Archive pour mars, 2017

Lâcher-prise de la société du spectacle et préparer notre départ vers la communauté de bien universelle… (Kevin Annett)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, militantisme alternatif, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , on 31 mars 2017 by Résistance 71

Nous avons mis plusieurs jour à réfléchir sur ce texte car nous hésitions à le traduire. De fait, par son chemin de vérité très original et personnel, Kevin Annett est arrivé à la même conclusion que nous, bien qu’il l’exprime quelque peu différemment. Nous sommes en fait de plus en plus nombreux à embarquer dans le canoë en route pour la communauté d’intérêt primordiale, la société des sociétés. Annett est lumineux ici sur le pourquoi et le comment nous devons lâcher-prise du « vieux monde » mortifère ; comme nous il sait que depuis longtemps que plus rien n’est réformable, nous devons tout reconstruire, la bonne nouvelle est qu’il n’y a pas besoin de chaos pour ce faire mais de la coopération et de l’amour universel qui fait partie de la nature humaine. C’est en nous, suffit de le retrouver, mais c’est impossible sans lâcher-prise de cette société du spectacle marchand qu’Annett appelle « Sodome et Gomorrhe »… C’est ce que nous dit Annett en fait avec une bonhommie et une lucidité rafraîchissantes.

~ Résistance 71 ~

 

Le secret de mon insuccès ou lâcher prise de Sodome et Gomorrhe

 

Kevin Annett

 

25 mars 2017

 

Source:

http://kevinannett.com/2017/03/25/the-secret-of-my-unsuccess-or-cutting-loose-from-sodom/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire: « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada », le contre-rapport du TIDC à celui de la CVR, mars 2016, traduit par nos soins.
A lire aussi: « Le bouclier du lanceur d’alerte » de Kevin Annett

 

“Vous devez divertir la foule, c’est pour cela que la fiction doit toujours avoir un sens, contrairement à la vérité.”
– Eugene O’Neill –

“Si seulement vous aviez dit que 10% de ces enfants étaient morts [dans les pensionnats pour Indiens], peut-être que je vous aurais cru. Mais 50%, alors là oubliez !”
– 
Le député Svend Robinson à l’auteur en mai 2003 –

 

Les masses ont toujours eu besoin d’un bon spectacle. Demandez à ce grand spécialiste des longues sagas David Icke, qui remplit régulièrement des stades entiers comme celui de Wembley avec plus de 30 000 groupies qui en ont pour leur pognon en écoutant ses histoires de gros lézards extra-terrestres mangeurs d’enfants.

Pendant ses performances, David explique les plans secrets de ce que sont apparemment nos maîtres reptiliens et ce avec une pléthore de détails inconnus de nous autres pauvres mortels. D’une certaine manière, Dave accède et rend public de manière routinière la bassesses exclusive des méchants sans en prendre plein la gueule dans le processus et ce tout en laissant son style de vie et son très confortable compte en banque totalement intacts.

Ok, très bien, prétendons une minute que tout cela soit vrai. Mais où est la preuve David ?

Bien entendu, ma première erreur est juste là: demander à la réalité d’entrer dans une soirée de spectacle. David Icke sait parfaitement comment manipuler une grande audience, bien mieux que je ne le sais, car il y parvient toujours en adhérant à leur commandement cardinal: Fais-nous frémir et dis-le de la manière dont nous voulons l’entendre. Je n’ai jamais suivi cette règle, ce qui fait de moi un piètre amuseur public. Peut-être que cela explique aussi pourquoi David Icke n’a jamais répondu à mes courriels.

Mais les conspirationnistes new-age ont la tendance de s’agglutiner autour de moi pour une raison que j’ignore, sans aucun doute parce qu’ils n’ont pas lu en fait mes preuves de crimes de guerre domestiques au Canada qui montrent clairement que le problème mon cher Brutus, ne se situe pas dans nos étoiles, mais bel et bien en nous-mêmes. Il ne se passe pas une journée sans que je sois soumis à un déluge d’information par un gars ou une fille solitaires, sur la véritable connexion entre Obama, les extraterrestres, le crash financier qui vient et les chevaliers de l’ordre du Temple. Et comme je suis fatalement poli, je les écoute.

J’avais l’habitude de faire la même chose il y a quelques décennies avec une autre catégorie de personnes résidant à l’unité psychiâtrique de l’hôpital de l’université de Colombie Britannique, où je travaillais comme personnel d’entretien. A cette époque, j’assumais cette même position de force dans la patience avec quelque patient bourré de thorazine que ce soit, qui voulait délivrer son dernier message en provenance de la galaxie Alpha Centauri. Franchement, les fantasmes des patients de l’unité psy d’UBC étaient bien plus intéressants que la banale loghorrée qui sort de la bouche de ces experts de l’internet, experts en toute chose de la création mis à part eux-mêmes.

Bien entendu, le QI général n’avait pas encore fait le grand plongeon qu’il a entrepris de nos jours.

En réalité, la méthode de la folie ne change jamais. Les affirmations sans preuve et qui ne peuvent pas être prouvées de tout Mr ou Mme New Age “je sais tout”, n’est que le besoin par ceux qui ont peur, de recevoir une sorte de lait maternel vital d’une réponse simpliste et englobant tout de la folie générale globale dans laquelle ils sont immergés. Il ne faut pas être sorti d’une grande école pour comprendre pourquoi la foule est si dépendante d’un grand mensonge: les gens ont été habitués à ne pas penser par eux-mêmes et de toujours se reposer sur quelqu’un d’autre. Et pourtant, au lieu d’apprendre à traire cette dépendance comme le font tous ces donneurs de réponses professionnels, j’assume toujours que les gens veulent connaître les faits de vie et de mort dans toute leur brutalité, qu’ils veulent gérer les conséquences, alors que mon expérience me montre le contraire.

Naturellement, cette triste déférence enver la sagesse d’autrui est empirée par la technologie de l’internet où toute assertion devient preuve simplement parce que quelqu’un le dit. La vitesse avec laquelle rumeur et opinion se transforment en faits communément acceptés se rapproche de manière haletante de l’instantané.

Acquérir de l’information est maintenant similaire à faire quelque chose. Et ainsi, dans une telle réalité détachée où tout peut-être immédiatement vrai, et bien de manière évidente, rien ne peut l’être.

Bien qu’il soit indéniable qu’au bout du compte les gens choisissent de demeurer stupides, en réalité ils ne peuvent pas faire grand chose d’autre au sein de cet esprit de ruche dans laquelle une technologie rampante nous a absorbé en tant qu’espèce. La clef pour nos maîtres ultimes fut de nous brancher tous et toutes sur une source unique et commune de connaissance et spécifiquement un média unique électronique qui peut également moduler les fonctions ondulatoires de notre cerveau.

Ceci a pratiquement été effectué.

Alors si le succès ultime pour les combattants de la liberté veut dire de gagner les cœurs et les esprits de la foule: franchement, il n’y a plus grand chose à gagner au sein de notre confortable statu quo. Et pourtant, malgré notre mise en esclavage, il y a un script plus important et une main invisible à l’œuvre, invisible seulement pour ceux qui se consolent de leurs vies tremblotantes avec les réponses spectaculaires des grands prêtres du spectacle. Dans le même temps, le ver de terre de la vérité creuse sous tous nos arrangements et peut même disloquer les plans globaux de la Tyrannie.

L’autre jour une journaliste me demandait si j’étais fier de ce que j’étais parvenu à faire, mettre au jour le crime officiel et faire sauter les puissants de leurs trônes. Je lui ai répondu en paraphrasant Bertold Brecht après la seconde guerre mondiale en disant: “Et bien quelques uns de ces salauds sont tombés, mais la chienne qui les a engendré est encore en chaleur….” (“La bête est moribonde mais le ventre est encore fécond…”)

La vérité est qu’aussi longtemps que nous combattons sur son terrain, rien de ce que nous pouvons faire n’altère la nature de l’ennemi auquel nois faisons face., c’est pourquoi ses crimes et ses turpitudes ne peuvent pas être stoppés. Ils trouvent juste une nouvelle méthode de fonctionnement. Bien sûr, ce n’est pas le genre de chose que la plupart d’entre vous veulent entendre , c’est pourquoi vous ne l’entendrez jamais de gens comme David Icke et de tout autre homme de spectacle à succès. Mais c’est la vérité, comme votre propre expérience en témoigne chaque jour qui passe.

Le seul problème maintenant est de savoir si vous allez quitter l’arène de votre adversaire et vous déplacer vers de nouveaux terrains de manière générale. Mais avant toute chose, avant toute technique intelligente ou analyse politique, un tel voyage demande une vision: quelque chose que par définition vous et moi ne pouvons atteindre que par nous-mêmes, en nous-mêmes et non pas en provenance d’experts auto-proclamés.

En même temps, le spectacle continue, mais il ne nous concerne plus. Car des si piètres artistes que nous sommes ne font jamais de grosses vagues à Sodome et Gomorrhe, puisque nous ne sommes pas faits pour nous y installer ni installer de boutique dans la ville maudite. Au lieu de cela, par nos défaites et les dures leçons que nous avons apprises, nous avons été apprêtés pour notre départ vers quelque chose de meilleur. C’est quelque chose que nous oublions constamment.

Ainsi donc, je laisse les lézards à Dave.

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Ces banques françaises qui investissent dans la colonisation sioniste en Palestine… et dans les oléoducs du DAPL

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Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne

 

Al Manar

 

29 mars 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/326236

 

Info sur RT France également:

https://francais.rt.com/france/35965-banques-francaises-accusees-financer-indirectement-colonisation

 

A lire aussi: Le financement du DAPL de Standing Rock par les banques françaises:

https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/29/ces-banques-francaises-qui-financent-la-colonisation/

 

Les quatre premières banques françaises et l’assureur AXA financent la colonisation des Territoires palestiniens par « Israël » via leurs participations dans des banques et des entreprises israéliennes actives dans les colonies, affirme un rapport de la FIDH publié mercredi.

BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE et AXA, par leur soutien « persistant » aux banques et entreprises israéliennes impliquées dans les colonies, « contribuent indirectement au maintien et au développement » des colonies, selon l’étude intitulée « Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne ».

Les cinq grands groupes français gèrent des « participations financières » ou « détiennent des actions » dans des banques israéliennes, qui constituent un « outil essentiel de la politique de colonisation » en « finançant les constructions », selon ce rapport co-écrit notamment avec la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le syndicat CGT.

Elles ont les mêmes rapports avec des entreprises israéliennes « qui fournissent des services vitaux au maintien et au développement des colonies », tels que « la construction d’habitations ou d’usines, la connexion aux réseaux téléphoniques et internet ou encore l’aménagement en équipements de surveillance ».

Banques et assurance « cherchent le profit, quel que soit le résultat », a dénoncé Maryse Artiguelong, vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH).

Il est « triste » de voir qu’elles « se mettent dans une telle illégalité juste pour faire un peu plus d’argent », a-t-elle poursuivi.

Les Nations unies et la grande majorité de la communauté internationale considèrent comme illégales toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie et à l’Est de Jérusalem occupés.

« On veut que les entreprises françaises retirent leur argent des sociétés israéliennes ayant à voir avec les colonies », comme le stipulent des « recommandations » du ministère des Affaires étrangères publiées en 2014, a expliqué Didier Fagart, un membre de l’association France Palestine solidarité, également co-auteure du rapport.

Le rapport pointe également le fait que BNP Paribas, Société générale, LCL (filiale du groupe Crédit agricole) et Natixis (filiale du groupe Banques populaires – Caisse d’épargne) ont accordé 288 millions d’euros sur la période 2004-2020 à l’entreprise publique Israel Electric Corporation (IEC) pour l’extension de deux centrales au gaz, alors que l’IEC approvisionne en électricité les colonies en Cisjordanie.

