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Coronavirus et manipulation politico-sociale : Le masque comme rite de passage vers un Nouvel Ordre Mondial…

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Le muselage… sanitaire

 

Le masque sanitaire comme rituel de soumission

 

Résistance 71 

 

15 juillet 2020

 

En ce 14 juillet 2020, Macronus 1er vient de rendre obligatoire les masques dans les lieux publics clos devant une crainte d’une “seconde vague” du virus qui ne viendra pas, mais surtout comme mesure d’imposition d’une nouvelle “norme” sociale de la paranoïa et du contrôle organisés.

Toute cette affaire du SRAS-CoV-2 ou “nouveau coronavirus”, organisme génétiquement créé en premier lieu, dans un laboratoire de l’université de Caroline du Nord, avant sa militarisation dans les labos secrets du Pentagone et son larguage à Wuhan par une fausse équipe sportive militaire yankee “participant” aux jeux inter-armées en octobre 2019, emprunte pas à pas tous les méandres d’une vaste opération planétaire d’ingénierie sociale pour la transformation de nos sociétés en quelque chose de bien plus contrôlable à souhait, toujours sous le coup du thermostat de la tension dont le curseur est monté et descendu le long de sa coulisse, faisant passer le statut psychologique collectif de “crainte” à “peur” jusqu’à “terreur” et “panique” selon les besoins oligarchiques du moment. 

A ce titre, une menace invisible, virale,  aux effets gonflées à dessein par des gouvernements et des merdias complices, est bien plus efficace qu’une menace terroriste. Plus personne en effet ne croit qu’un islamiste se planque sous son lit, le mousseux est éventé, place donc au nouveau croquemitaine : le bien antipathique et terrifiant Bébert Corona  alias COVID19 !


Hail Bébert !…

L’oligarchie eugéniste, malade de toujours plus de contrôle, mène nos sociétés vers une société de la grille de contrôle mondialisée, vers une nouvelle société de la dictature technotronique qui verra l’IA, les drones, l’internet des choses via la 5 puis la 6G, le nano-puçage, et le contrôle “sanitaire” paranoïaque total, contrôler à outrance nos vies quotidiennes à l’échelle planétaire. Les ordures aux manettes sont en train de nous faire passer d’une vieille société épuisée à un nouvel ordre mondial de la domination technotronique et elles veulent le faire avec notre “consentement” sanitaire. A ce titre, nous sommes contraints de nous soumettre à un rite de passage de l’une à l’autre des sociétés et comme tout rite de passage ancestral, ceci comprend ses propres stigmates, comme par exemple… le port du masque sanitaire.

Ainsi dans une 1ère phase, le masque est présenté comme inutile et même dangereux pour la santé, ce que soutient la science, car il n’est pas sain de porter un masque de la sorte des heures par jour. Puis on entre dans la 2ème phase où le masque est présenté comme le symbole de la survie, barrière ultime pour un nouveau virus qui ne fait pas plus de mort que la grippe saisonnière, même en gonflant les chiffres et râclant les fonds de tiroirs des morgues hospitalières. Il est avéré aujourd’hui que le taux de mortalité du CoV19, hors facteurs de co-mortalité, est de l’ordre de 0,45%, celui de la grippe saisonnière étant de 0,35%.

A Yankland, des officiels de la santé apparaissent à la TV pour dire aux gens de garder le masque même chez eux, prochaine étape, dormez avec, faites tout avec en fait ! Qui n’a pas vu une personne seule dans sa voiture avec son masque ?… Le conditionnement est en marche et fonctionne dans la vaste majorité des cas ! Pourtant, il suffit de dire NON !

Ainsi, le masque devient une espèce de “rite d’initiation” de masse à un nouveau paradigme social complètement construit, comme le furent l’État, les institutions, le commerce, l’argent et les modes de contrôle, au fil de l’histoire. Ces rites de passage existent depuis des millénaires et sont devenus courants dans les sociétés secrètes, dans l’armée qui n’est qu’un gigantesque rite d’obéissance et de soumission à tout un système.

Les rites d’initiation renforcent le désir de se conformer, d’appartenir à un groupe, et donc par ce truchement d’obtenir une validation identitaire. La méthodologie rituelle est presque toujours identique quelque soit le lieu ou le temps où elle prend place.

1) Dans un premier temps, l’initié est placé en isolement, ce qui le conditionne psychologiquement à ce qui va suivre et insiste sur l’importance du processus

2) Ses routines quotidiennes sont chamboulées à dessein afin de faciliter le passage aux nouvelles “normes”. Ceci relativise sa réalité, “désacralise” l’établi et le prépare au changement à venir.

3) Normalisation visuelle des initiés entre eux, comme avec par exemple le port d’un uniforme, se raser la tête, le tatouage, la scarification ou le port d’un objet, d’un artifice distinctif. Le but est d’annihiler l’identité individuelle de chaque initié(e) pour la remplacer par une identité collective et contrôlable à souhait. De la même manière, l’initié(e) se sent partie intégrante du groupe, puis…

4) L’initié(e) est mis(e) en situation traumatique de plus ou moins grande intensité. Une confusion et une angoisse plus ou moins importantes sont induites, à ce moment psychologique vital, l’initié(e) est mûr(e) pour sa transformation d’appartenance.

5) Cet état psychologique favorise l’introduction d’une nouvelle “norme”.

Nous voyons que ce rituel du masque est en train de créer une dissociation entre l’obéissance et la désobéissance, la conformité et la non-conformité, dans un nouveau rapport dichotomique.

Dans un contexte “initié / non-initié”, les initiés sont endoctrinés à voir les non-initiés, les rebelles, comme des ennemis et à agir en conséquence (agressivité, violence, délation, ostracisme).

Dans ce contexte, le port du masque devient une reconnaissance collective et permet aussi d’identifier les “déviants”… et de préparer le terrain pour cette nouvelle escroquerie vaccinale qui vient. Soyons aussi clair là-dessus: aucun vaccin ne peut marcher (si tant est qu’un vaccin puisse être efficace), le virus mute en permanence…
A partir de là, le pas à franchir vers le goulag réalisé n’est plus bien loin, ce n’est plus un pas insurmontable, mais un petit pas, un de ces petits pas de la “nécessité” sociale dans le meilleur des mondes mis en place et que bien des gens trouveront normal de franchir… si on laisse faire et laisse verrouiller cette grille de contrôle planétaire.
Pensons, soyons critiques, unissons-nous, et agissons de concert, flinguons cette dictature en marche avant qu’elle ne nous flingue !

= = =

Lectures complémentaires :

Nos articles les plus lus sur l’affaire du coronavirus CoV19

CoV19 – SRAS-COV-2, créé à l’université de Caroline du Nord

Nos articles et traductions sur le CoV19

Notre page « CORONAVIRUS, guerre biologique contre l’humanité »

Dossier-coronavirus-cov19-experience-ingenierie-sociale (PDF)

Dossier_special_CoV19_ingenierie_sociale_et_dictature_technotronique (PDF)

HistoriqueCartelPharmaceutique (PDF)

SARS-CoV_UCN (PDF)

 

Solution :


Gaulois penseur, donc réfractaire…


Phase 1…


Phase 2…


Phase 3…


Phase 3bis en simultané

 

14 juillet… Enfin réaliser l’échec et agir pour une commune universelle

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Résistance 71

 

14 juillet 2020

 

« Liberté – Égalité – Fraternité » nous a t’on dit, promis et rien de tout cela ne s’est jamais matérialisé. La « république » n’a jamais été qu’un torchon oligarchique qui mis en place la dictature marchande de tous les MM Jourdain  de France et de Navarre pour toujours le profit du plus petit nombre. Une scélératesse en a remplacé une autre dans la grande logique étatico-marchande. Pourtant quelques espoirs naquirent, notamment avec la « France des sections » des années 1790-93, qui, si elle avait vécu, aurait sans doute pu mettre le peuple sur la voie de la commune universelle. Elle fut bien entendue éliminée, pas sans avoir laissé une trace écrite avec la DDHC de 1793 qui proclame dans ses deux derniers articles:

Article 34
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs

(Deux derniers articles 34 et 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 24 juin 1793)

Ceci fut soigneusement enterré, mis sous le boisseau et les « constitutions » de toutes les républiques jusqu’à nos jours ne s’en sont jamais servie de base constitutionnelle et pour cause… Pourtant, cette DDHC figure toujours dans les archives du Conseil Constitutionnel et est exposée comme relique de ce qui est voulu comme être le « temps de l’enfance » de la « république ». Depuis la création des premiers états, la société humaine est en état de légitime défense face à l’oppression généralisée.

Dès 1774, Jean-Paul Marat le visionnaire écrivait déjà dans son tout à fait remarquable « Les chaînes de l’esclavage » :
« … bientôt la nation devient la pris des maltotiers, des financiers, des publicains, des concussionnaires : vampires insatiables qui ne vivent que de rapines, d’extorsions, de brigandages et qui ruinent la nation pour se charger de ses dépouilles. Les compagnies de négociants, de financiers, de traitants, de publicains et d’accapareurs, donnent toujours naissance à une foule de courtiers, d’agents de change et d’agioteurs : chevaliers d’industrie uniquement occupés à propager de faux bruits pour faire hausser ou baisser les fonds, enlacer leurs dupes dans des filets dorés et dépouiller les capitalistes en ruinant le crédit public…
C’est ainsi que les commerces métamorphosent les citoyens opulents et indigents en instruments d’oppression ou de servitude. Si le commerce corrompt presque tous ses agents, il a une influence bien plus étendue sur la société entière, par le luxe qu’il traîne toujours à sa suite.
[…] Pour rester libre, il faut sans cesse se garder de ceux qui gouvernent ; rien de plus aisé que de perdre celui qui est sans défiance et la trop grande sécurité des peuples est toujours l’avant-coureur de leur servitude. » (lire plus sur notre PDF)

Il est plus que grand temps que nous comprenions de manière collective qu’:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Lectures complémentaires :

Révolution française : Les amis du peuple

Jean-Paul Marat « Les chaînes de l’esclavage »

Jean Paul Marat, les 685 numéros de « L’ami du peuple »

Pierre Kropotkine « La commune de Paris »

Résistance 71 : Petits précis sur la société et l’État

40 ans : hommage à Pierre Clastres

Gustav Landauer « Appel au socialisme »

Du Chiapas aux Gilets Jaunes

 


Notre racine profonde: la société de l’être

Stopper le rouleau compresseur mondialiste : Analyse critique, savoir dire NON !.. et garder le cap

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Stopper le rouleau compresseur mondialiste

 

Claude Janvier

 

Juillet 2020

 

Grève civique aux municipales. Vague verdâtre, PS qui se maintient, LR qui pavoise et le RN qui gagne Perpignan. LREM en queue de peloton, mais n’oubliez pas que ce parti est composé de gens de gauche, de droite, du centre  et des écolos. Le fondu politique vaseux par excellence.  Rien de neuf sous le soleil républicain. L’uniformité est bien présente et risque de perdurer longtemps. En effet, ce cirque mielleux vient d’être corroboré par la nomination de Jean Castex (LR) au poste de 1er Ministre et par un sondage récent qui donne Macron et Le Pen au second tour des présidentielles de 2022, loin devant la droite, Mélenchon et les écolos. (1)

Une énorme lassitude m’envahit. Comment se sortir de ce sempiternel maelström, de ce sempiternel guêpier que la plupart des votants achètent aveuglément ?

Car, depuis 50 ans, nous assistons au bal des faux-culs qui est l’alternance droite/gauche ou inversement. 50 ans d’allégeance made in USA, 50 ans où la quasi-totalité des politiciens de notre pays et des pays européens œuvre afin d’établir un gouvernement mondial au mépris du peuple.  

Un peu d’histoire :

Dès 1940, bien avant leur entrée en guerre en décembre 1941, Washington s’était préparé à administrer la France comme un protectorat. L’affaire est peu connue, mais n’ayant pas la place pour tout développer dans ce billet, je laisse les lecteurs lire cet excellent article à propos de l’A.M.G.O.T – Allied Military Government of the Occupated Territories – (2). Washington avait aussi imprimé une monnaie, – le franc A.M.G.O.T., ou billet drapeau.

Tout était en place pour administrer la France à la libération comme une province dépendante. Le reste de l’Europe était aussi dans le collimateur américain.

Grâce au général de Gaulle et à quelques commissaires, le projet A.M.G.O.T. a capoté. Puis, le 7 mars 1966, le général sortait la France de l’OTAN. Il faut rappeler que de Gaulle a été le seul président non-atlantiste de notre pays. Le 11 mars 2009, Nicolas Sarkozy décidait de réintégrer notre pays dans l’organisation du traité de l’Atlantique nord. Nous sommes donc encore et toujours à la botte des USA.

Cela montre que les politiciens et financiers américains mondialistes sont tenaces. Porte fermée, ils rentreront par la fenêtre. Le travail de sape est économique, religieux, culturel, linguistique, et passe par la destruction systématique des valeurs familiales, sociétales et ethniques.

Le leitmotiv principal des mondialistes est une planète entièrement régie par un seul gouvernement. Si les nations n’existent plus, les guerres non plus. Dans l’absolu, ça peut sembler humaniste. Mais pour ça, il faudrait que le gouvernement mondial soit composé de gens éclairés et altruistes. Et c’est sur ce point précis que ça déraille. Les buts de l’élite mondialiste sont d’accroître leur pouvoir, leur puissance, et de contrôler la population mondiale. Argent, pouvoir et, finalement, immortalité. David Rockefeller a reçu 7 transplantations cardiaques, dont la dernière à 101 ans… Sans commentaires.

NdR71: Un commentaire quand même… Nous nous sommes entretenus avec l’auteur au sujet de cette information difficilement vérifiable et quelque peu sensationnaliste. Nous sommes d’accord pour dire qu’il faille la prendre avec les pincettes d’usage.

Revenons aux élections présidentielles. On nous a déjà fait le coup du duel du second tour, le candidat « propre » face au Front National. 2002 Chirac/Le Pen et 2017 Macron/Le Pen. Le reste des élections présidentielles françaises se résume aux sempiternels duels gauche/droite qui, au final, sont un mélange inepte d’idéologie politique, uniquement bénéfique pour les intéressés, qui a fini par donner naissance à la LREM.

Destruction de nos valeurs, destruction des fondements de la démocratie, destruction de notre économie, de notre savoir-faire et de notre culture.

– 7 mars 1966. Charles De Gaulle sort la France de l’OTAN.

– Mai 1968, coup d’état des gauchistes/trotskistes prenant le pouvoir pour se faire des places au soleil dans les sphères gouvernementales et médiatiques.

– 1973. La loi Pompidou est entérinée. Elle interdit à l’État de se financer gratuitement (ou quasi-gratuitement) auprès de la Banque de France. Dès lors, l’État n’a eu d’autre choix que de se financer sur les marchés financiers (ou auprès des banques) et donc de payer des intérêts.

– 1974-1981. Septennat de Valérie Giscard d’Estaing. Spécialiste de la Françafrique, il définit une politique étrangère fondée sur le mondialisme et la conciliation. (3)

– 1981-1995. Double septennat de François Mitterrand qui, avant de virer socialiste, avait été décoré de la Francisque sous Pétain – parrainé par deux anciens « cagoulards » (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du Maréchal Pétain, et Simon Arbellot. Pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire indiquant : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France. » Après la guerre, devenu socialiste et européiste convaincu, il œuvre pour la vocation européenne, persuadé que l’Europe devait s’unir pour survivre et que l’avenir de la France s’inscrivait dans cette direction. (4) À noter que Michel Rocard, lorsqu’il était Premier Ministre, a utilisé 28 fois le 49-3. Un record.

– 1995-2007. Septennat et quinquennat de Jacques Chirac. Tour à tour thatchérien puis travailliste, productiviste puis écologiste, mondialiste puis protectionniste, libéral puis dirigiste, gaulliste, rad-soc, réformateur, conservateur, droitier, centriste, anti puis pro-immigration. (5)

– 2007-2012 : Quinquennat de Nicolas Sarkozy. Trahison du peuple français le 4 février 2008, en entérinant le Traité de Lisbonne contre l’avis majoritaire du peuple français. Le 11 mars 2009, il réintègre la France dans l’OTAN (6)

– 2012-2017 : Quinquennat de François Hollande, prétendument grand ennemi de la finance internationale et de la finance spéculative. Il devait interdire aux banques d’exercer dans les paradis fiscaux et augmenter de 15 % la taxe sur les bénéfices des banques. Promesses non tenues.  Citons aussi le grand bradage fin 2014 d’Alstom au profit de Général Electric grâce à Emmanuel Macron, ministre de l’économie à l’époque. Impossible également de ne pas évoquer sa trahison dans l’affaire d’ArcelorMittal – 30 novembre 2012 – et de ne pas  mentionner sa boutade impayable sur les « sans dents ». (7)

– 2017-2020 : Quinquennat en cours d’Emmanuel Macron. Déjà six grandes promesses brisées ou rabotées. Détricotage méthodique constant de nos institutions. Répression sauvage des Gilets Jaunes. Privatisation honteuse de la FDJ le 7 novembre 2019. Réforme des retraites adoptée sans vote le 2 mars 2020. Beaucoup de lois sont votées la nuit à la va-vite ou l’ont été pendant le confinement. Par exemple, en cas d’urgence décrétée par l’état, les salariés pourraient travailler jusqu’à 60 heures par semaine. – 25 mars 2020 -. La privatisation des forêts et de l’ONF a été enclenchée le 23 janvier 2020. Les privatisations des barrages sont prévues et vont suivre. Impossible également de ne pas mentionner l’annulation de l’ISF. (8) et (9)

La régression est palpable. La France, 6e puissance mondiale, mais toujours championne du monde de la taxation et de l’imposition, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Déclin des valeurs familiales :

À partir de mai 1968, les valeurs familiales se sont effondrées. Le mot d’ordre de mai 68 était de « jouir sans entraves » comme disait l’ancien député européen aux penchants pédophiles, Daniel Cohn Bendit *, toujours invité par les médias. (10)

Depuis les années soixante-dix, un courant venu des Etats-Unis, la théorie du genre, affirme que le sexe est une orientation choisie. Le but est de casser la catégorisation masculin et féminin définie depuis la nuit des temps. Mais, pourquoi mettre en avant une théorie aussi tarabiscotée  ? Car, en effet, on peut se demander comment, sans théorie du genre, Amelia Mary Earhart (1897-1937) a réussi à être une aviatrice hors pair, comment Marie Curie (1867-1934) a pu recevoir le prix Nobel, comment Marilyn Monroe a pu avoir une relation lesbienne avec Joan Crawford et comment Rachel Carson (1907-1964) a pu être spécialiste en sciences environnementales.

À chacun d’assumer ses propres orientations sexuelles et familiales, à condition de respecter les choix d’autrui. C’est aussi simple que ça.

La dernière trouvaille en date : Parent 1 et parent 2. Plus poétique que ça, tu meurs. Soi-disant pour une égalité sociale, plutôt que père et mère. Là encore, le libre choix devrait être autorisé pour tous.

Déclin du travail :

Les travailleurs peuvent de moins en moins accéder à un confort de vie décent. Avec un SMIC à 1279 € net par mois, c’est plutôt rillettes et mousseux que foie gras et champagne. Nous sommes de plus en plus dans une stratégie qui privilégie les bénéfices immédiats au détriment d’un résultat à long terme. Exit la valeur d’une entreprise. Seuls les actionnaires font la pluie et le beau temps avec un seul but envers et contre tous : amasser de l’argent.

Chaque pays européen est dirigé par une oligarchie affichant l’image d’une « démocratie irréprochable » où le droit de manifester est tellement réprimé qu’exprimer des revendications légitimes vous expose aujourd’hui à des jugements à la va-vite, à des amendes, à des peines de prison, à des  blessures graves et à des mutilations.

Déclin de l’éducation : (11)

Collège unique, méthode globale, contenus allégés, mathématiques modernes, goûters éducatifs, évaluations des compétences…

Résultat : écriture le plus souvent illisible, difficultés à lire, orthographe à la ramasse, Baccalauréat donné, élèves de plus en plus incultes. 30 % des élèves ne comprennent pas ce qu’ils lisent.

Le certificat d’études primaires, dont les intellos se gaussaient comme étant de la gnognotte, avait jadis plus de valeur que le Bac d’aujourd’hui.

De jeunes étrangers, ne parlant pas le français et pétris d’interdits religieux et de traditions très éloignées de la nôtre, ont indirectement contribué à tirer l’enseignement vers le bas. L’immigration peut être positive, mais pas avec des gens incultes comme trop souvent aujourd’hui. Certains sont laissés à l’abandon au bord du Périf sous une tente Quechua, d’autres sont employés clandestinement et sous-payés – Chronopost **. Ces laissés pour compte construisent un communautarisme qui, au lieu de rassembler le peuple, le divise de plus en plus.

Déclin de l’économie : (12)

Abandon de l’industrie, dévalorisation du travail, allocations à outrance, abandon des valeurs de la production en faveur d’un commerce mondial fabriquant des produits bon marché qui tombent en rade une fois sur deux ou trois. Abandon des centres-villes au profit de zones commerciales démesurées hébergeant les mêmes enseignes. Pour le dépaysement, faudra repasser. Notre beau pays n’est plus qu’une vaste enseigne Mac Do ou Gifi.

Déclin de la culture :

L’art dit contemporain ou l’art dit comptant pour rien. Exit l’Art déco des années 1920. Depuis 40 ans, l’art vient des « States » et plus c’est laid, plus ça cote.

Une des toiles de Jean-Michel Basquiat vendue 110 millions de dollars en mai 2019 avait été acquise pour 9 000 dollars en 1984, soit un bond de 5 800 fois sa valeur en 33 ans », indique RFI. Vous ne connaissez pas l’artiste contemporain new-yorkais Basquiat ? Quelle chance !

Après la crotte de chien géante (Complex Shit), structure gonflable de quinze mètres de haut de l’Étasunien Paul McCarthy, après le sextoy gonflable de 24 mètres de haut érigé place Vendôme par le même Paul McCarthy (2014), ou après le « Dirty Corner » (également appelé « Vagin de la Reine »), monumentale trompe d’acier de 60 mètres de long du Britannique Anish Kapoor posée dans les jardins du château de Versailles (2015), la couillonnade atteint des sommets lorsque le plasticien Claude Lévêque apporte sa touche personnelle à la création bobo avec le soutien du ministère de la Culture dirigé par Franck Liester (LREM) : deux énormes pneus de tracteur couverts de feuilles d’or qui ornent pour un an les départs de rampe du double escalier intérieur du palais Garnier à l’occasion des 350 ans de l’Opéra de Paris.

Ces mochetés et leurs créateurs sont glorifiés quasi-religieusement dans tous les FRAC (fonds régionaux d’art contemporain) et autres galeries subventionnées par le ministère de la Culture. Ces artistes ringards qui, hier encore, n’auraient jamais osé exposer leurs grotesques bricolages en place publique occupent désormais le haut du pavé et se voient offrir une légitimité ridicule par les gestionnaires de la culture. L’anesthésie générale du public, dûment endormi par les médias, fait le reste. ***

L’art dit contemporain est un art hors-sol, artificiellement engraissé, destiné à abrutir les foules et à cultiver l’incompréhension.

Il nous reste encore la gastronomie et les bons vins dans notre pays, mais pour combien de temps ? Le CETA a été ratifié le 23 juillet 2019 – libre échange entre le Canada et l’Union européenne. Le TAFTA menace d’être entériné – Traité Transatlantique – qui vous apportera dans votre assiette le fameux poulet chloré made in USA. Délectable… Sauce Chili ou Ketchup ?

À part un candidat souverainiste ou nationaliste – de gauche ou de droite -, il n’y a aucune autre alternative contre le mondialisme. Rien ne me prédestinait à œuvrer en faveur des souverainistes car je me sens plutôt citoyen du monde, mais force est de constater que c’est le seul rempart qui existe contre le chancre mondialiste. Il est temps d’abandonner les querelles de clochers et de se rendre compte, que seule une alliance souverainiste et pourquoi pas libertaire, peut changer la donne.

Le fait que Jacques Attali déclare, et je cite : Souverainisme = antisémitisme, (Marianne, 4 octobre 2019) -, (13) , prouve que les mondialistes cherchent par tous les moyens, même stupides, à discréditer les souverainistes. BHL, que je ne présente pas, est, vous le devinerez, anti-souverainiste. Il qualifie les souverainistes de populistes, de fachos et d’anti-européens.

La seule façon de s’opposer à l’avancée inexorable d’un gouvernement mondialiste, c’est par les urnes., Que vous le vouliez ou non, vous allez devoir soutenir un candidat souverainiste et voter pour lui.

Existe-t-il des gens de bonne volonté capables de s’unir pour contrer le mondialisme ? Bonne question. Je n’ai pas la réponse, mais je pense que les querelles d’antan et d’aujourd’hui sont surannées et ne vont rien changer dans le futur. Seule une alliance inter-groupes, en dehors de la politique globale existante, peut changer la donne. 

Claude Janvier

(1) https://urlz.fr/dp5P ;  (2) https://urlz.fr/56xi ; (3) https://urlz.fr/dp6v ; (4) https://urlz.fr/dp5U ; (5) https://urlz.fr/dp5X ; (6) https://urlz.fr/dp60 ; (7) https://urlz.fr/dp62 ; (8) https://urlz.fr/dp65 ; (9) https://urlz.fr/dp67 ; (10) https://urlz.fr/dp6q ; (11) https://urlz.fr/dp6f ; (12) https://urlz.fr/dp6i ; (13) https://urlz.fr/dp6k

* Extrait de son livre « Le Grand Bazar » en 1975 : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses ? » Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. […] J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi».

** https://urlz.fr/dp6m

*** L’abandon français, Jean-Loup Izambert et Claude Janvier

= = =

Note de Résistance 71: Nous ne sommes pas forcément d’accord avec tout ce qui est dit dans l’article, mais l’analyse truculente et la conclusion montrant l’ouverture sur la nécessité de passerelles entre les différents bords de la résistance pour nous unir “en dehors de la politique globale existante”, n’ont pu que nous séduire. Sans doute plus à venir de Claude…

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Compilation de nos deux essais spéciale édition 10ème anniversaire :

Résistance 71-Du-chemin-de-la-société-vers-son-humanité-realisée

 

L’essentiel de Résistance 71 de 2010 à 2020 (PDF mis à jour de juillet 2020)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

 

Résistance 71

 

7 juillet 2020

 

Jo nous avait fait un très beau PDF de l’essentiel de nos publications depuis 2010, elle vient de nous le mettre à jour en ce mois de juillet 2020, qu7elle en soit présentement remerciée.
Ce PDF sera, avec la compilation de nos deux essais spéciale 10ème anniversaire « Du chemin de la société vers son humanité réalisée », le parfait compagnon de lecture pour vos congés d’été afin de revenir plus aiguisés que jamais pour une rentrée qui devrait être des plus chaudes socialement et politiquement. Si nous voulons reprendre les commandes de nos vies et de notre destinée politico-sociale, nous devons penser et agir de manière critique, radicalement (dans son sens étymologique) et venir de plus en plus nombreux à cette conclusion: Il n’y a pas de solution au sein du système et ne peut y en avoir… Il nous faut donc penser et agir en conséquence et cesser de faire le jeu de grand cirque étatico-capitaliste exploiteur et oppresseur depuis bien trop de siècles maintenant.

Ce PDF de maintenant 158 pages couvre nos publications essentielles depuis le début des publications de Résistance 71 en juin 2010. Par sa lecture, vous développerez plus avant votre connaissance critique sur les sujets suivants:

  • La théorie et la pratique du « diviser pour mieux régner » oligarchique
  • Wikileaks et Julian Assange, qui sont-ils vraiment ?
  • La dissonance cognitive
  • La théorie neo-con du « choc des civilisations »
  • La reconquête de l’histoire
  • Le colonialisme et comment en venir à bout
  • Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial
  • Vaincre les processus artificiels de la domination
  • La guerre par procuration en Syrie (pourquoi ? qui est qui ? et qui y fait quoi ?)
  • La montée de l’empire chinois et son association avec l’empire anglo-américano-sioniste
  • Qui est Nicolas Hulot et où naviguent « les verts » ?
  • Soutien aux Gilets Jaunes
  • Textes de réflexion pour Gilets Jaunes
  • Le CoV19 et la dictature sanitaire provoquée du SRAS-CoV-2 produit de laboratoire
  • CoV19 : la guerre biologique de l’oligarchie contre l’humanité
  • CoV19 Big Pharma et la Fondation Rockefeller
  • CoV19, le déconfinement et l’opération psychologique PsyOp
  • Du chemin de la société vers son humanité achevée

Résistance71 l’essentiel de 2010 à 2020
(version PDF mise à jour de juillet 2020)

Bonne lecture !

 


des sociétés


pour notre humanité réalisée…

 

Décadence continue et début de la fin pour la dictature marchande menant à l’avènement de la communauté humaine universelle (Guerre de Classe)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres imperialistes, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

Les gouvernements changent, l’exploitation capitaliste demeure !

 

Collectif Guerre de Classe

 

Juillet 2020

 

Dans une économie mondiale en pleine débâcle et qui a vainement tenté de se cacher derrière le mensonge spectaculaire du Coronavirus, la déconfiture du capitalisme français est manifeste. Face à l’exacerbation de la concurrence et à la saturation du marché mondial, l’État capitaliste renforce donc l’exploitation du prolétariat afin d’en tirer le maximum de profit. Une telle situation est lourde de menaces d’explosion sociale. La question qui est aujourd‘hui posée est donc de savoir combien de temps, la gauche moribonde et les flics syndicaux et gauchistes de tous genres désormais cornaqués par les imposteurs écolos-bobos de la prison marchande reverdie pourront encore cadenasser la classe ouvrière pour empêcher le surgissement des luttes de classes sur une base réellement anti-capitaliste ? Les quelques changements de pantins ministériels, de Philippe à Castex – docte spécialiste du “dialogue social” – témoignent de la crainte des appareils politiques et syndicaux d’être débordés par un prolétariat qui comprendrait désormais que les mystifications Coronavirales, antiracistes et écologistes sont simplement les dernières cartes du Capital-monde afin de tenter d’échapper à sa propre crise mortelle.

Les taux très élevés d‘abstention aux dernières municipales, dans les zones ouvrières périphériques, démontrent qu’un nombre croissant de prolétaires commence à comprendre que toutes les sectes politiques n’ont qu’un objectif: nous faire accepter une cure de super-austérité depuis si longtemps fantasmée à droite comme à gauche mais désormais rendue absolument obligatoire par le niveau de crise accélérée actuelle. Ainsi se précise de plus en plus un véritable ras-le-bol du cirque électoral de la dictature démocratique du profit tout entier à mesure que la colère ouvrière monte en remettant en cause toute la merde capitaliste de l’exploitation laquelle n’a rien d’autre à nous offrir que la mort lente dans les bagnes salariaux de la misère sociale sans fin…

Le dernier plan de rigueur anti-prolétarienne mis en place par l’ancien gouvernement et nécessairement validé et accentué par le nouveau officialise l’entrée dans les débuts de la grande décomposition qui pourra conduire à la crise finale de l’économie de la servitude. Tous les gouvernements et tous les rackets politiques du Capital qui s’usent tous plus vite les uns que les autres tentent d’arborer de nouveaux visages pour masquer que le bordel électoral est tout entier déterminé par la crise généralisée de la loi de la valeur et du monde de la domestication… C’est ainsi que le capitalisme mondial qui s’est engagé dans la totale paralysie industrielle, bancaire et commerciale est en train d’avouer qu’il a commencé à ne plus pouvoir se reproduire. Ce qui va réaffirmer, dans toute sa force, le rôle essentiel de la crise catastrophique de l’univers de la marchandise comme véhicule de la subversion sociale et de la nécessaire guerre de classe qui mettra fin à la tyrannie de la civilisation de l’argent.

Les années qui viennent, ici comme partout ailleurs, seront celles où la décadence précipitée du monde de la monnaie et de l’échange fera surgir des affrontements de classe décisifs qui constitueront le prologue de l’alternative 3° guerre mondiale ou révolution sociale. C’est dès maintenant qu’il faut prendre l’offensive, non pour améliorer notre esclavage mais pour en abolir les fondements !

LE SALARIAT C’EST LA MORT DE L’ÊTRE HUMAIN !

À BAS L‘ÉCONOMIE NATIONALE ! À BAS TOUTES LES NATIONS DE LA RAISON MARCHANDE ! À BAS TOUS LES ETATS !

LES PROLÉTAIRES N’ONT PAS DE PATRIE !

AUTO-ORGANISATION du prolétariat pour la destruction de la production marchande pour l’émergence de la COMMUNAUTÉ HUMAINE UNIVERSELLE !

Juillet 2020 – Guerre de Classe

Source: https://guerredeclasse.fr/2020/07/04/les-gouvernements-changent-lexploitation-capitaliste-demeure-2/

Le texte sous forme de tract PDF:

Tract Guerre de Classe Juillet 2020

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Textes complémentaires :

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi
retourne-toi et regarde d’où tu viens
Proverbe Africain

La société des sociétés comme évolution face au « progressisme » de la décadence étatico-capitaliste…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 3 juillet 2020 by Résistance 71

 

 

« Ainsi, pratiquez et combinez l’entraide !
C’est le plus sûr moyen de donner à tous

la plus grande sécurité, la meilleure garantie d’existence 
et de progrès, corporellement, intellectuellement et moralement.
C’est ce que la nature nous enseigne et ce qu’ont fait ces animaux
qui ont atteint le plus haute degré dans leurs classes respectives. »
~ Pierre Kropotkine, « L’entraide facteur de l’évolution », 1910 ~

 

C’est l’anarchie qu’il nous faut !

IN UMANITÀ NOVA DU 10 MAI 2020, TRADUCTION DE TONI GROUPE GERMINAL DE MARSEILLE

 

24 mai 2020

 

Source: 

https://www.monde-libertaire.fr/?article=Cest_lAnarchie_quil_nous_faut

 

La crise sanitaire déclenchée par l’irruption de la pandémie du COVID19 exige dans les cas graves l’accueil aux services des urgences cardio-respiratoires . En submergeant les systèmes sanitaires de nombreux pays, en particulier ceux qui avaient le plus poursuivi les recettes néolibérales sur la santé publique, elle est devenue le sujet principal des discussions en public comme en privé. Maintenant que dans divers pays la peur de la mort, la sienne et celle des proches, s’atténue avec la diminution du nombre des nouveaux contaminés et des morts, et que peu à peu se libèrent des lits aux urgences qui ont été dépassés au moment du pic, nous voilà en train d’entrer dans une nouvelle peur : celle d’une crise économique sans commune mesure avec celles qu’a connues précédemment notre planète.

Durant cette période l’écroulement de la santé publique a imposé la ségrégation sociale pour éviter la catastrophe : cela a débouché, comme nous le savons tous, sur la cessation de presque toutes les activités de productions estimées non essentielles, ainsi que les souterraines (travail « au noir », voire illégales au sens strict) qui se déroulaient dans les secteurs considérés plus ou moins comme essentiels. Depuis, l’absence de revenus commence à se faire sentir : naturellement pour ceux qui ont dû interrompre totalement leurs activités, mais aussi, ce qui ne doit pas être sous-estimé, pour ceux qui ont conservé un certain revenu mais fortement diminué (chômages, pertes des heures supplémentaires qui habituellement amélioraient le revenu). Par ailleurs les promesses de divers aides annoncées par l’État sont relativement faibles et tardent à rentrer.

Aujourd’hui il n’est pas nécessaire de faire appel à Keynes et à son concept de multiplicateur / démultiplicateur [note] pour comprendre qu’on se trouve confronté à une crise qui s’annonce bien plus grave que celle de 2008 [note] qui se développa surtout dans un seul secteur, celui de la finance, avant de s’attaquer à tous les autres. Nous sommes dans une situation dans laquelle un très grand nombre de secteurs économiques – pratiquement tous – ont été atteints en même temps. Mais pas seulement : à la différence de toutes les crises précédentes qui ont suivi les guerres, l’étendue de la crise mettra probablement en difficultés même les pays qui ont réussi à affronter la crise en subissant moins de dégâts, parce que l’efficacité de leur système sanitaire a permis de limiter les restrictions ; en fait ces pays – l’Allemagne en est un exemple paradigmatique – dont l’économie était essentiellement tournée vers l’exportation, sont confrontés aux difficultés des pays importateurs, et leurs économies subissent par contre coup une chute drastique.

Il est difficile de faire des prévisions exactes sur de telles situations. Il est banal de proclamer que l’Histoire ne se répète jamais deux fois, et ceci vaut aussi pour l’Histoire économique. Cependant il ne s’agit pas de dire ce qui va arriver – vu que nous y sommes encore – mais sur la portée de cette crise qui, comme nous l’avons dit s’annonce majeure. Nous devons espérer qu’elle n’atteigne pas le niveau désastreux de celle de 1929 qui déboucha littéralement sur des famines ayant entraîné la mort au sein même des pays industrialisés de l’époque [note] . Il est pourtant très probable que l’avenir s’annonce avec un taux de chômage en croissance, une chute des salaires, et, pour beaucoup d’entre nous, de survie quotidienne, étant donné qu’au présent même nous voyions déjà dans nos pays des millions de familles, et des centaines de millions dans le Monde en général, en extrêmes difficultés du point de vue alimentaire. C’est déjà le scénario que nous devons affronter et qui risque de s’aggraver toujours davantage.

C’est dans de telles situations qu’on constate l’absence d’anarchie, et d’un communisme autogestionnaire, qui permettrait d’affronter la force meurtrière d’un système hiérarchique, de l’État, et du Capitalisme. Comme le disait Kropotkine dans La conquête du pain, l’économie politique de la bourgeoisie, sous couvert de science, cache un raisonnement idéologique erroné, à savoir que la référence de ses analyses et de ses agissements, repose sur le profit plutôt que sur la satisfaction des besoins des êtres humains. La crise qui est déjà la nôtre, et celle qui s’annonce, ne sont dues qu’aux contraintes de la législation de la propriété privée, du salariat et de la nécessité de faire du profit ; sans ces lois, sans les hiérarchies sociales, dans une société anarchiste, le problème ne se poserait absolument pas. Ni le matériel, et d’abord l’ensemble des machines, ni les compétences n’ont disparu. Ce sont les hiérarchies, la gestion étatique et capitaliste qui les rendent inexploitables. Sans celles-ci, les outils et les savoirs seraient disponibles pour une utilisation plus rationnelle afin de satisfaire les besoins de chacun et chacune.

C’est ce que nous ne devons pas perdre de vue pour affronter la crise actuelle et ses probables développements : la prise de conscience que le système hiérarchique produira des crises à répétition et, même dans des conditions normales, la misère pour la majorité et des richesses toujours plus démesurées pour une minorité toujours restreinte ; c’est ce système qui doit être surmonté pour le bien et la survie même de l’humanité.

Cependant, dans une situation de crise économique comme celle que nous sommes en train de traverser et qui pourrait s’aggraver vertigineusement, d’une part il faut certes revendiquer dans l’immédiat une redistribution de la richesse produite collectivement mais que le système hiérarchique détourne de la grande majorité de l’humanité à son seul profit, et pour cela privilégier, quand les rapports de force le permettent, l’accès direct aux biens et aux services plutôt qu’une compensation monétaire, et d’autre part développer le plus possible les actions de secours mutuels qui se sont spontanément créées partout dans le monde.

Les actions mutualistes, ont de fait de nombreux avantages. Avant tout elles préfigurent une société sans hiérarchies sociales et politiques, égalitaire et autogestionnaire, accoutumant les personnes à ce mode de rapports sociaux, et nous n’avions pas besoin de la pandémie pour le découvrir ; il représente notre seul espoir d’un futur à notre humanité. Par ailleurs elles habituent les personnes à ne compter que sur elles-mêmes, dans un engagement mutuel entre égaux, qui ignore l’aide malveillante des gouvernants et la logique mercantile.

Ce qu’il faudra faire concrètement dépendra naturellement des rapports de forces. Ce qui importe c’est qu’aujourd’hui nos actes contribuent à alléger les souffrances imposées par la crise capitaliste daSociété des sociétés, anarchiens le cadre d’une réflexion qui ne perde pas de vue l’objectif général et n’aille pas à contre-courant. Au fond, même dans le cas présent, le gradualisme révolutionnaire de Malatesta conserve toute son actualité : 

« Nous incitons les travailleurs à exiger et à imposer toutes les améliorations possibles et impossibles, et nous ne voudrions pas qu’ils se résignent à souffrir aujourd’hui dans l’attente d’un paradis futur. Et si nous sommes contre le réformisme ce n’est certes pas parce que nous ne nous soucions pas des améliorations partielles mais parce que nous croyons que le réformisme est un obstacle, non seulement à la révolution, mais aussi aux réformes. (…) Parce que sont atteints des gens qui s’étaient habitués à un certain bien-être et qui supportent mal sa dégradation, un accroissement de la misère, une grande crise industrielle et commerciale peuvent déboucher sur un mouvement insurrectionnel et engendrer une transformation sociale. Parce que, si l’avènement ne se produisait pas rapidement, et si on laissait passer le temps que le peuple s’habitue progressivement à un mode de vie inférieur, la misère qui s’est manifestée perdrait sa potentialité révolutionnaire et aboutirait à une dépression et à l’abrutissement. »

Ces paroles publiées il y a exactement cent ans, dans la situation du Biennio Rosso [note] et de la crise qui suivit la première guerre mondiale, doit demeurer aujourd’hui une référence non seulement pour nous, mais plus généralement, de tous ceux qui ne veulent pas que « tout revienne comme avant », voire, pire qu’avant.

Enrico Voccia, in Umanità Nova du 10 mai 2020, traduction de Toni

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Lectures complémentaires :

« Errico Malatesta, écrits choisis »

« La conquête du pain », Pierre Kropotkine

« L’anarchie dans l’évolution socialiste », Pierre Kropotkine

« Anarchisme et organisation », Rudolph Rocker

« Évolution et révolution », Élisée Reclus

« La société du spectacle », Guy Debord

« De la Commune à la pratique anarchiste », Louise Michel

« L’inévitable anarchie », Pierre Kropotkine

« Un monde sans argent », Ber Yann Tillemont

« Petits précis sur la société et l’État », Résistance 71

« Appel au socialisme », Gustav Landauer

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Changement de paradigme politique : lâcher-prise des macrostructures, plaidoirie pour les structures minuscules d’une société des sociétés

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 20 juin 2020 by Résistance 71

 

 

Excellente analyse ci-dessous, qui nous rapproche du concept abordé sur ce blog de la société des sociétés. Tout en revient à comprendre qu’il y a une alternative organique et naturelle à la destruction méthodique de la société humaine entreprise il y a quelques 5000 ans par la société se centralisant en états, puis en états-nations capitalistes, pourvu que nous comprenions les rouages et la nécessité de lâcher enfin prise d’avec les macrostructures mortifères pour embrasser les microstructures de la vie, tout simplement. Refusons l’artificiel fabriqué (état, marchandise, argent et salariat) et revenons au cycle de la vie pour enfin être qui nous sommes dans notre humanité organique collective réalisée.
Le texte ci-dessous, dans sa clairvoyance, nous ouvre une porte supplémentaire de perception authentique.
~ Résistance 71 ~

 

Structures minuscules

 

Yasnaya Elena Aguilar Gil

 

14 juin 2020

 

Source de l’article en français:

https://www.lavoiedujaguar.net/Structures-minuscules

 

Quel serait le niveau de mortalité du coronavirus dans un monde où il n’existerait pas de macrostructures comme le capitalisme ?

De paroles attribuées à Démocrite, le biologiste français Jacques Monod a tiré le titre principal de son extraordinaire livre Le Hasard et la Nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. La citation complète attribuée au philosophe du sourire est la suivante : « Tout ce qui existe est le fruit du hasard et de la nécessité. » Plutôt que de discuter la pertinence de cette citation dans la situation actuelle, j’aimerais revenir sur les passages les plus troublants du livre de Monod qui m’ont initiée à la passionnante question de savoir si les virus sont ou non des êtres vivants. On sait qu’il s’agit d’entités biologiques constituées de matériel génétique qui infectent des cellules où se reproduisent de multiples copies de ces entités. Les virus sont si petits que la plupart d’entre eux ne peuvent pas être observés par les microscopes optiques courants. Ce sont de minuscules structures qui transitent entre le monde de l’inerte et celui du vivant. Au cours de l’histoire de l’humanité, et même avant leur découverte, elles ont mis en crise et révélé le fonctionnement de macrostructures d’une autre nature. Le nouveau coronavirus qui a provoqué la pandémie du Covid-19 dans le monde montre la radiographie d’une gigantesque structure socio-économique comme le capitalisme, dans laquelle les segments opprimés de la population sont terriblement vulnérables aux ravages de cette maladie : les communautés ayant peu accès au système de santé, les personnes qui ne peuvent suivre les consignes de prévention en raison de leur situation économique ou les migrants aux frontières où la violation de leurs droits humains fondamentaux est courante. Par ailleurs, les rapports officiels indiquent qu’en plus des personnes âgées les personnes souffrant de diabète, d’hypertension ou d’obésité sont particulièrement vulnérables à cette nouvelle entité minuscule. Un pourcentage considérable des décès dus au Covid-19 au Mexique sont liés à ces maladies. En 2015, on estimait qu’environ 415 millions de personnes dans le monde souffraient de diabète, et sa croissance rapide le situe parmi les dix maladies qui ont causé le plus de décès au cours des dernières décennies, ce qui est en rapport direct avec la consommation de produits alimentaires industrialisés. Le capitalisme en tant que macrostructure a donc créé ses propres segments vulnérables à la microstructure du nouveau virus qui menace nos systèmes immunitaires affaiblis, préalablement minés par la consommation d’aliments industrialisés que la publicité vend comme désirables. Parallèlement, dans les grandes villes, la prétendue nourriture biologique devient un article de luxe auquel les personnes en situation de pauvreté ne peuvent accéder. Un tout petit virus se niche dans les structures déjà corrodées par les mégasystèmes sociaux qui ordonnent le monde ; dans de très nombreux cas, le virus se multiplie, infecte et détruit les corps qui ont été précédemment exposés, affaiblis et paupérisés par le macrosystème capitaliste.

Séduits par les macrostructures, nous avons cru aussi en l’impossibilité de leur disparition, nous les avons déclarées indispensables. Les récits sur l’histoire du monde, et en particulier celle des États nationaux, ont mis l’emphase sur les étapes qui expliquent la création des macrosystèmes sociaux : le passage des sociétés nomades aux sociétés agricoles est souvent expliqué comme une condition importante de l’existence de la stratification sociale qui se décantera plus tard en cités-États qui pourront alors donner naissance à des empires ou à des sociétés esclavagistes disposant de la main-d’œuvre nécessaire pour faire de grandes pyramides dont nous soyons fiers, de grandes civilisations qui érigent des constructions colossales très souvent décrites comme un antécédent historique des macrostructures socio-politiques actuelles par excellence : les États nationaux. L’empire mexica, ses gloires et ses monuments sont ainsi relatés comme s’ils faisaient partie de l’histoire du Mexique. Le développement d’une classe gouvernante est interprété comme un signe de développement dans cette évolution positiviste de l’histoire qu’on nous a appris à souhaiter ; la stratification sociale est présentée comme une condition nécessaire pour que, dans différentes parties du monde, les sociétés passent du simple village à la ville-État à l’aube de l’histoire. Nous célébrons le cheminement vers la construction des macrostructures sociales. Cependant, à côté des larges avenues où défilent les grands épisodes de l’histoire des sociétés mégastructurées, il a toujours existé des structures sociales minuscules : des communautés, des hameaux, des villages qui ont renoncé à la stratification sociale sur le chemin du développement linéaire des civilisations, des peuples nomades qui n’ont pas renoncé à l’être, des systèmes sociaux qui ont géré la vie en commun loin des grands centres de civilisation et dont l’existence n’a parfois même pas été enregistrée par l’histoire.

Cette passion pour le macro nous empêche d’entrevoir d’autres possibilités, cette passion pour le macro nous amène à penser qu’une mégastructure dotée d’un pouvoir central comme l’État mexicain ne peut cesser d’exister. Cette fascination pour le macro explique que, lorsque je parle des possibilités d’autogestion et de sociétés fondées sur le soutien mutuel et la réciprocité, je reçois souvent des réponses qui affirment que cela peut fonctionner dans de petits villages comme celui où je vis, dans de petites communautés indigènes ou des agglomérations rurales, mais que cela ne fonctionnerait jamais pour une grande ville comme Mexico. Alors, je réponds en invitant à faire un exercice d’imagination : pensons à la ville de Mexico comme un conglomérat de minuscules structures autorégulatrices fondées sur l’autogestion et la réciprocité qui établissent des alliances avec de multiples autres structures minuscules pour répondre, le cas échéant, à des besoins et à des problèmes concrets. Supposons, par exemple, que les assemblées de quartier qui régissent la vie commune des familles voisines collaborent, quand besoin est, avec d’autres quartiers autonomes. De ce point de vue, Mexico ne se présenterait pas comme une grande structure inévitable, mais comme un réseau de petites structures qui configurent leurs alliances selon leur nécessité (par exemple, pour produire ou échanger des fournitures médicales en pleine pandémie) mais qui gèrent aussi la vie en commun dans des unités quartiers, des unités banlieues et des unités autonomes. Nous pouvons aller plus loin et penser le monde non pas comme la somme d’États nationaux, mégastructures sociopolitiques qui ont morcelé le monde et établi des frontières et des pouvoirs centraux, mais comme un conglomérat changeant, collaborateur et adaptable de structures sociales minuscules, telles que ma communauté, où le fonctionnement de l’assemblée est constitué en une force qui agit contre la création d’une classe gouvernante et qui permet à un professionnel, un paysan, un enseignant d’école maternelle ou un menuisier de participer en tant que membre du gouvernement communal pendant une période déterminée, au terme de laquelle ils seront remplacés.

Face aux systèmes d’oppression, ce sont les petites structures qui ont le mieux résisté et rendu la vie possible. Avec la destruction des macrostructures des grandes seigneuries méso-américaines après l’établissement de l’ordre colonial espagnol, ceux qui ont survécu ont créé, dans de nombreuses régions de ce territoire, des microstructures relativement autonomes fondées sur le fonctionnement de l’entraide, de l’autogestion et de ce que l’anthropologue mixe Floriberto Díaz et l’anthropologue zapotèque Jaime Luna ont appelé la « communalité ». Loin des grands moments et monuments historiques de ces cinq cents ans, nos microstructures ont résisté à l’oppression des macrosystèmes comme le colonialisme ou la création de l’État mexicain, nos microstructures ont défendu le territoire et les biens communs, dans nos minuscules structures nous avons rendu possible la vie bien que les macrosystèmes, leurs pouvoirs centralisés et leurs classes dominantes nous aient apporté la mort et, dans un presque silence que l’histoire n’enregistre pas, nous avons reproduit nos cultures et nos peuples envers et contre tout. Je vois une relation entre ce processus et la phrase qui apparaît au post-scriptum du texte créé par Indigenous Action Media, Rethinking the Apocalypse : An Indigenous Anti-Futurist Manifesto : « Notre organisation était cellulaire, elle n’avait pas besoin de mouvements formels. » Désertons donc la formalité du macro et organisons le monde en structures cellulaires.

Malgré la fascination pour les macrostructures qui nous a été inoculée, il nous faut admettre que leur fonctionnement est peu compatible avec la construction de sociétés plus équitables fondées sur l’autogestion et le soutien mutuel. L’État-nation en tant que macrostructure entre en crise et a de la peine à réagir quand il s’agit de protéger notre vie au milieu d’une pandémie car il ne peut, par définition, personnaliser les soins. Je pense en revanche aux effets qu’une minuscule structure biologique telle que le nouveau coronavirus aurait dans un monde où les macrostructures comme le capitalisme et les États-nations n’auraient pas créé de segments vulnérables comme les migrants aux frontières meurtrières et les personnes qui ne peuvent pas suivre les recommandations en matière de santé vu leur extrême pauvreté, où le capitalisme n’aurait pas vendu aux gens des aliments industriels qui se sont transformés en diabète sucré. Je pense à un monde de minuscules structures solidaires où la nourriture et la qualité des aliments auraient été gérées de manière plus juste et plus organique, où les soins aux personnes âgées auraient été plus collectivisés, où le nationalisme qui réquisitionne les fournitures médicales nécessaires pour faire face à la pandémie et les refuse aux autres en raison de leur appartenance à un autre État-nation et qui ferme les frontières aux migrants n’existerait tout simplement pas. Quel serait le niveau de mortalité de la microstructure du virus dans un monde où n’existeraient pas de macrostructures comme le capitalisme ? Face à la pandémie, les soins et les problèmes auxquels nous sommes confrontés peuvent être gérés en commun dans de minuscules structures qui entretiennent des relations de solidarité et de coopération avec d’autres microstructures selon le mot d’ordre que j’ai entendu pour première fois dans la bouche de l’écoféministe indienne Vandana Shiva, mais qui lui est parvenue d’époques antérieures : pense globalement, agis localement. Et notre locus est le minuscule.

Dans le Livre de Daniel, le roi Nabuchodonosor, monarque d’un grand empire, raconte un rêve troublant : apparaît une grande statue faite de différents matériaux, la tête est en or, le torse est en argent, les hanches en bronze, les jambes sont en fer et les pieds en argile ; une pierre tombe et roule vers les pieds de la statue qui, étant faits d’un matériau faible, entraînent la chute de toute la statue bien que le reste soit fait de matériaux plus solides. Les États nationaux sont des idoles aux pieds d’argile qui vacillent lorsqu’ils entrent en collision avec une petite pierre, une petite structure qui habite entre le vivant et le mort. Une pierre qui s’amplifie en pandémie dans la chambre d’écho qu’est le capitalisme. La résistance sera minuscule. Certains regretteront peut-être la tête dorée de l’idole ou les grands bâtiments construits par le travail des esclaves, mais il nous restera la vie car, comme le dit un vers du poème d’Isabel Zapata Una ballena es un país : ce qui est minuscule résiste toujours.

Yásnaya Elena Aguilar Gil

Texte d’origine :

Estructuras minúsculas 

5 avril 2020.

Traduit de l’espagnol (Mexique)

pour les éditions Rue des Cascades

par Joani Hocquenghem

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Lectures complémentaires :

Manifeste pour la société des sociétés (Résistance 71)

Paulo Freire:
« La pédagogie des opprimés »
« L’éducation comme pratique de la liberté »
« Extension ou communication »

Pierre Clastres:
« Société contre l’État, échange, pouvoir et philosophie de la chefferie indienne »

James C. Scott:
« L’art de ne pas être gouverné »
« Contre le grain, une histoire profonde des premiers états »

Pierre Kropotkine:
« L’entraide, un facteur de l’évolution »

Gustav Landauer:
« Appel au socialisme » (Plaidoirie pour la société des sociétés)

 

 

Dictature marchande et mystification socio-politique… Pour un monde sans argent ni État ! (Collectif Guerre de Classe)

Posted in actualité, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 juin 2020 by Résistance 71

 

« La société modernisée jusqu’au stade du
spectaculaire intégré se 
caractérise par l’effet combiné
de cinq traits principaux, qui sont :
le renouvellement technologique incessant, la fusion
économico-étatique, le secret généralisé, le faux
sans réplique, un présent perpétuel. » (Guy Debord)

 

Pour un monde sans argent ni État !

 

Collectif Guerre de Classe

 

10 juin 2020

 

Source du texte:

https://guerredeclasse.fr/2020/06/10/pour-un-monde-sans-argent-ni-etat/

 

[…]

Le taux de délire de l’idéologie anti-raciste est inversement proportionnel à la puissance des tendances radicales de  la conscience distincte de l’époque.

De nos jours, l’ampleur  spectaculaire de l’indistinction multi-culturaliste traduit positivement la misère intellectuelle du temps-marchand tout-puissant et l’absence de volonté de changement critique qui en découle.

L’endiguement actuel de tous les conflits sociaux potentiellement radicaux se retrouve systématiquement grevée de la mythologie des « minorités visibles » copieusement favorisées et entretenues à titre de clientèles spectaculaires privilégiées du temps inchangeable.

Le clivage anti-raciste intervient ici comme l’essentialité  de la normalisation spectaculaire en ce qu’il offre cette possibilité anesthésiante permanente de passionner les foules hébétées dans la prison mentale de questions indistinctes constamment infra-réelles et anti-critiques  puisque le spectacle des mystifications socio-politiques n’a en vérité pas d’autre objectif que de masquer et de consolider la disparition radicale de toute réalité et de toute critique distinctes.

Le temps humain devenu intégralement temporalité marchande, la consommation du spectacle a d’abord pour finalité de faire oublier la réalité historique et d’arrimer la conscience spectatrice à la seule puissance dominante du fétichisme de l’indistinction.

C’est partout le même projet communautaire d’une histoire sans histoire pour une communauté sans autre communauté que la matérialité indistincte de l’argent.

Le spectacle de l’indistinction est le langage collectif de l’action sociale anti-critique. Il est la temporalité de la production marchande en tant que production constante de séquences aliénées dans leur équivalence et équivalentes dans leur aliénation.

Le fétichisme de la marchandise est tout, l’homme en tant qu’homme n’est plus rien car il n’est plus désormais que la matière première du temps de l’indistinction.

Le temps irrévocable de la production spectaculaire indistincte est primordialement la mesure marchande de tous les actes humains puisqu’il est l’acte marchand de toutes les mesures humaines.

Temporalité officielle de toutes les surfaces du monde de l’aliénation, l’indistinction signifie spectaculairement qu’elle est le mouvement général de l’histoire présente précisément en ce seul sens qu’elle n’est que la dynamique particulière du temps fermé aspirant à liquider toute mémoire d’un temps ouvert.

La liberté dictatoriale du marché dont la seule ambition est le système spectaculaire de la fatalité démocratique inévitable repose sur le caractère a priori immuable et impérissable du regard illusionné.

L’abondance marchande est l’abondance de la non-distinction qui se signale par une accumulation sans limites d’artificialité, d’adultération et d’inversion qui aboutit à ce que les errements du fétichisme de l’argent produisent l’aberration spectaculaire selon laquelle il serait fatidique d’accepter l’identification des hommes à l’indistinction marchande.

C’est l’unité du mensonge social de l’indistinction qui se dissimule derrière les oppositions spectaculaires de la mythologie anti-raciste actuelle qui est d’abord élaborée pour masquer les contradictions réelles de la société marchande qu’elle est justement destinée à refouler et proscrire puisque le spectacle de l’argent abomine la critique sociale radicale qui n’est pas autre chose que la distinction poussée à bout des contradictions en question.

Dans le monde de l’indistinction marchande, toute réalité est spectaculairement renversée et le vrai en tant que distinct dissimulé n’est plus que ce que le faux doit faire disparaître indistinctement.

Le spectacle de l’indistinction est la mondialisation sociale du métissage qui socialise le métissage du monde. Et le snobisme médiatique par lequel le spectacle mimétique de l’aliénation reproduit la dynamique marchande révéle ainsi que si la fascination du « jeune » de banlieue c’est l’argent, la fascination de l’argent c’est bien le « jeune » de banlieue.

De peur d’être accusé de racisme, il est donc interdit de soulever la question de l’immigration et des ghettos urbains autrement que dans les termes autorisés par le spectacle de l’indistinction et selon les intérêts généraux du temps de la marchandise.

Hier, la dictature démocratique du marché criminalisait le mouvement critique des grèves dures, aujourd’hui, la démocratie du marché dictatorial criminalise toute critique de l’immigration puisque c’est là le moyen le plus pertinent qu’elle a trouvé afin d’évacuer justement la problématique de la dureté critique des grèves mouvementées.

Toutefois avant de criminaliser, le spectacle de l’indistinction préfère sidérer. Ainsi, le spectateur qui renâcle est d’abord considéré comme un malade qu’il convient de soigner ou un égaré qui doit être ré-éduqué puisque en un temps aliénatoire  où la xénomanie est devenu le transcendantal du fétichisme marchand, il va de soi que tout ce qui n’est pas férocement xénophile est forcément xénophobe féroce.

Dans le numéro 2967 de Paris Match du 30 mars 2006, l’on peut découvrir de la page 36 à la page 40, une série de photographies très étonnantes prises le jeudi 23 mars sur l’esplanade des Invalides lors d’une manifestation contre le contrat premier emploi. L’on y voit notamment et très distinctement une jeune femme prise à partie, frappée, dépouillée, jetée au sol et longuement agressée par une bande de « lascars » de banlieue visiblement tous d’origine non-européenne devant un public de même provenance qui suit la scène avec complicité amusée et même délectation.

Imagine t-on un seul instant que de tels événements qui furent alors le lot commun de quasiment toutes les manifestations étudiantes et lycéennes – et dont évidemment la couverture et l’indignation médiatiques furent réduites à leur plus simple expression – aient eu lieu dans un contexte inverse à partir d’une bande  de skinheads attaquant dans des conditions similaires une jeune femme noire.

Bien entendu, c’eût été là le tollé médatico-politique de commande spectaculaire habituelle puisque dans le monde de l’indistinction qui renverse le réel, le réel renversé donne à penser que le faux est vrai puisque le vrai y est toujours pensé comme faux.

~ Critique de la Société de l’Indistinction ~

Aujourd’hui, les faunes urbaines de l’économie souterraine qui brûlent rituellement des voitures ne sont pas des enfants d’ouvriers en révolte qui se battent par haine de la marchandise, mais des paumés incultes adorateurs du fric, de ses modes insanes et de toutes ses grossières insipidités… Bien loin d’être des persécutés en rupture, ce sont les enfants chéris du système de la discrimination positive de l’anti-subversif, les talismans médiatiques de l’ordre capitaliste à révérer, bref ce que Marx désignait sous le terme de lumpenprolétariat : cette « masse strictement différenciée du prolétariat industriel recrutée dans les bas fonds, voleurs et criminels de toutes sortes, vivant en marge de la société, des gens sans travail défini, sans foi ni loi » et qui sont, bien sûr, toujours les meilleurs alliés de l’État lorsqu’il s’agit de livrer combat à la véritable désobéissance prolétarienne.

~ Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers ~

Après la mystification étatique du Coronavirus, la guerre civile ethnique marchande est la dernière arme de la crise mondiale du Capital pour empêcher la guerre civile de classe contre la marchandise !

La tentative de substituer à la subversion sociale réelle une contestation commerciale et raciale toute entière manufacturée par le spectacle de la marchandise, constitue là l’une des dernières cartes de la crise historique du taux de profit pour nous enfermer dans le cercle vicieux des manipulations de sauvetage de la prison salariale !

Nous ne marcherons jamais dans l’embrigadement anti-raciste du Capital car nous combattons pour la communauté humaine universelle qui abolira tous les mensonges de la pourriture capitaliste repeinte en arc-en-ciel !

Pour un Monde sans argent, ni État !

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Lectures complémentaires:

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

1920-2020 : un siècle de sagesse politique anarchiste, le manifeste makhnoviste « A bas le fratricide ! » (Makhnovistes Insurgés)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, crise mondiale, documentaire, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 3 juin 2020 by Résistance 71

 

 

1920-2020 : Ceci est un manifeste publié par les Makhonovistes en 1920, appelant les soldats de l’Armée Rouge (bolchévique, menée par Trotski qui écrasera la commune de Cronstadt en 1921… et combattra les Makhnovistes jusqu’à leur chute en 1923, Nestor Makhno partant en exil) à venir les rejoindre du côté de la révolution sociale anarchiste.
Un texte court, lucide et percutant, d’une actualité on ne peut plus brûlante un siècle plus tard, pourquoi ? Parce que nulle part, rien n’a changé.
État = Dictature… Tout n’est qu’une question de degré. Il est temps d’en sortir et de comprendre en masse qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir ! Qu’on se le dise !

Traduction : Résistance 71

Voir nos lectures complémentaires sous le texte…

A bas le fratricide !

Frères de l’Armée Rouge ! Les sbires de Nicolas [le tsar] vous maintiennent dans l’obscurité et vous ont ordonné cette guerre fratricide contre les Japonais, puis contre les Allemands et contre d’autres peuples pour le simple but d’augmenter leur richesse, beaucoup d’entre vous sont tombés au front et ont été ruinés de retour à la maison.

Mais les nuages noirs et le brouillard, au travers desquels vous ne pouviez rien voir, se sont levés ; le soleil a commencé à briller. Vous avez compris et en avez fini avec les guerres fratricides. Mais ce ne fut que le calme avant la nouvelle tempête. On vous envoie de nouveau vous battre, cette fois-ci contre nous, les “makhnovistes insurgés”, ce au nom d’une supposée autorité “ouvrière-paysanne”, qui une fois de plus est en train de vous enchaîner et vous réduire en esclavage produisant richesse et plaisirs pour cette horde d’un million de parasites bureaucrates, créés avec votre sang. Est-il vraiment possible qu’au cours de ces bientôt trois ans de guerre fratricide vous n’ayez pas encore compris cela ? Est-il possible que même maintenant vous répandiez votre sang pour cette fraîche bourgeoisie nouvellement créée et pour ces demi-sels de commissaires politiques qui vous envoient au casse-pipe comme on envoie le bétail à l’abattoir ?

Est-il vraiment possible que jusqu’à aujourd’hui, vous n’ayez toujours pas compris que nous, les “makhnovistes insurgés”, nous battons pour une émancipation politico-économique totale des travailleurs, pour une vie libre sans ces commissaires politiques autoritaires, ces tchékistes, etc ?…

Laissez venir la lumière du jour dans votre camp et qu’elle vous montre le chemin qui mène à l’abolition des guerres fratricides entre travailleurs. Sur ce chemin vous nous atteindrez et vous continuerez à vous battre pour un meilleur futur mais cette fois-ci dans nos rangs, pour une vie libre. Avant chaque confrontation avec nous, envoyez-nous un délégué pour négocier ; mais si cela ne fonctionne pas et que les commissaires vous forcent à vous battre après tout, alors jetez vos fusils et venez rejoindre les embrassades de vos frères !

A bas la guerre fratricide entre les travailleurs !

Longue vie à la paix et à l’union fraternelle des peuples travailleurs de tous les pays et de toutes les nationalités !

Les Makhnovistes Insurgés

Mai 1920

Source:

https://robertgraham.wordpress.com/2020/05/30/insurgent-makhnovists-down-with-fratricide-1920/ 

Traduction Résistance 71

A lire sur Résistance 71:

« Nestor Makhno ou l’anarchie dans la révolution russe » (écrits de N. Makhno)

« Petits précis sur la société et l’État » (Résistance 71)

« Appel au socialisme » (Gustav Landauer)

« La liberté de chacun est la liberté de tous » (Erich Mühsam)

« Inévitable anarchie » (Pierre Kropotkine)

« Manifeste pour la société des sociétés » (Résistance 71 )

 

 

Le monde d’après est fait de (r)évolution… Un avant-goût avec Élisée Reclus

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 29 mai 2020 by Résistance 71

 

 

Résistance 71

 

29 mai 2020

 

Nous publions ci-dessous un des textes essentiels anarchistes d’Elisée Reclus « Évolution et révolution », que Jo a mis en format PDF. D’autres textes de ce géographe prolifique, grand ami de Bakounine, Kropotkine et bien d’autres suivront dans les semaines à venir.

A lire et diffuser sans aucune modération, car nous devons préparer la suite du marasme en marche sachant qu’il n’y a pas de solution au sein du système et qu’il ne saurait y en avoir. Qu’on se le dise !

 

Elisee_Reclus_Evolution_et_Revolution (PDF)

 


Elisee_Reclus_textes_choisis (PDF)