Archive pour économie française

Résistance politique: Union et solidarité contre le terrorisme d’état !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 31 mai 2018 by Résistance 71


Pour la société des sociétés

 

Le gouvernement se radicalise, radicalisons nos solidarités !

 

Groupe anarchiste Salvador-Segui

 

28 mai 2018

 

Source: 

https://salvador-segui.org/2018/05/24/radicalisons-nos-solidarites/

 

Depuis plusieurs semaines maintenant, les cheminots ont engagé un rapport de force historique avec le gouvernement et la Direction de la SNCF contre le projet qui vise à achever ce qu’il reste du service public ferroviaire tout en passant au crible le statut cheminot. La classe politique au pouvoir ne s’embarrasse même plus de son image pseudo-progressiste, attachée au dialogue social et vient de réaffirmer sa détermination à passer en force sur cette réforme. Pour autant, la mobilisation est visiblement loin de faiblir ! Il faut dire qu’au cours de cette première année de présidence macronienne, les coups n’ont cessé de pleuvoir sur les travailleurs comme sur les plus précaires. Ordonnances de la loi Travail, réforme de l’assurance chômage, baisse des APL, réforme de l’ISF, loi ORE, casse du système public ferroviaire, la liste a de quoi donner des sueurs froides à quiconque connaît la dure réalité du système capitaliste.

Pour autant, des foyers de lutte existent et doivent être soutenus. Bien sûr chez les cheminots. La tactique éculée de stigmatisation de ces derniers peine à prendre, et ce, au grand dam des politiques et des patrons. Au contraire, la solidarité en acte, elle, est bel et bien là ! Des caisses de grève se sont multipliées et ont atteint des sommes astronomiques, signe d’une détermination fleurissante chez les travailleurs et travailleuses à stopper un gouvernement embarqué, depuis son arrivée au pouvoir, dans une frénésie libérale de casse sociale. À la poste, nombre de secteurs sont également entrés dans la lutte. La contestation avait également gagné les lycées et les universités, étudiants et professeurs, contre la loi ORE, jusqu’à ce que ceux-ci subissent la répression violente de l’État.

Récemment, les médias n’ont pas manqué de monter en épingle certaines « violences » qui ont émaillées la manifestation du 1er Mai. S’il apparait difficile de soutenir cette violence tous azimuts et systématique dans les cortèges, surtout lorsque celle-ci se fait au détriment des autres formes de mobilisation, ne nous y trompons pas : elle n’est que l’expression d’une violence plus quotidienne et insidieuse, une violence économique, politique et sociale structurée et entretenue, main dans la main, par les systèmes étatique et capitaliste. Cette violence c’est celle des mesures gouvernementales qui rognent un par un tous les acquis sociaux des travailleurs, c’est celle des licenciements qui se succèdent au nom de la « compétitivité », c’est celle des forces policières qui protègent les intérêts du patronat à coup de matraques, c’est celle d’un gouvernement qui, au fil des réformes conduites et annoncées, se radicalise, réprimant à tout va et passant systématiquement en force ses mesures.

Aujourd’hui, il nous faut organiser et ancrer les luttes là où elles émergent et sont prêtes à grandir. Nos victoires locales, pourront servir de modèles à d’autres, pour se déployer avec le concours de toutes celles et tous ceux prêts à se battre. Il nous faut soutenir les luttes en cours, à la hauteur de nos moyens individuels ou de nos organisations ; entretenir et développer nos liens de solidarité. Ainsi, nous pourrons favoriser la prise de conscience de ce système d’exploitation capitaliste. Ainsi nous pourrons contrer ce système politique centralisateur et autoritaire. De là pourront se créer les nouvelles institutions, par le maîtrise des travailleurs à la base.

Notre première ambition doit être la suivante : nous réapproprier les services publics pour les rendre accessibles à toutes et tous : ces services doivent être de qualité, tendre à la gratuité ; il faut que leur gestion passe aux mains des collectifs des travailleurs regroupés en syndicat ou structure de classe, seuls capables de contrôler et d’organiser la production avec les usagers des secteurs concernés, et ce, à la hauteur des besoins de tous et de chacun. Par extension, la gestion d’un quartier, d’une commune, doit se faire sur une base égalitaire et doit permettre à toutes et à tous de bénéficier des services municipaux indispensables.

= = =

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Inevitable_anarchie_Kropotkine

L’anarchie pour la jeunesse

Errico_Malatesta_écrits_choisis

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme (PDF)

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Résistance politique: Ce qu’il faut dire avec Sébastien Faure (version PDF)

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Résistance 71

 

27 mai 2018

 

 

Nous publions avec ce très beau pdf réalisé par Jo de JBL1960, une compilation de textes de Sébastien Faure dont ses fameux « 12 preuves de l’inexistence de dieu » et « Électeur, écoute ».
Nous suggérons aux lecteurs d’imprimer ce pdf afin de le lire à leur aise, dans la mesure où ces textes amènent pas mal de grain à moudre dans le champ de la réflexion et de la pensée critiques qui fait tant défaut depuis quelques décennies.
Bonne lecture à toutes et à tous !…

Sébastien Faure en PDF:

Ecrits-choisis-anarchistes-sebastien-faure-mai-2018

 

Soutien à un lanceur d’alerte sur le nucléaire et les compteurs Linky…

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Appels aux dons pour l’Observatoire du nucléaire de Stéphane lhomme attaqué en justice à la fois par l’UFC que Choisir jusqu’en juillet 2019 dans plusieurs procès sur la même affaire dans son combat contre le compteur linky et par Enedis

 

Reçu par courriel, source anonyme

 

24 mars 2018

https://resistance71.wordpress.com/2018/03/14/technologie-et-nouvel-ordre-mondial-dernieres-frasques-du-compteur-link-outil-de-la-grille-de-controle-totalitaire-oligarchique/

 

 » Je vous transmet un mail que j’ai reçu hier soir de Stéphane LHomme. C’est dur financièrement

« Je fais un copier-coller du mail que ce lanceur d »alerte (Stéphane LHOMME), aux prises avec Enédis concernant le compteur Linky, et malheureusement « l’UFC que-choisir », (qui se trompe de camp), envoie pour appeler à la solidarité et lui permettre de continuer la lutte. Il serait d’ailleurs intéressant qu’il soit invité au journal ou dans une émission spéciale pour en parler (j’attends sa réponse à cette suggestion si elle est acceptée par la rédaction du mediatv.

https://www.lemediatv.fr/articles/soutenir-stephane-lhomme-contre-le-compteur-linky-enedis-et-l-ufc-que-choisir

Stéphane Lhomme explique ce mystère par l’opération « Energie moins chère ensemble », organisée par la direction de l’UFC-QueChoisir, qui consiste à lancer un appel d’offre auprès des fournisseurs d’énergie pour permettre à des particuliers de bénéficier de tarifs préférentiels.

Il est déjà surprenant de voir une organisation de défense des consommateurs, censée combattre les entreprises chaque fois que nécessaire, se mettre en affaire avec certaines d’entre elles et non des moindres puisqu’il s’agit des multinationales de l’énergie : le lauréat au moment de la polémique n’était autre que Lampiris, filiale de Total !

D’ailleurs, la compromission n’a pas été difficile à débusquer : aux conditions générales de vente (CGV) de l’opération « Energie moins chère ensemble » sont annexées celles du distributeur Enedis, qui prévoient que le particulier doit laisser libre accès à son compteur d’électricité.

Il est donc impossible à la direction de l’UFC-QueChoisir d’être en affaire avec Enedis et dans le même temps d’animer ou simplement de soutenir la lutte citoyenne contre le déploiement du compteur Linky, lutte dont un des biais principaux est précisément… de refuser à Enedis d’accéder au compteur d’électricité !

la riche direction de l’UFC-QueChoisir tente d’étouffer la critique en s’attaquant à Stéphane Lhomme sur le plan financier en déposant trois plaintes avec constitution de partie civile jusqu’en 2019 , procédures longues et couteuses (et trois fois coûteuse en l’occurrence !)

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article346

Voici son courrier :

Madame, Monsieur,

Chères amies et chers amis,

je vous remercie par avance si vous voulez bien aider l’Observatoire du nucléaire ( http://www.observatoire-du-nucleaire.org ) dont les caisses sont quasiment vides (il ne reste plus qu’un mois d’avance). Or c’est cette association qui me verse mon SMIC mensuel : pas de quoi rouler sur l’or, certes, mais beaucoup de gens s’en contenteraient et, en tout état de cause, c’est ce salaire qui me permet de mener depuis deux ans la campagne d’information et d’actions contre les compteurs communicants Linky, Gazpar et cie (cf http://refus.linky.gazpar.free.fr ).

Un Smic mensuel (1188 euros pour le salarié) coûte quasiment 1900 euros à l’association, soit près de 23 000 euros pour l’année. En ajoutant quelques frais (déplacements en particulier), nous espérons pouvoir compter sur 28 000 euros pour continuer…

Voici comment procéder si vous souhaitez m’aider. Tout passera par le compte de l’Observatoire du nucléaire, je ne demande évidemment pas à recevoir quoi que ce soit à mon nom.

1) Un « Pot commun » sur le web

Bien sûr, c’est un peu contradictoire avec la dénonciation du tout numérique, mais le fait est que c’est beaucoup plus simple pour beaucoup de contributeurs… et pour moi.

https://creditcooperatif.lepotcommun.fr/pot/muld9exj

2) Virement direct sur le compte de l’Observatoire du nucléaire

Muni de RIB ci-joint, vous pouvez faire auprès de votre banque un virement vers le compte de l’Observatoire du nucléaire.http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article119

3) Un chèque à l’ordre de l’Observatoire du nucléaire

à envoyer à : Observatoire du nucléaire, 12 rue des Pommiers, 33490 Saint-Macaire

Merci beaucoup à celles et ceux qui voudront bien contribuer.

Stéphane Lhomme

Conseiller municipal (bénévole) de Saint-Macaire (33)

Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

https://www.lemediatv.fr/articles/soutenir-stephane-lhomme-contre-le-compteur-linky-enedis-et-l-ufc-que-choisir

 

Madame, Monsieur,

Chères amies et chers amis,

je vous remercie par avance si vous voulez bien aider l’Observatoire du nucléaire ( http://www.observatoire-du-nucleaire.org ) dont les caisses sont quasiment vides (il ne reste plus qu’un mois d’avance). Or c’est cette association qui me verse mon SMIC mensuel : pas de quoi rouler sur l’or, certes, mais beaucoup de gens s’en contenteraient et, en tout état de cause, c’est ce salaire qui me permet de mener depuis deux ans la campagne d’information et d’actions contre les compteurs communicants Linky, Gazpar et cie (cf http://refus.linky.gazpar.free.fr ).

Un Smic mensuel (1188 euros pour le salarié) coûte quasiment 1900 euros à l’association, soit près de 23 000 euros pour l’année. En ajoutant quelques frais (déplacements en particulier), nous espérons pouvoir compter sur 28 000 euros pour continuer…

Voici comment procéder si vous souhaitez m’aider. Tout passera par le compte de l’Observatoire du nucléaire, je ne demande évidemment pas à recevoir quoi que ce soit à mon nom.

1) Un « Pot commun » sur le web

Bien sûr, c’est un peu contradictoire avec la dénonciation du tout numérique, mais le fait est que c’est beaucoup plus simple pour beaucoup de contributeurs… et pour moi.

https://creditcooperatif.lepotcommun.fr/pot/muld9exj

2) Virement direct sur le compte de l’Observatoire du nucléaire

Muni de RIB ci-joint, vous pouvez faire auprès de votre banque un virement vers le compte de l’Observatoire du nucléaire.http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article119

3) Un chèque à l’ordre de l’Observatoire du nucléaire

à envoyer à : Observatoire du nucléaire, 12 rue des Pommiers, 33490 Saint-Macaire

Merci beaucoup à celles et ceux qui voudront bien contribuer.

Stéphane Lhomme

Conseiller municipal (bénévole) de Saint-Macaire (33)

Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

NB : à propos de la souscription en défense des 4 procédures lancées contre moi par la direction d’UFC-QC

(l’affaire est résumée ici : http://refus.linky.gazpar.free.fr/linky-nouvelle-trahison-ufc.htm)

liens entre UFC que Choisir et Enedis via l’Energie moins chère ensemble

http://refus.linky.gazpar.free.fr/ENEDIS-LAMPIRIS-UFC-1er-10-2016.pdf

On constate que Lampiris cité en octobre 2016 dans le contrat d’Enedis et UFC que Choisir ( http://refus.linky.gazpar.free.fr/ENEDIS-LAMPIRIS-UFC-1er-10-2016.pdf http://www.lefigaro.fr/societes/2016/09/23/20005-20160923ARTFIG00001-lampiris-remporte-l-appel-d-offres-de-l-ufc-que-choisir-dans-l-energie.php) a changé de nom depuis. On rappelle que Lampiris a chanté les louanges du compteur linky en février 2015 (http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/le-compteur-linky-va-t-il-doper-la-concurrence-dans-l-electricite-863238.html), donc quelques mois avant que la loi de transition de mai 2015 http://autreinfo.free.fr/Linky.Mensonge.par.Omission.du.ministere.de.l.’ecologie.htm

2016: Contrat Lampiris avec l’Energie moins chère ensemble de l’UFC que choisir et ERDF (Enedis depuis mai 2016) http://refus.linky.gazpar.free.fr/ENEDIS-LAMPIRIS-UFC-1er-10-2016.pdf

2016 : Rachat de Lampiris belge par Total

5 Octobre 2017 : Lampiris devient TOTAL Spring en France

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lampiris

Décembre 2017, UFC que choisir perd son procès contre Stéphane lhomme qui a mis en lien les rapports entre ERDF (maintenant Enedis depuis mai 2016 https://en.selectra.info/energy-france/guides/electricity-enedis-erdf), Lampiris (maintenant Total Spring depuis octobre 2017), UFC que Choisir (maintenant…)http://refus.linky.gazpar.free.fr/ENEDIS-LAMPIRIS-UFC-1er-10-2016.pdf

http://refus.linky.gazpar.free.fr/UFC-deboutee-contre-SL-dec2017.pdf

PS d’un anti linky: l’arnaque de l’énergie moins chère ensemble pour les anti linky c’est qu’en fait, toutes les entreprises d’électricité utilisent le compteur énergivore linky  qui consomme à lui seul 10 watts ( https://www.change.org/p/refuser-le-nouveau-compteur-linky / http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/le-compteur-linky-va-t-il-doper-la-concurrence-dans-l-electricite-863238.html ) , or le compteur linky fait justement augmenter la facture d’électricité, car il est énergivore, le compteur linky consomme lui-même de l’électricité pour fonctionner car il fonctionne comme un ordinateur (avec ondes)  et n’a une durée de vie que de 7 ans (https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/compteur-linky-la-mobilisation-se-poursuit-en-midi-pyrenees-1518988197) et peut être facilement piraté à distance ( https://www.demcocbs.com/s_comment+pirater+les+compteurs+linky/).

 » Le déploiement des 35 millions de compteurs va entrainer, l’installation de 600 000 concentrateurs :    ( postes de distribution),120000 antennes relais *GPRS qui enverrons les informations en flux continu à 500000 ordinateurs. »https://linky-history.blogspot.fr/2015/09/le-linky-est-energivore.html

Des compteurs reliés à plus de 600 000 concentrateurs qui sont eux-mêmes connectés par GRPS au système central n’est-ce pas énergivore ?

http://videos.next-up.org/EhsTvNews/Linky_energivore/

https://stoplinkynonmerci.org/IMG/article_PDF/Compteur-Linky-le-vrai-du-faux-Ne-vous-faites-pas-avoir_a2.pdf

UFC que choisir ne croit pas à la nocivité des ondes. Donc l’UFC que Choisir ne croit pas que les compteurs linky soient dangereux pour la santé.  » L’Association Française pour l’Information Scientifique ainsi que l’UFC Que Choisir ont publié en marge de la passe d’arme législative des textes mettant en doute les arguments avancés par les associations anti-ondes (la nocivité de ces dernières suscite de gros doutes dans la communauté scientifique) et s’inquiètent des effets potentiellement dangereux d’une psychose injustifiée autour de ce sujet.  »

http://www.zdnet.fr/actualites/loi-abeille-victoire-legislative-pour-les-anti-ondes-39813922.htm

« Alerte : la direction d’UFC-QC lance une pétition pour transformer

les compteurs électriques en puissants émetteurs wi-fi (*)! »

http://refus.linky.gazpar.free.fr/linky-nouvelle-trahison-ufc.htm

http://refus.linky.gazpar.free.fr/linky-scandale-erl.htm

Suite de l’email Stéphane Lhomme:

« Voici les dépenses provisoirement engagées, sachant que je dois encore « monter » à Paris pour le 3ème procédure (*), et que chaque procédure fait l’objet de plusieurs audiences intermédiaires qui nécessitent et nécessiteront à chaque fois la présence d’un avocat (dit « postulant ») qu’il faut payer pour cela. Notez que mon avocat facture deux des procédures (UFC que choisir + journaliste UFC que choisir) comme une seule, sans quoi le total serait encore plus élevé.

Honoraires avocat plainte Mouchnino (chargé de mission UFC)

3600,00

Convoc TGI Paris 3 août Train aller SL

80,20

Convoc TGI Paris 3 août Train retour SL

117,10

Convoc TGI Paris 3 août Train A/R avocat

109,40

Honoraires avocat plaintes UFC + Chesnais (journaliste UFC)

3600,00

Convoc TGI Paris 26 sept Train aller SL

56,50

Convoc TGI Paris 26 sept Train retour SL

126,90

Convoc TGI Paris 26 sept Train A/R avocat

132,95

Honoraires avocat citation directe UFC

3600,00

Honoraires avocat postulant (Me Crespin) – Chesnais

600,00

Citation TGI Paris 15 nov Train A/R avocat

149,00

Appel Chesnais (journaliste UFC)

1065,00

Honoraires de 1ère instance contre Mouchnino (chargé de mission UFC)

1813,00

Honoraires avocat postulant (Me Crespin) – Mouchnino

600,00

Honoraires avocat appel UFC + Chesnais (journaliste UFC)

1800,00

Honoraires avocat postulant (Me Crespin) – Chesnais

600,00

TOTAL PROVISOIRE

18050,05

Il y a aussi les dépenses suivantes :

Aide au financement de la vidéo pour sourds et malentendants

1740,00

Notez le succès de cette vidéo avec près de 70 000 vues

https://youtu.be/7W41yI5MMgg

Procédure contre la FNCCR (droit de réponse refusé)

2413,00

Huissier demande de droit de réponse

150,00

Huissier constat de non publication du droit de réponse

440,00

Huissier Citation contre FNCCR

318,15

TOTAL

3321,15

La FNCCR est une structure nationale qui regroupe en particulier les Syndicats départementaux d’énergie et qui, au lieu de défendre les intérêts des communes, fait le jeu d’Enedis (https://www.contexte.com/article/energie/info-contexte-les-syndicats-delectricite-prets-a-faire-un-cheque-en-blanc-a-enedis_73522.html ) et du Linky et, fortement mise en cause par le média Contexte, n’a rien trouvé de mieux pour se défende que… de m’attaquer (http://www.fnccr.asso.fr/article/distribution-delectricite/), et de me refuser le droit de réponse légal.

SL

(*) pour mémoire, dans ce genre de procédures, le poursuivi est automatiquement mis en examen sans que cela ne préjuge du résultat final. Je suis donc d’ores et déjà mis deux fois en examen, la troisième arrive. Quant à la citation directe, pour laquelle la justice m’a donné raison (http://www.sudouest.fr/2018/01/11/compteurs-linky-que-choisir-perd-son-proces-contre-le-girondin-stephane-lhomme-4101422-4697.php) la direction d’UFC-QC à fait appel (il est vrai qu’ils peuvent se le permettre, c’est une organisation très riche… et très subventionnée).

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/   »

Diaporama pour conférences

Plusieurs personnes m’ont demandé à pouvoir utiliser mon diaporama pour animer des conférences, sachez qu’il est donc disponible ici :

http://refus.linky.gazpar.free.fr/COMPTEURS-2018-MARS.pdf

Pour préparer votre conférence, vous pouvez regarder la Vidéo « pour toutes et tous » ( https://youtu.be/7W41yI5MMgg ) ou bien la vidéo de la conférence de Beaumont-de-Lomagne qui vient d’être mise en ligne :

7a4dd71dafbb1404bfd494dae3fe02fd-b-mail-icon_video-link.gifhttps://www.youtube.com/watch?v=B9rNjYda7k4

Notez aussi qu’il a été fait une version courte de la vidéo de Poitiers :

https://mega.nz/#!M4lliSza!OJut8RGr5HPuzRVipPwdn9-8IYE0Br7Inb9eT4CAZBc

Procès par UFC-QC : 3ème mise en examen et calendrier (—> juillet 2019 !)

Hasard du calendrier, c’est ce 22 mars que je suis convoqué au TGI de Paris pour ma troisième mise en examen suite aux procédures lancées contre moi par UFC-QueChoisir. Pour mémoire, la mise en examen ne préjuge pas du résultat final.

Par ailleurs, j’ai reçu le calendrier de la première procédure (celle lancée par UFC-QC au nom de son chargé de mission, l’imposteur M. Mouchnino): le procès aura lieu le 5 juillet… 2019 !

 » La procédure adoptée aurait été choisie pour allonger artificiellement la durée de la procédure afin que le suspense dure jusqu’en 2019. « http://ehs-action.org/appel-a-soutien-financier-pour-stephane-lhomme/  Il y aura donc d’ici là 5 audiences relais (organisées tpous les 3 mois par le tribunal pour éviter la prescription) qui nécessitent la présence d’un avocat postulant et donc… des honoraires et frais. Et ce sera le cas pour les 3 procédures !

Pour mémoire, la stratégie de la direction d’UFC-QC est clairement de me couler financièrement…

https://lespiedsalaterre.org/linky/

https://bistrobarblog.blogspot.fr/2017/08/stephane-lhomme-site-refus-linky-est.html

Souscription de soutien

Je remercie d’ores et déjà celles et ceux qui ont contribué à la souscription que j’ai lancée – en espérant qu’ils seront rejoints par d’autres personnes – pour me permettre de continuer le combat anti-Linky, en assurant l’existence de mon salaire (smic) et en permettant le financement de ma défense face aux procédures de la direction d’UFC-QC. Comme vous pouvez le constater avec le point précédant, je suis loin d’être sorti d’affaire…

Un seul mot pour finir ce message : CONTINUONS !

Stéphane Lhomme

Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)

Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

Stéphane Lhomme vient de mettre une news sur son twitter le 23 mars, que la milice privée d’Enedis a cassé une porte chez un particulier pour lui imposer le compteur linky par la force

https://twitter.com/StephaneLHOMME/status/977075884854317056

Analyse sociétale: Emplois inutiles dans une société inutile (David Graeber)

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 5 mars 2018 by Résistance 71

 

Emplois inutiles (Bullshit jobs)

 

David Graeber, 2013

 

David Graeber est professeur d’anthropologie, spécialiste en économie politique, de la London Schools of Economics, après avoir été viré de Yale pour ses vues radicales de la société. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de références dont « Fragments d’anthropologie anarchiste », « Possibilities » et « La dette, les premiers 5000 ans ».
~ Résistance 71 ~

 

Dans les années 30, John Maynard Keynes avait prédit que, à la fin du siècle, les technologies seront suffisamment avancées pour que des pays comme le Royaume Uni ou les Etats Unis envisagent des temps de travail de 15 heures par semaine. Il y a toutes les raisons de penser qu’il avait raison. Et pourtant cela n’est pas arrivé. Au lieu de cela, la technologie a été manipulée pour trouver des moyens de nous faire travailler plus. Pour y arriver, des emplois ont du être créés et qui sont par définition, inutiles. Des troupes entières de gens, en Europe et en Amérique du Nord particulièrement, passent leur vie professionnelle à effectuer des tâches qu’ils savent sans réelle utilité. Les nuisances morales et spirituelles qui accompagnent cette situation est profonde. C’est une cicatrice qui balafre notre âme collective. Et pourtant personne n’en parle.

Pourquoi donc, l’utopie promise par Keynes – et qui était encore attendue dans les années 60 – ne s’est jamais matérialisée? La réponse standard aujourd’hui est qu’il n’a pas su prédire la croissance massive du consumérisme. Entre moins d’heure passés à travailler et plus de jouets et de plaisirs, nous avons collectivement choisi le dernier. Cela nous présente une jolie fable morale, mais même un moment de réflexion nous montre que cela n’est pas vrai. Oui, nous avons été les témoins de la création d’une grande variété d’emplois et d’industries depuis les années 20, mais peu ont un rapport avec la production et distribution de sushi, iPhones ou baskets à la mode.

Quels sont donc ces nouveaux emplois précisément? Un rapport récent comparant l’emploi aux Etats Unis entre 1910 et 2000 nous en donne une bonne image (et je notes au passage, il en est de même pour le Royaume Uni). Au cours du siècle dernier, le nombre de travailleurs, employés dans l’industrie ou l’agriculture a dramatiquement diminué. Au même moment, les emplois en tant que « professionnels, clercs, managers, vendeurs et employés de l’industrie de service » ont triplés, passant « de un quart à trois quart des employés totaux ». En d’autres mots, les métiers productifs, comme prédit, ont pu être largement automatisés (même si vous comptez les employés de l’industrie en Inde et Chine, ce type de travailleurs ne représente pas un pourcentage aussi large qu’avant)

Mais plutôt que de permettre une réduction massive des heures de travail pour libérer la population mondiale et leur permettre de poursuivre leurs projets, plaisirs, visions et idées, nous avons pu observer le gonflement, non seulement des industries de « service », mais aussi du secteur administratif, jusqu’à la création de nouvelles industries comme les services financiers, le télémarketing, ou la poussée sans précédent de secteurs comme les avocats d’affaire, des administrations, ressources humaines ou encore relations publiques. Et ces chiffres ne prennent pas en compte tous ceux qui assurent un soutien administratif, technique ou sécuritaire à toutes ces industries, voir toutes les autres industries annexes rattachées à celles-ci (les laveurs de chiens, livreurs de pizza ouvert toute la nuit) qui n’existent seulement parce-que tout le monde passe tellement de temps au travail.

C’est ce que je vous propose d’appeler des « Emplois Foireux ».[1]

C’est comme si quelqu’un inventait des emplois sans intérêt, juste pour nous tenir tous occupés. Et c’est ici que réside tout le mystère. Dans un système capitaliste, c’est précisément ce qui n’est pas censé arriver. Dans les inefficaces anciens états socialistes, comme l’URSS, où l’emploi était considéré comme un droit et un devoir sacré, le système fabriquait autant d’emploi qu’il était nécessaire (une des raisons pour lesquelles il fallait trois personnes pour vous servir dans les supermarchés un morceau de viande). Mais, bien sûr, c’est le genre de problème que le marché compétitif est censé régler. Selon les théories économiques, en tout cas, la dernière chose qu’une entreprise qui recherche le profit va faire est de balancer de l’argent à des employés qu’ils ne devraient pas payer. Pourtant, cela arrive en quelque sorte.

Alors que les entreprises s’engagent dans des campagnes de licenciement, celles ci touchent principalement la classe des gens qui font, bougent, réparent ou maintiennent les choses, alors que à travers une alchimie bizarre que personne ne peut expliquer, le nombre de salariés « pousse-papier » semble gonfler, et de plus en plus d’employés se retrouvent, au contraire des travailleurs de l’ex URSS, travaillant 40 ou 50 heures par semaine, mais travaillant de façon réellement efficace 15 heures, comme Keynes l’avait prédit, passant le reste de leur temps à organiser ou aller à des séminaires de motivation, mettre à jour leur profile Facebook ou télécharger des séries télévisées.

La réponse n’est clairement pas économique: elle est morale et politique. La classe dirigeante a découvert qu’une population heureuse et productive avec du temps libre est un danger mortel (pensez à ce qui c’est passé lorsque cette prophétie à commencé à se réaliser dans les années 60). Et, d’un autre côté, le sentiment que le travail est une valeur morale en elle même, et que quiconque qui ne se soumet pas à une forme intense de travail pendant leur temps de veille ne mérite rien, est particulièrement pratique pour eux.

Une fois, en contemplant la croissance apparente des responsabilités administratives dans les départements académiques, j’en suis arrivé à une vision possible de l’enfer. L’enfer est un ensemble de gens qui passent la majorité de leur temps sur une tâche qu’ils n’aiment pas et dans laquelle ils ne sont pas spécialement bons. Disons qu’ils ont été engagés car ils sont de très bons menuisiers, et qu’ils découvrent qu’ils doivent passer une grande partie de leur temps à cuire du poisson. La tâche n’a rien de passionnant, au moins il y a une quantité limitée de poissons à faire cuire. Et pourtant, ils deviennent complètement obsédés par le fait que certains de leurs collègues pourrait passer plus de temps à faire de la menuiserie, et ne pas faire leur part des responsabilités de cuisson de poisson, sous peu des piles entières de poisson inutiles et mal cuits envahiront l’atelier, et cuire des poissons est devenu l’activité principale.

Je penses que c’est plutôt une description précise de la dynamique morale de notre économie.

Maintenant, je réalise qu’un tel argument va inévitablement générer des objections: « qui êtes vous, pour définir quels emplois sont réellement nécessaires? Et c’est quoi votre définition d’utile? Vous êtes un professeur d’anthropologie, qui a ‘besoin’ de ça? » (et il est vrai que beaucoup de lecteurs de tabloids[2] pourraient envisager mon travail comme l’exemple même de l’inutilité) Et sur un certain niveau, c’est vrai. Il n’y a pas de mesure objective de la valeur sociale du travail.

Je ne voudrais pas dire à quelqu’un, qui est convaincu qu’il effectue une réelle contribution à l’humanité et au monde, que en fait, non. Mais qu’en est-il des gens qui sont convaincus que leur travail n’a pas de sens? Il y a peu j’ai repris contact avec un ami d’enfance que je n’avais pas vu depuis l’âge de 12 ans. J’ai été étonné d’apprendre, que dans l’intervalle, il était d’abord devenu un poète, puis le chanteur d’un groupe de rock indépendant. J’avais entendu certaines de ses chansons à la radio, sans savoir que c’était quelqu’un que je connaissais. Il était clairement brillant, innovant, et son travail avait sans aucun doute illuminé et amélioré la vie de gens au travers du monde. Pourtant, après quelques albums sans succès, il perdit son contrat, et plombé de dettes et devant s’occuper d’un jeune enfant, finit comme il le dit lui même « à prendre le choix par défaut de beaucoup de gens sans direction: la fac de droit ». Il est aujourd’hui un avocat d’affaires travaillant pour une firme proéminente new-yorkaise. Il était le premier à admettre que son travail n’avait aucun sens, ne contribuait en rien au monde, et de sa propre estimation, ne devrait pas réellement exister.

On pourrait être en droit de se poser beaucoup de questions, à commencer par, qu’est ce que cela dit sur notre société – une demande extrêmement limitée en musiciens poètes talentueux, mais une demande apparemment infinie d’avocats spécialiste des affaires? (Réponse: si 1% de la population contrôle la plupart des richesses disponibles, ce que nous appelons le « marché » reflète ce qu’ils pensent est utile ou important, et personne d’autre). Mais encore plus, cela montre que la plupart des gens dans ces emplois en sont conscients. En fait, je ne penses pas que j’ai rencontré un avocat d’affaire qui ne pense pas que son emploi soit merdique. Il en est de même pour toutes les nouvelles industries citées plus haut. Il existe une classe entière de professionnels qui, si vous deviez les rencontrer dans une soirée et admettent que vous faites quelque chose d’intéressant (un anthropologiste, par exemple), feront tout pour éviter de discuter leur travail. Après quelques verres, ils risquent même de se lancer dans des tirades sur combien leur travail est stupide et sans intérêt.

Cela est profondément psychologiquement violent. Comment peut on commencer à discuter de dignité au travail, quand on estime que son travail ne devrait même pas exister? Comment cette situation ne peut-elle pas créer un sentiment profond de rage et de ressentiment? Pourtant et c’est tout le génie de cette société, dont les dirigeants ont trouvé un moyen, comme dans le cas des cuiseurs de poisson, de s’assurer que la rage est directement dirigée précisément vers ceux qui font un travail qui a du sens. Par exemple, dans notre société, il semble y avoir une règle, qui dicte que plus le travail bénéficie aux autres, moins il sera payé pour ce travail. Encore une fois, une mesure objective est difficile à trouver, mais un moyen simple de se faire une idée est de se demander: qu’arriverait-il si cette classe entière de travailleurs disparaissait? Dites ce que vous voulez à propose des infirmières, éboueurs ou mécaniciens, mais si ils venaient à disparaître dans un nuage de fumée, les conséquences seraient immédiates et catastrophiques. Un monde sans profs ou dockers serait bien vite en difficulté, et même un monde sans auteur de science fiction ou musicien de ska serait clairement un monde moins intéressant. Ce n’est pas complètement clair comment le monde souffrirait de la disparition des directeurs généraux d’entreprises, lobbyistes, chercheurs en relation presse, télémarketeurs, huissiers de justice ou consultant légaux (Beaucoup soupçonnent que la vie s’améliorerait grandement). Pourtant à part une poignées d’exceptions (les médecins), la règle semble valide.

De façon encore plus perverse, il semble exister un consensus sur le fait que c’est la façon dont les choses devraient se passer. C’est un des points forts secrets du populisme de droite. Vous pouvez le voir quand les tabloids s’en prennent aux cheminots, qui paralysent le métro londonien durant des négociations: le fait que ces travailleurs peuvent paralyser le métro, montre que leur travail est nécessaire, mais cela semble être précisément ce qui embête les gens. C’est encore plus clair aux Etats Unis, où les Républicains ont réussi à mobiliser les gens contre les professeurs d’école ou les travailleurs de l’industrie automobile (et non contre les administrateur des écoles ou les responsables de l’industrie automobile qui étaient la source du problème) pour leurs payes et avantages mirifiques. C’est un peu comme si ils disaient « mais vous pouvez apprendre aux enfants! ou fabriquer des voitures! c’est vous qui avez les vrais emplois! et en plus de ça vous avez le toupet de demander une retraite et la sécu? »

Si quelqu’un avait conçu un plan pour maintenir la puissance du capital financier aux manettes, il est difficile de voir comment ils auraient mieux fait. Les emplois réels, productifs sont sans arrêt écrasés et exploités. Le reste est divisé en deux groupes, entre la strate des sans emplois, universellement vilipendé et une strate plus large de gens qui sont payés à ne rien faire, dans une position qui leur permet de s’identifier aux perspectives et sensibilités de la classe dirigeante (managers, administrateurs, etc.) et particulièrement ses avatars financiers, mais en même temps produit un ressentiment envers quiconque à un travail avec un valeur sociale claire et indéniable. Clairement, le système n’a pas été consciemment conçu, mais a émergé d’un siècle de tentatives et d’échecs. Mais c’est la seule explication du pourquoi, malgré nos capacités technologiques, nous ne travaillons pas 3 à 4 heures par jour.

[1] Note de la traduction: pas trouvé de traduction correcte pour « Bullshit Jobs » – ou emplois merdiques.

[2] NDT: équivalent anglais des magazines people et à scandale

Résistance politique: Anarchie, lutte de classes et critique d’économie politique…

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Une approche anarchiste de la lutte des classes

 

Analyse anarchiste-communiste

 

Source:

https://fr.theanarchistlibrary.org/library/analyse-anarchiste-communiste-une-approche-anarchiste-de-la-lutte-des-classes 

 

De quoi parlons nous quand nous parlons de classes sociales ?

Une classe est un groupe social, un ensemble d’individus caractérisés par une position similaire dans les rapports de production. Ces rapports de production sont les rapports sociaux (interactions entre individus et groupe d’individus, rapports de pouvoir et de propriété entre individus et groupes d’individus).

De quoi parlons nous quand nous parlons de lutte de classe ?

La lutte des classes est une notion souvent associée à Marx et à la théorie marxiste. Elle fait cependant partie du patrimoine de l’ensemble du mouvement ouvrier socialiste, auquel se rattache l’anarchisme communiste et l’anarchosyndicalisme. Cette notion exprime le conflit d’intérêts entre classes sociales, autour des rapports de production et de reproduction.

Conception marxiste de la lutte des classes.

La conception marxiste oppose ceux qui possèdent les moyens de production et tirent de ce fait une plus-value du travail d’autrui en obligeant les travailleuses et travailleurs à un sur-travail, approprié par les patrons et les actionnaire, et ceux -les travailleuses et travailleurs- qui sont obligé de vendre leur force de travail pour vivre. Entre ces deux classes aux intérêts clairement antagonistes, la bourgeoisie et le prolétariat, il existe d’autres classes (paysannerie, professions libérales, petite bourgeoisie…) aux intérêts plus ambigus, mais amenés à pencher, au gré de la situation du moment, et du développement des forces productives, d’un côté ou de l’autre des deux grandes tendances antagonistes. Dans la conception marxiste, c’est donc la propriété ou l’absence de propriété des moyens de production et de distribution qui joue un rôle central dans l’antagonisme de classe.

Il se structure notamment autour du salariat, qui implique un rapport d’exploitation et de subordination exercé par les patrons sur les ouvriers.

La conception marxiste fait de la lutte des classes LE moteur de l’histoire. Elle est marquée par un « finalisme » historique, qui estime inéluctable l’avènement de la société sans classe (et donc la fin de la lutte des classe par la « synthèse » que constitue l’instauration du communisme par l’intermédiaire de la révolution socialiste (et de la dictature du prolétariat étant censée entrainer le « dépérissement de l’Etat »). Dans l’acception marxiste orthodoxe, l’ensemble des faits sociaux et historiques sont liés en dernière instance à la lutte des classes, et l’infrastructure économique (les rapports de production) détermine en dernière instance la superstructure politique (idéologie, rapports de pouvoir, etc…)

Une conception anarchiste de la lutte des classes ?

Si nous constatons bel et bien l’existence d’intérêts antagonistes dans la sphère des rapports de production, il paraît peu satisfaisant de ne retenir que la propriété (ou son absence) comme élément structurant des rapports de production.

Plus fondamentale est la notion de contrôle, qui est liée à la notion de pouvoir, dans tout la complexité que renferme ce dernier terme dans la langue française.

Définir la propriété. La propriété et le pouvoir-contrainte

Dans l’esprit commun, être propriétaire quelque chose c’est en avoir l’usage et l’usufruit. C’est à dire pouvoir choisir l’usage qui en est fait (l’utilise, le détruire tout ou partie, le céder), bénéficier des richesses qui en sont extraites.

La propriété, est en fait surtout un acte juridique et son résullat, qui signifie la reconnaissance légale de cette possession, par le pouvoir constitué (le ou les Etats), qui transcrit dans le droit cette possession.

La propriété est donc d’abord et avant tout un acte de pouvoir. La propriété n’est pas une réalité a-sociale. C’est une relation sociale, interindividuelle. Le fait de s’ériger propriétaire suppose dans le même temps qu’on s’accorde l’usufruit et la possibilité de détruire, modifier ou céder un bien, qu’on en prive les autres individus. Cette réalité est valable tout autant à l’échelle de l’individu humain (personne physique), qu’à celle de « l’individu » entendu au sens d’une institution (personne morale), au sens le plus large de ce dernier terme (système de relation sociale, structure sociale dotée d’une certaine stabilité dans le temps).

La propriété prive donc (l’autre) autant qu’elle accorde (à soi). « La propriété, c’est (donc) le vol » comme l’a affirmé avec fracas Proudhon[1], et ce à l’exception de la propriété d’usage ou possession individuelle de biens en quantité suffisante pour ne pas priver autrui. Pour que l’affirmation personnelle ou juridique « ceci est à moi (ou nous) » que renferme la propriété ait une réalité matérielle, il faut la capacité bien réelle et matérielle d’empêcher les autres individus -personnes physiques ou personnes morales) d’en user, d’en bénéficier et de la détruire, le modifier ou le céder. La propriété est donc un acte de pouvoir qui repose sur un rapport de force physique, et symbolique : Elle est l’expression de deux pouvoirs, le pouvoir-brutal et le pouvoir d’influence. Pouvoir d’influence, c’est à dire la capacité de convaincre ou persuader autrui, ou au moins la majorité de la société de la légitimité de cette propriété, ou de convaincre ou persuader ceux qui disposent du monopole ou de l’essentiel de la force brutale (l’Etat en tant que groupe social par exemple). Il s’agit ici du recours à l’idéologie, à la rhétorique et aux outils de persuasion que sont les arguments de droit divin (Dieu m’a donné ce bien), d’autorité (tel chercheur, tel texte de référence conclue à ma légitime propriété sur ce bien), de capacité( c’est parce que je suis plus a même que les autres d’user, de bénéficier et de modifier de manière profitable de ce bien que la propriété doit légitimement me revenir), d’antériorité (c’est parce que moi ou mes ancêtres étions là les premiers que nous avons le droit légitime de la propriété sur ce bien matériel ou cette terre). La religion, le contrôle des idées et de leur diffusion, les idées telles que la nation, le droit naturel, voire la science instrumentalisée, sont le relais de ce pouvoir d’influence.

Mais celui-ci n’est que la forme la plus élaborée du pouvoir (qui permet de dépasser le strict rapport individuel et donc de convaincre d’autres personnes d’exercer le pouvoir brutal pour son propre compte), qui permet d’éviter le recours à la force.

Le pouvoir brutal, quand à lui, c’est la contrainte physique, les coups et blessures, le meurtre, ou la menace sur les autres individus, de manière directe ou indirecte (par exemple en menaçant ou contraignant les personnes qui lui sont liées affectivement).

La propriété est donc avant tout un acte de pouvoir brutal, reposant sur la contrainte -ou la menace de la contrainte qui suppose donc l’existence et la possibilité de la contrainte- . En ce sens, il paraît peu raisonnable d’affirmer que l’économique détermine le politique en dernière instance, puisque c’est le pouvoir (brutal ou d’influence) qui permet la propriété.

Bien sur, en retour, la propriété et l’exploitation qui en découle ont permis l’accumulation de richesse et ainsi l’extension du pouvoir, de l’échelle locale à l’échelle mondiale.

La question n’est pas ici d’affirmer l’existence d’un principe premier prédéterminant, le pouvoir, (qui remplacerait la propriété et l’économie comme principe premier), mais de montrer que l’affirmation de Marx et des marxistes selon laquelle l’infrastructure économique détermine en dernière instance la superstructure politique est gratuite et ne résiste pas à l’analyse. On préférera montrer que ces deux RÉALITÉS MATÉRIELLES (la contrainte est autant une réalité matérielle inscrite dans le sang et la chair des êtres humains que les biens éphémères ou durables) sont indissociablement liées et sont la conditions l’une de l’autre, dans un rapport dialectique (l’une détermine l’autre et cette dernière détermine la première).

Propriété formelle, propriété réelle.

La propriété en tant que concept juridique dépend donc de ce double aspect du pouvoir : pouvoir d’influence, contrainte (pouvoir brutal). Dans un système social où un groupe social détient le monopole de la force, cherche à le détenir, ou s’arroge le monopole de l’usage légitime de la force, c’est à dire dans un système social étatique, la propriété, individuelle, privée, collective ou étatique est donc garantie par le ou les Etats, c’est à dire en dernier ressort leur appareil de contrainte (police, justice, armée), si leur appareil d’influence (école, université, médias, législation, idéologie dominante et conception sous-tendant la légalité et la notion de la légitimité) échoue.

On distingue différent régimes de propriété formelle :

_ La propriété individuelle. Celle-ci peut correspondre à la propriété foncière (terrain, habitat, immeuble) ou à la propriété d’un produit. S’il s’agit de propriété d’usage d’un bien foncier ou d’un produit, on peut distinguer différentes situations : selon que le produit soit rare ou non, selon qu’il s’agisse d’un logement dont on se sert pour soi-même ou au contraire d’un logement loué, selon qu’il s’agisse d’un terrain exploité par le seul paysan ou loué en fermage, ou dont l’exploitation se fait en recourant au salariat… Si l’on envisage la question des rapports de production, celle qui nous intéresse et qui joue un rôle déterminant dans l’antagonisme de classe, il s’agit dès lors de la propriété des moyens de production (champs, mine, atelier, usine…) et de distribution (transport, magasins, etc…).

Cette propriété peut être individuelle.

