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La décrépitude de l’empire vue de l’intérieur (VT le jour des anciens combattants)

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« Les soldats ne sont pas les protecteurs
de la liberté, ils sont les marionnettes
des intérêts entrepreneuriaux et
d’État afin d’augmenter profit et pouvoir
aux dépends de la sécurité physique et 
financière du contribuable. »

 

L’information en ce 11 novembre 2017

 

Gordon Duff

 

11 novembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/11/11/intel-drop-november-11-2017/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le faux narratif, le prosélytisme religieux et Hollywood n’ont pas seulement changé la réalité de la guerre, mais ont défini le service militaire moderne. Pendant les années 1920-30, les Marines (NdT: fusiliers marins, corps d’élite de l’armée impérialiste yankee) opéraient dans toute l’Amérique latine et centrale en tant que porte-flingues pour les banques, les compagnies pétrolières et l’agro-industrie.

Ils étaient l’équivalent des voyous de Pinkerton et de leurs meurtres dépeints dans les nouvelles séries télévisées comme “Damnation”, ce d’après Smedley Butler. Le général de l’USMC Butler est bien entendu dépeint par les instructeurs des Marines comme le père du coprs des Marines moderne. Butler a reçu cinq fois la médaille d’honneur du congrès et il fut une fois candidat à la présidence des Etats-Unis, il fut toujours un puissant activiste social et était pleinement socialiste.

En 1934, Wall Street, aidée par l’extrême-droite et la bien anti-américaine “American Legion”, un groupe d’anciens combattants dont les origines les amenèrent en partenariat avec le renouveau du Ku Klux Klan des années 1920, reçurent pour mission de décapiter le gouvernement Roosevelt.

Voyez-vous, la légion, qui louaient régulièrement les services de voyous et de briseurs de grèves durant la grande dépression, admirait profondément Adolf Hitler et avait endossé le manteau de “nativiste” comparable aux mouvements anti-immigrants réapparaissant aujourd’hui. Ce fut Smedley Butler qui les arrêta. Il fut secrètement demandé de commander le coup d’état, mais au lieu de cela, il alla voir Roosevelt et le congrès.

A un moment donné et cela vous en dira bien plus sur le véritable Américain que quoi que ce soit d’autre, Butler, en tant que commandant du corps des Marines, fut assigné à résidence. Il avait apparemment offensé l’élite servile des banksters de Washington en racontant une histoire au cours d’un dîner au sujet de Benito Mussolini qui avait renversé un enfant en voiture et continua son chemin en rigolant. Ceci était vrai, une histoire absolument authentique. Pas une de ces histoires qu’on lit dans les livres. Pas comme une de ces fausses infos d’aujourd’hui.

Mais attendez, il semble que je suis en train de voler des répliques du “Faucon Maltais”. Les ennemis de l’Amérique ont toujours été de l’intérieur. Madison nous avait déjà averti, ainsi que Thomas Jefferson et Lincoln puis J.K Kennedy et d’autres plus récemment. “Ceux” d’aujourd’hui sont virés des chaînes de télévision et d’information, des réseaux journalistiques, virés des universités, leurs sites internets sont bloqués par Google et ils sont toujours accusés de “détester les juifs”. Si vous trouvez cela bizarre, surtout considérant que la majorité de ces diseurs de vérité et dissidents sont probablement juifs eux-mêmes, alors vous commencez à comprendre.

Nous allons commencer aujourd’hui avec l’histoire du comment le corps des Marines a perdu son chemin et pas pour la première fois. Il y a une raison de la mort de 19 000 Marines au Vietnam. J’y étais. Je vais le dire simplement. Les Marines passaient des mois sur le front ou derrière les lignes ennemies, si tant est que cela existait. Les blessés n’étaient que très rarement évacués et mourraient d’hémorragies là où ils étaient tombés et dans les moments critiques, la nourriture, l’eau potable et les munitions étaient inexistantes.

Les conditions décrites par Richard Tregaskis dans son livre de 1943, “Journal de Guadalcanal”, conditions endurées pendant de courtes semaines, laissant les Marines comme des squelettes ambulants, étaient la norme au Vietnam. Les Marines combattants survivants quittèrent le Vietnam sous effet de malnutrition chronique, de conditions de santé constamment dégradées par les effets a posteriori de l’Agent Orange (NdT: défoliant chimique fabriqué par Dow Industry et dont les épandages fréquents causèrent d’énormes dégâts sur la santé humaine des Vietnamiens et de la bidasserie yankee au sol…), qui finirent par les tuer, pour beaucoup dans les quelques années qui suivirent leur retour avec en cadeau le stress post-traumatique.

Le corps des Marines avait lu le bouquin de Tregaskis et avait décidé que comme très peu de ceux qui dirigent le corps avaient de fait expérimenter le combat, ils construiraient leur guerre autour d’un bouquin qui, franchement, était largement un livre de fiction. C’était de la fiction de la seconde guerre mondiale oui, à la John Wayne (NdT: grand militariste et propagandiste de l’extrême-droite yankee, qui néanmoins refusa de s’enrôler pour la guerre tout en incitant les autres bien entendu à le faire… Au delà de la légende, une des plus belles ordures d’Hollywood), qui mena le corps des Marines vers son histoire d’abus de ses recrues et de ses charges à la baïonnettes désespérées, qui devinrent sa tactique commune au Vietnam.

Fiction dans la réalité, falsification de tout, c’est ce qui a mené l’armée américaine, et ce certainement depuis la Corée. Dire que l’armée américaine aujourd’hui est en lambeaux est une vérité qui est devenue un de nos secrets le mieux gardé. Une armée qui tourne sur son corps de sous-officiers d’expérience et de déploiements sans fin pour protéger les champs de pavot d’Afghanistan ou pour jouer un côté contre l’autre en Irak pour le bénéfice d’une politique étrangère menée par Israël, ont rendu une carrière dans l’armée tout a fait intenable. S’ajoutant à tous ces problèmes bien entendu, fut celui de notre déplorable corps d’officiers, une clique de fils à maman, pas différents des dizaines de milliers que le général George Marshall avait extirpé en 1940 er 1941. 30 000 officiers passèrent à la caisse et furent remerciés. Laissée à elle-même, l’armée américaine, menée par les académies militaires, gravite autour de l’extrémisme de droite et la corruption, Quand vous y ajoutez aujourd’hui la religion bidon, celle “de la fin des temps, de l’apocalypse” que professe ces frapadingues de la bible, ceci se transmet dans le corps et dans le curriculum des trois services militaires (NdT: Terre, Air, Mer) et cela devient de la pure trahison.

Obama, aidé par Hagle et Dempsey, a viré les pires d’entre eux, retirant des centaines de chefs militaires incompétents et dangereux, prévenant du reste un coup d’état qui allait impliquer une attaque nucléaire sur l’Iran perpétrée par ces barjots du Strategic Air Command qui étaient parvenus à éviter toutes les sécurités. C’est le même groupe que Trump est en train de ramener pour sa guerre planifiée contre la Corée, tous ces frapadingues du missel qui répondent désormais à Steve Bannon.

Nous allons maintenant passer à autre chose. Nous avons déjà secoué pas mal d’illusions comme cela. Il était grand temps d’admettre que l’armée américaine est aussi bidon que les infos d’aujourd’hui. Lorsque les Américains se sont réveillés et ont réalisé qu’ils soutenaient Al Qaïda et l’EIIL, et personne de mentalement sain ne doute plus de cela aujourd’hui, lorsqu’ils se sont réveillés plus avant et ont réalisé que l’Arabie Saoudite et Israël sont des amis depuis plus de 60 ans et non pas des ennemis comme ils ont prétendu l’être, alors le monde aurait dû clairement identifier qu’il marchait sur les mains.

Ceci veut bien évidemment dire que la guerre de 1973 fut une guerre bidon (NdT: même si de véritables personnes y sont mortes, mais pour des raisons établies comme bidon…), que l’embargo sur le pétrole n’était qu’une mascarade, tout autant que le bombardement du Liban par la Marine et les attentats du 11 septembre, ainsi que tous les mensonges qui aidèrent à mettre en place l’invasion de l’Irak en 2003, la totalité.

Pendant que tout cela se déroule, l’Amérique est systématiquement détruite. Nous avons certainement établi comment l’armée fut mise hors de combat. Nommez un général d’aujourd’hui, ou un amiral, n’importe lequel de ces chefs militaires, qui ne parle pas comme un clown. Nommez-en un, essayez de penser à l’un d’entre eux, essayez plus fort. Aussi pourris qu’il ait été, Petraeus au moins n’était pas fou et vous avez vu ce qu’ils lui ont fait. Ils ont eu aussi McCrystal.

Puis ils ont eu le journaliste du magazine Rolling Stone qui l’a épinglé, Michael Hastings, éliminé. (NdT: Hastings est mort dans un accident de la route des plus suspicieux en juin 2013…). Au fait, jetez un œil sur toutes les histoires au sujet de la mort de Hastings et notez qui est arrivé en premier sur la scène de l’accident supposé. J’en ai assez dit.

C’est une nouvelle fois le jour des anciens combattants (11 novembre) et VT est littéralement bombardé d’histoires, certaines de la part des idiots utiles, d’autres de gens qui essaient de faire une différence. Tout le monde ici passe pas mal à la télé simplement parce que nous sommes une organisation avec le mot d”ancien combattant dans son nom et qu’il est assumé que nous ne sommes pas aussi indépendants que nous le sommes.

Regardons la réalité en face, quand les Américains voient le mot “ancien combattant”, le mot “idiot” vient aussi à l’esprit, tout comme radoteur et cartoonesque. Les anciens combattants sont supposés être des racistes totalitaires, sans esprit, idiots, institutionnalisés et égoïstes. Ce n’est pas comment le public américain les voit vraiment, mais c’est comme ça que les voit le congrès, les politiciens, ce qui explique pourquoi VT a débuté il y a toutes ces années et pourquoi nous continuons de lutter.

L’opération “Tempête du Désert” est un autre fiasco. La première invasion de l’Irak, pas celle qui est toujours en cours. Celle qui n’a pris que 96 heures [en 1991]. Les hommes et les femmes qui ont combattu cette guerre de 96 heures on commencé à mourir nombreux d’une mystérieuse maladie appelée “Le Syndrome de la Guerre du Golfe”. Etait-ce dû aux vaccins expérimentaux ? A l’utilisation de munitions à uranium appauvri par les Etats-Unis sur le champ de bataille ? Ce ne fut certainement pas à cause des incendies des puits de pétrole. Les Etats-Unis ont-ils utilisé des armes chimiques et bactériologiques sur la garde républicaine de Saddam Hussein ? Restons une minute là dessus. L’utilisation d’armes chimiques et biologiques de la part de quiconque n’étant pas un allié des USA, surtout Israël, est une ligne rouge à ne pas franchir. Par ligne rouge nous entendons une chose qui amènera une riposte des Etats-Unis sur toute nation, et ce sans avoir besoin de preuves d’utilisation et aussi bien entendu aussi loin que cette nation n’est pas capable de se défendre. Le gouvernement syrien n’a jamais utilisé de gaz de combat sur son peuple. Encore et toujours, ces attaques au gaz [sarin] en Syrie furent tracées jusqu’aux alliés secrets des Américains, à savoir:

  • Les usines de production chimique secrètes à Tbilissi en Georgie
  • Des groupes sous-traitants privés paramilitaires, incluant le Google Idea Groups/Google Jigsaw
  • Le régime fasciste de Kiev et ses alliés et amis en Turquie et en Israël
  • Des containers d’argent liquide saoudien
  • Les “casques blancs” de George Clooney
  • L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH, NdT: une opération d’intox du MI5 britannique basée à Londres)
  • Les agences et réseaux de presse Reuters et Al Jazeera

C’est un véritable who’s who du soutien des organisations terroristes que nous avons maintenant étalées des côtes marocaines jusqu’aux Philippines. Les armées par procuration des agences de sécurité dont vous connaissez si bien les noms, à commencer avec la CIA, le Mossad qui font le sale boulot que Smedley Butler a si bien décrit comme “Le racket de la guerre” (NdT: le titre de son livre du reste…)

Cette semaine, ce jour des anciens combattants, l’EIIL/daesh est vaincu. Le reste du monde a appris que l’Arabie Saoudite avait kidnappé le premier ministre libanais Saad Hariri dans une tentative de commencer une nouvelle guerre, après que la dernière en date ait échoué. Si l’EIIL et Al Qaïda sont des organisations terroristes, pourquoi donc des milliers de personnes, de l’Arabie Saoudite, des princes al Saoud, jusqu’aux think tanks du Potomac à Washington, peuvent être crédités de l’aide qui leur est accordée pour être disséminées à travers le monde.

Voila les questions qui attaquent dans le bois dur. Donc, nous revenons aux institutions. Qui va protéger la vérité ? Google et Facebook, tous deux très intimement liés aux banksters, manipulent tout sur l’internet. Leur rumeur d’une IA lisant chaque recherche en ligne, chaque courriel, chaque post sur les réseaux sociaux, chaque discussion de forum, qui enregistre chaque achat fait et crée des algorithmes prédiseurs afin de fabriquer un niveau de contrôle global au-delà de l’imagination même d’un George Orwell.

Les institutions, la presse, le gouvernement, la religion, nos écoles, ont tous été systématiquement détruits. Le plan a été simple: guerre, pauvreté, pestilence et mort sont le business de tous les businesses et les gouvernements ne sont rien de plus que des gérants intermédiaires servant un syndicat du crime organisé planétaire, celui sur lequel on tombe systématiquement à chaque fois qu’on regarde ce qu’il se passe derrière le rideau.

Là où les armées ne servent pas, elles sont remplacées par des contractants militaires privés (CMP, mercenaires). Au Moyen-Orient aujourd’hui, incluant l’Afghanistan, il y a sur le terrain de manière effective 200 000 CMP. Il y en a plus de 20 000 qui se battent actuellement au Yémen, payés par l’Arabie Saoudite, la moitié sous le drapeau de l’EIIL et d’Al Qaïda. Près de 50 000 sévissent en Afghanistan, un chiffre que même leurs propres gouvernements n’ont aucune idée.

Ajoutons un fait étrange à tout cela, dès 2004, deux organisations clef ont été privatisées par l’administration Bush. Ces groupes menaçaient de prendre en charge des fonctions du renseignement US au moyen d’éléments contrôlés par Israël, amenés dans le gouvernement américain après les élections truquées de 2000. Au fait, il s’agit du même groupe qui a truqué les élections de novembre 2016. Ce sont des organisations qui furent privatisées et qui sont: l’Agence Centrale du Renseignement (CIA) et le JSOC ou Joint Special Operations Command (NdT: Etat-Major des Opérations Spéciales, EMOS)

Nous avons ensuite ceci:

L’instructeur militaire des Marines Joseph Felix a été condamné à 10 ans de prison pour abus de pouvoir et violences sur de jeunes recrues, des recrues musulmanes. Il faisait partie d’un gang, celui des Christian Evangeslista, qui a fait vœux de garder l’armée américaine libre de tous juifs, musulmans et catholiques. Au centre d’entrainement de Parris Island, la torture des recrues fait partie du programme depuis des décennies. Il y a eu des douzaines de recrues décédées depuis les années 1960 et les instructeurs militaires, certains anciens combattants victimes du Syndrome de Stress Post-Traumatique, voient comme partie de leur boulot de rendre la vie des jeunes recrues un enfer sur terre. Ceci fut toujours la base de l’entrainement des Marines.

Les recrues ont toujours été régulièrement battues, humiliées et même sexuellement agressées. Les instructeurs du corps des Marines font un des plus durs boulots de quelque armée que ce soit. C’en est devenu une plaisanterie dans le show télévisé “Saturday Night Live”, que de dire que les Navy SEALs, les forces spéciales commandos et toute la litanie des opérations spéciales et leurs mecs “glamour”, ne sont rien d’autres que de faux Marines.

Et puisque c’est le jour des anciens combattants, laissons-nous aller à un autre cliché: est-ce que les Marines d’aujourd’hui sont des Marines par les mêmes standards que ceux qui ont combattu durant la guerre du Vietnam ? Tant que nous y sommes, nous allons couvrir ici quelques faits. Les Marines du Vietnam étaient villipendés par leurs compatriotes de la seconde guerre mondiale pour être trop mous et apathiques. Mais en fait, c’est l’opposé qui est la réalité. Il y a eu trop de temps écoulé entre la seconde guerre mondiale et la guerre du Vietnam. La guerre de Corée n’a jamais vraiment affecté l’entrainement de l’armée américaine et elle fut combattue essentiellement avec des rempilés de la seconde guerre mondiale et des conscrits.

Le corps des Marines était énorme durant la seconde guerre mondiale, un million d’hommes et les débarquements étaient typiquement renforcés par de grandes unités de l’armée de terre et dans la plupart des cas, à l’exception de Guadalcanal, les Marines étaient relevés de la zone de combat les jours suivant le débarquement. Pourtant, le corps d’un million d’hommes a perdu 17 000 membres durant la seconde guerre mondiale. Pendant cette guerre, les unités de débarquement des Marines tournaient entre la Nouvelle-Zélande, Hawaii et la Californie, parfois parquées pendant plus d’un an avant d’être sélectionnées pour un nouveau débarquement quelque part.

Ainsi, en moyenne, un Marine de la seconde guerre mondiale a vu environ un quart des combats qu’un Marine a vu durant la guerre du Vietnam. Au Vietnam, 19 000 Marines furent tués au combat, alors que l’effectif de ce corps ne fut que de quelques 20% de celui de la seconde guerre mondiale. Les taux de mortalité pour les 10% du corps des Marines, ceux qui étaient le fer de lance des combats, ont atteint des niveaux de folie avec bon nombre d’unités souffrant jusqu’à 100% de perte et retournant au combat à taux plein de substitution…

Que sommes-nous en train de dire ? Que des entreprises privées, la plupart des sbires corrompus arrosés de fric émanant de “caisses noires” du blanchiment d’argent sale, ont créé un réseau de firmes sous-traitantes privées qui analysent le renseignement, filtrent toute l’information sur les menaces existantes à destination du gouvernement américain et de concert avec l’EMOS, planifient et exécutent des opérations spéciales secrètes dans le monde entier.

Depuis des années, les plus capables et professionnels de l’armée américaine ont quitté le service qu’il soit militaire ou d’opérations clandestines  et ont  commencé à servir des maîtres outre-mer qui leur sont inconnus mais que nous connaissons. Protégés par tout un réseau d’agences de presse, par la législation qui classifie “secret défense” toute l’information et compartimentalise l’affaire pour bien masquer la vérité. C’est ce que nous voyons aujourd’hui dans le monde, en Lybie, Ukraine, Irak, Afghanistan, Syrie, au Yémen, des continents entiers précipités dans une guerre durant des décennies.

Le mariage est simple. Tous les médias sous contrôle, éventuellement Google seul gèrera et les services de renseignement du monde et les gouvernements s’aligneront comme nous l’avons si bien vu en 1914 et si souvent depuis. Ce que nous avons aujourd’hui est ce qui fut auparavant, simplement à bien plus grande échelle. La science, la théorie du chaos et la guerre psychologique, depuis les années 1980, ont rapidement appris que le contrôle est basé sur la distillation d’un sentiment de désespoir, le sentiment “qu’on ne peut rien faire”.

Les flingages publics de masse et les attaques terroristes, l’un après l’autre et pire encore, les théories de la conspiration des suppléants de Google et leur Intelligence Artificielle (IA), maintiennent le public en général ferré à l’appât, troublé, dépassé et à la recherche de boucs émissaires.

Le plan d’action pour aujourd’hui est de SORTIR DES MEDIAS SOCIAUX, rappelez-vous bien ce que nous avons écrit aujourd’hui, partagez-le avec d’autres et RESISTEZ.

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Contrôle et guerre impérialiste perpétuelle… Modus operandi

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Le plan de guerre de l’Empire

Résistance 71

Août 2017

Il suffit de regarder et d’analyser le modus operandi de l’empire anglo-américano-sioniste pour détruire un pays qui résiste à son hégémonie afin d’en tirer la trame standard. Voici comment l’affaire se déroule pas à pas même si tout n’est pas systématiquement employé, l’adaptation et l’innovation au fil tu temps étant aussi d’usage:

  • Envoyer un “assassin économique” dont le rôle est de pousser à la dette le pays concerné, le tout suivi de l’envoi de barbouzes de la CIA ayant pour fonction de former des agents provocateurs intra muros et de les superviser (principe de la corruption par la dette, qui si il échoue est remplacé par un coup d’état, ou une “révolution colorée”)
  • Commencer une campagne de propagande contre les dirigeants et le pays, campagne de diffamation et de diabolisation
  • Les accuser de posséder des armes de destruction massive
  • Dépeindre le pays et le régime comme refusant les plus simples des droits à son peuple
  • Pousser le monde à soutenir un embargo, des sanctions et/ou une zone d’interdiction de survol pour établir un “couloir humanitaire”
  • Commencer les bombardements, ainsi que le soutien et la formation au sol d’une “opposition” armée et d’escadrons de la mort, les protéger des atrocités commises pour terroriser la population et faire glisser la responsabilité sur le régime en place dont il veut se débarrasser
  • Faire ouvrir une banque centrale pour les Rothschild (sous contrôle de la Banque des Règlements Internationaux – BRI – basée à Bâle et dépendante de la City de Londres)
  • Privatiser à outrance et vendre les ressources naturelles à ses sbires des entreprises transnationales
  • Y établir des bases militaires américaines qui contrôleront le pays, instaureront un climat mafieux de terreur et favoriseront tous les trafics en tout genre générant une masse de fric à recycler par les banques et pour financer les opérations ne devant pas être connues ( trafic d’armes, de drogues, d’humains, d’organes)
  • Mettre un régime/gouvernement marionnette

Regardez simplement depuis la fin de la seconde guerre mondiale comment ce modus operandi s’est perfectionné au fil des années pour parvenir à sa plénitude actuelle:

Guatemala (1953), Iran (1956), Congo (1961), Vietnam (1962), Brésil (1964), Grèce (1967), Thaïlande (1971), Chili (1973), Argentine (1978), Nicaragua (1985), Panama (1989), Irak (1991), Afghanistan (2001), Irak (2003), Tunisie-Egypte-Libye (2011), Syrie (2011), Soudan (2013)

En préparation: Iran, Corée du Nord, Vénézuéla, Russie… Aucun pays, même “allié” n’est à l’abri.

Que ce soit clair pour tout le monde: l’empire (l’oligarchie eugéniste qui le mène) n’a pas vraiment d’alliés ou d’ennemis… il n’a que des intérêts à court, moyen et long termes…

Succursales de l’empire: Sionisme et Wahabisme comme larrons en foire… au service de l’empire anglo-américain géré depuis la City de Londres

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Qui est propriétaire des banques d’Israël ?

 

Dean Henderson

 

24 mai 2017

 

url de l’article original:

 https://hendersonlefthook.wordpress.com/2017/05/24/who-owns-israels-banks/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La carotte et le gros bâton

La guerre du Golfe a donné aux Etats-Unis une opportunité en or pour trouver qui était leurs amis et de manière plus importante, qui étaient leurs ennemis. Le président Bush père ayant été directeur de la CIA, savait pertinemment qu’il servait un agent provocateur géopolitique qui allait faire sortir du placard tous les ennemis des Etats-Unis afin de les cibler.

Après la guerre, les pays qui soutinrent l’effort de guerre furent récompensés, le plus souvent avec des fonds saoudiens et koweitiens. Ceux qui sympatisèrent avec l’Irak furent isolés et coupés de la grille financière mondiale.

Peu de temps après le début de la guerre du Golfe, l’Egypte, la Syrie et les nations du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), signèrent la déclaration de Damas à l’instigation des Etats-Unis. L’accord était un plan pour des compensations financières, politiques et militaires post-guerre pour ceux qui avaient soutenus l’opération Desert Storm (Tempête du désert en 1991). Lorsque le président égyptien Hosni Moubarak a consenti à l’utilisation de troupes égyptiennes, les Etats-Unis annoncèrent un plan d’allègement de de 6,7 milliards de dollars de sa dette militaire au sein de la dette de 35 milliards de dollars de l’Egypte à des nations étrangères. Les Saoudiens et les Koweitiens annoncèrent un renoncement de 7 milliards de dollars sur la dette de l’Egypte. Une partie de l’accord prévoyait que 38 000 troupes égyptiennes demeurent sur le sol saoudien. L’Egypte reçut en prime une aide militaire de 2,2 milliards de dollars annuelle des Etats-Unis qu’elle utilisa pour acheter des hélicoptères Apache, des avions F-16, et des missiles Hellfire, Stinger et Hawk.

