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Résistance politique: la pourriture néo-conservatrice continue de gangréner les relations internationales (Paul Craig Roberts)

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Que fait Kissinger ?

 

Paul Craig Roberts

 

28 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/12/28/what-is-henry-kissinger-up-to-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’agence de presse russe de langue anglaise Sputnik rapporte que l’ancien ministre des AE américain Henry Kissinger est en train de conseiller le président élu Donald Trump sur le comment “ramener les Etats-Unis et la Russie proche l’un de l’autre afin de contre-balancer la monté en puissance militaire de la Chine.

https://sputniknews.com/politics/201612271049024500-kissinger-trump-russia/

Si on prend ce rapport comme du bon pain, cela nous dit que Kissinger, un vieux guerrier de la guerre froide (NdT: et ami de Poutine qu’il côtoie depuis la fin des années 90), travaille en ce moment pour utiliser la bonne volonté de Trump à établir de meilleures relations avec la Russie afin de séparer celle-ci de son aliance stratégique avec la Chine.

Note de R71: N’oublions pas que Kissinger est le protégé de toujours de David Rockefeller, l’héritier de l’empire Rockefeller, fondé sur la Standard Oil devenue depuis… Exxon-Mobil. Kissinger est l’homme de l’ombre de la « normalisation » des relations entre la Chine et les USA sous l’ère Nixon. La Chine est partie prenante du NOM, il faut maintenant récupérer la Russie. C’est la fonction de Trump ! Tout le reste n’est que blablabla et poudre aux yeux…

Le développement militaire de la Chine est une réponse directe aux provocations américaines contre celle-ci et l’affirmation des Etats-Unis sur un droit dans la Mer de Chine méridionale car étant une zone d’intériet national pour l’empire. La Chine n’a certainement aucune intention d’attaquer les Etats-Unis et encore moins la Russie.

Kissinger, qui fut mon collègue au Centre d’Études Internationales Stratégiques (CSIS) pendant une douzaine d’années, est parfaitement au courant de l’existence d’une élite pro-américaine en Russie et il travaille à créer pour elle une “menace chinoise” qu’ils pourront utiliser dans leur effort de mener la Russie dans les bras de l’occident. Si cet effort est couronné de succès, la souveraineté de la Russie sera érodée, exactement comme toute souveraineté des autres pays alliés des Etats-Unis.

A la dernière conférence de presse du président Poutine ( http://www.informationclearinghouse.info/46100.htm ), le journaliste Marat Sagadatov a demandé si la Russie n’était pas déjà sujette à une forme de semie-domination étrangère: “notre économie, industrie, nos ministères et agences suivent souvent les règles mises en place par des organisations internationales et sont gérés par des entreprises consultatives. Même nos entreprises de défense ont des firmes consultatives étrangères qui les auditent et les évaluent.” Le jourmaliste demanda “s’il n’était pas un peu temps d’importer quelques substitutions dans ce domaine également ?

Chaque Russe a besoin de comprendre que faire partie de l’occident veut dire vivre sous les règles et les diktats de Washington. Le seul pays de l’alliance occidentale qui a une politique économique et étrangère indépendante, ce sont les Etats-Unis.

Nous devons vraiment tous comprendre que bien que Trump ait été élu président, les nouveaux cons(ervateurs) demeurent dominant dans la politique étrangère américaine et leur motivation et dédication envers l’hégémonie américaine comme seule super-puissance sont aussi fortes qu’elles ne l’ont jamais été. L’idéologie néo-conservatrice a été institutionnalisée dans de grands segments de la CIA, du ministère des AE et du Pentagone (ministère de la défense). Les nouveaux cons maintiennent leur influence dans les médias, les think tanks, les facultés universitaires, les fondations de tout poil et bien sûr au Council on Foreign Relations (CFR).

Nous devons aussi comprendre que Trump a une grande gueule dans le rôle du “dur à cuire” et dira certaines choses qui pourront être mal interprêtées, comme mon ami Finian Cunningham dont je lis toujours les colonnes en général avec délectation, a bien pu faire récemment. ( http://www.informationclearinghouse.info/46103.htm ).

Je ne sais pas si Trump va prévaloir sur la vaste conspiration néo-con ; mais il semble assez clair néanmoins qu’il soit sérieux au sujet de réduire les tensions avec la Russie, tensions qui se sont accumulées depuis que le président Bill Clinton a violé la promesse du gouvernement Bush (père) à savoir que les Etats-Unis n’étendraient pas leur influence d’un centimètre vers l’Est (après la chute de l’URSS et du bloc de l’Est). A moins que Trump ne soit sérieux à ce sujet il n’y a aucune raison pour lui de nommer comme ministre des AE Rex Tillerson le PDG d’Exxon-Mobil. En 2015, Tillerson a reçu l’Ordre de l’Amitié russe. (NdT: Notons encore que depuis 2011 et l’attaque par procuration de la Syrie à cause du refus du gazoduc qatari-Exxon, il a été dit a plusieurs reprise que c’est toujours “business as usual” entre Exxon-Mobil et les géants russes des hydrocarbures Rosneft et GazProm… Nous avions dit à l’époque qu’il était de fait permis de douter des gesticulations de la Russie au Moyen-Orient…)

Comme l’a fait remarquer le professeur Michel Chossudovsky, une transnationale comme Exxon-Mobil a des intérêts différents de ceux du complexe militaro-industriel. (NdT: ceci n’est que partiellement vrai, car le complexe militaro-industriel protège les intérêts vitaux d’Exxon-Mobil et des autres transnationales gravitant dans la sphère yankee ; de plus, Exxon-Mobil a de gros investissements dans le complexe militaro-industriel, dont certains composants ont des intérêts avec Exxon et d’autres… Il y a malgré tout une grande convergence d’intérêt.). Ce complexe a besoin d’une puissante menace comme l’ex-“grosse menace soviétique”, qui a été transformée en “menace russe”, afin de justifier le maintien d’un budget militaire annuel de l’ordre des 1000 milliards de dollars. Par contraste, Exxon veut faire partie de la sphère d’affaire énergétique russe. Donc, en tant que ministre des AE, Tillerson est motivé pour parvenir à de meilleures et bonnes relations entre les Etats-Unis et la Russie, tandis que pour le complexe militaro-industriel, de bonnes relations minimisent la peur orchestrée sur laquelle le complexe survit (NdT: une “menace” de perdue… 10 de retrouvées…)

Clairement, le complexe MI et les nouveaux cons voient Trump et Tillerson comme des menaces, c’est pourquoi les magnats nouveaux cons et de l’armement se sont si véhémentement opposés à Trump et pourquoi le directeur de la CIA John Brennan a proféré des accusations sauvages et sans aucun support sur la soi-disant interférence russe dans le processus électoral des élections présidentielles américaines.

