Archive pour vote et illusion démocratique

Illusion démocratique: Un nouveau cirque électoral nous est imposé… BOYCOTT de toute cette fange !

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Résistance 71

 

20 mai 2019

 

Cet appel n’est pas réservé aux Gilets Jaunes et sympathisants mais à toute personne politiquement consciente désirant radicalement  changer ce système inique et criminel de fond en comble.

Voter c’est se soumettre, voter, c’est se donner des maîtres, voter c’est acquiescer au système de la mascarade oligarchique !

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Boycott du vote !
Boycott des institutions !
Boycott de l’État y compris de l’Union Européenne oligarchique!
Boycott de la mascarade électorale !
Boycott de la société marchande et de sa dictature !

Mais boycotter ne suffit pas… Il faut entrer en résistance, entrer en abstention politique active ; c’est à dire remplacer ce que nous boycottons justement par une alternative politique : celle des assemblées populaires locales, se confédérant et court-circuitant les institutions obsolètes et criminelles de l’outil répressif étatique, tel que préconisé et mis en place par des groupes Gilets Jaunes comme à Commercy, St Nazaire et autre…

A (re)lire:

Le criminel c’est l’électeur !
De l’isoloir à l’isolement
Petit dialogue nécessaire en période électorale
Qu’est-ce que l’abstentionnisme politique ?
Voter est-ce agir ?
La fin du cirque (Résistance 71, novembre 2016)

Pour mettre fin à l’illusion démocratique:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Notre page « Illusion démocratique » qui regroupe une soixantaine de textes démontrant l’ineptie étatique et électorale.

 


Briser les chaînes commence par dire NON !

Illusion démocratique: d’élections lasses…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 avril 2017 by Résistance 71

Notre dossier « illusion démocratique »

 

Les élections ça vous amuse encore ?

 

Édito du Monde Libertaire

 

13 avril 2017

 

Source:

http://monde-libertaire.fr/?article=EDITO_DU_ML_n_1787

 

Oui, c’est certain, à coup sûr des gens sont morts fièrement en criant sur les toits qu’ils voulaient une république représentée par un président élu avec à peine 51 % des votant.e.s. Ils sont morts paisiblement, grâce à la concrétisation de leur rêve le plus fou : des élections honnêtes et retransmises en direct vont pouvoir maintenant avoir lieu ! Comble du bonheur : on pourra même voter aux primaires ! Le luxe est à portée de main.

Il paraît qu’on aurait entendu au fond d’une mine en 1883 un homme crier : « l’État providence ou la mort ! ». Il paraît aussi que des barricades ont été dressées et qu’on y aurait entendu : « le régime représentatif est notre salut : le quinquennat, c’est l’avenir ! » On aurait même entendu crier que la suite logique de ces barricades serait le « vote barrage », voter Juppé contre Sarkozy, Hamon contre Valls, Macron contre Fillon et tant qu’à faire, Fillon contre Le Pen. Autant de possibilités, ça donne le tournis !

Vous l’aurez compris, amis lecteurs, et vous l’aviez sûrement oublié : les élections présidentielles approchent. Mépris social, galettes réactionnaires, racismes, misogynie… La crème du gratin français est de sortie, jusqu’à ce que l’un de ces guignols soit considéré par une poignée, comme moins illégitime que les autres à s’en foutre plein les fouilles tout en arrosant ses copains et en enterrant les promesses et autres espoirs populaires.

Mais ne vous inquiétez pas, dans cinq ans, promis, on recommence !

Quelles alternatives alors ? On annonce déjà une abstention record, mais pour autant, nous ne sommes pas dupes : non, tous les abstentionnistes ne sont pas anars. Non, nous ne formons pas le « premier parti de France ». D’ailleurs, il serait complètement insensé de s’en réclamer…

Alors pour ouvrir ce traditionnel débat, Le Monde Libertaire a voulu laisser un maximum d’espace à nos contributeurs.trices, pour que les choses soient claires : non, nous ne sommes pas contre le vote, nous sommes contre cet absurde régime représentatif, ses professionnels et la messe républicaine que sont les élections.

Notre prochain numéro sera consacré aux propositions et perspectives anarchistes : le printemps sera chaud !

Mascarade électorale yankee et autre… L’Illusion démocratique bat son plein !

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Nous ne perdons plus de temps avec les fadaises électorales de tout poil, ce qui ne nous empêche pas de garder un œil distrait sur le cirque ambiant. Nous avons cette perle qui mérite d’être relayée sur le grand Barnum électoral corporatiste yankee et la litanie d’inepties confortant à qui mieux mieux le glissement vers un totalitarisme se durcissant. Rappelez-vous qu’où que ce soit: VOTER C’EST ABDIQUER, voter c’est déléguer votre pouvoir politique souverain à une clique de parasites ne servant que les intérêts particuliers d’une caste oligarchique bien spécifique.

Message à l’auteur: Robert, merci de tenter de ramener le marxisme au plus proche de la réalité politique. Nous pensons que tu te « bookchinises » (si, si, c’est un compliment…), encore un petit effort, tu y es presque… L’anarchisme t’attend, parce qu’honnêtement, le seul véritable communisme, est le communisme sociétal originel et il est anarchiste par essence… Marx est systémique, un autre rouage du système, une partie de la grande illusion étatique (capitalisme d’état et éternelle « dictature du prolétariat » sous la houlette du parti d’avant-garde tout puissant et de sa nomenklatura prétorienne à la botte), une « ruse de la Raison » si on veut… Revenons sur terre ! La nature de l’Homme est anarchiste au sein d’une société sans et donc CONTRE l’État.