« Les banques françaises ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas », a lancé M. Fagart. « Elles doivent prendre les bonnes décisions. »

Des fonds de pension néerlandais et luxembourgeois se sont désengagés ces dernières années des cinq banques israéliennes avec lesquelles les banques françaises ont des liens, pour leur implication dans la colonisation.

La Danske Bank et la Deutsche Bank Ethical Fund ont mis l’une d’entre elles sur une liste noire, souligne le rapport.

Notre page PDF… Veuillez lire et diffuser sans aucune modération !

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Au fil des années, nous avons reproduit, traduit et publié un certain nombre de textes qui ont tous, nous l’espérons du moins, un grand point commun: ce sont des textes qui ont une dimension subversive dans leur contestation de dogmes établis et maintenus pour faire perdurer un certain consensus du statu quo oligarchique.

Grâce au talent de mise en page de Jo de JBL1960, nous sommes en mesures de pouvoir en proposer une version française en format PDF, car la plupart de ces textes ont été publiés sur Résistance 71 sous forme d’épisodes à cause de leur longueur souvent inhabituelle. Certains de ces textes constituent des traduction de très larges extraits de livres originellement écrits et publiés en anglais, voire des traductions complètes. L’information de certains de ces textes faisait cruellement défaut en langue française et nous avons ainsi pensé réparé une erreur de jugement des maisons d’éditions ou de palier à une censure dont certains textes auraient pu faire l’objet.

Vous trouverez ces textes rassemblés ci-dessous et nous maintiendrons cette page à jour au fil de nos publications. Pour plus de facilité, nous avons divisé ces PDF en trois segments:

  • Histoire
  • Politique
  • Sciences

Nous vous remercions de lire et de diffuser ces textes, qui nous n’en doutons pas secouerons le cocotier de la « bien-séance » et de la « bien-pensance » oligarchique et aiderons à (re)développer un conscience politique chez nos concitoyens, conscience qui débouchera sur le chemin de l’émancipation finale. Bonne lecture !

HISTOIRE:

Meurtre par Décret version PDF

le_defi_celtique_aguillerm

On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Traduction de la Bible et Escroquerie Historique (pdf)

Les_amis_du_peuple_révolution_française

le-prince-de-levolution-Dugatkin

POLITIQUE:

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme (PDF)

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

6ème_déclaration_forêt.lacandon

confederalisme_democratique

vie_et_oeuvre_gustav_landauer

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

lebouclierdulanceurdalerte-1

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

SCIENCES:

Un Monde sans Cancer, l’histoire de la vitamine B17

Théorie_russo_ukrainienne_origine_profonde_abiotique_du_pétrole

kropotkine_science-etat-et-societé

= = =

Retrouvez tous ces PDF sur la page qui leur est consacrée et qui sera régulièrement mise à jour au gré de nouvelles publications:

Les PDF de Résistance 71 à lire et diffuser sans modération

Résistance au colonialisme: A Standing Rock les prières ont échoué, quelle suite pour stopper l’oléoduc ?… (Mohawk Nation News)

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“Le traité de Fort Laramie de 1868 [reconfirmant essentiellement celui de 1851] place la limite orientale des terres de la “Grande Nation Sioux”, Oceti Sakowin sur les rives Est de la rivière Missouri. La presque totalité de l’aquifère connu sous le nom de Formation Madison se situe dans les limites de ces frontières de notre territoire, comme défini par ce(s) traité(s). Ceci veut dire que toute l’eau de la rivière Missouri et de son expansion occidentale, ainsi que les réseaux phréatiques de la partie occidentale du Dakota du Sud, appartiennent au peuple Lakota. Notre droit à cette ressource a été garantie à perpétutité par les Etats-Unis et son gouvernement à Fort Laramie.
De cette manière, nos ancêtres ont pourvu à ce que notre peuple conserve d’amples réserves d’eau afin que se développe notre terre ancestrale, génération après génération. Même après que nos Paha Sapa (Collines Noires) et notre ‘territoire indien non-cédé’ nous furent volés en 1877, la rivière Missouri et la vaste majorité du réseau aqueux demeurèrent notre propriété. Les Américains étaient intéressés dans l’or à cette époque. L’eau n’était pas une préoccupation, donc l’eau fut laissée en terre indienne…”

~ Ward Churchill & Russell Means, discours de Means, 1982 ~

“L’homme blanc nous a fait maintes promesses, mais il en a gardé une seule. Il avait promis de prendre notre terre et il la prise.”
~ Chef Lakota Nuage Rouge, 1882 ~

 

Alignez vos prières

 

Mohawk Nation News

 

29 mars 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/03/29/line-up-your-prayers/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis furent si heureux lorsque tout le monde se mit à prier pour arrêter l’oléoduc du DAPL à Standing Rock.

En 1974, l’American Indian Movement (AIM) devint célèbre à travers le monde pour se dresser contre la corruption.
Le mouvement du pouvoir rouge (Red Power) commença à Minneapolis au début des années 1970 lorsque des hommes onkwe’hon:weh (autochtones des peuples originels) commencèrent à volontairement patrouiller les rues, remplissant ainsi leur responsabilité de maintenir leur peuple en sécurité. Ceci évolua en la création de l’AIM. La dépravité et les meurtres sur la réserve de Pine Ridge atteignirent des proportions épiques. L’AIM fut appelé à la rescousse par le peuple traditionnel et ses conseils. L’AIM y invita ses alliés et ses supporteurs. Puis un des hommes fut tué par un agent du gouvernement. Les Etats-Unis et les entreprises coloniales poussèrent pour que le chef tribal (élu) CEO de Pine Ridge et marionnette gouvernementale, Bill Wilson et son conseil tribal colonial, virèrent l’AIM de la réserve pour y avoir exposé la dépravité et la corruption ambiantes.

