Archive pour nouvel ordre mondial

Épiphanie (Zénon)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2020 by Résistance 71

 

« Tu es roi. Vis tout seul. Sur ton libre chemin
Va donc où te conduit librement ta pensée,
Enrichissant le fruit des meilleures idées,
Et pour un bel exploit sachant n’exiger rien.
Tout est en toi. Tu es ton tribunal suprême.
Plus rigoureux qu’autrui tu juges ton poème.
En es-tu satisfait, artiste sourcilleux ?”
~ Alexandre Pouchkine ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

 

 

Épiphanie

 

Zénon

 

« Nous irons ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. » Nicolas Sarkozy (16 janvier 2009)

Bienvenue dans le crépuscule de l’ancien Monde. La décennie commence à peine que déjà les signes d’une phase nouvelle de notre Histoire s’écrivent en lettres de sang, de la poussière des sables d’Irak aux trottoirs de nos technopoles ultra-connectées. Répression féroce, propagande et contre-feux médiatiques, loterie vaccinale, tittytainment, ingénierie climatique et déploiement de la 5G : aucun dispositif n’est négligé par les zélateurs du globalisme, tandis que les peuples pris à la gorge se soulèvent d’Amérique latine à Hong-Kong en passant par la vieille Europe. Hier encore, cette situation pouvait s’apparenter à un simple durcissement de la lutte des classes. Mais à mesure que nous apparaissent les contours et points de convergence d’un totalitarisme définitif, ce qui relevait pour certains d’abstraites chimères complotistes devient une réalité vécue chaque jour plus en profondeur par les citoyens de tous les pays.

Comme l’a tardivement reconnu François Mitterrand, une guerre sans morts apparents, mais une guerre totale et sans merci est menée par une caste de prédateurs envers les populations-cibles. S’il désignait à l’époque les États-Unis comme instigateurs de cette entreprise, il ne subsiste aucun doute aujourd’hui sur le caractère nomade et apatride des requins de la finance et de leurs supplétifs. En effet, cet insatiable appétit de pouvoir ne saurait se contenir entre des frontières établies. Casse programmée de l’hôpital public, du système de retraites, du salariat sous ses classiques bases contractuelles, disparition prochaine de l’argent liquide, manifestants et grévistes traités sur les ondes et dans la rue en terroristes, ne constituent que les pans visibles d’une attaque tous azimuts envers l’être Humain à travers chaque aspect de sa vie.

Rappelons quelques éléments bien connus. La banque d’Angleterre avec à sa tête les Rothschild ont engrangé des milliards de profits en soutenant les belligérants de chaque conflit depuis les guerres napoléoniennes. Les places financières de Wall Street et de la City ont repris le concept lors des première et seconde guerres mondiales, tout en faisant littéralement main basse sur la création monétaire par l’intermédiaire de la FED aux États-Unis, puis de la BCE en Europe. Ceci conduisant de fait à la soumission des États aux diktats du cartel bancaire international. Depuis lors, quelques fortunes parrainées par ces charitables institutions se sont peu à peu accaparé les grands secteurs de l’industrie : exploitation pétrolière, armement, pharmaceutique, alimentaire, ainsi que la quasi-totalité des groupes médiatiques. Partout des groupes d’influence s’efforcent, dans tous les domaines d’activité, de promouvoir auprès des décideurs officiels l’idéologie et les intérêts mondialistes. Les multinationales soutiennent via leurs fondations, et à ce titre orientent la recherche scientifique à leur strict bénéfice. À ce propos, les roupies de sansonnet aujourd’hui allouées à la protection de l’environnement serviront de passeports diplomatiques les autorisant à polluer tant qu’ils voudront leur future dictature « verte ».

Parvenus à ce point, nous serions bien tentés de nous rassurer en considérant que l’empire déjà immense dont ils disposent devrait leur suffire. Ce serait, hélas, sous-estimer le caractère aussi dangereux qu’addictif d’un tel pouvoir entre les mains d’une étroite oligarchie.

Les agents de cette mafia globaliste ont déjà bradé les biens nationaux. Permis la surexploitation sans contrepartie de nos ressources naturelles. Ils ont mis le Moyen-Orient et l’Afrique à feu et à sang, organisé les conditions d’un exode massif de peuples déracinés vers les cités tentaculaires où traditions et cultures se perdent au lieu de se rencontrer. Ils ont géré l’immigration de sorte à rendre l’intégration presque impossible, car l’utopie du village global ne devra concerner qu’une poignée de leurs serviteurs triés sur le volet. Quant à ceux confinés dans les ghettos périurbains, ils serviront d’armée de réserve au choc des civilisations théorisé par Huntington. Ils substituent à l’enseignement et à l’aiguisement de l’esprit critique un formatage auquel désobéir équivaut à se placer en situation de mort sociale. Inversent continuellement l’usage et le sens des mots afin de rendre inintelligibles leurs politiques, ainsi que d’en tuer dans l’œuf toute critique. Mais ce ne sont pas encore là les plus virulentes atteintes qui nous sont portées.

Ils ont façonné, sous couvert de divertissement, un inconscient collectif complètement imprégné de mentalité marchande : individualisme, culte de soi, consumérisme. Une société à leur image de psychopathes et de pervers narcissiques. Ils ont infiltré chaque foyer par l’intermédiaire du premier cheval de Troie occulte que fut la télévision, grâce au tube cathodique mis au point par William Crookes, de sinistre mémoire membre de la Golden Dawn et de la Royal Society. Ils ont bombardé d’images subliminales quatre à cinq générations de spectateurs des programmations d’Hollywood. Plus tard, ils ont obtenu notre consentement à l’esclavage d’enfants Africains dans les mines de cobalt, et Chinois dans les usines de fabrication de smartphones utilisés – paradoxe des paradoxes – par d’innombrables dénonciateurs des méfaits du capitalisme.

Au cours des siècles, les globalistes ont investi les loges, les syndicats, les partis politiques et les religions. Ils n’ont épargné de leur influence aucun espace d’action ou de concertation publique. Ils ont relégué au rencart les technologies susceptibles d’alléger la peine des travailleurs tout en développant, sous couvert d’applications civiles, un arsenal capable de nous détruire au cas où le contrôle viendrait à leur échapper. Ils ont tronqué l’Histoire pour écrire à leur guise l’avenir. Renversé les gouvernements refusant de se plier à leurs directives. Ont fomenté coup d’État sur coup d’État jusqu’au coup d’État permanent. Ils ont enfermé l’Humain dans l’illusion qu’il n’était qu’une pièce de leur machine. Et l’ont conditionné à croire qu’il n’existait aucune alternative à ce vaste système de prédation en bande organisée. Ils incarcèrent, mutilent ou assassinent ceux qui osent remettre en question leur autorité. Détruisent peu à peu le langage en vue d’isoler toujours davantage les individus dans l’incommunicabilité de leurs ressentis. Ils sèment à force d’images, de phrases-chocs, le trouble dans les consciences égarées dans un brouillard électromagnétique. Croyez-vous, sincèrement, qu’ils renonceront à tel ou tel stratagème, ou qu’ils nous laisseront la moindre liberté si nous continuons de leur obéir ?

S’ils s’en prennent ainsi à nos âmes autant qu’à nos corps et nos biens, c’est parce qu’ils savent que vibre en nos cœurs quelque chose qu’ils ont perdu. Ils connaissent parfaitement la nature de notre lumière intérieure, et craignent son irruption par-dessus tout. Le pouvoir créateur de nos esprits, notre capacité d’amour et d’émerveillement surpassent en tous points ce qu’ils ont laissé imaginer. Chacun de nous est en faculté d’illuminer, par un seul sourire, la nuit la plus noire dans laquelle ils entendent nous plonger. Leur projet de nouvel ordre mondial consiste précisément à enfermer toute étincelle de vie dans un gigantesque kolkhoze numérique, à base de bio-contrôle et de cybernétique. S’ils rencontraient trop de résistance à leur dessein mortifère, nos dirigeants n’hésiteraient pas à intensifier les fronts allumés un peu partout jusqu’au prochain conflit global, ni à déclencher une crise financière majeure ; prétexte au passage de l’actuel système d’emprise monétaire à un auto-flicage citoyen de toute transaction, au moyen par exemple des blockchains.

L’enjeu de notre époque décisive consiste à ne plus tomber dans le piège d’une solution externe, qu’elle soit politique ou technologique. À ne pas céder au chant des sirènes du transhumanisme, même à l’approche de la mort et quelles que soient leurs promesses. Car l’existence ne saurait se laisser prédire ou diriger par des algorithmes, car chacun d’entre nous vaut mieux que sa simple productivité nominative, car nous sommes ici présents pour expérimenter la magie, et non nous soumettre à une servitude plus odieuse encore que tout ce que l’Humanité a connu : refusons de participer ou d’apporter notre caution à tout élément d’aliénation qui nous est vendu… La tâche est ô combien ardue : il s’agit de nous déconditionner de nos peurs et de nos instincts égotiques, d’identifier nos vieux démons jusqu’à nous en libérer. Une fois recouvrée la conscience de notre responsabilité individuelle, de l’incommensurable portée de chaque intention et chaque geste, il devient possible de transmuter même la plus douloureuse expérience en enseignement porteur d’espoir. Nous sommes alors transparents à cette force qui nous traverse sans pour autant nous appartenir. Des funambules à mi-chemin de la Terre et du Ciel avec l’intuition pour seule guide.

