Archive pour amérindiens contre colonialisme

Résistance au colonialisme: le leurre de la « loi des nations » et de la domination chrétienne (Steven Newcomb)

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Quand nos nations originelles vivaient libres et indépendantes des idées de la chrétienté

 

Steven Newcomb

 

Février 2018

 

url de l’article original:
http://originalfreenations.com/when-our-native-nations-were-living-free-and-independent-of-the-ideas-of-christendom/

 

~ Traduit de l’anglais par résistance 71 ~

 

 

Avant l’invasion de Christophe Colomb sur notre partie de la terre-mère, nos nations de l’Île de la Grande Tortue (Amérique du nord) vivaient dans un endroit géographique qui était totalement libre et indépendant du système de domination chrétien occidental (européen). Ce qui veut dire que les chrétiens européens pouvaient inventer quelques idées ou arguments qu’ils désiraient, mais à des milliers et des milliers de kilomètres de là, dans l’endroit géographique où résidaient nos ancêtres, les idées et arguments du monde chrétien n’avaient absolument aucun impact, aucune influence sur nos nations de quelque manière que ce soit.

Ainsi donc, basé sur cette observation, il y a un argument potentiel que nos nations originelles libres et indépendantes n’ont, semble t’il , jamais utilisé en réponse au système de domination de la chrétienté, nos nations étaient véritablement libres et totalement indépendantes de tout ce que Francisco de Vitoria* ou tout autre penseur chrétien avaient à dire. Lorsque Vitoria a dit dans une de ses allocutions, que toutes les nations du monde sont sujettes à un standard universel, comme “la loi des nations” (ou “ius gentium”), nous sommes capables de faire remarquer que cela n’était que l’opinion de Vitoria en tant que théologien catholique, une opinion qui n’avait aucune connexion et était totalement étrangère à nos nations parce qu’elle vivaient à des milliers de kilomètres de l’Espagne et de Francisco de Vitoria. L’affirmation péremptoire “d’universalité” de l’église catholique n’est juste que cela: une affirmation péremptoire et rien d’autre.

(*) Francisco de Vitoria (1483-1546), théologien catholique espagnol considéré comme le “père fondateur” du “droit des nations”, suiveur des préceptes de St Thomas d’Aquin. Il fut un des rares défenseurs des populations autochones martyrisées par les Espagnols et reconnu le droit natif à la propriété de la terre contre les préceptes pontificaux. Il nia le bienfondé du document du “requerimiento” qui était lu à tout peuple non chrétien avant la saisie des territoires par la couronne espagnole au nom du pape et donc de dieu.

Lectures complémentaires:

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Effondrer le colonialisme

Manifeste pour la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

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Résistance au colonialisme: Les agents doubles de l’entreprise coloniale et la trahison organisée (MNN)

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Le caucus iroquois bidon se réunit les 17 et 18 avril 2018 à Akwesasne

 

Mohawk Nation News

 

12 avril 2018

 

Url de l’article: http://mohawknationnews.com/blog/2018/04/12/fake-iroquois-caucus-getogether-apr-17-18-akwesasne/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La caucus (assemblée) iroquois bidon va se réunir à la grande épicerie de distribution IGA sur la route US 37, en face du casino d’Akwesasne les 17 et 18 avril courant. Ce sont des légumes de l’entreprise coloniale des tribus et des bandes américano-canadienne qui paradent et se déguisent en Confédération Iroquoise rotinoshonnionwe. Ce sont des agents doubles payés et dirigés par les envahisseurs étrangers sis à Ottawa.

D’abord, le public fut invité pour y discuter de l’affiliation entrepreneuriale coloniale, de la citoyenneté et la vente de notre terre. La réunion a lieu sur notre terre et dans notre bâtiment. Nous n’avons jamais renoncé à notre droit de naissance. Ces agents de gouvernements étrangers en revanche, ont renié le leur et s’alignant sur la loi illégale sur les Indiens (NdT: Indian Act au Canada). Ils ont violé la Grande Loi de la Paix (kaianerekowa) et le Wampum Deux Rangées, pas nous. Notre i vitation à toute réunion concernant notre destin est kaianerekowa, la grande loi de la paix. Absolument rien ne doit être caché au peuple. Ces vendus, ces traîtres tentent de réduire le vérité au silence, celle qui sort de la bouche du peuple. Ils ne nous représentent en rien, ils ne se représentent qu’eux-mêmes… et nos ennemis.

Leur mission consiste à accomplir ce que paraissait conseiller Frank L. Baum en 1900 en éliminant les peuples autochtones une bonne fois pour toute. Lorsque cet écrivain d’histoires pour enfants a entendu parler du massacre de Wounded Knee (NDT: en 1890), il a écrit des éditoriaux  se faisant l’écho de l’idée d’exterminer tous les Indiens jusqu’au dernier. L’auteur du “Magicien d’Oz” conseillait:

“Le fier esprit des propriétaires originaux de ces vastes prairies héritées au fil de siècles de guerres farouches et sanglantes pour leur possession, s’est terminé sous la responsabilité de Sitting Bull. Avec sa chute s’est éteinte la noblesse peau-rouge, et ce qu’il en reste n’est qu’une bande de pleurnichards qui lèchent la main qui les gifle. Les Blancs, par la loi de la conquête, par la justice de la civilisation, sont les maîtres du continent américain et la meilleure des sécurités pour les colonies du Far-West ne sera assurée que par l’annihilation totale des quelques Indiens demeurant. Et pour pas l’annihilation ? Leur gloire est passée, leur esprit, leur virilité sont effacés, il est mieux qu’ils meurent tous plutôt que de vivre dans la misère qui leur incombe.”

http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2010/10/27/130862391/l-frank-baum-advocated-extermination-of-native-americans 

Ces sacs à merde aident le Canada à mettre en place les quatre murs des prisons coloniales du futur: 1. le Canada, 2. la province, 3. les municipalités et 4. les municipalités indiennes pour le massacre final des autochtones.

Tous répondent aux banquiers de la City de Londres.

Las Vegas est l’endroit où ces cafards vont pour célébrer leurs crimes, tout ça financé par notre fond fiduciaire. Pour toutes ces sorcières qui pensent que signer quelques papiers va nous faire disparaître… Le karma est une salope !

Résistance au colonialisme: Exposer la trahison au profit des états coloniaux que sont le Canada et les USA (MNN)

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Des chefs à la rez Las Vegas

 

Mohawk Nation News

 

7 avril 2018

 

Source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/04/07/chiefs-rez-las-vegas/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous savons ce qui est réel, ce qui est la vie naturelle. Comme toute vie, chacun d’entre nous s’auto-détermine et possède l’autonomie sur lui/elle-même. Nous avons chacun quelque chose de nécessaire pour la survie de tous.

Personne ne peut interférer avec qui nous sommes.

Le Canada et les Etats-Unis sont des tyrans entrepreneuriaux et coloniaux. Personne n’a un droit artificiel à nous soumettre, nous y enfermer et prendre tout ce que nous avons. Les tyrans ont établi un bien horrible système dans lequel quelques oligarques réduisent en esclavage et brutalisent les peuples du monde. Des gens naïfs et innocents ont été conditionnés à penser que la seule façon de rester en vie et de rendre justice est de plier à ce moins de 1% de salopards criminels. Les systèmes judiciaires canadien et américain ne font que protéger les oligarques et leurs sbires. (NdT: en ayant fait intégrer dans leurs système légal les décrets pontificaux du XVème siècle régissant la doctrine chrétienne de a découverte toujours en vigueur…)

Les sbires du système incluent les fifrelins à la botte des conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) qui ne répondent qu’aux gouvernement coloniaux en place. Mentir, trahir et essayer de tuer son propre peuple est stressant. La Rez (NdT: “rez” est une abréviation pour “reservation”, les réserves indiennes) Las Vegas est devenue leur terrain de jeu favori où ils peuvent se relaxer et se prélasser avec les oligarques, rameuter les investisseurs pour aider à toujours plus voler et piller la terre, nos biens sans qu’on le sache, placer quelques paris de jeu, regarder des spectacles clinquants et acheter quelques souvenirs pour leurs pauvres gens destitués à la maison. Les gens de leur peuple paient pour cette trahison.

La stratégie mise en place par les oligarques contre toute résistance est d’envoyer l’armée. Quelques politiciens refusent de prendre part à la brutalité.

Résistance au colonialisme: déclaration à l’issue du second congrès international sur la communalisé qui s’est tenu à Oaxaca au Mexique

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“Une des premières victimes du langage écrit est la mémoire. Dès que vous pouvez écrire quelque chose, le pouvoir de la mémoire diminue grandement… Le monde de la parole est celui des conteurs, des poètes et des visionnaires, c’est un média s’étendant à l’infini, c’est une forme d’art.. Le langage écrit traverse le domaine de la comptabilité des mots, des “experts” qui passent leur vie à remplir des catalogues de mots, d’immenses dictionnaires, essayant de fixer une valeur exacte, quasi numérique sur chaque pensée ou émotion humaine. […] Ainsi de manière ironique, une fois que le langage passe la barrière de l’écriture, non seulement la créativité et l’expression en souffrent, mais il devient aussi beaucoup plus facile de mentir. Une fois qu’une histoire ou une historiographie est écrite, elle devient la version acceptée de la vérité nonobstant les fausses informations qu’elle peut contenir ou la partialité avérée de la source. Les gens qui vivent dans la tradition orale doivent se rappeler ce qu’ils disent et ont dit. Le seul moyen de maintenir une constance dans le récit est de dire la vérité. Les menteurs sont souvent confondus parce que leurs histoires manquent de constance, ils ne peuvent plus se rappeler ce qu’ils ont dit parce que leur source est erronée. […] Comment quelqu’un pourrait-il mentir lorsque les ancêtres demeurent les témoins perpétuels de nos dires ? Nous n’avions pas besoin de langage écrit jusqu’à ce que nos langues nous furent presque extirpées ainsi que des bouches de nos enfants par le moyen des pensionnats pour Indiens et bon nombre de nos langues furent en danger d’extinction. Parce que nos langues sont directement connectées avec la manière dont nous pensons et nous représentons le monde, avec qui nous sommes, nous perdons notre chemin lorsque nous perdons notre langage… Il y a par exemple en langue Lakota 52 noms différents pour nommer les nuages. Pour ceux qui connaissent la langue, prédire la météo 2 jours et 2 nuits en avance n’est pas un secret ; aussi nous pouvons dire que si vous avez oublié les noms des nuages, alors vous avez perdu votre chemin.”
~ Russel Means, 2012 ~

Cet article fait suite à notre récente publication:
« Anthropologie et résistance politique: de la communalité »

 

Déclaration finale à l’issue du second Congrès Internationale sur la Communalité

 

Comitancillo, Guelatao, Oaxaca, Tlahuitoltepec, 5-9 mars 2018.

 

La Voie du Jaguar

 

30 mars 2018

 

Source:

https://www.lavoiedujaguar.net/Deuxieme-Congres-international-de-la-communalite-Declaration-finale

 

Nous, qui avons participé à ce Deuxième Congrès, considérons que, en tant que pensée libératrice et mode de vie, la communalité se présente comme une alternative au modèle néolibéral en crise.

La communalité est une notion et une clé historique pour comprendre la reproduction matérielle et culturelle des peuples originaires et des communautés en résistance depuis les différentes régions de Mésoamérique. Aujourd’hui elle inspire l’implication créative d’un grand nombre de peuples, de villages, de communautés, d’universités et d’organisations dans différents contextes de lutte et de résistance. Elle représente un mode de vie opposé au modèle économique et politique néolibéral, capitaliste, patriarcal et néocolonial, qui peut seulement exister et se maintenir par l’exploitation, le génocide et la destruction de l’environnement. Ces politiques de mort pénètrent les territoires indiens en imposant des mégaprojets comme la mine, les parcs d’éoliennes, la fracture hydraulique des schistes bitumineux, les barrages, les gazoducs, les oléoducs, les puits de pétrole, les aéroports, les routes à grande circulation, et les complexes touristiques.

Malgré l’invisibilité du travail et des formes d’existence des femmes et la violence qui s’exerce sur elles, leur résistance historique sur différents plans de la vie matérielle, symbolique et spirituelle a été à l’origine de processus historiques qui ont ouvert des horizons de vie solidaires, humains et équitables. Ce Deuxième Congrès international de la communalité rend hommage à la Rencontre internationale des femmes qui luttent, convoquée et réalisée par les sœurs de l’EZLN dans le Caracol de Morelia, Chiapas.

Guiapa’ layú, ra ñaa ne xuba’ xquendanabaani ne xquendabiaani’ guidxi xtinu

Défendre le territoire et la milpa, c’est défendre la vie communale. La milpa et le maïs sont une partie essentielle de la culture de nos peuples avec l’assemblée, la fête et le travail commun (dans leur dimension communale). Ils constituent un mode de vie antagonique au modèle de développement néolibéral destructeur, qui a pu être mis en place grâce aux réformes de l’article 27 de la Constitution, aux lois agraires, sur l’énergie, concernant les hydrocarbures et la forêt, mais aussi grâce à la privatisation des terres (Programa de Regularización y Registro de Actos Jurídicos Agrarios — Raja, dont les antécédents furent Procede et Fanar).

Xquenda binnilaanu rusizaaca’ gunaa ne nguiu’ zenanda xtiidxa’guidxi da’gu’liisa

Nous, communalistes, entendons l’autorité comme service, « servir et non se servir » (tel est le principe d’une politique autonome). La charge communale est un motif de fierté et d’honorabilité. L’assemblée est le lieu où la population prend des décisions. Plus qu’une forme de démocratie directe et de participation horizontale, elle représente l’exercice de notre droit à l’autonomie et à la libre détermination, cela malgré les efforts pour nous imposer les partis politiques dans l’exercice du pouvoir.

Saa nga guendaliisa ne xtiipa´ rusibaani guidxi xtinu

Nos fêtes manifestent notre résistance et fortifient le tissu social. La communalité exprime sa force dans ce plaisir pris collectivement, dans l’allégresse et les sourires que suscitent nos musiques. Les fêtes montrent une égalité fraternelle et solidaire. Comme nos langues, nos chants et nos danses, elles reconnaissent cette fraternité comme la valeur suprême de nos peuples et de nos communautés. Ces fêtes et ces transports de joie sont gubidxa, le soleil qui ne meurt jamais (el sol que nunca muere).

Diidxazá ne xtiidxa’ ca binnigoolasa cusiidi laanu xi caquiiñe’ guidxi layú

Nos langues enferment notre cosmovision héritée de nos grand-mères et grand-pères. Elles nous permettent de penser et de nommer un monde de solidarité entre les humains et les autres êtres ou éléments de la nature. La parole et le caractère oral du parler de nos peuples sont importants et même essentiels. L’éducation dans nos langues permet la reproduction et la recréation de nos cosmovisions et de notre vie en communauté.

C’est un devoir de tout éducateur ou de toute éducatrice communaliste de former les enfants de nos peuples et d’aller au-delà de cet environnement matériel d’enfermement que sont les salles de classe afin d’éduquer en liberté, au sein de la vie quotidienne des communautés, dans le tequio, dans nos langues, dans la milpa, dans les jeux, dans le service, et en accord avec les traditions communautaires, c’est-à-dire éduquer en communalité.

Guidaaguliisa xtiipa’ ti guiapa’ guendanabaani

Ce Congrès s’élève clairement contre toutes les formes de violence dues à la politique des États et à leurs plans militaires, violence qui est aussi, dans bien des cas, le résultat de l’impunité et de la corruption de la part des mauvais gouvernements. La communalité nous incite à nous organiser pour prendre soin de la vie, dans son sens le plus étendu : nous consacrer à la défense de tout le vivant sur le guidxi layú (la terre).

La communalité est vie et pensée, pratique et théorie, elle est ce qui se partage, elle est vie égalitaire. Elle est contre l’extrême violence — la mort des femmes et des hommes — qui se présente désormais comme la principale menace à notre existence et à laquelle nous nous affrontons comme peuples, communautés, collectifs et même en tant qu’individus.

Résistance politique: La colonisation (Jean Grave 1912)

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Lectures complémentaires:

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Effondrer le colonialisme

Manifeste pour la societe des societes

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

 

La colonisation 

 

Jean Grave

 

“Les temps nouveaux”, 1912

 

La colonisation prend trop d’expansion à notre époque pour que les anarchistes ne disent pas leur mot sur cette question. À l’heure où les nations dites civilisées se disputent des zones d’influence en Afrique : en Tripolitaine[1], au Congo, au Maroc, se partageant les peuples comme un bétail, tout cela cachant les plus louches combinaisons financières ; les pasteurs de peuples, n’étant plus que les chargés d’affaires des requins de la finance, des tripoteurs d’affaires véreuses, nous devons nous élever contre ce produit hybride du patriotisme et du mercantilisme combinés – brigandage et vol à main armée, à l’usage des dirigeants.

Un particulier pénètre chez son voisin ; il brise tout ce qui lui tombe sous la main, fait la rafle de ce qu’il trouve à sa convenance, c’est un criminel ; la « Société » le condamne. Mais qu’un gouvernement se trouve acculé à une situation intérieure où le besoin d’un dérivatif extérieur se fasse sentir ; qu’il soit encombré chez lui de bras inoccupés, dont il ne sait comment se débarrasser, de produits qu’il ne sait comment écouler, que ce gouvernement aille porter la guerre chez des populations lointaines, qu’il sait trop faibles pour pouvoir lui résister, qu’il s’empare de leur pays, les soumette à tout un système d’exploitation, leur impose ses produits, les massacre si elles tentent de se soustraire à l’exploitation qu’il fait peser sur elles, oh ! alors, ceci est moral ! Du moment que l’on opère en grand, cela mérite l’approbation des honnêtes gens ; cela ne s’appelle plus vol ni assassinat ; il y a un mot honnête pour couvrir les malhonnêtes choses que la société commet ; on appelle cela « civiliser » les populations arriérées !

Et que l’on ne crie pas à l’exagération ! Un peuple n’est réputé colonisateur que quand il a su tirer, d’une contrée, le maximum des produits qu’elle peut rendre. Ainsi, l’Angleterre est un pays colonisateur, parce qu’elle sait faire « rendre » à ses colonies le bien-être pour ceux qu’elle y envoie, qu’elle sait faire rentrer dans ses coffres les impôts dont elle les frappe.

Dans les Indes, par exemple, ceux qu’elle y envoie font des fortunes colossales ; le pays, il est vrai, est bien ravagé de temps à autre par des famines épouvantables, qui déciment des centaines de milliers d’hommes : qu’importent les détails, si John Bull[2] peut y écouler ses produits manufacturés, en tirer, pour son bien-être, ce que le sol de la Grande-Bretagne ne peut lui fournir. Ce sont les bienfaits de la civilisation !

Aujourd’hui, il est vrai, il faut déchanter. L’Inde fait concurrence aux produits de la « Mère Patrie ». Qu’à cela ne tienne, les capitalistes y transporteront leurs capitaux et leurs usines, et, comme les Hindous se nourrissent d’une poignée de riz, on pourra encore édifier des fortunes ; tant pis si les ouvriers anglais paient la différence. Pour leur faire prendre patience, on leur promettra l’empire du monde, et on les lancera contre les Boers ou les Allemands.

En France, c’est autre chose, on n’est pas colonisateur. Oh ! rassurez-vous, cela ne veut pas dire que l’on soit moins brigand, que les populations conquises soient moins exploitées, non ; seulement, on est moins « pratique ». Au lieu d’étudier les populations que l’on conquiert, on les livre aux fantaisies du sabre, on les soumet au régime de la « Mère Patrie » ; si les populations ne peuvent s’y plier, tant pis pour elles, elles disparaîtront petit à petit, sous l’action débilitante d’une administration à laquelle elles n’étaient pas habituées. Qu’importe ? Si elles se révoltent, on leur fera la chasse, on les traquera comme des fauves, le pillage sera alors non seulement toléré, mais commandé ; cela s’appellera une « razzia ».

La bête féroce que l’on élève et entretient sous le nom de soldat est lâchée sur des populations inoffensives qui se voient livrées à tous les excès que pourront imaginer ces brutes déchaînées : on viole les femmes, on égorge les enfants, des villages sont livrés aux flammes, des populations entières sont chassées dans la plaine où elles périront fatalement de misère. Ce n’est rien que cela, laissez passer, c’est une nation policée, qui porte la civilisation chez des sauvages !

Certes, à bien examiner ce qui se passe tous les jours autour de nous, tous cela n’a rien d’illogique ni d’anormal ; c’est bien le fait de l’organisation actuelle ; rien d’étonnant à ce que ces « hauts faits » d’armes obtiennent l’assentiment et les applaudissements du monde bourgeois. La bourgeoisie est intéressée à ces coups de brigandage, ils lui servent de prétexte à entretenir des armées permanentes, cela occupe les prétoriens qui vont, dans ces tueries, se faire la main pour un « travail » plus sérieux ; ces armées elles-mêmes servent de débouché à toute une série d’idiots et de non-valeurs dont elle serait fort embarrassée et qui, au moyen de quelques mètres de galons, deviennent ses plus enragés souteneurs. Ces conquêtes lui facilitent toute une série de tripotages financiers, au moyen desquels elle écumera l’épargne des gogos à la recherche des entreprises véreuses, elle accaparera les terrains volés aux vaincus ; ces guerres occasionnent des tueries de travailleurs dont le trop-plein la gêne chez elle. Les pays conquis ayant « besoin » d’une administration, nouveau débouché à toute une armée de budgétivores et d’ambitieux qu’elle attache ainsi à son char, tandis qu’inemployés, ils pourraient la gêner sur sa route.

Plus encore, ce sont des populations à exploiter, qu’elle pourra courber sous le travail, auxquelles elle pourra imposer ses produits, qu’elle pourra décimer sans avoir à en rendre compte à personne. En vue de ces avantages, la bourgeoisie n’a donc pas à hésiter, et la bourgeoisie française l’a tellement bien compris qu’elle s’est lancée à toute vapeur dans les entreprises coloniales.

Mais ce qui nous étonne, ce qui nous écœure, c’est qu’il y ait encore des travailleurs qui approuvent ces infamies, ne ressentent aucun remords de prêter la main à ces canailleries, et n’aient pas compris cette injustice flagrante de massacrer des populations chez elles, pour les plier à un genre de vie qui n’est pas le leur. Oh ! nous connaissons les réponses toutes faites qu’il est d’usage de débiter lorsqu’on s’indigne des faits trop criants : « Ils se sont révoltés, ils ont tué des nôtres, nous ne pouvons pas supporter cela… Ce sont des sauvages, il faut les civiliser… Nous avons besoin des terres qu’ils ne savent pas cultiver… Les besoins du commerce l’exigent… Oui, peut-être, on a eu tort d’aller chez eux, mais les colonies nous ont trop coûté d’hommes et d’argent pour les abandonner, etc., etc. »

« Ils se sont révoltés, ils ont tué des nôtres. » Eh bien ! après ? Qu’allait-on chercher chez eux ? Que ne les laissait-on tranquilles ? Est-ce qu’ils sont venus nous demander quelque chose ? On a voulu leur imposer des lois qu’ils ne veulent pas accepter, ils se révoltent, ils font bien, tant pis pour ceux qui périssent dans la lutte, ils n’avaient qu’à ne pas prêter la main à ces infamies.

« Ce sont des sauvages, il faut les civiliser. » Que l’on prenne l’histoire des conquêtes et que l’on nous dise après quels sont les plus sauvages, de ceux que l’on qualifie de la sorte ou des « civilisés » ? Quels sont ceux qui auraient le plus besoin d’être « civilisés », des conquérants ou des populations inoffensives qui, la plupart du temps, ont accueilli les envahisseurs à bras ouverts et, pour prix de leurs avances, en ont été torturées, décimées ? Prenez l’histoire des conquêtes de l’Amérique par l’Espagne, des Indes par l’Angleterre, de l’Afrique, de la Cochinchine et du Tonkin[3] par la France, et, à l’heure actuelle, la Tripolitaine par l’Italie, et venez, après, nous vanter la civilisation ! Bien entendu, dans ces historiques, vous n’y trouverez que les « grands faits » qui, par leur importance, ont laissé une trace dans l’histoire ; mais s’il fallait vous faire le tableau de tous les « petits faits » dont ils se composent, et qui passent inaperçus, s’il fallait mettre au jour toutes les turpitudes qui disparaissent dans la masse imposante des faits principaux, que serait-ce alors ? On reculerait écœuré devant ces monstruosités.

J’ai, pour ma part – ayant passé quelque temps dans l’infanterie de marine – entendu raconter une foule de scènes qui prouvent que le soldat qui arrive dans un pays conquis s’y considère, par le fait, comme un maître absolu ; pour lui, les habitants sont des bêtes de somme qu’il peut faire mouvoir à son gré ; il a droit de prise sur tout objet à sa convenance, malheur à l’indigène qui voudra s’y opposer, il ne tardera pas à apprendre que la loi du sabre est la seule loi ; l’institution qui défend la Propriété en Europe ne la reconnaît pas sous une autre latitude. Le soldat, en cela, est encouragé par les officiers qui prêchent d’exemple, par l’administration qui lui met la trique en main pour surveiller les indigènes qu’elle emploie à ses travaux.

Que de faits répugnants vous sont racontés là, naïvement comme choses très naturelles, et, lorsque, par hasard – si l’indigène s’est révolté, a tué celui ou ceux qui l’opprimaient –, vous dites qu’il a bien fait, il faut entendre les cris de stupeur qui accueillent votre réponse : « Comment ? puisque nous sommes les maîtres ! puisque l’on nous commande ! il faut bien nous faire obéir ; si on les laissait faire, ils se révolteraient tous, ils nous chasseraient. Après avoir dépensé tant d’argent et tant d’hommes, la France perdrait le pays, elle n’aurait plus de colonies ! »

Voilà où la discipline et l’abrutissement militaires amènent l’esprit des travailleurs ; ils subissent les mêmes injustices, les mêmes turpitudes qu’ils aident à faire peser sur les autres ; et ils ne sentent plus l’ignominie de leur conduite, ils en viennent à servir, inconsciemment, d’instruments au despotisme, à se vanter de ce rôle, à ne plus en comprendre toute la bassesse et l’infamie.

Les civilisateurs européens, Italiens, Français ou autres, feraient bien mieux de tirer partie des terres qui sont incultes chez eux, avant d’aller voler celles des autres.

Quant aux besoins du commerce, voilà bien le vrai motif : Messieurs les bourgeois s’étant embarrassés de produits qu’ils ne savent comment écouler, ils ne trouvent rien de mieux que d’aller déclarer la guerre, pour imposer ces produits à de pauvres diables impuissants à se défendre.

Certes, il serait facile de s’entendre avec eux, on pourrait trafiquer par la voie des échanges ; comme ils ne sont pas très ferrés sur la valeur des objets, ceux-ci n’ayant, pour eux, de valeur qu’autant qu’ils leur tirent l’œil, il serait facile de les « enfoncer » et de réaliser de beaux bénéfices ; n’en était-il pas ainsi avant que l’on pénétrât dans le continent noir ? N’était-on pas, par l’intermédiaire des peuplades de la côte, en relation avec les peuplades de l’intérieur ? N’en tirait-on pas déjà les produits que l’on en tire à présent ?

Oui, cela est possible, cela a été, mais voilà le diable ! Pour opérer de la sorte, il faut du temps, de la patience, impossible d’opérer en grand, il faut compter avec la concurrence : « Le commerce a besoin qu’on le protège ! » On sait ce que cela veut dire : vite, deux ou trois cuirassés en marche, une demi-douzaine de canonnières, un corps de troupes de débarquement, saluez, la civilisation va faire son œuvre. Nous avons pris une population forte, robuste et saine, dans quarante ou cinquante années d’ici nous vous rendrons un troupeau anémié, abruti, misérable, décimé, corrompu, qui en aura pour très peu de temps à disparaître de la surface du globe. Alors sera complète l’œuvre civilisatrice !

Si l’on doutait de ce que nous avançons, que l’on prenne les récits des voyageurs, qu’on lise la description des pays où les Européens se sont installés par droit de conquête, partout la population s’amoindrit et disparaît, partout l’ivrognerie, la syphilis et autres importations européennes les fauchent à grands coups, atrophient et anémient ceux qui survivent. Et peut-il en être autrement ? Non, étant donnés les moyens que l’on emploie. Voilà des populations qui avaient un autre genre de vie que nous, d’autres aptitudes, d’autres besoins ; au lieu d’étudier ces aptitudes et ces besoins, de chercher à les adapter à notre civilisation, graduellement, insensiblement, en ne leur demandant de prendre, de cette civilisation, que ce qu’ils pouvaient s’assimiler, on a voulu les plier d’un coup ; on a tout rompu ; non seulement elles ont été réfractaires, mais l’expérience leur a été fatale.

Que le rôle de l’homme soi-disant civilisé aurait pu être beau, s’il avait su le comprendre, et si lui-même n’avait été affligé de ces deux pestes : le gouvernement et le mercantilisme, deux plaies affreuses dont il devrait bien songer à se débarrasser avant de chercher à civiliser les autres.

La culture des peuplades arriérées pourrait se poursuivre pacifiquement et amener à la civilisation des éléments nouveaux susceptibles, en s’y adaptant, de la revivifier. Que l’on ne vienne pas nous parler de la duplicité et de la férocité des barbares ! Nous n’avons qu’à lire les récits de ces hommes, vraiment courageux, qui sont partis au milieu de populations inconnues, poussés par le seul idéal de la science et le désir de connaître. Ceux-là ont su s’en faire des amis, ont pu passer chez eux sans en avoir rien à craindre ; la duplicité et la férocité ne sont venues que de ces misérables trafiquants qui se décorent faussement du nom de voyageurs ; ne voyant, dans leurs voyages, qu’une bonne affaire commerciale ou politique, ils ont excité, contre le blanc, l’animosité de ces populations, en les trompant dans leurs échanges, en ne tenant pas les engagements consentis, en les massacrant, au besoin, quand ils pouvaient le faire impunément.

Faut-il apporter des faits ? Qu’on lise les livres de Vigné d’Octon[4] ; Chez les Hova, de Jean Carol[5]. Les atrocités des Chanoine et des Voulet[6] ne sont pas si loin de nous que l’on ne se les rappelle encore. Quant aux exploits des « civilisateurs » italiens en Tripolitaine, ils sont de l’heure présente.

Allons, allons, philanthropes du commerce, civilisateurs du sabre, rengaînez vos tirades sur les bienfaits de la civilisation. Ce que vous appelez ainsi, ce que vous déguisez sous le nom de colonisation a un nom parfaitement défini dans votre Code, lorsqu’il est le fait de quelques individualités obscures ; cela s’appelle : « Pillage et assassinats en bandes armées ». Mais la civilisation n’a rien à voir avec vos pratiques de bandits de grands chemins.

Ce qu’il faut à la classe dirigeante, ce sont des débouchés nouveaux pour ses produits, ce sont des peuples nouveaux à exploiter ; c’est pour cela qu’elle envoie les Soleillet, les de Brazza, les Crampel, les Trivier, les Fourreau, les Lamy[7], etc., à la recherche de territoires inconnus pour y ouvrir des comptoirs qui livreront ces pays à son exploitation sans bornes ; elle commencera par les exploiter commercialement, pour finir par les exploiter de toutes les façons lorsqu’elle aura placé ces peuplades sous son protectorat ; ce qu’il lui faut, ce sont des terrains immenses qu’elle s’annexera graduellement, après les avoir dépeuplés ; ne faut-il pas beaucoup de place pour y déverser le trop-plein de la population qui l’embarrasse ? Et acheter les parlementaires qui se font leurs complices à la Chambre ?

Vous, dirigeants, des civilisateurs ? Allons donc ! Qu’avez-vous fait de ces peuplades qui habitaient l’Amérique et qui disparaissent tous les jours, décimées par les trahisons, auxquelles, au mépris de la foi jurée, vous arrachez, peu à peu, les territoires de chasse que vous aviez dû leur reconnaître ? Qu’avez-vous fait de ces peuplades de la Polynésie, que les voyageurs s’accordaient à nous montrer comme des populations fortes, vigoureuses – de vrais types de beautés – et qui, maintenant, disparaissent sous votre domination ?

Vous des civilisateurs ? Mais du train dont marche votre civilisation, si les travailleurs devaient succomber dans la lutte qu’ils vous livrent, vous ne tarderiez pas à périr à votre tour, sous votre indolence et votre paresse, comme sont tombées les civilisations grecque et romaine, qui, ayant perdu toutes les facultés de lutte pour ne conserver que celle de jouir, ont succombé bien plus sous le poids de leur avachissement que sous les coups des barbares, qui, venant à prendre part à la lutte, dans la plénitude de leurs forces, n’ont pas eu grand peine à renverser cette civilisation en pleine décomposition.

Comme vous avez pris à tâche de détruire les races, non pas inférieures, mais seulement retardataires, vous tendez de même à détruire la classe des travailleurs, que vous qualifiez aussi d’inférieure. Vous cherchez tous les jours à éliminer le travailleur de l’atelier, en le remplaçant par des machines. Votre triomphe serait la fin de l’humanité ; car, perdant peu à peu les facultés que vous avez acquises par la nécessité de lutter, vous retourneriez aux formes ancestrales les plus rudimentaires, et l’humanité n’aurait bientôt plus d’autre idéal que celui d’une association de sacs digestifs, commandant à un peuple de machines, servies par des automates, n’ayant plus d’humain que le nom.

[1] Possession ottomane depuis le xvie siècle, la Libye, dont la Tripolitaine est une des trois grandes régions, est colonisée par l’Italie en 1912.

[2] Personnage représentant l’Anglais typique.

[3] Après avoir colonisé la Cochinchine, région du Vietnam sud, et le Tonkin, région du Vietnam nord, les Français les intègrent en 1887 à l’Union indochinoise.

[4] Médecin de la Marine, écrivain et homme politique, Paul Vigné d’Octon (1859-1943) est l’auteur d’un pamphlet anticolonialiste, La Sueur du burnous (1911).

[5] Dans Chez les Hova. Au pays rouge (1898), Jean Carol (1848-1922), de son vrai nom Gabriel Lafaille, critique l’attitude des colons français à Madagascar.

[6] Appelée Mission Voulet-Chanoine, l’expédition française menée par les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine part en Afrique en 1899 pour la conquête coloniale du Tchad et se révèle particulièrement sanguinaire.

[7] Paul Soleillet (1842-1886), Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), Paul Crampel (1864-1891), Élisée Trivier (1842-1912), Fernand Foureau (1850-1914), François Lamy (1858-1900), explorateurs français qui ont participé activement à la conquête coloniale de l’Afrique.

Résistance au colonialisme: Réunion à Tyendinaga le 10 avril… Venez nombreux en territoire mohawk (MNN)

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“Il n’y a qu’une seule chose de plus triste que de se rappeler d’avoir été libre, c’est d’oublier que vous l’avez été.”
~ Leonard Peltier ~

“La grande loi de la paix (kaianerekowa) est la véritable loi naturelle de l’île de la Grande Tortue”
~ Haudenosaunee, confédération iroquoise ~

A lire: La voix de “ceux qui portent le fardeau de la responsabilité de la paix”:

https://resistance71.wordpress.com/2013/11/28/societe-contre-letat-auto-defense-de-lautogestion-la-voie-du-guerrier/

 

Effondrer le colonialisme

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

 

Réunion des gardiens de la paix (Rotiskenrakete) à Tyendinaga (territoire Mohawk)

 

Mohawk Nation News 

 

2 avril 2018

 

Source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/04/02/all-nations-rotiskenrakete-meet-tyendinaga/

 

Les vacances de l’homme blanc sont finies. Vous avez tous eu vos œufs en chocolat et vos bougies du bazar à 1 dollar, vous avez chanté vos chansons au sujet du Jeannot lapin de Pâques ; maintenant il est grand temps de se préoccuper de nos responsabilités envers notre peuple, nos enfants et les générations futures.

Chacun d’entre nous est responsable. C’est ensemble que nous déciderons de notre futur. Quoi que ce soit que chacun d’entre nous connaisse et qui peut sauver notre peuple doit être dit et amené à l’attention de tous à cette réunion.

D’après kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, nous avons tous et toutes un esprit que nous devons utiliser pour survivre.

CONTACT: KWERADIO 613.967.0463  613.921.7735, ou email info@kweradio.ca.

Fini de se déguiser en “guerriers”, d’agiter des drapeaux et de ne rien faire. Nous avons besoin d’êtres humains qui vont se dresser pour la défense du peuple.

La réunion se tiendra à la longue maison de Tyendinaga (Sadie Lane) le 7 avril 2018 à 10:00 du matin. Prenez la sortie vers Marysville sur l’autoroute 401 (en provenance de Toronto) et trouvez votre chemin jusque là !

(NdT: des membres de R71 ont été plusieurs fois à Tyendinaga, l’occasion d’y retourner ?…)

TOUT LE MONDE EST LE BIENVENU. Venez et montrez votre considération pour le futur de tous nos enfants.

Avec le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE) pour mettre fin à la terreur contre les enfants ~ Opération Rachat ~

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 » ‘Voilà ce que j’ai fait’ dit ma mémoire. ‘Je n’ai pu faire cela’ dit mon orgueil qui reste inflexible. Et finalement, c’est la mémoire qui cède. »
~ Friedrich Nietzsche ~

 

Mettez fin au reigne de la terreur contre les enfants

Opération Rachat

 

A partir du 15 avril 2018: Jour du souvenir de l’holocauste enfanticide

Le trafic, la torture et l’assassinat routiniers d’enfants sont devenus une industrie mondiale très lucrative dans laquelle bien des entreprises ecclésiastiques sont profondément impliquées. Le Vatican, l’église anglicane et d’autres églises ont été condamnées par des tribunaux de droit coutumier pour ces crimes et d’autres actions génocidaires. En finançant et en adhérant à ces églises criminelles, vous permettez à leur malfaisance de perdurer.

Le 15 avril 2018, des gens dans de nombreux pays vont prendre part à une action directe pour mettre fin à ces crimes en frappant à leur source. L’opération Rachat va mettre en marche un mécanisme d’arrestation citoyenne contre des violeurs d’enfants reconnus et leurs protecteurs au sein de l’église, l’opération va organiser une occupation pacifique des églises et dépendances afin de perturber leurs opérations et va aussi mettre fin au financement et à la protection légale qui permettent à ces entités criminelles de fonctionner. Ces églises ont trahi leur responsabilité sociale et ont perdu tout droit de fonctionner sous la loi des nations. Nous, le peuple, ne permettrons plus à de tels loups dans une peau de brebis d’exploiter et de brutaliser nos enfants.

Vous pouvez aider à sauver des vies innocentes en vous joignant à cet effort mondial. Voici comment:

1. BOYCOTTEZ les églises catholique romaine, anglicane / épiscopalienne et unifiée en leur refusant toute participation et financement.

2. DEMANDEZ à ce que votre gouvernement révoque le statut d’exonération fiscale et les privilèges légaux de ces églises.

3. EDUQUEZ-VOUS et les autres sur ce crime et l’histoire cachée de ces églises criminelles. Voir http://www.itccs.org and www.murderbydecree.com .

et en français : https://resistance71.files.wordpress.com/2017/07/meurtre_par_decret.pdf et https://resistance71.wordpress.com/meurtre-par-decret-le-crime-de-genocide-au-canada/ 

4. REJOIGNEZ le groupe d’action de l’OPERATION RACHAT le plus proche de chez vous et mettez directement fin aux activités de ces églises assassines. Contact itccsoffice@gmail.com pour nous rejoindre.

Partagez ce pamphlet avec un ami. Agissez dès maintenant pour mettre fin à la guerre menée contre nos enfants !

Commandité par l’International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS) ou Tribunal International contre les Crimes de l’Eglise et de l’Etat (TICEE)

itccsoffice@gmail.com , thecommonland@gmail.com , http://www.itccs.org

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Ce pamphlet en format PDF pour diffusion à toute fin utils:

TICEE_Operation_Rachat_2018

A lire: « Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada » (PDF):

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Rejoignez le mouvement pour la répudiation de la doctrine chrétienne de la découverte, fondement du colonialisme passé et présent.

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte