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Google Nouvel Ordre Mondial et état policier: divorce de VT et de Google sur fond d’Israël…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 16 février 2018 by Résistance 71

Plus on avance et plus les masques tombent… Nous n’utilisons plus aucun service de Google depuis plus de 4 ans maintenant, nos recherches en ligne sont effectuées au moyen de StartPage et de DuckDuckGo, qu’a choisi VT. Il est quand même étonnant que VT n’ait pas opéré le changement avant d7avoir la gueule dans le mur.. Comme quoi cela semble être une constante établie et qu’il faut briser: tant que tout va bien, personne ne bouge. Les gens bougent quand ils ont la tronche dans le mur. Qu’on ne vienne pas dire que tout cela n’était pas prévisible… Donc pourquoi attendre ?

Le changement de paradigme sera plus douloureux après que nous nous soyons fracassés dans le mur à Mach 12. On s’éviterait bien des soucis à changer AVANT. On appelle cela de l’anticipation et c’est valable pour tout…

~ Résistance 71 ~

 

VT et Google divorcent officiellement

 

John Allen

 

VT General Manager

 

19 janvier 2018

 

url de l’article: https://www.veteranstodaynetwork.com/2018/01/vt-google/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien que les déonthologies de Google et de VT se soient éloignées l’une de l’autre depuis des années, les derniers douze mois ont été particulièrement troublés et emplis d’une telle animosité que finalement le Rubicon a été traversé causant un divorce final d’où aucune machine arrière n’est possible.

Tout a vraiment commencé en avril 2017 lorsque Google a décidé que certaines de nos photos n’étaient PAS dans leur ligne de standard et violaient leur réglementation. Le censeur de Google NE NOUS A PAS DIT de quelles photos il s’agissait les ayant froissés. Ils nous donnèrent une idée générale de ce sur quoi ils objectaient en nous envoyant une notice standard de violation de réglementation. Nous avons donc recherché dans notre stock de photos archivées (des milliers) en essayant de savoir qu’elles photos étaient problématiques. Cela nous a pris 3 semaines pleines. Eventuellement, nous fûmes capables de les convaincre que nous étions en accord avec leur réglementation.

Pensant que cette épisode était terminé, VT continua ses fonctions usuelles pendant 9 mois. Puis, d’un seul coup d’un seul,  sans avertissement ni raison donnée, Google nous notifia que tout compte commercial que nous avions avec eux était annulé et qu’il n’y avait pas de recours possible. Comme vous pouvez l’imaginer nous fûmes pris à contre-pied et très perplexes. Que se passait-il ?

Comme beaucoup d’entre vous le savent, il n’y a personne à appeler chez Google, pas de contact physique possible. Il n’y a pas de “service clientèle” ni aucun service de soutien que des gens “normaux” puissent appeler en cas de pépin. Donc VT a contacté certains “amis” ayant accès au ventre de la bête au sein de l’empire Google. Après quelques jours d’enquête, ils nous envoyèrent une liste de ce que Google en réalité nous reprochait dans notre travail. Et de cela résultait le fait que ce qui les perturbait le plus était NOTRE CRITIQUE DE L’ETAT D’ISRAEL Et il y avait une mention de nos articles sur la Russie également ; mais ce qui les préoccupait le plus était ISRAEL et notre critique claire et affirmée de sa politique d’état.

De manière évidente, il n’y a RIEN que nous puissions faire à ce sujet parce que cela irait complètement contre notre déontologie. Donc comme dit le vieil adage “le meilleur accord est pas d’accord du tout”. Le temps d’un divorce officiel sans effort de réconciliation est arrivé. Notre relation ou plutôt ce qui en restait, avec Google est maintenant officiellement terminée.

Loin sont les jours où la petite startup Google déclarait son mantra de “Ne soyez pas malveillant”

Ceci a été bien tristement remplacé par quelque chose de plus sinistre, moins pour les gens et bien plus pour ce quelque chose qui de toute évidence n’inclut ni VT ni les valeurs qui nous animent. Bien triste en effet, temps de bouger en bloc. Donc, voilà c’est fait… Bye bye Google !!…

= = =

VT remplace la recherche avec Google par Duck Duck Go (DDG)

 

John Allen

 

VT General Manager

 

23 janvier 2018

 

Source: https://www.veteranstodaynetwork.com/2018/01/vt-replaces-google-custom-search-duck-duck-go/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour commencer notre nouveau chemin en cette nouvelle année 2018, nous avons remplacé la Google Custom Search de tous nos sites par Duck Duck Go !

DuckDuckGo (DDG) est un moteur de recherche internet qui met l’accent sur la protection de la sécurité et du droit à l’anonymat dans la recherche internet et évite la bulle de filtrage des résultats de recherches personnalisées. DDG se distingue des autres moteurs de recherche en ne faisant pas de profil de ses utilisateurs et en montrant de manière délibérée à tous les utilisateurs les mêmes résultats de recherche pour des mots clef donnés. DDG insiste sur le fait de fournir les meilleurs résultats de recherche possible, la meilleure qualité en rapport aux mots clef à l’encontre du volume d’information trouvé, DDG génère les résultats de recherche depuis plus de 400 sources individuelles, incluant des sites clef crowdsourced comme wikipedia et autres moteurs de recherche comme Bing (NdT: Microsoft, un autre démon quand même), Yahoo! (NdT: autre merde à ne pas présenter), Yandex, Yummly. L’entreprise est basée à Paoli en Pennsylvanie, dans la grande banlieue de Philadelphie et a 40 employés. Le nom de l’entreprise a pour origine le nom d’un jeu pour enfant appelé “duck, duck, goose” ou canard, canard, oie.

Une partie du code source de DuckduckGo est un logiciel libre hébergé sur GitHub sous license Apache 2.0, mais le cœur de l’affaire est privé. Le 21 mai 2014, DDG a lancé une version revampée qui focalisait sur des résultats de recherches plus intelligents et une interface plus sympathique et agréable. La nouvelle version ajouta souvent des caractéristiques demandées comme des recherches photos, recherches locales, des auto-suggestions et bien plus.

Le 18 septembre 2014, Apple inclua DDG dans son navigateur Safari comme un moteur de recherche optionnel. Le 10 novembre 2014, ce fit le tour de Mozilla de l’intégrer comme option de recherche dans son Firefox 33.1. Le 30 mai 2014, le Tor Project (NdT: créé et utilisé par la Marine des Etats-Unis qui incidemment héberge le QG du Cybercommand de l’armée américaine…) a fait de DDG son moteur de recherche par défaut sur le navigateur Tor 6.0

Notre utilisation de DDG a plus de sens que le Google de Rollerball qui nous a traité comme des chiens sans aucun soutien clientèle et ce MR est de fait bien plus en accord avec nos valeurs.

Ainsi soit-il !

Après 14 années de vieille déontologie positive et d’effervescence Google, il est grand temps de dire adieu à sa nouvelle version façon état policier et de dire hello à DuckDuckGo.

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Facebook, réseaux sociaux et Nouvel Ordre Mondial… Éteignez vos portables et rallumez vos cerveaux !

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Nous l’avons déjà dit et le répèterons sans cesse: sortir de l’oppression oligarchique généralisée passe inévitablement pas sortir de ces merdes de “réseaux sociaux” qui ne sont que des machines à espionner et manipuler.

La mise en esclavage moderne est subtile, elle consiste à laisser les gens se mettre eux-mêmes les chaînes et les entretenir pour leurs maîtres ; ces chaînes aujourd’hui sont la dette, la dépendance envers la technologie, l’électronique et les gadgets parfaitement inutiles (comme fesse bouc, touiteur et autres inepties du style) et qui quand on analyse bien, comme le fait cet article, sont tous contrôlés en amont par la même clique de despotes et de malfaisants.

Pour ceux qui cherche toujours une résolution à prendre pour 2018, que pensez-vous de ceci: virez toutes ces merdes de votre vie, éteignez TV, portables et autres outils de propagande de masse et… rallumez votre cerveau.

Pensez à ceci: chaque information, chaque moment que vous passez sur ces pseudo-réseaux sociaux renforce vos chaînes ou crée de nouveaux maillons.

Pour résoudre un problème encore faut-il admettre qu’il y en ait un… Ce qui est décrit dans l’article ci-dessous n’est pas propre à l’Inde ou aux Etats-Unis, c’est partout !

Il est temps d’agir et pour bien des choses, l’action passe par un simple NON ! Réfléchissez et agissez !

Qu’on se le dise..

~ Résistance 71 ~

 

Comment une cellule secrète de Facebook manipule les opinions publiques

 

Shelley Kasli

 

28 décembre 2017

 

Source de l’article en français: http://www.voltairenet.org/article199197.html

 

Que peuvent bien avoir en commun : l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), Rodrigo Duterte, Mauricio Macri, Narendra Modi, Barack Obama, le Parti national écossais et Donald Trump ? Ils ont tous basé leur campagne électorale sur les conseils avisés de Mark Zuckerberg. En s’appuyant sur le cas des élections en Inde, Shelley Kasli révèle la manière dont Facebook manipule les processus démocratiques.

Un article récent de Bloomberg a révélé comment une cellule secrète de Facebook a permis la création d’une armée de Trolls [1] à la faveur de nombreux gouvernements de par le monde, y compris en Inde, sous forme de propagande numérique visant à manipuler les élections [2].

Sous les projecteurs, suite au rôle qu’a joué son entreprise Facebook comme plate-forme de propagande politique, son co-fondateur, Mark Zuckerberg, a riposté, déclarant que sa mission transcendait les clivages partisans.

Mais il se trouve, en réalité, que Facebook n’est pas un simple spectateur en matière politique. Ce qu’il ne dit pas, c’est que sa compagnie travaille activement en collaboration avec des partis et des dirigeants incluant ceux qui utilisent la plate-forme pour étouffer leur opposition —parfois avec l’aide de nombreux Trolls qui propagent des contrevérités et des idéologies extrémistes [3].

Cette initiative est menée depuis Washington par une équipe très discrète de Facebook, spécialisée dans les questions de politique globale, avec à sa tête : Katie Harbath, l’ancien stratège numérique du camp Républicain qui a travaillé en 2008 sur la campagne présidentielle de l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, ainsi que sur les élections indiennes de 2014.

Depuis que Facebook a engagé Harbath pour diriger cette cellule secrète, trois années se sont écoulées, durant lesquelles son équipe a voyagé aux quatre coins de la planète (notamment en Inde). Elle a aidé des dirigeants politiques en mettant à leur disposition les puissants outils numériques de la compagnie prenant la forme d’une véritable armée de Trolls à des fins de propagande.

En Inde, et dans de nombreux autres pays, les employés de cette cellule se sont retrouvés de facto agents de campagnes électorales. Et une fois un candidat élu, il arrive à la compagnie de superviser des fonctionnaires ou de fournir une aide technique en matière de diffusion numérique lors de rencontres officielles entre chefs d’États.

Aux États-Unis, des employés de cette cellule ont travaillé sur le terrain durant la campagne de Donald Trump. En Inde, la compagnie a favorisé la présence sur le net du Premier ministre Narendra Modi, qui a aujourd’hui plus de fans sur Facebook que n’importe quel autre dirigeant politique mondial.

Au cours des meetings de campagne, on retrouve des membres de l’équipe de Katie Harbath aux côtés de responsables commerciaux du secteur publicitaire de Facebook ayant pour rôle d’aider la compagnie à profiter financièrement de l’attention particulière suscitée par les élections auprès des masses. Ils forment des politiques et des dirigeants à la création d’une page Facebook pour leur campagne qu’ils authentifient à l’aide d’une encoche bleue, à l’utilisation optimale de la vidéo afin de susciter l’adhésion, ainsi qu’au choix des slogans publicitaires. Une fois ces candidats élus, leur collaboration avec Facebook permet à la compagnie d’étendre de manière conséquente son influence sur le plan politique, comme la possibilité de contourner la loi.

Le problème est exacerbé lorsque Facebook se pose comme pilier de la démocratie de façon anti-démocratique. Freedom House, une pseudo-ONG basée aux États-Unis, militant pour la démocratie dans le monde [4], rapporte en novembre dernier qu’un nombre grandissant d’États « manipulent les réseaux sociaux afin de saper les fondements de la démocratie » [5]. Cela se traduit par des campagnes de diffamation, de harcèlement ou de propagande, discrètement soutenues par le gouvernement, visant à imposer sa version des faits, réduire la dissidence au silence et renforcer le pouvoir.

En 2007, Facebook a ouvert son premier bureau à Washington. L’élection présidentielle qui a eu lieu l’année suivante a vu l’avènement du premier « président Facebook » en la personne de Barack Obama, qui, avec l’aide de la plate-forme a pu atteindre des millions de votants au cours des semaines précédant les élections. Le nombre d’utilisateurs de Facebook a explosé concomitamment aux soulèvements des « printemps arabes » qui ont eu lieu au Moyen-Orient en 2010 et 2011, mettant en évidence l’immense influence qu’exerce la plate-forme sur la démocratie.

Au cours de la période où Facebook a choisi Katie Harbath, l’ancien soutien de Giuliani, pour diriger sa cellule politique, les élections devenaient un sujet incontournable sur les réseaux sociaux. Facebook a commencé progressivement à être impliqué dans des situations d’enjeu électoral partout dans le monde.

Facebook s’est associé à certains partis politiques parmi les plus controversés au monde tout en faisant fi du principe de transparence. Depuis 2011, la compagnie réclame auprès de la Commission électorale fédérale US une dérogation à la loi exigeant la transparence en ce qui concerne la promotion d’un parti politique, ce qui aurait pu l’aider à éviter la crise actuelle concernant des dépenses publicitaires russes en amont des élections de 2016.

Les relations entre la compagnie et les gouvernements restent compliquées. Facebook a été mis en cause par l’Union Européenne pour avoir laissé l’islamisme radical prospérer sur son réseau. La compagnie vient juste de publier son rapport de transparence expliquant qu’elle ne fournira aux gouvernements de données relatives à ses utilisateurs que si cette demande est légalement justifiée ; dans le cas contraire, elle n’hésitera pas à avoir recours à la justice [6].

Des armées de Trolls en Inde

Le marché indien est sans doute le plus porteur aujourd’hui pour Facebook, surpassant celui des États-Unis. Le nombre d’utilisateurs y croît deux fois plus vite ; sans tenir compte des 200 millions d’Indiens qui utilisent le service de messagerie WhatsApp, soit plus que partout ailleurs dans le monde.

