Archive pour amérindiens contre colonialisme

Jour du souvenir ? Celui de l’indestructible indigène (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 14 novembre 2017 by Résistance 71

Lectures connexes:

effondrer le colonialisme

Manifeste de la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

 


kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 

Souvenir de l’indestructible indigène

 

Mohawk Nation News

 

11 novembre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/11/11/remembrance-of-indestructable-indigenous/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistasnce 71 ~

 

La blancheur est un culte dangereux. Il veut dire la suprématie raciale auto-proclamée, le génocide, la colonisation, l’esclavage, la ségrégation, le ghettoïsme, les frontières militarisées et l’incarcération de masse. Ils essaient maintenant d’apporter toujours plus de chaos dans le monde. Les blancs ne peuvent pas indéfiniment se raccrocher à leur puissance militaire et à leur butin de guerre. Aujourd’hui [11 novembre], ils célèbrent le grand carnage qu’ils ont fabriqué en 1914, tandis que nous continuons à vivre parmi les morts-vivant en décomposition.

Ils cachent le plaisir qu’ils éprouvent à la vue de la souffrance des gens, de la douleur et du sang. C’est pour cela qu’ils créent et invoquent les horribles camps de prisonniers de guerre dans lesquels la plupart d’entre nous vivent ? Ils ont besoin d’êtres vivants à torturer.

Nous avons perdu des millions tombés entre leurs mains, des gens qui n’ont jamais fait de mal à leurs enfants, leurs bébés ou quiconque d’autres. L’empire s’effondre. Les prédateurs s’échappent des filets de la justice accompagnés de leurs chiens loyaux alors qu’ils arrivent à la fin de leur héritage psychopathe.

Tout ce qu’ils possèdent est fondé sur notre sang qui a abondamment coulé. Ils refusent de nettoyer leur crasse.

Notre terre est-elle toujours un bon endroit pour vivre ? Toute vie naturelle sur l’île de la Grande Tortue ressent la douleur et le mal qu’ils infligent.

Leur idée d’ordre racial est fondé sur le contrôle des “barbares” qui sont à exterminer, terroriser, emprisonner, ostraciser et formater de force.

La blancheur est l’auto-appropriation de la terre pour l’éternité. Fondée sur la création d’animosités nationales, de guerres étrangères et de construction d’empire. Tout ceci est promu et encouragé par les médias et assisté par la bureaucratie et la technologie.

La morale publique et privée est quasi-inexistante. La “guerre contre le terrorisme” n’est qu’une licence, une autorisation pour torturer et exécuter. La société occidentale repose sur la violence, les guerres non déclarées et les nouvelles batailles à venir.

Pour avancer ils ont besoin de toujours plus tuer. Notre existence leur rappelle quelque chose dont ils ne veulent pas se souvenir.

Ils nous ont tabassé, mais ne peuvent pas nous tuer. Nous sommes indestructibles. Ils ont besoin de victimes. Ils vivent pour la guerre et non pas pour la paix. Ce sont des pleutres et des couards.

La société entrepreneuriale (coloniale) occidentale est bâtie sur une hiérarchie raciale, une force criminelle qui donne du pouvoir et de la puissance à des démagogues volages et inconsistants. La blancheur est la catastrophe qui arrive.

Le jour de l’armistice et du souvenir est une occasion pour eux de célébrer la guerre.

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Résistance au colonialisme: De l’un au tout (Mohawk Nation News)

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Lectures connexes:

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Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

 

Baraques, pelles et seaux de vidange

 

Mohawk Nation News

 

8 novembre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/11/08/hacks-shovels-slop-pails7846/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pourquoi le peuple originel de l’île de la Grande Tortue (Amérique du Nord) est-il obligé de vivre sous des condition tiers-mondistes ? Nous avons été piégé dans le système importé ici par les envahisseurs. Les traités ne sont rien de plus que des instruments d’extraction de ressources naturelles par les entreprises coloniales à sens unique, ils ne sont en aucun cas fait pour aider les Indiens mis à part de les faire vivre en cage.

Les assassins ont créé et imposé le scenario du “meurtre du vrai peuple naturel de la terre” et de toute vie naturelle. Ils ont développé le programme d’annihilation d’onk’we:onweh (NdT: peuple originel de l’endroit), sauf ceux qui ont la volonté malicieuse et l’animosité nécessaire de gérer leurs “cages” (ou réserves).

Nous, le peuple naturel , sommes Un. Nous avons le même processus de base pour vivre qui fut donné dans les instructions originelles pour utiliser notre instinct naturel pour vivre. Nous sommes les victimes d’une véritable entreprise coloniale, celle de Meurtre Inc. Tous les traîtres qui violent Kaianerekowa, la Grande loi de la Paix et le wampum Deux Rangées ne font pas partie de notre peuple. S’ils restent sur l’île de la Grande Tortue, ils seront sous le coup de notre loi et seront expulsés.

L’armée gère le génocide mené par les assassins voleurs (colons). Les envahisseurs sont formés pour être très obéissants.

Le monde voit les crimes et sait, connaît les atrocités commises par les envahisseurs: vagues d’assassinats, écoles de réserves camps de la mort, enlèvements et assassinas de nos femmes, appropriation de nos bébés et de nos enfants, stérilisation forcée, conditions de vie digne du tiers-monde et évitement d’un  véritable tribunal international pour rendre compte de ces crimes.

Les Américains du Nord et leurs esclaves coupables sont formés pour paraître et se sentir innocents et pour essayer de faire passer notre résistance pour du “terrorisme”. Le monde est témoin de ces atrocités et de cette vulnérabilité, mais continue de suivre la “loi internationale” (NdT: faite par et pour les riches et puissants…), qui est basée sur l’échange et le commerce, l’argent.

Nous continuerons à divulguer la Grande Loi de la Paix au monde.

Notre mère nous guide tandis que des gens comme Aldous Huxley et George Orwell guident les envahisseurs. Nous essayons d’arrêter cette guerre continuelle. Le corporatisme c’est la règle de la majorité des 51%, ce qui est la base fondamentale du paradigme politique du diviser pour mieux régner, ordo ab chao.

Notre processus de décision politique basé sur le consensus permet à chaque personne d’être véritablement égale aux autres et d’avoir une voix jusqu’à ce qu’un accord d’accord mutuel soit soutenu par tous (unanimité).

= = =

Nous ne prônons pas autre chose que le processus du consensus dans une société où le pouvoir sera de nouveau dilué dans le peuple. 

Manifeste de la societe des societes

Nous avons tant à apprendre et à adapter des sociétés ancestrales toujours connectées avec une bonne partie de la solution à nos problèmes…

~ Résistance 71 ~

La résistance passe par faire face à la réalité: Expliquer l’horrible nouvelle (Kevin Annett)

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“Au bout du compte, notre véritable ennemi n’est pas le risque de briser la glace de fureur mais en fait notre incapacité à le faire.”

~ Kevin Annett ~

Lectures connexes:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

le bouclier du lanceur d’alerte

 

Confessions d’un soi-disant homme en colère: Expliquer l’horrible nouvelle

 

Kevin Annett

 

1er octobre 2017

 

url de l’article original:

http://kevinannett.com/2017/10/01/confessions-of-an-allegedly-angry-man-breaking-the-awful-news/

 

~ Traduit de l’anglais par résistance 71 ~

 

L’autre jour, une de mes lectrices la plus creuse que j’appellerai ici Shirley, s’est offusquée au sujet de quelque chose que j’avais écrit. Avec une passion peu commune pour une pâle canadienne, Shirley m’a expliqué comment je pourrais avoir plus de soutien du public si je n’étais pas aussi “amer et en colère” contre mon pays et si j’apprenais pour changer à “voir le positif dans les gens”. Elle mentionna aussi un truc au sujet de dieu.

L’accusation des plus ferventes de Shirley m’a d’abord rendu quelque peu perplexe, dans la mesure où ce à quoi elle se référait concernait quelque chose que j’avais écrit pour me moquer un peu de la capacité morbide des Canadiens de vouloir couper les cheveux en quatre tout en avalant des couleuvres, dans ce cas précis un sordide déni collectif de crime impliquant énormément de morts d’enfants bronzés. Après tout, on ne peut que rire d’une énorme tragédie car elle défie notre entendement.

