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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël le « chien fou » de l’empire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 23 mars 2017 by Résistance 71

Cette excellente analyse de Tony Cartalucci répond sans doute substantiellement à la question que nous avions posée il y a peu dans notre article précédent sur la Syrie: A quel jeu joue la Russie ? L’escalade en Syrie fait partie d’un plan élargi et on voit qu’une fois de plus la Russie fait tout pour éviter la guerre. N’Oublions pas que la Syrie est l’étape nécessaire pour faire tomber le dernier domino moyen-oriental: l’Iran

~ Résistance 71 ~

 

Israël le chien fou de l’Amérique en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

20 mars 2017

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/03/israel-americas-mad-dog-in-syria.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël a joué un rôle provocateur croissant dans le conflit destructeur se déroulant dans les frontières et autour de la Syrie depuis 2011. A bien des observateurs, il apparaît que la politique d’israël se situe entre l’aggression opportuniste et l’aggression unilatérale. En réalité, le rôle d’Israël dans le conflit syrien épouse un bien plus long schéma figurant les plans anglo-américains non seulement pour la Syrie mais pour la région entière.

Une anicroche supplémentaire récente entre Israël et la Syrie fut l’incursion rapportée d’avions de combat israéliens dans l’espace aérien syrien, incluant des attaques près de la ville orientale de Palmyre. Cette ville est le lieu d’une bataille entre les forces du gouvernement syrien et l’organisation terroriste auto-proclamée “Etat Islamique” (EIIL). Les frappes aériennes israéliennes contre les forces régulières syriennes auront donc favorisé les opérations de l’EIIL dans la région.

Israël est un état sponsor de la terreur et du terrorisme et non pas un champion contre celui-ci

Israël a existé en tant que base d’opérations à l’échelle d’une nation pour les intérêts anglo-américains depuis sa création au XXème siècle. Il a poursuivit des politiques régionales agressives qui ont intentionnellement dressé ses voisins contre elle et ce comme moyen de maintenir un pied-à-terre occidental et un point de levier en Afrique du Nord et au Moyen-Orient depuis des décennies.

Des conflits incessants entre Israël et la Palestine sont attisée par une stratégie de la tension orchestrée entre une population israélienne manipulée et une opposition contrôlée, le Hamas, soutenu, armé, financé par les collaborateurs régionaux d’Israël que sont l’Arabie Saoudite (NdT: ARAMCO c’est à dire: Exxon-Mobil, Royal Dutch Shell, Texaco, même si la famille royale saoudienne possède toujours la majorité des parts pour sauver les apparences) et le Qatar (NdT: petit état du Golfe propriété d’Exxon-Mobil, intérêts Rockefeller…)

Lorsque des opérations militaires par procuration ont commencé contre la Syrie en 2011 sous le couvert du “printemps arabe” créé et généré par les Etats-Unis, Israël et la Jordanie ainsi que la Turquie, ont joué un rôle direct en soutenant les militants de l’intérieur et affaiblissant ainsi Damas.

Tandis que la Jordanie joua un rôle plus passif et la Turquie un rôle plus direct en protégeant les forces militantes par procurations, Israël a joué le rôle de “provocateur unilatéral”. Tandis que les forces américaines, turques et autres de la “coalition” ne peuvent pas attaquer directement les forces syriennes, Israël, posant en joueur régional unilatéral, le peut et l’a fait de manière régulière depuis 2012.

CNN dans son article « Israeli jets strike inside Syria; military site near Palmyra reportedly targeted, » noterait:

“En novembre 2012, Israël a tiré des coups de semonce vers la Syrie après qu’un obus de mortier ait touché un poste militaire israélien. La première fois qu’Israël a tiré sur la Syrie depuis les plateaux du Golan et la guerre du Yom Kippour de 1973.”

“Les avions israéliens ont aussi attaqué des cibles en Syrie depuis au moins 2013, lorsque des hauts-fonctionnaires américains ot dit à CNN qu’ils pensaient que l’aviation de la FDI avaient touché des cibles en Syrie.”

CNN rapporterait aussi:

Les frappes israéliennes ont pu se faire aussi loin en territoire syrien qu’à Damas. En 2014, le gouvernement syrien et un groupe d’oposition ont tous deux dit que la FDI avait touché la banlieue de Damas et l’aéroport.

Et tandis que les officiels israéliens, militaires et civils, affirment que leur agression ne vise qu’à arrêter les transferts d’armes à des organisations terroristes (NdT: pour Israël: le Hezbollah), alors que les seules organisations qu’ils appellent “terroristes” sont en fait les seules forces en Syrie combattant des organisations terroristes internationales comme par exemple Al Qaïda, ses succursales variées, tout comme l’EIIL.

Paradoxalement, ces organisations terroristes bien réelles, elles, ont existé le long des frontières israéliennes, bénéficiant de surcroit d’une protection des forces armées israéliennes contre les opérations militaires syriennes.

Le rôle d’Israël comme le “chien fou” des Etats-Unis n’est pas un secret

Le rôle géopolitique d’israël comme “chien fou unilatéral” est une affaire déclarée de la politique états-unienne depuis au moins les années 1980 et en référence spécifique aux tentatives répétées des Etats-Unis de renverser le régime baathiste et l’état syrien parmi d’autres objectifs visant à terme l’Iran et la région dans sa totalité.

Un document datant de 1983, faisant partie du déluge de documents récemment déclassifiés et rendus public, signé de l’ancien officier de la CIA Graham Fuller et intitulé: « Bringing Real Muscle to Bear Against Syria » (PDF) déclare:

La Syrie en ce moment verrouille les intérêts américains à la fois au Liban et dans le Golfe, au travers de la fermeture de l’oléoduc irakien menaçant ainsi l’internationalisation irakienne de la guerre Iran-Irak. Les Etats-Unis devraient considérer augmenter les pressions contre Assad (père), en orchestrant secrètement des menaces militaires contre la Syrie depuis les trois états voisins qui lui sont hostiles: l’Irak, Israël et la Turquie.

Le rapport déclare également:

“Si Israël augmentait les tensions contre la Syrie simultanément avec une initiative irakienne, les pressions sur Assad monteraient très rapidement. Une action turque le presserait pshycologiquement plus loin.

En 2009, un think-tank politique financé par les banquiers, la Brookings Institution, publiait un long article: « Which Path to Persia?: Options for a New American Strategy toward Iran » (PDF), dans lequel une fois de plus, il est fait état de l’utilisation d’Israël comme d’un apparent “agresseur unilatéral” dont l’action fut détaillée.

Bien entendu, un article de politique américaine décrivant une agression plannifiée israélienne comme faisant partie d’une plus grande conspiration offensive américaine, pour affaiblir puis ultimement renverser l’état iranien, révèle qu’il n’y a rien d’”unilatéral” du tout au sujet de la politique régionale d’Israël ou de ses opérations militaires.

En 2012, la Brookings Institution publierait un autre papier intitulé: «  »Saving Syria: Assessing Options for Regime Change » (PDF), dans lequel il est dit:

“Certaines voix à Washington et à Jérusalem explorent le fait de savoir si Israël pourrait contribuer à forcer les élites syriennes à virer Assad.

