Archive pour décembre, 2015

Démythification: Une gifle de plus à la théorie oligarchique de « l’homme belliqueux », de la nature intrinsèquement violente de l’humain…

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, pédagogie libération, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 31 décembre 2015 by Résistance 71

“ […] Ainsi, la « sauvagerie » des préhistoriques ne serait qu’un mythe forgé au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour renforcer le concept de « civilisation » et le discours sur les progrès accomplis depuis les origines. A la vision misérabiliste des « aubes cruelles » succède aujourd’hui — en particulier avec le développement du relativisme culturel — celle, tout aussi mythique, d’un « âge d’or ». La réalité de la vie de nos ancêtres se situe probablement quelque part entre les deux. Comme le montrent les données archéologiques, la compassion et l’entraide, ainsi que la coopération et la solidarité, plus que la compétition et l’agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussite évolutive de notre espèce.”

~ Marylène Patou-Mathis, CNRS ~

La Professeure/chercheuse Patou-Mathis reconfirme ce que Pierre Kropotkine, considéré par beaucoup aujourd’hui comme le « père » de la socio-biologie, avait démontré dès la fin du XIXème siècle, mais voilà… Cela n’arrange pas du tout les affaires de l’oligarchie pour qui l’invention de la théorie de « l’homme est un loup pour l’homme » justifiait et justifie toujours les pratiques prédatrices et criminelles du petit nombre au pouvoir…

— Résistance 71 —

 

Déconstruction d’un mythe: Non les Hommes n’ont pas toujours fait la guerre !

 

Sott France

 

Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://fr.sott.net/article/27248-Non-les-hommes-n-ont-pas-toujours-fait-la-guerre-Deconstruction-d-un-mythe

 

Dans Le Monde diplomatique de juillet 2015 (N°62), un article de Marylène Patou-Mathis intitulé « Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre » a pour but de « déconstruire le mythe d’une préhistoire sauvage et belliqueuse ». C’est un article qui s’inscrit donc, selon moi, directement dans la nébuleuse d’Olivier Maurel, pour qui « la nature humaine est bonne ».

On apprend dans cet article que l’image de l’homme préhistorique violent et assoifé de guerre n’est qu’une invention tardive… qui remonte au XIXè siècle. Anthropologues et préhistoriens partent du postulat que l’humanité évolue progressivement et unilinéairement pour arriver à cette construction. Au fur et à mesure du temps des fictions ont figé dans nos société une espèce d’archétype de l’homme préhistorique de base: un homme viril vêtu de peau de bête, armé, qui combat des animaux bien plus grands que lui, pour qui les conflits sont omniprésents…etc… Cela me rappelle personnellement mes livres d’histoire (préhistoire…) de l’école primaire. Comme quoi il faut du temps pour construire un mythe et aussi pour le déconstruire.

Au XXè siècle les préhistoriens annoncent que l’homme préhistorique est agressif par nature. Pourtant, dans cet article, solide d’une bibliographie francophone et anglophone abondante, l’auteure tient à démontrer que « Plusieurs études en neurosciences affirment que le comportement violent n’est pas génétiquement déterminé. Même s’il est conditionné par certaines structures cognitives, le milieu familial et le contexte socio-culturel jouent un rôle important dans sa genèse. En outre, de nombeux travaux, tant en sociologie ou en neurosciences qu’en préhistoire, mettent en evidence le fait que l’être humain serait naturellement empathique. C’est l’empathie voire l’altruisme, qui aurait été le catalyseur de l’humanité. »

Marylène Patou-Mathis appuie sa démonstration sur l’exemple des handicapés physiques et mentaux qui n’étaient pas tués. C’est l’archéologie qui vient corroborer tout cela en montrant que les hommes de la préhistoire prenaient soin de leurs infirmes et blessés. Toutefois, ici l’auteure ne ferme pas les yeux et tente de trouver une explication (ou plusieurs) au fait que des squelettes portant des signes de violences ont été retrouvés. Après tout, pourquoi conclure forçément à des réglements de compte belliqueux? Dans cet article, la question est posée : mais alors quand apparaît vraiment la violence ??? La réponse de l’auteure est simple: c’est la sédentarisation qui est à mettre en cause avec la naissance de l’économie de production ainsi que le bouleversement des structures sociales. On est donc en pleine période du néolithique, il y a 10 000 ans.

Pour résumé je vous note ici le dernier paragraphe :

« Ainsi, la « sauvagerie » des préhistoriques ne serait qu’un mythe forgé au cours de la seconde moitié du XIXè siècle pour renforcer le concept de « civilisation » et le discours sur les progrès accomplis depuis les origines. A la vision misérabiliste des « aubes cruelles » succède aujourd’hui – en particulier avec le développement du relativisme culturel – celle, tout aussi mythique, d’un « âge d’or ». La réalité de la vie de nos ancêtres se situe probablement quelque part entre les deux. Comme les montrent les données archéologiques, la compassion et l’entraide, plus que la compétition et l’agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussité évolutive de notre espèce. »

On a donc ici un article à lire puisqu’il déconstruit un mythe profondément ancré, qu’il redonne espoir sur la nature humaine, tout en peignant un tableau non idéalisé non plus. Bonne lecture si vous décidez de le lire !

PS: L’auteure, Marylène Patou-Mathis, est directrice de recherche au CNRS, département préhistoire du Muséum national d’histoire naturelle (Paris).

= = =

 A lire de Marylène Patou-Mathis, Docteur en préhistoire, directrice de recherche au CNRS, directrice du département préhistoire au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris: 

  • “Néanderthal”, éditions Tempus Perrin, 2008
  • “Le sauvage et le préhistorique: mirroir de l’homme occidental”, éditions Odile Jacob, 2011
  • “Préhistoire de la violence et de la guerre”, éditions Odile Jacob, 2013

L’impérialisme colonialiste occidental: L’imperium christianorum modèle de l’oppression mondiale depuis le XVème siécle…

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Cicatrisation restauration et ramatriation

 

Steven Newcomb, Shawnee/Lenape
 Executive Director, Indigenous Law Institute

 

Source: http://ili.nativeweb.org/perspect.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour les peuples et nations autochtones des Amériques, être capables de vivre pleinement nos traditions veut dire que nous soyions capables de remplir nos responsabilités sacrées sur la Terre, envers nos communautés et envers tous les êtres vivants. Ceci implique nécessairement la capacité de maintenir et de passer à chaque nouvelle génération les langues, les cérémonies, les us et coutumes et les lois de nos peuples respectifs. Ceci veut aussi dire de maintenir les liens sacrés de nos peuples respectifs avec la terre ancestrale en maintenant les instructions originelles qui nous furent données par le créateur. Ceci veut de plus dire que nous devons maintenir le droit d’honorer et de protéger les restes squelettiques de nos ancêtres. Par dessus tout, lorsque nous parlons des traditions spirituelles de nos nations, nous parlons de l’idéal de maintenir une façon de vivre libre au sein de nos territoires traditionnels.

Malheureusement pour nous, les Etats-Unis ont une politique économique fondée sur le concept de l’imperium chrétien (imperium christianorum), qui est un “dominion, une domination, un état ou une souveraineté” qui insiste grandement sur l’expansion de son territoire et de sa population et sur l’augmentation constante de sa force et de son pouvoir. George Washington s’est référé à ce nouvellement créé pays à un “empire levant” et Thomas Jefferson a déclaré: “Je suis persuadé qu’aucune constitution auparavant n’a jamais été si bien calculée que le nôtre pour créer un empire extensif.” Le prix qu’ont dû payé les peuples et nations autochtones à la construction de l’empire américain en rapport à la perte en vies humaines, en territoires, est tout simplement époustoufflant. Dans un véritable sens, les choses sacrées et les possessions de nos peuples, maintenant entre les mains de la société dominante, sont les “butins” des guerres menées contre nos peuples respectifs.

