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Guerre impérialiste en Syrie: La partie d’échecs en simultanée continue avec le grand maître Poutine

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Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

 

Valentin Vasilescu

 

19 Mars 2016

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=292939&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

Les médias occidentaux basés sur une rhétorique russophobe, ont été pris au dépourvu par la décision de Poutine, essuyant un cuisant échec quant à leurs prévisions de propagande liées à la Syrie. Ce n’est plus un secret que la guerre en Syrie a été déclenchée par des mercenaires islamistes provenant de l’extérieur, armés et payés par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et d’autres pays afin de renverser Bachar Al-Assad. Habilement, par la Conférence sur la sécurité à Munich, Sergei Lavrov ministre des Affaires étrangères de la Russie, a forcé la main au secrétaire d’Etat américain John Kerry, pour obtenir un arrêt des hostilités en Syrie qui est entré en vigueur le 27 Février 2015.

Les termes de cet accord pouvaient laisser prévoir, du point de vue américain, que les Russes resteraient encore en Syrie.

Les Russes ont montré qu’ils ont appris des expériences américaines ratées en Irak et en Afghanistan. Ils ont compris qu’ils ne peuvent pas miser que sur une réponse militaire, et qu’ils doivent apporter en Syrie une réponse intelligente, en utilisant habilement la crème de la diplomatie russe, reconnue comme la plus efficace dans le monde. 

Vladimir Poutine est un leader dont les actions sont imprévisibles par les adversaires, ayant plusieurs atouts dans sa manche avec lesquels il peut surprendre tout le monde. Comme pour un jeu d’échecs, Poutine intensifie le niveau du jeu par le retrait partiel du contingent russe en Syrie, exposant à nouveau intentionnellement Bachar Al-Assad comme appât pour dévoiler les intentions de la Maison Blanche et ses vassaux.

Dans ce contexte, Washington a deux options :

La première est de rallier inconditionnellement la position de la Russie pour une solution pacifique en Syrie, négociée avec les parties engagées dans le conflit, à l’exception des groupes terroristes. Ensuite, suivrait la reconstruction de la Syrie. Les négociations s’annoncent difficiles, parce que la Maison Blanche, par la voix de la soi-disant «opposition syrienne» continue à vouloir écarter Assad du pouvoir, avant de commencer une transition vers un nouveau format politique en Syrie.

Un autre obstacle à une solution pacifique en Syrie est, en plus de ce qui précède, lié aux intentions contradictoires des réseaux occidentaux, depuis les événements en Ukraine. La Russie accuse les Etats-Unis de saboter toute tentative pour parvenir à la paix en Syrie, après des discussions confidentielles entre les deux partis aboutissant à des déclarations à la presse de responsables américains qui, aussitôt après que les accords aient été approuvés par les présidents Américain et Russe, s’empressent de le remettre en cause. Le retrait a été ordonné par Poutine le 15 Mars, 2016, le jour même du début des pourparlers de paix à Genève, comme un signal que ceux qui ne suivent pas la voie proposée par la Russie pour que les négociations aboutissent, se discréditeront aux yeux de l’opinion publique.

La deuxième option pour Washington serait catastrophique. Il donnerait l’ordre aux groupes islamistes subordonnés de rompre la trêve et de commencer une offensive à grande échelle contre l’armée arabe syrienne. Jusqu’à l’arrivée du contingent russe en Syrie, le principal avantage des groupes islamistes consistait en un labyrinthe de centaines de kilomètres de galeries, de tunnels, d’abris et de bunkers, creusé pendant cinq ans par les moyens souterrains livrés par les Occidentaux. Ce labyrinthe ne pouvait pas être détecté et détruit par l’armée arabe syrienne à partir de la surface. Ce réseau de tunnels a permis aux islamistes de stocker des armes lourdes, de la nourriture, du carburant, des munitions, des capacités de production de munitions et d’aller derrière les troupes syriennes, les surprendre et causer d’innombrables pertes.

En déployant des bombardiers russes en Syrie, le président Poutine a montré que Moscou est un allié fiable, contrairement à Washington qui a trahi d’anciens partenaires, comme Hosni Moubarak, président de l’Egypte. Durant les cinq mois d’activité en Syrie, les capteurs des satellites militaires et des avions de reconnaissance russes ont localisé la quasi-totalité des réseaux de tunnels et de galeries, qui ont été neutralisés par des avions de bombardiers russes. Les bombardements russes ont également pris pour cibles le parc des véhicules et les principaux centres de commandement et de communication des rebelles dits «modérés» comme le Front Al Nosra, ce qui a eu pour résultat une incapacité à exécuter des manœuvres, d’organiser leur approvisionnement, de se coordonner et communiquer entre eux [1].

Sur les 40 avions de combat, les deux premiers jours, la Russie en a retiré 20 de la Syrie. Il est possible qu’il ne reste en Syrie que 4 bombardiers Su-25 SM et 4 bombardiers Su-24 M2. Entre temps, 21 bombardiers Su-24 MK de l’armée arabe syrienne avaient été re-motorisés et portés à la norme des Su-24 M2 dans l’usine d’avion N° 514 ARZ de Rzhev. Les avions syriens Su-24 M2 sont équipés de systèmes intégrés de navigation et de guidage d’armes de précision (PNS-M), comme ceux des Russes qui ont opéré à la base aérienne de Hmeymim. En Syrie, au lieu d’avoir 30 bombardiers russes en action, il y a désormais 29 bombardiers russes et syriens [2]. Si nécessaire, la Russie a montré qu’elle peut lancer avec succès en Syrie des missiles de croisière (portée 1500-2500 km) à partir de ses navires de la mer Caspienne et de ses bombardiers à grand rayon d’action décollant des aérodromes Russie.

Les groupes islamistes tels que le Front Al-Nosra sont si faibles qu’ils sont en dessous du niveau à partir duquel il serait encore possible de les remettre à flot pour poser de sérieux problèmes à l’armée arabe syrienne. Ils représentent la variante « ayant échoué » des plans américains visant au retrait du pouvoir de Bachar Al-Assad. Peu importe la façon dont elle investira sur eux, la Maison Blanche ne réussira qu’à prolonger les atrocités commises par ses mercenaires islamistes, mais n’obtiendra jamais de victoire contre l’armée arabe syrienne. Donc, pour les rebelles américains «modérés» le chapitre semble fermé.

Le seul groupe islamiste en Syrie, qui dispose d’une infrastructure solide et peut être approvisionné avec des armes modernes pour se battre d’égal à égal avec l’armée arabe syrienne, est l’État islamique.

La Maison Blanche pourrait ordonner au Pentagone d’armer secrètement l’État islamique pour modifier l’équilibre des forces au détriment de l’armée arabe syrienne.

Seulement, les États-Unis ont créé une coalition de 34 États contre l’État islamique, qui bombardent avec 180 avions de combat depuis presque deux ans les objectifs de ce groupe en Irak et en Syrie. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas encore de vision claire des lignes directrices suivies par les États-Unis en Syrie, ni ne savons à quelle stratégie obéissent ses actions et pour quels résultats.

Mais la Russie a conservé en Syrie un mécanisme de contrôle du respect de la trêve basé sur le complexe C4I, les systèmes S-400, plusieurs dizaines d’avions de reconnaissance sans pilote et une interface d’information fournie par le réseau de satellites de surveillance russes. Ce mécanisme est capable de détecter les livraisons d’armes à l’Etat islamique. Il reste à voir quelle explication donneront les néocons de Washington (en particulier la candidate à la présidentielle Hillary Clinton) quand le monde sera convaincu que l’Etat islamique, est en réalité leur création, et qu’ils les utilisent cyniquement pour satisfaire leurs propres intérêts, dans un contexte où, le 14 Mars 2016, le Congrès a voté (392 pour et 3 contre) une résolution similaire à celle du Parlement européen, selon laquelle l’État islamique est répertorié comme auteur de génocide en Syrie et en Irak [3].

Par Valentin Vasilescu

Source : Réseau International

[1]. Le pari de Poutine en retirant les troupes russes de Syrie (http://reseauinternational.net/le-pari-de-poutine-en-retirant-les-troupes-russes-de-la-syrie/).

[2]. Syria’s recently upgraded Su-24s (http://spioenkop.blogspot.ro/2014/01/syria-and-her-recently-upgraded-su-24s-2.html ).

[3]. La Chambre US des représentants accuse Daesh de « génocide » ( http://www.voltairenet.org/article190764.html ).

Partie d’échecs géostratégique: Poutine joue avec les « blancs » et maîtrisent l’échiquier…

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… tandis que l’empire pense jouer avec les « blancs », mais joue avec les « noirs » dans une partie qui tourne au « cours après moi que je t’attrapes »… On peut même se poser la question de savoir s’ils jouent le même jeu ?… Quoi qu’il en soit, Poutine le fin stratège est en train de faire tourner la table. de là à ce que l’empire se retrouve en slip, il n’y a plus des kilomètres !…

— Résistance 71 —

 

Ce que Poutine ne nous dit pas

 

Pepe Escobar

 

21 décembre 2014

 

url de l’article:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/12/21/loeil-itinerant-ce-que-poutine-ne-nous-dit-pas/

 

Lors de sa conférence de presse annuelle et du marathon de questions et réponses qui a suivi, même aux prises avec ce qui, à tous égards, constitue une tempête parfaite, le président Poutine a affiché un comportement extrêmement mesuré.

Cette tempête parfaite évolue sur deux fronts : une guerre économique ouverte (comme un siège mené à coup de sanctions) ainsi qu’une attaque concertée et secrète menée dans l’ombre, au cœur même de l’économie russe. Pour Washington, l’objectif ultime est clair : appauvrir et dégriffer l’adversaire, pour le forcer à s’incliner docilement devant les lubies de l’Empire du chaos [1]. Et s’en vanter à tout bout de champ jusqu’à la victoire [2].

Le problème, c’est qu’il se trouve que Moscou a impeccablement percé le jeu, et ce, même avant que Poutine, lors de la réunion du club Valdaï d’octobre dernier, ne décrive avec perspicacité la doctrine Obama, en disant que nos partenaires occidentaux sont des adeptes de la théorie du chaos contrôlé.

Poutine a donc parfaitement compris en quoi consistait l’attaque monstre de cette semaine, de type chaos contrôlé. L’Empire dispose d’un pouvoir monétaire massif, d’une influence énorme sur le Produit intérieur brut mondial de 85 000 milliards de dollars et du pouvoir bancaire qui sous‑tend tout ça. Rien de plus facile donc que de faire jouer ce pouvoir, par l’entremise des systèmes bancaires privés, qui contrôlent en réalité les banques centrales, pour lancer une attaque sur le rouble. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’Empire du chaosrêve de faire chuter le rouble d’environ 99 % (anéantissant du même coup l’économie russe). N’est‑ce pas là la meilleure façon d’imposer à la Russie la discipline impériale ?

L’option nucléaire

La Russie vend son pétrole à l’Occident en dollars US. Lukoil, par exemple, possède un dépôt en dollars US dans une banque américaine pour ses ventes de pétrole. Pour verser des salaires en roubles en Russie, Lukoil devra vendre ses dépôts en dollars US pour acheter en Russie un dépôt en roubles pour son compte bancaire, ce qui aura pour effet de soutenir la valeur du rouble. La question n’est pas de savoir s’ils accumulent des fonds à l’étranger, cela est une donnée.  La seule question est de savoir s’ils ne les font plus revenir en Russie. La réponse est non. Et il en va de même pour d’autres entreprises russes.

La Russie n’est pas en train de perdre ses économies, comme en jubilent les grands médias occidentaux. Elle peut toujours exiger des compagnies étrangères de se délocaliser en Russie. Apple pourrait par exemple y ouvrir une usine de fabrication. Les récents accords commerciaux sino‑russes incluent, entre autres, la construction d’usines en Russie par les Chinois. Vu la dépréciation du rouble, la Russie est en mesure d’exiger des entreprises manufacturières établies dans l’Union européenne de se délocaliser sur son territoire, sous peine de perdre leur accès au marché. Poutine a, en quelque sorte, admis que la Russie avait trop tardé à imposer une telle demande. La chose (positive en soi) est désormais inévitable.

Puis il y a aussi l’option nucléaire (option que Poutine n’a même pas eu à mentionner). Si la Russie devait décider d’imposer un contrôle des mouvements de capitaux ou un congé de remboursement de larges tranches de sa dette venant à échéance au début de 2015, cela équivaudrait au pilonnage du système financier européen (dans le style choc et stupeur). Après tout, une bonne partie du financement des banques et des grandes entreprises russes a été approuvée en Europe.

Pour ce qui est de la Russie elle‑même, l’exposition au risque n’est pas l’enjeu. Ce qui importe, ce sont les liens avec les banques européennes. Un banquier d’affaires me citait l’exemple de Lehman Brothers, qui a provoqué tout autant l’effondrement de l’économie européenne, que celui de la ville de New York (par le jeu des liens d’interconnexion). Et ça, même si Lehman était basée à New York. Ce qui compte, c’est l’effet domino.

Si la Russie devait déployer cette option financière nucléaire, le système financier occidental ne serait pas en mesure d’absorber le choc causé par l’interruption du service de la dette. Et cela prouverait (une fois pour toutes) que les spéculateurs de Wall Street ont érigé un château de cartes tellement fragile et corrompu, que la première vraie tempête aura suffi à le réduire en poussière.

Un seul coup suffirait

Et si la Russie cessait d’assurer le service de sa dette, créant du coup une sainte pagaille, compte tenu de ce que ça représente 600 milliards de dollars ? Ce scénario transparaît dans le fait que les Maîtres de l’univers demandent à Janet Yellen et à Mario Draghi de créer des crédits dans les systèmes bancaires, pour prévenir les dommages indus (comme ceux subis en 2008).

Mais imaginons qu’ensuite la Russie décide de couper l’acheminement du gaz et du pétrole vers l’Ouest (tout en maintenant les pipelines ouverts en direction de l’Est). Les services de renseignements russes pourraient causer des dommages considérables et constants aux postes de pompage, du Maghreb jusqu’au Moyen‑Orient. La Russie pourrait bloquer tout le gaz naturel et le pétrole en provenance des stans d’Asie centrale [3]. Le résultat ? L’effondrement financier le plus gigantesque de toute l’histoire. Et la fin des prétentions à l’exceptionnalisme de l’Empire du chaos.

Il s’agit bien sûr d’un scénario apocalyptique. Mais il ne faut pas provoquer l’Ours, car, ce scénario, il pourrait le réaliser en un éclair.

Lors de sa conférence de presse, Poutine [4] a affiché une attitude vraiment sereine, calme, contenue (et une ardeur à plonger dans les détails), car il sait que Moscou a les moyens d’une autarcie complète. Il va de soi qu’il s’agit d’une guerre asymétrique contre un empire dangereux qui s’écroule. Qu’en pensent les nains intellectuels qui fourmillent au sein de l’administration du canard boiteux Obama ? Qu’ils pourront vendre à l’opinion publique américaine (et mondiale) l’idée selon laquelle Washington (en fait, leurs caniches européens) affrontera une guerre nucléaire sur le théâtre européen au nom de l’État ukrainien en déroute ?

C’est une partie d’échecs. Le raid sur le rouble était censé faire échec et mat. Ça n’a pas marché. Pas quand le coup est porté par de simples amateurs de scrabble. Et n’oubliez pas le partenariat stratégique sino‑russe. La tempête est peut‑être en train de s’apaiser, mais la partie, elle, se poursuit.

Pepe Escobar

 

Article original : What Putin is not telling us (rt.com, anglais, 18-12-2014)

Traduit par Jacques pour vineyardsaker.fr

[1] Empire of Chaos: The Roving Eye Collection [amazon.fr, Kindle Edition]

[2] White House Brags Sanctions Put Russia On ‘Brink of Collapse’: Crippling Russian Economy Could ‘Force’ Putin to Obey US (antiwar.com, anglais, 16-12-2014)

[3] Les stans sont les pays dont le nom comporte ce suffixe : Afghanistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan

[4] Putin: Russian economy will inevitably bounce back, 2 years in worst case scenario (rt.com, 18-12-2014)

Résistance politique: « Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger » (Paul Craig Roberts)

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Il est important aujourd’hui d’être du bon côté de l’histoire…

— Résistance 71 —

 

Poutine parle espérons que Washington écoute

 

Paul Craig Roberts (Press TV)

 

17 Octobre 2014

 

url de l’article :

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/17/382580/putin-speaks-hope-that-washington-hears/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un entretien cette semaine avec le journal serbe Politika, le président russe Vladimir Poutine a dit qu’il était futile et dangereux pour les Etats-Unis et ses marionnettes européennes d’essayer de faire chanter la Russie et que la “nation exceptionnelle” et ses vassaux devraient condidérer les risques qui sont inhérents aux disputes agressives entre des pays lourdement armés nucléairement parlant.

Poutine a fait remarquer qu’Obama avait adopté une attitude hostile envers la Russie dans son discours à l’assemblée générale de l’ONU le 24 Septembre dernier lorsqu’obama avait déclaré que la Russie était une des trois menaces auxquelles le monde devait faire face avec l’État Islamique et Ébola. Le président Poutine a dit que des actions punitives et unilatérales prises contre la Russie pourraient provoquer une crise et que si le but de Washington était “d’isoler notre pays, alors ceci est un but illusoire et absurde.”

Voici quelques citations du président Poutine:

“Comment pouvons-nous parler de désescalade en Ukraine tandis que des décisions sur de nouvelles sanctions sont introduites presque simultanément avec les accords sur le processus de paix ?”

“Avec des sanctions contre des segments entiers de notre économie, cette approche ne peut être qualifiée de rien d’autre que d’hostile.”

“Nous espérons que nos partenaires vont réaliser la futilité des tentatives de faire chanter la Russie et se rappeler quelles conséquences des désaccords entre des super-puissances nucléaires peuvent apporter à la stabilité stratégique.”

Si nous ne mourrons pas tous de détonations nucléaires, de radiations et de l’hiver nucléaire inévitable qui s’ensuivra, ce sera grâce à l’humanité et au bon sens commun, qui manquent tous deux à Washington, du président de la Russie.

Regardez autour de vous. Les économies et les marchés boursiers de la civilisation occidentale sont en totale retraite. Des autorités publiques stupides et incompétentes ont amené Ébola en Amérique et que fait Washington ? Les énergies du gouvernement exceptionnel sont focalisées à combattre un État Islamique, créature créée de toute pièce par Washington et à diaboliser la Russie.

Y a t’il une seule nation, où que ce soit sur Terre, à quelque période que ce soit de l’histoire qui a été si mal dirigée que les Etats-Unis ?

Les Américains ont besoin de comprendre que leur gouvernement n’est pas juste incompétent et immoral, mais qu’il est diabolique, qu’il est le mal absolu. Washington se cache derrière un langage moral mais est lui-même totalement dénué de morale et de conscience. Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger. Ceux qui soutiennent Washington, soutiennent le Mal.

Ingérence occidentale en Ukraine et conflit avec la Russie… Poutine avance sur le grand échiquier géopolitique (Paul Craig Roberts)

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Nous espérons que la question du titre de Roberts est purement rhétorique car il est évident que depuis le tout début de la crise syrienne en Mars 2011 jusqu’à aujourd’hui, dans un contexte géopolitique étatique et colonialiste imposé par l’occident, Poutine s’est affirmé comme LE grand stratège/diplomate de ce début de XXIème siècle. Le seul dirigeant politique que l’on puisse respecter dans un contexte étatique s’entend.

Nous avions dit au moment de la crise fabriquée par l’occident de l’emploi d’armes chimiques en Syrie que Poutine était le GARANT de la paix mondiale, cette position n’a fait que s’affirmer depuis… pour atteindre son paroxysme aujourd’hui. a question demeure: l’oligarchie financière mondiale a t’elle décidée de la guerre (historiquement, toute guerre d’importance depuis le début du XIXème siècle a été décidée par une seule famille: les Rothschild) ou le risque thermonucléaire étant trop grand, d’une nouvelle guerre froide, de la scission d monde en deux blocs, l’URSS d7avant étant remplacée par un consortium BRICS + Organisation de Shanghaï ? La guerre froide est très profitable aux oligarques, même si une guerre mondiale fait gagner plus de fric, plus vite et remet les compteurs des dettes à zéro sans autre dommage aux oligarques… Quoi qu’il en soit, les dindons de la farce seront toujours nous, les peuples, c’est pourquoi la fenêtre d’opportunité s’ouvre pour que les peuples disent ASSEZ ! et se débarrasse du système étatico-capitaliste totalement obsolète…

— Résistance 71 —

 

Poutine va t’il réaliser que la Russie tient les bonnes cartes en main ?

 

Paul Craig Roberts

 

6 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/06/will-putin-realize-russia-holds-cards-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Plus de preuves s’amoncèlent, au sujet desquelles j’espère pouvoir m’étendre, sur le fait que l’Europe a acquiescé à la poussée vers la guerre contre la Russie de Washington, une guerre qui sera vraisemblablement la guerre finale pour l’humanité. En demeurant timorée et sans réponse menaçante à l’agression de Washington, donnant ainsi à l’occident le faux signal que la Russie est faible et peureuse, le gouvernement russe a encouragé la poussée de Washington vers la guerre.

Il apparaît que la plus grande des faiblesses des Russes soit le fait que le capitalisme a donné à suffisamment de Russes des standards de vie plus que confortables pour les effrayer de la guerre que leur apporte Washington, guerre qu’ils veulent éviter afin de pouvoir continuer à vivre comme les Européens occidentaux décadents.

La même chose s’est produite il y a longtemps pour les féroces Vandales d’Afrique du Nord au VIème siècle, lorsque ces Vandales furent exterminés par une petite force armée émanant de l’empire romain oriental. Les Vandales avaient perdu cette valeur qui leur avait permis d’acquérir un gros morceau de l’empire romain.

La Russie a besoin de sauver le monde de la guerre, mais l’évitement de la guerre demande à la Russie de rendre les coûts transparents aux Européens.

Faisant face à des sanctions économiques très largement illégales et à des actions de quasi guerre, appliquées à différentes personnalités et à des entreprises russes par Washington et ses marionnettes que sont les états de l’UE + la Suisse, un pays auquel on a appris à avoir plus peur de Washington que de Moscou, le président Poutine a demandé au gouvernement russe de mettre en place des contre-mesures en réponse aux sanctions gratuites imposées à la Russie.

Mais Poutine dit que la Russie doit se réfréner: “De manière évidente, nous devons le faire de manière précautionneuse afin se soutenir nos manufacturiers et producteurs locaux, sans atteindre et blesser les consommateurs.

En d’autres termes, Poutine veut imposer des sanctions qui ne sont pas vraiment des sanctions, mais quelque chose qui apparaîtrait comme réciproque.

La chose la plus incroyable au sujet de la Russie se retrouvant dans une position défensive au sujet des sanctions, est que celle-ci et non pas Washington ou l’impotente UE, a les cartes en main. Poutine peut faire s’effondrer les économies européennes et amener l’ensemble de l’Europe dans un chaos politique et économique simplement en fermant les robinets énergétiques.

Poutine n’aurait pas à le faire très longtemps avant que l’Europe ne dise bye-bye à Washington et redevienne en bons termes avec la Russie. Plus Poutine attend, plus l’Europe a de temps de se préparer contre la meilleure arme de la Russie pour résoudre pacifiquement le conflit que Washington a orchestré.

Les actions agressives de Washington contre la Russie ne cesseront pas tant que Poutine ne réalise pas que c’est lui et non pas Washington, qui a les cartes en mains… et qu’il les joue.

Le monde en a plus qu’assez de Washington. De ses mensonges perpétuels, des ses guerres sans fin et de son harcèlement continu. Poutine ferait bien de passer quelques heures avec Belisarius, le grand général de l’empereur Justinien le Grand.

Quand je traite avec mes ennemis”, disait Belisarius, “J’ai plus l’habitude de donner que de recevoir des conseils ; mais je tiens toujours dans une main la ruine inévitable et dans l’autre la paix et la liberté.”

C’est exactement la position de Poutine aujourd’hui en ce qui concerne ses relations avec l’Europe. Dans une main il a la ruine totale de l’Europe, dans l’autre la paix et la liberté dans les relations entre la Russie et l’Europe.

Il doit appeler les abrutis de “leaders” européens et le leur dire.

Si Poutine ne frappe pas fort du pied et n’explique pas clairement aux Européens ce que sont les enjeux, Washington parviendra à ses fins, à mener le monde à la guerre et les “exceptionnels et indispensables” Américains mourront avec tout le reste.

Ukraine: Diplomatie russe contre coercition impérialiste…

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La diplomatie de Poutine peut-elle prévaloir sur la coercition de Washington ?

 

Paul Craig Roberts

 

24 Juin 2014

 

url de l’article:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/06/24/can-putins-diplomacy-prevail-washingtons-coercion-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

24 Juin 2014, le président de la Russie Vladimir Poutine est en train d’essayer de sauver le monde de la guerre. Nous devrions tous l’aider.

Aujourd’hui, le directeur de presse présidentiel russe Dimitri Peskov a rapporté que le président Poutine avait demandé à ce que la loi sur l’autorisation d’utiliser la force, qui fut votée pour protéger les résidents des anciens territoires russes qui sont maintenant partie de l’Ukraine d’une féroce violence russophobe qui caractérise le gouvernement marionnette de Washington à Kiev, soit abrogée (annulée) ~ NdT: elle l’a été depuis que Roberts a écrit ce papier ~

Les néoconservateurs de Washington jubilent. Ils voient la diplomatiie de Poutine comme un signe de faiblesse et de peur et demandent des mesures plus fortes afin de forcer la Russie de rendre la Crimée et la base navale sur la Mer Noire.

En Russie, Washington promeut sa 5ème colonne d’ONG afin qu’elle court-circuite le soutien de Poutine au moyen d’une propagande disant que Poutine a peur de soutenir les Russes et a vendu à l’empire la population russe d’Ukraine. Si la sauce de cette propagande prend, Poutine sera distrait par des manifestations dans les rues. L’apparence de la faiblesse intra muros de Poutine donnera confiance à Washington. Bon nombre de membres de la jeune classe professionnelle russe est sensible à la propagande américaine ; essentiellement ces Russes conditionnés par la propagande et alignés sur Washington et non sur le Kremlin.

Poutine a placé son futur et celui de son pays sur le pari que la diplomatie russe peut prévaloir sur la politique de corruption, de menace, de chantage et de coercition de Washington. Poutine en appelle aux Européens de l’Ouest. Poutine dit: “Je ne suis pas le problème. La Russie n’est pas le problème. Nous sommes raisonnables. Nous ignorons les provocations de Washington. Nous voulons œuvrer pour trouver une solution pacifique.”

Washington dit: “La Russie est une menace. Poutine est le nouveau Hitler. La Russie est l’ennemi. L’OTAN et les Etats-Unis doivent commencer une montée en puissance militaire contre la menace russe, envoyer des troupes et des avions de combat en Europe de l’Est et les bases de l’OTAN à la frontière russe. Les réunions du G-8 doivent dorénavant se tenir sans la présence de la Russie. Des sanctions économiques doivent être émises contre la Russie et ce sans aucun regard sur les conséquences qu’ont ces sanctions sur l’Europe occidentale.” Etc…

Poutine dit: “Je suis là pour vous écouter. Résolvons cela ensemble.”

Washington dit: “La Russie est l’ennemi.”

Poutine sait pertinemment que la GB est un état totalement vassal des Etats-Unis, que Cameron est juste un autre politicien acheté-vendu, comme l’était Blair avant lui. L’espoir de Poutine pour que la diplomatie prévale sur la force repose sur l’Allemagne et la France. Les deux pays font face à des difficultés économiques, de budget et d’emploi et les deux pays ont des relations économiques conséquentes avec la Russie. Les intérêts du monde des affaires allemand sont un contre-poids à la faiblesse du gouvernement de Merkel et sa soumission à Washington. Washington a mis en colère la France de manière stupide en essayant de voler 10 milliards de dollars de la plus grande banque de France et de livrer la France à Wall Street.

Si le désir de souveraineté nationale existe toujours dans les gouvernements allemand et français, l‘un voire les deux, pourrait bien faire un bras d’honneur à Washington et déclarer publiquement qu’ils n’ont aucune intention de laisser leur pays se laisser embarquer dans une guerre contre la Russie pour les beaux yeux de l’empire de Washington et de l’hégémonie financière mondiale des banques américaines.

Poutine parie sur ce développement. Si son pari est mauvais et si l’Europe fait défaut non seulement à la Russie mais à elle-même et au reste du monde en acquiesçant à la poussée hégémonique mondiale des Américains, alors la Russie et la Chine auront deux choix possibles: se soumettre à Washington et son hégémonie ou se préparer pour la guerre.

Comme aucun des deux côtés ne peut se permettre de perdre la guerre, celle-ci sera nucléaire et comme des scientifiques l’ont déjà bien clarifié, la vie sur terre cessera d’exister et ce tout à fait indépendamment de la réussite ou non de la mission de protection du bouclier anti-missiles balistiques américain.

C’est pourquoi je suis tout à fait opposé à la politique de Washington et m’élève sans cesse contre l’arrogance méprisante qui définit Washington aujourd’hui. Le résultat le plus sûr de la poursuite de l’hégémonie mondiale par Washington et son empire est l’extinction de toute vie sur Terre.

Guerre en Syrie: La Russie maîtresse de l’échiquier diplomatique…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2013 by Résistance 71

Moscou ne peut plus perdre la bataille diplomatique

 

Dimitri Kossyrev

 

13 Septembre 2013

 

Url de l’article:

 

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/274605-syrie-moscou-ne-peut-plus-perdre-la-bataille-diplomatique-par-dmitri-kossyrev

 

L’article de Vladimir Poutine publié hier dans le New York Times….

et la réponse malveillante d’une « source de l’administration Obama » font penser à une chose qui est passée inaperçue dans le tourbillon des événements autour de la Syrie. A savoir, comment la diplomatie de Moscou concernant la Syrie a réussi à placer la Russie dans une situation forcément gagnante?En général tous les commentateurs pointent du doigt les erreurs commises sur un dossier – ici comment Obama s’est retrouvé dans une situation où, quoi qu’il fasse, tout ira mal.Peu d’observateurs, par contre, s’intéressent à l’analyse des succès. C’est bien dommage car cette démarche peut être très utile.

La fausse joie de la Maison blanche

L’article de Poutine déploie des idées assez habituelles pour le lecteur russe, mais qui avaient du mal à parvenir jusqu’aux Américains et même aux Européens. Aujourd’hui c’est chose faite.Et voici ce que répond une « source anonyme de la Maison blanche » à la publication du président russe : « Poutine a fait une proposition et désormais c’est sa zone de responsabilité. Il s’est totalement impliqué dans le désarmement de la Syrie et… il doit faire ce qu’il a promis ».Rappelons qu’il est question de l’initiative russe de placer sous contrôle les armes chimiques syriennes, en coopération avec les USA et avec l’accord de la Syrie.

On ne peut en fait pas se réjouir aussi sincèrement de voir Poutine se retrouver dans la même situation qu’Obama. Car cette source a tort sur toute la ligne : la position de la Russie est complètement différente. Elle est, en fait, sans précédent. Quoi que fasse la Russie sur le plan syrien ou moyen-oriental, elle ne peut plus perdre. Bien que dans certaines situations elle n’ait rien à gagner. C’est de l’art.

Supposons qu’Obama et quelques uns de ses amis refusent d’évoquer la Syrie et continuent de préparer leur attaque qui, comme ils le savent pertinemment, est inutile mais pourrait entraîner de lourdes conséquences. Dans ce cas la Russie ne perdrait rien. Et en supposant qu’elle joue « contre » les USA ou les Européens en cherchant à les affaiblir, elle serait vraiment gagnante.

Pour le contraste, voici la situation diplomatique inverse, dans laquelle il est impossible de gagner. Elle ne concerne pas Obama, qui avait promis d’attaquer la Syrie si les autorités locales utilisaient l’arme chimique, et qui aurait découvert qu’en réalité ce n’est pas du tout le gouvernement syrien qui en avait fait usage. Je fais allusion à la Russie et Edward Snowden, qui a passé plus d’un mois dans la zone de transit de Cheremetievo. Voilà une situation où il était impossible de gagner. Le remettre aux Américains ? La Russie serait devenue la risée du monde entier, sans parler du fait que cela est contraire à la législation nationale. Le laisser entrer en Russie (ce qui s’est produit) ? Moscou n’en avait pas besoin et les Américains se voyaient forcés d’aller au conflit avec le Kremlin.

Une chose est réconfortante. L’affaire Snowden s’est simplement produite. Tandis que les bases de la position gagnante russe sur la Syrie ont été posées depuis des années. Le succès vient souvent d’une politique réfléchie et pas d’actes convulsifs.

Prévoir le succès à long terme

Il est encore possible de retrouver aujourd’hui sur internet les appréciations méprisantes des « experts » russes disant que Moscou avait mal réagi au début du Printemps arabe. Ces « experts » s’indignaient : comment peut-on s’accrocher au passé, aux régimes militaires et aux dictateurs obsolètes ? Bien sûr selon eux, il fallait immédiatement se reprendre et commencer à se lier d’amitié avec les nouvelles forces vives de la région, même s’il s’agissait des Frères musulmans. On ne sait jamais, ils pourraient pardonner ! Nicolas Ier se comportait de la même manière et luttait contre toutes les révolutions en Europe : on sait comment il a fini !

Mais à l’époque de Nicolas les révolutions n’étaient pas des processus dirigés, qui plus est par les technologies actuelles, utilisées pour faire sortir dans la rue une foule qui ignore même à qui tout cela profite.

En fait, la Russie n’a pas échoué sur ce plan. En revanche la situation qui a débuté en 2010-2011 était bien sans précédent et les débats, à l’origine, visaient à comprendre pourquoi les « occidentalistes » utilisaient leurs technologies informatiques pour renverser des régimes amis. Puis on a découvert que personne n’avait le monopole de ces technologies, que les initiateurs n’étaient pas les « occidentalistes » mais les « orientalistes » qui avait senti l’affaiblissement des USA et de l’Europe.

Et au final certains pays arabes, qui veulent « remettre les choses au clair » avec les Iraniens, les Syriens et d’autres régimes indésirables comme celui de Kadhafi en Libye, utilisent l’Occident prétendu tout-puissant comme une « call girl », pour bombarder telle cible et s’en aller. Moscou ne s’est pas retrouvé dans une telle situation et ce n’est certainement pas une perte.

Il ne faut pas non plus oublier la Libye : à la veille de l’opération libyenne au printemps-été 2011 la Russie avait cédé aux arguments des USA et des ses alliés en ne bloquant pas la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce texte avait ensuite été utilisé de manière perfide pour justifier l’opération militaire de l’Otan, au grand bonheur des « reconstructeurs arabes du

Moyen-Orient ». C’était une défaite pour la Russie, au moins morale. Mais elle a servi de leçon.

Voyons aujourd’hui qui la Russie a en face d’elle. Moscou ne se bat pas au Moyen-Orient contre les USA ou l’Europe – c’est désormais clair. Elle se bat pour le droit international mais aussi pour que son application corresponde à la disposition réelle des forces dans le monde. Elle n’a pas besoin d’aider Obama à s’embrouiller davantage dans sa politique au Moyen-Orient.

Imaginez que l’opération américaine commence en Syrie et qu’il devienne soudainement impossible d’ignorer que l’attaque chimique dans la banlieue de Damas du 21 août a été perpétrée par l’opposition syrienne… Moscou, avec son attitude actuelle, sauve en quelque sorte Obama d’une situation insupportable. Parce que la Russie n’a pas besoin de sa défaite. Elle le préfère sympathique et heureux.

Selon un journaliste du NYT, « Poutine a soudainement fait de l’ombre à Obama en tant que leader mondial dictant l’ordre du jour de la crise syrienne. Il a réaffirmé les intérêts de la Russie dans la région, où ils avaient été marginalisés après l’effondrement de l’URSS ».

Après tout, on ne peut pas être toujours au service des autres – il faut bien parfois s’occuper de soi-même. Mais je le répète, les racines du succès russe d’aujourd’hui ont été plantées en

2010-2011, lorsque chaque pays a décidé comment il réagirait au Printemps arabe.