Archive pour nouvel ordre mondial

20 juillet 1969 ~ 20 juillet 2019… 50 ans pour passer de héros à zéro ?…

Posted in actualité, désinformation, documentaire, Internet et liberté, média et propagande, pédagogie libération, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 20 juillet 2019 by Résistance 71

« Dans un monde de mensonge perpétuel, dire la vérité est un acte révolutionnaire. »
~ George Orwell ~

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps que ça, nous n’avions aucune raison tangible de mettre en doute la plus formidable des réalisations exploratrices humaines: l’envoi d’êtres humains sur notre satellite naturel: la lune.
Puis est venu le 11 septembre 2001 et pour bon nombre d’entre nous… tout a changé. Il ne devenait plus possible de croire en le narratif officiel d’un évènement historique de grande ampleur 
impactant sur la destinée de l’humanité. Il ne devenait plus possible de croire les élucubrations de nos gouvernements mis en place pour perpétrer ad vitam aeternam, la dictature de la marchandise et des intérêts particuliers.
Pour beaucoup d’entre nous, nous avons vu l’alunissage d’Apollo 11 en direct. On nous avait rappelés dans les écoles pour suivre l’évènement, car en 1969, aussi incroyable que cela puisse paraître à la jeune génération, tout le monde n’avait pas la télévision… Qui pouvait alors douter de la véracité de l’évènement ? Nos grands-parents et arrières-grands-parents ? Mais ces vieux schnocks n’étaient que des rétrogrades refusant la modernité n’est-ce pas ?…
Pas à pas, avec le décorticage des évènements du 11 septembre, l’analyse historique sur le fond des affaires se généralisa. L’alunissage d’Apollo 11 et ceux qui suivirent ne pouvait plus échapper à l’analyse critique. Bien des choses farfelues ont été dites et écrites, d’autres bien plus sensées et argumentées l’ont aussi été.
Ci-dessous, nous avons traduit un long article de VT sur le sujet, sans aucune doute le meilleur que nous ayons lu sur le sujet, car il analyse non seulement l’aspect technique, technologique et humain mais aussi le contexte géopolitique de l’époque. Nous vous le soumettons et de là, chacun est libre de continuer son analyse et de croire en ce qu’il veut, mais une chose est certaine: il y a d’énormes zones ouvertes à toute sorte de mise en question dans le narratif de ce qui se présente comme la plus grande aventure de l’histoire de l’humanité. Ne prenez rien pour garanti et recherchez par vous-mêmes. A vous de juger… Nous ne sommes plus sûrs de rien…
~ Résistance 71 ~

 

 OU

 

Les alunissages, énorme escroquerie sur l’humanité ?

 

Kevin Barrett

 

15 juillet 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/07/15/landings/

 

Nous recommandons après lecture de notre traduction d’aller sur l’article original de KB car il y a un foisonnement de photos, de vidéos et de liens à suivre pour chaque argument invoqué. Nous en mettons quelques-uns mais pas tous (tout est en anglais…) ~ R71 ~

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
~ Publié le 20 juillet 2019 ~

 

L’article ci-dessous en version pdf téléchargeable (merci Jo ! ):

20-juillet-1969-20-juillet-2019-50-ans-pour-passer-de-heros-a-zero

 

Alors que les Etats-Unis célèbrent le 50ème anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11, la vaste majorité du monde demeure quelque peu sceptique.

Etait-ce juste encore un mensonge du gouvernement des Etats-Unis sur la véritable histoire des années 1960, comme les versions officielles sur les affaires Kennedy, Matin Luther King, Malcom X, les assassinats de Manson, l’incident du Golfe du Tonkin, la naissance du mouvement hippie et bien d’autres encore ? Ou est-ce alors une de ces fois où les sources officielles semblent dire la vérité ?

Jusqu’à il y a encore assez récemment, l’hypothèse des faux alunissages était une de ces théories de la conspiration à laquelle je ne croyais pas. Mais après avoir regardé le documentaire (de 3h30) de Massimo Mazzucco American Moon, et après avoir lu l’article du sceptique sur les alunissages ci-dessous, j’ai dû reconsidérer ma position.

Note: La personne se cachant derrière le pseudonyme de “Moon Landing Sceptic” va très bientôt révéler sa véritable identité lors d’un entretien qu’il/elle aura avec moi sur mon émission de radio –Kevin Barrett, Veterans Today Editor

Voici une version révisée de mon article éponyme posté en avril sur  unz.com , corrigé et enrichi de ce que j’ai appris de la richesse des commentaires et des sources fournies (le documentaire “American Moon” étant en tête de liste… Note de R71: le documentaire de Massimo Mazzucco existe en français en DVD sur le site de l’auteur). Ceci est maintenant et plus que jamais un travail collectif. Merci à toutes et à tous.
– Moon Landing Sceptic –

 

 

Les alunissages: un vaste canular joué à l’humanité ?

version révisée

Moon Landing Skeptic

 

Est-ce que les croyants sont en danger d’extinction ?

Voilà, on y est: le 50ème anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11.

En 2016, un sondage a montré que 52% du public britannique pensaient que les alunissages étaient bidons. Le scepticisme est plus important chez ceux qui sont trop jeunes pour avoir vu l’évènement en direct à a télévision: 73% des personnes interrogées dans la tranche d’âge 25-34 ans ne croient pas qu’on ait jamais aluni, comparés au 38% des plus de 55 ans. Ces chiffres semblent augmenter d’année en année.

Les non-croyants britanniques n’étaient que 25% il y a 10 ans. On ne sait pas combien ils sont aujourd’hui, mais un sondage russe de 2018 par le Centre de Recherche en Opinion Publique a révélé que 57% des russes interrogés croyaient qu’il n’y avait jamais eu d’alunissages humains. Le pourcentage grimpe à 69% chez les gens de l’éducation supérieure: ainsi, plus les gens sont éduqués et moins ils croient aux alunissages humains.

Pour les Américains, un sondage Gallup de 1999 a donné juste 6% de sceptiques et en 2013, un sondage de l’institut de recherche Pew a montré que leur nombre était passé à juste 7%. Ceci est suspicieusement bien bas. Un sondage en 2005-2006 “a trouvé que plus d’un quart des Américains de 18 à 25 ans ont exprimé certains doutes sur le fait que l’être humain ait jamais posé le pied sur la lune.” Ceci est plus proche des données britanniques et bien plus plausible. Il est intéressant de noter que dans un sondage de Knight Newspaper réalisé juste un an après le premier alunissage, plus de 30% des sondés étaient suspicieux des voyages de la NASA sur la lune. Un bon nombre de ces sceptiques de la première heure ont pu se convertir par la suite à la croyance ou ont simplement perdu leur énergie de dissident.

Mais la théorie du canular lunaire a repris du mouvement avec l’avènement de l’internet et le développement de YouTube, qui permet une scrutinité accrue des vidéos du programme Apollo pour tous ceux qui ‘y intéressent. Avant l’internet, toux ceux qui avaient de sérieux doute n’avaient que peu de moyens pour les partager et de faire des recherches pour rendre leur argument convaincant. Un des pionniers de l’affaire fut Bill Kaysing qui attaqua le sujet avec son livre de 1976 publié à compte d’auteur  We Never Went to the Moon: America’s Thirty Billion Dollar Swindle. On peut parler de lui comme d’un lanceur d’alerte, car il travaillait pour Rocketdyne, une entreprise qui a créé et construit les fusées du programme Apollo. Puis vint le physicien Ralph René avec son  NASA Mooned America: How We Never Went to the Moon and Why, qui fut le premier à introduire toute l’affaire des radiations des ceintures de Van Allen.

La recherche gagna en profondeur et en diversité et l’incrédulité devint une épidémie aux alentours du 30ème anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11, ce grâce en grande partie au cinéaste britannique David Percy, qui fut le co-auteur du livre Dark Moon avec Mary Bennett et qui réalisa le documentaire de 3 heures What Happened on the Moon? An Investigation into Apollo (2000), présenté par Ronnie Stronge. Ce documentaire demeure jusqu’à aujourd’hui, essentiel pour quiconque ayant la volonté de développer une opinion bien informée. Puis il y eut le bien plus court A Funny Thing Happened on the Way to the Moon (2001), de Bart Sibrel, qui offre une vision du contexte historique de l’évènement.

Sibrel défia aussi les astronautes de la NASA de jurer sur la bible, devant caméra, qu’ils avaient bien marché sur la lune et il compila ces séquences dans son Astronauts Gone Wild, avec d’autres extraits de déclarations embarrassantes et bizarres faites par des astronautes de la NASA qui étaient supposés avoir marché sur la lune mais qui paraissaient et résonnaient comme étant incompétents et inconsistants ; Allan Bean par exemple de la mission Apollo 12 apprenant de la bouche de Sibrel qu’il avait traversé la ceinture de radiations de Van Allen, ce morceau de choix est à voir… (also here).

Puis, utilisant du matériel de ces films et d’autres sources, s’en vint le documentaire télévision dévastateur Did We Land on the Moon? en 2001, réalisé par John Moffet pour Fox TV. C’est une super introduction à la controverse, bien qu’il contienne quelques erreurs d’interprétation sur les photos lunaires. Vous pouvez regarder ce documentaire dans cette version de 2013 qui a été rediffusée:

Avons-nous aluni ?

Très récemment, le photographe et réalisateur italien Massimo Mazzucco, qui a préalablement réalisé un super documentaire sur les attentats du 11 septembre 2001, a diffusé American Moon (2018), qui est jusqu’ici le meilleur documentaire jamais réalisé sur la controverse des alunissages. Le documentaire est remarquable en tous points sur la précision de l’argumentation et de la documentation fournie. Mazzucco a le grand mérite de répondre en détail à chaque contre-argument des debunkers. En tant que réalisateur et photographe professionnel, sa contribution majeure, bien que ce ne soit pas la seule, se situe dans la qualité de l’analyse des photos (il corrige quelques erreurs communes trouvées dans le documentaire Did We Land On The Moon?). Mazzucco a aussi sollicité les contributions analytiques de plusieurs grands photographes de renom, dont les analyses sont absolument dévastatrices pour la crédibilité de la NASA en ce qui concerne ses photos lunaires. Vous pouvez écouter l’entretien de Mazzucco sur l’émission radiophonique de Kevin Barrett, mais je recommande grandement que vous visionniez le DVD du documentaire.

Il y a peu de livres disponibles sur le sujet. Je n’ai pas connaissance d’un livre mieux documenté que One Small Step? The Great Moon Hoax and the Race to Dominate Earth From Space du chercheur allemand Gerhard Wisnewski, publié originellement en 2005 et duquel je tire souvent mes références et mes citations.

Il y a aussi d’autres bonnes sources dont je ne parlerai pas plus que cela ici par manque de temps et d’espace, comme Randy Walsh’s The Apollo Moon Missions: Hiding a Hoax in Plain Sight (Part I), publié en 2018. Son chapitre 2 démontre que, comme le suspectait déjà Kaysing, les moteurs F-1 de la fusé Saturne V utilisée pour les missions Apollo n’avaient pas suffisamment de carburant ni de puissance pour envoyer la fusée en condition de décollage (poids d’environ 3000 tonnes) en orbite basse terrestre. Son chapitre 3 détaille le composant de guidage de l’ordinateur de navigation d’Apollo construit par Raytheon et les taches impossibles qu’on attendait qu’il produise afin de naviguer en sécurité la mission vers la lune et son retour,

Hautement recommandée est aussi l’enquête humoristique de feu David MacGowan Wagging the Moondoggie (aussi here on pdf). Je ne vais pas discuter de toutes les preuves amenées par ces sources ; je ne peux que les recommander ainsi que quelques autres. Je vais simplement énoncer ce que je pense être les arguments les plus convaincants, j’y ajouterai quelques développements récents, je donnerai ma meilleure conclusion, placerai l’affaire dans une perspective historique plus large et tirerai quelques leçons de tout cela à propos de la matrix dans laquelle nous vivons.

D’abord, nous devons être clairs sur le but d’une telle enquête.

Nous ne devons pas nous attendre à une preuve conclusive que Neil Armstrong ou tout autre astronaute, n’aient pas marché sur la lune. Ceci ne peut pas être prouvé, sans la preuve absolument irréfutable qu’il était ailleurs (orbitant la Terre par exemple) au moment précis où il a affirmé avoir marché sur la lune. Dans la plupart des cas, on ne peut pas prouver que quelque chose ne s’est pas produit, tout comme vous ne pouvez pas prouver que quelque chose n’existe pas. Vous ne pouvez pas prouver par exemple que les licornes n’existent pas. C’est pour cela que le poids de la preuve réside sur ceux qui affirment qu’elles existent. Si je vous dis que j’ai marché sur la lune vous allez me demander de le prouver et vous ne prendrez pas pour réponse quelque chose comme : “non, c’est à vous de prouver que je n’y ai pas été.”

Est-ce que cela fait une différence si je suis la NASA ? Oui, parce que dire que la NASA ment va inévitablement vous mener à questionner tout ce que vous avez toujours cru en provenance de votre gouvernement, des institutions éducatives, de la communauté scientifique et des médias de masse. C’est un pas de géant en effet ! Tout comme les enfants de parents abusifs, les citoyens décents de gouvernements abusifs tendront à réprimer la preuve de la malveillance impliquée. Donc, les gens choisissent de croire dans les alunissages sans même demander plus de preuves, simplement parce que “Ils n’auraient pas pu mentir pendant 50 ans. Les médias auraient exposé le mensonge il y a bien longtemps (rappelez-vous de l’affaire du Watergate…). Et quid des quelques 250 000 personnes impliquées dans le projet ? Quelqu’un aurait fatalement parlé.” Je peux en fait m’entendre parler de la sorte il y a encore 10 ans. Toutes ces objections doivent être de fait adressées.

Mais avant cela, la chose scientifique à faire est de se poser cette question: Est-ce que la NASA peut prouver qu’elle a envoyé des hommes sur la lune ? Si la réponse est non, l’étape suivante est de décider si on doit les croire sur parole ou non. Ceci implique de se demander quelles auraient bien pu être les raisons d’un tel énorme mensonge. Nous y viendrons. Mais d’abord, la NASA peut-elle fournir des preuves tangibles des alunissages ?

Preuve solide comme la roche.. d’Antarctique

Oui Elle le peut. Ils ont ramené des morceaux de la lune: environ 380 kg de pierres lunaires et d’échantillons de sol sur toutes les missions Apollo combinées. Les pierres lunaires prouvent les alunissages n’est-il pas ? Oui sans aucun doute, pourvu qu’on puisse établir sans l’ombre d’un doute qu’elles ne furent pas excavées de la terre. Là réside le problème. Comme expliqué ici (lien dans l’article original) “des météorites ont été trouvées en Antarctique ayant les mêmes caractéristiques que les pierres lunaires.” Il peut être utile de savoir qu’en 1967, deux ans avant la mission lunaire d’Apollo 11, la NASA envoya une mission en Antarctique, à laquelle se joignit Werner von Braun, le propagandiste (allemand) de la NASA pour les missions lunaires (NdT: et spécialiste allemand des fusées et moteurs à réaction pour les nazis durant la seconde guerre mondiale, récupéré par les Yankees au cours de “l’opération paperclip” d’exfiltration des nazis ayant une valeur pour travailler avec l’empire et aussi les soustraire à l’URSS…). L’Antarctique est la région terrestre la plus riche en météorites. Des spécimens furent ramenés de cette expédition, officiellement à titre de référence comparative pour les échantillons lunaires à venir. (comme le dit Mazzucco dans son documentaire)

Ainsi donc les pierres lunaires sont bien loin de représenter une preuve tangible des alunissages. De fait, aucune des soi-disantes pierres lunaires ne peuvent être prouvées en provenance de la lune et non pas de l’Antarctique ou quelque part d’autre sur terre. Mais il y a pire: quelques unes de ces soi-disantes pierres lunaires ont été prouvées fausses de manière conclusive. L’astro-biologiste britannique Andrew Steele reçut le rare privilège de voir de très près quelques uns des précieux échantillons fournis par la NASA dans une de ses places hautement sécurisées. Imaginez sa surprise lorsqu’il découvrit que ces échantillons contenaient des poils, des morceaux de plastique, de nylon et de téflon et de petits animaux terrestres (Wisnewski p.207). Une autre de ces pierres lunaires fit la une des journaux lorsque, 40 ans après avoir été personnellement donnée par Neil Armstrong et Buzz Aldrin au premier ministre hollandais, elle fut analysée et prouvée être du bois pétrifié.

Bien entendu, une fausse pierre lunaire ne prouve pas que tous les échantillons sont faux. Mais cela devrait être une raison suffisante pour commencer à faire un examen scientifique systématique des centaines d’autres échantillons que les Etats-Unis donnèrent le plus cérémonieusement du monde en 1969 et dans les années 70. Malheureusement, la plupart sont perdus. Comme l’a rapporté Associated Press le 13 septembre 2009: “Près de 270 pierres ramassées par la astronautes furent données à des nations étrangères par l’administration Nixon. […] Des 135 pierres données après Apollo 17 aux leaders des nations, seules environ 25 ont pu être localisées. […] La prospective pour tracer les quelques 134 pierres d’Apollo 11 données est même bien plus basse. L’endroit de moins d’une douzaine est connu.” (Associated Press reported on September 13, 2009, )

La preuve vidéo et photographique

Quelle autre preuve a la NASA de ses alunissages ? Les films et les photos bien sûr !… Malheureusement, les films disponibles des archives télévisées sont très flous. Comment par exemple, peut-on être sûr que l’astronaute David Scott de la mission Apollo 15, lâche bien un vrai marteau et une vraie plume pour démontrer la gravitation newtonnienne dans un environnement sans atmosphère, alors que l’on peut à peine voir les objets ? Plus important, comment peut-on être sûr que l’apparence d’une gravité moins forte lors des sorties extra véhiculaires lunaires n’a pas été obtenue en simplement utilisant un ralenti d’images ? Des sceptiques ont fait remarqué que si on double la vitesse de passage des films, cela donne l’impression de mouvements quasi similaires à ceux qu’ils auraient sur Terre.