D’après la tradition du droit coutumier anglais, les Indiens non-chrétiens étaient catégorisés en tant qu’ennemis perpétuels de la Couronne (NdT: comprendre ici bien sûr, la City de Londres et sa banque d’Angleterre/Vatican que la famille royale ne fait que représenter…). Cette tradition légale fut suivie par la création des Etats-Unis et demeure étroitement intriquée dans le système légal des Etats-Unis jusqu’à aujourd’hui. L’imperium américain est, grandement bâti politiquement et légalement sur la doctrine chrétienne de la découverte et de domination, ceci remontant à la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson & Graham’s Lessee v. Mcintosh, 8 Wheat., 543, (1823). Dans la loi occidentale, remontant aux jours de la chrétienté, les gens non baptisés étaient vus comme des sous-hommes. Ainsi, les restes ancestraux de ces sous-hommes ne sont pas vus dans la culture occidentale comme ayant droit à un respect quelconque et sont vus de fait comme propriété de l’état fédéral ou propriété d’état.

Aujourd’hui, des efforts de rapatriation sont faits pour assister nos communautés à cicatriser de générations de génocide et de dévastation culturelle. Mais si la “rapatriation” implique le “retour de prisonniers de guerre dans leur patrie d’origine” et est un terme utilisé en référence aux restes humains et aux objets sacrés de cérémonie, quel terme devons-nous utiliser pour nous référer aux “pays” qui sont eux-mêmes dans bien des occasions, retenus “captifs” par les Etats-Unis (NdT: et le Canada) ? Je me réfère bien évidemment à des endroits si essentiellement culturels et sacrés comme le Mont Graham, les Collines Noires (Black Hills), la vallée Wallowa, Lyle Point, les terres de Havasupai, les terres Shoshone occidentales et bien d’autres. Je voudrais proposer le terme de “ramatriation” en tant que concept utile.

Par “ramatriation” je veux dire “restaurer une culture vivante dans les endroits de droit sur notre Terre-Mère”, ou “restaurer un peuple dans un mode de vie, dans une relation sacrée avec ses terres ancestrales, sans interférences extérieures.” En tant que concept, “ramatriation” reconnaît le fait que nos ancêtres vivaient dans une communion spirituelle avec nos terres et ce durant des milliers et des milliers d’années et que nous avons un devoir sacré de maintenir cette relation pour le seul bénéfice de nos générations futures.

Anarchie de l’art et du cochon…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , on 31 décembre 2015 by Résistance 71

Refus Global: l’anarchisme resplendissant post -seconde guerre mondiale

Robert Graham

27 décembre 2015

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2015/12/27/resplendent-anarchy-anarchism-after-wwii/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Étant données les difficiles circonstances politiques auxquelles les anarchistes ont dû faire face dans l’après seconde guerre mondiale, cela ne devrait pas être une surprise d’apprendre qu’il y a eu une résurgence des attitudes anarchistes dans les arts, car ce fut dans les domaines artistique et culturel que les anarchistes eurent de fait la plus grande liberté d’action. Au Québec, les automatistes, qui étaient vaguement liés au mouvement surréaliste, publièrent leur manifest de “Refus Global” en 1948, manifeste dans lequel ils perçurent “un peuple libéré de ses chaînes inutiles et se tournant de la manière tout à fait inattendue nécessaire à la spontanéité, pour que l’anarchie resplendissante utilise au mieux leurs dons individuels.

Les Surréalistes reconnurent leur affinité avec les anarchistes, partageant “leur hostilité fondamentale envers les deux blocs politiques créés” et cherchant avec eux le moyen de parvenir à l’avènement “d’une ère dans laquelle toute hiérarchie et toute contrainte coercitive seront bannies.” André Breton (1896-1966) nota que ce fut “dans le miroir noir de l’anarchisme que le surréalisme se reconnût d’abord lui-même”, mais il admît que les surréalistes, avec bien d’autres dans la gauche politique, avaient soutenu bien trop longtemps l’Union Soviétique, hypnotisés qu’ils étaient par “l’idée d’efficacité” et l’espoir pour une révolution sociale mondiale. Il était temps maintenant de “revenir à des principes” qui permettraient à l’idéal libertaire “de prendre forme”, arrivant à une conception de l’anarchisme comme, des mots de Georges Fontenis (1920-2010): “l’expression des masses exploitées dans leur désir de créer une société sans classes, sans État, où toutes les valeurs et désirs humains puissent devenir réalité.

Résistance 71: Quelques stats 2015 et message…

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Quelques stats et le Top 5 des articles les plus lus sur Résistance 71 en 2015

 

Résistance 71

 

31 décembre 2015

 

Petit bilan de fin d’année 2015. La fréquentation de notre blog est en très nette hausse et nous en remercions tous les lecteurs assidus ou occasionnels de nous suivre et de relayer l’information.

Si la France métropolitaine demeure, de loin, la source la plus forte de consultation du blog, la fréquentation et la visibilité de Résistance 71 a bien augmenté dans les pays suivants (par ordre décroissant après la France métropolitaine): le Canada, la Belgique, l’Algérie, la Suisse, le Maroc, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, les Etats-Unis, le Cameroun et l’Espagne.

Ces derniers six mois ont vu une très forte progression du lectorat en provenance de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Burkina Faso, du Mali, de l’île Maurice et de la Polynésie Française. Merci aux compagnons francophones de ces nations.

Voici la liste des 5 articles les plus lus sur Résistance 71 en 2015:

#5 “Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17” 1ère partie

#4 “Poutine va larguer la ‘bombe de la vérité’ sur les Etats-Unis”

 #3 “Nouvelle information confirme que la CIA est derrière l’attaque de Paris” (Charlie Hebdo, janvier 2015)

#2 “Que se cache t’il derrière l’attentat terroriste de Paris” (Ivachov janvier 2015)

 #1 “Le cartel de la réserve fédérale: les huit familles”

 L’année 2015 fut lourde et sans rémission. Elle nous a prouvé s’il le fallait encore, qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il faut en sortir avec méthode, solidarité et organisation. Plus que jamais nous essaierons de vous faire part d’une vision objective du Que Faire ? dans l’année à venir. Ne nous leurrons pas: 2016 sera une année qui verra l’empire pousser toujours plus avant son modèle fasciste planétaire et transnational. Il deviendra évident pour encore plus de personnes que la grille de contrôle totalitaire se met plus précisément en place, mais aussi que nous, les gens des peuples sommes la solution, la seule solution à ce marasme systémique et cataclysmique en marche.

2016 verra, nous en sommes convaincus, plus d’initiatives populaires à reprendre le pouvoir, à se réapproprier le décisionnaire qui nous a été usurpé il y a bien trop longtemps, à tel point qu’on en a oublié le véritable fonctionnement démocratique d’un peuple politiquement alerte et éveillé.

Solidarité, Organisation, Action pour créer la société des sociétés anti-autoritaire, constituée des confédérations des associations libres et autonomes. Ce modèle est la réponse organique au colonialisme mortifère institutionalisé au travers des états-nations criminels et obsolètes, qui nous colonise autant que les peuples étrangrs cibles et il passe par nous et personne d’autre. Nous sommes la SEULE SOLUTION à notre problème de société. Ne comptons pas/plus sur l’État qui est l’outil de notre soumission, de notre oppression, l’État dans les grandes largeurs est, et de loin, le plus grand terroriste de la planète, sa fonction même est de terroriser les peuples à la soumission.

Il suffit de dire non et arrêter de consentir aux inepties et crimes qu’on nous impose pour que le mauvais film s’arrête et que nous dictions enfin notre scenario. Alors année 2016… Année du boycott général ? Chiche !?!