Note de Résistance 71: Tout ceci continue de plus belle ! L’instabilité et les guerres qui se sont étendues depuis ont permis aux plus gros vendeurs d7armes de mettre le turbo. L’empire anglo-américano-sioniste, la Russie, l’Iran, la Chine vendent aujourd’hui des armes partout, à tout le monde , à qui mieux mieux. La guerre est un très très gros business bien juteux pour les complexes militaro-industriels de tous poils et… les banques, car sans prêts… pas d’achats d’armes possibles, tout ce joli monde se connaît bien et se tape sur le ventre, gueuletonnent ensemble tandais que les pauvres types s’entre-tuent aux quatre coins du monde, surtout au Moyen-Orient. “La guerre est un racket” avait dit le général du Corps des Marines yankee Smedley Butler dans les années 1930… Il avait et a toujours raison !

L’aide militaire d’Israël fut montée à 3,1 milliards de dollars par an. en 1993, le Koweit annonça la fin de ses 42 ans de boycott d’Israël, tandis que l’Arabie Saoudite arrêta de mettre en œuvre le sien. Lorsque la Syrie refusa de négocier avec Israël, le prince saoudien Bandar intervint. Israël sert de base avancée pour le conglomérat pétro-financier des Rothschild et des Rockefeller et leurs sbires de la finance européens. Ashquelon, Israêl est crucial au commerce des diamants de DeBeers qui est fnancé par l’Union Bank, une succursale de la Bank Leumi, la plus grande banque de commerce israélienne.

La Banque Leumi est contrôlée par la British Barclays, une des quatre banques britanniques qui président sur le triangle d’argent caraïbe du blanchiment du fric de la drogue. La famille du président de la banque Leumi Ernst Israel Japhet contrôle Charterhouse Japhet, dont Barclays possède des actions. Charterhouse monopolise le commerce du diamant d’Israël / Hong Kong. Les Japhet sont une dynastie de la finance allemande. Ils furent inmpliqués dans les guerres de l’opium en Chine avec les Keswick, Inchcape et les Swire. Le fiduciaire de la banque Leumi le baron Stormont Bancroft, un ancien Lord en attente de la reine Elisabeth II et propriétaire des Cunard Lines, est un membre de la famille Samuel qui possède de grosses parts de la Royal Dutch/Shell (Rothschild) et de la compagnie minière Rio Tinto. La famille Bancroft possède aussi de grosses parts dans le Wall Street Journal.

Japheth a été le directeur à la BCI Tibor Rosenbaum créée en 1951 après la création d’Israël afin de servir de laverie pour l’argent suisse à destination du Mossad. Rosenbaum fut crucial à la création sioniste de l’état d’Israël, mais il n’était pas un ami du peuple juif. Tibor était un partenaire du Dr Rudulph Kastner, dont l’excellent ami Adolf Eichmann envoya 800 000 juifs à la mort à Auschwitz. Un exposé du magazine Life en 1967 mentionna que la BCI avait reçu 10 millions de dollars d’argent sale de Meyer Bansky et sa banque de la World Commerce Bank des Bahamas.

La seconde plus grande banque d’Israël est la banque Hapaolim, dont le fondateur et propriétaire est un vicomte anglais du nom d’Erwin Herbert Samuel, un autre membre de la Royal/Dutch Shell (intérêts Rothschild). Samuel dirige la Crois Rouge israélienne, une branche des services de renseignement britanniques et est un chevalier de l’ordre de St Jean de Jérusalem. La banque Hapoalim fut aussi affiliée avec la BCI. Un troisième géant de la finance israélien est la Israel Discount Bank, qui est une propriété à 100% de la banque Barclays et qui contrôle le plus gros des finances d’Israël et finance la BBC. Sir Harry Oppenheimer, patron des diamants DeBeers pour le monde anglo-américain, est au comité directeur de la Barclays, qui a en son sein cinq membres des chevaliers de l’ordre de St Jean de Jérusalem de la reine Elisabeth II ; ceci constitue le plus grand nombre de ces membres inclus dans une quelconque firme dans le monde.

La Paz Oil tient un monopole sur le pétrole d’Israël, sa pétrochimie et ses acteurs des transports.  Paz est contrôlée par la famille Rothschild, qui fut instrumentale dans la création d’Israël. Ses actionnaires incluent Tibor Rosenbaum et sa Swiss-Israeli Trade Bank, le boss de la mafia de Detroit et membre de l’United Brands Max Fisher et sir Isaac Wolfson, membre d’une vieille dynastie européenne de la finance et conseiller politique du premier ministre britannique Margaret Thatcher. Les membres du comité directeur de la Swiss-Israeli Trade Bank incluent l’insider de Permindex Julius Klein, la banquier argentin Davis Graiver et le ministre du commerce du président Carter Philip Klutznik.

La Syrie envoya des troupes pour combattre en Irak et reçut un financement des koweitiens et des saoudiens pour acheter 48 MiG-29, 300 chars et un nouveau système de défense anti-aérien. En février 1991, le président Hafez al-Assad (NdT: le père de Bachar) a reçu une aide de 2 milliards de dollars par les Saoudiens et les Koweitiens. La Syrie reçut l’autorisation de saisir des territoires dans le nord du Liban pendant la guerre, écrasant les milices chrétiennes du général Aoun dans le processus. Le 15 octobre 1990, les troupes syriennes prirent Beyrouth.

Le Sénégal a eu 42 millions de dollars de dette annulés par les Etats-Unis pour avoir participé à l’opération Desert Storm et pour avoir envoyé des gardiens de la paix au Libéria où la marionnette de la CIA Samuel Doe ´´tait sur le fil du rasoir contre les révolutionnaires de Charles Taylor. Doe, qui protégeait les plantations de caoutchouc de Firestone et les mines de diamants de DeBeers, fut renversé, accusé de haute trahison et exécuté. En 2003, d’après le magazine The Economist, la CIA a acheminé de l’aide militaire en Guinée et l’a utilisé for financer at armer deux groupes contre-révolutionnaires libériens pour forcer le président Taylor à l’exil au Nigeria. Les Etats-Unis ont ensuite fait émettre un mandat d’arrêt d’Interpol pour l’arrestation de Taylor, mandat que le Nigeria refusa de reconnaître.

Le Maroc et la Tunisie envoyèrent des troupes dans le Golfe et furent récompensées avec une aide koweitienne et saoudienne. Les nations du Magrheb comme l’Algérie ,la Mauritanie, la Libye et le Soudan qui dénoncèrent véhémentement les bombardements américains de l’Irak, tout comme le Yémen, la Jordanie et l’autorité palestinienne. En 1990, l’Arabis Saoudite interdit les ventes de pétrole à la Mauritanie, au Yémen, au Soudan et à la Jordanie. Les deux nations du Golfe annulèrent les 100 millions de dollars qu’elles devaient donner à l’autorité palestinienne tout en continuant à financer les fondamentalistes religieux du Hamas. A un sommet islamique en décembre 1991 à Dakar au Sénégal, le prince héritier saoudien Abdullah répondit à une tentative d’accolade de Yasser Arafat en ces termes “pas d’embrassade SVP”. Abdullah refusa ´´également de parler avec le roi Hussein de Jordanie.

Les membres du CS de l’ONU qui votèrent “oui” à la résolution 678 furent aussi récompensés. La Chine reçut 140 millions de la Banque Mondiale, la Russie 7 milliards des nations du CCG. Le Congo eut une bonne partie de sa dette annulée et reçut de l’aide militaire tandis que la Colombie et l’Ethiopie reçurent une aide de la Banque Mondiale. Les Etats-Unis payèrent rapidement 187 millions de dollars qu’ils devaient à l’ONU.

Le jour d’après que le Yémen vota un “non” esseulé à la résolution 678, les Etats-Unis annulèrent un accord de prêt de 42 millions de dollars au Yémen, ce qui fit dire à un diplomate onusien américain à l’ambassadeur du Yémen à l’ONU “C’est le vote le plus cher que de votre histoire”. Les Saoudiens punirent leur voisin du sud en demandant aux ouvriers yéménites employés en Arabis de trouver des sponsors saoudiens faute de quoi ils seraient expulsés. Après la guerre, les ouvriers yéménites, jordaniens et palestiniens furent remplacés en masse dans les six nations cu CCG, qui annulèrent également une aide de 28 millions de dollars au Yémen. La Jordanie perdit alors 200 millions de dollars d’aide saoudienne, une aide comptant pour environ 15% du budget d’Amman. Les US annulèrent un package de 37 millions de dollars avec la Jordanie, qui en tant que partenaire commercial de l’Irak avait déjà beaucoup souffert de conséquences économiques suite à l’embargo de l’ONU.

Pour certains pays, la critique de la politique américaine fut même encore plus drastique, comme en Ethiopie où le président Mariam fut renversé.

En Algérie dont le ministre du pétrole et président de l’OPEP Boussema accusa les Etats-Unis et les membres de futures énergies de manipuler les prix du péttrole pendant la guerre du Golf, le Groupement Islamiste Armé (GIA) lança une campagne terroriste sanglante… Le président Benjedid blâma les Saoudiens pour financer le GIA et bien des Algériens y virent la main de la CIA.

La monnaie algérienne fut dévaluée en janvier 1992 et le président Benjedid démissionna. Le premier ordre du jour du nouveau gouvernement fut de faire passer une loi sur les hydrocarbures qui ouvrit les champs pétroliers et gaziers de l’Algérie aux quatre cavaliers du pétrole. Le pétrole algérien, très prisé parce que possédant de très bas taux de soufre, était historiquement géré par l’entreprise d’état Sonatrech.

Bien des membres du GIA refirent surface pour combattre pour la CIA en Yougoslavie.

Nouvel Ordre Mondial: La CIA n’existe que comme plus gros trafiquant de drogue au monde…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 5 avril 2017 by Résistance 71

“Lorsque la CIA a commencé son implication secrète en Birmanie au début des années 1950, la production d’opium local était de l’ordre de 80t par an. Dix ans plus tard, gràce aux seigneurs de la guerre du Kuomintang chinois (armée nationaliste du KMT de Chang Kaï Chek) soutenu par la CIA et la compagnie Civil Air Transport ou CAT (qui deviendra plus tard Air America, la compagnie aérienne de la CIA), la région produisit entre 300 et 400 t par an. Pendant la guerre du Vietnam, la production a atteint à un moment donné 1200t par an. Dès 1971, il y avait 7 labos de transformation de l’opium en héroïne dans la région, l’un d’entre eux était voisin de la base de la CIA de Ban Houei Saï au Laos. Ce labo produisait environ 3,6t d’héroïne par an.”

