Archive for the guerre iran Category

Et pendant ce temps là… Yankland et l’empire fomentent un nouveau coup d’état… au Pakistan

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , on 9 avril 2022 by Résistance 71

ImranKhan

Pakistan : Les 6 pêchés d’Imran Khan

Al Manar et Press TV

5 avril 2022

Source: https://french.almanar.com.lb/2296516

« Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a commis six péchés majeurs que les États-Unis ne peuvent pas pardonner et qui les ont poussés à conspirer pour le renverser : le premier péché est son refus absolu de cesser de soutenir les talibans afghans, accentuant ainsi la défaite des USA en Afghanistan.

Le deuxième est qu’il a pris le parti de la Chine, rejoint son initiative ‘Ceinture et Route’, et signé avec elle un traité de coopération économique, d’une valeur initiale d’environ 62 milliards de dollars.

Le troisième vient de son soutien à l’opération militaire russe en Ukraine ; tout au début de la crise, il s’est rendu à Moscou où il a été chaleureusement accueilli par le président russe Vladimir Poutine.

Le quatrième péché concerne ses relations stratégiques très fortes avec l’Iran pour briser le blocus américain ; il est aussi accusé (!) de l’aider à développer ses programmes nucléaires.

Le cinquième est son soutien absolu à la cause palestinienne, son refus de s’engager dans le processus de normalisation avec ‘Israël’ et dans les accords de normalisation.

Et le sixième péché vient du fait qu’il a rejeté toutes les demandes américaines d’établir des bases militaires au Pakistan qui partage une frontière commune avec la Chine. Il s’est opposé à la coopération de l’armée et des services de renseignement pakistanais, sous la direction américaine dans la lutte contre les talibans en Afghanistan ; il les a aidés par contre à s’aligner sur la Chine et prévenir tout acte terroriste à leur encontre », résume Abdel Bari Atwan, le rédacteur en chef du site Raï Al-Yom.

Tout comme son prédécesseur Trump, le président américain Joe Biden, lorsqu’il est arrivé au pouvoir, n’a pris aucun contact avec le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, et l’écart s’est creusé lorsque les Pakistanais et les Afghans ont célébré de façon remarquable l’effondrement de l’occupation américaine, et son retrait chaotique d’Afghanistan.

Imran Khan était très clair lorsqu’il a averti le peuple pakistanais que les États-Unis voulaient renverser son gouvernement parce qu’il refusait de leur permettre d’établir des bases militaires au Pakistan.

La décision a été prise par l’État américain et sa mise en œuvre est devenue urgente après le succès de son bloc aux récentes élections législatives, sa visite à Moscou et son adhésion à l’alliance Chine-Russie-Iran-Corée du Nord contre les États-Unis, et la guerre en Ukraine.

Or, la plus grande « faute » qu’Imran Khan aurait commise aux yeux de l’Amérique a peut-être été son soutien absolu à la cause palestinienne et ses critiques publiques contre les pays arabes et musulmans qui n’ont pas réussi à affronter le projet sioniste raciste et à arrêter le massacre du peuple palestinien.

Il s’est même montré modeste en refusant de s’installer dans le palais républicain, qui comprend plus de 500 domestiques et femmes de chambre. Il a préféré vivre dans sa propre maison et ne coûter pas un centime à l’État.

Il ne possède pas d’usine ou des milliers d’hectares, n’a employé aucun de ses proches, comme le Premier ministre Nawaz Sharif et d’autres avant lui, l’avaient fait.

Il ne semble pas que la conspiration contre Imran Khan s’arrêtera là ; les USA pourraient recourir à l’armée et tenter un coup d’État qui plongerait le Pakistan dans le chaos… avec en toile de fond une emprise de Daech sur la région frontalière afghano-pakistanaise.

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Les USA veulent la guerre civile au Pakistan : Imran Khan serait probablement évincé

Al Manar

7 avril 2022

Source : https://french.almanar.com.lb/2299090

Le politicien émergent Imran Khan, un homme qui voulait définir les politiques indépendantes pour le Pakistan, a très mal cédé le jeu à son adversaire. À ce propos, Hassan Hanizadeh, analyste iranien des questions régionales, a déclaré qu’Imran Khan avait perdu l’aide financière américaine à Islamabad en raison de son éloignement de Washington.

Depuis son arrivée au pouvoir en tant que Premier ministre du Pakistan, Imran Khan essaie d’opter pour une politique indépendante et d’établir un bon équilibre entre tous les courants, les partis et les ethnies tout en réduisant l’influence de l’Arabie saoudite et des États-Unis sur la ligne de conduite d’Islamabad.

Dans ce droit fil, Imran Khan a refusé de permettre aux Américains de construire une base militaire au Pakistan et a durci le ton, à plusieurs reprises, contre les frappes au drone américaines qui ont tué des milliers de Pakistanais dans les zones tribales du pays de 2007 à 2014.

Le Premier ministre pakistanais n’a pas hésité à réagir aux politiques du régime israélien dans la région et n’a même pas permis au Pakistan de poursuivre ses opérations au Yémen ; aucune de ces décisions n’a plu aux Américains.

En destituant Imran Khan, les Américains souhaitent diriger le Pakistan vers une vague d’émeutes et d’affrontements entre les différentes ethnies.

La motion de censure lancée contre Imran Khan au Parlement montre que pour les Américains, rester au pouvoir et rejeter les ingérences américaines sont deux choses qui ne vont pas ensemble. Tout gouvernement pakistanais qui cherche donc à réduire les tensions régionales et qui opte pour une politique de stabilité est voué à l’échec. En effet, la politique indépendante qu’Imran Khan essayait de suivre a fini par le conduire à l’éviction.

Étant donné que l’armée pakistanaise éprouve un attachement politique aux États-Unis et un attachement religieux à l’Arabie saoudite, Imran Khan pourrait très probablement se voir éliminé dans les prochaines élections.

En ordonnant la dissolution du Parlement pakistanais, Imran Khan a commis une erreur stratégique, car cela a entraîné un vide politique dont l’armée a bénéficié au maximum.

Pour des raisons historiques, l’armée pakistanaise ne pouvait pas se permettre un nouveau coup d’État. Au contraire, elle a bénéficié du mauvais calcul d’Imran Khan et est arrivée à prendre en main le contrôle de la situation, si bien qu’Imran Khan et son parti ne seraient probablement pas en mesure de remporter la majorité aux prochaines élections.

En d’autres termes, Imran Khan a facilement cédé le pouvoir, d’autant plus que la grande influence de l’Arabie saoudite sur certains généraux de l’armée empêche Imran Khan de se former une alliance au sein de l’armée.

Imran Khan projetait de diriger la politique du Pakistan vers une certaine indépendance et d’établir des relations stratégiques avec l’Orient ainsi qu’avec la République islamique d’Iran ; voilà une ambition n’ayant pas plu aux Américains qui n’ont pas hésité à ourdir sa chute.

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L’Iran bombarde une base de commandement du Mossad au Kurdistan irakien… Les Kurdes d’Irak et le sionisme, une relation datant de 1931 et passant aussi par BHL le pitre va t’en guerre… (Al Manar et Yeni Safak)

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kurdistansioniste

Si l’EIIL / Daesh est une création de la CIA, Mossad et MI6, le Kurdistan irakien l’est lui aussi sans aucun doute possible. Le clan Barzani n’est que le bras armé de terrain de ce nouveau braquage en bande organisée. Il est quand même grand temps que les occidentaux ouvrent les yeux sur ce qu’est leur monde et leur culture soumise à l’empire anglo-américano-sioniste… Une entité du mensonge, de la falsification, de la tromperie, du vol, du pillage, du génocide, de la haine, de la division, de l’exploitation et de l’oppression systémiques en bande organisée.
Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Y croire encore n’est plus de la naïveté ou de l’ignorance, mais de la complicité de crimes contre l’humanité… Soutenir le système c’est être soi-même un criminel ! L’heure du choix est venue.
~ Résistance 71 ~

Les Kurdes d’Irak et les juifs sionistes.. Une relation datant de 1931

Al Manar

17 mars 2022

Url de l’article : https://french.almanar.com.lb/2279521

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, le corps des gardiens de la révolution islamique en Iran a bombardé un siège du Mossad dans la base Harir à Erbil, dans le Kurdistan irakien. Une attaque qui est une riposte à un raid perpétré le mois de février dernier contre un camp iranien dans la province iranienne de Kermanchah, au nord-ouest du pays. Le raid a été attribué au siège du Mossad à Erbil. 

Le centre de recherches libanais U-Feed a réalisé une infographie sur les relations entre les Kurdes irakiens et l’entité sioniste.
Ci-dessous la traduction de l’article publié ce jeudi 17 mars 2022.

Les relations entre les Kurdes et les sionistes ont commencé en 1931, lorsque Ben Gourion qui était alors l’un des activistes politiques les plus en vue a chargé le journaliste Ruben Chilo de collecter des informations sur le contexte démographique et politique au Moyen-Orient.

Durant sa mission, Chilo a passé trois années en Irak et il a jugé que les Kurdes seraient un allié approprié pour l’Etat juif, du fait qu’ils sont une minorité non arabe vivant sous le pouvoir des Arabes.

Avec l’implantation de l’entité sioniste en 1948, les kurdes juifs ont émigré en Palestine occupée. Aujourd’hui, les israéliens d’origine kurde sont estimés à 130 000.

Durant la deuxième moitié du XXIème siècle, l’entité sioniste a offert une aide militaire et secrétaire aux Kurdes en Irak. Avec l’invasion américaine en 2003 et le renversement de Saddam Hussein, ce pays est devenu un théâtre ouvert pour les activistes israéliens surtout avec les kurdes irakiens. A tel point que les liens avec les Israéliens n’étaient plus cachés.

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Kurdistan irakien…

En 2005, le leader kurde Massoud Barzani a déclaré que « l’établissement de liens entre Kurdes et Israéliens n’est pas un crime car certains pays arabes ont établi des liens avec l’Etats juif ».
En 2008, Barzani a même salué le ministre israélien de la Défense Ehud Barak lors d’une conférence à Athènes.

A partir du XXIème siècle, la relations entre Israéliens et kurdes ont pris une nouvelle tournure.
Des conseillers israéliens sont intervenus dans le Kurdistan irakien pour entrainer et former les combattants des Peshmergas. Des armements leur étaient expédiés en échange de l’achat de pétrole de Kirkouk. Des sociétés israéliennes se sont investies dans le Kurdistan irakien.

Les Israéliens se sont aussi emparés de quelques bases sécuritaires et d’espionnage dans cette région, tandis que des kurdes irakiens se rendaient régulièrement en Palestine occupée. Ils obtenaient des fonds pour acheter les territoires qui appartiennent aux Arabes dans les zones kurdes pour opérer un changement démographique dans cette région. Les Israéliens soutiennent le changement démographique dans cette province en faveur des Kurdes.

En Israël, il existe une commission kurde dans la Knesset, l’Association de l’amitié kurdo-israélienne , l’Union des émigrés du Kurdistan en Israël, et l’association Kedem.

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Pour mieux situer l »affaire et la clique mafieuse sioniste Barzani & Co et ses liens avec BHL :

« […] A document prepared by the Iraqi intelligence on Sept. 18, 2001 revealed that the “Tawhid and Jihad” organization, which is the core of Daesh, was established by the CIA-Mossad alliance and that Barzani supported this process.
In the document that was signed by the secretary of Iraqi President Saddam Hussein, Abed Hamoud, it is noted that Barzani and Bernard Henry Levy, who is described as the “modern Lawrence” of the Middle East, met for this purpose. […] »

Traduction :

« Un document préparé par le renseignement irakien le 18 septembre 2001 a révélé que l’organisation ‘Tawhid e Jihad’, qui est le cœur de Daesh, fut établie par une alliance entre la CIA et le Mossad et que Barzani a soutenu ce projet.
Dans ce document, qui a été signé par le secrétaire du président irakien Saddam Hussein, Abed Hamoud, il y est noté que Barzani et Bernard Henry Levy, qui est décrit comme un ‘Lawrence d’Arabie moderne’ pour le Moyen-Orient, se sont rencontrés dans ce but précis. »

Source : Yeni Şafak du 5 octobre 2017 :
https://www.yenisafak.com/en/world/barzani-supports-daesh-established-by-us-israel-2795120

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BHL a passé plus de temps dans les tranchées
qu’un poilu de 14, en douter est bien sûr antisémite !

Philosophie néo-conservatrice, Leo Strauss, Nouvel Ordre Mondial, Poutine et la guerre en Ukraine (Thierry Meyssan)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , on 2 mars 2022 by Résistance 71

leostrauss
Leo Strauss (1899-1973) père de la philosophie
néo-conservatrice et du principe du « noble mensonge »

Une analyse essentielle et fort à propos de Thierry Meyssan pour comprendre et suivre les véritables dessous de l’affaire ukrainienne, qui n’est qu’un maillon de plus à la chaîne évènementielle de l’imposture et du mensonge étatique poussés à leur extrême depuis le fatidique 11 septembre 2001... Pour comprendre vraiment, il faut descendre au fond du terrier du lapin blanc… et immanquablement sortir de sa zone de confort. Une fois au fond, il n’y a plus de retour en arrière possible, on ne voit plus le monde et son écume des jours de la même manière.
Qui ose gagne ! Savoir c’est gagner !
~ Résistance 71 ~

Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens

Thierry Meyssan

1er mars 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article215843.html

La Russie ne livre pas de guerre au peuple ukrainien, mais à un petit groupe de personnes au sein du pouvoir états-unien qui a transformé l’Ukraine à son insu, les Straussiens. Il s’est formé il y a un demi-siècle et a déjà commis une quantité incroyable de crimes en Amérique latine et au Moyen-Orient à l’insu des États-uniens. Voici leur histoire.

Le 24 février à l’aube, les forces russes sont entrées massivement en Ukraine. Selon le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait alors à la télévision, cette opération spéciale était le début de la réponse de son pays à « ceux qui aspirent à la domination du monde » et qui font avancer les infrastructures de l’Otan aux portes de son pays. Durant cette longue intervention, il a résumé la manière dont l’Otan a détruit la Yougoslavie sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations-Unies, allant jusqu’à bombarder Belgrade en 1999. Puis il a parcouru les destructions des États-Unis au Moyen-Orient, en Iraq, en Libye et en Syrie. Ce n’est qu’après ce long exposé qu’il a annoncé avoir envoyé ses troupes en Ukraine avec la double mission de détruire les forces armées liées à l’Otan et d’en finir avec les groupes néo-nazis armés par l’Otan.

Immédiatement tous les États membres de l’Alliance atlantique dénonçaient une occupation de l’Ukraine comparable à celle de la Tchécoslovaquie lors du « Printemps de Prague » (1968). Selon eux, la Russie de Vladimir Poutine aurait adopté la « doctrine Brejnev » de l’Union soviétique. C’est pourquoi le monde libre doit punir l’« Empire du Mal » ressuscité en lui imposant des « coûts dévastateurs ».

L’interprétation de l’Alliance atlantique vise avant tout à priver la Russie de son argument majeur : certes, l’Otan n’est pas une confédération d’égaux, mais une fédération hiérarchisée sous commandement anglo-saxon, cependant la Russie agit de même. Elle refuse à l’Ukraine la possibilité de choisir son destin comme les Soviétiques l’ont refusé aux Tchécoslovaques. Certes, l’Otan, par son fonctionnement, viole les principes de souveraineté et d’égalité des États stipulés par la Charte des Nations unies, mais elle ne doit pas être dissoute, sauf à dissoudre aussi la Russie.

Peut-être, mais probablement pas.

Le discours du président Poutine n’était pas dirigé contre l’Ukraine, ni même contre les États-Unis, mais explicitement contre « ceux qui aspirent à la domination du monde », c’est-à-dire contre les « Straussiens » au sein du pouvoir états-unien. C’était une véritable déclaration de guerre à leur égard.

Le 25 février, le président Vladimir Poutine qualifiait le pouvoir de Kiev de « clique de drogués et de néonazis ». Pour les médias atlantistes, ces propos étaient ceux d’un malade mental.

Dans la nuit du 25 au 26 février, le président Volodymyr Zelensky adressait à la Russie, via l’ambassade de Chine à Kiev, une proposition de cessez-le-feu. Le Kremlin lui répondait immédiatement en posant ses conditions :
arrestation de tous les nazis (Dmitro Yarosh et le Bataillon Azov, etc.),
dépôt de tous les noms de rue et destruction des monuments glorifiant les collaborateurs des nazis durant la Seconde Guerre mondiale (Stepan Bandera, etc.),
dépôt des armes.

La presse atlantique ignorait cet événement, tandis que le reste du monde, qui le connaissait, retenait son souffle. La négociation échouera quelques heures plus tard après intervention de Washington. Ce n’est qu’à ce moment-là que les opinions publique occidentales en seront informées, mais les conditions russes leur seront toujours cachées.

De quoi le président Poutine parle-t-il ? Contre qui se bat-il ? Et quelles sont les raisons qui ont rendu aveugle et muette la presse atlantiste ?

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BRÈVE HISTOIRE DES STRAUSSIENS

Arrêtons-nous un instant sur ce groupe, les Straussiens, à propos duquel les Occidentaux savent peu de choses. Il s’agit d’individus, tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde. Ils ont été formés par le philosophe allemand, Leo Strauss, réfugié aux États-Unis lors de la montée du nazisme et devenu professeur de philosophie à l’université de Chicago. Selon de nombreux témoignages, il avait constitué un petit groupe d’élèves fidèles auxquels il dispensait un enseignement oral. Il n’y a donc pas d’écrits à ce sujet. Il leur expliquait que le seul moyen pour les juifs de ne pas être victimes d’un nouveau génocide était de constituer leur propre dictature. Il les désignait sous le nom d’Hoplites (les soldats de Sparte) et les envoyait perturber les cours de ses rivaux. Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». Bien qu’il soit mort en 1973, sa fraternité étudiante s’est perpétuée.

Les Straussiens ont commencé à former un groupe politique il y a un demi-siècle, en 1972. Ils étaient tous membres de l’équipe du sénateur démocrate Henry « Scoop » Jackson, notamment Elliott Abrams, Richard Perle et Paul Wolfowitz. Ils travaillaient étroitement avec un groupe de journalistes trotskistes également juifs, qui s’étaient connus au City College of New York et éditaient la revue Commentary. on les appelait les « Intellectuels new-yorkais » (New York Intellectuals). L’ensemble de ces deux groupes était très lié à la CIA, mais aussi grâce au beau-père de Perle, Albert Wohlstetter (le stratège militaire US), à la Rand Corporation (le think tank du complexe militaro-industriel). Beaucoup de ces jeunes gens se marièrent entre eux jusqu’à former un groupe compact d’une centaine de personnes.

Ensemble, ils rédigèrent et firent adopter, en pleine crise du Watergate (1974), l’« amendement Jackson–Vanik » qui contraignit l’Union soviétique à autoriser l’émigration de sa population juive vers Israël sous peine de sanctions économiques. C’est leur acte fondateur.

En 1976, Paul Wolfowitz [1] fut un des artisans de l’« équipe B » (Team B) chargée par le président Gerald Ford d’évaluer la menace soviétique [2]. Il rendit un rapport délirant accusant l’Union soviétique de se préparer à prendre une « hégémonie globale ». La Guerre froide changeait de nature : il ne s’agissait plus d’isoler (containment) l’URSS, il fallait l’arrêter pour sauver le « monde libre ».

Les Straussiens et les Intellectuels new-yorkais, tous de gauche, se mirent au service du président de droite Ronald Reagan. Il faut bien comprendre que ces groupes ne sont ni vraiment de gauche, ni de droite. Certains membres ont d’ailleurs basculé cinq fois du Parti démocrate au Parti républicain et inversement. Ce qui est important pour eux, c’est de s’infiltrer au pouvoir, de quelque idéologie qu’il soit. Elliott Abrams devint assistant du secrétaire d’État. Il conduisit une opération au Guatemala où il plaça un dictateur au pouvoir et expérimenta, avec des officiers du Mossad israélien, la manière de créer des réserves pour les Indiens Mayas afin, à terme, de faire la même chose en Israël avec les Arabes palestiniens (la Résistance maya a valu à Rigoberta Menchú son prix Nobel de la paix). Puis Elliott Abrams continua ses exactions au Salvador et enfin au Nicaragua contre les Sandinistes avec l’affaire Iran-Contras. De leur côté les Intellectuels new-yorkais, désormais dénommés « Néoconservateurs » créèrent le Fonds national pour la Démocratie (National Endowment for Democratie — NED) et l’Institut des États-Unis pour la paix (U.S. Institute of Peace) ; un dispositif qui organisa de très nombreuses révolutions colorées, à commencer par la Chine avec la tentative de coup d’État du Premier ministre Zhao Ziyang et la répression qui s’en suivit sur la place Tienanmen.

À la fin du mandat de George H. Bush (le père), Paul Wolfowitz, alors numéro 3 du secrétariat à la Défense, élabora un document [3] autour d’une idée forte : après la décomposition de l’URSS, les États-Unis devaient prévenir l’émergence de nouveaux rivaux, à commencer par l’Union européenne. Il concluait en préconisant la possibilité de prendre des actions unilatérales, c’est-à-dire de mettre fin à la concertation des Nations unies. Wolfowitz est sans aucun doute le concepteur de « Tempête du désert », l’opération de destruction de l’Iraq qui a permis aux États-Unis de changer les règles du jeu et d’organiser un monde unilatéral. C’est à cette époque que les Straussiens ont valorisé les concepts de « changements de régime » et de « promotion de la démocratie ».

Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz ont pénétré la communauté du Renseignement US grâce au Groupe de travail sur la réforme du Renseignement (Consortium for the Study of Intelligence’s Working Group on Intelligence Reform). Ils critiquèrent l’a priori selon lequel les autres gouvernements raisonnent de la même manière que celui des États-Unis [4]. Puis, ils critiquèrent l’absence de conduite politique du Renseignement, le laissant errer dans des sujets sans importance au lieu de se concentrer sur ceux essentiels. Politiser le Renseignement, c’est ce que Wolfowitz avait déjà fait avec l’équipe B et qu’il recommencera avec succès, en 2002, avec le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans) ; inventant des arguments pour de nouvelles guerres contre l’Iraq et contre l’Iran (le « noble mensonge » de Leo Strauss).

Les Straussiens furent écartés du pouvoir durant le mandat de Bill Clinton. Ils s’introduisirent alors dans les think tanks de Washington. En 1992, William Kristol et Robert Kagan (l’époux de Victoria Nuland, largement citée dans les articles précédents) publièrent un article dans Foreign Affairs déplorant la timide politique étrangère du président Clinton et appelant à un renouveau de « l’hégémonie bénévolente des États-Unis » (benevolent global hegemony) [5]. L’année suivante ils fondèrent le Projet pour un nouveau siècle américain (Projet for a New American Century — PNAC) dans les locaux de l’Institut américain de l’entreprise (American Enterprise Institute). Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz en étaient membres. Tous les admirateurs non-juifs de Leo Strauss, dont le protestant Francis Fukuyama (l’auteur de La Fin de l’Histoire), les rejoignirent immédiatement.

En 1994, désormais trafiquant d’armes, Richard Perle (alias « le prince des ténèbres ») devient conseiller du président et ex-nazi Alija Izetbegović en Bosnie Herzégovine. C’est lui qui fait venir d’Afghanistan Oussama Ben Laden et sa Légion arabe (ancêtre d’Al-Qaïda) pour défendre le pays. Perle sera même membre de la délégation bosniaque lors de la signature à Paris des Accords de Dayton.

En 1996, des membres du PNAC (dont Richard Perle, Douglas Feith et David Wurmser) rédigèrent une étude au sein de l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies — IASPS), pour le compte du nouveau Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce rapport [6] préconise l’élimination de Yasser Arafat, l’annexion des territoires palestiniens, une guerre contre l’Iraq et le transfert des Palestiniens là-bas. Il s’inspire non seulement des théories politiques de Leo Strauss, mais aussi de celles de son ami, Ze’ev Jabotinsky, le fondateur du « sionisme révisionniste » dont le père de Netanyahu était le secrétaire particulier.

Le PNAC récolta des fonds pour la candidature de George W. Bush (le fils) et publia avant son élection son célèbre rapport « Rebâtir les défenses de l’Amérique » (Rebuilding America’s Defenses). Il y appelle de ses vœux une catastrophe comparable à celle de Pearl Harbor qui permette de jeter le peuple états-unien dans une guerre pour l’hégémonie globale. Ce sont exactement les termes que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, membre du PNAC, utilisa le 11 septembre 2001.

Grâce aux attentats du 11-Septembre, Richard Perle et Paul Wolfowitz installèrent l’amiral Arthur Cebrowski dans l’ombre de Donald Rumsfeld. Il y tint un rôle comparable à celui qu’avait eu Albert Wohlstetter durant la Guerre froide. Il imposa la stratégie de la « guerre sans fin » : les forces armées états-uniennes ne devraient plus gagner de guerre, mais en démarrer un grand nombre et les faire durer le plus longtemps possible. Il s’agirait de détruire toutes les structures politiques des États ciblés afin de ruiner ces populations et de les priver de tout moyen de se défendre face aux USA [7] ; une stratégie mise en œuvre depuis vingt ans en Afghanistan, en Iraq, en Libye, en Syrie, au Yémen…

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L’alliance des Straussiens et des sionistes révisionnistes a été scellée lors d’une grande conférence à Jérusalem, en 2003, à laquelle des personnalités politiques israéliennes de tous bords crurent malheureusement devoir assister [8]. Il n’est donc pas étonnant que Victoria Nuland (l’épouse de Robert Kagan, alors ambassadrice à l’Otan) soit intervenue pour proclamer un cessez-le-feu, en 2006 au Liban, permettant à l’armée israélienne vaincue de ne pas être poursuivie par le Hezbollah.

Certains individus, comme Bernard Lewis, ont travaillé avec les trois groupes, les Straussiens, les Néoconservateurs et les Sionistes révisionnistes. Ancien agent de Renseignement britannique, il acquit les nationalités états-uniennes et israéliennes, fut conseiller de Benjamin Netanyahu et membre du Conseil de sécurité nationale des États-Unis. Lewis qui assurait à la moitié de sa carrière que l’islam est incompatible avec le terrorisme et que les terroristes arabes sont en réalité des agents soviétiques, changea d’avis par la suite et assura avec le même aplomb que cette religion prêche le terrorisme. Il inventa pour le Conseil de sécurité national US la stratégie du « choc des civilisations ». Il s’agissait d’instrumenter les différences culturelles pour mobiliser les musulmans contre les orthodoxes ; un concept qui fut popularisé par son assistant au Conseil, Samuel Huntington, sauf que celui-ci ne le présenta pas comme une stratégie, mais comme une fatalité contre la laquelle il fallait agir. Huntington avait débuté sa carrière comme conseiller des services secrets sud-africains de l’apartheid, puis il avait écrit un livre, The Soldier and the State [9], assurant que les militaires (réguliers et mercenaires) forment une caste à part, seule capable de comprendre les besoins de sécurité nationale.

Après la destruction de l’Iraq, les Straussiens font l’objet de toutes sortes de polémiques [10]. Chacun s’étonne qu’un si petit groupe, appuyé par les journalistes néoconservateurs, ait pu acquérir une telle autorité sans avoir fait l’objet d’un débat public. Le Congrès des États-Unis désigne un Groupe d’études sur l’Iraq (dit « Commission Baker-Hamilton ») pour évaluer leur politique. Il condamne, sans la nommer, la stratégie Rumsfeld/Cebrowski et déplore les centaines de milliers de morts qu’elle a provoquées. Mais Rumsfeld démissionne et le Pentagone poursuit inexorablement cette stratégie qu’il n’a jamais officiellement adoptée.

Dans l’administration Obama, les Straussiens se retrouvèrent dans le cabinet du vice-président Joe Biden. Son conseiller pour la Sécurité nationale, Jacob Sullivan, joua un rôle central dans l’organisation des opérations contre la Libye, contre la Syrie et contre le Myanmar, tandis qu’un de ses autres conseillers, Antony Blinken, se concentra sur l’Afghanistan, le Pakistan et l’Iran. C’est lui qui pilota les négociations avec le Guide suprême Ali Khamenei qui aboutirent à l’arrestation et à l’emprisonnement des principaux membres de l’équipe du président Mahmoud Ahmadinejad en échange de l’accord sur le nucléaire.

Le changement de régime à Kiev, en 2014, est organisé par les Straussiens. Le vice-président Biden s’y engage résolument. Victoria Nuland vient soutenir les éléments néo-nazis du Secteur droit et superviser le commando israélien de « Delta » [11] sur la place Maïdan. Une interception téléphonique révèle son souhait d’« enculer l’Union européenne » (sic) dans la tradition du rapport Wolfowitz de 1992. Mais les dirigeants de l’Union européenne ne comprennent pas et ne protestent que mollement [12].

« Jake » Sullivan et Antony Blinken placent le fils du vice-président Biden, Hunter, au conseil d’administration d’une des principales sociétés gazières, Burisma Holdings, malgré l’opposition du secrétaire d’État John Kerry. Hunter Biden n’est malheureusement qu’un junkie, il servira de paravent à une gigantesque escroquerie au détriment du peuple ukrainien. Il désignera, sous la surveillance d’Amos Hochstein, plusieurs de ses amis de défonce pour devenir d’autres hommes de paille à la tête de diverses sociétés et piller le gaz ukrainien. Ce sont ces gens là que le président Vladimir Poutine a qualifié de « clique de drogués ».

Sullivan et Blinken s’appuient sur le parrain mafieux Ihor Kolomoïsky, la troisième fortune du pays. Bien que juif, il finance les gros bras du Secteur droit, une organisation néo-nazie qui travaille pour l’Otan et se bat sur la place Maïdan lors du « changement de régime ». Kolomoïsky profite de ses accointances pour prendre le pouvoir au sein de la communauté juive européenne, mais ses coreligionnaires se rebiffent et l’éjectent des associations internationales. Il parvient cependant à faire nommer le chef de Secteur droit, Dmytro Yarosh, secrétaire adjoint du Conseil national de Sécurité et de Défense ukrainien et à se faire nommer lui-même gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk. Les deux hommes seront rapidement écartés de toute fonction politique. C’est leur groupe que le président Vladimir Poutine a qualifié de « clique de néo-nazis ».

En 2017, Antony Blinken fonde WestExec Advisors, une société de conseil qui réunit d’anciens hauts fonctionnaires de l’administration Obama et beaucoup de Straussiens. L’activité de cette société est extrêmement discrète. Elle utilise les relations politiques de ses employés pour faire de l’argent ; ce que partout ailleurs, on appellerait de la corruption.

LES STRAUSSIENS TOUJOURS PAREILS À EUX-MÊMES

Depuis le retour de Joe Biden à la Maison-Blanche, cette fois en tant que président des États-Unis, les Straussiens tiennent l’ensemble du système. « Jake » Sullivan est conseiller national de Sécurité, tandis qu’Antony Blinken est secrétaire d’État avec Victoria Nuland à ses côtés. Ainsi que je l’ai rapporté dans les articles précédents, elle se rend à Moscou en octobre 2021 et menace d’écraser l’économie de la Russie si celle-ci n’obtempère pas. C’est le début de la crise actuelle.

La sous-secrétaire d’État Nuland fait ressurgir Dmitro Yarosh et l’impose au président Zelinsky, un acteur de télévision protégé par Ihor Kolomoïsky. Le 2 novembre 2021, il le nomme conseiller spécial du chef des armées, le général Valerii Zaluzhnyi. Celui-ci, un authentique démocrate, se rebiffe d’abord et finalement accepte. Interrogé par la presse sur cet étonnant duo, il refuse de répondre et évoque une question de Sécurité nationale. Yarosh apporte tout son concours au « führer blanc », le colonel Andrey Biletsky, et à son Bataillon Azov. Cette copie de la division SS Das Reich est encadrée depuis l’été 2021 par des mercenaires états-uniens anciens de Blackwater [13].

Cette longue digression ayant permis d’identifier les Straussiens, force est d’admettre que l’ambition de la Russie est compréhensible, voire souhaitable. Débarrasser le monde des Straussiens serait rendre justice au million de morts et plus qu’ils ont provoqués et sauver ceux qu’ils s’apprêtent à tuer. Reste à savoir si cette intervention en Ukraine est le bon moyen.

Quoi qu’il en soit, si la responsabilité des événements actuels incombe aux Straussiens, tous ceux qui les ont laissé agir sans broncher ont aussi une responsabilité. À commencer par l’Allemagne et la France qui ont signé les Accords de Minsk il y a sept ans et n’ont rien fait pour qu’ils soient appliqués, puis par la cinquantaine d’États qui ont signé les déclarations de l’OSCE interdisant l’extension de l’Otan à l’Est de la ligne Oder-Neisse et n’ont rien fait. Seul Israël, qui vient de se débarrasser des sionistes révisionnistes, vient d’exprimer une position nuancée sur ces événements.

C’est une des leçons de cette crise : les peuples gouvernés démocratiquement sont responsables des décisions longuement prises par leurs dirigeants et maintenues après des alternances au pouvoir.

Notes :

[1] « Paul Wolfowitz, l’âme du Pentagone », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 4 octobre 2004.

[2] Killing Detente : The Right Attacks the CIA, Anne H. Cahn, Pennsylvania State University Press (1998).

[3] Ce document a été révélé dans « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop », Patrick E. Tyler, New York Times, March 8, 1992. Voir aussi les extraits publiés en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : « Prevent the Re-Emergence of a New Rival » ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.

[4] Silent Warfare : Understanding the World of Intelligence, Abram N. Shulsky & Gary J. Schmitt, Potomac Books (1999).

[5] « Toward a neo-Reaganite Foreign Policy », Robert Kagan & William Kristol, Foreign Affairs, july-august 1996, vol. 75 (4), p. 18-32.

[6] « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm », Institute for Advanced Strategic and Political Studies (1996).

[7] « La doctrine Rumsfeld/Cebrowski », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2021.

[8] « Sommet historique pour sceller l’Alliance des guerriers de Dieu », Réseau Voltaire, 17 octobre 2003.

[9] The Soldier and the State : The Theory and Politics of Civil-Military Relations, Samuel Huntington, Samuel Huntington, Belknap Press (1981).

[10] Cette polémique se poursuit toujours. Pour écrire cet article j’ai surtout consulté ces huit livres : The Political Ideas of Leo Strauss, Shadia B. Drury, Palgrave Macmillan (1988). Leo Strauss and the Politics of American Empire, Anne Norton, Yale University Press (2005). The Truth About Leo Strauss : Political Philosophy and American Democracy, Catherine H. Zuckert & Michael P. Zuckert, University of Chicago Press (2008). Straussophobia : Defending Leo Strauss and Straussians Against Shadia Drury and Other Accusers, Peter Minowitz, Lexington Books (2009). Leo Strauss and the Conservative Movement in America, Paul E. Gottfried, Cambridge University Press (2011). Crisis of the Strauss Divided : Essays on Leo Strauss and Straussianism, East and West, Harry V. Jaffa, Rowman & Littlefield (2012). Leo Strauss, The Straussians, and the Study of the American Regime, Kenneth L. Deutsch, Rowman & Littlefield (2013). Leo Strauss and the Invasion of Iraq : Encountering the Abyss, Aggie Hirst, Routledge (2013).

[11] « Qui sont ces anciens soldats israéliens parmi les combattants de rue dans la ville de Kiev ? », AlyaExpress-News.com, 2 mars 2014. « Le nouveau Gladio en Ukraine », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 18 mars 2014.

[12] « Conversation entre l’assistante du secrétaire d’État et l’ambassadeur US en Ukraine », par Andrey Fomin, Oriental Review (Russie) , Réseau Voltaire, 7 février 2014.

[13] « Exclusive : Documents Reveal Erik Prince’s $10 Billion Plan to Make Weapons and Create a Private Army in Ukraine », Simon Shuster, Time, July 7, 2021.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Lion_eveil

Enfonçons une porte ouverte : les gouvernements sont ouvertement l’ennemi des peuples (Daniel Vanhove)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 février 2022 by Résistance 71

etat-profond

Nous approuvons l’analyse pertinente de Daniel Vanhove ci-dessous en précisant qu’il ne fait que confirmer ce que nous disons depuis maintenant plus de 10 ans, à savoir qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre la république française ou tout autre état se revendiquant “démocratique” et les régimes dictatoriaux hitlérien, mussolinien, stalinien, maoïste et autres… ce n’est de fait qu’une question de degré, une question de ce qui est nécessaire, à un moment donné de l’histoire, aux contrôleurs du système étatico-capitaliste pour mener à bien la perpétuation de la dictature marchande et du pouvoir coercitif. De fait, le bouton de contrôle du thermostat dictatorial et totalitaire se trouve à la City de Londres et sa succursale de Wall Street. Ainsi les gouvernements ne sont pas “désormais l’ennemi des peuples”… Ils l’ont TOUJOURS été, car tout gouvernement issus de la division initiale de la société entre ceux qui exercent de pouvoir et ceux qui le subissent, ne peut être qu’oppresseur, exploiteur, coercitif et partial envers une minorité dirigeante, bientôt riche et puissante.
N’oublions jamais que si les hommes créent le système, celui-ci à terme, dans son emballement et sa magnificence exacerbée factice, finit aussi par créer les Hommes qui le perpétuent. Virer ou abattre demain les Rothschild, Rockefeller, Gates, Musk ou Bezos ne changera rien ou pas grand chose, car le système créera (a déjà créé) leurs remplaçants.
C’est le système qu’il faut abattre, sans espoir de retour en arrière. Pour ce faire, notre conscience politique doit s’élever au niveau de compréhension qualitative et de lâcher prise nécessaire pour la mise en place d’une société répondant à cet impératif catégorique d’une raison implacable :

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Vive la Commune Universelle de notre humanité enfin réalisée !

Telle est la tache à accomplir, tout le reste n’est que pathétique réformisme et donc, à terme, n’est que pisser dans un violon. Qu’on se le dise haut et fort, ne perdons plus notre temps en vaines tergiversations de système corrompu et prouvé au-delà de toute rédemption. Boycott des institutions ! Boycott du vote ! Boycott des décisions gouvernementales, partout ! Organisation en associations libres ! Action directe émancipatrice !
~ Résistance 71 ~

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Les gouvernements désormais ouvertement l’ennemi des peuples

Daniel Vanhove

19 février 2022

Source:

Les gouvernements désormais ouvertement ennemis des peuples

Plus un jour ne passe où les responsables politiques occidentaux ne se révèlent être au service de leurs maîtres et leur religion: la privatisation, outil de la haute finance contre les acquis lentement arrachés au patronat par d’âpres luttes citoyennes, mais détricotés l’un après l’autre, «quoi qu’il en coûte». Pour ce faire, tous les moyens sont utilisés, y compris ceux qui invalident tout Etat qui se revendique de la ‘’démocratie’’ et de ‘’l’État de droits’’: mensonges, corruption, pratiques policières ultra-violentes, désinformations orchestrées, déni de droits élémentaires, évasion fiscale, élimination de témoins gênants, justice à géométrie variable, tromperies, discriminations,… Ainsi, le 1er ministre du Canada, Justin Trudeau qui avait courageusement fui l’arrivée des routiers et dont le passé judiciaire est loin d’être exemplaire, vient d’invoquer une loi d’exception qui permet aux banques de geler les comptes des participants au ‘’Convoi de la Liberté’’ sans même passer par la décision d’un juge. Ce qui a eu pour résultat un rush des particuliers pour tenter de sortir de l’argent liquide de leurs comptes, entraînant des ‘’pannes’’ d’un système bancaire faisant partie du système, ce qui entamera un peu plus encore, la confiance déjà toute relative entre les citoyens et leurs banques. Bref, toutes méthodes criminelles qui ont pour conséquences une exécration croissante et un rejet massif des classes dirigeantes et leurs relais de la part des citoyens, risquant à tout moment de dégénérer en affrontements graves aux allures de guerre civile.

Le paradigme que ces responsables politiques semblent ne pas vouloir intégrer dans leur logiciel, est que l’information est désormais omniprésente et circule à la vitesse de l’éclair. Certes, ils tentent de se l’approprier par l’entremise de leurs copains milliardaires, soutiens de leurs campagnes électorales et qui profitent bien du renvoi d’ascenseur une fois leur poulain en place, mais les citoyens ne sont plus dupes de ces accointances et tournent de plus en plus souvent le dos à l’information officielle des chaînes publiques et privées pour trouver via internet des sites alternatifs plus crédibles. Et malgré le nombre d’intox qui y circulent, tout citoyen peut faire le travail pour s’assurer de ne pas être trompé. Et de manière générale, cela fonctionne plutôt bien. 

N’est qu’à voir la résistance qui s’est manifestée dans tous les pays soumis à la propagande sanitaire du Coronavirus présenté aux populations comme éradicateur de la moitié de la population mondiale. La peur panique que les technocrates ont tenté d’inoculer à coups de chiffres tronqués et de mensonges répétés sur toutes les ondes et à tout bout de champ n’y a rien fait. Les plus lucides sont restés mobilisés et ont produit quantité de travaux contestant la version officielle pourtant relayée avec des moyens hors normes par les courroies de transmission des Bigpharmas. Et au bout de deux ans d’imposture, l’affaire se délite, quantité de ‘’vaccins’’ doivent être jetés pour date de péremption dépassée (bravo certains responsables de l’UE se frottant les mains des juteux profit à venir!), et le temps des règlements de compte arrive via de futurs procès avec les peines qui seront réclamées contre tous ceux qui auront participé de près ou de loin à cette criminelle imposture.

Mais, ce que l’on voit au niveau intérieur ne sont que les effets de ce qui se déroule en amont. Les tensions dans le monde sont exacerbées et un rien pourrait mettre le feu aux poudres et déclencher un affrontement entre grandes puissances: en réalité, la caste des nantis réagit à la perte de son hégémonie qu’elle ne tolère pas voir mise à mal, et rien que l’idée de renoncer à ses butins en passant d’un monde unipolaire à un monde multipolaire l’insupporte. Chacun peut le voir aujourd’hui dans la tension extrême induite par les USA et son bras armé en Europe l’OTAN, à l’encontre de la Russie prenant l’Ukraine comme prétexte ou autrement dit, en otage. Les USA ont environ 750 bases militaires implantées partout dans le monde. Comment attendre d’un tel Etat dont plus de la moitié du budget ‘’recherche’’ est consacré à l’industrie de l’armement, et qui dépense plus de 2 milliards de $/jour (!) pour son département ‘’Defense’’, la moindre démarche de pacification des relations internationales? Dans leur obsession d’hégémonie totale sous-tendue par l’idéologie capitaliste sans limite, ces bases aux coûts exorbitants ainsi que les sommes astronomiques investies dans cette industrie mortifère doivent tôt ou tard être rentables pour ses investisseurs. Aussi, les pays qui se sont faits encerclés ou qui ont accepté leur présence sur leur sol n’ont qu’à bien se tenir, sous peine de représailles scélérates.

La Russie, complètement encerclée par les pays qui sont entrés dans l’OTAN depuis la fin de l’URSS, a fini par imposer ses lignes rouges et averti ses voisins que le moindre pas supplémentaire en sa direction serait déclencheur d’une guerre. Le président russe est dès lors présenté comme l’ogre et l’occident comme à son habitude, comme la victime des vues totalitaires russes. Or, si guerre il devait y avoir, en tant que pays européens voisins, nous pouvons avoir toutes les craintes qu’un conflit d’envergure inédite se solde par une fin probable de l’appendice européen tel qu’existant. Et l’incompétence avérée de la gestion de la crise Covid nous a démontré à quel point l’Europe et ses responsables sont complètement incapables d’organiser les choses dès qu’ils sont quelque peu bousculés dans leur train-train de fonctionnaires surpayés. Les réflexes nationalistes reprennent de suite le dessus et c’est le ‘‘chacun pour soi’’ qui prévaut. Comment pourrait-on les imaginer devoir gérer un conflit d’une telle ampleur avec le voisin russe dont la Chine a annoncé qu’elle ne resterait pas bras croisés en cas d’affrontements contre lui?! L’instant est grave.

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Les instances européennes auront-elles le courage de dire non à l’OTAN et refuser le risque d’une telle déflagration qui pourrait assurément faire beaucoup plus de victimes dans la population qu’un virus fantasmé? Rien n’est moins sûr et tout indique le contraire. La caste au pouvoir n’est plus au service des peuples et n’a pour préoccupation majeure que ses propres intérêts. Lors de sa première intervention liée à l’ainsi nommée ‘’crise sanitaire’’, quand E. Macron s’est adressé aux citoyens via la télé, il a prononcé à plusieurs reprises dans une mise en scène théâtrale, l’expression ‘’nous sommes en guerre’’. En réalité, la ‘’guerre’’ dont il est question ne l’est pas contre un improbable virus, mais contre le peuple. Dont il a osé dire qu’il avait bien envie d’en ‘’emmerder’’ une partie. Jamais de tels propos n’ont été tenus par un président en exercice. Et au-delà de la forme, c’est vraiment sur le fond que les Français devraient s’interroger, sinon de comprendre à quel point le dédain de sa classe dirigeante pour la population est à son comble dans ce quinquennat du pire. 

Aujourd’hui, les libertés individuelles n’ont jamais été autant brimées, et les FDO sont en roue libre, molestant, éborgnant, mutilant des individus en toute impunité. Tout semble se déglinguer à vitesse accélérée en Macronie. Au point de voir avec effroi l’émergence de courants d’extrême-droite, ne s’encombrant plus d’utiliser des formules voire des comportements fascistes, sans que cela ne soulève de réprobation de la part des instances responsables. Avec en toile de fond, une entente des argentiers aux manœuvres dont on peut dire sans sourciller qu’ils sont bien les ‘‘complotistes’’ dont ils qualifient ceux qui leur résistent. En revanche, l’intérêt de ce moment de crise est de révéler les tréfonds de ce qu’il en est, tant au niveau des gouvernements soumis aux diktats de certains lobbies que des individus eux-mêmes.

Et pour revenir aux questions essentielles qui occupent les citoyens de tous pays: veulent-ils vivre en guerre? Evidemment que non! Veulent-ils vivre muselés et privés de liberté? Pareil! Veulent-ils voir leurs acquis spoliés par des Etats gangrenés par la corruption et les mensonges, mal gérés, ruinés par leurs aventures guerrières? Toujours, non! Or, que voyons-nous se réaliser concrètement sous nos yeux? L’inverse! Nos armées mènent des guerres un peu partout, à travers des alliances plus que douteuses, à l’encontre de pays qui ne nous ont jamais agressés. Quand l’Afghanistan nous a-t-il déclaré la guerre? Ou l’Irak, ou la Libye, la Syrie, le Yémen, le Mali,… jamais! Mais nous violons le droit et allons les bombarder et les dévaster de telle manière qu’il leur faudra plusieurs générations pour se relever. Et quels sont les peuples qui ont été consultés par leur gouvernement avant que ces derniers ne décident de tels crimes à l’encontre de pays et de populations qui n’ont pas notre technologie pour se défendre? Aucun. Ces décisions sont prises par-dessus nos têtes. Comme les mesures les plus absurdes et contradictoires lors de cet épisode Covid. Comme la vente d’armes à des pays qu’en d’autres moments nous qualifions de dictatures infréquentables sauf quand il s’agit d’y signer de gros contrats, avec à n’en pas douter, de sérieuses retro-commissions versées dans les paradis fiscaux que la caste déclare traquer. Selon ATTAC, en 2017, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises représentait 20% du PIB. Après 5 ans de quinquennat Macron, elle représente… 43% du PIB!

Où que l’on observe nos appareils d’États, ceux-ci paraissent pourris. Et comme dit l’adage, c’est par la tête que pourrit le poisson! Quelle indécence d’aller donner nos leçons de bonne gestion et de bienséance aux gouvernements que nous traitions de ‘’républiques bananières’’, les nôtres construites sur les vols et les crimes de masse sont assurément pires! La question qui surgit alors est: jusqu’à quand une telle dérive sera-t-elle possible, avant que l’effondrement ne s’accélère et soit définitif au point de tous nous engloutir? Réveillez-vous, et ne vous laissez plus distraire par les faits divers que l’on vous présente comme essentiel: ici un bout de tissu, là un prénom qui ne conviendrait pas doublé d’une théorie de ‘’grand remplacement’’ ou encore, de la bonne manière de se masquer ou non… Tout cela ne sert qu’à confondre la raison. Et ne pensez pas que je force le trait: même l’Etat sous ‘’Mac-Ronds’’ a été privatisé, et la France se nomme désormais ‘’Mac Kinsey’’…

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

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Paroles d’un grand résistant : discours de Hassan Nasrallah à l’occasion du second anniversaire de l’assassinat par l’empire de Qassem Soleimani

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 26 janvier 2022 by Résistance 71

QS1

“J’appartiens à l’armée qui ne dort jamais et ne doit pas dormir de façon à ce que les autres dorment en paix. Que ma paix soit sacrifiée pour leur paix et qu’ils dorment paisiblement.”
~ Gen. Qassem Soleimani ~

Conclusion du discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 3 janvier 2022, à l’occasion de la commémoration du deuxième anniversaire de l’assassinat de Qassem Soleimani et d’Abu Mahdi al-Muhandis

Source : video.moqawama.org

Traduction : lecridespeuples.fr

9 janvier 2022

Transcription :

[…] La leçon sur laquelle je veux m’arrêter dans ce discours consacré à l’identification des assassins [les Etats-Unis] et des martyrs [Soleimani et al-Muhandis] est que le sang du martyr Qassem Soleimani, le grand et noble dirigeant, et le sang du martyr Abu Mahdi al-Muhandis, le grand et noble dirigeant, et le sang des martyrs qui ont été tués à leurs côtés, ce sang opprimé et combattant, les principes et les forces que représentent ces martyrs, tout ce qui fait leur identité en tant qu’hommes de Dieu, sincères, honnêtes, façonneurs de victoires, porteurs d’éveil, de conscience et d’enthousiasme dans cette Nation (arabo-musulmane), appellent avec force toutes les consciences, tous les cœurs et toutes les intelligences, dans tout le monde arabo-musulman, et s’écrient face aux peuples, aux élites, aux personnalités culturelles, aux hommes politiques, au commun des gens : « O les gens, notre sang versé vous déclare que votre véritable ennemi, le véritable tyran, le véritable despote arrogant, le véritable oppresseur, le véritable corrupteur, le cœur de l’agression, la base de l’occupation, l’origine de la corruption et de la tyrannie dans notre région est les États-Unis d’Amérique. C’est notre ennemi à tous, donc considérez-le comme un ennemi. » Tel est le message du sang pur versé à l’aéroport de Bagdad il y a deux ans. Et l’erreur stratégique fatale est de prendre l’ennemi pour un ami et de se précipiter vers lui (pour lui demander de l’aide), de se complaire à sa présence, et de mettre pour ainsi dire entre les mains de ces loups son épouse, ses enfants et ses nourrissons. Y a-t-il quelqu’un de raisonnable qui ferait une telle chose ? Le message vous invite à connaître vos ennemis et à les démasquer (pour ce qu’ils sont), à leur faire face et à ne pas se livrer à eux, à ne pas faire appel à eux mais à les combattre, à leur faire la guerre, à lutter contre eux de toutes les manières.

O mes frères et sœurs, ce sang nous affirme que tant que les États-Unis feront peser leur hégémonie sur notre région et que nous continuerons à les considérer comme des amis, l’oppression, la tyrannie et l’exploitation continueront, de même que l’occupation et les lignes rouges qui empêcheront la libération de nos terres, de nos lieux saints, de nos ressources, de nos choix et de nos richesses. Une partie de cette bataille est la bataille de la conscientisation (des masses), la bataille des médias et des réseaux sociaux. Il ne faut pas sous-estimer l’importance de cette bataille, qui transforme le combattant djihadiste honorable qui défend (ses terres, ses proches et ses biens) en terroriste, en bandit, en corrompu, en criminel, en voleur, en dealeur de drogue. Et l’absence de preuves (pour soutenir ces accusations calomnieuses contre les mouvements de résistance et les pays qui les soutiennent) ne leur pose aucun problème, pas plus que la contradiction avec les faits avérés. Ils n’ont aucun scrupule à mentir, mentir, mentir, mentir, mentir, même si leurs propos sont ridicules, grotesques et ont été révélés comme tels. Leur principe bien connu est de mentir, mentir, mentir, mentir, jusqu’à ce qu’on finisse par les croire.

MalcomX

A en croire les médias et les réseaux sociaux, l’ambassadeur américain à Bagdad est une colombe de paix, un partisan de la réconciliation, un défenseur de l’unité, et un facteur de stabilité en Irak. Et selon ces mêmes sources, Qassem Soleimani serait un criminel et un assassin dont la photo doit être brûlée. Bien sûr, ceux qui répandent ces mensonges sont très peu nombreux et leur présence est limitée, car ce sont des agents de l’ambassade américaine qui ne représentent en rien la volonté du peuple irakien. La volonté du peuple irakien a été exprimée (par les manifestations massives) après le martyre (de Soleimani et d’al-Muhandis), durant les deux dernières années et durant ces derniers jours. Mais en fin de compte, oui, il y a des efforts, il y a des armées électroniques (stipendiées). Ne croyez pas un mot lorsqu’on vous affirme qu’il y a des réactions massives sur les réseaux sociaux (en faveur de telle ou telle position pro-américaine) : ce ne sont que des mensonges ! En vérité, il n’y a que deux ou trois personnes derrière ces mouvements, qui lancent des armées (de bots) électroniques et manipulent les réseaux sociaux pour influencer (l’opinion) et impressionner les foules (avec des tendances fabriquées de toutes pièces). Ils ne représentent ni des centaines de milliers de personnes, ni des millions de personnes contrairement à ce qu’ils prétendent (alors qu’on peut tous voir des millions de personnes dans les manifestations dénonçant l’assassinat de Soleimani et al-Muhandis).

Jusqu’à présent, il faut rechercher les opinions et la volonté véritables des peuples, de la Nation (musulmane) et des gens (du quotidien) en dépassant les manipulations et les illusions. Beaucoup de données qui nous sont présentées dans les sondages, les estimations et les chiffres (publiés ici ou là) ne sont que des mensonges, et font partie de la guerre psychologique qui vise à égarer, accabler et désespérer (les opposants au projet américain). Certes, les croyants (véritables) en Dieu le Très-Haut et l’Exalté se moquent bien des nombres, et peu importe à leurs yeux s’ils sont une poignée ou beaucoup ; mais la plupart des gens se laissent influencer. Tout cela fait partie de la bataille que nous devons mener, médiatiquement, politiquement, sur le terrain, économiquement, sur les plans sécuritaire et militaire, etc. Telle est la véritable bataille qu’a imposée l’ennemi, avant et après le martyre (de Soleimani et al-Muhandis). Ce n’est pas nous qui avons imposé cette bataille.

Aujourd’hui, lorsque certaines personnes viennent nous dire « Vous, le Hezbollah, vous détruisez les relations du Liban avec les pays arabes et à l’international ». Nous serions la cause de la détérioration des relations du Liban avec d’autres pays. Mais de quels pays parle-t-on ? Des Etats-Unis, au sujet desquels j’ai rappelé, démontré et expliqué maintes fois (qu’ils sont notre plus grand ennemi, et la cause de la majorité de nos maux) ? Je ne remonte pas à l’histoire d’il y a plusieurs décennies, mais je parle de faits que les Libanais contemporains ont vécus, qu’il s’agisse des martyrs, des familles de martyrs, des prisonniers qui ont été libérés des prisons (israéliennes), des blessés, des maisons détruites, etc. Les traces des crimes américains et israéliens sont encore présents sous nos yeux, et les générations actuelles peuvent les constater. Ce sont les relations du Liban avec cet ennemi que vous nous accusez de détériorer ?

Permettez-moi de m’adresser spécifiquement aux Libanais. Tous les Libanais, ou plutôt la grande majorité des Libanais sont unanimes pour dire que Daech et les groupes takfiris représentaient un grand danger pour le Liban. Et tous les Libanais, ou du moins une grande majorité, savent quel aurait été le destin du Liban si Daech et les groupes takfiris s’étaient emparés de la Syrie. Certains Libanais prétendent que nous (le Hezbollah) avons certes pris l’initiative de combattre Daech, mais que si les terroristes étaient arrivés au Liban, ils les auraient combattus eux-mêmes. Très bien. C’est quand même tant mieux qu’ils ne soient jamais arrivés jusqu’au Liban, et que vous n’ayez pas dû faire face à ce défi, n’est-ce pas ? Mais il y a quand même une quasi-unanimité pour dire que Daech représentait un grand danger pour l’existence du Liban, pour son identité, pour sa dignité, pour sa survie, pour le sang, l’honneur, les mosquées et les églises, les husseiniyats, les grands et les petits au Liban, n’est-ce pas ? N’est-ce pas la vérité ?

Qui se tenait derrière Daech et les groupes takfiris en Syrie ? Qui a soutenu ces groupes terroristes qui, s’ils avaient réussi et triomphé, auraient plongé le Liban dans une catastrophe historique ? Les États-Unis sont-ils les seuls à avoir soutenus ces groupes armés ? Aucunement. Qu’en est-il de l’Arabie Saoudite ? Qu’en est-il de l’Arabie Saoudite ? Certains vont encore s’écrier : « O Sayed [Nasrallah], tu détériores nos relations avec l’Arabie Saoudite. » Non, je ne fais que décrire la réalité ! Les Libanais doivent dire la vérité, et agir en se basant sur la vérité. Si quelqu’un me dit : « Oui, l’Arabie Saoudite est complice de la mort (de Libanais), du blocus et de la destruction (contre le Liban), et des massacres perpétrés (au Liban et en Syrie), mais nous sommes contraints d’avoir des relations avec eux », c’est un autre propos. Mais ne prétendez pas qu’ils sont nos frères, nos amis, nos très-chers, et que nous voulons avoir des relations avec eux. Il faut commencer par les décrire tels qu’ils sont. Durant les 10 ans de guerre en Syrie, et dans le Jurd d’Ersal, dans le Jurd de la Bekaa, la Résistance et l’armée (libanaises) ont combattu (les groupes terroristes), de même qu’en Syrie. Qui soutenait ces groupes takfiris qui, s’ils avaient triomphé, auraient mis le Liban à feu et à sang ? Ces pays sont bien connus (pays occidentaux, Turquie, Qatar…), et l’Arabie Saoudite est à leur tête. Ce n’est pas nous qui avons attaqué l’Arabie Saoudite et l’avons agressée, mais c’est bien l’Arabie Saoudite qui était complice du grand complot de guerre totale visant à détruire la région. Et nous avons eu l’honneur de combattre ces assassins qui complotaient contre nos pays, nos peuples, et contre le sang et l’honneur des hommes et des femmes au Liban. Ce n’est pas nous qui avons détérioré les relations (entre le Liban et l’Arabie Saoudite). Qui est l’agresseur ? Qui a commencé les hostilités ? Qui a lancé la guerre et a comploté contre qui ?

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Droiture et fourberie en une photo

Dans le dernier discours du roi saoudien, au sujet duquel il se dit que c’est un important discours annuel, le roi Salmane s’est adressé aux Libanais et aux dirigeants libanais et leur a demandé de « faire face à l’hégémonie du Hezbollah terroriste ». Si, dans ce pays, il y a des gens qui ont peur d’ouvrir la bouche, ce n’est pas notre cas. Nous avons notre dignité. Monsieur le roi, le terroriste est celui qui est à l’origine de la pensée wahhabite et daechiste et qui l’a propagée dans le monde, et c’est vous. Le terroriste est celui qui a envoyé des milliers de Saoudiens réaliser des opérations kamikazes en Irak et en Syrie, et c’est vous. Le terroriste est celui qui mène une guerre de 7 ans contre le peuple opprimé du Yémen, tuant femmes et enfants et tuant indistinctement les êtres humains et rasant les édifices, et c’est vous. Le terroriste est celui qui se tient aux côtés des États-Unis d’Amérique dans toutes leurs guerres et met à leur disposition son territoire et ses bases militaires pour qu’ils puissent perpétrer leurs crimes contre l’humanité, et c’est vous. Le terroriste est celui qui finance tous les groupes séditieux de guerre civile au Liban et dans la région, et c’est vous.

Quant au Hezbollah, il n’est pas terroriste. Le Hezbollah est un mouvement de Résistance, qui se défend, un mouvement national, humanitaire, digne, qui protège son pays, sa Nation (musulmane), sa famille, son peuple et ses lieux saints. Le Hezbollah est le compagnon de Qassem Soleimani qui façonne les victoires face aux terroristes. Tel est le Hezbollah.

Et je veux ajouter, car je sais que demain va retentir le jour du jugement dernier [les personnalités & médias pro-saoudiens vont faire éclater leur indignation face à ces déclarations] et que les accusations de détériorer les relations du Liban avec l’Arabie Saoudite (vont fuser de toutes parts). Le terroriste, ô Libanais, écoutez-moi un peu : le terroriste est celui qui prend en otage des dizaines de milliers, ou des centaines de milliers de Libanais (selon les diverses estimations) présents en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe, et menace le Liban et l’État libanais en instrumentalisant quotidiennement (ces civils innocents), et en menaçant de les expulser et de les exproprier si quiconque au Liban s’exprime conte l’Arabie Saoudite. Menacer de jeter ces Libanais expatriés en prison si (le Hezbollah) s’exprime contre l’Arabie Saoudite, n’est-ce pas du terrorisme ? Sur quel principe se base un tel comportement ? Est-ce que la religion, est-ce que les lois célestes ou terrestres le permettent ? Même les lois tribales et celles de l’Age de l’ignorance anté-islamique n’avaient rien de si barbare ! Tel est le terroriste. Et ce n’est pas nouveau ! Dès les années 1960, l’Arabie Saoudite se comportait ainsi avec le Liban ! Et ils font cela tous les jours avec le Liban !

Et si quelqu’un s’imagine que faire pression sur un ministre pour qu’il démissionne, se taire, avaler les couleuvres et accepter les injures pourra modifier quoi que ce soir aux décisions et actions de l’Arabie Saoudite, il se fait des illusions ! Ça ne changera rien ! Car le vrai problème de l’Arabie Saoudite est clair : ils n’acceptent pas que le Liban n’ait pas été transformé en émirat saoudien après la (révolution de couleur de) 2005. Leur problème est ceux qui font face sérieusement à l’Accord du Siècle dont les trois piliers étaient Trump, Netanyahou et Muhammad b. Salmane. Leur problème est ceux qui ont vaincu leur projet en Syrie et en Irak qui, s’il avait triomphé, aurait mis le Liban, ses régions, ses mosquées et ses églises à feu et à sang ! Ce problème persiste, et ne sera résolu ni par des déclarations positives et élogieuses (à l’égard de l’Arabie Saoudite), ni par le silence, ni par les illusions. Parlons vrai et soyons réalistes.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, nous au Hezbollah, en cette deuxième commémoration annuelle des dirigeants martyrs de la Résistance et de l’Axe de la Résistance, les façonneurs des victoires (contre Daech et les projets américano-israéliens), à savoir le Hajj Qassem Soleimani et le Hajj Abu Mahdi al-Muhandis, nous confirmons notre attachement à cette conscience, à cette ligne, à cette voie. Nous appelons les peuples (arabo-musulmans) et nos chers Libanais sinon à rejoindre cet Axe, du moins à bien identifier l’ennemi et à le considérer comme tel, et à ne pas faire l’erreur de le prendre pour un ami qui les poignarderait dans le dos et comploterait contre eux. Tel est le message du jour. Et ce sang continuera à vibrer dans nos veines, dans celles de nos enfants et de nos petits-enfants, jusqu’à la Libération complète de nos terres, de la Palestine et du Moyen-Orient de toute occupation américaine et israélienne, avec la grâce de Dieu.

Que la paix soit sur vous, ainsi que la Miséricorde de Dieu et ses bénédictions.

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Lecture complémentaire :

“Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur”, Naïm Qassem

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3 janvier 2020-3 janvier 2022, assassinat de Qassem Soleimani : deux ans après son esprit se déploie toujours (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 9 janvier 2022 by Résistance 71

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Commémoration de l’assassinat du grand résistant Qassem Soleimani le 3 janvier 2020 à l’aéroport de Bagdhad par des missiles américains sur ordre de l’ordure impérialiste en chef du moment, le président yankee Donald Trump.
Soleimani était un grand penseur et stratège dont l’héritage et l’esprit perdureront indubitablement dans le temps.
~ Résistance 71 ~

Deux ans après, l’esprit de Soleimani se déploie

Pepe Escobar

6 janvier 2022

Source: https://www.mondialisation.ca/deux-ans-apres-lesprit-de-soleimani-se-deploie/5663890

Il y a deux ans, les années 2020 ont commencé par un meurtre.

Aéroport de Bagdad, 3 janvier, 00h52. L’assassinat du général de division Qassem Soleimani, commandant de la Force Quds du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), et d’Abu Mahdi al-Muhandes, commandant adjoint des forces irakiennes Hashd al-Shaabi, par des missiles AGM-114 Hellfire à guidage laser lancés depuis deux drones américains MQ-9 Reaper, était un acte de guerre.

Cet acte de guerre a donné le ton de la nouvelle décennie et a inspiré mon livre « Raging Twenties : Great Power Politics Meets Techno-Feudalism », publié un an plus tard.

Les frappes de drones à l’aéroport de Bagdad, directement approuvées par le président américain de l’époque, Donald Trump, étaient unilatérales, non provoquées et illégales : un acte impérial conçu comme une provocation brutale capable de déclencher une réaction iranienne qui serait ensuite contrée par la « légitime défense » américaine, présentée comme une « dissuasion ».

Appelez cela une forme perverse de double down, de false flag inversé.

Le barrage narratif impérial l’a présenté comme un « assassinat ciblé » : une opération préventive visant à écraser la planification présumée par Soleimani d’« attaques imminentes » contre des diplomates et des troupes américaines.

Aucune preuve n’a été fournie à l’appui de cette affirmation. Et le premier ministre irakien de l’époque, Adel Abdul-Mahdi, a présenté devant le Parlement le contexte ultime : Soleimani, en mission diplomatique, avait embarqué sur un vol régulier de l’Airbus A320 de Cham Wings entre Damas et Bagdad. Il était impliqué dans des négociations complexes entre Téhéran et Riyad, avec le Premier ministre irakien comme médiateur, et tout cela à la demande du président Trump.

Ainsi, la machine impériale – se moquant comme d’une guigne du droit international – a assassiné un envoyé diplomatique de facto. En fait deux envoyés, car al-Muhandis avait les mêmes qualités pour le commandement que Soleimani – promouvant activement la synergie entre le champ de bataille et la diplomatie – et était absolument irremplaçable en tant qu’articulateur politique clé en Irak.

L’assassinat de Soleimani avait été « encouragé » depuis 2007 par les néo-cons américains – qui ignorent tout de l’histoire, de la culture et de la politique de l’Asie occidentale – et par les lobbies israélien et saoudien. Les administrations Bush Jr. et Obama y avaient résisté, craignant une escalade inévitable. Trump ne pouvait pas voir la situation dans son ensemble et ses ramifications désastreuses lorsqu’il n’avait que des Israéliens de la variété de Jared-of-Arabia Kushner pour lui souffler à l’oreille, en tandem avec son proche ami le prince héritier saoudien Muhammad bin Salman (MbS).

La réponse iranienne mesurée à l’assassinat de Soleimani a été soigneusement calibrée pour éviter une surenchère impériale vengeresse et sans retenue : des frappes de missiles de précision sur la base aérienne d’Ain al-Assad en Irak, contrôlée par les Américains. Le Pentagone a été prévenu à l’avance.

Pourtant, c’est précisément cette réponse mesurée qui a changé la donne. Le message de Téhéran indiquait clairement que l’époque de l’impunité impériale était révolue : nous pouvons frapper vos ressources n’importe où dans le golfe Persique et au-delà, au moment de notre choix.

