Archive pour état et illusion démocratique

Yankland état des lieux : guerre civile en cours (Pepe Escobar)

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Illusion Démocratique

Où en sommes-nous aujourd’hui : une guerre civile en cours

Pepe Escobar

11 novembre 2020

Source:
https://www.mondialisation.ca/ou-nous-en-sommes-aujourdhui-une-guerre-civile-en-cours/5650930

La gigantesque opération psychologique est en cours. Tous ceux qui connaissent le Transition Integrity Project (TIP) savaient comment cela se passerait. J’ai préféré – de manière diplomatique – l’encadrer comme un exercice de groupe réflexion dans mon article « Banana Follies », qui connaît un énorme succès aux États-Unis. Il s’agit d’un exercice en direct. Pourtant, personne ne sait exactement comment il va se terminer.

Tout le monde dans les services de renseignements américains est au courant des cas bien documentés de fraude électorale. L’acteur clé est l’État Profond, qui décide de la suite des événements. Ils ont pesé le pour et le contre d’avoir un sénile, au stade 2 de la démence, néoconservateur va-t-en guerre extorqueur (avec son fils) comme « leader du monde libre ». L’optique est peut-être quelque peu terrible – mais pas encore assez pour annuler une élection truquée.

Le Parti Républicain (GOP) est dans une position très confortable. Il a conservé le Sénat et pourrait prendre jusqu’à 12 sièges à la Chambre. Ils savent également que toute tentative de Biden-Harris de légiférer par le biais de décrets sera vouée à l’échec.

L’angle Fox News/NY Post est essentiel. Pourquoi soutiennent-ils soudainement Cadavre ? Parce que Murdoch a clairement fait savoir qu’il a toutes sortes de dossiers compromettants sur la famille Biden. Ils feront donc tout ce qu’IL veut. Murdoch n’a plus besoin de Trump.

Tout comme le GOP, en théorie. Il y a de sérieuses manigances en coulisses entre les membres du GOP et le gang Biden-Harris. Des compromis. Contourner Trump – que la plupart du GOP déteste avec véhémence. L’homme le plus important à Washington sera en fait le leader du GOP au Sénat, Mitch McConnell.

Néanmoins, un recomptage des votes serait absolument nécessaire dans les six États contestés – Wisconsin, Michigan, Pennsylvanie, Géorgie, Nevada et Arizona. Par un comptage manuel. Un par un. Le Département de la Justice (DoJ) devrait agir sur ce point, immédiatement. Cela n’arrivera pas. Les recomptages coûtent énormément d’argent. Rien ne prouve que l’Équipe Trump – en plus de manquer de fonds et de personnel – pourra convaincre l’agent de Papa Bush, William Barr de s’y atteler.

Les grands médias et Big Tech ont déclaré un « vainqueur » – tout en diabolisant Trump pour avoir répandu « un torrent de désinformation » et « essayé de saper la légitimité des élections américaines ». Seules les personnes en phase terminale de mort cérébrale achètent ce scénario.

Ce qui compte VRAIMENT, c’est la lettre de la loi. Les LÉGISLATURES D’ÉTAT décident quels électeurs se rendent au Collège Électoral pour nommer le Président.

Voici – Article II, Section 1, Clause 2 : Chaque État désigne les électeurs « de la manière que la législature de l’État peut ordonner ».

Cela n’a donc rien à voir avec les gouverneurs. C’est aux législatures des états du GOP d’agir en conséquence. Le drame peut se prolonger pendant des semaines. Et il se peut que le Congrès doive certifier et prendre la décision finale en janvier.

Pendant ce temps, des discussions sur une Nouvelle Résistance se répandent comme une traînée de poudre.

Le Trumpisme, avec plus de 71 millions de voix, est établi comme un mouvement de masse. Personne au sein du GOP ne commande ce genre d’appel populaire. En mettant de côté le Trumpisme, le GOP commettra le seppuku.

Mon cher ami Alastair Crooke, toujours indispensable, fait mouche dans un puissant essai :

En fonction de la suite des événements, les Déplorables deviendront les Incontrôlables.

Alastair fait référence à un parallèle crucial évoqué par l’historien Mike Vlahos dans l’article

Vlahos note que l’actuelle saga américaine reflète bien la Rome antique au dernier siècle de la République, opposant l’élite romaine aux Populaires – qui est aujourd’hui l’Amérique Rouge (Trumpiste) :

« C’était un monde nouveau, dans lequel les grands propriétaires terriens, avec leurs latifundia [la source de richesse des terres esclavagistes], qui avaient été les « Grands » à la tête des différentes factions pendant les guerres civiles, sont devenus les archontes sénatoriaux qui ont dominé la vie romaine pendant les cinq siècles suivants – tandis que le peuple, les Populaires, ont été réduits à un élément passif – non pas impuissant – mais généralement dépendant et non participant du gouvernement romain : Cela a sapé la vie créative de Rome, et a finalement conduit à son éclatement ».

Que fera donc le Grand Capital impérial ?

L’Occident dans son ensemble est au bord d’un double précipice : la pire dépression économique jamais connue, associée à des explosions imminentes, innombrables et incontrôlables de rage sociale.

L’État Profond pense donc qu’avec Cadavre – ou, beaucoup plus tôt que tard, la Commandante Kamala – le chemin s’adoucira vers la Grande Réinitialisation de Davos, tout en maintenant le plan B en mode « prêt, feu, partez » : un déchaînement mondial pour satisfaire le complexe militaro-industriel, qui a choisi Cadavre en premier lieu parce qu’il n’est qu’une figure en carton.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Mascarade électorale (une de plus…) à Yankland, ouvrons les yeux… à bon escient !

