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Nouvel Ordre Mondial: Demandez le programme de la destruction à venir, prochaine étape … Les Caraïbes

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 10 janvier 2019 by Résistance 71

Le commanditaire de ce réjouissant programme ci-dessous est bien entendu… La City de Londres, cœur de l’hydre étatico-capitaliste depuis les guerres napoléoniennes.

~ Résistance 71 ~

 

L’effroyable destruction à venir du “bassin des Caraïbes”

 

Thierry Meyssan

 

8 janvier 2019

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article204577.html

 

Alors que le président Trump a annoncé le retrait des troupes de combat US du « Moyen-Orient élargi », le Pentagone poursuit la mise en œuvre du plan Rumsfeld-Cebrowski. Il s’agit cette fois de détruire les États du « Bassin des Caraïbes ». Pas du tout, comme dans les années 70, du renversement de régimes dits « pro-Soviétiques », mais de la destruction de toutes les structures étatiques régionales sans considération des amis ou des ennemis politiques. Thierry Meyssan observe la préparation de cette nouvelle série de guerres.

Dans une série d’articles précédents, nous avons présenté le plan du SouthCom en vue de provoquer une guerre entre Latino-américains afin de détruire les structures étatiques de tous les États du « Bassin des Caraïbes » [1].

Préparer une telle guerre, qui devrait succéder aux conflits du « Moyen-Orient élargi » dans le cadre de la stratégie Rumsfeld-Cebrowski, demande une décennie [2].

Après la période de déstabilisation économique [3] et celle de préparation militaire, l’opération proprement dite devrait débuter dans les années à venir par une attaque du Venezuela par le Brésil (soutenu par Israël), la Colombie (allié des États-Unis) et le Guyana (c’est-à-dire du Royaume-Uni). Elle serait suivie d’autres, à commencer contre Cuba et le Nicaragua (la « troïka de la tyrannie » selon John Bolton).

Cependant, le plan initial est susceptible de modifications, notamment en raison du retour des ambitions impériales du Royaume-Uni [4] qui pourrait influer sur le Pentagone.

Voici où nous en sommes :

Évolution du Venezuela

Le président vénézuélien Hugo Chávez avait développé des relations avec le « Moyen-Orient élargi » sur une base idéologique. Il s’était particulièrement rapproché du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et du président syrien Bachar el-Assad. Ensemble, ils avaient imaginé la possibilité de fonder une organisation intergouvernementale, le « Mouvement des alliés libres » sur le modèle du « Mouvement des non-alignés », celui-ci étant paralysé par l’alignement au cours du temps de certains de ses membres sur les États-Unis [5].

Si Nicolas Maduro tient le même discours qu’Hugo Chávez, il a choisi une toute autre politique étrangère. Il a certes poursuivi le rapprochement avec la Russie et a, à son tour, accueilli des bombardiers russes au Venezuela. Il a signé un contrat d’importation de 600 000 tonnes de blé pour faire face à la disette dans son pays. Surtout, il s’apprête à recevoir 6 milliards de dollars d’investissements dont 5 dans le secteur pétrolier. Les ingénieurs russes prendront la place qui revenait aux vénézuéliens mais que ceux-ci ont laissé vacante.

Nicolas Maduro a réorganisé les alliances de son pays sur de nouvelles bases. Il a ainsi noué des liens étroits avec la Turquie, qui est membre de l’Otan et dont l’armée occupe actuellement le Nord de la Syrie. Maduro s’est rendu quatre fois à Istanbul et Erdoğan une fois à Caracas.

La Suisse était un allié d’Hugo Chávez qu’elle avait conseillé pour rédiger sa constitution. Craignant de ne plus pouvoir raffiner l’or de son pays en Suisse, Nicolas Maduro l’adresse désormais à la Turquie qui transforme le minerai brut en lingots. Par le passé, cet or restait dans des banques suisses pour garantir les contrats pétroliers. Désormais, les liquidités ont été également transférées en Turquie tandis que le nouvel or traité retourne au Venezuela. Cette orientation peut être interprétée comme fondée non plus sur une idéologie, mais sur des intérêts. Reste à définir lesquels.

Simultanément, le Venezuela fait l’objet d’une campagne de déstabilisation qui a commencé avec les manifestations des guarimbas, s’est poursuivie par la tentative de coup d’État du 12 février 2015 (« Opération Jéricho »), puis par des attaques sur la monnaie nationale et l’organisation de l’émigration. Dans ce contexte, la Turquie a fourni au Venezuela la possibilité de contourner les sanctions US. Les échanges entre les deux pays ont été multipliés par quinze en 2018.

Quelle que soit l’évolution du régime vénézuélien, rien n’autorise ce qui se prépare contre sa population.

Coordination des moyens logistiques

Du 31 juillet au 12 août 2017, le SouthCom a organisé un vaste exercice avec plus de 3 000 hommes venant de 25 États alliés, dont la France et le Royaume-Uni. Il s’agissait de préparer un rapide débarquement de troupes au Venezuela [6].

La Colombie

La Colombie est un État, mais pas une nation. Sa population y vit géographiquement séparée selon les classes sociales, avec d’énormes différences de niveaux de vie. Presque aucun Colombien ne s’est aventuré dans un quartier attribué à une autre classe sociale que la sienne. Cette stricte séparation a rendu possible la multiplication de forces paramilitaires et par voie de conséquence des conflits armés intérieurs qui ont fait plus de 220 000 victimes en une trentaine d’années.

Au pouvoir depuis août 2018, le président Iván Duque a remis en cause la fragile paix intérieure conclue par son prédécesseur, Juan Manuel Santos, avec les FARC —mais pas avec l’ELN—. Il n’a pas écarté l’option d’une intervention militaire contre le Venezuela. Selon Nicolas Maduro, les États-Unis forment actuellement 734 mercenaires dans un camp d’entrainement situé à Tona en vue d’une action sous faux drapeau pour déclencher la guerre contre le Venezuela. Compte tenu de la particularité sociologique de la Colombie, il n’est pas possible de dire avec certitude si ce camp d’entraînement est contrôlé ou non par Bogota.

Le Guyana

Au XIXème siècle, les puissances coloniales sont convenues de la frontière entre la Guyane britannique (l’actuel Guyana) et la Guyane hollandaise (actuel Suriname), mais aucun texte n’a fixé la frontière entre la zone britannique et la zone espagnole (actuel Venezuela). De fait, le Guyana administre 160 000 km2 de forêts qui restent disputés avec son grand voisin. En vertu de l’accord de Genève du 17 février 1966, les deux États s’en sont remis au secrétaire général de l’Onu (à l’époque le Birman U Thant). Rien n’a changé depuis, le Guyana proposant de porter l’affaire devant la Cour d’arbitrage de l’Onu, tandis que le Venezuela privilégie des négociations directes.