Le désidentification à l’ego ouvre les portes d’un univers où nos intentions se manifestent sur les plans subtils. Le phénomène est bien connu et pratiqué sous différentes formes dans toutes les traditions. À présent qu’il se voit débarrassé de ses oripeaux religieux, il nous est possible d’en redécouvrir l’art et la manière déjà inscrits en nos gènes. Unissons-nous donc dans une volonté commune de nous affranchir, et aucune barrière physique ou métaphysique ne saura nous faire obstacle. Le paradis sur Terre existe déjà et n’a nul besoin de sauveur pour nous être restitué. Sa potentialité réside en chaque espace de silence intérieur qu’il nous revient d’habiter, au-delà des séductions et des errements de notre pensée. Chaque instant nous offre la chance d’embrasser la vie de toutes nos forces. À nous d’y insuffler suffisamment d’Amour pour faire s’abattre les murs de Babylone.

Nous voici arrivés au dernier acte d’une lutte multiséculaire entre les puissances de l’ombre et de la lumière. Ce combat se déroule, consciemment ou non, aussi bien au-dedans qu’en-dehors de nous. Et bien que son enjeu dépasse de loin notre entendement, nous sommes, où que nous nous trouvions, parfaitement placés pour jouer notre partition dans la symphonie créatrice des univers. Quoi qu’il en soit, les dés sont lancés, camarades. Ni leur spirale involutive ni notre prise de conscience ne connaîtront de marche arrière. Rien ne peut plus désormais arrêter l’inévitable levée des voiles. Nous avons le choix de continuer à suivre ou de nous extraire du bal tragique de leur système. Certes, il peut paraître plus confortable de rester inféodé à la voie majoritaire. Mais celle-ci nous mène l’un après l’autre à l’abattoir, et tous ceux qui l’ont éprouvé le savent : un seul jour de liberté vaut plus qu’une vie d’esclavage. Gardons courage, avec l’intime conviction que de magnifiques rayons de soleil salueront tôt ou tard la délivrance des peuples.

Joyeuses révélations à tous. Et bon voyage sur le chemin de l’éveil à la résilience.

Zénon – Janvier 2020

 

Ce texte de Zénon en format PDF, mise en page par Jo:

Zenon_Epiphanie

 

Autres textes de Zénon sur R71 par ordre chronologique du plus récent au plus ancien de 2016 à 2019:

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Zenon_Nakba

 

 

Empire et assassinat de Soleimani en Irak… La guerre de Trump « Donnie mains d’enfant » contre l’Iran (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 5 janvier 2020 by Résistance 71

 


L’asile psychiatrique est aux commandes…

 

Extrait article “La guerre de Trump contre l’Iran: une balle dans la tête de l’Amérique”

 

Gordon Duff, senior editor VT

 

3 janvier 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/03/trumps-war-on-iran-a-bullet-in-the-head-for-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

[…] 

Trump et sa famille sont maintenant officiellement, aux yeux de l’ensemble du monde musulman, des “ennemis combattants” et peuvent être légalement considérés comme criminels de guerre ainsi que tous ceux qui les ont soutenu dans cette action contre les Etats-Unis. Ce n’est pas l’Iran qui fut attaquée ; Trump a assassiné les Etats-Unis d’Amérique. C’est un usurpateur et un traître.

Lui et sa famille doivent être protégés et devraient être retirés de Washington et être mis à l’abri peut-être au Groënland. Trump adore cette île, il serait bien là-bas.

Le général Soleimani ainsi que la force Quds sont calomniés. Pour ceux d’entre nous qui connaissent les faits, qui sont des anciens combattants et des spécialistes de la sécurité, Soleimani est Robert E. Lee (et oui, VT garderait ses statues érigées malgré notre historique du politiquement correct…), c’est Patton, Rommel et George Washington.

Il a vaincu l’EIIL / Daesh et les Etats-Unis sont énervés. L’EIIL / Daesh c’est la CIA et le Mossad avec le fric saoudien (NdT: tout comme Al Qaïda était / est la CIA, le MI6 et le SIS pakistanais avec le fric saoudien comme toujours…).


Soleimani: le vainqueur de Daesh / CIA/ Mossad

Que les gens aiment ou détestent l’Iran, Soleimani est, “était” maintenant, le plus grand homme de notre temps. J’aimerai beaucoup qu’une telle déclaration soit “largement exagéré”, mais voilà: elle ne l’est pas.

Les Etats-Unis se sont ouverts à la guerre, une guerre qu’ils ne peuvent pas gagner, ils se sont ouverts aux représailles, bien méritées, contre des Américains qui ne le méritent pas du tout, Donald Trump n’est pas notre vrai président, il est un mannequin de vitrine de la Kosher Nostra, placé en fonction au cours d’une élection truquée par le crime organisé, il est quelqu’un dont l’insanité criminelle ne fait plus de doute et qui doit être maintenant totalement exonéré d’être une personne saine par toute personne rationnelle.

