Archive pour Syrie ingerence et destabilisation

Financement du terrorisme impérialiste… Le cimentier Lafarge champion de la nage en eau glauque…

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Le cimentier Lafarge en Syrie: le rôle de la diplomatie française en question

 

Sophie Deveillerie

 

8 février 2018

 

Source: 

https://www.legrandsoir.info/lafarge-en-syrie-le-role-de-la-diplomatie-francaise-en-question.html

 

Un ex-responsable du cimentier affirme que l’ambassadeur de France « était au courant du racket ».

– Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, dont l’État islamique (EI), pour garder ouverte sa cimenterie de Jalabiya (nord), malgré la guerre. Photo d’illustration Jacques Démarthon/AFP

L’enquête sur le groupe cimentier Lafarge, soupçonné d’avoir financé l’organisation État islamique pour rester en Syrie, peut-elle impliquer la diplomatie française ? Un ex-responsable du cimentier affirme que l’ambassadeur de France « était au courant du racket », ce que dément le diplomate.

Dans cette affaire hors norme, où pour la première fois de grands patrons français sont soupçonnés d’avoir financé le terrorisme, Lafarge est suspecté d’avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d’euros à des groupes armés en Syrie, dont l’État islamique (EI), pour garder ouverte sa cimenterie de Jalabiya (nord), malgré la guerre.

Certains responsables du groupe, dont l’ex-directeur général adjoint Christian Herrault, ont reconnu avoir été soumis à « une économie de racket ».

Que savaient les autorités françaises ? « Ont-elles poussé Lafarge à se maintenir pour préparer l’après Bachar el-Assad, quitte à mettre en danger les salariés syriens, restés seuls sur le site à partir de 2012 ? Des diplomates étaient-ils au courant de versements délictueux ? Si c’est le cas, ont-ils tardé à tirer la sonnette d’alarme ? », détaille une source proche du dossier.

Le 9 janvier, une confrontation a été organisée entre Christian Herrault et l’ex-ambassadeur de France en Syrie, Eric Chevallier, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. Arrivé en 2009 à Damas, ce dernier a fermé l’ambassade en mars 2012. Il a ensuite été ambassadeur « pour la Syrie », basé à Paris, jusqu’à l’été 2014.

Chevallier « était au courant du racket » et disait « +vous devriez rester, les troubles ne vont pas durer+ », a affirmé M. Herrault devant les magistrats, assurant avoir rencontré plusieurs fois l’ambassadeur. Ce dernier a rétorqué ne « pas avoir de souvenir de ces rencontres ».

Les investigations ont toutefois mis en lumière des réunions entre Lafarge et l’ambassade, notamment une « réunion MAE (ministère des affaires étrangères, ndlr) Syrie » le 29 janvier 2013 à Paris.

Le directeur de la cimenterie de Jalabiya, Bruno Pescheux, a aussi évoqué « des contacts » avec l’ambassade tandis que le directeur de la sûreté de Lafarge, Jean-Claude Veillard, a relaté avoir fait remonter des informations sur la situation dans la région aux services de renseignement français.

Autre élément troublant pour les enquêteurs, une note de M. Herrault sur la situation en Syrie de 2012 à 2015. « Nous avons toujours été encouragés à rester (et) la seule préoccupation exprimée (par les autorités françaises, ndlr) était de ne rien faire qui puisse +irriter+ les Turcs », écrit-il.

« Nous tentions de dire que les Turcs étaient les alliés objectifs sur le terrain des islamistes les plus radicaux qui sont devenus Daesh (acronyme arabe de l’EI), mais cela n’était pas audible à Paris, au moins à l’époque », ajoute-t-il.

« Un mensonge total » pour M. Chevallier qui relève que le ministère a émis dès 2012 des consignes pour les particuliers et les entreprises de quitter la Syrie.

’Pas de consigne écrite’

« Elles ne s’appliquaient qu’aux collaborateurs français, d’ailleurs rapatriés en 2012. Jamais il n’a été demandé de fermer l’usine. Sinon, cela aurait été fait », affirme Solange Doumic, avocate de Christian Herrault.

Ce que disait Laurent Fabius des takfiristes d’Al-Nosra, à cette époque – Le Monde : 12 décembre 2012 – note du Comité Valmy

Certains courriers diplomatiques auraient-ils dû alerter au plus haut niveau du ministère des affaires étrangères ? Ainsi cette note de septembre 2014 d’un conseiller qui évoque le « jeu d’équilibriste entre régime de Damas, forces kurdes et État islamique » auquel est soumis Lafarge, tout en relevant que le patron de la cimenterie indique « ne rien verser » à l’EI.

« Démontrer une éventuelle implication des autorités françaises est difficile car il n’y a jamais eu de consigne écrite. Mais il faut que Paris assume les positions prises à l’époque », estime Me Doumic.

L’association Sherpa, partie civile dans ce dossier, a demandé l’audition de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2016. « On nous dit que Lafarge n’a pas été évoqué avec lui. Il est étonnant qu’il ne se soit pas intéressé à la seule entreprise française dans ce pays stratégique », relève l’avocate.

Le quai d’Orsay n’est « aucunement mis en cause » dans cette enquête qui a conduit à la mise en examen de six responsables du cimentier, dont son ex-patron Bruno Lafont, souligne une source diplomatique. « Aucune forme de collusion avec des groupes terroristes n’est admise, en Syrie comme partout dans le monde », ajoute-t-elle.

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Axe de la résistance: Cause commune entre le Hezbollah et la Russie en Syrie

Posted in actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 12 janvier 2018 by Résistance 71

Lutte contre le terrorisme: La Russie et le Hezbollah font cause commune en Syrie

 

Press TV

 

11 janvier 2018

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/11/548570/La-Russie-dans-le-camp-de-la-Rsistance

 

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth a mis l’accent sur la coopération de Moscou avec le Hezbollah, la Syrie et l’axe de la Résistance dans la lutte contre le terrorisme.

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth, Alexandre Zasypkine, a qualifié de très important le récent discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah. Il a réaffirmé que l’axe de la Résistance devrait être prêt à riposter à toute éventuelle attaque.

Selon le site web libanais el-Nashra, Alexandre Zasypkine a également rendu hommage à la solidarité dont fait preuve Nasrallah envers la nation palestinienne.

« Dans la conjoncture actuelle, il faudrait soutenir la cause palestinienne, ce qui rendra le terrain propice aux négociations de paix », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Nous menons des coopérations avec le Hezbollah, le gouvernement syrien et l’axe de la Résistance concernant la lutte contre le terrorisme. »

Plus loin dans ses propos, il a ajouté qu’il n’existait aucun danger direct contre le Liban pour lancer une nouvelle guerre contre ce pays.

Il a ensuite fait allusion au dossier syrien pour dire : « Les participants aux négociations d’Astana ne partagent pas un même avis. La Turquie soutient les groupes armés opérant en Syrie, mais la Russie et l’Iran se sont entretenus en vue de développer des relations plus étroites avec l’armée syrienne. »

Le diplomate russe a réaffirmé que son pays et le Hezbollah se battent contre le terrorisme en Syrie et qu’ils se trouvent dans le même camp.

« Moscou et Téhéran coordonnent leur action politique en Syrie », a-t-il argué.

Coup d’arrêt à l’impérialisme au Moyen-Orient… L’anticipation salvatrice du Hezbollah de refuser de combattre Daesh sur le sol libanais…

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et de porter le fer là où le problème avait fait surface.

A lire également pour mieux comprendre la très bonne analyse de Bruno Guigue ci-dessous:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Syrie-Hezbollah ou le cauchemar de l’impérialisme

 

Bruno Guigue

 

27 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/715075

 

La guerre, disait Clausewitz, met fin par le sang à une divergence d’intérêts”.

Contrairement à une idée reçue, les USA et leurs alliés n’ont pas tenté d’abattre la Syrie pour s’emparer de ses hydrocarbures. Les projets gaziers du Qatar expliquent peut-être son engagement au côté des insurgés, mais ils n’ont pas suffi à nourrir un conflit d’une telle ampleur. La rage destructrice des parrains de cette guerre meurtrière n’était pas davantage motivée par la défense des “droits de l’homme”. Seuls les esprits crédules ont pu croire de telles sornettes, accréditées il est vrai par un déluge de propagande sans précédent.

La véritable raison de cette guerre par procuration n’est ni économique ni idéologique. Déployant des moyens colossaux, l’impérialisme avait un autre objectif, beaucoup plus ambitieux : il entendait conjurer une menace stratégique. En détruisant la Syrie, Washington espérait liquider le seul Etat arabe qui soit resté debout face à Israël, et qui appuie sans réserve la résistance armée à l’invasion sioniste. Frapper à mort la Syrie devait permettre d’en finir avec le Hezbollah, et l’effondrement de l’Etat syrien mettre fin à l’anomalie d’un gouvernement arabe allié au “régime des mollahs” et à la Russie de Vladimir Poutine.

La preuve ultime de ce dessein géopolitique a été fournie par l’ex-secrétaire d’Etat Hillary Clinton dans son email du 30 novembre 2015 révélé par Wikileaks : “La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran, écrivait-elle, est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad”. En cas de réussite, cette tentative de “regime change” par le biais de la terreur milicienne aurait privé l’axe Téhéran-Damas-Beyrouth de son maillon central. Elle aurait laissé le Hezbollah orphelin de la Syrie et rejeté l’Iran dans l’arrière-cour d’un Moyen-Orient remis sur orbite occidentale.

Malheureusement pour Washington et ses séides, cette vaste opération a échoué. Malgré les milliers de mercenaires lobotomisés par le wahhabisme, malgré les milliards de dollars déversés par les monarchies du Golfe, le conglomérat takfiriste s’est brisé sur le mur d’acier d’une armée nationale appuyée par ses alliés russes, libanais, irakiens et iraniens. Même si elle n’a pas supprimé la capacité de nuisance américaine, cette défaite a infligé un coup d’arrêt à la politique du “chaos constructif” voulue par Washington afin de provoquer l’implosion du Moyen-Orient et le démembrement de ses Etats souverains.

L’année 2017 restera dans les annales comme celle d’un nouvel échec de l’impérialisme. Destinée à éliminer une pièce maîtresse de la résistance arabe, la guerre imposée à la Syrie entendait venger l’humiliation infligée à Israël en juillet-août 2006. Elle visait à repousser le cauchemar d’une force arabe victorieuse, capable de chasser la puissante armée sioniste d’un petit pays qu’elle croyait à sa merci. Rarement mentionnée, cette signification du conflit syrien est pourtant essentielle. Loin d’être séparés, les conflits du Proche-Orient sont intimement liés. La crise régionale a plusieurs dimensions, mais c’est la même crise.

Que serait devenu le Liban si les factions extrémistes avaient gangrené l’est du pays ? Le Hezbollah, rejoint par l’armée libanaise, les a extirpées. En supprimant ces nids de scorpions des deux côtés de la frontière, la résistance a joué son rôle de protecteur du Liban, et même ceux qui vilipendaient son intervention en Syrie sont contraints de l’admettre. Obsession d’Israël, le Hezbollah a payé le prix du sang, tirant du conflit syrien une expérience précieuse. L’impérialisme voulait l’abattre en le privant de son allié. Peine perdue. Cauchemar des sionistes, vainqueur d’Al-Qaida, protecteur des minorités, le Hezbollah est plus fort et plus respecté que jamais.

Ce n’est pas un hasard si l’armée israélienne a multiplié les agressions sur le territoire syrien au cours des derniers mois. Plusieurs responsables sionistes l’ont dit : la prochaine guerre opposera à nouveau Israël et le Hezbollah, et elle sera d’une rare violence. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et l’agresseur devrait méditer les leçons du précédent conflit. Le 12 juillet 2006, prétextant l’enlèvement de deux soldats israéliens à la frontière libanaise, une impressionnante armada israélienne avait envahi le Liban avec l’objectif avoué “d’éradiquer le Hezbollah”. L’issue de cette opération a toutefois réservé bien des surprises à ses initiateurs.

Durant cette guerre de 33 jours, le déséquilibre des forces est énorme. Israël dispose d’une force militaire colossale, quasiment invaincue sur les théâtres d’opérations du Proche-Orient, et alimentée par les transferts technologiques de son puissant protecteur US. Infanterie mécanisée, artillerie lourde, blindés, aviation, marine de guerre et drones de combat s’abattent sur le Liban. Face à ce corps expéditionnaire de 40 000 soldats et 450 blindés lourds, se dresse le Hezbollah, parti politique minoritaire libanais qui dispose d’une milice courageuse, mais dépourvue d’armement lourd.

Pour accréditer la menace que ferait peser cette organisation détestée par les puissances occidentales, on orchestre alors une véritable dramaturgie autour des roquettes lâchées sur Israël. Psychologiquement, elle profite aux deux belligérants : elle permet au Hezbollah de défier Israël et à Israël de jouer la comédie de l’agresseur agressé. Mais elle masque surtout la disproportion des dégâts causés dans les deux camps. Alors qu’un millier de Libanais ont déjà péri sous les bombes de “Tsahal”, les médias braquent leurs projecteurs sur la dizaine de civils tués par les roquettes du Hezbollah.

Fascinés par leur propre puissance, les sionistes frappent les ponts, les usines, les ports, les aéroports, ils dévastent Beyrouth-sud, déploient un appareil de destruction sans précédent contre le pays. Mais cet avantage aérien ne préjuge pas de la victoire. Le Hezbollah, de son côté, dispose d’atouts indéniables : sa solide implantation au sein de la communauté chiite, sa cohésion interne et la valeur de ses combattants, le soutien d’une large majorité de la population libanaise. Soudant les Libanais autour du Hezbollah, la nouvelle invasion israélienne, de plus, a pour effet d’en montrer l’utilité militaire.

Encore confuse à la veille du conflit, l’idée que le Hezbollah constitue un rempart contre Israël s’impose avec l’évidence d’une force matérielle : si le Hezbollah cède, il n’y a plus de Liban, mais un nouveau bantoustan israélien. Simple prétexte, le double enlèvement du 12 juillet a fourni aux dirigeants israéliens, en effet, l’occasion rêvée d’une nouvelle guerre dont ils entendent toucher les dividendes. La résistance mise à genoux, le Liban pourrait retrouver son statut d’Etat-tampon, sans véritable souveraineté, ni cohésion nationale, ni force militaire.

Car Israël ne saurait tolérer à sa frontière nord qu’un Etat-fantoche. Il a détruit sa flotte aérienne civile en 1968, envahi son territoire en 1978 et poussé une offensive militaire dévastatrice contre Beyrouth en 1982. Envahi, occupé et bombardé durant des décennies, le Liban n’a vu le départ des troupes israéliennes du sud du pays qu’en 2000. Cette victoire tardive, il la doit au Hezbollah, qui a harcelé l’occupant pendant vingt ans, tuant 900 de ses soldats et le contraignant à un retrait unilatéral. La violente attaque israélienne engagée le 12 juillet 2006, manifestement, est un règlement de comptes.

Jouant les matamores, les dirigeants israéliens promettent d’infliger une correction magistrale à la résistance. Jugés indestructibles par les experts, 52 blindés de “Tsahal” sont pourtant transformés en passoires. 170 soldats sont tués, 800 blessés. Plus de 1 500 Libanais périssent dans les bombardements sionistes, et le Hezbollah reconnaît la perte de 200 combattants. Avec leurs lance-roquettes antichar, les combattants du Hezbollah ont contraint les forces israéliennes à lâcher prise. Inconcevable pour les admirateurs d’Israël, une dure réalité s’impose : la “plus puissante armée du Moyen-Orient” a reculé face aux miliciens d’un parti politique libanais.

Au lendemain du conflit, le Hezbollah est toujours debout et son potentiel militaire encore menaçant. Auréolé par sa résistance à l’envahisseur, il jouit dans le monde arabe d’un prestige inégalé qui transcende le clivage artificiellement entretenu entre sunnites et chiites. En voulant donner à cette guerre un caractère punitif, Israël s’est puni lui-même. Ses soldats ont été incapables de prendre une poignée de villages frontaliers et son principal fait d’armes fut une campagne aérienne dévastatrice. Israël voulait éradiquer le Hezbollah. Tout ce qu’il a réussi à faire est de massacrer des civils. Vaincue, son armée a repassé la frontière la queue entre les jambes.

Le souvenir de cette victoire arabe emportée à 1 contre 10 ne cesse de hanter les dirigeants israéliens et occidentaux. C’est l’une des raisons essentielles de leur acharnement contre la Syrie, et l’agression contre Damas en 2011 était en germe dans la défaite d’Israël en 2006. Mais les événements n’ont pas suivi le cours espéré par leurs brillants stratèges. Avec la déroute de la piétaille wahhabite en Syrie, le plan a déraillé, et l’échec a nourri l’échec. En 2006, Israël a subi la défaite face au Hezbollah soutenu par la Syrie. En 2017, l’impérialisme a perdu la partie face à la Syrie soutenue (entre autres) par le Hezbollah. Les tentatives désespérées pour rompre cette alliance se sont brisées comme du verre sur la résistance des peuples frères, syrien et libanais.

Résistance au colonialisme: Hezbollah garde frontière…

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Aoun président libanais: “C’est le Hezbollah qui protège les frontières du Liban”

 

Al Manar avec Press TV

 

15 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/698608

 

« C’est le Hezbollah qui a fait reculer les terroristes des frontières du Liban et c’est bien ce mouvement qui a aidé les Syriens à neutraliser les menaces et les dangers provenant des terroristes », a souligné le président libanais Michel Aoun.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne de télévision russe Russia Today, Michel Aoun a salué le rôle du Hezbollah dans la protection et la sécurisation des frontières du Liban. Il a souligné que seuls l’Iran, la Russie et la Turquie avaient aidé le Liban à surmonter la crise migratoire.

« Plus d’un million de réfugiés syriens vivent au Liban et nous essayons de baliser le terrain à leur retour à la Syrie. Quant au dossier des réfugiés syriens, la communauté internationale n’a pas encore montré des signes de coopération. Seuls l’Iran, la Turquie et la Russie nous ont aidé. »

Michel Aoun s’est ensuite attardé sur l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie.

« Les Libanais ne se laissent pas entraîner dans les rivalités qui existent entre les pays de la région. Mais l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie fait exception car la Syrie est notre voisin et nos frontières communes étaient menacées par les terroristes. Il fallait que nous agissions manu militari pour défendre nos frontières. C’est la raison pour laquelle l’armée régulière libanaise et le Hezbollah se sont impliqués dans le conflit syrien. Le Hezbollah continue de faire reculer les terroristes de nos frontières et il a repris le contrôle du Qalamoun. »

Interrogé sur le rôle de la France dans le règlement des problèmes du Liban, Michel Aoun a déclaré que le Liban et la France coopéraient depuis longtemps et qu’ils en tiraient des bénéficies économiques.

A la question de savoir si Israël est en mesure d’attaquer le Liban, le président Aoun a répondu que non. « Après la guerre de 2006, Israël ne pourra plus nous attaquer car il est incapable de s’infiltrer dans le front libanais », a-t-il expliqué.

Concernant l’ingérence de l’Arabie saoudite dans les récentes évolutions au Liban, Michel Aoun a dit qu’il n’en était pas inquiet grâce à l’unité nationale du Liban. « Notre unité nationale déjoue les dangers des ingérences », a-t-il martelé.

Interrogé pour savoir si l’arsenal dont dispose le Hezbollah est préoccupant, il a répondu que l’inquiétude éprouvée par certains groupes libanais vis-à-vis de l’arsenal du Hezbollah était de nature politique plutôt que sécuritaire car tout le monde savait bel et bien que le Hezbollah n’utiliserait jamais son arsenal à l’intérieur du Liban.

Quant à la crise émanant de la démission surprise du Premier ministre libanais, il a réaffirmé que la crise avait été apaisée.

« Je suis sûr et certain que la crise a été réglée car les Libanais restent unanimes à ce propos. Je ne pense pas que ceux qui sont à l’origine de cette crise tenteront d’en générer une autre. »

Le président libanais a ensuite fait allusion à trois marasmes qui menacent le Liban: la crise économique mondiale, la fermeture des frontières terrestres avec la Syrie et Israël et l’afflux de réfugiés syriens.

Michel Aoun a finalement souligné que la paix était à l’origine de l’épanouissement et de la sécurité et que la guerre n’était qu’une grande perte.

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Trump, Jerusalem et Nouvel Ordre Mondial…

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“C’est pourquoi c’est fini: l’encouragement progressif dicté par la tactique des Etats-Unis dû à la diplomatie, la politique de (pseudo) négociations, de mesure et d’équilibre entre les positions de l’entité sioniste et des pays arabes et musulmans, tout ceci s’est effondré hier, coulé par un coup fatal. [la déclaration de Trump sur Jérusalem]”
~ Hassan Nasrallah ~

 

 

Trump, Jérusalem et Nouvel Ordre Mondial

 

Résistance 71 

 

12 décembre 2017

 

Assistons-nous à la touche finale de la doctrine bidon du “choc des civilisations” si chère aux criminels nouveaux cons(ervateurs) par delà les frontières?

Si ce n’est pas le cas, ça s’en rapproche bien quand même, du moins dans la volonté de mettre le feu aux poudres pour un grand chaos générateur du Nouvel Ordre Mondial (ordo ab chao étant la devise des grands prêtres de cette religion post-moderne).

Revoyons un peu brièvement le fil des évènements:

Depuis 2011, l’empire s’est criminellement attaqué à la Libye et à la Syrie. Succès total sur le front libyen, tuant des dizaines de milliers de personnes et créant au passage un état brisé générateur de toujours plus de chaos dans la région en plus d’être un réservoir de mercenaires “djihadistes” pour l’empire. Succès en revanche mitigé en Syrie, qui n’est pas tombée, mais où la guerre par procuration imposée au peuple syrien a ruiné le pays sur un grand pourcentage de sa superficie.

Le fin des mercenaires takfiristes de l’empire étant proche sur le front irako-syrien, il fallait pour l’empire, recréer un tumulte au Moyen-Orient de façon à ne laisser aucun répit et aucune chance à la paix de s’installer.

L’oligarchie impérialiste a besoin d’une grosse guerre, sinon mondiale, du moins suffisamment conséquente pour générer chaos et remettre quelques compteurs économiques dans le vert. La cible, à terme, est connue depuis des lustres: l’Iran, seul pays à ne pas être du cercle des “banques centrales” et donc peu endetté, ce qui est inacceptable pour la clique véreuse et criminelle de la haute finance impérialiste. Mais l’oligarchie est coincée par la dissuasion nucléaire et le jeu des alliances des deux côtés.

Que faire ? Utiliser le bon vieux ressort rouillé mais toujours actif: celui du conflit en Palestine occupée. Comment faire ? Reconnaître Jerusalem comme capitale d’Israël… Ouch ! qui va s’y frotter pour le dire ? Le concombre masqué dit “Donnie mains d’enfants”, nouveau larbin aux ordres et zident de l’entité coloniale que sont les Etats-Unis, met les pieds dans le plat. Vlan ! Passez lui l’éponge…

Que se passe t’il depuis lors ?

L’entité sioniste est ravie de la performance de Donnie “mains d’enfants”, mais en apparence du moins, les alliés et satellites de l’empire marchent sur des œufs depuis.

Côté palestinien et musulman, c’est le tollé général (à quelques exceptions wahhabites près…) et un regroupement semble s’opérer pour garantir qu’une telle destiné n’échoit point à Al Qods / Jerusalem. Dans la foulée de la déclaration de Donnie, véritable seconde déclaration Balfour, le Hezbollah libanais et l’Iran ont promis un soutien inconditionnel à la résistance palestinienne et un recentrage de l’intérêt sur la cause palestinienne laissée quelque peu de côté depuis le début des tumultes libyen et syrien en 2011.

Le Hezbollah, fort de son aura de la victoire contre l’EIIL en Syrie (et en Irak), appelle à une 3ème Intifada palestinienne, soutenue à 100% par l’axe de la résistance anti-sioniste de la région (Iran-Hezbollah-Syrie).

Il y a fort à parier que l’animation régionale qui va s’en suivre repositionnera malheureusement les alliances dans le sens de ce que le cercle nouveau con des va t’en guerre appelle “le choc des civilisations”, doctrine imbécile, créée de toute pièce à des fins conflictuelles, de contrôle et d’invasion de toujours plus de terre pour toujours plus de ressources naturelles ; de division du monde pour toujours mieux le contrôler.

Nous assistons vraisemblablement à la dernière poussée en date pour un grand chaos moyen-oriental, duquel l’oligarchie pense tirer les marrons du feu et à terme, pétrole et gaz naturel des sols.

Nonobstant le fait que Jerusalem ne peut en aucun cas être la capitale historique d’un état juif, il est important de réaliser que nous avons ici à faire à une nouvelle supercherie d’usurpation coloniale et d’accaparement, comme le sont depuis des siècles les soi-disants “états souverains” des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de tous les pays d’Amérique Latine de fait, tous membres ou sous contrôle de l’empire moderne anglo-américain, sis sur des terres volées sur lesquelles il n’a aucun “droit”, si ce n’est celui qu’il s’est arrogé au moyen d’une législation pseudo-légale, fondée sur la doctrine chrétienne de la découverte et quelques bulles pontificales datant du XVème siècle.

Là réside la racine coloniale de l’occident et de son hégémonie sur le monde actuelle, fait réel mais non inéluctable et encore moins irréversible : la racine religieuse et donc mythologique “d’une terre promise”, qui fut transformée en substrat politico-économique afin de pouvoir être gravée dans les tables du “droit positif” de nations fictivement constituées.

C’est parce que finalement, nous les 99,9% de la population mondiale, sommes tous des colonisés, que nous devons soutenir sans réserve la cause des nations ancestrales opprimées sur tous les continents. C’est parce que nous nous tiendrons debout, main dans la main avec les peuples autochtones des continents, en soutien de leur lutte anti-coloniale, que nous ferons émerger à terme, la seule société humaine qui pourra survivre au marasme de l’usurpation chronique du pouvoir: la société des associations libres, la société de l’esprit unificateur retrouvé dans l’universalité de la complémentarité.

Trump n’est pas un imbécile, il n’est qu’un des nombreux bras armés aux ordres, œuvrant pour la mise en place d’un fascisme planétaire transnational géré par les corporations ayant fusionné avec l’État. La mise en échec du Nouvel Ordre Mondial ne peut se faire que par les peuples qui, dans le processus même de la révolution sociale planétaire, éradiqueront la malfaisance régnante.

Il nous faut donc comprendre qu’il n’y a pas de solution au sein du système, que ce ne sont pas les luttes de souveraineté qui nous sauveront du marasme, mais la Révolution Sociale qui balaiera tout de l’ancien monde pour y substituer la société des sociétés organique, complémentaire dans sa diversité acceptée de tous. Ne nous trompons pas de combat, nous n’en avons plus les moyens.

Qu’on se le dise !

Fraternellement à toutes et tous

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Voici ce que dit l’Iran le 12 décembre 2017 par la voix de son top général, Souleimani (source Press TV):

Le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a déclaré que l’Iran était prêt à apporter son soutien total aux forces de la Résistance islamique de la Palestine.

Lors d’un contact avec les commandants des brigades Ezzeddine al-Qassam et du Jihad islamique de la Palestine, le général Soleimani a réaffirmé le soutien de l’Iran à la Résistance palestinienne dans son combat contre l’occupation israélienne.

Cet entretien du général Soleimani avec les commandants des Brigades Ezzeddine al-Qassam et ceux des brigades du Jihad islamique, les Brigades de la Paix (Saraya al-Salam), a eu lieu mardi 11 décembre dans la soirée.

Le général Soleimani a également annoncé que les autres groupes du front de la Résistance dans la région étaient disposés à défendre la mosquée al-Aqsa.

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Lectures connexes:

Manifeste de la societe des societes

effondrer le colonialisme

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme (PDF)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (version PDF de larges extraits du livre de Naïm Qassem)

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Résistance 71

 

5 décembre 2017

 

Jo de JBL1960 nous a fait un superbe pdf de notre traduction partielle de l’ouvrage de Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah (version arabe 2004, version anglais 2005, version française 2008), « Hezbollah, son histoire de l’intérieur ».

Nous conseillons à nos lecteurs de se procurer ce livre et de le lire en entier dans la langue de leur choix, car il est à notre sens sans doute le meilleur livre publié à ce jour, pour comprendre l’histoire complexe et ses implications géopolitiques dans le Moyen-Orient de l’après première (chute de ’empire ottoman et déclaration Balfour) et seconde guerres mondiales (résolution ONU 1947, création de l’état d’Israël en 1948, Nakba, guerres israélo-arabes et civile libanaise…), au travers de la genèse d’un groupe de résistance à l’occupation sioniste, devenu parti politique influent et hautement respecté au-delà des frontières, pour son honnêteté et son intégrité.

L’ouvrage remet en perspective l’idée que nous avons été souvent amenés à nous faire au sujet du Hezbollah, idée bien entendu et comme il se doit, façonnée par la propagande impérialiste occidentale qui diabolise toute résistance à la pensée et action politico-économique dominante du moment.

Il est temps de rétablir un équilibre des connaissances pour que plus de personnes sachent de quoi il retourne lorsqu’on va leur vendre la nouvelle guerre à venir contre l’Iran et ses alliés, dont le Hezbollah fait partie. Ce processus est déjà … en marche…

Cette traduction fait partie de notre démarche de prise de conscience et de travail pour que toujours plus d’occidentaux se débarrassent des chaînes principalement idéologiques du colonialisme et de la suprématie de la civilisation occidentale écrasant le reste du monde, afin de se tenir debout, main dans la main avec tous les peuples autochtones des continents pour établir à terme la société de l’union dans la complémentarité, abandonnant l’antagonisme induit et se fondant dans la société des sociétés des associations libres. Les membres du Hezbollah, Libanais, musulmans et politiquement conscients, sont partie intégrante de la résistance des peuples autochtones au colonialisme exacerbé de la marchandise en mouvement. Le comprendre, c’est déjà agir…

Version PDF de notre traduction partielle:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Escalade en Syrie ? Les Russes auraient abattu des missiles israéliens…

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Si cette info se vérifie, on est entré dans l’escalade finale au Moyen-Orient… A noter que l’article de Press TV n’est pas écrit au conditionnel…
~ Résistance 71 ~

 

Israël pris de cours par les missiles russes Pantsir

 

Press TV

 

3 décembre 2017

 

url article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/03/544302/Syrie-Pantsir-russe-contre-Isral

 

Israël a tiré dans la nuit de vendredi à samedi cinq missiles contre une localité située à Al-Kiswah, à 14 kilomètres de la capitale syrienne, Damas.

Rare confession, le Premier ministre israélien a revendiqué samedi dans une courte vidéo cette attaque qu’il a justifiée au nom de sa « lutte contre la présence iranienne en Syrie ». Evidemment, sans preuve ni justificatif, le régime de Tel-Aviv prétend avoir visé « une base iranienne ».

Mais ce que Netanyahu ne reconnait pas, c’est l’interception de deux des cinq missiles tirés par l’armée israélienne dans le ciel de Damas. Ce sont des batteries de missiles « Pantsir S-1 » russes qui ont intercepté les missiles israéliens.

Ces batteries antimissiles sont placées sur l’ordre direct des officiers russes largement présents dans les bases de DCA syriennes. Les sources syriennes affirment que les forces russes ont reçu l’ordre strict de Moscou de «  tirer » contre toute attaque visant les « bases russes » ou des régions qui se trouvent à leur proximité.