L’AIM fut affaibli parce que des saboteurs l’infiltrèrent. Doug Durham, alors proche des leaders du mouvement, était un agent du FBI. Ward Churchill écrivit “Agents of Repression”, sur le comment le gouvernement infiltra et détruisit l’AIM, les mouvements noirs et quiconque essayait de se défendre justement de l’oppression subie.

Churchill fut viré avec perte et fracas de l’université du Colorado et sa réputation fut éclaboussée et ternie pour avoir critiqué l’histoire officielle du gouvernement au sujet de la démolition contrôlée des tours jumelles du WTC en 2001.

Aujourd’hui, nos hommes portent les symboles de la résistance. Certains d’entre eux agissent même comme l’homme blanc en tuant, attaquant et volant leur propre peuple.

Une fois de plus en 2016, les alliés et supporteurs furent invités à Standing Rock pour mettre un coup d’arrêt à l’oléoduc. Plus de 10 000 d’entre eux s’y rendirent.

Les gens du monde entier se sont rendus compte des périls auxquel la nation Lakota devait faire face. Une fois de plus le conseil tribal colonial du gouvernement des Etats-Unis de Standing Rock a viré tous les supporteurs.

Avec toute cette attention, qu’ont protégé les protecteurs de l’eau ? Les prières n’ont rien changé. Ils voulaient une récompense pour quelque chose qu’ils n’ont pas fait. D’autres voulaient juste quelques photos souvenirs du fait d’y avoir été.

Les oléoducs sont en construction. Toujours plus de prières s’alignent. La terre n’est pas protégée.

= = =

Note de résistance 71:

MNN pose ici la question devenue classique du quand assez est-il assez ? Le monde colonial occidental est un monde de domination et d’oppression, de coercition et de rapports de force. Son outil coercitif majeur, l’État et ses institutions de la domination, ne connait que la force et la violence dont il monopolise la soi-disant “légitimité”, même quand il viole et bafoue traités et loi internationale et faveur de transnationales qui à terme paient les états pour garantir leur pérennité.

La question posée par MNN est simple: que fait-on quand on a épuisé l’action non-violente pour rétablir une situation fondée à la base sur une usurpation et un abus de pouvoir par les autorités, reconnus par l’analyse des traités légiférant dans le système même impliqué ? On plie les gaules, on dit “tant pis…” et on laisse faire ? Ou on passe à autre chose ?

Les leçons tirées de la crise d’Oka en 1990 sont que le système colonial serait dans l’impossibilité physique de répondre efficacement non pas à un Oka, mais à 10 Oka simultanés éparpillés sur l’ensemble de l’Amérique du Nord ; en l’occurence, n’oublions pas que toute cette affaire d’oléoducs implique un vaste réseau appelé à l’origine Keystone XL Pipeline, dont le DAPL n’est qu’un tronçon. Ce réseau vise à amener cette merde ignoble d’hydrocarbure issue des sables bitumeux d’Alberta au Canada, mélangé pour être mieux liquéfié à des produits chimiques hyper-toxiques, au Golfe du Mexique, le tout pour l’exportation vers la Chine !
Ce qui veut dire que stratégiquement, il serait raisonnable de penser à déclencher des opérations coup d’arrêt simultanées en territoires autocthones à la fois en terre coloniale états-unienne et en terre coloniale canadienne. Opérations où il y aurait moins de “prières” et plus d’action de blocage menées de manière coordonnée par les “warrior societies” des nations concernées, leurs alliés et supporteurs, sur une dizaine de sites, de manière conjointe et coordonnée.

MNN pose la question de l’action directe marchant la main dans la main avec la diplomatie. Oka en fut une réussite récente dont les leçons ont été tirées…

État, pseudo-démocratie capitaliste… petite histoire de l’élection en France

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« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait illégal depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

 

De la démocratie capitaliste

 

Le Monde Libertaire

 

26 mars 2017

 

url de l’article:

http://monde-libertaire.fr/?article=De_la_democratie_capitaliste

 

Depuis l’avènement du capitalisme, le patronat à toujours agi dans l’ombre des partis politiques. Il se contentait de donner ses directives à ses sectateurs, les serviteurs que sont les hommes politiques.

Il laissait ainsi croire au peuple qu’il n’était pour rien dans les décisions que les politicards prenaient. Il se donnait une sorte de virginité ! L’organisation du fonctionnement de la société capitaliste a évolué au fil des siècles mais elle s’est toujours faite en binôme. A l’époque de la royauté et de l’Empire, il y avait également l’Église et ses représentants : Dieu, le pape et les cardinaux, pour adouber et conseiller les rois et les empereurs et ainsi justifier leur pouvoir sur les peuples. Les cardinaux étaient souvent les conseillers très particuliers des rois (Richelieu, Mazarin…). Avec l’avènement de la République, il y aura les partis politiques et leurs représentants formés dans les « grandes » écoles : l’ENA (École nationale de l’administration), Polytechnique, l’École de la Magistrature… Et, tout ce petit monde, ces têtes phosphorescentes, apportent leur lumière non pas pour nous concocter une République au service du peuple comme on pourrait le croire, mais pour se mettre entièrement au service du grand capital. Voilà comment sont détournés et bafoués les grands principes de la République tels que : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Et on appelle cela la souveraineté du peuple en prétendant que c’est le peuple souverain qui décide ! Afin de donner l’illusion au peuple que c’est lui qui commande et qui choisit, les manipulateurs ont inventé un truc imparable : les élections. Le peuple choisit ses représentants à chaque échelon de la société : communal, départemental, régional, national et (ô délices de la démocratie !) le président de la République ! Or, ce tour de passe-passe perdure maintenant depuis la Révolution française car cette souveraineté du peuple, tous ceux et sans exception qui prétendent l’incarner, la bafouent sciemment et la vident de son contenu.

Ils ont inventé les élections, la mise sous tutelle du peuple

La supercherie a commencé les 13 et 14 septembre 1791, avec l’instauration du suffrage censitaire et indirect qui disait que la souveraineté appartient à la nation mais que le droit de vote était restreint… et la souveraineté du peuple lui était subtilisée au profit de la souveraineté de la nation qui est une notion totalement creuse, car la nation est une entité inexistante. Ce qui existe et vit, c’est le peuple. Dès l’instauration du système électoral, le peuple était oublié au profit des riches et des citoyens dit « actifs ». Il était inégalitaire. Les femmes étaient également exclues. Seuls les hommes de 25 ans qui payaient un impôt direct (le cens), égal à la valeur de 3 journées de travail, avaient le droit de voter. Ils sont appelés citoyens actifs. Les autres sont des citoyens passifs et ne peuvent donc participer aux élections. Le suffrage est aussi indirect car les citoyens actifs élisent des électeurs du second degré qui disposent de revenus plus élevés, qui à leur tour, élisent des députés à l’Assemblée nationale législative. Après une brève application du suffrage universel « masculin » pour élire la convention en 1792, le suffrage censitaire et indirect est rétabli par le Directoire en 1795. Il existe toujours des électeurs de premier et de second degré. Pour être électeur du premier degré, il faut payer des impôts ou avoir participé à une campagne militaire. Les électeurs du second degré doivent être titulaires de revenus élevés, évalués entre 100 et 200 journées de travail, selon le cas. Par ailleurs, pour être élu, il faut être âgé de 30 ans minimum, pour siéger au Conseil des Cinq-Cents et de 40 ans pour être au Conseil des Anciens. Comme on peut le constater, tout est mis en œuvre pour que le peuple (financièrement) ne puisse pas voter et être éligible.

En 1799, le suffrage universel « masculin » est limité. La constitution du 22 frimaire de l’An VIII (13 décembre 1799) met en place le régime du Consulat. Elle institue le suffrage « universel masculin » et donne le droit de vote à tous les hommes de plus de 21 ans, ayant demeuré pendant un an sur le territoire. Cette précision montre, si besoin en était, que même les révolutionnaires considéraient les femmes comme des citoyennes de seconde importance, tout en se méfiant de leur sens des responsabilités et de leurs analyses. Ils ne voulaient surtout pas partager le pouvoir avec des êtres qu’ils considéraient comme inférieurs. Mais, ce droit de vote est limité par le système des listes de confiance. Il s’agit d’un scrutin à trois degrés : les électeurs désignent au suffrage universel, un dixième d’entre eux pour figurer sur des listes de confiance communale ; ces derniers choisissent ensuite un dixième d’entre eux pour l’établissement des listes départementales qui, eux-mêmes, élisent un dixième d’entre eux pour former une liste nationale. Le Sénat choisit ensuite sur cette liste nationale, notamment les membres des Assemblées législatives.

Comme on peut le constater, si tous les hommes peuvent voter, il s’agit par ce mode de scrutin de faire le tri et comme il va de soi, d’éliminer le peuple « d’en bas ». Il vote : oui, mais il n’est pas question qu’il accède aux fonctions d’élu. Nous sommes déjà dans la délégation de pouvoir.

En 1815, avec le suffrage censitaire, la chute de l’Empire va permettre l’arrivée d’une monarchie constitutionnelle : la Restauration. Le suffrage universel masculin est aboli et le suffrage censitaire rétabli. Seuls les hommes de 30 ans qui payaient une contribution directe de 300 francs avaient le droit de vote. Pour être élu, il faut avoir 40 ans et payer au moins 1000 francs de contribution directe. La loi électorale du 29 juin 1820, du double vote, permet aux électeurs les plus imposés de voter deux fois. Ces mesures sont faites pour avantager les grands propriétaires fonciers, c’est-à-dire l’aristocratie conservatrice légitimiste. Encore une fois, le système électoral était inique et servait les riches aristocrates et les propriétaires fonciers. C’est bien la preuve que les politiciens au pouvoir ne sont que les serviteurs de ceux qui détiennent la richesse. Mais qui restent dans l’ombre (les patrons) car, à trop se dévoiler, c’est s’exposer aux réactions du peuple. Et, le peuple, ils le craignent.

Après la Révolution des « Trois Glorieuses » (27-28 et 29 juillet 1830), la Restauration fait place à la Monarchie de Juillet. Le droit de vote est élargi, le suffrage est toujours censitaire mais le « cens » nécessaire pour être électeur passe de 300 à 200 francs ou 100 francs pour les cas particuliers et de 1000 à 500 francs pour être élu (loi du 19 avril 1831). De même que l’âge minimum pour voter est abaissé de 30 à 25 ans et celui pour être élu de 40 à 30 ans. Enfin, la loi du double vote, qui permettait aux électeurs les plus imposés de voter deux fois, est supprimée. Malgré quelques avancées, à la lecture de cette loi, on comprend bien que le peuple est toujours maintenu éloigné du droit de vote. Le barrage de l’argent est dissuasif.

En 1848, le suffrage universel « masculin » et le vote secret : le mouvement révolutionnaire qui éclate en février 1848, met fin à la monarchie de Juillet et instaure la République. Le suffrage universel « masculin » est adopté par le décret du 5 mars 1848. Il ne sera plus remis en cause. Sauf que ce décret oublie encore une fois les femmes qui, pourtant, lors des révolutions, jouent un rôle important. Messieurs les Révolutionnaires pourquoi aviez-vous peur des femmes ? Les considériez-vous comme des êtres inférieurs et sans cervelles ? Pourtant, l’histoire a montré qu’elles y avaient toute leur place… Cette société que vous bâtissiez et que vous prétendiez être démocratique ne l’était pas. Elle boitait et c’est peut-être pour cela que les Révolutions échouent ! Sont électeurs tous les Français âgés de 21 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques. Le droit d’être élu est accordé à tous les électeurs de plus de 25 ans et le vote devient secret. Certes, tous les Français de 21 ans pourront voter mais, quant à pouvoir être élu, il faudra appartenir à un parti politique à moins d’être un fortuné. Car, une candidature et une campagne électorale coûtent cher et si vous n’avez pas les moyens financiers, l’accès à la presse et à l’impression de profession de foi et autres tracts, vous sera quasiment impossible. Bonjour la liberté individuelle ! Dans ce cas de figure on voit se dessiner l’évolution du système électoral, en France. Oui, le peuple pourra voter mais il n’aura surtout pas le droit de prendre des décisions et, qui plus est, il ne pourra pas individuellement être candidat. Ce pouvoir-là, lui sera confisqué. Seuls les candidats présentés par un parti politique pourront accéder à une campagne électorale. Les élus ne seront pas, contrairement à ce que dit la propagande, les « représentants élus du peuple » mais les représentants des partis politiques et du patronat qui financent les campagnes électorales. Derrière ce système électoral qui se met en place, que d’aucuns présentent comme démocratique, c’est un système autoritaire et autocrate qui va émerger.

Enfin, en 1944, le droit de vote et l’éligibilité pour les femmes et le suffrage universel ont été instaurés. L’ordonnance du 21 Avril 1944 donne aux femmes de plus de 21 ans ce droit d’élire et rend ainsi le droit de vote réellement universel. Les femmes voteront pour la première fois aux élections municipales d’avril-mai 1945. 1945, c’est aussi le droit de vote pour les militaires. L’ordonnance du 17 août 1945 dispose : « Les militaires des trois armées sont électeurs dans les mêmes conditions que les autres citoyens ». Ils sont également éligibles sous certaines conditions. C’est par la lutte que les femmes obtiendront le droit de vote. Elles ont fait la démonstration (comme si cela était nécessaire) qu’elles occupaient une place prépondérante dans la société. C’est donc contraints et forcés que les politiciens machistes du moment ont été amenés à leur accorder le droit de vote. Pour atténuer ce coup donné au système patriarcal, ces mêmes politiciens ont accordé le droit de vote aux militaires, afin de rétablir la domination masculine…

1946-1956, égalité du suffrage en outre-mer : la loi du 7 mai 1946, (dite loi Lamine-Guèye) proclame « citoyens » tous les ressortissants de l’empire colonial. La loi sera inscrite dans la constitution de 1946 (article 80). Le droit de vote demeure toutefois inégalitaire (système du double collège). C’est la loi du 23 juin 1956 (dite loi Defferre) qui institue le suffrage universel et le collège unique dans les territoires d’outre-mer. Il était temps ! Car 108 ans après l’abolition de l’esclavage, les citoyens de l’empire colonial étaient toujours considérés par la métropole comme des citoyens de seconde zone.

1974, droit de vote à 18 ans ! Le président de la république Valéry Giscard d’Estaing abaisse par la loi du 5 juillet 1974, l’âge d’obtention du droit de vote à 18 ans au lieu de 21 ans. Cette loi n’est pas arrivée par hasard. Elle est due à la désaffection des citoyens pour la cause électorale. Il fallait, pour le pouvoir, compenser le taux toujours croissant d’abstentionnistes, et quoi de mieux que de donner le droit de vote aux jeunes à 18 ans. Il s’agissait de sauver « leur démocratie » et « la légitimité des élus » !

L’imposture se perpétue !

Voilà maintenant 226 ans que le droit de vote a été institué. Les citoyens et les citoyennes se sont battus pendant toutes ces années pour obtenir le droit de vote, le droit d’élire, de choisir, de décider. Mais le paradoxe, c’est que ce droit tant chéri leur ôte tous les moyens d’agir ; car dans les faits, et ils ne s’en rendent pas compte, ce sont leurs pouvoirs qu’ils délèguent bien souvent à un illustre inconnu. Ils aliènent totalement leur liberté. Voilà 226 ans que les politicards nous mènent en bateau, il faut que cela cesse !

C’est pourquoi, il y a mieux à faire que de réclamer le droit de vote et son aliénation, de s’enchaîner à un ou plusieurs maîtres en votant. Il faut s’organiser collectivement, fédérer les différents collectifs et organismes sous la forme autogestionnaire, afin d’agir sans tuteur, sans maître à penser et de bannir définitivement de notre vocabulaire le mot « vote » qui est synonyme de frustration, d’aliénation et d’usurpation de pouvoir.

Au fil des années, le système électoral a été trituré pour l’adapter aux besoins des politicards et du patronat. Surtout pour continuer à faire en sorte que les citoyens soient dépossédés de leurs possibilités d’agir eux-mêmes et de gérer leur vie, sans tuteur. Tout est mis en œuvre pour détourner les résultats électoraux. La proportionnelle est devenue une denrée rare, mais quel que soit le mode de scrutin, le mode de représentation, majoritaire à un tour ou à deux tours, uninominal… le tour de passe-passe aura lieu et se fera au détriment du citoyen. Il faut bien comprendre que le but est de mystifier l’électeur qui, s’il se laisse prendre au piège, sera systématiquement Gros-Jean comme devant. C’est ainsi que régulièrement, à dates fixes et pour différents scrutins, les politiciens appellent le peuple à exprimer sa souveraineté à coups de suffrages, de votes. En fait, le peuple, consciemment ou inconsciemment, participe à une véritable escroquerie intellectuelle. En votant, il s’aliène par la délégation de pouvoir qui est une impudente moquerie, une insulte envers lui car ceux à qui il a confié son destin, le considèrent comme incapable de se prendre en charge. Celui qu’il aura élu, ira parfois jusqu’à prétendre qu’il se dévoue, voire se sacrifie pour lui. D’ailleurs, on remarquera qu’une fois l’élection achevée, « l’élu.e. » ne dira plus Souveraineté du peuple mais Souveraineté nationale qui, au demeurant ne veut rien dire car la nation est quelque chose de subjectif qui, à la limite, n’existe pas.

La souveraineté du peuple, c’est la liberté, l’autonomie, la volonté collective. C’est cela ou ce n’est qu’un mot vide. Seulement, ces grands démocrates, n’aiment pas le peuple. Ils s’en méfient. D’où l’importance de le maintenir dans ses chaînes, qu’il se forge lui-même, en participant à son propre suicide, quand le système électoral légalise l’escroquerie que les charlatans nomment « délégation », alors que ce n’est qu’un vol en bande organisée. Le système électoral a toujours fait l’objet d’une grande attention de la part des différents types de gouvernants qui ont exercé le pouvoir, au service des aristocrates, des bourgeois, des financiers, des industriels… C’est sur cette mystification que s’est érigé le capitalisme, qui prive le peuple de sa liberté. Elle donne au peuple l’illusion que c’est lui le maître puisqu’il choisit l’élu. Alors qu’une fois l’élection entérinée, c’est l’élu qui devient le maître et c’est l’électeur qui doit obéir et se taire.

Colonialisme, Vatican et héritage de la domination…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats pontificaux auront de chance d’être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008 (version PDF en français, traduction de Résistance 71, mise en page JBL1960)

 

Le Vatican et son héritage de domination

 

Une institution comme le Vatican ne peut pas “conquérir” puis prétendre qu’elle ne porte aucune responsabilité

 

Steven Newcomb

 

20 mars 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/vatican-legacy-domination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le mois dernier, la pape François a rencontré des représentants des peuples indigènes à Rome. En cette occasion, François a émis une déclaration qui a été largement vue comme une indication tacite faite de son soutien à l’initiative de Standing Rock dans leur dispute en regard de l’affaire du Dakota Access Pipeline. Bien que le pape François n’ait pas mentionné cette controverse en particulier, il a dit que “le droit à un consentement préalable informé” devrait prévaloir “lorsqu’on plannifie des activités économiques qui pourraient interférer avec les cultures indigènes et leur relation ancestrale avec la Terre.

Ce que la nouvelle au sujet de cette excellente déclaration du pape a laissé de côté quoi qu’il en soit, est le rôle du Vatican dans la mise en marche d’un ordre global de domination qui continue à être utilisé par les gouvernements ses états et des entreprises afin d’opprimer des nations et peuples indigènes. Afin que le pape puisse fournir une plus grande contribution au dialogue global au sujet des peuples indigènes, il me semble qu’il devrait ouvertement discuter du système de domination global mis en place par le Vatican et qu’on peut retracer au travers de decrets pontificaux émis par les prédecesseurs du pontife actuel.

Voici le scenario: le Vatican est une massive institution ayant plus d’un milliard de fidèles et une énorme influence globalement. Au cours de quelques siècles, cette institution a promulgué et maintenu un état d’esprit de domination et de deshumanisation. Cet état d’esprit a eu pour résultat la publication de toute une série de documents par cette institution vaticane, documents qui sont facilement accessibles aujourd’hui sur internet.
Question : Après toute cette destruction qui s’en est suivie sur la base de documents qu’elle a délivrés, quelle responsabilité incombe au Vatican pour avoir émis ces documents en première instance ? Quelle responsabilité incombe pour avoir plannifié et mis en place des plans conceptuels pour créer un système global de domination qui continue à être utilisé contre des nations et peuples qui continuent à être dominés aujourd’hui et sont ainsi appelés “peuples indigènes” ?

Les documents pontificaux mortifères datant des XIVème et XVème siècles peuvent être exprimés en termes arithmétiques très simples, utilisant des mots clefs tirés de ces documents pontificaux:

envahir + capturer + vaincre + subjuguer + réduire en esclavage + saisir toutes les possessions et propriétés = civilisation et domination ou, seconde réponse possible, l’affirmation d’un “pouvoir plénier” américain sur nos nations originelles.

L’archevêque Silvano Tomasi du Conseil Pontifical pour La Justice et la Paix m’avait référé à la déclaration de la Conférence Canadienne des Evêques désavouant la “doctrine de la découverte” et la notion de “terra nullius” (cette idée que les terres des peuples indigènes étaient vacantes ou vides lorsque les chrétiens envahirent sur ce continent dit des “Amériques”). Ceci mène à une autre question: en termes pratiques, qu’est-ce que cela veut dire pour des évêques de l’église catholique de dire maintenant qu’ils rejettent “la doctrine de la découverte””, spécifiquement étant donné que le Vatican a, par le moyen de cette doctrine, accumulé des millionss d’acres de terre et une très très vaste richesse dite être “incalculable” ?

Est-ce que cela veut dire que maintenant le pape François et le Vatican sont prêts à dire que nos nations et peuples originels ont parfaitement le droit de vivre libres des systèmes de domination construits sur la base des doctrines de la découverte et de la domination et un système comme la loi fédérale indienne des Etats-Unis (NdT: et la loi sur les Indiens , Indian Act, au Canada) ? Que veut dire le rejet de la doctrine du Vatican en termes des grandes surfaces de terre et de la grande richesse qu’il a réussi à accumuler sur la base même de ces doctrines ?

Il est grand temps pour le Saint Siège d’ouvrir le dialogue avec les peuples et nations indigènes, tout en examinant en détail les éléments clef qui furent utilisés pour la construction du modèle global de l’empire chrétien de la domination. Cette discussion doit démarrer avec une insistance sur les éléments suivants: l’histoire du peuple élu sur la terre promise de l’Ancien Testament qui fut utilisée contre nos peuples et nations premiers ; les termes de domination et de deshumanisation en latin écrits dans des documents émis par différents papes (exemple de mots: subjicere, reducere, deprimantur, etc) ; les chartes royales issues par différents rois d’Angleterre en imitation des documents et décrets du Vatican, des verdicts de tribunaux variés (NdT: dont la cours suprême des Etats-Unis et ce à maintes reprises…) fondés sur ces mêmes documents et schémas de domination.

La plupart des gens ne réalisent pas que les éléments présentés ci-dessus forment la toile de fond et le contexte, juste comme exemple, les actions de la police militarisée de l’état du Dakota du Nord contre les défenseurs pacifiques de l’eau à Standing Rock sur le territoire non cédé (NdT: et clairement protégé par les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868) de la grande Nation Sioux Oceti Sakowin. Une telle violence infligée aux peuples natifs et à leurs supporters non-natifs ne représente qu’un des exemples de la manifestation contemporaine du système de domination créé sur la base du modèle global de domination du Vatican.

La menace très réelle pour l’eau et l’eau potable de millions de personnes ainsi que pour les écosystèmes exercée par le DAPL est rendue évidente par le fait que plus de 4000 fractures hydrauliques ayant occasionné des fuites se sont déjà produires dans cet état. Ce n’est pas une question de savoir si cela va se produire mais quand. La situation complète à Standing Rock et le refus des Etats-Unis de reconnaître l’intégrité territoriale de la nation Oceti Sakowin est très emblématique de l’état d’esprit et de l’attitude du système de domination et de deshumanisation auquel le Vatican et son saint siège doivent répondre dans les détails.

Toute institution, que ce soit le Vatican ou le gouvernement d’un pays comme les Etats-Unis, ne devraient pas être capables de lâcher sur la planète les types de schémas mentionnés plus haut, comme envahir, capturer, vaincre, subjuguer, saisir toute possession ou propriété, pour ensuite prétendre ne subir aucunement la responsabilité qui en incombe.

Textes fondateurs pour un changement de paradigme politique…

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Résistance 71

 

27 mars 2017

 

Aucun programme politique émanant de qui que ce soit de l’intérieur de l’hydre politico-économique oligarchique qu’est le système étatique ne peut apporter quelque solution que ce soit au marasme ambiant. Si une quelconque efficacité était pertinente au système en place, çà se saurait depuis un bon moment…

La seule véritable urgence politique actuelle est de tourner irrévocablement le dos à tout ce cirque de la politique spectacle et d’analyser certaines choses qui se sont produites auparavant et se produisent pour certaines, toujours couramment ; choses qui ont permis et permettent à une masse de personnes de vivre et de s’organiser indépendamment de toute forme de contrôle coercitif de la société, sans État ou au minimum en association libre et volontaire engageant leur solidarité.

Nous avons traduit et publié trois textes fondamentaux aidant à l’organisation libre, non-coercitive et d’association libre de trois sociétés humaines différentes : deux sont amérindiennes, l’Haudenosaunee ou confédération de la longue maison datant du XIIème siècle et la Junta de Buen Gobierno des peuples descendants des Mayas du sud du Mexique, dont la dernière charte a été publiée en 2005, une autre est le confédéralisme démocratique des Kurdes turcs et syriens synthétisé dans un texte servant de repère historico-culturo-politique, publié en 2011.

Ces trois textes ont déjà été publiés sur notre blog et se trouvent maintenant sur une page qui leur ait réservé: « Textes Fondateurs pour un Changement Politique ».

Depuis lors, Jo de JBL1960 nous en a fait de superbes PDF, ce qui permet de les archiver, de les imprimer si besoin et de les étudier en un seul bloc.

Les voici ci-dessous dans leur version PDF donc. Le vide politique intersidéral qu’est devenu toute pseudo-substance en provenance de l’État et des hères qui l’animent pathétiquement, rend ces trois textes indispensables à la lecture pour que nous comprenions qu’il existe des alternatives parfaitement viables et durables à l’ineptie criminelle et aliénatrice étatique, qui nous a été imposée, qu’il y en a toujours eu et qu’il y en aura toujours, il suffit de le comprendre, de l’accepter, de lâcher-prise de l’ancien système/monde sombrant inéluctablement dans l’abîme induit, de s’associer et de marcher ensemble sur le renouveau de l’émancipation sociale.

Arrêtez d’écouter et de lire les imbécilités proférées par les élucubrateurs patentés d’un système à la totale dérive, fermez les télés, radios, balancez vos merdes de feuilles de chou obsolètes et lisez, ouvrez le portail de la conscience politique hors du moule établi par le consensus du statu quo oligarchique…

Ces trois textes méritent d’être lus, réfléchis, ils ne sont en rien une panacée, une recette de succès, puisqu’ils ne sont eux-mêmes que des adaptations faites selon des environnements politico-culturels bien précis, mais tous trois touchent à un sens universel de l’organisation de la société humaine et sont un hymne à la résurgence pour que soit suivie la loi naturelle des choses, de la solidarité, de la coopération, de la liberté d’association et d’un changement total de rapport politique entre individus et groupes associés. Ces choses n’ont pas à être apprises, ce ne sont pas des choses que nous ignorons, elles doivent être RÉapprises, elles font parties de nous, elles sont en nous, elles sont dans notre nature, il suffit de dépoussiérer, mais surtout d’avoir cette volonté individuelle d’abord puis associative, de radicalement vouloir changer le système politique et emprunter le seul chemin qui nous mènera à l’émancipation finale, définitive.

Arrêtez de croire en un messie, gourou, sauveur, guide, leader, parti politique, qui viendrait hypothétiquement vous « sauver », vous « guider » vers la lumière… Tout cela n’est que vue de l’esprit, croyance, superstition, espérance, vaines et éculées. Il n’y a pas, n’y a jamais eu, n’y aura jamais de solutions au sein du système. La SOLUTION… C’est NOUS, les peuples et personne d’autres, personne, absolument personne ! Arrêtez de prendre les vessies pour des lanternes !

Ces textes, contrairement aux artifices sus-nommés, nous éclairent… eux… Bonne lecture !

 

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

6ème_déclaration_forêt.lacandon

confederalisme_democratique