Archive pour politique française

Illusion démocratique: Un nouveau cirque électoral nous est imposé… BOYCOTT de toute cette fange !

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 mai 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

20 mai 2019

 

Cet appel n’est pas réservé aux Gilets Jaunes et sympathisants mais à toute personne politiquement consciente désirant radicalement  changer ce système inique et criminel de fond en comble.

Voter c’est se soumettre, voter, c’est de donner des maîtres, voter c’est acquiescer au système de la mascarade oligarchique !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Boycott du vote !
Boycott des institutions !
Boycott de l’État y compris de l’Union Européenne oligarchique!
Boycott de la mascarade électorale !
Boycott de la société marchande et de sa dictature !

Mais boycotter ne suffit pas… Il faut entrer en résistance, entrer en abstention politique active ; c’est à dire remplacer ce que nous boycottons justement par une alternative politique : celle des assemblées populaires locales, se confédérant et court-circuitant les institutions obsolètes et criminelles de l’outil répressif étatique, tel que préconisé et mis en place par des groupes Gilets Jaunes comme à Commercy, St Nazaire et autre…

A (re)lire:

Le criminel c’est l’électeur !
De l’isoloir à l’isolement
Petit dialogue nécessaire en période électorale
Qu’est-ce que l’abstentionnisme politique ?
Voter est-ce agir ?
La fin du cirque (Résistance 71, novembre 2016)

Pour mettre fin à l’illusion démocratique:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Notre page « Illusion démocratique » qui regroupe un soixantaine de textes démontrant l’ineptie étatique et électorale.

 


Briser les chaînes commence par dire NON !

Publicités

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Les armes françaises tuent au Yémen… La DGSI veille au grain pour que ça ne se sache pas…

Posted in actualité, colonialisme, désinformation, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 15 mai 2019 by Résistance 71


La France confirme: dictature officielle

 

Armes françaises au Yémen: ce qui s’est dit lors de l’audition des deux journalistes par la DGSI

 

RT France

 

14 mai 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/france/62075-armes-francaises-yemen-ce-qui-sest-dit-auditon-deux-journalistes-dgsi

 

Après leurs révélations sur l’usage d’armes françaises au Yémen, deux journalistes de Disclose ont été entendus par la DGSI. Une enquête préliminaire a été ouverte par la section «terrorisme et atteintes à la sûreté de l’Etat» du parquet de Paris.

Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, deux des trois journalistes à l’origine d’une enquête intitulée «Made in France» révélant l’utilisation d’armes françaises au Yémen, ont été entendus ce 14 mai par la DGSI. Plus tôt, les deux fondateurs du site d’investigation Disclose avaient reçu leur convocation pour «compromission du secret de la défense nationale» suite à une plainte du ministère des Armées. Selon Mediapart, la convocation qu’ils ont reçue précise que le délit reproché est «puni d’une peine d’emprisonnement», en l’occurrence cinq ans de prison et 75 000 euros d’amendes.

Disclose dénonce une audition bafouant «les libertés de la presse»

Dans un communiqué publié le 14 mai, Disclose rapporte que ses deux journalistes ont appris que l’enquête préliminaire ouverte en décembre dernier «était conduite sous l’autorité de la section terrorisme et atteinte à la sûreté nationale du parquet de Paris». Une procédure que le média dénonce en arguant qu’elle «prive» ses journalistes «de libertés apportées par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse». Selon Disclose, «l’absence de toute référence dans la convocation de la DGSI à la publication de l’article et à la qualité de journaliste, montre bien une volonté d’exercer une pression personnelle».

Dénonçant un interrogatoire violant des «dispositions fondamentales et protectrices du droit de la presse sur le secret des sources», Disclose explique en outre que Geoffrey Livolsi et Mathias Destal ont été interrogés au sujet de «publications de leur compte Facebook et Twitter personnels dont certaines n’avaient aucun lien avec le sujet de l’audition».

Le communiqué informe enfin que les deux journalistes ont signifié aux enquêteurs qu’ils «avaient agi dans l’exercice de leur mission d’information au public».

Communiqué de Disclose: (cf article original sur RT)

[COMMUNIQUÉ] Lors de leur audition mardi 14 mai, qui fait suite à la publication de l’enquête « Made in France », les journalistes de @Disclose_ngo se sont vus notifier par les enquêteurs de la DGSI qu’ils n’étaient pas entendus comme journalistes. Proprement scandaleux.

