Archive pour voter abstention

Pour un mouvement abstentionniste politique…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 avril 2017 by Résistance 71

« La seule véritable peur qui puisse affecter l’autorité officielle, n’est pas celle générée par les gens qui vont lui résister, mais celle par ceux qui vont l’ignorer. » 
~ George Bernard Shaw ~ 

« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

“La révolution anarchiste est aujourd’hui la révolution naturelle, celle qui ne peut pas se laisser dériver ou confisquer par des groupes, factions ou partis, classes ou autorités.”
~ López Arangó ~

 

Résistance 71

 

25 avril 2017

 

Quelques saines lectures pour que le mouvement abstentionniste qui semble vouloir se lancer pour le second tour de l’élection du Clown d’Or 2017 dans la république obsolète française, ne soit pas un mouvement de ras le bol, mais un mouvement politique, débouchant potentiellement sur l’union des associations libres.

Notre dossier « illusion démocratique »

Quelques lectures peut-être éclairantes:

Petit dialogue nécessaire en période électorale ou la maïeutique anarchiste

De l’abstention à l’abstention politique

petit_precis_sur_la_societe_et_letat (PDF)

Appel au Socialisme (PDF)

6ème_déclaration_forêt.lacandon

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Les_amis_du_peuple_révolution_française

Pauvre France

De quoi vous occupez jusqu’au 7 mai et au-delà…

Bien entendu, notre collection de PDF utiles à lire et diffuser sans aucune modération.

Parce que comme le nous le disaient déjà les Zapatistes en 1994:

« Aujourd’hui assez c’est assez ! [¡Ya Basta!] Nous sommes les héritiers des véritables constructeurs de notre nation. Nous sommes des millions, les dépossédés qui appellent leurs frères et sœurs à rejoindre la lutte, la seule voie, de façon à ce que nous ne mourrions pas de faim à cause de l’insasiable ambition d’une dictature de 70 ans, menée par une clique de traîtres qui représentent les groupes les plus conservateurs et les plus corrompus. »

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“Pour les anarchistes, la révolution sociale est l’ultime instrument collectif des opprimés contre la structure économique et sociale exploiteuse et hiérarchisée sous laquelle nous sommes forcés de vivre. C’est le seul moyen par lequel le vieil ordre peut-être déplacé. Un ou des compromis avec le capitalisme et la collaboration avec l’État par le processus parlementaire, ne peuvent servir qu’à institutionaliser la misère, l’injustice et la violence dans le sens le plus large.”
~ Stuart Christie* ~

“Mais l’ennemi perpétuel, c’est la terreur perpétuelle, au niveau de l’État cette fois. L’État s’identifie avec “l’appareil”, c’est à dire l’ensemble des mécanismes de conquête et de répression. La conquête dirigée vers l’intérieur du pays s’appelle propagande (“premier pas vers l’enfer” selon Frank) ou répression. Dirigée vers l’extérieur elle crée l’armée. Tous les problèmes sont ainsi militarisés, posés en termes de puissance et d’efficacité.”
~ Albert Camus, “L’homme révolté”, 1951 ~

 

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Illusion démocratique: De l’abstention à l’abstention politique ou du ras le bol au renouveau de conscience

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“L’urne est le cercueil de vos illusions.”

“Voter, c’est abdiquer.”

~ Vieux slogans anarchistes ~

 

“Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps.”

~ Emma Goldman ~

 

Il n’y a pas, n’y a jamais eu et n’y aura jamais de solutions dans le système. Voter, c’est se soumettre au consensus du statu quo oligarchique et n’est que pisser dans un violon.

~ Résistance 71 ~

 

 

De l’abstention à l’abstention politique

 

Résistance 71

 

19 avril 2017

 

Une fois de plus, le peuple français est appelé le week-end prochain à participer à la grande messe de la pseudo-démocratie: l’élection présidentielle, puis un peu plus tard à sa petite messe, celle des “législatives”. Auparavant tous les 7 ans, depuis peu tous les 5 ans, les sujets contribuables-électeurs sont invités à venir déposer un papelard portant le nom d’un clown, dans la boîte à suggestions pour esclaves. Comme pour toute boîte à suggestions qui se respecte, personne ne lit jamais les messages introduits, la hiérarchie s’en contre-fout, la manip’ ne servant qu’à donner L’ILLUSION que les gens ont le choix ou leur mot à dire sur le processus politique contrôlé par les intérêts particuliers idoines servant l’oligarchie politico-financière en place.

Pratiquement plus personne de nos jours ne croient sérieusement que voter serve à quoi que ce soit, en tout cas, certainement pas à changer quoi que ce soit en mieux, dans ce système au bout du rouleau. Simplement, le système, dans sa pourriture ultime, avant sa chute, parvient encore à persuader un nombre suffisant de personnes d’aller quand même voter “utile”, c’est à dire pour le moindre mal, pour le soi-disant moindre des fléaux proposés.

Le fait est qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais. Croire le contraire est au mieux naïf, au pire d’une imbécilité navrante. Quoi qu’il en soit, si depuis bien longtemps il fut dit que voter c’était se soumettre, voter c’était abdiquer, voter c’était se choisir un maître, ce qui est toujours vrai de nos jours, il s’est ajouté depuis, une caractéristique que nous nous devons mentionner ici: Voter c’est être complice ! Voter c’est être complice du mensonge perpétuel, de la perpétuation sans fin de l’illusion démocratique, des crimes et des turpitudes des larbins de l’oligarchie mis en place pour satisfaire les intérêts particuliers de leurs maîtres.

Néanmoins, il convient de constater que de grande messe en grande messe, de plus en plus de personnes comprennent et jettent l’éponge pour ce combat des petits sous-chefs, truqués à souhait, ce qui produit de grande-guignolade en grande-guignolade, toujours plus d’abstention. Ceci est bien… mais pas suffisant.

Imaginons un scenario assez idéal afin que l’abstention du dégoût puisse devenir directement une abstention politique efficace et positive:

Imaginons que le nouveau Bozo (ou la nouvelle Bécassine) soit élu(e) avec 30% de participation. Rêvons un peu…

Quelle légitimité cela a t’il ? Aux yeux de la loi: aucun lézard, le blaireau est élu avec 30, 20, 10, 5% de participation ? Aucun problème, c’est enterriné, car il n’y a rien dans le système qui dit que Bozo doit être élu avec tel pourcentage de participation minimum ou à défaut, l’élection serait caduque. Nous savons que ce constat fera bondir les veautards de base et leur fera immanquablement dire: “Donc, vous voyez bien que l’abstention ne sert à rien puisque l’élection tiendra quoi qu’il arrive, alors autant voter utile ou pour le troll qui vous sied le mieux…” Ce à quoi nous répondrions: “Que nenni, car ceci ne ferait qu’endorser le système, qui par un taux de participation au plus bas, se disqualifie politiquement de lui-même et il ne tient donc plus qu’à nous de lui tourner le dos à tout jamais…

Ainsi, un ou une gugusse élu(e) avec 30% de participation n’a absolument aucune légitimité politique, même si le système bien sûr s’empresserait de valider l’affaire. De là résulte que les 70% d’abstentionnistes ont parfaitement le droit, le devoir même, de dire en substance: “Ce ou cette guignol(ette) ne représente en rien la volonté de 70% des gens qui vous ont dit par leur abstention qu’ils n’en ont plus rien à cirer de vos loufoqueries et qu’ils refusent de continuer à jouer ce jeu inique et criminel. En conséquence, nous retirons illico notre consentement à votre illusion démocratique et nous nous organisons entre nous car nous refusons de reconnaître quelque légitimité à votre ineptie que ce soit… Bon vent !

Ceci représenterait la base de départ d’un élan politique nouveau qui verrait tomber comme un fruit trop mûr, sans armes, ni haine, ni violence, l’État, ses institutions et toutes les institutions politico-économiques de la société du spectacle marchand arrivé finalement au bout du bout du banc, la base d’une véritable révolution sociale.

Etienne de la Boétie nous l’avait déjà dit au XVIème siècle dans son “Traité de la servitude volontaire” où il disait déjà, il y a plus de 400 ans, de retirer notre consentement au système (monarchique à l’époque, aristocratique républicain aujourd’hui, c’est du kif…) et de le voir s’effondrer de lui-même et sur lui-même, faute de participants. Il est grand temps de comprendre et d’utiliser à notre profit, c’est à dire au profit de l’intérêt commun de toutes et tous, le fait que la clique oligarque a besoin de nous pour fonctionner, pour continuer à exercer sa coercition, son imposition de la division de la société entre dominants et dominés, chose la plus anti-naturelle qui soit, et que nous n’avons ABSOLUMENT pas besoin d’elle ni du système de contrôle qu’elle a mis en place pour fonctionner de manière libre et émancipée de toute contrainte.

De ce constat juste et implacable émergera une action politique organique qui fera qu’un très grand nombre de gens, de partout, s’associeront et organiseront la mise en place de la société des sociétés, société égalitaire, anti-autoritaire, où la violence du rapport fabriqué de dominant à dominé, de détenteur à sujet du pouvoir, sera une bonne fois pour toute éradiquée.

Mais tout ceci passe au préalable par le boycott du vote et des institutions, chose en voie de compréhension par le plus grand nombre.

En 1872, le congrès de l’Internationale anti-autoritaire réunit à St Imier dans le Jura déclarait:

“1- La destruction de tout pouvoir politique [d’état] est le devoir premier du prolétariat*.

2- Toute organisation d’un pouvoir politique soi-disant provisoire et révolutionnaire pour amener cette destruction ne peut être qu’une tromperie de plus et serait aussi dangereuse pour le prolétariat* que tous les gouvernements existant aujourd’hui.”

(*) prolétariat: segment de la société capitaliste constitué par tous ceux qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre pour subsister en milieu étatico-capitaliste.

Force est de constater que rien n’est toujours plus vrai de nos jours. Voter ne changera absolument rien, voter c’est maintenir le consensus du statu quo oligarchique. Refusons de coopérer plus avant avec ce système inique et criminel.

Boycott du vote, boycott des institutions pour une société qui s’émancipera elle-même par la volonté et l’action du commun de ses membres volontairement associés et se remettra finalement en quête du bonheur pour tous, chose qui a été particulièrement négligée ces quelques 250 dernières années.

Réflexion, union, action directe pour une société émancipée !

Boycott du vote… Boycott des institutions… Érigeons la société des sociétés !…

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A lire notre dossier « Illusion démocratique »

Illusion démocratique: Voter… De l’isoloir à l’isolement et réciproquement…

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« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

« Volontairement, voter, c’est abdiquer, voter, c’est accepter l’ablation de la pensée. Voter, c’est se donner l’illusion que l’on possède une parcelle de pouvoir le temps d’un scrutin. Le reste du temps, le système dit représentatif se substitue à vous, vous pouvez vous rendormir. »
~ CNT / AIT ~

Voter n’a jamais été un devoir, ni une responsabilité, voter a toujours été une complicité des crimes que l’État et le capitalisme commettent via leurs représentants au nom du peuple qui acquiesce par sa participation aux grandes messes électorales iniques et aliénatoires organisées pour sa perdition. Boycott du vote et des institutions ! Organisons les associations libres, les communes libres, cellules de la société des sociétés renouant avec la primordialité fonctionnelle sociale universelle de l’humanité: le communisme primordial du grand tout organique et de l’indivision.
~ Résistance 71 ~

A lire: notre dossier « Illusions démocratiques » et à (re)lire, notre billet de novembre dernier sur les élections yankees et franchouillarde: « La fin du cirque »

 

De l’isoloir à l’isolement

 

Des déserteurs actifs

 

3 avril 2017

 

Source:

http://www.lavoiedujaguar.net/De-l-isoloir-a-l-isolement

 

Ignorés et trompés pendant la durée d’une mandature, les électeurs sont appelés par les dirigeants politiques professionnels à venir s’isoler dans les bureaux de vote à l’occasion des élections présidentielle et législatives. Ils passent ainsi de l’isolement à l’isoloir avant d’être renvoyés à l’anonymat postélectoral.
 Ils n’auront alors pratiquement plus aucune possibilité d’infléchir et de contrôler l’action politique si celle-ci ne correspond ni aux engagements pris avant l’élection ni à leurs attentes. Le bulletin de vote devient un faire-part de décès de la responsabilité individuelle et collective.

Chacun peut percevoir l’incontestable éloignement entre celui qui vote et celui qui est élu. Que dire alors de ce qui sépare l’élu des vrais centres de décision ? Chacun a bien compris que tout se décide autant dans les allées du Medef que dans celles du gouvernement, dans les conseils d’administration des entreprises les plus puissantes, au sein des banques les plus spéculatrices, à Bruxelles, à Francfort ou ailleurs. Là siègent les organisateurs non élus, non contrôlés et non contrôlables de la catastrophe sociale, écologique et morale dans laquelle s’enfoncent nos sociétés. Ce sont eux qui s’autorisent — sous la pression des banques qui détiennent la dette grecque — à prendre la décision de sabrer un pourtant maigre treizième mois de retraite octroyé aux Grecs les plus pauvres , au nom d’une orthodoxie financière à calibre variable qui profite aux plus puissants, dans les pays les plus puissants. Ainsi voit-on partout et depuis des années, quelle que soit leur appartenance politique, les dirigeants de ces pays faire acte d’allégeance au programme de désarmement social des salariés, de dérégulation et de casse des services publics, de mise en concurrence de tous avec tous.

La politique de l’inéluctable et celle de la peur s’associent sur fond techno-scientiste de promesses de progrès infinis et de nécessité économique incritiquable et donnée pour incontournable.

L’électeur est renvoyé à sa condition de citoyen impuissant et isolé par ce système de démocratie représentative qui donne un semblant de légitimité à des exécutants d’une politique décidée ailleurs. Voter un jour, c’est aussi démissionner cinq ans. Or, ce système a fait faillite mais de toute part on essaie de le sauver et de le faire perdurer. Les bouées de sauvetage portent le nom des radeaux d’où on les lance et des capitaines qui les gouvernent. Telle se nomme « démocratie participative » (on veut bien de votre avis mais la décision nous appartient), telle autre « référendum » (c’est nous qui posons la question, contentez-vous d’y répondre), telle encore « nouvelle Constitution » (vous participerez, par divers moyens, à sa légitimation avant son adoption). Au flanc d’autres bouées, on lit « tirage au sort », « candidat Facebook », « capitaine J’aime je vote », « amiral Tweet ». On y requiert une adhésion passive et ponctuelle au contraire d’une délibération régulière et collective, en face à face, par laquelle s’élaborerait un futur vivable.

La « belle défiance populaire » vis-à-vis de la gauche a poussé dans le camp de l’abstention un nombre grandissant d’électeurs désabusés par l’arrogance des professionnels de la politique, dégoutés par la corruption très équitablement répandue, par l’indigence de programmes ficelés au gré de sondages toujours plus aléatoires.

Les électeurs qui s’abstiennent sont tenus au mieux pour des pêcheurs à la ligne, apolitiques indifférents, au pire, accusés par un raisonnement tortueux de faire le jeu du Front national. Ce n’est pas l’abstention qui a fait le FN, c’est vingt ou trente ans de politique de gauche comme de droite caractérisée par l’incompréhension et l’indifférence aux difficultés rencontrées dans leur vie quotidienne par des millions de gens vivant souvent aux marges des grandes métropoles, la répression violente des luttes sociales, l’organisation volontaire de la précarité et de l’insécurité sociales.

Les forces à l’origine des conduites démissionnaires qui menèrent à l’élection de Chirac en 2002, nous enjoignent à présent de voter non plus POUR mais CONTRE. C’est-à-dire voter pour un représentant de ceux qui ont créé les conditions de la montée du FN et qui poursuivront allègrement ces politiques sans se soucier autrement des électeurs du FN pendant cinq ans. Ainsi en 2022 on pourra de nouveau nous menacer du Grand Méchant Loup afin de continuer indéfiniment la même tragicomédie désastreuse.

C’est pourquoi nous pensons que l’abstention ne doit pas rester passive qu’elle doit être un acte politique assumé, une expérience collective et publique, un boycott actif pour qu’ainsi naisse un nouveau rapport à la politique qui ne soit pas confisqué par des partis, par des professionnels, mais qui soit l’affaire de chacun et de tous.

Boycotter c’est délégitimer les élus et les experts, ne plus donner sa voix mais reprendre partout la parole et en particulier lorsque s’élèvent des résistances à la précarité programmée et à l’isolement, car les mouvements de résistance collective sont les seuls moments où les sirènes du FN se taisent.

Changement de paradigme politique: Voter c’est se soumettre…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 12 décembre 2015 by Résistance 71

“Si voter servait à changer quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps.”
~ Emma Goldman ~

“L’État, les États nous doivent tout, nous ne leur devons rien. Rompons les rangs, boycottons le vote et les institutions.”
~ Slogan Anarchiste ~

“Dans les faubourgs où le chômage gronde, les affamés lèvent le drapeau noir de l’anarchie*.”
~ Achile Leroy ~

(*) Historiquement, le noir est une des couleurs de la classe ouvrière. Le noir est l’emblème des “sans travail”. Louise Michel, communarde sortit du bagne de Nouvelle-Calédonie lutta pour faire adopter le drapeau noir comme symbole de l’anarchie. Elle y parvint en 1883. En 1831, des ouvriers terrassiers de Reims au chômage attachèrent un chiffon noir à une pancarte où était inscrit: “De l’ouvrage ou la mort !” Le drapeau noir est l’étendard des révoltés de la terre, il représente l’Idée, celle d’une société émancipée, faite d’associations libres et d’autogestion, anti-autoritaire. Le drapeau noir n’a jamais représenté dans l’histoire une quelconque autorité constituée ou centralisée. Il flotta dès 1918 en Ukraine, porté par l’armée populaire paysanne anarchiste de Nestor Makhno ; il flotta sur les usines italiennes en 1920 lors de la grève générale expropriatrice

 

Voter, c’est se soumettre…

 

Anarchix

 

Mars 2010

 

Source:

http://legauloisdechaine.blog.lemonde.fr/2010/03/17/voter-cest-se-soumettre/

 

… A la loi de la minorité dominante et non pas comme on veut nous le faire croire àl’avis majoritaire, qui de surcroi est également un leurre puisque cela ne fait qu’instaurer une dictature de la majorité, tout en délégant les pouvoirs a une clique d’aristocrates qui font ce qu’ils veulent du pouvoir. Et qu’on ne vienne plus parler des « contre-pouvoirs » qui n’existe que dans l’imagination des « démocrates » indécrotables et des propagandistes de tout poil…

Le système électoral est historiquement la marque de l’oligarchie(*). Ce que l’on appelle république n’est qu’un compromis entre la monarchie et les poussées démocratiques qui se sont exercées au fil du temps. Le citoyen n’est consideré par la caste politique arrogante et méprisante que comme un électeur et un contribuable. La délégation de pouvoir est une ineptie totale qui ne fait que conforter sans contrôle, la minorité exploitrice dans son rôle de seigneur et la vaste majorité exploitée, dans son rôle de serf, que le globalisme va rendre a une nouvelle forme d’esclavagisme.

Depuis bien longtemps, le politique assumé par nos partis fantoches et obsolètes, a été detourné et acheté par la haute finance. Tout politicien sortant du moule de l’asservissement aux intérêts particuliers des oligarches est broyé à terme par les diktats de ceux qui détiennent la finance et l’influence politique, ce sont les mêmes du reste. Il suffit de voir comment les politicards rampent devant le FMI , la banque mondiale, la BCE ou les PDG des grandes institutions financières, pour réellement se rendre compte à qui appartient réellement le pouvoir décisionnaire…

Quand on voit cette classe politique arrogante, de droite comme de gauche, qui bafoue la souveraineté du vote populaire en référendum sur le traité européen, contourne sa décision souveraine, car n’étant pas dans la ligne des intérêts particuliers des ordures de la finance qui les commandent, pour remettre la France dans le « droit chemin oligarchique » et a l’encontre de la décision du peuple… C’est explicitement dire au peuple:

« Nous nous foutons royalement de vous et de vos décisions, et nous ferons ce qui est le mieux pour nous et nos protecteurs, avec ou sans vous… »

Et vous voulez encore aller voter apres un coup pareil ?… Apres avoir été bafoué, humilié, il y a encore des citoyens prêts à aller perdre leur temps à placer un papelard dans une urne ?… Non sens total!

Elire est une illusion entretenue, cela donne l’illusion de « participer » à la vie politique du pays.. foutaise.. la politique participative de tous et sur tout est la seule réponse, le peuple fédéré, gère la société lui-même, sans délégation de pouvoir, qui n’a absolument pas lieu d’être.

Une chose est claire depuis bien longtemps et il serait grand temps que les citoyens s’en rendent compte une bonne fois pour toute:

L’oligarchie dirigeante n’oeuvre que pour ses propres intérêts… son propre maintien au pouvoir, et sa propre jouissance des privilèges inhérents, que viennent simplement régulièrement légitimer les « consultations electorales », qui ne sont qu’une mascarade de légalisation du systeme par une fraction du peuple… en cela voter c’est acquiescer a se faire voler, piller, trousser, houspiller, virer, taxer (voler pardon, je l’avais déja dit…).

Dans ce cirque barnum du politico-social a la sauce propagandiste, les politicards de tout poil ne sont que des hommes sandwiches qui vendent leur salade, promus eux-mêmes par des stratégies commerciales comme on vend un paquet de lessive. Le citoyen, dans la masse de l’opinion publique n’est qu’un consommateur qu’on matraque à grand coup de slogans et de propagande… La volonté générale n’est que pâture au clientélisme, le citoyen engoncé dans son role de chair a urnes et a impôts, qu’on sort pour le dépoussiérer et lui redonner l’illusion participatrice une fois de temps en temps au court des grands messes paiennes électorales des dieux de la finance. L’éducation et l’information ne sont que propagande, le débat et la délibération réels confisqués et totalement biaisés par une presse vendue et achetée par le conglomérat utile à l’élite des cartels du show-business médiatique.

Les élus ne représentent pas le peuple, ils représentent les intérêts particuliers de ceux qui les ont commandités en premiere instance… Le peuple ne fait que légitimer la supercherie!

Voter est une perte de temps… Le système est une mascarade !…

Le cirque Barnum du désir de puissance et de profit absolu…

Cherchez à qui cela profite.. et boycottez cette ineptie.. Le pouvoir au peuple et rien qu’au peuple…

Communiqué électoral de la Fédération Anarchiste

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Groupe Proudhon de Besançon

 

 Décembre 2015

 

Distribuez-vous des chèques en blanc ?

 

Candidats: Ils vous promettent la lune

 

Élus: Ils deviennent les nouveaux bénéficiaires des privilèges économiques et des inégalités sociales

 

L’urne = le cercueil de vos illusions !

 

AGIR AU LIEU D’ÉLIRE !

 

Fédération Anarchiste 145, rue Amelot, 75011 Paris

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Illusion démocratique

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Aux votards du second tour des régionales…

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Nous avons publié cette harangue originellement le 6 janvier 2012, avec d’autres articles, elle fait partie du dossier « Illusion démocratique » sur ce blog.

Votards, rejoignez le premier mouvement politique de France: le mouvement abstentionniste ! Cessez de passer vos vies à vous soumettre et à élire le moindre mal, de choisir la peste plutôt que le choléra ! Avec une abstention non plus à 53% mais à 70% et plus, le levier politique sera énorme. Le premier pas du changement de paradigme politique, c’est de refuser de donner à l’oligarchie notre consentement. Cela commence avec le vote et refuser d’élire ces baltringues quels qu’ils/elles soient ! Voter c’est se soumettre, voter c’est abdiquer !

fraternellement

— Résistance 71 —

 

Voter, est-ce agir ?

 

par AnarSonore

Nous refusons toutes les élections, qu’elles soient politiques ou professionnelles. Car jamais un élu, de quelque bord qu’il soit, n’a à parler ni à décider à notre place. Face au pouvoir des canailles, nous appelons en toutes circonstances à l’abstention.

On nous dit que les élections seraient le moyen pour les opprimés de renverser la situation. Observons tout d’abord que les alternances gouvernementales n’ont rien produit de semblable. Abusivement présenté comme démocratique, le parlementarisme, produit de la délégation de pouvoir, favorise la démission au quotidien, déshabitue les individus de l’exercice du pouvoir politique et favorise les « spécialistes » de la politique et autres nantis. Défendre le parlementarisme, c’est accepter de se soumettre aux résultats des urnes, même quand on sait que les résultats sont truqués, c’est légitimer la politique anti-sociale qui en découle. C’est aussi attendre éternellement la « prochaine » élection pour espérer un changement, et, dans l’attente, continuer à se faire piétiner. C’est transformer la lutte sociale en champ clos de conflits entre fractions parlementaires qui, lorsqu’elles sont minoritaires se présentent comme « la » solution de rechange, avant de continuer toujours la même politique quand elles reprennent le pouvoir. Un mouvement de lutte qui chercherait à s’appuyer sur le parlementarisme ne peut que s’affaiblir et se diviser et oublierait la masse croissante d’exploités qui refuse le jeu électoral et s’abstient consciencieusement à chaque élection.

Si l’électoralisme divise, l’action directe construit au contraire le rapport de force puisque, par définition, elle est l’action collective et sans intermédiaire des opprimés en lutte. L’action directe est la base originelle du syndicalisme, celle qui lui a permis, un temps, de contrer les attaques du capital. Il est grand temps de renvoyer les bureaucrates, les permanents politiques et syndicaux, les « partenaires sociaux », les élus (politiques ou professionnels), les spécialistes du paritarisme (qui participent à la gestion anti-sociale des caisses et de l’administration) aux poubelles de l’histoire.

Nous refusons tous les partis politiques, toutes les chapelles, tous les États et toutes les cliques d’arrivistes et de possédants, qui, au nom de la démocratie, de dieu ou d’un drapeau vivent en parasites sur la misère matérielle et morale qu’ils nous imposent à coups de lois et de milices. A bas l’État, le parlementarisme et les partis politiques !