C’est donc le premier « miracle » que l’esprit de Soleimani a engendré : les frappes de missiles de précision sur Aïn al-Assad représentaient avec éclat une puissance de rang moyen, affaiblie par les sanctions et confrontée à une crise économique/financière massive, qui répondait à une attaque unilatérale en ciblant des actifs impériaux faisant partie de l’Empire aux bases tentaculaire.

C’était une première mondiale, du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Et cela a été clairement interprété en Asie de l’Ouest et dans de vastes pans du Sudcomme une percée fatale dans l’armure hégémonique du prestige américain, vieille de plusieurs décennies. »

Évaluer la situation dans son ensemble

Tout le monde, non seulement le long de l’Axe de la Résistance – Téhéran, Bagdad, Damas, Hezbollah – mais aussi à travers le Sud global, sait comment Soleimani a dirigé la lutte contre Daesch en Irak de 2014 à 2015, et comment il a contribué à la reprise de Tikrit en 2015.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans une interview extraordinaire, soulignait la « grande humilité» de Soleimani, même « avec les gens du peuple, les gens simples ». Nasrallah a raconté une histoire essentielle pour situer le modus operandi de Soleimani dans la guerre réelle – et non fictive – contre le terrorisme, qui mérite encore d’être citée intégralement deux ans après son assassinat :

« À cette époque, Hajj Qassem a voyagé de l’aéroport de Bagdad à celui de Damas, d’où il est venu (directement) à Beyrouth, dans la banlieue sud. Il est arrivé chez moi à minuit. Je me souviens très bien de ce qu’il m’a dit : « A l’aube, tu dois me fournir 120 commandants d’opérations (du Hezbollah) ». J’ai répondu : « Mais Hajj, il est minuit, comment puis-je vous fournir 120 commandants ? » Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution si nous voulions lutter (efficacement) contre Daesch, défendre le peuple irakien, nos lieux saints [5 des 12 imams du chiisme duodécimain ont leurs mausolées en Irak], nos Hawzas [institutions éducatives islamiques], et tout ce qui existait en Irak. Nous n’avions pas le choix. Je n’ai pas besoin de combattants. J’ai besoin de commandants opérationnels [pour superviser les Unités de mobilisation populaire (UMP) irakiennes]. C’est pourquoi dans mon discours [sur l’assassinat de Soleimani], j’ai dit que pendant les quelque 22 années de notre relation avec Hajj Qassem Soleimani, il ne nous avait jamais rien demandé. Il ne nous a jamais demandé quoi que ce soit, pas même pour l’Iran. Oui, il ne nous adressé une requête qu’une seule fois, et c’était pour l’Irak, quand il nous a demandé ces (120) commandants d’opérations. Il est donc resté avec moi, et nous avons commencé à contacter nos frères (du Hezbollah) un par un. Nous avons pu faire venir près de 60 commandants d’opérations, dont certains frères qui étaient sur les lignes de front en Syrie, et que nous avons envoyés à l’aéroport de Damas [pour attendre Soleimani], et d’autres qui étaient au Liban, et que nous avons réveillés de leur sommeil et amenés [immédiatement] de leur maison, car le Hajj a dit qu’il voulait les emmener avec lui dans l’avion qui le ramènerait à Damas après la prière de l’aube. Et effectivement, après avoir prié ensemble la prière de l’aube, ils se sont envolés pour Damas avec lui, et Hajj Qassem a voyagé de Damas à Bagdad avec 50 à 60 commandants du Hezbollah libanais, avec lesquels il est allé sur les lignes de front en Irak. Il a dit qu’il n’avait pas besoin de combattants, car, Dieu merci, il y avait beaucoup de volontaires en Irak. Mais il avait besoin de commandants [aguerris] pour diriger ces combattants, les former, leur transmettre leur expérience et leur expertise, etc. Et il n’est pas parti avant d’avoir reçu ma promesse que dans les deux ou trois jours, je lui aurais envoyé les 60 commandants restants ».

Un ancien commandant sous les ordres de Soleimani que j’ai rencontré en Iran en 2018 nous avait promis, à moi et à mon collègue Sebastiano Caputo, qu’il essaierait d’organiser une interview avec le général de division – qui ne parlait jamais aux médias étrangers. Nous n’avions aucune raison de douter de notre interlocuteur – donc jusqu’à la dernière minute, pour Bagdad, nous faisions partie de cette liste d’attente sélective.

Quant à Abu Mahdi al-Muhandes, tué côte à côte avec Soleimani dans les frappes de drones de Bagdad, j’étais avec la journaliste Sharmine Narwani et un petit groupe qui ont passé un après-midi avec lui dans une maison sécurisée à l’intérieur – et non à l’extérieur – de la zone verte de Bagdad en novembre 2017. Mon rapport complet se trouve ici.

Soleimani a peut-être été une superstar révolutionnaire – beaucoup à travers le Sud global le considèrent comme le Che Guevara de l’Asie occidentale – mais derrière plusieurs couches de mythe, il était surtout un rouage assez articulé d’une machine très articulée.

Des années avant son assassinat, Soleimani avait déjà envisagé une inévitable « normalisation » entre Israël et les monarchies du golfe Persique.

Dans le même temps, il était également très conscient de la position adoptée par la Ligue arabe en 2002 – partagée, entre autres, par l’Irak, la Syrie et le Liban – selon laquelle cette « normalisation » ne peut même pas commencer à être discutée sans un État palestinien indépendant et viable dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Soleimani a vu la situation dans toute l’Asie occidentale, du Caire à Téhéran, du Bosphore au Bab-al-Mandeb. Il avait certainement calculé l’inévitable « normalisation » de la Syrie dans le monde arabe, ainsi que le calendrier suivi par l’Empire du Chaos pour abandonner l’Afghanistan – mais probablement pas l’ampleur de cette retraite humiliante – et la manière dont cela reconfigurerait tous les paris de l’Asie occidentale à l’Asie centrale.

Il n’est pas difficile de voir que Soleimani envisageait déjà ce qui s’est passé le mois dernier. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, s’est rendu à Dubaï et a signé plusieurs accords commerciaux d’une grande portée politique, enterrant en quelque sorte une rivalité viscérale entre sunnites.

Mohammad bin Zayed (MbZ) d’Abu Dhabi semble parier simultanément sur un accord de libre-échange entre Israël et les Émirats et sur une détente avec l’Iran. Son conseiller en matière de sécurité, Sheikh Tahnoon, a rencontré le président iranien Raisi à Téhéran à la mi-décembre et a même discuté du Yémen.

Mais la question clé de toutes ces tractations est la percée d’un couloir de transit terrestre qui permettrait de circuler entre les EAU, l’Iran et la Turquie.

Pendant ce temps, le Qatar – interlocuteur privilégié de la Turquie et de l’Iran – participe au financement des coûts de l’administration de Gaza, dans un équilibre délicat avec Israël qui rappelle un peu le rôle similaire joué par Doha dans les négociations entre les États-Unis et les Taliban.

Ce que Soleimani n’a pas pu accomplir, aux côtés d’al-Muhandes, c’est le traçage d’une voie viable pour l’Irak après l’inévitable retraite impériale – même si leur assassinat a peut-être accéléré le mouvement populaire en faveur de l’expulsion définitive des Américains. L’Irak reste profondément divisé et otage de la petite politique provinciale.

Pourtant, l’esprit de Soleimani persiste lorsqu’il s’agit de l’Axe de la Résistance – Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth – confronté à une subversion impériale massive, il survit à tous les défis possibles.

L’Iran se consolide de plus en plus comme le nœud clé des nouvelles routes de la soie en Asie du Sud-Ouest : le partenariat stratégique Iran-Chine, stimulé par l’adhésion de Téhéran à l’OCS, sera aussi fort au niveau géoéconomique que géopolitiquement.

Parallèlement, l’Iran, la Russie et la Chine seront tous impliqués dans la reconstruction de la Syrie – avec des projets BRI allant de la voie ferrée Iran-Irak-Syrie-Méditerranée orientale jusqu’au gazoduc Iran-Irak-Syrie (dans un avenir proche), sans doute le facteur clé qui a provoqué la guerre par procuration américaine contre Damas.

Non, les missiles Hellfire ne sont pas les bienvenus.

= = =

Lecture complémentaire:

« Le Hezbollah son histoire de l’intérieur » Naïm Qassem

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Colonialisme et ingérence : la bataille de l’indépendance du Liban sous la menace sioniste (Al Manar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 30 novembre 2021 by Résistance 71

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Quand Nasrallah parle… le monde écoute !

H. Nasrallah : “Nous sommes engagés dans la bataille de l’indépendance tant que les menaces israéliennes et les ingérences américaines persistent”

Al Manar

27 novembre 2021

url de l’article en français: https://french.almanar.com.lb/2199562

Le secrétaire général du Hezbollah , sayyed Hassan Nasrallah, a rappelé, à l’occasion de la commémoration de la  Fête de l’Indépendance  du Liban, que « cette Indépendance, quelle que soit sa forme, nécessite la poursuite de la lutte pour la défendre contre les ingérences des puissances occidentales, contre les menaces israéliennes qui se sont intensifiées ces deux derniers jours, et aussi longtemps que les hameaux de Chebaa seront occupés »..

Son éminence a souligné que « la responsabilité de tous les Libanais consiste à préserver leur indépendance, et si leur indépendance est formelle, de la transformer en une indépendance réelle et totale ».

Sayyed Nasrallah a affirmé que tant « le Liban est menacé par l’ennemi israélien, cela implique que nous sommes toujours engagés dans le cœur de la bataille pour l’Indépendance et pour la souveraineté du Liban, et nous avons remporté à plusieurs de ses étapes diverses victoires, voire nous sommes convaincus que si nous poursuivons dans cette voie avec détermination et constance, nous réaliserions encore plus de victoires ».

Et d’ajouter : « Lorsque nous assistons chaque jour à une ingérence américaine flagrante dans les systèmes judiciaire, politique, sécuritaire voire dans l’organisation des prochaines élections législatives, cela signifie que notre Indépendance est incomplète. »

Commentant l’inscription récente du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes en Australie, S. Nasrallah a déclaré que cela « pourrait être lié aux développements dans la région ou aux élections législatives », soulignant que « l’inscription de la résistance sur les listes terroristes n’affectera point la détermination de la résistance encore moins la conscience de son environnement. »

Concernant le dossier de l’enquête judiciare sur l’explosion du port de Beyrouth, menée par le juge d’instruction Tarek Bitar, il a rappelé que  » les récentes décisions judiciaires dans l’affaire du port de Beyrouth confirment tout ce dont nous avons mis en garde depuis le début de l’enquête, à savoir la partialité et la politisation de cette affaire « , s’interrogeant,  « existe-t-il aujourd’hui un seul juge libanais qui oserait révoquer le juge Bitar ou accepter les mises en accusations soulevées contre lui ? »

Et de poursuivre :  » toutes les données indiquent que les juges impliqués dans le dossier du port de Beyrouth sont dans le circuit des accusations et des soupçons « , notant que « le processus judiciaire actuel dans l’affaire du port de Beyrouth est un processus discrétionnaire qui ne mènera pas à la vérité ».

Principaux points du discours

1- Fête de l’Indépendance

A chaque occasion de commémoration de la Fête de l’indépendance, on lance le débat sur l’histoire du Liban, de son indépendance ..

Nul doute qu’en 1943 le Liban est entré dans une nouvelle étape, celle de la construction de l’état. Certains qualifient cette indépendance d’incomplète, d’autres de semi-indépendance en raison de l’ingérence des certaines puissances, mais il faut reconnaitre que le Liban a formé un état.

Le plus important est que les libanais doivent assumer leur responsabilité envers cette indépendance, ainsi si elle est formelle, ils doivent la rendre réelle, ils doivent préserver sa souveraineté. Et pour ce faire, il faut lutter pour cette indépendance.

Durant notre époque contemporaine, les Libanais se sont battus pour défendre leur indépendance face à l’ennemi israélien en 1982 qui a occupé la capitale Beyrouth, tout le monde se souvient les images des soldats israéliens dans le palais présidentiel. Cette période du Liban était la plus dangereuse qu’a connue le Liban car elle a failli entrainer le Liban dans l’ère israélienne, d’en faire un état assujetti.

Or les libanais se sont regroupés dans la résistance, et en 1985 ils ont remporté une importante victoire contre l’occupation israélienne la repoussant jusqu’au sud du Liban, puis en l’an 2000, sous les coups de la résistance islamique, les forces de l’occupation israélienne ont déguerpis du Liban-sud, marquant une grande victoire pour le Liban, pour son indépendance, sa souveraineté empêchant le Liban de basculer sous le règne israélien.

Or cette indépendance est incomplète tant que les hameaux de Chebaa sont toujours occupés, tant que les USA s’ingèrent dans les systèmes judicaire, sécuritaire, politique, dans les prochaines élections. On peut qualifier que l’indépendance du Liban est incomplète.

Tant que les israéliens nous menacent, nous sommes toujours engagés dans la bataille de l’indépendance et nous sommes convaincus que si nous poursuivons cette voie, celle de la lutte pour l’indépendance totale du Liban, nous réaliserons ce dessein. Nous allons défendre l’indépendance totale du Liban avec notre sang et nos corps.

2- Liste de terrorisme

Récemment, de nombreux mouvements de résistance à travers le monde, ont été inscrits sur la liste des organisations terroristes, que ce soit leurs dirigeants, leur cadres, ou tout le mouvement. Ce processus se poursuit avec les pays où la résistance est effective et ce qui se passe au Liban aura des répercussion graves. Parallèlement, le processus d’accélération du processus de normalisation israélien avec de nombreux pays arabes, dont le dernier en date est ce qui s’est passé au Maroc, est honteux et indigne. Ces deux processus sont accompagnés du processus de l’étau économique de celui des menaces émises par de nombreux états contre toute personne qui soutient la résistance ou tout mouvement de résistance …

L’inscription du Hezbollah sur les listes du terrorisme, pourrait être liée aux développements dans la région ou les élections législatives, l’inscription de la résistance sur des listes terroristes n’affectera pas la détermination de la résistance encore moins la conscience de l’environnement de la résistance.

Tout cela n’affectera point la détermination de la résistance et de tous les mouvements de résistance, les efforts de nos ennemis pour casser toute résistance sont voués à l’échec.

3 – Covid-19

Le monde est de nouveau le témoin d’une recrudescence du coronavirus, et au Liban,  la hausse du nombre  des décès et de ceux atteints par le coronavirus est très inquiétant, j’appelle l’Etat libanais à prendre au sérieux cette recrudescence, les hôpitaux ont sonné l’alerte, ce qui exige des efforts de la part de la population en respectant le port du masque etc.

Au début de la pandémie, nous avons annoncé un plan de lutte contre le coronavirus, aujourd’hui j’annonce que nous allons relancer ce plan à 100 pour 100. J’appelle les frères et les sœurs dans nos établissements à se mobiliser, pour servir les gens et les protéger. Le ministre de la Santé doit doubler ses efforts, je souhaite m’adresser au ministre de la Santé et lui dire que nous sommes prêts à lui offrir toute aide en ce qui concerne le cadre humain, certes nous étions aux côtés de l’ex- ministre de la Santé connu pour ses affinités avec le Hezbollah mais notre soutien n’était pas motivé par ses affinités avec le Hezbollah mais plutôt par notre sens du devoir religieux et humain. Nous sommes confrontés à un vrai danger. La question n’est pas liée au succès d’un ministre ou de marquer des points pour un parti ou un autre.

Concernant la question des médicaments, j’appelle l’Etat à revenir sur sa décision de lever son soutien sur certains médicaments.

Notre position sur la levée de tout soutien sans un plan alternatif est claire : nous sommes contre cette décision, or certaines forces politiques ont encouragé cette levée sans élaborer de plan alternatif… il y a des médicaments qu’il faut soutenir car la vie des gens en dépend, qu’on ne prétende pas qu’il n’y a pas de l’argent dans l’Etat, l’Etat peut annuler certains ministères. On peut vivre sans essence mais pas sans médicaments, j’exhorte le Premier ministre, la banque centrale, il faut que l’Etat intervienne car c’est la vie des gens qui est en danger, il ne faut pas lever le soutien aux prix de certains médicaments, et cela n’a rien avoir avec la politique ..

Nous avons convenu de mobiliser nos centres médicaux, nos hôpitaux pour garantir un nombre de médicaments.

4- la hausse du dollar

Il ne faut pas que l’Etat prétende qu’il ne peut rien faire, il ne faut pas permettre au dollar de grimper de manière incontrôlée, comme si l’Etat a réduit son rôle à celui d’un média qui nous prévient que le dollar risque de grimper mais il ne prend aucune mesure courageuse et j’insiste sur le terme courageuse.

5- L’enquête de l’explosion du port de Beyrouth

Concernant les mesures judicaires sur l’enquête de l’explosion du port de Beyrouth… je tiens à rappeler que nous avons exprimé nos craintes que l’enquête menée par le juge d’instruction Tarek Bitar ne soit partiale mais partisane, ces craintes se sont avérées êtres réelles car nous avons découvert que certaines parties judiciaires sont partisanes, et que l’enquête est politisée.

Ce qui s’est passé ces deux derniers jours prouvent que tout ce que nous avons mis en garde durant un an s’est réalisé… récemment , des voix se  sont élevées pour s’interroger comment peut-on révoquer un juge alors qu’il jouit du soutien du monde entier, ces voix traduisent la position des USA qui s’ingèrent dans ce dossier via leur ambassadrice au Liban, et là une question s’impose : y a-t-il  un juge qui osera révoquer le juge Bitar ou d’accepter de mener des poursuites judiciaires contre le juge Bitar ? Un seul a osé prendre une telle position et depuis il a été menacé, sa résidence a été attaquée, son honneur bafoué. Puis vous nous accusez de terroriser des juges ??

Mais encore, nous n’avons pas vu  des juges  impliqués dans cette affaire c’est- à- dire ceux qui ont autorisé l’emmagasinement et le stockage du nitrate d’ammonium dans le port,  poursuivi en justice ?? Ne sont-ils pas suspects ? une question s’impose, elle est adressée aux parties judiciaires :   avez-vous pris des mesures contre ces juges ou bien vous cherchez à les protéger ? Autrement dit, certains juges protègent d’autres juges  alors qu’il y a des fonctionnaires qui pourrissent depuis un an dans les prisons sans avoir été jugé.

6-Le massacre de Tayyouné

Il y a quelques jours, les familles des martyrs, 7 martyrs, ont commémoré la quarantième jour de leurs martyrs tués par le parti des Forces Libanaises, et malgré toutes nos remarques sur le pouvoir judicaire, nous avons convenu avec les familles des martyrs de nous remettre à la justice, et de laisser l’enquête suivre son parcours normal pour juger les coupables, loin de toute vengeance personnelle.

Or, la justice militaire et l’enquête militaire ont subi d’énormes pressions de la part de forces politiques et de la part de références religieuses voire de nombreux suspects se sont refugiés à Maarab (fief du parti des Forces Libanaises de Samir Geagea) pour ne pas être poursuivis en justice, d’autres ont été libérés pour des raisons ridicules, il faut dire qu’il s’agit là d’un comportement dangereux, suspicieux.

Car, les pressions exercées par les forces politiques et références religieuses sur la justice militaire reflètent un mépris des familles, mais ce qui est plus grave c’est que cela pourrait encourager les familles des martyrs à chercher vengeance par eux-mêmes. Je ne menace point mais j’attire l’attention sur ce point, sachant que le Hezbollah et Amal cherchent à leur rendre justice à travers le processus judiciaire traditionnel.

Bref, ce genre de comportement sert leur projet initial, celui de provoquer une zizanie,  or j’insiste de rester dans le cadre de la justice,   mais si l’enquête se poursuit ainsi et que la justice manque à ses obligations,  alors nous serons confrontés à une situation dangereuse.

7-Le projet de distribution du mazout (en chiffres) intitulé alléger la souffrance du peuple libanais

Il y a quelques mois, nous avons lancé notre plan de sauvetage du peuple libanais pour faire face à la pénurie en essence et en mazout, et mettre un terme aux interminables files d’attente devant les stations d’essence, files d’humiliation. Cela dit, la soi-disant pénurie n’était en fait qu’un sale jeu entre des forces politiques, des cartels corrompus, car ces matières premières étaient bloquées en mer, bref.

A l’époque, nous avons annoncé notre intention de demander le soutien d’un ami, soit l’Iran qui a accepté de nous assurer ces matières, dans le but de briser l’hégémonie des cartels d’essence et de mazout. Or, quand il a été décidé de lever le soutien au prix de ces matières, et quand l’essence est devenue accessible à tous, et que les files d’attente ont disparus, notre promesse d’assurer au peuple libanais de l’essence n’avait plus lieu d’être.

Aujourd’hui, nous réitérons notre volonté et détermination à alléger la souffrance des gens. Nous insistons que nous ne voulons pas entrer en compétition avec les sociétés d’essence etc, et donc nous accordons la priorité au mazout car l’essence est accessible alors que le mazout ne l’est toujours pas à cause de son prix plus élevé sachant qu’il est primordial pour la vie des gens, surtout que nous sommes aux portes de l’hiver..

Notre espoir était de faire venir les navires au port de Tripoli mais, selon nos informations, les USA ont menacé et nous ne voulions pas embarrasser le gouvernement libanais, nouvellement formé, nous avons donc détourné le parcours des navires vers le port de Banias, en Syrie, et nous avons transporté le mazout et l’essence dans des camions citernes, depuis Banias vers Baalbek, malgré tous les dangers du trajet.

Notre projet d’alléger la souffrance du peuple libanais comprend deux étapes, la première s’étalait sur deux mois, et la 2e étape débutera dans quelques jours. Durant notre 1ere étape nous avons défini les parties qui devraient bénéficier prioritarement de mazout durant 2 mois . Puis, nous avons défini les parties à qui nous comptons offrir le mazout à des prix soutenus. Le groupe des dons comporte 80 maisons de retraite, les municipalités les plus démunies qui ont besoin du mazout pour faire fonctionner leurs trombines à eau, 320 sociétés de distribution d’eau, 176 puits, 22 hôpitaux publics, 17 unités de pompiers, sachant que nous leur avons délivrés directement le mazout. Cela dit, nous avons fait face à quelques complications à cause de l’infrastructure de la société Amana qui n’était pas préparée à des demandes aussi nombreuses, provenant de toutes les régions du Liban.

La valeur des dons en mazout est de 2 millions et 600 milles dollars.

Le 2e groupe de ceux qui ont bénéficié du mazout à un prix soutenu comprenait , les boulangeries (316), les générateurs d’électricité  (22.779), les puits d’agricultures (3.787), les usines et les firmes (437), les hôpitaux privés 157, etc

Le coût du soutien au prix du mazout que nous avons vendu au 2e groupe :  7 millions 750 milles dollars. Certains au Liban ont prétendu que le Hezbollah a réalisé des gains, arguant que le Hezbollah a pu soutenir le prix du mazout qu’il a vendu parce qu’il n’a pas payé d’impôt ou de taxes ou de douanes, or un simple calcul prouve le contraire, car ces ignares, noyés dans leur haine et leur rancune, ont oublié que le mazout au Liban n’est soumis ni aux impôts ni aux douanes ni à aucune taxe…

Cela dit, j’avoue que nos mécanismes de distribution étaient lents, ce qui est normal, car nous devions nous assurer que le mazout ne se revende pas dans le marché noir et donc nous devions nous assurer de l’identité des bénéficiaires que ce soit du groupe 1 ou 2.

Nous avons consommé trois navires. Nous avons clôturé la première étape de notre projet d’alléger la souffrance du peuple libanais.

Conclusion : la première étape est estimée à 10 millions de dollars.

Pour ce qui est de la 2 étape de ce projet, elle comprend elle aussi deux groupes : Nous allons offrir un don pour un mois pour le même groupe 1 de la première étape. Par contre, le 2e groupe comprend exclusivement des familles.

Nous avons défini un seul critère, il s’agit de toutes les familles au Liban qui résident dans les régions situées à 500 mètres au dessus de la surface de la mer, le mazout sera offert aux familles démunies  comme dans  la Békaa, et la distribution touchera toutes les régions, le cout du baril sera vendu moins que son prix officiel d’un million de L.L , les frères vont assurer trois services :Distribution, vente en L.L et soutien du prix.

Les moyens de distribution seront différents de la 1ere étape de notre projet car nous ne pouvons couvrir une distribution directe à des centaines de milliers de familles résidant  dans les régions de plus 500 mètres d’altitude, alors nous allons compter sur les municipalités, qui vont définir les familles résidentes et la quantité de mazout qu’ils comptent demander, nous n’avons pas besoin des noms des résidents, ce sont les municipalités  qui coopéreront et coordonneront la distribution du mazout avec Amana .

Avec cette étape, nous aurions clôturé ce projet de soutenir nos gens. Un important stock de mazout se trouve déjà à Beyrouth , d’autres sont en Syrie et des navires sont en route.

8- la  campagne de diffamation contre le Hezbollah

Les armées cybernétiques ou de réseaux sociaux font rage contre le Hezbollah, ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’elles tentent de nuire à l’image du Hezbollah et tentent de lui coller des étiquettes erronées.  Sauf que cette fois, si j’en parle c’est qu’il y a une nouveauté dans ces campagnes.

Ces armées cybernétiques diffusent de faux documents accusant le Hezbollah d’actes ou d’actions inexistantes, le plus hilarant dans cette campagne est que ces documents sont fabriqués par des amateurs, qui ne sont pas des libanais et qui ne connaissent pas le langage du Hezbollah, et donc quand ils prétendent diffuser un document émanant du Hezbollah, les titres utilisés, les verbes, les allocutions prouvent la fausseté du document.

Par exemple :  quand le Hezbollah signe un document, il écrit le Hezbollah- Bureau médiatique, ou bureau politique etc, mais jamais le mouvement de résistance islamique. Ne soyez pas aussi ridicules.

Cela dit, ce qui est regrettable c’est que certains libanais croient ces documents, au point de les diffuser sur certains médias, d’en faire toute une analyse, ou de les exploiter à des fins politiques afin de soulever l’opinion publique contre le Hezbollah. .

FIN

= = =

Lecture complémentaire :

Qu’est-ce que le Hezbollah ? D’où sort-il ? Quels sont ses objectifs politiques, sociaux et militaires ? Est-ce une entité terroriste ou résistante ? Réponses ici :

« Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur », Naïm Qassem, 2005

HBgroupe
Voix et voie de résistance…

Le Hezbollah brise le complot américano-sioniste et achemine du carburant iranien au Liban en crise (Al Manar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 18 septembre 2021 by Résistance 71

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L’entrée du convoi de carburant de Syrie au Liban sous protection du Hezbollah

Se donner les moyens de résister et savoir dire NON ! de manière ferme et définitive. Que les peuples prennent ces actions en exemple pour refuser la tyrannie qu’on leur impose qui par COVID ou colonialisme interposés.
Vive la Résistance !…
~ Résistance 71 ~

Carburant iranien pour le Liban : la stratégie du Hezbollah pour déjouer les complots américains

Al Manar

17 septembre 2021

url de l’article original :
https://french.almanar.com.lb/2149402

En temps de crise, où aucun pays n’entendait aider le Liban, l’Iran n’a point hésité à y acheminer ses navires chargés de carburant, a déclaré un expert libanais.

Lors de son récent discours à l’occasion du deuil d’Achoura, le secrétaire général du Hezbollah a annoncé l’acheminement de navires iraniens transportant du carburant à destination du Liban et a mis en garde contre toute attaque visant ces navires.

Tout de suite après ce discours, les médias libanais et étrangers ont commencé à semer le doute sur la manière de payer les expéditions afin de troubler l’opinion publique libanaise.

Pour Ali Yasser, expert libanais, « il s’agit d’une décision politique et stratégique dont toutes les dimensions et les conséquences avaient été examinées par le Hezbollah qui menait des discussions à ce propos avec les responsables iraniens ».

« En vue d’éviter tout danger, les navires transportaient du pétrole lourd au lieu d’essence pour nourrir les réacteurs et les générateurs d’électricité qui produisent le courant pour les hôpitaux, les usines et les boulangeries », a déclaré Ali Yasser.

« Le grand défi auquel le Hezbollah faisait face était celui que le pétrole acheté à l’Iran ne fasse l’objet de sanctions et qu’aucun port libanais ne soit en droit d’accueillir les pétroliers iraniens. Pour relever le défi, Sayed Hassan Nasrallah a opté pour une stratégie rigoureuse : il a déclaré que le navire iranien faisait partie du territoire du Liban et s’est dit prêt à riposter à toute agression visant le navire… »

Ali Yasser a souligné que le navire iranien avait traversé le canal de Suez avant d’être déchargé dans le port syrien de Baniyas. « La cargaison a été ensuite transférée au Liban par des camions-citernes spéciaux. »

« Cette stratégie du Hezbollah a déjoué le complot qu’avaient fomenté les États-Unis, Israël et certains pays arabes qui entendaient provoquer les Libanais contre le Hezbollah par le biais des sanctions visant le secteur pétrolier du Liban. Autrement dit, Washington et Tel-Aviv souhaitaient faire passer le Hezbollah pour un facteur principal de la crise intérieure du Liban qui empêche non seulement la formation d’un nouveau gouvernement, mais qui bloque aussi l’arrivée de toute aide internationale dans le pays. »

« Lorsque Sayed Nasrallah a annoncé l’acheminement d’un navire iranien vers le territoire libanais, les États-Unis, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont craint que tous leurs complots ne soient déjoués. Cette crainte les a poussés à annoncer, via l’ambassadrice des États-Unis à Beyrouth, qu’un vieux gazoduc, qui reliait auparavant le désert du Sinaï à la Jordanie, à la Syrie et au Liban serait remis en service pour que le gaz égyptien soit transféré au Liban via la Jordanie en passant par la Syrie », a expliqué Ali Yasser.

Et d’ajouter: « il s’agit d’une grande victoire stratégique du Hezbollah, puisque celui-ci a réussi à résoudre le problème de la pénurie d’électricité du Liban via les ennemis du Liban ! »

« D’autre part, les États-Unis ont été contraints de violer la loi César qu’ils ont établie eux-mêmes pour imposer un boycott tous azimuts à la Syrie, en autorisant que ledit gazoduc traverse le sud-ouest de la Syrie », explique M.Yasser.

Le projet du transfert de carburant iranien bel et bien accompli sous le nez des pirates de mer somaliens, de l’Arabie saoudite et d’Israël, n’est pas uniquement un projet économique, mais plutôt un plan politique destiné à briser les sanctions pétrolières américaines.

A lire aussi:

Le Hezbollah brise le blocus américain. Les convois de carburant iranien arrivent au Liban via la Syrie :

https://french.almanar.com.lb/2148555

HBgroupe
Autorité + Oppression => Résistance
Résister n’est pas terroriser… Gouverner est terroriser !

11 septembre 2001-11 septembre 2021, 20 ans de continuité de l’imposture absolue : Du 11 septembre au COVID19… la mascarade continue ! (Résistance 71)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 septembre 2021 by Résistance 71

nuclear911
Un 11 septembre nucléaire…

“Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre les personnes, médiatisé par des images.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle”, 1967

“L’anarchisme a réellement conduit, en 1936, une révolution sociale et l’ébauche de la plus grande avancée qui fut jamais, d’un pouvoir prolétarien.”
~ Ibid. ~

“Quand l’idéologie, devenue absolue par la possession du pouvoir absolu, s’est changée d’une connaissance parcellaire en un mensonge totalitaire, la pensée de l’histoire a été si parfaitement anéantie que l’histoire elle-même, au niveau de la connaissance empirique ne peut plus exister.”
~ Ibid. ~

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Du 11 septembre 2001 au Coronavirus 2019… La continuité de l’imposture absolue et criminelle de la société marchande et du spectacle étatique

Résistance 71

10 septembre 2021

20 ans !… 20 ans de mensonge, de supercherie, de mascarade qui ont débouché sur une imposture de guerre planétaire contre un terrorisme qui ne sait qu’être d’État et donc qui ne peut être combattu par son propre créateur, si ce n’est que dans une grande mascarade contrôlée, un grand cirque de l’intoxication des masses pour toujours plus de contrôle, d’exploitation et d’oppression de la clique oligarchique sur les peuples anesthésiés et KO debout.

Une mascarade réussie en mène toujours à une autre, on ne change pas une recette qui marche et les faux-drapeaux pseudo-terroristes ont fleuri pour justifier l’expansionnisme impérialiste occidental au moyen de son bras armé, le bras armé de la haute finance et du gros business transnationaux, L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ou OTAN, celle la même qui nous avait donné déjà l’”Opération Gladio” dans les années 70-80 dites “années de plomb” et qui en a mené une extension avec Al CIAda dans un premier temps puis son clone plus virulent de l’EIIL ou Daesh, sous contrôle des “frères musulmans” wahabbo-sionistes du MI6 britannique.

Ainsi, de mensonges assénés aux attentats faux-drapeaux et en agression par procuration de hordes mercenaires “djihadistes” interposées (Al CIAda, et autre  EIIL / Daesh), sont tombées l’Irak, la Libye, le Soudan et sont toujours en guerre la Syrie et le Yémen… La cerise sur le gâteau étant l’Iran. Ceci est une autre histoire…

Mais tout cela ne suffit pas, le contrôle doit être absolu et l’occident doit se plier aux diktats d’un Nouvel Ordre Mondial néo-malthusien mis en marche pour sauver l’oligarchie du marasme inhérent du capitalisme et de son outil étatique, marasme lui aussi inévitablement en marche. A grand renfort d’escroquerie pseudo-scientifique menant à des politiques sciemment désastreuses comme celle de la gestion d’un soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et celle d’une menace croissante, parce que créée de toute pièce, concernant des “pandémies” de tout poil, voici venu le temps du nouveau croquemitaine aussi invisible et insaisissable que les barbus d’Al CIAda, nous avons nommé: l’horrible virus “tueur” issu des labos universitaires yankees et du Pentagone : le SRAS-CoV-2, alias Bébert Corona. Virus gentillet mais sous stéroïde propagandiste, qui ne tue que 0,03% des gens qu’il infecte (en moyenne ayant 80 ans et plus de 2 facteurs de co-mortalité..), personnes infectées qui constituent à ce jour quelque 0,4% de la population mondiale ; ce qui dans un élan humaniste “sans précédent”, a incité l’oligarchie et ses sbires politiques à la botte, à proposer sa solution à la “menace Bébert” ne connaissant soi-disant pas de cure : l’injection de la planète entière au moyen d’une soupe vénéneuse à base d’OGM, de nanoparticules et d’oxyde de graphène. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes piloté par une “science” inféodée à des milliardaires psychopathes et mégalomanes arrosant la “recherche” d’un fric puant l’eugénisme dégoulinant des années 1930…

Le 11 septembre est passé, la “crise sanitaire” devenue dictature planétaire est actuelle et en marche, nous sommes dedans et en subissons les conséquences génocidaires directes et indirectes quotidiennement. Mais cette mascarade COVID19, cette imposture visant à imposer la dictature technotronique sans laquelle l’oligarchie ne peut plus survivre, ne peut exister aujourd’hui que parce qu’il y a eu le 11 septembre, parce que cet évènement fondateur est à l’origine de la 3ème guerre mondiale : celle de l’oligarchie néo-malthusienne à velléité transhumaniste contre les peuples du monde, le 0,0001% contre le reste de l’humanité. Les attentats nucléaires du 11 septembre 2001 à New York, organisé par ce qui est appelé “l’état profond”, sont l’origine de tout ce qui s’est produit depuis, menant à ce glissement inexorable vers le Nouvel Ordre Mondial dystopique salvateur d’une oligarchie consciente de la fin proche du système étatico-capitaliste qui les maintient en haut de cette pyramide factice du pouvoir usurpé.

Les attentats du 11 septembre ont été perpétrés par une faction de l’élite politique de l’empire sous contrôle d’une cabale financière puisant sa source au cœur même de l’empire financier impérialiste : la City de Londres dont Wall Street n’est qu’une succursale de luxe.

Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre est une des clefs de notre libération, du chemin vers notre émancipation définitive et de la mise à bas de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat. Tracer et exposer la vérité sur le 11 septembre, c’est faire comprendre à des millions de gens à travers la planète de la supercherie, de l’illusion et du niveau de malfaisance dans lesquels une petite clique d’initiés est étroitement impliquée et comment finalement elle nous contrôle et contrôle nos sociétés, sans qu’elle même n’en ait le choix en définitive, car l’engrenage systémique crée les circonstances et demande un flot incessant de crimes et de mensonges pour les couvrir.

CoV_911

Cela fera comprendre une fois pour toute à des millions, des milliards de gens sur la planète qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il ne saurait y en avoir, tout n’est qu’illusion et poudre aux yeux sous le plus grand chapiteau criminel du monde. Aussi nous vous engageons à lire et diffuser toutes les informations que vous pourrez collecter afin d’exposer au grand large ces crimes contre l’humanité et inciter le plus de gens possible à anticiper ceux à venir, car ne vous y trompez pas… Ils n’en ont pas fini avec nous. Ils ne s’arrêteront qu’une fois la population mondiale réduite à moins de 500 millions d’individus et que seront établies leurs “zones vertes” de villégiature trans-humaniste.

Si vous pensez toujours 20 ans plus tard, que les responsables des attentats du 11 septembre sont Ben Laden et ses barbus planqués dans les grottes de Tora Bora en Afghanistan, il ne fait aucun doute que vous vous êtes faits injecter de cette merde OGM “anti-COVID” avec le sourire béat du mouton en route pour l’abattoir.

Il est important de bien comprendre que sans le 11 septembre, ce cirque criminel COVID19 ne serait sans aucun doute pas possible. La crise fabriquée de toute pièce de ce “COVID19” est la résultante directe de l’attentat faux-drapeau du 11 septembre qui a amené monde et peuples là où les marionnettes du système veulent qu’ils soient…

Qui avale des couleuvres peut sans aucun doute avaler des virus et les conditions fabriquées qui les mettent en place n’est-il pas ?

Entre la réflexion critique et l’action directe, il ne doit pas y avoir l’épaisseur d’un cheveu.

L’heure est venue ! 

Dans l’esprit de Cheval Fou…

rEVOLUTION

Lectures complémentaires :

“Un 11 septembre nucléaire”

Notre dossier “11 septembre”

Notre page : “Coronavirus, guerre contre l’humanité”

Et n’oublions jamais :

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

QU’ON SE LE DISE !

“Dans le pouvoir des Conseils [ouvriers], qui doit supplanter internationalement tout autre pouvoir, le mouvement prolétarien est son propre produit, et ce produit est le producteur même. Il est à lui-même son propre but. Là seulement la négation spectaculaire de la vie est niée à son tour.”
~ Guy Debord, “La société du spectacle” ~

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État. Elle est donc éducative.”
~ Guy Debord, “Commentaires sur la société du spectacle”, 1988 ~

“On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique, cela a toujours été vrai. Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit rendue à faire ouvertement la guerre aux humains. ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais aussi à celles de leur survie.”
~ Ibid. ~

“La désinformation se déploie maintenant dans un monde où il n’y a plus de place pour aucune vérification.”
~ Ibid. ~

“Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir et pour assurer ce qu’elle seule pourra appeler la bonne marche des choses. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même.”
~ Ibid. ~

PD_Saalambo

L’empire saisit illégalement des sites iraniens, yéménites, libanais d’information de la résistance (Al Manar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, désinformation, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 24 juin 2021 by Résistance 71

Palresistance

Le Hezbollah réagit contre la saisie de 33 sites médiatiques de la résistance par les USA

Al Manar

24 juin 2021

Source: https://french.almanar.com.lb/2099385

Le responsable de l’unité des relations médiatiques du Hezbollah, Mohammad Afif, a fermement condamné, ce jeudi 24 juin, « le crime commis par l’administration américaine contre un grand nombre de sites médiatiques libres. Une démarche qui confirme la politique de répression des libertés menée par Washington sous de faux slogans ».

« L’administration américaine a voulu par le blocage de ces sites dissimuler la diffusion de la vérité sur les crimes et les atrocités commis par les États-Unis et ses alliés à l’encontre des peuples opprimés dans notre région, notamment en Palestine et au Yémen, où ils sont soumis aux pires formes d’abus et de blocus », a expliqué M.Afif.

« Au moment où nous exprimons notre solidarité et soutenons ces sites honorables, qu’aucun pouvoir aussi arrogant soit-il, ne pourra étouffer la vérité, nous appelons à une plus large campagne de solidarité avec ces médias pour qu’ils puissent continuer d’accomplir leur mission humanitaire honnête ».

Il convient de noter que les Etats Unis ont bloqué, mardi 22 juin, l’accès aux sites Internet de 33 médias iraniens ou arabes proches de l’axe de la résistance.

georgia-cyberattack