Archives de août, 2014

La fonction de l’histoire et de l’historien: Servir l’Homme dans la société… (Howard Zinn)

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 31 août 2014 by Résistance 71

“Ceux qui pensent au sujet de l’histoire doivent décider au départ si l’histoire se doit d’être écrite et étudiée essentiellement pour le ‘bénéfice et l’utilisation des hommes’ ou plutôt principalement pour ‘un salaire et comme une profession”.

~ Howard Zinn citant Francis Bacon ~

“Refuser d’être l’instrument du contrôle social dans ce qui est essentiellement une société non-démocratique, commencer à vouloir jouer un petit rôle dans la création d’une véritable démocratie, voilà un boulot digne d’intérêt pour les historiens, pour les archivistes et finalement, pour nous tous.”

~ Howard Zinn, 1977 ~

 

Les historiens

 

Howard Zinn

 

Larges extraits du texte “The Historians”, publié en 1990 dans le livre “The politics of History”, University of Illinois Press.

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Même dans les années 1960, lorsque les étudiants, les noirs et les manifestants anti-guerre (du Vietnam) causaient certains troubles, ces historiens et philosophes qui philosophaient au sujet de l’histoire demeurèrent, à de rares exceptions près, impecablement académiques et dans le moule…

Carl Becker écrivit:

Pendant le siècle écoulé entre 1814 et 1914, une somme considérable et sans précédent de recherche a été effectuée, recherche concernant tous les domaines et champs d’action de l’histoire, une recherche minutieuse, critique, exhaustive et fatigante ! Nos bibliothèques sont remplies de cette connaissance emmagazinée du passé et jamais auparavant n’y a t’il eu une somme si importante de connaissance sur l’expérience humaine à la dispostion de l’humanité. Quelle influence a eu cette recherche experte sur la vie sociale de notre temps ? Cela a t’il fait quoi que ce soit pour restreindre la folie et l’imbécilité des politiciens ou pour améliorer la sagesse des hommes d’état ? Cela a t’il fait quoi que ce soit pour illuminer la masse des gens, ou leur a t’elle permis de penser et d’agir avec plus de sagesse ou de répondre aux questions de la société avec un sens plus aigu de la responsabilité ? Très peu en fait s’il y a eu quoi que ce soit en ce sens.

[…]

Nous qui pensons l’histoire, devons décider au départ si l’histoire doit-être écrite et étudiée principalement “pour le bénéfice et l’utilisation de l’Homme”, plutôt que primairement comme “un salaire et une profession”. De fait, la première question à poser à quelqu’un qui philosophe au sujet de quelque activité que ce soit est la suivante: Quel est le but ? Sans avoir d’objectif, comment pourrions-nous juger si un type de travail historique est préférable à un autre ?

[…]

Une question très pertinente serait en fait celle-ci: Dans quelle mesure les activités de l’American Historical Association et celles de ses membres ont elles focalisé la connaissance historique sur la solution des problèmes auxquels font face l’Amérique et le monde depuis les années 1950 ?

[…]

Dans bien des cas nous devons une fois de plus ne pas échouer à distinguer deux sortes de biais. Un de ceux-ci fait que l’historien penche vers certains buts humanistes (paix, santé, liberté etc…) et peut requérir de questionner les données d’une certaine manière, mais néanmoins de ne pas falsifier les réponses trouvées. L’autre biais se situe lorsqu’on est en charge de certains instruments (parti politique, nation, race, etc…), ce qui peut très facilement mener à la malhonnêteté dans l’évaluation des faits et à une certaine incongruité avec certains buts ultimes.

[…]

Par exemple nous trouvons un débat permanent parmi ces historiens qui insistent sur le fait que le boulot principal est un travail de narration et ceux qui insistent que le travail principal est un travail d’interprétation… Bien sûr la plupart des historiens font les deux, pourtant certaines histoires sont clairement plus narratives, tandis que d’autres sont plus interprétatives…

Pour moi, je dirai que l’historien, même lorsqu’il (elle) essaie de dire les détails d’un évènement aussi près de la réalité originale que possible, devrait avoir un but au-delà du fait de vouloir raconter quelque chose d’intéressant et ce but, décide pour lui ou elle, ce qu’il va décider de raconter, parmi le nombre infini d’évènements passés. Sa rhétorique est certes utile, quand l’histoire est une forme d’art, la narration d’une… histoire. Mais si l’histoire doit être plus que cela et j’argumente qu’elle doit l’être au vu de notre époque, alors cette rhétorique doit être utilisée pour mettre en valeur tout un set de valeurs humaines connectées avec les problèmes présents et urgents de l’Homme. Ceci demande plus par exemple que lorsque l’historien J.D. Hexter de l’université de Yale nous dit: “Mais le but de l’historien dans sa réponse aux données historiques est de rendre compte au mieux du passé comme il s’est déroulé.

[…]

Si nous partons de l’idée que l’histoire est connaissance et une connaissance pour le simple fait de connaître, alors Hexter est correct. Si nous partons de l’idée que la “méthode scientifique” est importante, en elle-même, alors l’historien théorique, “scientifique”, est sur la bonne voie. Mais si notre idée de départ est: Comment l’histoire peut-elle servir l’Homme aujourd’hui ? Alors cela n’a aucune importance de savoir si la méthode est narrative ou explicative. Car la question devient alors: Une narration de quoi ? Une explication de quoi ? Un narratif peut-être socialement tout à fait inutile ou au contraire révéler énormément de choses (de quelques questions qui se posent actuellement). Une explication peut-être sans aucune utilité ou extrêmement instructive.

[…]

Souvent, la réponse traditionnelle d’un historien que des gens harcelés supplient de les aider est la suivante: “Je contribue à augmenter votre quantité de connaissance au sujet du monde, mais mon travail n’est pas de vous aider à agir.” Ainsi l’historien allemand Gerhard Ritter dit: “… Le regard de l’historien est directement tourné vers le passé, celui de l’acteur (activiste) nécessairement vers le futur.

[…]

Ainsi, l’historien ne joue t’il pas inconsciemment un rôle de conserver la fabrique politique présente intacte en généralisant comme l’historien Gottcschalk le disait: “pour présenter une thèse à débattre” ? Comment peut-on échapper aux assomptions et aux rôles que notre propre culture nous presse de jouer ? Peut-être qu’en plongeant profond dans l’Histoire, nous pouvons nous rappeler ce que nous disait Francis Bacon: “La connaissance la plus ultime doit être au bénéfice et pour son utilisation par l’Homme.

Ingérence occidentale impérialiste en Syrie: Les chiffres de la légion mercenaire djihadiste de la CIA

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12 000 terroristes de 81 pays en Syrie

 

IRIB

 

31 Août 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/339071-12-000-terroristes-de-81-pays-en-syrie

 

Selon un nouveau rapport d’un groupe de  renseignements américain, 12.000 terroristes de 81 nationalités dont américaine et européenne ont rejoint les terroristes qui luttent contre le gouvernement syrien.

