Archives de déstabilisation de la russie par l’ukraine

Pas de guerre majeure en vue malgré le vent brassé… La Russie réalise un véritable coup de maître !

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Si ce qui est dit ci-dessous et la source du Pepe (Escobar) est juste, ce qu’ont réalisé Poutine et son équipe est tout simplement époustoufflant et digne de la plus haute stratégie, le tout en blousant les « affiliés nouveaux cons » de son propre camp, à savoir la Banque Centrale de Russie inféodée par essence même à la City de Londres et Wall Street !… Du grand art, si cela se confirme à terme. Poutine a t’il mis le Nouvel Ordre Mondial anglo-américain échec et mat ??…

~ Résistance 71 ~

 

Notre analyse sur la probabilité de guerre du 18 octobre 2016

A suivre…

 

La Russie a désamorcé le bluff du parti de la guerre

Une guerre ouverte n’éclatera pas après les élections américaines du 8 novembre et ce grâce à une fine et remarquable préparation de la part de Moscou

 

Pepe Escobar

 

27 octobre 2016

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article45746.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La guerre froide 2.0 a atteint des niveaux d’hystérie sans précédent et pourtant une guerre totale ne va pas éclater avant ou après le 8 novembre, date des élections présidentielles américaines.

Depuis la machine (à fric) Clinton, soutenue par le complexe des médias et think tanks nouveaux cons(ervateurs) et nouveaux cons libéraux (soi-disant de gôche), à l’establishment britannique en passant par ses grandes gueules des merdias corporatistes, les Anglo-américains, auto-proclamés “leaders du monde libre” montent de plusieurs crans la diabolisation de la Russie et de son “poutinisme” à un niveau de pure incandescence.

Et pourtant, une guerre chaude et déclarée ne vas pas éclater avant ou après le 8 novembre, date des élections présicentielles américaines. Tant de couches de peur et de dégoût ne font en fait que voiler un bluff. Commençons avec la force navale spéciale russe en Syrie, emmenée par l’officiellement désigné “croiseur lourd porte-avions” Amiral Kousnetzov, qui sera stationné dans la Méditerranée orientale au moins jusqu’en février 2017, pour soutenir les opérations militaires contre toutes les branches de djihadisme salafiste.

L’Amiral Koustnetzov est complètement équipée avec des systèmes de défense anti-naval, anti-aérien, de l’artillerie lourde et un système anti-sous-marins ; il peut se défendre contre un très vaste rayon d’attaques les plus variées imaginables, ce qui n’est pas du tout le cas des navires de l’OTAN.

De manière prévisible, l’OTAN pirouette avec cris d’orfraie que “toute le flotte russe septentrionnale”, avec la flotte de la Mer Baltique, est en route pour la Méditerranée. Faux ; ce n’est qu’une partie de la flotte nord et les navires de la Mer Baltique… ne vont nulle part. Le cœur de l’affaire est que lorsque les capacités de cette flotte russe sont couplées avec les systèmes de missiles S300/S-400 déjà déployés en Syrie, la Russie rivalise d’ores et déjà avec la puissance de feu de la 6ème flotte yankee.

Pour parachever le tout, comme cette analyse militaire compréhensive le rend plus clair, la Russie a “techniquement déjà établi sa propre zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie” ; et une zone d’exclusion aérienne américaine, telle qu’elle est viscéralement promue par Hillary Clinton “est maintenant impossible à réaliser”.

Ceci devrait être plus qu’assez pour mettre en perspective l’incapacité transformée en colère exhibée par le Pentagone et ses vassaux nouveaux cons / nouveaux cons libéraux.

Ajoutez à cela la guerre déclarée entre le Pentagone et la CIA sur le théâtre de la guerre en Syrie, où le Pentagone soutient les Kurdes syriens du YPG/YPJ, qui ne sont pas nécessairement en faveur d’un changement de régime à Damas, tandis que la CIA, elle, soutient toujours plus avant les “rebelles modérés”, comme les rebelles infiltrés liés à Al-Qaïda. Renforçant la marque de fabrique de l’école de politique étrangère des Trois Corniauds de l’administration Obama, les menaces américaines ont volé plus librement que la trique pulvérisatrice sanglante de crâne de Negan dans la nouvelle saison de “the Walking Dead”.

Le boss du Pentagone Ash Carter, un nouveau con certifié conforme, a menacé de “conséquences”, comme des frappes “potentielles” contre l’Armée Arabe Syrienne (AAS) pour “punir le régime” après que le Pentagone eût lui-même violé le cessez-le-feu Kerry-Lavrov. Puis finalement, s’est rétracté.

Donc, ce sera le boulot de la virtuellement élue par l’establishement yankee, Hillary Clinton de prendre la décision fatale. Elle ne pourra pas faire établir une zone d’exclusion aérienne parce que la Russie le fait déjà. Et si elle décide de punir le régime, Moscou a déjà télégraphié, au travers de son porte-parole du ministère de la défense, le Major-General Igor Konachenkov, qu’il y aura définitivement des “conséquences” pour imposer une guerre active “de l’ombre”.

Sun Tzu ne frappe pas en premier

Wahsington bien entendu, se réserve le droit à une capacité de “première frappe nucléaire”, que Clinton soutient totlament (Trump non et pour cela il est diabolisé). Si nous permettons l’hystérie actuelle de passer littéralement nucléaire, alors nous devons considérer le système anti-missile russe S-500, qui scelle efficacement l’espace aérien russe ; Moscou ne l’admettra pas officiellement parce que cela déclencherait une course effrennée à l’armement sans répis.

Une source américaine au sein du renseignement qui a de très proches connexions avec les Maîtres de l’Univers, mais en même temps qui est opposé à la guerre froide 2.0 comme étant “contre-productive”, ajoute cette nuance nécessaire: “Les Etats-Unis ont perdu la course à l’armement, dépensant inconsidérément des milliers de milliards de dollars dans des guerres sans fin et absolument inutiles en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, ne sont plus maintenant une super-puissance globale et ils ne peuvent même plus se défendre eux-mêmes avec leurs obsolètes missiles THAAD, Patriot et Aegis Land Based Balistic Defense System, contre les missiles intercontinentaux russes, alors même que les Russes ont scellé leur espace aérien. Les Russes sont très probablement quatre générations d’armement en avance sur les Etats-Unis.”

De plus, dans les profondes places fortes secrètes de la planification de la guerre de l’ombre, le Pentagone sait pertinemment ainsi que le ministère russe de la défense, que dans l’éventualité où un quelconque Dr Folamour déclenchait une attaque préventive contre la Russie, la population russe serait protégée par leur massif système de défense anti-aérien, ainsi que par un grand nombre d’abris nucléaires dans toutes les grandes villes. Les avertissement à la télévision russe n’ont pas été étouffés, la population saurait exactement quoi faire, où aller dans l’éventualité épouvantable où une guerre nucléaire éclaterait.

Pas la peine d’ajouter, l’horrible possibilité d’une attaque nucléaire primordale américaine tourne tous ces jeux de guerre, planification de l’OTAN de style seconde guerre mondiale en Europe de l’Est en un monceau de conneries propagandistes totalement inutiles.

Comment Moscou a t’elle pu planifier pour tout cela ? D’après une source du renseignement américain, “Ils ont retiré pratiquement tout leur budget militaire de la déclaration de leur budget fédéral, leurrant l’occident à penser que la Russie ne pouvait plus se permettre financièrement une construction militaire massive et que donc il n’y avait plus rien à craindre de la Russie car elle était finie en tant que grosse puissance mondiale.
Le budget militaire (déclaré) était réduit à une peau de chagrin, il n’y avait donc plus rien à se soucier aussi loin que la CIA était concernée. Si Poutine montrait en public, son énorme construction militaire, l’occident aurait pu immédiatement remédier et agir comme en 2014 lorsqu’il a fait baisser drastiquement le prix du pétrole.”

Le point important alors révèlerait le Pentagone comme étant totalement pris au dépourvu pour une guerre directe, alors même qu’il menace la Russie quotidiennement et bluffe son monde ; “Comme Brzezinski l’a fait remarquer, si c’est le cas, cela veut dire que les Etats-Unis ont cessé d’être une puissance mondiale. Les Etats-Unis peuvent continuer à bluffer, mais ceux qui s’allient avec eux n’auront nulle part où aller si ce bluff est démasqué, comme cela se produit maintenant en Syrie.”

