Anthropologie politique et changement de l’histoire humaine (David Graeber) ~ 2ème partie ~

“Le socialisme vient des siècles et des millénaires précédents, en cela, aucun politicien du quotidien ne peut être un socialiste. Le socialisme englobe toute la société et son passé, sent et sait d’où nous venons et ensuite détermine où nous allons…”
~ Gustav Landauer ~

 

 

Comment changer le cours de l’histoire humaine

 

David Graeber et David Wengrow

 

2 mars 2018

 

url de l’article:

https://www.eurozine.com/change-course-human-history/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1ère partie

2ème partie

 

3. Mais nous sommes nous vraiment précipités vers nos chaînes ?

La chose la plus bizarre au sujet de ces évocations sans fin de l’innocent état de la Nature de Rousseau et de notre chute de cet état de grâce, est que Rousseau lui-même n’a jamais affirmé que l’état de nature se soit réellement produit. Ce n’était qu’une expérimentation de l’esprit. Dans son “Discours sur l’origine de l’inégalité” (1754) d’où la plupart de l’histoire que nous avons relatée (et répétée encore et encore) tire son origine, il a écrit:

… les recherches dans lesquelles nous pourrions nous engager en cette occasion, ne doivent pas être prises pour vérités historiques, mais comme un raisonnement hypothétique et conditionnel, plus fait pour illustrer la nature des choses que pour montrer leur véritable origine.

“L’état de nature” de Rousseau n’a jamais eu l’intention de représenter une étape du développement. Il n’était pas supposé être un équivalent à la phase de la “sauvagerie”, qui ouvre le schéma évolutionniste des philosophes écossais tels Adam Smith, Ferguson, Millar et plus tard Lewis Henry Morgan. Ces autres personnes furent intéressés à définir des niveaux de développement social et moral correspondant aux changements historiques dans les modes de production: récolte sauvage, mode pastoral, fermage, agriculture, industrie. Ce que Rousseau présenta fut, en contraste, plus une parabole. Comme l’a bien montré Judith Shklar, la théoricienne politique célèbre de Harvard, Rousseau essayait d’explorer ce qu’il considérait comme le paradoxe fondamental de la politique humaine: notre attirance innée pour la liberté nous a mené quelque part, encore et encore, dans une “marche spontanée vers l’inégalité”. Des mots de Rousseau (NdT: nous retraduisons ici de l’anglais, depuis l’article, les propos de Rousseau et ne citons pas le texte original, les mots que vous allez lire ne sont donc pas les mots originaux de Rousseau qu’il faudrait retrouver dans son livre, il en va de même pour toutes les citations de Rousseau faite dans cette traduction) : “Tous se précipitèrent tête baissé vers leurs chaînes dans la croyance qu’ils assuraient de fait leur liberté ; bien qu’ils aient suffisamment de raisons de voir les avantages des institutions politiques, ils n’eurent pas assez d’expérience pour en prévenir les dangers.” L’état de la nature imaginaire est juste une façon d’illustrer ce point.

Rousseau n’était pas un fataliste. Ce que les humains faisaient, il pensait qu’ils pouvaient le défaire. Nous pouvons nous libérer des chaînes, simplement ce ne serait pas facile. Shklar suggère que la tension entre “la possibilité et la probabilité” (la possibilité de l’émancipation humaine et la probabilité que nous allons nous remettre dans une forme de servitude volontaire) était la force centrale animant les écrits de Rousseau sur l’inégalité. Tout ceci peut sembler un peu ironique car, après la révolution française, beaucoup de critiques conservateurs ont tenu Rousseau pour être personnellement responsable de la guillotine. Ce qui amena la Terreur, insistèrent-ils, fut précisément sa foi naïve dans la bonté innée de l’humanité et sa croyance qu’un ordre social plus égalitaire pouvait simplement être imaginé par des intellectuels pour être ensuite imposé par la “volonté générale”. Mais bien peu de ces anciennes figures du passé maintenant mis au pilori comme romantiques et utopistes étaient vraiment si naïfs. Karl Marx par exemple, a soutenu que ce qui nous rend humains est notre pouvoir de réflexion imaginative ; à l’encontre des abeilles, nous imaginons les maisons dans lesquelles nous voudrions vivre et alors seulement nous décidons nous à les construire. Mais il croyait aussi qu’on ne pouvait pas procéder de la sorte avec la société et essayer d’en imposer un modèle d’architecture. Le faire serait commettre le pêché du “socialisme utopique” pour lequel il n’avait que mépris. Au lieu de cela, les révolutionnaires devaient acquérir un sens des plus grandes forces structurelles qui façonnaient le cours de l’histoire humaine et prendre avantage des contradictions sous-jacentes: par exemple, le fait que les propriétaires individuels d’usine devaient instiller la concurrence chez leurs ouvriers, mais que si on avait trop de succès à le faire, plus personne n’aurait les moyens d’acheter les produits des usines. Pourtant, tel est le pouvoir de 2000 ans d’écriture, même lorsque des têtes de mule réalistes commencent à parler de la grande histoire de l’humanité, ils retombent dans une forme de variation de l’histoire du jardin d’Eden, de la chute de l’état de grâce ‘habituellement, comme dans la Génèse, à cause de la poursuite inique de la Connaissance), la possibilité d’une rédemption future.  Les partis politiques marxistes ont rapidement développé leur propre version de l’histoire, faisant fusionner l’état de nature de Rousseau avec l’idée des lumières écossaise du développement par étapes. Le résultat fut une formule pour l’histoire du monde qui commença avec le “communisme primordial”, renversé par la naissance de la propriété privée, mais un jour destiné à revenir.

Nous devons en conclure que les révolutionnaires, quelques soient leurs idées visionnaires, n’ont pas été particulièrement innovateurs, spécifiquement lorsqu’il en vient de relier le passé au présent et au futur. Tout le monde raconte toujours la même histoire. Ce n’est probablement pas une coïncidence si aujourd’hui les mouvements révolutionnaires les plus vitaux et innovateurs à l’aube de ce nouveau millénaire, les Zapatistes du Chiapas, les Kurdes du Rojava n’étant que les exemples les plus évidents venant à l’esprit, sont ceux qui s’enracinent dans un passé traditionnel profond. Au lieu d’imaginer une sorte d’utopie primordiale, ils peuvent tirer d’un narratif bien plus sophistiqué. En fait, il semble qu’il y ait une reconnaissance croissante dans les cercles révolutionnaires, que la liberté, la tradition et l’imagination ont toujours été et seront toujours intimement liés et ce d’une façon que nous ne comprenons pas encore totalement. Il est plus que temps que le reste d’entre nous rattrapions notre retard et commencions à sérieusement envisager une version non-biblique de l’histoire humaine et comment celle-ci pourrait bien être.

4. Comment le cours de l’histoire (passée) peut maintenant changer

Bon, qu’est-ce que la recherche archéologique et anthropologique nous a vraiment appris depuis le temps de Rousseau ?

D’abord, sûrement que se questionner au sujet des “origines de l’inégalité sociale” n’est pas la bonne question, du moins pas la bonne question de départ. Il est vrai qu’avant le début de ce qu’on appelle le paléolithique supérieur, nous n’avons vraiment aucune idée de ce que la plupart de la vie sociale humaine était, ni de quoi elle avait l’air. La vaste majorité des preuves de terrain accumulées se compose de fragments épars de pierre taillée, d’os et quelques autres matériaux durables s’étant conservés. Des espèces différentes d’hominidés co-existaient et il n’est pas clair de savoir si une analogie ethnographique peut s’appliquer. Les choses commencent à être plus claires au cours du paléolithique supérieur en soi, qui a commencé il y a environ 45 000 ans et qui comprend le pic de glaciation et le refroidissement global (il y a environ 20 000 ans) connu sous le nom du dernier âge glaciaire maximum. Ce dernier grand âge glaciaire fut ensuite suivi d’un grand réchauffement climatique et une retraite graduelle des glaces, ceci menant à notre époque géologique L’Holocène. Des conditions plus clémentes s’ensuivirent, créant la fenêtre d’opportunité durant laquelle Homo sapiens, ayant déjà colonisé le vieux monde, compléta sa marche dans le nouveau, atteignant les côtes sud du continent des Amériques il y a plus de 15 000 ans.

Que savons-nous de cette période de l’histoire humaine ? La plupart des preuves substantielles de l’organisation sociale humaine au paléolithique dérive de l’Europe où notre espèce s’est établie aux côtés de l’Homo neanderthalensis, après l’extinction de celui-ci vers -40 000 ans. (la concentration de données dans cette partie du monde reflète sûrement un biais historique de l’investigation archéologique plutôt que de dépeindre un caractère exceptionnel de l’Europe…) A cette époque et durant la dernier maximum glaciaire, les parties habitables de l’Europe sous âge glaciaire ressemblaient plus au parc du Serengeti en Tanzanie qu’à tout habitat européen contemporain. Au sud des glaces, entre la toundra et les côtes très boisées de la Méditerranée, le continent était divisé entre la steppe et des vallées riches en gibier et animaux de toute sorte, traversées de manière saisonnière par les grands troupeaux migrants de daims, de bisons et de mammouths laineux Les préhistoriens ont fait remarquer depuis plusieurs décennies, bien que peu remarqué, que les groupes humains habitant ces environnements n’avaient rien en commun avec ces bandes de chasseurs-cueilleurs simples et égalitaires, qu’on imagine toujours être nos ancêtres lointains.

