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Résistance au colonialisme: Massacre en Palestine occupée et lutte des classes (7 du Québec)

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A Gaza, la bourgeoisie se planque et le prolétariat planche, encore une lutte de libération nationale bourgeoise

 

Robert Bibeau

 

23 mai 2018

 

Source: 

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/a-gaza-la-bourgeoisie-se-planque-et-le-proletariat-planche-encore-une-lutte-de-liberation-nationale-bourgeoise/

 

Que se passe t’il en Palestine occupée ?

Depuis plusieurs semaines (depuis le vendredi 30 mars 2018) le gouvernement israélien et l’armée israélienne ont assassiné plus d’une centaine de Palestiniens, de nombreux enfants notamment, et ils en ont blessé des milliers d’autres (plus de 11 000). Désarmés, ces Palestiniens ont été tués ou blessés pour le crime de manifester contre leur incarcération dans le plus grand bagne à ciel ouvert des temps modernes où un million cinq cent mille damnés de la terre s’entassent, emprisonnés depuis soixante-dix années.

Au-delà du dégoût et de la colère que provoque ces meurtres commis de sang-froid, sous l’œil des caméras (nonobstant leur myopie sélective) la question que soulève ces crimes contre l’humanité c’est : « Pourquoi ce carnage largement médiatisé ? »

Se peut-il que les palestiniens manifestant pensent que ces soldats totalement aliénés – endoctrinés – s’abstiendront de les tués ? Se pourrait-il que les Palestiniens innocents espèrent que les dirigeants israéliens reculeront devant ces crimes de guerre avérés ?  Je ne le crois pas. Les prolétaires palestiniens connaissent leurs geôliers « nazifiés » depuis soixante-dix ans maintenant, et il est évident qu’aucun de ces militants n’attend de pitié des mercenaires de Tsahal.

Il nous faut donc admettre que les martyrs palestiniens connaissent les risques qu’ils encourent face à ces tueurs programmés. Car autant le mystère est grand sur ce qui pousse ces militants bien intentionnés – mais manipulés – à s’immoler de la sorte, autant le mystère plane sur les motifs et les objectifs des autorités israéliennes qui ne peuvent ignorer le dommage que leur occasionne de telles spectacles d’assassinats publics télévisés et répétés. Qui après avoir vu ces crimes de guerre osera encore prétendre au droit à l’existence de cet État fantoche, de cet État voyou, de cet État illégale et illégitime, construit sur une Terre expropriée et ensanglantée.

Le peuple « juif » n’existe pas mais l’État colonial israélien existe

Il est évident que les dirigeants israéliens savent qu’ils forcent leurs comparses des capitales de la « communauté international » bidon à se démasquer et à s’exposer en compagnie de ces tueurs en série, ce qui les embarrasse assurément, c’est pourtant l’effet escompté. À travers cette allégeance occidentale à ses tortionnaires sionistes, le suzerain américain souhaite signifier aux prolétaires américains, israéliens, palestiniens, français, canadiens, et à ceux du monde entier, le sort qu’il réserve aux damnés de la Terre révoltés. Après George W Bush, après Barack Obama, voici Donald Trump qui proclame « Vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous ». Voilà la signification profonde de cette tuerie contre le peuple Palestinien, massacre qu’exécute le protectorat israélien, ce soi-disant État d’un « peuple » qui n’existe pas et n’a jamais existé.

En effet, comme l’écrit Shlomo Sand un peuple – une nation – de quelques milliers d’individus n’a pu subsister dans l’errance, expatrier- éparpiller à travers le monde pendant deux milliers d’années, convertissant et intégrant des étrangers (goys) ayant pour seule composante identitaire un livre « révélé » (la Thorah) différemment interprété. (1)

La vraie nature du protectorat israélien

Il faut bien le comprendre, Israël est un protectorat créé par les impérialistes britanniques au siècle dernier, à une époque où pour contrôler et s’approprier une richesse naturelle (pétrole), son transport et ses marchés, une puissance impériale devait disposer d’une armée à proximité de la ressource, une armée capable d’intervenir rapidement pour frapper les bourgeoisies nationales récalcitrantes en cas de nécessité. C’est d’ailleurs ce que fit l’État fantoche israélien en 1956, aux ordres du Royaume-Uni et de la France, empires convoitant le Canal de Suez porte d’entrée des pétroliers ravitaillant le marché européen. Il en fut ainsi par la suite quand la nouvelle puissance hégémonique américaine eut pris le relais des vieilles puissances européennes déchues (Guerre de 1967, de 1973, bombardements de la Tunisie, de la Jordanie, de la Libye, de l’Irak, de la Syrie, invasions et occupation du Liban, et du Golan, etc.). Aujourd’hui, sous l’impérialisme moderne dont l’économie est mondialisée et financiarisée, l’entretien d’un contingent militaire en terre étrangère n’est plus nécessaire. Il faut en convenir Israël est une base militaire obsolète qu’il leur faudra tôt ou tard désaffectée. (2)

L’internationale « juive » ne fait plus recette, bienvenue au « false flag » sioniste

Nul ne doit se laisser berner par les jérémiades proto-sionistes à propos de la lubie de la judéité du « Peuple élu » et autres fadaises au sujet des prophéties de Theodor Herzl, un suprémaciste sponsorisé, et de l’assentiment prémédité de Lord Arthur Balfour (1917), et autres foucades folkloriques complotistes à propos des sectes « juives internationales » qui domineraient le monde avec leurs 16 millions d’adhérant (sur 7 milliards d’individus vivants soit 0,05%), comprenant quelques dizaines de prétendants « juifs » sur les 2500 milliardaires recensés (0,05% du total) , ou encore, à propos de l’État de tous les « Juifs » (dont la majorité des citoyens est athée) sur une Terre « promise » (sic) par Yahweh à cette populace d’exilée multiethnique rassemblée là par les pénuries de logements et d’emplois. Ne pas oublier non plus l’inévitable forfanterie de l’« AIPAC », un club sélect dont les milliardaires opportunistes américains se servent comme paravent pour dissimuler leurs méfaits et en accusé commodément les sanguinaires « juifs » expatriés. Vous cherchez un modèle de « False Flag », en voilà un.

Une époque tire à sa fin, l’alliance Atlantique s’effrite

Soupçonnent-ils ces capitalistes israéliens, ce que vous et moi nous savons déjà : que premièrement, leur mentor déclinant s’écarte progressivement de ses alliés et concurrents européens; que deuxièmement, une fois leur tuteur défaussé il ne restera plus personne pour les protégés; que troisièmement, le temps joue contre eux ! Imaginez dans trente ans combien de dizaines de millions d’arabes enragés –débarrassés de leurs dirigeants prostrés – encercleront cette base militaire néocoloniale abandonnée par les porte-avions US partis en galère faire la guerre de l’autre côté de la Terre, en mers de Chine, de Corée ou du Japon.

