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Santé: Nouvel épisode de la dictature vaccinale…

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Lire notre dossier « santé et vaccins » sur Résistance 71

 

Vaccins le dernier coup de poignard de Marisol Touraine

 

Jean-Marc Dupuis

 

Décembre 2016

 

Source: Santé Nature & Innovation

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

 

Cette fois, je me suis dit que la folie s’était emparée des autorités de santé.

 

Mercredi dernier, le 30 novembre, après une année de pseudo « consultations démocratiques », le comité sur la vaccination a rendu son rapport, dans lequel il préconise de :

faire passer de trois à onze le nombre de vaccins obligatoires pour les nourrissons (plus les rappels) [1].

Cela ressemble au dernier coup de poignard de la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Ainsi, dans son esprit :

  • puisque les gens demandent le retour du bon vieux vaccin DT-Polio sans aluminium ;
  • puisqu’ils n’ont pas l’air contents qu’on injecte à la place à leurs bébés un super-vaccin avec aluminium et trois vaccins non obligatoires supplémentaires,

alors la solution la plus simple, selon elle, est de :

  • rendre obligatoires tous les vaccins présents dans le super-vaccin
  • et, tant qu’on y est, rendre obligatoires encore cinq vaccins supplémentaires (pneumocoque, méningocoque C et triple vaccin ROR).

Un tel abus de pouvoir paraîtrait déjà inimaginable.

Et pourtant, ce n’est pas tout.

Ce n’est pas tout

Pour nous « assaisonner » jusqu’au bout, le comité recommande de :

mettre à la charge de la collectivité (c’est-à-dire vous et moi) les inévitables accidents qui découleraient de la généralisation des vaccins, par un « régime d’indemnisation pris en charge par la solidarité nationale », plutôt qu’à celle de l’industrie pharmaceutique (voir page 32 du rapport) ;

« la mise en œuvre sans délai de l’ensemble de ces recommandations » afin de ne pas nous laisser le temps de réagir (page 32 du rapport) ;

envisager le « changement de statut » – c’est-à-dire rendre obligatoire- du très controversé vaccin contre le papillomavirus (contre le cancer du col de l’utérus), et même d’étendre la vaccination « aux jeunes garçons » (page 33 du rapport) !

Que cherchent-ils à faire ?

À mettre le feu aux poudres ?

À déclencher un sentiment d’injustice et de révolte, et perdre le peu de crédibilité qui leur reste ?

Une vaste mascarade

Déjà, la crédibilité de cette consultation prétendument « démocratique » sur les vaccins avait été ébranlée en février lorsqu’un haut fonctionnaire avait claqué la porte du ministère de la Santé.

Ancien diplômé de Sciences-Po Paris, secrétaire général de la Conférence nationale de santé (CNS), Thomas Dietrich a démissionné pour dénoncer la « vaste mascarade » que constitue la « démocratie en santé » [2].

Il dénonçait, en particulier, le fait que le débat public sur la vaccination ait été confié à un institut faussement démocratique, fondé en 2015 et géré par une des anciennes conseillères de Marisol Touraine, l’Institut pour la démocratie en santé.

« Il lui fallait s’assurer que la démocratie en santé serait à sa botte », a-t-il expliqué au sujet de Marisol Touraine, selon « la volonté de la ministre de cadenasser l’ensemble des moyens d’expression de la démocratie en santé ».

De son côté, le quotidien Libération s’étonnait que « l’élaboration de cette parole citoyenne s’est faite en l’absence de toute publicité [3] ».

Je vous le confirme : au cas où vous vous seriez posé la question, je n’ai pas eu la possibilité de participer à ces débats prétendument ouverts, et personne dans mon entourage non plus !

La voix de son maître

Je n’ai pas été surpris de constater que les conclusions de la « consultation citoyenne » sur les vaccins reflétaient dans les plus menus détails la position personnelle de la ministre Marisol Touraine, qui avait fameusement déclaré : « La vaccination, ça ne se discute pas [4]. »

Néanmoins, je ne m’attendais pas à une telle agressivité, une telle hâte d’aller à l’encontre de la volonté des citoyens, un tel manque de respect pour les légitimes préoccupations de la population.

(la suite ci-dessous)

 

Les remèdes que votre médecin ne vous propose pas…

Que ce soit par manque de formation ou par conviction, de nombreux médecins ne proposent pas toutes les solutions à leurs patients pour soulager leurs douleurs et soigner les maladies liées à l’âge. Il existe pourtant des solutions pour vous aider à vivre en bonne santé longtemps… Rendez-vous ici pour en savoir plus.

Suite de la lettre de ce jour :

Personne ne souhaite le retour des grandes épidémies. Personne ne souhaite exposer ses enfants à des maladies. Il est faux également de taxer de dangereux « antivaccins » les personnes qui interrogent la politique vaccinale française.

Nous nous rappelons tous que, lorsque nous avons demandé le retour du vaccin DT-Polio avec l’IPSN et le professeur Joyeux, les accusations « d’antivaccins » n’ont pas tardé à fuser.

Cela ressemblait à une tactique pour empêcher le débat. Pourtant, aucun acte médical n’est anodin et ce n’est pas un crime que de réfléchir et de débattre.

Au contraire, selon la loi Kouchner du 4 mars 2002, « aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne ».

Est-on encore libre si l’État vous menace de rétorsion, d’exclusion, de répression en cas de désaccord ?

Ce n’est pas ma définition de la liberté.

Il est logique, normal et sain de se poser des questions avant de vacciner contre l’hépatite B et le papillomavirus des petits enfants qui n’ont aucun risque d’attraper ces maladies.

Quant aux autres, c’est à voir au cas par cas. Dès qu’on aborde le sujet des vaccins, on agite le chiffon rouge du retour des grandes maladies infectieuses, des hécatombes. On oublie un peu vite que :

  • les pays qui n’ont aucune vaccination obligatoire n’ont pas plus d’épidémies que la France (l’Allemagne et l’Espagne notamment) ;
  • la fin de l’obligation de vacciner contre la tuberculose n’a donné lieu à aucune recrudescence de la maladie chez les enfants.

Dernier coup de poignard de Marisol Touraine : agissez pour l’en empêcher

La question est de savoir maintenant si Marisol Touraine va oser mener l’offensive jusqu’au bout pour faire passer dans la précipitation ces nouvelles obligations vaccinales.

Sachant que les élections sont dans six mois et qu’elles signeront de façon presque certaine la fin de son ministère, il est à craindre, en effet, qu’elle ne tente de passer en force.

D’un autre côté, cette affaire de « rapport sur les vaccinations » était certainement pour elle aussi un moyen de sonder l’opinion, et de tester les résistances.

C’est pourquoi nous devons nous mobiliser, chacun à son niveau, pour manifester haut et fort notre totale opposition à ces procédés indignes d’une démocratie.

Une immense mobilisation citoyenne doit avoir lieu pour protester contre ces mesures dangereuses et injustes. Je sais que l’Institut pour la protection de la santé naturelle est sur le coup. Ses pétitions ont régulièrement dépassé le million de signatures.

Mais il ne faut pas qu’il soit seul à réagir. Le mouvement doit être divers, solidaire, multiple, et atteindre si possible plusieurs millions de personnes, stoppant net ce dernier « coup de poignard » de Marisol Touraine.

J’appelle tous les citoyens à réagir. Montrons-lui que nous ne sommes pas des moutons. Et que nous sommes aussi nombreux que déterminés !

Envoyez-moi vos initiatives (rassemblements, lettres ouvertes, manifestations, pétitions) en cliquant ici. Je les relayerai auprès de tous les lecteurs de Santé Nature Innovation.

Je compte sur vous.

Tous ensemble, nous pouvons changer le cours de l’histoire !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Censure et propagande… Le N.O.M se dirige vers son « moment Marie-Antoinette » (James Corbett)

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Le Financial Time de Londres l’admet: Les gardiens du N.O.M se dirigent vers le même destin que Marie-Antoinette

 

James Corbett

 

30 novembre 2016

 

url de l’article original:

https://www.corbettreport.com/ft-admits-nwo-gatekeepers-heading-for-marie-antoinette-moment/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un surprenant moment de lucidité, Wolfang Münchau a publié un éditorial dans le Financial Times (FT) de Londres qui comparait les “gardiens du temple” de “l’ordre mondialiste libéral” (ceci inclut bien entendu le FT) à Marie-Antoinette et à la maison des Bourbon de France, les laissant “manger leur brioche” en route vers leur guillotine.

Münchau sait de quoi il parle, en tant que rédacteur en chef associé du FT, il se trouve dans la position peu enviable d’agir comme le porte-parole des banksters retranchés à la City de Londres ; et au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les banksters ne sont pas/plus exactement les personnes les plus adulées de la planète ces temps-ci. Mais n’en croyez rien, et lisez plutôt:

Quelques révolutions auraient pu être évitées si la vieille garde s’était seulement réfreinée de toute provocation. Il n’y a aucune preuve de l’incident du ‘qu’ils mangent de la brioche’. Mais ceci est certainement le genre de choses que Marie-Antoinette aurait bien pu dire. Cela sonne vrai. Les Bourbon étaient durs à battre en tant qu’establishment n’ayant plus aucun contact avec la réalité.

Aujourd’hui, ils ont une sérieuse concurrence.

Notre establishment mondialiste libéral démocratique se comporte pratiquement de la même manière. Dans une époque où la Grande-Bretagne a voté pour sortir de l’UE, alors que Donald Trump a été élu président des Etats-Unis et que Marine Lepen est en marche sur l’Elysée pour 2017, nous, les gardiens de l’ordre libéral mondialiste, passons notre temps à en rajouter.
Je pense que nous comprenons tous ce qui se passe ici: une classe dirigeante essoufflée démoralisée et désorientée, pestant contre le fait qu’elle ne peut plus contrôler le narratif qui formate la perception publique dans le monde, cherche à se re-légitimer en se reconnectant avec le public.