Le rapport continue expliquant:

“Israël pourrait poster des forces sur ou près des plateaux du Golan, ce faisant, pourrait créer une diversion envers les forces du régime de Damas de supprimer l’opposition. Ce positionnement pourrait induire la peur dans le régime Assad d’une guerre sur des fronts multiples, et ce particulièrement si la Turquie veut faire la même chose à ses frontières et aussi si l’opposition est nourrie de toujours plus d’armes et d’entrainement. Une telle mobilisation pourrait peut-être persuader le leadership militaire syrien de virer Assad afin de se préserver.”

Une fois de plus, l’utilisation d’Israël comme l’un de plusieurs provocateurs régionaux exécutant une politique d’une conspiration américaine bien plus large y est ouvertement discuté.

Alors que chaque incursion israélienne en Syrie se passe, nonobstant les détails, affirmations et contre-affirmations de ces incursions, tout ceci devrait être analysé dans le contexte des intérêts américains et non pas des intérêts “israéliens”. Quelque soit les détails de chaque incursion, le but ultime est l’escalade dans le conflit de manière continue jusqu’à ce que la Syrie et ses alliés réagissent et provoquent un bien plus grand conflit militaire dans lequel les Etats-Unis et d’autres parmi son axe de l’agression, pourront directement participer.

Il doit aussi être noté que dans l’article de la Brookings de 2009: “Quel chemin vers la Perse ?”, il a été stipulé que des attaques israéliennes seraient utilisées pour provoquer la réponse de l’Iran, justifiant ainsi une intervention militaire directe des Etats-Unis impliquant tous ses moyens de campagnes de bombardements contre Téhéran en passant par une invasion et complète occupation américaine de l’Iran. Ceci fut central dans l’exposé de l’article politique.

Il est clair qu’une politique identique est maintenant appliquée contre la Syrie. Exposer la véritable nature des incursions israéliennes en territoire syrien et résister à la tentation d’une escalade du conflit est une des clefs pour confondre le plan états-unien et de désamorcer par là même le processus d’escalade enclenché par les proxies yankees que sont Israël et la Turquie.

Analyse politique: la « gauche » étatique occidentale complice de l’empire (Paul Craig Roberts)

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Les révolutions sont sanglantes… tout comme ne rien faire

 

Paul Craig Roberts

 

14 mars 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/14/revolutions-bloody-nothing-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Graeme MacQueen, un professeur d’université au Canada, fait remarquer l’incapacité de la gauche américaine à être imaginative en regard des rapports de la commission Warren (NdT: sur l’assassinat de JFK) et de la commission sur le 11 septembre. Une tripotée d’individus et de publications, vus comme étant de gauche, ont prouvé être des agents actifs de l’état conspirateur contre la véritable dissidence.

Lien vers l’article de Graeme (en anglais): https://truthandshadows.wordpress.com/2017/03/14/911-and-american-left/#more-4073

Les Etats-Unis n’ont plus de “gauche” (NdT: la gauche radicale a été annihilée sous le règne du tsar du contrôle étatique yankee: Edgard J. Hoover, grand patron tout puissant du FBI qui fut à la tête du bureau de 1935 à … 1972…), l’Europe non plus, encore moins la Grèce, pays dont le gouvernement soi-disant de “gauche” a accepté que les créditeurs de la Grèce puissent piller son peuple et les biens publics au profit du 1%. Le parti travailliste britannique est aussi à droite que son homologue conservateur et le parti socialiste français est bien plus de droite et en acceptance de ses seigneurs américains que ne le fut la droite, surtout celle du général Charles DeGaulle.

En Allemagne, l’électorat a mis en place comme chancelier une marionnette américaine qui représente Washington et non pas le peuple allemand. Et elle va continuer de représenter Washington, même si cela signifie la guerre avec la Russie.

La gauche, qui fut autrefois une force politique (NdT: dans le contexte du consensus du statu quo oligarchique bien entendu, c’est à dire la perpétuation du cirque étatico-capitaliste de la domination et de l’exploitation, qu’à terme Roberts soutient sans se rendre compte que toute réforme est vaine et irresponsable. Il faut sortir de cercle vicieux et prendre la tangente qui mène à la société des sociétés) qui tenta de rendre les gouvernements responsables, a fusionné avec l’empire américain. La “gauche” américaine a maintenant rejoint le complexe militaro-industriel pour enterrer le projet de détente avec la Russie, par exemple:

http://www.counterpunch.org/2017/03/14/trump-and-russia-the-shortest-reset-ever/

La “gauche” américaine s’est jointe aux nouveaux cons(ervateurs), aux médias de la pressetituée et au complexe militaro-industriel dans un accord commun, disant que quiconque favorise de meilleures relations avec la Russie est un agent russe ou un dupe de Vladimir Poutine et que si vous en savez assez pour douter des rapports de la commission Warren et de celle sur le 11 septembre, vous êtes un frapadingue et devez être mis sur la liste de l’université de Harvard des pourvoyeurs de “fake news”. Quiconque n’est pas d’accord avec la ligne éditoriale de l’establishment est étiqueté “fake news” et ceci bien sûr dans une “démocratie de la libre parole et de la libre pensée”. L’Amérique est devenue une sombre mascarade !!…

En d’autres termes, la “gauche” a accepté la ligne néo-conservatrice affirmant que ceux qui se font les avocats de la paix avec la Russie, autre que celle imposée par les termes des Etats-Unis, sont des traîtres à la nation, ceci incluant le président. (NdT: qui par ailleurs a monté d’un ton la rhétorique belliqueuse envers l’Iran, et envoie des troupes au sol en Syrie, est-ce bien surprenant ?… En adoucissant la rhétorique anti-russe, il a acheté l’aval de la Russie pour envoyer des troupes au sol dans le nord de la Syrie… Les Russes sont-ils dupes ?…) L’université de Harvard vient de sortir son type de liste des sites internet jugés suspects pour l’establishment (NdT: un “déconneurex” sauce yankee). Tous ceux qui sont en faveur de relations normales avec la Russie sont sur cette liste.

Nous avons atteint le point où, même pour une institution comme Harvard, aucune dissidence à la haine de la Russie n’est possible, admise. Ceci ne laisse que la guerre comme seule option.

Êtes-vous prêts à mourir pour le complexe militaro-industriel et son énorme budget ? (NdT: et afin de le perpétrer…)

Parce que c’est tout ce pourquoi vous mourrez.

Résistance politique: Petit aperçu de « l’état profond » à la mode yankee… La CIA et le trafic de drogue

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“J’argumenterais dans ce livre que les opérations secrètes, lorsqu’elles génèrent ou renforcent le pouvoir politique autonome, survit presque toujours au but spécifique pour lequel elles furent mises en place. Au lieu de cela, elles grossissent et deviennent partie des forces hostiles avec lesquelles les Etats-Unis doivent lutter. Pour mettre cela en des termes que je trouve plus précis, la parapolitique, l’exercice du pouvoir par des moyens secrets, possède une tendance aux métastases dans la ‘politique profonde’, jeu intriquee de forces non reconnues sur lesquelles l’agent parapolitique original n’a plus aucun contrôle. Ceci est au cœur de l’analyse.”

“En 1958, les forces du Kuomintang qui étaient sous pression en Birmanie, avaient commencé à se relocaliser dans des villes comme Ban Houei Sai et Nam Tha dans le nord-ouest du Laos, qui deviendront bientôt des bases (labos) pour l’opium de la CIA.”


~ Peter Dale Scott, “Drugs, Oil and War”, 2003 ~

 

La CIA et le trafic de la drogue

 

James Corbett


 

14 October, 2011

 

url de l’article original: avec Vidéo

https://www.corbettreport.com/the-cia-and-the-drug-trade/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La culture de ce que nos connaissons aujourd’hui sous le nom d’opium remonte à l’origine de l’histoire archivée, lorsque les Sumériens de l’antique Mésopotamie (NdT: l’Irak moderne) cultivaient ce qu’ils appelaient Hul Gil ou la “plante de la joie”. La pratique passa aux Assyriens, puis aux Babyloniens et de là aux Egyptiens, dont l’époque fut propice à l’épanouissement du commerce de l’opium et devint un maillon très important du commerce international entre la Méditerranée et l’Europe.

En fait, aussi loin qu’on puisse remonter dans l’histoire, le contrôle du commerce international de l’opium a été un facteur clef dans la montée et le déclin des empires.

Au cours du XVIIIème siècle, les Britanniques monopolisèrent le commerce de l’opium en Inde et transportèrent des milliers de coffres d’opium par an en Chine ; ceci fut utilisé pour financer l’énorme déficit commercial avec cette nation. Lorsque les Chinois se mirent à réprimer sévèrement le trafic de l’opium au milieu du XIXème siècle. Les Britanniques combattirent deux guerres pour assurer et maintenir leur marché de l’opium en Chine (NdT: ce furent les tristement célèbres “guerres de l’opium”, qui ne combattirent pas le trafic, mais visèrent son maintien par l’empire britannique…)

A partir des années 1830, des commerçants et traders américains étaient déjà sur le coup de ce trafic lucratif, avec la “Russell & Co” de Samuel Russell, qui devint la plus grosse maison commerciale en Chine. Le cousin de Russell, William Huntington Russell, fut le fondateur de la secte, société secrète. de l’université de Yale “Skull & Bones”, société qui a formé le cœur même de l’establishment du renseignement américain. Ceci est explicité dans toute une série de documents et de faits documentés, que les médias de l’establishment semblent vouloir éviter à tout prix.

L’association entre la société secrète “Skull & Bones” et la milieu du renseignement américain de l’OSS à la CIA est très bien établie ; cette connexion figure une litanie de directeurs et d’agents de l’OSS et de la CIA, dont George “poppy (opium)” Bush lui-même, celui-ci (Bush père) ayant été un membre de la société secrète avant d’ètre recruté par l’agence de renseignement. Mais la connexion entre la CIA et le commerce international illicite des stupéfiants ne remonte pas simplement aux pionniers du trafic de l’opium du XIXème siècle.

De la même manière que l’empire britannique fut en partie financé par son contrôle du trafic de l’opium au travers de de sa célèbre “Compagnie des Indes” la British East India Company, la CIA a également été impliquée au fil du temps, au cœur du commerce illicite moderne des stupéfiants.

Dès sa création, la CIA a été imbriquée dans le monde glauque du trafic de la drogue.

A la fin des années 1940, la CIA envoyait des fonds et des armes à la mafia corse en retour de son assistance dans la lutte contre les grèves ouvrières en France qui menaçaient après la guerre d’établie un contrôle du PCF sur le vieux port de Marseille. Le syndicat du crime corse utilisa le soutien de la CIA pour mettre en place la filière bien connue sous le nom de “French Connection”, qui vit l’héroïne d’abord être importée de Turquie en France, puis embarquée pour les USA, alimentant l’épidémie d’héroïne sur le sol américain.

En Birmanie en 1950, la CIA regroupa les restes de l’armée nationaliste chinoise défaite du Kuomintang (KMT), pour commencer une invasion du sud de la Chine afin d’attirer les troupes chinoises hors du front de la guerre de Corée. Facilement battue par les forces de Mao Tse Toung, le KMT se concentra à occuper la Birmanie, imposant un impôt sur l’opium aux paysans des populations des hauts plateaux du Shan riches en cultures d’opium. Des membres de l’armée birmane assurèrent que l’opium du KMT s’envolait de Thaïlande et de Taïwan sur les mêmes avions sans marquage C-47 que la CIA avait utilisé pour fournir le groupe en première instance. (NdT: le deal fut le suivant: les Etats-Unis virent plus d’avantage dans une Chine communiste avec Mao que dans une Chine nationaliste de Chang Kaï Chek, le KMT, soutenu par les USA fut largué en rase campagne au profit de Mao qui vint au pouvoir en Chine avec l’aide de la CIA et de Wall Street, succursale de la City de Londres. En échange, Chang Kaï Chek garda une partie du fric de la drogue et son armée devint le garde-chiourme de la came dans le triangle d’or du sud-est asiatique. Il fut autorisé à conserver Formose aujourd’hui Taïwan, pays littéralement financé dès son origine par le trafic de la drogue avec le soutien et la complicité yankee dans le blanchiment du fric via la lessiveuse de Wall Street et surtout la BCCI ou Bank of Credit and Commerce International, la banque de la CIA qui n’existe plus aujourd’hui, mais les opérations de blanchiment continuent via le cartel banquier anglo-américains, les banques HSBC et Barclay’s étant en tête de pont de ce juteux business…)

Dans les années 1960 et début des années 1970, la CIA recruta le peuple laotien Hmong (Méo) des hauts plateaux pour lutter contre les communistes dans la région. (NdT: pas de contradiction réelle avec ce que nous avons dit au dessus, en effet le Viet Minh fut avant tout un mouvement anti-colonial d’indépendance, Ho Chi Minh ne rejoignit que tardivement une ligne “marxiste”. Du reste pendant la guerre du Vietnam, la Chine communiste n’aida pour ainsi dire pas le Vietnam vu comme un ennemi. Pendant toute la guerre du Vietnam, l’essentiel de l’aide logistique vint de l’URSS, pays lui aussi établi par la City et Wall Street. Le Vietnam refusait de passer d’un contrôle colonial (français) à un autre (américain) et devait être écrasé. L’opération échoua, le tout sur fond de luttre contre le “communisme” pour la convenance…) La CIA encouragea les Hmong à cultiver l’opium au lieu du riz afin de les rendre aussi dépendants des largages aériens de vivres, La CIA utilisait ensuite ce levier alimentaire pour faire pression sur les Hmong. Pour couronner le tout, une raffinerie d’opium enhéroïne fut même intégrée au QG de la CIA dans le nord du Laos. L’entreprise de la CIA “Air America” (NdT: ex-CAT “Civil Air Transport” du général Chennault créateur des “Tigres Volants” en soutien deu KMT contre les Japonais puis contre Mao…) fut utilisée pour transporter vivres et marchandises et faire sortir l’opium et l’héroïne du Laos. Une bonne partie de cette production était vendue au Vienam, créant toute une génération d’accros à l’héro dans l’armée américaine. (NdT: il est évident que dans toute guerre impérialiste, ce à quoi se liivrent les Etats-Unis depuis leur création, l’ancien combattant qui retourne au pays est un ennemi du système dont il faut se débarrasser, addictions aux drogues, maladies dégénératives induites par les injections vaccinales reçues durant leur temps sous les drapeaux, contaminatiion aux divers produits chimiques comme la dioxine de l’agent orange, aujourd’hui à l’uranium appauvri des munitions utilisées dont les résidus jonchent les zones de combat, tout cela contribue à l’élimination progressive de ceux qui sont vus comme des “ennemis de l’intérieur” par le système, la chair à canon qui n’a pas eu la décence de mourir là où les banquiers les ont envoyé crever…)

Dans les années 1980, le point de focalisation de la production d’opium se déplaça du triangle d’or d’où la CIA se désengageait progressivement, vers le croissant d’or, où les USA s’engageaient aux côtés des moudjahidines afghans dans leur lutte financée par la CIA contre les soviétiques. L’opium devint clef pour le financement des mécanismes de l’insurrection, comme Peter Dale Scott l’a expliqué dans un de nos entretiens sur l’Eyeopener, les corrélations entre l’implication de la CIA dans la région et l’augmentation de la production d’opium ne sont absolument pas coïncidentelles.