~ Résistance 71 ~

 

Lire nos dossiers « Illusion démocratique » et « La société organique »

 

« Electeur, vote encore si tu l’oses ! » (Sébastien Faure, 1919)

 

Que se passe-t-il aux États-Unis d’Amérique ?

 

Robert Bibeau

 

28 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-ou-clinton-ont-ils-le-choix/

 

La petite bourgeoisie et les analystes politiques d’estrades sont confondus.  Les experts ne comprennent pas que : 1) les États-Unis sont le fer-de-lance de l’impérialisme occidental ; 2) et que pour ce motif ce pays vit avant les autres la période de décadence économique, politique et idéologique qui balaiera bientôt tous les continents ; 3) le multimilliardaire Donald Trump représente la réponse la plus percutante que ce mode de production déchue peut offrir pour contrecarrer sa décadence. Hillary Clinton représente la vieille garde passéiste. La politicienne retorse, véreuse, menteuse, discréditée, épouse d’un ex-président dégénéré a fait son temps. Seuls, la petite bourgeoisie de gauche, les bureaucrates syndicaux, les ONG subventionnées et les assistés sociaux voteront pour l’ex-première dame cocue. Tous ceux-là, y compris Bernie Sanders, le New York Times et le Washington Post déchireront leur chemise sur la place publique et accréditeront ainsi le mythe du milliardaire « révolutionnaire ». Les riches ont décidé d’offrir le poste à une nouvelle génération d’arnaqueur, et Trump est leur vainqueur. La pire jambette que pourrait commettre un organe de gauche serait d’appuyer le candidat Républicain. Le multimilliardaire ne veut pas du soutien de la go-gauche discréditée.

Bien entendu, ni Donald ni Hillary ne peuvent résoudre la crise économique systémique qui secoue l’Amérique et l’ensemble du mode de production capitaliste. Chacune des factions du grand capital américain l’a bien compris.  Il n’y a que la gauche réformiste et altermondialiste – qui pense que des réformes sont envisageables, les riches savent que cela est invraisemblable.

Aux grands maux, les grands remèdes

Que cherchent donc les multimilliardaires qui soutiennent Donald Trump ? Oubliez les fanfaronnades à propos de murs frontaliers (déjà construits) ; à propos des restrictions à l’immigration musulmane (les musulmans riches pourront entrer et les musulmans pauvres seront interdits de séjour comme il en a toujours été) ; oubliez la discrimination contre les LGBT (la bourgeoisie promeut le mariage gai au moment où les hétérosexuels ne se marient plus). Le grand capital mondial vise trois objectifs avec son candidat outrancier :  premièrement, il souhaite placer les États-Unis dans une bonne position quand la situation économique aura dégénérée « Put America First »!  C’est la raison pour laquelle Trump crie à qui veut l’entendre qu’il ouvrira les traités de libre-échange afin non pas de les répudier, mais de les renégocier à l’avantage du capital américain moins profitable que celui de ses voisins (2). Trump oublie simplement que l’Amérique n’est déjà plus la première puissance économique mondiale. Elle est devancée par L’Allemagne-Union européenne et par la Chine. Deuxièmement, Trump veut faire ce qu’Obama n’a pas osé faire, hausser les taux d’intérêt domestiques et renchérir le crédit et sa rentabilité. En haussant le loyer de l’argent, le Président Trump va remplir les poches de l’oligarchie financière, mais ce faisant des millions de familles américaines seront mises en faillite, jetées à la rue, pire qu’en 2008. La pauvreté endémique s’épandra sur toute l’Amérique créant des turbulences sociales, des soulèvements et possiblement la guerre civile. Ce qui nous amène au troisième objectif de la présidence du multimilliardaire, soit réprimer, écraser dans le sang, ces soulèvements de la populace, des pauvres noirs, latinos ou blancs, et des prolétaires multiethniques de la grande Amérique.

Le candidat Trump, saura-t-il réaliser les plans de l’establishment ? Le risque de guerre civile est-il trop élevé ? La dame Clinton saurait-elle le faire plus subtilement, plus nuancé ?  L’armée, la garde civile, la police accepteront-elles de tirer sur la foule révoltée ? La population américaine surarmée saurait-elle tenir la milice et les services de police en échec ? Les premiers tests réalisés dans le cadre de la répression des noirs et des latinos démontrent que la situation est très volatile et que rien n’est moins certain qu’une victoire des forces de l’ordre dans le cas d’un soulèvement de masse dans les grands centres métropolitains. Voilà, les questions qui hantent l’oligarchie financière américaine qui en dernière analyse décidera de qui sera le 45e Président des États-Unis.

Pourquoi la mascarade électorale ?

