Archive pour USA terrorisme d’état

Empire du goulag levant (ex-USA): L’envers du décor de l’empire… Washington et l’extrémisme religieux chrétien

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2017 by Résistance 71

“Pour nous considérer comme des journalistes libres, nous devons nous considérer non pas comme des agents de la puissance en place, mais comme des agents du peuple.”
~ John Pilger ~

 

Washington de derrière le miroir

 

Gordon Duff

 

26 juillet 2017

 

url de l’article original: http://www.veteranstoday.com/2017/07/26/neoduff-washington-behind-the-mirror/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Russie pense qu’elle travaille avec le président Trump en Syrie et qu’elle fait de progrès pour pousser l’OTAN hors de ses frontières. C’est ce qu’on pourrait penser en lisant les infos disponibles de cette fin du mois de juillet 2017. Ce que la Russie ne sait pas, et peu aux Etats-Unis le savent du reste, est que le Pentagone, en particulier sa cabale extrémiste, a reçu carte blanche.

Ainsi, lorsque le ministre des AE Tilllerson (NdT: ex-CEO d’Exxon-Mobil doit on le rappeler à chaque fois ?…) menace de donner sa démission, ses efforts, son travail toujours minimisés, lui et le public pensent que cela implique le président Trump et sa famille et le barrage de niaiseries balancées sur Twitter et qui font penser pour beaucoup, à un président ayant un paquet d’idées mais un grand manque de concentration.

La véritable question pourrait bien être non pas de savoir si Trump a donné carte blanche au Pentagone, mais pourquoi ? Pourquoi fait-il confiance aux généraux ou qui que ce sit se planquant derrière lui, le conseillant et le contrôlant. Rien de l’historique de Trump ne devrait le mener au militarisme ou à une confiance envers les traîneurs de sabres et les “lèches-cul” du Pentagone. Aucune organisation ne s’est plantée aussi pathétiquement que le Pentagone, perdant guerre après guerre, perdant des milliers de milliards de dollars dans le processus, brisant le matériel et ternissant les réputations.

Pour chaque mouvement vers une amélioration des relations dans un monde qui peut être défini comme il l’était durant la guerre froide: “L’Est contre l’Ouest”, il y a deux mouvements vers le conflit et la confrontation.

Alors que l’été 2017 chargé de destinée, s’évanouit, le livre de conduite géopolitique a été jeté aux orties, peut-être pour toujours. Ce qui est le plus dangereux, est que très peu de monde comprend les dynamiques de pouvoir. Plus sérieux encore est le fait que quelques uns de ceux travaillant dans l’ombre sont des adversaires potentiels, des adversaires nucléaires, nous parlons bien entendu de la Russie et de la Chine.

Pour commencer, nous allons énoncer le cheveu  dans la soupe le plus important en ce qui concerne le rapprochement, réel ou imaginaire, entre le président Trump et la Russie. La toile de fond de ceci, vue dans ses détails est à la fois exténuante et ciselée également de fiction et d’artifice. Voyons cela.

Washington, ou quoi que ce soit qu’on veuille l’appeler, maintenant généralement perçu comme un égoût de politiciens corrompus, vendus et achetés aux plus offrants et totalement soumis à des intérêts très particuliers, un marécage de think tanks qui font tout ce qu’on veut sauf … penser et des médias qualifiés de “fumisterie” par Trump soi-même. La presse est un point clef ici pour un tas de raisons.

Le monde “analyse” la politique américaine au travers du prisme des “fausses nouvelles”, “fausses infos”. Cela a toujours été “bidon” semble t’il et ce depuis des décennies. Avec si peu de journalistes de qualité et des médias contrôlés par des intérêts entrepreneuriaux très puissants, la punaise Trump plantée dans la baudruche des “fausses infos”, exposant ce qu’il s’est passé pendant des années et ce “qu’il en est aujourd’hui”, c’est à dire un ramassis de mensonges et de détritus, cette punaise donc a ouvert une porte.

Encore plus de mensonges et d’infos poubelles surviennent, cette fois-ci encore plus fausse que les autres, avec les organisations de la théorie du chaos et de la guerre psychologique se noyant dans les capacités d’une guerre bidon contre le terrorisme sur-financée et ayant bien trop de temps à leur disposition, leur permettant de prêter leur talent de l’inutile à la désinformation générale du public.

Le résultat a été un pays divisé où les “faits alternatifs” fabriqués pour une population vulnérable sont maintenant en concurrence avec des médias de masse, définis et je pense fort justement, comme des “médias de l’info bidon”, soutenant des versions différentes d’un narratif fictif qui ne ressemble que de très loin à la réalité et encore de manière rare et biaisée.

Donc, pour Washington, la Russie semble avoir bidouillé une élection américaine et une nouvelle branche de l’exécutif, peut-être travaillant pour la Russie ou quelqu’un, comme toute info de toute source ne peut pas être crue sur parole, est maintenant sous enquête de la part de groupes employés de longue date par des intérêts particuliers spéciaux, dont beaucoup sont en porte-à-faux total avec le bien-être des Etats-Unis.

L’Amérique s’est laissés glisser dans la dictature. Elle a abandonné depuis longtemps la capacité de se gouverner elle-même, peut–être fut-ce à cause de la création de la banque de la réserve fédérale en 1913 ou les plus récentes érosions du pouvoir individuel comme avec la décision de la Cour Suprême de 2005 sur les citoyens unis. Quelque soit le point décisif que l’on choisisse, les reliques des institutions démocratiques aux Etats-Unis sont maintenant très difficiles à trouver.

Ce qu’il nous reste c’est ce qui devient de plus en plus des factions, définies souvent à tort comme de “droite” ou “d’extrême droite” en course pour le contrôle de l’armée américaine et avec çà en prime, le contrôle de la planète.

Voyez-vous, celui qui contrôle l’armée américaine contrôle le monde, à moins qu’un autre bloc puissant n’apparaisse qui puisse défier… défier quoi au juste ? Si le Pentagone contrôle l’armée des Etats-Unis et s’il est contrôlé lui-même par une cabale d’extrémistes religieux comme beaucoup le disent ou des laquais des transnationales comme la plupart le pensent, alors où en est le monde ?

Une fois de plus, si Trump et son propre congrès républicain sont en guerre au sujet de sa destitution et je peux vous assurer qu’on discute de peu de choses d’autre en ce moment à Washington, les deux faces de la même pièce, serviteurs de différents maîtres, est-ce que toute supervision de ce nouveau pouvoir militaire sur la politique américaine a disparu ?

A ceci, nous répondons sans aucun plaisir: oui !

Ainsi, tandis que les “zones de désescalade” sont discutées et planifiées pour la Syrie ou que la CIA annonce qu’elle démantèle son programme minuscule “d’aide publique au terrorisme”, le Pentagone est en train de planifier l’occupation et le démantèlement de l’Irak, prépare la guerre contre l’Iran, la Chine, la Corée (du Nord) et aussi contre la Russie.

Si le congrès continue de dialboliser la Russie, ce qui est vu par beaucoup comme une adhésion rampante au dogme de la guerre froide, quel est l’état d’esprit du Pentagone ? Quelqu’un le sait-il ?

Pourquoi est-ce que personne n’admet maintenant que c’est le Pentagone qui décide de la politique des Etats-Unis ? Quelqu’un sait-il comment ce processus fonctionne ? Peu de monde sait que lorsque Trump a choisi son équipe de transition, il a envoyé un général à la retraite du nom de Jerry Boykin au Pentagone avec toute autorité pour faire tous les changements nécessaires. On nous rapporte que Boykin a construit un duplicata de la structure de commandement et que c’est cette structure qui établit maintenant la politique étrangère américaine, fondé sur la prophétie chrétienne de la “fin des temps” et de sa théologie, ceci représentant des formes religieuses extrémistes qui font passer en comparaison les Talibans et Daesh pour des enfants de chœur.

Ainsi, quand le ministère des affaires étrangères se sent mis à l’écart, isolé par une Maison Blanche clairement opérant au-delà de sa capacité, comment un Pentagone également hors de contrôle, a t’il ajouté au chaos ambiant ?

Guerre impérialiste au MO: Le Hezbollah et l’armée libanaise torchent les mercenaires takfiristes de l’empire à la frontière syro-libanaise…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 juillet 2017 by Résistance 71

“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencé en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Ainsi donc, aussi longtemps que durera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de l’occupation et ne représente pas une condition temporaire ni aléatoire…” 

“Les Etats-Unis sont capables de semer ruine et destruction sur la région, de l’extorquer de ses ressources et d’attaquer ses régimes politiques, partis et peuples. Mais ceci n’est que le pouvoir d’un occupant, d’un colonisateur et non pas une source fiable et viable de pouvoir. D’un autre côté, notre capacité d’intégrer un potentiel et de résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime [de résister] est en soi une source de pouvoir et notre logique est sûre. Nous sommes bien résolus à garder le cap.”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

La bataille contre le Front Al-Nosra à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée d’après le Hezbollah

 

Press TV

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.presstv.ir/Detail/2017/07/25/529641/Lebanon-Hezbollah-fighters-Syria-border-Arsal-Jabhat-Fatah-alSham-militants

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour du 26 juillet: Hassan Nasrallah a confirmé dans une intervention télévisée que toute l’opération militaire vidant à éliminer les terroristes d’Al-Nosra de la région frontalière d’Arsal, fut une initiative du Hezbollah, impliquant également l’armée libanaise et qu’aucunes autres forces militaires ne sont intervenues dans cette opération.

Comme dirait Fabius… Le Hezbollah fait du bon boulot sur le terrain ! 

= = =

La résistance libanaise du Hezbollah dit que sa bataille pour éliminer les membres du mouvement takfiriste soutenu par des puissances étrangères Jabhat Fatah al-Sham, ex-Front Al-Nosra (NdT: ceux-là même dont le ministre français des AE Fabius sous le régime Hollande disait qu’ils “faisaient du bon boulot sur le terrain”… Al-Nosra ou Al CIAda en Syrie, création à 100% de l’empire, financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar et aidé logistiquement par l’OTAN et Israël..) à la frontière syro-libanaise est à 85% terminée et qu’il continue sa campagne afin de réduire les dernières poches terroristes sur la frontière.

Le bureau des médias du Hezbollah a annoncé dans une déclaration mardi que les combattants de la résistance ont regagné le contrôle sur les plaines de Komali et de Hamoudi, Baidar et Shoabat al-Nihla sur les extérieurs de la ville frontalière d’Arsal, située à 124 km au nord-est de la capitale libanaise, ce mardi.

La chaîne de télévision libanaise de langue arabe Al-Manar a diffusé une vidéo montrant la cache du gouverneur auto-proclamé du Fatah al-Sham dans la région stratégique d’al-Qalamoun dans le Wadi al-Kheil.

La correspondante de Press TV à Arsal a aussi dit que des unités de l’artillerie du Hezbollah ont pilonné les positions terroristes de la zone depuis mardi matin alors que les extrémistes du Fatah al-Sham sont en déroute complète et se sauvent pour protéger leurs vies.

Elle a ajouté que l’opération a infligé de très lourdes pertes dans les rangs des takfiristes, notant que des combattants du Hezbollah ont hissé les drapeaux libanais et du Hezbollah dans les zones où ils ont délogé les terroristes du Fatah al-Sham.

Le journal de langue arabe al-Joumhouria (La République) a cité une source anonyme de la sécurité, rapportant lundi que l’armée libanaise avait adopté des mesures de sécurité préventives le long d’Arsal après qu’il fut suggéré que les militants puissent enlever des personnels militaire libanais pour les prendre en otages.

Le Hezbollah a lancé une vaste offensive vendredi dernier pour dégager les deux côtés de la frontière libano-syrienne des “terroristes armés”.

En août 2014, Jabhat Fatah al-Sham et les groupes terroriste takfiristes de Daesh ont pris possession de la ville orientale libanaise d’Arsal, tuant dans le processus de nombreux soldats libanais. Ils ont pris 30 d’entre eux en otage, la plupart ont été depuis relâchés.

Depuis lors, le Hezbollah et l’armée libanaise ont défendu la frontière nord-est du pays contre des groupes terroristes djihadistes soutenus par l’étranger depuis la Syrie voisine.

Les combattants du Hezbollah ont repoussé plusieurs attaques de Daesh au Liban même. Ils ont aussi fourni une assistance aux forces armées syriennes pour contrer les efforts des militants takfiristes commandités depuis l’étranger.

Le mouvement de résistance a accusé Israël de soutenir les terroristes takfiristes opérant au Moyen-Orient. Israël qui continue d’occuper les fermes libanaises de Che’eba et les plateaux syriens du Golan, est largement rapporté offrir une aide médicale aux terroristes takfiristes blessés en Syrie. En décembre 2015, le quotidien britannique “The Daily Mail” a dit qu’Israël avait sauvé la vie de plus de 2000 terroristes takfiristes depuis 2013.

Guerres impérialistes au Moyen-Orient, nouvelle alliance en cours ?

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 27 juillet 2017 by Résistance 71

Intéressante analyse de Meyssan qui dans une certaine mesure ne fait que reconfirmer ce qui est su et dit de longue date par bien des analystes: les transnationales gavées de fric depuis des décennies, contrôlent politique et états, sont une grande partie de ce qui est appelé « l’état profond » et déclenchent troubles et conflits à volonté selon la fluctuation de leurs intérêts, et leur intérêt commun d’établir un Nouvel Ordre Mondial fusionnant méga-entreprises et états établissant en cela un régime fasciste supra-national planétaire.
Tout ceci est l’œuvre de la classe capitaliste exploitant les 99,9% du reste d’entre nous. Croire que Trump veuille changer tout çà est sûrement pousser un peu loin la croyance et faire preuve à notre sens soit de naïveté, soit de… complicité (involontaire ou pas…).
Un autre fait intéressant est que soudainement le ministre des AE yankee, ex-CEO d’Exxon Mobil. Tillerson, est dit vouloir chercher une porte de sortie dû à certaines « difficultés » avec la Maison Blanche. Est-ce en rapport avec l’affaire du Qatar ? Rappelons que le Qatar est Exxon-Mobil, la dynastie Al-Thani n’étant que les marionnettes de service et que toute l’affaire de la guerre par procuration contre la Syrie provient du refus d’Assad de laisser passer un gazoduc qatari à travers son pays pour alimenter l’Europe en 2009 et ainsi protéger les intérêts de ses alliés russes et iraniens. Pour nous, tout ceci n’est qu’un plan B de repli stratégique qui vise aussi à compromettre l’axe de la résistance anti-impérialiste occidental. On n’arrive pas à les briser ? Soit, compromettons-les, amadouons les protagonistes, forgeons des alliances pour les briser et semer la zizanie parmi ses membres. Espérons que ceux impliqués ne soient pas dupes et anticipent les trahisons à venir. De fait, considérant l’histoire yankee, qui n’est, comme le disait l’historien Howard Zinn « qu’une longue série d’agressions », tout accord avec l’empire doit être considéré comme un piège, comme le lit d’une trahison future inévitable. Il semblerait que les Kurdes de Syrie (Rojava), contrairement aux mafieux kurdes irakiens, aient 
compris le danger et s’allient également avec les Russes tout en continuant par le milieu à continuer leur révolution sociale. Quoi qu’il en soit, tout ceci est à suivre avec grand intérêt.

~ Résistance 71 ~

 

Émergence d’une nouvelle alliance au Moyen-Orient élargi

 

Thierry Meyssan

 

25 juillet 2017

 

Source: http://www.voltairenet.org/article197242.html

La politique du président Trump au Moyen-Orient élargi commence à se concrétiser. Alors que, jusqu’ici les États-Unis et leurs alliés tentaient de détruire les États et d’imposer le chaos, ils légitimisent désormais les alliances contre les jihadistes. Si dans le discours, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah sont toujours des ennemis à vaincre, dans la pratique ils deviennent des partenaires. À terme, cette nouvelle donne pourrait permettre aux États de la région de repousser les sociétés multinationales hors du champ politique et de rétablir la paix.

Petit à petit, la politique étrangère du président Trump se met en place. Concernant le Moyen-Orient élargi, il est parvenu, avec l’aide de son conseiller de sécurité nationale le général H.R. McMaster et de son directeur de la CIA Mike Pompeo, à mettre fin aux programmes secret d’aide aux jihadistes.

Contrairement aux sous-entendus du Washington Post, si cette décision a bien été prise avant la rencontre Trump-Poutine au G20, elle l’a été en réalité un peu plus de deux semaines auparavant, lors de la préparation du sommet de Riyad, mi-mai. Son objectif n’était pas de s’agenouiller devant le Tsar de Russie, ainsi que le prétend la classe politique washingtonienne, mais de mettre fin à l’usage du terrorisme, ainsi que Donald Trump l’avait déclaré durant sa campagne électorale.

Les insinuations mensongères du Washington Post ont été reprises par toute la presse occidentale. Peut-être ce fait est-il imputable à l’esprit grégaire des journalistes occidentaux, peut-être et plus sûrement, il montre que les grands médias sont détenus par des partisans de la guerre au Moyen-Orient et contre la Russie.

Les révélations bulgares sur l’existence d’un vaste réseau de trafic d’armes, mis en place par le général David Petraeus alors qu’il était encore directeur de la CIA, en 2012, et poursuivi par lui depuis son bureau du fonds de placement KKR laissent pantois sur la puissance des facteurs de guerre.

17 États au moins ont participé à cette opération « Bois de Sycomore », dont l’Azerbaïdjan qui a assuré le transport de 28 000 tonnes d’armes et Israël qui a fourni de faux documents de destination finale. Selon toute vraisemblance, David Petraeus et KKR ont été aidés par le secrétaire général adjoint de l’Onu, Jeffrey Feltman. Bien sûr, ce gigantesque trafic, sans précédent dans l’Histoire de par son volume, ne donnera lieu à aucune poursuite judiciaire, ni dans les États concernés, ni au plan international.

Clairement, depuis 4 ans, les peuples du Levant se battent non seulement contre des États, mais avant tout contre un consortium de sociétés privées mutinationales, incluant les médias internationaux, et de puissances étatiques moyennes qui donnent ensemble des ordres à de petits États chargés du sale boulot.

Quoi qu’il en soit, les difficultés rencontrées par Donald Trump pour imposer sa volonté à la CIA et au Pentagone ainsi que l’existence de ce réseau parallèle, mi-public mi-privé, permettent d’entrevoir la complexité de sa tâche dans un ordre mondial subverti par des intérêts privés.

Dans un premier temps, l’offensive des armées irakienne et syrienne pour rétablir la route de la soie n’a pas été stoppée par les Forces états-uniennes, malgré divers incidents.

L’offensive lancée par l’Armée arabe syrienne, avec le Hezbollah et en coordination avec l’Armée libanaise, dans le Jurd d’Ersal est le premier fruit visible de la nouvelle politique de Washington. Tout en critiquant vertement la présence du Hezbollah, le Premier ministre libanais Saad Hariri a, à la demande de l’Arabie saoudite, autorisé son Armée, à participer à l’opération. C’est la première fois, qu’officiellement les deux armées, libanaise et syrienne, et la Résistance agissent ensemble. Riyad, sans désarmer face au Parti de Dieu et à l’Iran, a considéré qu’il convenait de travailler avec le Hezbollah et d’en finir prioritairement avec les jihadistes.

En définitive, cette guerre, qui devait détruire les États de la région, prend la direction opposée : l’unité des forces iraniennes, irakiennes, syriennes et libanaises.

Résistance au colonialisme: En finir avec la sémantique colonialiste… (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 juillet 2017 by Résistance 71

Lectures connexes:

« Interdire un droit païen de domination »

Notre dossier: La sémantique colonialiste (Steven Newcomb)

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (Steven Newcomb, version pdf)

 

Les constructions imposées et intrusives de l’esprit européen

 

Steven Newcomb

 

22 juillet 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/invasive-imposed-constructs-european-mind/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La théorie du “titre aborigène” est un ensemble d’idées produit par l’esprit euro-américain, par des métaphores et autres constructions mentales, qui, au moyen d’une vague d’actes génocidaires, fut imposé par la force sur nos peuples et nations originels, ainsi que bien d’autres idées de provenance étrangère. La “théorie du titre indigène” est focalisée sur le livre “Indian Pueblo Water Rights,” co-écrit par Charles T. DuMars, Marilyn O’Leary et Albert E. Utton. Le premier développement du chapitre 3, “The Pueblo Water Right as Aboriginal,” , parle du développement historique de la “théorie du titre aborigène”.

Au moment de l’exploration et de la colonisation européenne de l’Amérique du Nord, les seuls habitants du sous-continent étaient les Indiens.” nous disent les auteurs. Avant que les chrétiens européens n’amènent de manière invasive les mots d’”Indien” ou d’Indiens” sur cette terre maintenant usuellement appelée “l’Amérique du Nord”, il n’y avait personne vivant ici, qui était identifié par ce nom. Pas une seule nation originelle dans cette partie de la planète s’identifiant du nom “d’indien” ou “Indiens”. Pour le dire autrement, avant que les envahisseurs christo-européens n’envahissent notre partie de la planète, absolument personne ici ne vivait sous ce nom “d’Indien”, absolument personne.

De tels termes sont des métaphores, mentalement et linguistiquement inventées par les Européens et, soutenues par des formes et moyens variés de force, projetés par les Européens sur ces peuples et nations vivant dans une vaste zone géographique que les Européens d’il y a longtemps connaissaient sous le non des “Indes”. Nos peuples et nations n’étaient pas, si ce n’est dans l’imaginaire et le langage des chrétiens ainsi que leurs activités mentales, connus sour le vocable “d’Indiens”.  Nos ancêtres ne furent connus sous ce nom qu’en direct résultat de l’imposition de leur langage et idées par les christo-européens sur nos ancêtres. Les chrétiens européens ont mentalement projeté des mots et des idées tels qu’Indiens” et “occupation indienne”, ils affirmèrent ensuite “voir” ces apports exogènes alors qu’ils n’étaient que leurs propres projections mentales et linguistiques.

Le livre “Indian Pueblo Water Rights” parle de “l’occupation indienne des terres” sans jamais mentionner que “l’occupation indienne” est une idée totalement inventée par les Européens, puis imposée sur  nos peuples et nations et leurs territoires. Les auteurs disent: “L’occupation originale des sols indienne est appelée possession aborigène et porte avec elle le titre aborigène d’occupation des sols.” Leur utilisation du mot “originale” pose la question “originale de quoi ?” L’expression utilisée “l’occupation originale indienne” suggère que le concept ou idée “d’occupation des sols indienne” a un point de départ ou un endroit d’origine. A la réflexion, cet “endroit” d’origine est trouvé dans les opérations imaginaires de l’esprit intrusif et envahisseur européen. Pour insister plus avant sur leur vision, les auteurs ajoutèrent une note de bas de page où ils écrivent: “Il n’y a aucun doute que les Indiens Pueblo étaient les occupants aborigènes originels.” Cette mention du “aucun doute” rend pour sûr la terminologie imposée “d’occupants aborigènes” comme factuelle, vraie, et correcte basée sur une “observation” objective.

De plus, en utilisant le mot “étaient”, les auteurs commentent sur le “fait d’être” des Indiens Pueblo, suggérant par là, comme si c’était un fait physique, que les “Indiens” Pueblo étaient des “occupants aborigènes”, indépendants de l’esprit des Européens chrétiens, plutôt que le résultat des idées politiquement et subjectivement motivées de l’esprit des dhrétiens européens.

Ces concepts sont le résultat direct de la façon de penser européenne en matière de colonisation au sujet de peuples et de nations existant sur ce continent bien avant que ces colons n’eurent envahi l’endroit. Considérant ces faits importants, nous sommes alors capables de comprendre que des idées qui furent estimées être “vraies” par les chrétiens européens, n’étaient en fait “vraies” que dans le contexte des assomptions de domination de ces Européens sur nos peuples et nations existant sur place bien avant que la colonisation européenne ne commence.

Bref, le concept “d’occupation des sols Indienne” n’a rien à voir avec avec le comment les peuples originels du continent se percevaient et se comprenaient eux-mêmes et leurs relations avec la terre et territoires sur lesquels ils vivaient. Les concepts européens dérivaient de l’esprit européen (ethno/euro-centrisme) et non pas de l’esprit des peuples natifs de l’endroit. (NdT: aucune universalité là-dedans, ce ne sont même pas des “concepts” puisqu’un concept est juste et universel par définition, ce ne sont que des impositions résultant donc de la projection mentale eurocentrique des colonisateurs, imposées par la force, la ruse et le mensonge..).

Au lieu de se concentrer sur le développement “historique” du “titre aborigène”, les auteurs de l’ouvrage nous auraient rendu un fier service s’ils avaient focalisé sur le développement mental des colonisateurs et de leurs idées sur le “titre aborigène” et “l’occupation des sols aborigène”. Une vision des plus utiles aurait vu le jour en dénonçant les mots et les idées comme “indiens”, “occupation”, “occupants aborigènes”, “possession aborigène” et “titre aborigène” et étant des mots et des constructions mentales imposés par les Européens chrétiens, imposés sur nous sans le libre consentement de nos nations originelles. Ceci est vrai en regard de tout le répertoire de langue anglaise (ou espagnol, pour ceux qui ont été colonisés par L’Espagne, ou portugais pour la colonisation portugaise…)

Il aurait aussi été utile de voir que les auteurs de Pueblo Indian Water Rights avaient mentionné que ces mots et idées européens n’étaient pas et ne sont toujours pas des caractéristiques physiques du monde naturel. Aucun de ces mots ou idées ne sont provenus de la pensée indépendante européenne ou indépendamment de quelque système linguistique que ce soit. Pour être plus précis, les co-écrivains du livre auraient dû écrire: “Il n’y a aucun doute que les Espagnols et autres chrétiens européens, ont mentalement conceptualisé et nommé unilatéralement les Indiens Pueblo comme ‘aborigènes’ et ‘occupants aborigènes’, ayant une ‘possession aborigène’ “.

Cette ligne d’analyse mène en fait à ceci: Nos peuples et nations originels n’ont pas développé mentalement ou linguistiquement ces mots et idées qui sont toujours maintenant utilisés dans les états variés de domination pour opprimer nos vies et nos territoires. Comment donc est venue cette assertion que nous sommes de droit les sujets des “colonisateurs”, de leurs mots et de leurs idées sans notre libre consentement ? Ceci s’est produit et a été maintenu avec succès parce que nous ne passons pas assez de temps à questionner et à défier les mots et les idées des colons comme “le titre aborigène”, le “titre d’occupation des sols aborigène” le tout fondé sur la vision et la présence chrétienne (“découverte”) sur des terres non-chrétiennes.

Résistance au colonialisme: Yankland, pays du goulag levant… Un faux peuple pour un empire de l’usurpation, du vol et du génocide… (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, sciences, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 25 juillet 2017 by Résistance 71

La race parfaite !

 

Mohawk Nation News

 

24 juillet 2017

 

Source: http://mohawknationnews.com/blog/2017/07/23/the-perfect-race/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis n’ont jamais été grands. Les envahisseurs sont venus des rues d’Europe, de l’esclavage, des prisons, des orphelinats, de la prostitution, les enfants du travail dans les fermes, afin de venir peupler les colonies. L’inceste fut un programme pour faire augmenter leur population.

Les femmes étaient des femmes simples ou des domestiques envoyées dans les villes pour peupler l’Ouest. Maintenant, la race blanche a le plus bas taux de fécondité au monde. Sa population est en déclin.

Les oligarques les conditionnent à devenir des esclaves gobant les mouches au travers de leurs institutions “éducatives”.

Ils vivent dans une société non viable très éloignée du monde naturel qu’ils trouvèrent pourtant lorsqu’ils arrivèrent sur l’Île de la Grande Tortue. Ils empoisonnèrent l’air, l’eau, la terre, l’environnement et toute la vie naturelle. Le génocide fut le moyen utilisé pour se débarrasser de nous, les peuples autochtones.

Il est au-delà de toute possibilité que les Indiens puissent avoir l’impression qu’il y ait eu une conspiration pour l’élimination de leur race par ce moyen [celui de la stérilisation].” (“An Act of Genocide, Colonization & Sterilization of Aboriginal Women”, p. 49. Karen Stote 1937.)

La Finlande, le Canada et les Etats-Unis ont le plus haut taux de maladie d’Alzheimer au monde, suivis par les populations européennes de la Suède, de la Suisse, de la Norvège, du Danemark, de la Hollande, de la Belgique, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de la France, d’Israël, de l’Irlande, de l’Italie, du Luxembourg et de l’Allemagne.

Les monstres politico-financiers psychopathes ont mis en place la grande pieuvre globale de la guerre, de l’armée, du gouvernement, des fraudes bancaires, des médias, de l’état profond, du terrorisme faux-drapeau, de la propagande de guerre et des machines de lavage de cerveau que sont la religion et l’éducation (étatique).

Quand 10% de la population va se réveiller de cette torpeur institutionnalisée, alors les autres 90% suivront.

L’empire a brisé notre système de paix. Les immigrants furent partie intégrante de l’attaque qui fut menée sur nous.

Ce faux peuple n’a aucune base, aucun fondation naturelle sur notre terre. Ils se sont appropriés nos histoires, nous ont assassiné et ont intégré tout cela dans leur culture. Nous fûmes diabolisés dans les médias par Hollywood.

Nos histoires ancestrales sont fondées sur la nature en toute compréhension scientifique.

Ils ont évolué depuis un environnement mauvais et macabre. Ils changent leurs visages, leurs coiffures, leurs corps (transgenre) et ils ne savent pas du tout qui ils sont.

[…]

Ils votent pour que leur système artificiel continue.

Résistance au colonialisme: L’origine pseudo-légale raciste de l’ordre colonialiste zuniens (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 24 juillet 2017 by Résistance 71

Interdire un “droit païen” de domination

 

Steven Newcomb

 

19 juillet 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/disallowing-heathen-right-domination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lorsqu’un écrivain exprime une réalité particulière, la “réalité” exprimée est alors créée par l’esprit de l’écrivain. Lorsque le juge de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU) John Marshall a écrit le compte-rendu du verdict de la CS dans l’affaire Johnson c. M’Intosh en 1823, il a mentalement créé cette version de la “réalité”: A chaque fois qu’un “peuple chrétien” localise une terre habitée par des païens, ceci donne automatiquement aux chrétiens un “titre [de propriété] ultime” sur cet endroit non-chrétien.

Ce que disait en fait Marshall dans ce rendu de l’affaire Johnson est ceci: Lorsque les chrétiens européens ont fait voiles vers quelques endroits non-chrétiens où aucun chrétiens n’avaient jamais été, les chrétiens se sont mentalement, métaphoriquement imaginés comme ayant ou “détenant” le titre de propriété sur les terres et les nations impliquées. Mais il y a quelque chose que Marshall n’a pas expliqué. Si ces évènements engendrant le “titre” se sont bien passés, ils ne se sont pas produits physiquement, ils se sont produits MENTALEMENT, comme le résultat d’un processus de pensée des chrétiens au sujet des terres “n’étant pas possessions d’un prince chrétien”. Les guillemets de ce qui précède sont mis pour noter le côté imaginaire et mental des constructions métaphoriques que nous sommes maintenant capables d’identifier, de défier et de contester mentalement avec notre propre processus de pensée.

Marshall a utilisé son écriture de la décision de l’affaire Johnson c. M’Intosh pour créer une version fondatrice d’une réalité juridique fondée sur la relation chrétien/non-chrétien. Il l’a fait en créant mentalement et en narrant une histoire particulière au nom de la CSEU. Ce fut une histoire que lui et le reste des juges de la CS avaient l’intention de faire garder par le gouvernement des Etats-Unis afin de pouvoir utiliser les profits et bénéfices de tout ceci politiquement et économiquement pour leurs générations futures et, plus important encore, comme moyen de créer et d’exercer un système de domination sur nos nations natives du continent.

Comme base de cette histoire qu’il racontait au nom des Etats-Unis, Marshall utilisait des mots et des idées en provenance d’anciens documents comme les bulles pontificales du Vatican et les chartes royales anglaises. Ces documents, de la même façon, émanèrent des esprits de leurs auteurs et furent mis en œuvre par les pouvoirs politiques et leurs institutions. Marshall expliquait une histoire au sujet du comment l’affirmation d’un droit chrétien de domination fut en premier lieu mentalement créé dans “les Amériques” (l’Île de la Grande Tortue) et c’est pourquoi il écrivit ceci:

Aucune des puissances d’Europe ne donna plus son consentement à ce principe [de domination] et ce sans équivoque possible, que l’Angleterre. Les documents à ce sujet sont nombreux et complets. Dès 1496, le monarque anglais donna une commission aux Cabots [père et fils] pour découvrir des pays et terres jusqu’ici inconnus du peuple chrétien et d’en prendre possession au nom du roi d’Angleterre. Dans la commission à John Cabot et à ses fils était inclue une présomption qu’un monarque chrétien (en l’occurence le roi Henri VIII), avait le droit de dominer des terres qui, jusqu’à ce qu’un représentant du monde chrétien ne s’y rende, étaient “incognito” au “peuple chrétien”. La charte Cabot et les décrets pontificaux du Vatican assumèrent que que le “peuple chrétien” possédait automatiquement un droit divin de domination sur toutes terres non -chrétiennes qu’il était capable de localiser et d’envahir.

Dans la version originale latine de la charte royale Cabot, dont je possède une copie, plusieurs termes de “domination chrétienne” sont utilisés: “Dominium Titulum” (domination du titre), “subjugare” (dominer, subjuguer). “jurisdictio” (diriger ou contrôler comme moyen de dominer avec succès). Avec pour résultat la loi fédérale indienne qui est enracinée dans le verdict de Johnson c. M’Intosh, ces termes de domination sont toujours utilisés aujourd’hui par le gouvernement des Etats-Unis contre nos nations natives et pour clâmer nos terres et nos territoires. L’histoire de Marshall dans son rendu du verdict de Johnson pourrait être intitulé* Il était une fois, des chrétiens envahirent des terres non-chrétiennes où les processus de la pensée chrétienne n’avaient jamais été encore exprimé.”

Le point important est le suivant: à chaque fois que des chrétiens envahissaient un endroit non-chrétien, les voyageurs, colons de la chrétienté avaient pour intention de créer une “réalité chrétienne” de colonisation et de domination avec l’intention de profiter des ressources existant sur place. C’est çà l’histoire que le juge Marshall expliquait au nom de la CSEU dans son rendu du verdict de l’affaire Johnson contre M’Intosh. Marshall disait que lorsque les chrétiens arrivèrent sur les terres des “natifs qui étaient des païens” (des mots même de Marshall), les chrétiens refusèrent de reconnaître les nations non-chrétiennes comme ayant un “droit du sol”. Les chrétiens refusèrent de penser que toute “nation païenne” avait un “droit de domination de propriété” sur sa propre terre non-chrétienne.

Il est important ici de garder présent à l’esprit que ce que le juge Marshall a écrit au sujet du passé dans le rendu du verdict de l’affaire Johnson, n’est pas ce qui s’est PHYSIQUEMENT passé, mais ce que Marshall a imaginé métaphoriquement et donc déclaré s’être passé quelques siècles plus tôt. Ce qu’il coucha sur le papier furent ses projections de l’imaginaire et son interprétation. Marshall y exprima son propre rendu imaginaire des évènements passés.

Maintenant, à chaque fois que nous relisons le verdict de Johnson, nous recréons de nouveau dans notre esprit la description mentale de Marshall du passé qu’il a créé dans son esprit. Ce fut ce processus mental que le juge Stanley Reed, dans une opinion écrite contradictoire qu’il écrivit dans United States v. Alcea Band of Tillamooks, utilisa pour faire sa déclaration au sujet d’une “théorie” dit-il que l’on trouve dans le verdict de l’affaire Johnson, stipulant qu’”une découverte par les nations chrétiennes leur a donné la souveraineté [domination] sur le titre de propriété des terres découvertes.”

Pensez-y. Si les chrétiens avaient mentalement reconnu pour toute “nation païenne” d’avoir un “droit de domination” sur son propre territoire, ceci pourrait logiquement mené à la conclusion que l’autorité de la nation païenne dans son propre pays était absolue et exclusive, à l’exclusion donc des chrétiens. A son tour, ceci pourrait mener à un argument puissant disant que les “païens” avaient le droit fondamental d’exclure les envahisseurs chrétiens de manière permanente et de nier leur “prétention” à un droit sur le titre de propriété en sol païen. Il semblerait que ceci soit l’intention clef du verdict de Johnson c. M’Intosh: d’empêcher toute pensée possible sur un “droit de domination païen” (dominion absolu).

La plupart des natifs ne savent toujours pas qu’une “réalité” mentalement créée de domination chrétienne est étroitement imbriquée dans le rendu du verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh. Ils ne savent pas non plus que ce droit affirmé de domination chrétienne sur des non-chrétiens est la base, la fondation dans la loi et politique fédérales indiennes. Non seulement  un droit assumé de domination des Etats-Unis sur nos nations est utilisé contre nous ; ceci est aussi masqué avec succès derrière de telles phrases: “la relation de confiance”, “le pouvoir plénier du Congrès des Etats-Unis”, “le titre aborigène” et “le droit d’occupation des sols”.

Guerres impérialistes: le « pivot » yankee sur l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie (Tony Cartalucci)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 22 juillet 2017 by Résistance 71

Contrastons l’analyse géopolitique du terrorisme de l’empire en Asie du Sud-Est de Tony Cartalucci ci-dessous avec une autre réalité de terrain du sud-est asiatique ignorée du grand nombre: celle de la grande entité politico-économique ayant depuis des siècles refusé les diverses formes d’étatisation de leurs sociétés, région appelée “Zomia”, une étendue de terres s’étendant sur 2,5 millions de km2, donc à peu près de la taille de l’Europe, comprenant les hauts-plateaux et montagnes au travers les frontières (fictives) de 8 pays: le Cambdodge, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam, la Birmanie, la Chine (occidentale), l’Inde et le Bengladesh. La population de la Zomie, vivant hors des prérogatives des états concernés est entre 80 et 100 millions de personnes. Pas exactement un hameau s’autogérant…

Voici ce qu’en dit l’anthropologue et professeur de science politique de l’université de Yale, James C. Scott:

“ Zomia est ainsi imbriquée en tant que région non pas sur une base d’unité politique, ce dont elle manque, mais par des schémas comparables d’agricultures de plateau, de dispersion et de mobilité ainsi que d’un égalitarisme brut, qui et ce de manière non coïncidentelle, apporte un statut bien plus important aux femmes. […] Je pense qu’une description politique plus forte et précise de ces populations des plateaux et des collines de Zomia est de dire que ces gens ont activement résisté à leur incorporation dans un cadre étatiste classique, d’état colonial et d’état-nation. Cette résistance est devenue plus particulièrement connue après la création des états indépendants suite à la seconde guerre mondiale, lorsque Zomia est devenue le site de mouvements sécessionnistes, des luttes pour les droits indigènes, de rébellions millénaires, d’agitation régionaliste et d’opposition armée contre les états des vallées. […] Ainsi les plateaux et les collines ne sont pas simplement un espace de résistance politique, mais aussi une zone de refus culturel.” (James C. Scott, “The Art of not being Governed”, Yale University Press, 2009, extraits traduit de l’anglais par R71)

L’État et toutes institutions coercitives sont arrivés au bout du rouleau sur cette planète. Zomia en Asie du Sud-Est est là pour nous le rappeler.

~ Résistance 71 ~

 

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative.”

~ Guy Debord ~

 

Alors que l’ASEAN* glisse à l’Est… L’EIIL suit

 

Tony Cartalucci

 

18 juillet 2017

 

Source: http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/07/as-asean-shifts-east-isis-follows.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

* ASEAN = Association of South East Asian Nations comprenant 10 pays: la Thaïlande, la Malaisie, le Brunei, le Cambodge, Singapour, La Birmanie, l’Indonésie, les Philippines, le Laos et le Vietnam. Cette association représente quelques 630 millions de personnes soient environ 9% de la population mondiale.

Alors qu’une guerre se poursuit dans le sud des Philippines entre les forces gouvernementales et des militants liés au soi-disant “état islamique” (EIIL), les craintes que les Etats-Unis utilisent le groupe terroriste bien au-delà de la Syrie et de l’Irak où il fut originellement créé, montent. Les nations s’opposant ou faisant obstacle aux intérêts américains au-delà de leurs frontières se retrouvent maintenant le plus souvent la cible de cette forme secrète de coercition armée.

Les Etats-Unis sont de plus en plus en porte-à-faux avec les nations et les politiques d’Asie du Sud-Est qu’ils ont à une époque comptées comme des alliés très proches dans la région. Ceci inclut la Thaïlande, nation de près de 70 millions d’habitants, qui en 2014, a expulsé un régime client soutenu par les Etats-Unis dans un coup d’état militaire sans effusion de sang.

Depuis, Bangkok s’est éloigné bien plus de l’influence de Washington et s’est rapproché de Pékin et de Moscou et de virtuellement quelque autre nation que ce soit qui puisse lui offrir des alternatives au monopole de Washington sur l’influence géopolitique, économique et militaire.

Depuis des décennies, la très grande part de l’inventaire d’équipement militaire de la Thaïlande consistait en du matériel américain. Ce matériel est maintenant petit à petit remplacé par une combinaison de matériel russe, chinois et européen et même par des systèmes d’armement développés localement. Ceci inclut des chars de combat chinois, des hélicoptères russes, des avions suédois et des engins transporteurs de troupes et des systèmes d’artillerie développés en Thaïlande.

Plus récemment, la Thaïlande a conclu un marché important avec la Chine pour l’achat des premiers sous-marins modernes du royaume. Au total, trois sous-marins seront achetés, développant la capacité navale de la Thaïlande dans la région et plus spécifiquement, de rapprocher les forces navales thaïlandaise et chinoise techniquement et stratégiquement.

A la suite de la Thaïlande, ont emboité le pas des nations comme les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie et même dans une certaine mesure, la Birmanie et le Vietnam.

Alors que la Thaïlande et d’autres nations de l’ASEAN amorcent leur pivot vers l’Est, les Etats-Unis ont de manière prévisible augmenté leurs pressions sur ces états au moyen de vitrines financées par ceux-ci sous la forme d’ONG ainsi qu’avec des partis politiques d’opposition créés, soutenus et dirigés depuis Washington.

Dans des pays comme la Birmanie où le parti dirigeant est déjà de longue date soutenu par les Etats-Unis, la pression est mise au travers de l’exploitation de l’affaire des droits de l’homme lorsque Washington pense que le régime penche un peu trop du côté de Pékin.

Alors que ces méthodes de coercition deviennent de plus en plus futile, les Etats-Unis ont aussi mis en place des moyens directs de coercition avec le terrorisme.

Le terrorisme lié au Etats-Unis en Asie du Sud-Est

En 2015, lorsque la Thaïlande a refusé de céder à la demande américaine de permettre à des citoyens chinois recherchés pour actes de terrorisme, de voyager vers la Turquie d’où ils auraient immanquablement rejoint les efforts soutenus par Washington de renversement du gouvernement de la Syrie voisine, des terroristes ont fait exploser une bombe dans le centre de Bangkok, faisant 20 morts et de nombreux blessés. Même les analystes occidentaux conclurent que plus que probablement, les coupables étaient des membres du groupe turc des “Loups Gris”, créé par l’OTAN (NdT: Gladio et Gladio 2.0) et entretenu comme moyen de guerre asymétrique par les Etats-Unis depuis des décennies.

La présence du groupe de l’EIIL se fait de plus en plus sentir également en Asie du Sud-Est.

Alors que l’Indonésie continue elle aussi sont pivot vers l’Est, elle a été la cible de terroristes apparemment de l’EIIL. Une attaque à Djakarta en 2016 suivit la décision de la nation de favoriser les entreprises chinoises pour la construction de systèmes supplémentaire de voies ferrées.

Plus récemment encore, Les forces de sécurité malaises ont empêché ce qui paraissait être une cellule de l’EIIL opérant des deux côtés de la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande.

Aux Philippines, la violence de l’EIIL a transcendé de vulgaires attaques terroristes et se manifestes comme une guerre prolongée pour la ville de Marawi dans le sud du pays.

Et tandis que les sources médiatiques américaines et européennes admettent ouvertement la présence croissante de l’EIIL en Asie, elles échouent catégoriquement sur le fait de montrer cette nature tout à fait illogique de la façon dont elles expliquent cette croissance.

L’EIIL est un terrorisme d’état, mais de quels états ?

D’après les narratifs occidentaux, l’EIIL est capable, de manière inexplicable, de maintenir sa capacité de combat en SYrie et en Irak contre une coalition consistant en les forces des gouvernements syrien et irakien, la Russie et des forces auxiliaires venues du Liban comme le Hezbollah. L’EIIL est aussi capable de manière tout aussi inexpliquée de projeter sa force militaire internationalement, perpétrant des attaques dans le monde entier et construisant des cellules terroristes à travers l’Asie du Sud-Est.

D’après les narratifs occidentaux, l’EIIL parvient à ceci au moyen d’argent qu’il tire de la rançon d’otages, d’un marché noir de la vente du pétrole et de maigres revenus d’”impôts” qu’il impose sur ses territoires occupés rétrécissants à vue d’œil en Syrie et en Irak.

En réalité, l’EIIL n’existerait pas sans le soutien constant et très important d’états multinationaux. Pour savoir quelles nations fournissent un soutien à l’EIIL, tout ce qu’on a à faire est de lire les rapports du renseignement américain.

Le renseignement miliaire américain (DIA) a révélé dans un rapport daté de 2012, les plans actifs d’un axe mené par les Américains pour créer ce qui fut appelé à l’époque une “principauté salafiste” (état islamique).

Dans ce rapport fuité de la DIA en 2012 (voir le pdf en anglais ici: leaked 2012 report (.pdf) il était dit:

Si la situation se développe comme prévu il est possible d’établir une principauté salafiste déclarée ou non en Syrie orientale (Hasaka et Der Zor) et ceci est exactement ce que les puissances de soutien à l’opposition veulent, afin d’isoler le régime syrien, qui est considéré comme la profondeur stratégique de l’expansion chiite (Irak et Iran).”

Pour clariifier juste qui sont ces “puissances se soutien” qui souhaitèrent la création d’une “principauté salafiste”, la rapport de la DIA explique plus avant:

“L’occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition tandis que la Russie, la Chine et l’Iran soutiennent le régime.”

Des courriels fuités depuis la candidate à la présidentielle américaine et ancienne ministre des AE Hillary Clinton, ont aussi révélé que des leaders politiques d’importance américains ont blâmé le soutien à l’EIIL sur des alliés très proches des Etats-Unis au Moyen-Orient incluant l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Ces courriels fuités par Wikileaks disaient aussi:

“… Nous devons utiliser nos agents diplomatiques et du renseignement plus traditionnel pour mettre la pression sur les gouvernements du Qatar et d’Arabie, qui fournissent du soutien financier et logistique clandestins à l’EIIL et à d’autres groupes sunnites dans la région.”

Si l’EIIL est utilisé par procuration par les Etats-Unis et ses alliés pour forcer et même renverser le gouvernement de la Syrie et mener une guerre par procuration contre la Russie, l’Iran et leurs alliés régionaux, alors il est logique que la présence soudaine de l’EIIL en Asie du Sud-Est, alors que des nations se tournaient de plus en plus à l’écart de l’emprise de Washington, n’est pas une simple “coïncidence”.

L’EIIL se retrouve en Asie du Sud-Est parce que le soi-disant “pivot” des Etats-Unis vers l’Asie (NdT: amorcé sous Obama) s’est révélé être un échec, une retraite même. Malgré des déclarations péremptoires sur la primauté américaine sur l’Asie, les Etats-Unis se sont retrouvés dans une âpre lutte, pas seulement contre Pékin, mais contre un nombre de nations qui recherche un rééquilibre du pouvoir à travers la région Asie-Pacifique et en faveur des nations résidant dans la zone.

L’influence américaine qui se fâne amène une couche de subversion à l’américaine

Tout comme l’influence américaine qui s’est fânée au Moyen-Orient déclenchant des tentatives régionales par Washington de déstabiliser, de diviser et de détruire ce qu’il ne pouvait plus contrôler ou exploiter, une campagne similaire est en cours en région Asie-Pacifique. L’ingérence américaine s’étend de la péninsule coréenne à travers l’Asie du Sud-Est en passant par la Mer de Chine du Sud et même au-delà vers les montagne d’Afghanistan et les frontières les plus à l’ouest de la Chine. Le dénominateur commun est le conflit, par voie de menace ou physiquement en cours, sit entre les états que les Etats-Unis essaient de jeter à la tête les uns des autres, ou de manière interne entre des institutions politiques internes et ceux financés et soutenus par Washington.

Comprendre et exposer l’utilisation du terrorisme par Washington comme moyen de coercition géopolitique et de punition est la première étape pour retirer cet ignoble outil du sac à malices géopolitique de Washington. Si à chaque fois que l’EIIL ou une organisation terroriste affiliée perpétuent une attaque, cela montre l’implication croissante et l’improductivité de Washington dans le région, cela ne pourra que forcer plus rapidement la retraite des Etats-Unis de la zone Asie-Pacifique et ce de manière absolue.

Ce qui restera à Washington ne sera plus qu’une fenêtre d’opportunité se fermant rapidement pour réétablir ses liens avec les nations d’Asie et ce sur des bases équitables et en termes respectant la souveraineté nationale en mettant fin au concept de “primauté américaine” où que ce soit, sauf au sein des frontières américaines (NdT: c’est là que l’empire est coincé puisque cet empire n’a pas de terre, ses frontières sont fictives et usurpées. Il vit sur des terres volées où il a commis le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, celui des peuples autochtones originels du sous-continent nord-américain…)