C’est un vieux truc qui marche souvent. Admettez vos erreurs et vos méfaits, reconnaissez la colère du public, son sentiment de frustration, ajustez la rhétorique adéquatement pour reconnecter le public avec le but de construire “l’ordre mondialiste libéral”, rincez et répétez autant de fois que nécessaire.

Donnons un bon point à Münchau, il est pas mal à ce truc et quelques unes des phrases coup-de-poing de son éditorial devraient être inscrites sur les fronts de tous les politiciens véreux et gluants ainsi que sur ceux de leur maîtres banquiers. “A cause d’une tendance à exagérer, les macroéconomistes ne sont plus considérés comme des experts sur la macroéconomie.” Non, vraiment ?…

Pourtant, l’éditorial est construit avec le piège induit auquel on est en droit de s’attendre en provenance de la grande gueule nourrie et fabriquée de la finance. Le problème, nous dit-on, est le “flot ncontrôlé de gens et de capital” ainsi que “l’inégale distribution des revenus”. Merde, je me demande comment les oligarques en place se proposent de règler ce problème ? Quand votre seul outil est le marteau de la règlementation gouvernementale et son interventionnisme, tous les problèmes ressemblent à un clou ayant un peu rop de liberté. Juste une autre petite chose pour les politiciens bons samaritains, bien intentionnés mais si mal dirigés pour réguler tout çà carré-boulon, je suppose.

Mais gardez à l’esprit que l’”ordre mondlaiste libéral” ne va pas s’effondrer gentiment et que pour tout “bon flic gentil” comme Münchau portant le gant de velours de la rhétorique populiste douillette, il y a un “sale méchant flic” qui attend juste de montrer le poing de sa main de fer.

Comme le Conseil Atlantique ; ils viennent juste de décrocher la timbale avec leur incroyable course à l’échalotte jusqu’au fond du tonneau dans leur guere froide 2.0 menée par la clique néoconservatrice qui pousse contre la “propagande russe” (alias tous ceux, incluant le Corbett Report, qui ne répète pas comme des perroquets chapitres et versets de la propagande officielle néo-libérale idoine). Leur contribution est devenue une farce hystérique à se pisser dessus intitulée “Les chevaux de troie du Kremlin” (“The Kremlin’s Trojan Horses.”). Ce superbe morceau de bravoure néo-mccarthyste identifie chaque mouvement populiste européen comme un agent secret d’une 5ème colonne russe sur le continent, travaillant pour les intérêts de maîtres du mal en tout et pour tout et leur grand manitou: Adolf Belzebub Poutine. Le pamphlet non seulement montre du doigt les suspects habituels des espaces traditionnels de l’extrême droite européenne avec les LePen, Front national, PEDIGA etc… mais aussi des gens comme Jeremy Corbyn et son Parti Travailliste britannique et, bizarrement, l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder.

Ceci combiné avec les tentatives récentes de diaboliser tous les médias alternatifs sur internet en les étiquetant de propagateurs de “fausses informations” et/ou de “propagande russe”, il n’y a aucun doute que l’élite politique ayant complètement perdu tout contact avec la réalité des choses et sur laquelle écrit Münchau, n’est pas seulement en train de dégringoler vers son moment à la Marie-Antoinette, mais elle est en train de mettre la post-combustion pour y accéder plus vite. Bien évidemment, ces gugusses pensent toujours qu’une censure des plus lourdes va rediriger le peuple de retour vers les porte-voix médiatiques de l’establishment, qui viennent tout récemment de pulvériser tous les records de mécontentement et de non-confiance parmi le public. Ils ne pourraient pas avoir plus tort avec cette supposition.

Oui, l’ordre mondialiste comme envisionné par les banksters et leurs marionnettes politiciennes est en train de s’effondrer et oui, çà va être chaotique, sale, et violent. Mais vous admettrez que ce sera un grand spectacle à observer.

Peut-être que les gens mangeront bien leur brioche après tout.

Standing Rock: La victoire sur DAPL est loin d’être acquise, mesure et vigilance que diable !…

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Aujourd’hui n’est pas une victoire pour les protecteurs de l’eau

Johnny Dangers

We Are the Media,

December 5, 2016

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Les manchettes de canards n’arrêtent pas un oléoduc ! Aujourd’hui n’est pas un jour de victoire ! Je veux que ceci soit clair comme de l’eau de roche…

Ne vous laissez pas berner par les manchettes des merdias ou la propagande. Je ne quitte pas Standing Rock et j’intime tous les protecteurs de l’eau d’écouter leur cœur et vos prières pour rester ici jusqu’à ce que le serpent noir soit mort et enterré. Vous faites confiance en mes informations parce que je vous transmet la dure vérité, alors je vais vous la donner maintenant.

Je n’ai absolument aucune confiance dans le fait que DAPL ne va pas forer sous la rivière Missouri à cause de ces mots ! L’amende est minime et ils ne respectent en rien la loi ni les droits humains. Je vous ai montrè dans bien des photos et des vidéos plus tôt cette année la continuité du travail du DAPL pendant l’injonction. Les gens célébrèrent également à la vue des manchettes, mais cela ne les a pas arrêté…

Je n’ai absolument aucune confiance dans le nouveau président élu Trump. Il fera tout ce qui est en son pouvoir et celui de son gouvernement pour que cet oléoduc soit construit. Il abrogera ou changera tout ce qui sera nécessaire pour que ceci se produise. Toutes les règles passeront par la fenêtre lorsque Trump prendra ses fonctions en Janvier prochain. Il y a toujours un ordre d’expulsion militaire valide et ceci pourrait très bien être utilisé pour faire pression sur le camp pour forcer les protecteurs hors de la terre des traités. Si un nombre suffisant de protecteurs s’en va du camp maintenant, ce que je suspecte va se produire suite à la lecture de ces manchettes propagandistes et de la déclaration de “victoire” de Greenpeace, il sera bien plus facile de virer par la force les quelques protecteurs qui resteront en place.

Je peux voir maintenant les forces de Morton County Sheriff et la sécurité privée barbouze du DAPL sur les collines de l’autre côté de la rivière Cannonball tourner autour. Les grandes barricades monstrueuses en béton bloquant la voie d’accès où la police se gaussait de nous alors qu’elle pointait ses canons à eau sur des manifestants innocents et les arrosait dans des températures sub-zéro, sont toujours en place. Le fil de fer constantine sur l’Île de la Grande Tortue et les collines est toujours là.

L’armée a suspendu la décision à cause du défaut d’évaluation de l’impact sur l’environnement mais N’A PAS REFUSÉ le permis de construire pour traverser la rivière Missouri. Ceci est une distintion légale très très importante qui n’est aucunement rapportée par quelques merdias que ce soit qui ne comprennent pas la nuance légale (NdT: ou font semblant de l’ignorer…). Dérouter l’oléoduc 15km plus au nord est totalement inacceptable car cela continue de mettre l’eau potable de la nation Standing Rock et celle de millions de personnes alentours en danger direct. […]

Je vous conjure de continuer de soutenir la lutte.

Je vous aime tous et vous remercie de votre solidarité.

Jusqu’à ce que nous nous rencontrions en défense de l’eau.

Source:

http://wearethemedia.tv/opinion/2016/today-is-not-a-victory-for-water-protectors/

Au cœur du mensonge historique (suite)… L’origine arabe du « syndrome messianique »…

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“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire”
~ George Orwell ~

“Être ignorant de l’histoire, c’est être né hier.”
~ Howard Zinn ~

“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste.”
~ Professeur Schlomo Sand
, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~


=*=*=*=

 

Le messie arabe

 

Dr Ashraf Ezzat

 

19 Octobre 2015

 

url de l’article original:

 

https://ashraf62.wordpress.com/2015/10/19/the-arabian-messiah/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Au centre de toute cette culture messianique se trouve une très ancienne tradition tribale arabe intimement entremêlée de mythes païens.”

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le soi-disant “Moyen-Orient” est l’endroit le plus volatile au monde ? De plus, comment se fait-il que le monde arabe soit le nid de l’extrémisme et de la violence ?

Pourquoi le Moyen-Orient avec ses communautés musulmanes, chrétiennes et juives a toujours été dévasté dans un état de “conflit perpétuel” qui est décidément insolvable et je ne me réfère pas seulement à ces 50-70 dernières années (depuis que l’état juif d’Israël fut fourbement établi), mais à une ère qui remonte à bien longtemps.

Mon évaluation de ces troubles permanents remonte aux temps des croisades, à la montée de l’Islam et son conflit subséquent entre le sunnisme et le chi’isme, suivi par des décennies de raids sans merci à l’Est et à l’Ouest de l’Arabie, l’émergence (et la politisation) de l’histoire de Jesus Christ et son martyr et le schisme entre l’église orientale (orthodoxe) et occidentale (romaine) et même plus loin jusque la soi-disante “captivité babylonienne” et le conte fameux de l’exode.

Pourquoi cette zone est-elle, et a toujours été, dans un tel désarroi ?

En fait, le monde arabe identifié sur une carte moderne comme étant le Moyen-Orient et dans les livres d’histoire comme l’ancien Proche-Orient, a toujours été dans un tel tumulte à cause du syndrome du “messie”.

Ne vous y trompez pas sur ses origine, car c’est un pur produit judéo-arabe. Ce qui commença comme une tradition arabe tribale est devenu au fil des siècles une religion talmudique dont l’idéologie (fondée sur le concept messianique) a réussi à infiltrer et à pervertir la plupart des systèmes mondiaux de croyance et de culture avec son extrémisme tribal.

Certains pourront argumenter que les troubles du monde arabe sont justes les mêmes que dans d’autres parties du monde où la violence et les conflits à répétition ainsi que les guerres font juste partie intégrante de la vie. Mais je pense différemment parce que partout ailleurs les conflits éclatent pour différentes raisons, mais au Moyen-Orient (le monde arabe), les conflits et guerres à répétition sont toujours dû à la même raison: le “syndrome messianique”. Peut-être est-ce pourquoi le scenario de la fin du monde est supposé se dérouler sur ce bout de terre aride, comme prophétisé par la littérature messianique noire (apocalyptique).