À l’époque des élections indiennes de 2014, Facebook avaient déjà travaillé pendant plusieurs mois sur diverses campagnes. Modi a grandement profité du soutien de Facebook et de WhatsApp pour recruter des volontaires qui, à leur tour, ont répandu le message sur les réseaux sociaux. Depuis son élection, son nombre d’abonnés a augmenté de 43 millions ; deux fois plus que celui de Trump.

Dans les semaines qui ont suivi l’élection de Modi, Zuckerberg et son directeur d’exploitation Sheryl Sandberg se sont tous deux déplacés en Inde dans le but de développer un projet controversé concernant un service internet gratuit qui, provoquant de vives protestations, a finalement dû être abandonné. Katie Harbath et son équipe sont aussi venus en Inde animer des cessions de formation auxquelles ont participé plus de 6 000 hauts-fonctionnaires.

À mesure que Modi voyait son influence grandir dans les réseaux sociaux, ses abonnés se sont lancés, sur Facebook et WhatsApp, dans une campagne de harcèlement de ses rivaux politiques. L’Inde est devenu un foyer de désinformation, avec notamment la propagation d’un canular qui a conduit à des émeutes causant la mort de plusieurs personnes. Le pays est aussi devenu un endroit extrêmement dangereux pour les partis d’opposition et les journalistes.

Cependant, il n’y a pas que Modi ou le Parti du peuple indien (BJP) qui ont été amenés à utiliser les services proposés par Facebook. La compagnie prétend mettre à dispositions les mêmes outils et services pour tous les candidats, quelle que soit leur orientation politique, ainsi qu’aux groupes de la société civile plus discrets.

Ce qui est intéressant, c’est que Mark Zukerberg lui-même veut devenir président des États-Unis et s’est ainsi déjà attaché les services de David Plouffe (conseiller de campagne de Barack Obama en 2008) puis de Ken Mehlman (conseiller de campagne de George Bush Jr en 2004). Il travaille actuellement avec Amy Dudley (ancien conseiller du sénateur Tim Kaine), Ben LaBolt (ancien attaché de presse de Barack Obama) et Joel Benenson (ancien conseiller de campagne d’Hillary Clinton en 2016) [7].

La manipulation des émotions par Facebook

Une étude parue en 2014 intitulée : La mise en évidence expérimentale d’un phénomène de contagion émotionnelle de grande ampleur via les réseaux sociaux [8] a étudié le ratio entre les messages positifs et négatifs vus par 689 000 utilisateurs Facebook. Cette expérience, qui s’est déroulée entre le 11 et le 18 janvier 2012, a tenté d’identifier des effets de contagion émotionnelle en modifiant le poids émotionnel des informations diffusées aux utilisateurs ciblés. Les chercheurs concluent avoir mis en évidence pour la première fois « la preuve que les émotions peuvent se propager à travers un réseau informatique, [même si] les effets liés à ces manipulations restent limités ».

Cette étude a été critiquée à la fois pour ses fondements éthiques et méthodologiques. La polémique s’intensifiant, Adam Kramer, un des principaux instigateurs de ces recherches et membre de l’équipe responsable des données de Facebook, a défendu cette étude dans un communiqué de la compagnie [9]. Quelques jours plus tard, Sheryl Sandburg, directrice d’exploitation de Facebook, a prononcé une déclaration [10], lors de son voyage en Inde. Au cours d’un événement organisé par la Chambre de commerce à New Delhi, elle a déclaré : « Cette étude s’est faite dans le cadre des recherches en cours menées par les entreprises pour tester différents produits, ni plus ni moins. La communication à ce sujet a été très mauvaise et nous nous en excusons. Nous n’avons pas voulu vous contrarier ».

Ainsi donc, pour quel nouveau produit révolutionnaire Facebook a-t-il conduit des expérimentations psychologiques visant à manipuler émotionnellement ses utilisateurs ? Ces produits révolutionnaires sont des armées de Trolls numériques à des fins de propagande qui diffusent des informations mensongères comme une trainée de poudre afin d’aider ses clients pendant les élections.

Peu après, le 3 juillet 2014, USA Today rapporte que le groupe EPIC, qui milite pour le respect de la vie privée des citoyens, a déposé une plainte officielle à la Commission fédérale du Commerce stipulant que Facebook a enfreint la loi en menant une recherche sur les émotions de ses utilisateurs sans leur consentement, ni même les informer [11]. Dans sa plainte, l’EPIC prétend que Facebook a trompé ses usagers en conduisant secrètement une expérience psychologique sur leurs émotions : « Au moment de l’expérience, Facebook n’a pas fait état dans sa politique d’utilisation des données que les informations concernant ses utilisateurs seraient amenés à être utilisées à des fins expérimentales. Facebook a aussi omis d’informer ses usagers que ces informations seraient communiquées à des chercheurs ». La majorité des cobayes pour ces expériences de manipulation émotionnelle étaient indiens [12].

La plupart d’entre nous ne prête pas vraiment attention à ce qui est posté sur les réseaux sociaux et la majorité de ce que l’on voit est plutôt inoffensif. Du moins, c’est l’apparence que cela prend à première vue. La vérité est que ce que nous postons sur le net a un impact effrayant. Selon une recherche récente menée conjointement par le Laboratoire national du Nord-Ouest pacifique et l’université de Washington, le contenu que l’on poste sur les réseaux sociaux pourrait être utilisé par un logiciel afin de prédire des événements futurs — peut-être même le prochain Premier ministre indien.

Dans un papier qui vient d’êre publié par ArXiv, une équipe de chercheurs a découvert que les réseaux sociaux peuvent être utilisés dans le but de « repérer et de prédire des événements dans le monde réel » [13]. L’analyse de Twitter peut prédire avec précision des troubles sociaux, par exemple, lorsque des personnes utilisent certain hashtags pour discuter certains problèmes avant que leur colère ne se répande dans le monde réel.

L’exemple le plus connu de ce phénomène est survenu lors des printemps arabes, lorsque des signes évidents de protestations et de soulèvements imminents ont été repérés sur le net les jours précédant la descente des gens dans les rues.

L’inverse est aussi vrai, signifiant que la colère peut aussi être générée par les réseaux sociaux et une fois qu’elle atteint un niveau optimal être déversée sur des événements de la vie réelle comme on peut le voir depuis au moins deux ans déjà en inde avec des cas de lynchages collectifs et autres.

Comment fonctionne l’industrie de la désinformation en Inde

En Inde, une gigantesque industrie de la désinformation a émergé, exerçant une influence bien supérieur au traditionnel discours politique et pouvant potentiellement devenir un problème sécuritaire à l’image des printemps arabes si elle n’est pas maîtrisée. Au moment où le débat sur le lynchage fait rage en Inde, il faut bien comprendre que de tels incidents n’auraient pas eu aussi rapidement un tel impact si la jeunesse n’avait eu accès à Facebook, Twitter, Youtube, et autres réseaux sociaux qui permettent à cette industrie de la désinformation de gérer et partager de faux montages vidéos et de la fausse information. Le phénomène de lynchage apparu depuis quelques années est une conséquence directe de cette industrie de la propagande qui se répand des réseaux sociaux vers le monde réel.

Ceci prend une tout autre ampleur maintenant qu’il a été révélé que Facebook & WhatsApp ont comploté avec l’establishment en créant « une armée de Trolls » à des fins de propagande numérique, engendrant des violences sur le sol indien. C’est un cas typique de terrorisme. Ce dernier est défini comme « l’utilisation systématique de la terreur ou de la violence par un individu ou un groupe à des fins politiques ». Dans le cas présent, ce terrorisme est perpétré par une compagnie étrangère (Facebook) sur le sol indien par le biais d’une guerre numérique de (dés)information. Qu’attendons-nous pour réagir à de tels actes ?

Une campagne de désinformation a été menée au cours des élections présidentielles états-uniennes. Elle fait parti intégrante de la campagne officielle elle-même menée en collaboration avec des entreprises de pointe. Cette même méthode a aussi été utilisée pour orienter le débat sur le Brexit. À l’heure où nous parlons, cette vaste entreprise de désinformation étend ses tentacules en Inde. De nombreux sportifs de renom, des célébrités, des économistes, des politiciens en ont déjà été victimes en disséminant du contenu fallacieux. C’est une dangereuse tendance qui devrait être surveillée de près par nos services de Renseignement afin de prévenir de futurs désastres.

Voici succinctement comment tout cela fonctionne. De nombreux sites et portails web de légitimité et financement divers reçoivent des publicités flottantes. Des contenus bien spécifiques sont créés pour différentes catégories de personne basés sur leur région, leur idéologie, leur âge, leur religion… qui sont mélangés à une vaste quantité de contenu érotique noyant le véritable objectif. Ce contenu fallacieux est ensuite injecté dans le réseau social et des groupes spécifiques sont ciblés par le biais d’outils analytiques développé par des entreprises de pointe. À mesure que cette fausse information se répand, elle acquiert petit à petit sa dynamique propre et finit par être reprise par une personnalité quelconque — célébrité, politicien et même parfois un journaliste. Ce qui advient ensuite est pure folie.

Que ce soit par choix ou par ignorance, les médias dominants commencent à diffuser ce tissu de mensonges, consacrant l’intégralité de leurs revues de presse à l’analyse de ces fausses informations : qui a dit quoi et pourquoi et bla bla bla… au lieu de chercher à vérifier l’authenticité de ces dernières. Du fait du caractère sensationnel de ces canulars et aussi parce qu’ils sont relayés par des personnalités influentes, cette vision faussée du monde va se répandre dans le monde réel, pour témoins les victimes de lynchage. Sans contrôle, ce phénomène de désinformation pourrait contaminer toute l’opinion publique. Nous arriverons à un moment où il sera quasiment impossible de distinguer le vrai du faux, le fait de la fiction, avec la société tout entière se radicalisant en différentes factions opposées sur la base de mensonges.

Facebook et les élections indiennes

À l’époque des élections indiennes de 2014, un article de presse titrait « Facebook peut-il influencer le résultat de l’élection indienne ? ». Sous ce titre figurait un iceberg — Si Facebook est en mesure de modifier de modifier nos émotions et de nous faire voter, de quoi d’autre est-il capable ? [14]

Étonnamment, la Commission électorale indienne elle-même a signé un partenariat avec Facebook portant sur le recensement des votants pendant le processus électoral [15]. Le Dr. Nasim Zaidi, commissaire en chef de la commission électorale (ECI), a déclaré : « Je suis heureux d’annoncer que la Commission électorale indienne va lancer une procédure spéciale destinée à enrôler les non-votants et plus particulièrement ceux qui n’ont jamais voté. Ceci représente un pas en avant vers la réalisation de la devise de l’ECI “Aucun citoyen laissé-pour-compte”. Parti prenant de cette campagne, Facebook diffusera un rappel en différents dialectes indiens visant à rappeler l’échéance électorale à tous les utilisateurs Facebook d’Inde. J’invite tous les citoyens électeurs à s’inscrire et à voter ; c’est à dire reconnaître ses droits et assumer ses devoirs. Je suis convaincu que Facebook va donner une nouvelle ampleur à la campagne de recensement électorale initiée par la Commission et encourager de futurs votants à participer au processus électoral et à devenir des citoyens indiens responsables ».

Les 17 principales agences de Renseignement US ont émis de sérieuses réserves quant à l’impact de ce phénomène de désinformation sur leur processus électoral et leur société. Selon un centre de recherche en statistique, une majorité d’États-uniens (un spectaculaire 88 %) pense que la diffusion de fausses nouvelles porte préjudice à leur perception de la réalité quotidienne [16]. Et nous, en Inde, nous dirigeons vers un scénario encore plus catastrophique que cela. Pourquoi ? Parce qu’à l’inverse de l’Inde, le gouvernement états-unien et la communauté du Renseignement a publiquement fait état du problème et travaillé à une solution face à cette menace. L’Inde peut-elle faire de même avec Facebook ayant le nez dans les affaires internes du pays ?

On met en place toutes sortes de commissions, des auditions sénatoriales sont programmées pour mettre à jour cette affaire et de nouvelles cellules sont créés pour contrer efficacement cette menace envers la société. Pendant qu’une enquête est menée sur le rôle de Facebook dans l’élection présidentielle états-unienne, on porte peu d’attention à la manière dont la cellule secrète de Facebook a influencé les élections indiennes. À la lumière de ces révélations, une investigation rigoureuse devrait être menée quant l’impact de Facebook sur les élections indiennes. Il est évident que pour ce faire, le gouvernement doit tout d’abord reconnaître l’existence de cette industrie de la désinformation afin de pouvoir agir contre elle.

En compagnie de Facebook, American Microchip Inc. et le Japonais Renesas engagés pour pirater le code secret EVM (banque de données utilisateurs) devraient être sous le coup d’une enquête pour interférence avec les élections indiennes ainsi que tous ceux qui ont comploté avec eux. Ce serait une grave erreur de prendre cette menace, liée à l’intrusion d’entreprises étrangères dans le processus électoral indien, à la légère [17].

[1] En argot Internet, un Troll désigne ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s’agir d’un message (par exemple sur un forum), d’un débat conflictuel dans son ensemble ou de la personne qui en est à l’origine.

[2] “How Facebook’s Political Unit Enables the Dark Art of Digital Propaganda”, Lauren Etter, Vernon Silver & Sarah Frier, Bloomberg, December 21, 2017.

[3] “India’s Fake News Industry & Mob Lynchings”, Great Game India News, July 6, 2017.

[4] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[5] “Freedom on the Net 2017. Manipulating Social Media to Undermine Democracy”, Freedom House, November 14, 2017.

[6] “Facebook Transparency Report 2017”, Facebook, January 2017.

[7] « Mark Zuckerberg possible futur président des États-Unis », Réseau Voltaire, 3 août 2017.

[8] “Experimental evidence of massive-scale emotional contagion through social networks”, Adam D. I. Kramer, Jamie E. Guillory & Jeffrey T. Hancock, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNSA), Vol 111, #24, July 17, 2014.

[9] “The Author of a Controversial Facebook Study Says He’s ‘Sorry’”, Stephanie Burnett, Time, June 30, 2014.

[10] “Facebook still won’t say ’sorry’ for mind games experiment”, David Goldman, CNN, July 2, 2014.

[11] “Privacy watchdog files complaint over Facebook study”, Jessica Guynn, USA Today, July 3, 2014.

