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Résistance politique: Contre la sélection à l’université et la phagocytose en règle de l’éducation « supérieure »…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Nous avons reçu cette compilation/analyse par courriel d’un de nos lecteurs assidus. Il y a effectivement grand péril en la demeure, ceci ne fait que reprendre le schéma régressif que l’empire a déjà appliqué à son propre système éducatif outre-Atlantique. On va droit dans le mur à Mach 12.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut pas y en avoir, donc il importe de mieux comprendre avant d’agir. Nous proposons depuis Octobre 2017 quelques fragments dans ce manifeste:

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Poursuivre la mobilisation contre la sélection à l’université, contre le site Parcours Sup, contre la réforme du Bac le 14 février 2018, le 15 février 2018 et le 17 février 2018

 

Auteur anonyme (article/compilation reçu par courriel)

 

16 Février 2018

 

Les chercheurs doctorants sont contre la sélection à l’université et dénoncent l’arnaque de la loi Vidal et Blanquer. Résultat, le gouvernement a fait censurer leur site https://precairesesr.fr/

Vous pouvez les connaître en allant sur leur compte twitter

https://twitter.com/PrecairESRLille

https://twitter.com/PrecairesESR

et voir comment travaillent ces précaires doctorants de l’enseignement supérieur qui dénoncent les contrats à bas tarif de l’heure et voir pourquoi ils sont contre la sélection, ce piège à cons qui va faire supprimer des filières, des postes d’enseignants chercheurs

Et pour les étudiants faire augmenter les tarifs d’inscriptions

Le patron du Medef Pierre Gattaz a publié un article pour soutenir la réforme du Bac de Blanquer et la sélection à l’Université

Le patron du MEDEF veut la fin de l’université pour tous

sources

https://www.capital.fr/economie-politique/ces-idees-deroutantes-selectionnees-par-pierre-gattaz-pour-emmanuel-macron-1241685

Macron veut instaurer le service militaire obligatoire pour les jeunes qui coûtera à la France, 23 milliards d’euros par an

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/instaurer-un-service-militaire-obligatoire-d-un-mois-cinq-questions-sur-la-promesse-d-emmanuel-macron_2166052.html

Service militaire obligatoire pour les jeunes lancé par Macron

Nous, citoyens français, refusons de devenir chairs à canon

les multinationales tous partenaires des universités lancent la sélection pour faire que les universités se privatisent

Le gouvernement continue à disloquer l’éducation nationale et ses diplômes à sa guise

Car voir la masse des 99% prolétaire acquérir la connaissance universitaire est la hantise de l’élite pour qui la connaissance est la clé du pouvoir. Ils ne peuvent laisser aux 99% de la population, l’universel savoir,

Dans les universités, ils préparent des OGM et virus dans les laboratoires

Afin de les rejeter dans la nature, pour causer chez l’homme ignorant contaminé, le désespoir.

Voilà pourquoi ils ferment les universités qui deviennent comme les sociétés secrètes.

Voilà pourquoi après la sélection des universités, ils voudront la censure d’internet.

Pour garder toujours la connaissance universelle à l’écart des masses populaires et de pouvoir les embrigader dans les armés en les laissant ignorantes pour les faire taire.

L’élite veut emprisonner les masses populaires ignorantes dans un smart grid planétaire.

Sans que personne ne pourra apprendre de ses chaînes à s’en défaire car l’intelligence artificielle est la prochaine menace de l’humanité et seul une élite choisi par l’université en aura le contrôle privilégié.

On a toujours de l’argent pour abrutir, mais on en trouve jamais pour instruire.

Laissez les jeunes le soin de décider leur avenir.

Allez vous, faire de leurs vies un martyr ?

Pour satisfaire vos colonialistes désirs?

Jeunes, ne devenez ni soldat ni ne vous laissez gouverner par leurs tirs,

Avec le service militaire obligatoire, on a plus le droit d’étudier, mais de mourir.

Sous les coups d’ordonnance des maitres du monde qui élaborent un sinistre avenir.

il est temps que les universités s’ouvrent à tous bacheliers pour permettre la connaissance universelle.

Si on veut des citoyens éclairés, ne pouvant être manipulés par aucun cupide industriel aimant l’artificiel.

Les 1er et 6 février 2018 , des milliers de lycéen-ne-s, étudiant-e-s, de personnels du 2nd degré et du supérieur se sont mobilisé-e-s contre la sélection à l’université. Assemblées générales, manifestations et grèves ont marqué ces journées et enclenché un début de mobilisation qu’il faut maintenant poursuivre et développer.

Contre la sélection à l’université

Le rouleau compresseur médiatique du gouvernement a tenté de faire passer la mise en place de la sélection pour l’accès au supérieur comme une réforme technique limitée à un changement de plateforme informatique. Il contestait jusqu’à la notion même de sélection. Le débat s’est maintenant déplacé et il est acquis qu’il s’agit bien de sélectionner les étudiant-e-s. C’est d’ailleurs à cette aune qu’il faut lire le rapport Mathiot qui prépare la future réforme du lycée et du bac qui sera présentée le 14 février en conseil des ministres. Elle semble entièrement pensée pour faire des économies (réduction des horaires disciplinaires, recours aux « MOOC », attaques contre le statut) et pour enrôler pleinement le lycée dans le processus de sélection en intégrant largement dans « ParcourSup » les résultats des épreuves anticipées ou les appréciations des conseils de classe du lycée.

Pour le service public

Laisser mettre en place la sélection c’est accepter une dégradation radicale du service public. L’enseignement supérieur est déjà fortement touché par la loi LRU de 2007 de Sarkozy et on voit d’ores et déjà que des officines privées ont flairé le filon et vendent leurs services de conseil en orientation contre quelques centaines d’euros. Sans compter les bachelier-e-s recalé-e-s à l’entrée de l’université qui se tourneront vers le privé pour celles et ceux qui en ont les moyens…

Ancrer la mobilisation

Alors que la période des vacances scolaires approche, il importe d’ancrer la mobilisation. Les discussions doivent se poursuivre pour informer sur les projets du gouvernements et convaincre de la nécessité de se mobiliser sans attendre. La période des conseils de classe du deuxième trimestre approche et cela va offrir des occasions de mener des discussions dans les lycées. SUD éducation dénonce la surcharge de travail qui incombe aux personnels et rappelle sa consigne : refuser de remplir les « Fiches avenir » lorsque le rapport de force le permet ou avis les plus favorables pour toutes et tous les élèves. Il est hors de question que les enseignant-e-s décident pour les lycéen-ne-s de leur orientation !

SUD éducation et une large interfédérale (FSU, FO, CGT, syndicats étudiant-e-s et lycéen-ne-s) appellent à la mobilisation le 15 février. Un préavis couvre les personnels de l’éducation (enseignement scolaire comme supérieur).

Il est important d’être aux côtés des lycéen-ne-s et étudiant-e-s qui se mobilisent, notamment devant les lycées pour éviter les violences policières. SUD éducation rappelle également que les lycéen-ne-s disposent d’un droit de réunion et d’expression qui doit être garanti. Les sanctions prises contre des élèves, y compris pour des interventions dans les cours, sont scandaleuses. Les enseignant-e-s doivent veiller à garantir le respect de ces droits élémentaires.

Mobilisations contre la sélection & l’école du tri social

• 12 février 2018 Assemblée Générale à Paris Sorbonne (P4), campus Malesherbes.

• 14 février 2018 Journée de grève et de manifestation en Ile-de- France, à l’appel de plusieurs assemblées générales, en convergence avec le secteur social.

• 14 février 2018 Assemblée Générale à l’université Paris-10 Nanterre, 10h30 salle à déterminer.

• 14 février 2018 3ème Assemblée Générale inter-éducation Idf, 17h00 à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau.

• 15 février 2018 Journée de mobilisation nationale, à l’appel de plusieurs assemblées générales et de l’intersyndicale.

• 15 février 2018 Assemblée Générale à l’Université Paris 8 Saint-Denis, 10h lieu à déterminer.

• 17 février 2018 Troisième Coordination nationale de l’éducation

Manifs & actions:

• 14 février 2018 & 15 février 2018 , blocage de l’université Paris 1 site Tolbiac

• 14 février 2018 Cortège contre la sélection dans la manifestation du travail social en lutte, 12h métro Saint-Jacques.

• 15 février 2018 Manifestation contre la sélection 11h place de la Sorbonne.

Recours en justice commun contre ParcourSup

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes (SESL), et l’Union nationale lycéenne – syndicale & démocratique (UNL-SD), ont déposé le 11 février une requête en référé, préparée par Maître Jérémy Afane-Jacquart, dirigée contre le système ParcourSup.

Nos organisations contestent la légalité de la plateforme mise en place par le gouvernement. Nous estimons, sur l’analyse de Me Jérémy Afane Jacquart, que les bases juridiques qui devraient permettre la mise en place de « ParcourSup » ne sont pas assurées, et qu’elles ne le seraient pas, même si le projet de loi voulu par le ministère venait à aboutir.

Nos organisations sont déterminées, dans nos lieux d’études, dans la rue comme dans les instances, et même en justice, à démontrer que les arguments du gouvernement ainsi que la mise en place dans la précipitation de cette plateforme ne sont ni légales, ni souhaitables et ne répondent pas aux objectifs de l’université qui sont énoncés dans l’article 2 de la loi Savary :

« – le développement de la recherche, support nécessaire des formations dispensées, et à l’élévation du niveau scientifique culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent ; […]

– la réduction des inégalités sociales et culturelles et à la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes en assurant à toutes celles et à tous ceux qui en ont la volonté et la capacité l’accès aux formes les plus élevées de la culture et la recherche ».

Nous appelons le gouvernement à l’arrêt immédiat du site internet et à l’arrêt de toutes les procédures visant instaurer une sélection à l’entrée de l’université. Nos organisations donnent rendez-vous aux lycéen·nes, aux étudiant·es, aux salarié·es, aux enseignant·es le 15 février partout en France, en Assemblées Générales, et selon les modalités d’actions qu’ils et elles auront choisies…

Le secrétariat fédéral de Solidaires Étudiant-e-s :

contact@solidaires-etudiant-e-s.org – 06 86 80 24 45

L’Équipe Nationale de l’UNL-SD :

sg@unl-sd.org – 06 12 15 62 51

Pour les questions juridiques et techniques :

avocat@afane-jacquart.com

https://paris.demosphere.eu/rv/60051

Dégage Parcours Sup avant qu’il ne te dégage

https://paris.demosphere.eu/files/docs/f-360edd3180-empty-filename.pdf

Après la mise en place des diplômes à points (réforme LMD) ouvrant la voie à la destruction de la valeur des diplômes nationaux, favorisant ainsi l’embauche et des salaires à la tête, après la mise en place du financement privé de la recherche et de la possibilité de contraindre les jeunes chercheurs à multiplier les CDD (Pacte de la Recherche), le gouvernement de Sarkozy vote la loi de l’ »autonomie » des universités LRU: cette loi qui permettra la privatisation progressive des universités.

Sarkozy avait aussi tenté à cette époque en même temps que la privatisation des universités de lancer la sélection des universités.

« Alors que depuis près de quarante ans, les principales tentatives des différents gouvernement d’instaurer la sélection à l’université ont été balayées par des grèves et manifestations, la réforme Précresse-Sarkozy sur l’université revient sur le droit à étudier dans la filière de son choix »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

« A cette pré-oreintation musclée s’ajoute un autre type de sélection déguisée : la pluridisciplinarité, mise en place lors d’une réforme précédente. En fin de première année, les étudiants doivent choisir une seule des deux matières qu’ils ont suivies ; ce choix peut être influencé par le biais des notes. Une fois l’autonomie des universités acquises, cette « influence » pourra être exercée selon les besoins de l’université et donc du patronat local.

Pourquoi sélectionner ? Sarkozy donne lui-même la réponse : « Vous avez le droit de faire de la littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. » Si la bourgeoisie a besoin d’étudiants, en sciences dures, elle se moque éperdument d’en avoir en sciences humaines et sociales car ces étudiants ne sont pas rentables, coûtent chers (sur les 1,3 millions d’étudiants en université hors IUT, près de 40% sont en sciences humaines et sociales) et sont dangeureux (pensons simplement au rôle des étudiants dans la mobilisation contre le CPE). En outre, les entreprises devant payer plus cher la main d’oeuvre quand il n’y en a pas assez, la sélection a pour objectif de tenter de gérer les flux d’étudiants dans les filières en fonction des besoins des entreprises, pour faire baisser le coût de la main d’oeuvre.

Cette réforme s’attaque également au statut des enseignants-chercheurs : ceux-ci ne seront plus recrutés par une commission de spécialistes mais par un comité, comprenant des non-spécialistes du domaine et établi par le président et le Conseil d’Administration. Le président peut dorénavant recruter en CDD ou en CDI des agents contractuels pour faire le travail des fonctionnaires de catégorie A (fonctions techniques et administratives) et également des enseignants, des chercheurs et des enseignants-chercheurs…sur les postes de fonctionnaires ouverts au concours ! En outre le président pourra attribuer des primes et le CA créer des dispositifs d’intéressement (modalités à préciser par décret). Enfin le président a le droit de veto sur presque toutes les affectations du personnel au sein de son université.

Cette réforme a donc l’objectif ouvert de casser le statut de fonctionnaire, et ainsi de faire baisser le coût du personnel, d’accroître la concurrence entre enseignants-chercheurs, entre employés de catégorie A. Elle va à l’encontre du principe même de recherche fondamentale (travail le plus souvent en équipe …), à l’encontre d’un enseignement de qualité (comment effectuer un enseignement précis si l’on n’est pas spécialisé et chercheur ?), à l’encontre de la qualité des services techniques, déjà dégradés par le manque de moyens.

L’orientation forcée, la casse du statut des fonctionnaires à l’universités s’inscrivent et sont permises par l’ » autonomie » des universités. Cette autonomie est une autonomie financière : l’Etat ne subventionnera l’université plus que sous forme de contrat pluriannuel, les « fondations universitaires » et « fondations partenariales » permettront le financement privé de (au moins) certaines filières universitaires, les biens mobiliers et immobiliers pourront être obtenus gratuitement par les universités, loués et vendus ! L’autonomie est également administrative : comme une entreprise, à la tête de cette université il y aura un CA dont le nombre de membres est divisé par deux, un président aux pouvoirs accrus. Ainsi, avec l’autonomie il y aura concurrence entre les universités, inégalité des moyens, des financements, des diplômes délivrés et, tôt ou tard, liquidation des diplômes nationaux (amorcée par la réforme LMD) et des statuts des enseignants-chercheurs.

Les universités ne sont ni responsables du chômage ni du manque de moyen qu’elles subissent depuis plusieurs années qui s’ajoutent aux moyens antérieurement retirés en collège et lycées. Ce n’est pas d’une réforme mais de plus de personnel et plus de moyens dont elles ont besoin, distribués nationalement et équitablement entre les universités. Il est déjà prévu que cette loi socle soit complétée par d’autres réformes, qui, il va sans dire accentueront les traits ici présentés, et dont pâtiront personnels et étudiants, avec une baisse du coût et de la qualité de vie pour la plupart du personnel et une augmentation des frais des inscriptions et de la qualité des enseignements pour de nombreux étudiants. Cela fait 20 ans que toute la communauté universitaire attend cette réforme » s’est exclamée Valérie Pécresse ! La dame rappelle par ces mots l’échec cuisant de la bourgeoisie qui avait dû, lors de la grève générale de 1986, reculer sur le projet Devaquet qui visait…à instaurer la sélection et l’autonomie à l’université. Mais, depuis 1986, le paysage politique a bien changé…fort de sa victoire à la présidentielle Sarkozy assène le maximum de coup à nos acquis sociaux et les dirigeants syndicaux acceptent des dîners qu’il leur offrent »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

Quand le Medef pose son cartable à l’université

Merci patron ! Depuis un an et demi, le gouvernement, sous couvert de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants, n’en finit plus de confier les clés des facs aux entreprises. Pas un mois ne passe sans que la ministre de l’Enseignement supérieur, ne célèbre ce « rapprochement » entre les universités et « les acteurs économiques » (les entreprises) .

On le comprend. Le patronat, qui a toujours cherché à peser sur les destinées étudiantes, n’a pas à se plaindre. Sa vision de l’université – le fournisseur d’une main-d’œuvre collant au plus près des besoins du marché – est désormais aussi celle du gouvernement. Avec zèle, ce dernier défend la même vision « adéquationniste » de l’enseignement supérieur. Et assoit chaque jour un peu plus l’influence des milieux économiques

Pris dans sa logique de désengagement de l’État et de réduction de la dépense publique, le gouvernement encourage les établissements à se tourner vers le privé pour qu’il assure les financements. »

« Vers une logique du “qui paie décide” »

Pour les entreprises, c’est l’opportunité d’avancer leurs exigences et de se tailler des formations sur mesure.

Ces dernières années, les universités, en partenariat avec les milieux professionnels, ont mis sur pied une multitude de licences et masters « pro » à l’intitulé évocateur. Un exemple : on peut décrocher une licence manager de rayon, formation cogérée par 18 entreprises de la grande distribution et rebaptisée « licence Carrefour » par les étudiants… Pour Anne Mesliand, c’est clair : « On s’éloigne de la logique de coopération qui a toujours existé entre le monde économique et l’université pour aller vers une logique du “qui paie décide”. » Geneviève Fioraso a annoncé son souhait de voir, d’ici à 2020, le nombre d’étudiants en alternance passer de 7 à 17 %

« On donne de plus en plus les rênes au monde économique », déplore Marc Neveu, cosecrétaire du Snesup-FSU. À ses yeux, l’université, qui a la préoccupation d’articuler savoirs, recherche et insertion professionnelle, perd peu à peu la maîtrise au profit d’acteurs économiques

Une visée dangereuse. Comme le soulignent plusieurs études, l’adéquation entre la spécialité de formation et les premiers emplois est peu élevée. « Selon les cursus, seuls 30 à 60 % des jeunes sont dans un emploi en correspondance avec leur spécialité trois ans après la sortie du système éducatif », relève le Céreq. L’insertion après la fac n’en demeure pas moins correcte (lire notre encadré ci-dessous). « Si c’est le cas, c’est justement parce que l’enseignement universitaire permet de s’adapter et d’évoluer dans les métiers, assure Anne Mesliand. Le réduire à une formation étriquée est une grave erreur. »

https://www.humanite.fr/societe/quand-le-medef-pose-son-cartable-l-universite-555864

Les patrons azuréens aux Universités d’été du Medef

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République, une vague d’optimisme s’est emparé des patrons

Ce mardi et mercredi donc, près de 7.500 chefs d’entreprise sont attendus sur le campus d’HEC à Jouy-en-Josas, près de Paris

*Les ministres présents aux Universités d’été du Medef: Muriel Pénicaud (Travail), Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Budget), Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères), Michel Blanquer (Education), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche).

https://www.lejournaldesentreprises.com/marseille-nice-toulon/article/les-patrons-azureens-aux-universites-dete-du-medef-92357

La sélection à l’université et la réforme du Bac et le site Parcours Sup sont donc bien des réformes voulus par le MEDEF. Vidal et Blanquer assistent aux universités d’été du Medef qui donne ses ordres aux ministres sur comment programmer les futures lois du gouvernement.

