Archives de sciences et nouvel ordre mondial

Socrate et la maïeutique du réchauffement climatique anthropique

Posted in actualité, altermondialisme, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 19 janvier 2017 by Résistance 71

 

Ceci est un dialogue hypothétique qui aurait pu avoir lieu entre Socrate et un membre de la secte “réchauffiste” anthropique mondiale…

Socrate
 Content de vous rencontrer Mr Smith. On me dit que vous êtes très préoccupé au sujet d’un réchauffement climatique dangereux.

Mr Smith
 Oui en effet, nous devons faire face à la conjoncture alarmante d’une catastrophe de réchauffement climatique mondial.

Socrate
Qu’est-ce qui vous préoccupe tant ?

Mr Smith
Les émissions de gaz carbonique en provenance des combustibles de source fossile.

Socrate
 Comment ces sources fossiles furent-elles formées ?

Mr Smith
 Une grande variété de plantes a poussé, puis sont mortes et ont formé des sources de carburants fossiles pendant la période géologique du carbonifère.

Socrate
 Y a t’il eu un réchauffement mondial dangereux avant la période du Carbonifère ?

Mr Smith
 Non. Il n’y a aucune preuve d’un réchauffement mondial dangereux avant la période du Carbonifère.

Socrate
 D’où provient le carbone des carburants d’origine fossile ?

Mr Smith
 Les plantes ont absobé le gaz carbonique de l’atmosphère avant la formation des combustibles fossiles.

Socrate
 Alors le gaz carbonique absorbé par les plantes est maintenant relâché dans l’atmosphère au cours de la combustion de ces carburants fossiles ?

Mr Smith 
Cela doit être çà.

Socrate
 Vous avez observé qu’il n’y avait pas eu de réchauffement dangereux avant que le CO2 ne fut absorbé pour former le combustible fossile, donc comment ce même gaz carbonique maintenant relâché peut-il provoquer un réchauffement mondial dangereux ?

Mr Smith
 Je trouve l’implication de votre question très provocatrice et dérangeante. Vous devez savoir qu’il y a en ce moment même une action attentée contre vous pour corruption de la jeunesse avec vos questions philosophiques.

Socrate
 Je suis très sensible au fait que les gens sont dérangés par mes questions philosophiques qui révèlent la vérité au moyen d’une logique irréfutable et des faits qui réfutent des croyances ayant cours depuis bien longtemps. Notre conversation n’a pas été une exception.

Mr Smith
 Je dois partir maintenant.

Source: Climate Study Group

https://s3.amazonaws.com/jo.nova/guest/aust/academic/climate-study-group/The%20Australian%20Socrates%20Advertorial%20final%20to%20print%2013%20%26%2020.1.17.pdf

Traduction Résistance 71 le 19 jannvier 2017

L’histoire entre marchandise et révisionnisme malsain: le cas de Jeanne d’Arc, l’oubliée de plus de quatre siècles !…

Posted in actualité, documentaire, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , on 11 décembre 2016 by Résistance 71

Le passé comme marchandise

 

Jean-Paul Demoule*

 

Mai 2016

 

Source:

http://www.jeanpauldemoule.com/le-passe-comme-marchandise/

 

C’est entre consternation et hilarité que celles et ceux qui s’intéressent à l’histoire de France, à ses usages et à ses manipulations, ont regardé l’arrivée solennelle le dimanche 20 mars 2016, au parc d’attraction vendéen, le bien nommé Puy du Fou, d’une bague qui aurait appartenu à Jeanne d’Arc. Acquis pour la somme de 377.000 euros et sorti illégalement du territoire britannique, ce modeste anneau fit une entrée en fanfare dans le lieu, escorté de chevaliers kitchs en armures de plastique, de figurants costumés en poilus de la guerre de 14-18 (durant laquelle les Anglais étaient pourtant nos alliés !), et de vrais Saint-Cyriens rendant solennellement les honneurs sabre au clair – un dernier point qui pose problème quant à la neutralité, religieuse, politique et commerciale, de notre armée républicaine. Certes, le chef d’état-major des armées françaises est depuis 2014 Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon, frère du vicomte Philippe, le maître du Puy du Fou ; mais les deux frères passent pour être en froid.

Pour ceux qui auraient manqué l’événement, il en existe de nombreuses vidéos sur internet, au premier degré (les plus drôles, si l’on peut dire) ou au second. Et parmi les articles, on lira avec profit celui, dévastateur, de François Reynaert dans le Nouvel Observateur du 21 mars (« Entre Disney et Maurras, comment Philippe de Villiers travestit Jeanne d’Arc »), ainsi que, dans un genre voisin, celui d’Ariane Chemin (« La vague bague de Jeanne d’Arc, relique épique du Puy du Fou »), dans Le Monde du même jour.

Armagnacs et Bourguignons, qui est Français ?

Comme ils l’ont tous deux rappelé, et avec plusieurs historiens médiévistes, faire de Jeanne d’Arc le symbole de la résistance nationale à l’envahisseur est un total anachronisme. Il n’y a pas en ces débuts de 15ème siècle de « France » au sens moderne, les États-nations comme communautés de citoyens et non plus royaumes de souverains de droit divin n’émergeant que quatre siècles plus tard, avec la Révolution française et le romantisme. Il s’agissait bien plutôt de querelles dynastiques entre « seigneurs de la guerre ». D’un côté les Anglais de Henri V de Lancaster, cousin lointain des rois de France, et allié aux Bourguignons, dont les ducs sont aussi cousins des rois de France ; de l’autre les Orléans, bientôt rebaptisés Armagnacs, la famille du roi de France. Mais comme le roi Charles VI est fou, sa femme Isabeau de Bavière est régente et conclut en 1420 le « honteux-traité-de-Troyes » (comme on l’apprend à l’école) : Henri V épouse Catherine de Valois, la plus jeune des filles de Charles VI, réunissant les deux couronnes – au détriment il est vrai du dauphin et futur Charles VII, héritier légitime si l’on privilégie la descendance masculine. Les amateurs d’uchronie peuvent rêver de ce qu’aurait pu être pour la suite de l’histoire de l’Europe un aussi puissant royaume !

On connaît la suite, le parti Armagnac du jeune Charles VII se ressaisit, galvanisé par l’apparition d’une jeune Lorraine, guérisseuse et voyante, à l’écoute de voix célestes. Après des succès militaires, Jeanne est faite prisonnière, vendue aux Anglo-Bourguignons sans que Charles VII tente de la racheter, jugée à Rouen par des ecclésiastiques français et des docteurs de la Sorbonne, condamnée et brulée vive comme sorcière en mai 1431. Mais finalement Charles VII fait la paix avec les Bourguignons, repousse les Anglais, met fin à la Guerre de Cent ans en 1453, puis fait réhabiliter Jeanne en 1456. Une paix (provisoirement) définitive ne sera signée cependant qu’en 1475 au traité de Picquigny, par lequel Louis XI achète 500.000 écus d’or la paix à Edouard IV – qui de son côté n’avait pas vraiment les moyens de faire la guerre. Les deux armées fraternisent à Picquigny dans la joie et la bonne humeur.

