Archive pour amérindiens contre colonialisme

Résistance au colonialisme: Terre brûlée (MNN)

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En lutte contre le terrorisme depuis 1492

 

Terre brûlée

 

Mohawk Nation News

 

11 novembre 2018

 

url de l’article original: http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/12/scorched-earth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Personne ne parle des “pogroms de la terre brûlée” que les envahisseurs ont perpétré sur l’Île de la Grande Tortue pour nous tuer, pour nous expulser et prendre nos possessions. En 1779, le général George Washington a écrit un ordre exécutif, toujours en vigueur aujourd’hui, par lequel il envoya la Major General John Sullivan en territoires iroquois pour dévaster et détruire nos terres du nord au sud.

Des milliers de soldats déferlèrent, prirent, brûlèrent et détruisirent chaque village et chaque ferme. Les natifs, hommes, femmes et enfants furent massacrés. Ranatakalas (le destructeur de villages enragé, comme nous appelions Washington) était en état d’orgasme permanent de voir notre terre dominée, détruite, nos peuples oblitérés et de savoir que beaucoup d’autres des nations natives mourraient de faim l’hiver suivant.

Les Américains se moquent de ce qu’ils nous ont fait. Leur livre noir (NdT: la bible) dit qu’ils paieront pour les pêchés de leurs pères. Aujourd’hui ils célèbrent l’assassinat de leurs jeunes dans les guerres commerciales, celles appelées première et seconde guerres mondiales. Dans les feux de forêt en Californie, ils ne retrouvent plus au moins 100 personnes, mais ils ne veulent pas reconnaître les plus de 100 millions d’entre nous qu’ils ont assassinés. Ils font l’expérience de leur héritage.

Les Américains ont tendu la main pour accepter ce qu’ils nous avaient volé. La saloperie de plastique brûlé toxique, déchet des gens, se mélange dans les nuages puis retombe sous forme de pluie et tue ce qu’il reste d’entre nous. Les gens respirent du poison, deviennent malades et meurent.

La force de travail a été éradiquée. Les riches pensent que seul l’argent peut résoudre leurs problèmes.

Les envahisseurs étaient en extase quand nos peuples et villages furent brûlés et détruits. Les envahisseurs pleurnichent quand ils perdent ce qu’ils nous ont volé.

Nos soi-disants “leaders” entrepreneuriaux, qui nous ont été imposés par les lois coloniales [les chefs de bandes (Canada) et de tribus (USA) et les “leaders” nationaux] devraient faire des recherches sur les bulles pontificales du Vatican, la fondation du soi-disant droit international (NdT: bulles Dum Versitas, 1452, Romanus Pontifex, 1455 et Inter Caetera, 1493) :

Vidéo: conférence du professeur Robert J. Miller en 2013 à l’université d’Arizona:

“Dismantling the [Christian] Doctrine of Discovery” / “Démanteler la doctrine [chrétienne] de la découverte”

Lectures complémentaires:

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Effondrer le colonialisme

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Manifeste pour la Société des Sociétés

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Resistance politique: De la nécessité d’une mémoire collective

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Réseau Résistance Rébellion International

 

Mexique 2018 De l’idéologie et de la réalité I

 

Georges Lapierre

 

8 novembre 2018

 

url de l’article: https://www.lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXV

 

Il est grand temps de distinguer l’idéologie de la réalité, et vice versa ! La fin visée par une autre anthropologie est d’arriver après un voyage mouvementé à la vaste plage de la réalité. Le plus souvent nous parlons idéologiquement de la réalité. Tous ceux qui prétendent décrire ou analyser la réalité dans laquelle nous nous trouvons sont des idéologues et, bien souvent, les idéologues sont aussi des militants qui cherchent à imposer leur vision ou une certaine vision de la réalité. Ces idéologues sont en général payés par l’État et leur vision de la réalité ne s’éloigne pas de celle voulue par la pensée dominante, leur appréhension ne s’écarte guère d’un convenu plus ou moins implicite et ce qu’ils présentent comme des nouveautés a la saveur du bon sens et du bon goût reconnaissable entre mille, et dans laquelle tous se reconnaissent avec une certaine satisfaction. Quand ils ne sont pas directement payés par l’État, les idéologues portent en eux l’idée de l’État, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent. L’idéologie est le propre d’une pensée séparée. Les idéologues ne sont pas poètes, la réalité se chante, elle ne se décrit pas. Dans cet essai, dans cette réflexion à caractère idéologique (fatalement), je cherche seulement à m’approcher d’une réalité qui m’échappera toujours.

Heureusement, la réalité est une anguille et si elle se laisse parfois deviner, elle ne se laisse pas si facilement surprendre et confondre par le premier idéologue venu, et par les autres aussi. Nous pouvons seulement tenter de réduire la distance entre l’idée que nous nous faisons de la réalité et la réalité elle-même. La société mexicaine, par exemple, est une réalité dans la seule mesure où les Mexicains vivent ensemble plus ou moins bien, avec de nombreuses difficultés. Pour l’instant, ils arrivent à vivre ensemble, il n’y a pas encore de rupture nette, la guerre sociale n’est pas déclarée, elle n’a pas éclaté de manière frontale, elle reste larvée. Cependant nous n’en sommes pas loin : dans les années 1970, elle a été conjurée par l’intervention de l’armée fidèle à une certaine idée de la paix sociale, fidèle, donc, à une certaine idéologie. Aujourd’hui encore, l’armée continue à jouer un rôle non négligeable même s’il peut paraître plus ambigu. Notre époque appelle ce flou et joue sur la confusion des valeurs pour imposer une vision du monde unique et totalitaire. Les tueurs des cartels de la drogue ou des mafias locales épousent le rôle qui, autrefois, revenait aux paramilitaires pour semer la terreur parmi la population et mettre fin par le meurtre ou par des menaces à peine voilées aux velléités de résistance et d’opposition à des projets non désirés. On ne sait plus si les « escadrons de la mort » mis en place par certains hommes d’État et encadrés par l’armée ou la marine sont l’instrument de la guerre contre les cartels ou un instrument de guerre dirigé contre la population des barrios [1]. C’est le règne de la confusion la plus totale, s’y perdent toutes les valeurs et tous les points de repères qui existaient autrefois, la boussole est devenue folle. Cette confusion généralisée profite au pouvoir, elle le rend fuyant et insaisissable.

Les interventions « clandestines » des forces de l’ordre ne sont pas sans évoquer le rôle joué par l’armée en Argentine et au Chili du temps de la dictature militaire, fin des années 1970, début des années 1980 : arrestation des suspects à leur domicile, sur leur lieu de travail, dans la rue, séquestration, torture, assassinat et disparition. Des bataillons de la marine mexicaines ont été mis en cause récemment dans un rapport de l’ONU, mais ce n’est là qu’une partie immergée de l’iceberg — d’ailleurs on n’en parle plus, un pays si exemplaire ! Le chiffre des disparus, que ce soit par les forces de l’ordre (armée et police) ou par les cartels de la drogue, atteint des proportions considérables et l’on est en droit de se demander s’il ne dépasse pas très largement le chiffre des disparus en Argentine ou au Chili sous dictature militaire. Avec une différence, le suspect en Argentine (ou au Chili, etc.) était relativement ciblé par son appartenance politique (communiste, socialiste, syndicaliste ou péroniste), au Mexique, il est moins défini, ce n’est pas son appartenance ou son engagement politique qui le rend suspect, c’est autre chose, tout un chacun peut devenir suspect : jeune, pauvre, témoin involontaire mais gênant, journaliste, accusateur… L’engagement politique en lui-même compte peu sauf s’il vient faire obstacle au désir irrépressible d’enrichissement d’une certaine catégorie de la population.

Cette réalité mexicaine, vécue au présent dans ces années de transition, marquant le passage du parti unique à la démocratie, ou de l’État providence à la société marchande, apparaîtra dans toute sa crudité seulement dans quelques années. Cette dictature militaire, qui n’est pas dite, clairement appuyée par les États-Unis, a été mise en place du temps de Felipe Calderón ; elle reste implicite, elle n’est pas idéologique, du moins en apparence, comme elle a pu l’être en Argentine ou dans d’autres pays d’Amérique latine. Elle est plus pragmatique, elle déblaie le chemin afin que les multinationales et les investissements de capitaux ne se heurtent pas à un mouvement social trop ample et trop fort, et qui leur serait contraire. Elle fait place nette à un autre pouvoir, à une pensée pratique qui s’érige comme pouvoir absolu, et qu’il n’est plus possible de contester ouvertement.

J’ajouterai que l’arrivée à la tête de l’État d’Andrés Manuel Lopez Obrador en décembre de l’année 2018 pourrait bien annoncer la fin de cette période de transition marquée par une dictature militaire en sourdine, disfrazada de civil, dont le Mexique a le secret. Après les bruits de bottes d’une présence militaire accablante, le retour d’Andrés Manuel Lopez Obrador annonce dans la liesse et le consentement général l’arrivée tant espérée de la démocratie dans le ciel glorieux d’une paix sociale enfin recouvrée sur des amoncellements de morts et de disparus. Un nouveau pouvoir se reconstitue, il s’appuie sur des formes anciennes pour muer, changer de peau, acquérir plus de puissance. Et il n’est plus contesté désormais : les Mexicains semblent vaincus, ils renoncent à une lutte trop inégale. La victoire d’Andrés Manuel Lopez Obrador scelle la défaite des Mexicains. Tout entre dans l’ordre. Cette période dite de transition fut une période délicate comme toutes les périodes de transition. Elle accompagnait une transformation profonde du pouvoir, un travail d’accouchement d’une puissance nouvelle, une mue qui risquait de laisser le pouvoir à la merci de ceux qui le contestent. Cette formation d’un monde nouveau devait être accompagnée et protégée. Le soulèvement des peuples indiens du Sud-Est en 1994, deux ans après la signature d’un traité de libre commerce entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, a pu être perçu comme un avertissement. Toutes les instances du pouvoir se sont alors employées à réduire cette menace latente que pouvait représenter la population mexicaine lors de ce passage d’une forme de pouvoir à une autre forme de pouvoir se confondant avec la montée en puissance de l’argent. Cette période de transition marquée par la montée en puissance de l’argent fut accompagnée par des résistances sourdes, des oppositions passives et des rébellions. On peut penser que la voie de l’argent est désormais libre et que ce nouveau pouvoir qui s’est constitué dans la douleur des Mexicains n’a plus à craindre une opposition qui mettrait en péril sa puissance et son hégémonie.

