Archive pour crise globale mondiale

Empire du goulag levant (ex-USA): L’envers du décor de l’empire… Washington et l’extrémisme religieux chrétien

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“Pour nous considérer comme des journalistes libres, nous devons nous considérer non pas comme des agents de la puissance en place, mais comme des agents du peuple.”
~ John Pilger ~

 

Washington de derrière le miroir

 

Gordon Duff

 

26 juillet 2017

 

url de l’article original: http://www.veteranstoday.com/2017/07/26/neoduff-washington-behind-the-mirror/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Russie pense qu’elle travaille avec le président Trump en Syrie et qu’elle fait de progrès pour pousser l’OTAN hors de ses frontières. C’est ce qu’on pourrait penser en lisant les infos disponibles de cette fin du mois de juillet 2017. Ce que la Russie ne sait pas, et peu aux Etats-Unis le savent du reste, est que le Pentagone, en particulier sa cabale extrémiste, a reçu carte blanche.

Ainsi, lorsque le ministre des AE Tilllerson (NdT: ex-CEO d’Exxon-Mobil doit on le rappeler à chaque fois ?…) menace de donner sa démission, ses efforts, son travail toujours minimisés, lui et le public pensent que cela implique le président Trump et sa famille et le barrage de niaiseries balancées sur Twitter et qui font penser pour beaucoup, à un président ayant un paquet d’idées mais un grand manque de concentration.

La véritable question pourrait bien être non pas de savoir si Trump a donné carte blanche au Pentagone, mais pourquoi ? Pourquoi fait-il confiance aux généraux ou qui que ce sit se planquant derrière lui, le conseillant et le contrôlant. Rien de l’historique de Trump ne devrait le mener au militarisme ou à une confiance envers les traîneurs de sabres et les “lèches-cul” du Pentagone. Aucune organisation ne s’est plantée aussi pathétiquement que le Pentagone, perdant guerre après guerre, perdant des milliers de milliards de dollars dans le processus, brisant le matériel et ternissant les réputations.

Pour chaque mouvement vers une amélioration des relations dans un monde qui peut être défini comme il l’était durant la guerre froide: “L’Est contre l’Ouest”, il y a deux mouvements vers le conflit et la confrontation.

Alors que l’été 2017 chargé de destinée, s’évanouit, le livre de conduite géopolitique a été jeté aux orties, peut-être pour toujours. Ce qui est le plus dangereux, est que très peu de monde comprend les dynamiques de pouvoir. Plus sérieux encore est le fait que quelques uns de ceux travaillant dans l’ombre sont des adversaires potentiels, des adversaires nucléaires, nous parlons bien entendu de la Russie et de la Chine.

Pour commencer, nous allons énoncer le cheveu  dans la soupe le plus important en ce qui concerne le rapprochement, réel ou imaginaire, entre le président Trump et la Russie. La toile de fond de ceci, vue dans ses détails est à la fois exténuante et ciselée également de fiction et d’artifice. Voyons cela.

Washington, ou quoi que ce soit qu’on veuille l’appeler, maintenant généralement perçu comme un égoût de politiciens corrompus, vendus et achetés aux plus offrants et totalement soumis à des intérêts très particuliers, un marécage de think tanks qui font tout ce qu’on veut sauf … penser et des médias qualifiés de “fumisterie” par Trump soi-même. La presse est un point clef ici pour un tas de raisons.

Le monde “analyse” la politique américaine au travers du prisme des “fausses nouvelles”, “fausses infos”. Cela a toujours été “bidon” semble t’il et ce depuis des décennies. Avec si peu de journalistes de qualité et des médias contrôlés par des intérêts entrepreneuriaux très puissants, la punaise Trump plantée dans la baudruche des “fausses infos”, exposant ce qu’il s’est passé pendant des années et ce “qu’il en est aujourd’hui”, c’est à dire un ramassis de mensonges et de détritus, cette punaise donc a ouvert une porte.

Encore plus de mensonges et d’infos poubelles surviennent, cette fois-ci encore plus fausse que les autres, avec les organisations de la théorie du chaos et de la guerre psychologique se noyant dans les capacités d’une guerre bidon contre le terrorisme sur-financée et ayant bien trop de temps à leur disposition, leur permettant de prêter leur talent de l’inutile à la désinformation générale du public.

Le résultat a été un pays divisé où les “faits alternatifs” fabriqués pour une population vulnérable sont maintenant en concurrence avec des médias de masse, définis et je pense fort justement, comme des “médias de l’info bidon”, soutenant des versions différentes d’un narratif fictif qui ne ressemble que de très loin à la réalité et encore de manière rare et biaisée.

Donc, pour Washington, la Russie semble avoir bidouillé une élection américaine et une nouvelle branche de l’exécutif, peut-être travaillant pour la Russie ou quelqu’un, comme toute info de toute source ne peut pas être crue sur parole, est maintenant sous enquête de la part de groupes employés de longue date par des intérêts particuliers spéciaux, dont beaucoup sont en porte-à-faux total avec le bien-être des Etats-Unis.

L’Amérique s’est laissés glisser dans la dictature. Elle a abandonné depuis longtemps la capacité de se gouverner elle-même, peut–être fut-ce à cause de la création de la banque de la réserve fédérale en 1913 ou les plus récentes érosions du pouvoir individuel comme avec la décision de la Cour Suprême de 2005 sur les citoyens unis. Quelque soit le point décisif que l’on choisisse, les reliques des institutions démocratiques aux Etats-Unis sont maintenant très difficiles à trouver.

Ce qu’il nous reste c’est ce qui devient de plus en plus des factions, définies souvent à tort comme de “droite” ou “d’extrême droite” en course pour le contrôle de l’armée américaine et avec çà en prime, le contrôle de la planète.

Voyez-vous, celui qui contrôle l’armée américaine contrôle le monde, à moins qu’un autre bloc puissant n’apparaisse qui puisse défier… défier quoi au juste ? Si le Pentagone contrôle l’armée des Etats-Unis et s’il est contrôlé lui-même par une cabale d’extrémistes religieux comme beaucoup le disent ou des laquais des transnationales comme la plupart le pensent, alors où en est le monde ?

Une fois de plus, si Trump et son propre congrès républicain sont en guerre au sujet de sa destitution et je peux vous assurer qu’on discute de peu de choses d’autre en ce moment à Washington, les deux faces de la même pièce, serviteurs de différents maîtres, est-ce que toute supervision de ce nouveau pouvoir militaire sur la politique américaine a disparu ?

A ceci, nous répondons sans aucun plaisir: oui !

Ainsi, tandis que les “zones de désescalade” sont discutées et planifiées pour la Syrie ou que la CIA annonce qu’elle démantèle son programme minuscule “d’aide publique au terrorisme”, le Pentagone est en train de planifier l’occupation et le démantèlement de l’Irak, prépare la guerre contre l’Iran, la Chine, la Corée (du Nord) et aussi contre la Russie.

Si le congrès continue de dialboliser la Russie, ce qui est vu par beaucoup comme une adhésion rampante au dogme de la guerre froide, quel est l’état d’esprit du Pentagone ? Quelqu’un le sait-il ?