Certains même questionnent si le ralenti des films des missions Apollo est réaliste. William Cooper par exemple, explique que dans un environnement où la gravité est de 1/6 de celle de la Terre, les bonds et sauts des astronautes devraient être bien plus longs et plus haut que sur terre: ils pourraient en toute logique sauter 6 fois plus haut que sur terre. Certains Astronautes comme Eugene Cernan de la mission Apollo 17 ont particulièrement aimé apparemment faire des sauts de kangourous sur la lune, mais pourquoi ne semblent-ils pas capables de sauter plus haut qu’une trentaine de centimètres ?

La très mauvaise qualité des images télévisées est due au processus de leur réalisation : “parce que l’équipement de la NASA n’était pas compatible avec la technologie de la TV de cette époque, les transmissions originales ont dû être diffusées sur un moniteur et être refilmées par une caméra de TV pour être rediffusées à l’antenne.” (comme expliqué dans ce rapport de l’agence Reuters le 15 août 2006: Reuters). Pour être précis, la NASA affirme que les images reçues de la lune étaient en couleur et qu’elles furent refilmées depuis un moniteur 16mm noir et blanc (en couleur à partir de la mission Apollo 14), utilisant un kinescope, qui est un objectif se focalisant sur le moniteur / écran. Ce dont nous avons besoin pour une enquête de bonne qualité sont les enregistrements originaux de la NASA. Des chercheurs demandent depuis des années, des décennies, d’y avoir accès sous une procédure de la loi sur la liberté de l’information (Freedom of Information Act ou FoIA)

En 2006, ils reçurent une réponse. Le porte-parole de la NASA, Grey Hautaluoma déclara : “Nous ne les avons pas vu depuis un bon moment. On a cherché pendant plus d’un an et on ne les a pas trouvées…” Ainsi, 700 cartons contenant des bandes vidéo magnétiques ont disparu, dit le rapport déjà cité de Reuters, ajoutant:

La NASA a admis en 2006 que personne n’a pu retrouver les vidéos originales et les enregistrements du 20 juillet 1969 et de l’alunissage. Depuis lors, Richard Nafzager, un ingénieur du Goddard Space Flight Center de la NASA dans le Maryland, qui supervisa le processus télévisé d’Apollo 11, les recherche. La bonne nouvelle est qu’il a trouvé où elles sont parties. La mauvaise nouvelle est qu’elles firent partie des quelques 200 000 cassettes vidéos qui furent effacées magnétiquement pour être réutilisées afin d’économiser de l’argent.

Toutes les données télémétriques ont aussi apparemment disparu, reçues et enregistrées pour contrôler la localisation et le fonctionnement mécanique du vaisseau spatial, ainsi que les fréquences cardiaques des astronautes.. Perdus également sont les plans des modules lunaires (LEM), des rovers lunaires et des fusées multi-sections Saturne V.

As a result of this NASA admission, Russian officials have started demanding an international investigation. les Russes ont demandé une enquête internationale.

Pour conclure sur le sujet des enregistrements vidéos originaux disparus et donc manquants, il est approprié ici de mentionner un des arguments les plus puissants présentés par les “Apollo truthers”: la capacité limitée de batterie embarquée dans les modules lunaires comme dûment documenté par la NASA (as documented by NASA), celle-ci était ridiculement insuffisante pour la transmission d’un signal vidéo vers la Terre, et ce même s’ils avaient une antenne directement pointée sur Houston, ce qu’ils n’avaient pas. Ce point est particulièrement bien débattu par le cinéaste américain Joe Frantz et un ingénieur en fréquences radio dans cette vidéo (this video ), vous y verrez également ce clip absolument stupéfiant d’astronautes transparents, trahissant une mauvaise composition en studio.

Nous n’avons pas les films, mais heureusement nous avons les photos. A part planter des drapeaux américains et collecter des échantillons de roche (“ne venez jamais sur la lune sans un marteau”, avait plaisanté Allan Bean, astronaute de la mission Apollo 12), les astronautes ont passé beaucoup de temps à prendre des photos sur la lune. Et soyons juste: en 2015, la NASA a publié pour le public des milliers d’entre elles en très haute résolution. On peut les voir là (here,) et on peut les examiner dans le détail. La plupart d’entre elles sont absolument remarquables dans leur qualité. L’équipage de la mission Apollo 11 a utilisé un Hasselblad 500C standard avec quelques modifications, incluant le retrait du miroir réflex. Le film utilisé était un standard Ektachrome diapositives de 160 ASA.

De manière surprenante, ceci est un film très sensible pour prendre des photos dans un endroit où la lumière solaire n’est pas filtrée par une atmosphère, considérant spécifiquement que certaines photos sont sorties sans être surexposées alors que prises directement dans la lumière du soleil. Il y a aussi quelques problèmes d’ordre technique et de fiabilité de ce matériel photographique à la surface de la lune où la température au soleil et à l’ombre passe de +100oC à -100oC: la seule protection contre la chaleur pour à la fois l’appareil photo et le magasin contenant le film n’était qu’une couche protectrice réfléchissante. (comment les astronautes ont eux-mêmes survécus à ces amplitudes thermiques est même encore plus un problème…)

Un autre aspect posant problème est la qualité professionnelle de la vaste majorité de toutes ces photos. Toutes les photos prises par Neil Armstrong par exemple, sont parfaitement cadrées et exposées. Wisnewski (144-149) fait correctement remarquer à quel point ceci est remarquable, considérant le fait qu’Armstrong et tous les autres astronautes, ne pouvaient pas viser, car l’appareil photo était fixé sur leurs poitrines et qu’il ne pouvait même pas le voir. Sans mentionner la difficulté de sélectionner et de régler l’exposition pour chaque photo, de régler la distance focale, la vitesse d’exposition du film, le tout manuellement dans des gants pressurisés, sans système de visée et sans expérience de photographie sur la lune et son environnement. Nous devons nous rappeler qu’à l’époque, la photographie était un métier et ce même sur terre et il est absolument étonnant de voir que les photos prises par Armstrong furent juste parfaites. Plus directement. Y a t’il une preuve quelconque que ces photos ont été prises sur la lune ? Absolument aucune.

Elles sont facile à faire en studio. Et de fait, la NASA a été très loin dans l’entraînement des astronautes dans des endroits intérieurs protégés pour recréer les conditions de la surface de la lune telles qu’ils l’imaginaient, fabricant des tonnes de “poussière lunaire” à cet effet (avant même que quiconque n’ait pu voir à quoi ressemblait vraiment cette poussière) ; ils allèrent même jusqu’à simuler le ciel noir. Quelques-unes de ces photos prises lors d’entrainement dans ce type de studios de cinéma, comme celle-ci prise des archives de la NASA, seraient difficiles de distinguer des “vraies” si elles étaient cadrées un peu différemment.

Armstrong et Aldrin s’entraînant sur de la fausse poussière lunaire sous un faux ciel noir

Soyons francs: il n’y a aucune preuve qu’une quelconque photo prise durant le programme Apollo soit vraie. Cela ne sera pas suffisant pour déstabiliser les croyants. Mais ce qui devrait est qu’un bon nombre de ces photos “débordent d’anomalies et d’inconsistances”, des mots de David Percy, qui prouve son argument dans son documentaire What Happened on the Moon? Le film contient un entretien avec Jan Lundberg, l’ingénieur du projet pour le Hasselblad Apollo. Lorsque questionné sur certaines inconsistances en regard des ombres et de l’exposition à la lumière (comme par exemple une photo d’un astronaute complètement éclairé alors qu’il se tient dans l’ombre du LEM, comme celle qui illustre la couverture du livre de Wisnewski, il répond: “Je ne peux pas l’expliquer. Ça m’échappe… pourquoi ?..

Incidemment, l’admission embarrassante de Lundberg est la parfaite illustration de phénomène de compartimentage, ce qui a sans doute rendu cette supercherie d’alunissage possible. Comme les centaines de milliers de personnes impliquées dans ce projet, Lundberg travaillait sur une base de “minimum de connaissance” et n’avait aucune raison de suspecter qu’il travaillait sur quelque chose  d’autre que ce dont on lui avait dit, du moins jusqu’à ce que quelqu’un le mit au défi d’expliquer des photos impossibles dans le contexte du programme. Juste une poignée de personnes devaient savoir le plan complet et il n’est même pas certain que le président Nixon lui-même ait été au courant. Il a été estimé que quelques 20 000 entreprises sous-traitantes et fournisseurs, répartis aux quatre coins des Etats-Unis, ont travaillé sur le projet Apollo: aucun de leurs employés n’avait les moyen sans parler même de l’intérêt, de questionner l’utilité de ce qu’ils faisaient.

Comme l’illustre très bien Wisnewski dans son livre (p. 121-126) avec le programme Corona alias Discoverer (un satellite de recherche américain lancé en 1959 avec le but secret d’espionner l’URSS), il est faux d’assumer que l’armée et les communautés du renseignement et de l’aérospatiale ne peuvent pas garder un secret. Un autre exemple, des centaines de milliers de personnes ont travaillé sur le Manhattan Project, qui est resté totalement inconnu du public jusqu’à ce que la bombe soit larguée sur Hiroshima.

Je ne vais pas ici lister ni analyser toutes les anomalies des photos du programme Apollo, car tout cela a été analysé dans les documentaires mentionnés ci-dessus. Le plus récent d’entre eux, celui de Massimo Mazzucco, “American Moon”, donne sans aucun doute les meilleures preuves, qui nous sont présentés par des photographes professionnels (NdT: de réputation mondiale et qui, comme le dit Mazzucco dans le film, était tous convaincus de la véracité des alunissages…) sur la falsification des photos Apollo. Un de ses mérites supplémentaires est aussi de corriger certains faux arguments des “chercheurs de vérité” notamment en ce qui concerne l’angle et la direction des ombres sur certaines photos et aussi les “croix” des photos recouverts par des sujets.

Ajout de R71: Nous vous mettons ici un entretien en français avec le réalisateur/photographe Massimo Mazzucco au sujet de son dernier documentaire « American Moon ». A voir et diffuser sans aucune modération. Le passage des entretiens avec les top photographes professionnels qui analysent les photos lunaires est absolument dévastateur…

Pour juste donner une idée aux débutants, voici un exemple d’inconsistance dans la direction des ombres sur la photo de la NASA #AS14-68-9486/7, qui, d’après des sceptiques, prouve que la source de lumière est plus proche que le soleil (et non pas “sources de lumière multiples”, comme il est dit de manière erronée dans Did we Go to the Moon?): [voir la photo en question sur l’article original…]

Les affirmations concernant les analyses sur les ombres sont néanmoins ouvertes à des réfutations sans fin. Je trouve beaucoup plus instructif et pertinent d’examiner attentivement quelques photos des modules lunaires qui peuvent être trouvées en haute résolution sur le site internet des archives de la NASA (NASA archive site.) Je recommande de les observer et d’utiliser votre simple bon sens. Demandez-vous par exemple si vous pouvez vraiment croire le que module lunaire Eagle de la mission Apollo 11 que l’on peut voir (here, here, ou here), aurait pu faire alunir deux astronautes et les faire repartir vers le module de commandement en orbite lunaire. Ou bien prenez le LEM Antares d’Apollo 14 (here), ou Orion d’Apollo 16 (here, or here avec le rover lunaire qui en est miraculeusement sorti…) ou Challenger de la mission Apollo 17 (here). 

Gardez présent à l’esprit que ces cabanes délabrées devaient demeurer tout ce temps hermétiquement pressurisées dans un environnement de vide spatial, à chaque fois qu’un astronaute sortait ou rentrait de ses explorations extra-véhiculaires et dans les deux derniers cas, deux astronautes ont passé plus de 3 jours (respectivement 71 et 76 heures), sur la lune et ont dormi 3 nuits dans le module. Si vous voulez être guidé dans cette réflexion voici une vidéo de 15 minutes [en anglais] ( this 15-minute video.) Mais vous aurez une bien meilleure explication de ce problème dans le récent documentaire American Moon.

Où sont passées toutes les étoiles ?

Si les équipages des missions Apollo avaient photographié le ciel étoilé depuis la lune, la NASA aurait pu utiliser ces images pour contrer les accusations de fraude. Dans les années 1960, il aurait été particulièrement difficile d’utiliser des calculs ordinateur pour rendre frauduleusement les constellations d’étoiles consistantes avec ce qu’elles devaient être.

Malheureusement, personne n’y a pensé à la NASA. On a demandé aux astronautes de regarder par terre et de collecter des cailloux et pas de regarder en l’air et étudier les étoiles. C’est comme si la NASA était devenue une congrégation de géologues qui détestaient l’astronomie. Et de penser que de nos jours la même administration dépense des milliards de dollars pour envoyer des télescopes en orbite…

Avant les missions Apollo, on pensait largement que les étoiles seraient particulièrement brillantes lorsque vues au delà de l’atmosphère terrestre: “exceptionnellement brillantes” les avaient décrites Youri Gagarine depuis son orbite terrestre en 1961. Les astronautes du programme Gemini témoignèrent également de s’être émerveillés à la beauté des étoiles.

Voici une photo du site internet de la NASA avec l’explication suivante: “Si vous pouviez arrêter l’atmosphère d’éparpiller la lumière solaire si brillante, le ciel de jour aujourd’hui pourrait ressembler à quelque chose comme cela” (de McGowan, chapitre 12) [NdT: photo sur l’article original]

Pourtant les missions Apollo ont apparemment torpillé cette croyance: il n’y avait pas d’étoiles visibles dans le ciel lunaire. Point barre. Le problème n’est pas que les étoiles ne sont pas visibles sur les photos de la NASA prise de la surface de la lune: c’est normal, disent les photographes interviewés par Mazzucco, car l’exposition nécessaire pour capturer les étoiles sur film aurait surexposé la surface lunaire.

Le problème réside dans le fait que les astronautes n’ont pas vu d’étoiles avec leurs propres yeux. Tous, d’Apollo 11 à Apollo 17, ont déclaré de manière consistante que le ciel était complètement noir: “Un ciel immense noir de velours, totalement noir”, des mots mêmes de l’astronaute Edgar Mitchell, le 6ème homme sur la lune.

Etait-ce parce que la surface lunaire était trop brillante et qu’ainsi leurs yeux ne pouvaient pas s’ajuster (un jour sur la lune dure 27 jours terrestres, donc les astronautes qui ont aluni sur la face illuminée de la lune n’ont jamais fait l’expérience d’une nuit lunaire} ? Si telle est la raison, alors les astronautes auraient dû voir plein d’étoiles lors de leur voyage de la terre à la lune. Ils n’ont pas rapporté en avoir vu aucune. Lorsqu’ils orbitèrent autour de la lune et passèrent du côté sombre, ils se sont retrouvés dans un noir d’encre et ils n’ont toujours pas vu d’étoiles. Michael Collins qui a orbité autour de la lune plusieurs fois à bord du module de commandement alors qu’Armstrong et Aldrin étaient sur la lune, a déclaré dans leur conférence de presse en 1969: “Je ne me rappelle pas en avoir vu une !” Voilà une des remarques les plus bizarres que vous pouvez entendre de la part d’un astronaute, mais toute cette conférence de presse est bizarre, en faire l’expérience est aussi bizarre.

Ne demandez pas à Neil Armstrong

L’interview de Neil Armstrong de novembre 1970 est juste très bizarre. (November 1970 interview ) Elle a été utilisée par quelques sceptiques comme preuve qu’il ment. Je ne peux que recommander cette analyse professionnelle commissionnée par Richard D. Hall de RichPlanet TV par Peter Hyatt, expert national reconnu sur la détection du mensonge. je trouve cette analyse absolument dévastatrice pour la crédibilité d’Armstrong.

[Analyse vidéo du mensonge de Neil Armstrong par le psychologue analyste spécialiste Peter Hyatt, en anglais -]

Après ça, Armstrong a dû être ordonné de rester à l’écart de tout entretien. Il fit une toute dernière apparition très rapide le 20 juillet 1994 en présence du président Clinton, seulement pour se comparer à un perroquet, “le seul oiseau capable de parler” mais “qui ne vole pas très bien” et de conclure sur une remarque cryptique au sujet “des avancées encore non effectuées disponibles à ceux qui peuvent enlever une des couches de protection de la vérité”. Puis il retourna dans son isolement et refusa de participer (ou on ne lui a pas demandé…) aux célébrations du 40ème anniversaire de l’alunissage et de ses premiers pas sur la lune. Fort heureusement pour les gardiens du mythe, il a maintenant vraiment et définitivement quitté la Terre et son histoire peut maintenant être narrée par Hollywood.