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Analyse intéressante de Thierry Meyssan sur les récentes élections américaines. Son idée d’implosion des Etats-Unis et de leur dispersion en plusieurs états indépendants n’est pas originale puisqu’un chercheur universitaire russe avait déjà mentionné cette possibilité il y a bien des années.
Ceci dit, il est difficile pour Meyssan d’admettre, en tant que grand supporteur de Trump, que celui-ci est un sioniste enflammé, grand ami de Netanyahou, qui a fait plus pour Israël en 4 ans que bien des présidents réunis avant lui et qu’il n’avait pas été mis en place il y a 4 ans pour drainer le “marécage”, mais pour le rendre plus utile. De voir aussi que Trump est entouré et soutenu par la clique évangéliste sioniste, autres frapadingues du missel, ainsi que par la Kosher Nostra de son ami et pourvoyeur de fonds Sheldon Adelson, le magnat des casinos de Las Vegas, qui l’a renfloué un paquet de fois après ses banqueroutes en affaire… Que Trump était un grand ami d’Epstein et de Maxwell et que ses bordels de la “Tour Trump” de New York tournaient à plein pot avec les réseaux pédophiles et de prostitution dont Epstein et Maxwell étaient les entremetteurs pour le Mossad et ses opérations de chantage en tout genre.
Biden est un dégénéré sénile, pédophile, à l’instar de Trump, qui ne sait plus où il habite ni qui est qui et, comme à l’accoutumée, les Yankees avaient à choisir entre la peste et le choléra. Il en va de même en France et partout ailleurs. Il est plus que grand temps de comprendre que toute cette illusion démocratique n’est qu’une mascarade, un vaste cirque ne servant qu’à donner l’illusion du choix aux masses sous influence, pour préserver la façade d’une illusion démocratique dont le “vote” aussi truqué soit-il , est une des pierres angulaires de propagande.
La solution pour les Yankees n’est pas plus dans la consolidation d’un état fédéral que dans la création d’états indépendants après une implosion. Il n’ y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Il faut en sortir, rediluer le pouvoir dans le peuple et entrer ensemble dans la société des sociétés sans État, sans marchandise, sans argent et sans salariat. C’est la seule solution viable pour l’humanité, le reste n’est qu’illusion et volonté réformiste futile pratiquant la politique de l’autruche, celle de se fourrer la tête dans le sable, pour mieux se faire botter le cul !
Meyssan appartient aussi au passé, il est incapable de lâcher prise de l’absurdité de l’impasse politique étatico-capitaliste qu’est et sera toujours le concept appliqué de “l’état-nation”, modèle archaïque voué à disparaître très bientôt pour laisser la place à une société humaine enfin réalisée car émancipée. Il y a du pain sur la planche, mais nous y venons aussi sûrement que demain le soleil se lèvera.
Alors oui, ouvrez les yeux ! mais à bon escient, pour comprendre et abandonner en rase campagne cette ineptie systémique criminelle et oppressive que sont l’État et le capitalisme. Meyssan a encore un bout de chemin à faire, mais le désire t’il vraiment ?
~ Résistance 71 ~

A consulter, notre page « Illusion démocratique »


Election présidentielle américaine : Ouvrez les yeux !


Thierry Meyssan


10 novembre 2020


url de l’article original:
https://www.voltairenet.org/article211574.html

L’élection présidentielle US de 2020 confirme la tendance générale depuis la dissolution de l’Union soviétique : la population états-unienne traverse une crise de civilisation et se dirige inexorablement vers une nouvelle guerre civile qui devrait déboucher logiquement vers une partition du pays. Cette instabilité devrait se solder par la fin de l’Occident en tant qu’hyper-puissance.

Pour comprendre ce qui se passe, il convient de dépasser l’effroi des élites européennes face à la disparition prochaine de la puissance qui les protège depuis trois-quarts de siècle ; et de regarder honnêtement l’histoire mondiale des trente dernières années. Il faut se replonger dans l’histoire US et relire sa Constitution.

L’hypothèse de la dissolution de l’Otan et des États-Unis d’Amérique

Lorsque, après trois-quart de siècle d’une dictature sans partage, l’Union soviétique s’est effondrée, tous ceux qui souhaitaient sa disparition en furent surpris. Durant des années, la CIA avait organisé un sabotage systématique de son économie et dénigré toutes ses réalisations, mais elle n’avait jamais prévu que ce sont les peuples soviétiques qui renverseraient ce régime au nom de ses idéaux.

Tout a commencé avec une catastrophe à laquelle l’État ne sut pas répondre. (Tchernobyl, 1986). Une population d’un quart de million de personnes dut fuir définitivement sa terre. Cette incompétence marqua la fin de la légitimité de la dictature. Dans les cinq années qui suivirent, les alliés du Pacte de Varsovie récupérèrent leur indépendance et l’URSS se disloqua. Ce processus fut de bout en bout mené par les Jeunesses communistes, mais il fut au dernier moment récupéré par le maire de Moscou, Boris Elstine, et son équipe formée à Washington. Le pillage des biens collectifs qui suivit et l’effondrement économique qu’il provoqua firent régresser la nouvelle Russie un siècle en arrière.

C’est de cette manière que les États-Unis devraient à leur tour disparaître. Ils vont perdre leur force centripète et être abandonnés par leurs vassaux, avant de s’effondrer. Ceux qui auront quitté le bateau avant qu’il ne coule auront une meilleure chance de s’en sortir. L’Otan devrait mourir avant les USA comme le Pacte de Varsovie est mort avant l’URSS.

La force centrifuge des États-Unis

Les États-Unis sont un pays très jeune, ils n’ont que deux cent ans d’histoire qui leur appartienne. Leur population ne cesse de se former avec des arrivées successives d’immigrants venant des régions du monde les plus diverses. Selon le modèle britannique, chacune conserve sa propre culture et ne se mêle pas aux autres. Le concept de « creuset » (melting pot) n’a existé qu’avec le retour des soldats noirs de la Seconde Guerre mondiale et l’abolition de la ségrégation raciale qu’il suscita, sous Eisenhower et Kennedy, pour disparaître après.

La population états-unienne se déplace beaucoup d’un État à l’autre. Depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à la fin de celle du Vietnam, elle tentait de cohabiter dans certains quartiers. Durant une vingtaine d’années, elle s’est figée. Et depuis la dislocation de l’URSS à aujourd’hui, elle se ghettoïse à nouveau, non plus selon des clivages « raciaux », mais culturels. Dans les faits, le pays est déjà divisé.