[12] “Facebook apologises for psychological experiments on users”, Samuel Gibbs, The Guardian, July 2, 2014.

[13] “Using Social Media To Predict the Future : A Systematic Literature Review”, Lawrence Phillips, Chase Dowling, Kyle Shaffer, Nathan Hodas & Svitlana Volkova, ArXiv, June 19, 2017.

[14] “If Facebook can tweak our emotions and make us vote, what else can it do ?”, Charles Arthur, The Guardian, June 30, 2014.

[15] “Election Commission of India partners with Facebook to launch first nationwide voter registration reminder”, Facebook, June 28, 2017.

[16] “Many Americans Believe Fake News Is Sowing Confusion”, Michael Barthel, Amy Mitchell & Jesse Holcomb, Pew Research Center, December 15, 2016.

[17] “Are Indian Elections Hacked By Foreign Companies ?”, Shelley Kasli, Great Game India News, December 17, 2017.

Commentaire sur l’article de VT contre Google Jigsaw (et accessoirement Oxford)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 30 octobre 2017 by Résistance 71

“Ce qui peut s’opposer à une seule vérité officielle doit être forcément une désinformation émanant de puissances hostiles, ou au moins de rivaux et elle aurait été intentionnellement faussée par la malveillance… Contrairement au pur mensonge, la désinformation, et voilà en quoi le concept est intéressant pour les défenseurs de la société dominante, doit fatalement contenir une certaine part de vérité, mais délibérément manipulée par un habile ennemi..”

~ Guy Debord , 1988 ~

 

Commentaire sur un article de VT

Une vitrine de propagande d’Oxford attaque Veterans Today… La chasse aux sorcières néocon commence” (Gordon Duff, 22 octobre 2017, traduit de l’anglais par Résistance 71 le 29 octobre 2017)

 

Résistance 71

 

30 octobre 2017

 

Cet article pour nous, suscite deux réactions.

La première est celle de la satisfaction résultant de ce qui est une fois de plus confirmé par Duff et l’équipe de VT, à savoir que dans l’ensemble des pays affiliés à l’empire anglo-américano-sioniste, se déroule une lutte au sommet des États concernés et de leurs institutions, particulièrement celles liées des complexes militaire, du renseignement et militaro-industriel. Cette lutte met en lice deux factions des “services”: la première est celle liée aux “États-profonds”, eux-mêmes directement pilotés par la nébuleuse industrio-financière transnationale. C’est cette faction, bras armé de leurs maîtres payeurs, qui veut établir la gouvernance mondiale du fascisme global supranational en semant le chaos dans le monde, chaos source de division et de plus de contrôle au sein d’une grille de surveillance planétaire mise en place au nom de la “guerre contre le terrorisme”, guerre de toute évidence complètement bidon, ayant débuté après les attentats faux-drapeau du 11 septembre 2001.

La seconde, est la faction au sein des services (sans doute minoritaire aujourd’hui et depuis plusieurs années dans sa partie active) qui n’est pas d’accord avec ce schéma, qui ne veut en rien l’imposition de cette structure dictatoriale planétaire, qui verra la disparition des états-nations et de toute souveraineté. Cette faction est soit active à glisser des bâtons dans les roues de la première, soit passive et fait la “grève du zèle” sur bien des points tout en fuitant un maximum d’informations à des correspondants sûrs et respectés. Cette faction est celle de la résistance interne aux états, celle qui agit de l’intérieur pour tenter de rendre l’État et son maître de la haute finance, disons plus… “vertueux”. Nous pensons que c’est une totale utopie, mais là n’est pas le sujet.

Veterans Today (VT), dans sa génèse et son évolution, est l’organe phare de cette résistance interne, encore puissante, influente et connectée, agissant au sein même de l’empire, depuis le ventre de la bête. En francophonie, nous pensons que le Réseau Voltaire (RV) est son pendant, même s’il est plus excentré (Meyssan étant en exil forcé…).

Ces deux organes de réinformation fonctionnent de manière assez complémentaire, le RV diffusant en plusieurs langues majeures ses informations, ce que ne fait pas VT. De fait, si quelqu’un aujourd’hui veut comprendre quoi que ce soit dans son implication quotidienne, à la géopolitique et les dessous de certaines cartes maîtresses, ces deux médias sont devenus incontournables. Tout ce qu’ils publient n’est pas à prendre au pied de la lettre, et il est parfois nécessaire de faire un tri dans la somme d’infos diffusées. Ce fait est voulu. VT a déjà explicitement dit que certaines infos sont de l’intox ou juste du pur spectacle visant à attirer un plus grand volume de lecteurs. Ces deux médias sont donc utiles et nécessaires et nous essayons à Résistance 71 d’en diffuser ce que nous pensons être essentiels à une bonne compréhension de ce qui est en train de se jouer sous nos yeux (clin d’œil).

Ceci dit, nous avons déjà dit et répondu à certaines critiques formulées concernant notre relais de leurs informations, à savoir que nous ne sommes pas politiquement sur la même ligne que ces deux organes dissidents. Ce qui nous amène à notre seconde réaction au sujet de cet article de VT

De l’aveu même des membres du cœur des opérations de VT, ils sont tous affiliés à des branches du renseignement américain et leurs associés aux branches résistantes internes des services des pays impliqués. Imaginons une seconde que Duff et son équipe parviennent à mettre à bas le projet en cours de “full spectrum dominance” de l’empire, tous ces gens, serviteurs des états et de leurs fonctions régaliennes avec lesquels ils se sont engagés, se retourneront alors contre la dissidence à ces états qu’ils soit vénèrent ou soit considèrent comme un “fait civilisateur accompli”, contre cette dissidence croissante qui voit et comprend que nous vivons dans un paradigme politico-social dénaturé et obsolète, devenu un gigantesque cancer en phase métastasique pour l’humanité et dont les peuples doivent se débarrasser, ce qu’ils feront indubitablement à terme.

Sans même considérer que le N.O.M soit défait, imaginons que les peuples, partout, devant la montée de la dictature et de l’eugénisme transnationaux, dans un élan de survie, se soulèvent dans un tsunami de révolution sociale, abattant État, argent, économie, institutions et se constituant de nouveau en associations libres ce qui est de fait inhérent à la nature sociale humaine; de quel côté de la barricade se tiendront Duff, Meyssan et leurs équipes ?…

Ainsi notre position est dualiste: d’un côté nous devons jouer le jeu de la réinformation afin de donner plus de chance aux plus de gens possibles de sortir de l’hypnose propagandiste dans laquelle le système les a plongés depuis trop longtemps et de l’autre, nous savons qu’historiquement les forces de répression sont plus enclines à réprimer les peuples et les velléités de se passer de l’État, que de mettre crosses en l’air et rejoindre le peuple prolétaraire (dont, au passage, ils font partie…) en phase révolutionnaire.

Donc, prudence et méfiance doivent à notre sens, demeurer de mise en la matière. L’ami du peuple aujourd’hui, sera t’il l’ami du peuple demain les circonstances changeant ?…

Résistance politique: Veterans Today contre Google Jigsaw et Oxford… Qui est VT ?..

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29 octobre 2017 by Résistance 71

Nous nous sommes rendus compte en commençant à analyser et commenter cette traduction de l’article de VT ci-dessous, que cela prendrait en fait plus de temps et de développement qu’un simple paragraphe de présentation. Nous vous présentons donc cette article tel quel et le commenterons très bientôt, car il soulève quelques commentaires d’évidence. A suivre donc, mais n’hésitez néanmoins aucunement à le commenter dans la section prévue à cet effet tant il est plus que probable que nous parvenions tous et toutes aux mêmes conclusions.

~ Résistance 71 ~

 

Une vitrine de propagande d’Oxford attaque Veterans Today… La chasse aux sorcières néocon commence

 

Gordon Duff

 

22 octobre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/10/23/neo-oxford-propaganda-front-attacks-veterans-today-the-neocon-witch-hunt-begins/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un “flinguage” en règle basé sur une “étude d’Oxford” au sujet d’une obscure publication connue sous le nom de Veterans Today (VT), a été récemment publié par la presse de droite américaine.

Moscou: la publication, certainement obscure et inconnue partout sauf dans les cercles du renseignement et militaire a été accusée d’être financée et gérée par la Russie afin d’influencer les généraux de pointe des Etats-Unis, d’adoucir la politique américaine en Syrie et de promouvoir la coopération militaire avec la Russie.

Il est confirmé que les deux présidents, Trump et Poutine, sont des lecteurs de VT tout comme les meilleurs planificateurs du Kremlin et du Pentagone. Et pourquoi cela ? Ce qui n’est pas demandé en revanche, est qui a financé cette “enquête” ? Un examen très rapide a rapidement montré que Google Jigsaw, le bras du “changement de régime” de la corporation Google, un groupe paramilitaire opérant à travers le Moyen-Orient et l’Afrique, est derrière cette étude d’Oxford.

Bizarrement, VT avait exposé Google Jigsaw ou plutôt son prédécesseur “Google Idea Groups”, comme suppléant d’armes, de renseignement et de services de propagande pour le groupe terroriste de l’EIIL et Al Nosra/Al Qaïda pour des clients au sein des services de renseignement israélien et saoudien. Un des informateurs de VT, Serena Shim, une journaliste née a Detroit et opérant en Turquie, a été assassinée après l’exposition initiale par publication du Google Idea Groups.

Ce groupe est, d’après VT, une couverture pour une opération militaire commandée par l’ancien patron du conseil des opérations clandestines du conseil national à la sécurité de la Maison Blanche, Jared Cohen, un planificateur militaire formé par les Israéliens. Ceci n’a jamais été contesté. Commençons…

La date est le 9 octobre 2017. Oxford, dans ce cas-ci, le Computational Media Project, avec des publications comme The Hill et le McClatchy papers. pubie une étude qui, disent-ils, prouve que VT est une vitrine propagandiste russe. Nous, à Veterans Today, savions que ceci allait se produire. Nous étions préparés.

Tout ce qui est dit au sujet de VT est faux. “VT” ou Veterans Today a commencé en 2003 et non pas en 2013 et il fut amorcé par des personnels des forces spéciales de l’armée américaine en tant que blog privé afin de discuter de problèmes militaires autrement “non autorisés” par le pentagone. S’ajoutant à ce groupe s’en vint un autre groupe en provenance d’AOL, qui travaillait avec l’History Channel. Ce groupe était mené par le colonel David Hackworth, le militaire le plus décoré de l’histoire de l’armée américaine, écrivain réputé et ancien combattant de la seconde guerre mondiale, des guerres de Corée et du Vietnam ; il fut viré par le président Lyndon Johnson pour avoir dit que le guerre au Vietnam n’était pas gagnable. Avec Hackworth, vint aussi le colonel Ted Guy, pilote as des as de deux guerres et ancien prisonnier de guerre au Vietnam. Guy fut l’Officier commandant l’actuel sénateur John McCain tandis que McCain était prisonnier de guerre. Le colonel Guy a demandé l’arrestation de McCain pour trahison dès son rapatriement, présentant une liste détaillée d’accusations contre ce depuis lors devenu célèbre sénateur (NdT: nouveau con va t’en guerre, une des pires ordures que le système yankee ait produit…), l’accusant de trahison et de collaboration avec l’ennemi sur des centaines de faits, témoins à l’appui.

Guy fut totalement ignoré et McCain reçût un pardon présidentiel secret, chose que nous avons eue confirmée de plusieurs sources internes. Même l’auteur à succès et ancien exorciste du Vatican Malachi Martin a passé du temps à VT. Ses théories conspirationistes ont été romancées plusieurs fois et peuvent être maintenant vues sur la chaîne Fox dans la seconde saison de “L’exorciste”

“Du groupe original, seul Gordon Duff, un ancien combattant fusilier marin qui a servi au Vietnam, est resté. Il dirige le comité directeur qui inclut plusieurs dignitaires militaires de plusieurs nations. Duff fut un caporal mais “commande” un comité où figurent des généraux et une mixture de sources militaires en provenance du Pakistan, de la Serbie, de la Syrie, d’Irak, d’Iran, de Russie, de Grande-Bretagne, d’Israël et d’une douzaine d’autres nations. Derrière tout cela se trouvent, d’après la rumeur, des anciens patrons à la retraite d’une douzaine de services de renseignement, ainsi qu’une flopée d’analystes, d’universitaires et aussi, comme le reconnaît parfaitement VT, quelques “barjots conspis”.

Comme Duff l’a dit dans certains entretiens: “sans les conspis, nous n’aurions pas le volume de lectorat nécessaire, c’est notre façon d’honorer Fox News et la presse tabloïde, après tout est-ce que tout le monde n’aime pas lire au sujet d’extra-terrestres à deux têtes de temps en temps ?” (NdT: Il est à noter que cette stratégie d’attraction de lectorat est identique sur des organes de presse russes comme Pravda et Sputnik News, chose que nous nous sommes toujours refusés à faire sur R71, même si nous connaissons l’astuce, c’est un choix…)

La réalité n’en est pas moins que la vaste majorité de ce qui est produit par VT est de l’info sèche, la plupart des articles académiques dévorés par le Pentagone et Langley (CIA), le plus souvent la seule information détaillée et précise sur l’Afghanistan ou les affaires politiques internes en Syrie, Irak ou une douzaine d’autres pays. VT a réussi à maintenir un panel d’écrivains bénévoles et de qualité “sur le terrain” dans près de 3 douzaines de pays “très difficiles à pénétrer”, là où bien d’autres sources telle la CIA, ont échoué.

Oui, cela rend VT vital, et fait qu’il est lu au Pentagone et attirent les coups de téléphones nocturnes que souvent VT reçoit ainsi que les offres d’autres organisations comme l’America’s Defense Intelligence Agency, qui veut salarier tout le personnel de VT. VT a refusé. Ils n’acceptent aucune publicité, aucun don, ils s’auto-financent dans un modèle qui en a troublé plus d’un.

Au sein de VT réside un personnel d’arrière-plan constitué d’exécutifs de haut niveau de la défense, très connu au Pentagone et qui sont très proches de gouvernements africains et moyen-orientaux. Lorsque le FBI a eu besoin d’aide au Nigéria, ils sont venus demander à VT. D’autres agences sont venues demander à VT pour une aide aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, en Syrie, en Turquie, au Kenya, au Ghana, en Lybie, certainement au Pakistan, ceci a été fait à maintes reprises.

