Archive pour média et propagande

La fumisterie totale de la résistance interne au système…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 15 janvier 2018 by Résistance 71

Ce qui est dit ci-dessous s’applique à tous les systèmes étatiques passés, présents et à venir si nous n’en sortons pas.
Nous l’avons dit et le répèterons sans cesse: Il n’y a pas de solution au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais.
Une fois de plus l’analyse de Johnstone (et bien d’autres) est juste, mais que propose t’elle ? Que propose la véritable résistance ? Il serait grand temps d’y réfléchir et d’agir, parce que la critique, aussi éclairée soit-elle, ne ralentit que peu la marche en avant du totalitarisme étatico-marchand global.
En ce qui nous concerne, nous nous sommes positionnés dans le post-blablabla et dans l’action pour l’avènement d’un changement politico-social radical.

A lire:

Manifeste de la societe des societes

 

 

Le soutien démocrate pour la machine de surveillance Trump prouve que la “résistance” interne au système n’est que vaste fumisterie

 

Caitlin Johnstone

 

13 janvier 2018

 

url de l’article: http://www.informationclearinghouse.info/48587.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La soi-disante “résistance” (NdT: toujours interne au système…), la campagne de pensée générée pour continuer la véritable énergie de la base envers la campagne de Bernie Sanders (NdT: énergie très mal dirigée puisqu’épousant toujours un sbire du système qui s’empresserait de trahir dès son élection…) et qui est artificiellement créée pour faire opposition à Donald Trump est une vaste fumisterie. Elle l’a toujours été et le sera toujours.

Les leaders de cette “résistance” ne s’oppose pas à Trump. Ils sont des travestis de Donald Trump.

Comme nous en avions discuté auparavant, la communauté du renseignement américain a agressivement demandé au Congrès qu’il autorise de nouveau sa Section 702 orwellienne des pouvoirs de surveillance et le président s’est fait l’écho de cette demande. Les députés démocrates auraient pu forcer un amendement appelé “The USA Rights Act” pour mettre un terme à la capacité de cette administration à espionner les citoyens américains, mais ils ne l’ont pas fait. Ce même président qui a été accusé par des élus démocrates comme Adam Schiff et Eric Swalwell, d’être un agent russe, a reçu des pouvoirs de surveillance non restreints par à la fois Schiff et Swalwell ainsi que par la chef de l’opposition parlementaire Nancy Pelosi. Ils ne croient pas que Trump soit un agent du Kremlin et ils ne s’opposent en rien à lui.

Ceci n’est que la continuation d’une tendance standard par laquelle les leaders de la “résistance” clament publiquement que Trump est un traître, un autocrate en herbe, un nazi qui se cache, un dangereux incompétent et un déséquilibré mental et qui pourtant continuent à lui faire octroyer des pouvoirs dignes d’un dieu, comme lorsqu’ils ont autorisé la continuation de ses pouvoirs de guerre étendus, tout ceci est passé comme une lettre à la poste il y a quelques mois. Leurs paroles disent une chose, leurs actions le contraire.

La belle chose au sujet de cette idéologie anti-Trump tournant au culte démocrate est que cela ne ressemble à rien. Cela ne fait qu’assimiler le président à un gros nul à montrer du doigt en criant “Pas ça !” sans jamais faire quoi que ce soit pour faire avancer le bien-être des Américains ou fournir une quelconque inertie envers les menaces réelles que cette administration pose de toute évidence et en plus arrive à faire applaudit tout le monde en disant “Oui, c’est vrai, pas ça !” Tout ça n’est qu’un faux jouet qu’ils donnent aux pseudo-démocrates pour jouer ; ainsi ils sont trop préoccupés pour atteindre quelque chose de tangible, comme la santé, la paix ou la justice.

L’anti-trumpisme n’a jamais été au sujet de s’opposer à Trump. C’est au sujet de tuer ce qu’il reste de la gauche (NdT: du capital…) aux Etats-Unis en la forçant à rentrer dans le rang de l’establishment et en les accusant de soutenir un sale traître nazi si elle ne le fait pas. C’est en fait au sujet de la fabrication du soutien pour de nouvelles escalades dans la guerre froide avec la Russie ; au sujet de soutenir la censure de l’internet pour écraser les idées anti-establishment et non politiquement correctes. C’est au sujet de sauver les carrières de tous ces “experts” des médias de masse qui ont eu tout faux depuis au moins 2015 ; c’est au sujet de distraire du scandale du DNC (Democratic Nationale Congress) qui a prouvé sans plus l’ombre d’un doute que la démocratie n’existe pas aux Etats-Unis de quelque manière signifiante que ce soit. C’est au sujet de modérer les démocrates de base et de les aligner avec les nouveaux cons de l’ère Bush. L’opposition à Trump n’a rien à voir là-dedans.

Et non, quand on en vient à la politique qui en fait compte vraiment, Trump et ceux qui lui MacRésistent jouent dans la même équipe. La même expansion de la machine de guerre américaine, la même expansion des réseaux de surveillance orwelliens qui ne rendent de comptes à personne, la même opacité de gouvernement et persécution des lanceurs d’alerte, le même état policier militarisé croissant sans relâche et à vue d’œil, la même économie Wal-Mart écrasant l’âme, la même oligarchie, le même agenda. Même jeu, différents masques, jus vert et vert jus…

Les deux partis politiques vous mentent en permanence et tout ce cirque n’est qu’illusion et écran de fumée. La politique américaine n’est qu’un spectacle de catch de style WWE ayant l’audience profondément investie dans le résultat du match, chaque partie du stade hurlant pour son lutteur favori alors que le seul facteur déterminant est ce qui fera le plus de fric à Vince MacMahon (NdT: l’organisateur du spectacle WWE). Tout cela n’est que cirque et illusion et est fait pour vous baiser dans les grandes largeurs.

Ignorez ce grand cirque politique et regardez ce qu’il se passe vraiment et vous discernerez une Amérique très différente que celle qu’on vous montre et celle que les acteurs  des narratifs pour gogos vous demandent de regarder. Ignorez leurs paroles et regardez leurs actions et surtout confrontez quiconque est du côté de la machine.

(NdT: oui c’est bien, mais en proposant quoi en remplacement ?… une piste à suivre ici…)

 

Publicités

Résistance politique: Sales types and Co… et après ?…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 5 janvier 2018 by Résistance 71

Une fois de plus, bonne analyse de Duff, mais… quelle solution ? que propose t’il pour en sortir ? Attendre encore 3 ans et voter pour une autre gugusse sous contrôle du système ? Quoi ?…

N’est-il pas grand temps de commencer à pointer vers la solution sachant qu’il n’y en a pas au sein du système ?…

~ Résistance 71 ~

 

Les vrais sales types

 

Gordon Duff

 

27 décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/12/27/neo-the-real-bad-guys/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Après le 11 septembre, l’Amérique est partie en guerre autour du monde. Elle a fabriqué du renseignement et a lâché des milliers de gangsters armés, faisant kidnapper des innocents partout dans le monde, les étiquetant terroristes, les torturant pendant des années puis les relâchant pour la plupart avec de stupides excuses et quelques milliers de dollars de dédommagement.

Ce qui n’est pas dit, ce sont les milliers de ces personnes qui n’ont pas survécu à ce programme d’enlèvement et de torture sous-traité et qui furent enterrées dans des fosses communes en Pologne, en Ethiopie, en Libye, en Roumanie et dans une douzaine d’autres nations, exactement comme ces fosses communes qui furent mises à jour après la seconde guerre mondiale des victimes de ce qui est appelé “l’holocauste”.

Ajoutez à cela environ 2 millions d’Irakiens tués, pour la plupart des enfants, victimes des sanctions économiques ; 30 000 Syriens tués par “erreur” dans des bombardements et les dizaines de milliers de tués aussi par “erreur” au moyen de drones dans 45 nations ainsi que les actions meurtrières de ces Etats-Unis “amoureux de la liberté”, tout cela commence vraiment à rivaliser avec ces histoires de régimes les plus brutaux et sanguinaires.

Nous discuterons ici d’un simple fait, est-ce une assomption raisonnable de dire que les Etats-Unis sont un “mauvais” pays. Est-ce que l’Amérique, comme s’appellent eux-même les Etats-Unis, est une nation néfaste, représentant l’injustice, la guerre de conquête, la discrimination religieuse, raciale et sexuelle et soutenant des activités criminelles dans le monde ?…

Pouvons-nous aller plus loin ? Est-ce que l’Amérique soutient l’injustice économique mondiale, musèle la croissance de gouvernements démocratiques ou interfèrent avec des études scientifiques ou le développement culturel ? Si vous faites partie de la minorité d’Américains mieux éduqués et informés ou d’une majorité de gens ailleurs dans le monde, la réponse est simple, c’est un “oui” fort et clair.

Ce qui est en train de changer est la vision des Américains du quotidien qui ne sont pas obsédés par les tweets de Trump ni par ce que veut instiller CNN. Cette suspicion générale que l’Amérique est en charge du trafic mondial de l’héroïne et a inventé et Al Qaïda et l’EIIL/Daesh est bel et bien là, l’Américain moyen y croit et pas à cause de quelque chose de barjot qu’il aurait entendu sur un podcast ou en lisant un courriel. Ils ont trouvé tout cela par eux-mêmes. Les gens du quotidien sont beaucoup moins cons que les journalistes et les politiciens…

Une des zones clef de la démystification de cette maladie bien américaine de la rectitude arrogante est le résultat de la télévision satellite câblée. Voyez-vous, avec des douzaines de chaînes et de nouveaux réseaux, la recherche documentaire d’habitude sous l’étroit contrôle des universités elles-mêmes contrôlées de longue date par la CIA et/ou le MI6/5, ne publie que des livres ou des articles.

Personne ne les lit. Tout est basé sur une recherche en bibliothèques remplies d’autres livres et d’autres articles de recherche, tous fabriqués et filtrés par des générations antérieures d’universitaires sous contrôle.

Les documentaires vidéo sont quelque chose de complètement différent. Un mélange de recherche innovatrice et funambule, le public peut directement prendre connaissance, de découvertes historiques ou, pire, de réseaux entiers dédiés à mettre au grand jour les mensonges du passé.

Donc, quand quelqu’un dit que “Hitler était un bon mec” ou que “l’holocauste ne s’est jamais produit”, de telles choses qui coûteraient à un professeur d’université non seulement sa carrière mais aussi du temps de prison, les réalisateurs de documentaires engrangent les profits.

Pas seulement ça, poser ce type de questions ouvre des portes. Alors qu’Hitler n’est pas lavé de tout soupçon, bien que certains puissent espérer que cela se produise, il est généralement accepté que la guerre de 1967 fut commencée par Israël et non pas par l’Egypte.

Il est aussi accepté que les Etats-Unis ont commis des crimes horribles contre des nations comme l’Iran ou le Vietnam et tant d’autres et que les excuses données durant la guerre froide faisant part d’une opposition à un “empire du mal”, celui de l’URSS, ne sont plus plausibles aujourd’hui. L’Amérique ou ceux qui pilotent secrètement l’Amérique, enfumaient tout simplement le monde en mettant des gouvernements marionnettes au pouvoir un peu partout.

Les Américains du quotidien, peut-être même la majorité [NdT: là Duff est un peu optimiste, il pousse le bouchon volontairement un peu loin…], le pensent maintenant, bien qu’aucun sondage sérieux ne sera jamais publié à ce sujet.

Juste quelques jours avant que ceci ne soit écrit, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, Nikki Haley, a fustigé le CS pour avoir passé, à l’exception d’un veto américain, des sanctions pour crimes de guerre contre Israël clâmant sa capitale en territoire palestinien occupé. [NdT: nous sommes d’accord là-dessus, mais Duff devrait aussi et par dessus tout se retourner contre son pays qui occupe illégalement des terres volées et usurpées aux populations autochtones depuis des siècles, vols et pillages validés par la loi coloniale dès 1823 avec la décision de la Cour Suprême dans l’affaire Johnson c. M’Intosh, invoquant la doctrine chrétienne de la découverte… L’empire est un empire sans terre légale, si tant est que la possession de la terre le soit, ce qui est encore une autre histoire, il le fait par ailleurs mais devrait le rappeler aussi ici…]

La “relation spéciale” entre l’Amérique et la Grande-Bretagne est morte ce jour là. En réalité, l’OTAN est morte ce jour là également. Le “triumvirat” mis en place par le seigneur des bidonvilles devenu diplomate Jared Kushner, composé de l’Arabie Saoudite, d’Israël et du régime Trump, s’est aliéné chaque allié des Etats-Unis.

Si on devait croire les sondages publiés en Amérique, peu de gens prennent la politique étrangère de ce pays au sérieux, ni ne soutiennent toute action militaire de Trump contre quelque nation que ce soit, la Corée du Nord, le Canada, l’Iran, la Chine ou la Grande-Bretagne. N’importe lequel de ces pays, ou tout autre, pourrait bien et sera probablement, à un moment donné, la victime d’un “tweet” de Trump le menaçant d’un holocauste nucléaire.

Réexaminer l’histoire, que ce soit les guerres napoléoniennes ou l’histoire du Vatican, n’est plus dorénavant consigné comme “révisionnisme” ou “théorie de la conspiration”.

Ceci, bien entendu, explique la floraison de l’insanité sur internet, où, si on gratte la surface, on trouve des agences de sécurité finançant des centaines, des milliers même de faux sites internet d’information et conspirationnistes, espérant par là noyer les vérités nouvellement émergentes dans un gloubiboulga de calomnie toxique et de “controverses” fabriquées mais surtout futiles, afin de détourner l’attention.

Derrière ceci se cache une plus sale réalité, une qui est aussi généralement acceptée dans le monde, qui dit que les gouvernements de manière générale sont tous contrôlés par des groupes d’intérêts qui exploitent les ressources, appauvrissent les nations par la dette forcée et le font sous un vernis de guerre et de faux désaccord mal nommé “terrorisme” ou “extrémisme”.

Ceci laisse quelques nations bien établies qui refusent de se soumettre. Dans la liste: le Vénézuéla, la Syrie, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord et combien d’autres ? Est-ce que la Russie et la Chine appartiennent à cette liste, protégées par leur arsenal nucléaire ?

Derrière tout cela se tient le monde de l’ombre du commerce international, des équités, des bons du trésor, des bons imaginaires, des commodités, réelles ou totalement inventées, le commerce des métaux et le plus barjot de tous: celui des devises. Tout est artifice, rien n’est vrai, tout cela implique la création de “richesses” et de “puissance” sans aucun pouvoir, seulement celui du mensonge, de la tromperie et de la soumission.

En revenant au monde de la nouvelle recherche documentaire, est-ce que des questions comme celles-là et des individus comme Hitler, Staline et même le Kaiser, pourront être jugés pour leurs horribles crimes, qui pourraient bien être spoliés par la fausse histoire ou par leur manque de coopération avec les institutions de l’éternel esclavage humain ? Nous posons la question.

= = =

« Les horreurs de telles philosophies et actions remontent à la ‘Doctrine d cela découverte’ émise par le pape Alexandre VI en 1493. Cette doctrine dans son essence, décrivait les protocoles par lesquels les explorateurs chrétiens devaient se conduire lorsqu’ils arrivaient en terres étrangères. Les règles étaient comme suit:

  1. Si les terres étaient occupées par des autres chrétiens, ils devaient laisser la terre ou la diviser équitablement.
  2. Si la terre n’étaient occupée par personne. elle est au premier venu
  3. Si la terre est occupée par des païens, deux choix: massacrer les habitants ou les réduire en esclavage

La doctrine de la découverte, la destinée manifeste, le colonialisme, nous sommes les ELUS DE DIEU, nous avons trouvé LA VOIE… est la fondation simpliste de laquelle toutes les horreurs sont infligées aux autres de manière justifiable… »
~ Gordon Duff, 4 janvier 2018 ~

Facebook, réseaux sociaux et Nouvel Ordre Mondial… Éteignez vos portables et rallumez vos cerveaux !

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 29 décembre 2017 by Résistance 71

Nous l’avons déjà dit et le répèterons sans cesse: sortir de l’oppression oligarchique généralisée passe inévitablement pas sortir de ces merdes de “réseaux sociaux” qui ne sont que des machines à espionner et manipuler.

La mise en esclavage moderne est subtile, elle consiste à laisser les gens se mettre eux-mêmes les chaînes et les entretenir pour leurs maîtres ; ces chaînes aujourd’hui sont la dette, la dépendance envers la technologie, l’électronique et les gadgets parfaitement inutiles (comme fesse bouc, touiteur et autres inepties du style) et qui quand on analyse bien, comme le fait cet article, sont tous contrôlés en amont par la même clique de despotes et de malfaisants.

Pour ceux qui cherche toujours une résolution à prendre pour 2018, que pensez-vous de ceci: virez toutes ces merdes de votre vie, éteignez TV, portables et autres outils de propagande de masse et… rallumez votre cerveau.

Pensez à ceci: chaque information, chaque moment que vous passez sur ces pseudo-réseaux sociaux renforce vos chaînes ou crée de nouveaux maillons.

Pour résoudre un problème encore faut-il admettre qu’il y en ait un… Ce qui est décrit dans l’article ci-dessous n’est pas propre à l’Inde ou aux Etats-Unis, c’est partout !

Il est temps d’agir et pour bien des choses, l’action passe par un simple NON ! Réfléchissez et agissez !

Qu’on se le dise..

~ Résistance 71 ~

 

Comment une cellule secrète de Facebook manipule les opinions publiques

 

Shelley Kasli

 

28 décembre 2017

 

Source de l’article en français: http://www.voltairenet.org/article199197.html

 

Que peuvent bien avoir en commun : l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), Rodrigo Duterte, Mauricio Macri, Narendra Modi, Barack Obama, le Parti national écossais et Donald Trump ? Ils ont tous basé leur campagne électorale sur les conseils avisés de Mark Zuckerberg. En s’appuyant sur le cas des élections en Inde, Shelley Kasli révèle la manière dont Facebook manipule les processus démocratiques.

Un article récent de Bloomberg a révélé comment une cellule secrète de Facebook a permis la création d’une armée de Trolls [1] à la faveur de nombreux gouvernements de par le monde, y compris en Inde, sous forme de propagande numérique visant à manipuler les élections [2].

Sous les projecteurs, suite au rôle qu’a joué son entreprise Facebook comme plate-forme de propagande politique, son co-fondateur, Mark Zuckerberg, a riposté, déclarant que sa mission transcendait les clivages partisans.

Mais il se trouve, en réalité, que Facebook n’est pas un simple spectateur en matière politique. Ce qu’il ne dit pas, c’est que sa compagnie travaille activement en collaboration avec des partis et des dirigeants incluant ceux qui utilisent la plate-forme pour étouffer leur opposition —parfois avec l’aide de nombreux Trolls qui propagent des contrevérités et des idéologies extrémistes [3].

Cette initiative est menée depuis Washington par une équipe très discrète de Facebook, spécialisée dans les questions de politique globale, avec à sa tête : Katie Harbath, l’ancien stratège numérique du camp Républicain qui a travaillé en 2008 sur la campagne présidentielle de l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, ainsi que sur les élections indiennes de 2014.

Depuis que Facebook a engagé Harbath pour diriger cette cellule secrète, trois années se sont écoulées, durant lesquelles son équipe a voyagé aux quatre coins de la planète (notamment en Inde). Elle a aidé des dirigeants politiques en mettant à leur disposition les puissants outils numériques de la compagnie prenant la forme d’une véritable armée de Trolls à des fins de propagande.

En Inde, et dans de nombreux autres pays, les employés de cette cellule se sont retrouvés de facto agents de campagnes électorales. Et une fois un candidat élu, il arrive à la compagnie de superviser des fonctionnaires ou de fournir une aide technique en matière de diffusion numérique lors de rencontres officielles entre chefs d’États.

Aux États-Unis, des employés de cette cellule ont travaillé sur le terrain durant la campagne de Donald Trump. En Inde, la compagnie a favorisé la présence sur le net du Premier ministre Narendra Modi, qui a aujourd’hui plus de fans sur Facebook que n’importe quel autre dirigeant politique mondial.

Au cours des meetings de campagne, on retrouve des membres de l’équipe de Katie Harbath aux côtés de responsables commerciaux du secteur publicitaire de Facebook ayant pour rôle d’aider la compagnie à profiter financièrement de l’attention particulière suscitée par les élections auprès des masses. Ils forment des politiques et des dirigeants à la création d’une page Facebook pour leur campagne qu’ils authentifient à l’aide d’une encoche bleue, à l’utilisation optimale de la vidéo afin de susciter l’adhésion, ainsi qu’au choix des slogans publicitaires. Une fois ces candidats élus, leur collaboration avec Facebook permet à la compagnie d’étendre de manière conséquente son influence sur le plan politique, comme la possibilité de contourner la loi.

Le problème est exacerbé lorsque Facebook se pose comme pilier de la démocratie de façon anti-démocratique. Freedom House, une pseudo-ONG basée aux États-Unis, militant pour la démocratie dans le monde [4], rapporte en novembre dernier qu’un nombre grandissant d’États « manipulent les réseaux sociaux afin de saper les fondements de la démocratie » [5]. Cela se traduit par des campagnes de diffamation, de harcèlement ou de propagande, discrètement soutenues par le gouvernement, visant à imposer sa version des faits, réduire la dissidence au silence et renforcer le pouvoir.

En 2007, Facebook a ouvert son premier bureau à Washington. L’élection présidentielle qui a eu lieu l’année suivante a vu l’avènement du premier « président Facebook » en la personne de Barack Obama, qui, avec l’aide de la plate-forme a pu atteindre des millions de votants au cours des semaines précédant les élections. Le nombre d’utilisateurs de Facebook a explosé concomitamment aux soulèvements des « printemps arabes » qui ont eu lieu au Moyen-Orient en 2010 et 2011, mettant en évidence l’immense influence qu’exerce la plate-forme sur la démocratie.

Au cours de la période où Facebook a choisi Katie Harbath, l’ancien soutien de Giuliani, pour diriger sa cellule politique, les élections devenaient un sujet incontournable sur les réseaux sociaux. Facebook a commencé progressivement à être impliqué dans des situations d’enjeu électoral partout dans le monde.

Facebook s’est associé à certains partis politiques parmi les plus controversés au monde tout en faisant fi du principe de transparence. Depuis 2011, la compagnie réclame auprès de la Commission électorale fédérale US une dérogation à la loi exigeant la transparence en ce qui concerne la promotion d’un parti politique, ce qui aurait pu l’aider à éviter la crise actuelle concernant des dépenses publicitaires russes en amont des élections de 2016.

Les relations entre la compagnie et les gouvernements restent compliquées. Facebook a été mis en cause par l’Union Européenne pour avoir laissé l’islamisme radical prospérer sur son réseau. La compagnie vient juste de publier son rapport de transparence expliquant qu’elle ne fournira aux gouvernements de données relatives à ses utilisateurs que si cette demande est légalement justifiée ; dans le cas contraire, elle n’hésitera pas à avoir recours à la justice [6].

Des armées de Trolls en Inde

Le marché indien est sans doute le plus porteur aujourd’hui pour Facebook, surpassant celui des États-Unis. Le nombre d’utilisateurs y croît deux fois plus vite ; sans tenir compte des 200 millions d’Indiens qui utilisent le service de messagerie WhatsApp, soit plus que partout ailleurs dans le monde.

À l’époque des élections indiennes de 2014, Facebook avaient déjà travaillé pendant plusieurs mois sur diverses campagnes. Modi a grandement profité du soutien de Facebook et de WhatsApp pour recruter des volontaires qui, à leur tour, ont répandu le message sur les réseaux sociaux. Depuis son élection, son nombre d’abonnés a augmenté de 43 millions ; deux fois plus que celui de Trump.

Dans les semaines qui ont suivi l’élection de Modi, Zuckerberg et son directeur d’exploitation Sheryl Sandberg se sont tous deux déplacés en Inde dans le but de développer un projet controversé concernant un service internet gratuit qui, provoquant de vives protestations, a finalement dû être abandonné. Katie Harbath et son équipe sont aussi venus en Inde animer des cessions de formation auxquelles ont participé plus de 6 000 hauts-fonctionnaires.

À mesure que Modi voyait son influence grandir dans les réseaux sociaux, ses abonnés se sont lancés, sur Facebook et WhatsApp, dans une campagne de harcèlement de ses rivaux politiques. L’Inde est devenu un foyer de désinformation, avec notamment la propagation d’un canular qui a conduit à des émeutes causant la mort de plusieurs personnes. Le pays est aussi devenu un endroit extrêmement dangereux pour les partis d’opposition et les journalistes.

Cependant, il n’y a pas que Modi ou le Parti du peuple indien (BJP) qui ont été amenés à utiliser les services proposés par Facebook. La compagnie prétend mettre à dispositions les mêmes outils et services pour tous les candidats, quelle que soit leur orientation politique, ainsi qu’aux groupes de la société civile plus discrets.

Ce qui est intéressant, c’est que Mark Zukerberg lui-même veut devenir président des États-Unis et s’est ainsi déjà attaché les services de David Plouffe (conseiller de campagne de Barack Obama en 2008) puis de Ken Mehlman (conseiller de campagne de George Bush Jr en 2004). Il travaille actuellement avec Amy Dudley (ancien conseiller du sénateur Tim Kaine), Ben LaBolt (ancien attaché de presse de Barack Obama) et Joel Benenson (ancien conseiller de campagne d’Hillary Clinton en 2016) [7].

La manipulation des émotions par Facebook

Une étude parue en 2014 intitulée : La mise en évidence expérimentale d’un phénomène de contagion émotionnelle de grande ampleur via les réseaux sociaux [8] a étudié le ratio entre les messages positifs et négatifs vus par 689 000 utilisateurs Facebook. Cette expérience, qui s’est déroulée entre le 11 et le 18 janvier 2012, a tenté d’identifier des effets de contagion émotionnelle en modifiant le poids émotionnel des informations diffusées aux utilisateurs ciblés. Les chercheurs concluent avoir mis en évidence pour la première fois « la preuve que les émotions peuvent se propager à travers un réseau informatique, [même si] les effets liés à ces manipulations restent limités ».

Cette étude a été critiquée à la fois pour ses fondements éthiques et méthodologiques. La polémique s’intensifiant, Adam Kramer, un des principaux instigateurs de ces recherches et membre de l’équipe responsable des données de Facebook, a défendu cette étude dans un communiqué de la compagnie [9]. Quelques jours plus tard, Sheryl Sandburg, directrice d’exploitation de Facebook, a prononcé une déclaration [10], lors de son voyage en Inde. Au cours d’un événement organisé par la Chambre de commerce à New Delhi, elle a déclaré : « Cette étude s’est faite dans le cadre des recherches en cours menées par les entreprises pour tester différents produits, ni plus ni moins. La communication à ce sujet a été très mauvaise et nous nous en excusons. Nous n’avons pas voulu vous contrarier ».

Ainsi donc, pour quel nouveau produit révolutionnaire Facebook a-t-il conduit des expérimentations psychologiques visant à manipuler émotionnellement ses utilisateurs ? Ces produits révolutionnaires sont des armées de Trolls numériques à des fins de propagande qui diffusent des informations mensongères comme une trainée de poudre afin d’aider ses clients pendant les élections.

Peu après, le 3 juillet 2014, USA Today rapporte que le groupe EPIC, qui milite pour le respect de la vie privée des citoyens, a déposé une plainte officielle à la Commission fédérale du Commerce stipulant que Facebook a enfreint la loi en menant une recherche sur les émotions de ses utilisateurs sans leur consentement, ni même les informer [11]. Dans sa plainte, l’EPIC prétend que Facebook a trompé ses usagers en conduisant secrètement une expérience psychologique sur leurs émotions : « Au moment de l’expérience, Facebook n’a pas fait état dans sa politique d’utilisation des données que les informations concernant ses utilisateurs seraient amenés à être utilisées à des fins expérimentales. Facebook a aussi omis d’informer ses usagers que ces informations seraient communiquées à des chercheurs ». La majorité des cobayes pour ces expériences de manipulation émotionnelle étaient indiens [12].

La plupart d’entre nous ne prête pas vraiment attention à ce qui est posté sur les réseaux sociaux et la majorité de ce que l’on voit est plutôt inoffensif. Du moins, c’est l’apparence que cela prend à première vue. La vérité est que ce que nous postons sur le net a un impact effrayant. Selon une recherche récente menée conjointement par le Laboratoire national du Nord-Ouest pacifique et l’université de Washington, le contenu que l’on poste sur les réseaux sociaux pourrait être utilisé par un logiciel afin de prédire des événements futurs — peut-être même le prochain Premier ministre indien.

Dans un papier qui vient d’êre publié par ArXiv, une équipe de chercheurs a découvert que les réseaux sociaux peuvent être utilisés dans le but de « repérer et de prédire des événements dans le monde réel » [13]. L’analyse de Twitter peut prédire avec précision des troubles sociaux, par exemple, lorsque des personnes utilisent certain hashtags pour discuter certains problèmes avant que leur colère ne se répande dans le monde réel.

L’exemple le plus connu de ce phénomène est survenu lors des printemps arabes, lorsque des signes évidents de protestations et de soulèvements imminents ont été repérés sur le net les jours précédant la descente des gens dans les rues.

L’inverse est aussi vrai, signifiant que la colère peut aussi être générée par les réseaux sociaux et une fois qu’elle atteint un niveau optimal être déversée sur des événements de la vie réelle comme on peut le voir depuis au moins deux ans déjà en inde avec des cas de lynchages collectifs et autres.

Comment fonctionne l’industrie de la désinformation en Inde

En Inde, une gigantesque industrie de la désinformation a émergé, exerçant une influence bien supérieur au traditionnel discours politique et pouvant potentiellement devenir un problème sécuritaire à l’image des printemps arabes si elle n’est pas maîtrisée. Au moment où le débat sur le lynchage fait rage en Inde, il faut bien comprendre que de tels incidents n’auraient pas eu aussi rapidement un tel impact si la jeunesse n’avait eu accès à Facebook, Twitter, Youtube, et autres réseaux sociaux qui permettent à cette industrie de la désinformation de gérer et partager de faux montages vidéos et de la fausse information. Le phénomène de lynchage apparu depuis quelques années est une conséquence directe de cette industrie de la propagande qui se répand des réseaux sociaux vers le monde réel.

Ceci prend une tout autre ampleur maintenant qu’il a été révélé que Facebook & WhatsApp ont comploté avec l’establishment en créant « une armée de Trolls » à des fins de propagande numérique, engendrant des violences sur le sol indien. C’est un cas typique de terrorisme. Ce dernier est défini comme « l’utilisation systématique de la terreur ou de la violence par un individu ou un groupe à des fins politiques ». Dans le cas présent, ce terrorisme est perpétré par une compagnie étrangère (Facebook) sur le sol indien par le biais d’une guerre numérique de (dés)information. Qu’attendons-nous pour réagir à de tels actes ?

Une campagne de désinformation a été menée au cours des élections présidentielles états-uniennes. Elle fait parti intégrante de la campagne officielle elle-même menée en collaboration avec des entreprises de pointe. Cette même méthode a aussi été utilisée pour orienter le débat sur le Brexit. À l’heure où nous parlons, cette vaste entreprise de désinformation étend ses tentacules en Inde. De nombreux sportifs de renom, des célébrités, des économistes, des politiciens en ont déjà été victimes en disséminant du contenu fallacieux. C’est une dangereuse tendance qui devrait être surveillée de près par nos services de Renseignement afin de prévenir de futurs désastres.

Voici succinctement comment tout cela fonctionne. De nombreux sites et portails web de légitimité et financement divers reçoivent des publicités flottantes. Des contenus bien spécifiques sont créés pour différentes catégories de personne basés sur leur région, leur idéologie, leur âge, leur religion… qui sont mélangés à une vaste quantité de contenu érotique noyant le véritable objectif. Ce contenu fallacieux est ensuite injecté dans le réseau social et des groupes spécifiques sont ciblés par le biais d’outils analytiques développé par des entreprises de pointe. À mesure que cette fausse information se répand, elle acquiert petit à petit sa dynamique propre et finit par être reprise par une personnalité quelconque — célébrité, politicien et même parfois un journaliste. Ce qui advient ensuite est pure folie.

Que ce soit par choix ou par ignorance, les médias dominants commencent à diffuser ce tissu de mensonges, consacrant l’intégralité de leurs revues de presse à l’analyse de ces fausses informations : qui a dit quoi et pourquoi et bla bla bla… au lieu de chercher à vérifier l’authenticité de ces dernières. Du fait du caractère sensationnel de ces canulars et aussi parce qu’ils sont relayés par des personnalités influentes, cette vision faussée du monde va se répandre dans le monde réel, pour témoins les victimes de lynchage. Sans contrôle, ce phénomène de désinformation pourrait contaminer toute l’opinion publique. Nous arriverons à un moment où il sera quasiment impossible de distinguer le vrai du faux, le fait de la fiction, avec la société tout entière se radicalisant en différentes factions opposées sur la base de mensonges.

Facebook et les élections indiennes

À l’époque des élections indiennes de 2014, un article de presse titrait « Facebook peut-il influencer le résultat de l’élection indienne ? ». Sous ce titre figurait un iceberg — Si Facebook est en mesure de modifier de modifier nos émotions et de nous faire voter, de quoi d’autre est-il capable ? [14]

Étonnamment, la Commission électorale indienne elle-même a signé un partenariat avec Facebook portant sur le recensement des votants pendant le processus électoral [15]. Le Dr. Nasim Zaidi, commissaire en chef de la commission électorale (ECI), a déclaré : « Je suis heureux d’annoncer que la Commission électorale indienne va lancer une procédure spéciale destinée à enrôler les non-votants et plus particulièrement ceux qui n’ont jamais voté. Ceci représente un pas en avant vers la réalisation de la devise de l’ECI “Aucun citoyen laissé-pour-compte”. Parti prenant de cette campagne, Facebook diffusera un rappel en différents dialectes indiens visant à rappeler l’échéance électorale à tous les utilisateurs Facebook d’Inde. J’invite tous les citoyens électeurs à s’inscrire et à voter ; c’est à dire reconnaître ses droits et assumer ses devoirs. Je suis convaincu que Facebook va donner une nouvelle ampleur à la campagne de recensement électorale initiée par la Commission et encourager de futurs votants à participer au processus électoral et à devenir des citoyens indiens responsables ».

Les 17 principales agences de Renseignement US ont émis de sérieuses réserves quant à l’impact de ce phénomène de désinformation sur leur processus électoral et leur société. Selon un centre de recherche en statistique, une majorité d’États-uniens (un spectaculaire 88 %) pense que la diffusion de fausses nouvelles porte préjudice à leur perception de la réalité quotidienne [16]. Et nous, en Inde, nous dirigeons vers un scénario encore plus catastrophique que cela. Pourquoi ? Parce qu’à l’inverse de l’Inde, le gouvernement états-unien et la communauté du Renseignement a publiquement fait état du problème et travaillé à une solution face à cette menace. L’Inde peut-elle faire de même avec Facebook ayant le nez dans les affaires internes du pays ?

On met en place toutes sortes de commissions, des auditions sénatoriales sont programmées pour mettre à jour cette affaire et de nouvelles cellules sont créés pour contrer efficacement cette menace envers la société. Pendant qu’une enquête est menée sur le rôle de Facebook dans l’élection présidentielle états-unienne, on porte peu d’attention à la manière dont la cellule secrète de Facebook a influencé les élections indiennes. À la lumière de ces révélations, une investigation rigoureuse devrait être menée quant l’impact de Facebook sur les élections indiennes. Il est évident que pour ce faire, le gouvernement doit tout d’abord reconnaître l’existence de cette industrie de la désinformation afin de pouvoir agir contre elle.

En compagnie de Facebook, American Microchip Inc. et le Japonais Renesas engagés pour pirater le code secret EVM (banque de données utilisateurs) devraient être sous le coup d’une enquête pour interférence avec les élections indiennes ainsi que tous ceux qui ont comploté avec eux. Ce serait une grave erreur de prendre cette menace, liée à l’intrusion d’entreprises étrangères dans le processus électoral indien, à la légère [17].

[1] En argot Internet, un Troll désigne ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s’agir d’un message (par exemple sur un forum), d’un débat conflictuel dans son ensemble ou de la personne qui en est à l’origine.

[2] “How Facebook’s Political Unit Enables the Dark Art of Digital Propaganda”, Lauren Etter, Vernon Silver & Sarah Frier, Bloomberg, December 21, 2017.

[3] “India’s Fake News Industry & Mob Lynchings”, Great Game India News, July 6, 2017.

[4] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[5] “Freedom on the Net 2017. Manipulating Social Media to Undermine Democracy”, Freedom House, November 14, 2017.

[6] “Facebook Transparency Report 2017”, Facebook, January 2017.

[7] « Mark Zuckerberg possible futur président des États-Unis », Réseau Voltaire, 3 août 2017.

[8] “Experimental evidence of massive-scale emotional contagion through social networks”, Adam D. I. Kramer, Jamie E. Guillory & Jeffrey T. Hancock, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNSA), Vol 111, #24, July 17, 2014.

[9] “The Author of a Controversial Facebook Study Says He’s ‘Sorry’”, Stephanie Burnett, Time, June 30, 2014.

[10] “Facebook still won’t say ’sorry’ for mind games experiment”, David Goldman, CNN, July 2, 2014.

[11] “Privacy watchdog files complaint over Facebook study”, Jessica Guynn, USA Today, July 3, 2014.

[12] “Facebook apologises for psychological experiments on users”, Samuel Gibbs, The Guardian, July 2, 2014.

[13] “Using Social Media To Predict the Future : A Systematic Literature Review”, Lawrence Phillips, Chase Dowling, Kyle Shaffer, Nathan Hodas & Svitlana Volkova, ArXiv, June 19, 2017.

[14] “If Facebook can tweak our emotions and make us vote, what else can it do ?”, Charles Arthur, The Guardian, June 30, 2014.

[15] “Election Commission of India partners with Facebook to launch first nationwide voter registration reminder”, Facebook, June 28, 2017.

[16] “Many Americans Believe Fake News Is Sowing Confusion”, Michael Barthel, Amy Mitchell & Jesse Holcomb, Pew Research Center, December 15, 2016.

[17] “Are Indian Elections Hacked By Foreign Companies ?”, Shelley Kasli, Great Game India News, December 17, 2017.

Résistance au colonialisme: Déclaration de Gilad Atzmon au Babylon Theatre Berlin

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 décembre 2017 by Résistance 71

 

Gilad Atzmon

 

14 décembre 2017

 

url de l’article orifinal:

http://www.gilad.co.uk/writings/2017/12/16/antisemitism-the-holocaust-and-palestine

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ces derniers jours, en préliminaire à la cérémonie des récompenses de la NRhZ’s Humanitarian Award et tout comme le ministre des affaires étrangères Ken Jebsen et bien d’autres, j’ai été la victime d’une odieuse  autant que folle campagne de diffamation. Rien de ce qui a été avancé n’a été prouvé par des faits. Tout ne fut que fabrication. On m’a traité de “négationniste” et de “relativiste de l’holocauste”. Pourtant, pas une seule juste référence ne fut faite au sujet de mes écrits ou de mes prises de paroles. Dans mon travail, je critique ouvertement le fait de réduire l’holocauste à une simple religion, un dogme intolérant. Dans mes écrits, je proteste contre les lois historiques et évènementielles (Les loi sur la Nakba, sur le génocide arménien, sur l’holocauste etc…). L’histoire pour moi, est la tentative de narrer le passé alors que nous allons de l’avant. Ainsi, elle doit demeurer un discours dynamique, sujette à des changements et des révisions constants et ce même si ces changements provoquent un léger inconfort. Pour moi, l’histoire est un message éthique. Ce n’est que lorsque nous révisons le passé que nous pouvons une fois de plus, repenser notre futur et notre trajectoire, notre destinée.

Récemment, quelques éléments de la presse allemande m’ont qualifié “d’antisémite”. Le suis-je ? Ai-je jamais critiqué quiconque, juifs inclus, en tant que “peuple”, “race”, sur un plan “biologique” ou sur un plan “ethnique” ? Jamais. Mon travail dans sa totalité est anti-raciste. J’ai entièrement dédié ma vie adulte à la lutte contre le racisme à travers ma musique (NdT: Gilad Atzmon est sans doute à l’heure actuelle, le plus grand saxophoniste de Jazz vivant, il n’est pas rare de le voir comparé à John Coltrane, rien que ça…), de mes écrits (NdT: deux excellents livres à son actif que nous recommandons vivement: “The Wandering Who” (2011) et son très récent “Being in Time” (2017)) et mes performances publiques. Je suis opposé à toutes formes de politiques biologiquement orientées qu’elles soient blanche, noire, de genre ou juive. Je suis au contraire, à la recherche de ce qui rapproche les êtres humains. Dans mes écrits et mes conférences je fais une très claire distinction entre les juifs (le peuple), que je ne critique jamais, le judaïsme (la religion) que je n’aborde que très rarement et le fait de s’affirmer juif (idéologiquement, culturellement et politiquement). Dans mon travail, je me concentre sur ce dernier point, l’idéologie, la politique et la culture, assumant que que nous sommes tous bien d’accord que ces éléments doivent être ouverts à la critique.

Mais si vous voulez parler de négationnisme, je vais vous en toucher deux mots. Refuser aux intellectuels, aux auteurs, écrivains, artistes, le droit d’exprimer leurs vues ouvertement est le point de départ de tous les fascismes. Ce que j’ai vu en Allemagne ces quelques derniers jours me suggère que quelques segments de notre société n’ont absolument rien appris de l’histoire de votre pays. Nier l’holocauste, c’est en nier  sa signification, de regarder ailleurs lorsque vous voyez quelque chose de mal, laisser votre cœur devenir froid lorsque vous même participez au mal ou célébrez la haine. Nier l’holocauste c’est échouer de vous préoccuper de votre propre incapacité de tolérer les autres et autrui. Cela me touche au delà de la douleur de voir l’Allemagne être menée aveuglément dans exactement le même piège, sept décennies à peine après la libération d’Auschwitz.

Je voudrais néanmoins ajouter encore une chose au sujet de la Palestine. Certains Allemands affirment être tourmentés par leur passé, par les atrocités commises par le IIIème Reich. Si cela est vraiment le cas, alors laissez-moi s’il vous plaît vous rappeler un simple fait très embarrassant : Les Palestiniens sont les dernières victimes d’Hitler.

Ce fut le résultat de la shoah qui amena le soutien nécessaire au sionisme et mena à la formation de l’état juif en Palestine. Mais ce sont les Palestiniens tout à fait innocents qui, pour les soixante-dix dernières années, ont payé le prix pour des crimes commis par des Européens.

Si vous vous sentez coupables au sujet d’Hitler, alors levez-vous pour la Palestine et les Palestiniens !…

Résistance politique: « L’idéologie sioniste est un racisme envers les juifs » (Daniel Vanhove)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 9 décembre 2017 by Résistance 71

L’idéologie sioniste: Un racisme envers les juifs qui en cache d’autres

 

Daniel Vanhove

 

3 décembre 2017

 

Source:

http://chroniquepalestine.com/lideologie-sioniste-un-racisme-envers-les-juifs-qui-en-cache-dautres/

 

Je reprends un sujet que j’ai déjà abordé à travers différents billets parce qu’il me semble important, d’autant quand certains acteurs de la classe politico-médiatique y reviennent régulièrement et entretiennent la confusion.

C’est ainsi que l’on peut lire, voir et entendre les ténors des médias habituels – et non des moindres ! – nous expliquer que l’antisionisme serait le nouveau déguisement de l’antisémitisme. Odieux mensonge, largement repris par certaines associations telles le CRIF (Conseil Représentatifs des Institutions juives de France) et autres officines du même acabit. Or, rien n’est plus faux ! Il s’agit donc d’établir clairement la responsabilité de ces incompétents/inconscients qui, entretenant une telle confusion, ne font qu’alimenter une tension raciale dont ils se nourrissent et utilisent comme leur fonds de commerce. Leur position inacceptable doit être dénoncée sans relâche parce qu’elle est le signe bien enfoui et camouflé d’un racisme latent qui ne dit pas son nom.

Aujourd’hui en Europe – et particulièrement en France – nous assistons à une exacerbation des tensions identitaires entre ceux que l’on nomme d’une part « les musulmans » et d’autre part « les juifs ». Or, avec recul, l’Histoire nous rappelle que la cohabitation entre ces deux communautés a toujours existé en pays arabes, sans que cela ne crée de problèmes majeurs. Et cela pendant des siècles. Le judaïsme et l’islam, tout comme la chrétienté cohabitaient librement et de manière relativement harmonieuse. Et dans les pays arabes ainsi qu’en Iran ou en Turquie, les autorités musulmanes se faisaient un honneur et avaient soin de protéger les communautés minoritaires. Sous la domination ottomane, les juifs et les musulmans vivaient ensemble en Palestine. Et faut-il rappeler que les juifs pourchassés en Europe au siècle passé, ont trouvé refuge dans les pays arabes où ils vivaient en paix et dans le respect de la diversité ?!

Jusqu’au moment de l’imposition par les États impérialistes via l’ONU, de l’État d’Israël en terres arabes de Palestine en 1947, ce qui signa le début des problèmes graves de la région qui quelques décennies plus tard, se trouve complètement dévastée.

Faut-il rappeler que le judaïsme est millénaire et s’identifie à une appartenance religieuse, quand le sionisme a cent ans et est une idéologie politique ? Idéologie qui s’inscrit en opposition majeure avec les principes essentiels du judaïsme. Au point que les partisans du sionisme ne supportent pas ce rappel de la part de juifs attachés aux strictes prescriptions de leur religion, le judaïsme, dans lequel il n’est jamais question de création d’un quelconque État, mais d’une dispersion des juifs de par le monde et d’une intégration de chacun d’eux dans les pays où ils vivent. Ainsi, il n’est pas rare que des juifs soient agressés et violentés par des groupes sionistes animés, il faut le rappeler, par le seul esprit colonial qui les obsède. Or, qu’est-ce que l’esprit colonial sinon s’approprier les biens d’autrui, en général au moyen de la force ? Ce que pratiquent tous les sionistes qui se sont installés sur les terres de Palestine avec l’objectif d’en chasser les Arabes qui y vivaient paisiblement depuis des siècles, et qui contrevient de manière flagrante avec l’éthique de justice du judaïsme. Le sionisme, dit l’un des rabbins dans la vidéo ci-dessous est « l’ennemi de la Torah ». Et il ajoute : « L’islamophobie n’est pas uniquement un exutoire de l’extrême droite dépositaire du nazisme, elle provient bien plutôt du fascisme à col blanc de milieux libéraux qui se disent bien-pensants – je pense à la présidence française – liés au néo-conservatisme américain et aux lobbies sionistes ».

Sur ce point, il est peut-être utile d’ouvrir une parenthèse : oui, la plupart des gouvernements français et ceux qui les soutiennent ont amplement exprimé leur désamour des Arabes. L’époque coloniale pas si lointaine et les horreurs commises en Algérie sont encore dans les mémoires de ceux qui veulent bien les voir (pour une approche chiffrée des crimes). D’aucuns n’ont jamais avalé la défaite de la France qui a dû quitter l’Algérie. Pas besoin d’en rajouter. Mais pour certains, soutenir le sionisme, ne serait-ce pas une revanche sur ces insoumis d’Arabes ? Je referme la parenthèse.

Dans la perspective de création d’un État réservé aux seuls juifs – sous le prétexte fallacieux et combien récupérateur d’être à l’abri d’éventuels nouveaux pogroms qui menaceraient les juifs comme ce fut le cas en Europe pendant les années de peste brune – il apparaît de manière claire et évidente que l’expulsion de tout habitant qui ne peut attester de sa judéité et le vol de ses biens pour les redistribuer à des étrangers qui viennent en profiter – les colons juifs – est une démarche d’un racisme avéré. Y adhérer et y souscrire rend donc complice et dès lors, coupable.

Comme l’exprime un rabbin dans la vidéo : « Le judaïsme prêche la compassion et le respect des voisins dans leur intégrité physique et dans ce qui leur appartient, ce qui est à l’exact opposé de l’idéologie sioniste qui s’impose par la force aux Palestiniens (…) dès lors, les sionistes ne représentent pas les juifs, ils n’en n’ont pas le droit, et l’antisionisme n’est pas l’antisémitisme ». Un autre rabbin ira jusqu’à dire : « Les sionistes, bien loin d’être les protecteurs des juifs et les garants d’un havre de sécurité pour eux sont en réalité les principaux responsables de l’antisémitisme dans l’ensemble du monde. Là où l’antisémitisme n’existe pas, les sionistes le fabriquent » !

Le rabbin Hirsch, président du mouvement orthodoxe Neturei Karta et vivant au cœur de Jérusalem, déclare pour sa part : « Les sionistes ne sont pas juifs et n’appartiennent en aucun cas à la terre de la Palestine historique… nous sommes des palestiniens juifs et voulons vivre sous le pouvoir palestinien qui sera créé bientôt et gouvernera toutes les régions de la terre sacrée ». Pour ces juifs de longue tradition, la célébration de l’anniversaire de la création de l’État d’Israël est un jour de deuil où ils manifestent leur opposition au sionisme en brûlant des drapeaux israéliens.

Le rabbin Weiss, porte-parole de Neturei Karta et invité sur le plateau télévisé d’une chaîne aux USA déclare : « Le judaïsme est l’obéissance à Dieu, le sionisme est une rébellion contre Dieu à tous points de vue (…) mais les sionistes utilisent la bible et la brandissent à la main en disant : ‘Nous étions en exil pendant 2000 ans et nous sommes enfin de retour en terre sainte, nous sommes les successeurs du roi David’… ce qui nous ferait vomir tant c’est abject et à l’encontre des 10 commandements de la Torah (…), les sionistes détestent les juifs religieux (…) et par crainte d’être traités d’antisémites, les médias ont peur de dénoncer les sionistes ou de montrer de la compassion pour les Palestiniens ». Il terminera son intervention en déclarant : « Parce que nous sommes juifs, nous sommes contre l’existence de l’État d’Israël, et nous compatissons, nous pleurons avec le peuple palestinien dans sa souffrance (…) les sionistes sèment la confusion et veulent faire croire que c’est un conflit religieux, mais cela n’a rien à voir avec la religion, au contraire les musulmans et les arabes étaient nos amis et nos protecteurs et ne doivent pas être victimes de ce mouvement diabolique qu’est le sionisme ».

Tout discours qui alimente donc cette contre vérité que l’antisionisme serait une manière de cacher son antisémitisme est scandaleux et mensonger. Et ne doit jamais être passé sous silence, d’où qu’il vienne. Au contraire, il faut le dénoncer et pointer ce qui se cache derrière : un racisme qui aujourd’hui s’en prend la plupart du temps aux musulmans et ceux qui en dénoncent l’imposture… comme il s’en prenait aux juifs dans l’entre-deux guerres. Après les juifs, voici donc le tour des musulmans… et après les musulmans, qui y aura-t-il ? Retour à la case départ ?…

Les représentants et responsables de l’UE et ceux des USA – je rappelle que les sionistes les plus nombreux et les plus agressifs sont des chrétiens-évangélistes et non des juifs – devraient avoir le courage et l’honnêteté de balayer devant leur porte, et faire le travail nécessaire pour remettre les pendules à l’heure en reconnaissant et signifiant l’erreur commise en 1947 sur le dos des Palestiniens. Un État israélien réservé aux seuls juifs est par sa définition même un État d’essence raciste puisqu’il exclut d’emblée les autres identités et les traite comme on peut le voir aujourd’hui, sous un régime d’apartheid. C’est aussi évident qu’un nez au milieu de la figure. Et certains jeunes loups de gouvernements européens devraient y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans des déclarations irresponsables. Et se demander si en lieu et place de ces prises de positions malheureuses, ils ne devraient pas s’insurger avec force et détermination contre les conditions infra-humaines que l’État sioniste qu’ils protègent tant, persiste à maintenir à l’encontre de millions de citoyens arabes, particulièrement à Gaza, véritable camp d’extermination ! Tant qu’une telle injustice perdurera, ils ne seront pas crédibles dans leurs déclarations et les citoyens ne reconnaîtront pas ces critères de justice à géométrie variable selon que l’on soit juif ou musulman.

Si les dirigeants du monde aspirent tellement à une paix au Moyen-Orient, il y a une solution : revoir cette déplorable décision de 1947 coupable de tant de sang versé, démanteler l’État israélien sous ses formes actuelles et revenir à la Palestine historique que géreront les autorités palestiniennes dans le respect des différentes communautés qui la peupleront, comme cela existe dans n’importe quelle démocratie digne de ce nom.

Voir la vidéo ici.

Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, Yougoslavie, Irak, Libye et chaos organisé…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 décembre 2017 by Résistance 71

Les marchés aux esclaves dans la Libye “libérée” et le silence assourdissant des faucons humanistes

 

Neil Clark for RT

 

1er décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/411562-libya-slave-markets-nato/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les rapports nous parvenant établissant la vente d’Africains noirs pour 400 US$ sur des marchés aux esclaves se tenant dans la Libye “libérée” est une mise en accusation sans conteste de la soi-disante “intervention humanitaire” menée par l’OTAN pour renverser le gouvernement de Mouammar Kadhafi en 2011.

En mars 2011 des gravures de mode “libérales” occidentales donneurs de leçon de vertu firent équipes avec des va t’en guerre nouveaux cons de la pire espèce pour demander une action afin de “sauver” le peuple libyen du leader despote qui dirigeait le pays depuis la fin des années 1960. “On doit faire quelque chose !” crièrent-ils tous à l’unisson. Et quelque chose fut fait. La Libye fut transformée par l’OTAN d’un pays ayant le plus haut index de développement humanitaire du continent africain en 2009 en un enfer chaotique ayant des gouvernements rivaux, des chefs de guerre et des groupes terroristes se battant pour le contrôle du pays.

Sous l’ère Kadhafi, les Libyens avaient un système de santé et d’éducation gratuit. Le taux d’alphabétisation passa de 25% à 90%. Un rapport du Conseil pour les Droits de l’Homme de l’ONU félicita la Libye pour son système social en janvier 2011 (NdT: soit 2 mois avant sa destruction par l’OTAN bras armé de l’empire…). Bien entendu ce n’était pas parfait et il y avait encore des choses à améliorer et le pays s’y attelait dans bien des domaines.

Dans le Daily Telegraph, journal qui ne peut pas être accusé d’être une groupie de la Jamahiriya libyenne, la Libye fut encensée comme une des six meilleures destinations de croisière nautique en juin 2010.

Les paquebots n’ont plus la Libye sur leurs itinéraires aujourd’hui, bien trop dangereux.

La seule chose de surprenante au sujet des marchés d’esclaves (cela vaut la peine aussi de noter qu’avant le rapport de CNN, l’agence de l’ONU l’IOM avait rapporté également leur existence plus tôt cette année) est que cela surprenne encore quelqu’un. Les droits de l’Homme et le progrès social reculent en général de plusieurs centaines d’années après une “intervention humanitaire” de l’OTAN et ceci n’est pas du tout accidentel. Les “interventions” qui impliquent à dessein de gros bombardements des infrastructure du pays et le démantèlement subséquent de l’appareil d’état sont planifiés pour annihiler des décennies de progrès sociaux. “L’échec du plan” est en fait la partie la plus importante du plan comme le détaille très bien mon collègue Dan Glazebrook dans son livre “Diviser et détruire ou la statégie impérialisre de l’occident dans un âge de crise”.

La Libye fut ciblée, comme la Yougoslavie et l’Irak avant elle, non pas à cause d’une véritable préoccupation qu’un “nouveau Srebrenica” allait se produire mais parce qu’elle est un pays riche en ressources naturelles ayant un gouvernement indépendant d’esprit qui opérait dans un système économique d’état de manière prédominante et ce dans une partie des plus géostratégiques au monde.

Ni la Libye, ni l’Irak ni la Yougoslavie ne répondirent aux ordres du lobby guerrier occidental, lobby de la guerre sans fin, c’est pour cela qu’elle fut programmée pour la destruction. Le chaos qui suit routinièrement la destruction délivrée par l’OTAN est une cruelle expérience pour les locaux qui voient leurs standards de vie plonger et les risques de mourir dans une attaque terroriste violente augmenter dramatiquement, mais cette état de fait est excellent pour les entreprises coloniales occidentales lorsqu’elles entrent en masse dans le “pays libéré”, prenant avantage d’un manque d’autorité centrale.

Bien entendu, tout cela n’est jamais mentionné dans les médias amis de l’OTAN. Le rôle des élites occidentales dans la transformation d’états providence fonctionnant et états à la dérive n’est jamais mentionné dans les rapports des merdias sur ces pays après leur “libération”.

Dans son article récent pour le magazine FAIR, le journaliste Ben Norton a noté comment des rapports “parlaient à profusion de l’esclavage en Libye comme d’un problème de droits humains intemporel et non pas comme un problème politique enraciné dans une histoire très récente.”

Le narratif dominant est que les marchés aux esclaves ont ré-émergé en Libye “comme par magie”. L’”instabilité” est mentionnée mais pas sa cause, à savoir le renversement de régime en 2011 et le soutien de l’occident à des extrémistes dans dans certains cas, à des escadrons de la mort ouvertement racistes. Tout le monde est blâmé pour le chaos en place sauf les lobbyistes et les personnes protégées qui sont en fait responsables.

Le gouvernement français a joué un rôle primordial dans la destruction de la Libye en 2011 et pourtant aujourd’hui, le président français “progressiste” Macron blâme des “Africains” pour le problème de l’esclavage dans le pays. “Qui sont les trafiquants ? Posez-vous cette question, jeunes Africains. Vous êtes incroyables. Qui sont les trafiquants ? Ils sont Africains mes amis, ils sont africains.” Macron, comme d’autres leaders occidentaux, veut nous faire observer cette préoccupation de l’esclavage en mode macro et non pas en mode panoramique. Pourquoi ? Parce que si nous le faisons, automatiquement l’OTAN vient dans le champ, à la vue de tous.

Il y a le même type de blanchiment au sujet de l’Irak et sur la montée de l’EIIL/Daesh. Une fois de plus, nous sommes supposés regarder l’émergence du groupe comme “un truc qui arrive”. Mais l’EIIL n’était en rien une force lorsque le Baathiste séculier Saddam Hussein régnait sur l’Irak, il ne s’est développé que seulement après l’éviction de Saddam du pouvoir et du chaos qui s’ensuivit le démantèlement de l’appareil d’état par les occupants.

Six ans et demi plus tard, il est révélateur de prendre du recul et de regarder ce que les groupies de “l’intervention humanitaire” en Libye disaient au début de 2011 et ce qu’il s’est de facto produit après les 26 500 sorties aériennes de l’OTAN.

Le prix de l’inaction est trop élevé” était le titre d’un article de David Aaronovitch dans The Times du 18 mars 2011. “Si nous ne bombardons pas les chars de Kadhafi, l’Europe devra faire face à une marée de réfugiés et à une nouvelle génération de djihadistes”, en fut le résumé.

Devinez ? L’alliance militaire occidentale bombarda les chars de Kadhafi (et bien plus sur le côté…) et nous avons eu une vague de réfugiés de dimension biblique, incluant le poseur de bombe de Manchester Salman Abedi.

Il n’y a pas eu de mea culpa de la part d’Aaronovitch, ni de son collègue du Times Oliver Kamm qui m’attaqua après que j’eusse écrit un article dans le Daily Express appelant l’OTAN à tout arrêter.

En fait, l’expérience irakienne aurait dû mener tous les véritables humanitaires à s’opposer à l’assaut en règle de l’OTAN. Dans bien des cas, la Libye fut un crime encore plus grave que l’invasion de l’Irak, parce qu’elle est venue après Il n’y avait plus aucune excuse pour ne pas voir comment l’aventure de 2003 s’était transformée, pour soutenir une pareille affaire en Afrique du Nord.

Sans surprise, les politiciens et les experts qui ne pouvaient pas s’arrêter de parler de la Libye en 2011 et de la responsabilité de “protéger” les civils qui incombait à l’occident, semblent bien moins enclins à parler de ce pays aujourd’hui. La Libye et ses problèmes ont complètement disparu des pages des journaux. C’est la même chose après chaque intervention occidentale Toujours la même chose: saturation des médias avant et pendant la “libération”, appels belliqueux irresponsables de l’expertocratie nouveau con/libérale pour une action militaire afin de “sauver le peuple” du tout dernier Hitler en date, puis retour au silence dans l’après attaque alors que le pays concerné est de retour au moyen-âge.

Les “libérateurs” de la Libye ont bougé sur quelque chose de plus important en 2017, la Russophobie pour obsession courante. Tout en fait, pour nous distraire des conséquences des plus désastreuses de leurs actions.

Ne vous laissez pas enfumer sur la guerre qui se prépare… Pour avoir un avis informé: « Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » de Naïm Qassem 1/3

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 novembre 2017 by Résistance 71

L’oligarchie nous concoctant la prochaine guerre devant impliquer l’Arabie Saoudite, Israël et la clique sioniste usuelle contre l’Iran et ses alliés, il est important de ne pas se laisser enfumer par les salades propagandistes dont nous allons immanquablement être inondés via les merdias de base, notamment sur le croquemitaine forcément « terroriste » que serait le Hezbollah, allié de l’Iran et grand vainqueur en Syrie des mercenaires pseudo-djihadistes de Daesh/Al CIAda. C’est ainsi que nous pensons le temps venu pour aider ceux qui le veulent encore, à mieux comprendre qui est le Hezbollah et quelles sont ses relations avec la politique internationale. Pour ce faire nous avons traduit de larges extraits du livre de son SG adjoint, Naïm Qassem.
~ Résistance 71 ~ 

 

Hezbollah son histoire de l’intérieur 1/3

 

Naïm Qassem*

 

Traduction de larges extraits de la version anglaise (2005) par Résistance 71

 

Une version française de ce livre existe sous le titre: “Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir”, publiée aux éditions Al Bouraq en septembre 2008 (376 pages)

(*) L’auteur de l’ouvrage Sheikh Naïm Qassem est le secrétaire général adjoint du Hezbollah (“Parti de Dieu”) depuis 1991, né au Liban en 1953, il possède une éducation universitaire et religieuse. Il fut professeur de chimie pendant plusieurs années en université. Il est l’auteur de plusieurs livres sur des sujets d’ordre politique et religieux. Mr Qassem est considéré comme l’historien du Hezbollah. 

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

La version intégrée en PDF réalisée par Jo:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Note de Résistance 71:

Le présent ouvrage a été publié en arabe en 2004, traduit en anglais en 2005 et publié aux éditions Saqi (Londres). C’est cet ouvrage qui a servi de base à notre traduction partielle certes mais substantielle.

Nous invitons les lecteurs à se procurer ce livre et de le lire en entier. On ne regarde plus jamais la géopolitique moyen-orientale et mondiale avec les mêmes yeux après l’avoir lu. Nous le considérons comme essentiel pour une compréhension accrue et pointue de la situation passée, présente et à venir du Moyen-Orient sous influence.

La version anglaise du livre fait 282 pages index et références compris. Il est inévitable pour l’auteur de couvrir certains aspects religieux concernant la génèse et l’évolution du Hezbollah. Nous devons ici dire que les 54 premières pages de l’ouvrage situent la toile de fond religieuse de la création du parti depuis 1982 et sa relation profonde à l’Islam, ce qui représente moins de 20% du livre. N. Qassem présente la chose de manière posée, sans prosélytisme et avec grand savoir et humilité, ce qui rend la lecture de ce passage beaucoup plus digeste pour un lectorat non averti, ou non chiite, non musulman, voire même, ce qui est notre cas… complètement athée. Nous traduirons le strict nécessaire de ce segment en nous attachant essentiellement à ce qui est décrit et expliqué comme étant les “trois piliers du Hezbollah”, le second étant l’inévitable Djihad. Nous avons appris bien des choses durant la lecture de ce passage et y avons trouvé de grandes similitudes avec des codes chevaleresques occidentaux et orientaux comme par exemple celui du Bushido japonais. Mr Qassem explique de manière assez détaillée ce qu’est le Jihad, nous ne nous y attarderons pas car ce n’est pas l’objectif du livre, mais néanmoins un aspect important à saisir pour mieux comprendre l’ensemble.

Nous réitérons ici le fait que Résistance 71 est un collectif anarchiste pour qui toute religion est une aliénation et un frein à la pensée humaine et la liberté intrinsèque de l’Homme et de son être générique. Nous pensons néanmoins qu’il est sectaire d’ignorer les réalités culturelles et religieuses du monde dans lequel nous vivons et que nous appelons à changer.

Nous considérons ce travail de traduction comme une action pédagogique destinée à l’ouverture des esprits et non pas à l’enfermement communautaire que l’oligarchie et sa pressetituée de service ne vont pas hésiter à promouvoir pour nous vendre la salade de leur prochaine guerre contre l’Iran et ses alliés. Le Hezbollah a du reste prouvé sur le terrain, encore et encore, son ouverture d’esprit et son humanité universelle à chaque fois que ses membres en ont eu l’occasion. Ce sont les membres du Hezbollah dans le Liban-sud qui portèrent assistance et aide logistique aux familles chrétiennes victimes de la nouvelle invasion sioniste en 2006. Depuis des années, les chrétiens libanais de l’ex-général et actuel président du Liban Michel Aoun, sont de proches alliés du Hezbollah, les raisons en sont claires.

La traduction partielle de ce livre à mettre en ligne est un projet que nous avons depuis pas mal d’années, nous avons mentionné et cité l’ouvrage à maintes reprises sur le blog, mais nous avons pensé que le moment n’était alors pas venu. A la vue de l’orientation que prennent les choses au Moyen-Orient avec une nouvelle guerre, sans doute bien plus meurtrière, en préparation dans cette région où serait impliqués le Hezbollah (Liban), l’Arabie Saoudite, Israël, la Syrie et sans aucun doute l’Iran sur toile de fond militaire russo-américaine, il devient aujourd’hui évident que le temps est venu pour qu’une plus large audience comprenne un peu mieux qui est le Hezbollah, d’où vient-il et que fait-il  et que se passe t’il vraiment au Moyen-Orient ?

Nous publierons notre traduction partielle en 3 parties qui ne sont pas les parties du livre, qui lui est divisé en 7 chapitres + une préface.

Bonne lecture

= = =

1ère partie

I. Visions et objectifs

[…] Dans le même temps, Israël avait envahi le Liban [1982]. Des groupes d’hommes croyant en l’Islam, participèrent à la confrontation avec l’envahisseur dans les faubourgs de Beyrouth, coopérant avec l’armée syrienne, quelques Palestiniens et quelques combattants libanais de la résistance. Leurs efforts eurent pour résultat d’handicapper l’avance d’Israël vers Beyrouth, Mais, aucune de ces entités islamiques factuelles n’avaient été préparées pour cette grande mission. La préoccupation et le besoin de trouver une organisation islamique unifiée fit alors surface. Une telle organisation devait reposer sur trois objectifs clef:

  • L’Islam est un programme approprié complet et compréhensif pour une vie meilleure. Il est la fondation intellectuelle, religieuse, idéologique et pratique de l’organisation proposée
  • La résistance contre l’occupation d’Israël qui est un danger pour le présent et le futur, reçoit une priorité ultime de confrontation étant donnés les effets anticipés qu’aura une telle occupation sur le Liban et sur toute la région. Ceci nécessite la création de la structure d’un Jihad (guerre sainte) qui prolongera cette obligation et en faveur duquel toutes les capacités devront être employées
  • Le leadership légitime est désigné par le théologien-juriste qui est considéré être le successeur du prophète et des imams (QLPSAE) [note: il est ici fait référence aux 12 imams descendants du prophète Mahomet et qui sont de grandes figures de révérence pour les Chiites]. Le théologien-juriste élabore les lignes de conduite générales pour la nation de l’Islam. Ses commandements et prescriptions doivent être exécutés

Pour parvenir à ces fins, un nombre de représentants des groupes islamiques principaux commencèrent de grandes discussions en ce qui concerne la perception de l’activité islamique au Liban. Les résultats de ces discussions furent résumés dans un document final suivant lequel neuf représentants furent élus pour parler aux parties participantes: trois représentants pour le clergé de la Bekaa (Liban oriental), trois représentants les comités islamiques variés et trois représentants pour le Mouvement Islamique Amal [note: successeur du mouvement historique Amal qui en arabe veut dire “Espoir” et dont l’acronyme veut dire “Les Rangs de la Résistance Libanaise”, originellement emmené par Nabih Berri. Il y eut une scission du mouvement Amal suite à l’occupation d’Israël, en émergea le Mouvement Islamique Amal, mené par Hussein al-Moussaoui]

Ce document devint connu sous le nom du “Manifeste des Neuf”, qui mirent en place les objectifs sus-mentionnés et fut présenté à l’ayatollah Khomeini, qui l’approuva, prenant ainsi en charge la responsabilité de la position de théologien-juriste.

Plusieurs groupes islamiques adoptèrent ensuite le manifeste, dissolvant leurs organisations existantes en faveur d’un nouveau cadre de fonctionnement, qui devint un peu plus tard connu sous le nom de “Hezbollah”.

Des programmes d’intégration des membres furent mis en place, d’abord de manière erratique et une activité de mobilisation effective fut lancée avec les membres du clergé convaincant les nouveaux membres de rejoindre l’entrainement militaire et tout travail mis en place focalisé sur la résistance à l’occupation d’Israël. Tout ceci se passa au sein de cadre défini par le théologien-juriste.

Ces développements se produisirent à une époque de grande solidarité de l’Iran avec la Syrie et le Liban. L’Ayatollah Khomeini demanda aux Gardiens de la Révolution Islamique (GRI) de soutenir la confrontation du Liban avec Israël, essentiellement avec un entrainement militaire, l’envoi de provisions et l’infrastructure nécessaire. Une délégation de hauts-dignitaires des GRI se rendit en Syrie qui accepta son passage au Liban par sa frontière et des camps d’entrainement furent établis dans la plaine de la Bekaa et son district ouest.

[…]

Les trois piliers du Hezbollah

Premièrement: La croyance en l’Islam

Note de Résistance 71: Cette partie procure un très bon résumé de ce qu’est l’Islam et sa croyance chiite. Cette partie fait 14 pages. Cela vaut la peine d’être lu. L’auteur explique et ne cherche pas à “convaincre”, ce n’est pas un texte prosélyte, ce qui lui évite de s’aliéner une partie potentielle du lectorat. Le style est posé, emprunt de conviction, mais modéré au sens le plus large.

Dans la fin de ce passage, voici ce que Mr Qassem dit de manière si visionnaire si on se réfère aux évènements se déroulant dans la région depuis 2011…

La création d’un état islamique n’est donc pas une fonction d’adoption de celui-ci par un groupe ou une branche et l’imposition subséquente de cet état de fait aux autres groupes. Un tel chemin est refusé à la fois dans ce projet et dans les autres et ce indépendamment de qui en serait l’instigateur.

La toute première expression, communication officielle dans ce contexte fut émise par la Lettre Ouverte du Hezbollah de 1985 (Lettre Ouverte, Hezbollah, 1985, adressée au peuple opprimé du Liban et au reste du monde), dans laquelle il fut dit ceci:

“Nous confirmons par la présente notre conviction en l’Islam comme pilier de notre système à la fois intellectuel et législateur et nous appelons le plus de monde à apprendre de son enseignement et de se conformer à son code. Nous appelons le peuple à l’adopter et à se commettre à ses instructions tant aux niveaux individuel que politique et social. Quand la liberté de choisir un système de gouvernement est attribuée au peuple du Liban, il ne trouvera pas une meilleure alternative que l’Islam ; c’est pourquoi nous appelons à la mise en place d’un système islamique fondé sur le choix libre et direct du peuple et non pas au travers de l’imposition forcée comme cela pourrait être assumé par certains.”

Le message de la lettre est clair et encourage la création d’un état islamique basé seulement sur le libre choix public. Nous sommes ainsi en parfaite harmonie avec nos convictions et avec les circonstances pratiques et objectives qui nous entourent.

[…]

Deuxièmement: le djihad

[note de Résistance 71: cette partie fait 17 pages dans le livre et est un élément important. Nous allons essayer de le retranscrire au mieux par la traduction de passages clef, mais nous encourageons nos lecteurs à lire le texte intégral qui vaut la peine d’être lu entièrement]

Le djihad ou la guerre sainte, a ses racines éthymologiques dans le verbe “lutter”. Cela signifie pousser et faire tous les efforts possibles pour combattre un ennemi. Dans son contexte islamique, le mot possède un sens plus large que le combat militaire, car le combat inclut également celui contre les ennemis internes à l’Homme comme représenté par les tentations et les insinuations de l’âme vers le mal ou les appels sataniques du faux et tout ce qui mène à l’errance et à la corruption.

[…]

Vision du monde

Un tel chemin vers le djihad est étroitement associé avec la vision de la vie qu’a l’Islam. Ce monde est une maison périssable, un plaisir éphémère et une vie temporaire. C’est un endroit de tribulation et de test permanents pour l’Homme dont le résultat de ses actions détermine sa destinée le jour de la Résurrection lorsque Dieu fait revivre toute la création, envoyant les incroyants en enfer et les croyants au paradis. […]

Personne ne peut éviter les vicissitudes de la vie, car cette capacité est au-delà du contrôle de l’Homme et du code naturel de la vie. Et si certains croient qu’au travers du blasphème, de la désobéissance ou de l’errance, ils repousseront ces vicissitudes, alors simplement ils se trompent, car de plus grandes difficultés les attendent en résultat de leur conduite néfaste, alors que leur chance d’endurance positive durant leur temps de vie est passée, menant à la punition dans l’au-delà. Il est donc bien mieux que la souffrance soit au bénéfice de la rectitude et de la bonté afin que tout à chacun y gagne à la fois dans le présent et dans l’au-delà. Ainsi, nous endurons tous, car nous sommes tous dans le cercle de l’examen, la différence entre nous étant dans le résultat final.

L’argument principal réside en deux logiques: la première est celle adoptée par les matérialistes qui dévouent leurs vies à croire que le monde est la fin de toute existence et qui donc placent tous leurs efforts dans la vie, se résolvant à tous les moyens possibles, sans regard pour les répercussions maléfiques que cela pourrait avoir. Leur vision de base est celle de l’intérêt personnel, même si cela peut mener à la corruption, à la diversion individuelle ou collective du droit chemin, à l’oppression, au meurtre ou au viol des droits d’autrui.

La seconde, est la logique des croyants en dieu qui vont dans la vie comme sur un chemin menant à l’au-delà. Pour ceux-là, la vie n’est pas la résidence éternelle et s’ils doivent souffrir une perte en résultat de suivre leurs obligations et en étant indifférents à leurs sautes d’humeur, alors ils auront la promesse de la récompense au jour de la Résurrection. Il n’y a donc aucun besoin à l’oppression, à la tyrannie, à l’agression, car ceci ne portent que des résultats éphémères. Il est du devoir des croyants de refuser et de confronter l’oppression et de lutter avec eux-mêmes pour la victoire de la vertu, de la justice, des droits humains et de la droiture. Ils ne sont pas libres de marginaliser leur rôle ni de demeurer des observateurs, de renoncer à leurs choix et de s’abandonner à leurs tourmenteurs. [citation d’une sourate du Coran]

[…] Ce qui importe est la dédication au chemin de la droiture, qui est représenté par ces droits et obligations ordonnés et compréhensifs, l’objectif est le bien, la bonté, non pas le plaisir ; la justice et non pas la domination et la suprématie, le consentement et la soumission à ce que Dieu nous donne comme récompense après que nous ayons prouvé la valeur de nos efforts et de ne pas se résoudre au chemin de l’abomination, de la répression et de l’antagonisme. La vision doit être de libérer la terre et l’Homme quelqu’en soit le prix, non pour l’acquiescence et la soumission à une vie abjecte ou pour la résignation, l’abandon des rôles influents et vertueux de la vie.

Les fondements du djihad

L’Islam considère le djihad comme une attitude basique de la vie d’un musulman, que ce soit le djihad de l’âme ou le djihad contre un ennemi extérieur. La seconde forme est  à l’évidence la pratique la plus difficile du concept et ne vient qu’après la réussite de la première, après que l’Homme ait lâché prise de ses désirs et se soit préparé pour la confrontation pratique de terrain avec l’oppresseur et l’occupant. Le djihad de l’âme est le plus grand des deux défis, car il est une lutte permanente et quotidienne, présent dans chaque conflit entre le vice et la vertu, entre l’obéissance à la parole de dieu et les impulsions de l’âme. La lutte contre l’ennemi est le moindre des deux tests.

[…]

L’Islam a construit le djihad sur un nombre spécifiques de piliers objectifs desquels quatre sont plus importants:

  • Tribulation et mauvais coups du sort. La vie est un continuum d’obstacles et de difficultés. Il ne se passe pas un jour où l’Homme n’est pas confronté aux difficultés face soit à lui-même, soit face à la société ou face à tout intervenant de ce monde. […]
  • Le chemin vers dieu. Le djihad pour la gloire de dieu est l’objectif. Ainsi celui qui s’abstient de faire le mal est sur le chemin de dieu et celui qui combat pour la gloire de la parole de dieu par dessus tout et exécute Sa volonté, est sur le chemin de dieu. Mais celui qui combat pour gagner de l’argent, un salaire ne fait que lutter pour cela, il est donc celui qui se bat par prédisposition ou par fanatisme. Nous n’avons pas été ordonné au djihad pour rien ou à des fins de souffrance, mais pour être sur le chemin de dieu avec ses instructions pour guide et modèle. […]
  • De l’intérêt de l’Homme: Quand vous réussissez à déloger votre ennemi de votre terre, cela est dans votre intérêt. Quand vous réussissez dans votre djihad contre vos démons, c’est dans votre intérêt également. Quand vous vainquez le mal et travaillez pour voir le bien et la bonté prédominer parmi les gens, ceci est aussi dans votre intérêt. […] Le djihad est une anxieuse récompense en faveur de l’humanité, tandis que la poursuite des désirs, des pêchés et des actions désapprouvées ne peut résulter que dans la souffrance des individus et de la société. […] Ainsi, la domination et le commandement peuvent être attractifs et une source de plaisir intense, mais portent des répercussions sociales bien douloureuses ainsi que de futures ramifications.
  • Illumination: […] Le djihad est une porte sur la vie et non pas sur la mort. Car la droiture est un concept de vie, tout comme l’est la fierté, la libération de la terre occupée et la victoire sur soi-même. Même le martyre est la vie dans le sens où il est le triomphe de pouvoir passer sa vie éternelle au Paradis et ainsi est la verve, la fierté et la victoire d’une nation influencée par le sang des martyres. […]

Le djihad militaire:

Dans sa représentation de combattre l’ennemi, il est une partie intégrante de ce livre, analysons le plus avant. Le clergé divise le djihad militaire en deux parties:

  1. Le djihad de base: la confrontation des musulmans avec d’autres et l’entrée sur leurs terres pour des raisons qui ne sont pas liées à la réclamation de terre ou pour combattre une agression. C’est une ordonnance du Prophète ou d’un des imams infaillibles (QLPSAE) et donc ceci n’est pas considéré applicable dans le temps présent étant donné que l’imam al-Mahdi n’est toujours pas apparu, puisse son émergence arriver au plus tôt.
  2. Le djihad défensif: Ceci correspond à la défense de leur terre par les musulmans, leurs peuples ou eux-mêmes individuellement faisant face à une agression ou une occupation. Ceci n’est pas seulement considéré comme légitime, mais comme un devoir. […]

Mais la décision du djihad est liée au théologien-juriste sur lequel repose le diagnostique de la situation et la catégorisation dans laquelle celle-ci tombe, si celle-ci peut-être considérée comme un djihad défensif ou pas. Il est responsable de définir les fondamentaux et les lignes de conduite de la confrontation. La responsabilité de répandre le sang est grande et les combattants ne doivent jamais être consignés dans quelque bataille que ce soit sans avoir identifié ce qui est en harmonie avec l’objectif et le devoir au djihad.

Bien que l’opinion cléricale puisse différer de celle du juriste-théologien, le verdict de ce dernier est suprême et est décisif car il est le défenseur principal et la personne que les gens ont désigné . […]

Martyre contre suicide

La culture du martyre renforce l’acceptation de la mort pour la gloire de dieu, car la logique fondamentale derrière cela est la conception qu’il y a une vie après la mort, une vie dans laquelle la personne vit heureuse et réalise ses rêves. […] Le martyre est un acte volontaire entreprit par une personne qui a toutes les raisons du monde de vouloir vivre, qui a l’amour de la vie et s’y attache. C’est l’acte d’une personne qui ne souffre pas de quelque raison que ce soit de vouloir commettre un suicide […] Ceci correspond à l’acte suprême d’abandon de soi, une confrontation avec l’ennemi dans la droite ligne claire et légitime de la loi islamique. […] Ainsi, le martyre est bien différent du suicide, qui est l’expression ultime du désespoir, de la frustration et de la défaite, tout ceci menant à la perte d’objectif de l’existence et pousse un homme désespéré à mettre fin à ses jours. Ceci est généralement un acte commis par un non-croyant. Par contraste, le croyant espère une récompense divine, sait que sa patience sera remboursée et réalise qu’il ne met pas fin à ses jours par désespoir, car ce serait l’enfer qui l’attendrait. Il sait qu’il n’a pas le droit de mettre fin à cette existence que dieu lui a donné et qu’il n’est pas libre de disposer de sa vie comme bon lui semble.

[…]

Les résultats pratiques au Liban:

  • Compensation du déséquilibre militaire et affliction de pertes considérables dans les rangs de l’ennemi
  • La reconsidération par le commandement israélien de son approche militaire au Liban: difficulté de reconsidérer une invasion, une agression n’était plus possible sans la peur d’une riposte appropriée dévastatrice… Menacer ceux qui aspirent au martyre avec la notion de mort n’a plus aucun sens et devient une menace creuse et futile. Admission par l’ennemi des effets de leur mauvais calcul ne prenant pas en compte les aspirants au martyr. […] Le membre de la Knesset, le parlement israélien, Yossi Beilin a dit: “Les membres du Hezbollah ne font pas que rendre dingue notre armée, mais ils rendent tout Israël fou. Tout le monde est concerné par ce problème.
  • Montée sans précédent d’une ferveur patriotique dans toute la région, l’avènement de l’Intifada palestinienne et la restauration de l’espoir envers une libération compréhensive
  • La mise en évidence du soldat israélien se cachant dans ses machines militaires pour se protéger et ayant peur de la confrontation militaire directe.

Le martyre seul ne peut pas donner la victoire totale et renverser l’équilibre des choses et tous les autres moyens possibles doivent aussi être employés dans un conflit. Mais les opérations des martyrs comblent un vide signifiant en ce qui concerne le déséquilibre des forces en présence. Tenter de battre un ennemi avec le moins d’effusion de sang possible est un devoir.

[…]

Troisièmement: la juridiction du juriste-théologien (al-Wali al-Faqih)

[…] Note de R71: Ce segment est très important pour comprendre le fonctionnement du parti.

L’inter-relation caractéristique des verdicts de l’Islam place l’individu au centre de toute responsabilité, à laquelle il se doit de répondre au mieux de ses capacités en accord avec la situation. Si une distinction entre les gens doit être appliquée, elle ne peut l’être qu’en réponse à des différences de capacité, de situation, ou des circonstances objectives entourant les individus.

Le gardiennage du juriste-théologien est impératif pour la préservation et la mise en application de l’Islam. Il n’est pas possible de réaliser le large projet de l’Islam au travers des initiatives individuelles ou de programmes détachés. Il y a un besoin pour une voie bien tracée qui rassemble la nation. Avec le gardiennage et la tutelle le juriste-théologien parvient à ces fins.

L’autorité du juriste-théologien représente ainsi une continuation de celle du Prophète et des Imams infaillibles (QLPSAE) aussi loin que son rôle soit concerné. Ceci ne veut en aucun cas dire qu’il y a une ressemblance personnelle entre le juriste-théologien et le Prophète ou quelque infaillible imam que ce soit, ni une similarité dans le statut d’élu de dieu. Plutôt, le juriste-théologien est le second de l’Imam, celui qui conduit la doctrine et les fonctions de jurisprudence de l’Imam comme cela est nécessaire.

L’autorité du juriste-théologien

Le degré d’autorité qui lui est alloué est certainement important car il est responsable de mettre en application la jurisprudence islamique, de garder la structure islamique, de prendre des décisions politiques d’un poids considérable et de porter l’intérêt général de la nation. Il a l’autorité de décider de la guerre et de la paix, il rend des compte à tout le monde. Il est aussi le tuteur de la richesse de la nation collectée par le zakat et le khoum [NdT: tout musulman doit payer 1/5 soient 20% de ses revenus annuels qui sont redistribués aux nécessiteux ou selon les circonstances sur avis du dirigeant] et autres sources. Il établit les lignes de conduite pour tout état islamique dès sa création, le dirigeant vers l’obédience au moyen de la jurisprudence et à la préservation des intérêts constituants en accord avec l’Islam.

[…]

Depuis les jours des Imams infaillibles (QLPSAE), il n’y a eu aucune stature similaire en tant que figure religieuse que celle de l’imam Kohmeini. Il est parvenu à une telle stature par son mérite, sa compétence juridique et politique et la haute qualité de ses qualifications requises. Le simple fait d’assumer les rôles de Commandant des fidèles, de Caliphe ou de juriste-théologien ne qualifie pas nécessairement la personne pour cela, car le tuteur de la loi islamique n’est pas celui qui l’exécute comme il pense être le mieux, mais plutôt celui qui possède la connaissance adéquate et le charisme pour ce faire.

La relation du parti [Hezbollah] avec le juriste-théologien

La terre native du juriste-théologien n’a pas de relation avec son leadership. La même chose est vraie en ce qui concerne l’autorité spirituelle et l’amplitude géographique d’une telle autorité. Il peut être iranien ou irakien, libanais ou koweïtien ou de quelqu’autre nationalité que ce soit. Sa nationalité n’est en rien liée à ses qualifications, car il porte le fardeau de l’Islam et travaille pour cette religion qui a de la compassion pour tous les êtres. “Nous t’avons envoyé pour rien d’autre que la compassion envers toutes les créatures” (Sourate 21, al-Anhiya, verset 107). Les limites de l’autorité sont définies par la réponse de ces individus responsables.

En tant que gardiens des musulmans, l’imam Khomeini gouvernait l’état islamique en Iran, il en était le guide, le leader ainsi que le superviseur du système islamique mis en place sur ce territoire, mais il définissait les commandements de politique générale pour tous les musulmans, où qu’ils vivent dans le contexte de la préservation des ressources des états musulmans, de l’animosité envers l’hégémonie, de la protection de l’indépendance contre toute domination et subjugation, du travail vers l’unité spécifiquement dans le domaine des affaires courantes, de la confrontation avec le cancer coercitivement implanté en Palestine et représenté par l’entité sioniste d’Israël, du refus de toute forme d’oppression, de l’attention portée aux plus démunis et réprimés et du renforcement de la pratique de la responsabilité conjointe parmi le peuple. Son successeur l’imam Ali Khamenei assume le même rôle et la même autorité.

[…]

Ainsi, lorsque le Hezbollah bénéficie du soutien de la République Islamique d’Iran (RII), tout comme la république de Liban en bénéficierait, ceci est en harmonie avec la conviction de l’Iran que le chemin du Hezbollah est vertueux, juste dans le djihad et la résistance étant bien compris le droit du Liban de récupérer des terres perdues, ce qui est également un droit du peuple palestinien. Ceci est aussi en harmonie avec la conviction du Hezbollah du chemin vertueux emprunté par la RII dans son approche et sa pratique, dans les changements qu’elle apporte à la carte de la région au travers de son indépendance de toute subordination à l’occident et à l’adoption d’une vision islamique prometteuse. L’engagement de l’Iran envers les commandements du juriste-théologien a facilité l’identification d’un terrain commun avec la vision du Hezbollah en ce qui concerne les objectifs de libération et d’avenir pour la région. Il n’y a absolument aucune connexion entre l’administration interne de l’Iran et l’administration du Hezbollah. Elles sont deux affaires complètement séparées, chacune ayant ses propres caractéristiques, particularités et corps administratifs malgré l’engagement des deux parties envers les commandements et directions du juriste-théologien, qui est la tuteur de toute la nation de l’Islam et dont le pouvoir de commandement n’est pas confiné à quelque cercle interne.

L’engagement du parti envers l’Islam se traduit comme une obligation pour tout ce qui est commandé et interdit par Dieu. Le parti a donc juré de ne jamais dévier des instructions divines. Pour ces raisons, l’engagement envers une instruction doctrinale ou une opinion n’est pas considéré comme étant un point de vue ouvert à négociation ou changement.

Quoi qu’il en soit, lorsqu’un problème tombe dans le cercle des choix permis, une ré-évaluation et un changement d’opinion deviennent des choses possibles fondée sur une preuve, l’intérêt général ou toutes autres considérations valides et importantes. L’occupation [d’un territoire] est donc considérée comme un pêché et ceci représente un verdict juridique qui est irréversible et ce quelque soit les conditions. Néanmoins, le mode de confrontation à adopter entre dans le domaine du choix, qui à son tour est une fonction des circonstances.

A suivre…