Archive pour USA terrorisme d’état

Cirque géopolitique et société du spectacle marchand : Kaboul à qui profite le crime ? (Guerre de classe)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 août 2021 by Résistance 71

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Spectacle de l’Otan des Attentats de Kaboul : à qui profite le crime étatique mondialiste de la marchandise en crise finale ?


Collectif Guerre de Classe

Août 2021

Le Grand Chaos de l’in-distinction marchande généralisée en Asie est en train d’accomplir sa formalisation phénoménologique ultime, sa stratégie géo-politique fétichiste est toujours la même ; tenter désespérément d’échapper à l’irréversible dé-composition déterministe de l’empire américain du billet vert en putréfaction…

Le spectacle du “terrorisme international”, dont le langage spectaculaire ne cesse de parler afin d’en mieux cacher la nature et les sources, n’est que l’instrument d’indistinction du développement chaotique global par lequel l’ordre de la marchandise tente d’échapper à la crise économique et financière systémique de son fétichisme.

L’Internationale, Critique de la société de l’indistinction

Le chaos terroriste étatique de la marchandise est le seul langage possible de la crise terminale du Capital… Nous contemplons ainsi le tableau faussaire d’un chaos spectaculaire impeccablement organisé pour le Proche et le Moyen-Orient, puis pour la planète tout entière, dans des cadres de déguisement strictement conformes à la stratégie du gouvernement du spectacle mondial, qui tente désespérément d’échapper au marasme catastrophique d’un dollar en débâcle chronique… Al-Qaïda puis Daech sont là les accablantes métastases de la crise mondiale du taux de profit et sont provisionnés par les pétrodollars du Qatar et de l’Arabie Saoudite et armés par eux avec délégation directe de Washington, blanc-seing de Tel-Aviv et collaboration d’Ankara… Et la France, atlantisée jusqu’à la moelle, est, de la sorte, bombardée jusqu’au cœur de Paris pour marcher toujours davantage au pas des réseaux et services clandestins terroristes de l’OTAN, dont les faux drapeaux constituent, bien sûr, une industrie marchande spectaculaire de premier ordre fétichiste…

Le terrorisme d’État industriel n’est rien d’autre que l’errance accélérée de la religion monothéiste de la crise historique de la marchandise…

Au moment arrivé de la tyrannie spectaculaire de la crise du capitalisme drogué, le crime règne, en fait, comme le paradigme le plus parfait de toutes les entreprises commerciales et industrielles dont l’État est le centre, étant donné qu’il se confirme là, finalement, comme le sommet des bas-fonds et le grand argentier des trafics illégaux, des disparitions obscures et des protections cabalistiques. Plus que jamais, en ce moment très spécifiquement crisique où, en France, reprenant le témoin d’une droite complètement épuisée, la gauche du Capital, bien vite superbement exténuée, est en charge des affaires d’un marché en pleine décomposition, l’exutoire terroriste risque de devenir de plus en plus tentant pour détourner la colère qui monte ; il est temps d’en finir avec toutes les mystifications et tous les malheurs historiques de l’aliénation gouvernementaliste, afin de commencer à pressentir la possibilité de situations humaines authentiques.

Hors de l’économie politique de la non-vie, il convient exclusivement d’organiser le retour aux sources à une communauté d’existence enfin débarrassée de toute exploitation et de toute domination.

Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers…

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Le grand cirque continue : Entre Talibans et COVID (Gilad Atzmon)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 26 août 2021 by Résistance 71

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“Tandis qu’Athènes est associée à l’idée que la vérité est découverte par la raison, Jérusalem prétend que la vision de la vérité est délivrée par la révélation. Athènes est donc le lieu de la philosophie, du “logos” et de la science ; Jérusalem d’un autre côté, est la capitale de la loi et de l’obéissance. D’une perspective philosophique, Jérusalem et Athènes ne partagent aucune méthodologie commune. La soumission à un régime de la correction, du politiquement correct, c’est se soumettre à Jérusalem. Ceci constitue une stricte divergence d’avec Athènes et son esprit.”

~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Article très complémentaire de notre article du 23 août :  “Du COVID aux Talibans… De la diversion au parachèvement du règne de la peur”

Entre Talibans et COVID

Gilad Atzmon

Août 2021

url de l’article original:
https://gilad.online/writings/2021/8/4/in-between-taliban-and-covid

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Faut-il être un génie pour comprendre que le colossal échec de la guerre américaine en Afghanistan est identique à cette désastreuse “guerre contre le COVID” ? Il est sans doute très clair que ce sont pratiquement les mêmes personnes qui ont mis au point les stratégies fatales qui menèrent à une défaite grandiose dans ces deux conflits absolument non nécessaires. Nous avons ici à faire avec des gens qui adhèrent complètement au concept de guerre et de destruction. Ce sont des gens qui ne cherchent en rien la paix, l’harmonie ou la réconciliation ni avec la nature ni même avec d’autres segments de l’humanité.

Nos “stratèges” de la pandémie ont cru que cela était en leur pouvoir d’éliminer le SRAS-CoV-2 de la surface de la terre. Ils étaient convaincus de la même manière que les Talibans pouvaient être éradiqués. Ils avaient bien entendu complètement tort.

Mais les progressistes et la soi-disant gauche ont aussi une responsabilité impardonnable dans ces affaires catastrophiques. La gauche ne fut pas responsable de la planification des “stratégies”. Elle ne fut que pas vraiment participante dans les think tanks néoconservateurs, elle ne fut pas impliquée dans la promesse de Pfizer d’arranger le génome humain. Elle ne conseilla pas Netanyahou, Trump ou Johnson en 2020 comme elle ne fut pas parmi les conseillers de Bush et consorts en 2001. Mais elle fut la première à soutenir la “guerre contre la terreur” des conservateurs sionistes (NdT: parce qu’il y a autant de sionistes de “gauche” que de sionistes de “droite”, la peste sioniste n’a pas de couleur politique, elle est une doctrine coloniale “obligée”, forcée sur la base d’une “culpabilité” collective fabriquée…), essentiellement au nom de “l’interventionnisme moral”. Elle a pareillement été parmi les plus enthousiastes de l’expérience courante de masse sur la population humaine.

On n’a pas besoin de gratter la surface pour constater que l’état juif a aussi eu un rôle central dans ces deux énormes bourdes. Les think tanks néo-cons qui poussèrent pour une intervention des Etats-Unis en Afghanistan étaient bien entendu constitués d’ardents juifs sionistes. En 2003, Ari Shavit écrivit dans le journal “Haaretz” : “La guerre en Irak a été conçue par 25 intellectuels néo-conservateurs, la plupart juifs, qui poussent le président Bush à changer le cours de l’histoire.” Le peuple qui s’est porté volontaire pour être les cobayes dans l’expérience Pfizer du COVID fut bien entendu les Israéliens. L’Israël de Netanyahou n’a pas tenté de vivre avec le COVID, elle a au contraire traité le virus comme un Amalek contemporain, une peste antisémite qui devait être éradiquée : le Mossad et la FDI ont joint leurs forces dans la guerre contre le covid. Lorsque le nombre de cas covid sembla diminuer grandement, Israël fut prompte à déclarer victoire dans la guerre contre le virus.

Mais la réalité est bien plus embarrassante. En Afghanistan, les Talibans sont plus forts que jamais. L’Amérique a quitté le pays qu’elle avait promis de “libérer” avec la queue entre les pattes. Dans la lutte contre le COVID, l’Amérique est pareillement défaite. Aux Etats-Unis, une étude du CDC a montré que les gens vaccinés constituent quelques 74% des cas covid d’une ville balnéaire de l’état du Massachussetts. Et en Israël, le variant Delta a fait son aliya avec grand succès. Les gens vaccinés sont maintenant sur-représentés dans les cas de variants Delta et pareillement représentés dans les cas critiques de la maladie. Il y a quelques jours, un médecin israélien admettait que 90% de ses patients étaient vaccinés.Le vaccin se désintègre devant nos yeux.” a t’il dit.

Le théoricien moderniste et stratège militaire du XIXème siècle Carl von Clausewitz avait défini la guerre comme “la continuation de la politique par d’autres moyens”. Mais dans l’univers globalisé sioniste dans lequel nous vivons, la politique n’est que la continuation de la guerre. Maintenir le monde dans un conflit permanent est le mantra globaliste principal alors que les gens se soumettent plus facilement lorsqu’ils ont peur. Cette philosophie a maintenu le sionisme a top depuis des décennies. Elle a maintenu les juifs unis pendant deux millénaires mais cela a eu un prix. L’histoire juive n’est pas exactement une histoire tranquille.

Ce ne devrait en fait pas être à moi de rappeler à mes compagnons, frères et sœurs en amour qu’aimer son prochain peut aussi vouloir dire de rechercher la paix et l’harmonie avec l’univers dans sa totalité (tous les virus compris…)

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“Depuis quelque temps déjà, nous, les gens qui errons sur cette planète, avons été réduits à n’être qu’une audience de ce drame dévastateur qui raconte l’histoire de notre propre destruction. Malgré toutes les promesses démocratiques libérales, nous ne sommes plus des acteurs, mais des sujets oubliés et sans voix. Le temps de s’exprimer haut et clair est venu…
L’être et le temps sont comme le bout de notre nez, si près que nous ne pouvons les voir. La vérité est là, à tout moment, tout ce que nous avons à faire est d’ouvrir les yeux et de la contempler… Je parle ici d’un retour vers Athènes.”
~ Gilad Atzmon, 2017 ~

Traduction Résistance 71 de son livre “Being in Time”, 2017

Gilad Atzmon sur Résistance 71

Phone hacking claims

Le grand cirque de l’illusion

L’empire saisit illégalement des sites iraniens, yéménites, libanais d’information de la résistance (Al Manar)

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Palresistance

Le Hezbollah réagit contre la saisie de 33 sites médiatiques de la résistance par les USA

Al Manar

24 juin 2021

Source: https://french.almanar.com.lb/2099385

Le responsable de l’unité des relations médiatiques du Hezbollah, Mohammad Afif, a fermement condamné, ce jeudi 24 juin, « le crime commis par l’administration américaine contre un grand nombre de sites médiatiques libres. Une démarche qui confirme la politique de répression des libertés menée par Washington sous de faux slogans ».

« L’administration américaine a voulu par le blocage de ces sites dissimuler la diffusion de la vérité sur les crimes et les atrocités commis par les États-Unis et ses alliés à l’encontre des peuples opprimés dans notre région, notamment en Palestine et au Yémen, où ils sont soumis aux pires formes d’abus et de blocus », a expliqué M.Afif.

« Au moment où nous exprimons notre solidarité et soutenons ces sites honorables, qu’aucun pouvoir aussi arrogant soit-il, ne pourra étouffer la vérité, nous appelons à une plus large campagne de solidarité avec ces médias pour qu’ils puissent continuer d’accomplir leur mission humanitaire honnête ».

Il convient de noter que les Etats Unis ont bloqué, mardi 22 juin, l’accès aux sites Internet de 33 médias iraniens ou arabes proches de l’axe de la résistance.

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Géopolitique : Avertissement de l’Iran aux Yankees : « vous devrez impérativement quitter l’Irak et la Syrie »

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et Soleimani gagna…

“Les Etats-Unis devront impérativement quitter et au plus vite l’Irak et la Syrie” (Ayatollah Khamenei, Iran)

Al Manar

12 mars 2021

url de l’article original: https://french.almanar.com.lb/2025102

Le Leader de la révolution islamique en Iran, l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei, a dénoncé la rhétorique médiatique occidentale qui « cherche à inculquer à l’Iran et à ses alliés au sein de la résistance, l’image des parties qui refusent les « offres de paix » et qui « cherchent à faire la guerre ».

