Archive pour juin, 2014

Nouvel Ordre Mondial: Le chaos planifié a commencé…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 juin 2014 by Résistance 71

“La vérité passe par trois étapes fondamentales, d’abord elle est moquée, puis elle est combattue et finalement acceptée comme évidence.”
~ Arthur Schopenhauer ~

 

L’effondrement global a commencé

 

La destruction planifiée économico-sociale de nos sociétés pointe à l’horizon

 

InfoWars

 

29 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-global-meltdown-has-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est maintenant bien apparent que “l’élite” gouvernante est en train de nous mener vers une dépression économique mondiale. Les signes avant-coureurs sont partout, comme le note Alex Jones dans cette vidéo prémonitoire (NdT: vidéo dans l’article original).

De la militarisation de la science sociale à celle des agences et institutions gouvernementales (NdT: comparez l’équipemet policier et militaire aujourd’hui et celui d’il y a encore 5 ans. La marche totalitaire s’accélère, Robocops et drones sont omni-présents au pays du goulag levant pour réprimer la population et le seront très bientôt ailleurs…), annonçant le plan de l’implantation cérébrale de micro-puces, les signes avant-coureurs d’un horrible future dystopique sont maintenant à l’horizon.

Dans la vidéo, Jones cite d’importants mondialistes (Kissinger, Petraeus) qui ont prédit un futur autoritaire lorsque la constitution et ce qu’elle représente seront finalement et irrévocablement détruits et des généraux (NdT: Notamment le traître Petraeus) qui ont pavané au sujet de l’émergence de la North American Union (NdT: modelé sur le totalitarisme de l’Union Européenne et qui voit l’élimination des frontières entre le Mexique, la pays du goulag levant et le Canada, ses deux satellites, dans une extension sous stéroïde du NAFTA existant: North America Free Trade Agreement ou Traité de Libre Échance Nord-Américain. En ce moment même, des dizaines de milliers d’immigrants sont importés par le pays du goulag levant depuis l’Amérique Centrale et le Mexique, créant un stress majeur sur l’économie interne déjà moribonde. Ceci servira de prétexte à l’instauration de la loi martiale et de la suspension de la constitution très bientôt lorsque le cahos social deviendra incontrôlable et que les citoyens américains commenceront à prendre les choses en main pour leur survie…), qui prendra la forme d’un gouvernement continental ayant une classe politique non-élue (NdT: comme l’UE…), une armée et une police unifiée hyper-répressive ayant la superstructure pour mettre en application la volonté d’une clique entrepreneuriale corporatiste héréditaire dont la mission auto-déclarée est d’épurer l’humanité (NdT: au moyen d’une société post-industrielle néoféodale, qui est déjà bien plus qu’embryonnaire aujourd’hui.)

Le point de repère sans équivoque du cauchemar qui nous attend est cette économie anémique et totalement disfonctionnelle. Renforcée par l’austérité et des crises continuelles politico-sociales, des guerres, des attaques terroristes totalement fabriquées et la destruction délibérée du moteur de la prospérité économique, les Etats-Unis (NdT: sur un plan capitaliste), la soi-disant élite, véritablement prédatrice, va réaliser son rêve pervers et mortifère de domination totale. Si nous ne les arrêtons pas maintenant.

Il en revient à InfoWars et à tous les médias alternatifs d’exposer au grand jour, de dénoncer la ruse des oligarques, allant de la poussée de l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique à la confiscation de toujours plus de richesse afin de permettre aux banksters de socialiser leurs pertes sur les citoyens américains (et autres). La presse d’enquête, sous l’opération Mockingbied de la CIA, est morte depuis longtemps dans les médias de masse, la tâche nous en incombe donc.

Note de Résistance 71:

Aujourd’hui, avec la poussée sans précédent de l’information alternative sur internet, plus personne ne peut dire “Oh, je ne savais pas, je n’étais pas au courant… Si j’avais su j’aurai agi…” Nous somme prévenus, les oligarques ne se sont jamais cachés de ce qu’ils allaient faire. Tout comme Hitler avait écrit dans son bouquin ce qu’il allait faire, les oligarques ont disséminé leurs vues et désirs dans les médias qui leur appartiennent depuis des décennies. Tout ce qu’ils ont dit publiquement ou en privé (réunions du Bilderberg, de la commission trilatérale, des think tanks néoconservateurs etc…) a été divulgué, fuité, publié. Ils ont fait écrire des bouquins par des scientifiques et historiens à la botte pour expliquer leurs visions et modus operandi. Leurs portes-paroles (Kissinger, Attali etc…) n’ont jamais manqué une occasion de promouvoir leur agenda.
Aujourd’hui le débat n’est plus de savoir si nous nous dirigeons vers une dictature mondiale (Nouvel Ordre Mondial) mais de savoir si elle sera à l’image de la société imaginée par Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” (Huxley a déclaré dans un entretien qu’il n’avait pas eu à beaucoup imaginer sa société du futur, car il n’eut qu’à transposer les idées émises par son frère Julian Huxley dans ses discussion avec ses collègues et amis. Julian Huxley est l’eugéniste, fondateur de l’UNESCO, qui préconisait les soins de santé sélectifs, ignorant les couches sociales défavorisées…) ou de celle du “1984” de George Orwell.

Nous avons été prévenus. Question: Qu’allons-nous faire contre ?

Ci-dessous nous postons deux vidéos essentielles pour bien comprendre les tenants et aboutissements de ce qui se passe (VOSTF):

“EndGame” d’Alex Jones (2006)

“Entretien avec Aaron Russo” (2007)

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Compte-rendu du 72ème congrès de la Fédération Anarchiste, St Imier (Suisse), 7-9 Juin 2014

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Questionner le monde

 

Fédération Anarchiste

 

26 Juin 2014

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/passe-et-present-de-lanarchisme/17203-questionner-le-monde

Les 7, 8 et 9 juin, la Fédération anarchiste a tenu son 72e congrès à Saint-Imier (Suisse). Un congrès de vérités fussent-elles dérangeantes, fussent-elles incomplètes mais où il a été a minima tenté de regarder les enjeux qui se posent à nous non pas au prisme d’une doxa confortable mais dans leur réalité et nécessairement dès lors dans leur complexité. Un congrès de mise en débat jamais totalement aboutie mais où ont pu s’exprimer, voire s’écouter et parfois se conjuguer les analyses et les propositions ainsi que les doutes et les interrogations de délégués unis par un même idéal mais également riches d’expériences sociales, territoriales, professionnelles ou encore militantes différentes. Un congrès de perspectives qui marque moins l’aboutissement d’une année militante qu’un jalon dans un processus d’élaboration de pensées et de pratiques collectives que nous aurons à poursuivre, à renforcer et à approfondir dans les semaines et les mois qui viennent avec tous ceux et toutes celles qui nous rejoindront en chemin.

Du développement protéiforme des populismes et autres identitarismes, en allant à la diversité d’origines, de pratiques et de revendications des mouvements qui se réclament désormais du féminisme ; de la montée de l’abstention et le rejet relatif de la classe politique et de la démocratie représentative que cela traduit à la situation économique et sociale, ses luttes salariales mais aussi le développement de mouvements interclassistes comme celui des Bonnets rouges ; ce sont à ces enjeux sociaux, économiques, politiques et environnementaux que notre congrès s’est attaché sinon à répondre du moins à traiter sans détour. Il en fut de même de la question de la pertinence et de la viabilité de notre projet politique, de nos modalités d’organisation et de nos outils comme notre journal et notre librairie par exemple.

De fait, ce congrès n’a pas débouché sur des analyses parfaitement abouties, ni des décisions entièrement stabilisées. Son apport est ailleurs, plus méthodologique que substantielle, plus humain et collectif qu’idéologique ou programmatique. En délaissant dans l’ensemble la langue de bois, les discours convenus et les anathèmes faciles, il a été la réaffirmation d’une Fédération anarchiste en mouvement, capable de questionner le monde dans lequel elle se situe mais aussi ses fondements et ses fonctionnements ; d’un collectif humain, pluraliste et uni, situé de plain-pied dans le monde réel non pour s’en satisfaire mais pour le changer ; d’une organisation générale des libertaires, qui ne prétend à aucun monopole, ni ne s’érige en avant-garde ou en gardien du temple, mais qui entend contribuer au développement d’une réponse concrète et plausible, aux désastres où nous entraînent le capitalisme et les États et cela non pas seul mais avec toutes les forces et tous les individus qui veulent eux aussi lutter pour l’émancipation sociale. Ce n’est pas une mince réussite pour un congrès que de nous placer de la sorte et de nous inventer à la suite à poursuivre et amplifier cette démarche.

Que nos camarades de la Fédération libertaire des montagnes, qui ont rendu matériellement possible ce congrès, les anciens mandatés qui l’ont organisé ainsi que l’ensemble des congressistes qui l’ont fait vivre en soient fraternellement remerciés. La nouvelle équipe de mandatés s’attachera à faire vivre et prospérer cet élan.

Résistance au colonialisme toujours bien vivace: Panafricanisme contre le Nouvel Ordre Mondial…

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La nouvelle vague de panafricanisme est en phase avec les luttes autonomistes et de résurgence autochtone des Amériques. Les intérêts communs devraient faire converger les mouvements et les faire coopérer pour une lutte concertée et généralisée.

L’avenir de l’humanité passe par la résurgence des nations natives, qui redeviendront VRAIMENT autonomes avec l’aide des peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste qui les musèle et les asservit tout autant.

— Résistance 71 —

 

Panafricanisme contre mondialisme

 

Panafricanisme 2.0

 

Mai/Juin 2014

 

url de l’article:

http://panafricanism2point0.com/a-la-une/introduction-panafricanisme-vs-mondialisme/

 

Introduction

ll s’agit dans cet article de mettre en lumière les conséquences ou implications économiques et financières de ces deux idéologies par rapport au continent africain. Par avance, nous pouvons dire qu’une confrontation inévitable s’annonce entre ces deux idéologies. Car la nature intrinsèque même du panafricanisme, ne peut tolérer aucun mondialisme. En effet, la construction du panafricanisme suppose, induit la déconstruction du mondialisme. Nous allons voir comment cela se fait, tout au long de cet article, en plusieurs étapes.
Déjà au niveau des définitions, le panafricanisme prône la solidarité et l’unité prioritaire des africains pour atteindre leur émancipation sociale, culturelle, politique et économique. Le Mondialisme prône, lui, la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux de façon transnationale.
En pratique, il s’agit d’une circulation des biens et des capitaux vers des marchés porteurs, émergents. La circulation des personnes n’est vraie qu’en théorie. Car Il n’existe pour les ressortissants de certaines parties du globe, notamment les plus pauvres, que très peu de facilité de circulation vers les zones les plus riches.
Le jeu du mondialisme, en l’état actuel des choses, favorise les plus riches et puissants Etats en ce qu’il font des autres Etats faibles et pauvres, comme ceux du continent africain, des marchés potentiels où les premiers déversent leurs marchandises ou leurs capitaux dans des conditions irrespectueuses de nombreux droits et devoirs. Des conditions en sommes toutes foncièrement égoïstes.
Ce sujet « Panafricanisme contre Mondialisme » est le défi actuel qui s’impose à nous. Comment faire de cette première notion une réalité pendant qu’à la minute où j’écris ces lignes l’Afrique baigne dans ce mondialisme de l’exploitation ?
Il s’agira donc ici d’ébaucher les mesures économiques à envisager pour permettre au panafricanisme d’atteindre ses objectifs d’émancipation économique et financière en se recentrant et se repliant sur son espace vital, son territoire, le continent de l’Afrique. L’objectif est de créer de plus en plus d’indépendances africaines par rapport au reste du monde ou de substituer ce reste du monde par une dépendance inter-africaine. Aller à contre pied du système financier international actuel, qui grâce à ces principes et institutions (APE, OMC, Banque Mondiale, FMI, ONU) crée les conditions d’ouverture des autres économies pour une domination et une exploitation totale du potentiel de ces économies encore vierges. Cela passera nécessairement par le démasquage et la mises en hors état de nuire des vicieux mécanismes et systèmes (FCFA, APE, Accords de défense, Francophonie, Commonwealth, club de paris, etc.) par lesquels le mondialisme, telle une sangsue, vampirise le pays continental Africain.

I Rompre avec le système financier international

Les fondamentaux de cette réussite du panafricanisme sur le plan économique et financier restent, comme l’on évoqué nos ancêtres et précurseurs panafricains, Kwame Nkrumah; plus récemment Mouammar Kadhafi (qui en a payé de sa vie le prix), la mise en place d’une MONNAIE AFRICAINE, d’une BANQUE CENTRALE AFRICAINE, puis d’un FONDS MONETAIRE AFRICAIN.
Ces trois points constituent l’épine dorsale de l’indépendance économique et financière de l’Afrique.
En effet, ces trois points en eux seuls, permettront à l’Afrique de sortir du cercle perpétuel de la soumission par la dette, les prêts avec conditionnalités du FMI et de la Banque Mondiale, des clubs de Paris et autre Commonwealth. Mais aussi de sortir des mécanismes d’exploitation des économies africaines comme le FCFA. Ce système par lequel la France détient actuellement des avoirs des Etats Africains estimés à plus de 3000 milliards pour les pessimistes et à plus de 8000 milliards de francs CFA pour les optimistes.

Les prêts du FMI et de la Banque Mondiale sont pervers en ce sens que c’est grâce aux conditionnalités dont ils sont assortis que beaucoup de choses ont été imposés à l’Afrique. Par exemple, la privatisation de Pan entier des économies (les entreprises de services publiques eau, électricité, etc) des pays africains tient de cela. C’est par l’endettement que beaucoup de choses, dans divers secteurs, sont actuellement imposées à l’Afrique (égalité entre homme femme, droits de l’enfant, droits de la femme, la promotion de l’homosexualité, ..).
Il nous faut donc sortir du cycle de l’endettement par le retrait de ce système financier pesant et de plus en plus interdépendant, avec plus d’imbrication. Notre survie dépendra de notre autonomie. Autonomie qui seule peut être un gage d’indépendance durable.

Ces trois structures financières Panafricaines (Une monnaie africaine indépendante sans aucun arrimage à une autre monnaie, une banque centrale africaine et un fonds monétaire africain) sonneront la rupture avec un système financier international dont le modèle, basé sur l’intérêt, a démontré ses limites.
La monnaie africaine devra être non pas une monnaie papier sans valeur intrinsèque, comme c’est le cas actuellement pour l’économie mondiale. Mais plutôt une monnaie réelle avec une valeur intrinsèque d’Or ou d’Argent. Telle était la particularité du rêve du Guide Mouamar Kaddafi. Non seulement, avoir une monnaie mais surtout une monnaie basée sur l’or.

L’Or et l’Argent sont des ressources que le continent Africain détient, enfouis dans ses sous-sols, plus que tout autre continent au monde. Si on devait baser notre économie sur l’or et l’Argent, nous serons, automatiquement, les plus puissants. Car nous pourrons acheter le monde et ce qu’il contient comme sciences et technologies. (Références : les réserves mondiales d’or) .

Ce point est très important. Je me permets d’ouvrir une parenthèse par rapport à la détention de l’Or et le FMI.
Il est étonnant de constater que, les statuts du Fond Monétaire International interdisent l’utilisation de l’or comme monnaie en son article 4 section 2(b) à tous ses adhérents. Ceci en interdisant le lien, quel qu’il soit entre l’or et la monnaie papier autre que le dollar US.

Cet article dit ceci : « les régimes de change peuvent inclure :

I) le maintien par un Etat membre d’une valeur pour sa monnaie en termes de droit de tirage spécial ou d’un autre dénominateur autre que l’or, choisi par l’Etat membre ;

II) des mécanismes de coopération en vertu desquels des Etats maintiennent la valeur de leurs monnaies par rapport à la valeur de la monnaie ou des monnaies d’autres Etats membres ;

ou

III) d’autres régimes de change que choisirait un Etat membre » fin de citation.

En avril 2002, un député Américain, Ron Paul, a envoyé une lettre au département du Trésor Américain ainsi qu’à la réserve fédérale (qui est accessoirement une banque privée, étonnant non ?) dans la quelle il demandait à savoir pourquoi le FMI interdit à ses membres de baser leur monnaie sur l’Or.
Aucune réponse n’a encore été reçue. Mais nous savons que la réponse est que le système monétaire, établi par le biais du Fonds Monétaire International, a été conçu pour dévaliser l’humanité de tout son or. Et dans le même temps imposer le dollar comme moyens d’échange.

C’est le Dollar qu’il leur suffit d’imprimer pour créer de la richesse à partir de rien. En passant, on peut ajouter que tous les pays membres du FMI en devenant membre doivent déposer leur or auprès de cette institution. Ce qui fait que les USA détenaient pendant longtemps les possessions d’or de toute l’humanité. Ou du moins de tous ses pays membres.
Or, dont la disparition, constatée par Dominique Strauss Kahn a entraîné sa perte. Si le dollar Américain n’est plus basé sur l’or ou si les Américains n’ont plus d’or qui sert d’étalon et de garantie, le Dollar US n’est donc que du simple papier. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que beaucoup de pays comme la chine sont entrain de laisser tomber le Dollar. (Référence : la Chine, la Russie, le Kenya laisse tomber le dollar us).

…Une parenthèse pour démontrer l’implication sournoise et profonde du FMI dans nos économies africaines et pourquoi, il nous faut en sortir en réformant, profondément, la monnaie et le système bancaire et financier actuel.

II Un système financier autocentré pour protéger les économies panafricaines

Ces reformes financières et monétaires devraient être accompagnées de mesures drastiques en ce qui concerne les transferts d’argent sortant, le rapatriement de dividende, la structure du capital des entreprises présentes sur le continent.

Les transferts d’argent sortant et autres virements sortants devraient être interdits comme ils le sont actuellement en Algérie ou à Madagascar. Seuls les flux rentrant seront acceptés. Ceci aura pour objectif de maintenir la masse monétaire et de favorisé une bonne relance de la production.

La promotion traditionnelle des Investissement Direct Etranger (IDE) qui accorde tous les privilèges aux investisseurs, toutes les facilités de piller allègrement nos économies doit être revue. Car si l’Afrique est l’espoir de la croissance mondiale , cela doit profiter d’abord aux africains. Les codes d’investissements doivent désormais contenir des conditions contraignantes devant protéger les économies africaines. Usant des incitations fiscales, le rapatriement de dividende des sociétés étrangères doit être règlementairement limité à un certain pourcentage (par exemple 30%) avec obligation de réinvestir ou de consommer les 70% des dividendes distribués sur le territoire national. Ce type de mesure ont été mises en place en Algérie. Par ailleurs, aucune entreprise ne peut s’installer dans le pays sans qu’elle ne soit une propriété majoritairement nationale. La structure du capital des entreprises doit donc être constituée de telle sorte qu’au moins 70% de capital soit détenu par les nationaux. Des mesures semblables ont été prises en Algérie, au Venezuela, en Bolivie, ….Cela permettra aux africains de se réapproprier leur continent.

C’est ainsi que les ressources naturelles stratégiques doivent aussi être nationalisées à au moins 70%. L’Etat devrait être dans le capital. Avec la majorité du capital aux peuples africains. L’actionnariat du peuple devra être promu par un plus grand accès au capital des entreprises du pays exploitant des ressources stratégiques (Or, Uranium, pétrole, Diamant, Eau potable, Electricité, etc.…). Cette implication permettra au peuple non seulement de jouir des bienfaits de leur patrimoine national mais aussi de créer leur adhésion et leur implication dans les affaires ayant lien avec les ressources importantes. Même si un partenaire stratégique doit être accepté, sa position dans le capital de la société exploitant des ressources stratégiques ne peut dépasser les 30 % du capital.

