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Pentagone et mafia militaire transnationale (OTAN)… Une entreprise criminelle fructifiante à tous les étages (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, CIA et traffic de drogue, colonialisme, documentaire, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2016 by Résistance 71

Qui pilote l’armée américaine ? Certainement pas Obama

 

Gordon Duff

 

23 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/09/20/neo-who-runs-americas-military-surely-not-obama/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que les chiffres des pertes montent au sujet des bombardements intentionnels des positions de l’armée arabe syrienne de Deir Ezzor près de son aéroport et que les familles enterrent leurs morts d’une attaque pas si accidentelle que cela sur un convoi de réfugiés kurdes au nord de la ville de Mandjib, des questions ne manquent pas de se poser. Et de fait celle-ci: qui pilote vraiment l’armée américaine ?

Nous savons ceci, les Etats-Unis savent bombarder. Les avions américains comme les F-16 sont continuellement mis à jour, des millions de dollars dépensés sur chaque appareil, de nouveaux systèmes de bombardement et l’armée US n’utilise que des bombes intelligentes guidées par GPS, les Etats-Unis n’utilisent aucune munition non guidée. Il n’y a donc aucune excuse.

Là encore, les pilotes, les mieux payés et les plus expérimentés au monde, certains ayant une quinzaine d’années d’expérience dans les bombardements de mariages, de funérailles, de villages et de villes autour du monde, beaucoup de ces pilotes ont un décompte de victimes civiles se chiffrant par plusieurs centaines (voire milliers). Où est-ce que je veux en venir ?

Je vois deux choses ici: l’une où l’armée américaine, le Pentagone, répond, par notre estimation, à des éléments extrémistes qui utilisent l’armée américaine comme une force mercenaire en soutien d’un agenda caché formulé par “L’académie de la théorie du chaos” de Tel-Aviv.

L’avant-garde de cette “académie” est l’ Institute for the Study of War (Institut pour l’Étude de la Guerre), un think-tank israélien qui tout simplement passe des ordres au Pentagone, assez souvent semble t’il, afin de saboter la politique étrangère du pays et le plus certainement en soutien de l’EIIL, d’Al-Nosra et autres groupes terroristes.

Il nous apparaît de manière plus évidente que ces groupes terroristes sont contrôlés par les Etats-Unis et Israël, incluant des unités de l’armée turque déguisées en djihadistes. La vaste majorité du reste des forces sont des mercenaires payés par l’Arabie Saoudite. Il n’y a pas d’EIIL/Daesh à proprement parler et la majorité des autres groupes, ils sont maintenant plus de 200, sont tous liés à des entreprises paramilitaires sous-traitantes (NdT: comme Blackwater/Academi ou DynCorps), qui utilisent des ONG et autres vitrines caritatives ou humanitaires pour passer des dhihadistes et même des armes chimiques en Syrie via la Turquie et la Jordanie.

Il y a un autre problème. De quel personnel se compose l’armée états-unienne et l’énorme force privée de voyous et d’assassins, au nombre approchant 150 000, que les Etats-Unis ont inséré au Moyen-Orient et en Asie du Sud ? Après la guerre du Vietnam, des dizaines de milliers d’anciens combattants ont rejoint le mouvement anti-guerre.

Les dissidents par leur nombre seul constituent une force massive. Même l’actuel ministre des affaires étrangères US, John Kerry, un ancien combattant du Vietnam, a parlé ouvertement des atrocités commises par l’armée américaine, atrocités étrangement similaires de celles qui se sont produites “accidentellement” sous sa responsabilité encore et encore et encore.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucune voix de l’intérieur ou de l’extérieur de l’armée pour s’élever contre la guerre, seule Chelsea Manning qui pourrit dans une cellule et Pat Tillman, pourrisant dans sa tombe. Quinze ans de guerre et seulement deux voix ? Que peut-on en déduire ?…

Parlant d’expérience personnelle, lorsque l’éditeur de VT, le colonel Jim Hanke et moi-même rencontrons les militaires d’aujourd’hui, nous sommes estomaqués. Ce sont des idiots, beaucoup rien de moins que des criminels de droit commun. Ils admettent ouvertement torturer des gens, trafiquer la drogue et sont invariablement derrière de gros crapauds de pontes qui bouffent les mensonges comme des bonbons.

J’ai rejoint le mouvement anti-guerre en 1970 et suis resté actif en son sein jusqu’au retrait des Etats-Unis du Vietnam (NdT: chute de Saïgon, 1975). Pour certains d’entre nous, la guerre fut une épée à deux tranchants. Le Vietnam est devenu notre maison, pour certains la seule véritable maison qu’ils n’aient jamais connue.

Nous sentions vraiment que la guerre allait durer pour toujours et il nous a été rendu très clair que nous retournerions toujours au Vietnam en quelque capacité que ce soit, militaire ou CIA, pour sortir des Etats-Unis. Aucun d’entre nous n’aimait être ici et nous n’aimons toujours pas.

Ainsi, à la fin de la guerre, nous fûmes très tristes, car le Vietnam représentait un échappatoire de la futile routine de la vie dans ce vide moral et intellectuel qu’étaient devenus les Etats-Unis. Malgré le fait que le combat et les maladies tuèrent près de deux millions de soldats et d’anciens combattants, pour trop d’entre nous, la guerre était la seule maison que nous connaissions.

Note de Résistance 71: Après la chute de Dien Bien Phu en 1954 et la sortie de la France d’Indochine, France qui était soutenue logistiquement par les Etats-Unis, qui jouèrent comme d’habitude un double jeu pour que la colonisation française en Asie du Sud-Est prenne fin ; les Yankees ont repris le flambeau et ont envoyé conseillers techniques et troupes d’assistance au Sud Vietnam après le “partage” du Vietnam en zones Nord et Sud et l’imposition d’une DMZ (Demilitarized Zone) le long du 17ème parallèle. Suite à l’incident (false-flag/mensonge) du Golfe du Tonkin (août 1964), les USA entrent à 100% dans la guerre. Entre la guerre de Corée et leur intervention larvée puis ouverte au Vietnam, les Etats-Unis engagèrent des troupes en Asie entre 1950 et 1975, c’est à dire pendant un quart de siècle !… Imaginez un jeune bidasse engagé à 19 ans en disons 1953, dans l’hypothèse où il aurait survécu et n’aurait pas été estropié, il aurait pu avoir fait un tour en Corée et 3 ou 4 tours au Vietnam + des boulots de contractants paramilitaires ou de renseignement, l’emmenant jusqu’en 1975, à 41 ans dont 22 de guerre !… 22 ans de service comme racketteurs de Wall Street.

Quoi qu’il en soit, pour beaucoup d’entre nous qui on servi en zones de combat, nous n’avons jamais adhéré au programme, jamais cru en la guerre, avons essentiellement refusé de massacrer des civils lorsqu’on nous a ordonné de le faire et on nous a ordonné de le faire, à maintes reprises, tout comme les pilotes américains maintenant reçoivent les ordres, ceci étant évident pour tout le monde y compris ceux ayant une faible capacité de discernement.

Cela demande une très forte flexibilité morale d’ignorer le terrorisme faux-drapeau comme les attentats du 11 septembre qui ont tué des milliers de personnes ou ces guerres sans fin clairement combattues pour l’avancement du gâchis et de la corruption ; et puis il y a cette autre affaire.

Lorsque l’Amérique est arrivé en Afghanistan en 2001, ils avaient des alliés dans la place, les cartels de la drogue afghans. Ceux-ci travaillaient avec la CIA depuis des décennies, cartels aussi connus sous le nom de “l’alliance du nord”. Les Etats-Unis en ont fait la promotion, une minorité pastorale afghane, des membres de tribus migratoires en provenance des steppes russes, qui dominaient et dirigeaient brutalement et par la corruption la majorité Pachtoune.

Ces gens sont aujourd’hui le gouvernement de l’Afghanistan et la guerre d’indépendance continue là-bas mais le contexte sous-jacent est la drogue. L’Amérique a pris l’Afghanistan de nation sans drogue pour l’amener au pire enfer d’adiction à la drogue et au rang de plus gros producteur d’héroïne hautement raffinée au monde.

L’armée américaine a supervisé tous les aspects de ce processus, travaillant en relation très étroite avec des membres du congrès des Etats-Unis, qui personnellement contrôlent l’offre mondiale de l’héroïne.

Pendant des années, les Etats-Unis ont raconté des histoires au sujet des réseaux de drogue des Talibans, au sujet d’aéroports secrets, un peu comme les fadaises racontées en 2001 par Donald Rumsfeld et Tim Russert au sujet de villes souterraines où les comploteurs du 11 septembre se seraient entraînés. En 2001, le ministre de la défense Donald Rumsfeld affirmait qu’il existait une douzaine de ces villes souterraines à travers l’Afghanistan, certaines sur 5 étages en sous-sols, avec des routes et des hôpitaux, abritant des centaines de milliers de personnes, une justification pour une invasion des Etats-Unis…

Nous sommes en 2016 et on doit toujours découvrir ne serait-ce qu’une de ces fameuses “villes” et pourtant personne ne pipe mot, l’armée américaine ne dit jamais rien, ce qui nous ramène à la discussion sur la drogue. Quel est le profit du pentagone ? Comment distribue t’il le cash ? Combien prend un général ?…

Nous savons cela, ils sont payés, nous savons où se trouvent leurs comptes en banque: aux Iˆles Caïmans (NdT: dans les Caraïbes), nous savons qu’ils furent mis en place par Bain Capital qui appartient à Mitt Romney (NdT: un ancien candidat à la présidence des USA pour le parti républicain !!…) et nous savons que cet argent finance des fondations qui lavent plus blancs des milliards de dollars dans des réserves de chasse, dans des entreprises de leasings de Mercédès, envoient des gamins à Harvard et dans une suite sans fin de voyages de débauche dans toutes les capitales du pêchés au monde.

Voilà ce qu’est le véritable Pentagone, ils sont des personnes qui se rendent à des sessions quotidiennes de prières, portent des médailles plein leurs poitrines et se pavanent en s’attendant à l’adulation d’un public américain totalement ignorant.

Le co-fondateur de VT, le colonel David Hackworth, le militaire le plus décoré de ces derniers cent ans, ancien combattant de la seconde guerre mondiale, de Corée et du Vietnam (NdT: qu’avons-nous dit précédemment ?…), est le seul officier à s’être retourné contre le Pentagone (NdT: on pourrait quand même ajouter à cette très courte liste certes, le général de l’US Marine Corps Smedley Butler…). L’écrivain à succès Hackforth passa le reste de sa vie à exposer la corruption sans nom du Pentagone et la complicité militaire dans le ganstérisme de haut niveau.

Hackforth fut unique, il n’y eut personne d’autre à ce niveau, personne n’a parlé, pas sur la drogue, le trafic, ni sur les 3000 milliards de $$ des contribuables volés par les contractants militaires, ni sur la torture et certainement pas non plus sur la tendance pour l’armée à choisir de fonctionner de la sorte autour du monde, ne répondant de ses actes qu’aux banquiers et aux gros trafiquants de drogue qui les ont acheté corps et âmes il y a bien des années.