Bouclez vos ceintures Van Allen

On s’est fixé de savoir si une quelconque preuve des alunissages est réelle. Jusqu’ici, nous n’en avons trouvée aucune. En lieu et place, nous avons trouvé la preuve qu’ils n’étaient pas réels. Mais en fait, tout ceci était à peine nécessaire, car les ingénieurs de la NASA eux-mêmes nous disent qu’ils sont impossibles, pour la simple et bonne raison que les astronautes auraient dû voyager à travers les létales ceinture de radiations de Van Allen (Van Allen Radiation Belts) qui commencent à partir de 1600 km au-dessus de la Terre et qui vont jusqu’à 42 000km. Même au-delà de ces ceintures de radiations, les astronautes continueraient à être bombardés par toutes sortes de radiations mortelles (un très bon article là-dessus here). Le 24 juin 2005, la NASA fit cette déclaration remarquable:

La vision de la NASA pour l’exploration spatiale appelle à un retour sur la lune comme préparation à de plus longs voyages vers mars et au-delà. Mais il y a un rabat-joie potentiel: les radiations. L’espace au-delà de l’orbite basse terrestre, est noyé dans une intense radiation en provenance du soleil et de sources profondes galactiques comme par exemple les supernovas. […] la façon la plus commune de gérer les radiations est de simplement les bloquer physiquement, tout comme la très épaisse paroi de béton armé le fait autour d’un réacteur nucléaire. Mais fabriquer des vaisseaux spatiaux en béton armé n’est pas une option…” (cité de McGowan, chapitre 3).

Il y a des centaines de documents disponibles d’ingénieurs de la NASA expliquant pourquoi voyager au-delà de la basse orbite terrestre demeure un obstacle pour les missions impliquant des êtres humains embarqués, par exemple celui-ci: this one:

“Les radiations dans l’espace sont bien plus dangereuses que les radiations rencontrées sur terre. Même si la Station Internationale se situe juste dans le champ magnétique protecteur de la planète, les astronautes y reçoivent plus de 10 fois les radiations que celles qu’ils recevraient naturellement sur terre. Hors du champ magnétique terrestre, c’est le domaine des Rayons Cosmiques Galactiques (RCG), des évènements de particules solaires et des ceintures de Van Allen qui contiennent des radiations piégées ne pouvant s’échapper. La NASA parvient à protéger les astronautes des évènements solaires en leur disant de se mettre derrière des accessoires de protection supplémentaire dans une zone spécifique à cet effet. Mais il est plus difficile de se protéger contre les RCG. Ces particules à haute énergie proviennent de partout dans la galaxie. Elles ont tant d’énergie qu’elles peuvent passer au travers de métaux, de plastique, d’eau et tout matériau cellulaire. Alors que ces particules énergétiques traversent l’environnement, des neutrons, des protons et d’autres particules sont générées dans une réaction en chaîne qui se produit à travers les matériaux de protection. Cette radiation secondaire peut parfois créer une situation plus dangereuse pour l’équipage.

L’ingénieur de la NASA, Kelly Smith, a expliqué dans un documentaire très court, le programme Orion, que les ceintures de Van Allen posent un sérieux défi que “nous devons résoudre avant d’envoyer des humains dans cette région de l’espace” (voir le documentaire complet ici, here). La séquence clef est incluse dans la vidéo ci-dessous, parmi d’autres séquences d’astronautes qui admettent par inadvertance que la technologie pour envoyer des astronautes au-delà de l’orbite basse terrestre n’a pas encore été inventée. Ne manquez surtout pas l’astronaute expérimenté de la NASA Donald Roy Pettit qui explique qu’en fait la technologie n’est plus disponible : “Le problème est que nous n’avons plus la technologie pour le faire. On l’avait, mais on a détruit cette technologie et c’est un processus très douloureux que de la reconstruire.

L’obstacle des radiations est peut-être la raison du pourquoi aucune mission humaine vers la lune n’a été tentée, ni même au-delà de l’orbite basse terrestre, depuis les jours de Tricky Dick. Rappelez-vous que la Station Spatiale Internationale orbite la terre à une distance de 370 km, alors que la lune est à environ une distance 1000 fois supérieure. Le 14 janvier 2004, le président Bush, qui parlait depuis le QG de la NASA, a annoncé une nouvelle aventure, celle de “remettre le pied sur la lune” et au-delà, faisant remarquer: “Ces trente dernières années, aucun être humain n’a mis le pied sur un autre monde ou ne s’est aventuré plus loin dans l’espace que la distance entre Washington DC et Boston.” (cité par Wisnewski p-329). Aucune mission humaine vers la lune n’est venue de cette annonce.

Le temps travaille pour les chercheurs de vérité au sujet du programme Apollo, car chaque année qui passe et plus de gens se demandent: “si ce fut facile d’envoyer des hommes sur la lune entre 1969 et 1972, pourquoi est-ce que cela ne s’est jamais reproduit depuis ?” Moins de la moitié des Britanniques et des Russes interrogés croient toujours aux alunissages. Parmi les gens plus éduqués, ce pourcentage chute de plus en plus vite. Que se passera t’il dans 20 ans lorsque les Américains réaliseront qu’il n’y a plus qu’eux qui y croient encore ? Les Etats-Unis survivront-ils à la divulgation de cette immense supercherie ? Les mensonges tendent à se reproduire, un peu comme des organismes vivants, car chaque mensonge doit être couvert par encore plus de mensonges. Ainsi, la mise au grand jour d’un mensonge conduit à mettre à jour d’autres mensonges alors que les gens perdent confiance et commencent à sérieusement questionner tout ce qu’on leur a appris.

Si les alunissages étaient réels, il serait facile pour la NASA de mettre fin à toute controverse. Comme le dit Massimo Mazzucco dans son documentaire American Moon:La possibilité d’inspecter l’endroit des alunissages s’est produite en 2007 lorsque Google a lancé le concours international du Lunar X Prize. Le concours offrait 30 millions de dollars de récompense à la première organisation privée qui pourrait envoyer sur la lune un robot capable de voyager au moins 500 m en retransmettant des images en direct vers la Terre. Plus de vingt équipes du monde entier avaient exprimé leur désir de participer à ce concours. Google avait aussi introduit un bonus de 4 millions de dollars pour ceux qui pourraient transmettre des images en direct d’un des sites d’alunissage des missions Apollo sur la lune.

A cette époque, Astrobotic Technology, une entreprise de Pittsburg, annonça qu’elle planifiait de visiter avec sa propre sonde le site le plus célèbre de tous… Celui d’Apollo 11.” Mais bizarrement, au lieu de voir ce défi comme une opportunité d’apporter une preuve de source indépendante pour leurs missions Apollo, la NASA publia en 2011 une législation sans précédent demandant qu’aucun robot n’approche aucun des sites d’alunissages des missions Apollo dans un rayon de 2km…

Le document de 93 pages de la NASA “Recommendations to Space-Faring Entities: How to Protect and Preserve the History and Scientific Value of U.S. Government Lunar Artifacts” justifie la décision prise par le besoin de préserver les sites historiques des premiers alunissages de toute contamination possible. Pour satisfaire à la demande de la NASA, Astrobotic Technology transféra son objectif de mission vers le pole nord de la lune et tous les participants au concours de Google décidèrent de jouer selon les règles de la NASA, le bonus de 4 millions de dollars fut levé comme fut rapporté dans l’article cité par Mazzucco “Rocketeers obey NASA moon rules”.

En 2018, Google annonça qu’aucun concurrent ne pourrait être prêt à la date butoir de mars 2018. Dans le même temps, la NASA produisait un nouveau document insistant encore que tout projet interférant avec les sites des alunissages des missions Apollo devraient faire l’objet d’une autorisation préalable de l’administration.

Kennedy, Johnson et la NASA

Si les alunissages Apollo furent bidons, de sérieuses questions doivent être posées au sujet de la NASA pour commencer. Puis, il y a besoin d’une réflexion profonde sur ce que sont devenus les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale. Plus encore, l’escroquerie des alunissages est le parfait point de départ pour réfléchir sur le contrôle hypnotique exercé par la télévision et les médias d’information sur nos esprits. Ce n’est pas qu’un problème politique, c’est aussi une bataille pour nos esprits, nos âmes.

Le premier pas est de grandir et de sortir de nos croyances infantiles au sujet de la NASA et de faire quelques recherches de base sur ce qu’elle est. L’Administration Nationale de l’Espace et de l’Aéronautique (de son acronyme anglais: NASA) a été fondée par le président Eisenhower en 1958. Pas mal de gens aujourd’hui félicite Eisenhower pour avoir averti les Américains en quittant ses fonctions à la Maison Blanche, contre la menace grandissante du complexe militaro-industriel et le “potentiel pour une montée désastreuse d’un pouvoir déplacé/détourné”. De manière tout à fait ironique, la création de la NASA fut un pas de géant pour ce complexe militaro-industriel. Il ne fait aucun doute que le programme de la NASA soi-disant “programme aérospatial civil” était en premier lieu et principalement “une couverture élaborée pour la recherche, le développement et le déploiement d’un armement et de systèmes de surveillance depuis l’espace” (des mots de McGowan). La loi de 1958 créant la NASA explicite une collaboration avec le ministère de la défense et dans la pratique, le Pentagone fut impliqué dans toutes les décisions impliquant les programmes Mercury, Gemini et Apollo (NdT: d’où proviennent les astronautes en très vaste majorité si ce n’est de l’USAF et de l’aéro-navale yankee, sauf Armstrong il est vrai, mais il voulait un “non-militaire” pour “faire les premiers pas sur la lune”……)

Erlend Kennan et Edmund Harvey ont très bien documenté ce point dans leur Mission to the Moon: a critical examination of NASA and the space program, dès 1969 pour conclure:

Il est impératif que la NASA conserve son statut de decorum  de porte-parole de l’âge de l’espace et donne au ministère de la défense et ses efforts spatiaux une ‘couverture’ efficace.” (cité par Wisnewski, p.296) a part lancer des satellites à des fins d’espionnage la NASA devait contribuer au développement des fusées transcontinentales, car après la seconde guerre mondiale, l’équation était devenu très simple: Fusée + bombe atomique = pouvoir mondial. (Wisnewski p.62)

Le but paramilitaire de la NASA est essentiel pour bien comprendre l’escroquerie Apollo. Car en matière de programmes militaires, “ce que le public sait est aussi connu de l’ennemi. Ce qui veut dire qu’en principe, le public et l’ennemi peuvent être vus comme une seule et même chose.” (Wisnewski 7) C’est pourquoi nous devons bien comprendre que tromper les Américains ne fut pas une perversion du but original de la NASA, mais cela faisait partie intégrante du processus.

Ce fut le rôle de Kennedy de vendre le programme spatial au congrès et au public américain afin de faire augmenter dramatiquement le budget de la NASA. Le 25 mai 1961. juste 43 jours après que Youri Gagarine ait soi-disant accompli son tour de la Terre en orbite, Kennedy délivra un message spécial devant le congrès des Etats-Unis (Kennedy delivered before the Congress a special message) sur les “besoins urgents nationaux”. Il demanda un rajout de 7 à 9 milliards de dollars sur une période de 5 ans pour le programme spatial, pour le but, affirma t’il, “de parvenir au but, avant la fin de la décennie, de faire alunir un homme sur la lune et de le ramener sur Terre en sécurité. Aucun projet spatial dans cette période ne sera plus impressionnant pour l’humanité, ou plus important pour l’exploration de longue portée de l’espace.

On peut blâmer Kennedy pour avoir tromper le public américain, mais il est plus que probable qu’il ait été lui-même trompé, tout comme il fut trompé par la CIA dans cette désastreuse invasion loupée de la Baie des Cochons à Cuba juste un mois plus tôt. En tout cas, la lune était le projet de Johnson, pas celui de Kennedy. On pense que ce fut un memorandum de Lyndon Johnson qui convainquit Kennedy, “Evaluation of Space Program”, daté du 28 avril 1961, supposément fondé sur des discussions avec des tops exécutifs de la NASA. Le memo assurait le président de “la possibilité de l’alunissage et du retour en toute sécurité d’un homme sur la lune vers 1966-67”, si “un gros effort” était fait.

Pour le bénéfice de l’affaire, Johnson le présenta de cette façon:

D’autres nations, sans regard aucun sur leur appréciation de nos valeurs idéales, tendront à s’aligner sur le pays qu’elles pensent être le leader mondial, le vainqueur sur la durée. Des réussites dramatiques dans le domaine de l’espace sont de plus en plus identifiées comme indicateur majeur d’un leadership mondial.

Deux semaines après avoir reçu le memo de Johnson, Kennedy fit son célèbre discours au congrès (le 25 mai 1961) disant: “Je pense que cette nation devrait se commettre au but avant la fin de la décennie, de mettre un homme sur la lune et de le ramener en toute sécurité sur terre.” Puis, un mois plus tard, Il nomma officiellement son vice-président chef du National Aeronautics and Space Council à charge d’explorer le projet lunaire. Comme l’a dit Alan Wasser: “Peu de gens réalisent ou se souviennent aujourd’hui, qu’un seul homme, Lyndon Baines Johnson ou “LBJ”, est principalement responsable d’à la fois avoir commencé et mis un terme à la “course à l’espace’”.

Ceci explique pourquoi les industries texanes furent les plus grosses bénéficiaires du programme spatial et pourquoi le NASA Manned Spacecraft Center de Houston fut rebaptisé le Lyndon B. Johnson Space Center en 1973. Sous Eisenhower, Johnson fut à la fois le leader de la majorité au sénat et un joueur clef dans le secteur texan du complexe militaro-industriel. Il est du reste intéressant de savoir que dans le brouillon original du discours de départ d’Eisenhower, écrit par ses assistants Malcom Moos et Ralph Williams, il devait parler de “complexe militaro-industrio-congressionnel”, mais Eisenhower fit retirer le mot “congressionnel” par peur peut-être de Johnson.

La corruption de Johnson s’aggrava lorsqu’il devint vice-président et nomma ses amis texans à la tête de la marine, d’abord John Connally, puis Fred Korth, qui démissionna en 1963 après que le ministère de la justice, emmené par Robert Kennedy, l’impliqua dans un réseau de corruption dans les contrats des avions TFX pour la force commune armée de l’air-aéronavale. Le contrôle de Johnson sur la NASA fut fait par James E. Webb, que Johnson nomma grand administrateur de la NASA. Celui-ci joua un rôle décisif dans le lobbying en faveur du programme Apollo. Web était si lié à Johnson qu’il démissionna lorsque LBJ annonça sa décision de ne pas se représenter à un second mandat présidentiel en 1968, évitant ainsi d’être en charge lors des glorieux alunissages Apollo.

Le programme Apollo reçut également le soutien efficace du sénateur Robert S. Kerr de l’Oklahoma, autre associé en affaire et allié politique de Johnson. Dans ses mémoires “Wheeling and Dealing: Confessions of a Capitol Hill Operator”, l’aide de camp de Johnson Bobby Baker “se rappelle des efforts pour collecter 500 000 dollars en liquide demandés par le sénateur Kerr de l’industrie Savings and Loans en retour d’un ajustement législatif favorable.

(Andrew Cockburn, “How the Bankers Bought Washington: Our Cheap Politicians,” CounterPunch).

Dans son très récent film, Massimo Mazzucco apporte une information clef qui enrichit notre compréhension de la relation entre Johnson et Kennedy et pourrait bien faire de la lumière sur l’assassinat de Kennedy. Nous y apprenons que, bien que Kennedy ait laissé le projet Apollo sous la supervision directe de Johnson, le 18 septembre 1963, il fit appeler Webb au bureau ovale pour partager ses doutes quant à la possibilité et la valeur d’envoyer des hommes sur la lune, ce qui allait coûter “un sacré paquet de pognon”, suggérant que suffisamment de données et de connaissances scientifiques pourraient être recueillies en y envoyant simplement des sondes. “Envoyer un homme sur la lune ne vaut pas tout ce paquet de milliards”, dit-il lors de cette conversation enregistrée. Webb insista alors qu’il était trop tard pour changer les plans.

Deux jours après cette réunion, dans un discours qu’il fit à l’ONU, Kennedy invita publiquement l’URSS à collaborer à l’exploration spatiale et en particulier dans une “expédition commune vers la lune”. Kroutchev déclina poliment l’offre américaine en faisant cette déclaration:

Nous ne planifions pas en ce moment de vols de cosmonautes vers la lune. J’ai lu un rapport que les Américains veulent alunir avant 1970. Nous leur souhaitons tout le succès possible. Et nous verrons comment ils voleront là-bas et comment ils vont alunir et plus important encore, comment ils vont en décoller et revenir. Nous ne voulons pas entrer en concurrence en envoyant des gens vers la lune sans une préparation des plus sérieuses.

Deux jours plus tard, Kennedy fut assassiné à Dallas. La chronologie est importante parce qu’elle révèle que Kennedy essaya de neutraliser un des arguments majeurs de la course vers la lune, ce qui devait en faire un champ de bataille de la guerre froide. Cette tentative de Kennedy doit être mise en relation avec ce qui est par ailleurs connu des communications secrètes entre Kennedy, Kroutchev et Castro dans ses efforts de mettre fin justement à la guerre froide, en relation aussi avec son intention aujourd’hui bien documentée de retirer les troupes américaines du Vietnam.

La fabrication de la croyance

La NASA n’était pas juste une opération de camouflage pour les développements militaires. elle était aussi un rêve fabriqué pour que les Américains continuent de regarder vers le ciel alors que leur gouvernement commettait les pires atrocités au Vietnam. Ainsi donc, la NASA avait aussi de très étroites relations avec l’industrie cinématographique. Son premier patron T. Keith Glennan (de 1958 à 1961) avait une longue expérience dans la gestion de studios de cinéma à Hollywood (Wisnewski p.298)

Dans la période de transition entre Johnson et Nixon, Apollo 8 soi-disant transporta trois astronautes 10 fois autour de la lune. Puis, après deux autres missions tests (Apollo 9 et 10), six équipages Apollo alunirent entre 1969 et 1972, toutes durant la présidence Nixon. Wisnewski (130-139) fournit un parallèle spectaculaire montrant comment les informations de Une en rapport avec le programme Apollo détournèrent de manière fort utile l’œil du public américain des crimes de la guerre du Vietnam (voir aussi McGowan, Chap.3). Apollo 11 alunit deux mois après que les médias aient exposé le bombardement parfaitement illégal du Cambodge. Le coup de téléphone de Nixon depuis la Maison Blanche à Neil et Buzz sur la lune fit monter sa popularité. Le programme Apollo s’arrêta juste après la fin officielle de l’ingérence américaine en Asie du Sud-Est. Wisnewski écrit:

Tandis que les Etats-Unis massacraient des milliers de Vietnamiens, brûlant un hectare après l’autre de la jungle vierge et empoisonnant les sols avec des produits chimiques [agent orange], ils tentaient d’un autre côté de fasciner ou devrions-nous dire d’hypnotiser ? le monde avec sa conquête d’une toute autre nature.” (p.131)

Pour le reste du monde l’excitation culturelle et technologique causée par les alunissages dut être submergeante et aussi désarmante comme l’impact négatif des attentats du 11 septembre 2001 le fut plus tard. Jusqu’à aujourd’hui, les Etats-Unis tirent profit et force de l’admiration sans bornes qu’a générée ces alunissages. Et je maintiens toujours que cette ‘conquête’ de la lune, cet ancien mythe de l’humanité, a élevé l’Amérique au statut de nation quasi-divine. Les alunissages cadrent parfaitement avec la grande stratégie psychologique du pays de l’auto-agrandissement, combiné avec le fait de subjuguer, de diminuer et de démoraliser les autres.” (p.287)

Le voyage spatial civil est devenu une forme ‘d’opium du peuple’, une promesse de rédemption amenant un nouveau et meilleur futur à l’univers.” (p.63)

Il est vrai que voyager de la terre à la lune et en revenir vivant est un exploit aux proportions mythiques. Cela relève de voyager vers “l’au-delà” et revenir dans le monde des vivants avec votre corps physique. Cela fait des astronautes de la NASA des équivalents des héros super-naturels antiques (Hercule etc…), des demis-dieux immortels et cet aspect semi-divin se rapporte de fait aux Etats-Unis dans son entièreté. Telle fut la signification des alunissages Apollo: une nouvelle religion qui éleva les Etats-Unis au dessus de toutes les autres nations. Beaucoup a été dit au sujet des religions institutionnalisées comme moyen de contrôle mental collectif. Mais aucune croyance religieuse ne peut se comparer à la croyance aux alunissages en terme d’abus cynique de la naïveté des gens. Et aucune religion ne peut de fait entrer en compétition, du moins jusqu’à récemment, avec le nombre global de croyants.

La leçon plus profonde aussi à retenir est que tout ceci fut rendu possible grâce à la télévision et cela aurait été impossible sans elle. Pratiquement personne ne l’aurait cru s’ils ne l’avaient pas vu de leurs propres yeux. Dans le livre de Lewis Carroll Through the Looking Glass, Alice dit à la reine blanche “on ne peut pas croire aux choses impossibles”, mais la reine insiste que cela est possible avec suffisamment de pratique: “Quand j’avais ton âge, je le faisait pour au moins une demi-heure par jour. Ainsi, parfois, j’ai pu croire en jusqu’à six choses impossibles avant même le petit déjeuner.” Avec la télévision, croire en six impossibles alunissages s’est produit sans aucun effort.

Appendice: l’hypothèse Kubrick

Avant d’être diffusé à la télévision, les alunissages Apollo furent des productions de studios. Pas étonnant donc qu’un des plus importants et influents lanceurs d’alerte fut le réalisateur d’Hollywood Peter Hyams avec son film Capricorn One (1978).

Bien que cela n’ait aucune incidence sur l’affaire de la réalité ou de la possibilité des alunissages et ne doit pas être pris comme argument, je voudrais ici mentionner un des développements les plus intrigant de la théorie de la conspiration sur l’escroquerie de ces alunissages: la suggestion que le réalisateur Stanley Kubrick collabora avec la NASA dans la conception des films Apollo en faisant son célèbre film “2001: Odyssée de l’espace” (1968), film sur lequel il commença à travailler dès 1964, juste après avoir fini sont très anti-militariste “Dr Folamour”.

La rumeur veut que Kubrick ait été poussé à signer un contrat faustien en échange de financements et autre aide. Que Kubrick ait reçu une aide de la NASA pour faire son “2001…” n’est absolument pas un secret: le scenario fut co-écrit par Arthur C. Clarke, supporteur enthousiaste et contributeur des aventures de la NASA et plusieurs assistants sur le film comme Harry Lange et Frederick Ordway, travaillèrent pour la NASA et des sous-contractants de l’aérospatiale. Certains croient en conséquence que “2001…” faisait partie d’un programme de la NASA pour à la fois fasciner le public avec des histoires de voyages spatiaux mais aussi pour tester des techniques de production.

Cette hypothèse s’est d’abord développée lorsque des sceptiques étudiant des photos des missions Apollo furent convaincus que celles-ci furent faites dans des studios de cinéma utilisant la technique dite de “la projection sur écran”, qui fut perfectionnée par Kubrick pour son film “2001…” La théorie était déjà émise depuis un certain temps losqu’un documentaire satirique français appelé Dark Side of the Moon, ou “La face cachée de la lune”, réalisé par le cinéaste franco-israélien William Carel, fut diffusé sur la chaîne Arte en 2002 dans une tentative de discréditer la théorie en proposant la fausse confession d’un faux Kubrick ainsi que mettant en scène des paroles détournées et hors contexte de gens comme Donald Rumsfeld et Henry Kissinger.

La stratégie est de prétendre soutenir la théorie de la conspiration avec quelques “preuves” bidons facilement réfutables afin de fabriquer un argument prêt-à-l’usage contre l’ensemble de toute la théorie expliquant l’escroquerie des alunissages. A mon avis, le fait même que des médias officiels financent et diffusent un tel documentaire en obtenant la permission de Rumsfeld et de Kissinger de détourner leurs paroles afin de discréditer la théorie Kubrick, est une raison en elle-même suffisante pour prendre cette thèse sérieusement.

La théorie Kubrick gagna une nouvelle vigueur lorsque le réalisateur Jay Weidner, après avoir documenté la technique de la projection sur écran utilisée dans les photos et les films des missions Apollo (voir ici, here), y ajouta le fait que Kubrick fit une crypto-confession de sa participation dans son film de 1980 “The Shining”. Weidner présente son argumentation dans son documentaire de 2011:

 Kubrick’s Odyssey: Secrets Hidden in the Films of Stanley Kubrick. Part One: Kubrick and Apollo. Il y donne aussi un bref résumé de sa théorie dans son documentaire Room 237 (2012), visible on Vimeo (Weidner’s contribution is between 00:44:25 and 00:51:55, and between 1:16:00 and 1:16:45).

Lorsque j’ai pris connaissance de cette théorie et que j’ai visionné Room 237 (je n’ai as vu Kubrick’s Odyssey), je n’en ai d’abord pas pensé grand chose. Mais après avoir regardé de nouveau le film de Kubrick “The Shining” avec le documentaire présent à l’esprit et avoir étudié d’autres films de Kubrick, spécifiquement son tout dernier “Eyes Wide Shut”, mis en salles le 16 juillet 1999, soit 30 ans jour pour jour après le premier jour du lancement d’Apollo 11, comme Kubrick l’avait spécifié sur son contrat avec les studios, et leurs couches de signification implicite, masquée, en apprenant aussi à quel point Kubrick était un perfectionniste, à la limite de l’obsession pour chaque détail d’un film, je trouvais alors la théorie non seulement fascinante, mais franchement hautement plausible.

Le point de départ de Weidner est l’observation que, bien que le film de Kubrick The Shining soit supposément basé sur le roman éponyme de Stephen King, Kubrick ignora le scenario adapté par King lui-même et changea tant de choses dans l’histoire qu’on peut dire que c’est en fait une histoire complètement différente, ce qui rendit King mécontent. Kubrick semble avoir utilisé le roman de King comme d’une couverture pour une histoire qui lui était propre. Ce qui est donc particulièrement intéressant, c’est de se concentrer exclusivement sur les éléments du film qui sont différents du roman de King et sur les détails qui semblent n’avoir aucun lien direct avec le narratif central. Weidner n’est pas le seul à adopter cette approche du film: bon nombre des admirateurs de Kubrick pensent que le film a bel et bien des significations cachées.

Certains argumentent, je pense de façon convaincante, que le film contient des crypto-références sur l’abus des enfants, ce qui est aussi un thème sous-jacent de “Eyes Wide Shut” ; mais Weidner fait une crypto-lecture du film qui s’apparente à une auto-confession de Kubrick sur son rôle dans la falsification des alunissages Apollo onze ans plus tôt.

D’après cette interprétation, Jack Torrance, joué par Jack Nicholson dans le film, représente Kubrick lui-même, tandis que le Overlook Hotel (construit sur un site funéraire indien), représente les Etats-Unis. Le gérant de l’hôtel, Stuart Ullman (joué par Barry Nelson), représenté physiquement comme JF Kennedy, représente le gouvernement des Etats-Unis (ainsi que peut-être le JFK Space Center), tandis que son assistant Bill Watson, qui ne fait qu’observer Torrance sans dire un mot lors de leur réunion, représente le monde sous-terrain du renseignement (NdT: ce qu’on appelle aussi le composant actif essentiel de l’état profond…).

Deux scènes du film en particulier donnent les clefs de ce crypto-narratif. La première est lorsque Danny (le fils de Torrance, représentant l’enfant de Kubrick c’est à dire les films Apollo) se lève portant un sweat-shirt “Apollo 11” sur un tapis ayant un motif graphique similaire au complexe de lancement depuis lequel les fusées du programme Apollo furent lancées. Peu après, Danny entre dans la fameuse chambre 237 qui contient le secret de l’hôtel. Dans le livre de King, le numéro de chambre était 217, mais Kubrick a changé le numéro en 237 en référence à la distance communément admise à l’époque, de la terre à la Lune qui est de 237 000 miles.

La “chambre 237” est en fait la “chambre de la lune”, parce que “room” (NdT: chambre en anglais) est similaire à “moon” (Ndt: lune en anglais) lorsqu’on le lit à l’envers et Kubrick nous a appris à lire les mots à l’envers dans la scène où le mot “redrum” devient en fait “murder” (meurtre) dans le miroir.

La seconde scène plus importante du film du point de vue de l’interprétation de la sous-jacence de Kubrick dans le film est lorsque Wendy (NdT: la femme de Torrance jouée par Shelley Duvall) découvre que Jack, son mari, qui est supposé écrire un roman, n’a en fait tapé q’une seule et même phrase encore et encore sur des pages et des pages: “All work and no play makes Jack a dull boy.” Cette phrase, qui a été choisie par Kubrick pour un but très précis, prend une dimension supplémentaire une fois que vous comprenez que le mot “All”, tapé sur une machine à écrire américaine, ne peut pas être différencié de A11, qui signifie Apollo 11.

Lorsque Jack surprend alors Wendy lisant ses pages, il lui dit [NdT: dans une longue tirade que Nicholson rend à la perfection] à quel point mortel son contrat est sérieux:

As-tu déjà pensé un seul petit moment à mes responsabilités envers mes employeurs ?… […] Est-ce que cela a une quelconque importance pour toi, que les propriétaires aient placé leur confiance complète et totale en moi et que j’ai signé une lettre d’accord, un contrat, dans laquelle j’ai accepté cette responsabilité ? […] As-tu seulement pensé ce qui arriverait à mon futur si j’échouais dans mes responsabilités ?..

En dehors de ces deux scènes clefs, il y a un grand nombres d’autres indices soutenant cette lecture sous-jacente du film. Pourquoi par exemple Kubrick a t’il fait de la grande tapisserie murale indienne dans le lobby de l’hôtel, une grande fresque représentant des fusées ? Est-ce que Jack les visant en faisant rebondir une balle de baseball sur elles représente Kubrick “shooting” les films Apollo ?… [NdT: lors de cette scène, Torrance/Nicholson est nerveux, voire hargneux et il lance la balle sur la fresque avec violence, ceci peut aussi être interprété comme la hargne et la colère qui ronge Kubrick de l’intérieur 11 ans plus tard… 11 ans, comme Apollo 11… « The Shilling » n’est pas sorti en 1979 ni en 1981, mais en 1980, 11 ans après Apollo 11… coïncidence ? venant de Kubrick ?…]

Juste après cette séquence, Wendy et Danny entre dans le labyrinthe végétal dans le jardin de l’hôtel. Jack observe une maquette du labyrinthe dans le lobby de l’hôtel qui bientôt se confond dans un fondu-enchaîné avec le vrai labyrinthe, suggérant que celui-ci n’est pas réel. Ceci est aussi suggéré par une vue aérienne de l’hôtel Overlook, qui montre clairement qu’il n’y a pas de labyrinthe à côté de lui. De la part de Kubrick, ceci ne peut pas être une simple erreur de continuité dans le film.

Certaines impossibilités spatiales ont aussi été détectés dans le film par des analystes très attentifs du film comme Rob Ager. Il n’y a pas d’erreurs, Kubrick s’est donné beaucoup de mal pour les produire. Ainsi, elles doivent avoir un message à dire, possiblement que ce qui apparaît se passer en extérieur était en fait filmé en intérieur.

Il y a aussi deux très brèves allusions à la télévision qui cadrent parfaitement avec le narratif sous-jacent: une remarque sarcastique de Torrance sur la notion que si on le voit à la TV “c’est OK !” (voir la scène ici, here), et une mystérieuse télévision sans aucun fil (impossible en 1980) qui montre le film “Summer of 42”.

“Tu vois, c’est OK, il l’a vu à la télé !””

Un autre indice possible laissé ar Kubrick pour nous faire savoir qu’il avait l’intention que son film “The Shining” soit vu et lu avec son crypto-contexte autobiographique, est le documentaire qu’il demanda à sa fille Vivian de réaliser sur le tournage du film (qui est maintenant inclus comme bonus dans les DVD de réédition du film). Le documentaire fait apparaître Kubrick comme une véritable image miroir de Torrance. Ceci a même été détecté par des critiques de cinéma n’ayant absolument aucun intérêt dans l’histoire de la théorie sur les films Apollo, comme Rob Ager qui écrit:

La décision de Kubrick de permettre qu’un documentaire soit filmé sur le tournage et sur les lieux de tournage mêmes du film “the Shining” fut un bris de routine sans précédent dans sa politique de travail qui est de procéder de manière ultra-secrète. Toutes les scènes de plateaux hors champs furent filmées par sa fille Vivian. Sans en être conscient, beaucoup de critiques de cinéma et de biographes ont accidentellement identifiés les motifs de Kubrick pour diffuser ce documentaire. Encore et toujours ont-ils décrit son attitude très psychologiquement limite dans des scènes de derrière les décors, comparable à celle de Jack Torrance, le personnage principal du film. Une des biographies que j’ai lue […] a même affirmé qu’il y avait des blagues de plateau au sujet des similarités dans l’apparence et l’attitude du personnage joué par Nicholson et Kubrick lui-même.

Ma théorie est que Kubrick a délibérément créé ces parallèles de personnalité et de caractère entre lui-même et Jack Torrance, à la fois dans le documentaire et parmi les personnels de son film de manière générale. Mais l’exemple le plus probant de ce parallèle volontaire est le traitement absolument dégradant que Kubrick réserva à l’actrice Shelley Duvall (Wendy) et à l’acteur Scatman Crothers (Halloran), dont les deux personnages dans le film étaient les victimes de la folie de Jack Torrance.

 


La vérité libère !…

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Géopolitique, impérialisme et islam politique: les Frères Musulmans, la CIA, le MI6, Mossad et tutti quanti (Thierry Meyssan)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 25 juin 2019 by Résistance 71

Excellente enquête de Thierry Meyssan sur cette fabrication et manipulation de la « confrérie des frères musulmans » et du soi-disant « islam politique » inféodé à l’impérialisme occidental post-première guerre mondiale pour maintenir le statu quo oligarchique en place.
Pour mieux comprendre les turpitudes et les salades officielles qu’on nous fait ingurgiter de (moins en moins) force.

~ Résistance 71 ~

 

Les Frères Musulmans en tant qu’assassins

 

Thierry Meyssan

 

21 juin 2019

 

url de l’article original:

https://www.voltairenet.org/article206724.html

 

Nous poursuivons la publication du livre de Thierry Meyssan, « Sous nos yeux ». Dans cet épisode, il décrit la création d’une société secrète égyptienne, les Frères musulmans, puis sa réactivation après la Seconde Guerre mondiale par les services secrets britanniques. Enfin, l’utilisation de ce groupe par le MI6 pour procéder à des assassinats politiques dans cette ancienne colonie de la Couronne.