“Je ne pense pas qu’aucun livre ait jusqu’ici avancé mes révélations datant de 1970 au sujet de l’implication d’Air America (ex-CAT) et son personnel dans le trafic de la drogue asiatique. L’élément politique profond ici est la présence du crime organisé, à la fois asiatique et américain en toile de fond et ce à chaque étape de l’histoire ; depuis la toute première implication après la seconde guerre mondiale des Etats-Unis dans l’infrastructure du trafic de la drogue asiatique, jusqu’au recyclage de l’argent asiatique dans la vie politique américaine, via le lobby chinois (nationaliste de Taïwan) et plus tard de la firme légale Corcoran & Rowe. […] Une telle étude nous aiderait à déterminer pourquoi la CIA s’est alliée de manière répétitive avec des éléments du trafic de la drogue en Europe, en Afghanistan et au Moyen-Orient, en Amérique Latine et ailleurs, le plus récemment au Kosovo, en Colombie et en Afghanistan…”
~ Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War”, 2003 ~

-[]- Alors bien évidemment certains lecteurs vont dire “Eh, oui, bonne info, mais qu’est-ce qu’on en a à foutre maintenant ? l’heure est à la campagne électorale française… On doit s’occuper de qui on va avoir comme président le mois prochain…”
Ce à quoi nous répondons: mais tout est lié !
Réfléchissez 2 minutes et 2 autres après avoir lu l’article… La France est “l’alliée”, nous disons la vassale des Etats-Unis. Ceci veut dire que rien de ce qui se fait en France ne peut plus se faire sans l’accord de l’empire et de ses représentants. La France est impliquée dans des guerres impérialistes criminelles en Afghanistan, en Libye, en Syrie, elle est membre active de l’OTAN, sous commandement américain. L’ensemble de l’empire dont la CIA et le Pentagone sont les bras armés, ne peut fonctionner que grâce au fric du trafic mondial de la came, comme il a été prouvé et réétabli dans l’article que nous avons traduit ci-dessous. Il est dit plus bas que la CIA ne gère exclusivement que le trafic de drogue et ne fait rien d’autre
. Tous les services de renseignement occidentaux vassalisés par l’empire, travaillent d’une manière ou d’une autre avec la CIA, c’est à dire avec le grand parrain de la came dans le monde !
Qui que ce soit qui gagnera l’élection présidentielle le 7 mai 2017 en France se pliera de gré ou de force à l’omerta mise en place. Penser le contraire est pure fantaisie et mythomanie. Votre bulletin de vote (pas les nôtres car personne chez nous n’a voté depuis des années… donc RIEN ne se fait en notre nom, RIEN…) participera à la continuation de ce système criminel et inique. Il n’y a pas de solutions au sein du système, le système EST le problème. Il faut en sortir et cela commence avec son boycott et son remplacement par les associations libres et les communes libres œuvrant ensemble pour le bien commun.
Lisez ce qui suit. Lisez comment se joue la partition depuis les derniers 35 ans et ne pensez pas un seul instant que cela soit différent en France. La seule différence est l’amplitude. La France est une vassale modeste, qui picore les miettes de son maître. Il n’y a plus aucune possibilité de réforme de cette ignominie criminelle, il faut l’éliminer, pour ce faire, il faut dire NON ! et déjà arrêter de valider le consensus du statu quo oligarchique en y acquiesçant par le vote qui vous soumet à cette mafia sournoise, veule et qui n’en a rien à cirer de vous ni de vos familles.
Aujourd’hui, plus personne ne peut dire: “je ne savais pas”…
Voter, c’est accepter de mettre le prochain larbin corrompu à l’Elysée, larbin qui validera consciemment ou non, de gré ou de force, les décisions qui siéront le mieux à l’oligarchie impérialiste de la City de Londres et de Wall Street, qui ne fonctionnent plus qu’avec le fric de la came, du trafic illicite des êtres humains menant à la destruction de l’humanité.
Voter c’est être complice de ce cercle criminel !

~ Résistance 71 ~

 

A lire aussi: « La CIA et le trafic de la drogue » (James Corbett)

 

La sale vérité au sujet de la CIA

 

Gordon Duff

 

4 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/04/04/neo-the-nasty-truth-about-the-cia/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dire la vérité est une chose dangereuse comme chacun sait, illégale en fait. Le faire avec circonspection, en utilisant des allégories et une touche d’ironie est toujours le meilleur moyen, mais cela demande d’être fin, parfois un peu intello, choses qui ne courent plus les rues. Ceci dit, procédons…

J’ai récemment été en grande discussion avec des membres du renseignement remontant à l’ère Reagan, des militaires, des membres du contre-espionage du FBI et bien d’autres anonymes ; de ces discussions, je suis parvenu à certaines conclusions renversantes.

Voyez-vous, de récents évènements ont poussé le bouchon aussi loin que de se demander ce qui peut être dit et “fuité”. Il y a aussi suffisamment de colère dans ce milieu et il n’y a rien de plus dangereux que des anciens en colère, des choses qui furent auparavant muselées et dont on peut parler maintenant.

Ronald Reagan a pris ses fonctions en janvier 1981. La CIA commençait alors une guerre en Amérique Centrale, menait des opérations secrètes à travers le continent africain et était profondément impliquée dans des affaires en Egypte et au Liban. C’était des choses que je savais, mais je ne peux pas dire comment je l’ai su, ma connaissance est personnelle.

La Russie (alors l’URSS) était en guerre en Afghanistan, les Etats-Unis avaient toujours sur les bras l’affaire des otages en Iran et avaient plus de 500 000 soldats en Europe.

Une des premières mesures de la présidence Reagan fut de “décommissionner” la CIA de certaines tâches et de la “re-commissionner” sur d’autres. Le vice président George H.W. Bush avait été le directeur de la CIA sous la présidence tronquée de Gerald Ford et avait passé son temps à apprendre le business du trafic de drogue en y plaçant en tête de pont sa famille.

En tant que directeur de la CIA en 1977 (NdT: sous la présidence Carter donc), Bush envoya son fils Jeb (NdT: devenu depuis gouverneur de Floride et qui se retira de la course à l’investiture 2016 à la présidence pour le parti républicain) au Vénézuéla pour prendre en charge les relations bancaires entre ce pays et la Colombie. George H.W. Bush et son fils Jeb furent d’une importance capitale dans la création et le soutien des cartels de la drogue en Colombie et établirent la connexion de la CIA qui bourgeonnera et fleurira sous Reagan, mais je m’avance. La Colombie était en fait au sujet du contrôle mondial de la cocaïne.

Simultanément, la CIA sous Bush (père) a établi de très fortes connexions avec les narco-tribus du nord de l’Afghanistan. Tandis que les Etats-Unis, par le truchement du Pakistan, de son armée et son service de renseignement l’ISI, géraient et contrôlaient les Moudjahidines , la CIA commença à bâtir un narco-empire là-bas, fondé sur l’héroïne (NdT: et en amont bien sûr la culture du pavot…)

On devra attendre qu’un autre fils de Bush (Deubeuliou) prenne avantage des attentats de 11 septembre 2001, en y ayant peut-être même une implication interne si une autre source de renseignement est correcte (NdT: le FSB russe), avant que la CIA ne puisse prendre également le contrôle de la production mondiale d’héroïne.

Lorsque Reagan a pris ses fonctions, Bush a mis en place un comité au sein duquel des noms tels qu’Oliver North (NdT: la figure de proue plus tard dans l’affaire Iran-Contra) et John Secord et même quelqu’un comme Oussama Ben Laden, furent parmi les planificateurs. Reagan lui-même amena Lee Wanta de VT qui ne participa qu’à quelques réunions, réunions qui planifièrent une guerre économique contre l’URSS, détruisant sa monnaie le rouble et éventuellement finissant par écraser économiquement l’Union Soviétique. (NdT: de fait, Wall Street et la City de Londres ne firent que détruire leur propre créature, puisqu’il est maintenant connu et établi que l’URSS dès le départ fut une fabrication, financée et contrôlée par la haute finance anglo-saxonne sous couvert des banques allemandes, cf notre traduction de la recherche de l’historien Antony Sutton: “Wall Street et la révolution bolchévique”)

Quoi qu’il en soit, l’effort principal était de simplement prendre en compte les activités de la CIA et de mettre fin au programme de renseignement américain, comme nous le constatons maintenant, “pour toujours”. Il n’y a pas de CIA. Ceci n’est pas un fait énoncé de manière saugrenue et irresponsable. Le véritable renseignement est dangereux et à partir de cette époque, le Congrès ne verra plus rien, ni ne sera plus nourri d’information qui n’ait été totalement approuvée par ceux qui gèrent le trafic mondial de la drogue.

Voyez-vous, avant cela, la CIA était toujours indépendante et sous un certain Allan Dulles a peut-être été impliquée dans l’assassinat de Kennedy, telles sont les rumeurs en tout cas… La CIA, tout comme le FBI sous le long règne de J. Edgar Hoover, était une loi en et par elle-même, un état dans l’état.

La CIA était certainement capable d’utiliser ses techniques visant précédement à assassiner des leaders étrangers et de refocaliser ces capacités sur les Etats-Unis.

La CIA, tout comme le Pentagone, étaient des expressions de la volonté de l’oligarchie mondiale et la vision de l’époque était celle d’un Nouvel Ordre Mondial. Cette vision a changé avec les idées et les situations, avec le changement technologique et alors que le temps et la mort poussaient de nouvelles idées et de nouveaux objectifs de l’avant. Est-il besoin de dire que la CIA et le Pentagone, aujourd’hui, font partie de l’Amérique mais ne sont certainement pas américains, loin s’en faut.

Voici à quoi cela ressemble si vous y étiez

Disons que vous travailliez dans une unité opérationnelle le lundi 26 janvier 1981. Les communications alors se faisaient par Télex, il n’y avait pas d’internet. Comme les téléphones n’étaient pas sécurisés, toute autre communication se faisait par courrier, parfois par les voies diplomatiques (NdT: la fameuse “valise diplomatique”), parfois au moyen des personnels navigants des compagnies aériennes, les “stewarts” qui transportaient des documents et autre matériel pour la CIA. Sans la Pan Am, il n’y aurait jamais eu de CIA.

De manière typique, un bureau d’opération de terrain, fondé sur son personnel et sa capacité technique, ses connexions et réseaux, pouvaient intersecter, en relation avec par exemple la Bulgarie et la Jordanie et même le Panama, simplement parce que les gens sur place avaient les relations, la capacité de langage et les fausses identités qui permettaient certaines opérations.

Rien n’était fait depuis Langley (NdT: QG de la CIA en Virginie), personne n’y était assis dans un burlingue, prenait le taxi direction Dulles Airport pour prendre l’avion vers une destination exotique pour y flinguer un dictateur local ou pour y faire truquer une élection, c’est ce qu’on voit à la télé et au cinéma. Pratiquement tout le monde bossait pour une grosse entreprise (NdT: nous l’avons dit et le répétons, la CIA est le bras armé de Wall Street et les portes tourniquets entre l’agence et les entreprises cador de WS fonctionnent à plein tube depuis des lustres… Il suffit de faire un inventaire du nombre de directeur de la CIA qui sont venus de WS ou qui y sont partis pantouffler après, idem pour les cadres de l’agence…) que ce soit chez Michelin, Dupont de Nemour, Fluor, Bechtel ou travaillait pour un gros média ou comme un cadre de la banque, voire même bien sûr comme diplomate. Tous étaient des voyous bien sûr, mais des voyous avec des boulots officiels, des couvertures. En janvier 1981, tout cela prit fin.

Maintenant nous entrons dans le domaine de l’allégorie et de la circonspection. Ce matin de tous les matins, le “nouveau balais” à Washington, un ancien directeur de la CIA comme vice-président (NdT: Bush père), tout changea. Des histoires internes disent qu’un chef de station de la CIA trouva un leader des cartels de la drogue colombien très connu assis en face de son bureau lorsqu’il y arriva. Voici ce que l’histoire raconte:

“Je suis arrivé ce matin là, je suis passé devant le réceptionniste, devant la sécurité armée que le public ne voit jamais, j’ai réceptionné mon courrier, mes télex et j’ai ouvert la porte de mon bureau. A ma grande surprise, un homme à l’apparence sud-américaine se trouvait là, vêtu d’une chemise à 4 poches, une grosse Rolex au poignet et une bague sertie d’un diamant de la taille d’une bille. Il se coupait un gros cigare. Il se présenta comme étant “un homme d’affaire colombien” et me dit qu’il avait été avisé que je pourrais l’aider. Ce fut ce jour que je rencontrais mon nouveau patron, du moins l’un d’entre eux.”

A partir de ce jour, les agents du KGB soviétique en Egypte ne furent plus un problème pour la CIA, renverser les gouvernements du Ghana n’avait plus grande importance, en fait, l’URSS avait été déplacée au placard. A partir de ce jour, toutes les activités et les efforts de la CIA se trouvaient dans le transport de narcotiques ou la gestion d’opérations qui ne servaient aucun autre objectif que de… gérer le trafic de la drogue.

Pourquoi une guerre en Amérique Centrale ? Pourquoi inventer Daniel Ortega, politicien libéral du Nicaragua, comme dangereux dictateur ? Pouvait-ce être parce qu’armer les “contras” utilisaient des avions qui “accidentellement” revenaient au bercail bourrés de cocaïne ?

Lorsque la CIA prit le contrôle des services de terrain dans le Golfe du Mexique vers cette époque, les bateaux qui arrivaient à la Nouvelle-Orléans et dans d’autres ports, avaient pour “tâche” de transporter des “fournitures médicales” au Honduras afin de soutenir la guerre secrète au Nicaragua. Ils revenaient eux aussi, bourrés de… vous avez deviné… de cocaïne.

Toute discussion tournait autour de la “cocaïne” et du comment utiliser la technologie de la CIA pour éviter la police, pour brouiller les radars, pour retrouver les cargos manquant et comment empêcher les alliés de l’Amérique en Colombie de s’entretuer et de ruiner les affaires.