Te Deum en Palestine sacrifiée

Il n’y a qu’une explication possible à la tactique sanguinaire et suicidaire de l’État voyou israélien. Maintenant qu’il a reçu la dernière concession de son maître poltron à son ambassade relocalisée, le diable sioniste étale sa hargne désespérée avant de jouer son va-tout, ce bain de sang signifiant qu’il vendra chèrement chaque parcelle de terre spoliée, ce dont le Hamas et l’OLP ont pris acte à n’en pas douter à travers ces milliers de sacrifiés. Il est tout de même triste qu’une nouvelle fois (vingtième répétition depuis la Nakba de 1948) des milliers de Palestiniens aient ainsi payer de leur sang les tractations pour le partage des terres entre deux bourgeoisies nationalistes chauvines (3). Un jour, le bantoustan palestinien tant souhaité par Arafat et par Haniyeh ouvrira ses portes, veuillez en remercier ces milliers d’immolés. La véritable libération du prolétariat palestinien viendra plus tard, n’en doutez pas. (4)

NOTES

1.      1.http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/comment-le-peuple-juif-fut-invente/

2.      2.http://www.les7duquebec.com/7-au-front/wall-street-se-retire-de-laccord-sur-le-nucleaire-iranien/

3.      3. Selon Ismaïl Haniyeh, « les sangs versés à Gaza ont fait capoter la décision de Trump concernant le « deal du siècle ». « Donald Trump avait l’intention d’annoncer le « deal du siècle » et le « démantèlement de la Palestine » le jour même du transfert de l’ambassade US à Qods, mais les sangs versés à Gaza l’ont empêché d’exécuter sa décision », a dit le chef du Hamas.  http://www.presstv.com/Detail/2018/04/06/557610/Isral-Palestine-Gaza-Cisjordanie-retour

4.      4. Robert Bibeau (2017) Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne.  L’Harmattan. Paris. 150 pages. http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/question-nationale-et-revolution-proletarienne-sous-limperialisme-moderne-ouvrage-de-robert-bibeau/

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Palestine, Gaza ou l’horreur coloniale sous nos yeux (Norman Finkelstein)

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“Nous vous avons prévenu !”

 

Norman Finkelstein

 

13 mai 2018

 

Source en français:

https://arretsurinfo.ch/nous-vous-avons-prevenus-par-norman-finkelstein/

 

A noter qu’il s’agit ici du détournement par Norman Finkelstein d’un discours d’Himmler (*). [ASI]

Nous, l’Etat d’Israël, venons de lâcher des messages d’alerte sur Gaza :

Ne manifestez pas demain !

Peuple de Gaza,

Vous devez le comprendre :

Vous êtes des untermenschen ! [sous-hommes, terme de l’idéologie nazie]

Vous êtes destinés soit à être nos esclaves, soit à être exterminés.

C’est pourquoi nous vous avons emprisonnés dans un espace invivable, dans lequel vous êtes lentement empoisonnés.

N’osez pas nous comparer aux nazis !

Nous vous avons prévenu de ne pas essayer d’échapper à votre destin.

Les nazis ont-ils averti les Juifs qui entraient dans les chambres à gaz de ne pas respirer ?

Ne vous bercez pas d’illusions en croyant que quiconque se soucie de vous.

Pendant six semaines, vous avez déclaré au monde que le 15 mai, vous essaieriez de vous libérer de notre camp de concentration.

Pendant six semaines, le monde a été informé que lorsque le jour fatidique se lèverait sur vous, nous « tondrions la pelouse » à Gaza [litote de l’armée israélienne signifiant destruction totale].

Qu’est-ce que le monde a fait ?

Ne nous a-t-il pas envoyé ses bénédictions les plus sincères via l’Eurovision ?

Marchez donc à votre Mort !

En criant, si vous le devez.

En silence, si vous comprenez que nous ne nourrissons aucune haine.

En effet, c’est nous qui méritons la sympathie.

Ce matin, j’ai dit à nos troupes héroïques qui se tenaient le long du périmètre du camp de concentration :

Il est facile de déclarer : « Le peuple de Gaza doit être exterminé. »

Mais ce n’est pas une tâche facile à accomplir.

La plupart d’entre vous savent ce que c’est quand 100, 500 ou 1000 corps sont entassés sous nos yeux.

Avoir exécuté cette tâche horrible et être resté décent, cela nous a valu une page glorieuse dans les annales de l’histoire !

Nous avons le droit moral, nous avons le devoir envers notre peuple, de tuer ce peuple qui nous tuerait !

Nous avons accompli cette tâche des plus difficiles par amour pour notre peuple.

Et nous n’avons souffert aucun défaut en nous, dans notre âme ou dans notre caractère ! *

גיג הייל [Sieg Heil, vivat nazi transcrit en hébreu]

Norman Finkelstein | 13 mai 2018

(*) Discours historique d’Himmler exhortant les SS à ne pas faillir dans leur mission d’extermination des Juifs, librement réécrit ci-dessus par Norman Finkelstein –  fils de survivants de l’Holocauste et du Ghetto de Varsovie – pour dénoncer la politique génocidaire d’Israël: http://www.jewishvirtuallibrary.org/himmler-s-posen-speech-quot-extermination-quot 

Article original: Blog de Norman Finkelstein

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

Lecture complémentaire:
Palestine 1948-2018, 70 ans de nettoyage ethnique

 

1948-2018 de la Nakba à la Grande Marche pour le Retour: 70 ans de colonialisme génocidaire en Palestine construit sur un mythe biblique

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Résistance 71

 

15 mai 2018

 

“L’assemblée générale des Nations-Unies rejette avec force les politiques et idéologies visant à faire la promotion du nettoyage ethnique sous quelque forme que ce soit.”
~ Résolution 47/80 de l’ONU promulguée le 16 décembre 1992 ~

Il ne saurait y avoir deux poids deux mesures dans le “devoir de mémoire”. S’il est important de se souvenir et de dénoncer les génocides passés (amérindien, juif, arménien et celui de tous les peuples autochtones victimes du colonialisme), il est tout aussi important de reconnaître et de dénoncer les présents comme celui des Amérindiens qui continuent sur le continent des Amériques et celui des Palestiniens aux mains d’une entité sioniste criminelle qui se rend coupable, depuis 1948, de nettoyage ethnique en Palestine qu’elle occupe illégalement.

Paroles pour la paix et la fin de la colonisation en Palestine (traduites de l’anglais par Résistance 71)

“En 1979, il y eut une révolution en Iran. A cause de notre conférence donnée à Genève et de nos liens amicaux avec l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), l’American Indian Movement (AIM) avait une certaine crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’OLP, nous sommes fondamentalement intéressés à retrouver notre terre et notre souveraineté.”
~ Russell Means, co-fondateur de l’AIM, 1995 ~

“C’est un fait établi qu’il n’y a virtuellement pas eu de textes écrits sur l’histoire juive entre les 1er et XIXème siècles de notre ère et que le judaïsme soit fondé sur un mythe historique religieux a sans doute pas mal à y voir. […] En Palestine, les nouveaux juifs puis plus tard les Israéliens furent déterminés de recruter l’ancien testament et de le transformer en un code unificateur pour le futur du peuple juif. La “nationalisation” de la bible planterait alors dans les esprits de la jeunesse juive l’idée qu’ils étaient les descendants directs de leurs fameux ancêtres israélites. Gardant présent à l’esprit que cette nationalisation fut essentiellement un mouvement séculier, la bible fut dépouillée de son sens spirituel et religieux et ne fut plus regardée que comme un texte ‘historique’ décrivant la ‘véritable’ histoire et chaîne d’évènements du passé. […] Encore bien plus troublant fut le fait qu’au lieu d’avoir une entité super-naturelle (à savoir dieu), qui leur commande d’envahir et de commettre un génocide contre les habitants de la “terre promise”, dans le projet de la résurrection nationale juive, c’était eux-mêmes, les Herzl, Jabotinski, Weizmann, Ben-Gourion, Sharon, Peres, Barak, Netanyahou, Lieberman etc, qui décideraient d’expulser et de tuer. Dieu ne tuait plus au nom du peuple juif, les juifs eux-mêmes le faisaient. Ils le faisaient avec des symboles juifs peints sur leurs avions et sur leurs chars et suivaient des commandements en hébreu, la nouvelle langue restaurée de leurs ancêtres. […]
Alors que la recherche archéologique devenait de plus en plus indépendante du dogme sioniste, des vérités troublantes commencèrent à émerger. Il devint impossible d’ancrer l’authenticité des histoires bibliques dans la réalité de terrain des vestiges du passé. Si rien d’autre, l’archéologie réfute le narratif historique de la bible: le livre, d’après des experts non juifs comme Thomas Thompson, “est une collection tardive de littérature innovatrice écrite par des théologiens doués.” Comme le fait justement remarquer l’historien israélien Schlomo Sand, le narratif biblique est imbibé de Philistins, de langue araméenne et de dromadaires. Aussi loin que les fouilles archéologiques nous éclairent sur ces sujets, les Philistins n’apparurent pas dans cette région avant le 12ème siècle AEC, l’Araméen n’apparut qu’un siècle plus tard et les dromadaires ne montrèrent pas leurs délicates et sympathiques têtes dans la région avant le 8ème siècle AEC. On n’a rien trouvé non plus dans le désert du Sinaï pour prouver l’histoire légendaire de l’exode juif d’Egypte qui aurait apparemment vu quelques 3 millions de juifs, hommes, femmes et enfants y marcher pendant 40 ans sans laisser derrière eux la moindre boule de Mazza. De plus, l’histoire biblique du réétablissement des Israélites dans le pays de Canaan et le génocide des goyim qui habitaient la “terre promise” (que les juifs contemporains imitent avec un tel succès…) semble bien n’être une fois de plus qu’un mythe: Jéricho, la grande cité bien défendue annihilée au son des trompettes hébraïques et d’une intervention supernaturelle toute puissante, n’était qu’un tout petit village au 13ème siècle AEC.
Par dessus tout, Israël se voit comme la résurrection du monumental royaume de David et de Salomon. Pourtant, des fouilles dans le vieille cité de Jérusalem depuis les années 1970 ont révélé que le royaume de David n’était qu’une toute petite enclave. […] La bible est une fiction et pas grand chose en elle peut prouver la glorification du peuple juif en Palestine à quelque étape de l’histoire que ce soit. Elle apparaît plutôt comme un texte idéologique dont le but est de servir des fins politico-sociales. […] La vérité est que les juifs contemporains n’ont rien à voir avec ces anciens Israélites, qui ne furent même jamais envoyés en exil, l’exil ordonné par les Romains est un mythe supplémentaire. […] Ainsi, encore plus intéressant est la conclusion logique de tout cela: si le peuple d’Israël ne fut pas chassé, alors les véritables descendants des habitants du royaume de Judée doivent être les Palestiniens.”
~ Gilad Atzmon, “The Wandering Who”, 2011 ~

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarche sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999

“Toujours plus de chercheurs se heurtèrent à des contradictions insolvables. Mais ce ne fut qu’après le début de la première Intifada en 1987 et l’avènement de plus d’ouverture en ce qui concerne l’arène de l’opinion publique israélienne, que les excavateurs commencèrent à parler, leurs voix devenues rauques après tant d’année d’étouffement sous le boisseau de la terre sacrée.”
“… d’après le narratif biblique, le peuple juif erra dans les étendues désertiques pendant plus de 40 ans, incluant plus de 600 000 guerriers qui auraient voyagé avec leurs épouses, enfants, familles étendues, impliquant dès lors une partie de quelques 3 millions de personnes au total. A part le fait qu’il est impossible pour tant de personnes d’errer dans le désert pendant si longtemps, un évènement d’une telle amplitude aurait fatalement laissé des traces archéologiques ou épigraphiques. Les anciens Egyptiens conservaient des archives méticuleuses de tous les évènements et il y a énormément d’écrits au sujet de la vie militaire et politique. Il y a même des documents sur les incursions de groupes nomades dans leur monde. Et pourtant là, dans ces monumentales archives égyptiennes, il n’y a pas la moindre trace, la moindre mention de ces ‘enfants d’Israël’ vivant en Egypte, ou qui se seraient rebellées contre, ou émigré à une quelconque époque. Aucune trace n’a été trouvé dans le désert du Sinaï de quelque mouvement de population durant la dite période et l’endroit même du fameux ‘Mont Sinaï’ doit toujours être découvert.”
“… Ce mythe de l’occupation sans pitié [de Canaan], décrit de manière détaillé dans le livre de Joshua est un des premiers génocide, celui-ci ne s’est jamais produit. La célèbre conquête de Canaan fut le prochain mythe à s’effondrer dans les escarmouches scientifiques livrées par la nouvelle archéologie.
Pendant très longtemps, les historiens sionistes, suivis comme leur ombre par les archéologues israéliens, ignorèrent des découvertes pourtant très connues. Si à l’époque de la conquête du pays par les Israélites, celui-ci était toujours sous le règne de l’Egypte, alors comment cela puisse t’il se faire qu’aucun document égyptien des archives de l’époque ne le mentionne ? De plus, pourquoi la bible ne fait-elle pas non plus le cas de la présence des Egyptiens dans le pays ? Les excavations archéologiques de Gaza et de Beth Shean ont depuis bien longtemps révélé la présence des Egyptiens à cette époque de la supposée conquête et après, mais l’ancien texte national était trop précieux pour être parjuré et donc les universitaires apprirent à étouffer ces petits faits bien utiles dans des explications autant vagues qu’évasives.
De nouvelles excavations à Jéricho, Aï et Heshbon, ces puissantes cités fortifiées que les enfants d’Israël sont supposés avoir capturé en grande fanfare, ont confirmé les anciennes recherches: à la fin de 13ème siècle AEC, Jéricho n’était qu’une insignifiante petite ville, certainement pas fortifiée et ni Aï, ni Heshbon n’existaient à cette époque.
“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.
Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
“Il est toujours possible de faire l’aveugle devant la vérité. Bien des voix continueront à maintenir que le ‘peuple juif’ a existé depuis plus de 4000 ans et qu’Eretz Israel lui a toujours appartenu. Et pourtant les mythes historiques qui furent auparavant les piliers de la vérité avec l’aide d’une bonne imagination, capables de créer la société israélienne sont maintenant des forces très puissantes aidant à faire émerger la possibilité de sa destruction.”
~ Professeur Schlomo Sand, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~ 

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”
~
Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006 ~

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Cleansing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.
Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.
Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »


Lutte anticoloniale, clef de
l’émancipation

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Lectures complémentaires:

Effondrer le colonialisme

Ashraf Ezzat Mythe Biblique


Palestine « peau de chagrin »

11 septembre nucléaire: introduction à une histoire secrète des mini armes nucléaires (VT)

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 14 mai 2018 by Résistance 71

Lectures complémentaires sur le 11 septembre nucléaire:

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

 

 

L’histoire secrète des mini armes nucléaires

 

Introduction par Gordon Duff, Senior Editor avec Jeff Smith de l’AIEA et VT

 

3 mai 2018

 

Source: https://www.veteranstoday.com/2018/05/03/488735/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis des documents en quelque sorte déclassifiés de l’AIEA:

Notes de l’éditeur de VT:

On nous a donné des bribes de matériaux en provenance de bon nombre d’enquêtes ; la plupart de ces infos mettent littéralement “le monde à l’envers”. Ceci provient de sources multiples, tout n’a pas les mêmes réponses. Nous avons observé que l’enquête originale sur les attentats de 11 septembre 2001, la vraie, fut un “préliminaire”, donné à la Maison Blanche, aux leaders du congrès des Etats-Unis, au Pentagone et à des juges clef. Lorsque le suivi de l’enquête fut fait, tout fut stocké pour ne pas être publié ni présenté. Ils ont voulu enterrer ce “11 septembre nucléaire” le plus profond possible.

Aujourd’hui, nous réécrivons l’histoire. Chaque article est un tout, certains furent écrits et publiés, d’autres pris de dossiers clefs et d’autres… comment dire, furent “officieusement” déclassifiés”. Nous avons établi et prouvé les thèses de physique et elles ont survécu à de multiples défis, nous avons aussi établi la vaste présence et existence d’un terrorisme nucléaire d’état, essentiellement centré autour d’Israël. Nous nous rapprochons également d’une explication plus “multinationale” des actions d’Israël alors que nous les voyons coopérer avec d’autres comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France dans le domaine de la technologie de l’armement.

Il a été établi il y a longtemps que ces trois nations ont injecté non seulement de la technologie, mais aussi des matériaux nucléaires, en Israël. Nous avons montré exactement qui l’a fait et comment ce fut fait et ce comme personne ne l’avait fait auparavant. A la fin, cette série, publiée en mon nom avec quelques articles de Veterans Today, devraient être lus et commentés par des universitaires et des scientifiques, des experts en sécurité qui prennent vraiment leur travail au sérieux. Nous avons rendu facile l’accès à de l’information qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Pour certaines personnes, naviguer dans l’entourage de VT n’est pas facile. Nous ne sommes pas dans le business de la vente de bouquins ni dans celui des remèdes miracles pour charlatans. J’ai déjà été informé par des “instances supérieures” que nos infos ont déjà changé le monde et que le terrorisme nucléaire n’est plus aussi attirant pour beaucoup depuis qu’il n’est en fait plus secret.

A cette occasion, je désire remercier tous ceux qui se sentent horriblement offensés par la vérité et les dégâts irréversibles que nous avons occasionnés à leur campagne de mensonge et de maquillage des faits. Ils ont fait avancer la cause de la reconnaissance de qui sont nos ennemis véritables et ce de manière dont ils n’ont probablement même pas idée…

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“Ce ne fut pas long pour les scientifiques de réaliser qu’en créant le minuscule “noyau de l’armement” pour la bombe à hydrogène, ils créèrent aussi une micro arme nucléaire très légère qui pourrait être transportée par un simple soldat et ayant de multiples emplois possibles contre des cibles de haute valeur stratégique ceci incluant des centrales électriques et des ponts.

Moins de deux ans plus tard, la première des SADM [Special Atomic Demolition Munition] montrée en photo en haut du présent article fut mis en service opérationnel. La SADM “standard” qui en sorti, avait un noyau de Plutonium 239 dans un coffrage métallique d’uranium 238 non-fissile connu pour être un “réfléchisseur à neutron”.

Le Plutonium et le napalm brûlent sous forme de flash à la détonation, mais pouvez-dire qui est quoi ?

Lors du point critique de la détonation d’une munition de 10t équivalent TNT d’une SADM, cela bien entendu créait bien moins de radiations que l’énorme mal nommé “Little Boy” largué sur Hiroshima, mais produisait quand même un haut niveau de radiations résiduelles dangereuses. La majorité d’entre elles provenaient du “sale” réfléchisseur en uranium 238 de la SADM, qui, avec le noyau de Plutonium 239, explosaient en millions de particules une fois arrivés au point critique.

Ce même uranium 238 non-fissile produit toujours de dangereuses maladies aujourd’hui après avoir été tiré par les chars et les avions américains et leurs obus ou têtes de missiles à l’uranium appauvri sous-critique. Demandez voir aux gens en Irak ou au Kosovo à quel point cette saloperie peut vous rendre malade. Les années passèrent et des projets top-secrets furent mis en place aux Etats-Unis et en Israël pour remplacer les vieilles SADM et leur radioactivité excessive, culminant avec le développement et test réussis à la centrale nucléaire de Dimona en 1981, de “nouveaux micros engins nucléaires”. Utilisant une physique nucléaire avancée, les scientifiques trouvèrent le moyen de faire exploser les nouveaux engins “valises” sans utilisation d’uranium 238 comme réflecteur et enrichirent le noyau de plutonium 239 à 99,78%.

Ces mesures permirent la réduction considérable à la fois de la taille et du poids de l’engin, de cette nouvelle SADM, qui avait aussi un énorme avantage. Cette nouvelle micro arme nucléaire de Dimona fut la première arme critique qui pouvait être utilisée de manière “anonyme”. Disparu le sale réflecteur à neutron à l’uranium 238 et plus de pureté dans l’enrichissement du noyau de plutonium 239.

Le plutonium n’émet que des radiations alpha, qui sont de manière bien pratique, “invisibles” au compteur Geiger standard et en contraste avec ses cousines mortelles du rayonnement beta et gamma, alpha ne voyage qu’à quelques mètres de sa source et ne peut pas pénétrer la peau humaine. Rappelez-vous qu’une micro arme nucléaire est une petite arme en terme de masse critique ayant ses particules en nombre limité distribuées sur un grand secteur.

Vous devrez être dans une zone de l’ordre de 1m50 pour détecter une simple particule. Bien que les particules alpha ne puissent pas pénétrer la peau humaine, une telle radiation est extrêmement dangereuse si elle est inhalée parce que le Plutonium est la substance la plus dangereuse connue sur terre. Si vous en respirez une pleine bouche immédiatement après la détonation, vous serez mort en moins d’une heure, peut-être même en quelques minutes.

La preuve qui suit montre clairement qu’une mini bombe nucléaire semi-pure à l’hydrogène existait en 1958 et qu’elle a eu une bonne quarantaine d’années pour être raffinée. Le graphique dans le coin en haut à droite (cf article original) montre le seul diagramme publié d’une bombe atomique pour lequel la connaissance générale du public en matière d’armement nucléaire est connue. Ce n’est pas le type de bombe qu’on utiliserait pour la démolition des tours du WTC. Elle représente une bombe à hydrogène de seconde génération.

La bombe H montrée n’est pas une bombe à hydrogène pur qui est en fait très proche de la “bombe à neutron” déjà développée. En réalité, cette bombe H de seconde génération n’est rien de plus qu’une bombe à fission utilisée comme mise à feu avec la fusion d’hydrogène utilisée pour plus de puissance. Cette bombe produit le résultat connu du public, grosse puissance, radiations et des millénaires de dévastation radioactive. Elle est au moins vieille de 30 ou 40 ans, dernier modèle de technologie de seconde génération d’armes nucléaires qui a été mise au rencard pour des armes atomiques de 3ème génération à charge moins importante qui ont une plus longue demie-vie, un entretien plus facile et une source d’énergie incorporée.

Notez l’utilisation d’uranium appauvri dans l’armement. L’UA est utilisé dans l’enveloppe et comme container pour la réaction de fusion qui devient partie du matériau fissible. C’est important dans la pratique actuelle internationale de la bombe H de 3ème génération et de la bombe hybride à fusion. D’abord on a cru que l’enveloppe à l’UA et le container de fusion en UA ne feraient sûrement pas partie des armes de fin de 3ème et de 4ème générations qui furent le type d’armes utilisées pour la démolition des tours du WTC car elles sont trop sales (résidus radioactifs de longue durée) pour la bombe à hydrogène pur dont on avait besoin. Quoi qu’il en soit, des informations subséquentes des analyses de poussières, de fusion hybride, les vieux faits bien connus des bombes à fusion pure, les premières têtes nucléaires moins puissantes semi-pures, les bombes à neutron et la connaissance que les débris seraient retirés rapidement et l’information maintenue classifiée secret défense, rend n’importe lequel des scenario plausibles.

D’après Howard Morland dans son article “The Holocaust Bomb”, les bombes atomiques de seconde génération débutèrent en 1950 et devinrent standard en 1956 avec l’annonce par Eisenhower d’une bombe à 95% propre. En 1958, la bombe Mk-41C fut testée avec une charge de de 9,3 Mt, 4,8% de l’énergie résultait de la fission et 95,2 de la fusion. Des bombes H moins radioactives ou plus “propres”, demies-propres (moins d’énergie fissile et plus d’énergie de fusion) étaient alors connues et ne furent utilisées que pour des objectifs de test. Les bombes plus puissantes à fission nucléaire furent déployées pour usage avec la connaissance et la volonté d’infliger le plus de destruction possible aux “ennemis” sur des générations et sans aucune pensée pour les conséquences sur le reste du monde. Parmi quelques autres types de têtes nucléaires à hydrogène, fut développé l’arme atomique W54 en 1961. La W54 était une micro arme nucléaire qui pesait 23 kg et qui pouvait être tirée depuis une arme portable ressemblant à un bazooka modifié. Il y a eu différentes versions de la W54 allant de 0,01 Kt à 1 Kt (NdT: pour référence, la bombe d’Hiroshima faisait 20 Kt…). Entre le milieu des années 1950 et les années 1970 les deux types d’armes (grosse charge sale et petite charge propre) à hydrogène de seconde génération furent améliorés.

Des explosions nucléaires focalisées furent envisagées dès 1959. Samuel Cohen avait déclaré qu’une bombe à neutron de petite charge pouvait être construite pour diriger l’énergie et proposa ce concept il y a déjà plus de 35 ans. Une détonation souterraine de l’arme provoque aussi la possibilité de diriger le faisceau énergétique dégagé.

Vers 1960, La bombe H relativement pure fut modifié pour avoir des effets sélectifs créant ainsi la toute première arme nucléaire de 3ème génération: la bombe à neutron ou bombe à tête nucléaire avancée, essentiellement une bombe à fusion nucléaire. L’énergie déployée par une bombe à neutron était essentiellement le résultat d’une fusion utilisant du deutérium/tritium avec seulement un tout petit composant fissile pour déclencher la réaction de fusion nucléaire.

Les bombes à neutron sont faites pour relâcher au moins 85% de leur énergie sous forme de neutrons aux dépends du souffle de l’explosion et de la chaleur dégagée en comparaison avec les têtes nucléaires précédentes à fission-fusion. L’existence de bombes à neutron fut notée il y a environ une quinzaine d’années Ce fut durant cette période qu’un procès impliquant une affaire d’espionnage chinois força des révélations sur la bombe à neutron.

Peu de temps après, Reagan a déployé les W70 (des W54 améliorées), une version ayant une zone de puissance de 0,8 à 1,6 Kt. Au moins deux ans après le développement de la bombe à neutron, son test, déclassé de mai 1963, montre “le simple fait que les Etats-Unis soient “intéressés dans la recherche” d’un programme pour déterminer les caractéristiques d’une arme à radiation optimisée ou bombe à neutron”. La politique standard semble avoir été de développer l’arme, d’informer le congrès de son développement puis d’informer le public après qu’il ait été informé qu’il y avait un besoin pour cette arme.

Très peu a été dit sur les raffinements sélectifs des armes de 3ème et 4ème générations dans les 40 années suivant leur développement initial. Le fait que leur amélioration eut lieu est prouvé par l’existence de la bombe à neutron. Les effets des Pulsions Electro-Magnétiques (PEM ou EMP en anglais) ont été un autre sujet de préoccupation et de perfectionnement tandis que ces effets furent notés durant les tests nucléaires des années 1950, il y eut un intérêt plus marqué sur ces effets en 1962 avec la détonation en haute altitude produisant un massif effet PME. En novembre 1972, la phrase suivante fut déclassifiée des documents secrets: “L’existence d’armes à effets spécifiques comme par exemple à haute émission de rayons X, neutron ou gamma avec lesquels nous améliorons notre armement dans la zone haute,  sont utilisés pour endurcir les armes nucléaires contre les rayons X à haute énergie.”

A quel point une réaction nucléaire peut-elle être réduite ? Par des expériences hydrodynamiques pour déclencher la fusion, de petites explosions nucléaires ont été réalisées ayant une amplitude de quelques kilos de TNT équivalent. Comme nous l’avons noté ci-dessus, en 1961 fut réalisée une arme de 0,01 Kt (NdT: la référence en la matière est la bombe larguée sur Hiroshima en 1945 qui avait une puissance de 20 Kt c’est à dire une puissance équivalente à la détonation de 20 000 tonnes de TNT. 1Kt = 1000t de TNT, donc une arme de 0,01 Kt = 10t de TNT). En 1956 fut déclassée l’info sur Tamalpais ayant une charge de 0,072 Kt.

Avant la démolition des tours du WTC en 2001, le plus grand bâtiment qui fut implosé en démolition contrôlée a été la grande galerie marchande de l’Hudson qui faisait environ 205 000 m2 sur 33 étages et qui demanda une charge explosive répartie de 1,2t.

Les bâtiments du WTC étaient bien plus grands et résistants que le bâtiment de l’Hudson, mais il est douteux qu’une bombe de plus de 0,01Kt ait été nécessaire pour vaporiser les 47 colonnes centrales faites pour soutenir un poids total bien supérieur à celui du bâtiment entier.

Voici la liste (partielle) des informations que ce programme de développement d’une charge nucléaire de 0,01Kt a produit:

  • Rayon maximum de la boule de feu: 25,4m
  • Temps maximum de la pulsion lumineuse: 0,011 seconde
  • Rayon maximum d’explosion aérienne de la boule de feu: 10,6m
  • Temps maximum de la température maximum: 0,0032s
  • Superficie de l’exposition aux radiations: 0,35km2
  • Effets de l’onde de choc: 0,35kg/cm2
  • Détonation souterraine: diamètre de 17m donnant une magnitude de 3,52 sur l’échelle de Richter.

La portée des dégâts dûe à la radiation thermique est considérablement réduite par les nuages, la fumée ou toute autre matériau obscurcissant. Les détonations de surface sont connues pour réduire de moitié la radiation thermique. Une bombe à neutron produit bien moins d’énergie de souffle et thermique qu’une bombe à fission de la même charge en étendant son énergie par l’augmentation de la production de neutrons. Même les plus vieux modèles de bombe à neutron produisent très peu de retombées radioactives de long terme, mais ont produit une radiation induite considérable lors de détonation terrestre. La demie-vie induite des radiations est très courte et est mesurée plutôt en jours qu’en années.

Résumons l’information connue: on a à faire avec une explosion souterraine d’une bombe à hydrogène pur ou semi-pur d’une charge de 0,01Kt à radiation dirigée et à résidus minimum ayant une dispersion radioactive améliorée, le plus probablement à neutron, car cette radiation serait absorbée par le sol et le bâtiment et qui diminuerait les effets d’onde de choc et de température.

En 1993, Joe Vialls expose certains faits au sujet d’explosions simples qui étaient très similaires à celles des explosions du WTC en 2001. L’article intitulé “Micro Nukes in London” ou “Mini armes nucléaires à Londres”, note l’utilisation soudaine d’explosions massives dans les districts d’affaire par l’IRA avec la mention brève de l’explosion du WTC de 1993. Dans le supposé premier attentat à la bombe par l’”IRA”, un témoin oculaire déclara: “Le sol trembla sous nos pieds. Il y eut un flash très intense et une très haute colonne de fumée verticale.”

Information importante sur la SADM de classe W54

Tandis que le gouvernement parlait aux médias de l’utilisation d’une bombe conventionnelle, il y eut un filmage accidentel d’une équipe d’enquêteurs en complète tenue anti-radiation sur les lieux de l’attentat. La description du cratère créé par la seconde explosion révèle un trou de 18m de diamètre et de 12m de profondeur. Les dires des physiciens Galen Winsor, John McPhee et Theodore Taylor sont prophétiques dans l’utilisation de micro armes nucléaires. Taylor spécifiquement note l’utilisation future d’un micro nuke comme celui du WTC dès 1973. Un autre cratère de 7m de diamètre et d’1m50 de profondeur est noté dans l’article “Bali Micro Nuke, the lack of radiation confuses experts”. Dans les 48 heures qui suivirent, le gouvernement de Bali trouva des traces d’explosif C4. Puis s’en vint la version révisée des explosifs juchés sur des bonbonnes de gaz. Après avoir échoué d’expliquer les faits notés, la théorie suivante fut celle d’explosifs au napalm.

L’explication finale de Londres citait une source fiable qu’un type mélangé de bombes de l’IRA fut utilisé. Pourtant demeuraient d’importants problèmes à élucider avec cette théorie que l’IRA avait fait exploser plus de 500kg de cette mixture et qu’il n’y avait aucun cratère d’explosion. La bombe américaine BLU-82 utilisée pour créer des clairières dans la jungle vietnamienne pour que les hélicoptères se posent, contient 6,3t d’explosif militaire hautement raffiné avec un additif d’aluminium pour l’augmentation de chaleur, mais qui ne provoque pas de cratère. L’explosif contenu dans un container d’1cm d’épaisseur est parachuté sur la zone et est mis à feu à environ 50cm du sol. Quelques 40 personnes se trouvant suffisamment proches de l’explosion se retrouvèrent vaporisées sans laisser de traces. Des analyses de la bombe israélienne de 0,01Kt produite à Dimona sont aussi produites dans cet article. D’après les informations présentées, la bombe utilise un Plutonium 239 hautement enrichi, pur à 99,78% qui n’émet que des radiations alpha qui sont invisibles sur la plupart des compteurs Geiger.

Un autre article de Vialls parlant du supposé attentat à la voiture piégé de l’ambassade australienne de Djarkarta “Zionists Nuke the Australian Embassy in Indonesia,” révèle plus d’informations signifiantes sur les attributs nucléaires de cette explosion. Une caméra de surveillance a enregistré l’explosion nucléaire souterraine et est inclue dans l’article. Il y a des photos du champignon résultant de l’explosion en comparaison avec un champignon nucléaire typique. Le cratère laissé par l’explosion était de 6m de diamètre et près de 3m de profondeur. Des photos et de l’information sur la mise à feu par les forces spéciales américaines de deux camions chargée de plus de 500kg de composés de gasoil et de nitrate d’amonium sont montrées. Bien des liens de la couverture spéciale de Vialls sur des attentats à la bombe “terroristes” à travers le monde sont inclus à la fin de l’article.

Toute attaque terroriste à la bombe ayant une capacité de moins de 6,3t d’explosifs et qui crée un cratère est une explosion thermonucléaire jusqu’à preuve du contraire.

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“Il est pratiquement impossible d’obtenir une fission nucléaire avec l’U-238 sauf sous un gros flux de neutrons, qui est, sous conditions normales, un matériau à fission mais non fissile ; les matériaux fissiles appartenant à une certaine classe capable de fission spontanée sous certaines augmentations quantitatives et cinétiques de densité et autres considérations, comme cela est possible avec l’U-235 et le Plutonium 239 traditionnels.

Quoi qu’il en soit, l’U-238, aussi appelé uranium appauvri (UA), en l’occurence l’U-238 qui a pas mal suinté de son contenu fissile U-235, est sujet à la fission nucléaire sous un lourd flux de neutrons, qui le fait passer en plutonium 239 lorsqu’il est délibérément utilisé dans l’emballage de l’ensemble de fusion d’une arme thermonucléaire (bombe H).

Les armes nucléaires A FAIBLE CHARGE, produisant une faible énergie (entre quelques tonnes et quelques centaines de tonnes d’équivalent TNT), combinées avec une implosion électro-magnétique utilisant de lourds champs (électro-magnétiques) générés par des Générateurs de Compression de Flux (explosif), peuvent même produire de minuscules quantités de fission au Pu-239 et sont aussi beaucoup plus efficaces dans le pourcentage de matériau de matériel fissile qu’elles parviennent à fissionner lorsqu’elles sont mises en action ; ainsi les retombées radioactives sont faibles et la “bombe à neutron” qui est une sorte de mini arme nucléaire, produit un flux de neutrons à haute densité qui peut pénétrer les blindages ainsi que les endroits sous-terrains fortifiés. Ce sont ces armes qui ont vraisemblablement tué les soldats irakiens dans leurs bunkers souterrains au Koweït avant qu’ils ne soient ensevelis au bulldozer.

Afin de détruire le WTC de New York, il fallait contrôler l’effet, la charge énergétique et l’expansion de l’angle d’explosion. En octobre 2001, un tremblement de terre de magnitude 3 fut enregistré au Pakistan occidental (près des champs de batailles de l’Afghanistan) et il fut rapporté par plusieurs médias comme la possibilité de l’explosion d’une arme nucléaire tactique sous la forme d’une bombe démollisseuse de bunker. Des bombes classiques ne peuvent pas provoquer ce type d’onde de choc ; mais il n’y eut aucun enregistrement d’un plus haut niveau radioactif dans les zones avoisinantes.

Ainsi, ce fut attribué à la détonation concomitante des bombes sous-terre. Cela peut causer un choc enregistrable de 3 sur l’échelle de Richter et ne jamais causer une augmentation du niveau de radiations dans le voisinage de la zone. Si vous avez déjà réussi la bombe dans un briseur de bunker, vous pouvez utiliser le même type d’arme dans l’attaque du WTC. Vous pouvez faire exploser la bombe vers le haut au lieu de vers le bas. Des bombes conventionnelles briseuses de bunkers sont déjà développées et leurs effets et expansion énergétique peuvent parfaitement être contrôlés. Si vous utilisez une mini bombe nucléaire au lieu d’une ordinaire, alors vous pouvez utiliser un mini nuke pour démolir le WTC de manière profondément secrète.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Riposte sur le Golan… Sévère mise en échec de l’entité sioniste (Al Manar)

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Golan occupé: Israël frappé au cœur !

 

Al Manar avec Press TV

 

13 mai 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/890485

 

Aux premières heures du jeudi 10 mai, quand Israël a pris pour cible de ses missiles l’armée syrienne à « Al Baath » et à « Khan Arbaa », il ne croyait sans doute pas avoir à faire face à une riposte d’une telle envergure. Mais les Israéliens ont eu tort : la reprise de la Ghouta orientale, l’évacuation réussite de plus de 30.000 terroristes vers le nord et le retour de la sécurité dans la banlieue de Damas auraient dû les avertir : l’armée syrienne et ses alliés n’attendaient que l’heure zéro et c’est Israël lui-même qui l’a fait sonner.

Dans les minutes suivant la frappe israélienne contre Quneitra, une première salve de 53 missiles s’est abattue sur le nord du Golan occupé : les sites les plus sensibles de Tsahal et de son appareil de renseignement ont été visés. Certaines sources évoquent un bilan préliminaire de plus de 50 morts et blessés. Ce premier coup, d’une violence inouïe a suffi pour prolonger le QG de l’état-major israélien dans l’effroi : sept chasseurs bombardiers israéliens ont alors décollé pour frapper Damas et Quneitra puis encore Damas, Quneitra et Homs. Mais les frappes n’ont pu venir au bout de la riposte anti-israélienne : les unités de l’armée syrienne ont alors tiré 12 missiles tactiques cette fois contre Jabal al-Cheikh, là où se situent des sites ultrasensibles. Cette deuxième vague de tirs de missiles a poussé l’armée de l’air israélienne à s’activer plus et a impliqué 28 avions de combat. Les F-15 et les F-16 ainsi partis bombarder Damas, Homs et Quneitra, ont tiré quelques 60 missiles dont « Spike Nlos » plus 10 missiles sol-sol. Sur un total de 70 missiles, la DCA syrienne en a intercepté 62.

Les renseignements fournis par l’armée syrienne et confirmés par Moscou relèvent une réelle défaillance du bouclier antimissile israélien : seuls entre 8 à 10 missiles israéliens ont échappé à la chasse syrienne, s’abattant sur un stock d’armes et une batterie de S-200. Si Israël affirme avoir intercepté la totalité des missiles tirés contre le nord du Golan via Dôme de fer, les réalités sur le terrain n’attestent pas cette version. Au matin du jeudi 10 mai, les sites proches de la Résistance ont publié la liste des sites israéliens visés au Golan. Trois jours plus tard, de nouvelles révélations émanent des sources bien informées qui expliquent le pourquoi du « mutisme » observé par les milieux proches de l’armée israélienne.

Le nord du Golan, soit la principale cible des missiles de la Résistance fait partie des zones les plus sensibles et les plus stratégiques en Israël. C’est là où Israël a réuni un ensemble significatif de sites militaires et de renseignement militaire. Il s’agit des bases « chargées surtout de traitement, d’analyse « immédiate » des données ». Des dizaines de missiles tirés jeudi contre le nord du Golan a surtout nui à ce « pilier du renseignement de l’armée israélienne ».

C’est sur base de ces données que l’appareil militaire et sécuritaire d’Israël agit et entreprend ses démarches pour réduire au maximum les « menaces potentielles » : suivant ces données, Israël a été capable depuis le début de la guerre en Syrie de « suivre pas à pas à la fois l’armée syrienne et les terroristes en Syrie à une profondeur de 85 kilomètres et ce sont des informations de ce genre qui ont souvent aidé les terroristes dans leurs opérations contre l’armée syrienne et ses alliés. Bref, les données liées au transfert de troupes syriennes ou d’équipements ou encore les données liées aux bases militaires syriennes dans l’ouest de la Syrie et sur les frontières syro-libanaises étaient toutes traitées dans le nord du Golan occupé à l’intérieur des sites qui ont fait l’objet de tirs de missiles le jeudi 10 mai.

Des informations concordantes font d’ailleurs état de la mort des dizaines d’officiers et techniciens d’élite qui travaillaient sur ces sites au moment de l’attaque. Selon des sources liées au Hezbollah, Israël s’était préparé à une riposte de la Résistance, mais ne croyait pas que celle-ci vise avec une si haute précision « son Renseignement militaire en plein cœur ». Tel-Aviv croyait surtout que l’attaque ciblerait ses zones frontalières avec le Liban comme par le passé. Et dire qu’Israël s’est permis des « centaines de raids aériens et balistiques » depuis 2011 pour « couper court à tout accès de la Résistance aux armes nouvelles » . L’opération du 10 mai a été le fruit de sept ans de guerre menée par le gouvernement syrien et la Résistance contre le camp atlantiste. Et vu les résultats, les dés sont déjà jetés.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: conflit Iran-Israël voulu par l’oligarchie ?…

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Des cibles israélienne frappées dans le Golan, Israël accuse l’Iran et dit ne pas chercher l’escalade

 

Al Manar

 

10 mai 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/885850

 

Des dizaines de missiles en provenance de la Syrie se sont abattus, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur plusieurs positions militaires israéliennes dans le Golan syrien occupé.

L’armée d’occupation israélienne a directement accusé les Gardiens de la révolution iranienne d’être derrière cette attaque. A en croire le porte-parole de l’armée d’occupation, une vingtaine de missiles été tirées par des hommes de la brigade iranienne al-Qods ont visé les premières lignes de l’armée israélienne sur le Golan. Le lieutenant-colonel Jonathan Conricus a prétendu que le système antimissile Dôme de fer en a intercepté plusieurs.

Or, le quotidien israélienne Haaretz a reconnu que le Dôme de fer n’a fonctionné que partiellement et que « certains des missiles iraniens » ont traversé le « bouclier antimissile israélien ».

Dans ce contexte, la chaine libanaise Al Mayadeen, citant des sources militaires concordantes, a affirmé que plus de 50 missiles ont atteint plusieurs positions de l’armée d’occupation.

Et de préciser : ‘dix sites militaires israéliens ont été visés au nombre des quels figurent le site ultra-secret du renseignement des unités de protection des frontières’.

Citant des témoins, AlMayadeen a fait état d’énormes incendies après la chute des missiles et un mouvement intensif des ambulances.

