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Pour un mouvement abstentionniste politique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 avril 2017 by Résistance 71

« La seule véritable peur qui puisse affecter l’autorité officielle, n’est pas celle générée par les gens qui vont lui résister, mais celle par ceux qui vont l’ignorer. » 
~ George Bernard Shaw ~ 

« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

“La révolution anarchiste est aujourd’hui la révolution naturelle, celle qui ne peut pas se laisser dériver ou confisquer par des groupes, factions ou partis, classes ou autorités.”
~ López Arangó ~

 

Résistance 71

 

25 avril 2017

 

Quelques saines lectures pour que le mouvement abstentionniste qui semble vouloir se lancer pour le second tour de l’élection du Clown d’Or 2017 dans la république obsolète française, ne soit pas un mouvement de ras le bol, mais un mouvement politique, débouchant potentiellement sur l’union des associations libres.

Notre dossier « illusion démocratique »

Quelques lectures peut-être éclairantes:

Petit dialogue nécessaire en période électorale ou la maïeutique anarchiste

De l’abstention à l’abstention politique

petit_precis_sur_la_societe_et_letat (PDF)

Appel au Socialisme (PDF)

6ème_déclaration_forêt.lacandon

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Les_amis_du_peuple_révolution_française

Pauvre France

De quoi vous occupez jusqu’au 7 mai et au-delà…

Bien entendu, notre collection de PDF utiles à lire et diffuser sans aucune modération.

Parce que comme le nous le disaient déjà les Zapatistes en 1994:

« Aujourd’hui assez c’est assez ! [¡Ya Basta!] Nous sommes les héritiers des véritables constructeurs de notre nation. Nous sommes des millions, les dépossédés qui appellent leurs frères et sœurs à rejoindre la lutte, la seule voie, de façon à ce que nous ne mourrions pas de faim à cause de l’insasiable ambition d’une dictature de 70 ans, menée par une clique de traîtres qui représentent les groupes les plus conservateurs et les plus corrompus. »

= = =

“Pour les anarchistes, la révolution sociale est l’ultime instrument collectif des opprimés contre la structure économique et sociale exploiteuse et hiérarchisée sous laquelle nous sommes forcés de vivre. C’est le seul moyen par lequel le vieil ordre peut-être déplacé. Un ou des compromis avec le capitalisme et la collaboration avec l’État par le processus parlementaire, ne peuvent servir qu’à institutionaliser la misère, l’injustice et la violence dans le sens le plus large.”
~ Stuart Christie* ~

“Mais l’ennemi perpétuel, c’est la terreur perpétuelle, au niveau de l’État cette fois. L’État s’identifie avec “l’appareil”, c’est à dire l’ensemble des mécanismes de conquête et de répression. La conquête dirigée vers l’intérieur du pays s’appelle propagande (“premier pas vers l’enfer” selon Frank) ou répression. Dirigée vers l’extérieur elle crée l’armée. Tous les problèmes sont ainsi militarisés, posés en termes de puissance et d’efficacité.”
~ Albert Camus, “L’homme révolté”, 1951 ~

 

Pauvre France…

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« La seule véritable peur qui puisse affecter l’autorité officielle, n’est pas celle générée par les gens qui vont lui résister, mais celle par ceux qui vont l’ignorer. »
~ George Bernard Shaw ~ 

 

Résistance 71

 

24 avril 2017

 

Les veautards ont donc accompli le premier parcours de leur œuvre inique !

Résultat donc du premier tour de la course du Tocard d’or pour veautards enfumés: seront donc présents au second tour de l’illusion suprême, dans le coin “kaki dehors, caca dedans” la candidate de la droite nationaliste, fille de son père, représentant toute la tradition et dérives potentielles et de fait de toute droite nationaliste, l’histoire est édifiante, pas la peine d’en faire l’inventaire. Dans le coin caca (d’oie) le représentant de la famille la plus riche du monde, de la haute finance criminelle qui prend sa source à la City de Londres et sa succursale de Wall Street (le CAC40 n’étant qu’une de leurs boutiques franchisées), vecteur inepte et fabriqué de la destruction permanente générée par le monde de la marchandise spectaculaire.