[…]

Lectures complémentaires:

« 3ème guerre mondiale: Trump a t’il pété un câble avec l’assassinat du général Soleimani ? »

« Assassinat du Gen Soleimani en Irak: derriere le grand n’importe quoi du cirque de la Maison Blanche »

« Nouvel Ordre Mondial: quand le blanchisseur Trump ‘Donnie mains d’enfant’ lavait le fric sale de la mafia toujours plus blanc… »

Analyse politique et compréhension de notre réalité: Prisonniers d’un seul monde…

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 décembre 2019 by Résistance 71

 

Prisonniers d’un seul monde

 

Gruppo anarchico insurrrezionalista “E. Malatesta”

 

Journal anarchiste Canenero, 1996

 

« Le fait est que l’État ne serait pas si maléfique si celui qui le désire pouvait l’ignorer et vivre sa vie à sa façon, à côté de ceux avec qu’il s’entend bien. Mais il a envahi toutes les fonctions de la vie sociale, domine tous les actes de notre vie et nous empêche même de nous défendre, lorsque nous sommes attaqués. Il faut le subir ou l’abattre. »

Errico Malatesta —

Si nous n’étions pas profondément insatisfaits par ce monde, nous n’écririons pas dans ce journal, et vous ne liriez pas cet article. Cela est donc inutile d’employer davantage de mots pour réaffirmer notre aversion envers le pouvoir et ses expressions. Ce qui, en revanche, ne nous paraît pas inutile est d’essayer de comprendre si une révolte qui ne se pose pas ouvertement, résolument contre l’État et le pouvoir est-elle possible.

Cette question ne doit pas paraître bizarre. Il y a en effet des personnes qui ne voient, dans la lutte contre l’État, rien d’autre qu’une confirmation ultérieure de combien il a pu entrer à l’intérieur de nous-mêmes, au point de déterminer, même en négatif, nos actions. Avec son encombrante présence, l’État nous distrairait de celui qui devrait être notre véritable objectif : vivre notre vie à notre façon. Si on pense à abattre l’État, à l’entraver, à le combattre, on n’a pas le temps de réfléchir à ce que nous voulons faire. Au lieu d’essayer de réaliser nos désirs et nos rêves ici et maintenant, nous suivons l’État partout, devenons son ombre et repoussons à l’infini la concrétisation de nos projets. A force d’être antagonistes, d’être contre, on finit par ne plus être protagonistes, ne plus être pour quelque chose. Du coup, si on veut être soi-même, il faut arrêter de s’opposer à l’État et commencer à le considérer non plus avec hostilité, mais avec indifférence. Plutôt que s’affairer à détruire son monde, le monde de l’autorité, il vaut mieux construire le notre, celui de la liberté. Il faut arrêter de penser à l’ennemi, à ce qu’il fait, où il se trouve, comment faire pour le frapper, afin de se consacrer à nous-mêmes, à notre « vécu quotidien », à nos rapports, à nos espaces qu’il faut élargir et améliorer de plus en plus. Sinon, on ne fera jamais rien d’autre que de suivre les échéances du pouvoir.

Aujourd’hui, de tels arguments foisonnent au sein du mouvement anarchiste, à la recherche perpétuelle de justifications déguisées en analyses théoriques, pour excuser sa propre inaction totale. Il y en a qui ne veulent rien faire parce que sceptiques, d’autres parce qu’ils ne veulent rien imposer à autrui, d’autres qui pensent que le pouvoir est trop fort pour eux et enfin d’autres qui ne veulent pas en suivre les rythmes et les temporalités ; tout prétexte est bon. Mais est ce que ces anarchistes ont-ils un rêve capable de leur enflammer le cœur ?

Pour débarrasser le camp de ces excuses minables, ce n’est pas inutile de rappeler deux-trois choses. Il n’y a pas deux mondes, le leur et le nôtre, et même si ces deux mondes existaient, ce qui serait absurde, comment pourraient-ils cohabiter ? Il y a un seul monde, le monde de l’autorité et de l’argent, de l’exploitation et de l’obéissance : le monde dans lequel nous sommes obligés de vivre. Il n’est pas possible d’en sortir. Voilà pourquoi on ne peut pas se permettre l’indifférence, voilà pourquoi on n’arrive pas à l’ignorer. Si on s’oppose à l’État, si on est toujours prêt à saisir l’occasion pour l’attaquer, cela n’est pas parce qu’on en est indirectement façonnés, cela n’est pas parce qu’on a sacrifié nos désirs sur l’autel de la révolution, mais parce que nos désirs seront irréalisables aussi longtemps que l’État existera, aussi longtemps qu’existera un quelconque pouvoir.(*) La révolution ne nous détourne pas de nos désirs, mais au contraire elle est la seule possibilité qui donne les conditions pour leur réalisation. Nous voulons subvertir ce monde, le plus tôt possible, ici et maintenant, car c’est ici et maintenant qu’il y a casernes, tribunaux, banques, béton, supermarchés, taules. Ici et maintenant, il n’y a qu’exploitation. Tandis que la liberté, ce qu’on entend par liberté, elle n’existe pas du tout.

Ceci ne veut pas dire qu’on doit négliger la création d’espaces à nous où expérimenter les rapports que nous préférons. Il signifie simplement que ces espaces, ces relations, ne correspondent pas à la liberté absolue que nous voulons, pour nous ainsi que pour tout le monde. Ce sont un pas, un premier pas, mais pas le dernier, encore moins le pas définitif. Une liberté qui se termine sur le seuil de notre squat, de notre commune « libre », ne nous suffit pas, ne nous satisfait pas. Une telle liberté est illusoire car elle ne nous rendrait libres que de rester chez nous, de ne pas sortir des limites qu’on s’est données. Si on ne considère pas la nécessité d’attaquer l’État (et sur ce concept d’ « attaque » il y a aurait beaucoup à dire), au fond nous ne faisons que lui permettre de faire davantage et à jamais ce qui lui plaît, nous limitant à survivre dans la petite « île heureuse » qu’on se sera construite. Rester à distance de l’État signifie garder sa vie, l’affronter signifie vivre.

Dans l’indifférence envers l’État se trouve, implicitement, notre capitulation. C’est comme si on admettait que l’État est le plus fort, il est invincible, il est irrésistible, donc autant déposer les armes et penser à cultiver son jardin. Comment appeler cela révolte ? Il nous semble plutôt une attitude toute intérieure, limitée à une sorte de méfiance, d’incompatibilité et de désintérêt pour ce qui nous entoure. Mais dans une telle attitude demeure, implicitement, la résignation. Une résignation dédaigneuse, si l’on veut, mais toujours de la résignation.

Tel un boxeur sonné qui se limite à parer les coups, sans même essayer d’abattre l’adversaire, que pourtant il haït. Mais notre adversaire ne nous donne pas de répit. On ne peut pas descendre de ce ring et il continue à nous prendre pour cible. Il faut subir ou abattre l’adversaire : l’esquiver ou lui signifier notre mécontentement ne suffit pas.

(*) Note de Résistance 71 : Le groupe anarchiste italien Malatesta remet quelques pendules à l’heure ici avec ce texte percutant… Remettons aussi leur pendule à l’heure concernant la notion de “pouvoir”. Ils disent ceci:

“… nos désirs seront irréalisables aussi longtemps que l’État existera, aussi longtemps qu’existera un quelconque pouvoir.”

Nous sommes d’accord avec la première hémistiche de la phrase, pas la seconde. En effet, le pouvoir, la capacité et la volonté décisionnaires, est nécessaire à la vie en société. Il n’y a pas et ne saurait y avoir de société humaine sans pouvoir, celui-ci lui est inhérent, il existe et est exercé ; en revanche il y a deux types, deux méthodes de pouvoir l’un conciliant, harmonieux et naturel: le pouvoir non-coercitif utilisé dans toute société égalitaire non politiquement divisée et le pouvoir coercitif, sectaire, divisionnaire, répressif et destructeur, contre-nature, consolidant la division dans le fait qu’il sort du corps social et est maintenu dans une bulle de privilège. Nous vivons depuis un peu plus de 5000 ans sur les plus de 2 millions d’années de l’existence de l’Homo erectus et de sa descendance, sous le joug du second mode, il ne tient qu’à nous de changer et de réintégrer le pouvoir dans le corps social pour une gestion complémentaire et harmonieuse de la société humaine dans son ensemble. On ne peut pas se débarrasser du “pouvoir”, mais en revanche on peut choisir son mode d’application.

Là réside la clef de l’affaire que nous avons expliquée plus en détail dans notre “Manifeste pour la société des sociétés” (2017)…

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Qui ose gagne !…

La fraude Wikileaks vers la sortie de scène… avec Assange en martyr ressuscité à la maison mère ? (Veterans Today)

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, guerre iran, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, presse et média, résistance politique, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 28 novembre 2019 by Résistance 71

Nous pensons que cette affaire Assange / Wikileaks est une mise en scène pour y mettre fin. Wikileaks a été créé par les services avec un but précis: la protection de certaines choses sous couvert de la « divulgation » de broutilles ne changeant rien à la donne et à terme de forcer l’engrenage d’une guerre avec l’Iran. D’une manière générale, Wikileaks a échoué dans sa mission, n’est plus du tout crédible et ne peut plus rebondir… Le temps est donc venu pour ses commanditaires de le mettre à la retraite. Assange doit « partir » avec un bang, passer à la postérité comme « martyr de la liberté d’expression et le symbole [fabriqué] de la dissidence journalistique ». Le décor est planté et Wikileaks disparaîtra avec lui ou s’effacera pour n’être plus qu’un dossier classé « secret défense ». Nous avons suivi cette affaire depuis 2010-11 et son épilogue n’en est que des plus logiques.

~ Résistance 71 ~

 

 

La parade falsificatrice Wikileaks : Assange mourra en prison puis ira rejoindre Epstein en Israël

 

Gordon Duff

 

25 novembre 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/11/25/wikileaks-fakery-parade-assange-to-die-in-prison-then-join-epstein-in-israel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël est la patrie de douzaines si pas de centaines de pédophiles, d’escrocs de la finance, de criminels de guerre et de terroristes soit disant “morts”, tous y vivant une “vie de pacha”…

Au cours des années, seules peu de choses ont été consistantes dans ce monde, comme l’amour de Julian Assange pour la brutalité israélienne et son déni total que les attentats du 11 septembre fussent une opération faux-drapeau, ou comme il le dit lui même de tous ceux qui ne sont pas dans le train du Mossad, “une distraction”.

Il y a longtemps, Wikileaks fut exposé pour ne fuiter que du menu fretin en tant que plateforme et pour insérer les ragots et les fantasmes du Mossad dans le monde des médias. Après étude, on se rend compte que tout le matériel fuité par Wikileaks a son origine dans le renseignement partagé entre Israël et les Etats-Unis alors que de fausses informations attaquant tout ennemi attaquant Israël y étaient implantées. Notre patrouille a rattrapé wikileaks en 2010:

https://www.veteranstodayarchives.com/2010/12/08/gordon-duff-busted-wikileaks-working-for-israel/

Extraits de l’article:

“Pris ! Wikileaks travaille pour Israël” (8 décembre 2010)

“Assange, au fond, est tout ce qu’on veut sauf progressiste et ouvert d’esprit. Assange, tel qu’il est décrit par son entourage, est un dictateur, un manipulateur et un allié du pouvoir et de la richesse.”

[…]

“Assange a rencontré des officiels israéliens à Genève plus tôt cette année [2010] et a scellé un accord secret. Le gouvernement d’Israël a semble t’il trouvé ou anticipé que les documents qui devaient être fuités contenaient un grand nombre de documents au sujet des attaques israéliennes sr le Liban et Gaza en 2006 et 2008-9 respectivement. Ces documents, qui sont dits avoir pour origine essentiellement des ambassades israéliennes à Tel Aviv et de Beyrouth, furent retirés et possiblement détruits par Assange, qui est la seule personne à connaître le mot de passe capable d’ouvrir ces documents, ont ajouté les sources.”

[…]

“Après la fuite (et même avant celle-ci), le premier ministre Benjamin Netanyahou a dit dans une conférence de presse qu’Israël “avait travaillé en prévision” de limiter tous dégâts posés par la fuite de renseignements, ajoutant qu’ “aucun matériel de renseignement israélien n’a été exposé par Wikileaks”. Dans un entretien avec le magazine du “Time” à peu près à la même période, Assange félicita Netanyahou comme héros de la “transparence et de l’ouverture”.” (NdT: liens de ces articles en anglais sur l’article original)

[…]

“D’abord, la source de Wikileaks est liée à l’AIPAC, le puissant lobby israélien aux Etats-Unis, au travers d’information fuitée dans une affaire judiciaire privée. Puis nous apprenons qu’Assange travaille, non seulement directement pour Israël, mais qu’il est très étroitement lié à l’empire médiatique de Rupert Murdoch, qui gère la critique la plus violente de Wikileaks.

Tout cela aura t’il une fin, ce petit cinéma en aparté “pas si innocent que ça” qui aurait bien pu avoir été concocté afin de pousser le monde vers sa guerre finale ?


« Par la tromperie tu feras la guerre »

Puis, volant à la défense d’Assange, arrive l’Anti Diffamation League (ADL), autre lobby puissant, preuve positive que Wikileaks est directement lié au renseignement israélien:

https://www.adl.org/news/press-releases/conspiracy-theory-links-israel-to-wikileaks-adl-says-latest-big-lie-is-taking

Voilà une “perle” de l’ADL :

“Beaucoup de théories conspirationistes au sujet d’Israël et de Wikileaks furent promues par Gordon Duff, un théoricien du complot antisémite et postées sur son site internet “Veterans Today”. Les articles de Duff ont aussi été publiés sur des sites suprémacistes blancs comme “Stormfront”, un forum très populaire pour les extrémistes.”

Bien entendu, VT a été attaqué par ledit Stormfront, financé par l’ADL, pour avoir des membres juifs et une très forte politique d’opposition à la discrimination raciale et ethnique. VT, bien sûr, est politiquement progressiste et extrêmement populaire auprès de son très large lectorat de confession juive, ce qui dérange énormément  et horriblement la Kosher Nostra.

Au sujet d’Assange ? D’abord, ceux qui pleurnichent et ont le coup de blues à son sujet sont tous des agents du Mossad, identifiés depuis bien longtemps et maintenant soutenu grandement par la chaîne Russia Today (RT), un organe médiatique qui a été récupéré par la Kosher Nostra d’après nos sources sûres et profondes à Moscou, celles qui font dire au Washington Post que VT est “le torchon espion du Kremlin”.

Quant à Assange, il va “mourir” et va renaître en Israël, passant ses jours avec Jeffrey Epstein.

Nos sources fiables de Londres l’ont localisé sortant et entrant de l’ambassade d’Equateur, faisant le tour des 22 palaces des Rothschild de Grande-Bretagne et de France pendant ses années passées là ; sa sortie de l’ambassade ayant été précautionneusement mise en scène par un gouvernement équatorien géré par Israël, refabriquant ainsi une nouvelle aura pour un Wikileaks discrédité depuis bien longtemps et mettant en scène une fausse mort pour Assange menant à sa canonisation en martyr ; Assange, ce voyou du Mossad.

[…]

 


Rideau sur une imposture…

Dictature technotronique en marche… l’apocalypse 5G et grille de contrôle eugéniste planétaire (Vidéo)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 novembre 2019 by Résistance 71


Il suffit de dire NON !… En masse…

 

Résistance 71

 

13 novembre 2019

 

Éteignons les écrans et rallumons les cerveaux… MAINTENANT !
Éducation, connaissance, diffusion, intégration, action => BOYCOTT


Apocalypse…
documentaire de Sacha Stone – VOSTF –

 

 

 

 

Lectures complémentaires:

Dire-NON-a-la-dictature-technotronique

Dossier-complet–pour-stopper-net-la-dictature-technotronique

Alerte_scientifiques_medecins_5G

Naval-Medical-Research-Institute-1972-Full-Bibliography

dossier-complet-pour-refuser-le-tout-connecte-via-la-5g-la-smart-city-ou-ville-connectee

la-tele-medecine-cest-pas-bon-pour-la-sante

Manuel_du_sceptique_climatique_No1

Manuel du Sceptique II-V4

Agenda-oligarchique-de-depopulation-sarkozy-et-les-compteurs-intelligents

stop-linky-gazpar-5G

 


Non à la dictature technotronique !

Analyse politique: Surgissement d’un nouveau monde ?… (Réseau Voltaire)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, désinformation, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 27 octobre 2019 by Résistance 71

Analyse intéressante de Meyssan dont nous admirons l’optimisme. En fait, il ne fait que décrire un des segments de la métamorphose de l’empire en un autre: la fusion de l’empire anglo-américain avec la Chine et la Russie dans un Nouvel Ordre Mondial capitaliste monopoliste supranational qui sera régi par le cartel banquier et des grosses multinationales énergétiques et technotronique. La collusion banquier entre la City de Londres, Wall Street et les banques chinoises va von train et les écrans de fumée remplissent leur fonction… d’enfumage de gogos.

Meyssan le dit du reste dès les deux 1ères phrases: “C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit.”

Ceci n’est en rien un espoir, mais la continuation de la même merdasse marchande à un autre niveau.

Pour nous, les peuples, la seule voie viable est celle qui mettra bas à l’État, à la marchandise, à l’argent et au salariat… Tout le reste, Russie, Poutine ou pas, n’est que pisser dans un violon.

~ Résistance 71 ~

 

 

Le nouveau monde surgit devant nous

 

Thierry Meyssan

 

22 octobre 2019

 

source: https://www.voltairenet.org/article208007.html

 

Thierry Meyssan souligne l’extrême gravité, non pas du retrait US de Syrie, mais de l’effondrement des repères actuels du monde. Nous entrons, selon lui, dans une courte période de transition, au cours de laquelle les actuels maîtres du jeu que sont les « capitalistes financiers » —et ceux qu’il désigne par là n’ont aucun rapport avec ni avec le capitalisme originel, ni avec la banque originelle— vont être écartés au profit des règles de droit énoncées par la Russie en 1899.

C’est un moment qui n’arrive qu’une ou deux fois par siècle. Un nouvel ordre du monde surgit. Toutes les références antérieures disparaissent. Ceux qui étaient voués aux gémonies triomphent tandis que ceux qui gouvernaient sont précipités aux enfers. Les déclarations officielles et les interprétations que livrent les journalistes ne correspondent manifestement plus aux événements qui s’enchainent. Les commentateurs doivent au plus vite changer leur discours, le renverser en totalité ou être happés par le tourbillon de l’Histoire.

En février 1943, la victoire soviétique face au Reich nazi marquait le basculement de la Seconde Guerre mondiale. La suite des événements était inéluctable. Il fallut pourtant attendre le débarquement anglo-états-unien en Normandie (juin 1944), la conférence de Yalta (février 1945), le suicide du chancelier Hitler (avril 1945) et enfin la capitulation du Reich (8 mai 1945) pour voir se lever ce monde nouveau.

En un an (juin 44-mai 45), le Grand Reich avait été remplacé par le duopole soviéto-US. Le Royaume-Uni et la France, qui étaient encore les deux premières puissances mondiale, douze ans plus tôt, allaient assister à la décolonisation de leurs Empires.

C’est un moment comme celui-là que nous vivons aujourd’hui.

Chaque période historique a son propre système économique et construit une super-structure politique pour le protéger. Lors de la fin de la Guerre froide et de la dislocation de l’URSS, le président Bush père démobilisa un million de militaires US et confia la recherche de la prospérité aux patrons de ses multinationales. Ceux-ci firent alliance avec Deng Xiaoping, délocalisèrent les emplois US en Chine qui devint l’atelier du monde. Loin d’offrir la prospérité aux citoyens US, ils accaparèrent leurs profits, provoquant progressivement la lente disparition des classes moyennes occidentales. En 2001, ils financèrent les attentats du 11 septembre pour imposer au Pentagone la stratégie Rumsfeld/Cebrowski de destruction des structures étatiques. Le président Bush fils transforma alors le « Moyen-Orient élargi » en théâtre d’une « guerre sans fin ».

La libération en une semaine d’un quart du territoire syrien n’est pas seulement la victoire du président Bachar el-Assad, « l’homme qui depuis huit ans doit partir », elle marque l’échec de la stratégie militaire visant à établir la suprématie du capitalisme financier. Ce qui paraissait inimaginable a eu lieu. L’ordre du monde a basculé. La suite des événements est inévitable.

La réception en très grande pompe du président Vladimir Poutine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis atteste du spectaculaire revirement des puissances du Golfe qui basculent dès à présent dans la camp russe.

La tout aussi spectaculaire redistribution des cartes au Liban sanctionne le même échec politique du capitalisme financier. Dans un pays dollarisé où l’on ne trouve plus de dollars depuis un mois, où les banques ferment leurs guichets et où les retraits bancaires sont limités, ce ne sont pas des manifestations anti-corruption qui stopperont le renversement de l’ordre ancien.

Les convulsions de l’ordre ancien s’étendent. Le président équatorien, Lenín Moreno, attribue la révolte populaire contre les mesures imposées par le capitalisme financier à son prédécesseur, Rafael Correa qui vit en exil en Belgique, et à un symbole de la résistance à cette forme d’exploitation humaine, le président vénézuélien Nicolás Maduro, bien qu’ils n’aient aucune influence dans son pays.

Le Royaume-Uni a déjà replié ses forces spéciales de Syrie et tente de sortir de l’État supranational de Bruxelles (Union européenne). Après avoir pensé conserver le Marché commun (projet de Theresa May), il décide de rompre avec toute la construction européenne (projet de Boris Johnson). Après les erreurs de Nicolas Sarkozy, de François Hollande et d’Emmanuel Macron, la France perd subitement toute crédibilité et influence. Les États-Unis de Donald Trump cessent d’être la « nation indispensable », le « gendarme du monde » au service du capitalisme financier pour redevenir eux-mêmes une grande puissance économique. Ils retirent leur arsenal nucléaire de Turquie et s’apprêtent à fermer le CentCom au Qatar. La Russie est reconnue par tous comme le « pacificateur » en faisant triompher le droit international qu’elle avait créé en convoquant, en 1899, la « Conférence internationale de la paix » de La Haye, dont les principes ont été depuis foulés aux pieds par les membres de l’Otan.

Comme la Seconde Guerre mondiale a mis fin à la SDN pour créer l’Onu, ce monde nouveau va probablement accoucher d’une nouvelle organisation internationale fondée sur les principes de la Conférence de 1899 du tsar russe Nicolas II et du Prix Nobel de la paix français, Léon Bourgeois. Il faudra pour cela d’abord dissoudre l’Otan, qui tentera de survivre en s’élargissant au Pacifique, et l’Union européenne, État-refuge du capitalisme financier.

Il faut bien comprendre ce qui se passe. Nous entrons dans une période de transition. Lénine disait, en 1916, que l’impérialisme était le stade suprême de la forme de capitalisme qui disparut avec les deux Guerres mondiales et la crise boursière de 1929. Le monde d’aujourd’hui est celui du capitalisme financier qui ravage une à une les économies pour le seul profit de quelques super-riches. Son stade suprême supposait la division du monde en deux : d’un côté les pays stables et mondialisés, de l’autre des régions du monde privées d’États, réduites à n’être que de simples réserves de matières premières. Ce modèle, contesté aussi bien par le président Trump aux États-Unis, les Gilets jaunes en Europe occidentale ou la Syrie au Levant agonise sous nos yeux.

 

Dictature technotronique 5G, crypto-monnaies, internet des choses, puce RFID : Comment lutter ?…

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Tuons dans l’œuf…

 

Résistance 71

 

25 octobre 2019

 

Par l’information et sa diffusion tout azimut !…

 

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