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Résistance au colonialisme: collusion au grand jour de l’Arabie Saoudite et de l’entité sioniste…

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Eisenkot: Ben Salmane a rencontré le chef du conseil national de sécurité israélien

 

Al Manar

 

30 mars 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/835771

 

Le chef d’état-major israélien,Gadi Eizenkot, a affirmé que le prince héritier Mohammed bin Salman a rencontré le président du Conseil de sécurité national israélien, Meir Ben Shabat, a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

S’exprimant dans un entretien avec  Maariv , le général Eisenkot  a souligné que  « les intérêts d’Israël concordent avec ceux de  l’Arabie Saoudite face à la  menace iranienne » , ajoutant qu’ »il existe une coopération entre Israël et des pays avec qui il a conclu des accords au  niveau   sécuritaire et du renseignement « .

M.Eisenkot, qui a fait des déclarations à un certain nombre de journaux israéliens, n’a donné aucun détail sur la rencontre entre Ben Salman et Ben Shabat, encore moins de leur lieu de rencontre .

Plus tard, le site web de Maariv a supprimé la question et la réponse concernant la rencontre de Ben Salman avec Ben Shabat.

M.Eisenkot n’a pas précisé s’il avait également rencontré le prince héritier saoudien, mais il a répondu à la question  si MBS a rencontré des responsables israéliens et s’il  faisait partie de  l’un d’entre eux par : « Oui, avec Meir Ben Shabat ».

D’autre part, M.Eisenkot a révélé qu’il a des photos avec le chef d’état-major du Maroc, « dans lesquelles il apparait lui serrant la main ». selon ses termes.

Mais encore..

Auparavant, le chef d’état-major israélien  a effectué une interview avec le site  saoudien Elaf au siège des chefs  d’état-major israéliens à Tel-Aviv. Cette interview a été diffusée par les médias israéliens qui se sont concentrés sur la relation entre Riyad et Tel-Aviv, en rappelant  les paroles du général israélien selon lesquelles il existe un « consensus total » entre Israël et l’Arabie Saoudite et que cette dernière n’a jamais été un ennemi ».

Nous attaquerons le Liban si nécessaire et cette fois  les civils ne seront pas épargnés

Par ailleurs, concernant une éventuelle agression contre le Liban, M. Eisenkot  a affirmé qu »une concertation entre les capacités des forces de l’air , de terre et de mer et du renseignement   permettra à l’armée israélienne de remporter une victoire dans  une guerre avec leHezbollah, qui pourrait s’étendre vers le front syrien ».

M.Eisenkot estime que « l’armée israélienne réussira à mobiliser,  rapidement et efficacement , les unités dans la prochaine guerre » ajoutant que « les capacités militaires israéliennes 2006 ne sont pas comparables avec aujourd’hui, tant au niveau de la destruction des cibles, que de la défense contre les missiles ou du renseignement ».

M.Eisenkot a  déclaré au quotidien israélien Yedioth Ahronoth  que « l’armée israélienne  dispose une banque d’objectifs estimés à des milliers » expliquant que « la capacité offensive israélienne est multiplié par sept comparée à  2006 ».

Mais le chef d’état-major a admis que « les Israéliens ne réalisent pas  la gravité de la menace des missiles au Nord pendant une guerre  et a appelé à ne pas les impressionner avec de nouveaux scénarios d’horreur ».

Selon M. Eisenkot, »Israël sera forcée à faire face à un état d’urgence durant quelques semaines et qu’en fait, la situation au front intérieur sera plus difficile qu’elle ne l’était durant la deuxième guerre du Liban car l’ennemi d’Israël connait ses points faibles  au front interieur ».

« Il est juste de demander au Liban d’assumer ses responsabilités en tant qu’État envers ce qui se passe sur son territoire et je soutiens l’avis d’attaquer  nos ennemis au Liban ».

Il a poursuivi : » le coup fatal pour le Hezbollah au Liban et à Beyrouth en particulier, c’est la ligne Zahrani qui s’étend jusqu’au sud: elle comprend  240 villes et villages chiites où se situent les positions du Hezbollah. Il y aura beaucoup de destruction dans ces zones. Tout ce que le Hezbollah utilisera au Liban sera détruit. Nous détruirons des dizaines de tours à Beyrouth, habités par le Hezbollah. Ce sera un tel paysage de destruction mémorable pour la région. S’il y a une autre guerre au Liban, nous atteindrons les cibles du Hezbollah et nous n’épargnerons pas l’environnement civil ».

Assad a  remporté la guerre ,  l’Iran a amélioré les défenses aériennes du Hezbollah

Commentant la destruction par les défenses aériennes syriennes d’un F16 israélien, il y a  deux mois, M.Eisenkot a  rejetté l’analyse   selon laquelle « Israël était proche de glisser dans une guerre ce jour-là ».

Selon  M.Eisenkot, « la nouvelle détermiation syrienne  résulte de la victoire du président syrien Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie et de l’effort iranien pour renforcer la présence militaire en Syrie dans le cadre d’une vision à long terme ».

« Ils ont compris – les Iraniens – que la Syrie se dirige vers une nouvelle étape et donc ils ont renforcé les capacités dans les bases aériennes, la marine et le renseignement », a-t-il déclaré à Haaretz.

En ce qui concerne le soutien de l’Iran au Hezbollah, il a noté que « Téhéran tente de renforcer les capacités balistiques du parti et  améliorerses défenses aériennes du parti  »  ajoutant qu’Israël   ne permettra pas au Hezbollah de posséder des  armes sophistiquées et donc, il s’efforce  d’empêcher le transfert de ces capacités au Liban ».

« La menace militaire la plus importante pour l’Etat d’Israël vient du front nord, le triangle de l’Iran – Syrie – Liban », a-t-il souligné.

L’Iran n’a pas violé l’accord nucléaire

Concernant l’accord nucléaire iranien, M.Eisenkot a affirmé que « Téhéran n’a pas rompu l’accord » ajoutant que « la surveillance des évolutions en Iran est la mission première de l’armée et du renseignement israéliens ».

Et de poursuivre : »Nous investissons d’énormes ressources pour avoir un très haut niveau de renseignement sur l’Iran, ainsi que ses capacités opérationnelles ».

Il a également noté que « le programme balistique de l’Iran est « une préoccupation majeure pour l’Europe et les pays du Golfe ».

M. Eisenkot a estimé qu ‘ » il ne convient pas que les militaires s’expriment au sujet de l’accord nucléaire, car le premier ministre dirige un choix international, et nous le soutenons, nous ne lui mettons pas des bâtons dans les roues. Nous proposons notre avis dans des chambres fermées ».

Selon le chef d’état-major israélien, « l’Iran est très loin d’être une puissance nucléaire, ce qui constitue un autre défi , et ce à cause de la longue distance. Aussi, elle représente  un problème mondial, ainsi tout comme il est de l’intérêt  d’Israël d’ empêcher l’Iran de renforcer ses capacités nucléaires, il en est tout autant pour les Américains. En outre, l’Iran  reste la mission principale  centrale  de l’armée israélienne depuis  la dernière décennie jusqu’à aujourd’hui ».

Israël est prêt militairement à affronter la période post-Abbas

Concernant les développements politiques sur la scène palestinienne, M. Eisenkot a évoqué  » la détérioration de la situation en Palestine, en particulier sur la barrière de séparation entre les territoires occupés et la bande de Gaza à la date de commémoration de la Journée de la Terre.

Il  a déclaré qu’ »Israël ne permettra pas une violation collective de la barrière frontalière et l’infiltration dans la zone des colonies . Les instructions consistaient à recourir à la force majeure pour empêcher cela ».

Il a souligné que « les manifestants qui vont venir à la clôture vendredi, devront faire face à plus d’ obstacles majeurs édifiés ces derniers jours: plus de barrières, plus de fils barbelés et plus de forces israéliennes ».

Il a ajouté qu’ »il est difficile de parler de Gaza sans parler de la scène palestinienne dans son ensemble » notant que  » le changement de génération au sein de l’Autorité palestinienne est une préoccupation majeure ».

Le chef d’état-major a  conclu qu’ « Israël est préparé militairement  au chaos en cas  d’une bataille de succession à Mahmoud Abbas … Nous avons des plans opérationnels en cas de l’effondrement de l’Autorité palestinienne ».

Nouvelle guerre de l’empire au Moyen-Orient: L’Iran explique comment ça va se danser à Macron et aux autres…

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Pour les Gardiens de la Révolution Iranienne, pas question de désarmer le Hezbollah

“Macron est jeune et inexpérimenté”

 

Al Manar

 

24 novembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/666576

 

Le chef des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI) a rejeté jeudi l’option d’un désarmement de l’organisation Hezbollah, soutenue par Téhéran et basée au Liban, ainsi que l’idée d’entamer des négociations sur son programme de missiles balistiques.

« Le Hezbollah doit être armé pour lutter contre l’ennemi de la nation libanaise qu’est Israël. Naturellement, ils (combattants du Hezbollah) devraient avoir les meilleures armes pour protéger la sécurité du Liban. Cette question n’est pas négociable « , a déclaré Ali Jaafari aux médias iraniens, cité par Reuters.

Le chef militaire a également salué le succès de l’axe de la résistance dans la région, saluant un « front de résistance » de Téhéran à Beyrouth et appelant Riyad à éviter de rentrer en confrontation avec celui-ci.

« Nous traitons directement de l’arrogance mondiale (Etats Unis) et Israël, pas avec leurs émissaires (…) c’est pourquoi nous ne voulons pas avoir de confrontation directe avec l’Arabie Saoudite », a-t-il déclaré.

« Tous les maillons du front de la résistance auront le même destin. Ces maillons sont plus qu’unis. Si Israël attaque un maillon, tous les autres maillons iront à son secours » , a indiqué aussi le chef du CGRI, cité par PressTV.

M.Jaafari a affirmé que son pays défendrait toutes les nations opprimées où qu’elles se trouvent et que dans les autres pays comme le Yémen, nos soutiens sont différents et nos aides se font à la demande du gouvernement du pays en question. Là-bas, au Yémen, le pouvoir est aux mains d’Ansarullah et nos aides se limitent à un soutien d’ordre moral et à des conseils.

Macron est « jeune et inexpérimenté »

Jaafari a en outre fustigé l’idée selon laquelle l’Iran devrait cesser ses essais de missiles, faisant allusion aux récentes déclarations du président français Emmanuel Macron qui avait souhaité que Téhéran clarifie « sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée. »

« L’Iran ne négociera pas son programme défensif… il n’y aura pas de discussions à ce sujet », a-t-il ajouté, qualifiant le président français de « jeune et inexpérimenté. »

Sur un autre plan, Jaafari a également déclaré que l’Iran jouera un rôle actif dans la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu en Syrie.

= = =

De Press TV, 23 Novembre 2017:

Le chef du CGRI a annoncé ce jeudi que la lutte contre Daech, cette grande menace pour l’islam, allait se poursuivre.

Le général de division Mohammad Ali Jafari, le commandement en chef du Corps des gardiens de la Révolutions islamique (CGRI), a déclaré aujourd’hui, jeudi 23 novembre dans une conférence de presse : « La victoire sur Daech n’est pas la fin à 100 % de Daech mais plutôt la fin de son règne et ce sont là deux choses différentes. […] Daech est présent de manière souterraine au sein de différents groupuscules dans divers pays comme l’Afghanistan et il constitue une menace pour l’islam. C’est pour cette raison même que nous mettons au menu de nos travaux la lutte contre ses complots. »

Le chef du CGRI a ajouté : « Nous avons une bonne préparation pour faire face à ces menaces et l’efficacité du front de la résistance a été prouvée sur le terrain. »

Jafari a affirmé que la RII défendrait toutes les nations opprimées où qu’elles se trouvent et que « dans les autres pays comme le Yémen, nos soutiens sont différents et nos aides se font à la demande du gouvernement du pays en question. Là-bas, au Yémen, le pouvoir est aux mains d’Ansarallah et nos aides se limitent à un soutien d’ordre moral et à des conseils ».

« Tous les maillons du front de la résistance auront le même destin. Ces maillons sont plus qu’unis. Si Israël attaque un maillon, tous les autres maillons iront à son secours », a indiqué aussi le chef du CGRI.

En réponse à la question du journaliste de Fars News concernant les récentes déclarations des Occidentaux sur la capacité balistique de l’Iran, Jafari a affirmé : « Vouloir engager des négociations sur la capacité balistique, nous mettons ça sur le compte de l’inexpérience et de la jeunesse du président français. Il comprendra lui-même très vite que ses efforts sont vains. »

« Le propre du Hezbollah est d’être équipé et armé devant l’ennemi juré de la nation libanaise qu’est Israël. Parce qu’il faut rappeler que la première cible des Israéliens, c’est bien le Liban. Et il est normal que le Hezbollah soit équipé des meilleures armes pour assurer la sécurité [des Libanais] et c’est un sujet qui ne prête même pas à discussion. Toute la nation libanaise, mis à part quelques petits groupuscules marginaux, défend le principe que le Hezbollah soit armé », a enfin expliqué le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique.

[Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/23/543223/CGRI-insiste-sur-le-maintien-de-la-lutte-cDaech ]

Ne vous laissez pas enfumer sur la guerre qui se prépare… Pour avoir un avis informé: « Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » de Naïm Qassem 2/3

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Hezbollah son histoire de l’intérieur 2/3

 

Naïm Qassem*

 

Traduction de larges extraits de la version anglaise (2005) par Résistance 71

 

Une version française de ce livre existe sous le titre: “Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir”, publiée aux éditions Al Bouraq en septembre 2008 (376 pages)

 

(*) L’auteur de l’ouvrage Sheikh Naïm Qassem est le secrétaire général adjoint du Hezbollah (“Parti de Dieu”) depuis 1991, né au Liban en 1953, il possède une éducation universitaire et religieuse. Il fut professeur de chimie pendant plusieurs années en université. Il est l’auteur de plusieurs livres sur des sujets d’ordre politique et religieux. Mr Qassem est considéré comme l’historien du Hezbollah. 

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

La version intégrée en PDF réalisée par Jo:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

II. Organisation et travail public

[…] Il y eut un besoin de répondre à la question qui pose la direction générale à adopter: Est-ce que le parti devait juste être appelé “Hezbollah” (Parti de Dieu) ou “Nation (Oumma) du Hezbollah”? (Nation du Parti de Dieu)

Un danger inhérent à la structure des partis politiques est que cela restreint la taille du parti à ses membres, menant ainsi à l’exclusion des “autres”. Quelque soit la taille et la capacité de l’organisation, un parti est toujours limité en termes de rang et de fonctions. Ce fait pourrait facilement se traduire en un renoncement à un potentiel humain et une montée de l’esprit partisan, un esprit qui dénigre les non-membres et les individus dont les buts ne sont pas alignés sur les objectifs du parti.

D’un autre côté, le concept de la nation ou de corps politique repose sur une plateforme qui reconnaît tout le monde, quelque soit les allégeances, obligations ou préparation à la participation, mais qui ne manque pas d’obstacles quant à sa réalisation. La direction à suivre est donnée dans un contexte général et en des occasions particulières, auxquels la nation réagit et répond. Mais dans une société diversifiée comme l’est le Liban, une telle direction ne répond pas au défi de rassembler le potentiel de la nation et d’organiser son rôle et ses capacités, sa variété d’opinions, ses obligations individuelles, ses différences de niveaux intellectuels et son expérience pratique, son processus de décision et ses liens inter-factions.

Ainsi, une structure hiérarchique pyramidale fut finalement adoptée comme formule organisationnelle du Parti et fut agencée avec des lignes de conduite excluant les désavantages des deux propositions mentionnées ci-dessus. L’organisation prit ainsi cette forme:

  1. Le statut de membre a été conféré à ceux qui ont adopté les objectifs du parti dans leur totalité et se sont engagés à suivre les directives organisationnelles. […]
  2. Il ne fut distribué aucun signe de reconnaissance d’appartenance au parti, car les affiliés n’étaient pas les seuls individus contribuant aux objectifs du parti. La définition de l’affiliation au parti ne fut pas liée à l’obtention d’une “carte”.
  3. Les individus furent requis d’observer et d’accepter leurs fonctions au sein du parti, la plus importante étant celle de la résistance. […]
  4. Un large processus de recrutement fut lancé dans les districts et les villages, rassemblant tous ceux désirant rejoindre le parti. La gestion hiérarchique de ces recrues fut fondée sur la démographie et la distribution géographique. La participation, fonction des circonstances individuelles et de la disponibilité de temps. Tous les affiliés prirent part à l’entraînement militaire et culturel, aux fonctions de combat et de sécurité ainsi que des fonctions générales requises.
  5. Des sociétés de femmes furent créées et des rôles spécifiques distribués dans les mosquées et les districts. L’objectif était de parvenir à un recrutement culturel et sociétal afin de sécuriser la participation dans les activités et l’appel général du parti.
  6. Le recrutement de la jeunesse fut canalisé au travers du financement des Scouts de l’Iman al-Mahdi qui faisait participer aux activités du parti dans les grandes lignes et dans des activités en harmonie avec les besoins de la jeune génération.
  7. Des organisations gérées totalement indépendamment dans les domaines culturel, éducationnel, de la santé, des médias, de l’agriculture, de la construction et autres domaines, furent créées, ce qui était en plein accord avec les objectifs et la vision du parti.
  8. Le recrutement culturel ciblant les étudiants et les écoles secondaires ainsi que les professeurs d’université fut aussi activé. […]
  9. Une coopération continuelle avec les membres du clergé, les associations et les organisations variées était requise et devait être en harmonie avec les objectifs généraux du Hezbollah.
  10. Tous ceux qui participaient aux manifestations, rallies, activités et préoccupations du Hezbollah tout autant que ceux qui soutenaient l’idéologie du parti étaient (et sont) considérés comme soutiens du parti.

[…] Le choix fut fait de devenir le “Hezbollah” ou “Parti de Dieu”, qui couvre et inclut tous les segments de la nation comme détaillé ci-dessus et observe une totale promptitude à procéder à des amendements de politique interne lorsque le besoin d’un agrandissement d’échelle ou de stature se fait se fait sentir.

Le Conseil et le cadre organisationnel

Le choix a été en faveur du groupe et non pas du leadership individuel, le titre de ceci fut choisi comme étant al-Choura, le Conseil. Le nombre de membres délégués élus différaient d’un conseil à l7autre et il n’y eut initialement pas de tête individuelle ni de secrétariat général. A partir de 1985 se fit sentir le besoin d’une apparence politique officielle manifestant l’expression de la position du parti.

[…] En mai 1991, le Conseil a élu al-Sayyed Abbas al-Moussaoui comme secrétaire général, qui devint martyre le 16 février 1992. Le Conseil a alors élu son successeur en la personne de Sayyed Hassan Nasrallah. Son élection eut lieu à la mi-mai 1993. Il a été réélu depuis.

[…] De l’organisation générale initiale, des amendements furent mis en place afin de se conformer aux demandes fonctionnelles du Hezbollah. Cinq comités ou assemblées de conseil furent finalement créées: l’assemblée du djihad, l’assemblée politique, l’assemblée exécutive, l’assemblée parlementaire et l’assemblée judiciaire. Chaque assemblée se vit confier son leadership à un membre du conseil.

[…] Le Conseil est considéré être au sommet de la pyramide des objectifs stratégiques, en charge de créer la vision générale et la politique afférente, de superviser les stratégies des fonctions du parti et de prendre les décisions politiques. Le secrétaire général (SG) est en charge des responsabilités de supervision et de guidage administratif, de la coordination entre les membres du Conseil et les variés chefs d’assemblées ainsi que d’assumer la position politique du parti du manière officielle.

Attirer de nouveaux membres

Pour certains, une implication directe avec le parti et son cadre d’action était un obstacle, car pas tous ceux qui croyaient en la rectitude et la justesse de la résistance du Hezbollah pouvaient se conformer à son idéologie islamique. Similairement, ceux qui croient dans le mouvement politique du parti ne peuvent pas tous être d’accord avec le système de croyance et de réglementations de l’Islam, ou peuvent être intéressés tout en gardant une marge personnelle qui pourrait entrer en conflit avec les buts du parti et les requis pour être membre. De plus, la capacité du parti à accommoder les individus et à leur assigner des fonctions particulières n’est peut-être pas en ligne avec les perceptions individuelles des personnes de ce qui est approprié pour leurs carrières ou leurs chemins personnels.

Ainsi, le leadership a spécifiquement demandé aux assemblées de discuter des modes d’attraction de nouveaux membres de ses groupes spéciaux. Les suggestions suivantes furent faites:

  1. La création d’un nouveau cadre pour le parti afin de réduire les spécifications et les objectifs adoptés par le Hezbollah. […]
  2. La création de groupes indépendants et de cercles sympathisants ou la participation à leur création. Ces groupes doivent se conformer à certains objectifs du parti et observer un certain nombre de spécifications et de lignes de conduite. Dans le principe, il n’y a aucune objection à ce concept car il résulte d’un accord commun tacite. […]
  3. Membre périphérique: lorsqu’il n’y a pas conformité avec le minimum requis par la parti, il y a toujours une possibilité d’indépendance complète et de prise en compte des caractéristiques individuelles. […]

La différence entre les gens est une condition humaine des plus naturelle, liée à la culture, l’éducation, les inclinations et pôles d’Intérêt et de la sorte ne peut pas être géré au sein d’un cadre unique et unificateur. La responsabilité du choix est laissée aux individus en accord avec leurs propres convictions. Le parti fut lancé avec des objectifs particuliers soutenus par des mécanismes organisationnels afin de fonctionner adéquatement. Ceux qui sont d’accord et sont en harmonie avec ces objectifs sont sur la voie de l’affiliation comme membre, tandis que ceux qui ne le sont pas demeurent à une certaine distance du parti tout comme le parti accommode ou exclut des postulants sur la base de règles individuelles ou de groupe. Tel est le mode de vie. […] Les objectifs demeurent le point important et l’affiliation suit sur ce principe.

La résistance islamique

Les débuts

L’invasion du Liban par Israël en 1982 fut le 6ème conflit israélo-arabe:

  1. L’occupation par Israël des territoires de la Palestine en 1948 couvrant 20 770 des 27 027 Km2 que comprend la terre palestinienne. Ces terres sont appelées depuis “Les territoires occupés”.
  2. L’agression du trio France, Grande-Bretagne et Israël sur l’Egypte en 1956
  3. L’agression israélienne de 1967 occupant ce qu’il restait des territoires palestiniens (appelés maintenant “Les territoires de 1967” en plus de l’occupation et de l’annexion du Sinaï égyptien, des plateaux du Golan syrien et de la vallée Arabah jordanienne.
  4. La guerre d’octobre 1973 de l’Egypte et de la Syrie contre Israël fut marquée par la réclamation de territoires perdus par ces deux pays.
  5. L’agression israélienne de 1978 résultant par l’occupation par Israël de larges portions de territoires au sud-Liban et menant à la création d’une “zone de sécurité” dans laquelle demeurèrent un certains nombre de collaborateurs libanais emmenés par Saad Haddad.

Cinq guerres furent initiées par les sionistes tandis qu’une le fut par les Arabes. Ces guerres ont eu pour effet d’agrandir le contrôle géographique d’Israël, incluant des terres au-delà de la Palestine, dans les pays arabes voisins d’Egypte, du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. La puissance militaire israélienne, soutenue par les moyens politiques internationaux, menés par les Etats-Unis, a créé suffisamment de pression pour imposer des concessions et légitimer le fait accompli (NdT: en français dans le texte original) de l’occupation des dits territoires.

Les sionistes considéraient que l’invasion du Liban handicaperait les structures de la résistance militaire palestinienne et aliénerait les combattants palestiniens au Liban, brisant ainsi leur capacité future de continuer leur quête pour la réclamation de leur terre.

[…]

Mais, alors que la Palestine est une terre musulmane et arabe occupée et qu’il est du devoir de chaque musulman de travailler pour sa libération et étant donné que d’autres zones de la terre arabe sont similairement occupées (incluant le Liban), zones auxquelles le devoir islamique de libération est aussi applicable, le juriste-théologien, l’Imam Kohmeini, a déclaré: “Israël est une glande cancéreuse.” Ansi le Hezbollah s’est dressé contre cette cible et a lancé des opérations de résistance islamique contre Israël avec les moyens humains limités dont il disposait. Ceci fut une étape sur le chemin vers un mouvement de résistance plus complet et intégrateur qui ne compromet pas la terre et qui refuse l’exploitation des faiblesses du monde arabe et de la Palestine par l’ennemi.

La priorité fut donc donnée à la confrontation, ce qui demanda l’emploi de toutes les ressources possibles pour remplir cet objectif. Les camps d’entraînement mis en place dans la Bekaa et supervisés par le corps des GRI iranien constituèrent la ressource première des combattants de la résistance ou “moudjahidines” de la “Résistance Islamique”. Ces camps furent une source d’inspiration culturelle, spirituelle, comportementale renforçant les qualités nécessaires au Djihad, ce qui étaient de fait les caractéristiques des membres du CGRI. Beaucoup de membres du Hezbollah participèrent à ces entrainements indépendamment de leurs fonctions au sein du parti, car l’entraînement est un pré-requis pour être accepter comme membre à part entière. L’ancien SG du parti, tombé en martyre, al-Sayyed Abbas al-Moussaoui, fut parmi les premiers à participer à l’entraînement qu’il termina vers la fin de 1982.

A cette époque, la capitale du Liban et ses proches banlieues, ainsi que le sud, l’ouest de la Bekaa et des parties du Mont Liban, étaient sous le joug de l’occupation israélienne. Les combattants de la résistance œuvrèrent dans des cercles secrets sans aucune apparence politique ou médiatique. S’activa en parallèle un mouvement de recrutement général qui se tint sans aucun cadre organisationnel formalisé.

Les combattants de la résistance accumulèrent très rapidement une grande expérience militaire. A ce moment furent créés des points de focalisation sur des tâches spéciales comme l’ingénierie, l’artillerie et autres spécificités dans le domaine militaire.

Jeunesse et efficacité

Le travail de résistance ne fut pas limité à ceux qui se dédièrent spécifiquement à celui-ci, mais s’étendit à l’enrôlement général de volontaires […] Les participants menaient leur vie quotidienne normalement, sur les lieux de travail, à l’université, dans le secteur privé. Il y eut un grand nombre de jeunes hommes attiré par ce volontariat et nous ne fûmes jamais à court de volontaires membres ou affiliés.

[…] Un développement militaire notoire fut celui associé à la précision du ciblage. Les unités d’ingénieurs et d’artillerie firent d’énormes progrès dans ce domaine, les rendant capables de frapper au cœur même de l’ennemi. Tout cela grâce à une meilleure maîtrise de l’environnement géographique, de la technique de mise à feu des roquettes Katiouchas, d’une meilleure compréhension des point faibles des véhicules blindés ennemis tant dans leurs formes les plus classiques qu’avec les chars à haute technologie Merkava qui devinrent très rapidement, les cercueils de leurs équipages [Note: un contrat de vente de chars Merkava à la Turquie fut annulé après la démonstration de l’efficacité des combattants du Hezbollah contre ces unités blindées israéliennes. L’opération servit à démontrer l’incapacité des chars Merkava à résister aux attaques de ceux qui comprennent son mode de confrontation…], d’une maîtrise dans la préparation des bombes sous leurs formes variées, le développement de l’expertise dans le placement de ces bombes sur le terrain des opérations, du développement d’une véritable expertise dans la reconnaissance du terrain permettant aux combattants de la résistance de s’infiltrer efficacement et d’atteindre les postes militaires ennemis avec précision, de la mise en place de technique de surveillance 24/24 de jour et de nuit des positions ennemies et de l’emploi des tactiques de pièges, des opérations de martyre et autres stratégies avancées.

De tels niveaux de performance militaire ne peuvent pas être vus en isolation de la croyance des combattants en leur cause, de la culture, du courage et de l’intrépidité de ces combattants, de leur volonté de tomber en martyre. Ceci est la véritable essence du succès de la résistance islamique.

[…] Il n’y a aucun cas de défaillance ni de désertion. […] La personnalité individuelle est le cœur même de la configuration de la résistance. C’est pour cette raison que le dossier de chaque postulant est étudié en détail avant que d’accorder le statut de membre de la Résistance. Sont analysées sa croyance individuelle en le Hezbollah, sa volonté et motivation à toujours développer plus avant sa conviction, ses capacités culturelles et militaires et la non-existence de quelque question ou doute que ce soit concernant la sécurité du postulant et de son entourage. L’individu est personnellement suivi au travers de sa formation afin de déterminer son plus fort potentiel pour le parti.

Les méthodes de combat et d’opération militaires

Le secret fut et est la clef du succès sur le champ de bataille du djihad. Surprendre l’ennemi permet les meilleurs résultats sur celui-ci tout en minimisant les pertes humaines dans les rangs de la résistance. L’ennemi œuvrait (et œuvre toujours) au moyen d’espions et d’agents de terrain pour découvrir des cibles, bénéficiant également de la reconnaissance aérienne et de moyens de surveillance militaire variés afin de détecter toute préparation d’attaque (NdT: comme la reconnaissance par satellites). Ainsi le secret devint de première importance afin de rendre ces opérations de surveillance futiles. Un groupe très restreint étaient au courant des opérations. Seuls ceux directement impliqués dans la préparation et la réalisation de ces opérations faisaient partie de ce cercle. De plus les participants du Hezbollah à ces opérations étaient choisis avec grande précision. Ainsi, l’ennemi fut incapable de découvrir quelle opération allait les frapper avant qu’elle n’ait lieu. C’est ce qui a rendu les opérations de la résistance si efficaces et imprévisibles.

L’équipement de combat était facilement transporté et caché. Il n’y avait pas besoin de chars ou d’artillerie lourde qui auraient pu facilement être ciblés par les forces aériennes ennemies, ceci n’était pas non plus en harmonie avec le plan sélectionné par la résistance en fonction de son armement.

La résistance, même lorsqu’elle fut à court d’armes et de munitions, a toujours combattu avec ce qu’elle avait sous la main. La sagesse employée dans la gestion des rares ressources militaires ont mené à la tactique de n’utiliser l’armement qu’en des lieux et temps bien déterminés. La sagesse tactique ne fut pas moins importante que les ressources militaires.

Des procédures pratiques furent mises en place pour construire un mouvement de résistance complètement différent d’une organisation militaire plus formelle. Habituellement, la résistance agissait au sein de cercles secrets, et ce même sur le champ de bataille. Ceci permettait plus de flexibilité et aussi permettait aux membres de continuer une vie normale dans les villes et villages d’où ils venaient, que ceux-ci soient proches ou éloignés de la ligne de combat. […] Les camps d’entraînement tombèrent aussi sous cette méthodologie et devinrent ainsi plus mobiles et mieux camouflés afin d’éviter les bombardements par l’aviation israélienne qui volait continuellement dans le ciel libanais.

[…] La résistance n’avait pas besoin de postes militaires fixes sauf dans quelques terrains montagneux ou zones forestières. Il y eut un besoin de poste afin de lancer des opérations, mais ceux-ci ne furent jamais établis près des zones de combat.

Ainsi, il n’était aucunement attendu que la résistance occupe quelque terre libérée que ce soit, comme ce fut le cas à la libération des postes de Sujud, Aramta et Dabshe, qui virent le déploiement du drapeau du Hezbollah et la brève présence des combattants de la résistance sur les lieux avant que l’aviation israélienne ne vienne intensément bombarder les places. Une opération de la résistance était considérée réussie si les occupants des positions ennemies étaient tués, blessés ou contraints d’évacuer et non pas nécessairement une opération qui reprenait pour l’occuper la position ennemie.

Il n’était pas non plus attendu de la résistance qu’elle concentre ses ressources humaines et militaires sur la ligne de front pour s’engager dans une guerre classique avec l’ennemi, ceci revenait à une armée régulière ayant le nombre suffisant. Le travail de la résistance était essentiellement “frapper et décrocher”, laissant l’ennemi surpris, choqué, en désarroi et sans aucune cible pour répliquer.

Une telle intensité, diversité et extension des opérations a aidé à remplir plusieurs objectifs capitaux:

  1. Confusion de l’ennemi et obliger son commandement à maintenir un état d’alerte permanent, menant éventuellement à l’extrême fatigue physique et mentale des troupes et un déclin en puissance et en efficacité.
  2. Extension du sentiment de panique au sein des troupes ennemies, la peur de la mort persistait après chaque attaque réussie de la résistance ou chaque attaque potentielle. Ceci a servi à secouer le moral de l’ennemi et à directement affecter le rendement des troupes ennemies.
  3. L’interdiction pour l’ennemi d’étendre ses objectifs expansionnistes étant donné l’intense pression exercée sur les zones déjà occupées.
  4. La libération de la terre comme objectif final et ultime, ceci s’est produit par étapes et au travers de bien des confrontations. [note: retrait progressif des forces israéliennes zone par zone jusqu’à la grande victoire en cinq décennies que représente l’évacuation par Israël du sud-Liban et de la Bekaa occidentale le 24 mai 2000…]

Le choix du temps et de l’endroit pour chaque opération était de la plus haute importance pour le succès, mais la stratégie principale était aussi celle des opérations constantes (selon les circonstances de terrain), évitant ainsi toute ouverture de feu inutile et inefficace, tout en travaillant totalement indépendamment de tout développement se tenant sur la scène politique. Un tel plan opérationnel a aidé de manière la plus importante au succès des opérations militaires de terrain et ceci a eu des répercussions inévitables sur le front politique.

Entre libération et négociation

La Résistance a toujours défini ses opérations de djihad comme visant à la libération de la terre et n’ayant aucune incidence politique. Les opérations de libération de la terre sont planifiées et exécutées sur le terrain sans recours à quelque développement politique que ce soit ou à la volatilité de politiciens. Les opérations politiques quant à elles, appellent à un effort d’amélioration des conditions de la négociation politique avec l’ennemi, qu’on lui offre des périodes de grâce, de rémission et qu’on relie les opérations de terrain avec la nature et le cours des négociations en cours.

[…] Ainsi, le Hezbollah ne vit pas de conséquence positive à la négociation politique… La solution pratique, légitime et objective est donc représentée par les opérations de résistance qui forcent, en effet clair et direct, un retrait de l’ennemi et la reconsidération tout à la fois de son agenda politique et de ses méthodes. Il n’est pas possible d’isoler tout mouvement de djihad de ses répercussions politiques et la sagesse nous demande de faire quelques pas pratiques à la suite d’un important changement politique.

[…] Il n’y a aucune restitution de terres suite à des négociations et l’occupation ne peut pas soutenir la pression de la résistance. La dépendance et la subordination aux régimes politiques enferme l’activité de résistance dans une zone d’obligations et de systèmes de requis ; ceci compromet la liberté et l’efficacité qui caractérisent habituellement de telles activités. […]

La sphère cible

Les ressources disponibles au mouvement de la résistance sont, par défaut, plus faibles que les moyens de l’envahisseur occupant. […] La résistance a identifié que la sécurité est le point faible et décisif de l’ennemi israélien. Les opérations de terrain se sont donc concentrées à lui infliger le plus grand nombre de pertes et la topographie libanaise bien particulière, a permis d’y parvenir.

Lorsque l’ennemi persista à outrepasser les limites du combat au moyen de bombardements incessants de cibles civiles au Liban, la Résistance s’est résolue à diriger les tirs de ses roquettes Katiouchas sur les colonies du nord d’Israël. La formule de blesser l’ennemi seulement au travers de ses pertes militaires ne fut pas suffisante pour empêcher l’armée israélienne de cibler les civils libanais. Ainsi, le bombardement direct de zones civiles israéliennes fut une réaction, en réciproque de la tactique initiée par l’armée israélienne. Ces mesures ont permis d’aboutir aux accords du juillet 1993 et d’avril 1996 ; accords qui établirent que toutes les zones civiles devenaient des zones neutres. Un fait qui n’est approprié et harmonieux qu’avec les objectifs de la Résistance.

[..] De plus, la résistance considère futile de cibler des Israéliens à travers le monde. La confrontation avec l’ennemi dans les zones occupées est la seule action valide et légitime, ceci amène beaucoup de soutien au mouvement. Limiter la sphère cible aux territoires occupés sert à parvenir au bris de la sécurité ennemie, de sa stabilité et de son sentiment auto-protecteur. Ceci a un effet cumulatif et n’a pas de conséquences néfastes ou d’effets secondaires sur la résistance. Cette vision des choses n’est en aucun cas séparée de l’aspect de la doctrine déterminant les règles et les lignes de conduite de la confrontation.

[…] L’objectif est de toujours maintenir le tempo et la fréquence des opérations de terrain au niveau requis approprié.

L’activité de résistance est un effort cumulatif qui ne peut pas se réaliser au travers d’un nombre limité de coups, car c’est la persistance d’une telle activité qui porte les fruits du futur.

[…] Les opérations martyres ont émergées comme une approche adoptée par la résistance. Malgré le fait que seulement 12 opérations au véhicule piégé ne furent enregistrées, ces opérations dangereuses de résistance où la possibilité de devenir martyre sont très hautes, ont été d’une valeur incommensurable.

[…]

Nomenclature islamique

Le nom “Hezbollah” ou “Parti de Dieu” provient du Coran: “Le parti d’Allah, ce sont eux les victorieux.” [Sourate 5, verset 56]

[…]

La Résistance et le travail public

Le délai entre la création d parti et ses interactions politiques est lié à ces raisons:

  1. La période de fondation s’est concentrée sur le développement militaire car l’objectif principal était la résistance à l’occupation israélienne.
  2. Le secret fut la caractéristique principale de la période fondatrice. Le travail de résistance demande qu’une bonne partie de travail soit réalisée dans le secret pour des raisons de sécurité évidentes. Le secret était une nécessité absolue dans la mesure où l’espace aérien libanais était ouvert à l’aviation israélienne. Le travail politique demande une représentation publique, le temps n’était pas venu…
  3. Depuis 1975, le Liban est le domaine de circonstances compliquées générées par une guerre civile qui mena à des conflits internes importants. Ceci fut associé à l’expulsion de l’OLP du Liban. […]
  4. La préoccupation initiale de la préservation coûte que coûte de la Résistance demanda une attention sans équivoque de tous les instants, celle-ci força à repousser l’implication politique du parti. […] Une fois que la résistance fut sortie de son enfance et qu’elle eut prouvé sa valeur et pesait de sa présence, de telles préoccupations furent diluées. Ainsi vint le temps de poser une définition du Hezbollah qui peut se lire comme suit: “Le Hezbollah est un mouvement de djihad ayant pour mission principale d’entreprendre le djihad contre l’occupant israélien. Un effort politique sage et intelligent pourrait et devrait être un soutien important pour un tel mouvement.”
  5. La stabilisation de l’identité et de l’individualité du parti fut une grande préoccupation, ainsi que de clarifier ses objectifs théologiques et pratiques, résolvant quelques préoccupations internes, comme les pensées du parti concernant le gouvernement libanais, spécifiquement après l’accord de Taïf et aussi de définir sa politique générale quant à son approche des relations envers les différents pouvoirs politiques en place.
  6. Ce n’est pas un secret que ce parti naissant absorbait les expériences de ses membres, ce qui fut d’un grand bénéfice au cours de l’année de fondation. Puis le parti grandit et ses plans et méthodes se cristallisèrent, ses positions sur certaines préoccupations devenant plus claires et déterminées.
  7. Au niveau de sa relation avec le peuple, l’action décisive du parti fut celle qui amena à la décision de participer aux élections législatives du Liban. […]

[…]

Services sociaux

Le Hezbollah est tout particulièrement attentif au travail social. Aucun aspect de l’aide aux pauvres ne fut négligé alors que le parti travaillait a réaliser une responsabilité sociale commune, répondant ainsi au besoin urgent d’introduire des programmes bénéfiques. Ce travail est simplement considéré comme un devoir du parti et a consisté en des efforts de levées de fonds et de les rendre disponibles aux ressources des services sociaux. Le parti a travaillé au mieux de ses capacité, coopérant avec les institutions publiques officielles pour répondre aux besoins sociétaux. […]

De plus, le Hezbollah a créé l’association Jihad al-Binaa (construction et développement), servant l’effort de reconstruction après les bombardements de 1985 […]  Chaque maison endommagée par les raids israéliens depuis 1991 a été restaurée par cette institution, ce qui porte un total de 17 212 maisons, magasins et structures d’utilité publique, réparés.

Entre 1988 et 1991, la parti a travaillé à enlever toute l’accumulation d’ordures ménagères et de débris dans les banlieues sud de Beyrouth, où vivent plus de 500 000 habitants. Une moyenne de 65 tonnes de détritus par jour furent retirées, ce qui résolut un problème grandement négligé par le gouvernement. Aune compensation financière ne fut demandée aux habitants et ce service a continué à être fourni gratuitement aux résidents depuis, comme part de ses efforts humanitaires.

Avec 110 citernes d’eau potable distribuées dans la banlieue sud de Beyrouth, la parti donne ainsi de l’eau potable dans des zones qui ne sont pas fournies par les services publics. 300 000 litres d’eau atteignent ainsi quelques 15000 familles quotidiennement. Ce service est fourni gratuitement à ces familles depuis 1990 jusqu’à ce jour.

Le Hezbollah est aussi concerné par les activités agricoles allant d’études de terrain à la prévision de crédit agricole en passant par la distribution de tracteurs, la fertilisation des sols, le transfert de connaissance pour l’apiculture et autres productions et le conseil de centres pilotes de développement.

[…] Pour la santé, le parti a créé L’Organisation Islamique de la Santé (OIS) qui gère 9 centres de santé, 16 cliniques fixes et 3 mobiles desservant 51 villages. Ces centres fournissent une assistance médicale gratuite, des médicaments aux personnes résidentes et à 88 écoles. Ils mettent en place des campagnes régulières contre la tabagie et la prévention de maladies. L’OIS a aussi dix antennes pour la protection civile.

Le parti fut attentif à l’éducation pour ceux dans le besoin et a fourni un support éducatif pour plus de 16 000 élèves tout en payant l’éducation de plus de 6000 étudiants. Des bourses d’études allant de 25 à 100% furent données à plus de 8000 élèves.

L’Institution pour les Blessés prend en compte plus de 3000 blessés dont plus de 2000 combattants de la résistance. La prise en charge est totale. Elle consiste en assistance médicale, pension, rééducation des handicapés. […]

Les occidentaux ont suspecté que le travail social du Hezbollah était essentiellement un outil de recrutement, alors même que ceci fut une conséquence naturelle des activités sociales du parti. Ils ont aussi suspecté que les gens qui se rassemblent autour du parti le font afin de bénéficier de ces services. Bien que ces services ont indéniablement un grand effet sur le peuple, l’essence pour la participation à de tels programmes réside ultimement en la croyance à la voie sur laquelle on s’engage. Le travail social sert à enrichir la confiance des soutiens dans la viabilité du parti, de sa cause et de son chemin, alors qu’il coopère, collabore et joint ses forces pour le bien commun afin de demeurer fort et tenace dans ses rôles de résistance et de représentation politique.

A suivre…

Guerre en préparation au Moyen-Orient: La secte sioniste wahhabite contre l’Iran et ses alliés…

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« Quiconque adopte le slogan de libérer les régimes arabes comme pré-requis de la libération de la Palestine est sur une fausse voie et ne fait que compliquer la tâche de la libération. La cause la plus haute est celle de la libération de la Palestine, sur cette base les régimes arabes et leurs peuples devraient se libérer de ce cauchemar qui assombrit et mine toutes les politiques adoptées dans notre région. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint Hezbollah, 2005 ~

 

Ryiad n’est pas de taille à isoler le Hezbollah

 

Press TV

 

15 novembre 2017

 

Source:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/16/542393/Que-peut-faire-lArabie–propos-du-Hezbollah

 

Bloomberg étudie dans un article les moyens dont dispose Riyad pour faire pression sur le Hezbollah. 

Dona Abu-Nasr, journaliste de Bloomberg, fait allusion dans son analyse datée de mercredi 15 novembre, à l’animosité latente et patente de Riyad contre le mouvement de la Résistance libanaise et écrit :

« L’Arabie saoudite tente un nouveau coup politique pour changer l’équilibre des forces dans la région et son dévolu est tombé sur le Liban. Pourtant, même en travaillant avec les États-Unis et Israël pour tenter d’isoler le mouvement libanais, les Saoudiens ont peu de chance pour isoler le Hezbollah. La Résistance libanaise est aujourd’hui une force régionale qui a ses éléments au Yémen, en Irak et en Syrie ».

L’article cite par la suite Denis Sullivan, co-directeur du Middle East Center de la Northeastern University de Boston. L’expert évoque un défi major lancé au Hezbollah et affirme : « Si le Hezbollah parvient à surmonter la crise que vient de provoquer Riyad, ce sera le Hezbollah qui en sortira gagnant. Il est trop tard pour l’Arabie saoudite de contrer le Hezbollah qui est désormais partout présent ».

L’analyste de Bloomberg faisant allusion à la démission surprise du premier ministre libanais, Saad Hariri à Riyad et à ses incidences sur les évolutions régionales, avant de poursuivre:

« Nasrallah a parlé à deux reprises de cette démission et dans ses deux discours, il s’est exprimé d’un ton calme, conciliant et dissipant les craintes d’un conflit total avec les sunnites et se joignant aux appels pour le retour de Hariri de sa « détention » saoudienne et ce, malgré les différentes politiques qui existent à l’intérieur du Liban. À vrai dire, la tactique de Nasrallah est très subtile. Il a dénoncé Riyad pour avoir monté le coup, ce qui lui a permis de présenter la crise comme une atteinte au droit international. Dans cette perspective, personne n’irait remettre en cause  la participation du mouvement libanais dans des conflits régionaux ».

D’après l’auteur de l’article, « le Hezbollah fait partie du gouvernement libanais et a besoin de la couverture politique que Hariri a fournie à une époque où les sanctions américaines contre le groupe, sans oublier entre temps le rôle de la rhétorique israélienne sur le bombardement du Liban pour remonter ce pays à l’âge de pierre ».

Plus loin le texte reprend les propos de Sanam Vakil, professeur adjoint d’études sur le Moyen-Orient à l’École des hautes études internationales de l’Université Johns Hopkins qui explique la stratégie de Riyad qui consiste  » à infliger des souffrances au Liban – économique, diplomatique et politique – et à provoquer par ricochet, plus de sympathie et de popularité en faveur du Hezbollah ». Pour l’expert, cette stratégie est datée et ne répond plus au contexte actuel dans la région : « C’est une stratégie qui date de 2005, lorsque les protestations ont chassé les Syriens du Liban à la suite du meurtre de Hariri. Les Saoudiens espèrent pouvoir reproduire un élan semblable et dans la foulée, la pression de rue. Or c’est le contraire qui se produit. Car le Hezbollah n’est plus ce qu’il était en 2005. « C’est une force créé en 1980 et qui n’a cessé d’évoluer depuis cette date, étendant ses racines dans le tissu politique et social du Liban. Nasrallah est une peau dure qui saura comment se tirer de cette affaire ». Et  l’article se termine ainsi : « Les Saoudiens n’ont que peu de moyens pour atteindre e Hezbollah. À Vrai dire, la crise suscitée autour de Hariri n’est qu’un simple mal de tête pour un Hezbollah qui a connu des maux beaucoup plus sérieux ».

Nouvelle guerre impérialiste en préparation: L’Arabie Saoudite a offert quelques milliards à Israël pour attaquer le Liban (H. Nasrallah)

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Comme à son habitude, une analyse fine, lucide et au scalpel du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

~ Résistance 71 ~

 

Nasrallah révèle que l’Arabie a offert des milliards de dollars à Israël pour frapper le Liban

 

Al Manar

 

10 novembre 2017

url de l’article en français: http://french.almanar.com.lb/650813

 

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a révélé que l’Arabie a incité Israël à frapper le Liban. Dans un discours retransmis, ce vendredi, par la chaine AlManar, à l’occasion de l’Arbaïn de l’imam Hussein et de la journée du martyr du Hezbollah, Sayed Nasrallah a précisé qu’il ne s’agit pas d’analyses mais d’informations. L’Arabie s’est dit prête à payer des dizaines de milliards dollars à Israël pour mener cette guerre, a affirmé le numéro un du Hezbollah.

S’agissant de la démission forcée du Premier ministre Saad Hariri depuis Ryad, Sayed Nasrallah a assuré que M.Hariri est assigné à résidence en Arabie saoudite. Il a également appelé les Libanais à l’unité face au complot saoudien contre le Liban et le Hezbollah, tout en saluant la gestion sage du chef de l’Etat.

Et d’ajouter : l’humiliation du Premier ministre libanais est une humiliation pour tous les Libanais, appelant à agir pour sa libération.

Sayed Nasrallah a également indiqué que l’Arabie saoudite voulait se défouler au Liban, car elle ne peut pas affronter l’Iran.

Voici les principaux points de son discours :

Tout d’abord, je présente mes condoléances au prophète Mohammad (S) et sa sainte famille à l’occasion du 40ème jour du martyr de l’Imam Hussein, aujourd’hui nous commémorons également la journée du martyr du Hezbollah, quand le martyr Ahmad Kassir a attaqué et détruit en 1982 le quartier général des forces d’occupation israéliennes à Tyr.

L’Arbaïn

La manifestation grandiose à laquelle nous avons assisté durant ces dernières années, est une manifestation humaine, et morale sans précédent. Aujourd’hui la ville sainte de Kerbala, a accueilli des millions de fidèles qui se sont recueillis auprès du mausolée de l’Imam Hussein.

20 millions de visiteurs, dont la majorité se sont rendus à pied, sont venus des quatre coins du monde, selon les derniers statistiques des autorités irakiennes.

Il y a des fidèles qui ont parcouru plus de 1000 km des frontières irano-pakistanaises.

Durant cette marche grandiose, c’est le peuple irakien ou des volontaires étrangers qui s’occupent des services (nourriture, domicile) offerts aux fidèles. Alors que les forces de sécurité veillent à la situation sécuritaire.

Quel est le secret des pleurs et cet amour éprouvés pour cet imam, tombé en martyr depuis 1378 ans. Il faut mener une étude approfondie pour comprendre ce phénomène historique.

Si on veut définir l’amour, la fidélité, le sacrifice nous allons constater qu’ils se regroupent à Kerbala. Parce qu’il est le martyr, fils de martyr, petit fils de prophète et il s’est sacrifié lui et sa famille pour défendre la religion. L’imam Hussein incarne l’un des aspects de la dignité octroyée par Dieu à cet imam.

Journée du martyr

Beaucoup de nos combattants ont mérité cette dignité en tombant en martyre. Les moujahidines se sont sacrifiés pour défendre la patrie et le peuple.

Un des fruits des sacrifices de nos martyrs dans la vie d’ici bas, c’est que nous sommes parvenus à libérer nos terres et nos détenus en l’an 2000 tout en avortant les projets israéliens contre le Liban.

Grâce à cette dignité, nous avons réussi à accomplir, en aout 2017, la deuxième libération du Liban tout en préservant la sécurité et la stabilité dans notre pays.

Et aujourd’hui, nous contribuons à mettre à échec le plus grand complot fomenté contre l’Islam et l’humanité : Daesh. Ce groupe, qui a été crée par Obama, Clinton et l’Arabie, est en train de rendre son dernier souffle. Et ce, grâce à nos martyrs.

La dignité, la liberté, et la liberté dont nous jouissons au Liban est due aux martyrs, non pas ceux du Hezbollah seulement  mais de tous les martyrs…

De là, nous sommes appelés a préserver les acquis accomplis par nos martyrs. Ils se sont sacrifiés pour le bonheur de tous les Libanais, pour défendre tout le Liban et toute la nation (Oumma) menacée par Israël. Notre responsabilité consiste à préserver cet héritage.

Le Liban jouissait d’une stabilité sans précédent

De là, je passe au Liban, qui depuis samedi dernier connait une crise depuis la démission forcée de son Premier ministre, Saad Hariri. Toute la région est préoccupée de la situation au Liban.

Depuis un an, la situation était devenue stable au Liban, après l’élection du président, la formation du gouvernement, l’approbation du budget, l’accord sur une nouvelle loi électorale, le dialogue entre les factions libanaises. En plus de tout cela, les Libanais jouissaient d’une sécurité et stabilité sans précédent.

Même, le Premier ministre Saad Hariri, a fait état, il y a deux semaines, de l’arrivée de 9 millions de visiteurs à l’aéroport international du Liban, dont 2 millions durant les mois de juillet et aout.

Ceci est le résultat de la coopération et des concessions présentées par toutes les parties libanaises, en plus de la libération du Jurd (des groupes takfiristes).

Dans la foulée de cette ambiance positive, l’Arabie convoque- à la surprise générale- le Premier ministre et le force à présenter sa démission et à lire un communiqué rédigé par les Saoudiens. Et Après cela, ils ont commencé à proférer des menaces contre le Liban.

Ingérence saoudienne sans précédent

L’Arabie a eu recours à une ingérence officielle sans précédent pour forcer Saad Hariri à la démission. Tous les Libanais sont unanimes sur ce point. Même, le département d’Etat US a dit qu’il n’était pas au courant de cela.

M.Hariri est actuellement assigné à résidence en Arabie, et il est interdit de rentrer au Liban.

L’Arabie tente de l’écarter de la direction de son parti : Le Futur, pour y imposer un nouveau dirigeant.

Les Saoudiens veulent imposer un nouveau Premier Ministre au Libanais. Ils croient qu’ils peuvent imposer leur choix aux Libanais.

Ils ont également eu recours à l’incitation des Libanais à s’affronter et à s’entretuer.

Inciter Israël à frapper le Liban

Les Saoudiens ont également exhorté les pays arabes et étrangers à agir contre le Liban. Mais le plus dangereux dans tout cela est: l’incitation saoudienne à Israël de frapper le Liban. Je n’évoque pas d’analyses mais je révèle des informations. L’Arabie s’est dite prête à payer des dizaines de milliards dollars à Israël pour cela.

L’Arabie a également demandé en 2006 à Israël de poursuivre son agression contre le Liban jusqu’à l’éradication du Hezbollah. Les comptes d’Israël sont différents.

Il est clair que l’Arabie a déclaré la guerre au Liban et au Hezbollah.

Je voudrais m’adresser aux Libanais, pour leur dire que durant cette année nous avons jouit d’une stabilité au niveau sécuritaire et monétaire….Alors que de nombreux pays de la région regrettent profondément leur situation.

Par contre, l’Arabie Saoudite vous appelle à saboter cette stabilité et détruire vos maisons par vos propres mains. Etes-vous prêts à le faire?

A votre avis, l’Arabie Saoudite cherche-t-elle vraiment à aider les Libanais?

On comprend que l’Arabie et le Hezbollah sont des adversaires, mais les Libanais doivent tirer les leçons de ce qui s’est passé dans la région.

En Syrie, les princes saoudiens dirigeaient la guerre depuis Amman. Quel est le résultat : ils ont détruit la Syrie. Il en est de même pour l’Irak et le Yémen. J’appelle les Libanais à savoir décider de leur sort. Nous vivons une période crucial.

Une démission illégale et sans valeur

Partant de là, nous condamnons cette ingérence flagrante saoudienne dans les affaires libanaises. Ils n’ont pas le droit de faire cela. Et nous condamnons leurs agissements honteux à l’aéroport avec le président Hariri. Et nous considérons, en tant que Hezbollah et Libanais, que l’humiliation du Premier Ministre libanais est une humiliation pour tout le Liban.

Saad Hariri est le Premier ministre du Liban. M. Hariri n’a pas écrit un mot du communiqué qu’il a été forcé à lire lors de sa démission.

Nous appelons comme le bloc parlementaire du Futur au retour de M. Hariri au Liban. S’il veut démissionner, qu’il rentre au pays et qu’il fasse ce qu’il veut. Il pourrait dire qu’il voudrait rester Premier ministre ou démissionner, ou encore déclarer la guerre au Hezbollah. Mais qu’il rentre au pays. Car il est inacceptable qu’il reste Premier ministre du Liban alors qu’il est en résidence surveillée.

Nous considérons que cette démission est illégale et n’a aucune valeur, car elle a été faite sous la contrainte.

Nous saluons la gestion sage du président Aoun, et sa concertation avec le chef du parlement, qui a préservé la sécurité au Liban et avorté les objectifs directs de cette démission.

Nous appelons les forces politique et le peuple à la vigilance et à ne pas prêter l’oreille aux provocations de certains. Les gens doivent garder leur contact pour sauver le Liban de cette crise. N’ayez pas peur.

Notre volonté patriotique garantira et préservera le Liban. Face à cette animosité et à ces menaces, nous devons assumer nos responsabilités et surmonter nos différends…

S’agissant des rumeurs de la chaine al-Arabiya sur une tentative d’assassinat du Premier ministre, bien que les forces sécuritaires aient démenti ces allégations. Ceci est dangereux, et montre que l’Arabie Saoudite insiste à déstabiliser le pays. Ils ont même prétendu avoir découvert un système de brouillage, de fabrication iranienne, sur la route de l’aéroport. Il faut se méfier et être prudents face à ces hypothèses saoudiennes.

Les Israéliens sont ils prêts à lancer une guerre contre le Liban ?

Au sujet d’Israël, nous écartons l’hypothèse d’une guerre contre le Liban, compte tenu des conditions politiques. Sachant qu’Israël réalise que le cout de la guerre contre le Liban sera trop cher. Israël n’a pas besoin d’aller à une guerre, il peut profiter de la situation en adoptant d’autres voies. Aujourd’hui, le bureau de Netanyahu a réclamé de toutes les ambassades israéliennes de soutenir l’Arabie dans sa guerre contre le Liban. Israël cherche la division et à semer la zizanie, sans intervenir militairement.

Il y a deux semaines, des groupes takfiristes d’al-nosra sont entrés via les territoires occupés par Israël dans la région syrienne de Hadar, où ils ont mené un attentat. Mais grâce à la bravoure des forces syriennes et des habitants, la situation n’a pas dégénérée.

Israël voulait déclencher une guerre confessionnelle, entre les habitants de Hadar à majorité druze, et les combattants d’al-Nosra, des sunnites. Il faut se méfier de la reproduction de ce scénario au Liban.

Le Hezbollah est plus fort que jamais et nous les mettons en garde contre l’exploitation de cette situation.

Les Israéliens travaillent selon leurs propres intérêts. Ont-ils intérêt à se lancer dans une guerre contre le Liban? Je ne le crois pas. Ils savent bien l’ampleur de notre force.

Les échecs de l’Arabie dans la région

Par rapport à l’Arabie Saoudite, ce régime est très en colère contre l’Iran et contre le Hezbollah, (parce qu’il ne peut pas affronter directement l’Iran). Nous comprenons sa colère mais nous ne pouvons pas admettre leurs réactions. L’Arabie, en voyant tous ses échecs en Syrie, en Irak, leur soutien au référendum du Kurdistan, la guerre contre le Yémen qui a déjà dépassé les 1000 jours sans, se dit qu’elle peut réaliser des avancées au Liban.

Au Yémen, ils ont lancé une guerre atroce qui a causé la plus grande famine au monde. Le Hezbollah est accusé d’un crime historique pour avoir condamné les crimes saoudiens. Au Yémen, les Saoudiens ont échoué et ils nous accusent d’avoir transféré de l’Iran et tiré, depuis une zone contrôlée par les Houthis, le missile qui s’est abattu sur l’aéroport du roi Khaled à Riyad. C’est un problème de la mentalité  saoudienne qui méprise les Yéménites. Sachez que ces derniers ont acquis l’expertise de fabriquer des missiles et des drones. Les Saoudiens ne croient pas ceci. Mais je vous appelle à y croire. C’est parce que vous sous-estimez les Yéménites que vous avez échoué.

Puis on vient accuser l’Iran et le Hezbollah d’être derrière cet échec saoudien.

L’Arabie a également échoué dans la crise avec le Qatar, qui a refusé de se soumettre aux pressions saoudiennes.

Et puis à Bahreïn, vous avez tué les jeunes et assigné à résidence l’Ayatollah cheikh Issa Qassem. Aujourd’hui, Bahreïn est au bord de la faillite. A la fin de chaque mois, le roi de Bahreïn est obligé d’aller en Arabie et aux Emirats pour prendre de l’argent afin de payer les fonctionnaires.

L’Arabie se défoule au Liban car elle ne peut pas le faire face à l’Iran

Il n’est pas vrai que le Liban est sous l’emprise de l’Iran. L’Arabie, tout comme l’Iran, ont une influence au Liban. Mais à la différence de Riyad, Téhéran ne se mêle pas des affaires libanaises. Il ne dit pas +nommez tel Premier ministre, organisez des élections, attribuez le marché du pétrole à telle ou telle compagnie +. Je vous le dis, l’Iran a de l’influence au Liban mais n’instrumentalise pas cette influence pour obtenir des gains. Je vous défie de me donner un seul exemple qui contredise mes propos. L’Arabie saoudite vient se défouler au Liban. Elle ne peut pas le faire face à l’Iran. Mais si le roi saoudien croit que par ces mesures il fera fléchir l’axe de la résistance, il a complètement tort et il connaitra de nouveaux échecs.