Miami en Floride devint le centre de l’univers de la drogue (NdT: état dont le gouverneur est devenu … Jeb Bush, un ponte du trafic mondial de la came comme gouverneur, çà aide incontestablement…), là où les guerriers combattant le communisme s’asseyaient dans les lobbies des hôtels avec des cocktails aux petites ombrelles, se rendant aux toilettes toutes les quelques minutes pour, eux aussi, se bourrer le pif de cocaïne…

L’argent voyageait dans des sacs poubelle, il était devenu trop fatigant de compter les sommes folles, certains disent que peser un sac suffisait. Cet argent acheta Washington et fut un aspect clef de la politique de la Maison Blanche (NdT: durant cette époque, l’ex-flic du LAPD et futur lanceur d’alerte Michael Ruppert, enquêtait sur les filières de la came et il fut mis en garde par de sérieux contacts de la CIA lui disant clairement: “touche pas à la coke et la Colombie… chasse gardée de la Maison Blanche”… voir à ce sujet son excellent bouquin “Crossing the Rubicon”) et de l’opération secrète pour vendre des armes à l’Iran par Israël et l’Arabie Saoudite, puis utilisé ceci comme une couverture pour blanchir des milliards de dollars du fric de la cocaïne en liquide dans ce qui devint connu comme “l’affaire Iran-Contras”.

Il n’y avait pas de “Contra”, seulement de la cocaïne et le fric qu’elle rapporta et les villes américaines qui furent inondées de cette saloperie de “crack”, dérivé bon marché et hyper addictif de la cocaïne et une descente aux enfers à la dépendance et au crime qui continuent jusqu’à aujourd’hui.

La famille qui a amené le crack de la cocaïne aux écoliers américains délivre aujourd’hui l’héroïne afghane a un prix encore plus bas. (NdT: le lecteur aura ici compris qu’il s’agit de la famille Bush…) Lorsque la farce du 11 septembre 2001 mena à deux invasions, en Afghanistan pour mettre les seigneurs de la came de l’alliance nord en position de virer les Talibans anti-opium et anti-drogue et une autre pour piller l’Irak de ses ressources pétrolières, il n’y avait plus de CIA indépendante.

Même la CIA qui a servi les oligarques mondiaux, tout comme les autres agences de renseignement, se serait probablement levée contre la “guerre contre le terrorisme”, une expression du Nouvel Ordre Mondial, qui comme nous l’avons vu, partirait totalement en sucette emmenant tout et tout le monde dans son sillage.

Dès 2004, la famille Bush a privatisé la CIA, acheté le Pentagone avec le fric sale de la came afghane et a mis en place des armées mercenaires. Certains disent, certaines personnes qui en savent énormément, disent que tout officier supérieur américain qui a servi en Afghanistan est corrompu et a les mains sales. (NdT: voir aussi les recherches du professeur canadien Peter Dale Scott, que nous citons en préambule, sur le sujet. De ses recherches il résulte que l’armée américaine en Afghanistan et par extension, toutes les forces de l’OTAN qui y séjournent, n’ont eu et n’ont qu’une seule fonction: celle de la protection des champs de pavot servant à la 1ère production d’héroïne au monde. La came est acheminée par les avions américains d’Afghanistan à camp Bonsteele au Kosovo, plus grande base américaine en Europe et que de là la came est dispatchée via la mafia kosovare vers les marchés d’Europe. La compagnie aérienne de la CIA transbahute le reste pour le marché yankee…)

La décision fut prise, sur la base des leçons positives et négatives apprises de l’aventure Iran-Contra reaganienne, de maintenir une guerre continuelle comme couverture mais aussi de s’assurer qu’il ne pourrait jamais y avoir de possibilité d’enquête sur quoi ou qui que ce soit de la part du Congrès des Etats-Unis.

Pour ce faire, la Cour Suprême des Etats-Unis, serviteur des narco-voyous, au moins 5 membres jusqu’à la mort du juge Scalia, légalisèrent la narco-corruption sous ce qui est connu sous le vocable de “Citizens United” ou “Citoyens Unifiés”. Ce cas légalisa des contributions financières illimitées “entrepreneuriales” pour chaque campagne (électorale), pour tout pays, toute entreprise et ce “sans qu’aucune question ne soit posée”…

Cet argent provient essentiellement des trafics de la drogue et des êtres humains et cet argent, avec la restructuration bizarroïde des districts congressionnels dans l’après 11/9, qui fut aussi financée par le fric de la drogue, a mis le business du trafic de la came en charge de la chambre des représentants des Etats-Unis (le parlement), qui est le seul corps d’enquête fédéral du législateur, cette mise sous tutelle est à perpétuité.

A partir de ce moment, ils n’ont plus enquêté que ce sur quoi les seigneurs de la came leur donnaient l’aval.

Ce qui est très important à comprendre est que la CIA ne fait que gérer des opérations de trafic de came, rien d’autre. La drogue est une énorme ressource de capital et de pouvoir politique sans fin, le tout sans pouvoir être tracé, le tout pouvant être à la fois attribué à la guerre sans fin contre le terrorisme tout en la rendant interminable, surtout lorsque la CIA gère sa propre compagnie aérienne et vit dans un monde qui n’a absolument plus de frontières ni de possibilité de contrôle de quoi que ce soit et de qui que ce soit au sein de cette vaste mafia.

En attendre quoi que ce soit d’autre est de la pure folie.

Oligarchie, état profond et nouvel ordre mondial… L’héritage de David Rockefeller

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Balzac faisait dire à un de ses personnages: « derrière chaque grande fortune se cache un crime », dans le cas de l’ordure David Rockefeller, il s’agit d’une forêt de crimes…

~ Résistance 71 ~

 

A lire: « Le dossier Rockefeller »

et notre « nécrologie nécessaire » d’une ordure de plus en moins

 

L’horrible héritage de David Rockefeller

 

F. William Engdahl

 

26 mars 2017

 

url de l’article :

http://www.veteranstoday.com/2017/03/30/neo-david-rockefellers-gruesome-legacy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La mort de David Rockefeller, le de facto patriarche de l’establishment américain à l’âge de 101 ans, est encensée par les médias de ce même establishment comme celle de la mort d’un grand philanthrope et mécène. J’aimerai si vous me le permettez, contribuer à une image un peu plus honnête de la personne en question.

Le siècle américain Rockefeller

En 1939, avec ses quatre frères Nelson, John D. III, Laurence et Winthrop, David Rockefeller et leur Rockefeller Foundation financèrent le top secret secret War & Peace Studies at the New York Council on Foreign Relations, le plus influentiel think-tank de politique étrangère privé des Etats-Unis, qui était aussi contrôlé par les Rockefeller.

Une équipe d’universitaires américains se réunit bien avant le début de la seconde guerre mondiale pour planifier un empire de l’après-guerre, ce que l’initié de l’intérieur de Time-Life, Henry Luce, a appelé le Siècle Américain.

Ils établirent un modèle pour prendre en compte un empire mondial depuis un Royaume-Uni en banqueroute, mais décidèrent minutieusement de ne pas l’appeler “empire”. Ils l’appelèrent plutôt “la démocratie contagieuse, la liberté, le mode américain de la libre entreprise”…

Leur projet observa la carte géopolitique du monde et planifia le comment les Etats-Unis remplaceraient l’empire britannique comme le de facto empire dominant. La création de l’ONU en était un des points clef.

Les frères Rockefeller donnèrent un terrain de l’île de Manhattan pour qu’ils deviennent le QG de l’ONU (et dans le processus, ils firent des milliards de dollars de bénéfices avec la hausse des prix immobiliers de tous les terrains adjacents qu’ils possédaient aussi…). Ceci représente la méthode philanthropique Rockefeller. Chaque don fait est calculé pour qu’en retour cela augmente la richesse familiale et son pouvoir.

Après la guerre, David Rockefeller domina la politique étrangère des Etats-Unis et les innombrables guerres en Afrique, an Amérique Latine, et en Asie. La faction Rockefeller a créé la guerre froide contre l’URSS ainsi qu’a créé l’OTAN afin de maintenir une Europe résurgente sous le statut de vassale des Etats-Unis. Comment ils le firent a été documenté par moi-même en détail dans mon livre-recherche, “The Gods of Money”. Je considère ici plusieurs exemples des crimes de David Rockefeller contre l’humanité.

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La recherche Rockefeller en biologie: “Contrôler les gens”…

Si la philanthropie devait être motivée par l’amour de son prochain, les dons de la Fondation rockefeller, eux, ne le sont aucunement. Prenez par exempe la recherche médicale. Pendant la période jusqu’à 1939 et la seconde guerre mondiale, la Fondation Rockefeller a financé la recherche biologique du Kaiser Wilhem Institute de Berlin. Ce fut la période de l’eugénisme nazi ou du comment générer une race supérieure et comment tuer ou stériliser ceux qui étaient estampillés comme “inférieurs”.

Les Rockefeller ont financé l’eugénisme nazi. (NdT; de fait, l’eugénisme nazi s’est beaucoup inspiré de l’eugénisme des Etats-Unis et des expériences de camps, de ségrégation et de contrôle des populations indésirables comme les peuples autochtones et descendants de l’esclavage, qui étaient menées aux Etats-Unis mêmes...) L’entreprise des Rockefeller de la Standard Oil (NdT: aujourd’hui Exxon-Mobil) a aussi violé la loi états-unienne en suppléant secrètement l’armée de l’air nazie avec du carburant pendant la guerre (NdT: de fait, la Standard Oil a fourni les ingrédients chimiques pour la fabrication de carburants synthétiques et l’augmentation du taux d’octane, que les Allemands n’avaient pas en quantité suffisante loin s’en faut. Cf à ce sujet nos traductions des recherches de l’historien Antony Sutton sur le sujet, compilées dans son livre “Wall Street et la monté d’Hitler”…)

Après la guerre, les frères Rockefeller arrangèrent pour que les meilleurs scientifiques nazis impliqués dans des expériences sur des humains, soient amenés aux Etats-Unis et au Canada sous des identités secrètes épurées afin qu’ils continuent leurs recherches eugénistes (NdT: cette opération de l’OSS porta le nom “d’operation paper clip” ou “opération trombone”…). Beaucoup travaillèrent pour la CIA sur le projet top secret de MK Ultra ou “Mind Kontrol” Ultra. (NdT: l’université McGill de Montréal en fut un des fleurons, cf le livre de Naomi Klein “La thérapie du choc” dans lequel figure un chapitre époustoufflant sur les expériences menées par la CIA dans l’unité psy de McGill, ainsi que notre traduction du contre-rapport à la CVT canadienne: Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” par le TIDC)

Dans les années 1950, les frères Rockefeller fondèrent le Conseil pour la Population afin de faire avancer l’eugénisme, le tout sous le déguisement de recherche démographique et sur le contrôle de la natalité. Les frères Rockefeller furent responsablaes dans les années 1970 d’un projet top secret du gouvernement américain dirigé par le Conseiller National à la Sécurité des Rockefeller: Henry Kissinger, qui fit publier le NSSM-200 (ou National Security Special Memorandum-200) intitulé: “Implications of Worldwide Population Growth for US Security and Overseas Interests.”

Ce memo (déclassifié il y a quelques années) argumentait que le taux croissant de démographie dans les nations en voies de développement ayant des matières premières stratégiques comme le pétrole, le gaz ou les minerais, étaient une “menace à la sécurité nationale des Etats-Unis”, car plus de population demande une croissance économique avenante, utilisant ces ressources de manière interne (sic !!). Le NSSM-200 créa des programmes de réduction des populations et fit de la politique de contrôle démographique une condition sine qua non pour obtenir de l’aide américaine.

Dans les années 1970, la Fondation Rockefeller pilotée par David Rockefeller a aussi financé avec l’OMS, le développement d’un vaccin antitétanique spécial qui limitait les populations du tiers monde en rendant les femmes fécondes incapables de mener à terme toute grossesse désirée ou non. Cette opération s’en prenait directement au processus même de la reproduction humaine.

La Fondation Rockefeller a créé l’ensemble du domaine de la génétique et de sa manipulation (NdT: en remplacement de l’eugénisme dont le terme avait pris une sévère claque depuis les atrocités menées par les nazis et les Japonais durant la seconde guerre mondiale…) par sa prise majeure de participation dans l’entreprise Monsanto et en finançant la recherche biologique universitaire pour créer le “gene cannon” et autres techniques afin d’altérer artificiellement l’expression génétique d’une plante donnée.