Lors d’un discours, jeudi 11 mars, à l’occasion de l’Eid Al-Mab’ath ou l’anniversaire de l’envoi du saint Prophète Mohammad (S) le numéro un iranien a déclaré : «C’est faux de dire que la République islamique d’Iran veut la guerre partout. Non et non: l’Iran n’a aucun problème avec les Etats et les parties qui ne recherchent pas à l’affronter. Le Coran, Livre saint auquel nous nous référons, a bien défini l’ennemi, et l’ennemi n’est pas celui qui a une religion différente, une conviction différente mais bien celui qui vous refuse vos droits fondamentaux. Le Coran recommande à tout musulman de se défendre, de s’armer pour faire peur aux ennemis. Aux ennemis et aux ennemis seuls. Des ennemis « actifs », genre ceux qui souffrent nous avons fait face tout au début de notre Révolution. L’Iran a été bien tolérant mais les ennemis n’ont pas tardé à comploter et les USA plus que les autres ».

Et d’ajouter : « Pour faire face à ces ennemis il nous faut deux éléments importants: le discernement et la patience qui nous immuniserait définitivement en tous les lieux et situation. Le discernement revient à être subtile et à savoir faire le meilleur et le bon choix. Quant à la patience, elle veut dire la persévérance dans la voie qu’on s’est fixée et choisie. »

Plus loin dans ses propos le Leader iranien a dénoncé la défiguration systématique de la vérité et ces mensonges que les Américains et leurs alliés profèrent « sans honte » et avec « un courage révoltant »: «Tenez le cas d’un pays comme le Yémen dont le peuple est bombardé dans ses maisons, à l’hôpital, à l’école… par un allié des Américains (Arabie saoudite). Un peuple soumis au blocus, privé de vivres et de médicaments et tout ceci avec le feu vert des États-Unis et à l’heure même que les démocrates étaient au pouvoir. Cette férocité anti-yéménite est certes l’oeuvre d’un Etat arabe (Arabie) mais les USA y apportent leur bénédiction. De l’autre côté il y a ce peuple, intelligent et talentueux qui a su se défendre en s’en procurant d’armes pour  riposter depuis plus de six ans aux bombardements. Et les USA l’accusent de terrorisme. Pire, l’ONU en fait autant … Voilà un exemple parfaitement clair de l’imposture qui régit le camp d’en face son langage, sa politique et son comportement ».

Et de poursuivre : « Quant aux Etats-Unis, ils possèdent l’un des plus grands arsenaux du monde qui a été même utilisé. Les USA sont de loin le seul pays au monde à avoir utilisé la bombe atomique. Et c’est ce même pays qui crie à la non prolifération et prétend être contre les Armes de Destruction Massive (ADM). »

«Les USA ont tué en un seul jour 220 000 personnes en usant de la bombe atomique. Cette Amérique défend bec et ongle un pays coupable d’avoir dépecé ses opposants à coup de scie et ce, sous les yeux du monde entier et elle a le culot de se considérer un défenseur des droits de l’homme. C’est cette Amérique qui a créé Daech et qui l’a même reconnu et l’aveu est venu aussi bien des démocrates que des républicains. Les USA arment et financent Daech et se sert de ce groupe (takfiro-wahhabite) pour implanter des bases militaires et pour détourner le pétrole de la Syrie. Et ils font tout ceci sous prétexte de la lutte contre Daech », a expliqué l’Ayatollah Khamenei.

« Quant à l’Iran et à sa politique régionale, cette même Amérique ne cesse de la dénoncer avec colère et rancune alors même que l’Iran n’a aucune présence militaire où que ce soit. Et encore là où cette présence existe, elle ne dépasse guère le stade de conseil militaire. Y a-t-il des chars, des avions de combat iraniens quelques part? Cette présence est souvent politique et pas plus; et pourtant l’Amérique nous accuse de « déstabiliser » le Moyen-Orient. Alors que l’Iran ne s’engage jamais nulle part à moins que l’État légal le lui demande. Bien au contraire des Américains qui occupent les pays entiers, quitte à y former des bases militaires et tout ceci sur le dos des gouvernements légitimes. Quant à l’Irak, c’est la même chose: la loi irakienne et les Irakiens exigent des Américains de quitter leur pays. Idem pour la Syrie. Les USA devront impérativement et au plus vite quitter l’Irak et la Syrie », a souligné le leader de la Révolution islamique.

Yankland : le véritable coup d’état du capitole… L’extrême main mise des GAFAM sur la communication (OSRE)

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Le véritable coup d’État du capitole

 

Maxence Smaniotto

 

13 janvier 2021

 

url de l’article original:
http://rebellion-sre.fr/le-veritable-coup-detat-du-capitole/

 

Présenté, à tort, comme une tentative de coup d’État de la part des supporters de Donald Trump, les événements du Capitole mettent en lumière une multitude de conflits et paradoxes, soulevant un nombre égal de questionnements. Dans le fracas des guerres hybrides mondiales qui s’attaquent à toute sorte de stabilité et d’autorité, y compris à l’autorité d’une élection démocratique, les plateformes numériques nagent comme un poisson dans l’eau… ou volent comme un oiseau bleu dans les airs.

L’oiseau s’envole

Décidemment, un lien mystérieux lie les USA avec le mois de janvier, mois dont l’étymologie est à faire remonter au dieu romain bifront Janus, la divinité des commencements et des fins, des clés et des mystères et, surtout, des choix. Un visage tourné vers le passé, l’autre, vers l’avenir. Les USA, jeune pays, semble être le seul, dans l’histoire de l’humanité, à avoir fait du Progrès sa propre Tradition. Aussi paradoxale que cela puisse paraître pour nous, fils de cette vieille Europe fatiguée, ses racines sont profondément ancrées dans l’avenir, non pas dans le passé. Ainsi, chaque nouveau président élu, considéré, par ses électeurs, comme porteur de nouveaux espoirs et non pas de continuité, prête sermon le 20 janvier, une main sur la Bible : c’est l’Inauguration Day, le jour de l’investiture.

Janvier devint un mois charnière pendant la présidence de Donald Trump. 2018 : shutdown de quarante-huit heures. 2019 : Nancy Pelosi, farouche opposante au président américain et qui, en mai 2017 affirmait que l’élection de Trump était le fruit d’un imbroglio, est élue présidente de la Chambre des représentants. 2019 : meurtre, sous les ordres de la présidence américaine, du général iranien Qassem Soleimani et, quelques jours plus tard, ouverture du premier procès de destitution de Donald Trump devant le Sénat.

Janvier 2021 restera avec toute probabilité gravé dans l’histoire mondiale comme le mois où les USA auront perdu ce qui leur restait de crédit en tant que supposé « bastion mondial des libertés ». Car l’oiseau bleu de Twitter a fini par remplacer l’aigle à tête blanche américaine dans le sceau des États-Unis.

Les évènements qui ont eu lieu au Capitole dans la journée du 06 janvier ne furent point, comme tentent de nous en persuader un grand nombre de médias et de commentateurs, une tentative de coup d’État. C’en fut un, et sous tous les points de vue. Les gagnants ne sont ni l’extrême droite, ni les extrêmes populistes. Ni les extrêmes désespérés qui craignent l’arrivée au pouvoir d’un personnage comme Joe Biden et, surtout, de ceux qui l’ont porté au pouvoir, reflets de l’hyperclasse états-unienne.

Les vainqueurs de ce putsch portent des barbes hipster, s’habillent en mode casual, leurs bureaux sont cosy, et estiment que l’âme humaine n’est qu’une séquence d’algorithmes que n’importe quelle IA pourra bientôt imiter. Ils s’appellent Jack Dorsey, Kevin Systrom, Mark Zuckerberg, Adam Mosseri, Mark Krieg. Leurs créatures portent des noms cools et sympas : Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat, Google. En 2021, presque tout le monde en a besoin pour pouvoir travailler ou communiquer. Or, la racine grecque du mot « travail » est « ergon », la même qui donnera origine à « organisme », « énergie ». Le travail, lorsqu’il n’est pas le simple acte aliénant nécessaire à payer des impôts, est synonyme de vie. Si l’on pousse à l’extrême cette réflexion, il devient désormais clair que pour exister, en 2021, il faut avoir un compte, et parfois même plusieurs, sur les plateformes numériques évoquées plus haut. Un mot de travers, et la divinité algorithmique puni le fauteur et ramène la paix et l’harmonie dans la community. On n’existe plus.

Les élites ont fait sécession du reste de la population, et sont actuellement en train de mener leur coup d’État, utilisant l’irruption d’une poignée de Rednecks au Capitole comme prétexte. Déjà en 2005, le milliardaire Warren Buffet, troisième fortune la plus importante au monde en 2019, avait déclaré, à la chaîne télévisée CNN : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner. Et elle ne devrait pas. » Aujourd’hui, la classe dont Mr. Buffet appartient gagne et s’en réjouie, car devenue, par besoin d’image et de conscience, humanitariste, donc légitime à mener ce combat.

Twitter a justifié sa décision de supprimer le compte de Donal Trump non pas sur ce qu’il a déclaré mais, plutôt, sur ce qu’il aurait pu affirmer. On peut lire, dans le message expliquant cette décision : « We have permanently suspended the account do to the risk of furthers incitement of violence ». Cet argument se fonde sur deux tweets du président états-unien, où il en aurait été question de glorification de la violence de ses supporters. L’argument apparaît fallacieux, une fois lesdits tweets lus. Peu de jours plus tard, le 9 janvier, Twitter supprime un message du Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. Ce dernier y exprimait sa défiance à l’égard des vaccins anti-Covid importés des États-Unis et du Royaume Uni, et faisait allusion à l’affaire du sang contaminé au VIH en France, dans les années 1980. « Le tweet enfreint la politique sur les informations trompeuses sur le Covide-19 » a indiqué un porte-parole de la plateforme numérique.

Le putsch libéral-libertaire

Ils sont nombreux à préférer se concentrer sur l’arbre qui cache la forêt lorsqu’ils critiquent le choix, de la part des plateformes numériques, de censurer non seulement les usagers lambdas, mais également des chefs d’État et des leaders religieux, y compris lorsqu’ils sont démocratiquement élus, comme ce fut le cas pour le président brésilien Jair Bolsonaro en mars 2020. Il faut bien avouer qu’un certain nombre de ceux qui condamnent les plateformes numériques d’avoir supprimé les comptes de Donald Trump ne le font que pour défense du président américain, et ils ne condamnent guère ce que cela implique pour la souveraineté d’un pays. Ils n’auraient guère protesté si la même chose fût arrivée à Nancy Pelosi, à Justin Trudeau, à Éric Dupond-Moretti ou au pape François I.

Mais il faut aller plus loin.

Le point, n’est pas d’être pour ou contre Donald Trump, de défendre ou au contraire condamner ce personnage. Trump et la censure dont il a été victime est l’arbre qui cache la forêt de l’emprise des géants du numérique sur la parole d’un chef d’État. Les prétendus défenseurs des libertés applaudissent des deux mains car ils savent pertinemment qu’ils ne sont pas les prochains sur la liste, et que la démocratie, cette farce que les attaques contre Trump ont enfin révélé, ne peut qu’être conforme à l’idée qu’ils s’en font. Le scandale n’est pas forcément là où l’on prétend le voir. Il se situe ailleurs, et tient au fait que tout le monde, du péquenot au chef d’État ou religieux, est aujourd’hui obligé d’utiliser les plateformes numériques pour pouvoir exister en un monde devenu chaque jour plus virtuel, et de se soumettre à leurs « standards de la communauté ». Les conséquences sur les institutions et sur la vie politique d’un pays sont terribles.

Nous sommes tous tombés dans le piège de ces réseaux (a)sociaux gratuits qui ont créé des nouvelles catégories dans les classifications des addictions. Nous avons octroyé, en cliquant sur une case qui certifiait notre libre consentement, une grande partie de nos libertés, individuelles autant que collectives, à des entreprises privées dont le poids économique et culturel, donc politique, est bien supérieur à celui d’un État, leur capacité d’influencer et diriger étant immense et hors de contrôle – sauf le leur. Tweeter, c’était 3,46 milliards de dollars de chiffre d’affaire pour 2019, avec 326 millions d’utilisateurs par mois, et 1,3 milliards de comptes crées entre 2006 et 2020. Facebook, c’est 2,74 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois, 1,82 milliards d’utilisateurs actifs chaque jour, et 70,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2019. Pour ce qui est des colosses du numérique, auxquels les réseaux sociaux sont en symbiose, Alibaba, par exemple, généra 38,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires entre janvier et novembre 2019, et 65 milliards en 2020. Des chiffres importants, mais bien derrière celles d’Amazon, qui à, quant à lui, généré 296,3 milliards de dollars sur l’année 2019-2020. Leur poids et leur influence étant écrasants sur le plan économique et médiatique, ils représentent sans aucun doute une menace pour les États dans leur ensemble, tant au niveau de la souveraineté que des institutions. Ils n’ont plus besoin de l’État – c’est désormais vrai l’inverse, comme le montre très bien le scandale Facebook-Cambridge Analytica. Ainsi, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, est porté disparu depuis octobre 2020, à la suite d’un discours très critique à l’encontre du gouvernement chinois, qui a d’ailleurs récemment annoncé nationaliser Alibaba, tandis que Jeff Bezos projette d’envoyer des êtres humains coloniser l’espace. Les institutions de Chine et des USA présentent deux façons très différentes de ménager cette menace à leur hégémonie et à leur souveraineté.

Car l’État, au sens que le juriste Carl Schmitt lui donnait dans la période weimarienne, est en passe de devenir obsolète ; sa rigidité, dont nous sommes tous les témoins, en est un symptôme révélateur. Les élites, d’essence progressiste car déracinées et déracinatrices, sont en train d’accomplir leur sécession après avoir dissout les liens organiques qui structuraient les communautés et qui les retenaient encore, comme l’avait déjà souligné en son temps Christopher Lasch. Cette hyperclasse n’a même plus besoin d’un territoire, car elles vivent et dominent l’immatériel de l’univers du numérique. Elles sont globalement éprises de messianisme et millénarisme. Leurs entreprises se sont donné l’objectif d’apporter la paix et l’harmonie – celle qui correspond à leurs critères, bien entendu. C’est à elles que les dirigeants élus doivent s’adresser s’ils veulent que leur parole soit lue et entendue. Peu importe qui sera élus, alors ; d’autres décideront ce qu’il dira, surtout lorsqu’il se rebellera.

Ces élites sont en train de remplacer l’État afin de « libérer » les individus. Elles ont les moyens pour imposer leur programme, leurs conceptions de la liberté et de la démocratie, c’est-à-dire les modalités avec lesquelles le peuple peut participer à la vie collective du pays, et d’imposer leur Vérité, dont ils s’estiment être les garants grâce à leur artillerie d’hashtags, algorithmes et « standards de la communauté ». Dès lors, l’attaque au Capitole peut être vue comme une spectacularisation, l’énième, qui, devenant un prétexte, a permis le vrai coup d’État, celui des plateformes numériques contre les libertés individuelles, institutionnelles et communautaires. C’est un président des États-Unis, démocratiquement élu, qui fut censuré, pas le dernier des conspirationnistes. Le fait qu’il soit Donald Trump n’est qu’un prétexte pour dissimuler l’emprise que ces entreprises ont sur la parole d’un chef d’État et plus globalement sur la liberté de parole. Et cela au nom de la liberté de parole et de la démocratie, cette dernière tellement pourrissante qu’il n’a suffi qu’une poignée de manifestants habillés comme pour un Carnaval pour que le « gendarme du monde libre » s’estime proche de l’implosion. Il est dès lors légitime de se demander ce qui adviendra par la suite, car le piège s’est refermé : tout le monde a été obligé de migrer dans l’enclos des plateformes numériques. La tonte va-t-elle commencer ou a-t-elle déjà démarré ?

Des standards uniformisateurs et inversions des valeurs

Le vrai scandale, au fond, ce n’est pas que Donald Trump ait été censuré. Ce qui est scandaleux, c’est qu’aujourd’hui, des chefs d’État et religieux aient besoin de recourir aux plateformes numériques pour avoir une existence et se faire entendre. Et qu’ils soient dès lors obligés, afin de demeurer utilisateurs de ces incontournables services appartenant à des entreprises privées, de se soumettre (« adhérer » est le mot consacré à cet acte de soumission) aux critères décidés par les CEO de ces mêmes plateformes, critères qui ne sont rien d’autre qu’une émanation d’une culture particulière qui se prétend universelle : la leur. Ainsi, les mêmes critères, les mêmes « standards de la communauté » contraignent les représentants des USA, d’Iran, de Pérou, de Japon, de Russie et du Cameroun, c’est-à-dire de cultures très différentes aux valeurs différents, avec des visions du monde parfois diamétralement opposées, à devoir se conformer à des mêmes standards pensés en un bureau californien par des individus atteints de troubles des relations interpersonnelles. Plus globalement, ces critères sont calqués sur une culture anglosaxonne qui a adopté l’idéologie libérale-libertaire propre à la Silicon Valley.

Ceci engendre deux problèmes. Tout d’abord, l’uniformisation de la pensée politique, ce qui réduit considérablement la marge de liberté de choix dans le processus démocratique et, plus globalement, dans n’importe quel processus. Et deuxièmement, une inversion des valeurs, propre à ces enfants du déconstructionnisme et des théories postmodernistes. Aujourd’hui, la dystopie porte des uniformes arc-en-ciel, et est en passe de produire l’un des plus grands glissements conceptuels de l’histoire de l’humanité : faire passer la démocratie et la liberté d’expression pour des concepts d’extrême droite qui, une fois bien définis, sera dès lors naturel combattre.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Le texte le plus important que vous lirez en 2021 (Veterans Today)

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 12 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

C’est pour ce type de publication que VT existe, existe toujours et aussi doit publier toute une soupe d’info allant du trivial à l’ineptie (parfois) pour pouvoir survivre. Si l’info que nous avons traduite ci-dessous est vraie, et les chances qu’elle le soit sont très élevées, en tout cas très proche de la réalité de terrain, ce n’est qu’une preuve de plus qu’il ne peut pas y avoir de solutions au sein du système et qu’il est plus que grand temps de sortir du coma induit et de reprendre nos destinées en main, car ce qui se passe à Yankland, empire dominant depuis 1945, a des implications directes bien entendu sur le reste du monde. Le contexte géopolitique et économique est une manipulation planétaire, une partition jouée pour maintenir un système et une oligarchie en place, une oligarchie psychopathe, transnationale et eugéniste dont la fonction est de réaliser ce qu’elle pense être la dernière métamorphose du système étatico-capitaliste au bout du rouleau, en cette entité dictatoriale transnationale et transhumaniste planétaire qu’elle appelle depuis des lustres le “Nouvel Ordre Mondial”.
A lire avec attention et à connecter avec nos précédentes traductions sélectionnées de VT. Il n’y a bien entendu aucune chance que ceci soit diffusé dans les merdias usuels, ce serait avouer non seulement leur complicité, mais aussi le fait qu’ils sont des organes actifs de toute cette manipulation planétaire, consciemment le plus souvent… ou non.
Avoir cru et toujours croire que Trump était le “salut” du monde, qu’il “luttait contre l’État profond”, qu’il allait “drainer le marécage”, fut le plus bel enfumage propagandiste de ce début de siècle, plus fort que celui qui mit et maintint Obama au pouvoir, qui était pourtant déjà de haute volée. Trump est une des innombrables ordures générées par ce système inique et criminel d’exploitation et d’oppression pour le perpétuer, comme l’était la fine équipe avant lui (Reagan, Bush, Clinton, Bush pour ne citer que les plus récents) et l’ordure sénile pédophile qui va le remplacer le 20 janvier courant pour enfoncer un ou plusieurs clous supplémentaires dans le cercueil de cette pourriture étatico-capitaliste ambiante.
Terminons avec cette citation lumineuse d’Eugene Debs, syndicaliste américain et grande figure de la lutte radicale du début du XXème siècle aux Etats-Unis (décédé en 1926), ils sont peu nombreux outre Atlantique, qui disait :
“Le travailleur qui vote pour le ticket républicain ou le ticket démocrate est un traître à sa propre classe et est de ce fait son pire ennemi.” Il avait tout compris de l’illusion démocratique de ce système yankee bipartite entretenant ce conte à dormir debout qu’est le “rêve américain”, parce que comme le disait le toujours excellent et regretté George Carlin : “le rêve américain… parce que vous devez être endormi pour vraiment y croire”.

~ Résistance 71 ~

 

 

Info de renseignement : Le texte le plus important que vous lirez cette année…

Pourquoi des dizaines de millions d’Américains déambulent ouvertement dans un état comateux auto-infligé

 

Gordon Duff

 

9 janvier 2021

 

url de l’article original:
https://www.veteranstoday.com/2021/01/09/intel-drop-the-most-important-thing-you-will-read-this-year/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le rédacteur en chef

Je vais raconter une histoire ici, une histoire sur laquelle des enquêteurs fédéraux ont passé des mois, espérant trouver des indices sur le pourquoi tant d’Américains sont tombés sous le charme d’oligarques criminels que le FBI pense être complètement russes…

Pourquoi donc des dizaines de millions d’Américains fonctionnent dans un coma auto-induit, suivant une conspiration criminelle vieille de plusieurs siècles, qui vampirise l’humanité comme autant de Draculas joufflus ?
Être un véritable journaliste comprend la capacité d’obtenir l’information. Les gens ne vont parleront que s’ils pensent avoir quelque chose à gagner. Avec les médias de masse, c’est la capacité de contrôler un faux narratif. Avec quelques autres très sélectionnés, très très peu, c’est quelque chose d’autre.
Il y a quelques années, on m’a offert une position de direction sur la chaîne RT. On m’a demandé de voler vers l’Europe et de me rendre dans une ambassade russe pour une réunion et négociation. J’ai refusé.
Début 2016, on m’a demandé de travailler avec des anciens militaires russes et de former une organisation combinée commandée par le général Mike Flynn et moi-même. Cette affaire est sous enquête du ministère de la justice américain, qui a commencé une enquête officielle en novembre 2020.
A cette époque, les relations avec la Russie étaient bien meilleures, ils ne nous avaient pas encore hacké ni truqué des élections (NdT: comme si les Yanks ne font pas ça aussi aux Russes et autres, c’est la règle du jeu immuable étatique…), ils n’avaient pas mis un Don maffieux de la Kosher Nostra à la Maison Blanche. Ceci était-il part de leur plan ? Peut-être, je ne sais pas. Les gens à VT ne furent pas prêts à prendre le risque.
Beaucoup d’entre nous admirent la Russie en bien des points, nous avons de bons amis là-bas et nous respectons quelques choses faites par les leaders russes. Nous avons des relations là-bas. Je vis dans une agglomération où il n’y a pas de vaccin [anti COVID19] disponible et beaucoup de retraités qui veulent regarder un lac gelé. La Russie nous enverrait leur vaccin Spoutnik V, nous avons besoins de 30 000 doses de suite pour les anciens à risque et ce pourrait être envoyé aujourd’hui sur la base de relations personnelles.

NdR71: Nous devons faire ici une courte interjection… Comment se fait-il que VT, qui fut parmi les premiers à annoncer que le SRAS-CoV-2 donnant la COVID19 a été créé en laboratoire (Université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015, puis fait en arme biologique par le Pentagone) dès mars 2020, donc validant la thèse du crime international contre l’humanité, puisse penser une seconde que les vaccins soient la solution à ce problème créé de toute pièce, surtout sachant d’où proviennent ces vaccins : Pfizer / BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Big Pharma and co ? Depuis le départ, VT se fait la voix pro-vaccin, essentiellement via la femme de Duff, Carol Duff, qui est une infirmière diplômée, sachant que tout est fabriqué. Nous ne comprenons pas cette démarche… Le vaccin russe, produit lui aussi à marche forcée est-il plus sûr ? Rien n’est moins sûr, il ne semble pas être à ARNm néanmoins donc moins potentiellement dévastateur. Il a aussi été dit que le Spoutnik V russe était un vaccin placebo. Allez savoir ?…

Voilà la relation que nous devrions avoir avec la Russie. Je suppose qu’ils nous mettent à bas pour une variété de raisons. L’une est l’hypothèse Finks Bar disant que certains oligarques extrémistes liés à Netanyahou, veulent saigner l’Amérique à blanc comme dit par Thomas Mattingly qui a sans doute été assassiné pour avoir écrit ceci :

Bibi et Fink’s Bar (1990)

En 1990, après être retourné en Israël et après avoir été l’ambassadeur d’Israël à New York et avant la première guerre du Golfe, Bibi Netanyahou était au Fink’s Bar de Jérusalem, dînant et buvant avec de hauts fonctionnaires de l’ambassade américaine et autres personnes.
Bibi et son groupe de loyalistes à une table privée du Fink’s Bar de Jérusalem venaient juste de voler cinq machines KG-84A de chiffrage / encryptage de messages développées par la NSA américaine sur les plateaux du Golan (avec l’aide de Canadiens servant dans l’Organisation de Supervision du Cessez-le-Feu de l’ONU), donnant à Bibi, ses loyalistes et autres personnes, un accès en temps réel à TOUTES les communications du ministère des affaires étrangères américain, de la marine américaine et de l’OTAN.

Voici ce que Bibi a dit alors qu’il était assis à cette table privée du Fink’s Bar (transcription d’un enregistrement audio secret de Netanyahou à cette réunion, des mots que très peu d’Américains, d’Israéliens ou autres ont entendu jusqu’à ce jour…) :

“Si nous nous faisons prendre, ils nous remplaceront par des personnes de la même fibre. Cela n’a donc pas d’importance ce que vous faites. L’Amérique est un veau d’or et nous allons la pomper à sec, la découper et la vendre pièce par pièce jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien, juste le plus gros état de mendicité publique que nous allons créer et contrôler. Pourquoi ? Parce que c’est la volonté de dieu et l’Amérique est assez grande pour absorber le choc ; donc nous pouvons le faire encore et encore et encore et encore. C’est ce que nous faisons aux pays que nous haïssons. Nous les détruisons très lentement et les faisons souffrir pour refuser d’être nos esclaves.”

[Confirmé par un “participant” à cette réunion]

__

Bibi Netanyahou est un espion russe

Durant l’époque Bibi pré-1988 aux Etats-Unis en tant qu’ambassadeur israélien à l’ONU, Bibi était aussi le “contact” de l’espion israélien Jonathan Pollard (NdT : Analyste de renseignement de l’US Navy condamné à 30 ans de prison pour espionnage vers Israël, il vit aujourd’hui en Israël où il a été reçu en héros national) pour d’autres personnes en Israël, comme su par un membre de VT qui travaillait étroitement avec le président George H.W. Bush (père) et son Conseil National de Sécurité (NSC). Alors et après, Bibi fut aussi un espion pour l’URSS et la Russie (post-URSS), comme indiqué par des sources de VT. Grâce à Bibi, des infos secrètes américaines volées par Pollard passèrent en Russie. C’est ce que le renseignement américain n’a pas encore dit (i.e., TS+)
Jonathan Pollard est un espion russe, travaillant directement avec Netanyahou comme contact (nous avons été briefé sur ce sujet par des sources du renseignement américain de très haut niveau… Oui, Bibi est un espion soviétique / russe…). Pourquoi croyez-vous que nous l’ayons retenu si longtemps ? Il a détruit notre capacité contre la Russie tout comme Trump l’a fait lorsqu’il a ouvert la porte pour un énorme hack russe il y a quelques semaines, une histoire qui mourra sans doute non-dite. VT voyage en Syrie de temps en temps et possède un puissant bureau d’information là-bas. Nous y sommes pour recevoir de l’information. La Syrie nous donne accès à la Russie et au Liban. Nous sommes un bureau d’information et nous recevons / allons chercher cette information.
Certains à VT travaillent aussi dans le secteur privé, essentiellement relié aux émirats et à l’Union Européenne, travaillant en tant que consultant du renseignement. Ceci est un business et pas de la politique. (NdT: Duff croit-il vraiment à la distinction entre les deux ?… allons, allons…)
En Syrie, VT s’est heurté à des types de la politique de l’UE, des extrémistes de droite, qui viennent en Syrie rencontrer leurs contacts russes.
De manière similaire, des Américains, ces mêmes personnes qui furent listées dans l’enquête sur le RussiaGate, enquête qui, nous l’espérons, sera rendue publique, vont en Ukraine pour y rencontrer également leurs contacts russes. Trump lui-même va et a été en Russie pour y rencontrer ses contacts russes, ceux qui le gèrent, encore et encore, mais essentiellement maintenant il y prend des directives, directives qu’il est capable de comprendre, par le truchement “d’expédients” en Ukraine, délivré par des républicains qui y voyagent.
Ils y vont tous pour une raison, rencontrer des représentants du renseignement russe.

Les Russes nous détestent-ils ?
Et bien remontons à 1990. On m’a demandé à cette époque, alors que j’étais conseiller politique auprès du GOP (NdT:  “Grand Old Party” l’autre nom du parti républicain yankee), d’aider le président George H.W.Bush (père) dans ses efforts supposés de mettre à bas l’URSS. Dans cette perspective, un plan fut établi de retourner des supérieurs du KGB, travaillant au travers d’opérateurs américains depuis la Pologne, afin de pouvoir gagner un accès au système bancaire commercial russe.
Faisant partie de ce processus, j’ai rencontré alors un sénateur américain clef dans cette opération de liens bancaires qui pousseraient ce projet de l’avant. J’ai aussi rencontré des patrons politiques et banquiers des états baltes soviétiques. Je ne peux pas en dire plus sur la question.
D’énormes sommes d’argent furent échangées. Rien ne m’est revenu. Mais des centaines de millions de dollars allèrent dans les poches de membres du GOP, la vaste majorité comme revenu exonéré d’impôt, de très larges sommes, beaucoup pour les coffres politiques, de vastes sommes pour Donald Trump et aussi de larges sommes pour mettre en place une base du KGB à New York ai-je appris par la suite.
Ceci fut la naissance de la mafia russe (NdT: comme si elle n’existait pas avant, sous une autre forme sans doute…) et sa ressuscitation de Donal Trump, alors juste un simple bringueur de soirées gays sans le sou.
Peu de temps après, lorsque la chasse d’eau fut tirée en Russie et que l’URSS s’effondra, les Américains y déferlèrent. Ceux qui y pointèrent le museau furent des leaders du monde des affaires, une bonne chose. Gene Kroutchev se lia alors à IBM comme leur conseiller pour la Russie ; d’autres anciens leaders soviétiques firent de même, ceux qui en eurent la capacité.
De manière bien prévisible, l’Amérique y envoya aussi ce qu’elle avait de pire. Espions, voleurs, propagandistes, tous les cafards et l’immonde vermine du fin fond de l’Amérique prirent rendez-vous avec Moscou. Là, ils s’associèrent avec le pire de la merdasse de l’ancien régime soviétique, les plus rapaces et plus corrompus et la Russie en avait à revendre de tous ces “fils de putes” (sic) malfaisants. Ce fut un mariage au paradis, un de ces mariages qui transforma le GOP (parti républicain). L’élite criminelle russe trouva un foyer dans la communauté russo-juive des Etats-Unis, dans le GOP et s’associa avec cette nouvelle élite criminelle qui venait d’arriver et qui devint cette puissante mafia russe, mais s’associa aussi avec certains milliardaires juifs très puissants. La Russie ne s’effondra pas, ce ne fut qu’une ruse pour prendre et assujettir les Etats-Unis.
Leur branche propagandiste a été gérée par le magnat de la presse Robert Maxwell en GB (NdT: dont la fille Ghislaine est l’associée / compagne de Jeffrey Epstein et est soi-disant en détention aux Etats-Unis, elle en sait beaucoup sur le réseau de chantage à la pédophilie et à l’adultère qu’ils géraient ensemble pour le Mossad…), associé à une puissante organisation bolchévique en Israël connue sous le nom de parti politique du Likud et ses membres likudistes, qui assassinèrent tant de personnes pour parvenir au pouvoir et gagnèrent un contrôle permanent en Israël en inondant cette nation de “goyim” russes, qui sont aujourd’hui même, un bloc de votards et ignorants amoureux du totalitarisme.
Alors que Maxwell tombait, assassiné par ses contacts du Mossad, il fut remplacé par l’organisation de presse de Rupert Murdoch. Si quelqu’un de diligent suit l’affaire des “écoutes téléphoniques” de NewsCorp au début des années 2000, il n’est pas du tout difficile de sortir l’histoire de la pénétration des élites politiques et des services du renseignement de Grande-Bretagne au travers de réseaux pédophiles et de chantage à tout va. Ian Greenhalgh de VT a fait un important travail sur ce sujet.
Puis le GOP, sous son “Contrat avec l’Amérique”, a invité cette opération gérée par les Russes aux Etats-Unis et ils firent changer la loi pour permettre une propriété étrangère de Fox News. Maintenant, c’est Fox, le Wall Street Journal, le New York Post et pire même, Twitter, Facebook et Google Corporation.
Toutes ces entités sont gérées par des opérations du renseignement israélien, mais en réalité, répondent à la Russie. Ce qui intrigue les officiels du renseignement américain et ils nous posent sans cesse la question est : Qu’est-ce que la Russie ? Personne ne sait.


Gazprom = Poutine = Gazprom

Voyez-vous, ces oligarques qui semblent diriger la Russie, l’Ukraine, la Georgie, l’Azerbaïdjan, Israël et la Turquie, gèrent aussi le GOP, Trump est l’un d’entre eux et l’est depuis environ 28 ans, mais comment font-ils ?
En Europe, ils gèrent maintenant la Pologne, la Lithuanie, la Hongrie, la Roumanie, la Macédoine et la Latvie. Ils contrôlent des partis politique à travers l’Europe tout comme ils le faisaient durant la guerre froide, construisant un énorme pouvoir sur la base des mouvements néo-nazis / anti-immigrants. bien sûr ils sont aussi responsables de ces immigrants. Un des leurs dirige la Turquie et contrôle le flot d’immigrants vers l’Europe. Ils ont créé l’EIIL / Daesh avec l’aide des services de renseignement occidentaux qu’ils contrôlent, afin de voler le pétrole en Irak et pour avoir une base de contrôle du Golfe Persique, mais ils ont attaqué la Syrie pour son peuple.
Les réfugiés syriens étaient supposés briser l’Europe et permettre aux gangs d’extrême droite de prendre le pouvoir, en utilisant les vestiges du réseau de la CIA Gladio de la fin des années 1970.
Ce fut la CIA qui mit Kadhafi au pouvoir (je suis familier avec cette opération…) en Libye comme “homme de paille” et pour fournir une base pour le réseau “Stay Behind” de l’Opération Gladio, qui était supposé sauver l’Europe après la prise de pouvoir des communistes.
Le Gladio est une opération franc-maçonne. La confrérie des Frères Musulmans est une organisation franc-maçonne. Daesh est une opération franc-maçonne. Al Qaïda est une opération franc-maçonne. Le likoudisme israélien est une opération franc-maçonne. Les Jeunes Turcs était une opération franc-maçonne.
Les politiques européennes et moyen-orientales sont toutes fondées sur la franc-maçonnerie, quelque chose de cacher aux Américains (NdT: et pas de franc-maçonnerie à Yankland vraiment ?…)
Par exemple les Baathistes, Nasser, Sadat, Saddam Hussein, Assad et autres étaient “anti franc-maçons”. Ainsi ils sont tous morts aujourd’hui, ou presque, tous sauf Assad et les efforts pour le supprimer sont quotidiens.
Ceci est un peu simpliste, mais est là pour montrer qu’il y a des portes non seulement “fermées” mais que bien peu d’Américains, encore moins d’universitaires, savent qu’elles existent.


Le Donald et sa fine équipe…

Pourquoi ceci est-il important aujourd’hui ?

Trump a mis ce groupe constitué de gangsters européens associés avec des super magnats en Amérique, des gens qui possèdent des chaînes de vêtements, une industrie de parfums et cosmétiques, des banquiers, des magnats du jeu et du trafic en tout genre y compris et surtout le trafic d’êtres humains, en contrôle des Etats-Unis et, dans le processus, mis aussi l’Amérique sous un total contrôle étranger.
Le véritable pouvoir de derrière le rideau centralise des opérations du renseignement russe et israélien coordonnées au travers de l’entreprise Google et son organisation Idea Groups / Jigsaw. C’est Google Jigsaw qui gérait Wikileaks et Julian Assange, reprenant sa gestion depuis son ex-maître, Rupert Murdoch et la cabale centenaire européenne franquiste / Rothschild qui constitue un mariage entre la “fausse noblesse” et des groupes terroristes fondés avec Gladio, qui gère maintenant d’énormes opérations de drogue et de trafic d’êtres humains au travers de la police hollandaise, belge et britannique.
En 2011, ce groupe s’est mis en évidence lorsque Anders Behring Breivik, un franc-maçon norvégien lié au mouvement né-nazi polonais et ses groupes extrémistes, a assassiné 77 enfants par vengeance du soutien politique de leurs parents pour boycotter des produits fabriqués dans des camps d’esclaves au travail en Israël.
La police a aidé Breivik à tout instant de son opération, lui a donné des explosifs, lui a fourni un fusil d’assaut et maintenant le pomponne quotidiennement dans son appartement de luxe qui lui sert de cellule de prison.
Le même scénario s’est joué à Washington D.C dans une certaine mesure ce 6 janvier dernier. Si vous ne pensiez pas que la foule QAnon ne défendait pas le contrôle israélien et russe sur les Etats-Unis, c’est que vous n’avez pas bien fait attention et que vous ne le faites toujours pas… Ainsi va la vie…

 


A bas l’État ! A bas la marchandise !
A bas l’argent ! A bas le salariat !
Pour la Société des Sociétés

Assassinat du Gen. Soleimani par l’empire et son larbin Trump en janvier 2020… Hassan Nasrallah raconte Soleimani, l’homme, le stratège, l’ami

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 8 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Hassan Nasrallah raconte le général Qassem Soleimani et les dessous de sa victoire contre Daesh en Irak

 

Le Cri des Peuples

 

2 janvier 2021

 

url de l’article en français:
https://lecridespeuples.fr/2021/01/02/une-legende-vivante-nasrallah-raconte-qassem-soleimani-et-sa-victoire-contre-daech-en-irak/

 

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, consacrée au Hajj Qassem Soleimani, Commandant des Forces al-Quds (dont l’objectif officiel est la Libération de Jérusalem) des Gardiens de la Révolution, à l’occasion du 40e jour après sa mort, le 13 février 2020.

Le 3 janvier 2021 commémorera le 1er anniversaire de l’assassinat de Qassem Soleimani et d’Abu Mahdi al-Muhandis. A cette occasion, nous traduisons un nouvel extrait de cette interview.

Source : https://video.moqawama.org/details.php?cid=1&linkid=2099

Traduction : lecridespeuples.fr

Transcription:

Journaliste: […] Vous avez mentionné à plusieurs reprises le concept « École du Hajj Qassem Soleimani ». Son Éminence le Guide (Khamenei) y a également fait référence. Quel sens donnez-vous à ce concept ? Pouvez-vous nous l’exposer ? Que signifie le concept « École du Hajj Qassem » ?

Hassan Nasrallah : Bien sûr, ce concept est issu de la Voie de l’Imam Khomeini, que Dieu l’agréé, de l’École de l’Imam Khomeini. Mais nous pouvons dire qu’en pratique et sur le terrain, dans toutes les responsabilités qu’a assumées le Hajj Qassem et de tout ce qu’il a enduré, nous pouvons parler d’une Voie, au sens —et c’est peut-être quelque chose de délibéré— d’une certaine pensée, d’un ensemble de pensées, d’une culture particulière, d’une manière de faire spécifique… Je vais vous donner quelques exemples. Bien sûr, nous parlons d’une question qui mériterait une réflexion et une étude (approfondies), mais je vais avancer quelques illustrations de manière rapide.

Par exemple, le Hajj Qassem est le dirigeant d’une force des Gardiens (de la Révolution) [en persan]. Il pourrait rester en Iran, à Téhéran, et dire aux autres (forces de l’Axe de la Résistance) de venir à lui régulièrement pour un entretien, afin qu’il puisse les écouter, et suivre leurs affaires (à distance) de manière simple et routinière. Ou, s’il se rendait auprès d’eux, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak ou ailleurs, il pourrait par exemple (se contenter de le faire) une fois tous les 6 mois ou une fois par an, il pourrait simplement leur rendre visite de temps à autre pour s’informer et s’enquérir. En général, c’est ainsi qu’agissent certains (grands) dirigeants.

La Voie du Hajj Qassem consiste à se rendre sur le terrain d’action, sur le champ de bataille, auprès des autres. Depuis 1998 (année où Soleimani est devenu le dirigeant des Forces d’Al-Quds), depuis qu’a commencé notre connaissance et notre relation avec le Hajj Qassem, soit depuis une vingtaine d’années, 21 ou 22 ans, le nombre de fois où nous sommes allés auprès de lui (en Iran) est très restreint. Mais pour sa part, il venait toujours à nous, très souvent. Naturellement, le fait même de venir sur le terrain, sur le champ de bataille, pour rencontrer ici les frères (du Hezbollah), les rencontrer tous, le fait de se rendre directement sur le terrain, d’entendre (directement) les combattants et moudjahidines, cela a d’énormes bienfaits et avantages en ce qui concerne la direction et l’administration (des opérations, de la logistique, etc.).

Soleimani s’adressant à des combattants en première ligne. Il leur demande s’ils sont contents d’être là, s’ils ont bien obtenu l’autorisation de leurs parents et/ou épouses. Puis il leur raconte le pire épisode de la guerre Iran-Irak qu’il ait vécu, le comparant aux difficultés qu’ils traversent actuellement. Il leur dit que même si c’était les moments les plus difficiles de sa vie, aujourd’hui c’est du passé et il n’en subsiste aucun mal, et c’est sa plus belle expérience, car il n’y a rien de plus beau que de souffrir pour l’amour de l’Imam Hussein (as).

Premièrement, cela renforce ces combattants (en leur donnant le moral), et exprime le respect et l’affection qu’il a pour eux. « C’est moi qui viens toujours à vous, je suis à votre service. Ne vous dérangez pas pour venir à moi en Iran, c’est moi qui viens à vous. » Pour les responsables (du Hezbollah ou d’autres mouvements de Résistance) présents sur le terrain, (cette attitude) a des conséquences éthiques et sur le moral (des troupes). Deuxièmement, cela lui permet d’entendre tous les avis, tous les points de vue (directement), et non pas seulement l’avis des gens qui viendraient à lui (en Iran) pour exprimer leur (propre) point de vue. Cela l’aide à avoir une idée plus claire, plus globale et plus juste (de la réalité du terrain). Troisièmement, cela l’aide à accéder à tous les niveaux (hiérarchiques), jusqu’aux combattants de première ligne, et à les entendre exposer leurs problèmes, leurs manques, leurs besoins, leurs remarques, etc. Quatrièmement, cela lui apporte une idée plus profonde, plus exhaustive et plus vaste de (tous) les terrains dont il est responsable. Il ne s’appuie pas (seulement) sur la lecture des rapports rédigés par les (différents) responsables, non ! Il se rend en personne sur le terrain pour voir de ses propres yeux, pour écouter (les renseignements de première main), et discuter et débattre avec tous les échelons. C’est l’une des significations de la Voie du Hajj Qassem. C’est une manière de faire inhabituelle, surtout chez un général militaire (parmi les plus hauts gradés du pays). Certes, peut-être qu’au front de la guerre Iran-Irak, les grands dirigeants descendaient sur le terrain, auprès des combattants, mais c’est quelque chose de spécifique à l’Iran qui ne se fait pas à l’extérieur de l’Iran. Mais c’est l’un des aspects (de la Voie du Hajj Qassem).

Un autre aspect est l’absence de fatigue et de lassitude. Vous dites [Nasrallah cite une expression en persan]. Il ne se fatigue jamais. Nous sommes tous sujets à la fatigue. Parfois, nous sentons que les choses pèsent très fort sur nous, nous subissons une pression (à la limite du tolérable), mais le Hajj travaillait (inlassablement) durant de longues heures, même lorsqu’il devait être épuisé. Je me souviens que durant certaines l’une de ses visites (au Liban), il souffrait d’une rage de dents, et (il est bien connu) que cette douleur est insupportable. On lui avait proposé de faire venir un dentiste, mais il a répondu « Pas maintenant, après notre réunion. » C’est-à-dire après 6 heures pendant lesquelles il allait supporter la douleur, tout en dirigeant et participant à la réunion, en prenant des décisions (cruciales), et tout à la fin, il se rend chez le dentiste. La capacité d’endurance et de patience du Hajj Qassem face à la fatigue, aux plus âpres difficultés, est tout à fait exceptionnelle. Je n’ai jamais connu personne, et je n’exagère nullement, qui soit capable de tant supporter la fatigue, les efforts, le manque de sommeil, etc., autant que le Hajj Qassem.

Un autre aspect important de sa personnalité est sa minutie. Il était extrêmement minutieux et appliqué. Il suivait en permanence (les différents dossiers) [Nasrallah illustre ce propos par une expression en persan]. Par exemple, quelqu’un peut se mettre d’accord (sur quelque chose) avec quelqu’un d’autre, puis après une semaine, deux ou trois, s’enquérir du dossier ou pas, s’informer ou pas (de l’affaire en question), mais pas le Hajj Qassem. Dès le deuxième ou le troisième jour, il s’informait de l’avancée du dossier, il suivait (toutes les affaires) de manière précise et avec insistance. Et bien sûr, il ne le faisait pas de manière empressée (et bâclée), mais de manière précise, détaillée et réactive. C’est l’un des aspects de la Voie du Hajj Qassem.

Journaliste : On dirait qu’il a toujours gardé l’énergie d’un jeune homme.

Hassan Nasrallah : Peut-être qu’une autre personne se dirait qu’elle aura tout le temps de suivre ou de s’enquérir de tel ou tel dossier durant les mois à venir, mais pas le Hajj Qassem (qui suivait les questions presque au jour le jour). Il était très important pour lui de ne pas perdre de temps. Par exemple, ce qui pouvait être fait en cinq ans (pour d’autres) devait être bouclé en un ou deux ans (seulement avec lui), grâce à son insistance et son suivi assidu des dossiers.

Un autre aspect de sa personnalité est sa très grande humilité. Il était extrêmement humble. Et son humilité avait une très grande influence. Vous savez qu’en général, les soldats, lorsqu’ils sont au combat, se sentent forts et puissants, et peuvent être touchés par l’arrogance, la superbe, s’enorgueillir, etc. Le Hajj Qassem était quelqu’un de très humble, même avec les gens du commun, les gens simples. C’est l’un des aspects de sa Voie. Bien sûr, nous devons tous êtres humbles, mais le fait que ce commandant, avec sa position et cette responsabilité (énorme qui pèse sur lui), soit si humble avec tout le monde, c’est quelque chose de très important.

La Voie du Hajj Qassem est celle de la confrontation des dangers. Il se rendait toujours dans la gueule du loup, sur les premières lignes de front, bravant la mort. Je n’étais pas d’accord avec lui sur ce point. J’insistais toujours pour qu’il reste en retrait, prenant des dispositions en ce sens. Mais nous tous avons été incapables de l’empêcher de se rendre en première ligne. C’est l’homme qui est toujours présent dans les moments (les plus) difficiles, les jours (les plus) sombres. Par exemple, durant la guerre de juillet 2006, la guerre de 33 jours, il s’est rendu de Téhéran à Damas, puis nous a contactés pour nous dire qu’il voulait venir à nos côtés, dans la banlieue sud de Beyrouth (bastion du Hezbollah). Nous avons répondu (incrédules) : « Comment ? C’est impossible ! » Les ponts avaient été détruits, les routes coupées, les avions de guerre israéliens frappaient toutes les cibles (réelles ou supposées), etc. C’était une situation de guerre totale ! Il (nous semblait) impossible de le faire venir jusqu’à nous, dans la banlieue sud de Beyrouth. Mais il a énormément insisté, nous disant que si nous ne lui envoyions pas de voiture, il viendrait par ses propres moyens. Il a insisté, et il est venu à nous. Et il est resté avec nous pendant toute la durée de la guerre.

Voir Révélations de Qassem Soleimani sur la guerre de 2006

De même pour les événements en Syrie et en Irak, dans la lutte face à Daech, nos frères irakiens également nous racontaient qu’il était toujours en première ligne, marchait en première ligne. C’est quelque chose d’exceptionnel. Normalement, les généraux restent en retrait et dirigent les armées ou brigades (depuis l’arrière), du moins dans les armées régulières, à l’exception de la guerre Iran-Irak qui est une expérience particulière.

Quoi qu’il en soit, en vérité, tout ce qu’on peut dire sur la Voie du Hajj Qassem vient de l’Imam Khomeini et de son école, et des indications de Son Éminence le Guide (Khamenei), que Dieu le préserve, et de l’expérience de la guerre Iran-Irak. C’était une expérience grandiose quant à ses conséquences idéologiques, culturelles, spirituelles et militaires. Nous avons trouvé cette expérience grandiose incarnée dans la personnalité du Hajj Qassem.

e pourrais dire bien des choses encore sur la Voie du Hajj Qassem Soleimani, mais je me contenterai de ces éléments pour répondre à vos (autres) questions. […]

Journaliste : Pouvez-vous nous parler de souvenirs communs avec lui concernant la crise en Irak et en Syrie ? Quelle aide vous a-t-il demandée ?

Hassan Nasrallah : Nous ne parlons donc pas des derniers développements en Irak, (mais) de l’apparition de Daech. Lorsque Daech est apparu en Irak, et que cette organisation a commencé à s’emparer d’un certain nombre de provinces irakiennes, il est apparu que la situation était critique. L’armée irakienne était incapable de faire face à la situation, du fait (de son démantèlement par l’occupant américain et) des effondrements qui se sont produits. J’ai entendu dire par plusieurs responsables irakiens que de nombreux entrepôts d’armes étaient vides de munitions et d’obus utilisables. La situation morale et psychologique (était catastrophique).

Le Hajj Qassem s’est donc rendu en personne à Bagdad, accompagné d’un groupe de commandants des Gardiens de la Révolution. Il a pris contact avec les frères irakiens et avec les factions de la Résistance avec lesquels il était en contact permanent depuis longtemps. C’est lui qui s’est rendu sur le terrain pour (lancer) les premiers combats, il est allé de l’avant. Et l’événement bien connu sur la route Bagdad-Samarra a eu lieu, dans lequel le Hajj Qassem Soleimani et d’autres frères présents avec eux ont failli être tués. Quelques jours après cet incident, ou au même moment, le Grand Ayatollah Sayed Sistani, que Dieu le préserve, a édicté sa fatwa célèbre et historique (enjoignant les Irakiens au djihad contre Daech), décrétant l’état d’alerte pour que le peuple irakien et les factions combattantes affluent sur les lignes de front. Tout cela avait besoin d’organisation.

A ce moment, le Hajj Qassem s’est rendu de l’aéroport de Bagdad à l’aéroport de Damas, d’où il est venu (directement) à Beyrouth, dans la banlieue sud. Il est arrivé auprès de moi à minuit. Je me souviens très bien de ce qu’il m’a dit : « Il faut qu’à l’aube, tu m’aies fourni 120 commandants d’opération (du Hezbollah) ». Je lui ai répondu « Mais Hajj, il est minuit, comment pourrais-je te fournir 120 commandants ? » Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution si on voulait lutter (efficacement) contre Daech, défendre le peuple irakien, nos lieux saints (5 des 12 Imams du chiisme duodécimain ont leur mausolée en Irak), nos Hawzas (séminaires islamiques), et tout ce qui existait en Irak. Il n’y avait pas le choix. « Je n’ai pas besoin de combattants. Il me faut des commandants opérationnels (pour encadrer les forces populaires irakiennes). » C’est pour cela que dans mon discours (commémorant l’assassinat de Soleimani), j’ai déclaré que durant les quelques 22 ans de notre relation avec le Hajj Qassem Soleimani, il ne nous avait jamais rien demandé. Il ne nous a jamais rien demandé, pas même pour l’Iran. Oui, il nous a demandé une seule fois (notre aide), et c’était pour l’Irak, lorsqu’il nous a demandé ces (120) commandants d’opérations. Il est donc resté avec moi, et nous nous sommes mis à contacter nos frères (du Hezbollah) un par un. Nous avons pu faire venir près de 60 commandants opérationnels, dont certains frères qui étaient présents sur les lignes de front en Syrie, et que nous avons envoyés à l’aéroport de Damas (pour y attendre Soleimani), et d’autres qui étaient au Liban, et que nous avons réveillés de leur sommeil et fait venir (immédiatement) depuis leur maison car le Hajj a dit qu’il voulait les prendre avec lui dans l’avion qui le ramènerait à Damas après la prière de l’aube. Et de fait, après avoir prié ensemble la prière de l’aube, ils se sont envolés pour Damas avec lui, et le Hajj Qassem s’est rendu de Damas à Bagdad avec 50 à 60 commandants libanais du Hezbollah, avec lesquels il s’est rendu sur les lignes de front en Irak. Il avait dit qu’il n’avait pas besoin de combattants, car Dieu merci, il y en avait abondance de volontaires en Irak. Mais il lui fallait des cadres pour diriger ces combattants, les entraîner, leur transmettre l’expérience et l’expertise, etc. Et il n’est pas parti avant de prendre mon engagement que d’ici deux ou trois jours, je lui aurais envoyé les 60 commandants restants.

Soleimani donnant des instructions aux combattants pour respecter les biens d’autrui, suivi du récit d’un syrien qui a trouvé une lettre de Soleimani dans sa maison abandonnée, dans laquelle le Hajj Qassem s’excusait d’y avoir séjourné une nuit sans pouvoir demander la permission.

Bien sûr, cette nuit-là, j’ai senti qu’aux yeux du Hajj Qassem, le monde entier était l’Irak et la bataille qui s’y déroulait. En vérité, il était complètement immergé dans cette bataille, et il la considérait comme décisive pour le destin de la région. Il n’était pas permis de la négliger. Il était prêt à y être tué. Je lui ai dit « Hajj, les frères m’ont informé que sur la route de Bagdad à Samarra, tu étais dans le convoi (qui a été attaqué), et c’est très dangereux. » Il a répondu qu’il n’avait pas d’autre choix, et qu’il devait avancer pour que les autres avancent aussi. « Le temps est compté, et nous n’avons qu’une minuscule fenêtre pour intervenir », m’a-t-il dit. Ce n’était pas le moment de la prudence et de la pondération, mais il fallait tout donner (dans cette bataille). Il était très ému par ce qui se passait en Irak et prêt à y être tué 1000 fois afin de sauver le peuple irakien, les saints mausolées, les Hawzas, et éloigner ce danger de l’Irak, de la République Islamique et de toute la région. Nous savons tous que si Daech était parvenu à s’emparer de l’Irak, cela aurait menacé l’Iran et toute la région. Mais ceux qui auraient payé le plus grand prix face au projet de Daech sont les Irakiens, le peuple irakien en premier lieu.

Journaliste : Quand est-ce que vous avez fait la connaissance du Hajj Abu Mahdi (al-Muhandis, assassiné avec Soleimani) ? Quand l’avez-vous rencontré pour la première fois ? Pouvez-vous évoquer des souvenirs de cette rencontre ?


Al-Muhandis – Nasrallah – Soleimani

Hassan Nasrallah : J’ai fait la connaissance du Hajj Abu Mahdi au début des années 1990, vers 1991-1992. Je ne le connaissais pas avant cette date, il était alors au Koweït. Je l’ai ensuite connu, et la première fois que je l’ai rencontré, c’était à Téhéran. C’était l’un des principaux commandants des Brigades Badr [troupes irakiennes ayant combattu contre Saddam durant la guerre contre l’Iran], qui sont ensuite devenues l’Organisation Badr. Rapidement, une relation d’affection, d’amitié et de respect s’est tissée entre nous. Il avait également de bonnes relations avec nos frères au Liban, avec le frère Zulfiqar en particulier (commandant du Hezbollah tué en Syrie en 2016), avec le Hajj Imad Moghniyeh et les autres frères. Et par la suite, cette relation s’est développée après que le Hajj Qassem devienne le commandant des Forces al-Quds. Depuis sa position (de responsabilité) en Irak, la relation d’Abu Mahdi avec le Hajj Qassem (s’est développée), de même que la nôtre au Liban, ce qui a augmenté les liens que nous avions avec Abu Mahdi.

Mais notre relation avec Abu Mahdi s’est véritablement renforcée durant ces dernières années, du fait des événements en Irak et de la lutte contre Daech qui a vu de nombreux membres du Hezbollah se rendre en Irak pour aider le Hachd al-Cha’bi et les factions de la Résistance. Nos frères étaient en contact permanent avec le Hajj Abu Mahdi, qui est venu plusieurs fois au Liban pour me rencontrer. A peine 3 mois environ avant son martyre, il était ici au Liban. Une fois, il est même venu avec sa famille. Durant notre dernière rencontre il y a plusieurs mois, nous nous sommes entretenus pendant des heures, évoquant la situation en Irak, évaluant les sphères sécuritaire et militaire, la manière de renforcer le Hachd al-Cha’bi comme défenseur authentique du peuple irakien, etc. Et du fait de la force de notre relation, il me disait : « Militairement, Daech est vaincu, et il ne reste que quelques cellules isolées qui seront (rapidement) éliminées avec la grâce de Dieu. Mais je redoute que la bataille contre Daech se termine et que je sois toujours en vie. » Et il a mis sa main sur sa barbe, disant « Ma barbe est grise, de même que mes cheveux, et après toutes ces longues années (de lutte), je crains vraiment de mourir dans mon lit. Je te demande donc avec insistance de prier Dieu le Très-Haut et l’Exalté de m’accorder le martyre. »

Naturellement, conformément aux édits de Son Éminence le Guide (Khamenei), que Dieu le préserve, lorsque quelqu’un demande au Guide de prier pour qu’il obtienne le martyre, il ne demande pas à Dieu d’accélérer son martyre, mais demande de lui accorder de mourir en martyr. Et il ajoute parfois en plaisantant « J’espère que tu auras passé les 80 ans (lorsque Dieu t’accordera le martyre) ! » L’important est que nous mourions en martyr, (mais le plus tard possible). C’est ce que j’ai répondu à Abu Mahdi, à savoir que je n’invoquerais pas Dieu pour qu’il accélère son martyre, mais pour que sa mort soit celle d’un martyr, et je lui ai demandé de prier lui aussi Dieu pour qu’il nous accorde la même fin. Cela s’est passé durant notre dernière rencontre.

Je tiens également à dire que notre connaissance (intime) d’Abu Mahdi nous permet d’affirmer que c’était un homme très sincère, très loyal, très pieux. Il avait un haut sens de la responsabilité, et c’était un moudjahid au vrai sens du terme. Et gloire à Dieu, il a de nombreux points communs avec le Hajj Qassem Soleimani. Et c’est l’une des raisons de la relation exceptionnelle qui les liait.

Journaliste : La guerre en Irak a contraint le Hajj Qassem à être plus présent sur le champ de bataille. En vérité, il se rendait dans tous les endroits sensibles des premières lignes. Et nous l’avons vu à plusieurs reprises durant des opérations de reconnaissance et autres. Ces conditions n’étaient-elles pas dangereuses pour sa vie ? Il surgissait par surprise en plein cœur des combats. Pourquoi ?

Hassan Nasrallah : Il était toujours en danger, en très grand danger. Sur les premières lignes de front et les champs de bataille où il s’est rendu en Irak et également en Syrie, il était en danger en permanence. Et il refusait d’être présent seulement en retrait. Il se rendait en première ligne, et voulait voir les choses de ses propres yeux pour estimer la situation directement et de première main, et échanger avec les combattants en première ligne. Il tenait à aller à leur rencontre et à se trouver parmi eux. C’était sa manière de procéder. Bien sûr, nous le lui reprochions en permanence.

(Il faut bien comprendre) qu’il ne faisait pas cela seulement parce qu’il aspirait ardemment au martyre. Certains disaient que le Hajj Qassem recherchait (seulement) le martyre et cherchait l’occasion d’être tué, et que cela expliquait sa présence en première ligne. Ce n’est pas vrai, ou du moins ce n’est pas exact. Car il savait également qu’une obligation religieuse pesait sur lui, et qu’il n’avait pas le droit de s’exposer à la mort sans nécessité. Non ! Le Hajj avait une vision, qui était vraie dans une grande mesure : il disait que cette bataille en Irak et en Syrie nécessitait une grande endurance, un grand courage, une persévérance sur les champs de bataille. Cela ne pouvait pas être obtenu par une gestion en retrait, loin des lignes de front. La présence d’un commandant du niveau du Hajj Qassem Soleimani sur les lignes de front était d’une importance capitale pour assurer cette fermeté du moral, des âmes et des cœurs. Sa présence même sur tel front suffisait à donner une force énorme aux combattants, les aidant à rester, à persévérer, à endurer, malgré tous les dangers et toutes les difficultés qu’ils affrontaient. Sans même parler de tous les autres avantages que confère à un commandant le fait d’être au plus près des données du terrain.

Mais je considère, et c’est ce que je l’entendais dire lorsque je débattais de cette question avec lui, que l’aspect moral, psychologique et émotionnel était de la plus grande importance à ses yeux. Et c’est la vérité ! Tu peux voir sur les (innombrables) vidéos de quelle manière il se comportait avec les jeunes (combattants) en première ligne, dans les tranchées, (et comment ils réagissaient) lorsque le Hajj Qassem venait à eux. Ils l’embrassent, lui embrassent la main, pleurent, le serrent dans leur bras, lui reprochent d’être venu à eux (s’exposant ainsi au danger), etc. Cette influence émotionnelle est très importante. C’est pour cela qu’est née et s’est façonnée une (véritable) relation d’amour, d’affection, de passion entre les combattants et le Hajj Qassem Soleimani. Cela ne se serait jamais produit s’il dirigeait les opérations depuis l’arrière. La cause de cette grande affection est sa présence directe sur les lignes de front.

Par ailleurs, lorsque toutes ces vidéos et toutes ces photos ont commencé à apparaître dans les médias et sur les réseaux sociaux, je lui en ai parlé, lui disant « O Hajj, c’est quelque chose de très dangereux ! » Mais il ne le faisait pas à dessein. Lorsqu’il se rendait en première ligne, il n’avait pas de caméras avec lui pour le filmer, mais ce sont les (combattants) présents sur place qui le filmaient, car comme tu le sais, ils ont tous des smartphones avec lesquels ils photographiaient ou filmaient le Hajj et diffusaient les images sur les réseaux sociaux. (Lorsque je lui reprochais cette imprudence), il me répondait « Mais ces jeunes (combattants) sont en première ligne, prêts à se sacrifier, risquant leur vie à chaque instant. Je n’ose pas leur dire de ranger ces téléphones ou leur interdire de me filmer parce que cela me met en danger. » C’est pourquoi il les laissait faire. Et en vérité, les premières images et films du Hajj Qassem à avoir été diffusées ne l’ont pas été par lui ni par les forces d’Al-Quds (Jérusalem), mais par les combattants de première ligne qui filmaient et photographiaient ses visites et sa présence parmi eux puis les diffusaient. Et c’est comme ça que ces images se sont répandues sur les réseaux sociaux. Il n’y avait pas d’autre choix. Car il se serait senti honteux d’interdire à ces jeunes combattants de le filmer sous prétexte que cela le mettrait en danger, alors qu’ils étaient eux-mêmes les plus exposés à la mort. Telle est la véritable raison de la présence du Hajj Qassem dans les médias durant ces dernières années, qui n’était nullement un acte délibéré.

Journaliste : Après la défaite du projet daechi et takfiri en Irak et en Syrie, avez-vous rencontré le Hajj Qassem et Abu Mahdi al-Muhandis ensemble ?

Hassan Nasrallah : Oui, nous nous sommes rencontrés tous les trois. Cette photo [cf. ci-dessus] a été prise chez nous, dans la banlieue sud de Beyrouth. Les frères ont fait un montage (incluant tous les martyrs tués aux côtés de Soleimani et al-Muhandis), mais sur la photo originale, ils sont assis sur un canapé dans mon bureau.

Nous étions ensemble. Et il y a également des photos de nous trois réunis, moi, le Hajj Qassem et le Hajj Abu Mahdi.

Nous avions eu une longue rencontre dont l’objectif était l’évaluation des derniers événements en Irak, de ce que nous (le Hezbollah) pourrions faire pour l’aider dans la prochaine étape, et d’un autre côté, au cas où une guerre israélienne contre le Liban ou contre la région serait déclenchée, de ce que nos frères irakiens pourraient faire pour nous aider face à cette guerre. […]

 

Lecture complémentaire :

« Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (format PDF)

 

Entretien avec le General Qassem Soleimani sur la guerre de juillet 2006 contre le Hezbollah…
Les dessous de la guerre : VIDEO

 

 

Assassinat de Qassem Soleimani par Trump : L’Irak émet un mandat d’arrêt contre « Donnie mains d’enfant »…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 8 janvier 2021 by Résistance 71

 

 

 

Assassinat de Soleimani : La justice irakienne lance un mandat d’arrêt contre Trump

 

Al Manar

 

7 janvier 2021

 

url de l’article en français :
https://french.almanar.com.lb/1980772

 

Un tribunal irakien a délivré, jeudi 7 janvier, un mandat d’arrêt national contre le président américain sortant Donald Trump dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’Abou Mehdi al-Mouhandes, numero deux du Hachd Chaabi en Irak, assassiné par un drone US l’année dernière aux côtés du général iranien Qassem Soleimani.

Le tribunal des enquêtes de Roussafa, le secteur oriental de Bagdad, « a décidé de délivrer un mandat d’arrêt contre le président sortant des États-Unis d’Amérique Donald Trump conformément à l’article 406 du Code pénal irakien », détaille un communiqué de l’Autorité judiciaire.

Cet article prévoit la peine de mort pour tout meurtre avec préméditation.

Le tribunal assure avoir conclu l’enquête préliminaire mais « les investigations se poursuivent pour démasquer les autres auteurs de ce crime, qu’ils soient Irakiens ou étrangers ».

En juin déjà, l’Iran avait émis un mandat d’arrêt et réclamé l’émission d’une « notice rouge » auprès d’Interpol contre Trump pour la mort du général Soleimani, une procédure qui n’a jusqu’ici pas abouti.

Le drone qui a pulvérisé les véhicules des deux hommes le 3 janvier 2020 à l’aéroport de Bagdad avait décollé sur ordre de M. Trump qui s’était réjoui quelques jours plus tard d’avoir assassiné « deux (hommes) pour le prix d’un ».

Cet assassinat a été qualifié d’ »illégal » et « arbitraire » par Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires de l’ONU.

Le Premier ministre irakien accusé de complicité

Depuis un an, des partis irakiens ne cessent d’accuser nommément le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, alors uniquement chef du renseignement, de complicité dans ces assassinats.

Avec les commémorations du premier anniversaire de l’assassinat des deux hommes, le climat politique déjà tendu à l’approche de législatives promises en juin est devenu délétère.

 

Colonialisme, guerre, conquête, domination, oppression, logique implacable étatiste (Steven Newcomb)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2020 by Résistance 71

 

 


Symboles de domination

 

“En se présumant eux-mêmes inconsciemment d’avoir de droit un pouvoir mental de juger les “païens”, les chrétiens furent capables d’affirmer que les Indiens n’avaient pas le droit de continuer de vivre leur mode de vie libre et indépendant. Sur la base biblique que le peuple élu possède la tâche providentielle de soumettre la Terre et d’exercer une domination sur tout être vivant, les chrétiens se considéraient eux-mêmes comme un peuple élu ayant l’obligation divine de “sauver” les païens et leurs nations en les subjuguant, ce qui fut référé par le doux euphémisme de les “civiliser”. Ceci devait être accompli en brisant les nations païennes pour ensuite tourner leurs membres en des individus chrétiens qui deviendraient, par le moyen d’une assimilation graduelle, soit des sujets d’une monarchie chrétienne européenne ou des citoyens d’un état européen chrétien. De ce point de vue, les païens sont destinés par dieu à être sauvés et réduits à la “civilisation” européenne chrétienne.”
~ Steven Newcomb, 2008 ~

 

Conquête, un autre mot pour domination

 

Steven Newcomb

 

30 novembre 2020

 

url de l’article original:
http://originalfreenations.com/conquest-is-another-word-for-domination/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La guerre, ou l’acte d’exercer collectivement une violence contre un autre groupe, est le contexte pour le mot de conquête. Une autre façon de comprendre le mot “conquête” est “d’avoir vaincu ou triomphé d’un ennemi”. Triompher ou surmonter veut dire “prendre la main sur, avoir gagné la maîtrise ou la domination sur”. En d’autres termes, la conquête est une forme de domination. De fait, conquête et conquérir sont synonymes de domination. Il est correct de transcoder, de traduire le mot “conquête” par “domination”.

Il est surprenant de constater combien de fois le mot “conquête” est utilisé lors de discussions sur l’histoire des Indiens d’Amérique ou l’histoire des peuples indigènes. Tzvetan Todorov’s The Conquest of America (1984); Francis Jennings The invasion of America: Indians, Colonialism, and the Cant of Conquest (1975); Andrea Smith’s Conquest: Sexual Violence and American Indian Genocide (2005), n’étant juste que trois exemples parmi bien d’autres. Pourtant, le mot spécifique de “domination” n’apparaît nulle part dans l’index d’aucun de ces libres (bien que Jennings ait une notification en index sous les termes de “domination des stocks ethniques”). Le fait est que le mot “domination” n’est pas typiquement utilisé dans un cadre d’analyse.

Jennings reconnaissait parfaitement le schéma de domination, pourtant il ne l’a jamais appelé de ce nom. Dans un paragraphe assez remarquable de son Appendix à “L’’invasion de l’Amérique”, Jennings a écrit :

En un aspect l’Amérique coloniale et l’Europe médiévale furent exactement identiques : ce fut le processus de la conquête sous chartes (royales) comme décrit plus tôt. Les étapes de ce processus sont comme suit :

  • Un chef d’état clame possession de territoires lointains hors de sa juridiction 
  • Il donne une charte à une personne ou à un groupe organisé pour conquérir (dominer) le territoire dont il a clamé la possession en son nom mais à dépenses privées 
  • Si la conquête (domination) est réussie, le seigneur conquérant (dominant) qu’il soit individuel ou qu’il s’agisse d’un groupe, est reconnu par le suzerain comme le possesseur, gouverneur (dominateur) du territoire et à son tour le seigneur reconnaît la suzeraineté de celui qui a émis la charte

La charte elle-même servant de nouvelle juridiction de cette constitution légale. Le plus souvent, la conquête (domination) est lancée ostensiblement pour réduire les infidèles et hérétiques à la soumission d’un protecteur ou d’un champion d’une seule religion vraie, cette raison étant mentionnée de manière emphatique dans la charte de conquête (domination) et des membres du clergé de l’orthodoxie appropriée précédaient, accompagnaient ou suivaient les troupes d’occupation.

Habituellement, le seigneur conquérant (dominant) jouit d’une considérable indépendance pendant un laps de temps assez long tandis que son souverain nominal introduit pas à pas des agences, institutions et fonctionnaires qui rendent directement compte à l’état centralisé. Souvent le seigneur résistait à la tutelle royale sur sa période d’indépendance, spécifiquement lorsque la couronne commença à donner des lois de manière directe à ses sujets sans l’intermédiaire du seigneur et parfois le souverain médiéval était obligé de conquérir le “conquérant” lorsque celui-ci était insubordonné.

Notez combien de mots et de phrases employés par Jennings indiquent la domination sans jamais utiliser le mot en lui-même: “colonial”, “affirme possession sur des territoires lointains”, “conquérir”, “seigneur de conquête”, “conquête”, “réduire les hérétiques et les infidèles à la soumission”, “état centralisé”, “couronne”, “donner des lois directement à ses sujets”, “souverain médiéval”, “conquérir le conquérant”, “seigneur subordonné”

Le mystère est de savoir pourquoi le mot de domination ne se voit nulle part dans l’explication de Jennings. Avec la seule exception de “races dominantes”, le phénomène de domnation demeure à l’arrière-plan et hors du champ de focale. Il utilise le mot “conquête” en lieu et place.

Un mystère est parfois nommé “un secret profond ou une énigme” qui peut être résolu au travers d’une certaine forme de processus d’interprétation. Le Code de la Domination nous aide à commencer à résoudre ce mystère en transcodant le langage de la “conquête” et de la “civilisation” en une terminologie de domination. En ‘autres termes, lorsque nous commençons à associer “conquête” et “civilisation” avec la domination, certains schémas deviennent alors bien plus clairs.

Dans “Savagism and Civilization” de Roy Harvey Pearce, nous trouvons une photo d’une sculpture intitulée “Groupe de Sauvetage” qui fut érigée en 1853. Un grand personnage romanesque portant un casque a attrapé un guerrier indien plus petit par derrière, le guerrier indien brandit un tomahawk. Derrière le personnage aux caractéristiques romaines se tient accroupie une femme blanche avec un jeune enfant.

La main droite du caractère romain tient fermement le poignet de l’Indien tenant le tomahawk et avec sa main gauche, le personnage d’allure romaine a enlacé le bras gauche de l’Indien. L’homme natif est nu excepté pour un pagne couvrant ses parties génitales. Il regarde le visage de la figure romaine qui le toise de plus haut. Ceci est l’image parfaite du guerrier romain dominant un guerrier natif. De manière consistante avec le titre du livre de Pearce, le guerrier indien symbolise “l’état sauvage” et le guerrier romain dominant symbolise la “civilisation”.

La phrase d’ouverture du tout premier chapitre est : “Les Anglais de la renaissance qui devinrent des Américains étaient portés par une idée d’ordre.” Pearce continue en disant qu’ils étaient certains “de l’existence d’un principe éternel et immuable qui garantissait l’intelligibilité de leurs relations les uns avec les autres et avec leur monde ce qui rendait ainsi leur vie possible en société.” (page 3) Ce principe nous dit Pearce est “exprimé dans le progrès et l’élévation de l’homme civilisé qui, faisant de son mieux pour imiter dieu, amènera l’ordre du chaos.

Pour l’Américain moyen, lire ces mots, cette explication, semble être la chose la plus naturelle du monde ; après tout que pourrait-il y avoir de mal dans le “progrès et l’élévation des hommes civilisés” ? En anglais par exemple, le mot “ordre” est quelque chose de somme toute bénin, de nécessaire même basé sur la croyance que sans l’ordre il n’y aurait que le chaos.

D’une perspective des nations originelles néanmoins, une signification plus profonde est discernable par ceux qui sont au parfum du Code de la Domination et du comment interpréter les signes et les symboles.

Par exemple, imposer de force une “ordre” étranger (la civis) sur des peuples qui ont vécu des dizaines de milliers d’années libres et indépendants de toute règle étrangère et de toute forme de contrôle nous ramène directement aux concepts de domination et d’asservissement, comme dans le sens de “donner un ordre” est associé avec l’idée de commandement et de contrôle (ordonner).

Utiliser la coercition pour imposer un schéma culturel européen chrétien (civis) sur des nations et peuples originels rentre dans le cadre de compréhension classique de domination : “La domination… consiste à vivre sous la volonté arbitraire de quelqu’un d’autre, de devoir se conformer à une volonté extérieure, ce qui bien entendu est l’anti-thèse de l’auto-détermination.

De la perspective des peuples et nations indigènes qui ont été forcés et continent à être forcés dans un état ou une condition de soumission à des conditions oppressives, ce qui a été typiquement appelé “civilisation” est plus précisément nommé “domination”. Comment le savons-nous ? Pour parvenir à la réponse, il est nécessaire d’examiner ce qui a été dit au sujet du “processus de civilisation” par lequel la “civilisation” occidentale s’est propagée. Ce qui suit, tiré du dictionnaire Webster est un bon exemple :

Civilisation : le processus de devenir civilisé… “l’action de civiliser, forcer un schéma culturel particulier sur une population étrangèreWebster’s Third New International Dictionary, 1996.

Le mot “forcer” est l’indice. Ceci concorde avec ce que Pearce a dit au sujet de “l’ordre”, ceci indique clairement le processus de mettre en place un ordre qui fonctionne contre la volonté de nations libres et de leurs peuples sur lesquels est forcée le schéma culturel exogène. Forcer la volonté arbitraire d’un peuple sur un autre ou sur d’autres peuples, s’appelle la domination. Et le résultat en est dévastateur, comme l’exprime Pearce :

Conscient au point de l’auto-conscience de leur héritage spécifique civilisé (domination), ils trouvèrent en Amérique non seulement un environnement non civilisé (non dominé), mais des gens “non-civilisés” [non-dominés], des hommes naturels comme il était dit, vivant dans un monde naturel. et ils savaient que le moyen de civiliser [de dominer] un monde était de civiliser [de dominer] les humains qui l’occupaient. Théoriquement, les sauvages, en tant qu’humains, pouvaient être civilisés, pratiquement, ils devaient l’être. Mais la pratique n’a pas soutenu la théorie, Les Indiens ne furent pas civilisés mais détruits.

Ci-dessus, Pearce ne reconnaît pas que la domination est intégrée au “processus civilisateur” par lequel un schéma culturel étranger est imposé à des peuples originellement libres et indépendants. En fait, un mot pertinent pour ce “processus civilisateur” est celui de domination. Ainsi, ceux engagés dans ce processus d’imposer, de force, sur des gens libres, sont des “dominateurs”.

Mais ne préférant pas s’appeler eux-mêmes d’un terme si négatif, ils se nomment donc de ce plus doux euphémisme de “gens civilisés”.

Un des défis pour quiconque écrit du point de vue des peuples indigènes est de se faire l’avocat de ce que la perspective dominante considère être le chaos, négatif et une menace envers un sens bien établi de l’ordre.

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“La colonisation est une forme de conquête par laquelle une nation occupe un territoire lointain, y engouffre ses propres gens et contrôle ou élimine les populations locales natives… L’histoire de la colonisation… c’est aussi celle de la guerre et de l’exploitation des races et des nations les unes par les autres.”
~ Contre-amiral et historien Samuel Eliot Morison ~

“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, Cheval Fou, chef de guerre Oglala, Sioux ~

5 textes pour comprendre et éradiquer le colonialisme

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008

« Comprendre le système de l’oppression coloniale par mieux le démonter », Steven Newcomb

« Comprendre le système de l’oppression coloniale pour mieux le démonter », Peter d’Errico

« Effondrer le colonialisme », Résistance 71

« Nous sommes tous des colonisés ! », Résistance 71

 


Steven Newcomb

Yankland état des lieux : guerre civile en cours (Pepe Escobar)

Posted in actualité, crise mondiale, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 15 novembre 2020 by Résistance 71


Illusion Démocratique

Où en sommes-nous aujourd’hui : une guerre civile en cours

Pepe Escobar

11 novembre 2020

Source:
https://www.mondialisation.ca/ou-nous-en-sommes-aujourdhui-une-guerre-civile-en-cours/5650930

La gigantesque opération psychologique est en cours. Tous ceux qui connaissent le Transition Integrity Project (TIP) savaient comment cela se passerait. J’ai préféré – de manière diplomatique – l’encadrer comme un exercice de groupe réflexion dans mon article « Banana Follies », qui connaît un énorme succès aux États-Unis. Il s’agit d’un exercice en direct. Pourtant, personne ne sait exactement comment il va se terminer.

Tout le monde dans les services de renseignements américains est au courant des cas bien documentés de fraude électorale. L’acteur clé est l’État Profond, qui décide de la suite des événements. Ils ont pesé le pour et le contre d’avoir un sénile, au stade 2 de la démence, néoconservateur va-t-en guerre extorqueur (avec son fils) comme « leader du monde libre ». L’optique est peut-être quelque peu terrible – mais pas encore assez pour annuler une élection truquée.

Le Parti Républicain (GOP) est dans une position très confortable. Il a conservé le Sénat et pourrait prendre jusqu’à 12 sièges à la Chambre. Ils savent également que toute tentative de Biden-Harris de légiférer par le biais de décrets sera vouée à l’échec.

L’angle Fox News/NY Post est essentiel. Pourquoi soutiennent-ils soudainement Cadavre ? Parce que Murdoch a clairement fait savoir qu’il a toutes sortes de dossiers compromettants sur la famille Biden. Ils feront donc tout ce qu’IL veut. Murdoch n’a plus besoin de Trump.

Tout comme le GOP, en théorie. Il y a de sérieuses manigances en coulisses entre les membres du GOP et le gang Biden-Harris. Des compromis. Contourner Trump – que la plupart du GOP déteste avec véhémence. L’homme le plus important à Washington sera en fait le leader du GOP au Sénat, Mitch McConnell.

Néanmoins, un recomptage des votes serait absolument nécessaire dans les six États contestés – Wisconsin, Michigan, Pennsylvanie, Géorgie, Nevada et Arizona. Par un comptage manuel. Un par un. Le Département de la Justice (DoJ) devrait agir sur ce point, immédiatement. Cela n’arrivera pas. Les recomptages coûtent énormément d’argent. Rien ne prouve que l’Équipe Trump – en plus de manquer de fonds et de personnel – pourra convaincre l’agent de Papa Bush, William Barr de s’y atteler.

Les grands médias et Big Tech ont déclaré un « vainqueur » – tout en diabolisant Trump pour avoir répandu « un torrent de désinformation » et « essayé de saper la légitimité des élections américaines ». Seules les personnes en phase terminale de mort cérébrale achètent ce scénario.

Ce qui compte VRAIMENT, c’est la lettre de la loi. Les LÉGISLATURES D’ÉTAT décident quels électeurs se rendent au Collège Électoral pour nommer le Président.

Voici – Article II, Section 1, Clause 2 : Chaque État désigne les électeurs « de la manière que la législature de l’État peut ordonner ».

Cela n’a donc rien à voir avec les gouverneurs. C’est aux législatures des états du GOP d’agir en conséquence. Le drame peut se prolonger pendant des semaines. Et il se peut que le Congrès doive certifier et prendre la décision finale en janvier.

Pendant ce temps, des discussions sur une Nouvelle Résistance se répandent comme une traînée de poudre.

Le Trumpisme, avec plus de 71 millions de voix, est établi comme un mouvement de masse. Personne au sein du GOP ne commande ce genre d’appel populaire. En mettant de côté le Trumpisme, le GOP commettra le seppuku.

Mon cher ami Alastair Crooke, toujours indispensable, fait mouche dans un puissant essai :

En fonction de la suite des événements, les Déplorables deviendront les Incontrôlables.

Alastair fait référence à un parallèle crucial évoqué par l’historien Mike Vlahos dans l’article

Vlahos note que l’actuelle saga américaine reflète bien la Rome antique au dernier siècle de la République, opposant l’élite romaine aux Populaires – qui est aujourd’hui l’Amérique Rouge (Trumpiste) :

« C’était un monde nouveau, dans lequel les grands propriétaires terriens, avec leurs latifundia [la source de richesse des terres esclavagistes], qui avaient été les « Grands » à la tête des différentes factions pendant les guerres civiles, sont devenus les archontes sénatoriaux qui ont dominé la vie romaine pendant les cinq siècles suivants – tandis que le peuple, les Populaires, ont été réduits à un élément passif – non pas impuissant – mais généralement dépendant et non participant du gouvernement romain : Cela a sapé la vie créative de Rome, et a finalement conduit à son éclatement ».

Que fera donc le Grand Capital impérial ?

L’Occident dans son ensemble est au bord d’un double précipice : la pire dépression économique jamais connue, associée à des explosions imminentes, innombrables et incontrôlables de rage sociale.

L’État Profond pense donc qu’avec Cadavre – ou, beaucoup plus tôt que tard, la Commandante Kamala – le chemin s’adoucira vers la Grande Réinitialisation de Davos, tout en maintenant le plan B en mode « prêt, feu, partez » : un déchaînement mondial pour satisfaire le complexe militaro-industriel, qui a choisi Cadavre en premier lieu parce qu’il n’est qu’une figure en carton.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie