Archive pour amérindiens contre colonialisme

Résistance politique contre le Canada et son système de justice coloniale…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Restez sur le chemin rouge

 

Mohawk Nation News

 

14 février 2018

 

url de l’article: http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/14/stay-on-the-red-road/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le sport des dictateurs appelé “les Jeux Olympiques” endoctrine quiconque sur le comment suivre la règle de la soumission à l’homme blanc. Les tricheurs peuvent y laisser tout le monde admirer comment ils font. Seul l’argent crée les champions. Les pays pauvres n’ont aucune chance. Les jeux olympiques originaux du combat d’animaux contre des gens devant une foule de spectateurs provient de la Grèce antique. C’était et c’est toujours un sport sanguinaire. http://mohawknationnews.com/blog/tag/1936-olympics/

La ministre de la justice canadienne Raybold, rappelez-vous, vous travaillez pour l’ennemi. Elle dit en substance au Canada “Nous devons protéger ce que nous avons volé des nations natives et toutes les atrocités que nous avons commises depuis plus de 500 ans.” Le système judiciaire est le sport sanguinaire du Canada qui a besoin de condamner et d’éliminer les populations indigènes.

Quelques autochtones disent qu’il doit y avoir des changements au sein de la machine de torture et d’exécution qu’est le système judiciaire corporatiste colonial. Une des fascistes en chef, la juge Raybold est très nerveuse. Beaucoup voient le meurtre du jeune Colten Boushie par Gerald Stanley comme le microcosme du traitement que le Canada nous réserve et veut nous faire subir.

La préoccupation de la santé mentale des membres du jury veut dire qu’ils sont au courant de l’instabilité animant les blancs qui sont sélectionnés pour remplir les fonctions de jurés. Ils ont bien plus de chances de condamner des autochtones que des blancs. On ne veut pas de nous parce que nous sommes perçus comme des gens au bon sens commun. Nous ne faisons pas partie de leur système inhumain qui nous réduit en pièces et ruine nos vies. Nos esprits demeureront libres à tout jamais.

Ils ne veulent pas changer ce qui sert leurs intérêts. Ils ont créé un système judiciaire qui est injuste envers nous. Il est fait par et pour les immigrants. Nous ne faisons aucune confiance au Canada, qui est constitué de voleurs, d’assassins et de menteurs ! De nouvelles menaces et crimes seront créés pour maintenir notre ennemi en position de pouvoir afin qu’il puisse continuer de garder ce qu’ils ont déjà volé et voler toujours plus de nous autres.

Le système judiciaire fasciste est fait pour maintenir le désespoir parmi onkwehonwe, le véritable peuple de la terre. Les immigrants sont soulagés de voir l’angoisse et la détresse de notre peuple en résultat de siècles d’oppression et d’abus. Nous voir pleurer une nouvelle mort d’un de nos enfants est leur récompense. “Super, on fait un bon boulot!” se disent-ils.

Notre seule sécurité contre ce ramassis de sociopathes est nous-mêmes. Nous avons tous les droits naturels de nous défendre de ces prédateurs. Les armes sont essentiellement dans les mains de l’entreprise coloniale et de ses entités de contrôle. Ils infligent la peur, puis ils tirent, tuent, ne posent pas de questions. Ils savent très bien que rien ne leur arrivera.

La cause première de ces immigrants nous chassant est notre terre, nos ressources naturelles, l’eau, l’air, toute l’Île de la Grande Tortue et nos vies. Ils se concentrent sur leur protection sur notre terre et de tout ce qu’ils nous ont volé.

La sport favori du fermier du Saskatchewan est de tuer l’Indien sans hésitation. Cela fait 500 ans que ces colons sont brutaux et dépravés. Les règles de “justice” sont faites par et pour la préservation de ces psychopathes corrompus.

He les gars, c’est fini !

Publicités

Résistance aux crimes de l’Église et de l’État: De la chute d’un pape en février 2013 à l’Opération Rachat d’avril 2018

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 février 2018 by Résistance 71

Cinq ans après, réflexions sur la chute du gros rat et sur l’augmentation des réclamations

 

Kevin “tueur de pape” Annett

 

12 février 2018

 

reçu par courriel

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Le pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger, a réservé une réunion avec le président italien Giorgio Napolitano pour le samedi 23 février afin de discuter son immunité contre des poursuites judiciaires qui seraient engagées contre lui par le gouvernement italien, d’après des sources médiatiques italiennes.

La réunion de Ratzinger fait suite à la remise au secrétariat du département d’état du Vatican le 6 février d’une note diplomatique issue par un gouvernement européen dont le nom est tenu secret. Cette note manifeste l’intention pour ce gouvernement de coopérer avec une haute cour de justice pour émettre un mandat d’arrêt contre Ratzinger qui a démissionné de son pontificat moins d’une semaine après.” ceci émanait d’un communiqué du TICEE du 14 février 2013.

“Beaucoup de gens ne peuvent pas accepter que ce petit caillou que nous avons lancé fut capable de renverser le Goliath de Rome. En tant qu’esclaves obéissant, ils ne peuvent pas croire que le droit fait force. Mais leurs maîtres ont peur de ce qui s’est produit, car ils savent maintenant pour sûr que tout dirigeant peut-être mis à bas et avec lui son royaume entier et un monde basé sur les royaumes.” (du livre “Déchu”, Kevin Annett)

Le vieil homme n’ose toujours pas sortir des 100 acres de terre appelés la ville du Vatican, car il ferait face à une arrestation immédiate pour ses crimes de guerre. Mais ce qui l’a mis et maintenu dans sa prison dorée est tout sauf oublié maintenant. C’est un pense-bête. Cela ne s’est jamais produit auparavant. Au soir de leur condamnation par un tribunal public pour leurs crimes contre des enfants, non seulement un pape en activité mais aussi trois autres officiels du Vatican, ont démissionné de leurs fonctions, incluant le soi-disant “pape noir”: respectivement Joseph Razinger (pape Benoît XVI), Tarcision Bertone, Sean Brady et le chef des jésuites, “pape noir”, Adolfo Pachon.

“Lorsque vous avez été battu par un opposant plus faible que vous, faites en sorte que votre défaite apparaisse comme une victoire, ou une manœuvre tactique plutôt qu’une retraite.” avait conseillé aux papes et autres monarques Nicolo Machiavelli en Italie au XVIème siècle, dans son livre tuteur dédié aux puissants de ce monde appelé “Le Prince”: un conseil que le Vatican a pris très sérieusement à la suite des démissions sans précédent de pontes de l’église. Car depuis février 2013, Rome a essayé de faire oublier la raison de sa retraite devant le verdict d’un tribunal de droit coutumier qui a déclaré que ses dirigeants sont des criminels condamnés et que l’église catholique romaine est une institution criminelle.

Il y a 5 ans jour pour jour aujourd’hui, lorsque la nouvelle fut connue que le pape Benoît, alias “Joe le rat”, Ratzinger, n’était plus l’archevêque de Rome, j’ai reçu un coup de téléphone très matinal du journal de Toronto du National Post. Un jeune journaliste remarquablement lent à la détente me demanda si c’était vrai qu’il y avait un mandat d’arrêt contre le pape Benoît XVI, mandat que j’avais aidé à mettre en place et qui avait précipité sa démission.

“Absolument” ai-je répondu avec un grand sourire. Anticipant sa question suivante, je continuais, “mais allez demander au gouvernement espagnol si vous ne me croyez pas.”

Je n’ai plus jamais entendu parler de ce journaliste, le Post ni aucun autre média de masse (merdia) n’a jamais non plus publié quoi que ce soit sur la menace d’arrestation de Joe le rat qui l’avait envoyé bouler de sa perche pontificale. En lieu et place, avec une précision horlogère de larbinisme attendu, la presse mondiale reprît et répéta la version officielle du Vatican faisant état d’une “soudaine maladie” comme cause de la démission du pape Benoît XVI et re-focalisa l’attention avec une ferveur d’école sur le pirouetteur jésuite qui attendait dans l’ombre et qui allait bientôt être couronné pape François 1er.

La vérité est que le 1er février 2013, notre tribunal de droit coutumier qui avait jugé l’affaire contre le pape Benoît et les autres fut notifiée par un officiel du gouvernement espagnol que, fondé sur l’examen de nos preuves contre le pape Benoît, une haute cour de Madrid allait émettre un mandat d’arrêt contre lui dès le 15 février et que ce mandat serait exécuté si Ratzinger mettait le pied sur le territoire espagnol. Encore mieux, le tribunal considérait même de placer une saisie sur la propriété de l’église pour compenser l’Espagne de toutes réparations/compensations qui seraient dues aux milliers de ses citoyens torturés et trafiqués comme les enfants par les prêtres et les nonnes durant la dictature de Franco si amicale envers le Vatican.

Seigneur, Marie, Joseph ! Après que Rome ait reçu la notification diplomatique espagnole avec cette nouvelle le 6 février, la merde a fait bien plus que d’atteindre les pales du ventilateur. Comme dans un scenario hilarant de série B de gangster, une floppée de cardinaux obèses, de banquiers de l’église et la clique de mafiosi assortis de la cosa nostra se sont sans aucun doute assis avec Joe le rat pour lui dire avec cette ardeur toute italienne, de virer sa bella figura et ce molto pronto de la place. Bref, pour lui dire: mors ta chique Joe avant que nous ne perdions tous notre liquette et que nous coulions. Donc, en bon petit soldat de la Hitlerjugend, les doigts sur les coutures de la soutane, ce brave Benoiit savait l’importance de bien suivre les ordres. Le vieux salopard démissionna cinq jours plus tard ; et ses acolytes dans le crime qui furent aussi condamnés par le tribunal, Bertone, Brady et Pachon, suivirent tous la même procédure dans les semaines suivantes.

Il est très infortuné qu’à la suite de David ayant pourfendu Goliath, l’armée philistine en déroute et son roi n’avaient pas un des Dr la pirouette du Vatican travaillant pour eux. Car dès lors leur régime vacillant aurait pu être stabilisé et les blaireaux remis en position de force avec une annonce officielle disant que loin d’avoir été abattu par la pierre unique du minuscule berger, Goliath avait en fait succombé à “une maladie soudaine” et continueraient  à annoncer que maintenant n’était pas venu le temps de plus de guerre mais de plutôt un temps de réconciliation comme incarné par notre nouveau leader, notre Goliath plus gentil et sympathique que jamais ! Car telle est la ligne de conduite des tyrans lorsqu’ils ont le dos au mur, que ce soit aujourd’hui ou il y a quelques millénaires.

Depuis ce glorieux moment il y a 5 ans où nous avons vu un assassin d’enfants tomber de son trône, l’impact de cet effondrement s’est propagé comme un tsunami dans le monde, malgré tous les prétextes pour rendre le Vatican “plus sympathique”. Et comme avec tous les grands tournants de l’histoire, la plus grande victoire fut une subtile victoire psychologique, un changement sur le comment les esclaves et les propriétaires d’esclaves se perçoivent. L’illusion d’un pouvoir ne pouvant être défié est maintenant finie. En montrant au monde que le plus puissant des autocrates peut être déposé et en montrant la façon de le faire, notre tribunal de droit coutumier fut comme ce simple caillou dans la face de ce géant. La victoire du 11 février 2013 fut littéralement un tir entendu dans le monde entier et a commencé une nouvelle phase de l’histoire de l’humanité: la réclamation de la loi et du pouvoir souverain par NOUS, LE PEUPLE, par nos propres tribunaux de justice et nos actions directes. Mais cette récupération est toujours potentielle. Le but maintenant n’est pas seulement d’enterrer César mais de le remplacer: plus facile à dire qu’à faire certes mais ce voyage a déjà commencé.

Un de mes amis autochtones a résumé la situation peu de temps après la chute du pape Ratzinger: “Kevin, ton exorcisme a vraiment marché ! Tu a compté les coups contre le plus grand salopard d’entre tous. Maintenant tous ces riches fumiers font dans leur froc ! Le problème est que personne ne voudra le croire…”

Son dernier commentaire me tenta de répondre avec les mots d’un autre de mes amis à qui sa mère avait annoncé la mort par overdose d’un ami commun et qu’elle ne pouvait pas y croire: “Tu peux ne pas y croire, mais le cadavre est bien là.” Il est temps d’enterrer les morts une fois pour toute. L’”Opération Rachat” commence le 15 avril 2018 (voir ci-dessous). Finissons le boulot une bonne fois pour toute !

Mettre fin au règne de la terreur contre les enfants

OPERATION RACHAT

A partir du 15 avril 2018

Jour du souvenir de l’holocauste des enfants

Le trafic, la torture et l’assassinat routiniers d’enfants sont devenus une industrie mondiale très lucrative dans laquelle les entreprises ecclésiastiques sont profondément impliquées. Le Vatican, l’église anglicane et autres églises ont été condamnées dans des tribunaux de droit coutumier pour ces crimes et autres actes génocidaires. Votre financement et votre adhésion à ces églises criminelles permettent à leur malfaisance de perdurer.

Le 15 avril 2018, les peuples d’un bon nombre de pays vont prendre une action directe afin de mettre un terme à ces crimes en frappant à leur source. L’Opération Rachat va impliquer des arrestations citoyennes de violeurs d’enfants connus et des officiels des églises qui les ont aidé et protégé, des occupations pacifiques d’églises et d’endroits de culte afin de perturber leurs opérations et l’arrêt du financement et de la protection légale qui permettent l’existence de ces institutions criminelles. Ces églises ont trahi la confiance qui a été placée en elles et ont perdu leur droit de fonctionner sous la loi divine et de l’humanité. NOUS, LE PEUPLE, ne permettrons plus que ces loups déguisés en moutons exploitent et brutalisent nos enfants.

Vous pouvez grandement aider à sauver des vies innocentes en vous joignant à cet effort global, voici comment:

1. BOYCOTT des églises catholique romaine, anglicane/épiscopale et unifiée du Canada et en leur refusant toute participation et tout financement.

2. DEMANDEZ que votre gouvernement révoque le statut d’exonération fiscale de ces églises.

3. EDUQUEZ-VOUS et les autres au sujet des crimes et de l’histoire cachée et de la nature de ces églises criminelles.

4. REJOIGNEZ le groupe d’action de l’Opération Rachat le plus proche de chez vous et participez directement à l’arrêt des activités de ces fausses églises assassines. Contact itccsoffice@gmail.com pour participer.

Partagez ce pamphlet avec des amis. Agissez maintenant pour arrêter la guerre menée contre nos enfants !

Promu par The International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS) ou le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

itccsoffice@gmail.com , thecommonland@gmail.com , www.itccs.org

= = =

Lecture connexe:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Comprendre le système légal colonial d’oppression pour mieux le démonter…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 14 février 2018 by Résistance 71

Résistance 71

 

14 février 2018

 

Les charlatans illusionnistes ayant pris en charge nos vies sous tout aspect continuent de nous faire croire que nous vivons dans un monde « post-colonial »… Rien n’est plus faux. L’empire moderne prévalent, souvent qualifié d’anglo-américain, est unique dans l’histoire de l’humanité, pourquoi ? Parce qu’il est le seul et premier empire établi, contrairement aux empires précédents, sur des terres volées, usurpées. Il est le premier empire résultat du déracinement d’une population, en l’occurence chrétienne et européenne, envahissant des terres occupées par des populations natives, pour s’y fixer et construire une nouvelle base impérialiste.
Ainsi, les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et de fait tous les pays dépendants du Commonwealth britannique sont toujours aujourd’hui, des états colons ou des colonies. L’empire anglo-américain, tout comme les nations artificielles coloniales (non impérialistes simplement par faute de moyens) d’Amérique centrale et du sud, sont construits sur la base de la doctrine chrétienne de la découverte édictée sous les papes du XVème siècle.
Depuis lors, suivant les principes établis par l’oligarchie de la souveraineté et de la succession, la doctrine chrétienne a été pas à pas ciselée dans le tissu même du droit établissant les états-nations résultant de l’évolution de ce cancer politico-social.
Pour mieux être capable de se positionner et offrir une solution viable et durable au diktat impérialiste au moyen d’un changement radical de paradigme politique, nous devons avant tout comprendre les rouages de ce que nous affrontons.
Deux légistes du nouveau monde, Peter D’Errico, issu de la culture colonisatrice et Steven Newcomb, issu de la culture native amérindienne (Shawnee, Lenape), ont dévoué leur carrière légale à la recherche et au décorticage des textes fondateurs de l’empire anglo-américain actuel pour mieux pouvoir le démonter et l’éradiquer. Il est intéressant de noter que la complémentarité de leur culture et recherche respectives mène à une union, à un renforcement de la validation de tout mouvement de résurgence indigène pour mettre définitivement fin au marasme politico-économique que cet état de fait a forcé non seulement sur les populations locales, mais à terme, sur le monde entier.
Depuis quelques années nous avons traduit plus de 50 de leurs textes de recherche légale, ainsi que la traduction de très larges extraits du livre de Newcomb « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » et ces textes se trouvent sur le blog, éparpillés, au gré de leur publication. Nous avons donc vu la nécessité de regrouper ces textes pour qu’ils soient plus faciles d’accès à la lecture.Bien entendu, Jo de JBL1960 nous en a fait de très beaux et fonctionnels documents en format PDF que nous vous présentons ci-dessous sans plus attendre:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Canada. état colonial et mascarade de justice (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 13 février 2018 by Résistance 71

Triste mais prévisible suite de notre traduction de « Arrêtez de tuer nos enfants » du 9 février 2018 par Mohawk Nation News. Les peuples premiers n’attendaient aucune justice d’un tribunal de l’amirauté (justice coloniale) du Saskatchewan et ils avaient mille fois raison…
~ Résistance 71 ~

Lectures complémentaires:

effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 

Le système de justice de pacotille canadien

 

Mohawk Nation News

 

11 février 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/11/canadas-kangaroo-justice-system/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le dictionnaire de droit Black décrirait le récent verdict du tribunal du Saskatchewan (sur l’affaire du meurtre de Colten Boushie) comme “une mascarade de procédure légale dans laquelle les droits d’une personne ont été totalement bafoués et qui a induit une conclusion nulle et non avenue par la partialité du tribunal dans l’affaire.”

La Grande Loi de la Paix montre que lorsqu’on a peur, la victoire va toujours nous éluder. Chacun possède une faiblesse dans une situation donnée. Malgré les armes puissantes qui ont été façonnées pour nous tuer, nous et toute vie, ils n’ont pas pu gérer la situation de la force de caractère du peuple naturel de l’endroit. L’intuition humaine et l’intelligence seront toujours protégées par la nature. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, est fondée sur le respect et la protection de l’espèce humaine.

La machine humaine est faite pour exterminer toute vie. Elle n’est pas l’égale de la création/nature et des esprits faits par la nature. Nous pensons constamment à notre survie. Nous faisons constamment l’expérience de la faiblesse de l’ennemi qui essaie toujours de nous éliminer, sa veulerie. Kaianerekowa nous guide vers l’exploration du véritable chemin. Nous devons continuer de penser à notre responsabilité envers toute vie et la charge que nous avons de la mener à bien.

Les gens peuvent être faibles et fragiles en bien des aspects. Ces fabricants d’armes de guerre sont déçus lorsque des humains sont plus malins que leurs machines et les esprits dérangés qui les pilotent. Ceux qui poussent les boutons gardent leur doigt sur la gâchette en permanence afin de nous rendre craintif et sans espoir. C’est leur faiblesse et cela montre qu’ils ne respectent pas et ne peuvent pas combattre un ennemi à force égale.

La nature, la terre-mère et la vie ont toujours le dernier mot en regard de nos vies. Ils pensent qu’ils ont gagné parce qu’ils ont assassiné un grand nombre d’entre nous ou qu’ils ont le plus haut score dans le décompte des cadavres, c’est ce dont ils sont si fiers. Nous pouvons toujours trouver ce qui est réel de ce qui semble n’être rien. Leurs machines ne peuvent pas fonctionner sans l’aide de prédateurs dérangés hautement entraînés.

La Nature nous a toujours aidé à trouver les bons gestes afin que toute vie puisse continuer. Parfois c’est juste un geste. Les ennemis s’exposent lorsqu’ils jouent mal. Ces penseurs psychopathes dépendent de la force d’une machinerie artificielle et de fausse information. Gains et pertes sont inscrits sur un tableau d’affichage, ce qui est anti-naturel. Leur monde est inventé de façon à ce qu’ils puissent penser qu’ils peuvent tout contrôler.

Vouloir toujours gagner a été la cause de bien de leurs erreurs induites par la fausse information dont ils se nourrissent. Ils ne voient pas la compréhension générale du problème, ils ne voient que la satisfaction de provoquer toujours plus de confusion et de gagner toujours plus de contrôle.

Récemment, aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018 en Corée, lorsque les dignitaires sont entrés dans la salle de réunion, tout le monde s’est levé et a serré la main des délégation sud et nord coréennes ainsi que celles de leurs collègues. Le vice-président américain Pence a refusé de se lever et de respecter la coutume. Il est resté assis en silence. Il a tourné le dos au protocole et n’a pas voulu serrer la main des Coréens. Puis il s’est levé et est sorti de la pièce sans dire un mot. (NdT: et tout le monde a certainement pensé: “Bon débarras !…”)

Nous ne gagnons ni ne perdons. Nous continuons d’essayer de vivre la parfaite réalité qui nous a été donnée par la Nature. Personne n’a jamais vu ce qu’il y a en nous.

En 1990. lorsque l’armée canadienne a envahi  l’île de Kahnawake pour piller le village, les armes ont parlé, des hélicoptères emplirent le ciel (NdT: référence à la crise et au siège d’Oka en 1990). Les gens ne se sont pas cachés. Des milliers ont accouru vers l’île pour défendre le village. Personne ne nous comprend vraiment.

Résistance et nouveau paradigme politique: L’esprit zapatiste

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 13 février 2018 by Résistance 71

A lire également complémentarité oblige:

Manifeste de la societe des societes

effondrer le colonialisme

6ème_déclaration_forêt.lacandon

 

El votàn Zapata

 

Georges Lapierre

 

Octobre 2017

 

Source: https://www.lavoiedujaguar.net/El-Votan-Zapata

 

Dans un recoin du Mexique, le peuple zapatiste s’est soulevé en armes le 1er janvier de l’année 1994. Il était animé par un esprit, el votán Zapata. El votán Zapata c’est seulement l’esprit prophétique. Mais cet esprit prophétique n’est pas celui d’un homme, d’un individu, d’un prophète marchant à la tête de son peuple et faisant en sorte que les eaux se retirent devant lui. Le sous-commandant Moisés n’est pas lui-même prophète, ce nom ou ce surnom est seulement le signe de la prophétie, celui d’un monde à venir et à construire : « Votre jour était notre nuit, notre jour sera votre nuit. » Ce n’est pas non plus l’esprit révolutionnaire et religieux. Ce n’est pas annoncer ce qui va nécessairement arriver ; c’est s’engager dans ce qui advient, ne pas annoncer le mouvement, mais devenir mouvement, épouser son propre mouvement, redevenir humain en quelque sorte ; l’esprit prophétique est tout simplement l’esprit pragmatique, il est se réalisant.

Cet esprit pragmatique ou prophétique est celui des Indiens zapatistes, il n’est pas nécessairement le nôtre, nous pouvons même nous sentir exclus. Les zapatistes ne cherchent pas à imposer leur point de vue sur le monde comme point de vue unique sur le monde. Chacun est appelé à s’organiser à sa manière, selon son propre point de vue. C’est une cosmovision à rebrousse-poil de la nôtre (a contrapelo) et, représentant une véritable déflagration de nos certitudes les plus enfouies, elle ébranle notre subjectivité la plus profonde. Ne sommes-nous pas les enfants d’une civilisation qui s’impose comme point de vue unique sur le monde, celui des marchands ? Et faire la révolution ne serait-ce pas imposer un autre point de vue tout aussi unique sur le monde ? La vision que nous proposent les zapatistes, celle d’un monde qui contiendrait plusieurs mondes, prend à rebours la conception marxiste de la révolution à laquelle nous restons encore trop souvent attachés, quoi que nous en disions, dans les profondeurs de notre être, dans les profondeurs de ce que nous sommes. Les zapatistes portent la critique au cœur de notre monde, ils n’opposent pas un point de vue unique à un point de vue unique, un universalisme à un universalisme. Cette idée de pluralité (ou de « pluriversalité ») marque véritablement une rupture, c’est comme une grenade à fragmentations lancée au centre de l’unicité, en plein milieu de l’Un, de l’Unique !

La résistance des peuples face à l’hégémonie capitaliste est bien réelle. Cette résistance est une critique réelle du monde marchand, mais elle reste statique, elle fait du surplace, elle peut bien s’organiser et se construire, mais elle reste bloquée à la défense d’un mode de vie, elle s’attarde seulement à défendre son point de vue, elle n’est pas porteuse de l’idée qui lui permettrait d’aller au-delà de ce qu’elle défend, elle n’est pas animée par l’esprit prophétique, par le souffle qui met en branle le mouvement, l’ollin. El votán Zapata est ce souffle. L’idée de pluriversalité est ce souffle, elle est en porte-à-faux avec celle d’un monde unique et universel, elle offre un véritable changement de perspective : il n’y a pas un point de vue unique et universel sur l’homme et le monde, mais différents points de vue, c’est-à-dire différents modes de vie, qui sont différents modes d’adaptations aux milieux géographiques : l`humain naît de la diversité.

Le cinquième Congrès national indigène s’est ouvert sur un coup de théâtre dont les échos et le bruit vont alimenter la rumeur pendant un certain temps et hanter les têtes fragiles. La pièce a commencé le premier jour de la rencontre, lundi, et à huis clos. Elle se jouait entre les délégués du CNI et la comandancia de l’EZLN au grand complet ; et impossible de s’approcher de l’auditorium pour écouter aux portes !

Pourtant vers cinq heures de l’après-midi, tous ont dû sortir pour aller manger et, malgré un cordon de sécurité qui nous interdisait de les rejoindre, le secret, tout relatif, des délibérations a filtré et notre curiosité a été satisfaite. Enfin nous avons fini par savoir ce qui se tramait et ce qui pouvait bien les retenir pour un débat si long et si intense ! D’ailleurs ce débat, tout particulièrement animé, n’était pas terminé et il allait reprendre après le repas pour se poursuivre jusqu’au soir.

Mais qu’est-ce qui pouvait bien susciter une telle discussion ?

Profitant d’une ouverture de la future élection présidentielle, sous certaines conditions [1], à des candidats indépendants, la comandancia avait proposé aux délégués du CNI de présenter une candidate à l’élection présidentielle de 2018. Une telle proposition, prenant à contre-pied les convictions les plus affirmées concernant le rejet des partis et, plus généralement, de la politique, a dérouté bien des gens et suscité un lever de boucliers, non seulement parmi les délégués, mais aussi parmi les adhérents à la Sexta présents à ce rendez-vous. Les zapatistes seraient-ils retombés dans leur travers et leurs vieux démons, plus exactement, leur vieux démon au singulier : le ou la politique ?

Ce cinquième Congrès national indigène eut lieu au Cideci-Unitierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, du 9 au 14 octobre 2016. Nous sommes maintenant en octobre 2017, un an exactement s’est écoulé, et sans doute beaucoup d’encre, depuis l’annonce de la participation du Congrès national indigène à l’élection de 2018 : le Conseil indigène de gouvernement (CIG) est constitué. Il est formé de couples (une conseillère, un conseiller) nommés par leurs assemblées (communales, régionales ou de quartiers) et en tenant compte de la répartition géographique des peuples indiens dans tout le Mexique. Il y a actuellement environ 141 conseillères et conseillers (de 35 peuples et de 62 régions) et à l’heure où j’écris, ils rendent visite avec d’autres délégués aux cinq caracoles zapatistes. La porte-parole de ce Conseil indigène de gouvernement, et qui sera candidate à l’élection présidentielle de 2018, est désignée, il s’agit d’une jeune femme indienne Maria de Jesús Patricio Martínez, Marichuy, qui fait partie du Congrès national indigène (CNI) depuis 1996. Elle vient de faire enregistrer sa précandidature à l’INE (Institut national électoral). Actuellement elle participe à la tournée et elle est reçue par les conseils de bon gouvernement dans les caracoles des zones zapatistes.

« Considérant que l’offensive contre les peuples ne cessera pas mais qu’elle augmentera jusqu’à ce que la dernière trace de ce que nous sommes en tant que peuples porteurs d’un profond mécontentement, se métamorphosant aussi en de nouvelles et diverses formes de résistances et de rébellions, le cinquième Congrès national indigène a décidé d’initier une consultation ; cette consultation auprès de nos peuples a pour fin d’abattre d’en bas le pouvoir que ceux d’en haut nous imposent, nous apportant un panorama de mort, de violence, de pillage et de destruction. » (Communiqué du CNI suite à ce cinquième Congrès national intitulé « Que retiemble en sus centros la tierra » [2].)

Comment entendre cette initiative zapatiste ? Ou, plus précisément, comment faire entendre cette initiative à des Européens, à des gens qui sont comblés de marchandises et qui vivent dans le royaume merveilleux de Walt Disney ?

El votán Zapata est l’esprit qui ne meurt jamais ou, plus exactement, qui meurt et qui toujours renaît. C’est l’esprit de révolte, l’esprit rebelle, l’esprit du guerrier qui sourd de la montagne et qui s’étend dans la vallée, c’est l’esprit des hautes plaines et des déserts arides, c’est l’esprit sioux, l’esprit apache, l’esprit Zapata. Il touche à l’imaginaire d’un peuple ou des peuples, il se confond donc avec la réalité, une autre réalité que celle que nous connaissons, nous qui nous nous mouvons dans le monde de l’apparence. Les jeunes, parfois la saisissent ou les rêveurs, les poètes, les voyants et les voyous, les suicidés de la société. Les zapatistes nous plongent au cœur de la réalité, au cœur de notre époque, au cœur de notre temps, au cœur du Mexique contemporain, au cœur de la guerre. Pouvons-nous entendre cela ?

Sous le fallacieux prétexte de faire la guerre au narcotrafic, l’État mexicain, appuyé par les États-Unis (cf. plan Mérida) et soutenu par l’Europe des banquiers et des marchands, mène, depuis plus de dix ans, une guerre contre-insurrectionnelle d’une ampleur inouïe [3]. Il s’agit de faire place nette aux multinationales et à leurs projets « extractivistes » (mines, pétrole, monoculture, déforestation) et d’infrastructures (ports, barrages, voies de communication), et d’en finir une bonne fois pour toutes avec la résistance des peuples et, plus généralement, de la population, à cette nouvelle occupation de leur territoire et à cette mainmise sur leur vie. Cette guerre vise principalement les peuples qui vivent encore sous le régime ou sous le modèle communaliste, il s’agit de détruire leur capacité à reproduire leur vie communale, réduisant ainsi à néant leur possibilité d’exister en marge d’un capitalisme triomphant. C’est que, d’une part, leur résistance était, en soi, une critique réelle, effective, du capitalisme, la seule véritable critique du capitalisme, et que, d’autre part, le capitalisme en tant qu’aliénation de la pensée se nourrit de tout ce qui n’est pas aliéné, il se nourrit de toutes les formes de vie qui reposent sur une conception de l’échange autre que celle du marchand.

Plus qu’une offensive étatique, nous sentons bien que nous avons affaire à une offensive d’une tout autre dimension, celle d’un état d’esprit, d’un point de vue totalitaire sur le monde, d’une idéologie, celle d’Ubu roi. Les pataphysiciens pouvaient bien rigoler et faire preuve d’un humour décapant, leur lucidité annonçait l’horreur d’aujourd’hui : le pouvoir sans borne de l’individualisme conquérant et triomphant, s’érigeant sur des monceaux de cadavres. Et nous voyons les militaires, les policiers, les paramilitaires et les parapoliciers des cartels de la drogue unir leurs forces pour faire disparaître les personnes jugées indésirables, assassiner, massacrer, torturer, et semer la terreur dans les villages et les quartiers populaires. Sous la pression « géologique » d’un marché planétaire, nous assistons dans les entrailles du pays à une recomposition de la classe sociale qui gouverne le Mexique. Rien n’arrête ce mouvement aveugle, puissant et obstiné : s’appuyer sur cette complicité occulte de classe pour s’enrichir au plus vite et par tous les moyens. Parfois des scandales éclatent et des gouverneurs trop pressés et trop gourmands se font prendre la main dans le sac, toujours trop tard, entre-temps, ils ont pu, avec l’appui de tout l’appareil d’État et la complicité des bandes criminelles, mettre à feu et à sang toute une région. Cette classe sociale se reconstitue en s’appuyant sur le trafic de l’amapola (opium) ; ce trafic lui apporte des sommes considérables lui permettant d’étendre ses ramifications en profondeur et de prendre peu à peu le contrôle de l’ensemble de l’activité marchande du pays. Telle est la réalité du Mexique aujourd’hui, et cette réalité est celle d’une guerre sociale à outrance. La disparition de 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa et l’assassinat de six personnes à Iguala (Guerrero) dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 montrent à l’évidence cette complicité d’intérêts qui définit une classe sociale : sous le regard de l’armée et avec la participation active des forces fédérales, la police municipale d’Iguala a pu enlever 43 étudiants et les faire disparaître [4], puis un commando a pu assassiner six personnes et se lancer à une chasse à l’homme avant de torturer à mort [5], pour l’exemple, un normalien. Cette même police municipale s’était livrée pendant des années à l’extorsion, la prise d’otages et l’assassinat en toute impunité.

C’est au sein d’un tel contexte social et politique qui s’annonçait dès la fin du XXe siècle, que sont apparus sur la scène publique, en janvier 1994, les zapatistes. Et ils y sont toujours ! Qui sont-ils ? Serait-ce Defensa Zapatista, cette gamine à la langue bien pendue capable même d’en remontrer au fameux sous-commandant Galeano ex-subcomandante Marcos ? Oui, oui, c’est bien possible. Ce sont en premier lieu des Indiens, c’est-à-dire des personnes qui se définissent par une culture qui leur est propre et qui repose sur un vivre ensemble autour d’un bien commun ; cette culture s’oppose en tout point à la civilisation occidentale, chrétienne et capitaliste, qui privilégie l’individualisme marchand au détriment de la communalité et de l’intérêt commun. Ensuite ce sont des Indiens en guerre contre un système, ledit système capitaliste qui repose sur la spéculation concernant les échanges marchands à venir. Dans el votán Zapata, Zapata n’incarne pas l’esprit de la guerre en tant qu’individu, il incarne l’esprit de la lutte en tant qu’être collectif, c’est le peuple en arme, le peuple en guerre, le peuple qui se soulève. Il est véritablement l’être du peuple indien en guerre. Et c’est bien ce que sont actuellement les zapatistes dans ce recoin du Sud-Est mexicain. Ils ne font pas la guerre avec des bombes, des avions, des hélicoptères, ils n’en ont pas les moyens, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas en guerre contre tout un monde et que tout un monde ne leur fait pas la guerre. Dans ce jeu de la guerre, la puissance de feu et de destruction est du côté de l’Empire, qui hésite jusqu’à présent à s’en servir par crainte d’une réaction de la société mexicaine et internationale qu’il ne maîtriserait pas ou qu’il maîtriserait mal [6], mais il reste à l’affût de la moindre provocation qui justifierait un massacre de la population en lutte ; du côté zapatiste, à partir de cette situation en équilibre précaire à laquelle je viens de faire allusion, il leur reste l’intelligence stratégique leur permettant de sortir de l’isolement social dans lequel ils sont maintenus (ou dans lequel on cherche à les maintenir).

L’existence des zapatistes ne tient qu’à leur détermination de guerriers ; que cette détermination se relâche, et ils seront emportés comme fétus de paille. Les États-Unis, la CIA et le gouvernement du Mexique ont surtout cherché à isoler les zapatistes ; cette guerre dite de basse intensité consiste principalement pour ces stratèges à tenter de réduire l’influence zapatiste et à la maintenir dans des limites qu’ils jugent acceptables et surtout contrôlables. Ils ont ainsi mis en œuvre toute une politique d’assistance généralisée qui profite principalement à certains caciques indigènes et métis, et ont favorisé la création de groupes paramilitaires locaux fortement armés et instruits à la lutte antiguérilla par les militaires eux-mêmes. Cette politique a été intense et visible surtout au début avec des conséquences tragiques comme l’assassinat programmé de 45 personnes à Acteal en décembre 1997, elle s’est poursuivie, mais plus discrètement, jusqu’à nos jours. Pour reprendre avec une intensité accrue aujourd’hui en réponse à la dernière initiative zapatiste.

Face à cette situation, les zapatistes ont riposté dans deux directions : ils ont cherché à rompre l’état de siège dans lequel le gouvernement voulait les maintenir, ce fut le sens de l’« autre campagne » en 2006, qui s’est déroulée au moment de l’élection présidentielle marquée par la victoire très contestable de Felipe Calderón, représentant de la droite, sur López Obrador, représentant de la gauche progressiste. L’année 2006 fut aussi marquée par la terrible répression des opposants à l’aéroport à Atenco, où nous pouvons voir comme une menace et comme la violente réaction de l’État mexicain, tous partis confondus, à l’« autre campagne » [7]. Parallèlement à cette direction, les zapatistes ont continué à renforcer intérieurement leur autonomie vis-à-vis de l’État mexicain. Ils ont ainsi abouti à la création de zones autonomes que je qualifierai d’irréductibles, ne laissant aucune prise sur eux, ne laissant pas la moindre ouverture entrebâillée par laquelle l’État mexicain pourrait s’immiscer petit à petit dans leur vie. Ils refusent tout subside de la part du gouvernement. Ce sont véritablement des zones autonomes incorruptibles, absolument imperméables à toute influence, à toute velléité d’influence ou de pression venues de l’extérieur. Ce sont bien les zapatistes qui décident à travers leurs assemblées de base dans un mouvement de va et vient continuel entre le Comité clandestin révolutionnaire et la population zapatiste.

N’importe quel quidam peut déclarer la guerre au capital, cela ne mange pas de pain, mais mener une guerre contre le capital, c’est une autre histoire et arriver à tenir pendant plus de vingt ans, c’est encore une autre histoire ! Nous éprouvons parfois quelques difficultés à saisir cet aspect d’une telle proposition : construire un autre monde. La mollesse d’une vie soumise nous interdit d’en percevoir toute la rigueur.

J’ai tracé d’une façon bien sommaire le cadre dans lequel s’inscrit l’initiative zapatiste de présenter une candidate indienne à l’élection présidentielle de 2018 : reprendre l’offensive là où l’État et l’ensemble des forces contre-insurrectionnelles ne l’attendent pas, l’élection présidentielle ; et mettre cette offensive sous le feu des projecteurs, sous les lumières d’une élection nationale, en plein jour en quelque sorte (alors que l’on pouvait s’attendre que cette offensive soit cachée, occultée, clandestine). Ensuite nous avons affaire à une candidate qui ne cherche pas à être élue, qui refuse l’argent de l’Institut national électoral, qui est la porte-parole d’un gouvernement déjà constitué : le Conseil indigène de gouvernement. On aura beau dire, c’est tout de même une manière de prendre tout le monde dominant, tous ceux d’en haut, à contre-pied et nous en revenons à l’art du football et à Defensa Zapatista. Voilà une femme indienne, qui selon les vues de ceux d’en haut, se trouve tout en bas de l’échelle sociale, qui va parler aux Mexicains, aux gens sans qualité, à ceux qui sont tout en bas, justement, et pour ne rien leur proposer : à eux de s’organiser, à eux de se défendre, à eux de réagir, ils n’ont rien à attendre d’elle, comme ils n’ont rien à attendre des autres candidats !

Comme dans toute initiative de ce genre, la part d’incertitude est grande, cette initiative se présente à la fois comme un pari et un défi. Elle est, dans le sens précis du terme, une provocation. Elle ne provoque pas, comme nous pourrions le croire, le gouvernement, ni les riches, ni cette classe de nouveaux riches qui se constitue, ni l’État mexicain, non, elle provoque la société mexicaine, elle provoque la population mexicaine, elle provoque les Mexicains. Confrontés au mal qui les touche, confrontés à un malheur commun, sauront-ils organiser et construire une réponse collective ou bien vont-ils opter pour un individualisme frileux et « sauve-qui-peut » sous la tutelle des gagnants ? Et nous ignorons comment les Mexicains vont réagir. Les zapatistes l’ignorent, mais le gouvernement aussi l’ignore et il s’inquiète, les riches aussi l’ignorent et ils s’inquiètent, la classe des nouveaux riches aussi, l’État aussi l’ignore. C’est un pari sur l’homme et la femme, c’est un pari sur nous-mêmes et sur notre futur.

¡Viva Zapata !

Notes

[1] Avoir le soutien de 1 % des électeurs (plus de 800 000 signatures de soutien) sur au moins dix-sept États et être majoritaire dans trois États. C’est loin d’être gagné !

[2] « Que tremble en ses centres la terre », paroles de l’hymne national mexicain reprises par le CNI comme titre pour le compte-rendu de ces journées.

[3] En 2014, le Mexique se trouvait en troisième position derrière la Syrie et l’Irak quant aux pertes civiles dues aux conflits armés (International Institute for Strategic Studies, 2015).

[4] Les plus hauts responsables de l’État savent très bien ce que sont devenus les 43 normaliens.

[5] Il fut écorché vif.

[6] En 1994, la société mexicaine avait manifesté massivement contre la guerre et la terrible répression dans laquelle s’était engagé le gouvernement, et des négociations pour la paix eurent lieu.

[7] Cette année allait aussi être marquée par la « commune » d’Oaxaca, vaste mouvement social de rejet du gouverneur et de ce qu’il pouvait bien représenter.

Résistance au colonialisme: La réalité de la justice coloniale…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 12 février 2018 by Résistance 71

Arrêtez de tuer nos enfants

 

Mohawk Nation News

 

9 février 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/09/stop-killing-our-children/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~

 

Aujourd’hui, les assassins de deux de nos enfants, Tina Fontaine et Colten Boushie, font face au système judiciaire.

Aujourd’hui nous n’attendons aucune justice. Le système de la loi de l’amirauté est fait pour travailler en faveur des colonisateurs. La justice est une affaire privée avec ses tribunaux, ses prisons et une multitude de petites mains entraînées pour nous accuser et nous traduire devant leur “justice”. Le système judiciaire ennemi rend des jugements contre le vrai peuple naturel placé en cet endroit par la Nature.

D’après Teiohateh ou le wampum deux rangées, accord passé notre peuple et les envahisseurs, nous ne jugeons pas les criminels. Nous envoyons une demande formelle à leur gouvernement d’enquêter et de trouver ce qui a été fait de mal. Leur gouvernement a le devoir de corriger les torts causés et de compenser les parties lésées. Ils décident de la punition. Nous n’avions pas de prisons, pas d’avocats, pas de maisons pour les pauvres, d’orphelinats, de maisons pour personnes âgées ou d’asile psychiatrique. Nous utilisons nos cerveaux et notre raison en accord avec la Grande Loi de la Paix.

TRAITE DE CANADAIGUA DE 1794 ARTICLE 7: 

En accord avec Teiohateh, la relation wampum deux rangées entre nous et nos amis, alliés et toute le monde sur l’Île de la Grande Tortue, une plainte est formellement adressées contre le gouvernement de la partie accusée pour que celui-ci enquête sur le mal causé contre notre peuple et décide de la punition à administrer à leurs propres gens si reconnus coupables et aussi décide de la compensation appropriée pour les parties lésées.  

Eux- aussi feront de même. Nous enquêteront et si les accusés sont reconnus coupables, nous puniront et compenseront en accord avec l’accord passé. Notre but est que la justice règne entre nous, autrement, cela causera la guerre.