La source du renseignement US est formelle pour dire qu’ une des plus grosses constructions militaires de l’histoire s’est passée au nez et à la barbe du chef de la banque centrale de Russie Elvira Nabioulina et du ministère russe des finances tandis que la CIA attend elle, ce qu’elle pense qui sera l’inévitable effondrement de la Russie.
La CIA va devoir attendre toute l’éternité pour voir la Russie s’effondrer. Cette gigantesque manœuvre d’enfumage est d’une facture de pur génie et démontre bien que la CIA, qui est totalement noyée dans les données collectées de partout et qui est absolument incapable de relier les points entre eux, a besoin d’être complètement réorganisée (NdT: Abolie est le mot plus juste !… La CIA étant le bras armé de Wall Street et ne rendant de comptes qu’à ses maîtres de la haute-finance, l’ensemble du système doit être aboli !). De plus le système américain de fourniture d’armement doit aussi être complètement réorganisé ; il ne pourra jamais continuer si des programmes d’armement nouveaux comme celui du tristement célèbre F-35, prennent 20 ans à développer et sont obsolètes à leur mise en service. Les Russes ont un plan quinquénal de développement pour chaque système d’armement et ils sont bien en avance sur nous dans tous les domaines clef.

Si cette analyse est correcte, cela va contre même les estimations les plus précises russes, disant que leur potentiel militaire est peut-être fort, asymétriquement, mais toujours bien inférieur à la puissance militaire américaine.

Les analystes occidentaux bien informés savent que Moscou ne crâne jamais au sujet de ses développements militaires et a maîtrisé l’élément de surprise. Bien plus que d’exposer le bluff, c’est la tactique de Moscou à la Sun Tzu qui fait vraiment bafouiller la grande gueule de Washington.

Bulletin météo: Avis d’ouragan guerrier sur la planète !

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Ce très court billet de PCR se passe de commentaire…
~ Résistance 71 ~

 

Finalement les Russes ont intégré l’idée que toute négociation avec Washington est futile

 

Paul Craig Roberts

 

23 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/09/22/finally-the-russians-have-caught-on-that-negotiation-with-washington-is-pointless/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si les peuples occidentaux abrutis et les marionnettes politiques corrompues de l’UE, de la GB, du Canada, du Japon et de l’Australie ne se réveillent pas au plus tôt, nous aurons la guerre, une guerre qui ne peut pas être gagnée.

Les criminels néo-conservateurs de Washington doivent être immédiatement retirés de toute fonction du pouvoir avant que ces fous furieux ne déclenchent la 3ème guerre mondiale. La CIA et le Pentagone doivent être mis sous étroites surveillances et restrictions, et Donald Trump a besoin d’une grosse sécurité en qui il peut avoir confiance. Les gouvernements européens doivent immédiatement démanteler l’OTAN. La vie sur cette planète est en jeu. Assez de provocations de Washington, point barre. La folie doit s’arrêter. Maintenant.

http://www.fort-russ.com/2016/09/lavrov-makes-history-ceasefires-were.html

Guerre impérialiste en Syrie… Les USA et Israël couvertures aériennes de l’EIIL, à partir de là où va t’on ?…

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La Russie va t’elle se rendre ?

 

Paul Craig Roberts

 

19 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/09/19/will-russia-surrender-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Article connexe: « Simulacre de paix » (Thierry Meyssan)

 

L’effort sincère et diligent du gouvernement russe afin d’empêcher le chaos en Syrie et son afflux inhérent massif de réfugiés vers l’Europe, tout en évitant le conflit avec Washington et ses vassaux, vient de se terminer avec l’attaque intentionnelle des Etats-Unis sur une position connue de tous de l’Armée Arabe Syrienne, torpillant du même coup l’accord de cesser-le-feu pour lequel la Russie à tant sacrifier pour le faire intervenir.

La réponse à ce fait établi par l’ambassadrice du régime Obama à l’ONU, Samantha Power, révèle que Washington est préparé à mentir jusqu’au bout comme un arracheur de dents afin de préserver coûte que coûte son agenda de chaos programmé pour la syrie, comme ce fut fait en Irak et en Libye. Seul Washington est responsable de la guerre en Syrie. Lorsque le parlement britannique et le gouvernement russe bloquèrent l’invasion américaine programmée de la Syrie pour renverser le gouvernement, le régime Obama a développé et financé (fait financer) des groupes “djihadistes” mercenaires prétendant être des “rebelles” syriens luttant pour la démocratie en Syrie. Samantha Power a mis l’histoire queue par dessus tête quand elle a blâmé la guerre sur l’intervention russe en Syrie, intervention faite à l’invitation expresse du gouvernement syrien pour l’aider à lutter contre les djihadistes de l’EIIL que Washington avait envoyés pour déstabiliser Damas. Ce que Samantha veut dire est que si la Russie n’était pas venue à la rescousse de la Syrie, Washington et l’EIIL auraient déjà détruit la Syrie et il n’y aurait pas de guerre.

http://www.informationclearinghouse.info/article45501.htm

L’ambassadeur russe à l’ONU Vitaly Tchourkine a dit que dans sa longue carrière de 40 ans en tant que diplomate, il n’avait jamais vu une performance si haut la main et démagogique que celle de Samantha Power. En cela, Tchourkine semblait vouloir indiquer qu’une telle réponse si irréaliste et tordue à des faits pourtant si bien connus, délivrée par Samantha le laisse sans espoir de solution diplomatique.

http://www.informationclearinghouse.info/article45502.htm

Si le gouvernement russe est finalement arrivé à la conclusion que Washington est déterminé à détruire la stabilité politique en Syrie et de la remplacer par le chaos, cela a pris très longtemps.

Le gouvernement russe a soigneusement évité cette conclusion, parce qu’une fois que la diplomatie est reconnue comme sans effet aucun, alors la force se confronte à la force. Dans le contexte actuel, ceci veut dire une guerre thermo-nucléaire et la fin de toute vie sur Terre.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement russe a diplomatiquement répliqué aux provocations coercitives de Washington, offrant une coopération en lieu et place d’un conflit. Mais Washington veut le conflit quoi qu’il en soit. Les Russes ont prétendu que Washington avait un intérêt commun avec la Russie à combattre le terrorisme, mais celui-ci est l’outil de déstabilisation de Washington contre la Syrie, puis l’Iran et ensuite les provinces musulmanes de la Fédération de Russie et de la Chine.

Washington veut l’hégémonie et non pas la coopération. Maintenant que Samantha Power a si bien clarifié que le gouvernement russe ne peut plus prétendre autre chose, que va faire la Russie (et la Chine) ?

Si la Russie et la Chine ne sont pas préparées à la guerre que leur apporte Washington, vont-elles se rétracter et battre en retraite face à l’agression et sacrifier la Syrie, les provinces séparatistes de l’Ukraine et les multiples îles du Pacifique disputées tandis qu’elles se renforcent ? Ou vont-elles décider de briser l’alliance de l’OTAN en rendant le coût du conflit si transparent aux vassaux européens de Washington ? Il est très clair que l’Europe n’a absolument rien à gagner de l’agression américaine contre la Russie et la Chine.

La russie est-elle incapable de faire quoi que ce soit maintenant que la diplomatie est dans un cul-de-sac avéré ?

Peut-être que ceci est la question déterminante. Aussi loin que puisse le dire quelqu’un qui n’est pas membre du gouvernement russe, la Russie n’est pas complètement en contrôle de sa destinée. Des éléments du gouvernement russe connus sous le vocable “d’intégrationnistes atlantistes” croient que ce qui est le plus important pour la Russie, c’est de faire partie de l’Occident et de s’intégrer dans le système occidental que d’être un pays souverain. Ils argumentent que si des pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France ont pu profiter d’être les vassaux des Etats-Unis, alors la Russie peut en faire autant.

Ces Atlantistes affirment que la capacitié stratégique nucléaire de la Russie ainsi que sa masse géographique veulent dire qu’elle peut maintenir une certaine souveraineté et ne se soumettre que partiellement en tant que vassale. Un problème demeure avec cette prise de position: cela assume que les néo-conservateurs se satisfassent d’une hégémonie partielle et incomplète et ne capitaliseraient pas sur la position plus faible russe afin de parvenir à l’hégémonie parfaite.