Aussi, dans les années 1980, les USA soutinrent les Contras dans leur lutte contre les Sandinistes et leur gouvernement au Nicaragua. Officiellement interdite d’armer les Contras par le congrès des Etats-Unis, la CIA s’en remis à un plan de vente d’armes à l’Iran pour utiliser les fonds générés pour illégalement armer et soutenir les Contras au Nicaragua. Des trafiquants de drogue protégés par la CIA furent introduits au Nicaragua, amenant des cargaisons d’armes et de fournitures diverses aux Contras, ils en repartaient les avions pleins de cocaïne colombienne. Une décennie plus tard, un journaliste d’enquête Gary Webb a utilisé les documents officiels du gouvernement américain pour prouver que la CIA avait abrité ces agents trafiquants de drogue et il suivit la trace de cette cocaïne colombienne bon marché jusqu’au début de l’épidémie du “crack” (produit dérivée de la cocaïne hautement toxique et inducteur de dépendance) dans le centre-sud de Los Angeles.

Malgré les exemples amplement documentés et complètement admis de l’implication de la CIA dans le trafic de la drogue dans le passé, l’idée que l’agence de renseignement est toujours liée aux trafiquants internationaux de la drogue est largement balayé par l’establishment et marqué du sceau de “la théorie de la conspiration”.

Depuis quelques années néanmoins, quelques histoires extraordinaires mais mal diffusées dans les médias, d’avions s’écrasant au Mexique, ont servi à refocaliser l’attention sur la complicité de la CIA dans le trafic des stupéfiants.

En 2004, un avion Beech 200 fut appréhendé au Nicaragua avec à son bord 1,1t de cocaïne. L’appareil portait un faux numéro d’empénage d’un appareil de la CIA propriété d’une entreprise de couverture de la CIA.

En 2006, un DC9 fut saisi sur une piste de jungle dans le Yacatan mexicain avec à son bord 5,5t de cocaïne empaquetée dans 126 valises noires identiques. Le propriétaire de l’avion était lié à une entreprise appelée Skyway Communications, dont le PDG, James Kent, avait tenu des positions contractuelles soutenant des projets du renseignement pour le ministère de la défense américain.

En 2007, un Grumman Gulfstream II à réaction s’est écrasé au Mexique transportant 3,3t de cocaïne colombienne liée au cartel de la dtogue mexicain Sinaloa. Il fut plus tard révélé que l’avion avait été auparaant utilisé par la CIA pour transporter des prisonniers de son programme de rendition/kidnaping vers Guantanamo Bay.

En 2008, un Cessna 402c fut saisi en Colombie avec à son bord 850kg de cocaïne à destination des Etats-Unis. L’histoire de l’avion le relie à une entreprise qu’un agent de la CIA a démontré avoir une histoire de collusion avec des opérations secrètes du gouvernement américain.

Maintenant, le problème du trafic de drogue de l’agence de renseignement a de nouveau fait surface de manière spectaculaire dans un endroit assez improbable: un tribunal fédéral de Chicago. (NdT: rappelons ici que cet article est écrit en 2011)

L’affaire tourne autour de la mise en accusation d’un Mexicain pour trafic de drogue: Jesus Vicente Zambada Niebla. Il fait partie du tristement célèbre cartel de la drogue Sinaloa, une organisation qui est montée en puissance dans le Mexique du président Calderone pour devenir un des plus puissants cartels de la drogue de la région et peut-être même du monde.

Son affaire implique l’opération “Fast and Furious”, une branche du projet “Project Gunrunner” du bureau fédéral de l’alcool, tabac et armes à feu (ATF, qui est une agence fédérale américaine), et qui était mise en place ostentatoirement pour arrêter le flot des armes illégales des Etats-Unis au Mexique, mais qui autorisa le trafic de 200 armes à feu sous le nez de l’agence ATF, armes qui arrivèrent dans les mains des gangs de la drogue mexicains.

Zambada Niebla comparait devant le tribunal sur les accusations de servir de coordinateur logistique pour le cartel Sinaloa, aidant à l’importation de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis par voies terrestres, maritimes et aériennes.

Le seul problème est que Niebla affirme maintenant être un agent du gouvernement américain. En réponse à cette affirmation, les procureurs américains essaient d’invoquer la loi sur les procédures impliquant des informations classées confidentielles et secrètes, qui permet de garder des opérations et des informations concernant la “sécurité nationale” hors de toutes procédures publiques. (NdT: n’est-ce pas bien pratique ?… En France on appelerait çà “trafic pour raison d’état”… Quelqu’un devrait mettre son nez dans les affaires, comme par exemple le trafic de drogue de la CIA au Laos, qui ne fut que la reprise d’un réseau déjà établie par le 2ème Bureau français, grand-père de l’actuelle DGSE, connection qui se fit naturellement après l’annulation du monopole d’état sur l’opium institué par Paul Doumer en 1898 et abrogé en 1912...)

D’après un ancien agent fédéral contacté pour commenter sur l’affaire par Bill Conroy de NarcoNews, l’invocation du CIPA veut dire que l’implication de la CIA dans cette affaire “est une conclusion plus que raisonnable” et qu’il y a “des trucs chauds à planquer”…

Plus tôt cette semaine, j’ai eu la chance de pouvoir parler à Bill Conroy à ce sujet et au sujet de la relation possible entre la CIA et les cartels mexicains de la drogue.

Malgré la nature stupéfiante (c’est le cas de le dire..) de l’affaire et la forte probabilité de la complicité de l’agence dans le trafic de drogue vers les Etats-Unis, une fois de plus, les médias de masse ont été presque complètement siencieux sur cet aspect du scandale de l’opération Fast & Furious ; Bill Conroy de NarcoNews étant un des seuls journalistes sur la brèche en ce moment.

Peut-être que cela n’est pas surprenant étant donné l’histoire honteuse et pathétique des médias américains dans leur couverture des connexions entre la CIA et les réseaux de la drogue de par le passé.

Après la publication de l’exposé de Gary Webb sur les connexions de la drogue CIA-Contras dans le San Jose Mercury News en 1996, il fut l’objet de sévères critiques de la part du Washington Post, du New York Times (NdT: tous deux des organes de presse de la CIA) et du L.A Times. Le retour de bâton força éventuellement les éditeurs de Webb au Mercury News de se rétracter sur l’histoire. La propre enquête interne de la CIA menée par l’inspecteur général Frederick Hitz confirma la vaste majorité des dires de Webb et de son reportage, mais celui-ci demeura un journaliste paria et son histoire a été communément discréditée.

En 2004, Gary Webb a été retrouvé mort de deux balles dans la tête. La mort fut déclarée un suicide (sic)…

Au bout du compte, c’est peut-être une simple affaire économique. Il y a des dizaines de milliards de dollars par an générés par le trafic de la drogue et il a été établi de longue date que Wall Street et les principales banquess américaines s’appuient sur l’argent de la drogue comme source de capital liquide..

Fin 2009, Antonio Maria Costa, le chef du bureau de l’ONU contre le crime et les drogues a même déclaré officiellement que c’était le fric du trafic illicite des stupéfians qui mainternait le système financier américain à flot surtout durant la crise de 2008, estimant que quelques 352 milliards de dollars de bénéfices sur la drogue avaient été blanchis par les banques principales

Avec ces sommes faramineuses en jeu, il n’est pas surprenant de voir le nexus média-gouvernement-banque se développer autour du statu quo d’une guerre contre la drogue n’ayant aucune fin en vue, aidée, facilitée par la compagnie des Indes moderne… la CIA. (NdT: qui est, ne l’oublions jamais, le bras armé de Wall Street)

Alors qu’il était candidat à la présidence des Etats-Unis en 1988, Ron Paul a fait remarquer durant sa campagne, que ce ne sera pas avant que les gens n’aient repris leur gouvernement et répudié les lois sur la drogue qui aident à maintenir en place cette fausse guerre contre la drogue et qui gonflent artificiellement les prix de ce fléau ancien, que nous pourrons en fait commencer à vraiment pouvoir gérer le cœur du problème de la drogue et en même temps retirer de dessous les pieds de la CIA les sources clefs de financement de ses opérations illégales.

Guerre impérialiste au Yémen: la guerre du pétrole de Total et ses alliés ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 6 mars 2017 by Résistance 71

Quelqu’un est-il surpris ?… Pas nous, loin s’en faut.

~ Résistance 71 ~

 

L’Arabie Saoudite volerait elle le pétrole du Yémen avec la complicité des Etats Unis et de Total ?

 

Al Manar & RT

 

5 mars 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/283336

 

Un expert économique yéménite a révélé que Riyad dérobait les réserves de pétrole yéménites, avec le soutien du géant français de l’énergie. Le royaume aurait également passé un accord avec Washington pour empêcher le Yémen d’exploiter son pétrole.

«L’Arabie saoudite a ouvert un site pétrolier en collaboration avec la société française Total dans la partie sud de la région de Kharkhir, près de la frontière saoudienne de Najran et exploite du pétrole dans les puits de la région», a déclaré l’expert économique yéménite Mohammad Abdolrahman Sharafeddin à l’agence iranienne Fars News.

«63% de la production de brut du Yémen est volée par l’Arabie saoudite en coopération avec Mansour Hadi, le président yéménite en fuite et ses mercenaires», a-t-il ajouté.

En 2014, feu Christophe de Margerie, PDG de Total à l’époque, avait en effet visité la capitale yéménite Sanaa pour rencontrer le président Abdrabuh Mansour Hadi et discuter de l’expansion de l’empreinte du géant énergétique français dans le pays.

Selon le site internet de la présidence du Yémen, Christophe de Margerie avait alors indiqué que la relation avec le Yémen était «stratégique» et que Total développait ses sites pétroliers dans le pays.

Selon l’expert Mohammad Abdolrahman Sharafeddin, Riyad achèterait des armes avec l’argent du pétrole volé au peuple yéménite et les fournirait à ses mercenaires pour pourchasser les opposants chiites du Yémen.

En janvier, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient la présidence de Mansour Hadi, a affronté un groupe de rebelles houthis dans la région de Bab el-Mandab, passage essentiel pour les 3,8 millions de barils de pétrole du Moyen-Orient destinés au marché occidental.

Un accord entre Riyad et Washington pour avoir la mainmise sur le pétrole yéménite ?

À la fin de l’année 2016, un autre expert économique, Hassan Ali al-Sanaeri, avait déclaré que Washington et Riyad avaient soudoyé l’ancien gouvernement yéménite pour qu’il s’abstienne des activités de forage et d’exploration pétroliers, alors même que la recherche scientifique et les évaluations effectuées par les sociétés de forage internationales montrent, selon lui, que les réserves de pétrole yéménites sont les plus importantes de toute la région du golfe Persique.

«L’Arabie saoudite a signé un accord secret avec les Etats-Unis pour empêcher le Yémen d’exploiter ses réserves de pétrole au cours des 30 dernières années», a déclaré Hassan Ali al-Sanaeri à Fars News.

Al-Sanaeri a ajouté que les réserves les plus abondantes de pétrole yéménite se trouvaient dans les régions de Ma’rib (ouest), al-Jawf (nord), Shabwah (sud) et Hadramaout (centre-est).

Il a noté qu’une série de documents secrets publiés par Wikileaks ont révélé que le gouvernement de Riyad avait mis en place un comité spécial présidé par l’ancien ministre saoudien de la Défense, le prince héritier Sultan bin Abdel Aziz, ainsi que l’ancien ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal al-Saud et le chef du renseignement du royaume.

Les autorités saoudiennes aurait chargé ce comité de mettre en œuvre un projet de canal allant de l’Arabie saoudite à la mer d’Arabie en passant par Hadramaout au Yémen afin de ne plus avoir à utiliser les détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandab.

Il a réitéré que de nouvelles réserves de pétrole avaient été découvertes dans la province yéménite de al-Jawf, ce qui pourrait potentiellement faire du Yémen l’un des plus grands exportateurs de pétrole de la région et du monde.

Pendant ce temps, la guerre au Yémen continue. Depuis le début de l’intervention de la coalition arabe en mars 2015, plus de 7 400 personnes ont trouvé la mort et plus de 40 000 autres ont été blessées dans le conflit, alors que toutes les médiations de l’ONU et sept cessez-le-feu ont échoué.

Guerre impérialiste en Syrie: La nasse de Poutine s’est refermée sur Erdogan et la Turquie…

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En Syrie Erdogan dans la nasse de Poutine

 

Al Manar

 

5 mars 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/283072

 

Le président turc a fondé ses espoirs sur Donald Trump et c’est en fonction des promesses d’aide de l’Américain qu’il a poussé ses forces armées à occuper la ville de Manbij, sans soupçonner qu’il y aurait là un piège, celui tendu par la Russie à Ankara.

C’est le journal Al-Akhbar qui revient sur « les espoirs d’Erdogan ravivés après l’investiture de Trump » qui a conduit le président turc à croire en la faisabilité de ses plans, surtout ceux concernant la création de zones tampons dans le nord de la Syrie. Après cet épisode, Erdogan s’est mis à parler de l’occupation de Manbij sans penser un seul instant que la Russie ne resterait pas les bras croisés et qu’elle prendrait ce genre de déclarations incendiaires comme un refus ou une révocation des accords passés avec Moscou.

Ces accords signés entre la Russie et la Turquie ont engagé cette dernière à mettre sous pression les terroristes pour qu’ils se désolidarisent du Front al-Nosra. Les Turcs exigeaient en échange une faveur de la part de Moscou et cette faveur fut ni plus ni moins l’autorisation d’entrer à al-Bab. Mais qui dit autorisation, dit ligne rouge. Moscou a fixé pour Ankara un Rubicon à ne pas franchir pour contrer toute sorte d’aventurisme de la Turquie et ses velléités de retourner à Alep.

L’entente Russie/Turquie a changé la donne politique et militaire à Alep et a contraint Ankara à renoncer à soutenir le Front al-Nosra en échange d’un début d’entrée de l’armée turque à al-Bab. Dans le même temps, un autre accord, au seuil des pourparlers d’Astana et juste avant la tenue des pourparlers de Genève, a bloqué l’accès des forces turques depuis al-Bab à Alep.

Mais tout cela s’est produit avant que Trump n’arrive à la Maison-Blanche. Dès son investiture, Erdogan a changé son fusil d’épaule et a affirmé en chœur avec Trump qu’il souhaiterait mettre en place des zones sécurisées en Syrie. Son chef d’état-major a même rencontré son homologue américain pour coordonner les efforts de guerre à venir.

Dans le même temps, la presse turque a cru voir à travers la visite du directeur de la CIA, un souffle nouveau inspiré au plan moribond d’Erdogan d’instaurer des zones d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, et ce, au même moment où le président turc s’est réactivé sur le front diplomatique en se rendant en tournée en Arabie saoudite, au Qatar et à Bahreïn et en parlant de l’envoi de troupes au sol en Syrie, troupes placées sous commandement US.

D’ami et d’allié de l’Iran et de la Russie, la Turquie en est devenue en l’espace de quelques jours l’ennemi juré, traitant ces deux pays d’intentions ethnicistes et confessionnalistes dans la région. Mais ce fut sans compter avec le « coup de poker » de Poutine : alors que « le sultan » proférait des menaces et des injures à l’encontre de Téhéran et de Moscou, ce dernier est tombé d’accord avec les Kurdes de Syrie pour que ces derniers remettent le contrôle des villages de la banlieue d’al-Bab à l’armée syrienne et à ses alliés iraniens et du Hezbollah.

La Turquie s’en mord d’ores et déjà les doigts : au Pakistan, où il a rencontré le président iranien dans le cadre du sommet de l’OCE, Erdogan s’est voulu réconciliant en affirmant que son pays souhaitait élargir ses coopérations avec l’Iran. Quant à la Russie, le président turc et son ministre des Affaires étrangères ont fait part presque au même moment de la disponibilité d’Ankara à prendre part « aux côtés de la Russie » à la lutte contre Daech à Raqqa. Retour donc aux politiques « d’excuses » habituelles quand il n’existe pas d’échappatoire.

Une chose est sûre : Erdogan se sent désormais piégé dans le nord de la Syrie. Manbij pourrait se transformer en un réel traquenard pour un politicien qui souffre du syndrome du caméléon…

Guerre impérialiste en Syrie: Merdias, pressetituée, mensonges et omissions

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Les médias font l’impasse sur les révélations sur la guerre en Syrie (The Antimedia)

 

Darius Shahtahmasebi

 

3 mars 2017

 

url de l’article en français:

https://www.legrandsoir.info/les-medias-font-l-impasse-sur-les-revelations-sur-la-guerre-en-syrie-the-antimedia.html

 

Quand un magicien vous montre un tour de magie avec sa main droite, il faut toujours observer ce que fait la main gauche. Lors d’un conflit armé, il faut toujours se méfier d’un gouvernement qui bat les tambours de la guerre contre un autre gouvernement ou entité. Posez-vous la question : Pourquoi maintenant, pourquoi cette entité là, et pour quels enjeux ?

Un bon exemple est l’Afrique. Depuis 1998, près de 6 millions de personnes ont été tuées en République Démocratique du Congo en raison de la lutte pour le contrôle des ressources minérales, dont beaucoup sont utilisées dans les téléphones cellulaires à travers le monde. Les grands médias n’en parlent pratiquement pas. En revanche, on nous a dit que la Libye, le pays dont le niveau de vie était le plus élevé de toute l’Afrique, devait être bombardée dans le cadre d’une « intervention humanitaire » pour empêcher un massacre qui allait peut-être, ou peut-être pas, se produire. Bien qu’il y ait des différences de nature évidentes entre ces deux conflits, le fait est que le gouvernement des États-Unis et les médias ont priorisé l’un sur l’autre en fonction de préoccupations géopolitiques.

Par exemple, les courriels de Hillary Clinton confirment que la Libye a été détruite en 2011 non pas par un élan humanitaire, mais en partie parce que l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait l’intention de lier l’approvisionnement en pétrole de la Libye avec ses réserves d’or et de créer une monnaie africaine unifiée, ce qui aurait remis en cause la structure de pouvoir actuelle des marchés financiers.

On peut en dire autant de la Syrie. Comme l’indique AlterNet, les médias ont ignoré un certain nombre de documents gouvernementaux américains et des audios concernant le conflit syrien qui ont été divulgués. Ian Sinclair écrit :

« En discutant des rapports occidentaux sur la guerre en Syrie, le correspondant vétéran du Moyen-Orient, Patrick Cockburn, a récemment noté [texte en français- NdT] que « dans le cas syrien, les nouvelles fabriquées et les reportages unilatéraux ont dominé les informations à un degré probablement jamais vu depuis la Première Guerre mondiale ». Le Professeur Piers Robinson, maître de conférences en politique, société et journalisme politique à l’Université de Sheffield est acquiesce : « Nous devons désormais sérieusement envisager la possibilité que la guerre en Syrie ait connu des niveaux de manipulation et de propagande semblables, sinon plus élevés, que ceux qui se sont produits lors de la Guerre en Irak en 2003. » »

Un bon exemple de fuite qui aurait dû faire la Une de tous les journaux à travers le monde (mais ne l’a pas fait) est l’enregistrement audio de l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry lors d’une réunion avec les groupes d’opposition syriens, en Septembre de l’année dernière. Kerry a admis à ces groupes que les États-Unis savaient que Daesh gagnait du terrain en Syrie, et les États-Unis, à leur tour, espéraient que cela amènerait le président syrien Bashar al-Assad à la table de négociations. Pourtant, en 2014, l’administration Obama avait dit que les États-Unis mèneraient des opérations en Syrie avec l’intention expresse de « faire reculer et de détruire » Daesh – et non pas d’utiliser les groupes terroristes contre le dirigeant du pays qu’ils ont longtemps cherché à renverser.

Néanmoins, selon Kerry, leurs plans concernant Daesh et le gouvernement syrien ont été déjoués par la Russie qui est intervenue ouvertement dans le conflit syrien en 2015 pour soutenir Assad.

En 2012, un rapport de l’agence de renseignement de la Défense US a prédit la montée de Daesh, chose activement encouragée par l’establishment américain. Le rapport indique :

« Si la situation évolue, il existe la possibilité d’établir une principauté salafiste déclarée ou non déclarée dans l’est de la Syrie … et c’est exactement ce que cherchent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien »

En octobre 2012, le New York Times a rapporté que :

« Selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient, l’essentiel des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar pour approvisionner les groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bashar al-Assad atterrissent entre les mains de la ligne dure jihadiste islamiste … »

Encore une fois, les courriels de Hillary Clinton montrent qu’elle savait parfaitement que ces fournitures d’armes bénéficiaient directement à Daesh. Dans un document de l’ancien secrétaire d’Etat, on lit ceci :

« Nous devons utiliser nos moyens diplomatiques et plus traditionnels de renseignement pour faire pression sur les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique clandestin à Daesh et à d’autres groupes sunnites radicaux de la région ».

Selon le général quatre étoiles Wesley Clark, ancien commandant de l’OTAN, il a officieusement reçu un mémo qui détaille un plan que le Pentagone a adopté peu de temps après le 11 septembre pour renverser les gouvernements de sept pays, dont la Syrie.

Selon d’autres documents publiés par Wikileaks, l’ establishment américain voulait provoquer Assad à réagir de manière exagérée devant la menace d’extrémistes traversant la frontière en Syrie, semblable à ce qui a été fait à la Russie en Afghanistan dans les années 1980. Un rapport divulgué par Wikileaks en décembre 2006, rédigé par William Roebuck, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Damas à l’époque, dit ceci :

« Nous pensons que les faiblesses de Bashar résident dans la façon dont il choisit de réagir face à des enjeux, perçus ou réels, tels que le conflit entre les mesures de réforme économique (aussi limités soient-ils) et les forces corrompues ; la question kurde et la menace potentielle pour le régime de la présence croissante d’extrémistes islamistes. Ce rapport résume notre évaluation de ces vulnérabilités et suggère qu’il peut y avoir des actions, des déclarations et des signaux que le Gouvernement des États-Unis pourrait envoyer, ce qui augmenterait la probabilité que de telles opportunités se présentent. »

Il est également intéressant de noter qu’un rapport secret des services de renseignements a révélé qu’en 1983, les États-Unis ont exhorté Saddam Hussein à entrer en guerre avec Hafez al-Assad, le père d’Assad, pour un simple litige autour d’un oléoduc.

De toute évidence, si les médias traditionnels avaient réellement la volonté de rapporter la vérité sur le conflit syrien, ils présenteraient ces faits plus souvent, au lieu de nous asséner le récit simplifié de « Assad + Russie = mauvais ; Rebelles syriens = bons » qu’ils nous servent depuis 2011.

Cependant, ce n’est que grâce aux médias alternatifs et aux fuites que certains secteurs du public sont au courant de ces éléments, car les médias indépendants ont tendance à les mettre en avant au lieu de simplement les mentionner en passant.

Darius Shahtahmasebi

Traduction « Décodex mon c… » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Nouvel Ordre Mondial: L’état profond yankee plus que jamais en contrôle…

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Marrant… Alors que bien des analystes pensaient et pensent toujours Trump comme un « anti-système » bataillant contre les forces du mal, il est de plus en plus évident que le nouveau clown de la Maison Blanche était et est parfaitement au courant de la manière dont se danse l’affaire géopolitico-économique mondiale et n’est qu’un affabulateur professionnel de plus. Alors « l’équipe Trump » est-elle vraiment divisée ? Ou n’est-ce que stratagème pour sauver un peu les apparences en donnant une fois de plus l’illusion? Rien n’est sincère… Rien ne peut être sincère dans un monde du mensonge perpétuel.

La grande illusion du spectacle fonctionne toujours à merveille, dormez et espérez braves gens, pendant que les parasites nous bouffent le peu qui nous reste… Bientôt le même spectacle affligeant en France, qui par la mascarade du vote, mènera une fois de plus, quel que soit le lapin sorti du chapeau, à toujours plus de marasme, de division et de chaos socio-politique pour le peuple et de la concentration du pouvoir et des richesses dans toujours le moins de mains possible pour la caste des privilégiés.
Rien ne se perd jamais, c’est bien connu…

~ Résistance 71 ~

 

Les trois administrations de Trump

 

Wayne Madsen

 

24 février 2017

 

source de l’article en français:

http://lesakerfrancophone.fr/les-trois-administrations-de-trump

 

Les ministères de la Défense nationale et des Affaires étrangères, ainsi que les ambassades à Washington D.C., se battent pour savoir qui est effectivement en charge du gouvernement américain un mois après que Donald Trump a été assermenté en tant que président des États-Unis. C’est une bonne question, compte tenu des déclarations contradictoires émanant de la Maison Blanche, du Département d’État et du Pentagone.

Il est inutile de préciser qu’il y a essentiellement trois administrations Trump, toutes à des degrés divers de pouvoir.

La première administration, la plus visible et puissante est le cercle intime de Trump. À l’heure actuelle, ce sont Trump lui-même, le stratège en chef Stephen Bannon, la fille de Trump, Ivanka Trump, et son mari Jared Kushner, l’assistant spécial du président Stephen Miller et le procureur général Jeff Sessions. Bien que Bannon ait rejoint Trump en venant de la campagne présidentielle du sénateur Ted Cruz, l’ancien éditeur de Breitbart News est devenu un « Raspoutine » virtuel, influençant Trump sur les politiques étrangère et intérieure.

La deuxième administration représente l’establishment républicain qui a adoubé Trump après qu’il a obtenu la nomination présidentielle républicaine. Ce cercle comprend le chef de cabinet de la Maison Blanche Reince Priebus, ancien président du Comité national républicain, et Sean Spicer, le secrétaire de presse de Trump qui avait le même travail au Comité national républicain sous Priebus. La conseillère de Trump et l’ancienne directrice de la campagne présidentielle Kellyanne Conway, qui, comme Bannon, venait de la campagne de Cruz, se finance souvent à l’extérieur du cercle intime de Trump et surtout en compagnie des républicains Priebus et Spicer. Priebus, Conway, et, dans une moindre mesure, Spicer, sont les yeux et les oreilles des républicains du Congrès, tels que le leader de la majorité au Sénat Mitch McConnell et le président de la Chambre des représentants Paul Ryan, à la Maison Blanche.

La troisième administration représente, de longue date, les intérêts de l’État profond. C’est une combinaison des administrations de George W. Bush et Ronald Reagan, des activistes néocons, et des puissants patrons de Wall Street et de l’industrie pétrolière, à Houston et Dallas, traditionnellement liés à la politique républicaine. Alors que les néocons et les intérêts commerciaux ne s’accordent pas sur grand chose, ils profitent de la désorganisation de l’administration Trump pour sécuriser leurs propres centres de pouvoir. Récemment, des responsables de cette troisième administration ont été vus, rivaux en influence et en stature, lors de la Conférence de 2017 sur la sécurité à Munich.

Il est clair que la troisième administration Trump est celle qui espère prendre les rênes du pouvoir si Trump est forcé de quitter la présidence suite à une mise en accusation, une condamnation ou un problème de santé. Représentant le statu quo international, la troisième administration Trump, principalement en la personne du vice-président Mike Pence et du secrétaire à la Défense James Mattis, a été très active dans la promotion de l’OTAN, de l’Union européenne et des sanctions contre la Russie à Munich. Les déclarations de Pence et Mattis vont à l’encontre des opinions diffusées précédemment par Trump. Le secrétaire du Département d’État Rex Tillerson, ayant choisi de ne pas assister à la conférence de Munich, a assisté à un sommet des ministres des Affaires étrangères du G20 à Bonn, tenu avant le rassemblement de Munich. Ce pilier de la triade présidentielle de Trump est celui avec laquelle les élites mondiales se sentent le plus à l’aise.

Tillerson, originaire du Texas, ami de la famille Bush et de l’ancien secrétaire d’État James Baker, a montré que les néocons continuent d’avoir du poids dans l’administration Trump quand il a osé proposer Elliott Abrams, un criminel de l’affaire Iran-Contra durant l’administration Reagan, pour être son secrétaire d’État adjoint. La rhétorique d’Abrams lors de la campagne électorale, au cours de laquelle il a critiqué Trump, a conduit le président à opposer son veto à Abrams pour le poste de numéro deux du Département d’État. Mais cela n’a pas empêché un autre archi-néocon, l’ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, John Bolton, d’être envisagé comme le numéro deux du Département d’État et, plus récemment, comme conseiller de sécurité nationale de Trump.

L’ambassadeur de Tillerson aux Nations Unies, l’ancien gouverneur de la Caroline du Sud, Nikki Haley, a publiquement condamné la Russie sur la situation en Ukraine, même si Trump a indiqué qu’il voulait un rapprochement avec la Russie. La troisième administration de Trump est pleine de contradictions semblables, avec les paléo-conservateurs comme Tillerson disposés à embaucher des néocons comme Abrams. D’autres acteurs de l’État profond dans ce troisième pilier de la triade Trump comprennent, d’une part, le directeur de l’Agence centrale de renseignement Mike Pompeo – qui n’a pas perdu de temps pour voyager en Turquie et en Arabie saoudite afin de rendre hommage aux intérêts politiques acquis dans ces deux nations – et d’autre part, l’ancien sénateur Dan Coats de l’Indiana, un ami de longue date de Pence.

L’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, ancien directeur de la Defense Intelligence Agency et général trois étoiles à la retraite, n’a jamais été membre du cercle intime de Trump. En fait, Flynn était plus proche des néocons s’infiltrant dans l’administration de Trump. Flynn était le co-auteur d’un livre intitulé « Le champ de bataille : comment on peut gagner la guerre mondiale contre l’islam radical et ses alliés », avec l’un des néocons les plus dangereux des environs, Michael Ledeen, un co-conspirateur d’Abrams dans l’affaire Iran-Contra, et un autre néocon qui se bat pour influencer la Maison Blanche de Trump, Frank Gaffney.

Présents avec Mattis à Munich, il y avait les deux sénateurs républicains les plus faucons, qui voulaient voir Trump adopter des sanctions encore plus drastiques contre la Russie : les sénateurs John McCain, président du Comité des forces armées du Sénat, et Lindsey Graham, également membre du comité. McCain a utilisé Munich pour éreinter non seulement la Russie, mais aussi Trump, tandis que son ami proche Graham a promis que 2017 serait « l’année où l’on bottera le cul de la Russie ». Le seul fait que McCain et Graham aient été autorisés à représenter à Munich une politique anti-russe à couteaux tirés, pendant que Pence demeurait silencieux et que Mattis défendait les engagements de l’Amérique envers l’OTAN et l’UE, montre au monde que le gouvernement des États-Unis parle maintenant par des voix différentes. Se joignant à McCain et à Graham pour renforcer les engagements financiers et de défense des États-Unis, on trouve le président du Comité des relations extérieures du Sénat, Bob Corker, et l’ancien commandant des troupes de l’OTAN – proposé comme conseiller de sécurité nationale de Trump –, le général David Petraeus, précédemment déshonoré par un scandale sexuel.

Munich a fourni, au troisième pilier de l’administration, une plateforme pour renforcer l’« ordre mondial » contre lequel Trump avait fait campagne. Les gouvernements étrangers, qui avaient fait des dons généreux à la Fondation Clinton, et n’avaient pas caché leur aversion pour Trump en tant que candidat, étaient présents à Munich pour embrasser chaleureusement Pence et Mattis. Parmi les personnes présentes figuraient le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite – anti-iranien rusé ; l’ancien ambassadeur à Washington Adel bin Ahmed al-Jubeir ; le plus sournois des anciens chefs de renseignement de l’Arabie saoudite, le prince Turki al-Faisal bin Abdulaziz ; le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Shaikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani et Khalid bin Mohammed al-Attiyah, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Shaikh Khalid bin Ahmed bin Mohammed al Khalifa ; le vice-Premier ministre koweïtien Shaikh Khaled al Jarrah al-Sabah et le Marocain Youssef Amrani, ministre du cabinet royal, accompagné du conseiller du roi du Maroc, André Azoulay. Sans aucun doute, ces potentats arabes distribueront bientôt leurs largesses pour les membres de la famille Trump et leurs combines internationales.

Pence et Mattis étaient également au coude à coude à Munich avec des personnages anti-Trump influents tels que Bono, la célébrité du groupe de rock U2, l’ancienne secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, l’ancien secrétaire à la Sécurité intérieure Michael Chertoff, le gouverneur de l’Ohio John Kasich, l’ancien secrétaire à la Défense William Cohen, Bill Gates, fondateur de Microsoft, Woodrow Wilson directeur du Centre Jane Harman, Robert Kagan de la Brookings Institution et son épouse et architecte en chef du coup d’État ukrainien de 2014, Victoria Nuland, l’ancien sénateur Joseph Lieberman, le directeur du Comité international de sauvetage David Miliband, le sénateur républicain du Nebraska Ben Sasse, le démocrate de haut rang au sein du Comité de renseignement de la Chambre Adam Schiff, et Frank Wisner Jr., un diplomate américain de longue date bien introduit dans l’État profond et le fils de Frank Wisner Senior, le producteur de « fausses nouvelles » – propagande de la CIA déguisée en actualité réelle.

Et si les partisans acharnés et anti-mondialistes de Trump croient que leur président « draine le marais » de leurs ennemis les plus amers, ils pourraient être surpris que Pence et Mattis aient été vus en compagnie de Lady Lynn Forester de Rothschild, du vice-président de la Commission trilatérale Michael Fuchs et de George Soros.

Le troisième pilier de l’administration Trump, personnifié par Pence, Mattis et Tillerson a signalé au monde que l’administration réelle de Trump, celle représentant l’État profond de l’Amérique, continuera à diriger le gouvernement américain. C’est la partie de l’administration Trump qui continuera à conspirer avec l’élite mondiale dans des endroits tels que Bilderberg, Davos, Bohemian Grove, Cernobbio, APEC et G7. Trump n’a pas « drainé le marais » comme il l’avait promis. Il a simplement rejoint les crocodiles qui y sont déjà. En fait, Eric et Donald Trump Jr., qui dirigent maintenant l’Organisation Trump, ont récemment ouvert un terrain de golf luxueux à Dubaï. Cela a jeté les bases d’une réunion très aimable lors de la réunion du G20 à Bonn entre Tillerson et son homologue des Émirats arabes unis. Les Français ont un dicton pour la révolution de Trump : « plus ça change, plus c’est la même chose » ou « plus les choses changent, plus elles restent les mêmes ».1.

 

[1] Phrase prononcée par Tancrède dans le film Le Guépard de Visconti d’après le roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa