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Daesh, Al CIAda, guerre par procuration en Syrie… La guerre d’Exxon-Mobil et Aramco contre GazProm et la National Iran Oil Company

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, documentaire, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 novembre 2015 by Résistance 71

“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et précise de l’État.”

~ Gustav Landauer ~

 “Les peuples, les gouvernemnts et les économies de toutes les nations soivent servir les besoins des banques et des autres multinationales.”

~ Zbigniew Brzezinski ~

 “La religion est pour ceux qui ont peur d’aller en enfer, la spiritualité est pour ceux qui y ont déjà été.”

~ Vine Deloria Jr, Lakota ~

 

Connaître l’histoire moderne pour se prémunir de l’endoctrinement de masse: le cas d’école de “l’État Islamique”, outil de la guerre par procuration entre les géants du pétrole et du gaz

 

La guerre larvée d’Exxon-Mobil (Rockefeller) en Syrie

 

Résistance 71

 

20 Novembre 2015

 

Mise à jour: La guerre du gaz est en train d’avoir lieu…
Mise à jour du 23 Novembre: Poutine déclare que la demande de gaz natural va augmenter de 30% d’ici à 2040. Ceci confirme notre hypothèse de la guerre du gaz en Syrie.

 

Dans le sillage de tous les attentats terroristes récents et bien sûr plus particulièrement celui de Paris en ce 13 Novembre 2015, l’ensemble de l’attention du monde occidental s’est reportée une fois de plus, sur le nouveau croquemitaine de “l’État Islamique” ou de Daesh comme on aime à le dire sous son acronyme arabe, ce qui le diabolise encore plus.

Devant la poussée sans précédent vers une guerre totale faite par nos dirigeants corrompus à la volonté oligarchique de leurs payeurs, saigneurs (faute volontaire) et maîtres, nous devons nous poser la question essentielle encore et encore du qui est “Daesh”, qui est cet “État Islamique” ou “État Islamique d’Irak et du Levant” ou “État Islamique d’Irak et de Syrie” ? Nous devons impérativement nous poser collectivement cette question parce que nos “dirigeants” traîtres et corrompus nous mènent à un conflit armé de grande ampleur et que l’étude tant soit peu appronfondie du sujet dévoile une supercherie à une échelle rarement égalée.

Pour analyser et écrire cet article, nous avons utilisé une fraction infime de l’information disponible en ligne en anglais, en français et nous en sommes sûrs en espagnol, italien, allemand, russe, arabe, pardon à ceux qu’on oublie. Nous ne faisons que synthétiser ici une connaissance divulguée depuis plusieurs années, qui ressort périodiquement dans les médias alternatifs, mais qui se doit d’être de nouveau rappelée et ramenée à la lumière pour que le plus de personnes possible puissent vraiment comprendre de quoi il retourne. Nous placerons suite à cet article, une série de liens menant à l’information citée, liens en français et en anglais, mais sans nul doute disponibles dans la vaste majorité des langues de la planète, pourvu qu’on veuille rechercher cette information et pour rechercher il faut soit être un “chercheur” ou soit avoir été titillé par le doute.

Douter dans ce monde orwellien c’est maintenir sa santé mentale et donc être capable d’anticiper !

Nous commencerons par citer celui qui est au centre de la tourmente actuelle, et le “trublion”, l’empêcheur de tourner en rond pour l’oligarchie occidentale, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine qui déclara ceci lors de la conférence de Valdaï fin 2014 au sujet de l’État Islamique (EI), Daesh:

Qui arme l’EI ? Qui a créé le climat politique favorable à l’EI ? Qui a poussé pour les livraisons d’armes ? Qui combat en Syrie ? Ce sont principalement des mercenaires. Qui les paie ? En partie le pétrole volé d’Irak et de Syrie. Les alliés des Etats-Unis achètent le pétrole. Les revenus de ce pétrole permettent de payer plus les mercenaires et d’en attirer d’autres en provenance des autres mouvements islamistes. Vous [l’occidnent] soutenez des “rebelles soi-disants modérés” et ceux-ci rejoignent l’EI qui les paie mieux […] regardez en Irak, c’est une catastrophe. Qu’avez-vous fait en Libye ? Même votre ambassadeur y a été tué ! Bombarder en Libye fut une contravention à la loi internationale…

La Russie est une clef aujourd’hui sur le sujet, mais elle en est une autre également sur l’origine de ce qui nous préoccupe grandement.

Flashback

Nous sommes à la fin des années 1970, en pleine guerre froide. Lieu: Afghanistan. La Russie est alors partie de l’URSS “marxiste” qui s’étend jusqu’aux confins de l’Asie. A Kaboul, capitale de l’Afghanistan siège un régime pro-soviétique aidé par Moscou. Les Etats-Unis, comme le Royaume-Uni avant eux, veulent récupérer sous leur coupe ce pays placé sur la route stratégique de lignes d’oléoducs pétroliers et gaziers. Zbigniew Brzezinski, alors conseiller à la sécurité nationale du président américain Jimmy Carter, flanqué de son acolyte Robert Gates de la CIA (ces deux personnages seront toujours actifs sous les régimes Bush et Obama), décident d’une stratégie pour piéger l’URSS en Afghanistan et à terme démanteler celle-ci de l’intérieur par la stratégie de la tension, en l’occurence religieuse avec un islam fondamentaliste. Cet Islam n’existe à l’époque nulle part ailleurs qu’en Arabie Saoudite et dans tous les royaumes médiévaux du Golfe professant une forme fondamentaliste et sectaire de l’islam: le Wahabisme. Avec l’aide des services secrets pakistanais (SIS), la CIA importe le wahabisme dans la région pakistano-afghane et fait ouvrir des madrassas (écoles religieuses) pour endoctriner les populations essentiellement rurales et sous contrôle de “seigneurs de la guerre” tribaux, financées par l’Arabie Saoudite, qui fera de même en Asie du Sud-Est.

De cet effort concerté entre le département d’état yankee, la CIA, le SIS et les services saoudiens, naîtra les “combattants de la liberté” ou Moudjahidines qui déclencheront une guerre civile en Afghanistan, guerre efficace qui forcera le régime en place, faible et corrompu, à demander l’assistance de son allié soviétique. Le piège tendu fonctionnera et l’URSS envahira l’Afghanistan pour soutenir son “président allié”. S’ensuivra 10 ans de guerre qui tourneront en un “Vietnam soviétique” dont le pays ne se remettra jamais. Durant cette période, intervient le colonel Tim Osman de la CIA, saoudien du nom d’Oussama bin Laden, issus d’une grande famille faisant fortune dans la construction, il devient le recruteur et contrôleur des finances de l’opération secrète de la CIA depuis “la base” afghane, “la base” qui se dit en arabe “Al Qaïda”. Après la victoire et le retrait des soviétiques, les “combattants de la liberté” locaux se transformeront, toujours sous contrôle de la CIA, de l’Arabie Saoudite et du Pakistan en régime Taliban. Les autres “moudjahidines”, la légion mercenaire islamiste de la CIA créée à des fins de déstabilisation d’un régime, seront, devant le succès remporté, recyclés dans d’autres conflits internes de déstabilisation dès la fin des années 1980 et dans les années 90 au profit de l’empire américain.

Recyclés sous le nom d’Al Qaïda ou Al CIAda, les mercenaires recrutés, payés par les pétrodollars des royaumes wahabites du Golfe, entraînés et logistiquement fournis par la CIA, les forces spéciales américaines et britanniques, le SIS pakistanais, ils combattront tour à tour en Tchétchénie (deux guerres), en Yougoslavie (Bosnie, Kosovo), et seront égalememt ventilés dans les mouvements islamistes de déstabilisation au profit de l’empire pétrolier anglo-américain et des intérêts sionistes en Afrique, comme en Somalie, au Soudan, au Nigéria (Boko Haram), au Maghreb (avec AQMI débordant sur le Mali et le Niger et ayant ses bases de recrutement en Libye et en Europe).

Un refus des Talibans mis en place en Afghanistan par la CIA de laisser passer un oléocuc à travers le pays verra la rupture brutale des relations avec leurs maîtres et payeurs. Ceci fut une des raisons de l’attaque fausse-bannière du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis. Dans l’intervalle, “l’ennemi public #1” Oussama bin Laden, malade, dialisé, hospitalisé en Juillet 2001 à l’hôpital américain de Dubaï où il fut visité dans sa chambre par le chef de l’antenne locale de la CIA, meurt en décembre 2001 dans un hôpital au Pakistan. Son corps sera enterré rapidement en Afghanistan. Le croquemitaine doit néanmoins perdurer.

Suite à l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001 en représaille des attentats de New York, un nouveau président est mis en place pour le pays après que le chef Taliban le Cheikh Omar se soit enfui à mobylette. L’empire met au pouvoir sa marionnette Hamid Karzaï, ancien cadre de la compagnie pétrolière américaine chargée de construction d’oléoducs: Unocal. Le business peut reprendre, avec en bonus le développement de la production de pavot, matière première de l’héroïne, dont l’Afghanistan depuis la reprise du contrôle américain est devenu le premier producteur mondial et de loin. La production de la drogue a été placée sous la coordination du frère du président Karzaï et la poigne des chefs de guerre tribaux. Les champs de pavot étant protégés jour et nuit par les armées de la coalition de l’OTAN occupant le pays depuis maintenant 14 ans. La drogue est acheminée par l’armée de l’air américaine jusqu’au camp Bondsteel au Kosovo. L’état fantoche du Kosovo étant devenu le proxy et la plaque tournante du trafic de l’héroïne dans le monde.

Vient ensuite l’invasion de l’Irak en 2003 après une manœuvre titanesque de propagande et de tromperie de la part des Etats-Unis et du Royame-Uni, liant mensongèrement Saddam Hussein aux attentats du 11 Septembre et clâmant que celui-ci en possession d’armes chimiques et bactériologiques (qu’il n’avait plus depuis 1991) était une menace pour le “monde libre” (lire l’empire). Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne des régimes Bush et Blair lancent une campagne militaire meurtrière contre un pays sur les genoux en résultat de 10 ans d’un embargo dévastateur pour sa population et s’avèrent bientôt incapable de contrôler sur le terrain l’occupation de ce vaste pays. Le but depuis les années 1990 et la doctrine du “remodelage du Grand Moyen-Orient” est de briser les pays du levant (Irak, Syrie) ainsi que l’Iran et la Libye afin de récupérer et de contrôler les ressources pétrolières et gazières pour le profit des transnationales du pétrole directement liées avec la finance internationale puisque les acteurs en sont les mêmes: Rockefeller, Rothschild, Morgan, les familles royales etc…

Ainsi l’islam séculier et stabilisateur doit laisser la place au chaos constructeur de l’empire. Il convient de diviser les populations sur une ligne religieuse et de forcer les musulmans à un conflit armé religieux entre sunnites et chi’ites, comme ce fut fait en son temps pour les chrétiens. Du chaos ambiant irakien, les Etats-Unis créent via un général spécialiste de la contre-insurrection, le général David Petraeus, chouchou de l’establishment néo-conservateurs tant républicain que démocrate, un groupe islamiste armé sur le même modèle que précédemment, groupe qui prendra le nom “d’Al Qaïda en Irak” ou AQI. Son chef est recruté dans le tristement célèbre “Camp Bucca”, prison contenant quelques 20 000 prisonniers irakiens, qui devient le lieu de retournement et de recrutement des islamistes et de leurs cadres en Irak par les services de renseignement de l’empire. Y sera recruté le futur chef d’AQI Abou Bakar Al-Baghdadi, irakien, de son vrai nom Ibrahim Ali Mohamed al-Badri al-Samarrai, né à Samarrat en 1971. Il fut recruté par le service de Petraeus, entraîné par la CIA et le Mossad en Israël pour retourner en Irak afin de s’y affirmer comme le chef d’AQI, qui deviendra au fil du temps Al Qaïda en Irak et au Levant (AQIL), puis devant l’ampleur prise par le soutien financier saoudo-qatari et l’aide logistique de l’occident ainsi que par l’extension créée par la chute de Kadhafi en Libye attaqué de l’intérieur par la légion islamiste de la CIA et de l’extérieur par les bombardiers et les missiles de l’OTAN (essentiellement de la France sarkozienne à qui on laissa faire le sale boulot jusqu’à l’assassinat de Kadhafi), AQIL proclama un califat et se transforma en “Etat Islamique en Irak et au Levant” (EIIL) suite au début de la guerre d’invasion par proxy en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bachar Al-Assad où les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne firent transférer les djihasdistes en masse. Depuis, l’EIIL s’est une fois de plus métamorphosé en “Etat Islamique” tout court ou EI.

Ceci nous amène au présent à la guerre par procuration en Syrie, présentée par nos merdias de manière tout à fait erronnée comme étant une “guerre civile”. Rien ne saurait être plus faux. S’il y a une opposition politique de fait au parti Baathiste syrien, elle n’est pas une opposition armée mais politique. L’opposition armée, même si elle a pu recruter effectivement quelques Syriens en mal de révolution ou de “printemps arabe” sauce CIA, est une opposition essentiellement mercenaire, importée, livrant au gouvernement syrien une guerre d’invasion par procuration pilotée depuis l’étranger comme nous allons le voir.

D’après de nombreux spécialistes de la Syrie, il y a trois guerres en une faisant rage en Syrie:

  • la première entre le gouvernement syrien et les forces qui veulent le renverser alors qu’il a été élu et réélu par le peuple syrien avec une grande majorité, forces financées par les états du Golfe, principalement l’Arabie Saoudite et le Qatar.
  • la seconde se déroule par procuration entre les Etats-Unis et la Russie et
  • la troisième toujours par procuration entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Avant la proclamation du soi-disant “califat islamique” le 30 Juin 2014 entre la province de Diyala en Irak et la province d’Alep en Syrie, les combattants mercenaires islamistes importés, transitant par les camps d’entrainement gérés par les forces de l’empire et alliées depuis la Jordanie et la Turquie (membre de l’OTAN rappelons-le au passage…) combattaient pour différents groupes dont celui bien sûr d’”Al Qaïda en Syrie”, appelé le Front Al-Nosra qui a pris de l’ampleur. A la création de l’EI, le passage des djihadistes entre Al-Nosra et l’EI s’est opéré et certains d’entre eux lorsque leurs payeurs et contrôleurs occidentaux leur demandent, revêtent pour une courte occasion les oripeaux de ce que la classe politique occidentale appelle les “rebelles modérés”, qui reçoivent les mannes de leurs protecteurs occidentaux. La réalité de terrain est qu’il n’y a pas plus de “rebelles modérés” que de beurre en branche et qu’argent, soutien logistique, armement et munitions transitent sciemment vers les forces de l’EI via des convois en partance de Turquie et de Jordanie, voire aussi d’Irak, protégés qu’ils sont par les armées locales turque, jordanienne et par l’armée américaine comme l’a très bien montré récemment cette incroyable vidéo d’un hélicoptère de combat américain “Apache”, escortant un long convoi de pickups tous neufs de Daesh, armés, passant de l’Irak à la Syrie.

Un brouillon de “califat islamique” fut mis en place en Syrie dans la poche conquise de Baba Amr en 2012 ou des “rebelles” mirent en place et imposèrent la charia et autre joyeuseté fondamentaliste à la population. Les “rebelles”/mercenaires de Baba Amr étaient alors encadrés par des officiers et des conseillers militaires de l’armée française (légion étrangère) “détachés” en “mission spéciale” et de l’armée britannique. Le “califat” tomba et les militaires français furent faits prisonniers. Ils furent remis en mains propres à l’amiral Edouard Guillaud en “mission” au Liban et la base arrière libanaise de logistique mise en place par l’armée française fut démantelée. Il est à noter également que des brigades d’Al Qaïda en Libye étaient encadrées sur le terrain lors de la destruction par l’OTAN et la France de la Jamariyah libyenne, par des cadres de l’armée française.

Ceci nous amène à analyser la piste de l’argent. Toute entreprise de cette envergure demande des sommes d’argent considérables. D’où vient cet argent, qui paie pour Daesh ? Si encore le président russe Poutine a déclaré récemment lors d’une conférence de presse au G20 d’Antalya en Turquie que les fonds de Daesh provenaient d’une quarantaine de pays dont certains pays membres du G20 et qu’il avait les noms, ceci nous ramène néanmoins à l’origine de la guerre en Syrie. Si nous savons que les fonds d’Al Qaïda provienne depuis le départ des pétrodollars saoudiens, les fonds finançant l’EI/Daesh proviennent à la fois principalement d’Arabie Saoudite, mais aussi d’un autre petit pays médiéval mais richissime dont il nous faut parler ici: le Qatar.

En 2009, l’émir du Qatar s’est rendu en Syrie pour y rencontrer le président Assad et lui demander l’autorisation de faire passer au travers du sol syrien un gazoduc devant servir à alimenter l’Europe en gaz qatari. Fidèle à ses engagements commerciaux avec la Russie, l’alliée de longue date de la Syrie, Assad refuse.

Ce sera la guerre, non pas ouverte mais larvée. Ceci peut aussi être connecté avec l’anecdote qui n’en est pas une, rapportée récemment par le grand journaliste d’investigation John Pilger dans un article que nous avons traduit et publié, qui vit l’ancien ministre des affaires étrangères français Roland Dumas, se faire approcher directement par des diplomates britanniques à Londres en 2009 au sujet de “quelque chose qui se prépare en Syrie pour le futur”. L’attaque par procuration et le démantèlement de la Syrie ont été planifiés de longue date par ceux qui tirent les ficelles de l’empire: le cartel des banquiers et des industriels transnationaux, essentiellement les cartels du pétrole. Le général américain en retraite Wesley Clark n’a t’il pas confirmé avoir été le témoin de discussions au Pentagone après les attentats du 11 Septembre où il lui fut confié que le plan était de détruire et de contrôler 7 pays en 8 ans (Irak, Soudan, Somalie, Libye, Liban, Syrie et enfin l’Iran) ? L’affront du refus d’Assad ne fut pas fait à l’émir marionnette du Qatar, non, car en fait qu’est-ce que le Qatar si cher à la France depuis quelques années ? Cela vaut la peine de décortiquer l’affaire. Partie de la péninsule arabe sous contrôle Ottoman juqu’en 1916, la région passe sous mandat britannique jusqu’en 1971 où ce petit état devient “indépendant”. Très riche en ressources de gaz naturel, le Qatar va très vite vendre ses droits d’exploitation au géant pétrolier américain qui a contrôlé à une époque jusqu’à plus de 15% de l’économie des Etats-Unis: Exxon-Mobil, empire pétrolier en direct héritage de l’empire de la Standard Oil des Rockefeller qui racheta Exxon, puis Mobil, puis BP-Amoco et enfin Chevron-Texaco, la famille Rothschild, plus banquière que pétrolière, possédant elle, la Royal Dutch Shell.

En clair, Exxon-Mobil possède le Qatar. Voyez-vous où cela nous mène ? La Syrie et Assad sont en guerre contre Exxon-Mobil qui se sert de tous les moyens par procuration possibles pour le faire tomber. Le Qatar a également investi des sommes énormes en France et rachète le patrimoine national. Le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil et les Rockefeller ont aujourd’hui un énorme levier financier sur la France (investissements CAC40), sur son gouvernement (financements des campagnes électorales de Sarkozy et Hollande), sur ses financements occultes. Exxon-Mobil est aussi impliqué dans la future exploitation du gaz naturel trouvé en énorme quantité au large de la Syrie, du Liban et de… Gaza. L’exploitation israélienne de ces ressources passera par Exxon-Mobil et les Rockefeller, qui avec les Rothschild ont financé la création d’Israël en abandonnant la Palestine pour en faire le nid de discorde régional et tirer les marrons du feu.

Exxon-Mobil contrôle la très vaste majorité de l’exploitation du gaz naturel du Qatar, le géant vient d’investir des milliards de dollars pour des usines de liquéfaction du gaz. Ce gaz doit transiter par gazoduc du Qatar vers la méditerranée et l’Europe via la Syrie, pour concurrencer le gaz russe et le géant Gazprom qui alimente l’Europe. La Syrie est alliée de la Russie, n’a pas pu être achetée, elle est sur le chemin et doit tomber, mais c’est un os plus dur à concasser que les Talibans surtout avec l’appui de GazProm… pardon, de la Russie.

De fait, toutes les guerres ayant eu lieu au Moyen-Orient, toutes sans aucune exception ont été des guerres par procuration menées par les transnationales du pétrole, par le capitalisme monopoliste qui écrase tout sur son passage.

La CIA est le bras armé de Wall Street, il suffit d’analyser un peu le passage par les portes tourniquets de derriere le rideau entre les directeurs de la CIA et les comités directeurs des grandes entreprises côtées à Wall Street pour s’en rendre immanquablement compte ; de même que le Pentagone et son réservoir de généraux plus ou moins compétents, est le réservoir de VRP de luxe pour les entreprises du complexe militaro-industriel et de la sécurité.

On veut nous faire croire pour détourner l’attention du public du fin fond de l’affaire, que Daesh tire son fric de la vente de pétrole volé en Irak et en Syrie ? Quelle foutaise ! Cet argent (la source officielle parle d’un million de dollars par jour, c’est très peu…), comme l’a dit Poutine dans sa déclaration de Valdaï ne fait qu’aider à payer un peu plus les mercenaires, pour piquer le djihadiste de base ignorant des enjeux réels et pour qui il travaille vraiment, à l’entité voisine. La réalité est que le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les financiers de cette opération et qu’il s’agit d’une guerre pétro-gazière entre d’un côté les Etats-Unis, le Qatar et l’Arabie Saoudite (Exxon-Mobil / Aramco) et de l’autre La Russie (GazProm) et l’Iran (National Iranian Oil Company ou NIOC). La Syrie est le point de rencontre, le point de contact de ces deux trajectoires qui étaient en voie de collision depuis déjà un bon moment. Alors oui, la Russie possède certes la base navale de Tartous en Syrie, sa seule base navale sur la Méditerranée qu’elle ne veut pas perdre, mais là n’est point le nerf de la guerre. Celui-ci est le gaz (et un peu le pétrole) ! L’affaire syrienne est une guerre entre GazProm-NIOC et Exxon/Mobil-Aramco, c’est pourquoi la Russie ne lâchera pas la Syrie ni Assad et que pour l’en déloger, il faudra la battre. La France est un pion, un fusible qui va sans doute servir à envenimer plus avant la situation et qui est toujours en train de payer pour son refus de suivre les yankees dans leur invasion criminelle de l’Irak en 2003 en échange de quelques miettes du gâteau. Invasion qui a créée à terme le terreau propice à la formation et à l’épanouissement induit de l’EI/Daesh. La France a t’elle essayé de se rebeller, de sortir de l’impasse où elle s’est fourrée ? Nous ne le pensons pas, car les attaques de Paris ont été bien planifiées et bien des éléments suggèrent au mieux que les instances ont laissé les attentats se dérouler. Quoi qu’il en soit, la France par sa politique depuis l’ère Sarkozy est impliquée dans l’ingérence et les crimes de guerre dans des nations étrangères: Libye, Mali, Côte d’Ivoire et Syrie.

En Mai 2015, la fondation éducative à but non-lucratif américaine Judicial Watch a obtenu suite à une requête FOIA (Freedom Of Information Act ou loi sur la liberté de l’information) la déclassification de certains documents dont un émanant de la Defense Intelligence Agency ou DIA qui est ni plus ni moins que le renseignement militaire américain.

Ce document daté du 12 Août 2012 et classé secret défense dit ceci:

Les salafistes, les frères musulmans et Al Qaïda en Irak sont les forces majeurs derriere l’insurrection en Syrie… L’occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent cette opposition au régime d’Assad.” Ce document fait 7 pages.

Alors qui est Daesh ? A quoi sert-il ? Qui le finance ? Qui sont les véritables acteur de cette tragédie et sur quel air de pipeau nous fait-on danser ?

Alors que nos dirigeants veules et corrompus, traîtres à la nation nous embarquent dans une nouvelle guerre impérialiste pour le contrôle des hydrocarbures, nous, peuple de France, devons savoir pourquoi nous sommes tant malmenés, pourquoi on nous écrase et nous force à la violence en provoquant des fractures toujours plus grandes et toujours plus douloureuses pour nous diviser et nous faire nous entre-tuer a terme.

Nous devons bien comprendre qu’il suffit de dire NON ! à cette mascarade, collectivement, pour que tout s’arrête, les oligarques ne peuvent pas faire tourner la machine sans nous ! Et rien, nous disons bien RIEN ne peut nous obliger à la faire tourner pour eux et leurs ignominies.

A vous de choisir, si vous voulez la guerre, soutenez nos “élites” criminelles, alors sachez vraiment pourquoi vous la ferez: pour le gaz et le pétrole, pour servir une fois de plus de chair à canon pour Exxon-Mobil, Aramco, GazProm, Total et autres entités criminelles en sachant aussi bien qu’aucun des fils ou petits fils des ordures qui nous gouvernent n’iront la faire cette guerre, car comme depuis toujours: les riches qui se connaissent bien ont fait, font et feront s’entre-tuer des pauvres gens qui ne se connaissent pas et ont été amenés à se détester. Les ordures du haut de la pyramide accordent leurs violons sur leur convergence d’intérêt, il en va de notre survie, que nous fassions de même ici et maintenant !

