Anthropologie Politique

Comprendre l’humain, nos sociétés et leurs changements et évolutions sont les tâches de l’anthropologie et de l’ethnologie. Comprendre pourquoi notre société est ce qu’elle est devenue: une dictature à intensité variable et comment nous pourrions reprendre  le politico-social à notre compte, passe par une bonne compréhension politique de la société.

Le système éducatif oligarchique dont nous sommes les victimes dès l’école maternelle et jusque les « plus hautes sphères » de l’academia universitaire, ne nous gave que d’histoire tronquée, arrangée, de sciences bidouillées, détournées et manipulées comme le sont l’anthropologie et l’ethnologie, deux sciences humaines vitales à contrôler dans le narratif pour l’oligarchie en place. Ainsi, deux courants majeurs sont offerts pour la compréhension de l’évolution politico-sociale de l’humanité: Le structuralisme évolutionniste dont le chef de file fut Claude Levi-Strauss et le marxisme dont la figure anthropologique originelle fut Friedrich Engels, dont les compétences en la matière étaient, convenons-en, quelque peu supérieures à celles de son acolyte Karl Marx.

Jusqu’aux années 1960, rien n’allait plus, les jeux étaient faits ; il fallait choisir son camp: Levi-Strauss ou Marx/Engels. Puis, tout changea avec l’émergence d’un courant de pensée du milieu bien moins dogmatique et fantasmagorique. Un courant anthropologique emmené par trois imminents anthropologues/ethnologues: Marshall Sahlins l’américain, Pierre Clastres et Robert Jaulin les Français. Depuis lors, rien n’est plus pareil et le vent de la liberté et de la vérité souffle enfin sur la discipline.

Jusqu’ici, pour les structuralistes, les sociétés dites « primitives » n’étaient que des sociétés « incomplètes » en passe de se développer vers l’État, la réalisation finale du devenir humain. Pour les marxistes, les sociétés dites « primitives », sont pré-capitalistes et « complètent » aussi leur cursus dans l’économique pour devenir mâtures dans la lutte des classes, fondement de l’histoire.

Pour nos trois anthropologues du milieu, leurs recherches ont conduit à concevoir que les sociétés dites « primitives » sont des sociétés établies, complètes, qui « n’attendent pas l’État », mais… le refusent. Elles sont des sociétés contre l’État (Clastres) où le pouvoir est dilué dans le peuple ou le chef n’exerce aucun pouvoir et où la coercition n’existe pas. Ceci serait-il le fond universel de l’Homme ?.. La société étatique serait-elle une anomalie et non pas une fatalité ? Les sociétés humaines ont vécu des millénaires dans l’abondance (Sahlins) sans l’État, si un retour en arrière n’est ni possible, ni souhaitable, pourrait-on s’inspirer de nos ancêtres pour reconstruire une société moderne égalitaire juste et bonne, fondée sur le collectif et l’intérêt commun de toutes et tous ? L’occident ethnocidaire (Jaulin) peut-il renverser la vapeur ?..

Pour en savoir plus:

Marcel Mauss Pierre Clastres Marshall Sahlins Robert Jaulin

Bonne lecture !

Une Réponse to “Anthropologie Politique”

  1. […] de personnes déplacées” et d’un “génocide culturel” (NdT: appelé ethnocide par l’anthropologue politique français Robert […]

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