Les «  Printemps arabes  », vécus par les Frères musulmans

En 1951, les services secrets anglo-saxons constituèrent, à partir de l’ancienne organisation homonyme, une société secrète politique  : les Frères musulmans. Ils l’utilisèrent successivement pour assassiner des personnalités qui leur résistaient, puis à partir de 1979 comme mercenaires contre les Soviétiques. Au début des années 1990, ils les incorporèrent à l’Otan et dans les années 2010 tentèrent de les porter au pouvoir dans les pays arabes. En définitive, les Frères musulmans et l’Ordre soufi des Naqchbandis furent financés à hauteur de 80 milliards de dollars annuels par la famille régnante saoudienne, ce qui en fait une des armées les plus importantes au monde. La totalité des leaders jihadistes, y compris ceux de Daesh, appartient à ce dispositif militaire.

1— Les Frères musulmans égyptiens

Quatre empires disparaissent durant la Première Guerre mondiale  : le Reich germanique, l’Empire austro-hongrois, la Sainte Russie tsariste, et la Sublime Porte ottomane. Les vainqueurs manquent totalement de mesure en imposant leurs conditions aux vaincus. Ainsi, en Europe, le Traité de Versailles détermine des conditions inacceptables pour l’Allemagne qu’il rend seule responsable du conflit. En Orient, le dépeçage du Califat ottoman se passe mal  : à la conférence de San Remo (1920), conformément aux accords secrets Sykes-Picot-Sazonov (1916), le Royaume-Uni est autorisé à constituer un foyer juif en Palestine, tandis que la France peut coloniser la Syrie (qui incluait à l’époque le Liban actuel). Cependant, dans ce qui reste de l’Empire ottoman, Mustafa Kemal se révolte à la fois contre le Sultan qui a perdu la guerre et contre les Occidentaux qui s’emparent de son pays. À la conférence de Sèvres (1920), on découpe le Califat en petits bouts pour créer toutes sortes de nouveaux États, dont le Kurdistan. La population turco-mongole de Thrace et d’Anatolie se soulève et porte Kémal au pouvoir. En définitive, la conférence de Lausanne (1923) trace les frontières actuelles, renonce au Kurdistan et organise de gigantesques transferts de population qui font plus d’un demi-million de morts.

Mais, de même qu’en Allemagne Adolf Hitler contestera le sort de son pays, au Proche-Orient, un homme se lève contre le nouveau partage de la région. Un instituteur égyptien fonde un mouvement pour rétablir le Califat que les Occidentaux ont vaincu. Cet homme, c’est Hassan el-Banna et cette organisation, ce sont les Frères musulmans (1928).

Le Calife, c’est en principe le successeur du Prophète auquel tous doivent obéissance  ; un titre de fait très convoité. Plusieurs grandes lignées de califes se sont succédées  : les Omeyyades, les Abbassides, les Fatimides et les Ottomans. Le prochain Calife devrait être celui qui s’emparera du titre, en l’occurrence le «  Guide général  » de la Confrérie qui se verrait bien en maître du monde musulman.

La société secrète se développe très rapidement. Elle entend œuvrer de l’intérieur du système pour rétablir les institutions islamiques. Les postulants doivent jurer fidélité au fondateur sur le Coran et sur un sabre, ou sur un revolver. Le but de la Confrérie est exclusivement politique, même si elle l’exprime en termes religieux. Jamais Hassan el-Banna ni ses successeurs ne parleront de l’islam comme d’une religion ou n’évoqueront une spiritualité musulmane. Pour eux, l’islam est uniquement un dogme, une soumission à Dieu et un moyen d’exercer le Pouvoir. Évidemment, les Égyptiens qui soutiennent la Confrérie ne la perçoivent pas ainsi. Ils la suivent parce qu’elle prétend suivre Dieu.

Pour Hassan el-Banna, la légitimité d’un gouvernement ne se mesure pas à sa représentativité comme on évalue celle des gouvernements occidentaux, mais à sa capacité à défendre le «  mode de vie islamique  », c’est-à-dire celui de l’Égypte ottomane du XIXe siècle. Jamais les Frères n’envisageront que l’islam ait une Histoire et que les modes de vie musulmans varient considérablement selon les régions et les époques. Jamais ils n’envisageront non plus que le Prophète a révolutionné la société bédouine et que le mode de vie décrit dans le Coran n’est qu’une étape fixée pour ces hommes. Pour eux, les règles pénales du Coran – la charia – ne correspondent donc pas à une situation donnée, mais fixent les lois immuables sur lesquelles le Pouvoir peut s’appuyer.

Le fait que la religion musulmane se soit souvent diffusée par l’épée justifie pour la Confrérie l’usage de la force. Jamais, les Frères ne reconnaitront que l’islam ait pu se propager aussi par l’exemple. Cela n’empêche pas Al-Banna et ses Frères de se présenter aux élections — et de perdre. S’ils condamnent les partis politiques, ce n’est pas par opposition au multipartisme, mais parce qu’en séparant la religion du politique, ils seraient tombés dans la corruption.

La doctrine des Frères musulmans, c’est l’idéologie de l’«  islam politique  », en français on dit de l’«  islamisme  »  ; un mot qui va faire fureur.

En 1936, Hassan el-Banna, écrit au Premier ministre Mustafa el-Nahhas Pacha. Il exige  : 

  • «  une réforme de la législation et l’union de tous les tribunaux sous la charia  ; 
  • le recrutement au sein des armées en instituant un volontariat sous la bannière du jihad  ; 
  • la connexion des pays musulmans et la préparation de la restauration du Califat, en application de l’unité exigée par l’islam.  »

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Confrérie se déclare neutre. En réalité, elle se transforme en un service de Renseignement du Reich. Mais à partir de l’entrée en guerre des États-Unis, lorsque le sort des armes semble s’inverser, elle joue double jeu et se fait financer par les Britanniques pour leur livrer des informations sur son premier employeur. Ce faisant, la Confrérie manifeste son absence totale de principe et son pur opportunisme politique.

Le 24 février 1945, les Frères tentent leur chance et assassinent en pleine séance parlementaire le Premier ministre égyptien. Il s’en suit une escalade de la violence  : une répression contre eux et une série d’assassinats politiques, allant jusqu’à celui du nouveau Premier ministre, le 28 décembre 1948, et en rétorsion d’Hassan el-Banna lui-même, le 12 février 1949. Peu de temps après, un tribunal institué par la loi martiale condamne la plupart des Frères à une peine de détention et dissout leur association.

Cette organisation secrète n’était au fond qu’une bande d’assassins qui ambitionnaient de s’emparer du pouvoir en masquant sa convoitise derrière le Coran. Son histoire aurait dû s’arrêter là. Il n’en fut rien.

2— La Confrérie refondée par les Anglo-Saxons 

et la paix séparée avec Israël

La capacité de la Confrérie à mobiliser des gens et à les transformer en assassins ne peut qu’intriguer les Grandes puissances.

Deux ans et demi après sa dissolution, une nouvelle organisation est formée par les Anglo-Saxons en réutilisant le nom de «  Frères musulmans  ». Profitant de l’incarcération des dirigeants historiques, l’ancien juge Hassan Al-Hodeibi en est élu Guide général. Contrairement à une idée souvent admise, il n’y aucune continuité historique entre l’ancienne et la nouvelle confrérie. Il s’avère qu’une unité de l’ancienne société secrète, l’«  Appareil secret  », avait été chargée par Hassan el-Banna de perpétrer les attentats dont il niait la paternité. Cette organisation dans l’organisation était si secrète qu’elle n’a pas été touchée par la dissolution de la Confrérie et se tient désormais à la disposition de son successeur. Le Guide décide de la désavouer et déclare ne vouloir atteindre ses objectifs que de manière pacifique. Il est difficile d’établir ce qui s’est exactement passé à ce moment-là entre les Anglo-Saxons qui voulaient recréer l’ancienne société et le Guide qui croyait juste récupérer son audience dans les masses. En tous cas, l’«  Appareil secret  » a perduré et l’autorité du Guide s’est effacée au profit de celle d’autres responsables de la Confrérie ouvrant une véritable guerre interne. La CIA introduisit à leur direction le franc-maçon Sayyid Qutb [1], le théoricien du jihad, que le Guide condamna avant de conclure un accord avec le MI6.

Il est impossible de préciser les rapports de subordination interne des uns et des autres, d’une part parce que chaque branche étrangère a sa propre autonomie et d’autre part parce que les unités secrètes au sein de l’organisation ne dépendent plus nécessairement ni du Guide général, ni du Guide local, mais parfois directement de la CIA et du MI6.

Durant la période suivant la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques essayent d’organiser le monde de manière à le tenir hors de portée des Soviétiques. En septembre 1946, à Zurich, Winston Churchill lance l’idée des États-Unis d’Europe. Sur le même principe, il lance la Ligue arabe. Dans les deux cas, il s’agit de faire l’unité d’une région sans la Russie. Dès le début de la Guerre froide, les États-Unis d’Amérique, de leur côté, créent des associations chargées d’accompagner ce mouvement à leur profit, l’American Committee on United Europe et les American Friends of the Middle East [2]. Dans le monde arabe, la CIA organise deux coups d’État, d’abord en faveur du général Hosni Zaim à Damas (mars 1949), puis avec les Officiers libres au Caire (juillet 1952). Il s’agit de soutenir des nationalistes que l’on suppose hostiles aux communistes. C’est dans cet état d’esprit que Washington amène en Égypte le général SS Otto Skorzeny et en Iran le général nazi Fazlollah Zahédi, accompagnés de centaines d’anciens responsables de la Gestapo pour diriger la lutte anticommuniste. Skorzeny a malheureusement modelé la police égyptienne dans une tradition de violence. En 1963, il choisira la CIA et le Mossad contre Nasser. Zahédi quant à lui créera la SAVAK, la plus cruelle police politique de l’époque.

Si Hassan el-Banna avait fixé l’objectif — prendre le pouvoir en manipulant la religion —, Qutb définit le moyen  : le jihad. Une fois que les adeptes ont admis la supériorité du Coran, on peut s’appuyer sur lui pour les organiser en armée et les envoyer au combat. Qutb développe une théorie manichéenne distinguant ce qui est islamiste et ce qui est «  ténébreux  ». Pour la CIA et le MI6, ce bourrage de crâne permet d’utiliser les adeptes pour contrôler les gouvernements nationalistes arabes, puis pour déstabiliser les régions musulmanes de l’Union soviétique. La Confrérie devient un inépuisable réservoir de terroristes sous le slogan  : «  Allah est notre but. Le Prophète est notre chef. Le Coran est notre loi. Le jihad est notre voie. Le martyre, notre vœu  ».

La pensée de Qutb est rationnelle, mais pas raisonnable. Il déploie une rhétorique invariable Allah/Prophète/Coran/Jihad/Martyre qui ne laisse à aucun moment de possibilité de discussion. Il pose la supériorité de sa logique sur la raison humaine.

La CIA organise un colloque à l’Université de Princeton sur «  La situation des musulmans en Union soviétique  ». C’est l’occasion de recevoir aux États-Unis une délégation des Frères musulmans conduite par un des chefs de sa branche armée, Saïd Ramadan*. Dans son rapport, l’officier de la CIA chargé du suivi note que Ramadan n’est pas un extrémiste religieux, mais plutôt un fasciste  ; une manière de souligner le caractère exclusivement politique des Frères musulmans. Le colloque se conclut par une réception à la Maison-Blanche par le Président Eisenhower, le 23 septembre 1953. L’alliance entre Washington et le jihadisme est conclue.

(*) Note de R71: Saïd Ramadan est le père de Tariq Ramadan…

La CIA, qui avait recréé la Confrérie contre les communistes, l’a d’abord utilisée pour aider les nationalistes. À cette époque l’Agence était représentée au Moyen-Orient par des antisionistes, issus des classes moyennes. Ils furent rapidement évincés au profit de hauts fonctionnaires d’origine anglo-saxonne et puritaine, sortis des grandes universités et favorables à Israël. Washington entra en conflit avec les nationalistes et la CIA retourna la Confrérie contre eux.

Saïd Ramadan avait commandé quelques combattants de la Confrérie durant la brève guerre contre Israël en 1948, puis aidé Sayyid Abul Ala Maududi a créer au Pakistan l’organisation paramilitaire de la Jamaat-i-Islami. Il s’agissait alors de fabriquer une identité islamique pour les Indiens musulmans afin qu’ils constituent un nouvel État, le Pakistan. La Jamaat-i-Islami rédigera d’ailleurs la constitution pakistanaise. Ramadan épouse la fille d’Hassan Al-Banna et devient le chef de la branche armée des nouveaux «  Frères musulmans  ».

Alors qu’en Égypte, les Frères ont participé au coup d’État des Officiers libres du général Mohammed Naguib — Sayyid Qutb était leur agent de liaison —, ils sont chargés d’éliminer un de leurs leaders, Gamal Abdel Nasser, qui est entré en conflit avec Naguib. Non seulement ils échouent, le 26 octobre 1954, mais Nasser prend le pouvoir, réprime la Confrérie et assigne Naguib à résidence. Sayyid Qutb sera pendu quelques années plus tard.

Interdits en Égypte, les Frères se replient dans les États wahhabites (Arabie saoudite, Qatar et Émirat de Charjah) et en Europe (Allemagne, France et Royaume-Uni, plus en Suisse neutre). Chaque fois, ils sont reçus comme des agents occidentaux luttant contre l’alliance naissante entre les nationalistes arabes et l’Union soviétique. Saïd Ramadan reçoit un passeport diplomatique jordanien et s’installe à Genève, en 1958, d’où il dirige la déstabilisation du Caucase et de l’Asie centrale (à la fois Pakistan / Afghanistan et vallée soviétique de Ferghana). Il prend le contrôle de la Commission pour la construction d’une mosquée à Munich, ce qui lui permet de superviser presque tous les musulmans d’Europe occidentale. Avec l’aide de l’American Committee for the Liberation of the Peoples of Russia (AmComLib), c’est-à-dire de la CIA, il dispose de Radio Liberty /Radio Free Europe, une station directement financée par le Congrès états-unien pour diffuser la pensée de la Confrérie [3].

Après la crise du Canal de Suez et le spectaculaire retournement de Nasser du côté soviétique, Washington décide de soutenir sans limites les Frères musulmans contre les nationalistes arabes. Un haut cadre de la CIA, Miles Copeland, est chargé — en vain — de sélectionner dans la Confrérie une personnalité qui puisse jouer dans le monde arabe un rôle équivalent à celui du pasteur Billy Graham aux États-Unis. Il faudra attendre les années 1980 pour trouver un prêcheur de cette envergure, l’Égyptien Youssef Al-Qaradâwî.

En 1961, la Confrérie établit une connexion avec une autre société secrète, l’Ordre des Naqchbandis. Il s’agit d’une sorte de franc-maçonnerie musulmane mêlant initiation soufie et politique. L’un de ses théoriciens indiens, Abou Al-Hasan Ali Al-Nadwi, publie un article dans la revue des Frères. L’Ordre est ancien et présent dans de nombreux pays. En Irak, le grand maître n’est autre que le futur vice-président Ezzat Ibrahim Al-Douri. Il soutiendra la tentative de coup d’État des Frères en Syrie, en 1982, puis la «  campagne de retour à la Foi  » organisée par le Président Saddam Hussein pour redonner une identité à son pays après l’instauration de la zone de non-survol par les Occidentaux. En Turquie, l’Ordre jouera un rôle plus complexe. Il comprendra comme responsables aussi bien Fethullah Güllen (fondateur de l’Hizmet), que le président Turgut Özal (1989-93) et que le Premier ministre Necmettin Erbakan (1996-97), responsable du Parti de la Justice (1961) et de la Millî Görüs (1969). En Afghanistan, l’ancien président Sibghatullah Mojaddedi (1992) en fut le grand maître. En Russie, avec l’aide de l’Empire ottoman, l’Ordre avait soulevé la Crimée, l’Ouzbékistan, la Tchétchénie et le Daghestan, au XIXe siècle contre le Tsar. Jusqu’à la chute de l’URSS, on sera sans nouvelle de cette branche  ; de même dans le Xinjiang chinois. La proximité des Frères et des Naqchbandis est très rarement étudiée compte tenu de l’opposition de principe des islamistes à la mystique et aux ordres soufis en général.

En 1962, la CIA encourage l’Arabie saoudite à créer la Ligue islamique mondiale et à financer la Confrérie et l’Ordre contre les nationalistes et les communistes [4]. Cette structure est d’abord financée par l’Aramco (Arabian-American Oil Company)*. Parmi la vingtaine de ses membres fondateurs, on compte trois théoriciens islamistes dont nous avons déjà parlé  : l’Égyptien Saïd Ramadan, le Pakistanais Sayyid Abul Ala Maududi et l’Indien Abou Al-Hasan Ali Al-Nadwi.

