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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Où en est le Liban ?

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 22 avril 2018 by Résistance 71

Notre résistance n’est pas à vendre, elle est le fruit de l’indifférence de l’état libanais (Hassan Nastallah)

 

Al Manar

 

21 avril 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/864785

 

Notre résistance n’est pas à vendre, a lancé le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah lors du festival électoral organisé pour les deux casas de Tyr et de Zahrani au sud du Liban.

Dans un discours prononcé devant une foule dans la ville sudiste de Zahrani, ce samedi 21 avril,  S. Nasrallah répondait aux surenchères qui marquent les discours électoraux de certains protagonistes libanais, lesquels ont fait du thème de la résistance au Liban leur cheval de bataille, critiquant entre autre qu’elle agit et prend ses décisions à l’insu de l’Etat Libanais.

Pour répondre à cette question, le chef de la résistance islamique a fait un rappel historique, remontant à la date de  l’implantation de l’entité sioniste en Palestine, « lorsque le sud Liban faisait l’objet d’attaques israéliennes régulières, bien avant l’avènement de la résistance palestinienne ».

La création de la Résistance en 1975 par Sayed Moussa Sadr, (le fondateur du mouvement Amal, ndlr) ,  indépendamment de la volonté de l’Etat libanais est dû au fait que ce dernier n’a jamais assumé se responsabilités sécuritaires pour le sud du Liban, a-t-il expliqué.

Pas question de renoncer à notre résistance, elle est garante de notre survie,…, elle est  notre fierté, a-t-il aussi scandé.

Dans la deuxième partie de son allocution, S. Nasrallah a évoqué les problèmes internes, à leur tête la crise économique et financière qui risque « de trainer le pays vers le gouffre ».

S’adressant directement au courant du Futur, qui s’était arrogé ce dossier depuis la fin de la guerre civile et la conclusion des accords de Taëf en 1992, il a demandé : «  nos exploits sur le plan sécuritaire sont visibles et connus de tous, dites-moi quels sont les vôtres sur le plan économique » qui souffre d’une dette de 80 milliards de dollars, d’une corruption endémique qui lamine les institutions étatiques et d’une dégradation de ses secteurs agricole et industriel.

« Nous avons besoin d’une table de dialogue nationale pour discuter des projets destinés à résoudre cette crise grave », a-t-il réclamé.

Dans cette partie, il a évoqué un problème qui s’amplifie de plus en plus: celui du partage confessionnel des affaires de l’Etat libanais. À commencer par les trois plus hautes présidences de l‘exécutif et du législatif, en passant par la fonction publique dans toutes ses catégories et jusqu’à tout récemment toutes les questions liées aux ressources hydrauliques, en hydrocarbures, à l’agriculture et à l’industrie, voire même aux déchets.

Dans le dernier sujet de son discours, S. Nasrallah a appelé les gens des deux cazas de Tyr et Nabatiyeh à voter massivement les listes Amal et Wafa (Espoir et Fidélité), rendant hommage au chef du Parlement libanais Nabih Berri, qui préside celle de Zahrani.

« Le président Berri nous représente nous tous, et non seulement les gens de Zahrani. Il nous représente dans la Résistance, et dans tous les défis et les grande échéances… C’est lui qui est garant de notre unité nationale,.., et de nos frontières terrestres et maritimes », a-t-il affirmé.

Et de conclure son discours : «  notre message à l’ennemi : nous sommes capables d’affronter tes menaces, nous n’accepterons jamais que notre dignité soit bafouée. Nous sommes les gens de cette terre. Personne ne pourra nous en arracher ».

Les idées principales du discours

Ce festival a un objectif Claire: le soutien populaire et politique de la liste Espoir et fidélité  dans les deux casas Tyr et Zahrani

Je vais aborder 3 sujets : la résistance, les problèmes du pays, et les listes de vote

Nous nous rencontrons dans la ville de Tyr, la ville de sayed Charafeddine et de l’imam Moussa Sadr ,.., celle qui a été le théâtre du lancement de son mouvement, la ville qui a accueilli notre commandant sayed Abbas Moussaoui…

C’est la  ville de la cohabitation entre chrétiens et musulmans, entre sunnites et chiites et a qui toujours conjuré la fitna quand bien même elle sévissait dans les autres régions…

C’est la ville qui a ouvert ses portes aux réfugiés palestiniens venus du nord de la Palestine occupée et qui vivent toujours aujourd’hui dans ses camps…

C’est la ville qui a su résister à l’occupation et où ont eu lieu les premières opérations martyres, réalisées par les jeunes du mouvement Amal et Hezbollah, à commencer par le martyr Ahmad Qassir qui a infligé la première humiliation à Israël en détruisant son quartier général à Tyr…Puis celle de Hassan Qassir , et autres combattants martyrs , ailleurs du sud entier  et qui ont imposé le retrait aux Israéliens sans conditions préalables.

(…)

La guerre de 1996

Aujourd’hui, nous avons en mémoire le souvenir de l‘offensive d’avril 1996 appelée par les Israéliens Raisins de la colère… Elle a commencé le 16 avril en bombardant le siège du Hezbollah, dans lequel se trouvait le commandant militaire haj Moustafa Badreddine mais il a échappé bel a cette tentative d’assassinat et a mené cette bataille avec les autres chefs et combattants de la Résistance…

Durant cette offensive qui a duré  16 jours, les Israéliens ont bombardé les civils jusque dans la ville de Baalbek : il y a eu le massacre de Qana puis celui de l’ambulance, et celui de Souhmor et autres

Face à la résistance farouche des combattants, et à la résistance politique en parallèle, sans oublier le fait d’avoir bombardé les colonies au nord de la Palestine, l’ennemi a été contraint de stopper l’offensive à l’issue d’une intervention internationale et il y a eu l’accord d’Avril qui est un grand exploit de la résistance car il a permis d’épargner les civils, alors que dans le passé les Israéliens ne cessaient de bombarder les civils pour faire pression sur la résistance…

Ce qui a donné une grande marge pour les opérations de résistance. Et pousse un haut officier israélien à dire que l’entente d’avril 1996 avait transformé les Israéliens en un sac de boxe.

L’entente d’avril 1996 a finalement abouti  à la victoire de l’an 2000…

Cette résistance était le rêve de l’Imam Abdel Hussein Charafeddine (un éminent religieux originaire du Jabal Amel/ sud du Liban) et le projet de sayed Moussa Sadr, puis de ses fils dans le mouvement Amal et Hezbollah qui l’ont développée et transformée en une force réelle…

Le sud-Liban, le laissé-pour-compte de l’Etat

Dans l’histoire proche, qui devrait nous servir de guide pour avancer vers notre avenir, …, depuis 1948, après l’édification de l’entité usurpatrice, les bandes terroristes sionistes ne cessaient d’attaquer les régions du sud. Alors que certains au Liban pensent que les Israéliens n’ont bombardé le sud que lorsque les réfugiés et la résistance palestinienne étaient venus au Liban

Les localités libanaises, musulmanes et chrétiennes, étaient visées. Le plus grand massacre a eu lieu à Houla…

Les habitants avaient des capacités très médiocres, et n’avaient pas les moyens de défense…

L’imam Charafeddine a alors envoyé un message au président de la république libanais qui était Bchara al-Khoury dans lequel il a évoqué les dangers sécuritaires qui menaçaient les gens du sud, sans oublier les privations dont ils souffraient…

Sur le premier point, dans sa lettre il dit : « sommes-nous la catastrophe de Jabal Amaal, avec notre sang qui coule, nos frontières violées, nos enfants vivant dans la peur, nos villages détruits… Le Jabal Amel paie le tribut de sang pour tous les Libanais par ceux qui ont été crachés par les quatre coins du monde… il lui est infligé l’humiliation de la part de ceux que l’histoire ont humiliés», en allusion sans doute aux Israéliens.