Pour commencer, il y a l’existence indéniable de sites funéraires riches, remontant du temps de la profondeur de l’âge glaciaire. Certains d’entre eux, comme les tombes retrouvées à Sungir à l’Est de Moscou et datée d’il y a 25 000 ans, sont connues depuis des décennies et sont très célèbres. Felipe Fernandez-Armesto qui a fait une synthèse de “Creation of Inequality” pour le Wall Street Journal exprime son étonnement à leur omission: “Alors qu’ils savaient que le principe d’hérédité datait d’avant l’agriculture, MM Flannery et Marcus ne peuvent pas se débarrasser de l’illusion rousseauiste que cela commença avec la vie sédentaire. C’est pourquoi ils dépeignent un monde sans pouvoir hérité jusqu’à environ 15 000 ans av.JC, tout en ignorant un des sites archéologiques les plus importants pour leur but.” Car enfoui sous le permafrost en dessous de l’établissement paléolithique à Sungir, se trouvait la tombe d’un homme d’âge moyen, comme l’observe Fernandez-Armesto, qui présentait “des signes honorifiques tout à fait exceptionnels: des bracelets polis en os de mammouth, un diadème ou couvre-chef de dents de renard et environ quelques 3000 perles d’ivoire sculptées et polies.

Et quelques mètres plus loin , dans une tombe identique, “reposaient deux enfants, d’environ 10 et 13 ans respectivement, parés du même type d’ornements, incluant pour le plus vieux, quelques 5000 perles aussi raffinées que celle de l’adulte mais plus petites et une très grande lance en ivoire massif.

De telles trouvailles semblent ne trouver aucune place dans aucun des livres que nous avons considérés. Les dénigrer ou les réduire en simples notes de bas de page serait plus facile à pardonner si Sungir était un cas isolé  mais voilà. il ne l’est pas. On trouve maintenant des sites funéraires aussi richement décorés dans des excavations du paléolithique supérieur sous protection naturelle et dans des sites de plein-air. et ce dans presque toute l’Eurasie, du fleuve du Don à la Dordogne. Par exemple ces trouvailles datant de 16 000 ans de la “dame de St Germain la Rivière”, dont le sol de la tombe était tapissé d’ornements faits de dents de jeunes cerfs chassés à quelques 300km de là, dans ce qui est aujourd’hui le pays basque espagnol, ainsi que les sites funéraires de la côte ligurienne (Espagne), comme l’ancien Sungir, incluant “Il Principe”, un jeune homme dont les artéfacts enterrés avec lui incluaient un sceptre exotique de silex taillé, des bâtons sculptés de bois de cerfs et un couvre-chef de coquillages perforés et de dents de daims. De telles trouvailles défient l’interprétation. Est-ce que Fernandez-Armesto a raison de dire que ceci est la preuve d’un “pouvoir hérité” ? Quel était le statut de tels individus dans la vie sociale ?
Non moins intriguant est la preuve sporadique et édifiante d’une architecture monumentale, remontant à la période du maximum de l’âge glaciaire. L’idée qu’on pourrait mesurer la “monumentabilité” en termes absolus est bien sûr aussi idiot que de quantifier les dépenses de l’âge glaciaire en dollars et centimes [de 1990] C’est un concept relatif, qui ne prend son sens que dans un contexte particulier d’échelle de valeurs sociale et d’expériences précédentes acquises. Le Pléistocène n’a pas d’équivalent à l’échelle des pyramides de Giza ou du Colisée de Rome ; mais il a des bâtiments qui, aux standards du temps, auraient été considérés comme travaux publics, impliquant des designs sophistiqués et une coordination du travail sur une échelle assez impressionnante. Parmi eux trouvent-on les incroyables “maisons de mammouth”, faites de peaux tendus sur un cadre de défenses de mammouths, des exemples de ce qui, datant de plus de 15 000 ans, peuvent être trouvées le long d’une section à la limite de glaciers couvrant une surface allant de Cracovie en Pologne jusqu’à Kiev en Ukraine aujourd’hui.

Plus impressionnant encore sont les pierres du temple de Göbekli Tepe, mise à jour il y a plus de 20 ans à la frontière turco-syrienne et qui sont toujours l’objet d’un débat scientifique enflammé. Datant d’il y a environ 11 000 ans, à la toute fin de l’âge glaciaire, ils comprennent quelques 20 mégalithes se dressant des flancs dénudés de la plaine de Harran. Chacun d’entre eux est fait de piliers de granite de 5m de haut et pesant jusqu’à une tonne (ce qui est respectable du point de vue du standard de Stonehenge en Angleterre, mais faits quelques 6000 auparavant…). Pratiquement chaque pilier de Göbekli Tepe est une œuvre d’art en soi comprenant des reliefs sculptés d’animaux menaçants se projetant de la surface, exposant leurs organes génitaux mâles. Des rapaces sculptés apparaissent combinés avec des images de têtes humaines sectionnées. Ceci atteste de la technique de sculpture, sans doute au préalable maîtrisée dans la structure plus molle du bois (qui était abondant aux pieds des collines des Montagne Taurus), avant que d’être appliquée dans la pierre de Harran. Bizarrement et ce malgré leur taille, chacune de ces structures massives a eu une durée de vie assez courte, se terminant dans la grande fête et le remplissage rapide de ses murs: des hiérarchies s’élevèrent seulement pour être encore abattues. Les protagonistes de cette mise en scène préhistorique de construction, de festivité et de destruction étaient, de ce que nous savons, des chasseurs-cueilleurs, ne vivant que des ressources de la nature sauvage.

Que devons-nous tirer de tout cela ? Une réponse universitaire fut d’abandonner l’idée entièrement d’un âge d’or égalitaire et de conclure que l’intérêt personnel rationnel et l’accumulation de pouvoir étaient les forces persistantes à l’œuvre derrière le développement social de l’être humain. Mais ceci ne fonctionne pas vraiment non plus. La preuve d’une inégalité institutionnelle dans les sociétés de l’âge glaciaire, que ce soit sous la forme de sépultures grandioses ou de constructions monumentales n’est que sporadique. Les sépultures richement décorées apparaissent à des siècles et des centaines de kilomètres de distance. Ainsi, nous devons nous demander pourquoi la preuve est si disséminée dans le temps et dans l’espace, car enfin, si ces “princes” de l’âge glaciaire s’´étaient comportés de la même façon que ceux de l’âge du bronze puis du fer, nous aurions aussi retrouvé des fortifications, des endroits de stockage, des palaces et tous les artéfacts habituels des états émergents. Au lieu de cela, sur des dizaines de milliers d’années, nous voyons des monuments et de riches sépultures, mais très peu d’autres choses pour indiquer la croissance de sociétés hiérarchisées. Puis il y a d’autres facteurs, plus étranges encore, comme par exemple le fait que ces sépultures “princières” consistent en des tombes renfermant des individus présentant des anomalies physiques surprenantes. Ces personnes seraient considérées aujourd’hui comme des géants, des bossus ou des nains.

 

Quand on regarde de plus près les preuves archéologiques, elles suggèrent une clef pour résoudre le dilemme. Elle se trouve dans les rythmes saisonniers de la vie sociale préhistorique. La plupart des sites paléolithiques discutés jusqu’ici sont associés avec la preuve de période de rassemblement annuel ou bi-annuel, lié aux flux migratoires des troupeaux de gibiers, que ce soit des mammouths laineux, des bisons des steppes, des rênes ou (dans le cas de Göbekli Tepe), de gazelles, aussi bien que des récoltes cycliques de poissons et de noix en tout genre. Dans les époques moins favorables de l’année, pour sûr certains de nos ancêtres du dernier âge glaciaire vivaient en petites bandes de collecteurs. Mais il y a des évidences conséquentes montrant que d’autres se rassemblaient en masse au sein de “micro-villes” comme celle trouvée à Dolni Vestonice, dans le bassin morave du sud de la ville actuelle de Brno, festoyant des super abondantes ressources sauvages, s’engageant dans des rituels complexes, des entreprises artistiques ambitieuses, l’échange de minéraux, de coquillages marins et de fourrures d’animaux. Ces gens venaient de distances considérables. Des équivalents en Europe de l’ouest de ces rassemblements saisonniers seraient les sites des grandes cavernes du Périgord français et de la côte cantabrienne avec leurs fameuses peintures rupestres et sculptures, qui furent aussi parties de congrégations saisonnières et de la dispersion à l’issue.