_ La propriété collective, qu’il s’agisse de moyen de production et/ou de distribution, de foncier ou de produit. Cette propriété collective peut avoir deux formes :

1/ Il peut s’agir de la propriété d’un groupe d’individus sur des biens fonciers ou produits, sur des moyens de production et/ou de distribution, à l’exclusion des autres groupes d’individus. C’est le cas de la propriété sous forme d’actionnariat, qui est une forme de propriété privée partagée. C’est une propriété « collective » au sens ou il n’y a pas un seul propriétaire mais plusieurs, privée, au sens ou elle est privatise, elle signifie l’appropriation d’une chose au dépend des autres. C’est le cas de la copropriété foncière également. Il peut s’agir de la propriété collective de travailleuses et travailleurs sur leur outil de production et/ou de distribution, dans un système économique ou il existe d’autres formes de propriété. Il s’agit ici du régime de propriété des coopératives.

C’est enfin le cas de la propriété étatique. Nous reviendrons sur cette dernière.

2/ Il peut s’agir de la propriété sociale, c’est à dire de l’ensemble de la société. C’est à cette propriété collective sociale que nous faisons référence en tant qu’anarchistes communistes, quand nous faisons référence à la propriété collective ou commune des moyens de production et de distribution. Par société nous entendons ici l’ensemble des producteurs et productrices, dans une société sans classe. Cette propriété sociale est en soi l’abolition de la propriété (au sens privatif précédemment définit), c’est le communisme.

Nous avons vu que la propriété réelle signifie l’usufruit, c’est à dire la capacité d’user librement du bien approprié, d’en tirer les fruits que l’on peut en tirer, de la modifier, le vendre ou détruire tout ou partie. La propriété réelle est donc liée au contrôle effectif que l’individu ou le groupe propriétaire a du bien approprié. En l’occurrence, en ce qui concerne les moyens de production et de distribution, la contrôle signifie la capacité de décider ce qui est produit, pourquoi, pour qui, comment, de bénéficier de ce qui est produit ou d’en faire bénéficier les personnes de son choix. Le contrôle signifie donc la gestion, la capacité de décider, ce qui nous ramène à la notion de pouvoir (pouvoir faire, ou pouvoir faire-faire).

Dans le cas de la propriété étatique, nous sommes ainsi confronté à une dissociation entre la propriété formelle et la propriété réelle. L’Etat est définit, selon le cas, comme étant le représentant de la souveraineté d’un groupe social donné, qu’il s’agisse de la nation (dans le cas d’une dictature nationaliste), du peuple (dans le cas d’une « démocratie » parlementaire dite « représentative), du prolétariat (dans le cadre d’un Etat dit « socialiste). Dans le discours étatiste, la propriété étatique se confond avec la propriété du groupe social représenté (peuple, nation, prolétariat). C’est ce tour de passe passe qui permet à la social-démocratie de présenter les services publiques et les entreprises nationalisées comme des propriété collectives et sociales du peuple, aux socialistes étatistes (marxistes étatistes, léninistes, trotskystes, staliniens, maoistes, blanquistes, etc) de présenter l’étatisation des moyens de production et de distibution (nationalisation, planification étatique,…) comme propriétés collectives et sociales du prolétariat, des nationalistes de présenter l’économie étatisée et dirigiste comme propriété collective et sociale de la nation.

Mais pour le peuple dans sa grande majorité, pour les habitants de la «nation » (sic) dans sa grande majorité, pour le prolétariat dans sa grande majorité, le contrôle sur ces moyens de production et de distribution, c’est à dire le pouvoir réel (et non formel) de décision sur ce qui est produit, comment, pour qui, pour quoi, à quel prix, est nul ou très faible, puisque la structure hiérarchique, la division entre dirigeants et dirigés garantis aux dirigeants la réalité du contrôle, c’est à dire la propriété réelle, même si la propriété formelle est celle « du peuple », «de la nation », « du prolétariat ». C’est cette confusion qui a permis aux léninistes de présenter un Etat dit « ouvrier » comme le socialisme, la nationalisation comme une propriété commune, et faire miroiter ainsi l’illusion de l’économie contrôlée par les travailleurs.

Or la persistance de la division dirigeants-exécutants est la négation dans la réalité de cette affirmation formelle. Cette division est elle-même basée sur le double aspect du pouvoir que nous avons évoqué : le pouvoir d’influence (d’où l’importance de la propagande, et l’enjeux qui consiste à faire croire aux travailleurs et travailleuses qu’en travaillant pour l’Etat ils travaillent pour eux, alors qu’en réalité les richesses créées sont contrôlées par les dirigeants, par l’Etat), et le pouvoir de contrainte matérialisée par la police, la justice, l’armée comme groupes sociaux distincts de la population, entre les mains d’un parti ou d’une minorité.

Faute de contrôle, la propriété réelle des moyens de production est donc entre les mains de l’appareil d’état, c’est à dire des militaires, policiers, juges ou commissaires politiques usant de la contrainte, mais aussi et surtout des bureaucrates et politiciens intellectuels (entendons par là les idéologues politiques se présentant comme avant-garde, exerçant le pouvoir dans les ministères ou les « comités centraux » parallèles) usant de leur pouvoir d’influence.

La chose est valable pour les entreprises étatiques (nationalisées) en système capitaliste mixte.

Propriété et contrôle des moyens de production comme fondement de l’antagonisme de classe. La question du pouvoir, la question de l’exploitation, la question de l’appropriation.

De même, la seule notion de propriété ne suffit pas à rendre compte des rapports de classes et de l’antagonisme de classe en société capitaliste privée comme dans un capitalisme d’Etat affublé du nom de « socialisme », de même que dans un capitalisme mixte de type social démocrate (ou coexiste entreprises privées et entreprises publiques).

En effet, comment rendre compte dès lors de la position de classe d’un PDG d’entreprise ou d’un cadre supérieur, qui sans être propriétaire des moyens de production (au mains des actionnaires) n’en a pas moins un rôle déterminant dans le processus de décision (ce qui est produit, comment, pour qui, etc…), quand à l’usage de ces moyens de production et de distribution, qui approprie une partie des richesses produites en les volant aux travailleurs-euses, sous la forme de salaires mirobolant, stock-options, etc… et qui se situe résolument dans le camp de la bourgeoisie ? Comment rendre compte de la position de classe d’un haut fonctionnaire (du point de l’antagonisme de classe) dirigeant une entreprise étatisée, qui n’est pas propriétaire mais décide de ce qui est produit, s’approprie une partie (sous la forme d’un salaire très élevé) des richesses produits mais ne se situe résolument pas dans le camp du prolétariat ? Comment à l’inverse ranger dans le camp de la bourgeoisie le travailleur indépendant, propriétaire de son moyen de production (par exemple un atelier), et qui pour autant n’emploie et donc n’exploite pas de travailleurs, comme le sont nombre de petits paysans et artisans ? Faut il ranger le fonctionnaire d’exécution des services publics (employé à l’exécution de tâche), hors la police, la justice, l’armée, les gardiens de prisons, dans le camp des exploiteurs ?

Ce qui définit dès lors l’antagonisme de classe, c’est donc non seulement la question de la propriété mais aussi celle du contrôle. La lutte des classes est donc un conflit d’intérêts irréductibles sur le plan économique entre les individus qui possèdent et/ou contrôlent les moyens de production (fonctionnaires d’autorité, patrons, actionnaires, politiciens, militaires…), et qui composent LES classes dominantes (bureaucratie, classe politique, bourgeoisie, classe militaire,…) d’une part, et ceux, d’autres part, qui ne contrôlent pas les moyens de production et de distribution et sont obligés de vendre leur force de travail (« manuelle » et/ou « intellectuelle », la séparation entre ces deux sphères étant loin d’être toujours évidente), leur temps, pour survivre, les travailleuses et travailleurs (ouvriers, employés, fonctionnaires d’exécutions dans les services publiques) d’autre part.

Mais aussi et surtout entre celles et ceux qui exploitent la force de travail des autres, des travailleurs, s’approprient les richesses qu’ils créent, et ceux dont le produit du travail associé est en partie volée par celles et ceux qui les exploitent.

A la question de la propriété et du contrôle, s’ajoute donc celle de la subordination (le rapport hiérarchique qu’induit le salariat et qui permet au patron de diriger le travailleur salarié, de lui voler une partie de ce qu’il crée, mais aussi de le priver de moyen de subsistance en le licenciant) et de l’exploitation (le fait de s’approprier une partie – la plus importante- de la valeur de ce qui est produit au nom de la propriété, du capital, de l’investissement, du risque et de la responsabilité).

D’un côté celles et ceux qui détiennent propriété et capital (la transcription numéraire des richesses possédant une valeur d’échange) mais aussi capital culturel (au fondement du pouvoir d’influence, liée à la séparation du travail dit « manuel », d’exécution et du travail dit «intellectuel » de décision) , de l’autre celles et ceux qui soit en sont privé, soit en détiennent une part ridicule qui ne leur assure aucun contrôle sur leur vie, sur l’économie, sur ce qu’ils produisent, sur leur travail et la manière dont il s’organise.

Celles et ceux qui s’approprient les richesses créées, bourgeoisie, politiciens, actionnaires et patrons, ont tout intérêt à en approprier le plus possible, d’où la pression à la baisse sur les salaires, d’où la pression à la hausse sur le temps de travail, d’où le durcissement des conditions de travail pour accroitre la productivité, d’où les licenciement pour faire baisser le cout de la main d’œuvre plutôt que de partager le travail et son produit. En général, ceux-ci sont très conscient de leur intérêts, mais comme ils ont tout intérêt aussi à préserver cet état de fait inégalitaire, d’oppression et d’exploitation, il cherchent à masquer ces intérêts au nom de « l’intérêt commun », à légitimer l’état de fait au nom du droit naturel, de la propriété, du risque, de l’investissement, de la responsabilité, etc… en évacuant soigneusement l’origine première de leur position (le vol, l’exploitation, et la propriété qui le garantit, l’héritage… ).

Celles et ceux qui sont obligés de se salarier pour vivre, qui sont exploité, ont tout intérêts à récupérer le maximum de ce qui leur est volé (donc de chercher à avoir de meilleurs salaires, ou d’abolir ce vol, et donc l’exploitation que sont le capitalisme et le salariat), à travaille le moins possible en étant le mieux payer possible (puisqu’ils ne bénéficient pas de l’intégralité de ce qu’ils produisent), de constater la domination qu’ils et elles subissent. Ces intérêts de classe s’expriment indépendamment de la conscience qu’en ont les individus qui la composent. L’idéologie dominante contrôlée par les classes dominantes légitime l’Etat de fait et explique en partie le fait que nombre d’individus des classes exploitées n’aient pas une conscience entière de leurs intérêts fondamentaux de classe. Celle-ci vise à leur faire admettre le vol qu’il subissent comme légitime, et de ce fait à conclure à la convergence d’intérêts entre exploiteurs et exploités. Pour autant, l’aspiration légitime de tout être humain au bien être, à la liberté et au bénéfice de ce qu’il produit à part égal avec tous les contributeurs indispensables du processus de production est en contradiction totale avec cette illusion que représente la notion «d’intérêts convergents ». L’inégalité sociale structurelle de la société de classe en est une seconde. Dès lors, la lutte des classe n’est pas une « notion » ou un « concept » auquel il convient d’adhérer, mais le terme qui désigne l’antagonisme observable entre les intérêts des classes dominantes telles que nous les avons définit et des classes dominées sur le plan des rapports de production, mais aussi de la société (puisque la production a un impact fondamental sur la vie concrète en dehors du lieu de production).

Des classes « intermédiaires » traversées par des intérêts multiples.

Les travailleurs indépendants (artisans, paysans, et professions libérales tous sans salarié-e-s), n’exploitent pas directement le travail d’autrui (pas de plus-value ou vol, pas de lien de subordination, une propriété des moyens de production qui a priori ne prive pas les autres individus de la possibilité de vivre et survivre, leur égal contrôle sur l’économie).

Formellement, ils ne sont pas non plus exploités par un patron. Pour autant, ce qui oppose les premiers (artisans et paysans sans salariés) aux seconds (professions libérales), c’est souvent le niveau de revenu ou l’identification symbolique et culturelle. Celles des seconds les rapproche de la bourgeoisie dont ils sont le plus souvent issus, ou culturellement proche. Qui s’appuie sur une sur-valorisation du travail dit « intellectuel » par rapport au travail dit « manuel » correspondant aux intérêts des classes dominantes précitées.

Celles des premiers les rapproche des ouvriers dont ils sont souvent issus, avec souvent pour mobile d’échapper à la subordination patronale.

Le travail « manuel » des uns, « intellectuel » des autres les polarise de manière opposées, même si un certain nombre d’individus échappent à ces tendances, et si les artisans qui deviennent patrons, dans des petites entreprises, se mettent à tirer de la plus-value d’autres travailleurs sans pour autant acquérir le niveau de revenue de la bourgeoisie. On peut alors parler de petite ou moyenne bourgeoisie. Les tendances et intérêts contradictoires qui traversent ces classes intermédiaires sont tiraillées au gré du rapport de force entre les classes, mais aussi conduisent à l’expression d’intérêts propres.

On peut ajouter à ces deux classes celle des petits et moyens cadres, sans grand pouvoir de décision, mais qui tirent profit de la nécessité pour les classes dominantes d’un appareil hiérarchique développé et nécessaire au maintient de leur domination. Leur position hiérarchique tend à faire converger leurs intérêts au profit des classes dominantes (dont ils peuvent tenter de reproduire les pratiques à une échelle inférieure en recourant au petit actionnariat), même si dans les situations de crises, comme en 2001 en argentine, ceux-ci peuvent en voyant leur position sociale s’effondrer prendre le parti -souvent de manière temporaire-, des classes dominées.[2]

De même, la base de l’appareil répressif d’Etat (policiers, militaires, juges…), sans pour autant bénéficier d’un revenu important, voit en tant que classe ses intérêts intrinsèquement liées aux classe dominantes puisque seul les rapports dirigeants/dirigé-e-s, exploiteurs-exploité-e-s liés à la société de classe justifie leur existence parasite comme groupe social.

La question de l’Etat.

L’Etat n’est pas un instrument neutre. Il garantie la propriété, les positions de pouvoir dans le domaine économique et politique au moyen du monopole revendiqué de la force légitime. L’état est un groupe social composé d’une intelligentsia politicienne, politiciens et bureaucrates -fonctionnaires d’autorité-, et des moyens de contrainte que sont la police, la justice et l’armée. Le groupe social composant l’Etat s’approprie une partie des richesses créées par les travailleuses et travailleurs, au moyen des impots, mais aussi, dans le cadre de l’existence d’entreprises nationalisée, en se substuant à la bourgeoisie pour l’appropriation de la plus-value. Les hauts fonctionnaires et chefs d’entreprises publics encaissent des salaires et jetons de présence que rien dans leur activité ne justifie, si ce n’est l’exploitation. Dans le cadre d’une économie étatisée (capitalisme d’Etat même masqué sous le terme « d’Etat socialiste »), c’est la plus-value qui est appropriée par une partie de l’ex-intelligensia devenue bureaucratie controllant l’ensemble de l’économie. Qu’elle le fasse « au nom du prolétariat » et en se prétendant son avant-garde n’y change rien. L’exploitation des travailleurs et des travailleuses, l’appropriation de leur travail est le fait des classes dirigeantes et des classes possédantes.

Au contraire des marxistes, nous nous opposons au « finalisme historique » qui relève du charlatanisme pseudo-scientifique. Les marxistes ont tiré une grande partie de leur influence politique historique et leur pouvoir de la prétention qu’il existait un « paradis prolétarien» en URSS, « paradis » qui s’est avéré un immense bagne capitaliste d’état pour les prolétaires.

Mais cette influence, les marxistes la tirent aussi de la prétendu « scientificité » de leur théorie. En science sociale comme en politique, on ne peut faire que des constats et des hypothèses, discutables en tant que telles puisque ceux-ci dépendent des facteurs que l’on prend en compte. Le domaine des prévisions relève de « Madame Irma » ou de Nostradamus, de la religion, mais pas des sciences sociales. Les prêches réguliers et millénaristes sur « l’accroissement des contradictions du capitalisme » « liées » à la « baisse tendancielle du taux de profits » se sont heurtées jusqu’à présent à la capacité d’adaptation permanente du capitalisme, qui n’a pas hésité à recourir au fascisme quand la montée du processus révolutionnaire le menaçait. Tout cela est fort peu matérialiste, et au risque de froisser, relève de l’idéalisme le plus éculé, à une dérive scientiste que dénonçait déjà Bakounine, quand il mettait en garde contre le « gouvernement des savants ».

La seule chose que nous pouvons affirmer avec certitude, c’est que la marche actuelle du capitalisme et le recul du rapport de force pour les classes dominées conduit à un accroissement de l’exploitation favorisée par la « mondialisation accrue du capitalisme », que la sur-exploitation des ressources énergétiques conduit à un régime de guerre permanente. Que face la barbarie qui pointe son nom, nous choisissons le communisme libertaire comme alternative, parce qu’elle nous paraît la plus valable. Mais l’histoire humaine n’est pas le fait de forces extérieures aux être humains. Elle est certes influencée fortement par des logiques structurelles (liée à l’influence des rapports sociaux, à celle des milieux, au poid des héritages conséquence de l’interaction collective qu’est la société, une réalité en mouvement qui puise sa dynamique autant dans le passé que dans le présent…), mais elle est aussi le fruit de la volonté humaine.

La lutte des classes, une lutte qui s’inscrit pour nous dans la lutte contre toutes les dominations.

La lutte des classes est une réalité fondamentale, elle n’est pas pour autant LE moteur de l’histoire, même si elle a un double effet d’inertie et de dynamique qui détermine nombre de phénomènes sociaux et historiques.

Aux rapports de classes s’ajoutent la logique de pouvoir, la lutte entre les dynamiques d’entraide et les dynamiques de concurrences qui parcoure la société, le poids des logiques patriarcales et coloniales qui lui sont en partie liées mais pas réductibles (la société de classe est postérieure au patriarcat), l’addition des actes des individus et des groupes, en interaction, qui n’est pas réductible au seul intérêt économique, ni aux seuls nécessité de la survie…

Nous savons seulement où sont nos intérêts dans cette lutte des classes qui caractérise la société dans le système étatique et capitaliste, qu’il soit privé, mixte ou d’état. Nous sommes dans le camp des exploité-e-s luttant pour la fin de toute exploitation.

La lutte des classes est un des aspects de la lutte entre dominant-e-s et dominé-e-s. Notre intervention dans la lutte des classe en tant que travailleuses et travailleurs anarchistes est l’un des aspects d’une lutte générale contre l’ensemble des dominations : les relations de pouvoirs sont inter-reliées, et converges fondamentalement : elles s’alimentent mutuellement. L’approche anarchiste de la lutte des classe s’inscrit dans la lutte contre le principe de la division sociale entre dirigeant-e-s-exécutant-e-s, dominant-e-s-dominé-e-s : elle identifie l’enjeu que représente les relations de pouvoir au même titre que les relations d’exploitations, qui en sont un des aspects.

Pour cela, nous devons remettre en cause la division et la séparation entre le travail intellectuel et manuel, les inégalités fondées sur les prétendues « capacités », et la sur-valorisation du « travail complexe » (c’est à dire « intellectuel ») commun à la théorie marxiste comme à la théorie capitaliste : le travail est un tout social : conception et organisation n’ont aucune réalité matérielle sans l’exécution, la fabrication matérielle. Les personnes qui étudient ne le peuvent actuellement que parce que d’autres (les travailleurs-euses dits « manuel-s ») les nourrissent, les logent et les entretiennent par leur travail, il n’y a aucune raison qu’ils en tirent des revenus plus élévés.

L’égalité économique et sociale, la remise en cause de la séparation entre travail manuel et intellectuel sont des objectifs fondamentaux dans la perspective d’une société sans classe.

Notes:

[1] Les références à tel ou tel auteur n’impliquent aucune adhésion à l’ensemble du corpus idéologique et pratique de celui-ci. Pour ce qui est de Proudhon, on signalera à côté d’une analyse brillante de la propriété, un développement des conceptions fédéralistes libertaires, des tendances politiques réactionnaires (mysoginie, antisémitisme, hostilité aux grève et aux coalitions ouvrières…) exprimées dans certains de ses écrits. Ces idées, cet aspects de la pensée de Proudhon sont bien entendu à l’antithèse de l’éthique, des idées révolutionnaires et émancipatrices auquel se réfère l’auteur de ce texte.

[2] A l’inverse, elles peuvent fournir la base sociale des mouvements fascistes.

Néo-libéralisme et Nouvel Ordre Mondial: Petit coup d’œil sur le dernier projet en date: le traité Mercosur

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Après le CETA signé le 21 septembre 2017, après le JEFTA signé le 8 décembre 2017, voilà le MERCOSUR, que l’UE veut signer le 2 mars 2018

 

Auteur anonyme

 

Reçu par courriel

 

le 23 février 2018

 

On est étonné de voir qu’il n’y a aucune mobilisation contre le Mercosur qui est en cours.

C’est un nouveau traité de libre échange qui est en train d’avoir lieu entre l’Union Européenne et le quatuor d’Etats d’Amérique Latine Brésil, Paraguay, Uruguay, Argentine.http://www.rfi.fr/economie/20170205-accord-entre-ue-le-mercosur-merkel-appelle-reprise-négociations

On sait déjà que cela va être catastrophique avec le Brésil, qui utilise tous les pesticides interdits http://www.liste-hygiene.org/arcpesticbresil.htmlhttp://alimentation-generale.fr/nature/bio/au-bresil-champion-du-monde-des-pesticides-le-bio-progresse-a-vue-doeil, et un insecticide contre les moustiques super dangereux qui est la vraie cause de la déformation des fœtus injustement reporté sur le virus zika https://www.lexpress.fr/actualite/societe/virus-zika-le-role-trouble-d-un-insecticide-dans-les-cas-de-microcephalie_1763407.html, qui est lui même une fabrication breveté par Rockefeller https://www.naturalnews.com/052896_Zika_virus_Rockefeller_Foundation_purchased_online.html, et introduit par les moustiques génétiquement modifiés d’oxitec, entreprise britannique, financé par Bill gates, université d’oxford et racheté par intrexon lui même dirigé par l’ex pdg de Monsanto.

En 2014, le Brésil et l’Argentine sont les 2 plus gros producteurs d’OGM au monde après les Etats Unis.Les 10 pays ayant le plus produit d’OGM en 2014 sont les États-Unis (40,3 %), le Brésil (23,3 %), l’Argentine(13,4 %), l’Inde (6,4 %), le Canada (6,4 %), la Chine (2,1 %), le Paraguay, l’Afrique du Sud, le Pakistan et l’Uruguay. Les Philippines arrivent en 12e position, avec 688 218 hectares de maïs transgénique en 2014 7. Les OGM sont cultivés à plus de 86 % sur le continent américain.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Surfaces_cultiv%C3%A9es_en_OGM

A notre avis, avec les traités de libre échange avec le Mercosur, il y a de fortes chances que des moustiques OGM d’Oxitec s’invitent dans la cargaison des avions vers l’Europe. N’oublions pas que ces moustiques OGM se nourrissent de tétracycline, la tétracycline tue le gène tueur, et leur permettent de se reproduire dans la nature, remplaçant les autres moustiques, et créant le virus zika. Bref, comme, justement l’échange qui se discute c’est la viande, Mercosur et UE discutent de l’export de la viande, et comme justement Oxitec donnait de la  tétracycline en laboratoire à ses moustiques pour qu’ils survivent https://neveragainkw.wordpress.com/2016/09/05/leaked-oxitec-document-confirms-15-survival-rate-of-sterile-gmo-mosquitoes/, et que tous les animaux de bétail au Brésil sont nourris avec des antibiotiques de tétracycline, présents aussi dans les eaux sales, et utilisé chez McDdonald, bref, les moustiques pourront se nourrir dans la cargaison des avions et arriver en Europe. Oxitec a toujours voulu imposer ses insectes OGM en europe, il a déjà voulu pour les tomates, dont un insecte parasite de tomate était aussi arrivé du Brésil en Europe en 2006 https://www.corsematin.com/article/corse/un-papillon-ravageur-de-tomates-sabat-sur-la-corse-du-sud, là ce sera le passager clandestin.

Syngenta a fait un partenariat avec Oxitec au Brésil pour créer des insectes OGM soit disant pour l’agriculture.Donc tout le monde va bouffer des insectes OGM (présents dans les fruits et légumes exportés) à ses dépends à défaut de moustiques OGM.https://www.swissaid.ch/fr/insectes-OGM

En ce moment, il n’y a que les agriculteurs qui combattent contre le Mercosur,

Ce matin, les agriculteurs manifesteront une fois de plus. Et une fois de plus, ils auront raison. Après la suppression unilatérale des aides accordées par l’État aux zones les plus défavorisées, ils défileront pour la protection de nos territoires et contre la politique libre-échangiste d’Emmanuel Macron.

Dans leur série de hashtag « L’Addition Macron » lancés à grandes bottes sur les réseaux sociaux, afin de détourner l’attention des propos grossiers de son président, les Républicains auraient été bien inspirés d’attaquer le gouvernement sur ce terrain-là et de rappeler à Emmanuel Macron ces deux mots qu’il n’ose plus lire, et qui pourtant ont fait le tour de nos campagnes : CETA, MERCOSUR.

C’est peu dire que les promesses pieuses du nouveau Président, adressées au secteur lors de ses vœux à Saint-Genès-Champanelle, paraissent bien loin pour les agriculteurs français, aujourd’hui plongés dans une situation plus que jamais exsangue.

Et pour cause : malgré les engagements d’Emmanuel Macron, force est de constater que les négociations de l’UE et du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) avancent à marche forcée. Les deux parties se sont retrouvées mardi 20 février à Asunción et un accord politique pourrait être annoncé, avec l’accord implicite du gouvernement français, le 2 mars, avant le début de la campagne pour les élections générales au Brésil.

En plein Salon International de l’Agriculture, cet accord qui porterait à 99 000 tonnes le contingent d’importation tarifaire de bœuf, constituerait un véritable scandale pour notre filière bovine, aujourd’hui à bout de souffle.

Il viendrait s’ajouter aux 240 000 tonnes de bœuf que l’UE importe déjà du Mercosur et aux 60 000 tonnes de bœufs prévu dans le cadre du CETA signé en grandes pompes par Emmanuel Macron au lendemain de son élection. Au total, ces importations du Canada et du Mercosur représenteront plus de la moitié de la production européenne.

Le tout venant d’animaux à la traçabilité quasi inexistante, élevés en batterie dans des feedlots, nourries aux OGM et aux farines animales, et, bourrés aux antibiotiques.

Dire oui au Mercosur, ce serait remettre en cause un modèle de société, que nous voulons ouverte, certes, mais aussi respectueuse des attentes des citoyens en matière sécurité alimentaire, de protection de l’environnement et de bien-être des animaux.

Dire oui au Mercosur, c’est favoriser un modèle agricole intensif, responsable à 80 % de la destruction de la forêt amazonienne.

Dire oui au Mercosur, c’est signer à coup sûr l’arrêt de mort de nos contrées les plus reculées, avec la disparition à moyen terme de nos modèles d’élevages, ces contrées dans lesquelles le Ministre de l’Agriculture ne va plus et qui participent pourtant à la cohésion et aux équilibres sociaux-économiques de nos territoires.

Le silence assourdissant du Président de la République, hier sur le CETA, aujourd’hui sur le Mercosur, sont symptomatiques de l’inconstance d’Emmanuel Macron sur les questions agricoles et environnementales.

Le jour où l’on importera tout ce que l’on consomme, on aura perdu tout contrôle sur nos modes de vie. C’est un choix qui n’est pas le mien !

A l’heure où il s’apprête à enfiler pour la première fois son costume de Président pour se rendre à la grande messe de l’agriculture française, et où l’Europe se prépare à aborder la réforme de la PAC, dans laquelle la France a toujours joué un rôle prépondérant, il serait temps qu’Emmanuel Macron habille sa politique d’une vision claire sur l’avenir de l’agriculture.

https://blogs.mediapart.fr/eric-andrieu-depute-europeen/blog/210218/ceta-mercosur-emmanuel-macron-doit-arreter-de-livrer-nos-agriculteurs-en-pature-2

Depuis plusieurs semaines, les agriculteurs se mobilisent un peu partout en France. Ils manifestent notamment contre le projet de réforme de la carte des zones défavorisées qui doit être présentée prochainement par le ministère de l’Agriculture. Dans ce contexte tendu, le président de la République recevra les Jeunes Agriculteurs pour une réception à l’Elysée à l’heure du déjeuner jeudi 22 février. Ce sont plus de 1000 exploitants âgés de moins de 35 ans et s’étant installés en 2017 qui ont été conviés.

Une génération d’agriculteurs qui, selon l’Elysée, va opérer la bascule et le changement souhaité par le président de la République lors de ses vœux aux agriculteurs, ce sont eux qui représentent l’avenir de l’agriculture.

Une rencontre dont le timing n’a rien d’anodin, puisque ce rendez-vous intervient deux jours avant l’inauguration du salon de l’Agriculture auquel le Président se rendra le samedi 24 février. C’est une façon d’anticiper une potentielle grogne qui pourrait s’exprimer dans les allées du Salon. Une subtilité d’agenda qui n’est pas sans rappeler la réception organisée pour les édiles au Palais le 22 novembre dernier, remontés par la suppression des contrats aidés, quelques jours seulement avant le Congrès des Maires de France.

https://www.quotidien-libre.fr/agriculteurs-elysee-macron/

ils vont aller voir Macron à l’Elysée qui a promis d’en rencontrer 1000, il veut calmer tout le monde, pour signer le traité de libre échange, tranquillos. A part les agriculteurs, les français ne font rien, ils ne s’intéressent plus à l’agriculture depuis que la population est à 80% citadine et concentrée dans les smart city, et que le pourcentage de paysans diminue sans cesse, les préoccupations environnementales sont de moins en moins. Les citadins préfèrent s’embourber dans des histoires de religions ou de couleur de peau plutôt que de s’occuper d’environnement. C’est plus simple pour eux. cela fait moins réfléchir.

Ah dur, d’ici quelques générations, la race humaine sera complètement génétiquement modifié, déformé avec tous les pesticides, OGM qu’elle sera obligée de bouffer à son insu, et tous les virus répandus par les moustiques génétiquement modifiés. Toutes les espèces naturelles, l’homme inclus, seront tous remplacés par des êtres vivants génétiquement modifiés.

Le saumon génétiquement modifié est fait par la même société Intrexon qui a acheté Aquabunty et Oxitec qui produit les insectes génétiquement modifiés avec Syngenta. Il y a aussi les huitres génétiquement modifiés, ces huitres génétiquement modifiés à Noel, car normalement la saison des huitres c’est au printemps pas à Noel, mais pour hausser le commerce, l’Ifremer institut public français a créé des huitres génétiquement modifiés pour toutes les saisons même à Noel http://www.lepoint.fr/societe/un-plateau-d-huitres-modifiees-pour-noel-08-12-2012-1547258_23.php, mais que les ostréiculteurs ont accusé ces huitres OGM d’être la cause d’un herpès ravageur détruisant les huitres naturelles. https://reporterre.net/Les-huitres-sont-malades-l-Ifremer Ces huitres OGM représentent 1/3 du marché français, mais n’ont aucun étiquetage

http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-discretion-des-huitres-triploides,58666

3 individus sont morts après avoir mangé ces huitres OGM, mais la France refuse de reconnaître le lien dans le dernier cas, ici, on voit qu’il y a une mutation http://lechodelaboucle.fr/2014/12/31/huitre-tueuse-jurassien-parmi-les-premieres-victimes/

http://www.leparisien.fr/societe/huitres-d-arcachon-deces-suspect-de-deux-consommateurs-07-09-2006-2007307809.php

https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/les-huitres-a-noel-combien-de-chromosomes-dans-vos-assiettes_1971286.html

Evidemment, il n’y a aucune étude scientifique là, dessus, la majorité des étudiants font des thèses sur l’intelligence artificielle, ou autres qui rapportent aux entreprises, ils vont pas se risquer à faire des études, qui peut entrainer des poursuites de multinationales. Parce qu’il faut du courage pour dénoncer toutes ces choses. Voilà, pourquoi, il faut que tous les Français se mettent à l’université, abolir la sélection, pour qu’un groupe de chercheurs mobilisés avertisse de tous les dangers présents dans nos assiettes et soit assez fort et nombreux pour résister aux menaces.

« Les entreprises n’hésitent plus à attaquer les chercheurs en justice. Après les ONG et les lanceurs d’alerte, c’est au tour de la communauté scientifique de faire l’objet de procédures abusives en diffamation. Une instrumentalisation de la justice qui met à mal la liberté d’expression »https://www.franceculture.fr/droit-justice/procedures-baillons-les-chercheurs-vises-par-lintimidation-judiciaire

Avec la loi sur le secret des affaires, on a vu luxleaks, bon, bah imaginez qu’un chercheur scientifique dénonce oxitec, le problème c’est qu’il achète les chercheurs pour qu’ils soutiennent son commerce, donc voilà, abolir la sélection c’est vraiment important pour lutter contre ce NVO. Sinon on restera dans ce système pyramidal, et on aura ça! des robots et des humains artificiels génétiquement modifiés en partie cyborg.

L’empathie est ce qui sauvera l’humanité; voilà pourquoi ils commencent tous par nous rendre autistes par les pesticides et vaccins obligatoires à l’aluminium et les survivants, deviendront des haineux fascistes

Résistance politique: Devoir de mémoire… « Oui la colonisation fut une barbarie »… Et elle l’est toujours !

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L’humanité s’émancipera lorsque les peuples occidentaux se lèveront, se débarrasseront de l’idéologie coloniale qui les enchaîne (parce que « Nous sommes tous des colonisés! ») et se tiendront main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour mettre en place la société des sociétés, celle de l’union dans la complémentarité.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais. Croire le contraire est au mieux naïf et utopique, au pire complice et criminel…

~ Résistance 71 ~

 

En un mot anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens

 

Smaïl Hadj Ali

 

17 décembre 2017

 

Source:

https://www.legrandsoir.info/en-un-mot-aneantir-tout-ce-qui-ne-rampera-pas-a-nos-pieds-comme-des-chiens.html 

 

Le six décembre 2017, rue Larbi Ben M’hidi, à un jeune algérien qui lui disait que la France devait reconnaître ses méfaits en Algérie, le Président Macron demanda, excédé :

– « Quel âge avez-vous » ?

– « 26 ans », répondit le jeune homme.

– « Mais vous n’avez pas connu la colonisation, lui rétorqua le Président français ; qu’est-ce que vous venez m’embrouiller avec ça » !

Au-delà, de l’attitude véhémente à l’égard d’un jeune homme soucieux de son histoire nationale, et de surcroît en son pays, le Président français avait probablement oublié que ce sont des millions d’Algériens qui sont nés après le 5 juillet, date de la proclamation de l’indépendance nationale, et qui donc « n’ont jamais connu la colonisation », et l’auraient à ce titre « embrouillé », tout autant.

Ce sont aussi des dizaines de millions de Français qui n’ont jamais connu l’occupation allemande, la trahison nationale vichyste, et la Résistance, mais personne ne leur reprochera de ne pas oublier ce passé.

Question. Le Président français aurait-il tenu ces propos à un jeune juif ou à un jeune arménien, dont, respectivement la communauté et le peuple, ont connu l’horreur et le pire ?

L’Algérie, son peuple, sauf erreur, ne veulent ni repentance, ni autoflagellation. Mais personne ne pourra jamais empêcher les descendants des peuples colonisés de considérer que la colonisation fut, à minima, une longue « période de deuil et de souffrance », (1) comme l’avait souligné l’historienne et romancière Guadeloupéenne Maryse Condé, alors que la représentation française venait de voter la loi sur les « bienfaits de la colonisation », en 2005.

De même que Jean Ferrat dans Nuit et Brouillard, chantait « qu’il twisterait les mots s’il fallait les twister », pour dire l’horreur des camps d’extermination nazis, nous continuerons en Algérie, de chanter et de dire, sans haine, ni culpabilisation, l’épouvante que furent ces 132 ans d’oppression, d’exaction, de spoliation, et de néantisation.

Aussi et sans « embrouille », voici, pour mémoire, et pour commémorer l’héroïque Onze décembre 1960, quelques séquences, très abrégées, de ce moment négateur d’humanité revendiqué et administré par la France coloniale, qu’historiens et penseurs, à l’exemple de Mostefa Lacheraf, Bachir Hadj Ali, Henri Alleg, M.C Sahli, et bien d’autres, ont décrit et analysé il y a des décennies.

Dès le début de la conquête les crimes, multiformes, furent un invariant de l’armée coloniale. Pour le pouvoir politique et militaire, les indigènes, ces êtres inférieurs, les « Arabes », étaient des sous-hommes, « qui ne comprennent que la force brutale (2) et « qui n’entendraient de longtemps des raisonnements qui ne seraient point appuyés par des baïonnettes », comme s’en convainquait dès 1830, Lamoricière, cet émule des « conquistadores », qui occupera le poste de Ministre de la guerre en 1848, après avoir sabré « l’Arabe » pendant 18 ans…

C’est cette vision du monde qui va fonder et féconder la politique coloniale pendant 132 ans.

Alger 1957. Le port. Ballottés par la houle, des corps flottent. Ce sont les « crevettes-Bigeard », un des trophées du 3ème régiment de parachutistes coloniaux. (RPC). Cadavres d’Algériens raflés par les parachutistes, durant ladite « bataille » d’Alger (3), qui, au-delà de l’héroïque résistance du peuple qasbadji désarmé et d’une escouade de combattants sommairement armés, fut le moment mortifère, à l’échelle industrielle, de la torture d’État, et d’une massive et planifiée ratonnade militaro-policière, à ciel ouvert, tout aussi mortifère.

À ces crimes collectifs, et à tant d’autres, il est encore répondu : « C’était la guerre »(4), avec, implicitement, ses dérives, ses bavures des deux côtés ! Inévitables. Les crimes du 3ème régiment de parachutistes coloniaux, -qui faisait partie de la 10ème division parachutiste de Massu-, et plus largement de l’armée coloniale étaient-ils le lot commun de toute guerre, des dérives inévitables ? Une sorte de fatalité en somme inhérente à toute guerre ?

L’histoire du colonialisme en Algérie montre en réalité que les violences et les crimes coloniaux ont été une constante politique, et un phénomène d’ordre structurel. À ce titre le 3ème RPC, et la 10ème division de Massu, responsables de la disparition de Maurice Audin, de la liquidation de Larbi Ben M’hidi, de l’assassinat d’Ali Boumendjel et de milliers de patriotes algériens, sont les dignes héritiers des « Colonnes infernales » du général Bugeaud, adepte de «  la guerre totale jusqu’à extermination  » ? Dignes héritiers tout autant, des « Voltigeurs de la mort », dont le chef, le capitaine Montagnac, déclarait : «  Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe (…). Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants (…), les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens.  » Dignes héritières des Bureaux Arabes, ont été aussi les sinistres Sections administratives spécialisées, et ce malgré les tentatives de minorer, sinon d’enjoliver leur rôle que l’on peut entendre et lire ici et là, alors qu’elles étaient des structures de répression féroce et de flicage massif des Algériens.

À propos de Montagnac, on aurait pu penser qu’il fut l’exception militaire en matière d’anéantissement. Mais ces crimes, ou l’incitation à les commettre, étaient choses partagées par la fine fleur intellectuelle de l’époque. Prenez Tocqueville. Ce penseur et théoricien adulé de la démocratie, homme de grande humanité et de quelques sympathies pour les Arabes, nous dit-on, prodiguait, avec cynisme et sang-froid, ses conseils, des « nécessités fâcheuses », disait-il, aux sabreurs et artilleurs coloniaux pour plus de domination, de désolation et de soumission :

(…) J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n’approuve pas, trouver mauvais qu’on brûlât les moissons, qu’on vidât les silos et enfin qu’on s’emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants.

Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre

« Le moyen le plus efficace dont on puisse se servir pour réduire les tribus, c’est l’interdiction du commerce. Le second moyen en importance, après l’interdiction du commerce, est le ravage du pays. Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l’époque de la récolte soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu’on nomme razzias et qui ont pour objet de s’emparer des hommes ou des troupeaux ».(5)

Absolu d’un idéal liberticide, défendu et porté par des élites familières des Lumières et de la modernité capitaliste, convaincues par les théories des races dites « inférieures », substrat idéologique des futures politiques d’extermination en Europe, comme l’analyse Hanna Arendt(6), la guerre de conquête coloniale, appuyée par une administration du même nom, ont effectivement, ainsi que le préconisait Tocqueville, ravagé et détruit les êtres, les villes, les écoles, l’agriculture, le commerce, avec comme point culminant le ravage de l’ethos (7) d’une société et d’un peuple dotés d’une unité culturelle et cultuelle certaine. Au bout du compte, une société et un peuple asservis, décivilisés par un implacable processus de spoliation, de paupérisation, de dés-alphabétisation, de régression socioculturelle, et de terreur existentielle érigée en mode d’administration d’exception d’une population défaite et exsangue. Terreur à laquelle prirent toute leur part les auxiliaires et supplétifs locaux, que l’on tente aujourd’hui de réhabiliter par la bande, avec la connivence et l’aide d’institutions et de personnalités publiques (8). Mais, et pour tout dire, n’avons-nous pas été aussi le pays dont un hebdomadaire public(9), a largement et généreusement donné la parole, en novembre 1984, au tortionnaire et responsable de la liquidation de Larbi Ben M’hidi, le patron du 3ème RPC, le parachutiste Bigeard, et ce, nous disait-on, au nom d’une nécessaire « décontraction idéologique » et de la « liberté d’expression, dont était privé, faut-il rappeler, la très grande majorité des Algériens ?

De 1954 à 1962, pour tenter de briser l’insurrection nationale et l’aspiration profonde des Algériens à la liberté, l’armée française n’aura aucun mal à renouer avec les violences de l’armée d’Afrique, celle-là même qui participa, au côté des capitulards Versaillais de Thiers, défaits par Bismarck, au meurtre de 30 000 révolutionnaires parisiens (10), entre le 21 et le 28 mai 1871 (11).

Violences absolues, totales, crimes de guerre et contre l’humanité, notion faite sienne par le président Macron le 14 février 2017, requalifiée il est vrai par celle de « crime contre l’humain » (12), quelques jours après, lors d’un meeting électoral le 18 février 2017, à Toulon, ville-portuaire d’où est partie la flotte et l’armada de la conquête qui mettront le pays à feu et à sang ?

Pour le système colonial, -que des historiens français en vue, souvent invités en Algérie, s’exprimant à foison dans la presse privée et publique, ainsi que des politiques français, ayant exercé ou exerçant les plus hautes responsabilités, ont qualifié de «  système injuste  », les Algériens n’étaient rien d’autres qu’une « race inférieure »

Pour maintenir leur asservissement, la puissance coloniale se dotera d’une administration militaire et civile d’exception, à vocation mortifère. Celle-ci mettra en pratique les pseudo théories sur les races, une invention des « sciences » en terre européenne au 19ème siècle, qui fonctionneront comme le nécessaire lubrifiant (13) idéologique pour la cohésion de la colonie de peuplement.

« Ce système injuste », – quel euphémisme ! – a désintégré la société algérienne. Il lui a interdit toute possibilité, 132 années durant, une éternité, d’inventer, d’imaginer son « avenir historique », de penser sa modernité, de concevoir son rapport au monde, de proposer son apport singulier, riche de son histoire plurimillénaire, à l’universalité, en un mot d’exister. Peut encore considérer un instant que l’Algérie n’aurait pas fait l’économie bienfaitrice des millions de victimes des guerres coloniales, de la mobilisation forcée des siens pour les guerres qui n’étaient pas les siennes, des famines organisées, et des épidémies induites par celles-ci. Peut-on imaginer un instant ce qu’elle aurait été sans les lois d’exception, le Code de l’indigénat, les expropriations massives, la pratique systématisée et généralisée du racisme, la destruction-péjoration de son système anthroponymique. N’aurait-elle pas mieux fait que le legs de cinq techniciens en agriculture et des quelques 90% d’analphabètes dans les deux langues. C’est cela, et la liste reste ouverte, l’héritage fondamental laissé par un système de gouvernement mu, entre autres, par une logique de destruction culturelle et, comme le notait Lacheraf d’« ébranlement du substrat mental » des individus et des groupes sociaux. Un héritage qui, à ce jour, -sans occulter les régressions qui érodent, au quotidien, la société, et l’emprise des castes prédatrices et exploiteuses, néo-colonisées, qui s’emploient à saigner et à corrompre le pays-, pèse encore lourdement sur le cerveau des vivants.

Oui la colonisation fut une barbarie. Elle ne pouvait porter en elle « des éléments de civilisation » (14) Seuls le combat et la résistance des Damnés de la terre, depuis 1830, puis la libération et l’indépendance nationale furent et firent civilisation.

Smaïl Hadj Ali.