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Impérialisme et falsification: Israël, USA et le bidouillage de l’info par la doctrine culte du renseignement de signaux (VT)

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Fantômes du désert la nouvelle armée syrienne des Etats-Unis

 

Gordon Duff

 

19 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/ghosts-of-the-desert-americas-new-syrian-army/

 

“War, what is it go for ? Absolutely nothing…” (chanson connue). A quoi sert la guerre ? a rien si ce n’est de maintenir les riches encore plus riches et le reste d’entre nous apeurés et facilement manipulables…

Un semblable de l’EIIL est entré sur la scène syrienne avec tout le flair et la gloire d’un spectacle hollywoodien ; les Etats-Unis ont décidé de faire avancer une offensive au sol de grande envergure en Syrie. Sécuriser cette nouvelle attaque contre Damas est un des buts réels de la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite et de la signature de contrats de plus de 100 milliards de dollars de Jared Kushner avec les Saoudiens.

Cet équivalent Trump de la “diplomatie des narcotiques” tandis que Kushner ratisse le fric dans les coffres familiaux, a été des plus bénéficiaire à la fois aux financiers saoudiens et aux fournisseurs d’armes américains comme Raytheon (NdT: les missiles Tomahawk entre autre) et Lockheed, le tout en engrangeant des rétro-commissions énormes pour la famille Trump dans ses comptes offshore des îles Caïmans dans les Caraïbes.

La plupart de tout ceci fut mis en place par le général Mattis qui a soudoyé Abadi à Baghdad et espère traîner les forces militaires au sol britanniques, françaises et Allemandes dans ce que les Etats-Unis appellent une “zone de désescalades de conflit”. Une fois que les élections européennes seront hors du chemin et que l’OTAN soit mise en position plus forte, le cas contre Assad va prendre une toute autre tournure, bien plus dramatique.

Nous avons vu se dérouler la fausse attaque chimique, l’Amérique a bloqué une enquête, n’a pas produit ne serait-ce que l’ombre d’une preuve [que le gouvernement syrien ait perpétré cette attaque] tandis que Trump a fait des ronds de jambes devant Poutine promettant que cela ne se reproduirait plus, puis quelques jours plus tard, les Etats-Unis ont totalement fabriqué cette histoire du “Auschwitz” syrien, de camps de la mort imaginaires, d’incinérateurs, de gigantesques charniers et de Sonderkommandos zombies, ce que l’ambassadeur syrien auprès de l’ONU (Bachar Al-Jaafari) a qualifié de piège à gogos hollywoodiens.

Derrière tout cela se tient la main d’Israël, les attaques fabriquées et ce que nous ne voyons pas, ce qui est une part importante, du comment Israël contrôle la Maison Blanche, le Pentagone et ces membres bien particuliers du congrès chargés de la supervision militaire.

Les Etats-Unis dépensent jusqu’à 100 milliards de dollars par an pour le renseignement de signaux. Les 16 agences du renseignement américaines sont totalement dépendantes de ces signaux. Le renseignement satellite américain est inutile sans le soutiende renseignement de signaux et malgré les efforts de réformer durant la période de Michael Flynn et son directorat infructueux de la DIA (renseignement militaire US), les Etats-Unis n’ont pas d’HUMINT ou sources de renseignement humaines où que ce soit dans le monde.

Non seulement eles n’existent pas, mais les Etats-Unis ne forment aucun de leurs services dans le recrutement des agents, dans la gestion d’agents (ou de transfuges) ou, et cela est quelque peu terrifiant, dans la recherche et le traitement de l’information. En fait, à l’heure actuelle, les Etats-Unis considèrent que les posts laissés sur Facebook et sur les blogs sont du renseignement humain. Ils scrutent Twitter, Youtube et Facebook…

Pendant l’administration Bush, la Maison Blanche s’est alouée les sources les plus mal réputées afin de produire des dossiers bidonnés sur l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan, tout falsifier. Les deux avec lesquelles nous sommes les plus familiés sont SITE Intelligence, qui est en fait Rita Katz.

D’après nos sources, elle reçoit ses infos d’un gars basé chez un traiteur de Brooklyn ; l’autre est MEMR.org, qui est en fait le bloggueur conspi Steve Emerson qui opère avec des injections de fric liquide de la Maison Blanche. Emerson est allé à Oman en 2002 et fut contracté par des médias locaux pour produire des fictions à charge contre l’irak et Saddam Hussein.

Ceci fut appelé le Middle East Intelligence Project. Un de ses éditeurs nous contacta et a dit: “Gordon, je suis un bon musulman, mais ce mec nous demande de mentir” ; Duff répondit “combien te paie t’il ?” Farouk dit alors: “30 000 dollars”, ce à quoi Duff répondit “prends le fric, de toute façon ils ont déjà décidé de cette guerre.”

Derrière ceci se cachait des douzaines d’organisations supplémentaires, dirigées depuis la Brooking Institution, l’Heritage Foundation, le Washington Institute et la Jameson Foundation, tout ceci étant des vitrines du renseignement israélien.

Notre vrai problème est le réseau de renseignement sur les signaux et le trafic qui a été créé pour les Etats-Unis. En 2014, nous avons enquêté sur le rôle d’Israël dans l’abattage du vol MH17, la fausse histoire du tir d’un missile russe ayant abattu l’appareil puait l’impossibilité à plein nez, mais des capacités clefs SIGINT (renseignement sur les signaux, NdT: pour Signal Intelligence) ont rendu cet acte terroriste possible et les empreintes digitales de Tel-Aviv était la depuis le tout premier jour.

Avant que cette fausse histoire de missile ne noie la vérité, mais dans la presse russe hautement infiltrée, le monde a su que les contrôleurs aériens ukrainiens à Kiev, avaient follement envoyé le vol MH17 au desus d’une zone de combat avec deux chasseurs à réaction ukrainiens à ses trousses.

Ce ne fut une surprise pour personne lorsque l’avion fut abattu ni du reste de la maniere dont ce fut fait, quoi qu’il en soit, dans les 48 heures qui ont suivi, les médias du monde étaient submergés avec des histoires de “limites” des Su-25 chassant le malheureux vol MH17: “ils ne peuvent pas voler aussi haut”, “Ils ne transportent pas les bons missiles”, “ils n’ont pas de canons”…

Ce fut le membre de la US Army Special Forces Forward Air Controller, Gene “Chip” Tatum, qui éventa l’affaire ; voyez-vous, Israël a fait installer une boîte noire sur les avions ukrainiens. Celle-ci reçoit des signaux radars, les changent et les renvoie maquillés : ainsi, un avion rapide de haute altitude comme le Su-27 peut posséder et émettre la signature d’un autobus de ramassage scolaire de l’air et non seulement la capacité existe, mais fondé sur l’analyse de nouveaux rapports et de mensonges utilisés, mais cela fut imité et les signaux “bidouillés”.

Nous sommes absolument certains que ceci fut effectué, de plus, dans les heures qui suivirent la chute de l’avion, nous avons reçu des rapports d’un groupe de contrôleur du trafic aérien canadien qui nous a dit qu’un vol avait quitté un aéroport en Azerbaïdjan, convergeant sur ce que nous croyons être le site d’interception du Su-27 ukrainien abattant le vol MH17. L’aéroport duquel ce vol est parti nous est connu comme une base secrète pour des bombardiers israéliens F-15E, placée là en 2010 en guise de menace sur l’Iran.

En 2012, deux déserteurs de ce pays ont confirmé cette information à l’Iran, nous savons également que le puissant radar équippant le F-15E, combiné avec la technique aéronautique Raphael permet à cette avion d’être utilisé en tant que plateforme de système AWAC. Le vecteur de vol de cet appareil israélien lorsqu’ajouté à ceux des deux avions ukrainiens “bidouillés” correspond à ce que nous pourrions appeler un “package” pour ce qui est devenu de fait un acte d’assassinat de masse.

Ceci représente un cas d’opération technologique faux-drapeau qui utilise le SIGINT d’Israël. Le 2 mai 2017, une équipe du renseignement israélien, ayant placé des équipements de transmission électronique maquillés en rocher, retournait à la rame vers un sous-marin de classe Dauphin, qui les attendait au large de la côte syrienne.

Deux heures plus tard, le sous-marin israélien gisait au fond de la Méditerranée, sa coque ouverte, son équipage, incluant deux équipes commando israéliennes, soient un total de 84 hommes, tués, victimes d’une torpille russe anti-sous-marin, tirée, selon l’agence syrienne SANA, depuis un patrouilleur côtier.

Le but de cette opération en parallèle avec celle du vol MH17, fut de blâmer la Russie d’avoir abattu un vol commercial, tandis qu’ici, les signaux électroniques israéliens imitaient le trafic radio de l’armée syrienne, lui faisant reconnaître une attaque au gaz sarin contre des civils.

Les Etats-Unis étant totalement dépendant de la réception de ces signaux SIGINT et recevant leur confirmation d’organisations totalement corrompues, n’ayant aucune prérogative de renseignement et étant hautement motivées par des agendas personnels, une décennie et demie d’échecs retentissants du système de renseignement américain devrait donc être des plus facile à comprendre. La toute dernière incarnation du faux renseignement est la troupe théâtrale, parfois des locaux payés pour ce faire, parfois des enfants sont payés pour faire les morts, parfois l’entreprise cinématographique, quand elle peut le faire sans être prise et qu’elle a besoin d’effet dramatique, trouve plus convaincant de tuer en fait les enfants plutôt que de payer pour un sédatif.

Combien de fois avons-nous pris les “casques blancs” syriens, l’Observatoire Syrien pour les droits de l’Homme (OSDH), travaillant avec des équipes de filmage de la chaîne de télévision Al Jazeera et de l’agence britannique Reuters, ainsi qu’avec la télévision turque, aidés par l’EIIL, Al Qaïda et le MIT (service secret turc), mettant en scène des attaques faux-drapeaux.

Il est tout à fait normal pour un ennemi soumis à des raids aériens de placer des choses ou personnes importantes dans des écoles, des églises, des mosquées et des hôpitaux, utilisant les résidents locaux comme boucliers humains, ce qui est fait maintenant, est le résultat de changements sur le champ de bataille.

Ces choses planqués ne valent plus en fait la peine d’être protégées, la guerre en Syrie est perdue, pourquoi protéger un dépot d’armes légères ou un centre de communication lorsque vos mercenaires djihadistes s’enfuient à toutes jambes, jetant leurs armes et rasant leurs barbes, alors que la véritable guerre peut-être gagnée au moyen de sanctions et de frappes répliques américaines. La leçon est simple: faites sauter les écoles vous-même, filmez les enfants morts, mettez un casque blanc, attrapez un cadavre d’enfant, courez en long et en large devant des caméras jusqu’à ce qu’ils aient le bon plan. La BBC le diffusera et la photo sera étalée à l’ONU et son Conseil de Sécurité par l’ambassadeur américain. Avec un peu de pot même, Ivanka Trump va personnellement superviser l’attaque pour vous.

Ceci est le nouveau visage de la guerre en Syrie: mise en scène terroriste, histoire de charniers, exécutions, torture, tout ceci semble bizarrement bien familier, comme des choses qu’on a déjè entendu auparavant, le tristement célèbre “narratif de la victimisation” d’Israël toujours en action…

Pour les Etats-Unis, afin de soutenir la politique de la Maison Blanche de plus en plus dominée, particulierement sous l’administration Trump, par des agences de renseignement étrangères et même le crime organisé, comme avancé par bon nombre, les hautes positions du renseignement vont à des gens qui ont de moins en moins d’expérience, même un soi-disant haïsseur d’Israël comme Obama a fait ces boulettes, bien qu’Obama ait bougé Chuck Hagel à la défense et Martin Dempsey à l’état-major, nettoyant ainsi le Pentagone, bien que temporarirement et oblitérant le culte de mort de l’armaguédon qui avait pris le contrôle du commandement nucléaire des Etats-Unis, non, non, on ne plaisante pas une seule seconde avec tout çà…

S’ajoutant à ce problème fut l’action entreprise contre les académies militaires du pays comme West Point (NdT: l’équivalent de St Cyr), Annapolis et l’école d’officiers de l’armée de l’air, action qui fut entreprise à la fin des années 80 sous Bush Senior. Les membres des cultes chrétiens pentecôtiste et dominioniste prirent alors le contrôle total de ces usines à jeunes officiers tandis que de nouvellement sélectionnés candidats officiers étaient passés au travers d’un processus de sélection demandant une “flexibilité morale”, une intelligence limitée et un cocktail en guise de personnalité: ils voulaient des George Custer et non pas des George Patton.

Ceux qui passèrent au travers des mailles du filet, la génération future des Omar Bradley, furent harcelés et trompés. A un moment donné, en 2009, 159 cadets de l’école d’officiers de l’armée de l’air ont contacté Veterans Today (VT) et l’ American Religious Freedom Foundation, ils se plaignaient d’une véritable “inquisition” religieuse. Alors que les académies militaires étaient de plus en plus dominée par la théologie extrémiste évangéliste, leurs programmes éducatifs se plantèrent, mais ils eurent une grande croissance dans un autre domaine: les abus sexuels officiellement rapportés augmentèrent de plus de 60%, mais l’histoire derrière tout ceci indique plus une augmentation de 300% si ce n’était pour l’intimidation masquée qui s’en suivi.

Ceci nous donna l’armée dont l’ex-adjoint ministre de la défense Paul Wolfowitz, co-architecte de l’offensive du renseignement israélien contre les Etats-Unis, leur “taupe”, avait besoin pour sa “guerre globale contre le terrorisme”. C’était une armée américaine qui travaillait de manière inter-opérationnelle avec des mercenaires, des terroristes et des voyous ; une armée qui ne ferait pas qu’ouvertement protéger les structures de production du plus grand trafic de narcotique au monde, mais encore de construire elle-même cette capacité (NdT: depuis l’Afghanistan)

Les bases militaires américaines dans le monde sont devenues des centres de prière obligatoire, des bibles y étaient portées plus souvent que des flingues et où une certaine forme d’aveuglement se développa aussi. Les plaintes pour viols et tentatives de viols perpétrés sur des militaires hommes ou femmes augmentèrent de 300%, avec ce qui ne fut pas rapporté, on atteint peut-être les 1000%. Les bases américaines autour du monde devinrent des lieux de transit pour le tristement célèbre programme de “rendition” de la CIA (NdT: programme d’enlèvement et de transfert de “suspects de terrorisme” dans des bases et pays “alliés”, dont la Syrie fit partie à un moment donné… pour séquestrer et torturer de soi-disants suspects de “terrorisme”, souvent des innocents enlevés et vendus contre récompenses aux Américains…), qui vit des dizaines de milliers de personnes, le plus souvent innocentes ou enlevées “par erreur” simplement parce que leur nom était Mohammed.

Avec un budget accumulé de 5000 milliards de dollars pour sa guerre contre le terrorisme, l’Amérique fut virée d’irak et un gouvernement pro-iranien y fut élu tandis qu’en Afghanistan, le flot incessant de la drogue continuait de plus belle, alors que le gouvernement de Kaboul ne gouverne qu’à… Kaboul et encore, seulement durant les heures diurnes.

Les échecs sont bien évidemment des échecs politiques, le couteau militaire émoussé emmené par les esprits émoussés des académies militaires, suivant une politique du “marécage de Washington” pour utiliser le terme même employé par Trump, mais il y a deux choses derrière tout ce puissant phénomène: ouvertement, beaucoup blâment la pressetituée des “fausses nouvelles” et il y a une bonne raison à cela, comme nous l’avons dit auparavant, le FBI et la CIA sont notoirement accrocs aux logiciels qui scannent les blogs conspi et les messages Facebook comme sources de renseignement. Le réel désastre que tout cela représente ne peut pas être surestimé, mais derrière tout ça se tient cette nébuleuse du sommet de la pyramide du renseignement que seuls une poignée d’élus peuvent voir, les joyaux plaqués or qui arrivent maintenant sur le bureau de Donald Trump et peut-être même de Vladimir Poutine. Nous suggérons ici que si ces inepties arrivent de fait sur le bureau de Poutine, elles se retrouvent souvent très rapidement au panier.

De quoi parlons-nous au juste ? Il y a une beauté simple et naturelle dans ce renseignement sur les signaux (SIGINT), çà n’est pratiquement presque jamais réel, pas depuis le fameux télégramme de Zimmermann en 1917, une révélation pour vous et non ce n’est pas une plaisanterie: Les Israéliens sont connus pour prendre un simple téléphone portable et de passer ce coup de fil: “salut, c’est nous les terroristes, on est en train de fabriquer nos vestes suicides et on se demandait comment allait toute la famille ?…” Puis, ils prennent leur téléphone à 30 US$, le balance au dessus d’un mur et attendent qu’un drone américain passe et fasse sauter le caisson d’un pauvre gars et de toute sa famille.

Un scenario typique dans de tels cas implique des victimes n’ayant souvent pas payé une commission dans une affaire de diamant et non, on ne plaisante pas, pas une seule seconde. Est-ce que le directeur de la CIA Pompeo le sait ? Franchement ? Il ne sait rien, c’est du reste pour cela qu’il est à ce poste de directeur de la CIA. Et le général Mattis, le sait-il ? On ne peut pas dire, mais ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est maintenant et a toujours été ignorant de simples affaires de juste ou faux, légal ou illégal et même de bien et de mal.

Nous avons appris cette leçon au Vietnam, quelle leçon ? Vous n’avez pas besoin de combattre un ennemi pour gagner une guerre. En 1968, Richard Nixon annonça qu’il allait retirer les troupes américaines du Vietnam s’il était élu président et remettre cette guerre entre les mains de ce que nous savons maintenant avoir été non-existante: l’armée sud-vietnamienne. Laissez moi expliquer. Ceci va faire mal et ce qui devrait faire le plus mal à ce sujet est que cette simple vérité n’a jamais été entendue auparavant et pourtant c’est tellement incroyablement évident.

Voyez-vous, le Vietcong (VC) et l’armée nord-vietnamienne (ANV) passèrent 70% de leur capacité militaire à essayer de tenir et de contrôler le sud-Vietnam, ils combattaient une guerre politique, essentiellement une guerre défensive (NdT: ils étaient envahis par des puissances étrangères, d’abord l’empire colonial français puis à partir de 1955 par sa relève yankee…ne l’oublions jamais…), tenant presque toute la terre et la plupart de la population tandis que les Etats-Unis combattaient une guerre offensive et de mobilité. Nixon a changé tout cela.

Avec l’annonce du retrait américain, la VC et l’ANV n’avaient plus à retenir, ils devaient se contenter de pousser les Américains vers la porte de sortie, ce qui libéra 70% de leurs forces. Comme ils n’avaient plus à tenir des territoires et saisir des régions, voici ce que Nixon et Kissinger firent dans la réalité: la guerre du Vietnam passa d’une guerre civile à une guerre où 540 000 Américains soudainement, se retrouvaient avec une cible peinte dans leur dos. Il suffit de voir que la vaste majorité des pertes américaines furent infligées à partir de 1969-70, pas dans les années préalables. Le seul but du VC et de l’ANV fut de tuer le plus d’Américains possible, aucune force américaine ne devait être vaincue dans une bataille, aucune zone n’avait plus besin d’être protégée, c’était juste devenu un massacre.

C’est ce qui facilita la prise de contrôle des académies militaires, une armée qui ne pouvait plus se débarrasser de ses vétérans et anciens combattants assez rapidement, une armée profondément engoncée dans la corruption et une guerre combattue exclusivement par de petites unités de terrains, commandées (efficacement) par des sous-officiers d’expérience. Il y eut des leçons à tirer de la guerre du Vietnam: ce fut la glas du corps des officiers de l’armée américaine. La guerre du Vietnam fut le type de combat de jungle que virent les Marines durant la seconde guerre mondiale, tandis que parfois à quelques kilomètres des affrontements, les officiers supérieurs se doraient la pilule sur les chaises longues des piscines et glandouillaient dans les boîtes de nuit dans le même temps où les unités de combat, sur le terrain, commandées par des sous-officiers et parfois même des caporaux se fritaient au corps-à-corps ; voilà la véritable honte de la guerre du Vietnam sur le plan militaire, la véritable histoire du Vietnam et des racines du niveau de corruption qui règne dans l’armée américaine.

C’est l’armée américaine qui a perdu toute capacité op´rationnelle ; une armée qui a totalement mué de ses combattants expérimentés à la fin de la guerre, incluant de rares officiers de talent comme le colonel David Hackworth, co-fondateur de VT, viré de l’armée pour dire exactement ce que vous venez de lire.

En 1991, les Etats-Unis envoie leur dernier commandement de combat opérationnel, la 3ème armée, au Moyen-Orient: Jim Hanke de VT en était un des officiers responsables des opérations. Depuis cette époque, blâmez Clinton, blâmez quiconque, il n’y a plus eu de capacité de combat au sein de l’armée américaine. A l’époque de la guerre du Vietnam, servir dans la Garde Nationale ou les forces de réserve rendait quasiment impossible de servir en zones de combat, vous évitiez la conscription en servant dans la réserve (NdT: comme ce neuneu de Deubeuliou Bush et les fils de tous les politiciens yankees en âge d’être appelés pour se faire liquider dans la jungle vietnamienne…)

La “guerre contre la terreur” a changé tout cela. Les analogies entre les attentats du 11 septembre et l’attaque de Pearl Harbour, qui furent émises presque immédiatement après, commencèrent à attirer les suspicions sur les perpétrateurs de cet évènement. L’Amérique partit en guerre (NdT: en 2001) en utilisant sa Garde Nationale et ses réservistes, des soldats du dimanche, comme Rumsfeld (NdT: ministre de la défense de Bush Jr.) l’avait si bien fait remarquer: “parce qu’ils coûtent moins cher !

L’armée professionnelle qui ne touchait au Vienam que 60 US$ par mois, payait maintenant un caporal en Irak 6000 US$ par mois, pas 10 fois plus, mais 100 fois !!

Pour chaque civil surpayé, dont les coûts quotidiens de nourriture et de lessive, sous-traités par la firme Halliburton (NdT: dont le vice-président Dick Cheney était un ancien directeur et toujours actionnaire…) et autres groupes initiés, en tant que coût quotidien pouvant aller jusqu’a 3000 US$, avec l’eau potable facturée 300US$ le gallon (4 litres soit 75US$ le litre !), il y avait deux contractants privés (NdT: mercenaires de BlackWater ou DynCorp) payés deux fois plus, voire bien plus.

Personne dans l’armée américaine ne creuse plus les latrines ou épluche les patates, ce qui était auparavant fait par deux bidasses au Vietnam à 60US$ par mois est maintenant sous-contracté à une entreprise privée qui fait le même boulot pour 6000 US$ et deux Ethiopiens, pieds nus, font le sale boulot et sont payé 6 US$ par mois. Avec ce genre de mathématique à l’œuvre il est parfaitement compréhensible que ce n’est pas demain la veille que les guerres s’arrêteront.

Au Vietnam, les officiers évitaient le combat, se bidouillaient entre eux des citations pour des médailles et volaient tout ce qui n’était pas attaché. Mais au vu des standards d’aujourd’hui, tout cela n’est que petite bière. Quel type d’officier est capable de garder un convoi de pâte d’opium en route vers le labo de raffinement en héroïne dans la province de Helmand ? Qui était le général de l’armée de l’’air de la base de Bagram en Afghanistan quand le Dr Aafiasaddiqui fut violé et tabassé par des agents du FBI, du DHS et des Navy SEALs ? Quelqu’un peut-il oublier Abou Graïb ? Les structures américaines en Libye étaient 50 fois plus grandes, celle de Pologne 100 fois, tout cela sous la supervision d’un corps d’officiers américain bâti sur le désastre du vietnam, instillés de l’amour de jésus et encore plus d’enculerie.

Ceci est le type d’environnement qui permet une guerre corrompue, fabriquée et nous y retournons maintenant, par SIGINT, par des signaux de renseignement bidons israéliens qu’ils nous ont offerts. La plus grande ligne du budget militaire israélien est celle du renseignement électronique, bien au-delà de ses programmes nucléaires et bien plus secret que tout ce que Trump pourrait bien donner à Poutine.

Nous avons récemment abordé le rôle de Movements.org et du Jigsaw de Google ; cela ne prend pas longtemps pour discerner que presque tous ceux qui sont impliqués sont dirrectement liés avec le renseignement israélien et les projets israéliens de faux renseignement et de bidouillage. Ce que nous entrevoyons ici est une solution de bout en bout: On commence une guerre fondée sur des messages radios bidons “interceptés”, renforcés par des vidéos mises en scène d’atrocité de terrain et soutenues par des médias sous contrôle. Cette guerre est financée par un congrès corrompu et sous contrôle et combattue par un corps d’officiers dévoués à la “prophécie de la fin des remps” et qui nous amène l’armaggedon biblique.

Creusant ceci un peu plus, nous avons des centaines de sites internet de blogueurs robot dégueulant leur flot de conspirations, suffisamment pour y noyer tous efforts de reportage d’enquête dans une mer de désinformation, ligne après ligne de trolls créant un faux narratif sur les réseaux sociaux et les sections commentaires de blogs et de forums. Facebook et Wkipedia empoisonnant tout dialogue à une échelle globale, les mauvaises mannières sur une échelle industrielle.

Derrière tout cela nous trouvons de faux SIGINT, et un flot incessant de bidonnage et on veut dire de fausses interceptions puériles créant un monde artificiel de falsification. Washington surfe sur ce bidonnage du renseignement, il y a des cartes sur les murs du Pentagone où figurent des bases ennemies qui n’ont JAMAIS existé ; à cause des bénéfices générés par le SIGINT, le contrôle de la politique étrangère des Etats-Unis et du budget militaire se chiffrant en milliers de milliards de dollars, est entièrement sujet à de fausses interceptions fabriquées de toute pièce par Israël et son appareil de mensonge électronique avancé à 5000 milliards de dollars par an et dont une bonne partie, pour ajouter l’injure à la douleur, est payée par les contribuables américains.

Ce serait bien si nous pouvions nous arrêter ici, mais on ne le peut tout simplement pas ; aux côtés de tout ce que nous venons de vous décrire se trouvent de fausses cellules terroristes, de faux assassins, de faux massacres de masse et dans certains cas, de fausses victimes également. Quand nous avons vu un policier français abattu à bout portant sur un trottoir de Paris avec … des munitions à blanc ou lorsque, encore et encore, les mêmes blessés et morts sont vus et revus, incident après incident, on progresse de la suspicion à la révélation et de celle-ci à la nausée.

Ainsi, alors que nous regardons l’EIIL perdre la guerre en Syrie, nous commençons à nous demander, pourquoi y a t’il eu une guerre et on se rappelle du gallon d’eau potable à 300US$ facturé par Halliburton Corp. Eau qui provenait directement et sans altération de la rivière Euphrate. Nous observons les djihadistes de l’EIIL et sa réception sans fin de missiles Raytheon TOW et peut-être regarde t’on vers l’Afrique et Boko Haram et ses membres de tribus sahariennes pieds nus, conversant la journée durant au moyen de téléphone satellite à 2000 US$ du bout, quelqu’un à l’autre bout du fil acceptant une communication à 35 US$ la minute.

C’est toujours la question à laquelle personne ne répond et à ne jamais demander par un corps d’officiers corrompu ou un faux congrès ou un faux président qui a fait remarquer de manière répétitive, que nous avons aussi à faire avec une fausse OTAN. SIGINT est faux, HUMINT (renseignement de source humaine) est glâné depuis l’internet et est bidon, les vidéos vues dans les JT sont bidons, pratiquement aussi faux qu’Ivanka Trump…

Il est devenu évident ce que nous avons créé, en 1935, le général Smedley Butler nous avait déjà averti que la guerre était un racket, une extorsion ; même Paul Wolfowitz pensa qu’il envoyait des troupes pour saisir le pétrole, cela lui a pris deux ans pour cmprendre que c’était bien plus facile de mettre un flingue sur la tempe du peuple américain, de construire un état policier aux Etats-Unis et de reproduire le monde de George Orwelll dans son roman “1984”.

Le scenario de la guerre perpétuelle mis en place dans le roman 1984 est maintenant une réalité, Orwell essayait vraiment de nous mettre en garde des choses à venir, vraiment bien dommage que personne en positon d’exercer le pouvoir ne lui ait prêté une quelconque attention.

Chimère génétique et Nouvel Ordre Mondial… L’armée de trolls de Monsanto déferle sur la toile

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Monsanto emploierait une armée de trolls sur la toile pour faire taire la dissidence à son encontre

 

James Corbett

 

15 mai 2017

 

url de l’article original avec vidéo:

https://www.corbettreport.com/monsanto-employing-troll-army-to-silence-online-dissent/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=dK__WF96F8I

 

De nouveaux documents apparus devant la justice montreraient que la firme Monsanto enploie une armée de trolls sur internet afin de littéralement “ne rien laisser passer”, aucun article, aucun commentaire, aucun post sur les réseaux sociaux contre Monsdanto ne doit rester sans réponse pour ces proxies tiers. Apprenez-en plus au sujet d’une affaire judiciaire en cours de laquelle ont émergé ces documents, l’historique et le contexte de ces accusations et ce que cela veut dire dans la pratique. Ceci constitue notre pensée du jour.

Notes sur les sources utilisées dans cette vidéo:

Monsanto Accused of Hiring Army of Trolls to Silence Online Dissent – Court Papers

Monsanto accusé de payer une armée de trolls pour réduire au silence la dissidence sur la toile

Plaintiff Motion in court case – April 24, 2017

Cas d’un défendant dans une affaire judicaire, 24 avril 2017

Internal Monsanto emails related to case

Affaire des courriels internes de Monsanto

Monsatan On Trial For Roundup Cancer

Monsatan devant la justice pour les cancers provoqués par son RoundUp

Project Censored award for Corbett Report on Monsanto

Récompense pour le rapport du Corbett Report sur Monsanto par l’association du Project Censured

Genetic Fallacy: How Monsanto Silences Scientific Dissent

La fallacie génétique ou comment Monsanto fait taire la critique scientifique

How To Make A Lobbyist Squirm

Comment faire danser un lobbyiste

Capitalisme et capitalisme d’état ou le jeu de dupe USA-URSS (Antony Sutton)

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Témoignage du professeur Antony Sutton devant la commission républicaine sur l’achat de technologie américaine par l’URSS à Miami

Août 1972

« Le meilleur ennemi qu’on puisse acheter » (version PDF réalisée par Jo de JBL 1960)

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Publié sur Résistance 71 en février 2012

Sutton_Le_meilleur_ennemi_quon_puisse_acheter

Antony Sutton: Nos traductions de « Wall Street et la révolution bolchévique » et « WS et la montée d’Hitler » en version PDF

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Résistance 71

21 avril 2017

Larges extraits traduits par nos soins, mise en page de Jo de JBL1960, voici les deux versions PDF de deux des ouvrages de la trilogie de l’historien Antony Sutton au milieu des années 1970 sur l’implication de Wall Street dans la révolution russe de 1917 et le soutien à Hitler et au parti nazi des années 1920 jusqu’à 1944.

Un peu de lecture pour les abstentionnistes politiques des dimanche 23 avril et du 7 mai parce que comprendre l’histoire, celle qui s’écrit hors de la propagande officielle, c’est comprendre mieux aujourd’hui et ainsi anticiper demain…

 

Sutton_Wall-Street_et_la_Révolution_Bolchévique

Sutton_Wall_Street_et_la_montée_d’Hitler

Pour en finir avec l’escroquerie malthusienne de la « surpopulation »…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 6 avril 2017 by Résistance 71

“Il n’y a pas le moindre doute que l’hésitation de bien des biologistes pour reconnaître la sociabilité et l’entraide comme caractéristiques fondamentales de la vie animale est dûe à la contradiction qu’ils perçoivent entre une telle reconnaissance et la dure lutte pour la survie malthusienne qu’ils considèrent être au plus profond de la théorie de l’évolution darwinienne. Même lorsqu’ils sont remémorés par Darwin lui-même dans son second ouvrage “La descendance de l’Homme”, qu’il reconnaissait la valeur dominante de la sociabilité et des sentiments “positifs” pour la préservation de l’espèce, ils ne peuvent pas réconcilier cette assertion avec la partie que Darwin et Wallace ont assigné à la lutte individuelle malthusienne pour le gain d’avantages individuels dans leur théorie de la sélection naturelle. […]”

~ Pierre Kropotkine ~

 

A lire aussi: “Le CO2 est le démon par ce que Malthus et Ehrlich ont eu tort sur la surpopulation” (https://resistance71.wordpress.com/2015/05/03/lescroquerie-du-rechauffement-climatique-anthropique-avatar-de-lescroquerie-malthusienne-de-la-surpopulation/ )

 

Et parce que l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique se dégonfle comme la baudruche qu’elle est, le retour au (neo)malthusianisme et le bidonnage de la “surpopulation” est de rigueur…  Nous n’avons pas un problème de surpopulation, nous avons un problème de gestion, énorme différence (Résistance 71)

 

La bombe démographique est un pétard mouillé

 

Rodolphe de Koninck et Sébastien Roux

Du département de géographie de l’université de Montréal

 

5 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/495376/la-bombe-demographique-est-un-petard-mouille

 

Dans la lettre intitulée « La bombe à retardement de la surpopulation », parue dans Le Devoir du lundi 20 mars, M. Jean-Pierre Sauvé soutient qu’à la source de la détérioration de la biosphère se trouve la surpopulation. Cette vision encore très répandue apparaît inadéquate et requiert quelques ajustements.

N’en déplaise aux tenants du néomalthusianisme, la croissance démographique n’est pas en soi une cause de la surexploitation des ressources naturelles et de la détérioration des écosystèmes. Les démographes s’accordent pour dire que l’ascension démographique des cent dernières années tire à sa fin. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards en 2050 avant de se stabiliser progressivement durant la deuxième moitié du XXIe siècle. Malthus avait tort : la croissance démographique n’est pas infinie et la population mondiale ne doublera plus jamais.

Il n’est pas étonnant que le spectre de la surpopulation resurgisse dans un contexte d’augmentation des inégalités économiques et de déstabilisation écologique, même si nous savons depuis longtemps que la faim et la pauvreté sont en réalité des problèmes liés à la distribution inégale de la richesse et des ressources. D’ailleurs, les populations les plus démunies n’ont en général qu’une empreinte écologique modeste et en tout cas largement inférieure à celle des populations riches. Si les 7,5 milliards d’humains qui vivent sur terre aujourd’hui étaient des prédateurs aussi boulimiques que le sont la majorité des quelque 360 millions de Nord-Américains, l’humanité serait déjà définitivement condamnée à connaître le sort des dinosaures.

L’occupation du territoire

Le véritable problème, c’est la façon dont les humains occupent la planète, quel que soit leur nombre. L’habitent-ils de façon harmonieuse, raisonnable et responsable, ou plutôt d’une manière abusive, prédatrice et destructrice ? La réponse est que l’humanité, en particulier dans les pays riches, habite la planète de façon de plus en plus prédatrice. Cela est vrai notamment dans l’agriculture mondialisée, l’une des grandes responsables de la détérioration de la biosphère et des bouleversements climatiques, de même que de la destruction de la petite agriculture familiale appauvrissant les campagnes et contribuant à l’exode vers les villes.

L’agriculture industrielle, aujourd’hui largement entre les mains des multinationales de l’agroalimentaire, produit trop et mal, notamment en externalisant et en socialisant les coûts et les risques écologiques. Le bluff qui consiste à affirmer que l’on doit mettre en culture une part croissante de la planète, notamment en la déboisant davantage, n’est que cela, un bluff, par ailleurs fort coûteux. Le problème n’est pas le manque de nourriture, mais la distribution inégale tant de sa production que de sa consommation.

L’agriculture mondialisée, source de gigantesques profits, produit déjà assez de nourriture pour nourrir plus de dix milliards de personnes. Pour de multiples raisons et de multiples façons, nous gaspillons au moins le tiers de la production alimentaire mondiale, une production elle-même fort mal répartie sur le plan géographique, si mal qu’on en arrive à créer de véritables déserts alimentaires.

Le culte de l’automobile

On pourrait multiplier les exemples des faussetés sur lesquelles repose la propagande en faveur de la croissance de la production des biens de consommation, l’une des plus perverses concernant ce que les Français appellent « la petite reine ». Il y a déjà beaucoup trop de voitures sur la planète. Dans un nombre croissant de villes, y compris au Québec, nous sommes sur le point d’accorder le statut de citoyen à nos voitures et, pourquoi pas, des passeports et le droit de vote à celles qui, bientôt, se conduiront toutes seules ! Nous donnons littéralement les clés de la cité à nos « chars », à qui nous consacrons de plus en plus d’espaces et de ressources, en particulier collectives.

Tout cela relève de l’aliénation, de la crainte de contester les mensonges, tel celui selon lequel c’est la demande qui conditionne l’offre, alors qu’il faut être aveugle pour ne pas voir que c’est l’offre, par ailleurs excessive, qui pousse à la consommation et au gaspillage, lequel est devenu structurel. Le parc automobile mondial, qui dépasse actuellement 1,2 milliard de véhicules, connaît une croissance annuelle huit fois plus rapide que la population (9 % contre 1,1 %). La surpopulation n’est pas celle que l’on pense.

Renverser le paradigme

Tout comme M. Sauvé, nous nous inquiétons des limites écologiques du modèle de croissance infinie actuel, du déclin de la biodiversité et des effets de la surconsommation. Par contre, nous soutenons que la surpopulation est un problème relatif plutôt qu’absolu, et qu’il est par conséquent le résultat de choix politiques, sociaux et économiques qui peuvent être changés. La prétendue surpopulation est le produit d’un système économique où la recherche sans fin du profit est diamétralement opposée aux rythmes écologiques.

Que faire ? Redresser la tête, s’informer et s’éduquer sur les modèles parallèles qui se multiplient aux quatre coins du monde, comme le démontre le film Demain. Il faut contester les modèles sociaux qui reposent sur l’aliénation, la surconsommation et la prédation réalisée sous couvert d’austérité et de déréglementation, toutes choses menant à l’accélération de la privatisation et à la destruction de la biosphère. Bref, inventer chacun à notre façon ainsi que collectivement un monde qui renverse celui qui, pour le moment, ne sert qu’une minorité tout en desservant une majorité.

La population mondiale ne menace en rien la Terre qu’elle peut encore habiter, à condition de le faire avec sagesse et mesure, en refusant et en remplaçant les modèles proposés par l’ultralibéralisme économique, actuellement et presque partout en plein délire !

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Quand on reparle de la puce RFID et que des employés suédois se font « pucer » volontairement…

Posted in actualité, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , on 4 avril 2017 by Résistance 71

Implants électroniques sur des employés volontaires en Suède

Pas à pas la réalité cybernétique du contrôle des masses par implant électronique s’implante au sus de tous. Le plus effarant est que la technologie trouve des volontaires pour expérimenter le nouvel esclavage électronique tant voulu par l’oligarchie transnationale…

 

Résistance 71

 

4 avril 2017

 

Source: https://www.yahoo.com/tech/cyborgs-employees-getting-implanted-microchips-125759240.html

 

Depuis janvier 2015, l’entreprise Epicenter de Stockholm en Suède, un centre d’activité qui héberge plus de 100 entreprises et où naviguent quotidiennement plus de 2000 employés, implante des salariés volontaires avec une puce électronique RFID utilisant la technologie Near Field Communication (NFC), similaire à celle employée pour les cartes de crédits et les paiements mobiles. Cette puce permet aux employés d’accéder aux portes électroniques, d’utiliser la machinerie comme les imprimantes et d’acheter des denrées dans le centre.

Alors bien entendu cette technologie n’est pas nouvelle, on en parle depuis longtemps, mais de constater que des gens depuis deux ans maintenant, acceptent de se faire implanter cette saloperie dans le main, est une chose qui malgré tout dépasse l’entendement.

Nous sommes entrés dans la phase terminale de la fermeture de la grille de contrôle oligarchique planétaire, grille, qui comme l’avait annoncé l’écrivain Aldous Huxley, frère de l’eugéniste britannique et fondateur de l’UNESCO Julian Huxley, s’effectue avec le consentement de la masse insouciante, petit à petit, on infuse le concept “d’utilité” et “d’inéluctabilité” de la chose sous couvert de la science et du “progrès”.

Nous vous conseillons de regarder la vidéo qui accompagne l’article source qui nous a servi pour rédiger ce billet. Les ordures d’en haut continuent de pousser leur agenda du “devenez un cyborg demain, c’est très mode…”

Que la Suède serve de laboratoire pour ce genre d’expérience d’ingénierie sociale n’a rien de réelleemnt surprenant dans la mesure où la société suédoise est déjà sérieusement avancée dans le domaine du fichage informatique. En Suède, les informations personnelles informatisées sont accessibles à tout employeur potentiel d’un simple clic.

Une chose est certaine, si l’affaire passe pour anodine aujourd’hui, qu’en sera t’il lorsque les données personnelles de santé, bancaires, de sécurité personnelle, seront stockées sur ces puces et accessibles à toute “autorité” le plus souvent auto-proclamée ? Les oligarques parlent aujourd’hui de supprimer l’argent physique de n’en garder que l’empreinte virtuelle ; ceci fait assurément partie du système de la grille de contrôle: pourquoi trimbaler toutes ces cartes alors que tout peut-être contenu dans votre puce électronique ?

Allons, allons… ne voyez vous pas l’utilité du procédé ? Allez, mettez votre main sur la table (voir la vidéo)… Non ? Hum… Vous êtes sérieusement anti-social… Vous êtes psychologiquement déséquilibré de refuser de vous faire implanter alors que tous vos collègues le font sans rechigner, pour leur bien et celui de l’entreprise… Nous vous prescrivons une visite chez le psychiâtre… Comment çà “Non !”…

Sécurité ?.. Nous avons une classe C233Z au 4ème C…

(plus personne n’entendit plus jamais parle de Mr Tuttle.. ou était-ce Mr Tutle ?…)

Politique de l’histoire: La France amnésique au passé réglementé ou comment retrouver l’histoire de France ~ 3ème partie ~

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 17 mars 2017 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog
, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

“Que les historiens ‘hautement acclamés’ respectent les lois d’airain qui conditionnent la ‘liberté de leur atelier’: qu’ils dialoguent moins avec les prélats, les ministres, les ‘hommes d’affaires’ qu’avec les archives, accessibles à tous, dans le ‘silence’ et vérifiables par tous, et leurs stylos ou leurs ordinateurs ; que, libérés de la tutelle de l’argent ‘extérieur’ des missions privées ou publiques, ils réclament des financements universitaires pour générer des recherches dont ils auront l’initiative, la maîtrisxe et les instruments archivistes. Dégagés du soupçon de complaisance ou de dépendance à l’égard des puissants, ils n’en seront que meilleurs experts de la ‘société’ dite “civile’. Quant aux jeunes chercheurs, il est urgent que, soustraits à la norme des desiderata des bailleurs de fonds et ainsi mis en mesure de tenir la tête droite, ils puissent aider l’histoire contemporaine française à retrouver la voie de l’indépendance.”

~ Annie Lacroix-Riz, professeure émérite d’histoire contemporaine, Université de Paris VII, “L’histoire contemporaine sous influence”, 2004 ~

  

La France pays au passé amnésique et réglementé

 

Présentation, extraits et analyse du livre de Jean-Paul Demoule*:

“On a retrouvé l’histoire de France”, Robert Laffont, 2012 et Folio “Histoire”, 2013

 

par Résistance 71

 

Février 2017

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

 

Mis en page par Jo de JBL1960, le PDF:

On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

 

(*) Archéologue, professeur emeritus d’archéologie à l’université de Paris I-Sorbonne. Ancien président de l’Institut Nationale de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) de sa création en 2002 à 2008.

Les textes historiques et l’archéologie moderne confirment ce que nous disait déjà Pierre Kropotkine à la fin du XIXème siècle, à savoir que le Moyen-Age fut également une “révolution politique” sous la forme de l’émancipation de certains gros bourgs (villes) s’émancipant de la domination des seigneurs et de l’autorité royale, elle-même restreinte à quelques fiefs autours des terres du roi et à quelques alliances au poids plus qu’aléatoire, c’est ainsi que poursuit Demoule:

l’apparition d’une bourgeoisie tirant sa richesse du contrôle de l’artisanat et des échanges va changer la donne. Les bourgeois (leur nom signifie simplement à l’origine “habitants du bourg” ou d’une ville) souhaitent s’émanciper de l’égide des seigneurs locaux, laïques ou ecclésiastiques, qui ont pris de plus en plus d’importance avec l’affaiblissement progressif du pouvoir royal à partir du démantèlement de l’empire de Charlemagne. Artisans et commerçants exigent de participer au pouvoir politique, obtiennent par écrit des libertés et font de leurs villes des communes.” Ce que Kropotkine appela les “communes médiévales du XIème au XIVème siècle”, c’est à dire des fédérations de communes comme celles unies dans la fameuse ligue hanséatique et d’autres qui ont fait la gloire des grandes cités médiévales comme Laon, Reims, Bruges, Francfort, Gênes, Lvov et Novgorod.

Ainsi, ces nouveaux bourgeois ont leur conseil municipal, leur garde civique, leurs lois, à la différence des campagnes environnantes ; ils se jurent aussi mutuellement aide et protection. […] Curieusement, une rupture aussi fondamentale et qui détermine tout le destin futur de nos sociétés, est fort peu mis en relief dans l’histoire officielle de France et de l’Europe.

[…] C’est donc une autre vision du Moyen- Age qu’il faut maintenant avoir, débarrassée de ses mythes, positifs (Clovis) ou négatifs (“on n’est plus au Moyen-Age !”) et de ses amnésies (les Francs germaniques, les communautés juives). Non plus une “longue nuit barbare” entre la brillante Antiquité et la plus brillante encore Renaissance, mais une période d’un millénaire marquée aussi bien par une révolution industrielle et technique que par une évolution des mentalités. Le christianisme s’y met certes en place, mais de manière lente et variée. Elle voit aussi avec l’autonomie progressive des villes communales les premières revendications de libertés politiques depuis la fin des démocraties grecques et de la République romaine, autonomie inscrite dans le sol de ces villes et dans leur dynamisme économique. L’archéologie a joué un rôle fondamental pour ces révisions historiques. Si les textes se font de plus en plus abondants à partir de la Renaissance, l’étude de la culture matérielle à travers l’archéologie reste essentielle et ce jusqu’à nos jours.

La seconde partie du livre de Jean-Paul Demoule est consacrée aux leçons enseignées par l’archéologie et il insiste sur une des fonctions essentielles de l’archéologie: la dénonciation des faussaires du passé et ceux-ci sont légions. Ainsi du “saint suaire” de Turin expertisé comme remontant au XIVème siècle en passant par les facéties affabulatoires de l’archéologue japonais Fujimura et le faux total de la “première preuve archéologique de l’existence du christ” en 2002 avec l’arrestation du faussaire israélien Oded Golan, Demoule nous dit que:

“… L’archéologie biblique où se combinent intérêt financier et intérêt idéologique, est sans aucun doute celle qui concentre le plus grand nombre de faux, on peut encore citer la tablette gravée sur pierre dite de “Joachaz”, qui évoque la réparation du grand temple de Salomon, conformément à un passage de la bible.

De fait, l’histoire officielle de la France, celle que nos élites politiques et intellectuelles veulent mettre en avant a dû s’accommoder de trois grandes défaites successives:

La première est celle des Gaulois face aux Romains. Nos ‘ancêtres les Gaulois’ sont avant tout des vaincus, qui plus est, décrits par leur vainqueur comme des barbares. […] Vercingétorix a été hissé au rang de figure christique, avec ses cheveux blonds mi-longs, à l’instar des représentations modernes de Jésus… Enfin l’idée que les Gaulois ont été ‘civilisés’ par les Romains est finalement une ultime consolation. A quelque chose malheur est bon.

A ce titre, il est effarant de constater que ce qu’on nous répète à longueur de bouquin d’histoire scolaire insipide au sujet de “nos ancêtres les Gaulois”, ne couvre en fait que la toute fin d’une civilisation qui a essaimé en Europe du Danube à l’Irlande pendant plus de 800 ans !.. Le problème de l’establishment est le suivant: reconnaître la splendeur de la civilisation celtique, gauloise, ne peut aller de pair qu’avec la reconnaissance du fait que la société a pu fonctionner pendant tous ces siècles sous une alternance d’égalitarisme et d’aristocratie, jamais chapeautée par une quelconque forme d’État ou de centralisation. Or, il est impératif de maintenir le côté “barbare sympathique” de nos ancêtres avant de continuer la légitmité du fondement de l’État moderne: le droit romain. C’est pourquoi les livres scolaires d’histoire couvrent la Gaule pré-romaine et la conquête de la Gaule par César au pas de charge en une ou deux pages lapidaires, pour enchaîner sur ce qui légitime le marasme sociétal actuel: la société colonisée gallo-romaine, marquée et infusée du droit romain puis du christianisme. C’est sur la combinaison des deux doctrines qu’est fondée l’histoire officielle de la France, occultant à dessein la véritable originalité et efficacité tant politique qu’économique de “nos ancêtres les Gaulois”.

Mais les Gallo-Romains ont à leur tours été vaincus:

L’Empire s’est effondré et ses provinces gauloises avec lui. Vaincus en outre par les barbares germanique, les Francs, ce sur quoi on insiste peu. Au moins la langue gallo-romaine s’est-elle conservée, sous la forme du français, langue qui n’est pas celle des vainqueurs (les Francs) même si elle leur empreunte le nom, un paradoxe. Les barbares ont été néanmoins ‘civilisés’ à leur tours puisque leur chef Clovis s’est converti au christianisme ; reste que cette période des ‘rois fainéants’ n’est pas la plus glorieuse de notre histoire. Alors on la maquille, on ‘francise’ les noms francs: Clovis (Hlodowig), Charlemagne (Karl der Grosse, Charles le Grand), Aix la Chapelle (Aachen)…

Mais les Francs ont été vaincus à leur tour, pas militairement mais culturellement. […] Ainsi, dès le ‘francisé’ Charlemagne, le Moyen-Age commence à devenir fréquentable…

Alors quelles leçons peut-on tirer de l’histoire, quelle est au bout du compte notre histoire, celle de la France sans amnésie ? Jean-Paul Demoule nous dit que répondre à ces questions est une des grandes fonctions de l’archéologie d’une part, mais surtout de l’archéologie préventive, car si la France créait en 1846 l’École Française d’Athènes, l’un des plus vieux instituts archéologiques du monde, ce n’est qu’en 2002 que fut créé l’INRAP officialisant l’archéologie préventive dans le pays.

Au-delà de la mythologie de BD incarnée par Indiana Jones et Lara Croft, l’archéologie est une science qui sert à mieux comprendre notre histoire, à débusquer les mythes et les mensonges, ce qui permet de mieux comprendre le présent et d’anticiper l’avenir. Si l’historien fouille les archives et les textes anciens et modernes, l’archéologue fouille le terrain de la vie quotidienne. Ce n’est pas un hasard si, de l’avis des plus experts, les poubelles sont la source d’une connaissance infinie sur les civilisations passées. Ainsi pour Demoule et la grande majorité des archéologues:

L’archéologie sert avant tout à se comprendre dans le monde, dans le temps et dans son territoire… L’archéologie apporte les preuves matérielles, que le passé dont nous parlent les livres a vraiment existé.

[…] Il y a dix mille ans, la France, comme le reste de l’Europe, était entièrement recouverte de forêts, des chênes, des tilleuls et autres espèces tempérées ou méditerranéennes. Des aurochs, des sangliers, des cerfs, des ours, des loups, des lynx, des chevreuils, parfois des chevaux sauvages vivaient en abondance sous le couvert de cette forêt vierge. Elle n’existe plus, peu à peu éradiquée par l’agriculture, dans un processus qui a débuté dès le Néolithique il y a sept à huit mille ans. Seules en subsistent encore quelques reliques, comme la forêt d’Urho Kekkonen en Finlande ou celle de Bialowieza en Pologne. En France quelques centaines d’hectares en ont été préservés avec la forêt de Massane (Pyrénées Orientales).

[…] Ainsi, comme le prouve l’archéologie, la Gaule n’était pas recouverte de forêts où circulaient des druides et sangliers, mais son espace était ouvert et cultivé et les campagnes jalonnées de villages et de grandes fermes. Les grands abattages s’accentuèrent encore à l’époque romaine et pendant la première moitié du Moyen-Age.

[…] Ainsi, les paysages méditerreanéens de maquis et de garrigues ne sont pas plus sauvages: ils sont le produit de huit mille ans d’agriculture et d’élevage, tout comme les bocages et les prés de la France tempérée.

[…] Les fouilles archéologiques permettent de suivre l’arrivée en Europe au Moyen-Age du rat noir d’Asie et celle de la sinistre peste amenée par ses puces.

[…] Ainsi, lorsque nous cheminons dans un paysage de campagne, nous pouvons le découvrir, avec un peu d’attention, d’un tout autre œil, en complétant éventuellement notre regard par l’information archéologique disponible sur la région. Ce chemin est peut-être parcouru depuis deux ou trois mille ans. Cette limite de champ a peut-être été tracée à l’époque romaine. Cette haie date du Moyen-Age. Le paysage est un musée vivant que nous parcourons, que nous habitons et nous pouvons ainsi comprendre et nous approprier cette terre.

Ceci nous fait toucher du doigt la chose la plus importante d’une nation: sa relation avec la terre, qui avec le temps devient culturelle. Ce qui fit dire à Gustav Landauer en 1911: “La question sociale, la révolution sociale, est une question agraire.” Montrant ainsi l’importance de l’attachement à la terre non pas en tant que propriété générant des revenus, mais en tant que patrimoine collectif d’un groupe de personnes partageant les mêmes valeurs, les mêmes aspirations au bonheur.

La propriété quant à elle s’est généralisée avec la sédentarisation des sociétés humaines durant la “révolution agricole” de Néolithique, il y a environ 7000 ans en Europe et en France. De la même manière s’est généralisée la division de la société et la création de disparités, d’inégalités d’abord politiques (cf Pierre Clastres), puis économiques. Ainsi nous pouvons toujours nous poser la question de savoir pourquoi acceptons-nous l’inégalité et le pouvoir de quelques-uns, alors que nous formons l’immense majorité, surtout depuis le boum démographique allant de pair avec la révolution agricole sédentariste du Néolithique ? Pourquoi l’inégalité nous semble t’elle si naturelle ? Pourquoi acceptons-nous notre domination ? Ce n’est qu’au XVIIème et XVIIIème siècles que deux conceptions de la “nature humaine” se sont affrontées: celle de Jean-Jacques Rousseau (l’égalité est naturelle à l’humain) et celle de l’Anglais Thomas Hobbes (l’inégalité est dans la nature humaine).

Ici, Demoule reprend: “L’archéologie nous permet de poser autrement le débat, car l’inégalité et la violence ont une histoire.

[…] Les sociétés humaines les plus anciennes, celles antérieures à Homa Sapiens (Cro-Magnon), l’homme moderne, offrent très peu d’indices sur de fortes inégalités et sur la violence. Les observations ont été un temps biaisées par des préjugés issus des travaux de Konrad Lorenz, puis, à sa suite par ceux d’un mouvement scientifique américain des années 1970: la ‘sociobiologie’, qui s’était proclamée ‘Nouvelle Synthèse’ et selon lequel la société serait organisée autour de ‘mâles dominants’ s’efforçant de favoriser la prolifération de leurs gènes. Toutefois, lorsque des groupes de singes en liberté ont commencé à être observés non plus seulement par des zoologues ou ethnologue mâles, mais aussi par des femmes ethnologues, on s’est aperçu que les rapports sociaux chez nos cousins primates pouvaient être plus complexes et plus riches.

[…] Comme l’a rappelé l’anthropologue Maurice Godelier, des études génétiques ont montré que les jeunes singes d’un groupe donné ne descendaient pas majoritairement des mâles dominants ; ces derniers ne parvenaient pas à imposer aux femelles la reproduction de leurs gènes supposés tels.”

On ne remarque de même pas plus de traces de disparités sociales et de violence à l’époque paléolithique (hommes de Tautavel et de Néanderthal, mis en scène dans les films “La guerre du feu” et “Ao, le dernier Neanderthal”. Demoule rejoint la paléonthologue Marylène Patou-Mathis, grande spécialiste mondiale de la période néanderthalienne pour dire que l’on a très peu retrouvé de traces de violence sur les squelettes étudiés et que si parfois des fractures étaient décelées, la plupart étaient cicatrisées, ce qui veut dire que la personne avait survévu à sa blessure et que cela ne voulait absolument pas dire que la blessure résultait de violences d’humain à humain. Les hommes de Néanderthal, très fins chasseurs, devaient néanmoins approcher le gros gibier de près pour le tuer et les accidents de chasse tout comme les accidents domestiques devaient être nombreux. De plus, il est prouvé archéologiquement que Néanderthal enterrait ses morts et qu’aucunes différences sociales n’ont été notées dans les sépultures.

Un grand réchauffement climatique il y a environ 12 000 ans a permis l’arrivée et la sédentarisation des premiers agriculteurs en Europe et en France depuis le proche orient. La supplantation prend plusieurs milliers d’années durant lesquelles il n’y a toujours pas de disparité sociale notoire, ni de traces de violence collective. L’établissement plus avant dans cette période du Néolithique verra les chasseurs-cueilleurs de plus en plus repoussés vers le nord et la population sédentarisée par l’agriculture et l’élevage, s’accroître. Il y aura dès ce moment un accroissement des dispartités sociales et un certain début de domination d’une frange de la population sur l’autre. C’est également à cette période que sont archéologiquement répertoriées, les premières grandes violences collectives qu’on peut appeler “guerre”. Demoule ajoute:

Ce sont dans les vallées du Nil, du Tigre et de l’Euphrate, que vont rapidement apparaître au IVème millénaire avant notre ère, les premières sociétés étatiques et urbaines du monde. Par contraste, on assistera en Europe, pendant les 4 millénaires qui vont suivre, à une alternance, selon les régions, de sociétés fortement inégalitaires et de sociétés qui le sont beaucoup moins. Après la révolution de l’agriculture en apparaît donc une autre, tout aussi fondamentale: celle de l’inégalité.

Cette situation pose plusieurs questions: y a t’il un lien nécessaire entre augmentation de la population et inégalité sociale ? Pourquoi le pouvoir (note de R71: comme organe séparé de la société) apparaît-il ? Est-il irréversible ? D’où vient la volonté de dominer ses semblables ? Pourquoi accepter d’être dominé ?

Ici, Demoule note trois faits archéologiques notoires en étudiant cette période:

  • Les progrès techniques
  • Le prestige social
  • L’émergence du pouvoir

Il poursuit:

L’ethnologie nous montre que la puissance d’un notable se fondait sur sa capacité à rassembler des richesses mais aussi à les redistribuer afin de se constituer une ‘clientèle’, elle même capable de lui venir en aide, y compris en cas d’affrontement physique. […] L’émergence des chefferies du Néolithique et des âges du bronze et du fer, comme les efforts collectifs qui les accompagnèrent, reposa sur la capacité de ces dominants à manipuler de manière efficace et subtile la force, l’intérêt matériel et les promesses spirituelles. […] Mais le pouvoir des chefs ne fut pas croissant et linéaire pendant toutes ces périodes.

De tout ceci résulta des alternances entre hautes et basses disparités en Europe. En ce qui concerne plus précisément la France, voici ce que nous dit Demoule:

C’est au IVème siècle avant notre ère, à l’âge du fer, que s’élevèrent des citadelles dans tout le quart nord-est du pays, comme celle du mont Lassois, près de Chatillon-sur-Seine, au pied duquel a été retrouvée la sompteuse tombe de la princesse de Vix. […] A partir du IIIème siècle, l’apparition des villes fortes gauloises, les oppida, fut cette fois irréversible. Ceci fut même accéléré par la conquête romaine qui dota la Gaule d’une économie urbaine sous l’égide de l’empire. Là. Les différences sociales y étaient manifestes.

Avec la division politique puis économique de la société créant les inégalités, vient se greffer une relation au pouvoir à laquelle on ne semble pas pouvoir échapper en un tel contexte: celle d’avec la religion. De fait l’État ne peut exister que de par l’alliance du chef guerrier, du prêtre et du juge, plus tard viendra se greffer à ce triumvirat du contrôle, le financier, le banquier.

Ainsi comme nous le dit Demoule: “Créant les dieux à leur image, les sociétés humaines à partir de l’âge du bronze se représentaient les puissances surnaturelles selon un panthéon hiérarchisé, organisé sous les ordres d’un roi des dieux et selon des divinités plus ou moins puissantes, au sein duquel les querelles de pouvoir n’étaient pas absentes. Une rupture radicale intervint au cours du dernier millénaire avant notre ère avec l’émergence des monothéismes. Cette notion entièrement nouvelle d’un dieu mâle unique accompagna la naissance des premiers empires et l’ambition d’une conquête universelle du monde. Cette idée apparut avec l’empire perse et le zoroastrisme, pus chez ses voisins. Le judaïsme, en étroit contact avec les Perses, la développa et le christianisme, l’un de ses prolongements, l’offrit à l’empire romain, qui l’imposa à tous ses sujets. Pourtant l’archéologie nous montre que les résistances furent fortes. Jusqu’au VIIème siècle au moins, les pratiques païennes persistèrent dans les campagnes, notamment par le dépôt d’objets dans les tombes.; et les dieux gaulois dont les noms avaient été romanisés par l’occupant, furent christianisés et transformés en saints locaux, avec leurs sources et leurs guérisons miraculeuses, tandis que les églises recouvraient les anciens sanctuaires. […] La coïncidence entre une vision impériale du monde et des promesses de bonheur futur en échange d’une obéissance présente ne peut guère être due au hasard.

Puis Demoule analyse le lien entre les religions officielles et le pouvoir politique:

Toutes les religions officielles furent étroitement liées au pouvoir politique, qu’elles justifiaient et qui les soutenait. L’église catholique représentait une force économique considérable sous le Moyen-Age et l’ancien régime, à travers les terres qu’elle possédait et par la dîme, impôt en nature ou en argent, du dixième environ des revenus, alors principalement agricoles, prélevés avant tous les autres impôts. On sait que le clergé formait le premier ordre de l’ancien régime, avant celui des nobles et du tiers d’état, qui regroupait tous les autres. Cette toute puissance de l’église, en contradiction avec l’enseignement théorique des évangiles, posa parfois problème. […]

Demoule termine son chapitre sur le pouvoir en se référant à l’anthropologue politique français Pierre Clastres (1932-1977) qui dévoua sa carrière anthropologique à l’étude du pouvoir et de l’État dans les sociétés humaines, anthropologue que nous avons nous-mêmes très souvent cité tant il est évident qu’il a mis le doigt sur une des clefs les plus importantes de l’évolution sociale humaine. Voici ce que Demoule nous dit:

Un autre ethnologue français, Pierre Clastres, a émis, pour les sociétés humaines en général, l’hypothèse que la tendance normale dans un groupe est la résistance collective aux excès du pouvoir. Dans une société encore peu complexe, les notables doivent s’attacher leurs obligés en redistribuant en permanence les richesses qu’ils réussissent à grand-peine à accumuler. Dans une société guerrière où le prestige est lié aux prouesses au combat, les grands guerriers doivent remettre sans cesse leur titre en jeu, jusqu’au jour où ils finissent par être éliminés. L’émergence de sociétés inégalitaires ne serait donc pas la norme, mais l’exception et le résultat d’un dysfonctionnement de ces mécanismes de contrôle. Finalement, l’inégalité ne serait pas naturelle…

Le livre de Jean-Paul Demoule se termine sur une question qui nous est essentielle: Qu’est-ce qu’être français(e) ?

Une nation est une âme, un principe spirtituel… C’est une grande solidarité. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible: le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune.” (Ernest Renan)

Demoule rebondit et affirme: “Qu’est-ce qu’une nation ? Elle n’est pas biologique mais ‘spirituelle’, c’est une communauté de citoyens librement consentie, en cela elle est un ‘plébiscite de tous les jours’. […] Il lui faut deux choses: le désir présent de ‘vivre ensemble’ et la possession d’un passé commun, d’un héritage collectif. Cette seconde part est justement le propos de ce livre. J’ai rappelé que l’archéologie pouvait être détournée, mise au service de mauvaises causes, avec des conséquences sanglantes. […] Comme nous l’avons vu, le premier ‘Français’ fut un émigré d’Afrique de la famille des Homo habilis et Homo erectus qui traversèrent la Méditerranée ou la contournèrent il y a environ un million et demi d’années. Une autre vague d’émigration certaine fut celle qui amena en France Homo sapiens, toujours depuis l’Afrique, à travers le proche-orient puis l’Europe orientale et centrale, il y a environ 40 000 ans. Cette nouvelle espèce, on le sait depuis peu (2010), se croisa avec les descendants locaux d’erectus, les hommes de Neanderthal. Puis une nouvelle vague d’émigration amena toujours du proche-orient, l’agriculture et l’élevage néolithiques jusqu’en France, il y a 7 à 8000 ans, absorbant les chasseurs-cueilleurs locaux. Et cela n’a jamais cessé, ne serait-ce que parce que la France est géographiquement, l’ultime péninsule de l’Eurasie et que les vagues et mouvements successifs d’émigration viennent buter sur ses côtes. […] A chacune des époques, depuis un million et demi d’années, ont vécu sur notre territoire actuel un certain nombres de communautés humaines, réunions d’individus qui souhaitaient vivre ensemble ou qui, si ce n’était plus le cas, se sont dispersés puis réunis et réorganisés autrement. C’est pourquoi, à côté du mythe de la ‘pureté’ ethnique et nationale, il faut aussi pulvériser le mythe de ‘l’origine’. Il n’y a pas d’origine de la France, pas de jour où la France aurait commencé. Certains invoquent le fameux baptême de Clovis, que je me suis efforcé, après d’autres, de démystifier.

[…] Ce n’est pas notre ascendance biologique qui nous constitue en communauté de citoyens. C’est, pour reprendre Ernest Renan, ce ‘plébiscite de tous les jours’ qui fait que nous acceptons d’être ensemble et aussi bien que nous pouvons le refuser.

Les archéologues ne sont pas seulement là pour fouiller le sol. Ils ont la belle et forte responsabilité d’expliquer à tous les résultats de leurs recherches et de chercher un sens et des clefs aux trajectoires des sociétés passées, à la façon dont elles ont pu vivre et s’organiser. Ils ont aussi la charge de dénoncer les manipulations de l’histoire. […] Cette communauté de ‘citoyens français’, en tant que nation, n’a cependant que deux siècles d’existence. Elle date de la révolution française et du romantisme, un espace-temps presque infime en regard des civilisations et des sociétés qui se sont succédées sur notre territoire depuis 1 500 000 ans, c’est à dire quelques 60 000 générations. […] Certes nous sommes français, mais nous sommes aussi européens. Ces 1500 millénaires de notre histoire ne sont pas séparables de notre continent tout entier. […] C’est le libre choix collectif qui fait qu’une communauté se fait ou se dissout, comme nous en avons vu de nombreuses s’effondrer au fil de l’histoire, surtout lorsque le pacte social était rompu et que le profit du travail collectif était trop inégalement réparti.

Nous n’avons pas besoin de mythes, nous avons besoin de savoir pourquoi nous vivons ensemble ; nous avons besoin de comprendre l’histoire du sol sur lequel nous vivons et, quels que soient les lieux où ont vécu naguère nos propres ancêtres biologiques, de connaître les impasses qui ont conduit à la catastrophe certaines des sociétés passées.

Le livre s’achève sur 20 pages d’appendices et de bibliographie.

Nous encourageons nos lecteurs à se procurer et à lire entièrement ce livre essentiel et facile à comprendre, écrit par un des plus grands archéologues français de l’ère moderne, afin de recadrer cette histoire de France enfin retrouvée.