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Illusion démocratique: Un nouveau cirque électoral nous est imposé… BOYCOTT de toute cette fange !

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Résistance 71

 

20 mai 2019

 

Cet appel n’est pas réservé aux Gilets Jaunes et sympathisants mais à toute personne politiquement consciente désirant radicalement  changer ce système inique et criminel de fond en comble.

Voter c’est se soumettre, voter, c’est se donner des maîtres, voter c’est acquiescer au système de la mascarade oligarchique !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Boycott du vote !
Boycott des institutions !
Boycott de l’État y compris de l’Union Européenne oligarchique!
Boycott de la mascarade électorale !
Boycott de la société marchande et de sa dictature !

Mais boycotter ne suffit pas… Il faut entrer en résistance, entrer en abstention politique active ; c’est à dire remplacer ce que nous boycottons justement par une alternative politique : celle des assemblées populaires locales, se confédérant et court-circuitant les institutions obsolètes et criminelles de l’outil répressif étatique, tel que préconisé et mis en place par des groupes Gilets Jaunes comme à Commercy, St Nazaire et autre…

A (re)lire:

Le criminel c’est l’électeur !
De l’isoloir à l’isolement
Petit dialogue nécessaire en période électorale
Qu’est-ce que l’abstentionnisme politique ?
Voter est-ce agir ?
La fin du cirque (Résistance 71, novembre 2016)

Pour mettre fin à l’illusion démocratique:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Notre page « Illusion démocratique » qui regroupe une soixantaine de textes démontrant l’ineptie étatique et électorale.

 


Briser les chaînes commence par dire NON !

Résistance politique et illusion démocratique: L’État comme construction de l’oppression organisée

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 10 janvier 2019 by Résistance 71

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !… Union dans notre complémentarité, halte à l’antagonisme fabriqué et à la division qui a mené au pouvoir coercitif ; halte à l’illusion démocratique.
A bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat, pour que vive la Société des Sociétés…

~ Résistance 71 ~

 


Gilets Jaune, sortons de l‘illusion démocratique

 

L’État est une construction théorique

 

Le Monde Libertaire

 

0ctobre 2018

 

url de l’article:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=LEtat_est_une_construction_theorique

Concrètement, l’État n’a aucune légitimité, ce n’est qu’une construction théorique pour les besoins politiques des différents régimes politiques qui ont détenu le pouvoir. En France, l’État est le résultat d’un assemblage de comtés qui, à l’origine, n’avaient aucun lien entre eux. Pour fabriquer la « France », il a fallu unifier le pays et lui donner des frontières. Cela s’est réalisé dans la douleur et à coup de guerres ou de trahisons de la part des potentats locaux. Une fois le but atteint, et pour préserver cette unité artificielle, les politicards aidés par les cléricafards, ont imposé leur autorité. Pour fonctionner, ils ont créé une administration, des services, des organismes divers et variés (police, justice, armée et Église…) qu’ils ont nommé État.

Cette escroquerie s’appelle la délégation perpétuelle

L’existence de ce pouvoir « politique » et de celui de l’Église joueront au fil des siècles un rôle important au nom de l’ordre social, militaire et religieux. Il s’agissait de créer de toute pièce un pays, un État et de lui donner des frontières, par l’unification des comtés (souvent forcée) et l’établissement d’une langue commune au détriment des langues comme le breton, le basque, le catalan, le corse, l’alsacien… L’État deviendra alors le siège de la puissance souveraine, ainsi, il usurpera la souveraineté du peuple. Les tenants du pouvoir, lui donneront un os à ronger en lui faisant croire que la démocratie c’est le vote, qui lui permet de choisir, de décider et d’être représenté ! Dans la réalité ce n’est qu’une vaste supercherie qui également au fil des siècles s’est ancrée dans les têtes. Cette escroquerie s’appelle la délégation ! D’autant qu’il n’est dit nulle part que par son vote le peuple délègue…

Au XVIIIe siècle, la constitution d’un État/Nation, d’un pays enchaîne le peuple et le prive de sa souveraineté et fait que c’est l’État qui détient la souveraineté. L’État et la Nation apparaissent dès lors comme deux réalités étroitement liées, au point qu’à partir du XIXe siècle la notion État/Nation s’impose pour justifier l’unité d’un pays et sa puissance… L’État se caractérise alors, par la superposition d’une entité politique souveraine, d’une administration qui lui sera toujours dévouée, quelle que soit sa couleur politique avec un ensemble culturel unifié du point de vue linguistique et religieux.

L’État un outil créé de toute pièce

Autrement dit, l’État n’est surtout pas le gouvernement, ni même la présidence de la République, pas plus qu’une nation. C’est un outil créé de toute pièce pour asseoir le pouvoir des représentants des partis politiques afin d’usurper aux peuples toutes possibilités de gérer eux-mêmes leur destin (économique, social et professionnel) et de s’approprier illégalement le droit de pondre des lois pour maintenir les peuples sous leur domination et de les punir s’ils enfreignent « leurs » lois ou s’ils remettent en cause « leur » pouvoir. Avec le développement du capitalisme industriel, commercial et financier, les représentants des partis politiques qui se succèdent au pouvoir ne sont là que pour gérer et protéger les affaires des capitalistes.

Un autre outil a été mis en place pour justifier ce hold-up, c’est le système électoral et, ce, au nom de la démocratie. Or, le système électoral qu’il soit censitaire, représentatif, majoritaire, uninominal à un tour ou deux tours, proportionnel, de liste à un ou deux tours… est une vaste escroquerie intellectuelle destinée à donner l’illusion que l’électeur décide et choisit… Or, une fois que cet acte inconscient est effectué, l’électeur se trouve pieds et poings liés. Il n’a plus aucune possibilité de réagir ni d’agir puisqu’il a donné quitus, souvent à un inconnu pour, qu’il croit, défendre ses intérêts. Rapidement, il se rend compte que ce ne sont pas ses intérêts que son représentant défend, mais bien les siens, ceux de son parti et du grand capital dont cet individu est le serviteur.

L’État est intimement lié et a évolué en fonction des besoins du système capitaliste et de son développement. Il va permettre et renforcer les rapports d’exploitation par le vote de lois scélérates et répressives, afin de maintenir les travailleurs sous la férule du patronat et sous la domination du pouvoir politique. L’État est donc avant tout un appareil de violence et d’oppression au service de la classe dominante et non comme les politicards voudraient nous faire avaler, au service du peuple.

Les faquins ont associé État/Nation, en sous-entendant que la Nation c’est le peuple. Il s’agit pour les politicards de taire l’existence des classes sociales. Il faut à tout prix masquer les conflits d’intérêts qui opposent les classes sociales, selon leur position dans le processus de production et nier la nécessaire lutte des classes. Ces luttes des classes sont un danger pour les dominants, elles peuvent à tout moment mettre en danger le système. Il faut donc que les tenants du pouvoir donnent l’illusion que nous sommes tous égaux en droits, alors que les inégalités existent de fait entre les prolétaires, les capitalistes et les bourgeois. Elles sont inhérentes au système qui les génère et les creuse.

Comme l’écrit si justement Victor Considerant, en 1851, dans Le Gouvernement direct du peuple :

« Ce que veulent les homme de la délégation, c’est-à-dire ces hommes qui, vaincus par la puissance de l’idée politique moderne, reconnaissant l’impossibilité de ressusciter le droit divin, de nier le dogme de la souveraineté du Peuple, s’y attachent et l’embrassent, mais à la manière des serpents, pour l’étouffer ; ce que veulent ces vaincus, c’est bien la Souveraineté du Peuple effectivement, seulement c’est la Souveraineté du Peuple mort sur le Peuple vivant. Écoutons-les : La nation, (vous remarquerez qu’ils disent la Souveraineté nationale et non la Souveraineté du peuple) ; d’abord ils n’aiment pas le mot Peuple ; et puis, le Peuple, c’est quelque chose de trop actuel, de trop vivant pour que le mot se prête avec quelque chance de succès à la jonglerie de leur argumentation), la nation, disent-ils donc, fait acte de souveraineté en se donnant un roi, en déléguant son pouvoir sur elle-même à un homme, à une famille, ou à des corps constitués. Cette famille ou ces corps deviennent les pouvoirs légaux. Si nous avons ainsi un roi, c’est un roi par délégation, un roi du vœu et consentement de la nation. Le principe de la souveraineté nationale est sauf et nous nous tenons notre monarchie. C’est toujours la même mystification que confond toujours la même réponse : « Ou la Souveraineté du Peuple subsiste, et votre prétendu roi n’est qu’un chef amovible du pouvoir national, un chef à chaque instant révocable par la volonté nationale ; ou bien la Souveraineté du Peuple ne subsiste plus , et alors n’en parlez pas.…

S’il était nécessaire d’éclairer la lumière pour qu’elle fût visible, j’ajouterais, à l’adresse de ces gens-là, ceci : je leur dirais : « Vous avez compris et revendiqué pour vous-mêmes la liberté civile. Il en est résulté que vous avez déclaré et dû, de toute nécessité, déclarer nul le contrat par lequel un homme se ferait, librement, volontairement, l’esclave d’un autre homme. Vous ne reconnaissez point l’aliénation, pour un motif quelconque, de la liberté, de la personnalité d’un homme. Cette imprescriptibilité de la personnalité, de l’autonomie humaine, elle est à la base de votre droit civil. Et vous voudriez faire, de l’aliénation de la liberté et de la personnalité d’un Peuple, de l’hétéronomie d’une nation, la base de son droit politique ? Bonnes gens, réveillez-vous, vous rêvez creux. » Non, les vivants ne sauraient aliéner leur liberté, fût-elle faite en bonne forme, elle est nulle de plein droit. »

Cette analyse de Victor Considerant a aujourd’hui 167 ans. Elle garde toute sa fraîcheur, sa pertinence. Il serait bien que les citoyens et les citoyennes les plus conscients(es) se l’approprient et que collectivement, ils mettent tout en œuvre pour mettre à bas ce système castrateur. En jetant les bases d’une société égalitaire et autogestionnaire, en remplaçant l’État et le gouvernement par le fédéralisme autogestionnaire et le système électoral par le mandatement (le mandat impératif). Sous le contrôle des diverses composantes de la société qui, en libre association, prendront possession de la gestion économique et sociale des entreprises et des communes et ce, sans intermédiaire, sans dirigeant, sans institution décisionnaire. Pour que personne ne décide à notre place.

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

52,3%

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Résistance 71

13 juin 2017

 

Pas mal hein comme taux d’abstention même si on peut mieux faire… c’est le seul chiffre à noter de la dernière pantalonnade du cirque de l’illusion démocratique organisée.

Avec une abstention de plus de 52%, la nouvelle assemblée sera, quoi qu’il arrive, totalement illégitime car, une fois de plus, elle ne représentera pas et ne pourra pas se targuer de représenter le « peuple de France ». C’est là-dessus qu’il faut construire. C’est là-dessus que nous devenons cesser de laisser l’espace politique, celui de la prise de décision, à cette clique de menteurs et d’escrocs professionnels. C’est maintenant, assemblée et futur gouvernement discrédités d’emblée, que nous devons reprendre le pouvoir pour le rediluer là où il est particulièrement soluble: dans le peuple. La fenêtre d’opportunité de l’organisation sociale sur un mode non-pyramidal, non-étatique, égalitaire et solidaire est entrouverte, il ne tient qu’à nous de continuer le processus déjà engagé.

Il n’y a pas de solutions au sien du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Mais il y a une « solution à 10% »…

N’attendons pas d’avoir la tronche dans le mur pour agir ! Organisons-nous en associations libres, partout, dans les voisinages, sur les lieux de travail, commençons à créer entre nous l’espace des communes libres volontairement associées, rien de vraiment neuf, des brouillons furent déjà historiquement établis, corrigeons-en les erreurs et améliorons sans cesse le processus. L’humanité a vécu dans l’anarchie et le communisme primordiaux pendant des milliers et des milliers d’années, c’est dans la nature humaine, c’est le fondement social organique humain. L’État et ses institutions en revanche, sont induits, forcés et anti-naturels, c’est à dire en tout point contre nature.

Il est l’heure de commencer à envisager l’initiation du « lâcher-prise » de l’illusion mortifère du fétichisme de la marchandise en mouvement (appelé « capitalisme ») et de devenir politiquement adulte en continuant notre évolution sociale qui n’a été que sclérosée sous tous les régimes étatiques que ce soit.

Oeuvrons ensemble pour la société des sociétés !

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“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

“La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.”
~ Pierre Clastres, directeur de recherche en anthropologie politique au CNRS, 1974 ~

“Le socialisme vient des siècles et des millénaires précédents. Le socialiste englobe toute la société et son passé, sent et sait d’où nous venons et ensuite détermine où nous allons.”

“La terre et l’esprit [Geist] sont donc la solution du socialisme… Les socialistes ne peuvent en aucune manière éviter le combat contre la propriété foncière. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la terre ; la question sociale est une question agraire !”
~ Gustav Landauer ~

“L’État est une société d’assurance mutuelle entre le propriétaire terrien, le général militaire, le juge, le prêtre et plus tard, le capitaliste, afin de soutenir l’autorité de l’un l’autre sur le peuple et pour exploiter la pauvreté des masses tout en s’enrichissant eux-mêmes.
Telle fut l’origine de l’État, telle fut son histoire et telle est son essence actuelle.”
~ Pierre Kropotkine ~

“L’histoire nous dit que les révolutions ont toujours été l’œuvre de minorités entreprenantes qui osèrent exhorter le peuple contre les autorités constituées.”
~ Manifeste des Trente, 1931 ~

“On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire, il ne peut y en avoir qu’une qui serait une révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle à l’instant même où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que gouvernement et révolution sont incompatibles au sens direct. Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.’  […] S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée.“
~ Albert Camus ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

“Ainsi nous voyons qu’en observant les sociétés animales, — non pas en bourgeois intéressé, mais en simple observateur intelligent — on arrive à constater que ce principe : « Traite les autres comme tu aimerais à être traité par eux dans des circonstances analogues » se retrouve partout où il y a société.
Et quand on étudie de plus près le développement ou l’évolution du monde animal, on découvre (avec le zoologiste Kessler et l’économiste Tchernychevsky) que ce principe, traduit par un seul mot, Solidarité, a eu, dans le développement du règne animal, une part infiniment plus grande que toutes les adaptations pouvant résulter d’une lutte entre individus pour l’acquisition d’avantages personnels.”
~ Pierre Kropotkine ~

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Illusion démocratique: Voter… De l’isoloir à l’isolement et réciproquement…

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« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

« Volontairement, voter, c’est abdiquer, voter, c’est accepter l’ablation de la pensée. Voter, c’est se donner l’illusion que l’on possède une parcelle de pouvoir le temps d’un scrutin. Le reste du temps, le système dit représentatif se substitue à vous, vous pouvez vous rendormir. »
~ CNT / AIT ~

Voter n’a jamais été un devoir, ni une responsabilité, voter a toujours été une complicité des crimes que l’État et le capitalisme commettent via leurs représentants au nom du peuple qui acquiesce par sa participation aux grandes messes électorales iniques et aliénatoires organisées pour sa perdition. Boycott du vote et des institutions ! Organisons les associations libres, les communes libres, cellules de la société des sociétés renouant avec la primordialité fonctionnelle sociale universelle de l’humanité: le communisme primordial du grand tout organique et de l’indivision.
~ Résistance 71 ~

A lire: notre dossier « Illusions démocratiques » et à (re)lire, notre billet de novembre dernier sur les élections yankees et franchouillarde: « La fin du cirque »

 

De l’isoloir à l’isolement

 

Des déserteurs actifs

 

3 avril 2017

 

Source:

http://www.lavoiedujaguar.net/De-l-isoloir-a-l-isolement

 

Ignorés et trompés pendant la durée d’une mandature, les électeurs sont appelés par les dirigeants politiques professionnels à venir s’isoler dans les bureaux de vote à l’occasion des élections présidentielle et législatives. Ils passent ainsi de l’isolement à l’isoloir avant d’être renvoyés à l’anonymat postélectoral.
 Ils n’auront alors pratiquement plus aucune possibilité d’infléchir et de contrôler l’action politique si celle-ci ne correspond ni aux engagements pris avant l’élection ni à leurs attentes. Le bulletin de vote devient un faire-part de décès de la responsabilité individuelle et collective.

Chacun peut percevoir l’incontestable éloignement entre celui qui vote et celui qui est élu. Que dire alors de ce qui sépare l’élu des vrais centres de décision ? Chacun a bien compris que tout se décide autant dans les allées du Medef que dans celles du gouvernement, dans les conseils d’administration des entreprises les plus puissantes, au sein des banques les plus spéculatrices, à Bruxelles, à Francfort ou ailleurs. Là siègent les organisateurs non élus, non contrôlés et non contrôlables de la catastrophe sociale, écologique et morale dans laquelle s’enfoncent nos sociétés. Ce sont eux qui s’autorisent — sous la pression des banques qui détiennent la dette grecque — à prendre la décision de sabrer un pourtant maigre treizième mois de retraite octroyé aux Grecs les plus pauvres , au nom d’une orthodoxie financière à calibre variable qui profite aux plus puissants, dans les pays les plus puissants. Ainsi voit-on partout et depuis des années, quelle que soit leur appartenance politique, les dirigeants de ces pays faire acte d’allégeance au programme de désarmement social des salariés, de dérégulation et de casse des services publics, de mise en concurrence de tous avec tous.

La politique de l’inéluctable et celle de la peur s’associent sur fond techno-scientiste de promesses de progrès infinis et de nécessité économique incritiquable et donnée pour incontournable.

L’électeur est renvoyé à sa condition de citoyen impuissant et isolé par ce système de démocratie représentative qui donne un semblant de légitimité à des exécutants d’une politique décidée ailleurs. Voter un jour, c’est aussi démissionner cinq ans. Or, ce système a fait faillite mais de toute part on essaie de le sauver et de le faire perdurer. Les bouées de sauvetage portent le nom des radeaux d’où on les lance et des capitaines qui les gouvernent. Telle se nomme « démocratie participative » (on veut bien de votre avis mais la décision nous appartient), telle autre « référendum » (c’est nous qui posons la question, contentez-vous d’y répondre), telle encore « nouvelle Constitution » (vous participerez, par divers moyens, à sa légitimation avant son adoption). Au flanc d’autres bouées, on lit « tirage au sort », « candidat Facebook », « capitaine J’aime je vote », « amiral Tweet ». On y requiert une adhésion passive et ponctuelle au contraire d’une délibération régulière et collective, en face à face, par laquelle s’élaborerait un futur vivable.

La « belle défiance populaire » vis-à-vis de la gauche a poussé dans le camp de l’abstention un nombre grandissant d’électeurs désabusés par l’arrogance des professionnels de la politique, dégoutés par la corruption très équitablement répandue, par l’indigence de programmes ficelés au gré de sondages toujours plus aléatoires.

Les électeurs qui s’abstiennent sont tenus au mieux pour des pêcheurs à la ligne, apolitiques indifférents, au pire, accusés par un raisonnement tortueux de faire le jeu du Front national. Ce n’est pas l’abstention qui a fait le FN, c’est vingt ou trente ans de politique de gauche comme de droite caractérisée par l’incompréhension et l’indifférence aux difficultés rencontrées dans leur vie quotidienne par des millions de gens vivant souvent aux marges des grandes métropoles, la répression violente des luttes sociales, l’organisation volontaire de la précarité et de l’insécurité sociales.

Les forces à l’origine des conduites démissionnaires qui menèrent à l’élection de Chirac en 2002, nous enjoignent à présent de voter non plus POUR mais CONTRE. C’est-à-dire voter pour un représentant de ceux qui ont créé les conditions de la montée du FN et qui poursuivront allègrement ces politiques sans se soucier autrement des électeurs du FN pendant cinq ans. Ainsi en 2022 on pourra de nouveau nous menacer du Grand Méchant Loup afin de continuer indéfiniment la même tragicomédie désastreuse.

C’est pourquoi nous pensons que l’abstention ne doit pas rester passive qu’elle doit être un acte politique assumé, une expérience collective et publique, un boycott actif pour qu’ainsi naisse un nouveau rapport à la politique qui ne soit pas confisqué par des partis, par des professionnels, mais qui soit l’affaire de chacun et de tous.

Boycotter c’est délégitimer les élus et les experts, ne plus donner sa voix mais reprendre partout la parole et en particulier lorsque s’élèvent des résistances à la précarité programmée et à l’isolement, car les mouvements de résistance collective sont les seuls moments où les sirènes du FN se taisent.

Illusion démocratique… La fin du cirque !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 novembre 2016 by Résistance 71

“Dans le monde dans lequel on vit on peut raisonnablement se demander s’il y a une vie avant la mort.”
~ Coluche ~

“Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps.”
~ Emma Goldman ~

 

La fin du cirque

 

Résistance 71

 

8 novembre 2016

 

Une fois de plus, le système étatique factice, mortifère et à bout se souffle nous propose son grand cirque électoral futile, son illusion démocratique en cette fin d’année 2016 pour l’empire du goulag levant et en 2017 pour sa larbine vassale franchouillarde, jadis peuplée de fiers Celtes dont les sociétés ont refusé la centralisation du pouvoir et donc l’État pendant près de 900 ans, un système politique qui ne leur fut imposé que par la force de la conquête et de l’ethnocide colonial, déjà.

Ainsi donc aujourd’hui les votards yankees vont se déplacer pour satisfaire au grand Barnum électoral où ils ont à choisir, de fait l’illusion de choisir, entre la variole (bien connue des peuples autochtones à qui elle fut inoculée sciemment à fin génocidaire) et l’ébola, entre un milliardaire populiste narcissique et tripoteur soutenu par la mafia de Las Vegas et la harpie du système nouveau con, nouveau libéral, criminelle endurcie à la veûlerie légendaire et dont l’ambition psychopathique pourrait sans aucun doute être étudiée de près dans une étude clinique.

Nous ne perdrons pas notre temps à présenter ces deux corniauds utiles du système oligarchique en place, amis de longue date et soutenus par la même fange capitalisto-colonialiste qui en mît tant d’autres au pouvoir des deux côtés de la grande mare.

En France, le plus petit cirque essaie de ressembler à ses maîtres. De “primaires” en rhétorique, et de mensonges en promesses qui n’engagent que ceux qui y croient encore ; de la même manière l’oligarchie proposera ses marionnettes, qui un repris de justice mafieux ayant “fait son temps” au placard, choisi par l’élite financière auto-proclamée, qui un nabot criminel de guerre ou qui un arriviste arrogant à l’éructation tremblottante, tous comme les deux gugusses cités plus haut, des cas potentiels d’étude psychiâtrique qui nous en apprendrait bien plus sur les arcanes du pouvoir qui rend fou,

Popov le grand maître clown a fait rire de bon cœur des générations de petits et grands et a donné ses lettres de noblesse au véritable cirque, mais ces clowns là, monsieur, sont d’une tristesse sans pareille et ironie du sort n’ont jamais voulu faire rire qui que ce soit, si ce n’est de rires nerveux éparses les inquiets sachant que la mascarade un jour, accouchera d’un monstre qu’il faudra abattre.

Messieurs les votards de tous les pays, comprenez enfin que l’acte électoral n’est plus seulement futile et illusoire, mais qu’il est devenu de nos jours une complicité d’assassinat, une complicité de crimes contre l’humanité tant nos marionnettes de tout poil, mises en place selon le bon vouloir d’une avide oligarchie financière et industrielle transnationale, n’ont de cesse de mettre le monde à feu et à sang pour le profit du toujours plus petit nombre, consolidant biens, finances et donc pouvoir réel en société capitaliste privée ou d’état.

Comprenez que voter c’est se soumettre à ces ordures du monopole.

Comprenez que voter c’est abdiquer sa souveraineté, c’est se choisir un maître irrévocable qui vous (re)passera les chaînes de l’esclavage moderne.

Comprenez que voter c’est déléguer le pouvoir du peuple, sa capacité de décider pour et par lui-même, à une clique de commis coursiers passant leur vie politique à renvoyer les ascenceurs à ceux qui les ont mis au pouvoir fictif et illusoire pour les servir en première instance.

Comprenez que la seule solution au marasme sociétal ambiant c’est NOUS. Personne ne peut mieux gérer la société que le peuple lui-mème. Cela a déjà été fait et est de fait la destinée de l’humanité, simplement le plus tôt sera le mieux.

Comprenez que l’État est un outil d’oppression mis en place et perpétué pour garantir la main mise du petit nombre oppresseur et exploiteur par essence.

Comprenez que l’État n’est en rien inéluctable, qu’il est factice, qu’il n’est qu’une illusion politique, un leurre à l’apparence (parfois) démocratique, mais un monstre froid qui ne peut être par construction que coercitif, répressif et exploiteur.

Comprenez que toutes les institutions privées ou d’État sont des armes de destruction massive des libertés publiques et des outils de l’asservissement du plus grand nombre au seul profit du même petit nombre. Que leurs commis coursiers ne sont que des larbins à qui ont a fait niroiter une “place sous le soleil des grands” de ce pauvre monde inique sous la houlette oligarchique.

Comprenez finalement que tout ceci n’est qu’une illusion politique, une illusion de démocratie à grande échelle dont il nous faut sortir pour arrêter se survivre et vraiment commencer à vivre.

Y a t’il une porte de sortie ?

Oui sous la forme d’un jeu de piste des plus simples à organiser entre nous, il suffit pour cela de dire NON au jeu qu’on nous impose, parce que c’est de cela qu’il s’agit en fin de compte et d’agir en conséquence:

Pensée critique => Réflexion individuelle et collective => BOYCOTT des institutions (élections comprises) et action politique concertée => Associations libres locales => Confédération des associations libres sous forme communale => Dilution du pouvoir dans le peuple là où il est très soluble => Fondation de la Société des Sociétés égalitaire, non-étatique, non-coercitive et anti-autoritaire

Nous vivons les derniers moments, les soubresauts d’une ère politique faite d’injustice, de mensonge, de tromperie, de veulerie, d’assassinat de masse et de corruption forcenée. Nous sommes au bout du bout du banc, la fin du cirque est proche et si le grand Popov manquera au peuple qu’il a tant amusé, les tristes sbires de la politique et leurs maîtres de la finance passeront aux oubliettes de l’histoire.

Peuples du monde, notre heure arrive, reprendre la barre du bateau ivre est notre destinée. Qu’on se le dise !

Boycott !

Solidarité !

Associations libres !

Égalité !

Liberté !

=*=

A lire:

« Du suffrage universel », Pierre Joseph Proudhon

« Les anarchistes et le suffrage universel », René Berthier

« Électrices, électeurs », CNT-AIT

« Voter est-ce agir ? », CNT-AIT

« Appel au socialisme », Gustav Landauer

 

Mascarade électorale yankee et autre… L’Illusion démocratique bat son plein !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29 septembre 2016 by Résistance 71

Nous ne perdons plus de temps avec les fadaises électorales de tout poil, ce qui ne nous empêche pas de garder un œil distrait sur le cirque ambiant. Nous avons cette perle qui mérite d’être relayée sur le grand Barnum électoral corporatiste yankee et la litanie d’inepties confortant à qui mieux mieux le glissement vers un totalitarisme se durcissant. Rappelez-vous qu’où que ce soit: VOTER C’EST ABDIQUER, voter c’est déléguer votre pouvoir politique souverain à une clique de parasites ne servant que les intérêts particuliers d’une caste oligarchique bien spécifique.

Message à l’auteur: Robert, merci de tenter de ramener le marxisme au plus proche de la réalité politique. Nous pensons que tu te « bookchinises » (si, si, c’est un compliment…), encore un petit effort, tu y es presque… L’anarchisme t’attend, parce qu’honnêtement, le seul véritable communisme, est le communisme sociétal originel et il est anarchiste par essence… Marx est systémique, un autre rouage du système, une partie de la grande illusion étatique (capitalisme d’état et éternelle « dictature du prolétariat » sous la houlette du parti d’avant-garde tout puissant et de sa nomenklatura prétorienne à la botte), une « ruse de la Raison » si on veut… Revenons sur terre ! La nature de l’Homme est anarchiste au sein d’une société sans et donc CONTRE l’État.

~ Résistance 71 ~

 

Lire nos dossiers « Illusion démocratique » et « La société organique »

 

« Electeur, vote encore si tu l’oses ! » (Sébastien Faure, 1919)

 

Que se passe-t-il aux États-Unis d’Amérique ?

 

Robert Bibeau

 

28 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-ou-clinton-ont-ils-le-choix/

 

La petite bourgeoisie et les analystes politiques d’estrades sont confondus.  Les experts ne comprennent pas que : 1) les États-Unis sont le fer-de-lance de l’impérialisme occidental ; 2) et que pour ce motif ce pays vit avant les autres la période de décadence économique, politique et idéologique qui balaiera bientôt tous les continents ; 3) le multimilliardaire Donald Trump représente la réponse la plus percutante que ce mode de production déchue peut offrir pour contrecarrer sa décadence. Hillary Clinton représente la vieille garde passéiste. La politicienne retorse, véreuse, menteuse, discréditée, épouse d’un ex-président dégénéré a fait son temps. Seuls, la petite bourgeoisie de gauche, les bureaucrates syndicaux, les ONG subventionnées et les assistés sociaux voteront pour l’ex-première dame cocue. Tous ceux-là, y compris Bernie Sanders, le New York Times et le Washington Post déchireront leur chemise sur la place publique et accréditeront ainsi le mythe du milliardaire « révolutionnaire ». Les riches ont décidé d’offrir le poste à une nouvelle génération d’arnaqueur, et Trump est leur vainqueur. La pire jambette que pourrait commettre un organe de gauche serait d’appuyer le candidat Républicain. Le multimilliardaire ne veut pas du soutien de la go-gauche discréditée.

Bien entendu, ni Donald ni Hillary ne peuvent résoudre la crise économique systémique qui secoue l’Amérique et l’ensemble du mode de production capitaliste. Chacune des factions du grand capital américain l’a bien compris.  Il n’y a que la gauche réformiste et altermondialiste – qui pense que des réformes sont envisageables, les riches savent que cela est invraisemblable.

Aux grands maux, les grands remèdes

Que cherchent donc les multimilliardaires qui soutiennent Donald Trump ? Oubliez les fanfaronnades à propos de murs frontaliers (déjà construits) ; à propos des restrictions à l’immigration musulmane (les musulmans riches pourront entrer et les musulmans pauvres seront interdits de séjour comme il en a toujours été) ; oubliez la discrimination contre les LGBT (la bourgeoisie promeut le mariage gai au moment où les hétérosexuels ne se marient plus). Le grand capital mondial vise trois objectifs avec son candidat outrancier :  premièrement, il souhaite placer les États-Unis dans une bonne position quand la situation économique aura dégénérée « Put America First »!  C’est la raison pour laquelle Trump crie à qui veut l’entendre qu’il ouvrira les traités de libre-échange afin non pas de les répudier, mais de les renégocier à l’avantage du capital américain moins profitable que celui de ses voisins (2). Trump oublie simplement que l’Amérique n’est déjà plus la première puissance économique mondiale. Elle est devancée par L’Allemagne-Union européenne et par la Chine. Deuxièmement, Trump veut faire ce qu’Obama n’a pas osé faire, hausser les taux d’intérêt domestiques et renchérir le crédit et sa rentabilité. En haussant le loyer de l’argent, le Président Trump va remplir les poches de l’oligarchie financière, mais ce faisant des millions de familles américaines seront mises en faillite, jetées à la rue, pire qu’en 2008. La pauvreté endémique s’épandra sur toute l’Amérique créant des turbulences sociales, des soulèvements et possiblement la guerre civile. Ce qui nous amène au troisième objectif de la présidence du multimilliardaire, soit réprimer, écraser dans le sang, ces soulèvements de la populace, des pauvres noirs, latinos ou blancs, et des prolétaires multiethniques de la grande Amérique.

Le candidat Trump, saura-t-il réaliser les plans de l’establishment ? Le risque de guerre civile est-il trop élevé ? La dame Clinton saurait-elle le faire plus subtilement, plus nuancé ?  L’armée, la garde civile, la police accepteront-elles de tirer sur la foule révoltée ? La population américaine surarmée saurait-elle tenir la milice et les services de police en échec ? Les premiers tests réalisés dans le cadre de la répression des noirs et des latinos démontrent que la situation est très volatile et que rien n’est moins certain qu’une victoire des forces de l’ordre dans le cas d’un soulèvement de masse dans les grands centres métropolitains. Voilà, les questions qui hantent l’oligarchie financière américaine qui en dernière analyse décidera de qui sera le 45e Président des États-Unis.

Pourquoi la mascarade électorale ?

Puisque les dés sont pipés et que l’un ou l’autre candidat mènera l’Amérique au bord du précipice, par une voie ou par une autre, à quoi sert cette mascarade électorale sous la démocratie des riches ? Une campagne électorale bourgeoise a trois fonctions, la première fonction est de mettre les candidats à l’épreuve de la confrontation… Lequel parviendra à créer la mystification la plus crédible autour de sa personnalité controversée ? La seconde fonction est de créer du consentement, de préparer l’opinion parmi la petite bourgeoisie – le prolétariat – le lumpenprolétariat et les assistés sociaux – aux sacrifices qui seront imposés par le prochain chef de l’État des riches. La troisième fonction est de compromettre tous ces gens à qui on dira un jour de révolte – « C’est vous qui l’avez voulu! » – « c’est vous qui l’avez élu! » – même à ceux qui protesteront « Je n’ai pas voté pour ça ! »… Mais oui vous avez voté pour ça… à quoi vous vous attendiez ?

Finalement, Trump ou Clinton c’est la même tromperie, excepté que Donald croit fermement qu’il saura briser la classe prolétarienne américaine alors qu’Hillary sait qu’elle n’y parviendra pas… Veut-elle vraiment de l’emploi ? La classe prolétarienne ne doit se commettre pour aucune de ces girouettes, surtout pas pour ceux de la go-gauche collaboratrice de service chargée d’accréditer cette mascarade alambiquée (3).

Notes

(1)   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-krach-est-en-marche/

(2)   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-vrais-patrons-sont-derriere-les-rideaux-quatre-traites-inegaux/

http://plus.lapresse.ca/screens/71edb5db-ffdf-4250-b841-614284defb9a%7C_0.html

Illusion ou réalité en fin de compte une affaire de choix…

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« Vous devez tous disparaître, non seulement pour être les représentants d’une aberration historique, une négation humaine et une cruauté cynique, mais vous devez disparaître parce que vous êtes avant tout une insulte à l’intelligence humaine. Vous nous avez rendu possible, vous nous avez grandi et fait grandir. Nous sommes votre alter-ego, votre opposé siamois. Pour nous faire disparaître, vous devez disparaître. »
~ Communiqué zapatiste au nouveau gouvernement mexicain le 1er décembre 1994 ~ (traduit de l’espagnol par Résistance 71 )

Cette déclaration s’applique bien évidemment à tout gouvernement de tout état quel qu’il soit !… Qu’on se le dise !

 

Résistance 71

 

16 Mai 2016

 

Il devient urgent de constater que nous vivons depuis un bon moment (quelques siècles) dans un monde de dualité politico-sociale. D’un côté, celui de l’illusion qu’elle soit politique, économique, sociale et de l’autre, celui de la réalité qui subit directement les effets de l’illusion établie à des fins obscures d’ingénierie sociale et de contrôle.

Le monde de l’illusion est partout, une création patiente pour le contrôle de la vaste majorité par le plus petit nombre émanant d’un système établi de la division et de l’exploitation. Le pouvoir usurpé se maintient par l’établissement d’institutions de contrôle politique, économique et social, fonctionnant comme rouages d’une dictature plus ou moins virulente dont l’intensité est régulée à dessein selon les circonstances parfois impromptues, mais le plus souvent induites artificiellement. Ces institutions sont d’ordre étatique, religieux, économique, financier, toutes influant généralement négativement sur la vie de tout à chacun. Les institutions séculières et religieuses, les banques, le secteur de la finance et du commerce, les institutions industrielles, englobant bien entendu aujourd’hui la vaste majorité du secteur agricole, sont toutes sans aucune exception fondée sur le système pyramidale autoritaire, hiérarchique et totalitaire, cancer de nos sociétés en phase métastatique terminale. Nous avons traité plus en détail de cet état de fait dans quelques-uns de nos articles plus anciens, articles que nous vous invitons à (re)lire (petite liste de lecture en fin d’article) à titre complémentaire.

L’oligarchie en place a réussi à phagocyter le politique au moyen de l’économique. Il est clair qu’aujourd’hui, toutes les fonctions étatiques de toutes les nations sont assujetties aux desideratas des grandes entreprises économico-financières, banques en tête de liste, entités qui ont leur nez dans l’ensemble des affaires allant de la création monnétaire privée et son corollaire inhérent de la dictature de la dette toute aussi fictive que criminelle, au contrôle de la grande industrie transnationale, en passant par le contrôle politique des gouvernements (voir les portiques tourniquets existant entre la haute finance et les hautes-fonctions gouvernementales partout dans le monde et l’achat ni plus ni moins de candidats “présidentiables et présidentiels” par le monde du gros business…), mais aussi de la “dissidence” via la 5ème colonne des ONG et autres entités médiatiques. Les financements de la quasi-totalité des ONG (Organisations Non-Gouvernementales) supposées faire le contre-poids à un pouvoir sous étroit contrôle oligarchique privé, s’opèrent depuis les mêmes entités contrôlant les décideurs politiques et les gouvernements. Il suffit de voir le nombre de “fondations”, véritables peste bubonique du monde moderne, finançant, corrompant les ONG pour comprendre qu’il n’y a aucune indépendance réelle, que tout une fois de plus n’est qu’illusion, jusqu’aux entités soi-disant “alternatives” faisant la promotion de mouvement se voulant dissidents, mais somme toute toujours parfaitement sous contrôle (Nuit Debout, Occupy Wall Street, Los Indignados etc…) du véritable pouvoir oligarchique.

Aujourd’hui, retrouver une conscience politique veut avant toute chose dire: lâcher-prise de l’illusion démocratique mise sous nos yeux depuis si longtemps et comprendre une fois pour toute qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…

Une fois ceci intégré, peut on alors bouger dans la seule direction politique viable qui s’impose d’elle-même: le retour au mode de gouvernance de la véritable société organique, celui qui va dans le sens de la nature et de la nature des choses, celui qui est fondé sur la véritable nature humaine faite d’empathie, de compassion, de coopération, de partage, et de quête collective du bonheur en harmonie avec notre environnement et non pas en guerre perpétuelle avec celui-ci.

La société humaine originelle, de source anthropologique, est une société égalitaire, non divisée, où le pouvoir n’est pas séparé du peuple, mais où le pouvoir est le peuple ; ses “chefs” n’étant que des portes-parole n’ayant aucun pouvoir exécutif ni de commandement. Par “originelle” nous entendons ici, “première”, qui contrairement à l’illusion inculquée par une anthropologie de connivence inféodée aux pouvoirs oligarchiques, ne sont pas “sauvages” et sujettes à une “évolution” vers la société étatique qui serait, de manière fort convéniente, le “stade ultime” du développement sociétal humain. La société humaine originelle: indivisée, égalitaire, collectiviste, coopératrice, non pyramidale et anti-autoritaire, possède un mécanisme d’auto-défense contre une société divisée, terreau de la société étatique, qui, plus on l’observe et plus on comprend qu’elle est un cancer politico-social, que le charcutage et la chimiothérapie “révolutionnaires” toujours étatique par essence à de très rares exceptions près, non seulement n’en guérissent pas, mais à terme, en amplifient les symptômes.

Nos ancêtres vivant très proches de la nature, ne développaient que très très peu de cancers. Nos sociétés s’éloignant rapidement de leur essence naturelle, développent des cancers (physiques et sociaux) à une vitesse des plus alarmantes. Le retour aux fonctions naturelles est la seule solution pour une guérison toujours possible de nos sociétés malades, le retour à une société organique, égalitaire, anti-autoritaire, non coercitive et environnmentalement viable doit devenir une priorité.

Il est bien évident que nous ne prônons en aucun cas un retour à “l’âge de pierre”, ce que semble du reste avoir prévu pour nous l’oligarchie en place, mais l’abandon de l’illusion et du préfabriqué social, pour la construction d’une maison politique et sociale aux fondations des plus solides puisque fondées sur sa force vitale et organique: Nous et rien d’autre !

Toute imposition est un leurre. Chacun doit prendre sa décision. Au bout du compte, la prise de conscience sera telle que l’abandon massif du monde illusoire en place deviendra l’évidence même ; son obsolescence sera telle que l’ancien monde ne pourra même plus lutter pour survivre, il tombera comme un fruit pourri qu’il est de l’arbre et s’écrasera lamentablement de lui-même. Ce qu’il faut bien comprendre est que ce n’est pas de la mort de l’ancien monde que naîtra le nouveau paradigme politico-social(conception “révolutionnaire” classique, le charcutage/chimio que nous évoquions précédemment…), mais que l’ancien monde mourra de lui-même, étouffé par son obsolescence provoquée par le rayonnement de la société des sociétés, des confédérations des associations libres qui écloreront et s’allieront de partout.

Il y a un mot qui terrifie plus que tout l’oligarchie depuis des siècles et ce mot n’est pas “Révolution”, mais le mot “Union”. Celui-là même que Norma Rae écrivit sur un bout de carton et brandît dans l’atelier textile assourdissant d’une usine américaine et qui vit les ouvrières et les ouvriers, une à une arrêter leur machine jusqu’au silence total. Pour l’oligarchie, le silence est assourdissant, le tumulte est porteur du chaos dont elle se nourrit pour survivre.

Au bout du compte c’est et ce sera toujours une affaire de choix que chacun doit et devra faire en étant le mieux informé possible.

Croire au système et à sa réforme digne de l’Arlésienne et entretenir le cancer un peu plus longtemps avant la mort clinique de la société ou retourner à l’harmonie naturelle adaptée à notre monde technologique et soigner le cancer en s’attaquant vraiment à ses causes et non pas à ses symptômes ?

Mesdames et messieurs rien ne va plus, faites vos jeux…

UNION !

Résistance 71

Quelques saines lectures complémentaires:

« Que faire ?… La marche vers la tyrannie globale et comment s’en sortir » (Résistance 71 Juin 2010)

« Élite globaliste, eugénisme et contrôle des populations » (Anarchix, Le Gaulois Déchaîné, Avril 2010)

« Et si on se trompait de dialectique » (Résistance 71, Mai 2010)

« Fascisme global et Nouvel Ordre Mondial » (Résistance 71 Juillet 2010)

« Crise systémique mondiale, pédagogie critique, éducation et émancipation sociale » (Résistance 71, Novembre 2010)

« Nous sommes tous des colonisés ! » (Résistance 71, Mai 2013)

Illusion démocratique

Anthropologie politique avec Marcel Mauss, Pierre Clastres, Marshall Sahlins, David Graeber, Robert Jaulin

Le fédéralisme proudhonien

3 textes politiques fondamentaux pour un changement politique radical

La société organique (Gustav Landauer)