Enfin, nous finirons l’année et commencerons la nouvelle avec quelques textes de dénonciations sans abage de la doctrine coloniale eurocentrique toujours en vigueur de nos jours.

L’État et le colonialisme sont les deux piliers centraux sur lesquels reposent le système oligarchique qui nous opprime, continuons, accélérons le déconstruction de ces piliers en 2016.

Si vous lisez ce message… Vous êtes la résistance !

 

Révolution française: 1789-1793, quand le peuple fut muselé pour le triomphe de la bourgeoisie… 3ème partie: La destructions des communes/sections par les nouveaux aristocrates « révolutionnaires »…

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« Il implique contradiction que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement. »
~ Pierre Joseph Proudhon ~

 

La fin du mouvement communiste et l’écrasement des sections

 

Extrait de “La Grande Révolution 1789-1793”

 

Pierre Kropotkine

1909

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

 

Chapitre LX

Avant le 31 mai, lorsque les révolutionnaires Montagnards voyaient la Révolution arrêtée par l’opposition des Girondins, ils cherchaient à s’appuyer sur les communistes et, en général, sur « les Enragés ». Robespierre, dans son projet de Déclaration des Droits, du 21 avril 1793, où il se prononçait pour la limitation du droit de propriété, Jeanbon Saint-André, Collot d’Herbois, Billaud-Varenne, etc., se rapprochaient alors des communistes, et si Brissot, dans ses attaques furieuses contre les Montagnards, confondait ceux-ci avec les « anarchistes », destructeurs des propriétés, c’est qu’en effet à cette époque les Montagnards ne cherchaient pas encore à se séparer nettement des « Enragés ».

Cependant, immédiatement après les émeutes de février 1793, la Convention prit déjà une attitude menaçante à l’égard des communistes. Sur un rapport de Barère, dans lequel il représentait déjà l’agitation comme l’œuvre des prêtres et des émigrés, elle vota d’enthousiasme, le 18 mars 1793 (malgré l’opposition de Marat), « la peine de mort contre quiconque proposera une loi agraire ou toute autre subversive des propriétés territoriales, communales ou individuelles. »

Tout de même, on fut forcé de ménager encore les Enragés, puisqu’on avait besoin du peuple de Paris contre les Girondins, et dans les sections les plus actives les Enragés étaient populaires. Mais, les Girondins une fois renversés, les Montagnards se tournèrent contre ceux qui voulaient « la Révolution dans les choses, puisqu’elle était faite dans les idées », et les écrasèrent à leur tour.

Il est malheureux que les idées communistes n’aient trouvé personne, parmi les hommes éduqués de l’époque, qui sût les formuler avec ensemble et se faire écouter. Marat aurait pu le faire s’il avait vécu ; mais en juillet 1793 il n’était plus. Hébert était trop sybarite pour s’atteler à une tâche pareille ; il appartenait trop à la société des jouisseurs bourgeois de l’école de d’Holbach pour devenir un défenseur de l’anarchisme communiste qui se faisait jour dans les masses populaires. Il put adopter le langage des sans-culottes, comme les Girondins en adoptèrent le bonnet rouge et le tutoiement ; mais, comme ceux-ci, il était trop loin du peuple pour comprendre et exprimer les aspirations populaires. Et il s’allia avec les Montagnards pour écraser Jacques Roux et les « Enragés » en général.

Billaud-Varenne semblait comprendre, mieux que les autres Montagnards, le besoin de profonds changements dans le sens communiste. Il avait entrevu, un moment, qu’une révolution sociale qui aurait dû marcher de front avec la révolution républicaine. Mais lui aussi n’eut pas le courage de devenir un lutteur pour cette idée. Il entra dans le gouvernement et finit par faire comme les autres Montagnards qui disaient : « La république d’abord, les mesures sociales viendront après. » Mais là ils échouèrent, et là échoua la République.

C’est que la Révolution, par ses premières mesures, avait mis en jeu trop d’intérêts pour que ceux-ci pussent permettre au communisme de se développer. Les idées communistes sur les propriétés foncières avaient contre elles tous les immenses intérêts de la bourgeoisie, qui s’était jetée à la curée pour s’approprier les biens du clergé, mis en vente sous le nom de biens nationaux, et en revendre ensuite une partie aux paysans plus ou moins aisés. Ces acheteurs qui, au début de la Révolution, avaient été les plus sûrs soutiens du mouvement contre la royauté, une fois propriétaires eux-mêmes et enrichis par la spéculation, devenaient les ennemis les plus acharnés des communistes qui réclamaient le droit à la terre pour les paysans les plus pauvres et les prolétaires des villes.

Les législateurs de la Constituante et de la Législative avaient vu dans ces ventes le moyen d’enrichir la bourgeoisie aux dépens du clergé et de la noblesse. Quant au peuple, ils n’y pensaient même pas.

En effet, l’Assemblée Constituante s’était même opposée à ce que les paysans s’unissent en petites compagnies pour acheter ensuite tel ou tel bien. Mais, comme on avait un besoin immédiat d’argent, « on vendit avec fureur », dit Avenel, à partir d’août 1790 jusqu’en juillet 1791. On vendit aux bourgeois et aux paysans aisés, même à des compagnies anglaises et hollandaises qui achetaient pour spéculer. Et lorsque les acheteurs qui n’avaient versé pour commencer que 20 ou 12 pour cent du prix d’achat, eurent à payer le premier terme, ils firent tout pour ne rien payer, et très souvent il y réussirent.

Cependant, comme les réclamations des paysans qui n’avaient rien pu acquérir de ces terres se faisaient toujours entendre, la Législative d’abord, en août 1792, et plus tard, la Convention, par son décret du 11 juin 1793 (voy. chap. XLVIII), leur jetèrent en proie les terres communales, c’est-à-dire l’unique espoir du paysan le plus pauvre [1]. La Convention promit en outre que les terres confisquées des émigrés seraient partagées en lots de un à quatre arpents pour être aliénés aux pauvres, par bail à rente d’argent, toujours rachetable ; elle décréta même, vers la fin de 1793, qu’un milliard de biens nationaux seraient réservés aux volontaires sans-culottes enrôlés dans les armées, pour leur être vendus à des conditions favorables. Mais rien n’en fut fait. Ces décrets restèrent lettre morte, comme des centaines d’autres décrets de l’époque.

Et lorsque Jacques Roux vint à la Convention, le 25 juin 1793, — moins de quatre semaines après le mouvement du 31 mai, — dénoncer l’agiotage et demander des lois contre les agioteurs, les interruptions furieuses, les hurlements des conventionnels accueillirent son discours. Roux fut chassé de la Convention, il en sortit sous les huées [2]. Cependant, comme il s’attaquait à la constitution montagnarde et qu’il avait une forte influence dans la section des Gravilliers et au club des Cordeliers, Robespierre, qui ne mettait jamais le pied dans ce club, s’y rendit le 30 juin (après les émeutes du 26 et du 27 contre les marchands de savon), accompagné d’Hébert et de Collot d’Herbois, et il obtint des Cordeliers la radiation de Roux et de son camarade Varlet des listes de leur club.

Robespierre ne se lassa pas depuis lors de calomnier Jacques Roux. Comme il arrivait au communiste cordelier de critiquer les résultats nuls de la Révolution pour le peuple, et de dire, en critiquant le gouvernement républicain (comme il arrive aussi aux socialistes de nos jours), que sous la République le peuple souffrait plus que sous la royauté, Robespierre ne manqua jamais l’occasion de traiter Roux, même après sa mort, d’« ignoble prêtre » vendu aux étrangers et de « scélérat » qui « voulut exciter des troubles funestes » pour nuire à la République.