Nous terminerons avec deux citations récentes et en vous disant ceci: Ne croyez rien de ce que nous avons écrit ici, lisez et visionnez les quelques liens que nous mettons ci-dessous et surtout, surtout, ayant maintenant assez de “mots clefs” et une direction de recherche… Cherchez par vous-mêmes, lisez, analysez, comprenez… et arrêtez de gober les mouches qu’on vous tend !

Arrêtons de consentir aux ignominies qui se déroulent devant nous et qui nous forcent à réagir plutôt qu’à agir !

Fraternellement à toutes et à tous

 

“Le pétrole volé par Al-Nosra en Syrie est vendu à Exxon-Mobil, tandis que le vol du pétrole par l’EIIl est vendu à Aramco. A noter que durant le conflit libyen, L’OTAN autorisa le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil, à vendre le pétrole exploité des territoires “libérés” par Al Qaïda.”

~ Thierry Meyssan, 23 juin 2014 ~

 

“La CIA et le Mossad sont derrière l’État Islamique et Boko Haram.”

~ Omar al-Bachir, président de la république du Soudan, février 2015 ~

 

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Bibliographie (absolument pas exhaustive loin s’en faut !):

En français:

http://lesakerfrancophone.net/etat-islamique-cree-a-langley-usa-par-la-cia-soutenu-par-tel-aviv-et-riyad/

http://www.alterinfo.net/les-Etats-Unis-ont-cree-Daesh-dixit-Le-general-Desportes-aux-senateurs-francais_a110582.html

http://numidia-liberum.blogspot.jp/2015/05/les-americains-avouent-avoir-cree-daesh.html

http://arretsurinfo.ch/videoancien-de-la-cia-les-etats-unis-ont-cree-letat-islamique-pour-le-bien-disrael/

http://afrique.kongotimes.info/monde/moyen-orient/9482-terrorisme-cia-mossad-entraine-abu-bakr-al-baghdadi-actuel-leader-etat-islamique-irak-revelations-snowden-comment-usa-aident-israel-recrutent-djihadistes-daesh.html

http://www.voltairenet.org/article186993.html

http://www.agenceinfolibre.fr/collusions-ciaetat-islamique-suspicions-ancrees-en-irak/

http://www.youtube.com/watch?v=tF371UlsZT8

http://www.voltairenet.org/article173169.html

http://www.voltairenet.org/article172956.html

http://www.youtube.com/watch?v=JW95k–mzS0#t=2557

En anglais:

http://www.youtube.com/watch?v=KFFb5E22TvE

http://levantreport.com/2015/08/06/former-dia-chief-michael-flynn-says-rise-of-islamic-state-was-a-willful-decision-and-defends-accuracy-of-2012-memo/

http://www.rt.com/usa/312050-dia-flynn-islamic-state/

http://www.youtube.com/watch?v=SG3j8OYKgn4&feature=youtu.be&t=8m49s

http://www.rt.com/op-edge/262265-dia-report-isis-roots/

http://www.globalresearch.ca/america-created-al-qaeda-and-the-isis-terror-group/5402881

http://www.trueactivist.com/must-watch-putin-blows-the-whistle-on-who-really-created-isis-and-how-it-continues-to-grow/

http://www.veteranstoday.com/2014/11/06/general-petraeus-accused-of-founding-isisisil/

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-23/secret-pentagon-report-reveals-us-created-isis-tool-overthrow-syrias-president-assad

http://www.voltairenet.org/article184382.html

http://www.infowars.com/youll-never-guess-where-most-pro-isis-tweets-originate-from/

http://www.globalresearch.ca/what-is-isis/5486603?print=1

http://www.youtube.com/watch?v=FENPN6eVblQ

http://www.infowars.com/nsa-doc-reveals-isis-leader-al-baghdadi-is-u-s-british-and-israeli-intelligence-asset/

http://www.informationclearinghouse.info/article43481.htm

http://www.veteranstoday.com/2015/11/19/neo-ending-the-business-of-terror/

Torpillage des mensonges de l’empire: Comment la Russie expose la collusion EIIL-USA et au-delà le terrorisme synthétique culmimant avec l’attaque d’Israël sur les Etats-Unis le 11 Septembre 2001 !…

Posted in 11 septembre, actualité, CIA et traffic de drogue, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 octobre 2015 by Résistance 71

Note de R71: Cet artice fait suite à celui du même auteur que nous avons récemment traduit: “Échec et mat !” où James expliquait comment Poutine a piégé les Etats-Unis et leur jeu du mensonge organisé pour le compte de la Mafia Khazare Rothschild (MKR).

 

Le cœur de l’affaire Etats-Unis/EIIL exposé au grand jour

 

Preston James

 

7 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/10/07/exposed/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien tristement, dans le monde secret du renseignement, les gouvernements utilisent souvent des opérations de couverture pour faire leur sale boulot, qui n’est pas seulement illégal et dégueulasse au delà des mots, mais qui en fait constitue des actes de guerres et des crimes contre l’humanité.

Oui, ces opérations secrètes sont habituellement des crimes abjects contre l’humanité et impliquent très souvent des attaques faux-drapeau du style de celles utilisées par le réseau Gladio en Europe (durant les années de plomb), incluant le meurtre de masse et des actes de destruction contre des innocents et leur propriété.

Ces opérations secrètes, souvent appelées dans le jargon “black ops” ou “opérations en eaux troubles” par les gens du renseignement parce qu’elles sont pratiquées dans le plus grand secret en utilisant des personnels malfaisant du monde du crime et du terrorisme, du véritable côté le plus sombre de l’humanité.

Les gens qui créent et déploient une telle malfaisance, des actes anti-humains de terreur fausse-banière de style Gladio possèdent deux visages au-delà de toute imagination (NdT: le mythe de Janus) et ne montrent aucune évidence qu’ils soient humains en quelque façon que ce soit. Ils sont les mange-merde de la société et ont vendu leurs âmes pour le pouvoir, la richesse et la célébrité. Ils ne SONT PAS le genre de personnes que vous voudriez avoir à dîner à la maison ou avoir quoi que ce soit à faire avec eux, si vous pouviez dicerner et voir leur véritable nature intérieure et ce qu’ils ont fait pour arriver à leurs hautes positions de pouvoir.

Lorsqu’on questionne ces individus au sujet de leurs motivations pour faire ces choses, la réponse typique est de dire que nous vivons dans un monde désespéré et que “les objectifs que nous avons pour protéger notre sécurité nationale demandent et justifient les moyens nécessaires qui sont et doivent être utilisés.” Les gens du renseignement qui questionnent ceci de manière privée avec leurs supérieurs hiérarchiques reçoivent généralement ce type de discours ringard supposément motivationnel: “vous êtes un grand garçon (une grande fille) maintenant et ceci est juste la manière dont les choses sont faites et ont été faites depuis bien des années. Nous ne pouvons pas changer le système, nous devons travailler avec.

Toute cette fange secrète arrive maintenant à sa fin et ceci en soi crée une énorme exposition des saloperies de terrorisme secret opéré par le gouvernement des Etats-Unis et des black ops utilisées pour fabriquer et justifier des guerres impérialistes d’agression illégales et anticonstitutionnelles.

Parce que ces immondes créatures sans âme invoquent toujours la soi-disante “sécurité nationale” pour maintenir dans un secret abject toutes les opérations tordues pour fomenter un terrorisme synthétique, ont-il toujours historiquement été protégés de toute exposition publique. Jusque maintenant…

Bien sûr, toutes ces opérations secrètes sont faites pour accroître le pouvoir et la portée du gouvernement des Etats-Unis et de ceux qui l’ont détourné. Elles sont perpétrées pour servir d’excuses pour toujours plus d’impôts à soutirer du contribuable, toujours plus de dépenses pour le secteur de l’industrie de la défense et tous les sbires qui touchent leurs commissions et pots-de-vin sur des comptes en banque offshore des paradis fiscaux, ainsi que servir de justification pour des manœuvres géopolitiques et la fabrication de guerres d’agression mises en scène qui font engranger de vastes profits à bien des entités impliquées.

Mais, comme bien des analystes politiques le comprennent, ces préparations et provocations qui “justifient” toutes ces guerres impérialistes illégales, sont toutes anticonstitutionnelles, non-provoquées, non déclarées et ingagnables afin de pouvoir générer d’énormes bénéfices. Elles mènent aussi à plus de pouvoir pour les gouvernements centralisés comme les Etats-Unis, Israël, la GB, la France et l’Arabie Saoudite, qui financent ces entreprises et participent à la création et à l’entraînement des groupes terroristes. Ces groupes terroristes sont connus pour leur brutalité contre les civils et quiconque se trouve sur leur chemin.

La fabrication et l’utilisation secrètes d’un terrorisme synthétique a permis à la Mafia Khazare Rothschild (MKR)* et ses hommes de paille du gouvernement des Etats-Unis, de créer et de mettre en scène des guerres qui rapportent des bénéfices juteux pour les banksters de la MKR et permettent l’acquisition à très bon marché des ressources naturelles pour ces grandes entreprises transnationales qui contrôlent le gouvernement des Etats-Unis (GEU), les gens pour qui ils créent ces guerres de toutes pièces.

Cette réalité intégrale est bien sûr un des secrets les plus profonds gardé par le GEU et les entités qui l’ont détournée en 1913 (NdT: avec la loi de création du cartel banquier privé de la banque de la réserve fédérale américaine): la City de Londres de la MKR et son cartel de faussaires privés que sont les banksters. En prenant en main la production et la distribution de la masse monétaire des Etats-Unis sans être redevable à quiconque et encore moins au peuple, les banksters de la MKR ont pu nous dépouiller, nous, le peuple et nous entraîner dans leurs guerres illégales et anticonstitutionnelles depuis 1917, utilisant la masse du peuple américian sous contrôle psychologique comme chair à canon.

Oui, les Etats-Uniens ont été profondément psychologiquememt contrôlés par le cartel des médias de masse ou CMM, qui est en la possession de six nababs des médias qui répondent à une grande entreprise d’investissement ayant des liens à l’étranger.

Le CMM a fonctionné comme un monopole illégal sur l’information, un véritable cartel de l’info. Celui-ci est capable d’étouffer la vérité et de maintenir un flot continue de gros mensonges en provenance du GEU, des faux narratifs et une propagande du GEU dispensée à tout va aux masses américaines. Ce cartel a fait un incroyable boulot pour maintenir la vérité hors de portée des masses états-uniennes et même du monde dans les grandes largeurs.

La plus grande victoire du CMM jusqu’ici a été de créer la justification dans les esprits des familles américaines que cela est une grande et noble chose pour elles “d’offrir” leurs fils et leurs filles pour “servir” dans l’armée des Etats-Unis. Bien tristement, cela a souvent pour résultat de voir leurs enfants mourir de morts atroces et violentes, d’être sérieusement blessés et estropiés dans ces guerres impérialistes illégales et anticonstitutionnelles perpétrés pour les banksters de la MKR et leurs hommes de paille afin qu’ils en dégagent toujours plus de profit et toujours plus de pouvoir.

Aucun gouvernement utilisant des agences de couverture, des hommes de paille ou des mercenaires ne veut que tout ceci ne soit exposé au grand jour à la face du monde. Donc la réfutation est toujours une des priorités les plus importantes pour tout gouvrnement lorsqu’ils utilisent ces actions criminelles à leur profit.

Mais maintenant, en résultat direct de la plus brillante manœuvre géopolitique de l’histoire, le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a créé une situtation d’échec et mat complet en Syrie. Cet échec et mat a complètement mis au grand jour les Etats-Unis, la CIA, Israël, l’Arabie Saoudite et la Turquie pour avoir créé, entraîné, financé et soutenu l’EIIL/ISIS/EI/Daesh/Al Qaïda et le reste de ces groupes terroristes du Moyen-Orient.

Non seulement tout ceci est remarquablement embarrassant, mais cette exposition totale de l’affaire a été suivie par des admissions faites par le GEU disant que l’EIIL et consorts était une création du GEU et que cela avait pour conséquence d’avoir retourné la vaste majorité du monde contre le GEU et de faire voir les Etats-Unis comme un agresseur qui utilise et fomente le terrorisme mondial.

Non seulement est l’utilisation du terrorisme une grave infraction à la loi états-unienne, à la constitution des Etats-Unis et aux lois internationales ainsi que la Convention de Genève, mais ceci est un anathème à tout ce que les Etats-Unis sont supposés représenter et défendre (en théorie du moins).

Mais il y a pire. Non seulement le GEU utilise des factions criminelles dans le renseignement et l’armée pour fomenter le terrorisme mondial, spécifiquement au Moyen-Orient et à New York et DC le 11 Septembre 2001, mais il a travaillé d’arrache-pied en utilisant son Cartel de Contrôle des Médias de Masse (CCMM) à projeter la responsabilité sur deux nations moyen-orientales.

Le GEU voulait attaquer ces deux nations l’Afghanistan et l’Irak pour les banksters de la MKR et a utilisé le CCMM et ses faux-narratifs inventés, ces gros mensonges du GEU et la propagande afin de justifier une invasion illégale et complèteement anticonstitutionnelle menant à la destruction de ces deux pays: l’Afghanistan et l’Irak.

L’armée américaine et les services de renseignement ne permettent aucune contestation publique en travaillant avec ces entités. Nous savons qu’il y a eu pour sûr pas mal de contestation dès lors que des personnes comme Alan Sabrovsky et Steve Pieczenik, tous deux Ph.Ds rendirent public le fait qu’une faction criminelle gérait le GEU. Ils en informèrent également pas mal de monde au sein de l’Etat-Major des Armées des Etats-Unis, dénonçant ces factions de l’armée et du renseignement pour avoir utilisé Israël pour attaquer les Etats-Unis le 11 Septembre 2001.

En fait, il n’y a jamais eu autant de contestation et de mécontentement au sein du haut commandement militaire et du renseignement de l’histoire des Etats-Unis que maintenant et ce au sujet de ces opérations secrètes découvertes et admises par les Etats-Unis, opérations qui ne sont pas seulement parties en sucette, mais devienne de plus en plus exposées au grand public.

Les gens au sein du haut commandement militaire et du renseignement ne peuvent pas vraiment contester ouvertement, le système est bien trop étroitement ficelé pour cela. Au lieu de cela, certaines personnes ont fuité des informations et de plus en plus, informations qui n’ont pas seulement été diffusées et publiés sur les médias alternatifs de la toile, mais aussi ont commencé à trouver droit de cité dans les médias de masse, ceci est une première. Aussi, de plus en plus d’espions en retraite commencent à parler ouvertement contre ces crimes du GEU et du renseignement, ce qui suggère qu’il y a vraisemblablement un très gros virage amorcé au sein même du haut commandement militaire et du renseignement des Etats-Unis.

Une preuve de cela est le fait que jusqu’ici les Etats-Unis n’ont pas déployé de forces aériennes ni terrestres majeures contre la Syrie, l’Iran, comme le veulent désespérément La MKR et Israël. Au lieu de cela, les éléments criminels variés dans la CIA et l’armée états-unienne ont continué d’utiliser les mercenaires psychologiquement contrôlés et des facilités aériennes de la CIA pour commettre leurs actes de guerre et leurs crimes contre l’humanité.

L’armée américaine garde la production d’opium afghane et de fait piquer.

Grâce à ce “rebelle dans l’âme” qu’est Geraldo Rivera, qui fut capable de faire passer une bribe d’information essentielle au travers des fissures de censure du CMM, info qui étalait au grand jour le fait que l’armée des Etats-Unis protégeait en fait les plantations d’opium afghan. C’est une certitude aujourd’hui que de dire que l’armée américaine a récolté et traffiqué cet opium (et son produit dérivé l’héroïne) aux Etats-Unis même utilisant des appareils radio-guidées (remote controlled global hawks) et a utilisé ce fric sale pour financer ses black ops au Moyen-Orient. (NdT: ceci n’est pas nouveau. La CIA a traffiqué l’opium et l’héroïne depuis le Laos durant la guerre du Vietnam au travers de son réseau aérien de la CIA “Air America”, ce réseau a été depuis recyclé en Colombie… En fait la CIA au Laos n’a fait que reprendre les réseaux créés 20 ans auparavant par le 2ème Bureau français, grand-père de la DGSE, qui traffiquait déjà opium et héroïne… Lire les ouvrages de recherche du canadien Peter Dale Scott à ce sujet…)

Ce ne furent jamais les Talibans qui exécutaient des gens pour cultiver de l’opium, car ce furent toujours la CIA et leurs sbires de l’armée qui gardaient les champs, récoltaient et traffiquaient opium et héroïne pour générer toujours plus de grosses sommes pour financer les black ops. Et il y a encore des gens qui se demandent pourquoi l’offre en héroïne aux Etats-Unis et autres pays n’a jamais été si abondante et aussi bon marché.
Lorsqu’Israël a attaqué les Etats-Unis le 11 Septembre 2001 pour obtenir une mise en application de leur plan pour un “Grand Israël du Nil à l’Euphrate”, ils y allaient à fond, créant un “nouveau Pearl Harbor”, mais ils ne pensèrent jamais que tout ceci soit exposé au grand jour. Mais un grand merci aux docteurs Alan Sabrovsky et Steve Pieczenik qui ont exposé le 11 Septembre, ceci fut la fissure qui brisa leur digue protectrice de réfutation et de mensonges concernant les attentats du 11 Septembre 2001.

La vérité au sujet de qui a perpétré les attentats du 11 Septembre 2001 et pourquoi cela s’étend maintenant à d’autres nations étrangères

En fait, il y a maintenant un commencement de narratifs dans la presse étrangère au sujet du 11 Septembre et comment ces attentats furent perpétrés par les Israéliens et leurs complices du PNAC (think-tank Project for a New American Century) et les top néo-conservateurs au sein des institutions américaines. Ceci est le signe qu’une telle connaissance va maintenant commencer à être divulguée au commun des Américians, à nous le peuple.

Il est de plus en plus généralement reconnu que le CMM perd chaque jour qui passe toujours plus de lecteurs et d’audience, tandis que les médias alternatifs et l’internet sont en croissance exponentielle. L’internet est simplement devenu l’équivalent de la presse de Gütemberg, il est la presse de Gütemberg du monde et ceci est véritablement révolutionnaire.

Restez parfaitement assurés que la nouvelle et forte faction des nouveaux promus dans le haut commandement militaire et du renseignement des Etats-Unis, sait parfaitement qu’Israëll et des traîtres au sein de l’État et leurs hommes de paille ont perpétré les attaques du 11 Septembre 2001 et qu’ils ont été la force sinistre qui a manipulé le GEU pour soutenir le terrorisme afin de créer une provocation fabriquée, synthétique pour attaquer et détruire l’Afghanistan et l’Irak.

Conclusion:

Une forme synthétique de terrorisme créée secrètement dans un style Gladio, (NdT: armée secrète de l’OTAN, selon l’expression de l’excellent historien suisse Daniele Ganser) a été la raison de vivre des banksters de la MKR et de leurs hommes de paille ; ils ont détourné des gouvernements comme celui des Etats-Unis. Ils sont maintenant exposés au grand jour et cette information se propage à travers les Etats-Unis et le monde toujours plus de jour en jour.

Pendant des années, le GEU a travaillé avec d’autres gouvernements en partenariat criminel pour créer, soutenir, entraîner, financer le terrorisme mondial, spécifiquement au Moyen-Orient. Commencer des guerres majeures est un boulot difficile, demande des années de préparation et coûte des milliards de dollars.

Et maintenant, grâce aux efforts du président Vladimir Poutine, homme d’état extraordinaire, la machine terroriste criminelle de la MKR qui utilise le GEU et le renseignement américain pour perpétrer son sale boulot, a été totalement mise en échec et mat et a été exposée au grand jour en Syrie. Restez à l’écoute, parce que cette exposition ne peut plus être étouffée, elle ne peut plus que s’amplifier. La Russie a même demandé à la coalition des Etats-Unis qui est supposée combattre l’EIIL (mais n’a eu absolument aucun succès bien sûr…), si elle voulait partager ses cibles de l’EIIL et prendre part à leur destruction, il n’y a eu aucune response jusqu’ici…

La MKR et ses sbires, serfs et hommes de paille au sein du GEU est-elle suffisamment désespérée pour faire tout ce qu’elle peut pour déclancher la 3ème guerre mondiale nucléaire ou se limitent-ils à torpiller l’économie mondiale et les systèmes financiers, choses auxquelles la Russie et la Chine se sont préparées depuis un bon moment déjà ? Nous verrons bien alors que se déroule la situation qui a enregistré un mouvement majeur.

(*) MKR est donc une abréviation représentant la Mafia Khazare Rothschild, un terme qui fut inventé par l’éditeur de la section financière de Veterans Today (VT) Mike Harris après avoir mené une recherche exensive sur la véritable histoire cachée de la nation khazare et sa connexion avec le sionisme mondialiste Rothschild maintenant centralisé à la City de Londres (NdT: la famille Rothschild contrôle entre autre la Banque d’Angleterre et est la gérante de la fortune incommensurable du Vatican). La MKR opère depuis la City de Londres (NdT: le km2 le plus riche de la planète, là où François Hollande est allé se prosterner avant son élection…), une nation séparée du Royaume-Uni, qui possède sa propre police, ses propres diplomates, et qui ne paie absolument aucun impôt sur quoi que ce soit à qui que ce soit, tout comme le Vatican. La MKR a profondément infiltré les Etats-Unis et le gouvernement et administration du pays et les a détourné pour mener des guerres à son profit. L’état moderne d’Israël est une création de la MKR comme havre de paix des agents sionistes globalistes et qui sert d’entité de paille, tous comme les Etats-Unis et la plupart des nations européennes, dont la majorité essaie maintenant de se dépétrer de l’emprise de cette mafia et de sa toile gluante de dette et de mensonges. La banque de la réserve fédérale américaine est une succursale , une franchise de la City de Londres et de ses banksters de la MKR et est leur principale source d’argent frais, utilisant le pétrodollar comme monnaie de réserve mondiale. Une grande partie du monde est maintenant en train de se réorganiser pour créer un système de pare-feu pour protéger une coalition contre l’hégémonie du pétrodollar et est en chemin pour réussir à l’éliminer de la face du monde. Dès maintenant, le président Poutine a pris la tête d’une coalition qui vise à mettre définitivement en échec l’hégémonie mondiale de cette Mafia Khazare Rothschild.

Horreur des horreurs, ils sont maintenant complètement exposés au grand jour, en terrain découvert et ce à cause de leur propre malfaisance, de leur j’en foutisme et leur extrême arrogance tout à la fois à cause de la capacité des médias alternatifs et de l’information circulant sur la toile de communiquer ces informations très rapidement et jusqu’aux confins du monde. Le mal que cette MKR incarne est si extrême qu’il est difficile de se l’imaginer. Ceci dit et malgré la difficulté pour l’Américain moyen de comprendre que cette figure parentale que représente le GEU, est leur cauchemard, l’idée que le GEU a travaillé dur pour leur voler leurs revenus durement gagnés et qu’il les utilise eux et leurs enfants comme chair à canon pour les guerres d’Israël, commence à poindre à l’horizon.

Impérialisme occidental… Rothschilds et crise des réfugiés… Le déni de réalité se paie cher !

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L’impérialisme des Rothschild, pressetituée et réfugiés

 

Dean Henderson

 

15 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2015/09/15/imperialism-presstitutes-refugees/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que les réfugiés continuent d’inonder l’Europe, la couverture de l’évènement par les médias corporatistes occidentaux a été bien prévisible. Plutôt que de poser les questions qui s’imposent comme par exemple “pourquoi” tant de milliers de gens désespérés en provenance de Syrie, d’Irak, de Libye et d’Afghanistan laissent leur vie, leurs maisons, leurs possessions derrière eux pour s’embarquer dans un périlleux voyage vers le nord, la pressetituée occidentale se focalise sur la tragédie humanitaire et le traitement de ces réfugiés par les différentes nations européennes.

Cliniquement, ceci est un cas classique de désassociation et de déni de réalité. Ces conditions sont chroniques à l’occident, où, malgré la protestation occasionnelle, la machine de guerre impérialiste est en marche et continue son chemin.

Ce qui nous mène à la réponse encore plus douloureuse à cette question vitale du “pourquoi”. Pour le dire simplement, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN, qui sont comme d’habitude au service entier des banksters de la City de Londres/Rothschild, ont soit bombardé, soit occupé, soit envahi ou attaqué ces pays en utilisant leurs unités terroristes musulmanes bidons d’Al Qaïda/EIIL/EI dans chacun de ces pays.

Il n’y aurait pas de crise de réfugiés en Europe si ces pays n’avaient pas été systématiquemennt et méthodiquement détruits ainsi que leurs infrastructures et leurs peuples qui, ce qui n’est pas coïncidentel, ont une tendance à pencher “à gauche”.