Ce qu’Oxford a loupé est ceci: VT est et a été “l’entrée des artistes” de la politique américaine vers Moscou et bien d’autres endroits, où la communication entre Israël et le Hezbollah peut se produire, sans agenda, et, jusqu’à ce que nous publions le présent article, inconnu de tous.

Les rumeurs répandues disant que VT a fait éviter plusieurs guerres mondiales et qui circulent un peu trop librement, est probablement vrai.

Derrière tout cela, il y a d’autres anomalies au sujet de VT. Ils ne semblent pas avoir de position politique. Duff est un démocrate libéral et soutien d’Obama. D’autres sont des centristes, quelques uns sont de l’extrême droite. VT est multi-culturel avec une palette de juifs, de musulmans, d’afro-américains, de femmes, si rien d’autre, VT est le dernier bastion de la liberté d’expression.

Un autre point clef de VT, comme le dit souvent l’éditeur Jim Hanke, officier du renseignement militaire à la retraite, général 2 étoiles de la 3ème armée et ancien attaché en Israël: “Quand vont-ils commencé à payer des salaires ?”

Hanke comprend parmi ses proches amis, le premier ministre israélien Netanyahou. Nous avons aussi à VT, le physicien nucléaire Jeff Smith, ancien enquêteur pour l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). Les narrations de Smith au sujet du trafic clandestin d’armes nucléaires ont été étiquetées “théories conspi” par Oxford, sont corroborées par des scientifiques nucléaires américains et un paquet de documents que Smith a conservé du temps de son travail pour l’ONU, enquêtant sur la possibilité de sites de production d’armes nucléaires dans des pays comme Israël, la Syrie et l’Iran depuis plus de 20 ans. Smith affirme également avoir enquêté sur les attentats du 11 septembre 2001 et possède les documents avec lui prouvant ses dires.

Une autre membre du comité directeur de VT est Gwyneth Todd, ancienne conseillère du président Clinton et Bush 43, membre du conseil national à la sécurité. Le Washington Post et la chaîne ABC ont rapporté sur les tentatives de la maison blanche de Bush de la réduire au silence, y compris des tentative d’enlèvement et d’assassinat. Il y a aussi Lee Wanta, éditeur de VT, ancien coordinateur du renseignement à la Maison Blanche pour le président Reagan. Une visite rapide à la bibliothèque Reagan soulignera le nombre d’heures que ces deux là passèrent ensemble à planifier la chute de l’URSS.

Aller à la base réelle de VT et de ce qu’ils font est simple. En 2013, le comité éditorial a reconnu un besoin de rapporter des infos à la fois des médias russes et iraniens. Cette relation s’est développée à double sens, formant des relations mais aussi publiant de vastes critiques depuis du matériel de pauvre qualité ainsi que de la propagande.

VT a trouvé de l’info publiée nulle par ailleurs, mais aussi quelque chose d’autre. VT a commencé à tracer de l’info bizarre dans Press TV, Moscow Times et autres organisations, de la propagande oui, mais de la propagande américaine. Ce que VT a mis à jour fut une route de l’argent depuis la CIA au travers d’un contractant Booz Allen Hamilton, pour blanchir de faux journalistes qui ont travaillé auparavant à Radio Liberty et autres vitrines de propagande américaine. Ces écrivains et diffuseurs, secrètement employés par des agences de renseignement américaines, étaient les responsables de la pire des pires de la propagande russe et iranienne.

Des enquêtes plus poussées trouvèrent que c’est la CIA elle-même qui a “blanchi” de la propagande au travers des sbires en Russie et en Iran, utilisant des agents américains au sein des réseaux majeurs ou de sites comme Breitbart et Newsmax, pour ensuite mettre en place des groupes comme celui de l’enquête d’Oxford pour couvrir leurs traces lorsqu’ils étaient pris la main dans le sac.

Les experts de VT pensent que l’élection présidentielle de 2016 a été truquée, ils ont fait le boulot, en Russie et en Israël, en Ukraine, en Serbie, en Macédoine, là où la plupart du travail clandestin fut fait et là où seul VT à les “sources de terrain”.

Et ce ne fut pas le Kremlin qui fut trouvé derrière tout ça, mais bien plutôt le renseignement israélien et une tierce partie, des groupes mafieux du crime organisé composés d’anciens membres du KGB, du Mossad, travaillant semble t’il avec des groupes comme l’Heritage Foundation, the Atlantic Council, the American Enterprise Institute et des groupes renégats de la sécurité de la patrie (DHS), du FBI, de la CIA et du renseignement militaire.

Si une publication mineure a pu faire cela, relier tout cela nettement, que pourrait alors fair des organisations comme le FBI et la CIA s’ils le voulaient ? Ensuite l’autre question fut aussi posée, ces organisations existent-elles toujours ou, comme y a fait allusion le président Trump à plusieurs reprises, sont-elles en fait elles-mêmes infiltrées ? Si l’info est fausse, le FBI et la CIA bidons, comme l’a déjà dit à plusieurs reprises Trump, a t’il raison ? VT dit sans aucun plaisir: “il semblerait.”

VT n’est pas spécifiquement enthousiaste sur ce qu’a fait jusqu’ici le président Trump, comment il gère la diplomatie et ce qu’il dit, mais note que Trump sait quand on lui ment et le FBI et la CIA n’ont pas fait grand chose d’autre que de mentir au président Trump, particulièrement sur les fausses enquêtes qui essaient de lier le président avec la Russie et les élections truquées.

Comme d’habitude, VT survivra ces attaques d’officines comme the Hill, le Washington Post ou Politico. Sans être inféodé au fric de la publicité et sans salaires à payer, il n’y a pas de vulnérabilité. Le gros échec du groupe Oxford fut d’observer VT à la surface et sous la surface.

Il y a quelques années, Un film devenu très populaire intitulé “Fight Club” (NdT: David Fincher, 1999) raconta une histoire. Voyez-vous, “fight club” étaient une organisation où les “sous-fifres”, les serveurs, les éboueurs, les gens qui font le véritable travail, se rassemblaient. Sans eux, ces gens qui s’occupent des poubelles, qui font la sale boulot de nettoyer la merde, qui se battent dans les guerres, il n’y a pas de réalité.

VT est comme le “Fight club”. Quand de l’héroïne est chargée dans un avion par un ancien Navy SEAL travaillant pour une entreprise privée importante dans un petit aéroport près, disons juste de Gwadar, une ville du Pakistan, ce SEAL peut très bien être un ami proche de Jim Dean ou de Gordon Duff ou Mike Harris ou Jim Hanke ou de quelqu’un d’autre à VT. Des photos et des vidéos peuvent très bien être prises…

Lorsque des obus au gaz sarin sont fabriqués dans une usine chimique à côté de l’aéroport de Tbilissi en Georgie et transportés par des officiers de la sécurité ukrainienne en Turquie puis en Syrie, des amis de VT peuvent très bien charger les camions… Il se peut même qu’ils conduisent ces camions vers leur destination…

Lorsque le candidat à la présidentielle d’alors John McCain a visité la Syrie et a rencontré le leader de l’EI/Daesh al Baghdadi, qui croyez-vous leur servait le thé ? Etait-ce un ami de VT ? VT a t’il publié les photos ? Vous pouvez être sûrs que ce fut fait.

Lorsqu’un juge, membre de la Cour Suprême des Etats-Unis meurt mystérieusement lors d’une partie de chasse et que 33 personnes passent devant la police qui avait tourné le dos, 4 d’entre eux étant des sénateurs du congrès des Etats-Unis, n’ont-ils pas vu ce jardinier latino prenant une vidéo au travers de son chapeau troué ? Où est cette vidéo maintenant ? Existe t’elle ?…

En remontant le temps, lorsque les sénateurs Ted Kennedy et Paul Sarbanes ont mis en place des organisations bancaires à Astoria dans le Queens et à Manhattan, était-ce l’Alpha Bank qui lava plus blanc des milliards volés à l’URSS au travers d’un développeur de New York en faillite qui est maintenant supposé être le président des Etats-Unis, quel éditeur de VT présidait à cette réunion ?

Y avait-il à la table un ancien directeur de la CIA d’origine grecque avec ses deux cousins, l’un étant l’ancien directeur financier de la campagne présidentielle de Mike Dukakis ? Que valent ces photos d’après vous ? De cette réunion où la mafia russe fut créée et où un empire immobilier fut accepté et validé ?

Il y a toutes ces petites choses, petites choses que les petites gens ont vu, des gens comme Lee Wanta et ses réunions avec Oussama Bin Laden au Metropolitan Club de Washington tandis que la CIA le traquait au Soudan et en Afghanistan. Nous pouvons non seulement affirmer cela, mais nous pouvons vous dire tous ceux dans la pièce qui participèrent à cette réunion, et vous donner une transcription mot à mot de ce qui y fut dit, de cette discussion et de centaines… de milliers d’autres…

Un de ces incidents a impliqué un “tsar” de la Maison Blanche fournissant un paquet de secrets nucléaires à un leader étranger. Non seulement cette entrevue a eu un témoin, mais le FBI a une vidéo de toute l’affaire et a été forcé de mettre tout ça au placard. Combien de nations dans le monde ont des armes nucléaires à cause de cela ? Je peux vous assurer que c’est bien plus que vous ne le pensez. Nous pouvons ajouter bien des histoires, comme l’a si bien dit le comédien Jimmy Durante: “J’en ai un million de ces histoires”. Et celle là ? Combien de personnes savaient-elles que l’Afrique du Sud (NdT: du temps de l’apartheid) a construit des armes nucléaires et a procédé à un test le 22 septembre 1979 ? Ils en ont construit 10, mais d’après un ancien membre des services britanniques, 3 d’entre elles furent volées. Voici ce que sait VT à ce sujet: l’entreprise qui a construit les containers et les caisses pour transporter les armes nucléaires, appartient à un contributeur de VT. Il a fait charger les nukes sur un bateau à Durban il y a quelques décennies. Qu’une de ces armes ait fini sa course en Corée du Nord, emmenée là-bas par un sous-marin de fabrication allemande de modèle Dauphin, battant pavillon israélien, est une autre histoire. Il se trouve que les satellites espions américains peuvent reconnaître depuis leur orbite, la signature de l’uranium, si par exemple le rafinement et l’enrichissement de l’uranium kantangais fut fait par la centrale Pelandaba en Afrique du Sud. Dois-je en dire plus ?…

Allez, encore une… Considérez celle-là comme la “chanson gratuite” de l’album. Comment croyez-vous que l’EI/Daesh soit entré en possession de 12 000 camions citernes ? Autant de camions citernes n’ont jamais existé dans tout le Moyen-Orient. Le parc de camions de contrebande de Saddam Hussein était petit: 500 camions et pour la plupart des poubelles. Une entreprise de Houston, Texas, devenue célèbre pour avoir construit des bases militaires américaines, une entreprise dont le nom commence par la lettre “B” a acheté des camions aux Etats-Unis et au Canada. Elle a envoyé de Houston directement en Turquie et de là vers l’Irak et la Syrie, vendus à une entreprise propriété de la famille de leaders politiques connus (NdT: dont Erdogan…). Plus tard, l’aviation russe a détruit ces camions, 12 000 camions au tas, de ces camions qui avaient parcourus les réseaux routiers de l’Amérique du Nord. Allez, assez de ragots bon marché…

Que disons-nous ? Qu’il y a les théories conspi et qu’il y a la réalité. Les gouvernements ne disent rien, la presse n’apprend rien, rien n’est imprimé, publié, rien n’est admis et le narratif populaire qui va de la fausse info à la fausse histoire n’est que pour la consommation publique seulement.

L’université d’Oxford, ou pour être plus honnête, Google Jigsaw, ne réduira pas VT au silence. VT a un rôle, celui d’opérer comme une soupape de sécurité, de bâtir de la confiance là où aucune n’existe, de trouver ceux au caractère trempé et au sens de l’humour, même plus rarement, lorsque ces gens entrent dans les couloirs du pouvoir.

Pourquoi est-ce qu’une entreprise informatique de moteur de recherche qui fait plein de fric en répandant des logiciels malfaisants dans le monde entier et en espionnant les courriers électroniques et correspondances des gens, emploie une armée de 20 000 mercenaires ? Peut-être pouvons-nous commencer à trouver quelqu’un ayant le cran, l’autorité quelque part pour poser cette question. Jusqu’à ce que cela se produise, attendons et observons…

[notre analyse et commentaires sur cet article à suivre…]

Impérialisme et falsification: Israël, USA et le bidouillage de l’info par la doctrine culte du renseignement de signaux (VT)

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Fantômes du désert la nouvelle armée syrienne des Etats-Unis

 

Gordon Duff

 

19 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/ghosts-of-the-desert-americas-new-syrian-army/

 

“War, what is it go for ? Absolutely nothing…” (chanson connue). A quoi sert la guerre ? a rien si ce n’est de maintenir les riches encore plus riches et le reste d’entre nous apeurés et facilement manipulables…

Un semblable de l’EIIL est entré sur la scène syrienne avec tout le flair et la gloire d’un spectacle hollywoodien ; les Etats-Unis ont décidé de faire avancer une offensive au sol de grande envergure en Syrie. Sécuriser cette nouvelle attaque contre Damas est un des buts réels de la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite et de la signature de contrats de plus de 100 milliards de dollars de Jared Kushner avec les Saoudiens.

Cet équivalent Trump de la “diplomatie des narcotiques” tandis que Kushner ratisse le fric dans les coffres familiaux, a été des plus bénéficiaire à la fois aux financiers saoudiens et aux fournisseurs d’armes américains comme Raytheon (NdT: les missiles Tomahawk entre autre) et Lockheed, le tout en engrangeant des rétro-commissions énormes pour la famille Trump dans ses comptes offshore des îles Caïmans dans les Caraïbes.

La plupart de tout ceci fut mis en place par le général Mattis qui a soudoyé Abadi à Baghdad et espère traîner les forces militaires au sol britanniques, françaises et Allemandes dans ce que les Etats-Unis appellent une “zone de désescalades de conflit”. Une fois que les élections européennes seront hors du chemin et que l’OTAN soit mise en position plus forte, le cas contre Assad va prendre une toute autre tournure, bien plus dramatique.

