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Nouvel Ordre Mondial et néo-féodalisme: Le remise sous servage des peuples occidentaux (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 20 novembre 2015 by Résistance 71

Tout ceci sert à deux choses essentiellement:

  1. Garantir toujours plus de bénéfices aux oligarques
  2. Préparer comme toujours la grande épuration du sous-prolétariat et du prolétariat, y compris la « classe moyenne » fictive qui se prolétarise à grands pas, à la guerre totale

Ce qui est programmé à court terme c’est la 3ème guerre mondiale non thermonucléaire. Les banquiers la veulent depuis un moment et si on les laisse faire, ils l’auront, c’est aussi sûr que demain le soleil se lèvera. Nous sommes prévenus…

— Résistance 71 —

 

Le retour au servage des peuples occidentaux

 

Paul Craig Roberts

 

18 Novembre 2015

 

url de l’article en français:

http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i9972-le_retour_du_servage_des_peuples_occidentaux_par_paul_craig_roberts

 

La remise en esclavage des peuples occidentaux s’installe sur plusieurs niveaux.

La délocalisation des emplois est un sujet sur lequel j’écris depuis plus d’une décennie. Les américains, par exemple, voient diminuer leur participation dans la production des biens et services qui leurs sont vendus.

Sur un autre plan, nous vivons la financiarisation de l’économie de l’Ouest dont Michael Hudson est le principal expert (avec son livre Killing The Host). La financiarisation est le processus d’élimination de toute présence du public dans la gestion de l’économie et la conversion de l’excédent économique en paiements d’intérêts au secteur financier.

Ces deux développements privent les gens de perspectives économiques. Un troisième développement les prive des droits politiques. Les partenariats trans-Pacifique et trans-Atlantique vont éliminer la souveraineté politique et transférer la gouvernance mondiale à des corporations transnationales.

Ces partenariats commerciaux n’ont rien à voir avec le commerce. Ces accords négociés dans le secret accordent l’immunité aux sociétés face aux lois des pays dans lesquels ils font des affaires. Ceci est réalisé en déclarant que toute ingérence des lois et des règlements dans les bénéfices des corporations est un frein au libre commerce de ces corporations qui peuvent donc poursuivre en justice et faire condamner les gouvernements souverains en place. Par exemple, l’interdiction en France et dans d’autres pays des produits contenant des OGM serait écartée par le Partenariat Trans-Atlantique. La démocratie est simplement remplacée par les règles des corporations.

J’avais l’intention d’écrire longuement à ce sujet. Toutefois, d’autres, tel que Chris Hedges, font déjà un très bon travail pour expliquer cette prise de pouvoir qui élimine le gouvernement représentatif.

En savoir plus : Le hold-up le plus effronté de l’histoire par les multinationales

Les corporations achètent le pouvoir à un prix très avantageux. Ils ont acheté la totalité de la Chambre des représentants pour un peu moins de $200 millions. C’est ce que les corporations ont payé au Congrès pour avoir le mode « Fast Track », qui permet à l’agent des corporations, le représentant américain au Commerce, de négocier en secret, sans informer le Congrès ou être sous sa surveillance.

En d’autres termes, un représentant américain au Commerce traite avec les représentants de corporations dans les pays qui composeront le partenariat, et cette poignée de gens bien soudoyés, rédige une convention qui supplante la loi au profit des intérêts des corporations. Aucune des personnes négociant ce partenariat ne représente les peuples ou les intérêts du public. Les gouvernements des pays du partenariat ont le droit de voter l’accord à prendre ou à laisser – sans amendements – et ils seront bien payés pour voter cet accord.

Une fois que ces partenariats seront en vigueur, le gouvernement lui-même sera privatisé. Il n’y aura plus aucun pouvoir dans les assemblées législatives, chez les présidents, les premiers ministres ou les juges. Des tribunaux privés décideront du droit et des décisions de justice.

Il est probable que ces partenariats auront des conséquences inattendues. Par exemple, la Russie et la Chine ne font pas partie des arrangements, ni l’Iran, le Brésil, l’Inde ou l’Afrique du Sud, bien que séparément, le gouvernement indien semble avoir été acheté par l’agro-business américain et travaille à détruire le système de production permettant son auto-suffisante alimentaire. Ces pays [des BRICS, NdT ] seront les dépositaires de la souveraineté nationale et du contrôle par le public. La liberté et la démocratie se sont éteintes à l’Ouest et chez les vassaux asiatiques de l’Occident.

Une révolution violente dans tout l’Occident et l’élimination complète du 1% est un autre résultat possible. Une fois, par exemple, que les Français auront découvert qu’ils ont perdu tout contrôle sur leur régime alimentaire pour le donner à Monsanto et à l’agroalimentaire américain, les membres du gouvernement français qui ont livré la France à la servitude alimentaire et à des aliments toxiques sont susceptibles d’être tués dans les rues.

Des événements de ce genre sont possibles partout à l’Ouest au fur et à mesure que les peuples découvriront qu’ils ont perdu tout contrôle sur tous les aspects de leur vie et que leur seul choix est la révolution ou la mort.

Nouvel Ordre Mondial: Les états policiers en marche… sous contrôle de l’armée du pays du goulag levant (ex-USA)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , on 9 septembre 2014 by Résistance 71

Devant la négation toujours plus avant de nos droits les plus basiques, il n’y a qu’une seule solution efficace… Retirons notre consentement ! C’est parce que nous obtempérons aux injonctions des maîtres en place que nous nous enchaînons nous-mêmes. Il suffit de dire NON et avec ce non retentissant, de nous organiser, ensemble et solidairement afin de créer le contre-pouvoir permettant d’ignorer, en masse, les inepties d’uns système mortifère et agonisant.

Cette fenêtre d’opportunité se présente de plus en plus…

— Résistance 71 —

 

Un rapport de l’armée américaine pousse à la préparation des troupes en vue de l’occupation de grosses métropoles comme la ville de New York

“L’armée pourrait ntervenir dans une de ces villes des demain”

 

Paul Joseph Watson

 

8 Septembre 2014

 

url de l’article:

http://www.infowars.com/u-s-army-report-urges-preparations-for-troops-to-occupy-nyc-other-megacities/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un rapport de l’armée américaine avertit que les troupes américaines doivent se préparer à entrer dans la ville de New York et de toute autre mégapole mondiale afin d’empêcher des troubles de l’ordre public graves, des révoltes politiques et protéger l’infrastructure clé et les ressources naturelles, ce dans l’intérêt national.

Ce rapport intitulé Megacities and the United States Army (PDF), a été publié par l’état-major de l’armée, et son Groupe d’Études Stratégiques.

Mettant en garde du fait que le pouvoir des gouvernements nationaux à gérer les problèmes causés par une augmentation drastique de l’urbanisation et la croissance des mégapoles, diminue ; le rapport note qu’ “il est inévitable qu’à un moment donné, l’armée des Etats-Unis aura la tâche d’opérer dans de très grandes villes et en ce moment, l’armée n’est pas préparée à le faire.”

Devant les préoccupation montantes de loi martiale et de la militarisation forcenée des forces de police aux Etats-Unis (NdT: et ailleurs… Regardez nos flics de 2014 et comparez-les avec ceux d’il y a 10 ou 15 ans… Les auto-mitrailleuses aux coins de rues c’est pour bientôt…) beaucoup vont se préoccuper d’apprendre qu’une de ces “mégapoles” mondiales où les troupes US se déploieraient est la ville de New York.

De fait, le rapport note que “Il est très possible que l’armée soit appelée à agir dans un de ces endroits demain. Alors que la taille et l’importance de ces villes augmentent, cela devient probable.” NdT: Les villes citées dans le rapport (voir le .pdf plus haut) sont: New York, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Bangkok, Daka et Lagos.

Les raisons invoquées du pourquoi les troupes américaines pourraient-être déployées dans ces villes majeurs pour inter-agir avec la dislocation sociale, incluent “les émeutes”, “la disparité des revenus”, “désastres naturels” et des “réseaux illicites” qui défieraient le pouvoir des États. D’après le rapport, tous ces problèmes vont créer une “friction qui demandera une intervention militaire future”, interventions qui demanderont “des militaires sur place”.

Le document explique également comment beaucoup de ces mégapoles représentent “des conduits d’accès à des ressources naturelles critiques, comme le pétrole”, des tendances en ressource qui représentent “un terrain stratégique clé dans toute future crise qui demande une intervention militaire américaine”.

“De telles conditions demanderont sans aucun doute une intervention extérieure. Si le signal de requête ou la menace posent suffisamment de risques aux intérêts nationaux américains, alors une internvention militaire sera un scenario plus que possible”, dicte le rapport.

En gérant les troubles sociaux ou les soulèvements dans les mégapoles, le document note que contrôler les populations urbaines physiquement est virtuellement impossible et que “l’isolation virtuelle est même plus qu’improbable étant donné le niveau de saturation de la téléphonie mobile en environnements urbains dans le monde et la connectivité globale au travers de l’internet.”

Le rapport avertit que “l’armée n’est pas préparé pour de telles opérations dans ces envionnements uniques” concluant que “L’armée n’est couramment pas préparée à intervenir” et à répondre à des surprises stratégiques qui pourraient émerger suite à la croissance sur-rapide des mégapoles.

Le document fait une liste des préparations nécessaires afin que les troupes soient prêtes à intervenir dans les grandes villes autour du monde, une de ces préparations inclut le développement de “partenariats civil-militaires pour faciliter les phases d’entraînement, de tests et d’expérimentation dans des grandes villes américaines”.

Comme nous l’avions précédemment analysé, une partie de la préparation de l’armée américaine pour occuper les mégapoles, implique aussi la neutralisation de groupes “qui peuvent influencer les vies des populations tout en endommageant l’autorité de l’État”, ce qui représente une description d’un vague qui fait froid dans le dos, car ceci pourrait très bien être appliqué aux dissidents politiques (NdT: c’est de cela bien sûr qu’il s’agit…).

En considérant les derniers manuels d’entrainement militaires parus, qui détaillent les préparations pour combattre des “émeutes totales” au sein des Etats-Unis durant lesquelles les troupes seront obligées d’engager les émeutiers avec “une force létale”, le fait que les troupes américaines sont en train d’être préparées pour occuper de grandes villes dans un futur proche est très préoccupant.

A la lumière des avertissements que des terroristes de l’EIIL se préparent à traverser la frontière en provenance du Mexique et de perpétrer des attaques sur le territoire américain, beaucoup devraient se poser la question de savoir pourquoi l’armée se focalise t’elle sur l’occupation intra-muros de nos grandes villes alors que nos frontières poreuses du sud représentent, pour l’heure, une bien plus grande menace.

Nouvel Ordre Mondial: La chaos planifié a commencé (suite)…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, crise mondiale, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 1 juillet 2014 by Résistance 71

Confirmation en parallèle de notre article traduit et publié hier 30 Juin: « Nouvel Ordre Mondial: Le chaos planifié a commencé »… La phase finale pour l’effondrement économique global est enclenchée, les moyens pour y arriver ont été mis en œuvre depuis longtemps… David Rockefeller disait en 1991 qu’il faudrait un évènement très important pour que les peuples acceptent le Nouvel Ordre Mondial. Qui mieux que lui pouvait savoir de quoi il s’agissait: Un effondrement planifié et piloté de l’économie mondiale qui fera passer la « crise des années 1930 » qui mena à la seconde guerre mondiale avec le financement d’Hitler (et de Staline) par les banksters parasites habituels de la City de Londres et de Wall Street, pour un pique-nique dans le parc.

La plus grosse opération fausse-bannière de tous les temps est en train de se préparer et ce sera une attaque économique globale menant au chaos et à des guerres de haute intensités localisées, qui combinées avec le marasme économico-social fera demander aux peuples que la solution toute préparée soit appliquée: Le gouvernement et la grille de contrôle mondiaux. Le but ? Implosion des nations. Enfin, c’est comme çà que le voit les oligarques. Le réaliser ne sera pas aussi simple qu’ils le pensent. Quoi qu’il en soit, il est à peu près certain que des millions et des millions de personnes à travers le monde seront gravement affectées. Il devient urgent de penser à une solution de remplacement, qui rappelons-le avec emphase et certitude, ne passera pas par le vote !

— Résistance 71 —

 

Vers le Chaos

 

Le Yéti

 

30 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/vers-le-chaos/

 

L’OCDE vient de publier ses prévisions : 10 pays sont en faillite.

Le Japon, la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la France, l’Espagne, la Belgique, les États-Unis, le Royaume-Uni vont se déclarer en défaut de paiement.

La question est :

« QUAND ces 10 pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ? »

Prévisions de l’OCDE :

▪                À la fin de l’année 2014, la dette publique du Japon atteindra 229,6 % du PIB.

▪                La dette publique de la Grèce atteindra 188,7 % du PIB.

▪                La dette publique de l’Italie atteindra 147,2 % du PIB.

▪                La dette publique du Portugal atteindra 141,3 % du PIB.

▪                La dette publique de l’Irlande atteindra 133,1 % du PIB.

▪                La dette publique de la France atteindra 115,1 % du PIB.

▪                La dette publique de l’Espagne atteindra 108,5 % du PIB.

▪                La dette publique de la Belgique atteindra 106,8 % du PIB.

▪                La dette publique des États-Unis atteindra 106,2 % du PIB.

▪                La dette publique du Royaume-Uni atteindra 101,7 % du PIB.

Et encore, l’OCDE ne parle pas du 11ème, Chypre :

▪                Au 31 décembre 2013, la dette publique de Chypre était de 18,442 milliards d’euros, soit 111,7 % du PIB.

(Par comparaison, la dette publique de l’Argentine, poussée à la faillite par la justice américaine, n’est que de 45 % du PIB.)

Nouvel Ordre Mondial: Le chaos planifié a commencé…

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“La vérité passe par trois étapes fondamentales, d’abord elle est moquée, puis elle est combattue et finalement acceptée comme évidence.”
~ Arthur Schopenhauer ~

 

L’effondrement global a commencé

 

La destruction planifiée économico-sociale de nos sociétés pointe à l’horizon

 

InfoWars

 

29 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-global-meltdown-has-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est maintenant bien apparent que “l’élite” gouvernante est en train de nous mener vers une dépression économique mondiale. Les signes avant-coureurs sont partout, comme le note Alex Jones dans cette vidéo prémonitoire (NdT: vidéo dans l’article original).

De la militarisation de la science sociale à celle des agences et institutions gouvernementales (NdT: comparez l’équipemet policier et militaire aujourd’hui et celui d’il y a encore 5 ans. La marche totalitaire s’accélère, Robocops et drones sont omni-présents au pays du goulag levant pour réprimer la population et le seront très bientôt ailleurs…), annonçant le plan de l’implantation cérébrale de micro-puces, les signes avant-coureurs d’un horrible future dystopique sont maintenant à l’horizon.

Dans la vidéo, Jones cite d’importants mondialistes (Kissinger, Petraeus) qui ont prédit un futur autoritaire lorsque la constitution et ce qu’elle représente seront finalement et irrévocablement détruits et des généraux (NdT: Notamment le traître Petraeus) qui ont pavané au sujet de l’émergence de la North American Union (NdT: modelé sur le totalitarisme de l’Union Européenne et qui voit l’élimination des frontières entre le Mexique, la pays du goulag levant et le Canada, ses deux satellites, dans une extension sous stéroïde du NAFTA existant: North America Free Trade Agreement ou Traité de Libre Échance Nord-Américain. En ce moment même, des dizaines de milliers d’immigrants sont importés par le pays du goulag levant depuis l’Amérique Centrale et le Mexique, créant un stress majeur sur l’économie interne déjà moribonde. Ceci servira de prétexte à l’instauration de la loi martiale et de la suspension de la constitution très bientôt lorsque le cahos social deviendra incontrôlable et que les citoyens américains commenceront à prendre les choses en main pour leur survie…), qui prendra la forme d’un gouvernement continental ayant une classe politique non-élue (NdT: comme l’UE…), une armée et une police unifiée hyper-répressive ayant la superstructure pour mettre en application la volonté d’une clique entrepreneuriale corporatiste héréditaire dont la mission auto-déclarée est d’épurer l’humanité (NdT: au moyen d’une société post-industrielle néoféodale, qui est déjà bien plus qu’embryonnaire aujourd’hui.)

Le point de repère sans équivoque du cauchemar qui nous attend est cette économie anémique et totalement disfonctionnelle. Renforcée par l’austérité et des crises continuelles politico-sociales, des guerres, des attaques terroristes totalement fabriquées et la destruction délibérée du moteur de la prospérité économique, les Etats-Unis (NdT: sur un plan capitaliste), la soi-disant élite, véritablement prédatrice, va réaliser son rêve pervers et mortifère de domination totale. Si nous ne les arrêtons pas maintenant.

Il en revient à InfoWars et à tous les médias alternatifs d’exposer au grand jour, de dénoncer la ruse des oligarques, allant de la poussée de l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique à la confiscation de toujours plus de richesse afin de permettre aux banksters de socialiser leurs pertes sur les citoyens américains (et autres). La presse d’enquête, sous l’opération Mockingbied de la CIA, est morte depuis longtemps dans les médias de masse, la tâche nous en incombe donc.

Note de Résistance 71:

Aujourd’hui, avec la poussée sans précédent de l’information alternative sur internet, plus personne ne peut dire “Oh, je ne savais pas, je n’étais pas au courant… Si j’avais su j’aurai agi…” Nous somme prévenus, les oligarques ne se sont jamais cachés de ce qu’ils allaient faire. Tout comme Hitler avait écrit dans son bouquin ce qu’il allait faire, les oligarques ont disséminé leurs vues et désirs dans les médias qui leur appartiennent depuis des décennies. Tout ce qu’ils ont dit publiquement ou en privé (réunions du Bilderberg, de la commission trilatérale, des think tanks néoconservateurs etc…) a été divulgué, fuité, publié. Ils ont fait écrire des bouquins par des scientifiques et historiens à la botte pour expliquer leurs visions et modus operandi. Leurs portes-paroles (Kissinger, Attali etc…) n’ont jamais manqué une occasion de promouvoir leur agenda.
Aujourd’hui le débat n’est plus de savoir si nous nous dirigeons vers une dictature mondiale (Nouvel Ordre Mondial) mais de savoir si elle sera à l’image de la société imaginée par Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” (Huxley a déclaré dans un entretien qu’il n’avait pas eu à beaucoup imaginer sa société du futur, car il n’eut qu’à transposer les idées émises par son frère Julian Huxley dans ses discussion avec ses collègues et amis. Julian Huxley est l’eugéniste, fondateur de l’UNESCO, qui préconisait les soins de santé sélectifs, ignorant les couches sociales défavorisées…) ou de celle du “1984” de George Orwell.

Nous avons été prévenus. Question: Qu’allons-nous faire contre ?

Ci-dessous nous postons deux vidéos essentielles pour bien comprendre les tenants et aboutissements de ce qui se passe (VOSTF):

“EndGame” d’Alex Jones (2006)

“Entretien avec Aaron Russo” (2007)

Crise économique: Voir la dette sous un autre angle… pour mieux cesser de la payer !

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Angle de vue très intéressant sur la dette et de rentrer en désobéissance. Il faut sortir de la culpabilité induite au sujet de dettes des nations le plus souvent « odieuses » dans le sens où la responsabilité en incombe essentiellement au système de réserve fractionnel adopté par les escrocs de la finance internationale.

L’auteur a également écrit « Fragments of an Anarchist Anthropology » où figure en bonne place Marcel Mauss, Pierre Clastres, Robert Jaulin et Marshall Sahlins. Histoire de se sentir un peu « à la maison »…

— Résistance 71 —

 

La façon la plus simple de désobéir à la finance est de refuser de payer les dettes

 

David Graeber

 

16 janvier 2014

 

url de l’article original:

http://www.bastamag.net/David-Graeber-La-forme-la-plus

 

La dette ? Une construction sociale, fondatrice d’un pouvoir arbitraire, estime David Graeber, anthropologue et économiste états-unien, considéré par le New York Times comme l’un des intellectuels les plus influents actuellement. Les pays pauvres et les personnes endettées sont aujourd’hui enchainés aux systèmes de crédit. Piégés dans des relations basées sur la violence, les inégalités et justifiées par la morale, décrit l’auteur, dans un ouvrage qui retrace 5000 ans d’histoire de la dette. « Rembourser ses dettes » est devenu un dogme, impossible à contester. Et si, malgré tout, on décidait d’effacer l’ardoise ? Avec le mouvement Occupy Wall Street, David Graeber lance des actions de désobéissance civile pour démontrer l’absurdité du système capitaliste actuel. Entretien.

Basta ! : A quel moment dans l’histoire le crédit est-il apparu ? Qu’est-ce qu’une dette ?

David Graeber [1] : La dette est une promesse, qui a été pervertie par les mathématiques et la violence. On nous a raconté une histoire : « Il était une fois des gens qui utilisaient le troc. Voyant que cela ne marchait pas très bien, ils ont créé la monnaie. Et l’argent nous a amené le crédit. » Du troc au crédit, une sorte de ligne droite nous amènerait donc à la situation actuelle. Si on regarde plus attentivement l’histoire, cela s’est passé bien différemment ! Le crédit a d’abord été créé. La monnaie physique est apparue quelques milliers d’années plus tard. Cela permet de poser les questions différemment : comment sommes-nous passés d’un système où les gens disaient « je vous dois une vache », à un système où l’on peut mesurer la valeur exacte d’une dette ? Ou l’on peut assurer, formule mathématique à l’appui, que « 340 poulets sont équivalents à cinq vaches » ? Comment une promesse, une obligation de remboursement, est devenue une « dette » ? Comment l’idée que nous devons une faveur a-t-elle été quantifiée ?

En quoi quantifier une dette est-elle un problème ?

Quantifiable, la dette devient froide, impersonnelle et surtout transférable : l’identité du créancier n’a pas vraiment d’importance. Si je promets de vous rencontrer à cinq heures demain, vous ne pouvez pas donner cette promesse à quelqu’un d’autre. Parce que la dette est impersonnelle, parce qu’elle peut être exigible par des mécanismes impersonnels, elle peut être transférée à une autre personne. Sans ces mécanismes, la dette est quelque chose de très différent. C’est une promesse qui repose sur la confiance. Et une promesse, ce n’est pas la négation de la liberté, au contraire, c’est l’essence de la liberté ! Être libre, c’est justement avoir la capacité de faire des promesses. Les esclaves ne peuvent pas en faire, ils ne peuvent pas prendre d’engagements auprès d’autres personnes, car ils ne sont pas sûrs de pouvoir les tenir. Être libre, c’est pouvoir s’engager auprès d’autrui.

Au contraire, le « remboursement de la dette » est devenu un dogme moral…

 

La dette a été transformée en une question d’arithmétique impersonnelle, en l’essence même de l’obligation morale. C’est ce processus que nous devons défaire. Il est fascinant aussi de voir le lien entre la notion de dette et le vocabulaire religieux, de constater comment les premières religions débutent avec le langage de la dette : votre vie est une dette que vous devez à Dieu. La Bible par exemple commence avec le rachat des péchés… Devenue dogme moral, la dette justifie les dominations les plus terribles. On ne peut comprendre ce qu’elle représente aujourd’hui sans un détour par cette longue histoire de la dette comme justification morale de relations de pouvoir inégales. Le langage de la dette permet de justifier une relation de pouvoir arbitraire. Et il est très difficile d’argumenter face à un pouvoir arbitraire sans adopter le même langage.

Vous citez l’exemple de la mafia…

Parler de dette devient un moyen pour décrire des relations inégales. Les mafieux ont compris cela : ils utilisent souvent le terme de dette, même si ce qu’ils font est en réalité de l’extorsion. Quand ils annulent ou reportent certaines dettes, cela passe pour de la générosité ! C’est comme les armées qui font payer un tribut aux vaincus : une taxe en échange des vies épargnées. Avec le langage de la dette, on dirait que ce sont les victimes qui sont à blâmer. Dans de nombreuses langues, dette, culpabilité et péché sont le même mot ou ont la même racine.

La monnaie, qui permet de quantifier précisément la valeur d’une dette, apparaît d’ailleurs dans les situations de violence potentielle. L’argent est aussi né du besoin de financer les guerres. La monnaie a été inventée pour permettre aux États de payer des armées professionnelles. Dans l’Empire romain, la monnaie apparait exactement là où stationnent les légions. De la même façon, le système bancaire actuel a été créé pour financer la guerre. Violence et quantification sont intimement liés. Cela transforme les rapports humains : un système qui réduit le monde à des chiffres ne peut être maintenu que par les armes.

Il y a aussi une inversion : le créancier semble être devenu la victime. L’austérité et la souffrance sociale sont alors considérées comme un sacrifice nécessaire, dicté par la morale…

Absolument. Cela permet par exemple de comprendre ce qui se joue en Europe aujourd’hui. L’Europe est-elle une communauté de partenaires égaux ? Ou y a-t-il une relation de pouvoir entre entités inégales ? Est-ce que tout peut être renégocié ? Quand une dette est établie entre égaux, elle est toujours traitée comme une promesse. Nous renégocions des promesses tout le temps, car les situations changent : si je vous promets de vous voir demain à cinq heures, si ma mère meurt, je ne suis pas obligé de tenir ma promesse.

 

Les gens riches peuvent être incroyablement compréhensifs concernant la dette des autres riches : les banques états-uniennes Goldman Sachs et Lehman Brothers peuvent se concurrencer, mais quand quelque chose menace leur position générale de classe, soudain elles peuvent oublier toutes les dettes contractées si elles le veulent. C’est ce qui s’est passé en 2008. Des trillions de dollars de dettes ont disparu, parce que cela arrangeait les puissants. De la même façon des gens pauvres vont être très compréhensifs les uns envers les autres. Les prêts que l’on fait à des proches sont finalement souvent des cadeaux. C’est lorsqu’il y a des structures d’inégalités, que soudain la dette devient une obligation morale absolue. La dette envers les riches est la seule à être vraiment « sacrée ». Comment se fait-il que Madagascar soit en difficulté quand il doit de l’argent aux États-Unis, mais que lorsque ce sont les États-Unis qui doivent de l’argent au Japon, c’est le Japon qui est en difficulté ? Le fait notamment que les États-Unis ont une puissante armée change le rapport de force…

Aujourd’hui, on a l’impression que la dette a remplacé les droits : les droits à la formation ou au logement se sont transformés en droit au crédit ?

Certains utilisent leur maison pour financer leur vie en contractant de plus en plus de prêts hypothécaires. Leurs maisons deviennent des distributeurs de billets. Les micro-crédits pour faire face aux problèmes de la vie se multiplient, en substitution de ce qui était auparavant assuré par l’État-providence, qui donnait des garanties sociales et politiques. Aujourd’hui, le capitalisme ne peut plus offrir un bon « deal » à tout le monde. On sort de l’idée que chacun pourrait posséder un bout du capitalisme : aux États-Unis, chacun était censé pouvoir investir dans les entreprises, qui en fait exploitent chacun. Comme si la liberté consistait à posséder une part de notre propre exploitation.

Puis les banquiers ont transformé la dette en produits bancaires, échangeables comme de la monnaie…

C’est incroyable ! Il y a six ans, même des gens très intelligents disaient : « Que ces gens sont brillants, ils ont créé de l’argent à partir de rien ». Ou plutôt avec des algorithmes tellement complexes, que seuls des astrophysiciens pouvaient les comprendre. Mais cette incroyable sophistication s’est révélée être une escroquerie ! J’ai eu récemment des entretiens avec de nombreux astrophysiciens, qui m’ont affirmé que ces chiffres ne veulent rien dire. Tout ce travail semble très sophistiqué, mais en fait il ne l’est pas. Une classe de personnes a réussi à convaincre tout le monde qu’ils étaient les seuls à pouvoir comprendre. Ils ont menti et les gens les ont cru. Soudain, un pan de l’économie a été détruit, et on a vu qu’eux-mêmes ne comprenaient pas leurs instruments financiers.

Pourquoi cette crise n’a-t-elle pas changé notre rapport à la dette ?

A cause d’un profond déficit intellectuel. Leur travail idéologique a été tellement efficace que tout le monde est convaincu que le système économique actuel est le seul possible. Nous ne savons pas quoi faire d’autre. Alors nous posons un morceau de scotch sur le problème, prétendant que rien ne s’est passé. Où cela nous mènera-t-il ? A une nouvelle panne. Nous entrons désormais dans une nouvelle étape : celle du jeu défensif. Comme la plupart des justifications intellectuelles du capitalisme s’effondrent, ses promoteurs attaquent aujourd’hui toutes les alternatives possibles. En Grande-Bretagne, après la crise financière, la première chose qu’ont voulu faire les responsables économiques a été de réformer le système scolaire, pour le rendre plus compétitif. En réalité, le rendre plus semblable au système financier ! Pourquoi ? Sans doute parce que l’enseignement supérieur est un des seuls espaces où d’autres idées, d’autres valeurs, peuvent émerger. D’où la nécessité de couper court à toute alternative avant qu’elle ne puisse émerger. Ce système éducatif fonctionnait pourtant très bien jusqu’à présent, alors que le système financier a failli de manière spectaculaire. Il serait donc plus pertinent de rendre le système financier semblable au système éducatif, et non l’inverse !

Aujourd’hui, aux États-Unis, des gens sont emprisonnés pour incapacité à rembourser leurs dettes. Vous citez l’exemple d’un homme condamné à la prison en 2010 dans l’État de l’Illinois pour une durée illimitée, tant qu’il n’aura pas réussi à rembourser 300 dollars…

Aux États-Unis, des gens sont emprisonnés parce qu’ils n’ont pas réussi à payer les frais de citation en justice. Alors qu’il est presque impossible de poursuivre des banques pour des saisies illégales ! Les banques peuvent toujours aller voir la police pour leur demander de vous arrêter pour défaut de paiement, même si tout le monde sait qu’il s’agit d’une saisie illégale. Pouvoir financier et pouvoir politique sont en train de fusionner. Police, collecteurs d’impôts, les personnes qui vous expulsent de vos maisons, opèrent directement dans l’intérêt des institutions financières. Peu importe votre revenu, un robot signe votre expulsion et la police vous fait sortir de votre maison.

Aux États-Unis, tout le monde croyait faire partie de la classe moyenne. Ce n’est pas vraiment une catégorie économique, plutôt une catégorie sociale et politique : on peut considérer que font partie de la classe moyenne les citoyens qui se sentent plus en sécurité quand ils voient un policier, que l’inverse. Et par extension, avec toutes les autres institutions, banques, écoles… Aujourd’hui, moins de la moitié des Américains considèrent qu’ils font partie de la classe moyenne, contre les trois quarts auparavant. Si vous êtes pauvres, vous supposez que le système est contre vous. Si vous êtes riches, vous avez tendance à croire que le système est avec vous. Jusqu’à présent aucun banquier n’a été mis en prison pour des actes illégaux durant la crise financière. Et des centaines de manifestants ont été arrêtés pour avoir tenté d’attirer l’attention sur ces faits.

La dette provoque toujours contestation et désordre dans les sociétés, écrivez-vous. Et depuis 5000 ans, les insurrections populaires commencent très souvent par la destruction des registres de dette…

La dette semble être le plus puissant des langages moraux jamais créés pour justifier les inégalités et les rendre « morales ». Mais quand tout explose, c’est avec une grande intensité ! L’historien britannique Moisis Finley défendait l’argument que dans le monde antique, il n’y avait qu’une seule demande révolutionnaire : abolir les dettes, et ensuite redistribuer les terres. De la décolonisation de l’Inde à l’Amérique latine, les mouvements d’abolition des dettes semblent partout une priorité. Lors de révolutions paysannes, une des premières actions des insurgés est de trouver les registres de dettes pour les brûler. Puis les registres de propriété des terres. La raison ? La dette, c’est pire que si vous dites à quelqu’un qu’il est inférieur, esclave, intouchable. Car cela signifie : « Nous ne sommes pas fondamentalement différents, vous devriez être mon égal, mais nous avons conclu un contrat d’affaires et vous avez perdu. » C’est un échec moral. Et cela peut engendrer encore plus de colère. Il y a quelque chose de profondément insultant, dégradant avec la dette, qui peut provoquer des réactions très violentes.

Vous réclamez un jubilé, c’est-à-dire un effacement des dettes – dettes souveraines des États mais aussi dettes individuelles. Quel impact économique cela aurait-il aujourd’hui ?

Je laisse les détails techniques aux économistes… Cela supposerait notamment de revenir à un système public pour les pensions de retraite. Les précédentes annulations de dettes n’ont jamais concerné toutes les dettes. Mais certains types de dettes, comme les dettes de consommation ou la dette souveraine des États, pourraient être effacées sans réels effets sociaux. La question n’est pas de savoir si l’annulation de dette va avoir lieu ou pas : les gens qui connaissent bien la situation admettent que cela va évidemment arriver. La Grèce, par exemple, ne pourra jamais rembourser sa dette souveraine, elle sera progressivement effacée. Soit avec de l’inflation – une manière d’effacer la dette qui a des effets délétères – soit par des formes d’annulation directe. Est-ce que cela arrivera « par en bas », sous la pression des mouvements sociaux, ou « par en haut », par une action des dirigeants pour tenter de préserver le système ? Et comment vont-ils habiller cela ? Il est important de le faire de manière explicite, plutôt que de prétendre à un simple « rachat » de la dette. Le plus simple serait de dire qu’une partie de la dette est impayable, que l’État ne garantit plus le paiement, la collecte de cette dette. Car pour une grande part, cette dette existe uniquement parce qu’elle est garantie par l’État.

L’effacement de la dette des États, c’est la banqueroute. Les experts du FMI ou de la Banque mondiale seront-ils un jour d’accord avec cette option ?

Le FMI annule actuellement des dettes en Afrique. Les experts savent que la situation actuelle n’est pas viable. Ils sont conscients que pour préserver le capitalisme financier et la viabilité à long terme du système, quelque chose de radical doit avoir lieu. J’ai été surpris de voir que des rapports du FMI se réfèrent à mon livre. Même au sein de ces institutions, des gens proposent des solutions très radicales.

Est-ce que l’annulation de dettes signifie la chute du capitalisme ?

Pas nécessairement. L’annulation de dettes peut aussi être un moyen de préserver le capitalisme. Mais à long terme, nous allons vers un système post-capitaliste. Cela peut paraître effrayant, puisque le capitalisme a gagné la guerre idéologique, et que les gens sont convaincus que rien d’autre ne peut exister que cette forme précise de capitalisme financier. Il va pourtant falloir inventer autre chose, sinon dans 20 ou 30 ans, la planète sera inhabitable. Je pense que le capitalisme ne sera plus là dans 50 ans, mais je crains que ce qui arrive ensuite soit encore pire. Nous devons construire quelque chose de mieux.

Dans le cadre du mouvement Occupy Wall Street, vous êtes l’un des initiateurs de la campagne Rolling Jubilee. Quels sont ses objectifs et son impact ?

C’est un moyen de montrer à quel point ce système est ridicule. Aux États-Unis, des « collecteurs » achètent de la dette, à 3% ou 5% du montant de la dette initiale, et vont ensuite tenter de recouvrer la totalité de l’argent en faisant payer les personnes endettées. Avec la campagne Rolling Jubilee, nous faisons comme ces collecteurs de dette : nous achetons collectivement nous-mêmes de la dette – ce qui est parfaitement légal – et ensuite, au lieu d’exiger leur remboursement, nous effaçons ces dettes ! Quand nous atteindrons un niveau où cela commence à avoir un effet réel sur l’économie, ils trouveront sans doute un moyen de rendre ça illégal. Mais pour le moment, c’est un bon moyen de mettre en évidence l’absurdité du système (sur cette campagne, lire notre aticle « Strike debt » : un plan de sauvetage du peuple par le peuple). En complément, nous développons le projet « Drom », Debt resistors operation manuel, qui fournit des conseils légaux et pratiques aux personnes endettées.

La façon la plus simple de désobéir à la finance, c’est de refuser de payer les dettes. Pour lancer un mouvement de désobéissance civile contre le capitalisme, on peut commencer par là. Sauf que les gens le font déjà ! Un Américain sur sept est poursuivi par un collecteur de dettes. 20 % au moins des prêts étudiants sont en situation de défaut. Si vous ajoutez les prêts hypothécaires, sur les 80 % de la population qui sont endettés aux États-Unis, entre un quart et un tiers sont déjà en situation de défaut de paiement ! Des millions d’Américains font déjà de la désobéissance civile par rapport à la dette. Le problème est que personne ne veut en parler. Personne ne sait que tout le monde le fait ! Comment réunir tous ces gens isolés ? Comment organiser un mouvement social si tout le monde a honte de ne pas réussir à rembourser ses dettes ? À chaque fois que vous refusez de payer une dette médicale, une dette « odieuse » créée par la collusion entre gouvernement et financiers – qui piège les gens dans des dettes que vous n’avez d’autre choix que de subir – vous pouvez dépenser votre argent pour quelque chose de socialement important. Nous voulons encourager les « coming-out » sur cette résistance au système. Fédérer cette armée invisible de gens qui font défaut, qui sont déjà sur le terrain de bataille, s’opposant au capitalisme par une résistance passive.