De manière plus importante encore, l’Irak possède la seconde réserve de pétrole au monde, l’Afghanistant est l’épicentre mondial de la culture et de la production du pavot, contrôlée par la Couronne (City de Londres) depuis bien longtemps, la Syrie possède des dépôts majeurs de gaz naturel et se tient sur la route de l’eau israélienne, alors que la Libye est la nation la plus riche d’Afrique et se tient bien stratégiquement sur la Mer Méditerranée.

La notion qu’une “élite” globaliste psychopathe pondrait un plan de dépopulation de cette zone entière de ses peuples bronzés en utilisant des escadrons bidons de l’EI/Mossad afin d’installer des marionnettes et commencer l’extraction des ressources, n’est certainement pas une exagération ni une vue de l’esprit.

Et comme bonus, les banksters peuvent enflammer l’extrême droite européenne et lui faire mouiller le pantalon au sujet des vagues “d’immigrants illégaux”. Le choc des cultures est le pain béni des oligarques. S’ils peuvent nous faire haïr quelques pauvres hères, ils pourront continuer à voler en dessous du radar et on ne s’occupera pas de leurs crimes…

Diviser pour mieux régner

Que ce grand vide perpétré au Levant et en Afrique du Nord soit partie intégrante d’un plan pour le “Grand Israël” ou l’expansion d’un “califat saoudien” (tous deux quoi qu’il en soit, des outils des Rothschild), une chose est certaine: Cette vague de réfugiés n’est que la première.

Lors de voyages très récents au Guatémala et au Népal, pays que j’avais déjà visité il y a plusieurs années, j’ai été le témoin de la transformation de ces nations de pays du tiers monde en pays du quart monde. Des choses aussi basiques et fondamentales comme l’eau potable, n’existent plus dans ces pays. La dévastation environnementale y est extrême.

Les banksters ont utilisé leurs tentacules entrepreneuriales pour voler quasiment toutes les ressources naturelles de bien des pays ces dernières décennies, laissant les peuples avec rien d’autre qu’une dette odieuse, un environnement délabré et une pauvreté extrême. L’impérialisme a fait son œuvre.

Ainsi, alors que maintenant l’économie mondiale se contracte irrémédiablement, attendez-vous à toujours plus de réfugiés. Lorsque vous en rencontrerez un, donnez-lui quelque chose à manger ou une couverture. C’est la moindre des choses que vous puissiez faire pour lui et les siens après toutes ces années d’essence, de café et de fringues pas chers, que votre gouvernement, que vous soyez d’accord ou pas, a pillé, volé en votre nom.

Nous sommes le peuple. Nous devons coopérer ensemble et devons lancer un assaut frontal sur ces va t’en guerre psychopathes et nous devons reconnaître, admettre, que cette crise des réfugiés a été causée par une politique étrangère imnpérialiste de l’occident qui doit être changée.

Géopolitique et business: La cas d’école de la United Fruit Company (Chiquita) des frères Dulles…

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La United Fruit Company

 

David Macadam

 

Mai 2010

 

url de l’article original:

http://theoligarchkings.wordpress.com/2010/05/27/united-fruit-company/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de Résistance 71: Cette entreprise en apparence si anodine (l’import-export de fruits, quoi de plus tranquille ?…) existe toujours aujourd’hui sous le nom de “Chiquita”. Elle est un cas d’école pour bien comprendre comment fonctionne le capitalisme monopoliste impérialiste et criminel, ainsi que ses rouages au sein des hautes sphères du pouvoir. Aujourd’hui, les “United Fruit Company” sont les ténors de l’agro-alimentaire, Monsanto en tête, directement liés aux sphères du pouvoir et toutes les grosses industries directement connectées par le jeu des portes tourniquets de coulisses, aux mêmes sphères du pouvoir.
Dans les années 1950, Allen Dulles était le directeur de la CIA et son frère un des gros actionnaires de l’United Fruit Company ; la CIA mit en place un coup d’état pour retirer du pouvoir guatémaltèque un président qui avait renationalisé les terres arables… Depuis, il suffit d’analyser les liens entre les directeurs de la CIA et Wall Street pour se rendre compte que la CIA est un état dans l’état et que depuis sa création, elle travaille DIRECTEMENT pour Wall Street et le grand capital.

= = =

Bien qu’on se rappelle au mieux de Rockefeller pour son argent du pétrole (NdT: Standard Oil devenu aujourd’hui Exxon-Mobil) et sa famille politique, son petit-fils (Nelson Rockefeller) fut le vice-président (de Gerald Ford), il eut aussi des intérêts dans bien d’autres monopoles également tels ceux du cuivre, du tabac et peut-être, ce qui est moins connu: les bananes.

Il était l’argent derrière l’United Fruit Company qui apparaissait en surface comme une bien anodine entreprise, voire même complètement ennuyeuse, engagée dans une campagne de convaincre les enfants des années 1950 aux Etats-Unis des bienfaits pour la santé du lait et des bananes. Pas exactement de quoi faire trembler le monde.

A moins que vous n’ayiez à l’époque, la grande malchance d’être né en Amérique Centrale.

L’United Fruit Company avait des plantations en Colombie, au Costa Rica, à Cuba, en Jamaïque, au Nicaragua, à Panama, à Saint Domingue et de manière plus tristemement célèbre, au Guatémala. Un bon nombre de ces états ont eu des relations troublées avec les Etats-Unis depuis. Au sommet de sa gloire, l’United Fruit Company possédait environ 42% de la totalité du Guatémala et ne payait absolument aucun impôt sur quelque revenu généré que ce soit.

L’entreprise possédait également les chemins de fer du pays, le système des télécommunications, des ports et une très grande flotte de navires construits par les meileurs chantiers navals du monde.

De manière peu surprenante, le peuple guatémaltèque se révolta contre cette domination étrangère et il se rendît aux urnes en 1951 afin de donner son avis. Il vota pour Jacobo Arbentz. Celui-ci avait émis l’idée, pas franchement révolutionnaire, d’acheter quelques terres que l’entreprise n’utilisait pas de façon à ce que les gens sans-terre puissent y faire pousser des cultures pour se nourrir. Ce n’était même pas une expropriation. Arbentz dit alors que le pays rachèterait ces terres au prix déclaré par l’entreprise sur ses déclarations de revenus et de biens. Mignon non ? Une entreprise américaine ne sous-côterait sûrement pas ses propres biens pour évasion fiscale n’est-ce pas ?

L’entreprise prit alors ombrage de cette impertinence ultime en provenance de ce péon arriviste et aida un coup d’état ourdi par un groupe d’officiers de l’armée, qui envahirent à partie du Honduras voisin avec une assistance sous-couvert de la CIA dans une opération connue sous le nom de PBSuccess. Ils avaient réussi à persuader Truman et Eisenhower qu’Arbentz allait emmener le pays vers le côté obscur et s’allier avec l’URSS.

Qui étaient donc ces hommes d’affaire impliqués ? A l’époque du coup au Guatémala, nous trouvons ces personnes étroitement connectées avec le comité directeur d’United Fruit.

John Foster Dulles et l’entreprise Sullivan & Cromwell étaient les conseillers légaux d’United Fruit depuis des décennies et John Foster Dulles était aussi un des actionnaires principaux de l’UFC. Il était aussi à l’époque, le ministre des affaires étrangères du président Dwight D. Eisenhower. Le gand-père de Dulles fut aussi ministre des AE sous le président Ben Harrison.

Allen W. Dulles, le frère de John Foster Dulles était aussi un des actionnaires les plus importants de l’entreprise et remplissait ses heures perdues en tant que directeur de la CIA. Le général Robert Carter, chef du conseil national à la sécurité était un ancien président du conseil d’administration de l’UFC.

Thomas G. Corcorran, le “Mr j’arrange tout” de tout le monde, un homme vil dont la biographie serait à elle seule une histoire d’aventures et qui fut souvent accusé de corruption, travaillait pour la CIA et était un consultant salarié de l’UFC.

Le sénateur Henry Cabot Lodge Jr. était le fils de Henry Cabot Lodge, celui qui détesta tant la Ligue des Nations (NdT: La LDN, précurseuse de l’ONU après la 1ère GM). Sa famille remontant aussi loin que ses connexions avec le président Adams.

Ann Whitman, l’épouse de Edmund Whitman, le directeur de publicité de l’UFC était la secrétaire personnelle du président Eisenhower.

John Moor Cabot du même groupe des vieilles familles bostoniennes dont étaient issues les familles Dulles et Cabot-Lodge, était vice-ministre des AE pour les affaires inter-américaines et était aussi un actionnaire important de l’UFC ; son frère, Thomas Dudley Cabot était le directeur de la sécurité internationale au ministère de la défense et qui fut, tenez-vous bien, un président passé de l’UFC.

John McCoy, président de la banque international pour la reconstruction et le développement était un ancien membre du comité directeur.

Walter Bedell Smith le directeur de la CIA jusqu’en 1953 et Robert Hill, sous-secrétaire d’état à la défense, reçurent tous deux des sièges au comité directeur de l’UFC après leur mise à la retraite.

Ceci constitue un groupe de gens très connectés et très influents dans quelque contexte que ce soit, et tout cela pour une entreprise vendant des bananes ?…

Bien sûr que non.

L’oligarchie a vu depuis bien longtemps que la route vers le pouvoir politique est de toujours avoir un flot constant d’argent et de s’assurer qu’elle ait toujours un pied dans chaque camp ou qu’elle ait des membres compétents et de confiance dans le camp de l’argent. Les zones étrangères où les contrôles des grands trusts étaient faibles étaient toujours d’intérêt et si les locaux objectaient ou s’interposaient, alors on pouvait toujours inventer je ne sais quelle excuse pour que l’oligarchie agite la puissance (militaire) des Etats-Unis pour soutenir ces aventures en pays étrangers. (NdT: a ce sujet le livre du général Smedley Butler “La guerre est un racket” est lumineux…). Dès 1953, l’oligarchie avait réussi à contrôler des pays entiers. Au Guatémala, les intérêts financiers et commerciaux américains tentèrent d’avaler tout rond un pays entier.

Cela ne pourrait jamais se reproduire maintenant n’est-ce pas?…

Résistance politique: Visions d’espoir et de destruction en Amérique Centrale (Dean Henderson)

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¡Ya Basta!

 

Dean Henderson

 

15 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2015/07/15/ya-basta/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ma compagne et moi-même sommes juste revenus d’un mois de périple à travers le sud du Mexique, le Guatémala et le Bélize. Comme d’habitude, ceci fut moins des vacances qu’un parcours du combattant rempli de moments d’euphorie et de profonde tristesse.

Du bon côté des choses, les Zapatistes (EZLN) ont établi six zones autonomes où le gouvernement mexicain est occupé à construire de nouvelles lignes à haute tension, des écoles, des sytèmes d’eau potable et de drainage des eaux usées. Malgré n’avoir tiré que quelques coups de feu pendant leur siège de cinq grandes municipalités du Chiapas en 1994 en réponse à la mise en place des accords nord-américians de libre échange (NAFTA), la critique profonde, efficace et cohérente de l’EZLN du capitalisme néo-libéral a payé de véritables dividendes pour le peuple.

Leur message a résonné dans le monde entier alors qu’ils se retiraient dans la jungle de Lacandon. Après le massacre d’Ocosingo par l’armée mexicaine qui assassina 80 personnes, l’opinion publique mondiale s’est renforcée derrière ces rebelles à très vaste majorité indigènes (NdT: peuples descendants directement des Mayas), ce qui força le passage des accords de San Andreas.

D’un autre côté la Guatemalan National Revolutionary Unity (UNRG), qui vît le jour après le coup d’état de la CIA contre le nationaliste Jacobo Arbentz Guzman en 1954 au profit de l’entreprise américain United Fruit Company (aujourd’hui Chiquita dont les gros actionnaires étaient les frères Dulles, dont l’un était… le directeur de la CIA de l’époque), qui opérait dans les plateaux du nord-guatémaltèque depuis plus de 40 ans. L’UNRG luttait dans une guerilla contre les tristement célèbres “sept familles” qui possédaient 80% des terres arables du pays.

En 1996, les rebelles, en grande majorité de nations Maya, ont signé des accords de paix avec le gouvernement guatémaltèque. Et pourtant, quelques 20 ans plus tard, la même oligarchie demeure fermement en place tandis que la plupart des Guatémaltèques semblent être plus pauvres que jamais. Le président Otto Perez Molina est un diplômé de l’École des Amériques, incubatrice des escadrons de la mort des Etats-Unis (NdT: créés par la France lors de la bataille d’Alger en 1957 et dont les cadres de l’armée française enseignèrent les techniques à l’Escuola de las Americas gérée par le Pentagone et alors basée au Panama. Elle est aujourd’hui de retour dans l’état de Georgie, pas très loin de QG de Coca Cola… coïncidence ou pas ?…), qui a servi dans les sanguinaires Kaibiles entraînés par les israéliens et qui fut le directur du renseignement militaire guatémaltèque (bref, un bon larbin/bourreau du système). Il contrôle aussi (pour services rendus à l’empire…) la plus grosse brasserie du pays: Gallo.

En parallèle d’une pauvreté dévastatrice et d’une énorme disparité de revenus, se déroule une vaste pollution de ce qui était auparavant des lacs pristines au Guatémala ainsi que son réseau de rivières. Même le lac Atilan, autrefois un paradis des nations Kachiket et Tzutzil et de quelques hippies occidentaux, est maintenant une zone contaminée et le poisson ne peut plus y être mangé.

Mais il se passe des choses au Guatémala. Le vice-président a été viré sur accusations de corruption lorsque nous visitions le pays, des protestations grondent autour d’un mouvement qui cible ses demandes en attaquant les oligarques et le Volcan Fuego tremble. Avec 38% de la population guatémaltèque étant en dessous de l’âge de 14 ans, quelque chose doit et va se produire…

Le Bélize demeure un havre de transition des cargaisons de drogues pour la couronne britannique. Les familles des triades chinoises, fidèles à la couronne britannique au travers de leur histoire maçonique durant les guerres de l’opium, possèdent pratiquement toutes les affaires inhérentes ensemble avec des familles escrocs brahmanes d’Inde. Des expatriés continuent à acheter les terres, les Mennonites produisent presque toute la nourriture et les Mayas, Créoles et Garifuna se tapent tout le boulot et n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

Le gouvernement a reçu des fonds de Petro Caribe du Vénézuéla, une initiative pour aider la région qui commença sous feu le président Hugo Chavez, mais l’argent est le plus souvent détourné par le gang de la drogue qui semble gouverner le Bélize, qui jusqu’en 1981 était connu sous le nom de Honduras Britannique. La reine Elisabeth II figure sur tous les billets du Dollar de Bélize.

Noua avons commencé notre boucle depuis Cancun et sommes retourné au Mexique via Chetumal. Les gens de la péninsule du Yucatan semblent être en meilleure condition qu’avant, mais la crise environnementale n’a pas épargné la Riviera Maya. Les plages de Cancun à Tulum sont recouvertes d’algues après que des années durant des égoûts furent déversés directement dans la Mer des Caraïbes.

Nous avons rencontré des gens très intéressants tout au au long de notre voyage, avons expérimenté une excellente cuisine et avons eu la chance de demeurer avec le superbe peuple Maya pendant près d’un mois ; mais la pauvreté, la corruption et la destruction de l’environnement dont nous fûmes les témoins demeureront dans nos cœurs et nos esprits et ne pourront que nous propulser dans la bataille ici, à la maison, dans le ventre même de la bête.

Ils sont en train de tuer les pauvres, ils sont en train de tuer la Terre-Mère.

Ya Basta!

Empire et guerre perpétuelle: Quand la chienne de guerre Clinton promettait la guerre avec l’Iran si elle devenait présidente…

Posted in actualité, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, désinformation, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 6 juillet 2015 by Résistance 71

Dans un an, l’empire fera choisir à ses « citoyens » larbins leur nouveau garde-chiourme en chef: la clique de votards indécrottables devra choisir entre la peste Hillary Clinton, de la plus pure tradition  hégémonique va t’en guerre yankee et le choléra « jeb » Bush, l’agent de la CIA supervisant le blanchiment de la drogue colombienne au Vénézuéla pour le financement des Contras nicaraguéens et affilée à la mafia terroriste cubaine et vénézuélienne exilée en Floride…

Faites vos jeux !… rien ne va plus…

— Résistance 71 —

 

Hillary Clinton: “Si je suis présidente nous attaquerons l’Iran”

 

Stephen Lendman

 

5 Juillet 2015

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/hillary-clinton-if-im-president-we-will-attack-iran/5460484

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vendredi, l’aspirante présidente des Etats-Unis Hillary Clinton s’est adressée à une audience triée sur le volet au Dartmouth College au cours d’un évènement programmé de sa campagne électorale. Elle a menti en appelant l’Iran “une menace à l’existence d’Israël… J’espère que nous serons capables de sceller un accord la semaine prochaine et de mettre un couvercle sur son programme nucléaire.”

“Même si un tel accord se produit, nous aurons toujours des problèmes majeurs avec l’Iran. Ils sont les sponsors en chef du terrorisme mondial.

Ils utilisent des proxy comme le Hezbollah pour semer la discorde et créer des insurrections qui déstabilisent les gouvernements. Ils prennent aussi de plus en plus le contrôle d’un nombre de nations dans la région et ils posent une menace existentielle pour Israël.

Nous… avons tourné notre attention vers le travail avec nos partenaires pour essayer d’endiguer et de prévenir l’agressivité continuelle de l’Iran.”

Fait:

Les services de renseignement américain et israélien ont tous deux dit que le programme nucléaire de l’Iran n’avait aucun composant militaire. Aucune preuve ne vient suggérer que Téhéran veut même en avoir un. Beaucoup de preuves indiquent le contraire. En tant qu’aspirante à la présidence en 2008, Clinton avait dit à la convention annuelle de l’AIPAC (NdT: le puissant lobby israélo-sioniste aux Etats-Unis):

“Les Etats-Unis se tiennent aux côtés d’Israël aujourd’hui et pour toujours. Nous avons des intérêts communs… des idées communes… des valeurs communes. J’ai une volonté de fer pour maintenir la sécurité d’Israël.

Nos deux nations luttent contre une menace commune, contre la menace de l’extrémisme islamique. Je soutiens fermement Israël et son droit à l’auto-défense et je pense que l’Amérique devrait aider cette défense.

Je suis impliquée à assurer qu’Israël maintienne un avantage militaire pour faire face à ces menaces. Je suis profondément concernée par la menace croissante que représente Gaza et la campagne de terreur menée par le Hamas.”

Une telle campagne n’existe simplement pas. Les seules menaces auxquelles doit faire face Israël sont celles qu’il invente.

Clinton a répété de vieux mensonges fatigués disant que la charte du Hamas “appelle à la destruction d’Israël. L’Iran menace de détruire Israël.”

“Je suis en faveur d’étiqueter la Garde Révolutionnaire Iranienne (NdT: Gardiens de la Révolution/Pasdarans) pour ce qu’elle est: une organisation terroriste. Il est impératif que nous devenions à la fois dur et intelligent pour gérer l’Iran avant qu’il ne soit trop tard.”

Elle soutient une “réplique massive” si l’Iran attaque Israël, disant à cette époque:

Je veux que les Iraniens sachent que moi présidente, nous attaquerons l’Iran. Dans les 10 prochaines années pendant lesquelles ils pourraient stupidement considérer lancer une attaque contre Israël, nous serons capables de totalement les oblitérer.

Elle approuve l’utilisation de cluster bombs, d’agents toxiques et d’armes nucléaires dans les théâtres de guerre menées par les USA. Elle appelle ces armes de la dissuasion qui “maintiennent la paix”. Elle fut une des seuls six sénateurs démocrates opposés au blocage du déploiement des systèmes de missiles non testés, des armes de première frappe entièrement offensives.

État profond, intérêts hégémoniques étrangers et soutien de la France aux djihadistes, armée mercenaire de l’empire…

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L’État profond français

 

Maxime Chaix

 

23 Juin 2015

 

url de l’article:

http://maximechaix.info/?p=66

 

Al-Qaïda : terroriste en Occident, alliée au Moyen-Orient

Depuis le 11-Septembre, on observe un basculement de nombreux États occidentaux vers une forme d’ultrasécuritarisme, imposé verticalement au nom de la lutte antiterroriste. Ce phénomène se caractérise notamment par l’adoption de mesures introduisant la notion de « précrime » dans la loi, ce qui est préoccupant. En effet, nous avons récemment pu observer la mise en œuvre de législations et de dispositifs « préventifs » en Grande-Bretagne,[1] en Australie,[2] et en France.[3] Dans ce dernier cas, la nouvelle loi sur le renseignement instaure la détection algorithmique de comportements jugés « suspects » sur le Web, malgré toutes les dérives que ce système pourrait engendrer.[4] Ainsi, à travers la normalisation de la surveillance de masse et le renforcement du contrôle d’Internet, le combat légitime contre le fléau du terrorisme islamiste est perverti. En effet, il permet aux gouvernements des pays en question de renforcer les pouvoirs profonds de l’Exécutif, voire au-delà – au niveau abyssal et mal contrôlé des services de renseignement. Ce processus marginalise le rôle du juge, pérennise des lois d’exception et fragilise notre État de droit. Hélas, la majorité des peuples occidentaux semble accepter que des législations et des dispositifs démocracides soient imposés au nom de la lutte antiterroriste.

Or, du fait du conformisme, de l’incompétence, voire de la complicité[5] de la plupart des médias grand public, une réalité profonde aussi déplaisante qu’irréfutable est dissimulée : depuis 2011, certains États occidentaux – dont le gouvernement français – ont soutenu des réseaux terroristes en Syrie, principalement via la Turquie[6] et les hydrocarbomonarchies du golfe Persique.[7] Datant de 2012, une évaluation secrète du Renseignement militaire du Pentagone confirme[8] ce soutien clandestin de l’Occident et de ses alliés moyen-orientaux en faveur de groupes jihadistes sur le territoire syrien ; dans ce document, cette agence anticipe avec deux ans d’avance la création d’un « État Islamique » à cheval entre l’Irak et la Syrie.[9]

À l’origine de ces révélations, corroborées ensuite par des lanceurs d’alerte de premier plan,[10] le journaliste Nafeez Ahmed expliqua en 2014 que cette stratégie anti-Assad avait été coordonnée par les renseignements militaires des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et d’Israël.[11] Dans ce cadre, ces agences ont activé au Moyen-Orient un réseau de bases de soutien et d’entraînement des rebelles dits « modérés »,[12] afin de déstabiliser la Syrie en profondeur. Il en a résulté une amplification du chaos dans ce pays. Par exemple, un nombre inconnu de mercenaires entraînés par la CIA en Jordanie ont visiblement rejoint les rangs de Daech.[13] Monsieur Ahmed souligna également que la levée partielle, par l’Union européenne, de l’embargo sur les exportations pétrolières provenant de Syrie avait permis à des milices jihadistes affiliées à al-Qaïda de vendre du pétrole à des pays européens.[14] La politique syrienne de l’Occident a donc renforcé des réseaux extrémistes pourtant décrits comme des ennemis dans les médias dominants. Or, l’instrumentalisation périlleuse de groupes islamistes par les puissances occidentales et leurs alliés n’est pas une nouveauté, le soutien massif de la CIA aux « Arabes afghans » dans les années 1980 en étant l’exemple le plus connu du grand public ; par la suite, ce mode opératoire a de nouveau été appliqué en Bosnie, au Kosovo et en Libye.[15]

Les politiques profondes de l’État français, les hydrocarbomonarchies et le jihad anti-Assad

Après les attentats de Paris au début de l’année 2015, j’avais dénoncé l’implication de l’État français dans le soutien militarisé et clandestin d’une opposition « syrienne » pas aussi « modérée » qu’elle nous avait été décrite par les médias et le gouvernement.[16] L’année précédente, le Président Hollande avait lui-même reconnu cette politique profonde de déstabilisation et d’ingérence en Syrie, consistant à armer secrètement des factions rebelles depuis 2012 ;[17] selon Le Canard Enchaîné, elle n’aurait été interrompue qu’en janvier 2015, les livraisons d’armes des services français aux rebelles « modérés » étant « souvent interceptées, voire revendue[s] au Front Al-Nosra (Al-Qaïda) ou à l’État islamique »[18] – et ce quelles que soient les intentions desdits services et de leurs responsables. Celles-ci ne sont pas encore clairement établies : en 2014, le député et ancien juge antiterroriste Alain Marsaud avait exprimé sa « conviction » que les renseignements français avaient infiltré, voire soutenu, des milices extrémistes en Syrie, souhaitant alors la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.[19]

Dans tous les cas, en coordonnant sa politique syrienne avec le Qatar et d’autres pays hostiles à Bachar el-Assad, l’État français a offert son appui diplomatique à des « rebelles » dont la modération est loin d’être avérée. En 2012, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait d’ailleurs déclaré au journal Le Monde que les jihadistes du Jahbat al-Nosra – c’est-à-dire d’al-Qaïda en Syrie – faisaient « un bon boulot » sur le terrain,[20] Daech faisant alors partie de cette milice avant la scission en avril 2013 entre al-Nosra et l’EI.[21] L’année précédente, d’autres groupes jihadistes liés à al-Qaïda, dont le GICL d’Abdelhakim Belhadj, avaient été intégrés aux opérations de l’OTAN en Libye.[22] Au préalable, la DGSE et les services secrets qataris avaient joué un rôle actif dans la déstabilisation de Benghazi,[23] afin de faciliter le déclenchement de cette guerre « planifiée depuis des mois » – selon l’ancien responsable de la DST, le préfet Yves Bonnet.[24] Puis l’intervention occidentale fut lancée en mars 2011, 5 000 soldats des forces spéciales qataries ayant été déployés pour soutenir des factions islamistes[25] dans cette campagne militaro-« humanitaire » aux conséquences désastreuses.[26]

Alors qu’un parlementaire européen du FN – dont je combats pourtant le parti national-xénophobe –, est attaqué en « diffamation » par le Qatar via un avocat lié à Jacques Chirac et un autre conseil proche de François Hollande,[27] rappelons que le chef d’al-Qaïda en Syrie – Mohammed al-Joulani – a récemment pu s’exprimer 47 longues minutes sur Al-Jazira, la chaîne officielle qatarie.[28] Durant cette opération de guerre psychologique,[29] il a indiqué que le numéro un d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, avait appelé ses troupes à ne pas cibler les intérêts occidentaux pour ne pas desservir le combat contre Bachar el-Assad.[30] Au vu de ces informations alarmantes, la plainte du Qatar contre le député Philippot constitue non seulement une aberration orwellienne, mais également une ingérence flagrante dans les affaires intérieures françaises. Néanmoins, cette démarche est ouvertement soutenue par la maire de Paris,[31] bien qu’elle porte gravement atteinte aux libertés d’expression et de la presse[32] – pourtant « sacralisées » depuis les attentats tragiques de janvier 2015 dans la ville qu’elle administre.

À des niveaux plus profonds, cette plainte illustre d’inquiétantes relations profondes entre l’État français et le Qatar, et plus généralement entre l’Exécutif et les hydrocarbomonarchies du golfe Persique. En effet, il est clair que de puissants intérêts énergétiques, financiers, industriels et géostratégiques renforcent ces relations bilatérales.[33] Cependant, à travers des politiques clandestines mais avérées, ces monarchies dictatoriales soutiennent des réseaux terroristes au Moyen-Orient,[34] et même à travers le monde.[35] Dans le cas de la Syrie, depuis la montée en puissance d’un nouveau réseau extrémiste – coagulé autour du Jahbat al-Nosra et appelé l’« Armée de la conquête » –, les médias français ne font pas mystère d’une alliance entre le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie pour soutenir cette milice d’al-Qaïda et faire tomber le régime de Bachar el-Assad.[36] Sur le terrain, il semblerait que Daech en soit le principal bénéficiaire, selon le journaliste Jean-Michel Quatrepoint.[37]

Le paradoxe qui découle de ces politiques aventuristes est que la démocratie est menacée en Occident au nom de la lutte antiterroriste, alors que les principaux réseaux jihadistes sont aujourd’hui des alliés des pouvoirs profonds de l’OTAN, du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et d’Israël[38] dans la déstabilisation de l’« Axe chiite » (Iran, Irak, Syrie, Sud-Liban). Dans ce contexte politique schizophrène, nous observons en Occident une succession de dérives autoritaires légitimées par la lutte antiterroriste, alors que des milices jihadistes sont discrètement soutenues par les puissances occidentales et leurs alliés au Moyen-Orient. Il en résulte un débat public orwellien, dans lequel la plupart des groupes terroristes sont présentés comme des ennemis de la démocratie – ce qu’ils sont indiscutablement –, alors que des intérêts supérieurs conduisent les États occidentaux à les utiliser contre des nations « ennemies ». Du fait d’une certaine orwellisation médiatique,[39] la majorité des populations occidentales ignore ces politiques profondes et s’abstient de protester contre des mesures ultrasécuritaires imposées au nom de la lutte antiterroriste. Ainsi, depuis l’adoption de la loi sur le renseignement, nous observons le renforcement et la légitimation du système répressif et liberticide de l’« État profond » en France,[40] et plus généralement en Occident. Il convient donc, avant de développer cet argumentaire, de définir cette notion fondamentale.

Le système de gouvernance abyssale de l’« État profond »

Selon le docteur en Sciences politiques et ancien diplomate canadien Peter Dale Scott – dont je suis le principal traducteur francophone –, l’« État profond » est « un pouvoir qui ne provient pas de la Constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. »[41] Afin d’illustrer un tel pouvoir, je vais citer un exemple méconnu, mais sur lequel nous reviendrons à travers cette analyse. Il s’agit des réseaux clandestins que la NSA a tissés avec la DGSE, dont les procédures d’échange massif de renseignements échapperaient au contrôle et à la supervision des responsables politiques français – selon les informations du journal Le Monde basées sur des documents internes de la NSA.[42]

Dans son dernier livre, L’État profond américain, Peter Dale Scott indique que « l’expression “État profond” [gizli devlet ou derin devlet] est née en Turquie en 1996. Elle faisait référence à des éléments [initialement] soutenus par les États-Unis – avant tout dans les services secrets et dans l’armée – qui avaient à maintes reprises employé la violence afin d’interférer dans le processus démocratique de la Turquie et le rediriger de force. »[43] La définition de base de cette notion se réfère donc à des éléments nationaux agissant clandestinement et illégalement pour le compte d’une puissance étrangère, en l’occurrence les États-Unis. Ainsi, toujours selon Le Monde, la loi sur le renseignement adoptée en France en juin 2015 est une loi « sous influence », qui renforcera et légalisera un système de surveillance favorable à la NSA et souhaité par celle-ci – mais déjà établi à des niveaux profonds.[44] D’après Antoine Lefébure, un expert en technologies de la communication à l’origine de ces révélations, cette nouvelle loi mettra la France « sous la coupe des Américains », essentiellement grâce à l’emprise de la NSA sur nos services de renseignement.[45]

Comme nous venons de le souligner, cette « omnipuissante »[46] agence états-unienne collabore déjà avec la DGSE, mais dans un cadre extralégal et visiblement non supervisé par l’État français.[47] Il n’en demeure pas moins que le gouvernement, malgré une autorité incertaine sur ses propres services secrets, vient de faire adopter un projet de loi qui confèrera à auxdits services des pouvoirs exhorbitants – notamment en matière de surveillance de masse, donc d’espionnage économique, politique et industriel. Au vu des intérêts étrangers satisfaits par cette nouvelle loi, via la pérennisation de dispositifs favorables aux services de renseignement des États-Unis (et potentiellement d’autres puissances), je parlerais donc d’un État profond « français » – les guillemets étant de rigueur.

Plus exactement, il s’agit d’un État profond supranational, extralégal et clandestin, qui semble disposer d’une autonomie opérationnelle et décisionnelle vis-à-vis du pouvoir politique élu, voire d’une influence décisive sur nos propres dirigeants. Et ce système a un caractère permanent, pour ne pas dire structurel, selon un document interne de la NSA cité par Antoine Lefébure : « Pour toute une série de raisons, nos relations entre services de renseignements sont rarement perturbées par des conflits politiques nationaux ou internationaux. D’abord, nous [, à la NSA,] aidons nos partenaires à traiter ce qui échappe à leur vigilance, comme eux nous aident. Ensuite, dans la plupart des capitales de nos alliés étrangers, peu d’officiels de haut niveau, en dehors de ceux des services de renseignement, sont conscients d’une quelconque relation entre leurs services de renseignement et la NSA américaine. »[48]

En 2008, Peter Dale Scott avait défini l’« État profond » comme une « “puissante coalition” parallèle, principalement composée d’agences clandestines – telles que la CIA – qui « répondent (…) au[x volontés des milieux opulents et influents,] mais qui ont peu, voire aucun enracinement populaire ».[49] Depuis, il s’est distancé de cette définition, puisqu’elle lui semblait trop restrictive. Néanmoins, sachant qu’elle est axée sur le milieu des services secrets, et qu’elle souligne l’illégitimité populaire de cette « “puissante coalition” parallèle », je retiendrai cette définition de l’« État profond » dans mon analyse des cercles de pouvoir abyssaux qui subvertissent, surveillent, et influencent décisivement notre gouvernement.

En effet, nous avons pu remarquer l’empressement suspect du pouvoir exécutif français à faire adopter son projet de loi sur le renseignement, alors que les révélations d’Edward Snowden ont démontré le manque de contrôle de l’État sur ses propres services secrets – comme l’a confirmé à maintes reprises le journal Le Monde. Nous pouvons aussi observer la mise en œuvre récurrente de politiques atlantistes allant bien souvent à l’encontre des intérêts européens et nationaux, telles que le régime de sanctions contre la Russie[50] ou l’annulation de la vente des Mistral.[51] Ainsi, à des niveaux stratégiques, il est clair que l’action du gouvernement français est souvent conditionnée par des forces ayant la volonté d’instrumentaliser la France[52] – et même l’Union européenne –[53] dans le cadre de la politique étrangère des États-Unis.

Comme l’a déclaré le Président Poutine à la suite de la rencontre trilatérale du 7 février dernier, organisée en préparation des accords de Minsk II, « [i]l est difficile de parler à des gens qui chuchotent même chez eux de peur des écoutes américaines [– en référence au Président Hollande et à la Chancelière Merkel]. Et ceci n’est pas une blague, je ne plaisante pas. »[54] Le caractère exceptionnellement confidentiel de cette importante rencontre avec Poutine au Kremlin – à laquelle Hollande et Merkel ont participé sans aucun membre de leurs cabinets respectifs –,[55] tend à démontrer la crainte de ces deux dirigeants face aux pouvoirs profonds qui les surveillent, donc les influencent nécessairement. Au moment où je finalise cet article, Wikileaks.org, Mediapart.fr et Liberation.fr révèlent que la NSA a espionné les Présidents Hollande, Sarkozy et Chirac entre 2006 et 2012 – ainsi que d’autres leaders politiques français de premier plan. La « peur des écoutes américaines » évoquée par le Président Poutine était donc fondée. Selon l’ancien officier de la CIA Ray McGovern – qui était chargé par l’Agence de rédiger les briefings présidentiels quotidiens de Reagan et de Bush père –, une telle crainte est partagée par le Président Obama, qui se méfie de ses propres services secrets.[56]

Depuis l’assassinat de Kennedy, il est clair que les pouvoirs profonds des milieux « sécuritaires » – que l’auteur James Douglass a appelés l’« Indicible » –, ont acquis une influence de plus en plus décisive sur les autorités politiques légitimes.[57] Peter Dale Scott le démontre avec de solides arguments dans son dernier livre, L’État profond américain. En France, ce phénomène inquiétant se caractérise aujourd’hui par l’adoption précipitée de la loi sur le renseignement, et l’absence de volonté du gouvernement de recadrer ses propres services secrets à la suite des révélations d’Edward Snowden, qui ont été relayées par Le Monde et d’autres médias grand public.

L’État profond « français » en guerre contre le peuple

En instrumentalisant la peur du terrorisme, l’État profond « français » vient d’imposer à notre pays des mesures dangereusement liberticides, notamment en termes de surveillance extrajudiciaire, généralisée et permanente. D’aucuns m’opposeraient le fait que cette loi a été votée par le Parlement, et qu’elle serait donc légitime. Au contraire, comme l’a expliqué le député écologiste Sergio Coronado au journaliste Jacques Follorou, « [o]n a amputé la capacité du Parlement à faire son travail. (…) [Le] monde du renseignement (…) reste un sujet très difficile d’accès pour le Parlement. Le député lambda ne dispose d’aucune source. (…) De plus, la procédure accélérée choisie par le gouvernement pour faire adopter cette loi interdit d’aborder le fond du sujet et fait de nous une chambre d’enregistrement. »[58]

Les détracteurs de cette législation sont nombreux, et ils ne se limitent pas à des parlementaires ou à des organisations de la société civile, comme la Quadrature du Net.[59] Par exemple, le bâtonnier du barreau de Paris, Maître Pierre-Olivier Sur, a déclaré au Figaro que « [c]e projet de loi [sur le renseignement était] un mensonge d’État. Le président de la République l’a présenté lui-même récemment à la télévision comme un texte essentiel pour lutter contre le terrorisme, alors qu’il va s’appliquer bien au-delà, à beaucoup d’autres domaines. Ce projet menace gravement les libertés publiques. »[60] En appelant les députés à ne pas voter ce texte, il l’a décrit comme « un faux-semblant [,] consistant à faire croire qu’il ne concernerait que la lutte contre le terrorisme alors qu’en réalité [,] il s’appliquera bien au-delà et jusqu’au quotidien de tous les citoyens. »[61] Pour relativiser l’alarmiste de ces propos, d’aucuns pourraient rappeler l’implication de Maître Sur dans la défense médiatique de Nicolas Sarkozy durant le scandale des écoutes – une démarche critiquée par le journal Libération.[62]

 

Or, la ministre de la Justice elle-même, Mme Christiane Taubira, a émis de sérieuses réserves sur ce texte peu après son adoption en première lecture par l’Assemblée Nationale. Au micro d’Europe 1, elle est allée jusqu’à affirmer qu’elle aurait pu manifester contre ce projet de loi si elle ne faisait pas partie du gouvernement.[63] Nous, citoyens français, devons nous en préoccuper de toute urgence. En effet, l’État public incarné par le Parlement vient de légaliser, de renforcer et de pérenniser – sans peut-être même en avoir conscience –, le système répressif et mal contrôlé de l’État profond « français ». Et la surveillance de masse n’en est pas le seul enjeu.

L’État profond « français » et la guerre économique globale des États-Unis

À un niveau abyssal, cet inquiétant dispositif de surveillance massive n’est pas seulement liberticide. En effet, il pourrait être économiquement et socialement destructeur pour la France. Avant de développer cet argument clé, rappelons la mise en garde lancée par François Mitterrand peu avant sa mort : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »[64] Plus que jamais, cet aveu du Président Mitterrand doit être pris au sérieux par nos « élites », qui sont bien trop nombreuses à avoir été adoubées (voire « formées ») par des réseaux de pouvoir atlantistes faisant passer les intérêts des États-Unis avant ceux de la France.[65] Le cas contraire, nous perdrons définitivement cette guerre économique globale, coordonnée depuis Washington et analysée en détail par le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).[66]

Revenons maintenant à l’article du Monde cité précédemment. D’une importance capitale, cette analyse écrite par Antoine Lefébure expose la réalité profonde d’une relation transatlantique visiblement déséquilibrée et mal maîtrisée par l’État français : « Pour ce qui concerne la France, nous n’avons pas de documents, mais le bureau de l’ambassade des États-Unis qui suit ce dossier a été très actif. Nous pouvons donner le nom de ce bureau, le SUSLAF (Special US Liaison Advisor France) qui travaille avec un unique interlocuteur français, affectueusement nommé « senior sigint », c’est-à-dire [le] patron du renseignement électronique. Il s’agit du directeur technique de la DGSE Patrick Pailloux, un polytechnicien bon expert du domaine. (…) D’après nos sources, le projet de loi français [sur le renseignement] enchante le SUSLAF et l’administration Obama. Il va permettre à la NSA de développer son partenariat avec la France. Néanmoins, soucieux d’une certaine autonomie, notre pays travaille sur des technologies made in France, une perspective qui fait saliver nos industriels tricolores. »[67] _

 

Dans sa définition de l’« État profond », Peter Dale Scott inclut des « agences comme la CIA et la NSA, ainsi que des entreprises privées telles que Booz Allen Hamilton, auxquelles plus de la moitié du budget du Renseignement US est sous-traitée. [Ce système de l’] État profond inclut finalement les puissantes banques et autres multinationales, dont les intérêts et les opinions sont largement représentés au sein de la CIA et de la NSA. »[68] En extrapolant ces propos, et en reprenant l’analyse précitée du Monde, il est clair que l’État profond « français » a comme objectif de signer de juteux contrats avec la puissance publique, c’est-à-dire aux frais des contribuables. Il en résulte que nous sommes contraints de financer la surveillance extrajudiciaire qui nous est imposée, ce qui est inacceptable.

 

Il est également évident que des échanges de technologies, de savoir-faire et de renseignements motivent un tel partenariat. D’aucuns pourraient donc justifier ces relations profondes par des intérêts industriels favorables à l’économie française. Or, comme l’a souligné Antoine Lefébure dans un autre article publié par Slate.fr, « [d]ans [l]e domaine [du renseignement], le lobbying doit être discret, cantonné à quelques interlocuteurs sûrs. Avec un pays considéré comme “difficile” comme la France, les Américains font preuve d’une grande habileté, allant jusqu’à flatter quelques industriels nationaux pour s’en servir comme bras de levier. Grâce à cette action, il y a des dirigeants français pour laisser croire possible la réalisation d’un équivalent tricolore de la NSA, bien entendu en plus intelligent et moins onéreux. (…) Le problème de ce genre d’illusions, quand elle se développe, protégée sous le secret-défense, est qu’elle peut perdurer longtemps et constituer un véritable gouffre financier. »[69]

 

Par ailleurs, comme Monsieur Lefébure l’a indiqué dans son article du Monde, « [e]n Allemagne [,] la NSA apprend aux espions du BND à utiliser son logiciel XKEYSCORE, excellent outil de surveillance massive du comportement des internautes. Nous venons d’apprendre qu’ils ont écouté, à la demande de la NSA, des officiels français (l’Élysée et le Quai d’Orsay) et des industriels européens, notamment Airbus ! La NSA aurait-elle demandé le même genre de “services” à son partenaire français ? [Le rapporteur de la loi sur le renseignement, le député Jean-Jacques] Urvoas lui-même, a reconnu qu’il n’en savait rien. Combien sont-ils, parmi nos élus, ceux qui ont assez d’informations et de capacité d’analyse sur ce qui se passe dans ce domaine réservé pour mesurer les conséquences d’une loi dangereuse qu’ils votent dans l’urgence [?] »[70]

 

Comme l’a révélé dans ce même quotidien le journaliste Jacques Follorou, la DGSE est à l’origine du développement et du transfert de certaines technologies sensibles aux renseignements allemands, que ces derniers ont finalement utilisées pour espionner les intérêts franco-européens pour le compte de la NSA. D’après Monsieur Follorou, « l’affaire d’espionnage qui secoue actuellement l’Allemagne semblait classique. L’Agence nationale de la sécurité américaine (NSA) aurait utilisé, entre 2004 et 2015, les infrastructures d’interception du renseignement allemand pour espionner, notamment, des entreprises allemandes et françaises ainsi que des diplomates du Quai d’Orsay ou des membres de l’Élysée. L’ironie de cette histoire montre, selon nos informations, que la France a elle-même, dès 2005, contribué à bâtir le système de surveillance allemand dont elle a été victime. Ce centre d’interceptions, installé en Bavière, à Bad Aibling, est considéré par la NSA comme “le plus puissant d’Europe” dans un document révélé par son ancien consultant Edward Snowden. »[71]

 

Vous l’aurez compris, cette loi sur le renseignement – adoptée via une procédure accélérée pour neutraliser le débat public –, menace les intérêts supérieurs de la France. En effet, elle favorise un allié historique qui agit pourtant comme un prédateur agressif dans une guerre économique globale, y compris contre la France. Comme l’avait expliqué Jean-Pierre Chevènement, « [l]e déclin américain est incontestable, mais il est limité et sera très lent. Et comme les États-Unis ne peuvent pas faire la police dans le monde entier, ils mènent une politique de domination très intelligente, basée sur des alliances, la pénétration économique, leur attractivité culturelle plutôt que sur les conquêtes territoriales. »[72] Selon les révélations du Monde, cette pénétration économique se réalise parfois au niveau stratégique mais confidentiel, donc mal contrôlé, des services de renseignement.

 

Il en résulte une accélération du déclin socioéconomique et industriel de la France, encouragé par l’espionnage de nos propres entreprises et responsables politiques par des services « alliés », dont la NSA et le BND allemand – voire potentiellement par l’État profond « français » lui-même. En effet, selon un autre article de Jacques Follorou, des « documents internes à la NSA ou au GCHQ [britannique] attestent que les décisions inhérentes à la création de ce versement dans un vaste pot commun de données privées et publiques françaises se sont prises, en grande partie, au niveau des directeurs des services secrets techniques de ces pays. Ils posent la question du pouvoir et de la place prise par les techniciens du renseignement qui ont pu, à certains égards, s’affranchir de leur tutelle politique et des lois protégeant les libertés. (…) Résultat : le niveau de coopération est tel qu’aujourd’hui des données personnelles venant d’Afrique ou du Moyen-Orient, transitant par la France et appartenant à des individus de nationalité française – hommes d’affaires, diplomates, voire agents de la DGSE en mission – ou même à des chefs d’État africain[s], peuvent tomber entre les mains de la NSA au nom de l’antiterrorisme. »[73]

 

Malgré ces informations alarmantes, l’Exécutif français a fait adopter cette loi sur le renseignement en raccourcissant son processus d’adoption parlementaire. De plus, le Président Hollande souhaite accélérer[74] les négociations d’un Traité transatlantique (TAFTA) qui, selon un certain nombre d’experts, favoriserait principalement les multinationales états-uniennes du fait de la prédominance du dollar dans l’économie mondiale – les citoyens européens étant les potentiels grands perdants de cet accord.[75] Rappelons également que le gouvernement français a décidé d’abandonner sa souveraineté nucléaire – civile et militaire – aux États-Unis dans le dossier Alstom,[76] ainsi qu’une filiale clé de la surveillance satellitaire au profit des services de l’État profond américain (NSA, NRO, DIA, CIA, etc.).[77]

 

Selon Le Figaro, au moment où l’État souhaitait racheter 20 % du capital d’Alstom au groupe Bouygues – ce qui ne lui donne aucun poids décisif dans le conseil d’administration de cette entreprise –,[78] il a cédé une partie de ses actions dans GDF-Suez, mais à un niveau lui faisant perdre sa minorité de blocage dans le CA de cette multinationale stratégique. D’après la CGT et la CFE-CGC, qui ont ensuite saisi le Conseil d’État pour contester cette cession, le gouvernement abandonne « sa souveraineté sur le gaz », affaiblissant « son pouvoir de protection du Groupe et du service public. »[79] Alcatel est un autre fleuron stratégique qui a été dépecé, notamment à travers l’intervention secrète de la NSA, comme l’ont révélé l’expert en intelligence économique Franck DeCloquement et le journaliste Antoine Dreyfus.[80] Par ailleurs, au vu de la débâcle commerciale, politique et diplomatique que constitue ce que nous pourrions appeler « l’affaire des Mistral », la France semble avoir perdu son autonomie de décision dans ses exportations militaires, un domaine qui est pourtant régalien et stratégique.[81] Enfin, la politique de sanctions contre l’Iran qui nous a été imposée par les États-Unis a engendré de sérieux dégâts sur l’économie française, selon un rapport de la délégation de la commission des finances du Sénat.[82] Nous pourrions ainsi multiplier les exemples démontrant que l’un de nos principaux alliés historiques mène, en réalité, une véritable guerre économique contre la France.

Il en résulte une accélération du déclin commercial, technologique et industriel de notre pays, avant tout en faveur d’une puissance étrangère hégémoniste – dont la DGSE semble être officieusement devenue une extension, voire un réseau d’influence à part entière. Et la tendance ne pourra hélas s’inverser de sitôt au vu de la proportion de « Young Leaders » composant notre gouvernement actuel[83] et son « opposition »,[84] certains d’entre eux faisant partie intégrante de l’État profond « français ». Par conséquent, à défaut de pouvoir inverser cette tendance en votant aux prochaines élections nationales, je vous remercie d’avance de transmettre cet article à vos responsables politiques (députés, sénateurs, ministres, Président de la République, etc.). Ce faisant, n’hésitez pas à leur demander des comptes, car il est inacceptable que nous financions, en tant que contribuables, un État profond supranational qui déstabilise notre économie et menace notre démocratie dans ses fondements mêmes.

 

Et puisque des millions de vies humaines sont en jeu, il est encore moins acceptable que l’État français, via ses services spéciaux, mène des politiques clandestines et irresponsables qui conduisent à renforcer des réseaux jihadistes au Moyen-Orient, alors que le gouvernement est censé lutter contre le fléau du terrorisme islamiste. J’en appelle donc à la mobilisation générale, pacifique et constructive de tous les citoyens français attachés à nos libertés publiques et à nos valeurs républicaines, y compris au sein de la DGSE et des autres services de renseignement de notre pays. Cet État profond « français » constituant une menace permanente, exigeons de nos dirigeants qu’ils le placent sous contrôle des autorités politiques légitimes, notamment via le Parlement. Dans le cas contraire, ce système de gouvernance abyssale, démocracide et illégale[85] restera le principal danger qui pèse sur notre tissu socioéconomique, notre État de droit et nos libertés fondamentales.

 

Note de Résistance 71: L’article, très bien documenté, comporte quelques 35 pages de notes que nous n’avons pas reproduite ici. Veuillez les consulter sur l’article original, merci de votre compréhension.

 

 

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