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Géopolitique, guerres impérialistes des hydrocarbures, Asie Centrale et Moyen-Orient… Quand COVID rime avec Rothschild (3ème partie)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 6 mars 2021 by Résistance 71

 

 

Constella-sion

 

ParaBellum666

 

6 Mars 2021

 

1ère partie
2ème partie
3ème partie
4ème partie
5ème partie

 

Avant de revenir sur la partie Asie…
Faisons une pause sur une autre partie du monde…
Le système Rothschildien étant multibandes…
Le seul moyen de neutraliser le système guerrier Rothschildien…
Est de faire la paix avec Israël…
Les monarchies arabes l’ont bien compris…
C’est la seule et unique solution pour qu’elles restent sur leurs trônes…
L’Arabie Saoudite et le Maroc nous passent le bonjour…
Et d’un seul coup la porte marocaine sur l’Afrique s’élargit…

htps://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/22/maroc-israel-le-maghreb-va-au-bout-des-alliances-heritees-de-la-guerre-froide_6064244_3212.html

https://zupimages.net/up/21/08/poow.jpeg

La Mauritanie à semble t’elle comprise aussi…

http://moroccomail.fr/2020/12/19/les-emirats-vont-ils-pousser-la-mauritanie-a-la-normalisation-avec-israel/

Reste au Maghreb l’Algérie…la Tunisie et la Libye…

https://zupimages.net/up/21/08/nigb.jpeg

L’Algérie…ça se présente mal…elle se tourne donc naturellement vers la Russie…

C’est bien foutu quand même…😁

Soit ils sont cons comme des balais…soit ça permet de laisser croire à son peuple qu’ils n’ont pas encore le rectum complètement dilaté…ça permet de faire avaler la pilule ou du moins dans le cas présent le suppositoire…

La France et l’Algérie…

C’était la dream team…ce n’est pas pour rien que l’échiquier Rothschildien nous a divisé…

Un Algérien en équipe de France a suffit à le prouver…

https://zupimages.net/up/21/08/x93s.jpeg

https://parstoday.com/fr/news/africa-i91652-l’algérie_menace_israël_panique!

La Tunisie…c’est ça ou  elle passe à la caisse…

https://www.leconomistemaghrebin.com/2021/01/12/tunisie-israel-limplacable-chantage-normalisation/

La Libye…maréchal nous voilà…

https://www.elwatan.com/edition/international/libye-khalifa-haftar-se-rapproche-disrael-03-12-2019

Titulaire de la nationalité américaine, Haftar était connu pour être très proche de la CIA lors de son exil sous Mouammar Kadhafi.

https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/le-soutien-meconnu-disrael-la-guerre-de-haftar-en-libye

https://lecourrier-du-soir.com/guerre-en-libye-israel-et-les-pays-du-golfe-auraient-offert-a-haftar-un-systeme-de-defense-aerien/

Celui qui joue le trublion dans cette affaire libyenne…c’est le sultan turque…

Qui doit très certainement jouer là-dessus pour obtenir quelque chose ailleurs…

Ce quelque chose pourrait être ça…

« 2020-11-27 – VZICX – Vanguard International Core Stock Fund Admiral Shares a déposé un formulaire NPORT-P divulguant la propriété de 134 200 actions de Sberbank of Russia PJSC (Royaume-Uni : SBER) avec un total de participations évalués à 1 566 712 USD au 30/09/2020. « 

https://fintel.io/so/uk/sber/vanguard-horizon-funds-vanguard-international-core-stock-fund-admiral-shares

Vanguard…force de frappe Rothschild…allié à l’état russe…

https://www.fusacq.com/buzz/sberbank-vend-sa-filiale-turc-denizbank-a-emirates-nbd-a159242_fr_

Le sultan en plus de protéger le pipeline Turkish stream…va protéger également le réseau bancaire Rothschildien sur son sol…
Le renard…
Il n’est pas prêt de partir…
Sacré Sultan…c’est « insultant » pour les palestiniens…
Qui dans toute cette histoire tragique n’auront été que les dindons de la farce…

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L’Egypte et son pharaon égyptien…
Ou « l’arôme ish neider »… si si…

«Al-Sissi n’est pas un héros national pour l’Egypte, mais pour tous les juifs d’Israël et autour du globe.»

https://www.alnas.fr/actualite/politique/israel-prend-le-general-egyptien-al-sissi-pour/

« Et un canal de Suez tout neuf patron…un… »
Sa « pire amide »à lui…
Il y’a le Soudan aussi…

https://www.lavoixdunord.fr/883464/article/2020-10-23/le-soudan-et-israel-normalisent-leurs-relations-sous-l-egide-des-etats-unis

Et l’Érythrée…

L’Érythrée a officiellement obtenu son indépendance en 1993. À l’époque, il ne restait qu’une poignée de Juifs dans le pays. Tous sauf un sont morts ou ont émigré. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un seul Juif autochtone en Érythrée, Sami Cohen, qui dirige une entreprise d’import-export et assiste à la synagogue d’Asmara. 

https://www.wikizero.com/fr/Histoire_des_Juifs_en_Érythrée

Il importe quoi ce Monsieur Cohen en Afrique…
Du houmous « homme-house » israélien…?
La corne de l’Afrique…

https://zupimages.net/up/21/08/ojxn.png

L’alliance qui se met en place entre les pays de la Corne de l’Afrique n’était pas non plus prévue au menu. L’arrivée d’Israël dans la Corne n’a rien changé et le conflit provoqué dans la région du Tigré en Éthiopie n’a pas réussi à déstabiliser la région. Si ce retrait des troupes de la Somalie était prévu depuis plusieurs mois déjà, c’était à condition que la région soit entrée en guerre. Ce qui n’a pas été le cas. Donc, Israël va tenter à son tour de déstabiliser entièrement la région de l’Est avec entre autres l’aide de Daech.

https://parstoday.com/fr/news/africa-i91485-somalie_la_nouvelle_stratégie_us_en_afrique_de_l’est

La déstabilisation de la corne de l’Afrique à mise sur  la route les fameux migrants…
On comprend mieux sous cet angle la guerre nécessaire de l’Arabie Saoudite avec le Yémen…
Il aurait été plus logique pour ces migrants fuyant les combats d’aller s’y réfugier…
Et il n’y avait une sacrée route à pieds à faire ainsi que la Méditerranée à traverser…
C’est rudement utile quand la guerre sunnite chiite est exploitée par l’empire…
Le fameux triangle israélo chiito sunnite…
En ingénierie…la fixation en triangle est la plus solide…
Regardez bien cette carte…
Qu’est-ce qui n’est pas encore tomber dans l’escarcelle americano-russe Rothschildienne…?

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La porte d’entrée vers l’Afrique commence à être sacrément large…

Si maintenant on rajoute cette carte là…

https://zupimages.net/up/21/08/ktz4.png

Le pare-feu est total…n’oubliez pas l’Inde…
La chine à été développée pour qu’elle devienne une menace…
Afin que l’empire américain se protège…
Et en mettant sur la route du commerce…des intermédiaires…
A la fin de la partie on bossera tous pour Israël…
Et forcément…bien planqué…
Pour Rothschild & Co…

Pour la route…

https://philippehua.com/2012/08/12/le-modele-somalien-le-plan-disrael-pour-la-syrie/

C’est beau l’islam néolibéral…hein…
Eh les mecs…c’est pas Allahu akbar…
C’est David akbar…🤩

Hommage personnel à Amer Saheb…

Ahmed Chah Massoud…

احمد شاه مسعود

Le plus grand Mojâhidin de tous les temps…

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Assassiné le 09 Septembre 2001 par la grande barbouzerie…

Paix à ton âme grand frère.

Direction l’Asie…

 


« L’œil était dans la tombe… » ??

Analyse du dernier livre de Pierre Bance « La fascinante démocratie du Rojava »… Du Confédéralisme Démocratique au proto-état une nécessité implacable ?

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Au sujet du livre de Pierre Bance “La fascinante démocratie du Rojava”

Du contrat social au principe égalité

Une recension de Freddy Gomez (acontretemps.org)

Février 2021

Source:
http://www.autrefutur.net/Sur-LA-FASCINANTE-DEMOCRATIE-DU-ROJAVA

C’est, à n’en pas douter la bataille de Kobané, en 2015, qui rendit populaire la lutte des Kurdes en Syrie. On se souvient que la lutte acharnée des Unités de protection du peuple (YPG) et des Unités de protection de la femme (YPJ) conduisit, après des combats acharnés, à la déroute des cinglés de l’Organisation de l’État islamique (OEI) – plus connu sous le nom de Daesh. L’enthousiasme fut tel, dans certains cercles de l’activisme militant du Premier Monde, que le Rojava devint une sorte de terre promise, de référence absolue. Ineffable fut alors l’attrait qu’exerça sur ces nouveaux adeptes de la cause kurde, souvent jeunes et se réclamant d’un anarchisme d’époque, les images guerrières de combattantes en treillis. Postérisée, leur représentation – souvent accolée à celles de souriantes miliciennes en armes du bref été espagnol de l’anarchie de 1936 – était censé rejouer, sur un tempo féministe révolutionnaire et en terre inconnue, le énième retour du peuple en armes sur la scène de l’histoire. Le problème avec l’exotisme révolutionnaire, c’est qu’il ne voit que ce qu’il veut voir : des images qui confortent l’idée romantique qu’il se fait, à un moment historique donné, de l’écart absolu. Et jamais ce qui couve sous l’apparence, notamment la complexité et les contradictions d’un combat qui exige, pour en saisir la portée, d’en connaître les tenants, la tradition, les mutations et les raisons profondes. Hélas, la forte couverture spectaculaire que connut la bataille de Kobané passait largement sous silence l’objet réel de cette résistance acharnée aux fous d’Allah : la mise en branle d’un processus politique de longue haleine fondé sur une idée – le confédéralisme démocratique – qui prétendait rien moins qu’incarner, en cet Orient compliqué, une nouvelle voie au socialisme ayant pour piliers la démocratie directe, l’émancipation des femmes, l’écologie et l’inclusion de toutes les composantes ethniques et religieuses de la société.

Située entre Tigre et Euphrate, sur le territoire du nord et de l’est de la Syrie, la petite République du Rojava fait aujourd’hui doublement symbole. Pour avoir, d’une part, largement contribué à vaincre l’État islamique en y mettant le prix : 11.000 de ses combattants, femmes et hommes, y ont perdu la vie et 24 000 y ont été blessés, ce qui représente la moitié de l’effectif de son armée de 70 000 combattants. Pour s’entêter, de l’autre, même menacée au quotidien par les forces armées turques d’Erdogan, à défier, dans un monde qui marche sur la tête, toutes les logiques de mort et de conquêtes qui ravagent le Moyen-Orient depuis un temps infini. En clair, sous son autre nom – la Fédération de la Syrie du Nord –, la République du Rojava [1] est devenue cet étrange lieu où se joue, dans l’histoire et contre l’histoire, un défi qui relève pour beaucoup d’un pari audacieux ou impossible.

Grande comme le Benelux, la Fédération démocratique de la Syrie du Nord, qui représente un tiers de la surface totale de la Syrie, inclut le Rojava proprement dit [2], peuplé en majorité de Kurdes, et les territoires à dominante arabe libérés [3] de l’emprise islamiste. La population du Rojava est d’environ 3,5 millions d’habitants, le reste des territoires libérés en concentrant 5 à 6 millions. Bordée au nord par la Turquie – qui l’a déjà envahie par trois fois en 2016, 2018 et 2019 [4] –, l’entité autonome doit également se défier, au nord encore et à l’ouest, des mercenaires turcos-islamistes qui n’ont de cesse de harceler les populations kurde, assyrienne ou arabe vivant en bordure de la frontière. À l’ouest et au sud, le régime de Bachar El-Assad rêve de reconquérir tous les territoires de la Fédération. À l’est, la région autonome du Kurdistan d’Irak se montre peu portée à la solidarité, même inter-ethnique, avec elle. C’est dire que rien ne lui est épargné et qu’il n’est pas vain de penser qu’elle pourrait être rapidement rayée de la carte d’autant qu’on sait que, faisant fi du cessez-le-feu de 2019, la Turquie et ses alliés islamistes, qui presque quotidiennement bombardent villes et villages dans le nord du Rojava, préparent activement une quatrième invasion du territoire. Dans le silence complice des forces dites de la Coalition et des Russes qui sont aussi peu enclins, d’un côté comme de l’autre, à faire en sorte que puisse prospérer cette expérience autonome de construction d’une République sociale.

Dans son précédent ouvrage datant de 2017 consacré au Kurdistan [5], Pierre Bance retenait de l’expérience alors en cours au Kurdistan une méthode, fondée sur « la convergence et l’autonomie démocratique », susceptible de devenir le pivot d’un projet d’émancipation unitaire capable, à une échelle plus vaste, de dépasser les anciens clivages idéologiques rendus caducs par l’avancée du désastre occidentalo-capitaliste. Son essai attestait, preuves à l’appui, que se jouait, dans cet ailleurs en guerre contre le fascisme islamiste, un de ces contretemps dont l’histoire est parfois – rarement – capable pour défaire le pessimisme dominant qu’induit son désastreux cours.

C’est dans la claire continuité de cette entrée en matière que se situe le dernier opus de Pierre Bance, une impressionnante somme de 600 pages doté d’un appareil critique de belle envergure. L’auteur, qui se méfie du romantisme révolutionnaire et des illusions qu’il véhicule, s’y revendique de la même approche pragmatique qu’il avait appliquée à la réalité de 2017 et fonde sa minutieuse analyse de la situation actuelle dans la République du Kurdistan sur l’observation précise, méticuleuse et critique de la réalité observable. Il admet préférer juger sur pièces les avancées et les reculs d’un processus démocratique en construction, sans chercher à lui appliquer une quelconque grille de lecture fondée sur des préjugés idéologiques. C’est à partir du réel et de sa seule liberté de jugement qu’il s’interroge sur la profondeur d’un processus en cours qui, dans les conditions les plus hostiles qui soient, ose parier sur un avenir communaliste démocratique. Et il est vrai que cet incroyable rendez-vous avec l’histoire de l’émancipation semble capable de défaire les obstacles. Comme si rien, pas même l’hypothèse réaliste de sa défaite, ne pouvait suspendre un espoir qui avait déjà résisté à la dispersion de populations traumatisées et précarisées par la guerre, aux trahisons internationales répétées, à la fureur de Daesh, à l’État turc et à la Syrie alliée de l’Iran et de la Russie. Les Kurdes ont, c’est vrai, la mémoire longue et la ténacité millénaire. Ils savent que plus la cause est juste, plus elle mérite persévérance.

Éloigné de toute mythologie, on comprend que ce qui « fascine » Pierre Bance, dans ce processus démocratique au long cours, c’est que, déjà, cette inédite démocratie qui lève au cœur d’un Proche-Orient pourri de dictatures, nourri de chaos, gangréné de régimes mafieux et d’États-nations aux visées hégémoniques et livré à des coutumes patriarcales et à des pratiques religieuses d’un autre âge, s’est mise en tête de protéger les droits humains et les libertés fondamentales. Ce qui n’est pas rien, convenons-en. Comme d’unir des populations kurde, arabe, assyrienne, chaldéenne, turkmène, arménienne, tchétchène, tcherkesse de diverses confessions – musulmane, chrétienne et yézidie – au sein d’une même fédération, à égalité de droits et de devoirs. Comme d’encourager et de protéger une mosaïque culturelle où toutes les langues ont droit de cité, du jardin d’enfants à l’université. Comme d’instituer la parité dans toutes les instances publiques et civiles. Comme de faire en sorte que, là où régnait la loi mâle du plus fort, prévalent désormais le principe égalité et une justice du consensus.

Pas rien, en effet ! Mais pas assez non plus pour qui se réclame, comme Pierre Bance, d’une perspective anticapitaliste, libertaire et autogestionnaire. Car il a pris le confédéralisme démocratique suffisamment au sérieux pour ne pas oublier que le processus démocratique en cours doit aussi fonder les bases d’un socialisme original capable de mettre en place une société le moins étatisée possible où les principales missions de service public, mais aussi certaines fonctions régaliennes, devront être transférées de l’État vers les institutions locales auto-administrées : communes, conseils, assemblées.

Si ce nouvel essai de Pierre Bance est précieux, c’est qu’il s’appuie sur une lecture juridique de fond des énoncés du Contrat social [6], qui fait aujourd’hui fonction, en prolongeant la charte du Rojava de 2014, de charte constituante de la Fédération démocratique de la Syrie du Nord.

Ce Contrat social, Pierre Bance l’analyse par le menu, « dans sa triple dimension du droit, de la pratique institutionnelle, de la critique politique ». Il le fait en juriste de formation qu’il est, sans lyrisme, avec prudence, mais surtout en prenant soin d’y pointer, dans une démarche clairement solidaire, les avancées et les manques. Ce texte sert de charte à l’Administration autonome démocratique, entité qui, sans se vouloir gouvernement du peuple, aspire à fédérer les communes, les assemblées populaires et les conseils de canton et de région des zones placées sous son contrôle. Pariant sur un alliage inédit entre deux formes de démocratie – l’une représentative ; l’autre directe –, ce Contrat social, qui dénonce « le régime tyrannique de l’État-nation », garantit, entre autres, les droits relevant du principe d’égalité des sexes et des ethnies, du principe de la liberté d’aller et venir, de pratiquer sa religion, d’exprimer son opinion, de s’organiser, de se syndiquer, mais aussi les droits à la protection sociale, à la santé et au travail [7]. Par ailleurs, son article 18 interdit la peine de mort.

Sans préjuger des obstacles intérieurs et extérieurs, voire des entraves qui pourraient compliquer ce processus d’émancipation assumé comme « stratégie révolutionnaire d’attente » capable de concilier, voire de fédérer, des contraires pour avancer vers la voie communaliste de la démocratie directe, il faut rendre hommage à Pierre Bance de laisser ouvertes, tout au long de son essai, deux perspectives : celle, autoritaire, d’une conformation progressive du projet émancipateur à une logique étatiste qui serait sa négation même et celle, libertaire, d’un approfondissement de l’auto-organisation et de la démocratie directe. Il n’y a pas davantage d’angélisme dans son très méticuleux exposé de la situation que de surmoi anarchiste critique. Et c’est heureux. Nous sommes ici en territoire d’incertitude, mais aussi de désir, non de croire, mais d’espérer que pourrait s’inventer, en cette vieille terre mésopotamienne, berceau de civilisation, une autre voie pour l’humanité. Avec ce désir au cœur et cet espoir en tête, Pierre Bance cherche à comprendre comment ça marche, comment ce processus s’articule, qu’elle est la réalité administrative et politique de ce Rojava, sur quoi elle repose, en quoi le Contrat social qui la fonde et la régit fait écho – ou pas – au projet de confédéralisme démocratique qui l’inspire, comment le proto-État que le Contrat social met en place – et dont il serait, à vrai dire, difficile de se passer au vu des difficultés politiques, économiques, militaires, diplomatiques que doit affronter le Rojava – pourrait n’être que l’expression d’une phase transitoire vers son dépérissement.

Le point de vue qu’il adopte est clair, c’est celui d’un socialiste libertaire cultivé qui connaît l’histoire et ses lois. Il sait, par exemple, qu’aucune structure étatique reconstituée ne se dissout d’elle-même, qu’il faut l’aider à désencombrer le paysage pour que s’épanouisse la République des égaux. Il sait encore que c’est là une intuition devenue postulat de l’anarchisme historique. Il sait enfin que la chose est d’autant moins simple que l’État, qui a sa propre logique, s’autonomise en tant que tel et que, de toutes ses forces, il résiste au dépérissement. Mais voilà, Pierre Bance n’est pas un anarchiste de la dernière averse, ce qui lui permet de savoir aussi qu’aucun postulat ne se suffit à lui-même, qu’il faut en permanence le confronter à l’analyse objective, serrée, désidéologisée tant que faire se peut, de l’indépassable réalité d’une situation donnée et des circonstances qu’elle ne manque jamais de créer. Confronté aux circonstances de la guerre civile, l’anarcho-syndicalisme espagnol des années 1930, massif, impétueux et conquérant, dut cesser de cultiver l’esprit de fugue, abandonner partie de ses postulats les plus ancrés et repenser in vivo quelques-unes de ses contradictions. Jusqu’à occuper quatre ministères au gouvernement central de la République. La comparaison vaut ce qu’elle vaut, mais elle a le mérite de poser un principe : on peut se situer hors limites du possible, mais il est impossible, sauf à la déserter, d’ignorer une réalité concrète, une circonstance en somme. C’est un peu ce que, de livre en livre sur le Rojava, fait Pierre Bance : il cherche à comprendre les circonstances qui font que les luttes d’émancipation, répondant à leur seule dynamique, sont toujours obligées de composer avec le réel. Sans perdre d’esprit le rêve émancipateur.

Ce qui ressort de cette forte lecture, c’est une belle espérance et un vrai questionnement.

Freddy GOMEZ

Articles de Pierre Bance  :

[1] Ce changement d’appellation de « Rojava » (qui veut dire « l’Ouest » en kurde) en « Fédération de la Syrie du Nord » répond à une claire volonté d’inclusion des populations non kurdes dans le processus constituant en cours.

[2] Le Rojava proprement dit est composé de trois régions kurdes : Cirizé, Euphrate et Efrin.

[3] Les quatre régions arabes libérées sont Raqqa, Tubqa, Manbij et Deir ez-Zor. Elles forment, avec les trois régions kurdes précédemment citées, l’actuel territoire sous contrôle de l’Administration autonome de la Syrie du Nord. Cette entité ne prétend pas faire État, mais fédération de régions autonomes intégrée à une Syrie démocratique, elle-même dotée d’une constitution républicaine, laïque et fédérale.

[4] Occupation du triangle Azaz-Bad-Jarablous en 2016, du canton d’Afrin en 2018 et de la bande Girê Spî-Serêkaniyê en 2019

[5] Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique, Éditions Noir et Rouge, 2017.

[6] Adoptés le 29 décembre 2016 lors d’une Assemblée constituante où étaient représentés vingt-deux partis et organisations politiques, le préambule et les quatre-vingt-trois articles de ce Contrat social sont donnés, en annexe de ce livre, dans une traduction de l’arabe vers le français réalisée par la Représentation du Rojava en France.

[7] Sur la question du droit à la propriété privée, en revanche, le Contrat atteste (article 43) qu’il est « garanti, sauf s’il contredit l’intérêt général » et qu’il doit être « régulé par la loi ». Cela dit, on notera qu’il est aussi précisé, dans son article 11, que la Fédération démocratique de la Syrie du Nord, « fondée sur l’appropriation collective de la terre, de l’eau et de l’énergie […], adopte les principes de l’économie sociale et de l’industrie écologique », ce qui peut traduire une aspiration anticapitaliste.

= = =

Lectures complémentaires :

Abdullah Ocalan « Condédéralisme Démocratique » (Texte complet, 2011)

6ème déclaration zapatatise de la forêt de Lacandone (2005)

Un exemple de charte condédérale, Michel Bakounine, 1895

Manifeste pour la société des sociétés

Rojava, entretien avec des membres du Tekosîna Anarsîst (PDF)

Dernière galéjade du G7 impérialiste et eugéniste : Tout le pouvoir à Bill Gates !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 février 2021 by Résistance 71


G7: Tout le pouvoir à Bill « la piquouze »

Des trucs pareils… ça ne s’invente pas !… (Résistance 71 )

Le G7 donne le pouvoir à Bill Gates contre la COVID et relance la globalisation

Réseau Voltaire

20 février 2021

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article212266.html

Le G7 s’est réuni par visioconférence, le 19 février 2021, au niveau des chefs d’Etat. Pour la première fois, le président Biden y participait.

Le communiqué final, au ton ultra-volontariste, ne contient que deux annonces concrètes : 

  •  Le G7 participera à la « COVAX facility » pour garantir le distribution mondiale équitable de vaccins anti-Covid ; 
  • Le G7 relance la globalisation en mieux : elle sera désormais « équitable ».

Pour comprendre ce qui se cache derrière ce déluge de bonnes intentions, il faut savoir :

  •  La « COVAX facility » est la partie vaccins de l’ACT-A ; une initiative du G20 (24 avril 2020). Il s’agit d’un gropue multilatéral qui coordonne : 

• des gouvernements 

• l’OMS, qui est une organisation intergouvernementale 

• la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), qui est une société privée ; 

• le Gavi – Alliance du Vaccin, qui est un partenariat des secteurs public et privé ; 

• enfin la Fondation Bill et Melinda Gates, qui est une société privée.

L’expression « COVAX facility » est mensongèrement traduite par « facilité COVAX » dans la version française du communiqué final du G7. Elle désigne en fait la capacité de produire des vaccins et de les homologuer d’un coup pour le monde entier. Pour les gouvernements ne disposant pas de grandes administrations d’homologation, cette coordination doit permettre de gagner du temps. Pour le secteur privé, elle doit « ouvrir les marchés ».

Cette coordination ne sera pas présidée par des États, mais par le Gavi, c’est-à-dire dans les faits par la Fondation Bill and Melinda Gates qui en est à l’origine et le contrôle. Elle n’a donc aucune légitimité démocratique. C’est la raison pour laquelle le président Trump avait refusé que les États-Unis y participent.

Il n’existe aucun moyen de vérifier à quoi exactement servira l’argent public versé à la « COVAX facility ». On assiste donc à la mise en place d’un gigantesque système de corruption, comme toujours sous le prétexte de l’urgence.

Les opinions publiques craignent que l’épidémie ne soit utilisée par de grands laboratoires pour s’enrichir de manière disproportionnée, pourtant ces grands laboratoires participeront aux prises de décision dans une coordination délibérément opaque.

Pour le moment, la « COVAX facility » ne travaille qu’avec deux laboratoires (AstraZeneca et Pfizer) ; deux sociétés qui ont déjà violé leurs contrats avec l’Union européenne.

  •  Dans la lignée de cette décision, le G7 a affirmé sa ligne multilatéraliste et globalisante.

• Le « multilatéralisme » se distingue ici de l’« inter-gouvernemental » en ce qu’il s’appuie sur des partenariats public/privé. Le G7 prend acte de l’évolution sociologique intervenue au cours de la crise sanitaire. Désormais des financiers détiennent des fortunes supérieures au budget annuel de bien des États. Les Exécutifs du monde occidental le reconnaissent et décident de partager leur autorité démocratique avec celle de ces multi-milliardaires.

Note de R71 : Nous le disons depuis plus de 10 ans… Ce que l’oligarchie appelle le “Nouvel Ordre Mondial” est la fusion  des états avec la grande entreprise transnationale, ce qui correspond à la définition du fascisme donnée par Mussolini, pour parvenir  à cette métamorphose finale du capitalisme en ce super fascisme supranational verrouillé dans une dictature technotronique mise en place par le secteur privé, en l’occurence ici les GAFAM et les Fondations de tout poil (Gates, Rockefeller, Soros, Ford, Carnegie etc) le tout sous étroit contrôle de la toute puissance financière. Tout ceci n’a jamais eu l’argent pour objectif. L’argent est un outil de corruption suprême qui permet d’acheter le pouvoir dans ce système fondamentalement corrompu depuis sa création. Les oligarques ne savent plus quoi faire de leur fric ! 10 générations ne pourraient pas tout dépenser. L’objectif est le pouvoir et le contrôle absolu sur tout ce qui est présent sur cette planète. Ils ne réussiront que si nous les laissons faire… Il suffit de dire NON ! En masse et c’est fin de partie our ces ordures !

• Au plan économique, la globalisation est une liberté de circulation des produits et des capitaux. C’est ce que le G7 vient de mettre en place pour les vaccins anti-Covid : ceux-ci n’auront plus besoin d’être homologués par chaque État, mais pourront l’être globalement pour tous par une autorité privée associant des États.

Le revers de la globalisation, c’est la disparition de la classe moyenne un peu partout en Occident et les émeutes qui s’en suivent. Aussi le G7 annonce-t-il une mondialisation « équitable » (sic). Or, nul n’est capable de dire ce que recouvre ce doux oxymore.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Géopolitique, guerres impérialistes des hydrocarbures, Asie Centrale et Moyen-Orient… Quand COVID rime avec Rothschild (1ère partie)

Posted in colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 19 février 2021 by Résistance 71

 

 

Un angle d’analyse que nous n’avons pas vu jusqu’ici concernant à la fois le grand cirque géopolitique mondial actuel dans le contexte de la refonte et de la tentative de mutation du capitalisme et de sa dictature marchande en un système d’absorption des états en une entité corporatrice dictatoriale, totalitaire et transnationale, sur toile de fond de guerre des hydrocarbures et des oléo/gazoducs d’Asie centrale et mineure…
Pour la petite histoire étouffée des cartels banquiers et pétroliers, il est amusant de constater que si la famille Rockefeller d’outre Atlantique est une famille pétrolière passée à la banque, la famille Rothschild d’Europe est une famille banquière passée au pétrole. Depuis la fin XIXème l’un ne va pas sans l’autre, le capital suit sa logique interne implacable qui le mène aussi à sa destruction qui est du reste en cours et déjà bien entamée… 
Aussi suite aux inconvénients néfastes, résultats de la tentative de la City de Londres de reconquérir les Etats-Unis lors de la guerre de sécession, les Rothschild ne pouvaient venir au grand jour piller l’économie américaine, ils facilitèrent et commanditèrent les Rockefeller, toute “rivalité” n’étant plus dès lors que de façade. Le verrou était mis. Avec les autres cavaliers de l’apocalypse transnationaux de la finance et du pétrole, ils se sont partagés le monde depuis. Toute cette construction sociale totalitaire arrive au bout de son chemin aujourd’hui. L’empire n’a jamais été aussi puissant mais aussi si faible. Saurons-nous finalement nous unir pour le mettre définitivement à bas et mettre en place la société des sociétés, société organique des associations libres à pouvoir non coercitif fonctionnant hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat ? Là est toute la question dont la réponse ne saurait plus tarder.

A lire avec intérêt.

~ Résistance 71 ~

 


… et les Shadoks pompaient

 

Quand COVID rime avec Rothschild

 

ParaBellum666

 

19 février 2021

 

1ère partie
2ème partie
3ème partie
4ème partie
5ème partie

 

Théorie conspira-sioniste…
Le co-vid…c’est David…
Connaissez-vous…?
La State Oil Company of Azerbaijan Republic…
Les Rothschild…oui.
C’est comme la voiture de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Este en 14…

https://zupimages.net/up/21/07/89xf.jpeg

C’est So Car…

La State Oil Company of Azerbaijan Republic (SOCAR) est la compagnie nationale pétrolière et gazière d’Azerbaïdjan. Ses activités comprennent la production de pétrole et de gaz naturel, la gestion de deux raffineries pétrolières et du réseau d’oléoducs et de gazoducs dans le pays. La SOCAR supervise les consortiums internationaux sur les projets pétroliers et gaziers en Azerbaïdjan. La SOCAR est un des premiers employeurs du pays avec plus de 60 000 employés et représente plus de 10 % du PNB azéri. C’est l’une des 20 plus grandes entreprises non cotées en bourse d’Asie.

D’où viennent les armes de l’Azerbaïdjan…?

Naturellement, d’Israël. Il s’agit d’armes à sous-munitions M095 DPICM fabriquées en Israël qui sont tirées sur des civils arméniens par l’Azerbaïdjan. Amnesty International et d’autres ont identifié la source des munitions.

En échange de la vente d’armes à l’Azerbaïdjan, non seulement Israël reçoit de l’argent, mais il reçoit également 37 % des exportations de pétrole de l’Azerbaïdjan. En fait, l’Azerbaïdjan est le premier fournisseur de pétrole d’Israël.

La route turque signifiait qu’un pipeline en provenance de l’Azerbaïdjan passerait par la Géorgie ou l’Arménie, mais la route à travers l’Arménie était politiquement impossible en raison de la guerre non résolue entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour le statut de l’Artsakh. Cela a laissé la route détournée Azerbaïdjan-Géorgie-Turquie – plus longue et plus coûteuse à construire que l’autre option.

La Eilat Ashkelon Pipeline Company exploite plusieurs oléoducs et gazoducs en Israël, notamment l’oléoduc Eilat Ashkelon – également appelé oléoduc trans-israélien, ou « ligne de pointe ». Elle exploite également deux terminaux pétroliers et dépôts dans le pays.

La société a été créée à l’origine en 1968 sous le règne du Sha en tant que co-entreprise à parts égales entre Israël et l’Iran pour transporter du pétrole brut de l’Iran vers l’Europe. Après la révolution iranienne de 1979, Israël a unilatéralement nationalisé l’entreprise – sans compensation pour l’Iran.

En 2015, un tribunal suisse a ordonné à Israël de verser 1,1 milliard de dollars en compensation à l’Iran, qu’Israël a refusé de payer. La position d’Israël était qu’un tel paiement violerait son « Trading with the Enemy Act ».

Dans le magazine « Visions of Azerbaijan », nous apprenons qu’Alfonse Rothschild et sa famille étaient beaucoup plus impliqués dans le projet pétrolier que de simplement mettre de l’argent pour un seul oléoduc. Tout au long de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, les hommes Rothschild ont été connus sous le nom de « rois du Kérosène », devenant les principaux exportateurs de produits pétroliers russes. Gardez à l’esprit qu’à l’époque, le pétrole de l’Azerbaïdjan était appelé pétrole russe.

Réaliser ce monopole virtuel n’a pas été un mince exploit. Cela a nécessité des décennies d’activité acharnée contre les concurrents et le contrôle d’un puissant cartel pétrolier – plaçant les Rothschild au sommet des échelons supérieurs des élites de pouvoir en Russie. Avec cet argent et ce pouvoir, la famille Rothschild a plié le gouvernement russe à sa volonté.

En 1910, la société russe Neft Oil a été achetée par Edmund Rothschild. Jusqu’à la révolution russe d’octobre 1917, les Rothschild détenaient des actions majoritaires dans les 15 plus grandes sociétés liées à l’industrie pétrolière russe.

Juste avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, les Rothschild ont vendu leurs compagnies pétrolières russes à Royal Dutch Shell – le principal rival européen de America’s Standard Oil. En retour, les Rothschild ont reçu 20 % des actions de la fiducie Shell.

Les Rothschild savaient à l’avance que la Première Guerre mondiale allait éclater, c’est pourquoi ils ont déversé leur propriété de compagnies pétrolières russes à la société anglo-néerlandaise Shell. Lorsque la révolution russe a eu lieu et que les bolcheviks ont nationalisé les compagnies pétrolières russes, les Rothschild s’étaient déjà dessaisies et réinvesties en toute sécurité dans Shell, qui a subi le poids des pertes.

À ce jour, la famille Rothschild conserve d’importantes participations dans Royal Dutch Shell. Les banquiers continuent de jouer un rôle dans la fomentation de conflits internationaux dans toute l’Afrique et le Moyen-Orient qui ouvrent et solidifient le contrôle sur les ressources et les marchés pétroliers.

Les gouvernements et les industries influencés par Rothschild, y compris l’État d’Israël et son complexe militaire et industriel, jouent un rôle essentiel dans les guerres pétrolières en cours qui font rage dans le monde entier.

Pour comprendre les conflits géopolitiques d’aujourd’hui, il suffit de regarder les stratagèmes des banquiers du passé. Parce que le présent n’est rien de plus qu’un cycle répété d’avidité, de corruption et d’intrigue.

https://www.blackstoneintel.com/post/jake-morphonios-armenia-azerbaijan-rothschild-oil-wars

Pour rappel…

Toute la séquence que nous venons de traverser au Moyen-Orient…jusqu’à l’Ukraine…du coup d’état raté en Turquie…et maintenant l’Azerbaïdjan…
Débouche en Grèce…
Et pour découper la Grèce…
Il fallait Goldman Sachs pour trafiquer les comptes de celle-ci pour rejoindre le club européen…
Et une crise en 2008 pour finir de l’achever…
Depuis…on rame…

https://www.gifmania.com/Gif-Animados-Deportes/Imagenes-Billar/Billar-83074.gif

N’oublions pas non plus la nécessité de passer par la Grèce pour le bébé Léviathan… (NdR71 : l’énorme champ gazier découvert en Méditerranée s’étendant entre la Syrie, le Liban , Gaza, Israël et Chypre)

 https://zupimages.net/up/21/07/3mr7.jpeg

L’Italie, Israël, la Grèce et Chypre se sont engagés, à faire avancer un projet commun de gazoduc sous-marin, qui devrait être le plus long du monde, reliant la Méditerranée orientale au sud de l’Europe, avec le soutien financier de l’Union Européenne.

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/07/31/le-gaz-de-gaza-la-face-cachee-de-la-guerre-israelienne/

Franchement les mecs…

Mazel Tov…

Chronologie de la vente du réseau gazier DESFA par LA GRÈCE…

20 juin 2013

L’Azerbaïdjan achète une compagnie de gaz en Grèce« Après avoir échoué à s’entendre avec Gazprom, la Grèce va vendre 66% des actions dans DESFRA pour une somme de 400 millions de dollars à la SOCAR, la compagnie pétrolière de l’Azerbaïdjan.

 

https://www.turquie-news.com/14494-azerbaidjan-achete-une-compagnie

11 janvier 2017

Le gouvernement grec et le premier raffineur du pays, Hellenic Petroleum, étaient parvenus à un accord pour vendre la participation dans DESFA à l’azerbaïdjanais SOCAR pour 400 millions d’euros.

Athènes a ensuite augmenté moins que prévu les tarifs du gaz et SOCAR a demandé une baisse du prix, ce qui a fait échouer la transaction.

19 avril 2018

« Le gouvernement grec a retenu jeudi une offre de 535 millions d’euros d’un consortium emmené par Snam pour une participation majoritaire dans le réseau gazier DESFA. »

« Ce consortium, qui regroupe Snam, l’espagnol Enagas Internacional et le belge Fluxys, pense finaliser l’opération au second semestre, une fois toutes les autorisations recueillies. »

https://www.tradingsat.com/actualites/informations-societes/marche-rpt-athenes-retient-l-offre-du-consortium-snam-pour-desfa-800325.html

11 février 2021

La Grèce repoussera l’échéance du réseau gazier DESFA – source ATHÈNES (B.M) – L’agence grecque de privatisation (HRADF) repoussera à février la date limite de soumission d’offres contraignantes pour une participation de 66% 

« Les parties intéressées ont demandé une prolongation, elle sera accordée avec la date limite en février. Cette date n’a pas encore été fixée »

https://www.bruxelles.marketing/la-grece-repoussera-lecheance-du-reseau-de-gaz-desfa-source-par-reuters/

SOCAR VA PEUT-ÊTRE REVENIR DANS LA DANSE..

Pour mémoire…

En 2017…

La banque Rothschild va aider la Grèce à faire son retour sur les marchés financiers
Le Premier ministre Alexis Tsipras a rencontré des représentants de la banque d’affaires à Paris fin janvier. Le gouvernement grec devrait confirmer qu’il va s’appuyer sur ses conseils pour réintégrer les marchés financiers, courant 2017. 
La Grèce s’est trouvée un conseiller technique de premier ordre : la banque Rothschild.

https://francais.rt.com/economie/33650-banque-rothschild-va-aider-grece-faire-retour-marche-financier

Chronologie de SOCAR EN AZERBAÏDJAN

1 février 2016

La privatisation de SOCAR est maintenant hors de question.

« Dans la situation actuelle, la privatisation de la SOCAR n’est pas à l’ordre du jour », a déclaré le ministre azerbaïdjanais de l’Énergie Natig Aliyev. Il a souligné que la SOCAR joue un rôle important non seulement dans l’économie de l’Azerbaïdjan, mais influence également la politique étrangère du pays.

Le ministre a souligné que le secteur de l’énergie devrait se concentrer sur la privatisation des entreprises auxiliaires. « Le réseau de distribution dans le secteur de l’énergie est très ancien. Dans ce réseau, il y a d’importantes pertes, et la privatisation nécessite d’importants investissements », a déclaré Aliyev. Le ministre a expliqué que la modernisation du système de distribution nécessitera environ 4 milliards de dollars américains et que ce processus devrait impliquer de grandes entreprises.

https://azertag.az/en/xeber/Privatization_of_SOCAR_is_now_out_of_question-923403

20 septembre 2018

Rencontre Rothschild et  Ilham Aliyev…tendue 

https://www.azernews.az/media/2018/07/20/rothschild1.jpg

https://video.azertag.az/fr/video/65218

Le 19 avril 2019

Les actionnaires d’ACG-BP et de SOCAR ont signé un nouveau contrat d’une valeur de 6 milliards de dollars  dans le cadre du projet de plateforme Azeri Central East (ACE)

https://www.nsenergybusiness.com/projects/azeri-central-east-development-project/

18 décembre 2019

La compagnie pétrolière azerbaïdjanaise étend ses opérations en Ukraine.

Les présidents d’Azerbaïdjan et d’Ukraine discutent de projets communs d’investissement et de développement des relations bilatérales.

La compagnie pétrolière d’État de la République d’Azerbaïdjan (SOCAR) étendra ses opérations en Ukraine, a déclaré mardi le président du pays, Ilham Aliyev.

https://www.actualite-news.com/fr/economie/28997-la-compagnie-petroliere-azerbaidjanaise-etend-ses-operations-en-ukraine-fr

En sachant que…

2015…

La famille Rothschild a racheté la majeure partie de la dette souveraine de l’Ukraine

« La majeure partie de la dette souveraine de l’Ukraine a été rachetée par le fonds d’investissement américain Franklin-Templton pour le compte de la famille américaine Rothschild, selon une information de l’agence Bloomberg. Ainsi, le groupe Rothschild a proposé la création d’un groupe de détenteurs des titres de l’Ukraine. Sur ce chapitre, le groupe français Rothschild & Cie a exprimé sa volonté de devenir un médiateur dans les négociations entre le ministère des Finances de l’Ukraine et les créanciers pour restructurer la dette du pays. »

https://www.liberte-algerie.com/radar/la-famille-rothschild-a-rachete-la-majeure-partie-de-la-dette-souveraine-de-lukraine-221940

« Le groupe Rothschild a pris l’initiative de créer un groupe de détenteurs de titres en Ukraine pour développer une position commune sur le règlement des problèmes d’endettement de ce pays. Les Rothschild, représentés par la division française du groupe Rothschild & Cie, ont offert leurs services en tant que «médiateur» dans les négociations entre le ministère des Finances de l’Ukraine et les créanciers sur la restructuration de la dette ukrainienne. »

« D’après les informations concises, Bloomberg comprend que, d’une part, le défaut de paiement de l’Ukraine est inévitable, les détenteurs de titres de créance ukrainiens en découlent et, d’autre part, le défaut s’accompagnera d’une restructuration de la dette dans des conditions difficiles pour l’Ukraine. 

Il est à noter que les informations sur le défaut imminent et la restructuration de la dette ont été divulguées le jour même où le FMI a pris la décision d’allouer un milliard de dollars à l’Ukraine pour financer un programme de stabilisation économique sur quatre ans. La coïncidence temporelle de ces deux événements peut être interprétée de différentes manières. 

La première version. Il n’y a pas assez de coordination entre le FMI et le groupe Rothschild, ils se disputent le contrôle de l’économie ukrainienne. »

https://fr.topwar.ru/71184-rotshildy-i-ukraina.html

https://www.strategic-culture.org/news/2015/03/17/ukraine-and-rothschild-family/

6 août 2020 

Privatisation de SOCAR…

« Afin de surmonter la double crise sanitaire et économique qui s’est abattue sur le pays. L’épidémie du Covid-19 a en effet été suivie par la chute des prix du gaz et du pétrole »

https://regard-est.com/azerbaidjan-privatisation-de-la-compagnie-petroliere-et-gaziere-socar

27 septembre 2020

guerre dans le Haut-Karabakh 

Fin de la chronologie.

Route des pipelines depuis l’Azerbaïdjan…

Quelle bonne idée ont eu les russes d’occuper L’Ossétie du Sud-Alanie…

Depuis 2008…

Le hasard franchement…

http://www.atahq.org/wp-content/uploads/2016/07/ms-2016-south-caucasus-map-1.png

Synthèse…
A l’aise…
C’est une sacré partie de poker qui se joue dans cette région du monde…
Et on en subit tous les conséquences…
Dans cette histoire azerbaïdjanaise…
David de Rothschild était obligé de négocier avec quelqu’un en position de force…
C’est pour ça que la réunion de 2018 avait l’air de s’annoncer tendue au vu des images…
Images qui ont probablement dû emmerder David d’ailleurs…qui aurait probablement préféré resté caché sur cette partie de l’échiquier…
Mais que le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev…musulman chiite…
A judicieusement montré pour se dédouaner… si jamais…
« Vous l’avez bien vu le T-Rex à côté de moi…c’est bon…? »
Pourquoi était-il en position de force ce brave monsieur…?
A cause du temps que cela prendrait de le renverser…

L’histoire de l’Azerbaïdjan et des Rothschild est ancienne et il est impossible que Ilham Aliyev soit là où il est sans eux et surtout son père Heydar Aliyev…

C’est une dynastie comme les Assad…
Quand le système renverse un dictateur pour installer une « démocratie »…
C’est surtout pour gagner du temps…
Amusez-vous bien les mecs…
Et du temps Israël n’en a pas…

Toute cette histoire est pour David de Rothschild un coup multi-bandes…

C’est pour ça qu’il a passé les rênes de la banque éponyme à son fils Alexandre…
Même plus le temps de pisser l’ancien…
Aliyev ne voulait pas céder sa compagnie pétrolière SOCAR…
Ils l’ont emmerdé autant qu’ils pouvaient en plombant la vente de la compagnie gazière grec DESFA…Rothschild conseille la Grèce…
Aliyev veut faire affaire avec l’Ukraine…Ukraine qui est la chasse gardée des Rothschild…
Dans la théorie du Heartland / Rimland…l’Ukraine a une position géostratégique…

Sans parler des Khazars et de cette région du monde…

L’Ukraine sera un jour Rothschild-land…et il seront maîtres de toute la chaîne énergétique jusqu’à eux…Et Israël en profitera aussi…
Leur gisement Léviathan ne tarira jamais…

https://resistance71.files.wordpress.com/2021/02/4fa78-rimland.jpeg

https://zupimages.net/up/21/07/w7r8.png

Il y’a aussi de drôles d’histoires entre SOCAR et la Suisse…

Bref…

Comment Aliyev pouvait-il penser qu’il allait pouvoir garder sa compagnie…?

T’es cinglé toi…ou…?

Si il n’y avait pas l’Iran menaçante avec Israël et vice-versa… Rothschild / Poutine l’aurait viré…souvenez-vous de la Crimée…il fallait bien la récupérer pour le pipeline Turkish Stream…et sauver les fesses d’Erdogan lors du coup d’état fomenté par les américains…

S’assurant au passage sa fidélité…faisant de lui quelqu’un de central dans l’échiquier Rothschildien…

Il n’est pas prêt de partir…le sultan…

https://zupimages.net/up/21/07/7tkl.jpeg

Il peut dire merci à Georges Soros sans qui tout cela n’aurait pas été possible…

Sacré Soros…main des Rothschild…devenu d’un coup milliardaire en pariant contre la banque d’Angleterre…contrôlée par les mêmes Rothschild…

C’était pas du génie…c’était des lits d’initiés…

Comme en décembre 1926 quand le président Raymond Poincaré fut appelé à la rescousse pour sauver un franc qui devait chuter au plus bas jusqu’à 50 contre le dollar en juillet de la même année.

Cette crise du franc aurait pu rester sans effet sur l’économie mondiale, mais les autorités françaises en décidèrent autrement puisqu’elles optèrent pour convertir en or la totalité de leurs excédents libellés en dollars et en livres sterling.

La fed…c’est qui…?

La banque d’Angleterre…c’est qui aussi…?

Il avait la science infuse le Raymond ou il était conseillé…?

Pour mémoire…

Alphonse de Rothschild,naturalisé français, il peut accéder au conseil de régence de la Banque de France (1855), dont la banque Rothschild est le premier actionnaire.

Résultat de l’action coordonnée…le NSDAP en 33…

Merci les mecs…et IG FARBEN…

Reprenons…

Remplacer Aliyev prendrait trop de temps…et négocier avec un dictateur facilite toujours les transactions…les rapports…
Les dictateurs dans le business n’ont que des avantages…
Seulement…il y’a le revers de la médaille…
Il est fort et maître chez lui…
Avec à disposition du gaz et du pétrole…
Et plutôt en bon terme avec tout le monde…
Un vrai renard…

Alors comment le contraindre de privatiser…?

C’est « simple »…
Une pandémie mondiale…!

Ils ne peuvent plus jouer sur le prix du brut…
C’est ce qui a mis au pas les « BRICS » et flingué le Venezuela au passage…rappelez-vous…
Ce plan passait par les pays arabes producteurs de pétrole…
Mais ce jeu a ses limites…il faut bien la mettre quelque part la surproduction…
C’est de  la technique américaine high-tech…

On ouvre le robinette…on ferme le robinette…

Comme le nouveau président américain…
C’est de la démocratie…mais avec de l’eau dans le gaz…
Les Rothschild jouent eux sur la consommation de pétrole… mondiale…!  
Non mais…!
Et comme en bourse…ils misent sur la baisse…
Un dictateur ne peut rester dictateur que si il arrose…
Si il n’arrose plus…ses jours sont comptés…et comme il fonctionne en flux tendu…

Le Covid a eu pour conséquences...au delà de nous cloîtrer chez nous et de nous faire porter des masques…en attendant l’inoculation…
De faire tomber la consommation de pétrole…
Le motif de vente est sérieux…

« Le gouvernement azerbaïdjanais est donc contraint de reconsidérer sa gestion des entreprises pétrolières du pays, 40 % du PIB du pays dépendant de la production d’hydrocarbures, qui contribue à plus de 80 % de ses recettes d’exportations. »

A qui la compagnie SOCAR a été vendue…?
On ne le trouve pas encore sur le net…
BP / Rothschild a le contrat en mer Caspienne…
Pourquoi pas Shell / Rothschild …
comme ça ils sont tranquilles…

Et Israël dans tout ça me direz-vous…?

Partie du Haut-Karabakh reprise par l’Azerbaïdjan en 2020…
C’était dans les petites lignes du contrat de privatisation…
En vert fluo…
Ou flux haut comme on dit chez les Rothschild…

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Tout le monde connaît l’expression…
« Avoir un flingue sur la tempe… »

Ben voilà…

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Tant que cette transaction ne sera pas finalisée…
On aura droit à la pandémie…
Le variant anglais…ils ont de l’humour…
Et les laboratoires des copains feront du pognon…
Et si ça peut aider à réguler la population des animaux…
Pourquoi se gêner…La religion l’autorise…
C’est casher…

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« Notre plan sera dévoilé et nous échouerons. »
.: Albert Pike :.

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Courage à tous et à toutes…!

Parabellum666

= = =

A lire : notre dossier “Syrie et guerre du gaz”

Aussi : Dean Henderson « Les 8 familles du cartel banquier »
Gary Allen « Le dossier Rockefeller »
« La City de Londres au cœur de l’empire »
« Du chemin de la société vers son humanité réalisée »

 

 

Crise sanitaire et systémique : pas de solution au sein du système !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 18 février 2021 by Résistance 71


… se généralise

= Penser combattre la société industrielle sans abolir le capitalisme ou vouloir l’abolir sans défaire celle-ci, recouvrer la liberté individuelle et collective permettant la maîtrise du destin de l’humanité sans supprimer l’État, prôner la démocratie directe ou l’autogestion généralisée sans sortir de l’économie et sans abolir l’argent, voilà l’essentiel des impossibilités pratiques que les alternatives émancipatrices devront assumer expérimentalement dans l’effondrement qui vient. =

=-=-=

Réponses de Jacques Philipponneau au questionnaire de La Décroissance  envoyées le 12 février 2021 et refusées par son comité de rédaction

jeudi 18 février 2021, par Jacques Philipponneau*

Source :
https://www.lavoiedujaguar.net/Reponses-de-Jacques-Philipponneau-au-questionnaire-de-La-Decroissance-envoyees

La Décroissance : Selon vous, « l’aspect positif de cette crise qui ne fait que commencer [c’est] la défiance générale devant les mensonges inouïs du gouvernement et son incompétence criminelle, la constatation de l’impuissance de l’État en situation d’urgence et l’évidence que la réactivité, l’initiative, le bon sens, la solidarité sont venus de la société en dépit de toute les obstructions administratives des bureaucraties étatiques [1] ». N’est-ce pas plutôt le fait que nous ayons été transformés en « moutons paranoïaques infantilisés » ainsi que vous l’écrivez également ?

Jacques Philipponneau : Les détournements divers des absurdités gouvernementales durant le premier confinement rappellent la créativité remarquable de l’humour soviétique quand la liberté d’expression tenait sa cour dans les cuisines d’appartements. Pour une part de notre vie récente nous en étions là et, en paraphrasant Freud, il s’agissait d’une sorte de victoire paradoxale de la conscience dans des conditions désespérantes.

Accorder crédit aux fantasmes de domination totale (tout à fait réels, comme rêves, ainsi que l’ont été d’innombrables projets de même nature depuis que la société de classes existe) est l’autre versant, défaitiste, d’une compensation psychologique de la conscience isolée et impuissante, dont l’humour noir représente le côté jubilatoire de la vie malgré tout.

LD : Ce projet de domination totale est bien réel…

JP : Il n’est pas question de nier l’existence de ces projets dans les anciennes démocraties représentatives puisqu’elles jalousent ouvertement l’efficacité supposée d’un totalitarisme asiatique réalisé. Déjà les jésuites enviaient la mécanique totalitaire de l’Empire chinois, qu’ils pensaient pouvoir mettre à leur service ; mais comme on sait il est loin du rêve à la réalité et la fin de l’histoire est celui inaccessible de toutes les dominations.

Il est évident qu’il existe une conjonction objective entre les trois sujets automates produisant cette évolution rapide : des États en quête de contrôle social achevé, le capitalisme des nouveaux marchés de la numérisation complète de l’existence et la techno-science au service des deux précédents, poursuivant son idéal de réduction de la vie à un pur fonctionnalisme biologique.

Mais concevoir une société numérisée totalitaire capable réellement d’exclure toute possibilité de renversement, c’est leur prêter une conscience supra-historique unifiée dont ils sont bien incapables. Il n’y a évidemment aucun complot devant des programmes si anciennement publics, si constamment réitérés, si complaisamment promus par les médias et si bien acceptés majoritairement.

Le « great reset » dont vous vous faites l’écho acte l’effondrement effectif de toutes les stabilités qui ont permis le maintien et la transformation conflictuelle de la société industrielle depuis deux siècles.

La domination est devenue ouvertement catastrophiste et, par la force des choses, elle doit intégrer le réformisme écologique dans cette sur-bureaucratisation du monde seule à même de gérer, dans cette société, les catastrophes qu’elle produit.

Cet écologisme de caserne, normatif et culpabilisant, dernier avatar du péché chrétien (les indulgences pontificales du bilan carbone, le flygskam — la honte de prendre l’avion du luthérianisme nordique —, la niaiserie antispéciste anglo-saxonne) qui n’attaque jamais frontalement l’État ni le capitalisme, mais seulement leurs « dévoiements » ou leurs « excès », remplace la vieille social-démocratie morte à la tâche dans sa fonction intégrative à la société telle qu’elle est.

La crise sanitaire actuelle (quelle que soit son origine et la gravité qu’on lui accorde) a contraint la domination à afficher son programme. Sa conception de la vie.

Elle se résume à celle-ci : le mode de vie industriel n’est pas négociable et les représentations catastrophistes, si complaisamment diffusées depuis une dizaine d’années, ne sont pas conçues pour y faire renoncer mais pour faire accepter les restrictions et aménagements qui permettront de le perpétuer. En gros, faire régresser la liberté humaine à sa seule fonction animale de « conserver l’espèce », la « vie nue » réduite à sa seule réalité biologique : l’exemple le plus trivialement actuel en est le lâche soulagement devant une vaccination — de fait obligatoire — permettant de retrouver la vie « normale ».

LD : Vous pensez qu’un tel projet ne se réalisera pas ?

JP : Un tel projet ne va pas de soi car, pour être efficace, il supposerait une sorte de gouvernement mondial dont on ne voit pas aujourd’hui l’amorce d’un commencement. Mais bien entendu le plus grand obstacle à un tel « reset » réside dans l’acceptation pérenne des populations à un tel programme. Tout changer pour que rien ne change, c’est-à-dire agir radicalement pour la perpétuation d’une société hiérarchisée n’est cependant jamais sans danger.

La sidération du printemps dernier devant la saturation des hôpitaux et les prévisions apocalyptiques (500 000 décès pronostiqués en Grande-Bretagne et en France par l’Imperial College) a transformé dans un premier temps l’immense majorité de la population en un troupeau apeuré. Mais le temps passant, face à une propagande mondiale inédite et un ministère de la vérité chassant toute opinion critique (assimilée à un complotisme délirant), de nombreux réfractaires à la tyrannie sanitaire ou hérétiques de l’officielle non-pensée médicale se sont malgré tout manifestés de très diverses façons.

Il n’y a à ce jour pas de point de vue unifié — et c’est heureux — d’une autre conception de la vie face à l’abjection qui nous est proposée, mais un refus minoritaire plus ou moins conscient, plus ou moins global d’une totalité mortifère où le renoncement à la liberté ne garantit en rien quelque sécurité que ce soit.

Cette liberté qui s’en va et cette sécurité qui disparaît vont certes rassembler le parti de la peur autour de solutions autoritaires mais aussi multiplier déserteurs pratiques (quand c’est possible) et dissidents de la pensée (c’est toujours possible) dans un parti de la résistance active. C’est en cela que notre époque est profondément historique sans qu’il n’existe bien entendu aucune certitude quant à l’évolution de ce conflit.

LD : Vous écrivez que « si toutes les révoltes que l’on a vues de par le monde depuis deux ans […] ont toutes échoué c’est parce que la question fondamentale de toute insurrection — quelle société voulons nous ? — est restée et reste encore partout sans réponse positive devant l’immensité et la complexité de la tâche ». Pour vous, la seule voie émancipatrice tient dans « la destruction rationnelle de la société industrielle ». Qu’entendez-vous par là ? Et comment (commencer à) s’y prendre ?

JP : Il n’y a non plus ni programme ni recette pour sortir de la société industrielle, tout au plus quelques grandes orientations (connues de tous) impossibles à mettre en œuvre (sauf marginalement et partiellement) avec la célérité et l’énergie que l’urgence implique, sans une transformation révolutionnaire de la société.

Penser combattre la société industrielle sans abolir le capitalisme ou vouloir l’abolir sans défaire celle-ci, recouvrer la liberté individuelle et collective permettant la maîtrise du destin de l’humanité sans supprimer l’État, prôner la démocratie directe ou l’autogestion généralisée sans sortir de l’économie et sans abolir l’argent, voilà l’essentiel des impossibilités pratiques que les alternatives émancipatrices devront assumer expérimentalement dans l’effondrement qui vient.

Notes

[1] « Lettre à Piero… d’ici et d’ailleurs », 22 janvier 2021.

*Jacques Philipponneau, auteur de Relation de l’empoisonnement perpétré en Espagne et camouflé sous le nom de syndrome de l’huile toxique (1994), a participé à l’Encyclopédie des nuisances.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

COVID, escroquerie du réchauffement climatique anthropique, Great Reset ou la planification néo-malthusienne de notre mise en esclavage technotronique finale (F. William Engdahl)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 12 février 2021 by Résistance 71

 


Vidange…

 

“Quelle différence y a t’il entre les hommes politiques et les oiseaux ? Les oiseaux eux, de temps en temps, ils s’arrêtent de voler.”
~ Coluche ~

Voir notre page : “Escroquerie du réchauffement climatique anthropique”

Dictature technotronique

 

La grande conspiration criminelle du “zéro carbone”

 

F. William Engdahl

 

5 février 2021

 

url de l’article original:
http://www.williamengdahl.com/englishNEO5Feb2021.php

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Forum Economique Mondial de Davos (FEM) proclame la nécessité d’atteindre un objectif dans le monde entier celui du “zéro net carbone” pour 2050. Pour beaucoup, ceci paraît être bien loin dans le futur et donc peut être largement ignoré. Pourtant des transformations en cours de l’Allemagne aux Etats-Unis en passant par un grand nombre d’économies, sont en train de mettre en place la scène pour la création de ce qui fut appelé dans les années 1970 “le nouvel ordre économique mondial.” Dans la réalité il s’agit d’un plan  entrepreneurial totalitaire technocratique global, un plan qui promet par design un chômage de masse, une désindustrialisation et un effondrement économique. Considérez ici quelques éléments de cette toile de fond qui n’est en fait pas nouvelle du tout.

Le FEM de Klaus Schwab promeut en ce moment son thème favori, le Grand Reset de l’économie mondiale. La clef de tout ça est de vraiment bien comprendre ce que les mondialistes veulent dire par zéro net carbone 2050. L’UE mène la course avec son plan de devenir le premier continent “zéro carbone” avant 2050 et de réduire ses émissions de CO2 d’au moins 55% pour 2030.

Dans un post sur son blog en août 2020, le tsar auto-proclamé du vaccin, Bill Gates, a écrit au sujet de la crise climatique à venir : “Aussi terrible soit cette pandémie, le changement climatique pourrait être bien pire… Le relativement petit déclin des émissions de CO2 cette année clarifie une chose : nous ne pouvons pas parvenir à zéro émission simplement ou principalement en conduisant ou en volant moins.

Avec son quasi monopole sur les médias de masse et sur les médias sociaux, le lobby du “réchauffement climatique” a été capable de mener le monde à assumer que le mieux pour l’humanité serait d’éliminer les hydrocarbures y compris le pétrole, le gaz naturel, le charbon et même l’électricité nucléaire “libre de carbone” pour 2050 et qu’ainsi nous pourrions éviter de 1,5 à 2oC de hausse globale de température moyenne. Il n’y a qu’un problème avec tout ça. C’est une couverture pour un agenda criminel ultérieur.

Les origines du “réchauffement climatique”

Bon nombre de personnes a oublié la thèse scientifique originale qui fut mise en avant pour justifier un changement radical dans nos sources d’énergie. Ce ne fut pas le “changement climatique”. Le climat de la Terre change en permanence en corrélation avec les changements des éruptions solaires ou des cycles de ses taches affectant le climat de notre planète. Vers le passage au nouveau millénaire alors que le cycle de réchauffement dû aux cycles solaires ne se faisait plus trop ressentir, Al Gore et autres mirent en place un glissement sémantique du “réchauffement climatique” vers le “changement climatique”. Maintenant ce narratif de la peur est devenu si absurde, que la moindre tempête ou évènement météorologique extrême sont traités comme une “crise climatique”. Chaque cyclone ou grosse tempête de neige est déclaré preuve que les dieux du climat punissent le pêché carboné des humains.

Mais attendez. La raison pour la transition vers des sources d’énergie alternatives comme le photovoltaïque ou l’éolien et pour abandonner les sources d’énergie d’hydrocarbures, est leur affirmation que le CO2 émis est un gaz à effet de serre qui monte dans l’atmosphère où il forme une couche qui de manière supposée, réchauffe la terre du dessous, créant ainsi un réchauffement global anthropique. Les émissions de gaz à effet de serre proviennent essentiellement, nous explique l’Agence de la Protection de l’Environnement américaine (EPA), du CO2 ; ainsi donc le pourquoi de l’insistance sur cette “empreinte carbone”.

Ce qui n’est pratiquement jamais dit est que le CO2 ne peut pas monter haut dans l’atmosphère depuis les échappements de voitures ou les centrales électriques à charbon ou autres sources d’émission humaine de ce gaz. Le CO2 n’est pas du carbone ni de la suie. C’est un gaz invisible, incolore et sans odeur qui est essentiel dans la photosynthèse des plantes et pour toute forme de vie sur terre, nous compris. Le CO2 a une masse moléculaire de juste 29. La gravité spécifique du CO2 est 1,5 fois plus importante que l’air, ce qui suggère que le CO2 émis ne s’élève pas dans l’atmosphère à quelques 18 ou 20km d’altitude afin de former cette couche à effet de serre.

Maurice Strong

Pour bien apprécier quelle est l’action criminelle qui se met en place autour de gens comme Gates, Schwab et de tous ces avocats d’une économie mondiale soi-disant “durable”, nous devons faire un retour en arrière, en 1968, lorsque David Rockefeller et ses amis créèrent un mouvement autour de l’idée que la consommation humaine et la croissance démographique étaient le véritable gros problème dans le monde. (NdT: théorie dite néo-malthusienne). Rockefeller dont la fortune était fondée sur le pétrole, créa donc le très néo-malthusien Club de Rome dans sa villa italienne de Bellagio. Leur premier projet fut de financer une étude bidon au MIT et appelée “Limits of Growth” (Les limites de la croissance) en 1972.

Un des organisateurs clef de cet agenda “croissance zéro” de Rockefeller au début des années 70, fut son ami de longue date et protégé, un pétrolier canadien (NdT: fondateur et directeur de Petro Canada), Maurice Strong, également un membre du Club de Rome. En 1971, Strong fut nommé sous secrétaire aux Nations-Unies et secrétaire général de la conférence Earth Day de Stockholm en 1972. Il était aussi membre fiduciaire de la Fondation Rockefeller.

Maurice Strong fut très tôt un propagateur clef de la théorie scientifiquement non prouvée que les émissions gazeuses humaines de véhicules, des centrales électriques à charbon et de l’agriculture causaient une accélération dramatique de l’augmentation des températures globales sur la planète, ce qui menaçait notre civilisation d’un soi-disant réchauffement climatique anthropique (RCA). Il inventa alors ce terme élastique de “développement durable”.

En tant que chairman de la conférence Earth Day de Stockholm en 1972, Strong fit la promotion de la réduction de la population mondiale et de la baisse des standards de vie dans le monde ce afin de “préserver et sauver l’environnement”. Quelques années plus tard, le même Maurice Strong Déclara :

L’effondrement des civilisations industrialisées n’est-il pas le seul espoir pour la planète ? N’est-il pas de notre responsabilité de voir que ceci se produise ?…

Ceci est l’agenda connu aujourd’hui sous le nom de Great Reset, ou Grande Réinitialisation ou Agenda 2030 de l’ONU. Strong créa ensuite le Groupe Intergouvernemental d’Etude sur le Climat (GIEC), un corps politique qui avance et soutient la thèse non prouvée que les émissions humaines de CO2 vont amener le monde à une catastrophe écologique irréversible.

Le co-fondateur de Club de Rome, le Dr Alexander King, a admis la fraude essentielle de leur agenda environnemental quelques années plus tard dans son livre “The First Global Revolution” où il déclara :

En recherchant un nouvel ennemi pour nous unifier, nous avons trouvé que la pollution, la menace d’un réchauffement global, de pénuries d’eau, de famine et autre feraient l’affaire… Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine et ce n’est qu’au travers d’un changement d’attitude et de comportement que nous pourrons réussir. Ainsi donc, le véritable ennemi est l’humanité elle-même.

King a admis que la “menace d’un réchauffement global” n’était qu’une astuce pour justifier d’une attaque sur “l’humanité elle-même”. Maintenant ceci est déroulé sous la forme du Grand Reset et de la ruse du Zéro Net Carbone.

Le désastre de l’énergie alternative

En 2011, sur les conseils de Joachim Schnellnhuber, de l’Institut de Potsdam pour la Recherche sur l’Impact Climatique, Angela Merkel et le gouvernement allemand imposèrent une interdiction totale de l’électricité nucléaire avant 2022, en tant que stratégie gouvernementale de 2001 appelée Energiewende ou le Tournant Energétique, afin de ne plus se lier qu’à l’énergie solaire ou éolienne et autres “énergies renouvelables”. Le but était de rendre l’Allemagne la première nation industrielle à devenir “neutre carbone”.

La stratégie s’est avérée être une catastrophe économique (NdT: voulue et planifiée ?…). D’une nation au monde ayant une des grilles de puissance électrique les plus stables du monde industrialisé et à moindre coût, l’Allemagne est devenue aujourd’hui la productrice d’énergie électrique la plus chère au monde. D’après l’association allemande de l’énergie industrielle la BDEW, au plus tard en 2023, lorsque la dernière centrale nucléaire fermera, l’Allemagne fera face à des carences électriques et pénuries énergétiques. Dans le même temps, le charbon, qui fournit la plus grande source d’énergie électrique, est en train d’être éradiqué pour atteindre l’objectif Zéro Net Carbone.

Les industries traditionnelles très consommatrices d’énergie telles la production d’acier et de verre, les industries de bases chimiques, les papeteries et cimenteries, doivent faire face à des coûts énergétiques croissants et doivent soit fermer, soit délocaliser leur industrie, faisant perdre ainsi des millions de postes de travail qualifié (NdT : OQ et OHQ). L’inefficacité énergétique solaire et éolienne aujourd’hui, rend l’électricité entre 7 et 9 fois plus chère que celle produite au gaz naturel par exemple.

L’Allemagne est peu ensoleillée en comparaison des pays tropicaux, donc le vent est vu comme la source majeure d’énergie verte. Il y a une énorme demande pour le béton et l’aluminium pour produire les fermes de production voltaïque ou éolienne. Ceci nécessite une énergie bon marché pour produire comme le gaz ou le charbon voire le nucléaire. Alors que ces sources sont mises sur la touche, le coût de production devient prohibitif, même sans ajouter la tristement célèbre “taxe carbone”.

L’Allemagne possède déjà quelques 30 000 turbines éoliennes, plus que partout dans l’UE. Ces gigantesques turbines créent un sérieux problème de nuisance sonore ou de dangers par infrason pour la santé des riverains à ces énormes structures. Elles causent aussi des dégâts sur la nature tuant beaucoup d’oiseaux. Environ 25% estimés du parc éolien allemand (NdT: soit 7500 turbines) devront être remplacés ou avoir de sérieuses réparations d’entretien avant 2025. Le recyclage des déchets générés est un énorme problème. Les entreprises exploiteuses sont poursuivies en justice alors que les citoyens se rendent de plus en plus compte quel désastre elles représentent. Pour atteindre l’objectif à l’horizon 2030, la Deutsche Bank (DB) a récemment admis que l’état devra créer une “éco-dictature”.

Dans le même temps les Allemands poussent pour mettre un terme aux transports à essence ou gasoil à l’horizon 2035 en faveur des e-véhicules, ce qui est en phase avec la destruction de la plus grosse et plus profitable de toutes les industries allemandes, le secteur automobile, mettant un terme au passage à des millions de boulots. Les véhicules mus par batteries ion-lithium ont une empreinte carbone par véhicule, lorsque tout est pris en compte dans leur fabrication y compris l’extraction minière du lithium, qui est bien pire que tout véhicule diesel.

La totalité d’électricité ajoutée dont on a besoin pour remplir le contrat “zéro net carbone” à l’horizon 2050 serait bien plus importante qu’aujourd’hui alors que des millions de rechargeurs de batteries auront besoin d’une grille de production électrique des plus stables pour pouvoir fonctionner correctement. Maintenant, l’Allemagne et l’UE commencent à imposer de nouvelles “taxes carbones”, soi-disant pour financer la transition au zéro carbone. Ces taxes ne vont faire que rendre l’énergie électrique encore plus chère, assurant ainsi un effondrement encore plus rapide de l’industrie allemande.

Dépopulation

D’après ceux qui poussent cet agenda Zéro Net Carbone, c’est exactement ce qu’ils veulent : la désindustrialisation de la plupart des économies avancées, une stratégie calculée sur quelques décennies comme l’a dit Maurice Strong, afin d’amener l’effondrement des civilisations industrialisées.

Pour retourner le monde actuel et son économie industrielle vers une dystopie au feu de bois et aux turbines éoliennes où les pannes de coutant deviennent la norme comme actuellement en Californie, est une partie essentielle de la transformation via le Great Reset sous l’agenda 2030 : “UN Global Compact for Sustainability.”

Le conseiller climatique de Merkel, Joachin Schnellnhuber qui est athée, présenta l’agenda vert radical du pape François en 2015, Laudato Si, en tant que conseiller nommé du pape à l’Académie Pontificale des Sciences et il conseilla l’UE sur son agenda vert. Dans un entretien de 2015, Schnellnhuber a déclaré que la “science” a maintenant déterminé la capacité maximum de “durabilité” de la population humaine était de un milliard de personnes ou moins :

“D’une manière cynique, c’est un triomphe pour la science parce qu’au moins nous avons stabilisé quelque chose, c’est à dire les estimations de la capacité maximum de la planète qui est de fait sous le milliard de personnes.”

Pour y parvenir, le monde industrialisé doit être démantelé, Christiana Figueres, contributrice du FEM de Davos et ex-SG exécutif du Cadre de Convention sur le Changement Climatique (CCCC) de l’ONU, a révélé le véritable objectif de l’agenda climatique de l’ONU dans une conférence de presse à Bruxelles en février 2015 où elle a déclaré : “Ceci n’est pas la première fois dans l’histoire humaine que nous nous fixons volontairement la tache de changer le modèle de développement économique qui a régné depuis la 1ère révolution industrielle.

Les remarques de Figueres en 2015 sont aujourd’hui reprises en écho par le président français Macron lorsqu’il affirma au dernier FEM de Davos en janvier dernier que “sous les circonstances actuelles, le modèle capitaliste et l’économie libre, ouverte, ne sont plus possibles.” Macron, un ex-banquier de la banque Rothschild a affirmé que “la seule façon de sortir de cette épidémie est de créer une économie qui est plus focalisée sur l’élimination du fossé entre les riches et les pauvres.

Merkel, Macron, Gates, Schwab et leurs amis vont accomplir cela en ramenant les standards de vie en Allemagne et dans les pays de l’OCDE au niveau de ceux du Soudan et de l’Ethiopie. Voilà ce qu’est leur dystopie du “Zéro Net Carbone”. Sévèrement limiter les voyages aériens, les déplacements en voiture, les mouvements des gens, fermer les industries “polluantes” [au CO2], tout ça pour réduire le CO2 atmosphérique. Intéressant de voir comment de manière si pratique la pandémie du coronavirus arrive à point pour mettre en scène le Grand Reset et cet agenda 2030 Zéro Net Carbone de l’ONU.

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Information liée à l’article ci-dessus, du 6 février 2021 :

Source : Climate Depot (Marc Morano)

L’envoyé spécial à l’ONU Mark Caney : les morts de la crise climatique “seront pires que la Covid” — “Ce sera l’équivalent d’une crise coronavirus tous les ans.”

Mr Carney, qui fut le gouverneur de la Banque d’Angleterre (NdT : City de Londres…) jusqu’à encore l’an dernier et qui fut le patron de la banque du Canada avant cela, est maintenant envoyé spécial à l’ONU pour l’action et la finance contre le climat ; Carney a dit à la BBC qu’alors qu’il y avait des parallèles entre la pandémie de la COVID19 et le changement climatique [anthropique]. les dégâts à l’environnement et à l’écosystème ont le potentiel de causer encore bien plus de morts. “Un des problèmes principaux est que vous ne pouvez pas mettre le climat en auto-isolation. Ceci n’est pas une option. Nous ne pouvons pas rentrer et attendre la fin du changement climatique, car cela va empirer.” a t’il dit à Talking Business Asia : Le défi du changement climatique. “Quand vous regardez le changement climatique sur le plan de la mortalité, cela sera l’équivalent d’une crise coronavirus chaque année à partir du milieu de ce siècle et pour chaque année, pas seulement un évènement qui apparaît et disparaît. C’est donc un problème que nous devons résoudre maintenant.

Source:
https://www.climatedepot.com/2021/02/06/un-climate-envoy-mark-carney-climate-crisis-deaths-will-be-worse-than-covid-it-will-be-the-equivalent-of-a-coronavirus-crisis-every-year/

commentaire de R71 : c’est pas beau et attendrissant tout ça, le patron de la Banque d’Angleterre, grand fifrelin gourou systémique de la City de Londres qui se préoccupe de cet impact carboné si négatif de l’Homme sur cette planète… La manipulation Rothschild continue au grand jour. Les grands banquiers dans le “conseil” climatique, les geeks milliardaires de la silicon valley dans le conseil “sanitaire” des nations, de l’OMS et pour la vaccination.
Nous pensons conseiller la NASA pour qu’enfin ils aillent sur la lune… pourquoi pas ? marcherait sans doute mieux.

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Voir notre page : “Escroquerie du réchauffement climatique anthropique”

 

France, colonialisme, islam politique, djihadisme et la nébuleuse étatico-terroriste : deux textes pour mieux comprendre…

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“De fait, la chose la plus essentielle est de rassembler ce peuple disséminé partout en nulle part, en groupes ; la chose primordiale est de les rendre saisissables. Quand nous les aurons entre nos mains, nous pourrons alors faire beaucoup de choses qui sont impossibles pour nous à faire aujourd’hui et nous permettra alors peut-être de capturer leurs esprits après que nous ayons capturé leurs corps.”
~ Officier du corps expéditionnaire français, Algérie, 1845, cité par J.C.Scott, 2009 ~

 

La “crise” française avec l’islam, héritage de 200 ans de brutalité coloniale

Emmanuel Macron n’est pas le premier dirigeant français à vouloir libérer l’islam. C’est une vieille tradition « laïque » de la France.

 

Par Joseph Massad

 

Source : Middle East Eye, 9 octobre 2020

 

url de l’article en français :
https://lecridespeuples.fr/2021/02/06/la-crise-francaise-avec-lislam-heritage-de-200-ans-de-brutalite-coloniale/

 

Février 2021

 

Joseph Massad est Professeur d’histoire politique et intellectuelle arabe moderne à l’Université Columbia de New York. Il est l’auteur de nombreux livres et articles, tant universitaires que journalistiques. Parmi ses ouvrages figurent Colonial Effects: The Making of National Identity in Jordan, Desiring Arabs et, publié en français, La Persistance de la question palestinienne (La Fabrique, 2009). Plus récemment, il a publié Islam in Liberalism. Son travail a été traduit dans une douzaine de langues.

La France est en crise.

L’extrémisme radical français [anti-]chrétien (officiel ou non), se réclamant de ce que les Français appellent ostensiblement la laïcité, continue de multiplier ses attaques contre les musulmans, français ou non.

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a recensé 1 043 incidents islamophobes en 2019 (une augmentation de 77 % depuis 2017), à savoir : 68 agressions physiques (6,5 %), 618 actes de discrimination (59,3 %), 210 faits de discours de haine et d’incitation à la haine raciale (20,1 %), 93 faits de diffamation (8,9 %), 22 actes de vandalisme de lieux de culte musulmans (2,1 %) et 32 faits de discrimination liés à la lutte contre le terrorisme (3,1 %).

La haine des musulmans ressentie par les [pseudo-]chrétiens et soi-disant « laïcs » français apparaît quotidiennement dans le discours du gouvernement, des commentateurs et des médias français.

En réalité, la normalisation des discours de haine contre les musulmans non seulement légitimise la discrimination institutionnalisée que subissent les musulmans français, mais incite également à la violence à leur encontre tant en France qu’à l’étranger. On peut citer la fusillade devant la mosquée de Brest et la prise pour cible de son imam, Rachid Eljay, en juin 2019, ainsi que l’attaque contre la mosquée de Bayonne qui a fait quatre blessés en octobre 2019.

À l’étranger, le terroriste qui a perpétré l’attentat de Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2019, tuant 51 fidèles musulmans et en blessant 49 autres, a mentionné l’influence du penseur français islamophobe Renaud Camus sur ces actions. 

En octobre 2019, le Président français Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur de l’époque Christophe Castaner ont lié le terrorisme en France aux signes associés à la foi et la culture musulmanes : la barbe, la prière cinq fois par jour, le fait de manger halal, etc.

Voir 17 octobre 1961 : le jour où la France a jeté les Algériens dans la Seine

« Libérer » l’islam

La semaine dernière, Macron a affirmé : « L’islam est une religion en crise dans le monde entier aujourd’hui, nous ne le voyons pas seulement dans notre pays ». Il a ajouté qu’il voulait « libérer » l’islam en France des influences étrangères en améliorant la surveillance du financement des mosquées.

Mais Macron n’est pas le premier dirigeant français à vouloir « libérer » l’islam.

C’est une vieille tradition « laïque » française. Lorsque Napoléon Bonaparte a envahi l’Égypte et la Palestine en 1798, son plan génial était de mentir aux Égyptiens en annonçant que lui et son armée étaient « de fidèles musulmans » et qu’ils venaient libérer les musulmans et l’islam de la tyrannie des mamelouks.

Sa supercherie n’a pas fonctionné et les Égyptiens se sont soulevés contre lui, tout comme les Palestiniens. Il est rentré vaincu en France après que son armée eut commis des atrocités indicibles en Égypte et en Palestine. La crise de Napoléon et de la France avec l’islam il y a deux siècles venait de cette défaite dans la ville palestinienne d’Acre. Lorsque la France a envahi l’Algérie trente ans plus tard, les Français n’avaient plus besoin de mentir aux musulmans pour les conquérir, les détrousser et détruire leurs lieux de culte.

Le casus belli officiel invoqué par le roi Charles X pour justifier l’invasion de l’Algérie en 1830 était le refus de la France de payer sa créance pour le grain que des négociants algériens avaient fourni à l’armée française de Napoléon pendant la campagne italienne sous la première République. Étant donné que ces négociants algériens, Bacri et Busnach, étaient issus de familles de banquiers juifs originaires de Livourne, le débat public à l’époque en France avait une « teneur antisémite ».

Ironiquement, c’est ce même Charles X qui, en 1825, a contraint les esclaves libérés de Haïti – dont la révolution avait renversé le colonialisme et l’esclavage français – à payer des millions de francs d’indemnité pour les pertes de leurs anciens maîtres en échange de la reconnaissance diplomatique de la France et de la levée du blocus punitif de Haïti. 

En 1827, Hussein Dey, le dirigeant ottoman d’Alger, a demandé le paiement de la dette au consul français, Pierre Deval, qui a impudemment refusé. Furieux de l’affront du consul, le dey l’a frappé avec un chasse-mouche (ce que les Français appellent le « coup d’éventail ») – et l’a qualifié de « vaurien idolâtre, infidèle et méchant ».

L’invasion de l’Algérie

L’invasion a été lancée à la mi-juin 1830 et Alger est tombée le 5 juillet. La France alors en difficulté financière a vidé les caisses d’Alger, dérobant jusqu’à 43 millions de francs en or et en argent, sans compter les sommes qui ont disparu et celles qui ont été dépensées par l’armée d’occupation française. Peut-être que les pays pauvres d’Afrique de l’Ouest encore aujourd’hui endettés vis-à-vis de la France pourraient prouver à quel point ils sont assimilés à la « francitude » en envahissant la France pour dérober l’argent de l’État.

Les objectifs immédiats de l’invasion, énumérés par le roi Charles X devant l’Assemblée nationale le 2 mars, étaient de venger les Français de l’insulte algérienne, de « mettre fin à la piraterie et rendre l’Algérie à la chrétienté ».

Conformément aux engagements chrétiens de la France, l’armée française conquérante s’est emparée des mosquées, les a converties en églises et cathédrales sous la menace des armes, notamment la grande mosquée ottomane de Ketchaoua à Alger, construite en 1612 et devenue cathédrale Saint-Philippe en décembre 1832.

Cette même année, les Français ont éliminé l’intégralité de la tribu des Ouffia, n’épargnant ni femme ni enfant et s’emparant de l’ensemble de ses biens.  

Tout comme les intellectuels suprémacistes chrétiens français blancs d’aujourd’hui témoignent d’une haine et d’un racisme absolus envers les musulmans, au début des années 1840, le célèbre penseur français Alexis de Tocqueville déclarait à cet égard : « Il peut donc et il doit donc y avoir deux législations très distinctes en Afrique parce qu’il s’y trouve deux sociétés très séparées. Rien n’empêche absolument, quand il s’agit des Européens [colons en Afrique], de les traiter comme s’ils étaient seuls, les règles qu’on fait pour eux ne devant jamais s’appliquer qu’à eux. »

Il objectait aux âmes sensibles qui s’opposaient à la barbarie française et aux razzias contre la population algérienne : « J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n’approuve pas, penser qu’il soit mal de brûler les moissons, de vider les silos et enfin de s’emparer des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, à mon sens, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. Et, s’il faut dire ma pensée, ces actes ne me révoltent pas plus ni même autant que plusieurs autres que le droit de la guerre autorise évidemment et qui ont lieu dans toutes les guerres d’Europe. »

La barbarie coloniale

En 1871, les musulmans algériens se sont une fois de plus révoltés contre la domination française, 150 000 personnes ont rejoint les forces d’un dirigeant kabyle local, el-Mokrani.

En réaction, la machine génocidaire française a tué des centaines de milliers de personnes, ce qui, combiné aux décès dus à la famine provoquée par les Français à la fin des années 1860, a engendré la mort d’un million d’Algériens (environ un tiers de la population). Les Français ont rasé des dizaines de villes et villages en éliminant l’intégralité de l’élite de la société algérienne. Mais même cela n’a pas résolu la « crise » de la France avec l’islam.

En 1901, la préoccupation des Français vis-à-vis de leur « crise » avec l’islam s’est accrue. Cela fut particulièrement manifeste lorsque la France, qui « est et deviendra de manière croissante et sans aucun doute une grande puissance musulmane » étant donné son acquisition de nouvelles colonies ayant de grandes populations musulmanes, a eu besoin de savoir à quoi ressemblerait l’islam au XXe siècle.

Voir également ‘Séparatisme médiatique’ : la croisade désespérée de Macron pour museler la presse occidentale

C’est devenu un tel sujet de préoccupation qu’une « quête » coloniale de connaissance a débuté. L’éditeur de l’important journal colonial français Questions diplomatiques et coloniales, Edmond Fazy, a décidé de creuser la question de « l’avenir de l’islam » d’ici l’an 2000.

L’avenir de l’islam

Comme de nombreux chrétiens français islamophobes aujourd’hui, Fazy s’inquiétait du nombre croissant et sous-estimé de musulmans à travers le monde (il citait le chiffre de 300 millions, représentant un cinquième de la population mondiale) et la propagation de leur religion « simple » en Afrique. 

De nombreux contributeurs de son journal ont jugé bon de manipuler la théologie islamique et de transformer les oulémas musulmans pour produire non seulement un islam moderne qui serait toléré par la modernité européenne, mais qui, espéraient-ils, affaiblirait l’Empire ottoman.

L’avis le plus pratique a néanmoins été donné par l’école française des arabistes, constituée des colons français en Afrique du Nord (pieds-noirs). L’un deux, Edmond Doutté, de l’école algérienne, spécialiste de la religion et de l’islam, a évoqué sa rencontre avec le fanatisme et l’intolérance musulmane.

Les musulmans éduqués de manière traditionnelle semblent « s’être éloignés de nous » par rapport aux ouvriers indigènes, qui fraternisent avec les colons et apprennent « nos coutumes ». Plutôt que de réprimer « les manifestations religieuses exagérées » de l’islam qui subsistait, la tâche des Européens était plus productive. 

« Nous pouvons, au contraire, favoriser la naissance d’un nouvel islam plus favorable au compromis et à la tolérance vis-à-vis de l’Europe ; encourager la jeune génération des oulémas qui œuvrent dans cette direction ; et accroître le nombre de mosquées, madrasas et universités musulmanes, en s’assurant que leur personnel adhère aux nouvelles théories. »

Les commentaires de Doutté semblent familiers car ils pourraient facilement avoir été formulés par un quelconque politicien ou intellectuel français – ou occidental – aujourd’hui.

Quant à M. William Marcais, directeur de la madrasa Tlemcen fondée par les Français pour former les juges musulmans algériens sur des bases « rationalistes », il était en faveur d’un « nouvel » islam « moderne » que les Français élaboraient et auquel il participait, un islam qui « était étroitement lié au destin de la France ». 

Le moment de payer l’addition

Le projet de transformer l’islam en quelque chose que la chrétienté européenne et la laïcité française puissent tolérer perdure encore en 2020, mais avec des résultats non satisfaisants en ce qui concerne Macron, en particulier alors que le financement des groupes djihadistes en Syrie n’a jusqu’à présent pas engendré l’islam tant voulu par la France.

Les actuelles discriminations institutionnalisées par l’État français contre ses citoyens musulmans ne ralentissent pas sous Macron. La France est aujourd’hui encore submergée par un discours dominant de chauvinisme et de haine qui n’est pas sans rappeler celui qui a toujours dominé la culture française avant même la Révolution française.

Il est vrai que la culture de la haine fasciste et suprémaciste chrétienne blanche généralisée à travers l’Europe et les États-Unis aujourd’hui, réminiscence de la culture européenne de la haine des années 1930, ne concerne pas uniquement la France, mais les Français (tout comme les Israéliens) excellent à l’exprimer avec le minimum d’euphémismes. 

Voir également, du même auteur, Assimilation des Français musulmans « Merci, très peu pour nous »

La crise à laquelle la France continue d’être confrontée avec les musulmans est la crise du chauvinisme français, et le refus des Français laïcs et suprémacistes [pseudo-]chrétiens blancs de reconnaître que leur pays est une puissance néocoloniale de troisième rang avec une culture dominante rétrograde qui persiste à se raccrocher à des gloires passées imméritées, alors qu’ils devraient se repentir de leurs péchés génocidaires qui s’étendent des Caraïbes à l’Asie du Sud-Est, en passant par l’Afrique, et qui a tué des millions de personnes depuis la fin du XVIIIe siècle.

Ce que les Français ont à faire, c’est de payer leurs dettes envers tous ceux qu’ils ont détroussés et tués à travers le monde depuis lors. Il n’y a que ça qui pourra mettre un terme à la crise de la France avec l’« islam » et avec elle-même. 

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Texte connexe:

 

La France face au djihadisme de son allié turc

 

Thierry Meyssan

 

9 février 2021

 

Source : https://www.voltairenet.org/article212135.html

 

Le président Emmanuel Macron et le gouvernement de Jean Castex ont rédigé un projet de loi afin de combattre l’instrumentation politique de la foi musulmane. Ce texte est en cours de discussion au Parlement.

Il s’articule autour de quatre idées fortes, dont l’interdiction du financement des associations cultuelles par des États étrangers. Chacun a bien conscience qu’il s’agit là de la tête de l’islamisme, mais personne n’ose nommer ces États : la Turquie et le Qatar, téléguidés par le Royaume-Uni et les États-Unis. En effet, lutter contre l’islamisme en France a de nombreuses et brutales conséquences en politique étrangère. Aucun parti n’ose aborder ce problème rendant inopérants tous les efforts menés dans cette lutte.

La France a déjà connu cette hésitation face à l’islamisme au milieu des années 90. À l’époque, le Royaume-Uni et les États-unis soutiennent les jihadistes en Algérie contre l’influence française. Londres offre également l’asile politique à ces « démocrates » qui luttent contre un régime militaire. Le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, se lance alors dans une épreuve de force qui le conduira à faire abattre les membres d’un commando du Groupe islamique armé (GIA) qui avaient détourné un avion d’Air France et à expulser le chef de poste de la CIA à Paris (par ailleurs compromis dans une affaire d’espionnage économique). La question fut ainsi réglée pour 20 ans.

La Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) a inspiré un dossier de presse, dans le Journal du Dimanche du 7 février 2021, sur la manière dont « Erdoğan infiltre la France ». Notez bien : le journal ne met pas en cause la Turquie, mais le seul président Erdoğan. De même, dans un premier temps au moins, il ne cite ni le Qatar, ni le Royaume-Uni, ni les États-Unis. Surtout, il cite la Millî Görüş qu’il accable, sans noter que c’était la milice du Premier ministre Necmettin Erbakan et que le président Erdoğan en fut un des chefs. Enfin, il omet d’aborder le rôle présumé des services secrets turcs dans les attentats du 13 novembre 2015 (le Bataclan).

C’est ce thème que nous allons développer en rectifiant de nombreux préjugés.

Islam : foi et politique

Mahomet était à la fois un prophète, un chef de guerre et un prince. L’islam qu’il a fondé était à la fois un rite particulier du christianisme [1], sa politique face aux tribus de la péninsule arabique et le droit qu’il a promulgué. Personne n’a été capable à sa mort de distinguer son héritage spirituel de son action politique et militaire. Au contraire, ses successeurs politiques (en arabe : « Califes ») ont hérité de son autorité en matière religieuse, bien qu’ils n’aient aucune connaissance théologique et que parfois même ils ne croyaient pas en Dieu.

Aujourd’hui les musulmans vivant en Europe aspirent à faire le tri dans cet islam, à n’en conserver que la partie spirituelle et à abandonner les aspects datés, notamment la Charia. Au contraire, le président Erdoğan, qui souhaite officiellement être déclaré Calife des musulmans, le 29 octobre 2023 (centenaire de la République turque), fait tout pour s’y opposer.

Il s’agit donc d’un combat entre deux civilisations. Non pas entre la culture européenne et celle de la Turquie, mais la civilisation contemporaine contre une autre, disparue il y a déjà un siècle.

Erdoğan : un voyou islamiste devenu président

Le président Erdoğan n’est pas un politicien comme les autres. Il a commencé sa carrière comme un voyou qui faisait le coup de poing dans les rues de la capitale. Il est entré en politique dans les années 70 en adhérant à une milice islamiste, l’Akıncılar, jusqu’à rejoindre celle créée lors de la chute du Premier ministre Necmettin Erbakan en 1997, la Millî Görüş. Cette organisation de nervis était financée par l’Iraq du président Saddam Hussein et placée sous le contrôle du Grand maître de l’Ordre soufi des Naqchbandis, le général Ezzat Ibrahim Al-Douri, futur vice-président iraquien.

L’Anglo-Tunisien Rachid Ghanoucchi, une des grandes figures de la Confrérie des Frères musulmans, a déclaré : « Dans le monde arabe de ma génération, lorsque les gens parlaient du mouvement islamique, ils parlaient d’Erbakan. Lorsqu’ils parlaient d’Erbakan, c’était de la manière dont ils parlaient d’Hassan al-Banna et de Sayyed Qutb ». Aussi, bien que le mouvement islamiste soit divisé d’un point de vue organisationnel entre d’un côté les Frères musulmans et de l’autre les Naqchbandis, ils forment sans aucun doute une seule et unique idéologie.

C’est au nom de la Millî Görüş que Recep Tayyip Erdoğan a joué un rôle efficace dans les guerres d’Afghanistan aux côtés de Gulbuddin Hekmatyar et dans les guerres de Tchétchénie aux côtés de Chamil Bassaïev. Une fois devenu président il s’est imposé comme le chef de ce courant durant la guerre de l’Otan en Syrie. Il est aujourd’hui à la fois le leader des Frères musulmans (implantés au Moyen-Orient élargi et en Europe) et des Naqchbandis (implantés surtout en Bosnie-Herzégovine, dans le Daghestan russe, en Asie du Sud et au Xinjiang chinois).

Les réseaux islamistes

La transformation de l’Ordre des Naqchbandis et la création de la Confrérie des Frères musulmans sur le modèle de la Grande Loge Unie d’Angleterre ont été pilotées par le Royaume-Uni dans le contexte du « Grand jeu » qui l’opposait à l’empire russe et de la conquête coloniale du Soudan. Aujourd’hui encore, le MI6 opère un contrôle direct de ces deux organisations. Les donateurs changent (Arabie saoudite d’abord, puis Qatar et Turquie), mais jamais le donneur d’ordre.

Avant la Première Guerre mondiale, les Britanniques utilisèrent l’université Al-Azhar du Caire pour unifier le monde musulman derrière une unique version du Coran (il y en avait une quarantaine à l’époque). Il s’agissait d’exclure du texte les passages utilisés par la cruelle secte soudanaise du Mahdi contre l’Empire britannique. Le Grand imam d’Al-Ahzar fut envoyé convertir les musulmans soudanais au « vrai » islam qui venait de naître.

La première forme de la Confrérie des Frères musulmans fut fondée par l’Égyptien Hassan el-Banna. Elle avait été imaginée dans le prolongement de l’investissement britannique dans l’islam. La seconde forme de la Confrérie fut organisée après la Seconde Guerre mondiale et l’exécution d’Hassan el-Banna, directement par le MI6. Rapidement, les États-Unis y introduirent un intellectuel maçonnique athée, Sayyed Qutb. Celui-ci se convertit à l’islam qu’il conçut comme une arme pour prendre le pouvoir. Il créa une idéologie binaire (eux et nous, l’interdit et l’autorisé) et prêcha le jihad. Progressivement, sous contrôle des Britanniques et avec le financement de l’Arabie saoudite (Ligue islamique mondiale), la Confrérie s’étendit à la totalité de ce que nous appelons aujourd’hui le Moyen-Orient élargi. Ils prirent le pouvoir au Pakistan rendant possible la guerre de la CIA contre les Soviétiques en Afghanistan. Puis, ils se transformèrent en une véritable armée et se battirent en Bosnie-Herzégovine aux côtés du Pentagone. Ils interviennent aujourd’hui dans plusieurs conflits, notamment au Sahel, en Libye, en Syrie, en Iraq, au Yémen et en Afghanistan [2].

L’Iran de Rohollah Khomeiny repose également sur une conception de l’islam politique. L’ayatollah avait rencontré Hassan el-Banna au Caire, non pas pour se rallier à lui, mais pour se partager le monde musulman avec lui. Le Guide de la Révolution actuel, Ali Khamenei, a traduit deux livres de Sayyed Qutb qu’il dit admirer. Il invite systématiquement les Frères aux congrès qu’il organise sur l’islam, mais les deux groupes ne manquent jamais une occasion de médire l’un de l’autre en privé. Une sorte de paix armée s’est établie entre eux.

Les Européens en général et les Français en particulier commencent juste à s’intéresser à l’islam politique qu’ils ne parviennent pas à distinguer de la spiritualité musulmane malgré les travaux de Louis Massignon.

La Turquie et l’Otan

Revenons à la Turquie. Les États-Unis l’ont inclue dans l’Otan parce qu’elle était frontalière de l’Union soviétique. Ils ont pu apprécier la valeur de ses soldats durant la guerre de Corée, sans lesquels ils auraient essuyé une honteuse défaite. Ils ont eux-même organisé une migration de travail des citoyens turcs en Allemagne de l’Ouest afin de stabiliser sa population dans le camp atlantiste. En outre, les Turcs kurdes ayant créé le PKK avec l’aide des Soviétiques, les autorités d’occupation US en Allemagne pouvaient les surveiller directement.

Par la suite, lorsque l’Union soviétique s’est dissoute, les États-Unis ont relâché leur pression. Les travailleurs turcs ont commencé à déborder d’Allemagne de l’Ouest vers d’autres pays frontaliers, dont la France.

Durant la Guerre froide, les États-Unis avaient installé le quartier général européen des Frères musulmans à Munich, puis à Genève autour de Saïd Ramadan (époux de la fille d’Hassan el-Banna et père de Tariq et Hanni Ramadan). Après chaque coup d’État manqué au Moyen-Orient, l’Otan faisait accorder l’asile politique par l’Allemagne ou la France. De sorte que ces deux pays ont historiquement élevé leurs ennemis en leur sein. Charles Pasqua fut le premier à s’opposer à cette alliance de dupes. Les dossiers alors accumulés par les Renseignement généraux français ont été récemment compilés par Jean-Loup Izambert [3].

Avec le virage islamiste imposé à la Turquie par Recep Tayyip Erdoğan, l’agence des biens religieux (Diyanet) a considérablement développé son emprise sur la diaspora. Elle a multiplié le nombre des imams mis à disposition et s’est appuyée sur la Millî Görüş, et plus récemment sur les Loups Gris (une autre milice turque, également liée à l’Otan, mais désormais interdite en France [4]).

Erdoğan et les attentats de 2015 et 2016 à Paris et Bruxelles

Les enquêtes sur les attentats de Paris-Saint Denis et de Bruxelles-Zaventem, en 2015 et 2016, n’ont pas été réalisées comme des actions de combattants isolés. Selon les enquêteurs français et belge, il s’agissait d’opérations de type militaire. La question est donc quelle armée les a organisées ?

Les enquêteurs ont montré que les deux groupes étaient très étroitement liés. Il s’agit donc du même donneur d’ordre.

Quatre jours avant les attentats de Bruxelles-Zaventem, le président Erdoğan a explicitement menacé l’Union européenne en général et la Belgique en particulier d’un attentat [5]. Le lendemain de ce bain de sang, la presse favorable au président ne cachait pas sa joie [6].

Il ne fait donc guère de doutes qu’il a identiquement souhaité les attentats de Paris-Saint Denis, la France ayant trahi ses engagements pour la Turquie en Syrie [7].

Comme toujours, le seul jihadiste identifié comme ayant appartenu à la fois au commando de Paris et à celui de Bruxelles (Mohammed Abrini, « l’homme au chapeau ») a été identifié comme étant un informateur des services secrets britanniques [8].

Vous avez dit « financement des jihadistes opérant sur le sol français » ?

Notes :

[1] C’est ainsi qu’il fut présenté lorsque les Omeyyades arrivèrent à Damas, avant que le Coran ne soit transcrit par écrit.

[2] Voir l’histoire mondiale des Frères musulmans en six parties, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 juin 2019.

[3] 56— tome I : L’État français complice de groupes criminels, 56 — tome II : Mensonges et crimes d’État, IS édition (2015 et 2017).

[4] « Les Loups gris tentent des pogroms antiarméniens en France », « La France va interdire les Loups Gris turcs », Réseau Voltaire, 30 octobre et 3 novembre 2020.

[5] « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 18 mars 2016.

[6] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèndéridès, Traduction Christian Haccuria, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.

[7] « Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 mars 2016.

[8] “First Isis supergrass helps UK terror police”, Tom Harper, The Times, June 26th, 2016. « Terror suspect dubbed ’the man in the hat’ after Paris and Brussels attacks becomes British police’s first ISIS Supergrass », Anthony Joseph, Daily Mail, June 26th, 2016.

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5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 

Lutte contre le colonialisme : Traîner l’entité sioniste devant la CPI pour crime contre l’humanité sera « un acte antisémite » décrète Bibi… Ben voyons !

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 9 février 2021 by Résistance 71

« Il me semble qu’on vend l’holocauste… Il n’est pas enseigné. »
~ Rabin Arnold Jacob Wolf, directeur de Hillel, université de Yale ~

« J’argumente que ‘l’Holocauste’ est une représentation idéologique de l’holocauste nazi. Comme la plupart des idéologies, elle a une connexion, même infime, avec la réalité. L’Holocauste n’est pas une construction arbitraire mais plutôt cohérente de l’intérieur. Ses dogmes centraux soutiennent des intérêts politiques et de classes significatifs. En fait, l’Holocauste a prouvé être une arme idéologique indispensable. Par son déploiement, une des plus formidables puissances militaires mondiales, ayant une terrible ardoise concernant les droits de l’Homme, s’est donnée le rôle d’état « victime » et le groupe ethnique qui a le plus de succès aux Etats-Unis a de même acquis le statut de victime. De très gros avantages et dividendes découlent de ce statut spécial de victimisation et en particulier une immunité à la critique aussi justifiée soit-elle. »
~ Norman Finkelstein, 1er paragraphe de son livre « L’industrie de l’Holocauste », seconde édition, 2003 ~

Israël qualifie “d’antisémite” la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) concernant les territoires palestiniens

Al Manar

6 février 2021

url de l’article en français: https://french.almanar.com.lb/2003014

Benjamin Netanyahou a qualifié d’antisémite la décision prise par la Cour pénale internationale de La Haye d’étendre sa juridiction aux territoires palestiniens occupés, ouvrant ainsi la voie à une enquête pour crimes de guerre à Gaza.

La décision de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye de se déclarer compétente pour juger des faits survenus à Gaza et en Cisjordanie relève d’un antisémitisme sophistiqué, a déclaré ce samedi 6 février le Premier ministre Benyamin Netanyahou dans un message vidéo posté sur les réseaux sociaux.

«Lorsque la Cour pénale internationale de La Haye mène une enquête contre Israël sur des accusations absolument fausses de crimes de guerre, il s’agit d’un antisémitisme sophistiqué. Ce tribunal a été créé pour empêcher de commettre des atrocités comme l’Holocauste nazi contre le peuple juif, mais il attaque maintenant le seul État hébreu», a déploré M.Netanyahou.

Le Premier ministre a accusé la CPI de porter «des accusations délirantes contre la seule démocratie du Moyen-Orient», tout en refusant d’enquêter sur «les crimes de guerre commis par des dictatures brutales».

L’armée israélienne s’est aussi prononcée sur ce sujet le 6 février, qualifiant la décision de la CPI de biaisée et promettant de toujours protéger la sécurité du pays et de ses concitoyens, dans le respect du droit national et international.

La CPI étend sa compétence territoriale sur les territoires occupés

Le 5 février, la CPI s’est déclarée compétente pour les faits survenus dans les territoires palestiniens occupés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une enquête pour crimes de guerre.

Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait déclaré en décembre 2019 avoir l’intention de mener une enquête approfondie sur les crimes de guerre commis par « Israël’ dans les territoires palestiniens à la demande de la Palestine. Toutefois, elle avait précisé que les investigations ne commenceraient que lorsque la Cour aurait déterminé la zone où cela serait possible conformément à l’article 19 (3) du Statut de Rome de la CPI.

Décoloniser : la cause palestinienne vue de l’intérieur (N. Qassem)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 février 2021 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999

“Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.
Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
~ Professeur Schlomo Sand, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~ 

Une des toutes première mesures du nouveau pitre de la Maison Blanche Joe Biden (1/21) a été de confirmer ce que son prédécesseur tout aussi larbin sioniste avait fait: transférer l’ambassade yankee en entité sioniste de Tel Aviv à Jérusalem… à partir de là tout est déjà dit et tout ira à l’avenant finissant dans les poubelles de l’histoire… mais à quel prix !
~ Résistance 71 ~

La cause palestinienne

Extrait du livre “Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur” (à partir de la page 30 de notre PDF)

Naïm Qassem

version anglaise, 2005

Tirée de la traduction de Résistance 71 (2017)

Le projet sioniste et les étapes de la fondation

L’histoire moderne du XXème siècle n’a pas été témoin d’une situation comparable à celle des Palestiniens. Des sionistes du monde entier s’en vinrent en Palestine pour occuper la terre et forcer à l’exode la majorité de sa population existante, le tout sous le gardiennage de la “communauté internationale”. L’occupation sioniste de la Palestine devint un droit affirmé international, tandis que les demandes de ré-instauration de plein droit des Palestiniens sur leur terre étaient perçues comme une agression inacceptable. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a agi seulement en faveur et en soutien de cette vision déformée. Il est incorrect de dénommer et de classer cette cause comme simplement une dispute ou une rivalité, car c’est un grand crime contre l’humanité.

La première conférence mondiale sioniste s’est tenue du 19 au 31 août 1897 à Bâle, en Suisse, sous le directorat de Theodore Herzl. La conférence appelait à une “patrie pour les juifs en Palestine”.

[…] Quelques uns cherchèrent des explications dans la Torah promettant que le “peuple élu de Dieu” devra contrôler la Palestine, tandis que d’autres considéraient que la présence des juifs dans une endroit géographique spécifique serait la solution à la souffrance à laquelle ils ont été soumis dans un grand nombre de pays européens et russe. […] De la sorte, le projet sioniste fut établi avec un fort point de focalisation sur le fanatisme religieux et le préjudice sémite, utilisant des méthodes les plus draconiennes pour parvenir à leurs objectifs.

Il ne fut donc pas étrange que la voracité pour l’occupation de la terre de Palestine augmente de jour en jour, d’abord avec les saisies de terres et de villages, suivies par une guerre de gangsters menée contre les Palestiniens (menée sous les auspices de la Grande-Bretagne durant le mandat britannique sur la Palestine, plus tard culminant avec la déclaration d’un état juif sur une terre palestinienne occupée en 1948. Subséquemment, toute la Palestine fut occupée ainsi que certaines parties des pays voisins comme l’Egypte, la Syrie et la Jordanie), occupées en 1967. L’entité sioniste continua son expansion territoriale et 

ses affirmations légales, car la fondation de base du mouvement sioniste raciste est le mouvement d’expansion, un objectif soutenu par des fondements religieux tirés de la Torah. D’après celle-ci la Palestine est un héritage du peuple d’Israël dont les vies ne se stabiliseront pas sauf au travers de l’expulsion des habitants originels de la Palestine.

[…]

Les Britanniques reconnurent la création de l’entité sioniste, s’assurant que la Palestine demeurait dans le cadre de leur mandat colonial ainsi que le stipulait les accords Sykes-Picot de 1916 entre la France et la Grande-Bretagne, les deux vainqueurs de la 1ère guerre mondiale. Le gouvernement britannique émit ensuite la déclaration de Balfour le 2 novembre 1917, une lettre écrite par le ministre britannique des affaires étrangères d’alors, Arthur James Balfour et adressée à Lord Rothschild.

[…]

Le soutien américain à Israël

[…] Le soutien des Etats-Unis à Israël est exprimé au travers de la mise à disposition de ces circonstances qui servent à exercer une agression sur le peuple palestinien afin de dessiner les contours géographiques et politiques d’Israël, de s’assurer que les Palestiniens acquiescent et de sécuriser une signature palestinienne qui ne servirait qu’à légitimer Israël et à minimiser ses peurs existentielles.

[…] Nous en sommes parvenus à ces conclusions:

  1. La création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste sur le paisible peuple palestinien et remplace une population par une autre, dispersant de ce fait, les véritables propriétaires aux quatre vents et les places en confrontation directe avec un groupe international d’extorqueurs. Ceci n’est pas un conflit frontalier entre deux pays voisins. C’est le déracinement d’une nation et d’un peuple, la substitution de l’un par l’autre.
  2. Les justifications historico-religieuses qui remontent à plus de 3000 ans et la rationalisation nationaliste parlant d’un désir de création d’un état juif ne légitiment en rien la création de celui-ci en Palestine, car les changements qui se sont produits dans l’histoire sont des faits du passé et chaque nation de ce monde possède une histoire qui est différente de la présente. La paix dans le monde ne pourra se réaliser que si les nations et les populations manifestent, expriment leur existence et réaffirment la liberté et l’indépendance de leurs peuples.
  3. Le soutien absolu pour la création d’une telle entité sioniste fut accordé d’abord par la Grande-Bretagne puis par les super-puissances, les Etats-Unis et l’URSS, ainsi que la France (qui a partagé la récompense issue de la 1ère guerre mondiale avec la Grande-Bretagne…). Si ce n’était pour cette conspiration internationale qui a persisté soit individuellement ou au travers de l’ONU, Israël n’aurait jamais pu survivre.
  4. Le plan israélien a continué d’être exprimé par son expansion militaire et l’imposition forcée de ses conditions jusqu’à ce que l’occupation atteigne des parties des pays arabes voisins comme la Syrie, l’Egypte, la Jordanie et le Liban. Les résolutions internationales ne représentaient que des interludes durant lesquelles Israël réorganisait sa stratégie d’occupation en préparation d’une nouvelle extension de son hégémonie…

Si on se base sur les conclusions énoncées, la discussion ne s’arrête donc pas aux frontières d’Israël, mais se transcende pour inclure le projet qui pèse sur la vie de toutes les nations arabes, un plan qui avance vite et dangereusement. A chaque phase, de nouvelles terres sont arrachées et une nouvelle réalité est créée, faisant pauser le complot sans l’arrêter pour autant. Le moyen de l’arrêter est de le refuser en résistant, par la confrontation directe ou l’intifada, le refus, l’auto-défense et la persévérance.

[…]

Le ciblage des civils israéliens

Frapper la sécurité d’Israël affecte quoiqu’il en soit les civils israéliens, ce qui posent deux problèmes: celui de questionner la pureté des actions légitimes de résistance et celui d’avoir des répercussions dans la sphère internationale pour le soutien de la cause palestinienne. Une vision plus compréhensive changerait sans aucun doute l’impression colportée, car l’armée israélienne est engagée dans le processus de tuer à la fois les combattants de la résistance et des civils, que ce soit chez eux dans leurs maisons, sur leurs lieux de travail et en utilisant tous les moyens possibles pour y parvenir, des raids aériens aux tirs de tireurs embusqués en passant par des attentats à la bombe. Ceci est considéré comme une méthode efficace pour handicaper les actions de la résistance. Les colons israéliens sont armés et leur acompte des meurtres de civils palestiniens sous la bannière de “l’auto-défense” ou des représailles est demeuré pour le moins ignoré. Les Palestiniens doivent faire face à un très haut degré de racisme dans les territoires occupés.

Comment les Palestiniens devraient-ils réagir pour se défendre ? Il n’y a pas d’alternative à une activité de résistance qui cible en tout premier lieu l’armée israélienne ; mais lorsque ces membres de l’armée s’aliènent et cherchent refuge dans des villages et des villes se protégeant derrière un bouclier humain et lorsque les colons israéliens continuent d’assassiner et d’agresser, transformant ainsi la population civile israélienne en une forme d’armée, alors la cible devient la société de militants.

[…] L’opinion des nations du monde et de la “communauté internationale” ne peut pas s’accommoder de la justesse de la cause palestinienne, de la sorte la question de sa légitimité ne peut pas être ternie. L’opinion est plutôt fondée sur l’idée qu’Israël est opprimée et qu’elle peut répliquer comme bon lui semble. On demande aux Palestiniens de supporter l’injustice et on les punit lorsqu’ils entreprennent des actions défensives. La bannière de la protection des civils n’est dressée que devant les visages palestiniens, ce qui démontre le biais international de mettre en accusation et sous siège tout succès palestinien.

De l’autre côté, les Israéliens ne sont en aucun cas soumis à autant de pression. On leur laisse libre-court du choix des méthodes et des mesures à prendre et ce indépendamment de l’aspect criminel de celles-ci.

[…] L’histoire sioniste regorge de violations des droits humains les plus fondamentaux. Citons en simples exemples toutes ces images de massacres. d’occupation, d’expulsions et d’agressions vues au travers des médias. L’annexion de la Palestine est jonchée de ces massacres de populations civiles comme à Deir Yassin (1948) et Haïfa (1938 et 1948), Kfar Kassem, Khan Younès (1956), Jérusalem (1938), Samiramis (1947), al-Ramlah (1948).

Toutes les cibles furent des civils, hommes, femmes, enfants, et tous ces massacres faisaient partie du plan de domination sioniste établi pour les territoires avant 1948. Les gangs d’assassins sionistes ont perpétré ces massacres en bénéficiant de la couverture et du gardiennage du gouvernement britannique. L’armée israélienne plus tard, mit en place ces actions ouvertement sous un plan organisé ciblant les civils en utilisant le prétexte de la protection pour les colons s’installant. Ceci n’est que la preuve que le projet sioniste, dans toute sa puissance, est incapable de parvenir à ses objectifs sauf au moyen de massacres. Bien des gouvernements israéliens qui se sont succédés ont suivi exactement le même chemin, tandis que la communauté internationale se murait dans un silence assourdissant, ne faisant rien pour condamner ou même empêcher de tels crimes.

Focaliser sur le ciblage de la sécurité d’Israël touche là où cela fait mal et flotte sur un chemin incomparable avec les massacres initiés par les sionistes, car c’est un acte d’auto-défense, une réaction à une agression. Les voix qui s’élèvent pour condamner les Palestiniens ne sont qu’une forme suspicieuse de soutien à l’agression sioniste, car lorsque cette condamnation n’est adressée qu’aux Palestiniens, ceci ne sert qu’à donner une couverture politique nécessaire à l’occupation expansionniste.

Dans le contexte du ciblage de la sécurité d’Israël, des résultats rapides ne sont pas de mise. Une pierre se désintègre longtemps après avoir été soumise à l’érosion de gouttes d’eau.

Une telle menace continue à la sécurité d’Israël l’affaiblit et disperse ses pouvoirs, révélant aux nations du monde la difficulté de son existence.

[..] Malgré un favoritisme de plus d’un siècle en faveur d’Israël, de possibles changements sur la scène internationale doivent être pris en considération. Tous les empires qui ont régné dans l’histoire ont un jour cessé d’exister et la chute de l’URSS n’est qu’un signe contemporain de l’ordre universel qui dicte la montée et la prospérité des nations puis leur déclin et leur effondrement.

[…]

La responsabilité des Arabes et des musulmans

Les Arabes et les musulmans sont responsables de fournir à Jérusalem et au reste de la Palestine soutien et assistance. Ceci est vrai à la fois à cause du commandement religieux de défendre le sanctifié et de refuser son occupation et son oppression et donc de réfuter l’établissement agressif israélien et ses aspirations expansionnistes.
Ce qui est requis est la consécration de la lutte palestinienne comme une cause centrale de la nation entière de l’Islam, mobilisant et amassant ainsi le potentiel financier, médiatique, culturel, politique et militaire pour le succès de cet objectif.

[…]


Naïm Qassem

Lire notre traduction du livre “Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem, 2005, 2017

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“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”
~
Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006 ~

« Dieu, il faut y croire pour le voir. »
~ Jean Yanne ~

 

Dispute territoriale en terre apache, Oak Flat, exploitation minière, Vatican et bulle pontificale Inter Caetera, l’histoire encore et toujours, la véritable, celle du colonialisme toujours rampant… (Steven Newcomb)

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