On nous a dit que 70% des veautards ont rempli leur besogne de bas étage et que ces deux candidats représentent environ 45% de cette masse. Donc ces deux marionnettes représentent 31% des électeurs manifestés… Il y a donc aujourd’hui en France 69% de gens potentiellement veautards qui sont contre ces deux candidats. Où est donc la “logique” de la majorité car quoi qu’il arrive, qui que ce soit de ces deux sbires qui sera élu, le sera contre la vraie majorité ? Nous sommes comme d’habitude dans le cas de figure de la dictature de la majorité inversée et pour bien enfumer plus avant et forcer les gens à valider cette mega-supercherie: on va pousser au “vote utile”. Le système a replacé les gens dans la situation de 2002 forçant la goooche bobo à voter pour le candidat de droite. Plus pathétique que çà on meurt.

On a sablé le champagne à la banque Rothschild, à la City et à Wall Street hier soir c’est une certitude tant le second tour est déjà dans leur poche.

Il est évident que le seul choix politique valide est et sera toujours l’abstention, que l’on voudrait bien sûr de masse, le refus de continuer à jouer ce jeu pervers truqué depuis le départ ; car qui que ce soit des deux acolytes qui passe, cela se ferait dans un contexte qui donnerait au peuple le droit de contester et de suivre son propre chemin, celui des associations libres confédérées, de laisser ce sytème étatico-financier sur le bord de la route, l’abandonner pour l’épave qu’il est, afin de se consacrer à la seule voie progressiste qui soit: celle du développement de la société des sociétés égalitaire, anti-autoritaire, appelant les participants à prendre les décisions politiques eux-mêmes et à mettre en œuvre une société hors État, renouant enfin avec le bien commun et la quête du bonheur universel pour tous.

Veautards, une fois de plus vous avez été dupés. Dans deux semaines viendra l’estocade finale pour la très vaste majorité d’entre vous.

N’oubliez pas une chose: en ce lundi 24 avril et jusqu’au 6 mai 2017, nous sommes 69% de veautards de fait ou potentiels à ne pas vouloir de la merde proposée à venir, alors si vous croyez vraiment à cette idée de majorité: elle est là, devant vous !

Ne la trahissez pas. La seule solution est de nous abstenir, en masse, de ne pas choisir entre la variole et ébola comme l’oligarchie nous force à le faire depuis bien longtemps et d’agir politiquement entre nous en ignorant la fange systémique, pour vraiment changer nos vies. La révolution sociale ne viendra jamais des urnes, qui ne sont que les récipients funéraires de vos illusions politiques, celles de maîtres illusionistes qui continuent d’enfumer les citoyens pour que rien ne change, pour que les privilèges demeurent et que l’oligarchie règne.

Veautards, la balle est dans votre camp. Il est grand temps d’arrêter de prendre les vessies pour des lanternes et de mûrir politiquement. Assez de cet enfantillage électoral pseudo-démocratique !

Qu’on se le dise !

Aux veautards du 23 avril 2017…

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 22 avril 2017 by Résistance 71

Voter c’est abdiquer

Voter c’est se choisir un maître

Voter c’est se soumettre

Voter c’est acquiescer au consensus du statu quo oligarchique

Voter c’est être complice

Voter c’est concéder à l’illusion démocratique

Voter c’est…

 

Pisser dans un violon !!

Résistance 71

Grand cirque électoral franchouillard: Quand Orange pédale pour Macron.. et harcèle les usagers !

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Grâce à Orange and Co Macron voit la vie en rose…

 

Jo Busta Lally

 

21 avril 2017

 

url de l’article original:

https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/04/21/grace-a-orange-cie-macron-voit-la-vie-en-rose/

 

« Le bonheur c’est simple comme un coup de fil ! »

09 70 38 80 00 Bonjour c’est Emmanuel Macron !

Macron pucé par Rothschild appelle tous les français, même ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales !

Macron a passé un coup de fil à Orange, ou à Niel, c’est pareil Free étant toujours en débit d’itinérance avec Orange, qui lui a refilé le listing de tous ses abonnés, mézigue compris donc, et même si vous êtes inscrit en liste rouge. Ou à Drahi, c’est du pareil au même, y sont tous  copains comme cochons !

Et comme Orange, anciennement France Télécom fournisseur historique, propriétaire du réseau cuivré, et seul habilité à autoriser les constructions de ligne sur tout le territoire national est en situation de monopole, ben vous pouvez être vert de rage ! Parce qu’avec Orange, les grandes oreilles du gouvernement et quel qu’il soit ben on est déjà chocolat !

