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Impérialisme et falsification: Israël, USA et le bidouillage de l’info par la doctrine culte du renseignement de signaux (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, désinformation, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 mai 2017 by Résistance 71

Fantômes du désert la nouvelle armée syrienne des Etats-Unis

 

Gordon Duff

 

19 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/ghosts-of-the-desert-americas-new-syrian-army/

 

“War, what is it go for ? Absolutely nothing…” (chanson connue). A quoi sert la guerre ? a rien si ce n’est de maintenir les riches encore plus riches et le reste d’entre nous apeurés et facilement manipulables…

Un semblable de l’EIIL est entré sur la scène syrienne avec tout le flair et la gloire d’un spectacle hollywoodien ; les Etats-Unis ont décidé de faire avancer une offensive au sol de grande envergure en Syrie. Sécuriser cette nouvelle attaque contre Damas est un des buts réels de la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite et de la signature de contrats de plus de 100 milliards de dollars de Jared Kushner avec les Saoudiens.

Cet équivalent Trump de la “diplomatie des narcotiques” tandis que Kushner ratisse le fric dans les coffres familiaux, a été des plus bénéficiaire à la fois aux financiers saoudiens et aux fournisseurs d’armes américains comme Raytheon (NdT: les missiles Tomahawk entre autre) et Lockheed, le tout en engrangeant des rétro-commissions énormes pour la famille Trump dans ses comptes offshore des îles Caïmans dans les Caraïbes.

La plupart de tout ceci fut mis en place par le général Mattis qui a soudoyé Abadi à Baghdad et espère traîner les forces militaires au sol britanniques, françaises et Allemandes dans ce que les Etats-Unis appellent une “zone de désescalades de conflit”. Une fois que les élections européennes seront hors du chemin et que l’OTAN soit mise en position plus forte, le cas contre Assad va prendre une toute autre tournure, bien plus dramatique.

Nous avons vu se dérouler la fausse attaque chimique, l’Amérique a bloqué une enquête, n’a pas produit ne serait-ce que l’ombre d’une preuve [que le gouvernement syrien ait perpétré cette attaque] tandis que Trump a fait des ronds de jambes devant Poutine promettant que cela ne se reproduirait plus, puis quelques jours plus tard, les Etats-Unis ont totalement fabriqué cette histoire du “Auschwitz” syrien, de camps de la mort imaginaires, d’incinérateurs, de gigantesques charniers et de Sonderkommandos zombies, ce que l’ambassadeur syrien auprès de l’ONU (Bachar Al-Jaafari) a qualifié de piège à gogos hollywoodiens.

Derrière tout cela se tient la main d’Israël, les attaques fabriquées et ce que nous ne voyons pas, ce qui est une part importante, du comment Israël contrôle la Maison Blanche, le Pentagone et ces membres bien particuliers du congrès chargés de la supervision militaire.

Les Etats-Unis dépensent jusqu’à 100 milliards de dollars par an pour le renseignement de signaux. Les 16 agences du renseignement américaines sont totalement dépendantes de ces signaux. Le renseignement satellite américain est inutile sans le soutiende renseignement de signaux et malgré les efforts de réformer durant la période de Michael Flynn et son directorat infructueux de la DIA (renseignement militaire US), les Etats-Unis n’ont pas d’HUMINT ou sources de renseignement humaines où que ce soit dans le monde.

Non seulement eles n’existent pas, mais les Etats-Unis ne forment aucun de leurs services dans le recrutement des agents, dans la gestion d’agents (ou de transfuges) ou, et cela est quelque peu terrifiant, dans la recherche et le traitement de l’information. En fait, à l’heure actuelle, les Etats-Unis considèrent que les posts laissés sur Facebook et sur les blogs sont du renseignement humain. Ils scrutent Twitter, Youtube et Facebook…

Pendant l’administration Bush, la Maison Blanche s’est alouée les sources les plus mal réputées afin de produire des dossiers bidonnés sur l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan, tout falsifier. Les deux avec lesquelles nous sommes les plus familiés sont SITE Intelligence, qui est en fait Rita Katz.

D’après nos sources, elle reçoit ses infos d’un gars basé chez un traiteur de Brooklyn ; l’autre est MEMR.org, qui est en fait le bloggueur conspi Steve Emerson qui opère avec des injections de fric liquide de la Maison Blanche. Emerson est allé à Oman en 2002 et fut contracté par des médias locaux pour produire des fictions à charge contre l’irak et Saddam Hussein.

Ceci fut appelé le Middle East Intelligence Project. Un de ses éditeurs nous contacta et a dit: “Gordon, je suis un bon musulman, mais ce mec nous demande de mentir” ; Duff répondit “combien te paie t’il ?” Farouk dit alors: “30 000 dollars”, ce à quoi Duff répondit “prends le fric, de toute façon ils ont déjà décidé de cette guerre.”

Derrière ceci se cachait des douzaines d’organisations supplémentaires, dirigées depuis la Brooking Institution, l’Heritage Foundation, le Washington Institute et la Jameson Foundation, tout ceci étant des vitrines du renseignement israélien.

Notre vrai problème est le réseau de renseignement sur les signaux et le trafic qui a été créé pour les Etats-Unis. En 2014, nous avons enquêté sur le rôle d’Israël dans l’abattage du vol MH17, la fausse histoire du tir d’un missile russe ayant abattu l’appareil puait l’impossibilité à plein nez, mais des capacités clefs SIGINT (renseignement sur les signaux, NdT: pour Signal Intelligence) ont rendu cet acte terroriste possible et les empreintes digitales de Tel-Aviv était la depuis le tout premier jour.

Avant que cette fausse histoire de missile ne noie la vérité, mais dans la presse russe hautement infiltrée, le monde a su que les contrôleurs aériens ukrainiens à Kiev, avaient follement envoyé le vol MH17 au desus d’une zone de combat avec deux chasseurs à réaction ukrainiens à ses trousses.

Ce ne fut une surprise pour personne lorsque l’avion fut abattu ni du reste de la maniere dont ce fut fait, quoi qu’il en soit, dans les 48 heures qui ont suivi, les médias du monde étaient submergés avec des histoires de “limites” des Su-25 chassant le malheureux vol MH17: “ils ne peuvent pas voler aussi haut”, “Ils ne transportent pas les bons missiles”, “ils n’ont pas de canons”…

Ce fut le membre de la US Army Special Forces Forward Air Controller, Gene “Chip” Tatum, qui éventa l’affaire ; voyez-vous, Israël a fait installer une boîte noire sur les avions ukrainiens. Celle-ci reçoit des signaux radars, les changent et les renvoie maquillés : ainsi, un avion rapide de haute altitude comme le Su-27 peut posséder et émettre la signature d’un autobus de ramassage scolaire de l’air et non seulement la capacité existe, mais fondé sur l’analyse de nouveaux rapports et de mensonges utilisés, mais cela fut imité et les signaux “bidouillés”.

Nous sommes absolument certains que ceci fut effectué, de plus, dans les heures qui suivirent la chute de l’avion, nous avons reçu des rapports d’un groupe de contrôleur du trafic aérien canadien qui nous a dit qu’un vol avait quitté un aéroport en Azerbaïdjan, convergeant sur ce que nous croyons être le site d’interception du Su-27 ukrainien abattant le vol MH17. L’aéroport duquel ce vol est parti nous est connu comme une base secrète pour des bombardiers israéliens F-15E, placée là en 2010 en guise de menace sur l’Iran.

En 2012, deux déserteurs de ce pays ont confirmé cette information à l’Iran, nous savons également que le puissant radar équippant le F-15E, combiné avec la technique aéronautique Raphael permet à cette avion d’être utilisé en tant que plateforme de système AWAC. Le vecteur de vol de cet appareil israélien lorsqu’ajouté à ceux des deux avions ukrainiens “bidouillés” correspond à ce que nous pourrions appeler un “package” pour ce qui est devenu de fait un acte d’assassinat de masse.

Ceci représente un cas d’opération technologique faux-drapeau qui utilise le SIGINT d’Israël. Le 2 mai 2017, une équipe du renseignement israélien, ayant placé des équipements de transmission électronique maquillés en rocher, retournait à la rame vers un sous-marin de classe Dauphin, qui les attendait au large de la côte syrienne.

Deux heures plus tard, le sous-marin israélien gisait au fond de la Méditerranée, sa coque ouverte, son équipage, incluant deux équipes commando israéliennes, soient un total de 84 hommes, tués, victimes d’une torpille russe anti-sous-marin, tirée, selon l’agence syrienne SANA, depuis un patrouilleur côtier.

Le but de cette opération en parallèle avec celle du vol MH17, fut de blâmer la Russie d’avoir abattu un vol commercial, tandis qu’ici, les signaux électroniques israéliens imitaient le trafic radio de l’armée syrienne, lui faisant reconnaître une attaque au gaz sarin contre des civils.

Les Etats-Unis étant totalement dépendant de la réception de ces signaux SIGINT et recevant leur confirmation d’organisations totalement corrompues, n’ayant aucune prérogative de renseignement et étant hautement motivées par des agendas personnels, une décennie et demie d’échecs retentissants du système de renseignement américain devrait donc être des plus facile à comprendre. La toute dernière incarnation du faux renseignement est la troupe théâtrale, parfois des locaux payés pour ce faire, parfois des enfants sont payés pour faire les morts, parfois l’entreprise cinématographique, quand elle peut le faire sans être prise et qu’elle a besoin d’effet dramatique, trouve plus convaincant de tuer en fait les enfants plutôt que de payer pour un sédatif.

Combien de fois avons-nous pris les “casques blancs” syriens, l’Observatoire Syrien pour les droits de l’Homme (OSDH), travaillant avec des équipes de filmage de la chaîne de télévision Al Jazeera et de l’agence britannique Reuters, ainsi qu’avec la télévision turque, aidés par l’EIIL, Al Qaïda et le MIT (service secret turc), mettant en scène des attaques faux-drapeaux.

Il est tout à fait normal pour un ennemi soumis à des raids aériens de placer des choses ou personnes importantes dans des écoles, des églises, des mosquées et des hôpitaux, utilisant les résidents locaux comme boucliers humains, ce qui est fait maintenant, est le résultat de changements sur le champ de bataille.

Ces choses planqués ne valent plus en fait la peine d’être protégées, la guerre en Syrie est perdue, pourquoi protéger un dépot d’armes légères ou un centre de communication lorsque vos mercenaires djihadistes s’enfuient à toutes jambes, jetant leurs armes et rasant leurs barbes, alors que la véritable guerre peut-être gagnée au moyen de sanctions et de frappes répliques américaines. La leçon est simple: faites sauter les écoles vous-même, filmez les enfants morts, mettez un casque blanc, attrapez un cadavre d’enfant, courez en long et en large devant des caméras jusqu’à ce qu’ils aient le bon plan. La BBC le diffusera et la photo sera étalée à l’ONU et son Conseil de Sécurité par l’ambassadeur américain. Avec un peu de pot même, Ivanka Trump va personnellement superviser l’attaque pour vous.

Ceci est le nouveau visage de la guerre en Syrie: mise en scène terroriste, histoire de charniers, exécutions, torture, tout ceci semble bizarrement bien familier, comme des choses qu’on a déjè entendu auparavant, le tristement célèbre “narratif de la victimisation” d’Israël toujours en action…

Pour les Etats-Unis, afin de soutenir la politique de la Maison Blanche de plus en plus dominée, particulierement sous l’administration Trump, par des agences de renseignement étrangères et même le crime organisé, comme avancé par bon nombre, les hautes positions du renseignement vont à des gens qui ont de moins en moins d’expérience, même un soi-disant haïsseur d’Israël comme Obama a fait ces boulettes, bien qu’Obama ait bougé Chuck Hagel à la défense et Martin Dempsey à l’état-major, nettoyant ainsi le Pentagone, bien que temporarirement et oblitérant le culte de mort de l’armaguédon qui avait pris le contrôle du commandement nucléaire des Etats-Unis, non, non, on ne plaisante pas une seule seconde avec tout çà…

S’ajoutant à ce problème fut l’action entreprise contre les académies militaires du pays comme West Point (NdT: l’équivalent de St Cyr), Annapolis et l’école d’officiers de l’armée de l’air, action qui fut entreprise à la fin des années 80 sous Bush Senior. Les membres des cultes chrétiens pentecôtiste et dominioniste prirent alors le contrôle total de ces usines à jeunes officiers tandis que de nouvellement sélectionnés candidats officiers étaient passés au travers d’un processus de sélection demandant une “flexibilité morale”, une intelligence limitée et un cocktail en guise de personnalité: ils voulaient des George Custer et non pas des George Patton.

Ceux qui passèrent au travers des mailles du filet, la génération future des Omar Bradley, furent harcelés et trompés. A un moment donné, en 2009, 159 cadets de l’école d’officiers de l’armée de l’air ont contacté Veterans Today (VT) et l’ American Religious Freedom Foundation, ils se plaignaient d’une véritable “inquisition” religieuse. Alors que les académies militaires étaient de plus en plus dominée par la théologie extrémiste évangéliste, leurs programmes éducatifs se plantèrent, mais ils eurent une grande croissance dans un autre domaine: les abus sexuels officiellement rapportés augmentèrent de plus de 60%, mais l’histoire derrière tout ceci indique plus une augmentation de 300% si ce n’était pour l’intimidation masquée qui s’en suivi.

Ceci nous donna l’armée dont l’ex-adjoint ministre de la défense Paul Wolfowitz, co-architecte de l’offensive du renseignement israélien contre les Etats-Unis, leur “taupe”, avait besoin pour sa “guerre globale contre le terrorisme”. C’était une armée américaine qui travaillait de manière inter-opérationnelle avec des mercenaires, des terroristes et des voyous ; une armée qui ne ferait pas qu’ouvertement protéger les structures de production du plus grand trafic de narcotique au monde, mais encore de construire elle-même cette capacité (NdT: depuis l’Afghanistan)

Les bases militaires américaines dans le monde sont devenues des centres de prière obligatoire, des bibles y étaient portées plus souvent que des flingues et où une certaine forme d’aveuglement se développa aussi. Les plaintes pour viols et tentatives de viols perpétrés sur des militaires hommes ou femmes augmentèrent de 300%, avec ce qui ne fut pas rapporté, on atteint peut-être les 1000%. Les bases américaines autour du monde devinrent des lieux de transit pour le tristement célèbre programme de “rendition” de la CIA (NdT: programme d’enlèvement et de transfert de “suspects de terrorisme” dans des bases et pays “alliés”, dont la Syrie fit partie à un moment donné… pour séquestrer et torturer de soi-disants suspects de “terrorisme”, souvent des innocents enlevés et vendus contre récompenses aux Américains…), qui vit des dizaines de milliers de personnes, le plus souvent innocentes ou enlevées “par erreur” simplement parce que leur nom était Mohammed.

Avec un budget accumulé de 5000 milliards de dollars pour sa guerre contre le terrorisme, l’Amérique fut virée d’irak et un gouvernement pro-iranien y fut élu tandis qu’en Afghanistan, le flot incessant de la drogue continuait de plus belle, alors que le gouvernement de Kaboul ne gouverne qu’à… Kaboul et encore, seulement durant les heures diurnes.

Les échecs sont bien évidemment des échecs politiques, le couteau militaire émoussé emmené par les esprits émoussés des académies militaires, suivant une politique du “marécage de Washington” pour utiliser le terme même employé par Trump, mais il y a deux choses derrière tout ce puissant phénomène: ouvertement, beaucoup blâment la pressetituée des “fausses nouvelles” et il y a une bonne raison à cela, comme nous l’avons dit auparavant, le FBI et la CIA sont notoirement accrocs aux logiciels qui scannent les blogs conspi et les messages Facebook comme sources de renseignement. Le réel désastre que tout cela représente ne peut pas être surestimé, mais derrière tout ça se tient cette nébuleuse du sommet de la pyramide du renseignement que seuls une poignée d’élus peuvent voir, les joyaux plaqués or qui arrivent maintenant sur le bureau de Donald Trump et peut-être même de Vladimir Poutine. Nous suggérons ici que si ces inepties arrivent de fait sur le bureau de Poutine, elles se retrouvent souvent très rapidement au panier.

De quoi parlons-nous au juste ? Il y a une beauté simple et naturelle dans ce renseignement sur les signaux (SIGINT), çà n’est pratiquement presque jamais réel, pas depuis le fameux télégramme de Zimmermann en 1917, une révélation pour vous et non ce n’est pas une plaisanterie: Les Israéliens sont connus pour prendre un simple téléphone portable et de passer ce coup de fil: “salut, c’est nous les terroristes, on est en train de fabriquer nos vestes suicides et on se demandait comment allait toute la famille ?…” Puis, ils prennent leur téléphone à 30 US$, le balance au dessus d’un mur et attendent qu’un drone américain passe et fasse sauter le caisson d’un pauvre gars et de toute sa famille.

Un scenario typique dans de tels cas implique des victimes n’ayant souvent pas payé une commission dans une affaire de diamant et non, on ne plaisante pas, pas une seule seconde. Est-ce que le directeur de la CIA Pompeo le sait ? Franchement ? Il ne sait rien, c’est du reste pour cela qu’il est à ce poste de directeur de la CIA. Et le général Mattis, le sait-il ? On ne peut pas dire, mais ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est maintenant et a toujours été ignorant de simples affaires de juste ou faux, légal ou illégal et même de bien et de mal.

Nous avons appris cette leçon au Vietnam, quelle leçon ? Vous n’avez pas besoin de combattre un ennemi pour gagner une guerre. En 1968, Richard Nixon annonça qu’il allait retirer les troupes américaines du Vietnam s’il était élu président et remettre cette guerre entre les mains de ce que nous savons maintenant avoir été non-existante: l’armée sud-vietnamienne. Laissez moi expliquer. Ceci va faire mal et ce qui devrait faire le plus mal à ce sujet est que cette simple vérité n’a jamais été entendue auparavant et pourtant c’est tellement incroyablement évident.

Voyez-vous, le Vietcong (VC) et l’armée nord-vietnamienne (ANV) passèrent 70% de leur capacité militaire à essayer de tenir et de contrôler le sud-Vietnam, ils combattaient une guerre politique, essentiellement une guerre défensive (NdT: ils étaient envahis par des puissances étrangères, d’abord l’empire colonial français puis à partir de 1955 par sa relève yankee…ne l’oublions jamais…), tenant presque toute la terre et la plupart de la population tandis que les Etats-Unis combattaient une guerre offensive et de mobilité. Nixon a changé tout cela.

Avec l’annonce du retrait américain, la VC et l’ANV n’avaient plus à retenir, ils devaient se contenter de pousser les Américains vers la porte de sortie, ce qui libéra 70% de leurs forces. Comme ils n’avaient plus à tenir des territoires et saisir des régions, voici ce que Nixon et Kissinger firent dans la réalité: la guerre du Vietnam passa d’une guerre civile à une guerre où 540 000 Américains soudainement, se retrouvaient avec une cible peinte dans leur dos. Il suffit de voir que la vaste majorité des pertes américaines furent infligées à partir de 1969-70, pas dans les années préalables. Le seul but du VC et de l’ANV fut de tuer le plus d’Américains possible, aucune force américaine ne devait être vaincue dans une bataille, aucune zone n’avait plus besin d’être protégée, c’était juste devenu un massacre.

C’est ce qui facilita la prise de contrôle des académies militaires, une armée qui ne pouvait plus se débarrasser de ses vétérans et anciens combattants assez rapidement, une armée profondément engoncée dans la corruption et une guerre combattue exclusivement par de petites unités de terrains, commandées (efficacement) par des sous-officiers d’expérience. Il y eut des leçons à tirer de la guerre du Vietnam: ce fut la glas du corps des officiers de l’armée américaine. La guerre du Vietnam fut le type de combat de jungle que virent les Marines durant la seconde guerre mondiale, tandis que parfois à quelques kilomètres des affrontements, les officiers supérieurs se doraient la pilule sur les chaises longues des piscines et glandouillaient dans les boîtes de nuit dans le même temps où les unités de combat, sur le terrain, commandées par des sous-officiers et parfois même des caporaux se fritaient au corps-à-corps ; voilà la véritable honte de la guerre du Vietnam sur le plan militaire, la véritable histoire du Vietnam et des racines du niveau de corruption qui règne dans l’armée américaine.

C’est l’armée américaine qui a perdu toute capacité op´rationnelle ; une armée qui a totalement mué de ses combattants expérimentés à la fin de la guerre, incluant de rares officiers de talent comme le colonel David Hackworth, co-fondateur de VT, viré de l’armée pour dire exactement ce que vous venez de lire.

En 1991, les Etats-Unis envoie leur dernier commandement de combat opérationnel, la 3ème armée, au Moyen-Orient: Jim Hanke de VT en était un des officiers responsables des opérations. Depuis cette époque, blâmez Clinton, blâmez quiconque, il n’y a plus eu de capacité de combat au sein de l’armée américaine. A l’époque de la guerre du Vietnam, servir dans la Garde Nationale ou les forces de réserve rendait quasiment impossible de servir en zones de combat, vous évitiez la conscription en servant dans la réserve (NdT: comme ce neuneu de Deubeuliou Bush et les fils de tous les politiciens yankees en âge d’être appelés pour se faire liquider dans la jungle vietnamienne…)

La “guerre contre la terreur” a changé tout cela. Les analogies entre les attentats du 11 septembre et l’attaque de Pearl Harbour, qui furent émises presque immédiatement après, commencèrent à attirer les suspicions sur les perpétrateurs de cet évènement. L’Amérique partit en guerre (NdT: en 2001) en utilisant sa Garde Nationale et ses réservistes, des soldats du dimanche, comme Rumsfeld (NdT: ministre de la défense de Bush Jr.) l’avait si bien fait remarquer: “parce qu’ils coûtent moins cher !

L’armée professionnelle qui ne touchait au Vienam que 60 US$ par mois, payait maintenant un caporal en Irak 6000 US$ par mois, pas 10 fois plus, mais 100 fois !!

Pour chaque civil surpayé, dont les coûts quotidiens de nourriture et de lessive, sous-traités par la firme Halliburton (NdT: dont le vice-président Dick Cheney était un ancien directeur et toujours actionnaire…) et autres groupes initiés, en tant que coût quotidien pouvant aller jusqu’a 3000 US$, avec l’eau potable facturée 300US$ le gallon (4 litres soit 75US$ le litre !), il y avait deux contractants privés (NdT: mercenaires de BlackWater ou DynCorp) payés deux fois plus, voire bien plus.

Personne dans l’armée américaine ne creuse plus les latrines ou épluche les patates, ce qui était auparavant fait par deux bidasses au Vietnam à 60US$ par mois est maintenant sous-contracté à une entreprise privée qui fait le même boulot pour 6000 US$ et deux Ethiopiens, pieds nus, font le sale boulot et sont payé 6 US$ par mois. Avec ce genre de mathématique à l’œuvre il est parfaitement compréhensible que ce n’est pas demain la veille que les guerres s’arrêteront.

Au Vietnam, les officiers évitaient le combat, se bidouillaient entre eux des citations pour des médailles et volaient tout ce qui n’était pas attaché. Mais au vu des standards d’aujourd’hui, tout cela n’est que petite bière. Quel type d’officier est capable de garder un convoi de pâte d’opium en route vers le labo de raffinement en héroïne dans la province de Helmand ? Qui était le général de l’armée de l’’air de la base de Bagram en Afghanistan quand le Dr Aafiasaddiqui fut violé et tabassé par des agents du FBI, du DHS et des Navy SEALs ? Quelqu’un peut-il oublier Abou Graïb ? Les structures américaines en Libye étaient 50 fois plus grandes, celle de Pologne 100 fois, tout cela sous la supervision d’un corps d’officiers américain bâti sur le désastre du vietnam, instillés de l’amour de jésus et encore plus d’enculerie.

Ceci est le type d’environnement qui permet une guerre corrompue, fabriquée et nous y retournons maintenant, par SIGINT, par des signaux de renseignement bidons israéliens qu’ils nous ont offerts. La plus grande ligne du budget militaire israélien est celle du renseignement électronique, bien au-delà de ses programmes nucléaires et bien plus secret que tout ce que Trump pourrait bien donner à Poutine.

Nous avons récemment abordé le rôle de Movements.org et du Jigsaw de Google ; cela ne prend pas longtemps pour discerner que presque tous ceux qui sont impliqués sont dirrectement liés avec le renseignement israélien et les projets israéliens de faux renseignement et de bidouillage. Ce que nous entrevoyons ici est une solution de bout en bout: On commence une guerre fondée sur des messages radios bidons “interceptés”, renforcés par des vidéos mises en scène d’atrocité de terrain et soutenues par des médias sous contrôle. Cette guerre est financée par un congrès corrompu et sous contrôle et combattue par un corps d’officiers dévoués à la “prophécie de la fin des remps” et qui nous amène l’armaggedon biblique.

Creusant ceci un peu plus, nous avons des centaines de sites internet de blogueurs robot dégueulant leur flot de conspirations, suffisamment pour y noyer tous efforts de reportage d’enquête dans une mer de désinformation, ligne après ligne de trolls créant un faux narratif sur les réseaux sociaux et les sections commentaires de blogs et de forums. Facebook et Wkipedia empoisonnant tout dialogue à une échelle globale, les mauvaises mannières sur une échelle industrielle.

Derrière tout cela nous trouvons de faux SIGINT, et un flot incessant de bidonnage et on veut dire de fausses interceptions puériles créant un monde artificiel de falsification. Washington surfe sur ce bidonnage du renseignement, il y a des cartes sur les murs du Pentagone où figurent des bases ennemies qui n’ont JAMAIS existé ; à cause des bénéfices générés par le SIGINT, le contrôle de la politique étrangère des Etats-Unis et du budget militaire se chiffrant en milliers de milliards de dollars, est entièrement sujet à de fausses interceptions fabriquées de toute pièce par Israël et son appareil de mensonge électronique avancé à 5000 milliards de dollars par an et dont une bonne partie, pour ajouter l’injure à la douleur, est payée par les contribuables américains.

Ce serait bien si nous pouvions nous arrêter ici, mais on ne le peut tout simplement pas ; aux côtés de tout ce que nous venons de vous décrire se trouvent de fausses cellules terroristes, de faux assassins, de faux massacres de masse et dans certains cas, de fausses victimes également. Quand nous avons vu un policier français abattu à bout portant sur un trottoir de Paris avec … des munitions à blanc ou lorsque, encore et encore, les mêmes blessés et morts sont vus et revus, incident après incident, on progresse de la suspicion à la révélation et de celle-ci à la nausée.

Ainsi, alors que nous regardons l’EIIL perdre la guerre en Syrie, nous commençons à nous demander, pourquoi y a t’il eu une guerre et on se rappelle du gallon d’eau potable à 300US$ facturé par Halliburton Corp. Eau qui provenait directement et sans altération de la rivière Euphrate. Nous observons les djihadistes de l’EIIL et sa réception sans fin de missiles Raytheon TOW et peut-être regarde t’on vers l’Afrique et Boko Haram et ses membres de tribus sahariennes pieds nus, conversant la journée durant au moyen de téléphone satellite à 2000 US$ du bout, quelqu’un à l’autre bout du fil acceptant une communication à 35 US$ la minute.

C’est toujours la question à laquelle personne ne répond et à ne jamais demander par un corps d’officiers corrompu ou un faux congrès ou un faux président qui a fait remarquer de manière répétitive, que nous avons aussi à faire avec une fausse OTAN. SIGINT est faux, HUMINT (renseignement de source humaine) est glâné depuis l’internet et est bidon, les vidéos vues dans les JT sont bidons, pratiquement aussi faux qu’Ivanka Trump…

Il est devenu évident ce que nous avons créé, en 1935, le général Smedley Butler nous avait déjà averti que la guerre était un racket, une extorsion ; même Paul Wolfowitz pensa qu’il envoyait des troupes pour saisir le pétrole, cela lui a pris deux ans pour cmprendre que c’était bien plus facile de mettre un flingue sur la tempe du peuple américain, de construire un état policier aux Etats-Unis et de reproduire le monde de George Orwelll dans son roman “1984”.

Le scenario de la guerre perpétuelle mis en place dans le roman 1984 est maintenant une réalité, Orwell essayait vraiment de nous mettre en garde des choses à venir, vraiment bien dommage que personne en positon d’exercer le pouvoir ne lui ait prêté une quelconque attention.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël et l’Arabie Saoudite ont infiltré des équipes d’assassins au Liban pour se débarrasser du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 mai 2017 by Résistance 71

Top priorité: des équipes israéliennes sont infiltrées au Liban pour y assassiner Hassan Nasrallah le chef spirituel du Hezbollah

Le signal de transfert d’info a été intercepté par une puissance mondiale importante et directement passé à VT pour diffusion à 3H08 fuseau Est…

Gordon Duff

19 mai 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/breaking-israeli-teams-in-lebanon-to-murder-nasrallah-spiritual-head-of-hezbollah/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des interceptions de signaux de transmission en provenance de sections d’assassins saoudo-israéliennes font état de leur mouvement vers le Liban. Leur cible est Hassan Nastallah, le leader du parti politique libanais du Hezbollah.

Le Hezbollah a en ce moment environ 20 000 combattants en Syrie soutenant la guerre contre l’EIIL et Al Qaïda soutenus par les Etats-Unis.

Ces derniers mois, des échanges de menaces se sont déroulés entre Nasrallah et le ministre de la défense likoudiste (extrême-droite) israélien Avigdor Liberman. Les plans d’invasion du Liban cette année par Israël ont été perturbés lorsque Nasrallah a informé Liberman que le Hezbollah, utilisant des systèmes de missiles iraniens ultra-performants, était prêt à frapper et à détruire des infrastructures militaires clef en Israël incluant, mais ne se limitant pas aux, les facilités nucléaires et de guerre chimique d’Israël.

Plus d’information à venir…

 

Résistance politique: En bon larbin mis aux affaires, Macron… larbine

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Macron suspend in candidat à la députation à la suite de pressions du lobby israélien

Al Manar

15 mai 2017

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/400068

Le lobby israélien de France semble détenir un veto sur qui peut se présenter à la députation sous l’étiquette du parti du nouveau président Emmanuel Macron.

Les médias français ont rapporté vendredi que le mouvement En Marche ! de Macron avait suspendu un de ses candidats aux élections législatives de juin.

Cela s’est passé après que des associations du lobby israélien français, la LICRA et le CRIF, aient exigé que ce candidat, le producteur de télévision Christian Gérin, soit suspendu pour avoir fait ce qu’elles ont prétendu être des tweets antisémites et avoir soutenu le mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

L’un des tweets de Gérin exprimait son soutien à BDS.

Un autre de février dernier réclamait la « séparation du CRIF et de l’Etat ».

Le CRIF est une organisation communautaire ainsi qu’un groupe essentiel du lobby israélien. Le tweet de Gérin faisait référence au gala annuel du CRIF de ce soir là.

« C’est antisémite parce que, derrière l’appellation ‘CRIF’, c’est ‘Juifs’ qui est sous-entendu », a dit au journal Le Parisien Francis Kalifat, président du CRIF.

Mais personne ne nie que le CRIF fonctionne en France tout comme l’AIPAC aux Etats Unis – comme le principal lobby pro-Israël et ses buts.

En tant qu’un des principaux journaux, Le Figaro notait en février que le dîner annuel du CRIF avait augmenté son importance ces dernières années dans la politique française et que, cette année, s’y étaient rendus plusieurs candidats à l’élection présidentielle française, y compris le vainqueur.

La critique du rôle exceptionnel que le CRIF a endossé dans la politique française a été exprimée par des personnalités importantes.

« Le CRIF ne représente plus personne et il ne fonctionne pas de façon démocratique », a dit au Figaro Philippe Karsenty, député maire de Neuilly-sur-Seine et personnage bien connu de la communauté juive.

« Le CRIF a cessé de représenter les Juifs face aux politiques et est devenu le représentant des politiques face aux Juifs. » (Karsenty est connu pour avoir perfidement prétendu que la télévision française avait mis en scène la séquence vidéo en 2000 de la mort du petit Palestinien Muhammad al-Durra.)

L’écrivain Alain Finikelfraut a comparé le CRIF à un tribunal où « les membres du gouvernement français paraissent devant un procureur communautaire ».

En 2012, François Bayrou, centriste bien connu et ancien candidat à la présidence qui, cette année, a soutenu Macron, a refusé une invitation au dîner du CRIF.

« J’y ai beaucoup réfléchi pendant des années et je suis arrivé à la conclusion que je ne participerais plus à ces rassemblements communautaires », a expliqué Bayrou. « Je pense que la France est une, que ses citoyens sont d’abord et avant tout des citoyens avant d’être Juifs, catholiques, musulmans, agnostiques ou athées. »

Bayrou exprimait une version standard du sécularisme, ou laïcité, de la république française.

L’AIPAC français

Fondamentalement, l’un des rôles les plus forts du CRIF – comme en a souvent fait état The Electronic Intifada – a été d’être le principal avocat à plaider contre le mouvement pour les droits des Palestiniens.

Le président sortant François Hollande et son ancien premier ministre Manuel Valls ont utilisé leurs apparitions au CRIF pour exprimer leur ferme soutien à « Israël » et pour attaquer BDS.

L’année dernière à la tribune du CRIF, Valls a promis une répression accrue contre les militants BDS.

(Dans un tweet de 2013 dénoncé par la LICRA, Gérin a qualifié Valls de « viscéralement sioniste, raciste et islamophobe »)

En 2015, Hollande a utilisé son discours pour salir les critiques d’ « Israël » et de son idéologie sioniste, les qualifiant d’antisémites.

Dans son dernier discours au CRIF en tant que président, Hollande s’est vanté du fait que « la France a combattu sans faiblir le mouvement BDS ».

Il a aussi prétendu – en se fondant sur son interprétation d’une décision de justice actuellement contestée devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme – que la France est le seul pays à avoir proscrit le boycott des produits israéliens.

D’autres candidats visés

Selon Le Parisien, le CRIF et la LICRA s’attachent maintenant à un autre Macroniste candidat à la députation qu’ils accusent de soutenir BDS.

Dans un tweet maintenant détruit, William Tchamaha mettait un lien vers un reportage sur la critique par l’ONU d’une nouvelle loi israélienne pour faciliter le vol de la terre palestinienne.

Tchamaha, conseiller pédagogique en lycée, a aussi affirmé qu’ « Israël » était un « Etat hors-la-loi qui méprise le droit international » et a aussi exhorté au boycott des produits israéliens.

On dit que le CRIF mène une enquête sur les opinions d’autres candidats du parti de Macron et promet d’être « vigilant ».

Le message clair que le lobby israélien français envoie aux novices en politique du mouvement du nouveau président est que toute critique d’ « Israël » devra se payer.

Quant à Macron, il a déjà condamné avec force BDS et a promis de poursuivre la politique de Hollande de répression contre le mouvement de solidarité avec la Palestine.

Le nouveau président a peut-être promis aux électeurs français une rupture avec l’ancienne façon de traiter les affaires, mais lorsqu’il s’agit de traiter les impératifs d’ « Israël » et de son lobby, plus ça change, plus c’est la même chose.

Résístance au colonialisme: Renforcement de l’alliance israélo-saoudienne au Moyen-Orient…

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Israël-Arabie Saoudite: une alliance solide

 

Stefano Mauro

 

12 mai 2017

 

url de l’article original:

http://www.investigaction.net/israel-arabie-saoudite-une-alliance-solide/

 

L’alliance entre Israël et l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient continue d’évoluer rapidement au niveau de convergences géopolitiques, militaires et économiques, rapidement au niveau de convergences géopolitiques, militaires et économiques. Si, il y a seulement quelques mois, les premiers médias du Moyen Orient et de l’Europe ont commencé à évoquer des relations et des contacts entre les deux Etats, il est clair qu’il s’agit maintenant d’une véritable normalisation des relations entre Israël et les Saoudiens, mais aussi d’une alliance politique et militaires avec des réunions et des contacts plus fréquents.

La preuve de ce rapprochement entre les deux pays est liée, par exemple, à l’annonce du début des travaux de construction de l’ambassade saoudienne en Israël, probablement la plus grande et la plus importante à Tel-Aviv. Officiellement, les deux pays n’ont pas des relations diplomatiques depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 (la Nakba) qui a entraîné l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs terres. Cependant, en 2005, par un accord formel entre le président américain George Bush (proche allié d’Israël et de sa politique coloniale) et le roi saoudien Fahd, la monarchie du Golfe s’est déclarée favorable à la reconnaissance officielle de l’Etat d’Israël. Depuis lors, selon de nombreux analystes, les convergences entre les deux pays se sont progressivement confirmées, jusqu’à la récente désignation comme futur ambassadeur d’Arabie Saoudite à Tel-Aviv du prince Walid Bin Talal.

Les déclarations du directeur saoudien du Centre d’études stratégiques du Moyen-Orient à Jeddah, Anwar Eshqi, laissent peu de doute. Dans une interview avec le journal israélien Yediot Aharonot, l’ancien général a clairement déclaré que « la coopération entre Riyadh et Tel-Aviv contre leurs ennemis communs (l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, ndlr) est arrivée à un tel point que l’État saoudien s’engage à encourager tous les pays arabes à normaliser leurs relations diplomatiques avec Israël ». La seule condition imposée par la monarchie saoudienne serait l’acceptation de la proposition de paix, présentée par les Saoudiens en 2016, au sujet des Territoires Occupés (Palestine et les plateaux du Golan). Une proposition qui a été modifiée, ou mieux, qui a été expurgée des clauses du droit de retour des milliers de réfugiés palestiniens dans leurs foyers et de celles pour le retour du plateau du Golan qui resterait sous administration israélienne. Eshqi a ajouté que « si le gouvernement Netanyahou accepte la proposition de paix arabe, l’Arabie Saoudite invitera Israël à participer à une confédération économique avec tous les pays de la région (pour la création d’une zone de libre-échange que les Saoudiens veulent créer sur l’île de Tiran cédée par le Général égyptien Al Sissi en 2016, avec la construction d’un pont sur la Mer Rouge reliant l’Asie au continent africain, ndlr) ». Sur le plan économique en effet, la presse israélienne rapporte que l’État saoudien et les Emirats ont signé des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars avec Tel-Aviv précisément pour « fournir un soutien financier à l’économie israélienne.»

Sur le plan militaire, les convergences entre les deux pays ont des racines plus lointaines. Riyadh avait financé l’invasion israélienne du Liban en 2006, dans le but de détruire l’ennemi commun représenté par Hezbollah et par la résistance libanaise (Source AFP). Le soutien économique a été le même lors de l’opération militaire contre Gaza en 2008-2009, appelée « Plomb durci », parce que la résistance palestinienne n’était plus alignée aux directives saoudiennes.

Ces dernières années, les accords de Vienne (entre le quintet Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie ainsi que Allemagne et Iran), l’influence croissante de la République iranienne, le changement de direction de l’administration Obama (avec une détérioration des relations entre les Etats-Unis et ses alliés traditionnels dans la région, les Saoudiens et les Israéliens) et, enfin, les difficultés à faire tomber le régime syrien de Assad Al Bachar, ennemi commun, ont amené inévitablement les deux pays à une alliance solide.

Au niveau militaire, l’Etat juif soutient, officiellement et officieusement, toutes les initiatives et les interventions de Riyadh. Au Yémen, par exemple, le gouvernement israélien fournit des armes et un soutien logistique aux troupes saoudiennes qui combattent les chiites (Houti), ce qui entraîne le massacre des civils. Le même soutien, indirectement, s’opère contre les groupes djihadistes financés et soutenus par les Saoudiens en Syrie au point qu’un analyste israélien, Yossi Melman, a écrit dans le Jerusalem Post que «les groupes djihadistes comme Daesh ou Al Nusra ne sont pas une menace pour Israël parce que, depuis que ces groupes se sont installés dans la zone des hauteurs du Golan, ils ont toujours fait preuve de bonnes relations de voisinage avec Israël». Le soutien logistique et médical des miliciens djihadistes protégés et soignés dans les hôpitaux israéliens a été documenté dans le passé par plusieurs journaux du Moyen-Orient.

Témoigne de cette coopération militaire bien établie la construction d’une base militaire dans le territoire saoudien dirigée par les troupes américaines et, pour la première fois, par l’armée israélienne. La base, qui a des systèmes de radar et de missiles sophistiqués, a été construite dans la région de Tabouk, dans le nord-ouest du royaume saoudien, et est devenue opérationnelle depuis novembre 2016. La nouvelle a été annoncée par le site israélien Hona et une parlementaire de la gauche sioniste du parti Meretz, Zahaava Gal-On s’est déclarée « désorientée par la décision prise par le Premier ministre Netanyahou parce qu’il placerait les officiels israéliens en première ligne contre les risques d’attaques terroristes des djihadistes en territoire saoudien « .

L’alliance entre ces deux pays apparaît donc de plus en plus forte et consolidée. Dans une perspective régionale, le plus préoccupant, en particulier pour la résistance libanaise et palestinienne, est le fait que la stabilisation des relations entre Israël et les puissances sunnites va permettre à Tel-Aviv de poursuivre tranquillement sa politique raciste et coloniale ou de frapper son ennemi avoué, le Hezbollah, sans trop de répercussions au niveau international. L’élection à Washington de Donald Trump, fidèle ami de Tel-Aviv, semble même soutenir la consolidation d’une telle alliance dans la lutte contre l’Iran. Les paroles menaçantes «je ne conseille à personne de nous provoquer ou nous tester» proférées par le ministre israélien de la Défense, le faucon et ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, lors d’une visite à la frontière nord avec le Liban ne semblent malheureusement pas prononcées par hasard.

Guerre impérialiste en Syrie: Le régime sioniste veut la peau d’Assad et la destruction du pays pour mieux en contrôler les ressources

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Au-delà, nous dirions aussi de ne pas oublier que la guerre de Syrie est aussi et surtout une guerre du gaz impliquant par procuration, les grandes entreprises gazières: Exxon-Mobil au Qatar (Rockefeller), Gazprom (Russie), Iran Oil et… Israël puisque d’énormes réserves de gaz ont été trouvées dans de vastes champs sous-marins au large de la Palestine, de la Syrie et ce jusqu’à Chypre. Israël doit en être le “gardien” pour Exxon-Mobil et son acolyte de la Royal Dutch Shell (Rothschild).

Voir notre dossier: “Guerre du gaz en Syrie”

~ Résistance 71 ~

 

Hauts fonctionnaires israéliens: nous voulons boire le sang d’Assad par tous les moyens

 

Jonas Alexis

 

27 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/04/27/israeli-officials-we-want-to-drink-assads-blood-by-any-means-necessary/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le complot politique s’épaissit une fois de plus: le régime sioniste veut une rivière de sang en Syrie. Il veut le chaos et la destructon parce qu’il pense que c’est le meilleur moyen d’étendre leur idéologie essentiellement talmudique et diabolique

Si vous croyez toujours qu’Israël veut la paix en Syrie, alors vous avez besoins d’écouter la sagesse d’un ambassadeur isrélien: Michael Oren. Le journal du Jerusalem Post a récemment cité Oren en disant de manière inéquivoque qu’“il n’y a pas de Syrie avec qui négocier.”[1]

Pourquoi ? Ecoutez le titre de la publication d’où provient cette citation: “Avec la Syrie en pièces, il est grand temps de reconnaître l’annexion du Golan par Israël.” En d’autres termes, sir le gouvernement Assad s’effondre et si l’EIIL et autres groupes terroristes s’emparent de la Syrie, alors le seul bénéficiaire de tout cela sera inexorablement le régime d’Israël.

Il y a aussi ici une autre implication. S’il y a la paix en Syrie, alors ce sera mauvais pour le régime sioniste précisément parce qu’il ne serait pas capable de se débarrasser d’Assad et que “l’annexion du Golan” deviendrait presque impossible. La paix est très dangereuse pour le régime sioniste, c’est une des raisons pour laquelle celui-ci a fait de son mieux pour verrouiller toute résolution pacifique avec le gouvernement syrien. En fait, la CIA a dit aux soi-disants rebelles syriens de ne pas participer à quelque conférence de paix que ce soit avec la Russie et le gouvernement syrien.

Une fois de plus, Trump a aidé le régime sioniste lorsqu’il a attaqué la Syrie il y a quelques semaines. Trump a déjà donné à Mattis le “chien fou” carte blanche pour envoyer plus de troupes dans la région (NdT: on apprend depuis la rédaction de cet article que les Yanks sont en tran de masser des troupes à la frontière turco-syrienne, soi-disant pour s’interposer entre l’armée turque et les kurdes du Rojava…). Dans le même temps, les Etats-Unis ont déjà envoyé une livraison d’avions de combat à Israël.

Nous assistons encore et toujours au fait que la guerre en Syrie n’a jamais eu pour prétexte les réfugiés syriens ; le gouvernement syrien n’est pas non plus la raison, bien que les merdias sionistes l’aient étiqueté comme dictateur. Si c’était le cas, alors les Etats-Unis et Israël devraient antagoniser et attaquer l’Arabie Saoudite et non pas l’Iran ou las Corée du Nord.

Gardez à l’esprit que la guerre de l’Arabie Saoudite au Yémen a déjà produit son lot d’inommable misère. En fait, “un enfant y meure chaque 10 minutes” à cause de la guerre. N’oubliez pas non plus que l’Arabie Saoudite est un solide allié des Etats-Unis. Le ministre saoudien des affaires étrangères vient juste de rencontrer de hauts-responsables russes et leur a dit qu’”il n’y avait aucun futur politique pour le président Bachar al-Assad.”

Ainsi dont, les Etats-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite travaillent sans relâche pour tuer Assad et faire boire son sang dans les rues de Damas Ils ont bu le sang de Kaddhafi et maintenant ils en veulent toujours plus.

[1] “With Syria in pieces, it’s time to recognize Israel’s annexation of the Golan,” Jerusalem Post, April 20, 2017.

[2] “’Child dies every 10 min’: UN, Amnesty call to stop Saudi-led assault on ‘crucial lifeline’ in Yemen,” Russia Today, April 25, 2017.

Politique et pensée critique: Extraits choisis des « Commentaires sur la société du spectacle » de Guy Debord

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“L’être humain n’est ni une proie ni un prédateur. Assurer la primauté de la vie sur l’économie, c’est opposer un non ferme et définitif à toute forme de prédation en apprenant à vivre au lieu d’apprendre à tuer, à réprimer, à exploiter.”

“Le monde est à nous, prenons-le, multiplions les territoires libérés de l’emprise marchande !”

“Des ghettos de la misère à la misère des ghettos de luxe, la conscience mercenaire supplante la conscience humaine.”

~ Raoul Vaneigem, 2002 ~

Avec la nouvelle affaire de Londres et le terrorisme d’état à tout va, cette compilation de Guy Debord est on ne peut plus d’actualité. Nous sommes entrés de plein pied dans l’ère du Gladio 2.0 et une nouvelle phase active du terrorisme d’état dirigée contre nous, les peuples, afin de faire passer une fois de plus toutes lois liberticides idoines, pays par pays, pour nous asservir plus avant, pour nous faire mettre à genoux devant toujours plus d’état, toujours plus de coercition, toujours plus de domination, seule chose que sache faire l’État dans les grandes largeurs… Il est grand temps de dire NON ! à cette vaste escroquerie et de refuser de jouer le jeu plus avant.

Ceci commence avec le boycott du vote et des institutions ici et maintenant ! Assez de cette escroquerie qu’est l’illusion démocratique proposée… Voter, c’est abdiquer, voter c’est acquiescer à la mascarade de la pseudo-démocratie dont on nous gave depuis 1789.

~ Résistance 71 ~

 

Extraits choisis des “Commentaires sur la société du spectacle”

 

Guy Debord, 1988

Folio, #2905

 

Compilés par Résistance 71

 

Avril 2017

 

En 1988, Guy Debord, écrivain et cinéaste français, fondateur du mouvement politique de l’Internationale Situationiste en 1957 (et dissoute en 1972), publie la suite de son ouvrage phénomène et culte de 1967: “La société du spectacle”, sous une forme similaire mais plus condensée: “Commentaires sur la société du spectacle”.

Si les deux ouvrages sont des incontournables de la pensée radicale au service de la transformation ultime de la société hors du champ induit de l’État et de l’économie spectacles, le second a toujours un retentissement géopolitique important quand on considère ce que Debord nous disait au sujet de ce qu’il est devenu un cliché de nos jours d’appeler “l’état profond”. En 1988, il y a donc 29 ans de cela, Debord dressait un portrait politique lucide et implacable sur l’État, l’état profond, le terrorisme et la manipulation constante de nos vies dans la société du spectacle, devenue au fil du temps la “société du spectacle intégré”.

Au long d’extraits choisis (et donc forcément subjectifs, c’est pourquoi nous encourageons la lecture complète des deux livres) de ses “Commentaires sur la société du spectacle”, nous allons vous faire découvrir, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, l’impressionnante perspicacité d’un Debord, dont les analyses d’alors éclairent si bien le monde d’aujourd’hui et malheureusement de demain encore.

Ces deux ouvrages sont à lire de toute urgence pour ceux qui désirent comprendre en profondeur le monde dans lequel nous avons été contraints de vivre et d’entrevoir la porte de sortie hors du cercle vicieux de cette société du spectacle tout autant factice qu’inutile et criminelle, négation même de l’humanité.

Debord a mis fin à ses jours le 30 novembre 1994. Suicide qui ne peut que rappeler la célèbre phrase d’ouverture d’Albert Camus pour son essai “Le mythe de Sisyphe” (1942):

“Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux: c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie.

Les deux livres de Guy Debord sont disponibles dans la collection Folio sous les # 2788 et 2905.

= = =

Voici comment dès les premières lignes Debord annonce la couleur, le reste du bouquin sera à l’avenant:

Ces commentaires sont assurés d’être promptement connus de cinquante ou soixante personnes ; autant dire beaucoup dans les jours que nous vivons et quand on traite de questions si graves. Mais aussi c’est parce que j’ai, dans certains milieux, la réputation d’être un connaisseur. Il faut également considérer que de cette élite qui va s’y intéresser, la moitié, ou un nombre qui s’en approche de très près, est composée de gens qui s’emploient à maintenir le système de domination spectaculaire, et l’autre moitié de gens qui s’obstineront à faire tout le contraire. Ayant ainsi à tenir compte de lecteurs très attentifs et diversement influents, je ne peux évidememnt parler en toute liberté. Je dois surtout prendre garde à ne pas trop instruire n’importe qui.

Debord revient sur sa “Société du spectacle” de 1967:

En 1967, j’ai montré dans un livre, La Société du Spectacle, ce que le spectacle moderne était déjà essentiellement: le règne autocratique de l’économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne.

Debord parle sur les trois différents types de pouvoir spectaculaire: le concentré, le diffus et l’intégré, nouveau concept introduit dans cet ouvrage.

“… la première [forme de pouvoir], concentrée, mettant en avant l’idéologie résumée autour d’une personnalité dictatoriale, avait accompagné la contre-révolution totalitaire, la nazie aussi bien que la stalinienne. L’autre [diffuse], incitant les salariés à opérer librement leur choix entre une grande variété de marchandises nouvelles qui s’affrontaient, avait représenté cette américanisation du monde, qui effrayait par quelques aspects, mais aussi bien séduisait les pays où avaient pu se maintenir plus longtemps les conditions des démocraties bourgeoises de type traditionnel. Une troisième forme s’est constituée depuis, par la combinaison raisonnée des deux précédentes, et sur la base générale d’une victoire de celle qui s’était montrée la plus forte, la forme diffuse. Il s’agit du spectaculaire intégré, qui désormais tend à s’imposer mondialement.

[…] La société modernisée jusqu’au stade du spectaculaire intégré se caractérise par l’effet combiné de cinq traits principaux, qui sont: le renouvellement technologique incessant, la fusion économico-étatique, le secret généralisé, le faux sans réplique, un présent perpétuel.

“Le mouvement d’innovation technologique dure depuis longtemps et il est constructif de la société capitaliste, dite parfois industrielle ou post-industrielle […] La fusion économico-étatique est la tendance la plus manifeste de ce siècle et elle y est pour le moins devenue le moteur du développement économique le plus récent. […] Cette union s’est aussi montrée extrêmement favorable au développement de la domination spectaculaire, qui précisément, dès sa formation n’était pas autre chose. Les trois derniers traits sont les effets directs de cette domination, à son stade intégré.

Le secret généralisé se tient derrière le spectacle. […] Le seul fait d’être désormais sans réplique a donné au faux une qualité toute nouvelle. C’est du même coup le vrai qui a cessé d’exister presque partout, ou dans le meilleur des cas s’est vu réduit à l’état d’une hypothèse qui ne peut jamais être démontrée. Le faux sans réplique a achevé de faire disparaître l’opinion publique, qui d’abord s’était retrouvée incapable de se faire entendre ; puis, très vite par la suite, de seulement se former.”

La première intention de la domination spectaculaire est de faire disparaître la connaissance historique en général.

[…] Avec la destruction de l’histoire, c’est l’évènement contemporain lui-même qui s’éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnements intenables.

Debord passe ensuite dans le vif de son sujet des “commentaires”, celui de l’État et de sa construction coercitive, manipulatrice et terroriste. Il poursuit:

L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. […] L’emploi d’un peu de logique historique permettrait de conclure assez vite qu’il n’y a rien de contradictoire à considérer que des gens qui manquent de tout sens historique peuvent également être manipulés et même encore plus facilement que d’autres. Il est aussi plus facile d’amener à “se repentir” quelqu’un à qui l’on peut montrer que l’on savait tout, d’avance, de ce qu’il a cru faire librement. C’est un effet inévitable des formes organisationnelles clandestines de type militaire, qu’il suffit d’infiltrer peu de gens en certains points du réseau pour en faire marcher, et tomber, beaucoup.”

[…]

Les méthodes de la démocratie spectaculaire sont d’une grande souplesse, contrairement à la simple brutalité du diktat totalitaire.

De la connexion entre l’état terroriste, le capitalisme et la subjugation de la science:

“On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique ; cela a toujours été vrai. Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit venue à faire ouvertement la guerre aux humains ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais aussi à celles de leur survie. C’est alors que la pensée scientifique a choisi, contre une grande part de son passé anti-esclavagiste, de servir la domination spectaculaire. La science possédait, avant d’en venir là, une autonomie relative. Elle savait donc penser sa parcelle de réalité et ainsi elle avait pu immensément contribuer à augmenter les moyens de l’économie. […] la domination spectaculaire a fait abattre l’arbre gigantesque de la connaissance scientifique à seule fin de s’y faire tailler une matraque.

[…] La science de la justification mensongère était naturellement apparue dès les premiers symptômes de la décadence de la société bourgeoise, avec la prolifération cancéreuse des pseudo-sciences dites “de l’homme” ; mais par exemple la médecine moderne avait pu, un temps, se faire passer pour utile, et ceux qui avaient vaincu la variole ou la lèpre étaient autres que ceux qui ont bassement capitulé devant les radiations nucléaires ou la chimie agro-alimentaire. On remarque très vite que la médecine aujourd’hui n’a, bien sûr, plus le droit de défendre la santé de la population contre l’environnement pathogène, car ce serait s’opposer à l’État, ou seulement à l’industrie pharmaceutique.

Sur la propagande et la désinformation

Le concept encore jeune de désinformation a été récemment importé de Russie, avec beaucoup d’autres inventions utiles à la gestion des états modernes.

Debord est d’une actualité brûlante sur le sujet, jugez-en plutôt en gardant à l’esprit qu’il écrit cela en 1988, fruit de sa réflexion et de son analyses depuis sa “société du spectacle” de 1967.

Il faut aussi replacer ce livre des “commentaires” dans son contexte historique subjectif particulier. L’édition originale de ses deux ouvrages fut publiée aux éditions Gérard Lebovici, ami de Debord. Celui-ci fut assassiné dans des circonstances toujours non éclaircies en 1984, soit 4 ans avant la publication des “commentaires”. La dédicace du livre est la suivante:

A la mémoire de Gérard Lebovici, assassiné à Paris le 5 mars 1984, dans un guet-apens resté mystérieux”.

Peut-on en déduire que ses “Commentaires sur la société du spectacle” seraient son règlement de compte avec l’État et l’état profond ? Ce qui est sûr, c’est que 13 ans avant les attentats du 11 septembre 2001 à New York, Debord nous mettait sur la piste du Gladio et du terrorisme institutionnel d’état. En fut-il également la victime ? Indirectement, sans aucun doute.

Ce qui peut s’opposer à une seule vérité officielle doit être forcément une désinformation émanant de puissances hostiles, ou au moins de rivaux et elle aurait été intentionnellement faussée par la malveillance. [..] Contrairement au pur mensonge, la désinformation, et voilà en quoi le concept est intéressant pour les défenseurs de la société dominante, doit fatalement contenir une certaine part de vérité, mais délibérément manipulée par un habile ennemi.

[…]

“La désinformation se déploie maintenant dans un monde où il n’y a plus de place pour la vérification.

Dans ce qui suit Debord fait preuve d’une analyse et d’une clairevoyance exceptionnelle considérant qu’il écrit cela dans les tristement célèbres “années de plomb” qui sévirent en Europe entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1990. Nous allons également voir que dans deux citations spécifiques que nous marqueront d’un (*), il fait une allusion directe à l’assassinat de son éditeur et ami Gérard Lebovici.

Notre société est bâtie sur le secret, depuis les sociétés-écrans qui mettent à l’abri de toute lumière les biens concentrés des possédants jusqu’au ‘secret défense’ qui couvre aujourd’hui un bien immense domaine de pleine liberté extra-judiciaire de l’État.

[…]

C’est ainsi qu’en Italie, lorsque Aldo Moro était prisonnier de Potere Due (Note de R71: ou “Loge P2” maçonnique) ; il n’a pas été détenu dans un bâtiment plus ou moins introuvable, mais simplement dans un bâtiment impénétrable. Il y a toujours un plus grand nombre d’hommes formés pour agir dans le secret ; instruits et exercés à ne faire que cela. […] Enfin, quand il s’agit de leur branche “Action”, ils peuvent également être équipés d’autres capacités de simplification des problèmes étudiés. (*).

[…]

Depuis longtemps on s’est habitué partout à voir exécuter sommairement toutes sortes de gens. Les terroristes connus ou considérés comme tels, sont combattus ouvertement d’une manière terroriste. Le Mossad va tuer au loin Abou Djihad ou les SAS anglais des Irlandais ou la police parallèle du GAL des militants basques. Ceux que l’on fait tuer par de soi-disants terroristes ne sont pas eux-mêmes choisis sans raison ; mais il est généralement impossible d’être assuré de connaître ces raisons. On peut savoir que la gare de Bologne a sauté pour que l’Italie continue d’être ‘bien gouvernée’ ; et ce que sont les ‘escadrons de la mort’ au Brésil et que la Mafia peut incendier un hôtel aux Etats-Unis pour appuyer un racket. Mais comment savoir à quoi ont pu servir en fait, les ‘tueurs fous du Brabant’ ? Il est difficile d’appliquer le principe du Cui prodest ? dans un monde où tant d’intérêts agissants sont si bien cachés. De sorte que, sous le spectaculaire intégré, on vit et on meurt au point de confluence d’un très grand nombre de mystères. (*)

[…]

“Pour tout service de renseignement, sur ce point en accord avec la juste théorie clausewitzienne de la guerre: tout savoir doit devenir un pouvoir.”

[…]

“On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’État: ils ne sont jamais en rivalité… La Mafia n’est pas étrangère à ce monde ; elle y est parfaitement chez elle. Au moment du spectaculaire intégré, elle règne en fait comme le modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.”

[…]

Des réseaux de promotion-contrôle, on glisse insensiblement aux réseaux de surveillance-désinformation. Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir et pour assurer ce qu’elle seule pourra appeler sa bonne marche. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même.

[…]

“Depuis que l’art est mort, on sait qu’il est devenu extrêmement facile de déguiser des policiers en artistes… On ouvre des pseudo-musées vides ou des pseudo-centres de recherche sur l’œuvre complète d’un personnage inexistant, aussi vite fait que l’on fait la réputation de journalistes-policiers (Note de R71: ou journalistes-barbouzes comme en zone de guerre hégémonique impérialiste), ou d’historiens-policiers ou de romanciers-policiers. […] Les services secrets étaient appelés par toute l’histoire de la société spectaculaire à y jouer le rôle de plaque tournante centrale ; car en eux se concentrent au plus fort degré les caractéristiques et les moyens d’exécution d’une semblable société.”

[…]

La cohérence de la société du spectacle a, d’une certaine manière, donné raison aux révolutionnaires, puisqu’il est devenu clair que l’on ne peut plus y réformer le plus pauvre détail sans défaire l’ensemble. Mais en même temps, cette cohérence a supprimé toute tendance révolutionnaire organisée en supprimant les terrains sociaux où elle avait pu plus ou moins bien s’exprimer: du syndicalisme aux journaux, de la ville aux livres.

[…]

“ Il existe aussi beaucoup de compagnies privées qui s’occupent de surveillance, protection, enseignement. Les grandes firmes multinationales ont naturellement leurs propres services ; mais égalemement des entreprises nationalisées, même de dimension modeste, qui n’en mènent pas moins leur politique indépendante, sur le plan natonal et quelque fois sur le plan international. On peut voir un groupement industriel nucléaire s’opposer à un groupement pétrolier, bien qu’ils soient l’un et l’autre la propriété du même état et, ce qui est plus, qu’ils soient dialectiquement unis l’un à l’autre par leur attachement à maintenir élevé le cours du pétrole sur le marché mondial.. Chaque service de sécurité d’une industrie particulière combat le sabotage chez lui et au besoin l’organise chez le rival.”

[…]

Le destin du spectacle n’est certainement pas de finir en despotisme éclairé. Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste des cooptés qui gère la domination et notamment dirige la protection de cette domination.”

Guy Debord avait-il prévu le Nouvel Ordre Mondial que l’oligarchie s’applique à mettre en action ? Debord est mort à la fin de l’ère Reagan et au début de l’ère Bush (père), qui a dit dans un discours en 1991 qu’ils travaillaient à l’établissement d’un “nouvel ordre mondial”…

Guy Debord disait en 1967: “L’anarchisme a réellement conduit en 1936 [en Espagne], une révolution sociale et l’ébauche la plus avancée qui fut jamais d’un pouvoir prolétarien.

Quand l’agression yankee de la Syrie fait tomber les masques de Trump… et de certains médias alternatifs (Kevin Barrett)

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Dénoncer InfoWars et Israël

 

Kevin Barrett

 

7 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/04/07/infowhores/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Maintenant que Trump “tient tête à Poutine” et nous mène vers la troisième guerre mondiale, les merdias l’adorent: “Trump a finalement pris de la maturité et est devenu un vrai président”: voilà le message des merdias qui est injecté profond dans le cortex frontal de l’Amérique.

Mais la pressetituée n’a pas fait élire Trump. Ce furent les supposés médias alternatifs qui le firent, emmenés par les Breibart et Infowars, ce sont eux qui ont poussé le Don au sommet de la pyramide.

Le New York Times est maintenant en train de diaboliser quiconque dit que “l’attaque au gaz sarin” en Syrie était un faux-drapeau. D’après le Times, seuls des “extrêmistes de droite” (anciens supporteurs de Trump) disent une telle chose. Le Times cite la pute de l’info alter et islamophobe génocidaire Paul Joseph Watson:

“Paul Joseph Watson, un éditeur et théoricien du complot du site Infowars, a dit sur Twitter que ‘Trump était une autre marionnette de l’état profond et des nouveaux cons’… Je suis officiellement débarqué du train Trump.” a t’il ajouté.”

Mais Watson et Alex Jones ne dénoncent pas ouvertement et sans équivoque l’évident faux-drapeau de “l’attaque au gaz sarin”. Ils n’exposent pas au public les grands mensonges obscènes de Trump.

Watson et son acolyte A. Jones ont fait élire Trump. Ils ont abandonné leur vieille tradition de diseur de vérité sur le 11 septembre, célébrant le lynchage verbal des musulmans prôné par Trump, ont ignoré le fait que la guerre contre l’Islam est une fraude sioniste et ont engrangé un gros paquet de pognon pour rejoindre l’équipe criminelle du 11 septembre.

J’ai échangé des courriels avec deux véritables géants des médias alternatifs, Kurt Nimmo (NdT: dont nous avions dit il y a quelques mois dans un commentaire qu’il avait quitté Infowars pour rejoindre Newsbud, ce qui était assez significatif de l’état de déliquescence de ce média…) et Jack Blood. Tous les deux sont franchement écœurés des putes d’Infowars (l’ancien employeur de Nimmo) et avec toutes les marionnettes et idiots utiles qui sont jusqu’ici montés dans le train Trump.

Si la déclaration de guerre de Trump contre la Syrie (et l’implication d’une déclaration de guerre contre la Russie et l’Iran) est un tournant géopolitique, c’est aussi un tournant dans l’histoire des médias alternatifs. Il est maintenant évident qui est un média alternatif et qui ne l’est pas.

Les vrais médias alternatifs ont été de manière constante au cours des années des médias combattant pour la vérité sur le 11 septembre, ils ont été anti-islamophobe (ce qui était l’objectif du 11 septembre: monter la fadaise du “choc des civilisations” néo-conservatrice…) et anti-Trump. Quiconque posant comme “média alternatif” et ne rapportant pas sur la vérité pour le 11 septembre et sur la multitude de faux-drapeaux qui ont suivi, des gens et médias comme Amy Goodman (Democracy Now !), The Nation, Counterpunch etc, sont des fraudes et bouffent au ratelier des va t’en guerre d’une manière ou d’une autre. De la même façon, quiconque cache la vérité au sujet de la guerre contre l’islam fomenté par les sionistes et mise en place par les attentats du 11 septembre 2001 et qui au lieu de cela soutiennent une folle islamophobie et la psychopathie générale de Trump (NdT: et des blaireaux avant lui, élus ou non comme la Harpie de Clinton…), est de même sur la feuille d’émargement des salauds.

Alors qui sont les vrais médias alternatifs ? Des gens comme Richie Allen, Kurt Nimmo, Jack Blood, Bonnie Faulkner, Vinnie Eastwood, l’équipe de VT et plein d’autres bien entendu.