Ne cherchez pas à éliminer le Hezbollah. Personne ne pourra le faire quoi qu’il fasse. Fixez des objectifs plus réalistes.

Par contre, imposer des sanctions contre le Hezbollah, ou le contraindre à se retirer de la Syrie et de l’Irak sont des exemples réalistes. Bien que notre mission est quasi accomplie en Syrie et en Irak après la défaite de Daesh.

Mais vous n’allez pas changer notre position sur ce qui se passe au Yémen, car il s’agit d’une position humanitaire et morale.

Sanctionnez le Hezbollah sans toucher au peuple libanais

Le ministre saoudien Adel al-Jubeir avait dit que le peuple libanais est innocent et qu’il est sous le joug du Hezbollah. Il a déclaré que son pays va sauver le peuple libanais. Comment allez-vous le faire? Comme vous le faites au Yémen sous le prétexte de chasser les terroristes? Cette guerre a entrainé la mort des dizaines de milliers de martyrs, la destruction des écoles, des lieux historiques…la propagation du choléra et la famine.

Les procédures que vous avez prises contre le Liban (menaces de frappes et incitation sunnite-chiites) sont-elle capables de sauver le peuple libanais? Inciter Israël à faire la guerre contre le Liban est un moyen de sauver les Libanais? Vous sanctionnez le Liban parce qu’il est un pays digne et libre qui refuse de se plier aux diktats du royaume.

Vous pouvez sanctionner le Hezbollah sans toucher au peuple libanais. Faites travailler votre cerveau un peu et vous serez capables de trouver les moyens pour sanctionner le Hezbollah.

N’ayez pas peur des menaces, grâce à notre unité nous serons capables de les surmonter.

Dans cette journée du martyr, nous sommes appelés à nous attacher de plus à la stabilité et à la préservation de notre Etat et de notre sécurité.

Nouvelle donne au Moyen-Orient… La métamorphose du cloporte saoudien ?

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Royaume des Saoud, chronique d’une fin annoncée ?…

 

Press TV

 

8 novembre 2017

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/08/541414/Arabie-USA-Trump-Ben-Salmane

 

Donald Trump aurait perçu un pot-de-vin d’un milliard de dollars pour soutenir Mohammed Ben Salmane lors de sa visite en mai 2017 à Riyad. La révélation se cadre bien avec le climat de la terreur qui règne en ce moment même au royaume wahhabite : des capitaux quittent le royaume.

L’ex-diplomate américain, anti-iranien, John Bolton prévoit pour Ben Salmane, un destin identique à celui qu’a connu le régime du Chah d’Iran, en fin des années 70. Pour une fois, il n’a peut-être pas tort. Les États-Unis cherchent-ils à creuser la tombe du régime des Saoud ?

Scénario US 

Selon les révélations du célèbre blogueur saoudien Moujtahid, le prince héritier d’Arabie saoudite aurait versé un pot-de-vin d’un milliard de dollars au président américain Donald Trump, alors que ce dernier se trouvait en visite à Riyad en mai dernier. Selon le blogger, « la visite a fait pencher la balance en faveur de Ben Salmane, dans le cadre de la rivalité qui l’opposait alors à Mohammed Ben Nayef, le prince héritier destitué ».

L’administration Obama souhaitait maintenir la cohésion au sein du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP), « organe vital pour les intérêts des États-Unis au Moyen-Orient ». Mais Trump semble avoir opté pour la stratégie inverse. « Non seulement Trump a permis à Ben Salmane de se rapprocher de lui, et lui a promis soutien et appui pour son accession au trône, mais encore il a laissé le jeune prince ouvrir une ligne de contact direct avec la présidence américaine ».

Selon Moujtahid, « Trump s’est mis ensuite à affaiblir les liens Qatar-Arabie » en affirmant n’avoir pas de confiance envers Doha, ami juré des démocrates américains. « Trump est allé jusqu’à saluer dans un communiqué le blocus imposé par l’Arabie à Doha. Et le soutien de la Maison Blanche à Riyad cadrait mal avec la position des ministres américains de la Défense et des Affaires étrangères qui souhaitent, eux, mettre un terme au conflit opposant quatre pays arabes au Qatar.

Et Moujtahid d’ajouter : « Lors du déplacement de Trump en Arabie saoudite en mai dernier, un yacht ayant à son bord un milliard de dollars a été secrètement offert à la délégation américaine. Les Salmane père et fils ne se sont pas contentés de cela, et ont invité le président américain qu’ils ont inondé de cadeaux (Yacht de 140 mètres, sabre incrusté d’or et de diamants) et surtout un chèque en blanc de 350 milliards de dollars. Tout ceci pour avoir les mains libres pour mener à bien leurs propres objectifs. »

Et la bataille des anciens et des modernes? 

Depuis la destitution de l’ex-prince héritier, Ben Nayef, le 21 juin dernier, aucun jour ne passe sans que le royaume ne connaisse un nouvelle secousse. L’opération qui se joue sous couvert de « lutte anti-corruption » et qui frappe par son ampleur et sa soudaineté ne pourrait pas non plus être sans lien avec le plan US pour l’Arabie saoudite. Car il ne s’agit pas d’enfermer quelques dizaines d’oulémas wahhabites récalcitrants ou des chefs religieux de la minorité chiite, comme cela s’est fait en septembre dernier, mais de mettre aux arrêts ou en résidence surveillée des dizaines de princes, ministres et hauts gradés de l’armée.

En plus des deux fils du défunt roi Abdallah – Metab, chef de la puissante Garde nationale et Turki, ancien gouverneur de la province de Riyad – l’actuel ministre de l’Économie, Adel Fakih ou Ibrahim al-Assaf, ancien ministre des Finances – qui avait il y a quelques semaines représenté le roi Salmane au G-20 – ont été mis à pied. Preuve de la volonté de cogner, le multimilliardaire al-Walid ibn Talal, pourtant considéré comme l’une des figures de l’aile modernisatrice de la dynastie, a lui aussi été inculpé, les autorités annonçant même que les biens des personnes appréhendées allaient être confisqués et mis à disposition des services de l’État. Pour aller où? Aux États-Unis qui viennent d’intimer au géant pétrolier ARAMCO de vendre ses actions aux États-Unis.   

Le lundi 6 novembre, Trump a apporté un soutien marqué au roi Salmane et à son fils, « champion de lutte anti-corruption ». Mais personne n’est dupe. Les Américains, ennemis des peuples du Moyen-Orient, ne veulent rien d’autre que  » traire la vache saoudienne avant de la décapiter », ainsi que le disait Trump pendant sa campagne électorale.

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: Analyse d’Hassan Nasrallah (Press TV + Al Manar)

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« Par sa présence et l’exercice de son autorité, la Syrie a mis un terme à la guerre civile au Liban, a soutenu l’armée libanaise et a résolument soutenu la résistance… La présence syrienne au Liban a donc été une source de protection contre l’influence et le contrôle exercés par Israël et ne fut pas seulement un pivot dans le conflit opposant la Syrie à Israël. Il n’est que naturel que les vues du Hezbollah concourent avec celles de la Syrie, car personne n’est à l’abri des ambitions israéliennes, celles qui s’étendent bien au-delà de la Palestine et englobent toute la région. […] Le Hezbollah n’a jamais caché que sa relation avec la Syrie est fondée sur le calcul des intérêts de la résistance, la Syrie étant le seul pays arabe qui ait soutenu la résistance sans sourciller et a permis la grande libération du Liban. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Les crises régionales servent les intérêts d’Israël (Hassan Nasrallah)

 

Press TV

 

23 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/23/526282/Hezbollah-chief-Quds-Day

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le SG du Hezbollah Hassan Nasrallah dit que les crises au Moyen-Orient et en Afrique du Nord servent les intérêts du régime israélien.

Nasrallah a fait ces remarques dans un discours marquant l’occasion du jour international Quds qui tombe le dernier vendredi du mois du Ramadan.

Il a noté que le jour de la commémoration internationale de Quds s’étend dans le monde, disant que de plus en plus de pays observent l’évènement depuis qu’il fut annoncer par le fondateur de la république islamique d’iran, l’imam Khomeini.

Nasrallah a dit que l’objectif principal des derniers développements et des guerres dévastant la région était de faire accepter par les pays régionaux les conditions de Tel Aviv. Il a ajouté que le régime d’Israël prenait avantage du statu quo dans la région afin de marginaliser ce qu’il se passe en Palestine.

“Les terroristes takfiris sont nés, ont été créés pour renverser le gouvernement syrien”.

Il a aussi avancé dans ses remarques que les groupes terroristes takfiris de Daesh et d’al-Nosra (NdT: ou Al-Qaïda en Syrie, ceux qui d’après Fabius alors ministre des AE de la France, “font du bon boulot sur le terrain”…) furent formés par les Etats-Unis et d’autres pays pour renverser le gouvernement syrien, ce qu’il a décrit comme un obstacle à tout compromis visant à résoudre le problème de la Palestine.

Il a ajouté que Daesh a été envoyé en Irak, après que le gouvernemnt de Bagdad ait exprimé son soutien indéfectible aux groupes de la résistance.

Il a aussi dit que la guerre saoudienne au Yémen a été lancée parce que les Yéménites se tiennent aux côtés du peuple palestinien. Nasrallah ajoutant que le régime de Ryad a lancé la guerre alors qu’il y avait des mouvements anti-Israël se manifestant au Yémen.

Le SG du Hezbollah a félicité le rôle de l’Iran en tant que supporteur principal e la Palestine et des groupes de résistance. Il a dit que l’Arabie Saoudite essayait d’isoler l’Iran dans la région et de faire passer la guerre en territoire iranien. Mais il a en revanche expliqué que Ryad était bien trop faible et apeuré pour lancer une guerre ouverte contre l’Iran.

Il a ajouté que la puissance et l’influence de l’Iran sur les problèmes régionaux ne faisaient que croître et que la présence de l’iran en Syrie sera plus affirmée, se référant à la récente attaque de l’Iran contre des cibles de Daesh avec des missiles dans l’Est de la Syrie, attaque qui a tué beaucoup de terroristes et a détruit entièrement leurs positions. Nasralla a confirmé l’implication de la Syrie dans l’axe de la résistance.

“Israël n’est aucunement en position de lancer une nouvelle guerre”

Nasrallah a déclaré qu’Israël participait à la guerre au Yémen, ajoutant que son armée de l’air avait effectué des raids contre ce pauvre pays.

Il a dit que le régime israélien cherchait à remplir son objectif en lançant des guerres par procuration dans toute la région.

Le chef du Hezbollah a avancé qu’Israël évite une nouvelle guerre contre le Liban ou la bande de Gaza car il sait que cela aura un coût très élevé.

Il a autrement réaffirmé que les régimes qui conspirent contre l’axe de la résistance doivent savoir qu’ils échoueront dans leur entreprise.

Note de Résistance 71: A ce sujet nos voulons ici rappeler une chose importante, à savoir que le but ultime de l’action impérialiste au MO est le chaos, la déstabilisation, la division, la destruction, afin de mieux diviser et de régner par la peur. En cela l’objectif se réalise, il convient néanmoins d’empêcher la mise sous tutelle totale de la région au chaos impérialiste, dont l’oligarchie rire les marrons du feu… Quelques détails supplémentaires important ci-dessous.

= = =

La guerre au Moyen-Orient

Les points principaux du dernier discours d’Hassan Nasrallah, SG du Hezbollah

 

Al Manar

 

24 juin 2017

 

Article original: http://french.almanar.com.lb/464356 

 

Rédaction du site

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a mis en garde « l’entité sioniste de ne pas provoquer une guerre contre la Syrie ou le Liban. Car ce ne sera pas une guerre  israélo-syrienne ou israélo-libanaise comme en 2006. Et ce parce que des milliers de moudjahidines viendront de l’Irak, du Yémen, du Liban, de l’Afghanistan, pour défendre les terres arabes de l’agression israélienne ».

S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale d’alQods, le SG du Hezbollah , Sayyed Hassan Nasrallah  a expliqué l’objectif principal des guerres au Yémen, en Syrie, en Irak, mais aussi contre l’Iran, contre les mouvements de résistance dans la région, sans perdre de  vue les intérêts des Etats-Unis et de ces alliés dans la région.

Reprenant les propos de M.Liebermann et du chef d’état-major israélien à la conférence de Hertzelia, sayyed Hassan Nasrallah a affirmé que « l’entité sioniste ne veut pas une guerre contre nous car elle sait que cette guerre ne lui permettra pas de réaliser ses objectifs (..) Liebermann sait qu’une guerre contre le Liban ou contre Gaza ne provoquera que des morts, des destructions , des blessés mais pas la victoire décisive ».

Il a souligné que  » le jeu de l’hypocrisie est terminé et que les visages des régimes arabes se sont dévoilés, ce qui est un indice positif pour la région car enfin les hypocrites se révèlent » ajoutant que « celui qui complote jour et nuit contre l’axe de la résistance, qui ouvre les portes du monde arabe à l’ennemi israélien c’est le régime saoudien ».

Il a conclu que la lutte contre le terrorisme doit commencer par la lutte contre la pensée wahhabite et ce « en exhortant le régime saoudien de cesser de diffuser la pensée wahhabite , de cesser de vendre des armes aux courants takfiris ».

Principaux points du discours:

L’occasion impose une introduction. Après la victoire de la révolution  islamique en Iran et l’avénement de la république islamique de l’Iran,  l’Imam Khomeini a déclaré que le dernier Vendredi du mois de Ramadan est dédié à la journée mondiale d’alQods.

Le Vendredi est le meilleur des jours de la semaine et les jours du Ramadan sont les meilleurs jours de l’année et les derniers jours du mois de Ramadan sont les meilleurs jours de ce mois béni et donc le choix de l’Imam Khomeini  pour ce jour afin de célébrer la cause palestinienne indique la valeur de cette cause humaine et l’importance de cette journée qui porte un message au monde..

Après la mort de l’Imam Khomeini , le guide suprême  de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei a lui aussi insisté sur cette commémoration et grâce à Dieu elle s’est  renforcée et s’est répandue  à travers les quatre continents . .

Or, cette commémoration intervient avec la 50ème commémoration de la Nakba  quand les sionistes ont occupé la Palestine…

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre région est très grave et très important car la région connait  une nouvelle période sans précédent jonchée de dangers , de défis,  de menaces , de guerres et aussi de victoires et d’espoir..

Nous pensons que le mouvement populaire qui a éclaté dans divers pays arabes était  vrai  et non comme certains le prétendent qu’il est  le fruit d’un complot.

Mais, faute d’un encadrement politique efficace, faute d’une bonne direction, faute de la présence de leaders et aussi à cause de la puissance des Etats-Unis , ce mouvement a été volé et on a entrainé la région vers une autre direction  pour réaliser des objectifs ..

Certes, parmi ces objectifs : voler nos ressources, notre pétrole et imposer leur hégémonie ..

Mais l’objectif principal de tout ce qui se passe dans la région, les guerres en Syrie, en Libye, en Irak , au Yémen .. Daech .. les répressions à Bahrein .. tout cela a pour but d’enterrer la cause palestinienne  et de créé une atmosphère  politique , médiatique et affectif favorable pour former une entente avec l’ennemi israélien au détriment du peuple palestinien..cet ennemi qui travaille jour et nuit pour enterrer la cause palestinienne , depuis sa création, sauf que les méthodes et les outils diffèrent d’une époque à  une autre , mais l’objectif reste le même pour l’entité sioniste..

1-le peuple palestinien

Ce peuple souffre l’embargo, la famine, les  arrestations,  les détentions, les assassinats, les poursuites, les harcèlements, les démolitions des maisons, des usines, des marches, la colonisation sauvage,  mais en plus ce peuple doit endurer les circonstances difficiles qui traversent la région car elles forment une pression sur le peuple palestinien .. à travers les crises que connait notre région, l’ennemi espère d’entrainer le peuple palestinien dans le désespoir, de se sentir seul et abandonné au point de le force r en fin de compte de n’accepter que les miettes dans tout futur pourparler de paix..

2-Iran

La république islamique de l’Iran est un soutien essentiel pour le peuple palestinien et pour les mouvements de résistance dans la région. Or, l’Iran lui aussi subit des sanctions, il a souffert d’embargo, il  affronte une campagne de diffamation et d’isolation, il est victime d’assassinats et d’attentats, et on cherche à le provoquer pour l’entrainer dans des guerres dans la région..

C’est du moins ce que le prince héritier a promis quand il a menacé de transférer la bataille à l’intérieur de l’Iran.. mais je vous dis que ce régime saoudien est trop lâche pour provoquer une guerre contre l’Iran..

3-Syrie

La Syrie est un Etat important dans l’axe de la résistance, car c’est un Etat sur le premier front face à Israel. De plus, une partie de son territoire est occupée par Israël.. Et donc, la Syrie représente un sérieux handicap à tout processus de paix avec l’entité sioniste..  c’est pourquoi, ils ont tenté de renverser son gouvernement, de détruire son armée et diviser son peuple..  ils ont fait venir des terroristes comme Daech et alNosra pour détruire l’Etat syrien et ensuite ils comptaient les éradiquer afin de faire venir des gens de l’opposition syrienne dite modérée, celle des hôtels de luxe, pour régner à leur place..

4-les mouvements  de résistance au Liban  

La résistance islamique au Liban et les mouvements de résistance dans la région doivent faire face aux menaces de guerre perpetuelle, aux diffamations, aux accusations de terrorisme, aux assassinats, aux tentatives de cibler l’environnement  qui soutient ces résistances, aux mesures de sanctions économiques en coupant leurs ressources..

Tous ces faits ont un seul objectif : enterrer la cause palestinienne et donc nos martyrs qui sont tombés en Syrie ou ailleurs ou les blessés ou les prisonniers de guerre ou les détenus.. tous se sont sacrifiés pour la cause palestinienne..

5-L’Irak

L’Irak a fait preuve d’une volonté politique d’opposition au projet américano-arabo-sioniste, il a exprimé clairement qu’il ne souhaite pas faire partie de l’axe qui veut enterrer la cause palestinienne.  A cause de cette volonté,  à cause de sa détermination à défendre la cause palestinienne , ils ont envoyé Daech en Irak.. N’oubliez pas Daech a été créé par les USA, avec l’argent saoudien  .. et la Turquie a offert des facilités..  ils ont planifié pour que Daech  renverse  le gouvernement irakien et détruire sa volonté et la détermination de son peuple …. l’Irak est une cible car il a refusé  de joindre leur axe..

6-Le Yémen

Au Yémen, la guerre américano-saoudienne a  divers objectifs : son pétrole, ses ressources, sa position..  La crise politique aura pu se résoudre par une table ronde de négociations.. Sauf que l’Arabie ne peut pas accepter la présence dans ce pays de courants qui défendent la cause palestinienne et qui condamnent l’occupation israélienne..mieux encore, des courants qui appelent à la résistance contre l’occupation israélienne..   Ce Yémen est sur la mer Rouge, ce Yémen se situe à Bab el-Mandeb, ce Yémen partage la frontière avec l’Arabie.. Et donc pas question de laisser dans ce Yémen des courants anti-israéliens ou anti-américains…

7-les pays arabes

Tous les pays connaissent des crises, en Libye, au Bahrein, même en Arabie  à Awwamya, partout les violences font rage, les peuples sont maltraités, opprimées, tyraninsés, ils vivent en-dessous du seuil de pauvreté …

Ces conditions poussent les gens au désespoir, à ne se préoccuper que de leur quotidien pour survivre, des conditions qui font oublier la cause palestinienne ..

Finalement, c’est  le peuple palestinien qui est visé. Ce peuple sera poussé à signer des accords humiliants, car il sera désesperé et se contentera des miettes, et si ce peuple abandonne sa cause , la cause palestinienne meurt..

A la conférence d’Hertzilia  , ils ont refusé toute discussion sur la question palestinienne , ils ont affirmé que le fait d’avoir abandoner Gaza est suffisant, et qu’alQods est leur capitale, ils ont même refusé le retour d’un seul réfugié ..

Reste que le plus dangereux et le plus menacant qui est survenu pour la première fois à cette conférence..

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël et l’Arabie Saoudite ont infiltré des équipes d’assassins au Liban pour se débarrasser du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 mai 2017 by Résistance 71

Top priorité: des équipes israéliennes sont infiltrées au Liban pour y assassiner Hassan Nasrallah le chef spirituel du Hezbollah

Le signal de transfert d’info a été intercepté par une puissance mondiale importante et directement passé à VT pour diffusion à 3H08 fuseau Est…

Gordon Duff

19 mai 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/breaking-israeli-teams-in-lebanon-to-murder-nasrallah-spiritual-head-of-hezbollah/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des interceptions de signaux de transmission en provenance de sections d’assassins saoudo-israéliennes font état de leur mouvement vers le Liban. Leur cible est Hassan Nastallah, le leader du parti politique libanais du Hezbollah.

Le Hezbollah a en ce moment environ 20 000 combattants en Syrie soutenant la guerre contre l’EIIL et Al Qaïda soutenus par les Etats-Unis.

Ces derniers mois, des échanges de menaces se sont déroulés entre Nasrallah et le ministre de la défense likoudiste (extrême-droite) israélien Avigdor Liberman. Les plans d’invasion du Liban cette année par Israël ont été perturbés lorsque Nasrallah a informé Liberman que le Hezbollah, utilisant des systèmes de missiles iraniens ultra-performants, était prêt à frapper et à détruire des infrastructures militaires clef en Israël incluant, mais ne se limitant pas aux, les facilités nucléaires et de guerre chimique d’Israël.

Plus d’information à venir…

 

Guerre impérialiste en Syrie: les enjeux de la guerre par proxy de l’occident colonialiste au Moyen-Orient…

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“La résistance contre l’occupation israélienne, qui est un danger à la fois présent et futur, reçoit une priorité ultime étant donnés les effets anticipés d’une telle occupation sur le Liban et dans toute la région…”
~ Naïm Qassem, second objectif fondamental édicté à la création du Hezbollah ~

“Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano occidental dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet.  C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant.”
~ S. Hassan Nasrallah (2015) ~

 

Le Hezbollah livre une bataille existentielle en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

27 juin 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/06/hezbollah-wages-existential-battle-in.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le leader du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a annoncé ses intentions de renforcer les positions en Syrie, particulièrement à Alep. Al-Manar dans son article « S. Nasrallah: Hezbollah Will Reinforce Troops in Aleppo to Achieve Major Victory, » rapporte que:

Le SG du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a confirmé vendredi que le parti allait envoyer plus de troupes en Syrie, à Alep où se déroule une bataille majeure afin de battre le projet terroriste takfiriste soutenu par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis.

Nasrallah ajoute que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux préparaient d’inonder la Syrie avec des milliers de terroristes mercenaires supplémentaires afin de saisir la vielle d’Alep. Il a aussi fait remarquer comment le soi-disant “cesser-le-feu” était utilisé par des factions variées soutenues par les USA et l’Arabie pour mieux se retrancher et se préparer à la prochaine phase de combat.

Nasrallah avait prévenu le monde en 2007 de la catastrophe à venir en Syrie

En 2007, Nasrallah avait donné un entretien au journaliste Prix Pullitzer Seymour Hersh dans son article: « The Redirection: Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? »

Dans celui-ci, Nasrallah avait déclaré ce qui suit tout en discutant au sujet de la guerre civile en cours en Irak, des années avant ce qui s’est produit en Syrie n’arrive (NdT: les évènement de Syrie se sont déclenchés en mars 2011):

Nasrallah a dit qu’il croyait que l’Amérique voulait également procéder à une partition du Liban et de la Syrie. En Syrie, avait-il dit, le résultat serait de pousser le pays dans ‘un chaos et des batailles internes comme en Irak’. Pour le Liban, ‘il y aura un état sunite, un état alawite, un état chrétien et un état druze’, mais avait-il dit ‘je ne sais pas s’il y aura un état chi’ite’.

Il pensait que des tentatives seraient effectuées pour faire partir les chi’ites du Liban et de la Syrie et aussi loin que du sud de l’Irak, ce qui pourait expliquer pourquoi l’auto-proclamé “État Islamique” opère de manière si propice à la fois en Syrie et en Irak, servant d’outil d’influence non pas seulement de la Syrie, mais de toute la région sur un plan géopolitique.

L’article de Hersch en 2007 révèlait aussi un autre aspect important de la politique étrangère américaine si évident à ce moment là et maintenant si prophétique à posteriori. L’article déclara que “pour réduire l’influence de l’Iran qui est chi’ite de manière prédominante, le gouvernement Bush avait décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement US a collaboré avec l’Arabie Saoudite sunnite dans des opérations clandestines visant à affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part à des actions clandestines visant l’Iran et son allié de la région, la Syrie. Un des effets secondaires de cette entreprise a été la poussée et le soutien de groupes extrémistes sunnites épousant une vision militante de l’Islam, hostiles aux Etats-Unis et sympathisant d’Al Qaïda.

Ainsi, la recherche de Hersh et ses entretiens révélèrent essentiellement que déjà en 2007, les Etats-Unis travaillaient avec leurs alliés régionaux comme l’Arabie pour pousser et armer des groupes terroristes et leurs réseaux politiques, incluant la confrérie des Frères Musulmans (NdT: qui a été recupérée par les services de renseignement britanniques dans les années 1920 et qui œuvrent comme agents impérialistes depuis lors…), en préparation de la destruction et de la division de la région, ceci incluant la Syrie et le Liban.

Le combat de la Syrie est le combat du Liban et donc le combat du Hezbollah

Les maisons de change prominentes de Washington, les blablateurs déguisés du journalisme comme ceux du Daily Beast, ont insisté que le combat du Hezbollah en Syrie est un divorce de l’objectif supposé de l’organisation qui serait comme le proclame de manière si simpliste le Daily Beast, de “combattre Israël”. Das son article « Hezbollah Fighters Are Fed Up With Fighting Syria’s War, » et dans un style si typique du journalisme occidental, le Daily Beast défère à une poignée d’histoires anonymes et anecdotiques pour renforcer ce qui serait autrement une assertion sans fondement aucun pour promouvoir ce qui est finalement un narratif factuellement écorné.

Le but de l’existence du Hezbollah n’est pas de “combattre Israël”. Il est de protéger la nation du Liban et la population chi’ite de toutes menaces (NdT: lors de la dernière guerre d’invasion d’Israël au Liban-Sud, en 2006 le Hezbollah a protégé et logistiquement aidé la population chrétienne, il existe toujours une forte alliance politique entre le Hezbollah et le mouvement politique chrétien de l’ex-général Aoun). L’article de Hersh en 2007 a révélé qu’en plus de la protection des populations chi’ites, même l’ancien agent de la CIA ayant opéré au Liban Robert Baer avait admis que le rôle très important que le Hezbollah avait aussi joué en protégeant les minorités à travers la région, incluant les chrétiens, lorsque la guerre par procuration de Washington menée par Al Qaïda commença.

Comme le but réel et effectif du Hezbollah est la défense du Liban, il n’est donc pas difficile de voir ni de comprendre pourquoi il s’est investi si lourdement dans la guerre faisant rage dans le pays voisin qu’est la Syrie.

La belligérence du régime actuel d’Israël n’est qu’une des nombreuses menaces planant sur le futur du Liban. L’expansion de groupes extrémistes comme Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie, créé et armé par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël…) et Al Qaïda, en passant par l’État Islamique (NdT: ou EIIL/EI/Daesh aux sponsors identiques), alimentés par les Etats-Unis, l’Arabie, la Turquie, le Qatar, la Jordanie en argent, armes et soutien politique, en est une autre. Ceci constitue une menace essentielle non seulement pour la Syrie, mais aussi pour ses voisins incluant le Liban.

Le Liban en fait, a servi comme un des plusieurs conduits au travers duquel les combattants de la guerre par procuration menée par les Etats-Unis sont transportés en nombre important ainsi que leur logistique. Ceci a mené à des combats au Liban entre des groupes extrémistes et à la fois des membres des milices du Hezbollah et des factions de l’armée libanaise qui tentaient d’interdire le flot d’hommes et de matériel.

Mais l’impact actuel de la guerre en Syrie sur le Liban n’est qu’une menace à laquelle la nation et ses défenseurs doivent faire face. L’autre est la perspective de l’effondrement du gouvernement syrien et que les groupes terroristes soutenus et montés en puissance par l’occident et ses alliés régionaux ne prévalent et ensuite s’étendent partout.

La Libye est un avertissement aux voisins de la Syrie: “Vous êtes les prochaines sur la liste”…

Comme on l’a vu en Libye, l’effondrement induit par l’occident d’un gouvernement et le changement de régime qui a suivi n’est que la première étape d’ambitions bien plus grandes de l’occident. La Libye fut ensuite utilisée comme tremplin pour envoyer des combattants et des armes dans d’autres nations ciblées par Washington et marquées du sceau de “changement de régime”. Ceci incluait la Syrie elle-même.

Les observateurs attentifs du conflit syrien pourront se rappeler qu’à la fin de 2011 et au début de 2012, la Libye contribua à un nombre signifiant de combattants et d’armes pour le conflit en Syrie, armes et personnels entrant en Syrie via le pays de l’OTAN: la Turquie, avec l’assistance du gouvernement des USA et en préparation de l’invasion de la plus grande ville de Syrie: Alep.

En novembre 2011, le Telegraph dans leur article: « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group, » rapportait:

Abdul Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ex-leader du Groupe Combattant Islamique Libyen (GCIL) a rencontré les chefs de l’Armée Syrienne Libre (ASL) à Istanboul et à la frontière turco-syrienne, a dit le responsable militaire travaillant avec Mr Belhaj. Mustapha Abdoul Jalil, le président libyen intérimaire, l’a envoyé là-bas.” Il doit être noté que le leader terroriste Belhaj, soutenu par les Etats-Unis a apparemment joué un rôle essentiel dans la présence de l’EIIL en Libye.

Dans un autre article du Telegraph: « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » il est admis:

Les rebelles syriens ont eu des négociations secrètes avec les nouvelles autorités libyennes vendredi, le but étant de sécuriser plus d’armes et d’argent pour leur insurrection contre le régime du président Al-Assad, a appris le Daily Telegraph

A cette réunion, qui a eu lieu à Istanboul et qui comprenait des officiels du gouvernement turc, les Syriens ont requis l’assistance des représentants libyens et des armes et des volontaires leur furent offerts. Il y a quelque chose de planifé pour envoyer des armes et même des combattant libyens en Syrie, a déclaré une source libyenne, parlant sous condition d’anonymat. Il y a une intervention militaire en route, dans quelques semaines vous verrez.

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens seront rapportés être entrés en Syrie pour commencer des opérations de combat et par la suite, CNN dont le journaliste Ivan Watson qui accompagna les terroristes à travers la frontière turco-syrienne et dans la ville d’Alep, révéla qu’en fait des combattants étrangers se trouvaient parmi les militants, surtout des Libyens. Il fut admis que:

Dans le même temps, des résidents du village où les Faucons Syriens établissaient leur QG affirmaient qu’il y avait là des combattants de plusieurs pays d’Afrique du Nord servant dans les brigades combattantes. Un combattant volontaire libyen a aussi dit à CNN qu’il a l’intention d’aller en Syrie via la Turquie dans les jours qui venaient afin d’ajouter une “section” de combattants libyens au mouvement armé.

CNN ajouta également:

“Mercredi, l’équipe de CNN a rencontré un combattant libyen qui était entré en Syrie via la Turquie avec quatre autres Libyens. Le combattant portait une tenue complète militaire camouflée et portait un fusil d’assaut Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.

Parmi les combattants étrangers, certains d’entre eux sont clairement attirés là-bas car percevant ce combat comme un “djihad”. Ceci est donc un aimant à dhihadistes qui voient cela comme un combat pour les musulmans sunnites.”

Avec ceci à l’esprit, on ne peut qu’imaginer à quel point serait les ramifications de ces groupes terroristes avec la Syrie devenant un autre havre d’entraînement, de logistique et de trafic d’armes et de combattants, alors que l’occident ferait glisser sa guerre par procuration vers le Liban, l’Iran et même le sud de la Russie (Caucase) et la Chine occidentale.

Le Liban, sans le gouvernement et la force militaire syriens et avec l’Iran combattant une guerre par procuration qui traverserait inévitablement ses frontières si la Syrie tombait, n’a aucune chance contre les mercenaires de la guerre par procuration soutenus par le sponsorship multinational du terrorisme mené par les Etats-Unis. La bataille pour la Syrie est la bataille du Liban. Elle est aussi la bataille de l’Iran, et celle de la Russie et même de la Chine. Ces nations ne soutiennent ni ne défendent le gouvernement syrien juste parce qu’ils en sont les alliés. Elles le font en connaissance de cause sachant que le conflit s’étendra s’il n’y est pas mis fin en Syrie dès maintenant.

C’est précisément pour cela que ni la Russie, ni l’Iran, ni le Liban et à moindre mesure ni la Chine, ne peuvent se permettre d’abandonner la Syrie.

Ceci est aussi pourquoi les “assurances” en provenance des Etats-Unis disant que si “un changement de régime” se faisait en Syrie, le conflit prendrait fin, ne peuvent pas et ne doivent pas être crues.

“Le changement de régime” n’a pas mis fin au conflit en Libye, ni au rôle de la Libye dans le soutien de plus vastes conflits au-delà de ses frontières. Cela ne sera pas le cas en Syrie non plus. Ceci ne fera que mener au prochain conflit qui sera bien plus important.

Le Hezbollah ne combat pas “pour Assad” en Syrie. Le Hezbollah se bat pour le Liban et la stabilité de la région entière de laquelle le futur du Liban dépend directement.

Nouvel Ordre Mondial: Wahabbisme et sionisme… jus vert et vert jus pour un contrôle oligarchique moyen-oriental…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 31 mai 2016 by Résistance 71

Une chose est de plus en plus certaine: les masques tombent et vont continuer à tomber au fur et à mesure de l’accélération de la mise en place de la grille de contrôle totalitaire mondiale. On sait au moins øù se tient l’Arabie sur l’affaire palestinienne… La seule question valable aujourd’hui est: quand assez est-il assez pour les peuples ?

— Résistance 71 —

 

L’Arabie Saoudite construit une ambassade en Israël

 

Réseau Voltaire

 

29 Mai 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192002.html

 

Le Royaume d’Arabie saoudite a débuté la construction d’une gigantesque ambassade en Israël, probablement la plus importante à Tel-Aviv.

Officiellement, les deux États n’entretiennent pas de relations diplomatiques du fait de l’expulsion par Israël de la majorité de sa population palestinienne, en 1948 (la Nakba).

Cependant le Pacte du Quincy, signé entre le président Roosevelt et le roi Abdelaziz, en 1945, et renouvelé par le président Bush et le roi Fahd en 2005, prévoit entre autres que le Royaume ne s’opposera pas au foyer juif de Palestine (futur État d’Israël) [1].

Le roi Abdallah finança à la place des États-Unis l’opération israélienne « Plomb durci » contre la bande de Gaza, en 2008-09 [2]. Ce rapprochement mettait fin à la « doctrine de la périphérie » selon laquelle Tel-Aviv cherchait à unifier les acteurs non-arabes de la région (Iran, Turquie, Éthiopie) contre les pays arabes.

Le président Shimon Peres s’exprima par vidéo devant le Conseil de sécurité du Golfe, en novembre 2013. Les membres du Conseils purent lui poser des questions non pas directement, mais par l’intermédiaire de Terje Rød-Larsen [3].

Actuellement, les deux pays mènent ensemble une guerre au Yémen depuis un état-major commun installé dans l’État non-reconnu du Somaliland [4]. La Force « arabe » de Défense commune reproduit le concept du Pacte de Bagdad qui était identiquement militairement commandé par un État qui n’en était pas membre (les États-Unis en l’occurrence).

Ils projettent ensemble plusieurs opérations d’exploitation pétrolière au Yémen et dans la Corne de l’Afrique [5].

Le roi Salmane a désigné le prince Walid Ben Talal (5ème fortune mondiale avec Citigroup, Mövenpick, Four Seasons) comme prochain ambassadeur du royaume à Tel-Aviv.

[1] Les termes exacts du pacte sont toujours secrets.

[2] « La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 janvier 2009.

[3] « Shimon Peres s’est exprimé devant le Conseil de sécurité du Golfe, fin novembre », Réseau Voltaire, 3 décembre 2013.

[4] « La Force « arabe » de Défense commune », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

[5] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.