Pourquoi est-ce que personne n’admet maintenant que c’est le Pentagone qui décide de la politique des Etats-Unis ? Quelqu’un sait-il comment ce processus fonctionne ? Peu de monde sait que lorsque Trump a choisi son équipe de transition, il a envoyé un général à la retraite du nom de Jerry Boykin au Pentagone avec toute autorité pour faire tous les changements nécessaires. On nous rapporte que Boykin a construit un duplicata de la structure de commandement et que c’est cette structure qui établit maintenant la politique étrangère américaine, fondé sur la prophétie chrétienne de la “fin des temps” et de sa théologie, ceci représentant des formes religieuses extrémistes qui font passer en comparaison les Talibans et Daesh pour des enfants de chœur.

Ainsi, quand le ministère des affaires étrangères se sent mis à l’écart, isolé par une Maison Blanche clairement opérant au-delà de sa capacité, comment un Pentagone également hors de contrôle, a t’il ajouté au chaos ambiant ?

Guerre impérialiste au MO: Israël et la Turquie vont profiter de la partition de la Syrie…

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La partition de la Syrie semble être en marche. Les réunions à huis-clos ces dernières semaines ont été bon train. Il est plus que probable que certains ont été vendus, d’autres achetés et qu’un nouveau Yalta a peut-être eu lieu on va avoir lieu… Les Yanks ont établi des bases aériennes dans le nord de la Syrie, l’entité sioniste renforce son annexion du Golan, on devrait revoir apparaître sous peu le projet de gazoduc… Vous savez, ce projet refusé par la Syrie en 2009 et qui déclencha cette guerre par procuration en 2011… Les oligarques s’arrangent entre eux derrière le rideau.

~ Résistance 71 ~

 

La paix en Syrie au profit d’Israël et de la Turquie ?

 

Thierry Meyssan

 

11 juillet 2017

 

url de l’article original: http://www.voltairenet.org/article197064.html

 

Alors que l’on s’approche de la fin de la guerre contre la Syrie, aucun des buts initiaux des Anglo-Saxons n’a été totalement atteint : non seulement les Frères musulmans n’ont pas triomphé lors des printemps arabes, mais ils semblent perdants dans l’ensemble de la région, hormis au Qatar et en Turquie ; si la Syrie est largement détruite, la société syrienne et son modèle multi-confessionnel ont résisté ; enfin la route de la soie devrait être rétablie. Quoi qu’il en soit, Israël et le Turquie sont sur le point de tirer les marrons du feux et de sortir à leur manière eux aussi vainqueurs de la guerre.

Chacun prévoyait que la crise opposant l’Arabie saoudite au Qatar allait faciliter la résurgence de l’axe Riyad-Damas-Le Caire qui avait dominé la vie politique du monde arabe jusqu’au « printemps arabe ». Il n’en a rien été.

Peut-être le prince Mohammad ben Salmane espère toujours vaincre au Yémen et estime donc inutile de se rapprocher de la Syrie. Ou les Saoudiens, qui conduisirent jadis la révolte arabe contre les Ottomans, considèrent aujourd’hui comme trop dangereux de prendre le parti de la Syrie contre la Turquie. Il est vrai que, lors des négociations de Crans-Montana la semaine dernière, l’Onu, le FMI et l’Union européenne ont soutenu l’occupation, pourtant illégale au regard du droit international, de Chypre-Nord par l’armée turque. À l’évidence, bien qu’il soit devenu de bon ton en Occident de cracher sur la dictature d’Erdoğan, l’Otan soutient sans réserve le déploiement militaire turc à Chypre, en Syrie, en Irak et au Qatar.

« La Nature ayant horreur du vide », c’est le Qatar qui a établi des contacts avec Damas. Pour le président Bachar el-Assad c’est une prise moins significative que l’Arabie saoudite, mais une prise quand même. C’est un État de moins dans la guerre contre son pays dans laquelle ne restent en réalité, outre des multinationales US, que le Royaume-Uni, la Turquie et Israël.

La rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump, lors du G20 de Hambourg le 7 juillet 2017, a semble-t-il, renversé la table ! La réunion prévue pour une demi-heure a duré plus de quatre fois plus longtemps contraignant d’autres chefs d’État et de gouvernement étrangers à faire antichambre en attendant leur tour. Bien que l’on ignore ce que les deux présidents et leurs ministres des Affaires étrangères ont décidé, on sait ce qu’ils ont négocié.

Israël, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont proposé de terminer la guerre contre la Syrie en actant la victoire de Tel-Aviv sur la Résistance palestinienne. Celle-ci est aujourd’hui divisée entre le Fatah qui gouverne à Ramallah et le Hamas à Gaza.

Or, le Fatah de Mahmoud Abbas a progressivement sombré dans la corruption et collabore ouvertement avec Israël. Tandis que le Hamas, créé par les Frères musulmans sous les auspices des services secrets israéliens pour affaiblir le Fatah, s’est discrédité d’abord par ses actions terroristes contre des civils, puis par son invraisemblable comportement durant la guerre contre la Syrie. De fait, seuls la Turquie et l’Iran persistent à soutenir le Hamas qui répugne la totalité des autres États. Sans honte, le Hamas qui s’était déjà allié au Mossad et à Al-Qaïda pour massacrer les dirigeants du FPLP au camp syrien de Yarmouk en 2012 [1], a imploré à nouveau le pardon de Tel-Aviv.

D’où ce plan ahurissant de réunir les deux principales factions palestiniennes, d’évincer le vieux Mahmoud Abbas (82 ans), de reconnaître un État palestinien fantoche et de placer à sa tête… le général Mohammed Dahlan.

Mohammed Dahlan, c’est ce leader du Fatah qui devint secrètement un agent israélien, lutta sauvagement contre le Hamas, puis empoisonna Yasser Arafat [2]. Démasqué, il fut exclu du Fatah, s’enfuit au Monténégro, et fut condamné par contumace. Il résidait ces dernières années aux Émirats arabes unis où il gérait une fortune de 120 millions de dollars détournés de l’Autorité palestinienne. Il devrait être accueilli à Gaza par ses ennemis historiques du Hamas, dont le nouveau « Premier ministre » Yahya Sinwar qui se trouve être un de ses amis d’enfance. Oubliant le passé, on lui confierait pour commencer la lutte contre l’Armée de l’islam, c’est-à-dire la branche palestinienne de Daesh.

Ce plan, s’il devait être mis en œuvre marquerait la liquidation définitive de la Résistance palestinienne, après 70 ans de lutte.

C’est dans ce contexte que l’on doit comprendre l’annonce d’un accord Poutine-Trump sur trois régions au Sud de la Syrie. Des troupes US seraient autorisées à s’y déployer, prétendument pour y maintenir la paix, en réalité pour créer une zone démilitarisée entre le Golan syrien et le reste du pays. Les troupes iraniennes ne seraient pas autorisées à s’approcher d’Israël. De la sorte, le Golan, occupé illégalement par Israël depuis quarante ans, serait considéré de facto comme annexé même si le mot ne serait pas prononcé. Des conseils locaux des villages seraient élus en octobre 2018 conformément à la loi israélienne. La Russie ne dirait rien et les États-Unis oublieraient quant à eux leur obsession criméenne.