Nous pourrions étoffer sans discontinuer pendant un bon moment. Il est certain que des groupes bien financés et puissants ainsi qu’un faible leadership politique qui contrôlent Washington, un mélange de banque et de finance, de crime organisé, d’intérêts spéciaux et du nexus de la terreur turco-israélo-saoudien, ont laissé les Etats-Unis prostrés et totalement ouvert à toute subjugation.

L’armée américaine est un plus grand maillon faible que le congrès si on peut le croire, avec son armée de princes pouponnés subjugués depuis longtemps par les ennemis de l’Amérique.

Où donc nous mènera une analyse réaliste ? La vérité est que personne ne veut le savoir et y aller. La vérité, si une telle chose existe, est si sombre, si malveillante, que les vies débauchées des leaders de ce monde font pâles figures en comparaison…

=*=

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Résistance au Nouvel Ordre Mondial: Al Qaïda ce croquemitaine créé par la CIA

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La CIA l’Arabie saoudite et l’histoire inavouable d’al-Qaïda

 

Par Maxime Chaix

 

11 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://maximechaix.info/?p=3605

 

Quinze ans après le 11-Septembre, alors que le Congrès vient d’autoriser les citoyens américains à poursuivre l’Arabie saoudite pour son rôle présumé dans ces attentats, la « guerre contre le terrorisme » lancée peu après l’effondrement des Tours jumelles ne trouve pas de conclusion. Dans ce contexte, un nombre croissant d’experts désignent le militarisme occidental dans le « Grand Moyen-Orient » comme un facteur majeur d’amplification de la menace terroriste. Or, une attention bien moindre a été accordée aux politiques clandestines de la CIA, des services secrets saoudiens et de leurs alliés, qui sont pourtant à l’origine de ce fléau. En effet, tout observateur avisé est au courant du rôle central de ces agences dans la création et l’essor d’al-Qaïda, depuis la campagne antisoviétique des années 1980 en Afghanistan jusqu’au soutien des groupes armés qui tentent de renverser Bachar el-Assad en Syrie. Plongée dans une période trouble et mécomprise de l’histoire récente des services spéciaux américains et de leurs principaux partenaires.

Après le scandale du Watergate, le Congrès impose à la CIA de sévères restrictions légales et budgétaires. En réponse, des officiers de l’Agence créent un réseau alternatif appelé le Safari Club, du nom d’une luxueuse résidence de vacances au Kenya où ses membres se réunissent. Comme l’a expliqué l’ancien diplomate canadien Peter Dale Scott dans son dernier ouvrage, L’État profond américain, « durant les années 1970, d’importants officiers actifs ou retraités de la CIA (…) étaient mécontents des réductions budgétaires menées sous le Président Carter par Stansfield Turner, le directeur de l’Agence. En réponse, ils organisèrent un réseau alternatif que l’on appelle le Safari Club. Supervisé par les directeurs des services secrets français, égyptiens, saoudiens, marocains et iraniens (alors sujets du Shah), le Safari Club était secondé à Washington par un “réseau privé de renseignement”, selon Joseph Trento. Ce réseau regroupait alors des officiers de l’Agence tels que Theodore Shackley et Thomas Clines, qui avaient été marginalisés ou renvoyés par le directeur de la CIA Stansfield Turner. Comme le prince [et ancien chef des services secrets saoudiens] Turki ben Fayçal l’expliquera plus tard, l’objectif du Safari Club n’était pas seulement l’échange de renseignements, mais également la conduite d’opérations clandestines que la CIA ne pouvait plus mener directement en raison du scandale du Watergate et des réformes qui s’ensuivirent. » Ainsi fut mise en place une sorte de « deuxième CIA » hostile au Président Carter, mais favorable à celui qui allait lui succéder, l’ancien gouverneur Ronald Reagan – un farouche opposant à l’apaisement entre les États-Unis et l’URSS.

 

Années 1980 : la BCCI, la « deuxième CIA » et la création de la future al-Qaïda

 

À cette époque, le Safari Club a besoin d’un réseau de banques pour financer ses opérations anticommunistes. Avec la bénédiction du directeur de la CIA George Bush sénior, le chef des services secrets saoudiens Kamal Adham transforme la banque BCCI en une véritable blanchisserie internationale d’argent sale. Toujours selon Peter Dale Scott, « dans les années 1980, le directeur de la CIA William Casey prit des décisions cruciales dans la conduite de la guerre secrète en Afghanistan. Toutefois, celles-ci furent élaborées hors du cadre bureaucratique de l’Agence, ayant été préparées avec les directeurs des services de renseignement saoudiens – d’abord Kamal Adham puis le prince Turki ben Fayçal. Parmi ces décisions, nous pouvons citer la création d’une légion étrangère chargée d’aider les moudjahidines afghans à combattre les Soviétiques. En clair, il s’agit de la mise en place d’un réseau de soutien opérationnel connu sous le nom d’al-Qaïda depuis la fin de cette guerre entre l’URSS et l’Afghanistan. Casey mit au point les détails de ce plan avec les deux chefs des services secrets saoudiens, ainsi qu’avec le directeur de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), la banque pakistano-saoudienne dont Kamal Adham et Turki ben Fayçal étaient tous deux actionnaires. Ce faisant, Casey dirigeait alors une deuxième Agence, ou une CIA hors canaux, construisant avec les Saoudiens la future al-Qaïda au Pakistan, alors que la hiérarchie officielle de l’Agence à Langley “pensait que c’était imprudent”. »

Massivement cofinancée par les pétrodollars des Saoud – dont ceux puisés dans les caisses noires des contrats d’armements gérées par leur ambassadeur à Washington, le prince Bandar ben Sultan –, l’opération de soutien au jihad afghan débouchera sur le renforcement des seigneurs de guerre extrémistes et des trafiquants d’opium et d’héroïne dans les années 1980. Dans un précédent ouvrage, qui avait été recommandé par le général d’armée (2S) Bernard Norlain lorsqu’il dirigeait la Revue Défense Nationale, Peter Dale Scott expliqua qu’« en mai 1979, [les services secrets pakistanais de l’ISI mirent] la CIA en contact avec Gulbuddin Hekmatyar, le seigneur de guerre afghan qui bénéficiait certainement du plus faible soutien dans son pays. [Islamiste radical,] Hekmatyar était aussi le plus important trafiquant de drogue moudjahidine, et le seul à avoir développé un complexe de six laboratoires de transformation de l’héroïne dans le Baloutchistan, une région du Pakistan contrôlée par l’ISI. Cette décision prise par l’ISI et la CIA discrédite l’habituelle rhétorique américaine selon laquelle les États-Unis aidaient le mouvement de libération afghan. En fait, ils soutenaient les intérêts pakistanais (et saoudiens) dans un pays face auquel le Pakistan ne se sentait pas en sécurité. Comme le déclara en 1994 un dirigeant afghan à Tim Weiner, un journaliste du New York Times, “nous n’avons pas choisi ces chefs de guerre. Les États-Unis ont créé Hekmatyar en lui fournissant des armes. À présent, nous souhaitons que Washington les lâche et leur impose de ne plus nous tuer, afin de nous protéger de ces gens.” » Finalement, au début de l’année 2002, Hekmatyar appellera à la « guerre sainte » contre les États-Unis depuis son lieu d’exil dans la capitale iranienne, avant de s’installer au Pakistan pour organiser des opérations anti-occidentales en Afghanistan.

 

Années 1990 : les pétrodollars saoudiens financent les talibans et al-Qaïda… avec l’appui des services américains

 

Dans les années 1990, les pétrodollars saoudiens et le discret soutien de la CIA, du MI6 et de l’ISI favoriseront l’émergence des talibans. En effet, d’après le chercheur et journaliste britannique Nafeez Ahmed, qui fut un consultant dans les enquêtes officielles sur les attentats du 11-Septembre et du 7-Juillet, « à partir de 1994 environ et jusqu’au 11-Septembre, les services de renseignement militaire américains [1] ainsi que la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite et le Pakistan, ont secrètement fourni des armes et des fonds aux talibans, qui abritaient al-Qaïda. En 1997, Amnesty International a déploré l’existence de “liens politiques étroits” entre la milice talibane en place, qui venait de conquérir Kaboul, et les États-Unis. (…) Sous la tutelle américaine, l’Arabie saoudite continuait de financer [l]es madrasas. Les manuels rédigés par le gouvernement américain afin d’endoctriner les enfants afghans avec l’idéologie du jihad violent pendant la guerre froide furent alors approuvés par les talibans. Ils furent intégrés au programme de base du système scolaire afghan et largement utilisés dans les madrasas militantes pakistanaises financées par l’Arabie saoudite et l’ISI (…) avec le soutien des États-Unis. »

 

Dans un monde où, pour citer le général de Gaulle, « les États n’ont pas d’amis [mais] que des intérêts », Nafeez Ahmed explique ces politiques clandestines de soutien aux talibans par le fait que « les administrations Clinton et Bush espéraient se servir [de ces extrémistes] pour établir un régime fantoche dans le pays, à la manière de leur bienfaiteur saoudien. L’espoir vain et manifestement infondé était qu’un gouvernement taliban assure la stabilité nécessaire pour installer un pipeline trans-afghan (TAPI) acheminant le gaz d’Asie centrale vers l’Asie du Sud, tout en longeant la Russie, la Chine et l’Iran. Ces espoirs ont été anéantis trois mois avant le 11-Septembre, lorsque les talibans ont rejeté les propositions américaines. Le projet TAPI a ensuite été bloqué en raison du contrôle intransigeant de Kandahar et de Quetta par les talibans ; toutefois, ce projet est désormais en cours de finalisation », mais visiblement sans la participation des supermajors occidentales. Rappelons alors que la multinationale californienne UNOCAL, qui a été absorbée par ChevronTexaco en 2005, négociait ce projet avec les talibans entre 1997 et le printemps 2001, avec le soutien du gouvernement des États-Unis. Or, le régime du mollah Omar protégeait Oussama ben Laden et ses hommes à cette époque.

 

Toujours dans les années 1990, les politiques clandestines de la CIA et de ses alliés britanniques, saoudiens et pakistanais favoriseront l’essor global d’al-Qaïda – une réalité documentée mais largement ignorée dans le monde occidental. Dans ce même article, Nafeez Ahmed rappelle que, « comme l’historien britannique Mark Curtis le décrit minutieusement dans son livre sensationnel, Secret Affairs: Britain’s Collusion with Radical Islam, les gouvernements des États-Unis et du Royaume-Uni ont continué de soutenir secrètement des réseaux affiliés à al-Qaïda en Asie centrale et dans les Balkans après la guerre froide, et ce pour les mêmes raisons que précédemment, à savoir la lutte contre l’influence russe, et désormais chinoise, afin d’étendre l’hégémonie américaine sur l’économie capitaliste mondiale. L’Arabie saoudite, première plateforme pétrolière du monde, est restée l’intermédiaire de cette stratégie anglo-américaine irréfléchie. »

 

Après les attentats contre les Tours jumelles et le Pentagone, la CIA durcira sa politique antiterroriste en détenant arbitrairement, en torturant et en liquidant des membres présumés ou avérés du réseau de Ben Laden dans le cadre de la « guerre globale contre le terrorisme ». Pourtant, « vers le milieu [des années 2000], l’administration Bush décida d’utiliser l’Arabie saoudite pour transmettre des millions de dollars à des jihadistes affiliés à al-Qaïda, à des extrémistes salafistes et à des islamistes des Frères musulmans. L’idée était de renforcer ces groupes à travers le Proche-Orient et l’Asie centrale, dans l’objectif de contrer et de refouler l’influence géopolitique de l’Iran chiite et de la Syrie. En 2007, [le grand reporter] Seymour Hersh lui-même rapporta en détail le déploiement de cette stratégie dans le New Yorker, citant un certain nombre de sources gouvernementales issues des milieux de la défense et du renseignement aux États-Unis et en Arabie saoudite. » Ainsi, l’administration Bush revendiquait alors une « guerre contre le terrorisme » tout en soutenant des groupes jihadistes par l’entremise des services saoudiens – une politique de guerre par procuration qui trouve ses origines en Afghanistan dans les années 1980, et qui sera imposée à la Syrie trois décennies plus tard.