(*) Note de R71: Si ARAMCO est officiellement sous contrôle du gouvernement saoudien, ses actionnaires principaux sont Exxon-Mobil (Rockefeller), Royal Dutch Shell (Rothschild), BP-Amoco. Rien ne se fait sans l’aval de la grande puissance financière. La famille Al Saoud n’existe que par ses commanditaires d’origine… Le wahhabisme est le serviteur garde-chiourme du statu quo oligarchique pétrolier et financier.

De facto l’Arabie, qui dispose soudainement d’énormes liquidités grâce au commerce de pétrole, devient le parrain des Frères dans le monde. Sur place, la monarchie leur confie le système d’enseignement scolaire et universitaire, dans un pays où presque personne ne sait lire et écrire. Les Frères doivent s’adapter à leurs hôtes. En effet, leur allégeance au roi les empêche de prêter fidélité au Guide général. Quoi qu’il en soit, ils s’organisent autour de Mohamed Qutb, le frère de Sayyid, en deux tendances  : les Frères saoudiens d’un côté et les «  sourouristes  » de l’autre. Ces derniers, qui sont Saoudiens, tentent une synthèse entre l’idéologie politique de la Confrérie et la théologie wahhabite. Cette secte, dont la famille royale est membre, porte une interprétation de l’islam issue de la pensée bédouine, iconoclaste et antihistorique. Jusqu’à ce que Riyad dispose de pétrodollars, elle jetait l’anathème sur les écoles musulmanes traditionnelles qui, en retour, la considérait comme hérétique.

En réalité, la politique des Frères et la religion wahhabite n’ont rien en commun, mais elles sont compatibles. Sauf que le pacte qui lie la famille des Séoud aux prédicateurs wahhabites ne peut exister avec la Confrérie  : l’idée d’une monarchie de droit divin se heurte à l’appétit de pouvoir des Frères. Il est donc convenu que les Séoud soutiendront les Frères partout dans le monde, à la condition qu’ils s’abstiennent d’entrer en politique en Arabie.

Le soutien des wahhabites saoudiens aux Frères provoque une rivalité supplémentaire entre l’Arabie et les deux autres États wahhabites que sont le Qatar et l’Émirat de Charjah.

De 1962 à 1970, les Frères musulmans participent à la guerre civile du Yémen du Nord et tentent de rétablir la monarchie aux côtés de l’Arabie saoudite et du Royaume-Uni, contre les nationalistes arabes, l’Égypte et l’URSS  ; un conflit qui préfigure ce qui va suivre durant un demi-siècle.

En 1970, Gamal Abdel Nasser parvient à trouver un accord entre les factions palestiniennes et le roi Hussein de Jordanie qui met fin au «  septembre noir  ». Le soir du sommet de la Ligue arabe qui entérine l’accord, il meurt, officiellement d’une crise cardiaque, beaucoup plus probablement assassiné. Nasser avait trois vice-présidents, un de gauche — extrêmement populaire —, un centriste — fort connu —, et un conservateur choisi à la demande des États-Unis et de l’Arabie saoudite  : Anouar el-Sadate. Subissant des pressions, le vice-président de gauche se déclare indigne de la fonction. Le vice-président centriste préfère abandonner la politique. Sadate est désigné comme candidat des Nassériens. C’est le drame de nombreux pays  : le président choisit un vice-président parmi ses rivaux de manière à élargir sa base électorale, mais celui-ci le remplace lorsqu’il meurt et anéantit son héritage.

Sadate, qui avait servi le Reich durant la Seconde Guerre mondiale et professe une grande admiration pour le Führer, est un militaire ultra conservateur qui servait d’alter ego à Sayyid Qutb comme agent de liaison entre la Confrérie et les Officiers libres. Dès son accession au pouvoir, il libère les Frères emprisonnés par Nasser. Le «  Président croyant  » est l’allié de la Confrérie pour ce qui concerne l’islamisation de la société (la «  révolution de rectification  »), mais son rival lorsqu’il en tire un profit politique. Cette relation ambigüe est illustrée par la création de trois groupes armés, qui ne sont pas des scissions de la Confrérie mais des unités extérieures lui obéissant  : le Parti de la libération islamique, le Jihad islamique (du cheikh Omar Abdul Rahman), et Excommunication et immigration (le «  Takfir  »). Tous déclarent appliquer les instructions de Sayyid Qutb. Armé par les services secrets, le Jihad islamique lance des attaques contre les chrétiens coptes. Loin d’apaiser la situation, le «  Président croyant  » accuse les coptes de sédition et emprisonne leur pape et huit de leurs évêques. En définitive, Sadate intervient dans la conduite de la Confrérie et prend position pour le Jihad islamique contre le Guide général, qu’il fait arrêter [5].

Sur instruction du secrétaire d’État US, Henry Kissinger, il convainc la Syrie de se joindre à l’Égypte pour attaquer Israël et restaurer les droits des Palestiniens. Le 6 octobre 1973, les deux armées prennent Israël en tenaille pendant la fête de Yom Kippour. L’armée égyptienne traverse le canal de Suez tandis que la syrienne attaque depuis le plateau du Golan. Cependant, Sadate ne déploie que partiellement sa couverture antiaérienne et arrête son armée à 15 kilomètres à l’est du canal, tandis que les Israéliens se ruent sur les Syriens qui se trouvent piégés et hurlent au complot. Ce n’est qu’une fois les réservistes israéliens mobilisés et l’armée syrienne encerclée par les troupes d’Ariel Sharon, que Sadate ordonne à son armée de reprendre sa progression, puis de la stopper pour négocier un cessez-le-feu. Observant la trahison égyptienne, les Soviétiques qui ont été déjà perdu un allié avec la mort de Nasser, menacent les États-Unis et exigent un arrêt immédiat des combats.

Quatre ans plus tard — poursuivant le plan de la CIA — le Président Sadate se rend à Jérusalem et décide de signer une paix séparée avec Israël au détriment des Palestiniens. Désormais, l’alliance entre les Frères et Israël est scellée. Tous les Peuples arabes conspuent cette trahison et l’Égypte est exclue de la Ligue arabe, dont le siège est déplacé à Alger.

Washington décide de tourner la page, en 1981. Le Jihad islamique est chargé de liquider Sadate, désormais inutile. Il est assassiné lors d’une parade militaire, alors que le Parlement s’apprêtait à le proclamer «  Sixième Calife  ». Dans la tribune officielle 7 personnes sont tuées et 28 blessées, mais, assis à côté du président, son vice-président le général Moubarak en réchappe. Opportunément il était la seule personne de la tribune officielle à porter un gilet pare-balles. Il succède au «  président croyant  » et la Ligue arabe peut être rapatriée au Caire.

[1] « Sayyid Qutb était franc-maçon », Réseau Voltaire, 28 mai 2018.

[2] America’s Great Game : The CIA’s Secret Arabists and the Shaping of the Modern Middle East, Hugh Wilford, Basic Books (2013).

[3] A Mosque in Munich : Nazis, the CIA, and the Rise of the Muslim Brotherhood in the West, Ian Johnson, Houghton Mifflin Harcourt (2010). Version française : Une Mosquée à Munich : les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident, Jean-Claude Lattès (2011).

[4] Dr. Saoud et Mr. Djihad. La diplomatie religieuse de l’Arabie saoudite, Pierre Conesa, préface d’Hubert Védrine, Robert Laffont (2016).

[5] Histoire secrète des Frères musulmans, Chérif Amir, préface d’Alain Chouet, Ellipses (2015).

La famille Rothschild et le vampirisme capitaliste (VT)

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Les Sud-Africains disent que les Rothschild vampirisent l’économie du pays

 

Jonas E. Alexis

 

20 juin 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/06/20/south-africans-rothschilds-is-sucking-the-countrys-economy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les syndicats sud-africains ont accusé les Rothschild de capturer les “entreprises publiques” et d’interférer en leur sein ne suivant que “des objectifs veules et égoïstes”.

 De Russia Today:

La déclaration reconnaît que la richissime famille tente de faire s’effondrer la compagnie aérienne d’état South African Airways (SAA) afin que celle-ci soit privatisée… Les syndicats sud-africains disent que les Rothschild utilisent un lien qu’ils ont avec un des membres du comité directeur de SAA, Mark Kingston, qui est aussi l’ex CEO de Rothschild and Co. en Afrique du sud.

Les syndicats veulent le retrait de plusieurs membres du comité directeur de SAA dont Kingston, ainsi qu’un autre membre du comité qui lui porte le nom de la famille: l’ancien patron de la bourse de Johannesbourg, Geoff Rothschild.”[1]

Est-ce une surprise ? Pas vraiment. Ouvrez simplement un livre d’histoire non biaisé et bien documenté et vous y trouverez les crimes et l’attitude dérangée de la famille Rothschild.

La domination des Rothschild et leur pouvoir gagnés par des moyens secrets furent même admis par l’historien Gustavus Myers qui a écrit dans son “L’histoire des grandes fortunes américaines” que: “sous la surface, les Rothschild avaient un énorme pouvoir pour dicter les lois financières des Etats-Unis. Les archives légales montrent qu’ils furent le pouvoir derrière la vieille Bank of the United States.”[2]

S.C Mooney écrit que “la famille Rothschild ressort de l’histoire comme le meilleur exemple de la manipulation du pouvoir banquier international… Au moyen de l’usure sur une échelle internationale, elle fut capable de générer et de maintenir une fortune considérable qu’elle transforma en pouvoir de manipulation du monde des affaires en fonction de ses désirs et lubies.” [3] Les Rothschild ont financé des guerres en Angleterre et en Amérique, collectant d’énormes profits et d’énormes intérêts sur leurs prêts aux différentes parties.

Au milieu du XIXème siècle, la Banque d’Angleterre  était dominée de manière importante par la famille Rothschild. Comme l’a écrit l’auteur juif autrichien Frederic Morton, dès le milieu du XIXème siècle “les Rothschild étaient maintenant les banquiers des empires et des continents, de tous les principaux pays européens, de la Russie eurasienne, des Amériques, des Indes… De Paris à Vienne en passant par Francfort et Naples, les branches sœurs titanesques étaient juste tout aussi occupées.”[4]

L’historienne juive Esther Benbassa voit la chose de manière similaire.[5] Elle dit que “les Rothschild étaient des francs-maçons du rite écossais”[6] mais Benbassa voyait la franc-maçonnerie comme une organisation religieuse noble et tolérante qui avait bien accueilli les juifs.[7]

L’historien philosémite Niall Ferguson a déclaré que Nathan Rothschild “fut capable de devenir le principal conducteur de l’argent entre le gouvernement britannique et les champs de bataille européens sur lesquels l’avenir de l’Europe se décida en 1814 et 1815.”[8] Nathan, d’après Ferguson, “devint le maître de marché des obligations” et le “maître de la politique européenne pendant les guerres napoléoniennes”[9]

Au XIXème siècle, Nathan a établi “la plus grande banque au monde.”[19] Un magazine américain se plaignait dans les années 1830 que “il n’y a pas une décision ministérielle prise sans l’avis des Rothschild. Ils étendent leur emprise avec la même facilité de St Petersbourg à Vienne, de Vienne à Paris, de Paris à Londres et de Londres à Washington.”[11]

Les Rothschild, en coopération avec la Fondation Rockefeller furent derrière “la politique de monnaie de singe et d’inflation du début du New Deal de Roosevelt.”[12] En 2012, les Rothschild tentèrent de nouveau de fusionner les opérations françaises et britanniques afin de prendre encore plus de contrôle. (NdT: n’oublions jamais que le président français actuel Emmanuel Macron est un pur produit et marionnette de la banque Rothschild mis au pouvoir pour parachever certains objectifs destructeurs qui sont… en marche… mais ralentis par les Gilets Jaunes, Aouh Aouh !)

David Rothschild a déclaré que le nouveau système “serait plus propice aux nouveaux requis de la mondialisation en général et dans notre environnement concurrentiel en particulier, tout en assurant à ma famille le contrôle sur le très long terme.”[13])

Bien entendu, Ferguson n’attribue pas le pouvoir économique des Rothschild à l’usure ou à la manipulation économique ni même au vol mais à “une très bonne étoile”[14] quelque de très peu rationnel.

Il y eut d’autres voix néanmoins qui pensèrent que les Rothschild n’étaient pas si blancs que neige. En 1828, Thomas Dunscombe déclarait:

“Maître d’une fortune sans limite, Nathan affirme qu’il est l’arbitre de la guerre et de la paix et que le crédit des nations dépend de son bon vouloir ; sa correspondance est inccommensurable, ses messagers sont partout et se déplacent plus vite que ceux des princes et les ministres d’état sont ses salariés.”[15]

Henry Clews, le financier américain qui a écrit “28 ans à Wall Street” en 1888 a dit que les Rothschild faisaient une véritable fortune en Amérique au travers du banquier allemand August Schonberg, qui a changé son nom en Belmont lorsqu’il vint aux Etats-Unis.[16]

Clews déclare que par son “avarice” et sa “frugalité”, Nathan Rothschild en particulier était capable de “manipuler les marchés.”[17]

Carroll Quigley a affirmé que les Rothschild, parmi d’autres banquiers, trompaient secrètement les gouvernements et les gens ; il dit que Mirabaud et les Rothschild devinrent le système financier prédominant entre 1871 et 1900. L’économiste britannique J.A.Hobson a déclaré en 1902 que rien ne pouvait être fait par “les états européens, si la maison des Rothschild était contre…”[18]

Les Rothschild ont fait une énorme fortune durant les guerres napoléoniennes.[19] L’écrivain autrichien juif Frederic Morton (né Fritz Mandelbaum) a déclaré que les Rothschild “ont conquis le monde de manière plus efficace, subtile et durable que tous les Césars avant eux et les Hitler après eux.”[20]

Ce que dit Morton est corroboré par le biographe Derk Wilson, qui a déclaré que les Rothschild étaient si puissant financièrement et politiquement que même les gouvernement royaux et les leaders politiques avaient peur d’eux.[21] Leur influence était si intriquée que Wilson s’avança pour dire que:

“la clandestinité était et demeure une caractéristique de l’activité politique des Rothschild… Pourtant ils sont capables de façonner les évènements politiques majeurs se déroulant, en autorisant ou en suspendant des fonds de financement, en fournissant aux hommes d’état un service diplomatique officieux, en influençant les décisions au sommet et par une interaction quasi quotidienne avec les grands preneurs de décision.”[22]

Ferguson a lui-même déclaré:

“Personne ne fait plus pour faire avancer la révolution que les Rothschild… et, bien que cela puisse paraître encore plus étrange, ces Rothschild, banquiers des rois, ces détenteurs et régulateurs du portefeuille des princes, dont l’existence serait mise en grave danger avec l’effondrement du système étatique européen, conduisent en toute conscience leur mission de révolutionnaires. Je vois en les Rothschild de grand révolutionnaires qui ont fondé la démocratie moderne.”[23]

En bien des manières, ils ont fondé la “démocratie moderne” en détruisant l’ancien système pour le remplacer par le dieu Mammon juif. “Les Rothschild ont détruit la prédominance de la terre en amenant le système financier des obligations au pouvoir suprême, mobilisant au passage la propriété et quelques revenus et en même temps obtenant de l’argent avec les anciens privilèges de la terre. Ainsi fut créée une toute nouvelle aristocratie il est vrai, reposant sur les éléments les plus instables, sur l’argent, mais qui ne pourra jamais avoir le même rôle que l’ancienne aristocratie qui était enracinée dans la terre.”[24]

Ferguson a même admis que les Rothschilds représentaient une “nouvelle religion matérialiste” qui n’est rien d’autre que l’argent. Heinrich Heine a vu la même chose: “L’argent est le dieu de notre temps.”, avait-il déclaré en mars 1841, et “Rothschild est son prophète.”[25]

Heine regardait ceci comme très dangereux pour les juifs. Marx le vit également.

  • [1] “Rothschilds accused of preying on South Africa’s state-owned enterprises,” Russia Today, June 20, 2019.
  • [2] Gustavus Myers, The History of the Great American Fortunes, Vol. III (Chicago: Charles H. Kerr & Co., 1910), 183-184.
  • [3] S. C. Mooney, Usury: Destroyer of Nations (Warsaw, OH: Theopolis, 1988), 90.
  • [4] Frederic Morton, The Rothschilds (New York: Scribners, 1988), 101.
  • [5] Esther Benbassa, The Jews of France: A History from Antiquity to the Present (Princeton: Princeton University Press, 1999), 104.
  • [6] Ibid.
  • [7] Ibid., 122.
  • [8] Niall Ferguson, The House of Rothschild, 19.
  • [9] Niall Ferguson, The Ascent of Money: A Financial History of the World (New York: Penguin, 2008), 78.
  • [10] Ibid.
  • [11] Ferguson, The House of Rothschilds, 19.
  • [12] Murray N. Rothbard, A History of Money and Banking in the United States (Auburn, AL: Ludwig von Mises, 2002), 307.
  • [13] Harry Wilson, “Rothschids to Merge British and French Banking Operations to Secure Control,” Telegraph, April 5, 2012.
  • [14] Ferguson, House of Rothschilds, vol. I, 85.
  • [15] Ferguson, Ascent of Money, 78.
  • [16] See Henry Clews, Twenty-Eight Years in Wall Street (New York: Vintage Boosk, 2005), chapter 28.
  • [17] Ibid.
  • [18] Liaquat Ahamed, Lords of Finance: The Bankers Who Broke the World (New York: Penguin, 2009), 210.
  • [19] Ibid., 210; see also Egon Caesar Corti, The Rise of the House of Rothschild (New York: Cosmopolitan Book Corp., 1928).
  • [20] Morton, The Rothschilds, 14.
  • [21] Derek Wilson, Rothschild: The Wealth and Power of a Dynasty (New York: Scribner’s, 1980), 98-99.
  • [22] Ibid., 99.
  • [23] Ferguson, The House of Rothchild, Vol. I, 16.
  • [24] Ibid., 16-17.
  • [25] Ibid., 17.

