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Gilets Jaunes… Les Zapatistes du Chiapas nous montrent la voie… 25 ans d’autonomie à étendre au monde !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 mai 2019 by Résistance 71

 

25 ans plus tard, le zapatisme poursuit sa lutte

 

Julia Arnaud

 

Mai 2019

 

Source:

https://www.revue-ballast.fr/25-ans-plus-tard-le-zapatisme-poursuit-sa-lutte/

 

Le 1er janvier 2019, les zapatistes ont célébré les 25 ans de leur soulèvement. L’occasion de réaffirmer leur engagement dans la construction, ici et maintenant, de leur autonomie et la défense de leur territoire au sud du Mexique. Leur mot d’ordre ? « Le peuple gouverne et le gouvernement obéit. » Face à la pression toujours croissante du capitalisme et des mégaprojets défendus par le nouveau gouvernement « progressiste », de nombreux soutiens nationaux et internationaux se sont exprimés au cours de ces quatre derniers mois. La répression ne faiblit pas ; la lutte non plus : récit, sur place, d’une commémoration et d’un appel, lancé le 10 avril dernier, « à lever un réseau mondial de rébellion et de résistance contre la guerre qui, si le capitalisme triomphe, signifiera la destruction de la planète »*

(*) Note de R71: Nous avons relayé cet appel et même créé une page spéciale à cet effet sur Résistance 71, ici

Le 1er janvier 1994, sortis de la nuit, les zapatistes ont occupé cinq villes du Chiapas — dont la touristique San Cristóbal de las Casas — et donné à connaître au Mexique et au monde entier leurs revendications : travail, terre, logement, alimentation, santé, éducation, indépendance, liberté, démocratie, justice et paix. Après plusieurs jours de combat et sous pression de la société civile, l’EZLN — l’organisation militaire du mouvement fondée en 1983 — et le gouvernement s’assoient à la table des négociations : elles donnent naissance, en 1996, aux Accords de San Andrés. Ils ont pour but de permettre la reconnaissance de l’autonomie et du droit à l’autodétermination des peuples indigènes1 ; sans surprise, ils ne seront jamais respectés par les gouvernements successifs. Dans une situation de contre-insurrection permanente, dans un territoire occupé par les militaires et les paramilitaires, l’EZLN et les communautés zapatistes choisissent alors la voie de la construction de leur autonomie et de la mise en pratique unilatérale de leurs exigences. En 2003, les cinq caracoles — et avec eux les Conseils de bon gouvernement — sont fondés ; ils deviennent les centres politiques et culturels des cinq zones autonomes.


« Vous êtes en territoire zapatiste en rébellion
Ici le peuple commande et le gouvernement obéit. »

À mon arrivée, en 2010, alors que les questions me brûlaient les lèvres, la première réponse que l’on m’a donnée à Querétaro, au centre du pays, bien loin du Chiapas, fut : « Mais non señorita, les zapatistes n’existent plus, c’était en 1994… » Tout le monde a entendu parler de la lutte zapatiste. Peut-être du café rebelle. Sans doute du sous-commandant insurgé Marcos. Mais peu, même au sein des espaces militants, savent ce qui se trame encore ici, en 2019, dans les montagnes du sud-est mexicain. Si depuis bien longtemps les médias officiels ont entrepris un méthodique travail de désinformation, le silence public des zapatistes n’en a pas moins été volontaire : entre 2009 et 2012, pas un seul communiqué n’a été publié alors qu’ils nous avaient habitués, par la plume dudit sous-commandant, à une prose prolifique depuis 1994. Ce mutisme était celui de la construction, en interne, de leur autonomie ; ils l’ont rompu avec fracas le 21 décembre 2012 — tandis que 50 000 membres des communautés zapatistes (les « bases d’appui ») remplissaient sans le moindre bruit les rues de San Cristóbal, poing levé, visage couvert —, par la détonation d’un communiqué des plus brefs : « Vous avez entendu ? / C’est le son de votre monde qui s’écroule, / C’est le son du nôtre qui resurgit. / Le jour qu’a été le jour, était la nuit, / Et la nuit sera le jour qui sera le jour. / DÉMOCRATIE / JUSTICE / LIBERTÉ. »

Ce monde, ils en poursuivent la création. Leur autonomie se développe jour après jour : des écoles, des hôpitaux, une autre justice, des collectifs agricoles et artisanaux ont fleuri dans toute les zones. Nous sommes de plus en plus nombreux à leur avoir rendu visite, à avoir appris à leur côtés, notamment grâce à la « Petite école zapatiste » — plusieurs milliers de personnes se sont alors rendues dans les communautés afin d’apprendre de leur quotidien et d’étudier les quatre livres de cours réalisés par des membres des différents caracoles, ceci sous le regard attentif de leur votán, ces « gardiens » et « gardiennes » qui ont accompagné chacun d’entre nous et ont répondu patiemment à nos questions. « Ici, c’est le peuple qui dirige, il a sa propre politique, il a sa propre idéologie, il a sa propre culture, il crée, il améliore, il corrige, il imagine et il va continuer de travailler » : c’est là ce que nous rappelle le sous-commandant Moisés, successeur de Marcos en tant que porte-parole depuis 2013. Quand on leur demande combien de personnes représentent les zapatistes, la réponse est évasive, toujours, mais pourtant claire : « Beaucoup ! »


Conseil de bon gouvernement 

Sur la route de la Realidad

« Demain, départ 6 heures, lever 4 heures. » Tels ont été les derniers mots des compas2 zapatistes : la Rencontre de Réseaux, qui s’est tenue du 26 au 30 décembre 2018 en terres récupérées, près du village de Guadalupe Tepeyac, afin que se rencontrent, se retrouvent et s’organisent les différents « individus, groupes, collectifs, organisations » qui luttent pour un autre monde, s’est terminée après une assemblée plénière de trois heures. Si au Mexique les horaires sont toujours assez flexibles et relatifs, ici, en territoire zapatiste, l’autodiscipline est primordiale : sans elle, ils n’en seraient pas là. « Que vous votiez ou que vous ne votiez pas, organisez-vous ! », nous ont-ils maintes fois répété. Comme dans de nombreuses communautés originaires, le changement d’heure n’existe pas pour les zapatistes ; c’est « la hora de Dios », « l’heure de Dieu », celle du monde, du soleil et de la vie — 4 heures, c’est donc 3 heures.

Les lumières s’allument, le matériel a été chargé dans des camionnettes prêtes à partir ; des visages, fatigués par ces derniers jours de discussions et ces dernières nuits de musique autour du feu, émergent des tentes. Nous sommes tous prêts à embarquer dans les bus, les bétaillères et les autres véhicules ; la longue caravane s’avance bientôt. De la Municipalité autonome rebelle zapatiste (MAREZ) San Pedro Michoacán, où s’est tenue la rencontre, jusqu’au caracol de la Realidad, dit « Mère des caracoles de la mer de nos rêves », il faut une heure et demie de route sur un petit chemin de terre qui monte, descend, serpente. Les passagers se rendorment tant bien que mal ; le convoi avance, s’arrête ; « Tiens, que se passe-t-il ? », « Rien, ce sont ceux de devant qui ont perdu les sacs sur le toit », « Ah », ça repart. Le soleil se lève, la forêt apparaît et avec elle la brume matinale que percent les montagnes — en contrebas, se dessinent la vallée et la communauté. Nous arrivons maintenant à l’entrée du village ; des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes et des anciens accueillent la caravane par de francs sourires de bienvenue. Les maisons, petites et en bois, sont pour certaines d’entre elles recouvertes de panneaux solaires.