 

Années 2010 : la CIA coordonne l’effort de guerre anti-Assad des pétromonarchies et de la Turquie

 

En janvier 2016, quarante ans après la création du Safari Club, le New York Times révéla que l’Arabie saoudite avait été « de loin » le principal financeur de la guerre secrète de la CIA en Syrie, baptisée « opération Timber Sycamore ». Ce journal cita le rôle majeur du prince Bandar ben Sultan dans celle-ci – alors qu’il dirigeait les services saoudiens entre juillet 2012 et avril 2014 –, tout en reconnaissant que cette opération de « plusieurs milliards de dollars » annuels avait conduit au renforcement des groupes jihadistes en Syrie, avec la complicité de la CIA. Selon le Times, « les efforts saoudiens [en Syrie] furent dirigés par le flamboyant prince Bandar ben Sultan, (…) qui demanda aux espions du royaume d’acheter des milliers [de mitrailleuses] AK-47 et des millions de munitions en Europe de l’Est pour les rebelles. La CIA a facilité certains [sic] de ces achats d’armements pour les Saoudiens, dont un vaste deal avec la Croatie en 2012. Durant l’été de cette même année, ces opérations semblaient être hors de contrôle à la frontière entre la Turquie et la Syrie, les nations du Golfe transmettant de l’argent et des armes à des factions rebelles – y compris à des groupes dont les hauts responsables américains craignaient qu’ils soient liés à des organisations extrémistes comme al-Qaïda. »

 

En réalité, malgré ces craintes à Washington, la CIA coordonnait clandestinement depuis le mois de janvier 2012 au moins deux réseaux d’approvisionnement en armes financés par les pétromonarchies du Golfe et la Turquie : une série de livraisons aériennes depuis les Balkans, qui a récemment fait l’objet d’une enquête approfondie du BIRN et de l’OCCRP confirmant le rôle central de la CIA dans ce trafic d’armes illégal ; et une autre voie d’approvisionnement maritime depuis la Libye, selon les révélations jamais démenties du journaliste d’investigation Seymour Hersh.

 

Ainsi, le New York Times confirma indirectement les propos de la parlementaire américaine Tulsi Gabbard. Trois semaines avant les attentats du 13-Novembre, elle avait dénoncé sur CNN le soutien clandestin d’al-Qaïda par la CIA sur le front syrien, critiquant le fait que l’Agence avait pour objectif de renverser Bachar el-Assad en soutenant des rebelles loin d’être aussi modérés qu’ils nous avaient été décrits jusqu’alors. Comme elle l’affirma durant cet entretien, « les États-Unis et la CIA doivent stopper cette guerre illégale et contreproductive pour renverser le gouvernement syrien d’Assad et doivent rester focalisés sur le combat contre notre ennemi réel, les groupes islamistes extrémistes. Car actuellement, nous voyons pourquoi cela est contreproductif : en œuvrant (…) pour renverser le gouvernement syrien d’Assad, nous [sommes] en train de renforcer nos ennemis, les islamistes extrémistes. »

 

Avant de donner de plus amples détails sur cette politique clandestine et ses conséquences, elle rappela qu’« il n’y pas eu de vote au Congrès pour autoriser l’usage de la force, pour autoriser une guerre visant à renverser un gouvernement souverain. Depuis que j’ai siégé [à la Chambre des Représentants], il n’y a eu aucun vote, y compris avant que je sois élue [en 2013]. Donc le peuple américain n’a pas eu l’opportunité de s’exprimer, d’approuver ou de désapprouver une telle guerre. Par conséquent, elle est illégale. » Il est fort probable que le caractère illicite de ces opérations explique pourquoi le Président Obama, l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton et d’autres hauts responsables américains ont systématiquement occulté le rôle majeur de la CIA dans le conflit en Syrie, comme l’a récemment souligné le professeur à l’université Columbia Jeffrey D. Sachs.

 

Lors de cette interview sur CNN, Tulsi Gabbard expliqua également que cette guerre secrète « est contreproductive car actuellement, des armements américains vont dans les mains de nos ennemis, al-Qaïda et ces autres groupes, des groupes islamistes extrémistes qui sont nos ennemis jurés. Ce sont des groupes qui nous ont attaqués le 11-Septembre, et nous étions censés chercher à les vaincre, mais pourtant nous les soutenons avec ces armes pour renverser le gouvernement syrien. (…) Je ne veux pas que le gouvernement des États-Unis fournisse des armes à al-Qaïda, à des islamistes extrémistes, à nos ennemis. Je pense que c’est un concept très simple : vous ne pouvez vaincre vos ennemis si, en même temps, vous les armez et vous les aidez ! C’est absolument insensé pour moi. (…) Nous en avons discuté [avec des responsables de la Maison-Blanche,] à la fois durant des auditions [parlementaires] et à d’autres occasions, et je pense qu’il est important que les citoyens des États-Unis se lèvent et disent : “Regardez, nous ne voulons pas aller [en Syrie] et faire ce qui s’est passé avec Saddam Hussein, faire ce qui s’est passé en Libye avec Kadhafi, car ce sont des pays qui ont sombré dans le chaos et qui ont été conquis par des terroristes islamistes à cause des actions des États-Unis et d’autres [pays].” »

 

Interrogé quelques semaines après ces déclarations, [2] Nafeez Ahmed souligna que « la représentante Gabbard est une femme politique de premier plan au sein du Parti Démocrate », dont elle assurait la vice-présidence avant de rejoindre l’équipe de campagne de Bernie Sanders. Ce bon connaisseur des arcanes de Washington ajouta qu’elle dispose d’un « accès à des informations gouvernementales confidentielles relatives aux politiques étrangères et militaires des États-Unis, puisqu’elle siège dans deux importantes commissions parlementaires : la Commission de la Chambre des Représentants sur les Forces armées et celle concernant les Affaires étrangères. De ce fait, ses critiques visant les politiques clandestines de l’administration Obama en Syrie sont à prendre très au sérieux. »

 

Surpris que les déclarations de Tulsi Gabbard n’aient pas suscité d’indignation nationale aux États-Unis, Nafeez Ahmed ajouta que « son témoignage sur CNN, loin d’être une “théorie du complot” infondée, confirme le soutien de la CIA en faveur de groupes affiliés à al-Qaïda en Syrie – qui s’opère principalement par l’entremise de nos partenaires régionaux tels que les États du Golfe et la Turquie. » Ces actions clandestines étant aujourd’hui de notoriété publique, elles soulèvent des questions dérangeantes sur la façon dont les intérêts géostratégiques court-termistes des États-Unis et de leurs alliés continuent de menacer la sécurité nationale de nos démocraties, et de déstabiliser un nombre croissant de pays. Finalement, moins d’une semaine après les attentats du 13-Novembre, Tulsi Gabbard déposa une proposition de loi, dont le but est de « stopper immédiatement la guerre illégale et contreproductive visant à renverser le gouvernement syrien d’el-Assad », cette initiative n’ayant toujours pas été débattue ni votée à la Chambre des Représentants.

 

Comment les opérations de la CIA et de leurs alliés saoudiens échappent au contrôle du Congrès

 

L’article du New York Times cité précédemment souligna aussi l’importance des chefs de station de la CIA en Arabie saoudite, qui y sont décrits comme étant « le véritable lien » entre Washington et Riyad depuis plusieurs décennies. Le Times fit remonter les origines de cette relation opaque et fusionnelle à la création du Safari Club. En mobilisant des fonds étrangers dans les années 1980, ce réseau a permis de financer les opérations clandestines de la CIA en Angola, au Nicaragua et en Afghanistan tout en échappant à la supervision du Congrès américain. Un tel système de financement sera adopté dès 2012 dans la guerre en Syrie, cette institution ne pouvant contrôler ce que le Washington Post a décrit en 2015 comme un « vaste effort [anti-Assad] de plusieurs milliards de dollars impliquant [la CIA,] l’Arabie saoudite, le Qatar [,] la Turquie » et leurs alliés, à travers l’« une des plus grandes opérations clandestines » de l’Agence. Conformément à la doctrine du « déni plausible », les financements extérieurs qu’elle mobilise ne sont pas soumis à la supervision du Congrès, qui ne peut exercer son contrôle sur les activités et les budgets des services spéciaux étrangers. Il en résulte que les États-Unis peuvent aisément rejeter la faute de l’essor des groupes extrémistes en Syrie sur leurs alliés du Proche-Orient, alors que la CIA soutient activement leurs opérations depuis les « MOC » (Military Operations Centers), des bases secrètes en Turquie et en Jordanie depuis lesquelles ont été livrées des milliers de tonnes d’armement aux milices anti-Assad, y compris les plus extrémistes.

