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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: un général français explique pourquoi Israël est derrière la récente attaque des pétroliers…

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Un général français explique pourquoi le Mossad est derrière l’attaque des pétroliers en Mer d’Oman

 

Al Manar

 

18 juin 2019

 

Source: http://french.almanar.com.lb/1396650

 

Pour moi, il ne fait aucun doute, je dis bien « aucun doute » que le Mossad est directement impliqué dans l’affaire de l’attaque contre les pétroliers en mer d’Oman (avec ou sans l’aide de la CIA et des Américains).

Il est actuellement vital pour Israël de se débarrasser du régime des Mollah en Iran et, dans le cadre de l’extension de l’influence d’Israël aux Proche et Moyen-Orients, de se débarrasser de tous les « régimes ennemis » (Syrie, Irak, Yémen).

Lorsqu’il s’agit de sa survie, Israël ne recule devant rien. Il se sait soutenu par la « bande des trois » (USA, UK, FR), par les médias de ces pays qu’il contrôle et par les dirigeants de ces trois pays dont il a financé les élections par le biais des lobbies qui agissent au profit Israël.

Y a-t-il eu un précédent israélien avéré dans le terrorisme international sous faux drapeau ou dans le terrorisme international tout court ?

La réponse est OUI !

Il y a eu l’affaire du bateau USS Liberty attaqué le 8 juin 1967. 34 marins américains y ont perdu la vie. Il s’agissait au départ de faire porter le chapeau à l’Égypte. Ayant été pris la main dans le sac, les Israéliens se sont excusés et ont prétexté « une erreur » ….

Le secrétaire à la défense US McNamara a alors déclaré à l’amiral US qui voulait réagir : « Le président Johnson ne va pas déclencher une guerre ou « embarrasser un allié des Américains » (sic) pour quelques marins. » Ben voyons …….

Je n’évoque même pas l’explosion de l’Hôtel King David le 22 Juillet 1946, ses 91 morts et 46 blessés pour la plupart britanniques.

Je n’évoque pas non plus l’assassinat de l’envoyé spécial (suédois) de l’ONU Folke BERNADOTTE le 17 septembre 1948 et du colonel français André Sérot, commandant des observateurs de l’ONU en Palestine.

Je n’évoque pas enfin la triste affaire du massacre de Deir Yassin le 9 avril 1948 ……

Aujourd’hui plus encore qu’hier, Israël est assuré de l’impunité. Trump, May et Macron sont totalement sous la coupe des lobbies pro-israéliens dans leurs pays respectifs. Tous ceux qui, comme moi, osent faire ressurgir les leçons du passé et qui connaissent bien la partie « israélienne » pour l’avoir fréquentée, courent le risque de se voir « anathémiser » et accusés d’ »antisémitisme ».

Ce genre de terrorisme « intellectuel » fonctionne encore puisque rares sont ceux qui ont évoqué Israël comme suspect numéro 1 des attaques de pétroliers dans le Golfe ou à ses abords, le but étant d’essayer d’entraîner la « coalition occidentale » dans une nouvelle « croisade anti-iranienne ».

Dans les indices qui accréditent cette thèse, il y a les réactions politiques et médiatiques plutôt précipitées et maladroites émanant des US et de l’UK, complices éternels d’Israël, et accusant l’Iran. C’est « cousu de fils blancs »…

Ces deux pays, comme Israël, ne reculent devant rien et prennent les citoyens du monde entier pour des cons en pensant qu’ils vont croire que, le jour même de la visite amicale du premier ministre japonais en Iran, les Iraniens chercheraient à couler deux pétroliers…, liés au Japon…. sous les yeux de caméras extérieures aux deux bateaux, qui se trouvaient là « par hasard » pour filmer « l’attentat iranien du siècle ».

Décidément, comme dans l’affaire Skripal, les services Israéliens et occidentaux, trop sûrs d’eux même, sont de plus en plus maladroits……

Par Général Dominique Delawarde: Ancien chef « Situation-Renseignement-Guerre électronique 19» à l’État-major interarmées de planification opérationnelle

 

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Analyse politique: sionisme et wahhabisme… frères jumeaux et outils de l’impérialisme marchand

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Relation sionisme wahhabisme

 

Al Manar

 

14 juin 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1392459

 

L’armée israélienne et les groupes takfiristes qui font aujourd’hui régner la terreur au Moyen-Orient sont les bras armés de deux idéologies qui sont beaucoup plus proches qu’on ne l’imagine: Le sionisme et le wahhabisme.

Alors que les apparences et la propagande médiatique laissent à penser le contraire, elles sont en réalité les deux faces d’une même médaille, et leur alliance apparait désormais au grand jour.

Ces deux forces apparemment antagonistes sont les enfants de l’impérialisme anglais qui a contribué à les créer vers la fin du 18eme siècle, avant de participer activement à instaurer les deux entités territoriales abritant leurs adeptes : Israël et l’Arabie saoudite.

Le cousin américain prit ensuite la relève, suite au déclin de l’empire britannique, afin de leur assurer protection et sécurité, en échange d’un contrôle et d’une emprise sur les réserves d’hydrocarbures de la région.

Les USA s’installant ainsi au sommet de ce triangle satanique, à l’origine de toutes les tragédies du Proche et Moyen-Orient, de la seconde moitié du 20eme siècle à nos jours.

Dans cette partition diabolique, les sionistes sont le glaive de l’impérialisme et les wahhabites en sont les supplétifs. Chacune ayant sa fonction :

Le sionisme est une calamité extérieure imposée au monde arabe tandis que le wahhabisme, est une maladie dégénérative endogène inoculée aux Arabes afin qu’ils s’attaquent d’abord à d’autres musulmans.

Mais de la même manière qu’il ne faut pas confondre islam et wahhabisme, il ne faut pas non plus confondre judaïsme et sionisme. En effet, le wahhabisme est à l’islam ce que le sionisme est au judaïsme: une idéologie de conquête du pouvoir au nom d’une interprétation dévoyée de la religion et au détriment des peuples.

Chacun prend en otage les lieux saints de la religion qu’il prétend représenter : la Mecque pour les uns, Jérusalem pour les autres.

Leur méthodes sont similaires dans leur violence et leur férocité : crimes de guerre, bombardements aveugles sur des populations civiles (Yémen/gaza et Liban), meurtres de sang-froid de civils désarmés, assassinats de femmes et d’enfants, tortures…

Leurs objectifs actuels sont les mêmes :

– opposer les Musulmans chiites et sunnites et par voix de conséquences s’attaquer sans cesse à la République Islamique d’Iran et au Hezbollah, principaux remparts à leur domination régionale.

– déstabiliser et détruire les Etats arabo-musulmans afin de justifier l’occupation par des armées étrangères.

– par leurs actions, légitimer les attaques islamophobes contre les minorités musulmanes en Occident.

Ainsi, alors que l’on pensait que le wahhabisme était au service de l’impérialisme américano sioniste, on se rend compte aujourd’hui qu’il en fait intégralement partie et que sionisme et wahhabisme sont deux frères jumeaux.

Le monde se portera considérablement mieux lorsque ces deux fléaux seront éradiqués ainsi que leurs parents de l’oligarchie mondiale qui sont derrière ce double virus de l’humanité.

Par Yahia Gouasmi : Président du Parti Anti Sioniste

 

Info, intox et propagande… Les dessous de l’affaire de l’attaque des pétroliers japonais en Mer d’Oman

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False flag pour guerre contre l’Iran ?

 

Résistance 71

 

16 juin 2019

 

Nous reproduisons ici deux articles de sources différentes concernant les dessous de l’affaire des pétroliers japonais transportant du pétrole iranien, attaqués en Mer d’Oman alors que précisément le premier ministre japonais était en visite officielle en Iran et convoyait un message de Trump au leader iranien Ali Khamenei dont la réponse était attendue. Il fallait une manœuvre de diversion pour l’étouffer, comme cela s’est déjà produit à maintes reprises dans le passé (cf second article ci-dessous).

Notre reprise de ces articles sert à mettre en garde contre la propagande coloniale occidentale à l’œuvre depuis un bon moment: il est évident que les banquiers de la City de Londres (et de sa succursale de Wall Street) ont décidé d’une guerre contre l’Iran: le dernier pays de la zone moyen-orientale à déstabiliser et à faire tomber (cf la discussion au Pentagone de ‘ex-général Wesley Clarke avant l’invasion de l’Irak en 2003…).

D’après le premier article: gageons que les Iraniens auront des choses à dire très bientôt sur cette affaire. Soit ils le feront publiquement, soit par le canal de derrière le rideau, mais le message ne pourra pas être étouffé en permanence.

On nous vend une salade propagandiste de diabolisation de l’Iran pour faire accepter aux opinions publiques occidentales la guerre à venir.
Cette guerre sera des plus meurtrières et plus personne ne sera à l’abri. Un conflit armé avec l’Iran mènera à la 3ème guerre mondiale tant désirée par les psychopathes aux manettes afin de relancer une fois de plus leur capitalisme et leur étatisme à juste titre moribonds sur la voie de leur obsolescence. L’état (théocrate) iranien n’est bien évidemment  en rien une panacée et comme tous les états, il disparaîtra pour laisser la place à une partie du grand tout de la société des sociétés humaine planétaire dans son grand triomphe sur l’imposture de la représentation marchande.
La Perse n’est entrée dans aucun conflit d’expansion coloniale depuis le XVIIIème siècle. Combien de guerre a t’elle dû mener pour se défendre en revanche des diverses invasions et tentative de contrôle ? La Perse, l’Iran n’est et ne saurait être l’agresseur. Nous le sommes, nous l’occident sous le joug anglo-américano-christo-sioniste avide de guerre, de pouvoir et d’expansion hégémonique, dans une phase historique touchant à sa fin programmée.

Tout cela touche à sa fin, fort heureusement. Il ne tient qu’à nous de REFUSER, en masse, le jeu qu’on veut nous faire jouer en commençant par refuser de gober la propagande qu’on nous balance au gré de nos merdias, nuit et jour sans discontinuer. Le but est de nous envoyer dans le prochain grand charnier planétaire qui fera passer les deux guerres mondiales précédentes pour des pique-nique au jardin public.

Ces deux articles ci-dessous sont emblématiques de notre enfumage total de l’information… Bonne lecture et gardons bon pied bon œil !…

Mise à jour: « L’Iran convoque l’ambassadeur britannique après l’incident dans le Golfe d’Oman »

 

 

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Attaque sur les pétroliers en Mer d’Oman: une découverte qui a semé la panique dans le camp américain…

 

Press TV

 

15 juin 2-19

 

url de l’article en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/06/15/598540/Ptroliers-inquitante-pice–conviction

 

Alors que les marins iraniens repêchaient le jeudi 13 juin les membres de l’équipage de deux super-pétroliers en mer d’Oman, ils découvrent une mine non-opérée collée au dessous de la coque de l’un des deux bâtiments.

Des commandos spéciaux iraniens ont été dépêchés sur place pour neutraliser l’engin. Une fois neutralisée la mine a été transférée en Iran pour une enquête plus approfondie alors qu’à peine deux semaines plus tôt, des Américains et leurs alliés menaient dans cette même zone des exercices de minage ou de déminage.

Peu de temps après cette opération de neutralisation et d’évacuation, une vidéo a commencé à faire le tour des médias mainstream, accusant l’Iran d’avoir miné les pétroliers!

Le concert de calomnie a aussitôt gagné la sphère des officiels américains: le secrétaire d’État, puis celui à la Défense et enfin Donald Trump, lui même, ont accusé l’Iran d’avoir planifié la double attaque de jeudi en se référant à la vidéo, qui, très curieusement, suscite chez tout observateur averti la question suivante: si l’Iran est l’auteur de l’attaque, comment se fait-il qu’il est le premier à voler au secours de l’équipage des deux pétroliers?

Pour plus d’une analyse, l’attitude américaine dans cette affaire est suspecte. Tout se passe comme si la découverte de la mine, sa neutralisation puis son évacuation en Iran inquiétaient certains milieux aux États-Unis car qui croirait que les Américains qui possèdent des dizaines de bases dans la région, et qui ont sous la surveillance satellitaire le moindre agissement naval auraient raté une opération de sabotage d’une si grande envergure. Une opération que CNN attribuait à l’explosion des mines tandis que Reuters mettait sur le compte des torpilles. Il est bien difficile de croire que les satellites américains puissent avoir loupé une si belle occasion pour jeter l’Iran à la vindicte publique si les « hommes grenouille iraniens » comme laisse supposer certaine presse outr-atlantique et israélienne, avaient effectivement miné les super pétroliers.

De quoi a peur l’Amérique? Selon les experts, l’engin découvert par les forces navales iraniennes risque de s’avérer bien compromettant pour les vrais auteurs des attaques en mer d’Oman .Cette pièce à conviction risque aussi de permettre aux enquêteurs iraniens de remonter le file et de mettre la main sur les auteurs des explosions de Fujaïrah le 12 mai. La hâte avec laquelle le président américain et ses lieutenants ont pointé de doigt l’Iran en dit long sur les dessous des attaques qui visent le transit libre de l’énergie dans le golfe Persique.

Lire plus: Explosions des pétroliers : qui profite de ces incidents ?

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Une réunion au sommet historique entre le Japon et l’Iran éclipsée par une provocation orchestrée

 

Veterans Today (VT)

 

14 juin 2019

 

url de l’article original: 

https://www.veteranstoday.com/2019/06/14/meeting/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis 1979, l’Iran a été dirigé par des leaders de haut niveau moral, spirituel et intellectuel… Des hommes dont la parole veut vraiment dire quelque chose. Peut-on en dire autant de nous ?…

~ Kevin Barrett ~

 

Details d’une réunion: la censure dans l’histoire

 

Nader Talebzadeh

 

La réunion entre le le leader de la RII et le premier ministre japonais le 13 juin avait une double signification. D’abord elle brisait la censure traditionnelle sur ce que le leader iranien en général a dit dans les trois dernières décennies. Le premier ministre portait vraisemblablement un message du président américain qui devait être entendu par le leader actuel.

Ici, la voix et la réponse étaient bien différents de ce que le président iranien et le ministre des affaires étrangères pourraient dire et en plus dynamique. Cela serait aussi un réveil pour le président américain qui reste généralement non informé des dessous de pratiquement tout ce qui se passe, que ce soit des affaires domestiques ou internationales. Secondo, le message en lui-même, c’est à dire qu’on ne peut avoir confiance dans le président Trump, point barre.

La lettre écrite ne fut pas reçue mais une présentation orale fut faite par le premier ministre. Le message fut bref. Pourquoi les Iraniens devraient ils faire confiance en un homme qui a remis en cause un accord [sur le nucléaire] qui prît tant de temps à mettre en place sur une durée de cinq ans ? La séquence fut enregistrée et éditée avec une attention particulière, pourtant la vaste majorité des journalistes du monde ne l’ont pas vue. Ceci est dû à la très longue tradition de censure quelque que soit les dires, remontant à il y a 30 ans lorsqu’il était président de l’Iran et fit ne apparition à la tribune de l’assemblée générale l’ONU.

Anecdote intéressante que personne n’a remarqué. Le 23 septembre 1987, le New York Times annonça comment un navire iranien fut prit la main dans le sac en train de miner les eaux occidentales du Golfe Persique. Il fut attaqué, trois marins iraniens furent tués et une vingtaine capturés. L’Iran nia toute malversation alors que le pays était en guerre contre l’Irak de Saddam Hussein et demanda ce que faisait là les Américains de toute façon ? Mais le point juteux et dramatique était celui-ci: pourquoi est-ce que l’hélicoptère d’attaque américain, qui selon la marine américaine traquait le vaisseau iranien depuis un bon moment, attaqua t’il à l’exact même moment où l’ayatollah Khamenei allait faire son discours à l’AG de l’ONU ? Ceci intervint à un moment crucial de la guerre contre Saddam que les Etats-Unis soutenaient totalement (NdT: n’oublions jamais que Saddam Hussein fut lui aussi, mis en place par la CIA en son temps…). Le président iranien allait parler sur le pourquoi les Américains étaient si volontaires à soutenir un tel cannibale.

Le discours à l’ONU de Khamenei fut totalement passé sous silence, il ne fut pas entendu. L’affaire du grand crime de l’Iran protégeant ses propres eaux territoriales contre une invasion étrangère éclipsa complètement le discours de l’ONU. “La main dans le sac” fut le titre de la Une de bien des médias aux Etats-Unis. La synchronisation de l’attaque et du discours à l’ONU est tout le sujet ici.

Ce scenario vient de se répéter il y a deux jours lorsque le leader japonais est venu rendre visite au leader iranien. Alors que les pourparlers étaient en cours, deux navires (japonais) transportant du pétrole iranien furent mystérieusement attaqués et les médias du monde entier ne se concentrèrent que sur cet évènement. Aucun détail de la réunion au sommet ne fit la Une des médias, ni ne fut discuté. Un écran de fumée venait de masquer la véritable histoire: la réponse du leader iranien à Trump.

Des épisodes similaires de censure se sont déjà produits contre le leader iranien et ce de manière répétitive sur d’autres sujets ; je n’en parlerai pas pour l’heure, mais l’affaire est des plus claires.

 

Dictature cybernétique: YouTube, Google, Facebook et la guerre contre la vérité… (VT)

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YouTube et la guerre contre la vérité

 

Gordon Duff

Veterans Today (VT)

 

9 juin 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/06/11/neo-youtube-and-the-war-on-truth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A partir de juin 2019, YouTube, propriété de Google Corporation, qui a une très longue histoire de récupérer les données cybernétiques pour des agences de renseignement diverses et des groupes d’extrême-droite, va “faire le ménage”…

Leur affirmation  de retirer tous “discours et propos de haine” et autres “matériaux tendancieux” non spécifiés, est une grande menace pour la liberté d’expression dans le monde.

Voyez-vous, YouTube de Google a littéralement moulé, façonné un monde à lui, s’associant financièrement avec le bidon, l’imbécile et l’absurde, tout en censurant profondément la liberté d’expression et ce dès le tout premier jour de son existence.

Pendant des années, Youtube a géré un système très obscur et opaque de faux-bénévoles financés par des think tanks et des agences d’espionage, des centaines d’entre eux situés dans des bâtiments spéciaux à Haïfa en Israël, interdisant des utilisateurs dont le matériel mis en ligne jette une mauvaise image sur l’apartheid d’Israël.

De plus, YouTube a fourni, en partenariat avec des entreprises très secrètes sous-traitantes dans le domaine militaire comme Idea Groups et Jigsaw, des systèmes de couverture de communication et de renseignement opérationnel à des groupes terroristes comme Al Qaïda et son neveu de l’EIIL / Daesh.

Les mêmes “chambres de trolls” d’Haïfa qui éliminent la libre expression de YouTube, aident à sécuriser des panneaux d’annonces protégés pour Daesh et autres groupes terroristes qui communiquent leur plan d’opération en utilisant ces plateformes pour y poster des vidéos.

Ceci fut le plan de retrait de Daesh lorsque leur système de discussion fut exposé et mis à jour sur Facebook et la NSA commença à tracer les cellules terroristes au travers de leur “chaîne Zuckerman”.

Les membres de l’EIIL et d’Al Qaïda restèrent simplement enregistrés sous leur app YouTube et mirent en place “tear sheet” pour des transmissions codées sous la pleine protection de Google Corporation. Plus que cela, ce processus d’utiliser des discussions YouTube pour planifier des attentats à la bombe, des flingages de masse ou des attaques au gaz toxique est enseigné par des groupes de conseil financés par le programme Jigsaw de Google de promouvoir “la résistance démocratique à la tyrannie”.

Les organisations de “résistance” financées par Google sont actives en soutien de ce qu’ils appellent “les mouvements démocratiques” en Syrie,en Egypte, en Libye, au Soudan, au Ghana, au Cameroun, au Nigéria, en Ukraine, en Georgie, en Turquie, en Iran, en Irak, au Bahreïn, au Sri Lanka, en Italie, en France, en Allemagne, en Belgique et dans deux douzaines d’autres nations.

Nos projections montrent que ces groupes ont été liés à des assassinats, à littéralement des centaines d’attentats à la bombe, des enlèvements et des viols de masse, du vol d’antiquités, d’un énorme trafic d’armes et bien entendu, de la manipulation des médias.

En fait, le partenariat Google-Facebook, qui inclut YouTube, gère 3 cellules sur 3 continents avec un scenario tiré directement de celui du Gladio de l’OTAN qui échoua. Pour ceux qui ne le savent pas, l’opération Gladio fut mis en place par l’OTAN à la fin des années 70 pour entrainer des combattants résistants en cas d’une invasion soviétique de l’Europe. Mais cette opération Gladio devint très vite Septembre Noir, les Brigades Rouges et finalement ISIS / EIIL / Daesh, d’après nos sources. Pendant 20 ans, les attentats terroristes du Gladio, une organisation supposée combattre l’URSS, terrorisèrent l’Europe. L’histoire se répète maintenant, mais à une échelle mille fois plus importante…

Les menteurs décident de ce qui est vrai

Les cibles les plus récentes de YouTube sont le BDS et tous ceux qui y sont affiliés, ce mouvement pour forcer les gouvernements à utiliser le Boycott, Diversion, Sanctions (BDS) pour renforcer l’application des résolutions de l’ONU concernant la Palestine.

Il est bon de noter que plus de 45% de ce qui est communément appelé “Israël”, sans Gaza, le Golan ou la Cisjordanie, est légalement l’état palestinien de Judée et de Samarie en accord avec les résolutions de l’ONU avec les programmes du BDS en direct accord avec la loi internationale comme stipulé dans la 4ème Convention de Genève. YouTube a décidé d’opérer en dehors du cadre de l’ONU et de ses résolutions et de s’opposer à l’autorité de la Cour Pénale Internationale de La Haye et de la Convention de Genève.

Nommer YouTube-Google-Facebook comme “état voyou” peut légalement être soutenu. Les appeler l’état profond serait même encore plus judicieux.

Du New York Times (NdT: la voix de la CIA…) du 5 juin 2019:

“YouTube a annoncé mercredi ses plans de retirer des milliers de vidéos et de chaînes qui se font les avocats du néo-nazisme, de la suprématie blanche et autres idéologies bigotes, ce dans une tentative de nettoyer les propos extrémistes et haineux de son service populaire.

La nouvelle politique interdira les “vidéos faisant allusion qu’un groupe est supérieur afin de justifier la discrimination, la ségrégation ou l’exclusion.”, a dit l’entreprise dans un post de blog (blog post) L’interdiction couvrira aussi les vidéos qui nient que des évènements violents, comme le carnage de l’école primaire de Sandy Hook dans le Connecticut, aient eu lieu.

YouTube n’a pas nommé de chaînes ni de vidéos spécifiques qui feront l’objet de cette mesure. Mais mercredi, un certain nombre de créateurs d’extrême-droite commencèrent à se plaindre que leurs vidéos ont été effacées ou dépouillées de leurs publicités (NdT: source de revenus bien entendu..), sans doute à cause de cette nouvelle politique mise en place.

“Il en va de notre responsabilité de protéger et d’empêcher que notre plateforme ne soit utilisée pour inciter à la haine, au harcèlement, à la discrimination et à la violence”, a précisé le blog.”

Il est intéressant de noter que le NY Times mentionne Sandy Hook. Un universitaire américain de renom est en procès pour diffamation pour avoir publié une série d’articles de journalistes indépendants qui commentent sur les inconsistances du narratif officiel.


Restrictions partout, liberté nulle part

Notre propre enquête sur cet incident, d’un point de vue du contre-terrorisme et contre-espionnage, a trouvé d’énormes irrégularités dans l’enquête et la gestion des preuves et de plus, il y a le fait que les fonds qui ont été utilisés pour punir ou réduire au silence des membres de la presse indépendante, sont d’origine bien mystérieuse.

En fait, bien des enquêtes sont bâclées voire même bidonnées. Pendant des années, j’ai géré des entreprises de sécurité qui, parmi d’autres capacités, enquêtaient sur des incidents critiques, incluant des catastrophes aériennes, des désastres miniers et des actes de terrorisme. La plupart de nos enquêteurs et experts de terrain venaient du FBI ou d’autres agences. Le mécanisme qu’on pense avoir été employé à Sandy Hook fut certainement employé lors du 11 septembre, à Khan Sheikhoun en Syrie, pendant les assassinants de John et Robert Kennedy ainsi que durant le suspecté empoisonnement des Skripal en Grande-Bretagne.

Affaire après affaire, comme il est facile de le constater, des gouvernements sont renversés, des bombardements ordonnés, des pays envahis, des sanctions employées, tout cela basé sur des “résultats” d’enquêtes bidons sur des incidents dont les véritables perpétrateurs sont ceux à qui profite, comme c’est toujours le cas, du chaos et de la souffrance causés.

Bien sûr maintenant YouTube vient de se lancer dans le retrait de vidéos offensantes, ce qui inclut celle du présentateur de CBS News Dan Rather rapportant l’arrestation d’agents du Mossad en possession d’explosifs sous le pont George Washington de New York le 11 septembre 2001, les vidéos d’explosions d’armes nucléaires tactiques utilisées contre le Yémen ou juste hors de Damas en mai 2013 et, par dessus tout, les déclarations de douzaines de témoins décrivant comment les Casques Blancs ont mis en scène des attaques au gaz toxiques en Syrie, incluant une vidéo des dires de 40 Casques Blancs eux-mêmes. Peut-on voir une sorte d’agenda ici ?…

Ceci me rappelle une expérience personnelle. Je venais juste de rentrer de Nairobi au Kenya, lorsqu’on me demanda de faire des recommandations au ministère de l’intérieur après la tristement célèbre attaque de la galerie marchande qui y fit 71 morts.

Lorsque je revins [aux Etats-Unis], un avocat local me demanda une assistance pro bono dans une enquête sur un accident de voiture mortel impliquant deux véhicules qui se télescopèrent frontalement juste hors de Wauseon dans l’état de l’Ohio. L’enquête de police, faite sur place en moins de 30 minutes, trouva la jeune femme conduisant un des véhicules être responsable de l’accident et d’homicide. Notre enquête montra que, sur la scène d’accident, la jeune femme se vit refuser des soins médicaux bien qu’étant dans une condition critique et fut plus tard arrêtée sur la base d’un aveu forcé fait lorsqu’elle était dans un semi-coma aux urgences d’un hôpital local. Elle mourut presque durant son transport en hélicoptère, important de le noter.

Il y avait un gros problème. Les deux véhicules furent retrouvés dans la même voie de circulation, la même que sur laquelle la jeune femme circulait et l’autre conductrice, une femme plus âgée, avait en fait traversé les voies et causé l’accident. L’examen des rapports médicaux montra que la dame âgée était sévèrement sous le coup de la substance Ambien, un sédatif hypnotique et d’un cocktail d’opiacés et de médicament psychothropes. Médicalement parlant, cette femme était un “zombie”.

Pire, lorsque les “boîtes noires” des véhicules furent téléchargés dans un simulateur d’accident “physique”, les animations qui reproduisent exactement les mouvements des voitures, les coups de volant, les freinages, vitesses etc, démontrèrent que la police avait en fait bidonnée l’enquête.

Une évaluation des policiers impliqués dans l’enquête montra qu’ils avaient mené des centaines d’autres enquêtes similaires, toutes sans aucune preuve légiste, le tout simplement fabriqué. Ce n’est pas dans le simple domaine des accidents de la route, mais aussi dans celui des enquêtes criminelles de toutes sortes qui font l’objet de telles négligences procédurières policières, trouver un coupable, fabriquer de fausses preuves et envoyer le/la “coupable” en prison.

Il y a une suite répétitive ici. Si une source officielle se présente, alors nous avons un lanceur d’alerte, un “criminel”. On ne peut pas les croire. En fait, ils doivent être chassés et emprisonnés.

Si c’est un journaliste indépendant, c’est un “complotiste” et YouTube efface son travail. Si la preuve vidéo est si puissante qu’on ne peut pas/plus l’ignorer alors cela devient de “l’incitation à la haine” et elle est virée.

Être fliqué par la police est déjà particulièrement pénible, mais être fliqué par des entreprises haute-technologie contrôlées par des mouvements politiques extrémistes, ce qui décrit parfaitement et justement les fonctions des Google, Facebook et consort, redéfinit carrément la tyrannie.

 

Surveillance et totalitarisme technologique… Comment Nasrallah nargue les services de renseignement mondiaux…

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« En réalité, le Hezbollah est originellement un réseau de Résistance chiite à l’occupation israélienne du Liban. Il a successivement été armé par la Syrie puis, après le retrait de la force syrienne de maintien de la paix au Liban en 2005, par l’Iran. Il n’a jamais eu comme objectif de « jeter les juifs à la mer », mais au contraire, il ne cesse d’affirmer son intention d’établir l’égalité en Droit pour tous. »
~ Thierry Meyssan (juin 2019) ~

 

 

Comment H. Nasrallah nargue les services de renseignement mondiaux

 

Al Manar

 

Janvier 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1230319

 

Le chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a nargué les services du renseignement mondiaux, notamment ceux d’Israël, à l’affut de ses moindres faits et gestes, lors d’une interview de trois heures diffusée par la chaîne Mayadeen TV samedi.

Nasrallah a montré qu’il possède la capacité technique requise pour se faire interviewer en direct pendant tout ce temps sans crainte d’être détecté.

Plus important encore, Nasrallah a montré qu’il peut recevoir des messages électroniques au moyen d’une connexion internet à proximité, ce qui lui permet de répondre à des questions et d’obtenir des nouvelles de dernière heure de partout dans le monde.

C’est une indication claire que Nasrallah fait confiance à la compétence technique du Hezbollah, qui est capable de bloquer tout signal d’interception et assez efficace pour aveugler tous les services du renseignement locaux ou internationaux qui cherchent à le localiser.

Le Hezbollah semble posséder des capacités électroniques supérieures à celles de nombreux pays du Moyen-Orient et d’ailleurs. Ce qui est inhabituel, c’est que Nasrallah les a montrées à la face du monde, en ligne, à des dizaines de milliers de personnes qui ont regardé l’interview.

La capacité électronique du Hezbollah n’est pas nouvelle. Israël a tenté d’intercepter physiquement ses réseaux fixes à fibre optique et d’intercepter électroniquement les téléphones portables de bon nombre d’officiers et de dirigeants du Hezbollah. Les capacités d’interception d’Israël ont permis par le passé à l’armée israélienne de s’introduire dans le réseau téléphonique du Hezbollah et d’y découvrir tout un réseau de connexions qui a entraîné la destruction de centaines de maisons, bureaux et bases du Hezbollah pendant la guerre de 2006.

Ce n’est pas un secret qu’en interceptant un téléphone portable, il est possible d’en identifier d’autres dans un même lieu et de créer une liste des numéros IMEI, même si l’utilisateur a changé de carte SIM tout en gardant le même numéro de téléphone portable.

Le Hezbollah a reconnu l’erreur de ses membres et a lancé un sérieux avertissement à tous ses membres et dirigeants en leur interdisant d’apporter un téléphone portable au travail. L’inobservation de ces instructions a été à l’origine d’une bonne partie de la destruction que le Hezbollah a subie pendant la guerre de 2006.

À la même époque, le Hezbollah s’est servi de la même technologie existante pour intercepter et capturer des espions. En 2006, le Hezbollah a tendu une embuscade aux Forces d’opérations spéciales (FOS) israéliennes en créant une fausse piste signalant la présence d’un de ses principaux dirigeants parmi les plus recherchés à al-Rasoul al-A’zam, sur la route menant à l’aéroport de Beyrouth. Un des membres présents a révélé à la dernière minute le plan qui aurait entraîné la mort et l’arrestation de nombreux soldats des FOS.

Quelques années plus tard, le même espion est tombé dans son propre piège, en utilisant maladroitement son téléphone portable. La carte SIM qu’il utilisait pour communiquer avec Israël a été interceptée par le Hezbollah après qu’il l’eut insérée, par mégarde, dans son appareil libanais. Il a tôt fait de réaliser son erreur, mais pas assez vite pour s’enfuir en Israël. La capacité du Hezbollah lui a permis d’arrêter de nombreux espions, dont l’identité de certains n’a pas été révélée publiquement.

Loin de se terrer, comme la propagande israélienne a cherché à le dépeindre après la guerre de 2006, Sayyed Nasrallah n’a pas hésité à parler en toute confiance installé dans un appartement élégant. En fait, Sayyed Nasrallah a rencontré des politiciens locaux, des responsables régionaux et d’autres dirigeants du Hezbollah dans divers appartements à Beyrouth, mais jamais les mêmes.

C’est une autre indication de ses mouvements fréquents, une procédure de sécurité nécessaire pour quelqu’un de sa stature faisant partie de la liste des personnes les plus recherchées de nombreux pays, y compris ceux du Moyen-Orient et de l’Europe qui collaborent avec Israël et les USA.

L’équipe professionnelle chargée de la sécurité de Nasrallah le transporte partout à l’intérieur du Liban et à l’étranger. Il se déplace de Beyrouth à Damas en empruntant une même et longue route achalandée pour rencontrer le président Bachar al-Assad.

Nasrallah dispose d’une équipe chargée des médias électroniques qui lui fournit sur le champ les nouvelles de dernière heure et un résumé de tous les journaux et organes de presse qui publient de l’information ou des articles en lien avec le Moyen-Orient.

Les capacités électroniques du Hezbollah semblent être constamment mises à jour conformément à la technologie et aux mesures de sécurité de pointe requises pour faire face à ses ennemis et protéger ses dirigeants et sa capacité militaire.

La bataille entre Israël et le Hezbollah ne se fait pas seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan du renseignement et de la technologie.

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A lire pour mieux comprendre les enjeux impérialistes historiques au Moyen-Orient:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

 

Résistance au colonialisme: le génocide en Palestine a tué 2 200 000 personnes (VT)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 juin 2019 by Résistance 71

Nous avons attendu quelques 48 heures avant de publier cette article de VT. Pourquoi ? Parce que quand on traduit un tel article, on voit des chiffres défiler, et au fil du texte, ils n’ont aucun sens. Il est important de réfléchir a posteriori sur leur signification, ce qu’ils représentent. Ce que nous avons fait avant de publier cette traduction. Nous l’avons aussi fait en nous replongeant dans des passages de l’excellent livre de l’historien israélien Illan Pappe sur « Le nettoyage ethnique de la Palestine », tout en pensant aux analyse du grand éducateur brésilien Paulo Freire qui avait parfaitement analysé dans sa « pédagogie des opprimés » que souvent les opprimés deviennent des oppresseurs si a chance leur en est donnée.
~ Résistance 71 ~

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.
Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.
Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

 

 

Le génocide palestinien a tué 2,2 millions de personnes

 

Kevin Barrett (VT) & Dr Gideon Polya

 

10 juin 2019

 

url de l’article orignal:

https://www.veteranstoday.com/2019/06/10/new-evidence/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

[…]

Bien que conspirant avec les sionistes et militaristes américains pour assassiner 294 Américains en 1967 et près de 3000 autres le 11 septembre 2001, Israël a eu bien plus de pitié pour les Américains que pour les Palestiniens. L’assaut sioniste sur la Palestine a tué environ 2,2 millions de Palestiniens. 100 000 directement, les autres 2,1 milions par privations forcées, d’après le Dr Gideon Polya, professeur de science retraité de l’université La Trobe de Melbourne en Australie. Ci-dessous, le communiqué récent du professeur Polya.

– Kevin Barrett –

Le génocide des Palestiniens a tué 2,2 millions de personnes

Email from Dr. Gideon Polya

Cher Kevin,

Ci-dessous se trouvent détaillées et documentées les morts palestiniennes résultantes des violences et privations diverses depuis 1914 (1914-2019). transmets tout cela au plus de monde possible.

Sincères salutations, Gideon

J’ai estimé que 2 200 000 Palestiniens sont morts de violence: 100 000 de violence directe et 2 100 000 de privations imposées depuis l’invasion britannique de l’empire ottoman en 1914 lors de la première guerre mondiale. J’ai mis les détails ci-dessous dans une mise à jour de 2019 concernant ce génocide palestinien toujours en cours. [1]

En 1880, il y avait environ 500 000 Palestiniens arabes et environ 25 000 juifs, dont la moitié étaient immigrants, qui vivaient en Palestine [2, 3]. Les envahisseurs britanniques racistes et les racistes sionistes génocidaires qui colonisaient l’endroit ont été responsables à des degrés divers d’un génocide des Palestiniens qui impliqua l’expulsion de masse de 800 000 Palestiniens arabes en 1948 et de 400 000 en 1967, le nettoyage ethnique de 90% de la terre de Palestine et une mortalité estimée de 2 200 000 Palestiniens depuis 1914: 100 000 de violence directe et 2 100 000 de privations imposées par la force [1, 4-7].

Il y a maintenant 7 millions de réfugiés palestiniens et des 14 millions de Palestiniens (la moitié sont des enfants, les 3/4 femmes et enfants), environ 50% d’entre eux sont interdits de poser un pied dans leur pays sous peine de mort, seulement 1,9 millions de Palestiniens israéliens peuvent voter pour le gouvernement qui dirige l’ancien protectorat de Palestine et 5 millions de Palestiniens n’ont aucun droit [8] comme dans les ghettos de la Palestine occupée en Cisjordanie ou dans les Bantoustans (3 millions) ou dans le camp de concentration de Gaza (2 millions).

Mais les “chanceux” Palestiniens israéliens sont des citoyens de troisième ordre devant se soumettre à 60 lois de style nazi, fondées sur la race [9, 10]. La terre de Palestine a maintenant été ethniquement nettoyée à 90% [1, 4-7]. Tandis que les Palestiniens indigènes à l’endroit représentent 50% des sujets victimes de l’apartheid, presque les 3/4 d’entre eux ne peuvent pas voter pour un gouvernement les dirigeant dans cet intolérable apartheid qui est déclaré être crime contre l’humanité par l’ONU. [11]

Le taux de mortalité du génocide palestinien est indiqué ci-dessous.

(1). Morts violentes de Palestiniens depuis 1920 arrivent à un total de 100 000 [12].

(2). Environ 100 000 Palestiniens sont morts de famine durant la première guerre mondiale avec un état de guerre imposé par les Britanniques et évalué comme un marqueur de déficit démographique de 100 000 personnes pour la première guerre mondiale (1914-1918) [2, 3].

(3) La population palestinienne était de 689 000 en 1918 et 1 308 000 en 1946 avec une moyenne de 1 000 000. En assumant le même taux de mortalité de mort évitable au sein d’une Palestine brutalement occupée par les Britanniques (famine, exode forcé des fermiers, violence, invasion et abus de pouvoir en tout genre par des racistes génocidaires), tout comme dans l’Inde pré-indépendance (moyenne de 30 morts évitables / 1000 habitants / an entre 1920 et 1947) x 30 ans = 900 000 morts parfaitement évitables dans la période 1918-1948.

(4). La population totale palestinienne (dans en en dehors de la Palestine) était de 2 250 000 en 1948 et de 7 574 000 en l’an 2000 pour une population moyenne durant cette période de 4 912 000. En appliquant de manière conservatrice le taux de mortalité évitable de l’Inde pré-indépendance en 2003 de 3,5 morts évitables / 1000 habitants / an [14] aux chiffres palestiniens 4 912 (mille) x (3,5 morts évitables / 1000 / an) x 52 ans = 894 000 morts palestiniennes évitables par privation dans la période 1948-2000

(5) Le PIB par personne des 5 millions de Palestiniens vivant sous occupation est de 3 000 US$ par an comparé au 40 000 US$ pour les Israéliens [15]. La pauvreté tue et pour les pays appauvris à haut taux de fécondité, le taux de mortalité évitable est de 1,4 fois le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Vers 2010, environ 3000 enfants palestiniens de moins de 5 ans mouraient chaque année, ce qui indique que durant ce siècle, une moyenne de 4200 Palestiniens vivant sous occupation sont morts d’une mort évitable de privations divers par an, ainsi 12 000 Palestiniens sont morts de cette façon chaque année, soient 230 000 en ce siècle seulement.

Ainsi, on peut estimer que 900 000 + 894 000 + 230 000 = 2 024 000 Palestiniens sont morts de mort évitable, par privations diverses dans la période 1918-2019, 100 000 de plus ayant été tués dans la famine qui affecta la Palestine durant la première guerre mondiale et 100 000 de plus de mort violente directe. Ceci alors que quelques 4000 sionistes furent tués par des Palestiniens entre 1920 et 2019 [16-20] ; depuis l’occupation britannique au Moyen-Orient en 1914, environ 2 200 000 Palestiniens sont morts de violence directe (100 000) ou de privations imposées (2 100 000)

Le chiffre total de morts évitables violente et non-violentes par privations dans ce génocide palestinien (2,2 millions de personnes) est du même ordre de magnitude que le chiffre de victimes de l’holocauste juif durant la seconde guerre mondiale (5-6 millions) par violence ou privations diverses imposées. [21-23]

Notes:

[1]. “Palestinian Genocide”:

[2]. Justin McCarty, “Palestine population: during the Ottoman and British mandate period”, Palestine Remembered: 8 September  2001: http://www.palestineremembered.com/Acre/Palestine-Remembered/Story559.html .

[3]. “Historic population of  Israel/Palestine”: http://palestineisraelpopulation.blogspot.com.au/ .

[4]. Gideon Polya, “70th anniversary of Apartheid Israel & commencement of large-scale Palestinian Genocide”, Countercurrents, 11 May 2018: https://countercurrents.org/2018/05/11/70th-anniversary-of-apartheid-israel-commencement-of-large-scale-palestinian-genocide/ .

[5]. Gideon Polya, “Apartheid Israel’s Palestinian Genocide & Australia’s Aboriginal  Genocide compared”, Countercurrents, 20 February 2018: https://countercurrents.org/2018/02/20/apartheid-israels-palestinian-genocide-australias-aboriginal-genocide-compared/  .

[6]. Gideon Polya, “Israeli-Palestinian & Middle East conflict – from oil to climate genocide”, Countercurrents, 21 August 2017: https://countercurrents.org/2017/08/21/israeli-palestinian-middle-east-conflict-from-oil-to-climate-genocide/ .

[7]. Gideon Polya, “End 50 Years Of Genocidal Occupation & Human Rights Abuse By US-Backed Apartheid Israel”, Countercurrents,  9 June  2017: https://countercurrents.org/2017/06/09/end-50-years-of-genocidal-occupation-human-rights-abuse-by-us-backed-apartheid-israel/ .

[8]. Gideon Polya, “Universal Declaration of Human Rights & Palestinians. Apartheid Israel violates ALL Palestinian Human Rights”, Palestine Genocide Essays, 24 January 2009: https://sites.google.com/site/palestinegenocideessays/universal-declaration-of-human-rights-palestinians .

[9]. Susan Abulhawa, “Israel’s “nation-sate law” parallels the Nazi Nuremburg Laws”, Al Jazeera, 27 July 2018: https://www.aljazeera.com/indepth/opinion/israel-nation-state-law-parallels-nazi-nuremberg-laws-180725084739536.html .

[10]. “Discriminatory laws in Israel:, Adalah, https://www.adalah.org/en/law/index?page=4 .

[11]. John Dugard, “International Convention on the Suppression and Punishment of the crime of Apartheid”, Audiovisual Library of International Law: http://untreaty.un.org/cod/avl/ha/cspca/cspca.html .

[12]. “Palestinian casualties of war”, Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Palestinian_casualties_of_war .

[13]. Gideon Polya, “Economist Mahima Khanna,   Cambridge Stevenson Prize And Dire Indian Poverty”, Countercurrents, 20 November, 2011: https://countercurrents.org/polya201111.htm .

[14]. Gideon Polya, “Body Count. Global avoidable mortality since 1950”, that includes a succinct history of every country and is now available for free perusal on the web: http://globalbodycount.blogspot.com/  .

[15]. “List of countries by GDP (nominal) per capita”, Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_GDP_(nominal)_per_capita .

[16]. Gideon Polya, “Israelis kill ten times more Israelis in Apartheid than do terrorists”, Countercurrents, 1 March 2017: https://countercurrents.org/2017/03/israelis-kill-ten-times-more-israelis-in-apartheid-israel-than-do-terrorists .

[17]. Gideon Polya, “Sharpeville Massacre & Gaza Massacres compared – Boycott Apartheid Israel & all its supporters”, Countercurrents, 6 May 2018: https://countercurrents.org/2018/05/06/sharpeville-massacre-gaza-massacres-compared-boycott-apartheid-israel-all-its-supporters/ .

[18]. Israeli Ministry of Foreign Affairs, “Terrorism deaths in Israel – 1920-1999”, 1 January 2000: http://mfa.gov.il/mfa/foreignpolicy/terrorism/palestinian/pages/terrorism%20deaths%20in%20israel%20-%201920-1999.aspx .

[19]. Israeli Ministry of Foreign Affairs, “Victims of Palestinian violence and terrorism since September 2000” : http://mfa.gov.il/MFA/ForeignPolicy/Terrorism/Palestinian/Pages/Victims%20of%20Palestinian%20Violence%20and%20Terrorism%20sinc.aspx .

[20]. “Crime in Israel”, Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Crime_in_Israel .

[21]. Gideon Polya , “UK Zionist Historian Sir Martin Gilbert (1936-2015) Variously Ignored Or Minimized WW2 Bengali Holocaust”, Countercurrents, 19 February, 2015: https://countercurrents.org/polya190215.htm .

[22]. Martin Gilbert, “Jewish History Atlas” (Weidenfeld and Nicolson, London, 1969).

[23]. Martin Gilbert “Atlas of the Holocaust”(Michael Joseph, London, 1982).

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Lectures complémentaires:

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

La Bible Déterrée Israel Finkelstein

Zenon_Inversion

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Manifeste pour la Société des Sociétés

Effondrer le colonialisme

Le_mythe_biblique_ashraf_ezzat

 

Macronie à la pointe: L’arme de l’amalgame « antisionisme / antisémitisme » dans l’arsenal étatico-géopolitique du fascisme impérialiste transnational

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 juin 2019 by Résistance 71

 

La France de Macron à l’avant-garde de l’affreux amalgame entre antisionisme et antisémistisme

 

Jonathan Cook

 

Février 2019

 

url de l’article en français:

https://lecridespeuples.fr/2019/03/04/la-france-de-macron-a-lavant-garde-de-lodieux-amalgame-entre-antisionisme-et-antisemitisme/

 

On peut mesurer à quel point l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’Israël s’est complètement inversée au cours des cinquante dernières années en étudiant le sort d’un simple mot : « sionisme ».

En 1975, lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le monde entier se dissociait de la position des États-Unis et de l’Europe pour déclarer que le sionisme, l’idéologie fondatrice d’Israël, « est une forme de racisme et de discrimination raciale ».

Les publics occidentaux ont en général été choqués par ce vote. Le sionisme, leur avait-on dit et répété, était un mouvement de libération nécessaire pour le peuple juif après des siècles d’oppression et de pogroms. Sa création, Israël, était simplement le redressement de terribles torts qui avaient culminé dans les horreurs de l’Holocauste.

Mais le sionisme semblait très différent aux yeux des pays du monde qui avaient été exposés à des siècles de colonialisme européen et à l’avènement plus récent de l’impérialisme américain.

La longue histoire de crimes contre les Juifs qui a conduit à l’établissement d’Israël s’est principalement déroulée en Europe. Et pourtant, c’est l’Europe et les États-Unis qui ont parrainé et facilité l’arrivée de Juifs dans la patrie d’un autre peuple, loin de leurs propres côtes.

Aux yeux des pays du  Sud, les grandes purges de Palestiniens indigènes menées par les Juifs européens en 1948 et en 1967 ne faisaient que rappeler la purification ethnique menée par des Européens Blancs contre des peuples autochtones aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud.

Un anachronisme colonial

En 1975, au moment du vote de l’ONU, il était clair qu’Israël n’avait aucune intention de restituer aux Palestiniens les territoires occupés qu’il avait saisis huit ans plus tôt. Bien au contraire, Israël renforçait l’occupation en transférant illégalement sa propre population civile dans les territoires palestiniens.

Sur une grande partie du globe, ces colons juifs ressemblaient à un anachronisme, une réminiscence des « pionniers » Blancs se dirigeant vers l’ouest à travers les terres prétendument vides des États-Unis ; des fermiers Blancs qui accaparèrent de vastes étendues de l’Afrique du Sud et de la Rhodésie comme leur propriété privée ; et des nouveaux venus Blancs qui ont parqué les résidus des peuples autochtones de l’Australie dans des réserves ou les ont transformés en un spectacle de foire dans leurs sites touristiques.

La résolution de l’ONU affirmant que «Le sionisme est une forme de racisme» a duré 16 ans – jusqu’à la chute de l’Union soviétique et l’émergence des États-Unis en tant que seule superpuissance mondiale. Après de nombreuses intimidations et pressions diplomatiques de la part de Washington, comprenant la promesse qu’Israël s’engagerait dans un processus de paix avec les Palestiniens, la résolution 3379 a finalement été révoquée en 1991.

Des décennies plus tard, le pendule a basculé de manière décisive dans l’autre sens.

Les élites américaines et européennes ont quitté leur position défensive d’autrefois  qui affirmait que le sionisme n’est pas du racisme. Maintenant, ils sont passés à l’offensive. Ils présument que l’antisionisme – la position de la majorité de la communauté internationale il y a 44 ans – est synonyme de racisme.

Ou plus précisément, il est de plus en plus admis que l’antisionisme et l’antisémitisme sont les deux faces d’une même pièce.

Système de type Apartheid

Cette tendance s’est consolidée la semaine dernière lorsque Emmanuel Macron, le Président français centriste, est allé plus loin que la simple réitération de sa confusion entre l’antisionisme et l’antisémitisme. Cette fois, il a menacé d’interdire l’antisionisme en le pénalisant.

L’amalgame de Macron entre antisionisme et antisémitisme est manifestement absurde.

L’antisémitisme fait référence à la haine des Juifs. C’est de la bigoterie et de l’intolérance, purement et simplement.

L’antisionisme, en revanche, est une opposition à l’idéologie politique du sionisme, un mouvement qui a insisté sous toutes ses formes politiques pour donner la priorité aux droits des Juifs à une patrie par rapport à ceux, les Palestiniens, qui y vivaient déjà.

L’antisionisme n’est pas un racisme contre les Juifs ; c’est une opposition au racisme des Juifs sionistes.

Bien sûr, un antisioniste peut aussi être antisémite, mais il est plus probable qu’un antisioniste professe sa position pour des raisons pleinement rationnelles et éthiques.

Cela a été rendu encore plus clair l’été dernier lorsque le Parlement israélien a adopté une loi fondamentale définissant Israël comme l’État-nation du peuple juif (PDF). La loi affirme que tous les Juifs, même ceux qui n’ont aucun lien avec Israël, y jouissent d’un droit à l’autodétermination dont tous les Palestiniens sont privés, y compris le cinquième de la population israélienne qui est palestinienne et détient la citoyenneté israélienne.

En d’autres termes, la loi crée deux statuts en Israël – et, de manière implicite, dans les territoires occupés également – sur la base d’un système de classification ethno-religieux imposé qui octroie à tous les Juifs des droits supérieurs à tous les Palestiniens.

Sur le plan constitutionnel, Israël applique explicitement un système juridique et politique assimilable à celui de l’Apartheid, un système encore plus complet que celui de l’Afrique du Sud. Après tout, les dirigeants sud-africains de l’Apartheid n’ont jamais prétendu que leur pays était la patrie de tous les Blancs.

Criminaliser BDS

La menace de Macron d’interdire l’antisionisme est le prolongement logique des mesures existantes en Europe et aux États-Unis visant à pénaliser ceux qui soutiennent BDS, le mouvement croissant de solidarité internationale avec les Palestiniens qui appelle au Boycott, au Désinvestissement et à des Sanctions contre Israël.

De nombreux membres du mouvement BDS, mais pas tous, sont antisionistes. Une proportion d’entre eux est constituée de Juifs antisionistes.

Le mouvement non seulement saute par-dessus les décennies de complicité des élites politiques occidentales à l’oppression des Palestiniens par Israël, mais souligne l’ampleur de cette complicité. C’est une des raisons pour lesquelles il est tellement honni par ces élites.

La France est allée plus loin que tous les autres dans cette direction en criminalisant BDS en tant que forme de discrimination économique. Elle assimile ainsi un État, Israël, à un groupe ethnique, les Juifs, exactement comme les antisémites.

Une telle législation a autant de sens que la France interdisant, dans les années 80, le boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid  au motif qu’elle constituerait une discrimination à l’égard des Blancs.

Les lobbyistes israéliens en action

La France, cependant, est simplement en tête de ce mouvement. Aux États-Unis, quelques 26 États ont promulgué des lois punissant ou sanctionnant les individus et les organisations favorables au boycott d’Israël. Une législation similaire est en cours de promulgation dans 13 autres États.

Aucun d’entre eux ne semble préoccupé par le fait de violer les droits Américains si précieux garantis par le Premier Amendement, et de faire une exception au droit à la liberté d’expression dans un cas seulement – celui d’Israël.

Ce mois-ci, le Sénat américain s’est joint à la mêlée en adoptant un projet de loi incitant les États à infliger des sanctions économiques aux personnes qui soutiennent le boycott d’Israël.

Ces victoires contre le mouvement non-violent BDS sont le résultat des efforts vigoureux et malveillants déployés dans les coulisses par les lobbyistes israéliens pour assimiler l’antisionisme et l’antisémitisme.

Alors que la position d’Israël aux yeux des publics occidentaux s’est effondrée avec l’avènement des réseaux sociaux, avec la diffusion d’innombrables vidéos de la violence perpétrée par l’armée israélienne et les colons filmées par les caméras des téléphones portables, et la famine imposée à Gaza par Israël, les lobbyistes pro-israéliens ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour qu’il soit de plus en plus difficile de dénoncer Israël.

Redéfinition de l’antisémitisme

Leur coup d’Etat a été la récente acceptation généralisée en Occident d’une redéfinition de l’antisémitisme qui le confond volontairement avec l’antisionisme.

Les empreintes digitales d’Israël maculent les travaux de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA). Il n’est donc guère surprenant que la définition longue et vague de l’antisémitisme élaborée par l’IHRA ait été complétée par 11 exemples, dont 7 se rapportent à Israël.

Un exemple, affirmant qu’Israël est une « entreprise raciste », suggère que les 72 États membres de l’ONU qui ont voté pour la résolution de 1975 intitulée « Le sionisme est une forme de racisme », de même que les 32 États qui se sont abstenus, ont eux-mêmes épousé –ou fermé les yeux sur – l’antisémitisme.

Les gouvernements occidentaux, les autorités locales, les partis politiques et les organismes publics s’empressent maintenant d’adopter la définition de l’IHRA.

Le résultat a été une peur croissante au sein des publics occidentaux à propos de ce que l’on peut encore dire sur Israël sans susciter des accusations d’antisémitisme.

C’est bien là le but. Si les gens ont peur que d’autres pensent qu’ils sont antisémites parce qu’ils ont critiqué Israël, ils se tairont, laissant à Israël une plus grande marge de manœuvre pour commettre des crimes contre les Palestiniens.

Le trope de la « haine de soi juive »

Si Macron et l’IHRA avaient raison –à savoir que l’antisionisme et l’antisémitisme seraient indistincts–, nous aurions alors à accepter des conclusions très gênantes.

L’une serait que les Palestiniens soient systématiquement condamnés comme antisémites car ils revendiquent leur propre droit à l’autodétermination. Autrement dit, il serait impossible pour les Palestiniens de revendiquer les mêmes droits que les Juifs dans leur propre pays sans que cela soit déclaré raciste. Bienvenue à Alice de l’autre côté du miroir.

Une autre conclusion serait qu’une proportion importante de Juifs à travers le monde, ceux qui s’opposent à l’auto-définition d’Israël comme « Etat juif », sont également des antisémites, contaminés par une haine irrationnelle de leurs semblables Juifs. C’est le trope du «Juif qui se hait lui-même» sur lequel Israël s’appuie depuis longtemps pour discréditer les critiques émises par des Juifs [Noam Chomsky, Norman Finkelstein, Shlomo Sand, etc.].

De ce point de vue, les Juifs qui veulent que les Palestiniens jouissent des mêmes droits que ceux que les Juifs revendiquent pour eux-mêmes au Moyen-Orient sont racistes – et pas seulement cela, mais racistes contre eux-mêmes.

Et si les efforts de Macron pour criminaliser l’antisionisme s’avéraient fructueux, cela signifierait que Palestiniens et Juifs pourraient être punis – voire même emprisonnés – pour avoir exigé l’égalité entre Palestiniens et Juifs en Israël.

Aussi grotesque que ce raisonnement puisse sembler lorsqu’on l’exprime en des termes si explicites, des acteurs en l’Europe et aux États-Unis acceptent facilement de telles approches pour lutter contre l’antisémitisme.

L’ampleur de cette folie est évidente dans la décision de la banque allemande Bank für Sozialwirtschaft, ou Banque pour l’économie sociale, de clore le compte d’un groupe juif antisioniste, La voix juive pour une paix juste au Moyen-Orient, à cause de son soutien au boycott d’Israël. C’était la première fois qu’une banque allemande fermait le compte d’une organisation juive depuis les Nazis.

La banque a pris cette mesure après avoir reçu des plaintes selon lesquelles La voix juive pour une paix juste au Moyen-Orient était antisémite de la part du Centre Simon Wiesenthal, un groupe qui dissimule son soutien fervent à Israël par sa campagne en faveur des droits des Juifs.


Arrestation de Norman Finkelstein

Elision de la gauche et de l’extrême droite

L’antipathie de Macron à l’égard de l’antisionisme – partagée par beaucoup d’autres qui cherchent à le confondre avec l’antisémitisme – a une cause explicite et une cause plus voilée. Les deux sont liées à la crise politique à laquelle il est confronté. Après deux ans au pouvoir, il est le Président le plus impopulaire de l’histoire de la République.

Selon Macron, la montée de l’antisionisme, ou plus généralement l’opposition croissante à Israël, grossit les rangs de ceux qui veulent faire du mal aux Juifs en France, que ce soit par des attaques, par la griffonnage de croix gammées sur des tombes juives ou par la pollution du discours public, en particulier sur les réseaux sociaux.

Deux groupes que lui et les groupes de pression juifs français ont identifiés comme étant au cœur du problème sont les musulmans français, souvent considérés comme des immigrants récents qui importeraient avec eux des attitudes supposément racistes à l’égard des Juifs propres au Moyen-Orient, et des gauchistes laïques qui sont à l’avant-garde du soutien pour BDS.

Bien qu’un tout petit nombre de musulmans français ait adopté des positions extrémistes, la grande majorité ressent une hostilité envers Israël en raison de son rôle dans le déplacement et l’oppression des Palestiniens. Ce sentiment est également dominant chez les activistes de BDS.

Mais Macron et le lobby laissent entendre que ces deux groupes antisionistes sont en réalité étroitement alignés sur les groupes antisémites d’extrême droite et néonazis, quelles que soient leurs différences évidentes quant à l’idéologie et à l’attitude vis-à-vis de la violence.

Le flou entretenu par Macron entre l’antisionisme et l’antisémitisme vise à semer le doute sur ce qui devrait constituer une distinction évidente entre ces trois circonscriptions idéologiques très différentes.

Macron le prestidigitateur

Le tour de passe-passe de Macron s’inscrit toutefois dans un ordre du jour connexe et intéressé, comme le montre clairement l’abus plus général – ou usage comme une arme – des insultes antisémites en Europe et aux États-Unis.

Macron est confronté à une révolte populaire connue sous le nom des « Gilets Jaunes », qui envahit les rues principales depuis de nombreux mois. Les manifestations ébranlent son gouvernement.

À l’instar d’autres insurrections populaires récentes, telles que le mouvement Occupy Wall Street, les Gilets Jaunes n’ont pas de dirigeants et leurs revendications ne sont pas univoques. Ce mouvement représente davantage une humeur, un mécontentement généralisé à l’égard d’un système politique déconnecté du quotidien des habitants, et qui, depuis la crise financière survenue il y a dix ans, est apparu chroniquement défaillant et irréformable.

Les Gilets Jaunes incarnent un grief qui recherche désespérément à se frayer un chemin vers une nouvelle étoile politique, une vision différente et plus juste de la manière dont nos sociétés pourraient être organisées.

Le manque d’articulation même du mouvement a été son pouvoir et sa menace. Ceux qui sont frustrés par les politiques d’austérité, ceux qui sont en colère contre une élite politique et financière arrogante et qui ne réagit pas à leurs demandes, ceux qui aspirent à un retour à un sens plus clair de la Francité peuvent tous chercher refuge sous sa bannière.

Mais cela a également permis à Macron et à l’élite française de projeter sur les Gilets Jaunes toutes sortes de motivations malveillantes qui servaient au mieux leurs efforts de diabolisation du mouvement. Des accusations que les porte-parole du mouvement rejettent en bloc.

Et compte tenu de la marée montante des mouvements nativistes et d’extrême droite à travers l’Europe, il a été difficile pour le Président français, dans son grand désarroi, de résister à la tentation de lancer l’accusation d’antisémitismecontre les Gilets Jaunes.

De même que Macron a présenté les militants de gauche et antiracistes soutenant BDS comme étant de mèche avec les néonazis, il a mis les Gilets jaunes et les nationalistes blancs d’extrême droite dans le même sac. La plupart des médias français ont recyclé cette calomnie avec joie.

L’amour des centristes pour l’autorité

Pour ceux qui croiraient que les dirigeants centristes tels que Macron sont mus non par un intérêt politique impudent, mais par souci d’éliminer les préjugés et de protéger une communauté vulnérable, il convient de faire une pause pour examiner les recherches récentes sur les attitudes politiques à l’échelle mondiale.

L’année dernière, le New York Times a publiéun commentaire de David Adler montrant que contrairement à la sagesse populaire, les centristes étaient en moyenne nettement moins investis dans la démocratie que l’extrême gauche et l’extrême droite. Ils étaient moins favorables aux droits civils et aux « élections libres et équitables ».

Ces tendances étaient particulièrement prononcées aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Australie et en Nouvelle-Zélande, mais étaient manifestes dans de nombreuses autres démocraties libérales occidentales.

De plus, dans la plupart des pays occidentaux, y compris la France, le soutien pour un homme fort et pour l’autoritarisme était beaucoup plus fort chez les centristes qu’à l’extrême gauche. Les centristes britanniques et américains ont également dépassé l’extrême droite dans leur attachement pour les figures autoritaires.

Adler a conclu : « L’appui en faveur d’élections ‘libres et équitables’ diminue au centre de l’échiquier politique de chaque pays étudié. La taille de l’écart centriste est frappante. Dans le cas des États-Unis, moins de la moitié des individus du centre politique considèrent les élections comme essentielles. […] Les centristes […] semblent préférer un gouvernement fort et efficace à une politique démocratique vectrice de désordre. »

La mainmise des lobbyistes

Il n’est donc peut-être pas surprenant que des dirigeants centristes tels que Macron soient parmi les plus disposés à se désengager d’un débat juste et ouvert, à dénigrer leurs adversaires et à estomper aisément les distinctions idéologiques entre ceux qui se trouvent à leur gauche et à leur droite.

De même, les partisans du centrisme sont les plus susceptibles de boire comme du petit lait les accusations infondées d’antisémitisme au service du maintien d’un statu quo qu’ils perçoivent comme leur étant bénéfique.

Dernièrement, ce processus est à l’œuvre de manière frappante en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Pendant des décennies, les centristes à Washington ont dominé la politique des deux côtés d’un prétendu clivage politique. Et un problème qui a bénéficié d’un soutien bipartisan particulièrement fort aux États-Unis est le soutien à Israël.

La raison de l’étroit consensus de Washington sur toute une série de questions, y compris Israël, a été la mainmise sur le processus politique américain de l’argent des entreprises et des lobbyistes rémunérés.

Les lobbies préfèrent opérer dans l’ombre, exerçant une influence hors de la vue du public. Cependant, dans le cas d’Israël, le lobby est devenu de plus en plus visible pour le public, et sa défense farouche d’Israël est de plus en plus difficile à maintenir, les abus à l’encontre des Palestiniens étant constamment diffusés sur les médias sociaux.

Cela, à son tour, a stimulé la croissance du mouvement BDS, et d’une nouvelle vague, bien que modeste, de politiciens rebelles.

Ilhan Omar attaquée

Ilhan Omar, membre musulmane du Congrès américain, a montré la manière dont le système en place cherchait à dompter les bizuts rebelles après son Tweet dénonçant un fait évident : le groupe de pression pro-israélien AIPAC – comme d’autres lobbyistes – utilise son argent pour imposer l’orthodoxie politique à Washington dans son domaine de prédilection. Ou, comme elle l’a dit, « Tout est à cause des Benjamins » – terme d’argot pour désigner les billets de 100 dollars, sur lesquels figure un portrait de Benjamin Franklin.

Elle a rapidement été submergée par un torrent d’affirmations selon lesquelles son commentaire était une preuve d’antisémitisme. Ils venaient de tout le prétendu spectre politique, des hauts représentants de son propre parti Démocrate au Président Trump. Ecrasée par les critiques, elle a présenté ses excuses.

Omar a justifié ce rétropédalage en affirmant qu’il incombait aux Juifs de décider de ce qui est antisémite. À une époque de politique identitaire rampante, cela peut sembler superficiellement plausible. Mais en vérité, ce propos n’a aucun sens.

Même si une nette majorité de Juifs pensait réellement que critiquer Israël ou ses lobbyistes était antisémite – une hypothèse extrêmement douteuse –, ils ne jouissent pas du droit spécial ou exclusif de déterminer cela.

Israël opprime les Palestiniens, comme cela a été très largement documenté. Nul n’a le droit de revendiquer la supériorité morale en tant que victime du racisme lorsqu’il utilise ce piédestal pour faire obstruction à l’examen des crimes perpétrés par Israël contre les Palestiniens. Penser le contraire reviendrait à donner la priorité à la défense des Juifs face à un racisme éventuel sur les innombrables preuves de racisme concrètes d’Israël à l’encontre des Palestiniens.

Mais plus précisément, les excuses d’Omar supposent que les Juifs dont les voix portent le plus – c’est-à-dire ceux qui ont les plus grandes plateformes et le plus d’argent – représentent tous les Juifs. Cela rend la communauté juive américaine organisée, dont le soutien vigoureux pour Israël s’est révélé inébranlable –alors même que le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a poussé le pays à l’extrême droit –, l’arbitre de ce que pensent l’ensemble des Juifs.

En fait, cela va encore plus loin. Cela revient à décréter que c’est au lobby israélien lui-même qu’il revient de déterminer s’il existe un lobby israélien. Cela donne au lobby la permission de se soustraire entièrement aux regards, permettant à son influence de devenir encore plus enracinée et opaque.

Omar est loin d’être seule. D’autres critiques éminents d’Israël, souvent des Noirs, se sont vus stigmatisés par l’accusation d’antisémitisme à cause de leurs critiques contre Israël. Dernièrement, ce fut le cas de Marc Lamont Hill et Angela Davis.

L’écoulement incessant d’accusations selon lesquelles elle exprimerait des « tropes antisémites » lorsqu’elle s’exprime vise à contraindre Ilhan Omar de commencer à s’autocensurer, de devenir aussi « modérée » que ses collègues politiciens, et d’adhérer au consensus bipartisan selon lequel il faut laisser Israël continuer à maltraiter les Palestiniens impunément.

Si elle ne le fait pas, on présume qu’elle sera finie politiquement, et sera exclue par la bureaucratie de son propre parti ou par les électeurs.

Corbyn sur la défensive

Ce processus est beaucoup plus avancé en Grande-Bretagne, où une campagne concertée et de longue haleine vise à stigmatiser Jeremy Corbyn par des accusations d’antisémitisme depuis qu’il est devenu chef du Parti Travailliste il y a plus de trois ans.

Corbyn est à la fois un retour à la tradition socialiste britannique qui a été liquidée par Margaret Thatcher au début des années 1980 et un fervent partisan de la cause palestinienne. En fait, il s’agit d’une anomalie majeure : un politicien européen à la portée du pouvoir qui donne la priorité au droit des Palestiniens à obtenir justice face à la politique israélienne d’oppression des Palestiniens.

Le lobby israélien a beaucoup à craindre de lui en ce qui concerne le changement du climat politique en Europe vis-à-vis d’Israël.

Au Royaume-Uni, le Parti Conservateur au pouvoir a viré implacablement vers la droite au cours des dernières décennies, laissant le Parti Travailliste au Parlement occuper le terrain centriste qui avait été façonné pour lui sous la direction de Tony Blair dans les années 1990.

Bien que bénéficiant d’un énorme soutien parmi les membres du Parti Travailliste qui l’ont propulsé au poste de dirigeant, Corbyn est en guerre avec la plupart de ses députés. Les centristes y ont utilisé l’antisémitisme comme une arme avec joie de manière à nuire à Corbyn et aux centaines de milliers de membres qui le soutiennent, tout comme l’a fait Macron contre ses propres opposants politiques.

Les propres députés de Corbyn l’ont publiquement accusé de se livrer à un « antisémitisme institutionnel » au Parti Travailliste, voire d’être lui-même antisémite.

Ils l’ont fait bien que toutes les preuves suggèrentqu’il y a très peu d’antisémitisme parmi les membres du Parti Travailliste – et moins que dans le Parti Conservateur au pouvoir. Cependant, grâce à Corbyn, les membres du Parti Travailliste se sont sentis libres de critiquer Israël bien plus ouvertement.

L’apaisement échoue

Ce mois-ci, un groupe de huit députés travaillistes a rompu avec le parti pour constituer une nouvelle faction, le Groupe Indépendant, invoquant le prétendu « problème d’antisémitisme » du mouvement comme l’une des principales raisons de leur rupture. Soulignant leur programme centriste, trois députés conservateurs « modérés » se sont joints à eux, opposés à la ligne dure du Premier Ministre Theresa May pour la sortie de l’Union européenne, connue sous le nom de Brexit. D’autres députés des deux côtés vont peut-être les rejoindre.

En réponse, l’adjoint de Corbyn, Tom Watson, un autre centriste, a soutenu les transfuges et dénigré les membres de son propre parti, réitérant les allégations d’une crise d’antisémitisme au sein du Parti et affirmant qu’il était temps de déraciner ce mal.

Corbyn a tenté à plusieurs reprises d’apaiser les centristes, ainsi que les groupes et lobbys pro-israéliens au Royaume-Uni, qu’il s’agisse de membres de son Parti comme les Amis Travaillistes d’Israelet le Mouvement Travailliste Juif, ou de l’extérieur, comme le Conseil des Députés, le BICOM (Centre de communication et de recherche israélo-britannique) et la Campagne Contre l’Antisémitisme.

Malgré l’opposition apparente de ses membres, le Parti Travailliste a même accepté la définition de l’antisémitisme de l’IHRA, y compris les exemples destinés à protéger Israël des critiques – mais en vain.

En réalité, plus Corbyn a cédé aux critiques, plus ses critiques ont claironnéle prétendu problème d’antisémitisme dans le Parti Travailliste.

Corbyn apprend lentement, comme d’autres aux États-Unis et en Europe, qu’il ne s’agit pas d’un désaccord de bonne foi et qu’il n’y a pas de juste milieu.

L’industrie de la calomnie et de la diffamation ne veut pas une protection contre l’antisémitisme, elle veut un retour à une culture politique dans laquelle son pouvoir restait sans rival et n’était jamais soumis à l’examen.

Pour le lobby israélien, cela signifie la renaissance d’un climat politique qui existait avant le discrédit du processus d’Oslo, lorsque les critiques d’Israël étaient publiquement rejetées et les Palestiniens traités principalement comme des terroristes.

Pour les centristes, cela nécessite l’enracinement d’une politique managériale et néolibérale dans laquelle les grandes entreprises et industries et la finance ont toute liberté pour dicter leurs politiques économiques et sociales, et où leurs échecs sont compensés sans aucune question par le public par le biais de programmes d’austérité.

Il s’agit d’un pacte impossible et dans lequel les Juifs sont utilisés pour huiler les roues des politiques défaillantes, impuissantes et de plus en plus autoritaires du centre.

Jonathan Cook est un journaliste britannique indépendant installé en Palestine occupée. Il a travaillé pour The Guardian et The Observer. Ses articles ont notamment été publiés par The Times, Le Monde diplomatique, International Herald Tribune, Al-Ahram Weekly et Al-Jazeera. Il est le seul correspondant étranger en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001).