Présidentielle : Emmanuel Macron passe six millions de coups de téléphone pour convaincre les électeurs

« Voilà, je suis candidat à l’élection présidentielle dont le premier tour est ce dimanche 23 avril. » Dans un message vocal d’une minute et demie, le candidat appelle à aller voter.

Lire l’intégralité de l’article sur FranceTVinfo http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/presidentielle-emmanuel-macron-passe-six-millions-de-coups-de-telephone-pour-convaincre-les-electeurs_2151361.html

Et quand on les appelle chez Orange, y savent pas comment qu’il a fait le Macron !

Y nous prennent pas pour des truffes, hein ?

Métamorphose systémique: L’histoire du Bernard-l’ermite qui change de coquille et la fin d’un système

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Très bonne analyse de Paye qui nous suscite cette réflexion: Sortir complètement de ce système inique et criminel.

Le seul anti-système viable est celui où le pouvoir retrouve sa place légitime, c’est à dire dilué dans le peuple qui s’organise en société d’associations volontaires fédérées, sans État, contre l’État, c’est à dire en structurant le pouvoir en son sein de manière à ce qu’il soit impossible que celui-ci ne sorte du peuple pour reconstituer un organe séparé du corps social. Ceci implique une égalité politico-économique car l’économique reprendra sa place, celle d’assujettie au politique, générant une égalité politico-économique de fait.

Ce que décrit si justement Paye ci-dessous à l’échelle locale de la France, est ce que nous appelons le changement de coquille du bernard-l’ermite impérialiste. Le système est en train de muter, il change de peau. C’est à partir de maintenant qu’il est vulnérable et soit être abattu, non pas par la violence, mais par l’indifférence, sa mise en quarantaine et la cristallisation de la société sur le reprise du pouvoir par nous, les gens du peuple, pour fonder la société des sociétés, seule solution viable et véritablement progressiste pour l’humanité…

En cela, voter dimanche et le 7 mai prochain est non seulement futile, mais c’est faire acte de complicité avec l’oligarchie, participer à cette massive illusion démocratique qui n’a que trop duré ! Boycott ! Union et coopération dans les associations libres.

~ Résistance 71 ~

 

  • « 1) Le pouvoir politique comme coercition (ou comme relation de commandement-obéissance) n’est pas le modèle du pouvoir vrai, mais simplement un cas particulier, une réalisation concrète du pouvoir politique en certaines cultures, telle l’occidentale (mais elle n’est pas la seule, naturellement). Il n’y a donc aucune raison scientifique de privilégier cette modalité là du pouvoir pour en faire le point de référence et le principe d’explication d’autres modalités différentes. »
    ~ Pierre Clastres ~

 

La fin du système des partis

 

Jean-Claude Paye

 

20 avril 2017

 

Source:

http://www.voltairenet.org/article196073.html

 

La candidature d’Emmanuel Macron ne vise pas à constituer un nouveau parti, Les Démocrates, face aux Républicains, comme aux États-Unis. Il s’agit plutôt de créer un mouvementisme sans objet qui permette de préserver les intérêts de la classe dirigeante. « En marche ! » donc, vers la dissolution de la République française dans la globalisation consumériste.

La déclaration d’Emmanuel Macron, se présentant comme le candidat « anti-système », a surpris les Français, car il avait été nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée en 2012, puis ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II, en 2014. Il n’a d’ailleurs démissionné de cette dernière fonction que pour avoir les mains libres, afin de se présenter à l’élection présidentielle. Cette auto-désignation nous dit cependant quelque chose d’important sur l’évolution de la structure politique. Qu’Emmanuel Macron se sépare du régime des partis politiques comme mode de gouvernance du pays est une évidence. Pourtant, cette prise de distance, vis-à-vis des partis constitués, ne fait pas de lui un candidat anti-système, car le « système » qui se met en place n’est plus celui des partis, mais bien celui d’une gouvernance politique directe des États nationaux par les acteurs économiques dominants et les structures politiques internationales.

D’ailleurs l’intervention de l’« anti-système » apparaît de plus en plus prégnante dans le déroulement des élections françaises. Le scénario initié par François Hollande se répète, une candidature qui apparaît d’abord comme prématurée, puis la liquidation inespérée de son concurrent, Dominique Strauss Khan, contre lequel il n’avait aucune chance. Cette fois, c’est le candidat de la droite François Fillon, grandissime favori de l’élection présidentielle, qui voit sa réussite subitement impactée par une affaire d’emploi prétendument fictif, existant depuis des dizaines d’années, mais que l’on vient inopinément de découvrir. Dans les deux cas, ces interventions providentielles, destinées à rétablir la morale ou les bonnes mœurs et incidemment à liquider le politique, remettent en selle des candidats qui n’ont aucune velléité de se démarquer, même d’un cheveu, de la politique impériale. Ce sont les candidats les plus malléables qui bénéficient de ces actions du destin. Dans le cas de Macron, on a même un candidat parfaitement « liquide », entièrement construit par l’anti-système et ses médias. Ainsi, « l’anti-système » se montre avant tout comme une restructuration, par le haut, de la représentation politique.

La liquidation programmée du PS

Le positionnement du candidat Macron s’inscrit dans une tendance forte, particulièrement visible au sein du Parti socialiste français, celle de l’auto-implosion. Sa candidature posée en dehors du Parti n’est que le dernier avatar d’une série d’événements qui montrent une volonté interne de liquidation de cette structure. François Hollande ne disait-il pas déjà en 2015 : « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri. Il faut liquider le PS pour créer le parti du Progrès ». Le premier ministre Manuel Valls s’est également présenté comme partisan d’un « front républicain », pour une fusion des listes électorales au niveau des primaires dans les circonscriptions ou le Front national risquerait de l’emporter. On ne peut donc être étonné de sa dernière déclaration selon laquelle il voterait Emmanuel Macron, pour barrer la route à l’extrême droite.

Invité par Matteo Renzi à la fête de l’Unità, le Premier ministre français avait aussi déclaré : « Il n’y a pas d’alternative à gauche, la seule autre donne c’est le Front National. C’est ça et rien d’autre qui doit occuper l’esprit de tous les socialistes. ». Ou encore, au micro de BFM-TV :« À chacun de se dire : est-ce qu’il y a une politique alternative à ce que nous faisons ? Oui, il y en a, il y a ce que propose l’extrême-droite ».

L’organisation de la légitimation repose sur la diabolisation d’un parti politique, le Front National, devenu pourtant semblable aux autres, depuis son aggiornamento de parti fasciste en organe du « meilleur des mondes ». Le programme n’a plus d’importance, seule compte la capacité, auto-proclamée et authentifiée par les médias, d’empêcher le Front national d’arriver au pouvoir. Macron s’inscrit dans cette ligne politique. Il en est son point d’aboutissement. Cette hypostase lui assure sa légitimité et enlève toute crédibilité à toute autre candidature.

La fin du système des partis

La tendance à l’effacement du système des partis, particulièrement explicite en ce qui concerne le PS, se vérifie aussi au niveau du parti républicain, même si le processus de décomposition est moins avancé et a dû faire l’objet d’une aide extérieure par le biais de l’opportune « affaire » Fillon. Cependant, le processus était déjà bien engagé, comme nous le montre le système des « primaires ».

Le candidat d’un parti n’est plus désigné par ses militants, mais peut être élu par tout un chacun, et ainsi par les membres d’un parti concurrent. Le candidat n’est donc plus celui d’un parti, mais celui de l’ensemble des Français, même celui de ses opposants. Ce ne sont plus les organisations politiques qui s’affrontent, mais de simples personnalités, non plus porteuses d’un programme, mais d’une image façonnée par les médias. Du choc des idées, on passe à la concurrence des images.

Nous nous trouvons dans une nouvelle configuration de la « scène politique » , de l’espace de la représentation politique. Nous passons d’un système organisé autour d’un parti de masse dominant ou d’une structure binaire de deux organisations « alternatives », gauche et droite, à un mode de gouvernance qui abandonne le système des partis et qui, dans les faits et dans le langage, rejette le politique.

Une crise de représentation partisane n’est pas un phénomène unique dans le paysage politique français. Il existe plusieurs références historiques, dont celle du bonapartisme instaurant le Second empire, ou, plus près de nous, l’instauration de la Cinquième République en 1958 par le général De Gaule. Cependant, le phénomène actuel est autre. Les deux exemples cités relèvent d’un coup de force extérieur face à l’appareil législatif. Aujourd’hui, nous assistons à un processus interne d’auto-démantèlement de l’ensemble de la structure d’État.

Si hier, la crise de représentation des partis a conduit à un renforcement effectif de l’Exécutif, aujourd’hui, l’augmentation de ses prérogatives aboutit à un accroissement purement formel de son pouvoir, car il ne travaille pas pour son propre compte, mais pour celui d’organisations supra-nationales, des structures intermédiaires de l’Empire, tels que l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe ou l’Otan. L’appareil exécutif national, dans son viol permanent du Parlement, apparaît comme un simple relais. Ainsi, parler de crise de représentation des partis politiques n’est pas suffisant. Il ne s’agit plus d’un fait lié à une conjoncture politique particulière, mais d’un événement d’ordre structurel.

Primauté de l’image

Le phénomène de la candidature Macron révèle une mutation dans l’exercice du pouvoir d’État, à savoir la fin de toute médiation avec la société civile. Les différents lobby se substituent aux partis. Les grandes entreprises ont la capacité de défendre directement leurs intérêts, contre la grande majorité de la population, sans que la décision prise prenne la forme d’une défense de l’intérêt collectif.

Autrement dit, la classe économiquement et politiquement dominante devient également la classe régnante, celle qui occupe les devants de la « scène politique », de l’espace de la légitimation. La classe dominante gère directement ses intérêts et promotionne ouvertement ses candidats. Le processus de légitimation de cette procédure ne relève plus de la représentation, mais du marketing, la scène politique se confondant avec celle des médias.

La candidature Macron est ainsi le symptôme d’une société capitaliste avancée, dans laquelle les rapports sociaux sont complètement transformés en rapports entre choses, entre marchandises. Les divergences exprimées par les différents candidats se réduisent à la compétition des images, à la concurrence des marchandises. Ainsi, Macron se place hors langage. Chacun peut mettre ce qu’il veut entendre dans ce qui est dit. Il ne nous demande pas d’adhérer à un discours, mais de regarder son image et d’être en fusion avec elle.

Il n’y a plus de place pour la politique et la confrontation de points de vue divergents, mais à un abandon de sa vie privée et publique, afin de s’adapter aux changements permanents des rapports de production et à la fluidité renforcée des forces productives, c’est à dire aux exigences, constamment renforcées de la rentabilité du capital.

« En marche » vers une société « moderne-liquide »

Comme un inventaire à la Prévert ne forme pas un programme, rien n’est déterminé. Au nom de la nécessaire adaptation à la « modernité », est promue la propension à tout accepter, à renoncer à tout acquis social. Ainsi, tous les espoirs sont permis pour ses commanditaires, aucune limite n’étant fixée a priori à leurs futures exigences.

Macron s’inscrit dans une idéologie de la « société moderne-liquide » , telle qu’elle a été saisie par le sociologue Zygmunt Bauman, celle du changement permanent en vue de s’adapter à la fluidité des choses. Alors, l’absence de cohérence interne du « programme » se présente positivement, comme une possibilité d’adaptabilité constante, comme une fluidité, a priori préexistante à la conscience des choses, permettant d’intégrer toute mutation. La réforme du Code du travail réalisée par le gouvernement Hollande, dans lequel il occupait un poste clé, en est une première étape. Casser le rapport de force et la capacité de résistance des travailleurs, est la condition préalable pour réaliser l’adaptabilité permanente des travailleurs aux exigences du patronat. Non seulement Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’action du gouvernement sortant, mais il la magnifie, lui donnant sa véritable dimension, celle de la « société liquide ». Cette dernière se caractérise par l’absence de projet précis, sinon de gouverner pragmatiquement. Ce type de gouvernementalité ne peut que donner une place encore accrue aux « experts », renforçant la tendance déjà bien affirmée de gestion de la chose publique par ordonnances, ainsi que par l’emploi de la procédure du 49-3 [1], déjà abondamment utilisée par le gouvernement sortant.

Ici, point d’alternative, le « hors-système » se résume à une capacité revendiquée d’adaptabilité à toute mutation sociale, quelle qu’elle soit. La fluidité exprimée se reflète dans le nom même de son mouvement « En marche ! », une injonction qui ne précise aucunement vers quoi elle se dirige, mais qui nous indique qu’il s’agit d’abandonner toute résistance à la machine économico-politique.

[1] L’article 49 alinéa 3 de la Constitution, dit d’« engagement de responsabilité », permet au gouvernement de faire passer le texte qu’il présente, sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l’opposition se doit de déposer pour la forme, avec peu d’espoir de réussite.

Élection présidentielle franchouillarde: La mascarade touche à sa fin…

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Enfin la mascarade électorale française touche à sa fin

 

Robert Bibeau

 

19 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/enfin-la-mascarade-electorale-francaise-tire-a-sa-fin/

 

Le cirque électoral dans l’hexagone, une dernière étape.

Le grand capital français est rompu aux magouilles complexes, aux alliances traitresses, aux faux-fuyants et aux attaques vengeresses. C’est qu’en France les nombreuses couches d’histoire se superposent au fil des siècles, et elles laissent des traces profondes et les artéfacts politiques jonchent le sol de la patrie dont la terre est rougie du sang des citoyens républicains, des communards, des poilus, des partisans et des innocents, alors que le mode de production capitaliste reste en piste malgré leurs sacrifices. Aux États-Unis l’équation était simple – deux candidats et des broutilles. En France, de nombreux candidats à l’investiture et à la fin 11 candidats à la Présidence. Comment faire passer son homme à travers ce dédale invraisemblable se demande les patrons du grand capital managérial ?

Préparer la route au chalengeur.

Une étape à la fois répondit les conseillers, d’abord éliminer dès les « primaires », les candidats susceptibles de battre le chalengeur. C’est ainsi que Valls, fut battu par Hamon l’insignifiant – assuré de ne jamais faire le 2e tour. À droite, « Bling bling » Sarkozy et le maire de Bordeaux furent écartés pour laisser passer Fillon-les casseroles, sur lequel les ploutocrates possédaient un volumineux dossier de malversations et de prévarications, qu’ils connaissaient bien puisque ce sont eux qui avaient conseillé l’ex-sous-fifre – premier ministre de s’en mettre plein les poches comme tout un chacun. Il faut savoir compromettre ses collaborateurs de manière à les tenir bien en laisse par ailleurs. À si bien faire, le podium des candidatures, de gauche comme de droite, ne présentait plus que des « loosers » sans dangers – toute menace – ou presque – ayant été écartées devant l’Homme de l’establishment, qui pouvait espérer passer.  Quoique, un nouveau candidat au centre – sorti tout droit  de chez le banquier Rothschild – pose une menace et pourrait l’emporter à l’arraché au 2e Tour et barré la route au chalengeur.

Le cas Macron.

Le problème Macron fut donc traité avec subtilité. Étant donné que la mission Macron consiste à neutraliser Fillon et à l’empêcher de passer au deuxième tour, il ne faut pas discréditer Macron au point qu’il ne puisse ravir des appuis à Fillon. Par contre, Macron ne doit pas passer au deuxième tour où il remporterait la mise et deviendrait le polichinelle de la Ve République en déliquescence. Le grand capital sait déjà que ce narcissique, fat et prétentieux, n’a pas la trempe de l’emploi. Hollande a déjà failli à la tâche, faut-il rejouer la cassette des incapables ?  Les sondages Macron plafonnent, afin de laisser place à l’Étoile filante Mélenchon, sortie de nulle part, les sondages d’abord boudeurs se révélèrent tout à coup favorables à l’ex-jospiniste, trotskiste, socialiste, insoumis, opportuniste et réformiste qui espère sauver le mode de production capitaliste malgré le capital.

Pourquoi le grand capital français a-t-il choisi parmi les 10 frères candidats à la présidence de la République capitaliste, le citoyen Mélenchon pour affronter leur chalengeur – celle dont ils ont convenu de faire la première présidente de la République, l’Angela Merkel française ? Parce que Mélenchon est le seul capable de recueillir assez de voix à gauche pour passer au 2e tour, en piétinant Hamon et en grappillant l’extrême centre-gauche bourgeoise, mais il est le seul qui sera incapable de rallier la droite sur sa candidature au deuxième tour. Son passé l’en empêche. La droite française préfèrera Le Pen à Mélenchon malgré le traumatisme que le grand capital a lui-même provoqué lors du tremblement de terre médiatique de 2002. Fillon, et Macron battrait Le Pen mais pas Mélenchon et c’est la raison pour laquelle les « organisateurs d’élections démocratiques » (sic) feront tout pour provoquer une confrontation Le Pen – Mélenchon. Tous les autres candidats auront servi de marionnette et de faire valoir dans ce scénario alambiqué que seul les véritables détenteurs du pouvoir économique et politique ont le moyen d’imposer à la populace déroutée et dégoutée.

D’ici le premier tour le Front national joue profil bas, ce qui signifie que son score en surprendra plusieurs le 23 avril prochain. Les sondeurs ont reçu ordre de sous-estimer le score de Marine Le Pen au premier tour de façon à impressionner l’électorat par l’ampleur de son avance et lui donner l’élan requis pour arracher le 2e tour.  Les « organisateurs d’élections démocratiques » planifient le 2e tour avant même que le premier ait été joué.

La classe prolétarienne et le cirque électoral.

Quand on voit ces jeunes « démocrates » déchirer leur chemise pour défendre cette démocratie de la magouille et la go-gauche s’agiter pour donner une voix aux « classes populaires », aux « classes travailleuses », à la « classe moyenne citoyenne », aux « masses » (sic) on comprend pourquoi la classe prolétarienne les répudie tous.

La classe prolétarienne a déjà fait son lit dans cette foire d’empoigne électorale où se vautrent la droite et la gauche. La classe prolétarienne n’accorde aucune confiance à ces politiciens bourgeois et déclare « Tous pourris, tous pareils. On ne vote pas » signe que la conscience de classe mature rapidement avec l’approfondissement de la crise et la montée des menaces de guerre. Il y a 45 millions d’individus inscrits sur les listes électorales françaises sur 50 millions d’électeurs potentiels, il sera intéressant de connaitre le 7 mai 2017, combien d’électeurs se seront finalement prévalus de leur droit de vote.         

Illusion démocratique: De l’abstention à l’abstention politique ou du ras le bol au renouveau de conscience

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“L’urne est le cercueil de vos illusions.”

“Voter, c’est abdiquer.”

~ Vieux slogans anarchistes ~

 

“Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps.”

~ Emma Goldman ~

 

Il n’y a pas, n’y a jamais eu et n’y aura jamais de solutions dans le système. Voter, c’est se soumettre au consensus du statu quo oligarchique et n’est que pisser dans un violon.

~ Résistance 71 ~

 

 

De l’abstention à l’abstention politique

 

Résistance 71

 

19 avril 2017

 

Une fois de plus, le peuple français est appelé le week-end prochain à participer à la grande messe de la pseudo-démocratie: l’élection présidentielle, puis un peu plus tard à sa petite messe, celle des “législatives”. Auparavant tous les 7 ans, depuis peu tous les 5 ans, les sujets contribuables-électeurs sont invités à venir déposer un papelard portant le nom d’un clown, dans la boîte à suggestions pour esclaves. Comme pour toute boîte à suggestions qui se respecte, personne ne lit jamais les messages introduits, la hiérarchie s’en contre-fout, la manip’ ne servant qu’à donner L’ILLUSION que les gens ont le choix ou leur mot à dire sur le processus politique contrôlé par les intérêts particuliers idoines servant l’oligarchie politico-financière en place.

Pratiquement plus personne de nos jours ne croient sérieusement que voter serve à quoi que ce soit, en tout cas, certainement pas à changer quoi que ce soit en mieux, dans ce système au bout du rouleau. Simplement, le système, dans sa pourriture ultime, avant sa chute, parvient encore à persuader un nombre suffisant de personnes d’aller quand même voter “utile”, c’est à dire pour le moindre mal, pour le soi-disant moindre des fléaux proposés.

Le fait est qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais. Croire le contraire est au mieux naïf, au pire d’une imbécilité navrante. Quoi qu’il en soit, si depuis bien longtemps il fut dit que voter c’était se soumettre, voter c’était abdiquer, voter c’était se choisir un maître, ce qui est toujours vrai de nos jours, il s’est ajouté depuis, une caractéristique que nous nous devons mentionner ici: Voter c’est être complice ! Voter c’est être complice du mensonge perpétuel, de la perpétuation sans fin de l’illusion démocratique, des crimes et des turpitudes des larbins de l’oligarchie mis en place pour satisfaire les intérêts particuliers de leurs maîtres.

Néanmoins, il convient de constater que de grande messe en grande messe, de plus en plus de personnes comprennent et jettent l’éponge pour ce combat des petits sous-chefs, truqués à souhait, ce qui produit de grande-guignolade en grande-guignolade, toujours plus d’abstention. Ceci est bien… mais pas suffisant.

Imaginons un scenario assez idéal afin que l’abstention du dégoût puisse devenir directement une abstention politique efficace et positive:

Imaginons que le nouveau Bozo (ou la nouvelle Bécassine) soit élu(e) avec 30% de participation. Rêvons un peu…

Quelle légitimité cela a t’il ? Aux yeux de la loi: aucun lézard, le blaireau est élu avec 30, 20, 10, 5% de participation ? Aucun problème, c’est enterriné, car il n’y a rien dans le système qui dit que Bozo doit être élu avec tel pourcentage de participation minimum ou à défaut, l’élection serait caduque. Nous savons que ce constat fera bondir les veautards de base et leur fera immanquablement dire: “Donc, vous voyez bien que l’abstention ne sert à rien puisque l’élection tiendra quoi qu’il arrive, alors autant voter utile ou pour le troll qui vous sied le mieux…” Ce à quoi nous répondrions: “Que nenni, car ceci ne ferait qu’endorser le système, qui par un taux de participation au plus bas, se disqualifie politiquement de lui-même et il ne tient donc plus qu’à nous de lui tourner le dos à tout jamais…

Ainsi, un ou une gugusse élu(e) avec 30% de participation n’a absolument aucune légitimité politique, même si le système bien sûr s’empresserait de valider l’affaire. De là résulte que les 70% d’abstentionnistes ont parfaitement le droit, le devoir même, de dire en substance: “Ce ou cette guignol(ette) ne représente en rien la volonté de 70% des gens qui vous ont dit par leur abstention qu’ils n’en ont plus rien à cirer de vos loufoqueries et qu’ils refusent de continuer à jouer ce jeu inique et criminel. En conséquence, nous retirons illico notre consentement à votre illusion démocratique et nous nous organisons entre nous car nous refusons de reconnaître quelque légitimité à votre ineptie que ce soit… Bon vent !

Ceci représenterait la base de départ d’un élan politique nouveau qui verrait tomber comme un fruit trop mûr, sans armes, ni haine, ni violence, l’État, ses institutions et toutes les institutions politico-économiques de la société du spectacle marchand arrivé finalement au bout du bout du banc, la base d’une véritable révolution sociale.

Etienne de la Boétie nous l’avait déjà dit au XVIème siècle dans son “Traité de la servitude volontaire” où il disait déjà, il y a plus de 400 ans, de retirer notre consentement au système (monarchique à l’époque, aristocratique républicain aujourd’hui, c’est du kif…) et de le voir s’effondrer de lui-même et sur lui-même, faute de participants. Il est grand temps de comprendre et d’utiliser à notre profit, c’est à dire au profit de l’intérêt commun de toutes et tous, le fait que la clique oligarque a besoin de nous pour fonctionner, pour continuer à exercer sa coercition, son imposition de la division de la société entre dominants et dominés, chose la plus anti-naturelle qui soit, et que nous n’avons ABSOLUMENT pas besoin d’elle ni du système de contrôle qu’elle a mis en place pour fonctionner de manière libre et émancipée de toute contrainte.

De ce constat juste et implacable émergera une action politique organique qui fera qu’un très grand nombre de gens, de partout, s’associeront et organiseront la mise en place de la société des sociétés, société égalitaire, anti-autoritaire, où la violence du rapport fabriqué de dominant à dominé, de détenteur à sujet du pouvoir, sera une bonne fois pour toute éradiquée.

Mais tout ceci passe au préalable par le boycott du vote et des institutions, chose en voie de compréhension par le plus grand nombre.

En 1872, le congrès de l’Internationale anti-autoritaire réunit à St Imier dans le Jura déclarait:

“1- La destruction de tout pouvoir politique [d’état] est le devoir premier du prolétariat*.

2- Toute organisation d’un pouvoir politique soi-disant provisoire et révolutionnaire pour amener cette destruction ne peut être qu’une tromperie de plus et serait aussi dangereuse pour le prolétariat* que tous les gouvernements existant aujourd’hui.”

(*) prolétariat: segment de la société capitaliste constitué par tous ceux qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre pour subsister en milieu étatico-capitaliste.

Force est de constater que rien n’est toujours plus vrai de nos jours. Voter ne changera absolument rien, voter c’est maintenir le consensus du statu quo oligarchique. Refusons de coopérer plus avant avec ce système inique et criminel.

Boycott du vote, boycott des institutions pour une société qui s’émancipera elle-même par la volonté et l’action du commun de ses membres volontairement associés et se remettra finalement en quête du bonheur pour tous, chose qui a été particulièrement négligée ces quelques 250 dernières années.

Réflexion, union, action directe pour une société émancipée !

Boycott du vote… Boycott des institutions… Érigeons la société des sociétés !…

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A lire notre dossier « Illusion démocratique »