Notre temps serait-il marqué par la fin des idéologies et le retour à une sorte de réalisme (ou présentisme) ? Je ne le pense pas car il y aura toujours une réflexion plus ou moins tendancieuse sur la réalité que nous sommes amenés à vivre ; cependant il est fort possible que la société marchande n’ait plus besoin de propagande idéologique comme dans le siècle passé ; l’idéologie du progrès, par exemple, semble avoir fait son temps. Certains philosophes ou historiens philosophes parlent de « présentisme » pour fustiger notre époque [2]. Ce présent perpétuel qu’ils dénoncent ne serait-il pas la marque de la réalité ? La réalité se conjugue au présent, dans la mesure même où elle est directement vécue (ce qui ne veut pas dire qu’elle soit consciemment vécue). La mémoire est l’histoire au présent. La mémoire d’un peuple, la mémoire collective, est l’histoire de ce peuple vécue au présent. Ce qui est à déplorer ce n’est pas le présent mais l’absence de mémoire et surtout l’absence de mémoire collective, cette mémoire collective qui fleurit chez les peuples zapatistes comme chez bien d’autres peuples, qui fleurit aussi, fragile et délicate, parmi les occupants de Notre-Dame-des-Landes. Cette mémoire collective était comme le levain de la vie communale, elle disparaît avec l’effacement et la disparition de la vie communale. Au lieu de vivre directement notre histoire, nous avons fait de l’histoire une idéologie, nous l’avons coupée du présent pour en faire soit un objet d’étude, soit un développement idéologique pour en invoquer le sens comme argument irréfutable d’une propagande.

Une collectivité se constitue et se construit à travers son histoire, qui reste toujours une histoire singulière directement vécue par les membres de cette collectivité ; et cette histoire singulière constitue l’héritage, pour ainsi dire génétique, des membres de la communauté (au point d’être la mémoire génétique de la communauté ainsi constituée ?), elle est à la fois un facteur de reconnaissance et matière à revendication. Cette histoire « réelle » n’a rien à voir et s’oppose à l’« histoire officielle » qui reste l’expression du point de vue de l’État sur le passé, d’un point de vue séparé sur le passé, idéologique, donc, faisant la promotion de ce qui existe ; elle s’oppose aussi, plus fondamentalement à l’idéologie de l’Histoire.

Quant au devenir, il est le mouvement du présent, il est sa propre pensée en mouvement, la pensée spéculative se projetant dans le futur : la pensée spéculative générant l’activité sociale, faisant en sorte que la vie commune se reproduise. Nous avons bien une relation immédiate avec le futur, mais toute société se trouve dans une relation proche, pour ne pas dire immédiate, avec son futur. C’est l’idéologie qui apporte une distance, qui marque une rupture entre présent et futur, quand le futur s’oppose au présent, quand le futur n’est plus perçu comme le prolongement du présent mais fait apparaître une autre réalité, qui n’existe pas encore, qui n’existe pas encore comme présent. Le futur des communautés zapatistes se vit au présent dans les communautés zapatistes, si je puis dire. Leur reproduction future en tant que communautés humaines, en tant que communautés de pensée, en tant que communautés zapatistes se joue au présent. C’est ainsi que le futur est aussi présent dans les communautés ayuuk ou chontales, comme il est présent dans les collectivités qui se trouvent sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes. Le futur n’est pas un au-delà de la vie collective, il est son présent, il est son développement et sa reproduction, il ne se détache pas du présent.

C’est l’idéologie qui apporte une séparation et qui détache le futur du présent. Le futur devient alors un projet à venir, qui ne se trouve plus dans la continuité du présent. La proposition zapatiste de mettre fin au système capitaliste et d’œuvrer à la construction d’un monde non capitaliste dans un futur plus ou moins lointain est une proposition idéologique. Cette proposition n’est pas abstraite de la réalité, elle trouve bien une certaine consistance dans le mode de vie des peuples indiens, mais elle est en décalage avec la société mexicaine, elle est en porte-à-faux avec la société mexicaine. Elle n’est sans doute pas idéologique pour les peuples indiens, elle le devient pour tous ceux qui, dans la société mexicaine, ne sont pas indiens — dans le sens où ils n’appartiennent pas à un peuple héritier d’une culture qui lui est propre, ni à une communauté reposant sur un mode d’être ensemble.

L’idéologie apporte un point de vue, une réflexion, séparée de la réalité, séparée du présent qui reste le sceau, la marque indélébile de la réalité, aussi ne peut-elle échapper par la force des choses ou de par sa propre nature à sa fonction de propagande : soit de propagande pour ce qui existe, cette fameuse séparation ; soit de propagande pour ce qui pourrait exister. Faire l’éloge de l’histoire comme passé ou comme référence, ou faire l’éloge du futur comme projet à venir revient à se détourner du présent et de la réalité, à rendre la réalité évanescente pour la remplacer par une simple idée de la réalité. Il se trouve que nous vivons dans le présent, il se trouve que nous vivons au sein de la réalité aussi bien quand nous faisons nos courses à Bonneveine ou quand nous regardons la télévision. Et cette réalité nous emporte, nous pétrit et nous nourrit, nous ne lui échappons pas. Nous ne lui échappons pas, par contre, elle, elle nous échappe, elle nous échappe de plus en plus, elle ne nous appartient plus. Elle est la réalité mise en place, créée au jour le jour, inventée sans cesse par une pensée générant le réel et cette pensée n’est pas la nôtre, elle nous échappe bel et bien, elle nous est bel et bien étrangère. Il ne s’agit pas seulement de critiquer idéologiquement la réalité que nous connaissons, il s’agit, plus fondamentalement, d’inventer notre propre réalité.