Même lorsque quelque périodes de paix relative et de prospérité interrompent le cycle de troubles moyen-orientaux, l’idéologie tribale responsable du trouble et de la violence continue de bouillir sous la surface jusqu’à ce que les choses surchauffent et atteignent un autre niveau d’éruption de ce volcan invisible du messie.

Même lorsque les choses semblent être entièrement une conquête impérialiste et une exploitation internationale de la zone. Cela est souvent fait explicitement (comme les croisades médiévales) ou implicitement (comme dans le cas de la dernière invasion américaine en Irak) à cause de l’idéologie morbide messianique.

Tandis que la machine de guerre de George W. Bush démolissait littéralement la nation irakienne et son héritage historique (mésopotamien), l’ancien président américain était euphorique (on pouvait le voir à son rictus idiot) et sa conscience semblait appaisée car il croyait que la destruction qui s’ensuivait et engouffrait tout le Moyen-Orient (jusque maintenant) était le prélude nécessaire et inévitable de la seconde venue du messie. Voilà à quel point est dangereuse, chaotique et annihilante, cette culture messianique.

Le messie: la véritable nativité

Contrairement à ce qu’ont cru pendant très longtemps les orientalistes et les érudits occidentaux, le messie n’a absolument rien à voir avec Jesus Christ ou quelque spiritualité occidentale que ce soit. Cela n’a non plus rien à voir avec le commencement et la fin de notre temps.

Au centre de toute cette culture messianique réside une ancienne tradition tribale arabe entrelacée de mythes païens. Pendant les siècles menant à la naissance du christianisme, des cultes variés connus sous le nom de “religions du mystère” se sont répandus au travers du monde païen.

Au centre de ces cultes du mystère se tenait une histoire au sujet d’un homme-dieu mourant et rescuscitant et qui était connu sous différents noms dans des cultures différentes.

En Egypte, d’où émergèrent ces mystères, il était connu sous le nom d’Osiris, en Grèce: Dionysos, en Syrie: Adonis, en Italie: Bacchus et en Perse: Mithrée. Ces mythes païens furent réécrits et mêlés du thème du messie arabe comme l’évangile de Jesus Christ. Sans ce mélange subtil, la culture messianique arabe n’aurait pas pu infiltrer et prendre racine dans la psychée occidentale et sa spiritualité. Mais pourtant le thème principal était arabe.

Pourquoi croyez-vous que l’apôtre Paul se rendit en Arabie et y séjourna pendant trois longues années afin qu’il puisse oser s’embarquer pour son voyage missionnaire vers le monde occidental / romain?

“Mais quand le dieu qui me sépara de l’uterus de ma mère et m’appela sous sa grâce fut ravi de révéler son fils en moi-même, ainsi que je sois son héraut parmi les nations, je ne me suis pas fait de chair et de sang, ni ne me suis rendu à Jérusalem vers ceux qui étaient des apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie et retournai encore à Damas (Gal.1:15-17)

Paul n’a pas voyagé en Arabie dans un safari tour ni pour aller y méditer. L’homme bien éduqué et multilingue savait que l’Arabie était la terre culturelle et géographique (native) non seulement du judaïsme mais aussi, incroyable mais vrai, de la doctrine totale de “Nazarenes” ou “Yeshua Natzri” or “Eissa Al Nasrani” en arabe, plus tard latinisé en… Jesus Christ.

D’après sa propre enquête, Paul savait très bien que l’homme qui avait traversé la rivière du Jourdain (depuis sa pertie Est) puis se réclama être le roi des juifs à Jérusalem (avant qu’il ne fut tué) était venu d’Arabie et non pas de Palestine.

Paul savait que la vérité au sujet du vrai Jesus ou Eissa en arabe, devait être trouvée en Arabie et non pas en se réunissant avec une équipe de pêcheurs illétrés qui s’auto-étiquettaient “apôtres”.

Et de fait ce fut dans l’ancienne Arabie que Paul collecta les morceaux du puzzle de son évangile (les historiens classiques arabes on mentionné un vieil évangile de Nazarenes bien avant l’émergence de l’histoire du Christ dans la province romaine de la Palestine, un thème qui est aussi réitéré dans le Coran).

Le mot “messie” est en fait une translitération du mot hébreu / arabe “Mashiach/Mashaiakh/sheikh qui remonte aux temps très anciens de l’Arabie.

En fait, le mot ‘Messiah/Mashiach’ a plus à faire avec le judaïsme et l’Islam (en tant que deux religions des anciens Arabie et Yémen médiévaux) qu’avec le christianisme (en tant que religion composite et hybride qui fut taillée sur mesure d’après le vieux thème juif de Mashiach, mais avec une tournure païenne gréco-romaine).

L’histoire biblique: origine falsifiée

Dans mon récent livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites” j’ai élaboré sur les bases culturelles et géographiques communes que partagent à la fois le judaïsme et l’islam.

En retraçant les anciennes racines (arabes) du Judaïsme et de l’Islam, nous sommes arrivés à la conclusion effective (soutenue par des preuves issues de la recherche) que l’Hébreu et les langues arabes sont deux dialectes de la même langue arabe ancienne commune et que le Judaïsme et l’Islam sont le produit de la même culture et géographie arabe (mais à des époques différentes).

Ceci est une base argumentaire cruciale (presque révolutionnaire même pour tout universitaire ou érudit occidental de l’histoire biblique) qui va nous aider à comprendre la complexité de ce syndrome messianique. Ceci est un point clef parce qu’il met en lumière une question qui fut longtemps éludée: d’où provient le Judaïsme en première instance ?

En d’autres termes, quelle est la culture qui a produit cette foi célébrée de Moïse et de ses tablettes des 10 commandements ? Où aboutirions-nous si nous remontions aux racines de la foi judéo-chrétienne ? La plupart, si pas tous les croyants aussi bien que les érudits et les prêtres de cette soi-disante foi judéo-chrétienne répondraient instantanément et sans y réfléchir à deux fois: de Palestine.

Et bien ils ont tout faux. Ils n’ont pas seulement tort sur la Palestine patrie du judaïsme, mais aussi à relier le Judaïsme et le christianisme dans le même sac religieux.

Le Judaïsme n’est pas et ne devrait pas être relié thématiquement et philosophiquement parlant au christianisme (occidental). Le long lien entre les deux religions n’est que de nature politique, grâce aux Romains et leur tentative maligne de soulager la militarisation et la violence des juifs tribaux arabes dont beaucoup avaient déjà migré du Yémen vers la Palestine quelques siècles avant le conte du Christ.

La seule façon qui paraissait possible pour contrôler cette ancienne marée militante du judaïsme (quelque chose ressemblant à l’actuel activisme islamiste, elles partagent toutes deux la même culture tribale arabe) était de la dissoudre dans une nouvelle foi (pacifiste et tolérante) en utilisant et en actualisant le “syndrome messianique” judéo-arabe. Pourquoi croyez-vous que les évangiles furent écrites en grec et non pas en araméen, la langue utilisée par Jesus et ses disciples ? Gardez présent à l’esprit que l’araméen n’est rien d’autre qu’un dialecte de la langue arabe (ne tombez pas dans le panneau de la classification sioniste de ces langages dits “sémites”)

De cette façon, les juifs eurent leur prophétie réalisée, mais cette fois-ci leur nouveau Machiach/Messiah fut latinisé (c’est pour cela que les juifs ont un problème à croire en Jesus Christ). Le nouveau messie, contrairement à un long et ancien héritage de l’activisme militant tribal ancien et à l’intolérance, fut contre toute attente pacifique et acceptait tous ses suiveurs (et pas seulement les choisis) dans son royaume. Mais il y avait un truc à ce niveau là, le changement de paradigme ne s’est pas produit de lui-même.

La bible arabe

Si vous réfléchissiez aux similarités phonétiques entre les deux langues, sous seriez surpris du comment l’hébreu est la langue la plus proche de l’arabe. Dans la prononciation arabe, Hébreu est appelé “Abri” tandis qu’Arabe se prononce “Arabi”, de la même manière “Eloh” et “Allah” sont l’hébreu et l’arabe pour “dieu”.

Donc, au sein de cette toute petite échelle et presque négligeable différence entre “Abri” et “Arabi” et “Eloh” et “Allah”, la toile de fond culturelle commune ARABE d’à la fois le judaïsme et l’islam pourrait et en fait devrait être notre guide pour examiner l’historicité des histoires bibliques/israélites (incluant celle de Jesus Christ), car par essence, c’est là que l’école occidentale de l’histoire biblique a emprunté le mauvais chemin.

Voilà pourquoi primordialement les orientalistes et historiens occidentaux ont jusqu’ici échoué à faire corroborer archéologiquement leurs histoires bibliques là où leur bible falsifiée leur a dit qu’elles s’étaient produites: en Palestine. Leur cinglant échec est dû à leur fausse hypothèse de départ et donc à leur quête déroutée qui s’en suivit.

L’idéologie chrétienne est fondée sur le narratif déformé que le Pharaon était le roi de l’Egypte ancienne et que Moïse fut élevé dans une famille de rang royal égyptien et que l’exode épique partit du royaume païen d’Egypte vers la nouvelle terre promise que dieu avait choisi pour eux, son peuple élu et juste, en terre de Palestine/Canaan. Ceci est basé sur la fausse croyance que Moïse a reçu les tablettes de la Loi sur le Mont Sinaï égyptien ; mais au temps où l’histoire du Christ se développa, il a semblé que Paul l’apôtre fut le seul qui savait vraiment la vérité (après s’être immergé dans le monde de l’ancienne Arabie).

La vérité est que Moïse était un berger arabe et il travaillait comme esclave dans un petit village au sud de l’ancienne Arabie appelé “Mizraïm”. Il partageait le sort de quelques centaines de personnes de sa tribu et non pas les milliers et les milliers qu’on vous donne à voir dans les films hollywoodiens sionistes. L’homme qui règnait sur ce petit village de “Mizraïm” était appelé ‘Faraon/فرعون ’.

Lorsque Moïse tua un des gardes de Faraon, lui et ses gens s’enfuirent de Mizraïm et retournèrent dans leur terre tribale du nord Yémen, une bande de terre aride connue sous le nom d”Asir. C’est pourquoi cette tribu d’esclaves arabes était appelée Asir-alites ou plus connue sous le nom d’Israélites. Une fois de plus, arrêtons-nous ici pour remarquer de nouveaux points de changement de paradigme.

Premièrement, le fait est que le judaïsme est un réel culte tribal arabe qui a pour origine (comme je le détaille plus avant dans mon livre) le nord de ce qui est aujourd’hui le Yémen et donc la croyance centrale du christianisme est bâtie sur une ancienne culture tribale arabe ; la même qui a plus tard produit l’Islam et aussi sur la même culture et tradition littéraire qui a aidé à façonner les groupes islamistes radicaux comme Al Qaïda et également l’EIIL ou État Islamique en Irak et au Levant.

Deuxièmement, l’histoire et l’archéologie bibliques sont littéralement en charpie pour la bonne raison que les histoires bibliques sont introduites dans une fausse géographie des évènements. Falsifier les noms des endroits des histoires bibliques originales fit partie d’une forfaiture à grande échelle, menée par 70 scribes juifs au IIIème siècle av JC à la légendaire bibliothèque d’Alexandrie, dans ce qui devint connu sous le nom de “bible des septantes” ou “bible septante”. Si nous gardons à l’esprit que la bible septante en grec ancien est la “seule source” de toutes les traductions de la sainte bible dans le monde entier (oui, oui même celle qui est sur votre table de chevet ou sous votre oreiller…), nous pourrions en venir à réaliser l’échelle de grandeur de la tromperie (juive) que ces 70 scribes ont répandu sur le monde sous le règne du roi Ptolémée II.

Si nous devions revisiter l’ancien Proche-Orient et réexaminer ses histoires au travers d’un objectif non-juif, nous découvririons avec surprise (comme ce fut le cas au cours de nos recherches) que l’Egypte ne fut jamais la terre de départ de l’exode des Israélites, ni la Palestine/Canaan, leur terre promise.

La Palestine était occupée par une débauche politique occidentale flagrante qui n’aurait pas pu être rendue possible sans la déformation juive de l’histoire de l’ancien Proche-orient.

Ce qui rend ce conflit insolvable, comme mentionné plus tôt, c’est que génération après génération (pas seulement celles des juifs, mais aussi celles des chrétiens et des musulmans), nous avons continué à accepter cette fausse histoire de la Palestine comme “terre promise” et ce pendant les deux mille dernières années. On pourrait avoir une 3ème Intifada et on pourrait en avoir 30 de plus ; on aura un autre accord d’Oslo, et même une autre centaine de pourparlers de paix, mais ne vous voilez pas la face, le problème palestinien ne sera pas résolu à moins que nous n’exposions cette forfaiture et corrigions l’histoire ancienne de cette région.

La véritable histoire ancienne est que l’Egypte n’a connu ni Pharaon, ni Moïse et pour corriger le narratif historique ancien, nous devons vous choquer avec une autre révélation, celle que la Palestine n’a jamais été le témoin de quelque histoire biblique que ce soit. Toutes les histoires relatant les aventures des Israélites (quelles soient fictives ou non), se sont déroulées dans l’ancienne Arabie et l’ancien nord-Yémen, toutes, du déluge et l’arche de Noë et la vente de Joseph comme esclave, jusqu’à l’Exode de Moïse et le soi-disant royaume de David-Salomon.

Ces contes que l’occident connait depuis longtemps sous le nom d’”histoires des patriarches” ne sont que des contes populaires issus de l’ancienne Arabie.

Une autre trouvaille étonnante est que la zone à laquelle tous les érudits et universitaires spécialistes de la bible se réfèrent comme étant Canaan à quelque moment que ce soit dans l’histoire ancienne, cette désignation n’est qu’une déformation, un travesti de la géographie actuelle du Levant et spécifiquement de l’ancienne Palestine. Canaan, dont le nom est répété sans fin dans la bible hébraïque est en fait le territoire de la tribu arabe de Banu Canaan et Banu Kinanah (comme je le montre dans mon livre, cartes à l’appui)

La racine culturelle du messie

D’après l’ancienne tradition tribale arabe, Moïse était un Machiach. Mais la définition arabe de Machiach est tellement différente de la romaine que cela en est venu à déterminer comment nous (principalement les occidentaux) voyons et définissons le mot “messie” aujourd’hui.

Le titre arabe, juif de Mashiash ne veut rien dire de plus qu’un chef de guerre tribal.

Il n’y a pas de connotation spirituelle attachée à ce terme, pas de choix, de nomination, pas de divinité, pas de temple ni de salut. L’addition de ces requis ne prit place seulement qu’après l’hellénisation de l’ancien culte arabo-juif.

Comme l’ancienne communauté arabe était tribale de manière prédominante (et l’est toujours en ce moment même), ainsi la culture tribale de raids et de conquête (comme perpétrée aujourd’hui par Daesh), était la stratégie principale pour obtenir la domination politique. Ceci explique pourquoi la bible hébraïque est remplie de contes de guerres, de raids et ceci explique aussi l’héritage historique et culturel qui motive un groupe militant comme l’EIIL.

Donc, à chaque fois qu’une tribu arabe, et pas seulement les Asir-alites, était subjuguée par une autre plus puissante, le peuple de la tribu rêvait d’un nouveau leader, un Mashiash qui les délivrerait de leur misère et de leur subjugation.

En ce sens, David fut un Meshaiash, un leader tribal, un homme qui mènerait ses guerriers dans un de ces raids sans merci de l’ancienne Arabie, durant lesquels il n’y avait aucune règle morale à l’exception de la survie et de la domination de la tribu à tout prix, même si cela signifiait l’extermination de l’autre tribu et la mise en esclavage de ses femmes et de ses enfants (ce que le monde moderne appelle maintenant un génocide).

Tandis que la sensibilité du monde occidental avancé est maintenant profondément offensé par les raids sauvages menés par l’EIIL/Daesh et leur nouveau Calife/Mashaiash/Sheikh, d’un autre côté, la sensibilité chrétienne occidentale n’a aucun problème avec bien des raids tribaux juifs dont leur bible est remplie. Tous ces raids sanglants étaient menés par les Mashiachs/Messies juifs.

Pouvez-vous percevoir la contradiction ici ? Mais encore plus important, pouvez-vous dire comment et quand commença ce paradoxe qui aliéna le monde occidental de ses propres valeurs culturelles ?

Ceci s’est produit lorsque nous avons renoncé en occident à notre propre ancienne sagesse et connaissance et avons au lieu de cela, souscrit à la culture du messie, un pur produit de l’ancienne Arabie. Et comme la culture ancienne de l’Arabie a toujours été tribale, intolérante et extrêmement violente, Paul l’apôtre, termina son long séjour là-bas après qu’il ait apparememnt atteint deux conclusions décisives ; c’est le truc mentionné plus tôt.

D’abord, Paul a tourné le dos (éternellement) à l’ancienne Arabie, car il savait que s’il ne le faisait pas, il deviendrait encore le zèlé violent et intolérant qu’il fut avant d’être captivé, hypnotisé par l’histoire du fils de dieu. Ensuite, Paul ne pouvait pas voir le Mashiach/Messie au travers de l’objectif hermétique tribal de l’Arabie ; au lieu de cela il garda l’histoire originale arabe et le thème du messie, mais la moula dans la culture greco-romaine de la diversité et de la tolérance (ce qui ne dura pas bien longtemps par la suite…)

Ce faisant, Paul arriva à retourner ce qui semblait être un culte arabo-juif non mitigé de violence sans fin en un message universel de foi qui pouvait satisfaire tous les enfants de dieu et non pas seulement ceux qui étaient circoncis.

Mais de fait, le message de Paul reposait principalement sur le concept arabe du Meshiach/Messie.

Le côté dangereux de cette doctrine du messie est qu’elle est fondée sur le sens tribal arabe de l’insécurité et de la vulnérabilité (dû à une culture militante de raids constants). Cette insécurité a toujours mené les juifs arabes à chaque fois qu’ils étaient subjugués par des raids internes arabes ou même des forces externes comme les Egyptiens ou les Babyloniens à rationaliser leur subjugation comme une punition divine pour leur foi et pratiques imparfaites, comme dans le cas de la “captivité babylonienne”.

Ainsi, les croyants dans la foi messianique se retrouvent toujours dans un état perpétuel d’incertitude quant à leur foi. Chaque mauvaise fortune dans leurs affaires courantes est traduite en une foi imparfaite, corrompue, un sens profond du pêché, qui se manifeste souvent dans la méthode fondamentaliste et dogmatique comme pour les chrétiens sionistes, les chrétiens évangélistes, les musulmans salafistes, la secte de la confrérie des Frères Musulmans, la secte takfiriste, les juifs Heredi et bien sûr les sectes islamiques chi’ite et Wahabite.

C’est lorsque le concept de mashiach/messie/sheikh vient toujours à jouer un rôle. Dans un temps de défi et de controverse, les croyants messianiques (spécifiquement les orthodoxes), inondés de l’incertitude de la rectitude de leur foi courante et de leur conduite, commencent à rêver d’un autre messie, sheikh, qui pourrait les mener sur la voie du juste (le plus souvent sa propre voie…)

Et dans le processus de retourner dans le soi-disant droit chemin de dieu, toujours plus de messies/sheikhs, que ce soit Joseph Smith des Mormons ou le “Calife” Abou Bakhar Al-Baghdadi de l’EIIL/Daesh, émergent et le cycle du dogmatisme, de la violence et de l’extrémisme se perpétue à l’infini.