Publiées le 15 avril sur le site de Disclose ainsi dans plusieurs médias français, les révélations sur l’emploi d’armes françaises dans la guerre au Yémen par la coalition menée par l’Arabie saoudite, se basent notamment sur la fuite d’un document portant la classification «Confidentiel Défense».

Ce document aurait été rédigé le 25 septembre 2018 par des officiers de la Direction du renseignement militaire, selon Disclose. Y figure notamment «la liste détaillée des armes françaises impliquées dans la guerre au Yémen» qui fait depuis 2015 des milliers de morts parmi les civils. Les Nations unies considèrent que la situation au Yémen constitue la pire crise humanitaire actuelle sur la planète.

De son côté, Paris a toujours expliqué que les armes vendues à ses partenaires étaient utilisées dans des positions défensives, principalement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Mise à jour 15/5/19 (vidéo):

 

 

 

Communiqué et compte-rendu de la seconde Assemblée des Assemblée des Gilets Jaunes, St Nazaire, avril 2019 (PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 15 mai 2019 by Résistance 71

 

Communiqué de la Maison du Peuple de St Nazaire

 

15 mai 2019

 

Voici en version PDF le CR de la 2ème AdA qui s’est tenue à la Maison du Peuple de St Nazaire du 5 au 7 avril 2019. A lire et diffuser très largement:

compte-rendu-complet-2e-ada-stnazaire
(format PDF)

Agenda Mouvement des Gilets Jaunes

mai 2019

Source:

https://saint-nazaire.assembleesdesgiletsjaunes.fr/agenda/ 

Ensemble d’actions proposées par différents groupes lors de la 2e Assemblée des assemblées. Si des dates ou des informations manquent ou seraient erronées, merci d’écrire à inscriptionassemblee@riseup.net

Actions à venir

>18 mai / Acte 27 : « Nous exigeons l’annulation des peines de prisonniers et condamnés du mouvement ! », appel proposé lors de la 2e Assemblée des assemblées à se retrouver partout pour manifester et nous rassembler devant les tribunaux et les prisons ! Retrouvons-nous pour exprimer toute notre solidarité avec nos blessés, nos condamnés et leur famille.

> 26 mai : appel à l’action et à la mobilisation pour la période des élections européennes, proposé lors de la 2e Assemblée des assemblées. Un rassemblement à Bruxelles, en lien avec les Gilets jaunes belges a été lancé. Les groupes locaux sont également encouragés à se mobiliser à la manière de leur choix pendant cette période électorale.

> Mois de juin, à partir du 3 : mobilisations pour défendre les droits sociaux, la santé, le pôle emploi, les EHPAD, les MDPH (Maison départementale des personnes handicapées, la CAF.

> Mois de juillet, à partir du 1er : actions visant les stations-service, les raffineries, le secteur des transports routiers, les aéroports, etc. Actions pendant le Tour de France.

> Mois d’août, à partir du 5 : actions visant les hypermarchés, les GAFA (géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), le secteur logistique, les KHOL (entreprises représentant presque la moitié du CAC40 : Kering, Hermès, L’Oréal et LVMH).

> 24-26 août : actions visant le G7 qui a lieu à Biarritz.

Plus d’infos ici :

htps://www.facebook.com/G7-NON-CEST-NON-341188540081017/

> Mois de septembre, à partir du 2 : actions visant les médias, instituts de sondage, les élites (privées et publiques), etc.

Mois d’octobre :actions visant les prisons et tribunaux.

 

 


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 26ème round: Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 11 mai 2019 by Résistance 71

11 mai 2019

Gilets Jaunes !

Les bientôt six mois de lutte écoulés nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Vive la Commune !
Vive la Société des Sociétés !

Gilets Jaunes: Confiance zéro dans les rézosociaux…

Posted in actualité, gilets jaunes, guerres imperialistes, Internet et liberté, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 10 mai 2019 by Résistance 71

Ne jamais oublier qu’à l’origine les Google, Facebook, Twitter, Instagram etc ont été créés ou ont été amenés à travailler pour les services de renseignement…
Nous l’avons dit de longue date: à un moment donné, la résistance se fera sans recours à l’électronique trop facile à corrompre, (re)lire ou revoir « L’armée des ombres » de J.P Melville (d’après le roman de Joseph Kessel) pour s’en convaincre.
Gilets Jaunes ! Soyons imprévisibles et incontrôlables, ce n’est pas avec l’électronique et les rézosociaux qu’on y parviendra… Rien ne remplace le contact humain en tout et pour tout…

~ Résistance 71 ~

 

 

Luttes: la stratégie s’applique aussi sur le net

 

Paris-Luttes Info

 

8 mai 2019

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/lutte-la-strategie-s-applique-12122?lang=fr

 

Actes ultimes, appels à l’émeute, manifestations non déclarées, blocages… Au fil des actes des gilets jaunes, les invitations à la lutte se multiplient, s’affichent et se partagent sur les réseaux sociaux au mépris bien souvent des règles les plus élémentaires de sécurité. C’est pourquoi une révision de certains comportements s’impose.

Présence policière massive, nasses et brutalités en manifestation, surveillance abusive, pressions judiciaires, peines abusives… Le mouvement des Gilets jaunes, né il y maintenant six mois, s’est accompagné d’une répression sans précèdent qui a donné lieu a une loi anticasseur, à des violences policières multiples et à des menaces récurrentes au droit fondamental de manifester. Il est clair que le gouvernement mène une guerre ouverte à la contestation, quel que soit son niveau de radicalité. Cela se mesure au nombre croissant de blessé·e·s et de mutilé·e·s depuis le début du mouvement (1 décès, 5 mains arrachées, 23 éborgné·e·s et plusieurs centaines de blessé·e·s, au bilan provisoire établit le matin du 1er mai 2019), à la masse d’arrestations préventives en amont de chaque manifestation et aux peines exemplaires prononcées à l’encontre des manifestant·e·s interpellé·e·s par une justice au plein service de l’État.

Les réseaux sociaux grillés

Ces dérives autoritaires s’inscrivent en renfort de mesures sociales et politiques liberticides dont la liste s’allonge chaque semaine et qui sont largement à l’origine du mouvement des GJ. Pour mettre en place un système de plus en plus dictatorial, le gouvernement ne se prive pas d’utiliser tous les éléments en sa possession pour contrer la résistance ; les réseaux sociaux sont à ce titre particulièrement explorés. Pratiques d’utilisation et facilement partageables, les pages et les comptes Facebook et Insta sont ainsi largement épluchés par les services de renseignement, d’autant plus lorsqu’ils se font le relai d’événements de moyenne ou de grande ampleur. C’est ainsi que le 20 avril et le 1er mai dernier, basée sur des commentaires publiés sur les pages de Black bloc France [1], que l’on sait infiltrées et sur des appels à l’émeute et à l’acte ultime likés et partagés par des centaines de personnes, la police a déployé 7 400 policiers et gendarmes sur la seule ville de Paris et occasionné 15 000 contrôles préventifs et 330 interpellations dont 315 mises en GAV toujours dans la capitale [2]. Une situation qui, fin mars, avait également nui à l’appel du week-end de blocage des usines d’armement, où 1 000 CRS avaient accueilli moins de 100 manifestant·e·s qui s’étaient déplacés au lieu des 500 participant·e·s attendu·e·s et de plusieurs milliers d’intéressé·e·s.

L’anonymat, une force pour la lutte

On sait pourtant combien Facebook est surveillé. Certain·e·s, qui y affichent toute leur vie sous leur propre identité, s’engouffrent dans ses pièges sans se poser de questions, s’inscrivent, partagent et publient des événements sous tension, annoncent des actions avant qu’elles n’aient lieu au détriment de toute discrétion et de l’effet de surprise, pourtant conditionnel à la réussite de nos actes. Cela a été le cas le 1er mai 2018 puis lors des actes II, III, IV, VI, VIII, XIII et XVIII qui ont permis d’établir un rapport de force, d’inquiéter et de fragiliser le gouvernement. Si le port d’une cagoule se révèle souvent utile dans la rue, l’anonymat est indispensable sur le Net, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’entretenir une révolte… Ainsi, déclarer participer ou être intéressé par une manifestation, à laquelle souvent on fait faux bond, alors que les forces de l’ordre ajustent leurs effectifs en fonction du nombre d’inscrits potentiels parait relever de la désinvolture, voire de l’inconscience, car attirer l’attention de la police sur un événement place sa propre personne en danger, mais également ses proches, ses camarades, les autres manifestant·e·s et fragilise de fait l’ensemble du mouvement militant. En effet, nombre d’arrestations auraient pu être évitées le 20 avril ou le 1er mai 2019 si davantage de discrétion avait entouré ces appels. Il est bon de rappeler que la spontanéité a toujours été la force du bloc et celle du mouvement des Gilets jaunes lors des premiers actes. C’est pourquoi surprendre, dérouter, se montrer insaisissable n’a jamais été autant à propos et nécessaire.