Les lignes sont tracées. Le prochain test sera celui de voir si Trump peut obtenir une confirmation du Sénat de son choix de Tillerson comme ministre des AE.

Il y a un grand mythe qui veut que Reagan ait gagné la guerre froide en brisant financièrement l’URSS avec une course à l’armement. Étant un de ceux qui furent impliqués dans les efforts de Reagan pour mettre fin à la guerre froide, je me retrouve une fois de plus dans la position de corriger ce qui est dit.

Reagan n’a jamais parlé de gagner la guerre froide. Il a parlé d’y mettre fin. D’autres officiels de son gouvernement ont dit la même chose et Pat Buchanan peut en témoigner.

Reagan voulait mettre un terme à la guerre froide et non pas la gagner. Il parla de ces “maudites” armes nucléaires. Il pensait que l’économie soviétique éprouvait trop de difficultés pour pouvoir être compétitive dans une course à l’armement. Il pensait qu’il pourrait le premier vaincre la stagflation qui affligeait l’économie américaine et qu’il pourrait forcer les soviétiques à venir à la table des négociations en lançant la course à l’armement. “Sa “guerre des étoiles” n’était essentiellement qu’une fantaisie. Les soviétiques ont-ils cru ou pas à cette menace de la course à l’armement on ne le sait pas mais la gauche américaine elle, y a cru et n’en ai jamais sorti…

Reagan n’avait aucune intention de faire s’effondrer l’URSS ou de la dominer. A l’inverse de Clinton, de Bush et d’Obama, il n’était pas contrôlé par des nouveaux cons. Reagan a viré et a fait traduire en justice les nouveaux cons de son administration lorsque ceux-ci menaient des opérations derrière son dos et bafouaient la loi.

L’URSS ne s’est pas effondrée à cause de la détermination de Reagan à mettre fin à la guerre froide. L’effondrement de l’URSS fut le résultat du travail de la ligne dure communiste qui croyait que Gorbatchev était en train de relâcher la prise du PC de manière trop rapide et que Gorbatchev était une menace à l’existence de l’URSS ; ils le placèrent en assignation à résidence. Ce fut ce coup de la ligne dure du PCUS contre Gorbatchev qui mena Eltsin au pouvoir. Personne ne s’attendait à l’effondrement de l’URSS.

Le complexe MI américain ne voulait pas que Reagan mette un terme à la guerre froide, car la guerre froide était la fondation même des profits et du pouvoir de ce complexe. La CIA dit alors à Reagan que s’il renouvelait la course à l’armement, les Soviétiques gagneraient, parce qu’ils contrôlaient l’investissement et pouvaient alouer une plus grande part de leur économie à l’armée que Reagan ne pouvait le faire.

Reagan ne croyait aucunement l’affirmation de la CIA que l’URSS pouvait prévaloir dans une course à l’armement. Il forma un comité secret et donna à ce comité le pouvoir d’enquêter sur cette affirmation de la CIA. Le comité en vint à la conclusion que la CIA protégeait ses prérogatives. Je sais tout cela parce que je fus moi-même membre de ce comité.

Le capitalisme américain et la sécurité sociale fonctionneraient bien mieux sans ce boulet sur le budget qu’est le complexe MI. Il est plus correct de dire que le complexe MI veut une menace majeure et non pas une course à l’armement. Des terroristes musulmans sans base réelle ne sont pas une menace suffisante pour une telle puissance militaire américaine et le problème avec une course à l’armement au lieu d’une menace est que les corporations américaines de l’armement devraient produire du matériel qui fonctionne plutôt que des dépassements de budget tentaculaires qui boostent les bénéfices…

Le tout dernier navire lance-missile US est tombé deux fois en panne et a dû être remorqué au port. L’avion F-35 est un gouffre à fric sans aucune fin en vue, il a d’énormes problèmes (NdT: même les pilotes d’essais refusent de voler dedans..) ( http://www.stopthef35.com/pentagon-f-35-wont-have-a-chance-in-real-combat/ ) et de toute façon il est déjà quasiment obsolète avant même d’être opérationnel à 100%. Les missiles russes sont hypersoniques. Les chars russes sont supérieurs en tout. La puissance explosive nucléaire des missiles de croisières inter-continentaux russes Satan II (classification OTAN) est terrifiante. Le moral des troupes russes est au plus haut. Elles ne sont pas épuisées par plus de 15 ans de guerres inutiles et sans fin contre des femmes et des enfants.

Etant donné la nature foncièrement corrompue du complexe MI américain, Washington peut se lancer à qui mieux mieux dans une nouvelle course à l’armement, il ne sera pas un danger ni pour la Russie, ni pour la Chine et encore moins contre l’alliance stratégique des deux puissances.

Les nouveaux cons sont discrédités mais ils sont toujours de forte influence sur la politique étrangère américaine. Jusqu’à ce que Trump ne les relègue au fin fond des turpitudes idéologiques, la Russie et la Chine ont tout intérêt à maintenir leur alliance stratégique. Quiconque tente de briser cette alliance est une menace pour la Russie et la Chine et pour les Etats-Unis ainsi que pour toute vie sur terre.

Guerre impérialiste en Syrie… et ailleurs: Le pathétisme français…

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La France dans toute sa splendeur collabo avec un empire génocidaire, usurpateur du sol sur lequel il affirme des prétentions illégales ; larbine d’une entité raciste, suprémaciste, à la mythomanie « exceptionnaliste » galopante ; la France succombant au syndrome du larbin et en ce qui concerne la Russie, au syndrome Tolstoïevski, pour prétendre picorer les miettes des « grands »… Le peuple est victime (ou complice c’est selon…) de l’institutionnalisation du larbinisme comme condition sine qua non d’existence vassale à la puissance coloniale moderne.

Quand on pense qu’il suffit de dire NON ! Ensemble, haut et fort et de s’y tenir, pour que tout s’arrête… Alors, résolution pour l’an 2017 ? Chiche?..

~ Résistance 71 ~

 

Sur la Syrie, la France est en état d’extinction cérébrale

 

Bruno Guigue

 

15 décembre 2016

 

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7991

 

Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d’Alep un tournant majeur. Le dernier carré des terroristes d’Al-Qaida et consorts, cerné dans les décombres, est sur le point de céder devant la progression fulgurante de l’armée arabe syrienne. Les civils s’enfuient en masse vers le reste de la ville, tenu par les troupes gouvernementales.

Que fait la France ? Elle éteint la Tour Eiffel par solidarité avec Alep. Avec les habitants d’Alep, avec tous ses habitants ? Non. Le million d’Alépins réfugié dans les quartiers Ouest, pour le gouvernement français et pour les médias qui le servent, ce sont des gens qui n’existent pas. Et même s’ils existaient, ils ne mériteraient pas de vivre. Lorsqu’ils subissaient les tirs de mortier des courageux rebelles en lutte pour la démocratie, leurs morts demeuraient invisibles, effacés des écran-radar.

Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu’à vivre en paix, un crime qu’on ose à peine nommer. Ils n’ont pas pris les armes contre le gouvernement de leur pays. Ils n’ont pas obéi aux gouvernements occidentaux qui leur demandaient de renverser le pouvoir bassiste. Sourds aux appels des prédicateurs saoudiens, ils n’ont pas réclamé l’instauration de la charia wahhabite. Alors on n’en parle pas, c’est plus simple.

On fait l’impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l’Etat syrien, laïque et souverain, et le remplacer par un Etat-croupion d’obédience wahhabite. Encerclés dans ce qui reste de la « capitale » d’une révolution-bidon, ces mercenaires sont les mêmes que ceux qui ont tué nos compatriotes au Bataclan. Ce sont les charognards du takfir, les seconds couteaux des Saoud, les petites frappes du gangstérisme sponsorisé par l’OTAN.

La cuisante défaite de ces desperados de la terreur leur arrache des larmes, à nos faiseurs d’opinion, elle les met en transe compassionnelle comme si ces coupeurs de tête étaient nos frères d’armes, ou de pauvres victimes sur le sort desquelles il faudrait s’apitoyer. Avec un art consommé du mensonge et de la manipulation, ces affabulateurs professionnels font comme si le sort des terroristes était lié aux populations civiles qui leur servent de boucliers humains, comme si les souffrances des innocents causées par la guerre justifiaient notre soutien aux terroristes qui en sont responsables.

Pourtant on les voit, ces civils, qui fuient les quartiers rebelles dès qu’ils le peuvent, essuyant les tirs de leurs soi-disant protecteurs. Les médias parlent de 100 000 personnes qui seraient recluses dans le dernier réduit « rebelle », mais sans nous expliquer comment elles peuvent contenir dans trois kilomètres carrés ! Plus les heures passent, en réalité, et plus ce dernier bastion de fanatiques se vide de ses civils, et plus les gouvernements occidentaux, relayés par leurs perroquets médiatiques, s’en affligent.

Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que ces civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rats, pour servir d’alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souveraineté syrienne. Complices des allumés du takfir maquillés en rebelles démocrates, nos dirigeants aimeraient les prendre en otages, ces civils, les avoir sous la main comme des preuves vivantes de cette révolution-bidon, en nous faisant croire que lorsque l’armée syrienne frappe Al-Qaïda, elle s’acharne en fait contre des innocents.

Mensonge pour mensonge, on nous dit aussi que des dizaines de civils ont été froidement abattus par des milices chiites. Mais ceux qui rapportent cette accusation oublient de dire que selon l’ONU il n’y a pas de preuve de ces massacres et que ces allégations sont « invérifiables ». Peu importe, c’est un détail ! Les mêmes accusateurs diront alors que des massacres auront lieu, que c’est inévitable, qu’il y aura un « génocide » ! Impuissante à produire la moindre preuve sur des faits passés, l’accusation se conjugue au futur, elle se fait prophétique, elle vaticine en prenant ses désirs pour des réalités.

La désinformation bat son plein, l’esprit collabo se déchaîne et l’hexagone, comme d’habitude, bat tous les records. Quel pays de masochistes ! On éteint la Tour Eiffel pour pleurer la défaite de ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés, mais on impose un embargo sur les médicaments à un peuple qui ne nous a rien fait en croyant punir un gouvernement qui combat ces assassins sans frontières. Alors, oui, éteignons la Tour Eiffel et tout le reste. De toute façon, la France est un pays en état d’extinction cérébrale, une colonie de l’Empire dirigée par des imposteurs qui, en faisant le malheur des autres, feront aussi le nôtre.

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

 

 

Mise à jour: Officiers de l’OTAN soutiens des terroristes, prisonniers des forces spéciales syriennes à Alep-Est

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MISE A JOUR !

Une liste de 14 prisonniers de la coalition anti-Assad emmenée par les Etats-Unis et leurs vassaux de l’OTAN, mais en fait les forces spéciales syriennes ont fait prisonniers des officiers encadrant les forces islamistes d’Alep-Est.

Les forces syriennes ont fait prisonniers des militaires de nationalités suivantes:
22 Yankees, 16 Britanniques, 21 Français, 7 Israéliens et 62 Turcs 

Nous travaillons sur une traduction à venir !…
N’oublions pas que la réunion de crise du CS de l’ONU a été demandée par la France !… avec 21 bidasses dans la nasse… Ouch !

A suivre donc…

Résistance 71
18 décembre 2016

Guerre impérialiste en Syrie: Il court il court (toujours) le furet…

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Il est passé par ici… il repassera par là… Il court, il court… (air connu)

~ Résistance 71 ~

 

Washington fait de nouveau occuper Palmyre par l’EIIL / Daesh

Réseau Voltaire

13 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194529.html

 

Daesh a repris Palmyre à l’issue d’une attaque surprise, entre le 9 et le 12 décembre 2016.

Le « Haut représentant » de l’« opposition syrienne », Riad Hijab, a dénoncé les forces du « régime » syrien qui s’en prennent aux « civils désarmés » à Alep, mais « fuient comme des rats devant les jihadistes de l’État islamique à Palmyre ». La réalité est fort différente.

5 000 jihadistes sont arrivés de manière coordonnée à la fois de Rakka et de Mossoul pour prendre en étau le millier de soldats syriens défendant la ville. L’Armée arabe syrienne a eu juste le temps de faire évacuer des civils et de détruire son arsenal avant de se replier.

Les États-Unis ont poussé Daesh à envahir la partie sunnite de l’Irak, en juin 2014, afin de couper les communications terrestres entre Téhéran et Damas, ultime étape de la « route de la soie ». Une fois pris Mossoul (Irak), Daesh s’était étendu à Palmyre (Syrie) en mai 2015. Ses troupes avaient alors franchi la frontière sous les yeux des forces états-uniennes qui n’étaient pas intervenues et n’avaient pas même donné l’alerte. Cependant, la ville avait été libérée en mars 2016.

Pour que Daesh puisse occuper à nouveau Palmyre, les forces états-uniennes ont à la fois ouvert une route vers le désert syrien depuis Mossoul —qu’elles sont censées encercler—, et ont cessé leurs bombardements de la province de Rakka.

Massée à Alep, l’Armée arabe syrienne n’a pas eu le temps d’envoyer des renforts à Palmyre qui est rapidement tombée face à des assaillants, cinq fois supérieurs en nombre.

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) affirme sa dictature…

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L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord n’a plus aucune (n’a JAMAIS EU…) de raisons d’exister. Son terrorisme contre les peuples remonte déjà à l’armée secrète “Stay Behind” / Gladio qui eut son apogée lors des années de plomb en Europe (années 1970-90) et culmina lors de l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro en 1978 et l’attentat de la gare de Bologne du 2 août 1980.

Cette entité criminelle et mafieuse gérée par des criminels ne répondant qu’à leurs maîtres de l’oligarchie industrio-financière doit être éliminée.

Rappelons-nous toujours qu’il suffit de dire NON ! Ensemble pour que toutes ces activités criminelles cessent. Cette mafia ne peut perdurer que gràce à notre inertie et l’acquiescement tacite résultants de notre ignorance.

Aujourd’hui, nul ne peut plus dire “je ne savais pas, pas d’info sur le sujet…” Cette époque est révolue tant la “nouvelle presse de Gütemberg” fait son œuvre.

Union ! Boycott ! Action !

 

~ Résistance 71 ~

 

La campagne de l’OTAN contre la liberté d’expression

 

Thierry Meyssan

 

5 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194324.html

 

Ceci est une longue histoire qui s’étend sur quinze ans. L’Otan a d’abord tenté de réduire au silence les citoyens qui cherchaient à connaître la vérité sur les attentats du 11-Septembre. Puis, elle s’en est prise à ceux qui contestaient la version officielle des « printemps arabes » et de la guerre contre la Syrie. De fil en aiguille, elle a attaqué ceux qui dénonçaient le coup d’État en Ukraine. Désormais l’Otan fait accuser par une pseudo-ONG ceux qui ont fait campagne pour Donald Trump d’être des agents russes.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont été suivis à la fois d’un état d’urgence permanent et d’une série de guerres. Comme je l’écrivais à l’époque, la théorie selon laquelle ils auraient été commandités par des jihadistes depuis une grotte afghane ne résiste pas à l’analyse. Tout laisse à penser qu’ils ont au contraire été organisés par une faction du complexe militaro-industriel.

Si cette analyse est exacte, la suite des événements ne pouvait que conduire à une répression aux États-Unis et dans les États alliés.

Quinze ans plus tard, la blessure que j’ai ouverte ne s’est toujours pas refermée, bien au contraire du fait des événements qui ont suivi. Au Patriot Act et aux guerres du pétrole viennent de s’ajouter les « printemps arabes ». Non seulement la majorité de la population états-unienne ne croit plus ce que dit son gouvernement depuis le 11/9 mais, en votant pour Donald Trump, elle vient d’exprimer son rejet du Système post 11-Septembre.

Il se trouve que j’ai ouvert mondialement le débat sur le 11/9, que j’ai appartenu au dernier gouvernement de Jamahiriya arabe libyenne et que je relate sur place la guerre contre la Syrie. Au départ, l’administration US a cru pouvoir stopper l’incendie en m’accusant d’écrire n’importe quoi pour faire de l’argent et en me touchant là où selon elle cela fait mal, c’est-à-dire au portefeuille. Pourtant mes idées n’ont cessé de se répandre. En octobre 2004, lorsque 100 personnalités US signaient une pétition réclamant la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11/9, Washington commençait à prendre peur [1]. En 2005, j’ai réuni à Bruxelles plus de 150 personnalités du monde entier —dont des invités syriens et russes comme l’ancien chef d’état-major des armées de la Fédération, le général Leonid Ivashov— pour dénoncer les néo-conservateurs, montrant que le problème devenait global [2].

Si durant le mandat de Jacques Chirac, l’Élysée s’inquiétait de ma sécurité, l’administration Bush demanda en 2007 au président nouvellement élu Nicolas Sarkozy de m’éliminer physiquement. Lorsque je fus averti par un ami officier à l’état-major de sa réponse positive, je n’avais qu’un seul chemin : l’exil. Mes autres amis —j’étais depuis 13 ans secrétaire national du Parti radical de gauche— me regardèrent incrédules, tandis que la presse m’accusait de sombrer dans la paranoïa. Nul ne vint publiquement à mon secours. Je trouvais refuge en Syrie et sillonnais le monde hors de l’espace Otan, échappant à de nombreuses tentatives d’assassinat ou d’enlèvement. Depuis quinze ans, j’ai ouvert des débats qui se sont généralisés. J’ai toujours été attaqué lorsque j’étais seul, mais lorsque mes idées ont été partagées, ce sont des milliers de gens qui ont été persécutés pour les avoir reprises et développées.

C’est à la même époque que Cass Sunstein (l’époux de l’ambassadrice des États-Unis à l’Onu Samantha Power [3]) rédigea avec Adrian Vermeule pour les universités de Chicago et d’Harvard un mémoire pour lutter contre les « théories de la conspiration » —c’est ainsi qu’ils appellent le mouvement que j’avais initié—. Au nom de la défense de la « Liberté » face à l’extrémisme, les auteurs y définissent un programme pour annihiler cette opposition : 
« Nous pouvons facilement imaginer une série de réponses possibles.

1. Le gouvernement peut interdire les théories de la conspiration.

2. Le gouvernement pourrait imposer une sorte de taxe, financière ou autre, sur ceux qui diffusent de telles théories.

3. Le gouvernement pourrait s’engager dans un contre discours pour discréditer les théories du complot.

4. Le gouvernement pourrait engager des parties privées crédibles à s’engager dans un contre-discours.

5. Le gouvernement pourrait s’engager dans la communication informelle avec les parties tierces et les encourager » [4].

L’administration Obama hésita à choisir publiquement cette voie. Mais, en avril 2009, elle proposa au sommet de l’Otan à Strasbourg-Kehl de créer un service de « Communication stratégique ». De même renvoya-t-elle Anthony Jones de la Maison-Blanche en 2009 parce que le célèbre avocat s’était exprimé sans ambages sur le sujet [5].

Le projet du service de communication stratégique de l’Otan resta dans les cartons jusqu’à ce que le gouvernement letton ne se manifeste. Il fut finalement installé à Riga sous la direction de Janis Karklinš —par ailleurs responsable à l’Onu du Sommet mondial sur la société de l’information et du Forum sur la gouvernance d’Internet—. Conçu par les Britanniques, il inclut des participations de l’Allemagne, de l’Estonie, de l’Italie, du Luxembourg, de la Pologne et du Royaume-Uni. Au début, il se contenta de multiplier les études.

Tout changea en 2014 lorsque le think tank de la famille Khodorkovsky, l’Institute of Modern Russia (Institut sur la Russie moderne) à New York, publia une analyse des journalistes Peter Pomerantsev et Michael Weiss [6]. Selon leur rapport, la Russie aurait déployé un vaste système de propagande à l’étranger. Cependant, plutôt que de se présenter sous un jour favorable comme pendant la Guerre froide, Moscou aurait décidé d’inonder l’Occident en « théories de la conspiration » de manière à créer la confusion générale. Et les auteurs de préciser que ces « théories » ne portent plus uniquement sur le 11-Septembre, mais aussi sur la couverture de la guerre contre la Syrie.

En cherchant à réactiver l’anti-soviétisme de la Guerre froide, ce rapport marquait un basculement des valeurs. Jusque-là, la classe dirigeante US cherchait uniquement à masquer le crime du 11-Septembre en accusant quelques barbus sans importance. Désormais, il s’agissait d’accuser un État étranger d’être responsable des nouveaux crimes que Washington avait commis en Syrie.

En septembre 2014, le gouvernement britannique créa la 77th Brigade ; une unité chargée de contrer la propagande étrangère. Elle comprend 440 militaires et plus d’un milliers de civils venant du Foreign Office incluant le MI6, de la Coopération et de la Stabilisation Unit. On ignore quelles sont ses cibles. Cette brigade travaille avec la 361st Civil Affairs Brigade de l’armée de Terre états-unienne (basée en Allemagne et en Italie). Ces unités militaires étaient utilisées à perturber les sites internet occidentaux tentant de rétablir la vérité aussi bien sur le 11-Septembre que sur la guerre contre la Syrie.

Début 2015, Anne Applebaum (l’épouse de l’ancien ministre de la Défense polonais Radosław Sikorski) créa au sein du Center for European Policy Analysis (Centre d’analyse de la politique européenne) de Washington une unité dénommée Information Warfare Initiative (Initiative sur la guerre de l’Information) [7]. Il s’agissait originellement de contrer l’information russe en Europe centrale et orientale. Elle confia cette initiative à Peter Pomerantsev (déjà nommé) et à Edward Lucas, un des rédacteurs en chef de The Economist.

Même si Pomerantsev est à la fois le co-rapporteur de l’Institute of Modern Russia et le co-responsable de l’Information Warfare Initiative, il ne fait plus référence au 11-Septembre, et ne considère plus la guerre contre la Syrie comme centrale, mais uniquement comme un thème récurrent permettant de supputer l’action du Kremlin. Il concentre ses flèches sur la chaîne de télévision Russia Today et sur l’agence de presse Sputnik ; deux organes publics russes.

En février 2015, le think tank du Parti socialiste français et contact de la National Endowment for Democracy (NED), la Fondation Jean-Jaurès, publie à son tour une Note, Conspirationnisme, un état des lieux [8]. Elle ignore les développements à propos de la Russie et reprend le débat là où Cass Sunstein l’avait laissé. Elle préconise d’interdire purement et simplement aux « conspirationnistes » de s’exprimer. De son côté, la ministre de l’Éducation organisa des ateliers dans les écoles pour mettre en garde les élèves contre les « conspirationnistes ».

Les 19 et 20 mars 2015, le Conseil européen demandait à la Haute-Représentante Federica Mogherini de préparer un plan de « communication stratégique » pour dénoncer les campagnes de désinformation de la Russie à propos de l’Ukraine. Le Conseil ne mentionnait ni le 11-Septembre, ni la guerre contre la Syrie et changeait de cible pour en venir aux seuls événements en Ukraine.

En avril 2015, Madame Mogherini créa au sein du Service européen pour l’action extérieure (EEAS) une unité de Communication stratégique [9]. Elle est dirigée par un agent du MI6 britannique, Giles Portman. Elle distribue à de très nombreux journalistes européens, deux fois par semaine, des argumentaires censés démontrer la mauvaise foi de Moscou ; des argumentaires qui nourrissent abondamment les médias européens.

Dès sa création, le Centre de communication stratégique de l’Otan s’adjoignit un service de l’Atlantic Council, le Digital Forensics Research Lab. Un Manuel de communication stratégique fut rédigé par l’Otan. Il vise à coordonner et remplacer tout le dispositif antérieur en matière de Diplomatie publique, de Relations publiques (Public Affairs), de Relations publiques militaires, d’Opérations sur les systèmes électroniques de communication (Information Operations) et d’Opérations psychologiques.

Inspirée par l’Otan, l’ancienne ministre des Affaires étrangères polonaise devenue députée européenne, Anna Fotyga, fit adopter par le Parlement européen le 23 novembre 2016 une résolution sur « la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers » [10]. À nouveau, la cible se déplace : il ne s’agit plus de contrer le discours sur le 11/9 (vieux de 15 ans) ni celui sur la guerre contre la Syrie, mais de créer un amalgame entre le discours de contestation des événements ukrainiens et celui de Daesh. On en revient au départ : ceux qui contestaient le 11/9 visaient selon l’Otan à réhabiliter Al-Qaïda, ceux qui font le jeu de la Russie visent à détruire l’Occident comme Daesh. Et peu importe que l’Otan soutienne Al-Qaïda à Alep-Est.

Lancé par un retentissant article du Washington Post, le 24 novembre 2016 [11], un mystérieux groupe Propaganda or Not ? a établi une liste de 200 sites internet —dont Voltairenet.org— prétendument chargés par le Kremlin de relayer la propagande russe et d’intoxiquer l’opinion publique états-unienne au point de l’avoir poussée à voter Trump.

Bien que Propaganda or Not ? ne publie pas les noms de ses responsables, il indique réunir quatre organisations : Polygraph, The Interpreter, le Center for European Policy Analysis et le Digital Forensic Research Lab. 
 Polygraph est un site de Voice of America, la radio et télévision publique états-unienne contrôlée par le Broadcasting Board of Governors. 
 The Interpreter est la revue de l’Institute of Modern Russia, désormais diffusée par Voice of America. 
 Le Center for European Policy Analysis est un pseudopode de la National Endowment for Democracy (NED) dirigé par Zbigniew Brzeziński et Madeleine Albright. 
 Enfin le Digital Forensic Research Lab est un programme de l’Atlantic Council.

Dans un document diffusé par Propaganda or Not ?, cette pseudo-ONG issue d’associations financées par l’administration Obama nomme l’ennemi : la Russie. Elle l’accuse d’être à l’origine du mouvement pour la vérité sur le 11/9 et des sites internet de soutien à la Syrie et à la Crimée.

Le Congrès des États-Unis a voté le 2 décembre 2016 une loi interdisant toute coopération militaire entre Washington et Moscou. En quelques années, l’Otan a réactivé le maccarthysme.

[1] « 100 personnalités contestent la version officielle du 11 septembre », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.

[2] « Axis for Peace », Réseau Voltaire.

[3] « La face cachée de l’Administration Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 novembre 2015.

[4] « Conspiracy Theories », Cass R. Sunstein & Adrian Vermeule, Harvard Law School, January 15, 2008.

[5] « 11-Septembre : Obama congédie un de ses conseillers », Réseau Voltaire, 8 septembre 2009.

[6] « The Menace of Unreality : How the Kremlin Weaponizes Information, Culture and Money », Peter Pomerantsev & Michael Weiss, The Interpreter/ Institute of Modern Russia, 2014.

[7] Information Warfare Initiative, site officiel.

[8] « L’État contre la République », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 mars 2015.

[9] « La propagande de l’UE contre la Russie », Réseau Voltaire, 5 juillet 2016.

[10] « Résolution du Parlement européen sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers », Réseau Voltaire, 23 novembre 2016.

[11] “Russian Propaganda Effort Helped Spread ’Fake News’ During the Election, Experts Say”, Craig Timberg, The Washington Post, November 24, 2016.

Guerre impérialiste en Syrie: La supercherie des « casques blancs » démasquées…

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En Syrie les “casques blancs” pris la main dans le sac de la mise en scène

 

Tony Cartalucci

 

22 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/11/syria-white-helmets-caught-in-mannequin.html#more

 

~ Traduit de l’angais par Résistance 71 ~

 

La “Défense Civile Syrienne” financée par les Etats-Unis et l’Europe plus connue sous le vocable des “Casques Blancs”, est de plus en plus démontrée être un des plus gros et des plus élaborés mensonges et tromperies de la propagande de guerre moderne occidentale. Se présentant comme à la fois “sauveteurs” de civils coincés dans de soi-disants bombardements russes en Syrie et “observateurs” des soi-disantes “atrocités” commises contre les militants combattant le gouvernement syrien, les preuves se sont accumulées pour démontrer que cette entité est en fait complice des groupes militants islamistes incluant des groupes terroristes reconnus et aussi une agence de propagande occidentale.
En octobre de cette année, des manifestants en Europe ont facilement recréé virtuellement chaque scène de “sauvetage” montrée par les “casques blancs” simplement en se barbouillant de farine et de colorant rouge et en s’allongeant sur le sol de villes européennes. Partie prenante de la campagne “Sauver Alep”, les manifestants cherchèrent à amener la “réalité” du “travail” des “casques blancs” à une audience européenne. Mais ils l’ont peut-être fait de manière trop littérale, révélant par là-même que de nombreuses scènes filmées par les “casques blancs” en Syrie sont en fait arrangées et truquées et font partie d’un théâtre de propagande urbaine.

Dans une vraie situation de guerre, des bombardements laissent derrière eux un carnage indescriptible, avec des corps calcinés au delà de toute possibilité de reconnaissance, des membres arrachés, pantelants, des plaies ouvertes et des tas de chair sanguinolente. Les vidéos de ces “casques blancs” (NdT: rappelons-le financés à hauteur de millonos d’euros par les Etats-Unis et l’UE…) ne représentent bizarrement aucune de ces dures réalités et au lieu de cela mettent le plus souvent en scène de la farine et des colorants sur des figurants, comme vus dans les scènes de manifestations en Europe le mois dernier.

Il est à noter que la seule chose qui manquait des manifestations inspirées des “casques blancs” en Europe, fut un décor de fond de ville en ruines et les piles de gravas pour y “enfouir” les acteurs.

Une vidéo récente partagée sur facebook par l’activiste syrienne Mimi Al Laham expose grandement cette farce avec l’inclusion de cette dernière caractéristique.

Ce qui apparaît être une vidéo des “casques blancs” est filmé dans un style technique connu sous le nom de “mannequin challenge”. Sur ce type de plan, les acteurs sont figés tandis que la caméra bouge autour d’eux pour un effet similaire d’une technique employée à Hollywood pour augementer l’effet dramatique. Ceci a fait surface sur Youtube. (NdT: voir la vidéo en section commentaire)

La vidéo commence avec trois hommes tentant de demeurer parfaitement immobiles alors que la caméra bouge autour d’eux. Les hommes posent dans des gravas d’un bâtiment effondré. Deux des hommes sont habillés en “casques blancs” et le 3ème homme est allongé au sol avec ses jambes partiellement ensevelies sous les gravas. Un effet son est ajouté à la bande son de manière évidente, son similaire de celui que nous pouvons entendre dans les films de guerre lorsqu’un parsonnage est choqué et ses oreilles sifflent et bourdonnent, juste avant que les personnages ne commencent à bouger et à crier, les volontaires commencent alors à “dégager” l’homme coincé qui feint des cris de douleurs.

A part le style du “mannequin challenge”, la vidéo n’est pas différente de toute celles inclues dans la “filmographie” des “casques blancs”. Comme toutes les “victimes” que les “casques blancs” ont “sauvées”, l’homme dans cette vidéo n’est manifestement pas blessé et est simplement couvert de poussière tout comme les manifestants en Europe étaient couverts de farine et juste comme toutes les “victimes” que les “casques blancs” ont “sauvé” en Syrie, le furent après les soi-disants bombardements.

De sérieuses questions éthiques se posent

Dans cette vidéo, les trois hommes sont indubitablement des acteurs. La “victime” a été manifestement et sans aucun doute intentionnellement et précautionneusement enfouie dans les gravas et non pas coincée en résultat d’un bombardement. Le fait que les deux autres acteurs soient complètement habillés des uniformes des “casques blancs”, acquis par les dizaines de millions d’euros fournis à l’organisation par les gouvernements occidentaux, révèle une violation potentiellement sérieuse de l’éthique, similaire aux violations du code d’éthique commises par des sauveteurs et médecins, réels eux, et qui utilisent leurs ressources et leur statut protégé à des fins politiques et militaires plutôt que pour leurs missions humanitaires réelles. (NdT: suivez notre regard….)

Les “casques blancs” sont peut-être la parfaite personnalisation de cette “opposition” syrienne. Une façade, une supercherie totalement créée par des intérêts étrangers pour diviser et détruire une nation entière, voire une région entière, tout en posant comme des héros de la “liberté”, de la “démocratie” et de la “cause humanitaire”. Pour toutes les autres ONG du monde recevant le financement des Etats-Unis et de l’UE (NdT: directement ou par procuration… USAID, NED etc…), elles devraient sérieusement considérer en quelle compagnie elles se retrouvent: celles de menteurs et de terroristes, d’acteurs qui se repaissent des bonnes intentions des gens à faire le bien tout en exploitant la misère dont ils sont eux-mêmes le plus souvent directement impliqués à créer.

Voir vidéo en section commentaire

Pas de guerre majeure en vue malgré le vent brassé… La Russie réalise un véritable coup de maître !

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Si ce qui est dit ci-dessous et la source du Pepe (Escobar) est juste, ce qu’ont réalisé Poutine et son équipe est tout simplement époustoufflant et digne de la plus haute stratégie, le tout en blousant les « affiliés nouveaux cons » de son propre camp, à savoir la Banque Centrale de Russie inféodée par essence même à la City de Londres et Wall Street !… Du grand art, si cela se confirme à terme. Poutine a t’il mis le Nouvel Ordre Mondial anglo-américain échec et mat ??…

~ Résistance 71 ~

 

Notre analyse sur la probabilité de guerre du 18 octobre 2016

A suivre…

 

La Russie a désamorcé le bluff du parti de la guerre

Une guerre ouverte n’éclatera pas après les élections américaines du 8 novembre et ce grâce à une fine et remarquable préparation de la part de Moscou

 

Pepe Escobar

 

27 octobre 2016

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article45746.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La guerre froide 2.0 a atteint des niveaux d’hystérie sans précédent et pourtant une guerre totale ne va pas éclater avant ou après le 8 novembre, date des élections présidentielles américaines.

Depuis la machine (à fric) Clinton, soutenue par le complexe des médias et think tanks nouveaux cons(ervateurs) et nouveaux cons libéraux (soi-disant de gôche), à l’establishment britannique en passant par ses grandes gueules des merdias corporatistes, les Anglo-américains, auto-proclamés “leaders du monde libre” montent de plusieurs crans la diabolisation de la Russie et de son “poutinisme” à un niveau de pure incandescence.

Et pourtant, une guerre chaude et déclarée ne vas pas éclater avant ou après le 8 novembre, date des élections présicentielles américaines. Tant de couches de peur et de dégoût ne font en fait que voiler un bluff. Commençons avec la force navale spéciale russe en Syrie, emmenée par l’officiellement désigné “croiseur lourd porte-avions” Amiral Kousnetzov, qui sera stationné dans la Méditerranée orientale au moins jusqu’en février 2017, pour soutenir les opérations militaires contre toutes les branches de djihadisme salafiste.

L’Amiral Koustnetzov est complètement équipée avec des systèmes de défense anti-naval, anti-aérien, de l’artillerie lourde et un système anti-sous-marins ; il peut se défendre contre un très vaste rayon d’attaques les plus variées imaginables, ce qui n’est pas du tout le cas des navires de l’OTAN.

De manière prévisible, l’OTAN pirouette avec cris d’orfraie que “toute le flotte russe septentrionnale”, avec la flotte de la Mer Baltique, est en route pour la Méditerranée. Faux ; ce n’est qu’une partie de la flotte nord et les navires de la Mer Baltique… ne vont nulle part. Le cœur de l’affaire est que lorsque les capacités de cette flotte russe sont couplées avec les systèmes de missiles S300/S-400 déjà déployés en Syrie, la Russie rivalise d’ores et déjà avec la puissance de feu de la 6ème flotte yankee.

Pour parachever le tout, comme cette analyse militaire compréhensive le rend plus clair, la Russie a “techniquement déjà établi sa propre zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie” ; et une zone d’exclusion aérienne américaine, telle qu’elle est viscéralement promue par Hillary Clinton “est maintenant impossible à réaliser”.

Ceci devrait être plus qu’assez pour mettre en perspective l’incapacité transformée en colère exhibée par le Pentagone et ses vassaux nouveaux cons / nouveaux cons libéraux.

Ajoutez à cela la guerre déclarée entre le Pentagone et la CIA sur le théâtre de la guerre en Syrie, où le Pentagone soutient les Kurdes syriens du YPG/YPJ, qui ne sont pas nécessairement en faveur d’un changement de régime à Damas, tandis que la CIA, elle, soutient toujours plus avant les “rebelles modérés”, comme les rebelles infiltrés liés à Al-Qaïda. Renforçant la marque de fabrique de l’école de politique étrangère des Trois Corniauds de l’administration Obama, les menaces américaines ont volé plus librement que la trique pulvérisatrice sanglante de crâne de Negan dans la nouvelle saison de “the Walking Dead”.

Le boss du Pentagone Ash Carter, un nouveau con certifié conforme, a menacé de “conséquences”, comme des frappes “potentielles” contre l’Armée Arabe Syrienne (AAS) pour “punir le régime” après que le Pentagone eût lui-même violé le cessez-le-feu Kerry-Lavrov. Puis finalement, s’est rétracté.

Donc, ce sera le boulot de la virtuellement élue par l’establishement yankee, Hillary Clinton de prendre la décision fatale. Elle ne pourra pas faire établir une zone d’exclusion aérienne parce que la Russie le fait déjà. Et si elle décide de punir le régime, Moscou a déjà télégraphié, au travers de son porte-parole du ministère de la défense, le Major-General Igor Konachenkov, qu’il y aura définitivement des “conséquences” pour imposer une guerre active “de l’ombre”.

Sun Tzu ne frappe pas en premier

Wahsington bien entendu, se réserve le droit à une capacité de “première frappe nucléaire”, que Clinton soutient totlament (Trump non et pour cela il est diabolisé). Si nous permettons l’hystérie actuelle de passer littéralement nucléaire, alors nous devons considérer le système anti-missile russe S-500, qui scelle efficacement l’espace aérien russe ; Moscou ne l’admettra pas officiellement parce que cela déclencherait une course effrennée à l’armement sans répis.

Une source américaine au sein du renseignement qui a de très proches connexions avec les Maîtres de l’Univers, mais en même temps qui est opposé à la guerre froide 2.0 comme étant “contre-productive”, ajoute cette nuance nécessaire: “Les Etats-Unis ont perdu la course à l’armement, dépensant inconsidérément des milliers de milliards de dollars dans des guerres sans fin et absolument inutiles en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, ne sont plus maintenant une super-puissance globale et ils ne peuvent même plus se défendre eux-mêmes avec leurs obsolètes missiles THAAD, Patriot et Aegis Land Based Balistic Defense System, contre les missiles intercontinentaux russes, alors même que les Russes ont scellé leur espace aérien. Les Russes sont très probablement quatre générations d’armement en avance sur les Etats-Unis.”

De plus, dans les profondes places fortes secrètes de la planification de la guerre de l’ombre, le Pentagone sait pertinemment ainsi que le ministère russe de la défense, que dans l’éventualité où un quelconque Dr Folamour déclenchait une attaque préventive contre la Russie, la population russe serait protégée par leur massif système de défense anti-aérien, ainsi que par un grand nombre d’abris nucléaires dans toutes les grandes villes. Les avertissement à la télévision russe n’ont pas été étouffés, la population saurait exactement quoi faire, où aller dans l’éventualité épouvantable où une guerre nucléaire éclaterait.

Pas la peine d’ajouter, l’horrible possibilité d’une attaque nucléaire primordale américaine tourne tous ces jeux de guerre, planification de l’OTAN de style seconde guerre mondiale en Europe de l’Est en un monceau de conneries propagandistes totalement inutiles.

Comment Moscou a t’elle pu planifier pour tout cela ? D’après une source du renseignement américain, “Ils ont retiré pratiquement tout leur budget militaire de la déclaration de leur budget fédéral, leurrant l’occident à penser que la Russie ne pouvait plus se permettre financièrement une construction militaire massive et que donc il n’y avait plus rien à craindre de la Russie car elle était finie en tant que grosse puissance mondiale.
Le budget militaire (déclaré) était réduit à une peau de chagrin, il n’y avait donc plus rien à se soucier aussi loin que la CIA était concernée. Si Poutine montrait en public, son énorme construction militaire, l’occident aurait pu immédiatement remédier et agir comme en 2014 lorsqu’il a fait baisser drastiquement le prix du pétrole.”

Le point important alors révèlerait le Pentagone comme étant totalement pris au dépourvu pour une guerre directe, alors même qu’il menace la Russie quotidiennement et bluffe son monde ; “Comme Brzezinski l’a fait remarquer, si c’est le cas, cela veut dire que les Etats-Unis ont cessé d’être une puissance mondiale. Les Etats-Unis peuvent continuer à bluffer, mais ceux qui s’allient avec eux n’auront nulle part où aller si ce bluff est démasqué, comme cela se produit maintenant en Syrie.”

La source du renseignement US est formelle pour dire qu’ une des plus grosses constructions militaires de l’histoire s’est passée au nez et à la barbe du chef de la banque centrale de Russie Elvira Nabioulina et du ministère russe des finances tandis que la CIA attend elle, ce qu’elle pense qui sera l’inévitable effondrement de la Russie.
La CIA va devoir attendre toute l’éternité pour voir la Russie s’effondrer. Cette gigantesque manœuvre d’enfumage est d’une facture de pur génie et démontre bien que la CIA, qui est totalement noyée dans les données collectées de partout et qui est absolument incapable de relier les points entre eux, a besoin d’être complètement réorganisée (NdT: Abolie est le mot plus juste !… La CIA étant le bras armé de Wall Street et ne rendant de comptes qu’à ses maîtres de la haute-finance, l’ensemble du système doit être aboli !). De plus le système américain de fourniture d’armement doit aussi être complètement réorganisé ; il ne pourra jamais continuer si des programmes d’armement nouveaux comme celui du tristement célèbre F-35, prennent 20 ans à développer et sont obsolètes à leur mise en service. Les Russes ont un plan quinquénal de développement pour chaque système d’armement et ils sont bien en avance sur nous dans tous les domaines clef.

Si cette analyse est correcte, cela va contre même les estimations les plus précises russes, disant que leur potentiel militaire est peut-être fort, asymétriquement, mais toujours bien inférieur à la puissance militaire américaine.

Les analystes occidentaux bien informés savent que Moscou ne crâne jamais au sujet de ses développements militaires et a maîtrisé l’élément de surprise. Bien plus que d’exposer le bluff, c’est la tactique de Moscou à la Sun Tzu qui fait vraiment bafouiller la grande gueule de Washington.