Controverse: Les (sales) dessous de Wikileaks ?…

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Nous publions ci-dessous la traduction d’un article récent de VT au sujet de Wikileaks. L’article présente un angle tout à fait différent de ce qui est communément connu, y compris dans la blogosphère alternative. En fait, bien des officines alternatives ne toucheraient pas cette info même avec une perche de 5m de long… Pour se faire une idée la plus proche possible de la réalité, il convient de lire et de développer ses connaissances par tous les angles possibles par lesquels un sujet puisse être abordé.

Nous avions déjà publié une certaine vision de Wikileaks. Il importe de lire un maximum sur tout sujet controversif et d’éviter de se laisser embrigader selon un narratif utile à la pensée de chacun (et de l’oligarchie surtout ?…). Pour certains Wikileaks et Assange sont des héros de la liberté, pour d’autres des traîtres qui devraient pourrir en prison, mais personne ne pose vraiment la question essentielle: qui est VRAIMENT derrière une telle opération ?

Nous ne disons pas que ce que dit GD ci-dessous est la réalité pur sucre, nous disons que c’est un angle d’approche qui de nos jours en les circonstances géopolitiques ambiantes, ne peut pas, ne doit pas être négligé. Les faits cités sont troublants pour le moins. Que cela du moins, fasse participer au débat sur la vérité…

~ Résistance 71 ~

Articles connexes sur Wikileaks:

“Dans un livre Julian Assange dit avoir freiné Wikileaks concernant des informations sur Israël” (2011)”:

https://resistance71.wordpress.com/2011/07/11/media-et-propagande-dans-un-livre-a-paraitre-assange-dit-avoir-freine-wikileaks-sur-des-revelations-compromettantes-concernant-israel-et-les-usa/

Sous cet article en lien ci-dessus, il y a des liens sur 5 autres articles édifiants sur le sujet.

 

La danse d’Assange et de la Russie avec le diable

 

Gordon Duff

 

8 octobre 2016

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2016/10/08/neo-assange-and-russias-dance-with-the-devil/

 

VT avec New Eastern Outloff (NEO) à Moscou

 

Cet article a été publié en Russie. Jusqu’ici, défendre Assange a été l’opération de guerre psychologique la plus réussie à ce jour contre à la fois la Russie et les Etats-Unis.

[Note de l’éditeur: Il n’y a pas de manière polie de dire ceci, je ne ferai donc pas de faible tentative. Tandis que Julian Assange, le grand manipulateur, pensait qu’il allait surfer sa renommée mondiale sur les élections américaines, il a oublié VT.

Malgré le blackout total sur nous de la part des médias américains, ceci ne s’étend pas au monde entier, loin de là.

Ainsi Gordon [Duff] a été capable d’en arracher une autre à Julian, utilisant des citations de l’ADL (Anti Defamation League) et du journal Haaretz comme lubrifiant, Julian peut essayer d’ignorer notre balle d’argent comme il le veut au sujet de comment les Israéliens, l’ADL, Shelly Anderson et toute l’infrastructure mondiale du lobby juif ont été capables de bloquer Wikileaks pour qu’il ne mette pas la main dans son froc.

C’est une blague bien sûr. Juli ne ferait jamais çà et nous savons pourquoi. Cher Mr Assange, vous savez où nous sommes [VT] et comment nous contacter si vous voulez débattre publiquement à un moment donné. Nos lecteurs adoreraient cela. Qu’avez-vous à perdre ?[…] Jim W. Dean ]

=*=

Il y a un puissant besoin, puissant et irrationnel besoin, de croire en Wikileaks. Ces sept dernières années, Wikileaks a guerroyé contre les ennemis d’Israël, poussé pour des attaques contre l’Iran, fuité des infos, souvent prouvées fabriquées, embarassant les ennemis politiques d’Israël. Ceci a été fait sous le déguisement d’un faux anti-impérialisme et anti-américanisme, faciles à vendre à un public abruti par une génération de “nouvelles-spectacles”.

Jamais un mot au sujet des bombardements du Yémen, du massacre des Palestiniens, ni des abus de sanctions et les menaces sans fin proférées contre l’Iran. Tout ce que publie Wikileaks est approuvé par Israël, comme l’a admis Assange en 2011 durant sa discussion avec le New York Times (NdT: la voix de la CIA…)

Nous trouvons aussi que le matériel de Wikileaks ou plutôt celui d’Assange, bien que souvent anti-Obama, n’est pas seulement d’un grand soutien à l’agenda va t’en guerre néoconservateur, mais aussi quasiment invariablement endommage la Russie et ses alliés.

Ceux qui prennent Wikileaks pour argent comptant ne prêtent simplement pas attention. En 2010, Veterans Today (VT) a fait une analyse sur Wikileaks et a fait une enquête de fond sur Assange. Nous avons trouvé que Wikileaks était une opération du renseignement qui utilise de l’info donnée à Israël par la NSA et ce sous un très bizarre accord de coopération et de partage d’information.

Assange lui-même a eu en toile de fond de sa vie une sorte de théâtre qui ressemble de très près aux “légendes” créées pour couvrir les agents du renseignement.

Les fabricants de fuites

Les Etats-Unis passent de manière routinière de l’information issue de la surveillance domestique à Israël incluant des données en provenance de courriers électroniques et de conversations téléphoniques. Ceci inclut également des données financières d’entreprises et aussi les courriels privés d’Hillary Clinton. Ceci constitue la véritable source des fuites, il n’y a pas de cabale magique de hackers à l’œuvre.

Israël simplement scanne le matériel fourni, l’envoie à des groupes de travail et l’utilise pour manipuler les marchés financiers, contrôler les monnaies, le marché des changes, faire chanter des politiciens et faire redescendre certaines infos à une opération de renseignement connue sous le nom de Wikileaks.

Le 3 décembre 2010, l’animatrice de la Radio Publique Nationale Judy Woodruff s’est entretenue avec l’ancien conseiller à la sécurité [du président Carter] Zbigniew Brzezinski. Ce qui suit est une transcription partielle de cet entretien:

ZBIGNIEW BRZEZINSKI: Mais je pense que les problèmes les plus sérieux ne sont pas ceux que l’on trouve en manchettes des journaux en ce moment. Qui se soucie que Berlusconi soit décrit comme un clown ? La plupart des Italiens sont d’accord avec cela. Qui se soucie si Poutine est décrit comme un chien alpha ? Il est probablement flatté du compliment.

Le véritable problème est qui fournit les infos de Wikipedia sur ce problème – Wiki – Wiki – Wikileaks sur ce problème ? Ils reçoivent beaucoup d’nformation qui paraissent triviales, inconséquentes, mais certaines de ces infos semblent être incroyablement ciblées… Les références très pointues sur des leaders arabes pourraient avoir comme objectif de les discréditer chez eux, parce que ce genre d’identification publique de leur hostilité envers l’Iran pourrait bien éventuellement jouer contre eux dans leur propre pays.

Note de l’auteur: L’utilisation du terme “ciblée” est ici la clef. Ceci indique deux classes d’information et aussi commence à construire une hypothèse pour soutenir “l’intention”. S’il y a “intention” dans les fuites, alors il y a opération de renseignement et non pas une fuite.

ZBIGNIEW BRZEZINSKI: C’est plutôt une question de savoir si Wikileaks est manipulé par des parties intéressées qui veulent soit compliquer notre relation avec d’autres gouvernements ou veut atteindre certains gouvernements, parce que quelques unes de ces infos qui ont fait surface sont mises en avant comme étant très ciblées.

Et je me demande bien si en fait, il n’y a pas une sorte d’opération internationalement, des services de renseignement qui fournissent la substance à Wikileaks parce que cela représente une opportunité unique de nous mettre dans l’embarras, d’embarrasser notre position, mais aussi de torpiller nos relations avec des gouvernements en particulier.

Author’s note: Brzezinski en arrive là exactement, indiquant sa croyance que Wikileaks est lié à une agence de renseignement. Ceci est un défi total et direct à la crédibilité de Wikileaks ne montrant absolument aucune réserve.

ZBIGNIEW BRZEZINSKI: Par exemple, laissons de côté les ragots personnels au sujet de Sarkozy ou Berlusconi ou Poutine, cette affaire au sujet des Turcs est clairement calculée en termes de son impact potentiel sur le déraillement des relations turco-américaines… les leaders Erdogan et Davutoglü etc, utilisent un langage vraiment, vraiment, très précis et aiguisé.

JUDY WOODRUFF: Mais ceci représente 250—C’est un quart de millions de documents…

ZBIGNIEW BRZEZINSKI: Précisément

JUDY WOODRUFF: A quel point serait-ce facile de planter cela afin de s’assurer que cela porte d’une certaine façon ?

ZBIGNIEW BRZEZINSKI: Semer. Semer est très facile. Je n’ai aucun doute que Wikileaks reçoit beaucoup d’information de sources relativement peu importantes, comme celle qui est peut-être identifiée sur les ondes. Mais il reçoit dans le même temps des infos en provenance de parties du renseignement intéressées qui veulent manipuler le processus et parvenir à certains objectifs très spécifiques.

Qu’est-ce que tout cela veut dire ?

Il y a près de 6 ans donc, Wikileaks fut “débusqué” comme une opération du renseignement. Comme Assange a souvent manifesté son admiration pour Israël et Netanyahou et a, dans des affaires très critiques comme les attentats du 11 septembre, agi pour mettre fin à la controverse et en fait, supprimer toute enquête, particulièrement celles qui pourraient mener sur la piste d’Israël, il ne peut y avoir que peu de doute sur qui opère Wikileaks.

Mener une enquête sur Sarah Harrison, la supposée éditrice de Wikileaks, créditée d’avoir mené Edward Snowden à Moscou, nous mène non seulement au beau milieu du MI6 britannique, vu par beaucoup comme une simple “franchise” du Mossad, mais à l’ancien employeur de Snowden, Booz Allen Hamilton, qui fut de longue date en charge d’endommager la réputation de Poutine au travers de leur opération russe, le journal du Moscow Times, géré sous couvert du paravent d’une entreprise suédoise.

Harrison a été à plusieurs reprises liée à des outils journalistiques du Mossad aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et a une association claire avec les efforts de déstabilisation contre à la fois l’Iran et la Russie.

L’organisation Wikileaks lorsqu’on étudie qui fait quoi, est entièrement constituée d’anciens employés de Radio Liberty et de Radio Free Europe, des organisations qui travaillent sous un comité de conseil qui inclut des anciens membres du cabinet de l’administration Bush comme Donald Rumsfeld et Condoleezza Rice.

Aujourd’hui, bien peu doutent que l’ADL, l’Anti-Defamation League, est une opération du renseignement israélien utilisée pour faire chanter les politiciens américains. Avant d’avoir été retiré de cette organisation, son ancien patron, Abe Foxman, devint la risée de tous, essentiellement un “don mafieux” en kippa.

Voici ce que l’ADL a publié sur VT et nos efforts d’exposer Wikileaks, ce qui soit dit en passant, peut-être pris comme une confirmation des liens de Wikileaks avec Israël:

“Beaucoup des théories conspirationnistes au sujet d’Israël et de Wikileaks sont promulguées par un conspirationniste antisémite du nom de Gordon Duff sur son site internet de Veterans Today, qui publie de la désinformation anti-israélienne et des informations négationnistes. Duff est l’auteur de bon nombre d’articles et apparaît dans des entretiens poussant ses allégations qu’Israël a orchestré Wikileaks comme campagne de relations publiques. Dans un entretien non daté avec la chaîne de TV basée en Grande-Bretagne IQRA TV, Duff a même insinué que le service de renseignement de l’Inde fait partie d’une conspiration pour améliorer l’image d’Israël.

Dans un autre entretien avec le quotidien de la presse israélienne Haaretz le 17 décembre 2010, Duff a dit au journal que “Wikileaks est de toute évidence concocté par une agence de renseignement. C’est une action en sous-main d’Israël pour faire sa relation publique.

Il y a deux façons de regarder ceci, la première est de dire que Veterans Today et l’auteur de cet article sont vraiment nuls et détestables, malgré le fait d’être endorsé et poussés par des médias de masse israéliens ou, juste peut-être que lorsque Duff et Brzezinski ont débusqué Assange, quelque chose d’autre s’est produit.

Nous pensons que la réponse est simple, que Wikileaks n’a jamais fuité un seul document ou courriel impliquant, incriminant Israël, une nation au centre d’une controverse mondiale et que Wikileaks est Israël.

Nous pensons que ce fut et que c’est toujours un “slam dunk”.

« Le bouclier des combattants pour la vérité » le guide pratique des lanceurs d’alerte et des activistes par Kevin Annett

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Truth Tellers’ Shield

(Le Bouclier des Combattants pour la Vérité)

 

par Kevin D. Annett

 

Publié par createspace.com

 

List price: $10 (US) ; 134 pages

 

Pour commander la version anglaise: https://www.createspace.com/6534773

 

Source: http://itccs.org/2016/09/02/a-new-and-indispensable-manual-for-truth-tellers-is-now-available/

 

= Traduit de l’anglais par Résistance 71 =

 

Note de R71: Nous participerons vraisemblablement à l’effort de traduire en français ce manuel théorique et pratique de terrain pour la protection des lanceurs d’alerte et des combattants pour la vérité ; bien entendu, nous allons d’abord… le lire…

Kevin Annett vient d’ajouter une autre arme à l’arsenal du combat pour la Liberté. Son dernier ouvrage, “Truth Tellers’ Shield” est un guide pratique pour les lanceurs d’alerte et les combattants pour la liberté, partout, où qu’ils/elles se trouvent.

Publié le 1er septembre 2016, “Truth Tellers’ Shield” est un manuel définitif et un guide du savoir-faire pour quiconque lutte contre les malversations et les mensonges des pouvoirs institutionnels. Ce manuel tire de grands enseignements de la connaissance et de l’intelligence de terrain afin de servir de support pratique pour les activistes se trouvant au front. L’ouvrage enseigne aux lecteurs comment naviguer et survivre les attaques et les campagnes de diffamation de puissants adversaires tout en mettant au grand jour la vérité au sujet de leurs crimes.

L’auteur est un expert extrêmement bien rôdé sur la question. Lanceur d’alerte canadien de renommée internationale, il a survécu à des décennies d’attaques fomentées et soutenues contre lui à cause de son travail acharné d’exposition et de mise en accusation des crimes contre l’humanité perpétrés au Canada et à l’étranger, Kevin Annett est un ancien combattant, un organisateur politique et de communautés depuis plus de 40 ans. Deux fois nominé pour le Prix Nobel de la Paix, il dirige à l’heure actuelle des programmes d’entraînement pour activistes et est un consultant pour plusieurs groupes de lutte pour les droits de l’Homme, incluant le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

“Truth Tellers’ Shield” est soutenu et produit par le TICEE et est en ce moment traduit en de nombreuses langues.

=*=

Kevin Annett sur Résistance 71

« Meurtre par décret »

 

Technologie totalitaire: Le logiciel d’anonymat en ligne TOR et sa connexion militaire ~ 2ème partie ~

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Alors au final, une question simple: le logiciel TOR tant vanté comme LA solution pour l’anonymat en ligne… Ami ou ennemi ?

~ Résistance 71 ~

 

Presque chaque personne impliquée à développer le logiciel TOR était ou est financé par le gouvernement américain

 

Yasha Levine

 

16 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://pando.com/2014/07/16/tor-spooks/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1ère partie
2ème partie

 

A quel niveau Tor était-il et est toujours dépendant du soutien du gouvernement fédéral et de ses agences comme le Pentagone ?

En 2007, il apparaît que tout le financement de Tor provint du gouvernement fédéral en deux bourses. Un quart de million de dollar fut payé par l’ International Broadcasting Bureau (IBB), un subside de la CIA qui opère maintenant sous le Broadcasting Board of Governors (BBG). IBB gère la radio “Voice of America” (NdT: la voix de la CIA sur les ondes…) et Radio Marti, une entité propagandiste ayant pour vocation de subvertir le régime communiste cubain. La CIA a coupé son financement de manière supposée à l’IBB dans les années 1970 après que ses liens avec des branches de propagande durant la guerre froide comme Radio Free Europe furent mis au grand jour.

La seconde manne d’argent vint d’Internews pour environ 100 000 US$, une ONG ayant pour objectif de financer et d’entraîner les activisates et les dissidents à l’étranger. Les déclarations d’impôts subséquentes de Tor montrent que les versements d’argent d’Internews étaient en fait un conduit d’octroi d’argent du ministère des affaires étrangères.

En 2008, Tor a encore reçu 527 000 US$ d’IBB et d’Internews, ce qui veut dire que 90% du financement du projet Tor cette année là furent en provenance du gouvernement.

En 2009, le gouvernement fédéral a fourni un peu plus de 900 000 US$, soient environ 90% du financement encore. Une partie de cette somme, pour 632 189 US$ en provenance de bourse fédérale via le ministère des affaires étrangères et décrit sur la déclaration d’impôt comme “une passerelle depuis Internews Network International”. Une autre somme de 270 000 US$ provint de la subside de la CIA, IBB. Le gouvernement suédois fit un don de 38 000 US$ tandis que Google y mit un ridicule 29 000 US$.

L’essentiel de cet argent du gouvernement partit en salaires aux administrateurs et développeurs de Tor. Les co-fondateurs du projet Dingledine et Mathewson gagnèrent 120 000 US$. Jacob Appelbaum, le hacker rock star, bénévole de Wikileaks et développeur de Tor, gagna 96 000 US$.

En 2010, Le ministère des AE augmenta ses bourses à 913 000 US$ et IBB donna 180 000 US$, ce qui fit au total 1,3 millions de dollars déclarés aux impôts cette année là. Une fois de plus, la plus grosse partie de cet argent passa en salaires pour les développeurs et les managers du Projet Tor.

En 2011, IBB donna 150 000 US$ tandis que 730 000 US$ provinrent du Pentagone et du ministère des AE, ce qui représent plus de 70% du financement pour cette année là. (bien que basé sur les déclarations fiscales, les contrats gouvernementaux accomptèrent pour 100% du fnancement de Tor)

L’octroi du ministère de la défense passa par le Stanford Research Institute, une entité de renseignement militaire de top niveau hérité de la guerre froide. La bourse du Pentagone-SRI à Tor donna cette description: “Recherche basique et appliquée et développemnt dans des secteurs en relation au commandement naval, contrôle, communications, informatique, renseignement, surveillance et reconnaissance.” (NdT: Rappelons ici que le CyberCommand de l’armée américaine, l’entité en charge de la guerre électronique, de la communication, de la surveillance, du cryptage etc, échoit à … l’US Navy.)

Cette année là, un nouveau financier du gouvernement fit surface: la Swedish International Development Cooperation Agency (SIDA, sic), la version suédoise de l’USAID (NdT: un des paravents internationaux de la CIA) qui donna à Tor 279 000 US$.

En 2012, Tor doubla pratiquement son budget, prenant 2,2 millions de dollars du Pentagone et de liens liés au renseignement: 876 000 US$ du ministère de la défense, 353 000 US$ du ministère des AE et 387 000 US$ de l’IBB.

La même année, Tor engrangea une somme inconnue du BBG pour financer ses nodes de sortie.

Tor à la NSA?

En 2013, le Washington Post révéla que la NSA avait figuré quelques façons pour démasquer et pénétrer l’anonymat du réseau Tor. Depuis 2006, d’après un article académique de recherche scientifique de 49 pages intitulé simplement “Tor”, l’agence avait travaillé sur plusieurs méthodes qui, si réussies, permettraient à a NSA de démasquer le trafic anonyme à “grande échelle” effectivement en regardant les communications alors qu’elles entrent et sortent de Tor, plutôt que d’essayer des les suivre à l’intérieur du système. Un type d’attaque par exemple, pourrait identifier un utilisateur par la minute de différence de l’horloge de leurs ordinateurs.

La preuve est venue des fuites d’Edward Snowden concernant la NSA. Il apparaissait que l’agence avait développé plusieurs techniques de surveillance pour briser Tor. Un des documents expliquait que la NSA “garantissait le succès”. Les fuites de Snowsen révélèrent un autre détail intéressant: En 2007. Dingledine fit une conférence au QG de la NSA et y expliqua comment Tor fonctionnait.

Le Washington Post publia les notes de la NSA prises lors de la réunion avec Dingledine. Ces notes montraient que Dingledine et la NSA avaient essentiellement parlé des détails techniques entourant Tor, comment le réseau fonctionnait et parlèrent de quelques unes de ses fonctions de sécurité et d’utilisation. La NSA était très curieuse au sujet des clients de Tor et Dingledine écrivit quelques types de personnes qui pourraient profiter des services ce Tor comme Alice la bloggueuse, Alice la petite de 8 ans, Alice la malade, Alice la consommatrice, Alice l’opprimée, Alice la femme d’affaire, Alice la fliquette…

De manière suffisamment intéressante, Dingledine a dit à la NSA que “la façon dont Tor tourne dépend de qui est celui qui tourne”, voulant dire qu’il promeuvait la technologie Tor de différentes façons selon les personnes différentes ?

Là encore, l’article du Washington Post décrivit le voyage de Dingledine à la NSA comme étant une “rencontre emplie de précaution, comme une réunion de renseignement mutuel entre une agence d’espionnage et un homme qui construit des outils pour contre-carrer la surveillance électronique.” Dingledie a dit au journal qu’il sortit de cette rencontre avec le sentiment que la NSA essayait bel et bien de craquer le réseau Tor: “Alors qu’il parlait à la NSA, Dingledine a dit dans un entretien vendredi, qu’il soupçonnait l’agence de vouloir entrer dans le réseau Tor, qui est utilisé par des millions de personnes dans le monde pour qu’il protège leur indentité.” Peut-être que Dingledine a bien été conflictuel avec la NSA ; peut-être fut-il protecteur de son bébé Tor et qu’il ne voulait pas que ses inventeurs originaux et ses sponsors dans le gouvernement américain ne le reprennent. Mais quelqu’en fut la raison, l’antagonisme ne fut sans doute pas né de quelque hostilité idéologique à l’égard de l’état de la sécurité natiomale.

A part être payé par le ministère de la défense, Dingledine a passé pas mal de son temps à rencontrer et à faire de la consultation pour l’armée, le renseignement et les agences de police, afin d’expliquer pourquoi Tor est di bien ainsi que de leur enseigner comment s’en servir. Quelles types d’agences rencontre t’il ? Le FBI, la CIA, le ministère de la justice pour ne citer que quelques uns… et si vous écoutez Dingledine narrer ses rencontres dans quelques unes de ses apparences publiques, one ne détecte en fait pas beaucoup d’antagonisme entre lui et les agences de renseignement et de police.

En 2013, durant une conférence à l’université de San Diego en Californie, Dingledine se rappela joyeusement du fait qu’un agent du FBI se précipita pour le remercier durant sa visite récente au bureau:

Donc, j’ai fait pas mal de conférences pour des agences de police récemment et pratiquement à toutes les conférences un gars du FBI vient me voir et me dit: ‘J’utilise Tor tous les jours dans le cadre de mon boulot, merci beaucoup.” Un autre exemple est l’info anonyme, je parlais aux gars qui géraient les infos de balance dce la CIA en ligne. Çà s’appelle l’Iraqi Rewards Program…

Mise à part la proche collaboration de Dingledine avec les forces de police, il y a aussi cette locacité un peu malsaine avec laquelle il réfute la nouvelle de la NSA hackant dans Tor. Il a semblé complèteement détaché de la preuve révélée par les fuites de Snowden et a minimisé les capacités de la NSA dans ses commentaires avec le Washington Post: “Si ces documents représentent ce qu’ils peuvent vraiment faire, alors ils ne sont pas l’adversaire que je pensais qu’ils étaient.” J’ai personnellement contacté Dingledine pour lui demander des choses au sujet de son voyage à la NSA et s’il avait prévenu la communauté Tor en 2007, qu’il suspectait la NSA de cibler les utilisateurs de Tor. Il ne m’a pas répondu.

Alors dans quelle mesure Tor est-il sécure ?

Si Dingledine n’a pas paru perturbé par la preuve de l’attaque de la NSA sur l’anonymat de Tor, c’est bizarre considérant qu’une attaque par une puissante entité gouvernementale est connue pour être une des principales faiblesse de Tor depuis quelque temps.

Dans une discussion en 2011 sur le listserv officiel de Tor, le développeur de Tor Mike Perry a admis que Tor ne puisse pas être très efficace contre des adversaires puissants et bien organisés (tels… les gouvernements), qui sont capables de contrôler de grands secteurs de l’internet.

Des adversaires très bien financés qui sont capables d’observer de larges portions de l’internet, peuvent probablement briser certains aspects de Tor et peut-être même briser l’anonymat les utilisateurs. C’est pourquoi le programme principal de Tor a une version 0.2.x et vient avec une notice qu’il ne doit pas être utilisé pour garantir “un fort anonymat” (bien que je ne pense pas que quelqu’adversaire que ce soit ne puisse briser l’anonymat de tous les utilistateurs… mais les attaques sur l’anonymat sont subtiles et cumulatives par nature.)

En fait, juste l’an dernier, Syverson a fait partie d’une équipe de recherche qui a pratiquement prouvé qu’on ne peut plus attendre de Tor de protéger les utilisateurs sur le long terme.
Tor est connu pour ne plus être sécure face à un adversaire qui peut observer le trafic d’un utilisateur entrant et sortant du résau anonyme. Des techniques simples et efficaces peuvent corréler le trafic à ces endroits séparés en prenant l’avantage d’identifier les schémas de trafic. Ceci a pour résultat que l’utilisateur et la destination de l’info peuvent être identifiés, subvertissant complètement les buts du protocle de sécurité.”
Les chercheurs ont conclu: “Ces résultats sont quelque peu pessimistes sur la sécurité actuelle du réseau Tor.

Bien que Syverson ait indiqué que quelques uns de ces problèmes de sécurité ont été identifiés par cette recherche et ont été fixés dans des versions récentes de Tor, les trouvailles ont aussi augmenter la liste de résultats et d’anecdotes montrant que Tor n’est pas aussi sécure que ceux qui l’encensent et le promeuvent voudraient le faire croire, et ce spécifiquement quand l’adversaire se trouve être de puissantes agences de renseignement bien déterminées.

Un cas: En décembre 2013, un surdoué paniqué de Harvard d’une vingtaine d’années du nom d’Edlo Kim a appris le peu de protection offert par Tor à des apprentis terroristes.

Pour éviter de participer à un examen de fin d’année pour lequel il ne s’était pas préparé, Kim réchauffa dans sa petite tête l’idée de faire une fausse alerte à la bombe. Pour ne pas être repéré, il utilisa Tor, supposément le meilleur service d’anonymat que l’internet puisse offrir. Mais ceci ne fit que très peu masquer son identité face à un Oncle Sam bien déterminé. Une enquête commune qui impliqua le FBI, les Services Secrets et la police locale, fut capable de tracer la fausse alerte jusqu’à Kim et ce en moins de 24 heures.

Comme l’a expliqué la plainte du FBI: “L’université de Harvard a été capable de déterminer que, dans les quelques jheures qui ont précédées la réception du message, Eldo Kim avait accédé TOR en utilisant le réseau sans fil de l’université. Tout ce que Tor a fait, c’est de faire sauter les flics de quelques étapes, mais ce ne fut pas difficile, rien qu’un peu de personnel avec une autorisation complète d’accès aux archives de réseau ne pourrait résoudre. Cela fut d’une grande utilité que le réseau internet d’Harvard enregistre toutes les méta-données d’accès à l’internet… un peu comme le fait la NSA…

Ces dernières années, les forces de police américaines ont pris le contrôle et ont fermé une série d’endroits de ventes de drogues et de pornographie pédophile illégaux, qui opéraient sur des sites qui auraient dû être intraçables, des serveurs hyper-anonymes fonctionnant dans le nuage Tor.

En 2013, ils ont fait fermer Freedom Hosting qui était accusé d’être une gigantesque opération d’hébergement de pornographie pédophile, ils l’ont fait après avoir pris le contrôle a distance de tous les serveurs et d’avoir intercepté toutes les communications avec les clients. Le FBI a fait la même chose la même année avec le supermarché de la drogue en ligne Silkroad, qui lui aussi opérait depuis le nuage Tor. Bien que des erreurs de débutants ont aidé le FBI a démasquer l’identité de Dred Pirate Roberts, il demeure toujours mystérieux du comment ils ont pu prendre un contrôle complet et même de copier toutes les données des serveurs qui opéraient dans la nébuleurse cybernétique Tor. Ceci est supposé être complètement impossible.

En 2007, un hacker/rechercheur suédois nommé Dan Egerstad a montré que juste en opérant un node de Tor, il pouvait siphonner et lire tout le trafic non encrypté qui avait transitee par son morceau de réseau Tor. Il fut capable d’accéder à des logins et des mots de passe de compte appartenant à des ONG, des entreprises et des ambassades d’Inde et d’Iran. Egerstad pensait en premier lieu que le staff des ambassades était juste imprudent avec leur information, mais il realisa rapidement qu’il était en fait tombé sur une opération de hacking/surveillance dans laquelle Tor était utilisé pour accéder aux comptes et aux données de manière camouflée.

Bien que Egerstad fut un grand fan de Tor et pense toujours que Tor peut fournir un anonymat en ligne si utilisé correctement, l’expérience le rendit néamoins très suspicieux.

Il a dit au quotidien australien du Sydney Morning Herald qu’il pense que beaucoup des nodes principaux de Tor sont gérés et opérés par des agences du renseignement et autres partiers intéressées à écouter les communications sur Tor.

Je ne voudrais pas trop spéculer là-dessus, mais je dis au gens que c’est tout à fait possible. Et si vous regardez bien là où sont postés ces nodes de Tor et leur taille assez conséquente, certains de ces nodes coûtents des milliers de dollars chaque mois juste pour l’hébergement parce qu’ils utilisent énormément de bande de passage, ce sont des serveurs à haute intensité etc. Qui paierait pour tout çà et demeurer anonyme ? Par exemple il y en a 5 ou 6 d’entre eux localisés à Washington D.C

 

Alors Tor… çà pue ? 

Les supporteurs de Tor pointent vers une cache de documents de la NSA fuités par Snowden pour prouver que l’agence a peur et déteste Tor. Une histoire parue dans le Guardian de Londres en 2013 et basée sur ces documents, écrite par James Ball, Bruce Scheier et Glenn Greenwald, argumente que l’agence est sans pouvoir contre l’outil de l’anonymat en ligne. Les documents suggèrent que la sécurité fondamentale du service Tor demeure intacte. Une présentation top-secret intitulée “Tor pue” déclare: “Nous ne pourrons jamais briser l’anonymat de tous les utilisateurs de Tor tout le temps… Au moyen d’une analyse manuelle, nous pouvons casser l’anonymat d’une petite fraction des utilisateurs de Tor,” de plus il est dit que l’agence “n’a eu aucun succès à briser l’anonymat d’un utilisateur en réponse.” A une requête spécifique.

Une autre présentation top-secrète appelle Tor “le roi de l’anonymat de haute sécurité et de basse latence de l’internet.” Mais les documents de la NSA sont loin d’être conclusifs et offrent des informations conflictuelles permettant des interprétations multiples. Mais le fait est que la NSA et le GCHQ (britannique) ont clairement la capacité de compremettre Tor, mais que cela pourrait prendre quelques efforts ciblés.

Une chose est néanmoins claire: La NSA ne déteste ni ne craint Tor et certains aspects de Tor sont définitivement les bienvenus à la NSA, en partie parce que cela aide à concentrer les cibles potentielles en un endroit bien utile.

 

Tor pue… Mais çà pourrait être pire

  • Une masse critique de cibles potentielles (pour la NSA) utilise Tor. Leur faire peur pourrait bien être contre-productif.
  • Nous pouvons augmenter notre ratio de succès et fournir plus d’IP client pour les utilisateurs individuels de Tor.
  • Nous n’aurons jamais 100% de succès, mais nous n’avons pas besoin de fournir les véritables IP pour chaque cible à chaque fois qu’ils utilisent Tor.

 

Le réseau Tor n’est pas aussi difficile qu’il en a l’air à capturer

En 2012, le co-fondateur de Tor Robert Dingledine a révélé que le réseau Tor est configuré pour favoriser la vitesse et la route du trafic au travers les nodes/serveurs les plus rapides existants. Ainsi, le gros du trafic de Tor passe par plusieurs douzaines de serveurs les plus rapides et les plus dépendants: “sur le réseau aujourd’hui, les clients choisissent un des plus rapides relais à 5 sorties environ 25 à 30% du temps et 80% de leurs choix provient d’un ensemble de 40 à 50 relais.

Dingledine fut critiqué par la communauté Tor pour la raison évidente que faire passer le trafic au travers de l’entonnoir d’une poignée de nodes rapides rendait la surveillance et la subversion de Tor beaucoup plus facile. N’importe qui peut gérer un node Tor, un étudiant en Allemagne, un type avec une connexion FIOS depuis Victorville (c’est ce que j’ai fait pendant un moment), une façade de la NSA depuis Hawaii (NdT: Snowden ??..) ou un mec travaillant pour la police de l’internet chinoise.

Il n’y a aucune façon de savoir si les gens qui gèrent les nodes les plus rapides et les plus stables le font par simple bonne volonté de samaritain ou si c’est parce que c’est la meileure façon d’écouter et de subvertir le réseau Tor. Ce qui fut particulièrement troublant avec les fuites de Snowden, est le fait que la NSA et le GCHQ gèrent tous deux des nodes du réseau Tor et qu’ils sont intéressés d’en gérer toujours plus…

De plus, gérer 50 ou plus de ces nodes ne semblent pas être très difficile à faire pour n’importe laquelle des agences de renseignement au monde, qu’elles soient américaines, allemandes, britanniques, russes, chinoises, israéliennes ou iraniennes. Nom de dieu, si vous ête une agence de renseignement, il n’y a en fait aucune raison de ne pas gérer un node du réseau Tor.

En 2005, Dingledine avait admis à Wired que c’était une “question difficile de construction”, mais il ne put pas donner une bonne réponse quant à savoir comment résoudre ce dilemne. En 2012, il réfuta d’un bloc ses critiques, expliquant qu’il était parfaitement volontaire pour sacrifier la sécurité à la vitesse, quoi que ce soit pour avoir toujours plus de gens qui utilisent Tor:

Ce choix remonte à la discussion originelle avec laquelle Mike Perry et moi-même nous étions tracassés il y a plusieurs années… Si nous voulons aboutir à un réseau rapide et sécure, y arriverons-nous par le truchement d’un réseau lent mais sécure en espérant pouvoir le rendre plus rapide (sans sacrifier la sécurité) ou en ayant un réseau rapide mais moins sûr et en espérant le rendre plus sûr avec le temps ?

Nous avons opté pour la voie du “si nous ne restons pas crédible au monde, Tor ne se développera jamais assez”…

 

En parlant d’espion opérant des nodes de Tor…

Si vous pensiez que cette histoire de Tor ne pouvait pas être plus bizarre, et bien tout faux… Probablement la chose la plus étrange de toute cette saga est le fait qu’Edward Snowden ait opéré lui-même de multiples nodes de Tor à haut débit en travaillant sous contrat avec la NSA à Hawaii.

Ceci n’est devenu public qu’en mai dernier (NdT: 2014), lorsque la développeuse de Tor Runa Sandvik (qui tira aussi ses salaires des ressources du Pentagone et du ministère des AE pour Tor), a dit au journaliste de Wired Kevin Poulsen, que juste deux semaines avant que Snowden n’entre en contact avec Glenn Greenwald, il l’a contacté, expliquant qu’il opérait un node principal de Tor et qu’il voulait obtenir quelques autocollants de Tor…

Des autocollants ?.. oui, oui, vous avez bien lu, des autocollants…

Dans son courriel, Snowden écrivit qu’il opérait personnellement les “sorties principales de Tor”, un serveur de 2gbps nommé “The Signal”, et qu’il essayait de persuader quelques collègues qui demeurèrent anonymes à son bureau de mettre en place des serveurs supplémentaires. Il n’a pas dit où il travaillait ; mais il voulait savoir si Sandvik pouvait lui envoyer une pile d’autocollants officiels de Tor (dans quelques photos après les fuites, on peut voir un autocollant de Tor sur son ordinateur portable à côté de celui de l’EEF).

La requête de Snowden pour des autocollants de Tor se transforma en quelque chose d’un peu plus intime. En fait, Sandvik avait plannifié de se rendre en vacance à Hawaii, alors elle suggéra qu’ils se rencontrent pour parler de sécurité de communication et de chiffrage/encryptage.

Elle répondit à Snowden et lui offrit de donner une présentation au sujet de Tor à une audience locale. Snowden manifesta un grand enthousiasme et offrit alors d’organiser une crypto party pour l’occasion.

Ainsi, les deux acolytes lancèrent une “crypto-party” dans un café d’Honolulu, enseignant à une vingtaine de locaux comment utiliser Tor et encrypter leurs disques durs. “Il s’introduisit comme étant Ed. Nous parlâmes un peu avant que tout ne commence. Je me souviens lui avoir demandé où il travaillait ou ce qu’il faisait et il ne voulait pas vraiment en parler,” a dit Sandvik à Wired.

Mais elle appris que Snowden opérait plus d’un node de sortie Tor et qu’il essayait d’avoir quelques uns de ses potes “du boulot”, pour mettre en place d’autres nodes additionnels…

Hmmm… alors Snowden opérait de puissants nodes de Tor et essayait d’avoir des collègues de la NSA pour en opérer aussi ?

J’ai contacté Sandvik pour ses commentaires. Elle n’a pas répondu. Poulsen de Wired suggéra qu’opérer des nodes de Tor et lancer une “crypto-party” était un projet personnel sur l’anonymat pour Snowden. “Alors même qu’il pensait globalement, il agissait localement”.

Il est difficile d’imaginer un mec avec une autorisation top-sécurité, au beau milieu de la planification du vol d’une énorme cache de secrets, qui risquerait d’opérer un node Tor afin d’aider la cause de l’anonymat en ligne… Mais eh, que sait-on en définitive ce que tout cela signifie ?

J’imagine qu’il est approprié que le logo de Tor soit un oignon, parce que au plus vous pelez de couches et au plus profond vous allez, moins les choses ont un sens et au plus vous réalisez qu’il n’y a ni fin ni fond à tout ceci. Il est très difficile d’obtenir des réponses directes et franches et même de savoir quelles questions vous devriez poser.

De cette façon là, le Tor Project ressemble plus à un projet d’espionnage qu’à un outil créé par une culture qui idolâtre la responsabilité et la transparence.