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Lectures complémentaires:

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Un monde sans argent: le communisme

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Le_monde_nouveau_Pierre_Besnard

Manifeste pour la societe des societes

Sutton_Wall_Street_et_la_montée_d’Hitler

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 


La sainte trinité de la religion du capital 

Dictature de l’internet des choses (5G)… Un dossier pour mieux comprendre et boycotter (JBL1960)

Posted in actualité, altermondialisme, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 juin 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

23 juin 2019

 

Voici un excellent dossier des plus complets possible publié en format PDF par Jo de JBL1960 afin d’avoir un avis informé sur la 5G, la technologie cybernétique avancée qu’on nous impose de plus en plus et dans tous les domaines.

A lire et diffuser sans aucune modération afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette affaire technologique qui n’a pas fini de nous empoisonner la vie, des compteurs « intelligents » à la connexion tout azimut de tous les objets possibles et imaginables sur un réseau communiquant à l’échelle locale et planétaire, en passant par les smart cities, ces villes « intelligentes » connectées au big brother cybernétique pour, bien entendu, notre plus grand confort et notre plus grande sécurité.

Si vous ne croyez pas celle-là, ils vous en raconteront une autre… comme toujours.

Comprendre pour mieux refuser la 5G:

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee
Version PDF

 


Siphonné vers la singularité, pour notre bien…

Dictature technologique de la marchandise en mouvement… Fascisme et singularité (Dean Henderson)

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Singularité… ou siphon du tout-à-l’égoût ?

 

Fascisme et singularité

 

Dean Henderson

 

12 juin 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/06/12/fascism-the-singularity/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Benito Mussolini avait défini le fascisme comme la fusion de l’entreprise et de l’état. Puisqu’il fut financé et amené au pouvoir par la Maison de Savoie et autres familles de la noblesse noire italienne, sa sombre vision pourrait plus encore être vue comme la fusion de quelques familles puissantes du saint empire romain rassemblées pour siphonner les ressources des peuples par une gouvernance mondiale. 

Wikipedia, dernier outil de contrôle de cette lignée sanguine, pratique la confusion de la définition du mot “fascisme” avec des mots comme “populiste” ou “ultra-nationaliste”. Comme c’est le cas dans le double langage maçonnique, rien ne peut être plus éloigné de la vérité.

En fait le populisme et le nationalisme sont des ennemis du fascisme, qui comme le montre son vieux symbole des faisceaux (fasces, fasci) dépeint la ligature de plusieurs bouts de bois surmontés d’une hache. Ce symbole a émergé vers 900 AEC de la civilisation étrusque, qui comprenait ce qui est aujourd’hui le nord de l’Italie d’où sont originaires les grandes familles qui ont financé Mussolini comme les Orsini, Algobrandini, Colonna, Medici, Guelph, Lombard et Bard et où ces familles se sont taillées leurs ailes usurières.

L’idée était que si ces familles de la lignée de ceux qui crucifièrent le Christ se liaient entre elles et développaient une force sachant manier la hache, elles seraient collectivement plus fortes et pourraient construire une succession d’empires malfaisants à commencer avec celui de Rome.

Lorsque le président des Etats-Unis donnent son discours annuel de l’état de l’Union devant le Congrès rassemblé de la noblesses noires du dernier empire en date, il a de chaque côté de lui, deux faisceaux (fasces) en arrière plan. Le président des Etats-Unis n’est que le CEO/PDG de la Virginia Corporation, connue aujourd’hui sous le nom de United States Corporation ou entreprise (coloniale) des Etats-Unis.

Ces familles de sang liées représentent une sorte de singularité du pouvoir dans le monde, il est donc logique que la dernière méthode de contrôle sur leur maintenant empire global est nommé par leurs hommes de paille de la Silicon Valley comme “la singularité”.

D’après toutes ces sorcières clairvoyantes et autres pervers qui régissent Wikipedia, la singularité est “l’hypothèse que l’invention de la super-intelligence artificielle (SIA) déclenchera abruptement une croissance technologique fluide dont résultera un changement incommensurable de la civilisation humaine.”

Les ordinateurs furent vendus au public comme une technologie libératrice et progressiste qui libèrerait l’humanité des travaux inconséquents et nous transporterait instantanément dans la classe des loisirs. Mais ce rêve inversé bidon luciférien s’est avéré être en fait un piège alors que maintenant toujours plus de gens passent encore plus de temps à travailler et son artificiellement  scotchés à leur boulot de merde par leurs téléphones portables omniprésents.

Ce qu’a réellement accomplis l’ordinateur fut de renforcer la capacité de la lignée des banquiers à se ressouder et à s’assujettir la société d’une manière encore plus efficace.. Ils sont l’araignée dans la toile mondiale. Ils sont le chalutier industriel ratissant l’internet. Nous en sommes les proies.

Tandis que les dépossédés reconnaissants pianotent sur leur clavier pensant qu’ils sont entrés de plein pied dans une sorte de Shangri-La de l’information, les algorithmes de la singularité étaient bien occupés à bidouiller les prix des chambres d’hôtels dans certaines villes durant les weeek-ends très occupés, à sous-évaluer les prix de l’immobilier pour les vendeurs afin de les pousser vers les requins de la finance, à aider les compagnies d’assurance appartenant à la lignée banquière pour prédire les catastrophes naturelles afin de faire monter les prix de franchises dans certaines zones, de trafiquer les prix des voitures, des biens de consommation, des tickets de concert et des prix du transport aérien dans la nation en accord avec les informations que leur fournissait gratuitement tous ces gens maniaques du click et bourrés de dopamine.

Des changements incommensurables s’il en est. Pour utiliser une simple métaphore, ce qui paraissait être un magasin de bonbons s’est vu être un hangar de tonte des moutons et nous avons tous été tondus par le berger en chocolat du fasciste de service.

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A lire:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Manifeste pour la Société des Sociétés

Capitalisme, écologie et dictature climatique… Le capitalisme vert est en marche (Monde Libertaire)

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, sciences et technologie, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 juin 2019 by Résistance 71

Nous sommes heureux de relayer cette information critique au sujet du mouvement écolo/bobo à la botte du capitalisme, que la vaste majorité des groupes anarchistes semblaient soit soutenir, soit éviter de critiquer dans le soucis de “ne pas tirer sur le pianiste” ces dernières années. Nous sommes tout autant satisfait de retrouver un “Monde Libertaire” plus percutant, ayant retrouvé une épine dorsale perdue depuis des années. Nous ne lisions plus que nonchalamment, en diagonale, les articles souvent creux, de la version digitale du ML sans grand enthousiasme tant la ligne éditoriale semblait s’être totalement diluée dans la boboïtude béate et le politiquement correct, ce qui était un comble pour un organe d’information anarchiste…

Nous avons noté, depuis quelque temps, une nette amélioration dans la qualité des articles et de la ligne éditoriale. Cet article ci-dessous émanant du Groupe Nestor Makhno n’aurait sans doute pas été publié il n’y a pas si longtemps. La pensée et analyse critiques sont de retour, félicitons-en nous ! Pourvu que ça dure !

Quant au sujet principal abordé, nous disons depuis plus de 10 ans que le “Réchauffement Climatique Anthropique” ou RCA, rebaptisé depuis le ClimateGate de 2009 (“cachez ce déclin que nous ne saurions voir” de l’université d’East Anglia, nid de la fange pseudo-scientifique de cette nouvelle religion…), “changement climatique” (le mot “anthropique” étant maintenant sous-entendu, mais la responsabilité humaine n’en est pas moins aussi poussée, à tort. qu’avant…), est une vaste escroquerie et qu’il n’y a pas plus de cause humaine dans le réchauffement (quand il a lieu) que de beurre en branche. Voir notre dossier à ce sujet.

La nouvelle religion bobo / écolo est aussi une vaste escroquerie. Alors bien entendu qu’il y a des problèmes de pollution, d’empoisonnement et de destruction des écosystèmes, mais ce n’est pas en réarrangeant le capitalisme, en réformant la merdasse du capital que cela va changer quoi que ce soit.

La prise de conscience écologique radicale est intimement liée à la (r)évolution sociale : sans État, outil de maintenance du système capitaliste et sans étiquette de prix sur tout (y compris la vie), la transmutation écologique est immanquable et s’opèrera le plus naturellement du monde. Vouloir être écologiste dans une réforme du capital et de la marche de la réification universalisée est au mieux utopiste, au pire complice du système criminel assassin qui dirige le monde et mène la vie sur terre droit dans le mur à Mach 12.

Vous voulez un monde en harmonie avec la Nature ? Faites la (r)évolution sociale ! Tout le reste n’est que blablabla et perte de temps.

Pour une écologie radicale : A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat ! Pour que vive la Commune des Communes en Société des Sociétés… Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

Cessons de perdre notre temps: Pensée critique => Réflexion critique => Action critique  => Changement Radical de Paradigme Politique (ce qui inclue l’écologie)

~ Résistance 71 ~

 

 

Le capitalisme vert est en marche

 

Philippe

Groupe Nestor Makhno (42)

 

3 juin 2019

 

url de l’article:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=LE_CAPITALISME_VERT_EST_EN_MARCHE

— À PROPOS DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES DU 26 MAI 2019 —

 

À l’issue des élections européennes du 26 mai 2019, le parti abstentionniste arrive en tête en France. Un/e électeur/trice sur deux n’a pas voté. On pouvait s’attendre à davantage compte tenu de la teneur anti-politicienne du mouvement des gilets jaunes (MGJ), mais celui-ci, de fait, montre ici certaines de ses limites. Le matraquage politico-médiatique du « il faut aller voter » a tourné à plein régime, surfant sur la vague du — toujours à propos du MGJ — « il faut un débouché politique au mouvement/à la crise » ressassé depuis plusieurs mois. La FA a, il semble, renoncé à une campagne abstentionniste active. Malgré tout, on peut aussi voir le verre le vide à moitié plein : la désaffection de la moitié du corps électoral français pour la vie politicienne.

Les sondages ont décidément fait leur travail : il fallait mobiliser (d’où la quasi-absence de référence à l’abstention qui se profilait dans les medias), et le faire sur la base d’une opposition entre Macronie et post-fascisme, d’ailleurs voulue par les deux. Le troisième larron, la liste Jadot-EELV, est présenté comme la surprise « non prévue par les sondages », a priori parce que ses électeurs (dont beaucoup de jeunes) se sont décidés au dernier moment (j’espère que tout le monde a compris à quoi a servi les « marches pour le climat »). Mais ce n’est pas du tout le trublion auto-proclamé comme nous allons le voir. 

Mais quels « clivages » ?

Les analystes ont enfin compris que le clivage gauche-droite ne fonctionnait plus comme avant. Il reste cependant encore quelques personnes, même au sein du milieu du mouvement libertaire, qui croient à la sincérité de certains intellectuels de gauche, sans voir que la gauche a pour fonction historique et pour nature politique de gérer le capital, ainsi que le rapport capital/travail, à travers l’État. À partir du moment où la gauche est étatiste, elle est condamnée, que ça plaise ou non, à rester dans le système ou à le reproduire de façon autre (brutale comme on l’a vu dans les régimes totalitaires, ou comme on le voit encore en Corée du Bord, en Chine, au Viêt-nam, au Laos ou à Cuba).

La déconfiture de La France insoumise est la monnaie de la pièce post-stalinienne et post-social-démocrate. Mélenchon, fan de Mitterrand, ancien ministre socialiste sous Jospin, et soutien de Maduro-Chavez, ne peut pas être une alternative crédible, malgré les beaux discours et les « j’veux du soleil ». La gauche, partout où elle est passée, a ouvert la voie au post-fascisme : l’Italie et le Brésil en sont deux tristes et probants exemples, tandis que la France est au bord de ce futur possible. Ici, l’arrogance de Macron se substitue à la corruption abyssale et dégueulasse de Lula-Rousseff qui ont quand même réussi l’exploit de gâcher leurs quelques réformes. La détestation qu’il engendre au sein du peuple risque de nous donner un Bolsonaro à la française, c’est-à-dire une Bolsonara avec Marine voire Marion Le Pen.

Mais les analystes, en proie à l’horreur du vide idéologique, ont tort en voulant substituer au clivage droite-gauche un autre clivage opposant souverainistes et libéraux. Certes, cette configuration existe, mais en partie seulement. En fait, ce qui est important ici est l’éclatement politique du souverainisme, et en partie idéologique (Frexit or not Frexit, euro ou pas euro, Schengen tel quel ou bien modifié). Car il oblige à une tambouille non seulement politicienne (quelles alliances, quels discours ?), mais aussi et surtout de politiques à durcissement variable. Ces politiques évolueront comme dans un système où personne n’en porterait vraiment la responsabilité, mais où tout le monde adhérerait peu ou prou à telle ou telle mesure. C’est très pratique, et surtout très commode car cela permet d’éclater l’opposition populaire.

Quant au libéralisme, comme son idéologie est celle du fric mais aussi du flicage généralisé (le système libéral n’a jamais été autant bureaucratique, contrôleur et évaluateur que de nos jours, la « sécurité » est un secteur économique qui se porte bien et un moyen de mettre les masses sous la peur), il est fondamentalement opportuniste, prétendument sans idéologie à part les trucs passe-partout, le bougli-boulga sur la « démocratie » ou la « république ».

Le vrai clivage : la vitesse de la « transition écologique »

Le vrai clivage est ailleurs : sur le degré d’accélération du capitalisme vert, plus précisément de la « transition écologique » et qu’il faut fondamentalement comprendre comme étant la « transition énergétique » (en fait énergie + matières premières = ressources). C’est-à-dire la question du pétrole et du nucléaire, des « terres rares », et des produits agro-alimentaires. Pour les dirigeants politiques et économiques, il s’agit d’assurer la transition d’un capitalisme soucieux de ne pas scier la branche écologique sur laquelle sont assis ses profits, de passer d’un capitalisme fordiste redistributeur sous la pression des syndicats et d’une supposée guerre froide à un capitalisme vert. Il s’agit donc de convaincre les foules de la nouvelle marche à suivre, de promouvoir le serrage de ceinture non plus seulement pour assurer une quelconque compétitivité, mais aussi pour « sauver la planète ». Les deux missions ne sont d’ailleurs pas incompatibles : le secteur des « énergies renouvelables » est hautement compétitif.

Toutes les listes se présentant aux élections européennes se sont mises à parler écologie. Et là, il ne faut pas se tromper. Bien sûr, il y a de l’opportunisme et du « green washing » (lavons plus vert). Bien sûr, il y a de la récupération : tous ces jeunes qui défilent « pour le climat » au lieu de défiler contre le nouveau « service national » qui leur pend au nez en France, sont des proies faciles. D’autant que les medias et le discours ambiant (« sauvons la planète », « par tous les moyens », « la sixième extinction des espèces », la « disparition de la biodiversité ») les font jouer du velours. 

Mais ce n’est pas que cela. Il s’agit d’autre chose : d’une lutte drastique entre les différents secteurs économiques, et singulièrement énergétiques, donc entre grandes firmes multinationales, entre plusieurs pays portant sur les ressources et l’énergie, donc sur la nature et l’environnement, sur leur conservation, leur protection ou leur gestion. C’est-à-dire d’une compétition entre grandes puissances dans un monde multipolaire qui ne résume pas, ou plus, à des compétitions duales (USA/Russie, USA/Chine) mais à des compétitions multiples (avec l’Inde, le Brésil, l’Iran…).

Tout le monde sait qu’il n’y a pas de pétrole en Europe. Tout le monde sait aussi que l’exploitation du charbon soulève trop de problèmes, à la fois de ressources et de pollutions nuisibles à la force de travail, à sa reproduction, et aux habitants. Le bastion syndicaliste traditionnel qu’il représentait en Grande-Bretagne a été liquidé l’année même (1988) où Margaret Thatcher s’est mise à parler de « réchauffement climatique » et qui a soutenu à fond la création du GIEC. Parce que l’alternative possible au charbon et au pétrole est l’uranium et le nucléaire. 

L’Europe a très peu d’uranium, mais elle maîtrise la technologie nucléaire. Elle a des centrales. Il s’agit d’un pactole dont le déficit financier est comblé sans problème par l’État, c’est-à-dire par nos impôts (et, là, personne ne parle de « dette »). Tout cela coûte cher, mais rapporte aussi à certains. Le capital et les profits mobilisés sont énormes. Les marchés à conquérir dans le monde par l’exportation technologique sont sources de toutes les convoitises, et de nombreuses opérations géopolitiques. Si l’Allemagne, la Confédération helvétique ou l’Italie tentent de sortir du nucléaire, notamment depuis Fukushima (2011), bien que ce qu’il reste d’EDF leur vende de l’électricité, il reste trois grandes puissances nucléaires européennes : la France, la Grande-Bretagne et la Suède. 

