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Yankland état des lieux : guerre civile en cours (Pepe Escobar)

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Illusion Démocratique

Où en sommes-nous aujourd’hui : une guerre civile en cours

Pepe Escobar

11 novembre 2020

Source:
https://www.mondialisation.ca/ou-nous-en-sommes-aujourdhui-une-guerre-civile-en-cours/5650930

La gigantesque opération psychologique est en cours. Tous ceux qui connaissent le Transition Integrity Project (TIP) savaient comment cela se passerait. J’ai préféré – de manière diplomatique – l’encadrer comme un exercice de groupe réflexion dans mon article « Banana Follies », qui connaît un énorme succès aux États-Unis. Il s’agit d’un exercice en direct. Pourtant, personne ne sait exactement comment il va se terminer.

Tout le monde dans les services de renseignements américains est au courant des cas bien documentés de fraude électorale. L’acteur clé est l’État Profond, qui décide de la suite des événements. Ils ont pesé le pour et le contre d’avoir un sénile, au stade 2 de la démence, néoconservateur va-t-en guerre extorqueur (avec son fils) comme « leader du monde libre ». L’optique est peut-être quelque peu terrible – mais pas encore assez pour annuler une élection truquée.

Le Parti Républicain (GOP) est dans une position très confortable. Il a conservé le Sénat et pourrait prendre jusqu’à 12 sièges à la Chambre. Ils savent également que toute tentative de Biden-Harris de légiférer par le biais de décrets sera vouée à l’échec.

L’angle Fox News/NY Post est essentiel. Pourquoi soutiennent-ils soudainement Cadavre ? Parce que Murdoch a clairement fait savoir qu’il a toutes sortes de dossiers compromettants sur la famille Biden. Ils feront donc tout ce qu’IL veut. Murdoch n’a plus besoin de Trump.

Tout comme le GOP, en théorie. Il y a de sérieuses manigances en coulisses entre les membres du GOP et le gang Biden-Harris. Des compromis. Contourner Trump – que la plupart du GOP déteste avec véhémence. L’homme le plus important à Washington sera en fait le leader du GOP au Sénat, Mitch McConnell.

Néanmoins, un recomptage des votes serait absolument nécessaire dans les six États contestés – Wisconsin, Michigan, Pennsylvanie, Géorgie, Nevada et Arizona. Par un comptage manuel. Un par un. Le Département de la Justice (DoJ) devrait agir sur ce point, immédiatement. Cela n’arrivera pas. Les recomptages coûtent énormément d’argent. Rien ne prouve que l’Équipe Trump – en plus de manquer de fonds et de personnel – pourra convaincre l’agent de Papa Bush, William Barr de s’y atteler.

Les grands médias et Big Tech ont déclaré un « vainqueur » – tout en diabolisant Trump pour avoir répandu « un torrent de désinformation » et « essayé de saper la légitimité des élections américaines ». Seules les personnes en phase terminale de mort cérébrale achètent ce scénario.

Ce qui compte VRAIMENT, c’est la lettre de la loi. Les LÉGISLATURES D’ÉTAT décident quels électeurs se rendent au Collège Électoral pour nommer le Président.

Voici – Article II, Section 1, Clause 2 : Chaque État désigne les électeurs « de la manière que la législature de l’État peut ordonner ».

Cela n’a donc rien à voir avec les gouverneurs. C’est aux législatures des états du GOP d’agir en conséquence. Le drame peut se prolonger pendant des semaines. Et il se peut que le Congrès doive certifier et prendre la décision finale en janvier.

Pendant ce temps, des discussions sur une Nouvelle Résistance se répandent comme une traînée de poudre.

Le Trumpisme, avec plus de 71 millions de voix, est établi comme un mouvement de masse. Personne au sein du GOP ne commande ce genre d’appel populaire. En mettant de côté le Trumpisme, le GOP commettra le seppuku.

Mon cher ami Alastair Crooke, toujours indispensable, fait mouche dans un puissant essai :

En fonction de la suite des événements, les Déplorables deviendront les Incontrôlables.

Alastair fait référence à un parallèle crucial évoqué par l’historien Mike Vlahos dans l’article

Vlahos note que l’actuelle saga américaine reflète bien la Rome antique au dernier siècle de la République, opposant l’élite romaine aux Populaires – qui est aujourd’hui l’Amérique Rouge (Trumpiste) :

« C’était un monde nouveau, dans lequel les grands propriétaires terriens, avec leurs latifundia [la source de richesse des terres esclavagistes], qui avaient été les « Grands » à la tête des différentes factions pendant les guerres civiles, sont devenus les archontes sénatoriaux qui ont dominé la vie romaine pendant les cinq siècles suivants – tandis que le peuple, les Populaires, ont été réduits à un élément passif – non pas impuissant – mais généralement dépendant et non participant du gouvernement romain : Cela a sapé la vie créative de Rome, et a finalement conduit à son éclatement ».

Que fera donc le Grand Capital impérial ?

L’Occident dans son ensemble est au bord d’un double précipice : la pire dépression économique jamais connue, associée à des explosions imminentes, innombrables et incontrôlables de rage sociale.

L’État Profond pense donc qu’avec Cadavre – ou, beaucoup plus tôt que tard, la Commandante Kamala – le chemin s’adoucira vers la Grande Réinitialisation de Davos, tout en maintenant le plan B en mode « prêt, feu, partez » : un déchaînement mondial pour satisfaire le complexe militaro-industriel, qui a choisi Cadavre en premier lieu parce qu’il n’est qu’une figure en carton.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Mascarade électorale (une de plus…) à Yankland, ouvrons les yeux… à bon escient !

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Analyse intéressante de Thierry Meyssan sur les récentes élections américaines. Son idée d’implosion des Etats-Unis et de leur dispersion en plusieurs états indépendants n’est pas originale puisqu’un chercheur universitaire russe avait déjà mentionné cette possibilité il y a bien des années.
Ceci dit, il est difficile pour Meyssan d’admettre, en tant que grand supporteur de Trump, que celui-ci est un sioniste enflammé, grand ami de Netanyahou, qui a fait plus pour Israël en 4 ans que bien des présidents réunis avant lui et qu’il n’avait pas été mis en place il y a 4 ans pour drainer le “marécage”, mais pour le rendre plus utile. De voir aussi que Trump est entouré et soutenu par la clique évangéliste sioniste, autres frapadingues du missel, ainsi que par la Kosher Nostra de son ami et pourvoyeur de fonds Sheldon Adelson, le magnat des casinos de Las Vegas, qui l’a renfloué un paquet de fois après ses banqueroutes en affaire… Que Trump était un grand ami d’Epstein et de Maxwell et que ses bordels de la “Tour Trump” de New York tournaient à plein pot avec les réseaux pédophiles et de prostitution dont Epstein et Maxwell étaient les entremetteurs pour le Mossad et ses opérations de chantage en tout genre.
Biden est un dégénéré sénile, pédophile, à l’instar de Trump, qui ne sait plus où il habite ni qui est qui et, comme à l’accoutumée, les Yankees avaient à choisir entre la peste et le choléra. Il en va de même en France et partout ailleurs. Il est plus que grand temps de comprendre que toute cette illusion démocratique n’est qu’une mascarade, un vaste cirque ne servant qu’à donner l’illusion du choix aux masses sous influence, pour préserver la façade d’une illusion démocratique dont le “vote” aussi truqué soit-il , est une des pierres angulaires de propagande.
La solution pour les Yankees n’est pas plus dans la consolidation d’un état fédéral que dans la création d’états indépendants après une implosion. Il n’ y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Il faut en sortir, rediluer le pouvoir dans le peuple et entrer ensemble dans la société des sociétés sans État, sans marchandise, sans argent et sans salariat. C’est la seule solution viable pour l’humanité, le reste n’est qu’illusion et volonté réformiste futile pratiquant la politique de l’autruche, celle de se fourrer la tête dans le sable, pour mieux se faire botter le cul !
Meyssan appartient aussi au passé, il est incapable de lâcher prise de l’absurdité de l’impasse politique étatico-capitaliste qu’est et sera toujours le concept appliqué de “l’état-nation”, modèle archaïque voué à disparaître très bientôt pour laisser la place à une société humaine enfin réalisée car émancipée. Il y a du pain sur la planche, mais nous y venons aussi sûrement que demain le soleil se lèvera.
Alors oui, ouvrez les yeux ! mais à bon escient, pour comprendre et abandonner en rase campagne cette ineptie systémique criminelle et oppressive que sont l’État et le capitalisme. Meyssan a encore un bout de chemin à faire, mais le désire t’il vraiment ?
~ Résistance 71 ~

A consulter, notre page « Illusion démocratique »


Election présidentielle américaine : Ouvrez les yeux !


Thierry Meyssan


10 novembre 2020


url de l’article original:
https://www.voltairenet.org/article211574.html

L’élection présidentielle US de 2020 confirme la tendance générale depuis la dissolution de l’Union soviétique : la population états-unienne traverse une crise de civilisation et se dirige inexorablement vers une nouvelle guerre civile qui devrait déboucher logiquement vers une partition du pays. Cette instabilité devrait se solder par la fin de l’Occident en tant qu’hyper-puissance.

Pour comprendre ce qui se passe, il convient de dépasser l’effroi des élites européennes face à la disparition prochaine de la puissance qui les protège depuis trois-quarts de siècle ; et de regarder honnêtement l’histoire mondiale des trente dernières années. Il faut se replonger dans l’histoire US et relire sa Constitution.

L’hypothèse de la dissolution de l’Otan et des États-Unis d’Amérique

Lorsque, après trois-quart de siècle d’une dictature sans partage, l’Union soviétique s’est effondrée, tous ceux qui souhaitaient sa disparition en furent surpris. Durant des années, la CIA avait organisé un sabotage systématique de son économie et dénigré toutes ses réalisations, mais elle n’avait jamais prévu que ce sont les peuples soviétiques qui renverseraient ce régime au nom de ses idéaux.

Tout a commencé avec une catastrophe à laquelle l’État ne sut pas répondre. (Tchernobyl, 1986). Une population d’un quart de million de personnes dut fuir définitivement sa terre. Cette incompétence marqua la fin de la légitimité de la dictature. Dans les cinq années qui suivirent, les alliés du Pacte de Varsovie récupérèrent leur indépendance et l’URSS se disloqua. Ce processus fut de bout en bout mené par les Jeunesses communistes, mais il fut au dernier moment récupéré par le maire de Moscou, Boris Elstine, et son équipe formée à Washington. Le pillage des biens collectifs qui suivit et l’effondrement économique qu’il provoqua firent régresser la nouvelle Russie un siècle en arrière.

C’est de cette manière que les États-Unis devraient à leur tour disparaître. Ils vont perdre leur force centripète et être abandonnés par leurs vassaux, avant de s’effondrer. Ceux qui auront quitté le bateau avant qu’il ne coule auront une meilleure chance de s’en sortir. L’Otan devrait mourir avant les USA comme le Pacte de Varsovie est mort avant l’URSS.

La force centrifuge des États-Unis

Les États-Unis sont un pays très jeune, ils n’ont que deux cent ans d’histoire qui leur appartienne. Leur population ne cesse de se former avec des arrivées successives d’immigrants venant des régions du monde les plus diverses. Selon le modèle britannique, chacune conserve sa propre culture et ne se mêle pas aux autres. Le concept de « creuset » (melting pot) n’a existé qu’avec le retour des soldats noirs de la Seconde Guerre mondiale et l’abolition de la ségrégation raciale qu’il suscita, sous Eisenhower et Kennedy, pour disparaître après.

La population états-unienne se déplace beaucoup d’un État à l’autre. Depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à la fin de celle du Vietnam, elle tentait de cohabiter dans certains quartiers. Durant une vingtaine d’années, elle s’est figée. Et depuis la dislocation de l’URSS à aujourd’hui, elle se ghettoïse à nouveau, non plus selon des clivages « raciaux », mais culturels. Dans les faits, le pays est déjà divisé.

Les États-Unis ne forment plus une nation, mais déjà onze distinctes.

Le conflit intérieur de la culture anglo-saxonne

La mythologie états-unienne rattache l’existence du pays à des 67 « Pères pèlerins », les immigrés du Mayflower. Il s’agit d’un groupe de chrétiens fanatiques anglais qui vivait en « communauté » aux Pays-Bas. Ils obtinrent de la Couronne la mission de s’installer dans le « Nouveau Monde » pour y combattre l’Empire espagnol. Un de leurs groupes débarqua dans le Massachusetts et y édifia une société sectaire, la colonie de Plymouth (1620). Ils voilaient leurs femmes et punissaient de durs châtiments corporels ceux qui avaient péché et s’éloignaient de la « Voie Pure », d’où leur nom de « Puritains ».

Les États-uniens ignorent à la fois la mission politique des Père pèlerins et leur sectarisme. Ils les célèbrent cependant lors de la fête de Thanksgiving. Ces 67 fanatiques ont eu une influence considérable sur un pays d’aujourd’hui 328 millions d’habitants. 8 présidents sur 46 sont leurs descendants directs, dont le président Franklin Roosevelt ou les présidents George Bush.

Les Puritains ont organisé une révolution en Angleterre autour de Lord Oliver Cromwell. Ils décapitèrent le roi, fondèrent une République intolérante, le Commonwealth, et massacrèrent les Irlandais « hérétiques » (papistes). Ces événements sont désignés par les historiens britanniques comme la « Première Guerre civile » (1642-51).

Plus d’un siècle plus tard, les colons du Nouveau Monde se révoltèrent face au poids écrasant des taxes de la monarchie britannique (1775-83). Ces évènements sont connus des historiens états-uniens comme la « Guerre d’indépendance », mais les historiens britanniques y voient au contraire la « Seconde Guerre civile ». En effet, si les colons qui firent cette guerre étaient de pauvres gens qui travaillaient dur, ceux qui les organisèrent étaient des descendants des Pères pèlerins qui souhaitaient affirmer leur idéal sectaire face à la monarchie britannique restaurée.

Quatre-vingt ans plus tard, les États-Unis se déchiraient avec la Guerre de sécession (1861-65) que certains historiens états-uniens désignent comme la « Troisième Guerre civile » anglo-saxonne. Elle opposait les États, qui fidèles à la Constitution originelle, entendaient maintenir des droits de douane entre eux, à d’autres États qui voulaient au contraire faire passer les droits de douane au niveau fédéral et créer ainsi un grand marché intérieur. Cependant, elle opposait aussi les élites puritaines du Nord aux élites catholiques du Sud, de sorte que l’on retrouvait les clivages des deux guerres précédentes.

La « Quatrième Guerre civile » anglo-saxonne, qui se dessine aujourd’hui, est toujours ourdie par les élites puritaines. Ce qui masque cette continuité, c’est la transformation de ces élites qui désormais ne croient plus en Dieu, mais conservent le même fanatisme. Ce sont elles qui se consacrent aujourd’hui à la réécriture de l’histoire de leur pays. Selon elles, les USA sont un projet raciste des Européens que les « Pères pèlerins » ne sont pas parvenus à corriger. Elles sont persuadées qu’il faut rétablir la « Voie pure » en détruisant tous les symboles du Mal comme les statues des Monarques, des Anglais et des Confédérés. Elles parlent le « politiquement correct », assurent qu’il existe plusieurs « races » humaines, écrivent « Noir » avec une majuscule et « blanc » en minuscules, et se ruent sur les suppléments abscons du New York Times.

L’histoire récente des États-Unis

Chaque pays a ses démons. Le président Richard Nixon était convaincu que le premier danger dont les États-Unis devait se prévenir n’était pas une guerre nucléaire avec l’URSS, mais cette possible « Quatrième Guerre civile » anglo-saxonne. Il s’était entouré du spécialiste en la matière, l’historien Kevin Phillips, qui fut son conseiller électoral et lui permit d’accéder deux fois à la présidence US. Cependant, les héritiers des Pères pèlerins n’acceptèrent pas son combat et le firent sombrer dans le scandale du Watergate (1972), ourdi par l’adjoint et successeur de J. Edgar Hoover au lendemain de sa réélection.

Lorsque la puissance US commença à s’essouffler, le lobby impérialiste, dominé par les Puritains, plaça au pouvoir un des descendants directs des 67 Pères pèlerins, le républicain George Bush Fils. Il organisa un choc émotionnel (les attentats du 11 septembre 2001) et adapta les armées au nouveau capitalisme financier, sous le regard tétanisé de ses concitoyens. Son successeur, le démocrate Barack Obama, poursuivit son œuvre en adaptant l’économie. Pour cela, il choisit l’essentiel de l’équipe de son premier mandat parmi les membres de la Pilgrim’s Society (l’association des Pèlerins).

Survint un événement disruptif, en 2016. Un présentateur de télévision qui avait contesté la transformation du capitalisme et les attentats du 11-Septembre, Donald Trump, se présenta à la présidence. Il conquit d’abord le Parti républicain, puis la Maison-Blanche. Tous ceux qui avaient fait chuter Richard Nixon s’en prirent à lui avant même qu’il n’investisse sa fonction. Ils sont parvenus à prévenir sa réélection en bourrant maladroitement les urnes. Ce qui importe, c’est que, durant son mandat, des siècles de non-dits ont ressurgi. La population US s’est à nouveau fracturée autour des Puritains.

C’est pourquoi, s’il est évident qu’une majorité d’États-uniens n’a pas voté avec enthousiasme pour un sénateur sénile, il me semble erroné de dire que cette élection de 2020 était un référendum pour ou contre Trump. Il s’agissait en réalité d’un référendum pour ou contre les Puritains.

Un résultat conforme au projet des Pères pèlerins

Lorsque la Guerre d’indépendance ou Seconde Guerre civile anglo-saxonne fut terminée, les successeurs des Pères pèlerins rédigèrent la Constitution. Ils ne firent ni mystère de leur volonté de créer un système aristocratique sur le modèle anglais, ni de leur mépris du peuple. C’est pourquoi, la Constitution des États-Unis ne reconnait pas la souveraineté populaire, mais celle des gouverneurs.

Le peuple, qui avait fait et gagné la guerre, accepta cet état des choses, mais imposa dix amendements, la Déclaration des droits (Bill of Rights), selon lesquels la classe dirigeante ne pourrait en aucun cas violer les droits des citoyens au nom d’une prétendue « raison d’État ». La Constitution ainsi amendée s’applique toujours.

Si l’on veut bien constater que, constitutionnellement, les États-Unis ne sont pas et n’ont jamais été une démocratie, on n’a aucune raison de s’indigner du résultat des élections. Bien qu’il ne soit pas prévu par la Constitution, le scrutin populaire pour l’élection présidentielle s’est progressivement imposé en deux siècles dans chaque État fédéré. Les gouverneurs doivent en suivre les indications pour désigner leurs 538 délégués au Collège électoral présidentiel. Certains gouverneurs ont donc bourré les urnes sans grand savoir-faire : dans plus d’un comté sur dix, le nombre de votants est supérieur à celui des habitants majeurs. N’en déplaise aux commentateurs, il est donc parfaitement impossible de dire combien d’électeurs ont réellement voté et qui ils auraient souhaité comme président.

Un sombre avenir

Dans ces conditions, le président élu, Joe Biden, ne pourra pas passer outre la fureur justifiée des partisans de son challenger. Il ne pourra pas réunir son peuple. J’avais écris, il y a quatre ans, que Trump serait le Gorbatchev des États-Unis. J’avais tort, il a su redonner un nouveau souffle à son pays. En définitive, ce sera Joe Biden à qui échoira la faute de ne pas parvenir à maintenir l’unité territoriale de son pays.

Les Alliés qui ne voient pas la catastrophe arriver en paieront de lourdes conséquences.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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