Il y a huit ans, en pleine période de silence, j’étais venue ici. J’avais demandé à rencontrer le Conseil de bon gouvernement : les compas m’avaient donné de quoi manger et un endroit où dormir mais, à 4 heures du matin, ils m’avaient prévenu que le Conseil ne pourrait pas me recevoir et que le prochain bus passait dans 30 minutes. L’un d’entre eux m’avait murmuré : « Aujourd’hui, ce n’est pas possible, mais on te promet que la prochaine fois tu rentreras. » Cette prochaine fois arrive ce 31 décembre 2018. La journée se passe entre siestes et retrouvailles. Les discussions vont bon train : on nous interroge longuement sur les gilets jaunes qui, vus d’ici, incarnent la révolution en cours. La lumière du jour commence à faiblir et nous rejoignons le préau qui surplombe la place centrale du caracol. La foule est dense, les bases d’appui zapatistes sont au premier rang ; nous nous tassons à l’arrière ; par la porte principale, une partie des troupes fait son entrée ; un long défilé commence. Il durera plus d’une heure. Conduits par le sous-commandant Galeano (anciennement Marcos), plus de 3 000 hommes et femmes, vêtus d’une chemise marron et d’un pantalon vert accordé à leur casquette, foulard rouge autour du cou, d’abord à cheval et à moto puis à pied, avancent et, déjà, s’alignent au rythme des bâtons qu’ils frappent à chaque pas. Ils sont la nouvelle génération, les enfants de celles et ceux qui, partis de ce même lieu, étaient allés combattre et donner leur vie 25 ans plus tôt. Il n’y a pas d’armes, mais cette démonstration nous rappelle que l’Armée zapatiste de libération nationale n’a jamais baissé la garde.


L’escargot de l’émancipation !

« Nous sommes seuls »

L’assistance attend les traditionnels discours d’anniversaire. Le Conseil de bon gouvernement de La Realidad s’exprime par la voix d’une jeune commandante, qui, comme beaucoup, est née après le soulèvement de 1994. Elle déclare : « Aujourd’hui, nous célébrons nos déjà 25 ans de lutte, nous sommes les plus oubliés, les plus marginalisés, les plus exploités par le système capitaliste néolibéral. » Et poursuit : « En tant que peuple en résistance et en rébellion, nous avons compris qu’il n’y a pas d’autre chemin que celui de nous organiser, depuis n’importe quel recoin du monde. Chaque organisation a des manières et des habitudes différentes de s’organiser, mais oui, tous et toutes contre le même ennemi qu’est le système capitaliste néolibéral. » Puis, par la voix du sous-commandant insurgé Moisés, combattant de la première heure et aujourd’hui « gardien de la porte » qui interagit entre l’intérieur et l’extérieur du mouvement (depuis que le sous-commandant Marcos est parti tenter de réparer son ordinateur, selon le communiqué envoyé à cette occasion…), ces mots : « Nous sommes seuls. » Même si quelques voix affirment le contraire, nous savons que c’est vrai. Nous, la Sexta3 et les sympathisants nationaux et internationaux, sommes loin d’avoir atteint le niveau d’organisation qu’il conviendrait pour affronter la guerre en cours.

Fin 2018, le peuple mexicain a élu à sa tête Andrés Manuel López Obrador : un homme qui se réclame de la « gauche progressiste » et entend mener à bien les mégaprojets chers aux néolibéraux — le Train Maya, le Projet intégral Morelos (PIM4). Le nouveau président avait promis d’abandonner ce dernier projet, avant de le remettre à l’ordre du jour ; il vient de faire sa première victime, Samir Flores — 100 ans après Emiliano Zapata, et ce pour défendre la même cause, celle de la terre et de la liberté. Figure de l’opposition au PIM et membre du Congrès national indigène, il a été assassiné le 20 février 2019 après s’être exprimé, la veille, contre la « consultation populaire » à venir lors d’un forum organisé par le gouvernement. Ces consultations ont pour but de légitimer les mégaprojets alors que les principaux concernés — les habitants de ces terres — ont déjà exprimé clairement et ouvertement leur refus…

« Et nous ne vous avons pas menti, compañeras et compañeros, poursuit Moisés. Il y a cinq ans, nous l’avons dit au peuple du Mexique et au monde entier, que quelque chose d’encore pire allait arriver. Dans les langues que parlent celles et ceux de l’extérieur, ils l’appellent crise, hydre, monstre, mur. Nous le leur avons dit en essayant d’utiliser leurs mots, la manière dont ils parlent, mais même comme ça, ils ne nous ont pas écouté. Et, du coup, ils croient que nous leur mentons parce qu’ils écoutent celui dont je ne veux même pas prononcer le nom, celui qui est au pouvoir, je préfère l’appeler l’escroc, le fourbe. » En vue des dernières élections, les « peuples, tribus, nations et quartiers » composant le Congrès national indigène (CNI5) ont désigné une femme indigène en tant que représentante du CNI et de l’EZLN à la présidentielle de 2018. Marichuy et le Conseil indigène de gouvernement (CIG6) ont été nommés avant d’entamer une tournée dans tout le pays pour récolter les signatures nécessaires ; en raison d’un nombre insuffisant, Marichuy n’a pu se présenter mais elle a mis en évidence les vices du système électoral. Elle était la seule à représenter le Mexique d’en bas, à gauche.

Depuis plusieurs années, les zapatistes ont organisé un grand nombre d’événements afin que nous nous connaissions, que nous nous reconnaissions et que nous nous organisions. Car il y a urgence. Les victimes de la Quatrième Guerre mondiale, celle du capitalisme contre l’humanité, ne se comptent plus. Ce concept a été longuement développé par le sous-commandant Marcos dans un communiqué en date de l’année 2003 : « À la fin de ce que nous osons appeler la “Troisième Guerre mondiale” et que d’autres appellent la Guerre froide, il y a eu une conquête de territoire et une réorganisation. […] À partir de là, on voit se dessiner ce que nous appelons la Quatrième Guerre mondiale. […] La conception théorique qui donne des bases à la globalisation c’est ce que nous appelons “néolibéralisme”, une nouvelle religion qui va permettre de mener à bien le processus. Avec cette Quatrième Guerre mondiale, une nouvelle fois, les territoires sont conquis, les ennemis sont détruits et la conquête de ces territoires est administrée. […] Puisque l’ennemi antérieur a disparu, nous, nous disons que l’ennemi c’est l’humanité. La Quatrième Guerre mondiale détruit l’humanité dans la mesure où la globalisation est une universalisation du marché, et tout humain s’opposant à la logique du marché est un ennemi et il doit être détruit. En ce sens, nous sommes tous l’ennemi à vaincre : indigènes, non-indigènes, observateurs des droits humains, enseignants, intellectuels, artistes. N’importe qui se croyant libre alors qu’il ne l’est pas. »