Et Jeanne ? On l’oublie à peu près pendant quatre siècles, d’autant que le rôle de la famille royale n’avait pas été particulièrement glorieux. C’est Jules Michelet, au moment de la construction du roman national, qui va en faire l’incarnation du « peuple », apparu entre temps. L’école républicaine, construite sur la défaite de 1870, exalte à son tour l’héroïne sacrifiée, tout comme Vercingétorix, le Grand Ferré ou le jeune Joseph Barat – Guy Mocquet avant l’heure. Mais les tensions montent entre la République et l’Église, qui aboutiront à la loi de séparation de 1905. Celle-ci, qui aurait dû pourtant avoir beaucoup à se reprocher au sujet de Jeanne d’Arc, va s’en emparer, dans une alliance avec la droite monarchiste. Un procès en canonisation est entamé par l’évêque d’Orléans, Monseigneur Dupanloup, sénateur et académicien, puis par son successeur, Monseigneur Couillé.

Miraculeux mais tardifs miracles

Mais le dogme est strict : pour devenir sainte, Jeanne devait d’abord accomplir des miracles. Aussi, elle qui n’en n’avait jamais fait jusque-là, se met à en accomplir, pour autant qu’on l’implore : elle guérit à Fruges en 1891 Sœur Jean-Marie Sagnier, de la Congrégation de la Sainte-Famille, d’ulcères dans les jambes ; puis en 1893 à Faverolles, Sœur Julie Gauthier de Saint-Norbert, de la Congrégation de la Divine-Providence d’Evreux, d’un ulcère au sein gauche ; et enfin, à Orléans même en 1900, Sœur Thérèse de Saint-Augustin, des Sœurs de l’Ordre de Saint-Benoît, d’un ulcère à l’estomac. Jeanne peut donc être béatifiée en 1909. Trois miracles supplémentaires (deux suffisent) ouvrirent le chemin de la canonisation : Marie-Antoinette Mirandelle guérit d’une tumeur au talon, Thérèse Bellin d’une affection tuberculeuse, et Jean Dumoitier réchappe à un incendie.

En 1914, la guerre éclate et, grâce à l’incurie du haut commandement français, les armées allemandes sont aux portes de Paris. On prie dans les églises, et Jeanne d’Arc est invoquée. L’ultime sursaut de la première bataille de la Marne bloque les armées adverses pour quatre années : c’est un « miracle », que certains attribuent à Jeanne. De fait, l’imposant « mémorial des batailles de la Marne », conçu comme une église et construit à Dormans à partir de 1920 sous l’égide de la duchesse de la Rochefoucauld, du cardinal de Reims et de l’évêque de Châlons, magnifie dans son vitrail central Jeanne d’Arc et Saint Michel présentant un poilu au Christ. La canonisation s’accélère. Le nouveau pape, Benoit XV, fait une prière en 1919 : « Nous appelons les grâces du ciel sur tout bon Français, dans la douce espérance que Jeanne d’Arc devienne réellement le trait d’union entre la patrie et la religion, entre la France et l’Église, entre la terre et le ciel ».

Notre seconde patronne

Le long processus aboutit à Rome en mai 1920. On canonise d’abord le prêtre italien Francesco Possenti, en religion Gabriel dell’ Addolorata, mort de la tuberculose en 1862 et parfois considéré comme le patron des armes à feu ; et la religieuse française Marguerite-Marie Alacoque, morte en 1690, célèbre pour ses visions et ses flagellations. Puis, trois jours plus tard, Jeanne d’Arc, devant de nombreux spectateurs, dont une soixantaine de descendants présumés de sa famille, ainsi que son altesse royale le prince Emmanuel d’Orléans, duc de Vendôme, neveu de Sissi et descendant affirmé de Charles VII et, au nom de la France et en tant qu’ambassadeur extraordinaire, l’académicien, historien, et ancien ministre Gabriel Hanotaux – le gouvernement boycottait depuis 1904 le processus de canonisation, mais les Français (mâles) viennent d’élire en 1919 la « chambre bleu horizon », la plus à droite du 20ème siècle jusqu’à celle de juin 1968.

Benoit XV déclare solennellement : « En l’honneur de la sainte et indivisible Trinité, pour l’exaltation de la foi catholique et pour l’accroissement de la religion chrétienne, par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre; après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l’avis de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les patriarches, archevêques et évêques présents dans la ville, Nous décrétons et définissons sainte et Nous inscrivons au catalogue des saints la bienheureuse Jeanne d’Arc, statuant que sa mémoire devra être célébrée tous les ans le 30 mai dans l’Église universelle ». Il précise: « Tous ceux qui ont tenté d’expliquer Jeanne sans Dieu se sont perdus dans un labyrinthe aux dédales inextricables […].[Cette consécration] n’arrive pas sans un secret dessein du ciel à une époque où les gouvernements ne veulent plus reconnaître le règne du Christ […].Que les rois donc et les juges de la terre comprennent que Celui qui a sauvé par la main d’une femme une puissante nation d’un péril extrême, est le même qui dirige souverainement le cours des affaires de ce monde, et que ce n’est pas toujours en vain qu’on refuse de se soumettre à sa volonté souveraine ». 

Son successeur, Pie XI, proclamera en 1922 Jeanne d’Arc « seconde patronne de la France » (après l’autre vierge, Marie)

            Une sainte très rentable

Dans les années 1930 et sous Vichy, et plus encore par temps de défaite, Jeanne d’Arc reste le porte drapeau des diverses extrêmes droites françaises et des courants les plus conservateurs. Et c’est donc sans surprise que l’on arrive au Front National et à Philippe de Villiers.

La nouveauté de la kitchissime affaire de la bague, néanmoins, à part qu’elle remet au goût du jour le culte médiéval des reliques, est que c’est aussi une bonne affaire – commerciale. Dans notre « société du spectacle », la bague n’a pas été déposée au Panthéon ou aux Invalides ou à la rigueur au Louvre, mais dans un parc d’attractions marchand, par ailleurs lieu de diffusion d’un solide révisionnisme historique quant à la Révolution française. Quant à l’authenticité de la bague, à part qu’elle date sans doute du Moyen Âge (mais le métal ne se date pas), tous les historiens sont sceptiques, tant sur son origine que sur sa transmission supposée, de collectionneur en collectionneur. D’autant que les archives d’époque parlent de deux anneaux différents, et que les responsables du parc d’attractions ont d’abord affirmé détenir le premier, puis finalement prétendu qu’il s’agissait du second. Seul media à avoir plaidé l’authenticité, hors de nombreux sites d’extrême droite, le Figaro Magazine y a vu « une cérémonie grandiose ». Et le seul journaliste a s’être engagé est Franck Ferrand, qui promeut à longueur de temps une vision réactionnaire du roman national, que ce soit au Figaro, mais aussi sur France 3, chaine du service public – il est vrai que la « culture » est désormais incarnée par la présentatrice Claire Chazal sur France 5, autre chaine du service public.

Devant la montée de l’extrême droite en France (et ailleurs), cette affaire de la bague n’est pas si drôle que cela.

[…]

=*=

(*) Jean-Paul Demoule est professeur émérite de protohistoire à la Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France, de l’Institut National de Recherche en Archéologie Préventive (INRAP) et a collaboré au CNRS. Spécialiste de l’âge de fer, de l’histoire de l’archéologie, il est considéré comme le père de l’archéologie préventive en France. Le professeur Demoule est l’auteur ou co-auteur de 17 ouvrages publiés depuis la fin des années 1990.

 

Résistance au colonialisme: Le chemin de la décolonisation du continent américain

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 novembre 2016 by Résistance 71

« Impliquer que les Indiens reçurent de la terre est un renversement totale des faits historiques. Jamais les Etats-Unis et leur gouvernement fédéral ne donnèrent un quelconque morceau de terrain à une quelconque nation indienne. Ce sont plutôt les Indiens qui donnèrent de la terre aux Etats-Unis en considération du fait de recevoir un titre indien sur le reste des terres et que celui-ci soit confirmé. […]  La culture telle qu’elle est comprise par le peuple indien est essentiellement un style de vie, c’est une expression de soi, mais pas consciemment, c’est plutôt l’expression de l’essence d’un peuple. Tout ce que l’homme blanc a réussi à créer sur ce continent (des Amériques) est un conglomérat violent d’individus et non pas un peuple. »
~ Vine Deloria Jr, 1969 ~

 

Décoloniser le passé et le présent du continent américain

 

Peter d’Errico

 

6 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/11/06/decolonizing-past-and-present-western-hemisphere

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai emprunté le titre de cette article à un article de Paulette Steeves paru en 2015 dans « Archaeologies: Journal of the World Archaeological Congress,« :Paulette F. Steeves (Cree-Métis), presenting an overview of her research overthrowing the Bering Strait theory.

La plupart des gens ne pensent sans doute pas à l’archéologie quand ils observent et analysent la loi fédérale indienne et inversement. Mais les deux secteurs interagissent en tant que composants de la domination continue qui s’exerce sur les peuples indigènes du continent.

La théorie du Détroit de Béring, que Vine Deloria Jr avait appelé « la théorie de la connerie », a longtemps dominé le point de vue officiel en archéologie. Cette théorie dit que l’Île de la Grande Tortue, que les archéologues appellent le continent américain, était vide de gens jusqu’à il y a environ 13 000 ans.

La théorie postule que des communautés humaines migrèrent de la Sibérie vers l’Île de la Grande Tortue au travers d’un “pont terrestre” s’étant établi depuis le continent asiatique et qu’ainsi elles poursuivaient du grand gibier et taillaient des pointes de flèches et de lances d’une forme très distinctive pour tuer leur gibier. Les archéologues appellent ces pointes les “pointes Clovis”, nommées d’après une ville du Nouveau-Mexique où elles furent pour la première fois découvertes. Avant cela, la théorie affirme qu’aucun humain ne vivait sur le continent des Amériques.

Steeves dit: “Cette bataille académique [au sujet de la théorie du Détroit de Béring] n’est pas seulement au sujet des sites archéologiques ou des restes de matériel retrouvés. L’argument reflète une pratique continue coloniale d’effacement et de déni aux peuples indigènes de ce continent, d’une place dans l’histoire de l’ancien monde.” Elle ajoute: “Permettre aux peuples indigènes d’avoir été présents sur le continent des Amériques pour un bien plus grand nombre d’années est de fait solidifier leurs liens aux patries et aux restes de matériel retrouvés.”

La théorie de la connerie joue un rôle très important dans le maintien de la domination des colonisateurs sur les peuples et nations indigènes du continent et offrant une preuve prétendument “scientifique” de ce que cette terre était Terra Nullius, “n’appartenait à personne”, ou était un “no man’s land”, jusqu’à relativement récemment dans l’histoire de la Terre. La théorie dit que le Nouveau Monde n’était pas aussi vieux que l’ancien monde: ses peuples n’y avaient aucune présence ancienne.

Terra nullius va comme un gant à la doctrine chrétienne de la découverte ; lorsque la Cour Suprême des Etats-Unis a adopté cette doctrine comme base pour affirmer la propriété de l’état fédéral sur les terres indiennes, le concept de “no man’s land” résidait en toile de fond. (NdT: c’est du reste sur cette base de la théorie de “terra nullius” que la couronne britannique s’est emparée des terres australiennes et volée les terres ancestrales aborigènes…) La Cour a observé les Indiens et décidé que ceux-ci n’étaient pas totalement humains, n’étaient pas capables de posséder la terre. D’après la CS, les “propriétaires” légaux étaient les “découvreurs” chrétiens.

La découverte chrétienne et terra nullius, de manière supposée, des concepts légaux et scientifiques, sont à l’œuvre aujourd’hui aux Etats-Unis et dans bien d’autres endroits (NdT: Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, tous les pays du commonwealth sous domination de la couronne / City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican). Elles sont la racine du vol des terres apaches au bénéfice de la grande entreprise transnationale minière Rio Tinto et de l’invasion du territoire de Standing Rock au bénéfice de l’Energy Transfer Partners Corporation. Dans chacun de ces endroits, les peuples indigènes sont vus comme se trouvant “en travers du chemin” de l’extraction coloniale des ressources naturelles.

La doctrine chrétienne de la découverte prescrit que les Indiens ne peuvent pas détenir de titre de propriété, mais ne peuvent “qu’occuper les sols” avec la “permission” du gouvernement. Le fait que les peuples originels ont été sur Oak flat et Standing Rock “depuis des temps immémoriaux” ne compte absolument pas dans les esprits des extracteurs coloniaux.

Steeves dit: “Critiquer les constructions théoriques archéologiques faites sur les peuples indigènes est central à la discussion des controverses en relation aux droits humains et à la souveraineté des nations dans le monde contemporain.” Elle cite Deloria: “A moins que et jusqu’à ce que les ‘Indiens’ soient d’une certaine manière connectés avec l’histoire du monde en tant que peuples premiers… On ne nous accordera jamais une humanité totale.

Elle dit aussi: “Le passé a un pouvoir dans le présent.” Elle cite ensuite David Meltzer, auteur du livre “First Peoples in a New World, » qui écrivit: “Les archéologues sont parfaitement au courant des implications possibles d’une occupation plus ancienne du continent des Amériques par des peuples indigènes, ceci reflète sur les problèmes contemporains d’indentité, d’ancestralité et d’appropriation du passé et du présent.

La recherche de Steeves ajoute à bien d’autres critiques de la théorie de la connerie. Tous ces chercheurs combattent des intérêts particuliers retranchés dans la discipline de l’archéologie. Un article du magazine Smithsonien en 2013 établissait que “La théorie de Clovis, au fil du temps, a acquis la force d’un dogme… Tous les artéfacts que les universitaires affirment être en en provenance d’avant Clovis (NM) ou toute théorie concurrente qui peut jeter un doute sur l’idée première émise par la théorie de Clovis, furent tournés en ridicule par l’establishment archéologique, discrédités comme étant science erronée ou simplement ignorés.

Les gardiens du temple de la profession ont attaqué tout archéologue qui présentait des preuves d’une existence humaine sur le continent des Amériques avant la soi-disants période de Clovis. Malgré cette hostilité sans relâche, des chercheurs indépendants, comme Steeves, ont continué leur travail et ont commencé à attirer l’attention dans la discipline.

Note de Résistance 71: Les gardes-chiourme de l’oligarchie et de ses dogmes scientifiques procèdent de la même manière dans bien des disciplines. En Histoire, sociologie, et de manière plus évidente dans toutes les sciences liées à l’escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique, appelé aujourd’hui « Changement Climatique » (le mot « anthropique » étant maintenant devenu implicite). L’archéologie n’a pas échappé à cette phagocytose par la pensée unique oligarchique. Il en va de même avec la recherche archéologique biblique, qui commence à sortir du placard grâce aux travaux et recherches de scientifiques dissidents. Ceci est confirmé ci-dessous.

En mars 2011, le fondateur de la base de données en ligne Paleoindian pour les Amériques a dit à la revue Science Magazine “beaucoup de lignes de preuve très distinctes et superbement documentées… offrent une confirmation sans équivoque que des humains, des peuples, existaient à l’intérieur de l’Amérique du Nord avant l’époque dite de Clovis…

La recherche de Steeves sera publiée sous la forme d’un livre chez Nebraska Press, il fournira à Mr Toutlemonde aussi bien qu’aux experts, un accès à la base de données qu’elle a construite montrant des centaines de sites d’habitations humaines en Amériqies du Nord et du Sud datant de bien avant la supposée époque de la migration du Détroit de Béring.

Steeves ne rejette en aucun cas les migrations possibles des peuples entre les continents ; mais elle insiste néanmoins sur le fait que les études d’une telle migration ne constitue qu’une pièce de l’histoire bien plus large des populations humaines et que la véritable science ne peut pas être limitée par des marqueurs et des clotures politico-académiques.

Elle dit que les attaques subies par les chercheurs qui étudient les sites de population antérieurs à ce qui est permis par la théorie du Détroit de Béring, montrent que l’archéologie est “un domaine universitaire et de recherche colonialement chasse gardée. Elle cite John Alsoszatai-Peteho qui dit que “même la simple mention de la possibilité d’une plus grande ancienneté revenait à commettre un suicide professionnel.

Les discours dominants de longue date en archéologie et en anthropologie ont enterré les histoires des peuples indigènes alors qu’ils étaient forcés de vivre dans des “réserves” (NdT: en réalité des camps de prisonniers, comme la réserve Lakota de Pine Ridge, camp de prisonniers #44 en ce qui concerne l’administration yankee, alors que la grande nation Sioux n’a jamais perdu une guerre contre l’armée US, que 2 traités régissent les relations, Fort Laramie 1851 et 1868, tous deux bafoués par les yanks…), refusant aux peuples indigènes la propriété de leurs terres, leur humanité et leur souveraineté au sein d’un terra nullius colonial.

La persistance de Steeves, son courage et son abnégation pour une véritable science face aux brutales guerres universitaires et académiques témoignent de son statut de guerrière, de défenseur de la connaissance du passé soulignant la très longue présence des peuples indigènes sur le continent des Amériques.

Au cœur du mensonge historique (suite)… Où sont passées les pyramides dans les contes bibliques ?… (Dr Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2016 by Résistance 71

Lire notre dossier sur la mythologie biblique

 

Pourquoi ne trouve t’on aucune mention des pyramides d’Egypte dans la bible ?

Et si toute l’histoire de l’exode d’Egypte n’était qu’une fadaise et si nous pouvions le prouver ?

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

24 juillet 2016

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2016/07/24/why-are-the-pyramids-not-mentioned-in-the-bible/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je ne me rappelles pas une époque où je n’ai pas été mal à l’aise au sujet de l’histoire de l’exode des israélites d’Egypte. En fait, mal à l’aise est une sous-estimation, car j’ai toujours été vraiment irrité par cette fameuse histoire de Moïse et le pharaon d’Egypte. Quelque part, ce conte israélite ne semblait pas coller avec l’histoire ancienne de l’Egypte, ni avec ma façon de voir la chose. A l’encontre de bien des gens, je n’ai jamais pu accepter cette incroyable conte comme vérité.

A chaque fois qu’on prononce le mot “exode”, tout le monde, inconsciemment et instantannément reconnaît l’histoire des Israélites fuyant la poigne du Pharaon sanguinaire, emmenés par Moïse hors d’Egypte. Grâce à l’église, la synagogue, la mosquée et bien sûr les films d’Hollywood, l’histoire de l’exode (biblique) s’est profondément ancré dans l’inconscient collectif des masses, si profondément que l’histoire de Moïse et du Pharaon est devenue presque une vérité innamovible que tout le monde croit s’être déroulée dans l’ancienne Egypte.

Mais en fait, rien dans cette histoire et son contexte n’indique que ceci s’est produit en Egypte, mis à part peut-être la fausse association entre le mot “pharaon” et “roi” d’Egypte.

De la même manière, il n’y a rien dans les archives de l’ancienne Egypte ou dans ses traditions orales qui ne fasse ne serait-ce qu’allusion à ce conte de Moïse se produisant en Egypte. Plus choquant même est le fait que les archives de l’Egypte antique ne réfèrent JAMAIS aux rois d’Egypte comme étant des “pharaons”. Et oui, pharaon n’a jamais été le titre porté par un roi d’Egypte. Associer le mot pharaon à l’Egypte antique n’est qu’un mythe propagé par des siècles de mensonge amené par une interprétation erronée de l’histoire biblique.

La seule et unique raison pour laquelle nous savons que l’histoire de l’exode des Israélites s’est produite en Egypte est parce que la bible le dit. Nous continuons à croire que ceci est le cas parce que les égyptologues acceptèrent le narratif biblique et désignèrent inconsidérément les rois d’Egypte comme “pharaons”. Mais si nous examinons ce que le texte hébraïque de la bible ancienne (que nous avons en ce moment même entre nos mains…) a utilisé en référence, nous ne trouvons alors bizarrement pas l’Egypte mentionnée dans ce texte comme le site, la terre de l’histoire de l’exode. Toute cette sombre affaire, cette tromperie s’est produite durant la traduction des histoires bibliques écrites en hébreu et en araméen vers le grec au IIIème siècle AEC. C’est à ce moment que l’Egypte fut placée de force dans la bible hébraïque comme le théâtre des histoires israélites. Ironiquement, cet acte de duplicité fut perpétré sur le sol égyptien, plus spécifiquement dans sa légendaire grande bibliothèque d’Alexandrie.

Et si la bible telle que nous la connaissons avait été falsifiée ?

  • Et si la toute première traduction occidentale des soi-disantes histoires des israélites, ce que nous connaissons comme étant la bible des septantes ou bible septante, était en fait une traduction déformée ?
  • Et si toutes les histoires des Israélites que nous croyons tous s’être passées en Egypte, simplement ne se déroulèrent pas là ?
  • Et si l’Egypte fut frauduleusement introduite dans la bible comme le théâtre de l’action des histoires des Israélites ?
  • Et si la patrie du judaïsme et des anciens Israélites n’était pas la Palestine ?
  • Et si l’Egypte antique n’avait jamais connu aucun soi-disant pharaon ?
  • Et si Abraham, Joseph et Moïse n’avaient en fait jamais mis un pied en Egypte, ni même rêver de le faire ?

Et si toute l’histoire de l’Exode d’Egypte était fausse et que nous pouvions le prouver ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les pyramides égyptiennes et les grands temples ne sont pas mentionnés dans la bible ? Savez-vous que l’Egypte est mentionnée dans la bible environ 600 fois ? Ce chiffre est phénoménal et laisse perplexe en même temps, car personne ne peut revisiter l’Egypte tant de fois et ne jamais se référer une seule fois à ses icônes passées: Les Pyramides.

D’un autre côté avez-vous une idée du nombre de fois où Israël et les Israélites furent mentionnés dans les archives (NdT: très complètes et méticuleuses) égyptiennes antiques?
Préparez-vous à une surprise: seulement une fois ! Ne sautez pas à une conclusion hâtive, ceci n’est pas notre preuve que l’Egypte ne fut pas la terre de l’Exode, ceci n’est qu’un prélude à notre recherche (comme détaillée dans notre livre “Egypt knew no Pharaos nor Israelites”).

On nous a gavé de l’idée que les Israélites furent maintenus captifs, en esclavage pendant près de 400 ans (certains disent 260 ans) en Egypte et pourtant toutes leurs histoires n’ont aucune trace de l’influence égyptienne. De plus et à notre grand étonnement, l’esclavage ne fut pas une pratique commune et courante dans l’Egypte antique dans un premier temps. A l’encontre de la culture répandue de l’esclavage dans les histoires israélites, l’Egypte antique n’a jamais eu de marché public pour commercer les esclaves.

Tout au sujet de la culture antique égyptienne, son art, son architecture, ses monuments, son peuple, sa théologie, sa mythologie et son panthéon des dieux, est de manière unique fort et culturellement marquant et ce même encore de nos jours. Après un tel long séjour dans le pays de la vallée du Nil, on pourrait s’attendre à trouver quelques traces d’influence culturelle égyptienne dans l’histoire et le narratif israélite, mais ce ne fut pas le cas. Bien que les Israélites ne passèrent qu’environ 70 ans durant la “captivité babylonienne”, et bien cette période fut documentée à la fois par les Israélites et les Babyloniens et des références à cette période se trouvent toujours dans les archives perses.

D’un autre côté, la bible hébraïque clâme que les Israélites séjournèrnet 400 ans en Egypte et nous ne trouvons aucune documentation en dehors de la bible, ni aucune mention du séjour des Israélites en Egypte, ni même de leur exode dans les archives égyptiennes ou même non-égyptiennes.

Il n’y a même pas eu une mention des pyramides, une des merveilles du monde ancient, dans les histoires israélites. Vous ne pouvez pas demeurer si longtemps en Egypte sans remarquer les pyramides. La très vaste majorité des historiens et des leaders militaires qui vinrent en Egypte depuis l’antiquité comme Alexandre le Grand, Strabo, Diodorus Siculus et bien sûr Hérodote, tous mentionnèrent et documentèrent leurs souvenirs et commentaires au sujet de ce site si célèbre.

“Le huitième roi, Chemmis de Memphis, régna pendant 50 ans et construisit la plus grande des trois pyramides, qui sont parmi les sept merveilles du monde”, Diodorus Siculus (90-30 AEC), Librairie de l’histoire

Mais quand on en vient aux Israélites, leur bible hébraïque est complètement silencieuse non seulement au sujet des pyramides mais aussi de toute caractéristique de l’ancienne culture ou architecture égyptienne ancienne.

70 ans de captivité à Babylone ont laissé leur marque sur la culture hébreue, le talmud et la bible hébraïque. Des thèmes de la mythologie summérienne et babylonienne comme ceux du déluge, d’Adam et Eve et de l’arbre de la connaissance peuvent être reconnus dans la bible hébraïque. Bien des parallèles pourraient être tracés entre la légende de la naissance du roi Sargon d’Akkad et celle de Moïse.

Le séjour de 400 ans en Egypte aurait dû laisser une empreinte sur les Israélites et leur culture, mais on ne la trouve nulle part pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Egypte. Et non, l’argument disant que les Israélites résistèrent à être affectés par des croyances païennes et une telle culture ne peut pas être considéré comme valide, car toutes sortes d’influences summériennes, assyriennes et babyloniennes (toutes païennes) et références culturelles en cela connectées furent bourrées dans leur torah.

La comparaison pas si fréquente entre le monothéisme du roi Akhenaten et celui des Israélites n’est pas non plus valide par essence car le culte juif est tribal, militariste et manque (en fait par interdit) de toutes manifestations artistiques véritables, tandis que celui d’Akhenaten était universel par nature (bâti sur la croyance ancienne égyptienne d’un dieu suprême), qui fut célébré et marqué par des travaux artistiques et architecturaux révolutionnaires. De plus, le dieu Aten d’Akhenaten était une déité inclusive qui embrassait tous ses enfants et non pas une seule tribu bien spécifique dans le désert.

Peu importe la profondeur à laquelle vous creusez dans les histoires israélites, vous ne trouverez aucune influence égyptienne, pas un gramme d’impact culturel, à part peut-être la seule mention du mot “pharaon”. Devinez la nouvelle: l’Egypte n’a pas non plus connu de “pharaons”. Ré-examinez vos propres croyances pour réaliser comment elles en sont venues à vous définir. De fait, vous êtes limité, si pas pré-conditionné, par nos vieilles croyances et histoires. Comme elles ont jadis marqué notre histoire ces mêmes vielles histoires continuent de façonner notre présent. Seule une observation critique de quelques unes de nos vieilles croyances décidera si elles garderont leur autorité (injustifiée) sur nous dans le futur.

Si vous recherchez la vérité et désirez mettre à jour la vérité qui a été bloquée pendant plus de deux mille ans, alors vous pourriez être intéressé de lire le livre du Dr Ashraf Ezzat: “Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites” (sur plateforme Kindle en anglais)

On nous a donné des mensonges à têter depuis bien trop longtemps. Il est grand temps d’être sevré.

Internet et dérive totalitaire… Pour les indécrottables des pétitions en ligne…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 28 octobre 2016 by Résistance 71

Cela fait des années que nous le disons. Les pétitions en ligne ne sont que des attrapes couillons. Depuis le temps çà devrait pourtant être clair ! Au mieux, les fichiers clients sont vendus, au pire et c’est aussi le côté « parallèle » de l’affaire, les gens signant ces pétitions aussi dérisoires qu’illusoires, sont fichés, catégorisés et classés dans les tiroirs électroniques oligarchiques, fichage qui sera utilisé lorsque les cerveaux malades des psychopathes aux manettes déclencheront les rafles pour les camps. Qui sera dans les premiers trains ? Quelles pétitions avez-vous signé ?… Quels bouquins achetez-vous en ligne ? Quels sites visitez-vous ?…

~ Résistance 71 ~

 

Ce que valent nos adressent emails lorsque nous signons une pétition

 

Stefania Maurizo

 

27 octobre 2016 (article de juillet 2016 traduit de l’italien)

 

url de l’article en français:

http://arretsurinfo.ch/ce-que-valent-nos-adresses-quand-nous-signons-une-petition/

 

Le chant des sirènes de la bonne conscience est hypnotique, et rares sont ceux qui n’ont jamais cédé à la tentation de signer des pétitions en ligne… Surtout quand il s’agit de ces « bonnes causes » qui font appel à nos réactions citoyennes et humanistes, à nos convictions les mieux ancrées ou bien sûr à notre indignation, notre compassion… Bref, dès qu’il nous semble possible d’avoir une action sur le monde avec un simple clic, nous signons des pétitions. Il ne nous semble pas trop grave de fournir notre adresse mail pour vérifier la validité de notre « signature ». Mais c’est alors que des plateformes comme Change.org font de notre profil leur profit…

Voilà ce que dénonce, chiffres à l’appui, la journaliste de l’Espresso Stefania Maurizi. Active entre autres dans la publication en Italie des documents de Wikileaks et de Snowden, elle met ici en lumière ce qui est d’habitude laissé en coulisses : comment Change.org monétise nos données les plus sensibles.

Dans le cadre de notre campagne Dégooglisons, nous sommes sensibles à ce dévoilement, c’est un argument de plus pour vous proposer prochainement un Framapétitions, un outil de création de pétitions libre et open source, respectueux de vos données personnelles…

Voilà comment Change.org vend nos adresses électroniques

L’Espresso a obtenu les tarifs de l’entreprise (de 1,50 euro à 85 centimes) et a contacté certains clients. Entre les réponses embarrassées et les reconnaissances du bout des lèvres, nous avons étudié l’activité de l’« Amazon des pétitions en ligne ». Elle manipule des données extrêmement sensibles telles que les opinions politiques et fait l’objet en Allemagne d’une enquête sur le respect de la vie privée.

On l’a appelée le « Google de la politique moderne ». Change.org, la plateforme populaire pour lancer des pétitions sur les questions politiques et sociales, est un géant qui compte cent cinquante millions d’utilisateurs à travers le monde et ce nombre augmente d’un million chaque semaine : un événement comme le Brexit a déclenché à lui seul 400 pétitions. En Italie, où elle a débarqué il y a quatre ans, Change.org a atteint cinq millions d’utilisateurs. Depuis la pétition lancée par Ilaria Cucchi pour demander l’approbation d’une loi sur la torture, qui a jusqu’à présent recueilli plus de 232 000 signatures, jusqu’à celle sur le référendum constitutionnel, que celui qui n’a jamais apposé une signature sur Change.org dans l’espoir de faire pression sur telle ou telle institution pour changer les choses lève la main. Au 21e siècle, la participation démocratique va inévitablement vers les plateformes en ligne. Et en effet on ne manque pas d’exemples dans lesquels ces pétitions ont vraiment déclenché des changements.

Il suffit de quelques clics : tout le monde peut lancer une pétition et tout le monde peut la signer. Mais il y a un problème :  combien de personnes se rendent-elles compte que les données personnelles qu’elles confient à la plateforme en signant les soi-disant « pétitions sponsorisées » — celles qui sont lancées par les utilisateurs qui paient pour les promouvoir (https://www.change.org/advertise) — seront en fait vendues et utilisées pour les profiler ? La question est cruciale, car ce sont des données très sensibles, vu qu’elles concernent des opinions politiques et sociales.

L’Espresso est en mesure de révéler les tarifs que Change.org applique à ceux qui lancent des pétitions sponsorisées : des ONG aux partis politiques qui payent pour obtenir les adresses électroniques des signataires. Les prix vont de un 1,5 € par adresse électronique, si le client en achète moins de dix mille, jusqu’à 85 centimes pour un nombre supérieur à cinq cent mille. Notre journal a aussi demandé à certaines des ONG clientes de Change.org s’il est vrai qu’elles acquièrent les adresses électroniques des signataires. Certaines ont répondu de façon trop évasive pour ne pas susciter d’interrogations. D’autres, comme Oxfam, ont été honnêtes et l’ont confirmé.

Beaucoup croient que Change.org est une association sans but lucratif, animée d’idéaux progressistes. En réalité, c’est une véritable entreprise, Change.org Inc, créée dans le Delaware, un paradis fiscal américain, dont le quartier général est à San Francisco, au cœur de cette Silicon Valley où les données ont remplacé le pétrole. Et c’est vrai qu’elle permet à n’importe qui de lancer gratuitement des pétitions et remplit une fonction sociale : permettre jusqu’au dernier sans domicile fixe de s’exprimer. Mais elle réalise des profits avec les pétitions sponsorisées, là où le client paie pour réussir à contacter ceux qui seront probablement les plus enclins à signer et à donner de l’argent dans les campagnes de récolte de fonds. Comment fait Change.org pour le savoir ? Chaque fois que nous souscrivons à un appel, elle accumule des informations sur nous et nous profile. Et comme l’a expliqué clairement la revue américaine Wired : « si vous avez signé une pétition sur les droits des animaux, l’entreprise sait que vous avez une probabilité 2,29 fois supérieure d’en signer une sur la justice. Et si vous avez signé une pétition sur la justice, vous avez une probabilité 6,3 fois supérieure d’en signer une sur la justice économique, 4,4 d’en signer une sur les droits des immigrés et 4 fois d’en signer une autre encore sur l’éducation. »

Celui qui souscrit à une pétition devrait d’abord lire soigneusement les règles relatives à la vie privée, mais combien le font et combien comprennent réellement que, lorsqu’ils signent une pétition sponsorisée, il suffit qu’ils laissent cochée la mention « Tenez-moi informé de cette pétition » pour que leur adresse électronique soit vendue par Change.org à ses clients qui ont payé pour cela ? Ce n’est pas seulement les tarifs obtenus par L’Espresso qui nous confirment la vente des adresses électroniques, c’est aussi Oxfam, une des rares ONG qui a répondu de façon complètement transparente à nos questions : « c’est seulement au moment où les signataires indiquent qu’ils soutiennent Oxfam qu’il nous est demandé de payer Change.org pour leurs adresses », nous explique l’organisation.

Nous avons demandé ce que signifiait exactement « les signataires ont indiqué vouloir soutenir Oxfam », l’ONG nous a répondu en montrant la case cochée par le signataire, par laquelle il demande à rester informé de la pétition. Interpellée par L’Espresso, l’entreprise Change.org n’a pas démenti les tarifs. De plus elle a confirmé qu’ « ils varient selon le client en fonction du volume de ses achats » ; comme l’a expliqué John Coventry, responsable des Relations publiques de Change.org, une fois que le signataire a choisi de cocher la case, ou l’a laissée cochée, son adresse électronique est transmise à l’organisation qui a lancé la pétition sponsorisée. Coventry est convaincu que la plupart des personnes qui choisissent cette option se rendent compte qu’elles recevront des messages de l’organisation. En d’autres termes, les signataires donnent leur consentement.

Depuis longtemps, Thilo Weichert, ex-commissaire pour la protection des données du Land allemand de Schleswig-Holstein, accuse l’entreprise de violation de la loi allemande en matière de confidentialité. Weichert explique à l’Espresso que la transparence de Change.org laisse beaucoup à désirer : « ils ne fournissent aucune information fiable sur la façon dont ils traitent les données ». Et quand nous lui faisons observer que ceux qui ont signé ces pétitions ont accepté la politique de confidentialité et ont donc donné leur consentement en toute conscience, Thilo répond que la question du consentement ne résout pas le problème, parce que si une pratique viole la loi allemande sur la protection des données, l’entreprise ne peut pas arguer du consentement des utilisateurs. En d’autres termes, il n’existe pas de consentement éclairé qui rende légal le fait d’enfreindre la loi.

Suite aux accusations de Thilo Weichert, la Commission pour la protection des données de Berlin a ouvert sur Change.org une enquête qui est toujours en cours, comme nous l’a confirmé la porte-parole de la Commission, Anja-Maria Gardain. Et en avril, l’organisation «Digitalcourage », qui en Allemagne organise le « Big Brother Award » a justement décerné ce prix négatif à Change.org. « Elle vise à devenir ce qu’est Amazon pour les livres, elle veut être la plus grande plateforme pour toutes les campagnes politiques » nous dit Tangens Rena de Digitalcourage. Elle explique comment l’entreprise s’est montrée réfractaire aux remarques de spécialistes comme Weichert : par exemple en novembre dernier, celui-ci a fait observer à Change.org que le Safe Harbour auquel se réfère l’entreprise pour sa politique de confidentialité n’est plus en vigueur, puisqu’il a été déclaré invalide par la Cour européenne de justice suite aux révélations d’Edward Snowden. Selon Tangens, « une entreprise comme Change.org aurait dû être en mesure de procéder à une modification pour ce genre de choses. »

L’experte de DigitalCourage ajoute qu’il existe en Allemagne des plateformes autres que Change.org, du type Campact.de : « elles ne sont pas parfaites » précise-t-elle, « et nous les avons également critiquées, mais au moins elles se sont montrées ouvertes au dialogue et à la possibilité d’opérer des modifications ». Bien sûr, pour les concurrents de Change.org, il n’est pas facile de rivaliser avec un géant d’une telle envergure et le défi est presque impossible à relever pour ceux qui choisissent de ne pas vendre les données des utilisateurs. Comment peuvent-ils rester sur le marché s’ils ne monétisent pas la seule denrée dont ils disposent : les données ?

Pour Rena Tagens l’ambition de l’entreprise Change.org, qui est de devenir l’Amazon de la pétition politique et sociale, l’a incitée à s’éloigner de ses tendances progressistes initiales et à accepter des clients et des utilisateurs dont les initiatives sont douteuses. On trouve aussi sur la plateforme des pétitions qui demandent d’autoriser le port d’armes à la Convention républicaine du 18 juillet, aux USA. Et certains l’accusent de faire de l’astroturfing, une pratique qui consiste à lancer une initiative politique en dissimulant qui est derrière, de façon à faire croire qu’elle vient de la base. Avec l’Espresso, Weichert et Tangens soulignent tous les deux que « le problème est que les données qui sont récoltées sont vraiment des données sensibles et que Change.org est située aux Etats-Unis », si bien que les données sont soumises à la surveillance des agences gouvernementales américaines, de la NSA à la CIA, comme l’ont confirmé les fichiers révélés par Snowden.

Mais Rena Tangens et Thilo Weichert, bien que tous deux critiques envers les pratiques de Change.org, soulignent qu’il est important de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, car ils ne visent pas à détruire l’existence de ces plateformes : « Je crois qu’il est important qu’elles existent pour la participation démocratique, dit Thilo Weichert, mais elles doivent protéger les données ».

par Stefania Maurizi | 7 juillet 2016

Article original paru dans L’Espresso : Così Change.org vende le nostre email

Traduction Framalang : Marie-Odile, Vincent, goofy, Lyn.

 

Mise à jour du 22 juillet : la traduction de cet article a entraîné une réaction officielle de Change.org France sur leur page Facebook, suite auquel nous leur avons bien évidemment proposé de venir s’exprimer en commentaire sur le blog. Ils ont (sympathiquement) accepté. Nous vous encourageons donc à prendre connaissance de leur réponse, ainsi que les commentaires qui le suivent, afin de poursuivre le débat.

Source: https://framablog.org/2016/07/20/ce-que-valent-nos-adresses-quand-nous-signons-une-petition/

Piratage totalitaire d’internet: Le ministère de l’Intérieur « traite » les données personnelles interceptées chez les opérateurs…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 octobre 2016 by Résistance 71

Le délire totalitaire continue, sous couvert de « sécurité anti-terrotiste » bidon, surveillance du quidam, abus de pouvoir, listes noires, fichage, flicage et détournement d’info privée, tout est bon pour l’État totalitaire par essence pour fliquer sa population plus avant. 

Nous l’avons déjà dit à maintes reprises et le redirons sans cesse: il n’y a pas de différence fondamentale entre la république française et tout régime hitléro-stalinien, car l’État est coercitif et totalitaire par nature, ce n’est qu’une question de degré et le bouton du thermostat n’est accessible que par le plus petit nombre pour satisfaire à la demande des intérêts privés dirigeant le grand cirque ambiant. Tout n’est qu’illusion démocratique. La seule porte de sortie viable et durable: la mise en place de la société des sociétés, celle de la confédération des associations libres.

~ Résistance 71 ~

 

L’incident chez Orange qui révèle le traitement des données personnelles par le ministère de l’intérieur

 

Exégètes.org

 

21 octobre 2016

 

url de l’article original:

https://exegetes.eu.org/orange-redirection-cazeneuve/

 

Lundi matin, une fausse manipulation chez Orange a entraîné le blocage de nombreux sites, comme Google.fr et Wikipedia, ainsi que la redirection des personnes tentant d’y accéder vers une page du ministère de l’intérieur dénonçant l’apologie du terrorisme. Beaucoup d’internautes ont sans doute été très surpris par l’apparition de ce message. Mais, au-delà de la fausse manipulation chez Orange, de quoi s’agit-il?

Depuis l’adoption de la loi Cazeneuve en 2014, l’administration a désormais le pouvoir de dresser une liste de sites destinés à être bloqués afin de lutter contre l’apologie du terrorisme. Cette liste, élaborée en secret et sans aucun contrôle judiciaire, est ensuite transmise aux opérateurs, lesquels sont chargés de mettre en place la censure sur leurs réseaux (dans la plus grande confidentialité)1.

Mais, en plus de ce dispositif de blocage, déjà fort critiquable, le gouvernement a également décidé d’imposer aux opérateurs la redirection des visites interceptées vers une page du ministère de l’Intérieur. De ce fait, le gouvernement a créé de sa propre initiative (la loi ne l’ayant pas prévu) un système permettant techniquement au ministère de l’intérieur de savoir qui voudrait visiter tel site bloqué.

Nous avions fortement critiqué cette obligation de redirection lors d’une procédure devant le Conseil d’État. Par une décision du 15 février 2016, ce dernier a rejeté nos arguments, considérant que cette obligation de redirection, bien que permettant au ministère de recevoir des données identifiant les visiteurs interceptés, n’implique pas que le ministère fasse un traitement des données interceptées et n’est donc pas en soit susceptible de constituer une atteinte à la vie privée.

Or, qu’observe-t-on aujourd’hui?

Suite à l’évènement de lundi et à la réaction publique qui a suivi, le ministère de l’intérieur a été contraint de reconnaitre qu’il « dispose d’un prestataire pour le suivi statistique des consultations […] de cette page de blocage » (et de la page « recours » y étant liée) et que ce prestataire conserve les « adresses IP collectées lors des consultations redirigées » (à l’exception de celles collectées durant l’incident de lundi et qui ont été, elles seules, supprimées). Cette collecte de données est précisément ce que nous dénonçions comme étant l’unique raison d’être de l’obligation de redirection, mais que le Conseil d’État a feint de ne pouvoir anticiper.

Or, d’une part, le traitement de données personnelles ici reconnu par le ministère n’a pas été autorisé validement. Pour ce faire, son autorisation aurait au moins dû être précédée par un examen préalable de la CNIL (tel que cette dernière le rappelait dans son avis concernant l’obligation de redirection2), ce qui n’a pas été le cas. D’autre part — et c’est l’essentiel — un tel traitement, même s’il respectait les formalités légales, resterait illicite en ce qu’il constituerait une atteinte à la vie privée et à la liberté d’information disproportionnée par rapport à l’objectif initialement prévu par le législateur.

Nous avons déjà saisi la CNIL d’une plainte à ce sujet. La récente déclaration du Ministère de l’Intérieur nous ouvre probablement une autre voie contentieuse… À suivre !

  1. Pour les explications techniques de cette censure par DNS, voir notamment http://www.bortzmeyer.org/google-detourne-par-orange.html. «Par blocage, filtrage ou prévention de l’accès à des contenus sur Internet, on entendra en général des mesures techniques visant à restreindre l’accès à des informations ou ressources le plus souvent hébergées dans une autre juridiction. Ces actions son en général menées par le fournisseur d’accès à Internet grêce à des produits logiciels ou matériels qui bloquent des contenus ciblés et les empêchent d’être reçus ou affichés sur les dispositifs des clients des fournisseurs d’accès à Internet. Un certain nombre de techniques peuvent être employées, par exemple le blocage du DNS (Système de noms de domaine -Domain Name System) ou de l’URL (Uniform Resource Locator). La suppression ou le retrait de contenus en ligne, en revanche, couvrent de manière générale des demandes ou mesures concernant l’opérateur du site web (ou « hébergeur ») afin que celui-ci retire ou supprime les contenus en ligne ou pages web litigieux. Les fournisseurs d’accès à Internet et les hébergeurs peuvent tous deux être considérés comme des « intermédiaires d’Internet ». » Source : Extrait d’une étude du 1er juin 2016 sur le blocage, le filtrage et le retrait des contenus illégaux qui a été réalisée à partir des législations de 47 États membres du Conseil de l’Europe. Préparée par l’Institut suisse de droit comparé, elle met sur le même plan la France, la Russie et la Turquie. https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/DisplayDCTMContent?documentId=0900001680657b4d (p. 3) ↩

Dans sa délibération n° 2015-001, la CNIL « rappelle que si des traitements de données à caractère personnel spécifiques étaient alimentés par ces données [, recueillies via la page de blocage], ils devraient être soumis à l’examen préalable de la commission ». ↩

Santé publique et eugénisme: Monsanto s’invite dans les vaccins de la petite enfance sous la forme de glyphosate !!…

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, N.O.M, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2016 by Résistance 71

Certains prétendent qu’il y a un projet oligarchique d’eugénisme et de contrôle général des populations… Merde, faites gaffe les gars, on va finir par les croire !

~ Résistance 71 ~

 

Du Glyphosate dans les vaccins de la petite enfance !

 

Greenmedinfo LLC, 13 septembre 2016

 

Article initialement publié par EcoWatch.com (Extraits)

 

22 octobre 2016

 

url de l’article en français:

http://initiativecitoyenne.be/2016/10/du-glyphosate-dans-les-vaccins-de-la-petite-enfance.html

 

L’affirmation sans cesse répétée que les vaccins sont parfaitement sûrs est en train de se désintégrer après que des tests ont montré que de nombreux vaccins pour la petite enfance contiennent du glyphosate chimique cancérogène.

Le glyphosate, l’ingrédient actif de l’herbicide phare Round Up de Monsanto, ainsi que des centaines d’autres herbicides, a été retrouvé dans les vaccins. « Les mamans américaines » ont reçu les résultats préliminaires des recherches effectuées par Microbe Inotech Laboratories Inc. de St Louis, Missouri, qui a montré que :

  • Le vaccinROR/MMR II (Merck) comportait 2.671 parts par milliards (ppb) de glyphosate
  • Le vaccin DTCa Adacel (Sanofi Pasteur) comportait 0,123 ppb de glyphosate
  • Le vaccin Fluvirin (Novartis) contre la grippe 0,331 ppb de glyphosate
  • Le vaccin contre l’hépatite B Engerix-B (Glaxo Smith Kline) 0,325 ppb de glyphosate
  • Le Pneumonoccal Vax Polyvalent Pneumovax 23 (Merck) 0,107 ppb de glyphosate

Le vaccin MMR II (ROR) présentait des taux 25 fois plus élevés que les autres vaccins. Après nos tests, des analyses indépendantes ont confirmé nos chiffres. Les tests ont été effectués en utilisant la méthode ELISA.

Les vaccins contiennent de nombreux ingrédients qui pourraient être génétiquement modifiés (OGM). Plus de 80 % des OGM sont génétiquement modifiés pour résister aux herbicides à base de glyphosate. « L’Environmental Protection Agency » des Etats-Unis (EPA) permet la présence de glyphosate dans 160 aliments non biologiques, ainsi que dans les cultures fourragères. Ces faits nous font nous interroger sur le fait que le glyphosate pourrait non seulement contaminer l’eau, l’urine, le lait maternel, la nourriture, le sol, la bière et le vin, mais aussi les vaccins.

Selon le Dr Stéphanie Seneff du MIT, « le glyphosate pourrait facilement être trouvé dans les vaccins suite au fait que certains virus de vaccins, y compris celui de la rougeole dans le vaccin ROR, ainsi que dans le vaccin contre la grippe sont cultivés sur de la gélatine dérivée de peaux de porcs qui reçoivent une alimentation OGM contenant d’importantes doses de glyphosate. La gélatine provient du collagène qui contient d’importants taux de glycine. Dans l’alimentation du bétail, l’EPA autorise jusqu’à 400 ppm de résidus de glyphosate, soit des taux de milliers de fois plus élevés que ceux qui peuvent causer des dommages, selon de nombreuses études. »

Un scientifique français, expert en matière de glyphosate, Gilles-Eric Séralini a montré au cours de ses recherches que le glyphosate n’est jamais utilisé seul. Il est toujours utilisé avec des adjuvants (coformulants / autres produits chimiques). Il a trouvé que les adjuvants utilisés pour faire le Roundup étaient 1.000 fois plus toxiques. Avec cette méthode, la détection de glyphosate dans les vaccins ferait ressortir la présence  d’autres co-formulants également toxiques.

Les 31 août « Les mamans d’Amérique » ont fait parvenir une lettre à la Food and Drug Administration, au Centre de Contrôle des Maladies, à l’EPA, à l’Institut National de Santé, à la Sénatrice Barbara Boxer du Département de la Santé de Californie, leur demandant de tester en priorité les vaccins pour le glyphosate, de rappeler tous les vaccins contaminés. Les mamans demandent à l’EPA de révoquer la licence pour le glyphosate afin de prévenir toute contamination ultérieure.

«  Cela exige des scientifiques indépendants, sans liens financiers avec Monsanto pour enquêter sur ces constatations. Si les constatations se vérifient, une action réglementaire et législative s’impose dans l’immédiat, a déclaré Robert F.Kennedy, Jr. co-fondateur du Projet Mercury. « Les avocats plaidant contre Monsanto devraient faire tout leur possible pour que le public puisse prendre conscience de cette contamination et de ses effets possibles sur la santé des enfants. […]

Le Dr Toni Bark, fondatrice et directrice médicale du Centre pour la prévention des maladies et co-productrice du film « Bought » (acheté) avait ceci à dire après avoir examiné les résultats des tests : «  Je suis profondément préoccupée par l’injection de glyphosate, un pesticide connu, chez des enfants. Ni le Roundup, ni le glyphosate n’ont été testés pour la sécurité en tant que produit injectable. L’injection est une voie d’entrée très différente de la voie d’absorption orale.  Les toxines injectées, même à doses minimes, peuvent avoir de profonds effets sur les organes et les différents systèmes du corps. En outre, l’injection d’un produit chimique avec un adjuvant ou un virus vivant, peut provoquer des réactions allergiques graves du fait que les vaccins entrainent le système immunitaire à produire des anticorps pour tous les produits inclus dans le vaccin.

Etant donné que le glyphosate est largement utilisé dans les cultures de maïs, de soja, de blé, de coton et autres produits de base, on peut s’attendre à voir apparaitre des allergies alimentaires les plus graves chez les receveurs de vaccins. En outre, des produits chimiques à très faibles doses, peuvent avoir de puissants effets sur la physiologie étant donné qu’ils agissent à peu près comme les hormones en stimulant ou en supprimant des récepteurs physiologiques. »