• Entre 1980 et 2009, les transferts nets de ressources hors d’Afrique sont passés de 597 milliards de dollars EU à 1 400 milliards.

• Les flux financiers illicites et non enregistrés ont été de l’ordre de 1 220 à 1 350 milliards de dollars EU entre 1980 et 2009, éclipsant les transactions financières enregistrées.

• Le déficit net de ressources et les fuites illégales de capitaux compromettent gravement le développement.
Rapport conjoint BAD-GFI : http://www.afdb.org/fr/news-and-events/article/new-afdb-gfi-joint-report-africa-a-net-creditor-to-the-rest-of-the-world-11856/

 

III Sortir des divers accords, pactes et conventions qui nuisent à nos économies africaines

Aucun plan, aucune stratégie, aucune politique ou programme, aucun système de coopération, aucune supercherie économique, car c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est en mesure de permettre aux économies africaines de pouvoir sereinement envisager une prospérité qui générerait du bien être pour les peuples africains tant que nos économies seront enchaînées par des « Accords de défense concernant la coopération dans le domaine des matières premières et produits stratégiques » .
L’intitulé biaisé de cet accord en dit long sur la nature de son escroquerie. La défense militaire de la France au service des pays africains en contrepartie des ressources stratégiques de ces pays. C’est grâce à ces accords que l’uranium du Niger, du Gabon ou de la Centrafrique reste encore, après un demi-siècle de néo colonisation, la propriété privée de la France au mépris des peuples de ces territoires.

Les Accords de Partenariat Economique (APE) qui doivent faire de l’Afrique des territoires de consommation des productions occidentales, tout comme les nombreuses conventions onusiennes qui auraient pour conséquence de reverser les ressources des sous sols africains (eaux souterraines et de surfaces, sols, etc….) dans le patrimoine de l’humanité, doivent être purement et simplement dénoncés, annulés. Car aucun peuple, digne de ce nom, ne brade l’héritage reçu de ses ancêtres et celui à léguer à ses enfants, en le reversant dans le patrimoine, soit disant, de l’humanité. Ceux qui disent agir au nom de l’humanité, la communauté internationale n’agit que dans le cadre de ses intérêts. C’est un faux humanisme.
Les Africains sont les seuls qui ont aujourd’hui quelque chose à pouvoir apporter. Les seuls dont les ressources seront mis à la disposition de l’humanité.

C’est par ces systèmes (FCFA, CPI) que les Africains sont soumis légalement à l’exploitation multiforme de l’Occident, qui est le sorcier de tous ces plans et programmes pour soi disant sauver l’humanité ou d’autres balivernes auxquelles seul l’Africain croit. Sur le plan judiciaire, la Cour Pénale Internationale, qui ne juge que les dirigeants noirs en rébellion contre le système établi, en est un parfait exemple.

On peut aussi, au titre de ces escroqueries, relever sur le plan environnemental, le mouvement contre le changement climatique qui a finit par instituer un marché de carbone sensé interdire la pollution de la couche d’ozone. Comment ça marche ? Les usines, les industries dans les activités de transformations produisent du carbone. Un quota de pollution de carbone est établi pour chaque pays, une fois ce quota atteint, le pays producteur de carbone est tenu de s’arrêter ou de partir sur ce marché pour acheter des droits de pollution carbone nécessaires pour lui permettre de continuer à polluer car toute production à un rejet de pollution. Hors, les pays développés ont le plus grand nombre d’usine, d’industries, …ils polluent plus que n’importe qui au monde. Mais eux, personne ne leur avait mis une limite quelconque. Aujourd’hui ils veulent nous en mettre AU NOM DE LA SAUVEGARDE DE L’HUMANITE.
En réalité, ce mécanisme a pour réel but de freiner la transformation par les pays en voie de développement de leur environnement, de leur production primaire, etc.…et à les maintenir, ces pays africains pour la grande majorité, éternellement à un niveau stationnaire de développement et de dépendance.

En résumé, les Africains devraient quitter les Accords secrets de défense militaire, le CFA, La CPI, les APE (ne doivent pas jamais être signés). La France doit être exclue de l’architecture juridique des activités économiques en Afrique. Elle devra notamment être exclue de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA), l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Elle ne doit plus siéger aux activités de la CEDEAO ou de l’UEMOA. Elle n’y a pas sa place.

IV L’exploitation occidentale par la coopération du développement et l’humanitaire: Qui assiste qui ?

Le système d’exploitation occidental de l’Afrique par l’humanitaire et la coopération de développement doit être arrêté. En effet, il est important de savoir, qui assiste qui ? Parce que non seulement ce système est spécialement conçu pour les intérêts du Sud, qu’il n’a jamais développé un pays sur le dos de la planète terre mais aussi qu’il est fait actuellement partie des problèmes en Afrique. Economiquement parlant, il sert à la création d’emploi en occident. Les pays Africains se retrouvent endettés dans des lignes de crédit pour financer les activités de ces ONG internationales, embauchant des occidentaux dans des conditions très lourd, avec des contrats d’équipement et de fourniture à établir de préférence avec les opérateurs ressortissant de ces pays.

Ce système tue l’initiative, la créativité, la virilité, la volonté des peuples du sud de se prendre en charge et les met dans une attitude passive et attentiste face à leurs propres problèmes. L’ex Président Zairois Mobutu a bien dépeint ce système d’assistanat qui est fait pour exploiter le soi disant assisté .

De l’esclavage moderne (Léon Tolstoï)

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Le grand écrivain russe Léon Tolstoï, plus connu du grand public pour ses romans fleuves remarquables de précision narrative (« Les Cosaques », « Guerre et Paix », « Anna Karénine », « Résurrection »…) et d’épisme fait partie d’une catégorie anarchiste particulière. En effet, si Tolstoï était contre l’État et toute forme de gouvernement, il n’en demeurait pas mois attaché à une forme épurée d’un christianisme vu hors des églises dogmatiques et coercitives. D’aucuns ont affublé Tolstoï de l’étiquette d’anarchiste-chrétien, termes antinomiques pour le moins, mais qui résume malgré tout assez bien la pensée de l’écrivain russe, dont la vision épurée des écritures saintes (évangiles) mérite une certaine attention.

En 1900, Tolstoï écrit ce texte sur l’esclavage moderne, qui a gardé toute sa fraîcheur tant il est toujours on ne peut plus d’actualité et s’il l’est toujours, c’est bien évidemment parce que l’humanité n’a toujours pas résolu son grand problème politico-économique issu de la vaste escroquerie étatico-capitaliste.

Texte à (re)découvrir tout en notant que sa dernière partie traitant de ce que devrait faire l’Homme, s’applique également directement à la solution au colonialisme, forme moderne d’esclavagisme s’il en est… Arrêtons de porter le blâme essentiellement sur la classe possédante et dominante, procédons à un retour sur nous-même, cessons de nous victimiser et prenons en compte nos pensées et actions critiques, qui ne peuvent être que la source de notre émancipation finale.

Tolstoï était un grand humaniste profondément ancré dans la véritable nature humaine, celle faite de compassion, d’entr’aide mutuelle, de pacifisme et de progressisme humaniste émancipatoire. Une grande voie, sans doute la seule, à explorer individuellement et collectivement par le jeu des associations libres.

La pensée anarchiste a deux penseurs plus emprunts de spiritualisme: Tolstoï et Voline. Tolstoï représente la branche « chrétienne », Voline possède quant à lui un côté taoiste, zen, sans toutefois le revendiquer. Deux auteurs à lire pour leur expérience humaniste propre à tous les penseurs anarchistes, une certaine dimension spirituelle en plus.

— Résistance 71 —

 

 

“Soyez le changement que vous voulez pour le monde”

~ Gandhi ~

 

L’esclavage de notre temps

 

Léon Tolstoï (1900)

 

L’indifférence de la société alors que les hommes périssent

(…) Il y a des statistiques qui montrent que la longévité parmi les gens des classes supérieures est de cinquante-cinq ans, et que la durée de vie moyenne parmi les gens travaillant dans des occupations malsaines est de vingt-neuf ans. Connaissant cela (et nous ne pouvons pas ne pas le savoir), nous qui prenons avantage du travail qui coûte des vies humaines ne devrions pas, pensons-nous (à moins qu’on ne soit des bêtes), être capable de jouir d’un moment de paix. Mais le fait est que nous, libéraux et humanitaires, très sensibles aux souffrances non seulement des gens, mais des animaux, utilisons sans cesse ce travail, et essayons de devenir de plus en plus riche – c’est-à-dire, prendre de plus en plus avantage d’un tel travail. Et nous restons tranquilles. (…)

Nous haussons les épaules et disons que nous sommes très désolés que les choses soient comme cela, mais que nous pouvons rien faire pour les changer, et nous continuons avec les consciences tranquilles d’acheter des produits de soie, à porter des chemises empesées et à lire le journal du matin. Nous sommes bien préoccupés des heures de l’assistant de boutique, et encore plus à propos des longues heures de nos propres enfants à l’école (…) et nous organisons même le sacrifice du bétail dans des boucheries pour que les animaux le sentent le moins possible. Mais [de façon tout a fait surréaliste] nous devenons merveilleusement aveugles dès que la question concerne ces millions de travailleurs qui meurent lentement, et souvent douloureusement, tout autour, à des labeurs que nous utilisons selon notre convenance et notre bon plaisir !