Dès juin 1793 Jacques Roux fut voué à la mort. On l’accusa d’être le fauteur des émeutes à propos du savon. Plus tard, en août, lorsqu’il publiait avec Leclerc un journal, L’ombre de Marat, on lança contre lui la veuve de Marat, qui réclama contre ce titre ; et enfin, on fit avec lui ce que les bourgeois avaient fait avec Babeuf. On l’accusa d’un vol, — d’avoir soustrait un assignat reçu par lui pour le club des Cordeliers, — alors que, comme l’a très bien dit Michelet, « ces fanatiques marquaient par leur désintéressement », et que de tous les révolutionnaires en vedette, Roux, Varlet, Leclerc étaient certainement des modèles de probité. Sa section des Gravilliers le réclama en vain à la Commune, en se portant garante pour lui. Le club des femmes révolutionnaires fit de même, — et fut dissous par la Commune.

Révolté par cette accusation, Roux et ses amis firent, un soir, le 19 août, un coup de force dans la section des Gravilliers. Ils cassèrent le bureau et portèrent Roux à la présidence. Alors, le 21, Hébert le dénonça aux Jacobins et, l’affaire ayant été portée devant la Commune, Chaumette parla d’attentat à la souveraineté du peuple et de peine de mort. Roux fut poursuivi, mais la section des Gravilliers réussit à obtenir qu’il fût relâché sous caution. Ce fut fait, le 25 août, mais l’information continua, se compliqua encore d’une accusation de vol, et le 23 nivôse (14 janvier 1794), Roux était traduit devant le tribunal de police criminelle.

Le tribunal se déclara incompétent, à cause de la gravité des actes reprochés à Roux (coup de force dans la section), et le renvoya devant le tribunal révolutionnaire. Alors, Roux, sachant ce qui l’attendait, se frappa devant le tribunal de trois coups de couteau. Transporté à l’infirmerie de Bicêtre, il tentait « d’épuiser ses forces », rapportèrent les agents de Fouquier-Tinville, et enfin il se frappa de nouveau, se blessa au poumon et succomba à ses blessures. L’acte d’autopsie est daté du 1er ventôse, an II, 19 février 1794 [3].

Le peuple, surtout dans les sections centrales de Paris, comprit alors que c’en était fait de ses rêves d’« égalité de fait » et de bien-être pour tous. Gaillard, l’ami de Chalier, venu à Paris après la prise de Lyon par les Montagnards, et qui avait passé toute la durée du siège dans un cachot, se tua aussi, lorsqu’il apprit la nouvelle de l’arrestation de Leclerc, emprisonné avec Chaumette et les hébertistes.

En réponse à toutes ces tendances du communisme, à la vue du peuple prêt à déserter la Révolution, le Comité de salut public, toujours anxieux de ne s’aliéner ni « le Ventre » de la Convention (« le Marais »), ni le club des Jacobins, répondit, le 21 ventôse de l’an II (11 mars 1794), par une circulaire ronflante adressée aux représentants en mission. Mais cette circulaire, comme le fameux discours de Saint-Just qui la suivit deux jours plus tard (23 ventôse), ne savait aboutir qu’à de la bienfaisance, à de la charité — très maigre, après tout, de l’État.

« Un grand coup était nécessaire pour terrasser l’aristocratie », disait la circulaire du Comité. « La Convention l’a frappé. L’indigence vertueuse devait rentrer dans la propriété que les crimes avaient usurpés sur elle… Il faut que la terreur et la justice portent sur tous les points à la fois. La Révolution est l’ouvrage du peuple : il est temps qu’il en jouisse. » Et ainsi de suite.

La Convention, cependant, ne fit rien. Le décret du 13 ventôse an II (3 février 1794), dont parla Saint-Just, se réduisait à ceci : Chaque commune devait dresser l’état des patriotes indigents, et ensuite le Comité de salut public ferait un rapport sur les moyens d’indemniser tous les malheureux avec les biens des ennemis de la Révolution. Dans ces biens on allait leur découper un arpent en propre. Pour les vieillards et les infirmes, la Convention décréta plus tard, le 22 floréal (11 mai), d’ouvrir un Livre de la bienfaisance nationale [4].

Inutile de dire que cet arpent eut l’air, pour les paysans, d’une simple moquerie. D’ailleurs, à part quelques localités exceptionnelles, le décret n’eut même pas un commencement d’exécution. Ceux qui n’avaient rien saisi eux-mêmes des terres, ne reçurent rien.

Ajoutons encore que plusieurs représentants en mission, comme Albitte, Collot-d’Herbois et Fouché à Lyon, Jeanbon Saint-André à Brest et à Toulon, Romme en Charente, eurent en 1793 la tendance de socialiser les biens. Et lorsque la Convention fit la loi du 16 nivôse an II (5 janvier 1794) qui portait que, « dans les villes assiégées, bloquées ou cernées, les matières, marchandises et denrées de tout genre seraient mises en commun », on peut dire, observe Aulard, « qu’il y eut tendance à appliquer cette loi à des villes qui n’étaient ni assiégées, ni bloquées, ni cernées [5].»

La Convention, ou plutôt ses Comités de salut public et de sûreté générale, supprimèrent en 1794 les manifestations communistes. Mais l’esprit du peuple français en révolution y poussait néanmoins, et sous la pression des événements, une grande œuvre de nivellement et une forte éclosion de l’esprit communiste se manifesta un peu partout dans le cours de l’an II de la République [6].

Ainsi les trois représentants de la Convention à Lyon, Albitte, Collot d’Herbois et Fouché firent le 24 brumaire an II (14 novembre 1793) un arrêté, qui eut un commencement d’exécution, en vertu duquel tous les citoyens infirmes, vieillards, orphelins et indigents devaient être « logés, nourris et vêtus aux dépens des riches de leurs cantons respectifs », et « du travail et les objets nécessaires à l’exercice de leur métier et de leur industrie » devaient être fournis aux citoyens valides. Les jouissances des citoyens, disaient-ils dans leurs circulaires, doivent être en proportion de leurs travaux, de leur industrie et de l’ardeur avec laquelle ils se dévouent au service de la patrie. Beaucoup de représentants aux armées arrivaient à la même résolution, dit M. Aulard. Ainsi Fouché levait de lourds impôts sur les riches pour nourrir les pauvres. Il est aussi certain, comme le dit le même auteur, qu’il y eut un nombre de communes qui firent du collectivisme (ou plutôt du communisme municipal) [7].

L’idée que l’État devait s’emparer des fabriques délaissées par leurs patrons et les mettre en exploitation, fut énoncée à maintes reprises. Chaumette la soutenait en octobre 1793, lorsqu’il constatait l’effet du maximum sur certaines industries, et Jeanbon Saint-André avait mis en régie la mine de Carhaix en Bretagne, pour assurer du pain aux ouvriers. L’idée était dans l’air.

Mais si un certain nombre de conventionnels en mission prenaient, en 1793, des mesures d’un caractère égalitaire, et s’inspiraient de l’idée de limitation des fortunes, la Convention, d’autre part, défendait avant tout les intérêts de la bourgeoisie, et il y a probablement du vrai dans cette remarque de Buonarroti, que la crainte de voir Robespierre se lancer, avec son groupe, dans des mesures qui auraient favorisé les instincts égalitaires du peuple, contribua à la chute de ce groupe au 9 thermidor [8].

 

  1. La plupart des historiens ont vu dans cette mesure une mesure avantageuse aux paysans. En réalité, c’était priver les paysans les plus pauvres de l’unique patrimoine qui leur restait. C’est pourquoi cette mesure rencontra tant de résistance dans son application.
  2. Aller 
↑ « Ce sont les riches, disait Jacques Roux, qui, depuis quatre ans, ont profité des avantages de la Révolution ; c’est l’aristocratie marchande, plus terrible que l’aristocratie nobiliaire, qui nous opprime, et nous ne voyons pas le terme de leurs exactions, car le prix des marchandises augmente d’une manière effrayante. Il est temps que le combat à mort, que l’égoïsme livre à la classe la plus laborieuse, finisse… La propriété des fripons est-elle plus sacrée que la vie de l’homme ? Les subsistances doivent être à la réquisition des corps administratifs, comme la force armée est à leur disposition. » Roux reproche à la Convention de ne pas avoir confisqué les trésors acquis depuis la Révolution par les banquiers et les accapareurs, et il dit que, la Convention ayant décrété un emprunt forcé d’un milliard sur les riches, « le capitaliste, le marchand, dès le lendemain, lèveront cette somme sur les sans-culottes par le monopole et la concussion», si le monopole du commerce et de l’accaparement n’est pas détruit. Il en prévoyait très bien le danger pour la Révolution et disait : « Les agioteurs s’emparent des manufactures, des ports de mer, de toutes les branches du commerce, de toutes les productions de la terre, pour faire mourir de faim, de soif, de nudité les amis de la justice et les déterminer à se jeter dans les bras du despotisme. » (Je cite d’après le texte de Roux, retrouvé par Bernard Lazare et communiqué à Jaurès.)
  3. Aller 
↑ Jaurès, Histoire socialiste, la Convention, (pp. 1698, 1699).
  4. Aller 
↑ Les cultivateurs vieillards ou infirmes y seraient inscrits pour un secours annuel de 160 livres, les artisans vieillards ou infirmes pour 120 livres, et les mères et les veuves pour 80 et 60 livres.
  5. Aller 
↑ Histoire politique, chap. VIII, livre II.
  6. Aller 
↑ « C’est donc vainement que, dans cette période de compression, on chercherait des manifestations de théories socialistes. Mais l’ensemble de mesures partielles ou empiriques, de lois de circonstances, d’institutions provisoires qui forme le gouvernement révolutionnaire, amène un état de choses qui prépare indirectement les esprits, dans ce silence des socialistes, à une révolution sociale, et qui commence à l’effectuer partiellement. » (Aulard, l. c., p. 453)
  7. Aller 
↑ Voyez tout le paragraphe du chap. VIII, livre II : « Le socialisme » de l’Histoire politique d’Aulard ; André Lichtenberger : Le Socialisme et la Révolution française, pp. 179, 120 ; Actes du Comité de salut public, VIII et IX.

L’écrasement des sections

Chapitre LXIII

Deux puissances rivales se trouvaient en présence à la fin de 1793 : les deux Comités, de salut public et de sûreté générale, qui dominaient la Convention, et la Commune de Paris. Cependant la vraie force de la Commune n’était ni dans son maire Pache, ni dans son procureur Chaumette, ou son substitut Hébert, ni dans son Conseil général. Elle était dans les sections. Aussi voit-on le gouvernement central s’appliquer constamment à soumettre les sections à son autorité.

Lorsque la Convention eut retiré aux sections de Paris « la permanence », c’est-à-dire le droit de convoquer leurs assemblées générales aussi fréquemment qu’elles le voulaient, les sections commencèrent à créer des « sociétés populaires » ou des « sociétés sectionnaires ». Mais ces sociétés furent très mal vues des Jacobins, qui devenaient à leur tour des hommes de gouvernement, et à la fin de 1793 et en janvier 1794 on parla beaucoup au club des Jacobins contre ces sociétés, — d’autant plus que les royalistes faisaient un effort concerté pour les envahir et s’en emparer. « Il est sorti du cadavre de la monarchie, disait un des Jacobins, Simond, une infinité d’insectes venimeux qui ne sont pas assez stupides pour en essayer la résurrection », mais qui cherchent à perpétuer les convulsions du corps politique [1]. En province, surtout, ces «insectes» ont du succès. Une infinité d’émigrés, continuait Simond, « gens de loi, gens de finance, agents de l’ancien régime », inondent les campagnes, envahissent les sociétés populaires et en deviennent les présidents et les secrétaires.

Il est évident que les sociétés populaires, qui n’étaient à Paris autre chose que des assemblées de sections organisées sous un autre nom [2], se seraient bientôt « épurées », pour exclure les royalistes déguisés, et elles auraient continué l’œuvre des sections. Mais toute leur activité déplaisait aux Jacobins qui voyaient avec jalousie l’influence de ces « nouveaux venus » qui les « dépassaient en patriotisme. » — « À les croire, disait le même Simond, les patriotes de 89… ne sont plus que des bêtes de somme fatiguées ou dépéries qu’il faut assommer, parce qu’ils ne peuvent plus suivre les nouveau-nés dans la route politique de la Révolution. » Et il trahissait les craintes de la bourgeoisie jacobine, en parlant de la « quatrième législature » que ces nouveaux venus auraient cherché à composer, pour aller plus loin que la Convention. « Nos plus grands ennemis, ajoutait Jeanbon Saint-André, ne sont pas au dehors ; nous les voyons : ils sont au milieu de nous ; ils veulent porter plus loin que nous les mesures révolutionnaires » [3].

Là-dessus, Dufourny parle contre toutes les sociétés de sections, et Deschamps les appelle de « petites Vendées. »

Quant à Robespierre, il s’empresse de reprendre son argument favori — les menées de l’étranger. « Mes inquiétudes, dit-il, n’étaient que trop fondées. Vous voyez que la tartuferie contre-révolutionnaire y domine. Les agents de la Prusse, de l’Angleterre et de l’Autriche veulent par ce moyen anéantir l’autorité de la Convention et l’ascendant patriotique de la Société des Jacobins. » [4].

L’hostilité des Jacobins contre les sociétés populaires est évidemment une hostilité contre les sections de Paris et les organisations de même genre en province, et cette hostilité n’est que l’expression de celle du gouvernement central. Ainsi, dès que le gouvernement révolutionnaire fut établi par le décret du 14 frimaire (4 décembre 1793), le droit d’élire les juges de paix et leurs secrétaires — droit que les sections avaient conquis dès 1789, — leur fut retiré. Les juges et leurs secrétaires devaient être nommés désormais par le Conseil général du département (décrets du 8 nivôse, 28 décembre 1793, et du 23 floréal, 12 mai 1794). Même la nomination des Comités sectionnaires de bienfaisance fut enlevée aux sections en décembre 1793, pour être remise aux Comités de salut public et de sûreté générale. L’organisme populaire de la Révolution était ainsi frappé à sa racine.

Mais c’est surtout dans la concentration des fonctions de police que l’on saisit l’idée du gouvernement jacobin. Nous avons vu (chap. XXIV) l’importance des sections comme organes de la vie de Paris, municipale et révolutionnaire ; nous avons indiqué ce qu’elles faisaient pour l’approvisionnement de la capitale, pour enrôler les volontaires, pour lever, armer et expédier les bataillons, pour fabriquer le salpêtre, organiser le travail, prendre soin des indigents, etc. Mais à côté de ces fonctions, les sections de Paris et les sociétés populaires de province remplissaient aussi des fonctions de police. Cela datait, à Paris, déjà du 14 juillet 1789, lorsqu’il se forma des Comités de districts qui se chargèrent de la police. La loi du 6 septembre 1789 les confirma dans ces fonctions, et en octobre suivant, la municipalité de Paris, encore provisoire à cette époque, se donna sa police secrète sous le nom de Comité des recherches. La municipalité, issue de la Révolution, reprenait ainsi une des plus mauvaises traditions de l’ancien régime.

Après le 10 août, la Législative établit que toute la police de « sûreté générale » passait aux Conseils des départements, des districts et des municipalités, et un Comité de surveillance fut établi, avec des Comités subordonnés à lui, dans chaque section. Bientôt, à mesure que la lutte entre les révolutionnaires et leurs ennemis devenait plus ardue, ces Comités furent débordés par la besogne, et le 21 mars 1793, des Comités révolutionnaires, de douze membres chacun, furent établis dans chaque commune et dans chaque section des communes des grandes villes, divisées, comme Paris, en sections. [5]

De cette façon, les sections, par l’intermédiaire de leurs Comités révolutionnaires, devenaient des bureaux de police. Les fonctions de ces Comités révolutionnaires étaient limitées, il est vrai, à la surveillance des étrangers ; mais bientôt ils eurent des droits aussi larges que ceux des bureaux de police secrète dans les États monarchiques. En même temps on peut voir comment les sections, qui étaient au début des organes de la Révolution populaire, se laissaient absorber par les fonctions policières de leurs Comités, et comment ceux-ci, devenant de moins en moins des organes municipaux, se transformaient en de simples organes subalternes de police, soumis au Comité de sûreté générale [6].

Les Comités de salut public et de sûreté générale les détachaient de plus en plus de la Commune, — leur rivale, qu’ils affaiblissaient de cette façon, — et en les disciplinant à l’obéissance, ils les transformaient en rouages de l’État. Enfin, sous prétexte de réprimer des abus, la Convention en fit des fonctionnaires salariés ; elle soumit en même temps les 44.000 Comités révolutionnaires au Comité de sûreté générale, auquel elle accorda même le droit de les « épurer » et d’en nommer lui-même les membres.

L’État, cherchant à tout centraliser en ses mains, comme la monarchie l’avait essayé au dix-septième siècle, et enlevant successivement aux organes populaires la nomination des juges, l’administration de la bienfaisance (certainement aussi leurs autres fonctions administratives), et les soumettant à sa bureaucratie en matière le police, — c’était la mort des sections et des municipalités révolutionnaires.

En effet, après cela, les sections à Paris et les sociétés populaires en province étaient bien mortes. L’État les avait dévorées. Et leur mort fut la mort de la Révolution. Depuis janvier 1791, la vie publique à Parie était anéantie, dit Michelet. « Les assemblées générales des sections étaient mortes, et tout le pouvoir avait passé à leurs comités révolutionnaires, qui eux-mêmes, n’étant plus élus, mais simples fonctionnaires nommés par l’autorité, n’avaient pas grande vie non plus. »

Lorsqu’il plut au gouvernement d’écraser la Commune de Paris, il put le faire maintenant sans craindre d’être renversé.

C’est ce qu’il fit en mars 1794 (ventôse an II).

 

 

Répression impérialiste: L’autonomie communaliste kurde réprimée en Turquie

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 31 décembre 2015 by Résistance 71

Union des municipalités du Sud Est anatolien 
Appel urgent pour le Kurdistan turc

 

mardi 29 décembre 2015, par Gültan Kışanak

 

url de l’article en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Union-des-municipalites-du-Sud-Est

 

Dans le cadre du conflit armé qui a repris dans les régions kurdes de Turquie après les élections du 7 juin 2015, 186 civils ont été tués, dont la plupart sont des femmes ou des enfants, des centaines ont été blessés et des milliers mis en état d’arrestation. Dix-sept des co-maires membres de notre Union [les municipalités du Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde) ont institué un système de parité homme/femme avec maire et co-maire] sont toujours sous les verrous tandis que vingt-cinq d’entre elles ont été suspendues de leur fonction ; des mandats d’arrêt ont été lancés contre six d’entre elles depuis juillet 2015. En présence de telles violations des droits humains, il est urgent de reprendre les pourparlers de paix pour la résolution de la question kurde en Turquie.

Depuis le mois d’août dernier, en réaction à la reprise de la politique répressive de l’État turc, les assemblées populaires de nombreuses villes kurdes ont réclamé l’autonomie. L’État turc a répondu à cette revendication, qui vise à créer des structures décentralisées pour réagir contre la centralisation, par une violence d’État hors de proportion. Dans toutes les villes kurdes où cette revendication avait été formulée, notamment à Cizre, Sur [le quartier historique de Diyarbakır], Silvan, Nusaybin, Dargeçit, Silopi et Yüksekova, l’État a instauré un couvre-feu qui dure depuis des semaines, au cours duquel des civils ont été tués par les forces de sécurité turques, tandis que la population fuit en masse. Plus de 200 000 personnes ont dû quitter les zones de conflit, et leur nombre va augmenter. En plus, de nombreux bâtiments historiques du quartier de Sur, qui a été inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, ont été détruits ou sont en danger de l’être en raison des combats. La mosquée Kursunlu et le hammam du Pacha, qui datent du XVIe siècle, ont été pris pour cible par les forces de sécurité turques et ont été détruits à un point tel que leur restauration future semble impossible.

Depuis la reprise du conflit armé, dix-huit villes de cent mille habitants ou plus ont enduré le couvre-feu, qui dure toujours pour cinq d’entre elles depuis le 21 décembre. Depuis le 14 décembre, les attaques des forces de sécurité dans les zones urbaines ont atteint un nouveau palier dans la destruction. Des blindés et armes lourdes, utilisés d’habitude dans des situations de guerre conventionnelle, sont utilisés par les forces armées turques, dans des villes où vivent des centaines de milliers de personnes. Au cours des dernières semaines, la présence policière et militaire a augmenté de façon spectaculaire dans notre région.

D’après les statistiques officielles elles-mêmes, quatorze généraux, vingt-six colonels et dix mille soldats ont été transférés rien que vers la ville de Sırnak, et on s’attend au transfert de cinq mille autres soldats dans les jours qui viennent. En outre, les rectorats de l’Éducation nationale à Cizre et Silopi ont demandé à leurs enseignants de quitter ces villes. Le ministère de la Santé a donné pour instruction aux hôpitaux de notre région d’accroitre autant que possible leurs équipements médicaux, leur personnel et leur stock de médicaments. Toutes les manifestations publiques pour protester contre le couvre-feu et les violations de droits humains sont réprimées brutalement par la police.

Tout cela nous incite à penser que les violations des droits humains qui ont eu lieu dans notre région depuis les derniers mois vont aller en augmentant et en s’aggravant. C’est pourquoi nous adressons un appel urgent à toutes les forces démocratiques du monde pour s’opposer aux mesures antidémocratiques de l’État turc. Pour éviter d’autres morts et de nouvelles violations des droits humains avant qu’il ne soit trop tard, nous demandons concrètement :

que des agences de presse, des reporters, des journalistes viennent dans la zone de conflit pour voir et rendre compte de ce qui s’y passe ;

que les organisations gouvernementales et non gouvernementales concernées par les droits humains envoient des délégations pour rendre compte et rapporter les violations perpétrées dans la zone de conflit ;

que des délégations internationales viennent visiter les co-maires qui ont été arrêtées et prennent acte de leurs conditions d’internement et des processus judiciaires en cours ;

que les responsables de la politique internationale appellent d’urgence les parties à retirer leurs forces armées des zones urbaines, ainsi que les armes lourdes, pour rendre possible un cessez-le-feu bilatéral ;

que les gouvernements rompent leur silence et entament un dialogue avec l’État turc, de manière à faire redémarrer le processus de paix qui était en cours depuis deux ans et demi, et qui a été rompu le 25 juillet 2015.

Gültan Kısanak
 coprésidente de l’Union des municipalités
du Sud-Est anatolien (GABB),
co-maire de Diyarbakır
29 décembre 2015

Hégémonie oligarchique mondiale: L’hydre qu’est la maison Rothschild

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2015 by Résistance 71

A lire en complément: « Banque de la Réserve Fedérale: les huit familles »

Le cœur financier de l’empire anglo-américano-sioniste dominant est la « Couronne », la City de Londres et sa Banque d’Angleterre / Vatican, contrôlée par la famille Rothschild à la tête du cartel des familles banquières gérant la mafia des banques centrales mondiales dont le QG se trouve à la Banque des Règlements Internationaux à Bâle en Suisse, succursale de la City.
Les Êtats sont totalement asservis au capitalisme monopoliste monstrueux qui a émergé du pillage systémique de la planète par ces prédateurs sans foi ni loi.

Tout est là. Il suffit de dire STOP !… Ensemble !…

C’est ce que nous souhaitons pour 2016, l’heure de la maturité politique approche, le jeu a toujours été: eux contre les peuples, tout le reste n’est que blablabla…

— Résistance 71 —

 

La maison Rothschild

 

Dean Henderson

 

26 décembre 2015

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2015/12/26/the-house-of-rothschild/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La famille Rothschild s’est combinée avec la maison Orange de Hollande (famille royale) pour fonder la Banque d’Amsterdam au début des années 1600, elle devint la toute première banque centrale privée au monde.

Le prince Guillaume d’Orange se maria dans la maison anglaise des Windsor, prenant pour épouse la fille du roi James II, Marie. L’Ordre de la Confrérie d’Orange, qui a plus récemment fomenté la violence protestante en Irlande du Nord, a mis Guillaume III sur le trône d’Angleterre, d’où il régna sur à la fois la Grande-Bretagne et la Hollande. En 1694, Guillaume III fit équipe avec les Rothschild pour lancer la Banque d’Angleterre.

La vieille dame de Threadneedle Street comme on appelle la Banque d’Angleterre, est entourée d’un mur de 9 mètres de haut. Trois étages sous la surface, se trouve la plus grosse réserve de lingots d’or du monde. Le plus gros trésor se trouve sous la Banque de la Réserve Fédérale de New York contrôlée par les Rothschild. D’après l’excellent documentaire de Bill Still “The Money Masters”, la plupart de cet or fut confisqué des chambres fortes maintenant vides de Fort Knox comme garantie sur les obligations de la dette américaine aux huit familles de la Réserve Fédérale.

Cette mafia financière a consolidé son contrôle sur le stock d’or mondial lorsque 200 millions d’onces d’or appartenant à la Banque de Nova Scotia (NdT: Banque canadienne), furent récupérées de dessous le carnage du World Trade Center. Un jour après sa récupération du 1er Novembre 2001, le maire de New York, Rudi Giuliani licencia des centaines d’ouvriers du plan de sauvetage à Ground Zéro (NdT: précisons en passant que le terme de “ground zéro” est utilisé quasiment exclusivement pour localiser l’endroit de détonation d’une arme nucléaire… Nous en avons déjà parlé…), peu de temps après qu’il fut nommé chevalier par la reine Elisabeth II et nommé “homme de l’année” du Time magazine…

Le cours quotidien de l’or est fixé tous les jours à la banque N.M. Rothchild de la City de Londres. Là, cinq des huit familles banquières décident de manière unilatérale, sans consultation aucune, quel sera le prix de l’or chaque matin. La succursale de Kleinwort Benson, Sharps Pixley, est une des cinq firmes décideuses. Une autre est Mocatta Metals. Détenue en majorité par la Standard Chartered Bank, la banque fondée par Cecil Rhodes dont la branche de Dubaï vira électroniquement les fonds nécessaires pour financer les attaques du 11 Septembre 2001 à Mohamed Atta, le présumé chef de l’opération de terrain.

D’après le parlementaire britannique Michael Meacher dans un entretien au journal du Guardian de Londres, Omar Saeed Sheikh, l’homme qui décapita le journaliste américain Daniel Pearl en 2002, était un agent du MI6 britannique. Il a dit que ce fut aussi Sheikh qui, pour le général Mahmoud Ahmed des services secrets pakistanais ISI, vira 100 000 US$ à Mohamed Atta depuis la Standards Chartered Bank de Dubaï avant le 11 Septembre 2001. L’affirmation de Meacher a été corroborée par Dennis Lomel, directeur de la section financière du FBI et par un article du Times of India en date du 11 octobre 2001. L’entreprise Mocatta Metals est aussi un des moyens de financement des opérations du Mossad.

La succursale Midland Bank Samuel Montagu est un troisième “fixeur” du prix de l’or à Londres. En 1999, Midland, dont le QG se trouvait dans le cœur de l’argent de la cocaïne au Panama, fut achetée par la banque HSBC contrôlée par l’oligarchie banquière britannique ; la vieille lessiveuse du fric des guerres de l’opium de la Hong Kong Shanghaï Bank Corporation et maintenenant devenue la seconde plus grosse banque du monde. Midland est partiellement la propriété de la monarchie al-Sabah du Koweït. Les deux autres fixeurs du prix de l’or sont Johnson Matthey et N.M Rothschild, ces deux firmes ont des comités directeurs inter-reliés avec l’Anglo-American et la HSBC.

L’Anglo-american est la troisième compagnie minière mondiale. Elle est contrôlée par les Rothschild et la famille Oppenheimer d’Afrique du Sud. Elle possède Engelhardt, qui possède un quasi monopole sur la fabrication de l’or mondial, ainsi que le monopole diamantaire DeBeers. Le PDG actuel de DeBeers est Nicky Oppenheimer. DeBeers fut accusée en 1994 de truquer les cours et mise devant la justice des Etats-Unis. Jusqu’à aujourd’hui, les officiels de cette entreprise ne mettent jamais un pied sur le territoire des Etats-Unis de peur d’être arrêtés par les autorités.

Les Rothschild contrôlent aussi BHP Billiton et Rio Tinto, les deux plus grosses compagnies minières au monde, ainsi que la Royal Dutch/Shell et la Bank of America. Comme l’a dit le gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre George Blunden: “La peur est ce qui rend les pouvoirs de la banque si acceptables. La banque est capable d’exercer son influence lorsque les gens sont dépendants de nous et ont peur de perdre leurs privilèges ou lorsqu’ils sont terrifiés.

Meyer Amschel Rothschild a vendu au gouvernement britannique les mercenaires allemands hessianiques pour combattre contre les révolutionnaires américains, faisant passer les gains à son frère Nathan à Londres où la banque N.M (Nathan & Mayer) Rothschild & Sons était établie. Mayer était un élève très studieux de la Cabale et lança sa fortune sur de l’argent volé, estorqué de Guillaume IX, l’administateur royal de la région Hesse-Kassel et important franc-maçon.

La firme Barings contrôlée par les Rothschild finança les commerces chinois de l’opium et de la traite des noirs africaine. Elle finança l’achat de la Louisiane (à Napoléon). Lorsque plusieurs états firent défaut sur leurs emprunts, Barings soudoya Daniel Webster pour qu’il fasse des discours insistant sur les vertus du remboursement des dettes. Les états maintinrent leur position, ainsi la maison des Rothschild coupa les vivres en 1842, plongeant les Etats-Unis dans une énorme dépression économique. Il a souvent été dit que la fortune des Rothschild dépendait de la banqueroute des nations. Mayer Amschel Rothschild n’a t’il pas dit: “Je ne me soucie pas de qui contrôle les affaires politiques d’une nation tant que je contrôle sa monnaie.”

La guerre fit aussi fructifier la fortune de la famille. La maison des Rothschild a financé la guerre de Prusse, la guerre de Crimée et la tentative britannique de reprendre le canal de Suez aux Français. Nathan Rothschild fit un gros pari financier sur Napoléon à la bataille de Waterloo tout en finançant également le duc de Wellington et sa campagne péninsulaire contre Napoléon. La guerre contre le mexique et la guerre de sécession furent des mines d’or pour la famille.

Une biographie familiale des Rothschild mentionne une réunion à Londres d’un “syndicat international banquier” qui décida de lancer le nord des Etats-Unis contre le sud et ce comme partie intégrante d’une stratégie de “diviser pour mieux régner”. Le chancelier allemand Otto von Bismarck a dit: “La division des Etats-Unis en fédérations de force égale fut décidée bien avant la guerre de sécession. Ces banquiers avaient peur que les Etats-Unis finissent par contre-carrer leur domination fnancière du monde. La voix des Rothschils a prévalu.

