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Résistance au colonialisme sioniste : Appel au soutien de Gaza (Front Populaire de Libération de la Palestine / FPLP)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 15 novembre 2018 by Résistance 71

Nous relayons aussi cette information dans le cadre de l’appel pour la création d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International des peuples opprimés émanant du Chiapas (Mexique) depuis octobre 2018.

~ Résistance 71 ~

Lectures complémentaires:

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

 

Appel urgent : Gaza sous attaque !
Soutien à la Palestine, Soutien à la Résistance

 

Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP)

 

12 novembre 2018

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10604

 

Le Front populaire de libération de la Palestine appelle à une action urgente les amis de la Palestine, les mouvements pour la justice et la libération et les communautés arabes et palestiniens partout dans le monde pour se tenir aux côtés de Gaza sous l’attaque en ce moment critique. Nous lançons cet appel en l’honneur et dans le deuil de nos deux héroïques camarades, Mohammed al-Tatari et Mohammed Odeh, martyrisés aujourd’hui par les forces d’occupation sionistes qui les ont attaqués alors qu’ils combattaient pour la liberté de leur terre, la Palestine et tout son peuple.

Ce meurtre aux mains des forces coloniales intervient après une attaque hier, dans laquelle les forces sionistes cherchaient à envahir la bande de Gaza dans une opération secrète pour enlever ou assassiner des dirigeants de la résistance palestinienne. Les sionistes ont tué 7 palestiniens qui sont morts en combattant pour défendre leurs terres – mais la résistance palestinienne n’ a pas laissé ces crimes impunis. La résistance a tenu bon, en luttant héroïquement contre une des puissances les plus lourdement armées du monde et en portant des puissants coups aux assassins et meurtriers.

Ce soir, les bombes sont une fois de plus en train de frapper Gaza. Les forces sionistes canonnent et bombardent les stations de télévision et les universités, et menacent de commencer à attaquer une fois de plus des hôpitaux. C’est là le dernier assaut militaire vicieux dirigé contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, après les guerres de 2009, 2012 et 2014 et les innombrables bombardements et assassinats, au milieu de 11 ans d’un siège brutal et impitoyable.

Cette attaque est une tentative pour réprimer les réalisations de la Grande Marche du Retour, dans laquelle des milliers de Palestiniens de Gaza ont exigé leur droit fondamental au retour et la rupture du siège. Contre ce mouvement populaire, les forces sionistes ont laché leurs tireurs d’élite, causant la mort de plus de 200 manifestants palestiniens. Malgré toutes ces agressions, les Palestinien de Gaza restent engagé dans la résistance, ils refusent d’abandonner leurs défenseurs et restent inébranlables dans la lutte pour le retour et la libération.

Les Palestiniens de Gaza ne sont pas seuls ! Et ils ne doivent pas être laissés seuls. Cette attaque n’a pas été effectuée par l’occupation israélienne seule, mais par les puissances impérialistes, comme les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne qui arment et soutiennent autant qu’elles peuvent l’État colonial raciste. Les régimes arabes réactionnaires qui complotent comment démanteler les droits et l’existence des Palestiniens tout en faisant pleuvoir la destruction et la mort sur le Yémen sont aussi complices de cette attaque.

Maintenant est le temps d’agir. Envahissez les rues et les places, organisez-vous, manifestez, protestez et mobilisez pour vous montrer du côté du peuple palestinien de Gaza sous l’attaque, qui continue de résister malgré tous les obstacles. Renforçons le boycott d’Israël et faisons face à l’impérialisme partout où il existe. Soutenons le peuple palestinien, la résistance palestinienne et la cause palestinienne – la lutte pour le retour et la lutte de libération, du fleuve jusqu’ à la mer !

Front populaire de libération de la Palestine 

12 novembre 2018

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Palestine colonisation sioniste

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Résistance au colonialisme: Quand un colonialisme en cache un autre (Bruno Guigue)

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Bonne analyse de Bruno Guigue mais qui ne va pas encore assez loin à notre sens. 

En effet, nous ne vivons même pas dans un monde “post-colonial / néo-colonial”, mais toujours bel et bien dans un monde colonial comme nous l’avons expliqué à maintes reprises ici.

Les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, tous les pays d’Amériques centrale et du sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et bien entendu Israël sont TOUS des pays coloniaux à l’heure actuel. Des pays qui ne sont que des projections commerciales de contrôle et de pillage des grands centres industrio-financiers, chapeautés par la City de Londres, la véritable “couronne” et entité coloniale.

Ceci en toile de fond d’un néo-colonialisme issus du libéralisme vendu comme une globalisation des échanges politico-économiques. Nous devons le comprendre si nous voulons critiquement et radicalement agir sur la réalité qui nous échoit.

Parce que:

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

« Quand nous disons aux colons: ‘rendez-le’, voulons-nous dire que nous voulons qu’ils nous rendent le pays et qu’ils s’en aillent ? Non. Ceci n’est pas la vision de nos peuples. Lorsque nous disons ‘rendez-le’, nous parlons de ce que les colons établis montrent du respect pour ce que nous partageons, la terre et ses ressources et corrigent les torts en nous offrant la dignité et la liberté qui nous sont dues et nous rendent notre pouvoir et suffisamment de terre pour que nous soyons totalement auto-suffisant en tant que nations… […] La restitution est purification. […] Il est impossible de transformer la société coloniale de l’intérieur de ses institutions ou de parvenir à la justice et à une coexistence pacifique sans transformer fondamentalement les institutions de la société coloniale elles-mêmes. Simplement, les entreprises impérialistes opérant sous le déguisement d’états démocratiques libéraux (NdT: USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Mexique, tous les pays d’Amériques centrale et du sud…) sont par construction et culture, incapables de relations justes et pacifiques avec les peuples autochtones. Le changement ne se produira que lorsque les colons seront forcés à reconnaître ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont hérité ; alors seulement ils ne pourront plus fonctionner comme des coloniaux et commenceront à respecter les autres personnes et à les considérer comme des êtres humains… »

~ Taiaiake Alfred, professeur de science politique, université de Victoria, CB, Canada, nation Mohawk, 2009 ~

 

Quand un colonialisme en cache un autre

 

Bruno Guigue

 

5 novembre 2018

 

url de l’article:

https://www.legrandsoir.info/quand-un-colonialisme-en-cache-un-autre.html

 

Que les enfants yéménites meurent de faim par milliers, que les Palestiniens tombent sous les balles de l’occupant, que la Syrie soit un champ de ruines et la Libye plongée dans le chaos, tout cela ne nous émeut guère. On manifeste, on fait grève, on proteste ? Pas vraiment. Ni manifestations significatives, ni débats dignes de ce nom. Le crime néocolonial passe comme une lettre à la poste. Et pourtant, si nous subissions ce que nos gouvernements infligent à des peuples qui ne nous ont rien fait, que dirions-nous ? Si une alliance criminelle nous condamnait à mourir de faim ou du choléra, comme au Yémen ? Si une armée d’occupation abattait notre jeunesse parce qu’elle ose protester, comme en Palestine ? Si des puissances étrangères armaient des milices pour détruire notre république, comme en Syrie ? Si une coalition étrangère avait bombardé nos villes et assassiné nos dirigeants, comme en Libye ?