Le gouvernement russe a toujours probablement espoir qu’au moins quelques gouvernements européens vont reconnaître leur responsabilité et éviter la guerre en sortant de l’OTAN, retirant ainsi le tapis de la couverture politique de sous les pieds de Washington. Mais comme un très haut-fonctionnaire du gouvernement américain me l’avait confié aussi loin que dans les années 1970: “Ils sont en notre pouvoir, ils nous appartiennent.”

Très peu d’espoir peut-être trouvé au sein des médias européens. Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung, a publié un livre dans lequel il montre que la plupart des journalistes européens d’importance émargeaient à la CIA.

http://www.zerohedge.com/news/2016-03-28/top-german-journalist-admits-mainstream-media-completely-fake-we-all-lie-cia

Avec des politiciens et des médias totalement vendus et achetés, d’où pourrait bien provenir un leadership européen ?

Les Européens sont devenus tout à fait accoutumés à leur rôle de vassaux sous-contractants. Comme aucun politicien ou rédacteur en chef de journal européens ne peuvent assumer qu’un acte de rébellion aurait du succès, ils ont bien plus de chance de profiter de leur vie enrichie des cadeaux américains que de prendre un risque pour l’humanité.

Une plus vaste question demeure de savoir si les systèmes socio-économico-politiques survivant peuvent agir pour le bien de l’humanité. Il n’est pas du tout clair que les civilisations capitalistes soient capables d’être humaines, parce que leur valeur est exclusivement fondée sur l’argent., ce qui rend la veulerie, la soif de pouvoir, facteurs tous-puissants. Il est possible que la malfaisance et l’incompétence humaines aient détruit non seulement l’environnement de la planète mais aussi les systèmes sociaux humains. Le mondialisme n’est en aucun cas un système de coopération ; c’est le système, le schéma de domination absolue américaine pour Washington.

Guerre mondiale: Alliance OTAN, Médias, Politiques contre la Russie pour renchérir toute la misère du monde… (John Pilger)

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« Le mythe d’Al Qaïda est bâti sur une base extensive de semies-vérités et de faits cachés. C’est une création de la CIA, élaborée pour se substituer à un ennemi de l’Amérique remplaçant l’URSS. Des officiels américains, à un moment donné, ont pris la décision de fabriquer l’histoire d’un réseau mondial mythique de terroristes islamistes à partir des exploits des moudjahidines afghans. »
~ Peter Chamberlin, BBC ~

« Les peuples, les gouvernements et les économies de toutes les nations doivent servir les besoins des banques et des entreprises multinationales. »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

Provoquer une guerre nucléaire via les médias

 

John Pilger

 

23 août 2016

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/provoking-nuclear-war-by-media

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’exonération d’un homme accusé du pire des crimes, celui de génocide, n’a pas fait les manchettes des journaux, Ni la BBC ni CNN n’ont couvert l’information. Le Guardian de Londres a juste fait un bref commentaire. Une telle admission officielle, si rare en soi, a été enterrée ou supprimée, de manière tout à fait compréhensible. Cela expliquerait bien trop du comment les dirigeants du monde dirigent.

Le Tribunal Pénal International (TPI) pour l’ancienne Yougoslavie de La Haye a lavé subrepticement l’ancien président serbe décédé, Slobodan Milosevic, de tous crimes de guerre commis durant la guerre de Bosnie entre 1992 et 1995, incluant le massacre de Srebrenica.

Loin de conspirer avec le leader serbo-bosniaque condamné Radovan Karadzic, Milosevic a, quant à lui, “condamné le nettoyage ethnique”, s’est opposé à Karadzic et a essayé d’arrêter la guerre qui démantelait la Yougoslavie.

Enterrée vers la fin d’un rendu de jugement sur Karadzic long de 2590 pages en février dernier, cette vérité démolit plus avant la propagande qui justifia l’assaut illégal de l’OTAN sur la Serbie en 1999.

Milosevic est mort d’une crise cardiaque en 2006, seul dans sa cellule de La Haye, pendant ce qui s’avéra être un procès bidon fait par un “tribunal international” inventé par les Américains. Une opération cardiaque qui aurait pu lui sauver la vie fut refusée, ses conditions de santé empirèrent, il fut surveillé et maintenu au secret par les officiels américains, comme l’a révélé depuis Wikileaks.

Milosevic était la victime d’une propagande de guerre, qui aujourd’hui ruisselle à torrents sur nos écrans et dans nos journaux et nous apporte un très grand danger, à tous autant que nous sommes. Il fut le démon prototype, vilifié par les médias occidentaux comme étant le “boucher des Balkans”, responsable d’un génocide, spécifiquement dans la province sécessionniste yougoslave du Kosovo. Le premier ministre britannique Tony Blair l’avait affirmé, avait invoqué “l’holocauste” et avait demandé une intervention contre ce “nouvel Hitler”. David Sheffer, l’ambassadeur américain, en fuite pour crimes de guerre (sic), avait déclaré que plus de 220 000 Albanais ethniques mâles de 14 à 59 ans “auraient été massacrés par les forces de Milosevic.”

Ceci fut la justification des bombardements de l’OTAN, emmenés par Clinton et Blair, qui tuèrent des centaines de civils dans les hôpitaux,, les écoles, les églises, les jardins publics, les studios de télévision et qui détruisirent l’infrastructure économique de la Serbie. Ce fut ouvertement idéologique ; dans une célèbre “conférence de paix” à Rambouillet en France, Milosevic fut confronté par Madeleine Albright, la ministre américaine des affaires étrangères, qui plus tard perpétra l’infâmie avec sa remarque que la mort de plus d’une demi million d’enfants irakiens “en valait la peine”.

Albright fit une “offre” à Milosevic, une de celle qu’aucun leader national ne pourrait accepter. A moins qu’il n’accepte l’occupation militaire étrangère de son pays, avec des “forces d’occupation” se tenant en dehors de toute procédure légale et l’imposition de mesures économiques libérales de “libre-échange”, la Serbie serait bombardée. Ceci était contenu dans un “Appendice B”, que les médias ne retranscrirent pas ou supprimèrent purement et simplement. L’objectif était d’écraser le dernier des états socialistes indépendants d’Europe.

Dès que l’OTAN commença les bombardements, il y eut une précipitation de réfugiés kosovars “fuyant l’holocauste”. Lorsque ce fut terminé, des équipes de police internationale allèrent au Kosovo pour exhumer les victimes de “l’holocauste”. Le FBI échoua à y trouver une seule fosse commune et retourna à la maison. L’équipe d’experts légistes espagnole fit de même, son patron dénonçant en colère: “une pirouette sémantique de la part des machines propagandistes de guerre.” Le décompte final des morts au Kosovo fut de 2788 personnes ; ceci incluaient les combattants des deux côtés ainsi que les Serbes et Roms assassinés par le Front de Libération du Kosovo pro-OTAN. Il n’y avait pas eu de génocide. L’attaque de l’OTAN était à la fois une fraude et un crime de guerre.

Mis à part une toute petite fraction des tant vantés missiles de “haute précision” américains, ceux-ci ne touchèrent pas de cibles militaires mais des cibles civiles, incluant les nouveaux studios de la télévision serbe à Belgrade. Seize personnes y furent tuées, incluant un caméraman, des producteurs de programmes et des maquilleuses. Blair décrivit profanement les morts comme étant partie d’un “centre de commandement et de contrôle” serbe. En 2008, la procureure du TPI pour l’ancienne yougoslavie, Carla Del Ponte, a révélé qu’elle avait subi d’énormes pressions pour ne pas faire enquêter sur les crimes de l’OTAN.

Ce fut le modèle dès lors des futures invasions par Washington de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye et par procuration de la Syrie. Tout ceci, sous les conventions de Nüremberg, constitue des “crimes importants”, mais tout dépend de la propagande des médias. Tandis que le journalisme de tabloïde/presse de caniveau a joué son rôle traditionnel, ce fut le journalisme sérieux, crédible et le plus souvent de gauche libérale qui fut le plus efficace, comme la promotion évangélique des guerres de Blair par le Guardian de Londres, les mensonges incessants au sujet de Saddam Hussein et ses armes de destruction massive non-existantes, dans l’Observer et le New York Times (NdT: la voix de la CIA) et le martèlement des tambours de guerre sans discontinuer de la part de la BBC ainsi que le silence assourdissant de ses omissions.

Au pic des bombardements, la journaliste de la BBC Kirsty Wark s’entretint avec le général chef des opérations de l’OTAN, Wesley Clark. La ville serbe de Nis venait juste d’être arrosée par des bombes à fragmentation américaines, tuant des femmes des enfants et des personnes âgées dans un marché et dans un hôpital. Wark ne posa aucune question à ce sujet, ni au sujet des morts de civils en Serbie. D’autres furent bien plus éhontés. En février 2003, le jour d’après la mise à feu de l’Irak par le tandem Bush et Blair, la patron du service politique de la BBC, Andrew Marr, se tenait au 10 Downing Street et y faisait un véritable discours de victoire. Il dit à ses auditeurs que Blair avait dit “être capable de prendre Baghdad sans bain de sang et qu’à la fin les Irakiens célébreraient l’évènement et en ces deux points, il a été prouvé vrai.” Aujourd’hui, avec plus d’un million de morts et une société en ruine, les entretiens de Marr sont recommandés par l’ambassade des Etats-Unis à Londres.

Les collègues de Marr firent la queue pour laver Blair plus blanc. Le correspondant de la BBC à Washington, Matt Frei a dit: “Il ne fait aucun doute que le désir d’amener le bien, d’amener les valeurs américaines au reste du monde et spécifiquement au Moyen-Orient… est maintenant lié de manière croissante au pouvoir militaire.”

Cette obéissance aux Etats-Unis et leurs collaborateurs comme force sans importance “amenant le bien” est profondément ancrée dans le journalisme de l’establishement occidental. Elle assure que la catastrophe actuelle en Syrie n’est exclusivement blâmée que sur Bachar Al-Assad, contre lequel l’occident et Israël ont conspiré à renverser depuis longtemps, non pas pour des raisons humanitaires, mais pour consolider le pouvoir agressif d’Israêl dans la région. Les forces djihadistes qui ont été lâchées, armées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Turquie et leur “coalition” par procuration, servent leur rôle à merveille. Ce sont ces forces qui distillent la propagande et les vidéos diffusées en occident, donnent un accès aux journalistes et garantissent une couverture médiatique à sens unique des médias de la guerre en Syrie.

La ville d’Alep fait les manchettes. La plupart des lecteurs ne seront pas au courant que la vaste majorité de la population d’Alep vit dans la partie occidentale de la ville contrôlée par le gouvernement syrien. Que ces gens souffrent de tirs d’artillerie quotidiens de la part de groupes d’Al Qaïda financés et soutenus par l’occident n’est pas nouveau. Le 21 juillet, les bombardiers français et américains ont attaqué un village tenu par le gouvernement dans la province d’Alep, tuant 125 civils. Ceci fut rapporté en page 22 du journal the Guardian, sans aucune photographies.

Ayant créé un djihadisme sous-jacent en Afghanistan dans les années 1980 comme une partie de l’Opération Cyclone, une arme de destruction de l’URSS, les Etats-Unis font la même chose en Syrie. Tout comme les “moudjahidines” afghans, les “rebelles” syriens sont les fantassins des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Beaucoup se battent pour Al Qaïda et ses multiples variantes; certains comme le Front Al Nosra, ont changé de nom pour être en accord avec les sensitivités américaines de l’après 11 septembre. La CIA les gère, avec difficulté, comme elle gère tous les djihadistes dans le monde.

Le but immédiat est de détruire le gouvernement de Damas, qui d’après un sondage des plus crédibles (YouGov Siraj), est soutenu par la majorité des Syriens, ou du moins considéré comme une protection légitime, nonobstant le barbarisme se tenant dans son ombre. Le but à long terme est de refuser à la Russie un allié clef au Moyen-Orient, comme partie d’une guerre d’attrition de l’OTAN contre la Fédération de Russie, qui éventuellement la détruira.

Le risque nucléaire est évident, bien que supprimé par les médias du “monde libre”. Les éditorialistes du Washington Post, après avoir promu la fiction des armes de destruction massive en Irak, demandent qu’Obama attaque la Syrie. Hillary Clinton, qui s’est réjouie publiquement de son rôle de bourreau au cours de la destruction de la Libye, a indiqué de manière répétitive que, comme présidente, elle “irait plus loin” qu’Obama (NdT: Elle a publiquement dit il y a plusieurs années: “moi présidente, nous bombarderons l’Iran !”, la Syrie n’est pas seule dans le colimateur de la harpie laquais des financiers…)

Gareth Porter, un journaliste samizdat (NdT: dissident en URSS) rapportant récemment depuis Washington, a révélé les noms de ceux ayant toutes les chances d’être incorporés dans le cabinet Clinton planifiant d’attaquer la Syrie. Tous ont un historique belligérant datant de la guerre froide. L’ancien directeur de la CIA, Leon Panetta, dit que le prochain président des Etats-Unis devra “considérer ajouter des forces spéciales sur le terrain”. Ce qui est le plus remarquable maintenant avec la marée propagandiste actuelle, c’est son absurdité et sa familiarité patentée. J’ai regardé un certain nombre de films propagandistes d’archives américains des années 1950 lorsque des diplomates, des fonctionnaires, des journalistes étaient victimes d’une “chasse aux sorcières” sous le régime du sénateur McCarthy, après avoir défier la paranoïa et ses mensonges au sujet de la Russie et de la Chine. Comme une tumeur tenace, le culte anti-russe a ressurgit.

En Grande-Bretagne, Luke Harding du Guardian mène la haine anti-Russie du journal au gré d’un flot de parodies journalistiques qui assignent à Vladimir Poutine tous les défauts du monde. Lorsque les fuites dites des documents du Panama furent publiées, la une du Guardian mentionnait Poutine et il y avait une photo de Poutine, même si Poutine n’était nulle part mentionné dans ces fuites.

Comme Milosevic, Poutine est devenu le démon en chef. Ce fut Poutine qui fit abattre l’avion de ligne malais au dessus de l’Ukraine. Titre: “Aussi loin que je sois concerné, Poutine a tué mon fils.” Aucune preuve requise. Poutine fut aussi responsable du renversement par Washington (documenté et acheté) du gouvernement de Kiev en 2014. La sévère campagne russophobe qui s’en suivie, menée par des milices fascistes, contre les populations parlant russe ne fut que le résultat de “l’agression” de Poutine. Empêcher la Crimée de devenir une base de missiles de l’OTAN et protéger une population essentiellement russe qui avait positivement votée dans un referendum pour rejoindre la Fédération de Russie, de laquelle la Crimée fut enlevée et annexée, étaient toujours plus d’exemples de “l’agression” de Poutine. La diffamation par les médias devient immanquablement une guerre par les médias. Si une guerre se déclenche avec la Russie, par design ou par accident, les journalistes en porteront une énorme responsabilité .

Aux Etats-Unis, la campagne anti-russie a été élevée à un niveau de réalité virtuelle. Le colonniste du New York Times, Paul Krugman, un économiste avec un Prix Nobel, a appelé Donald Trump le “candidat sibérien” parce que dit-il, Trump est l’homme de Poutine. Trump a osé suggérer, dans un très rare moment de lucidité, qu’une guerre avec la Russie pourrait bien être une mauvaise idée. En fait, il a été plus loin et a enlevé les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine de la plateforme républicaine. “Ne serait-ce pas excellent si nous nous entendions bien avec la Russie ?” a t’il lâché.

Voilà pourquoi l’establishment libéral va t’en guerre américain le déteste. Le racisme de Trump et sa démagogie hurlante n’ont rien à voir là-dedans. Les archives de Bill et Hillary Clinton sur le racisme et l’extrémisme battent Trump à plate couture à n’importe quel moment (cette semaine est le 20ème anniversaire de la “réforme” clintonnienne de la sécurité sociale qui lança de facto une guerre contre les africains-américains). Quant à Obama: tandis que la police américaine abat à coup de flingues ses compatriotes noirs, le grand espoir siégeant à la Maison Blanche n’a rien fait pour les aider, rien fait pour soulager leur appauvrissement, le tout en menant quatre guerres rapaces et une campagne d’assassinats (par drones) sans précédent.

La CIA a demandé que Trump ne soit pas élu ; les généraux du Pentagone ont fait de même, le New York Times va t’en guerre, soufflant un peu de ses diffamations de basse classe sur Poutine, demande qu’il ne soit pas élu. Il se passe quelque chose. Ces tribunes de la “guerre perpétuelle” sont terrifiées que les affaires rapportant des milliards de dollars avec la guerre, par laquelle les Etats-Unis maintiennent également leur domination, seront amoindries si Trump arrive à un accord avec Poutine, puis avec Xi Jinping de la Chine. Leur panique à la possibilité que la plus grande puissance du monde puisse parler de paix, même si cela a peu de chances d’arriver, serait la farce la plus noire, si les choses n’étaient pas si tendues.

“Trump aurait adoré Staline!” a gémi le vice-président Joe Biden lors d’un rally pour Clinton. Clinton hochant de la tête, il cria “Nous ne courbons jamais l’échine. Nous ne nous agenouillons jamais. Nous n’abandonnons jamais. La ligne d’arrivée nous appartient. Voilà ce que nous sommes. Nous sommes l’Amérique !”

En GB, Jeremy Corbyn a aussi excité une hystérie collective de la part des faiseurs de guerre du parti travailliste ainsi que des médias dévoués à le laminer. Lord West, ancien amiral de la flotte et ministre travailliste l’a bien dit. Corbyn prenait une position anti-guerre jugée “inconcevable” “parce que cela amène les masses non pensantes à voter pour lui.”

Dans un débat avec celui qui défi le leadership Owen Smith, le modérateur demanda à Corbyn: “Comment agiriez-vous devant la violation par Poutine de l’intégrité d’un état membre de l’OTAN?” Corbyn répondit: “Vous devriez en première instance éviter cela. Vous construiriez un bon et durable dialogue avec la Russie… Nous essaierions d’introduire une démilitarisation de la zone frontière entre la Russie, l’Ukraine et les autres pays frontaliers de la Russie en Europe de l’Est. Ce que nous ne pouvons pas permettre, c’est une série d’escalades militaires calamiteuses de chaque côté, ce qui ne peut mener qu’à un grand danger.”

Acculer pour savoir s’il autoriserait la guerre contre la Russie, Corbyn répliqua: “Si vous le devez, je ne veux pas entrer en guerre, ce que je désire est un monde où nous n’aurions pas besoin d’entrer en guerre.”

La ligne qu’emprunte le questionnement des médias doit beaucoup à la montée en flèche des faiseurs de guerre libéraux en Grande-Bretagne (NdT: Idem en France, ce qui démontre bien que tout ceci est planifié ailleurs et transmis aux rouages politiques à la botte de l’agenda oligarchique). Le parti travailliste et les médias leur ont offert de longue date des opportunités de carrière. Pendant un certain temps, le tsunami moral du grand crime commis en Irak les a laissé quelque peu en suspend, leurs inversions de la vérité étant un embarassement temporaire. Nonobstant Chilcot et la montagne de faits incriminants, Blair demeure leur inspiration, parce qu’il fut un “vainqueur”.

Le journalisme ou l’érudisme dissidents ont depuis été systématiquement bannis ou vus comme inappropriés, les idées démocratiques vidées de leurs sens et remplies par une “politique identitaire” qui méprend le genre pour le féminisme et l’angoisse publique avec la libération et ignore volontairement l’état de violence et le profit généré par les armes qui détruisent un nombre incalculable de vies dans des endroits reculés comme le Yémen ou la Syrie et acquiesce pour une guerre nucléaire en Europe et dans le monde.

Le brassage de gens de tous les âges autour de la montée spectaculaire de Jeremy Corbyn contre tout cela dans une certaine nesure. Sa vie a été passée à mettre les feux de la rampe sur les horreurs de la guerre. Le problème de Corbyn et de ses supporteurs, c’est le parti travailliste. En Amérique, le problème des dizaines de milliers de suiveurs de Bernie Sanders fut le parti démocrate, sans mentionner la trahison ultime de leur grand espoir blanc. Aux Etats-Unis, patrie des grands droits civiques et des mouvements anti-guerre, c’est le mouvement Black Lives Matter et ceux comme Codepink qui sont en train de poser les jalons de la version moderne.

Car seul un mouvement qui grossit dans toutes les rues et au travers des frontières, sans abandonner, peut arrêter les va t’en guerre. L’an prochain, il y aura un siècle depuis que Wilfred Owen écrivit ce qui suit. Chaque journaliste devrait le lire et surtout, s’en rappeler.

If you could hear, at every jolt, the blood

Come gargling from the froth-corrupted lungs,

Obscene as cancer, bitter as the cud

Of vile, incurable sores on innocent tongues,

My friend, you would not tell with such high zest

To children ardent for some desperate glory,

The old lie: Dulce et decorum est

Pro patria mori.

Note de Résistance 71: Ce petit “poème en prose”, comme tout texte de ce style, est très difficile à traduire sans en trahir le style et la teneur, nous nous y essayons, mais gardons le texte original ci dessus en référence…

Cela pourrait se traduire comme suit:

 “Si tu pouvais entendre, à chaque décharge, le sang

Gargouillant depuis les poumons viciés de spume,

Obscène comme un cancer, amer comme un surillon

D’aphtes vils et incurables sur des langues innocentes,

Mon ami, tu ne parlerais pas avec un tel enthousiasme

Aux enfants ardents de quelque gloire désespérée,

Du vieux mensonge: Qu’il est doux et bienséant de mourir pour la patrie*.”

 

(*) traduction du latin dans le texte: Dulce et decorum est pro patria mori.

Aux clairons des va t’en guerre politiques occidentaux répond la voix de la sagesse (expatriée) russe…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 3 juin 2016 by Résistance 71

Excellent texte auquel, dans le contexte étatique toujours en vigueur, nous adhérons tant il est vrai que c’est lorsque les voix de la modération anti-guerre ne se font plus suffisamment entendre que le danger s’accroit exponentiellement…

— Résistance 71 —

 

Un avertissement russe

Dmitry Orlov, le Saker, Victor Katsap et Evguenia Gourevitch

2 Juin 2016

url de l’article en français:

http://lesakerfrancophone.fr/un-avertissement-russe

Nous, soussignés, sommes Russes, vivant et travaillant aux États-Unis. Nous avons suivi avec une inquiétude croissante les politiques actuelles des États-Unis et de l’OTAN, qui ont mis les États-Unis sur une trajectoire de collision extrêmement dangereuse avec la Fédération de Russie, ainsi qu’avec la Chine. Beaucoup de patriotes américains respectés, tels que Paul Craig Roberts, Stephen Cohen, Philip Giraldi, Ray McGovern et beaucoup d’autres, ont émis des avertissements de menace d’une troisième guerre mondiale.

Mais leurs voix se sont perdues dans le vacarme des média de masse, pleins d’histoires trompeuses et inexactes, qui caractérisent l’économie russe comme étant en ruine et l’armée russe comme faible, le tout sans apporter aucune preuve. Mais nous, ayant le savoir à la fois de l’histoire russe et de l’état actuel de la société russe et de son armée, ne pouvons pas avaler ces mensonges. Nous pensons maintenant qu’il est de notre devoir, en tant que Russes vivant aux États-Unis, d’avertir le peuple américain qu’ont leur a menti, et nous leur devons la vérité. Et la vérité est simple:

S’il devait y avoir une guerre avec la Russie, les États-Unis seraient très certainement détruits, et la plupart d’entre nous mourraient.

Prenons un peu de recul pour remettre ce qui se passe dans un contexte historique. La Russie a beaucoup souffert aux mains des envahisseurs étrangers, perdant 22 millions de personnes lors de la Seconde Guerre mondiale. La plupart des morts étaient des civils, parce que le pays a été envahi, et les Russes ont juré de ne jamais laisser une telle catastrophe se reproduire. Chaque fois que la Russie avait été envahie, elle en est sortie victorieuse. En 1812, Napoléon a envahi la Russie; en 1814, la cavalerie russe entrait dans Paris. Le 22 juillet 1941, la Luftwaffe de Hitler a bombardé Kiev. Le 8 mai 1945, les troupes soviétiques roulaient dans Berlin.

Mais les temps ont changé. Si Hitler avait attaqué la Russie d’aujourd’hui, il serait mort 20 à 30 minutes plus tard, son bunker réduit à des décombres rougeoyants, par la frappe d’un missile de croisière supersonique Kalibr, lancé à partir d’un petit navire de la marine russe, quelque part dans la mer Baltique. Les capacités opérationnelles de la nouvelle armée russe ont été démontrée de manière éclatante lors de l’action récente contre ISIS, al-Nosra et les autres groupes terroristes financés par l’étranger et opérant en Syrie. Il y a longtemps, la Russie a dû répondre aux provocations en combattant au sol sur son propre territoire, puis en lançant une contre-invasion; mais ce n’est plus nécessaire. Les nouvelles armes de la Russie fourniront les moyens de représailles immédiats, indétectables, imparables et parfaitement mortels.

Ainsi, si demain une guerre devait éclater entre les États-Unis et la Russie, il est garanti que les États-Unis seraient vaporisés. Au minimum, il n’y aurait plus de réseau électrique, plus d’internet, plus de pipelines de pétrole et de gaz, plus de système d’autoroutes, plus de transport aérien ou de navigation par GPS. Les centres financiers se trouveraient en ruines. Le gouvernement à tous les niveaux cesserait de fonctionner. Les forces armées américaines stationnées tout autour du globe ne seraient plus réapprovisionnées. Au maximum, l’ensemble du territoire des États-Unis serait couvert par une couche de cendres radioactives. Nous vous disons ceci non pour être alarmiste, mais parce que, sur la base de tout ce que nous savons, nous sommes nous-mêmes inquiets. En cas d’attaque, la Russie ne reculera pas; elle ripostera, et elle anéantira complètement les États-Unis.

Le leadership américain a tout fait pour pousser la situation au bord de la catastrophe. Tout d’abord, ses politiques anti-russes ont convaincu les dirigeants russes que faire des concessions ou négocier avec l’Occident était futile. Il est devenu évident que l’Occident soutiendra toujours tout individu, ou mouvement ou gouvernement, qui serait anti-russe, que ce soit des oligarques russes pratiquant l’évasion fiscale, des criminels de guerre ukrainiens condamnés, des terroristes en Tchétchénie soutenus par les wahhabites saoudiens ou des punks profanant les cathédrales à Moscou. Maintenant que l’OTAN, en violation de ses promesses antérieures, s’est étendue jusqu’à la frontière russe, avec des forces américaines déployées dans les États baltes à portée d’artillerie de Saint-Pétersbourg, la deuxième plus grande ville de Russie, les Russes n’ont nulle part où reculer. Ils n’attaqueront pas; ils ne vont pas s’effondrer ou se rendre. La direction russe bénéficie de plus de 80% de soutien populaire; les 20% restants semblent penser qu’elle est trop molle face à l’opposition occidentale envahissante. Mais la Russie ripostera, et une provocation ou une simple erreur pourrait déclencher une séquence d’événements qui se terminerait avec des millions d’Américains morts et des États-Unis en ruines.

Contrairement à de nombreux Américains, qui voient la guerre comme une aventure victorieuse passionnante à l’étranger, les Russes détestent la guerre et en ont peur. Mais ils y sont aussi prêts, et ils se préparent à la guerre depuis plusieurs années maintenant. Leurs préparatifs ont été des plus efficaces. Contrairement aux États-Unis, qui dilapident des milliards sur des programmes d’armes douteux et hors de prix tels que le F-35, l’avion de combat multi-rôles, les Russes sont extrêmement avares avec leurs roubles investis dans des systèmes de défense, obtenant jusqu’à 10 fois la mise en dollars par rapport à l’industrie de défense ballonnée des États-Unis. Il est vrai que l’économie russe a souffert d’un faible prix de l’énergie, mais elle est loin d’être en ruine, et un retour à la croissance est attendu dès l’année prochaine. Le sénateur John McCain a une fois traité la Russie de «station de gaz se faisant passer pour un pays». Eh bien, il a menti. Oui, la Russie est le plus grand producteur de pétrole du monde et le deuxième plus grand exportateur de pétrole, mais elle est aussi le plus grand exportateur mondial de céréales et de technologie de l’énergie nucléaire. Elle est aussi avancée et sophistiquée que la société des États-Unis. Les forces armées de la Russie, à la fois classiques et nucléaires, sont maintenant prêtes à se battre, et elles sont plus qu’un simple match pour les États-Unis et l’OTAN, en particulier si une guerre devait éclater quelque part près de la frontière russe.

Mais un tel combat serait suicidaire pour les deux côtés. Nous croyons fermement qu’une guerre conventionnelle en Europe intègre une forte chance de tourner à un conflit nucléaire très rapidement, et que toute frappe nucléaire US / OTAN sur les forces ou le territoire russes déclencherait automatiquement une frappe nucléaire russe de rétorsion sur le continent américain. Contrairement aux déclarations irresponsables faites par certains propagandistes américains, les systèmes de missiles anti-balistiques des États-Unis sont incapables de soustraire leur peuple à une frappe nucléaire russe. La Russie a les moyens de frapper des cibles aux États-Unis avec des armes nucléaires à longue portée, ainsi qu’avec des armes conventionnelles.

La seule raison pour laquelle les États-Unis et la Russie se sont retrouvés sur une trajectoire de collision, au lieu de désamorcer les tensions et de coopérer sur un large éventail de problèmes internationaux, est le refus obstiné de la direction des États-Unis d’accepter la Russie comme un partenaire égal: Washington veut désespérément être le leader mondial et la nation indispensable, alors même que son influence diminue progressivement, dans le sillage d’une suite de décisions en politique étrangère et de désastres militaires tels que l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Yémen et l’Ukraine. Un leadership mondial américain sans partage est quelque chose que ni la Russie, ni la Chine, ni la plupart des autres pays ne sont prêts à accepter. Cette perte graduelle mais apparente de pouvoir et d’influence, a rendu la direction des États-Unis hystérique; et il n’y a qu’un petit pas de l’hystérie au suicide. Les dirigeants politiques de l’Amérique doivent être placés sous surveillance pour prévenir ce suicide.

D’abord et avant tout, nous faisons appel aux commandants des forces armées américaines pour suivre l’exemple de l’amiral William Fallon, qui, lorsqu’on l’interrogeait sur une guerre avec l’Iran, aurait répondu «pas avec moi aux commandes». Nous savons que vous n’êtes pas suicidaires, et que vous ne voulez pas mourir à cause d’un hybris impérial hors de contrôle. Si possible, s’il vous plaît, dites à vos soldats et confrères et, surtout, à vos supérieurs civils, que la guerre avec la Russie ne se fera pas tant que vous serez aux commandes. À tout le moins, faites-en le serment à vous-même, et le jour viendra, quand l’ordre suicidaire sera délivré, de refuser d’exécuter sur le terrain un tel acte criminel. Rappelez-vous que, selon le Tribunal de Nuremberg,  «Lancer une guerre d’agression […] est non seulement un crime international; mais c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerre que parce qu’il contient en lui-même le mal dans toute sa dimension». Depuis Nuremberg, l’excuse «je ne faisais que suivre les ordres» n’est plus un moyen de défense valable. S’il vous plaît, ne soyez pas des criminels de guerre.

Nous lançons également un appel au peuple américain à prendre des mesures pacifiques mais puissantes, pour s’opposer à tout politicien ou tout parti qui se livrerait à des provocations irresponsables sous forme de Russian bashing, et qui tolèrerait et soutiendrait une politique de confrontation inutile avec une superpuissance nucléaire capable de détruire l’Amérique en une heure. Parlez, brisez la barrière de la propagande des médias de masse, et faites prendre conscience à vos compatriotes américains de l’immense danger d’une confrontation entre la Russie et les États-Unis.

Il n’y a aucune raison objective à ce que les États-Unis et la Russie se considèrent mutuellement comme adversaires. La confrontation actuelle est entièrement le résultat des vues extrémistes du culte néo-conservateur, dont les membres ont été autorisés à infiltrer le gouvernement fédéral américain sous la présidence de Bill Clinton, et qui considèrent tout pays refusant d’obéir à leurs diktats comme un ennemi à broyer. Grâce à leurs efforts inlassables, plus d’un million de personnes innocentes ont déjà péri en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Pakistan, en Ukraine, au Yémen, en Somalie et dans de nombreux autres pays, à cause de leur insistance maniaque à penser que les États-Unis doivent être un empire mondial, pas seulement un pays normal, et que chaque chef de gouvernement national doit se prosterner devant eux ou être renversé. En Russie, cette force irrésistible a finalement rencontré un objet immobile. Ils doivent être contraints de reculer avant de tous nous détruire.