Il est bien possible que la société marchande se trouve à ce point aboutie qu’elle n’ait plus besoin d’idéologie, qu’elle n’ait plus besoin de se présenter comme un idéal à atteindre à travers une propagande tout azimut. Elle est désormais une réalité qui se vit au présent : fin de l’Histoire. Ce soudain ancrage dans le réel, que nous pouvons aussi déceler dans d’autres civilisations passées ou présentes, reste, à mon sens, une donnée de notre temps, et elle concerne notre monde, occidental, chrétien et capitaliste. Cependant cette fin de l’idéologie et cet ancrage dans le présent ne touchent pas seulement notre « civilisation » marchande, elle se fait générale et se répercute sur les autres idéologies, qui, elles, s’opposaient à l’idéologie portée par la société capitaliste, un peu comme si l’idéologie majuscule, portée par notre monde, avait entraîné dans son sillage et son dépérissement les idéologies qui lui étaient contraires comme le socialisme, le communisme, l’anarchisme, et que l’aboutissement ou la réalisation d’un projet civilisateur devait entraîner avec lui, dans son engloutissement dans la mer de la réalité, toutes les idéologies contraires qui accompagnaient son mouvement vers sa réalisation. Il me semble que nous nous retrouvons tous avec les pieds sur terre, mais ce n’est peut-être qu’une impression personnelle.

Autrement dit, le devenir marchand de notre civilisation, qui a commencé à prendre forme et tournure à la fin du Moyen Âge, s’est accompagné d’une propagande à la fois critique et élogieuse : critique de la société féodale, de la réalité sociale qui prévalait alors reposant sur le pouvoir d’une classe sociale théocratique et guerrière ; élogieuse d’un mode d’être ensemble reposant sur l’initiative individuelle et l’activité marchande perçue comme activité sociale et générique s’émancipant des cadres imposés par la féodalité et reposant sur la liberté de l’individu (du bourgeois) face aux obligations de la vie collective. En même temps que s’exprimait cette idéologie portée par les bourgeois se formulait l’idéologie contraire, qui, elle, marquait son attachement aux valeurs communautaires et sociales de la chrétienté pour s’opposer à l’argent et à l’activité égoïste que l’argent encourageait et incitait. Ces deux aspects concurrents et opposés sont liés entre eux comme les deux faces opposées d’une pièce de monnaie. La victoire d’un courant de pensée et sa réalisation entraînent dans le même temps la fin de la propagande contraire qui l’accompagnait comme son ombre. J’ajouterai que cette fin de l’idéologie majuscule accompagnée de ses ombres et son engloutissement dans le réel ne signifient pas la fin des idéologies bien au contraire, celles-ci poussent et prolifèrent désormais comme des champignons sur un cadavre, elles font florès, pure logorrhée, pure diarrhée verbale, mais elles n’ont plus véritablement de sens, ou, du moins, elles ont perdu le sens qui prévalait encore il y a peu quand elles se trouvaient liées solidairement au devenir capitaliste du monde.

Notes

[1] À lire le recueil de textes de Javier Valdez Cárdenas : Periodismo escrito con sangre. Antología periodística. Textos que ninguna bala podrá callar, Grijalbo, 2018. Javier Valdez Cárdenas fut journaliste et écrivain, il a vécu à Culiacán, au nord du Mexique, il a été assassiné, il y a un peu plus d’un an, par qui ? Il a écrit sur les narcos, son livre est magnifique et pourrait être traduit en français.

[2] Je renvoie le lecteur au livre de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent (Baschet, Jérôme, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, La Découverte, 2018). C’est un livre qui présente un grand intérêt dans la mesure même où il met en exergue ce qui, à mon sens, apparaît comme un des caractères définissant le mieux notre époque : cet attachement au présent, cette vision limitée à un futur immédiat, cet effacement et occultation du passé et de l’histoire. Il s’en désole. Je ne m’en désolerais pas car cette prédilection pour le présent pourrait bien marquer la fin de l’idéologie et le retour à la réalité. Certes la réalité que nous sommes amenés à vivre est critiquable : une société marchande et individualiste. Mais la critique de cette réalité doit-elle être seulement idéologique ? Cette confrontation brutale à la réalité d’une société capitaliste, à son présent, ne nous contraint-elle pas à saisir sa critique sur un autre plan que celui de l’idéologie ? N’avons-nous pas à opposer à cette réalité une autre réalité ? Par sa référence au mouvement zapatiste, c’est bien cette question qu’aborde de biais le livre de Jérôme Baschet (et c’est là un des mérites du livre), mais sans la poser directement en ces termes.

Colons !… Arrêtez de nous emmerder !… (Mohawk Nation News)

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“Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”
~ Tasunke Witko, Crazy Horse, Cheval Fou, chef de guerre Oglala ~

Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
Pour un Réseau de Résistance et de Rébellion International !
~ Résistance 71 ~

Arrêtez de nous emmerder !

 

Mohawk Nation News

 

6 novembre 2018

 

url de l’article: http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/06/stop-messing-with-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les peuples naturels de l’Île de la Grande Tortue suivent les instructions de la Nature afin de nourrir et de prendre soin de leurs familles, de vivre en paix où que ce soit. Ces frontières corporato-coloniales mises en place par les envahisseurs sont faites pour empêcher les envahisseurs de circuler librement, pas nous. Ils sont venus ici d’autres parties du monde.

Nous, les véritables peuples natifs naturels de l’île de la Grande Tortue ne sommes pas des immigrants ! Notre famille qui voyage du sud vers le nord traverse notre terre [à tous]. Ils peuvent venir de la façon qui leur plaît, par avion, par train, bateau, voiture ou en mettant un pied devant l’autre.