La tendance des pays dits civilisés à jeter un voile pudique sur leurs propres turpitudes n’est pas nouvelle. Propre sur lui, le démocrate occidental voit plus facilement la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui loge dans le sien. De droite, de gauche ou du centre, il vit dans un monde idéal, un univers heureux où il a toujours la conscience de son côté. Sarkozy a détruit la Libye, Hollande la Syrie, Macron le Yémen, mais il n’y aura jamais de tribunal international pour les juger. Mesurés à l’aune de notre belle démocratie, ces massacres ne sont que des broutilles. Un égarement passager, à la rigueur, mais l’intention était bonne. Comment des démocraties pourraient-elles vouloir autre chose que le bonheur de tous ? Surtout destiné à l’électeur moyen, le discours officiel des Occidentaux traduit toujours l’assurance inébranlable d’appartenir au camp du bien. ’Vous souffrez de l’oppression, de la dictature, de l’obscurantisme ? Ne vous inquiétez pas, on vous envoie les bombardiers !’.

Il arrive toutefois qu’au détour d’une phrase, dans le secret des négociations internationales, un coin de voile soit levé, subrepticement. On assiste alors à une forme d’aveu, et voilà qu’un margoulin confesse le crime en esquissant un sourire narquois. En 2013, au moment où la France intervient au Sahel, Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, appelle son homologue russe pour obtenir l’appui de la Russie à l’ONU. Lavrov s’étonne alors de cette initiative française contre des djihadistes que Paris avait soutenus lors de l’intervention en Libye, en 2011 : ’C’est la vie !’, lui rétorque le ministre français. Semer la terreur pour abattre un Etat souverain ? C’est ’la vie’ selon Fabius. Mais que ce criminel se rassure : aucun juge ne lui demandera des comptes. La Cour pénale internationale (CPI) est une Cour pour les indigènes : c’est réservé aux Africains. Les gens comme Fabius ont l’art de passer entre les gouttes.

Abreuvés d’un discours qui leur dit que leur pays est toujours du bon côté, les Français semblent à des années-lumière du chaos que contribuent à bâtir leurs propres dirigeants. Les problèmes du monde ne les affectent que lorsque des hordes de miséreux se pressent aux portes, et ils sont nombreux à accorder leurs suffrages – comme beaucoup d’Européens – à ceux qui prétendent leur épargner cette invasion. Bien entendu, cette défense d’un ’chez soi’ devrait logiquement s’accompagner du refus de l’ingérence chez les autres : que vaudrait un patriotisme qui autoriserait le fort à s’ingérer dans les affaires du faible ? Or l’expérience montre que ces ’patriotes’ sont rarement à la pointe du combat pour l’indépendance nationale en dehors du monde prétendument civilisé. Quels partis de droite européens, par exemple, soutiennent le droit des Palestiniens à l’autodétermination nationale ? Manifestement, ils ne se précipitent pas pour honorer leurs propres principes.

Mais ce n’est pas tout. On peut même se demander si ces prétendus patriotes le sont vraiment pour eux-mêmes : combien d’entre eux, en effet, sont-ils favorables à la sortie de leur propre pays de l’OTAN, cette machine à embrigader les nations européennes ? Comme pour la question précédente, la réponse est claire : aucun. Ces ’nationalistes’ font le procès de l’Union européenne pour sa politique migratoire, mais c’est le seul morceau de leur répertoire patriotique, véritable disque rayé aux accents monocordes. Ils gonflent les muscles face aux migrants, mais ils sont beaucoup moins virils face aux USA, aux banques et aux multinationales. S’ils prenaient leur souveraineté au sérieux, ils s’interrogeraient sur leur appartenance au ’camp occidental’ et au ’monde libre’. Mais c’est sans doute beaucoup leur demander.

Dans cette incohérence généralisée, la France est un véritable cas d’école. Une certaine droite – ou extrême-droite, comme on voudra – y critique volontiers les interventions à l’étranger, mais de manière sélective. Le Rassemblement national, par exemple, dénonce l’ingérence française en Syrie, mais il approuve la répression israélienne contre les Palestiniens. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes serait-il à géométrie variable ? En fait, ce parti fait exactement l’inverse de ce que fait une prétendue gauche, qui soutient les Palestiniens – en paroles – et approuve l’intervention occidentale contre Damas, trouvant même qu’on n’en fait pas assez et qu’il faudrait bombarder ce pays plus sévèrement. Le drame, c’est que ces deux incohérences jumelles – et en miroir – aveuglent le peuple français. On mesure cet aveuglement au résultat, lorsqu’on voit des gauchistes souhaiter le renversement d’un Etat laïc par des mercenaires de la CIA (au nom de la démocratie et des droits de l’homme), et des nationalistes soutenir l’occupation et la répression sionistes en Palestine (au nom de la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical).

Il est vrai que ce chassé-croisé entre pseudo-patriotes et pseudo-progressistes a aussi une dimension historique. Il charrie à sa façon l’héritage empoisonné des temps coloniaux. Ainsi la droite nationaliste critique le néocolonialisme occidental en Syrie, mais elle trouve insupportable qu’on évoque les crimes coloniaux commis par la France dans le passé en Indochine, en Algérie ou à Madagascar. On suppose que ce n’est pas volontaire, mais la gauche universaliste contemporaine – au nom des droits de l’homme – fait exactement l’inverse : elle fait le procès du vieux colonialisme façon « Algérie française » mais elle approuve l’intervention néocoloniale en Syrie contre un Etat souverain qui a arraché son indépendance à l’occupant français en 1946. Bref, la droite aime follement le colonialisme au passé, la gauche l’aime passionnément au présent. La boucle est bouclée, et en définitive tout le monde est d’accord. Principale victime : la lucidité collective.

La France est l’un des rares pays où un colonialisme en cache un autre, le vieux, celui qui plonge ses racines dans l’idéologie pseudo-civilisatrice de l’homme blanc, se trouvant comme régénéré par le sang neuf du bellicisme droit-de-l’hommiste. Ce néocolonialisme, à son tour, est un peu comme l’ancien colonialisme ’mis à la portée des caniches’, pour paraphraser Céline. Il veut nous faire pleurer avant de lancer les missiles. En tout cas, la connivence implicite entre les colonialistes de tous poils – les vieux et les jeunes, les archéo et les néo – est l’une des raisons de l’errance française sur la scène internationale depuis qu’elle a rompu avec une double tradition, gaulliste et communiste, qui lui a souvent permis – non sans errements – de balayer devant sa porte : la première par conviction anticolonialiste, la seconde par intelligence politique. Un jour viendra sans doute où on dira, pour faire la synthèse, que si la France a semé le chaos en Libye, en Syrie et au Yémen, au fond, c’était pour « partager sa culture », comme l’a affirmé François Fillon à propos de la colonisation française des siècles passés. Au pays des droits de l’homme, tout est possible, et même prendre des vessies pour des lanternes.

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Lectures complémentaires:

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Manifeste pour la societe des societes

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

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Entité sioniste: « Lobby USA », le documentaire que le lobby israélien veut cacher… (The Electronic Intifada)

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Pour visionner les deux parties du documentaire, cliquez sur le lien menant au site Orient XXI au début de l’article. Visionnez les avant qu’elles ne « disparaissent »…

Lecture récente intéressante, notre traduction de l’article de Kevin Barrett: sur l’arnaque planétaire de l’état d’Israël…

~ Résistance 71 ~

“Lobby USA” voilà le film que le lobby israélien veut vous cacher

 

The Electronic Intifada

 

3 novembre 2018

 

url de l’article en français:

https://www.legrandsoir.info/lobby-usa-voila-le-film-que-le-lobby-israelien-veut-vous-cacher-the-electronic-intifada.html

 

The Electronic Intifada a obtenu une copie intégrale du film Lobby – USA, une enquête en quatre parties menée sous couverture par Al Jazeera sur la campagne secrète israélienne de lobbying aux Etats-Unis.

Nous diffusons aujourd’hui les deux premiers épisodes. Le site Orient XXI, basé à Paris, a diffusé les mêmes épisodes sous-titrés en français.

Le film, commencé par Al Jazeera en 2016, a été terminé en octobre 2017.

Mais il a été censuré suite aux intenses pressions du lobby israélien sur le Qatar, l’émirat du Golfe riche en gaz qui finance Al Jazeera.

Le directeur général d’Al Jazeera a affirmé le mois dernier que le film posait des problèmes juridiques mais il a été contredit par ses propres journalistes.

En mars, The Electronic Intifada a été le premier à révéler le contenu spécifique du film. Nous avons ensuite publié le premier extrait du film en août, et, peu après, Max Blumenthal du Grayzone Project en a publié d’autres.

Depuis, The Electronic Intifada a publié trois autres extraits, et plusieurs autres journalistes ont vu le film en entier et en ont parlé, dont Alain Gresh et Antony Loewenstein.

The Electronic Intifada a maintenant réussi à se procurer les quatre parties du film.

Vous pouvez voir les deux premières parties de la vidéo (sous-titrées en Français ici et ici, ndt).

Pour avoir un accès sans précédent aux rouages internes du lobby israélien, le journaliste sous couverture ’Tony’ s’est fait passer pour un volontaire pro-israélien à Washington.

Le film qui en résulte montre les efforts d’Israël et de ses lobbyistes pour espionner, salir et intimider les citoyens américains qui soutiennent les droits de l’homme palestiniens, en particulier le BDS – le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Il montre la collusion entre l’agence gouvernementale d’opérations plus ou moins clandestines d’Israël, le ministère des Affaires stratégiques, et un vaste réseau d’organisations basées aux États-Unis, notamment la Coalition Israël sur les campus, The Israel Projet et la Fondation pour la défense des démocraties.

Censuré par le Qatar

Le film n’a pas été diffusé à cause des pressions que le gouvernement du Qatar a subies de la part, ironiquement, du lobby même dont le film dénonce l’influence et les manœuvres.

Clayton Swisher, chef des enquêtes d’Al Jazeera, arévélé dans un article paru dans The Forward en mars qu’Al Jazeera avait envoyé plus de 70 lettres à des individus et des organisations qui apparaissent dans le film ou qui y sont mentionnés pour qu’ils puissent réagir.

Seulement trois l’ont fait. Au lieu de répondre, des groupes pro-israéliens ont essayé de faire interdire le film qui dévoile les activités du lobby.

En avril, la direction d’Al Jazeera a été obligée de réfuter l’affirmation de the Zionist Organization of America, une organisation d’extrême droite, selon laquelle la diffusion du film avait été absolument interdite.

En juin, The Electronic Intifada a appris qu’une source de haut niveau à Doha avait déclaré que le retard indéfini du film était dû à des préoccupations de ’sécurité nationale’ du gouvernement qatari.

Opérations secrètes

Comme l’a révélé un clip publié par l’Intifada électronique plus tôt cette semaine, dans le film on voit Julia Reifkind – alors employée d’une ambassade israélienne – expliquer que sa journée de travail consiste principalement à ’recueillir du renseignement, pour le compte d’Israël… en lien avec le ministère des Affaires étrangères et/ou le ministère des Affaires stratégiques’.

Elle dit que le gouvernement israélien ’apporte, dans les coulisses,son soutien’ aux groupes qui sont au front.

Reifkind admet également avoir utilisé de faux profils Facebook pour infiltrer les cercles de militants de la solidarité palestinienne sur le campus.

Le film révèle également que des groupes basés aux États-Unis coordonnent leurs efforts directement avec le gouvernement israélien, en particulier avec son ministère des Affaires stratégiques.

Dirigé par un ancien officier du renseignement militaire, le ministère est responsable de la campagne internationale secrète de sabotage du mouvement BDS menée par Israël.

Le film montre des images de cet ex-officier du renseignement militaire, Sima Vaknin-Gil, en train d’expliquer qu’elle a dressé la carte de l’activisme palestinien en faveur des droits de l’homme ’dans le monde entier. Pas seulement aux États-Unis, pas seulement dans les campus, mais dans les campus, l’intersectionnalité, les syndicats et les églises.’

Elle dit qu’elle va utiliser ces données pour mener des ’actions offensives’ contre les militants palestiniens.

On voit Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, affirmer dans la vidéo cachée que son organisation utilise ’un excellent logiciel de surveillance des médias sociaux, du type de ceux utilisés dans les grandes entreprises’ pour repérer les événements liés à la Palestine organisés par les étudiants sur le campus, ’généralement dans les 30 secondes, parfois moins’ de leur publication en ligne.

Baime dit également devant la caméra cachée que son groupe se ’coordonne’ avec le ministère israélien des Affaires stratégiques.

Baime déclare que ses chercheurs ’envoient des alertes immédiates à nos partenaires’ – dont les ministères israéliens.

Le collègue de Baime, Ian Hersh, dit dans le film qu’il ajoute le ’ministère des Affaires stratégiques d’Israël à nos briefings sur les opérations et le renseignement’.

’Une guerre psychologique’

Baime décrit la manière dont son groupe utilise des sites Web anonymes pour cibler des militants.

’Avec les opposants à Israël, ce qui est le plus efficace, ainsi que nous l’avons constaté l’année dernière du moins, c’est de faire des recherches sur l’opposition, créer un site Web anonyme, puis y poster des publicités Facebook ciblées, explique Baime dans la troisième partie du film.

’Canary Mission en est un bon exemple, dit-il. ’C’est une guerre psychologique.’

Le film révèle que c’est Adam Milstein, le multimillionnaire condamné pour évasion fiscale, qui a financé et administré Canary Mission – un site de diffamation anonyme ciblant des étudiants activistes.

The Electronic Intifada l’avait déjà révélé dans un clip en août.

On voit aussi Eric Gallagher, alors directeur de la collecte de fonds pour The Israel Project, dire que ’Adam Milstein, c’est lui qui finance’ Canary Mission.

Milstein finance également The Israel Project, selon Gallagher.

Gallagher se vante dans le film d’avoir ’ échangé des courriels avec [Adam Milstein] pendant qu’il était en prison’, lorsque, lui, Gallagher travaillait pour l’AIPAC, le groupe de pression israélien le plus puissant de Washington.

Bien qu’il n’ait pas répondu à la demande de commentaires d’Al Jazeera, Milstein a nié que lui et sa fondation familiale ’aient financé Canary Mission’ le jour où The Electronic l’Intifada a publié le clip.

Depuis, Josh Nathan-Kazis de The Forward a identifié beaucoup d’autres groupes étasuniens qui financent Canary Mission.

L’interdiction du film

En mars, The Electronic Intifada a publié les premiers détails sur le film.

Nous avons dévoilé qu’on y voyait Sima Vaknin-Gil expliquer qu’elle avait réussi à faire travailler pour son ministère l’influent think tank néoconservateur, la Fondation for défense of démocraties working.

Sur le film en caméra cachée, on voit Vaknin-Gil affirmer : ’Nous avons FDD. Nous avons d’autres personnes qui travaillent’ sur des projets, ’incluant la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes et la piste financière. C’est quelque chose que seul un pays, avec ses ressources, peut faire.’

Comme cela est indiqué dans la première partie du documentaire, l’existence du film et l’identité du journaliste infiltré ont été révélées après la diffusion, début 2017, d’images qu’il avait tournées pour le film The Lobby d’Al Jazeera – sur la campagne d’influence clandestine d’Israël au Royaume-Uni.

Depuis, les lobbyistes israéliens exercent de fortes pressions sur le Qatar pour empêcher la diffusion du film réalisé aux Etats-Unis.

’Agent étranger’

Clayton Swisher, chef des enquêtes d’Al Jazeera, a confirmé pour la première fois en octobre 2017 que la chaîne avait, au même moment, un journaliste infiltré dans le lobby israélien américain et un autre au Royaume-Uni.

Swisher avait promis que le film sortirait ’très bientôt’, mais il n’est jamais sorti.

De nombreuses sources israéliennes ont déclaré au journal israélien Haaretz en février que des dirigeants qataris leur avaient assuré à la fin de l’année dernière que le documentaire ne serait pas diffusé.

Le Qatar l’a démenti, mais Swisher n’est pas revenu sur son annonce.

L’article de Swisher dans The Forward de mars dernier a été son premier commentaire public sur le sujet depuis qu’il avait annoncé le documentaire en 2017.

Il y réfute les allégations du lobby israélien sur le film et exprime sa frustration qu’Al Jazeera ne l’ait pas diffusé, apparemment à cause de pressions extérieures.

Plusieurs députés pro-israéliens à Washington ont multiplié les pressions sur le ministère de la Justice pour qu’il force Al Jazeera à s’enregistrer comme ’agent étranger’ en vertu d’une loi de contre-espionnage datant des années 1930.

Le lobby israélien se rend à Doha

Bien que la diffusion du film ait été repoussée, une vague de personnalités pro-israéliennes a déferlé sur le Qatar à l’invitation de son dirigeant, l’Emir Tamim bin Hamad Al Thani.

On y a vu certaines des figures les plus à droite et les plus extrémistes parmi les défenseurs d’Israël aux États-Unis, comme Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard, et Morton Klein, directeur de l’Organisation sioniste d’Amérique.

Swisher a écrit dans The Forward qu’il a rencontré Dershowitz dans un restaurant de Doha lors d’une de ces visites, et a invité le professeur à une projection privée du film.

Swicher rapporte que Dershowitz lui a dit, aprèscoup : ’Je n’ai aucun problème avec les tournages en caméra cachée ; et ça ne me dérangerait pas que ce film soit diffusé sur PBS’ – la télévision publique étasunienne.

Pourtant, il semble bien que les efforts du lobby israélien pour interdire le film aient été couronnés de succès – jusqu’à présent.

 

Analyse politique: l’état d’Israël… Une arnaque planétaire (Kevin Barrett)

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Traduction:
Bibi: « Merci de faire monter cette sauce de la haine!
C’est bon pour Israël ! »
Donnie mains d’enfant: STP, dis à ta main gauche
de lâcher mes couilles ! »

 

Pourquoi Bibi adore le massacre de la synagogue de Pittsburg et s’il n’existait pas il faudrait l’inventer…

 

Kevin Barrett

 

1er novembre 2018

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2018/11/01/bibi-loves/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note de R71: Kevin peut nous corriger s’il le désire, il parle très bien le français…

 

Lorsque Bibi Netanyahou a entendu la nouvelle tragique des Etats-Unis, on lui a demandé sa réacton. Bibi eut un rictus et aboya: “C’est très bien !” Puis une petite lueur de conscience brilla brièvement dans ses petits yeux porcins… une compréhension du fait que cela passerait mal. Il se reprit alors et dit: “Euh… bon… ce n’est pas bon… Mais c’est bon pour Israël !”

Ce fut la réaction de Bibi aux attentas du 11 septembre 2001. Mais cela représente tout aussi bien sa réaction à l’attentat du massacre de la synagogue de Pittsburg…

Netanyahou est un gangster. “Israël” est un racket planétaire. Le soi-disant état d’Israël est en fait une gigantesque rivière où coule à flot l’argent sale vers ces terres occupées de Palestine. Cet argent est littéralement de l’argent extorqué par la terreur des juifs du monde entier qui sont terrorisés pour croire que l’état bandit sioniste est tout ce qu’il reste pour faire barrage à une nouvelle bordée de chambres à gaz.

Le problème pérenne d’Israël: les juifs ont bonne fortune à travers le monde. Ils n’ont absolument aucune raison d’aller en Israël. Ils n’ont aucune raison d’y envoyer de l’argent. Ils n’ont aucune raison de se rendre impopulaires dans les pays où ils sont et pompant le sang des pays pour Israël.

En fait, les juifs américains n’ont même pas de bonnes raisons de soutenir les guerres des Etats-Unis pour Israël. Les sondages montrent que les juifs américains, plus que tout autre groupe ethnique des Etats-Unis, s’opposent aux guerres de terreur déclenchées par l’Amérique après le 11 septembre 2001 sur les ennemis d’Israël.

Et oui, c’est la réalité: s’il n’en tenait qu’aux juifs américains, nous serions 7000 milliards de dollars plus riches et 32 millions de musulmans seraient toujours en vie… (7 trillion dollars richer, and 32 million Muslims would be still alive.)

Ainsi l’état gangster de Netanyahou a un impératif de “sécurité nationale” envahissant: terroriser les juifs de la diaspora mondiale, ou du moins suffisamment des riches et des puissants d’entre eux afin de maintenir le flot de fric vers l’entité sioniste. Cette affaire est une affaire existentielle pure et simple. Tout le reste n’est que détail.

Voilà pourquoi Israël et ses mignons inondent le monde de leur propagande sur l’holocauste (patenté, TM). C’est pourquoi ils créent et entretiennent des groupes haineux “antisémites”. C’est pourquoi ils organisent de manière régulière des opérations / attentats faux-drapeau afin de toujours créer cette vaste illusion d’une haine et d’une violence anti-juive dans le monde entier. Et voilà aussi pourquoi ils crient leur joie et dansent lorsque quelques 3000 personnes sont assassinées dans le World Trade Center de New York, ou que 11 personnes sont tuées dans une synagogue en Pennsylvanie.

L’état d’Israël est notoire pour commettre des actes horribles de terrorisme contre les juifs partout dans le monde afin de terroriser la diaspora pour qu’elle soutienne le sionisme. Le livre de Thomas Saurez “State of Terror: How Terrorism Created Modern Israel” montre que les juifs furent la cible #1 des terroristes sionistes durant la période de la formation d’Israël. Les sionistes ont coulé des navires à répétition tuant des centaines de réfugiés juifs d’un coup. Ils ont bombardé et massacré des juifs en Irak et terrorisé les communautés juives du Maroc. Ces deux très anciennes communautés juives furent détruites par les sionistes d’Israël. En parlant de génocide sioniste contre des juifs:

Plus récemment, le massacre de juifs dans un magasin à Paris après les évènements de Charlie Hebdo apparaît être partie d’une opération faux-drapeau gérée par Israël et ses éléments français. Pour les détails du pourquoi cet évènement qualifie comme étant hautement suspect d’être un faux-drapeau, voir mon livre sur le sujet: “ We Are NOT Charlie Hebdo. “ Et écoutez aussi le journaliste d’enquête israélien de renom Barry Chamish, qui est mort de manière bien suspecte peu de temps après avoir commencé à parler de ces choses et de blâmer les évènements de Charlie Hebdo sur Netanyahou.

Un autre faux-drapeau récent en provenance d’Israël et fait pour faire faire dans son froc à la diaspora et maintenir le soutien à Israël, fut la série de menaces de mort ciblant des organisations juives américaines par Michael Kadar et son oncle du Shin Bet (renseignement militaire) en 2017. Les médias américains blâmèrent ces menaces sur l’”antisémitisme”. Après l’arrestation de Kadar et toute l’affaire révélée comme faux-drapeau, les mêmes médias ne pipèrent mot… Les juifs libéraux qui dominent les médias américains ne sont peut-être pas d’accord avec leurs cousins likoudnik, mais ils assurent le maquillage de leurs affaires ! Je suppose que c’est un peu comme avoir un super tonton boute-en-train que tout le monde adore et se révélant violeur en série: le déni (NdT: Nil) est une rivière en Egypte et une frontière éventuelle du Grand Israël. Donc grâce à nos médias libéraux non-likoudnik mais toujours coupables, la plupart des Américains sont sans doute toujours sous l’impression que le pétage de plomb criminel de Kadar fut perpétré par des “antisémites” plutôt que par l’actuel coupable: l’état d’Israël.

Alors est-ce qu’Israël est derrière, quelque part, dans le massacre de Pittsburg ? Le simple fait de poser la question est une invitation à s’attirer l’oprobe de l’ADL (Anti Defamation League) et à ruiner sa carrière. Mais ne pas poser la question, c’est inviter la mort cérébrale !

La route de la soie et le Nouvel Ordre Mondial vont passer par l’entité sioniste…

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Analyse intéressante de Meyssan, mais qui a notre sens ne descend pas suffisamment au fond du terrier du lièvre qu’il a levé. A sa question de savoir si Washington a autorisé Tel Aviv à ce rapprochement avec la Chine, la réponse est évidente: oui bien entendu…. La raison en est simple: Il n’y a pas de “rivalité” entre l’empire et la Chine, du moins cette “rivalité” n’est-elle qu’une façade pour masquer encore la mutation de l’empire. Depuis des années, depuis même le largage de Chang Kaï Chek par les Yankees au profit de Mao (dans le but de refaire le coup de la City de Londres et de Wall Street de 1917 en Russie sur la Chine, capturer un nouveau marché sur le long terme, facilité par le financement d’un régime totalitaire), la Chine croît, a été aidée à croître, pour éclore en ce modèle de contrôle rêvé par tous les oligarques eugénistes occidentaux, qu’ils appliqueront au reste du monde pour maintenir en place leur Nouvel Ordre Mondial fasciste (corporato-monopoliste) supranational.

La Chine a été et est toujours une dépendance de la City de Londres, qui l’a aboubée encore récemment. La création de la Banque Asiatique d’Infrastructure et d’Investissement (BAII) à Shanghaï il y a 2-3 ans est le nœud gordien de l’affaire du transfert financier impérialiste et de la complicité de la Chine dans l’avènement du nouvel empire. Nous avons dit et pensons plus que jamais que Bernard “l’empire”  Ermite est en train de changer de coquille et qu’il est vulnérable dans cette phase de transition, une fois le changement de coquille effectué et le nouveau Bernard l’ermite en place, plus grand, plus fort, plus prédateur, il sera plus compliqué (mais jamais impossible) pour les peuples de sortir de la nasse.


Bernard change de coquille..

Il n’y a que “rivalité” de façade, pour donner le change. Il y a connivence et convergence d’intérêts entre la haute finance transnationale et les grands patrons de l’entreprise monopoliste néo-esclavagiste transnationale, incluant bien entendu leur contrepartie chinoise.

De fait, ce qu’analyse Meyssan ci-dessous sur l’accord sino-israélien est la preuve même de la connivence profonde. C’est la preuve par Israël en quelque sorte. Une fois la Chine en possession majoritaire des grands ports israéliens, elle devra les défendre et donc elle devra projeter toujours plus de force militaire loin de ses bases et se transporter en force impérialiste associée et fusionnée avec celle de l’ancien empire. Israël s’en trouvera aussi “incidemment” protégée. Tout ceci fait partie de la mutation de l’empire, pilotée de concert par la City de Londres, Wall Street et la haute finance de Shanghaï, afin de mettre en place et de verrouiller leur Nouvel Ordre Mondial fasciste supranational. 

Tout le reste, comme la “montée des tensions entre la Chine et les USA”, n’est que poudre aux yeux. Suivez le fric, toujours. Regardez qui est derrière la BAII et les transferts (en dollar) de milliards sous contrôle de la “couronne” / City de Londres.

Une fois de plus on est en train de nous jouer un air de pipeau d’une main, tandis que l’autre nous fait les poches, la routine mon colonel…

~ Résistance 71 ~

“Vous voulez une idée de l’avenir ? Imaginez une botte militaire écrasant un visage… à tout jamais !”
~ George Orwell ~


Société des sociétés contre N.O.M

 

La route de la soie et Israël

 

Thierry Meyssan

 

30 octobre 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article203662.html

 

Bejing développe sans cesse son projet de « route de la soie ». Son vice-président, Wang Qishan, entreprend une tournée au Proche-Orient qui l’a notamment conduit quatre jours en Israël. Selon les accords déjà signés, la Chine contrôlera dans deux ans l’essentiel de l’agro-alimentaire israélien, de sa haute technologie et de ses échanges internationaux. Un accord de libre-échange devrait suivre. Toute la géopolitique régionale s’en trouvera chamboulée.

La visite du vice-président chinois, Wang Qishan, en Israël, en Palestine, en Égypte et aux Émirats arabes unis vise à développer la « Nouvelle route de la soie ».

À l’automne 2013, la Chine a rendu public son projet de création de voies de communication maritimes et surtout terrestres à travers le monde. Elle a débloqué des sommes colossales et commencé à très vive allure à le réaliser. Les principaux axes passent soit par l’Asie, soit par la Russie, vers l’Europe occidentale. Mais elle planifie aussi des voies à travers l’Afrique et l’Amérique latine.

Les obstacles à la Nouvelle route de la soie

Ce projet rencontre deux obstacles, l’un économique, l’autre stratégique.

D’un point de vue chinois, ce projet vise à exporter ses produits selon le modèle de l’antique « route de la soie » qui, du IIe au XVe siècle, relia la Chine à l’Europe via la vallée de Ferghana, l’Iran et la Syrie. Il s’agissait à l’époque de transporter des produits de ville en ville, de sorte qu’à chaque étape ils étaient échangés contre d’autres selon les besoins des marchands locaux. Au contraire, aujourd’hui, la Chine ambitionne de vendre directement en Europe et dans le monde. Or, ses produits ne sont plus exotiques (soies, épices etc.) mais sont identiques à ceux des Européens et souvent de qualité supérieure. La voie commerciale se transforme en autoroute. Si Marco Polo était ébloui par les soieries d’Extrême-Orient sans équivalent en Italie, Angela Merkel est terrifiée à l’idée de voir son industrie automobile terrassée par ses concurrents chinois. Les pays développés vont donc devoir à la fois commercer avec Beijing et préserver leurs industries du choc économique.

En exportant massivement sa production, la Chine va prendre la place commerciale que le Royaume-Uni d’abord seul, puis avec les États-Unis, occupent depuis la révolution industrielle. C’est précisément pour conserver cette suprématie que Churchill et Roosevelt ont signé la Charte de l’Atlantique et que les États-Unis sont entrés dans la Seconde Guerre mondiale. Il est donc probable que les Anglo-Saxons n’hésiteront pas à employer la force militaire pour faire obstacle au projet chinois [1] comme ils le firent en 1941 face aux projets allemands et japonais.

D’ores et déjà, le Pentagone a publié le plan Wright en 2013 qui prévoyait de créer un nouvel État à cheval sur l’Iraq et la Syrie pour couper la route de la soie entre Bagdad et Damas. Cette mission a été réalisée par Daesh, de sorte que la Chine a modifié le tracé de sa route. Bejing a finalement décidé de la faire passer par l’Égypte et a investi dans le doublement du Canal de Suez et la création d’une vaste zone industrielle à 120 kilomètres du Caire [2]. Identiquement, le Pentagone a organisé une « révolution colorée » en Ukraine pour couper la route européenne, ou encore des troubles au Nicaragua pour faire obstacle à la construction d’un nouveau canal reliant des océans Pacifique et Atlantique.

Malgré l’importance sans précédent des investissements chinois dans la Nouvelle route de la soie, il faut se souvenir qu’au XVe siècle, la Chine lança une formidable flotte pour sécuriser ses débouchés. L’amiral Zheng He, « l’eunuque aux trois joyaux », combattit les pirates du Sri Lanka, construisit des pagodes en Éthiopie et fit le pèlerinage à La Mecque. Cependant, à son retour, pour des raisons de politique intérieure, l’Empereur abandonna la route de la soie et brûla la flotte. La Chine se referma alors sur elle-même. Il ne faut donc pas considérer que, d’un point de vue chinois, le projet actuel est gagné d’avance.

Dans un passé récent, la Chine s’est investie au Moyen-Orient avec l’unique idée de s’approvisionner en pétrole. Elle a construit des raffineries en Iraq qui ont été malencontreusement détruites par Daesh ou par les Forces occidentales qui faisaient semblant de combattre les islamistes. Beijing est également devenu le principal acheteur de l’or noir saoudien. Elle a ainsi construit dans le royaume le gigantesque complexe pétrolier de Yasref-Yanbu pour 10 milliards de dollars.

Israël et la Nouvelle route de la soie

Les liens entre Israël et la Chine datent du mandat du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, dont les parents fuirent les nazis pour s’installer à Shanghai. Le prédécesseur de Benjamin Netanyahu avait tenté d’établir de fortes relations avec Beijing. Ses efforts furent effacés par son soutien à un des groupes de pirates en Somalie, chargé par Washington de perturber le trafic maritime russe et chinois à la sortie de la mer Rouge [3]. Le scandale fut évité de justesse. La Chine fut autorisée à établir une base navale à Djibouti et Ehud Olmert fut écarté de la vie politique.

Depuis 2016, la Chine négocie avec Israël un traité de libre-échange. Dans ce contexte, le Shanghai International Port Group a acheté la concession d’exploitation des ports d’Haïfa et d’Ashdod, de sorte qu’en 2021, la Chine contrôlera 90 % des échanges commerciaux israéliens. Bright Food a déjà acquis 56 % de la coopérative des kibboutzim Tnuva et pourrait augmenter sa participation, de sorte que la Chine contrôlera l’essentiel du marché agricole israélien. Le fondateur du magasin en ligne Alibaba, Jack Ma, venu à Tel-Aviv au sein de la délégation officielle chinoise, n’a pas caché son intention de racheter de nombreuses start up israéliennes afin de récupérer leur haute technologie.

L’armement est le seul secteur important de l’économie israélienne préservé de l’appétit chinois. En septembre, le professeur Shaul Horev a organisé une conférence à l’université d’Haïfa avec l’aide du Hudson Institute états-unien pour alerter les officiers généraux du Pentagone des conséquences des investissements chinois. Les intervenants ont notamment souligné que ces contrats exposaient le pays à un espionnage intensif, rendaient difficile l’exploitation de son port pour ses sous-marins lanceurs d’engins nucléaires, et ses liens avec la Sixième flotte états-unienne.

L’ancien directeur du Mossad, Ephraïm Halevy, dont on connaît la proximité avec les États-Unis, a souligné que le Conseil de sécurité nationale n’avait jamais délibéré de ces investissements. Ils ont été décidés uniquement selon une logique d’opportunité commerciale. La question se pose donc de savoir si Washington a autorisé ou non ce rapprochement entre Tel-Aviv et Beijing.

Il ne faut pas se tromper sur les raisons qui permirent à la Chine d’implanter une base militaire à Djibouti et il paraît peu probable que Bejing ait conclu un accord secret avec Washington pour ce nouveau tracé de la route de soie. Certes, les États-Unis ne seraient pas inquiets d’un effondrement économique de l’Union européenne. Cependant, sur le long terme, la Chine et la Russie sont contraintes de s’entendre pour se préserver des Occidentaux. L’Histoire a montré que ces derniers ont tout fait et continuent à tout faire pour démanteler ces grandes puissances. Par conséquent, si une alliance sino-US serait à court et moyen terme en faveur de Beijing, elle conduirait par la suite à l’élimination successive de la Russie et de la Chine elle-même.

Les accords sino-israéliens laissent plutôt à penser que, selon la formule de Lénine, « Les capitalistes ont vendu la corde pour les pendre ».

[1] “The Geopolitics of American Global Decline”, by Alfred McCoy, Tom Dispatch (USA) , Voltaire Network, 22 June 2015.

[2] « La Chine se déploie au Proche-Orient », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 janvier 2016.

[3] « Pirates, corsaires et flibustiers du XXIe siècle », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 25 juin 2010.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: la guerre du Yémen est une guerre américano-sioniste

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La guerre du Yémen est américano-sioniste

 

Ghaleb Kandil

 

26 octobre 2018

 

url de l’article en français:
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10545

 

Parmi les confusions politiques, couramment répandues, figure celle qui porte à croire que la guerre du Yémen n’est due qu’à la concrétisation d’un plan de domination saoudienne sur un pays voisin, doté d’énormes potentialités avec une démographie et une superficie susceptibles de le transformer en un État fort pouvant menacer le rôle et l’influence du royaume, si jamais il gagnait son indépendance nationale, puis rassemblait ses ressources et l’énergie de son peuple au service d’un processus de développement national indépendant.

Le récit le plus naïf et le plus superficiel est probablement celui qui relie ce crime désastreux aux tendances comportementales aventureuses du prince héritier saoudien, lequel serait le seul commandant des étapes successives de cette guerre, alors que l’examen attentif du contexte stratégique et économique de l’agression nous révèle que les opérations guerrières, incluant l’organisation du génocide et la destruction totale et brutale de tous les aspects de la vie au Yémen, sont tripartites ; les objectifs, les plans et les procédures étant ceux d’une guerre américano-sioniste et saoudienne.

Cette guerre hideuse incarne magistralement la volonté renouvelée des États-Unis de piller les richesses et de contrôler les marchés de tous les pays arabes, d’autant plus que le Yémen occupe une position de carrefour stratégique majeur, avec une côte de plus de 500 Kms ouverte sur les routes maritimes du commerce international, du transport pétrolier et des flottes guerrières. C’est aussi une position stratégique qui permet de contrôler la mer Rouge jusqu’aux côtes de la Palestine occupée et qui s’ouvre sur le carrefour des voies de transport, de pêche et de contrebande menant vers la côte africaine, l’Orient arabe, l’Égypte et le Soudan.

Depuis des décennies, les États-Unis ont fait de la côte yéménite un but pour le déploiement de leurs forces maritimes sous divers prétextes, dont les repaires d’Al-Qaïda vers la fin du XXème siècle. Cependant, nombre d’écrivains étrangers ont daté leur intérêt pour le Yémen vers le milieu du siècle dernier, sous l’administration du président Harry Truman, parallèlement à la consolidation de l’hégémonie étatsunienne en Arabie saoudite et à l’établissement de l’entité sioniste après le viol de la Palestine.

Aujourd’hui, l’intérêt des États-Unis pour la côte yéménite et la perspective de son occupation se sont intensifiés, vu la course maritime sino-américaine vers l’Afrique. En effet, en dépit de la taqiyya (dissimulation) chinoise excessive, une concurrence acharnée portant sur les ressources et les marchés du continent africain, est en cours, entre Pékin et Washington.

Or, la position terrestre et maritime du Yémen lui confère un rôle clé en rapport avec l’avenir stratégique de l’Afrique. Par conséquent, ce n’est pas pour rien que l’une des plus importantes bases américaines de la côte africaine, à Djibouti, se trouve en face de la côte yéménite. Et ce n’est pas un hasard si la Chine porte un intérêt discret aux côtes yéménites.

Quant à l’entité sioniste, depuis le début de l’agression sur le Yémen, de nombreuses études et rapports ont souligné l’importance stratégique des batailles entre l’alliance d’agression américano-saoudienne et les forces populaires yéménites luttant pour l’indépendance et la libération. Alors que dans sa description des évènements, la propagande américano-saoudienne préfère se servir de « l’épouvantail » iranien en sachant parfaitement que le soutien politique et les prétendus coups de pouce dont bénéficieraient les yéménites, de la part de l’Iran, n’expliquent pas leur résilience, leur efficacité, leurs innovations et leur capacité de résistance.

Une résistance des yéménites saluée par tous et qui s’inscrit dans le prolongement d’un parcours historique, d’où ils ont tiré leur expérience des guerres et des fortifications dans leurs montagnes, leurs plaines rocailleuses et leur littoral face aux invasions, depuis des siècles.

La focalisation sioniste sur l’Iran, reflète la crainte mortelle de le voir emprunter les voies yéménites pour acheminer une aide militaire, financière et économique à la bande de Gaza assiégée et à la Cisjordanie occupée. Une crainte qui trouve sa place à la lumière d’opérations précédentes d’approvisionnement iranien de la Résistance palestinienne, lesquelles sont largement exploitées dans les récits sionistes.

Une crainte accrue depuis que le blocus hermétique du Yémen, terrestre et maritime, a mis en évidence l’ingéniosité de cet ancien peuple dans la rébellion aussi bien que dans la création de voies de communication avec l’étranger, grâce à de simples bateaux de pêche et de caravanes terrestres traversant ses vastes territoires et ses chemins escarpés, malgré la haute technologie des satellites et radars des flottes étrangères contribuant à la surveillance des passages terrestres et maritimes ; lesquels, d’après la phobie sioniste, mènent tous vers les côtes de la Palestine occupée.

Dans les calculs militaires sionistes, le Yémen représente aujourd’hui le front sud de l’Axe de la résistance. C’est ainsi qu’il est désigné par leurs experts et leurs généraux, et c’est précisément ce qui incite à admettre les hypothèses et les récits concernant la participation sioniste directe à l’agression contre le Yémen ; laquelle participation est, en réalité, une action préventive contre une faction de la Résistance prête à rejoindre les autres fronts, par tous les moyens possibles et dans toute guerre future.

De son côté, le royaume saoudien craint la renaissance du Yémen libéré de sa tutelle, alors qu’il nourrit suffisamment d’ambitions, de désirs et de peurs l’incitant à le mettre à genoux. D’ailleurs, depuis des décennies, il n’a cessé de tenter de soumettre les yéménites ; le Sud socialiste et le Nord républicain étant, tous deux, des sources d’inquiétudes sécuritaires et politiques pour Riyad.

Les dirigeants saoudiens ont fait la sourde oreille à tous les appels des pays voisins en faveur du partenariat avec le Yémen, au profit de leur propre visée hégémoniste et de leur peur perpétuelle de l’émergence d’une puissance régionale capable et prête à devenir une force concurrente dans la région du Golfe.

Il n’empêche que la guerre du Yémen est essentiellement une guerre américano-sioniste ; certaines de ses étapes ayant été confiées au royaume saoudien dans le cadre d’un jeu de rôles au sein du Système de l’hégémonie coloniale sioniste.

Résistance politique Moyen-Orient: « Le Hezbollah représente la résistance face à Israël » (Michel Aoun)

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Liban: Michel Aoun “Le Hezbollah représente la résistance face à Israël”

 

Stefano Mauro

 

6 octobre 2018

 

source en français:

https://www.investigaction.net/fr/liban-aoun-le-hezbollah-represente-la-resistance-face-a-israel/

 

« Une partie de l’opinion publique étrangère prétend que le Hezbollah est le principal problème de notre pays. Au contraire, le mouvement chiite représente la Résistance contre la menace israélienne, comme on l’a vu en 2000 et 2006 ». Interviewé par le journal français Le Figaro, le chrétien-maronite Michel Aoun, Président de la république libanaise, a clairement dénoncé les accusations persistantes des médias étrangers selon lesquelles le pays des cèdres est l’otage du Hezbollah.

Aoun a également précisé que, compte tenu de l’excellent climat de collaboration avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, un accord précis avec les milices chiites fait « partie intégrante du système de défense nationale, sous le commandement du Président qui est son chef ».

A propos des polémiques internes sur l’intervention chiite en Syrie, le président libanais a répété que l’action menée contre Daech et Al Nousra avait permis au pays des cèdres de résister à la menace djihadiste et au risque de désintégration en cantons ou régions communautaires et confessionnelles.

« Notre problème » – a déclaré Aoun – « est plutôt une ingérence étrangère dans nos politiques ainsi que les fréquentes provocations israéliennes à l’intérieur des frontières nationales ».

Une référence précise à l’épisode de lundi dernier où, pour la première fois, deux F-16 israéliens ont été interceptés par deux chasseurs russes et ont été forcés de retourner dans l’espace aérien de Tel-Aviv étant donné que, après le fait du II 20 qui a été abattu, Moscou a interdit officiellement l’utilisation de l’espace aérien libanais et syrien “pour des exercices militaires”.

Aoun a ensuite abordé la question de l’impasse politique interne. En effet, le Premier Ministre Saad Hariri n’a pas encore réussi à former un gouvernement pour le pays, quatre mois après la victoire de la coalition “8 mars” (Hezbollah et Amal pour les chiites, le Courant Patriotique Libanais d’Aoun pour les maronites, le Parti Communiste Libanais et d’autres partis minoritaires) sur celui du “14 mars” (le parti Mustaqbal de Saad Hariri pour les sunnites, le PSP druse de Jumblatt et les Forces Libanaises de Geagea pour les maronites).

« Notre coalition a une majorité au parlement avec 79 sièges sur 128 et essaie de jouer un rôle de médiateur pour former un gouvernement d’unité nationale et sortir de cette impasse», a déclaré le président libanais, «même si, derrière le veto du FL et du PSP pour obtenir des ministères de poids, il y a les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens qui visent à déstabiliser le pays d’un point de vue politique et économique après avoir échoué avec l’arme du terrorisme djihadiste».

Le dernier “cadeau” de l’administration Trump a été la suspension du financement pour l’Unrwa dans le but d’obliger les pays de la diaspora à absorber les 500 000 palestiniens présents dans les camps de réfugiés du pays et à annuler définitivement leur “Droit de retour”.

Situation difficile confirmée par le secrétaire général du Hezbollah qui a déclaré qu’une «solution pour la formation d’un gouvernement est encore loin, principalement en raison de l’ingérence des Saoudiens et des Américains”. En ce qui concerne les attaques de Tel-Aviv contre de “prétendues” cibles du Hezbollah en Syrie ou aux passages dans le territoire libanais, Nasrallah a été péremptoire : « la Résistance est prête à toute éventualité et elle est plus forte que l’armée israélienne grâce à ses nouveaux armements et à son expérience en Syrie».

Déclarations qui ont déclenché des discussions dans la presse israélienne. Selon Yossi Melman, expert militaire et journaliste du quotidien Maariv, un rapport des services de renseignements israéliens révèle que le Hezbollah possède « un arsenal de plus de 120 000 missiles de dernière génération capables de frapper tout le territoire national pour lequel le système de défense Iron Dome serait inefficace “.

Selon Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du journal en ligne Rai Al Youm, « l’affirmation de Nasrallah ne serait ni fantaisiste ni exagérée, puisque le seul avantage de Tel-Aviv est l’utilisation de l’aviation que le Hezbollah ne possède pas ». « Un tel nombre de missiles anti-aériens » – conclut Atwan – « éliminerait cet avantage parce que le Hezbollah possède actuellement des unités spéciales, blindées et amphibies, qui rendraient difficile l’avancée terrestre sur le territoire libanais par Tel Aviv, après l’échec dans le conflit du 2006.”

Enfin, comme rapporté par le site israélien Debkafile, la décision de Moscou de fournir à la Syrie, et probablement au Hezbollah, le système de défense antimissile S-300 a suscité beaucoup d’inquiétude dans l’état-major de Tel-Aviv «car cela empêcherait tout type de raid aérien avec un risque élevé de pertes d’avions »

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Lectures complémentaires:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Manifeste pour la Société des Sociétés