Nous avons vu se dérouler la fausse attaque chimique, l’Amérique a bloqué une enquête, n’a pas produit ne serait-ce que l’ombre d’une preuve [que le gouvernement syrien ait perpétré cette attaque] tandis que Trump a fait des ronds de jambes devant Poutine promettant que cela ne se reproduirait plus, puis quelques jours plus tard, les Etats-Unis ont totalement fabriqué cette histoire du “Auschwitz” syrien, de camps de la mort imaginaires, d’incinérateurs, de gigantesques charniers et de Sonderkommandos zombies, ce que l’ambassadeur syrien auprès de l’ONU (Bachar Al-Jaafari) a qualifié de piège à gogos hollywoodiens.

Derrière tout cela se tient la main d’Israël, les attaques fabriquées et ce que nous ne voyons pas, ce qui est une part importante, du comment Israël contrôle la Maison Blanche, le Pentagone et ces membres bien particuliers du congrès chargés de la supervision militaire.

Les Etats-Unis dépensent jusqu’à 100 milliards de dollars par an pour le renseignement de signaux. Les 16 agences du renseignement américaines sont totalement dépendantes de ces signaux. Le renseignement satellite américain est inutile sans le soutiende renseignement de signaux et malgré les efforts de réformer durant la période de Michael Flynn et son directorat infructueux de la DIA (renseignement militaire US), les Etats-Unis n’ont pas d’HUMINT ou sources de renseignement humaines où que ce soit dans le monde.

Non seulement eles n’existent pas, mais les Etats-Unis ne forment aucun de leurs services dans le recrutement des agents, dans la gestion d’agents (ou de transfuges) ou, et cela est quelque peu terrifiant, dans la recherche et le traitement de l’information. En fait, à l’heure actuelle, les Etats-Unis considèrent que les posts laissés sur Facebook et sur les blogs sont du renseignement humain. Ils scrutent Twitter, Youtube et Facebook…

Pendant l’administration Bush, la Maison Blanche s’est alouée les sources les plus mal réputées afin de produire des dossiers bidonnés sur l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan, tout falsifier. Les deux avec lesquelles nous sommes les plus familiés sont SITE Intelligence, qui est en fait Rita Katz.

D’après nos sources, elle reçoit ses infos d’un gars basé chez un traiteur de Brooklyn ; l’autre est MEMR.org, qui est en fait le bloggueur conspi Steve Emerson qui opère avec des injections de fric liquide de la Maison Blanche. Emerson est allé à Oman en 2002 et fut contracté par des médias locaux pour produire des fictions à charge contre l’irak et Saddam Hussein.

Ceci fut appelé le Middle East Intelligence Project. Un de ses éditeurs nous contacta et a dit: “Gordon, je suis un bon musulman, mais ce mec nous demande de mentir” ; Duff répondit “combien te paie t’il ?” Farouk dit alors: “30 000 dollars”, ce à quoi Duff répondit “prends le fric, de toute façon ils ont déjà décidé de cette guerre.”

Derrière ceci se cachait des douzaines d’organisations supplémentaires, dirigées depuis la Brooking Institution, l’Heritage Foundation, le Washington Institute et la Jameson Foundation, tout ceci étant des vitrines du renseignement israélien.

Notre vrai problème est le réseau de renseignement sur les signaux et le trafic qui a été créé pour les Etats-Unis. En 2014, nous avons enquêté sur le rôle d’Israël dans l’abattage du vol MH17, la fausse histoire du tir d’un missile russe ayant abattu l’appareil puait l’impossibilité à plein nez, mais des capacités clefs SIGINT (renseignement sur les signaux, NdT: pour Signal Intelligence) ont rendu cet acte terroriste possible et les empreintes digitales de Tel-Aviv était la depuis le tout premier jour.

Avant que cette fausse histoire de missile ne noie la vérité, mais dans la presse russe hautement infiltrée, le monde a su que les contrôleurs aériens ukrainiens à Kiev, avaient follement envoyé le vol MH17 au desus d’une zone de combat avec deux chasseurs à réaction ukrainiens à ses trousses.

Ce ne fut une surprise pour personne lorsque l’avion fut abattu ni du reste de la maniere dont ce fut fait, quoi qu’il en soit, dans les 48 heures qui ont suivi, les médias du monde étaient submergés avec des histoires de “limites” des Su-25 chassant le malheureux vol MH17: “ils ne peuvent pas voler aussi haut”, “Ils ne transportent pas les bons missiles”, “ils n’ont pas de canons”…

Ce fut le membre de la US Army Special Forces Forward Air Controller, Gene “Chip” Tatum, qui éventa l’affaire ; voyez-vous, Israël a fait installer une boîte noire sur les avions ukrainiens. Celle-ci reçoit des signaux radars, les changent et les renvoie maquillés : ainsi, un avion rapide de haute altitude comme le Su-27 peut posséder et émettre la signature d’un autobus de ramassage scolaire de l’air et non seulement la capacité existe, mais fondé sur l’analyse de nouveaux rapports et de mensonges utilisés, mais cela fut imité et les signaux “bidouillés”.

Nous sommes absolument certains que ceci fut effectué, de plus, dans les heures qui suivirent la chute de l’avion, nous avons reçu des rapports d’un groupe de contrôleur du trafic aérien canadien qui nous a dit qu’un vol avait quitté un aéroport en Azerbaïdjan, convergeant sur ce que nous croyons être le site d’interception du Su-27 ukrainien abattant le vol MH17. L’aéroport duquel ce vol est parti nous est connu comme une base secrète pour des bombardiers israéliens F-15E, placée là en 2010 en guise de menace sur l’Iran.

En 2012, deux déserteurs de ce pays ont confirmé cette information à l’Iran, nous savons également que le puissant radar équippant le F-15E, combiné avec la technique aéronautique Raphael permet à cette avion d’être utilisé en tant que plateforme de système AWAC. Le vecteur de vol de cet appareil israélien lorsqu’ajouté à ceux des deux avions ukrainiens “bidouillés” correspond à ce que nous pourrions appeler un “package” pour ce qui est devenu de fait un acte d’assassinat de masse.

Ceci représente un cas d’opération technologique faux-drapeau qui utilise le SIGINT d’Israël. Le 2 mai 2017, une équipe du renseignement israélien, ayant placé des équipements de transmission électronique maquillés en rocher, retournait à la rame vers un sous-marin de classe Dauphin, qui les attendait au large de la côte syrienne.

Deux heures plus tard, le sous-marin israélien gisait au fond de la Méditerranée, sa coque ouverte, son équipage, incluant deux équipes commando israéliennes, soient un total de 84 hommes, tués, victimes d’une torpille russe anti-sous-marin, tirée, selon l’agence syrienne SANA, depuis un patrouilleur côtier.

Le but de cette opération en parallèle avec celle du vol MH17, fut de blâmer la Russie d’avoir abattu un vol commercial, tandis qu’ici, les signaux électroniques israéliens imitaient le trafic radio de l’armée syrienne, lui faisant reconnaître une attaque au gaz sarin contre des civils.

Les Etats-Unis étant totalement dépendant de la réception de ces signaux SIGINT et recevant leur confirmation d’organisations totalement corrompues, n’ayant aucune prérogative de renseignement et étant hautement motivées par des agendas personnels, une décennie et demie d’échecs retentissants du système de renseignement américain devrait donc être des plus facile à comprendre. La toute dernière incarnation du faux renseignement est la troupe théâtrale, parfois des locaux payés pour ce faire, parfois des enfants sont payés pour faire les morts, parfois l’entreprise cinématographique, quand elle peut le faire sans être prise et qu’elle a besoin d’effet dramatique, trouve plus convaincant de tuer en fait les enfants plutôt que de payer pour un sédatif.

Combien de fois avons-nous pris les “casques blancs” syriens, l’Observatoire Syrien pour les droits de l’Homme (OSDH), travaillant avec des équipes de filmage de la chaîne de télévision Al Jazeera et de l’agence britannique Reuters, ainsi qu’avec la télévision turque, aidés par l’EIIL, Al Qaïda et le MIT (service secret turc), mettant en scène des attaques faux-drapeaux.

Il est tout à fait normal pour un ennemi soumis à des raids aériens de placer des choses ou personnes importantes dans des écoles, des églises, des mosquées et des hôpitaux, utilisant les résidents locaux comme boucliers humains, ce qui est fait maintenant, est le résultat de changements sur le champ de bataille.

Ces choses planqués ne valent plus en fait la peine d’être protégées, la guerre en Syrie est perdue, pourquoi protéger un dépot d’armes légères ou un centre de communication lorsque vos mercenaires djihadistes s’enfuient à toutes jambes, jetant leurs armes et rasant leurs barbes, alors que la véritable guerre peut-être gagnée au moyen de sanctions et de frappes répliques américaines. La leçon est simple: faites sauter les écoles vous-même, filmez les enfants morts, mettez un casque blanc, attrapez un cadavre d’enfant, courez en long et en large devant des caméras jusqu’à ce qu’ils aient le bon plan. La BBC le diffusera et la photo sera étalée à l’ONU et son Conseil de Sécurité par l’ambassadeur américain. Avec un peu de pot même, Ivanka Trump va personnellement superviser l’attaque pour vous.

Ceci est le nouveau visage de la guerre en Syrie: mise en scène terroriste, histoire de charniers, exécutions, torture, tout ceci semble bizarrement bien familier, comme des choses qu’on a déjè entendu auparavant, le tristement célèbre “narratif de la victimisation” d’Israël toujours en action…

Pour les Etats-Unis, afin de soutenir la politique de la Maison Blanche de plus en plus dominée, particulierement sous l’administration Trump, par des agences de renseignement étrangères et même le crime organisé, comme avancé par bon nombre, les hautes positions du renseignement vont à des gens qui ont de moins en moins d’expérience, même un soi-disant haïsseur d’Israël comme Obama a fait ces boulettes, bien qu’Obama ait bougé Chuck Hagel à la défense et Martin Dempsey à l’état-major, nettoyant ainsi le Pentagone, bien que temporarirement et oblitérant le culte de mort de l’armaguédon qui avait pris le contrôle du commandement nucléaire des Etats-Unis, non, non, on ne plaisante pas une seule seconde avec tout çà…

S’ajoutant à ce problème fut l’action entreprise contre les académies militaires du pays comme West Point (NdT: l’équivalent de St Cyr), Annapolis et l’école d’officiers de l’armée de l’air, action qui fut entreprise à la fin des années 80 sous Bush Senior. Les membres des cultes chrétiens pentecôtiste et dominioniste prirent alors le contrôle total de ces usines à jeunes officiers tandis que de nouvellement sélectionnés candidats officiers étaient passés au travers d’un processus de sélection demandant une “flexibilité morale”, une intelligence limitée et un cocktail en guise de personnalité: ils voulaient des George Custer et non pas des George Patton.

Ceux qui passèrent au travers des mailles du filet, la génération future des Omar Bradley, furent harcelés et trompés. A un moment donné, en 2009, 159 cadets de l’école d’officiers de l’armée de l’air ont contacté Veterans Today (VT) et l’ American Religious Freedom Foundation, ils se plaignaient d’une véritable “inquisition” religieuse. Alors que les académies militaires étaient de plus en plus dominée par la théologie extrémiste évangéliste, leurs programmes éducatifs se plantèrent, mais ils eurent une grande croissance dans un autre domaine: les abus sexuels officiellement rapportés augmentèrent de plus de 60%, mais l’histoire derrière tout ceci indique plus une augmentation de 300% si ce n’était pour l’intimidation masquée qui s’en suivi.

Ceci nous donna l’armée dont l’ex-adjoint ministre de la défense Paul Wolfowitz, co-architecte de l’offensive du renseignement israélien contre les Etats-Unis, leur “taupe”, avait besoin pour sa “guerre globale contre le terrorisme”. C’était une armée américaine qui travaillait de manière inter-opérationnelle avec des mercenaires, des terroristes et des voyous ; une armée qui ne ferait pas qu’ouvertement protéger les structures de production du plus grand trafic de narcotique au monde, mais encore de construire elle-même cette capacité (NdT: depuis l’Afghanistan)

Les bases militaires américaines dans le monde sont devenues des centres de prière obligatoire, des bibles y étaient portées plus souvent que des flingues et où une certaine forme d’aveuglement se développa aussi. Les plaintes pour viols et tentatives de viols perpétrés sur des militaires hommes ou femmes augmentèrent de 300%, avec ce qui ne fut pas rapporté, on atteint peut-être les 1000%. Les bases américaines autour du monde devinrent des lieux de transit pour le tristement célèbre programme de “rendition” de la CIA (NdT: programme d’enlèvement et de transfert de “suspects de terrorisme” dans des bases et pays “alliés”, dont la Syrie fit partie à un moment donné… pour séquestrer et torturer de soi-disants suspects de “terrorisme”, souvent des innocents enlevés et vendus contre récompenses aux Américains…), qui vit des dizaines de milliers de personnes, le plus souvent innocentes ou enlevées “par erreur” simplement parce que leur nom était Mohammed.

Avec un budget accumulé de 5000 milliards de dollars pour sa guerre contre le terrorisme, l’Amérique fut virée d’irak et un gouvernement pro-iranien y fut élu tandis qu’en Afghanistan, le flot incessant de la drogue continuait de plus belle, alors que le gouvernement de Kaboul ne gouverne qu’à… Kaboul et encore, seulement durant les heures diurnes.

Les échecs sont bien évidemment des échecs politiques, le couteau militaire émoussé emmené par les esprits émoussés des académies militaires, suivant une politique du “marécage de Washington” pour utiliser le terme même employé par Trump, mais il y a deux choses derrière tout ce puissant phénomène: ouvertement, beaucoup blâment la pressetituée des “fausses nouvelles” et il y a une bonne raison à cela, comme nous l’avons dit auparavant, le FBI et la CIA sont notoirement accrocs aux logiciels qui scannent les blogs conspi et les messages Facebook comme sources de renseignement. Le réel désastre que tout cela représente ne peut pas être surestimé, mais derrière tout ça se tient cette nébuleuse du sommet de la pyramide du renseignement que seuls une poignée d’élus peuvent voir, les joyaux plaqués or qui arrivent maintenant sur le bureau de Donald Trump et peut-être même de Vladimir Poutine. Nous suggérons ici que si ces inepties arrivent de fait sur le bureau de Poutine, elles se retrouvent souvent très rapidement au panier.

De quoi parlons-nous au juste ? Il y a une beauté simple et naturelle dans ce renseignement sur les signaux (SIGINT), çà n’est pratiquement presque jamais réel, pas depuis le fameux télégramme de Zimmermann en 1917, une révélation pour vous et non ce n’est pas une plaisanterie: Les Israéliens sont connus pour prendre un simple téléphone portable et de passer ce coup de fil: “salut, c’est nous les terroristes, on est en train de fabriquer nos vestes suicides et on se demandait comment allait toute la famille ?…” Puis, ils prennent leur téléphone à 30 US$, le balance au dessus d’un mur et attendent qu’un drone américain passe et fasse sauter le caisson d’un pauvre gars et de toute sa famille.

Un scenario typique dans de tels cas implique des victimes n’ayant souvent pas payé une commission dans une affaire de diamant et non, on ne plaisante pas, pas une seule seconde. Est-ce que le directeur de la CIA Pompeo le sait ? Franchement ? Il ne sait rien, c’est du reste pour cela qu’il est à ce poste de directeur de la CIA. Et le général Mattis, le sait-il ? On ne peut pas dire, mais ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est maintenant et a toujours été ignorant de simples affaires de juste ou faux, légal ou illégal et même de bien et de mal.

Nous avons appris cette leçon au Vietnam, quelle leçon ? Vous n’avez pas besoin de combattre un ennemi pour gagner une guerre. En 1968, Richard Nixon annonça qu’il allait retirer les troupes américaines du Vietnam s’il était élu président et remettre cette guerre entre les mains de ce que nous savons maintenant avoir été non-existante: l’armée sud-vietnamienne. Laissez moi expliquer. Ceci va faire mal et ce qui devrait faire le plus mal à ce sujet est que cette simple vérité n’a jamais été entendue auparavant et pourtant c’est tellement incroyablement évident.

Voyez-vous, le Vietcong (VC) et l’armée nord-vietnamienne (ANV) passèrent 70% de leur capacité militaire à essayer de tenir et de contrôler le sud-Vietnam, ils combattaient une guerre politique, essentiellement une guerre défensive (NdT: ils étaient envahis par des puissances étrangères, d’abord l’empire colonial français puis à partir de 1955 par sa relève yankee…ne l’oublions jamais…), tenant presque toute la terre et la plupart de la population tandis que les Etats-Unis combattaient une guerre offensive et de mobilité. Nixon a changé tout cela.

Avec l’annonce du retrait américain, la VC et l’ANV n’avaient plus à retenir, ils devaient se contenter de pousser les Américains vers la porte de sortie, ce qui libéra 70% de leurs forces. Comme ils n’avaient plus à tenir des territoires et saisir des régions, voici ce que Nixon et Kissinger firent dans la réalité: la guerre du Vietnam passa d’une guerre civile à une guerre où 540 000 Américains soudainement, se retrouvaient avec une cible peinte dans leur dos. Il suffit de voir que la vaste majorité des pertes américaines furent infligées à partir de 1969-70, pas dans les années préalables. Le seul but du VC et de l’ANV fut de tuer le plus d’Américains possible, aucune force américaine ne devait être vaincue dans une bataille, aucune zone n’avait plus besin d’être protégée, c’était juste devenu un massacre.

C’est ce qui facilita la prise de contrôle des académies militaires, une armée qui ne pouvait plus se débarrasser de ses vétérans et anciens combattants assez rapidement, une armée profondément engoncée dans la corruption et une guerre combattue exclusivement par de petites unités de terrains, commandées (efficacement) par des sous-officiers d’expérience. Il y eut des leçons à tirer de la guerre du Vietnam: ce fut la glas du corps des officiers de l’armée américaine. La guerre du Vietnam fut le type de combat de jungle que virent les Marines durant la seconde guerre mondiale, tandis que parfois à quelques kilomètres des affrontements, les officiers supérieurs se doraient la pilule sur les chaises longues des piscines et glandouillaient dans les boîtes de nuit dans le même temps où les unités de combat, sur le terrain, commandées par des sous-officiers et parfois même des caporaux se fritaient au corps-à-corps ; voilà la véritable honte de la guerre du Vietnam sur le plan militaire, la véritable histoire du Vietnam et des racines du niveau de corruption qui règne dans l’armée américaine.

C’est l’armée américaine qui a perdu toute capacité op´rationnelle ; une armée qui a totalement mué de ses combattants expérimentés à la fin de la guerre, incluant de rares officiers de talent comme le colonel David Hackworth, co-fondateur de VT, viré de l’armée pour dire exactement ce que vous venez de lire.

En 1991, les Etats-Unis envoie leur dernier commandement de combat opérationnel, la 3ème armée, au Moyen-Orient: Jim Hanke de VT en était un des officiers responsables des opérations. Depuis cette époque, blâmez Clinton, blâmez quiconque, il n’y a plus eu de capacité de combat au sein de l’armée américaine. A l’époque de la guerre du Vietnam, servir dans la Garde Nationale ou les forces de réserve rendait quasiment impossible de servir en zones de combat, vous évitiez la conscription en servant dans la réserve (NdT: comme ce neuneu de Deubeuliou Bush et les fils de tous les politiciens yankees en âge d’être appelés pour se faire liquider dans la jungle vietnamienne…)

La “guerre contre la terreur” a changé tout cela. Les analogies entre les attentats du 11 septembre et l’attaque de Pearl Harbour, qui furent émises presque immédiatement après, commencèrent à attirer les suspicions sur les perpétrateurs de cet évènement. L’Amérique partit en guerre (NdT: en 2001) en utilisant sa Garde Nationale et ses réservistes, des soldats du dimanche, comme Rumsfeld (NdT: ministre de la défense de Bush Jr.) l’avait si bien fait remarquer: “parce qu’ils coûtent moins cher !

L’armée professionnelle qui ne touchait au Vienam que 60 US$ par mois, payait maintenant un caporal en Irak 6000 US$ par mois, pas 10 fois plus, mais 100 fois !!

Pour chaque civil surpayé, dont les coûts quotidiens de nourriture et de lessive, sous-traités par la firme Halliburton (NdT: dont le vice-président Dick Cheney était un ancien directeur et toujours actionnaire…) et autres groupes initiés, en tant que coût quotidien pouvant aller jusqu’a 3000 US$, avec l’eau potable facturée 300US$ le gallon (4 litres soit 75US$ le litre !), il y avait deux contractants privés (NdT: mercenaires de BlackWater ou DynCorp) payés deux fois plus, voire bien plus.

Personne dans l’armée américaine ne creuse plus les latrines ou épluche les patates, ce qui était auparavant fait par deux bidasses au Vietnam à 60US$ par mois est maintenant sous-contracté à une entreprise privée qui fait le même boulot pour 6000 US$ et deux Ethiopiens, pieds nus, font le sale boulot et sont payé 6 US$ par mois. Avec ce genre de mathématique à l’œuvre il est parfaitement compréhensible que ce n’est pas demain la veille que les guerres s’arrêteront.

Au Vietnam, les officiers évitaient le combat, se bidouillaient entre eux des citations pour des médailles et volaient tout ce qui n’était pas attaché. Mais au vu des standards d’aujourd’hui, tout cela n’est que petite bière. Quel type d’officier est capable de garder un convoi de pâte d’opium en route vers le labo de raffinement en héroïne dans la province de Helmand ? Qui était le général de l’armée de l’’air de la base de Bagram en Afghanistan quand le Dr Aafiasaddiqui fut violé et tabassé par des agents du FBI, du DHS et des Navy SEALs ? Quelqu’un peut-il oublier Abou Graïb ? Les structures américaines en Libye étaient 50 fois plus grandes, celle de Pologne 100 fois, tout cela sous la supervision d’un corps d’officiers américain bâti sur le désastre du vietnam, instillés de l’amour de jésus et encore plus d’enculerie.

Ceci est le type d’environnement qui permet une guerre corrompue, fabriquée et nous y retournons maintenant, par SIGINT, par des signaux de renseignement bidons israéliens qu’ils nous ont offerts. La plus grande ligne du budget militaire israélien est celle du renseignement électronique, bien au-delà de ses programmes nucléaires et bien plus secret que tout ce que Trump pourrait bien donner à Poutine.

Nous avons récemment abordé le rôle de Movements.org et du Jigsaw de Google ; cela ne prend pas longtemps pour discerner que presque tous ceux qui sont impliqués sont dirrectement liés avec le renseignement israélien et les projets israéliens de faux renseignement et de bidouillage. Ce que nous entrevoyons ici est une solution de bout en bout: On commence une guerre fondée sur des messages radios bidons “interceptés”, renforcés par des vidéos mises en scène d’atrocité de terrain et soutenues par des médias sous contrôle. Cette guerre est financée par un congrès corrompu et sous contrôle et combattue par un corps d’officiers dévoués à la “prophécie de la fin des remps” et qui nous amène l’armaggedon biblique.

Creusant ceci un peu plus, nous avons des centaines de sites internet de blogueurs robot dégueulant leur flot de conspirations, suffisamment pour y noyer tous efforts de reportage d’enquête dans une mer de désinformation, ligne après ligne de trolls créant un faux narratif sur les réseaux sociaux et les sections commentaires de blogs et de forums. Facebook et Wkipedia empoisonnant tout dialogue à une échelle globale, les mauvaises mannières sur une échelle industrielle.

Derrière tout cela nous trouvons de faux SIGINT, et un flot incessant de bidonnage et on veut dire de fausses interceptions puériles créant un monde artificiel de falsification. Washington surfe sur ce bidonnage du renseignement, il y a des cartes sur les murs du Pentagone où figurent des bases ennemies qui n’ont JAMAIS existé ; à cause des bénéfices générés par le SIGINT, le contrôle de la politique étrangère des Etats-Unis et du budget militaire se chiffrant en milliers de milliards de dollars, est entièrement sujet à de fausses interceptions fabriquées de toute pièce par Israël et son appareil de mensonge électronique avancé à 5000 milliards de dollars par an et dont une bonne partie, pour ajouter l’injure à la douleur, est payée par les contribuables américains.

Ce serait bien si nous pouvions nous arrêter ici, mais on ne le peut tout simplement pas ; aux côtés de tout ce que nous venons de vous décrire se trouvent de fausses cellules terroristes, de faux assassins, de faux massacres de masse et dans certains cas, de fausses victimes également. Quand nous avons vu un policier français abattu à bout portant sur un trottoir de Paris avec … des munitions à blanc ou lorsque, encore et encore, les mêmes blessés et morts sont vus et revus, incident après incident, on progresse de la suspicion à la révélation et de celle-ci à la nausée.

Ainsi, alors que nous regardons l’EIIL perdre la guerre en Syrie, nous commençons à nous demander, pourquoi y a t’il eu une guerre et on se rappelle du gallon d’eau potable à 300US$ facturé par Halliburton Corp. Eau qui provenait directement et sans altération de la rivière Euphrate. Nous observons les djihadistes de l’EIIL et sa réception sans fin de missiles Raytheon TOW et peut-être regarde t’on vers l’Afrique et Boko Haram et ses membres de tribus sahariennes pieds nus, conversant la journée durant au moyen de téléphone satellite à 2000 US$ du bout, quelqu’un à l’autre bout du fil acceptant une communication à 35 US$ la minute.

C’est toujours la question à laquelle personne ne répond et à ne jamais demander par un corps d’officiers corrompu ou un faux congrès ou un faux président qui a fait remarquer de manière répétitive, que nous avons aussi à faire avec une fausse OTAN. SIGINT est faux, HUMINT (renseignement de source humaine) est glâné depuis l’internet et est bidon, les vidéos vues dans les JT sont bidons, pratiquement aussi faux qu’Ivanka Trump…

Il est devenu évident ce que nous avons créé, en 1935, le général Smedley Butler nous avait déjà averti que la guerre était un racket, une extorsion ; même Paul Wolfowitz pensa qu’il envoyait des troupes pour saisir le pétrole, cela lui a pris deux ans pour cmprendre que c’était bien plus facile de mettre un flingue sur la tempe du peuple américain, de construire un état policier aux Etats-Unis et de reproduire le monde de George Orwelll dans son roman “1984”.

Le scenario de la guerre perpétuelle mis en place dans le roman 1984 est maintenant une réalité, Orwell essayait vraiment de nous mettre en garde des choses à venir, vraiment bien dommage que personne en positon d’exercer le pouvoir ne lui ait prêté une quelconque attention.

Société contre l’État: la mystification de la doxa anthropologique ou l’abondance dans les sociétés « pré-capitalistes » (Pierre Clastres préfaçant Marshall Sahlins) ~ 1ère partie ~

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, documentaire, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 avril 2017 by Résistance 71

Lire nos dossiers anthropologie politique et Pierre Clastres

 

Préface de Pierre Clastres de la traduction en français du livre de Marshall Sahlins “Âge de pierre âge d’abondance, l’économie des sociétés primitives” (éditions Gallimard, 1976, 1ère édition en anglais, 1972)

 

Pierre Clastres

 

Décembre 1975

 

1ère partie

2ème partie

 

Un engouement déjà ancien pour les sociétés primitives assure au lecteur français un approvisionnement régulier et abondant en ouvrages d’ethnologie. Ils ne sont pas tous, tant s’en faut, d’un égal intérêt. Un livre, de temps à autre, se détache sur l’horizon grisâtre de cette production : l’occasion en est trop rare pour que l’on s’abstienne de la marquer. Iconoclaste et rigoureux, aussi salubre que savant, tel est le travail de Marshall Sahlins dont plus d’un se réjouira de le voir enfin publié en français [1].

Professeur américain de grande réputation, Sahlins est un profond connaisseur des sociétés mélanésiennes. Mais son projet scientifique ne se réduit pas, loin de là, à l’ethnographie d’une aire culturelle déterminée. Débordant largement le pointillisme monographique, comme en témoigne la variété transcontinentale de ses références, Sahlins entreprend l’exploration systématique d’une dimension du social depuis longtemps scrutée par les ethnologues, il aborde de manière radicalement nouvelle le champ de l’économie, il pose malicieusement la question fondamentale : qu’en est-il de l’économie dans les sociétés primitives [2] ? Interrogation, on va le voir, de portée décisive. Non point que d’autres ne l’eussent posée avant lui. Pourquoi revenir, en ce cas, sur un problème qui paraissait réglé de longue date ? On s’aperçoit vile, suivre la démarche de Sahlins, que non seulement la question de l’économie primitive n’avait reçu, pour autant qu’elle fît problème, de réponse digne de ce nom, mais surtout que de nombreux auteurs l’ont traitée avec une incroyable légèreté quand ils ne se sont pas tout simplement livrés à une véritable déformation des faits ethnographiques. On se trouve confronté là, non plus à l’erreur d’interprétation possible dans le mouvement de toute recherche scientifique mais, bel et bien, à l’entreprise, encore vivace comme on tentera de le montrer, d’adapter la réalité sociale primitive à une conception préalable de la société et de l’histoire. En d’autres termes, certains représentants de ce que l’on appelle l’anthropologie économique n’ont pas toujours su, c’est le moins qu’on puisse dire, faire le partage entre le devoir d’objectivité, qui oblige au minimum à respecter les faits, et le souci de préserver leurs convictions philosophiques ou politiques. Et dès lors que, délibérément ou inconsciemment peu importe, on subordonne l’analyse des faits sociaux à tel ou tel discours sur la société, alors que la science rigoureuse exigerait très exactement le contraire, on se trouve assez vile entraîné aux frontières de la mystification.

C’est à la dénoncer que s’attache le travail exemplaire de Marshall Sahlins. El l’on se tromperait de supposer son information ethnographique beaucoup plus abondante que celle de ses prédécesseurs : bien que chercheur de terrain, il n’apporte aucun fait bouleversant dont la nouveauté contraindrait à reconsidérer l’idée traditionnelle de l’économie primitive. Il se contente — mais avec quelle vigueur ! — de rétablir dans leur vérité les données depuis longtemps recueillies et connues, il choisit d’interroger directement le matériel disponible en écartant sans pitié les idées jusque-là reçues à propos de ce matériel. Autant dire que la lâche que s’assigne Sahlins pouvait être entreprise avant lui : le dossier, en somme, était déjà là, accessible et complet. Mais Sahlins est le premier à l’avoir rouvert, il faut en lui saluer un pionnier.

De quoi s’agit-il ? Les ethnologues économistes n’ont cessé de développer l’idée selon laquelle l’économie des sociétés primitives est une économie de subsistance. Il est bien évident qu’un tel énoncé ne se veut pas simple répétition d’un truisme : à savoir que la fonction essentielle, sinon exclusive, du système de production d’une société donnée consiste, bien sûr, à assurer la subsistance des individus qui composent la société en question. Il s’ensuit qu’a déterminer l’économie archaïque comme économie de subsistance, on désigne moins la fonction générale de tout système de production que la manière dont l’économie primitive remplit cette fonction. On dit d’une machine qu’elle fonctionne bien lorsqu’elle remplit de façon satisfaisante la fonction pour laquelle elle a été conçue. C’est d’un critère semblable que l’on évaluera le fonctionnement de la machine de production dans les sociétés primitives : cette machine fonctionne-t-elle conformément aux buts que lui assigne la société, cette machine assure-t-elle convenablement la satisfaction des besoins matériels du groupe ? Voilà la vraie question que l’on doit poser à propos de l’économie primitive. A cela, l’anthropologie économique « classique » répond par l’idée d’économie de subsistance [3] : l’économie primitive est une économie de subsistance en ce qu’elle parvient tout juste, au mieux, à grand-peine à assurer la subsistance de la société. Leur système économique permet aux primitifs, au prix d’un labeur incessant, de ne pas mourir de faim et de froid. L’économie primitive est une économie de survie en ce que son sous-développement technique lui interdit irrémédiablement la production de surplus et la constitution de stocks qui garantiraient au moins l’avenir immédiat du groupe. Telle est, dans sa peu glorieuse convergence avec la certitude la plus fruste du sens commun, l’image de l’homme primitif véhiculée par les « savants » : le Sauvage écrasé par son environnement écologique, sans cesse guetté par la famine, hanté par l’angoisse permanente de procurer aux siens de quoi ne pas périr. Bref, l’économie primitive est une économie de subsistance parce que c’est une économie de la misère.

A cette conception de l’économie primitive, Sahlins oppose non pas une autre conception mais, tout simplement, les faits ethnographiques. Il procède entre autres à un examen attentif de travaux consacrés à ceux d’entre les primitifs que l’on imagine facilement comme les plus démunis de tous, voués qu’ils sont par le destin à occuper un milieu éminemment hostile où la rareté des ressources cumulerait ses effets avec l’inefficacité technologique : les chasseurs-collecteurs nomades des déserts d’Australie et d’Afrique du Sud, ceux qui, précisément, illustraient à la perfection, aux yeux des ethno-économistes tel Herskovits, la misère primitive. Or, qu’en est-il en réalité ? Les monographies où sont respectivement étudiés les Australiens de la Terre d’Arnhem et les Bochimans du Kalahari offrent la particularité nouvelle de présenter des données chiffrées : les temps consacrés aux activités économiques y sont mesurés. Et l’on s’aperçoit alors que, loin de passer toute leur vie à la quête fébrile d’une nourriture aléatoire, ces prétendus misérables ne s’y emploient au maximum que cinq heures par jour en moyenne, plus souvent entre trois et quatre heures. Il en résulte donc qu’en un laps de temps relativement court, Australiens et Bochimans assurent très convenablement leur subsistance. Encore faut-il observer d’abord que ce travail quotidien n’est que rarement soutenu, coupé qu’il est de fréquents arrêts de repos ; ensuite qu’il n’implique jamais l’intégralité du groupe : outre le fait que les enfants et les jeunes gens ne participent que peu ou pas du tout aux activités économiques, ce n’est même pas l’ensemble des adultes qui se consacre simultanément à la recherche de la nourriture. Et Sahlins note que ces données quantifiées, récemment recueillies, confirment en tout point les témoignages beaucoup plus anciens des voyageurs du XIXe siècle.

C’est donc au mépris d’informations sérieuses et connues que certains des pères fondateurs de l’anthropologie économique ont, de toutes pièces, inventé le mythe d’un homme sauvage condamné à une condition quasi-animale par son incapacité à exploiter efficacement le milieu naturel. On est loin du compte et c’est le grand mérite de Sahlins que de réhabiliter le chasseur primitif en rétablissant, contre le travestissement théorique (théorique ! ), la vérité des faits. Il résulte en effet de son analyse que non seulement l’économie primitive n’est pas une économie de la misère, mais qu’elle permet au contraire de déterminer la société primitive comme la première société d’abondance. Expression provocatrice, qui trouble la torpeur dogmatique des pseudo-savants de l’anthropologie, mais expression juste : si en des temps courts à intensité faible, la machine de production primitive assure la satisfaction des besoins matériels des gens, c’est, comme l’écrit Sahlins, qu’elle fonctionne en deçà de ses possibilités objectives, c’est qu’elle pourrait, si elle le voulait, fonctionner plus longtemps et plus vite, produire des surplus, constituer des stocks. Que si, par conséquent, le pouvant, la société primitive n’en fait rien, c’est qu’elle ne veut pas le faire. Australiens et Bochimans, dès lors qu’ils estiment avoir recueilli suffisamment de ressources alimentaires, cessent de chasser et de collecter. Pourquoi se fatigueraient-ils à récolter au-delà de ce qu’ils peuvent consommer ? Pourquoi des nomades s’épuiseraient-ils à transporter inutilement d’un point à un autre de pesantes provisions puisque, dit Sahlins, « les stocks sont dans la nature elle-même » ? Mais les Sauvages ne sont pas aussi fous que les économistes formalistes qui, faute de découvrir en l’homme primitif la psychologie d’un chef d’entreprise industrielle ou commerciale, soucieux d’augmenter sans cesse sa production en vue d’accroître son profil, en déduisent, les sots, l’infériorité intrinsèque de l’économie primitive. Elle est salubre, par conséquent, l’entreprise de Sahlins qui, paisiblement, démasque cette « philosophie » qui fait du capitaliste contemporain l’idéal et la mesure de toutes choses. Mais que d’efforts cependant pour démontrer que si l’homme primitif n’est pas un entrepreneur, c’est parce que le profit ne l’intéresse pas ; que s’il ne « rentabilise » pas son activité, comme aiment dire les pédants, c’est non pas parce qu’il ne sait pas le faire, mais parce qu’il n’en a pas envie !

*

Sahlins ne s’en tient pas au cas des chasseurs. Sous les espèces du Mode de Production Domestique, il examine l’économie des sociétés « néolithiques », des agriculteurs primitifs tels que l’on peut encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viet-Nam ou en Amérique du Sud. Rien de commun, apparemment, entre des nomades de désert ou de forêt et des sédentaires qui, sans négliger la chasse, la pêche et la collecte, sont pour l’essentiel tributaires du produit de leurs jardins. On pourrait au contraire s’attendre, en fonction du changement considérable que constitue la conversion d’une économie de chasse en une économie agraire, à l’éclosion d’attitudes économiques tout à fait nouvelles sans parler, bien entendu, de transformations dans l’organisation même de la société.

S’appuyant sur une masse très importante d’études menées en diverses régions du globe, Sahlins soumet à un examen détaillé les figures locales (mélanésiennes, africaines, sud-américaines, etc.) du M.P.D [Mode de Production Domestique]. dont il met à jour les propriétés récurrentes : prédominance de la division sexuelle du travail ; production segmentaire à des fins de consommation ; accès autonome aux moyens de production ; relations centrifuges entre les unités de production. Rendant compte d’une réalité économique (le M.P.D.), Sahlins, avec raison, met en jeu des catégories proprement politiques en ce qu’elles touchent au cœur de l’organisation sociale primitive : segmentation, autonomie, relations centrifuges. Impossibilité essentielle de penser l’économique primitif à l’extérieur du politique. Ce qui doit pour l’instant retenir l’attention, c’est que les traits pertinents dont on décrit le mode de production des agriculteurs sur brûlis permettent également de cerner l’organisation sociale des peuples chasseurs. De ce point de vue, une bande nomade, tout comme une tribu sédentaire, se compose d’unités de production et de consommation — les “ foyers » ou les “ maisonnées » — à l’intérieur desquelles prévaut en effet la division sexuelle du travail. Chaque unité fonctionne comme un segment autonome de l’ensemble et même si la règle d’échange structure solidement la bande nomade, le jeu des forces centrifuges n’en est pas pour autant absent. Au-delà des différences dans le style de vie, les représentations religieuses, l’activité rituelle, la charpente de la société ne varie pas, de la communauté nomade au village sédentaire. Que des machines de production aussi différentes que la chasse nomadique et l’agriculture sur brûlis soient compatibles avec des formations sociales identiques, voilà un point dont il conviendra de mesurer toute la portée.

Toute communauté primitive aspire, du point de vue de sa production de consommation, à l’autonomie complète ; elle aspire à exclure toute relation de dépendance par rapport aux groupes voisins. C’est, exprimé en une formule condensée, l’idéal autarcique de la société primitive : on produit un minimum suffisant pour satisfaire à tous les besoins, mais on s’arrange pour produire la totalité de ce minimum. Si le M.P.D. est « un système foncièrement hostile à la formation de surplus », il n’est pas moins hostile à laisser la production glisser au-dessous du seuil qui garantit la satisfaction des besoins. L’idéal d’autarcie économique est en fait un idéal d’indépendance politique, laquelle est assurée tant que l’on n’a pas besoin des autres. Cet idéal, naturellement, ne se réalise ni partout ni toujours. Les différences écologiques, les variations climatiques, les contacts ou les emprunts peuvent conduire une société à éprouver le besoin de telle denrée ou de telle matière, ou de tel objet que d’autres savent fabriquer, sans pouvoir le satisfaire. C’est pourquoi, comme le montre Sahlins, des groupes voisins, ou même éloignés, se trouvent engagés en des relations plus ou moins intenses d’échange de biens. Mais, précise-t-il aussi au cours de sa patiente analyse du « commerce » mélanésien, « les sociétés mélanésiennes ne connaissent pas de « marchés » et il en va sans doute de même des sociétés archaïques ». Le M.P.D. tend ainsi, en vertu du désir d’indépendance de chaque communauté, à réduire le plus possible le risque encouru dans l’échange déterminé par le besoin : « la réciprocité entre partenaires commerciaux est non seulement un privilège mais aussi un devoir. Spécifiquement, elle fait obligation de recevoir aussi bien que de rendre ». Le commerce entre tribus n’a rien à voir avec l’import-export.

Or, la volonté d’indépendance — l’idéal autarcique — immanente au M.P.D. en tant qu’elle concerne la communauté comme telle dans son rapport aux autres communautés, cette volonté est aussi à l’œuvre en un sens à l’intérieur de la communauté, où les tendances centrifuges poussent chaque unité de production, chaque « maisonnée », à proclamer : chacun pour soi I Naturellement, un tel principe, féroce en son égoïsme, ne trouve que rarement à s’exercer : il y faut des circonstances exceptionnelles, comme cette famine dont Firth observa les effets sur la société tikopia, victime en 1953-54 d’ouragans dévastateurs. Cette crise, écrit Sahlins, « révéla la fragilité du célèbre « nous » — Nous, les Tikopia — dans le même temps qu’elle démontrait à l’évidence la force du groupe domestique. La maisonnée apparut comme la forteresse de l’intérêt privé, celui du groupe domestique, une forteresse qui en cas de crise s’isole du monde extérieur, relève ses ponts-levis sociaux — lorsqu’elle ne s’emploie pas à piller les jardins de ses parents ». Tant que rien de grave ne vient altérer le cours normal de la vie quotidienne, la communauté ne laisse pas les forces centrifuges menacer l’unité de son Soi, on continue à y respecter les obligations de la parenté. C’est pourquoi, au terme d’une forte technique d’analyse du cas de Mazulu, village de Valley Tonga, Sahlins pense pouvoir expliquer la sous-production de certaines maisonnées par leur certitude que la solidarité des mieux nantis jouera en leur faveur : « car si certaines d’entre elles échouent, n’est-ce pas précisément parce qu’elles savent d’emblée pouvoir compter sur d’autres ? » Mais que survienne l’imprévisible événement (calamité naturelle ou agression extérieure, par exemple) qui bouleverse l’ordre des choses, alors la tendance centrifuge de chaque unité de production s’affirme, la maisonnée tend à se replier sur elle-même, la communauté s’ « atomise » en attendant que passe le mauvais moment.

Cela ne signifie pas pour autant que même en des conditions normales, on respecte toujours de bon gré les obligations de la parenté. Dans la société maori, « la maisonnée est… constamment confrontée à un dilemme, contrainte constamment de manœuvrer, de transiger entre la satisfaction de ses besoins propres et ses obligations plus générales envers les parents éloignés qu’elle doit s’efforcer de satisfaire sans compromettre son propre bien-être ». Et Sahlins cite quelques savoureux proverbes maori où se manifestent clairement l’agacement ressenti devant des parents trop quémandeurs et la mauvaise humeur qui masque plus d’un acte généreux accompli sans gaieté de cœur, si le donataire ne peut se prévaloir que d’un faible degré de parenté.

Le M.P.D. assure ainsi à la société primitive une abondance mesurée par l’égalisation de la production aux besoins, il fonctionne en vue de leur totale satisfaction en refusant d’aller au-delà. Les Sauvages produisent pour vivre, ils ne vivent pas pour produire : « le M.P.D. est une production de consommation dont l’action tend à freiner les rendements et les immobiliser à un niveau relativement bas ». Une telle « stratégie » implique évidemment comme un pari sur l’avenir : à savoir qu’il sera fait de répétition et non de différence, que la terre, le ciel et les dieux veilleront à maintenir le retour éternel du même. Et c’est bien, en général, ce qui se passe : exceptionnel est le changement qui, telle la catastrophe naturelle dont furent victimes les Tikopia, vient déformer les lignes de force de la société. Mais c’est aussi dans la rareté de ces circonstances que se dévoilent à nu les lignes de sa faiblesse : « l’obligation de générosité inscrite dans la structure ne résiste pas à l’épreuve du malheur. Incurable imprévoyance des Sauvages, comme le disent les chroniques des voyageurs ? Bien plutôt se lit, en cette insouciance, le souci majeur de leur liberté.

A travers l’analyse du M.P.D., c’est bien une théorie générale de l’économie primitive que nous propose Sahlins. De ce que la production s’y trouve exactement adaptée aux besoins immédiats de la famille, il dégage, avec une grande clarté, la loi qui sous-tend le système : « le M.P.D. recèle un principe anti-surplus ; adapté à la production de biens de subsistance, il a tendance à s’immobiliser lorsqu’il atteint ce point. » Le constat, ethnographiquement fondé, que d’une part les économies primitives sont sous-productives (travail d’une partie seulement de la société en des temps courts à intensité faible), que d’autre part elles satisfont toujours les besoins de la société (besoins définis par la société elle-même et non par une instance extérieure), un tel constat impose donc, en sa paradoxale vérité, l’idée que la société primitive est en effet une société d’abondance (la première assurément, la dernière aussi peut-être), puisque tous les besoins y sont satisfaits. Mais il fait également affleurer la logique qui œuvre au cœur de ce système social : structuralement, écrit Sahlins, l’ « économie » n’y existe pas. C’est dire que l’économique, comme secteur se déployant de manière autonome dans le champ social, est absent du M.P.D. ; ce dernier fonctionne comme production de consommation (assurer la satisfaction des besoins) et non comme production d’échange (acquérir du profit en commercialisant les surplus). Ce qui s’impose, en fin de compte (ce qu’impose le grand travail de Sahlins), c’est la découverte que les sociétés primitives sont des sociétés du refus de l’économie [4].

Les économistes formalistes s’étonnent que l’homme primitif ne soit pas, comme le capitaliste, animé par le goût du profit : c’est bien, en un sens, de cela qu’il s’agit. La société primitive assigne à sa production une limite stricte qu’elle s’interdit de franchir, sous peine de voir l’économique échapper au social et se retourner contre la société en y ouvrant la brèche de l’hétérogénéité, de la division entre riches et pauvres, de l’aliénation des uns par les autres. Société sans économie certes, mais, mieux encore, société contre l’économie : telle est l’éclatante vérité vers laquelle nous conduit la réflexion de Sahlins sur la société primitive. Réflexion rigoureuse par son mouvement qui nous en enseigne sur les Sauvages plus long que tout autre ouvrage du même genre. Mais entreprise aussi de vraie pensée car, libre de toute dogmatique, elle ouvre aux plus essentielles questions : à quelles conditions une société est-elle primitive ? A quelles conditions la société primitive peut-elle persévérer en son être indivisé ?

A suivre…

Tout larbin de la Maison Blanche contre l’État Profond: Un combat truqué…

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… puisque seul(e) quelqu’un de contrôlé ou de contrôlable peut accéder à la l’illusion « démocratique » suprême: celle de se croire le grand vizir de la « nation indispensable », de la « nation exceptionnelle » rayonnant sur le monde du haut de sa colline ; chef suprême du « rêve américain », dont George Carlin disait: « parce qu’il faut être sérieusement endormi pour y croire »…

~ Résistance 71 ~

 

Trump ou l‘allégeance au Deep State

  

Georges Stanéchy

  

8 avril 2017

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2017/04/trump-l-allegeance-au-deep-state.html

 

 » Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel.

   Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera.

   Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.

  Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant.

  Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »

Dwight D. Eisenhower  (1)
Président des Etats-Unis (1953 – 1961)

L’aveu

Le bombardement d’une base aérienne de la Syrie par une soixantaine de missiles tirés dans la nuit du jeudi au vendredi 7 avril 2017 à partir de navires américains en méditerranée, suite à une décision unilatérale du gouvernement des Etats-Unis, représente, avant toute analyse, un sinistre aveu…

Les doutes, accumulés au cours des dernières semaines, laissent la place à l’évidence : Trump a tourné sa veste et prêté allégeance au « Deep State ».

Cet « Etat Profond » que le président Eisenhower, ancien général, dénonçait dans son discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, le qualifiant de « complexe militaro-industriel », évoluant progressivement en « complexe militaro-pétro-financier »… Qui gouverne de fait, non seulement les USA mais tous les pays qui leur sont vassalisés.

Désavouant les déclarations et renonçant aux promesses de sa campagne électorale au cours de laquelle, en opposition aux harangues guerrières de sa concurrente Hillary Clinton, il ne cessait de souhaiter mettre un terme à l’inflation permanente et aberrante du budget des dépenses militaires. Afin d’en affecter les montants à la rénovation des infrastructures du pays…

Affirmant, la main sur le cœur, vouloir renoncer aux dizaines d’expédition annuelles des forces armées dans des pays lointains au prétexte d’en changer les gouvernements pour y imposer « la démocratie »…

Pas par pacifisme angélique, mais tout simplement pour « raison garder »… Choix dictés par le sens des responsabilités selon des arbitrages prioritaire, économiques et sociaux, en faveur de la population américaine…

Au lieu de quoi… Lentement et inexorablement, s’enfonçant dans les sables mouvants du marécage washingtonien qu’il se promettait d’assécher (to drain the swamp…)… Pris au piège, Trump explosait, fusait dans tous les sens… Pour sauver sa propre peau, son « empire immobilier » et son clan, en multipliant témoignages et démonstrations de soumission au « Deep State »…

Contrairement à ses « engagements de campagne », il décidait d’augmenter le budget des dépenses militaires de 55 milliards de dollars ; l’équivalent du total annuel des dépenses militaires « officielles » de la Grande-Bretagne, ou de la France.

Nommant ministre des affaires étrangères le parrain international du milieu pétrolier, le Texan Rex Tillerson ; PDG en exercice de la première entreprise mondiale de gaz et de pétrole ExxonMobil.

S’entourant des généraux les plus bellicistes du pays, connus pour vouloir asservir le reste de l’humanité à coups de bombes, nucléaires ou pas. Jusqu’à nommer ministre de la défense le général James Mattis qui s’était illustré par ses atrocités en Irak, notamment à l’encontre des habitants de la ville de Falloujah. Coupables de résister héroïquement, non pas pour défendre le dictateur déchu, mais tout simplement l’indépendance et la souveraineté de leur Nation face aux envahisseurs.

Les enfants de Falloujah témoignent aujourd’hui, par les stigmates dont ils sont affligés, des sauvageries commises sous les ordres de cet authentique criminel de guerre, surnommé par ses propres hommes « Mad Dog » (chien enragé …): bombes au phosphore, à l’uranium appauvri, bombardements de cérémonies de mariage, etc. ; la boîte à outils complète du « déjanté » galonné assumant sa folie meurtrière…

Mike Whitney rappelle dans un article les nombreux « tweets » de harcèlement de Trump à l’encontre d’Obama, en 2013 déjà, critiquant vigoureusement l’intervention américaine en Syrie. Ainsi que ses belles paroles prononcées en décembre 2016, dans un discours qui en avait ému plus d’un (2) :

« Nous poursuivrons une nouvelle politique étrangère qui prendra en compte les erreurs du passé…

Nous arrêterons nos opérations secrètes de changement de régimes ou de renversements de gouvernements…

Notre but est la stabilité et non pas le chaos, parce que nous voulons reconstruire  notre pays…

Dans nos échanges avec les autres pays, nous rechercherons le partage des intérêts chaque fois que cela sera possible et poursuivrons une nouvelle ère de paix, d’entente et de bonne volonté… »

Le premier ministre russe, Medmedev, a parfaitement résumé la mutation de Trump dans son récent commentaire. Dès l’intronisation de Trump en tant que président, il s’était demandé combien de temps allait-il tenir face au « Deep State« , avant d’être « brisé« … Pour conclure : « Cela a pris seulement deux mois et demi ».

Fake News

Trump, qui ne cessait de condamner les grands médias (la chaîne CNN étant la plus visée…) et leurs Fakes News, les « infos trafiquées », lance à présent des opérations militaires sur fondement de ce qu’il méprisait avec véhémence : les Fake News !…

Tout le monde sait que l’armée syrienne ne possède pas d’armes chimiques, son stock ayant été intégralement détruit sous contrôle de l’ONU, conjointement avec des spécialistes américains et russes, en 2014.

Le bombardement d’une base syrienne pour sanctionner une soi-disant attaque chimique, sans aucune enquête internationale et indépendante préalable, n’est donc qu’un prétexte. « False Flag« , fourberie destinée à légitimer, dans l’hystérie de la propagande auprès des opinions publiques occidentales, cet acte de guerre  contre un  pays souverain qui n’en attaque aucun autre ; tout particulièrement, les USA…

Cette opération planifiée depuis plusieurs semaines avait pour finalité, éloignée du contexte syrien, une « démonstration  de force » face à la Russie et à la Chine. La doctrine actuelle des bellicistes américains ayant pour fondement que toute négociation, avec adversaires ou concurrents, ne peut avoir pour démarche initiale qu’une : « position de force »

La pluie de missiles de croisière a été déclenchée le jour de l’arrivée du président chinois aux USA… Maîtrisant l’art de « laisser le Temps au Temps », les Chinois sont restés de marbre. Du temps de Mao, alors que la Chine poursuivait son redressement au prix de mille difficultés et embargos depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et la fin de la guerre civile contre les milices de Tchang Kaï-Chek soutenues par l’Occident, les Chinois considéraient déjà les USA en « tigre de papier »…

Quant à vouloir impressionner la Russie… Rions… Comme l’ont fait les dirigeants russes, en premier les militaires. Car cette opération de bombardement a eu un considérable « effet boomerang » sur le moral du Pentagone…

Non seulement, les avions en état de voler avaient été préalablement évacués avec leur personnel, y compris celui chargé de leur maintenance. Les nombreux vols de reconnaissance au-dessus de la base, avec leurs gros sabots, avaient laissé présager l’opération. Seuls six avions ont été détruits, en réparation ou hors d’usage au moment de l’attaque.

Mais encore, aucune piste de la base n’a été détruite. Ni les pistes d’envol principales, ni les pistes de circulation annexes. Intactes. Ce qui a permis la reprise immédiate des vols dès le surlendemain.

En fait, sur les 59 missiles tirés contre la base, seuls 23 sont arrivés à bon port, autour des pistes … Les 36 autres ont été neutralisés électroniquement par l’armée russe ; autrement dit, tous ceux destinés à démolir méthodiquement les pistes, l’infrastructure essentielle d’une base aérienne.

Ce coup de poing psychologique va être dur à encaisser pour les traîneurs de sabre du Pentagone. Leurs missiles de croisière Tomahawk de conception ancienne, datant des années 70, sont peut-être précis mais actuellement trop lents pour ce type d’opération. Subsoniques, leur vitesse de pointe ne dépasse pas les 880 km/h maximum, avec une électronique de pilotage rudimentaire.

Les spécialistes du combat électronique russes les ont fait plonger dans les eaux claires de la méditerranée, pour amuser les dauphins. Si les va-t-en-guerre américains peuvent provoquer des ravages sur des pays sans défense avec ce type d’armement obsolète, comme le Yémen en ce moment, il s’agit d’une autre histoire pour frapper des adversaires au top de la guerre électronique : Russie, Chine, Iran

Trump, son entourage, son gouvernement, son Congrès ?… Des imbéciles. Irresponsables. Extrêmement dangereux, toutefois, par leur mégalomanie, leur arrogance, leur mythomanie, et leur mortifère volonté de puissance de dominer la planète pour mieux la piller ; imbibés de leur croyance, ou de leur fanatisme, en l’Etre Supérieur qu’ils pensent incarner.

Imposant « leur Loi » au reste de l’Humanité. Incapables d’imaginer, ou d’accepter l’inéluctable mutation des relations internationales vers un monde multipolaire, dans le respect mutuel des croyances, des cultures et des intérêts des « Autres »…

Je voyais sur une TV, Hollande et Merkel affirmer que s’il y avait eu bombardement « c’était la faute à Bachar »… Monstrueuses têtes à claques, aussi stupides qu’inconscientes des immenses  massacres, ravages et souffrances qu’elles provoquent, organisent et entretiennent…

Analphabètes de l’évolution de l’Histoire…

Nos sociétés occidentales sont malades de leurs oligarchies. Porteuses de pulsion de mort.

Et, cela ne date pas d’hier…

Quand je regarde ce ramassis d’oligarques aussi corrompus que criminels, je vois le tableau exposé au Musée du Prado à Madrid de Pieter Brueghel l’Ancien :

Le Triomphe de la Mort…

 

  1. Discours de fin de mandat du Président des Etats-Unis, Dwight D. Eisenhower – 17 Janvier 1961 – 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_fin_de_mandat_de_Dwight_D._Eisenhower
  2. Cité par Mike Whitney, Trump’s War Whoop : a Gulf of Tonkin Moment ?, CounterPunch, 6 avril 2017, http://www.counterpunch.org/2017/04/06/trumps-war-whoop-a-gulf-of-tonkin-moment/