L’heure n’est plus à la contemplation du désastre planétaire. Si les zapatistes l’ont compris depuis longtemps, et ont agi en conséquence dans leurs territoires, nous ne pouvons en dire autant. Moisés, debout à la tribune aux côtés des commandants et commandantes de l’EZLN ainsi que des représentants des Conseils de bon gouvernement, poursuit : « Nous sommes seuls. Nous sommes seuls comme il y a 25 ans », mais « nous allons faire face », « nous allons défendre ce que nous avons construit ». Les zapatistes ont déjà donné leurs vies, celle du sous-commandant insurgé Pedro7 — et de bien d’autres. « Ce n’est pas facile d’affronter depuis 25 ans ces milliers de soldats, protecteurs du capitalisme, qui sont ici, là où nous nous trouvons, nous sommes passés sous leur nez ces jours-ci. Ce n’est pas facile d’affronter les paramilitaires, ce n’est pas facile d’affronter les petits leaders qui ont aujourd’hui acheté tous les partis politiques, en particulier la personne et le parti qui sont au pouvoir. Mais ils ne nous font pas peur. Ou bien si ? Ils nous font peur, compañeras et compañeros ? » L’assemblée répond d’une seule voix : « Non ! »

« Compañeros, compañeras, celui qui est au pouvoir va détruire le peuple du Mexique mais principalement les peuples originaires, il vient pour nous, et spécialement pour nous l’Armée zapatiste de libération nationale. » Mais cette décision, ils la prennent seuls, sans engager celles et ceux qui les soutiennent et marchent à leurs côtés. La réponse du CNI-CIG ne s’est pourtant pas faite attendre : par un communiqué publié le jour suivant, ils déclarent : « Nous avertissons les mauvais gouvernements que n’importe quelle agression [contre l’EZLN] est aussi une agression contre le CNI-CIG » — et d’appeler, par la même occasion, « les réseaux de soutien dans tout le pays ainsi que les réseaux de résistance et de rébellion au Mexique et dans le monde entier à être attentifs et organisés pour agir ensemble et construire un monde dans lequel nous pourrons toutes et tous vivre ». Bien d’autres messages de soutien ont suivi. L’un d’eux a notamment été signé par des centaines de femmes ; il fait suite à la « Première rencontre internationale politique, artistique, sportive et culturelle de femmes qui luttent », convoquée par les femmes zapatistes le 8 mars 2018 au caracol de Morelia (la seconde édition a du être annulée cette année en raison des conditions de sécurité et de pression). Cette rencontre avait réuni plus de 7 000 femmes du monde entier : les femmes zapatistes nous appellent a organiser, partout, d’autres évènements de ce type « pour que la petite lumière qu’elles nous ont offerte ne s’éteigne pas ». Plusieurs rassemblements de femmes ont déjà eu lieu depuis le mois de mars dans tout le Mexique ; d’autres restent à venir (notamment au mois de juillet 2019, dans l’État de Veracruz, à l’appel des femmes du CNI-CIG). Nous espérons que d’autres encore suivront dans les prochains mois — et, qui sait, dans le monde entier.

Les zapatistes ne demandent à personne de prendre les armes ; « pendant ces 25 ans [ils n’ont] pas gagné avec des balles, avec des bombes, mais par la résistance et la rébellion ». Cette position de l’EZLN est, de longue date, sans équivoque ; elle avait d’ailleurs été rappelée lors de l’assassinat du professeur Galeano par des paramilitaires, en 2014 — Marcos avait alors symboliquement échangé sa place dans la tombe, en prenant son nom. Aujourd’hui, ils continuent de demander « justice et non vengeance ». Ce n’est pas avec des armes que l’on construit des écoles et des hôpitaux. Mais, comme l’écrit le journaliste Luis Hernández Navarro, « ce 31 décembre [2018], ils ont mis sur la table leur visage militaire. Celui qui n’implique pas de prendre une arme, mais qui implique de résister. Le message symbolique de leur déploiement ne pouvait pas être plus explicite ».

30 millions de personnes ont voté pour l’actuel président Andrés Manuel López Obrador. Dans un contexte aussi difficile que celui du Mexique où la corruption, la violence, les féminicides, la mort et les disparitions forcées sont le pain quotidien, c’est sans aucun doute l’espoir du changement qu’ont recherché les électeurs. Mais les différents gouvernements « progressistes » latino-américains de ces dernières années l’ont prouvé : les peuples originaires ne seront pas pris en compte. « Ils viennent pour nous », martèle Moisés. Et cela, le gouvernement n’a pas tardé à le confirmer : l’investiture présidentielle du 1er décembre 2018 n’a été qu’une grande mascarade. En rassemblant de soi-disant représentants des peuples indigènes, le nouvel élu s’est vu remettre le « bastón de mando », le bâton de commandement, symbole de pouvoir et de représentation dans les cultures originaires. Quelques jours plus tard, la farce s’est rejouée au Chiapas lors d’une cérémonie visant à « demander son autorisation à la Terre-mère » pour la construction du Train Maya, qui entend traverser les États de Quintana-Roo, Campeche, Chiapas et Tabasco afin d’interconnecter différentes « zones économiques spéciales » (ZEE) en atteignant la côte Pacifique, via le couloir transisthmique8, autre mégaprojet hautement contesté… « C’est ça que fait le gouvernement actuel, il consulte pour pouvoir venir nous affronter, nous, les peuples originaires et en particulier nous, l’Armée zapatiste de libération nationale, avec sa saleté de Train Maya — et, en plus, en lui donnant le nom de nos ancêtres ! Nous ne l’acceptons pas. Il peut bien lui donner le nom qu’il veut, ça ne veut rien dire. Nous ne lui avons rien demandé. Il n’a qu’à lui donner le nom de sa mère ! », poursuit le porte-parole.

Selon le gouvernement, ce projet favoriserait la mobilité, les échanges et l’emploi des peuples occupant ces territoires ; en réalité, il favorisera le tourisme de masse et le saccage des terres du Sud, si convoitées pour leurs richesses naturelles par les puissances internationales. Autrement dit : ce fut là une cérémonie pour demander à la Terre le droit d’exterminer les peuples originaires. « Qu’il se passe ce qui doit se passer, que ça coûte ce que ça doit coûter et que vienne ce qui doit venir. Nous allons nous défendre, nous nous battrons s’il le faut ! Ou non, compañeros et compañeras ? » On entend « Si ! » à l’unisson. « Donc que ce soit bien clair, compañeros et compañeras ; ici, il n’y a ni sauveur, ni sauveuse. Les seuls sauveurs et sauveuses, ce sont les hommes et les femmes qui luttent et qui s’organisent, ceux qui le font devant leur peuple. Le changement que nous voulons, donc, c’est qu’un jour, le peuple, le monde, les femmes et les hommes décident de comment ils veulent vivre leur vie, qu’il n’y ait pas un groupe qui décide la vie de millions d’êtres humains. Non ! Nous le résumons en seulement deux mots : le peuple commande, le gouvernement obéit. »

