Archive pour manifeste pour la société des sociétés

Le monde d’après est fait de (r)évolution… Un avant-goût avec Élisée Reclus

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 29 mai 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

29 mai 2020

 

Nous publions ci-dessous un des textes essentiels anarchistes d’Elisée Reclus « Évolution et révolution », que Jo a mis en format PDF. D’autres textes de ce géographe prolifique, grand ami de Bakounine, Kropotkine et bien d’autres suivront dans les semaines à venir.

A lire et diffuser sans aucune modération, car nous devons préparer la suite du marasme en marche sachant qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir. Qu’on se le dise !

 

Elisee_Reclus_Evolution_et_Revolution (PDF)

 

Coronavirus… « Décrétons l’auto-défense sanitaire » contre la dictature technotronique en marche (Raoul Vaneigem)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 mai 2020 by Résistance 71

Chaque peuple sous le joug de la machine étatico-capitaliste est en état de légitime défense perpétuel, ces deux entités étant par essence dictatoriales… Il en va de même donc pour la situation sanitaire bien évidemment. La solution à la dictature technotronique qui se met en place depuis des décennies et s’accélère depuis les attentats nucléaires faux-drapeau du 11 septembre 2001, est la confédération des associations libres unies en communes libres, librement coopérant entre elles.
Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

~ Résistance 71 ~

 

 

Décrétons l’auto-défense sanitaire

 

Raoul Vaneigem

 

19 mai 2020

 

Source: https://www.lavoiedujaguar.net/Decretons-l-autodefense-sanitaire

 

La menace que le coronavirus a fait planer sur la santé des populations du monde entier a démontré que le véritable danger venait d’une dégradation des services médicaux. Cette dégradation, il n’est pas douteux que les impératifs de profit, partout prédominants, ne cesseront de l’accélérer.

Gérer les hôpitaux comme des entreprises à rentabiliser implique de sous-payer et de surexploiter le personnel, de diminuer le nombre de lits et de moyens techniques. Les grandes firmes pharmaceutiques paralysent la vraie recherche, jettent le discrédit sur les scientifiques qu’elles stipendient, interdisent des médicaments à bas prix qui ont fait leurs preuves pour vendre des vaccins douteux dont la seule efficacité garantie est l’intérêt financier qu’ils produiront.

Il va de soi que les États n’hésiteront pas à réitérer le coup des libertés restreintes, qui leur a si bien réussi. Tout en laissant se répandre les virus issus de la fonte du permafrost, ils se serviront sans scrupule du même prétexte épidémique pour confiner préventivement celles et ceux qui s’insurgent contre leur politique criminelle. Il faut dès maintenant déjouer cette manœuvre.

Il y va de notre vie et de celle de nos enfants : décrétons l’autodéfense sanitaire. Dans les rues, les villes, les campagnes, endossons la blouse blanche du personnel hospitalier. Tous aides-soignants, tous promoteurs de santé !

La morbidité de l’État et des institutions supranationales est permanente. À son encontre imposons, par la permanence et l’intransigeance de nos luttes, le droit imprescriptible à la vie.

Gilets jaunes, noirs, rouges, multicolores ne sont que les habits d’une révolution qui engage l’avenir de l’humanité. La blouse blanche est, plus qu’un symbole, une pratique. Si elle envahit les rues, comment l’État policier en viendra-t-il à bout ?

C’est aux peuples, principales victimes des mesures coercitives et des malversations budgétaires, de créer des conditions capables d’assurer à tous et à toutes la garantie d’éradiquer la maladie dont le capitalisme est le virus le plus implacable. Désobéissance civile, résistance à l’oppression, solidarité festive, y a-t-il meilleurs gages de santé ?

Nous sommes tous des aides-soignants. Le combat est partout où le pouvoir des Communes interdit les pesticides et les nuisances, réinvente l’école, les transports, les structures hospitalières, l’existence quotidienne. C’est un adage médical bien connu, que la plupart des maux se guérissent d’eux-mêmes si on leur donne suffisamment de temps. Nous sommes ce temps-là.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Coin lecture spécial confinement coronavirus 6ème fournée : 2 textes pour comprendre notre réalité et nous aider à en changer radicalement (Résistance 71)

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 1 mai 2020 by Résistance 71

 

 

« Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi, retourne-toi et regarde d’où tu viens. »
~ Proverbe africain ~

 

Résistance 71

 

1er mai 2020

 

1ère fournée

2ème fournée

3ème fournée

4ème fournée

Notre dossier « Coin lecture spécial confinement coronavirus »

 

6ème fournée de lecture spéciale confinement / assignation à résidence CoV19 (Caroline du Nord) en ce 1er mai 2020.
Le système étatico-capitaliste est au bout du rouleau et ne peut en aucun cas être « réformé », ce ne fut du reste jamais une possibilité. Il est impératif que nous analysions et comprenions critiquement notre réalité politico-sociale afin de faire collectivement les choix qui s’imposent de fait d’eux-mêmes.
Pour nous faciliter la tache, nous proposons à la (re)lecture ces deux textes que nous avons écrits et publiés en 2017 et 2019 respectivement. Ils doivent être lus dans l’ordre proposé, le second étant la suite logique du premier. Un mouvement politique définitif et radical part de l’individu conscientisé et s’étend aux autres par l’association libre. C’est alors que la conscience politique devient collective et finalement un esprit, un souffle indestructible.

A lire et diffuser sans aucune modération.

Format PDF :

Manifeste pour la société des sociétés

Société, état, pouvoir et violence, résoudre l’aporie de P. Clastres

 

Conseil de Résistance 71 pour la suite des évènements CoV19…

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Qu’on se le dise !…

Résistance 71
28 avril 2020

Le moment coronavirus ou comment lâcher prise de notre peur et avancer vers la société des sociétés (avec Raoul Vaneigem)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Peuples du monde, encore un effort !

 

Raoul Vaneigem

 

10 avril 2020

 

Source:

https://www.lavoiedujaguar.net/Peuples-du-monde-encore-un-effort

 

Le monde change de base.

Le choc du coronavirus n’a fait qu’exécuter le jugement que prononçait contre elle-même une économie totalitaire fondée sur l’exploitation de l’homme et de la nature.

Le vieux monde défaille et s’effondre. Le nouveau, consterné par l’amoncellement des ruines, n’ose les déblayer ; plus apeuré que résolu, il peine à retrouver l’audace de l’enfant qui apprend à marcher. Comme si avoir longtemps crié au désastre laissait le peuple sans voix.

Pourtant, celles et ceux qui ont échappé aux mortels tentacules de la marchandise sont debout parmi les décombres. Ils s’éveillent à la réalité d’une existence qui ne sera plus la même. Ils désirent s’affranchir du cauchemar que leur a asséné la dénaturation de la terre et de ses habitants.

N’est-ce pas la preuve que la vie est indestructible ? N’est-ce pas sur cette évidence que se brisent dans le même ressac les mensonges d’en haut et les dénonciations d’en bas ?

La lutte pour le vivant n’a que faire de justifications. Revendiquer la souveraineté de la vie est en mesure d’anéantir l’empire de la marchandise, dont les institutions sont mondialement ébranlées.

Jusqu’à ce jour, nous ne nous sommes battus que pour survivre. Nous sommes restés confinés dans une jungle sociale où régnait la loi du plus fort et du plus rusé. Allons-nous quitter l’emprisonnement auquel nous contraint l’épidémie de coronavirus pour réintégrer la danse macabre de la proie et du prédateur ? N’est-il pas manifeste pour toutes et tous que l’insurrection de la vie quotidienne, dont les gilets jaunes ont été en France le signe annonciateur, n’est rien d’autre que le dépassement de cette survie qu’une société de prédation n’a cessé de nous imposer quotidiennement et militairement ?


Quand les rues sont jaunes de monde…

Ce dont nous ne voulons plus est le ferment de ce que nous voulons

La vie est un phénomène naturel en ébullition expérimentale permanente. Elle n’est ni bonne ni mauvaise. Sa manne nous fait cadeau de la morille tout autant que de l’amanite phalloïde. Elle est en nous et dans l’univers comme une force aveugle. Mais elle a doté l’espèce humaine de la capacité de distinguer la morille de l’amanite, et un peu plus ! Elle nous a armés d’une conscience, elle nous a donné la capacité de nous créer en recréant le monde.

Pour nous faire oublier cette extraordinaire faculté, il a fallu que pèse sur nous le poids d’une histoire qui débute avec les premières cités-États et se termine — d’autant plus hâtivement que nous y mettrons la main — avec l’effritement de la mondialisation marchande.

La vie n’est pas une spéculation. Elle n’a que foutre des marques de respect, de vénération, de culte. Elle n’a d’autre sens que la conscience humaine, dont elle a doté notre espèce pour l’éclairer.

La vie et son sens humain sont la poésie faite par un et par toutes et tous. Cette poésie-là a toujours brillé de son éclat dans les grands soulèvements de la liberté. Nous ne voulons plus qu’elle soit, comme par le passé, un éclair éphémère. Nous voulons mettre en œuvre une insurrection permanente, à l’image du feu passionnel de la vie, qui s’apaise mais jamais ne s’éteint.

C’est du monde entier que s’improvise un chant des pistes. C’est là que notre volonté de vivre se forge en brisant les chaînes du pouvoir et de la prédation. Des chaînes que nous, femmes et hommes, nous avons forgées pour notre malheur.

Nous voici au cœur d’une mutation sociale, économique, politique et existentielle. C’est le moment du « Hic Rhodus, hic salta, Ici est Rhodes, ici tu sautes ». Ce n’est pas une injonction à reconquérir le monde dont nous avons été chassés. C’est le souffle d’une vie que l’irrésistible élan des peuples va rétablir dans ses droits absolus.

L’alliance avec la nature exige la fin de son exploitation lucrative

Nous n’avons pas assez pris conscience de la relation concomitante entre la violence exercée par l’économie à l’encontre de la nature qu’elle razzie, et la violence dont le patriarcat frappe les femmes depuis son instauration, il y a trois ou quatre mille ans avant l’ère dite chrétienne.

Avec le capitalisme vert-dollar, le pillage brutal des ressources terrestres tend à céder la place aux grandes manœuvres de la subornation. Au nom de la protection de la nature, c’est encore la nature qui est mise à prix. Ainsi en va-t-il dans les simulacres de l’amour lorsque le violeur se pomponne en séducteur pour mieux agripper sa proie. La prédation recourt de longue date à la pratique du gant de velours.

Nous sommes à l’heure où une nouvelle alliance avec la nature revêt une importance prioritaire. Il ne s’agit pas évidemment de retrouver — comment le pourrait-on ? — la symbiose avec le milieu naturel dans laquelle évoluaient les civilisations de la cueillette avant que vienne les supplanter une civilisation fondée sur le commerce, l’agriculture intensive, la société patriarcale et le pouvoir hiérarchisé.

Mais, on l’aura compris, il s’agit désormais de restaurer un milieu naturel où la vie soit possible, l’air respirable, l’eau potable, l’agriculture débarrassée de ses poisons, les libertés du commerce révoquées par la liberté du vivant, le patriarcat démembré, les hiérarchies abolies.

Les effets de la déshumanisation et des attaques menées systématiquement contre l’environnement n’ont pas eu besoin du coronavirus pour démontrer la toxicité de l’oppression marchande. En revanche, la gestion catastrophique du cataclysme a montré l’incapacité de l’État à faire preuve de la moindre efficacité en dehors de la seule fonction qu’il soit à même d’exercer : la répression, la militarisation des individus et des sociétés.

La lutte contre la dénaturation n’a que faire des promesses et des louables intentions rhétoriques, qu’elles soient soudoyées ou non par le marché des énergies renouvelables. Elle repose sur un projet pratique qui mise sur l’inventivité des individus et des collectivités. La permaculture renaturant les terres empoisonnées par le marché des pesticides n’est qu’un témoignage de la créativité d’un peuple qui a tout à gagner d’anéantir ce qui a conjuré sa perte. Il est temps de bannir ces élevages concentrationnaires où la maltraitance des animaux fut notamment cause de la peste porcine, de la grippe aviaire, de la vache rendue folle par cette folie de l’argent fétichisé que la raison économique va une fois de plus tenter de nous faire ingurgiter sinon digérer.

Ont-elles un sort si différent du nôtre ces bêtes de batteries qui sortent du confinement pour entrer dans l’abattoir ? Ne sommes-nous pas dans une société qui distribue des dividendes au parasitisme d’entreprise et laisse mourir hommes, femmes et enfants faute de moyens thérapeutiques ? Une imparable logique économique allège ainsi les charges budgétaires, imputables au nombre croissant de vieilles et de vieux. Elle préconise une solution finale qui les condamne impunément à crever dans des maisons de retraites dénuées de moyens et d’aides-soignants. Il s’est trouvé à Nancy, en France, un haut responsable de la santé pour déclarer que l’épidémie n’est pas une raison valable pour ne pas supprimer plus de lits et de personnel hospitalier. Personne ne l’a chassé à grands coups de pied aux fesses. Les assassins économiques suscitent moins d’émoi qu’un malade mental courant les rues en brandissant le couteau de l’illumination religieuse.

Je n’en appelle pas à la justice du peuple, je ne préconise pas de septembriser les pouacres du chiffre d’affaires. Je demande seulement que la générosité humaine rende impossible le retour de la raison marchande.

Tous les modes de gouvernement que nous avons connus ont fait faillite, délités par leur cruelle absurdité. C’est au peuple qu’il appartient de mettre en œuvre un projet de société qui restitue à l’humain, à l’animal, au végétal, au minéral une unité fondamentale.

Le mensonge qualifiant d’utopie un tel projet n’a pas résisté au choc de la réalité. L’histoire a frappé la civilisation marchande d’obsolescence et d’insanité. L’édification d’une civilisation humaine n’est pas seulement devenue possible, elle fraie l’unique voie qui, passionnément et désespérément rêvée par d’innombrables générations, s’ouvre sur la fin de nos cauchemars.

Car le désespoir a changé de camp, il appartient au passé. Il nous reste la passion d’un présent à construire. Nous allons prendre le temps d’abolir le time is money qui est le temps de la mort programmée.

La renaturation est un bouillon de cultures nouvelles où nous aurons à tâtonner entre confusion et innovations dans les domaines les plus divers. N’avons-nous pas accordé trop de crédit à une médecine mécaniste qui souvent traite le corps comme un garagiste la voiture confiée à son entretien ? Comment ne pas se défier d’un expert qui vous répare pour vous renvoyer au travail ?

Si longtemps martelé par les impératifs productivistes, le dogme de l’anti-nature n’a-t-il pas contribué à exaspérer nos réactions émotionnelles, à propager panique et hystérie sécuritaire, en exacerbant en conséquence le conflit avec un virus que l’immunité de notre organisme aurait eu quelque chance d’amadouer ou de rendre moins agressif, si toutefois elle n’avait été mise à mal par un totalitarisme marchand, auquel rien d’inhumain n’est étranger ?

On nous a bassinés à satiété avec les progrès de la technologie. Pour aboutir à quoi ? Les navettes célestes vers Mars et l’absence terrestre de lits et de respirateurs dans les hôpitaux.

Assurément, il y aura plus à s’émerveiller des découvertes d’une vie dont nous ignorons tout, ou presque. Qui en douterait ? Hormis les oligarques et leurs larbins, que la diarrhée mercantile vide de leur substance, et que nous allons confiner dans leurs latrines.

En finir avec la militarisation des corps, des mœurs, des mentalités

La répression est la dernière raison d’être de l’État. Lui-même la subit sous la pression des multinationales imposant leurs diktats à la terre et à la vie. La prévisible mise en cause des gouvernements répondra à la question : le confinement eût-il été pertinent si les infrastructures médicales étaient demeurées performantes, au lieu de subir le délabrement que l’on sait, décrété par le devoir de rentabilité.

En attendant — force est de le constater —, la militarisation et la férocité sécuritaire n’ont fait que prendre le relais de la répression en cours dans le monde entier. L’Ordre démocratique ne pouvait souhaiter meilleur prétexte pour se prémunir contre la colère des peuples. L’emprisonnement chez soi, n’était-ce pas le but des dirigeants, inquiets de la lassitude qui menaçait leurs sections d’assaut de matraqueurs, d’éborgneurs, de tueurs salariés ? Belle répétition générale que cette tactique de la nasse employée contre des manifestants pacifiques, réclamant entre autres la réhabilitation des hôpitaux.

Au moins sommes-nous prévenus : les gouvernements vont tout tenter pour nous faire transiter du confinement à la niche. Mais qui acceptera de passer docilement de l’austérité carcérale au confort de la servilité rafistolée ?

Il est probable que la rage de l’enfermé aura saisi l’occasion de dénoncer le système tyrannique et aberrant qui traite le coronavirus à la façon de ce terrorisme multicolore dont le marché de la peur fait ses choux gras.

La réflexion ne s’arrête pas là. Pensez à ces écoliers qui, dans le pays des droits de l’homme, ont été contraints de s’agenouiller devant la flicaille de l’État. Pensez à l’éducation même où l’autoritarisme professoral entrave depuis des siècles la curiosité spontanée de l’enfant et empêche la générosité du savoir de se propager librement. Pensez à quel point l’acharnement concurrentiel, la compétition, l’arrivisme du « pousse-toi de là que je m’y mette » nous ont confinés dans une caserne.

La servitude volontaire est une soldatesque qui marche au pas. Un pas à gauche, un pas à droite ? Quelle importance ? L’un et l’autre restent dans l’Ordre des choses.

Quiconque accepte qu’on lui aboie dessus, ou par en dessous, n’a dès à présent qu’un avenir d’esclave.

Sortir du monde morbide et clos de la civilisation marchande

La vie est un monde qui s’ouvre et elle est ouverture sur le monde. Certes, elle a souvent subi ce terrible phénomène d’inversion où l’amour se change en haine, où la passion de vivre se transforme en instinct de mort. Pendant des siècles, elle a été réduite en esclavage, colonisée par la fruste nécessité de travailler et de survivre à la façon d’une bête.

Cependant, on ne connaît pas d’exemple d’un enfermement, en cellules d’isolation, de millions de couples, de familles, de solitaires que la faillite des services sanitaires a convaincus d’accepter leur sort sinon docilement du moins avec une rage contenue.

Chacun se retrouve seul, confronté à une existence où il est tenté de démêler la part de travail servile et la part de désirs fous. L’ennui des plaisirs consommables est-il compatible avec l’exaltation des rêves que l’enfance a laissés cruellement inaccomplis ?

La dictature du profit a résolu de tout nous ôter à l’heure même où son impuissance s’étale mondialement et l’expose à un anéantissement possible.

L’absurde inhumanité qui nous ulcère depuis si longtemps a éclaté comme un abcès dans le confinement auquel a mené la politique d’assassinat lucratif, que pratiquent cyniquement les mafias financières.

La mort est la dernière indignité que l’être humain s’inflige. Non sous l’effet d’une malédiction, mais en raison de la dénaturation qui lui fut assignée.

Les chaînes que nous avons forgées dans la peur et la culpabilité, ce n’est ni par la peur ni par la culpabilité que nous les briserons. C’est par la vie redécouverte et restaurée. N’est-ce pas ce que démontre, en ces temps d’oppression extrême, l’invincible puissance de l’entraide et de la solidarité ?

Une éducation serinée pendant des millénaires nous a enseigné à réprimer nos émotions, à briser nos élans de vie. On a voulu à tout prix que la bête qui demeure en nous fasse l’ange.

Nos écoles sont des repaires d’hypocrites, de refoulés, de tortionnaires ratiocinants. Les derniers passionnés de savoir y pataugent avec le courage du désespoir. Allons-nous, en sortant de nos cellules carcérales, apprendre enfin à libérer la science du carcan de son utilité lucrative ? Allons-nous nous employer à affiner nos émotions, non à les réprimer ? À réhabiliter notre animalité, non à la dompter, comme nous domptons nos frères dits inférieurs ?

Je n’incite pas ici à la sempiternelle bonne volonté éthique et psychologique, je pointe du doigt le marché de la peur où le sécuritaire fait entendre son bruit de bottes. J’attire l’attention sur cette manipulation des émotions qui abrutit et crétinise les foules, je mets en garde contre la culpabilisation qui rôde en quête de boucs émissaires.

Haro sur les vieux, les chômeurs, les sans-papiers, les SDF, les étrangers, les gilets jaunes, les en-dehors ! C’est le mugissement de ces actionnaires du néant qui font boutique du coronavirus pour propager la peste émotionnelle. Les mercenaires de la mort ne font qu’obéir aux injonctions de la logique dominante.

Ce qui doit être éradiqué, c’est le système de déshumanisation mis en place et appliqué férocement par ceux qui le défendent par goût du pouvoir et de l’argent. Il y a longtemps que le capitalisme a été jugé et condamné. Nous croulons sous la pléthore de plaidoiries à charge. Cela suffit.

L’imagerie capitaliste identifiait son agonie à l’agonie du monde entier. Le spectre du coronavirus a été, sinon le résultat prémédité, du moins l’illustration exacte de son absurde maléfice. La cause est entendue. L’exploitation de l’homme par l’homme, dont le capitalisme est un avatar, est une expérience qui a mal tourné. Faisons en sorte que sa sinistre plaisanterie d’apprenti sorcier soit dévorée par un passé dont elle n’aurait jamais dû surgir.

Il n’y a que l’exubérance de la vie retrouvée qui puisse briser du même coup les menottes de la barbarie marchande et la carapace caractérielle qui estampille dans la chair vive de chacun la marque de l’économiquement correct.

La démocratie autogestionnaire annule la démocratie parlementaire

Il n’est plus question de tolérer que, juchés à tous les étages de leurs commissions nationales, européennes, atlantiques et mondiales, les responsables viennent nous jouer le rôle du coupable et du non-coupable. La bulle de l’économie, qu’ils ont enflée de dettes virtuelles et d’argent fictif, implose et crève sous nos yeux. L’économie est paralysée.

Avant même que le coronavirus révèle l’étendue du désastre, les « hautes instances » ont grippé et arrêté la machine, plus sûrement que les grèves et les mouvements sociaux qui, si utilement contestataires qu’ils fussent, n’en demeurèrent pas moins peu efficaces.

Assez de ces farces électorales et de ces diatribes de pacotille. Que ces élus, emmanchés par la finance, soient balayés tels des immondices et disparaissent de notre horizon comme a disparu en eux la parcelle de vie qui leur prêtait figure humaine.

Nous ne voulons pas juger et condamner le système oppressif qui nous a condamnés à mort. Nous voulons l’anéantir.

Comment ne pas retomber dans ce monde qui s’effondre, en nous et devant nous, sans édifier une société avec l’humain qui demeure à la portée de nos mains, avec la solidarité individuelle et collective ? La conscience d’une économie gérée par le peuple et pour le peuple implique la liquidation des mécanismes de l’économie marchande.

Dans son dernier coup d’éclat, l’État ne s’est pas contenté de prendre les citoyens en otages et de les emprisonner. Sa non-assistance à personne en danger les tue par milliers.

L’État et ses commanditaires ont bousillé les services publics. Plus rien ne marche. Nous le savons en toute certitude : la seule chose qu’il réussit à faire fonctionner, c’est l’organisation criminelle du profit.

Ils ont mené leurs affaires au mépris du peuple, le résultat est déplorable. Au peuple de faire les siennes en achevant de ruiner les leurs. À nous de tout faire repartir sur des voies nouvelles.

Plus la valeur d’échange l’emporte sur la valeur d’usage, plus s’impose le règne de la marchandise. Plus nous accorderons la priorité à l’usage que nous souhaitons faire de notre vie et de notre environnement, plus la marchandise perdra de son mordant. La gratuité lui portera l’estocade.

L’autogestion marque la fin de l’État dont la pandémie a mis en lumière et la faillite, et la nocivité. Les protagonistes de la démocratie parlementaire sont les croque-morts d’une société déshumanisée pour cause de rentabilité.

On a vu en revanche le peuple, confronté aux carences des gouvernements, faire preuve d’une solidarité indéfectible et mettre en œuvre une véritable autodéfense sanitaire. N’est-ce pas là une expérience qui laisse augurer une extension des pratiques autogestionnaires ?

Rien n’est plus important que de nous préparer à prendre en charge les secteurs publics, jadis assumés par l’État, avant que la dictature du profit les envoie à la casse.

L’État et la rapacité de ses commanditaires ont tout mis à l’arrêt, tout paralysé, sauf l’enrichissement des riches. Ironie de l’histoire, la paupérisation est désormais la base d’une reconstruction générale de la société. Celui qui a affronté la mort, comment aurait-il peur de l’État et de sa flicaille ?

Notre richesse, c’est notre volonté de vivre

Refuser de payer taxes et impôts a cessé d’appartenir au répertoire des incitations subversives. Comment seraient-elles en mesure de s’en acquitter, ces millions de personnes qui vont manquer de moyens de subsistance alors que l’argent, chiffré en milliards, continue d’être engloutis dans l’abîme des malversations financières et de la dette creusée par elles ? Ne l’oublions pas, c’est de la priorité accordée au profit que naissent et les pandémies et l’incapacité de les traiter. Allons-nous en rester à l’enseigne de la vache folle sans en tirer de leçon ? Allons-nous admettre enfin que le marché et ses gestionnaires sont le virus à éradiquer ?

Le temps n’est plus à l’indignation, aux lamentations, aux constats du désarroi intellectuel. J’insiste sur l’importance des décisions que les assemblées locales et fédérées prendront « par le peuple et pour le peuple » en matière d’alimentation, de logement, de transport, de santé, d’enseignement, de coopérative monétaire, d’amélioration de l’environnement humain, animal, végétal.

Allons de l’avant, même en tâtonnant. Mieux vaut errer en expérimentant que régresser et réitérer les erreurs du passé. L’autogestion est en germe dans l’insurrection de la vie quotidienne. Souvenons-nous que ce qui a détruit et interrompu l’expérience des collectivités libertaires de la révolution espagnole, c’est l’imposture communiste.

Je ne demande à personne de m’approuver, et moins encore de me suivre. Je vais mon chemin. Libre à chacune et à chacun d’en faire autant. Le désir de vie est sans limite. Notre vraie patrie est partout où la liberté de vivre est menacée. Notre terre est une patrie sans frontière.

= = =

L’abécédaire de Raoul Vaneigem

L’essentiel et l’indispensable de Raoul Vaneigem

« L’appel à la vie contre la tyrannie étatique et marchande » (Extraits) de Raoul Vaneigem

Guy Debord « La société du spectacle » (texte intégral)

 

 

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent,
à bas le salariat ! Vive la Commune Universelle !

 

 

 

Coronavirus et dictature technotronique… La remise à zéro est en marche, préparez-vous ! (James Corbett)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 avril 2020 by Résistance 71

 


(R)évolution… par le coronavirus !

 

Nous avons écrit à maintes reprises ce type d’analyse, nous ne pouvons qu’adhérer avec les mots de James Corbett tout en insistant sur une chose qu’il touche du doigt à la fin de ce billet : Nous devons impérativement nous concentrer sur la SOLUTION à amener à ce marasme, en gardant sans cesse à l’esprit, alors que nous avançons vers le chaos organisé par l’oligarchie qui proposera elle, sa solution toute faite à savoir sa dictature technotronique planétaire, qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a de fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Nous devons nous organiser solidairement sur une ligne simple:

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat pour que s’agence une société des sociétés des communes volontairement associées suivant deux lois naturelles fondamentales:

  • Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse en pareil circonstance
  • A chacun selon ses capacités et à chacun selon ses besoins

Le reste coulera simplement de source dans la très vaste majorité des cas… Laissons libre cours à notre intelligence enfin émancipée, inaliénée et parachevons notre humanité vraie dans l’entraide et la solidarité fondement de la nature humaine depuis quelques deux millions d’années, mais enfouie depuis quelques 5000 ans sous les détritus du parasitisme de la division politique induite.

Devenons qui nous sommes par delà le bien et le mal factices, par delà les supercheries de la société du spectacle marchand et toutes les impostures étatico-capitalistes qui vont être balayées par le tsunami qui s’en vient. Lâchons prise, cessons d’avoir peur, celle-ci est l’alliée de la division et de la malfaisance.

Qu’on se le dise ! 

~ Résistance 71 ~

 

 

C’est la remise à zéro globale, préparez-vous !

 

James Corbett

 

5 avril 2020

Source:

 

https://steemit.com/coronavirus/@corbettreport/this-is-the-global-reset-prepare-accordingly

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Ce fut le meilleur et le pire des temps, l’âge de la sagesse, l’âge de l’insouciance, l’époque de la croyance, l’époque de l’incrédulité, ce fut la saison des lumières, ce fut la saison de l’obscurité, le saut de l’espoir, l’hiver du désespoir, nous eûmes tout et rien devant nous, nous allâmes tous directement au paradis et de l’autre côté…”

 – Charles Dickens, A Tale of Two Cities

De temps en temps, le monde redémarre.

Parfois c’est un cataclysme ou un désastre naturel qui pousse le bouton de remise à zéro. Parfois c’est une révolution politique, parfois une guerre. Parfois c’est une innovation technologique.

La formule immortelle de Dickens sur “le meilleur et le pire des temps” provient de son roman au sujet d’un tel redémarrage : La révolution française. Les mots de Dickens capturent la dualité de ces points de fracture de l’histoire. Comme ce vieux tropisme au sujet du mot chinois signifiant “crise”, une remise à zéro présente à la fois un danger et une opportunité.

Il est maintenant apparent pour toutes et tous que nous sommes arrivés à un de ces moments de remise à zéro mondiale. Cette fois-ci on nous a demandé de croire que ce fut à cause d’une pandémie virale, que celle-ci a poussé le bouton de remise à zéro D’autres contesteraient que c’est en fait la panique sur cette pandémie (présumée) qui est responsable de cette crise. Pourtant, d’autres insistent également que cette pandémie n’est rien d’autre qu’une diversion pour la remise à zéro économique et cette crise profonde qui devait arriver quoi qu’il en soit. Peu importe, le fait demeure que le bouton de remise à zéro a été poussé. Personne ne sait exactement ce qui nous attend de l’autre côté, mais comme on nous le rabache sans cesse ces dernières semaines : rien ne sera plus jamais comme avant. La vie ne sera plus jamais comme avant.

Sur les traces de Dickens donc, explorant cette dualité de la nature de cette remise à zéro mondiale et soulignons les dangers et opportunités que nous présente cette crise.

C’est le pire des temps

Je ne pense pas que j’ai grandement à expliquer comment ceci est le pire des temps. Mais je vais néanmoins le faire.

c’est le pire des temps économiques. Il est sans précédent que 10 millions d’Américains se sont enregistrés au chômage en juste deux semaines et des millions sont supposés le faire dans les semaines à venir. Les chiffres sont tout aussi apocalyptiques au Canada, en Europe, en Corée du Sud et dans bien des parties du globe. L’expression de l’année sera “chaîne logistique” alors que bien des gens commencent à comprendre à quel point est petite et fragile la ligne d’approvisionnement de la planète en nourriture, médicaments et appareils médicaux, voitures, biens de consommation de haute technologie et en fait tout est fragile dans ce temps de dérangement massif mondial de la ligne d’approvisionnement. La banque fédérale monétarise plus avant la dette et balance du fric hélicoptère sur Wall Street aussi rapidement qu’elle peut l’imprimer, mais les marchés sont toujours au plus bas. Les queues de soupes populaires modernes se forment et il ne fait plus aucun doute que nous sommes entrés dans l’event horizon du trou noir de la plus grande des dépressions économiques.

Ceci est aussi le pire des temps pour la liberté humaine. La moitié de l’humanité est maintenant bloquée en confinement obligatoire ou est requise de “s’auto-isoler”. Les frontières se ferment et les points de contrôles routiers émergent comme des champignons pays après pays alors que voyager loin est de plus en plus restreint. Les drones de la police sont de plus en plus utilisés pour renforcer cette nouvelle norme de la “distanciation sociale” et des lignes de délation sont mises en place pour favoriser cafetage et collaboration. Les gouvernements sont en train maintenant d’ouvertement tracer les téléphones mobiles afin de contrôler les mouvements des citoyens à tout moment. La loi martiale médicale est là et cela va aller en empirant.

Ceci est le pire des temps pour notre santé. Il est très possible que de fait une arme biologique ait été volontairement ou involontairement relâchée dans la “nature” et sur le monde. Dans le même temps, l’installation des antennes 5G s’accélère, menaçant de compromettre plus avant les systèmes immunitaires et d’endommager toujours plus notre santé. Des soins potentiellement efficaces pour la maladie qui traîne de nos jours sont en train d’être activement supprimés par Big Pharma et ses complices des médias. Un vaccin mRNA complètement nouveau est en train d’être créé pour “guérir” et prévenir la maladie liée au CoV19 (NdT : SRAS-COV-2 ou CoV Caroline du Nord). Une fois ce vaccin prêt, on vous demandera la preuve de votre vaccination por que vous puissiez vous engager dans la plupart de vos activités quotidiennes alors que le Plan National pour Vacciner tous les Américains (The National Plan to Vaccinate Every American) se déroule devant nos yeux.

C’est le meilleur des temps…

Etant donné le “pire” entrevu de ce “pire des temps”, il pourrait paraître qu’il n’y a rien de bon et rein du “meilleur des temps” qui pourrait possiblement transpirer de cette remise à zéro mondiale. Il est important de se rappeler qu’une remise à zéro implique aussi d’effacer l’ardoise et j’ai déjà dit que ce n’est que dans ces moments de chaos qu’il y a une véritable opportunité pour un réel changement.

Si vous lisez cet article maintenant, il est fort probable que vous êtes déjà au courant de la nécessité de changer le statu quo (NdT: que nous avons appelé au fil des ans le statu quo oligarchique…). S’éveiller au fait que le monde que nous habitons est construit sur les mensonges des politiciens (NdT: eux-mêmes n’étant que des rouages de la nécessité systémique du mensonge pour maintenir la division et le pouvoir séparé du corps social pour l’exercer de manière toujours plus coercitive…), une dette qui sera impossible de repayer, une terreur synthétique faite d’évènements faux-drapeau et une règle militariste, est particulièrement inconfortable, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais cela amène une seconde charge : la mission Don quichottesque de convaincre ceux qui vous entourent qu’il y a un sérieux problème et que tout cela doit changer.

Cela ne devrait pas être bien difficile car après tout, beaucoup savent que le système est brisée et fonctionne très mal… Mais la propagande qui est martelée constamment est si effective et l’endoctrination a été si bien faite, que tout ce que peut faire la vaste majorité des gens est de râler avec ses voisins et de s’engager dans des discussions de café du commerce plutôt que de se révolter et de renverser une bonne fois tous ces psychopathes qui nous mènent en bateau et tentent de mener le monde à la mise en esclavage finale.

Mais maintenant que le bouton de remise à zéro a été poussé… Ce n’est que dans des temps semblables, quand tout change dramatiquement, que nous avons un grand espoir de convaincre les masses que quelque chose ne tourne pas rond et que nous devons agir. Je suis bien placé pour le savoir. les évènements dramatiques et spectaculaires des attentats faux-drapeau du 11 septembre sont la raison qui m’a amené à questionner la Matrix dans laquelle nous vivons. Si cette crise du coronavirus est vraiment un évènement du style du 11 septembre se déroulant au ralenti sur le monde, comme le suggère certains, alors beaucoup, beaucoup de nouvelles personnes fraîchement sans emploi et récemment “radicalisées” (NdT: dans ce contexte, exerçant leur esprit critique pour revenir à la racine des choses), ayant pas mal de temps libre, vont commencer à se réveiller à notre dure réalité très bientôt.

Ce grand réveil est tant attendu. Bien sûr que c’est une noble cause que de se rebeller contre l’agenda mondialiste, mais en cet âge de la tyrannie technocrate, les petites poches de résistances isolées peuvent être très rapidement trouvées et éliminées. Une action de masse sera requise pour avoir un effet redirecteur de cette crise et mener au changement radical. Maintenant, nous avons une véritable opportunité (peut-être la seule de notre vie) de secouer les masses de leur torpeur et de les motiver à agir. Si les pouvoirs qui ne devraient pas être en place avaient continué leur lent court-bouillon, cette grenouille qu’est l’humanité libre aurait été cuite en quelques décennies ; mais en faisant d’un coup monter la température pour accélérer le processus, ils vont provoquer la grenouille de sauter hors de la casserole.

Note de R71: La métaphore de la grenouille bouillant à petit feu sans s’en rendre compte est toujours amusante, mais ici dans ce contexte particulier, il faut aussi comprendre que l’oligarchie n’a plus trop le choix. En effet, le tsunami du marasme économique de ce qui est la crise finale du capital dans laquelle nous sommes entrés est inévitable. La seule chance de survie de l’oligarchie dans un monde post-capitaliste est de maintenir coûte que coûte la division de la société humaine en dominant et dominé et d’établir elle-même les règles post-marasme. Son agenda est le Nouvel Ordre Mondial, dictature technotronique dystopique où une humanité réduite à quelques 500 millions de personnes continuera de servir une caste “d’élus” dans un nouveau paradigme de fontaine de jouvence transhumaniste. C’est maintenant que l’oligarchie prépare le passage transitoire, en force, vers son monde alors que l’humanité désire le passage vers un monde égalitaire et indivisée, le point commun ? Les deux mondes passeront par par une étape transitoire de chaos. Seul le débouché diffère grandement… et c’est à nous et à personne d’autre de choisir ce qu’il sera !

C’est ce que nous en faisons… mais pas pour longtemps

Je ne vais pas ici vous vendre du faux espoir. Les choses sont graves. La mise en esclavage mondiale que les oligarques mondialistes mettent en place depuis des décennies, de la société sans argent liquide à l’état de surveillance totale, est en train de poindre à l’horizon (NdT: nous avons déjà un pied dedans en fait…). Il y a encore beaucoup de gens hypnotisés dans le public qui applaudissent cette monstruosité depuis leurs balcons, convaincus qu’ils sont d’être “socialement responsables” et d’aider à sauver des vies.

A ce point, motiver le public à se révolter contre le système sera difficile. Tous ceux qui ne se sont pas encore réveillés aux mensonges sur le 11 septembre, sur les mensonges et falsifications du système de banque centrale ou de la corruption du complexe militaro-pharmaceutico-médiatique et du renseignement sont des personnes qui très certainement ne se réveilleront jamais. Pire encore, personne n’a le pouvoir d’individuellement changer le cours des choses. Personne ne peut arrêter l’effondrement économique, ni personne ne peut empêcher la société telle que nous la connaissons de s’effondrer. Et peu importe à quel point nous pensons être préparés pour ce qui arrive, nous ne seront peut-être même pas capables de nous protéger ni ceux que nous aimons des effets dramatiques de cet effondrement qui vient assurément.


Tirez la chasse en sortant…

Mais il y a certaines choses que nous pouvons toujours contrôler : notre capacité de dire NON ! Notre capacité de refuser notre consentement. Notre capacité de résister.

Ce ne sera pas facile. Cela ne l’est jamais. La victoire n’est pas assurée et quoi que cela puisse paraître glorieux, quelqu’un qui meurt en martyr d’une cause, est mort et le demeure.

Non, je ne peux en rien promettre que nous gagnerons cette bataille et je peux aussi assurer qu’à partir de maintenant, il y aura bien des soucis, regrets et de cœurs déchirés. Mais peut-être, alors que la remise à zéro commence et que nous allons choisir notre mode d’action concernant cet évènement, que nous, à l’instar de Sydney Carton à la fin du livre de Dickens, pourrons trouver qu’il y a des destinées pires que la mort.

“C’est de loin la meilleure chose que j’ai jamais eue à faire et c’est de loin le meilleur repos vers lequel je me dirige qu’aucun que j’ai connu.”

= = =

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Notre dossier « Coronavirus CoV19 Caroline du Nord »

 


Plus que jamais…
Tout le pouvoir aux ronds-points

Coronavirus : Communiqué de la Fédération Anarchiste sur « l’état d’urgence sanitaire ou pas » et le confinement – mars 2020

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 8 avril 2020 by Résistance 71

 

 

Nous adhérons à ce communiqué de la Fédération Anarchiste sur le confinement en “état d’urgence sanitaire ou pas” et tenons à relayer la position raisonnée de la FA à ce sujet.
~ Résistance 71 ~

 

Communiqué des relations extérieures de la Fédération Anarchiste
Sanitaire ou pas, non à l’état d’urgence !

 

Le Monde Libertaire

 

Mars 2020

 

Source:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=Sanitaire_ou_pas_non_a_letat_durgence_!

 

Comme toujours, c’est en période de crise, de guerre, de violence ou de pandémie que se révèle le fondement autoritaire des États. Et celui dirigé par Emmanuel Macron ne fait pas exception. 

C’est au moment où la population est sous pression et tente de respecter au mieux les demandes des épidémiologistes pour freiner la progression du coronavirus que le gouvernement français décide de soumettre le pays à un nouvel « état d’urgence ». L’objectif est limpide et avoué : donner plus de pouvoir à l’Exécutif !

Alors qu’il est incapable de venir en aide aux sans-logis, alors qu’il maltraite les personnes enfermées dans les prisons et les CRA [note] , alors qu’il refuse de donner des moyens pour la santé il faudrait octroyer plus de pouvoir à l’État français ? Au fond ce besoin d’autorité n’a-t-il pas pour but de nous imposer de ne pas combattre la machine capitaliste ? Travaille, consomme, confine ?

Le confinement, utile, est une épreuve en soi, isolant souvent encore plus les personnes.

Pour ceux qui se rêvent les tenants de l’ordre et du pouvoir, les mesures nécessaires pour contrer le virus sont opportunes : difficile de manifester contre cet abus de pouvoir en pleine pandémie !

Rien aujourd’hui ne nécessite la mise en place d’un état d’exception sur le territoire. Tout comme rien ne l’imposait après les attentats de 2015. Pourtant, il a duré jusqu’en 2017. Nous, anarchistes, savons pertinemment quel est le but poursuivi : comme le gouvernement l’a fait en 2017, Macron et ses acolytes rêvent de faire entrer dans la loi courante des mesures censées être exceptionnelles…

Encore une fois ils nous font le coup du « c’est pour votre bien et ces mesures seront levées dès que tout sera revenu à la normale ». Et nous devrions les croire ? Promis, juré mais surtout pas craché en ce moment ! Non, nous ne sommes pas dupes !

À la solidarité ils préfèrent la matraque, à la santé ils préfèrent le profit. Rien de neuf, les États sont pourris. Hier comme aujourd’hui, demain comme dans cent ans, mort aux États, mort aux frontières, vive l’entraide et la liberté ! 

Luttons et organisons-nous pour notre idéal !

Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

Pendant le confinement, Le Monde Libertaire est gratuit, lire tous les numéros gratuitement de 2011 à 2020

= = =

Nous rajouterons à la conclusion de la FA :

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !
Vive la Commune dans l’avènement de la Société des Sociétés !
(Résistance 71)

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Devenons qui nous sommes…