Archive for the politique et social Category

Confédéralisme Démocratique : Excellent entretien avec des membres de Tekosina Anarsist / Lutte Anarchiste du Rojava… Analyse, compte-rendu de terrain et perspective pour une révolution sociale prise entre le marteau et l’enclume (1ère partie)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 octobre 2020 by Résistance 71

Un entretien particulièrement bien vu et utile  car il permet d’évaluer beaucoup mieux la situation interne au Rojava qui n’est, comme nous l’avons souvent répété, ni blanche ni noire, mais possède une énorme variété de paramètres à prendre en considération. Nous n’avons que peu d’information filtrant de la région et de la situation réelle de terrain au-delà de toutes les propagandes possibles des entités impliquées conflictuerllement ou pseudo-conflictuellement dans la zone. Il est donc difficile de comprendre tous les tenants et aboutissements du terrain. Cet entretien est une véritable torche qui éclaire une bonne partie de la situation, ce depuis 2011.

Le mouvement Tekosina Anarsist (TA) ou “Lutte Anarchiste” a été créé à l’automne 2017 au Rojava, il y a donc trois ans. Ce mouvement est international et est essentiellement une unité médicale de combat qui dispense à la fois des soins dans les zones de combat et forme des équipes médicales pour les unités kurdes du Rojava. L’an dernier, un membre italien de TA, Lorenzo Orsetti, a été tué dans les zones de combat du Rojava.

Cet entretien repositionne historiquement la lutte pour le Confédéralisme Démocratique dans cette région du monde et partout ailleurs, comme le préconise Abdullah Ocalan dans son manifeste pour le Confédéralisme Démocratique (CD) de 2011, qui n’a pas grand chose à voir avec le “Contrat Social du Rojava” pondu en 2016 et régissant le Rojava comme un proto-état à l’inverse du CD qui invoque l’abolition de l’État et des institutions. C’est donc avec un immense plaisir que nous avons traduit cet entretien, qui répond à bien des questions et des spéculations. Nous remercions les intervenants de cet éclairage si nécessaire.

~ Résistance 71 ~

“Chaque orage commence avec une simple goutte de pluie. Sois cette goutte !”
(devise du Tekosîna Anarsîst)

Tekosîna Anarsîst / Rojava

Un an après l’invasion turque du Rojava : un entretien avec des membres du Tekosîna Anarsîst sur la participation anarchiste dans l’expérience révolutionnaire de la Syrie du Nord-Est [1/2]

CrimethInc

Octobre 2020

url de l’article original :
https://crimethinc.com/2020/10/11/one-year-since-the-turkish-invasion-of-rojava-an-interview-with-tekosina-anarsist-on-anarchist-participation-in-the-revolutionary-experiment-in-northeast-syria

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

1ère partie
2ème partie

Il y a un an, avec la bénédiction de Donald Trump, les forces militaires turques ont envahi le Rojava, cherchant à procéder à un nettoyage ethnique afin de réarranger de force la région, commettant de nombreuses exécutions sommaires et déplaçants des centaines de milliers de personnes. Depuis 2012, la région autonome du Rojava est l’hôte d’une expérience multi-ethnique d’auto-détermination politique et d’émancipation féminine tout en combattant Daesh / EIIL. Des anarchistes ont participé à la résistance à l’invasion et à l’occupation turque, certains dans des équipes médicales de combat en Syrie et d’autres comme membres d’une campagne de solidarité internationale. Jusqu’à aujourd’hui, les forces turques continuent d’occuper une bande de territoire en Syrie, mais elles ont été bloquées dans leur conquête de la région complète.
Des anarchistes du monde entier ont été impliqués dans l’expérience du Rojava depuis bien des années, rejoignant les rangs des YPJ ou des YPG (les Unités de Protection du Peuple) lors de la défense de la province et de la ville de Kobané contre l’EIIL, formant plus tard leurs propres organisations, incluant les Forces de Guerilla Populaires Révolutionnaires Internationales (FGPRI) et plus récemment en 2017, le Tekoşîna Anarşîst (Lutte Anarchiste ou TA). Dans l’entretien extensif qui s’ensuit, plusieurs participants au TA comparent leurs expériences dans le combat contre Daesh et contre la Turquie, explorent ce qu’il s’est passé en Syrie depuis l’invasion [turque], évaluent l’efficacité des interventions anarchistes au Rojava et discutent de ce que les gens du monde entier peuvent apprendre des luttes se déroulant dans cette région.
Ceci constitue un document historique très important qui tire sa source de plusieurs années d’expérience de terrain et de réflexion. Pour les anarchistes qui s’opposent à toutes formes de hiérarchie et de force coercitive centralisée, la mise en place et la création des organisations armées d’auto-défense posent toute une série de question épineuses. Alors que l’entretien qui s’ensuit ne répond pas définitivement à toutes ces questions possibles, il est éclairant et informatif pour toute discussion concernant ces sujets.
~ CrimethInc ~

—Que s’est-il passé depuis l’attaque du Rojava par la Turquie en Octobre 2019 ?

Garzan: Nous avons discuté préalablement de la crise humanitaire qui a suivi l’occupation turque. Depuis cette invasion, le Rojava a vécu la plus longue période de temps sans une ligne de front active. Il y a toujours des opérations anti-Daesh et ses cellules dormantes à Deir Ezzor et occasionnellement des attaques turques à Aïn Issa, Manbij et Til Temir, mais les FDS ou “Forces Démocratiques Syriennes”, la structure parapluie des forces militaires combattant pour défendre la zone autonome auto-administrée du Nord-Est de la Syrie, prennent ce temps pour se préparer contre la prochaine attaque majeure turque. Les académies militaires entrainent de nouvelles forces, les villes proches de la ligne de front préparent leurs systèmes de défense. Les corps diplomatiques de l’auto-administration travaillent pour parvenir à un accord avec différentes forces dans en en dehors de la Syrie, poussant pour des solutions politiques, parce que cette révolution recherche la paix, mais sait aussi qu’elle doit être prête pour faire la guerre.

Mazlum: L’incursion militaire de la Turquie et de ses suppléants dans le nord-est syrien est un processus qui continue jusqu’à aujourd’hui. L’attaque de cette région implique toutes les bombes et roquettes qui se sont abattues sur les maisons des gens, toutes les cultures céréalières qui ont été brûlées et tous ces gens qui ont été tués y compris nos camarades ainsi qu’un grand nombre d’enfants, chaque balle qui a été tirée sur cette terre, chaque maison perdue, et tous ces gens qui sont maintenant des réfugiés dans leur propre pays ; mais tout ceci n’est qu’une partie de ce qui se passe. L’état turc mène aussi un type de guerre spécialisé dans le domaine de l’information et de la propagande, du renseignement et de l’espionnage, limitant la liberté des femmes, bloquant les accès à l’eau et d’autres ressources essentielles, éradiquant la culture, sabotant l’économie et mettant en péril l’écologie. La Turquie joue une diplomatie de guerre sur une très grande échelle.

Par exemple, après avoir capturé Serêkaniye en 2020, la Turquie a transformé le seul cimetière des FDS de la ville, là où des combattants ayant combattus Daesh ont été enterrés, en une base militaire pour les factions djihadistes de la SNA. Ceci pour montrer comment cette guerre est menée.

Imaginez une grand ligne de front, très intense. Puis imaginez l’équivalent de cela se situant chaque jour dans toutes les sphères de la vie, sauf celle de lutter physiquement avec des armes. C’est ce qu’il s’est passé depuis le début de l’invasion en 2018 à Afrin et maintenant après la prise de la ville de Serêkaniye en 2019. L’invasion n’a jamais cessé. Cette une guerre de basse intensité dans laquelle la tension demeure constante mais où il n’y a que très rarement des clashes et des combats. Le plus grand des évènements prend place à un niveau différent, mettre en place les conditions politiques dans la région et préparer la voie pour las prochaine offensive militaire.

Botan: Il y a aussi eu les histoires avec les prisonniers de Daesh, les émeutes de prison et les évasions. L’auto-administration ne reçoit que très peu de soutien pour gérer ces prisonniers de Daesh de manière judiciaire. Elle continue d’avoir la responsabilité de s’en occuper tout en préparant la défense contre la prochaine agression turque. La Turquie a aussi ciblé les révolutionnaires au moyen d’attaques par drones dans des zones civiles, par exemple, l’assassinat de trois femmes de l’Étoile de Kongra à Kobané en juin.

—Comment est-ce que l’invasion turque et le COVID19 ont affecté la vie des gens au Rojava ?

Garzan: La première vague COVID de mars a infecté moins de 50 personnes, grâce à la fois à la réponse préventive de l’auto-administration et aussi à l’embargo qui a rendu très difficile de voyager. Malheureusement il y a eu une seconde contamination en septembre qui a commencé depuis l’aéroport de Qamislo, contrôlé par l’état syrien et qui s’est étendue à toutes les villes principales du nord de la Syrie. Nous avons quelques 1800 cas connus et 70 morts, mais il est possible que le chiffre soit supérieur car nous manquons de facilités médicales. L’auto-administration fut proactive au début, interdisant les voyages entre les villes et encourageant le port de masques. Il y a aussi eu un couvre-feu pour les magasins et les endroits publics, sauf pour les magasins d’alimentation et les pharmacies, qui n’étaient autorisés à ouvrir que quelques heures dans la matinée. De manière générale, les gens prirent plus au sérieux ce virus lors de la seconde contamination, mais après des années de guerre, i est difficile de faire prendre au sérieux quelque chose qu’on ne voit pas. Les mesures de distanciation sociale ont peu de prise sur une société si fondamentalement axée sur la communauté et à partager la vie ensemble.

Vous pouvez lire des discussions plus détaillées sur la question de la part de volontaires médicaux internationalistes sur la façon dont le nord-est syrien gère la pandémie du coronavirus. Il y a des mises à jour régulières sur le  Rojava Information Center.

—Décrivez la différence entre combattre l’EIIL / Daesh et la Turquie. Quels sont les différents défis, tactiquement, politiquement et aussi émotionnellement ?

Garzan: La différence la plus évidente est la technologie militaire utilisée par l’ennemi. Daesh combattait avec des armes légères et de la petite artillerie ; ils se spécialisaient dans les voitures piégées, les attaques suicides et des Engins Explosifs Improvisés (EEI) très bien faits. L’état turc lui, combat avec des milices, par procuration, qui ont des chars et du soutien aérien au moyen d’avions de combat et de drones. Il y a très peu de soldats turcs sur les lignes de front, mais sur le terrain, l’ennemie est le même qu’auparavant. Il a été très bien documenté le fait que les combattants de Daesh mettent le drapeau noir de l’état islamique au rancard et sortent les bannières rouges de l’état turc. Ils ont maintenant le soutien total d’une armée qui fait partie de l’OTAN. Ceci nous a forcé à changer de tactique, comment nous bougeons, comment nous défendons à la fois nos forces militaires et les civils. Les lignes de front ne sont plus les tranchées où se formèrent les YPG/YPJ, ni non plus les zones de désert que les FDS ont libérées de Daesh. Maintenant, la ligne de front est partout où les avions turcs et les drones peuvent voler.

C’est aussi un gros défi politiquement. Quand nous combattions Daesh, tout le monde savait que ceci était un combat pour l’humanité, afin de stopper une sorte de fascisme théocratique qui utilisait la torture brutale et les exécutions publiques comme propagande. Mais maintenant que la Turquie continue ce que Daesh n’a pas pu finir, les défis sont bien plus gros. Non seulement les forces turques ont une technologie bien plus avancée que celle de Daesh, mais leur guerre politique et médiatique est bien plus forte, ce qui force les FDS et l’auto-administration à faire de plus gros efforts dans les relations diplomatiques avec les autres puissances afin de défendre le territoire libéré. Maintenir des relations diplomatiques veut aussi dire forger un narratif que d’autres forces puissent soutenir parce que si l’auto-administration parle ouvertement de l’horizon révolutionnaire et de Confédéralisme Démocratique, c’est à dire, de dépasser le cadre des états-nations et de mettre à bas le capitalisme et le patriarcat, il sera alors facile pour Erdogan d’obtenir le feu vet des autres puissances pour balayer le territoire libéré.

Şahîn: Il y a un risque accru pour les internationaux, particulièrement ceux qui combattent sur le front avec des armes. Plusieurs états qui ne poursuivaient pas leurs “citoyens” pour être venus ou venir ici pour combattre Daesh, ont changé leur politique ou arrêté de regarder ailleurs et poursuivent maintenant judiciairement ceux qui retournent. Et pas seulement les combattants. Ceci ne devrait en rien affecter la décision de venir, mais il est important de bien comprendre les risques et les positions dans lesquelles on peut se trouver afin de les minimiser au maximum tout en ne diminuant en rien notre volonté de lutter.

Une autre différence, et pour moi celle-ci fut énorme, est émotionnelle. Les dernières années contre Daesh, nous étions à l’offensive, nous étions le camp libérateur. Aussi dangereux que l’ennemi fut, il y avait une façon de combattre. Se battre contre la Turquie, nous étions sur la défensive, dans des situations où parfois la ligne de front était derrière nous et nous ne pouvions pas vraiment savoir comment les choses allaient se passer. Il est important de comprendre qu’il y aura encore des marches en avant, que nous allons continuer à défendre cette terre et à récupérer ce qui a été perdu. Mais dans cette réalité, le processus fait payer certaines factures. C’est un des pires tests mental qu’on puisse se voir infliger. Mais si nous ne pouvons pas percevoir la possibilité de la victoire, alors on ne peut jamais gagner. C’est à dire que nous devons y croire fortement et être plus malins afin d’identifier le talon d’Achille de l’ennemi. Il peut être bien caché, mais ce serait une grave erreur que de penser et de dire que simplement parce qu’ils sont plus gros et plus forts, ils doivent être imbattables.

Mazlum: Le défi émotionnel en ce qui me concerne et l’application d’une discipline militaire dans des situations où les vies de personnes furent directement menacées et où nous pouvions les aider. Pourtant, par ordre de la chaîne de commandement, nous ne pouvions pas le faire, faire ce que nous considérions comme nécessaire en accord avec notre propre jugement. Il y a eu beaucoup de situations comme celle-là. Par exemple une fois, nous avons appris que plusieurs camarades avaient été touchés par une attaque de drone quelques kilomètres plus loin sur la route. Nous savions qu’ils étaient blessés mais toujours en vie. Nous savions également que le drone tournait toujours autour de la zone, en attente que des équipes de secours arrivent pour aider les blessés et les tirer comme des lapins. Pour cette raison, un ordre strict fut émis de ne bouger sous aucun prétexte et nous pouvions parfaitement comprendre cet ordre après avoir été les témoins de camarades tués en pareille circonstance pour ne pas avoir respecté une certaine discipline et qui s’étaient déplacés au moment où on leur avait dit de ne pas bouger quelques soient les circonstances.

En même temps, nous savions que nos camarades étaient en train de saigner et que souvent la différence entre la vie et la mort est matière de quelques secondes en de telles circonstances. Calculant froidement, nous savions que le choix était de laisser quelques camarades certainement mourir et envoyer une unité médicale de combat à leur secours, qui serait plus que certainement bombardée et aussi tuée. En de tels moments, on ne peut qu’imaginer ce qui se passe dans la tête de nos camarades blessés et ce que vous ressentiriez si vous étiez là-bas, allongés en train de saigner et brûlés, cloués au sol, réalisant que vous êtes utilisés comme un piège. Ceci est une situation tactique et psychologique avec laquelle nous avons à faire face. Cette stratégie est sciemment utilisée par l’armée turque, capitalisant sur l’impact psychologique des attaques aériennes et de la surveillance des drones armés de missiles.

Les FDS ont déjà fait l’expérience de tout ça en 2016-17 dans des combats autour d’Al-Bab, lorsque la Turquie a utilisé un drone de surveillance et des frappes aériennes. Lors de la guerre contre Daesh, nous pouvions voir les positions des djihadistes frappées depuis les airs. Maintenant nous sommes les cibles froidement observées par les opérateurs entraînés de drones de la seconde plus grosse armée de l’OTAN.


Communes Libres du Rojava

—Comment la relation entre l’auto-administration et les Etats-Unis a t’elle changé cette année écoulée ? Que paraissent être les priorités des Etats-Unis dans la région ?

Şahîn: On pouvait rencontrer les militaires américains lorsque nous étions au front contre Daesh, dans les hôpitaux de terrain, sur les points d’artillerie et dans le soutien aérien. Ceci ne se passe plus sur le front contre la Turquie. La Turquie a commencé son offensive quelques jours après que Trump ait annoncé le retrait américain de Syrie. Ceci fut une mise en scène : Les Etats-Unis ne laisseraient pas si facilement les champs de pétrole et ils ne l’ont pas fait. dans les mois qui ont précédé l’invasion turque, les Etats-Uns se sont positionnés comme négociateur, faisant différents arrangements avec les FDS et la Turquie au prétexte d’assurer une “solution pacifique”. A la fin, frustrant bien des gens, les FDS ont coopéré, abandonnant plusieurs positions défensives, retirant toute arme lourde sur une bande de 30km de la frontière turque, diminuant le nombre de militaires dans les check points frontaliers et laissant les véhicules militaire turcs patrouiller la zone libérée avec les véhicules américains.

Tout ça n’avait pas d’importance. Trump a pris sa décision à l’emporte pièce. Finalement, toutes ces étapes n’ont fait qu’affaiblir la défense et rendu la tache plus facile à Erdogan et à ses milices par procuration d’envahir la zone.

Pas tout le monde en Syrie du nord-est est un révolutionnaire. Certains ont vu les Etats-Unis comme une force positive considérant qu’ils aidèrent à chasser Daesh et étaient du côté des “camarades du Rojava”, qui représentent une véritable alternative au régime de Bachar Al Assad, à l’EIIL / Daesh ou à l’Armée Libre Syrienne (ALS), soutenue par la Turquie, les groupes djihadistes aussi soutenus par la Turquie dans l’occupation du nord de la Syrie. Après cette trahison, tout le monde dans la région a compris l’autre tranchant de cette double épée qu’est la politique américaine. Au travers de cette société, des sentiments de méfiance devinrent rapidement apparents.

Les FDS comprennent que la guerre civile en Syrie comprend des défis complexes. En conséquence, elles n’ont pas pris la voie de la riposte et de la vengeance, mais ont essayé de se positionner afin de faire avancer la défense du peuple le plus possible. Sur le terrain, cela veut dire que la coopération avec l’armée américaine continue dans certains endroits, bien que les FDS comprennent parfaitement que les Etats-Unis ne retourneront jamais leurs armes contre la Turquie pour défendre la Syrie du Nord-Est. Ces contradictions sont difficiles à comprendre et les FDS donnent des responsabilités à beaucoup de groupes différents et qui sont bien difficiles à réaliser.

Garzan: En ce qui concerne les priorités des Etats-Unis, nous pouvons en fait citer henry Kissinger : “L’Amérique n’a ni amis ni ennemis, elle n’a que des intérêts.” Il y a plusieurs agendas derrière la politique américaine et parfois ils ne sont même pas en accord l’un avec l’autre. Les contradictions entre la Maison Blanche et le Pentagone se sont vues à plusieurs reprises. Quand Trump a déclaré que les troupes américaines resteraient en Syrie seulement pour sécuriser le contrôle des réserves pétrolières, se retirant de la frontière du nord alors que la Turquie se préparait à envahir, ceci fut une indication de priorités différentes. D’un côté, la Maison blanche voulait faire plaisir à Erdogan qui se rapprochait trop de la Russie et menaçait la stabilité de l’OTAN ; d’un autre côté, le Pentagone voulait contrôler l’expansion de l’influence iranienne dans le croissant chiite et freiner les avances des milices chiites acquises lors de leurs combats contre Daesh en Irak et en Syrie. La Syrie orientale possède de grandes ressources pétrolières et gazières et l’administration américaine voulait empêcher les milices chiites de gagner le contrôle sur celles-ci tout en empêchant l’Iran d’établir un couloir complet chiite connectant l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban.

Sur le terrain, ceci se traduit par de gros véhicules blindés avec le drapeau américain sur les routes, se déplaçant et distribuant des bonbons aux enfants dans les villages. Ils en partageaient les photos sur les réseaux sociaux, essayant de sortir de cette image datant d’un an où les Kurdes jetèrent des pierres et des tomates à leurs véhicules après la trahison qui mena à l’invasion turque. La coalition (à savoir les FDS) a mené des opérations contre Daesh et soutenu les raids des forces anti-terroristes contre les cellules dormantes de Daesh, mais aussi mené des opérations dans des zones contrôlées par les Turcs comme celle qui a soi-disant tué le leader de l’EIIL Abou Bakhar al-Baghdadi. Cette opération reçut une publicité et audience internationale, mentionnant aussi parfois le soutien en renseignement fournit par les FDS.

—Avec le recul, comment les combattants du Rojava ont-ils vu les relations avec le gouvernement américain qui mena à l’invasion turque ?

Mazlum: Juste six mois avant l’invasion turque, en octobre 2019, les FDS battaient militairement Daesh dans la bataille de Baghouz Fawqani après plusieurs années de combats qui furent généralement soutenus par la “communauté internationale”. En rapport à cela, il y eut une certaine assomption, ou peut-être plus un espoir, qu’à cause de cela, la CI ne permettrait pas l’invasion qui mènerait au massacre des populations de la Syrie du Nord-Est. Tout le monde se posa la question. Maintenant nous pouvons regarder tout cela a posteriori et demander : qu’est-ce que cette communauté internationale ? Comprenons-nous cela comme tout le monde, toutes les institutions et les médias du monde qui prennent une position politique active et parlent de ce sujet ? Ou bien n’est-ce qu’un groupe de leaders politiques de pays avec leurs ministères et intérêts géopolitiques personnels ? Si c’est cette dernière, alors on ne peut s’attendre à rien d’autre de ces entités qui vendent des armes à la Turquie aujourd’hui, condamnent la guerre demain et le jour suivant, réaffirme l’importance et le soutien de l’OTAN et de cette alliance, tout en menant des vagues de répression contre le peuple kurde et le mouvement de libération dans leurs pays en même temps.

Un manque de confiance fondamental de l’establishment politique et des états est quelque chose que les anarchistes partagent avec un grand nombre de personnes en Syrie du NE. “Pas d’amis sauf les montagnes” (Ji bilî çiya hevalên me tune ne), comme dit le dicton kurde. Et si nous comprenons le vocable de “communauté internationale” comme tout le monde, institutions et médias du monde, nous pouvons dire qu’il est important que les gens parlent sur ce qu’il se passe et dissémine l’info. Mais honnêtement, si nous devons avoir un espoir pour que la communauté internationale arrête l’invasion, elle devra non seulement protester contre celle-ci, mais aussi la combattre et perturber la guerre économique turque. Aussi, nous pouvons constater que nous-mêmes en tant qu’anarchistes n’avons pas un mouvement révolutionnaire suffisamment fort pour donner un exemple qui pourrait être suivi.

La question qui se pose à nous est donc : A quel point pouvons-nous nous fier à ce terme si vague de “communauté internationale”, quand nous avons besoin de défendre et de changer nos sociétés ici et maintenant ? Et qu’est-ce que nous pouvons construire sur quoi nous reposer pour que nous ne soyons pas seuls quand les bombes tomberont sur nos têtes ? Pas seulement en terme d’être physiquement présents avec nos camarades à ce moment, mais plutôt dans l’échelle de la sincérité de ressentir avec nos cœurs que ce que nous défendons et ce pour quoi nous combattons est connecté à d’autres gens et peuples et endroits autour du monde ?

—En quoi la relation entre l’auto-administration et la Russie a t’elle changé ?

Garzan: Les relations avec la Russie ont été difficiles depuis qu’ils ont abandonné la ville d’Afrin à l’invasion turque en 2018. Ceci fut une énorme trahison. Ceci provoqua le fait que l’auto-administration dût plus dépendre des Etats-Unis, jusqu’à ce que ceux-ci firent la même chose en abandonnant aux Turcs les villes de Serêkaniye et de Gire Spi. Après ça, on peut voir comment l’auto-administration a pris plus d’initiatives en relations diplomatiques avec la Fédération de Russie, cherchant à court-circuiter le régime afin de négocier avec ceux qui prennent vraiment les décisions en Syrie. Il est important d’avoir présent à l’esprit le nombre de Kurdes qui vivent en Russie, bien plus que ceux qui vivent aux Etats-Unis, ce qui aide quand on parle diplomatie.

Leur politique semble toujours vouloir chercher à trouver un équilibre entre les relations avec les Etats-Unis et la Russie. Par exemple, Ilham Ahmed, le représentant du Conseil Démocratique Syrien, a visité Moscou quelques mois après une conférence avec la Maison Blanche. Après les accords sur les champs pétroliers de Deir Ezzor avec une obscure compagnie américaine du nom de Delta Crescent*, des négociations concernant les champs gaziers se sont ouvertes avec Gazprom, la plus grosse entreprise énergétique liée au gouvernement russe, La Russie est un état très pragmatique en ce qui concerne la diplomatie, mais la Russie se focalise plus sur la Turquie, pas seulement sur des négociations ayant trait à des ventes d’armes et autres intérêts économiques, mais aussi pour éloigne la Turquie de l’OTAN et affaiblir la suprématie des Etats-Unis.

(*) note de R71: renseignements pris, Delta Crescent Energy est une entreprise pétrolière enregistré dans l’état du Delaware aux USA (état paradis fiscal qui facilite les exemption d’impôts etc…) en août 2019. En partenariat sont James Reese (ex-officier de l’armée US, membre de l’unité commando Delta Force, d’où le nom de l’entreprise…) et fondateur de la firme TigerSwan, firme de “sécurité, de logistique et de gestion de risque” louant ses services à des entreprises privées et au gouvernement américain, en clair, une boîte de barbouzeries en tout genre, et un autre associé du nom de John Dorrier, ex-exécutif de l’entreprise pétrolière britannique GulfSands qui a travaillé auparavant en Syrie. Donc associés: un pétrolier et un garde du corps de luxe…
Toute l’opération est soutenues par Mike Pompeo, ministre des affaires étrangères de Trump et ex-directeur de la CIA… bref c’est du pillage en bande organisée au plus haut niveau entrepreneurial et gouvernemental. Tout le monde sait, personne ne dit rien, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes oligarque.

–*–

—Quelles sont maintenant les dynamiques de pouvoir entre le gouvernement d’Al-Assad et l’auto-administration ?

Şahîn: L’Armée Arabe Syrienne (AAS), la force militaire de l’état syrien est présente sur quelques lignes de front contre la Turquie, bien que ce soit plus une question de diplomatie venant de leur part. Il y a un ennemi commun mais des buts différents. Donc, ils sont moins motivés à combattre la Turquie et une relation différente avec les alliés.

Le conflit avec le régime Assad est plus politique et économique. Les camarades ne perdent ni leur temps ni leur énergie et ressources à contester l’AAS et ceci ne serait en rien le meilleur choix. Les négociations ont échoué parce que les deux positions opposées étaient trop différentes et trop intransigeantes pour trouver une voie commune. Assad essaie d’affaiblir la révolution en offrant de meilleurs prix aux paysans, en coupant l’électricité et tactiques de ce genre. Il n’a aucun soutien dans la population kurde du NE de la Syrie, mais ceci est plus complexe au sein des populations arabes et assyriennes. Il essaie de jouer la carte du diviser pour mieux régner. Les camarades savent cela. C’est déjà un des objectifs de la révolution, du confédéralisme démocratique, de ne pas fonder la société sur une identité nationale ou ethnique unique, mais de trouver le chemin pour que les différentes communautés puissent vivre ensemble, peut-être avec des zones semies-autonomes sur le même territoire. Ceci est un des points clefs de la solution sans état qui constitue la proposition d’Ocalan.

Garzan: Le gouvernement Assad est fondé sur la logique de l’état-nation. Il a survécu à cette guerre grâce à des interventions extérieures, essentiellement de la Russie, mais aussi par l’influence interne de factions nationalistes dures, comme le parti national socialiste de Syrie. Ceci leur rend impossible d’accepter la proposition de la nation démocratique et du modèle confédéral proposé par l’auto-administration. Lorsque les négociations sont au point mort, le régime revient aux stratégies que tous les états emploient pour assurer leur hégémonie : la violence et la répression. A l’été 2019, une vague d’incendies a ravagé les cultures agricoles du NE syrien.

Le blé est une des ressources principales de la région, donc ceci fut un coup terrible pour l’économie de l’auto-administration. Au début, les gens pensèrent que c’était l’œuvre de Daesh, mais il se trouva que la plupart des personnes qui furent arrêtées alors qu’elles mettaient le feu étaient membres des services de renseignements du régime Assad. En novembre, en conséquence de l’invasion turque, la menace commune à l’intégrité du territoire syrien mena à des négociations qui résultèrent en un accord de déploiement commun autour de la frontière turque. Les deux forces sont au front pour combattre les Turcs et leurs milices proxies, mais les négociations politiques ne progressent pas. La Russie commence maintenant une procédure de médiation, soutenant publiquement quelques demandes de l’auto-administration sur le comité de constitution et les pourparlers de paix de Genève, ainsi que de faire de la Syrie un état fédéral. Le régime n’est pas satisfait de cela mais sa dépendance du soutien russe fait qu’il lui est difficile de s’opposer aux décisions russes.

—A posteriori dans les premières phases de la révolution syrienne, y a t’il eu des opportunités manquées dans le processus ?

Garzan: Il est très intéressant de réfléchir sur les premières années de la révolution, le soi-disant “printemps arabe”, afin d’analyser comment les évènements s’enchaînent pour nous mener là où nous en sommes aujourd’hui. En ces temps, il y a presque 10 ans, bien des forces différentes s’opposaient au régime d’Al-Assad. En bref, nous pouvons dire que la première vague de soulèvement démocratique s’est effondrée lorsque la situation a dégénéré en conflit armé, mais l’histoire est bien plus compliquée que ça. Cette vague de soulèvements démocratiques fut diverse et organique, comme les conseils locaux organisés dans les différentes villes en vue d’une perspective révolutionnaire. Un réseau de conseils locaux émergea, influencé par la vie et le travail d’Omar Aziz, un anarchiste syrien qui prit une part active dans les soulèvements jusqu’à ce qu’il soit arrêté et tué dans les prisons de Damas.

(NdT: Omar Aziz ou “Abou Kamel”, 1949-2013, anarchiste syrien, diplômé de l’université de Grenoble, promoteur des conseils populaires, fondtreur du premier conseil populaire à Damas en 2011 dans le district de Barzeh, mort en détention des suites de maltraitance et de malnutrition comme bon nombre de prisonniers politiques en Syrie.)

Ces soulèvements reçurent un soutien des sociétés occidentales et le régime savait à quel point un mouvement pouvait être dangereux lorsqu’il gagne le soutien de l’opinion publique occidentale.

Du côté militaire, la création de l’Armée Syrienne Libre (ASL) en opposition à l’AAS a marqué le début de la “guerre civile”. Le régime Assad voulait et œuvrait à écraser les forces révolutionnaires et permettre à d’autres courants de gagner le contrôle sur les soulèvements populaires. L’escalade militaire endommagea les mouvements socialistes, démocratiques et séculiers, tandis que des groupes salafistes furent plus utilisés à opérer clandestinement comme une force insurgée. Lorsque Daesh a commencé à s’infiltrer en Syrie en 2013 [depuis l’Irak], plusieurs factions islamistes de l’ASL trahirent et rejoignirent L’EIIL/Daesh. Lorsqu’Al-Bagdhadi déclara le califat à Mossoul en 2014 et que leurs forces se déplacèrent vers la Syrie depuis l’Irak, elles commencèrent à avancer sur les arrières de l’ASL Avec le régime d’un côté et Daesh de l’autre, les territoires sous contrôle de l’opposition furent écrasés sous les bannières du califat.

Au Rojava, la situation fut différente. L’expérience du mouvement kurde sur la résistance à long terme, spécifiquement avec ces trente dernières années de guerre contre l’état turc, lui a donné les moyens de naviguer sur les flots tumultueux des évènements. Au début, le mouvement kurde fut capable d’écarter les représentants du régime Assad avec une utilisation minimale de la force, simplement e étant bien plus nombreux que les soldats syriens et les forçant à partir. Les Kurdes saisirent cette opportunité pour commencer une révolution pendant ces temps convulsifs, mais ils maintinrent leurs distances avec les mouvements arabes d’opposition par manque de confiance et par surprécaution. Nous ne devrions pas oublier l’oppression qu’ont subi les Kurdes en tant que minorité ethnique, avec leur langue non reconnue officiellement, leur nationalité mise en question, leur chance de finir en prison ou de vivre dans la pauvreté bien supérieure que les personnes de la majorité ethnique.

Et bien sûr, il y eut aussi des divisions au sein même de la population kurde, les milices armées kurdes furent divisées entre les YPJ/YPG loyales au YPD, parti politique dévoué aux idées du confédéralisme démocratique, les milices liées au PDK-Syrie, parti politique affilié au PDK ou parti démocratique kurde d’Irak (NdT: créé et sponsorisé par la CIA depuis l’époque de Saddam Hussein, mené par le clan Barzani), le parti politique le plus influent de la zone kurde d’Irak, et d’autres milices sans affiliation claire particulière. Les milices kurdes furent impliquées dans quelques combats avec l’AAS, mais les plus gros clashes commencèrent lorsque les unités de défenses populaires YPG et YPJ (unités populaires féminines de protection combattantes) accrochèrent le groupe islamiste du Jahbat Al-Nosra, la branche d’Al Qaïda en Syrie. Alors que les combats et la guerre s’intensifiaient, les factions plus faibles furent absorbées par les plus fortes ou furent juste démantelées. Quand l’EIIL commença à pénétrer en Syrie en 2013, les factions en opposition durent choisir un camp, avec Daesh ou contre. A cette époque commença une coopération entre les YPG et YPJ et des groupes d’opposition révolutionnaires formant une alliance Euphrates Volcano. L’EIIL gagna du terrain et monta en puissance et commença le siège de la ville de Kobané, là où éventuellement Daesh fut vaincu. Les FDS commencèrent leur offensive contre le califat. Cette vidéo (This video ) offre une revue complète du devenir des territoires durant le conflit.

Il est difficile de vraiment cerner ce qui aurait pu se passer différemment. On peut imaginer des scénarios différents, mais ils ne seront que de la pure spéculation subjective.

La première idée qui vient à l’esprit est que si Bachar Al-Assad avait négocié avec l’opposition pendant les premiers mois des soulèvements, on peut imaginer un processus de transition dans lequel quelques réformes auraient été mises en place dans l’état syrien, quelques concessions auraient été faites à l’opposition et une partie de cette opposition intégrerait l’état en accord avec une stratégie de diviser pour mieux régner. Ceci aurait isolé les mouvements cherchant un changement radical ; d’un côté le mouvement révolutionnaire kurde et de l’autre les groupes salafistes comme Al-Nosra. Dans ce scénario on peut imaginer une opposition politique kurde essayant de faire passer des propositions auprès d’un gouvernement transitoire, ce qui aurait plus que vraisemblablement refusé. Toute tentative de poussée révolutionnaire dans la zone kurde aurait été écrasée par l’AAS, qui n’aurait pas été occupée à défendre les grandes villes dans ce scénario. Ce scénario ne suggère aucune opportunité pour une meilleure situation révolutionnaire.

Un second scénario aurait pu impliquer une plus grande coordination organique entre l’opposition révolutionnaire et le mouvement kurde, par laquelle le régime aurait été mis à bas avant qu’il ne puisse consolider le soutien de la Russie. Je crois que c’était le scénario dont avait le plus peur Bachar al-Assad et c’est pour cela qu’il a mis tant d’effort à écraser l’opposition, bombardant les mobilisations de protestation et faisant relâcher les islamistes des prisons pour s’assurer que l’opposition soit bien contrôlée par les groupes salafistes. Un autre facteur qui a rendu ce scénario  difficile a réaliser fut le manque d’un mouvement révolutionnaire arabe pré-existant en Syrie qui aurait pu développer des connexions organiques avec le mouvement révolutionnaire kurde avant la révolution. Une fois la première balle tirée, les urgences de la guerre rendent difficile l’établissement de nouvelles passerelles. L’alliance “Euphrates Volcano” ci-dessus mentionnée fut un bon pas dans cette direction.

Ça aurait peut=être pu se produire plus tôt, mais l’opposition était une mosaïque de différents groupes et factions, ce qui rendait difficile l’établissement d’une coordination avec une organisation formelle comme le mouvement de libération kurde. Maintenant on peut aussi critiquer le mouvement kurde de ne pas avoir plus pousser pour ce scénario, mais nous devons aussi comprendre que la première rencontre majeure entre le YPG et l’ASL fut dans la bataille d’Alep durant laquelle le front Al-Nosra a fréquemment bombardé les voisinages kurdes de Sheikh Maqssod. Ces clashes rendirent la coordination avec l’opposition encore plus difficile. Manis dans un scénario ayant une meilleure coordination, Bachar al-Assad serait tombé.

Dans un troisième scénario potentiel dans lequel les choses auraient pu en être bien différentes, Kobané aurait pu tomber aux mains de Daesh en 2014. Dans ce cas, la révolution aurait été écrasée, Erdogan pourrait souffler, et le califat serait devenu de plus en plus fort. Fin de partie. Ceci aurait pu avoir des effets géopolitiques massifs. Il n’y a aucune opportunité révolutionnaire dans ce scénario. Dans un autre scénario potentiel, celui dont rêvait les soutiens de la cause kurde, il y aurait eu connexion entre les trois cantons le long de la frontière turque qui ont une population kurde considérable Après la libération de Kobané, Le YPG/YPJ a commencé une campagne qui libéra Serêkaniye et Tal Abyad, connectant ainsi les cantons de Kobané et de Ciziré.

Les opérations pour se connecter avec le dernier canton , Afrin, se mirent en route des deux directions. Ceci était le scénario qui faisait le plus peur à la Turquie : une frontière complète sour le contrôle des forces révolutionnaires kurdes aurait été un véritable cauchemar for le régime Erdogan, Quand Manjib fut libérée sur le front de Konané et que le front d’Afrin commença à glisser vers Tel Rifat, la Turquie lança l’opération “Bouclier sur l’Euphrate”, mesure désespérée pour bloquer la mise en place d’un couloir complet sous contrôle kurde le long de la frontière. La course pour Al-Bab devint une folle situation de toute première importance. La coopération entre l’état turc et l’état islamique de Daesh joua un rôle capital, l’EIIL se retirant pour laisser l’armée turque prendre le contrôle de ces territoires. Lorsque les soldats turcs arrivèrent aux portes d’Al-Bab, le rêve de connecter les cantons entre eux prit fin.

Finalement, il faut mentionner quelque chose au sujet de la création des Forces de Défense Syriennes (FDS). Elle fut un parapluie militaire créé en partie pour permettre à la coalition internationale menée par les Etats-Unis, de soutenir les forces kurdes sans mettre en colère la Turquie. La Turquie menaçait les Etats-Unis de quitter l’OTAN si les US soutenaient les YPG/J, alors les Etats-Uns ont mis au point le parapluie des FDS plutôt que de soutenir directement les YPG/J. Pour le mouvement de libération kurde, cette étape était nécessaire pour assurer la survie du Rojava, pour continuer de combattre Daesh sans que la Turquie n’écrase la révolution. dans le même temps, cela créa une dépendance envers l’hégémonie impérialiste mondiale, ceci avec tous les problèmes contradictoires que cela entraîne. S’il y avait déjà eu en place un mouvement révolutionnaire international fort à ce moment là, les choses auraient pu se passer bien différemment.

Aujourd’hui, nous en sommes là à cause de ce qui s’est passé auparavant et nous devons apprendre de tout ça. En tant qu’internationalistes, nous pouvons voir que notre rôle, bien que très médiatisé par certains médias, n’a été que très marginal et symbolique. Nous sommes bien loin de pouvoir mobiliser les quelques 50 000 internationalistes ou plus qui se sont mobilisés pour la guerre et la révolution espagnoles et la plupart d’entre nous n’étions pas des révolutionnaires très expérimentés lorsque nous sommes arrivés ici. Mais nous avons l’opportunité d’apprendre de la lutte en Syrie et de transmettre ces expériences aux autres mouvements révolutionnaires. Une leçon qui est très claire est que les mouvements révolutionnaires demandent du temps et de l’expérience pour être préparés à jouer un rôle signifiant dans tout conflit, car la seule façon possible est en développant une organisation et en devenant un mouvement de masse connecté avec la société.

A suivre…

= = =

Lectures complémentaires :

Confédéralisme Démocratique

Abdullah Ocalan Confédéralisme Démocratique

Textes fondateurs pour un changement politique radical

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Sensationnel de naturel brut !… Moi, Denise H., 88 ans, mère de clan, je vous emmerde Mr Macron…

Posted in actualité, coronavirus CoV19, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 23 octobre 2020 by Résistance 71


La lettre coup de gueule, de Denise H., 88 ans, pour Macron.


Reçu par courriel


23 octobre 2020


Source Gilets Jaunes :
https://lesgiletsjaunesdeforcalquier.fr/index.php/2020/10/17/la-lettre-coup-de-gueule-de-denise-88-ans-pour-macron/

” Bonjour Monsieur le Président,

Je m’appelle Denise, j’ai 88 ans.

Ce n’est pas moi qui tape cette lettre, je ne sais pas trop comment faire.

C’est donc mon arrière petite fille de 19 ans, qui écrit sous ma dictée.

Je vous écris aujourd’hui pour vous dire toute ma colère contre vous, vos ministres, et vos conseillers « scientifiques ».

Qui êtes-vous, jeune godelureau, pour penser et décider à ma place, de ce qu’est ma vie, de ce que sera ma mort ?

J’ai 88 ans, j’ai eu une belle vie, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses blessures, comme tout le monde, je présume.

Dans les hauts, j’ai eu 5 enfants, tous mariés, qui ont eu à eux tous, 15 petits-enfants. La plupart de mes petits-enfants (12) sont aussi mariés, et ont maintenant à eux tous, 27 enfants. J’ai donc 27 arrières-petits enfants.

Si vous savez compter, ma famille, issue de mon mariage avec mon regretté Robert, se monte à 54 personnes. Sans parler de la famille de mes frères et sœurs, que je vois encore régulièrement. A nous tous, nous sommes plus de 250, qui nous réunissons tous les 15 août… enfin, sauf en 2020, grâce à vous.

Et encore, 2 de mes arrière-petites-filles viennent de se marier. SANS MOI !!!

Grâce à vous et vos sbires, elles ont toutes les deux été privées de leur famille au complet, et amis, car vous avez interdit les rassemblements familiaux de plus de 30 personnes pour ME PROTEGER, MOI !

Et accessoirement, mes enfants, qui ont 60 ans et plus.

Mais je ne vous ai rien demandé !

QUI ETES-VOUS POUR DECIDER DE MA VIE ET DE MA MORT ?

Moi, je veux VIVRE auprès des miens, les voir, les embrasser, rire et pleurer avec eux, SANS RESTRICTIONS.

Et si j’en meurs, et bien, c’est que ce sera mon heure. Je mourrais heureuse d’avoir profité de leur présence, de leur joie et de leur amour jusqu’à la fin de ma vie.

Je refuse que vous m’obligiez à vivre seule, loin de toutes et tous, sans aucun contact physique, sans câlins de mes amours, sans leur rire devant mes gâteaux… Et encore, j’ai la chance de vivre chez moi.

Mais je pense à mes amis, qui vivent en Ephad, emprisonnés dans leur chambre, sans voir personne, qui ont dû supporter la chaleur cet été, car on leur a interdit le ventilateur dans leur chambre. Ils sont en train d’en mourir ! De tristesse et de solitude. Vous êtes en train de les tuer bien plus sûrement que le covid.

Et en plus, vous les priverez de la présence de leur famille lors des obsèques, limitées elles aussi en nombre de personnes présentes.

Pourtant, vous, vous vivez bien avec une femme de plus de 65 ans. Elle n’est pas à risques ? Pourquoi ne pas l’isoler de tous contacts, elle aussi ?

En fait, selon les critères que vous nous appliquez, vous la mettez en danger, elle aussi….

Encore une incohérence de votre part.

Ma petite-fille n’a pas pu se marier avec ses amis, mais ses frères et sœurs sont venus en trains bondés, avec parfois plus de 5 heures de trajet… Logique, selon vous ?

Vous autorisez 700 personnes à se réunir sous un chapiteau, mais vous interdisez 100 personnes sous une tente de mariage ?

Vous nous interdisez de vivre car vous avez sabré les lits d’hôpitaux, sous Hollande, puis vous, directement. Vous parlez de saturation, car 1500 personnes sont en réanimation. 1500 personnes sur 66 millions de français ? De qui vous moquez-vous ? D’autant que toutes ne le sont pas pour des raisons de covid.

Il y a environ 50 morts par jour, ATTRIBUES au Covid. Est-ce une raison pour moi, mes amis, nous les « vieux », de nous priver de vivre ?

Sans compter tous les français, condamnés à la peur, au désespoir et au chômage à cause de vous… Vous ne voulez pas que nous, les vieux, nous mourrions, mais vous vous servez de nous pour faire mourir toute la France !

Monsieur le Président, laissez les français tranquilles,

LIBRES DE DECIDER DE LEUR VIE ET DE LEUR MORT !

Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, 12 octobre 2020, je vais vivre comme je l’entends, en recevant qui je veux, et j’embrasserai tous ceux qui viendront me voir.

Votre avis, comme disait mon cher Robert, « je m’en tamponne le coquillard ».

Bien à vous,

Denise H.”

Face à l’ignominie marchande indécrottable, la nature des choses (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 22 octobre 2020 by Résistance 71

Ce texte / analyse de MNN fait du bien par où il passe… Devant l’ambiance totalement délétère qui anime le monde dans sa tentative de progression vers une dictature technotronique planétaire, il est bon de se tourner vers les princes de la résilience : les peuples originels des Amériques, qui sont en lutte contre l’oppression généralisée depuis plus de 500 ans et qui sont toujours debout face à l’inhumanité marchande. Ils nous montrent le chemin, emboitons-leur le pas. Nous l’avons dit il y a des années : « Nous sommes tous des colonisés ! »
Ils sont et doivent être une grande source d’inspiration. Motivant !
~ Résistance 71 ~

« Venez et regardez bien parce que quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour. »
~ Membre des mères de clans Mohawk aux riverains québécois venus aux nouvelles lors de la crise d’Oka, Kanawakeh, 1990 ~

Le meilleur remède au monde Kanenronkwatsera


Mohawk Nation News


17 octobre 2020


url de l’article original:
http://mohawknationnews.com/blog/2020/10/17/worlds-best-medicine-kanonrakwatsera/


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Nous sommes des extensions de nos ancêtres. Nous sommes les survivants d’un chemin chaotique que nous n’oublierons jamais. Nous voulons la paix en accord avec kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix. La forme et le son œuvrent ensemble pour nous montrer ce qu’est la paix. Les envahisseurs ont stoppé notre connexion avec notre peuple, notre terre et notre environnement. Nous faisons partie d’une dimension que l’envahisseur ne peut pas voir. Nous avons pensé enlever les envahisseurs. Mais nous voyons qu’ils se mettent eux-même hors circuit.

Nous avons l’énergie vitale de continuer tandis que leur corps et leur esprit pourrissent. Nous nous reposons sur notre langue traditionnelle pour recevoir des visions du passé. Chants et danses sont importants parce que leurs fréquences proviennent de la nature de laquelle nous sommes partie intégrante.

En février 2020, tous les trains du Canada furent arrêtés afin de faire dérailler leur projet d’oléoduc illégal détruisant la terre souveraine de la nation Wetsuweten. Puis soudainement arriva la COVID. Gateway a immédiatement et illégalement mis en place un oléoduc au travers de la terre Wetsuweten non cédée.

Comme c’est parti, si le Canada se termine, alors se terminera l’empire britannique. La City de Londres possède illégalement la colonie du Canada. Les banquiers sont les actionnaires de chaque municipalité du Canada. Ils possèdent chaque personne en en faisant des entités commerciales à la naissance, les certificats de naissance sont des documents bancaires. Chacun est un numéro et est la propriété des banques. “Personne ne pourra acheter quoi que ce soit sans la marque de la bête”. Aujourd’hui, les statues et les temples qui glorifient les vies des envahisseurs sont mis à bas. Il est très difficile d’être une personne aborigène naturelle sur l’île de la Grande Tortue. Le Canada est maintenant dans une situation critique. Notre mère nature continue de nous garder, alors que nous continuons à essayer de nous occuper de tout, la terre, l’eau, l’air, les animaux, la végétation et tous les trésors de la nature. Chacun prend ce qu’il a besoin. Ceux qui en veulent trop perdent tout.

Nous devons remplir les paroles de la création / nature dans chaque partie de l’île de la tortue, de pôle à pôle et d’océan à océan, pour leur protection.

Les guerriers rotiskenrakete vont bientôt se dresser et défendre. Trouvons nos alliés, ceux qui connaissent le véritable ennemi. Les informateurs de nos conseils de bandes sont mis en position de choix comme traîtres à leur propre peuple. Nos ennemis sélectionnent avec attention les faibles d’esprit et les fainéants pour faire leur sale boulot. Ils sont la queue du serpent blanc dont nous avions été prévenus.

Nous devons nous occuper du bien–être de chacun les uns les autres. Nous persévèreront de façon à ce que la loi de la Grande Paix ne soit jamais éradiquée. Nous allons nous protéger les uns les autres sur l’île de la Grande Tortue. Nous nous rappelons du bon message que nous a donné Dekanawida. Sur cette planète, tout ce qui vit a la même mère. Elle est la terre. Nous avons tous le même père, la source d’énergie de toute chose naturelle. Cela fait de nous tous des frères et des sœurs, vivant sur notre mère. Nous pouvons survivre et coexister ensemble comme une grande famille.


500 ans de résistance (Oka 1990)

Les prédateurs psychopathes jouent des jeux veules. Ils se regroupent contre les faibles et innocents parce qu’ils veulent nous faire taire, nous réduire au silence. Aucune dictature n’a jamais perduré ni survécu. Ils sont sans racines et n’appartiennent en rien à cet environnement. Nous, Onkwehonweh, les peuples originels, sommes enracinés sur l’île de la Grande Tortue et avons un chemin à suivre déterminé par la nature. Karonhiaktajeh nous a appris à connaître cette voie. Nous nous rassemblons en conseil pour dire ce que nous ressentons et voyons et pour passer la connaissance. Des traîtres entraînés et à la solde sont envoyés pour nous espionner et nous fourvoyer.

Nous n’aurons pas faim, nous nous conseillons afin de devenir autonome comme nous l’étions avant la venue des envahisseurs. Les ragots et conversation stérile seront tenus à l’écart de notre feu de conseil. Les envahisseurs nous trompent tous les jours afin de mettre la vie en péril et hors d’équilibre. Nous suivrons notre esprit. Nous resterons sur le chemin qui mène à la paix en gardant notre esprit hors de toute distraction. Nous attendons le moment où le serpent fuira l’île de la Grande Tortue pour de bon et où la paix reviendra. Onkwehonweh a la responsabilité de disséminer la paix sur le monde. Nous sommes entrés dans l’époque du serpent noir. Bientôt nous verrons les signes annonçant le retour de la paix. Le contrôle exercé par la peur disparaîtra.

La nature nous a créé pour disséminer la grande paix. Le pouvoir du kanen’ ron’kwatsera, l’amour de notre terre-mère, continuera pour toujours. Nous ne sommes pas des oiseaux relâchés de leur cage. Petit à petit, Kaianerekowa sera mise en place comme ce fut voulu par notre terre-mère et la nature. Le déclenchement de la pandémie de février 2020 à commencé au Canada. Nous nous sommes tenus sur les rails et avons arrêté l’économie de la plus grosse colonie de l’empire britannique, le Canada. Un mois plus tard le COVID apparaissait soudainement sur la scène mondiale.

Les gens ordinaires sont maintenant dans de petites réserves dans le monde entier. Comme le Lakota Russel Means le disait si bien : “Bienvenue dans la réserve !”

= = =

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie


« La question sociale est une question agraire »
~ Gustav Landauer ~

Certitude et doute… La dissonance cognitive comme muselière à la pensée critique (PDF)

Posted in actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, désinformation, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, terrorisme d'état with tags , , on 21 octobre 2020 by Résistance 71

« La vérité passe par trois étape, elle est d’abord moquée, puis combattue avant d’être acceptée comme évidence. »
~ Arthur Schopenhauer ~

Résistance 71

21 octobre 2020

En juillet 2011, nous publiions cet article de réflexion sur un travers de la capacité d’analyse humaine, une chose qui est une construction mentale induite par un cadre social enclin à préserver un certaIn consensus du statu quo oligarchique mis en place il y a de cela bien longtemps (en savoir plus ici sur ce sujet). Ce processus a pour nom la dissonance cognitive. Qu’est-ce qui fait qu’une information, une connaissance contradictoire à notre vision des choses soi-disant consensuelle, gêne certaines personnes et que se met alors en place un barrage psychologique pour bloquer une information interférant avec d’autres ayant créé une zone de confort psychologique à ne pas déranger.

La dissonance cognitive est-elle un mal nécessaire ? Encore faut-il savoir qu’elle s’exerce en bien des occasions. Aujourd’hui par exemple, dans la situation de dictature sanitaire CoV19, le monde est une fois de plus divisé. Certaines personnes ont été persuadées de la létalité du virus et pensent que toutes les mesures sanitaires prises par les gouvernements sont justifiées. Cependant, si des informations vérifiables leur sont présentées prouvant le contraire, ils n’y croiront pas, voire même bien souvent refuserons même de considérer leur existence et les rejetteront comme « théories conspirationnistes », même lorsque cela vient de sources officielles, comme des statistiques de l’INSEE par exemple, montrant que la mortalité en France sur les 6 premiers mois de l’année 2020 n’est pas supérieure aux années précédentes, ce à quoi on pourrait décemment s’attendre, vu le battage sur la « pandémie ». Ceci est valable pour bien des sujets que nous croyons pourtant acquis, à la connaissance vérifiée et « certifiée conforme » et qui pourtant… La dissonance cognitive, savamment entretenue, maintient en place les bons petits soldats « citoyens » de la pensée unique systémique, qui assurent la pérennité d’un système moribond à la dérive totale.

Les chaînes sont avant tout dans nos têtes, ce sont celles là avant tout qu’il faut briser.

Nous avons demandé à Jo de nous faire un PDF de cet article parce que nous pensons que ce sujet de la dissonance cognitive est toujours et encore, hélas, d’une vibrante actualité et qu’il est important de savoir que ce processus mental induit existe à tous les niveaux de la société et nous est néfaste au grand profit du plus petit nombre. Nous le publions ci-dessous, à lire et diffuser sans aucune modération. Bonne lecture !

La_dissonance_cognitive
(article de R71 de juillet 2011, format PDF)

Dictature sanitaire et technotronique… NON au couvre-feu !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 20 octobre 2020 by Résistance 71

 


De l’œil de Moscou à l’œil de Ripou !…

 

Non au couvre feu 

Appel au rassemblement les samedis à 20h00 dans nos villes

Source : https://cerveauxnondisponibles.net/2020/10/15/nous-refusons-de-vivre-comme-ca-appel-a-de-couvrir-le-feu/

20 octobre 2020

Nous refusons le couvre-feu.

Nous refusons de payer sur nos vies l’aberration des gouvernants.
Nous refusons de subir encore le ressentiment du pouvoir contre ce qu’il reste de joie dans nos existences.
Nous refusons le paradoxe tordu qui consiste à nous empêcher de vivre au nom de « la vie ».
Nous refusons qu’un quelconque gouvernement prétende nous maltraiter « pour notre bien ». Nul n’est mieux placé que nous pour savoir ce qui est bon pour nous.
Nous refusons de laisser l’État s’approprier sous couvert de « solidarité » ou de « collectif » ce qui relève du lien entre les êtres.
Nous refusons de nous laisser mener en enfants par une bande de gogols à diplômes.
Nous refusons d’ignorer que tout gouvernement n’a de principal souci que le contrôle de la population, et que le couvre-feu émane d’un «conseil de défense ».
Nous refusons de voir dans le goût du pouvoir autre chose qu’une sinistre perversion. Qui use du pouvoir en abuse. C’est connu.
Nous refusons de voir un pervers présidentiel jouir obscènement de nous « serrer la vis » et de « frapper les esprits ».
Nous refusons de croire qu’un État qui laisse l’industrie nous intoxiquer depuis des lustres, qui réintroduit les néo-nicotinoïdes, qui impose la 5G, qui éborgne sans états d’âme les manifestants, qui laisse les pauvres crever de faim, qui rationne soins et soignants, qui couvre tous les abus de la mafia nucléaire depuis toujours, qui planifie sous couvert de « relance verte » la dévastation des campagnes par l’éolien industriel, prétende se soucier moindrement de notre santé.
Nous refusons de vivre pour travailler.
Nous refusons de vivre pour l’économie, dont toute la terre atteste le désastre.
Nous refusons que la police s’avance partout où recule l’assentiment du libre-arbitre.
Nous refusons le chantage entre liberté et discipline.
Nous refusons d’avoir à choisir entre le délire de la propagande gouvernementale et celui du conspirationnisme.
Le couvre-feu, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Vous avez cherché à pousser votre avantage un cran trop loin. Ne comptez plus sur notre coopération. Vous avez donné toute la mesure de votre malfaisance. Vous nous trouverez sur votre chemin à chaque nouveau pas dans la démence gouvernementale que vous ferez. Reprenez vos préfets, vos ordonnances, vos états d’urgence, vos journalistes, vos managers, vos ministères, vos flics, vos grands inquisiteurs, vos experts et vos politiciens. Nous ne jouons plus le jeu. Les règles vont en changer. Nous allons reprendre nos vies en main. Vous n’êtes plus dignes de vous en mêler.

Nous nous rassemblerons à l’avenir tous le samedis à 20H, avec ou sans flambeaux. Nous déambulerons dans les rues de NOS villes jusqu’au pied de VOS palais.

Jusqu’à votre destitution. Jusqu’à ce que nous puissions enfin respirer l’air libre.

Voir en entier ici

https://cerveauxnondisponibles.net/2020/10/15/nous-refusons-de-vivre-comme-ca-appel-a-de-couvrir-le-feu/?unapproved=1999&moderation-hash=8a748cb33f476dc01fa55f0bfba3ac23#comment-1999

 

Société et technologie : La téléphonie mobile et la santé publique (CRIIREM)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 20 octobre 2020 by Résistance 71


Téléphonie mobile et santé publique

Que dire de la relation entre notre santé et la téléphonie mobile (3G, 4G et 5G à venir) ?
Un élément de réponse dans ce document du CRIIREM (format PDF)

CRIIREM_Telephonie-mobile-et-Sante

2021, les tribulations d’un zapatiste en zapatie… le monde et la vie ! (SCI Galeano)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 19 octobre 2020 by Résistance 71

 


« On ne peut pas être neutre dans un train en marche »
~ Howard Zinn ~

 

Pour la vie, les Zapatistes parcoureront les 5 continents
“Le regard et la distance à la porte”


SCI Galeano


Octobre 2020


Source en français:
https://www.lavoiedujaguar.net/Cinquieme-partie-Le-regard-et-la-distance-a-la-porte


Supposons qu’il soit possible de choisir, par exemple, le regard. Supposons que vous pouvez vous libérer, ne serait-ce qu’un moment, de la tyrannie des réseaux sociaux qui imposent non seulement ce qu’on regarde et ce dont on parle, mais aussi comment regarder et comment parler. Donc, supposons que vous relevez les yeux. Plus haut : de ce qui est local à ce qui est régional ou à ce qui est national ou à ce qui est mondial. Vous regardez ? Oui, un chaos, un fouillis, un désordre. Alors supposons que vous êtes un être humain, enfin, que vous n’êtes pas une application numérique qui, à toute vitesse, regarde, classifie, hiérarchise, juge et sanctionne. Alors vous choisissez ce que vous regardez… et comment regarder. Il se pourrait, c’est une supposition, que regarder et juger ne soient pas la même chose. Ainsi, vous ne faites pas que choisir, vous décidez aussi. Changer la question « ça, c’est mal ou bien ? » en « qu’est-ce que c’est ? ». Bien sûr, la première question conduit à un débat agréable (il y a encore des débats ?). Et ensuite au « ça, c’est mal — ou bien — parce que je le dis ». Ou, peut-être, il y a une discussion sur ce qu’est le bien et le mal, et de là, des arguments et des citations avec notes de bas de page. C’est vrai, vous avez raison, c’est mieux que de recourir à des « likes » et des « pouces en l’air », mais je vous ai proposé de changer de point de départ : choisir la destination de votre regard.

Par exemple : vous décidez de regarder les musulmans. Vous pouvez choisir, par exemple, entre ceux qui ont perpétré l’attentat contre Charlie Hebdo ou ceux qui marchent maintenant sur les routes de France pour réclamer, exiger, imposer leurs droits. Vu que vous êtes arrivé jusqu’à ces lignes, il est très probable que vous penchiez pour les « sans-papiers ». Bien sûr, vous vous sentez aussi dans l’obligation de déclarer que Macron est un imbécile. Mais, omettant ce rapide coup d’œil ver le haut, vous regardez à nouveau les plantons, campements et manifestations des migrants. Vous vous demandez leur nombre. Ils vous semblent beaucoup, ou peu, ou trop, ou assez. Vous êtes passé de l’identité religieuse à la quantité. Et alors vous vous demandez ce qu’ils veulent, pourquoi ils luttent. Et là, vous décidez si vous recourez aux médias ou aux réseaux pour le savoir… ou vous les écoutez. Supposons que vous pouvez leur demander. Vous leur demandez quelle est leur croyance religieuse, combien ils sont ? Ou vous leur demandez pourquoi ils ont abandonné leur terre et décidé d’arriver à des terres et des cieux où il y a une autre langue, une autre culture, d’autres lois, d’autres façons ? Il se peut qu’ils vous répondent d’un seul mot : guerre. Ou peut-être qu’ils vous détaillent ce que ce mot signifie dans leur réalité à eux. Guerre. Vous décidez d’enquêter : guerre où ? Ou mieux : pourquoi cette guerre ? Alors ils vous submergent d’explications : croyances religieuses, disputes territoriales, pillage des ressources ou, purement et simplement, stupidité. Mais vous ne vous en tenez pas là et vous demandez à qui profite la destruction, le dépeuplement, la reconstruction, le repeuplement. Vous trouvez des références à plusieurs corporations. Vous enquêtez sur ces corporations et découvrez qu’elles sont dans différents pays et qu’elles fabriquent non seulement des armes, mais aussi des autos, des fusées interplanétaires, des fours à micro-ondes, des services de livraison, des banques, des réseaux sociaux, du « contenu médiatique », des vêtements, des portables et des ordinateurs, des chaussures, des aliments bio et non bio, des compagnies maritimes, des ventes en ligne, des trains, des chefs de gouvernement et de cabinets, des centres de recherche scientifique et pas scientifique, des chaînes d’hôtels et de restaurants, des fast food, des lignes aériennes, des centrales thermoélectriques et, bien sûr, des fondations d’aide « humanitaire ». Donc vous pourriez dire que c’est l’humanité ou le monde entier qui est responsable.

Mais vous vous demandez si le monde ou l’humanité ne sont pas responsables, aussi, de cette manifestation, de ce planton, de ce campement de migrants, de cette résistance. Et vous en venez alors à conclure que, peut-être, c’est probable, éventuellement, le responsable est un système intégral. Un système qui produit et reproduit de la douleur à ceux qui l’infligent et à ceux qui la subissent.

Maintenant vous tournez votre regard vers la manif qui parcourt les chemins de France. Supposons qu’ils soient peu, très peu, que c’est seulement une femme qui porte son pichito. Ça vous importe, maintenant, sa croyance religieuse, sa langue, ses habits, sa culture, ses façons ? Ça vous importe que ce soit seulement une femme qui porte son pichito dans ses bras ? Maintenant oubliez la femme un moment et centrez votre regard seulement sur le bébé. Est-ce que ça importe si c’est un garçon ou une fille ou un·e autre ? La couleur de sa peau ? Peut-être découvrez-vous, maintenant, que ce qui importe, c’est sa vie.

Maintenant, allez plus loin, après tout vous êtes déjà arrivé jusqu’à ces lignes, alors quelques-unes de plus ne vous feront pas de mal. Enfin, pas beaucoup de mal.

Supposez que cette femme vous parle et que vous avez le privilège de comprendre ce qu’elle dit. Vous croyez qu’elle exigera que vous lui demandiez pardon de la couleur de votre peau, de votre croyance religieuse ou non, de votre nationalité, de vos ancêtres, de votre langue, de votre genre, de vos façons ? Vous vous hâtez de lui demander pardon de ce que vous êtes ? Vous attendez qu’elle vous pardonne pour retourner à votre vie ayant réglé le problème ? Ou qu’elle ne vous pardonne pas pour vous dire : « bon, au moins j’ai essayé et je me repens sincèrement d’être qui je suis » ?

Ou vous craignez qu’elle ne vous parle pas, qu’elle vous regarde seulement en silence, et que vous sentiez que ce regard vous demande : « Toi, qu’est-ce que tu veux ? »

Si vous arrivez à ce raisonnement-sentiment-angoisse-désespoir, alors, désolé, vous êtes incurable : vous êtes un être humain.

Une fois établi que vous n’êtes pas un bot, répétez l’exercice dans l’île de Lesbos, au détroit de Gibraltar, dans le Pas-de-Calais, à Naples, au Río Suchiate, au Río Bravo.

Maintenant tournez votre regard et cherchez Palestine, Kurdistan, Euskadi et Wallmapu. Oui, je sais, ça fait un peu tourner la tête… et ce n’est pas tout. Mais dans ces endroits il y a des gens (beaucoup ou peu ou trop ou assez) qui luttent aussi pour leur vie. Mais il s’avère qu’ils conçoivent la vie comme inséparablement liée à leur terre, à leur langue, leur culture, leurs façons d’être. À ce que le Congrès national indigène nous a appris à appeler « territoire », et qui n’est pas seulement un morceau de terre. N’avez-vous pas envie que ces personnes vous racontent leur histoire, leur lutte, leurs rêves ? Oui, je sais, ce serait peut-être mieux pour vous de recourir à Wikipédia, mais ça ne vous donne pas envie de l’entendre directement et d’essayer de le comprendre ?

Revenez maintenant à ce qui est entre le Río Bravo et le Río Suchiate. Approchez-vous d’un endroit qui s’appelle « le Morelos ». Un nouveau zoom de votre regard sur la commune de Temoac. Approchez-vous maintenant de la communauté d’Amilcingo. Vous voyez cette maison ? C’est la maison d’un homme qui de son vivant se nommait Samir Flores Soberanes. Devant cette porte, il a été assassiné. Son crime ? S’opposer à un mégaprojet qui signifie la mort pour la vie des communautés auxquelles il appartient. Non, je ne me suis pas trompé dans ma phrase : Samir est assassiné parce qu’il défendait non sa vie individuelle, mais celle de ses communautés.

Qui plus est, Samir a été assassiné parce qu’il défendait la vie de générations auxquelles on ne pense pas encore. Parce que pour Samir, pour ses compañeras et compañeros, pour les peuples originaires regroupés dans le CNI et pour nous autres, femmes, hommes, femmes-hommes zapatistes, la vie de la communauté n’est pas quelque chose qui se passe seulement dans le présent. C’est, surtout, ce qui viendra. La vie de la communauté est quelque chose qui se construit aujourd’hui, mais pour l’avenir. La vie dans la communauté est quelque chose qui se lègue. Vous croyez que le compte est réglé si les assassins — intellectuels et matériels — demandent pardon ? Vous pensez que sa famille, son organisation, le CNI, nous tous·toutes, nous serons satisfaits si les criminels demandent pardon ? « Pardonnez-moi, je l’ai montré aux tueurs pour qu’ils procèdent à son exécution, je n’ai jamais su tenir ma langue. Je tâcherai de me corriger, ou pas. Je vous ai demandé pardon, maintenant retirez votre planton et on va terminer la centrale thermoélectrique, parce que sinon, on va perdre beaucoup d’argent. » Vous supposez que c’est ce qu’ils espèrent, ce que nous espérons, que c’est pour ça qu’ils luttent, que nous luttons ? Pour qu’ils demandent pardon ? Pour qu’ils déclarent : « Excusez, oui, nous avons assassiné Samir et, au passage, avec ce projet, nous assassinons vos communautés. Allez, pardonnez-nous. Et si vous ne nous pardonnez pas, eh bien, ça nous est égal, le projet doit se réaliser » ?

Et il s’avère que ceux-là mêmes qui demanderaient pardon pour la centrale thermoélectrique sont les mêmes du Train mal nommé « maya », les mêmes du « couloir transisthmique », les mêmes des barrages, des mines à ciel ouvert et des centrales électriques, les mêmes qui ferment les frontières pour empêcher la migration provoquée par les guerres qu’eux-mêmes alimentent, les mêmes qui persécutent le Mapuche, les mêmes qui massacrent le Kurde, les mêmes qui détruisent la Palestine, les mêmes qui tirent sur les Afro-Américains, les mêmes qui exploitent (directement ou indirectement) les travailleurs dans n’importe quel coin de la planète, les mêmes qui cultivent et glorifient la violence de genre, les mêmes qui prostituent l’enfance, les mêmes qui vous espionnent pour savoir ce qui vous plaît et vous le vendre — et si rien ne vous plaît, alors ils font que ça vous plaise —, les mêmes qui détruisent la nature. Les mêmes qui veulent faire croire, à vous, aux autres, à nous, que la responsabilité de ce crime mondial en marche est la responsabilité de nations, de croyances religieuses, de résistances au progrès, de conservateurs, de langues, d’histoires, de modes de vie. Que tout se synthétise en un individu ou une individue (ne pas oublier la parité de genre).

Si vous pouviez aller dans tous ces coins de cette planète moribonde, que feriez-vous ? Bon, nous ne le savons pas. Mais nous, femmes, hommes, femmes-hommes zapatistes, nous irions apprendre. Bien sûr, nous irions aussi danser, mais une chose n’exclut pas l’autre, je crois. Si cette opportunité se présentait, nous serions prêt·e·s à tout risquer, tout. Non seulement notre vie individuelle, mais aussi notre vie collective. Et si cette possibilité n’existait pas, nous lutterions pour la créer. Pour la construire, comme s’il s’agissait d’un navire. Oui, je sais, c’est une folie. Quelque chose d’impensable. À qui viendrait à l’esprit que le destin ce ceux qui résistent à une centrale thermoélectrique, dans un tout petit recoin du Mexique, pourrait concerner la Palestine, le Mapuche, le Basque, le migrant, l’Afro-Américain, la jeune environnementaliste suédoise, la guerrière kurde, la femme qui lutte autre part sur la planète, le Japon, la Chine, les Corées, l’Océanie, l’Afrique mère ?

Ne devrions-nous pas plutôt aller, par exemple, à Chablekal, au Yucatán, au local de l’Equipo Indignación, et leur reprocher : « Eh ! Vous avez la peau blanche et vous êtes croyants, demandez pardon ! » ? Je suis presque sûr qu’ils répondraient : « Pas de problème, mais attendez votre tour, parce que pour l’instant nous sommes occupé·e·s à accompagner ceux qui résistent au Train maya, ceux qui subissent des spoliations, la persécution, la prison, la mort. » Et ils ajouteraient :

« De plus nous devons répondre à l’accusation du pouvoir suprême que nous sommes financés par les Illuminati dans le cadre d’un complot interplanétaire pour bloquer la 4T [1]. » Ce dont je suis sûr, c’est qu’ils utiliseraient le verbe « accompagner », et non les verbes « diriger », « commander », « mener ».

Ou nous devrions plutôt envahir les Europes au cri de « rendez-vous, visages pâles ! », et détruire le Parthénon, le Louvre et le Prado et, au lieu de sculptures et de peintures, remplir tout de broderies zapatistes, en particulier de masques zapatistes — qui, soit dit en passant, sont efficaces et très jolis —, et, au lieu de pâtes, de fruits de mer et de paellas, imposer la consommation de maïs, cacaté et yerba mora, au lieu de vins et de bières, pozol obligatoire, et pour ceux qui sortent dans la rue sans passe-montagne, amende ou prison (oui, au choix, car il ne faut pas non plus exagérer), et nous écrier : « Et vous, les rockers, marimba obligatoire ! Et dorénavant rien que des cumbias, pas question de reggaeton (c’est tentant, pas vrai ?). Et toi, Panchito Varona et Sabina, les autres aux chœurs, démarrez avec Cartas Marcadas, et en boucle, même si “nos den las diez, las once, las doce, la una, las dos y las tres…” [2] et vite, parce que demain faut se lever tôt ! Tu entends, toi, un autre toi, ex-roi poudre-d’escampette, fiche la paix à ces éléphants et mets-toi à cuisiner ! Soupe de courge pour toute la cour ! » (je sais, ma cruauté est exquise) ?

Maintenant, dites-moi : vous croyez que le cauchemar de ceux d’en haut, c’est qu’on les oblige à demander pardon ? Ce qui peuple leurs rêves de choses horribles, ce ne serait pas qu’ils disparaissent, qu’ils n’importent plus, qu’on n’en tienne pas compte, qu’ils soient rien, que leur monde s’effrite presque sans faire de bruit, sans que personne ne s’en souvienne, ne leur érige de statues, de musées, de cantiques, de jours de fête ? Ce ne serait pas que la possible réalité les fasse paniquer ?

C’est une des rares fois où feu le SupMarcos ne s’est pas servi d’une métaphore cinématographique pour expliquer quelque chose. Parce que, vous n’êtes censés le savoir ni moi vous le raconter, mais le défunt pouvait évoquer les étapes de sa courte vie chacune en référence à un film. Ou accompagner une explication sur la situation nationale ou internationale d’un « comme dans tel film ». Bien sûr, plus d’une fois il a dû arranger le scénario pour qu’il colle avec la narration. Comme la plupart d’entre nous n’avaient pas vu le film en question, et qu’on ne captait pas avec des portables pour consulter Wikipédia, ben, on le croyait. Mais ne sortons pas du sujet. Attendez, je crois qu’il l’a laissé écrit sur un de ces papiers qui saturent le coffre aux souvenirs… Il est là ! Voici :

« Pour comprendre notre détermination et la taille de notre audace, imaginez que la mort est une porte qu’on franchit. Il y aura des spéculations multiples et variées sur ce qu’il y a derrière cette porte : le ciel, l’enfer, les limbes, le rien. Et des dizaines de descriptions de ces options. La vie pourrait alors être conçue comme le chemin menant à cette porte. La porte, la mort, quoi, serait ainsi un point d’arrivée… ou une interruption, l’impertinente coupure de l’absence blessant l’air de la vie.

On arriverait à cette porte, donc, du fait de la violence de la torture et de l’assassinat, de l’infortune d’un accident, de la pénible entre-ouverture de la porte lors d’une maladie, de la fatigue, du désir. C’est-à-dire que, bien que la plupart du temps on arrive à cette porte sans le désirer ni le vouloir, il serait aussi possible que ce soit un choix.

Chez les peuples originaires, aujourd’hui zapatistes, la mort était une porte qui surgissait presque au début de la vie. Les enfants s’y confrontaient avant l’âge de cinq ans et la franchissaient entre fièvres et diarrhées. Ce que nous avons fait le 1er janvier 1994, ça a été d’essayer d’éloigner cette porte. Bien sûr il fallait être disposé à la franchir pour y arriver, bien que nous ne le désirions pas. Depuis, tout notre effort a consisté, et consiste à éloigner cette porte le plus possible. “Allonger l’espérance de vie”, diraient les spécialistes. Mais d’une vie digne, ajouterions-nous. L’éloigner jusqu’à la mettre sur le côté, mais beaucoup plus loin sur le chemin. C’est pour ça que nous avons dit au début du soulèvement : “pour vivre, nous mourons”. Parce que si nous ne léguons pas la vie, c’est-à-dire le chemin, alors pourquoi vivons-nous ? »

Léguer la vie.

C’est précisément ce qui préoccupait Samir Flores Soberanes. Et c’est ce qui peut synthétiser la lutte du Front des peuples en défense de l’eau et de la terre du Morelos, de Puebla et de Tlaxcala dans sa résistance et sa rébellion contre la centrale thermoélectrique et le soi-disant « Projet intégral Morelos ». À leur exigence d’arrêter et d’annuler un projet de mort, le mauvais gouvernement répond en argumentant qu’on perdrait beaucoup d’argent.

Là, dans le Morelos, on a la synthèse de la confrontation actuelle dans le monde entier : argent versus vie. Et dans cet affrontement, dans cette guerre, aucune personne honnête ne devrait être neutre : ou avec l’agent, ou avec la vie.

[Note de R71 : Rappelons ici la phrase si puissante d’Howard Zinn et titre de son autobiographie en anglais : « On ne peut pas être neutre dans un train en marche… » Clin d’œil de Marcos/Galeano ?]

Ainsi, nous pourrions conclure, la lutte pour la vie n’est pas une obsession chez les peuples originaires. C’est plutôt… une vocation… et une vocation collective.

D’accord. Salut et que nous n’oublions pas que pardon et justice ne sont pas la même chose.

Depuis les montagnes des Alpes, où il se demande qu’envahir en premier : l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la France, l’Italie, la Slovénie, Monaco, le Lichtenstein ? Nan, c’est une blague… ou bien pas ?

Le SupGaleano, qui s’exerce à son gribouillis le plus élégant.

Mexique, octobre 2020.

= = =

Lectures complémentaires :

6ème déclaration zapatiste de la forêt de Lacandon

Ricardo Flores Magon, textes choisis 

Chiapas, feu et parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit

Du Chiapas aux Gilets Jaunes…

James C. Scott « L’art de ne pas être gouverné »

 

200ème PDF de notre bibliothèque : Le « Tao Te King » de Lao Tseu

Posted in actualité, documentaire, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés with tags , , , on 17 octobre 2020 by Résistance 71


Résistance 71


17 octobre 2020

Pour la publication du 200ème PDF de notre bibliothèque (merci à Jo au passage pour toutes ces années de mise en page et son indéfectible enthousiasme à le faire…), nous avons décidé de le réserver à un texte millénaire, traduit dans des dizaines de langues et certainement un des joyaux de la pensée humaine : le « Tao Te King » de Lao Tseu dans la traduction du grand sinologue français Stanislas Julien dans sa version de 1842 et reprise en maintes occasions.

Le « Tao Te King », le livre de la Voie et de la Vertu est le type même d’ouvrage qui, une fois lu, demeure présent dans l’inconscient et dont la portée universelle travaille le lecteur au plus profond de lui-même. Nous parlons souvent de lâcher prise de la fausse réalité qui nous est imposée, le « Tao Te King » est un formidable outil pour pouvoir le faire.

Sans plus attendre, le texte. Bonne lecture à toutes et à tous.

Lao_Tseu_Tao_Te_King
PDF

Voix de la raison : CoV19 et tests RT-PCR, comprendre le comment de l’enfumage général permettant de maintenir un état de terreur accepté du plus grand nombre et de dire NON ! à la dictature sanitaire… (Dr Pascal Sacré)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, désinformation, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 16 octobre 2020 by Résistance 71

 


« Silence, on tourne !… »

Excellente analyse et mise au point du Dr Sacré que nous invitons à partager sans aucune modération. Elle fait suite à son analyse récente « Du nazisme au covidisme ». Il est important de connaître le plus de chose possible sur la chaîne évènementielle qui nous mène au renforcement de la dictature par le biais de la peur, de la terreur induite ; en l’occurence ic une meilleure compréhension de la manipulation des chiffres CoV19 par les tests RT-PCR. Un « islamiste », on peut le voir, et la sauce ne prend plus… Un virus, c’est invisible, ça fait peur et on doit s’en remettre aux « gens compétents » en la matière… Ces gens « compétents » étant le plus souvent corrompus et asservis au système de la gestion pathologique induite qu’est Big Pharma. Le Dr sacré pose à la fin la question qui tue : Y a t’il volonté de nuire ? Nous seront bien modérés que lui. Notre réponse est OUI à 100%. Le but de toute cette mascarade et escroquerie falsificatrice est de faire passer en force toutes les mesures liberticides possibles de contrôle des populations à l’échelle planétaire et mettre en place la grille de contrôle de la dictature technotronique indispensable à l’avènement du Nouvel Ordre Mondial oligarchique tel qu’il est prôné depuis des lustres par la clique de criminels psychopathes au pouvoir. Merci de diffuser cette analyse le plus possible. Il est temps que les peuples reprennent la barre du bateau ivre…
A lire aussi : « Le C.O.N fiction covidienne ? »
~ Résistance 71 ~

CoV19 : RT-PCR ou comment enfumer toute l’humanité


Dr Pascal Sacré


14 octobre 2020


Source:
https://www.mondialisation.ca/covid-19-rt-pcr-ou-comment-enfumer-toute-lhumanite/5650143


Introduction : utilisation d’une technique pour verrouiller la société

Toute la propagande actuelle sur la pandémie COVID-19 repose sur un postulat considéré comme évident, vrai et qui n’est plus remis en question :

Test RT-PCR positif veut dire être malade du COVID. Ce postulat est trompeur.

Très peu de gens, y compris chez les médecins, comprennent comment un test PCR fonctionne.

RT-PCR signifie Real Time-Polymerase Chain Reaction.

En français, cela veut dire : Réaction de Polymérisation en Chaîne en Temps Réel.

En médecine, nous utilisons cet outil principalement pour faire le diagnostic d’une infection virale. 

En partant d’une situation clinique avec présence ou non de symptômes particuliers chez un patient, nous envisageons différents diagnostics en nous basant sur des tests.

Dans le cas de certaines infections, notamment virales, nous utilisons la technique RT-PCR pour confirmer une hypothèse diagnostique suggérée par un tableau clinique. 

Nous ne faisons pas d’office une RT-PCR à tout patient qui chauffe, qui tousse ou qui présente un syndrome inflammatoire ! 

C’est une technique de laboratoire, de biologie moléculaire d’amplification génique car elle recherche des traces géniques (ADN ou ARN) en les amplifiant.

En plus de la médecine, les autres champs d’applications sont la génétique, la recherche, l’industrie et l’expertise judiciaire.

La technique est réalisée dans un laboratoire spécialisé, elle ne peut pas être faite dans n’importe quel laboratoire, même hospitalier. Cela entraîne un certain coût, et un délai parfois de plusieurs jours entre le prélèvement et le résultat.

Aujourd’hui, depuis l’émergence de la nouvelle maladie appelée COVID-19 (COrona VIrus Disease-2019), la technique de diagnostic RT-PCR est utilisée pour définir des cas positifs, confirmés au SRAS-CoV-2 (coronavirus responsable du nouveau syndrome de détresse respiratoire aigu appelé COVID-19).

Ces cas positifs sont assimilés à des cas COVID-19, à des malades dont certains sont hospitalisés, voire admis en réanimation.

Postulat officiel de nos dirigeants : cas RT-PCR positifs = malades COVID-19. [1]

C’est le postulat de départ, la prémisse de toute la propagande officielle qui justifie toutes les mesures gouvernementales contraignantes : isolement, confinement, quarantaine, port du masque obligatoire, codes couleurs par pays et interdictions de voyager, tracking [traçage], distances sociales dans les entreprises, les magasins et même, voire surtout, dans les écoles [2].

Cette utilisation abusive de la technique RT-PCR est employée comme une stratégie implacable et intentionnelle par certains gouvernements, appuyés par des conseils scientifiques de sécurité et par les médias dominants, pour justifier des mesures excessives comme la violation d’un grand nombre de droits constitutionnels, la destruction de l’économie avec la mise en faillite de pans entiers des secteurs actifs de la société, la dégradation des conditions de vie pour un grand nombre de citoyens ordinaires, sous prétexte d’une pandémie qui se base sur un nombre de tests RT-PCR positifs, et non sur un nombre de malades réels.

Aspects techniques : pour mieux comprendre et ne pas se laisser manipuler

La technique PCR a été mise au point par le chimiste Kary B. Mullis, en 1986. Kary Mullis a reçu le prix Nobel de chimie en 1993.

Bien que cela soit contesté [3], Kary Mullis lui-même aurait critiqué l’intérêt de la PCR comme outil de diagnostic pour une infection, notamment virale.

Il a affirmé que si la PCR était un bon outil pour la recherche, c’était un très mauvais outil en médecine, en clinique [4].

Mullis faisait référence au virus du SIDA (rétrovirus VIH ou HIV) [5], avant la pandémie COVID-19, mais cette opinion sur la limite de la technique dans les infections virales [6], par son créateur, ne peut être balayée d’un revers de main ; elle doit être prise en compte !

La PCR a été perfectionnée en 1992.

L’analyse pouvant être réalisée en temps réel, en continu, elle devient la RT (Real-Time) – PCR, encore plus performante.

Elle peut se faire à partir de n’importe quelle molécule, dont celles du vivant, les acides nucléiques qui composent les gènes : 

  • ADN (acide désoxyribonucléique) 
  • ARN (Acide ribonucléique)

Les virus ne sont pas considérés comme des êtres « vivants », ce sont des paquets d’informations (ADN ou ARN) formant un génome.

C’est par une technique d’amplification (multiplication) que la molécule recherchée est mise en évidence et ce point est très important.

La RT-PCR est une technique d’amplification [7].

S’il y a de l’ADN ou de l’ARN de l’élément recherché dans un prélèvement, il n’est pas identifiable comme cela. 

Il faut amplifier (multiplier) cet ADN ou cet ARN un certain nombre de fois, parfois un très grand nombre de fois, avant de le mettre en évidence. On peut, à partir d’une trace infime, obtenir jusqu’à des milliards de copies d’un échantillon spécifique mais cela ne veut pas dire qu’il y a toute cette quantité dans l’organisme testé.

Dans le cas du COVID-19, l’élément recherché par la RT-PCR est le SRAS-CoV-2, un virus ARN [8].

Il y a des virus ADN comme les virus de l’Herpès et de la Varicelle.

Les virus ARN les plus connus, en plus des coronavirus, sont les virus de la Grippe, de la Rougeole, de l’EBOLA, du ZIKA.

Dans le cas du SRAS-CoV-2, virus ARN, il faut une étape supplémentaire spécifique, une transcription de l’ARN en ADN au moyen d’une enzyme, la transcriptase inverse ou Reverse Transcriptase.

Cette étape précède la phase d’amplification.

Ce n’est pas TOUT le virus qui est identifié, mais des séquences de son génome viral. 

Cela ne veut pas dire que cette séquence génique, fragment du virus, n’est pas spécifique du virus recherché, mais c’est une nuance importante quand même :

La RT-PCR ne met pas en évidence de virus, mais seulement des parties, des séquences géniques spécifiques du virus.

En début d’année, le génome du SRAS-CoV-2 a pu être séquencé. 

Il comporte environ 30 000 paires de bases. L’acide nucléique (ADN-ARN), le composant des gènes, est une suite de bases. Par comparaison, le génome humain comporte plus de 3 milliards de paires de bases.

Des équipes suivent en continu l’évolution du génome viral du SRAS-CoV-2 au fur et à mesure de son évolution [9-10-11], au travers des mutations qu’il subit. Aujourd’hui, il existe de nombreux variants [12]. 

En prenant quelques gènes spécifiques du génome du SRAS-CoV-2, il est possible d’amorcer la RT-PCR sur un prélèvement dans les voies respiratoires.

Pour la maladie COVID-19, dont le point d’entrée est nasopharyngé (nez) et oropharyngé (bouche), le prélèvement doit être effectué dans les voies respiratoires supérieures le plus profondément possible afin d’éviter une contamination par la salive notamment. 

Tous les gens testés disent que c’est très douloureux [13].

Le Gold Standard (site de prédilection de prélèvement) est l’abord nasopharyngé (par le nez), la voie d’abord la plus douloureuse.

En cas de contre-indication à l’abord nasal, ou de préférence de l’individu testé, selon les organes officiels, l’abord oropharyngé (par la bouche) est acceptable également. Le test peut déclencher un réflexe de nausée/vomissement chez l’individu testé.

Normalement, pour que le résultat d’un test RT-PCR soit considéré comme fiable, il faut faire l’amplification au départ de 3 gènes différents (amorces) du virus étudié.

« Les amorces sont des séquences d’ADN simple brin spécifiques du virus. Ce sont elles qui garantissent la spécificité de la réaction d’amplification. » [14]

« Le premier test développé à La Charité à Berlin par le Dr Victor Corman et ses associés en janvier 2020 permet de mettre en évidence les séquences d’ARN présentes dans 3 gènes du virus appelés E, RdRp et N. Pour savoir si les séquences de ces gènes sont présentes dans les échantillons d’ARN prélevés, il est nécessaire d’amplifier les séquences de ces 3 gènes afin d’obtenir un signal suffisant à leur détection et à leur quantification. »[15].

La notion essentielle du Cycle Time ou Cycle Threshold ou seuil de positivité Ct [16]

Un test RT-PCR est négatif (pas de traces de l’élément recherché) ou positif (présence de traces de l’élément recherché).

Toutefois, même si l’élément recherché est présent en quantité infime, négligeable, le principe même de la RT-PCR est de pouvoir finalement le mettre en évidence en poursuivant les cycles d’amplification autant que nécessaire. 

La RT-PCR peut pousser jusqu’à 60 cycles d’amplification, voire plus !

Voici comment cela se passe :

Cycle 1 : cible x 2 (2 copies)

Cycle 2 : cible x 4 (4 copies)

Cycle 3 : cible x 8 (8 copies)

Cycle 4 : cible x 16 (16 copies)

Cycle 5 ; cible x 32 (32 copies)

Etc de manière exponentielle jusque 40 à 60 cycles !

Quand on dit que le Ct (Cycle Time ou Cycle Threshold ou seuil de positivité du RT-PCR) est égal à 40, cela veut dire que le laboratoire a utilisé 40 cycles d’amplification, soit obtenu 240 copies.

C’est cela qui sous-tend la sensibilité du test RT-PCR. 

S’il est vrai qu’en médecine, on aime que la spécificité et la sensibilité des tests soient élevées afin d’éviter faux positifs et faux négatifs, dans le cas de la maladie COVID-19, cette hypersensibilité du test RT-PCR causée par le nombre de cycles d’amplifications utilisé se retourne contre nous.

Cette trop grande sensibilité du test RT-PCR est délétère et nous induit en erreur !

Elle nous détache de la réalité médicale qui doit rester basée sur l’état clinique réel de la personne : la personne est-elle malade, a-t-elle des symptômes ?

C’est cela le plus important !

Comme je l’ai précisé en début d’article, en médecine, nous partons toujours de la personne : nous l’examinons, nous collectons ses symptômes (plaintes-anamnèse) et ses signes cliniques objectifs (examen) et sur base d’une réflexion clinique dans laquelle interviennent les connaissances scientifiques et l’expérience, nous posons des hypothèses diagnostiques.

Ce n’est qu’ensuite que nous prescrivons les tests les plus appropriés, en fonction de cette réflexion clinique.

Nous comparons en permanence les résultats des tests à l’état clinique (symptômes et signes) du patient qui prime sur tout le reste quant à nos décisions et nos traitements.

Aujourd’hui, nos gouvernements appuyés par leurs conseils scientifiques de sécurité nous font faire le contraire et mettent le test en premier, suivi d’une réflexion clinique forcément influencée par ce test préalable dont nous venons de voir les faiblesses, notamment son hypersensibilité.

Aucun de mes collègues médecins cliniciens ne peut me contredire. 

En-dehors de cas très particulier comme le dépistage génétique pour certaines catégories de populations (tranches d’âge, sexe) et certains cancers ou maladies génétiques familiales, nous travaillons toujours dans ce sens : de la personne (symptômes, signes) vers les tests appropriés, jamais dans l’autre sens.

C’est la conclusion de l’article de la Revue Médicale Suisse (RMS) paru en 2007, écrit par les docteurs Katia Jaton et Gilbert Greub microbiologistes de l’Université de Lausanne :

PCR en microbiologie : de l’amplification de l’ADN à l’interprétation du résultat :

« Pour interpréter le résultat d’une PCR, il est essentiel que les cliniciens et les microbiologistes partagent leurs expériences, afin que les niveaux analytiques et cliniques d’interprétation puissent être combinés. « 

Il serait indéfendable de faire un électrocardiogramme à tout le monde pour dépister toutes les personnes qui pourraient faire un infarctus un jour. 

Par contre, dans certains contextes cliniques ou sur la base de symptômes précis évocateurs, là, oui, un électrocardiogramme peut devenir bénéfique.

Revenons à la RT-PCR et au Ct (Cycle Time ou Cycle Threshold).

Dans le cas d’une maladie infectieuse surtout virale, la notion de contagiosité est un autre élément important.

Étant donné que dans certains cercles scientifiques, on considère qu’une personne asymptomatique peut transmettre le virus, il est selon eux important de dépister la présence de virus, même si la personne est asymptomatique, donc d’élargir l’indication de la RT-PCR à tout le monde.

Les tests RT-PCR sont-ils de bons tests de contagiosité ? [17]

Cette question nous ramène à la notion de charge virale et donc de Ct.

La relation entre contagiosité et charge virale est contestée par certaines personnes [18] et aucune preuve formelle, à ce jour, ne permet de trancher.

Toutefois, le bon sens donne un crédit évident à la notion que plus la personne a de virus en lui, surtout dans la partie supérieure de ses voies aériennes (oropharynx et nasopharynx), avec des symptômes tels que toux, éternuements, plus cette personne présente un risque de contagiosité élevé, proportionnel à sa charge virale et à l’importance de ses symptômes.

Cela s’appelle du bon sens et même si la médecine moderne a bénéficié largement de l’apport des sciences au travers des statistiques et de l’Evidence-Based Medicine (EBM-médecine factuelle basée sur les preuves), elle reste avant tout basée sur le bon sens, l’expérience et l’empirisme. 

La médecine est l’art de guérir.

Aucun test ne mesure la quantité de virus dans le prélèvement !

La RT-PCR est qualitative : positif (présence du virus) ou négatif (absence du virus).

Cette notion de quantité, donc de charge virale, peut être estimée indirectement par le nombre de cycles d’amplifications (Ct) utilisés pour mettre en évidence le virus recherché.

Plus le Ct utilisé pour mettre en évidence le fragment de virus est bas, plus la charge virale est considérée comme élevée (haute).

Plus le Ct utilisé pour mettre en évidence le fragment de virus est haut, plus la charge virale est considérée comme faible (basse).

Ainsi, le Centre National de Référence français (CNR), en phase aigüe de la pandémie, a estimé que le pic de l’excrétion virale se produisait au début des symptômes, avec une quantité de virus correspondant à environ 108 (100 millions) copies d’ARN viral du SRAS-CoV-2 en moyenne (donnée cohorte French COVID-19) avec une durée d’excrétion dans les voies aériennes supérieures variable (de 5 jours à plus de 5 semaines) [19].

Ce nombre de 108 (100 millions) de copies/μl correspond à un Ct très bas.

Un Ct de 32 correspond à 10-15 copies/μl.

Un Ct de 35 correspond à environ 1 copie/μl.

Au-dessus de Ct 35, il devient impossible d’isoler une séquence complète du virus et de la mettre en culture !

En France et dans la plupart des pays, on continue d’utiliser, même aujourd’hui, des Ct supérieurs à 35, voire 40 !

La Société Française de Microbiologie (SFM) a émis un avis le 25 septembre 2020 dans lequel elle ne recommande pas de rendre les résultats en quantitatif, et elle recommande de rendre positif jusqu’à un Ct de 37 pour un seul gène [20] !

Avec 1 copie/μl de prélèvement (Ct 35), sans toux, sans symptômes, on peut comprendre pourquoi tous ces médecins et scientifiques disent qu’un test RT-PCR positif ne veut plus rien dire, rien du tout en termes de médecine et de clinique !

Les tests RT-PCR positifs, sans mention du Ct ou de sa relation avec la présence ou non de symptômes, sont utilisés tels quels par nos gouvernements comme l’argument exclusif pour appliquer et justifier leur politique de sévérité, d’austérité, d’isolement et d’agression de nos libertés, avec impossibilités de voyager, de se réunir, de revivre normalement !

Il n’y a aucune justification médicale à ces décisions, à ces choix gouvernementaux !

Dans un article publié sur le site du New York Times (NYT) du samedi 29 août, des experts américains de l’Université de Harvard s’étonnent que les tests RT-PCR tels qu’ils sont pratiqués puissent servir de tests de contagiosité, encore plus comme preuves de progression pandémique, dans le cas de l’infection par le SRAS-CoV-2 [21].
Selon eux, le seuil (Ct) considéré aboutit à des diagnostics positifs chez des personnes qui ne représentent aucun risque de transmettre le virus !

La réponse binaire « oui/non » ne suffit pas, selon cet épidémiologiste de l’école de santé publique de l’Université de Harvard.

« C’est la quantité de virus qui devrait dicter la démarche à suivre pour chaque patient testé. »

La quantité de virus (charge virale) ; mais aussi et surtout l’état clinique, symptomatique ou non de la personne !

Cela remet en question l’utilisation du résultat binaire de ce test RT-PCR pour déterminer si une personne est contagieuse et doit suivre des mesures strictes d’isolement.

Ces remises en question sont posées par de nombreux médecins de par le monde, pas seulement aux États-Unis mais aussi en France, en Belgique (Belgium Health Experts Demand Investigation Of WHO For Faking Coronavirus Pandemic) , en Allemagne, en Espagne…

Selon eux : « Nous allons mettre des dizaines de milliers de personnes en confinement, en isolement, pour rien. » [22]. Et infliger des souffrances, des angoisses, des drames économiques et psychologiques par milliers !

La plupart des tests RT-PCR fixent le Ct à 40, selon le NYT. Certains à 37.

« Des tests avec des seuils (Ct) aussi élevés peuvent ne pas détecter uniquement du virus vivant mais aussi des fragments géniques, restes d’une infection ancienne qui ne représentent aucun danger particulier », précisent les experts interrogés. 

Une virologiste à l’Université de Californie admet qu’un test RT-PCR avec un Ct supérieur à 35 est trop sensible. « Un seuil plus raisonnable serait entre 30 et 35 », ajoute-t-elle.

Presque aucun laboratoire ne précise le Ct (nombre de cycles d’amplification effectués) ou le nombre de copies d’ARN viral par μl de prélèvement.

Dans le NYT, les experts ont compilé avec des officiels des états du Massachussetts, de New-York et du Nevada, trois jeux de données qui les mentionnent. 

Conclusion ?

« Jusqu’à 90% des personnes testées positives ne portaient pas de virus. »

Le Centre Wadworth, laboratoire de l’état de New-York, a analysé les résultats de ses tests de juillet à la demande du NYT : 794 tests positifs avec un Ct de 40.

« Avec un seuil Ct de 35, environ la moitié de ces tests PCR ne seraient plus considérés comme positifs », indique le NYT.

« Et environ 70% ne le seraient plus avec un Ct de 30 ! »

Dans le Massachussetts, entre 85 et 90% des personnes testées positives en juillet avec un Ct de 40 auraient été considérées comme négatives avec un Ct de 30, ajoute le NYT. Pourtant, toutes ces personnes ont dû s’isoler, avec toutes les conséquences psychologiques et économiques dramatiques, alors qu’ils n’étaient pas malades et probablement plus du tout contagieux.

En France, Le Centre National de Référence (CNR), la Société Française de Microbiologie (SFM) continuent de pousser les Ct à 37 et ne recommandent aux laboratoires de ne plus utiliser qu’un seul gène du virus comme amorce.

Je rappelle qu’à partir de Ct 32, il devient très difficile de cultiver le virus ou d’en extraire une séquence complète, ce qui témoigne du caractère tout à fait artificiel de cette positivité du test, avec des Ct aussi élevés, au-delà de 30.

Des résultats similaires ont été rapportés par des chercheurs de l’Agence de santé publique anglaise dans un article paru le 13 août dans Eurosurveillance : « La probabilité de cultiver du virus chute à 8 % dans des échantillons pour lesquels le Ct est supérieur à 35. » [23] 

De plus, actuellement, le Centre National de Référence en France n’évalue que la sensibilité des kits réactifs mis sur le marché, non la spécificité : des doutes sérieux persistent sur la possibilité de réactivité croisée avec d’autres virus que le SRAS-CoV-2, comme les autres coronavirus bénins du rhume. [20]

C’est potentiellement la même situation dans d’autres pays, dont la Belgique.

De même, les mutations du virus pourraient avoir invalidé certaines amorces (gènes) utilisées pour repérer le SRAS-CoV-2 : les fabricants ne donnent aucune garantie là-dessus et si les journalistes du fast-checking de l’AFP vous disent le contraire, testez leur bonne foi en demandant ces garanties, ces preuves. 

S’ils n’ont rien à cacher et si ce que je dis est faux, cette garantie vous sera fournie et prouvera leur bonne foi.

  1. Nous devons exiger que les résultats RT-PCR soient rendus en mentionnant le Ct utilisé car au-delà de Ct 30, le test RT-PCR positif ne veut rien dire.
  2. Nous devons écouter les scientifiques et médecins, spécialistes, virologues qui préconisent d’utiliser des Ct adaptés, plus bas, à 30. Une alternative est d’obtenir le nombre de copies d’ARN viral/μl ou /ml de prélèvement. [23]
  3. Nous devons revenir au patient, à la personne, à son état clinique (présence ou non de symptômes) et partir de là pour juger de la pertinence de faire un test et de la meilleure façon d’interpréter son résultat.

Tant qu’on ne raisonne pas mieux le dépistage PCR, avec un seuil Ct connu et adapté, une personne asymptomatique ne devrait en aucune façon se faire tester. 

Même une personne symptomatique ne devrait pas automatiquement se faire tester, pour autant qu’elle puisse se mettre d’elle-même en isolement 7 jours. 

Arrêtons cette débauche de tests RT-PCR aux Ct trop élevés, et revenons à une médecine clinique, de qualité.

Une fois que nous avons compris comment le test RT-PCR fonctionne, il devient impossible de laisser se poursuive la stratégie de dépistage systématique gouvernementale actuelle, pourtant appuyée, de manière inexplicable, par les virologues des conseils de sécurité.

Mon espoir est, qu’enfin correctement informés, de plus en plus de gens exigent l’arrêt de cette stratégie, car c’est nous tous, éclairés, guidés par la bienveillance réelle et le bon sens, qui devons décider de nos destins collectifs et individuels. 

Personne d’autre ne doit le faire à notre place, surtout lorsque nous constatons que ceux qui décident ne sont plus ni raisonnables, ni rationnels.

Synthèse des points importants :

  • Le test RT-PCR est une technique diagnostique de laboratoire peu adaptée à la médecine clinique.
  • C’est une technique diagnostique binaire, qualitative, qui confirme (test positif) ou non (test négatif) la présence d’un élément dans le milieu analysé. Dans le cas du SRAS-CoV-2, l’élément est un fragment du génome viral, pas le virus lui-même.
  • En médecine, même en situation épidémique ou pandémique, il est dangereux de placer les tests, examens, techniques au-dessus de l’évaluation clinique (symptômes, signes). C’est le contraire qui garantit une médecine de qualité.
  • La limite (faiblesse) principale du test RT-PCR, dans la situation pandémique actuelle, est son extrême sensibilité (faux positif) si on ne choisit pas un seuil de positivité (Ct) adapté. Aujourd’hui, des experts préconisent d’utiliser un seuil Ct maximal à 30.
  • Ce seuil Ct doit être renseigné avec le résultat RT-PCR positif afin que le médecin sache comment interpréter ce résultat positif, surtout chez une personne asymptomatique, afin d’éviter des isolements, quarantaines, traumatismes psychologiques inutiles.
  • Outre la mention du Ct utilisé, les laboratoires doivent continuer de garantir la spécificité de leurs kits de détection au SRAS-CoV-2, en tenant compte de ses mutations les plus récentes, et doivent continuer d’utiliser trois gènes du génome viral étudié comme amorces ou, sinon, le mentionner.

Conclusion générale

L’obstination des gouvernants à utiliser la stratégie désastreuse actuelle, dépistage systématique par RT-PCR, est-elle due à l’ignorance ? 

À la stupidité ? 

À une espèce de piège cognitif emprisonnant leur égo ?

Il faudrait en tout cas pouvoir les interpeler et si dans les lecteurs de cet article se trouvent des journalistes encore honnêtes, ou des politiciens naïfs, ou des personnes qui ont la possibilité de questionner nos gouvernants, alors, faites-le, en usant de ces arguments clairs et scientifiques.

C’est d’autant plus incompréhensible que nos gouvernants se sont entourés des personnes parmi les spécialistes les plus chevronnés de ces questions.

Si j’ai pu réunir moi-même ces informations, partagées, je le rappelle, par des personnes compétentes et au-dessus de tout soupçon complotiste telles qu’Hélène Banoun, Pierre Sonigo, Jean-François Toussaint, Christophe De Brouwer, dont l’intelligence, l’honnêteté intellectuelle, la légitimité ne peuvent être mises en doute, alors, les conseillers scientifiques belges, français, québécois, etc, savent tout cela également.

Alors ?

Que se passe-t-il ?

Pourquoi continuer dans cette direction faussée, s’obstiner dans l’erreur ?

Ce n’est quand même pas rien de réimposer des confinements, des couvre-feux, des quarantaines, des bulles sociales réduites, de secouer à nouveau nos économies chancelantes, de plonger des familles entières dans la précarité, de semer autant de peur et d’anxiété génératrices d’un véritable état de stress post-traumatique à l’échelle mondiale, de diminuer l’accès aux soins pour les autres pathologies qui pourtant réduisent l’espérance de vie bien plus que le COVID-19 ! [24]

Y a-t-il une intention de nuire ?

Une intention d’utiliser l’alibi d’une pandémie pour faire évoluer l’humanité vers une issue qu’elle n’aurait jamais accepté autrement ? En tout cas, pas comme cela !

Cette hypothèse, que les censeurs modernes s’empresseront d’étiqueter « complotiste », serait-elle l’explication la plus valable à tout cela ?

En effet, si on trace une droite à partir des événements présents, dans le cas où ils sont maintenus, on pourrait se retrouver à nouveau confinés avec des centaines, des milliers d’êtres humains obligés de rester inactifs, ce qui, pour les métiers de la restauration, du spectacle, de la vente, pour les forains, itinérants, démarcheurs, risque d’être catastrophique avec faillites, chômages, dépressions, suicides par centaines de milliers. [25-26-27-28] 

L’impact sur l’éducation, sur nos enfants, sur l’enseignement, sur la médecine avec des soins, des opérations, des prises en charge prévues de longue date devant être annulées, postposées, sera profond et destructeur.

« Nous risquons une crise alimentaire imminente si des mesures ne sont pas prises rapidement. » [29].

Il serait temps que tout le monde sorte de cette transe négative, cette hystérie collective, car la famine, la pauvreté, le chômage massif vont tuer, faucher bien plus de gens que le SRAS-CoV-2 !

Tout cela a-t-il un sens, face à une maladie qui décroît, qui est surdiagnostiquée et mal interprétée par ce mésusage de tests PCR calibrés de manière trop sensible ?

Le port continu du masque semble devenu, pour beaucoup, une nouvelle normalité.

Même si c’est constamment minimisé par certains professionnels de la santé et les journalistes vérificateurs de faits, d’autres médecins alertent sur les conséquences néfastes, médicales et psychologiques, de cette obsession hygiénique qui, maintenue en permanence, est en réalité une anormalité ! 

Quel frein aux relations sociales, qui sont le véritable socle d’une humanité en bonne santé physique et psychologique !

Certains osent trouver tout cela normal, ou un moindre prix à payer face à la pandémie de tests PCR positifs.

L’isolement, la distanciation, le masquage du visage, l’appauvrissement de la communication émotionnelle, la peur de se toucher, de s’embrasser même au sein de familles, de communautés, entre proches…

Des gestes spontanés de la vie quotidienne entravés et remplacés par des gestes mécaniques et contrôlés…

Des enfants terrorisés, maintenus dans la peur et la culpabilité permanentes…

Tout cela va impacter profondément, durablement et négativement les organismes humains, dans leur physique, leur mental, leurs émotions et leur représentation du monde et de la société.

Ce n’est pas normal !

Nous ne pouvons pas laisser nos gouvernants, quelle qu’en soit la raison, organiser plus longtemps notre suicide collectif.

Dr Pascal Sacré

Professionnels dont les références et commentaires sont à la base de cet article dans son aspect scientifique (notamment et principalement sur la RT-PCR) :

1) Hélène Banoun

https://www.researchgate.net/profile/Helene_Banoun

PhD, Pharmacien biologiste

Ancien Chargé de Recherches INSERM

Ancien Interne des Hôpitaux de Paris

2) Pierre Sonigo

Virologiste

Directeur de recherche INSERM, a travaillé à l’Institut Pasteur

Dirige le Laboratoire « Génétique des Virus », à Cochin, Paris

A participé en 1985 au séquençage du virus du SIDA

3) Christophe De Brouwer

Docteur PhD en Science de la Santé Publique 

Professeur honoraire à l’École de Santé Publique à l’ULB, Belgique

4) Jean-François Toussaint

Médecin, Professeur de physiologie à l’Université Paris-Descartes

Directeur de l’IRMES, Institut de Recherche bioMédicale et d’Épidémiologie du Sport

Ancien membre du Haut Conseil de la Santé Publique

Notes (Sources) :

[1] “Une nette augmentation du nombre de cas dans toutes les provinces et toutes les tranches d’âge”, 7sur7 ACTU Belgique, 5-10-2020

[2] Le gouvernement belge renforce des mesures anti-Covid, VRT.be ; 6 octobre 2020.

[3] Non, l’inventeur du test PCR n’a pas dit que sa méthode était inefficace pour détecter les virus, dans Le Monde, 7 octobre 2020

[4] Kary Mullis : « Le test PCR ne permet pas de savoir si vous êtes malade », vidéo accessible sur YouTube, 9 octobre 2020.

[5] https://www.weblyf.com/2020/05/coronavirus-the-truth-about-pcr-test-kit-from-the-inventor-and-other-experts/ 

[6] « The Truth about PCR Test Kit from the Inventor and Other Experts »

[7] PCR en microbiologie : de l’amplification de l’ADN à l’interprétation du résultat 

[8] COVID : La PCR nasale peut-elle mentir ?, Dr Pascal Sacré, AIMSIB, 30 août 2020.

[9] https://www.youtube.com/watch?v=CaAcSJI0oMs&feature=youtu.be, 8 octobre 2020. Évolution génomique des virus ARN à l’Institut Pasteur, environ la moitié des nucléotides sont susceptibles d’avoir muté sur les 30 000 nucléotides de l’ARN viral. « Pour l’instant aucune mutation ou délétion n’a été associée à une perte de sévérité de la maladie sur une grande échelle géographique mais de nombreuses publications devraient bientôt préciser ces points. »

[10] https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2020/04/FD_Raoult_SARS-CoV-2_EID_Sep2020_vL2.pdf, Article IHU-Méditerranée, Professeur D. Raoult, Dramatic increase in the SARS-CoV-2 mutation rate and low mortality rate during the second epidemic in summer in Marseille, 7 septembre 2020

Conclusions :

Dans l’ensemble, comme l’ont récemment souligné Tomaszewski et al. (7) qui ont décrit pour les génomes viraux disponibles jusqu’en mai 2020 un déplacement mutationnel sur la spike et le complexe de réplication vers des gènes codant pour d’autres protéines non structurelles qui interagissent avec les voies de défense de l’hôte, il semble que le taux de mutation du SARS-CoV-2 s’accélère depuis mai, impliquant principalement des mutations C vers U. L’augmentation du taux de mutation du SRAS-CoV-2 génère des génotypes viraux plus éloignés de la souche Wuhan initiale que ceux observés de mars à avril. Cela semble entraîner des épidémies de durée limitée, du moins pour le premier nouveau génotype que nous avons identifié, et est associé à une gravité globalement moindre à ce stade du développement de cette nouvelle épidémie.

Mutations observed in these seven different viral genotypes are located in most SARS- CoV-2 genes including structural and non-structural genes among which nsp2, nsp3 (predicted phosphoesterase), nsp5 (membrane glycoprotein), nsp12 (RNA-dependent RNA polymerase), S (Spike glycoprotein), ORF3a, E (membrane glycoprotein), M (membrane glycoprotein), ORF8 and N (Nucleocapsid phosphoprotein).

[11] https://www.researchgate.net/profile/Helene_Banoun Evolution of SARS-CoV-2: Review of mutations, role of the host immune system, octobre 2020, mise à jour par Hélène Banoun, 

PhD, Pharmacien biologiste, ancien Chargé de Recherches INSERM, ancien Interne des Hôpitaux de Paris.

[12] https://nextstrain.org/, We are incorporating SARS-CoV-2 genomes as soon as they are shared and providing analyses and situation reports. In addition we have developed a number of resources and tools, and are facilitating independent groups to run their own analysis. Please see the main SARS-CoV-2 page for more.

[13] Tutoriel prélèvement nasopharyngé : Un geste technique, essentiel à la fiabilité du test COVID-19 

[14] Covid-19 : comment fonctionnent les tests et quelles sont leurs utilités ?

[15] COMMENT FONCTIONNENT LES TESTS DE DÉPISTAGE DU COVID-19 ? 7 avril 2020, Laboratoire de biologie et pharmacologie appliquée (LBPA), Clémence Richetta, maître de conférences au département biologie de l’ENS Paris-Saclay et chercheuse en virologie au LBPA : https://www.youtube.com/watch?v=hNVDHCf8bGA 

Independent researcher, PhD 9 

Former research fellow at INSERM (French Institute for Health and Medical Research) 

[16] Par Pierre Sonigo, virologiste (un des découvreurs du VIH), MD PhD, CSO at Sebia, clinical diagnostics

https://www.linkedin.com/pulse/diagnostic-du-covid19-comprendre-les-tests-pcr-leur-et-pierre-sonigo/?trackingId=pTYxDkpvRzKHWZwCzxSIag%3D%3D

Diagnostic du COVID19 : comprendre les tests PCR, leur interprétation et leurs limites, publié le 16 septembre 2020

La PCR utilise un principe très particulier : la cible du test, un fragment d’ARN viral, est massivement amplifiée afin de permettre sa détection. Au cours de l’analyse, une réaction enzymatique associée à des « cycles » de variation de température permet une série de « réplications » successives de l’acide nucléique cible. Chaque cycle correspond à une multiplication théorique de la cible par 2. On multiplie donc par 2 en un cycle, par 4 en 2 cycles, par 8 en 3 cycles, par 16 en 4 cycles, et ainsi de suite de manière exponentielle. A l’heure actuelle, l’amplification est généralement pratiquée sur 40 cycles, soit une amplification théorique de 2^40, environ mille milliards de fois ! En réalité, la réplication n’est pas efficace à 100%, mais la cible est amplifiée environ un million de fois, ce qui permet de détecter moins d’une dizaine de fragments d’ARN dans le volume analysé.

Lorsque l’acide nucléique viral est détectable après un petit nombre de cycles, cela signifie que la quantité de virus dans l’échantillon de départ est grande. Au contraire, lorsqu’il faut un grand nombre de cycles de réplication pour détecter l’ARN viral, cela signifie que l’échantillon de départ contient une quantité de virus très faible. On parle alors en nombre de cycles, ou Ct, qui signifie « cycle time », pour définir, au moins de façon semi quantitative, la quantité d’ARN présent dans l’échantillon de départ. Ainsi, un petit Ct correspond à un grand nombre de copies, un grand Ct à un petit nombre de copies.

Cette spectaculaire sensibilité n’est pas sans inconvénient et nécessite des précautions particulières. En effet, un échantillon positif amplifié un million de fois contient une très haute concentration de cible et le risque qu’il contamine (carry over) d’autres échantillons est particulièrement élevé. La saturation des laboratoires peut encore accroître ce risque et générer des faux positifs accidentels. Dans ces conditions, il est important que les résultats positifs soient confirmés par un second test, à plus forte raison lorsqu’un test positif présente des conséquences significatives, qu’elles soient médicales, professionnelles ou liées à l’obligation d’isolement.

La deuxième question importante concernant la PCR, une fois encore conséquence de sa spectaculaire sensibilité, est celle de sa signification clinique. Un sujet parfaitement asymptomatique présentant une PCR positive ne peut être qualifié de « malade », comme on le lit dans les médias qui rapportent la progression de l’épidémie ! Peut-on même parler de « cas » ? C’est pourtant le terme utilisé dans les dénombrements officiels. Ne sommes-nous pas en train d’oublier le patient pour se focaliser sur la technologie ? Est-ce une épidémie d’ARN dans des tubes que nous surveillons ou une maladie grave et potentiellement mortelle ?

Des publications récentes soulignent que la dose détectable par PCR est inférieure à la dose infectieuse ou contagieuse : aucun virus infectieux n’a pu être retrouvé chez les patients asymptomatiques présentant des tests PCR positifs avec un Ct élevé. Suite à ces résultats, la question du seuil de Ct qui permet de déclarer un échantillon positif est débattue. Peut-on rendre un résultat négatif chez un sujet asymptomatique dont la positivité apparaît au-delà de 35 cycles ? A défaut, est-il utile de retester ces échantillons ? Comme souvent en matière de diagnostic médical, lorsqu’un seuil de positivité est déterminé, faut-il privilégier la sensibilité ou la spécificité du test ?

De plus, un échantillon confirmé positif d’un point de vue analytique reste un faux positif du point de vue de la clinique, si la personne testée est en parfaite santé, parfois même prêt à affronter une compétition de tennis ou de football professionnels ! La question devient uniquement celle de sa potentielle contagiosité. C’est la question de la transmission éventuelle par des sujets asymptomatiques, qui sans être eux-mêmes en danger, pourraient en représenter un pour les autres.

Par rapport à cette question, il est important de raisonner quantitativement. La virologie, ce n’est pas du tout ou rien. De manière générale, au cours des infections virales aiguës, le risque de contagion et la gravité de l’infection varient en fonction de la quantité de virus présents dans l’organisme et de leur excrétion dans le milieu extérieur. Quelques copies de virus tapis dans les sinus n’ont pas la dangerosité d’un million projetés par la toux. Un sujet asymptomatique produit moins de virus qu’un sujet symptomatique et les sécrète moins vers l’extérieur. La quantité de virus produite et donc le risque de contagion sont corrélés à la gravité des symptômes. Même si elle n’est pas de zéro, le risque de transmission est donc vraisemblablement faible pour un sujet asymptomatique. Malheureusement, répéter sans cesse que la contagion venant d’un sujet parfaitement asymptomatique est possible sans aucune précision sur le niveau de risque pousse à prendre des mesures disproportionnées avec le risque.

De même, la stratégie « dépister-isoler » n’est pas réaliste lorsque le dépistage n’est pas suffisamment fiable et surtout lorsque le virus est déjà largement répandu dans la population. Il est bien trop tard pour appliquer une méthode conçue pour bloquer une épidémie à sa naissance. Comme pour une invasion de coccinelles ou de frelons, on ne peut stopper un virus qui est déjà partout avec une passoire trouée à 25% et bouchée par endroits. L’échec de la stratégie actuelle est plutôt lié à sa conception naïve et inapplicable qu’aux mauvais comportements des citoyens. 

Si, comme on l’observe en ce moment, la diffusion virale reprend, faut-il dépister plus massivement ou revoir la stratégie de protection de la population ?

Cette question ne relève pas de la science. Elle dépend des risques acceptables par un individu ou par un groupe. Si on est dans la recherche du risque minimal, proche de zéro, parce que le risque n’a pas été quantifié, ou pour des raisons de responsabilité juridique, on doit prendre les précautions maximales. Si on accepte un risque même faible, on peut reprendre certaines libertés et protéger ceux qui en ont réellement besoin. 

Le scientifique doit mesurer la grandeur des risques et ne pas se contenter d’affirmer qu’un événement adverse est « possible ». Mais ce n’est pas son rôle de décider si ces risques peuvent être pris par autrui.

Les tests PCR permettent une détection extrêmement sensible de l’ARN viral. Ils sont indispensables mais ne sont pas la solution ultime et unique qui permettra de contrôler l’épidémie et de gérer efficacement les risques de contagion. Appliquée lorsque le virus est largement disséminé dans la population, la stratégie « dépister isoler » est vouée à l’échec. Du fait de la sensibilité très élevée et des limites de leur spécificité, les tests PCR doivent être pratiqués et interprétés avec précaution, et comme toujours en lien avec le contexte clinique et épidémiologique. N’oublions pas qu’un sujet asymptomatique doit plutôt être considéré comme immunisé que comme malade.

[17] Les tests RT-PCR du Covid-19 se révèlent être de très mauvais tests de contagiosité, Xavier Boisinet, mis à jour le 3/9/2020.

[18] De nombreuses publications partagées des milliers de fois sur les réseaux sociaux en quelques jours affirment que « 90% » des personnes déclarées positives au Covid-19 ont en fait des charges virales trop basses pour être « malades » ou « contagieuses ». C’est faux.

[19] Mise au point du CNR sur la réalisation des prélèvements et la sensibilité des tests RT-PCR pour la détection du SARS-CoV-2, 9 mai 2020

[20] Avis du 25 septembre 2020 de la Société Française de Microbiologie (SFM) relatif à l’interprétation de la valeur de Ct (estimation de la charge virale) obtenue en cas de RT-PCR SARS-CoV-2 positive sur les prélèvements cliniques réalisés à des fins diagnostiques ou de dépistage, 25 septembre 2020

[21] Coronavirus – Les tests PCR inadaptés contre l’épidémie? « Jusqu’à 90% de personnes testées ne seraient pas contagieuses », basé sur une étude d’une équipe de Harvard ( Harvard TH Chan School of Public Health) de Michael Mina, département d’épidémiologie, je vous mets en fichier joint le PDF correspondant, une étude, reprise par le NY Times :

« Pour eux, la limite du test PCR (prélèvement par voie nasale ou salivaire) réside dans la brutalité et la simplicité du résultat qu’il donne. La personne est soit positive, soit négative. Pas plus de renseignement, notamment sur la contagiosité du malade.

Or, les scientifiques d’Harvard soulèvent le problème de la quantité de virus que ce test PCR ne donne pas et qui pourrait, selon eux, permettre de donner des clés supplémentaires pour contrer l’épidémie. 

« Les tests standards diagnostiquent un grand nombre de personnes qui peuvent être porteuses de quantités relativement insignifiantes du virus », explique ainsi le Dr. Michael Mina, épidémiologiste à la Harvard TH Chan School of Public Health. »

[22] « Au rythme actuel avec nos tests RT-PCR, nous allons confiner des dizaines de milliers de gens pour rien », alerte le Dr. Yvon Le Flohic, manuel Moragues, 3 septembre 2020.

[23] Tests de diagnostic ultra sensibles, les tests RT-PCR sortent positifs même pour des individus qui portent trop peu de virus pour être encore contagieux. Pour en faire de meilleurs tests de contagiosité, certains appellent à baisser leur seuil de détection. Est-ce une bonne idée ? Quelles sont les limites de cette solution ? Décryptage. Xavier Boinivet, 15 septembre 2020

[24] Jean-Luc Gala (UCL) estime que les futures mesures de la Celeval, tel le lockdown, vont tuer l’économie, provoquer des suicides et déstabiliser l’État. Le Celeval, ou Cellule d’évaluation, est le groupe d’experts qui conseillent le gouvernement belge dans la gestion du COVID.

[25] L’OMS plaide pour éviter à tout prix les confinements : ‘Cela ne rend que les pauvres plus pauvres’

[26] Voici comment la pandémie risque de faire exploser la pauvreté mondiale, une première en 22 ans

[27] ‘Le coronavirus menace 500 millions de personnes de pauvreté’, prévient l’Oxfam. Ce n’est pas le coronavirus, la menace, mais l’attitude de nos gouvernants face au coronavirus !

[28] Le chômage de masse est désormais mondial

[29] ‘Nous risquons une crise alimentaire imminente si des mesures ne sont pas prises rapidement’. Encore une fois, ce n’est pas à cause du coronavirus, mais à cause de notre attitude face à cette crise.

 


Les (cov)idiots prennent le pouvoir

Dictature sanitaire en marche : Du nazisme au covidisme (Dr Pascal Sacré)

Posted in actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, désinformation, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 15 octobre 2020 by Résistance 71

 


Notre projeeeeeeeet !

Le parallèle à faire devient de plus en plus évident, Macronus 1er vient de le démontrer une fois de plus avec l’annonce des sévères mesures de restriction sanitaire dans des endroits “à risque”… Un reconfinement 2.0 par épisode se met en place. Cet article du Dr Pascal Sacré intervient on ne peut plus à point.
En relation directe avec ce billet du Dr Sacré, le 17 mars dernier, jour de la mise en place du confinement “sanitaire” en macronie, nous écrivions : “Dictature en marche.. Nous y sommes ! La loi martiale médicale de contrôle de la population est en vigueur”. Manifestement, nous avons tiré le pompon et en est reparti pour un tour de manège…
On achève bien les chevaux… Quand assez est-il assez ?…
~ Résistance 71 ~

MaJ: Tract : Stop au Muselage Sanitaire

Dr Pascal Sacré 14/10/20 : « CoV19 et test RT-PCR ou comment on enfume toute l’humanité »


Après le nazisme… le covidisme


Dr Pascal Sacré


11 octobre 2020


Source:
https://www.mondialisation.ca/apres-le-nazisme-et-le-communisme-le-covidisme/5650048

En avril 1945, quiconque entrait à Berlin était frappé par l’étendue des destructions.

En plus de celles effectuées par les bombardiers, les mortiers et les tanks alliés, d’autres résultaient directement de la politique de la « terre brûlée » préconisée par le Führer. 

Dans les derniers jours de la guerre, le psychopathe avait décrété que les vainqueurs ne mettraient pas la main sur le moindre objet de valeur, que l’Allemagne devait être transformée en un désert de ruines et que pas une seule maison ne resterait debout pour abriter l’ennemi.

Naturellement la plupart des Allemands n’étaient pas prêts à faire ce plongeon final dans le néant, en-dehors d’une certaine minorité.

Les habitants dans les rues dévastées étaient des rescapés de la guerre certes, mais aussi et surtout du suicide fanatique d’une nation entière.

Le 8 mai 1945, au fur et à mesure que se précisait la reconstitution historique de l’holocauste et que l’on découvrait ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants envoyés dans les chambres à gaz, et des centaines de milliers d’autres tués d’une balle dans la nuque et enterrés dans des tranchées, comment trouver une explication à cette horreur glaçant l’esprit humain normal ?

Comment des êtres raisonnables, fondamentalement sensibles, avaient-ils pu accepter de mettre à exécution les obsessions diaboliques d’un malade mental et d’une poignée de détraqués à son service ?

Pourquoi des millions de gens s’étaient-ils laissés emmener avec si peu de résistance vers les camps de concentration et les chambres à gaz ?

Par quelles connaissances de la psychologie et de la manipulation des masses Adolf Hitler et ses sbires avaient-il réussi à acquérir un pouvoir aussi absolu ? 

Explorer les ouvrages sur le totalitarisme, le militarisme, la guerre froide, le sectarisme religieux, le racisme, la paranoïa, la psychologie des foules, la modification du comportement et le contrôle des cerveaux ne relève pas, pour ma part, d’une curiosité morbide, mais aide à répondre à cette question torturante.

Comment le peuple allemand, ces dizaines de millions de gens « normaux », ce peuple qui n’était en rien différent d’un autre peuple, en rien différent de nous aujourd’hui, en rien différent de ceux et celles qui habitent autour de nous, avaient pu basculer aussi facilement et rapidement dans l’horreur de masse ? 

Placés dans des circonstances identiques, combien d’entre nous seraient capables des mêmes atrocités [1] ?

À l’heure de l’hystérie covidienne, le « covidisme », de tous ses mensonges tolérés, de toutes ses exagérations officielles, prétextes à toujours plus de règles et d’intrusions des gouvernements dans la liberté citoyenne, avec manipulation de la pensée, trucages des chiffres, agitation mentale et peurs injustifiées entretenues par les médias, nous sommes en droit de frémir, non pas devant cette infection virale, mais devant tout ce qu’elle entraîne comme totalitarisme disproportionné

De toute façon, le totalitarisme est toujours disproportionné. 

Cette fois, l’utilisation non pas d’un terrorisme préfabriqué, mais d’une infection virale somme toute bien moins mortelle que nombre de maladies qui nous accompagnent depuis des décennies sans que cela n’émeuve nos gouvernements, montre combien l’esprit de la plupart des hommes et femmes « normaux » a été chloroformé, à nouveau.

Le processus de basculement est déjà bien avancé.

Car ce totalitarisme pavé de bonnes intentions (sauver des vies pour en réalité en tuer bien davantage) devient de plus en plus évident.

Dans ses rapports de correspondant de guerre à l’époque de la montée du nazisme, en 1933 en Allemagne, le journaliste William L. Shirer [2] dit quelque chose qui devrait tous nous faire réfléchir, aujourd’hui :

« La vitesse et la profondeur des mutations de la société allemande… » furent proprement impressionnante.

Il a pu assister à la façon dont tout un peuple avait cédé à une forme d’hypnose collective, avec prise en otage de ses capacités de réflexion, de ses facultés de discernement.

Lorsque le Führer se montrait au balcon, la foule rassemblée entrait en transe.

Lorsque les présentateurs et conseillers de sécurité parlent de courbes de nouveaux « cas », les populations entrent en transe.

La censure était omniprésente.

N’est-ce pas ce qu’il se passe, aujourd’hui, à propos des centaines, milliers de médecins, professionnels de la santé qui osent contester la propagande gouvernementale à propos du COVID-19 [3] ? 

Des professeurs d’université qui veulent réveiller l’esprit critique sont menacés de renvoi [4], des médecins, menacés de sanctions.

Cette censure permettait au régime nazi de garder le contrôle des esprits. Si on déviait de la ligne permise, plus ou moins visible, on était expulsé, voire pire.

La censure sur les réseaux sociaux ou les sites de vidéo en ligne, toujours en faveur des propagandes gouvernementales, sévit plus que jamais en 2020.

Voici un témoignage directement de la bouche de William L. Shirer, en Allemagne, à l’époque d’Hitler :

« X est venu me voir, écrit-il le 21/09/40. Après que nous eûmes débranché mon téléphone et que nous nous fûmes assurés que personne ne nous écoutait par la fente de la porte, il m’a raconté une histoire « fantastique ». Il dit que la Gestapo a commencé à faire disparaître systématiquement les gens qui souffrent d’aliénation mentale dans le Reich. »

À propos de la persécution des Juifs, Shirer s’étonnait d’entendre minimiser la détermination des nazis, minimisation venant surtout de gens aisés et instruits qui refusaient de voir l’évidence, qui croyaient que l’antisémitisme finirait par passer.

Aujourd’hui, dans la crise d’hystérie covidienne, c’est à nouveau le cas, beaucoup de gens pourtant instruits, aisés, fondamentalement sensibles, raisonnables attendent que tout cela passe, et minimisent la contestation.

La promesse d’un vaccin à la fois efficace et aux effets secondaires maîtrisés est irréaliste [5], en particulier en matière de coronavirus, et pourtant, de nombreuses personnes éduquées, raisonnables en d’autres circonstances sont prêtes à se laisser manipuler. 

À basculer.

N’avons-nous pas assisté, en quelques mois, à une phase de traumatismes répétés d’une bonne partie de la population humaine ?

La peur, l’angoisse, l’anxiété sont maintenus, entretenus, sans que les données médicales réelles ne viennent les justifier, comme cela est souligné par plusieurs médecins, spécialistes, de l’intérieur, pourtant rejetés, ignorés, censurés.

Aujourd’hui, ce qui nous entraîne dans le totalitarisme dont le nazisme et le communisme étaient jusqu’ici les expressions les plus meurtrières, n’est pas un homme en particulier, ni même un groupe précis, mais une clique de gens regroupée autour d’une idéologie mortifère basée sur la corruption et le mensonge, sur le travestissement de la réalité.

Le mensonge est partout et il censure la vérité par tous les moyens dont il dispose, médias, groupes scientifiques achetés ou aveuglés, vérificateurs de faits qui parasitent tout et ne font jamais que discréditer tout ce qui contredit la propagande officielle.

Mais ce qui rend tout cela possible, à nouveau, en 2020 comme dans les années 30 en Allemagne, c’est la sidération de centaines de millions de gens normaux, d’êtres fondamentalement sensibles qui ont sincèrement juré « plus jamais ça » et qui, pourtant, sont prêts à reproduire l’impensable, l’érection d’un nouveau totalitarisme, mondial cette fois.

Comment pensez-vous que les personnes lucides qui refuseront ce qui sera présenté comme un vaccin contre le SRAS-2 seront traitées ?

Seront-elles marquées, rassemblées dans des camps, isolées, stigmatisées, culpabilisées ?

Devront-elles porter un signe distinctif ?

La société totalitaire et ses serviteurs zélés, complices, les empêcheront-ils d’accéder à tout ce qui définit la liberté, la dignité : se rassembler, voyager, s’exprimer, s’embrasser, aimer, être aimé, rire sans masques pour le cacher ?

Le traitement des personnes qui refusent de porter des masques inutiles et néfastes pour la santé à longueur de journée est-il un avant-goût de l’ostracisme aveugle à venir ?

Nous sommes sur cette pente, de plus en plus raide, vers une nouvelle horreur.

Tous les signes le montrent.

Censure, « raisonnement » binaire : oui-non, pour-contre, monopole gouvernementale sur l’histoire qui est racontée aux gens, énorme passivité des gens, paralysie de la capacité à raisonner, débattre par la peur, l’intimidation, la simplification excessive, réductrice et stigmatisation de l’ « autre », celui qui n’est pas d’accord, auquel le système de contrôle refuse même le droit à s’exprimer librement.

Nous n’avons jamais autant baigné dans le mensonge maquillé en vérité.

Il n’est pas trop tard car la transe n’a pas touché tout le monde, au contraire, beaucoup de personnes se sentent de plus en plus dégoûtées par cette orgie de mauvaise foi et de faux-semblants.

Ce n’est pas étonnant que l’espoir nous vienne d’Allemagne, plus précisément de Berlin.

Le 29 août 2020, manifestation pour la liberté et pour la paix, Berlin [6].

Une ville qui a connu les deux totalitarismes les plus meurtriers de l’histoire, nazisme puis communisme, ne laissera pas passer le troisième, le covidisme.

Espérons-le.

Soyons tous, chacun à notre tour, des foyers de résistance.

Soyons tous des August Landmesser, l’homme qui, en 1936 à Hambourg, refusa de faire le salut nazi dans une foule en délire [7].

« Le Héros est celui qui relève le gant
Quand toutes les chances sont contre lui. »
Eschyle

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

Tract : Stop au Muselage Sanitaire

 


Nous sommes manipulés…