Archive pour france illusion démocratique

52,3%

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 juin 2017 by Résistance 71

 

Résistance 71

13 juin 2017

 

Pas mal hein comme taux d’abstention même si on peut mieux faire… c’est le seul chiffre à noter de la dernière pantalonnade du cirque de l’illusion démocratique organisée.

Avec une abstention de plus de 52%, la nouvelle assemblée sera, quoi qu’il arrive, totalement illégitime car, une fois de plus, elle ne représentera pas et ne pourra pas se targuer de représenter le « peuple de France ». C’est là-dessus qu’il faut construire. C’est là-dessus que nous devenons cesser de laisser l’espace politique, celui de la prise de décision, à cette clique de menteurs et d’escrocs professionnels. C’est maintenant, assemblée et futur gouvernement discrédités d’emblée, que nous devons reprendre le pouvoir pour le rediluer là où il est particulièrement soluble: dans le peuple. La fenêtre d’opportunité de l’organisation sociale sur un mode non-pyramidal, non-étatique, égalitaire et solidaire est entrouverte, il ne tient qu’à nous de continuer le processus déjà engagé.

Il n’y a pas de solutions au sien du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Mais il y a une « solution à 10% »…

N’attendons pas d’avoir la tronche dans le mur pour agir ! Organisons-nous en associations libres, partout, dans les voisinages, sur les lieux de travail, commençons à créer entre nous l’espace des communes libres volontairement associées, rien de vraiment neuf, des brouillons furent déjà historiquement établis, corrigeons-en les erreurs et améliorons sans cesse le processus. L’humanité a vécu dans l’anarchie et le communisme primordiaux pendant des milliers et des milliers d’années, c’est dans la nature humaine, c’est le fondement social organique humain. L’État et ses institutions en revanche, sont induits, forcés et anti-naturels, c’est à dire en tout point contre nature.

Il est l’heure de commencer à envisager l’initiation du « lâcher-prise » de l’illusion mortifère du fétichisme de la marchandise en mouvement (appelé « capitalisme ») et de devenir politiquement adulte en continuant notre évolution sociale qui n’a été que sclérosée sous tous les régimes étatiques que ce soit.

Oeuvrons ensemble pour la société des sociétés !

= = =

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

“La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.”
~ Pierre Clastres, directeur de recherche en anthropologie politique au CNRS, 1974 ~

“Le socialisme vient des siècles et des millénaires précédents. Le socialiste englobe toute la société et son passé, sent et sait d’où nous venons et ensuite détermine où nous allons.”

“La terre et l’esprit [Geist] sont donc la solution du socialisme… Les socialistes ne peuvent en aucune manière éviter le combat contre la propriété foncière. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la terre ; la question sociale est une question agraire !”
~ Gustav Landauer ~

“L’État est une société d’assurance mutuelle entre le propriétaire terrien, le général militaire, le juge, le prêtre et plus tard, le capitaliste, afin de soutenir l’autorité de l’un l’autre sur le peuple et pour exploiter la pauvreté des masses tout en s’enrichissant eux-mêmes.
Telle fut l’origine de l’État, telle fut son histoire et telle est son essence actuelle.”
~ Pierre Kropotkine ~

“L’histoire nous dit que les révolutions ont toujours été l’œuvre de minorités entreprenantes qui osèrent exhorter le peuple contre les autorités constituées.”
~ Manifeste des Trente, 1931 ~

“On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire, il ne peut y en avoir qu’une qui serait une révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle à l’instant même où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que gouvernement et révolution sont incompatibles au sens direct. Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.’  […] S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée.“
~ Albert Camus ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

“Ainsi nous voyons qu’en observant les sociétés animales, — non pas en bourgeois intéressé, mais en simple observateur intelligent — on arrive à constater que ce principe : « Traite les autres comme tu aimerais à être traité par eux dans des circonstances analogues » se retrouve partout où il y a société.
Et quand on étudie de plus près le développement ou l’évolution du monde animal, on découvre (avec le zoologiste Kessler et l’économiste Tchernychevsky) que ce principe, traduit par un seul mot, Solidarité, a eu, dans le développement du règne animal, une part infiniment plus grande que toutes les adaptations pouvant résulter d’une lutte entre individus pour l’acquisition d’avantages personnels.”
~ Pierre Kropotkine ~

= = =

La « France insoumise » de Mélenchon ou la nouvelle métamorphose du cloporte trotskiste…

Posted in actualité, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 décembre 2016 by Résistance 71

Entre la sortie sans fanfare du clown de l’Elysée du grand Barnum 2017, le cirque trotskiste « à l’américaine » du PG (voir ci-dessous), l’adoubement de Fillon le Bilderberger flanqué du patron du groupe comme pourvoyeur de fonds, à la « primaire de la droite » et la perspective MLP et Valls comme trublions patentés, il devient de plus en plus inutile de dire que voter en 2017 sera, plus que jamais, un acte de complicité aux crimes commis et à commettre de toutes ces ordures du pouvoir corrompu.

Le boycott de l’illusion démocratique commence dès maintenant !

~ Résistance 71 ~

 

Mélenchon, la France insoumise: une structure de parti qui ne dit pas son nom

Témoignage d’Armand Legay

Le nihilisme national des trotskistes au service de l’Union Européenne

Comité Valmy

30 novembre 2016

Source:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7900

Sa structure pluraliste le permettant, certains membres du Comité Valmy ont pu choisir depuis quelques années, de participer à l’expérience politique du Parti de gauche qui généralement, les a déçus. Sauf exceptions, ils n’ont pas persévéré dans ces tentatives qui se sont révélées politiquement et idéologiquement illusoires. Aucun de ces camarades qui nous ont tenus informés, n’a été envoyé(e)s faire de « l’entrisme » dans le parti de Jean-Luc Mélenchon.

Armand Legay membre de notre Bureau national est l’un d’eux. Nous publions sur notre site son témoignage qui ne manque pas d’intérêt.

Dans cette analyse Armand Legay considère que JL Mélenchon est aujourd’hui encore trotskyste ainsi que différents éléments de son collectif dirigeant. Comme Lionel Jospin, il est issu de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI).

Il est utile de se rappeler qu’en 1986, avec l’accord de François Mitterrand, Jean-Christophe Cambadélis, actuel secrétaire du PS, « transvasa » dans celui-ci, environ 400 militants trotskystes, tous « profondément européens » et partisans de l’Europe supranationale, de l’OCI au PS.

L’idéologie trotskyste étant dogmatiquement hostile à la nation, il est naturel de constater que l’ensemble des responsables issus de cette mouvance est partisane de l’Europe fédérale des Länder. C’est conforme à la formation reçue à l’Oci ou dans une organisation concurrente. Lorsqu’il était certain de l’avenir radieux européiste, Jean-Luc Mélenchon annonçait fièrement ses convictions et notamment : « Maastricht est un compromis de gauche ». Il se proclamait « fédéraliste européen ». Une formule résumait bien son credo : « pour une nation européenne, pour une République européenne et pour une souveraineté populaire à l’échelle de l’Europe ». Ce type de franchise ne lui est plus possible et serait aujourd’hui suicidaire.

C’est pourquoi JL Mélenchon joue aujourd’hui avec des ambiguïtés politiques qui ne permettent pas de lui faire confiance. Certains amis espèrent qu’il a peut-être changé…Si c’était le cas, nous en prendrions acte volontiers. Mais c’est à lui d’en faire la démonstration ! CB

=*=

Mélenchon, la France Insoumise,

Une structure de parti qui ne dit pas son nom

En préambule, ma démarche d’analyse ci-dessous n’est pas un acte d’opposition au Mouvement de la France insoumise, mais une démarche critique plus à l’égard de sa forme et structure de fonctionnement, au staff qui guide le projet, qu’ à son contenu et programme, qui est la somme de réflexion de nombre d’adhérents des 150000 inscrits sur le site internet JLM17.

Le 20 juin 2016, j’assistais au Meeting du Havre organisé par le PCF avec Paul Laurent, Pierre Larrouturou, Frédéric Boccara en la présence de Filoche pour la vente d’un de ses livres (1) . J’ai pu vérifier que ce rassemblement était le départ en campagne de Jean Paul Lecoq(2). Je pensais déjà que le PC comprenait qu’il ne sert à rien de se battre avec Mélenchon sur notre ville. Sur la 8ème circonscription, Jean Paul Lecoq va vouloir reprendre la circonscription qu’il a perdue de 80 voix au profit de Catherine Troallic, député PS.

Concernant Mélenchon, je me méfie de sa stratégie de professionnel de la politique et des experts (3) qui l’entourent. Les réunions auxquelles j’ai participé montrent une stratégie issue d’un centralisme semblable, sinon plus, que celui j’ai connu pendant 25 ans au PCF et pendant 10 ans au PS et ceci avec la plateforme internet JLM17.

La France insoumise c’est les cadres dirigeants du parti de gauche qui avancent masqués. Je n’oublie pas que le trotskisme est encore plus centralisateur que le léninisme et le marxisme, et Mélenchon, et ses lieutenants en sont ses adeptes.

D’ailleurs, on trouve pour preuve cette militarisation dans le mouvement pour une constituante MR6 qui a été initiée par Mélenchon dont il ne veut plus faire cas, mais qui reste un vivier de culture pour ses troupes, une lettre qu’il a adressée (4) aux partisans d’une 6éme république. À sa sauce, il propose un fonctionnement pseudo démocratique bizarre en cela : 
« Pour tenir compte de la diversité de notre mouvement naissant, cette assemblée sera désignée de trois manières à la fois :

Ø Un quart par tirage au sort parmi les 80 000 signataires sur m6r.fr. (…)

Ø Un quart par cooptation parmi les initiateurs du mouvement.

Ø La moitié par une élection dans des circonscriptions virtuelles sur la plate-forme « Nous le peuple ». »

Comme si la cooptation et le tirage au sort (il existe des algorithmes de sélection) et une plate forme virtuelle étaient démocratiques, cette « alambication », cette poudre aux yeux, est de la pure manœuvre politique chère à Machiavel dans le Prince pour berner les troupes.

Ailleurs avec ce mouvement MR6 une conférence de presse a eu lieu le 6 juin 2016. Bernard Teper (Président de l’Union des Familles laïques (Ufal)) Co-animateur du Réseau Éducation populaire (REP) y assistait. Dans son compte rendu (5) il note que : 
« On peut retenir que les travaux de la constituante ne pourront durer plus de deux ans (article 2) et que ne pourront y siéger ceux qui ont déjà eu un mandat législatif national ou européen ou ont déjà participé à des fonctions exécutives nationales, européennes ou locales (article 6), ceux qui ont une autre activité rémunérée (article 7), enfin que les membres de la constituante ne pourront pas exercer des fonctions exécutives ou législatives lors des premières élections qui suivront (article 8). »

Si ce n’est pas de la manœuvre qu’est-ce que c’est ? Dès le départ cette constituante sera pipée par des professionnels de la politique qui n’ont plus de mandat. Quid des véritables délégué.e.s du peuple formé.é.s pour cette constituante ? Et je n’oublie pas que Fabius est Président du Conseil Constitutionnel ; nomination qui n’est pas fortuite. D’ailleurs le 29 mars 2012 sur Europe1 en ligne, Laurent Fabius déclare son amitié à Mélenchon dans un entretien diffusé dans le 22 heures de Public Sénat.1 :
« Les propositions traditionnelles du PCF, peut-être un peu rénovées, que porte Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, sont capables de sortir la France de ses difficultés en 2012. Il y a l’homme, il y a les propositions, il y a la stratégie. L’homme, c’est une personnalité tout à fait respectable, un de mes amis d’ailleurs, c’est un homme qui a du talent et voilà » (6)

Enfin, on peut aussi reprendre les propos de Mélenchon dans le magazine Marianne du 20 au 26 mai 2016. S’il dit que le Mouvement du MR6 doit suivre sa propre voie dans sa rhétorique, il précise quand même que la constituante est : « la thérapie douce que je propose (…) sinon, l’effondrement en cours finira dans le chaos et la violence. » Comme s’il était le seul à proposer une autre constituante, quand nombre d’organisations et associations bien avant lui travaillent pour une autre constituante. Il s’agit donc bien de manœuvres politiques que je condamne. Pour autant, c’est peut-être à nous qui ne sommes pas dupes (les véritables insoumis) de dénoncer ces agissements pour éclairer notre peuple.

Pour cela, dès la création des groupes d’appui pour Mélenchon, par curiosité, j’ai été l’un des premiers au Havre à m’inscrire pour le soutenir, malgré mon scepticisme non sur le contenu, mais sur l’organisation verticale mis en place. Au fils des réunions du groupe, j’ai remarqué que toutes les relations se faisaient uniquement par internet dès la création du site JLM17 (commande d’affiches, autocollans, contacts exclusifs par courriel, remarques et propositions, etc.) Quid des rencontres transversales ou horizontales, locales, régionales et nationales, quid de la démocratie réelle et interne ? Cela n’est pas fait, car certains adhérents du Parti de Gauche nous disent qu’il faut aller vite.

Comment et d’où est né La France insoumise, 
un parti politique qui ne dit pas son nom

Le 20 avril 2016 Raphaêlle Besse Desmoulières journaliste au monde intitule un article sur son blog :

« Quand Mélenchon infiltre la campagne de Sanders »
« Elle précise que « Bernie Sanders est la nouvelle coqueluche de Jean-Luc Mélenchon : « L’élection américaine est super importante, confie-t-il. Pour moi, c’est une découverte. Howard Dean, je n’ai rien vu, mais Bernie Sanders, j’ai vu. Ça a commencé avec Obama – un président afro-américain, c’est énorme. »

  1. Mélenchon a voulu percer ses secrets de fabrication. Il a donc envoyé l’une de ses proches, Sophia Chikirou (7) , qui était son attachée de presse lors de la campagne de 2012, en mission aux États-Unis. Son but : 
participer à la campagne de Bernie Sanders. Partie il y a un mois et demi, elle a d’abord atterri à Miami où elle a pu, explique-t-elle, intégrer le staff du candidat grâce à John Rick Macarthur (8) , un Franco-Américain président de la célèbre revue Harper’ s Magazine. « J’ai dans un premier temps choisi de voir comment la campagne se passait au niveau local, indique celle qui officie désormais comme conseillère de M. Mélenchon. Porte-à-porte, phone banking, texting, facebooking : j’ai participé à toutes les actions militantes de terrain. »

« Vote révolutionnaire »

« Direction ensuite New York afin de voir une autre réalité, notamment celle de Brooklyn où « la population est à la fois bobo et immigrée, ou descendant d’immigrés ». « Je me mêle à toutes les actions militantes, me focalisant sur la base pour comprendre comment on prend la décision de voter pour un candidat ‘radical’, ‘outsider’, ‘donné perdant par les médias’, raconte Sophia Chikirou. Je veux comprendre comment on passe d’un vote social-démocrate à un vote révolutionnaire. Le fractionnement du Parti démocrate dans le fief d’Hillary Clinton, à New York, est particulièrement révélateur de la puissance du discours de vérité de Bernie Sanders. »

La jeune femme se rendra enfin en Pennsylvanie, un État plus rural. « Avec ces trois États, j’aurai une vision très précise des mécanismes à l’œuvre pour que le rejet du système actuel, financiarisé et déshumanisé, se traduise par un vote de changement radical, ajoute-t-elle. C’est ce qui nous avait manqué en 2012, c’est ce que nous devons réussir en 2017 pour passer devant le candidat du gouvernement et être au second tour. »

Communication directe

« Après quelques semaines sur place, elle en retire déjà des enseignements notamment sur la capacité de Bernie Sanders « à rester focalisé sur ses thèmes de campagne et à imposer ses propositions dans le débat ». « Il ne se défait jamais de son programme et évite les polémiques », note-t-elle. Sophia Chikirou compte également s’appuyer sur la façon dont le sénateur du Vermont se sert du numérique. « L’utilisation des mails et des contacts directs avec les sympathisants (via les réseaux sociaux ou le téléphone) est d’une efficacité redoutable, constate la conseillère de M. Mélenchon. Une communication directe qui permet de mobiliser des millions d’activistes isolés pour un même objectif. L’idée est, par exemple, de dire : passons 2 millions d’appels téléphoniques en un week-end à New York. »

« Un point commun relie déjà les campagnes des deux hommes : l’utilisation d’une plateforme Web interactive. Si M. Sanders utilise Blue State Digital, un concurrent de Nation Builder choisi par M. Mélenchon, le principe est le même. Cet outil propose d’« appuyer » la candidature de son champion en laissant ses coordonnées – ce qui permet au staff de campagne de se constituer un fichier de contacts –, de créer des « groupes d’appui » locaux qui sont autant de relais sur le terrain, de laisser des idées pour le programme ou encore de faire des microdons. De quoi amasser un véritable trésor de guerre. Avec jlm2017.fr, celui qui veut incarner la « France insoumise » revendique près de 100 000 soutiens, 900 groupes d’appui et assure avoir récolté, au 31 mars, 200 000 euros ».(9)

Aujourd’hui il y a plus de 1400 groupes d’appui en France et lors de réunions du groupe avec mes co-insoumis au Havre nous nous posions alors la question sur cette organisation anonyme. Encore plus lorsqu’au mois d’août la caravane des insoumis est venue au Havre pour faire œuvre de travail social surtout auprès d’une population démunie et des abstentionnistes (inscription sur les listes électorales, conseils sur démarche sociales, chômage, formation, etc.). Le programme de celle-ci était déjà élaboré de Paris sur des points de visites urbaines et des alentours. Il a fallu plusieurs courriels insistants afin que ce programme soit suivi de notre avis, par exemple de ne pas intervenir à Gonfreville l’Orcher afin de préserver le maire communiste que nous estimons politiquement.

Lors d’autres réunions, nous évoquions souvent le fait que cette organisation des insoumis ressemblait à un centralisme parisien où nous n’avions rien à dire. À aucun moment, nous-mêmes, mais à ce que je sache aussi les autres groupes de la France, par un délégué.es n’ont été sollicités à la participation de cette organisation avec impossibilité de communiquer horizontalement entre les groupes. Nous ne nous connaissons pas !!! Tous les soutiens de JLM17 qui ont donc contribué à la démarche, ne l’ont fait que de façon numérique ; ce qui n’a permis aucun échange et dialogue physique, vivant, base d’un militantisme social, républicain, politique.

La caravane et la convention de Lille du 15 et 16 octobre 2016

Le passage de la caravane au mois d’août fut le seul contact physique avec trois militants, rémunérés par le « staff on Line » de Paris. J’eu un échange presque musclé avec l’un des jeunes, sympathique au demeurant, pensant connaître toute la vérité sur la vie sociale et politique. « Tu m’as l’air bien formaté », lui dis-je. Et effectivement, il l’était non seulement par le staff, mais aussi par sa deuxième année de science Po. En résumé aucun échange physique, aucun débat avec les dirigeants sur l’organisation.

Ce questionnement sur l’organisation numérique du mouvement a eu son apogée lors de la convention du 15 et 16 octobre à st André les Lille à la Halle de la filature. Je m’étais inscrit sur le site à tout hasard sachant que les participants à ce week-end, soit 1000 personnes, seraient tirés au sort, soit un quota de sondage. Je gagnai une pochette surprise, je participai !

Encore content et heureux d’assister à cette manifestation et malgré que du Havre j’étais en vacance à Menton, je réservai un aller/retour avion Nice-Lille et deux nuits d’hôtel pour arriver la veille, le vendredi 14. On m’invite quelques jours auparavant, toujours par courriel à intervenir 5 min maximum lors de cette convention sur un sujet de mon choix. Je propose le thème de la constituante, entre autres, avec en introduction un compte rendu des réflexions de mes amis du groupe. Avec enthousiasme, je rédige alors deux pages en terminant sur ce sujet qui me tient à cœur.

La veille de la convention, je prends l’avion et suis arrivé la veille à Lille. Le lendemain à mon réveil, je consulte mes courriels et à ma grande surprise, un message de JLM17, envoyé à 2 heures 10 du matin m’annonce que je n’interviendrai pas, car « Nous n’avons malheureusement pas pu retenir ton intervention : les contraintes matérielles ne permettant pas de répondre favorablement aux 150 propositions, nous avons du sélectionner les interventions à partir des critères permettant d’assurer le bon équilibre de nos travaux (parité obligatoire, variété des thèmes abordés, motivation exprimée, etc.)

Pour autant, nous sommes très attachés au fait que l’ensemble des insoumis.e.s qui le souhaitent puisse s’exprimer. C’est pourquoi nous avons installé dans le village militant deux cabines de vidéomaton qui permettront à chacun.e d’entre vous d’enregistrer votre intervention en vidéo. Nous vous invitons à vous y rendre dés votre arrivée à la convention.

Certaines de ces vidéos seront diffusées au cours de nos travaux et l’ensemble de celles-ci sera mis en ligne sur le site de la Convention pour contribuer à notre réflexion collective. »

Déçu dès mon arrivée, je demande à un jeune portant un badge « Organisation » quelles sont les causes réelles de ma non-intervention en lui disant les efforts que j’avais faits pour être présents ce jour. Me demandant mon nom, il s’en va voir derrière une porte où se trouvaientt les responsables. Revenant cinq minutes plus tard, il me récite presque mot à mot le texte du courriel reçu de bonne heure le matin.

L’organisation de la convention

Lors de cette arrivée du samedi après-midi, je fus choqué aussi par l’organisation que je trouvai sur place. Après le passage d’office au scanner de sécurité obligatoire à l’entrée du Hall des filatures, l’accueil passe par la remise d’une doc et le tirage au hasard d’une fiche pour son emplacement dans la salle. L’on me remet un badge à accrocher à mon vêtement pour le passage de portes de salles à d’autres. Je le garde dans ma poche, car je n’apprécie pas ce double contrôle. Malgré les injonctions du début d’agrafer cet objet par le service d’ordre bénévole, je le sors de ma poche à chaque franchissement d’endroit. Cela me rappelait, quand j’étais plus jeune, un week-end en 1971, le « meeting » de l’OCI à Paris avec Pierre Broussel, alias Pierre Lambert, où déjà le tout vidéo de surveillance était de vigueur.

Et là en ce début d’après-midi, surprise, la salle avec une scène circulaire au milieu et des tables rondes tout autour pour asseoir les mille insoumis. Avec mon petit papier tiré au hasard, je me retrouvais à une table au bord de la scène. Commence alors un « show » télévisuel et numérique digne des meilleures émissions tv. Un « timing » à la minute près, une organisation et une mise en scène digne d’un P.T. Barnum. Un outil médiatique d’intégration du public présent….., grave ! Tous les insoumis présents sont devenus des spectateurs obligés.

Ils sont tous soumis aux messages et vidéos dont ils sont inondés, qu’ils doivent entendre et voir. Par témoignage vidéo, ils entendent des propos sociaux tire-larmes d’un coté, de l’autre une harangue virulente sur les OGM où il ne manque en fin de discours que la recette d’explosif pour faire tout sauter. Toute l’après-midi est plus ou moins à l’avenant. Le seul petit moment d’échange physique sera, et encore, sur la réflexion demandée de 10 priorités, propositions phares pour la campagne présidentielle issues du préprogramme élaboré à partir des propositions des insoumis sur le site JLM17 ; quoiqu’un sondage est effectué en même temps auprès des internautes du site.

En résumé une mise en scène couplée à un institut de sondage maison et numérique pour capter toutes les propositions avec régie de spectacle numérique et vidéo et tractée par le « staff » de Mélenchon. Aucun débat, pas d’échange d’idées, un « show » médiatique à l’américaine où le contrôle politique est l’affaire d’une direction qui s’approprie le savoir du peuple des insoumis pour faire campagne avec eux ou sans eux. Le dimanche matin Mélenchon faisait une allocution reprenant le tout. Quid de la démocratie interne ? Mais une sublime manipulation professionnelle de l’opinion aux critères de capitalisation des idées du peuple à l’américaine ! Oui !

 

Notes

1) Comment résister aux lois Macron, El Khomri et Cie, édition le vent se lève, avril 2016

2) https://youtu.be/Hd_PIJnDMY8 ?list=PLmvbRi37dHo83pbtzklkykr4xbqhqRDfh

3) https://legayarmand2014.wordpress.com/ ?s=l%27expertisme&submit=Recherche

4) https://www.m6r.fr/2015/02/lettre-de-jean-luc-melenchon-aux-partisans-dune-6e-republique/

5) http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/nous-etions-a-la-conference-de-presse-du-mouvement-pour-la-6e-republique-m6r/7398231

6) http://www.europe1.fr/politique/melenchon-fabius-s-interroge-1013231

7) C’est avec Laurent Fabius qu’elle se forme à la chose publique début des années 2000.

8) http://frenchmorning.com/rick-macarthur-linfluent-ami-du-livre-francais/ « Rick » MacArthur a un arbre généalogique bien fourni. Son père John Roderick était un philanthrope célèbre, son grand-père John un homme d’affaires milliardaire qui a donné son nom à la prestigieuse fondation MacArthur, et son grand-oncle un metteur en scène à succès.

9) http://gauche.blog.lemonde.fr/2016/04/20/quand-melenchon-infiltre-la-campagne-de-sanders/

10) La notion de staff on line, appelée aussi organisation (ou structure) hiérarchico-fonctionnelle, est une théorie sociologique, politique et économique, notamment utilisée en management des organisations, selon laquelle dans toute organisation complexe, il existe la voie du line, système fonctionnel et hiérarchisé sur un modèle pyramidal, et l’existence d’un staff, état-major sous l’autorité d’un chef, qui conseille les cadres du line, supervise et coordonne leur activité et leur impose les décisions stratégiques. Pour obtenir une carrière optimale, selon la théorie, il convient principalement d’accéder au staff avant d’être nommé dans le line, et faire des allers-retours entre ces deux entités. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Staff_and_line)

Texte intégral avec les propositions de l’auteur :

https://legayarmand2014.wordpress.com/2016/11/22/melenchon-la-france-insoumise-une-structure-de-parti-qui-ne-dit-pas-son-nom/ 

Illusion démocratique et cauchemar trans-humaniste… La « Nakba » de la civilisation occidentale

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 3 avril 2016 by Résistance 71

Nous avons reçu cette analyse d’un de nos lecteurs, analyse qui porte de grandes similitudes avec notre vision du monde moderne. Deux choses importantes à notre sens: de plus en plus de gens réalisent finalement l’impasse ABSOLUE dans laquelle la société occidentale, dominant le monde depuis plus de 5 siècles au travers d’un empire primordialement religieux (doctrine chrétienne de la découverte), qui muta en partie vers une dominante économique, a été mise  et l’impossibilité de « réformer » le système étatico-captitaliste en place pour en sortir.

Dans le billet ci-dessous, Zénon interpelle acteurs et spectateurs pour une prise de conscience collective du marasme en cours et du pire qui s’annonce.

La quasi totalité du monde dans lequel nous vivons est une supercherie dont il nous faudra sortir pour le salut de l’humanité, il n’est pas trop tard, mais comme nous le disent quelques habitué(e)s ici: Va falloir se sortir les doigts du…. 😉 car il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura JAMAIS !

~ Résistance 71 ~

 

“Nakba”

Lettre ouverte aux peuples du Monde

 

Zénon

 

Mars 2016

 

Je m’adresse aujourd’hui à tous les enfants de terres exploitées, de pays en guerre, de cours d’eau et de territoires corrompus ou stérilisés par la cupidité humaine à quelque niveau de responsabilité que ce soit. Je m’adresse à tous les déshérités de leurs racines, de leurs ressources et de leurs traditions, qu’ils soient nés de ce côté du monde ou aux antipodes. À l’ensemble de celles et ceux prêts à faire le pari d’un avenir meilleur. Car un malheur commun menace de nous jeter dans la tourmente et la diaspora généralisées. Et que seul d’un commun accord, les peuples de la Terre auront une chance de sauver leurs valeurs et leur liberté.

J’ai grandi dans une modeste banlieue française que la bienpensance politique actuelle qualifierait de « société multiculturelle ». À vrai dire un modèle réussi d’entre elles, car il n’était parmi nous du temps de ma jeunesse ni question de racisme, ni de contradiction déclarée entre la vie citoyenne et les pratiques religieuses. Il faut dire qu’à l’aube des années quatre-vingt-dix, la France offrait encore assez de possibilités d’emploi et d’accès au confort de vie occidental pour permettre l’intégration de travailleurs du monde entier et de toutes cultures. Le socle idéologique consumériste était à l’époque assez solide. Puis est venu le temps de la désillusion progressive. Prise dans le tourbillon mondialiste, l’Europe a petit à petit vu se fondre sa capacité à assurer le bien-être matériel de ses habitants. Et ses rêves d’égaler le « modèle » américain, sauf en matière d’injustice, de lois liberticides et d’abus policiers. En périphérie des grandes villes, les descendants de la main d’œuvre bon marché de l’époque se sont retrouvés parqués, ethnie par ethnie, confession par confession, dans des cités dortoirs sans âme ni horizon. Ni surtout sans la moindre perspective d’en sortir. Une économie parallèle à celle autorisée légalement s’est organisée afin d’y permettre une survie plus ou moins précaire, avec la complicité d’un pouvoir d’état ici comme ailleurs acteur de sa propre déréliction. Les peuples ont appris à s’y regarder en chiens de faïence. À se croire en compétition dans un système qui de toute évidence pouvait dorénavant se passer d’eux.

Les derniers ressorts de cet empire à bout de souffle, pour se maintenir, ont été ces dernières décennies l’émission par wagons entiers de monnaie de singe ; autrement dit d’argent-dette sans la moindre valeur, l’ingérence ou la guerre pour l’appropriation des ressources naturelles, et la propagande. Si je vous écris aujourd’hui, c’est parce que nous sommes depuis trop longtemps victimes de cette imagerie mensongère qu’entretient de lui-même l’Occident. Je connais la fiction continuellement véhiculée dans vos foyers par Hollywood, la publicité, mais aussi et surtout par les récits idéalisés de vos fils, frères ou voisins déjà expatriés. J’ai rencontré nombre d’entre eux travaillant ici depuis des années, dont la plupart se privaient de tout et envoyaient chaque mois au pays de quoi rembourser dans un premier temps les sommes cotisées pour leur voyage. Et continuer ensuite indéfiniment afin d’entretenir le mythe de leur réussite personnelle, de honte à l’idée que soit révélée la réalité de leur condition. Ils se complaisent par faiblesse à vous entretenir dans l’illusion d’un pays de Cocagne où tout est possible et où vous seriez, vous aussi, les bienvenus. C’est pourquoi je vais tenter de vous décrire le quotidien que beaucoup n’avoueront jamais. Et vous apporter un bref aperçu des revers de ce décor idyllique.

Bienvenue au royaume de la fausse abondance. L’apparente profusion de denrées de toutes sortes importées des quatre coins du Monde ne fait qu’occulter la pauvreté en nutriments des aliments proposés à nos portefeuilles. Le Codex alimentarius règle en la matière la quantité de vitamines et d’acides aminés que doivent contenir nos tomates, tandis que sont testés les taux de pesticides et produits chimiques supportables par nos organismes. L’empoisonnement généralisé des sols sera le terreau des cancers et autres maladies chroniques faisant la prospérité florissante de notre industrie pharmaceutique. Si vous aussi voulez lui servir de cobaye, vous êtes aimablement invités à vous joindre à nous. Bon appétit !

Pour ce qui est des salaires mirobolants que vous feront miroiter passeurs et autres exploitants de la traite humaine néocoloniale, il faut savoir qu’un emploi non-qualifié ne vous rapportera guère plus que le salaire minimum. Qu’en déduisant de celui-ci impôts et charges, il sera impossible d’entretenir avec une famille. Ce salaire légal est d’ailleurs ici l’objet de constantes remises en question : on proposera au jeune de moins de vingt-cinq ans, entre deux stages non-rémunérés, un « service civique » ou autre boulot de larbin payé au lance-pierre, corvéable à merci et jetable à l’issue de son contrat. Le fonds monétaire international songe d’autre part à faire nos états-vassaux légiférer de sorte à vous employer sans rémunération minimale ni limite horaire. L’opulence ne dissimule ici encore qu’un esclavagisme absolu.

Les naturalisés de longue date auront la chance, s’ils sont seuls, de partager à trois sur des lits superposés une chambre de neuf mètres carrés dans un foyer de travailleurs, ou bien s’ils ont une famille d’occuper un clapier délabré au fin fond d’une cité sans terre ni espace, à la verdure artificielle et où l’imagination se trouve perpétuellement cantonnée entre quatre murs. À ceci de différent avec la vie en prison qu’il vous faudra dans celle-ci payer pour votre cellule. Quant aux arrivants les plus récents d’entre vous, ils auront droit à un confort d’accueil digne de celui de nos camps des années quarante, avec la technologie génétique en renfort. Il vous faudra laisser votre ADN à l’entrée et présenter vos empreintes pour passer la nuit dans un container de transport de fret recyclé pour l’occasion, sans fenêtre, en compagnie d’une soixantaine de compagnons de galère… Une énumération complète serait trop longue pour ce chapitre.

Au contraire de ce que vous avez pu connaître dans vos maisons, dans les rues de vos villes ou de vos villages, la vie de famille a depuis longtemps cessé d’être ici la norme ou la référence. Les générations ne communiquent plus. Les vieux achèvent leur existence loin des leurs, dans des sanatoriums où l’épaisseur des murs et les sédatifs garantissent que ne filtrent pas un écho de leur témoignage ou de leur souffrance. Ici comme dans les autres provinces où nul regard ne peut échapper aux écrans numériques, la parole est de plus en plus notoirement proscrite. Aventurez-vous dans nos quartiers chics ou dans nos ghettos, vous n’y croiserez qu’un essaim de fantômes abîmés dans une dimension parallèle. Quelle que soit enfin votre culture d’origine, nos gouvernements voudront, par tous les moyens institutionnels et publicitaires, y substituer chez vos enfants celle de la suprématie marchande. Derrière son culte de l’individualité narcissique, celle-ci ne vise en définitive qu’à dissoudre toutes nos identités. Condition qu’il vous faudra accepter pour bénéficier des allocations allouées à crédit afin d’ajourner l’effondrement qui nous pend au nez.

Car certes, si vous espérez profiter de notre système social, il vous sera encore possible de vivoter de prestations et d’aides en tous genres sans devoir travailler en contrepartie.

Du moins quelque temps. Car il existe plusieurs revers à cette usine à gaz. D’une part, ne croyez pas que l’assistanat tel que nous le voyons pratiqué relève d’un quelconque humanisme. C’est au contraire l’instrument idéal d’un empire totalitaire pour assujettir définitivement ses ressortissants. L’attribution de ces subsides dépendra en effet de votre soumission à toutes les décisions politiques, à toutes les autorités, à tous les contrôles. L’objectif réel du dispositif est de museler toute contestation, d’éteindre d’avance toute revendication chez des individus dociles et grassouillets. Votre liberté sera le prix à payer de votre confort matériel. L’état réussit en prime le tour de force, en nous entretenant dans la dépendance, de faire oublier que c’est d’abord lui qui dépend de nous. Parallèlement, le maintien constant d’inégalités de traitement entre différentes couches de population ; de privilèges aux uns tandis que d’autres sont exploités, permet au pouvoir de diviser les peuples enferrés dans un faux antagonisme idéologique. Par un effet particulièrement pervers d’inversion des valeurs, la « solidarité » institutionnelle s’avère l’impitoyable broyeuse de toute la cohésion naturelle à nos sociétés.

J’en arrive ainsi au mythe fondateur d’une des plus grandes impostures jamais mises en scène : je veux parler de la démocratie moderne. Vous savez : cet idéal charitablement bombardé partout sur le globe, assaisonné d’uranium appauvri et de phosphore blanc. Conçu dans les loges britanniques et françaises tout au long du dix-septième siècle, le modèle démocratique actuel ne présente aucune caractéristique en commun avec celui de la Grèce antique dont il se réclame. Cette mascarade avait pour vocation de liquider, en Europe et dans le reste du Monde, l’ordre traditionnel pour lui substituer un régime totalitaire transhumaniste et marchand alors en projet. Il fallait un système de transition propre à fournir au peuple l’illusion de sa liberté, de sa mainmise sur son destin tandis qu’on dressait autour de lui les tours et les barbelés. Ce prétendu « pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple » n’a cessé de mimer une représentativité publique dès le départ purement fictive. Ses dirigeants sont tous préalablement cooptés parmi les ayant-droits des intérêts mondialistes, et leurs gesticulations médiatiques dissimulent à grand peine leur adhésion unanime au dessein final : notre propre signature au bas du contrat de leur totale procuration sur nos vies. Car à présent que sont suffisamment concentrés pouvoirs et richesses, que nous-mêmes y sommes de mieux en mieux préparés, et que science et technologie convergent à leur proposer la matrice adéquate à la réalisation du projet, le moment est venu pour eux de lever le masque. Il serait bien sûr plus simple de déployer l’arsenal militaro-policier comme par le passé. Mais l’Histoire ne leur a que trop bien enseigné qu’une manœuvre violente entraîne mécaniquement une violence équivalente en retour. C’est notamment la raison pour laquelle leurs manœuvres de contre-insurrection restent aussi relativement mesurées, et qu’ils autorisent de si bon gré la diffusion de tant de scandales les concernant. Croyez-vous vraiment qu’une presse majoritairement possédée par des marchands d’armes et des banquiers risquerait de livrer des informations nuisibles aux intérêts de ses maîtres ? La divulgation au grand jour d’affaires de corruption, d’escroqueries, et l’affichage de la vie privée des politiciens dans les tabloïds ne participent en réalité qu’au discrédit volontaire de la forme actuelle d’exercice du pouvoir afin d’encourager l’acceptation de la suivante. Que les âmes optent de leur plein gré pour la damnation n’est-il pas le défi du diable ?

Je ne me suis pas livré à cette assez longue énumération dans l’idée de vous faire croire que la vie d’ici serait pire que chez vous. Mais pour que vous puissiez vous représenter ces réalités, au lieu de phénomènes distincts, comme les différents rouages d’un même processus. La police et la publicité, la pollution et la technologie, les guerres, les famines, l’économie et la politique se trouvent aussi étroitement liés qu’est intégré chaque Être à son environnement extérieur. Les grandes vagues de migrations prévues, financées et logistiquement soutenues par les pouvoirs en place concourent de la même manière à l’instauration de l’ordre qu’ils entendent imposer par le chaos. Leur objectif n’est pas le remplacement de population que craignent tant les plus attachés d’entre nous à leur territoire ou à leurs coutumes. Il s’agit de mettre en œuvre la spoliation généralisée non seulement de nos biens et de nos ressources, mais aussi des vôtres. Car tandis que vous occuperez nos emplois pour vos salaires d’origine, personne ne défendra vos pays des juntes mercenaires y sécurisant le pillage des richesses devant vous revenir… Rien ne condamne pourtant quiconque à n’être qu’un simple pion sur leur échiquier. Il suffit pour commencer de ne pas céder aux chants des sirènes.

Car le grand basculement se dessine déjà ; à travers l’effondrement économique du bloc occidental, la disparition progressive du dollar dans les échanges internationaux ou celle de l’argent physique aux guichets des banques. Nous sommes actuellement près du point de rupture. L’ancien système est en état de mort clinique, tandis que le prochain tarde à se mettre en place en raison de dissensions au sommet quant à la répartition des profits. Tout est par définition possible dans un pays sans loi. Il en est également ainsi à l’échelle du Monde. Ce moment historique offre certes la perspective d’un enfer total, mais aussi l’opportunité d’un profond rééquilibrage entre les pouvoirs et dans nos rapports. Nous avons le choix de souscrire à l’idéologie dominante et de travailler à notre propre perte, ou de participer activement à bâtir un autre avenir.

Alors, d’abord aux expatriés d’ici pour s’enrichir des métastases de notre système aux quatre coins du globe : vous ne serez pas à l’abri des vents dans l’œil du cyclone. Vous condamnez vous-mêmes vos enfants à grandir dans des cités-bulles en perpétuel état de siège. La consanguinité aura eu raison de vos murs avant la troisième génération.

À tous les trimards et déshérités ne rêvant que d’Eldorado, sachez que la terre promise n’est, à l’instar de l’âge d’or, que pure et simple vue de l’esprit. Le seul paradis qui vous tend les bras réside en l’état intérieur que vous cultivez ici et maintenant. Dans votre volonté de lui donner corps à travers vos actes. A quoi bon dès lors désespérément vouloir grappiller quelques dernières miettes d’un consumérisme à crédit, surtout quand celui-ci ne demeure principalement possible que par l’expropriation des fruits de votre travail et de vos ressources, alors qu’aussi bien l’instinct de conservation que la logique exigerait de vous battre pour libérer vos pays de l’emprise de ses exploiteurs ? Beaucoup sourient en effet ici des « républiques bananières » instituées pour accréditer l’émancipation des anciennes colonies. Ils gagneraient à considérer qu’elles ne sont que les plus récents avatars des nôtres. Vendus à la même cause. Rappelons-nous du sort de ceux ayant sincèrement œuvré au bien-être de leur peuple : Sankara, Chavez ou Kadhafi. Probablement bientôt Bachar-Al-Assad… Vous m’aurez compris. Nous avons chacun du ménage à faire parmi nos délégués et nos ambassades. Vous me demanderez comment renverser les choses à notre niveau. Je ne suis pas spécialiste en insurrection contre-impériale, mais s’ils ont fait de la technologie leur arme principale, nous devons partir du présupposé que c’est également leur talon d’Achille. Quand je parlais tout à l’heure de se battre, il s’agissait avant tout de ne pas déserter le terrain ni de se tromper d’ennemi. Puisque la mobilisation constante est l’artifice par lequel ils arrivent à nous déposséder de notre présence à nous-mêmes, la désidentification doit devenir notre mode d’action conscient. Le désintérêt pour les signes d’appartenance à telle ou telle catégorie sociale doit nous conduire à réinvestir le langage, l’espace public, ainsi que chaque interstice de liberté laissé vacant. S’il peut paraître insensé d’opposer la simple parole aux canons des chars et aux bombes, songez que leur armement leur confère seulement le pouvoir de détruire ce Monde, tandis que le Verbe nous offre celui d’en inventer de nouveaux.

Aux égarés qui voient en la perspective d’investir l’Europe l’opportunité d’une revanche au colonialisme ; qui considèrent l’ensemble des Occidentaux comme les bénéficiaires de l’exploitation dont ont fait l’objet leurs aïeux, je répondrai de ne pas tant se focaliser sur l’esclavage passé que sur celui à venir. Et de surtout garder à l’esprit que la traite ou bien l’expansionnisme impérial de l’époque n’ont pas profité à la majorité des visages-pâles, loin s’en faut, mais à une petite minorité dont descendent les milliardaires finançant et soutenant aujourd’hui les réseaux de passeurs pour votre venue… Je laisse à chacun le soin d’effectuer ses propres recherches sur le sujet. En tout état de cause, il convient de se demander toujours ce que dissimulent la gratuité, l’humanisme, ou encore l’apparente hospitalité des pays visés. Et si votre désir de vengeance est tel que vous ne pouvez vous empêcher de passer à l’acte, alors veillez à ce que celui-ci ne se trompe pas d’ennemi. Qu’il s’attaque en priorité aux responsables de la situation : c’est-à-dire les générations de politiciens corrompus qui se sont succédées à superviser votre asservissement pour le compte de multinationales apatrides. Comme je le disais, nous avons le même ménage à faire de notre côté. Probablement d’ailleurs depuis plus longtemps.

À ceux enfin qui rêvent de mourir en martyr et ne croient pouvoir donner un sens à leur vie qu’en la sacrifiant, qui se repaissent des larmes et du sang de leurs anciens frères en humanité : vous n’êtes à la face du Monde que les putes au rabais des maîtres que vous prétendez combattre. Le wahhabisme n’est qu’une énième émanation talmudique visant à concrétiser le projet du grand Israël. En vous réclamant de l’Islam pour perpétrer vos crimes, vous dévoyez la foi et la recherche spirituelle d’un milliard et demi de croyants sincères… Il n’existe ici-bas nulle autre guerre sainte que celle qui consiste à traquer inlassablement l’Ennemi en soi. Vous prétendez au Paradis pour avoir semé autour de vous les grains du chaos ? Je dis que si Dieu existe comme je le crois, vous découvrirez bientôt que le ridicule sera votre seule immortalité.

Il est certes très difficile d’avancer debout les yeux grands ouverts en ces temps de confusion et de tromperie généralisées. Tellement plus simple de céder aux promesses d’une secte ou d’une autre. De se soumettre à la première croyance ou autorité pour se déresponsabiliser de ses actes. Pourtant… La libération commence par l’acceptation de notre implication dans le processus décrit plus haut. Dans son inscription profonde en notre subconscient et dans nos réflexes. « Dieu se rit des hommes dénonçant les effets dont ils chérissent les causes », écrivait Bossuet. Il nous faut comprendre en quoi nous alimentons le système de prédation actuel non seulement par l’emploi que nous acceptons d’y occuper et par nos choix de consommation, mais aussi dans notre rapport à l’autre ainsi qu’à nous-mêmes. Parce qu’effectivement, asseoir l’hégémonie des banques en s’endettant pour acheter des merdes inutiles dont la production implique l’exploitation d’enfants, la ruine de notre habitat naturel et la disparition de la plupart des espèces vivantes, est une participation active à la mécanique mortifère dans laquelle nous sommes engoncés. Ceci n’est qu’un exemple de toutes les façons par lesquelles, entre d’un côté la peur et de l’autre la tentation, nous entretenons notre propre esclavage et celui des autres. Mais nous préférons fuir ces réalités du regard, d’abord par orgueil : comment ai-je été assez sot pour me laisser abuser à ce point ? Mais peut-être aussi, et plus sournoisement, de réticence à admettre que nous ne sommes qu’Un.

Il ne saurait ici être question de philosophie, ni d’une quelconque référence à la doctrine du nouvel-âge. Ce fait tend à être prouvé aussi bien par l’observation des fonctions d’apprentissage chez les animaux, la synchronicité de la maîtrise du feu comme de la découverte de la roue parmi des peuples n’ayant pu communiquer entre eux, ou bien la floraison simultanée des bambous partout sur le globe, que par les découvertes scientifiques les plus récentes quant à la transmission de l’information au niveau quantique. Bien que sur le plan matériel chaque chose nous apparaisse distincte des autres, les éléments qui les constituent sont en perpétuelle interaction au niveau de l’infiniment petit, dans lequel se fondent toute frontière et toute notion de temps et d’espace. Il semblerait que l’univers que nous percevons soit en réalité de nature holographique. À ce titre, le Tout serait alors dans son principe indivisible de ses parties. Ce paradigme expliquerait de façon cohérente non seulement l’omniprésence du nombre d’or et la géométrie fractale que l’on retrouve dans toutes les structures du vivant, mais également les phénomènes moins tangibles de visualisation à distance et de transmission de pensée. Une connexion intime à cette dimension de nous-mêmes incluse dans l’esprit du Tout rendrait possibles les miracles attribués aux plus grands mages. Je n’aurai pas la prétention intellectuelle de confirmer ou d’infirmer une telle théorie. La recherche rejoint néanmoins dans ce domaine les enseignements traditionnels notamment amérindiens, gnostiques, bouddhistes et hindous.

Nous devons alors nous pencher sur cet attachement maladif à nous croire uniques et distincts de ce qui nous entoure. Sur cette peur du lâcher-prise, de notre perméabilité au monde extérieur nécessitant pour s’en prémunir de dessiner toute une architecture de lignes imaginaires. Nous sommes d’abord collectivement soumis à un conditionnement multiséculaire à la dissociation et au dualisme. Devenu aujourd’hui injonction quasiment acceptée par tous à perpétuellement se définir. Si l’on remonte le fil de notre généalogie, on trouve la plus ancienne expression de ce penchant chez les premiers de nos ancêtres à avoir enterré leurs morts. Même si des raisons sanitaires peuvent en avoir expliqué la cause, je trouve intéressant que l’anthropologie considère cette distinction de notre part entre vie et trépas comme ce qui différencie également l’homme de l’animal… Mais il ne s’agit pas de gloser sur nos origines. Cette peur de disparaître est assurément à la base des limites que nous mettons nous-mêmes à notre perception. Elle est l’exacte pendant à notre incapacité d’assumer l’arborescence infinie des conséquences de nos actes. En somme, l’envers de notre peur de vivre… L’interprétation volontairement biaisée par les religions du Déluge et des catastrophes ; cette vision infantilisante du châtiment d’un Dieu à l’image que l’homme se fait de lui-même, voudrait nous faire occulter la parfaite résonnance entre nos émotions, négatives ou positives, et le degré d’harmonie possible sur la planète. Notre responsabilité directe en tout ce qui se manifeste. Mais une fois admise la porosité entre notre autofiction et ce qui nous entoure, une fois pleinement acceptée l’absence de barrière entre quoi que ce soit, il nous redevient possible de voir l’étendue des implications de notre simple présence au Monde. De notre capacité d’agir à notre niveau à y bâtir un enfer techno-moderne ou une antichambre du paradis.

Il apparaît certes probable à l’aune de plusieurs constats précités qu’une nouvelle guerre Mondiale est inscrite au calendrier. Mais cet avenir que l’on nous promet et nous vend ne dépend que de notre soumission aux desiderata de nos maîtres. Il va de soi que toute insurrection populaire serait aujourd’hui plus violemment que jamais réprimée. Mais il n’appartient qu’à nous de cesser de nous enchaîner davantage à ce système d’illusions qui voudrait que le bien-être soit nécessairement matériel. Que nous soit gravée sur le front l’obligation de travailler encore et encore, de courir d’urgence en urgence à des tâches toujours plus absurdes afin de seulement pouvoir prétendre « s’en sortir »… Il n’existe en réalité aucune issue positive à cette fuite en avant. Ni individuelle ni collective. Notre course après plus d’argent, de croissance, de produit intérieur brut et de consommation ne constitue pas la solution à nos maux : elle en est au contraire la cause. Elle est à l’origine de la plupart des conflits entre personnes ou nations. De la pollution de l’air, des eaux et des sols par l’industrie lourde et le nucléaire. Elle est le prétexte à nous faire œuvrer quotidiennement contre notre propre intérêt, ainsi que l’instrument par excellence de notre aliénation. N’importe qui a cependant la capacité de conjurer ce mauvais sort. Il suffit pour cela de commencer à ne plus y croire. De ne plus légitimer par un bulletin de vote la présence au pouvoir d’escrocs, d’assassins et de vendus notoires. De ne plus accorder de crédit aux paroles de journalistes employés par des marchands d’armes. Ni d’acheter la dernière connerie technologique importée de l’autre bout du globe et qui, loin de vous rapprocher de votre entourage, vous isolera toujours plus. Il convient enfin de considérer l’argent pour ce qu’il est réellement : à savoir l’instrument de domination d’une poignée de magiciens noirs sur l’humanité. Le Veau d’or de la nouvelle Babylone… Mes frères, mes sœurs, il est plus que grand temps de mettre le feu aux idoles. De nous réapproprier notre temps, notre énergie. Notre liberté. De rompre avec nos comportements dictés par la peur et nos dépendances à de faux besoins. Car nous valons tous autant que nous sommes infiniment plus que cela. Plus que nous ne pouvons même l’imaginer. Notre conscience est l’intermédiaire entre l’unicité de l’Esprit et son action jusque dans la division cellulaire. Elle est de nature intrinsèquement magique et tissée de reflets d’étoiles. Aussi ne devons ni ne pouvons-nous laisser s’éteindre cette flamme. Ni oublier l’Enfant, plus que quiconque ouvert à l’amour et à la beauté. Nous avons l’incroyable chance d’être au Monde ici et maintenant. De pouvoir absolument tout faire pour le sauver. Qu’attendons-nous pour rendre son sens à nos vies ?

L’Histoire nous a plus de fois qu’il n’en fallait enseigné que les renversements de régime, utopies ou révolutions imposées du collectif à l’individu n’ouvrent la porte qu’aux pires catastrophes humaines. Aucun bonheur ni salut n’est à rechercher ailleurs qu’en nous-mêmes. La seule structure sociale harmonieuse et viable dans la durée sera celle que nous mettrons en œuvre une fois opérée cette libération intérieure. Trop de générations avant nous se sont fourvoyées à de vains combats, ou bien par lâcheté ou paresse ont préféré commettre leurs descendants au soin d’assumer leurs erreurs. Devant l’état d’avancement du projet de grand génocide avant le transhumanisme, nous sommes probablement la dernière à disposer d’une chance – même si je concède qu’elle semble infime – de s’émanciper. Il sera trop tard lorsque nos héritiers porteront des implants informatiques au cerveau et seront physiquement dépendants de la robotique pour survivre. Devant le soleil qui nous illumine, devant les cours d’eau qui nous baignent et sous les cieux qui nous guident, au nom de nos plus beaux souvenirs et de nos rêves les plus sacrés, nous ne pouvons pas tolérer de laisser perpétrée une telle infamie. Alors levons-nous, camarades, avant de regretter d’avoir gardé les bras croisés sur Terre en cette fin de cycle. Le château de cartes du grand Architecte est plus que jamais branlant, vulnérable à la moindre secousse. Il nous est possible, par notre simple désertion des champs de bataille qu’ils voudraient nous voir investir, de renverser en à peine quelques jours ce système inique. Saisissons cette ultime occasion d’honorer la lumière en chacun de nous et la liberté qui coule en nos veines. Nous avons reçu la grâce infinie de pouvoir nous transcender au travers des épreuves qui nous incombent. Le moment où jamais est venu de nous en rendre dignes.

Aux votards des 22 et 29 Mars 2015… Notre conseil de 2012 vaut plus que jamais !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 mars 2015 by Résistance 71

2012 année électorale ou la continuité de l’illusion démocratique

 

Par Résistance 71

 

Le 4 Janvier 2012,

 

“La puissance au contraire tranche tout. Nous y avons mis le temps, mais nous avons compris. Par exemple vous avez dû remarquer, notre vieille Europe philosophe enfin de la bonne façon. Nous ne disons plus comme aux temps naïfs: ‘Je pense ainsi quelles sont vos objections ?’ Nous sommes devenus lucides. Nous avons remplacé le dialogue par le communiqué… »

‘Telle est la vérité, disons-nous. Vous pouvez toujours la discuter, cela ne nous intéresse pas. Mais dans quelques années, il y aura la police, qui vous montrera que j’ai raison.”

“La mort est solitaire, la servitude est collective.”

(Albert Camus, La Chute, 1956)

 

Cette année 2012 s’annonce comme l’année de tous les dangers sur le plan international avec la montée des tensions pouvant mener à un conflit majeur, voire mondial où les principaux acteurs de l’empire anglo-américains et ses satellites entreraient en collision avec le club de la multipolarité (Russie-Chine-Iran-Amérique du Sud); ainsi que la mise en place des habitutelles grandes messes du cirque électoral poussant plus avant l’illusion démocratique dans les pays occidentaux.

Ces mascarades démocratiques auront essentiellement lieu au pays du goulag levant (USA) en Novembre prochain et surtout chez nous en France au mois de Mai.

A cet effet, le grand barnum s’est mit en branle et l’oligarchie s’affaire à réactiver la verve électorale des citoyens désabusés et pour cause, par les turpitudes politico-financières des aristocrates en place. Les dernières éditions de la pantalonade pseudo-démocratique ont vu des taux records d’absention en France, en Espagne et ailleurs. Ceci n’est pas suffisant. Il nous faut boycotter complètement cette insulte à l’intelligence humaine que sont les élections et ce mécanisme obsolète de la délégation de pouvoir à une clique oligarchique toujours plus puissante (en apparence du moins).

Nous pourrions disserter longuement sur le sujet pour essayer de convaincre toujours plus de citoyens d’accomplir le seul devoir qui se doit: boycotter l’élection et toute forme de délégation de pouvoir non directement contrôlée et révocable par la base, afin de mettre fin à l’oligarchie de la pseudo-démocratie représentative. Au lieu de cela, nous allons faire un inventaire aussi complet que possible des textes anciens et modernes, écrits pour révéler au public l’étendue de la supercherie de ce qu’il est communément appelé “la démocratie représentative” devenue depuis un demi-siècle la “social-démocratie” asservie au consensus du statu quo oligarchique.

Nous publierons ces textes périodiquement sous la rubrique: “L’illusion démocratique”. Ces textes, issus de la littérature anarchiste, replaceront l’état et ses institutions dans leur contexte historique et analyseront l’ineptie du concept électoral en ce qu’il représente l’acquiescement à la servitude volontaire aux institutions sous couvert de la délégation parlementaire et présidentielle.

Le marasme dans lequel est plongé le monde actuel n’est en rien une nouveauté. Il n’est que le résultat d’une nouvelle phase de consolidation de la concentration politico-financière en moins de mains possible, le tout ici en vue de l’établissement d’un état fasciste mondial régit par une gouvernance mondiale supranationale, d’un super-état corporatif, correspondant en cela à la définition du fascisme donnée par Mussolini lui-même comme étant la fusion de l’état et des cartels industrio-financiers.

L’illusion démocratique par l’élection arrive à sa fin, l’UE est déjà dirigée de facto par des commissaires (politiques) tous puissants, non élus, sévissant dans des commissions européennes toutes puissantes, également non élues et échappant à tout contrôle populaire. L’assemblée européenne n’est qu’une mascarade qui ne sert qu’à donner un semblant de légitimité aux décisions prises par les sbires des corporations. Il en va de même dans les parlements des pays d’Europe et des Etats-Unis qui ne sont plus que des ramifications des conseils d’administration des grosses corporations de Wall Street, de la City de Londres et des représentants de CAC40 pour la France, promue au rang de république bananière en 2007.

Les citoyens en 2011 se sont pour beaucoup éveillés à ces turpitudes. Il faut maintenant concrétiser la sortie des peuples du système oligarchique qui n’existe que par notre aval tacite ou affirmé et le remplacé par l’autogestion et la démocratie directe par la participation économique et politique directe… C’est la seule solution viable: ne plus déléguer sans contrôle. Jamais plus !

Il n’y a pas de solution au sein du système.

Il faut en sortir sans retour et créer la société correspondant à la véritable nature humaine faite de solidarité, de coopération et de créativité progressiste égalitaire.

En ce tout début d’année 2012, année de tous les dangers, nous suggérons la lecture ou la re-lecture de ces ouvrages essentiels quant à la perception de l’universalité de l’humain et le chemin pour une véritable révolution sociale en dehors de la propagande oligarchique pour un consensus du statu quo esclavagiste (liste bien entendu non-exhaustive mais représentative):

–       “L’homme révolté” Albert Camus

–       “L’entr’aide” Pierre Kropotkine

–       “La conquête du pain” Pierre Kropotkine

–       “Dieu et l’état” Michel Bakounine

–       “L’état dans l‘histoire” Gaston Leval

–       “Discours de la servitude volontaire” Etienne de la Boétie

–       “”Qu’est-ce que la propriété ?” Pierre Joseph Proudhon

–       “Hommage à la Catalogne” George Orwell

–       “Un projet de société communiste libertaire” Alternative Libertaire

–       “L’autogestion” Alternative Libertaire

–       “la pédagogie des opprimés” Paulo Freire

Voter c’est se soumettre, voter c’est acquiescer à l’oligarchie et abdiquer son droit à la révolte !

Lecteurs, lisez les textes que nous publierons sous la rubrique “L’illusion démocratique”. Ils en valent la peine !

Nous concluerons avec ces mots de Sébastien Faure (1919):

“Electeur, vote encore si tu l’oses!…”