Le Traité “Entre les Etats-Unis d’Amérique et les tribus indiennes appelées les Six Nations: – Que la paix durable et l’amitié maintenant établies soient interrompues par la mauvaise conduite d’individus, les Etats-Unis et les Six Nations s’accordent sur le fait que les blessures et dommages occasionnés par les individus, de part et d’autre ne seront l’objet d’aucune vengeance ou représailles personnelles mais qu’en lieu et place une plainte officielle soit adressée par les parties lésées ou une des 6 nations au président des Etats-Unis [premier ministre du Canada] ou à son superintendant nommé ou toute autre personne nommée par le président [ou le premier ministre] et que ceux-ci envoient toute plainte aux chefs principaux des 6 nations ou de la nation à laquelle appartient le contrevenant.
Tous désaccords, mauvaises conduites ou malveillances sont gérés de la sorte.”

Nous, peuple naturel, devons agir en accord avec kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, qui couvre toute l’Île de la Grande Tortue. Nous sommes maintenant criminalisés ou appelés des terroristes parce que nous essayons de protéger toute vie sur l’Île de la Grande Tortue.

Les ennemis doivent RESPECTER le véritable peuple naturel de l’endroit et toute vie ici ou alors ils doivent retourner d’où ils viennent.

La résistance au colonialisme passe par le refus d’acquiescer…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 9 février 2018 by Résistance 71

… Aux enfumades de l’État parce que de fait, en amont comme en aval, « nous sommes tous des colonisés ! »

~ Résistance 71 ~

Extorsion d’impôts aux autochtones du Canada

 

Mohawk Nation News

 

7 février 2018

 

Url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/07/extorting-taxes-from-natives/

 

~ Traduit de l7anglais par Résistance 71 ~

 

Les entreprises coloniales que sont le Canada et le Québec et leur “comité colonial de la loi sur les Indiens” (colonial Indian Act Committee) connu sous le nom de “conseil de bande” (NdT: conseil de tribu aux Etats-Unis sour la loi fédérale indienne), essaient de pousser plus avant le génocide contre tekentiokwenhoksteh, ou les 49 familles originelles de l’îie de la Grande Tortue. Notre droit de naissance n’est pas à vendre. Toute l’île de la Grande Tortue (NdT: Amérique du Nord) est une zone franche, exempte de tout impôt…

Les traîtres ne sont pas kanion-ke-haka/Mohawks. Ils ne sont que des collecteurs d’impôts et de taxes pour l’entreprise coloniale Canada.

Le comité de la loi sur les Indiens est l’agent du gouvernement canadien, déguisé en kanien-ke-haka-onwe (Mohawk) de la confédération iroquoise. Pour nous avoir vendu, ils n’ont aucun droit de clan, de nom, de famille, de terre et de nation en promettant d’imposer les lois illégales étrangères de nos ennemis par la force sur nous et notre territoire.

Tous les distributeurs de carburant sauf trois ont signé pour permettre au Canada et au Québec et au comité sur la loi indienne de gérer une entreprise privée dans notre communauté pour percevoir des impôts et les transmettre à l’entreprise coloniale “Canada”. Toute l’île de la Grande Tortue est une zone franche, exempte d’impôt !

En aidant l’ennemi, le comité de la loi sur les Indiens s’est aliéné avec la signature de l’accord sur les affaires fiscales en rapport avec le tabac, le pétrole (carburant) et l’alcool en 1999. Les gens ont objecté à cette fraude totale. Ce comité du gouvernement n’a absolument aucune autorité ni aucune juridiction pour faire et imposer des lois, réguler le commerce ou quoi que ce soit d’autre en regard du vrai peuple naturel de la terre.

Le comité prévoit d’administrer par ses entreprises privées toutes les affaires et commerces natifs sous “un système à source unique de distribution” qui sera sous son contrôle. Ils achèteront, distribueront les produits et paieront pleinement les impôts à nos ennemis. Ils mettront en place un système de pénalités pour ceux qui ne sont conforment pas à leurs ordres. Cette conspiration de tout nous voler sera mis en place dans nos communautés. Le BON INDIEN qui obéit pourra faire des affaires. Ceux qui n’obéissent pas seront contraints à fermer boutique. Les quelques traîtres en place ne parlent en aucun cas pour le grand nombre. Chaque onkwehonwe doit être consulté, doit recevoir une information complète et donner son consentement. Le comité de la loi indienne est une entité propriété du gouvernement canadien. Ils décideront de la marge de profit sur leur programme de “solution finale”  afin de nous annihiler. Nous sommes un peuple libre placé sur l’Île de la Grande Tortue par la Nature/création afin d’accomplir nos devoirs envers notre terre-mère et toute la vie terrestre.

Ceux du comité qui ont signé sont: Joe Norton, Martin Leborgne, Kenneth McComber, Rhonda Kirby, Gus Sky-Deer, Carl Horn, Clinton Phillips, William Diabo, Christine Deom,  Robert Patton Jr., Gina Deer and Arlene Jacobs.

Ceux qui ont signé l’accord sont: Derek White of Old Malone Gas, Countryside, OCR Gas Bar, Lee Jacobs of Get N Go, Donna McComber of Khanata’s Gas Bar, Brian Goodleaf of Goodleaf Gas Bar, John Rice of JR’s Gas Bar, Daryl Paul of Central Station, T. Thomas of First Choice, Robert Stacey of Hurricane Fuel,  Sylvia Thomas of Wolfco Rte. 138 & 207, Leah Diome of Big Bear Trading, Sheila Lazare of Gas Bar 207, and Merrick Goodleaf of Country Peddlers.

Mohawk Nation News kahentinetha2@yahoo.com for more news, to donate and sign up for MNN newsletters, go to mohawknationnews.com More stories at MNN Archives.  Address: Box 991, Kahnawake [Quebec, Canada] J0L 1B0

HELP US: TELL THEM WHAT YOU THINK! Prime Minister Hon. Justin Trudeau, 80 Wellington St. Ottawa ON K1A 0A2 justin.trudeau@parl.gc.ca; Premier of Quebec Hon.; Philippe Couillard Edifice Honre-Mercier 3e etage 835 boul Rene-Lesvesque Est Quebec, Qc G1A1B4 cpm@mce.gouv.qc.ca 1-418-643-5321 1-514-873-3411; US President Donald Trump 1600 Pennsylvania Ave. NW Washington, DC 20500 USA 1-202-456-111, 1-202-456-1414 whitehouse.gov

Contact SKARONIATI, P.O Box 370 Kahnawake gestionbg@hotmail.com Call 514-917-0700

-[]-[]-<I>-[]-[]-

A lire:

Que faire ?

effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Manifeste de la societe des societes