Les États-Unis ne forment plus une nation, mais déjà onze distinctes.

Le conflit intérieur de la culture anglo-saxonne

La mythologie états-unienne rattache l’existence du pays à des 67 « Pères pèlerins », les immigrés du Mayflower. Il s’agit d’un groupe de chrétiens fanatiques anglais qui vivait en « communauté » aux Pays-Bas. Ils obtinrent de la Couronne la mission de s’installer dans le « Nouveau Monde » pour y combattre l’Empire espagnol. Un de leurs groupes débarqua dans le Massachusetts et y édifia une société sectaire, la colonie de Plymouth (1620). Ils voilaient leurs femmes et punissaient de durs châtiments corporels ceux qui avaient péché et s’éloignaient de la « Voie Pure », d’où leur nom de « Puritains ».

Les États-uniens ignorent à la fois la mission politique des Père pèlerins et leur sectarisme. Ils les célèbrent cependant lors de la fête de Thanksgiving. Ces 67 fanatiques ont eu une influence considérable sur un pays d’aujourd’hui 328 millions d’habitants. 8 présidents sur 46 sont leurs descendants directs, dont le président Franklin Roosevelt ou les présidents George Bush.

Les Puritains ont organisé une révolution en Angleterre autour de Lord Oliver Cromwell. Ils décapitèrent le roi, fondèrent une République intolérante, le Commonwealth, et massacrèrent les Irlandais « hérétiques » (papistes). Ces événements sont désignés par les historiens britanniques comme la « Première Guerre civile » (1642-51).

Plus d’un siècle plus tard, les colons du Nouveau Monde se révoltèrent face au poids écrasant des taxes de la monarchie britannique (1775-83). Ces évènements sont connus des historiens états-uniens comme la « Guerre d’indépendance », mais les historiens britanniques y voient au contraire la « Seconde Guerre civile ». En effet, si les colons qui firent cette guerre étaient de pauvres gens qui travaillaient dur, ceux qui les organisèrent étaient des descendants des Pères pèlerins qui souhaitaient affirmer leur idéal sectaire face à la monarchie britannique restaurée.

Quatre-vingt ans plus tard, les États-Unis se déchiraient avec la Guerre de sécession (1861-65) que certains historiens états-uniens désignent comme la « Troisième Guerre civile » anglo-saxonne. Elle opposait les États, qui fidèles à la Constitution originelle, entendaient maintenir des droits de douane entre eux, à d’autres États qui voulaient au contraire faire passer les droits de douane au niveau fédéral et créer ainsi un grand marché intérieur. Cependant, elle opposait aussi les élites puritaines du Nord aux élites catholiques du Sud, de sorte que l’on retrouvait les clivages des deux guerres précédentes.

La « Quatrième Guerre civile » anglo-saxonne, qui se dessine aujourd’hui, est toujours ourdie par les élites puritaines. Ce qui masque cette continuité, c’est la transformation de ces élites qui désormais ne croient plus en Dieu, mais conservent le même fanatisme. Ce sont elles qui se consacrent aujourd’hui à la réécriture de l’histoire de leur pays. Selon elles, les USA sont un projet raciste des Européens que les « Pères pèlerins » ne sont pas parvenus à corriger. Elles sont persuadées qu’il faut rétablir la « Voie pure » en détruisant tous les symboles du Mal comme les statues des Monarques, des Anglais et des Confédérés. Elles parlent le « politiquement correct », assurent qu’il existe plusieurs « races » humaines, écrivent « Noir » avec une majuscule et « blanc » en minuscules, et se ruent sur les suppléments abscons du New York Times.

L’histoire récente des États-Unis

Chaque pays a ses démons. Le président Richard Nixon était convaincu que le premier danger dont les États-Unis devait se prévenir n’était pas une guerre nucléaire avec l’URSS, mais cette possible « Quatrième Guerre civile » anglo-saxonne. Il s’était entouré du spécialiste en la matière, l’historien Kevin Phillips, qui fut son conseiller électoral et lui permit d’accéder deux fois à la présidence US. Cependant, les héritiers des Pères pèlerins n’acceptèrent pas son combat et le firent sombrer dans le scandale du Watergate (1972), ourdi par l’adjoint et successeur de J. Edgar Hoover au lendemain de sa réélection.

Lorsque la puissance US commença à s’essouffler, le lobby impérialiste, dominé par les Puritains, plaça au pouvoir un des descendants directs des 67 Pères pèlerins, le républicain George Bush Fils. Il organisa un choc émotionnel (les attentats du 11 septembre 2001) et adapta les armées au nouveau capitalisme financier, sous le regard tétanisé de ses concitoyens. Son successeur, le démocrate Barack Obama, poursuivit son œuvre en adaptant l’économie. Pour cela, il choisit l’essentiel de l’équipe de son premier mandat parmi les membres de la Pilgrim’s Society (l’association des Pèlerins).

Survint un événement disruptif, en 2016. Un présentateur de télévision qui avait contesté la transformation du capitalisme et les attentats du 11-Septembre, Donald Trump, se présenta à la présidence. Il conquit d’abord le Parti républicain, puis la Maison-Blanche. Tous ceux qui avaient fait chuter Richard Nixon s’en prirent à lui avant même qu’il n’investisse sa fonction. Ils sont parvenus à prévenir sa réélection en bourrant maladroitement les urnes. Ce qui importe, c’est que, durant son mandat, des siècles de non-dits ont ressurgi. La population US s’est à nouveau fracturée autour des Puritains.

C’est pourquoi, s’il est évident qu’une majorité d’États-uniens n’a pas voté avec enthousiasme pour un sénateur sénile, il me semble erroné de dire que cette élection de 2020 était un référendum pour ou contre Trump. Il s’agissait en réalité d’un référendum pour ou contre les Puritains.

Un résultat conforme au projet des Pères pèlerins

Lorsque la Guerre d’indépendance ou Seconde Guerre civile anglo-saxonne fut terminée, les successeurs des Pères pèlerins rédigèrent la Constitution. Ils ne firent ni mystère de leur volonté de créer un système aristocratique sur le modèle anglais, ni de leur mépris du peuple. C’est pourquoi, la Constitution des États-Unis ne reconnait pas la souveraineté populaire, mais celle des gouverneurs.

Le peuple, qui avait fait et gagné la guerre, accepta cet état des choses, mais imposa dix amendements, la Déclaration des droits (Bill of Rights), selon lesquels la classe dirigeante ne pourrait en aucun cas violer les droits des citoyens au nom d’une prétendue « raison d’État ». La Constitution ainsi amendée s’applique toujours.

Si l’on veut bien constater que, constitutionnellement, les États-Unis ne sont pas et n’ont jamais été une démocratie, on n’a aucune raison de s’indigner du résultat des élections. Bien qu’il ne soit pas prévu par la Constitution, le scrutin populaire pour l’élection présidentielle s’est progressivement imposé en deux siècles dans chaque État fédéré. Les gouverneurs doivent en suivre les indications pour désigner leurs 538 délégués au Collège électoral présidentiel. Certains gouverneurs ont donc bourré les urnes sans grand savoir-faire : dans plus d’un comté sur dix, le nombre de votants est supérieur à celui des habitants majeurs. N’en déplaise aux commentateurs, il est donc parfaitement impossible de dire combien d’électeurs ont réellement voté et qui ils auraient souhaité comme président.

Un sombre avenir

Dans ces conditions, le président élu, Joe Biden, ne pourra pas passer outre la fureur justifiée des partisans de son challenger. Il ne pourra pas réunir son peuple. J’avais écris, il y a quatre ans, que Trump serait le Gorbatchev des États-Unis. J’avais tort, il a su redonner un nouveau souffle à son pays. En définitive, ce sera Joe Biden à qui échoira la faute de ne pas parvenir à maintenir l’unité territoriale de son pays.

Les Alliés qui ne voient pas la catastrophe arriver en paieront de lourdes conséquences.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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Manifeste pour la Société des Sociétés

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Illusion démocratique… Le suffrage universel comme plus grande mystification du siècle !

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Voter c’est acquiescer, se soumettre…

 

La plus grande mystification du siècle !

 

Tract anarchiste distribué entre 1880 et 1910

 

Les anarchistes, conséquents avec eux-mêmes, avec leurs revendications et leurs espérances, renient absolument la religion du bulletin de vote, et, loin de considérer le suffrage universel comme une panacée, comme un instrument d’émancipation, ils y voient, au contraire, un odieux instrument de domination, LA PLUS GRANDE MYSTIFICATION DU SIÈCLE !

Le suffrage universel, en effet, n’est, au fond, que le droit de choisir nous-mêmes nos maîtres, de désigner la sauce à laquelle nous préférons être mangés.

Ne donnons donc pas à notre misérable condition, à notre infériorité subie, le caractère inexpiable d’une servitude volontaire, d’une misère acceptée, consentie, VOTÉE !! !

Ce n’est pas à nous de choisir des verges pour nous fouetter… Voilà pourquoi les anarchistes sont partisans de l’abstention ; voilà pourquoi ils prêchent la grève électorale. Entendons-nous ! Il ne s’agit pas de l’abstention stérile et lâche qui consiste à ne rien faire et à tendre docilement le cou au joug et les mains à la férule. Notre abstention s’arrête au bord des urnes. Elle ne nous empêche pas de nous mêler à l’agitation électorale, mais seulement pour en démontrer l’inanité, pour préconiser nos idées et faire au tribunal de la foule le procès de tous les candidats et de toutes les candidatures.

Nous refusons de souscrire à notre propre asservissement, mais, en revanche, nous voulons substituer à l’action parlementaire qui fait des dupes et des sceptiques, l’action révolutionnaire qui fait des convaincus.

Ce que nous conseillons, c’est l’abstention ACTIVE ! Au lieu de nous en remettre à d’autres du soin de notre salut, nous voulons accomplir nous-mêmes, directement et sans intermédiaires nos revendications et nos affranchissements.

La souveraineté ne se délègue pas ; elle s’exerce !

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De Résistance 71 :

Pour un résistance politique active (PDF)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

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Notre page « Illusion démocratique »


¡Ya Basta!

 

L’abstention plus que jamais premier parti de France…

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Résistance 71

 

16 mars 2020

 

… Ce depuis un bon moment, mais là en ce 1er tour de la farce électorale de la grande illusion démocratique, on bat des records: si même le chiffre officiel de 55% d’abstention est avancé pour ces « municipales », on peut penser qu’il serait en fait supérieur. Quand on décompose l’affaire: 65% d’abstention à Toulouse, 60% à Lyon, 63% à Bordeaux et 67% à Marseille, la grande guignolerie politico-marchande touche le fond et continue de creuser.

Continuons l’effort, qui n’en est pas un vraiment, objectif 70% + au second tour pour totalement décrédibiliser cette mascarade électorale, mais cela ne suffira pas, ne peut en aucun cas suffire, l’abstention politique doit être suivie d’une action… Saisir et remplir ce vide politique intersidéral devient une nécessité pour le peuple. Nous devons reprendre le pouvoir localement et le rediluer collectivement dans le corps social, là où il est particulièrement soluble et engendre l’égalité de toutes et tous.

Le temps de reprendre notre vie localement et de coopérer entre nous arrive. Vive les assemblées populaires ! Vive les communes libres et librement associées ! Tout le pouvoir aux ronds-points (au peuple de la base). Vive la Commune universelle de notre humanité affirmée contre toutes les escroqueries dictatoriales politico-marchandes !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

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Municipales 2020 : Piqûre de rappel pour veautards bornés…

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« Si voter changeait quoi que ce soit…
Ce serait illégal » (Emma Goldman)

 

Résistance 71

 

14 mars 2020

 

… sur fond de panique fabriquée au coronavirus (CoVD19), au taux de mortalité de l’ordre de moins de 2,5% (ce qui veut dire que 97,5 à 98% des personnes infectées guérissent…), mais qui est en train d’engendrer une nouvelle vague de mesures liberticides sur les populations, comme par exemple les interdictions de rassemblement de plus de 100 personnes etc… Ce n’est que le début.