Notons au passage que la Suède a un fort tropisme électro-nucléaire. Elle a tenté de tripler son parc électro-nucléaire après le premier choc pétrolier (1973) sous la houlette du social-démocrate Olof Palme et de son compère Bert Bolin, climatologue. Ce projet a été rejeté par les urnes suédoises (1976), tandis que Bert Bolin a finalement triomphé en devenant premier président du GIEC (1988), une instance non pas scientifique (elle commande des rapports scientifiques) mais politique. Lui qui soutenait la théorie du global warming à la fin des années 1970, alors que la plupart des « experts » (Stephen Schneider, Lowell Ponte, Paul Ehrlich, Hohn Holdren, S. I. Rasool…) parlaient de global cooling, a savouré sa revanche. 

La Suède nous offre de nos jours la figure de Greta Thunberg, dont les compétences en climatologie sont à mettre en rapport avec son jeune âge (15 ans) (encore une qui sait de quoi elle parle), et qui, du jour au lendemain, comme par enchantement (bien sûr, sans argent ni appuis), nous est présentée comme la nouvelle prophétesse du « disons le vrai », et toujours dans « l’urgence ».

La bataille de la transition énergétique passe fatalement, au sein du système du capital et de l’État, par des mesures coercitives et autoritaires de toutes sortes qui visent la classe prolétaire et la classe moyenne. La fameuse taxe carbone, qui a déclenché le MGJ, porte sur ces classes par le biais d’une fiscalité indirecte qui, comme la TVA, pèse sur les ménages et non pas sur la grande bourgeoisie. Son idée n’est toujours pas abandonnée par la Macronie. Gageons qu’elle sera renforcée sous les consignes du nouveau parlement.

Les nouvelles alliances politiciennes

Car il faut bien voir les alliances en cours, ouvertes ou souterraines. 

Depuis la fin des années 1970, les écologistes ont choisi une double stratégie de conquête de l’appareil d’État : par le parlementarisme et par l’hégémonie idéologique (le catastrophisme, l’urgence, le sauveur…). Ils ont remplacé Trotski par Gramsci : plutôt que de noyauter des organisations écologistes de masse, qui d’ailleurs n’existent pas vraiment, ils ont investi la techno-bureaucratie environnementaliste à tous les niveaux (local, national, mondial…) (voir, par exemple, la notice wikipédia sur Brice Lalonde).

Ils ont phagocyté les esprits dans une nature idéologique occidentale énucléée où le communisme ne fait plus rêver et où le post-fascisme véhicule doucement mais sûrement un discours sur les racines (vocabulaire de naturalisation du social, discours de Bardella sur les « circuits courts » et le « localisme », également destiné aux secteurs économiques de la petite bourgeoisie dominés par les multinationales). 

L’opération idéologique est pratiquement gagnée. Tout le monde il est beau, tout le monde il est écolo. Vivent les petits gestes du quotidien. Les entreprises se paient des pages de pubs sur le bio ou les énergies propres qui se vendent mieux. Tout le monde parle à des degrés divers de « l’urgence », mais cela reste quand même « de l’urgence ». Les prophètes de malheur se déploient dans tous les milieux (du plateau télé à la réunion militante) sur fond de « dégoût de soi » généralisé (qui, subrepticement, alimente le nihilisme post-fasciste). Le GIEC et ses différents ténors (en France, Jean Jouzel, Jean-Marc Jancovici…), devenus les nouveaux gourous, soutiennent à fond l’électro-nucléaire, car faiblement émetteur de GES (gaz à effet de serre additionnels).

L’opération politique s’accélère, et les élections européennes ont enclanché un nouveau braquet. Le numéro deux de la liste macronienne, juste derrière l’inénarrable Loiseau qui a oublié ses amourettes pour le GUD fasciste (ces gens-là sont décidément des opportunistes en diable, c’est d’ailleurs la marque de fabrique de la Macronie), n’est autre que Pascal Canfin, celui qui vient de déclarer ‘toutes les majorités européennes passent par nous » (ce qui est vrai, objectif atteint). 

Canfin est l’ancien directeur du WWF-France. Cet organisme a été fondé par des aristocrates britanniques conservateurs, réactionnaires et misanthropes (défendre les animaux et mépriser l’humanité, c’est-à-dire le peuple plébéien). C’est celui qui nous alerte sur la « sixième extinction » des espèces, discours complaisamment relayé par les médias qui se gardent bien de s’interroger sur les critères scientifiques mobilisés (vous procédez comment pour compter toutes les espèces ? Parle-t-on de nombre de nombre d’individus, de stock, de genre ? On remonte à quand, au dodo ou encore avant ? Bref, on mélange tout, comme d’hab’). 

Canfin, c’est aussi celui que les medias ont fait monter au créneau lors de la publication du dernier rapport du GIEC (tiens, je ne savais pas qu’un supposé spécialiste des animaux était aussi compétent en climatologie… Mais ce doit être un concours avec Greta). Bref, d’un côté la pseudo-science qui prétend dire le vrai, de l’autre l’élu carriériste à donf’.

Au cas où nous l’aurions oublié, la Macronie avait mobilisé Hulot, lequel pouvait partir une fois que le job avait été fait : régler le problème de Notre-Dame-des-Landes, prolonger le programme nucléaire français jusqu’en 2025 : autrement dit aux calendes grecques et avec un chèque en blanc à tout le secteur électro-nucléaire. Tout le discours sur le glyphosate et « les lobbys » ne sont que des arbres prétextes qui masquent la forêt écolocrate. La Macronie a encore De Rugy dans ses rangs, un ancien de EELV, ainsi que Daniel Cohn-Bendit, un autre ancien de EELV, qui, après avoir foutu la merde dans le mouvement libertaire, peut satisfaire son histrionisme ailleurs. 

Déjà, dès le soir des élections, les représentants écologistes de la Macronie et de la liste Jadot faisaient amis-amis. Ils se connaissent d’ailleurs bien. On sent les futures alliances se dessiner, les nouvelles réglementations européennes draconiennes se mettre en place, et les futurs candidats aux élections présidentielles de 2022 se profiler avec un discours double : le catastrophisme environnemental et la peur du fascisme (Hulot candidat ?). 

Lutter contre la peur

Là-dessus, ils sont tous d’accord, avec des modalités diverses. C’est d’ailleurs de tous les côtés, le régime de la peur qui a triomphé ce dimanche, puisque le RN agite le spectre des « vagues migratoires » et « le mondialisme de Bruxelles ». Dans cette confusion ambiante, la voie anarchiste n’est ni simple, ni facile. Quelques axes possibles :

– Travailler sur l’idée de « la fin du mois avant la fin du monde » qui rappelle l’importance du « ici et maintenant », et non pas celui des lendemains qui « chantent » (le « rasons gratis » de la gauche traditionnelle) ou qui « déchantent » (le catastrophisme ambiant).

– Cela passe par la création de nouveaux réseaux de solidarité et d’organisation militante à travers le MGJ qui remet en cause le système politique.

– Déconstruire tout le discours catastrophiste en partant toujours du « ici et maintenant », c’est-à-dire sur les conditions environnementales dans lesquelles chacune et chacun vit, qu’on doit analyser et comprendre, par exemple la pollution des sols ou la pollution atmosphérique, l’invasion du plastique. Y compris pour résoudre des questions climatologiques, ce qui demande une véritable formation populaire (puisque la climatologie n’est pas enseignée à l’école, et de moins en moins à l’université), y compris par l’auto-didactie. 

Donc passer par des observations et des mesures de terrain, du concret et non du fantasme. Comprendre pourquoi les théories climatologiques dominantes, celles-là même qu’utilisent le GIEC dans ses modélisations informatiques, sont incapables de nous expliquer sérieusement pourquoi il a fait si froid en France métropolitaine au mois de mai 2019 (avec de la neige en Corse à basse altitude), ou pourquoi le record (enregistré) de froid a été battu en Sibérie en 2013 (avec moins 71,2° C, le précédent remontant à 1933).

– Promouvoir la pensée libre (The Guardian annonçait la semaine dernière qu’il était envisagé de punir sévèrement ceux qui contesteraient les annonces du GIEC). Dénoncer la dictature intellectuelle qui veut discréditer celles et ceux qui cherchent à penser librement sur la base initiale du doute scientifique (d’où le terrorisme intellectuel cher à la gauche comme au fascisme jetant des anathèmes comme « climato-specticisme » ou « complotistes »). C’est-à-dire promouvoir la pensée critique, le refus de la démagogie.

– Dénoncer le « retour » du militarisme et de l’impérialisme français. Celui qui envoie quatre mille cinq cent militaires au Sahel non pas pour combattre le « terrorisme », mais pour protéger les mines d’uranium d’Orano (ex-Areva) et autres ressources (enfin quelques articles, venant de la presse étrangère, cf. Courrier International 1490). Une campagne qui devrait nous permettre de mettre bas le masque de l’écologisme qui, par le biais du « pacifisme » et de la « non-violence » au cours des années 1970-80, a conquis les cœurs et les militants. Transformer les marches « pour le climat » en marches « contre la guerre et le nucléaire » (poser ainsi la question devrait permettre de sonder la sincérité des uns et des autres). 

Trois ré-orientations pour l’anarchisme

Plus précisément, je vois trois habitus à changer :

Historiquement, les anarchistes et le mouvement anarchiste ont été fascinés par des formes de nihilisme, non pas celle des Narodniki ou d’Albert Camus, mais par une vision sombre du monde (il y a effectivement des éléments qui l’alimentent), donc de l’humanité. Cela favorise tous les discours sur la misanthropie et la culpabilité (de l’être humain ou de l’individu), donc des positions de repli ou de sectes (avec ses gourous, ses prophètes, ses collapsologues…).

Historiquement, les anarchistes et le mouvement anarchiste ont cru que la gauche partageait les mêmes valeurs et les mêmes objectifs, que seuls différaient, en gros, les moyens. Il est temps de se débarrasser une bonne fois pour toute de cette myopie.

– Or, de nos jours, la gauche a été remplacée par l’écologisme dans cette configuration. Certains croient que les anarchistes et les écologistes ont les mêmes valeurs et les mêmes objectifs, et que seuls diffèrent les moyens. Ce n’est pas vrai. On peut le vérifier dans l’histoire sans croire sur parole les réécritures qui oublient par exemple de dire que H. D. Thoreau soutenait l’État minimum, que John Muir était un calviniste fanatique, que Lewis Mumford soutenait l’intervention militaire américaine pendant la Deuxième guerre mondiale ou la véritable teneur du Club de Rome. De nos jours, il faut voir ce qu’il y a vraiment sous les beaux discours, il faut analyser les pratiques concrètes, la façon de fonctionner. Bien sûr, sur le terrain, la situation est plus composite, complexe, variée. Bien sûr, l’affectif et la solidarité dans certaines luttes empêchent de franchir ce pas de la lucidité. 

L’anarchisme a payé sa marginalisation par le stalinisme. Il est en train de payer sa sectarisation par les courants souvent issus du puritanisme américain qui entendent résoudre la question sociale par une forme avancée du libéralisme : par ce que nous mangeons dans nos assiettes ou la façon dont nous pratiquons notre sexualité, ce qui permet d’éviter de poser les bonnes vieilles questions sur la propriété et le « qui décide, et où ». 

Cette sectarisation, encouragée par les démagogues et les nombrilistes de tout poil, s’entend à merveille pour promouvoir ce qui nous divise au lieu de ce qui nous unit.

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Lectures complémentaires:

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

AssDesAss-2-Appel-pour-une-convergence-écologique

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

 


… L’anthropisme du réchauffement est une escroquerie
Quand il a lieu, il est NATUREL !

Dernières nouvelles du Nouvel Ordre Mondial: Les Rothschild ont déjà redistribué vos richesses (Dean Henderson)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, guerres hégémoniques, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 mai 2019 by Résistance 71


L’homme nomade… avant son extermination

 

Les Rothschild ont redistribué vos richesses

 

Dean Henderson

 

24 mai 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/05/24/rothschild-redistributed-your-wealth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que la plupart du monde demeure hypnotisé par et englué dans l’opération psychologique (PsyOp) des médias sociaux des féodaux babyloniens générant les guerres civiles, la richesse de la planète continue d’être redistribuée vers le haut de la pyramide, vers ceux de la même lignée sanguine médiévale, spéculateurs et accumulateurs opérant ces casinos transnationaux qu’on appelle “bourses” et “marchés boursiers”.

Le généreux programme de contrôle des esprits de la Silicone Valley, possession de la City de Londres, fournit à chaque paysan sa “ration” quotidienne de prison électronique auto-gérée sous forme “d’inbox”, fracturant les cerveaux toujours rapetissant des ploucs ignorants, au moyen d’un barrage d’informations des plus inutiles, permettant ainsi de fermer leur capacité à la fois à l’empathie et à la pensée critique, les distrayant toujours plus avant de leur réalité catastrophique et, de manière encore plus importante, dressant les uns contre les autres les amis et familles de toujours dans une furie anti-sociale faite pour créer le chaos, la guerre civile et toujours plus de nouvelles catégories sociales alimentant la division parmi ceux qu’on tond et qu’on escroque en long, en large et en travers.

Leur carte Trump jouée, les anciens contrôleurs de troupeaux de l’humanité, obsédés par l’eugénisme, sortent du placard. La semaine dernière, leur dernière tentative a même prononcé la phrase “complexe militaro-industriel”, non pas comme un avertissement, mais comme la déclaration d’un simple fait similaire en celui qui dirait: “Nous devons saisir le pétrole du Venezuela”. Les oligarques sociopathes mondialistes ont laissé tomber tout prétexte ou illusion de droiture et affichent maintenant leur propension à la malfaisance et nous le jette à notre visage collectif.

Les zombies des médias sociaux sus-mentionnés servent de bouclier à ces féodaux de la pire noblesse obscure, abattant toute discussion ou véritable histoire comme étant de dangereuses théories conspirationistes, toujours déviant les critiques de ces vampires en les ramenant sur des lignes de débats de conflits entre races, entre homos et hétéros, entre chrétiens et musulmans, entre immigrants et agitateurs de drapeaux, entre écolos et bûcherons etc, etc ad nauseam. La fausse gauche financée par Soros est la nouvelle prêtresse et nomme ses gourous de la haute moralité, se mouvant sur un chemin sans fin de la politique identitaire, de la division et de la guerre culturelle. La soi-disant “droite alternative ou alt-right” continue de défendre naïvement les modèles économiques fascistes prônés par Chatham House qui résultent en des privatisations sans fin, la consolidation des richesses et toujours plus de pompage de celles-ci vers le haut de la pyramide.

Ils prétendent se combattre au sujet d’absurdités, comme sous le coup d’un charme Wicca hollywoodien, très probablement instigué par le clan Windsor (“vent de sorcière”, NdT: le clan de la reine Elisabeth II d’Angleterre…), ce dernier finançant une guerre météorologique électronique centrée sur le HAARP et sur une humanité qu’on continue à abrutir au dernier degré.

Les prima donna gardiennes des portes de l’internet et si facilement offusquées s’enragent dans ce drame virtuel, ajoutant à la densité de l’environnement à haute gravitation et à basse fréquence que crée l’ange déchu HAARP, avec les accélérateurs de particules comme le CERN contrôlé par SERCO qui ont déjà créé cet environnement. Notre ADN est en train d’être terra-formée. Nos âmes électriques sont éteintes et sont remplacées par une grille de contrôle de CEM (Champ Electro-Magnétique) de réduction newtonienne, qui est en train de générer un monde froid, irascible et malade.

Ce cercle vicieux de maladies et de mal-être renforce l’agenda de dépopulation de cette cabale va t’en guerre assoiffée de sang ayant en son sein des noms tels que: Rothschild, Warburg, Hapsburg, Albani, Guelph, Lombard, Colonna, Massimo, Bernadotte, von Turn & Taxis, Savoy, Ruspoli, Payseur, Rockefeller, Torlonia, Borghese, Hohenzollern, Medici, Pallavicini, Farnese, Boubon et Crescenzi.

Vous n’avez probablement jamais entendu parler de la plupart de ces familles ; pourtant elles contrôlent le comité des 300, le groupe Bilderberg, la Commission Trilatérale (NdT: créée par David Rockefeller et son poulain Henry Kissinger..), le Council on Foreign relations, le Tavistock Institute, la Banque d’Angleterre, la banque de la réserve fédérale américaine, la Banque des Règlements Internationaux (NdT: la BRI de Bâle, GQG des banques centrales et entité constituée d’un cartel de banques absolument privées…), la City de Londres, Israël, l’Arabie Saoudite et la Virginia Corporation, maintenant connue comme la branche militaire de l’United States Corporation.

Depuis 6000 ans, ces spéculateurs de l’ombre toujours bien habillés ont volé nos terres, nos cultures des plus variées et notre richesse. Les richesses du monde ont déjà été redistribuées. Peut-être qu’avant que cette lignée sanguine corrompue assassine encore des millions d’entre nous avec leur système 5G qu’ils mettent en place, devrions-nous gicler hors de leur transe générée par leurs médias sociaux issus de leur Silicone Valley ne faisant que nous diviser pour mieux régner, élever le niveau de débat et de conversation ainsi que la fréquence et nous focaliser sur récupérer nos vies et richesses volées ainsi que notre puissance électrique.

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Lectures complémentaires:

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Resistance71_L’essentiel_articles_2010_2018

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Discours de la Servitude Volontaire La Boetie 1548

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Que faire ?