C’est ensuite par la voix d’une autre jeune commandante que s’exprime le Comité clandestin révolutionnaire indigène-Commandement général (CCRI-CG) de l’Armée zapatiste de libération nationale : « Même s’ils consultent un milliard de personnes, nous ne nous rendrons pas. Même s’ils demandent la permission à leur putain de mère, nous ne céderons pas. De 1492 à 2018, se sont écoulées 525 années de résistance et de rébellion contre les grandes humiliations étrangères et mexicaines et ils n’ont jamais pu nous exterminer. Nous, ceux de sang brun, couleur de la terre-mère, nous réitérons que nous sommes là et que nous continuerons à l’être. Un milliard d’années pourront s’écouler, les femmes zapatistes et les hommes zapatistes seront toujours là. » Sur ces mots, et après avoir annoncé qu’à partir de cet instant leur participation et leur parole passeraient par l’art, les représentants zapatistes se taisent. La foule se disperse. Poèmes, chansons : place aux délégations des différentes régions. Dans l’après-midi, une pièce de théâtre a mis en scène l’entrée des troupes dans la petite ville de Las Margaritas, le 1er janvier 1994, et la chute du compañero Pedro, tombé sous les premières balles ; en cet instant et sous nos yeux, c’est au rythme d’une guitare que l’on honore une nouvelle fois la mémoire de celui qui a « accompli son devoir » : « Quand le sous-commandant Pedro passait dans les villages, il disait toujours : “Nous devons nous préparer car la lutte continue, politique et militaire.” Alors la lutte a commencé, très secrète et très discrète, alors que les insurgés et les troupes se préparaient à devenir guérilleros en faisant très attention à leur sécurité. Aujourd’hui, que tout le monde sache que le Sup Pedro n’est pas mort, qu’il vit dans les cœurs des hommes qui, très dignement, luttent avec un immense amour pour un monde plus humain. »

Un jeune garçon s’avance, sous son passe-montagne, pour lire quelques vers : « Avec cette poésie, je te dis au revoir, / En me rappelant pour toujours ton nom, / En résistant. / Liberté. Justice. Démocratie. / Mourir pour vivre. » Puis la musique reprend. Un morceau de rap (« Nous avons une guerre à gagner et beaucoup de choses à fêter ! »). Ne pas oublier. Et pour eux, continuer — dans la joie. Éclate un feu d’artifice ; dans la nuit retentissent les slogans : « Vive l’EZLN ! », « Mort au capitalisme ! », « Vivent les Conseils de bon gouvernement ! », « Vive le Chiapas ! Vive le Mexique ! » Nous dansons jusqu’au petit matin.

Que le peuple gouverne !

« Un pas important consiste à assumer clairement la possibilité de se libérer du capitalisme, écrit l’historien Jérôme Baschet. On ne peut pas continuer de dénoncer les crimes de ce système pour finalement s’incliner devant son apparente invincibilité ou ajourner son hypothétique fin à un futur si lointain que, dans la pratique, cela signifie la même chose. » Le 10 avril 2019, à Chinameca, le CNI et le CIG se sont déclarés en état d’alerte et ont enjoint « les peuples de ce pays et les peuples du monde à [s’écouter] et à unir les chemins qui ont un même horizon, en bas et à gauche ». L’EZLN a quant à elle dénoncé les intrusions militaires qui se sont accentuées sur son territoire au cours des derniers mois, ainsi que « les mauvais gouvernements qui séquestrent l’image d’Emiliano Zapata Salazar », dont la cause est aujourd’hui honorée « sur tout le territoire que nous appelons encore le Mexique : le zapatisme ». Alors oui, le capitalisme doit mourir : c’est lui ou nous. Au Brésil, les peuples originaires et leurs territoires sont attaqués par le pouvoir fasciste, évangéliste, néolibéral ; au nord de la Syrie, où se mène l’expérience résistante du Rojava — qui a salué l’anniversaire zapatiste et dont une délégation était présente lors de la commémoration à Chinameca —, la Turquie de l’OTAN constitue une menace vitale permanente ; en France, on frappe les ZAD et on éborgne les gilets jaunes ; et partout, on traque les personnes en situation de migration. C’est pourquoi l’EZLN a réitéré son appel, ce même mois d’avril 2019, « à lever un réseau mondial de rébellion et de résistance contre la guerre qui, si le capitalisme triomphe, signifiera la destruction de la planète ». Il ne tient qu’à nous.

Notes:

1. Au Mexique, ce terme est largement préféré à celui d’« indien », controversé et, selon le contexte, parfois péjoratif.
2. De compañeros, camarades.
3. La Sexta nationale et internationale rassemble les adhérents à la Sixième déclaration de la Selva Lacandona, prononcée en 2005. Ce texte clé est une analyse politique de la situation locale et globale ; il propose de marcher ensemble contre l’ennemi commun.
4. Le PIM regroupe des centrales électriques, un aqueduc et un gazoduc. Il est contesté par les peuples originaires de ces territoires ainsi que par de nombreux scientifiques en raison des risques sismiques.
5. Cette organisation rassemble les différents peuples indigènes en lutte ; elle a été fondée peu de temps après le soulèvement.
6. Conseil rassemblant les représentants paritaires de toutes les langues composant le CNI.
7. Second commandement de l’EZLN en charge du premier régiment lors de la prise de Las Margaritas et de l’attaque de la base militaire de Comitán, en 1994.
8. Qui passe à travers un isthme.

Lectures complémentaires:

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

Manifeste pour la Société des Sociétés

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

confederalisme_democratique

6ème_déclaration_forêt.lacandon

 

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Guerre impérialiste au Moyen-Orient : La marchandise à tout va… Les mercenaires de Blackwater forment Daesh en Irak…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, chine colonialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 mai 2019 by Résistance 71

Gilets Jaunes !… Le jour où les mercenaires de Blackwater (et autres) viendront faire le « maintien de l’ordre oligarchique » dans les rues des villes de France n’est non seulement plus de la « science-fiction », mais sûrement plus proche qu’on ne le croit…
La dictature marchande ne peut plus qu’employer des mercenaires à tous les niveaux pour faire un boulot de plus en plus sale et qui salira aussi de plus en plus…

Le mercenariat est le passage obligé de la dictature de la marchandise en mouvement, nous le disons depuis des années, les jours de la flicaille d’état sont comptés, bientôt l’ordre fasciste marchand sera maintenu par les hordes de mercenaires qui ne rendront compte qu’aux entreprises transnationales qui les emploient. Blackwater / Academi ou quelque soit le nom actuel de cette entité, en est le meilleur exemple. N’oublions pas que l’entité mercenaire a créé une entreprise en Chine et sera (grassement) payée pour assurer la protection de la « nouvelle route de la soie » chinoise… L’empire en mutation et ses armées privées se mettent en place. La Chine est entrée au capital de Blackwater depuis 2017.

« Blackwater en route pour la Chine » (février 2017)

Il ne tient qu’à nous de dire NON ! Assez ! ¡Ya Basta! En masse…
A bas l’État, à bas les institutions, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat ! Pour que vive la Commune des communes libres, la société des sociétés de notre humanité émancipée en enfin épanouie. Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

~ Résistance 71 ~

 


Erik Prince… Prince de Chine avec Blackwater/Academi

 

Blackwater revient en Irak… pour entraîner les djihadistes takfiristes (Daesh)

 

Al Manar

 

6 mai 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1352760

 

Le tristement célèbre groupe paramilitaire américain Blackwater est retourné en Irak pour former des miliciens jihadistes takfiristes contre le gouvernement irakien, a révélé le journal libanais al-Akhbar, le samedi 4 mai.

Selon le rapport, une source proche du chargé de mission étatsunien en Irak, Judy Hood, a déclaré que Blackwater a transféré des équipements militaires étatsuniens depuis la Jordanie à destination de la province occidentale d’al-Anbar, en pleine coordination avec la base de Ain al-Assad, ajoutant que la compagnie forme actuellement les terroristes de l’EI dans cette base.

A la foi de sources sur le terrain, le journal libanais ajoute que durant les affrontements à Baghouz, la dernière poche de Daech à Deir Ezzor, des camions escortés par des véhicules américains ont transporté des miliciens de Daech depuis cette ville en direction de Ain al-Assad.

L’information de retour de Blackwater en Irak avait auparavant été rendue publique par le site en ligne de la télévision qatarie al-Jazeera, se fiant au site américain BuzzFeed News. Selon ce dernier, c’est la sénatrice américaine Jan Schakowski qui est derrière cette révélation, indiquant qu’il s’est fait  cette fois-ci sous une nouvelle appellation, « Frontier Services Group»

Le 29 avril dernier, BuzzFeed  a assuré que le fondateur de cette société Eric Prince a créé une nouvelle société sécuritaire dans le sud de l’Irak, et plus précisément dans la région de Bassorah, riche en pétrole.

Avec son quartier général à Hong Kong et une succursale aux Emirats arabes unis, elle serait financée par des capitaux chinois, d’après BuzzFeed News.

Blackwater avait été expulsé d’Irak en 2007, après des tirs de feu meurtriers perpétrés contre 14  civils à Bagdad.  Pour échapper aux poursuites judiciaires, elle a opéré un premier changement d’appellation vers Academi.

 

Guerre coloniale en Palestine: La résistance palestinienne humilie le « dôme de fer » de l’entité sioniste…

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La tactique gagnante de la résistance pour briser le “dôme de fer” israélien

 

Al Manar et Press TV

 

6 mai 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1353981

 

Entre les 4 et 6 mai 2019, sur un total de près de 700 missiles palestiniens tirés contre Israël, seuls 173 ont été interceptés. C’est plus qu’une catastrophe quand on sait l’écart gigantesque entre le coût d’un missile du Dôme de fer (80 000 dollars) et le coût d’un missile palestinien  (300 à 1000 dollars), estimaient les analystes israéliens, approuvant à mots couverts ceux des colons sionistes qui dénonçaient leurs officiers pour s’être servi d’eux à titre de « bouclier humain » en les plaçant sous la protection d’une « passoire » dénommée « Dôme de fer »!

Le porte-parole des brigades Ezzedine al-Qassam revient sur ce nouvel échec du soi-disant bouclier antimissile israélien face à la Résistance et explique comment celle-ci a su le franchir.

« La tactique qui nous a aidée à percer le bouclier et à atteindre nos objectifs a consisté à maintenir une puissance de feu élargie impliquant de nombreux missiles tirés en un laps de temps compact. La puissance de la charge a fait le reste », a souligné Abou Obaida, le porte-parole des brigades Ezzedine al-Qassam

« Avec une haute puissance de destruction, les missiles que Qassam a tirés sur les cibles israéliennes, ont causé de lourds dégâts au régime sioniste et changé de tout en tout le rapport des forces. Surtout que des dizaines de missiles ont été lancés de façon coordonnées et simultanée, ce qui a pris de court à la fois les radars et le dispositif d’interception du bouclier israélien ».

En 48 heures de combats, près de 700 missiles ont été tirés contre les colonies du sud d’Israël et à mesure que le rayon des bombardements israéliens s’amplifiaient, les frappes aux missiles visaient des cibles israéliennes plus distancées de Gaza et plus proche du centre d’Israël.

Pour la première fois depuis 70 ans, les missiles palestiniens ont visé des maisons, des usines et des bâtiments dans les colonies et la presse israélienne évoque même l’incapacité dans certains cas à « se mettre à temps à l’abri ».

En Israël les médias restent trop vagues sur le bilan des dégâts tandis qu’ils n’avancent qu’un bilan de 4 morts et de 115 blessés.

Un simulacre de déploiement en vue d’une opération terrestre a eu lieu sur les frontières avec Gaza impliquant la 7e brigade blindée de l’Armée israélienne et les forces dites d’élite de Golani, mais selon le site israélien DEBKA, Tel-Aviv n’a pas osé s’y aventurer, rapatriant le tout au bout de deux heures.

Une trêve a ainsi été conclue lundi à 4h30 (heure locale) sous l’égide de l’ONU et de l’Égypte, engageant Israël à signer les accords prévoyant la levée du blocus de Gaza. Ce qui veut dire que le régime israélien entre pleinement dans une nouvelle ère, non pas celle promise par le Deal du siècle mais celle où « l’adversaire se mesure à lui et a de quoi le faire acculer ».

En effet, des dizaines de missiles tirés en 48 heures ont frappé le sud, l’est pour s’étendre au nord d’Israël sans que la « défense antimissile tri-couche » israélienne puisse servir à grand chose.

Dans une interview avec le journal israélien, Jerusalem Post, l’ancien chef du département de la recherche des renseignements militaires, Yaakov Amidrror reconnaît que le Dôme de fer n’a pas été en mesure d’intercepter tous les missiles lancés depuis Gaza et il invente pour cette contre-performance diverses raisons.

Selon lui, il y a d’abord la distance de tir : certains missiles ont été lancés depuis des zones limitrophes aux colonies, ce qui a privé Dôme de fer d’avoir le temps nécessaire pour entrer en action d’interception. Mais le manque de temps ne serait pas la seule raison de l’échec du Dôme de fer. Les particularités de la conception de ce système lui feraient échapper aussi « les projectiles destinés à des zones qu’il considère comme vides ou inhabitées ». Il a donc un problème de localisation, a déclaré l’expert militaire israélien arguant que cela avait été le cas du véhicule blindé israélien qui avait été visé et détruit par le missile Kornet de la Résistance palestinienne à Yad Mordechai, près de la frontière avec Gaza.

« Du point de vue du système, il s’agissait d’une zone ouverte sans personnes. Nous n’interceptons pas de telles roquettes », a justifié Yaakov Amidrror sans vraiment convaincre le public israélien qui sur les images de la vidéo diffusée de cette opération, voit un train passer juste derrière le véhicule, ce qui veut dire que le Kornet palestinien aurait bien pu cibler non seulement le blindé mais aussi le train. Un deuxième véhicule blindé israélien a d’ailleurs été visé, le lundi 6 mai. À ceci s’ajoute une autre faille : Les interceptions effectuées par le système n’ont pas fait exploser les charges des roquettes ce qui confirme son échec ».

Le Dôme de fer est un système de défense aérienne mobile israélien, développé par la société Rafael Advanced Defense Systems, conçu pour intercepter des roquettes et obus de courte portée. Le système a été créé à l’origine pour faire face aux attaques de roquettes lancées depuis la bande de Gaza et le Liban.

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_Extension ou Communication

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Zenon_Inversion

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Tempête impérialiste au Moyen-Orient: Force 12 annoncée sur la Syrie… (VT)

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Ouragan sur la Syrie

 

Gordon Duff

 

20 avril 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/04/20/syria-a-storm-is-coming-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La guerre se profile en Syrie. La décision a été prise, les cibles énoncées. La Syrie en a eu assez. La fausse révolution colorée a fait plus qu’échouer, elle a réuni les Syriens dans la rage, leurs maisons détruites, leurs usines pillées, leur héritage quasiment vendu en porte à porte dans les salles de ventes aux enchères de Londres et de New York et maintenant plus de deux millions de réfugiés Syriens retenus en otages par les Etats-Unis.

La guerre arrive.

Et la campagne de bombardement d’Israël ne va pas l’arrêter. Les cibles au travers d’Israël ont été marquées, les dépôts d’ammoniaque de Haïfa, la “vallée de la technologie” et les industries militaires israéliennes. Tout ceci sera touché dans la première salve de 200 missiles Iskander M qui échapperont facilement au système de défense dit du “dôme de fer” dont les centres de commandement seront éteints en signe de prélude. Des sources en Syrie disent que des centaines de lanceurs, protégés par des systèmes de défense BOUK, Pantir S et S-300, sont hors d’atteinte d’Israël. Les scientifiques syriens, dont un grand nombre ont des années d’expérience avec les programmes de développement de missiles les plus avancés en Russie, ont aussi très bien pu créer plus de surprises.

Netanyahou n’a pas dit cela à son peuple. Des milliers d’Israéliens vont mourir dans les toutes premières minutes. La capacité nucléaire d’Israël est inutile, la Russie les a informé il y a longtemps que ceci était la “ligne rouge”. La Syrie s’attend à être touchée par des bombardements massifs, Israël a une grande expérience de bombarder les civils. La Syrie est préparée à la mort, son peuple a 8 années de mort aux mains des takfiris et de leurs “prostituées” américaines et israéliennes, comme l’a dit très clairement le Dr Bassam Barakat, médecin formé en Russie:

“Les Américains ont l’expérience, au Liban dans les années 1980, en Irak. Lorsque les convois de cercueils commenceront à arriver à Washington comme cela est arrivé durant l’occupation américaine de l’Irak, les Etats-Unis connaîtront le prix de leur soutien des attaques d’Israël sur la Syrie.

Les règles du jeu et les règles de l’engagement avec la Syrie ont changé.

Ce qui va se passer est clair, à moins qu’Israël ne commence immédiatement des manœuvres diplomatiques pour étouffer les feux qu’elle a allumés en Syrie, une guerre comme jamais Israël n’a pu l’imaginer va s’abattre sur le peuple israélien à qui ses leaders ont menti.

Israel est vulnérable.

Cette guerre va peut-être nous détruire tous, mais le peuple syrien lui, survivra. Cependant, nous doutons sérieusement qu’Israël puisse dire la même chose. Une tempête se profile à l’horizon.”

En ce printemps 2019, des files d’attente se forment à Damas, pas de chauffage, pas d’essence pour les voitures, des coupures d’électricité, beaucoup d’aliments ne sont plus disponibles, une nation qui semble être à genoux à cause des efforts américains et israéliens pour affamer le peuple de Syrie.

Les Etats-Unis occupent 35% de la Syrie et ont donné ce territoire aux séparatistes kurdes pour qu’ils le partagent avec les unités de l’EIIL qui y demeurent et qui ont largement été ignorés par les Etats-Unis et sa “coalition” alliée dans maintenant près de 4 ans d’une guerre bidon.

(NdT: sur cette affaire, Duff met tous les Kurdes de Syrie dans le même panier et il se trompe, ignorant le Confédéralisme Démocratique. Qu’il y ait eu des Kurdes vendus à l’empire et traîtres à la révolution sociale et au confédéralisme démocratique du Rojava est certain, mais que TOUS les Kurdes du nord-syrien soient des “alliés” des Yanks et de ses mercenaires de Daesh est tout simplement un non-sens total de la part de Duff qui ne semble pas avoir tous les éléments en main pour juger de cette situation politique bien particulière…)


Ne nous regarde pas comme ça Gordon…

Les terres ethniquement arabes données aux rebelles kurdes est le grenier à pain du Moyen-Orient avec aussi ses champs pétroliers et gaziers.

De même, la province d’Idlib, occupée exclusivement par Al Qaïda sous la tutelle américaine, reçoit des convois quotidiens d’armes américaines.

En Syrie du sud, les Etats-Unis ont mis en place un centre d’entrainement près de Rukban, le grand camp de réfugiés où l’Amérique bloque les observateurs internationaux et les convois d’aide. Les Etats-Unis ont peur que ses efforts de recrutement et d’entrainement soient mis au grand jour, efforts quotidiens de convois d’armes et de logistiques militaires tandis que des enfants à quelques mètres de là, meurent de faim à un rythme d’une douzaine par jour. La Syrie est forcée d’entrer en guerre et le fait que Trump ait donné le Golan à Israël a rendu cette guerre qui vient une certitude. La seule question est quand elle aura lieu et la réponse est aussi inattendue, plus tôt que beaucoup ne le supposent. Nous savons ceci, la Syrie a demandé à la Russie d’informer les Etats-Unis que la Syrie attend un retrait total américain de tous les territoires à l’Est de l’Euphrate.

La Syrie a aussi informé la Russie que la puissance aérienne américaine ne sera plus autorisée à opérer en Syrie et que tous les accords qui ont pu être pris et ont tenu pendant la guerre contre l’EIIL sont caduques. Ceci veut dire que les avions de guerre américains sont considérés comme des cibles.

La Syrie a demandé le retrait immédiat de toutes les forces militaires non-syriennes des provinces de Deir al’Zour, de Raqqa et de Hasaka, que les camps d’entrainement de l’EIIL soient fermés, que les mercenaires soient renvoyés chez eux, que les usines de fabrication de gaz de combat toxiques soient fermées et que soient vidés les centres de commandement de leurs conseillers saoudiens, qatari et israéliens.

On pourrait se demander pourquoi donc ce poing sur la table de la part d’une nation qui est supposée être à genoux ? Regardons ce qui est documenté.

Les Etats-Unis négocient maintenant avec les Talibans, ils quittent l’Afghanistan avec la queue entre les pattes comme ils le firent au Vietnam il y a près de cinq décennies.

La situation en Irak est pire, quelques 5000 Américains pensent qu’ils occupent toujours cette nation alors que la rage y est aussi en ébullition. L’Irak sait qu’elle fut presque détruite par les Takfiris avec la pleine complicité de Washington et de Tel Aviv, un quart de millions d’Irakiens sont morts et des millions ont vécu sous un esclavagisme brutal durant des années. Le pétrole irakien fut pillé pour des dizaines de milliards et les bénéfices furent engrangés par des Américains.

Ce n’est pas difficile pour le reste du monde de comprendre ce qu’est l’Amérique. Celle-ci est en train de se désagréger, 60% de ses revenus vont à une armée depuis longtemps bien fatiguée de tant de guerre, bien fatiguée de toujours perdre, une armée qui ne protège rien et menace absolument tout.

Quand la guerre viendra, et elle arrive, elle viendra en Irak, en Iran et les forces américaines autour du monde seront vues comme les peuples irakien et syrien les voient: comme des parasites.

Le langage ici est le langage de la colère, la vaste majorité traduit de l’arabe. Israël et les Etats-Unis vont l’ignorer.

Rien n’a été rarement aussi clair que la situation en Syrie. On ne peut pas dire suffisamment, “8 ans de guerre”, on a besoin que ce soit dit et répété encore et encore, nettoyage ethnique, attaques aux gaz toxiques, enlèvements de masse, viol institutionnalisé, vol et pillage sur une échelle inimaginable.

L’ennemi, car ceci ne fut jamais une “guerre civile”, était quelque chose d’unique, l’ennemi était et est toujours le crime organisé mondial comme je l’ai expliqué à Damas en ce matin de décembre 2014. Il y a une facture à payer et les nations qui ont permis de se laisser soumettre à la règle criminelle vont apprendre une leçon mille fois pire que celle du 11 septembre 2001.

 

Technologie, contrôle et dictature: la 5G et l’arme informatique (Dean Henderson)

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Le matériau humide humain et l’arme ordinateur 5G

 

Dean Henderson

 

16 avril 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/04/16/human-wetware-the-5g-computer-weapon/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1963, les régulateurs fédéraux [aux Etats-Unis] dirent à IBM que l’entreprise ne pourrait pas promouvoir ses machines et nouveaux ordinateurs aux citoyens parce qu’ils représentaient une arme dangereuse par laquelle la désinformation pourrait être utilisé pour subvertir et soumettre des populations entières.

Quelques décennies de déréglementation plus tard, IBM fut finalement autorisée à vendre ses systèmes d’armement au monde. Dès 1993, la National Security Agency (NSA) avait fait installer des portes dérobées dans les microprocesseurs de ces armes ordinateurs, leur donnant un monopole sur le processus du chiffrage encrypté. Ceux qui furent impliqués dans ces efforts furent des gens comme John Podesta, Larry Summers, James Comey, Robert Mueller, Rod Rosenstein et George Bush Senior via l’entreprise du groupe Carlyle (NdT: dont un des frères de Sarkozy fut haut-cadre)

CISCO, connue comme “l’enfant chéri” de la NSA, fut une entreprise clef de cet effort. L’agent de la couronne (City de Londres) General Electrics (GE) fut instrumental pour procurer le logiciel volé requis PROMIS. La firme Intel (les processeurs) en croqua, installant une “télécommande agressive” sur tous ses microprocesseurs connus comme moyen de contrôle d’ingénierie mécanique. Par son nouveau Point Focal Node Trusted Remote Access Control (PFNTRAC), la NSA pouvait donc maintenant tout TRACER.

Hillary Clinton et la cohorte de sa firme de Rose Law Firm participa à cet effort par leur attaque en justice pour viol de patente pour l’entreprise Big Tech dont les sponsors militaires et de la couronne savaient déjà que les patentes et l’innovation joueraient un grand rôle dans la domination future totale tout azimut (Full Spectrum Dominance), ce qui était recherché avec cette nouvelle arme informatique.

Tandis que le gouverneur de l’état d’Arkansas Bill Clinton était occupé à utiliser Mena en Arkansas comme plateforme de financement des contras du Nicaragua par le trafic de la cocaïne et que le top de Little Rock, Jackson Stephens utilisait sa Worthen Bank pour aider la BCCI (NdT: banque de la CIA) à blanchir l’argent pillé par le FMI à de pauvres pays, Hillary aidait l’IBM Eclipse Foundation à voler le logiciel clef depuis Leader Technologies, qui deviendra plus tard… Facebook.

Des gyroscopes de cristal QRS-11 furent aussi envoyés de Littel Rock à la NSA où ils se révèreront de première importance pour le monopole du chiffrage de l’agence. Ils seront dès lors installés sur tout, des jumbo-jets aux voitures en passant par les systèmes du guidage de missiles, avec la capacité d’être allumés ou éteints par leurs contrôleurs de la NSA, les cristaux QRS-11 fourniront la base de ce qu’on appelle aujourd’hui “l’internet des choses”.

L’agent de la couronne / City de Londres SERCO a reçu le contrat pour gérer le bureau américain des patentes et toutes les patentes 5G subséquentes viendraient mystérieusement sous le contrôle de l’ancien de Hewlett Packard (HP) et fondateur d’Agilent, Richard P. Walker.

 (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/03/19/whos-behind-the-5g-cull-of-humanity/)

Au moment où l’homme de l’armée et ancien d’AT&T/Bell Labs Eric Schmidt devint le CEO de Google, la fondation Eclipse d’IBM avait organisé sa sous-traitance de la Silicon Valley pour mettre en place leur rêve de 5G militarisée. Ceci impliquerait du hardware informatique qu’ils avaient déjà, des logiciels, qui bientôt allait sortir des vitrines de la NSA à la Silicon Valley et maintenant bien financées et du matériel “humide” (humain).

Le matériel “humide” signifie être humain ou tout autre créature vivante qui seraient ionisés et programmé sur une base ADN hautement personnalisée avec le hardware et le logiciel pour créer une grille 5G complètement intégrée et contrôlable, ayant la capacité d’un système de contrôle total tout azimut. L’Intelligence Artificielle (IA) imbiberait la grille, cherchant à s’auto-reproduire tout en mettant un terme à l’humanité.

Peu de temps après que Schmidt eut pris position à Google, furent mis en place Gmail, Facebook, Instagram et autres outils de collecte de données de la NSA. La Banque des Règlements Internationaux (NdT: La BRI, GQG du cartel des banques centrales privées siégeant à Bâle en Suisse) avait une faction renégate de la CIA sous son contrôle qui opérait depuis le CERN. Le temps était venu de personnaliser le matériel “humide”. Pour ce faire, tout le monde devrait être profilé émotionnellement, spirituellement et physiquement.

Alphabet, parent de Google, rafla Boston Dynamics qui était la première entreprise de robotique. L’attaque faux-drapeau de la couronne du 11 septembre sur les Etats-Unis donnerait le prétexte pour faire passer la législation du Patriot Act, qui fut ciselée par Robert Mueller et ses cohortes traîtresses affiliées à la City de Londres. Avec la constitution des Etats-Unis officiellement suspendue, les humains n’auraient donc plus aucune base légale pour résister à leur mise en esclavage future au moyen de la grille 5G.

Le GCHQ de la couronne (NdT: l’agence de renseignement britannique) a maintenant pignon sur rue à Fort Meade (Maryland) donnant toute une nouvelle signification au mandat de la FISA (Foreign Intelligence Surveillance Authority).

Le Projet Echelon a fusionné avec l’alliance des Cinq Yeux (NdT: alliance du reseignement liant la GB, les USA, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande). Toutes les communications se retrouvèrent dès lors sous observation du Board of Broadcasting Governors (BBG) ou Bureau des Gouverneurs de la Diffusion. Plus tard le président Obama établirait le Global Engagement Center  au sein du ministère des affaires étrangères pour servir de sorte de “ministère de la vérité”.

George Soros, le lieutenant de Rothschild a attendu dans l’ombre pour sortir sa dernière révolution colorée si nécessaire. Ceci impliquerait le renversement du président Trump si par hasard celui-ci ne voulait pas marcher droit avec l’agenda de mise en esclavage globale de la Couronne / City de Londres. Elle serait appelée la révolution violette, cette couleur étant celle des “familles royales” Utilisant le changement climatique de l’Agenda 21 comme marteau, les humains ont reçu le rôle de méchants dans cette production, faisant ainsi le chemin pour la nouvelle monnaie numérique des Rothschild basée sur le crédit-social (cf le modèle chinois) et l’empreinte carbone, monnaie qui sera utilisée dans la grille de contrôle 5G.

Avec Big Brother maintenant complètement en place, tout dissident opérant sur une plateforme électronique d’ordinateurs militarisés pourra être sorti de la grille depuis les sites variés  de collecte de données contrôlés par la NSA. Facebook et Twitter ont déjà banni des individus radicaux, YouTube a purgé les vidéos qui dénonçaient la 5G et les chemtrails et Amazon a banni les bouquins anti-vaccination.