Le but des OGM ou Organismes Génétiquement Modifiés, depuis le désastreux Philippine Golden Rice project financé par les Rockefeller, a été d’utiliser les OGM pour contrôler la chaîne alimentaire animale et humaine. Aujourd’hui. Plus de 90% du soja cultivé aux Etats-Unis est OGM et plus de 80% du maïs et du coton émanant de ce pays le sont également et pourtant, ces produits eugénistes ne sont pas étiquetés…

_________

‘Contrôlez le pétrole”…

La fortune des Rockefeller est fondée sur le pétrole autour de compagnies comme Exxon-Mobil, Chevron/Texaco et d’autres. Le conseiller politique des Rockefeller depuis 1954, Henry Kissinger, fut impliqué dans tous les projets majeurs des Rockefeller. Kissinger a secrèteement manipulé la diplomtaie du Moyen-Orient en 1973 afin de déclencher un embargo pétrolier arabe à l’OPEP.

Le choc pétrolier de 1973-74 fut orchestré par une organsisation secrète que David Rockefeller créa dans les années 1950 appelée le Bilderberg Group (NdT: 1ère réunion au Bilderberg Hotel en Hollande en 1954…). En Mai 1973, David Rockefeller et les chefs des plus grandes entreprises pétrolières américaines et britanniques se rencontrèrent à Saltsjoebaden, en Suède, durant la réunion annuelle du Bilderberg, afin de planifier le choc pétrolier.

Celui-ci serait alors blâmé sur les “veules sheikhs du pétrole arabe”. Ceci sauva la faiblesse du dollar et rendit les banques de Wall Street, incluant celle des Rocckefeller, la Chase Manhattan Bank, parmi les banques les plus puissantes du monde. L’auteur de ces lignes possède le protocol “confidentiel” de cette réunion spéciale où la stratégie de l’augmentation du prix du pétrole y est décrite six mois avant la guerre israélo-arabe.

Veuillez lire mon livre pour plus de détails,”Un siècle de guerre”. Dans les années 1970, Kissinger résuma la stratégie mondiale de Rockefeller: “si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez des nations entières ; si vous contrôlez la nourriture, vous contrôlez les peuples, si vous contrôlez l’argent, vous contrôlez le monde.

‘Contrôlez l’argent…

David Rockefeller fut longtemps le président de la Chase Manhattan Bank, la banque familiale. Il fut responsable de l’accession d’un des vice-présidents de la banque, Paul Vockler, comme président de la Fed, ou banque de la réserve fédérale sous le régime de Jimmy Carter, afin de faire des taux d’intérêt de Vockler un nouveau choc, comme celui du pétrole, ce qui sauva le dollar mollissant et les bénéfices des banques de Wall Street, incluant bien sûr ceux de la Chase Manhattan et ce aux dépends de l’économie mondiale.

La “thérapie du choc” des taux d’intérêt de Vockler d’octobre 1979, soutenue par Rockefeller, a créé la “crise de la dette du tiers monde” des années 1980.

Rockefeller et Wall Street utilisèrent la crise de la dette pour forcer des privatisations de biens d’état et de grosses dévaluations de la monnaie nationale dans des pays comme l’Argentine, le Brésil, le Mexique. Rockefeller et certains de ses amis comme Georges Soros saisirent alors le gros du butin de ces nations pour des queues de cerises.

Le modèle d’attaque fut très similaire à celui utilisé par les banques britanniques dans l’empire ottoman après 1881 lorsqu’elles prirent de facto le contrôle des finances du Sultan en contrôlant tous les impôts sur les revenus au travers de l’ Ottoman Public Debt Administration (OPDA). Les intérêts Rockefeller utilisèrent la crise de la dette des années 1980 pour piller la vaste majorité des pays endettés en Amérique du Sud et en Afrique, utilisant le FMI comme leur flic.

Davis Rockefeller était un ami personnel de quelques uns des plus sadiques dictateurs militaires d’Amérique Latine incluant le général argentin Jorge Videla ou aussi le général Pinochet du Chili, les deux devant leur pouvoir à des coups d’état de la CIA, arrangés par le ministre des affaires étrangères d’alors: Henry Kissinger au nom des intérêts de la famille Rockefeller en Amérique du Sud.

Au travers d’organisation telle que la Commission Trilatérale, Rockefeller fut l’architecte le plus important de la destruction des économies nationales et de l’avancement de la soi-disante mondialisation, une politique qui bénéficie principalement aux plus grosses banques de Wall Street et de la City de Londres et quelques entreprises transnationales sélectionnées, les mêmes qui sont des membres invités de sa commission trilatérale. Rockefeller créa cette commission en 1974 et donna à son protégé et ami Zbigniew Brzezinski la tâche de choisir ses membres en Amérique du Nord, au Japon et en Europe.

Si nous parlons d’un réseau invisible et puissant que certains appellent l’état profond, alors nous pouvons aussi dire que David Rockefeller s’est vu comme le patriarche de cet état profond. Ses véritables actions méritent d’être honnêtement vues pour ce qu’elles sont: des actions misanthropes et en rien philanthropes…

Résistance politique: Petit aperçu de « l’état profond » à la mode yankee… La CIA et le trafic de drogue

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 mars 2017 by Résistance 71

“J’argumenterais dans ce livre que les opérations secrètes, lorsqu’elles génèrent ou renforcent le pouvoir politique autonome, survit presque toujours au but spécifique pour lequel elles furent mises en place. Au lieu de cela, elles grossissent et deviennent partie des forces hostiles avec lesquelles les Etats-Unis doivent lutter. Pour mettre cela en des termes que je trouve plus précis, la parapolitique, l’exercice du pouvoir par des moyens secrets, possède une tendance aux métastases dans la ‘politique profonde’, jeu intriquee de forces non reconnues sur lesquelles l’agent parapolitique original n’a plus aucun contrôle. Ceci est au cœur de l’analyse.”

“En 1958, les forces du Kuomintang qui étaient sous pression en Birmanie, avaient commencé à se relocaliser dans des villes comme Ban Houei Sai et Nam Tha dans le nord-ouest du Laos, qui deviendront bientôt des bases (labos) pour l’opium de la CIA.”


~ Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War”, 2003 ~

 

La CIA et le trafic de la drogue

 

James Corbett


 

14 October, 2011

 

url de l’article original: avec Vidéo

https://www.corbettreport.com/the-cia-and-the-drug-trade/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La culture de ce que nos connaissons aujourd’hui sous le nom d’opium remonte à l’origine de l’histoire archivée, lorsque les Sumériens de l’antique Mésopotamie (NdT: l’Irak moderne) cultivaient ce qu’ils appelaient Hul Gil ou la “plante de la joie”. La pratique passa aux Assyriens, puis aux Babyloniens et de là aux Egyptiens, dont l’époque fut propice à l’épanouissement du commerce de l’opium et devint un maillon très important du commerce international entre la Méditerranée et l’Europe.

En fait, aussi loin qu’on puisse remonter dans l’histoire, le contrôle du commerce international de l’opium a été un facteur clef dans la montée et le déclin des empires.

Au cours du XVIIIème siècle, les Britanniques monopolisèrent le commerce de l’opium en Inde et transportèrent des milliers de coffres d’opium par an en Chine ; ceci fut utilisé pour financer l’énorme déficit commercial avec cette nation. Lorsque les Chinois se mirent à réprimer sévèrement le trafic de l’opium au milieu du XIXème siècle. Les Britanniques combattirent deux guerres pour assurer et maintenir leur marché de l’opium en Chine (NdT: ce furent les tristement célèbres “guerres de l’opium”, qui ne combattirent pas le trafic, mais visèrent son maintien par l’empire britannique…)

A partir des années 1830, des commerçants et traders américains étaient déjà sur le coup de ce trafic lucratif, avec la “Russell & Co” de Samuel Russell, qui devint la plus grosse maison commerciale en Chine. Le cousin de Russell, William Huntington Russell, fut le fondateur de la secte, société secrète. de l’université de Yale “Skull & Bones”, société qui a formé le cœur même de l’establishment du renseignement américain. Ceci est explicité dans toute une série de documents et de faits documentés, que les médias de l’establishment semblent vouloir éviter à tout prix.

L’association entre la société secrète “Skull & Bones” et la milieu du renseignement américain de l’OSS à la CIA est très bien établie ; cette connexion figure une litanie de directeurs et d’agents de l’OSS et de la CIA, dont George “poppy (opium)” Bush lui-même, celui-ci (Bush père) ayant été un membre de la société secrète avant d’ètre recruté par l’agence de renseignement. Mais la connexion entre la CIA et le commerce international illicite des stupéfiants ne remonte pas simplement aux pionniers du trafic de l’opium du XIXème siècle.

De la même manière que l’empire britannique fut en partie financé par son contrôle du trafic de l’opium au travers de de sa célèbre “Compagnie des Indes” la British East India Company, la CIA a également été impliquée au fil du temps, au cœur du commerce illicite moderne des stupéfiants.

Dès sa création, la CIA a été imbriquée dans le monde glauque du trafic de la drogue.

A la fin des années 1940, la CIA envoyait des fonds et des armes à la mafia corse en retour de son assistance dans la lutte contre les grèves ouvrières en France qui menaçaient après la guerre d’établie un contrôle du PCF sur le vieux port de Marseille. Le syndicat du crime corse utilisa le soutien de la CIA pour mettre en place la filière bien connue sous le nom de “French Connection”, qui vit l’héroïne d’abord être importée de Turquie en France, puis embarquée pour les USA, alimentant l’épidémie d’héroïne sur le sol américain.

En Birmanie en 1950, la CIA regroupa les restes de l’armée nationaliste chinoise défaite du Kuomintang (KMT), pour commencer une invasion du sud de la Chine afin d’attirer les troupes chinoises hors du front de la guerre de Corée. Facilement battue par les forces de Mao Tse Toung, le KMT se concentra à occuper la Birmanie, imposant un impôt sur l’opium aux paysans des populations des hauts plateaux du Shan riches en cultures d’opium. Des membres de l’armée birmane assurèrent que l’opium du KMT s’envolait de Thaïlande et de Taïwan sur les mêmes avions sans marquage C-47 que la CIA avait utilisé pour fournir le groupe en première instance. (NdT: le deal fut le suivant: les Etats-Unis virent plus d’avantage dans une Chine communiste avec Mao que dans une Chine nationaliste de Chang Kaï Chek, le KMT, soutenu par les USA fut largué en rase campagne au profit de Mao qui vint au pouvoir en Chine avec l’aide de la CIA et de Wall Street, succursale de la City de Londres. En échange, Chang Kaï Chek garda une partie du fric de la drogue et son armée devint le garde-chiourme de la came dans le triangle d’or du sud-est asiatique. Il fut autorisé à conserver Formose aujourd’hui Taïwan, pays littéralement financé dès son origine par le trafic de la drogue avec le soutien et la complicité yankee dans le blanchiment du fric via la lessiveuse de Wall Street et surtout la BCCI ou Bank of Credit and Commerce International, la banque de la CIA qui n’existe plus aujourd’hui, mais les opérations de blanchiment continuent via le cartel banquier anglo-américains, les banques HSBC et Barclay’s étant en tête de pont de ce juteux business…)

Dans les années 1960 et début des années 1970, la CIA recruta le peuple laotien Hmong (Méo) des hauts plateaux pour lutter contre les communistes dans la région. (NdT: pas de contradiction réelle avec ce que nous avons dit au dessus, en effet le Viet Minh fut avant tout un mouvement anti-colonial d’indépendance, Ho Chi Minh ne rejoignit que tardivement une ligne “marxiste”. Du reste pendant la guerre du Vietnam, la Chine communiste n’aida pour ainsi dire pas le Vietnam vu comme un ennemi. Pendant toute la guerre du Vietnam, l’essentiel de l’aide logistique vint de l’URSS, pays lui aussi établi par la City et Wall Street. Le Vietnam refusait de passer d’un contrôle colonial (français) à un autre (américain) et devait être écrasé. L’opération échoua, le tout sur fond de luttre contre le “communisme” pour la convenance…) La CIA encouragea les Hmong à cultiver l’opium au lieu du riz afin de les rendre aussi dépendants des largages aériens de vivres, La CIA utilisait ensuite ce levier alimentaire pour faire pression sur les Hmong. Pour couronner le tout, une raffinerie d’opium enhéroïne fut même intégrée au QG de la CIA dans le nord du Laos. L’entreprise de la CIA “Air America” (NdT: ex-CAT “Civil Air Transport” du général Chennault créateur des “Tigres Volants” en soutien deu KMT contre les Japonais puis contre Mao…) fut utilisée pour transporter vivres et marchandises et faire sortir l’opium et l’héroïne du Laos. Une bonne partie de cette production était vendue au Vienam, créant toute une génération d’accros à l’héro dans l’armée américaine. (NdT: il est évident que dans toute guerre impérialiste, ce à quoi se liivrent les Etats-Unis depuis leur création, l’ancien combattant qui retourne au pays est un ennemi du système dont il faut se débarrasser, addictions aux drogues, maladies dégénératives induites par les injections vaccinales reçues durant leur temps sous les drapeaux, contaminatiion aux divers produits chimiques comme la dioxine de l’agent orange, aujourd’hui à l’uranium appauvri des munitions utilisées dont les résidus jonchent les zones de combat, tout cela contribue à l’élimination progressive de ceux qui sont vus comme des “ennemis de l’intérieur” par le système, la chair à canon qui n’a pas eu la décence de mourir là où les banquiers les ont envoyé crever…)

Dans les années 1980, le point de focalisation de la production d’opium se déplaça du triangle d’or d’où la CIA se désengageait progressivement, vers le croissant d’or, où les USA s’engageaient aux côtés des moudjahidines afghans dans leur lutte financée par la CIA contre les soviétiques. L’opium devint clef pour le financement des mécanismes de l’insurrection, comme Peter Dale Scott l’a expliqué dans un de nos entretiens sur l’Eyeopener, les corrélations entre l’implication de la CIA dans la région et l’augmentation de la production d’opium ne sont absolument pas coïncidentelles.

Aussi, dans les années 1980, les USA soutinrent les Contras dans leur lutte contre les Sandinistes et leur gouvernement au Nicaragua. Officiellement interdite d’armer les Contras par le congrès des Etats-Unis, la CIA s’en remis à un plan de vente d’armes à l’Iran pour utiliser les fonds générés pour illégalement armer et soutenir les Contras au Nicaragua. Des trafiquants de drogue protégés par la CIA furent introduits au Nicaragua, amenant des cargaisons d’armes et de fournitures diverses aux Contras, ils en repartaient les avions pleins de cocaïne colombienne. Une décennie plus tard, un journaliste d’enquête Gary Webb a utilisé les documents officiels du gouvernement américain pour prouver que la CIA avait abrité ces agents trafiquants de drogue et il suivit la trace de cette cocaïne colombienne bon marché jusqu’au début de l’épidémie du “crack” (produit dérivée de la cocaïne hautement toxique et inducteur de dépendance) dans le centre-sud de Los Angeles.

Malgré les exemples amplement documentés et complètement admis de l’implication de la CIA dans le trafic de la drogue dans le passé, l’idée que l’agence de renseignement est toujours liée aux trafiquants internationaux de la drogue est largement balayé par l’establishment et marqué du sceau de “la théorie de la conspiration”.

Depuis quelques années néanmoins, quelques histoires extraordinaires mais mal diffusées dans les médias, d’avions s’écrasant au Mexique, ont servi à refocaliser l’attention sur la complicité de la CIA dans le trafic des stupéfiants.

En 2004, un avion Beech 200 fut appréhendé au Nicaragua avec à son bord 1,1t de cocaïne. L’appareil portait un faux numéro d’empénage d’un appareil de la CIA propriété d’une entreprise de couverture de la CIA.

En 2006, un DC9 fut saisi sur une piste de jungle dans le Yacatan mexicain avec à son bord 5,5t de cocaïne empaquetée dans 126 valises noires identiques. Le propriétaire de l’avion était lié à une entreprise appelée Skyway Communications, dont le PDG, James Kent, avait tenu des positions contractuelles soutenant des projets du renseignement pour le ministère de la défense américain.

En 2007, un Grumman Gulfstream II à réaction s’est écrasé au Mexique transportant 3,3t de cocaïne colombienne liée au cartel de la dtogue mexicain Sinaloa. Il fut plus tard révélé que l’avion avait été auparaant utilisé par la CIA pour transporter des prisonniers de son programme de rendition/kidnaping vers Guantanamo Bay.

En 2008, un Cessna 402c fut saisi en Colombie avec à son bord 850kg de cocaïne à destination des Etats-Unis. L’histoire de l’avion le relie à une entreprise qu’un agent de la CIA a démontré avoir une histoire de collusion avec des opérations secrètes du gouvernement américain.

Maintenant, le problème du trafic de drogue de l’agence de renseignement a de nouveau fait surface de manière spectaculaire dans un endroit assez improbable: un tribunal fédéral de Chicago. (NdT: rappelons ici que cet article est écrit en 2011)

L’affaire tourne autour de la mise en accusation d’un Mexicain pour trafic de drogue: Jesus Vicente Zambada Niebla. Il fait partie du tristement célèbre cartel de la drogue Sinaloa, une organisation qui est montée en puissance dans le Mexique du président Calderone pour devenir un des plus puissants cartels de la drogue de la région et peut-être même du monde.

Son affaire implique l’opération “Fast and Furious”, une branche du projet “Project Gunrunner” du bureau fédéral de l’alcool, tabac et armes à feu (ATF, qui est une agence fédérale américaine), et qui était mise en place ostentatoirement pour arrêter le flot des armes illégales des Etats-Unis au Mexique, mais qui autorisa le trafic de 200 armes à feu sous le nez de l’agence ATF, armes qui arrivèrent dans les mains des gangs de la drogue mexicains.

Zambada Niebla comparait devant le tribunal sur les accusations de servir de coordinateur logistique pour le cartel Sinaloa, aidant à l’importation de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis par voies terrestres, maritimes et aériennes.

Le seul problème est que Niebla affirme maintenant être un agent du gouvernement américain. En réponse à cette affirmation, les procureurs américains essaient d’invoquer la loi sur les procédures impliquant des informations classées confidentielles et secrètes, qui permet de garder des opérations et des informations concernant la “sécurité nationale” hors de toutes procédures publiques. (NdT: n’est-ce pas bien pratique ?… En France on appelerait çà “trafic pour raison d’état”… Quelqu’un devrait mettre son nez dans les affaires, comme par exemple le trafic de drogue de la CIA au Laos, qui ne fut que la reprise d’un réseau déjà établie par le 2ème Bureau français, grand-père de l’actuelle DGSE, connection qui se fit naturellement après l’annulation du monopole d’état sur l’opium institué par Paul Doumer en 1898 et abrogé en 1912...)

D’après un ancien agent fédéral contacté pour commenter sur l’affaire par Bill Conroy de NarcoNews, l’invocation du CIPA veut dire que l’implication de la CIA dans cette affaire “est une conclusion plus que raisonnable” et qu’il y a “des trucs chauds à planquer”…

Plus tôt cette semaine, j’ai eu la chance de pouvoir parler à Bill Conroy à ce sujet et au sujet de la relation possible entre la CIA et les cartels mexicains de la drogue.

Malgré la nature stupéfiante (c’est le cas de le dire..) de l’affaire et la forte probabilité de la complicité de l’agence dans le trafic de drogue vers les Etats-Unis, une fois de plus, les médias de masse ont été presque complètement siencieux sur cet aspect du scandale de l’opération Fast & Furious ; Bill Conroy de NarcoNews étant un des seuls journalistes sur la brèche en ce moment.

Peut-être que cela n’est pas surprenant étant donné l’histoire honteuse et pathétique des médias américains dans leur couverture des connexions entre la CIA et les réseaux de la drogue de par le passé.

Après la publication de l’exposé de Gary Webb sur les connexions de la drogue CIA-Contras dans le San Jose Mercury News en 1996, il fut l’objet de sévères critiques de la part du Washington Post, du New York Times (NdT: tous deux des organes de presse de la CIA) et du L.A Times. Le retour de bâton força éventuellement les éditeurs de Webb au Mercury News de se rétracter sur l’histoire. La propre enquête interne de la CIA menée par l’inspecteur général Frederick Hitz confirma la vaste majorité des dires de Webb et de son reportage, mais celui-ci demeura un journaliste paria et son histoire a été communément discréditée.

En 2004, Gary Webb a été retrouvé mort de deux balles dans la tête. La mort fut déclarée un suicide (sic)…

Au bout du compte, c’est peut-être une simple affaire économique. Il y a des dizaines de milliards de dollars par an générés par le trafic de la drogue et il a été établi de longue date que Wall Street et les principales banquess américaines s’appuient sur l’argent de la drogue comme source de capital liquide..

Fin 2009, Antonio Maria Costa, le chef du bureau de l’ONU contre le crime et les drogues a même déclaré officiellement que c’était le fric du trafic illicite des stupéfians qui mainternait le système financier américain à flot surtout durant la crise de 2008, estimant que quelques 352 milliards de dollars de bénéfices sur la drogue avaient été blanchis par les banques principales

Avec ces sommes faramineuses en jeu, il n’est pas surprenant de voir le nexus média-gouvernement-banque se développer autour du statu quo d’une guerre contre la drogue n’ayant aucune fin en vue, aidée, facilitée par la compagnie des Indes moderne… la CIA. (NdT: qui est, ne l’oublions jamais, le bras armé de Wall Street)

Alors qu’il était candidat à la présidence des Etats-Unis en 1988, Ron Paul a fait remarquer durant sa campagne, que ce ne sera pas avant que les gens n’aient repris leur gouvernement et répudié les lois sur la drogue qui aident à maintenir en place cette fausse guerre contre la drogue et qui gonflent artificiellement les prix de ce fléau ancien, que nous pourrons en fait commencer à vraiment pouvoir gérer le cœur du problème de la drogue et en même temps retirer de dessous les pieds de la CIA les sources clefs de financement de ses opérations illégales.

L’empire à l’offensive: Des forces de l’OTAN bientôt basée en Colombie… Amérique Latine prend garde à l’opération Condor 2.0 !!…

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Cette info nous avait totalement échappée, l’accord a été signé en 2013, est est d’une importance capitale. Nous avons traduit cet excellent article de Peter Koenig, économiste, « repenti » de la Banque Mondiale, qui nous éclaire sur cette affaire. L’occasion étant trop belle, nous y avons été de nos commentaires au fur et à mesure afin de compenser notre loupé sur cet info capitale. L’oligarchie est en phase de création une « Opération Condor » 2.0 comme celle qui tortura et assassina en Amérique Latine au cours des années 1970-80, l’opposition socialiste aux pilleurs néo-libéraux de l’école Friedman de Chicago et ses « Chicago Boys ». Cette nouvelle opération sera menée par l’OTAN, gendarme de l’oligarchie dans le monde, s’affirmant ici.
Ceci fait partie du plan de fermeture de la grille de contrôle planétaire du Nouvel Ordre Mondial. Le danger est clair et imminent. Les peuples doivent une fois de plus se réveiller et mener le combat contre l’oppression oligarchique organisée. Doit-on rappeler que la France fait partie de cette entité criminelle racketteuse et protectrice du trafic de drogues qu’est L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ??…

¡Ya Basta!
¡Hasta la victoria siempre!

~ Résistance 71 ~

 

Inviter l’OTAN pour lutter contre le crime organisé est une grande menace pour l’Amérique Latine

 

Peter Kœnig

 

2 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/46145.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Imaginez, Mr Manuel Santos, président de la Colombie, lauréat du prix Nobel de la Paix 2016 pour être parvenu à établir un accord de paix avec les “rebelles” des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia ou Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) et ce même amoureux de la paix qui invite l’OTAN dans son pays pour l’aider à combattre “le crime organisé. Comme le rapporte la chaîne de télévision vénézuélienne TeleSur, ceci pourrait bien mettre en danger ce récent accord de paix entre le gouvernement colombien et les FARC, l‘encre n’étant même pas encore sèche.

Note de R71: N’oublions pas au passage que le “crime organisé” colombien des cartels de la cocaïne est organisé par la CIA, qui gère le trafic de cocaïne de cette région tout comme elle gère le trafic d’héroïne en provenance d’Afghanistan, les cargaisons étant acheminées des pays de production via des compagnies aériennes privées protégées et barbouzes dans le pur style de la défunte mais recyclée “Air America”, la compagnie aérienne de la CIA, qui transbahutait opium et héroïne du Laos vers la Thaïlande, puis vers l’occident pendant la guerre du Vietnam. La CIA étant le bras armé de Wall Street, elle avait aussi sa banque la BCCI qui blanchissait le fric pour ses commanditaires. Aujourd’hui la HSBC, Bank of America et Goldman Sachs s’en chargent, tout étant inter-connecté.

Ces derniers jours, au moins deux leaders “campesiños” (fermiers) ont été retrouvés assassinés. “Faux-drapeau” comme d’habitude, avec de vraies personnes victimes ? Une provocation pour forcer les FARC à risposter ? Ce qui mettrait un terme rapide à l’accord de paix.

Franchement, je n’ai jamais cru que le gouvernement colombien était sérieux en négociant la paix, mettant ainsi fin au conflit civil le plus long ayant eu la plus longue période de négociations de paix de l’histoire de l’Amérique Latine. Un processus de paix de 4 ans était supposé mettre fin à 52 ans de combat communiste des FARC en défense des pauvres ruraux, contrant une élite de riches, essentiellement des jet-setters urbains et des grand propriétaires terriens (latifundios) et contre les forces gouvernementales que soutiennent des forces militaires américaines basées en Colombie.

Tout comme ceux d’Europe, le gouvernement colombien est une marionnette de Washington. Santos et ses prédecesseurs comme Uribe avant lui, sont des pions de la CIA. Faire la paix avec les FARC serait contre les intérêts des Etats-Unis ; alors à quoi bon cet accord ? C’est de la propagande: cela donne aux gens épuisés par la guerre et son climat une illusion, un faux espoir, qui’il y a une lumière au bout de ce tunnel d’assassinats et d’abus sans fin, le tout renforcé par la démarche d’éclat au travers du comité du Prix Nobel. Au premier signe d’une révolte des FARC en réponse aux provocations (sous la forme bien sûr d’opérations fausse-bannière) d’assassinats de leaders campesiños, l’accord sera rompu et la paix sera ce qu’elle est depuis le début: une farce, un travesti de bonne volonté pour introduire une nouvelle stratégie en Amérique Latine: l’introduction des forces de l’OTAN…

Pour camoufler l’implication de Washington, le président Santos appelle officiellement l’OTAN à l’aide.

Tout le monde sait très bien que l’OTAN, de fait, représente le Pentagone avec quelques aides minimes des laquais européens pour donner le change. L’implication de l’OTAN en Colombie aurait une implication bien plus grande que celle de juste combattre les FARC ou comme Santos le dit par doux euphémisme “combattre le crime organisé”, ce qui est une référence à combattre les cartels de la drogue en liant le “combat” au “Plan Colombia” américain si controversé, le coût direct de ce plan ayant été jusqu’ici de 10 milliards de dollars depuis 2000 lorsqu’il débuta. Le coût total, incluant la destruction d’infrastructures, de maisons et de moyens de subsistance, ayant aussi coûte la vie à quelques 220 000 Colombians et en ayant déplacé 6 millions d’autres avec toute la souffrance que cela induit, est incalculable. Plus tôt en 2016, le quotidien du Guardian de Londres rapportait:

Plan Colombia est devenu un fourre-tout pour différentes stratégies. Il est le plus généralement compris comme étant un accord d’aide américaine à la Colombie de 10 milliards de dollars depuis 2000. Plus largement, ce fut une stratégie commune américano-colombienne pour renforcer l’armée, les institutions de l’état et l’économie.

Il y a cette idée que c’est un projet largement orchestré, mais Plan Colombia n’existe pas en tant que tel”, dit Winifred Tate, auteure de “Drogues, voyous et diplomates”, une étude sur la politique américaine en Colombie. “Cela a plutôt été une série de programmes dont l’emphase s’est étendue et a été recalibrée au fil des ans”, dit-elle.

En fait, l’ancien président colombien Andres Pastrana, sous qui le Plan Colombia débuta, a admis au Guardian que la stratégie fut un point tournant de la guerre de plusieurs décennies du pays (contre les FARC). “Avant le plan, les forces de sécurité étaient sur la défensive et sur le point d’être militairement vaincues par la guerilla des FARC.

Malgré le plan, la production de coca (matière première de la production de cocaïne) est en grande hausse depuis 2000 au début du plan et la Colombie demeure le premier producteur mondial de cette drogue. Donc, le Plan Colombia n’a pas marché. (NdT: mais si au contraire ! tout va pour le mieux si on considère que la CIA et Wall Street gère le trafic de la cocaïne !!… Selon l’ex-flic du LAPD DEA Michael Ruppert, ce trafic est même sous la PROTECTION DIRECTE DE LA MAISON BLANCHE… blanche, come la coke. Ceci est dans la lignée de la Compagnie des Indes britannique et donc de la City de Londres qui géra les deux guerres de l’opium en Chine au XIXème siècle, engrangeant d’énormes profits et ruinant la santé des populations autochtones par une addiction galopante… La Maison des Rothschild fut en tête de pont…). Un changement de stratégie est à l’ordre du jour. (NdT: pour augmenter les profits ?…). Entre alors l’OTAN, une force militaire multi-nationale, pour combattre le crime, les fermiers qui ne la ferment pas et qui n’obéissent pas ou plus ; pour continuer le combat contre les “rebelles” des FARC qui défendent les paysans et les pauvres et donc pour briser la pantalonnade de l’accord de paix. Une des conditions de cet accord est le désarmement complet des FARC (NdT: première mesure étatique: toujours désarmer le peuple en arme, pour mieux le mettre sous le joug…). Dans une nouvelle guerre, les FARC seront en très grand danger d’être éviscérés par l’OTAN.

Qu’est-ce que l’OTAN, c’est une force militaire menée par les Etats-Unis et stationnée en Europe.

Note de R71: Répétons-le sans relâche jusqu’à dissolution complète de cette entité criminelle de guerre, armée de racketteurs au service de la City de Londres et de sa succursale de Wall Street… OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Elle fut créée en 1949 par les Etats-Unis et inclus le Canada et plusieurs autres pays européens. Son objectif principal était de défendre l’Europe contre l’ennemi imaginaire, le croquemitaine du moment, représenté par l’URSS. Implicitement, cela voulait aussi dire que l’Europe n’aurait pas à construire son propre système de défense. Le “Big Brother” en prendrait soin, oui, oui, l’OTAN.

Le seul leader européen qui eut la vision de déjouer cette supercherie fut le Général De Gaulle. En 1966, il vira l’OTAN hors de France. En 2009, 43 ans plus tard, le (NdT: traître à la nation) président Nicolas Sarkozy, lui-même un agent reconnu de la CIA, réintégra la France dans toutes les structures de l’OTAN.

A la fondation de l’OTAN, comme aujourd’hui, les Etats-Unis ont eu et ont une phobie de tout ce qui a trait au socialisme de près ou de loin, sans parler du communisme, ce qui fut une justification majeure de la course à l’armement qui fut développée durant la guerre froide entre la fin des années 1950 et 1991 à la chute de l’URSS. La guerre froide n’était en fait quasiment qu’une escroquerie propagandiste pour faire croire que l’URSS, qui historiquement n’a jamais eu de quelconque vue expansionniste, (NdT: contrairement à l’empire yankee…), était une menace à la souveraineté européenne. La guerre froide justifia une course à l’armement qui fit faire d’énormes profits à l’industrie de la guerre (complexe militaro-industriel et de la sécurité)

Lorsque l’URSS s’effondra en 1991, la justification de l’existence même de l’OTAN s’effondra avec elle. Elle avait 12 bases militaires en Europe occidentale. La promesse unilatérale faite par les forces alliées, exprimée par le ministre des affaires étrangères allemand de l’époque Mr Genscher, fut que l’OTAN ne s’étendrait pas d’un seul mètre vers l’Est. Aujourd’hui, l’OTAN compte 28 membres et plus de 30 bases partout en Europe, la plupart se concentrant sur la frontière avec la Russie, ce qui représente maintenant une menace pour Moscou. Ceci montre l’honnêteté des promesses européennes et occidentales. Ce type de chose est typique des opérations militaires menées par les Etats-Unis, particulièrement celles de l’OTAN. Avec cette toile de fond historique à l’esprit, l’OTAN en Colombie serait un danger clair et permanent pour toute l’Amérique Latine. L’OTAN, une alliance atlantiste, n’a absolument rien à faire en Colombie, encore moins en Amérique du Sud (NdT: ni en Afghanistan ou où que ce soit d’autre… Cela fait maintenant 15 ans que les forces de l’OTAN occupent l’Afghanistan, et personne ou presque, ne dit rien, cela fait partie du paysage de la criminalité quotidienne de l’empire., gommée par la propagande idoine..)

L’OTAN en Colombue a débuté plus tôt…

Le président Juan Manuel Santos a initié la coopération Colombie-OTAN (NdT: en tant que marionnette de la CIA/Wall Street et Washington, il fut ordonné de le faire…). Des négociations entre l’ancien ministre de la défense colombien Juan Carlos Pinzon et le général Philip Breedlove, alors commandant en chef des forces de l’OTAN en Europe, commencèrent en 2013 avec le but “minime” pour la Colombie d’avoir accès “aux meilleures pratiques de l’OTAN dans des standards professionnels, en toute intégrité et transparence, pour des opérations humanitaires” (NdT: bien entendu, avant le colonialisme se faisait sous le couvert d’amener aux “sauvages” la “civilisation” ~ sous sa forme chrétienne bien entendu ~ puis de leur amener “la démocratie”, tout ceci ne marchant plus, la nouvelle farce coloniale s’appuie sur “l’humanitaire” et le “droit de l’hommisme”…). Malgré les protestations de son voisin vénézuélien voyant d’un très mauvais œil l’OTAN infiltrée dans le pays d’à côté, le président Santos signa “un accord de coopération” avec l’OTAN le 6 juin 2013 à Bruxelles.

Ce fut le début d’une alliance secrète entre un allié clef latino-américain de Washington et l’OTAN. Pratiquement personne ne s’en aperçût (NdT: nous ne le savions en effet pas, d’où cette traduction et nos commentaires ajoutés, car cette info est de grande importance…). Importer des troupes de l’OTAN en Colombie sera non seulement une première en Amérique Latine, mais cela pourrait bien semer la panique au sein des nations non-alignées de l’UNASUR, spécifiquement la Bolivie, l’Equateur et le Vénézuéla.

L’OTAN en Colombie serait comme un centre d’entrainement aux techniques de guerillas, quelque chose à laquelle les troupes européennes ne sont pas habituées, mais à laquelle elles devront plus se familiariser afin de remplir le plan de Washington de proliférer à travers l’Amérique du Sud, en prévention de toute tentative de révoltes gauchisantes. Une fois établie dans cet endroit stratégique qu’est la Colombie, l’OTAN se propagera comme un feu de forêt au travers du sous-continent, y étant autorisée par les gouvernements néo-libéraux qui maintenant se propagent dans la région, implantés par Washington et pour y construire un grand nombre de base militaire OTAN. Ainsi, le très peu populaire terme de “base militaire américaine” sera relégué aux archives…

Amérique Latine, soit vigilante et en état d’alerte. Obama appelant de manière si condescendante l’Amérique du Sud “le pré carré de Washington” (NdT: il n’a rien inventé, ce n’est qu’une application de l’établie de longue date “doctrine Monroe”, non, non, rien à voir avec Marilyn…) cela pourrait bien (re)devenir une réalité bien plus vite qu’on ne le pense avec l’OTAN prenant racine en Colombie. Comme le célébre grand écrivain uruguayen Eduardo Galeano le disait si sagement: “Une fois les troupes américaines dans votre pays,. Vous ne pourrez jamais vous en débarrasser”. (NdT: A preuve, le Japon, occupé militairement depuis 1945, 71 ans d’occupation et de merde yankee sur Okinawa, contre la volonté autochtone depuis des décennies…)

Peter Koenig est un économiste et analyste géopolitique. Ancien membre du personnel de la Banque Mondiale, il a travaillé extensivement autour du monde dans les domaines de l’environnement et des ressources aquifères. Il est l’auteur de “Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed –“ un livre de fiction basé sur des faits réels glânés au cours de ses 30 années d’expérience de terrain avec la Banque Mondiale. Il est aussi le co-auteur de “The World Order and Revolution! – Essays from the Resistance.”