En fait, la censure acerbe de mes écrits par cette femme est tombée à pic, car pas même une heure avant ses remarques, un interviewer m’avait demandé de faire plus que de commenter sur le meurtre d’une petite fille de 9 ans nommée Vicky Stewart. Mon interlocuteur m’avait demandé comment je ressentais sa mort et la vérité était que je ne ressentais rien.

Je me suis parfois demandé quelle situation j’aurai dans la vie si j’étais de fait cette néfaste personne que mes critiques disent que je suis. Je serai bien plus riche, c’est sûr. Dans le cas de Shirley, si j’étais celui qu’elle pense que je suis, je m’éclaterais passionnément au sujet de la mort de la petite Vicky, battue à mort par une matrone de l’Eglise Unifiée du Canada répondant au nom de Ann Knitzky. Si seulement j’avais cette rage en moi ! Mais manque de pot, je suis trop canadien pour ne pas regarder par dessus mon épaule de manière concernée de savoir comment les gens pourraient interpréter ma dernière tirade colérique d’indignation. Chacun de ceux qui a fait face à la vilification publique officielle sait que dans notre pays, le problème n’est pas ce qui a été fait de mal, mais que quelqu’un en parle. Demandez à Shirley…

Mis à part les critiques idiotes, j’ai passé la journée à réfléchir sur mon absence de sentiment quant à l’assassinat de la petite Vicky. J’ai vu sa photo et ai rencontré sa sœur Beryl qui fut témoin de coup fatal. Je connais les détails de la mort brutale de la petite Vicky comme je connais les détails des morts de milliers d’autres victimes dont on ne parle jamais, victimes sans visages dont j’ai documenté l’extermination et partagé ce savoir avec un monde incrédule et stupéfait.. Peut-être ceci explique t’il l’épaisse couche d’amortisseur que j’ai construit autour de mon cœur et les larmes contenues qui ne peuvent couler. Sans aucun doute que le fait d’avoir eu mes deux filles arrachées à ma présence lorsqu’elles n’étaient encore que de très jeunes enfants, a aidé à mon exil dans cette zone morte de l’émotion, endroit où ma rage ne peut plus trouver sa voix. En cela, je ne suis pas comme mes pâles compatriotes ; car à l’instar de l’héroïne grecque Antigone, si je suis mort c’est pour pouvoir peut-être aider ceux qui sont aussi morts: mes compatriotes canadiens.

A part une flexibilité qui part en sucette et une libido qui s’estompe, mon entrée dans la soixantaine m’a apporté une clarté inattendue sur ce que j’ai accompli ces deux dernières décennies. J’ai longtemps pensé que tout était au sujet d’exposer au grand jour un terrible crime commis par mon propre peuple et appelé génocide, le tout dans mon propre jardin et ainsi de pouvoir donner la parole à ses survivants trébuchants. En fait, il s’est avéré que ceci ne fut que le préambule à l’évènement principal.

Personne n’aime se voir présenter l’horrible vérité, particulièrement lorsque la fin est en vue. Par exemple, dès que je fut ordonné prêtre (NdT: Kevin Annett fut prêtre, révérend de l’Eglise Unifiée du Canada pendant plusieurs années avant de se faire expulser suite à sa prise de position concernant le génocide des enfants autochtones dans les pensionnats gérés, entre autre, par l’Eglise Unifiée…), on a demandé ma présence au chevet d’une femme mourante du nom de Carol, qui était la jeune mère de trois enfants. Elle n’avait plus que quelques jours à vivre. Ses parents et ses frères étaient là en compagnie de son mari effondré. Aucun d’eux ne voulaient faire face à la réalité: Carol allait mourir. Ils essayèrent de la réconforter et lui dirent qu’elle allait bientôt se sentir mieux. Mais elle savait la vérité, tout comme ils le savaient tous, quelque part sous le déni et la terreur.

