Archive pour crise globale mondiale

Guerre impérialiste au Moyen-Orient : La marchandise à tout va… Les mercenaires de Blackwater forment Daesh en Irak…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, chine colonialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 mai 2019 by Résistance 71

Gilets Jaunes !… Le jour où les mercenaires de Blackwater (et autres) viendront faire le « maintien de l’ordre oligarchique » dans les rues des villes de France n’est non seulement plus de la « science-fiction », mais sûrement plus proche qu’on ne le croit…
La dictature marchande ne peut plus qu’employer des mercenaires à tous les niveaux pour faire un boulot de plus en plus sale et qui salira aussi de plus en plus…

Le mercenariat est le passage obligé de la dictature de la marchandise en mouvement, nous le disons depuis des années, les jours de la flicaille d’état sont comptés, bientôt l’ordre fasciste marchand sera maintenu par les hordes de mercenaires qui ne rendront compte qu’aux entreprises transnationales qui les emploient. Blackwater / Academi ou quelque soit le nom actuel de cette entité, en est le meilleur exemple. N’oublions pas que l’entité mercenaire a créé une entreprise en Chine et sera (grassement) payée pour assurer la protection de la « nouvelle route de la soie » chinoise… L’empire en mutation et ses armées privées se mettent en place. La Chine est entrée au capital de Blackwater depuis 2017.

« Blackwater en route pour la Chine » (février 2017)

Il ne tient qu’à nous de dire NON ! Assez ! ¡Ya Basta! En masse…
A bas l’État, à bas les institutions, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat ! Pour que vive la Commune des communes libres, la société des sociétés de notre humanité émancipée en enfin épanouie. Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

~ Résistance 71 ~

 


Erik Prince… Prince de Chine avec Blackwater/Academi

 

Blackwater revient en Irak… pour entraîner les djihadistes takfiristes (Daesh)

 

Al Manar

 

6 mai 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1352760

 

Le tristement célèbre groupe paramilitaire américain Blackwater est retourné en Irak pour former des miliciens jihadistes takfiristes contre le gouvernement irakien, a révélé le journal libanais al-Akhbar, le samedi 4 mai.

Selon le rapport, une source proche du chargé de mission étatsunien en Irak, Judy Hood, a déclaré que Blackwater a transféré des équipements militaires étatsuniens depuis la Jordanie à destination de la province occidentale d’al-Anbar, en pleine coordination avec la base de Ain al-Assad, ajoutant que la compagnie forme actuellement les terroristes de l’EI dans cette base.

A la foi de sources sur le terrain, le journal libanais ajoute que durant les affrontements à Baghouz, la dernière poche de Daech à Deir Ezzor, des camions escortés par des véhicules américains ont transporté des miliciens de Daech depuis cette ville en direction de Ain al-Assad.

L’information de retour de Blackwater en Irak avait auparavant été rendue publique par le site en ligne de la télévision qatarie al-Jazeera, se fiant au site américain BuzzFeed News. Selon ce dernier, c’est la sénatrice américaine Jan Schakowski qui est derrière cette révélation, indiquant qu’il s’est fait  cette fois-ci sous une nouvelle appellation, « Frontier Services Group»

Le 29 avril dernier, BuzzFeed  a assuré que le fondateur de cette société Eric Prince a créé une nouvelle société sécuritaire dans le sud de l’Irak, et plus précisément dans la région de Bassorah, riche en pétrole.

Avec son quartier général à Hong Kong et une succursale aux Emirats arabes unis, elle serait financée par des capitaux chinois, d’après BuzzFeed News.

Blackwater avait été expulsé d’Irak en 2007, après des tirs de feu meurtriers perpétrés contre 14  civils à Bagdad.  Pour échapper aux poursuites judiciaires, elle a opéré un premier changement d’appellation vers Academi.

 

Publicités

Gilets Jaunes 19ème round: Temps de penser à l’avenir sous forme de vision…. commune (avec Pierre Kropotkine version PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 22 mars 2019 by Résistance 71

« Associez-vous aux compagnons dont la terre est menacée comme la vôtre par les usiniers, les amateurs de chasse, les prêteurs d’argent ; oubliez toutes vos petites rancunes de voisin à voisin, et groupez-vous en communes où tous les intérêts soient solidaires, où chaque motte de gazon ait tous les communiers pour défenseurs. À cent, à mille, à dix mille, vous serez déjà bien forts contre le seigneur et ses valets ; mais vous ne serez pas encore assez forts contre une armée. Associez-vous donc de commune à commune et que la plus faible dispose de la force de toutes. Bien plus, faites appel à ceux qui n’ont rien, à ces gens déshérités des villes qu’on vous a peut-être appris à haïr, mais qu’il faut aimer parce qu’ils vous aideront à garder la terre et à reconquérir celle qu’on vous a prise. Avec eux, vous attaquerez, vous renverserez les murailles d’enclos ; avec eux, vous fonderez la grande commune des hommes, où l’on travaillera de concert à vivifier le sol, à l’embellir et à vivre heureux, sur cette bonne terre qui nous donne le pain. »
~ Élisée Reclus ~

 

Résistance 71

 

22 mars 2019

 

Les rounds s’enchaînent et se durcissent. Quel avenir pour le mouvement des Gilets Jaunes ? Au-delà quelle avenir pour notre société ?

Depuis le 17 novembre 2018, et bien avant pour certains, il est devenu absolument évident que solutions il n’y a point dans le système étatico-capitaliste, résultante de l’oppression mise en place par la minorité sur la majorité quelque part au cours du néolithique, pour plus d’infos là-dessu, voir ici et

Alors que faire ? Connaître l’histoire, l’analyser, en tirer les leçons et aller de l’avant pour l’émancipation de la société humaine à l’échelle PLANETAIRE.
Nous vous proposons ici une présentation et une analyse d’un concept et son application pratique: celui de la Commune. Si celle de 1871 a échoué dans un contexte historique particulier, l’idée n’en est pas moins valide et fut mise en place en d’autres lieux, d’autres temps: les premiers soviets russes de 1905 à 1917, les conseils ouvriers italiens de 1920, l’Espagne révolutionnaire de 1936, les conseils ouvriers de Budapest en 1956, une certaine partie de mai 1968, ces brouillons ont tous échoué non pas parce qu’ils n’étaient pas viables , mais parce que la conjoncture politico-historico-économique ne s’y prêtait pas et aussi parce que des forces étatiques parfois antinomiques se liguèrent pour les défaire.

Plus près de nous, le concept de Commune, certes adaptés aux besoins culturels des endroits, existe et perdure depuis 1994 au Chiapas zapatiste et depuis 2011 au Rojava kurde avec le Confédéralisme Démocratique.
Ceci n’enlève rien à la force et à la justesse de l’idée de la commune libre, du peuple s’organisant solidairement pour retrouver son essence organique, son être noyé depuis des millénaires dans l’avoir.

A cet effet, Gilets Jaunes et sympathisants, nous vous proposons cette (re)lecture de Pierre Kropotkine sur le concept de la « Commune » et son analyse de la « Commune de Paris de 1871 », textes parus en 1880 et 1881 dans une mise en page de Jo de JBL1960.

Texte à lire et diffuser sans aucune modération ! Bonne lecture !

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris (PDF)

 

 

Note de R71: de manière tout à fait coïncidentelle, cette présentation du PDF de Kropotkine sur la Commune constitue le 5000ème article publié sur Résistance 71 depuis Juin 2010…

La leçon de vie de Charlie Chaplin: la subversion par l’amour… Réflexions sur une conclusion autobiographique (Résistance 71 )

Posted in actualité, documentaire, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 3 mars 2019 by Résistance 71

 

Conclusion de l’autobiographie de Charlie Chaplin 

 

Charles Chaplin
1964

 

Traduite de l’anglais par Résistance 71

 

Mars 2019

 

Note de R71:

Charles Chaplin (1889-1977) publie en 1964, à l’âge de 75 ans et 13 ans avant sa mort, son autobiographie. Il termine son livre de 477 pages en une conclusion de 4 paragraphes, que nous reproduisons traduits ci-dessous. Pourquoi ? Parce qu’elle résonne, qu’elle nous a ému et que nous désirons la partager. Nous en profitons pour pousser l’analyse un peu plus loin également.

Dans sa longue vie d’artiste commencée à Londres où il est né, avec son frère Sydney, passant par une émigration aux Etats-Unis puis par un retour en Europe suite à des différents répétés avec son pays d’accueil, Chaplin raconte avec un sens du détail, du souvenir (la narration de son enfance dans les rues et les cabarets, théâtres du Londres populaire est époustouflante) et de la juste pudeur, une vie qui bien qu’ayant eu autant de bas que de hauts, l’a amené à côtoyer un nombre incroyable de personnalités des mondes du spectacle, du cinéma, de la littérature, des arts, de la politique. Sa narration passe avec un détachement amusé, parfois gouailleur sur ses rencontres, ses affinités ou inimitiés avec des personnes connues et inconnues comme son grand et seul ami dans le monde du cinéma: Douglas Fairbanks, dont il ne se remettra jamais tout a fait du décès prématuré, de son épouse Mary Pickford (les trois ayant été les associés fondateurs de United Artists), Mack Sennett, Randolph Hearst, Albert Einstein, Winston Churchill, Lord Mountbatten, Sergeï Rachmaninov, Anna Pavlova, Igor Moussorski, Nikita Kroutchev, Edna Purvance, ses deux dernières épouses Paulette Goddard (Les temps modernes et le Dictateur) et bien sûr Oona O’Neill (fille du dramaturge Eugene O’Neill), Mahatma Gandhi, Nehru, Chou en Laï et on en passe.

Chaplin et ses personnages traversèrent deux guerres mondiales et une bonne partie de la guerre froide. Le livre (qui a été traduit en français: “Ma vie”, 1982) foisonne d’anecdotes sur sa vie sociale et sur sa création artistique, ainsi que sur son engagement politique, bien qu’il s’en défendît toujours, et à la fin du narratif de cette vie incroyablement riche en évènements et en émotions, il conclut puissamment et étonnamment de la sorte:

“Ainsi maintenant, je mets un terme à mon odyssée. Je réalise pleinement que le temps et les circonstance m’ont grandement favorisé. J’ai été couvé dans l’affection du monde, j’ai été aimé et haïs. Oui, le monde m’a donné le meilleur et un peu de son pire. Quelles que furent mes quelques vicissitudes, je crois que la chance et la malchance passe sur tout à chacun de manière identique telles les nuages au gré du vent. En connaissance de cause, je ne suis jamais trop surpris des mauvaises choses qui se produisent et suis toujours agréablement surpris du bien. Je n’ai pas de recette de vie, pas de philosophie, qu’elle soit sage ou folle, nous devons nous accoutumer des combats de la vie. Je vacille d’inconsistances: parfois de petites choses vont particulièrement m’ennuyer et à d’autres moments, des catastrophes vont me laisser complètement indifférent.
Quoi qu’il en soit, ma vie est bien plus passionnante aujourd’hui qu’elle ne le fut jamais. Je suis en bonne santé, suis toujours créatif et j’ai des projets de toujours faire des films, peut-être pas me mettant en scène, du reste mais les écrire et les réaliser avec les membres de ma famille dont certains ont une très bonne aptitude pour les choses du théâtre*. J’ai toujours de l’ambition, je ne pourrais jamais prendre ma retraite. Il y a tant de choses que je désire faire à part avoir quelques scripts inachevés pour le cinéma, j’aimerai écrire une pièce de théâtre et un opéra, si le temps me le permet.
Schopenhauer a dit que le bonheur est un état négatif, mais je ne suis pas d’accord avec lui. Ces dernières vingt années, j’ai su ce que voulait dire qu’être heureux. J’ai l’insigne privilège d’être marié à une femme merveilleuse et extraordinaire. J’aimerai bien écrire plus à ce sujet, mais cela implique l’amour et l’amour parfait est la plus belle de toutes les frustrations parce qu’il est bien plus que tout ce qu’on peut exprimer par les mots. En vivant avec Oona, la profondeur et la beauté de sa personne et de son caractère sont une perpétuelle révélation pour moi. Même lorsqu’elle marche devant moi sur un des étroits trottoirs de Vevey avec cette simple dignité, sa petite silhouette droite, ses longs cheveux noirs tirés en arrière et montrant quelques éclairs de gris, je suis submergé par une soudaine vague d’amour et d’admiration devant tout ce qu’elle est et représente et ma gorge se noue.
Submergé de tant de bonheur, je m’assieds parfois sur notre terrasse au coucher du soleil, contemple au-delà d’une vaste pelouse verte le lac au loin, mon regard poursuit plus loin encore au delà du lac vers les montagnes rassurantes et dans cet état d’esprit, ne pense à rien d’autre que d’apprécier à sa juste valeur cette magnifique sérénité.”

(*) Après cette autobiographie, Chaplin ne réalisera plus qu’un seul long métrage sorti en 1967: “La comtesse de Hong Kong” avec Sophia Loren et Marlon Brando. Comme indiqué précédemment, Chaplin ne se mettra plus en scène, il ne fait que deux très courtes apparitions dans l’encadrure d’une porte qu’on lui referme au nez, l’empêchant d’entrer, en tant que stewart sur le paquebot où se déroule la trame du film. Par deux fois la porte se referme sur lui comme un clap de fin définitif, après la mort du clown dans “Les feux de la rampe”.

Dans ce film il fera jouer son fils Sydney et sa fille Géraldine y fera une courte apparition dans les bras de Brando sur la piste de danse du navire, respectant ainsi les dires de sa révérence autobiographique finale…

= = =

Charles Chaplin (1889-1977) a laissé à la postérité du patrimoine de l’humanité 70 courts et moyens métrages réalisés entre 1914 et 1923 et 11 longs métrages réalisés entre 1920 et 1967. Après la publication de son autobiographie en 1964, il ne réalisera plus qu’un seul film en 1967, “La comtesse de Hong Kong” (Sophia Loren, Marlon Brando) à l’âge de 78 ans, film dans lequel il ne s’octroie qu’un petit rôle, celui d’un stewart sur le paquebot où se déroule la trame du film.

Ces long métrages sont, dans l’ordre chronologique:

  • Le Kid (The Kid, 1920)
  • Une femme à Paris (A Woman in Paris, 1923)
  • La ruée vers l’or (The Gold Rush, 1925)
  • Le cirque (The Circus, 1928)
  • Les lumières de la ville (City Lights, 1931)
  • Les temps modernes (Modern Times, 1936)
  • Le dictateur (The Great Dictator, 1940)
  • Monsieur Verdoux (Monsieur Verdoux, 1947)
  • Les feux de la rampe (Limelight, 1953)
  • Un roi à New York (A King in New-York, 1957)
  • La comtesse de Hong Kong (A Countess from Hong Kong, 1967)

A Résistance 71, nous sommes quasiment tous cinéphiles et deux d’entre nous sont d’anciens animateurs de Ciné-Clubs. Chaplin est systématiquement classé chez nous dans les trois meilleurs réalisateurs de l’histoire du cinéma et pour un de nos “Mr cinéma”, il est le #1 avec “Les lumières de la ville” et pour l’ensemble de son œuvre.

Notre classification des trois meilleurs films de Chaplin à voir, revoir et surtout à faire connaître et partager aux jeunes générations serait la suivante:

1- Les lumières de la ville

2- Monsieur Verdoux

3- Les temps modernes

Bien entendu, tous sont à (re)voir sans aucune modération, ce que nous faisons de manière régulière et salutaire. Ses films sont une véritable catharsis universelle à la turpitude ambiante et ont une lecture possible à multi-niveaux.

Son plus gros succès commercial fut avec “Le dictateur”, qui en données corrigées d’argent moderne, rapporta l’équivalent actuel de 260 millions de dollars. Issus d’un milieu artistique très modeste, absorbé par son propre travail artistique, Chaplin ne fut jamais vraiment concerné par l’argent, ni par bien des frivolités de ce monde. Il ne se tint jamais au courant des fluctuations financières de sa co-entreprise de renommée mondiale, United Artists, qu’ils revendirent a minima après le décès de Fairbanks et une bataille légale avec Pickford. Il engageait très souvent son argent personnel dans la production de ses films et se moquait des dépassements de budget. Non satisfait de la scène finale des “Lumières de la ville”, il renvoya l’équipe du tournage à la maison avec salaire pendant près de 6 mois, ce qui lui coûta énormément d’argent, mais la scène finale de ce film fait partie de l’anthologie du cinéma et Chaplin narre avec pudeur, respect et humour un Albert Einstein fondant en larmes à la fin du film lors de la première qu’il visionna à ses côtés.

Chaplin se fit de puissants ennemis au sein de la caste dominante aux Etats-Unis et en Europe, mais aussi nombre d’amis. Le “discours du barbier”, grandiose scène finale du “Dictateur” lui valut les foudres des nombreux soutiens politiques et industriels des nazis aux Etats-Unis à l’époque, ainsi que celles de bien des patriotes ahuris qu’il ne pouvait comprendre. Chaplin se voyait comme un “citoyen du monde” et c’est dans “Monsieur Verdoux” qu’il fera sans aucun doute sa critique la plus acerbe de la société, si le vagabond Charlot colporta un certain sens de la vie de Chaplin, le personnage de Verdoux exprime la vision du monde d’un Chaplin vieillissant, mais peut aussi être perçu comme une parabole sur la psycho-pathologie ambiante induite par un monde devenu fou, condamnant certaines créatures criminelles qu’il produit en son sein, mais pas toutes… 

Cela lui vaudra les foudres de la censure américaine. Il dût défendre certains de ses choix artistiques devant des commissions de censure quasi staliniennes et fut contraint de réécrire certaines parties du script sous peine de passer à la trappe et d’être ruiné. Il le fit avec finesse et intelligence, ne perdant rien du message colporté par le film, faisant de ce fait, un bras d’honneur final à Hollywood. Il quitta les Etats-Unis avec sa famille pour ne plus jamais y revenir dans la durée. Sa femme Oona renonça à sa citoyenneté américaine et Chaplin, jamais naturalisé américain, rendit son permis de séjour.

Laissons cependant le dernier mot artistique à l’intéressé, Charlot qui, à la page 444 de son autobiographie, nous dit ceci:

“Quoi qu’il en soit, je crois que ‘Monsieur Verdoux’ est le film le plus intelligent et le plus brillant que j’ai jamais réalisé.”

* * *

Traduction par nos soins des paroles de Verdoux à la fin de son procès:

Judge: “Monsieur Verdoux, vous avez été trouvé coupable, avez-vous quelque chose à dire avant que nous vous communiquions la peine de votre condamnation ?”

Verdoux: “Oui, Monsieur, [en français dans le texte original] j’ai quelque chose à dire.
Malgré la réticence du procureur à me complimenter, il a au moins admis que j’étais intelligent. Merci monsieur, je le suis en effet. Pendant trente cinq ans j’ai utilisé cette intelligence honnêtement, après cela, plus personne n’en a voulu… J’ai donc été forcé de faire mes propres affaires. Quant à me qualifier de tueur en série, le monde ne l’encourage t’il pas ? N’a t’il pas réduit en miettes des femmes et des enfants innocents, ne l’a t’il pas fait de manière très scientifique ? En tant que tueur de masse, je ne suis qu’un simple amateur en comparaison. Quoi qu’il en soit, je ne désire pas perdre mon sang-froid parce que très bientôt je vais perdre ma tête. Néanmoins, en quittant cette petite étincelle de vie terrestre, j’ai ceci à dire… Nous allons nous revoir très bientôt… très bientôt…”

Comme mentionné plus haut, Chaplin fut contraint par la censure américaine de réécrire certaines parties du script, ci-dessous, quelques lignes de l’allocution de Verdoux à son procès qui durent être retirées et qui ne figurent malheureusement plus au montage final:

“Être choqué par la nature de mon crime est une sombre ironie, une escroquerie ! Vous vous vautrez dans le meurtre… vous le légalisez… Vous enrubannez ses tresses dorées  ! Vous le célébrez et en faite des parades ! L’assassinat de masse est l’entreprise par laquelle votre système prospère ! C’est grâce à lui que votre industrie fleurit et s’engraisse !…”
(Source: correspondance de Chaplin avec le comité de censure)
Traduction Résistance 71

Manifestement, le système n’était pas d’accord avec… Mr Verdoux et donc avec Chaplin. Il n’est pas d’accord avec tous les diseurs de vérité du reste, il les réprime et les ostracise, c’est sa nature profonde, celle de toute supercherie cherchant à se protéger coûte que coûte de la lumière révélatrice projetée sur ses crimes et forfaitures.

Le véritable humanisme de Chaplin resplendira toujours de génération en génération, car du vagabond à Mr Verdoux, Chaplin titille notre réflexion avec l’intelligence subtile et masquée de l’artiste accompli pour finalement, par l’amour et la compassion universels, changer le monde.

 

Gilets Jaunes: Non au RIC ! A bas le despotisme de l’argent et de la société marchande ! (Francis Cousin)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 4 janvier 2019 by Résistance 71

Résistance 71 est parfaitement en ligne avec les propos de Francis Cousin que nous reproduisons ci-dessous. Nous invitons les Gilets Jaunes et leurs soutiens à y réfléchir et à y voir le plus clair possible afin de toujours garder bon pied bon œil et de prendre les décisions collectives qui s’imposent.

Assez de la volonté servile et futile de vouloir réformer l’irréformable et de vouloir rendre “vertueux” un système inique et criminel qui ne peut, par essence , que diviser et contribuer à notre exploitation.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir.

A bas l’État, à bas la société de la dictature marchande, à bas l’argent, à bas le salariat, pour que vivent la Commune des communes dans la Société des sociétés enfin émancipée de l’illusion démocratique marchande et de cette mascarade politique qui n’a que trop durée. Le danger est la récupération, la phagocytose du mouvement dans le blob infâme de la tyrannie en place. Méfiance et solidarité !

~ Résistance 71 ~

 


1+1+1+…n = Société des Sociétés

 

Directe ou pas… A bas la démocratie du despotisme de l’argent équilibré !…

 

Francis Cousin

 

17 décembre 2018

 

Source:

https://www.leretourauxsources.com/blog/directe-ou-pas-a-bas-la-democratie-du-despotisme-de-l-argent-equilibre–n2669

 

L’État et la tyrannie de l’argent sont les deux faces d’un même monde, celui de notre emprisonnement dans le marché des lois adéquat aux lois du marché. Les institutions ne sont pas de simples outils neutres. La prise du pouvoir d’État ou la mise en œuvre de référendums d’initiative citoyenne ou populaire ne peuvent être autre chose que des artifices illusoires pour faire croire trompeusement que l’on change la société sans en réalité y toucher. La politique faisant ici semblant d’encadrer et de réguler le social et l’économie alors qu’au contraire, le mensonge politique doit être considéré avant tout comme une activité spécifique de l’activité sociale de notre dépossession elle-même.

Les rapports sociaux entre les individus passent d’abord par le travail et l’argent. Les interventions de l’État et toutes les politiques se réduisent toujours à des mises en forme des contraintes obligatoires du monde du profit illimité. Avec la crise économique accélérée, l’État ne peut être que le gestionnaire du désastre capitaliste sans fin. Le vrai changement social ne passe pas par l’État, par des réaménagements constitutionnels ou des bricolages référendaires mais par une rupture radicale avec les mystifications institutionnelles, la duperie de la représentation et les supercheries de la délégation pour inventer de nouvelles formes d’interventions directes émancipées de l’absolutisme de l’argent.

Le formalisme, le narcissisme et toutes les chefferies inavouées des assemblées générales du bas singent invariablement le pourrissement et la corruption de celui des assemblées parlementaires formalisées en haut. La société demeure là continuellement perçue comme une collection d’individus séparés. Les décisions collectives sont considérées comme une simple addition disparate de décisions individuelles. Les simulations et simulacres de la démocratie directe peuvent s’accommoder de laisser s’exprimer un flot d’opinions individuelles avant de les canaliser et les cadrer afin de déléguer la prise de décision à quelques responsables familiers de la jacasserie inconsistante. A l’heure où tous les rackets politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, appellent au calme, à l’organisation, à la négociation et au retour à l’ordre de la servitude tranquille, Il faut insister sur le fait que la lutte des Gilets Jaunes, si elle ne veut pas mourir, ne doit surtout pas se réduire aux problèmes de modes d’organisation en se transformant en force supplétive politique ou parapolitique d’un monde en train de disparaître. La victoire des humains sur les barrages doit barrer la route à tout ce qui aménage le présent de l’inhumain et doit exclusivement ouvrir de nouvelles possibilités individuelles et collectives pour permettre le surgissement de l’auto-émancipation non pas sur le terrain syndical et politique de l’amélioration de la misère mais sur celui de son nécessaire dépassement…

Le référendum citoyen pour avoir accès au droit de décider comment gérer la merde marchande est la pire imposture pour briser les Gilets Jaunes…

Nous ne voulons pas être les agents constitutionnels de notre propre misère…

Nous voulons abolir toutes les constitutions de la misère…

RIC, RIP et autres épiceries politiciennes de rechange constituent un PIEGE FATAL du SYSTEME pour TUER le MOUVEMENT…

REFUSONS D’ECOUTER LES POMPIERS SOCIAUX QUI VEULENT LIQUIDER NOTRE INSUBORDINATION !

NOUS N’AVONS RIEN A NEGOCIER, NOUS VOULONS SIMPLEMENT AMPLIFIER LA FORCE IRRECUPERABLE DE NOTRE SOIF DE VIVRE…

Non au RIC du Capital…

****

« Quoi qu’il en soit, le jour de la crise et le lendemain, notre seul adversaire, ce sera la masse réactionnaire regroupée autour de la démocratie pure – et c’est ce qu’il ne faut pas, à mon avis, perdre de vue. »
– Engels à A. Bebel, 11 décembre 1884.

= = =

Dossier « Gilets Jaunes »

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

L’essentiel de Résistance 71 entre 2010 et 2018

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 décembre 2018 by Résistance 71

Pour accompagner quelques unes de nos analyses en format PDF, voici quelques citations que nous trouvons particulièrement appropriées à notre travail de recherche et aux circonstances socio-politico-culturelles du moment en France et dans le monde… (Résistance 71)

« La rébellion sans la conscience critique est pour ainsi dire une explosion d’impuissance. »
~ Paulo Freire ~

« Ce n’est plus d’être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d’être conscient. »
~ Albert Camus ~

« La révolution sociale plutôt que les urnes. »
~ Buenaventura Durutti ~

« Un spectacle épouvantable et douloureux s’est révélé devant mes yeux: j’ai écarté le rideau de la corruption des Hommes. »
~ Friedrich Nietzsche ~

« Donne un cheval à l’homme qui dit la vérité, il en aura besoin pour s’enfuir. »
~ Proverbe arabe ~

« Le conflit est la sage-femme de la conscience critique. »
~ Paulo Freire ~

Mitakuye Oyasin (Nous sommes tous inter-reliés)
~ Formule de conclusion de prise de parole chez les Lakota ~

 

 

Résistance 71

 

5 décembre 2018

 

Entre 2010, année de lancement de notre blog et cette année, nous avons publié un peu de de 300 billets et articles de fond, qui nous l’espérons, ont aidé à une certaine prise de conscience de ce monde factice et illusoire dans lequel nous vivons depuis bien trop longtemps déjà.
Nous avions pensé publier cette compilation PDF de quelques uns de nos écrits avec nos vœux d’année 2019, mais vu les circonstances socio-politiques actuelles, nous avons décidé de le publier un peu plus tôt.
N’hésitez pas à commenter après lecture sur les pages des articles en suivant leur lien respectif dans le document, il n’est jamais trop tard pour engager quelque débat que ce soit.
Bonne lecture à toutes et à tous !

Compilation PDF d’articles de Résistance 71
Mise en page de Jo de JBL1960 que nous remercions pour son énorme travail dans le domaine de nos publications:

Resistance71_L’essentiel_articles_2010_2018

 

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

Petit bilan (provisoire) de la journée Gilet Jaunes du 1er décembre 2018

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 décembre 2018 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

2 décembre 2018

 

Bravo et soutien à tous les compagnon(e)s en lutte contre le système inepte, obsolète et criminel et qui ne s’en laissent pas compter de ses turpitudes.
Sur Paris, il est évident que l’oligarchie a décidé de passer au travail de sape du mouvement en utilisant les outils habituels de la (tentative) de coopter certains maillons faibles du mouvement pour le diviser de l’intérieur en en faisant des « portes-parole » bidons non mandatés par le mouvement et donc en cela non représentatifs. De provoquer des violences soit par des flics infiltrés en « casseurs » (comme vu plusieurs fois en direct), soit par l’envoi de groupuscules politiques infiltrés et sous contrôle, afin de discréditer le mouvement aux yeux de la population.
Ceci dit, les compagnons de route ne se laissent pas berner, éjectent les membres de la pressetituée mandatée pour salir le mouvement, luttent pied à pied face à des forces de l’ordre totalitaire étatique qui se demandent sans aucun doute de plus en plus ce qu’elles font là et qu’elle est leur véritable fonction. Il n’est sans doute plus bien loin le moment des crosses en l’air ! De plus, les compagnons doivent aussi faire front à une violence exogène, celle venue de l’extérieur et essentiellement commanditée par l’oligarchie en place au moyen de groupes de « casseurs », essentiellement mercenaires du système.
Ci-dessous une vidéo de terrain enregistrée le 1er décembre dans la journée place de l’étoile à Paris où un gilet jaune est interviewé et donne un aperçu de ce qu’est le mouvement.
Le seul commentaire que nous ferons sur sa bonne intervention spontanée est le suivant: Compagnon(e)s, ne pensez pas que l’oligarchie va lâcher quoi que ce soit ! Elle le fera peut-être temporairement et de manière cosmétique pour apaiser la colère sociale, comme en lançant un os au chien, mais à terme la destruction en marche que génère inéluctablement le système étatico-capitaliste ne cessera pas pour la simple et bonne raison qu’elle ne le peut pas !
Ne faites pas l’erreur de demander à ce que le système devienne plus « vertueux », c’est peine perdu: Il ne le peut pas, même s’il le voulait vraiment, la logique de phagocytose capitaliste est implacable et irrémédiable…
Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu, ne saurait y en avoir !
L’avenir de l’humanité passe par la mise à bas de ce système inique pour que l’humain s’humanise réellement et retrouve le chemin  d’un développement social organique hors institutions en rendant impossible la division politique de la société, source de tout le malheur dans la gestion humaine de notre monde. Nous devons retourner le pouvoir là où il n’aurait jamais dû sortir, dans le peuple, au moyen de la confédération des associations libres dans une société horizontale où personne ne décide plus qu’un/une autre, où personne n’a plus qu’un(e) autre. Il faut que le véritable changement commence quelque part, la France serait un véritable symbole pour le monde !

Pour mieux comprendre d’où nous venons, où nous sommes et où nous DEVONS aller, voici quelques fragments utiles à connaître, à lire et diffuser sans aucune modération:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Solidarité ! Union ! Réflexion ! Action !
Dans notre complémentarité naturelle

Entretien avec un GJ, Paris 1er décembre 2018:

 


N’oublions jamais !…

Nouvel Ordre Mondial, 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière et les familles de l’oligarchie banquière avec Dean Henderson (compilation PDF)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 29 novembre 2018 by Résistance 71


Dean Henderson sur Press TV

Résistance 71

 

29 novembre 2018

 

Nous traduisons les analyses et réflexions de Dean Henderson (site Left Hook) sur la géopolitique et la structure interne de l’oligarchie banquière depuis 7 ans. Si nous ne sommes pas toujours d’accord avec les solutions qu’il désire apporter aux problèmes qu’il analyse si bien, il n’en demeure pas moins qu’il est devenu au fil du temps une référence dans le monde de l’altmédia anglo-saxon. Dean a beaucoup voyagé, a vécu dans bon nombre de pays et a accumulé au fil des ans, une grande expérience culturelle qui étaye et complémente son analyse critique. Personnalité sympathique, calme et attachante, ses interventions sur les ondes (radios: Jeff Rense, Richard Allen et télévisées: RT, Press TV, Telesur) sont toujours appréciées et attendues.
Au fil des ans, nous avons traduit plus de 50 articles de Dean, en voici les meilleurs à notre sens, compilé en un pdf gratuit, mis en page par Jo de JBL1960.

Pour en savoir plus sur les familles contrôlant l’oligarchie financière, la City de Londres, Wall Street, les 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière que sont Exxon-Mobil (Rockefeller), Royal Dutch Shell (Rothschild), Chevron-Texaco et BP-Amoco et leur implication dans les guerres au Moyen-Orient, alors… Bonne lecture !

Compilation PDF gratuite à télécharger et à diffuser sans aucune modération:

Dean Henderson NOM, 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière et famille banquière de l’oligarchie