L’armée d’occupation a imposé un black out total sur les dégâts et les pertes israéliennes, recommandant des médias israéliens de n’évoquer qu’une vingtaine de missiles pour éviter de semer la panique parmi les Israéliens.

La première salve de tirs de missiles a eu lieu vers minuit heure locale contre les positions israéliennes déclenchant les sirènes d’alertes.  Le conseil local du Golan occupé, organe désignée par l’armée de l’occupation, a lancé la consigne d’évacuation et a demandé aux colons de gagner les abris.

Raids contre Damas, ‘Israël’ ne cherche pas l’escalade

L’incapacité des missiles Patriot israéliens à intercepter ces missiles a poussé l’aviation sioniste à lancer des raids contre la banlieue de Damas.

Vers 04h30 (Heure locale), des avions de combat israéliens ont lancé une série de raids aériens contre la capitale syrienne, et sa banlieue. Des détonations ont été entendues non loin du siège de la Garde présidentielle et du centre de recherche militaire Jamaria. La DCA syrienne a été pleinement active à l’heure où l’information tombait sur le télex.

Selon le ministère russe de la Défense, les raids israéliens ont été menés par 28 avions israéliens F-15 et F-16 qui ont tiré environ 60 missiles, dont plus de la moitié ont été abattus par la DCA de l’armée syrienne. Le moment de l’interception a été enregistré par des caméras.

Une source des forces alliées de Damas a indiqué à l’AFP que les frappes israéliennes ont touché « un régiment de l’armée de l’air près de la ville de Doumeir (à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Damas, ndlr) et la brigade 38 dans les environs de Deraa ».

« Les systèmes de défense anti-aériens ont réussi à abattre des missiles qui visaient l’aéroport de Damas », a ajouté cette même source.

De son côté, le porte parole de l’armée d’occupation a confirmé les raids contre la Syrie, tout en insistant que l’entité sioniste « ne cherche pas l’escalade » militaire.

Selon lui, le chef de la brigade al-Qods, « Qassem Soleimani, a ordonné et dirigé en personne l’attaque aux missiles contre les positions de l’armée israélienne ».

Et d’ajouter: « Israël a informé la Russie avant ses raids menés jeudi contre des cibles en Syrie ».

Le ministre israélien de la guerre, Avigdor Lieberman, a également déclaré qu’ ‘Israël ne veut pas une escalade’ tout en espérant que ‘cet épisode soit clos’, a rapporté AlMayadeen.

Citant des sources bien informées, la chaine libanaise d’informations a affirmé qu’Israël informé les Casques bleux de la FNUOD qu’il n’aspire pas à une escalade ou à une guerre avec l’Iran.

Les abris ouverts dans la Galilée

Et puis à 5h30 heure locale, de nouvelles explosions ont été entendue, cette fois-ci, dans la colonie de Metula, au le nord de l’entité sioniste, a pour sa part rapporté la chaine d’informations iranienne francophone PressTV. Et d’ajouter : les colons ont été sommés à quitter la colonie : les refuges à « Tiberiade » et « Kiryat Shmona » dans la Galilée ont été ouverts.

Mardi soir, les forces d’occupation ont été mises en état d’alerte pour se préparer à une éventuelle riposte qui pourrait être lancée à partir de la Syrie. Deux missiles israéliens ont été interceptés mardi soir par la défense antiaérienne syrienne au-dessus de la ville d’al-Kiswah, située au sud de Damas.

Paris appelle à la « désescalade » entre ‘Israël’ et l’Iran

En réaction, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron a appelé à la « désescalade » entre ‘Israël’ et l’Iran, a indiqué jeudi la présidence française.

« Il appelle à la désescalade », a indiqué la présidence et « il s’entretiendra à ce sujet avec la chancelière » allemande Angela Merkel, qu’il rencontre dans la journée à Aix-la-Chapelle en Allemagne à l’occasion de la remise d’un prix européen.

Dans une interview publiée le week-end dernier dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le président français avait mis en garde contre le risque de guerre en pareil cas.

Si les Etats-Unis se retirent de l’accord « cela signifie que nous ouvririons la boîte de Pandore, il pourrait y avoir une guerre », avait dit M. Macron.

Moscou appelle à la retenue

La Russie, a quant à elle, appelé à « la retenue », a déclaré jeudi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, faisant part de sa « préoccupation ».

« Nous avons établi des contacts avec chaque partie, nous les appelons toutes à la retenue », a indiqué aux agences de presse russes le haut diplomate, ajoutant: « bien sûr, cela suscite pour tout le monde de la préoccupation ».

Ces frappes interviennent au lendemain d’une rencontre à Moscou entre le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La longue nuit psychopathe de (tout) l’empire… Trump fait un grand pas vers la guerre avec l’Iran en prononçant le retrait unilatéral des USA de l’accord nucléaire des 5+1…

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L’imam Khamenei à Trump: “Sois maudit !”

 

Al Manar

 

9 mai 2018

 

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Le numéro un iranien a dénoncé « le discours stupide et superficiel » du président américain Donald Trump qui a annoncé,  mardi 8 mai au soir, le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015.

« Mais de quel droit vous menacez l’Iran ? », a-t-il affirmé s’adressant à Donald Trump, lors de deux audiences séparées accordées aux responsables du ministère de l’Éducation nationale ainsi qu’aux universitaires iraniens..

« Au cours des pourparlers nucléaires, j’ai insisté à plusieurs reprises sur le fait que le problème des Américains avec l’Iran ne relève pas du simple nucléaire et que le programme nucléaire iranien n’est qu’un prétexte dont ils se servent ».

Et l’imam Khamenei d’ajouter : « Le retrait US de l’accord Iran/5+1 me donne raison. Quoi que nous ayons signé le PGAC, cette signature n’a pas mis fin à l’animosité de Washington à notre égard. À présent, les Américains s’en prennent à notre rôle dans la région et à nos missiles. Leur hostilité ne disparaîtra jamais à notre égard, même si nous concluons des accords avec eux sur ce sujet. L’hostilité américaine contre la RII renvoie à une divergence d’essence et de nature : l’Iran s’est catégoriquement opposé à l’hégémonie américaine et y a mis un terme sur son sol et la défie à travers la région. »

Selon le guide suprême, M. Trump a menti dix fois dans son discours de mardi soir. Il fait sans doute allusion, entre autre, à ses propos dans lesquels il a accusé la RII de soutenir Al-Qaïda, alors que cette dernière appartient aux écoles sunnites et non chiites et en l’occurrence au wahhabisme, religion d’état en Arabie saoudite, l’allié des Etats-Unis dans la région.

L’Imam Khamenei estime aussi qu’il n’est logique que l’Iran continue dans l’accord avec les Européens sans obtenir des garanties de leur part.

« Au nom du peuple iranien, je te dis sois maudit », a-t-il aussi taclé à l’adresse du président américain.

Seuls l’entité sioniste et l’Arabie saoudite ont soutenu la décision du président américain de se retirer de l’accord nucléaire. Européens, Russes et Chinois l’ont quant à eux dénoncée, assurant vouloir continuer à observer les clauses de l’accord. D’autant que l’Agence internationale pour l’énergie atomique a d’innombrables fois assuré que Téhéran l’a toujours respecté.