Alors que l’état de Carol empirait et qu’elle sombrait peu à peu dans le coma, j’ai finalement dit le plus gentiment possible à tout le monde présent dans la pièce: “Maintenant semble être un bon moment pour vous tous de dire adieu à Carol…”

Ils se tournèrent tous vers moi, choqués. La mère de Carol aboya à mon encontre: “Comment osez-vous ?…”

“Elle n’a plus beaucoup de temps”, répliquais-je, mais la femme ne pouvait m’entendre. La mère n’a jamais dit adieu à sa fille ; au lieu de cela, elle sortit comme une furie de la chambre d’hôpital. Mais éventuellement, tous ceux qui restèrent firent face à la réalité et c’est alors que commencèrent les larmes et le chagrin, ainsi que les adieux à leur chère Carol. Pourtant, aucun membre de la famille ne m’a jamais plus adressé la parole, m’évitant, me lançant des regards hostiles, comme si j’étais responsable de sa mort.

Sur le même plan, voici une histoire racontée par un survivant des camps nazis. L’homme était un médecin polonais envoyé à Auschwitz dans un des wagons à bestiaux en compagnie de centaines d’enfants et leurs parants, grands-parents et leurs enseignants. Alors que le train approchait de sa destination du camp de la mort, une ancienne, vieille dame qui enseignait la musique dans le ghetto de Cracovie d’où ils venaient tous, commença à raconter aux enfants de joyeuses histoires sur une belle terre et de l’éternelle jeunesse qui les attendait. Elle commença à les faire chanter. Bientôt, les enfants furent calmes et sereins, alors même qu’on entendait les sirènes hurlantes du camp d’Auschwitz qui approchait.

Le médecin se souvint avoir été en colère au sujet de l’attitude de la vieille femme et lui demanda:

“Pourquoi racontez-vous tous ces mensonges à ces enfants, en de telles circonstances ?” demanda t’il. La vieille femme sourit alors tristement et dit: “Ce n’est pas le moment pour la vérité.”

Une partie de moi est d’accord avec cette femme: la part infantile de ma personne qui a connu auparavant le pouvoir curateur de l’amour et la puissance narcotique des câlins et embrassades, les vœux de bonheur. Mais mon être d’expérience comprend que la vérité n’est jamais de mise surtout dans les moments de grande souffrance et que tout amour qui nie la vérité n’est qu’un analgésique de pacotille et éphémère. Seule la vérité peut nous permettre de grandir au delà de nos besoins infantiles de protection et nous faire maturer au delà de cette roue de l’injustice. L’expérience nous montre que l’univers désire moins notre bonheur que notre croissance mentale.

Les peuples comme les Canadiens, dont la culture a le sang d’innocents sur les mains et qui sont coincés dans un énorme mensonge collectif que leur crime demande, sont incapables de grandir. Comme toute petite frappe prise l’arme du crime à la main, les Canadiens blancs ne sont pas émus ni ne se sentent concernés par ces légions d’enfants qui furent torturés à mort par leurs églises, c’est différent pour ceux qui montrent les cadavres. Comme me l’a dit un jour un vieux de la vieille de l’Eglise Unifiée du Canada: “Nous savons tout çà. Le seul problème c’est que tu en parles…”

Les mots officiels sont une parfaite image de la banalisation de la malfaisance institutionnalisée: du fait que ceux immergés dans un crime collectif ne sont pas tant intentionnellement mauvais qu’ils sont morts émotionnellement et se sont dissociés de leurs propres sentiments. Cette condition fut mise en exergue par le prêtre anglican qui confronta quelques uns d’entre nous alors que nous distribuions des tracts à ses ouailles au sujet des plus de 50 000 enfants autochtones qui moururent aux mains de l’état entrepreneurial colonial. L’homme nous cria: “Nous avons déjà dit que nous étions désolés… Que veulent ces gens de plus ?..”

Et le pasteur fut véritablement choqué et troublé lorsque je lui répondis: “Imaginez que ce soit votre enfant qui soit violé, assassiné et enterré quelque part. Que voudriez-vous ?”