De telles schémas de vie sociale se sont répétés longtemps après “l’invention” de l’agriculture et que celle-ci fut supposée avoir tout changé. De nouvelles preuves montrent que les alternances de ce type sont peut-être la clef pour comprendre les célèbres monuments néolithiques de la plaine de Salisbury et pas seulement en termes de symbolisme de calendrier. Il se trouve que Stonehenge, ne fut que la dernière d’une très longue séquence de structures rituelles, érigées également en bois comme en pierre, alors que les gens convergeaient vers la plaine des coins les plus reculés des îles britanniques durant des époques spécifiques de l’année. Des excavations minutieuses ont  montré que beaucoup de ces structures, maintenant interprétées de manière plausible comme monuments aux progéniteurs de puissantes dynasties néolithiques, furent démantelés quelques générations après leur construction. Plus surprenant encore, la pratique de l’érection et du démantèlement de grands monuments coïncide avec une période qui vit les gens de la Grande-Bretagne ayant adopté l’économie agricole du néolithique en provenance de l’Europe continentale, semblent avoir tourné le dos à au moins un aspect crucial, abandonnant le culture céréalière et retournant, vers 3300 AEC, à la collecte de noisettes comme source essentielle de nourriture. Gardant leurs troupeaux desquels ils festoyaient régulièrement saisonnièrement près du proche Durrington Walls, les bâtisseurs de Stonehenge n’ont sans doute été ni collecteurs, ni fermiers, mais quelque chose d’entre les deux. Et si quelque chose comme une cour royale pouvait exister durant la saison festive, lorsque les gens se rassemblaient en grand nombre, alors elle ne pouvait que se dissoudre pour la vaste majorité de l’année, lorsque les gens se dispersaient de nouveau à travers la vaste étendue de l’île.

Pourquoi ces variations saisonnières sont-elles si importantes ? Parce qu’elles révèlent que depuis le départ, les êtres humains expérimentaient consciemment différentes possibilités sociales. Les anthropologues qualifient les sociétés de cette sorte comme possédant une “double morphologie”. Marcel Mauss, au début du XXème siècle avait observé que le peuple Inuit de la région du pôle nord “ainsi que bon nombre d’autres sociétés,,, ont deux structures sociales, une pour l’été et une pour l’hiver et en parallèle, ils ont deux systèmes religieux et légal.Dans les mois d’été, les Inuit se dispersent en petites bandes régies par un système patriarcal, ils pêchent le poisson d’eau douce, chassent le caribou et le rêne, le tout sous l’autorité d’un ancien. La propriété était marquée et le patriarche exerçait un pouvoir autoritaire et coercitif, parfois même tyrannique sur ses relatifs.. Mais dans les longs mois d’hiver, lorsque les phoques et les morses viennent sur les côtes arctiques, une autre structure sociale radicalement différente prend le dessus alors que les Inuit se rassemblent pour construire de grandes maisons de rassemblement en bois, en côtes de baleines et en pierres. Au sein de cette nouvelle structure, les vertus de l’égalité, de l’altruisme et de la vie collective prévalaient ; la richesse était partagée, les maris et les femmes échangeaient de partenaires sous les auspices de Sedna, la déesse des phoques.

Une autre exemple furent les chasseurs-cueilleurs indigènes de la côte nord-ouest du Canada pour qui l’hiver et non pas l’été, fut le temps où la société se cristallisait en ce qu’elle avait de plus inégalitaire et ce de manière spectaculaire. Des palaces de bois sortaient d terre comme des champignons le long de la côte de ce qui est aujourd’hui la Colombie Britannique, avec des nobles héréditaires tenant cour sur le commun et les esclaves, se faisant les hôtes de gigantesques banquets connus sous le nom de “potlach”. Et pourtant, ces cours des plus aristocratiques se démantelaient pour laisser place au travail estival de la saison de la pêche, la société se muant de nouveau en petites formations claniques, toujours hiérarchisées, mais avec une structure totalement différente et bien moins formelle. Dans ce cas-ci, les gens adoptaient des noms différents en hiver et en été, littéralement devenant quelqu’un d’autre selon la période de l’année.

Le plus surprenant peut-être, en termes de renversement de mode politique, étaient les pratiques saisonnières des confédérations tribales des grandes plaines de l’Amérique du nord au XIXème siècle, qui furent des agriculteurs qui adoptèrent une vie nomade de chasseur. Tard dans l’été, de petites bandes très mobiles de Cheyennes et de Lakotas se rassemblaient dans de très grands campements pour permettre les préparations logistiques de la grande chasse au bison. A cette période très sensible de l’année, ils nommaient une sorte de force de police qui exerçait une force coercitive, incluant le droit d’emprisonner, de fouetter ou de mettre à l’amende toute personne qui entraverait ou mettrait en danger le processus. Pourtant, comme l’observait l’anthropologue Robert Lowie, cet “autoritarisme sans équivoque” ne se produisait que sur une base temporelle saisonnière très stricte, laissant la place à des formes relationnelles et organisationnelles plus “anarchistes” une fois la saison de la chasse et les rites collectifs qui s’ensuivaient terminés.

La connaissance scientifique ne fait pas que progresser, parfois elle régresse. Il y a cent ans, la plupart des anthropologues avaient compris que ceux qui vivaient essentiellement des ressources naturelles n’étaient normalement pas restreints à vivre en “petits groupes”. Cette idée est véritablement un produit des années 1960 lorsque les pygmées Mbuti du désert du Kalahari devinrent l’image préférée de l’humanité primordiale pour les audiences télévisées tout comme pour les chercheurs scientifiques. En résultat, nous avons assisté à un retour des étapes évolutionnistes, pas vraiment différentes ce celles provenant de la tradition des lumières écossaises: c’est ce à quoi Fukuyama par exemple se réfère lorsqu’il écrit que la société évolue constamment de “bandes” au “tribus” puis aux “chefferies”, puis finalement, aux “états” plus stratifiés et complexes dans lesquels nous vivons aujourd’hui, habituellement définis par leur monopole de “l’emploi légitime de la force coercitive”. Quoi qu’il en soit, de cette logique, Cheyennes et Lakotas auraient dû “évoluer de bandes et tribus vers des états chaque mois de novembre environ pour redevenir plus laxistes vers le printemps”. La plupart des anthropologues reconnaissent aujourd’hui que ces catégories sont carrément inadéquates et pourtant personne n’a proposé une façon alternative de penser l’histoire du monde en termes plus larges.

De manière assez indépendante, l’évidence archéologique suggère que dans les environnements hautement saisonniers du dernier âge glaciaire, nos ancêtres lointains se comportaient de manière généralement assez similaire: en passant d’arrangements sociaux alternatifs, permettant la mise en place de structures autoritaires pendant certaines périodes de l’année pourvu que ces structures soient éphémères et ne soient pas permanentes et ce sur la compréhension qu’aucun ordre social ne peut être fixé ou immuable. Au sein de la même population, quelqu’un pouvait vivre, vu de loin, comme dans ue bande, une tribu et parfois dans une société qui possédait bien des caractéristiques que nous identifions maintenant comme étant étatiques. Avec une telle flexibilité institutionnelle se trouve la capacité de sortir des limites de toute structure sociale donnée et réfléchit sur la capacité de faire et de défaire les mondes politiques dans lesquels nous vivons. Si rien d’autre, ceci explique les “princes” et les “princesses” du dernier âge glaciaire qui semblent apparaître d’un tel superbe isolement, comme des personnages de quelques contes de fées ou drames costumés. Peut-être l’étaient-ils littéralement ; s’ils ont jamais “régné” alors peut-être était-ce, comme les reines et les rois de Stonehenge, simplement juste pour une saison.

5. Un temps pour repenser

Les auteurs modernes ont tendance à utiliser la préhistoire comme un support pour résoudre des problèmes philosophiques: les êtres humains sont-ils fondamentalement bons ou mauvais, coopératifs ou compétitifs, égalitaires ou hiérarchiques ? En conséquence, ils ont aussi tendance à écrire comme si 95% de notre histoire, des sociétés humaines étaient toutes la même chose. Mais même 40 000 ans est une très très longue période, Cela semble possible de manière inhérente, et les preuves le confirment, que ces mêmes humains qui furent les pionniers qui colonisèrent la plus grande partie de la planète ont aussi fait l’expérience d’une grande variété d’arrangements sociaux. Comme l’a souvent fait remarquer Claude Lévi-Strauss, les anciens Homo sapiens n’étaient pas juste identiques aux hommes modernes, ils étaient aussi nos pairs sur le plan intellectuel. En fait, la plupart était sans doute plus sensible au potentiel de la société que les gens ne le sont de nos jours, passant alternativement d’une forme d’organisation à une autre dans l’année.. Plutôt que de se masquer d’une certaine innocence primordiale jusqu’à ce que le mauvais génie de l’inégalité sorte à un moment donné de la lampe magique, nos ancêtres préhistoriques semblent avoir réussi à ouvrir et refermer la lampe et à faire entrer et sortir le génie de manière régulière, confinant l’inégalité au rang de drames costumés, construisant des dieux et des royaumes comme ils le faisaient de leurs monuments pour les démanteler joyeusement une fois encore.