Ces entreprises coloniales nous veulent comme main d’œuvre à très bon marché et travailler pour l’immigrant [NdT: chrétien-européen aujourd’hui sous domination sioniste autre grand projet colonial en une autre partie du monde sous domination…]. Ces intrus immigrants n’ont absolument aucun droit de les renvoyer, de les empêcher de passer, de les accuser faussement d’être natifs ou de les chasser pour faire ce que nous avons parfaitement le droit de faire. Les immigrants européens sont les criminels et n’ont aucun droit de nous stopper ni d’interférer avec nous et notre libre usage de nos territoires.

Peuples natifs vous êtes famille. Chaque chose sur l’Île de la Grande Tortue, du pôle nord à la pointe sud du continent est notre maison. En tant que membres de la même famille nous devons nous soutenir les uns les autres ainsi notre famille peut continuer de vivre sur notre terre-mère.

Repoussons la propagande colonialiste qui a maintenu notre grande famille séparée, une fois de plus, nous sommes un peuple et nous nous préoccupons les uns des autres.

Lectures complémentaires:

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

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Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Manifeste pour la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

la-sixta

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

Résistance au colonialisme: Analyser, comprendre, penser, agir… Ensemble ! (MNN)

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19-23 Nov. Atelier discussion
Grande Loi de la Paix

En accord avec l’appel du Chiapas pour la formation d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International et parce que:

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

 

Réunion de l’unification à Grand Oswego du 19 au 23 novembre 2018

 

Mohawk Nation News

 

3 novembre 2018

 

url de l’article: original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/03/grand-oswego-unity-gathering-nov-19-23-18/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Te-ka-ri-wa-iena-wakon. Appel à tous les onkwehonwe (peuples natifs), frères, sœurs, amis, alliés, nos familles, jeunes et vieux. 

Venez et apprenez. Parlons de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix et de tekeni teohateh (wampum deux rangés). Ouvrons nos esprits de façon à ce qu’ensemble nous parvenions à une entente mutuelle. Parlons d’unité et de droit humain.

C’est une réunion populaire. L’invitation est offerte à toutes et tous, incluant les chefs, les mères de clans et les conseils de bande. Nous avons des cerveaux pour prendre les bonnes décisions. Nous sommes chacun te-wa-ta-tawi, nous nous soutenons et avons le droit de nous réunir et de discuter de ce que bon nous semble. La nature a fait de nous des gens libres. Personne ne peut nous dicter quoi que ce soit. C’est une république, géré par le peuple. La démocratie est règle mafieuse.

Ayons l’esprit ouvert et écoutons-nous les uns les autres. D’après Kaianerekowa, nous ne pouvons pas faire attention aux rumeurs ni aux ouï-dires concernant cette réunion et nos affaires. La Grande Loi de la Paix nous montre comment parvenir à une compréhension et un accord. Venez voir par vous-mêmes. Posez des questions. Dites quelque chose. Nous voulons entendre ce que vous pensez et avez à dire.

Il n’y a qu’une seule version de la voie naturelle. Kaianerekowa nous enseigne de ne pas avoir peur de l’inconnu, mais au contraire d’examiner toute chose.

Nous sommes un peuple calme qui s’assoit, écoute ce que les uns et les autres ont à dire et qui participe. Ce n’est pas parce que nous avons des opinions différentes que nous devons être ennemis. La voix de tous doit être entendue afin de pouvoir contribuer au bien-être de tous. Nous devons étudier la pensée des uns et des autres pour parvenir à une compréhension et un accord. Plus on acquiert de connaissance et meilleures seront les décisions que nous prendrons ensemble.

Ceci constitue notre responsabilité envers nos enfants. Mettons fin à la confusion. Quiconque a des idées et qui désire aider est le ou la bienvenue. La jeunesse est bienvenue, on doit l’entendre car c’est elle qui perpétue les traditions. Les différents peuvent être surmontés et résolus en utilisant une pensée claire.

= = =

Qui est le migrant ?

 

Mohawk Nation News

 

5 novembre 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/04/whos-the-migrant/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nos frères et sœurs du sud ne sont pas des ouvriers agricoles migrant… Ce sont des ouvriers agricoles travaillant pour un migrant ! Nuance… Ils viennent pour faire une honnête journée de travail pour un salaire quotidien honnête. Ils ont tous les droits de visiter leurs familles où que ce soit sur l’île de la Grande Tortue sans entrave. Les lignes de démarcation fictives et illusoires de l’homme blanc ne sont que des frontières économiques qui n’ont absolument rien à faire avec nous. La nature nous a liés ensemble en tant que peuple avec toute la vie sur l’île de la Grande Tortue.

Les envahisseurs continuent leur planification de nous voler et de nous tuer. Ils utilisent toujours les mêmes vieilles tactiques d’envahir de tuer, de réduire en esclavage, de voler, d’humilier et d’éradiquer le peuple originel de ce continent. Les pays coloniaux entrepreneuriaux envoient des escadrons de la mort, terrorisent les gens, mettent des gangsters au pouvoir et font des victimes des peuples natifs originaux.

Nos frères et sœurs de l’intérieur de l’entité commerciale des Etats-Unis pourraient aller à la rencontre de nos frères et sœurs à la frontière factice avec le Mexique et les aider à traverser sur cette terre coloniale appelée “Etats-Unis d’Amérique”, habitée par des intrus connus sous le vocable d’immigrants. Les lois corporatrices artificielles ne peuvent pas empêcher le véritable peuple naturel placé ici par la nature/création (NdT au sens amérindien ici pas au sens biblico-chrétien..) d’exercer son droit de naissance, celui de pouvoir traverser quelque partie que ce soit de notre terre-mère.

A la dite frontière canado-américaine, leurs familles du nord pourront les rencontrer et leur faire traverser cette ligne imaginaire et les faire entrer sur cette terre native connue récemment sous le nom de “colonie du Canada”. Les envahisseurs sont devenus riches du massacre de notre peuple et du vol de notre terre et de nos ressources, au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique, au Guatémala, au Honduras, au Salvador, au Nicaragua, au Panama et à travers tout le continent occidental des Amériques. Nous avons un droit en regard de tout ce qu’ils ont fait de notre terre et de nos ressources, comme la nourriture, l’habitation, la santé, le système éducatif, les boulots. Toutes ces richesses qu’ils affirment être leurs nous appartiennent en fait. Les migrants sont venus ici sans rien, avec juste des rats et des maladies.

Si les envahisseurs refusent de vivre selon la règle de Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, ils doivent partir. Ceux qui évoluent sur l’Île de la Grande Tortue ont une obligation de se tenir à nos côtés pour que nous exercions notre droit de naissance.

Le président Trump ne va pas faire abattre ceux des natifs lançant des pierres à l’armée qui protège les dictateurs. Les peuples du monde entier doivent défier ces tyrans qui ont créé des frontières artificielles et leurs lois factices de l’économie disant donnez-nous-tout-ce-que-vous-avez-ou-on vous-bute. Ce n’est que contrôle et fric, un prétexte pour l’état policier.

Qui va payer pour le mur frontalier ?

Les frontières n’existent pas pour nous !

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La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Résistance au colonialisme: Au sujet des frontières fictives (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 novembre 2018 by Résistance 71

 

Pas de frontières

 

Mohawk Nation News

 

2 novembre 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/02/no-borders/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nos parents natifs du sud disent au monde qu’il n’y a pas de frontières. Nous avons un droit naturel de traverser notre terre, la terre de la grande tortue, le continent des Amériques dans son entièreté. Nous disons toujours “Nous ne traversons pas des frontières [illégales], les frontières nous traversent.” Ces frontières colonialies, entrepreneuriales du nord et du sud du continent sont le fait d’un contrôle illégal par des étrangers envahisseurs. Les Hopi, Rotishonn’onwe (Iroquois) et les Aztèques se rencontrent chaque année en conseil à la source du fleuve Mississippi. Kaianerekowa (la Grande Loi de la Paix) et Tekeni Tewatahineh (l’accord du wampum deux rangées) est fait pour tous nos peuples naturels.

Les peuples natifs de l’Amérique centrale et du Sud sont-ils trompés pour aller à la frontière américano-mexicaine pour y être brutalisés ? Le président américain Trump, un immigrant, ne veut pas d’eux aux Etats-Unis parce qu’ils ne sont pas blancs. Il essaie de retirer de l’endroit les peuples natifs bronzés pour purifier leur colonie raciste blanche et continuer de volet et de piller nos terres, de nous déposséder, en toute impunité. Personne ne peut nous déconnecter de nos terres et des autres peuples de là où la Nature nous a placé. L’armée américaine fera tout ce qui est en son pouvoir pour nous empêcher de passer et de repasser librement.

Les Américains, Canadiens, Mexicains sont des entités corporatrices, entrepreneuriales coloniales artificielles, pas des races. Ce sont des états et des citoyens de papier, venus ici pour violer la terre et réduire les peuples originels en esclavage. Il n’y a aucune langue américaine, canadienne, mexicaine. Ces squaters n’ont aucune langue ni aucune terre. Ces voleurs nous ont envahi, assassiné, créé des boutiques et ces lignes absolument imaginaires appelées “frontières” pour diviser le butin entre eux.

Cette proposition de mur frontalier ne vaut rien pour les vrais peuples naturels de la terre ou toute vie sur l’âIle de la Grande Tortue.

La terre, toute vie et les peuples naturels sont UN. Nos droits [naturels] supplantent les lois fictives des envahisseurs, qui n’ont rien à faire ici. Nous leur avons permis d’utiliser la terre sur la profondeur d’un soc de charrue pour les aider à temporairement se nourrir. Ours Fou Anderson leur a dit: “Quelque soit votre nationalité, c’est là où réside votre foyer.” Ils ne sont pas onkwehonwe (NdT: peuple natif de l’Île de la Grande Tortue).

Rien ne peut être vendu ou acheté. Tout ce qui est sur, sous ou au-dessus de la terre ainsi que nous-mêmes, fait partie de la nature. Ils devaient demander la permission pour creuser des fondations de maisons et des puits.

On nous a terrorisé et assassiné à cause de la demande de drogue et pour nos ressources aux Etats-Unis. Les envahisseurs ont pour projet de décimer la forêt amazonienne. ron-ton-hi-saks, nos frères et sœurs natifs vont survivre sur notre terre. Les entreprises vont cesser de faire de nos vies des chaos innommables. Avant l’invasion, il n’y avait aucune famine et nous vivions de manière plaisante.

Trump veut contrôler le continent. Il appelle les peuples natifs en provenance d’Amérique centrale et du Sud “des criminels et des envahisseurs”.

Quand les européens (NdT: chrétiens, n’oublions que tout ceci à l’origine a à voir avec la “doctrine chrétienne de la découverte”…) ont voulu peupler le continent des Amériques, ils vidèrent leurs prisons, leurs asiles de fous, prirent les pauvres et les prostituées des bas-fonds et les y envoyèrent. Les envahisseurs et leur culture du viol sont les criminels et les intrus. L’Amérique blanche travaille rudement à oublier ses origines malfaisantes et tente de garder ce secret au placard.

Trump est un nazi suprémaciste blanc. Lui et son régime n’ont rien à faire ici. 


Vraie carte Amérique du Nord

LISEZ KAIENEREKOWA, LA GRANDE LOI DE LA PAIX:

KAIANEREKOWA: La racine du mot “société” est “amitié” et “compagnonnage”. Ce concept est la base de Kaianerekowa, la Grande Paix, la constitution de rotinoshonni’onwe (la confédération des 5 nations iroquoises originelles). La Grande Paix est un mode de vie qui nous fut fournie comme nous l’avons conçu. Elle nous éclaire sur notre relation avec l’univers.

Note de Résistance 71: Nous avons traduit il y a quelques années les 117 wampums de Kaianerekowa en français que nous avons republié en version PDF (réalisée par Jo de JBL1960). Voici ce texte du XIIème siècle, fondateur d’unité politique, le plus ancien au monde avec la première charte politique islandaise.

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 


« Ceux qui portent le fardeau de la paix »

Résistance au colonialisme: Halloween et barbarie coloniale (Mohawk Nation News)

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La purge d’Halloween

 

Mohawk Nation News

 

30 octobre 2018

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/30/halloween-purge/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

tsi-iot-kwa-ra-ro-roks, “ils cachent leur visage” [Halloween]. L’atrocité du jour d’action de grâce [Thanksgiving] 1676 fut une célébration du génocide qui fut et est béni par leur dieu, l’argent. Ce fut une partie de la purge originelle de notre peuple. Le mal américain fut mis en branle, pour glorifier cette barbarie raciste appelée “la construction d’une nation”.

La fête d’Halloween est faite pour montrer qui est le plus méchant et le plus brutal et pour désensibiliser les gens à la violence et de faire couler le sang des autres. Les hurlements sont des mimiques de terreur et d’horreur mais sont en fait des ricanements. Ils pensent que faire peur à quelqu’un est marrant ! Nous sommes toujours marqués du sceau de l’extinction aussi longtemps que nous existons et que nous résistons. Nous représentons l’intérêt indigène à cette terre et à ses ressources, celles de l’Île de la Grande Tortue. Les politiques et programmes nationaux [au Canada et aux Etats-Unis] font la promotion des crimes contre les nations natives originelles. Le gouvernement conspire avec les criminels pour détruire le corps et l’esprit du peuple originel et piller la terre-mère.

Chaque Halloween, les “bandits de la terre et de la chair” rejouent le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité, celui de plus de 100 millions de gens des peuples originels de ce continent. Les enfants déambulent dans des costumes et masques bon marché qui couvrent le véritable caractère barbare de leur culture. Ils vont de porte en porte demandant “récompense ou punition”. Si vous ne donnez pas, ils menacent de tuer, de casser vos fenêtres et de peindre des graffitis sur les murs de votre propriété. Et tout ça pour le plaisir !

Les enfants prétendent purger. Ils sont conditionnés à assassiner et à terroriser  pratiquement tous les jours à la télévision, dans des jeux, films et dans les programmes scolaires. Crier, faire peur et avoir peur, est supposé dompter leur colère et leur désir d’agression. C’est un buffet, un “open bar” de la tuerie sur toute l’Île de la Grande Tortue, pour tuer la plupart de nos ancêtres. Ils ne pensent pas que c’était mal, ou ils n’en ont jamais entendu parler. Ils ont choisi de croire que nous n’étions pas humains et ont reçu le feu vert pour nous assassiner.

Tout ce qu’ils veulent et ont, est et a été volé. Nous continuons de résister comme cela nous est enseigné par kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix. Maintenant la strate la plus basse de la société est en phase d’être éliminée afin que les riches puissent être encore plus riches et que toutes ces “bouches inutiles” soient éradiquées.

La vaste majorité des patrons prédateurs sont des blancs chauves aux yeux bleus. Ils sont protégés par des systèmes de sécurité extravagants et vivent dans des communautés clôturée. On nous maintient dans des camps de prisonniers appelés “réserves”. Comme le disent si bien les ouvriers [mohawks] de construction des gratte-ciel: “Unis nous demeurons, divisés nous mendions !”

Une hystérie se propage à cause de l’effondrement économique et des troubles sociaux. La rage augmente l’agression, ils peuvent ainsi focaliser le public sur l’action impulsive violente dirigée essentiellement sur les pauvres.

Des blancs montrant visages noirs se chargent de la mascarade afin de ne pas montrer leur haine. Is ne veulent pas montrer leurs vrais visages. Ils se déguisent pour masquer leur véritable identité.

Les noms étrangers donnés sur notre terre font partie de cette “purge raciste”. Les envahisseurs éliminent les véritables noms de l’Île de la Grande Tortue pour qu’on oublie où ils sont. Washington a ordonné la purge du peuple, de l’environnement et de la vie sauvage. L’auto-emploi des envahisseurs est basé sur une illusion, celle qui voudrait qu’ils aient toujours été là. Tout le monde sait pertinemment qu’ils sont des envahisseurs. Tous les présidents qui se sont succédés suivent cet ordre. La nature va persévérer.

Les Etats-Unis et le Canada sont des entreprises coloniales et non pas des nations, l’Île de la Grande Tortue n’est pas leur “maison”, leur patrie. Elle est la patrie et le droit de naissance des vrais peuples originels et de toute la vie naturelle foisonnant sur cette île de la tortue. Leurs mauvaises représentations mensongères sont inacceptables et répréhensibles. Nous dévoilons ce que ces criminels ont fait et ils seront disciplinés en conséquence.

Au lieu de faire peur et de terrifier les enfants, retirez vos masques et faites une analyse des millions de vies natives que vous avez prises, de nos ancêtres assassinés.

Ceux qui refusent de donner des offrandes sont menacés. Halloween est leur culture, un jour satanique qui laisse transparaître l’être véritable avec sa veulerie, sa demande incessante de biens, sa lascivité, son idolâtrie, sa sorcellerie, sa haine, sa colère, sa jalousie et ses meurtres. Les possessions de terres étaient renouvelés à cette époque de l’année, une fois pas an ; le reste de l’année tout continuait comme avant.

Halloween la macabre est faite pour les gens actuels comme l’a chanté la famille Adams: “They’re creepy and they’re kooky. Mysterious and spooky. They’re altogether ooky. The Aadams Family.”

Halloween est l’invocation de l’aide du mal, de la malfaisance, un temps où nous acceptons la fausse grandeur des Américains blancs. Le triste jour de la morbidité, de la mort, de la peur, de la terreur, de la destruction, des démons, du mensonge, des suicides, des sacrifices humains et animaliers. Lorsque des esprits errants chevauchent des pouvoirs surnaturels malfaisants pour essayer de contrôler le processus de la Nature.

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Réseau de Résistance et de Rébellion International: Réunion en terre iroquoise Novembre 19-23, tous bienvenus ! (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2018 by Résistance 71

Voici une nouvelle opportunité d’étendre la relation et de créer un Réseau de Résistance et de Rébellion International comme le préconise l’EZLN du Chiapas (montagne du sud-est mexicain)…

Nous disons depuis bien longtemps que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !
~ Résistance 71 ~

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

“Il y a des connexions philosophiques entre les sociétés indigènes et quelques sensibilités anarchistes sur l’esprit de la liberté et les idéaux pour une bonne société. Des idées critiques parallèles et des visions d’un futur post-impérialiste ont bien été notées par quelques penseurs, mais quelque chose qu’on pourrait appeler ‘anarcho-indigénisme’ doit toujours se développer en une philosophie et une pratique cohérentes. Il y a également une grande similitude entre les façons de voir le monde des anarchistes et des peuples autochtones: un rejet des alliances avec des systèmes légalisés, centralisés d’oppression et une non-participation aux institutions qui structurent la relation coloniale, ainsi que la croyance d’amener le changement par l’action directe et la résistance au pouvoir d’état.”
~ Taiaiake Alfred, professeur sciences politiques, Mohawk ~

 


Wampum Deux Rangées

 

Maladie d’Alzheimer coloniale de masse

 

Mohawk Nation News

 

29 octobre 2018

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/28/mass-colonial-alzheimers/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les envahisseurs souffrent d’une maladie d’Alzheimer coloniale de masse, ia-te-tse-ni-kon-ra-io-ten. Leur cerveau, leur esprit se nourrissent de mensonges.  Les USA (Unisted States of Alzheimers) se bouffent de l’intérieur. Le monde est en train d’apprendre de plus en plus sur les horreurs qu’ils nous ont infligées ainsi qu’à notre terre-mère. Ceci va s’arrêter. Tout doit être corrigé.

Réunion aux 6 nations iropquoises, NOV. 19-23:  http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/04/gathering-6-nations-ohswekon-nov-19-23-2018/

En français:

https://resistance71.wordpress.com/2018/10/08/lutte-contre-le-colonialisme-une-invitation-au-partage-anti-jour-de-colomb-mnn/ 

Pour se préserver, le monde corporatif entrepreneurial va continuer de mentir et de forcer tout le monde à avoir peur de lui tout en forçant à continuer de croire en ses mensonges. Les peuples natifs connaissent la Nature, notre mère. La nature est fondée sur la vérité totale au sujet de notre passé, notre présent et notre futur. La vérité sort au sujet du massacre de masse de pratiquement toute vie sur l’île de la Grande Tortue.

Les quelques ceux qui savent vont demander ce qu’ils peuvent faire pour redresser les torts. Les autres vont prétendre qu’ils ont ou ont vraiment la maladie d’Alzheimer afin de sortir  de la zone de culpabilité, éviter la responsabilité ou même la simple connaissance de leurs atrocités.

tio-kwan-hok-sta est le cercle des familles, l’amour qui sous-tend les sociétés autochtones natives. Toutes les familles sont combinées afin de toujours travailler ensemble, de ne jamais prendre les armes l’une contre l’autre et de survivre ensemble. te-kari-wa-ien-na-wakon veut dire qu’on peut se tenir par les coudes et toujours se tenir les uns aux autres. 

Nous avons un grand rassemblement à Oswego du 19 au 23 novembre 2018 afin de parler de nos préoccupations au sujet de kanonshononni’onwe, le mode de vie des peuples de la longue maison. Venez avec vos pensées, vos réflexions, vos questions afin de clarifier les choses. Votre présence décidera de l’agenda.

Le monde est invité. Levons-nous et faisons face ensemble pour stopper le mensonge et l’injustice !