Ma question l’a totalement pris au dépourvu simplement parce que toute cette “affaire” de la complicité de son groupe dans un crime de masse dans leur propre jardin n’a jamais été internalisée ni par lui ni par quiconque. Des enfants violés et assassinés n’étaient pas une réalité pour lui, ni pour son groupe. Ils n’étaient pas une réalité ni pour lui ni pour son groupe, mais une abstraction, quelque chose de complètement déconnecté d’avec sa vie, leurs vies quotidiennes. C’est exactement ce type de capacité morale scellée et anesthésiée qui est requise pour qu’un crime collectif ne soit jamais reconnu et encore moins puni, pour qu’il puisse de surcroit continuer. Plus grande est l’atrocité, plus le déni et la distanciation personnelle sont conséquents, que ce soit à Auschwitz ou aux pensionnats pour Indiens d’Alberni.

La passion et la colère n’ont aucune place dans la rigide distanciation morale de criminels collectifs comme le sont les Canadiens, car de telles faiblesses menacent de craquer l’arrangement minutieux de fausse humanité et d’auto-absolution personnelle qui sont la caractéristique des vainqueurs de toute guerre génocidaire. Finalement, cette névrose explique le comportement de mon antagoniste, Shirley, qui s’est tant offusquée de ma moquerie du déni et des illusions de mon peuple ; car pour un chrétien blanc au Canada, il n’y a pas de pire crime que de causer la controverse ou la division. Clairement, ils ne lisent pas beaucoup leur propre bible.

Au bout du compte, notre véritable ennemi n’est pas le risque de briser la glace de fureur mais en fait notre incapacité à le faire. Nos froids sentiments et notre captivité au sein d’un arrangement de mort et de mensonges est autant une menace à la fibre et à l’être du pasteur anglican qu’ils ne le sont pour vous et moi. Le génocide condamne l’assassin et les victimes de la même façon. Celui qui torture à mort quelqu’un et le fait en toute impunité, emporte avec lui une sentence de mort et est éventuellement tué de l’intérieur. Le Canada blanc, se languissant dans son crime collectif et son mensonge de “cicatrisation et de réconciliation”, meurt de l’intérieur parce qu’il doit toujours faire face à lui-même, se regarder dans la glace.

Il n’y a pas prescription pour la condition terminale de mon peuple parce qu’il n’y a pas de remède. Aussi loin que les Canadiens refusent de voir leur propre condition, viendra le fait de la mort elle-même. Ce n’est pas le crime de passage appelé le Canada chrétien que nous devons gérer, mais ceux qui viendront après lui: Les prochaines générations, natives ou blanches, qui devront savoir toute la vérité sous peine de continuer le mal.

Peut-être qu’un jour j’apprendrai à laisser mon propre chagrin s’écouler et trouverai-je cette voix de la rage qui explosera les barreaux des prisons. Mais si je puis recevoir une telle grâce ou quelque autre Canadien ce sera parce que et non pas malgré le fait que nous ayons regardé la vérité en face et lutté pour en parler. Comme nous le rappelle Alice Miller:

“La vérité au sujet de notre enfance est stockée dans notre corps et bien que nous puissions le réprimer, nous ne pouvons jamais l’altérer. Notre intellect peut être trompé, nos sentiments manipulés et nos conceptions brouillées, notre corps trompé par des substances médicamenteuses. Mais un jour, notre corps présentera sa facture, car il est aussi incorruptible qu’un enfant, qui, toujours entier d’esprit, n’acceptera aucun compromis ni excuses et il ne cessera de nous tourmenter jusqu’à ce que nous cessions enfin de fuir la vérité.”

Effondrer le colonialisme… (pdf gratuit à télécharger)

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Résistance 71

28 octobre 2017

 

Sur une très belle mise en page pdf de Jo, deux de nos article datant de 2013 et 2014 sur la lutte anticoloniale: le premier sur effondrer le colonialisme en corrigeant l’E.R.R.R.E.U.R faite et le second sur le colonialisme en Nouvelle-France à partir du XVIème siècle. En 3ème partie, l’avant propos de notre Manifeste de la société des sociétés récemment publié. A lire et diffuser sans aucune modération.

effondrer le colonialisme

 

Détruire le colonialisme (video)

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Un message qui finit par passer petit à petit parce que « nous sommes tous des colonisés »

~ Résistance 71 ~

 

Destroy Colonialism

 

 

Résistance au colonialisme: De l’assassinat de masse à la résurgence (Mohawk Nation News)

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Lectures complémentaires:

Manifeste de la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

 

Assassiner est un boulot

 

Mohawk Nation News

 

23 ocobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/22/murder-is-work/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique du Nord est un état humilié d’immigrants. Eux et leurs complices se battent pour voler notre terre et nos ressources, engendrant une matrix de haine et d’assassinat. Ils fabriquent des règlements corporatistes qui nous disent: “Arrêtez de résister et circulez y a rien à voir. Oubliez ce génocide que nous avons commis.”

Il y a quelque chose d’autre dans l’immigrant (européen). De l’extérieur, ils disent avoir peur de dieu et nous sourient, essayant de paraître des anges ne pouvant faire de mal à une mouche ; de l’intérieur, ce sont des monstres qui ont vicieusement massacré nos ancêtres, fait disparaître leurs corps et développé une amnésie générale à ce sujet. On ne peut pas croire que de tels personnes existent vraiment. Leur malfaisance est contagieuse. Ce sont des psychopathes qui tuent pour voler sans aucun remord.

La voie de la création/nature est sken-nen, kari-wiio, kasa-stensera et atonwa-kowa (paix, rectitude, force, liées ensemble). Elles sont les instructions originelles de la création de toute vie, la formule de la paix.

Le massacre de masse de 100 millions de personnes de nos peuples (NdT: chiffre avancé par les anthropologues pour le nombre total de morts autochtones sur le continent des Amériques du fait de l’invasion occidentale depuis 1492) a été méticuleusement plannifé par ces créatures grotesques. Le cercle indien géré par l’armée émet les droits de tuer aux représentants des intérêts des colons et leurs familles, ce qui est de nos jours appelé “programmes sociaux”. Le meurtre de nouveaux nés, d’enfants, de femmes et d’hommes doit être final, sans laisser de traces.

Maintenant, les rats qu’ils ont entretenus les mordent en retour, leurs plaies purulentes et gangrénées sont apparentes. Nos tombes se trouvent sous leurs villages et leurs villes, partout. Ils sont formatés à l’obéissance et pour ne voir que ce que les oligarques décident. La dévastation économique, météorologique et sociale devient désespérée. Leurs défenses artificielles s’effondrent. Le monde les voit pour ceux qu’ils sont, des va t’en guerre ; leurs peurs les rongent. Ils se souviennent de ce que leurs ancêtres immigrants ont volé et que le véritable peuple naturel de l’endroit fut massacré afin de pouvoir leur donner ce qu’ils ont aujourd’hui.

La vérité à notre sujet est leur pire ennemi. Toujours plus de meurtres, de disparitions, de viols et d’abus en tout genre continuent de se produire. Les victimes observent.

Notre résistance est étiquetée “terrorisme”. Nous sommes forcés de vivre sous des conditions tiers-mondistes sur nos terres. Les gouvernements entrepreneuriaux sont basés sur des escroqueries mortifères. Notre mère observe. Notre terre doit être débarrassée et nettoyée d’eux et de leurs détritus, de leur folie et de leurs mensonges au sujet de leur cruauté. Déverser du béton ou construire des oléoducs sur leur horrible vérité ne cachera pas leurs crimes.

Aucun des immigrants ne s’est mis en travers des flingues qui nous visaient. Ils ont commis le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, orchestré par les oligarques européens. Les immigrants (NdT: colons établis) et leurs marionnettistes n’appuient plus sur la gâchette mais profitent grassement des fruits de ce crime.

Le fait qu’ils ne fassent pas face à leur crime est la preuve de leur couardise et de leur fuite. Nous devons sauver notre race coûte que coûte et par tous les moyens.

= = =

Immigrants en voie de disparition !

 

Mohawk Nation News

 

23 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/22/vanishing-immigrants/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1946, au premier jour d’école à Kahnawake, les missionnaires nous dirent que bientôt les INDIENS allaient disparaître. Un livret bleu imprimé de lettres blanches fut distribué, livret intitulé “L’Américain en voie de disparition”, livret que nous devions emmener à la maison pour que nos familles le lisent également. Un de nos pères s’écria: “C’est un mensonge ! Mais vous devez aller à l’école sinon je vais aller en prison. Passez les tests mais n’apprenez pas.” Ils nous racontaient au sujet de ce faux dieu qu’ils avaient inventé. Il disait: “Toute vie est dieu en accord avec la création.”

Le système patriarcal est une escroquerie cruelle fondée sur la croyance en une entité assoiffée de sang appelée “dieu”. Le temps passa, et nous apprîmes que les oppresseurs contrôlaient en fait les deux côtés des disputes.

Les femmes sont les kohti-hontia-kwennio, les détentrices du titre, les gardiennes de la terre comme mis en place par la nature. Les immigrants doivent donc tuer ou faire disparaître les femmes pour prendre le contrôle d’onowa’regeh ou l’Île de la Grande Tortue.

Ces envahisseurs blancs (NdT: chrétiens et européens) ont inventé des histoires pour masquer le génocide à leur propre peuple. Notre manière d’apprendre à notre sujet est fondée sur les images mentales invoquées par nos langues. La vérité de notre existence y est décrite et inscrite, ainsi nous pouvons nous en faire une représentation.

La fausse histoire a supprimé notre existence même.

Ainsi les Etats-Unis et le Canada pouvaient continuer en toute quiétude leur braquage de la terre et le véritable peuple naturel de cette terre devait être totalement éliminé. Le plus grand assassinat de masse de l’histoire de l’humanité fur minutieusement préparé et mis en œuvre.

Des sociétés secrètes maintiennent ces mensonges en réseaux du mensonge et de la falsification. Les Etats-Unis dirigent les guerres dans le monde entier. Des groupes sont entrainés et payés pour nous tuer. Leurs grotesques actions ont mené à terme, à la mort de plus de 100 millions de personnes.

L’occupation de nos terres viole la loi internationale. Nous sommes parqués dans des camps de prisonniers de guerre appelés des “réserves” et ce sur nos propres terres. Les entités entrepreneuriales coloniales contrôlent tous les côtés des guerres et l’ONU est leur arbitre.

Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) entrepreneuriaux, créés par les états colonisateurs et oppresseurs, ainsi que leurs flics militairement et lourdement armés sont les croquemitaines et les porte-flingues qui font le sale boulot. Ils sont équipés afin de pouvoir mettre en application la loi martiale dès que celle-ci sera ordonnée. Les colons ne peuvent en aucun cas mener des négociations légitimes parce qu’ils n’ont de fait absolument rien a négocier. Les produits qu’ils veulent sont tous possessions du véritable peuple naturel de la terre, qu’ils appellent des terroristes.

Avec le taux de fertilité de la race blanche en perte de vitesse de 60%, qui est en train de disparaître ? Nous sommes encore loin de notre nombre originel. Attendez un peu…

Communiqué pour le financement participatif au livre « Chronique de voyages en terre Lakota »

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 22 octobre 2017 by Résistance 71

Nous sommes en contact avec Jean-Michel Wizenne depuis plusieurs années et respectons grandement son travail de terrain dans le domaine politico-culturel. Jean-Michel a beaucoup voyagé en terre amérindienne et y a forgé une grande connaissance faisant de lui une passerelle spirituelle entre nos deux mondes qui ne sont en fait qu’Un. Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir peut-être contribuer à ce que sera son deuxième ouvrage. Musicien, essayiste, conférencier et être conscient n’ayant pas choisi la façon la plus facile de marcher.

Aidez-le dans ce projet, il en vaut la peine !

~ Résistance 71 ~

 

Levée de fonds participatifs pour le projet de livre “Chronique de voyages en terre Lakota”

 

Jean-Michel Wizenne

 

Octobre 2017

 

Dons au projet sur la page Gofundme:

https://www.gofundme.com/chronique-de-voyage-en-terre-lakota

 

Bonjour à toutes et à tous.

15 ans déjà depuis mon premier séjour chez les Lakota Sioux. Après un périple de 10 000 km en un mois, à moto et en solo, j’étais parti de Montréal pour traverser le Québec, l’Ontario, le Michigan, le Wisconsin, le Minnesota et enfin pour arriver sur la réserve de Rosebud dans le Dakota du Sud.

Je n’avais alors que 2 contacts. Le premier, un prisonnier du pénitencier maximum sécurité de Sioux Falls, avec qui j’entretenais une correspondance depuis des années. Le second contact était la tante de ce prisonnier. Elle vivait en territoire indien à 300 km à l’ouest de la prison.

Le but initial de ce voyage, était de répondre à l’invitation du groupe spirituel de la prison, et de participer aux cérémonies traditionnelles parmi les détenus Sioux.

A la fin de la journée de cérémonie, à l’heure du départ, un évènement singulier s’est produit, qui allait changer toute l’histoire, ou plutôt toute mon histoire. Un jeune détenu qui s’était faufilé entre les gardes, s’est précipité vers moi et avant de se faire ceinturer m’a crié la phrase suivante: « parle de nous, invite des gens à venir nous voir, c’est le seul moment où nous existons ». La seconde d’après,  je me retrouvais sur le parking de la prison, face au soleil, alors que je laissais derrière moi la lumière artificielle de cet immense bunker de béton, et les gens avec qui je venais de partager, chants, danses et prières.

Alors, la multitude d’évènements qui se sont déroulés ensuite lors de ce premier séjour, et toutes les émotions qui leur sont associées, ont été consignés soir après soir, dans ce qui me faisait office de seul confident durant ce voyage, à savoir un carnet de notes. .

Aujourd’hui, 15 ans après, sur la réserve, certains ont grandi, certains ont vieilli, et certains n’ont ni eu le temps de grandir ni de vieillir. Vous savez, une des premières choses que vous constatez quand vous enchainez les voyages en terre indienne, c’est que si le décor ne change jamais – la même carcasse de voiture, la même roulotte délabrée, la même baraque abandonnée, par contre, en ce qui concerne les gens que vous connaissez, que vous côtoyez, et surtout quel que soit leur âge, enfants, adolescents, adultes ou anciens,  vous n’êtes jamais sur de les retrouver en vie.

C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, avec toutes les connaissances acquises par les expériences vécus lors de mes nombreux autres voyages, ayant beaucoup appris sur l’histoire politique des réserves indiennes avec les anciens, avec des historiens et philosophes amérindiens,  et aussi étant familiarisé avec leur culture, leurs mœurs et de leur vision du monde, j’ai décidé de reprendre toutes ces notes, et de les enrichir de toutes les connaissances acquises, et aussi d’y ajouter l’histoire passée et présente de toutes ces personnes qui font maintenant parties de ma seconde famille.

Alors pourquoi ? Eh bien par ce qu’aujourd’hui,  je me sens émotionnellement prêt et en mesure de le partager de la meilleure façon possible. Je veux permettre au lecteur féru de réalisme et d’authenticité, de s’immerger dans un monde peu connu et dans le réel de l’histoire, et de vivre cette histoire, d’en acquérir les connaissances, par le biais du factuel et du vécu. Par le biais des anecdotes, des aventures et même des drames, bref par le biais du réel dont j’ai été témoins, et par le biais du réel qu’ils ont vécu et qu’ils vivent.

-Alors en pratique, ce récit aura la forme  d’un récit de voyage et d’une chronologie combinant mon histoire et de celle des membres de ma seconde famille, de leur passé, de leur présent.

Cela me demandera plusieurs mois, qui seront consacrés à me replonger dans toutes les notes des différents voyages, les mettre en forme, et de les compléter. D’un point de vue de la logistique, cette entreprise implique aussi que je puisse matériellement permettre l’accès régulier au téléphone entre ceux qui se trouvent en prison, ceux qui vivent sur la réserve dans des conditions plus que précaire, et moi-même, afin de régulièrement écouter, vérifier et valider les faits, les noms, les dates et les lieux.

Alors pour tous ceux qui préfèrent l’authentique au politiquement correct et qui veulent soutenir ce projet activement, j’organise un financement participatif qui permettra à ce livre de se faire et de voir le jour dans les meilleures conditions. Je vous remercie d’avance et vous dit à bientôt.-

Jean-Michel Wizenne

Vidéo promotionnelle:

http://www.youtube.com/watch?time_continue=476&v=gfqAJuFQw6s

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Le livre précédent de Jean-Michel: “La ligne et le cercle”

https://www.bod.fr/livre/jean-michel-wizenne/la-ligne-et-le-cercle/9782322082827.html