Où était l’Etat ce jour-là? Le projet des habitants du Sud a toujours été de demander à l’Etat libanais d’assumer ses responsabilités, de les protéger, d’envoyer l’armée au sud pour défendre Bint Jbeil, Marjeyoune,.., mais en vain

Sans oublier les privations imposées à cette région, comme dans la Békaa et le nord du Liban , c’est à dire toutes  les régions qui ont été ajoutées au Mont Liban…

S. Moussa Sadr a poursuivi le même chemin, depuis les années 60 et jusqu’en 1975. Il a réclamé que l’armée libanaise vienne au sud, pour entrainer les gens, les armer et mener avec eux le combat … mais en vain…

Il a réclamé des abris, des chambres sécuritaires, d’assurer les moyens de subsistance et de résistance des gens…

A tous ceux qui s’en prennent aujourd’hui à la résistance,.., je dis que les habitants ont attendu longtemps l’Etat et l’armée depuis 1948 …

Une Résistance indépendante de l’Etat

Mais en 1975, l’imam Sadr a cherché l’alternative c’est-à-dire la résistance armée qui compte sur ses propres capacités et non sur l’Etat et il a fondé les factions de la résistance libanaise Amal.

Je me rappelle, à cette époque que toute notre génération avait rejoint les camps d’entrainement. C’est elle qui économisait ses quelques sous pour la financer cette résistance. Les jeunes payaient de propre poche, et ce n’était pas des fils des riches …

Je vous dis cela pour que tout le monde sache les bienfaits dans lesquels nous baignons aujourd’hui, par rapport à cette époque là…

Avec l’invasion en 1982, la résistance s’est développée jusqu’en l’an 2000 et l’Etat a toujours été  absent…

Il y a à un certain moment un débat s’il fallait qu’il soit au sud ; mais c’est après 2006, c’est devenu une demande internationale…

Dans l’accord de mai 1984 avec Israël, avant qu’il ne soit avorté,  la participation de l’armée avait été sévèrement circoncise …

Depuis le début, notre but a été que l’Etat assume ses responsabilités de défense des vies et des biens, mais c’est l’Etat qui n’a pas voulu, et c’est lui qui devrait être blâmé et non ceux qui ont acheté avec le peu d’argent qu’ils avaient des armes pour se défendre…

Et maintenant on parle de la résistance comme si c’était un crime…

Notre crime a été de porter les armes pour nous défendre lorsque l’Etat était absent et nous n’avions pas  d’autres choix…

L’alternative était la mort, de voir les colonies israéliennes construites dans le sud et l’occupation…

La résistance, une réelle puissance

Cette résistance est devenue une réelle puissance que les ennemis appréhendent et prend en compte loin des discours pompeux, depuis les offensives de 1993 et de 1996 et la guerre de Juillet, l’ennemi sait bien à qui il a affaire…

Aujourd’hui, je dis à l’imam Charafeddine que l’humiliation n’est plus jamais du ressort de Jabal Amel

Je dis à l’imam Moussa Sadr que la résistance que tu as créée et lancée, pour laquelle tu achetais de ton propre argent et celui des pauvres  pour combattre l’armée invincible (israélienne, ndlr)  détient les possibilités, des capacités, des hommes, des technologies, des missiles qui peuvent frapper toute cible chez l’entité sioniste…

Ces victoires sont le fruit de vos sacrifices, de vos martyrs, des blesses et mutilés de guerre, des détenus,  et de votre persévérance sur votre terre…

Il n’est pas question que son peuple y renonce ou lui tourne le dos. Que le monde entier le sache !

Notre résistance n’est pas à vendre, elle signifie notre existence, notre survie. Elle est le socle de notre persévérance et le signe notre fierté…

Et c’est ce qui sera vu le 6 mai prochain, lorsque les gens du sud viendront voter pour la liste Espoir et la fidélité…

Ce jour-là, votre vote dans les urnes sera un message pour les Libanais et le monde entier que nous dans les deux cazas Tyr et Zharani et dans le sud entier, nous n’abandonnerons jamais la résistance

La deuxième partie : les problèmes du pays

Durant les deux dernières décennies, depuis 1992, il y a eu comme un sorte de compromis : des forces s’occupent de la résistance et qui défendent le pays, tandis que d’autres s’occupe de son économie et ses finances

Ce ne fut pas le fruit d’un accord,  mais opérationnellement cela était le cas.

Les forces qui se sont consacrées à la résistance peuvent aujourd’hui dire voilà, ce sont nos exploits : la libération de nos terres, depuis la Békaa de l’ouest, en passant par Rachaya, et le sud tout entier,..,  ainsi que la libération de nos prisonniers dans les geôles israéliennes, sans oublier que nous avons imposé l’équation de dissuasion avec l’ennemi. Ce qui a fourni un climat de sécurité à tous les Libanais, depuis 12 années.

Dans l’histoire de Jabal Amel, jamais une époque n’a été aussi sure que ces 12 dernières années, avec le sentiment de fierté qu’elle procure…Et ce malgré tout ce que l’on nous faisait dans le dos…

Quels sont vos exploits

Et vous le courant du Futur, quel sont vos exploits dans le ressort économique ?

Aujourd’hui, le Liban fait face à un problème crucial : 80 millions dollars de dettes, les deux secteurs agricole et industriel sont paralysés, l’infrastructure sur laquelle des milliards ont été dépensés n’est pas à la hauteur… quels sont vos exploits économiques ?

Je dis ceci non pas pour embarrasser et pour susciter la controverse mais pour assumer nos responsabilités…

Parce que nous avons proposé de prêter attention à la situation économique, on accuse le Hezbollah de vouloir s’accaparer ce dossier, ce qui n’est pas vrai…

L’expérience montre que cette équipe a essuyé un grand revers dans ce dossier économique…

Nous réclamons que le prochain gouvernement présente un dossier économique complet et de travailler au pièce par pièce… nous exigeons la formation d’un ministère de planification…

Pourquoi vous insistez pour soumettre à la discussion la stratégie de défense du Liban et n’acceptez pas de discuter sa stratégie économique ? Pourquoi ne pas présenter un plan clair faute de quoi le pays va droit vers le gouffre ?

Pas d’Etat avec la corruption

Et puis la corruption qui ronge les institutions étatiques.. Dans les campagnes électorales, certains fuient les réels problèmes et affichent vouloir lutter contre l’expansion perse, ou œuvrer pour préserver l’identité arabe, de quelle identité arabe parlez-vous. Vous vous  moquez du monde, la dernière rencontre d  Ligne arabe est passée inapercue…

Un Etat ne peut avancer ni perdurer avec de la corruption. Il faut prendre des décisions fermes pour le combattre et il faut passer à l’exécution sans tarder. On n’a pas besoin de dialogue là-dessus, mais de décision… Faute de quoi, Le Liban va droit vers l’effondrement

Troisième sujet : la question confessionnelle

Et puis il y a un autre problème. Nous savons que notre système est confessionnel, et nous ne voulons pas entrer dans la controverse sur la nécessité de son élimination …

Nous avons un problème que les Libanais affrontent et exige qu’on en discute sérieusement…

Tout dans le pays devient confessionnel. Dans le passé, c’était les trois plus hautes fonctions de l’Etat : la présidence, le Premier ministre et et chef du parlement…

Aujourd’hui, cela s’est propagé vers toute la fonction publique.

Pas seulement. Mêmes nos ressources hydrauliques sont soumises aux critères confessionnels… chaque communauté a son fleuve. Le fleuve Litani est par exemple considéré être celui des chiites, alors qu’il traverse la moitié du Liban..

Il en sera de même pour l’hydrocarbure lorsqu’il sera extrait ; il sera partagé entre les communautés

Il s’est avéré même que l’exploration du pétrole sur terre a été abandonnée parce qu’il se trouve dans certaines zones d’une certaine communauté…

Rappelez-vous les déchets étaient devenus une question confessionnelle, lors des rencontres ministérielles et dans les médias, on laissait entendre que chaque communauté se doit de s’occuper de ses propres déchets…

Il n’y a plus de symbiose nationale

L’agriculture, et l’industrie sont-elles aussi des questions confessionnelles ?

Ceci ne nous est pas imposé par les USA, ni par les Etats arabes, ni par Israël, ceci est le travail de nos dirigeants qui n’ont pas de projet national et ne peuvent édifier leur leadership que sur la base communautaire et rien d’autre…

(…)

Nous pouvons le faire, le Liban est le pays qui sait le mieux arrondir les angles. Si nous continuons comme ça, les institutions vont s’effondrer…

Dernière recommandation pour ceux qui préparent leur discours électoraux : après le 6 mai, il y aura le 7 mai, au lendemain du scrutin legislatif, il faudra se mettre d’accord. Personne ne peut gouverner le pays seul. Il faudra trouver des compromis…

Pourquoi la Liste Espoir et Fidélité

Je m’adresse aux frères et sœurs du Hezbollah dans le caza de Zahrani.

Pour les candidatures dans tous le Liban, notre expérience a été celle de l’alliance entre le Hezbollah et Amal… dans certains cas, il n’y a pas de candidat du Hezbollah et c’est celui de Amal qui nous représente et le contraire est vrai.

Les candidats du Hezbollah à Zahrani sont ceux du mouvement Amal, à leur tête notre grand frère le chef du Parlement Nabih Berri. Il nous représente tous, dans la résistance, dans les grands défis et les grandes échéances

Comme nous lui avons accordé toute notre confiance dans la résistance en 2006 et sur nos frontières terrestres et maritimes

Aujourd’hui, je dis que le président Berri est garant sur le plan intérieur et national

Ses capacités à rassembler les Libanais en désaccord autour de la table de dialogue en 2006 a sauvé le pays d’une grande zizanie…

Lorsque vous irez voter, soyez les plus nombreux possibles : ce sera un message pour la cohabitation, d’unité d’espoir et de fidélité…

Notre message le 6 mai  à l’ennemi : nous sommes capables d’affronter tes menaces, nous n’accepterons jamais que notre dignité soit bafouée. Nous sommes les gens de cette terre. Personne ne pourra nous en arracher

Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

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Résistance au colonialisme: le leurre de la « loi des nations » et de la domination chrétienne (Steven Newcomb)

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Quand nos nations originelles vivaient libres et indépendantes des idées de la chrétienté

 

Steven Newcomb

 

Février 2018

 

url de l’article original:
http://originalfreenations.com/when-our-native-nations-were-living-free-and-independent-of-the-ideas-of-christendom/

 

~ Traduit de l’anglais par résistance 71 ~

 

 

Avant l’invasion de Christophe Colomb sur notre partie de la terre-mère, nos nations de l’Île de la Grande Tortue (Amérique du nord) vivaient dans un endroit géographique qui était totalement libre et indépendant du système de domination chrétien occidental (européen). Ce qui veut dire que les chrétiens européens pouvaient inventer quelques idées ou arguments qu’ils désiraient, mais à des milliers et des milliers de kilomètres de là, dans l’endroit géographique où résidaient nos ancêtres, les idées et arguments du monde chrétien n’avaient absolument aucun impact, aucune influence sur nos nations de quelque manière que ce soit.

Ainsi donc, basé sur cette observation, il y a un argument potentiel que nos nations originelles libres et indépendantes n’ont, semble t’il , jamais utilisé en réponse au système de domination de la chrétienté, nos nations étaient véritablement libres et totalement indépendantes de tout ce que Francisco de Vitoria* ou tout autre penseur chrétien avaient à dire. Lorsque Vitoria a dit dans une de ses allocutions, que toutes les nations du monde sont sujettes à un standard universel, comme “la loi des nations” (ou “ius gentium”), nous sommes capables de faire remarquer que cela n’était que l’opinion de Vitoria en tant que théologien catholique, une opinion qui n’avait aucune connexion et était totalement étrangère à nos nations parce qu’elle vivaient à des milliers de kilomètres de l’Espagne et de Francisco de Vitoria. L’affirmation péremptoire “d’universalité” de l’église catholique n’est juste que cela: une affirmation péremptoire et rien d’autre.

(*) Francisco de Vitoria (1483-1546), théologien catholique espagnol considéré comme le “père fondateur” du “droit des nations”, suiveur des préceptes de St Thomas d’Aquin. Il fut un des rares défenseurs des populations autochones martyrisées par les Espagnols et reconnu le droit natif à la propriété de la terre contre les préceptes pontificaux. Il nia le bienfondé du document du “requerimiento” qui était lu à tout peuple non chrétien avant la saisie des territoires par la couronne espagnole au nom du pape et donc de dieu.

Lectures complémentaires:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Manifeste pour la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Média et propagande: L’honnêteté de Michel Collon dans la tourmente de la lessiveuse propagandiste merdiatique ici représentée par FR3

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Calomnies sur France 3: Michel Collon réclame un droit de réponse

 

Michel Collon

 

19 avril 2018

 

Source: https://www.investigaction.net/fr/calomnies-sur-france-3-michel-collon-reclame-un-droit-de-reponse/ 

 

Le documentaire « Complotisme, les alibis de la terreur » de George Benayoun et Rudy Reichstadt diffusé par France 3 le 23 janvier calomnie Michel Collon en tronquant une citation prononcée en conférence, en lui faisant dire le contraire de ce qu’il pense. A ce jour, France 3 refuse toujours un droit de réponse contre ces calomnies. Cette attaque grave vise à discréditer et détruire le collectif de jeunes journalistes d’Investig’Action. Michel Collon va déposer plainte contre Reichstadt, Benayoun et la directrice de France Télévisions Delphine Ernotte.

 

Bruxelles, 3 mars 2018,

 

A la direction de France 3,

Ce 23 janvier 2018, vous avez diffusé un documentaire qui déforme mes propos, me calomnie et nécessite un droit de réponse.

Ce documentaire (réalisé avec la participation de France Télévision !) falsifie la phrase que j’ai prononcée lors d’une conférence publique. En la tronquant, c’est-à-dire en cachant la deuxième partie de la phrase qui lui donne son sens.

Tronquer et déformer ce que j’ai dit

Vous me faites dire : « Les frères Kouachi ont l’air de tomber du ciel. En réalité, ils ont été armés, formés militairement, endoctrinés, par Monsieur Fabius et ses amis… » Ce qui amène le spectateur à croire que j’accuse Monsieur Fabius d’être derrière l’attentat contre Charlie.

Mais cette interprétation est impossible si on entend la suite de mon intervention (on voit à l’écran que je continue à parler mais les auteurs du film ont supprimé le son !). Voici ma phrase entière : « Comme toujours dans les médias, on a les faits, une partie des faits, et de préférence, les sensationnels, et une autre partie des faits est mise de côté. Par exemple, les frères Kouachi ont l’air de tomber du ciel. En réalité, ils ont été armés, formés militairement, endoctrinés, par Monsieur Fabius et ses amis, qui ont envoyé pendant trois ans des milliers, des dizaines de milliers de frères Kouachi, faire encore pire qu’à Charlie, en Syrie et en Libye. »

Cette phrase complète est très claire : je reproche au Qatar et à l’Arabie saoudite (que Fabius soutenait activement) d’être responsables des crimes commis en Syrie et en Libye par les terroristes d’Al-Qaida d’abord et de Daesh ensuite. Je reproche aussi aux Etats-Unis et à leurs alliés dont la France d’avoir soutenu cette opération au Moyen-Orient. J’indique que les attentats commis en France et en Belgique en sont la conséquence, l’effet boomerang. La formulation écrite dans mon livre est encore plus précise que la formulation orale dans le feu d’un débat et ne laisse aucun doute. Vous avez donc déformé ma pensée.

Bafouer les règles élémentaires du journalisme

« Tailler dans les déclarations » est une pratique que dénonce Christophe Deloire, l’ancien directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ) : «Une citation ne doit pas être transformée du tout. Lorsqu’elle est coupée, la règle est la suivante : le simple fait d’isoler une phrase ne doit pas en changer le sens».  Un avis partagé par Thierry Herman (professeur d’écriture à l’université de Neuchâtel), pour qui «on peut couper une phrase tant que l’on garde le sens». (1) Tous les manuels de journalisme confirment cette règle élémentaire.

En coupant trop tôt la citation après « ses amis », les auteurs du documentaire cachent délibérément mon véritable propos. Ils font croire que j’attribue à Monsieur Fabius la responsabilité directe de l’attentat contre Charlie. Pourtant, dans mon livre déjà cité, je dis explicitement le contraire page 240. Votre procédé est donc tout à fait malhonnête.

La production de ce film avait contacté l’équipe Investig’Action pour obtenir l’autorisation de diffuser ces images qui nous appartiennent. Nous lui avions répondu : « Si le réalisateur a la tentation de refaire une version actualisée du reportage de Mme Fourest et de manipuler l’extrait vidéo à partir d’une citation tronquée, nous ne pouvons pas vous autoriser à l’utiliser. » La mise en garde était très claire. La mauvaise foi des auteurs est ainsi démontrée. Il n’y a pas eu de réponse, donc pas d’autorisation. Nous réservons tous nos droits aussi concernant cet abus.

Cacher soigneusement mon travail d’investigation

Quand je dénonce, preuves à l’appui, le rôle des Etats-Unis derrière le terrorisme, cette dénonciation n’est pas gratuite. Dans mon livre Je suis ou je ne suis pas Charlie ? j’ai fourni plusieurs sources US qui disent la même chose : Zbigniew Brzezinski (interview du Nouvel Observateur (15 janvier 1998), le journaliste US Seymour Hersh (Prix Pulitzer) (p 72), le New York Times du 21 juin 2012 (p 83), l’amiral Stavridis, commandant suprême de l’Otan en Europe (p 67), Sibel Emonds du FBI (p 48) et même Hillary Clinton, déclarant en 2012 : « Nous, Etats-Unis, avons créé Al-Qaïda » (p 33). Auxquels il faut ajouter Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères. Louis Capriolo, ancien sous-directeur de la lutte contre le terrorisme à la DST française. Et le Figaro du 21 octobre 2011. Tous des complotistes ?

Tout ce travail d’investigation, exposé dans ce livre, et que personne n’a jusqu’ici essayé de réfuter, vous l’écartez. Pourquoi ?

M’accuser de « complotisme » en dissimulant tous mes écrits

Mais la malhonnêteté est beaucoup plus générale. Le simple fait de me classer parmi les « complotistes » est indéfendable. Car, dans mes écrits, j’ai explicitement critiqué le complotisme comme mode de pensée. Contre la thèse du « complot juif » dans mon livre « Israël, parlons-en » (p 348). Contre les fantasmes liés à l’attentat Charlie (p 239). Et contre la vision du monde complotiste dans mon livre Pourquoi Soral séduit.

Votre film pratique systématiquement l’amalgame. Vous y mélangez de purs complotistes fantasmatiques, des personnes qui ont des tendances complotistes sur certains points et des personnes qui ne sont pas du tout complotistes mais critiquent la politique des Etats-Unis et/ou d’Israël. C’est très malhonnête.

Qui est derrière Reichstadt ?

Pourquoi cachez-vous le fait que les références politiques de Monsieur Reichstadt sont les auteurs néo-conservateurs les plus extrémistes des USA comme Norman Podhoretz, qui voulait absolument bombarder l’Iran, « le principal foyer de terrorisme islamo-fasciste » (p 215) ?

Pourquoi cachez-vous que le MEMRI (d’où sont tirées plusieurs de vos images) est un think tank islamophobe fondé par Yigal Carmon, ancien colonel, ancien membre du renseignement militaire israélien ? Dont « l’intention est de trouver les pires citations du monde musulman et de les diffuser le plus largement possible » (p 224). Pourquoi cachez-vous le financement de ce bureau de propagande ? A savoir le Département d’Etat US et la Bradley Foundation. Celle qui avait financé le « Project for a New American Century » (PNAC) qui fut la base « théorique » des guerres de l’administration Bush et qui réunissait le vice-président US Dick Cheney ainsi que deux importants stratèges va-t-en-guerre Richard Perle et Paul Wolfowitz.

Pourquoi cachez-vous qu’au conseil d’administration du MEMRI on a trouvé l’ancien ministre de la Guerre de Bush, Donald Rumsfeld, son ministre de la Justice John Ashcroft, inspirateur du liberticide Patriot Act, James Woolsey, ancien directeur de la CIA, le général Michaël Hayden, directeur de la NSA puis de la CIA, Ehud Barak, ancien premier ministre d’Israël. Est-ce que tout ce monde-là est vraiment aussi « neutre » et « scientifique » que le prétend votre documentaire ?

Pourquoi cachez-vous le fait que la quasi totalité des « experts » français interrogés dans ce film ont pris des positions pro-guerre et pro-Israël ? Et qu’ils ont couvert ou excusé de nombreux crimes terroristes commis à cette occasion ? Parce que ces gens n’osent pas débattre ouvertement sur le fond des problèmes et qu’ils se réfugient dans l’insulte et la diffamation pour cacher la faiblesse de leurs arguments ?

« Financements opaques » ? Vous parlez de qui ?

Dans votre commentaire, prononcé d’une voix d’outre-tombe par André Dussolier (quelle honte d’employer un si bon comédien pour un si mauvais texte !), vous dites juste après m’avoir montré à l’image (à 31’59’’) : « Très visibles, jusque dans l’infamie, (…) leurs soutiens financiers sont toujours opaques ».

Ah bon ?! Monsieur Reichstadt et ses amis m’a-t-il seulement consulté sur ce point ? Non. A-t-il consulté les archives du Moniteur officiel belge indiquant la publication du bilan de notre association sans but lucratif ? Non. Mentionne-t-il que nous avons diffusé publiquement les chiffres de notre budget annuel ? Non. Si Monsieur Reichstadt avait fait le minimum du minimum des recherches qu’on est en droit d’attendre d’un « journaliste », il m’aurait posé la question. Et je lui aurais confirmé que tous nos revenus proviennent de la vente de nos livres et des petites donations de centaines de lecteurs !  Les chiffres ont déjà été fournis à notre public et sont disponibles !

Si j’avais réellement ces financements opaques, Investig’Action ne serait pas dans une situation financière constamment précaire, ce qui nous empêche d’embaucher davantage de journalistes et de chercheurs ! Quelle malhonnêteté flagrante !

M’accuser de « financement opaque » à l’encontre des faits, c’est insinuer dans l’esprit du spectateur que je suis forcément payé par tel dictateur ou tel gouvernement suspect. Cette calomnie porte atteinte à mon honneur et j’exige réparation.

Par contre, il serait intéressant de savoir qui finance depuis des années tout le travail nauséabond de Monsieur Reichstadt contre moi et contre d’autres personnes qui ont le malheur de déplaire à Israël !

Ceux qui sont « opaques », ce sont ceux qui refusent tout débat public contradictoire. Ceux qui agissent sournoisement en coulisses. Comme Bernard-Henri Lévy qui promeut le « travail » de Monsieur Reichstadt tout en exerçant sur les médias une emprise énorme, ainsi que l’explique la journaliste Aude Lancelin dans son récent livre « Le Monde libre » (Prix Renaudot 2016). Elle cite notamment la Société des journalistes de L’Observateur dénonçant « la servilité dont une grande partie de la presse française a fait preuve vis-à-vis de Bernard Henri Lévy » (p 137). Lancelin décrit : « Bernard-Henri Lévy faisait en l’occurrence régner à Paris une véritable terreur durant toutes ces années, distribuant des brevets de bonne conduite intellectuelle aux uns, appelant les patrons des autres pour les faire sanctionner, usant du train de vie que lui autorisait une fortune paternelle immense pour s’attacher les faveurs de tout un milieu » ( p. 55).

S’abriter derrière un discours pseudo-scientifique

Ce n’est pas la première fois, malheureusement, que votre service public laisse passer des calomnies et trucages. En 2013, sur France 5, Caroline Fourest avait été rémunérée pour un film aussi lamentable, « Les réseaux de l’extrême – Les obsédés du complot » sans accepter ni débat contradictoire ni de droit de réponse.

Depuis lors, la malhonnêteté intellectuelle de Mademoiselle Fourest a été démontrée maintes fois et notamment dans l’émission On n’est pas couchés de Laurent Ruquier, lequel a déclaré qu’il ne l’inviterait donc plus.

Plus récemment, le manque de sérieux de Monsieur Reichstadt a aussi été exposé lorsqu’il a publié une « enquête » intitulée « Huit Français sur dix croient aux théories du complot » d’une très grande faiblesse scientifique pour se limiter à un euphémisme.

M’assimiler à des racistes que je n’ai cessé de combattre

Le montage de votre documentaire est particulièrement malhonnête. Il me fait intervenir après une séquence d’une télé saoudienne extrêmement odieuse à l’égard des juifs. Alors que je n’ai cessé de dénoncer le racisme anti-juifs dans plusieurs de mes livres, articles et vidéos, cet amalgame est donc particulièrement dégoûtant.

De même, je n’ai cessé de condamner l’idéologie odieuse répandue dans le monde par les Saoud. Par contre, France 3 a-t-elle critiqué le président Hollande lorsqu’il a décerné la plus haute décoration française au prince Mohamed ben Nayef Al Saoud ?

Appel à la répression

Un des « experts » interrogés dans ce film, Monsieur Taguieff, assène : « Le complotisme est devenu un permis de tuer » (3’00’’). Cette phrase est extrêmement grave. Après m’avoir malhonnêtement associé à un complotisme que j’ai toujours combattu et m’avoir amalgamé à des prêcheurs de haine, ce monsieur me désigne à la répression envisagée par certaines autorités contre la liberté d’expressions critiques.

Qui a fait le jeu du terrorisme ?

Le but du film est d’accuser ceux que vous appelez « complotistes » de faire le jeu du terrorisme. Je n’ai pas de problème à tenir une réflexion sur les facteurs qui ont fait le jeu du terrorisme et qui ont contribué à provoquer ces épouvantables attentats en France et en Belgique (sans oublier ceux survenus au Moyen-Orient, n’est-ce pas ?). Nous avons tous à nous interroger.

Mais si on lance ce débat, pourriez-vous répondre aux trois questions suivantes…

1. En juillet 2011, à mon retour de Libye durant les bombardements de l’Otan, j’ai diffusé une petite vidéo où je donnais l’alerte : « Monsieur le premier ministre, les bombardements de l’Otan étaient basés sur des médiamensonges. Pour renverser Kadhafi, vous avez fait alliance avec des terroristes. Vous allez créer en Libye une base terroriste. Et si un jour, on ramasse des attentats à Bruxelles ou ailleurs, allez-vous expliquer que votre politique est à l’origine de tout ça ? » Pourquoi les médias ont-ils censuré cet appel que je lançais ?

2. En juin 2013, j’ai organisé à Bruxelles un débat « Jeunes partant en Syrie, que pouvons-nous faire ? ». Les grands partis politiques belges ont refusé d’y participer. Le débat, très riche, a eu lieu avec d’autres intervenants. Pourquoi les médias ont-ils censuré cet appel ?

3. En avril 2015, j’ai publié le livre « Je suis ou je ne suis pas Charlie ? » déplorant le fossé qui se creusait entre différentes couches de la population et appelant à débattre pour éviter la multiplicatioin des attentats.

Pourquoi l’avez-vous censuré ?

Ne pensez-vous pas qu’en tant que média de service public, vous avez le devoir de présenter au public les différentes voix qui s’expriment sur ces graves questions, y compris celles qui critiquent le gouvernement français ?

En considérant les nombreuses victimes des attentats criminels commis en France et en Belgique, ne pensez-vous pas qu’il est temps de mettre fin à la censure et d’ouvrir vraiment le débat ? Votre conscience ne vous interpelle pas ?

Refuser le débat contradictoire

A ce propos, un des « experts » interrogés dans votre film prône un « examen candide des faits ». Voilà qui est fort louable. C’est exactement ce que je vous propose. Débattons avec ce Monsieur Laurent Joffrin sans tabou aucun. Qu’il explique notamment pourquoi son journal Libération m’accuse d’avoir été en Syrie avec Frédéric Chatillon, un responsable du FN alors que je connais pas ce monsieur et que je n’ai jamais été en Syrie ! Curieux expert.

Un dommage matériel évident

Ce n’est pas seulement à ma personne que vous avez causé du tort, mais aussi à l’équipe des jeunes journalistes d’Investig’Action. Avec courage, ils réalisent dans des conditions difficiles un travail méthodique d’investigation et de documentation. Dans le but d’aider le public à y voir clair dans ce monde complexe. En calomniant ce travail, vous mettez en danger la survie de cette équipe Investig’Action et l’emploi de ces journalistes. Je ne peux l’admettre.

En me calomniant ainsi, vous avez sali mon honneur et je demande réparation.

Oserez-vous débattre ?

Le complotisme est un vrai problème aujourd’hui, il mérite des analyses et des débats honnêtes. Pas d’être récupéré et détourné par les défenseurs d’un certain colonialisme. Vous vous plaignez de la montée du complotisme dans la jeunesse ? Mais en supprimant les rares émissions où l’on pouvait dire « autre chose », en transformant « Ce soir ou jamais » en « Jamais », en écartant les opinions qui vous dérangent et pire : en les diabolisant, vous chassez le public vers ces réseaux. A vous de choisir donc ! Vous portez une grande responsabilité dans la suite des événements.

J’espère que vous allez corriger ces informations fausses. Plutôt qu’une procédure judiciaire – qui serait pourtant justifiée mais prendrait du temps – j’estime que l’intérêt du public est de pouvoir se faire son opinion au plus vite. En confrontant objectivement les diverses positions, en vérifiant qui présente des preuves et qui n’en a pas.

La meilleure solution me semble donc que vous organisiez rapidement un débat public sur votre chaîne avec les auteurs du documentaire et moi-même. La seule façon de faire éclater la vérité.

J’attends donc votre réponse sur cette proposition.

Bien à vous

Michel Collon

Fondateur d’Investig’Action

1. http://www.slate.fr/story/48857/mode-emploi-sortir-phrase-politique-contexte

Voici quelques textes publiés sur Investig’Action, exposant notre véritables positions et la fausseté de ceux qui nous accusent :

Dossier Spécial Charlie- les clés pour comprendre le terrorisme

A propos du « confusionnisme » et de l’extrême droite

L’attentat contre Charlie Hebdo : l’occultation politique et médiatique des causes, des conséquences et des enjeux

Charlie Hebdo : chercher à comprendre pour éviter les pièges

Résistance au colonialisme, à l’ethnocide et au génocide en Palestine… La grande marche du retour des Palestiniens fait faire dans son froc à l’entité sioniste…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 avril 2018 by Résistance 71

La grande marche du retour et la bataille médiatique

 

Fadwa Nassar avec Al Manar

 

18 avril 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/860748

 

 

Avant même que la « grande marche du retour » ne soit déclenchée le 30 mars, à l’occasion de la Journée de la terre, l’occupant sioniste a lancé sa grande machine médiatique, relayée par les médias internationaux : elle serait organisée par le mouvement Hamas, les manifestants seraient des combattants, et son but serait de masquer les « déboires » du mouvement de la résistance.

Justifier la tuerie…masquer le but de la marche

Cette version sioniste du grand mouvement populaire déclenché à partir de la bande de Gaza a eu pour objectif de justifier à l’avance la tuerie qui a eu lieu. Le dernier bilan de cette tuerie perpétrée par les sionistes, depuis le 30 mars, s’élève à 33 martyrs et 4279 blessés.

Prétendre que le mouvement Hamas est l’organisateur de la marche, comme l’ont relayé des médias à la botte des sionistes dans le monde, c’est d’abord justifier tout massacre, et ensuite, masquer le but principal de la marche, qui est l’affirmation du droit au retour des réfugiés à la Palestine, droit reconnu par l’ONU, ce qui a été masqué par une grande partie des médias dans le monde, y compris des médias « pro-palestiniens ». Car réclamer le « droit au retour des réfugiés » signifie, pour la plupart des médias et de la communauté internationale, mettre en « danger » la solution de « deux Etats », si chère à tous ceux qui ont accordé une légitimité à la fondation d’une entité sioniste en 1948, sur la base des massacres et de l’expulsion massive des Palestiniens.

Le peuple, dans toutes ses composantes

« Israël » a tué des manifestants désarmés, quelle que soit leur appartenance politique. Bien évidemment, les marcheurs vers l’entité coloniale ne sont pas des « a-politiques » et nombreux d’entre eux appartiennent aux formations de la résistance armée, car en Palestine, et dans la bande de Gaza plus encore, la résistance armée est une résistance populaire, et ses membres sont issus du peuple palestinien.

Mais au cours de la marche, ces résistants ont marché désarmés, avec leur peuple, et les dirigeants politiques de la résistance étaient et sont toujours présents, à la tête des manifestations et dans les « tentes du retour », comme doivent l’être tous les dirigeants dignes de ce nom. De même, la coordination de la « grande marche du retour » rassemble les formations de la résistance aux côtés des unions populaires (femmes, jeunes, étudiants, journalistes, avocats, médecins, etc) et des associations civiles. C’est donc le peuple palestinien, dans toutes ses composantes, qui participe à la marche du retour, pour réclamer le droit légitime au retour des réfugiés à leurs terres.

 

 

Personne n’a le droit de supprimer le droit

Las d’attendre la communauté internationale, les Palestiniens ont décidé d’agir, d’autant plus que le président américain Trump a ouvertement souscrit à la position sioniste, affirmant que le droit au retour des réfugiés est annulé. Mais le peuple palestinien affirme que nul n’a le droit de supprimer son droit, ni de le marchander. C’est le sens de la « grande marche du retour », ignoré par les médias, qui l’ont remplacé par d’autres objectifs, qui seraient de desserrer l’étau et le blocus contre la bande de Gaza, ou même de régler le problème avec Mahmoud Abbas.

Pleurer les victimes sans soutenir la résistance

Depuis que la marche a été déclenchée, des pressions sont exercées par des régimes arabes, des Etats européens et des organisations internationales, tous désireux de sauver l’entité sioniste, pour cesser la marche, en contrepartie de quelques miettes, du genre lever partiellement le blocus contre Gaza et régler le différend avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. En même temps, l’Autorité et ses services sécuritaires empêchent le mouvement de la marche de s’étendre vers la Cisjordanie, en vue de l’étouffer et de réduire son objectif, qui serait propre à la bande de Gaza, et non un objectif national partagé par tout le peuple palestinien.

C’est en ce sens que les médias plutôt « pro-palestiniens » liés à l’Autorité palestinienne dénoncent la tuerie perpétrée par l’entité coloniale, sans cependant expliciter clairement l’objectif de la « grande marche du retour », au cours de laquelle les Palestiniens, et notamment les jeunes qui prennent de nombreuses initiatives, inventent mille et une façons d’affirmer leurs droits. Comme l’a déjà écrit le martyr Bassil Al-A’raj, nombreux sont ceux qui savent pleurer sur les victimes, mais peu savent comment soutenir une résistance légitime.

Empêcher la transmission des faits

Les dirigeants de l’entité sioniste et ses médias ont salué la tuerie que leur armée a perpétrée, et les nombreux journalistes de la colonie proposent quotidiennement des moyens encore plus diaboliques. Le journaliste martyr Yasser Murtaja serait un membre des Brigades al-Qassam, d’après eux, justifiant ainsi son assassinat. Ils ont justifié le fait qu’ils visent, outre les journalistes et photographes, les équipes médicales et les ambulances, faisant de nombreux blessés, car tous seraient des membres de la résistance armée. Le fait de viser les journalistes, comme les sionistes le font depuis la fondation de leur colonie, a pour but d’empêcher la transmission des vraies images de la marche et son caractère populaire, qui démentent la propagande sioniste, et le fait de viser les équipes médicales a pour but de terroriser les manifestants, de stopper la marche, et de lancer un message de défi à tous ceux qui lui demandent de « diminuer l’intensité de ses tirs ».

Seulement une baisse de l’intensité des tirs

Car c’est l’intensité des tirs de l’armée sioniste sur des manifestants et « infiltrés » désarmés qui gêne la communauté internationale, qui a donné cependant son feu vert à la tuerie. Certains Etats et des organisations internationales réclament même des enquêtes. Le représentant du mouvement du Jihad islamique au Liban, Ihsan Ataya a justement répondu à ce propos, disant : « les sionistes tuent les Palestiniens, les tueries sont exposées sur les écrans, comme des films… Certains viennent réclamer des commissions d’enquête pour s’assurer de la nature des munitions. Est-ce que les Palestiniens de Gaza se suicident-ils, par hasard ? Nous entendons certains demander à l’ennemi sioniste de ne pas utiliser la force excessive. Est-ce un message implicite disant que la tuerie est permise, mais que le problème réside dans le nombre de martyrs et de blessés et des armes utilisées ? »

Face à cette marche, les sionistes paniquent, parce qu’ils ont affaire à un peuple décidé à retourner sur ses terres spoliées en 1948. Ils se préparent à tuer le 15 mai, mais d’ici là, et parce qu’ils savent que c’est un mouvement populaire, ils proposent des soi-disant concessions, pour briser le mouvement. Mais les organisateurs de la marche poursuivent le mouvement et viennent de décider de déplacer les tentes, de 50 à 100 mètres, vers les barbelés installés par les colons, en vue de la journée du 15 mai prochain.

 

Empire et alliance: quand la City de Londres gouverne les Etats-Unis

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 avril 2018 by Résistance 71

 

“Si mes fils ne voulaient pas de guerres, il n’y en aurait pas.”
~ Gutle Schnaper, épouse de Mayer Amschel Rothschild et mère de ses 5 fils ~

“Ceux, peu nombreux, qui comprennent le système seront ou bien si intéressés dans ses profits ou trop dépendants de ses faveurs, qu’il n’y aura aucune opposition de cette classe, tandis que d’un autre côté, la plus grande partie du corps social, mentalement incapable de saisir l’énorme avantage que le capital tire du système, subira sans se plaindre et peut-être même sans suspecter que le système est hostile à ses intérêts.”
~ Les frères Rothschild de Londres écrivant à leurs associés de New York en 1863 ~

 

Le bulldog de la couronne attaque la Syrie

 

Dean Henderson

 

14 avril 2018

 

url de l’article original

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/04/14/crown-bulldog-attacks-syria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Voulez-vous bombarder ce pays de retour à l’âge de pierre ? Un pays qui était un des pays les plus développés du Moyen-Orient, il y  a encore quelques années. Nous avons noté que les Etats-Unis refusent d’aider à reconstruire les zones où les combats ont cessé.” Cette déclaration, faite ce matin par l’ambassadeur russe aux Nations-Unies, Vassily Nebenzia, résume à elle seule pourquoi les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont lancé de nouvelles attaques sur la Syrie hier soir (NdT: dans la nuit du 13 au 14 avril)

Fort utilement, les frappes aériennes ont eu lieu juste avant qu’une équipe d’enquête de l’OPCW viennent sur le terrain à Douma pour y déterminer si l’attaque au gaz avait déjà bien eu lieu. Pris dans un nouveau mensonge, alors qu’une fois de plus les forces syro-russes ont mis en déroute les terroristes sponsorisés par la couronne (City de Londres) dans la Ghoutta orientale, les psyxhopathes en charge ont décidé de balancer plus de 100 missiles en direction de zones très peuplées de la ville de Damas. De plus, cette attaque permet aux mercenaires “djihadistes” des banquiers de se regrouper après avoir été laminés par les raids aériens syriens, russes et turcs depuis des mois.

D’après des sources militaires russes, les forces syriennes ont intercepté 71 des 103 missiles tirés.

Parlons du plus grand mensonge.

Hier, et ce pour la première fois, un général de l’armée russe a percé ce mensonge sur RT lorsqu’il a déclaré qu’il y avait des preuves tangibles que la GB fusse derrière cette attaque “bidon à l’arme chimique” bien orchestrée à Douma.

Et oui, vous avez bien lu. Pas les Etats-Unis, pas Israël, pas l’Arabie Saoudite mais la Grande-Bretagne. Ceux qui sont familiers avec mes écrits savent que je désigne constamment du doigt la City de Londres et ses mensonges, sa tromperie et les guerres qui dominent les manchettes de presse de leurs sbires propagandistes médiatiques.

Les mensonges sont si constants et omniprésents qu’il est difficile de faire un tri. Mais il semblerait que les Russes commencent à comprendre le plus grand de tous les mensonges, celui qui veut faire croire que quelque part dans la relation américano-britannique si “spéciale”, les Etats-Unis sont le gros partenaire qui commandent le jeu. C’es tout juste l’opposé. La couronne, City de Londres mène la danse. Même  ce portrait de Tony Blair toujours cité par la gogoche anti-guerre comme le laquais de George W. Bush, était un mensonge bien placé. Bush jouait en fait le rôle habituel de tout président américain, celui d’un bulldog bien rémunéré protégeant ses maîtres francs-maçons plus hauts placés dans le repère banquier de la couronne, City de Londres.

Le schéma est toujours le même.

Le MI6 britannique de la couronne, City crée le prétexte, que ce soit une histoire de “yellow cake” à l’uranium en Irak qui mena à l’invasion américaine de 2003, ou “l’empoisonnement” des Skripal à Salisbury ou la création des “casques blancs” en Syrie qui affirment qu’il y a eu des attaques au gaz sarin ou chloré en Syrie.

Une fois le prétexte de la couronne mis en pratique (le plus souvent en utilisant des sous-traitants du Mossad israélien), leur bulldog américain est ensuite lâché sur la cible, toujours un pays socialiste ou socialisant comme Assad, qui a passé sa vie politique à exposer ce grand mensonge. La dernière des choses que désire la couronne de la City c’est de voir s’établir de bonnes relations entre les USA et la Russie. Ceci ferait complètement dérailler leurs commerces lucratifs d ‘armes, de pétrole et de drogue et relèguerait la GB au rang de denrée périssable et donc jetable.

Les Etats-Unis sont et ont toujours été une force mercenaire hessianisé pour ce cartel banquier emmené par la famille Rothschid et basé à la City de Londres. Nous avons accumulé une dette nationale de 24 000 milliards de dollars, une très mauvaise réputation et des milliers de morts (essentiellement des soldats pauvres, des noirs ou basanés ), chair à canon pour protéger ce panier d’ordures.

Il est plus que temps que le monde comprenne enfin ce plus grand des mensonges. Faute de quoi, il y aura en permanence des prétextes inventés et des mensonges éructés pour toujours accumuler plus de dette, de mort et de destruction. Lorsque nous comprendrons, tout prendra fin et les révolutionnaires américains qui combattirent ces salopards il y a plus de 250 ans pourront mieux reposer sachant que cette victoire aura été vraiment accomplie.

= = =

Sortir du cercle infernal du système étatico-capitaliste:

Que faire ?

Manifeste pour la societe des societes

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: coup d’arrêt à l’empire ou subterfuge ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 17 avril 2018 by Résistance 71

Point de vue intéressant de Meyssan qui voit toujours en Trump un fin stratège jouant sa partition pour sauver le monde du bellicisme neo-con, Nous ne le pensons aucunement, néanmoins analyse intéressante ci-dessous… Nous voyons quand même un problème majeur: une fois de plus l’empire a menti, une fois de plus l’empire a attaqué sans l’aval de cette pitrerie qu’est l’ONU mais bon… sans l’aval ni du congrès et des parlements respectifs des agresseurs adjoints comme le voudrait « la loi » ; non seulement ça, mais personne ne dit quoi que ce soit, tout le monde trouve ça normal. La question est donc: pourquoi l’empire s’arrêterait-il surtout que son plus grand rival, la Russie, ne bronche pas, mais aussi sait que si elle bronche… On est parti pour une 3ème GM qui sera nucléaire à terme ? L’entité sioniste vient d’attaquer la Syrie, qui dit quoi que ce soit ?… Pourquoi s’arrêteraient-ils tous ?… La mèche de la poudrière n’est pas éteinte, on lui a peut-être juste mis une rallonge.
~ Résistance 71 ~

 

Washington impose la bipolarité du monde à ses alliés

 

Thierry Meyssan

 

17 avril 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article200659.html

 

Au cours des dernières semaines et pour la première fois de leur histoire, les États-Unis et la Russie se sont mutuellement menacés de Guerre mondiale. Le caractère totalement disproportionné de la crise par rapport au sujet de la dispute montre que ce qui est en jeu aujourd’hui n’a plus grand rapport avec ce qui se passe au Moyen-Orient élargi depuis 2001, mais exclusivement avec une tentative de maintien de l’Ordre du monde actuel.

Après le gigantesque massacre de millions de personnes durant dix-sept ans, de l’Afghanistan à la Libye, la manière dont seraient morts une cinquantaine de personnes dans la Ghouta orientale (Syrie) a quelque chose de dérisoire. Ce fut pourtant le prétexte choisi, le 14 avril, par Washington, Paris et Londres pour lancer une attaque aérienne tripartite.

Ne nous laissons pas distraire par les circonstances et revenons au fond du problème : les Occidentaux tentent de maintenir leur domination sur le reste du monde, tandis que la Russie et la Chine s’en émancipent.

Le président états-unien, Donald Trump, n’a pas hésité à tweeter à la Russie qu’il allait tirer des missiles de nouvelle génération sur ses soldats en Syrie. L’ambassadeur russe, Alexander Zasypkine, a immédiatement répondu que ces munitions seraient interceptées et que les avions et navires qui les tireraient seraient anéantis. Le Premier ministre turc, Binali Yıldırım, s’est étonné de cette « bagarre de rue » et les a appelés à la raison. Tous les acteurs ont alors commencé à faire marche arrière.

Le Groupe naval du porte-avion USS Harry S. Truman a quitté la base de Norfolk, apparemment pour se positionner face à la Syrie. Il lui faudra plusieurs semaines avant d’être opérationnel. La question de l’affrontement états-uno-russe, c’est-à-dire de la Troisième Guerre mondiale, se reposera alors.

Il va de soi que la préparation de cette unité et de ses 6 500 soldats a débuté bien avant l’affaire de la Ghouta qui sert de prétexte à son déploiement.

La question est donc de savoir si, en tirant une pluie de missiles sur des bâtiments abandonnés, Washington et ses alliés ont remis l’affrontement à plus tard afin de se positionner au mieux ou, au contraire, s’ils ont renoncé à l’épreuve de force et se préparent à une autre forme de conflit.

Le bilan militaire du bombardement du 14 avril a de quoi surprendre : 103 missiles auraient été tirés par les Alliés. 71 auraient été détruits en vol par l’Armée arabe syrienne. Un laboratoire militaire désaffecté aurait été rasé et des bâtiments de de deux aérodromes touchés. Ce déluge de feu n’aurait fait que trois blessés et tué personne. Si Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May souhaitaient montrer leur force, ils ont surtout affiché leur impuissance.

Vu de Damas, le message était clair : la Syrie est en train de se libérer des jihadistes, elle ne connaîtra pas la paix pour autant et ne pourra pas compter sur l’aide occidentale pour sa reconstruction.

Les Alliés ont prétendu que la Syrie abritait des stocks d’armes chimiques malgré son adhésion à la Convention les prohibant. Ils ont assuré ne viser que des cibles liées à ces armes. Or, par exemple, ils ont tiré quatre missiles contre l’aéroport commercial international de Damas ; une cible exclusivement civile. Heureusement l’Armée arabe syrienne est parvenue à les intercepter tous.

Au total, l’Armée arabe syrienne, qui ne disposait que de S-125, de S-200, de Buk, de Kvadrat et d’Osa, a réussi à abattre seule les deux-tiers des projectiles occidentaux. En définitive, malgré eux, les Alliés viennent de livrer la première bataille de leur histoire où ils n’ont tué aucun ennemi. La France, qui a testé pour la première fois en situation de combat son nouveau missile de croisière naval, n’a pas pu se prévaloir d’un succès auprès de ses clients potentiels.

Certes, les Alliés se sont eux-mêmes limités. Ils ont soigneusement évité de toucher des cibles russes ou iraniennes et ces deux États n’ont pas participé à la bataille. Il n’en reste pas moins que l’armada occidentale ne dispose plus de la capacité d’imposer sa volonté à des puissances moyennes lorsqu’elles sont protégées par la Russie.

Chacun a compris que, désormais : 

puce-cebf5.gif les États-Unis et la Russie —comme jadis les USA et l’URSS— éviteront tout affrontement direct afin de prévenir la guerre nucléaire ; 

puce-cebf5.gif et que les puissances moyennes alliées de la Russie ne seront pas blessées significativement par les Occidentaux. 

puce-cebf5.gif La seule supériorité militaire de Washington, Londres et Paris réside dans leur capacité de manipuler des groupes armés et de les utiliser comme proxys.

En embarquant la France et le Royaume-Uni à ses côtés, le président Trump les a contraints à accepter la réalité qu’ils refusaient.

Ce grand show n’était donc qu’un baroud d’honneur. Après un quart de siècle de domination occidentale unilatérale, ses trois principales puissances militaires viennent d’être rétrogradées. Le monde est revenu à une situation bipolaire de Guerre froide, dont il reste cependant à écrire la nouvelle règle du jeu. La Troisième Guerre mondiale attendra.

Résistance politique: « L’anarchisme africain, l’histoire d’un mouvement » (version PDF)

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Résistance 71

 

16 avril 2018

 

En juin 2015, nous avons publié en quatre parties la traduction de très larges extraits du livre de Sam Mbah et I.E. Igariwey, deux avocats et activistes politiques nigérians « L’anarchisme africain, histoire d’un mouvement », éditions See Sharp Press, 1997. L’ouvrage couvre un bref historique de l’anarchie et surtout quels furent les précédents anarchistes ou assimilés car n’étant pas revendiqués, dans la société traditionnelle africaine.

Le livre se conclut ainsi:
« La pertinence de l’anarchie dans la société humaine n’a nulle part ailleurs été plus évidente qu’en Afrique… Un développement à long terme en Afrique n’est possible que s’il s’opère une cassure radicale avec à la fois le capitalisme et le système étatique, qui sont les instruments principaux du coup d’arrêt de notre développement et de notre stagnation. La société anarchiste est la porte de sortie de l’Afrique. »

Jo de JBL1960 nous en fait un superbe PDF que nous vous livrons ici sans plus tarder, non sans vous avoir fait part d’un de nos échanges au sujet du texte impliqué où nous disions ceci à Jo:
Il est important que les gens puissent faire des connexions entre les différentes cultures et qu’ils comprennent que ce que nous disons est en fait universel, elle est là la véritable « nature humaine », il faut essayer de remettre cela au goût du jour tout en maintenant le message du lâcher-prise avec l’antagonisme, le succès harmonieux ne peut venir que de la complémentarité reconnue et mise en pratique. C’est ce qu’il manquait aux sociétés primordiales qui avait une unité endogène mais maintenant un antagonisme exogène, ciment de leur unité interne… Il faut transcender la relation antagoniste. Un des moyens est de faire comprendre qu’il y a une universalité de l’organisation humaine qui demande néanmoins un effort collectif de tolérance pour parvenir à la complémentarité achevée =

Nous pensons que cette étude inédite de Mbah et Igariwey illustre bien ce propos de la complémentarité.

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey (version PDF)

 

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la societe des societes

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