La paix pourrait être conclue dans le reste de la Syrie à l’exception de la zone prise par des Kurdes à Daesh et de celle contrôlée par les Turcs. Washington et Moscou laisseraient ces derniers régler leurs compte avec ces Kurdes, c’est-à-dire les massacrer. Exactement comme Henry Kissinger soutint les Kurdes irakiens contre Saddam Hussein avant de les abandonner du jour au lendemain avec leur rêve de Kurdistan. En définitive, l’armée turque resterait occuper Al-Bab, comme elle occupe déjà Chypre-Nord et Baachiqa en Irak.

Les Palestiniens et les Kurdes payeraient leur erreur d’avoir combattu pour un pays en dehors de leur territoire (en Jordanie et au Liban au lieu de la Palestine pour les premiers, en Irak et en Syrie au lieu du Kurdistan pour les seconds [3]).

Israël et la Turquie seraient les deux seuls États à profiter de six ans de guerre contre le Peuple syrien.

[1] « Des agents du Mossad dans l’unité d’Al-Qaida qui a attaqué le camp de Yarmouk », Réseau Voltaire, 31 décembre 2012.

[2] « Les circonstances politiques de la mort de Yasser Arafat », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 novembre 2010.

[3] « Les projets de Kurdistan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 septembre 2016.

Résistance politique: Du réformisme syndical à la révolution sociale (sur une base d’un édito de la CNT-SO)

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Dans le contexte étatico-capitaliste de circonstance, ce que disent ci-dessous les compagnons de la CNT-SO est on ne peut plus juste, et leur action de terrain est hautement respectée, mais voilà… le piège tendu par l’oligarchie est celui de maintenir la lutte syndicale dans le réformisme, dans “l’aménagement” de la misère et de la précarité pour qu’elles deviennent plus “supportables”. Dans ce contexte précis, l’autogestion ne devient que l’autogestion de la même merde capitaliste, simplement laissé aux ouvriers et salariés. Beaucoup (trop) de compagnons tombent dans ce piège.

La seule solution est la révolution sociale, le tsunami qui emporte tout du monde obsolète étatique et capitaliste pour faire place à la société des sociétés, celle des associations libres  et des communes émancipées et confédérées, latente car fondement de l’organisation sociale humaine depuis quelques centaines de milliers d’années. Les compagnons des syndicats peuvent avoir une grande importance, celle de la coordination sur le terrain de la seule grève ayant un sens politique: la grève générale illimitée et expropriatrice !

Tout le reste n’est que réformisme béat et donc à terme… pisser dans un violon !

En bref: mettre un terme à  l’État, au capitalisme, au salariat, à l’économie de marché, à l’argent et au fétichisme de la marchandise en ayant présent à l’esprit en toute circonstance, que la solution n’est pas économique, mais politique. Mettre fin à la relation dominant/dominé, exploiteur/exploité n’est pas un acte économique, mais politique. Il faut abattre la pyramide du pouvoir, celle devenue exogène à la société, sortie de solution du peuple, pour l’y retourner, rediluer le pouvoir dans le(s) peuple(s). éliminer le rapport dominant/dominé, c’est faire en sorte que le pouvoir ne soit plus séparé du corps social, qu’il soit un et total avec le peuple, de là s’ensuivra une responsabilité croissante d’un mode de production qui ne sera plus basé sur l’argent, le profit, la spéculation et l’exploitation, mais sur la juste répartition en fonction des besoins et des capacités de chacun.

~ Résistance 71 ~

Édito : Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons !

Confédération Nationale des Travailleurs-Solidarité Ouvrière

Bulletin été 2017

Source: http://www.cnt-so.org/Bulletin-de-la-CNT-Solidarite581

Pierre Gattaz, le patron du MEDEF peut être « sur un nuage », Macron veux passer en force, par ordonnances, d’ici septembre, sa nouvelle réforme du droit du travail qui viendra aggraver les logiques de la loi El Khomri et laminer toujours plus nos droits. D’autres attaques se profilent avec des mesures visant au démantèlement de la protection sociale solidaire et un nouveau coup d’austérité qui touchera durement les services publics et les fonctionnaires.

Les concertations prévues cet été sont bidons, le gouvernement déroule les mesures prévues dans le programme présidentiel de Macron et cherche même à aller plus loin. Les syndicats qui se prêtent à la mascarade du dialogue social avec le gouvernement ont tout faux. Plus que jamais, ce n’est pas de « partenaires sociaux » dont nous avons besoin mais de syndicats forts et combatifs pour nous défendre, gagner de nouveaux droits et porter collectivement le projet d’une autre société ! Tout est question de rapport de force, organisons-nous sans plus tarder !

Dans la bataille sociale à venir, il s’agit d’abord d’identifier et de comprendre les dangers, afin d’argumenter pour mobiliser sur nos lieux de travail et de vie. Avec ce quatre-pages d’analyse, la CNT – Solidarité Ouvrière essaye de forger un outil, au service de la lutte. Bonne lecture !

Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons !

La loi El Khomri démultipliée

Plafonnement des indemnités prud’homales

Macron avait déjà introduit un barème indicatif suivant l’ancienneté dans l’entreprise avec sa loi de 2015. Il va plus loin en proposant un plancher et un plafond obligatoire pour les licenciements abusifs. Une nouvelle fois, ce sont les capacités de défense juridiques des salarié.e.s qui sont mises à mal : cette mesure favorisera les licenciements en faisant baisser le montant des réparations financières.

Liberté de négociation locale quasi totale

La loi El Khomri avait déjà inversé la hiérarchie des normes (primauté de la loi sur l’accord de branche puis d’entreprise) mais uniquement sur le temps de travail. Cette fois-ci tout sera directement négociable dans l’entreprise, au-delà du socle minimal du Code du travail. La portée des accords de branches, au nombre considérablement réduit (de 50 à 100 au lieu de 700 environ actuellement), serait limitée aux minimas salariaux et à l’égalité professionnelle. Avec le chantage permanent au licenciement, une faible syndicalisation particulièrement dans les TPE et PME, le rapport de force sera extrêmement défavorable aux salarié.e.s et nos droits tirés vers le bas !

Le référendum d’entreprise initié par les patrons

Avec la loi El Khomri, un accord d’entreprise devait être validé par des syndicats représentant au moins 50 % des salarié.e.s ou par une consultation directe des salarié.e.s basé sur un accord minoritaire (30%). Désormais l’employeur pourra lui même convoquer ces « référendums » et disposera d’un moyen de pression supplémentaire. Loin d’un dialogue social apaisé vanté par les macronistes, nous savons bien que la réalité du terrain dans les entreprises, c’est la guerre totale des patrons contre les syndicats qui refusent la collaboration et une pression continuelle sur les salarié.e.s.

Fusion des institutions représentatives des personnels (IRP)

Toutes les entreprises pourront désormais fusionner leurs IRP (délégué.e.s du personnel, CE, CHSCT) en une délégation unique (DUP). Cette fusion vise a réduire le nombre de représentant.e.s donc de salarié.e.s protégé.e.s. Les militant.e.s seront submergé.e.s par les tâches de chaque mandat et auront moins de temps pour l’action syndicale.

Le démantèlement de la protection sociale solidaire

Baisse des cotisations sociales pour les entreprises et indépendants

Nous allons avoir encore droit aux même recettes libérales avec des exonérations massives de cotisations sociales pour les indépendants et les entreprises (baisse de 6% et objectif zéro cotisation pour un salarié au SMIC soit une baisse de 10 %). L’objectif est clairement affiché : « rendre le travail moins cher pour les employeurs », en baissant nos salaires. Rappelons-le, les cotisations sociales ne sont pas des « charges » mais une partie intégrante de nos salaires, socialisés pour nous protéger des aléas de la vie. Les réduire, c’est réduire les salaires (voir le zoom en page 4) !

Basculement du financement de la protection sociale vers l’impôt

Les cotisations sociales maladie et chômage vont être supprimées pour les salarié.e.s et remplacées par une hausse de la CSG. On touche au cœur même de la sécurité sociale , en s’éloignant toujours plus d’un système de répartition solidaire entre salariés pour poursuivre son étatisation. En prélude à sa privatisation ? Dans ce cadre, la hausse des salaires nets, si elle est réelle, est un attrape-nigaud ! Si on assèche les sources de financement de la protection sociale, il faudra bien compenser le manque (le fameux trou !) soit par une baisse des services, des hausses d’impôts ou la privatisation de pans entiers de la protection sociale.

Répression des chômeurs.euses

La possibilité de toucher des allocations après une démission cache un flicage accru des chômeurs.euses avec un renforcement des sanctions (suspension des allocations après deux refus d’offre d’emploi « décent »). Il n’est pas certain que nous ayons la même définition d’un « emploi décent » que Pôle Emploi, là encore il s’agit de faire pression pour tirer nos conditions de travail et nos droits vers le bas.

Retraite à points

La réforme envisagée reste encore floue. Il s’agirait d’évoluer vers un système unique public/privé dit de « comptes notionnels » où chacun alimentera un capital individuel virtuel, revalorisé chaque année selon la croissance des salaires. Le total des droits accumulés serait converti au moment de la retraite en une pension, à l’aide d’un coefficient de conversion fonction de l’âge de départ, de l’année de naissance ou encore de l’espérance de vie de chaque génération. Au regard des conditions spécifiques de carrière, des règles de cotisations actuellement très différentes, notamment entre public et privé, il y a fort à parier que cette réforme fera de nombreux perdants. La possibilité de modifier régulièrement le coefficient de conversion fait aussi peser une lourde incertitude sur le montant réel des pensions à l’arrivée. Ce système incitera globalement à travailler plus vieux puisque plus l’âge de départ sera élevé plus la pension sera importante. De même, pour une espérance de vie supposée plus longue pour une génération, il faudra choisir entre partir plus tard ou avoir une pension moindre. Sauf que le choix sera fait individuellement et non plus en reculant clairement un âge de départ commun à tous, encore un tour de passe-passe macroniste pour rendre indolore une régression !

Casse des services publics et austérité pour financer les riches

Les dépenses publiques sabrées

Macron, c’est la poursuite de l’austérité avec un objectif annoncé de réduction des « dépenses publiques » à 50 % du PIB qui est chiffrée à 60 milliards sur 5 ans mais qui pourrait être bien supérieure (jusqu’à 170 milliards selon certains économistes). Derrière ces chiffres, c’est inévitablement une diminution de la qualité des services publics pour les usager.e.s et une dégradation des conditions de travail pour les fonctionnaires.

120 000 suppressions de postes et des droits amputés

Première conséquence de ces « économies », la suppression programmée de 120 000 postes dans la fonction publique (50 000 pour l’État et 70 000 pour la territoriale). Cela sera un nouveau coup dur pour des services publics déjà très fragilisés par les suppressions massives de la dernière décennie. Le poids sera important pour les collectivités locales qui devront faire avec moins d’agents alors que de nombreuses compétences leur ont été déléguées ces dernières années. Pour compenser, il est bien sûr envisagé de s’attaquer aux statuts (recrutement hors statuts, recours aux contractuels et/ou au privé).

Des sacrifices à sens unique

Le but de cette politique austéritaire est clairement affiché : financer les plus riches et les entreprises. En plus des réductions de cotisations, les entreprises vont bénéficier d’avantages fiscaux : notamment un taux d’imposition des sociétés abaissé à 25%. Macron projette de faire baisser la fiscalité sur les revenus fonciers et les dividendes ou encore de supprimer l’ISF pour le remplacer par un impôt sur la seule fortune immobilière, facilement contournable.

ZOOM : Le salaire socialisé, c’est quoi ?

Un employeur.e fait deux versements, l’un au salarié.e qu’il emploie, le salaire direct, composante individuelle ou salaire net au bas de la feuille de paye, l’autre aux caisses de Sécurité Sociale (chômage, maladie, retraite, etc.) sous forme de cotisations sociales proportionnelles au salaire direct : c’est la composante collective, le salaire indirect ou salaire socialisé.

La cotisation sociale fait donc partie intégrante du salaire. Réduire la cotisation sociale, sous prétexte de soulager les « charges » de l’entreprise, c’est réduire le salaire ! Elle n’est pas un prélèvement ou une charge, ni un impôt, ni une taxe, ni une épargne, ni une assurance mais du salaire ! Salaire lui-même défini en référence à un barème, un tarif négocié au sein des conventions collectives, basé sur une grille de classification et non pas sur les résultats de l’entreprise.

Cette cotisation sociale est répartie entre la part du salarié.e et la part dite patronale. Versée aux caisses, elle est immédiatement transformée en prestations sociales (elle transite en flux direct). Elle établit clairement le fait qu’à chaque instant, c’est le travail productif qui crée la valeur finançant la protection sociale, dont les retraites. C’est donc le salaire socialisé qui, en France, finance la protection sociale.

Le salaire socialisé permet la reconnaissance sociale de toutes les situations des travailleurs.euses et de prendre en compte les aléas de la vie. Qu’ils soient actifs.ves, précaires, chômeurs.euses, retraité.e.s, les salarié.e.s sont reconnus en tant que travailleurs.euses : le/la chômeur.euse indemnisé comme un salarié.e demandeur.euse d’emploi, le.la retraité.e, comme un salarié.e pensionné.e.

Cet aspect est fondamental car il pose comme principes :

  • la solidarité entre les travailleurs.euses
  • il confisque aux représentant.e.s de l’État la gestion d’une partie des revenus des travailleurs.euses : le salaire socialisé. L’État intervient par l’impôt dans une logique d’assistanat, d’aide aux plus pauvres. Grâce à la cotisation, il n’y a pas de « pauvres » mais des « salarié.e.s inactifs.ves », dont le revenu est maintenu.
  • La cotisation est une arme économique au service des travailleurs.euses. Elle permet de financer les retraites, les allocations familiales, les remboursements des frais médicaux de millions de salarié.e.s. Elle est indexée sur le salaire net, et suit donc son évolution.

En tant que révolutionnaires, nous ne nous contenterons pas de maintenir le statu-quo de comptes «  équilibrés » de la Sécu. Les richesses produites dans les entreprises sont le fruit de l’activité des travailleurs.euses, elles doivent donc leur revenir !

Ensemble revendiquons !

  • Refus des nouvelles mesures Macron
  • Abolition des lois Macron de 2015, El Khomry de 2016
  • Retour sur l’ensemble des contre-réformes depuis 1993 sur les retraites et la sécu, gestion directe des caisses par les travailleurs-euses
  • Au delà, il impératif demain de :
  • Travailler moins  : 30h hebdomadaires sans baisse des salaires,
  • Travailler tous : répartir la charge de travail pour faire cesser la précarité et le chômage,
  • Travailler autrement : autogestion et contrôle ouvrier sur les entreprises

Résistance à l’empire: « Les Etats-Unis et le sionisme sont les parrains du terrorisme » (Iran)

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L’Iran a la capacité de punir les Etats-Unis

 

Press TV

 

18 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/18/525662/Iran-US-Israel-Armed-Forces

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un haut responsable de l’armée iranienne dit que l’Iran possède la capacité de punir Washington après le passage d’une volée de nouvelles sanctions au sénat américain, sanctions qui ciblent particulièrement le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (NdT: CGRI ou Pasdarans) sur accusations de terrorisme.

“La classe dirigeante des Etats-Unis est un régime hégémonique, expansionniste, maître-chanteur de petits caïds de cours de récréation et la racine des hostilités à notre encontre est fondée sur ces choses”, a dit l’adjoint du chef-d’état major de l’armée iranienne le Brigadier-General Massoud Jazayeri.

Depuis les toutes premières années de la révolution islamique, la nation iranienne s’est familiarisée avec l’inimitié américaine envers la révolution, son établissement et ses organes efficaces tel que le CGRI”, a t’il ajouté.

Jeudi, les sénateurs américains ont approuvé de vastes sanctions contre l’Iran à cause de son programme de missiles balistiques. La mesure mettrait également en application des sanctions et un embargo sur les armes à destination du CGRI.

La législation sénatoriale, plébiscitée par Israël et ses groupes de lobbying d’influences aux Etats-Unis (NdT: l’AIPAC, l’ADL etc…), doit encore passer la chambre des représentants et être signée par le président Trump afin de devenir une loi.

Les officiels iraniens disent que ce projet de loi viole “la lettre et l’esprit” de l’accord passé sur le nucléaire, duquel les USA sont partie prenante. Ils ont demandé une forte réponse en retour et le parlement iranien travaille sur des mesures à cet effet, d’après un député du Majli.

Si les Américains et les sionistes ne changent pas leurs manières, nous prendrons des mesures bien plus drastiques, et nous annonçons donc ici que nous avons les moyens de punition à notre disposition,” a dit sans élaborer plus avant le général Jazayeri.

Bien sûr que l’Amérique doit changer sa façon de se comporter, ou alors nous forcerons les Américains à le faire”, a t’il dit au service central de presse affilié avec l’slamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB).

Jazayeri a dit que l’opinion publique mondiale voit “Les Etats-Unis et le sionisme international comme les parrains du terrorisme.”

“Bien des preuves suggèrent que Daesh et d’autres groupes terroristes ont été élevés sur les genoux de l’Oncle Sam et des régimes réactionnaires de la région”, a t’il dit.

Le commandant a dit que des mesures américaines et des sanctions s’intensifiant sur l’Iran en accusant la CGRI de soutenir le terrorisme “nous ferons combattre le Grand Satan d’un esprit encore plus déterminé.

“Le Grand Satan” est la description de l’Amérique donnée par feu le fondateur de la RII l’imam Khomeini, qui mena une révolution contre le régime du Shah Palavi, grand allié des Etats-Unis.

C’est une ironie de l’histoire que les terroristes américains appellent le très populaire CGRI (Pasdarans), dont la mission a été de combattre le terrorisme depuis sa création et de soutenir la cause palestinienne, les peuples irakien et syrien, tout en confrontant le terrorisme domestique à l’Iran, sponsors du terrorisme,” a dit Jazayeri.

Une autre chose bien étrange et que les peuples du monde n’ont pas oublié l’admission de l’actuel président des Etats-Unis quant à la création de Daesh et de toute l’assistance qui lui est apporté.” a t’il ajouté.

S’adressant à ses supporteurs lors de sa campagne électorale à Fort Lauderdale en Floride en août l’an dernier, Donald Trump a dit que le président américain d’alors Barack Obama et l’ex-ministre des AE Hillary Clinton “avaient fondé” Daesh au Moyen-Orient.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La déclaration de guerre yankee aux gardiens de la révolution iranienne…

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Pour l’empire anglo-americano-christo-sioniste, la destination finale a toujours été Téhéran. Tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis plus de 30 ans a deux raisons d’être fondamentales:

1) Protéger l’entité sioniste, garde-chiourme de l’empire dans la région et

2) Briser l’Iran pour s’accaparer ses richesses naturelles

Les dernières manœuvres moyen-orientales impérialistes ne font que confirmer ce plan de longue haleine.

Cela confirme une fois de plus si besoin était, que tout accord avec les Yankees est voué à être trahi à plus ou mins long terme par ceux-ci… C’est inscrit dans leur génome politique !

Lisez ci-dessous ce que disait déjà il y a 12 ans, le SG adjoint du Hezbollah N. Qassem dans son remarquable ouvrage “Hizbullah, the story from within”, livre traduit en français et publié aux éditions Farouq et qui doit être lu par quiconque veut comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe au MO depuis 1948 et la Nakba. Incontournable !

~ Résistance 71 ~

“L’intense campagne lancée par l’occident et plus spécifiquement les médias américains, pilotés en cela par Israël et les cercles hégémoniques établis contre la relation entre l’Iran et le Hezbollah, n’est qu’une partie de la politique coloniale visant à démanteler les forces de terrains variées existantes par le moyen du diviser pour mieux régner. […] C’est à la lumière de ce fait que nous en venons à comprendre l’importance et la nécessité de la relation entre le Hezbollah et l’Iran, le Hezbollah et la Syrie, le Liban et la Syrie, la résistance palestinienne et la Syrie et la Syrie et l’Iran…”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah , 2005 ~

 

Washington déclare la guerre aux Gardiens de la Révolution Iranienne

 

Al Manar (avec Press TV)

 

17 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/455090 

 

The Countering Iran’s Destabilizing Activities (Loi pour la lutte contre les activités déstabilisatrices de l’Iran en 2017) ou S.722 est le nom du plan élargi que le sénat US vient de voter contre l’Iran. Il s’agit d’un arsenal législatif sans précédent que les sénateurs US ont voté à la majorité des voix (98 voix pour et seulement 2 contre) en violation flagrante de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1.

Contenu du plan

Le paquet de nouvelles sanctions voté contre l’Iran s’ajoute aux mesures déjà existantes, mais il se distingue d’elles dans la mesure où il vise l’une des composantes des forces armées iraniennes à savoir le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, au moment où ce dernier est impliqué à fond dans la lutte contre Daech à l’intérieur et hors des frontières nationales.

Mais que dit le plan?

Composé de douze parties, le texte ressuscite en effet les sanctions déjà levées dans le cadre de l’accord nucléaire tout en incitant le président américain à « identifier toute action iranienne susceptible d’être sanctionnée » aussi bien dans le domaine des armements qu’au niveau de la politique régionale ou même en matière de soi-disant droits de l’homme. À regarder de plus près, le sénat déclare la guerre au CGRI et ses capacités balistiques et ses activités de lutte contre le terrorisme takfiriste.

Le plan cible surtout la présence iranienne en Syrie et en Irak où l’Iran combat contre Daech et ses tentacules. Le texte demande à ce que les avions et les bateaux iraniens soient systématiquement inspectés pour empêcher toute assistance armée de l’Iran aux pays en proie à la guerre contre le terrorisme. Mais ce n’est pas tout : pour la première fois depuis la victoire de la Révolution islamique, le CGRI est placé sur la liste des  » organisations terroristes », alors même qu’il combat le terrorisme à l’intérieur et hors des frontières iraniennes.

Une quatrième partie du plan s’en prend aux missiles iraniens et déterre sous une autre forme les sanctions que l’accord nucléaire de 2015 avait partiellement levées. La banque centrale iranienne pourrait ainsi figurer de nouveau sur la liste des sanctions sous prétexte d’aide et d’assistance au programme balistique iranien.

L’accord nucléaire va-t-il survivre au tir de S-722?

Mais est-ce la fin de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1?

De nombreux analystes voient à travers ce plan l’expression de la colère et du désespoir de l’administration américaine de voir l’Iran refuser de négocier  » autre chose que le nucléaire avec les Américains”.

Certaines sources américaines laissent entendre que le président US, un homme d’affaires avant tout, veut par ce plan, pousser Téhéran à négocier.

Mais quelle sera la réaction iranienne?

Les officiels Iraniens se sont refusés pour le moment de réagir. Mais le succès de ce nouveau paquet des sanctions dépend en grande partie de l’Europe. Fortement réticente vis-à-vis de la nouvelle administration américaine, les Européens seront-ils à même de renoncer à des milliards de dollars de contrats signés depuis 2015 avec l’Iran? Et puis la présence iranienne en Syrie, puisqu’elle est au cœur du plan américain, n’a jamais fait l’objet d’une quelconque résolution à l’ONU pour que Trump puisse en faire un levier de pression contre la Chine et la Russie.

Les Américains ont-ils à nouveau choisi un chemin de détour pour faire pression sur l’Iran?

Nouvel Ordre Mondial: Attentats et opérations sous faux-drapeau modernes sont des créations sionistes… (Veterans Today)

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Alexis parle ici des opérations faux-drapeaux modernes de toute évidence, même s’il aurait dû le préciser dans la mesure où à la lecture de son article, on pourrait penser qu’il croit qu’il n’y avait pas d’opérations faux-drapeaux avant l’époque moderne. De fait, l’histoire de l’humanité en est truffée, comme l’incendie de Rome par Néron par exemple, surtout celles de l’empire américain, qui rappelons-le a été en guerre plus de 300 ans sur ses 341 ans d’existence, on ne compte plus les faux-drapeaux générés par les Yanks.

~ Résistance 71 ~

Les opérations faux-drapeaux sont des créations sionistes

Jonas Alexis

5 juin 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/06/05/false-flag-operations-are-zionist-creations-2/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les opérations faux-drapeau par leur nature même, sont toujours bonnes pour les nouveaux cons(ervateurs), le régime israélien, les va t’en guerre et les puissances usuelles. Si vous n’en êtes pas sûr, demandez donc à B. Netanyahou et il va vous en persuader. Vous rappelez-vous ce qu’il a dit après les attaques du 11 septembre ?

Le fou de Tel Aviv expliqua sans équivoque à une audience de l’université Bar Ilan: “Nous bénéficions d’une chose et c’est de l’attaque sur les tours jumelles et le Pentagone ainsi que de la lutte des Américains en Irak.”[1] Toutes ces guerres et attaques terroristes “ont fait chavirer l’opinion publique américaine en notre faveur”, a t’il ajouté.[2]

Le président iranien d’alors Mahmoud Ahmadinejad a vu la même chose à savoir que les opérations faux-drapeau renversaient toujours “l’opinion publique américaine” en faveur d’Israël. Ahmadinejad a alors dit:

“Il y a 4 ou 5 ans, un évènement suspicieux s’est passé à New York. Des bâtiments se sont effondrés et ils ont dit que 3000 personnes y avaient été tuées sans jamais publier leurs noms. Sous ce prétexte, les Etats-Unis ont attaqué l’Afghanistan, puis l’Irak et depuis, un million de personnes ont été tuées en Irak.”[3]

Ce que nous voyons ici encore et toujours est ce que l’ayatollah Khomeini avait dit bien en avance sur son temps, lorsqu’il lança l’expression de “Grand Satan” pour décrire les activités sionistes aux Etats-Unis et au Moyen-Orient ; Par le “sionisme international”, il dit en 1979:

“Au moyen des ses agents fourbes et cachés (comme par exemple les néoconservateurs et les va t’en guerre de tout poil), il suce le sang des peuples sans défense comme si lui seul, avec ses satellites, avaient le droit de vivre en ce monde. L’Iran a essayé de couper ses relations avec ce Grand Satan et c’est pour cette raison même que maintenant des guerres lui sont imposées.”[4]

Khomeini ne faisait que s’échauffer: “Il n’ y a pas de crime que l’Amérique ne commettrait pas afin de maintenir sa domination économique, politique, culturelle et militaire sur ces parties du monde où elle prédomine.”

Ceci est toujours vrai aujourd’hui. La mafia sioniste et ses marionnettes utilisent des opérations faux-drapeau pour matraquer à la fois le Moyen-Orient et l’occident à mort. Par exemple, juste après les récentes attaques de Londres, Theresa May a déclaré que le gouvernement se devait de prendre le contrôle de l’internet. “Nous ne pouvons pas permettre à cette idéologie un espace de sécurité pour se reproduire, et pourtant c’est exactement ce que l’internet et les grosses entreprises qui en fournissent l’accès font,” a t’elle dit.[5]

May ne pense pas une seconde que la guerre perpétuelle créée au Moyen-Orient pourrait bien être une raison des attaques contre l’occident. Elle pense juste que l’internet est une grande partie du problème ! Elle a dit:

“Nous devons travailler avec les gouvernements démocratiques alliés pour atteindre un accord international afin de réguler le cyber-espace et empêcher la propagation de l’extrémisme et de la planification terroriste.”[6]

Les attaques terroristes de Londres, a t’elle ajouté “étaient liées entre elles par une seule idéologie malfaisante, celle  de l’extrémisme islamique.”[7] Qu’en est-il de l’extrémisme nouveau con ? et de la Syrie en ce moment ? Qui soutient vraiment l’EIIL dans la région ? Cette femme veut-elle nous faire croire qu’elle ne sait pas , qu’elle ne sait rien ? Pourquoi ne s’assied-elle pas 5 minutes avec Poutine pour lui demander ?…

May fait l’idiote avec les faits parce qu’elle est au lit avec un paquet de va t’en guerre et de satanistes. En fait, May n’a pas hésité à dire l’an dernier qu’elle était prête à larguer des bombes sur des gens innocents, hommes, femmes et enfants, afin de protéger son idéologie politique.

Le second point est que May et d’autres va t’en guerre sont préoccupés au sujet des récentes attaques de Londres, mais les mêmes personnes ne sont pas vraiment inquiètes quand il s’agit de bombarder en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie. Juste samedi dernier, au moins 245 civils ont été tués rien qu’à Mossoul (NdT: par des raids anglo-americano-sionistes…)

Le mois dernier, au moins 3050 personnes ont perdu leurs précieuses vies. Qui se préoccupent de ces gens ? Aucun politicien en occident en tout cas. Ils sont bien plus motivés à faire bloquer l’internet que d’adresser les vrais problèmes au Moyen-Orient. Censurer ce que disent les gens sur internet est un vieux projet israélien depuis le départ.[8]

[1] “Report: Netanyahu Says 9/11 Terror Attacks Good for Israel,” Haaretz, April 16, 2008.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Quoted in E. Michael Jones, “The Great Satan and Me: Reflections on Iran and Postmodernism’s Faustian Pact,” Culture Wars, July/August, 2015.

[5] Jon Stone, “Theresa May says the internet must now be regulated following London Bridge terror attack,” Independent, June 4, 2017.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] See for example David Shamah, “Israel eyes world coalition to force social media platforms to block incitement,” Times of Israel, January 19, 2016; for similar stories, see also “Likud Minister: It’s Clear Netanyahu Wants to Block Critical Reports About Him,” Haaretz, March 4, 2017.

Résistance politique: Devant le marasme total de l’état, les anarchistes brésiliens pensent et agissent…

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« La libération authentique, le processus d’humanisation, n’est pas un autre dépôt cognitif à mettre en l’Homme. La libération est une praxis: la réflexion et l’action d’hommes et de femmes sur leur monde afin de le transformer. »
~ Paolo Freire, éducateur, pédagogue critique brésilien ~

Très bonne analyse des compagnons brésiliens sur la situation locale, nous concordons avec leurs avancées. Il est intéressant une fois de plus de noter que quelque soit l’environnement politico-social, la pensée, l’analyse et l’action anarchistes sont concordantes avec une évidence organique primordiale: nous, les peuples, devons nous réapproprier le pouvoir non pas pour le déléguer une énième fois à une clique « avant-gardiste », mais pour le rediluer là où il n’aurait jamais dû sortir de solution: en nous, dans le peuple. Récemment, les femmes mohawks ne nous ont-elles pas suggéré un cri de paix: « Le pouvoir réside dans le peuple ! » Jusqu’à quand ignorerons-nous les sages conseils prodigués ?…

~ Résistance 71 ~

 

Brésil… Démocratie directe maintenant !…

Analyse de la situation au Brésil par les anarchistes brésiliens

 

Coordenação Anarquista Brasileira (CAB)

 

1er juin 2017

 

Source:

https://robertgraham.wordpress.com/2017/06/01/brazilian-anarchists-on-the-crisis-in-brazil/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

de la Federação Anarquista de Rio de Janeiro (FARJ):

https://anarquismorj.wordpress.com/category/anarquismo-no-brasil/coordenacao-anarquista-brasileira/

 

Le Brésil fait en ce moment l’expérience d’un tremblement de terre politique mettant à nu la pourriture absolue de l’élite du pays et affaiblissant plus avant les liens qui la maintient au pouvoir. L’opération orchestrée qui a permis les enregistrements entre le président Michel Temer et le propriétaire de JBS, la plus grande entreprise de viande au monde, change l’équilibre des forces du pays et met de l’huile sur le feu de la crise politico-sociale. En état d’instabilité politique, il est plus difficile au gouvernement de mobiliser sa base et d’avancer dans le domaine des droits du travail et des réformes des retraites, qui sont les plus grosses attaques sur la classe opprimée. Mais ceci ne constitue pas une raison de se réjouir et nous ne devons pas faiblir dans ces luttes. Maintenant est venu le temps d’intensifier la lutte, de généraliser les mobilisations avec des manifs de rue, des grèves menant vers la grève générale afin de bloquer les mesures d’austérité et les soi-disantes réformes sociales.

Note de Résistance 71: La grève générale se doit d’être illimitée et expropriatrice, c’est à dire que les ouvriers et travailleurs doivent prendre le contrôle des moyens de production, de distribution et de services et les organiser en associations libres au sein de communes émancipées et continuer de produire dans le souci de la seule satisfaction de la demande populaire. C’est la seule solution viable…

Nous devons approfondir la démocratie certes, mais sous la forme de la démocratie directe, où les travailleurs dans leurs lieux de travail, d’étude, de résidence, décident de l’action du pays. Nous ne pouvons pas accepter les miettes de ceux d’en-haut, nous devons imposer un programme populaire de droits sociaux construit et décidé par et pour le peuple. Nous devons construire la démocratie directe, hors des accords de ceux d’en-haut ; ceci doit se produire dans les voisinages, dans les villages, communes, bidonvilles, se façonner dans les occupations de terres et de logements, d’usines, d’écoles et d’universités.

Le coup qui a mis à terre le 4ème mandat PT/PMDB dans la présidence a fait que soit rendu possible un premier tour de mesures anti-peuple très dures et ce à grande vitesse, avec un vaste soutien du congrès et des médias, notablement la chaîne de télévision Globo. Temer a approuvé la réforme des écoles, des lycées, la loi de plafond budgétaire, la loi sur les délocalisations et plusieurs autres attaques, initiées durant le gouvernement PT.

Des décennies de bureaucratisation des lutes par les grands syndicats centraux et la pratique du cooptage des leaders des grands mouvements sociaux par la PT a aidé et aident toujours, à démobiliser les gens et à mettre des bâtons dans les roues de la résistance contre ces attaques sociales. Malgré cela, d’autres secteurs comme celui des élèves du secondaire et des peuples indigènes sont en train d’insuffler une nouvelle force de vie dans les luttes de terrain. La croissance du mécontentement populaire avec le président Temer et sa politique de réformes du travail et des retraites (NdT: tiens, tiens… cheval de bataille récurrent néolibéral n’est-il pas ?..), s’est manifesté par un énorme impact dans les rues de la nation, dans la mobilisation pour la grève générale des 15 et 28 avril, forçant les putschistes à reculer sur leurs propositions.

Avec plus de 90% de rejet, le gouvernement Temer n’a aucune légitimité de poursuivre ce faux système démocratique. Ceci ne sert qu’à maintenir à flot les hommes d’affaire et la classe politique qui volent, pillent et tuent les gens. Le gouvernement de conciliation de classes Lula et Dilma était un gouvernement pour les riches et les affairistes, jetant quelques miettes aux pauvres. Et les très nombreuses accusations de corruption n’ont fait que rendre plus évidente la relation de favoritisme qui existe entre le milieu du gros business et l’état. Les cas de corruption ne sont pas des cas isolés, mais de fait c’est ce qui fait tourner la grande roue de l’état et de son complice du secteur privé.

C’est à dire que le système représentatif ne sert que les intérêts du capitalisme et non pas celui du peuple, de façon à ce que les mondes politique et des affaires puissent faire avancer leurs projets. 

Voilà pourquoi des “solutions magiques” comme les privatisations, la délocalisation, les attaques sur les droits des travailleurs ne servent en fait que les businessmen afin qu’ils /elles profitent toujours plus. Les attaques sur les droits sociaux, sur les indigènes et leurs territoires, sur les paysans et les sans-terres, sur les femmes, les homos, le génocide des noirs et des résidents des bidonvilles et des voisinages pauvres ainsi que la criminalisation de la pauvreté ne sont qu’une seule et même chose. Ce ne sont que des mesures et des politiques pour que la droite et les secteurs conservateurs, les hommes d’affaire, les propriétaires terriens, les banquiers et politiciens imposent leur idéologie, profitent toujours plus, concentrent toujours plus de richesses en le moins de mains possible, exploitent toujours plus. Des hommes d’affaire comme João Dória ne sont pas différents des autres politiciens, ils sont les ennemis du peuple.

Si les politiciens professionnels ont perdu leur réputation, le système judiciaire quant a lui,  essaie de conserver une certaine légitimité avec des opérations ponctuelles anti-corruption afin de renforcer son pouvoir dans les structures de l’état. Les chefs de la justice, de la police fédérale et du procureur public, avec des secteurs directement alignés sur les Etats-Unis, reçoivent un soutien massif du réseau médiatique Globo afin d’accumuler le pouvoir au moyen de dangereux biais autoritaires. Il est nécessaire de répudier cette escalade et d’éviter toute illusion de rédemption par la justice bourgeoise.

Les vieux médias jouent un rôle crucial dans la mêlée des intérêts de la classe dirigeante. Le réseau Globo, qui a soutenu le coup médiatico-judicio-parlementaire, a fabriqué et légitimé le coup actuel et s’est maintenant placé du côté du plus fort, du côté du bureau du procureur général (Procuradoria-General de la Republica ou PGR), pour demander le départ de Temer. Le but est de récupérer les conditions afin de faire approuver les réformes de casse sociale avec l’élection d’un nouveau président par des élections indirectes. Nous ne pouvons jamais sous-estimer le rôle joué par les géants de la communication dans le terrain de jeu idéologique.

Le retournement de Globo contre Temer ne signifie aucune avancée pour le camp populaire. Avec le discrédit porté aux politiciens professionnels, le réseau médiatique met à l’écart les vieux briscards comme Aécio Neves et oriente son agenda sur la tendance mondiale à donner préséance à des candidatures de personnalités semblant venir de “l’extérieur” du camp partisan politique (NdT: comme Trump aux USA, Macron en France et d’autres à venir…). Ils essaient de mettre en place des gens en provenance directe du monde des affaires (NdT: comme Trump et Macron…): Doria, Meirelles, du judiciaire comme Nelson Jobim, Carmen Lúcia ou Joaquim Barbosa et même du monde du spectacle comme Luciano Huck. Il est stratégique de nous avancer dans le discrédit des vieux médias et de renforcer la demande pour la démocratisation de la communication avec des restrictions quant au pouvoir de ces entreprises, ainsi que de renforcer les moyens de communication populaires.

Il est nécessaire de se demander pourquoi la dénonciation n’arrive que seulement maintenant. bien qu’elle ait discrédité quelques politiciens et déclenché une certaine instabilité, l’action démontre néanmoins une loyauté des accords entre l’état et le capital. Le critère est économique et il y a un intérêt à défendre une entreprise qui a récemment fait face à l’opération Carne Fraca (“viande faible”), une action qui si elle a démontré les terribles conditions de production de notre nourriture, a d’abord servi les intérêts américains à affaiblir un concurrent sérieux sur le marché international de la viande. Il faut aussi noter que ce fut le gouvernement PT/PMDB qui a engraissé JBS via BNDS et des millions de dollars, transformant l’entreprise en une des plus grandes au monde.

D’en bas à gauche, démocratie directe maintenant !!…

Le fait est que ce qui a amené tant de gens dans les rues en cette première année du gouvernement Temer, pourrait bien devenir réalité: le départ de Michel Temer de la présidence de la république. Demandons-nous alors: et maintenant ? quelle est la prochaine étape ? Nous savons qu’avec l’affaiblissement des putschistes et leur base parlementaire vacillante, il y a un manque de conditions favorables pour qu’ils continuent leurs “réformes” du travail et des retraites.

Il est maintenant urgent de généraliser la lutte contre ces réformes et de reprendre nos droits qui furent bafoués par les conjonctures actuelles et passées et par le PT/PMDB. En plus de bloquer ces réformes, nous devons construire un projet qui fasse payer les riches pour le coût de la crise et qui reconnaisse l’élite de la politique, des affaires et des médias comme les ennemis du peuple. Les grosses entreprises comme JBS doivent au gouvernement plus de 400 milliards, environ trois fois le montant qu’ils contribuent au faux déficit de la sécurité sociale.

Seule l’organisation du peuple et la pression de la rue peuvent empêcher les réformes et les attaques sur nos droits sociaux. Rien en provenance du parlement n’ira dans ce sens. Nous devons empêcher l’élite politicienne et du business de tenir leurs sommets d’accords d’arrières-cours afin qu’ils parviennent à la réalisation de leur projet. La mobilisation et la pression populaire sont maintenant nécessaires et urgentes afin de bloquer ces réformes dans ce climat de crise et d’instabilité. Ce sont des pressions nécessaires que d’imposer un agenda populaire au gouvernement, même dans le cas d’élections directes. La mobilisation des gens est nécessaire pour empêcher le pire des scenario, qui serait la suspension par une intervention politico-militaire des élections de 2018 et la persécution des secteurs combattants de la gauche.

La gauche électorale demande maintenant des droits de façon à ce que la présidence de la république et le lulisme puissent apparaître, comme les années précédentes, être la sortie supposée populaire au milieu du tremblement de terre de la crise politique. Nous ne pouvons pas nous leurrer et prendre les vessies pour des lanternes ! Nous avons affirmé et continuons de le faire: nous devons vaincre le “pétisme ou PTisme” (NdT: du parti politique brésilien PT) et de tous ses héritages de la gauche. Il est vain de croire que Lula gèrera la crise et devra apporter des améliorations aux conditions de vie de ceux qui sont en bas de la société, c’est à dire la masse des gens. Une élection de Lula ne ferait que représenter un autre pacte de classe avec la bourgeoisie et ses patrons et ce en des termes encore plus affaiblis que les années précédentes.

La chose importante en ce moment, est que la lutte vienne d’en-bas et des rues afin de faire avancer le programme des droits populaires ! Promouvez l’organisation, la mobilisation contre les “réformes” du droit du travail et des retraites, et œuvrez pour la construction d’un projet populaire basé sur l’indépendance de classe. Catalysez le mécontentement populaire dans la révolte et les luttes de terrain de la base.

Ne vous laissez pas emporter par l’illusion de solutions immédiates, dans ce processus de réorganisation de la gauche et de réunion d’accords afin de sauver la démocratie bourgeoise. Il n’y a pas de lapin dans le chapeau, la solution de sortie est de construire l’organisation populaire dans les voisinages, dans les écoles, sur les lieux de travail, avec les pauvres et les opprimés. Nous devons demander la suspension immédiate de toutes les mesures anti-populaires initiées par le gouvernement PT et continuées par le leader du coup, Temer.

Le moment ne nous est pas favorable à nous les opprimés, mais la crise et la dispute entre les élites nous ouvrent l’espace pour d’autres projets. Nous devons utiliser le mécontentement pour délégitimer ce système et pour canaliser la lutte sociale.

Démocratie directe maintenant !

Pour la suspension de toutes les mesures anti-peuple !

Contre l’ajustement fiscal et les coupes franches pour la droite !

Dehors les putschistes de Globo !

Construisons le pouvoir populaire contre l’austérité et la répression !

= = =

Ce à quoi nous ajouterons: 

Il n’y a pas de solution au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Organisation des associations libres de producteurs et de consommateurs !

Organisation des communes libres !

Confédération des communes libres !

Organisation depuis la base de la société des sociétés !

A bas l’État ! A bas l’argent ! A bas le marché ! A bas la société du spectacle marchand ! Vive le peuple, vive les communes libres, pour que se réalise la société des sociétés, répondant à la nature sociale humaine profonde et organique…

~ Résistance 71 ~