Si c’est le cas, alors la véritable question n’est pas de savoir “quelles sont les origines de l’inégalité sociale”, mais ayant vécu tant de temps et passant de l’un à l’autre des systèmes politiques, “comment sommes-nous restés coincés dans celui qui nous gouverne à présent?” Tout ceci est très loin de la notion des sociétés préhistoriques dérivant aveuglément vers les chaînes institutionnelles qui les enchaînent. C’est aussi très loin des prophéties déprimantes des Fukuyama, Diamond, Morris et Scheidel, pour qui toute forme d’organisation sociale “complexe” veut nécessairement dire qu’une petite élite est en charge des ressources clef et commence à piéter le reste des gens. La vaste majorité de la science sociale traite ces sombres pronostiques comme des vérités évidentes par elles-mêmes. Mais clairement elles sont sans fondement. Ainsi nous pourrions raisonnablement demander quelles autres vérités chouchoutées doivent maintenant être jetées sur le tas de poussière de l’histoire ?…

Un certain nombre en réalité, dans les années 1970, le brillant archéologue de Cambridge David Clarke avait prédit qu’avec la recherche moderne, pratiquement chaque aspect de vieil édifice de l’évolution humaine, “les explications du développement de l’Homme moderne, la domestication, la métallurgie, l’urbanisation et la civilisation, pourraient en perspective, émerger comme des collets sémantiques et des mirages métaphysiques.” Il apparaît qu’il avait raison. L’information provient maintenant de tous les coins du monde, fondée sur un sérieux travail empirique de terrain, des techniques avancées de reconstruction climatiques, datation chronométrique et d’analyses scientifiques de restes organiques. Les chercheurs observent, examinent les matériaux historiques et ethnographiques sous une nouvelle lumière ; et presque tout ce qui provient de cette nouvelle recherche va à l’encontre du narratif familier de l’histoire du monde. Pourtant, les découvertes les plus remarquables demeurent confinées au travail de spécialistes ou doivent être extirpées en lisant entre les lignes de publications scientifiques. Concluons donc avec quelques nouvelles de notre cru, juste quelques unes pour donner un sens à ce à quoi ressemble la nouvelle histoire du monde qui est en train d’émerger.

La première grande déflagration de notre liste concerne les origines et la dissémination de l’agriculture. Il n’y a plus rien aujourd’hui pour soutenir la thèse que cela a marqué une transition majeure dans l’histoire des sociétés humaines. Dans ces parties du monde où les plantes et les animaux furent en premier lieu domestiqués, il n’y a pas eu de “passage” évident des collecteurs paléolithiques aux fermiers néolithiques. La “transition” de la vie essentiellement sur des ressources naturelles sauvages à un mode de vie basé sur la production de nourriture a typiquement pris environ 3000 ans. Tandis que l’agriculture a permis la possibilité de concentrations bien plus inégales de richesses, dans la plupart des cas ceci n’a vraiment débuté que des millénaires après le début de la pratique. Dans cet intervalle de temps, les gens de zones aussi reculées et séparées que l’Amazone et le croissant fertile du Moyen-Orient essayèrent l’agriculture dans son envergure, “un “jeu de fermage” si vous voulez, passant annuellement d’un mode de production à l’autre, tout comme ils passaient d’un mode de structure sociale à l’autre. De plus, “la dispersion de l’agriculture” dans des zones secondaires comme l’Europe, souvent décrite en termes si triomphants, comme étant le début de l’inévitable déclin de la chasse et de la collecte, s’est en fait avérée être un processus très pénible, qui parfois échoua, menant à des effondrements démographiques chez les agriculteurs et pas chez les chasseurs-collecteurs.

Clairement, cela n’a plus aucun sens aujourd’hui d’utiliser des phrases telles que: “la révolution agricole” quand on est confronté à des processus d’une telle longueur et complexité. Comme il n’y a jamais eu d’état naturel de style Eden d’où les agriculteurs auraient pu faire leurs premiers pas sur le chemin de l’inégalité, cela a encore moins de sens de parler de l’agriculture comme étant le marqueur historique des origines de la hiérarchie ou de la propriété privée. C’est parmi ces populations du mésolithique qui refusèrent l’agriculture dans les premiers siècles se réchauffant de l’Halocène, que nous trouvons la stratification sociale la plus marquée, du moins si on s’en réfère aux riches rites funéraires, aux guerres prédatrices et constructions de monuments. Dans au moins quelques cas, comme le Moyen-Orient, les premiers fermiers semblent avoir développé des formes alternatives conscientes de communauté, afin d’adapter leur mode de vie devenu plus laborieux et intensif dans leur rituel de vie. Ces sociétés néolithiques semblent être incroyablement égalitaires lorsque comparées avec leurs voisins chasseurs-cueilleurs, avec une augmentation dramatique de l’importance économique et sociale des femmes, ceci est clairement reproduit dans leur art et rituel de vie (contrastez ici les figurines de femmes de Jéricho ou de Çatalhöyük avec la sculpture hyper-masculine de Göbekli Tepe).

Une autre déflagration conséquente: la “civilisation” ne vient pas sous forme de colis tout prêt. Les toutes premières villes du monde n’ont pas juste émergées dans une poignée d’endroits avec un système de gouvernement et de contrôle bureaucratique, le tout centralisé. En Chine par exemple, nous savons maintenant que vers 2500 AEC, des établissements humains sur plus de 300 hectares existaient dans les parties basses de la Rivière Jaune et ce plus de 1000 ans avant la fondation de la première dynastie Shang. De l’autre côté du Pacifique et vers la même époque, des centres de cérémonies de très grande magnitude ont été découverts dans la vallée du Rio Supe au Pérou, notoirement le site de Caral où furent trouvés des restes énigmatiques de plazas effondrées et des plateformes monumentales, 4000 ans plus vieilles que l’empire Inca. De telles découvertes récentes indiquent combien nous en savons vraiment peu sur la distribution et l’origine des premières cités et simplement O combien plus anciennes ces villes peuvent être comparées aux systèmes de gouvernement autoritaires et de l’administration lettrée que nous assumions être nécessaire pour leur fondation. Dans les cœurs plus établis de l’urbanisation, comme l’ancienne Mésopotamie, la vallée de l’Indus et la bassin de Mexico, il y a de plus en plus de preuves montrant que les premières villes étaient organisées sur des lignes égalitaires conscientes, les conseils municipaux maintenant une autonomie signifiante d’avec le gouvernement central. Dans les deux premiers cas, les villes ayant des infrastructures civiques sophistiquées fleurirent pendant plus de 500 ans sans aucune traces de rituels funéraires royaux ou de monuments grandioses, pas d’armées de métier ni tout autre moyen important de coercition ; il n’y a pas non plus de traces d’un contrôle bureaucratique direct sur l’essentiel de la vie des habitants.

Nonobstant ce que dit Jared Diamond, il n’y a absolument aucune preuve que des structures hiérarchiques pyramidales sont la conséquence nécessaire d’organisation humaine de grande échelle. Nonobstant Walter Scheidel, il n’est tout simplement pas vrai que des classes dirigeantes, une fois établies, ne peuvent plus disparaître sauf dans le cas d’une grande catastrophe. Pour prendre juste un seul exemple très bien documenté: aux alentours du IIIème siècle de notre ère, la ville de Teotihuacan dans la vallée de Mexico, ayant une population de 120 000 habitants (une des plus grandes villes du monde à cette époque), semble avoir subi une profonde transformation, tournant le dos à ses temples-pyramides et ses sacrifices humains en se reconstruisant en une vaste congrégation de villas très confortables, toutes quasiment de la même taille. La ville demeura ainsi pendant environ 400 ans. Même du temps de Cortez, le Mexique central abritait toujours des villes comme Tlaxcala, gérée par un conseil élu dont les membres étaient périodiquement fouettés par leurs constituants afin de leur rappeler qui était ultimement en charge.

Les pièces du puzzle sont toutes là afin de créer une histoire du monde entièrement différente. Pour l’essentiel, nous sommes juste trop aveuglés par nos préjugés pour voir les implications de tout cela. Par exemple, presque tout le monde aujourd’hui insiste pour dire que la démocratie participative, ou l’égalité sociale, peuvent fonctionner dans une petite communauté ou des groupes activistes mais ne peuvent pas fonctionner à l’échelle d’une ville et encore moins d’une région ou d’un état-nation. Mais les preuves mises devant nos yeux, si toutefois nous décidons de les regarder, suggèrent entièrement le contraire. Les villes égalitaires, même des confédérations régionales, sont historiquement des choses très courantes. Les familles et foyers égalitaires ne le sont pas. Une fois que le verdict historique sera là, nous verrons que la perte la plus douloureuse des libertés humaines a commencé sur la petite échelle, le niveau de relations inter-genre, de générations et de servitude domestique, le type de relations qui contient la plus grande intimité et les formes les plus profondes de violence structurelle. Si nous voulons vraiment comprendre comment il est devenu d’abord acceptable pour certains de transformer leur richesse en pouvoir et pour d’autres de finir par s’entendre dire que leurs besoins et leurs vies n’ont aucune importance, ne comptent pas, c’est là que nous devons regarder. C’est là également prédisons-nous, que réside le travail le plus difficile pour qu’une société libre puisse prendre place.

