Butler (photo ci-dessus) dans son livre témoignage fondamental: « La guerre est un racket »:

« Je me doutais bien que j’étais partie prenante d’un racket à l’époque. Maintenant, j’en suis sûr. Comme tous les membres de la profession militaire, je n’ai jamais eu une pensée originale tant que je n’ai pas quitté le service. Mes facultés mentales demeuraient en suspension tandis que j’obéissais à ma hiérarchie. Ceci est typique de quelqu’un qui œuvre au sein de l’armée. […] J’ai passé 33 ans dans les Marines ; la plupart de mon temps comme garde du corps du gros business de Wall Street et des banquiers. En bref, j’étais un racketteur pour le capitalisme… »

Et bien nos trouffions « Mort pour la France »… au Mali, c’te bonne blague, n’étaient que des racketteurs, certes inconscients de leur rôle, mais se posèrent-ils jamais la question ?… pour de grandes multinationales et essentiellement, dans ce coin du monde si riche et particulier, pour AREVA et les mines d’uranium.
De la même manière la bidasserie de l’OTAN, vous savez cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ne fait que garder les champs de pavots (matière première de l’héroïne) en Afghanistan, devenu producteur #1 mondial depuis l’invasion de l’OTAN post-11 septembre 2001 sous direction yankee.
Nos trouffions dans ces coins de la planète ne sont que des braqueurs qui participent au vol en bande organisée des ressources naturelles de pays réduits à un esclavage moderne, au Mali ou ailleurs.

Que foutaient ces soldats français dans une zone de combat au Mali ? Ils chassaient le djihadiste, nous explique la version officielle encensant ces « héros ». Questions si banales de nos jours: d’où proviennent ces djihadistes ? Qui les finance ? AQ / AQMI / DAESH and co sortent de où ? Et les « djihadisres » n’ont-ils pas bon dos ? Quid des populations locales harcelées et emmerdées jusqu’à la gauche pour que les multinationales aient le champ libre pour leur exploitation / pillage en règle ? Quid des peuples en rébellion contre ce qui est une nouvelle forme de colonialisme ?

Familles des soldats tués au cours de cette minable expédition néo-coloniale, demandez des comptes à l’État, à cette « grande muette », grande pute du capital qu’il soit privé ou d’état ! Assignez en justice cette pourriture qui envoie au casse-pipe une jeunesse totalement détournée de tout idéal fusse t’il « républicain » !

Jeunesse de France ! Arrête de servir de chair à canon pour la dictature marchande planétaire et ses gardes-chiourme étatiques.
Écoute ces sages paroles de Gustav Landauer:
« La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et précise de l’État. »

Mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ?…

 


La guerre est un racket


Soldats, Gendarmes, Policiers…
votre hiérarchie bafoue votre dignité…
et celle de ce que vous prétendez défendre !