Ce différent territorial ne semblait pas urgent car la zone contestée est une forêt non peuplée et que l’on croyait sans valeur, mais c’est un espace immense qui représente les deux-tiers du Guyana. L’accord de Genève a été violé 15 fois par le Guyana qui a notamment autorisé l’exploitation d’une mine d’or. Surtout, un enjeu de taille a surgi en 2015 avec la découverte par ExxonMobil de gisements pétroliers dans l’Océan atlantique, précisément dans les eaux territoriales de la zone contestée.

La population du Guyana est composée de 40 % d’Indiens, de 30 % d’Africains, de 20 % de métis et de 10 % d’Amérindiens. Les Indiens sont très présents dans la fonction publique civile et les Africains dans l’armée.

Le 21 décembre, une motion de censure était déposée contre le gouvernement du président David Granger, un général pro-britannique et anti-vénézuélien, au pouvoir depuis 2015. À la surprise générale, un député, Charrandas Persaud, votait contre son propre parti et, dans une indescriptible pagaille, provoquait la chute du gouvernement qui n’avait qu’une voix de majorité. Depuis, la plus grande instabilité règne : on ne sait pas si le président Granger, qui suit une chimiothérapie, sera en mesure d’assurer les affaires courantes, tandis que Charrandas Persaud a quitté le Parlement avec une escorte par une porte dérobée et s’est enfui au Canada.

Le 23 décembre 2018, en l’absence de gouvernement, le Ramform Thethys (battant pavillon des Bahamas) et le Delta Monarch (Trinidad et Tobago) ont entrepris des explorations sous-marines dans la zone contestée pour le compte d’ExxonMobil. Considérant que cette intrusion viole l’accord de Genève, l’armée du Venezuela a chassé les deux navires. Le ministère guyanais des Affaires étrangères, agissant en affaires courantes, a dénoncé un acte hostile.

Le ministre de la Défense du Royaume-Uni, Gavin Williamson, a par ailleurs déclaré au Sunday Telegraph du 30 décembre 2018, que la Couronne mettait fin à la décolonisation qui, depuis l’affaire de Suez en 1956, était la doctrine de Whitehall. Londres se prépare à ouvrir une nouvelle base militaire dans les Caraïbes (pour le moment le Royaume n’en a qu’à Gibraltar, Chypre, Diego Garcia et sur les îles Falklands). Elle pourrait être à Montserrat (Antilles) ou plus probablement au Guyana et devrait être opérationnelle en 2022 [7].

Le Guyana est voisin du Suriname (la Guyane hollandaise). Son président, Dési Bouterse, est poursuivi en Europe pour trafic de drogues ; une affaire antérieure à son élection. Mais son fils, Dino, a été arrêté au Panama en 2013, bien qu’il soit entré avec un passeport diplomatique. Il a été extradé aux États-Unis où il a été condamné à 16 ans de prison pour trafic de drogues ; en réalité parce qu’il installait le Hezbollah libanais au Suriname.

Le Brésil

En mai 2016, le ministre des Finances du gouvernement de transition du Libano-Brésilien Michel Temer, Henrique Meirelles, désigna l’Israélo-Brésilien Ilan Goldfajn comme directeur de la Banque centrale. Mereilles présidant le Comité de préparation des Jeux Olympiques, fit également appel à Tsahal pour coordonner l’armée brésilienne et la police et garantir ainsi la sécurité des Jeux. Tenant à la fois la Banque centrale, l’armée et la police brésiliennes, Israël n’eut pas de difficulté à soutenir le mouvement populaire de ras-le-bol face à l’incurie du Parti des Travailleurs.

Croyant que la présidente Dilma Rousseff avait maquillé les comptes publics dans le cadre du scandale Petrobras, mais sans qu’aucun fait ne soit établi, les parlementaires la destituèrent en août 2016.

Lors de l’élection présidentielle de 2018, le candidat Jair Bolsonaro partit en Israël se faire baptiser dans les eaux du Jourdain. Il obtint ainsi massivement les voix des évangéliques.

Il se fit élire avec le général Hamilton Mourão comme vice-président. Ce dernier déclara durant la période de transition que le Brésil devait se préparer à envoyer des hommes au Venezuela comme « force de paix », une fois que le président Maduro aurait été renversé ; des propos qui constituent une menace à peine voilée et que le président Bolsonaro tenta de minorer.

Dans un entretien, le 3 janvier 2019, à la chaîne SBT, le président Bolsonaro a évoqué des négociations avec le Pentagone en vue d’accueillir une base militaire US au Brésil [8]. Cette déclaration a soulevé une forte opposition au sein des forces armées pour qui le pays est capable de se défendre seul.

Lors de son investiture, le 2 janvier 2019, le nouveau président accueillit le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. C’était la première fois qu’une personnalité israélienne de cette importance se rendait au Brésil. Le président Bolsonaro annonça à cette occasion le prochain transfert de l’ambassade brésilienne de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le secrétaire d’État US Mike Pompeo, qui s’était également rendu à l’investiture où il a également rencontré le ministre péruvien des Affaires étrangères, Néstor Popolizio, a annoncé avec le président Bolsonaro son intention de lutter avec lui contre les « régimes autoritaires » du Venezuela et de Cuba. De retour aux États-Unis, il a fait escale à Bogota pour rencontrer le président colombien, Iván Duque. Les deux hommes sont convenus de travailler à isoler diplomatiquement le Venezuela. Le 4 janvier 2019, les 14 États du Groupe de Lima (dont le Brésil, la Colombie et le Guyana) se sont réunis pour considérer « illégitime » le nouveau mandat de Nicolas Maduro qui débute le 10 janvier [9] ; un communiqué qui n’a pas été signé par le Mexique. En outre, six des États-membres déposeront une plainte à la Cour pénal internationale contre le président Nicolas Maduro pour crime contre l’humanité.

Il est parfaitement clair aujourd’hui que le processus vers la guerre est en marche. Des forces énormes sont en jeu et peu de choses peuvent désormais les arrêter. C’est dans ce contexte que la Russie étudie la possibilité d’établir une base aéronavale permanente au Venezuela. L’île de La Orchila —où le président Hugo Chávez avait été retenu prisonnier lors du coup d’État d’avril 2002— permettrait de stationner des bombardiers stratégique. Ce serait une menace bien plus grande pour les États-Unis que ne le furent, en 1962, les missiles soviétiques stationnés à Cuba.

[1] « Plan to overthrow the Venezuelan Dictatorship – “Masterstroke” », Admiral Kurt W. Tidd, Voltaire Network, 23 février 2018. « Le « Coup de Maître » des États-Unis contre le Venezuela », par Stella Calloni, Traduction Maria Poumier ; « Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 mai et 18 décembre 2018.

[2] The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[3] “Declaration of a National Emergency with Respect to Venezuela”, “Executive Order – Blocking Property and Suspending Entry of Certain Persons Contributing to the Situation in Venezuela”, by Barack Obama, Voltaire Network, 9 March 2015.

[4] « Brexit : Londres assume sa nouvelle politique coloniale », Réseau Voltaire, 3 janvier 2019.

[5] « Assad et Chavez appellent à la formation d’un Mouvement des alliés libres », Réseau Voltaire, 28 juin 2010.

[6] « Grandes manœuvres autour du Venezuela », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 23 août 2017.

[7] “We are opening new overseas bases to boost Britain”, Christopher Hope, Sunday Telegraph, December 30, 2018.

[8] “‘Ficamos satisfeitos com a oferta da base militar’, diz Pompeo”, Eliane Cantanhêde, O Estado de S. Paulo, 6 Janeiro 2019.

[9] « Declaración del Grupo de Lima », Red Voltaire , 4 de enero de 2019.

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Terrorisme d’État: l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord prépare une vague d’attentats en Europe (Réseau Voltaire)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 31 décembre 2018 by Résistance 71

Nous avons relayé l’info de RT France sur ce gendarme ex-légionnaire interpellé par la douane gare de Lyon avec des explosifs et avions éclairé la piste OTAN / Gladio 2.0

Ne jamais oublier ceci:
OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

et aussi que, comme le disait Guy Debord en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative »… Le même Debord disait plus loin dans ce même ouvrage (« Commentaires sur la société du spectacle », 1988): « Et c’est ainsi qu’en Italie, lorsque Aldo Moro était prisonnier de la Potere Due [Loge P2] ; il n’a pas été détenu dans un bâtiment plus ou moins introuvable, mais simplement dans un bâtiment impénétrable. »

~ Résistance 71 ~

 


Gladio 2.0 = Stratégie de la Tension 2.0

 

L’OTAN prépare une vague d’attentats en Europe

 

Réseau Voltaire

 

31 décembre 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article204559.html

 

Plusieurs sources, situées dans des pays différents, nous signalent que l’Otan prépare des attentats dans des pays de l’Union européenne.

Durant les « années de plomb » (c’est-à-dire de la fin des années 60 à celle des années 80), les services secrets de l’Otan ont mis en œuvre la « stratégie de la tension ». Il s’agissait d’organiser des attentats sanglants, attribués aux extrêmes, afin d’instaurer un climat de peur et d’empêcher la constitution de gouvernements d’alliance nationale incluant les communistes. Simultanément, l’Otan (prétendument défenseur de la « démocratie ») organisa des coups d’État ou tentatives de coups d’État en Grèce, en Italie et au Portugal.

Les services secrets de l’Otan avaient été composés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni à partir du Bureau de coordination politique de la CIA. Ils ne rendaient compte qu’à Washington et à Berlin, et pas aux autres membres de l’Alliance atlantique. Ces services étaient dits stay-behind, car susceptible d’agir en cas d’occupation par l’URSS, et intégraient les meilleurs spécialistes de la lutte anti-communiste du Reich nazi.

Des services similaires avaient été créés par les Anglo-Saxons partout dans le monde, soit comme conseiller des gouvernements pro-US, soit clandestinement en URSS et dans les Etats qui lui étaient associés. Ils étaient coordonnés à travers la Ligue anti-communiste mondiale. En 1975, trois commissions US levèrent le voile sur ces pratiques —la Commission Church au Sénat, Pike à la Chambre et Rockfeller à la Maison-Blanche—. En 1977, le président Jimmy Carter nomma l’amiral Stansfield Turner à la tête de la CIA pour nettoyer les services secrets. En 1990, le président du Conseil italien, Giulio Andreotti, révéla l’existence de la branche des services secrets de l’Otan en Italie, le Gladio. Il s’en suivit un gigantesque déballage et des commissions d’enquête parlementaires en Allemagne, Belgique et Italie. l’ensemble du système aurait alors été dissous.

Cependant, des années plus tard, nous avons relevé des indices probants de la responsabilité de l’Otan dans les attentats de Madrid du 11 mars 2004 et de Londres du 7 juillet 2005.

C’est dans ce contexte qu’en France, un gendarme mobile et ancien légionnaire a été arrêté, le 23 décembre 2018, en gare de Lyon (Paris), alors qu’il transportait des explosifs. À l’issue de 96 heures de garde à vue, il a été mis en examen.

 


Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique: Les 5 questions qui tuent (Pr. Roy Spencer, climatologue)

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Les cinq questions qui doivent être répondues par la politique sur le réchauffement climatique

 

Pr Roy Spencer (Ph.D Climatologie, ex-NASA)

 

18 décembre 2018

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2018/12/the-five-questions-global-warming-policy-must-answer/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce n’est un secret pour personne que je doute que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère aura suffisamment d’effets négatifs sur l’environnement planétaire pour justifier l’énorme coût pour l’humanité de réduire substantiellement ces effets. Notez bien que cette prise de position possède deux composants, un scientifique et un concernant la politique énergétique. En fait, avec le “verdissement global”, nous devrions considérer la possibilité des bénéfices nets pour l’humanité.

La perception publique des risques du réchauffement climatique a impliqué un mélange de déclarations exagérées en regard à la fois de la science et de la politique énergétique, à l’instigation par une minorité d’activistes scientifiques et amplifiée par des médias en mal de sensationnel. Dans mon e-book Global Warming Skepticism for Busy People, je fais la liste de 5 questions qui je pense doivent être répondues affirmativement avant de s’embarquer dans une large dé-carbonisation de l’économie mondiale:

Les Cinq Grandes Questions

1) Est-ce que le réchauffement et les changements climatiques associés sont principalement anthropiques, c’est à dire causés par l’Homme ?

2) Est-ce que la portion de réchauffement et changements climatiques associés causés par l’Homme est suffisamment importante pour créer des dégâts ?

3) Est-ce que les modèles climatiques que nous utilisons pour proposer des changements de politique énergétique sont justes à prédire ces changements climatiques ?

4) Est-ce que les changements de politique énergétique proposés réduiront substantiellement le changement climatique et ses dégâts résultant ?

5) Est-ce que ces changement de politique produiront plus de bien que de mal à l’humanité ?

Comme je le dis dans mon livre, il n’est pas du tout évident que la réponses à aucune de ces 5 questions soit un oui résonnant, il est encore plus douteux de le prétendre pour les cinq. Les trois premières questions ont à faire avec la science, les deux dernières avec la politique énergétique.

En ce qui concerne la première question, je peux concéder qu’il soit possible que la plupart du réchauffement causé depuis 1950 soit d’origine humaine. Ceci est une conclusion phare du 5ème rapport d’évaluation du GIEC (AR5).

Et alors ?… Ce que cela reconnaît est assez fade et sans intérêt étant donné (comme nous allons le voir), la lente progression de ce réchauffement global. Comme le pose la seconde question, est-ce que le composant humain est suffisamment conséquent pour causer des dégâts ? Il n’y a pas encore eu de fortes preuves produites montrant que les extrêmes météorologiques sont pires dans les décennies les plus récentes que dans les siècles précédents. Le réchauffement lui-même semble avoir commencé dans les siècles précédents, avant même que l’humain ne puisse être blâmé, avec des preuves de récessions précédentes des glaciers et de minima dans les glaces arctiques (et très étendues durant le petit âge glaciaire), ceci ne faisant que poser les questions évidentes de savoir à quel point tout cela n’a pas de causes naturelles en première instance et quel est l’état de prédilection naturel du système climatique quoi qu’il en soit ?

Ceci mène à la troisième question, qui a trait au fait de ce que les derniers modèles climatiques produisent, en moyenne, environ deux fois plus de réchauffement en comparaison des ratios de températures observés pour les températures  de l’air et des océans globales et leur réchauffement, avec la toute dernière étude pour le budget énergétique (qui fait les mêmes suppositions de forçage climatique sur les 100 dernières années + et les modèles informatiques), suggérant une augmentation de 1,6oC de réchauffement éventuel en doublant le CO2 atmosphérique, plutôt qu’un 3,2oC projeté en moyenne par les modèles climatiques informatiques. (Cela assume même que TOUT le réchauffement est de cause HUMAINE !!)

Ces 40 dernières années, l’erreur entre les modèles et l’observation empirique pour la température globale moyenne de l’atmosphère inférieure ressemble à ceci:

[voir les graphiques dans l’article original en anglais]

Comment de tels modèles, qui sont de plus en plus dépeints comme étant imprécis, peuvent-ils être sérieusement défendus afin de prendre des décisions énergétiques valides ? La quantité de réchauffement produite par ces modèles n’est pas basée sur des principes premiers de physique comme cela est souvent affirmé. Dire qu’une certaine quantité de réchauffement se produise est fondé sur des principes solides, mais la quantité de réchauffement due à l’augmentation de CO2 est totalement sujette à débat.

Le sale petit secret résidant derrière tout cela est que les modèles sont fabriqués de telle façon que seule l’augmentation de CO2 induit un réchauffement, car les sources variées incertaines de changement climatique naturel ne sont soit pas connues suffisamment pour les inclure, ou ne sont pas programmées de manière volontaire dans les modèles. (Comment est-ce que je le sais ? Parce qu’AUCUN des flots naturels d’énergie entrant et sortant du système climatique ne sont connus de manière suffisante pour blâmer le réchauffement récent seulement sur l’augmentation du CO2 atmosphérique, plutôt que dame Nature. Ces flots énergétiques naturels sont simplement forcés en équilibre dans les modèles ce qui a pour effet dans les modèles informatiques de ne considérer que la cause anthropique. Ainsi les modèles créé ne sont que des systèmes de raisonnement en boucle ne servant qu’à établir une cause humaine à l’évènement).

Les 4ème et 5ème questions sont au sujet de savoir si nous pouvons vraiment réduire les émissions de CO2 aussi longtemps que l’humanité doit utiliser des produits pétroliers pour réduire la pauvreté et créer de la prospérité. Je n’ai absolument rien contre les sources d’énergies alternatives per se, aussi loin qu’elles soient pratiques, efficaces et économiques. Tout ce que fait l’humanité a besoin d’énergie et aussi longtemps que la Chine et l’Inde réduisent la pauvreté avec une augmentation croissante d’énergie issue des hydrocarbures, les émissions de CO2 mondiales vont continuer d’augmenter et ce indépendamment de ce que font les Etats-Unis. Avec plus d’un milliard de personnes dans le monde toujours sans électricité, je pense que c’est immoral de priver ces gens d’un accès économique à l’électricité.

De ces 5 grosses questions, lesquelles sont les plus importantes ? De manière ultime, les affaires économiques sont celles qui régissent la vie quotidienne des gens. La pauvreté tue et forcer les gens à utiliser des sources d’énergie plus chères renforcera la pauvreté.

En France, nous sommes les témoins du violent rejet populaire de la politique énergétique “verte” (essentiellement des problèmes économiques) et nous n’avons pas encore atteint le stade où les mesures politiques réduiront les futures émissions de CO2 pour en mesurer les effets avant la fin de ce siècle. Alors si vous pensez que les manifestations et émeutes de Paris sont une mauvaise chose, attendez de voir la réponse publique sur les politiques qui vont réduire les émissions de CO2 de disons.. 50%.

Mais nous ne pouvons pas ignorer la science. Et si la science était absolument certaine que nous nous dirigeons vers un réchauffement de 20 degrés celsius avec une montée des eaux des océans de 60m ? Alors l’humanité ferait les sacrifices pour se sauver. Donc la science est importante… la question est: peut-on lui faire confiance ?

Au vu de l’observation du réchauffement global (qui est trop infime pour un individu le ressentir au cours de sa vie) et les échecs des projections des modèles climatiques informatiques, je dois dire que l’état actuel de la science n’est pas encore prêt pour les feux de la rampe.

Maintenant, la science soutient le fait d’un réchauffement modeste et sans conséquence majeure, mais en aucun cas un réchauffement suffisant pour justifier des réductions drastiques d’émissions de CO2 qui détruiraient l’économie, empirerait la pauvreté mondiales et qui n’ont aucun effet mesurable sur les températures globales et n’en auront aucun à la fin de ce siècle quoi qu’il en soit.

= = =

Notre dossier « Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique »

 

Excellente conférence avec Solidarité et Progrès du physicien François Gervais le 13 décembre 2018 (professeur emeritus de physique de l’université de Tours), spécialiste en recherche de thermophysique, sur la réflectivité et l’effet de serre. Il fut un examinateur critique volontaire du GIEC pour son rapport AR5. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont son dernier: « L’urgence climatique est un leurre » ~ vidéo de la conférence :

 

 

 

 

Géopolitique et Nouvel Ordre Mondial: La guerre par procuration des Yankees contre le Vénézuela en préparation…

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L’Opération Condor 2.0 en marche, comme annoncé précédemment …
~ Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis préparent une guerre entre Latino-Américains

 

Thierry Meyssan

 

18 décembre 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article204385.html

 

Petit à petit les partisans de la doctrine Cebrowski avancent leurs pions. S’ils doivent cesser de créer des guerres au Moyen-Orient élargi, ils le feront dans le Bassin des Caraïbes. Avant toutes choses, le Pentagone planifie l’assassinat d’un chef d’État élu, la ruine de son pays, et sape l’unité de l’Amérique latine.

John Bolton, le nouveau conseiller national de Sécurité des États-Unis, a relancé le projet du Pentagone de destruction des structures étatiques du Bassin des Caraïbes.

On se souvient que, dans la foulée des attentats du 11-Septembre, le secrétaire à la Défense de l’époque, Donald Rumsfeld, avait créé un Bureau de transformation de la force (Office of Force Transformation) et désigné l’amiral Arthur Cebrowski pour le diriger. Sa mission était de former l’armée états-unienne à sa nouvelle mission à l’ère de la globalisation financière. Il s’agissait de changer la culture militaire afin de détruire les structures étatiques des régions non-connectées à l’économie globale. Le premier volet de ce plan a consisté à disloquer le « Moyen-Orient élargi ». La seconde étape devait être de faire de même dans le « Bassin des Caraïbes ». Le plan prévoyait de détruire une vingtaine d’États côtiers et insulaires, à l’exception de la Colombie, du Mexique et autant que faire se peut des territoires britanniques, états-uniens, français et néerlandais.

Lors de son accession à la Maison-Blanche, le président Donald Trump s’était opposé au plan Cebrowski. Cependant deux ans plus tard, il n’est parvenu qu’à interdire au Pentagone et à l’Otan de confier un État aux groupes terroristes qu’ils emploient (le « Califat »), mais pas à renoncer à manipuler le terrorisme. Concernant le Moyen-Orient élargi, il est parvenu à faire décroitre la tension, mais les guerres continuent à moindre intensité. En ce qui concerne le Bassin des Caraïbes, il a bridé le Pentagone, lui interdisant de déclencher des opérations militaires directes.

Au mois de mai dernier, Stella Calloni révélait une note de l’amiral Kurt Tidd, commandant en chef du SouthCom, exposant les moyens mis en œuvre contre le Venezuela [1]. Une seconde pénétration est conduite simultanément au Nicaragua et une troisième depuis un demi-siècle contre Cuba.

De diverses analyses précédentes, nous avions conclu que la déstabilisation du Venezuela, débutée par le mouvement des guarimbas, poursuivie par la tentative de coup d’État du 12 février 2015 (opération Jéricho) [2], puis par les attaques sur la monnaie nationale et l’organisation de l’émigration, déboucherait sur des opérations militaires [3] conduites depuis le Brésil, la Colombie et de la Guyana. Des manœuvres multinationales de transport de troupes ont été organisées par les États-Unis et leurs alliés en août 2017 [4]. L’accession au pouvoir à Brasilia, le 1er janvier 2019, du président pro-israélien Jair Bolsonaro rendra cela possible.

En effet, le prochain vice-président brésilien sera le général Hamilton Mourão, dont le père joua un rôle notable lors du coup d’État militaire pro-US de 1964. Lui-même s’est illustré par ses déclarations contre les présidents Lula et Rousseff. En 2017, il avait déclaré —au nom du Grand Orient du Brésil— que le moment d’un nouveau coup d’État militaire était venu. En définitive, il a été élu avec le président Bolsonaro. Dans un entretien à la revue Piaui, il a annoncé un prochain renversement du président vénézuélien, Nicolás Maduro, et le déploiement d’une force de « paix » brésilienne (sic). Devant la gravité de ces propos qui constituent une violation de la Charte des Nations unies, le président élu Bolsonaro a assuré que personne ne voulait faire la guerre à personne et que son vice-président parlait trop.

Quoi qu’il en soit, le président Maduro, dans une conférence de presse le 12 décembre 2018, a révélé que le conseiller national de Sécurité US John Bolton assurait la coordination entre l’équipe du président colombien Iván Duque et celle du vice-président brésilien. Un groupe de 734 mercenaires est actuellement à l’entrainement à Tona (Colombie) afin de perpétrer une attaque sous faux drapeau du Venezuela contre la Colombie et justifier ainsi une guerre de la Colombie contre le Venezuela. Il serait commandé par l’ancien colonel Oswaldo Valentín García Palomo, aujourd’hui en fuite après la tentative d’assassinat par drone du président Maduro lors de l’anniversaire de la Garde nationale, le 4 août dernier. Ces mercenaires sont appuyés par des Forces spéciales stationnées sur les bases militaires US de Tolemaida (Colombie) et d’Eglin (Floride). Le plan états-unien prévoit de s’emparer dès le début du conflit des trois bases militaires vénézuéliennes Libertador de Palo Negro, Puerto Cabello et Barcelona.

Le Conseil national de Sécurité US tente de convaincre divers États de ne pas reconnaître le second mandat de Nicolás Maduro (réélu en mai dernier, mais qui devrait débuter avec la nouvelle année). C’est pourquoi les États du Groupe de Lima ont contesté le scrutin présidentiel avant même sa tenue et ont interdit illégalement aux consulats vénézuéliens de l’organiser. De même, la crise migratoire s’avère n’être qu’une manipulation de plus : les Vénézuéliens qui ont fuit la crise monétaire en croyant trouver facilement du travail dans un autre État latino-américain sont aujourd’hui nombreux à tenter de rentrer chez eux. Mais le Groupe de Lima les en empêche, interdisant aux avions vénézuéliens qui tentent de les rapatrier de survoler leur espace aérien et aux autobus venus les chercher de franchir les frontières.

Tout se passe donc comme si l’on assistait à un remake des événements qui ensanglantent le Moyen-Orient élargi depuis les attentats du 11 septembre 2001. L’essentiel ne réside pas dans les actions militaires, mais dans la représentation du désordre que donnent les événements. Il s’agit d’abord de faire prendre des vessies pour des lanternes [5]. En cinq ans, le Venezuela et le Nicaragua qui disposaient d’une image positive à l’étranger sont aujourd’hui considérés à tort comme des « États faillis ». Si l’on ne réécrit pas encore l’histoire des Sandinistes et de leur lutte face à la dictature des Somoza, on pose comme acquis qu’Hugo Chávez Frías était un « dictateur communiste » (sic) alors que son pays a vécu un incroyable bond en avant, politique et économique, sous sa présidence. Il sera bientôt possible de détruire ces États sans que personne ne trouve rien à y redire.

Le temps s’écoule de plus en plus vite. Ainsi, lorsqu’en 1823, le président James Monroe décida de fermer les Amériques à la colonisation européenne, il ne se doutait pas que sa doctrine évoluerait 50 ans plus tard en une affirmation de l’impérialisme US. De même aujourd’hui, lorsque le président Donald Trump affirmait le jour de son investiture que le temps des changements de régime était révolu, il ne pensait pas qu’il serait trahi par les siens. Pourtant, le 1er novembre 2018 son conseiller de sécurité John Bolton déclarait à Miami que Cuba, le Nicaragua et le Venezuela forment la « troïka de la tyrannie ». Puis son secrétaire à la Défense, le général James Mattis, affirmait le 1er décembre devant le Reagan National Defense Forum que le président élu Maduro est un « despote irresponsable » qui « doit partir » [6].

[1] « Plan to overthrow the Venezuelan Dictatorship – “Masterstroke” », Admiral Kurt W. Tidd, Voltaire Network, 23 février 2018. « Le « Coup de Maître » des États-Unis contre le Venezuela », par Stella Calloni, Traduction Maria Poumier, Réseau Voltaire, 11 mai 2018.

[2] « Obama rate son coup d’État au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 février 2015.

[3] « Le général Jacinto Pérez Arcay considère « inexorable » l’invasion du Venezuela », Réseau Voltaire, 10 juin 2016.

[4] « Grandes manœuvres autour du Venezuela », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 23 août 2017.

[5] « Venezuela, l’intervention illégale », par Julio Yao Villalaz, Traduction Maria Poumier, Réseau Voltaire, 3 mars 2018.

[6] “Mattis condemns Venezuela’s Maduro as a ’despot’ who has to go”, Reuters, Phil Stewart, December 1, 2018.

Resistance politique: Qui est Emmanuel Macron ?

Posted in actualité, altermondialisme, économie, documentaire, gilets jaunes, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 décembre 2018 by Résistance 71

Comme d’habitude, fiche de recherche très intéressante de Meyssan sur Macron. On se rappelle de son excellente fiche sur Sarkozy avant cela incluant le système de cooptation au sein de ce qu’on appelle « l’état profond ».
Néanmoins il convient de noter une chose en recherchant un peu plus profondément sur les gens invoqués que tous font partis du même sérail à la convergence d’intérêt évidente. Macron le « Rothschild boy » n’est pas anecdotique, car même s’il s’avère que la relation avec Henry Kravis soit importante en effet, Henry Kravis lui-même, fondateur de KKR pour Kohlberg, Kravis, Roberts est le cousin au premier degré de Roberts. Kravis vient de Goldman Sachs, liée aux Rockefeller, Kohlberg et Roberts viennent de Bear Stearns, requins de la finance qui implosa en 2008, rachetée par JP Morgan (intérêts Rockefeller, représentant les Rothschild aux Etats-Unis). Henry Kravis est le vice-chairman de la Rockefeller University et sa fondation (exonérée d’impôts bien entendu…) y a investi plus de 100 millions de dollars… Les Rockefeller sont le bras des Rothschild aux Etats-Unis.

Voir sur ce blog l’article le plus lu depuis sa création en 2010: « Les huit familles du cartel banquier transnational »

Bref tout ce « joli monde » se serre les coudes pour piller toujours plus avant le monde et placer leurs pions sur l’échiquier géopolitique du crime organisé. Alors, Macron un « Kravis boy » ? Oui, mais aussi un « Rockefeller boy » et donc un « Rothschild boy », employé en bon larbin par la famille Rothschild, la boucle est bouclée. Un  larbin est un larbin, et ceci existera tant que nous laisserons la structure de la société le permettre. Pourquoi vouloir retirer la pression des Rothschild comme s’ils n’avaient rien à voir avec tout ça ?… Même s’il peut y avoir quelques rivalités financières conjoncturelles, les grandes familles de la mafia financière demeurent comme cul et chemise… Convergence d’intérêts oblige. Et leurs intérêts sont radicalement différents des nôtres.
Tout cela n’est en rien inéluctable, ce n’est qu’une création humaine. Ce qui est fait peut être défait, suffit de voir, comprendre et agir.
Analyser le monde, en comprendre sa réalité et agir sur cette réalité pour le transformer dans les sens du bien commun, ensemble, par delà les antagonismes induits et dans l’harmonie de notre complémentarité organique, telle sera la société des sociétés à venir, le mouvement des Gilets Jaunes n’est que le début du chemin.

~ Résistance 71 ~

Mise à jour de 12/12 à 10h35:

La fusillade de Strasbourg est-elle une opération Gladio 2.0, c’est à dire l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) volerait-elle au secours de son « soldat Macron » ? Auquel cas, l’analyse de Meyssan prend une dimension intéressante…

 

 

Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ?

 

Thierry Meyssan

 

11 décembre 2018

 

url de l’article original: http://www.voltairenet.org/article204276.html

 

On présente souvent le président Macron comme un Rothschild Boy. C’est exact, mais c’est accessoire. Thierry Meyssan montre qu’il doit sa campagne électorale principalement à Henry Kravis, le patron d’une des plus grandes sociétés financières globales, et à l’Otan ; une lourde dette qui pèse aujourd’hui sur la solution de la crise des Gilets jaunes.

Emmanuel Macron ne se destinait pas à la politique. Jeune homme, il espérait devenir philosophe, puis haut-fonctionnaire, puis banquier d’affaire. Pour arriver à ses fins, il fréquenta les bonnes fées de l’Oncle Sam : la French-American Foundation et le German Marshall Fund of the United States.

C’est dans ce cadre, qu’il a rencontré Henry et Marie-Josée Kravis, dans leur résidence de Park Avenue, à New York [1]. Les Kravis, soutiens indéfectibles du Parti républicain US, comptent parmi les grandes fortunes mondiales qui font la politique hors du champ des caméras. Leur société, KKR, est avec Blackstone et le Carlyle Group, l’un des principaux fonds d’investissement dans le monde.

« La curiosité d’Emmanuel pour la can do attitude, cette capacité à se dire que si l’on veut on peut, était fascinante. Mais il a une volonté de savoir, de comprendre ce qui marche sans pour autant l’imiter ou le copier qui le fait rester très français », déclare aujourd’hui Marie-Josée Drouin (Madame Kravis) [2].

Muni de la double recommandation des Kravis et de Jean-Pierre Jouyet [3], il intègre le cercle fermé de l’équipe de campagne de François Hollande. Dans un e-mail adressé à la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, le directeur de la planification politique Jake Sullivan, décrit les quatre principaux membres de l’équipe de campagne du candidat socialiste, dont l’inconnu Emmanuel Macron. Il précise qu’il devrait devenir le Directeur général du Trésor (« the top civil servant at the Finance Ministry ») [4].

Cependant lorsque François Hollande est élu, Emmanuel Macron devient l’adjoint du secrétaire général de l’Élysée, une fonction plus politique. Il semble qu’il ambitionnait de succéder à Jean-Pierre Jouyet comme directeur de la Caisse des dépôts et consignations, poste qui échut en mai 2014 au secrétaire général de l’Élysée. Il est invité, quelques jours plus tard, au Club de Bilderberg sur proposition des époux Kravis. Il y fera une violente intervention dans un anglais parfait contre son patron, François Hollande. De retour à Paris, il démissionne de son cabinet.

Les époux Kravis sont parmi les principaux piliers du Bilderberg, dont Marie-Josée Drouin-Kravis est administratrice. Contrairement à une idée répandue, le Bilderberg n’est pas un lieu de décision. Ses archives attestent qu’il a été créé par la CIA et le MI6, puis est devenu un organe d’influence de l’Otan qui en assure directement la sécurité [5]. L’intervention de Macron ayant été bien reçue, il devient un des hommes de l’Otan en France.

Ayant quitté la politique, il ne souhaite plus y revenir. Il explique à maintes reprises à son entourage qu’il entend devenir professeur d’université. Avec l’aide de l’essayiste Alain Minc (adoubé en 2008 au Bilderberg), il obtient un poste à l’université de Berlin et un autre à la London School of Economics, mais ne parvient pas à être embauché à Harvard.

Pourtant, en août 2014 —trois mois après avoir « quitté la politique »—, il est nommé par François Hollande sur proposition de Jean-Pierre Jouyet (adoubé en 2009 au Bilderberg), ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Dans un livre paru en 2018, François Hollande assure que ce choix était son idée [6]. C’est possible, mais cela suppose qu’il n’a pas été informé de l’intervention de Macron au Bilderberg. Or, une de ses ministres et amie, Fleur Pellerin y avait également été invitée.

En décembre 2014, Henry Kravis créé sa propre agence de Renseignement, le KKR Global Institute. Il nomme à sa tête l’ancien directeur de la CIA, le général David Petraeus. Celui-ci va poursuivre avec les moyens privés de Kravis (le fonds de placement KKR) —et sans en référer au Congrès— l’opération « Timber Sycamore » que le président Barack Obama avait initiée. C’est le plus important trafic d’armes de l’Histoire impliquant au moins 17 États et représentant plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes pour plusieurs milliards de dollars [7]. À ce titre, Kravis et Petraeus sont les principaux fournisseurs de Daesh [8].

Le président du Bilderberg, le Français Henri de Castries, invite le député-maire du Havre, Édouard Philippe à la réunion annuelle, qui se tient cette fois en juin 2015 en Autriche. Il sera à nouveau invité, en Allemagne cette fois, en mai 2016. Lors de la campagne présidentielle en France, Henri de Castries et Édouard Philippe seront des soutiens de François Fillon. Ils le laisseront tomber dès que Jean-Pierre Jouyet [9] aura fourni au Canard enchaîné les documents financiers réunis par l’Inspection des finances sur les emplois douteux de Madame Fillon [10]. Ils se rallieront alors à Emmanuel Macron.

En avril 2016, Emmanuel Macron fonde sa formation politique, En Marche !, dont le marketing est calqué sur Kadima !, le parti prétendument ni-droite ni-gauche d’Ariel Sharon. Son programme, quant à lui, décline les notes de l’OCDE [11] et celles de l’Institut Montaigne, dont Henri de Castries est le président. C’est d’ailleurs dans les locaux de l’Institut qu’il est créé. Mais Castries fait croire à Fillon qu’il ne soutient pas Macron et que c’est pure coïncidence. Il continuera d’ailleurs à lui faire croire durant des mois qu’il est prêt à devenir son Premier ministre.

Initialement, le financement d’En Marche ! n’est pas contrôlé. C’est une simple association qui peut recevoir des dons de l’étranger. Le nom des donateurs n’est pas transmis au fisc. L’archi-milliardaire Henry Kravis est de ceux-là.

Durant sa campagne, Emmanuel Macron rencontre régulièrement l’ancien président du FMI, Dominique Strauss-Kahn (« DSK »). Ces séances de travail seront niées jusqu’à ce qu’elles soient révélées par Le Parisien, bien plus tard, le temps que son image de pervers sexuel se soit atténuée. DSK (adoubé par le Bilderberg en 2000) apporte à la fois le soutien de la haute-fonction publique et celui du patronat français ; l’alliance sociologique qui avait porté à bout de bras le régime collaborationniste de Philippe Pétain et qui s’est reformée dans les années 80 autour de la Fondation Saint-Simon.

En juin 2018, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer est invité sur proposition d’Henri de Castries à la réunion annuelle du Bilderberg, qui se tient cette fois en Italie. Ce juriste, spécialiste de droit constitutionnel, a toujours lié la science politique et la pédagogie. Il a été l’un des trois directeurs centraux du ministère de l’Éducation, puis directeur de la prestigieuse École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC). Il connaissait depuis longtemps Castries qu’il a fréquenté au sein de l’Institut Montaigne.

Lorsque la crise des Gilets jaunes débute en France [12], il est rapidement évident que le problème est profond et ne pourra pas être résolu sans remettre en cause la globalisation financière, ce que le président Macron ne peut pas faire. Durant sa campagne électorale, il avait surpris ses donateurs lors d’un dîner à New York en faisant le procès de financiarisation de l’économie. C’était de la rhétorique électorale. Il avait été repris par les Kravis : la financiarisation, c’est ce qui autorise les « achats à effet de levier » (leveraged buy-out) qui leur ont permis de devenir ce qu’ils sont.

Il convient donc que face aux Gilets jaunes, le président Macron sacrifie son Premier ministre en victime expiatoire lors des prochaines élections (les européennes de mai 2019 qui seront à coup sûr perdues). Mais, outre qu’il lui faut tenir cinq mois encore, par qui le remplacer ? Lorsque l’on doit le financement de sa campagne électorale et le choix de son Premier ministre à l’Otan, il n’est pas pensable de le remplacer sans en référer à l’Alliance. Le candidat idéal à cette fonction serait donc Jean-Michel Blanquer.

[1] Cette rencontre s’est probablement tenue en 2007. Par la suite, Emmanuel Macron a systématiquement rendu visite aux Kravis lors de ses déplacements aux États-Unis, tandis qu’Henry Kravis le recevait dans ses bureaux de l’avenue Montaigne lorsqu’il venait à Paris.

[2] « Quand Emmanuel Macron découvrait l’Amérique à 29 ans », François Clemenceau, Le Journal du Dimanche, 22 avril 2018.

[3] Jean-Pierre Jouyet est un ami personnel de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Il a dirigé l’Inspection générale des Finances de 2005 à 2007. Il était alors le supérieur hiérarchique d’Emmanuel Macron.

[4] « Hollande Team », e-mail by Jake Sullivan, May 10, 2012. Source : Wikileaks.

[5] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie), Réseau Voltaire, 9 avril 2011.

[6] Les leçons du pouvoir, François Hollande, Stock, 2018.

[7] « Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 juillet 2017.

[8] « Saisir des transnationales pour reconstruire la Syrie ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 août 2018.

[9] Jean-Pierre Jouyet est resté ami avec Henri de Castries à la fin de leurs études à l’École nationale d’Administration (ENA, Promotion Voltaire). C’est là qu’ils ont fait la connaissance de François Hollande.

[10] Contrairement à la version officielle, les informations du Canard enchaîné ne sont pas le fruit d’une investigation journalistique. La totalité du dossier a été fournie en une seule fois à l’hebdomadaire par Jean-Pierre Jouyet en violation du secret fiscal.

[11] L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est un des deux organismes issus du Plan Marshall. L’autre, c’est l’Otan.

[12] « Comment l’Occident dévore ses enfants », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 décembre 2018.

 


Etienne de la Boétie 1548

Gilets Jaunes: le bon sens et l’éveil sont dans la rue…

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… ça sent de plus en plus le sapin pour l’oligarchie et le système étatico-capitaliste. Quand on commence à parler dans le public de manière générale de chose comme la loi inique Pompidou-Giscard-Rothschild de 1973, on commence à chatouiller là où ça coince vraiment ! Le nœud gordien de l’affaire se trouve à la City de Londres, là où François Hollande lui-même était allé prendre sa feuille de route.

A suivre, parce que c’est pas fini… quand les verrous de la digue pètent..derrière vient le tsunami.

Quelques éléments de compréhension et de solution:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Résistance 71

10 décembre 2018

 

 

 

Petit bilan (provisoire) de la journée Gilet Jaunes du 1er décembre 2018

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Résistance 71

 

2 décembre 2018

 

Bravo et soutien à tous les compagnon(e)s en lutte contre le système inepte, obsolète et criminel et qui ne s’en laissent pas compter de ses turpitudes.
Sur Paris, il est évident que l’oligarchie a décidé de passer au travail de sape du mouvement en utilisant les outils habituels de la (tentative) de coopter certains maillons faibles du mouvement pour le diviser de l’intérieur en en faisant des « portes-parole » bidons non mandatés par le mouvement et donc en cela non représentatifs. De provoquer des violences soit par des flics infiltrés en « casseurs » (comme vu plusieurs fois en direct), soit par l’envoi de groupuscules politiques infiltrés et sous contrôle, afin de discréditer le mouvement aux yeux de la population.
Ceci dit, les compagnons de route ne se laissent pas berner, éjectent les membres de la pressetituée mandatée pour salir le mouvement, luttent pied à pied face à des forces de l’ordre totalitaire étatique qui se demandent sans aucun doute de plus en plus ce qu’elles font là et qu’elle est leur véritable fonction. Il n’est sans doute plus bien loin le moment des crosses en l’air ! De plus, les compagnons doivent aussi faire front à une violence exogène, celle venue de l’extérieur et essentiellement commanditée par l’oligarchie en place au moyen de groupes de « casseurs », essentiellement mercenaires du système.
Ci-dessous une vidéo de terrain enregistrée le 1er décembre dans la journée place de l’étoile à Paris où un gilet jaune est interviewé et donne un aperçu de ce qu’est le mouvement.
Le seul commentaire que nous ferons sur sa bonne intervention spontanée est le suivant: Compagnon(e)s, ne pensez pas que l’oligarchie va lâcher quoi que ce soit ! Elle le fera peut-être temporairement et de manière cosmétique pour apaiser la colère sociale, comme en lançant un os au chien, mais à terme la destruction en marche que génère inéluctablement le système étatico-capitaliste ne cessera pas pour la simple et bonne raison qu’elle ne le peut pas !
Ne faites pas l’erreur de demander à ce que le système devienne plus « vertueux », c’est peine perdu: Il ne le peut pas, même s’il le voulait vraiment, la logique de phagocytose capitaliste est implacable et irrémédiable…
Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu, ne saurait y en avoir !
L’avenir de l’humanité passe par la mise à bas de ce système inique pour que l’humain s’humanise réellement et retrouve le chemin  d’un développement social organique hors institutions en rendant impossible la division politique de la société, source de tout le malheur dans la gestion humaine de notre monde. Nous devons retourner le pouvoir là où il n’aurait jamais dû sortir, dans le peuple, au moyen de la confédération des associations libres dans une société horizontale où personne ne décide plus qu’un/une autre, où personne n’a plus qu’un(e) autre. Il faut que le véritable changement commence quelque part, la France serait un véritable symbole pour le monde !

Pour mieux comprendre d’où nous venons, où nous sommes et où nous DEVONS aller, voici quelques fragments utiles à connaître, à lire et diffuser sans aucune modération:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Solidarité ! Union ! Réflexion ! Action !
Dans notre complémentarité naturelle

Entretien avec un GJ, Paris 1er décembre 2018:

 


N’oublions jamais !…