L’esprit est une compréhension de l’entièreté dans un universel vivant. L’esprit est une unité des choses séparées, de concepts et d’humains. L’esprit est une activité constructive…
L’humanité obtient sa véritable existence de la chaîne infinie des plantes ancestrales. L’humanité obtient sa véritable existence de la partie humaine de l’individu, tout comme cette partie humaine n’est que l’héritière des générations infinies du passé et de toutes leurs relations mutuelles. Ce qui advint est ce qui devient, le microcosme est le macrocosme. L’individu est le peuple, l’esprit est la communauté, l’idée est le lien de l’unité. UNISSEZ-VOUS PAUVRES HOMMES. Donnez-vous du crédit les uns aux autres ; le crédit, la mutualité EST  le capital.”
~ Gustav Landauer, 1911 ~ [citation rajoutée par R71]

Les auteurs discutent de certains des sujets abordés dans ces vidéos (en anglais):

1. David Graeber and David Wengrow: Palaeolithic Politics and Why It Still Matters (13 October 2015) (Vimeo) 

2. David Graeber and David Wengrow: Teach-Out (7 March 2018) (Facebook)

3. David Graeber and David Wengrow: Slavery and Its Rejection Among Foragers on the Pacific Coast of North America: A Case of Schismogenesis? (22 March 2018) (Collège de France)

  1. ‘To Each Age Its Inequality’ by Ian Morris. New York Times, 9 July 2015. See: https://www.nytimes.com/2015/07/10/opinion/to-each-age-its-inequality.html
  2. ‘It’s Good To Have a King’ by Felipe Fernández-Armesto. Wall Street Journal, 10 May 2012. See: https://www.wsj.com/articles/SB10001424052702304363104577389944241796150

= = =

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la societe des societes

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Clastres_Préface_Sahlins

On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

le_defi_celtique_aguillerm

Notre page « Anthropologie Politique »

 

12 Réponses to “Anthropologie politique et changement de l’histoire humaine (David Graeber) ~ 2ème partie ~”

  1. Dernières nouvelles de l’Homo neandertalis avec Marylène Patou-Mathis:

  2. La fallacie de la « guerre est dans la nature humaine » avec Marylène Patou-Mathis et Jean-Paul Demoule:

  3. enfance des illuminatis Says:

    Une photo qui montre que Angela Merkel, Theresa May, et le nouvelle directrice de la CIA Gina Haspel ( surnommée « bloody gina » par ses collègues http://www.wikistrike.com/2018/03/bloody-gina-une-adepte-de-la-torture-a-la-tete-de-la-cia.html) sont copines d’enfance.

    https://endrtimes.blogspot.fr/2016/07/are-theresa-may-and-angela-merkel-in.html

  4. Magnifique texte, merci !

    Je découvre certains pans de l’histoire…

    Et, si nous prenions exemple sur :

    « Même du temps de Cortez, le Mexique central abritait toujours des villes comme Tlaxcala, gérée par un conseil élu dont les membres étaient périodiquement fouettés par leurs constituants afin de leur rappeler qui était ultimement en charge. »

    pour faire prendre conscience à la masse du Peuple que c’est lui qui a le pouvoir et non pas les auto-nommés zélus des zétats nations ?

    On pourrait certainement leur donner du courage, et surtout mettre les points sur les i à nos zélites, et même dépasser le point de convergence des 10 % à 15 %… un bon stimulant !

    • C’est une façon de voir les choses oui. Nous ne le voyons pas de cette façon… Si les constituants devaient périodiquement maltraiter leurs élus de conseil et que cela fut documenté c’est que déjà le ver était dans le fruit, c’est la peur qui les faisait agir de la sorte, dès que la peur s’installe, c’est le début de la fin. Une société véritablement égalitaire n’aurait pas ce système de « violence préventive ». Il est vrai qu’en voyant notre société, ce simple fait peut faire rêver, mais il ne faut pas perdre de vue qu’il est en lui-même un constat d’échec sinon total du moins partiel.
      Il y a des cas de sociétés amérindiennes où le « chef sans pouvoir », le porte-parole, était aussi passé à tabac et devait tout donner de ses possessions sauf ses outils pour bien montrer que la position n’était pas une position privilégiée. On ne devrait pas avoir besoin de cela. Toute violence est une relation coercitive, même dans le cas de la légitime défense qui est une réaction à une agression par une violence proportionnée. La violence organisée sera étrangère à la société des sociétés

      • J’évoquais le fait de prendre exemple, uniquement pour se débarasser de cette caste de vampires.

        Sinon, la violence est bien entendu un cercle vicieux.

        • oui on comprend, mais c’est ce que nous avons tenté d’expliquer dans notre manifeste: sans lâcher-prise de l’antagonisme, la société retombe dans la division. Les sociétés primordiales échouèrent parce que comme Clastres l’a bien expliqué, elles devaient demeurer en conflit externe pour maintenir l’unité interne. elles ne remplissaient que la moitié du « contrat social », idem pour l’État qui est beaucoup plus conflictuel par nature. Remplacer l’antagonisme par la complémentarité acceptée est la clef de l’affaire, cela devient de plus en plus évident. 😉

  5. depuis combien de temps les illuminatis du culte du soleil pyramidales regnent surlemonde? Says:

    Moi ce que je trouve curieux c’est le fait qu’il y a des pyramides dans tous les coins du globe. On sait que les pyramides servaient de tombeaux pour les royaux et les monarques.

    http://homme-et-espace.over-blog.com/2015/12/les-innombrables-et-mysterieuses-pyramides-a-travers-le-monde.html

    Des pyramides ont été retrouvées partout sur la planète, plusieurs ne sont pas encore explorer et même interdites de fouille par les gouvernements

    Tout d’abord, voici une liste non exhaustive des endroits où des pyramides ont été trouvées. En Égypte, Mexique, Pérou, Salvador, mais aussi en Bolivie, Guatemala, Honduras, Belize, Chine, au Japon et même en Espagne. https://www.biorespire.com/2014/02/13/les-pyramides-antiques-dans-le-monde/

    des pyramides en Antarctique?
    http://www.wikistrike.com/article-des-chercheurs-pensent-avoir-decouvert-des-pyramides-en-antarctique-109744174.html
    http://www.wikistrike.com/2015/04/antarctique-les-glaciers-fondent-les-pyramides-apparaissent.html

    Une pyramide sous les eaux du Japon
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/inspirations/voyages/une-mysterieuse-pyramide-sous-les-eaux-au-japon-21-07-2017-7147503.php

    Une pyramide en Crimée
    https://lasocietesolidaireetdurable.com/2014/07/31/la-plus-ancienne-pyramide-au-monde-decouverte-en-crimee/

    une pyramide en Bosnie
    http://www.pyramidesdebosnie.fr/pyramides-du-monde/pyramides-dans-le-monde/

    Pyramides au Soudan
    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ro%C3%A9

    Le Soudan, le pays avec le plus de Pyramides
    https://lesavoirperdudesanciens.com/2017/10/le-soudan-le-pays-avec-le-plus-de/

    Kazakhstan une pyramide vieille de plusieurs millénaires
    http://www.maxisciences.com/pyramide/une-pyramide-1-000-ans-plus-vieille-que-les-pyramides-d-039-egypte-decouverte-au-kazakhstan_art38606.html

    Des pyramides étranges dans les cités Maya
    https://www.lemonde.fr/archeologie/article/2018/03/13/d-etranges-pyramides-emboitees-a-chichen-itza_5270325_1650751.html

    Mexique : il y a une pyramide dans la pyramide située à l’intérieur de la pyramide de Kukulcan
    Ce joyau de la cité maya Chichen Itza a été construit à la façon des poupées russes, selon des chercheurs mexicains
    https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/mexique-il-y-a-une-pyramide-dans-la-pyramide-dans-la-pyramide-de-kukulcan_1925475.html

    Une église a été construite sur la plus grande pyramide du monde au Mexique
    https://www.decouvertemonde.com/cholula-pyramide-et-puebla-au-mexique

    Les pyramides de Güímar se trouvent dans le village de Güímar situé sur la côte est de l’île de Tenerife, de l’archipel des Îles Canaries en Espagne. Il y a six pyramides à marches, dont l’origine est inconnue. Leur construction remonte au XIXe siècle.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramides_de_G%C3%BC%C3%ADmar

    l’empire romain construisait des pyramides en Europe dont une à Rome http://www.tourisme-marseille.com/fiche/pyramide-du-roy-d-espagne-dominique-bastide-marseille/

    pyramides en Ukraine
    http://rustyjames.canalblog.com/archives/2011/02/05/20306671.html

    Google découvre de nouvelles pyramides en Egypte
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/08/15/pharaonique-de-nouvelles-pyramides-decouvertes-en-egypte-grace-a-google-earth/

    Une pyramide au Niger contient 40 000 objets en or (dont vont sûrement s’emparer les occidentaux)
    http://www.tamtaminfo.com/zinder-niger-details-sur-la-decouverte-dune-pyramide/

    Les pyramides nubiennes sont un ensemble de 220 pyramides au total qui ont été construites en Nubie, servant de tombeaux aux rois et reines de Napata et de Méroé.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramides_nubiennes

    La Chine compte de très nombreux tumuli de forme pyramidale, appelés pyramides chinoises par les premiers Européens à les avoir découverts. La plupart sont situés dans un rayon de 100 km autour de la ville de Xi’an, chef-lieu de la province de Shaanxi en Chine centrale. Ils ont longtemps fait l’objet de controverses, en raison notamment du souci de secret des autorités chinoises, et de leur mauvais état de conservation qui les rend souvent semblables à de simples buttes naturelles.En 1667, le père jésuite Athanasius Kircher évoque les pyramides chinoises dans son ouvrage China Monumentis Illustrata.

    Les plus grands d’entre eux, au nombre de 65, sont les sépultures des empereurs ; les sépultures des impératrices, princes, princesses ou hauts fonctionnaires sont de plus petite taille ; on en dénombre plus de 2001.

    Certaines de ces « pyramides » sont des collines naturelles, dans lesquelles on a creusé une chambre funéraire accessible par un tunnel. La plus grande d’entre elles est celle de l’empereur Taizong (599-649)1.

    Les plus grandes sont la sépulture de l’empereur Qin Shi Huang (v.259-210 av. J.-C.), de près de 350 m de côté et d’environ 50 m de hauteur, et celle de l’empereur Wudi (156-87 av. J.-C.), d’environ 230 m de côté et près de 50 m de hauteur ; la « grande pyramide blanche » dont parle James Gaussman serait probablement cette dernièrehttp://www.epochtimes.fr/une-legendaire-pyramide-geante-en-chine-depasserait-la-grande-pyramide-de-gizeh-42375.html1. En raison de l’érosion naturelle, et de l’activité destructrice des paysans alentour, elles sont souvent en mauvais état de conservation, et, pour les plus petites, parfois difficiles à distinguer de simple buttes sans forme particulière.https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramides_chinoises

    Niger: La Pyramide de Dan Baki à Zinder
    http://palabreplus.mondoblog.org/2014/10/02/pyramide-dan-baki-zinder-niger/

    Merkel et May font des signes illuminati en forme de pyramide avec leurs mains. https://endrtimes.blogspot.fr/2016/07/are-theresa-may-and-angela-merkel-in.html

    Donc Est-ce un clan pyramidal illuminati qui a enseigné la hiérarchie à l’humanité et l’a sorti de la société égalitaire où elle se trouvait?

    On voit que ce fameux clan pyramidale continue à construire des pyramides qui détruisent l’humanité:

    Une pyramide de Ponzi fait 300 000 victimes dans le monde

    Ses trois dirigeants, deux Portugais et un Israélien, auraient mis en place une pyramide de Ponzi, ce système utilisé notamment par l’escroc Bernard Madoff, qui consiste à rémunérer les premiers investisseurs avec des fonds provenant des souscriptions des investisseurs suivants.

    La société, dont le siège est à Macao, organisait, selon Nice-Matin, de grandes réunions pouvant rassembler jusqu’à 2 000 personnes chaque semaine sur la Côte d’Azur. Elle disait proposer à la vente « un système de géolocalisation destiné à équiper toutes les voitures de la planètehttp://www.lepoint.fr/societe/une-pyramide-de-ponzi-fait-300-000-victimes-dans-le-monde-22-04-2015-1923498_23.php

    Un entrepreneur Américain Abraham Maslow crée une stratégie d’entreprise en forme de pyramide http://www.3hcoaching.com/generation-y/la-pyramide-de-maslow-le-monde-brutal-de-lentreprise-et-la-generation-y/

    Mais avant les pyramides sur la planète, il y avait d’autres :
    En Arabie Saoudite, de mystérieuses structures de pierre plus vieilles que les pyramides ?

    Si des constructions similaires se retrouvent dans une large région englobant ce pays mais aussi la Syrie et la Jordanie, on ne sait pour le moment que peu de choses de ces centaines de structures qui pourraient être plus vieilles que les pyramides d’Égypte et rappellent dans leur concept les lignes de Nazca.http://archeoblogue.com/2017/decouverte-archeologique/en-arabie-saoudite-de-mysterieuses-structures-de-pierre-plus-vieilles-que-les-pyramides/

    Si le moyen orient possède des architectures plus vieilles que les pyramides alors cela expliquerait pourquoi le clan illuminati pyramidale bombarde autant cette région.

    Bon on remarque que tous les pays n’ont pas de pyramides. Mais que les pays qui ont des pyramides sont dispersées à travers le globe, ce qui fait qu’on trouve des pyramides éparpillées sur le globe.

    Il est fort possible qu’un clan ait décidé de régner sur le monde, à un moment donné de l’humanité, et aurait travaillé sur des moyens de reconnaissance pour se reconnaître entre eux, avant d’avoir envoyé des membres à travers différentes régions de la planète, et vouloir garder des contacts avec ces membres en donnant des lieux de rendez vous secrets, et donc fixer les pyramides comme point de lieu de rencontre ( c’est facile à remarquer une pyramide de loin donc comme lieu de rencontre c’est idéal). Donc cela expliquerait la perpétuation de sociétés secrètes au niveau mondial (illuminati, franc maçon, etc…) jusqu’à nos jours et pourquoi les sociétés pyramidales dirigés par les membres d’un même clan ont les mêmes structures hiérarchiques et le fait que les maitres du monde aujourd’hui sont tous les descendants des empereurs des millénaires passés qui se prétendaient tous être fils de Jupiter, du dieu soleil Ra, Inca le culte du soleil et j’en passe.

    Une pyramide de 5000 ans détruite au pérou par des contrebandiers
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/07/02/une-pyramide-de-5-000-ans-detruite-au-perou_3440136_1650684.html

    A l’ombre de la cordillère des Andes, en Amérique du Sud, la vallée de Lambayèque a été le théâtre de la naissance et du déclin d’un peuple baptisé Lambayèque (également connu sous le nom de Sicàn). Cette civilisation pré-inca est beaucoup moins connue que celle des Mayas ou des Incas.

    Les Lambayèques étaient obsédés par la construction des pyramides. Aujourd’hui, seuls quelques vestiges témoignent du nombre impressionnant de monuments qu’abritait cette vallée.

    Pourquoi cette civilisation était-elle obsédée par la construction de ces pyramides ? Pourquoi ont-ils abandonnés les trois sites ? Pourquoi il y a-t-il tant de squelettes ensevelis à côté des temples ?
    Et enfin, que s’est-il passé de si tragique pour qu’une telle civilisation s’effondre en si peu de temps ?« Les grandes cités disparues : Les pyramides sacrées du Pérou », produit par la BBC et diffusé sur France 5.http://dinosoria.com/lambayeque.htm

    On remarque que les archéologues américains aiment à signaler les pyramides à travers le globe. Que cherchent à vouloir nous faire croire les américains sur l’humanité?

    • Oulah, quel emballement ! Déjà, en Arabie saoudite c’est des murets, pas des pyramides. Ce qui est plus intéressant, c’est qu’on a découvert des grandes structures très anciennes, antérieures aux pyramides.Et parfois des structures immenses qui semblent avoir été littéralement enterrées par leurs habitants (peut-être pour les dissimuler et éviter leur destruction par un envahisseur, à moins que ne soit pour mettre à bas un ordre social … pyramidal ?).

  6. anti pillage archéologique Says:

    Oui évidemment, c’est marqué dans le lien que l’arabie saoudite n’a pas de pyramides mais En Arabie Saoudite, de mystérieuses structures de pierre plus vieilles que les pyramideshttp://archeoblogue.com/2017/decouverte-archeologique/en-arabie-saoudite-de-mysterieuses-structures-de-pierre-plus-vieilles-que-les-pyramides/
    .Il est dit dans cet articlehttp://archeoblogue.com/2017/decouverte-archeologique/en-arabie-saoudite-de-mysterieuses-structures-de-pierre-plus-vieilles-que-les-pyramides/
    , qu’il possède des structures plus anciennes que les pyramides.

    Et cela m’étonnerait qu’il n’y ait que des murets, vu qu’on y a découvert des squelettes de géants là bas…https://www.leral.net/Photos-Les-restes-du-peuple-d-Aad-des-geants-anciens-dont-on-parle-dans-le-Coran_a215920.html

    Les géants ont besoin de maisons géantes non?

    Mais bon, il n’y a personne qui aurait le courage de visiter l’arabie saoudite, vu que c’est un pays coupeur de tête, c’est pas le pays idéal pour faire de l’archéologie ou du tourisme.

    Tiens de mystérieuses sculptures de dromadaires trouvées en Arabie saoudite, au moins on sait que les dromadaires vivaient depuis belle lurette.
    http://www.maxisciences.com/sculpture/de-mysterieuses-sculptures-de-dromadaires-decouvertes-en-arabie-saoudite-fascinent-les-specialistes_art40395.html

    Moi ce qui m’intéresse le plus, ce sont les sculptures de dinosaures, parait qu’au Cambodge, on aurait découvert des sculptures de dinosaures, prouvant que l’homme a vécu avec les dinos.
    https://www.pourlascience.fr/sd/art-science/le-dinosaure-dangkor-6111.php

    Tiens des pyramides trouvées en Algérie, dont une partie a été détruite par l’armée coloniale française. http://www.algerie-focus.com/2016/10/videooui-berberes-ont-bati-pyramides/

    Donc dur de tracer vraiment l’histoire, vu que les colons occidentaux se sont amusés à détruire tout sur leur passage

    Laurent d’Arabie aurait-il lui aussi détruit des morceaux d’archéologie en arabie saoudite pour mieux laver le cerveau des habitants là bas? On sait que pour manipuler un peuple, détruire son histoire et ses traces archéologiques est le plus important.

    Et partout où sont passés ces chers anglo saxons, l’archéologie en a pris un grand coup, ou a fini dans le musée de Londres.

    C’est étonnant la foule de choses hors europe qu’on trouve dans les musées occidentaux, preuve qu’ils ont pillé tout ce qu’ils ont pu dans le tiers monde

    Et ils détruisent les monuments historiques dans le tiers monde

    2000 monuments historiques détruits au Yemen!
    https://fr.sputniknews.com/international/201703271030647543-yemen-guerre-monuments-historiques-detruits/

    Près de 300 sites historiques gravement endommagés par la guerre en Syriehttps://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/12/23/l-onu-dresse-l-inventaire-des-sites-detruits-en-syrie_4545280_3218.html

    destruction d’un monument historique au Congo
    http://www.congo-autrement.com/blog/rdc-tourisme/congolais-pourquoi-detruire-vos-monuments-historiques.html

    Togo : Kparatao, Ils ont osé Détruire un Monument Historique
    http://www.27avril.com/blog/opinion/togo-kparatao-ils-ont-ose-detruire-un-monument-historique

    100 villes datant de l’antiquité en Afrique détruites par les colons européens
    http://afrikhepri.org/100-villes-africaines-detruites-par-les-europeens-pourquoi-il-y-a-rarement-de-monuments-historiques-en-afrique/

    Daesh détruit des monuments historiques au Mali
    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/mali-des-islamistes-detruisent-le-monument-de-l-independance-a-tombouctou-27-10-2012-2271281.php

    Patrimoine africain: un pillage inavoué?
    « Ces oeuvres ont souvent quitté l’Afrique pour plusieurs raisons : d’abord pendant la période de la colonisation, parce qu’elles ont pu être, en effet, à ce moment-là prises, expliquait le président français. Parce que parfois, elles ont été l’objet de trafics qui ont d’ailleurs été accomplis par des Occidentaux comme par des Africains. Ensuite, parce qu’elles ont été le fruit de différents marchands d’art. Et enfin parce qu’elles ont été ramenées en France par des missions anthropologiques pour être protégées ».
    Le musée parisien conserve plus de 4 600 objets béninois sur quelque 70 000 oeuvres d’Afrique subsaharienne
    Plusieurs de ces biens ont été offerts à la France par des militaires français comme le général Alfred-Amédée Dodds (1842-1922). C’est le cas des statues royales évoquant les règnes des rois d’Abomey Ghézo (1818-1858), Glélé (1858-1889) et Béhanzin (1890-1894), de trônes, de récades – sceptres royaux – ou encore de nombreuses toiles appliquées, saisis par ses troupes à la fin du XIXe siècle lors de la conquête coloniale de l’ancien royaume du Dahomey, situé dans la partie sud-ouest de l’actuel Bénin.Comme le rappelle l’historien français Francis Simonis, maître de conférence en histoire de l’Afrique, « la colonisation débute généralement par des opérations militaires, au cours desquelles il est de coutume de piller les peuples conquis. Ce droit de prise est d’ailleurs reconnu par le droit de la guerre de l’époque ».
    http://www.rfi.fr/hebdo/20180323-patrimoine-africain-pillage-restitution-ethnologie-colonisation-france

    Libye : menaces sur le patrimoine archéologique
    http://geopolis.francetvinfo.fr/libye-menaces-sur-le-patrimoine-archeologique-20539

    Donc vous voyez avec tous ces pillages, destruction et colonisation, l’histoire de l’humanité reste inconnue des humains.
    http://www.inmysteriam.fr/anciennes-civilisations-du-sud/la-civilisation-perdue-du-grand-zimbabwe.html

    Sauf si une révolution planétaire des 99% s’engage, et que les documents de Bilderberg soient révélés, car il est certain que les maitres du monde ont conservés toutes les données sur l’histoire de l’humanité dans un coffre fort secret à la banque mondiale ou autre.

    Donc rendre les maitres du monde hors pouvoir, et s’accaparer la banque mondiale, si cela se trouve c’est dans les coffres forts de la banque mondiale que se trouvent conservés des vieux parchemins millénaires expliquant l’histoire de toutes les civilisations.

    ou les coffre forts de chez les maitres du monde.

    En attendant, ce sont les régions les plus pillées archéologiquement du globe qui devraient attirer l’attention, avant que toute trace historique disparaisse.

    La plus ancienne langue écrite d’Afrique noire est en train d’être déchiffrée. Le méroïtique
    http://afrikhepri.org/la-plus-ancienne-langue-dafrique-noire/

    Les méroites construisaient aussi des pyramides au soudan
    http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5465.htm

    LE PILLAGE DU PATRIMOINE CULTUREL AFRICAIN PAR L’OCCIDENThttps://www.youtube.com/watch?v=ctFkQ5aeygk

    Des musées africains s’organisent face au terrorisme
    http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2015/03/23/03015-20150323ARTFIG00329-des-musees-africains-s-organisent-face-au-terrorisme.php

    le musée de Tunisie attaqué par Daech Des hommes armés de kalachnikovs ont attaqué le musée du Bardo à Tunis. http://www.lepoint.fr/monde/en-direct-tunisie-8-morts-dans-une-prise-d-otages-pres-du-parlement-18-03-2015-1913759_24.php

    Pour Hérodote, l’Afrique est source originelle de civilisation, pour Sarkozy, l’Afrique n’a eu aucune civilisation
    https://monwaih.com/afrique-terre-originelle-de-civilisation/

    le pillage archéologique de l’Afrique continue:
    1987, Musée national du Congo, vol de plusieurs reliquaires Kota ; 1987, National Museum de Jos (Nigeria), vol de plusieurs dizaines d’objets, dont des têtes en bronze et en terre cuite ; Musée national du Tchad, pillage de 25 % de ses collections durant la guerre civile ; Musée national de Antropologia de Luanda (Angola), vol de plusieurs statuettes Tshokwe pendant la guerre ; 1989 et 1991, Musée national d’Abidjan, plusieurs vols de statuettes ; 1993, National Museum Galery d’Ife (Nigeria), vol de dix têtes en terre cuite et deux autres en bronze ; 1997, Institut des Musées nationaux du Zaïre, pillage lors de la débâcle du régime de Mobutu ; 1997, le Conseil international des musées (ICOM) publie à Paris Cent objets disparus. Pillage en Afrique (Paris, ICOM, 1997, 143 pages), ouvrage grâce auquel quelques objets ont été retrouvés, mais dont la publication et la réédition traduisent l’émoi des professionnels des musées ; 1999, dans Un Nouvel or noir (p. 35), Philippe Baque écrit :
    « En Afrique, l’IFAN […] était laissé peu à peu à l’abandon par les autorités sénégalaises, peu soucieuses du patrimoine des différents États de l’Afrique de l’Ouest dont elles héritaient. En 1966, la tenue du « Festival des Arts nègres » ne modifia en rien le destin des objets des collections. Les réserves du musée constituées par plus de 20 000 œuvres rescapées des vagues d’exportation vers la métropole française ne furent l’objet d’aucune politique de conservation et sombrèrent dans l’oubli, livrées à la moisissure et aux insectes. Toutefois, les plus belles pièces n’échappèrent pas aux antiquaires et aux collectionneurs européens. Résultat : en 1996, l’IFAN ne comptait plus que 8 000 objets » (souligné par nous).
    Au bas mot, 10 000 objets ont disparu
    Les autorités responsables du musée ont toujours nié ce pillage qui était, en revanche, dans les milieux internationaux des professionnels des musées, un secret de polichinelle ; au bas mot, 10 000 objets ont ainsi disparu ; 2001, Musée de l’IFAN à Dakar (Sénégal), vol ou disparition d’un objet d’art (13) ; 2005, la presse nationale et internationale (cf. Walfadjri, n° 3867 du vendredi 4 février 2005, p. 9 ; Radio France internationale) fait état d’un trafic d’antiquités faisant de l’Afrique un terrain de chasse des pilleurs d’œuvres d’art ; selon cette presse, le pillage d’œuvres d’art et de pièces archéologiques prospère toujours dans la quasi-totalité des pays d’Afrique ; pour preuve, les douanes françaises avaient effectué le 6 janvier 2005 une saisie exceptionnelle de 845 objets d’art provenant du Niger et à destination de la Belgique et couvrant quasiment toute l’histoire et la préhistoire de ce pays.
    Ce pillage est en réalité très ancien et a probablement commencé dès que la direction et la gestion des musées africains sont revenues aux nationaux africains, dès la première décennie des Indépendances, entre 1960 et 1970. Dès cette époque en effet, différents musées sont vidés de leurs patrimoines artistiques par le fait de leurs agents et responsables nationaux ; il en a été ainsi au Cameroun, mais également au Zaïre de Mobutu Sesse Seko où, en 1970, à la suite du pillage de tous ses musées nationaux, Mobutu menaça de réclamer à la Belgique la restitution du patrimoine artistique du Zaïre conservé au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren. À la suite de quoi, la Belgique initia une politique de « coopération scientifique », grâce à laquelle elle put reconstituer les collections des musées du Zaïre, en envoyant sur le terrain des missions de collecte (14). Au Musée d’Art africain de Dakar, le pillage aurait commencé dès le départ en 1984 du dernier conservateur français du musée, Jean Girard, et qui indiquait, dans une étude de 1966 : « Contribution du Musée d’Art au Festival » que le musée disposait en ce moment de 26 000 objets. En 2007, au cours d’une réunion à l’IFAN-CAD, l’actuel conservateur a déclaré que le patrimoine du musée est de l’ordre de 9 000 objets, un peu moins de 10 000 (15). Ainsi l’hécatombe est énorme, le préjudice incommensurable.
    Complicités évidentes et responsabilités faciles à situer
    Paradoxe : ces vols répétés jours après jours, semaines après semaines, mois après mois pendant toutes ces années, sont perpétrés non par des intrus, des personnes extérieures aux musées, mais par les agents, toutes catégories confondues, de ces mêmes musées ; car à notre connaissance, aucun individu, aucun malfrat ou groupes de voleurs, n’ont été interpelés, conduits à la police, traduits en justice et condamnés dans aucun de ces pays africains. Second paradoxe : à notre connaissance, ces vols et pillages n’ont toujours pas provoqué de saisine de la justice par les autorités des musées, ni véritablement d’enquête policière. Les complicités sont évidentes et les responsabilités faciles à situer.
    Si les responsabilités des personnels des musées d’Afrique dans ces pratiques frauduleuses sont engagées, celles des autorités le sont également, aux différents niveaux où elles se situent. L’irresponsabilité concerne les autorités qui, tenues informées de telles pratiques, ne réagissent pas et ne prennent pas de mesures énergiques pour les arrêter http://africultures.com/les-musees-en-afrique-entre-pillage-et-irresponsabilite1-6747/

    le plus ancien temple de l’humanité serait en Turquie (mais bon avec tous les sites archéologiques détruits à travers le globe, difficile de dire maintenant qui est plus ancien ou qui est plus récent)
    http://www.wikistrike.com/article-gobekli-tepe-le-plus-ancien-temple-de-l-humanite-68011054.html

    Mali : Pillage du patrimoine culturel au Mali

    En effet, depuis des décennies, des milliers d’objets d’art se sont envolés du Mali pour atterrir dans des salons privés cossus et des musées ayant pignon sur rue en occident. “Antiquaires” ou trafiquants, collectionneurs ou faux touristes n’hésitent pas, forts de quelques francs CFA à “acheter” de véritables œuvres à de simples quidams. Ces transactions amputent notre pays de ce qu’il a de plus cher : son identité.

    Dans le delta intérieur du Niger, 70% des 806 sites archéologiques répertoriés en 1991 ont été “visités”. Djenné Djeno, la première ville de l’Afrique occidentale, fondée trois siècles avant Jésus Christ par des tribus de pasteurs, n’a pu retenir ses ancestrales statuettes de terre cuite. Commencées en 1974 grâce à la découverte de Susan et Rod Macintosh, deux anthropologues américains de l’université Rice au Texas, les fouilles officielles de “Djenné l’ancienne” ont permis de ressusciter vingt trois ans d’histoire malienne.

    Des statuettes vendues à plus de 100 millions CFA

    Mais cette découverte extraordinaire a suscité d’autres appétits. Très prisées sur le marché international de l’art, les premières statuettes sortent illégalement du pays pour atteindre des prix considérables. Un rapport de l’OIPC-Interpol (Organisation internationale de police criminelle) de 1993 précise qu’une statuette achetée 5 000 dollars à Mopti (environ 3 millions de francs CFA) peut être facilement revendue entre 150 000 et 200 000 dollars en Europe (entre 100 et 140 millions de francs CFA).

    L’une des plus importantes collections mondiaes de terres cuites africaines, la collection du comte de Grunne, se trouve dans les caves du musée parisien Dapper, après avoir fait fi de toutes les lois interdisant un tel trafic.

    La découverte de ces statuettes représente le véritable point de départ du pillage archéologique. Et, c’est à partir des années 70 que ce phénomène a pris une ampleur considérable.

    Aujourd’hui, devant la rareté de tels trésors, les “fouilles” et le “marché » se sont réorientés et ont pris une importance inquiétante.

    En effet, certaines populations rurales sont « embauchées » par des trafiquants qui les payent 1 000 Franc cfa par jour pour fouiller tout ce qui ressemble à une butte ou un tumulus.
    http://maliactu.net/mali-pillage-du-patrimoine-culturel-au-mali-un-mal-qui-rapporte-gros/

    Pillage archéologique nigérien : saisie record de la douane française
    845 pièces à destination de la Belgique interceptées ( ah tiens nos pilleurs du Niger sont belges, ou alors c’est la commission européenne à Bruxelles qui commande le pillage archéologique en Afrique)
    Le rapport de la douane fait état d’un butin de 101 ossements fossilisés de dinosaures datant de plus de 70 millions d’années, 668 pierres taillées ou objets en pierre datant pour la plupart du néolithique (8 000-6 000 avant J.C) et pour certaines de l’acheuléen (un million d’années-200 000 ans av. J.C). Mais aussi également des œuvres plus récentes dont l’inventaire est de 29 poteries et neuf figurines en terre cuite, qui pourraient être du matériel funéraire authentique. Des objets « d’une rare beauté provenant du système de Bura (IIe – XIe siècle), lequel se situe à cheval entre le Sud-Ouest du Niger et l’Est du Burkina Faso », a confié à Afrik.com un ethnologue proche du dossier, en fonction au musée de l’Homme au département de l’Afrique, à Paris.

    « La situation est une catastrophe pour la recherche scientifique, car tout objet extrait de son site d’origine, donc de son contexte, prive les chercheurs des possibilités essentielles de décrypter et d’appréhender la vie des populations et le mode de vie des sociétés dans laquelle il évoluait (l’objet archéologique, ndrl) », déclare Marie-Hélène Moncel, archéologue au Centre nationale de la recherche scientifique (France), qui a expertisé les pièces saisies. « Au-delà de la dimension scientifique, les œuvres restent d’une beauté rare, exceptionnelle, car taillées dans des roches sublimes et d’une qualité esthétique hors pair », ajoute-t-elle.

    Deuxième pillage en un an

    Cette prise n’est pas la première du genre. « Déjà en mars 2004, les douanes françaises avaient saisis plus de 5 000 pointes de flèches transportées dans des valises par des voyageurs en provenance de notre pays. Dans cette affaire, notre gouvernement a porté plainte auprès des autorités de l’Hexagone pour pouvoir les récupérer, mais jusqu’à ce jour la justice entre les deux pays suit son cours. Quant à cette dernière saisie du 6 janvier 2005, elle reste de loin la plus importante », nous confie Monsieur Ali Bida, directeur du patrimoine culturel du Niger. Il avoue ne posséder aucun autre élément sur le coup de filet français que ce qu’il a appris, comme tout le monde, à travers la presse française.

    Pour le moment le trésor archéologique est en lieu sûr, sous le haut contrôle de la douane française. Il devrait être restitué au gouvernement nigérien, selon l’accord régi par la Convention 1970 de l’Unesco, dont les deux pays sont signataires. Restitution qui se fera par la voie officielle. Le service protocolaire de la France a ainsi contacté l’ambassade du Niger pour lui notifier de la possession des desdits objets lui appartenant. L’enquête n’a toutefois pas encore vraiment commencée.
    (ils refusent d’enquêter, donc les auteurs du pillage archéologique en afrique sont les maitres du monde )
    http://www.afrik.com/article8081.html

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