 

Si les politiques imposées depuis quarante ans par les maîtres-espions américains et saoudiens recèlent encore bien des secrets, il ne fait plus de doute qu’elles ont grandement favorisé la création et l’internationalisation des réseaux jihadistes qui menacent dorénavant la paix mondiale. Comme l’avait expliqué Yves Bonnet, l’ancien responsable « de la Direction de la surveillance du territoire (DST) (…), la CIA et l’Arabie saoudite ont créé de toutes pièces le terrorisme messianique dont se réclament Al-Qaïda et Daesh. » Et pour citer à nouveau Nafeez Ahmed, « les réseaux moudjahidines afghans ont été formés et financés sous la supervision de la CIA, du MI6 et du Pentagone. Les États du Golfe ont apporté des sommes d’argent considérables, tandis que l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais a assuré la liaison sur le terrain avec les réseaux militants coordonnés par [Abdullah] Azzam, [Oussama] ben Laden et [leurs complices]. L’administration Reagan a par exemple fourni 2 milliards de dollars aux moudjahidines afghans, complétés par un apport de 2 milliards de dollars de l’Arabie saoudite. »

 

Après avoir rappelé ces faits bien connus, Nafeez Ahmed remet en cause une idée fausse qui a été continuellement reprise par une grande majorité d’experts et de journalistes occidentaux depuis le 11-Septembre : « Selon la croyance populaire, cette configuration désastreuse d’une collaboration entre l’Occident et le monde musulman dans le financement des extrémistes islamistes aurait pris fin avec l’effondrement de l’Union soviétique. Comme je l’ai expliqué lors d’un témoignage au Congrès un an après la sortie du rapport de la Commission du 11-Septembre, cette croyance populaire est erronée. (…) Un rapport classifié des services de renseignement américains, révélé par le journaliste Gerald Posner, a confirmé que les États-Unis étaient pleinement conscients du fait qu’un accord secret avait été conclu en avril 1991 entre l’Arabie saoudite et Ben Laden, alors en résidence surveillée. Selon cet accord, Ben Laden était autorisé à quitter le royaume avec ses financements et partisans et à continuer de recevoir un soutien financier de la famille royale saoudienne à la seule condition qu’il s’abstienne de cibler et de déstabiliser le royaume d’Arabie saoudite lui-même. Loin d’être des observateurs distants de cet accord secret, les États-Unis et la Grande-Bretagne y ont participé activement. »

Dans le dernier livre de Peter Dale Scott, cet accord d’avril 1991 entre Ben Laden et la famille royale saoudienne est corroboré en citant le livre lauréat du prix Pulitzer de Lawrence Wright sur al-Qaïda et le 11-Septembre. D’après d’autres sources crédibles, cette entente aurait été renouvelée en 1995, selon Anthony Summers, puis en 1998, selon Ahmed Babeeb. Parallèlement, d’après l’ancien diplomate et officier consulaire américain à Djeddah Michael Springmann, « la CIA transféra [des moudjahidines ayant combattu en] Afghanistan vers les Balkans, l’Irak, la Libye et la Syrie en leur accordant des visas US illégaux » – affirmant avoir découvert que le consulat dans lequel il travaillait était en fait une « base de la CIA ».

 

Au vu des éléments étudiés dans cet article, loin d’être la nébuleuse insaisissable qui nous est décrite dans les médias occidentaux, le réseau d’al-Qaïda a été utilisé par les services spéciaux américains et leurs partenaires y compris après la guerre froide, afin de remplir différents objectifs géostratégiques inavouables. Comme nous l’avons analysé, il s’agit de faits corroborés qui nous permettent, quinze ans après le 11-Septembre, de mesurer à quel point ces politiques clandestines de la CIA et de leurs alliés sont hors de contrôle. Les informations montrant que les forces soutenues par l’Agence en Syrie combattent celles qui appuient les opérations du Pentagone sur le terrain en sont une illustration édifiante.

 

La « guerre contre le terrorisme » : une guerre perpétuelle, lucrative (et mondiale ?)

 

Ainsi, une étude approfondie de l’histoire d’al-Qaïda indique que l’essor global du jihad armé découle essentiellement des relations troubles entre les responsables de la CIA et leurs homologues saoudiens, dont le royaume est décrit par de nombreuses sources autorisées comme le principal sponsor des organisations islamistes à travers le monde. Du jihad afghan au takfir syrien, des actions clandestines de la CIA massivement cofinancées par les pétrodollars saoudiens ont donc renforcé la nébuleuse al-Qaïda jusqu’à présent, et ce malgré le 11-Septembre, la mal-nommée « guerre contre le terrorisme », et les récents attentats ayant frappé les populations occidentales. Comme nous l’avons étudié, ces opérations de la CIA ont été bien souvent déléguées aux services saoudiens et à d’autres partenaires étrangers, ce qui explique pourquoi il est si difficile de comprendre le jeu dangereux de l’Agence vis-à-vis du terrorisme islamiste.

Peu traitée dans les médias, l’histoire inavouable d’al-Qaïda doit être expliquée à l’opinion publique car, comme le démontre la tragédie syrienne, les leçons du jihad afghan n’ont visiblement pas été retenues par nos dirigeants. Ainsi, de nouvelles catastrophes liées au terrorisme sont à craindre dans le monde occidental, notamment du fait du retour de Syrie des combattants extrémistes dans leurs pays d’origine. Hélas, dans un contexte de guerre perpétuelle qui génère annuellement des milliards de dollars de profits pour les multinationales de l’énergie, de l’armement, du mercenariat et du renseignement privé, les dirigeants occidentaux ont-ils la volonté de stopper ces interventions et de redéfinir une stratégie proche-orientale moins militarisée, mais certainement plus constructive ? Après quinze années d’une « guerre contre le terrorisme » qui a considérablement amplifié cette menace, qui a favorisé une privatisation massive des opérations militaires, et qui aurait engendré la mort de plus d’un million de personnes rien qu’en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, cette question dérangeante mérite d’être posée.

 

Enfin, concernant le casus belli qui a légitimé cette guerre perpétuelle, une interrogation tout aussi perturbante subsiste. En effet, les principaux accusés des attentats du 11-Septembre n’ont toujours pas été jugés par les tribunaux militaires de Guantánamo. Bien que les aveux extirpés sous la torture sont juridiquement irrecevables, il n’en demeure pas moins que le plus grand crime de l’Histoire moderne des États-Unis n’a encore jamais fait l’objet d’un quelconque procès. Or, le Congrès américain vient d’autoriser les familles des victimes de ces événements à poursuivre l’Arabie saoudite en justice pour son rôle présumé dans ces attaques – malgré le veto du Président Obama, qui empêchera la promulgation de cette loi. Dans ce contexte, au vu de la relation fusionnelle entre le royaume des Saoud et la CIA, cette analyse écrite par Jean-Pierre Chevènement en 2004 est encore plus pertinente aujourd’hui : « la propagation du terrorisme islamiste, certes regrettable, fournit aussi un alibi idéal à l’entreprise de recolonisation du Moyen-Orient et de domination mondiale, à l’échelle d’un “nouveau siècle américain”, dans laquelle s’est lancée l’administration de George W. Bush. L’histoire du retournement des milices wahhabites d’Oussama ben Laden contre les États-Unis, qui les avaient soutenus contre l’URSS en Afghanistan, comporte tant de zones d’ombres qu’on peut se demander si la coopération très étroite entre la CIA et les services secrets saoudiens du prince Turki, congédié seulement quinze jours avant le 11-Septembre, n’éclairerait pas utilement les circonstances d’un événement qui a ouvert une page nouvelle dans l’histoire des relations internationales : comme Athéna sortant tout armée de la cuisse de Jupiter, la “Quatrième Guerre mondiale” a été décrétée ce jour-là. » [3]

 

Maxime Chaix

 

Notes

 

[1]. J’ai demandé à Nafeez Ahmed ce qu’il signifiait par « services de renseignement militaire », une expression qu’il emploie fréquemment. En réalité, il fait référence aux branches paramilitaires des services spéciaux agissant dans le cadre d’opérations clandestines, comme celles de la CIA, du MI6, de l’ISI (etc.), et qui sollicitent parfois l’appui des forces spéciales et des services de renseignement militaire.

 

[2]. Je réalisais alors une interview écrite de Nafeez Ahmed, qui n’a jamais vu le jour en raison des attentats du 13-Novembre et de la surcharge de travail que ce drame avait engendrée pour lui et moi.

 

[3]. Hyperlien et accentuation ajoutés.

Canada et colonialisme: Chine et police canadienne impliquées dans la disparition de familles autochtones en Colombie Britannique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 8 juillet 2016 by Résistance 71

Mise à jour du 8 juillet: Info à connecter avec cet article: Le Brexit a été piloté par la City de Londres /Couronne en connexion avec la finance chinoise, voir ici.

Une enquête indépendante sur la disparition de personnes découvre de nouvelles et surprenantes preuves, un tribunal de droit coutumier va se réunir à Vancouver

TIDC

1er juillet 2016

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/07/01/a-special-mid-year-update-july-1-2016/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de Résistance 71: Ceci est une traduction partielle de l’article original partagé en plusieurs rapports d’information.

A lire pour plus d’information: « Meurtre par décret: crime de génocide au Canada »

Vancouver: Après trois mois d’investigations, l’enquête indépendante connue sous le nom de Tribunal International pour les Disparus du Canada ou TIDC a publié un impressionnant rapport intérimaire. Basé sur plus de 100 entretiens/témoignages, le rapport du TIDC affirme que le nombre de femmes et d’enfants disparus sur la côte ouest du Canada est “bien plus important que préalablement suspecté… C’est un très grand nombre, probablement de plusieurs milliers.

Voici un extrait du résumé du rapport:

“Des enquêtes de police ayant eu lieu préalablement ont été délibérément redirigées pour focaliser seulement sur certaines femmes aborigènes de localités définies rapportées disparues au cours des mois, et souvent des années. Mais lorsqu’on fait le total des gens disparus sans se préoccuper de temps écoulé ou de l’endroit où ces personnes ont disparu, alors la vision que l’on a est celle de centaines et de centaines de familles essentiellement aborigènes qui ont disparu, se sont littéralement vaporisées sans laisser de traces et ce à un ratio constant au travers de toute la province de la Colombie Britannique et spécifiquement des villes côtières et dans le nord de la province.”

L’implication active de gendarmes de la GRC (police montée canadienne), des polices locales, d’officiels du gouvernement et de juges dans ces disparitions est aussi confirmé dans le rapport du TIDC.

“Tous les niveaux de gouvernement et de l’infrastructure légale en Colombie Britannique sont impliqués dans ces disparitions, des assistants sociaux locaux et médecins qui ciblent, criminalisent, mettent abusivement sous médicaments (NdT: psychotropes) et transportent les enfants autochtones hors de leur famille et foyer, aux juges qui ordonnent les arrestations a posteriori des parents de ces enfants, ordres exécutés par des équipes de choc (NdT: de nettoyage…) de la GRC et de leurs contractants privés, qui disposent, “s’occupent”, des familles aborigènes ciblées. La nomination récente d’Ed John, un trafiquant d’enfants déjà condamné, au poste de conseiller spécial du gouvernement provincial pour l’adoption des natifs, est un exemple supplémentaire de l’institutionnalisation de ce système criminel intra muros… Il devient de plus en plus évident que Mr John a été placé à ce poste afin de fournir une protection gouvernementale au commerce croissant des enfants autochtones au travers du réseau d’adoption dans des familles d’acceuil blanches et aussi afin de minimiser officiellement le nombre d’acheteurs d’enfants depuis l’étranger.”

Une équipe d’enquête spéciale du TIDC opérant dans la région de Terrace et de Powell River en Colombie Britannique, a aussi découvert que des entreprises chinoises ayant des connexions avec l’armée sont impliquées dans les disparitions aborigènes, ceci faisant partie intégrante d’un “programme de nettoyage ethnique” en liaison avec la colonisation par des (nouveaux) colons chinois de la côte ouest du Canada.

Sino Bright, une entreprise chinoise qui sponsorise des écoles privées off shore en Chine et au Canada et qui est une grande promotrice de l’escalade d’une immigration chinoise au Canada, est en train d’établir une vaste opération commerciale dans la ville côtière de Powell River, ville qui a été et est toujours historiquement, un point chaud sur la carte des disparitions de personnes autochtones, du trafic d’enfants et de l’importation de drogues en provenance d’Asie.

(lire ici le témoignange de Dagmar Stephens, http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/ ; voir aussi: http://www.theglobeandmail.com/news/british-columbia/chinese-private-school-could-open-campus-in-bc/article29795750/ )

Le chef de l’exécutif de Sino Bright, Quan Ouyang, est lié à des généraux chinois impliqués dans le commerce d’organes humains en Chine, commerce géré par l’armée, ainsi que des disparitions de masse dans les groupes minoritaires ciblés en Chine comme les musulmans Ouïghours. Le leader militaire chinois Xi Jin Ping et plusieurs “généraux hauts-placés” sont des associés d’affaires de Quan Ouyang.

D’après un témoin membre de la GRC interrogé par l’équipe du TIDC:

“Juste l’année dernière, une équipe du FBI fouinait aux alentours de Powell River, à la recherche d’une équipe de tueurs en série qui avait frappé autour de la ville de Seattle (NdT: état de Washington aux USA, limitrophe à la Colombie Britannique) et qui était liée à des gangs asiatiques. Alors, d’un seul coup, le FBI a fait machine arrière toute. L’un d’entre eux à fait la remarque à mon officier qu’il y avait une pression diplomatique sur eux pour qu’ils arrêtent de trop regarder dans la zone de Powell River. Le dernier groupe de flics qui a essayé de fouiller dans ce qui se passe dans cette ville ont tous été retrouvés morts dans une chambre de motel. La drogue est un motif, c’est sûr, les triades chinoises et les yakuzas japonais utilisent l’endroit pour faire venir leurs cargos par mer, tout le monde le sait. Mais il y a quelque chose de plus gros que çà qui a même fait reculer le FBI.”

Les investissements chinois au Canada et spécifiquement en Colombie Britannique, ont augmenté 15 fois entre 2004 et 2014, la somme investie est maintenant de plus de 13 milliards de dollars. La vaste majorité de ces investissements est concentrée dans l’extraction minière, l’industrie du bois et les industries énergétiques ; les matières premières sont très souvent situées sur des terres ancestrales aborigènes, occupées par des bandes autochtones. L’influence chinoise se développe dans bien d’autres secteurs.

(http://www.bcbusiness.ca/finance/how-chinese-investment-is-changing-in-bc)

D’après le résumé du rapport du TIDC:

“Notre recherche indique que des forces globales économiques et politiques très puissantes sont en train d’éliminer les populations indigènes locales en Colombie Britannique et ce avec la même intensité que durant le génocide historique ayant eut lieu au Canada au faîte de l’installation coloniale entre 1880 et 1920. La seule différence aujourd’hui est que le colonialisme trans-pacifique est maintenant derrière le génocide, aidé en cela par les gouvernements canadiens (provinciaux et fédéral) et leurs polices.”

Sur la base du rapport du TIDC un tribunal de droit coutumier va se réunir à Vancouver à l’automne 2016, celui-ci cherchera à mettre en accusation des officiels de haut-niveau de l’état, hauts-fonctionnaires, de la police, de l’armée et des officiels entrepreneuriaux à la fois au Canada et en Chine pour des crimes contre l’humanité qui sont continuellement découverts et documentés par le TIDC.

Le travail du TIDC continue. Le tribunal peut être contacté à: disappearedofcanada@gmail.com . Pour plus d’information sur les preuves du tribunal : Murder by Decree: The Crime of Genocide in Canada (2016), at www.murderbydecree.com .

Résistance à l’empire: Les dessous (affriolants mais sales) de l’affaire des Panama Papers (suite): Les banques impliquées !

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 9 avril 2016 by Résistance 71

Dans cette article, 10 banques transnationales sont impliquée, si le Luxembourg et la famille Rothschild tiennent le haut du pavé, regardez la 8ème banque listée… Est-ce bien surprenant ?…

— Résistance 71 —

 

Les empreintes digitales des Rothschild et de la Couronne (City de Londres) sont partout sur ces Panama Papers

Dean Henderson

6 avril 2016

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2016/04/06/rothschildcrown-finger-prints-on-panama-papers/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La publication cette semaine de bribes des Panama Papers par l’ International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) a déclenché une tempête géopolitique. La fuite unique de 2,6 teraoctets de documents de la firme légale panaméenne Mossack Fonseca contient plus de 11 millions d’archives impliquant l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent de la drogue de ses clients.

Alors que les médias de la pressetituée ont utilisé des informations pour attaquer des ennemis politiques du cartel banquier international emmené par la famille Rothschild, comme le président russe Poutine, le leader assassiné Mouammar Kadhafi (aucun des deux n’étant directement cités dans les documents), le président chinois Xi Ping et le premier ministre islandais qui a mis ses banksters au trou, Sigmundur Davio Gunnlaugsson, la clientèle bien plus intéressante et croustillante a quant à elle bien entendu, volé sous le radar des merdias pressetitués.

Cela inclut le président du Pakistan Mawaz Sharif, le prince saoudien Salman, le président Khalifa bin Zayed al Nahyan des Emirats Arabes Unis, le président ukrainien Petro Porochenko, l’ex-émir du Qatar Hamad bin Khalifa al thani et les anciens ou actuels premiers ministres d’Irak, de Moldavie, de Georgie, d’Ukraine, de Jordanie, du Qatar, tous sans exception des marionnettes des banksters de la City de Londres menés par Rothschild.

Feu le père de David Cameraon fut aussi cité.

Le Panama a été historiquement bien utilisé par la haute finance internationale et leurs gendarmes des services de renseignement occidentaux, comme un centre nerveux où le fric illicite des trafics d’armes, de drogues, de pétrole et de traite humaine est lavé plus blanc et en sort en beaux billets verts tout propre. Le Mossad israélien (qui rime avec Mossack) a une très grande présence dans ce marigot tandis que le dollar US est de manière très convéniente, la monnaie officielle du Panama.

Mossack Fonseca fut fondée en 1986 par le diplômé de la London School of Economics, Ramon Fonseca et Jürgen Mossack, né en Allemagne, qui passa du temps à travailler dans les cercles banquiers londoniens.

Le père de Mossack était un membre de la Waffen SS hitlérienne qui s’est enfui au Panama, d’où il proposa plus tard d’espionner Cuba pour la CIA. Jusqu’à récemment Fonseca a été le premier conseiller du président panaméen Juan Carlos Varela.

Mossack a servi avec Conarex, la branche panaméenne du Royal Institute of International Affairs (RIIA) de la couronne de 2009 à 2014. La branche américaine du RIIA est le… Council on Foreign Relations ou CFR…

Tous deux sont membres de l’élite blanche panaméenne qui a historiquement servi les intérêts de de la Couronne Britannique/Rothschild (City de Londres).

La présence notoire de monarques du Golfe et des fascistes ukrainiens dans les Panama Papers n’est détournée que par des noms encore plus intéressants des 10 top banques intermédiaires avec lesquelles Mossack Fonseca a travaillé pour mettre en place tous ces comptes offshore de l’ombre.

Les 10 banques qui ont facilité ce réseau criminel sont comme suit:

1) Experta Corporate & Trust Services, Une entité financière basée au Luxembourg qui a émergé en 2002 de la Banque Internationale du Luxembourg SA. Le Luxembourg est connu pour être un endroit où même les banquiers suisses planquent leur pognon tant ses lois sur la transparence financière sont parmi les plus opaques au monde.

2) La Banque J. Safra Sarasin Luxembourg S.A. La famille Safra fait partie d’une longue lignée de Libanais sionistes proche d’Henry Kissinger. Ils sont les propriétaires de la laverie de fric sale appelée American Express.

3) Credit Suisse channel Islands Ltd, qui a financé le pillage de la Russie en 1998 (NdT: les années Eltsine et des oligarques russes avant que Poutine ne fasse le grand ménage…) et que certains ont listé comme étant une des sources principales du financement de L’EIIL/Daesh

4) Hong Kong Shanghaï Bank Corporation, banque privée HSBC (Monaco) SA

HSBC (NdT: banque britannique qui sa fortune avec les deux guerres de l’opium en Chine…), la banque la plus sale du monde:

HSBC: The World’s Dirtiest Bank

5) HSBC Private Bank (Suisse) S.A.

6) UBS AG (Union des Banques Suisses), la banque qui acheta la tristement célèbre firme américaine Enron pour 0$ aux enchères après son naufrage, ses dossiers criminels ont été détruits lorsque le building no7 du WTC (le 3ème building effondré le 11 septembre 2001) fut démoli de manière contrôlé le 11 septembre 2001.

7) Coutts & Co. Trustees (Jersey) Ltd., qui est l’entité financière officielle gérant l’immense fortune de la Maison Winsor (reine Elisabeth II d’Angleterre)

8) La SOCIÉTÉ GÉNÉRALE Bank & Trust Luxembourg, une branche contrôlée par les Rothschild du géant banquier français, une des plus grosses banques au monde.

9) La Landsbanki Luxembourg S.A., liquidée en 1993, laissant ses dépositaires sans méfiance dans la mouise et impliquant les connexions de la mafia luxembourgeoise des régulateurs financiers.

10) La Rothschild Trust Guernsey Ltd.

[…]

Supercherie merdiatique et adoubement d’un nouveau paradis fiscal… Les dessous (affriolants mais bien sales) des « Panama Papers »…

Posted in actualité, altermondialisme, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 7 avril 2016 by Résistance 71

Cette traduction fait suite a la précédente de Gordon Duff sur la « sale vérité des Panama Papers » et est complémentaire de l’analyse de Thierry Meyssan sur l’affaire.

Ces « Panama Papers » consolident de fait le nouveau paradis fiscal sur la planète: les USA, pays du goulag levant et ses états dévoués à cet effet du Nevada et de l’Arkansas. Tout cela ne sert qu’à torpiller les paradis fiscaux n’étant pas sous contrôle de l’empire de la couronne/City de Londres/Vatican/Wall Street géré par la famille Rothschild et en éclaboussant au passage ceux et celles dont l’empire veut (essayer) se débarrasser…

Pas de solutions au sein du système. Il faut en sortir et créer notre société humaine des sociétés des associations libres confédérées, pour cela il faut d’abord qu’on arrête de (nous faire) prendre des vessies pour des lanternes…
¡Ya Basta!

— Résistance 71 —

“Ce gros bruit de sucion que vous entendez ?… C’est le son du fric pompé vers les Etats-Unis.”
~ Peter A. Cotorceanu ~

 

Les Panama Papers et le journalisme partial… Qui en profite ?

Katherine Frisk

4 Avril 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/04/04/panama-papers-and-biased-reporting-who-benefits/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Panama Papers, grâce à Wikileaks, inondent les unes de presse le premier week-end d’avril 2016

Ils exposent une liste extensive de clients de la firme légale panaméenne Mossack Fonseca se situant dans le haut du panier des revenus internationalement et qui ont évité le fisc et pris jusqu’à 32 000 milliards de dollars hors circulation de l’économie mondiale.

C’était pathétiquement évident de voir comment des entités médiatiques variées ont saisi cette opportunité pour matraquer leurs politiciens les plus détestés. On a bien remarqué que les médias occidentaux ont bien montré les visages de personnes comme Xi Ping, Poutine et Jacob Zuna, alors qu’aucun d’entre eux n’était DIRECTEMENT impliqué dans l’affaire, mais avaient des amis ou de la famille impliqués. (NdT: on peut se poser légitimement la question: mais où sont donc tous les Yankees dans l’histoire ? pas de clients yanks chez MF ?… ah ah)

Notez au passage que des leaders de trois des pays des BRICS, ayant des économies basées sur l’or, furent éclaboussés de manière prominente dans les premières pages de la plupart des feuilles de chou habituelles.

A l’encontre de Candyman, Porky Poroschenko de Kiev a échappé relativement sans une égratignure au premnier round de rapports qui a fait les unes de la presse. On ne peut que se demander combien de fric sale de la drogue, du trafic humain et du trafic illégal d’organes se cache sous les piles de factures pour du chocolat dans les comptes offshore ?

Mais le non-dit des rapports est bien plus important que ce qui fut dit et ce qui n’est pas dit est ce sur quoi les gens devraient se focaliser.

_______________

La connexion avec les nazis, la CIA et les barons de la drogue mexicains

Le père de Jürgen Mossack (fondateur de Mossack Fonseca) servit dans la Waffen SS. Lorsqu’ils arrivèrent [au Panama] dans les années 1960, le vieux Mossack offrit d’espionner les communistes à Cuba pour la CIA, ce qui n’est pas du tout surprenant considérant le fait que la CIA fut fondée par des soutiens de longue date des nazis que furent grand-papa Prescott Bush (NdT: qui fut un des responsables du financement du parti nazi allemand dans les années 1930 au travers du réseau banquier dont il était fondé de pouvoir) et Allen Dulles (NdT: fondateur de la CIA et dont le frère était actionnaire de la tristement célèbre American Fruit Co. qui fut derrière le coup d’état au Guatemala en 1954 et qui déposa le président Arbenz…).

En 2005, il fut découvert que Jürgen Mossack était listé comme le directeur d’une entreprise contrôlée par Rafael Caro Quintero, le baron de la drogue mexicain et co-fondateur du cartel de Guadalajara, condamné au Mexique en 1985 pour le brutal assassinat de l’agent américain des stup (DEA) Enrique “Kiki” Camarena.

Une fois de plus, rien de surprenant en gardant à l’esprit l’implication de la CIA dans le trafic de cocaïne depuis les pays d’Amérique du Sud, trafic en opération depuis plus de 60 ans, Mena Arkansas n’en étant qu’un cas célèbre.

Note de Résistance 71: La CIA organise le trafic de Cocaïne depuis la Colombie, et autres pays latinos, ce trafic a été révélé être une “chasse gardée de la Maison Blanche” d’après Michael Ruppert, ex-flic du LAPD qui a travaillé sur des affaires de stup et qui remontant une filière fut sommé de cesser son enquête illico, il fut menacé par des agents de la CIA.
De plus, la CIA organise le trafic d’héroïne depuis l’Afghanistan. Des avions militaires spécifiquement affrêtés volent de Bagram à Camp Bonsteele, plus grossee base américaine d’Europe, localisée au… Kosovo, qui est la plaque tournante du trafic vers l’Europe et les Etats-Unis. L’”indépendance” organisée du Kosovo en mettant en place un gouvernement mafieux, n’a été que la légalisation d’un micro-état n’ayant pour seul but que le trafic de drogue organisé par la CIA et ses narco-états que sont l’Afghanistan, le Kosovo donc et la Colombie. La CIA est le bras armé de terrain de Wall Street et de la City de Londres. A ce titre, les troupes de l’OTAN gardent les champs de pavot afghan pour le cartel mafieux de la City de Londres et de Wall Street dont la CIA et le MI6 sont les exécuteurs de terrain.
Lire à ce sujet les recherches publiées de Michael Ruppert et de Peter Dale Scott…

Personne d’autre que Tom Cruise joue le rôle du pilote renégat de la drogue Adler “Barry” Seal dans le film à venir “Mena”, qui doit sortir sur les écrans en janvier 2017, un film basé sur l’histoire vraie du trafic d’import-export de cocaïne et d’armes de la CIA entre l’Amérique Centrale et l’Arkansas dans les années 1980 (NdT: Bill Clinton fut le gouverneur d’Arkansas avant sa présidence… Qu’est-ce que cela nous susurre t’il à l’oreille ??…).

Si Hillary Clinton gagne les élections présidentielles de 2016, Mena pourrait bien donner le ton d’une présidence des plus désastreuses, ce qui est central à cette histoire, tout comme pour JFK, est que Barry Seal fut brutalement assassiné après qu’il eut découvert des preuves de l’implication des familles Clinton et Bush dans le trafic de drogue de la CIA en connexion également avec le scandale de l’affaire Iran/Contra (NdT: Prescott Bush fut un banquier des nazis, son fils George H. W. Bush fut patron de la CIA avant de devenir président et son petit-fils George W. Bush, l’idiot de service en place à la Maison Blanche lors du 11 septembre, qui survint tout juste après l’annonce par le DoD et son ministre Rumsfeld que le Pentagone avait “égaré” 3000 milliards de dollars !…… Il est à noter que “Jeb” Bush, le frère de deubeuliou a été écarté très tôt de la course à la Maison Blanche 2016… Pourquoi ?…)

Solution: Placardez des photos de Poutine, Zuma et Xi Ping sur toutes les Unes de presse avec l’affaire des Panama Papers

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Du Panama au Nevada à “I own the weather” et à plein d’autres choses collatérales – Rothschild –

Mossack avait aussi une filiale à Reno (Nevada). Avec la mise en place de FACTA les anciens centres financiers sécures pour y déposer de l’argent comme la Suisse, les Bahamas et les Îles Vierges Britanniques, les Etats-Unis sont aussi devenus le centre de disparition d’argent un peu “trop chaud” pour l’attention des inspecteurs du fisc, incluant bien sûr le blanchiment et recyclage de l’argent de la drogue.

Presque 32 000 milliards de dollars si certains rapports financiers sont corrects.

Maintenant que Mossack a été passé par la chasse d’eau, les comptes bancaires “offshore” sont en train maintenant de s’établir au Nevada, Wyoming et dans le Dakota du Sud, des membres de la même nation qui a condamné les banques suisses…

Les Etats-Unis sont donc maintenant un de facto paradis fiscal, ou comme Peter A. Cotorceanu, un avocat de la firme légale zürichoise Anaford AG l’a fait remarquer:

“Ce gros bruit de sucion que vous entendez ?… C’est le son du fric pompé vers les Etats-Unis.” (garanti par l’or ou garanti par de la monnaie de singe dollar ?…)

Plus important, avec la chute de Mossack Fonseca à Panama et l’exode massif de clients vers les Etats-Unis, Rothschild les a maintenant remplacé comme prestataires de services avec des comptes fiduciaires et des numéros intraçables planqués derrières des entreprises façades, bougeant ainsi les fortunes de clients étrangers très riches vers Reno, Nevada et ce en toute proximité d’un grand nombre de casinos.

Solution:  Placardez des photos de Poutine, Zuma et Xi Ping à la une de tous les canards en relation avec l’affaire des panama papers

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Milliardaires et philanthropes

Ce qui m’intéresse plus que toute chose est la divulgation des noms de quelques 29 milliardaires et qui exactement est sur cette liste.

Je pense que ce sera bien plus intéressant qu’une poignée de politiciens, tous leaders de pays membres des BRICS (garanti par l’or) et de sa coalition et qui jusqu’ici, n‘ont pas été directement impliqués.

Il ne fait aucun doute que la plupart sinon la totalité des 29 sont des “philanthropes” qui ne paient pas d’impôts ayant leurs noms et leurs fortunes bien enfouis dans un réseau de comptes fiduciares numérotés et intracables qui ont maintenant trouvé un nouveau refuge à Reno, grâce à Rothschild. (garanti sur l’or ou sur la monnaie de singe qu’est le dollar ?)

Des noms comme ceux de Warren Buffet, Bill Gates, les frères Koch, Bain, la famille Bush, Adelson, Carlyle, Morgan, Rockefeller, ne peuvent que venir à l’esprit…

Jusqu’ici d’après une carte interactive créée par Brian Kilmartin ( map created by Brian Kilmartin ), il y a au moins 441 clients ; 3 072 entreprises ; 211 bénéficiaires et 3467 actionnaires de la firme panaméenne basés aux Etats-Unis. Mais nous n’avons toujours pas de noms, ce à l’encontre d’autres personnalités, qui ont été mentionnées et largement humiliées alors même qu’elles ne sont pas directement impliquées dans l’affaire.

Une dernière chose: Qui a fuité les Panama Papers à Wikileaks et qui en profite ?

Ne répondez pas à cette question, j’ai une bien meilleure idée:

Placardez des photos de Poutine, Zuma et Xi Ping dans les unes de la presse en relation à l’affaire des Panama Papers…

Les « Panama Papers » outil de consolidation du cartel anglo-saxon de blanchiment de fric sale et outil de chantage international…

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, désinformation, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , on 7 avril 2016 by Résistance 71

Excellente analyse de Meyssan sur l’affaire. Nous avions pensé à un règlememt de compte à OK Coral entre cadors des paradis fiscaux mais n’avions pas les éléments suffisants pour formuler cette hypothèse de manière crédible. Merci donc à Thierry Meyssan de l’avoir fait, c’est effectivement parfaitement lumineux. Nous avons traduit un autre article de Kathrine Frisk sur la sempiternelle question du « à qui profite » cette mascarade « journalistique » de la révélation de ces « Panama Papers »… A suivre…

— Résistance 71 —

 

Pourquoi les Panama papers ?

Thierry Meyssan

6 Avril 2016

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191130.html

Contrairement aux apparences, la campagne des « Panama Papers » n’aura pas pour conséquence de restreindre les malversations financières et d’augmenter les libertés, mais exactement le contraire. Le système va se contracter un peu plus autour du Royaume-Uni, de la Hollande, des États-Unis et d’Israël, de sorte qu’eux et eux seuls en auront le contrôle. En violant le principe d’égalité devant la Justice et leur éthique professionnelle, les membres de l’International Consortium of Investigative Journalists se sont mis aux service des ennemis de la liberté et des défenseurs du Grand capital, et le fait qu’ils aient épinglé au passage quelques malfrats n’y changera rien. Explications.

La stratégie économique des États-Unis

Au début de son mandat, le président Obama a désigné l’historienne Christina Romer pour présider son Comité des conseillers économiques. Ce professeur à l’Université de Berkeley est une spécialiste de la crise de 1929. Selon elle, ni le New Deal de Roosevelt, ni la Seconde Guerre mondiale n’ont permis de sortir de cette récession, mais l’afflux de capitaux européens, à partir de 1936, fuyant la « montée des périls ».

C’est sur cette base que Barack Obama a conduit sa politique économique. En premier lieu, il a agi pour fermer tous les paradis fiscaux que Washington et Londres ne contrôlent pas. Puis, il a organisé la déstabilisation de la Grèce et de Chypre, de sorte que les capitaux européens se réfugient dans les paradis fiscaux anglo-saxons.

Tout a commencé en Grèce, en décembre 2008, avec des manifestations à la suite de l’assassinat d’un adolescent par un policier. La CIA a transporté par autobus des casseurs du Kosovo pour perturber une manifestation et installer un début de chaos [1]. Le département du Trésor a pu alors vérifier que des capitaux grecs quittaient le pays. L’expérience étant concluante, la Maison-Blanche décida de plonger cet État fragile dans une crise financière et économique qui remit en cause l’existence même de la zone euro. Comme prévu, à chaque fois que l’on s’interroge sur une éventuelle expulsion de la Grèce de l’euro ou sur une dissolution de la zone euro, des capitaux européens se précipitent dans les paradis fiscaux disponibles, principalement britanniques, états-uniens et hollandais. En 2012, une autre opération fut conduite contre le paradis fiscal chypriote. Tous les comptes bancaires furent confisqués au-delà de 100 000 euros. C’était la première et unique fois, dans une économie capitaliste, que l’on observait ce type de nationalisation [2].

Au cours des huit dernières années, nous avons assisté à de nombreuses réunions du G8 et du G20 qui ont établi toutes sortes de règles internationales, prétendument pour prévenir l’évasion fiscale [3]. Cependant, une fois ces règles adoptées par tous, les États-Unis —et dans une moindre mesure Israël, les Pays-Bas et le Royaume-Uni— s’en sont dispensés.

Les paradis fiscaux

Chaque paradis fiscal a un statut juridique particulier, généralement saugrenu.

Actuellement, les principaux paradis fiscaux sont l’État indépendant de la City de Londres (membre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord), l’État du Delaware (membre des États-Unis), et Israël, mais bien d’autres paradis fiscaux existent, surtout britanniques, à commencer par les îles de Jersey et de Guernesey (membre du duché de Normandie et à ce titre placé sous l’autorité de la reine d’Angleterre, mais ni membre du Royaume-Uni, ni de l’Union européenne), Gibraltar (un territoire espagnol dont la propriété foncière est anglaise et que le Royaume-Uni occupe illégalement), jusqu’à Anguilla, les Bermudes, les îles Caïmans, les îles Turques, les îles Vierges ou Montserrat. Il y a en aussi quelques uns rattachés à la Hollande : Aruba, Curaçao, ou Sint Maarten.

Un paradis fiscal, c’est une « zone franche » étendue à tout un pays. Cependant, dans l’imaginaire collectif, une zone franche est indispensable à l’économie, tandis qu’un « paradis fiscal » est une calamité, c’est pourtant exactement la même chose. Bien sûr, certaines entreprises abusent des zones franches pour ne pas payer d’impôts, et d’autres abusent des paradis fiscaux, mais ce n’est pas une raison pour remettre en question l’existence de ces dispositifs indispensables au commerce international.

Dans leur guerre contre les paradis fiscaux non-anglo-saxons, les États-Unis ont surtout porté des coups contre la Suisse [4]. Ce pays avait développé un strict secret bancaire permettant à de petits opérateurs de mener des transactions à l’insu des gros. En contraignant la Suisse à abandonner son secret bancaire, les États-Unis ont étendu leur surveillance de masse aux transactions économiques. De la sorte, ils peuvent aisément truquer la concurrence et saboter l’action des petits opérateurs.

Les « Panama Papers »

C’est dans ce contexte que Washington a fourni au Süddeutsche Zeitung 11 500 000 fichiers informatiques piratés au quatrième cabinet d’avocat au monde chargé de créer des sociétés off shore. Cet espionnage étant un crime, les prétendus « lanceurs d’alerte » qui l’ont accompli sont restés anonymes. Bien sûr Washington a d’abord soigneusement trié les dossiers et a exclu en premier lieu tous ceux relatifs à des ressortissants ou à des entreprises états-uniennes, puis probablement ceux qui concernent ses bons alliés. Le fait que quelques prétendus alliés, en délicatesse avec l’administration Obama, —comme le président Petro Porochenko— figurent dans ces documents, nous confirme qu’ils viennent d’être lâchés par leur puissant protecteur.

Alors que le Panama est un État de langue espagnole et que le Süddeutsche Zeitung est édité en Allemagne, les fichiers volés ont été dénommés en anglais par leurs espions : « Panama Papers ».

Au passage, les auteurs de cette carabistouille tentent de nous persuader que tous les hommes qui se dressent contre Washington seraient des voleurs. Souvenons-nous par exemple des campagnes qui furent menées contre Fidel Castro, accusé d’être un trafiquant de drogue et classé par Forbes parmi les plus grandes fortunes du monde [5]. Pour avoir constaté les difficiles conditions de vie de la famille Castro à Cuba, je me demande comment on a pu monter un bobard pareil. Les nouveaux magnats secrets seraient donc Vladimir Poutine, Bachar el-Assad et Mahmoud Ahmadinejad —dont la frugalité est pourtant légendaire—.

Cette propagande contre des adversaires politiques, n’est que la partie émergée de l’iceberg, l’important étant l’avenir du système financier international.

Violation de l’éthique des journalistes

Le Süddeutsche Zeitung fait partie de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ), une association spécialisée non pas dans le journalisme d’investigation comme son intitulé pourrait le faire croire, mais dans la dénonciation de crimes financiers.

Dans les sociétés républicaines, la Justice doit être égale pour tous. Mais l’ICIJ, qui a déjà rendu publics plus de 15 millions de fichiers informatiques depuis sa création, n’a jamais attenté aux intérêts des États-Unis. Elle ne peut donc certainement pas prétendre agir par souci de justice.

En outre, des principes républicains de notre société découlent des obligations pour les journalistes. Celles-ci ont été formalisées dans la Charte de Munich, adoptée en 1971 par tous les syndicats professionnels du Marché commun, puis étendue au reste du monde par la Fédération internationale des journalistes.

Je comprends parfaitement que ce texte impose des limitations parfois difficiles à supporter. Et j’ai, il y a quelques années, fait partie de ceux qui croyaient utiles de pouvoir la violer de temps à autres. Mais l’expérience prouve qu’en la violant, on ouvre la voie à d’autres violations qui se retournent contre les citoyens.

Les journalistes de l’International Consortium of Investigative Journalists ne se sont pas posés de question éthique. Ils ont accepté de travailler sur des documents volés et triés, sans avoir la moindre capacité de vérifier leur authenticité.

La Charte de Munich stipule que les journalistes ne publieront que des informations dont l’origine est connue, qu’ils ne supprimeront pas d’informations essentielles et n’altéreront pas les textes et les documents ; enfin qu’ils n’useront pas de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents. 
Trois exigences qu’ils ont violées en parfaite connaissance de cause, ce qui devrait les exclure des instances professionnelles et provoquer la révocation des directeurs de la BBC, de France-Télévisions, de NRK, et pourquoi pas de Radio Free Europe/Radio Liberty (la radio de la CIA qui est elle aussi membre du Consortium des journalistes).

L’International Consortium of Investigative Journalists n’en est pas à sa première affaire. C’est lui qui avait rendu publics, en 2013, 2,5 millions de fichiers informatiques volés à 120 000 sociétés off shore. Puis, c’est lui encore qui avait révélé, en 2014, les contrats signés entre des multinationales et le Luxembourg pour bénéficier d’une fiscalité privilégiée. Et c’est lui toujours qui révéla, en 2015, les comptes de la banque britannique HSBC en Suisse.

L’International Consortium of Investigative Journalists, on s’en doute, est financée par de nombreux organismes liés à la CIA, comme la Fondation Ford, et les fondations de George Soros. Ce dernier exemple est le plus intéressant : pour les membres de l’ICIJ, l’argent de M. Soros ne vient pas de la CIA, mais de ses spéculations financières au détriment des peuples ce qui le rendrait plus acceptable.

Plus de Résistance sans paradis fiscaux non-anglo-saxons

Que le Hezbollah détienne des sociétés et des comptes secrets au Panama et ailleurs n’a rien de surprenant. J’évoquais dans un récent article les efforts de la Résistance libanaise pour s’auto-financer sans avoir à dépendre des subventions iraniennes. Le complexe montage financier auquel il s’est livré devra être entièrement recomposé, faute de quoi le Liban redeviendra la proie de ses voisins israéliens.

Que le président Ahmadinejad ait créé des sociétés off shore pour contourner l’embargo dont son pays était victime et vendre du pétrole n’est non seulement pas un crime, mais c’est tout à son honneur.

Que la famille Makhlouf, les cousins du président el-Assad, ait utilisé un montage financier pour contourner l’embargo illégal des puissances occidentales et permettre aux Syriens de se nourrir durant cinq années de guerre d’agression est tout aussi légitime.

Que va-t-il rester de ce vaste déballage ? D’abord la réputation de Panama est détruite et mettra de longues années à se relever. Ensuite, de petits malfrats qui ont abusé du système seront poursuivis en justice, tandis que quantité de commerçants honnêtes devront longuement se justifier devant les tribunaux. Mais contrairement aux apparences, ceux qui animent cette campagne veilleront à ce que rien ne change. Le système restera donc en place, mais toujours plus au seul profit du Royaume-Uni, de la Hollande, des États-Unis et d’Israël. En croyant défendre leurs libertés, ceux qui auront participé à cette campagne l’auront en réalité réduite.

[1] Merci aux lecteurs qui retrouveront l’interview que j’ai donné à un média grec à ce sujet en 2009. Je n’avais pas écris d’article, juste un paragraphe incident dans « La « révolution colorée » échoue en Iran », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 juin 2009.

[2] « Le pion chypriote », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 25 mars 2013.

[3] « Le G 20 : une hiérarchisation des marchés financiers », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 9 avril 2009.

[4] « Lutte contre la fraude fiscale ou main mise sur le système financier international ? », « UBS et l’hégémonie du dollar », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 3 mars et 21 octobre 2009.

[5] « Forbes invente la fortune de Fidel Castro », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 24 mai 2006.

Corruption planétaire et politique: Les dessous des Panama Papers

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La sale vérité au sujet des documents du Panama ou “Panama Papers”

Gordon Duff

4 Avril 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/04/04/the-very-nasty-truth-about-the-panama-papers/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Documents donnés au Mossad… pour semer, fabriquer, censurer… tout comme Wikileaks

[ note de l’éditeur:   La semaine dernière, lorsque VT a publié l’information obtenue durant l’interrogation d’un agent des services de renseignement turc, Sawash Yeldiz, capturé par une milice du Parti Populaire du Kurdistan, le PPK (NdT: à ne pas confondre avec le PKK, différent…) en Syrie, information qui relie le président turc Ergogan avec les attaques terroristes de Bruxelles, nous avons vu comment sont traitées les véritables fuites.

Le canal de cette information, le secrétaire général du Departement Européen de la Sécurité de l’Information le DESI, Haissam Bou Saïd, a été menacé par des agents de sécurité israéliens qui ont possiblement été impliqués dans les attaques de Bruxelles et de plus, le DESI, une organisation de l’Union Européenne a été menacée de sanctions pour la fuite d’info. Voilà ce qu’est du véritable journalisme d’enquête.… Gordon ]

Les Panama Papers sont une escroquerie, de vrais documents rendus à une organisation gérée par le Mossad qui a maintenant des choses compromettantes sur plus de gens et toujours plus de pouvoir pour rendre un monde déjà bien dégénéré encore plus noir et ténébreux et un endroit bien pire à vivre qu’il ne ‘est déjà. C’est ce que fut et est toujours Wikileaks, comme ce fut dénoncé par VT et Zbigniew Brzezinski en décembre 2010.

La pourriture du monde sera protégée et l’innocent, si tant est que cela existe, pourra être ciblé au nom du “journalisme d’enquête” alors que des équipes plantent de l’info bidon et blanchissent les politiciens de tout dégât, des noms comme ceux de Netanyahou et Bush, Cheney et Giuliani, Hollande et Blair, Kasich et Snyder, Gigrinch et Romney, spécifiquement Romney.

Les Panama Papers sont une fuite de documents à un journal allemand, des dizaines de milliers de documents d’archives d’entreprises, émanant d’une firme légale basée au Panama qui a géré une grande partie du blanchiment d’argent dans le monde. Quand un quotidien allemand a reçu cette bouse il y a plus d’un an, il s’est tourné, sans le savoir, vers une organisation qui est en fait complètement gérée et sous contrôle de services de renseignement, en fait celles-là même qui sont le plus à risque avec cette fuite: l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ)

Tout le temps où ce trésor a pu être disponible, il aurait dû être entre les mains d’experts légaux en comptabilité travaillant pour une autorité ou une agence que personne d’entre nous ne peut nommer car une telle agence n’existe tout simplement pas. Il n’y a pas d’entité internationale compétente en la matière n’ayant pas un agenda de servir les cartels de la drogue et les blanchisseurs de fric.

Durant l’année écoulée, des listes de propriétaires de milliers d’entreprises/corporations bidons utilisées pour blanchir l’argent sale, ont été vues par des douzaines de “journalistes”. Le résultat jusqu’ici fut la mention de quelques officiels et joueurs de football, une attaque sur le président russe Poutine et de calomnier la réputation d’un sculpteur sur bois sans valeur, Ian Cameron, père de la limace David Cameron, une victime de chantage de longue date avec le scandale des écoutes téléphoniques fuitées de l’affaire News of the World. Je ne vais pas commencer à répéter ici ce qui a été trouvé au sujet de David Cameron, mais “pervers et tordu” serait une grosse sous-estimation. (NdT: l’affaire de News of the World est une afffaire de pédophilie dans laquelle trempe jusqu’au cou des personnalités de la BBC, des politiciens, juges, députés etc…)

de Craig Murray:

“Mais pourquoi donc se focaliser sur la Russie ? La richesse de la Russie n’est qu’une fraction de l’argent caché, planqué avec l’aide de Mossack Fonseca. En fait, il devient de suite évident que le reportage sélectif de tout cela va puer.

Le journal Suddeutsche Zeitung (SZ) qui a reçu les documents fuités donne une explication détaillée de la méthodologie utilisée par les médias corporatifs pour rechercher la base de données. La recherche principale qu’ils ont effectuée concerne des noms associés avec des régimes brisant des sanctions de l’ONU. Le quotidien britannique The Guardian rapporte cela également et fait la liste de manière si convéniente de ces pays comme étant le Zimbabwe, la Corée du Nord, la Russie et la Syrie.

Le filtrage de ces informations de Mossack Fonseca par les médias suit un agenda gouvernemental occidental de manière directe. Il n’y a aucune mention de l’utilisation de Mossack Fonseca par de grosses entreprises occidentales ou des milliardaires occidentaux, qui en sont pourtant les clients principaux. Le Guardian est aussi très prompt à rassurer du fait que “la plupart de l’info fuitée demeurera privée.”

Qu’attendez-vous ? La fuite est gérée par le pompeux mais risible “International Consortium of Investigative Journalists”, qui est financé et organisé par le Center for Public Integrity des Etats-Unis dont les financiers incluent:

Ford Foundation
, Carnegie Endowment
, Rockefeller Family Fund
, W K Kellogg Foundation, Open Society Foundation (Soros)

Entre autres. Ne vous attendez donc pas à une véritable dénonciation du capitalisme occidental. Les sales petits et gros secrets des entreprises occidentales demeureront protégés et ne seront pas publiés.

Attendez-vous à ce que la Russie soit ciblée, l’Iran, la Syrie et quelque pays occidentaux “en disgrâce” comme l’Islande. Un ou deux pairs britanniques seront aussi sacrifiés, des personnes déjà séniles ou démentes.”

Tout comme les scandales pédophiles britanniques, celui-là suivra le même chemin, les très vieux et des gens ciblés qui sont “sortis de la ligne de l’acceptable” seront jetés en pâture aux loups. Le Mossad adore cette pourriture, cela lui donne toujours plus de saloperies sur des milliers de politiciens et de leaders politiques du monde qu’ils peuvent maintenant contrôler encore mieux qu’avant.

En tant que véritable journaliste d’enquête, ayant de véritables sources profondément ancrées au gouvernement, avec des témoins directs voyant, observant la drogue être passée d’Afghanistan, des armes chimiques sortant de Georgie et qui a, avec l’équipe de VT, sorti plus d’info cette dernière décennie que toutes les autres publications combinées, je connais bien ce sujet.

J’ai aussi travaillé dans la banque en tant qu’exécutif d’une opération de banque offshore et comme représentant des Nations-Unies travaillant dans la finance et les affaires monétaires et de “développement”. J’ai été le témoin de bien des choses et je connais très bien la mécanique de telles opérations.. Je pourrais l’enseigner et je le devrais sans doute…

Nous savons qui sont les plus gros poissons dans les Panama papers. La véritable liste ne commence pas avec le père de David Cameron ou les officiels de la FIFA. Bain Capital et Mitt Romney, suivis de la famille Walton de la chaîne Walmart, les Canadiens Bronfmans, Sheldon Adelson et, peut-être de manière plus juteuse, plusieurs milliers d’entreprises qui relient les cartels mondiaux de la drogue aux leaders de la politique américaine, incluant des membres de Congrès, des gouverneurs d’états, des maires de villes, des membres de la Cour Suprême des Etats-Unis et une poignée d’ancien président des Etats-Unis. Craig Murray va plus loin dans son analyse:

“Les médias, le Guardian, la BBC en GB, ont un accès exclusif à la base de données que vous et moi ne pouvons voir.

Ils se protègent eux-mêmes de voir l’information sensible au sujet des entreprises occidentales en ne regardant que des documents qui leur parviennent en suivant un mode spécifique de recherche comme les contrevenants aux sanctions de l’ONU. N’oubliez jamais que le Guardian a détruit les disques durs de ses copies des fichiers d’Edward Snowden sur instruction spécifique du MI6.

Qu’en serait-il s’ils avaient procédé à des recherches de la base de données de Mossack Fonseca sur les propriétaires de tous les médias corporatistes et de leurs entreprises et sur tous les rédacteurs en chef et éditeurs et journalistes de l’industrie de la presse ? S’ils avaient recherché la base de données Mossack Fonseca sur tous les personnels les plus anciens de la BBC ? et de même pour tous les donneurs et bailleurs de fonds du Center for Public Integrity et de leurs entreprises ?

Qu’en serait-il s’ils avaient recherché la base de données de Mossack Fonseca pour chaque entreprise listée en bourse en occident ? et aussi de chaque milliardaires qu’ils auraient pu tracer ?

Tout ceci serait bien plus intéressant. Je sais que la Russie et la Chine sont corrompues, personne ne doit me le dire, mais qu’en serait-il si on regardait certaines choses que nous pourrions lever ici en occident et faire quelque chose contre ?

Et qu’en serait-il si vous les lécheurs de cul corporatistes laissiez le peuple voir les données en elles-mêmes ?”

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En 2012, deux mois avant les élections présidentielles, un ex-cadre du FBI, employé à temps plein par le FBI, est venu vers nous [VT]. Il avait une histoire à raconter. Il a dit que Mitt Romney (NdT: ex-candidat à la présidentielle américaine pour le parti républicain), qui travaille avec un grand nombre d’organisations financières aux Etats-Unis incluant des banques qui sont la propriété de la famille Walton (Walmart), entretenait des comptes offshore pour des centaines de leaders politiques américains.

L’histoire de ces comptes, pas les noms correspondant, mais confirmant qu’ils existaient, est arrivée dans la presse quelques jours auparavant, citant Romney comme ayant des milliers de comptes en banque secrets aux Îles Caïmans dans les Caraïbes (NdT: paradis fiscal très connu avec les Bahamas).

On nous a dit comment Mitt Romney et Carlos Salinas, l’ancien président du Mexique, s’étaient rencontrés à la Harvard Business School et qu’ils bâtirent ensemble un empire à partir des cartels de la drogue qui, en achetant 5 juges de la Cour Suprême des Etats-Unis qui passèrent “Citizens United”, légalisèrent la corruption des cartels de la drogue au travers d’entreprises existant au sein d’une firme légale du Panama ayant des bureaux dans le monde entier.

Le FBI avait des enregistrements audio de Romney avec Maria Perez, sa maîtresse à Cuba, fille de l’ancien patron du KGB soviétique Youri Andropov et de sa maîtresse cubaine. Les enregistrements étaient au sujet d’opérations de trafic de drogue et de blanchiment d’argent et de bien, bien plus encore…

La source des enregistrements était le service de renseignement mexicain qui suivait et enquêtait sur Salinas depuis des années et qui avait travaillé avec notre source au FBI qui fut la liaison entre les Etats-Unis et le Mexique sur les enquêtes de trafic de drogue dans les années 1990. Bien sûr nous avons ces entretiens, certains sur YouTube.

Le plus grand réseau d’entreprises imbriquées et impliquées entre elles qui aurait dû être exposé est lié à la disparition des près de 3000 milliards de dollars de la trésorerie du ministère de la défense américain (NdT: fait révélé par le ministre de la défense d’alors Donald Rumsfeld sous le gouvernement de W. Bush le… 10 Septembre 2001, la veille des attaques…), argent “disparu” totalement lorsque les archives et documents d’enquête furent mystérieusement les victimes d’un accident d’avion le 11 septembre 2001 au Pentagone, un des bâtiments les plus défendus sur terre.

Non seulement toute la documentation fut détruite, mais les 35 enquêteurs officiels furent aussi tués alors qu’ils avaient été sommés de se réunir au Pentagone avec un officiel de la Maison Blanche qui n’est jamais venu à la réunion (et pour cause…), mais ceci est une autre histoire.

Ce que nous disons ici est ceci: quand d’anciens crimes furent effacés, il y eut une raison. De plus grands crimes furent planifiés. Pratiquement tous les contractants de la défense US et du renseignement, des “Google Idea Groups” au réseau mercenaire Blackwater et des centaines d’autres entreprises et entités, sont toutes liées aux corporations panaméennes de manière étroite et ce avec une propriété sur des membres du Congrès, des juges fédéraux clef et tout ceci géré au travers d’un groupe de conseil juridique connu sous le vocable de la Federalist Society.

Les Panama Papers pourraient certainement éventuellement exposer qui est vraiment derriere les attentats du 11 septembre 2001. En 2014, nous avons reçu des documents en provenance de Russie incluant un rapport préliminaire sur le 11 septembre par le ministère US de l’énergie (USDE), répertoriant cet évènement comme un évènement “nucléaire” et non pas comme le résultat de terrorisme, du moins pas comme typiquement défini. Le terme de “terrorisme sous faux-drapeau” s’y appliquerait néanmoins.