Puisque les dés sont pipés et que l’un ou l’autre candidat mènera l’Amérique au bord du précipice, par une voie ou par une autre, à quoi sert cette mascarade électorale sous la démocratie des riches ? Une campagne électorale bourgeoise a trois fonctions, la première fonction est de mettre les candidats à l’épreuve de la confrontation… Lequel parviendra à créer la mystification la plus crédible autour de sa personnalité controversée ? La seconde fonction est de créer du consentement, de préparer l’opinion parmi la petite bourgeoisie – le prolétariat – le lumpenprolétariat et les assistés sociaux – aux sacrifices qui seront imposés par le prochain chef de l’État des riches. La troisième fonction est de compromettre tous ces gens à qui on dira un jour de révolte – « C’est vous qui l’avez voulu! » – « c’est vous qui l’avez élu! » – même à ceux qui protesteront « Je n’ai pas voté pour ça ! »… Mais oui vous avez voté pour ça… à quoi vous vous attendiez ?

Finalement, Trump ou Clinton c’est la même tromperie, excepté que Donald croit fermement qu’il saura briser la classe prolétarienne américaine alors qu’Hillary sait qu’elle n’y parviendra pas… Veut-elle vraiment de l’emploi ? La classe prolétarienne ne doit se commettre pour aucune de ces girouettes, surtout pas pour ceux de la go-gauche collaboratrice de service chargée d’accréditer cette mascarade alambiquée (3).

Notes

(1)   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-krach-est-en-marche/

(2)   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-vrais-patrons-sont-derriere-les-rideaux-quatre-traites-inegaux/

http://plus.lapresse.ca/screens/71edb5db-ffdf-4250-b841-614284defb9a%7C_0.html

Résistance politique: La supercherie de la « démocratie » américaine…

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 avril 2016 by Résistance 71

Petite et bonne analyse utile du système électoral bison yankee par Thierry Meyssan, qui nous montre de l’intérieur l’illusion totale de la « démocratie » américaine. Les « pères fondateurs » de cette pseudo-nation (entreprise commerciale de la « couronne » c’est à dire de la City de Londres et de sa Banque d’Angleterre..) ne furent qu’une poignée de riches chrétiens blancs, propriétaires d’esclaves, n’œuvrant en aucun cas pour le bien commun mais pour museler toute rébellion possible de la plèbe qu’ils détestaient. Rien de démocratique là-dedans mais au contraire tout d’aristocratique, puis d’oligarchique. Le système politique yankee n’existe que pour maintenir le consensus du statu quo oligarchique, ce que nous disons ici depuis des années. Il en va de même de toutes les institutions politiques en charge du monde occidental. TOUTES, sans aucune exception. Qu’on arrête de nous bassiner avec la « démocratie » que nous exportons au monde sous les tapis de bombes fournis par les cartels des industries de la guerre et de l’énergie.

Tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie ! Une illusion démocratique savamment entretenue.

Voter c’est acquiescer ! Voter c’est se choisir un maître ! Voter c’est abdiquer sa souveraineté ! Boycott de la fange étatique et œuvrons pour la confédération des associations libres !

— Résistance 71 —

 

Qui sera le prochain président des Etats-Unis

 

Thierry Meyssan

 

4 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191070.html

 

Thierry Meyssan analyse ici le système politique et électoral des États-Unis. Selon lui, le seul enjeu véritable de l’élection présidentielle est le maintien au pouvoir des WASP, jamais contesté depuis la Déclaration d’indépendance. Alors que Ted Cruz et Hillary Clinton en seraient les garants, la candidature de Donald Trump annonce un chamboulement profond du système qui devrait n’intervenir qu’une fois les Anglo-Saxons devenus minoritaires dans la population.

Les primaires états-uniennes offrent un spectacle désolant au cours duquel les principaux candidats semblent ne pas avoir conscience que leurs jugements à l’emporte-pièces et leurs déclarations démagogiques auront des conséquences, intérieures et extérieures, s’ils sont élus président.

Malgré les apparences, la fonction présidentielle ne dispose que de pouvoirs limités. Ainsi, il était évident pour tous que le président George W. Bush n’avait pas la capacité de gouverner et que d’autres le faisaient pour lui. De même aujourd’hui, il est évident que le président Barack Obama ne parvient pas à se faire obéir par l’ensemble de son administration. Par exemple on voit, sur le terrain en Ukraine et en Syrie, les hommes du Pentagone livrer une guerre féroce à ceux de la CIA. En réalité, le principal pouvoir de la Maison-Blanche n’est pas de commander les armées, mais bien de nommer ou de confirmer 14 000 hauts fonctionnaires —dont 6 000 lors de l’entrée en fonction du président—. Au-delà des apparences, la présidence est donc le garant du maintien au pouvoir de la classe dirigeante ; raison pour laquelle c’est cette dernière et non pas le Peuple qui fait l’élection.

Rappelons que, selon la Constitution (article 2, section 1), le président des États-Unis n’est pas élu au suffrage universel au second degré comme le prétendent des médias ignorants, mais uniquement par les 538 représentants des gouverneurs. La Constitution ne fait pas obligation aux gouverneurs de désigner des électeurs correspondant au souhait exprimé par leurs administrés lors du scrutin consultatif qui précède. Ainsi en 2000, la Cour suprême des États-Unis a refusé d’invalider les électeurs désignés par le gouverneur de Floride alors même qu’il existait un doute sur le souhait exprimé par les électeurs de cet État.

Rappelons également que les « primaires » ne sont pas organisées par les partis politiques comme en Europe, mais par les États —sous la responsabilité des gouverneurs—, chacun selon son propre système. Les primaires sont conçues pour que, in fine, les grands partis présentent chacun un candidat à la fonction présidentielle qui soit compatible avec les intérêts des gouverneurs. Elles sont donc organisées sur le modèle du « centralisme démocratique » soviétique afin d’éliminer tout individu ayant une pensée originale ou simplement susceptible de remettre en question le système, au profit d’une personnalité « consensuelle ». Dans le cas où les citoyens participants ne parviendraient pas à désigner un candidat, ou surtout s’ils parvenaient à en désigner un mais que celui-ci soit incompatible avec le système, la Convention du parti qui suivra tranchera, au besoin en renversant le vote des citoyens.

Les primaires US ne sont donc pas un « moment démocratique », mais bien au contraire un processus qui, d’un côté permet aux citoyens de s’exprimer, et d’un autre leur enjoint de renoncer à leurs intérêts et à leurs idées pour se ranger derrière une candidature conforme au système.

En 2002, Robert A. Dahle, professeur de Droit constitutionnel à l’université de Yale, publiait une étude sur la manière dont la Constitution avait été écrite, en 1787, afin de s’assurer que jamais les États-Unis ne seraient une véritable démocratie [1]. Plus récemment, en 2014, deux professeurs de Sciences politiques, Martin Gilens à Princeton et Benjamin I. Page à Northwestern, ont montré que le système a évolué de sorte qu’aujourd’hui toutes les lois sont votées à la demande et sous le contrôle d’une élite économique sans que jamais on ne tienne en compte les opinions de la population [2].

La présidence de Barack Obama a été marquée par la crise financière, puis économique, en 2008, dont la principale conséquence est la fin du contrat social. Jusqu’ici, ce qui unissait les États-uniens, c’était le « rêve américain », l’idée que chacun pouvait s’extraire de la misère et devenir riche par le fruit de son travail. On pouvait admettre toutes sortes d’injustices pourvu que l’on ait l’espoir de « s’en sortir ». Désormais, à l’exception des « super-riches » qui n’en finissent pas de s’enrichir, le mieux que l’on puisse espérer, c’est de ne pas déchoir.

La fin du « rêve américain » a d’abord suscité la création de mouvements de colère, à droite le Tea Party en 2009 et à gauche Occupy Wall Street en 2011. L’idée générale, c’était que le système inégalitaire n’était plus acceptable, non pas parce qu’il s’était creusé, mais car il était devenu fixe et permanent. Les supporters du Tea Party affirmaient que pour que cela aille mieux, il faudrait diminuer les impôts et se débrouiller seuls plutôt que d’attendre une protection sociale ; tandis que ceux d’Occupy Wall Street pensaient qu’il faudrait au contraire imposer les super-riches et redistribuer ce qu’on leur aurait pris. Cependant, cette étape a été dépassée en 2015 avec Donald Trump, un milliardaire qui ne conteste pas le système, mais prétend avoir bénéficié du « rêve américain » et pouvoir le relancer. C’est ainsi en tous cas que les citoyens ont compris son slogan « America great again ! » (L’Amérique grande à nouveau !). Ses supporters n’entendent pas se serrer un peu plus la ceinture pour financer le complexe militaro-industriel et relancer l’impérialisme, mais espèrent qu’il pourra leur permettre, à leur tour, de s’enrichir comme l’ont fait plusieurs générations d’États-uniens avant eux.

Alors que le Tea Party et Occupy Wall Street ont légitimé respectivement les candidatures de Ted Cruz chez les Républicains et de Bernie Sanders chez les Démocrates, la candidature de Donald Trump met en péril les positions acquises de ceux qui se sont protégés lors de la crise financière de 2008 en bloquant le système. Il apparaît donc non pas opposé aux super-riches, mais aux hauts-fonctionnaires et aux professionnels de la politique, à tous les « nantis planqués », qui ont de gros revenus sans jamais prendre de risques personnels. Si l’on doit comparer Trump à des personnalités européennes, ce n’est ni à Jean-Marie Le Pen, ni à Jörg Haider, mais à Bernard Tapie et à Silvio Berlusconi.

Comment les gouverneurs vont-ils réagir ? 
Qui vont-ils faire élire président ?

Jusqu’ici l’« aristocratie » US —selon l’expression d’Alexander Hamilton— était composée exclusivement de WASP, c’est-à-dire des White Anglo-Saxons Protestants (Blanc anglo-saxons et protestants) [Au départ le « P » signifiait « puritains », mais avec le temps, le concept s’est élargi à tous les « protestants ».]. Cependant, une première exception eu lieu, en 1961, avec le catholique irlandais John Kennedy, qui permit de résoudre pacifiquement le problème de la ségrégation raciale. Et une seconde, en 2008, avec le noir kenyan Barack Obama, qui permit de donner l’illusion de l’intégration raciale. Quoi qu’il en soit, dans aucun de ces deux cas, l’élu n’a utilisé son pouvoir pour renouveler la caste dirigeante. Aucun non plus, malgré la promesse de désarmement général pour le premier et de désarmement nucléaire pour le second, n’a pu entreprendre quoi que ce soit contre le complexe militaro-industriel. Il est vrai que dans les deux cas, on leur avait imposé un de ses représentants comme vice-président, Lyndon B. Johnson et Joe Biden ; une mesure de remplacement qui fut activée dans le cas de Kennedy.

Donald Trump, quant à lui, incarne par son franc-parler un populisme à l’opposé des manières conventionnelles du « politiquement correct » cher aux WASP. À l’évidence, le rapprochement bancal entre le président de la National Governors Association (Association nationale des gouverneurs), le gouverneur de l’Utah Gary Herbert, et Donald Trump montre qu’un accord entre celui-ci et la caste dirigeante sera très difficile à trouver.

Restent deux autres options : Hillary Clinton et Ted Cruz. Ce dernier est un hispanique devenu intellectuellement WASP après sa « conversion » au protestantisme évangélique. Sa désignation permettrait de réaliser une opération comparable à celle de l’élection d’Obama, cette fois en manifestant une volonté d’intégrer les « Latinos » après avoir caressé les « noirs ». Malheureusement, bien qu’il ait été lancé par une société travaillant à la fois pour la CIA et le Pentagone, c’est un personnage totalement artificiel qui aurait du mal à endosser le costume. Reste l’avocate féministe Hillary Clinton, dont l’élection permettrait de manifester une volonté d’intégration des femmes. Or, son comportement irrationnel et ses crises de fureur hystérique ne peuvent qu’inquiéter. Toutefois, elle se trouve sous le coup d’une grave enquête judiciaire qui permet d’exercer sur elle un chantage et donc de la contrôler.

À aucun moment dans cette analyse je n’ai évoqué les programmes des candidats. C’est qu’en réalité, dans la philosophie politique locale, cela ne compte pas. Depuis le « Commonwealth » d’Oliver Cromwell, la pensée politique anglo-saxonne considère la notion d’intérêt général comme une imposture visant à masquer des intentions dictatoriales. Les candidats n’ont donc pas de programme pour leur pays, mais des « positions » sur des sujets donnés, qui leur permettent d’obtenir des « soutiens ». Les élus —le président, les parlementaires, les gouverneurs, les procureurs, les shérifs, etc.— ne prétendent pas servir le Bien commun, mais satisfaire la plus grande majorité possible de leurs électeurs. Lors d’un meeting électoral, un candidat ne présentera jamais sa « vision du monde », mais il livrera la liste des soutiens dont il dispose déjà pour inviter d’autres « communautés » à lui faire confiance pour les défendre. C’est la raison pour laquelle, la trahison politique aux États-Unis n’est pas de changer de parti, mais d’agir contre les intérêts supposés de sa communauté.

L’originalité de cette conception, c’est que les politiciens ne sont pas tenus d’avoir une cohérence dans leur discours, mais uniquement entre les intérêts qu’ils défendent. Par exemple, on peut affirmer que les fœtus sont des êtres humains et condamner l’avortement au nom de la protection de la vie humaine, puis dans la phrase suivante, prôner l’exemplarité de la peine de mort.

Il n’y aurait pas grande différence entre la politique que pourrait suivre l’évangéliste Ted Cruz, la féministe Hillary Clinton ou le marxiste Bernie Sanders. Tous trois devraient marcher dans les pas déjà tracés par George W. Bush et Barack Obama. Ted Cruz évoque la Bible —en fait les valeurs juives de l’Ancien Testament— et parle à un électorat religieux du retour aux valeurs fondamentales des « pères fondateurs ». Le déblocage du système serait donc affaire de morale personnelle, l’argent étant censé être « un don de Dieu à ceux qui le craignent ». De son côté, Hillary Clinton mène une campagne en direction des femmes et considère comme acquis le vote de ceux qui se sont enrichis sous la présidence de son mari. Pour eux, le déblocage du système serait donc une affaire de famille. Tandis que Bernie Sanders dénonce la captation des richesses par 1 % de la population et appelle à leur redistribution. Ses soutiens rêvent d’une révolution dont ils bénéficieraient sans avoir à la faire.

Seule l’élection de Donald Trump pourrait marquer un changement dans le système. Contrairement à ses déclarations, il est le seul candidat rationnel, car ce n’est pas un homme politique, mais un homme d’affaire, un dealmaker. Il ignore tout des sujets qu’il devrait aborder et n’a aucun a priori. Il se contenterait de prendre des décisions au fur et à mesure des alliances qu’il nouerait. Pour le meilleur ou pour le pire.

Étrangement, les États où Bernie Sanders a gagné sont à peu près les mêmes que ceux de Ted Cruz, tandis que ceux de Donald Trump comprennent presque tous ceux d’Hilllary Clinton. C’est que, inconsciemment, les citoyens appréhendent leur avenir soit à travers la morale qui permet la rédemption puis l’enrichissement (Sanders et Cruz), soit à travers le travail et la réussite matérielle qu’il devrait procurer (Trump et Clinton).

À ce stade, il est impossible de prédire quel sera le prochain président et si cela aura ou non une importance. Mais, pour d’inéluctables raisons démographiques, ce système s’effondrera de lui-même dans les prochaines années, les Anglo-Saxons devenant minoritaires.

 

1] How Democratic is the American Constitution ?, Robert A. Dahl, Yale University Press, 2002.

[2] « Testing Theories of American Politics : Elites, Interest Groups, and Average Citizens », Martin Gilens and Benjamin I. Page, Perspectives on Politics, Volume 12, Issue 03, September 2014, pp. 564-581.

Illusion démocratique: Votard, votard… Es-tu heureux ?

Posted in actualité, altermondialisme, économie, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 26 février 2015 by Résistance 71

Ils ont voté et puis après…. (février 2015)

 

Groupe Aubenas de la Fédération Anarchiste

 

url de l’article original:

http://www.aubanar.lautre.net/ils-ont-vote-et-puis-apres-fevrier-2015/

 

Monsieur ou Madame Lambda a une trachéite, un banal mal de gorge… Le genre de truc à soigner avec ses propres connaissances en automédication ou avec l’aide de son entourage. Mais Monsieur ou Madame Lambda ne se fait pas confiance ni ne fait confiance aux connaissances de ses connaissances… Infusion de feuilles de ronce, cuillerée de miel, cierge à saint Truc… Monsieur ou Madame Lambda décide de ne pas décider, de ne pas prendre sa santé en main. Car Monsieur ou Madame Lambda a appris son impuissance depuis son enfance. Education, médias, conformisme, traditions séculières se sont penchés sur son berceau. Alors Monsieur ou Madame Lambda laisse à un « spécialiste » le soin de le soigner. Le « spécialiste » choisi rejoint d’autres « spécialistes » choisis par d’autres Monsieur ou Madame Lambda. Et loin des gens qui les avaient choisis pour gérer à leur place leurs problèmes de santé, tous ces « spécialistes » se sont regroupés en familles : pro « infusion de feuilles de ronce » contre pro « cierge à saint Truc ». Alors le « grand spécialiste des spécialistes », choisi par le seigneur du château, a fait taire les discussions. Ce sera purge pour tout le monde. Cela peut paraître incongru pour soigner une trachéite mais comme c’était le remède proposé par le favori du « grand spécialiste des spécialistes »…
Monsieur ou Madame Lambda, après avoir été sondé(e), sera purgé(e)…

Monsieur ou Madame Lambda a mal à son vécu, un banal mal à la société… Le genre de truc à soigner avec ses propres connaissances en autogestion et avec l’aide de son entourage. Mais Monsieur ou Madame Lambda ne se fait pas confiance ni ne fait confiance aux connaissances de ses connaissances… Monsieur ou Madame Lambda décide de ne pas décider, de ne pas prendre sa vie en main. Car Monsieur ou Madame Lambda a appris son impuissance depuis son enfance. Education, médias, conformisme, traditions séculières se sont penchés sur son berceau. Alors Monsieur ou Madame Lambda laisse à un(e) « élu(e) » le soin de décider à sa place. L’élu(e) choisi(e) rejoint d’autres élu(e)s choisi(e)s par d’autres Monsieur ou Madame Lambda. Et loin des gens qui les avaient choisis pour gérer à leur place leurs besoins, tous ces spécialistes de la gestion de la vie des autres se sont regroupés en clans. Alors le « grand spécialiste des spécialistes », choisi par le seigneur du château, a fait taire tout le monde. Ce sera purge pour tout le monde. Le 49.3 pour imposer les choix libéraux proposés par le favori du « grand spécialiste des spécialistes »…
Ainsi Monsieur ou Madame Lambda, pour avoir laissé un autre décider à sa place, se voit maintenant dépossédé(e) de toute liberté de choix. Et quand bien même son spécialiste, son élu(e) aurait décidé avec de nombreux autres élu(e)s de mettre en causes les choix du « château »… 49.3 !

Loi Macron : Des dépités socialistes menacent de voter contre, avec la majorité de la droite. Et puis il y a le risque que la loi passe grâce à des voix de députés de droite… pour une loi prétendument socialiste… 49.3 !
L’article 49.3, c’est le « vos gueules !» policé lancé à la face de tous les « Monsieur Lambda » et de toutes les « Madame Lambda » qui ont cru au pouvoir du peuple par procuration. A la représentation de la volonté populaire par des élus à l’écoute et au service de ses électeurs.

Souvenir : Début 91, les pacifistes battent le pavé pour tenter de faire plier la représentation nationale qui va le 16 janvier, en session extraordinaire, voter l’éventuel engagement militaire des forces françaises dans la guerre du Golfe. Dans toute la France, on essaie d’interpeller les députés du cru. 523 d’entre eux resteront sourds en approuvant l’entrée en guerre. 43 votent contre (dont tous les députés communistes et sept socialistes). Il y a 2 abstentions.
Par chez nous, en Basse-Ardèche, le prétendu représentant du peuple était Jean-Marie Alaize, membre du parti prétendument socialiste.
Le gouvernement en place était dirigé par Michel Rocard.
Le député de la circonscription d’Aubenas avait-il été l’un des sept députés socialistes à avoir  voté contre ? L’un des deux abstentionnistes ?
Que nenni… il avait répondu aux militants pacifistes qui avaient jugé utile de le rencontrer : « Je suis député de l’Ardèche en Ardèche mais je suis membre du parti socialiste quand je suis à l’Assemblée nationale… ».
Autrement dit : « Merci d’avoir voté pour moi maintenant lâchez-moi ! » Monsieur ou Madame Lambda a dû apprécier…
Quand bien même une majorité de députés socialistes aurait menacé de voter contre l’entrée en busherie, Rocard aurait alors utilisé le 49.3 pour museler toute opposition dans sa majorité. Et ce n’est pas le dépôt d’une motion de censure par l’opposition du moment qui aurait changé quoi que ce soit. Les récalcitrants de la majorité retrouvent leur clan en cas de danger…
Rocard connaissait parfaitement l’importance de l’article 49.3. Il en aura usé 28 fois en 37 mois de règne à Matignon. Mais Rocard, dites-moi, ce n’est pas dans ses jupes que Manuel Valls a fait ses premiers pas en politique ?

Monsieur ou Madame Lambda a donné sa voix. C’est donc muets, muettes que Messieurs et Mesdames Lambda laisseront le Pouvoir parler à leur place. Et décider.

     Mais que diable allaient-ils faire dans cet isoloir ?

Aux votards des européennes du 25 Mai…

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Qu’est-ce que voter ?

 

Résistance 71

 

19 Mai 2014

 

Demandons-nous au préalable qu’est-ce que la république dans laquelle nous vivons ? Une entité politique appelée “démocratie représentative”, qui comme son nom l’indique, fonctionne sur un système de “représentation” du peuple par, selon le dogme républicain aristocratique issus de la philosophie platonicienne, une “élite éclairée”, menant le peuple sur le chemin de la vérité et de la lumière. Ce dogme présuppose et postule au préalable que les “citoyens”, les gens constituant une “nation”, sont par essence ignares, incapables, non éduqués, infantiles et irresponsables et qu’ils ne peuvent par conséquent pas être responsables des affaires de la société organisée en État et se doivent de se laisser piloter par “ceux qui savent”, par les “éclairés” qu’ils délègueront à la majorité des voix, parmi une caste d’aristocrates auto-proclamée (ce qui ne veut pas dire “nobles” éthymologiquement, mot qui provient du grec ancien: aristoi qui veut dire les meilleurs et kratos qui veut dire pouvoir…”le pouvoir des meilleurs” donc…).

Pour ce faire, de grands rites sont mis en place ayant pour noms “campagnes électorales” et “élections” afin que la masse inculte choisisse ses “représentants”, ceux qui vont mener leurs affaires pour eux. Parce que c’est cela la représentation… C’est une délégation de son autorité, de sa souveraineté politique citoyenne à une personne ou un groupe de personnes, issus de partis politiques dûment estampillés “certifié conforme oligarchique”. Suite à un rite quasi-religieux revenant à intervalle de préférence le plus régulier possible, l’élection, la masse de citoyens “incultes et inaptes” délègue son pouvoir, sa souveraineté d’agir à un groupe de personnes qui n’ont absolument plus les mêmes intérêts que ses électeurs. L’électeur devenu votard (ou veau… tard pour certains) a alors abandonné son pouvoir souverain de gouverner pour et par lui-même. Il a délégué sa souveraineté à autrui en pensant, ou plutôt en ayant été préalablement convaincu, que cet autrui œuvrera pour ses intérêts et que tout ira pour le mieux, le pouvoir délégué étant en de bonnes mains. Turlututu… chapeau pointu… Les responsables aristocrates/oligarques ont expliqué et convaincu les votards que voter est un acte responsable. Qu’abdiquer sa souveraineté, sans aucun moyen de contrôle ultérieur, est non seulement une bonne chose mais un devoir ! Prendre plus les gens pour des cons que cela est probablement impossible !

De fait, le rite religieux électoral est la mise en scène de l’abdication de la souveraineté politique de millions de gens, qui le font comme un seul homme (ou femme) à titre de devoir. Y en a t’il encore pour douter que la propagande ne marche pas ?? Pour les politiques, rats dans un fromage riche et crémeux à souhait, faire voter c’est donner aux citoyens trois illusions:

  • L’illusion du choix
  • L’illusion de l’action
  • L’illusion de la responsabilité politique et civique

Pour que la recette fonctionne mieux, répétez cette démarche à intervalles réguliers de façon à ce que les votards, dépossédés, mais heureux de l’être, continuent de se soumettre aux diktats d’autrui sans aucun recours, mais en leur expliquant bien que gràce à eux, la “démocratie” est solide et fonctionne.

Voter ce n’est de facto pas agir mais s’engager à ne pas/plus agir, s’engager à ne plus participer à aucun débat politique efficace et concret, abdiquer sa capacité à véritablement influer sur le développement de la société et ne rester confiné qu’à l’illusion des discussions du café du commerce du coin. Voter c’est se déresponsabiliser. Voter c’est abdiquer sa souveraineté, réfléchissez-y ! Techniquement, le votard n’est souverain qu’un très court moment: celui où il met le nom du clown dans l’enveloppe et surtout, au moment où il lâche son papelard inutile dans l’urne, boîte à suggestions des esclaves. Au moment où le votard a lâché son bulletin, il a perdu toute souveraineté avec le “a voté” qui entérine sa démission et sa complicité ultime de la dictature de la majorité. Il est “souverain” une seconde et demie environ, tous les 4, 5 ou 7 ans !

Impressionnant non ??

Ce que l’on nous fait appeler “démocratie” est un système tout aussi totalitaire que le fascisme brun ou son pendant le fascisme rouge, revers de la même médaille aristo-oligarchique. Car, en y réfléchissant bien, il n’y a qu’une question de degré dans la dictature. Il suffit de voir où nos sociétés étatiques occidentales se dirigent depuis quelques décennies… Tout droit vers une fusion des états et des entreprises transnationales, ce qu’est le Nouvel Ordre Mondial et bizarrement, ce qui correspondait à la définition même du fascisme donnée par Mussolini soi-même.

Le vote est un pacte de soumission, répété à intervalles réguliers de façon à ce que les “citoyens”, rétrogradés au rang de spectateurs ayant abdiqués leur droit de réflexion et d’action politiques, valident vote après vote, grand-messe après grand-messe, leur soumission à la caste des aristo-oligarques. “droite ou gauche”, “gauche ou droite”, peu importe le résultat, ce qui compte vraiment, c’est l’acte de soumission et le paiement du tribut inhérent pour le concrétiser. Ainsi le citoyen, d’acteur de la société est devenu un passif votard et payeur/contribuable. Chaque grande messe électorale entérine plus avant sa soumission aux élus et à la classe politique et économique dominante, le tout en persuadant à grand renfort médiatico-propagandiste que les “citoyen” par leur acte de soumission, participent à la démocratie.

Votards, nous vous mettons au défi de retourner ou de démonter ces arguments de manière rationnelle et argumentée!

Ceci vaut pour toute “démocratie représentative” à l’échelle d’une nation. On nous demande maintenant de voter encore et toujours pour une entité politico-économique européenne.

Qu’en est-il exactement ? Qu’est-ce que l’Union Européenne ?

Une association de grosses entreprises transnationales, un cartel qui a déguisé son monople économique avec l’aide d’un autre cartel, banquier celui-là, représenté par la Banque Centrale Européenne (BCE) qui ne réfère qu’à la City de Londres, à Wall Street et à son QG de la Banque des Règlements Internationaux de Bâle (BRI), le GQG des banques centrales mondiales. Qui pilote l’UE ? La Commission Européenne, dont les “commissaires” (politiques) non élus, inféodés au cartel banquier privé de la BCE, écrivent les législations et amendements que leurs maîtres payeurs leur soufflent dans l’oreille, commission par commission. De là, toute “législation” européenne passe au parlement pour ratification, parfois des “amendements” cosmétiques sont ajoutés pour arrondir certains angles, tout cela étant décidé à huis clos, sans aucune consultation. La différence ? Dans les nations dites “parlementaires”, projet de lois, amendements et règlementations sont au moins écrites et débattues par les groupes et comités parlementaires élus, influencés bien sûr par toute sorte de lobbying possible et imaginable, mais néanmoins le processus se passe au sein des assemblées nationales. Pour l’UE, des commissaires politiques nommés, forcément sous influence, écrivent la législation qui est ensuite présentée devant un par-terre de bénis oui-oui qui entérinent ce qui doit l’être.

Question, pourquoi voter pour élire des représentants fantoches dont la seule fonction est d’acquiescer afin de donner une illusion supplémentaire de “démocratie” ?

La grand-messe électorale européenne du week-end prochain est non seulement un leurre futile à boycotter, mais la meilleure des raisons d’un boycott est, en plus de ce que nous avons déjà mentionné, le fait que le gros enjeu de cette mascarade est de continuer la délégation de pouvoir aux oligarques de façon à ce que le jeu d’enfumage continue comme à l’accoutumée. En ce moment même, la Commission Européenne et Washington sont en pourparlers directs, à huis-clos concernant l’infàme traité trans-atlantique de commerce et de partenariat (http://www.alternativelibertaire.org/?Partenariat-transatlantique-ne ). Traité qui ne vise qu’à une harmonisation des monopoles entrepreneuriaux et banquiers aux dépends des peuples. Un traité qui mettra l’UE et ses gouvernements membres pieds et poings liés devant les grandes entreprises transnationales, Monsanto et ses OGM entre autres, qui pourront attaquer directement devant les tribunaux (que ces entreprises contrôlent) les gouvernements refusant les directives imposées par le traité trans-atlantique. Personne n’est consulté pour ce traité, pas plus que pour son pendant côté océan Pacifique (TPP). Tout se passe dans la nébuleuse des commissions américaines et européennes, totalement infiltrées et inféodées au gros business transnational.

Si voter c’est abdiquer sa souveraineté, voter pour l’Europe c’est se faire le complice à part entière du capitalisme monopoliste qui ne vise qu’à une chose: Finaliser sa grille de contrôle des nations et des peuples à l’échelle planétaire. Quand on parle du Nouvel Ordre Mondial, c’est de cela qu’il s’agit: l’avènement d’un fascisme supranational par le vérouillage d’une grille de contrôle planétaire qui réduira les peuples à l’état de servage perpétuel. C’est le stade ultime du colonialisme ! L’UE et la CEE avant elle, est le “bébé” du groupe Bilderberg et de ses intérêts spéciaux.

Boycottons cette vaste fumisterie et reprenons le pouvoir !

Pour une société égalitaire du, par et pour les peuples émancipés de la société pyramidale coercitive et inégalitaire par essence.

C’est unis que nous établirons la société égalitaire, anti-autoritaire et libre !

Il suffit de dire NON ! et Cela passe par le boycott du vote et des institutions !

 

A lire sur ce blog au sujet de l‘Illusion Démocratique

 

Aux votards!…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 23 mars 2014 by Résistance 71

Rappelez-vous: au moment où vous lâchez votre papelard dans la boîte à suggestions pour esclaves… Vous perdez votre souveraineté ! Finie, terminée, envolée jusqu’à cette prochaine seconde de la prochaine grand-messe électorale, le grand Barnum de la pseudo-démocratie !

— Résistance 71 —