Selon Press TV qui citait « The Washington Post », Soufan, un groupe de renseignements basé  à New York,  a estimé en juin qu’au moins 3000 terroristes européens se trouvaient dans plusieurs régions  de combat en Syrie. Selon les médias américains, plus de 100 ressortissants américains ont voyagé en Syrie pour  rejoindre les rangs des terroristes. Ces chiffres  sont publiés dans la conjoncture où les  Etats-Unis et leurs alliés européens qui s’opposent au gouvernement  syrien et qui soutiennent les terroristes, sont inquiets du fait que  ces derniers ne  tournent le dos à leurs protecteurs.

Résistance politique: Petite leçon basique d’anarchisme de la vie de tous les jours (David Graeber)

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“Les anarchistes sont tellement épris d’ordre qu’ils n’en supportent aucune caricature.”
~ Antonin Artaud ~

 

Êtes-vous un anarchiste ? La réponse va peut-être vous surprendre !

 

David Graeber (2004)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a pas mal de chances que vous ayez déjà entendu parler de qui sont les anarchistes et ce en quoi ils croient politiquement et socialement, Les chances sont aussi extrêmement élevées que ce que vous ayez entendu soit un non sens total. Beaucoup de personnes semblent penser que les anarchistes sont des adeptes de la violence, du chaos et de la destruction, qu’ils sont contre toute forme d’ordre ou d’organisation ou que ce sont des barjots nihilistes qui veulent juste tout faire exploser. En réalité, rien ne peut être plus éloigné de la vérité. Les anarchistes sont simplement des gens qui pensent que l’être humain est capable de se comporter de manière raisonnable sans avoir à être forcé de le faire. Ceci est vraiment une notion très simple. Mais c’est aussi une notion que les riches et puissants ont toujours trouvé très dangereuse.

Au plus simple, les croyances de l’anarchiste tournent autour de deux assomptions élémentaires. La première est que les être humains sont, sous des circonstances ordinaires, aussi raisonnables et décents qu’on leur permet de l’être et peuvent s’organiser eux-mêmes et leurs communautés sans qu’on leur disent comment et quoi faire. La seconde est que le pouvoir corrompt. De plus , l’anarchisme est juste une façon d’avoir le courage de prendre les principes simples de la décence commune par laquelle nous vivons tous (NdT: fondée essentiellement sur la loi naturelle) et de les suivre jusqu’à leurs conclusions logiques. Aussi bizarre que cela puisse paraître, dans les grandes lignes, vous êtes déjà probablement un anarchiste qui s’ignore.

Commençons par prendre quelques exemples de la vie de tous les jours:

  • S’il y a la queue pour prendre le bus, attendez-vous votre tour et vous réfrénez-vous de jouer des coudes pour passer les autres même s’il n’y a aucune forme d’autorité présente ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous agissez comme un anarchiste ! Le principe le plus basique de l’anarchisme est l’auto-organisation: l’assomption que les êtres humains n’ont pas besoin d’être menacés de poursuite judiciaire et de toute forme coercitive pour être capable de se comprendre raisonnablement les uns les autres ou de se traiter mutuellement avec respect et dignité.

Tout le monde pense être capable de se comporter raisonnablement par soi-même. S’ils pensent que la loi et la police sont nécessaires, c’est parce qu’ils ne pensent pas que les autres soient capables de la même chose. Mais si vous y pensez un peu, ne pensez-vous pas que tous ces gens pensent la même chose de vous ? Les anarchistes argumentent sur le fait que presque toutes les attitudes anti-sociales qui font penser que les armées, polices, prisons et gouvernements sont nécessaires, proviennent en fait des inégalités et des injustices systématiquement causées par ces mêmes institutions. Ceci représente un cercle vicieux. Si les gens sont habitués à être traités comme si leurs avis n’ont aucune importance, alors ils seront plus enclins à devenir coléreux, cyniques voire violents, ce qui bien sûr rend la chose plus facile pour ceux au pouvoir de déclarer que leurs avis importent peu. Une fois qu’ils comprennent que leur opinion a vraiment de l’importance comme celle de tous les autres, alors les gens tendent à devenir vraiment compréhensifs. Pour faire court: Les anarchistes pensent que c’est le pouvoir en lui-même et les effets du pouvoir, qui rendent les gens stupides et irresponsables.

  • Etes-vous un membre d’un club ou d’une équipe de sport ou de toute autre organisation volontaire où les décisions ne sont pas imposées par un leader mais prises sur la base d’un consentement général ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous appartenez à une organisation qui fonctionne sur des principes anarchistes ! Un autre principe de base anarchiste est l’association volontaire. Ce n’est le fait que l’application de principes véritablement démocratiques à la vie pratique de tous les jours. La seule différence est que les anarchistes pensent qu’il devrait être possible d’avoir une société dans laquelle tout pourrait être organisé selon cette ligne de conduite, tous les groupes basés sur le consentement libre de leurs membres et ainsi, tout ce style d’organisation pyramidale du haut vers le bas, de style militaire et bureaucratique, du style des grandes corporations, fondé sur la chaîne de commandement, la voie hiérarchique, ne serait plus du tout nécessaire. Peut-être ne pensez- vous pas que cela soit possible. Peut-être le pensez-vous. Mais à chaque fois que vous parvenez à un accord consensuel, plutôt que par la menace, chaque fois que vous avez un accord volontaire avec une ou plusieurs autres personnes, parvenez à un accord compréhensif ou parvenez à un compromis en prenant en considération la situation particulière de l’autre personne ou ses besoins, vous êtes un anarchiste, même si vous n’en avez pas conscience.

L’anarchisme est juste la façon dont les gens agissent lorsqu’ils sont libres de faire ce qu’ils choisissent de faire et quand ils inter-agissent avec d’autres qui sont également libres et ainsi sont alertes à la responsabilité que cela implique pour les autres. Ceci mène à un autre point crucial: alors que les gens peuvent être raisonnables et peuvent considérer quand ils inter-agissent avec des égaux, la nature humaine est telle qu’ils ne peuvent pas être crus lorsqu’on leur donne un pouvoir sur les autres. Donnez à quelqu’un un tel pouvoir et il en abusera d’une manière ou d’une autre.

  • Pensez-vous que les politiciens sont égoïstes et ne se préoccupent pas de l’intérêt public ? Pensez-vous que nous vivons dans un système économique injuste et stupide ?

Si vous avez répondu “oui”, alors vous souscrivez a l’analyse politique anarchiste de la société d’aujourd’hui, du moins dans ses grandes lignes. Les anarchistes pensent que le pouvoir corrompt ceux qui passent leur vie entiere à le rechercher et que ces personnes sont en fait les dernières qui devraient avoir quelque sorte de pouvoir que ce soit. Les anarchistes pensent que notre système économique actuel a plus de chances de récompenser les gens pour des attitudes égoïstes et non scrupuleuses que pour être décents et attentionnés. La plupart des gens ressentent cela. La seule différence est que la plupart des gens ne pensent pas qu’on puisse faire quoi que ce soit à ce sujet, c’est sur quoi les serviteurs des puissants vont toujours le plus souvent insister, sur quoi que ce soit n’empirant pas les choses.

Et si cela était faux ?

Y a t’il vraiment une raison de croire en cela ? Quand vous pouvez actuellement les tester, la plupart des prédictions sur ce qu’il se passerait sans l’État ou le capitalisme, s’avèrent complètement fausses. Pendant des milliers d’années, les gens ont vécu sans gouvernement. Dans bien des endroits aujourd’hui, des gens vivent en dehors du contrôle des gouvernements. Ils ne s’entretuent pas. Ils vaquent à leurs occupations, comme tout à chacun le fait. Bien sûr dans une société moderne urbaine complexe, cela serait un peu plus compliqué, mais la technologie peut rendre les problèmes bien plus faciles à règler et à gérer (NdT: pourvu qu’elle soit VRAIMENT utilisée pour le bien général, ce qui n’est pas le cas dans les grandes largeurs dans notre société… La technologie est utiiisée essentiellement à des fins de renforcement oligarchique, monétaire, financier et politique…). En fait, nous n’avons même pas encore commencer à voir ce que serait les effets de la technologie s’il elle était vraiment mise en œuvre pour remplir les besoins de l’humanité. Combien d’heures devrions-nous vraiment travailler pour maintenir une société fonctionnelle, si nous éliminions tous les boulots inutiles comme par exemple (liste non exhaustive…) les avocats, publicitaires, gardiens de prisons, banquiers, analystes financiers, “experts” en relations publiques, politiciens, bureaucrates de tout poil et si nous tournions nos meilleurs esprits scientifiques hors de la création d’armement ou de logiciels super rapides pour analyser le marché d’échange boursier, pour mécaniser les tâches ingrates ou dangereuses comme l’extraction de charbon et le nettoyage domestique et industriel, puis redistribuer le travail restant de manière EQUITABLE pour tous dans la société ; cela ferait travailler quoi 5 heures par jours, 3, 2 ? Personne ne le sait, parce que personne ne se pose même ce genre de question. Les anarchistes pensent que ce sont des questions très pertinentes qui se doivent d’être posées… et répondues.

  • Croyez-vous vraiment en toutes ces choses que vous dires aux enfants (ou que vos parents vous ont dit) ?

“Cela n’a pas d’importance qui a commencé”. “Deux mauvaises choses ne font pas une bonne”, “nettoie ton bordel”, “ne fais pas aux autres…” “ne sois pas méchant avec les autres juste arce qu’ils sont différents”. Nous devrions peut-être décider si nous mentons à nos enfants lorsque nous leur expliquons au sujet du vrai et du faux, du bien et du mal, ou si nous prenons nos propres injonctions au sérieux. Parce que si vous prenez ces principes moraux du bon sens commun à leurs conclusions logiques, vous arrivez à l’anarchisme.

Prenez le principe que deux mauvaises choses ne font pas une bonne chose. Si nous prenions ceci au sérieux, cela annihilerait la “logique” de guerre et du système de justice criminelle. Il en va de même pour le partage: Nous disons toujours aux enfants qu’ils doivent apprendre à partager, qu’ils doivent faire attention aux besoins des autres, de s’entre aider, puis nous nous en allons dans notre monde d’adultes où nous pensons que tout le monde est naturellement égoïste et concurrentiel. Un anarchiste ferait remarquer: en fait ce que nous disons à nos enfants est correct. Pratiquement tous les exemples que l’on peut trouver dans l’histoire de l’humanité où quelque chose a été inventé pour le bien de tous, l’a été au travers de la coopération et de l’entr’aide mutuelle, même maintenant, la plupart d’entre nous dépensons l’essentiel de notre argent sur nos amis et notre famille plutôt que sur nous mêmes. Bien qu’il y aura toujours des gens compétitifs dans la société, il n’y a aucune raison de fonder celle-ci sur ce type d’attitude et encore moins de faire entrer les gens dans une compétition farouche pour la satisfaction des besoins de base de la société. Ceci de toute évidence, ne sert que les intérêts des gens au pouvoir qui veulent que nous vivions dans la peur des uns des autres.
C’est pourquoi les anarchistes appellent une société fondée non seulement sur l’association libre mais aussi sur l’entr’aide mutuelle (NdT: cf. nos publications de Pierre Kropotkine sur ce blog). Le fait est que la plupart des enfants grandissent en croyant en une morale anarchiste puis doivent réaliser que le monde des adultes ne fonctionne pas vraiment de cette façon. C’est pourquoi beaucoup deviennent des rebelles et s’aliènent pour devenir parfois des adolescents suicidaires, pour finir en adultes amers et résignés. Leur seule sauvegarde étant souvent d’élever des enfants eux-mêmes et de leur dire que le monde est un endroit juste. Qu’en serait-il si nous pouvions commencer à bâtir un monde basé sur un semblant de justice et d’égalité. Ne serait-ce pas le plus beau cadeau a faire à nos enfants ?

  • Pensez-vous que les êtres humains sont fondamentalement corrompus et méchants ou que certaines sortes de gens (les femmes, personnes de couleur, gens ordinaires qui ne sont ni riches ni hautement éduqués) sont des spécimens inférieurs, destinés a être dominés par leurs meilleurs ?

Si vous avez répondu “oui” et bien il se pourrait bien que vous ne soyez pas un anarchiste après tout. Mais si vous avez répondu “non”, alors il y a pas mal de chances que vous souscriviez a 90% des principes anarchistes et le plus probablement, vivez votre vie largement en accord avec eux. A chaque fois que cous traitez un autre être humain avec considération et respect, vous êtes un anarchiste. A chaque fois que vous œuvrez à vos différences avec les autres en obtenant un compromis raisonnable en écoutant ce que l’autre a à dire plutôt que de laisser une personne décider pour tout le monde, vous êtes un anarchiste. Ceci vaut également pour toutes les fois où vous partagez quelque chose avec un ami, ou décidez ensemble qui va faire la vaisselle ou faites quoi que ce soit en gardant à l’esprit l’équité.

