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État, république et tyrannie marchande… Vers l’organisation progressive des massacres sous le joug de la violence pseudo-légitime d’état !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, Uncategorized, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 janvier 2020 by Résistance 71

Globalement d’accord avec l’analyse de Jézéquel ; petit bémol quand il dit qu’il faut s’attacher à démanteler le “capitalisme ultralibéral”… Celui-ci n’est qu’un épiphénomène paroxystique d’une tare bien plus vaste: le capitalisme dans son ensemble en tant qu’’arrangement économique des choses avec l’État comme outil de maintient de la division politique et du rapport dominant/dominé initialement déclenché.
Tout ce qui se passe aujourd’hui sous Micronus 1er n’est que la continuation de ce qui a été commencé il y a des décennies, déjà, entre autre, sous le premier président « rothschild » avant celui-ci : Georges Pompidou, continué par un autre banquier Giscard et cette gauche du capital traîtresse et complice. Tout n’est que supercherie, mensonge et tromperie du matin au soir. Le « néolibéralisme » et « l’ultralibéralisme » qui lui succèdent, ne sont que des outils de destruction plus avancés, plus affinés pour finir de tout phagocyter et terminer dans l’apothéose génocidaire planétaire encouragée par plus d’un psychopathe du haut de la pyramide.

Ainsi, toute lutte politico-sociale, pour taper et changer juste, doit se consacrer à la mise à bas de l’État, de la marchandise, de l’argent et du salariat qui seront remplacés par les associations libres de producteurs et de consommateurs, au sein de Commune des communes libres et librement associées, formant de fait la société des sociétés réalisée de notre humanité dans la complémentarité de notre diversité utile et nécessaire, sans rapport de force, sans pouvoir coercitif, sans rouages oppresseurs.
Vive la Commune universelle de l’être qui triomphera de la tyrannie de l’avoir ! Ce que dit certes, en substance Jézéquel à la fin de sa conclusion.
~ Résistance 71 ~

 


Vive les communes libres librement associées

 

État policier en France : vers l’organisation progressive des massacres

 

Jean-Yves Jézéquel

 

20 janvier 2020

 

url de l’article original:

https://www.mondialisation.ca/etat-policier-en-france-vers-lorganisation-progressive-des-massacres/5640686

 

Protestant, parce que souffrant de la vie qu’on leur impose, des anciens ont été matraqués, jetés à terre, roués de coups de pieds, tirés par les cheveux, traînés sur les trottoirs. Des handicapés en chaise roulante ont été jetés à terre et roués de coups. On a tiré à coups de LBD sur des gens qui ne présentaient aucun danger, notamment des adolescents. On a agenouillé des jeunes de lycée et on les a humiliés en les traitant comme des terroristes. Des grenades ont été lancées dans les appartements. Une dame a été tuée par l’une d’elles. Des gens qui exerçaient leur droit légitime de manifester ont été éborgnés; On a lancé les GLI-F4 en cloche, arraché des mains, fracassé des mâchoires, enfoncé des côtes, défoncé des crânes, brisé des jambes et des bras…

C’est un fait: la haine de la police devenue milice est désormais acquise dans toute la France.

Ce qu’il faut donc désormais appeler la « milice française » est à l’image du voyou Castaner et du psychopathe Macron. Elle obéit aveuglément, comme Philippe, toujours aux ordres de l’arriération mentale incarnée par l’usurpateur de l’Élysée et ses complices recrutés dans le banditisme ordinaire.

La milice a reçu la consigne qu’elle « pouvait faire ce qu’elle voulait »!

Elle a reçu carte blanche pour brutaliser, insulter, humilier, pratiquer l’abus de pouvoir sans borne, la criminalité en toute impunité…

La milice de Macron a tous les droits y compris celui de tuer! Le « droit » a disparu, il est mort, envolé! Nous savons qu’il n’était pas au service de la vérité et pas plus de la justice mais de la loi. Comme chacun le sait, la loi est créée par un petit nombre de gens censés nous « représenter » et dont les tares multiples inévitables se retrouvent naturellement comme inspiratrices de ces lois érigées en « révélation » quasi sacralisées entraînant notre soumission aveugle, obligatoire et forcée.

La milice s’amusait chaque samedi et maintenant tous les jours; elle attend le matin comme une « fête » cette sorte de « chasse à l’homme », au cours de laquelle elle va brutaliser en poussant des cris barbares et en se réjouissant à chaque impact de LBD dans un visage fracassé…

Puis, c’est un milicien qu’on voyait sur une vidéo jouir littéralement en public, après avoir massacré une femme syndicaliste, le 9 janvier!

Un autre milicien, pratiquant le croc en jambe, faisait tomber volontairement et arbitrairement une femme qui n’était en rien une menace pour lui. Il se réjouissait de l’humilier, de la traîner dans le sang et la boue de l’infamie. Il était sans âme, sans conscience, sans honneur, sans dignité et c’est pourtant à de tels arriérés mentaux qu’on a donné une arme!

Pour entrer dans la police, faut-il être une ordure, un salaud, un goujat, un raté, une raclure ou un crétin prêt à obéir à n’importe quelle consigne, même immorale ou carrément criminelle? Voilà, en effet, ce qui arrive, le genre de policier que l’on va avoir, lorsque ce n’est pas le peuple qui contrôle la police et toutes les autres Institutions de l’État.

La milice pratique couramment la garde-à-vue sans motif, en toute illégalité: la dictature pure et dure, le hors-la-loi explicite. La majorité des Français ne savait pas encore que la démocratie n’existait pas en France; maintenant elle le sait par expérience. 

La milice de Macron pratique le chantage, comme les mafieux ou les terroristes; elle menace de « s’en prendre à la jolie fille » d’un Gilet jaune si celui-ci ne se soumet pas à son abus de pouvoir.

Pour la milice, il n’y a plus de RIO, plus de règlement du maintien de l’ordre, plus de code de déontologie: les articles 8,9,10 notamment du code de déontologie de la police nationale ont été effacés définitivement. Quant à la Constitution elle a été enterrée depuis longtemps…

Lorsqu’un citoyen a la main arrachée par une grenade, théoriquement interdite, les responsables se contentent de dire, comme en février 2019, que « c’est bien fait pour la gueule de celui qui a osé utiliser son droit de manifester »!

Non contents de faire ce qu’elles veulent, les milices organisent la chasse aux journalistes indépendants sur les réseaux sociaux, car ceux-ci dénoncent leurs exactions. Puis, comme cela était prévisible, elles s’en prennent désormais également aux journalistes des médias collabos, car il ne faut pas demander à un milicien de raisonner.

Les chefs sont les premiers pervers installés dans la toute-puissance. Ils communiquent tout naturellement leur pathologie à ces milices lâchées dans le « permis de réprimer pour réprimer ». Ils font ce qu’ils veulent: il n’y a pas de loi, pas de droit, pas de contre-pouvoir, pas de compte à rendre: l’impunité absolue!


L’État, c’est ça !…

C’est Papon réincarné en Lallement qui dirige la milice parisienne. La réalité d’aujourd’hui, c’est que la milice ne peut pas être la gardienne de l’ordre républicain. La République est une vaste blague qui fait la nique aux  aspirations démocratiques! La fiction républicaine et le discours sur la « démocratie représentative » sont enfin dévoilés: la supercherie a assez duré. 

Désormais chacun sait que l’État est terroriste par essence, pervers par nécessité, odieux par vocation, inutile par nature. L’État c’est la criminalité « légitimée », un organisme mafieux qui a éliminé les autres mafias et qui s’est autoproclamé le seul autorisé. L’État légitime sa violence par sa « violence légitime »! Macron dit qu’il faut utiliser la violence policière car elle est « légitime »! Lui-même n’est pas légitime à l’Élysée où il est « entré par effraction » et l’État en soi n’a aucune légitimité lorsqu’il n’est pas là pour obéir au peuple qui lui seul peut commander. L’État peut avoir une légitimité lorsqu’il se contente d’obéir au peuple. C’est le seul cas de figure dans lequel l’État sans étatisme peut avoir une utilité et un rôle à jouer. 

On en est donc très loin en France.

Ni un décret, ni une loi, ne peuvent donner à l’État sa « légitimité ». Seul le peuple donne sa légitimité à l’État qui est là pour exécuter les ordres du peuple souverain.

Le pouvoir est en soi une perversion qui croit qu’il « peut faire ce qu’il veut » tout comme la milice à son service. Personne n’a jamais donné un pouvoir à qui que ce soi. C’est tout un peuple qui détient le pouvoir de se gouverner lui-même, par lui-même et pour lui-même. Le reste n’est que structures au service de la volonté du peuple sans avoir aucun pouvoir sur le peuple qui conserve son contrôle permanent des structures de l’État à son service.

Oui, le droit fondamental de manifester a été détruit en France, par une bande de prédateurs au service exclusif de la finance internationale. La France est pillée, volée, dépecée et les Français qui protestent et défendent leur bien se font massacrer par les milices fascistes du pouvoir mafieux macronien au service des flibustiers de la finance.

Manifester aujourd’hui en France c’est se mettre en grand danger et risquer sa vie.

Macron disait refuser « la haine, la violence et l’irrespect qui ne sont acceptables que dans une dictature »! Il aurait déjà pu dire « imaginables dans une dictature » et non pas « acceptables dans une dictature », comme si la dictature était finalement une bonne solution éventuelle! Nonobstant cette incohérence de langage, c’est de plus exactement la description de ce qu’il fait en France: il est justement dans la haine du peuple, dans la violence policière et dans l’irrespect absolu des citoyens. Il est dans le mépris et l’arrogance. Comment ne voit-il pas que ce qu’il « dénonce » est précisément ce qu’il pratique lui-même?

Parce que l’adhésion à la notion étatique du pouvoir, implique en soi l’idée de « l’innocence », car tout pouvoir déclaré comme tel ne peut se justifier que de théocratie. Le pouvoir, pour être acceptable par ceux qui vont devoir se soumettre, ne peut être qu’innocent. Il faut donc qu’il provienne de dieu qui est pur et saint (innocent). L’État est de ce fait le Pontife de la société laïque, jouissant de « l’infaillibilité pontificale » pour décréter ce qui est le bien et le mal du peuple! Macron est installé dans cette illusion associée à une arriération mentale avérée. Il est donc malade et il faudrait qu’il soit en psychiatrie et non pas à l’Élysée! 

Pourquoi les choses vont-elles aussi mal? Réponse: parce que nous sommes dirigés par des arriérés mentaux, des malades psychotiques, des tarés et des escrocs… Macron est entouré de pervers à son image avec sa bande des Philippe, Castaner, Belloubet, Bergé, Rebeyrotte, Nogal, Goulard, Maillard, Park et Cie… pour ne citer que ceux qui ont encore frayé la chronique par leurs déclarations consternantes de sottise!


L’asile armé aux manettes…

Macron pratique à jets continus le « renversement projectif » qui est un mécanisme inconscient hautement révélateur du délabrement mental qui l’habite. Macron dénonce les « radicalisés », et c’est précisément ce qu’il donne à voir de lui-même. L’idée fixe de la « lutte contre le terrorisme » menaçant de l’extérieur indique le terrorisme intérieur de l’État.

Les tirs à bout portant de LBD, comme celui rapporté par « Arrêt sur images » du 9 janvier dernier, n’ont pour seul but que de terroriser le peuple qui manifeste et préfigurent, en soi, les massacres prévisibles à venir. 

Dans la Convention de Genève, on trouve cette déclaration :

« Sont interdits les actes ou les menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi les populations civiles. ».

De plus, Selon l’Article 7 du Statut de Rome, qui a été signé par la France, traitant des Crimes contre l’humanité, il est dit :

« 1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque:
a) Meurtre … etc.;
e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en
violation des dispositions fondamentales du droit international;
f) Torture…etc.;
h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique… etc. ;
k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement
de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la
santé physique ou mentale… » 

Mais, dans la « Constitution Européenne » imposée aux Français en 2008, et qui fait loi surpassant toutes les autres lois, ces dispositions sont annulées et contournées. « La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire: pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale; pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue; pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection » (Cf., article 2 – 2 de la Convention européenne des droits de l’homme) « Un Etat peut prévoir dans sa législation la peine de mort dans certaines situations (article 2 du protocole N° 6 annexé à la CEDH). (Cf., Le traité de Lisbonne 152 pages, contenant plus de 350 dispositions de droit primaire, auxquelles s’ajoutent 13 protocoles et 59 déclarations. Voir : article 2-2 du protocole N°6 annexé à la Convention Européenne des Droits de l’Homme) 

L’État illégitime a ouvertement pris parti pour la logique destructrice du capitalisme sous sa forme ultralibérale actuelle. Il utilise donc la violence absolue pour nous imposer sa logique de destruction. Les serviteurs de cette vision du pouvoir pervers par essence, doivent être réduis au silence avec ce pouvoir lui-même et ses moyens démesurés de répression. 

Dans un tel contexte de trahison totale des Institutions de la République, il n’est pas étonnant qu’un Luc Ferry ait de nouveau récidivé sur LCI dans un « débat » en compagnie de Daniel Cohn Bendit, au cours duquel il en appelait une nouvelle fois au meurtre:

« Les djihadistes de Daech n’avaient qu’une envie, c’est d’organiser la guerre civile en France et de répandre la terreur. C’est ce qu’on est en train de faire avec nos propres moyens… Emmanuel Macron ne mérite pas la haine. Il n’y a aucune raison pour que cet homme suscite une haine pareille. » « Cette logique de la terreur, de la haine, ces menaces de mort en permanence, tout cela réjouit tous ceux qui dans le monde nous détestent. » Les « Gilets jaunes » et tous « ceux qui les ont rejoints » font  « le jeu de Daech ». CQFD: tous ceux qui protestent sont des terroristes qui réalisent le projet de Daech!

Luc Ferry le 13 janvier sur LCI : « Quand on voit un malheureux policier qu’ils tabassent par terre, franchement, que les policiers se servent de leurs armes une fois pour toute et puis voilà!»

Récidive d’un appel au meurtre. Luc Ferry n’a absolument pas été inquiété pour son premier appel au meurtre dans les médias; il ne le sera pas plus pour ce second appel au meurtre, puisque le pouvoir judiciaire pris en otage par les prédateurs macroniens est dans le « camp » des oppresseurs.

Étrangement, monsieur Luc Ferry ne voit pas, lui non plus, que ce qu’il dénonce, concernant le souhait de Daech, c’est précisément ce qu’il accompli: encourager le vœu de Daech, puisqu’il fait un appel au meurtre de citoyens français par la police, ce qui manifestement provoquerait immédiatement une guerre civile! Ce sont bel et bien Macron et ses partisans « radicalisés » qui volontairement font le jeu de Daech.

L’ensemble de cette violence extrême baigne dans un bouillon habituel de mépris et d’arrogance de la part de ce Macron qui n’a que faire de la France et des Français. Pendant que la majeure partie de ses concitoyens proteste et se bat  péniblement pour sauver le principe de la solidarité nationale, au lieu de livrer la France au « chacun pour soi et au tous contre chacun », Macron se rendait au théâtre ce vendredi 17 janvier comme si rien ne se passait en France. Le plaisir de sa belle soirée était gâché par l’arrivée aux « Bouffes du Nord » des manifestants alertés via Twitter. L’auteur de l’alerte était évidemment placé en Garde-à-vue et sous le coup de la répression impitoyable des milices du régime.

Au même moment, on découvrait la circulaire de Castaner aux préfets, leur demandant de ne plus prendre en compte, à l’occasion des élections municipales de 2020, les résultats des villes de moins de 9000 habitants! En ne divulguant, pour les statistiques nationales, que les résultats des villes de plus de 9000 habitants, cela allait représenter une mise à l’écart automatique de 96% des localités qui seront instantanément ignorées dans la prise en compte des résultats. Par la même occasion, c’est le vote de 54% des électeurs qui sera également ignoré par ce gouvernement! Les macroniens annoncent ouvertement comment ils vont s’y prendre pour trafiquer les résultats des municipales et imposer leur triomphe factice à l’ensemble des Français qui luttent contre la politique de destruction de ces pervers se maintenant artificiellement au pouvoir par la tromperie, le mensonge, l’arrogance, la manipulation et les violences policières!

CONCLUSION

Le cynisme et l’arrogance de ces gens n’ont plus de limites: nous allons logiquement vers l’organisation progressive de massacres qui, dans cette logique répressive « radicalisée » par les charlatans politiques qui nous dirigent, deviennent peu à peu nécessaires.

Derrière chaque résistant, il y a nous tous qui formons le peuple français. Le principe de destruction du capitalisme ultralibéral est servi par des individus qui n’ont pas la conscience de la solidarité: ils n’en ont aucune idée, puisque faisant partie des profiteurs d’en haut, ils ne se sentent pas concernés par l’injustice sociale et fiscale, la perte de tous les droits et les sens interdits dressés de toutes parts par les directives de l’Union Européenne. 

Nous devons ensemble détruire le capitalisme ultralibéral et tous ceux qui, par leur radicalisation, le servent avec fanatisme, persuadés qu’ils sont de faire le bon choix « politique » (pour eux)… La macronie se sent « légitimée » et appuyée par l’Union Européenne avec sa volonté acharnée « radicalisée » de politique ultralibérale. Le malheur de la France actuelle passe par Bruxelles: il faut donc supprimer cet anachronisme de l’enfermement dans cette UE qui n’a pas été voulue par les peuples européens et surtout pas par le peuple français. « Si nous ne voulons pas tous crever comme des idiots », (dixit Martin Luther King) il va falloir arrêter le capitalisme sauvage et ses serviteurs dévoués. Il s’agit d’arrêter une perversion en marche contre la vie et le peuple qui souffre et ose le dire aujourd’hui dans la rue!

Va-t-on le faire encore longtemps avec des manifs, des paroles, des chansons et des actes symboliques ou des fleurs, alors que la seule réponse obtenue est celle du mensonge arrogant, de la criminalité de l’État qui se déchaîne sans complexe sur tous les contestataires, c’est-à-dire, sur la majeure partie du peuple qu’il était théoriquement chargé de « représenter »?

En disant ce que nous pensons et en agissant conformément à cette pensée inspirée de solidarité, nous savons tous que nous nous exposons à l’éventualité certaine de la répression et peut-être même, dans les jours qui viennent, de la mort, mais peu importe. La vie doit toujours être totalement inspirée par le « critère » de la générosité. 


Il suffit de dire NON !…

Torturer, maltraiter, mutiler ou tuer un homme qui combat avec la force de sa liberté et la détermination inflexible de sa conviction intériorisée, ne peut en aucun cas éradiquer le sens, la volonté, l’idée qu’il porte dans son esprit et dans ses gestes. Car tout cela le transcende! L’homme, en lui-même, à travers les limites et la vulnérabilité de son humanité peut être anéanti, mais pas la conscience qu’il proclame à la face du monde. Cette conscience supérieure est immortelle, elle transcende l’espace et le temps, elle ne peut pas être réduite à néant par le mensonge des manipulations exécrables d’un pouvoir pervers qui se croit tout-puissant, elle construit même l’univers visible et invisible, elle est en soi révolutionnaire. 

Si la cause de cette conscience supérieure de la vie du mouvement et de l’être, au sein de la nature humaine et de la nature tout court, veut bien que cette étape de l’existence se prolonge encore quelque temps pour l’espèce humaine, portons-la comme un drapeau fédérateur des combats pour la libération de l’homme de toutes les formes de tyrannie. 

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Sur le chemin de l’émancipation finale : « Appel à la vie contre la tyrannie étatique et marchande » (Raoul Vaneigem, extraits, format pdf)

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Résistance 71

 

25 janvier 2020

 

Nous avons réalisé une compilation d’extraits du dernier ouvrage de Raoul Vaneigem « Appel à la vie contre la tyrannie étatique et marchande » (2019), mise en format PDF par Jo avec son talent habituel de mise en page.

Nous encourageons les lecteurs à lire le livre intégralement il en vaut la peine. Il est publié aux édition Libertalia.

Nous avons choisi de compiler de larges extraits de ce petit livre car l’analyse de Raoul Vaneigem, comme à son habitude, est particulièrement pertinente à la situation socio-politique que nous subissons et elle donne de très bonnes pistes à suivre pour nous retrouver, ensemble, sur le chemin de l’émancipation finale, celui de la gratuité mettant à bas état, marchandise, argent et salariat, piliers centenaires de la tyrannie qui nous oppriment toujours plus avant.

A lire et à diffuser sans aucune modération…

 

Compilation d’extraits version PDF :
Raoul_Vaneigem-extraits-de-lappel-a-la-vie-contre-la-tyrannie-etatique-et-marchande

 

Ce pdf est le 150ème de notre e-biblio

 


A bas la tyrannie marchande…
pour la société des sociétés

 

Pour ceux qui « rêvent » toujours au sujet de la révolution française : 6 paragraphes sur ce qu’elle fut et quel est son héritage d’imposture (tract Guerre de Classe 1989)

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Héritage 1789 : la dictature marchande

 

« L’avènement de la I ère république c’est la loi le Chapelier qui a livré avec frénésie les prolétaires à la domination du marché. C’est le pillage des terrains communaux conquis pour l’agriculture capitaliste. C’est le guillotinage des sans-culottes radicaux par la flicaille de la bourgeoisie. C’est la transformation en chair à canon de millions pour la boucherie patriotique. C’est la livraison préparée à l’industrie des villes d’armées entières d’expropriés des campagnes.. »

 

Résistance 71

 

24 janvier 2020

 

Le collectif Guerre de Classe ressort sous format pdf ses tracts distribués dans les années 80. Ci-dessous nous diffusons celui qui fut distribué à l’époque du bicentenaire de la révolution de 1789.

Petit condensé historique pertinent et percutant en 6 paragraphes sur ce que fut la révolution (bourgeoise) de 1789 et ce que fut et est toujours son pathétique héritage républicain, qui n’est en fait qu’un héritage d’imposture et de cadenassage de la soumission au profit du plus petit nombre.

Sous le tract de GDC, nous mettons en lecture complémentaire quelques écrits d’époque tous aussi pertinents, issus de véritables « amis du peuple ». Pour que cesse l’imposture démocratique républicaine, pour l’établissement de la Commune des communes au sein d’une société des sociétés au pouvoir réintégré dans le corps social, sans état, sans argent et sans rapport marchand, ces trois piliers de la dictature et de l’oppression du plus petit nombre sur le plus grand nombre.
Tout ceci est vital à comprendre à l’heure où se dresse devant le(s) peuple(s) des enjeux politiques et sociaux des plus considérables.

1789 – 1989 :

GDC_deux_cent_ans_dexploitation_capitaliste_de_mystification_democratique (pdf)

Lectures complémentaires des « amis du peuple »:

jpmarat_transcription.685numeros_de_l’ami_du Peuple

JP-Marat_Les_chaines_de_lesclavage_Ed_Fr_1792

Les_amis_du_peuple_révolution_française

 

 

 

 

Épiphanie (Zénon)

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« Tu es roi. Vis tout seul. Sur ton libre chemin
Va donc où te conduit librement ta pensée,
Enrichissant le fruit des meilleures idées,
Et pour un bel exploit sachant n’exiger rien.
Tout est en toi. Tu es ton tribunal suprême.
Plus rigoureux qu’autrui tu juges ton poème.
En es-tu satisfait, artiste sourcilleux ?”
~ Alexandre Pouchkine ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

 

 

Épiphanie

 

Zénon

 

« Nous irons ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. » Nicolas Sarkozy (16 janvier 2009)

Bienvenue dans le crépuscule de l’ancien Monde. La décennie commence à peine que déjà les signes d’une phase nouvelle de notre Histoire s’écrivent en lettres de sang, de la poussière des sables d’Irak aux trottoirs de nos technopoles ultra-connectées. Répression féroce, propagande et contre-feux médiatiques, loterie vaccinale, tittytainment, ingénierie climatique et déploiement de la 5G : aucun dispositif n’est négligé par les zélateurs du globalisme, tandis que les peuples pris à la gorge se soulèvent d’Amérique latine à Hong-Kong en passant par la vieille Europe. Hier encore, cette situation pouvait s’apparenter à un simple durcissement de la lutte des classes. Mais à mesure que nous apparaissent les contours et points de convergence d’un totalitarisme définitif, ce qui relevait pour certains d’abstraites chimères complotistes devient une réalité vécue chaque jour plus en profondeur par les citoyens de tous les pays.

Comme l’a tardivement reconnu François Mitterrand, une guerre sans morts apparents, mais une guerre totale et sans merci est menée par une caste de prédateurs envers les populations-cibles. S’il désignait à l’époque les États-Unis comme instigateurs de cette entreprise, il ne subsiste aucun doute aujourd’hui sur le caractère nomade et apatride des requins de la finance et de leurs supplétifs. En effet, cet insatiable appétit de pouvoir ne saurait se contenir entre des frontières établies. Casse programmée de l’hôpital public, du système de retraites, du salariat sous ses classiques bases contractuelles, disparition prochaine de l’argent liquide, manifestants et grévistes traités sur les ondes et dans la rue en terroristes, ne constituent que les pans visibles d’une attaque tous azimuts envers l’être Humain à travers chaque aspect de sa vie.

Rappelons quelques éléments bien connus. La banque d’Angleterre avec à sa tête les Rothschild ont engrangé des milliards de profits en soutenant les belligérants de chaque conflit depuis les guerres napoléoniennes. Les places financières de Wall Street et de la City ont repris le concept lors des première et seconde guerres mondiales, tout en faisant littéralement main basse sur la création monétaire par l’intermédiaire de la FED aux États-Unis, puis de la BCE en Europe. Ceci conduisant de fait à la soumission des États aux diktats du cartel bancaire international. Depuis lors, quelques fortunes parrainées par ces charitables institutions se sont peu à peu accaparé les grands secteurs de l’industrie : exploitation pétrolière, armement, pharmaceutique, alimentaire, ainsi que la quasi-totalité des groupes médiatiques. Partout des groupes d’influence s’efforcent, dans tous les domaines d’activité, de promouvoir auprès des décideurs officiels l’idéologie et les intérêts mondialistes. Les multinationales soutiennent via leurs fondations, et à ce titre orientent la recherche scientifique à leur strict bénéfice. À ce propos, les roupies de sansonnet aujourd’hui allouées à la protection de l’environnement serviront de passeports diplomatiques les autorisant à polluer tant qu’ils voudront leur future dictature « verte ».

Parvenus à ce point, nous serions bien tentés de nous rassurer en considérant que l’empire déjà immense dont ils disposent devrait leur suffire. Ce serait, hélas, sous-estimer le caractère aussi dangereux qu’addictif d’un tel pouvoir entre les mains d’une étroite oligarchie.

Les agents de cette mafia globaliste ont déjà bradé les biens nationaux. Permis la surexploitation sans contrepartie de nos ressources naturelles. Ils ont mis le Moyen-Orient et l’Afrique à feu et à sang, organisé les conditions d’un exode massif de peuples déracinés vers les cités tentaculaires où traditions et cultures se perdent au lieu de se rencontrer. Ils ont géré l’immigration de sorte à rendre l’intégration presque impossible, car l’utopie du village global ne devra concerner qu’une poignée de leurs serviteurs triés sur le volet. Quant à ceux confinés dans les ghettos périurbains, ils serviront d’armée de réserve au choc des civilisations théorisé par Huntington. Ils substituent à l’enseignement et à l’aiguisement de l’esprit critique un formatage auquel désobéir équivaut à se placer en situation de mort sociale. Inversent continuellement l’usage et le sens des mots afin de rendre inintelligibles leurs politiques, ainsi que d’en tuer dans l’œuf toute critique. Mais ce ne sont pas encore là les plus virulentes atteintes qui nous sont portées.

Ils ont façonné, sous couvert de divertissement, un inconscient collectif complètement imprégné de mentalité marchande : individualisme, culte de soi, consumérisme. Une société à leur image de psychopathes et de pervers narcissiques. Ils ont infiltré chaque foyer par l’intermédiaire du premier cheval de Troie occulte que fut la télévision, grâce au tube cathodique mis au point par William Crookes, de sinistre mémoire membre de la Golden Dawn et de la Royal Society. Ils ont bombardé d’images subliminales quatre à cinq générations de spectateurs des programmations d’Hollywood. Plus tard, ils ont obtenu notre consentement à l’esclavage d’enfants Africains dans les mines de cobalt, et Chinois dans les usines de fabrication de smartphones utilisés – paradoxe des paradoxes – par d’innombrables dénonciateurs des méfaits du capitalisme.

Au cours des siècles, les globalistes ont investi les loges, les syndicats, les partis politiques et les religions. Ils n’ont épargné de leur influence aucun espace d’action ou de concertation publique. Ils ont relégué au rencart les technologies susceptibles d’alléger la peine des travailleurs tout en développant, sous couvert d’applications civiles, un arsenal capable de nous détruire au cas où le contrôle viendrait à leur échapper. Ils ont tronqué l’Histoire pour écrire à leur guise l’avenir. Renversé les gouvernements refusant de se plier à leurs directives. Ont fomenté coup d’État sur coup d’État jusqu’au coup d’État permanent. Ils ont enfermé l’Humain dans l’illusion qu’il n’était qu’une pièce de leur machine. Et l’ont conditionné à croire qu’il n’existait aucune alternative à ce vaste système de prédation en bande organisée. Ils incarcèrent, mutilent ou assassinent ceux qui osent remettre en question leur autorité. Détruisent peu à peu le langage en vue d’isoler toujours davantage les individus dans l’incommunicabilité de leurs ressentis. Ils sèment à force d’images, de phrases-chocs, le trouble dans les consciences égarées dans un brouillard électromagnétique. Croyez-vous, sincèrement, qu’ils renonceront à tel ou tel stratagème, ou qu’ils nous laisseront la moindre liberté si nous continuons de leur obéir ?

S’ils s’en prennent ainsi à nos âmes autant qu’à nos corps et nos biens, c’est parce qu’ils savent que vibre en nos cœurs quelque chose qu’ils ont perdu. Ils connaissent parfaitement la nature de notre lumière intérieure, et craignent son irruption par-dessus tout. Le pouvoir créateur de nos esprits, notre capacité d’amour et d’émerveillement surpassent en tous points ce qu’ils ont laissé imaginer. Chacun de nous est en faculté d’illuminer, par un seul sourire, la nuit la plus noire dans laquelle ils entendent nous plonger. Leur projet de nouvel ordre mondial consiste précisément à enfermer toute étincelle de vie dans un gigantesque kolkhoze numérique, à base de bio-contrôle et de cybernétique. S’ils rencontraient trop de résistance à leur dessein mortifère, nos dirigeants n’hésiteraient pas à intensifier les fronts allumés un peu partout jusqu’au prochain conflit global, ni à déclencher une crise financière majeure ; prétexte au passage de l’actuel système d’emprise monétaire à un auto-flicage citoyen de toute transaction, au moyen par exemple des blockchains.

L’enjeu de notre époque décisive consiste à ne plus tomber dans le piège d’une solution externe, qu’elle soit politique ou technologique. À ne pas céder au chant des sirènes du transhumanisme, même à l’approche de la mort et quelles que soient leurs promesses. Car l’existence ne saurait se laisser prédire ou diriger par des algorithmes, car chacun d’entre nous vaut mieux que sa simple productivité nominative, car nous sommes ici présents pour expérimenter la magie, et non nous soumettre à une servitude plus odieuse encore que tout ce que l’Humanité a connu : refusons de participer ou d’apporter notre caution à tout élément d’aliénation qui nous est vendu… La tâche est ô combien ardue : il s’agit de nous déconditionner de nos peurs et de nos instincts égotiques, d’identifier nos vieux démons jusqu’à nous en libérer. Une fois recouvrée la conscience de notre responsabilité individuelle, de l’incommensurable portée de chaque intention et chaque geste, il devient possible de transmuter même la plus douloureuse expérience en enseignement porteur d’espoir. Nous sommes alors transparents à cette force qui nous traverse sans pour autant nous appartenir. Des funambules à mi-chemin de la Terre et du Ciel avec l’intuition pour seule guide.

Le désidentification à l’ego ouvre les portes d’un univers où nos intentions se manifestent sur les plans subtils. Le phénomène est bien connu et pratiqué sous différentes formes dans toutes les traditions. À présent qu’il se voit débarrassé de ses oripeaux religieux, il nous est possible d’en redécouvrir l’art et la manière déjà inscrits en nos gènes. Unissons-nous donc dans une volonté commune de nous affranchir, et aucune barrière physique ou métaphysique ne saura nous faire obstacle. Le paradis sur Terre existe déjà et n’a nul besoin de sauveur pour nous être restitué. Sa potentialité réside en chaque espace de silence intérieur qu’il nous revient d’habiter, au-delà des séductions et des errements de notre pensée. Chaque instant nous offre la chance d’embrasser la vie de toutes nos forces. À nous d’y insuffler suffisamment d’Amour pour faire s’abattre les murs de Babylone.

Nous voici arrivés au dernier acte d’une lutte multiséculaire entre les puissances de l’ombre et de la lumière. Ce combat se déroule, consciemment ou non, aussi bien au-dedans qu’en-dehors de nous. Et bien que son enjeu dépasse de loin notre entendement, nous sommes, où que nous nous trouvions, parfaitement placés pour jouer notre partition dans la symphonie créatrice des univers. Quoi qu’il en soit, les dés sont lancés, camarades. Ni leur spirale involutive ni notre prise de conscience ne connaîtront de marche arrière. Rien ne peut plus désormais arrêter l’inévitable levée des voiles. Nous avons le choix de continuer à suivre ou de nous extraire du bal tragique de leur système. Certes, il peut paraître plus confortable de rester inféodé à la voie majoritaire. Mais celle-ci nous mène l’un après l’autre à l’abattoir, et tous ceux qui l’ont éprouvé le savent : un seul jour de liberté vaut plus qu’une vie d’esclavage. Gardons courage, avec l’intime conviction que de magnifiques rayons de soleil salueront tôt ou tard la délivrance des peuples.

Joyeuses révélations à tous. Et bon voyage sur le chemin de l’éveil à la résilience.

Zénon – Janvier 2020

 

Ce texte de Zénon en format PDF, mise en page par Jo:

Zenon_Epiphanie

 

Autres textes de Zénon sur R71 par ordre chronologique du plus récent au plus ancien de 2016 à 2019:

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Zenon_Nakba

 

 

Corriger la course de la lutte sociale pour la seule émancipation possible (Tract Guerre de Classe)

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2020 by Résistance 71

 

 

A lire et diffuser sans modération… (R71)

 

A bas la grève domestiquée des manipulations capitalistes de la syndicratie étatique !

 

Collectif Guerre de Classe

 

Janvier-février 2020

 

Source:

https://guerredeclasse.fr/2020/01/21/a-bas-la-greve-domestiquee-des-manipulations-capitalistes-de-la-syndicratie-etatique/

 

“Il faut savoir terminer une grève…”
Maurice Thorez
Secrétaire général du P«C»F, 11 juin 1936

“La reprise du travail ne saurait tarder…”
Georges Séguy
Secrétaire général de la CGT, 27 mai 1968

“On n’est pas contre tout…On est attaché au dialogue social…”
Philippe Martinez
Secrétaire général de la CGT, 9 janvier 2020

L’histoire des bobards de la maison d’arrêt réformiste c’est toujours l’histoire du prolétariat enfermé dans toutes les défaites que lui organisent les polices syndicales et leurs larbins gauchistes poussiéreux afin que ce dernier demeure circonscrit à ses limites et ne puisse de la sorte jamais entrevoir le mouvement de son auto-émancipation humaine par l’acte révolutionnaire de l’abolition du salariat.

Le spectacle de la liberté despotique du profit est ainsi tout entier contenu dans l’art de la mystification démocratique par lequel les partenaires sociaux subventionnés du syndicalisme étatique et la classe capitaliste élaborent ensemble les impostures de la vie truquée… Ceci, afin que la prison de l’exploitation du travail, sans cesse réaménagée dans des conflits factices, puisse espérer demeurer immortelle par l’évitement des contradictions historiques réelles qui pourraient déboucher sur la nécessité communarde de l’éruption de classe prolétarienne qui liquidera le diktat de la marchandise…

Après que le gauchisme sociétal de la marchandise ait tenté d’étouffer les Gilets Jaunes dans les boniments de la soumission au capitalisme vert des discriminations positives pro-bobo-homo-immigrationniste de la consommation infinie,  les corporatismes syndicaux de la citadelle des régimes spéciaux ont réussi à cadenasser provisoirement la colère prolétaire montante dans les cimetières réformateurs du moutonnisme contrôlé et de l’éparpillement catégoriel…

Les assemblées générales emprisonnées par les services d’ordre syndicalistes qui enchaînent, cloisonnent et fatiguent les luttes dans la revendication débile de la rénovation obligatoire de l’aliénation du travail et de la bonification lamentable de l’âge pivot d’une fin de sur-vie mortifère ont d’abord pour objet de nous éparpiller et de nous épuiser dans les divisions compartimentées de la mort lente…

SAVOIR STOPPER LA GRÈVE, C’EST LA PREMIÈRE BESOGNE DES PROMENADEURS SYNDICAUX CALMEURS DE COLERE OUVRIERE !

NOUS REFUSONS LE « TOUS ENSEMBLE SÉPARÉMENT » DANS LA GRÈVE SABOTÉE ET VENDUE D’AVANCE !

On veut pas mieux ramper esclaves, on veut enfin vraiment exister debout!

Cette grève bidonnée destinée à faire converger toutes nos exaspérations dans le cul-de-sac améliorantiste des complicités magouillantes de l’État et de ses laquais syndicaux n’avait pour objet que de dissoudre notre radicalité dans les circuits de la vacuité négociatrice…où les proxénètes pensionnés sont chargés de nous enfumer et de nous prostituer  pour un vulgaire salariat de merde perfectionné et une retraite de mort simplement mieux déguisée.

L’émancipation du prolétariat sera l’oeuvre des prolétaires eux-mêmes contre tous les mercenaires politiques et syndicaux de l’ordre républicain de la pourriture marchande…

La lutte de classe intrépide et réfractaire ne fait que commencer…

Le reflux des Gilets Jaunes et le recul des grèves de cet hiver annoncent des réapparitions et des retournements d’envergure à mesure que la baisse du taux de profit ne va cesser de s’intensifier…

La crise généralisée du chaos financier, industriel et commercial n’a pas encore dit son dernier mot… ET IL SERA TERRIBLE !

Sans nul doute, il convient que la contre-révolution du Capital ait terminé de produire tous ses ouvrages pour que l’œuvre révolutionnaire anti-capitaliste puisse enfin commencer de produire à son tour les premiers débuts de son véridique mouvement historique …

En Avant toujours et plus Loin…vers la grève sauvage généralisée contre tous les technocrates politiques, syndicaux et médiatiques de l’ordurerie capitaliste et pour le surgissement d’un monde de relations humaines et donc sans argent ni État !

A bas l’imposture sociétale et contre-révolutionnaire de tous les VRP bobo-écolo-homo-immigrationnistes et féministes de l’internement capitaliste sans cesse ré-actualisé !

Vive la lutte de classe radicale du prolétariat révolutionnaire pour la destruction mondiale de la marchandise, du salariat et de l’État !

VIVE LA COMMUNE UNIVERSELLE !

Janvier-février 2020

 

Gilets Jaunes, grévistes et peuple en lutte… Réfléchissons sur l’ordre et le désordre et agissons en conséquence !

Posted in actualité, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 janvier 2020 by Résistance 71

 


le penseur… Gaulois réfractaire

 

 

État, anarchie, ordre et désordre

 

Pierre Kropotkine

 

Source: Encyclopédie Anarchiste (1934)

 

De quel ordre s’agit-il ? Est-ce de l’harmonie que nous rêvons, nous, les anarchistes? De l’harmonie qui s’établira librement dans les relations humaines, lorsque l’humanité cessera d’être divisée en deux classes, dont l’une est sacrifiée au profit de l’autre? De l’harmonie qui surgira spontanément de la solidarité des intérêts, lorsque tous les hommes formeront une seule et même famille, lorsque chacun travaillera pour le bien-être de tous et tous pour le bien-être de chacun? Evidemment, non! Ceux qui reprochent à l’Anarchie d’être la négation de l’Ordre, ne parlent pas de cette harmonie de l’avenir ; ils parlent de l’ordre tel qu’on le conçoit dans notre société actuelle. Voyons donc ce qu’est cet « Ordre » que l’Anarchie veut détruire.

L’Ordre, aujourd’hui, ce qu’ils entendent par « l’Ordre », c’est les neuf dixièmes de l’humanité travaillant pour procurer le luxe, les jouissances, la satisfaction des passions les plus exécrables à une poignée de fainéants. L’Ordre, c’est la privation, pour ces neuf dixièmes, de tout ce qui est la condition nécessaire d’une vie hygiénique, d’un développement rationnel des qualités intellectuelles. Réduire les neuf dixièmes de l’humanité à l’état de bêtes de somme vivant au jour le jour, sans jamais oser penser aux jouissances procurées à l’homme par l’étude des sciences, par la création artistique, voilà « l’Ordre! ».

« L’Ordre » c’est la misère, la famine devenue l’état normal de la société. C’est le paysan irlandais mourant de faim ; c’est le peuple d’Italie réduit à abandonner sa campagne luxuriante, pour rôder à travers l’Europe en cherchant un tunnel quelconque à creuser, où il risquera de se faire écraser, après avoir subsisté quelques mois de plus. C’est la terre enlevée au paysan pour l’élève du bétail ou du gibier qui servira à nourrir les riches, c’est la terre laissée en friche plutôt que d’être restituée à celui qui ne demande pas mieux que de la cultiver.

L’Ordre, c’est la femme qui se vend pour nourrir ses enfants ; c’est l’enfant réduit à être enfermé dans une fabrique ou à mourir d’inanition. C’est le fantôme de l’ouvrier insurgé aux portes du riche, le fantôme du peuple insurgé aux portes des gouvernants.

L’Ordre, c’est une minorité infime élevée dans les chaires gouvernementales, qui s’impose pour cette raison à la majorité et qui dresse ses enfants pour occuper plus tard les mêmes fonctions, afin de maintenir les mêmes privilèges par la ruse, la corruption, la force, le massacre.

L’Ordre, c’est la Guerre continuelle d’homme à homme, de métier à métier, de classe à classe, de nation à nation. C’est le canon qui ne cesse de gronder, c’est la dévastation des campagnes, le sacrifice des générations entières sur les champs de bataille, la destruction en une année des richesses accumulées par des siècles de dur labeur.

L’Ordre, c’est la servitude, l’enchaînement de la Pensée, l’avilissement de la race humaine, main­ tenue par le fer et par le fouet. C’est la mort soudaine par le grisou, la mort lente par l’enfouissement de milliers de mineurs déchirés ou enterrés chaque année par la cupidité des patrons et pourchassés à la baïonnette, dès qu’ils osent se plaindre. Voilà « l’Ordre! » 

Et le désordre, ce qu’ils appellent le désordre : C’est le soulèvement du peuple contre cet ordre ignoble, brisant ses fers, détruisant ses entraves et marchant vers un avenir meilleur. C’est ce que l’humanité a de plus glorieux dans son histoire : c’est la révolte de la pensée à la veille des révolutions ; c’est le renversement des hypothèses sanctionnées par l’immobilité des siècles précédents ; c’est l’éclosion de tout un flot d’idées nouvelles, d’inventions audacieuses, c’est la solution des problèmes de la science.

Le désordre, c’est l’abolition de l’esclavage antique, c’est l’insurrection des communes, l’abolition du servage féodal, les tentatives d’abolition du servage économique.

Le désordre, c’est l’insurrection des paysans soulevés contre les prêtres et les seigneurs, brûlant les  châteaux pour faire place aux chaumières, sortant de leurs tanières pour prendre leur place au soleil.

Le désordre – ce qu’ils nomment le désordre – ce sont les époques pendant lesquelles des générations entières supportent une lutte incessante et se sacrifient pour préparer à l’humanité une meilleure existence, en la débarrassant des servitudes du passé. Ce sont les époques pendant lesquelles le génie populaire prend son libre essor et fait, en quelques années, des pas gigantesques, sans lesquels l’homme serait resté à l’état d’esclave antique, d’être rampant, de brute avilie dans la misère.

Le désordre, c’est l’éclosion des plus belles passions et des plus grands dévouements, c’est l’épopée du suprême amour de l’humanité! 

= = =

Pierre Kropotkine sur Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Veuillez laissez l’État dans les WC…
où vous l’avez trouvé en entrant !

 


Gilets Jaunes… par Cernunnos !…

Réflexion sur la (r)évolution… « Anarchisme et Organisation » avec Rudolph Rocker (version PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 20 janvier 2020 by Résistance 71

 

“Qu’est-ce que l’État ? C’est le signe achevé de la division dans la société, en tant qu’il est l’organe séparé du pouvoir politique: la société est désormais divisée entre ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. La société n’est plus un. Nous indivisé, une totalité une, mais un corps morcelé, un être social hétérogène… »
~ Pierre Clastres ~

 

Résistance 71

 

20 janvier 2020

 

Ci-dessous, le pdf « Anarchisme et Organisation » de Rudolph Rocker publié en 1919, sur une mise en page toujours aussi excellente de Jo. certaines choses ont un peu vieilli, mais ce document fournit toujours de solides bases pour une organisation solidaire hors structure étatique et marchande.

Nous devons intégrer à notre réalité qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir et qu’en conséquence, la seule solution viable pour la société humaine est celle de la société des sociétés, de l’organisation organique par les associations libres et l’entraide, que nous savons être un facteur primordial de l’évolution.

Il ne s’agit donc pas ici de changer de système par la REVOLUTION mais bel et bien par l’EVOLUTION. Telle est la voie.

Rudolph_Rocker_Anarchisme_et_Organisation
Version PDF

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

“Un ethnologue français, Pierre Clastres, a émis, pour les sociétés humaines en général, l’hypothèse que la tendance normale dans un groupe est la résistance collective aux excès du pouvoir. Dans une société encore peu complexe, les notables doivent s’attacher leurs obligés en redistribuant en permanence les richesses qu’ils réussissent à grand peine à accumuler. Dans une société guerrière où le prestige est lié aux prouesses de combat, les grands guerriers doivent remettre sans cesse leur titre en jeu, jusqu’au jour où ils finissent par être éliminés.
L’émergence de sociétés inégalitaires ne serait donc pas la norme, mais l’exception et le résultat d’un dysfonctionnment de ces mécanismes de contrôle. Finalement, l’inégalité ne serait pas naturelle…”
~ Jean-Paul Demoule, archéologue, ancien directeur de l’INRAP, 2012 ~

“La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.”
~ Pierre Clastres, directeur de recherche en anthropologie politique au CNRS, 1974 ~

 


A bas L’État, la marchandise, l’argent et le salariat !