Nous sommes absolument et catégoriquement certains que la Russie n’attaquera jamais les États-Unis, ni aucun État membre de l’UE, que la Russie n’est pas du tout intéressée à recréer l’URSS, et qu’il n’y a pas de menace russe ou d’agression russe. Une grande partie de la réussite économique récente de la Russie a beaucoup à voir avec la séparation d’avec ses anciennes dépendances soviétiques, lui permettant de poursuivre une politique de Russie d’abord. Mais nous sommes tout aussi certains que si la Russie est attaquée, ou même menacée d’être attaquée, elle ne reculera pas, et que les dirigeants russes ne vacilleront pas. Avec une grande tristesse et le cœur lourd, ils feront le devoir pour lequel ils ont prêté serment et lâcheront un barrage nucléaire dont les États-Unis ne se remettront jamais. Même si l’ensemble de la direction russe est tuée par une première frappe, la Main de la mort (le système Perimetr) lancera automatiquement assez de missiles nucléaires pour effacer les États-Unis de la carte politique. Nous estimons qu’il est de notre devoir de faire tout notre possible pour éviter une telle catastrophe.

Evgenia Gurevich, Ph.D.

http://thesaker.ru

Victor Katsap, PhD, Sr. Scientist

NuFlare Technology America, Inc.

Dmitry Orlov 
http://cluborlov.blogspot.com

The Saker (A. Raevsky) 
http://thesaker.is

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Pays du goulag levant, OTAN, Russie et 3ème guerre mondiale: La déconfiture occidentale annoncée (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 27 mai 2016 by Résistance 71

Ne souhaitez pas trop fort: la Russie est prête à la guerre

Pepe Escobar

23 Mai 2016

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article44725.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ainsi donc les ministres des affaires étrangères des 28 pays membres de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours, alors que la formidable puissance militaire du Montenegro était adoubée comme nouveau membre.

Le Robocop mondial que se veut être l’OTAN a discuté de manière tout à fait prévisible de l’Afghanistan (une guerre que l’OTAN a ignoblement perdu), de l’Irak ( une guerre que le Pentagone a ignoblement perdu), la Libye (une nation que l’OTAN a transformé en un état décrépi, dévasté par un enfer de guerres miliciennes), la Syrie (une nation que l’OTAN, via la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà dans un enfer de guerre miliciennes).
Les Afghan doivent maintenant demeurer persuadés que la mission de soutien résolu de l’OTAN, plus le “soutien financier des forces afghanes”, assureront finalement le succès de l’Opération Enduring Freedom pour toujours.

Les Libyens doivent demeurer convaincus, des mots mêmes de la figure de proue de l’OTAN Jens Stoltenberg, que nous “devrons être prêts à soutenir le nouveau gouvernement d’accord national en Libye”.

Stoltenberg a dûment confirmé: “Nous avons déjà décidé d’améliorer notre présence dans la partie orientale de l’alliance. Nos planificateurs militaires ont émis des propositions pour que plusieurs bataillons soient déployés dans plusieurs pays de la région. Aucune décision n’a encore été prise quant au nombre et aux endroits de déploiement.

Ces “quelques bataillons” pathétiques ne vont pas faire perdre le sommeil aux planificateurs russes. La véritable mesure est le déploiement du système Aegis Ashore en Roumanie la semaine dernière, plus un autre à venir en Pologne en 2018. Ceci a été véhémentement opposé par Moscou depuis le début des années 2000. L’argument de l’OTAN que l’Aegis représente une protection contre la “menace” des missiles ballistiques de l’Iran, n’est pas même digne d’un jeu de cour de récrée de maternelle.

Tous les planificateurs russes savent pertinemment que le système Aegis n’est pas un système défensif. Ceci est un changement de règle dangereux, comme dé-localiser la capacité nucléaire américaine en Europe de l’Est. Rien d’étonnant donc à ce que le président Poutine ait dû clarifier que la Russie répondrait “adéquatement” à toute menace envers sa sécurité.

Ainsi, la guerre froide 2.0 vient de se redéclencher.

Un ancien adjoint commandant de l’OTAN a grimpé aux rideaux lorsque des têtes plus saines se demandèrent si Moscou tôt ou tard, n’en aurait pas assez de toutes ces salades et se préparerait pour la guerre.

Ce patriote inutile

On pourrait dire que les isolés du pouvoir néocons et conservateurs néolibéraux de Washington, dans un même élan, ne veulent pas d’une guerre ouverte avec la Russie. Ce qu’ils veulent, à part engranger toujours plus de fric pour le Pentagone, est faire monter la sauce de telle façon que Moscou plie les gaules, argument basé sur une analyse rationnelle du coût. Pourtant le prix du pétrole va inévitableent augmenter en 2016 et sous ce scenario, Washington est grand perdant.. Alors on verra peut-être une augmentation des taux d’intérêts de la Fed (avec bien sûr tout le pognon continuant à aller directement à Wall Street) pour tenter de renverser le scenario.

Des comparaisons de la préparation de l’OTAN actuelle aux préparations de la seconde guerre mondiale ou même de l’OTAN en opposition au Pacte de Varsovie, sont amateures. Le THAAD et les missiles Patriots sont inutiles et ne valent pas un pet de lapin et ce dixit la force de défense israélienne elle-même, c’est pourquoi ils ont essayé de l’améliorer avec le soi-disant “Dôme de Fer”.

Dans le même temps, ces nouveaux “bataillons” militaires de l’OTAN sont sans substance. La poussée de base derrière l’action du Pentagone sous l’égide du nouveau con Ash Carter, continue à vouloir pousser la Russie toujours plus loin en Syrie et en Ukraine (comme si Moscou était réellement militairement impliqué dans un bourbier ukrainien et voudrait même l’être…) ; piéger la Russie dans des guerres par procuration, et la saigner économiquement en incapacitant ses gros revenus sur les exportations de gaz et de pétrole.

La Russie ne veut pas et n’a aucun besoin de la guerre. Et pourtant, le narratif occidental de “l’agression russe” n’arrête jamais. Ainsi, il est toujours très instructif de revenir à cette étude de la RAND Corporation, qui a examiné ce qui se passerait si une guerre éclatait effectivement. RAND a atteint la conclusion “non ambigüe”, après une série de simulations effectuée en 2015, que la Russie pourrait battre à plate couture l’OTAN en juste 60 heures, si pas moins, si jamais il y avait une guerre active sur le sol européen.
Note de Résistance 71: Ah quel progrès avec des armées de métiers !!… Pour ceux de nos lecteurs qui sont assez âgés pour avoir connu l’armée de conscription, il y a plus de 30 ans, il était dit aux trouffions de base appelés et basés en Allemagne dans les régiments français, que la “mission” était de tenir 48 heures contre les hordes bolchéviques pour que çà puisse se réorganiser “à l’arrière” et retarder Ivan Ilitch Tovaritch d’accéder à l’océan Atlantique !… En 30 ans, on est passé de 48 heures d’espérance de vie à 60 (en comptant large)… Les poilus doivent gigoter grave dans leurs tombes… Ces conscrits qui tinrent plus de 4 ans contre les hordes teutonnes du moment…

La RAND Corporation est essentiellement un poste avancé de la CIA, et donc une machine de propagande bien huilée. Pourtant ce n’est pas de la propagande que de dire que les états baltes et l’Ukraine tomberaient en moins de trois jours face à l’armée russe. Quoi qu’il en soit, la suggestion faite que quelques divisions blindées et plus de puissance aérienne supplémentaires de l’OTAN feraient une différence matérielle est une vaste fumisterie.

Le système Aegis change la donne dans la mesure où il qualifie une zone de lancement pour la défense US anti-missiles. Pensez à des missiles américains ayant un temps de vol minimum, de l’ordre de 30 minutes, de Moscou, ceci est une menace certifiée pour la nation russe. L’armée russe a aussi été “sans ambiguité” dans sa réponse, s’il est reconnu que l’OTAN, via la Pentagone, essaie un truc marrant, il y aura des raisons valables pour une frappe préventive au moyen des missiles Iskander-M depuis la Transnitrie, comme pour la destruction des missiles US par des armes de précision placées de manière bien utile.

Dans le même temps, Moscou a été couronnée de succès en Syrie, même si bien entendu les jeux ne sont pas faits. Alors ce qu’il reste au Pentagone, via l’OTAN, est essentiellement de jouer la carte de la tactique de la trouille. Ils savent que la Russie est préparée à la guerre, certainement bien mieux que l’OTAN du reste. Ils savent que ni Poutine, ni l’armée russe ne vont plier à cause de cette terreur de cour de récrée de maternelle. Quant au ton un peut trop conciliant du Kremlin envers Washington, tout çà risque de changer très bientôt.

Dites bonjour à mes S-500

L’armée russe est en phase de tester ses premiers prototypes de défense anti-aérienne et anti-missiles S-500 Prométée alias les 55R6M Triomphateur M, capables de détruire des missiles ballistiques inter-continentaux (MBIC), des missiles de croisière hypersoniques et des avions à une vitesse de plus de Mach 5, aussi capables de détecter et d’attaquer simultanément jusqu’à 10 têtes de missiles à une distance utile de 1300km. Ceci veut dire que les S-500 peuvent pulvériser des missiles balliistiques avant même que leurs têtes nucléaires ne repénètrent dans l’atmosphère terrestre.

Donc dans le cas de l’OTAN patte de velours style RAND Corporation, les S-500 élimineraient complètement toute la puisance aérienne de l’OTAN au-dessus des états baltes, tandis que les missiles ultra avancés de type Kornet détruiraient tous les véhicules blindés de l’OTAN et ceci ne considère même pas l’enfer déchaîné par les armes conventionnelles.

Si çà en vient aux mains de manière nucléaire, les missiles anti-missiles S-400 et spécifiquement les S-500 bloqueraient tous les MBIC américains, les missiles de croisière et les avions furtifs. Les drones offensifs seraient bloqués par des défenses anti-drones. Le S-500 consigne pour ainsi dire les avions furtifs style F-22, F-35 et le B-2 dans les poubelles de la technologie militaire.

La réalité est que la Russie, en termes de développement de missile hypersonique, est en avance d’à peu près quatre générations sur les Etats-Unis si on le mesure par le développement progressif des systèmes S-300, S-400 et S-500. Hypothétiquement, on pourrait décrire le prochain système, déjà sur plan, comme le S-600. Cela prendrait aux Etats-Unis au moins 10 ans pour développer et sortir un nouveau système d’armement efficace, ce qui en termes militaires représente… une génération. Tout planificateur du Pentagone qui vaut son plan de retraite devrait savoir cela.

Les missiles russes – et chinois – sont déjà capables de mettre hors d’état de nuire les systèmes de guidage par satellite des MBIC nucléaires et des missiles de croisière américains. Ils pourraient aussi incapaciter les systèmes d’alerte et de détection rapides que les constellations de satellites donneraient. Le temps de vol d’un MBIC nucléaire lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d’engins russe jusqu•à disons la côte Est-Américaine est de moins de 20 minutes. Ainsi un système de détection et d’alerte très rapide est absolument critique. Ne comptez pas sur la daube des THAAD et des missiles patriots pour faire le boulot. Une fois encore, la technologie hypersonique russe a déjà rendu la totalité du système de défense américain aux Etats-Unis et en Europe complètement obsolète.

Alors pourquoi Moscou est si préoccupée par le placement par le Pentagone de son système Aegis si près des frontières russes ? Une réponse crédible serait de dire que Moscou est toujours concernée par le fait que le complexe militaro-indistriel américian pourrait développer un système de défense anti-missiles vraiment efficace même s’ils ont quatre générations de retard.

En même temps, les planificateurs du Pentagone ont des raisons d’être très inquiets par ce qu’ils savent ou supputent. Aussi, l’armée russe, de manière très asiatique, ne révèle jamais toutes ses cartes. Le point clef doit être répété encore et toujours: le système de défense S-500 est impénétrable et permet à la Russie, pour la première fois dans l’histoire, de lancer une première attaque nucléaire préventive efficacement si elle le désire et si elle choisit de le faire en étant dans le même temps immunisée contre toute rétaliation.

Le reste n’est que blablatage. Et pourtant, attendez-vous à ce que le discours du Pentagone et de l’OTAN demeure le même. Après tout, le complexe militaro-indiustriel et de la sécurité est une hydre dévoreuse de fric et avoir un ennemi puissant en face est une obligation (le “califat” islamiste bidon de Daesh compte pour du beurre…)

Le narratif de la menace demande que la Russie doive accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN. La Russie n’a pas le droit de répondre en quelque circonstance que ce soit, toute réponse de sa part sera marquée du sceau de “l’agression russe”. Si la Russie se défend, ceci sera “exposé” comme étant une provocation inacceptable et pourrait même servir de prétexte pour une attaque préemptive de l’OTAN contre la Russie.

Maintenant, laissons les planificateurs du Pentagone/OTAN retourner jouer dans la cour de récrée de leur école maternelle de luxe.

Nouvel Ordre Mondial: La 3ème guerre mondiale a commencé (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 avril 2016 by Résistance 71

La troisième guerre mondiale a commencé

Paul Craig Roberts

25 Avril 2016

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/04/25/world-war-iii-has-begun-paul-craig-roberts/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La troisième guerre mondiale est en train d’être combattue dès maintenant. Encore combien de temps avant qu’elle ne passe à l’étape violente ?…

Washington est en train de mener une guerre économique et de propagande contre quatre des membres de l’association des BRICS, Brésil-Russie-Inde-Chine et Af’Sud. Le Brésil et l’Af’sud sont en ce moment même déstabilisés au moyen de scandales politiques fabriqués. Les deux pays sont remplis de politiciens financés et contrôlés par Washington et d’une cohorte d’ONG du même acabi. Washington concocte un scandale, envoie leurs ordres de marche à ses agents politiques leur demandant de prendre action contre le gouvernement en place et envoie ses ONG marionnettes dans les rues pour manifester.

Washington a essayé cela contre la Chine avec la “manifestation estudiantine” orchestrée de Hong Kong, espérant que les manifestations débordent sur la Chine, mais cela a échoué. Washington a aussi essayé cela contre la Russie avec une manifestation orchestrée contre la réélection de Poutine et cela a encore échoué.

Pour déstabiliser la Russie, Washington a besoin d’avoir plus d’emprise à l’intérieur du pays. Afin de gagner plus d’emprise, Washington a travaillé avec les méga-banques de New York et les Saoudiens pour faire chuter les prix du pétrole de son niveau à plus de 100 US$ le baril à sous les 30 US$. Ceci a mis une certaine pression sur les finances russes et sur sa monnaie le Rouble. En réponse aux besoins budgétaires russes, les alliés de Washington en Russie ont poussé le président Poutine à privatiser des secteurs importants de l’économie russe afin de lever les capitaux étrangers suffisants pour couvrir le déficit budgétaire et soutenir le Rouble. Si Poutine craque, d’importants biens vont bouger du contrôle russe vers le contrôle de Washington.

A mon avis, ceux qui poussent pour la privatisation sont soit des traîtres ou alors complètement stupides. Quoi qu’il en soit, ils sont un danger immédiat à l’indépendance de la Russie.

Eric Draitser fournit quelques détails au sujet de l’assaut américain sur la Russie: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-western-banks-governments-launch-full-spectrum-assault-russia-part/215761/

sur l’attaque de Washington contre l’Afrique du sud: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-empires-destabilizing-hand-reaches-south-africa/215126/

et de Washington contre le Brésil: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-empire-strikes-back-brazil/214943/

Pour mon article sur l’attaque de Washington sur l’indépendance latino-américaine voir: http://www.paulcraigroberts.org/2016/04/22/washington-launches-its-attack-against-brics-paul-craig-roberts/

Comme je l’ai souvent fait remarquer, les néoconservateurs sont devenus complètement fous, menés qu’ils sont par leur arrogance et mépris total. Dans leur délire de poursuite de l’hégémonie américaine sur le monde, ils ont fait fi de toute précaution dans leur détermination à déstabiliser la Russie et la Chine.

En mettant en place des politiques économiques néo-libérales qui leur sont imposées par leurs économistes entraînés et formatés dans la tradition néo-libérale occidentale, les gouvernements chinois et russe sont en train de sucomber aux desideratas de Washington. En avalant tout rond la ligne du “mondialisme” avec bouchon et hameçon, en utilisant le dollar US, en participant au système de paiements occidental (NdT: SWIFT), en s’ouvrant aux possibilités de déstabilisation par les flux et reflux de capitaux étrangers, en hébergeant des banques américaines, en permettant une propriété étrangère dans leur pays respectif, les gouvernements russe et chinois se sont mis eux-mêmes en position d’être déstabilisés.

Si la Russie et la Chine ne se désengagent pas du système occidental et n’expulsent pas leurs économistes néo-libéraux, elles devront entrer en guerre afin de défendre leur souveraineté.