Justification de l’ordre existant par la science

Cet aveuglement étonnant dont sont victimes les gens de notre cercle ne s’explique que par le fait que quand les gens agissent mal, ils inventent toujours une philosophie de la vie qui représente leurs mauvaises actions non comme des mauvaises actions, mais comme le résultat de lois inaltérables au-delà de leur contrôle. Il y avait jadis une conception du monde, la théorie qu’une volonté de Dieu inaltérable et impénétrable prédestinait certains personnes à une humble position et au dur labeur, et d’autres à une position exaltée et aux bonnes choses de la vie.

Sur ce thème, une quantité énorme de livres fut écrit et de sermons prêchés. Le thème fut élaboré de tous les côtés possibles. Il fut démontré que Dieu créa différentes sortes de gens – les esclaves et les maîtres; et que les deux devaient être satisfaits de leur position. Il fut aussi démontré que ce serait mieux pour les esclaves dans l’autre monde; et par la suite il fut démontré que quoique les esclaves étaient des esclaves et devaient demeurer tels, que leur position ne serait pas si mauvaise si au moins les maîtres étaient gentils avec eux. Puis, la toute dernière explication, après l’émancipation des esclaves. [Les serfs de Russie et les esclaves d’Amérique furent émancipés en même temps, 1861-1864], fut que la richesse est confiée à certaine personne afin qu’il puisse en utiliser une partie dans les bonnes œuvres, et donc qu’il n’y a aucun mal à ce que certaines personnes soient riches et d’autres pauvres.

Ces explications ont satisfait les riches et les pauvres (particulièrement les riches) pendant longtemps. Mais le jour vint où ces explications devinrent insatisfaisantes, spécialement pour les pauvres, qui commençaient a comprendre leur position. Alors, il fallut des explications fraîches. Et juste au temps opportun ils furent produites. [Le premier volume du Capital de Karl Marx parut en 1867]. Ces nouvelles explications vinrent sous la forme de science – d’économie politique qui déclare qu’elle avait découvert les lois qui régulaient la division du travail et la répartitions des produits parmi les hommes. Ces lois, selon cette science, sont que la division du travail, et la jouissance de ses produits dépendent de l’offre et la demande, du capital, des rentes, salaires de travail, valeurs, profits, etc.; en général, sur des lois inaltérables gouvernant les activités économiques de l’homme. (…)

Une seule position fondamentale de cette science est reconnue par tous – à savoir que les relations entre les hommes sont conditionnés, non pas par ce que les gens considèrent bien ou mal, mais par ce qui est avantageux pour ceux qui occupent une position avantageuse.

Il est admis comme une vérité certaine que si dans la société, les voleurs et les cambrioleurs se sont manifestés qui prennent aux travailleurs le fruit de leur travail, cela arrive non pas parce que les voleurs et les cambrioleurs ont mal agis, mais parce que ce sont là les lois économiques inaltérables, qui ne peuvent être lentement changées que par un processus évolutif indiqué par la science; et par conséquent, selon la direction de la science, les gens appartenant à la classe des voleurs, cambrioleurs ou receveurs de biens volés peuvent tranquillement continuer à utiliser les choses obtenues par les voleurs et les cambrioleurs.

Même si la majorité des gens de notre monde ne connaissent pas les détails de ces explications scientifiques tranquillisantes plus qu’ils ne connaissaient jadis les détails des explications théologiques qui justifiaient leur position; reste qu’ils savent qu’une explication scientifique existe; que les hommes de science, hommes sages, ont prouvé de façon convaincante, et continuent de prouver, que l’ordre existant des choses est ce qui doit être, et que, par conséquent, nous pouvons vivre tranquillement dans cet ordre des choses sans essayer de le changer.

C’est seulement de cette façon-là que je peux expliquer l’étonnant aveuglement des bonnes gens dans notre société, alors qu’ils désirent sincèrement le bien-être des animaux, mais qu’ils ont la conscience tranquille, et dévorent néanmoins la vie de leur frères humains.

Pourquoi les économistes instruits affirment ce qui est faux

Aussi clairement injuste que soit l’affirmation des hommes de science selon laquelle le bien-être de l’humanité doit consister en ce qui précisément est répulsif aux sentiments humains – le travail monotone et forcé en usine – les hommes de science ont inévitablement été amené à la nécessité de faire cette affirmation clairement injuste, exactement comme les théologiens de jadis ont été amené à faire l’affirmation aussi évidemment injuste que les esclaves et leurs maîtres étaient des créatures de différentes sortes, et que l’inégalité de leur position dans le monde serait compensée dans le prochain.

La cause de cette affirmation évidemment injuste est que ceux qui ont formulée, et qui formulent, les lois de la science appartiennent aux classes fortunées, et sont si habitués à leurs conditions, avantageuse pour eux-mêmes, dans lesquelles ils vivent, qu’ils n’admettent pas la pensée que la société puisse exister dans d’autres conditions.

La condition de vie à laquelle les gens des classes aisées sont habituées sont celles d’une abondante production de produits variés nécessaires à leur confort et à leur plaisir, et ces choses sont obtenus seulement par l’existence des usines et de l’organisation actuelle du travail. Et, par conséquent, en discutant l’amélioration de la position des travailleurs, les hommes de science appartenant aux gens des classe aisées n’ont toujours en vue que des améliorations telles qu’elles ne remplacera pas la production d’usine et les commodités dont ils profitent.

Même les économistes les plus avancés – les socialistes, qui demandent le contrôle complet des moyens de production par les travailleurs – s’attendent à la production des mêmes, ou presque les mêmes articles que ceux qui sont produits maintenant pour continuer dans les usines actuelles ou d’autres semblables avec la division actuelle du travail. (…)

Le dilemme est devant eux : soit qu’ils voient que ce tout ce qu’ils utilisent dans leurs vies, du chemin de fer (…) aux cigarettes, représente du travail qui coûtent la vie à leurs frères humains, et que eux, ne prenant pas part à ce labeur et en l’utilisant sont des gens très déshonorables; ou ils doivent croire que tous ce qui arrive arrive pour l’avantage général en accord avec les lois inaltérables de la science économique. En cela se trouve la cause psychologique intérieure, poussant les hommes de science, des hommes prudents et instruits, mais non éclairés, à affirmer positivement et de façon tenace une fausseté si évidente que les travailleurs, pour leur propre bien, devraient laisser leur vie heureuse et saine en contact avec la nature, et aller ruiner leurs corps et leurs âmes dans des usines et des ateliers.

La faillite de l’idéal socialiste

« …Tout le monde souhaitera avoir tout ce que les riches possèdent maintenant, et donc, il est tout à fait impossible de définir la quantité de travail qu’une telle société requerra. Par ailleurs, comment les gens seront amenés à travailler à des articles que certains considèrent nécessaires et d’autres inutiles ou même dangereux ? S’il est trouvé nécessaire pour tout le monde de travailler, disons six heures par jour, afin de satisfaire les besoins de la société, qui dans une société libre peut forcer un homme à travailler ces six heures, s’il sait qu’une partie de ce temps se passe en produisant des choses qu’il considère inutiles ou mêmes dangereuses ? …canons…soie…parfums…poudre pour le teint…whiskey… (…) qui dans société libre, sans production capitaliste, compétition et sa loi de l’offre et la demande décidera quels articles doivent avoir la préférence ? Lesquels doivent être fabriqués en premier et lesquels après ? (…) La solution ne peut être que théorique : il peut être dit qu’il y aura des gens à qui le pouvoir sera donné pour réguler toutes ces questions. Quelques personnes décideront ces questions et les autres leur obéiront. (…)

il y aura une autre question, très importante, à propos du degré de division du travail qui peut être établi dans une société organisée de façon socialiste. (…) La division du travail est certainement très profitable et naturelle pour les gens : mais si les gens sont libres, la division du travail n’est possible que jusqu’à un degré très limité, qui a de loin été dépassé dans notre société. Si un paysan s’occupe principalement de faire des bottes, et sa femme tisse, et un autre paysan laboure, et un troisième est forgeron, et tous, ayant acquis une dextérité spéciale dans leur propre travail, échangent par la suite ce qu’ils ont produit, une telle division est avantageuse pour tous, et les gens libres diviseront naturellement leur travail de cette façon. Mais une division du travail dans laquelle un homme fait un centième d’un article, ou un chauffeur travaille a 150 degrés de température, ou est étouffé par des gaz dangereux, une telle division du travail est désavantageuse, parce que même si elle avance la production d’articles insignifiants, elle détruit ce qui est le plus précieux – la vie de l’homme. (…) Rodbertus [un leader du socialisme … allemand (1805-1875)] dit que la division communautaire du travail unit l’humanité. C’est vrai, mais c’est seulement la division libre du travail, celle que les gens adopte volontairement qui unit.

Et donc, avec la mise en œuvre communautaire de la production, si les gens sont libres, ils adopteront seulement une division du travail en autant que le bien qui en résultant surpassera les maux qu’elle occasionnent aux travailleurs. Et comme chaque homme voit naturellement du bien à étendre et à diversifier ses activités, une division du travail telle qu’il en existe une aujourd’hui sera évidemment impossible avec des hommes libres.

Supposer qu’en rendant communal les moyens de production il y aura une telle abondance de choses telles qu’elles sont produites aujourd’hui par la division obligatoire du travail c’est comme supposer qu’après l’émancipation des serfs les orchestres domestiques et théâtres…les dentelles et les jardins élaborés qui dépendent du travail des serfs continueraient d’exister comme avant. Aussi, la supposition que quand l’idéal socialiste sera réalisé chacun sera libre, et aura en même temps tout ou à peu près tot à sa disposition ce qui est actuellement utilisés par les riches, implique une contradiction évidente.»

Culture ou liberté

« Les lumières électriques et téléphones et expositions sont excellents, de même que tous les jardins de plaisance, avec concerts et performances, et tous les cigares, et les boites d’allumettes, et les bracelets, et les automobiles, mais ils peuvent tous aller à la perdition, et non seulement eux, mais les chemins de fer, et toutes les affaires usinés de chinzt et les vêtements du monde, si pour les produire il est nécessaire que quatre-vingt dix neuf pourcent des gens demeurent en esclavage et périssent dans les usines nécessaires à la production de ces articles. Si, pour que Londres ou Petersburg soient éclairés par l’électricité, ou afin que pour construire des bâtiment d’exposition, ou pour tisser des belles affaires rapidement et abondamment, il soit nécessaire que même quelques vies soient détruites, ou ruinées ou abrégées – et les statistiques nous montrent combien il en est qui sont détruites – que Londres et Petersburg soient plutôt éclairés au gaz ou à l’huile; qu’il n’y ait pas d’exposition, de peinture, ou de matériaux plutôt que de l’esclavage, et aucun destruction de vie humaine en résultant. (…)

« Si seulement il était compris que nous ne devons pas sacrifier les vies de nos semblables pour notre plaisir, il sera possible non seulement d’appliquer les améliorations techniques sans détruire la vie des hommes, et d’aménager la vie de telle façon que nous profitions de toutes ces méthodes qui nous donne un [certain] contrôle sur la nature, tel qu’imaginé et pouvant être appliqué sans garder nos frères humains dans l’esclavage. »

L’esclavage existe parmi nous

« Imaginez un homme d’un pays tout a fait différent du nôtre, qui n’a aucune idée de notre histoire et de nos lois, et supposez que, après lui avoir montré les divers aspects de notre vie, nous lui demandions quel est la principale différence qu’il ait remarqué dans les vies des gens de notre monde ? La principale différence qu’un tel homme remarquerait dans la façon que les gens vivent est que certaines personnes – un petit nombre – qui ont des mains blanches, propres, et sont bien nourris et vêtus et logés, font du travail léger et très peu, ou même ne travaillent pas du tout, et ne font que s’amuser, dépensant dans des amusements le résultat de millions de jours d’un dur labeur effectué par d’autres gens ; et ces autres gens, toujours sales, pauvrement vêtus et logés et nourris, avec des mains sales et calleuses, travaillent sans cesse du matin au soir, et parfois toute la nuit, travaillent pour ceux qui ne travaillent pas et qui s’amusent constamment.

Si entre les esclaves et les propriétaires d’esclaves d’aujourd’hui il est difficile de tracer une ligne de séparation aussi claire qu’entre les esclaves et les maîtres d’autrefois, et si parmi les esclaves d’aujourd’hui il en est qui sont seulement temporairement des esclaves et puis deviennent propriétaires d’esclaves, ou d’autre qui, en même temps sont esclaves et propriétaires d’esclaves, ce mélange des deux classes à leur point de contact ne change pas le fait que les gens d’aujourd’hui sont divisés en esclaves et en propriétaires d’esclaves aussi clairement qu’en dépit du crépuscule, chaque période de vingt-quatre heures est séparée en jour et en nuit.

Si le propriétaire d’esclave de nos jours n’a pas d’esclave, Jean, qu’il peut envoyer à la fosse d’aisance, à cinq shillings, du genre que des centaines de tels Jean sont dans le besoin et que le propriétaire d’esclave peut choisir n’importe lequel parmi des centaines de Jean et lui être un bienfaiteur en lui donnant la préférence, et lui permettant, plutôt qu’à un autre, de descendre dans la fosse d’aisance.

Les esclaves de nos jours ne sont pas seulement toutes ses mains d’usines et d’ateliers qui doivent se vendre au pouvoir de l’usine et du propriétaire de fonderie pour subsister, mais presque tous les travailleurs agricoles sont esclaves, travaillant, comme ils le font, sans cesse, pour faire pousser le maïs d’un autre dans le champ d’un autre, et le ramassant dans la grange d’un autre; ou labourant leur propre champs seulement pour payer à des banquiers les intérêts sur des dettes dont ils ne peuvent se débarrasser. Et esclaves aussi sont les innombrables valets, cuisiniers, portiers, servantes [ou femmes ou hommes de ménage], cochers, [« bathmen »], serveurs, etc., qui toute leur vie accomplissent les tâches les plus non naturelles pour un être humain, et qu’ils n’aiment pas eux-mêmes.

L’esclavage existe encore dans toute sa force, mais nous ne la percevons pas, comme en Europe à la fin du dix-huitième siècle l’esclave des serfs n’étaient pas perçus. Les gens de cette époque là pensaient que la positon des hommes obligés de labourer la terre pour leurs seigneurs, et les obéir, était une condition économique de la vie naturelle et inévitable, et ils ne l’appelaient pas esclavage. IL en est de même parmi nous; les gens d’aujourd’hui considère la position des travailleurs comme étant une condition économique naturelle et inévitable, et ils n’appellent pas ça de l’esclavage.

Et comme, à la fin du dix-huitième siècle, les gens de l’Europe ont commencé petit à petit à comprendre que ce qui semblait jadis une forme de vie économique naturelle et inévitable – soit la position des paysans qui étaient complètement au pouvoir de leurs seigneurs – était injuste, erronée, et immorale et demandait un changement, aussi les gens d’aujourd’hui commencent à comprendre que la position de travailleur engagé, et de la classe laborieuse en général, qui semblait autrefois tout a fait normale et naturelle, n’est pas ce qu’elle devrait être, et exige un changement. (…)

L’esclavage des travailleurs à notre époque ne fait que commencer a être reconnue par les gens avancés de notre société; la majorité est encore convaincue que l’esclavage n’existe pas parmi nous.

Qu’est-ce que l’esclavage

« En quoi l’esclavage de notre temps consiste-t-il ? Quels sont les forces qui rendent des gens esclaves des autres ? Si nous demandons aux travailleurs en Russie et en Europe et en Amérique dans les usines et diverses situations où ils louent leur travail, dans les villages et villes, qu’est-ce qui les a fait choisir la position dans laquelle ils vivent, ils diront tous qu’ils y sont été amenés soit parce qu’ils n’avaient pas de terre sur laquelle ils pouvaient et auraient aimé vivre et travailler (ce sera là la réplique de la plupart des travailleurs Russe et de beaucoup d’Européens), ou qu’on exigeait d’eux des taxes, directes et indirectes, qu’ils ne pouvaient payer qu’en vendant leur travail, ou qu’ils demeurent à l’usine pris au piège par les habitudes les plus luxueuses qu’ils ont adoptées, et qu’ils ne peuvent gratifier qu’en vendant leur travail et leur liberté.

Les premières deux conditions, le manque de terre et de taxes, conduit les hommes aux travail forcé; alors que le troisième, ses besoins croissants et non satisfaits, les y attachent et les y maintiennent.

Nous pouvons imaginer que la terre soit libérer des réclamations de propriétaires privés par le plan d’Henri George, et que, par conséquent, la première cause qui conduit les gens à l’esclavage – le manque de terre – disparaissent. En ce qui concerne les taxes, (outre le plan d’imposition unique), nous pouvons imaginer l’abolition des taxes, ou qu’elles soient transférées des pauvres aux riches, comme il se fait dans certains pays; mais dans l’organisation économique actuelle, on ne peut pas même imaginer un état de choses dans lequel des habitudes de plus en plus luxueuses, et souvent nuisibles, ne passeraient pas, petite à petit, aux classes plus basses, qui sont en contact avec les riches, de même que l’eau passe dans la terre sèche, et que ces habitudes deviennent si nécessaires aux travailleurs que pour les satisfaire ils ne soient prêts à vendre leur liberté.

Ainsi cette troisième condition, quoiqu’elle soit volontaire – c’est-à-dire qu’il semble qu’un homme puisse résister à la tentation – même si la science ne reconnaît pas qu’il s’agisse là d’une cause de la condition misérable des travailleurs, est la cause la plus ferme et la plus inamovible d’esclavage.

Les hommes qui vivent près des gens riches sont toujours infectés avec des nouveaux besoins, et obtiennent les moyens de satisfaire ces exigences seulement dans la mesure où ils vouent leur plus intense travail à cette satisfaction. Ainsi les travailleurs en Angleterre et en Amérique, recevant parfois dix fois plus qu’il n’est nécessaire pour leur subsistance, continuent d’être des esclaves, comme ils étaient avant.

Trois causes, telles que les travailleurs l’expliquent eux-mêmes, produisent l’esclavage dans lequel ils vivent; et l’histoire de leur asservissement et les faits de leurs positions confirment que cette explication est correcte.

Tous les travailleurs sont amenés à l’état actuel et y sont maintenus par trois causes. Trois cause agissant sur les gens de différentes manières. L’agriculteur qui n’a pas de terre, ou qui n’en a pas assez, devra toujours aller en esclavage perpétuel et temporaire au propriétaire terrien, afin d’avoir la possibilité de se nourrir lui-même de la terre. S’il obtenait d’une façon ou d’une autre assez de terre pour se nourrir lui-même de son propre travail, de telles taxes, directes et indirectes, sont demandés de lui que pour pouvoir les payer il doit aller en esclavage.

Si pour échapper à l’esclavage sur la terre il cesse de cultiver la terre, et, vivant sur la terre d’un autre, commence à s’occuper d’un art, ou à échanger ses produits pour ce qu’il a besoin, alors, d’un côté, les taxes, et de l’autre côté la compétition des capitalistes produisant des articles similaires à ceux qu’il fait, mais avec de meilleurs instruments de production, l’obligent à aller en esclavage temporaire ou perpétuel à un capitaliste. Si travaillant pour un capitaliste il peut établir des relations libres avec lui, et ne pas avoir à vendre sa liberté, encore, les nouveaux besoins qu’il assimile le prive d’une telle possibilité. Ainsi d’une façon ou d’une autre, le travailleur est toujours en esclavage de ceux qui contrôlent les taxes, la terre, et les articles nécessaires à la satisfaction de ses besoins.

Les lois concernant les taxes, la terre et la propriété

(…) Est-il vrai que les gens ne devraient pas avoir l’usage de la terre quand elle est considérée appartenir à d’autres qui ne la cultivent pas ? (…)

Concernant les taxes, il est dit que les gens doivent les payer parce qu’elles sont instituées avec le consentement général, quoique silencieux, de tous, et sont utilisées pour les besoins publics à l’avantage de tous. Est-ce vrai ? (…)

Est-il vrai que les gens ne devraient pas utiliser des articles utiles pour satisfaire leurs besoins si ces articles sont la propriétés de d’autres gens ? (…)

L’égalité du capitaliste et du travailleur et comme l’égalité de deux lutteurs quand l’un a les mains attachées et l’autres a des armes, mais durant le combat, certaines règles s’appliquent aux deux avec une stricte impartialité. Ainsi toutes les explications de la justice de la nécessité de ces trois ensembles de lois qui produisent l’esclavage sont aussi fausses que les explications données jadis sur la justice et la nécessité du servage. Tous ces trois ensembles de lois ne sont rien que l’établissement de cette nouvelle forme d’esclavage qui a remplacé la vieille forme. Comme les gens d’autrefois établissaient des lois pour acheter et vendre d’autres gens, et les posséder, et les faire travailler, et que l’esclavage existait, ainsi aujourd’hui, les gens ont établi des lois pour que les hommes n’utilisent pas la terre qui est considérée appartenir à quelqu’un d’autre, doivent payer les taxes qui leurs sont demandées, et ne doivent pas utiliser les articles considérés être la propriété des autres – et nous avons l’esclavage de notre temps. »

Ce que tout homme devrait faire

(…) « Dites-nous quoi faire, et comment organiser la société, voilà ce que les gens des classes aisées disent habituellement. »

Les gens des classes aisées sont si habitués à leur rôle de propriétaire d’esclaves que quand il y a des discussions sur l’amélioration des conditions des travailleurs, ils commencent tout de suite, comme nos propres propriétaires de serfs avant l’émancipation, à élaborer toutes sortes de plans pour leurs esclaves; mais ils ne leurs vient jamais à l’esprit qu’ils n’ont aucun droit de disposer des autres, et que s’ils souhaitent vraiment faire du bien aux autres, la seule chose qu’ils peuvent et doivent faire c’est d’arrêter de faire le mal qu’ils font maintenant. Et le mal qu’ils font est très bien défini et très clair. Ce n’est pas seulement qu’ils utilisent le travail d’esclave obligé, et ne souhaite pas cesser de l’employer, mais qu’ils prennent aussi part à l’établissement et au maintient de cette contrainte de travail.

Les travailleurs sont aussi si pervertis par leur esclavage forcé qu’il leur semble pour la plupart que si leur position en est une mauvaise, c’est la faute des maîtres, qui les paient trop peu et détiennent les moyens de production. Il ne leur vient pas en tête que leur mauvaise position dépend entièrement d’eux-mêmes, et que s’ils souhaitent améliorer leur condition et celle de leurs frères, et non seulement que chacun fasse le mieux qu’il peut pour lui-même, la grande chose qu’ils doivent faire est qu’eux-mêmes cesse de faire du mal. Et le mal qu’ils font est que désirant améliorer leur situation matérielle par les mêmes moyens qui les ont amenés à être asservis (dans le but de satisfaire les habitudes qu’ils ont contractées), sacrifiant leur dignité et leur liberté humaine, ils acceptent des emplois humiliant et immoraux ou produisent des articles inutiles et nuisibles, et surtout, ils maintiennent les gouvernements, y prennent part en payant des taxes et par service direct, et ainsi se rendent eux-mêmes esclaves.

Pour que l’état des choses puisse être amélioré, et les classes aisés et les travailleurs doivent comprendre que l’amélioration ne peut pas être effectuée en sauvegardant ses propres intérêts. Le service implique sacrifice, et, par conséquent, si les gens souhaitent réellement améliorer la position de leur frères humains, et pas seulement la leurs, ils doivent être prêt non seulement à changer le mode de vie auquel ils sont habitués, et perdre ces avantages qu’ils ont eus, mais ils doivent aussi être prêt à une lutte intense, pas contre les gouvernements, mais contre eux-mêmes et leurs familles, et être prêts a souffrir la persécution pour la non-exécution des demandes du gouvernement.

Par conséquent, répondre à la question, Que devons-nous faire ? est très simple, et pas seulement défini, mais toujours au plus haut degré applicable et praticable par chaque homme, même si ce n’est pas ce qui est attendu par ceux qui, comme les gens de la classe aisée, sont fermement convaincus qu’ils sont attitrés, pas pour se corriger eux-mêmes, (ils sont déjà bons), mais pour enseigner et corriger les autres; et par ceux qui, comme les travailleurs, sont certains qu’ils ne sont pas responsables (mais seulement les capitalistes) pour leur mauvaise position présente, et pensent que les choses peuvent être replacées seulement en prenant des capitalistes les choses qu’ils utilisent, et s’arranger pour que tous puissent utiliser ces commodités de la vie qui ne sont utiliser maintenant que par les riches.

La réponse est très défini, applicable et praticable, car elle demande l’activité de cette personne même sur laquelle chacun de nous a un pouvoir réel, légitime et incontestable – soi-même – et il consiste en cela, que si un homme, qu’il soit esclave ou propriétaire d’esclaves, souhaite vraiment améliorer non seulement sa propre position, mais la situation des gens en général, il ne doit pas faire ces choses qui l’asservissent ainsi que ses frères.

= = =

Source:

http://fr.wikisource.org/wiki/L’Esclavage_de_notre_temps

Capitalisme monopoliste: Le pétrole saoudien, ARAMCO, Exxon-Mobil (Rockefeller) et Royal Dutch/Shell (Rothschild)…

Posted in actualité, économie, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 juin 2014 by Résistance 71

Imbroglio et déstabilisation au Moyen-Orient ne sont dûs qu’à une seule chose: le pétrole et les luttes d’influence pour son contrôle, le tout fondé sur l’escroquerie d’une doctrine pseudo-scientifique de contrôle du produit: la théorie de l’origine biologique (« fossile ») des hydrocarbures et de la fabrication du dogme du « pic pétrolier » servant les intérêts des 4 cavaliers de l’apocalypse petrolière: Chevron et Exxon-Mobil (intérêts Rockefeller) pour sa partie américaine et British Petroleum (BP) et Royal Dutch/Shell (intérêts Rothschild) pour sa partie européenne, comme l’explique très bien ci-dessous Dean Henderson dans son article sur la création du consortium pétrolier saoudien… sous contrôle !

Tout, absolument tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis les années 1930, a à voir avec cet empire. Y compris la création d’Israël, qui n’est qu’un pion du contrôle de la région…

Consulter notre dossier sur le pétrole abiotique et la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et des hydrocarbures plus lourds que le méthane.

— Résistance 71 —

 

ARAMCO et la Maison des Saoud

 

Dean Henderson

 

15 Février 2011

 

url de l’article original:

http://deanhenderson.wordpress.com/2011/02/15/aramco-the-house-of-saud/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La seule chose qui était plus notable que le cynisme de l’Amérique en provenance d’une droite paranoïaque et d’une gauche démotivée, envers le “printemps arabe” était l’ignorance journalistique de cette nation en ce qui concerne cette région du Moyen-Orient.

Les experts comparent l’Iran révolutionnaire, où le vaste secteur pétrolier est toujours nationalisé et fait se lècher les babines hypertophiées de profits de la grosse industrie pétrolière privée, à l’Algérie et au Yémen, où les intrigues de la CIA ont installé des gouvernement réactionnaires en lieu et place de progressistes qui s’opposèrent à la guerre du Golfe en 1991. Ils comparent une Syrie socialiste avec les monarchies marionnettes des Etats-Unis du Bahreïn et de la Jordanie.

En général, il y a deux types de gouvernements arabes au Moyen-Orient. Les plus démocratiques ont été nos ennemis. Les monarques et autres dictateurs de tout poil ont été nos amis. Et le but du jeu a toujours été… Le pétrole.

Avec 261 milliards de barils de pétrole dans ses sous-sols, l’Arabie Saoudite demeure le pivot essentiel dans la saisie internationale du pétrole présidée par les 4 cavaliers du pétrole contrôlés par les dynasties Rothschild/Rockefeller. Si la révolution vraiment prend forme au Moyen-Orient, alors elle devra payer visite à la monarchie la plus corrompue de toutes: La Maison des Saoud.

Comme l’a dit l’analyste du Moyen-Orient et ancien exécutif d’ARAMCO Joseph Story: “Il n’y a qu’un seul facteur d’impliqué quant à savoir où va aller le prix du pétrole: l’Arabie Saoudite.”

En 1933, la Standard Oil Company de Californie (Rockefeller), la SOCAL négocia une première concession pétrolière avec l’Arabie Saoudite et son ministre des finances Abdullah Soulaiman. Les Saoudiens devaient recevoir 30 000 Livres Sterling de prêt et 5000 Livres Sterling pour la première année de location, le tout payable en or. Mais le président Franklin Delano Roosevelt (FDR) venait juste de mettre un embargo sur l’exportation de l’or en réponse à la grande dépression des années 30 et la requête de SOCAL pour en être exempté fut refusée par le ministre des AE de FDR, Dean Acheson.

La SOCAL contourna l’embargo en se procurant l’or depuis la branche londonnienne de la Morgan Guaranty Trust (NdT: la même qui finançait Hitler à plein pot en ces années là.. cf les travaux de recherche du Professeur Antony C. Sutton). Lorsque les Saoudiens demandèrent aux officiels de la SOCAL ce qu’ils devaient faire de leur nouvelle fortune acquise, la SOCAL recommanda qu’ils la dépose à la Morgan Guaranty Trust, ce qu’ils firent.

En 1938, La SOCAL qui changea plus tard son nom en CHEVRON, trouva du pétrole en Arabie Saoudite et au Qatar et fonda l’Arabian American Oil Company ou ARAMCO. Chevron amena très vite en partenariat la Standard Oil du New Jersey (toujours Rockefeller), qui devint plus tard MOBIL et une autre entreprise dépendante TEXACO comme associées. Cette moitié américaine des 4 cavaliers du pétrole allaient développer ARAMCO en la plus grosse compagnie pétrolière au monde, représentant environ trois fois la capacité de la Royal Dutch / Shell (des Rotshchild).

Tandis que British Petroleum (BP) et la Royal Dutch/Shell, les deux cavaliers européens, possédaient les plus grosses part de l’Iraqi Petroleum Company et dominaient l’Iranian Consortium, les cavaliers américains avaient quant à eux leurs serres dans la plus grosse proie jusqu’à ce jour: ARAMCO.

D’autres accords furent également conclus dans la région. CHEVRON et TEXACO formèrent une entreprise de marketing: CALTEX, tout en possédant conjointement la Bahrain Petroleum Company. BP rejoignît la famille Mellon qui contrôlait la Gulf Oil et développait les champs pétroliers du Koweit. Dès 1949, BP et Royal Dutch/Shell contrôlaient 52% des réserves de pétrole du Moyen-Orient, tandis que cinq géants américains du pétrole en contrôlaient 42%: EXXON, MOBIL, CHEVRON, TEXACO et GULF OIL.

ARAMCO posséda bientôt le plus champ petrolier au monde à Ghawar et le plus gros champ offshore à Safanyia. Elle clâma aussi les champs étendus de Berri et Abqaiq. En tout, ARAMCO contrôle maintenant plus d’un quart de toutes les réserves de pétrole brut au monde. Dans le sillage de l’embargo pétrolier de 1973, ARAMCO s’embarqua dans le le projet industriel le plus cher de l’histoire de l’humanité: la création de l’énorme complexe de raffinage et de pétrochimie de Jubail. L’entreprise possède et gère aussi le plus grand port en eaux profondes du monde à Ras Tanoura sur la côte du Golfe Persique saoudienne.

Le gouvernement saoudien affirme avoir nationalisé son secteur pétrolier domestique. La clinquante ARAMCO World, qui tend à s’afficher un peu partout aux Etats-Unis dans les bibliothèques et chez les dentistes est le bras propagandiste de l’entreprise. Elle prétend que le gouvernement saoudien a pris 25% de parts dans ARAMCO en 1973, augmentant ainsi sa prise de parts à 60% en 1974 et 100% en 1980, où l’entreprise a changé de nom pour Saudi Aramco. La vérité est un peu plus complexe.

Jusqu’à au moins 1988, les 4 géants pétroliers américains étaient en charge d’ARAMCO, même si le gouvernement saoudien en était le propriétaire. La déclaration de revenus d’EXXON en 1990, listait qu’Exxon Overseas possédait 28,33% des parts d’ARAMCO. Jusqu’à ce qu’il souffre d’une embolie cérébrale, le roi Fahd d’Arabie était à la tête du conseil suprème de Saudi ARAMCO, mais les membres du bureau directeurs incluaient les anciens patrons d’EXXON et de CHEVRON ainsi qu’un banquier américain très influent.

Peu importe qui possède ARAMCO, les 4 cavaliers prennent toujours les décisions au travers des contrats de gestion, des accords de services et des activités de partenariat. De fait, ces niches de marchés en aval sont là où sont les véritables marges de profit et c’est dans cette direction qu’on a vu bouger les 4 cavaliers du pétrole depuis le début des années 1980 dans leurs opérations mondialisées.

Les partenariats de Saudi ARAMCO incluent l’énorme raffinerie de Yanbu connue sous le nom de MOBIL Yanbu Refining Company et une autre raffinerie toute aussi massive à Djeddah qui est la co-propriété à 50% de la Royal Dutch / Shell (Rothschild) MOBIL possède une majorité d’intérêts dans LUBEREF, un raffineur de pétrole saoudien et dans PETROLUBE, un mélangeur qui exporte dans plus de 40 pays différents. MOBIL et Royal Dutch / Shell sont propriétaires à 50% de producteurs d’éthylène, un à Yanbu et l’autre à la Jubail Industrial City.

SHELL possède 50% de la Saudi Petrochemical Company et de Saudi Arabian Markets & Shell Lubricants, 49% d’à la fois Al Jomaih & Shell Lubricating Oil et de Modern Automotive Services Company, ainsi que 25% dans Peninsular Aviation Services Marketing, Motiva est un partenariat entre la SHELL et Saudi ARAMCO aux Etats-Unis avec des raffineries à Norco et Convent en Louisianne.

EXXON est propriétaire et fait fonctionner à la fois Al Jubail Petrochemical Company, la plus grosse entreprise de Jubail Industrial City et EXXON CHEMICAL ARABIA Inc. Sa succursale belge Essochem Belgique a un partenariat avec la riche famille saoudienne Algosaïbi connue sous le nom de Oil Field Chemical Company.

TEXACO a deux partenariats avec Saudi ARAMCO aux Etats-Unis: Texas Refining & Marketing et Star Enterprises. La Sappco-Texaco Insulation Products est un partenariat entre TEXACO et Saudi Olayan Group, qui est contrôlé par Soulaiman Olayan. En 1990 TEXACO faisait venir 92% de son pétrole brut d’Arabie Saoudite.

D’après Platt’s Oilgram News, la Saudi ARAMCO fournit aussi les grosses entreprises pétrolières avec du brut discounté en leur donnant 5US$ de rabais au barril. Un représentant d’ARAMCO James McPherson, démissionna de dégoût parce que l’entreprise se protégeait de la concurrence directe avec les cavaliers américains. McPherson révéla par la suite une fraude fiscale de 17 millions de dollars d’ARAMCO aux autorités saoudiennes.

Abdullah Tariki, le directeur saoudien de Petroleum & Minerals rendit publiques les accusations et annonça un nouveau tarif de transit qui serait appliqué aux cavaliers pour compenser de cette escroquerie. Les jours suivants la proclamation, Tariki fut viré de son poste par le roi Fahd d’Arabie soi-même.

L’avocat principal d’ARAMCO était John McCloy, qui fut PDG de la Chase Manhattan Bank (Rockefeller) et président de la Banque Mondiale. McCloy aida David Rockefeller a exfiltrer rapidement le Shah de Téhéran et il fut un des “six sages” qui conseillèrent le président Lyndon Johnson, il fut un membre influent de la commission Warren, qui “enquêta” sur l’assassinat de JF Kennedy.

En 1990, ARAMCO produisait plus de 8 millions de barrils de brut par jour, assurant le rôle saoudien de “swing producer”. Pendant la guerre du Golfe en 1991, ARAMCO s’agrandït et produit maintenant 10 millions de barrils jour. Le Shah d’Iran viré, la moitié saoudienne des piliers jumeaux a pris une plus grande importance.

Tandis que les Israéliens et le ministères des AE américain tentent d’utiliser la “révolution” égyptienne comme couverture pour fomenter des manifestations de contre-révolution en Iran et en Syrie, la véritable révolution commence dans les rues d’Alger, de Sana’a et d’Aman (NdT: Henderson a écrit cet article en Février 2011, c’est à dire avant même les évènements fausse-bannière de Syrie…)

Les manifestations ont atteint le Koweit la semaine dernière, une des monarchies installées par les britanniques qui garde les champs pétroliers du Golfe Persique pour les banquiers Illuminati. Si plus de troubles se répandent en Arabie Saoudite, alors les choses vont devenir vraiment intéressantes. A ce point, ni le cynisme ni l’ignorance des maïtres coloniaux occidentaux ne feront une différence. Nous serons à l’orée d’une révolution mondiale.

Résistance politique à la sémantique colonialiste étendue à l’ONU

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Les Etats-Unis demandent à l’ONU de reconnaître les “Tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”

 

Steve Newcomb

 

16 Juin 2014

 

url de l’article:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/06/16/us-calls-un-accord-recognition-us-federally-recognized-tribes

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 3 Juin, il y a eu une réunion informelle à l’ONU concernant le développement d’un “document d’action orienté de fin de session”. Ce document est planifié pour être adopté de manière officielle par l’assemblée générale de l’ONU à la fin de la réunion pléniaire de haut niveau qui se tiendra en Septembre prochain à New York au QG de l’ONU.

Le 3 juin 2014, une réunion informelle s’est tenue au QG de l’ONU à New York et la porte-parole des Etats-Unis y délivra ce qu’elle a appelé “quelques commentaires du point de vue du gouvernement américain”. La porte-parole des Etats-Unis a dit qu’”en respect de la participation des peuples indigènes aux Nations-Unies, les Etats-Unis ont réitéré de manière consistante leur soutien pour une participation indigène à l’ONU.” Elle a dit:

Nous sommes d’accord avec les peuples indigènes que les arrangements qui existent pour la participation des peuples indigènes aux débats de l’ONU ne sont pas satisfaisants. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis. Les tribus reconnue fédéralement par les Etats-Unis sont des gouvernements avec des pouvoirs inhérents d’auto-gouvernance, mais dans le cadre de l’ONU, ces prérogatives caractéristiques ne sont pas reconnues. Nous sommes décidés à trouver une réponse appropriée à ce défi. Nous continuerons à consulter les tribus basées aux Etats-Unis, les organisations indigènes et les états membres pour explorer les options possibles.