Maintenant vous pouvez objecter que cela est valable pour de petits groupes de personnes, mais que gérer une ville, une région ou un pays est une autre paire de manches. Bien sûr il y a du vrai là dedans. Même en décentralisant au maximum la société et si vous mettez le pouvoir dans les mains des petites communautés, il y aura toujours beaucoup de choses qui devront être coordonnées, de faire fonctionner les chemins de fer à décider quelle direction doit prendre la recherche médicale. Mais ce n’est pas parce que quelque chose est plus compliquée qu’il n’y a pas de moyen de le faire démocratiquement, ce ne sera juste que cela, plus compliqué. En fait les anarchistes ont un tas de visions sur le comment une société complexe peut se gérer elle-même, les expliquer serait hors du cadre de ce petit texte explicatoire de base (NdT: la litérature abonde néanmoins…). Il faut comprendre que pas mal de gens ont déjà pensé sur le comment la société pourrait véritablement être démocratique, saine et bien fonctionner ; mais de manière toute aussi importante, aucun anarchiste ne prétend avoir le modèle absolu d’une telle société. La dernière chose que nous voulons est d’imposer quoi que ce soit. La vérité est que nous ne pouvons sûrement pas imaginer la moitié des problèmes qui surgiront quand nous tenterons de créer une véritable société démocratique, mais nous sommes confiants que l’ingénuité humaine est telle que de tels problèmes pourront toujours être résolus aussi loin que cela se fasse dans l’esprit de nos principes de base qui sont en analyse finale, tout simplement les principes de la décence fondamentale humaine.

*David Graeber est professeur d’anthropologie sociale au Goldsmith College de l’université de Londres. Il est membre de l’IWW (Industrial Workers of the World), un syndicat anarchiste. Anarchiste et activiste, fils d’un couple d’autodictates ouvriers, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont “Fragments d’une anthropologie anarchiste”.

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Source:

http://theanarchistlibrary.org/library/david-graeber-are-you-an-anarchist-the-answer-may-surprise-you

Ukraine: 6 points pour contrer la propagande occidentale de « l’agression » russe…

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Six mensonges à propos de l’Ukraine: Le narratif de Washington n’est que pure propagande

 

Dimitri Orlov

 

28 Août 2014

 

url de l’article original:

http://cluborlov.blogspot.com/2014/08/propaganda-and-lack-thereof.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

En regard de ce qu’il se passe en Ukraine, j’ai entendu pas mal de voix européennes et américaines disant que oui, Washington et Kiev fabriquent une version totalement fictionnelle des évènements à des fins propagandistes, mais que les Russes font pareil. Ils semblent assumer que si les merdias occidentaux sont infestés de bouffons menteurs et incompétents qui sont trop heureux de répéter la ligne du parti, alors les Russes font pareil, sûrement même pire.

La réalité est bien différente. Bien qu’il y ait un véritable blackout des informations en provenance d’Ukraine à l’Ouest, peu étant montré au delà de quelques photos et des têtes pensantes de Washington et de Kiev, la couverture médiatique des évènements en Russie est incessante, avec des bulletins quotidiens décrivant les mouvements de troupes, des cartes mises à jour des zones de conflit et beaucoup de témoignages de témoins occulaires, de commentaires et d’analyses. Il y a aussi beaucoup de rumeurs galopantes sur les réseaux sociaux russes et international, que je tends à ne pas prendre en considération parce que c’est juste çà: des rumeurs. Dans cet environnement, ceux qui essaieraient de fabriquer un narratif fictionnel, comme les officiels de Washington et de Kiev essaient de le faire, ne survivraient pas très longtemps.

Il y a beaucoup à dire certes sur le sujet, mais ici je désire me limiter à rectifier quelques mauvaises conceptions vraiment, vraiment de base que Washington a tenté de vous imposer au travers de ses blablateurs de leurs médias variés.

 

  1. Ils veulent vous faire croire qu’il y a une invasion russe dans l’Est de l’Ukraine. Ce qu’il se passe en réalité est une guerre civile entre le gouvernement de l’Ukraine occidentale (qui ne dirige plus l’Est du pays de quelque manière que ce soit) et la population russe de l’Ukraine orientale. L’Ukraine s’est désintégrée depuis des décennies, surtout depuis l’indépendance. La cassure était inévitable, mais le catalyste pour cela fut le renversement militaire, le coup d’état, qui a renversé le gouvernement légitime de Kiev et l’a remplacé par des cadres choisis par Washington.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe se tient derrière la République Populaire de Lougansk et la République Populaire de Donetsk, les deux régions qui, basé sur les résultats de referendums, ont choisi de se séparer de Kiev. En fait, le gouvernement russe a refusé de reconnaître ces républiques. Elles n’ont reçu aucun soutien politique de Moscou, qui avait demandé que les referendums soient renvoyés à plus tard et qui avait demandé plusieurs fois un cesser-le-feu et une solution négociée internationale pour résoudre le conflit. Le leadership des deux républiques a refusé et vise maintenant une victoire militaire totale.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe arme les rebelles en Ukraine Orientale. Au contraire, le gouvernement russe a retiré son soutien militaire, se limitant à apporter des denrées humanitaires aux centaines de milliers de personnes dont les vies ont été détruites par les tirs d’artillerie et de roquettes en provenance des forces ukrainiennes. Les armes dans l’arsenal des “rebelles” sont des trophés, ce qu’ils ont saisi des forces ukrainiennes souvent en déroute. Ceci dit, les “rebelles” sont de fait soutenus, mais par le peuple russe, pas par le gouvernement russe. Rappelez-vous, ces gens sont russes, des deux côtés de la frontière, et le gouvernement ukrainien ne contrôle plus rien du tout là-bas.

 

  1. Ils veulent vous convaincre que la Russie pose une menace pour la paix en Europe et que la crise ukrainienne fait partie d’une stratégie impérialiste russe pour rescuciter l’URSS. Rien ne peut être plus loin de la réalité… L’ambition ultime de la Russie est d’être un pays normal, sujet à la loi internationale, en paix avec le monde et intégré à l’économie mondiale. Le gouvernement russe ne fait pratiquement rien pour empêcher les populations russes appartenant à d’anciens territoires russes de se faire massacrer dans leurs maisons par des tirs d’artillerie ukrainiens sur les populations civiles. Ceci donne un spectacle affligeant, mais le peuple russe comprend bien qu’élargir le conflit militaire au-delà de ce qui est maintenant purement les frontières nationales de l’Ukraine, n’est pas la réponse au problème.

 

  1. Ils veulent vous assurer que Kiev prévaudra éventuellement dans le conflit. En fait, l’armée ukrainienne se fait systématiquemet démolir. Bombarder les civils est la seule activité qu’elle peut encore pratiquer avec succès. Le gouvernement de Kiev a procédé à trois mobilisations générales, l’une après l’autre, envoyant au combat des jeunes et des hommes âgés (l’âge maximum de conscription est maintenant de 60 ans…). Ceux qui refusent la conscription étaient en premier lieu menacés de prison, mais cela ne marche plus, ils sont maintenant menacés de mort. La somme non officielle à payer pour éviter la conscription est de plusieurs milliers de dollars. Ces soldats sont mal armés, mal entrainés, complètement démoralisés et pour la plupart refusent de se battre. L’Ukraine a de moins en moins de tanks et de véhicules blindés, qui datent de l’ère soviétique et qui rouillent depuis des décennies. Il apparaît que l’Ukraine n’a pour ainsi dire plus d’armée de l’air non plus. Les victimes se chiffrent par dizaines de milliers. En juste une semaine, au mois de Juillet, 1400 soldats ukrainiens ont été tués, pour 10 de l’autre côté. Le ratio de décès est de 140:1 et juste ce chiffre raconte en fait toute l’histoire. La guerre est loin d’être finie, mais maintenant pour la première fois les deux républiques autonomes ont ce qui ressemble vraiment à une armée et cette armée va maintenant attaquer, passer à la contre-offensive. Une fois que l’armée ukrainienne se sera complètement effondrée, il restera la force mercenaire maintenue par les oligarques, surtout Kolomoisky qui dirige la région de Dniepropetrosk comme un fief personnel ; il a récemment décidé de prendre en charge les régions limitrophes également. Mais les mercenaires n’aiment pas être tués et jusqu’à un certain point ils demeureront, au-delà ils fuiront. Il semble à terme de plus en plus probable que Kiev va perdre et que l’Ukraine va en fait cesser d’exister.

 

  1. Ils veulent vous faire croire que le gouvernement de Kiev est légitime, populaire et stable. En fait, il y a de grandes manifestations qui se produisent à Kiev en ce moment même. Le pays est au-delà de la banqueroute et s’effondre en temps réel, pas seulement à l’Est, mais partout. Les gens ont faim. Les unités militaires qui fuient l’Est sont de mauvaise humeur et vont bientôt retourner leurs armes contre ceux qui les ont envoyé combattre. Les gens sont plus qu’en colère et il est plus que probable qu’une nouvelle révolution est en train de couver, 6 mois seulement après le tumulte récent.

J’espère que vous pouvez absorber cette information très basique et l’utiliser pour filtrer la propagande que vous lisez dans les journaux occidentaux et que vous voyez et entendez dans les médias audio-visuels (s’ils mentionnent l’Ukraine déjà…). N’assumez pas automatiquement que si votre côté est arrogant et menteur, que l’autre côté l’est aussi. Vous n’avez pas à croire ni à tolérer les mensonges.

Ukraine: Pour le patron de l’OSCE, pas d' »invasion russe » en Ukraine Orientale…

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L’hystérie va t’en guerre occidentale bat de nouveau son plein. Les criminels de l’OTAN et de l’UE, valets de l’empire anglo-américain continuent à battre les tambours de la guerre. Qu’il y ait des conseillers militaires russes avec les forces d’auto-défense du Donbass est plus que probable, les « conseillers militaires » occidentaux encadrent-ils bien les mercenaires de l’état islamique (EIIL), chacun son truc. Nous dirions même plus, au vu du merdier se déroulant sur leur pas de porte, il serait irresponsable pour les Russes de laisser faire l’OTAN et ses marionnettes nazies de Kiev et qu’ils conseillent les forces insurgées de libération du Donbass relèvent en fait plus de la survie qu’autre chose à notre avis.

Les banquiers veulent une bonne guerre non thermo-nucléaire… C’est la mission assignée à leurs putes de politiciens mis en place pour renvoyer les ascenceurs à leurs maîtres. Ils y parviendront si nous les laissons faire !

— Résistance 71 —

 

« Tout ce que touche les Etats-Unis se transforme en Libye ou en Irak… »

— Vladimir Poutine —

 

“Pas de troupes russes en Ukraine” répond le représentant des observateurs européens de l’OSCE à Moscou aux affirmation de Kiev

 

RT

 

28 Août 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/183356-russia-poroshenko-invasion-ukraine/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’OSCE a été informée par ses observateurs de terrain qu’aucune présence russe n’avait été constatée à travers la frontière russo-ukrainienne, réfutant ainsi les affirmations de jeudi faites d’une invasion totale qui se déroulerait. A la fois le chef de l’équipe de contrôle ukrainienne et la rerésentation russe ont émis un “non” péremptoire.

Le chœur des allégations d’une invasion militaire russe de l’Ukraine ont vu le président ukrainien Porochenko demander une réunion d’Urgence du CS de l’ONU, tandis que le premier ministre Iatsenouk demandait jeudi un gel des avoirs russes.

Aucune preuve formelle n’a été donnée ni par les gouvernements étrangers ni par les médias à part que des photos existeraient et que “quelqu’un les auraient vu…

J’ai pris la décision d’annuler ma visite de travail en Turquie à cause d’une aggravation de la situation dans la région de Donetsk, particulièrement à Amvrosiivka et Starobechevo, tandis que des troupes russes ont été amenées en Ukraine.” A dit Petro Porochencko dans une déclaration sur son site internet.

Le représentant russe de l’OSCE (Observateurs de l’Europe) Andreï Kéline quant à lui a donné une réponse ferme à ces allégations en disant que “nous avons dit qu’aucune implication russe a été vérifiée, il n’y a aucun soldat ni équipement présents.

“Des accusations au sujet de convois de transports de troupes blindés ont été entendues cette dernière semaine et la semaine d’avant ; toutes ont été prouvées fausses et sont toujours prouvées fausses maintenant”, a t’il déclaré.

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Dans le même temps, Porochenko appelle pour une réunion du CS de l’ONU. “Le monde doit fournir une évaluation de l’aggravation de la situation en Ukraine.” A t’il ajouté.

Le président ukrainien a ajouté que jeudi se tiendrait une réunion du conseil de sécurité et de défense de l’Ukraine afin d’élaborer un plan d’action future.

Le président se doit de rester à Kiev,” a t’il dit.

Devant la confusion générée par la récente capture de parachutistes russes et des vidéos d’interview diffusées par les services de sécurité ukrainiens, des tensions se sont facilement fait jour au sujet de la supposée invasion de jeudi. Maintenant le gouvernement va demander aux Etats-Unis, à l’UE et au G7 de geler les avoirs russes jusqu’à ce que leurs troupes se retirent.

Dans le même temps, l’OSCE a annoncé qu’elle demandait une réunion d’urgence à Vienne, la seconde pour ce mois d’Août.

Lorsque le chef de sa mission ukrainienne, Paul Picard, a été questionné pour savoir si l’équipe de surveillance avait vu ou obtenu quelque preuve que ce soit du passage de la frontière de l’armée russe avec des chars et des troupes, la réponse fut “non”. Il a discuté avec les journalistes d’un système de surveillance 24/24 par une équipe de 16 personnes. L’équipe a dit “Nous avons entendu des tirs, mais il est difficile de savoir la distance”.

Ceci n’a pas empêché le gouvernement ukrainien de dire que la ville frontalière de Novoazovsk dans le sud-est était tombée sous contrôle russe dans un mélange de troupes et d’Ukrainiens de la région, soulevés contre Kiev.

Le représentant de l’Ukraine à l’OSCE, Ihor Prokopchouk a aussi dit que “ce qui a été enregistré est une invasion directe par l’armée russe des régions Est de l’Ukraine… un acte d’aggression.

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En ce qui le concerne, l’envoyé russe Kéline a dit “Nous ne savons que ce que le maire de la ville de Novoazovsk a dit, à savoir qu’après que 10 tirs d’artillerie furent entendus, les soldats ukrainiens ont fait retraite de la ville et les forces d’auto-défense y sont entrées.

Il a ajouté que “l’ambassadeur ukrainien n’a offert aucune suggestion pour démentir cette information.”

Les médias occidentaux ont littéralement explosé en supputations avec tout le monde allant de CNN au New York Times (NdT: la voix de la CIA rappelons-le…) se répandant de manière similaire: citant les vues de politiciens ukrainiens sur la Russie, aussi bien que des figures américaines, l’ambassadeur ukrainien aux Etats-Unis et des hauts fonctionnaires du ministère des affaires étrangères. De tout cela ressort une similitude: La concentration sur des déclarations passionnées (NdT: donc émotionnelles), sans preuve (NdT: donc irrationnelles), qui fut suivi par une grosse récapitulation des choses qui se sont produites cette dernière semaine (NdT: Quid du vol MH17… plus personne en occident n’en parle, pourquoi ? Les preuves sont contre l’armée ukrainienne, l’avion de ligne ayant été abattu par un Su-25 ukrainien au canon de 30mm, c’est à dire à bout portant… L’occident ne veut pas plus d’enquête là-dessus pour sûr)

A chaque fois qu’il fut question de quelqu’un ayant actuellement vu les chars russes, il semblerait qu’il n’y ait jamais eu un téléphone portable de disponible pour faire des photos…

Génocide, mise en esclavage, traite négrière… Le prix en sang humain du « Nouveau Monde » colonial…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , on 28 août 2014 by Résistance 71

« L’esclavage au profit des Européens est une conséquence de l’expansion coloniale. Il participe de la « supériorité » de l’homme blanc, venu répandre, comme il se plaît à le dire, les bienfaits de la religion chrétienne et plus tard, de la « civilisation ». Dispensateur de ces avantages n’est-il pas légitime qu’il en profite ? »
~ Extrait de la présentation de l’édition 2007 des « Codes Noirs, de l’esclavage à l’abolition », Dalloz

 

Traite négrière: Déjà 166 navires négriers en provenance du Cameroun identifiés par des chercheurs

 

Jean Marc Soboth

 

27 Août 2014

 

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-16217.html

 

Déjà 166 navires négriers identifiés d’après leur provenance en zone côtière baptisée Rio Dos Camaroes par des esclavagistes portugais – région qui, à la conférence de Berlin (1884-1885), est rebaptisée Kamerun… Plus d’une centaine d’autres équipages en identification. La découverte est inédite.

L’étude est réalisée entre septembre 2010 et juillet 2014 par une équipe de chercheurs américains conduite par la politologue Lisa-Marie Aubrey, du département des études africaines et africaines-américaines de l’Université d’État de l’Arizona.

Entre les années 1600 et 1800, la région du golfe de Guinée a, ainsi, été le théâtre d’une activité intense dans le commerce triangulaire, bien au-delà de la proportion alléguée jusque-là.

L’attention des universitaires américains fut, en effet, attirée par le nombre croissant d’Africains-Américains qui, au test ADN de l’organisme African Ancestry – qui a regroupé plus de 30 000 lignages à sa banque de données de Washington D.C. – révèlèrent une ascendance ethnique dans le Cameroun moderne.

Les archives des esclavagistes ont fait le reste. Les trouvailles sont cruciales.

Les trois points d’embarquement furent: Bimbia, Wouri River et Rio Del Rey vers la péninsule de Bakassi.

Le cheptel humain destiné au Nouveau Monde provenait pour l’essentiel des Grassfields constituées de la région Bamileke actuelle, du Nord-ouest, du Noun, du Mbam ou du terroir ancestral Tikar… Plusieurs autres ethnies de l’hinterland entrent dans le compte. Y compris les Hausa

Des navires répertoriés, 9 ont quitté le territoire en 1600; 98 en 1700, et 59 en 1800. 15 négriers sont partis de Bimbia; 9 du Rio Del Rey et 32 à partir du fleuve Wouri.

Les chercheurs n’ont pas encore déterminé d’où sont partis plus de 110 autres navires. Au nombre des bâtiments en attente d’identification – qui pourraient bien avoir amarré sur la même côte -, Lisa Aubrey cite un certain «Bimbia» en 1802. Ledit négrier battant pavillon danois embarqua pas moins de 158 captifs. Seuls 143 arrivèrent à destination à… Sainte-Croix.

Le taux de survie fut au «voyage du non-retour» fut d’à peu près 50%.

Principales destinations des «Camerounais»? La Grenade, île caribéenne de 100 000 habitants à plus de 82% d’origine africaine, avec 26 navires en directe provenance du Cameroun ; la Républicaine Dominicaine, «île de beauté» de 73 000 habitants avec 18 bateaux; Saint-Vincent, dont les us insulaires ressemblent à s’y méprendre aux traditions camerounaises : 4 navires…

Autres destinations répertoriées: la Jamaïque; la Martinique; le Brésil; Cuba; la Barbade; l’Argentine; la Sierra-Leone; Panama; l’Espagne; la Guyane; Sainte-Lucie; Bahamas; Sierra-Leone…

La liste de débarquements devrait s’allonger au fur et à mesure avec : Trinidad et Tobago; Saint-Thomas; les États-unis d’Amérique; Saint-Kitts; Antigua; Tortola; le Surinam; la Guadeloupe…

Les nationalités des négriers coulent de source: la Grande-Bretagne, le Portugal – parfois sous la couverture du Brésil; la France; l’Espagne – parfois sous pavillon uruguayen –, la Hollande…

Au total, 2000 noms d’esclaves «camerounais» disponibles d’après Lisa Aubrey. La phonétique de leurs patronymes renverra à leur ethnicité d’origine selon les chercheurs.

«Civilisateurs».

C’est que, de cette épopée, les esclavagistes, futurs colonisateurs  et «civilisateurs» privèrent soigneusement les peuples victimes d’archives. La France a presque officiellement bloqué l’accès à sa mine d’informations nantaise sur la traite sous divers prétextes. Les esclaves contraints à l’assimilation doivent se contenter de la très officielle culpabilisation des «méchants Africains qui ont vendu leurs frères aux Blancs».

Le défunt intellectuel jésuite Engelbert Mveng évoquait pourtant déjà la résistance féroce des Africains. Les «Camerounaises» en particulier, semble-t-il, préféraient parfois se suicider plutôt que d’être réduites à la servitude.

Les chercheurs confirment : «(…) les esclavagistes européens craignaient en particulier les femmes Africaines», écrit Lisa Aubrey. Des capitaines et leur équipage rapportent le fait «de femmes africaines bagarreuses, usant de tous moyens et méthodes pour résister, notamment à l’aide de cailloux, de poisson, de sable ou tout autre objet à la portée. Hommes et femmes attaquaient physiquement les esclavagistes européens». Dans certains cas, les Africains «se saisirent du navire», mettant en échec sa mission…

Mais l’enjeu d’un tel passé apocalyptique dépasse l’anecdotique. La cosmogonie des peuples est sans appel : autant d’âmes en peine au firmament des siècles, autant de morts, tant de douleur, de pleurs et de chagrin, tant de maillons manquant au fil des généalogies, etc., laissent une postérité écartelée et damnée malgré elle. Donc vouée à être dominée. Pour se «laver», les peuples avisés y consacrent : rites funéraires, sacrifices expiatoires, célébrations commémoratives, voire monuments et journées du souvenir.

Rio Dos Camaroes

D’autant que le Cameroun (Rio Dos Camaroes) charrie encore aujourd’hui, avec son nom de baptême esclavagiste, tout le symbolisme et les sequelles de ce violent passé. Férue de traditions, la politologue Lisa Aubrey est la première convaincue de l’indispensable rite funéraire national pour ces collatéraux dont le destin a sans doute maudit la terre des ancêtres. « Je crois que le Cameroun, à ce stade de l’histoire, détient entre ses mains la clé qui permettra de déverrouiller et de restaurer de l’histoire de toute l’Afrique – continentale et outre-mer, confie la politologue. Les ancêtres nous en ont confié la responsabilité».

La devise coloniale « diviser pour mieux régner » toujours en œuvre au Canada pour endommager les communautés autochtones résistantes…

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Remarquons ici la similitude avec les “lois pénales de 1692” racistes et ségrégationnistes en Ulster … Un des fondements du “diviser pour mieux régner” britannique. Le “Conseil Mohawk” est une entité coloniale, gouvernementale, qui applique la recette de la division au sein de sa communauté et en même temps cherche à s’aliéner, au profit du pouvoir colonial, les non-autochtones ayant embrassé la cause anti-colonialiste. Seul moyen de renverser la vapeur: Dissoudre ces “conseils de bandes/tribus”, qui ne sont que des rouages du pouvoir colonial et retourner à la chefferie traditionnelle sans pouvoir, celui-ci étant dilué dans le peuple.

Ceci est un exemple d’abus que pousse l´état colonial au travers de ses structures afin de diviser et de détruire les communautés colonisées. Que cela se produise dans une communauté iroquoise Mohawk n’est absolument pas surprenant, car les Mohawks sont les fers de lance de toute agitation et rebellion contre le système colonial dans la région depuis le début de l’occupation coloniale. Le mot d’ordre est de simplement les détruire en les divisant et en diluant leur culture si riche.

Le temps de refuser les impositions coloniales comme les conseil de bandes élus, fabrication coloniale pour créer et maintenir la zizanie tout en diluant la tradition ancestrale, arrive à grand pas…

~ Résistance 71 ~

 

Il n’y a pas de contrôle ADN sous l’arbre de la paix

 

Dr. Kahente Horn-Miller

 

12 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.tworowtimes.com/opinions/there-are-no-dna-checkpoints-under-the-tree-of-peace/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mettez-vous devant une glace. Que voyez-vous ? Que voulez-vous voir ? La couleur de vos yeux, de vos cheveux, de votre peau, les marques sur votre visage, racontent votre histoire, qui vous êtes, d’où vous venez, où vous croyez appartenir. Vous pouvez vous demander: Pourquoi mes yeux sont-ils de cette couleur ? Pourquoi ma peau est-elle de cette couleur ? Pourquoi ai-je ces caractéristiques ? Vous pourriez même vous demander: Pourquoi suis-je ici ?

Depuis le siècle dernier et au-delà, les problèmes indigènes de communautés et d’appartenance ont été colorés de rouge par la fureur qui est montée parmi les gens à cause de l’imposition d’idées telle que celle du “quota sanguin/blood quantum”, promu dans la loi canadienne sur les Indiens (Indian Act). Le quota sanguin est un mécanisme d’idées imposé pour établir la connexion des gens avec les communautés des réserves et permettre à ceux au pouvoir de déterminer qui a accès aux ressources. Ainsi, par essence, l’identité est à propos d’obtenir sa part d’un “gâteau” figuratif.

Il n’y a aucun doute que les conceptions de l’identité indigène ont été affaiblies par plus d’un siècle de politiques coloniales fédérales (NdT: la création officielle de l’entreprise “Canada” déguisée en nation, ne remonte qu’à 1867…). Ces pouvoirs ont diminué le pouvoir des groupes autochtones afin qu’ils ne puissent déterminer leur propre appartenance. L’Indian Act a créé la fiction légale d’une identité “indienne canadienne” avec des catégories ou des “degrés” “d’Indianité”. Infusées par la compréhension étrangère de ce qu’est l’identité, ces politiques ont distancié les peuples indigènes des notions traditionnelles d’appartenance.

Ces derniers jours, j’ai regardé ma communauté imploser alors que ses membres essayaient d’empêcher une femme de construire sa maison. Pourquoi ? Parce que son mari n’est pas autochtone. Ce problème ramène à la surface le pire de notre peuple et les médias sociaux sont brûlants de haine. Caractérisée par certains comme étant une “chasse aux sorcières nazies”, il est difficile de regarder cette débâcle totale et pourtant comme pour un accident, il est difficile de ne pas regarder d’autant plus que ma famille est impliquée et est affectée. Les membres de la communauté soummettent des noms sur une liste d’individus qui vivent avec des non-autochtones sur le territoire (Mohawk) et ma sœur et son partenaire sont seconds sur cette liste.

Cette liste comprend maintenant plus de 200 noms (la population totale est de 9000 habitants). Lorsqu’elle sera complète, des lettres seront envoyées à chacun de ces foyers depuis le Kahnawahke Mohawk Council (KMC) et d’un groupe de membres de la communauté, leur disant essentiellement de partir. En 2010, lorsque le problème fut mis à jour, ceux qui avaient des enfants avaient été exclus de la liste. Cete fois-ci, plus personne n’est immunisé. Les enfants seront les dégâts collatéraux et ceci inclut ma nièce et mon neveu.

Il y a eu glissement du problème. Au premier abord cela concernait le traitement inégal des sexes (en quelque sorte résolu par la loi C-31 et le moratoire sur les mariages mixtes d’avant 1981 qui pouvaient résider dans la communauté). C’est au sujet en ce moment de maintenir le sang Mohawk et la pureté raciale.

Bien que la loi de Kanahwakhe de 2003 sur l’appartenance essaya de sortir du mesurement de l’éligibilité à être membre de la communauté basée sur un quota sanguin, le problème n’a pas disparu pour autant. Il a en fait été camouflé comme “lignée et descendance”, par exemple le nombre d’arrières-grands-parents Kanien’keha:ka (Mohawk) une personne peut-elle prouver. Le concept a été prouvé difficile à appliquer.

Que veut dire le terme de “pureté raciale” ? D’où provient ce conflit actuel ? Après plus de 500 ans de colonisation, l’identité indigène a été définie extérieurement. Le statut d’Indiens a été imposé, basé sur la race et ceci est très loin des pratiques non-racistes autochtones. En ce moment, les lois d’appartenance aux bandes (tribus) tendent vers un critère ayant de forts sous-entendus raciaux. Ces pratiques dérivent des politiques coloniales qui sont ramifiées dans la législation courante d’appartenance comme la loi canadienne C-31 et la loi de Kahnawhke sur l’appartenance. Le discours politique et académique actuel et le problème actuel d’éviction mettent en lumière le conflit incessant entre les droits individuels et collectifs. L’incorporation de ce processus de classification d’appartenance diffère des pratiques d’appartenance et de citoyenneté indigènes qui sont traditionnellement flexibles et ne sont pas du tout liées à la couleur de la peau. Laissez-moi expliquer.

Traditionnellement, l’identité reposait sur l’endroit d’où vous veniez. Le peuple Mohawk était désigné comme le peuple du silex: Kanien’kehá:ka. Cela voulait dire que les gens venaient d’un endroit où on trouvait beaucoup de silex. Par contraste, certains disent que l’identité est liée au langage parlé. D’autres disent que c’est aussi au sujet des croyances et des cérémonies. Et pourtant, nous ne pouvons pas tomber d’accord. Nos ancêtres n’ont jamais eu à observer, à examiner ce problème d’identité à un tel degré qu’aujourd’hui. C’était simple. Vous étiez ou n’étiez pas Ongwehonweh (habitants de l’Île de la Grande Tortue, ce qui est aujourd’hui l’Amérique du Nord), peuple originel et ceci n’avait rien à voir avec la pureté de votre sang. La vie et l’appartenance à une communauté étaient une question de survie. Ainsi, l’appartenance aux communautés était étrangère à la couleur de la peau. Elle était daltonienne en quelque sorte.

Mais, comme l’a si bien noté Orenda Boucher-Curotte, universitaire et mère Mohawk dans sa publication sur Facebook en date du 8 Août: “Parce que nous sommes en 2014, ceci veut dire que nous sommes tous au courant que la pureté de la ligne a été recadrée essentiellement sur le quota sanguin et ceci n’est ni plus ni moins qu’une façon de penser coloniale. Il n’y a pas de “pureté raciale” à Kahnawa:ke. Nous sommes TOUS des produits de la colonisation que nous le croyons ou que nous l’ignorons. Nous n’avons fait que renommer ce que le gouvernement canadien nous a forcé à adopter et ce au nom de la protection des ressources.

Nous nous sommes tant éloignés de ce que nous étions initialement, ce qui était une nation construisant et vivant en paix et en harmonie. La colonisation nous a appris à étiqueter si facilement les gens. Nous avons pris si littéralement les frontières humaines de la réserve que nous décrivons beaucoup de choses comme étant “dans la réserve” ou “en dehors de la réserve” et même de “nous et eux”. Et bien, nous ne sommes plus concernés par “nous”.

Il y a longtemps, nos ancêtres trouvèrent des moyens pour survivre l’afflux d’Européens. Au travers de Kaianehreko:wa, la Grande Loi de la Paix, ils autorisèrent les gens “d’autres nations” de venir rejoindre le collectif par l’adoption. Le mot “konkweh’tarakwen” désigne cette idée, ce concept. Traduit littéralement cela veut dire: “une personne qui a été choisie et gardée”. Le quota sanguin ne jouait absolument aucun rôle dans ce concept. La philosophie comprise dans la loi est représentée par un pin albino qui grandit toujours avec ses racines qui se sont disséminées dans toutes les directions.

Ces derniers jours, j’ai souvent entendu “l’histoire n’est pas importante. Nous sommes en 2014, le système de l’adoption ne marchera plus.” Et pourtant, ce sont nos ancêtres qui nous ont donnés ce moyen exceptionnel pour les autres de nous rejoindre. Notre histoire, en d’autres termes, présente l’alternative au déchirement des familles.

Ce qui est aussi important dans l’acceptance des autres est l’invention par nos précurseurs du Wampum Deux Rangées. Bien que bon nombre dans la communauté croient que le nettoyage ethnique adhère à ses principes, cela n’est pas du tout le cas. C’est plutôt au sujet du respect des différences et ce vivre bien, côte à côte.

Ce grand tableau de l’appartenance et de l’identité inclut la colonisation, l’Indian Act et les pensionnats pour Indiens, qui furent tous un danger pour notre survie même. Ce qui se passe à Kanahwa:ke en ce moment, la colère envers les non-autochtones y vivant, est un symptôme de tout ceci.

De la même manière que la colonisation est au sujet du “diviser pour mieux régner”, nous nous disputons maintenant pour savoir qui est plus “Mohawk” que l’autre. En procédant de la sorte, nous ignorons la sagesse de nos ancêtres. De par leurs règles, les gens de l’extérieur étaient adoptés avec plaisir, bien que ce privilège venait avec quelques règles à respecter: le respect et l’apprentissage de la culture Kaienerekowa et de la langue. Beaucoup le firent et restèrent. Leurs descendants sont toujours parmi nous, sous le Grand Arbre de la Paix, il n’y a pas de test ADN.

Si nous pensons notre communauté comme étant une forêt, nous devons nous rappeler que tous les arbres meurent et tombent à un moment donné et pourtant en faisant de la sorte, ils participent à la croissance et au renouveau de la forêt. La vie est cyclique en cela. La mère nature a ses manières de survivre. Et si nous apprenons de par son exemple, nous devons nous rappeler que les feuilles qui sont arrachées de notre arbre familial par ces évictions formeront leurs propres racines et ultimement renouvèleront la forêt. Les arbres auront l’air différents mais continueront de nourrir l’air que nous respirons. Avec ceci à l’esprit, je n’ai aucun doute que nous survivrons. Nous devons juste mettre nos esprits en commun et penser avec paix, gentillesse et garder une large ouverture d’esprit, comme nos ancêtres le faisaient si bien.

Dr. Kahente Horn-Miller est une mère, universitaire de la communauté Mohawk de Kanahwake, près de Montréal, Québec, Canada. Elle est en ce moment New Sun Aboriginal Visiting Scholar at Carleton University in Ottawa, Canada.