La publication des dossiers d’Edward Snowden a été arrêtée en mars dernier alors que le milliardaire qui contrôle ces données se plaignaient de problèmes… d’argent. La semaine dernière Julian Assange fut abandonné par le président traître de l’Equateur Lenin Moreno, partie d’un accord en échange d’un emprunt au FMI. Ceux qui ont fait le plus attention à cette affaire ont sans doute remarqué qu’Assange ne fut pas embarqué dans un véhicule de la police de Londres, mais dans une fourgonnette, propriété de l’agent de la Couronne SERCO.

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Lectures complémentaires:

https://resistance71.wordpress.com/?s=dean+henderson

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Comment sortir de la matrice ? En comprenant avant tout la réalité qui nous y enferme, pour ce faire:

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Zenon_Inversion

Patrice Sanchez_Sortir par le Haut !

L’essentiel-de-Resistance71-de-2010-a-2018

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Que faire ?

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

Appel au Socialisme Gustav Landauer

le bouclier du lanceur d’alerte

 

Contre-mesure impérialiste: Le parlement iranien inscrit le Centcom et les troupes d’occupation yankees sur la liste terroriste de l’Iran (Press TV)

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Projet de loi soutenu au parlement iranien pour soutenir la CGRI et mettre le Centcom américain sur liste terroriste

 

Press TV

 

16 avril 2019

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/16/593596/CGRI-terroristes-Iran-Etats-Unis-liste-noire-CENTCOM-projet-de-loi

 

Les députés du Parlement iranien ont adopté le cadre général d’un projet de loi soutenant le Corps des gardiens de la Révolution islamique face aux mesures entreprises par les États-Unis.

Les parlementaires iraniens ont adopté, ce mardi 16 avril, avec 204 votes pour et 2 votes contre, le cadre général d’un projet de loi soutenant le Corps des gardiens de la Révolution islamique face à la récente décision de Washington de le placer sur la liste des organisations terroristes.

Les parlementaires qui ont voté pour ce projet croient que celui-ci symbolise une lutte contre l’arrogance des États-Unis tandis que ceux qui ont voté contre le projet le qualifient d’insuffisant, ajoutant que cela ne garantit pas un respect plein et entier de la Constitution.

Le projet de loi reconnaît les militaires américains comme des terroristes et édicte que toute aide militaire, financière, technique, logistique et de renseignement aux forces américaines sera considérée comme un soutien aux terroristes.

Le secrétaire d’État américain a annoncé le lundi 8 avril inscrire le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), une des composantes des forces armées iraniennes, sur la liste noire des organisations terroristes.

C’est la première fois que les États-Unis s’autorisent à blacklister la force armée d’un État sous prétexte de vouloir la soumettre à un régime de sanctions.

Des juristes ont mis en garde Washington contre une telle décision, arguant que cela pourrait affaiblir la Convention de Genève et mettre en péril la vie des forces américaines déployées au Moyen-Orient.

Empire de la tromperie et du mensonge… Dénouement dans l’affaire Assange-Wikileaks ?… (Veterans Today)

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« Par la tromperie tu feras la guerre »

 

Suite : « Arrestation d’Assange, photo et questions »…

MAJ 13 avril 2019:

« Wikileaks: une opération d’infiltration de l’internet commandité par Cass Sustein » (Article de Webster Tarpley de janvier 2011, traduit par Résistance 71 et publié sur ce blog…)

 

L’agent du Mossad Assange finalement viré de l’ambassade d’Equateur

 

Gordon Duff

 

11 avril 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/04/11/mossad-agent-assange-finally-kicked-out-of-ecuadorean-embassy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Veterans Today s’oppose à l’arrestation de Julian Assange, un des agents les plus efficaces d’Israël contre les Etats-Unis depuis Jonathan Pollard. Pour paraphraser le célèbre film  “Apocalypse Now” (1979), disons qu’arrêter Assange pour travailler pour Israël ou pour toute autre raison inventée, c’est comme arrêter les voitures pour excès de vitesse aux 500 Miles d’Indianapolis…

Washington D.C est remplie d’espions israéliens, tous en liberté, tous des parasites et aucun d’eux n’a la technique d’Assange. Arrêtez Assange en dernier, pas en premier. Nous avons 5 membres de la Cour Suprême de Justice et un train entier de traîtres membres du Congrès de Etats-Unis, des deux partis, à arrêter d’abord…

En 2009, VT a identifié, tristement, que Wikileaks n’est pas réel. Nous avons regardé leur matériel, leurs fuites sur l’Irak et avons découvert qu’elles étaient fausses. Nos personnels avaient écrit le véritable matériel, la plus grande partie alors qu’ils servaient en Irak.

Wikileaks a été créé pour blanchir de l’info du Mossad, un mélange que Zbigniew Brzezinski avait étiqueté “graines pour oiseaux et info plantée”. Par “plantée”, ZB voulait dire “fausse”. Nous avons retracé Assange à un entraînement d’agence de renseignement en Israël, l’avons relié à Michael Oren et à un groupe de soutien au sein de sites internet de désinformation secrètement financés. L’attaque ici contre VT fut supposément écrite par Israël Shamir. NOUS pensons autrement.

 Breaking News:  Julian Assange a Mossad Agent.

Nous avons retracé Assange jusqu’au réseau Tor, mis en place pour que des pédophiles puissent échanger des photos. C’est ainsi qu’a commencé sa “carrière de hacker”. Une capture d’écran de Google pour “Tor network pedophiles”. (NdT: voir sur l’article original de VT)

De manière consistante et ouverte, Wikileaks a travaillé avec Rupert (Greenbaum) Murdoch, un puissant magnat de la presse pro-likoudiste qui a utilisé ses médias et son empire médiatique pour soutenir Israël et truquer des élections dans le monde entier.. Nous avons ensuite commencer à nous poser des questions sur ceux qui soutenaient Assange et nous nous sommes retrouver sous attaque de la part de “Counterpunch”, un site internet géré par des gens que nous avons identifiés comme “n’étant pas ce qu’ils paraissent être… loin s’en faut.” A partir de là, nous avons étudié chaque fuite d’info, toujours des graines pour oiseaux, toujours attaquant les ennemis politiques ou militaires d’Israël, toujours des infos plantées, fausses. Nous avons trouvé Assange en contact continu et direct avec le Mossad, à un moment donné même, les invitant à éditer, corriger l’info de Wikileaks dans les bureaux du New York Times, où une véritable fuite d’info fut envoyée.

L’essentiel des infos de Wikileaks provenaient de la CIA ou du Mossad, documents volés par la NSA au travers d’un partenariat avec Israël. Les supporteurs d’Assange ont été les aveugles, les ignorants et les traîtres au sein des Etats-Unis et de la Russie. Maintenant, nous voyons se dérouler devant nous la vraie pièce de théâtre, ça va être marrant.

Pour ceux qui ont oublié, les organisations qui ont soutenu et protégé Assange en Grande-Bretagne sont toutes contrôlées et ce manière ouverte, par la famille Rothschild. Maintenant nous les voyons mettre en place leur numéro d’illusionniste alors que les mougeons du monde entier se recroquevillent de terreur tandis qu’un tout petit et lâche Mussolini entre dans une nouvelle phase de son service pour Israël.

[…]

A lire: « La falsification Wikileaks »