Un nouveau partenariat entre BAYER ( le propriétaire de Monsanto) et l’université de Paris Sud

Le lundi 9 mai 2016 a eu lieu une rencontre entre la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud et le groupe BAYER pour célébrer une convention de partenariat.

http://www.pharmacie.u-psud.fr/fr/la_faculte/actu-vie-etudiante/un-nouveau-partenariat-entre-bayer-et-la-faculte.html

Le Medef critique les formations universitaires et réclament qu’elles répondent davantage aux besoins des entreprises

https://www.lesechos.fr/17/04/2001/LesEchos/18385-019-ECH_licences-professionnelles—les-universites-jouent-le-jeu.htm

le Medef signe un partenariat avec l’Université de Bretagne Sud.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/universite-de-bretagne-sud-partenariat-avec-le-medef-19-06-2012-1743141.php#Z7Gg8L49XolgWBft.99

Le Medef signe des partenariats avec les universités de Versailles

http://www.ac-versailles.fr/cid113317/partenariat-avec-medef.html (bizarrement la source a été censurée)

Le Medef signe un partenariat avec L’Université Jean Monnet

https://www.univ-st-etienne.fr/fr/tous-les-faits-marquants/annees-precedentes/annee-2010-2011/signature-d-une-convention-entre-l-universite-jean-monnet-et-le-medef.html

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Lille

http://www.univ-lille1.fr/Accueil/Entreprise/partenaires/

Le Medef signe un partenariat avec l’université Lyon 1

https://www.aderly.fr/2008/04/article-2055-charte-de-partenariat-entre-l-8217-universit-201-lyon-i-et-le-medef/

Le Medef signe un partenariat avec l’université d’Evry

http://alaune.univ-evry.fr/evenement/partenariat-medef-ueve/

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Nanterre

http://www.parisnanterre.fr/presentation/partenaires-552928.kjsp

Le Medef signe un partenariat avec l’université Paris Descartes

http://www.mondedesgrandesecoles.fr/l%e2%80%99action-du-medef-ile-de-france/

http://www.masterirh.org/le-master/notoriete/

Le Medef a signé un partenariat avec l’université Clermont-Auvergne (voir présentation formation)

http://www.uca.fr/formation/nos-formations/catalogue-des-formations/licence-professionnelle-metiers-de-la-gestion-et-de-la-comptabilite-comptabilite-et-paie-10138.kjsp?RH=1396003096371#programContente7b46f2a-a68e-418c-ab4c-f680dd11ac1c-1

Une université de Versailles et son partenaire entreprise industriel Valeo ont été récompensés ensemble par Pierre Gattaz, président du MEDEF dans le cadre des meilleures initiatives partagées universités/entreprises.

http://www.uvsq.fr/l-uvsq-et-son-partenaire-industriel-valeo-ont-ete-recom

l’Université de Lyon fait des partenariats avec BAYER- Monsanto  et le MEDEF et la banque populaire

http://iut.univ-lyon3.fr/partenariats-174193.kjsp?RH=1202810969654&RF=1203588127902

Safran l’industrie militaire française et l’Université Paris-Sud signent une convention de partenariat

http://www.publicnow.com/view/712A83F2EF49DFA1B814ED1112381625E07F4FA5

Thales et Safran s’associent dans l’optronique militaire

M. Sarkozy avait appelé à cette consolidation du secteur de la défense.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/21/thales-et-safran-s-associent-dans-l-optronique-militaire_1621112_3234.html

Bayer- Monsanto fait un partenariat avec l’université de Strasbourg

http://www.industrie.com/chimie/bayer-le-cnrs-et-l-universite-de-strasbourg-collaborent-dans-le-fluor,54087

Le Medef encourage les universités à devenir dépendantes des entreprises industriels pour leur formation.

L’objectif principal du Medef est de mettre en place un Comité d’Orientation Université-Entreprises Régional comprenant des représentants du Medef et d’obtenir une sorte de « label Medef » dans la construction et la réhabilitation de ces diplômes

les licences pro deviennent, progressivement, le modèle des licences en général, c’est progressivement toutes les

formations qui devront être « certifiées Medef » avant l’envoi des maquettes au ministère.

Le Medef souhaite pouvoir délivrer la bonne parole dans les universités. (ça y est, le Medef se prend pour Jésus, «  délivrer la bonne parole »)la demande réelle du Medef est d’intervenir directement sur les formations, en amont même de leur demande d’habilitation, afin de les soumettre aux exigences des entreprises locales des régions. Comment Pouvons-nous accepter une vue aussi étriquée de ce qu’est une formation universitaire ?

https://fsu-nancy2.blogspot.fr/

la Banque de France et le MEDEF Périgord font des accord pour investir dans certaines entreprises

https://www.linkedin.com/pulse/convention-de-partenariat-medef-p%C3%A9rigord-banque-france-perigord

Le Medef est en route pour créer une smart grid planétaire pour l’agenda 2030:

Le Medef lance le premier Forum de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat entre l’Afrique et la France

la déclaration « Africa 2030, manifeste pour entreprendre le futur », en partenariat avec le Club Afrique 2030.

LE MEDEF SIGNE UNE CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC L’ORDRE DES AVOCATS DU BARREAU DE SAINT-PIERRE

https://runconcept.com/2017/11/28/le-medef-reunion-signe-une-convention-de-partenariat-avec-lordre-des-avocats-du-barreau-de-saint-pierre/

Sarkozy a lancé la loi LRU en 2007 pour ruiner les universités et les obliger à se privatiser. Les conséquences de la privatisation c’est la sélection. Pour défendre le service public, nous devons lutter contre la Loi LRU de 2007, contre la sélection pour que les universités dépendent des étudiants et non des entreprises. Car les universités qui font des partenariats avec les entreprises du CETA, du TAFTA ne peuvent plus être humanistes et respecter la nature (tant les êtres humains que les animaux). Ce sera le clonage dans les laboratoires pour servir les intérêts privés des entreprises, etc…

Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur a été la première en tant que directrice de l’université de Sophia Antipolis à lancer la privatisation. Elle a détruit Sophia Antipolis et l’a obligé à faire des partenariats avec des écoles de businness et de commerce. C’est cette association de Sophia Antipolis avec les écoles de commerce qui a donné le jour à une nouvelle université répondant aux critères de l’Union Européenne et du medef. » c’est à Frédérique Vidal que l’on doit la création en mars 2015, de l’Université Côte d’Azur, un ensemble qui réunit outre l’Université Nice Sophia-Antipolis,  les écoles de management Skema Business School et Edhec Business School Une réunion de compétences de bon aloi qui va jouer un rôle non négligeable lorsque s’engage le processus d’obtention de la labellisation Idex la même année.

C’est avec le projet UCA JEDI (pour Joint, Excellence Dynamic Initiative) que Frédérique Vidal va monter au front, s’engageant notamment à convaincre les entreprises azuréennes de participer au projet de l’université Sophia Antipolis. Elle n’hésitera pas à expliquer et réexpliquer pourquoi il était important que les PME comme les grands groupes industriels apportent leurs implications à l’université et leurs projets d’entreprises privés industriels dans le projet université. L’objectif avait alors été de convaincre 150 d’entre elles d’écrire noir sur blanc de quelle façon leurs propres investissements s’inscrivaient en droite ligne dans les axes définis par l’Université Côte d’Azur (l’université côté d’azur est l’association de l’université Sophia Antipolis avec les écoles de commerce) notamment sur le numérique, l’espace, l’environnement, ou le territoire intelligent.

Ce regard bienveillant de Frédérique Vidal, directrice de l’université côte d’azur envers les entreprises c’est aussi ce qui a permis à Frédérique Vidal d’emporter les suffrages du côté du patronat. Philippe Renaudi, le président de l’UPE06, estime que la nomination de Frédérique Vidal est « une excellente nouvelle ». Car justement, « elle a le souci et l’inquiétude des besoins des entrepreneurs, elle sait être à l’écoute ».

Frédérique Vidal s’est aussi fortement engagée auprès de l’entreprise industriel cluster EducAzur- EdTech qui veut devenir le n°1 français

Frédérique Vidal arrive donc au gouvernement, auréolée de ses actions fortes pour le territoire azuréen. Appliquera-t-elle la même méthode du mariage des universités avec les entreprises au niveau national ? Il va sans dire que tous ceux qui militent pour l’abolition de la frontière entre le monde universitaire et le monde économique des entreprises sont désormais tournés vers Paris

https://marseille.latribune.fr/economie/2017-05-17/frederique-vidal-la-scientifique-qui-a-depoussiere-l-universite-nice-sophia-antipolis-715885.html

Pour l’Afrique:

http://club-2030.com/actualites/economie-gouvernance/2137/medef-en-partenariat-avec-club-2030-afrique-organisation-du-forum-de-la-jeunesse-et-de-lentrepreneuriat-afrique-france-les-6-et-7-decembre-2016

http://www.africanewsagency.fr/2017/03/08/africa-2030-une-feuille-de-route-pour-le-medef/

Cela a le mérite d’être clair. Le vrai but de la privatisation des universités, la sélection, et le partenariat des universités avec les entreprises c’est pour lancer le smart grid planétaire (le territoire intelligent). C’est donc à l’université que va se décider la smart grid française. Voilà pourquoi ils ne veulent pas que les 99% de la masse populaire puissent aller à l’université, car ils verront comment le futur camps de concentration smart grid planétaire sera fait.

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L’histoire manipulée…

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 février 2018 by Résistance 71

L’histoire cette inconnue

 

Manuel de Dieguez

 

9 février 2018

 

Source:

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/histoire_inconnue.htm

 

Sous les yeux des spectateurs français sidérés, la planisphère change rapidement de configuration : nos moyens de communication devenus instantanés ne cessent de nous entretenir de deux religions étrangères au territoire national, le judaïsme et l’islamisme. Or, plus des deux tiers des Français laïcisés ne croient plus en l’existence d’aucune divinité et relèguent la croyance en un créateur mythique du cosmos parmi les récits à raconter aux enfants en bas âge et quasiment au niveau de la croyance au Père Noël. Les Français laïcs et relativement cultivés qui forment l’immense majorité de la classe dirigeante du pays en éprouvent un sentiment de dépossession et de frustration de leur identité naturelle, comme si l’élite du pays se trouvait privée de son compagnonnage culturel et politique habituel.

Qu’est-ce qu’un véritable chef d’Etat? Quelles sont les caractéristiques d’un faux chef d’Etat ? En quoi un chef d’Etat authentique est-il un acteur et à quel moment ce genre d’acteur incarne-t-il son personnage? A quel moment le Général de Gaulle est-il devenu son personnage historique? Et peut-on encore parler d’un véritable homme d’Etat comme d’un acteur seulement plus grand que les autres, ou bien faut-il étudier cet acteur nouveau de l’histoire?

Comment redresser des erreurs incrustées dans les têtes? Nos ancêtres ne s’appelaient pas les Galli – les coqs – comme le croyait Jules César – mais les Gali, les Gaulois, ce qui, dans leur langue celtique, signifiait les jaillissants, les vaillants. Comment le savons-nous, alors que les découvertes de ces historiens centraux tiennent en quelques lignes et ne rencontreraient pas un lectorat suffisant pour intéresser l’édition papier? La plupart d’entre eux ont trouvé un tremplin sur internet et notamment sur Wikipedia dont l’encyclopédie est devenue une fontaine d’Aréthuse de l’historien moderne.

L’ultime incarnation des historiens qui se sont fait une idée sentimentale du concept même d’historicité n’est autre que Pierre Nora qui jalonne le temps à l’aide de « lieux de mémoire » assignés à jouer le rôle d’oracles delphiques.

D’où, aujourd’hui, un sentiment de stupeur et de révolte face à l’abîme de l’ignorance et de la superstition dont on s’était largement retiré et dans lequel le pays semble sur le point de retomber. Tout se passe comme si la sottise originelle qui faisait dire que la sentence cujos regio eos religio retrouvait une manière de droit de cité.

Mais comment paraître légitimer de nouveau un démiurge qui se présente en tueur universel, puisqu’il est censé passer le temps de sa sainte éternité à soumettre les morts à des tortures éternelles, à l’exception d’une frange de rescapés bienheureux. Et puis, il semblait devenu évident que si chaque région est censée bénéficier d’une révélation particulière et précisément pliée d’avance aux mœurs et coutumes de l’endroit, alors toutes les théologies se réfutent par leur localisation même et leur soumission d’avance à des rituels toujours strictement locaux.

Ainsi les trappistes de la Grande Trappe de Rancé près de Soligny disent qu’ils se lèvent tous les jours à deux heures du matin pour « faire exister Dieu« , comme je l’ai déjà évoqué ailleurs. Certes, ils croient que Dieu existerait sans eux, mais dans le même temps, ils disent tout le contraire, car ils savent très bien que les dieux en lesquels personne ne croit plus et dont plus personne ne salue les apanages et tout l’apparat liturgique, révèle, qu’en réalité, ils n’ont jamais existé ailleurs que dans l’esprit de leurs adorateurs.

C’est à partir du moment où les Français ont passé par une scolarité censée les avoir initiés à la pensée rationnelle et à la philosophie – le bac philo demeure unique au monde – que le moment est venu de rabâcher des évidences primaires au sein d’une immense masse de cerveaux à nouveau théologisés dès le berceau.

Mais il se trouve que toutes nos découvertes philosophiques ou scientifiques se révèlent d’avance articulées avec nos progrès dans la connaissance et la compréhension du fonctionnement pertinent ou trompeur de notre encéphale. C’est pourquoi l’histoire véritable de notre espèce est celle d’une vingtaine seulement de cerveaux supérieurs qui ont engendré les millions de cerveaux à la manière dont un aimant attire la limaille de fer . Je n’en donnerai que quelques exemples: quand Pizarre ou Christophe Colomb découvrent l’Amérique, ils se révèlent déjà les bénéficiaires d’une époque à laquelle les Copernic et les Galilée ont fait découvrir la rotondité de la terre et sa course autour du soleil. Les conquêtes terrestres se heurtaient déjà à un monde soustrait en profondeur au type de compréhensibilité qu’un créateur du ciel et de la terre était censé dispenser à quelques auditeurs privilégiés.

A l’origine du nucléaire, quand la découverte des atomes a fait entrer notre science de la nature dans la connaissance du mystère de la danse de la matière cosmique, nous étions déjà entrés en profondeur dans la mutation de la connaissance de l’espace et du temps qui nous avait placés dans un univers tri-dimensionnel. Et Einstein était sur le point de nous informer que le temps lui-même est une forme de la matière.

Comment, dans ces conditions, les progrès de nos connaissances philosophiques et scientifiques n’auraient-ils pas été confusibles avec les débuts de l’ère nucléaire et ne nous auraient-ils pas fait connaître les premiers pas de l’énergie atomique? Mais c’est dire que tous les progrès de nos connaissances scientifiques et philosophiques ont commencé de nous faire connaître les secrets du fonctionnement et des disfonctionnements de nos cerveaux de sorte que nos têtes devenaient la plaque tournante de tout progrès réel de notre connaissance de nous-mêmes.

Du coup, comment une anthropologie réellement scientifique ne se serait-elle pas focalisée sur une connaissance de plus en plus vertigineuse de la dizaine de cerveaux de génie qui n’ont cessé de féconder les cerveaux insulaires ? Il se trouve que le cerveau des grands hommes est toujours une île à la recherche de son statut particulier et que toute connaissance de nous-mêmes ne peut que s’approfondir à la lumière d’une découverte progressive de l’ultime subjectivité du rationnel. Car si tout signifiant se révèle subjectif du seul fait qu’il demeurera nécessairement humain, il devient vital de découvrir ce qu’il y a d’humain dans le concept même de signification. Et la connaissance de la subjectivité du sacré redevient focale car elle nous révèle l’ultime secret de la politique, puisque nous découvrons alors que ce que les dieux demandaient en réalité à la créature était de leur renvoyer une image idéale, donc falsifiée de leur autorité.

S’il n’existe pas de signifiants en soi, mais seulement des chefferies mythiques, appelées à se disputer leurs proies entre elles, on comprend que la connaissance philosophique et scientifique de soi-même se révèle dans le même temps la clé de la géopolitique et que nous avons intérêt à observer notre cervelle à l’école et à l’écoute de nos chefferies mythiques. La fécondation de l’avenir de notre humanisme est à ce prix, parce que l’islam est redevenu une croisade d’Allah et que l’islam ne tue pas pour tuer, mais pour servir les intérêts du dieu Allah.

De toute façon, l’homme est un animal dont l’ambition ne peut se révéler que cérébrale, donc politique et le politique divinisé est toujours et nécessairement totalisant et totalitaire. C’est pourquoi le sacré nous livre également les clés de la tyrannie.

= = =

« La mémoire, l’histoire, sont des réminiscences de mensonges passés, de forfaitures et aussi une réminiscence que des gens en apparence impuissants peuvent vaincre ceux qui les dirigent, s’ils persistent. »

« J’essaie de réécrire l’histoire afin de refléter le point de vue de ces gens qui en ont été exclus, parce que l’histoire que nous avons jusqu’à présent n’a été que l’histoire vue d’en haut, l’histoire du point de vue des politiciens, des généraux, des militaristes et des industriels. »
~ Howard Zinn ~

Financement du terrorisme impérialiste… Le cimentier Lafarge champion de la nage en eau glauque…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 9 février 2018 by Résistance 71

Le cimentier Lafarge en Syrie: le rôle de la diplomatie française en question

 

Sophie Deveillerie

 

8 février 2018

 

Source: 

https://www.legrandsoir.info/lafarge-en-syrie-le-role-de-la-diplomatie-francaise-en-question.html

 

Un ex-responsable du cimentier affirme que l’ambassadeur de France « était au courant du racket ».

– Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, dont l’État islamique (EI), pour garder ouverte sa cimenterie de Jalabiya (nord), malgré la guerre. Photo d’illustration Jacques Démarthon/AFP

L’enquête sur le groupe cimentier Lafarge, soupçonné d’avoir financé l’organisation État islamique pour rester en Syrie, peut-elle impliquer la diplomatie française ? Un ex-responsable du cimentier affirme que l’ambassadeur de France « était au courant du racket », ce que dément le diplomate.

Dans cette affaire hors norme, où pour la première fois de grands patrons français sont soupçonnés d’avoir financé le terrorisme, Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, dont l’État islamique (EI), pour garder ouverte sa cimenterie de Jalabiya (nord), malgré la guerre.

Certains responsables du groupe, dont l’ex-directeur général adjoint Christian Herrault, ont reconnu avoir été soumis à « une économie de racket ».

Que savaient les autorités françaises ? « Ont-elles poussé Lafarge à se maintenir pour préparer l’après Bachar el-Assad, quitte à mettre en danger les salariés syriens, restés seuls sur le site à partir de 2012 ? Des diplomates étaient-ils au courant de versements délictueux ? Si c’est le cas, ont-ils tardé à tirer la sonnette d’alarme ? », détaille une source proche du dossier.

Le 9 janvier, une confrontation a été organisée entre Christian Herrault et l’ex-ambassadeur de France en Syrie, Eric Chevallier, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. Arrivé en 2009 à Damas, ce dernier a fermé l’ambassade en mars 2012. Il a ensuite été ambassadeur « pour la Syrie », basé à Paris, jusqu’à l’été 2014.

Chevallier « était au courant du racket » et disait « +vous devriez rester, les troubles ne vont pas durer+ », a affirmé M. Herrault devant les magistrats, assurant avoir rencontré plusieurs fois l’ambassadeur. Ce dernier a rétorqué ne « pas avoir de souvenir de ces rencontres ».

Les investigations ont toutefois mis en lumière des réunions entre Lafarge et l’ambassade, notamment une « réunion MAE (ministère des affaires étrangères, ndlr) Syrie » le 29 janvier 2013 à Paris.

Le directeur de la cimenterie de Jalabiya, Bruno Pescheux, a aussi évoqué « des contacts » avec l’ambassade tandis que le directeur de la sûreté de Lafarge, Jean-Claude Veillard, a relaté avoir fait remonter des informations sur la situation dans la région aux services de renseignement français.

Autre élément troublant pour les enquêteurs, une note de M. Herrault sur la situation en Syrie de 2012 à 2015. « Nous avons toujours été encouragés à rester (et) la seule préoccupation exprimée (par les autorités françaises, ndlr) était de ne rien faire qui puisse +irriter+ les Turcs », écrit-il.

« Nous tentions de dire que les Turcs étaient les alliés objectifs sur le terrain des islamistes les plus radicaux qui sont devenus Daesh (acronyme arabe de l’EI), mais cela n’était pas audible à Paris, au moins à l’époque », ajoute-t-il.

« Un mensonge total » pour M. Chevallier qui relève que le ministère a émis dès 2012 des consignes pour les particuliers et les entreprises de quitter la Syrie.

’Pas de consigne écrite’

« Elles ne s’appliquaient qu’aux collaborateurs français, d’ailleurs rapatriés en 2012. Jamais il n’a été demandé de fermer l’usine. Sinon, cela aurait été fait », affirme Solange Doumic, avocate de Christian Herrault.

Ce que disait Laurent Fabius des takfiristes d’Al-Nosra, à cette époque – Le Monde : 12 décembre 2012 – note du Comité Valmy

Certains courriers diplomatiques auraient-ils dû alerter au plus haut niveau du ministère des affaires étrangères ? Ainsi cette note de septembre 2014 d’un conseiller qui évoque le « jeu d’équilibriste entre régime de Damas, forces kurdes et État islamique » auquel est soumis Lafarge, tout en relevant que le patron de la cimenterie indique « ne rien verser » à l’EI.

« Démontrer une éventuelle implication des autorités françaises est difficile car il n’y a jamais eu de consigne écrite. Mais il faut que Paris assume les positions prises à l’époque », estime Me Doumic.

L’association Sherpa, partie civile dans ce dossier, a demandé l’audition de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2016. « On nous dit que Lafarge n’a pas été évoqué avec lui. Il est étonnant qu’il ne se soit pas intéressé à la seule entreprise française dans ce pays stratégique », relève l’avocate.

Le quai d’Orsay n’est « aucunement mis en cause » dans cette enquête qui a conduit à la mise en examen de six responsables du cimentier, dont son ex-patron Bruno Lafont, souligne une source diplomatique. « Aucune forme de collusion avec des groupes terroristes n’est admise, en Syrie comme partout dans le monde », ajoute-t-elle.

Vision politique: marxistes… « Take a walk on the wild side »…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 février 2018 by Résistance 71

« Candy came from out on the Island
In the back room she was everybody’s darling
But she never lost her head
Even when she was giving head
She says, « Hey, babe,
Take a walk on the wild side. »
Said, « Hey, babe,
Take a walk on the wild side. »
And the colored girls go
« Doo do doo do doo do do doo… »
(Walk on the Wild Side)
~ Lou Reed, Transformer, 1972 ~

= = =

Le plus extraordinaire, c’est que ce que dit Ortiz dans cet article est ce que disent les anarchistes depuis toujours… Depuis le grand débat entre Bakounine et Marx lors de la première internationale (AIT), les anarchistes expliquent en long en large et en travers que le marxisme n’est qu’un capitalisme d’état, que Marx soi-même était un social-démocrate qui pensait faire arriver le “parti d’avant-garde” du prolétariat au pouvoir par les urnes… Dans la première section du “Manifeste du Parti Communiste”, K. Marx, F. Engels, 1848, les auteurs disent ceci: “Cette organisation des prolétaires en une classe et conséquemment en un parti politique [le parti communiste] est toujours empêché par la concurrence entre les travailleurs eux-mêmes. Mais elle resurgit toujours plus forte, plus ferme, plus puissante. Elle force une reconnaissance législative des intérêts particuliers des travailleurs en prenant avantage de la division au sein de la bourgeoisie elle-même. C’est ainsi que la loi sur les 10 heures fut passée en Angleterre…

Dans la section 2 ils disent ceci en parlant des mesures à prendre pour le prolétariat une fois sa suprématie politique achevée: “Ces mesures seront bien sûr différentes selon les pays, mais néanmoins dans les pays les plus avancés, ce qui suit sera généralement applicable: [s’en suit ici une liste de 10 points voici ce qui est dit en points 5, 6 et 7…]

5. Centralisation du crédit dans les mains de l’État au moyen d’une banque nationale avec un capital d’État et un monopole exclusif.

6. Centralisation des moyens de communication et des transports aux mains de l’État

7. Extension des usines et des instruments de production propriété de l’État…

Ainsi la “révolution prolétarienne” ne serait qu’un réformisme faisant passer l’État, ses mécanismes et ses institutions de mains d’oppresseurs à de nouvelles mains d’oppresseurs par le truchement de la dictature du “partie d’avant-garde” et de sa nomenclature à terme forcément corrompue si elle ne l’est pas dès le départ.

Certes les deux compères ont pondu une litanie de préfaces aux éditions suivantes de leur manifeste les adaptant aux circonstances historiques, mais ils n’ont jamais corrigé une ligne du texte per se ; Engels y allant même de ses propres préfaces après la mort de Marx. De fait Marx et Engels n’ont jamais résolu la contradiction de deux concepts qu’ils portaient dans leur idéologie: celui de la Commune révolutionnaire et celui fondé sur le suffrage universel… L’ont-ils seulement voulu ? Savaient-ils même que cette contradiction existait dans leur raisonnement ?…

Engels dans une lettre à Kaustsky datée du 29 juin 1891 sur la critique du programme d’Erfurt dit ceci concernant des “points délicats, mais essentiels”: “premièrement, une chose absolument certaine, c’est que notre Parti de la Classe Ouvrière ne peut arriver à la domination que sous la forme de la république démocratique. Cette dernière est même la forme spécifique de la dictature du prolétariat, comme l’a déjà démontré la grande révolution française. […] Deuxièmement: […] A mon avis, le prolétariat ne peut utiliser que la forme de la république une et indivisible. […] Ainsi donc, république unitaire. […] Comment organiser cette autonomie et comment on peut se passer de la bureaucratie, c’est ce que nous ont démontré l’Amérique et la première république française. (sic)…
Ne sont-ils pas beaux les “révolutionnaires” anti-bourgeois ?…

Une question à poser aux marxistes “repentis” est la suivante: pourquoi ne pas admettre l’Idée anarchiste qui prône les associations libres depuis le départ puisqu’elle correspond à ce en quoi ils tendent à penser aujourd’hui en essayant de le dire différemment et en essayant de vendre la salade de Marx et Engels ?

L’État et la fonction économique capitaliste qui l’a phagocyté depuis la première révolution industrielle sont des cellules politico-sociales cancéreuses en phase métastatique et doivent être éradiquées dans un changement radical qui amènera la société des sociétés où la complémentarité remplacera les antagonismes induits nourrissant la division initiale de la société humaine.

Qu’on en finisse avec Marx et la pseudo-révolution ! Qu’on en vienne à la société des sociétés qui aplatira la pyramide de la domination en rediluant le pouvoir dans le peuple, là où il est particulièrement et naturellement soluble.

~ Résistance 71 ~

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Le communisme ou la barbarie, Rosa Luxembourg déjà nous mettait en garde

 

Jean Ortiz

 

1er février 2018

 

url de l’article orignal:

https://www.legrandsoir.info/le-communisme-ou-la-barbarie-rosa-luxembourg-deja-nous-mettait-en-garde.html

 

Depuis, l’idée communiste a pris du plomb dans l’aile. Les sondages en témoignent. Faut-il pour autant céder à l’air du temps, militer en fonction des sondages ?

Le capitalisme fait montre quotidiennement de sa dangerosité, de son obsolescence, même s’il peut durer encore très longtemps. La crise majeure du système permet de vérifier la pertinence des idées de Marx, de décrypter la nouvelle phase de la mondialisation financière, les dégâts de la « sacro-sainte » loi du marché, du capitalisme mondialisé, qui porte les logiques de rentabilité à un niveau inouï. Le partage de la valeur ajoutée entre travail et capital devient de plus en plus vertigineusement inégal. Le système s’avère incapable de répondre aux besoins fondamentaux de l’humanité ; ce n’est d’ailleurs pas son objectif. Il a affaibli, brisé les liens sociaux, brouillé tous les repères, transformé la société en jungle, plongé l’humanité dans un gouffre abyssal…

Si la crise est systémique, elle ne peut donc que s’aggraver. Elle exige de nous, communistes, de mettre en œuvre un processus vers une autre organisation sociale, de caractériser les changements structurels majeurs que nous souhaitons, de donner un contenu nouveau à l’hypothèse communiste. Il convient de dire ce à quoi nous aspirons : la révolution communiste, même si cela est à contre-courant du quasi consensus « libéral » d’aujourd’hui. Ne pas lâcher sur les mots ni sur leurs contenus peut permettre de reconquérir une partie de ceux qui ont renoncé à la conscience et au combat politiques de classe et qui subissent ; ce, sans aucune nostalgie anachronique de ce qui a échoué, mais en réfléchissant à un communisme d’aujourd’hui. Il faut oser dire où nous voulons aller, sans peur des caricatures anti-communistes, persiflées et matraquées par les uns et des autres (le communisme serait par nature criminel…) ; s’il nous faut renouveler les questionnements, on ne saurait renoncer à des marqueurs idéologiques identitaires, aux valeurs communistes originelles, à un mouvement de fond, et permanent, vers une autre organisation sociale, plus horizontale, plus autogérée, plus humaine, pleinement démocratique, plus appuyée sur l’appropriation sociale des secteurs clés, les « communs », la socialisation du pouvoir, et sur une intervention constante (des salariés, des usagers…), un contrôle à tous les niveaux exercé d’en bas par les travailleurs et les citoyens.

L’idée communiste n’est pas invalidée par l’échec du « communisme d’Etat », où le Parti se substituait au peuple et finissait par coloniser l’Etat ; l’autoritarisme, perversion du communisme, n’était pas dans la nature du projet révolutionnaire. Nous, militants, avons trop souvent confondu le commun et la collectivisation. Le communisme reste une grande utopie concrète qui porte une critique radicale du capitalisme, et ouvre la possibilité, révèle la nécessité, de son dépassement. En cette année anniversaire de mai 1968 -j’avais alors 20 ans, et j’étais écartelé par la difficulté extrême de l’essentiel : la convergence, les actions communes entre la classe ouvrière et les étudiants-, en cette année anniversaire de mai 1968, il serait aussi incompréhensible que suicidaire de lâcher l’horizon communiste. Commémorer mai 1968, c’est aussi partir de l’idée communiste pour construire une alternative de rupture avec le capitalisme, c’est également travailler à l’insurrection la plus belle, celle des consciences. La révolution à laquelle je crois encore et toujours peut ouvrir la voie au communisme. Encore et toujours. Serais-je un archaïque qui a de l’avenir ?

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Lectures connexes:

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Manifeste de la societe des societes

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Errico_Malatesta_écrits_choisis

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Appel au Socialisme (PDF)

Contre le marxisme et pour la société anarchiste (G. Landauer)

Les marxistes et leur anthropologie (Pierre Clastres)

 

Analyse politique: révolution sociale, mal français et mièvrerie postmoderne…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, documentaire, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 13 janvier 2018 by Résistance 71

Et dire qu’il faille se référer au Mexique et à la réflexion d’anarchistes mexicains pour lire/entendre une telle analyse en dit long sur l’échec de la conscience politique par chez nous. Il est vrai que l’environnement hispanisant (également par voie coloniale…) a maintenu dans le réel les voies de la révolution sociale. Les milieux anarchistes français en sont devenus bien malheureusement incapables. L’analyse ici faite de la décomposition totale du concept de révolution sociale dans la mièvrerie dite “postmoderne” est au scalpel.

Une chose à ajouter à ce qui suit: le monde universitaire est en très grande partie sous contrôle de l’oligarchie marchande, nous devons donc considérer le fait que tout cet ersatz de « pensée philosophique » produite n’est en aucun cas le fait du hasard mais une commande de dilution évanescente de l’esprit révolutionnaire. Il est grand temps de revenir à la réalité des choses et d’arrêter l’enfumage…

~ Résistance 71 ~

Lectures connexes:

Manifeste de la societe des societes

Que faire ?

Inevitable_anarchie_Kropotkine

L’anarchie pour la jeunesse

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Appel au Socialisme (PDF)

 

Vent debout contre le mal français

 

Miquel Amoros

 

7 janvier 2018

 

Source:

https://www.lavoiedujaguar.net/Vent-debout-contre-le-mal-francais

Critique de la philosophie postmoderne et de ses effets sur la pensée critique et sur la pratique révolutionnaire

Le recul théorique causé par la disparition de l’ancien mouvement ouvrier a permis l’hégémonie d’une philosophie surprenante, la première qui ne se fonde pas sur l’amour de la vérité, objet primordial du savoir. La pensée faible (ou philosophie de la postmodernité) relativise ce concept, qu’elle fait dériver d’un mélange de conventions, de pratiques et de coutumes instables dans le temps, quelque chose de « construit », et, par conséquent, d’artificiel, sans aucun fondement. Et dans la foulée, toute idée rationnelle de réalité, de nature, d’éthique, de langage, de culture, de mémoire, etc. De plus, certaines autorités du petit monde postmoderne n’ont pas manqué de qualifier certaines d’entre elles de « fascistes ». Finalement en récupérant Nietzsche, il n’y a donc plus de la vérité, mais seulement de l’interprétation. En vérité, une telle démolition systématique d’une pensée qui naît avec les Lumières et réclame la constitution de la liberté — qui donnera naissance, plus tard, avec l’apparition de la lutte de classes moderne, à la critique sociale et aux idéologies révolutionnaires — par ceux qui plutôt que de se baigner dans l’eau claire de l’authenticité préfèrent se vautrer dans la boue de l’imposture, principalement les professeurs et les étudiants, a toute les apparences d’une démystification radicale menée à bien par de véritables penseurs incendiaires, dont la finalité ne serait rien d’autre que le chaos libérateur de l’individualité exacerbée, la prolifération d’identités et l’abrogation de toute norme de conduite commune. Au lendemain d’une telle orgie de déconstruction, aucune valeur ni aucun concept universel ne tiendrait plus debout : être, raison, justice, égalité, solidarité, communauté, humanité, révolution, émancipation… seront tous qualifiés d’« essentialistes », c’est-à-dire d’abominations « pro-natura ». Cependant, l’extrémisme négateur des postphilosophes manifeste sur un plan spirituel des coïncidences suspectes avec le capitalisme actuel. Ce radicalisme d’une haute intensité contraste non seulement avec la vie et les choix politiques de ses auteurs, très académiques pour les uns, et conventionnels pour les autres, mais en outre épouse parfaitement la phase en cours de globalisation capitaliste, caractérisée par la colonisation technologique, le présent perpétuel, l’anomie et le spectacle. C’est un complément pour lequel tout est facilité. Personne ne les dérangera dans leurs chaires universitaires. Grâce à la priorité accordée par la domination à la connaissance instrumentale, et par conséquent grâce à la faible importance que la mentalité dominante concède aux « humanités », ont pu surgir sans entraves des bulles philosophiques pseudo-transgressives et toutes sortes de prouesses spéculatives totalement étrangères à la réalité environnante, créant une contrefaçon tourbillonnante de la pensée critique moderne, qui aime être accompagnée d’un vaste bruit médiatique.

Les louanges postmodernes à la transgression normative correspondent d’une certaine manière à la disparition de la sociabilité dans les agglomérations urbaines. En accord avec la nouvelle faiblesse en matière philosophique, rien n’est original, tout est construit, et donc tout repose sur du sable. L’économie politique, les classes, l’histoire, le tissu social, l’opinion… tout. Alors, s’il n’y a pas de relation sociale qui vaille, pas de véritable libération collective, pas de dialectique, pas de critère définitif à prendre en compte à cet égard, quelle est la signification des normes, des moyens et des fins ? On part de rien pour arriver nulle part. Nihilisme en harmonie avec les marchés puisque pour ceux-ci, ce qui n’a pas de valeur économique est négligeable. Il ne faut pas non plus s’étonner que l’éloge de la déshumanisation et le chaos typique des déconstructeurs aillent de pair avec l’apologie de la technique. La pensée faible, entre autres, célèbre l’hybridation de l’homme avec la machine. La nature mécanique, libre de constructions, ne serait-elle pas supérieure à une nature humaine, esclave des lois naturelles ? Le nihilisme inhérent à la logique mécanique reflète et répond à l’abolition de l’histoire, à la suppression de l’authenticité, à la liquidation des classes et à la consécration de l’individualité narcissique ; c’est donc un produit de la culture du capitalisme tardif — si on peut encore appeler ça de la culture — et sa fonction ne serait autre que l’adaptation idéologique au monde de la marchandise tel qu’il est devenu. La philosophie postmoderne est par rapport à l’existant une philosophie de légitimation.

Ce qui était né comme une réaction à la révolte de Mai 68, « dans les bas-fonds de l’Esprit du temps » (Debord), a été reçu dans les universités américaines comme un paradigme de la profondeur critique, et de là, la French Theory a rayonné dans tous les laboratoires pensants de la société capitaliste, descendant dans les ghettos de jeunes sous forme de mode intellectuelle transgressive. Compte tenu de leur caractère ambivalent et malléable, les syllogismes liquides de la postmodernité ont rempli la caisse à outils de toute espèce d’idéologues du vide, des citoyennistes les plus caméléonesques aux anarchistes les plus à la page. Même un nouveau type d’anarchisme, né de la faillite des valeurs bourgeoises historiques, centré sur l’affirmation subjectiviste, l’activisme sans objet ni projet et le manque de mémoire, remplace dans la majorité des espaces l’ancien, fils de la raison, issu de la lutte de classes, bâtisseur d’une éthique universelle et dont le travail révolutionnaire a été fortement ancré dans l’histoire. Dans la French Theory, ou plutôt dans le morbus gallicus, dont le post-anarchisme est l’enfant bâtard, les références ne comptent pas ; elles révèlent la nostalgie du passé, quelque chose de très condamnable aux yeux d’un déconstructionniste. La question sociale se dissout en une multitude de questions identitaires : des questions de genre, de sexe, d’âge, de religion, de race, de culture, de nation, d’espèce, de santé, d’alimentation, etc., qui sont au centre du débat et donnent lieu à un singulier politiquement correct qui se traduit par une orthographe torturée et un discours bourré de saillies et d’embrouillaminis grammaticaux. Une collection d’identités fluctuantes remplace le sujet historique, le peuple, le collectif social ou la classe. Son affirmation absolutiste ignore la critique de l’exploitation et de l’aliénation et, par conséquent, un jeu « intersectionnel » de minorités opprimées supplante la résistance collective au pouvoir établi. La libération proviendra d’une transgression ludique des règles qui entravent ces identités et oppriment ces minorités, et non d’une « alternative » globale ou d’un projet révolutionnaire de changement social, sans doute considéré comme totalitaire, car une fois « constitué » il engendrerait de nouvelles règles, plus de pouvoir et donc plus d’oppression. Le communisme libertaire, de ce point de vue, ne serait que l’incarnation d’une dictature. L’analyse critique et l’anticapitalisme lui-même, grâce à l’annulation de toute référence historique, font place au questionnement de la normativité, à la contorsion de la langue et à l’obsession de la différence, du multiculturalisme et de la singularité. On ne peut en discuter la cohérence puisque la catégorie de la contradiction a été reléguée dans l’oubli tout comme celles d’aliénation, de dépassement ou de totalité. Construire ou déconstruire, voilà la question.

Sans aucun doute, le prolétariat n’a pas « réalisé » la philosophie, comme Marx, Korsch ou l’Internationale situationniste le souhaitaient, c’est-à-dire qu’il n’a pas accompli ses aspirations de liberté et aujourd’hui nous en payons les conséquences. Il est vrai que, dans le développement de la lutte des classes, s’est manifestée une pensée critique qui plaçait la classe ouvrière au centre de la réalité historique, et qui fut qualifiée de marxiste, d’anarchiste ou simplement de socialiste. En fait, il s’agissait de capturer la réalité le plus fidèlement possible, en tant que totalité qui se développe dans l’histoire, afin d’élaborer des stratégies pour vaincre l’ennemi de classe. La victoire finale devait être inscrite dans l’histoire elle-même. Néanmoins, les attaques prolétariennes contre la société de classe n’ont pas abouti. Et tandis que le capitalisme surmontait ses crises, les contradictions dévoraient les postulats d’une telle pensée et de nouvelles formulations étaient nécessaires. Les contributions étaient multiples et il n’est pas nécessaire de les énumérer. Ce qui les caractériserait toutes serait la clarté ajoutée dans la perspective du combat libérateur, mais plongée dans un contexte de régression, puis progressivement éloigné de la pratique. Toutefois, sa lecture a renforcé la conviction qu’une société libre était possible, que la lutte était utile à quelque chose et qu’il ne fallait jamais baisser les bras, que la solidarité entre résistances nous rendait meilleurs et que la formation nous rendait lucides… La lutte des minorités, loin de démanteler la critique sociale, contribuait à l’enrichir. Loin d’être secondaires, les questions d’identité sont devenues de plus en plus importantes à mesure que le capitalisme pénétrait dans la vie quotidienne et détruisait les structures traditionnelles. Elles dénonçaient des aspects de l’exploitation jusqu’alors peu pris en considération. Dans un premier temps, l’universalité et l’identité convergeaient ; on ne concevait pas de solution à la ségrégation raciale, à la discrimination sexuelle, au patriarcat, etc., séparément, mais en vue d’une transformation révolutionnaire globale. Personne ne pouvait imaginer souhaitable un racisme noir, une société d’amazones, un capitalisme gay ou un état d’exception végétarien. La révolution sociale était le seul endroit où toutes les questions pouvaient vraiment être soulevées et résolues. Au-delà, il ne restait plus que la spécialisation élitiste, le sectarisme du « milieu », le narcissisme activiste et le stéréotype militant. C’était la voie ouverte par les postmodernes.

La pensée faible exploitait également le filon de la crise idéologique, en récupérant les auteurs et les idées, mais avec des effets et des conclusions opposés. Une fois que le sujet révolutionnaire a été neutralisé dans la pratique, il fallait le supprimer dans la théorie, de sorte que les luttes resteraient isolées, marginales et incompréhensibles, enveloppées dans un verbiage crétinisant et autoréférentiel adapté seulement aux initiés. Ce fut la tâche de la French Theory. Une escalade démarrait dans la confusion sophistiquée et cryptique qui consacrait, comme mages privilégiés, la caste intellectuelle et comme peuple élu, les disciples, principalement universitaires. Le mal français a été la première philosophie irrationaliste liée au mode de vie des fonctionnaires, relativement rétribuée et à juste titre : sa révision de la critique sociale du pouvoir et la contestation de l’idée révolutionnaire ont rendu de magnifiques services à la cause de la domination. La notion de pouvoir comme un éther omniprésent qui s’étend à tout condamne toute pratique collective à la poursuite d’un idéal en ce qu’elle est vue comme le renouvellement ou la reconstruction du pouvoir lui-même, une sorte de poisson qui se mord la queue. Le pouvoir n’est apparemment pas incarné dans l’État, le Capital ou les Marchés comme lorsque le prolétariat était la classe potentiellement révolutionnaire. Le pouvoir maintenant nous le sommes tous ; c’est le tout. La révolution serait ainsi redéfinie comme leurre du pouvoir afin de se refaire, dans des cas extrêmes, à partir de nouvelles valeurs et normes aussi arbitraires que celles qu’elle-même reléguerait. Le discrédit de la révolution sociale est plus utile pour le pouvoir réel en temps de crise, parce qu’une opposition subversive organisée qui tente de se former (un sujet social qui tente de se constituer) sera immédiatement dénoncée comme un pouvoir d’exclusion. Bref, un mauvais « récit de la modernité » — en terminologie lyotardienne — tout comme celui de la lutte des classes. Le rejet de la notion de classe laisse aussi apparaître involontairement une haine de classe, héritage de la domination passée active dans l’imaginaire post-rationnel. En bref, on abandonne toute velléité communiste révolutionnaire pour la transmigration de genres, le polyamour, la transversalité et le régime vegan. Les problèmes individuels résolus de cette manière, le chemin est alors dégagé pour une opposition collaborative et participative, prêt à entrer dans le jeu et bien sûr à voter, à occuper des espaces de pouvoir et à gérer en son sein l’ordre actuel avec un discours radicalement identitaire donc politiquement très correct, et par ricochet, un discours hypercitoyenniste qui fait rage non seulement dans la nouvelle gauche, mais également dans la gauche intégrée de toujours.

La situation de la critique, en proie au mal français, est donc affligeante, aussi affligeante que la vie dans le monde occidental et urbain ravagée par le capitalisme. C’est la fin de la raison, la fermeture spirituelle d’un monde suranné où la résistance au pouvoir était possible, l’évaporation de la conscience de classe historique, l’apothéose de la relativité, le triomphe absolu du bluff, le règne accompli du spectacle… On pourra appeler ce phénomène comme on veut, mais c’est surtout l’effet intellectuel de la défaite historique du prolétariat au cours des années 1970 et 1980, et, par conséquent, de la disparition de deux ou trois générations entières de combattants sociaux et de l’incapacité de ces derniers à transmettre leurs expériences et leurs connaissances aux nouvelles générations, les livrant à la psychose postmoderne et son jargon inintelligible. Il existe une ligne de rupture générationnelle très claire qui coïncide plus ou moins avec l’apparition du « milieu » ou ghetto de la jeunesse à la fin des années 1980 et une relation de celui-ci avec les processus de gentrification des centres urbains ; finalement, on peut établir avec évidence, une relation entre l’extension de la maladie postmoderne et le développement des nouvelles classes moyennes. L’effondrement du mouvement social révolutionnaire et la catastrophe théorique sont deux aspects du même désastre, et donc du double triomphe, pratique et idéologique, de la domination capitaliste, patriarcale et étatique. Malgré tout, la débâcle n’est jamais définitive, car les antagonismes prolifèrent beaucoup plus que les identités, et la volonté de se libérer en commun est plus forte que le désir narcissique de se démarquer. Dix minutes de pathétique gloire virtuelle sont des gouttes d’eau dans l’océan troublé de la « conflictivité » permanente.

La lutte des classes réapparaît dans la critique du monde de la technologie et dans la défense du territoire, dans les projets communautaires de sortie du capitalisme et dans les luttes que mènent les classes paysannes contre l’agriculture industrielle et la marchandisation de la vie. Probablement, dans les pays turbo-capitalistes, ces conflits ne parviennent pas à échapper aux approches « intersectionnelles », aux traitements « de genre » et autres réductionnismes identitaires, parfaitement compatibles avec une casuistique réformiste issue de « l’économie sociale », mais partout où cristallise un véritable front de lutte, de telles bagatelles tourneront en rond et seront consumées par le feu de l’universalité.

Discussions sur « anarchisme et postmodernité »,

14 novembre 2017, Centro Social Ruptura, Guadalajara (Jalisco),

et 25 novembre 2017, Biblioteca Social Reconstruir, ville de Mexico

Communiqué du Collectif Anti Linky de l’Ariège…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 janvier 2018 by Résistance 71

Reçu d’un de nos lecteurs nous demandant de relayer. Non seulement ces compteurs sont des nuisances à la santé publique, mais ils constituent une atteinte aux libertés individuelles et ce dès la tentative de leur pose. Il est à noter que ces compteurs sont sous-traités par des entreprises privées qui un jour emploieront des milices privées barbouzes pour forcer les maisons et imposer cette dictature technologique big brother. Il est tant de dire NON ! En tout !
~ Résistance 71 ~

Un membre d’un collectif anti Linky d’Ariège (Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09) attaqué en justice par Enedis qui a cherché à lui imposer le compteur linky demande des dons pour l’aider à couvrir ses frais d’avocat pour son procès qui aura lieu au Tribunal de Foix le 7 Février 2018 à 8h30.

« Message du collectif anti Linky d’Ariège  Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09

6 janvier 2018

Bonjour à tous,

Dans le cadre des actions du Collectif « Touche pas à mon compteur – 09 », nous faisons appel  à votre soutien pour nous aider à couvrir les frais d’avocats qui sont engagés pour la défense de Gérard, membre de notre collectif Touche Pas à Mon Compteur- 09 , indument victime d’une plainte d’Enedis,

qui l’accuse d’avoir porté atteinte à un « bien d’un chargé de mission de service public » lors du barricadage de compteurs (apposition d’une plaque devant des compteurs électriques et percement du coffret),  alors que :

– les coffrets sont des biens privés qui appartiennent aux usagers (ils sont facturés lors du raccordement ou fournis par l’usager),

– et que les compteurs – qui n’appartiennent pas à Enedis dans tous les cas, mais aux collectivités locales – ne sont pas du tout endommagés par l’opération.

Les agents d’Enedis, dans l’incident qui a impliqué le démontage des protections que Gérard avait mises sur des compteurs de particuliers à leur demande, pourraient au contraire être accusés de violation de domicile, de destruction et de rétention de bien privé (les protections mises sur les compteurs) et de dénonciation calomnieuse.

Rappelons enfin que ceci vient à la suite d’un jugement du 20 juin 2017 du Tribunal d’Instance de La Rochelle, qui avait donné raison à un usager qui avait barricadé son compteur pour ne pas qu’on lui change, et qui s’était vu attaqué en justice par un poseur qu’il avait repoussé physiquement, après que celui-ci ait détruit les protections (biens privés de l’usager), pénétré sur sa propriété privée et alors qu’il s’apprêtait à changer son compteur. Le tribunal a estimé que l’usager était en légitime défense de ses biens privés (les protections mises pour empêcher le changement du compteur), et que sa réponse était « proportionnée à l’agression » commise par le poseur.

L’attaque d’Enedis dans notre cas, au delà d’une action contre notre Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09, puisqu’un des objectifs d’Enedis pourrait être de nous mettre en difficulté, a une portée nationale :

1) Elle se se fait au civil, car le procureur leur a précisé que rien dans la loi ne permettait de nous poursuivre au pénal, donc il ‘y a pas de loi qui punisse le fait de barricader son compteur

2) Il s’agit d’une occasion de défendre le droit des usagers ayant le compteur d’accès extérieur  (situé en limite de propriété mais dans leur mur de clôture par exemple, donc sur leur emprise foncière), de le barricader, car actuellement, leur volonté de conserver leur ancien compteur n’est pas respectée. C’est d’ailleurs bien ce qu’Enedis essaye de contrer, en faisant un « exemple », afin de dissuader les usagers de s’opposer à la pose des Linky.

En contribuant, même pour un petit montant, vous nous aidez à financer les frais d’avocats pour défendre cette cause, qui peut avoir des répercussions importantes pour le droit des usagers à protéger leur compteur actuel et à s’opposer à la pose des compteurs Linky. Merci donc de votre contribution. Nous vous tiendrons informés du montant recueilli et des suites données à cette souscription et au procès (le référé a été fixé au Tribunal de Foix le 7 Février 2018 à 8h30.

Pour aider le collectif Touche Pas à Mon Compteur-09  à financer les frais d’avocats, vous pouvez envoyer vos dons :

– soit par CB sur www.lepotcommun.fr/pot/psxt5zwg

– soit par chèque, à l’ordre de Gérard Yon, 11 Rue de la Bouscarre, Hameau de Bourrut 09000 Ganac.

http://www.radio-transparence.org/V2/wordpress/?p=7730

http://www.radio-transparence.org/V2/wordpress/?cat=100

Le Collectif Touche Pas à Mon Compteur – 09 qui a été créé en février 2017 soutient aussi ceux qui sont attaqués par Enedis depuis février 2017 source https://stoplinkynonmerci.org/?La-bataille-juridique-est-lancee:

 » La bataille juridique est lancée !

Un avocat engagé est prêt à défendre les personnes qui souhaiteraient faire déposer leur compteur Linky.

Donc, SI VOUS AVEZ LE NOUVEAU COMPTEUR LINKY …

Etes-vous par exemple dans l’un des cas suivants :

◾ LES INSTALLATEURS ONT-ILS PÉNÉTRÉ SUR VOTRE PROPRIÉTE SANS VOTRE ACCORD EXPRESS ? PAR EXEMPLE EN VOTRE ABSENCE ? (violation de domicile)

◾ LE COMPTEUR VOUS A-T-IL ÉTÉ IMPOSÉ DE QUELQUE MANIÈRE QUE SE SOIT (INSTALLATION MALGRE REFUS) ?

◾ LE COMPTEUR A-T-IL ETE PLACÉ CHEZ VOUS SANS QUE VOUS SOYEZ PLEINEMENT INFORMÉ DES POSSIBLES CONSÉQUENCES ET SOUHAITEZ-VOUS A PRESENT LE FAIRE RETIRER ?

Vous pouvez dans ce cas prendre contact au plus tôt avec nous à l’adresse mail et au numéro de téléphone suivant :

◾ Tel : 06 41 19 16 15 (ce numéro accepte vos appels mais ne peut pas vous appeler !)

◾ Mail : jsiorat [CHEZ] free [POINT] fr (cette adresse a été créée spécifiquement et UNIQUEMENT pour cette action)

Une procédure au pénal (violation de domicile par exemple) ou au civil peut être lancée.

Et si nous sommes nombreux, la procédure sera peu coûteuse. Dans un premier temps, par exemple, le dépôt de plainte auprès du procureur est gratuit.

Pour l’Ariège, votre plainte pourra être directement envoyée au procureur de l’Ariège par notre avocat, ce qui lui donnera plus de poids. Pour les autres départements, contactez-nous pour avoir de conseils de rédaction de la plainte à envoyer au procureur de votre département. Si la plainte est classée sans suite, une saisine d’un juge d’instruction pourra avoir lieu, avec mobilisation de tous les cas au niveau national.

Par ailleurs, nous recueillons les témoignages de personnes qui ont vu des conséquences après la pose de ce compteur sur leur domicile ou lieu de travail :

◾ A LA SUITE DE L’INSTALLATION DE CE NOUVEAU COMPTEUR, RESSENTEZ- VOUS DES MAUX DE TÊTE, DES ACOUPHENES, INSOMNIES, PROBLÈMES CARDIAQUES OU RESPIRATOIRES, DIFFICULTÉS DE MÉMORISATION OU CONCENTRATION, VOUS SENTEZ- VOUS NETTEMENT PLUS FATIGUÉ QU’AUPARAVANT, ETC. ?

◾ AVEZ-VOUS DES SOUCIS DE FONCTIONNEMENT AVEC VOS LAMPES ET APPAREILS ÉLECTRIQUES ?

◾ VOS INDEX DE CONSOMMATION OU MONTANT DE VOS FACTURES SEMBLENT-ILS S’ÊTRE ENVOLÉS ?

Ou si vous avez des témoignages de pose forcée, avec photos ou vidéos éventuellement, ou même dépôt de plainte, merci de nous contacter également à ces coordonnées.

Jacques SIORAT pour la future Association Nationale Anti-Linky

collectif « Touche pas à mon compteur 09″  »

https://stoplinkynonmerci.org/?La-bataille-juridique-est-lancee

Pau : une personne âgée de 88 ans dit avoir été agressée par un installateur de compteur Linky.

La police est intervenue. La cliente âgée de 88 ans, et l’installateur ont déposé plainte l’un contre l’autre

Il l’a poussé à l’intérieur en hurlant dit La fille de la personne âgé de 88 ans

“ J’ai entendu ma voisine dire d’arrêter. Il parlait fort. C’était mi des menaces, mi des provocations— dit la voisine de la personne âgé de 88 ans

De son coté, la société Solution 30 qui fait la pose de ces compteurs pour Enédis, n’a pas du tout la même version. Pour le superviseur palois de Solution 30 Cédric le Glaunec, c’est son agent qui a été agressé.  Lui aussi a d’ailleurs déposé plainte contre la fille de la cliente https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pau-une-personne-agee-dit-avoir-ete-agressee-par-un-installateur-de-compteur-linky-1514572002

Comme on peut le voir, ces fameux compteurs Linky qu’on essaye de nous imposer par la force, à coup d’attaques judiciaires, peuvent causer des incendies et causer notre mort à domicile. Ce n’est pas uniquement à cause des ondes que les compteurs linky sont dangereux pour la santé, mais également pour les risques d’incendie qu’ils causent dans nos chaumières:

« Deux compteurs Linky prennent feu dans une résidence à Toulouse

Les boîtiers ont explosé pour une raison indéterminée. Une Toulousaine a raconté sa mésaventure à nos confrères de La Dépêche.

Les habitants de cette résidence du quartier de la Cépière à Toulouse n’en reviennent toujours pas. Ce sont leurs voisins qui ont sonné l’alerte, vendredi dernier, en voyant de la fumée s’échapper de l’habitation

Une fois sur place, les pompiers ont rapidement localisé l’origine du feu : deux compteurs situés dans les locaux professionnels du bâtiment. Les boîtiers avaient fondu, explosé. Seules de grandes traces noires subsistaient sur les murs.

Une des habitantes, Christelle, ne comprend pas. Elle s’est confiée à nos confrères de La Dépêche : « Ils sont tout neufs, ils n’auraient pas dû prendre feu, ils ont été installés en décembre 2016. Ces compteurs Linky nous ont été imposés. On n’en voulait pas car on n’avait pas de problèmes avec nos anciens compteurs. On a dépensé de l’argent pour cela et aujourd’hui ces nouveaux compteurs nous mettent en danger à cause d’installations défectueuses ».

http://www.midilibre.fr/2017/11/27/deux-compteurs-linky-prennent-feu-dans-une-residence-a-toulouse,1594310.php

« Un compteur Linky prend feu à Louveciennes dans les Yvelines »

https://actu.fr/ile-de-france/louveciennes_78350/un-compteur-linky-prend-feu-louveciennes-dans-yvelines_13573007.html

Enfin une preuve que les compteurs linky, ce n’est pas pour l’écologie, Enedis attaque aussi ceux qui sont autonomes en énergie, ceux qui font des panneaux solaires photovoltaïques chez eux

http://www.stop-linky.fr/stoplinky/index.php/photovoltaique-attention-danger-linky

Résistance politique: Dire NON !… et s’y tenir…

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Quelques textes de la Commune et sur la guerre qui l’amena

 

Résistance 71

 

27 décembre 2017

 

Aux travailleurs de tous les pays

Les Internationaux français, 1870

 

Source: “La Commune, histoire et souvenirs”, Louise Michel, 1898

 

 

Travailleurs,

Nous protestons contre la destruction systématique de la race humaine, contre la dilapidation de l’or du peuple qui ne doit servir qu’à féconder le sol et l’industrie, contre le sang répandu pour la satisfaction odieuse de vanité, d’amour-propre, d’ambitions monarchiques, froissées et inassouvies.

Oui, de toute notre énergie, nous protestons contre la guerre comme hommes, comme citoyens, comme travailleurs.

La guerre, c’est le réveil des instincts sauvages et des haines nationales.

La guerre, c’est le moyen détourné des gouvernants pour étouffer les libertés publiques.

= = =

Manifeste de la mairie du 18ème arrondissement (extraits)

Manifeste adressé aux révolutionnaires de Montmartre en mai 1871

Source: Ibid.

De grandes et belles choses se sont accomplies depuis le 18 mars [1871] et notre œuvre n’est pas encore achevée, de plus grandes encore doivent s’accomplir et s’accompliront parce que nous poursuivrons notre tâche sans trêve, sans crainte dans le présent ni dans l’avenir.

Mais pour cela, il nous faut conserver tout le courage, toute l’énergie que nous avons eus jusqu’à ce jour et qui plus est, il faut nous préparer à de nouvelles abnégations, à tous les périls, à tous les sacrifices: plus nous seront prêts à donner, moins il nous en coûtera.

Le salut est à ce prix et votre attitude prouve suffisamment que vous l’avez compris.

Une guerre sans exemple dans l’histoire des peuples nous est faite ; elle nous honore et flétrit nos ennemis.

Vous le savez, tout ce qui est vérité, justice ou liberté n’a jamais pris sa place sous le soleil sans que le peuple ait rencontré devant lui, et armés jusqu’aux dents, les intrigants, les ambitieux et les usurpateurs qui ont intérêt à étouffer nos légitimes aspirations.

Aujourd’hui, citoyens, vous êtes en présence de deux programmes:

Le premier, celui des royalistes de Versailles conduits par la chouannerie légitimiste et dominés par des généraux de coup d’état et des agents bonapartistes, trois partis qui se déchireraient eux-mêmes après la victoire et se disputeraient les Tuileries.

Ce programme, c’est l’esclavage à perpétuité, c’est l’avilissement de tout ce qui est peuple ; c’est l’étouffement de l’intelligence et de la justice ; c’est le travail mercenaire ; c’est le collier de misère rivé à vos cous ; c’est la menace à chaque ligne ; ou y demande votre sang, celui de vos femmes et de vos enfants, on  demande nos têtes comme si nos têtes pouvaient boucher les trous faits dans vos poitrines, comme si nos têtes tombées pouvaient ressusciter ceux qu’ils vous ont tués.

Ce programme, c’est le peuple à l’état de bête de somme, ne travaillant que pour un amas d’exploiteurs et de parasites, que pour engraisser des têtes couronnées, des ministres, des sénateurs, des maréchaux, des archevêques et des jésuites.

C’est Jacques Bonhomme à qui l’on vend depuis ses outils jusqu’aux planches de sa cahute, depuis la jupe de sa ménagère, jusqu’aux langes de ses enfants pour payer les lourds impôts qui nourrissent le roi et la noblesse, le prêtre et le gendarme.

L’autre programme citoyens, c’est celui pour lequel vous avez fait trois révolutions [1789, 1830, 1848], c’est celui pour lequel vous combattez aujourd’hui [1871], c’est celui de la Commune, c’est le vôtre enfin.

Ce programme c’est la revendication des droits de l’Homme, c’est le peuple maître de ses destinées, c’est la justice et le droit de vivre en travaillant ; c’est le sceptre des tyrans brisés sous le marteau de l’ouvrier, c’est l’outil légal du capital, c’est l’intelligence punissant la ruse et la sottise, c’est l’égalité d’après la naissance et la mort.

Et disons-le citoyens, tout homme qui n’a pas son opinion faite aujourd’hui n’est pas un homme ; tout indifférent qui ne prendra pas part à la lutte ne pourra pas jouir en paix des bienfaits sociaux que nous préparons sans en avoir à rougir devant ses enfants.

Ce n’est plus un 1830 ni un 48, c’est le soulèvement d’un grand peuple qui veut vivre libre ou mourir.

[…]

Il faut vaincre et vaincre vite et avec la paix le laboureur retournera à sa charrue, l’artiste à ses pinceaux, l’ouvrier à son atelier, la terre redeviendra féconde et le travail reprendra. Avec la paix nous accrocherons nos fusils et reprendrons nos outils et heureux d’avoir bien rempli notre devoir, nous aurons le droit de dire un jour: Je suis un soldat citoyen de la grande révolution.

~ Les membres de la Commune:

Dereure, J-B Clément, Vermorel

Pashal Grousset, Cluseret,

Arnols, Théophile Ferré ~

= = =

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