Revenir aux fondamentaux

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’exclure la technologie de nos outils de communication, mais d’en faire un usage intelligent et non exclusif. Il existe en effet d’autres moyens d’informer, d’échanger et de rassembler telle que la rencontre, le tractage, le bouche-à-oreille… Longtemps, les révolutions se sont faites sans le secours d’Internet, à chacun·e de se montrer créatif… Aujourd’hui, il nous incombe de nous adapter en temps réel aux stratégies policières, qui ont pour seul objectif de disloquer nos mouvements et de déjouer les pièges qu’elles nous tendent. À nous également de nous montrer offensifs pendant et hors manifestations en multipliant les actions de lutte et de résistance. Il est d’urgence de manœuvrer de manière stratégique, de ne pas se mettre en lumière (peu importe la motivation : imprudence, manque de réflexion, soucis d’égo, erreur de jeunesse ou inexpérience). Le noir est notre couleur restons lui fidèle et plaçons nos talents et nos intelligences au service de la Révolution : celle qui a pour visée de détruire le capitalisme dont les effets se révèlent chaque jour davantage plus dévastateurs.

Notes

[1] Par exemple sur cet article de Marianne

[2] Selon les chiffres communiqués par la préfecture de Paris

 

Texte d’actualité pour Gilets Jaunes: « La commune de Paris et la notion d’état » (Michel Bakounine 1871) version PDF

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 6 mai 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

6 mai 2019

 

Nous vous proposons ce texte de Michel Bakounine de 1871, que nous pensons être inédit en français en ligne (nous ne l’avons trouvé nulle part en français) et que nous avons traduit pour le bénéfice de toutes et tous.

Ce texte fait suite à ses « Lettres à un Français » datant de 1870 et Bakounine y analyse à la fois la Commune de Paris et ses rapports politiques avec la notion d’état.
Une fois de plus, on peut se poser la question de savoir pourquoi ce texte paraît-il toujours si d’actualité aujourd’hui ? et la réponse étant invariablement : parce que rien n’a fondamentalement changé, les problèmes posés hier et avant-hier sont toujours posés aujourd’hui et que nous ne pourrons pas y trouver de solutions tant que nous accepterons la réalité politique et économique qui nous est imposée depuis bien trop longtemps.

Depuis novembre 2018, le mouvement des Gilets Jaunes met à jour les contradictions internes et permanentes d’un système étatico-capitaliste à bout de souffle et moribond. Pas à pas, les consciences politiques s’éveillent au-delà de la critique de base de la « vie quotidienne » et un plus grand nombre de gens réalisent, comme nous le disait déjà en substance Bakounine il y a 148 ans, qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir…

Reste à y réfléchir de manière critique et agir pour changer la réalité du monde en une société des sociétés embrassant la complémentarité de notre diversité et lâchait-prise de tous les antagonismes forcés sur nous. Elle est la seule voie viable pour une humanité véritablement humaine dans sa nature organique retrouvée hors du diktat marchand, tout le reste n’étant que pisser dans un violon.

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat
(mise en page PDF de Jo)

 

Bonne lecture !

 


Vive la Commune !

 

Lectures connexes:

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

Exemple_de_charte_confederale_Bakounine

la-sixta

confederalisme_democratique

kropotkine_science-etat-et-societé

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Que faire ?

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Dieu et lEtat_Bakounine

Manifeste pour la Société des Sociétés

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Paulo_Freire_Extension ou Communication

 


Commune de Lyon et…
Commune de Paris

Gilets Jaunes et intox d’état de « l’attaque de la Pitié »… L’internet, l’altmedia et les réseaux armes de la vérité

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 5 mai 2019 by Résistance 71

Analyse très pertinente ci-dessous de Régis de Castelnau expliquant comment les réseaux sociaux ont torpillé en quelques heures le mensonge d’État monté de toute pièce sur “l’attaque de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par des Gilets Jaunes” et mis la vérité au grand jour via un journalisme citoyen qui a purement et simplement enterré les merdias, outil de la propagande et du mensonge de masse, que quasiment plus personne n’écoute aujourd’hui.

Nous irons même plus loin en affirmant que les médias alternatifs, dans toutes les nations du monde, parviennent aujourd’hui à torpiller l’essentiel des intox merdiatiques des gouvernements de l’oligarchie et ce quasiment en temps réel, ceci vaut également pour tous les attentats “faux-drapeaux” et autres coups d’état menés par les services de l’ombre au service du pouvoir oligarchique.

La Harpie Hillary Clinton n’avait-elle déclaré devant un comité sénatorial américain il y a quelques années qu’il “y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre”, répondant ainsi au sénateur yankee Jay Rockefeller qui déclarait de dépit en 2007: “Nous n’aurions jamais dû inventer l’internet”.

Le temps du succès de la propagande d’état (et entrepreneuriale capitaliste) touche à sa fin, les derniers soubresauts en ce domaine de l’oligarchie et de ses cerbères obsolètes des médias vont nous mener vers toujours plus de répression, sous des prétextes qui ne dupent plus personne, répression qui elle-même mènera à toujours plus de résistance, de rébellion en réseau de plus en plus organisé localement, nationalement et internationalement.

Le contrôle de l’information et de son mode de diffusion ont toujours été essentiels pour maintenir la dictature (marchande) du consensus du statu quo oligarchique, mais cette ère touche bel et bien à sa fin. 

Ici, à Résistance 71, nous ne sommes qu’un petit maillon de cette grand chaîne générant ce coup de balais salutaire et c’est avec une certaine satisfaction que nous voyons le travail de fourmi de ces dix dernières années, en parallèle de celui de tant d’autres maillons de la chaîne dissidente, finalement parvenir à secouer le vieil arbre pourri de la médiacratie inepte et obsolète, organe propagandiste de tous les pouvoirs en place.

En ce 1er mai 2019, les GJ ont entériné la mort de terrain de tous ces syndicalistes foies jaunes et deux jours plus tard, les médias citoyens et de dissidence ont exposé au grand jour et par les faits, l’enfumage et les mensonges du pouvoir sur une pseudo-attaque d’hôpital par des manifestants. Deux grandes victoires populaires sur l’enfumage et le contrôle de l’état marchand…

Les succès seront toujours plus convaincants… pas à pas, nous, le peuple, reprenons le pouvoir que nous rediluerons en notre sein pour annihiler toute oligarchie persistante. Oligarques ! Rendez-vous vous êtes cernés !

Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Vive les associations libres ! Vive la Commune ! Vive la Société des Sociétés !

~ Résistance 71 ~

 


Intox d’état: témoignages

 

« Attaque » de la Pitié :

Internet et les réseaux armes de la vérité

 

Régis de Castelnau

 

4 mai 2019

 

url de l’article : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11183

 

Ce qui vient de se produire à l’occasion des manifestations parisiennes du 1er mai avec le mensonge sur l’attaque de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière est quelque chose d’assez extraordinaire. Extraordinaire d’avoir vu un pouvoir d’État dévoyé un niveau rarement atteint sous la République. Extraordinaire le spectacle d’une presse nationale qu’elle soit écrite ou audiovisuelle complètement aux ordres de ce pouvoir. Extraordinaire cette mobilisation d’une classe intellectuelle et médiatique se lançant dans la surenchère pour applaudir un mensonge d’État dont l’évidence aurait pu immédiatement sauter aux yeux en usant d’un minimum d’esprit critique.

Mais finalement, quelle leçon politique nous a fourni le déroulement de la journée du 2 mai et quel révélateur de la crise qui secoue la société française !

La vérité des faits

Chacun sait maintenant ce qui s’est passé dans l’après-midi du 1er mai sur le boulevard des Italiens et dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Le cortège de la manifestation a été scindé en trois par les forces de police, chaque partie faisant l’objet de charges et d’intervention de canon à eau. Cette stratégie volontairement dangereuse enferme les manifestants dans des nasses dont craignant les violences policières ils cherchent à s’échapper. C’est ce qui s’est produit avec l’intrusion de groupes pacifiques quelques instants auparavant, dans un parking dépendant de l’hôpital. Les gens espérant que les policiers se contenteraient de disperser la manifestation sur le boulevard, ont vu avec effroi les policiers rentrer dans ce parking et y lancer leurs charges alors qu’il n’y avait bien sûr aucun incident. Éparpillement des manifestants dans l’enceinte de l’établissement lui-même qui quand on le connaît apparaît comme une véritable ville avec ses bâtiments et ses rues. Les policiers en poursuivi leur stratégie folle de chasse à l’homme dans cet entrelacs, provoquant naturellement la panique. Un groupe ne comprenant aucun black bloc ni casseur s’est alors réfugié sur une passerelle, et pour se mettre à l’abri, a tenté de rentrer dans les locaux de ce qui s’est révélé être le service de réanimation de l’hôpital. Avec le professionnalisme et le sang-froid, qui caractérise le personnel soignant en général et celui des services de réanimation en particulier, ce qui était de service en ce 1er mai, se sont opposés calmement à l’intrusion. Et au fur et à mesure les choses se sont calmées. Le mieux pour mesurer la réalité de cette présentation est de voir les vidéos de ce qui s’est passé et d’écouter le témoignage des soignants impliqués. Cette réalité, cette vérité, ont été travesties par le ministre de l’intérieur de la République complètement déshonoré pour l’occasion. Il n’y a pas, en présence, deux versions de ce qui s’est passé comme le prétendent multipliant les contorsions ceux qui se sont imprudemment engagés, il n’y en a qu’une. Celle de la vérité factuelle.

Un Ministre menteur et ses amis

C’est la première leçon. Pour le service de ses petits intérêts politiciens, en période électorale, celui qui a la responsabilité de l’ordre public n’a pas hésité à profiter des excès des forces de l’ordre sous ses ordres et a proféré une série de contrevérités ahurissantes pour disqualifier ceux qui utilisent leur droit constitutionnel de manifestation, et après les avoir traité de lépreux, de fainéants, d’illettrés, de foule haineuse, d’antisémites, de factieux, on les qualifie de monstres assoiffés de sang qui s’attaquent au sanctuaire absolu qu’est le service de réanimation d’un hôpital. Chacun sait que Christophe Castaner n’aurait jamais dû être nommé à ce poste, cette dernière initiative n’en est qu’une nouvelle est atterrante illustration.

La seconde leçon, concerne toute la cohorte de ceux qui se sont précipités pour soutenir l’insoutenable. Le caractère invraisemblable de la présentation et des accusations sautait pourtant aux yeux. Malgré cela, précipitation et abdication de tout esprit critique, symptômes de l’allégeance au pouvoir dominant, ont conduit l’essentiel des médias, à l’exception heureuse de Libération, à emprunter la voie du déshonneur professionnel. Accompagnés par une collection de personnalités lancées dans une surenchère assez obscène, bombardant Twitter et autres réseaux de messages de couroux solennel condamnant les atrocités. On ne va pas dresser la liste de ceux qui qui voient revenir maintenant les boomerangs, occupés à des contorsions risibles pour se justifier et à essayer d’effacer les messages qui seraient passés au travers des captures d’écran. Simplement citer Martin Hirsch directeur de L’APHP qui n’a pas hésité à évoquer la possibilité d’une volonté meurtrière contre les malades dans « l’attaque » du service de réanimation. Et ce conseiller à l’Élysée auteur d’un statut Facebook vengeur vilipendant les terroristes jaunes et noirs, curieusement disparu dans l’après-midi. Et peut-être aussi Jean-Paul Enthoven, doublement imprudent, d’abord par le relais empressé du mensonge castanérien, puis par un engagement aventureux de manger son chapeau s’il s’avérait qu’il avait tort. Il va falloir s’exécuter Monsieur Enthoven, votre dignité est à ce prix, et sachez que le panache est le seul moyen de réussir ses échecs. On réservera un ban pour Éric Naulleau qui n’a dit que des bêtises et a ensuite tout laissé.

Les réseaux sont pleins de ces vidéos, captures d’écran, explications gênées, et voir les uns et les autres patauger dans l’embarras et la confusion, voire un cynisme tranquille, est une vraie gourmandise. Et que dire du spectacle de la caricature de la crise générée par Emmanuel Macron : France d’en haut contre France d’en bas.

Internet et réseaux contre les mensonges d’Etat

C’est justement là que se loge la troisième leçon. Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a accentué les atteintes aux libertés publiques. Comme seule réponse à la crise politique qu’il a provoquée, il a ensuite instrumentalisé la police à des fins de répression violente dont la brutalité et les illégalités se multiplient sous le regard des caméras dont tous les citoyens disposent aujourd’hui et que l’on retrouve les vidéos effarantes à foison sur les réseaux. Sous le regard stupéfait de la presse et des institutions internationales, on y voit dans toute la France, les membres forces de l’ordre se comporter souvent, trop souvent comme des nervis. Emmanuel Macron, bénéficiant d’une complaisance désolante de la magistrature, a instrumentalisé la justice et mis en place une répression judiciaire d’une brutalité inconnue depuis la guerre d’Algérie. Il ne faut pas se tromper, la panique des manifestants sur la passerelle devant le service de réanimation de la Salpêtrière a pour origine cette peur justifiéeà la fois de la violence policière, et de la brutalité judiciaire qui multiplie gardes à vue illégales et peines de prison délirantes. Enfin, Emmanuel Macron a instrumentalisé une Assemblée nationale croupion, composée de parlementaires godillots qui acceptent sans broncher de voter des textes gravement liberticides, sans d’ailleurs que le conseil constitutionnel d’Alain Juppé n’y voit d’inconvénient. Et c’est ainsi que nous avons eu la fameuse loi Fake news. L’adoption de cette loi préparée par une campagne de propagande rythmée par des sondages biaisés, la diabolisation systématique des réseaux, la dénonciation de la haine que ceux-ci véhiculeraient. Elle a donné au pouvoir des outils juridiques pour s’arroger une forme de monopole de la vérité. Rappelons que ce texte répressif permet de porter des coups à la liberté d’expression dans des proportions plus qu’alarmantes. Compétence a été donnée au juge des référés statuant sous 48 heures de dire ce qu’est la vérité objective, avec le pouvoir d’interdire tout autre récit et de lourdement sanctionner hébergeurs et plates-formes. Le ministre du numérique nous a annoncé une nouvelle loi réprimant la liberté d’expression pour soi-disant : « lutter contre la haine sur les réseaux ». La cible évidente est Internet, l’objectif l’est aussi, faire taire toute parole n’émanant pas du pouvoir et de ceux qui le soutiennent, en l’occurrence la plus grande partie de la presse entre les mains des grands intérêts financiers. Étonnante situation qui amène les principaux producteurs de fake news, c’est-à-dire les pouvoirs d’État, à renverser l’accusation pour porter atteinte à la liberté d’expression. Karl Rov qui fut le conseiller de George Bush au moment du déferlement des mensonges d’État pour justifier la guerre d’agression contre l’Irak a théorisé cette stratégie. « Les journalistes se réfèrent à la réalité et croient que des solutions émergent de l’étude d’une réalité discernable.[…] Mais ce n’est plus la façon dont fonctionne le monde […] Maintenant, nous sommes un empire, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. »

Christophe Castaner et ses relais ont eux aussi voulu créer leur propre réalité. Or Il vient de se produire un événement de portée considérable où Internet et les réseaux ont permis de mettre à bas ce qui n’était rien d’autre qu’une fake news d’État et de restaurer la vérité à la face de tous. Le ministre de l’intérieur a officiellement proféré un mensonge visant à disqualifier ceux qui s’opposent au pouvoir qu’il incarne, mensonge relayé par une presse à la fois complaisante et connivente. Ce sont les informations irréfutables et partagées circulant sur les réseaux qui ont obligé les menteurs, à faire, souvent piteusement machine arrière. La réalité et la vérité ont été rétablies grâce aux citoyens qui ont pris les vidéos, les ont publiés, ont témoigné, et ce grâce au média qu’est Internet. Le matin du 2 mai les Français écoutant Christophe Castaner, ouvrant leur journal, allumant leur télévision et leur radio apprenaient qu’une bande de blacks blocs avait pris d’assaut le service de réanimation d’un grand hôpital afin d’y commettre des violences et de mettre en danger la vie des patients. 12 heures plus tard, sous les coups de la prise de parole des citoyens mobilisés, le mensonge s’effondrait. Le pouvoir et ses épigones étaient contraints de reculer en désordre. On sait maintenant qui est producteur de fake news, qui ment, qui est complotiste, et qui est violent.

Et on sait aussi pourquoi ces gens-là qui ont peur de la vérité, veulent verrouiller les outils de notre liberté d’expression.

 


Vive la Commune !