Quand nous décortiquons cette déclaration américaine, que voyons-nous ? Les “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis” ne sont pas reconnues dans “le cadre des nations-Unies”. Une chose est claire: Les Etats-Unis se sont engagés dans un jeu sémantique. La catégorie spécifique américaine “tribus fédéralement reconnues par les US” (et “tribus basées aux Etats-Unis”) est un statut subordonné créé par les Etats-Unis au moyen de la loi fédérale américaine sur les Indiens et de son système idéo-politique raciste et fondé sur la bigoterie religieuse.

Etant donné la préparation vers cette réunion de septembre, qui doit “être connue comme une Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes”, il est impératif que nous restions particulièrement hyper-vigilants. Nous ne devons pas nous laisser embarquer dans un jeu/piège sémantique que nous tend le gouvernement des Etats-Unis. Une autre réunion est programmée pour les 17-18 Juin 2014 au QG de l’ONU à New York.

En plaidant que nos nations et nos peuples originellement libres et indépendants soient reconnus à l’ONU comme “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”, les Etats-Unis tentent de trouver un endroit “approprié” à l’ONU pour le système politico-légal de sa loi fédérale sur les Indiens qui a créé la catégorie américaine de “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”.

Avec cette approche, ceux-ci remplissent une volonté exprimée dans leur “annonce d’un soutien des Etats-Unis pour la déclaration des droits des peuples indigènes de l’ONU”, émise par le ministère des affaires étrangères en 2010.

Spécifiquement la phrase clef du ministère des AE américain stipule: “… Les Etats-Unis s’engagent à servir de modèle dans la communauté internationale pour la promotion et la protection des droits collectifs des peuples indigènes aussi bien que les droits humains de tous les individus.” Je vois cette nouvelle approche des Etats-Unis comme un effort de nous tromper à accepter l’idée que la loi fédérale américaine sur les Indiens et son système idéologico-politique inhérent se doivent d’être reconnus comme des modèles par l’ONU et normalisés au sein de l’organisation, avec notre “consentement libre, préalable et informé”. A mon avis, nous ne devrions pas assister les Etats-Unis à faire légitimiser internationalement leur système légal et politique de domination.

Si et quand cela se passera, nous serons alors capables de toujours dire que la loi fédérale américaine sur les Indiens et sa politique résultante est un système de domination imposé à nos nations et à nos peuples contre leur volonté. Ou alors, les Etats-Unis pourront-ils dire que nous sommes en fait ceux qui ont demandés à être “subjugués” et “assujettis” à notre statut sous la loi fédérale sur les Indiens ainsi que sa politique inhérente et que celles-ci doivent être reconnues par l’ONU et ainsi être légitimisées dans l’arène internationale et ce au nom de mettre en application la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (UNDRIP) ?

La myriade de problèmes provenant de la loi et de la politique fédérales sur les Indiens a mené nos nations, nos leaders spirituels, nos activistes et nos universitaires dans la communauté internationale dans les années 1970. Ils ne se sont pas fait connaître dans l’arène internationale afin de faire reconnaître cette loi et cette politique par l’ONU ; en fait c’est la dernière chose qui leur serait venue à l’esprit, parce que cela est le système même de domination qui a causé tous ces problèmes à nos peuples et nations depuis des siècles.

Le terme technique de métonymie (NdT: nommer un objet pour un autre) éclairera peut-être un peu mieux notre lanterne sur ce qu’il s’est passé lorsque les Etats-Unis ont demandé à l’ONU de reconnaître “les tribus fédéralement reconnues par les Etats-Unis”. Une métonymie est la partie d’un tout. C’est la partie qui implique le tout duquel elle est dérivée. Prenons par exemple l’expression “La Maison Blanche a dit aujourd’hui”, expression souvent citée dans des rapports ou articles de presse. Elle utilise la maison dans laquelle réside le président des Etats-Unis comme “partie” de ce qui “est compris comme” la totalité de la branche exécutive américaine. C’est la partie qui remplace la totalité.

Similairement, “les tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis” est une métonymie (partie) qui représente le contexte entier de la loi fédérale américaine sur les Indiens et son système politique ; “les tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis” est une construction mentale qui émerge des esprits des hommes blancs alors qu’ils ont développé la loi et sa politique inhérente. Le système mental blanc raciste et bigot est à l’origine du concept des “tribus reconnues fédéralement par les Etats-Unis”.

Et pourtant nous voyons des organisations comme le Congrès National des Indiens Américains (NCAI) et l’Indian Law Resource Center (ILRC), tentant, apparemment sans même s’en rendre compte, de trouver une place “appropriée et digne” pour la loi fédérale américaine sur les Indiens et sa politique inhérente aux Nations-Unies et tout cela au nom de l’application des articles de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (UNDRIP).

Steven Newcomb (Shawnee, Lenape est le co-fondateur et co-directeur de l’Indigenous Law Institute, auteur du livre: “Pagans in the Promised Land: Decoding the Doctrine of Christian Discovery” (Fulcrum, 2008). Il a étudié les origines conceptuelles de la loi fédérale américaine sur les Indiens et la loi internationale deuis le début de années 1980.

Ukraine: Diplomatie russe contre coercition impérialiste…

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La diplomatie de Poutine peut-elle prévaloir sur la coercition de Washington ?

 

Paul Craig Roberts

 

24 Juin 2014

 

url de l’article:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/06/24/can-putins-diplomacy-prevail-washingtons-coercion-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

24 Juin 2014, le président de la Russie Vladimir Poutine est en train d’essayer de sauver le monde de la guerre. Nous devrions tous l’aider.

Aujourd’hui, le directeur de presse présidentiel russe Dimitri Peskov a rapporté que le président Poutine avait demandé à ce que la loi sur l’autorisation d’utiliser la force, qui fut votée pour protéger les résidents des anciens territoires russes qui sont maintenant partie de l’Ukraine d’une féroce violence russophobe qui caractérise le gouvernement marionnette de Washington à Kiev, soit abrogée (annulée) ~ NdT: elle l’a été depuis que Roberts a écrit ce papier ~

Les néoconservateurs de Washington jubilent. Ils voient la diplomatiie de Poutine comme un signe de faiblesse et de peur et demandent des mesures plus fortes afin de forcer la Russie de rendre la Crimée et la base navale sur la Mer Noire.

En Russie, Washington promeut sa 5ème colonne d’ONG afin qu’elle court-circuite le soutien de Poutine au moyen d’une propagande disant que Poutine a peur de soutenir les Russes et a vendu à l’empire la population russe d’Ukraine. Si la sauce de cette propagande prend, Poutine sera distrait par des manifestations dans les rues. L’apparence de la faiblesse intra muros de Poutine donnera confiance à Washington. Bon nombre de membres de la jeune classe professionnelle russe est sensible à la propagande américaine ; essentiellement ces Russes conditionnés par la propagande et alignés sur Washington et non sur le Kremlin.

Poutine a placé son futur et celui de son pays sur le pari que la diplomatie russe peut prévaloir sur la politique de corruption, de menace, de chantage et de coercition de Washington. Poutine en appelle aux Européens de l’Ouest. Poutine dit: “Je ne suis pas le problème. La Russie n’est pas le problème. Nous sommes raisonnables. Nous ignorons les provocations de Washington. Nous voulons œuvrer pour trouver une solution pacifique.”

Washington dit: “La Russie est une menace. Poutine est le nouveau Hitler. La Russie est l’ennemi. L’OTAN et les Etats-Unis doivent commencer une montée en puissance militaire contre la menace russe, envoyer des troupes et des avions de combat en Europe de l’Est et les bases de l’OTAN à la frontière russe. Les réunions du G-8 doivent dorénavant se tenir sans la présence de la Russie. Des sanctions économiques doivent être émises contre la Russie et ce sans aucun regard sur les conséquences qu’ont ces sanctions sur l’Europe occidentale.” Etc…

Poutine dit: “Je suis là pour vous écouter. Résolvons cela ensemble.”

Washington dit: “La Russie est l’ennemi.”

Poutine sait pertinemment que la GB est un état totalement vassal des Etats-Unis, que Cameron est juste un autre politicien acheté-vendu, comme l’était Blair avant lui. L’espoir de Poutine pour que la diplomatie prévale sur la force repose sur l’Allemagne et la France. Les deux pays font face à des difficultés économiques, de budget et d’emploi et les deux pays ont des relations économiques conséquentes avec la Russie. Les intérêts du monde des affaires allemand sont un contre-poids à la faiblesse du gouvernement de Merkel et sa soumission à Washington. Washington a mis en colère la France de manière stupide en essayant de voler 10 milliards de dollars de la plus grande banque de France et de livrer la France à Wall Street.

Si le désir de souveraineté nationale existe toujours dans les gouvernements allemand et français, l‘un voire les deux, pourrait bien faire un bras d’honneur à Washington et déclarer publiquement qu’ils n’ont aucune intention de laisser leur pays se laisser embarquer dans une guerre contre la Russie pour les beaux yeux de l’empire de Washington et de l’hégémonie financière mondiale des banques américaines.

Poutine parie sur ce développement. Si son pari est mauvais et si l’Europe fait défaut non seulement à la Russie mais à elle-même et au reste du monde en acquiesçant à la poussée hégémonique mondiale des Américains, alors la Russie et la Chine auront deux choix possibles: se soumettre à Washington et son hégémonie ou se préparer pour la guerre.

Comme aucun des deux côtés ne peut se permettre de perdre la guerre, celle-ci sera nucléaire et comme des scientifiques l’ont déjà bien clarifié, la vie sur terre cessera d’exister et ce tout à fait indépendamment de la réussite ou non de la mission de protection du bouclier anti-missiles balistiques américain.

C’est pourquoi je suis tout à fait opposé à la politique de Washington et m’élève sans cesse contre l’arrogance méprisante qui définit Washington aujourd’hui. Le résultat le plus sûr de la poursuite de l’hégémonie mondiale par Washington et son empire est l’extinction de toute vie sur Terre.