Mais, nous dit-on de vive voix, surtout, surtout… n’oubliez pas d’aller veauter, d’aller abdiquer de votre souveraineté en allant mettre votre papelard dans ces boîtes à suggestions pour esclaves que sont les urnes électorales, urnes funéraires de nos libertés et de notre capacité collective de nous diriger nous-mêmes sans aucun intermédiaire parasitaire politique ou financier.

Tout cela n’est que la mise en scène de l’illusion démocratique, que nous dénonçons depuis dix ans en relais de nos anciens qui le firent bien avant nous (cliquez sur le lien et documentez-vous si ce n’est déjà fait…)

La question primordiale aujourd’hui est de fait la suivante:
Entre le CoVD19 et l’état de la surveillance de masse muni de ses outils liberticides se renforçant jour après jour, qui est le plus nocif, le plus dangereux ?

A lire cette très bonne mise au point de Jo en format pdf :

Avis-a-la-population-francaise

 

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

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Analyse politique et compréhension de notre réalité: Prisonniers d’un seul monde…

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Prisonniers d’un seul monde

 

Gruppo anarchico insurrrezionalista “E. Malatesta”

 

Journal anarchiste Canenero, 1996

 

« Le fait est que l’État ne serait pas si maléfique si celui qui le désire pouvait l’ignorer et vivre sa vie à sa façon, à côté de ceux avec qu’il s’entend bien. Mais il a envahi toutes les fonctions de la vie sociale, domine tous les actes de notre vie et nous empêche même de nous défendre, lorsque nous sommes attaqués. Il faut le subir ou l’abattre. »

Errico Malatesta —

Si nous n’étions pas profondément insatisfaits par ce monde, nous n’écririons pas dans ce journal, et vous ne liriez pas cet article. Cela est donc inutile d’employer davantage de mots pour réaffirmer notre aversion envers le pouvoir et ses expressions. Ce qui, en revanche, ne nous paraît pas inutile est d’essayer de comprendre si une révolte qui ne se pose pas ouvertement, résolument contre l’État et le pouvoir est-elle possible.

Cette question ne doit pas paraître bizarre. Il y a en effet des personnes qui ne voient, dans la lutte contre l’État, rien d’autre qu’une confirmation ultérieure de combien il a pu entrer à l’intérieur de nous-mêmes, au point de déterminer, même en négatif, nos actions. Avec son encombrante présence, l’État nous distrairait de celui qui devrait être notre véritable objectif : vivre notre vie à notre façon. Si on pense à abattre l’État, à l’entraver, à le combattre, on n’a pas le temps de réfléchir à ce que nous voulons faire. Au lieu d’essayer de réaliser nos désirs et nos rêves ici et maintenant, nous suivons l’État partout, devenons son ombre et repoussons à l’infini la concrétisation de nos projets. A force d’être antagonistes, d’être contre, on finit par ne plus être protagonistes, ne plus être pour quelque chose. Du coup, si on veut être soi-même, il faut arrêter de s’opposer à l’État et commencer à le considérer non plus avec hostilité, mais avec indifférence. Plutôt que s’affairer à détruire son monde, le monde de l’autorité, il vaut mieux construire le notre, celui de la liberté. Il faut arrêter de penser à l’ennemi, à ce qu’il fait, où il se trouve, comment faire pour le frapper, afin de se consacrer à nous-mêmes, à notre « vécu quotidien », à nos rapports, à nos espaces qu’il faut élargir et améliorer de plus en plus. Sinon, on ne fera jamais rien d’autre que de suivre les échéances du pouvoir.

Aujourd’hui, de tels arguments foisonnent au sein du mouvement anarchiste, à la recherche perpétuelle de justifications déguisées en analyses théoriques, pour excuser sa propre inaction totale. Il y en a qui ne veulent rien faire parce que sceptiques, d’autres parce qu’ils ne veulent rien imposer à autrui, d’autres qui pensent que le pouvoir est trop fort pour eux et enfin d’autres qui ne veulent pas en suivre les rythmes et les temporalités ; tout prétexte est bon. Mais est ce que ces anarchistes ont-ils un rêve capable de leur enflammer le cœur ?

Pour débarrasser le camp de ces excuses minables, ce n’est pas inutile de rappeler deux-trois choses. Il n’y a pas deux mondes, le leur et le nôtre, et même si ces deux mondes existaient, ce qui serait absurde, comment pourraient-ils cohabiter ? Il y a un seul monde, le monde de l’autorité et de l’argent, de l’exploitation et de l’obéissance : le monde dans lequel nous sommes obligés de vivre. Il n’est pas possible d’en sortir. Voilà pourquoi on ne peut pas se permettre l’indifférence, voilà pourquoi on n’arrive pas à l’ignorer. Si on s’oppose à l’État, si on est toujours prêt à saisir l’occasion pour l’attaquer, cela n’est pas parce qu’on en est indirectement façonnés, cela n’est pas parce qu’on a sacrifié nos désirs sur l’autel de la révolution, mais parce que nos désirs seront irréalisables aussi longtemps que l’État existera, aussi longtemps qu’existera un quelconque pouvoir.(*) La révolution ne nous détourne pas de nos désirs, mais au contraire elle est la seule possibilité qui donne les conditions pour leur réalisation. Nous voulons subvertir ce monde, le plus tôt possible, ici et maintenant, car c’est ici et maintenant qu’il y a casernes, tribunaux, banques, béton, supermarchés, taules. Ici et maintenant, il n’y a qu’exploitation. Tandis que la liberté, ce qu’on entend par liberté, elle n’existe pas du tout.

Ceci ne veut pas dire qu’on doit négliger la création d’espaces à nous où expérimenter les rapports que nous préférons. Il signifie simplement que ces espaces, ces relations, ne correspondent pas à la liberté absolue que nous voulons, pour nous ainsi que pour tout le monde. Ce sont un pas, un premier pas, mais pas le dernier, encore moins le pas définitif. Une liberté qui se termine sur le seuil de notre squat, de notre commune « libre », ne nous suffit pas, ne nous satisfait pas. Une telle liberté est illusoire car elle ne nous rendrait libres que de rester chez nous, de ne pas sortir des limites qu’on s’est données. Si on ne considère pas la nécessité d’attaquer l’État (et sur ce concept d’ « attaque » il y a aurait beaucoup à dire), au fond nous ne faisons que lui permettre de faire davantage et à jamais ce qui lui plaît, nous limitant à survivre dans la petite « île heureuse » qu’on se sera construite. Rester à distance de l’État signifie garder sa vie, l’affronter signifie vivre.

Dans l’indifférence envers l’État se trouve, implicitement, notre capitulation. C’est comme si on admettait que l’État est le plus fort, il est invincible, il est irrésistible, donc autant déposer les armes et penser à cultiver son jardin. Comment appeler cela révolte ? Il nous semble plutôt une attitude toute intérieure, limitée à une sorte de méfiance, d’incompatibilité et de désintérêt pour ce qui nous entoure. Mais dans une telle attitude demeure, implicitement, la résignation. Une résignation dédaigneuse, si l’on veut, mais toujours de la résignation.

Tel un boxeur sonné qui se limite à parer les coups, sans même essayer d’abattre l’adversaire, que pourtant il haït. Mais notre adversaire ne nous donne pas de répit. On ne peut pas descendre de ce ring et il continue à nous prendre pour cible. Il faut subir ou abattre l’adversaire : l’esquiver ou lui signifier notre mécontentement ne suffit pas.

(*) Note de Résistance 71 : Le groupe anarchiste italien Malatesta remet quelques pendules à l’heure ici avec ce texte percutant… Remettons aussi leur pendule à l’heure concernant la notion de “pouvoir”. Ils disent ceci:

“… nos désirs seront irréalisables aussi longtemps que l’État existera, aussi longtemps qu’existera un quelconque pouvoir.”

Nous sommes d’accord avec la première hémistiche de la phrase, pas la seconde. En effet, le pouvoir, la capacité et la volonté décisionnaires, est nécessaire à la vie en société. Il n’y a pas et ne saurait y avoir de société humaine sans pouvoir, celui-ci lui est inhérent, il existe et est exercé ; en revanche il y a deux types, deux méthodes de pouvoir l’un conciliant, harmonieux et naturel: le pouvoir non-coercitif utilisé dans toute société égalitaire non politiquement divisée et le pouvoir coercitif, sectaire, divisionnaire, répressif et destructeur, contre-nature, consolidant la division dans le fait qu’il sort du corps social et est maintenu dans une bulle de privilège. Nous vivons depuis un peu plus de 5000 ans sur les plus de 2 millions d’années de l’existence de l’Homo erectus et de sa descendance, sous le joug du second mode, il ne tient qu’à nous de changer et de réintégrer le pouvoir dans le corps social pour une gestion complémentaire et harmonieuse de la société humaine dans son ensemble. On ne peut pas se débarrasser du “pouvoir”, mais en revanche on peut choisir son mode d’application.

Là réside la clef de l’affaire que nous avons expliquée plus en détail dans notre “Manifeste pour la société des sociétés” (2017)…

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Qui ose gagne !…

Illusion démocratique: Pour une abstention politique active (PDF)

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Résistance 71

 

26 mai 2019

 

Jo nous a compilé certains textes de notre page « Illusion démocratique » en cette occasion spécifique de la mascarade électorale des européennes 2019 ou de toute autre élection de ce cirque représentatif pathétique et inique ne faisant que renforcer notre impuissance politique.
Boycott de l’élection, des institutions, de l’État et de la société marchande, pour l’avènement de notre véritable humanité au sein de la société des sociétés.

Pour-une-Abstention-Politique-Active
(Illusion Démocratique, PDF)

Bonne lecture !

Illusion démocratique: Le bétail électoral (Albert Libertad)

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Nous pensons ce texte être crucial à lire et à comprendre dans l’état actuel des choses. Il est évident que l’oligarchie est en train de tenter de saper les avancées du mouvement des Gilets Jaunes et qu’il n’y aura pas grand-chose à attendre de la mascarade des entrevues planifiées pour mardi et mercredi. La crise socio-politique est profonde et aussi vieille que l’État, qui fera tout pour se préserver. Son plus haut représentant à la fonction de larbin de l’oligarchie financière et industrielle lancera sans doute quelques os à ronger au peuple pour calmer les esprits et gagner du temps.

Gilets Jaunes ! Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir. Nous sommes pris dans la spirale mortifère de l’oppression et de l’exploitation, de la chosification de tout, qui nous fait tourner gentiment puis de plus en plus vite vers le syphon du tout-à-l’égoût socio-politique.

Confiance zéro en tout interlocuteur professionnel de la politique d’état et de marché. Edouard Philippe était à la réunion Bilderberg 2016, lui et son patron, en bons larbins aux ordres, appliquent et appliqueront les consignes venant de la City de Londres.

Voter et négocier font partie de l’illusion démocratique et ne sont à terme, que pisser dans un violon !

Méfiance ! Ne rien lâcher !

Fraternellement

~ Résistance 71 ~

 

Autres textes d’Albert Libertad sur Résistance 71

Fragments de solutions pour une société des sociétés

 

 

Le bétail électoral

 

Albert Libertad

1906

 

A lire du même auteur: “Le criminel c’est l’électeur” également publié en 1906

Ici même, j’ai croqué à grands traits le bétail syndical, le bétail patriotique, le bétail des jaunes, le bétail des honnêtes, il faut aujourd’hui que je dépeigne le plus important des bétails, le plus fort par la bêtise, le bétail électoral.

Sur la peau d’âne du tambour nationaliste, sur la baudruche des tambourins républicains, aux cordes de la guitare sentimentalement humanitaire, aux cuivres de la trompette révolutionnaire, voilà que se bat, que se touche, que se donne le rappel du bétail ; c’est le ranz des électeurs qui retentit partout à travers l’espace.

Votez pour Tartempion, votez pour Machin, votez pour Truc. Des affiches multicolores vous rapprochent à tous les coins de rue afin de vous raconter la candeur, l’esprit, la loyauté d’un quelconque candidat.

En peu de lignes, un Gérault-Richard des boulevards extérieurs, un Rouvier de grands chemins, un Marchand du surin et de la pince (Allusion au général Jean-Baptiste Marchand) deviennent des parangons de vertu, d’honnêteté et de douceur.

Le bétail électoral commente la force de la houlette d’Untel, le coup de fouet de Tel autre, le doigté crapuleux de Chose et le coup de gueule tonitruant de Machin. Le bétail pèse aussi la valeur des promesses faites ; non pas qu’il ignore que jamais elles ne sont tenues, mais pour se donner un peu d’illusion.

La lune, le bonheur, la diminution des impôts, la liberté, autant de chimères auxquelles il ne croit plus mais auxquelles pourtant il lui paraît bon de sembler croire encore. Il court aux rendez-vous que lui donnent les apprentis bergers après avoir fait un choix au zanzibar du troquet. Chez les nationalos ou chez les socialos ? Les dés répondent.

Il garnit la salle et il écoute religieusement l’orateur-candidat qui découpe des tranches de bonheur et débite des petits paquets de réformes. Il ouvre la gueule et les oreilles pour en prendre davantage.

« Les alouettes tomberont toutes rôties dans ta bouche ; ton taudis deviendra un palais ; tu auras des rentes à trente ans, dit le candidat. —Ah ! Ah ! Ah ! qu’il parle donc bien, cet homme ! Ce sont des mensonges qu’il nous raconte, mais que cela nous fait du bien de croire un moment que ce sont des vérités », dit le votard.

Quelquefois, il arrive qu’un autre candidat interrompe pour dire : « Ce n’est pas exact, les alouettes tomberont toutes bouillies dans ta bouche. » Et le bétail électoral suit, attentif, le débat passionnant : « Bouillies ou rôties ? Comment seront préparées ces alouettes qu’il ne mangera pas ? »

Alors que tous sont dans le rêve, une voix interrompt brutalement, sans précautions oratoires, les bonimenteurs : « Les alouettes ne tomberont ni rôties ni bouillies dans ta bouche, nigaud. Et si elles tombaient jamais toutes prêtes, ce serait de par ta bêtise, dans la gueule des candidats. » Alors, ce sont des cris, des vociférations : « À mort ! qu’on le tue ! qu’on le chasse ! La ferme ! Mouchard ! Agent de la réaction ! Jaune ! Rouge ! Jésuite ! Communard ! »

Celui qui veut jeter la vérité est entouré, bousculé ; les poings se lèvent sur sa tête, on lui crache au visage, on le jette dehors.

Et tranquille, le prometteur détaille le bonheur, offre le paradis et le bétail électoral reprend le fil du rêve qu’il fait tout éveillé, boit à nouveau le vin décevant de l’espérance.

Comme dans tous les troupeaux, il y a les meneurs, les gens du comité. Ce sont ceux à qui le candidat a promis autre chose que la viande creuse de l’espoir. Ils ont mission de « chauffer » la salle, de veiller à ce qu’aucun gêneur ne puisse entrer. Ils préparent le public, ils soûlent de vinasse quelques forts-à-bras qui feront de leur poitrine un rempart au bonimenteur.

À coté d’eux, il y a quelques sincères : ceux dont la bêtise atteint le dernier degré. Ils font l’appoint le meilleur, ce sont les moutons qui sautent par-dessus bord, montrant la voie à tout le troupeau.

Disons-le bien haut : que le bétail électoral soit tondu, mangé, accommodé à toutes les sauces, qu’est-ce que cela peut bien nous faire ? Rien.

Ce qui nous importe, c’est qu’entraînés par le poids du nombre nous roulons vers le précipice où nous mène l’inconscience du troupeau. Nous voyons le précipice, nous crions « Casse-cou ! » Si nous pouvions nous dégager de la masse qui nous entraîne, nous la laisserions rouler à l’abîme ; pour ma part même, le dirai-je ? je crois bien que je l’y pousserais. Mais nous ne le pouvons pas. Aussi devons-nous être partout à montrer le danger, à dévoiler le bonimenteur. Ramenons sur le terrain de la réalité le bétail électoral qui s’égare dans les sables mouvants du rêve.

Nous ne voulons pas voter, mais ceux qui votent choisissent un maître, lequel sera, que nous le voulions ou non, notre maître. Aussi devons-nous empêcher quiconque d’accomplir le geste essentiellement autoritaire du vote. Chez les nationalistes et les socialistes, chez les républicains et les royalistes, partout nous devons porter la parole anarchiste « Ni dieux ni maîtres ».

Et par la raison, et par la violence, il nous faut empêcher la course à l’abîme où nous entraînent la veulerie et la bêtise des votards. Que le bétail électoral soit mené à coups de lanières, cela nous importe peu, mais il construit des barrières dans lesquelles il se parque et veut nous parquer ; il nomme des maîtres qui le dirigeront et veulent nous diriger.

Ces barrières sont les lois. Ces maîtres sont les législateurs. Il nous faut travailler à détruire les unes et les autres, dû-t-on, pour cela, disperser au loin le fumier où poussent les députés, le fumier électoral.

 

52,3%

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Résistance 71

13 juin 2017

 

Pas mal hein comme taux d’abstention même si on peut mieux faire… c’est le seul chiffre à noter de la dernière pantalonnade du cirque de l’illusion démocratique organisée.

Avec une abstention de plus de 52%, la nouvelle assemblée sera, quoi qu’il arrive, totalement illégitime car, une fois de plus, elle ne représentera pas et ne pourra pas se targuer de représenter le « peuple de France ». C’est là-dessus qu’il faut construire. C’est là-dessus que nous devenons cesser de laisser l’espace politique, celui de la prise de décision, à cette clique de menteurs et d’escrocs professionnels. C’est maintenant, assemblée et futur gouvernement discrédités d’emblée, que nous devons reprendre le pouvoir pour le rediluer là où il est particulièrement soluble: dans le peuple. La fenêtre d’opportunité de l’organisation sociale sur un mode non-pyramidal, non-étatique, égalitaire et solidaire est entrouverte, il ne tient qu’à nous de continuer le processus déjà engagé.

Il n’y a pas de solutions au sien du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Mais il y a une « solution à 10% »…

N’attendons pas d’avoir la tronche dans le mur pour agir ! Organisons-nous en associations libres, partout, dans les voisinages, sur les lieux de travail, commençons à créer entre nous l’espace des communes libres volontairement associées, rien de vraiment neuf, des brouillons furent déjà historiquement établis, corrigeons-en les erreurs et améliorons sans cesse le processus. L’humanité a vécu dans l’anarchie et le communisme primordiaux pendant des milliers et des milliers d’années, c’est dans la nature humaine, c’est le fondement social organique humain. L’État et ses institutions en revanche, sont induits, forcés et anti-naturels, c’est à dire en tout point contre nature.

Il est l’heure de commencer à envisager l’initiation du « lâcher-prise » de l’illusion mortifère du fétichisme de la marchandise en mouvement (appelé « capitalisme ») et de devenir politiquement adulte en continuant notre évolution sociale qui n’a été que sclérosée sous tous les régimes étatiques que ce soit.

Oeuvrons ensemble pour la société des sociétés !

= = =

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

“La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.”
~ Pierre Clastres, directeur de recherche en anthropologie politique au CNRS, 1974 ~

“Le socialisme vient des siècles et des millénaires précédents. Le socialiste englobe toute la société et son passé, sent et sait d’où nous venons et ensuite détermine où nous allons.”

“La terre et l’esprit [Geist] sont donc la solution du socialisme… Les socialistes ne peuvent en aucune manière éviter le combat contre la propriété foncière. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la terre ; la question sociale est une question agraire !”
~ Gustav Landauer ~

“L’État est une société d’assurance mutuelle entre le propriétaire terrien, le général militaire, le juge, le prêtre et plus tard, le capitaliste, afin de soutenir l’autorité de l’un l’autre sur le peuple et pour exploiter la pauvreté des masses tout en s’enrichissant eux-mêmes.
Telle fut l’origine de l’État, telle fut son histoire et telle est son essence actuelle.”
~ Pierre Kropotkine ~

“L’histoire nous dit que les révolutions ont toujours été l’œuvre de minorités entreprenantes qui osèrent exhorter le peuple contre les autorités constituées.”
~ Manifeste des Trente, 1931 ~

“On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire, il ne peut y en avoir qu’une qui serait une révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle à l’instant même où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que gouvernement et révolution sont incompatibles au sens direct. Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.’  […] S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée.“
~ Albert Camus ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

“Ainsi nous voyons qu’en observant les sociétés animales, — non pas en bourgeois intéressé, mais en simple observateur intelligent — on arrive à constater que ce principe : « Traite les autres comme tu aimerais à être traité par eux dans des circonstances analogues » se retrouve partout où il y a société.
Et quand on étudie de plus près le développement ou l’évolution du monde animal, on découvre (avec le zoologiste Kessler et l’économiste Tchernychevsky) que ce principe, traduit par un seul mot, Solidarité, a eu, dans le développement du règne animal, une part infiniment plus grande que toutes les adaptations pouvant résulter d’une lutte entre individus pour l’acquisition d’avantages personnels.”
~ Pierre Kropotkine ~

= = =

Illusion démocratique: d’élections lasses…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 avril 2017 by Résistance 71

Notre dossier « illusion démocratique »

 

Les élections ça vous amuse encore ?

 

Édito du Monde Libertaire

 

13 avril 2017

 

Source:

http://monde-libertaire.fr/?article=EDITO_DU_ML_n_1787

 

Oui, c’est certain, à coup sûr des gens sont morts fièrement en criant sur les toits qu’ils voulaient une république représentée par un président élu avec à peine 51 % des votant.e.s. Ils sont morts paisiblement, grâce à la concrétisation de leur rêve le plus fou : des élections honnêtes et retransmises en direct vont pouvoir maintenant avoir lieu ! Comble du bonheur : on pourra même voter aux primaires ! Le luxe est à portée de main.

Il paraît qu’on aurait entendu au fond d’une mine en 1883 un homme crier : « l’État providence ou la mort ! ». Il paraît aussi que des barricades ont été dressées et qu’on y aurait entendu : « le régime représentatif est notre salut : le quinquennat, c’est l’avenir ! » On aurait même entendu crier que la suite logique de ces barricades serait le « vote barrage », voter Juppé contre Sarkozy, Hamon contre Valls, Macron contre Fillon et tant qu’à faire, Fillon contre Le Pen. Autant de possibilités, ça donne le tournis !

Vous l’aurez compris, amis lecteurs, et vous l’aviez sûrement oublié : les élections présidentielles approchent. Mépris social, galettes réactionnaires, racismes, misogynie… La crème du gratin français est de sortie, jusqu’à ce que l’un de ces guignols soit considéré par une poignée, comme moins illégitime que les autres à s’en foutre plein les fouilles tout en arrosant ses copains et en enterrant les promesses et autres espoirs populaires.

Mais ne vous inquiétez pas, dans cinq ans, promis, on recommence !

Quelles alternatives alors ? On annonce déjà une abstention record, mais pour autant, nous ne sommes pas dupes : non, tous les abstentionnistes ne sont pas anars. Non, nous ne formons pas le « premier parti de France ». D’ailleurs, il serait complètement insensé de s’en réclamer…

Alors pour ouvrir ce traditionnel débat, Le Monde Libertaire a voulu laisser un maximum d’espace à nos contributeurs.trices, pour que les choses soient claires : non, nous ne sommes pas contre le vote, nous sommes contre cet absurde régime représentatif, ses professionnels et la messe républicaine que sont les élections.

Notre prochain numéro sera consacré aux propositions et perspectives anarchistes : le printemps sera chaud !