Le biographe des Rothschild, Derek Wilson, dit que la famille était le banquier européen officiel du gouvernement des Etats-Unis via le précurseur de la banque fédérale, la Bank of the United States. Le biographe familial Niall Ferguson note “un vide substantiel et inexpliqué” dans la correspondance des Rothschild entre 1854 et 1860. Il dit que toutes les copies des lettres envoyées par les Rothschild de Londres pendant la période de la guerre de sécession “furent détruites aux ordres d’associés successifs.”

Les troupes françaises et britanniques avaient encerclé les Etats-Unis à la fin de la guerre de sécession. Les britanniques envoyèrent 11 000 soldats dans le pays contrôlé par la Couronne qu’est le Canada, qui donna refuge aux agents confédérés. La France de Napoléon III avait installé sa marionnette autrichienne des Habsbourg l’archiduc Maximilien, comme emprereur du Mexique, où les troupes françaises se massèrent à la frontière avec le Texas.seul, le déploiement in-extremis d’une flotte russe du tsar Alexandre II, allié des Etats-Unis, sauva le pays de la re-colonisation. (NdT: disons plutôt un changement de main colonial car les Etats-Unis étaient et sont toujours un pays colonial dont la terre a été volée aux peuples et nations autochtones…). Cette même année le Chicago Tribune titrait “Belmont et les Rothschild ont acheté des obligations de guerre confédérées” (Auguste Belmont était un agent des Rothschild aux Etats-Unis, qui eut un cheval de course de la Triple Couronne nommé en son honneur).

Le président Abraham Lincoln, maintenant au courant de la Bank of United States contrôlée par les huit familles, contra la tactique en faisant émettre des “Greenbacks” par la trésorerie fédérale. Les banquiers de Londres fulminaient. Salomon Rothschild commenta dérisoirement au sujet du président Lincoln: “Il rejette toute forme de compromis. Il a l’apparence d’un paysan et ne peut dire que des histoires de bar.

Lincoln fut assassiné par John Wilkes Booth, qui fut extirpé du théâtre Ford par des membres de la société secrète des Chevaliers du Cercle d’Or. La petite fille de Booth écrivit plus tard: “Cet acte de folie”, dans lequel elle détaille les contact de son grand-père Booth avec de “mystérieux Européens” juste avant l’assassinat de Lincoln.

Le baron Jacob de Rothschild fut également flatteur envers la citoyenneté états-unienne. Il commenta à un ministre américain en visite en Belgique Henry Sanford au sujet du plus d’un demi million d’Américains qui moururent durant la guerre de sécession que “lorsque votre patient est désespérément malade, vous essayez des mesures de désespoir, y compris la saignée.

Salomon et Jacob ne faisaient que perpétrer une tradition familiale. Quelques générations auparavant, Mayer Amschel Rothschild se vantait de sa stratégie d’investissement en ces termes: “Lorsque le sang inonde les rues de Paris, j’achète.

Les fils de Mayer Rothschild sont connus sous le nom des cinq de Francfort. Amschel gérait la banque familiale de Francfort avec son père, tandis que Nathan gérait l’opération banquière de Londres . Le plus jeune des fils Jacob s’installa à Paris, tandis que Salomon s’occupait de la succursal de Vienne et Karl celle de Naples. L’écrivain Frederick Morton estime que dès 1850, les Rothschild pesaient plus de 10 milliards de dollars. Le vieil axiome “l’argent appelle l’argent” est certainement vrai. Les chercheurs croient que la fortune des Rothschild aujourd’hui excède les 100 000 milliards de dollars.

Les Warburg, Kuhn Loeb, Goldman Sachs, Schiffs et Rothschild se sont mariés entre eux au sein d’une énorme grande famille banquière. La famille Warburg, qui contrôle la Deutsche Bank et la Banque Paribas, se sont alliés avec les Rothschild en 1814 à Hambourg, tandis que la maison Kuhn Loeb et celle de Jacob Schiff partagèrent leurs quartiers avec les Rothschild dès 1785. Schiff émigra aux Etats-Unis en 1865. Il joignit ses forces avec Abraham Kuhn et maria la fille de Salomon Loeb. Loeb et Kuhn marièrentde l’un l’autre les sœurs et la dynastie Kuhn-Loeb vit le jour. Felix Warburg maria la fille de Jacob Schiff. Deux filles Goldman se marièrent avec deux fils de la famille Sachs, créant ainsi Goldman Sachs. En 1806, Nathan Rothschild épousa l’aînée des filles de Levi Barent Cohen, un important financier de Londres. La famille Cohen faisait donc maintenant partie du club.

Aujourd’hui, les Rothschild contrôlent un gigantesque empire financier, qui inclut des parts majoritaires dans presqaue toutes les banques centrales du monde. Le clan d’Edmond de Rothschild possède la Banque Privée SA à Lugano en Suisse et la Rothschild Bank AG de Zürich. La famille de Jacob de Rothschild est propriétaire de la puissante Rothschild Italia de Milan. Ils sont membres du club exclusif du Club des Îles, qui fournit le capital au Quantum Fund NV de George Soros pour qu’il réussisse un “coup” en 1997-98 en détruisant les monnaies de la Thaïlande, de l’Indonésie et de la Russie. Soros fut un actionnaire important de la compagnie pétrolière de George W. Bush Harken Energy.

Quantum NV gère de 11 à 14 milliards de dollars en investissements et en biens et opère depuis l’île hollandaise de Curaçao, dans l’ombre des énormes raffineries de la Royal Dutch/Shell (Rothschild) et Exxon-Mobil (Rockefeller). Curaçao a été récemment cité par un comité spécial d’enquête de l’OCDE sur le blanchiment d’argent comme étant une des nations principales blanchissant l’argent de la drogue. Le groupe du Club des Îles qui finance Quantum NV est mené par les Rothschild et inclut la reine Elizabeth II d’Angleterre et bien d’autres aristocrates européens et de la noblesse noire. Le financier suisse fugitif et homme de paille du Mossad Marc Rich, dont les affaires ont été récememnt récupérées par la mafia russe du Groupe Alpha, fait aussi partie du réseau Soros. Rich a été amnistié par le président Bill Clinton juste avant son départ de la Maison blanche.

Les liens avec l’argent de la drogue ne sont pas nouveaux pour les Rothschild. N.M Rothschild & Sons était à l’épicentre du scandale de la banque de la CIA la BCCI, mais échappa aux feux de la rampe lorsqu’un hangard plein de documents prit feu de manière providentielle au moment où la banque d’Angleterre contrôlée par les Rothschild ferma la BCCI. La Bank of America des Rothschild avait fourni l’argent de départ pour lancer la banque BCCI (NdT: la banque de couverture des actions criminelles de la CIA dans le monde, notamment le blanchiment et recyclage d’argent de la cocaïne en provenance de Colombie, d’héroïne d’Afghanistan et du triangle d’or, du trafic d’armes et d’êtres humains…)

Sans doute la plus grande réserve de richesse des Rothschild aujourd’hui est la Rothschilds Continuation Holdings AG, une holding banquière suisse très confidentielle. A la fin des années 1990, les rejetons de l’empire Rothschild étaient les barons Guy et Elie de Rothschild en France et Lord Jacob et Sir Evelyn Rothschild en Grande-Bretagne. Evelyn est le président de la revue “The Economist”.

Si nous voulons faire du monde un endroit meilleur et pousser une nouvelle conscience, nous devons étudier, discuter et exposer la source de toutes les guerres au monde, des plans de dépopulation de la planète, de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement. La tête du serpent est la Maison des Rothschild.