Mensonge et environnement: Le désastre du gaz de schiste…

De plus n’oublions jamais une chose: Tous les hydrocarbures plus lourd que le méthane ne sont pas biotiques, « fossiles », mais abiotiques, d’origine non organique profonde. Les réserves de pétrole et d e gaz naturel sont inépuisables à l’échelle humaine, nus nageons littéralement dedans, aucun besoin de cette ineptie de gaz de schiste, pompa à fric, pompe à gogos, plus désastreux sur un plan envronnemental. Faut-Il trouver une alternative aux hydrocarbures ? Bien sûr ! Pour ce faire il faut commencer par remettre le prix du baril de pétrole à sa véritable valeur: 10 US$ le baril, c’est tout ce que çà vaut, aucune rareté du produit. Si les prix chutent, alors les alternatives viendront comme par enchantement, le tout sera de ne pas les laisser approprier par les mêmes ordures monopolistes !

Voir notre dossier Pétrole Abiotique.

— Résistance 71 —

 

Gaz de Schiste: la bulle à gogos

 

Georges Stanéchy

 

23 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/06/gaz-de-schiste-la-bulle-a-gogos.html

 

« Cette pensée, moins faible qu’elle n’est débile, capitule en réalité devant le scientisme et son compère le (libéralisme de) Marché. »
Augustin Berque  (1)

Les digues de la censure craquent de toutes parts…

Une à une, maintenant par paquets, les informations, surnageant, se répandent. Dans tous les sens.

Oui, le mirage du « Gaz de Schiste » que les pétroliers, avec leur colossal appareil de « désinformation-intoxication », nous présentaient comme la pierre philosophale, la révolution de « l’Indépendance Energétique », se révèle pour ce qu’il est : une arnaque à la crédulité. Une escroquerie pour « gogos » béats, anesthésiés, imperméables à tout esprit critique.

Malgré les mises en garde répétées de nombreux spécialistes, observateurs et analystes. (2) Etouffées, il est vrai, par nos médias s’autoproclamant « décrypteurs de l’information »…

L’un des géants du métier ExxonMobil, dans son rapport 2013, nous assurait qu’à partir de 2025, grâce aux gaz de schiste, les Etats-Unis deviendraient exportateurs nets d’hydrocarbures !…
Prévisions confortées auparavant par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), dans son rapport 2012, annonçant qu’à partir de 2017, l’Arabie saoudite perdrait sa place de premier producteur mondial de pétrole au profit des Etats-Unis… (3)

Normal…

Le secteur de l’énergie et celui des mirobolantes « Nouvelles Technologies » ne sont-ils pas des adeptes de ces effets d’annonce, créations de bulles à répétitions ?… Relevant davantage de divagations rocambolesques, étayées par d’impitoyables calculs cyniques, pour faire les poches du chaland, que d’une approche sérieusement industrielle et scientifique.

Fantomatiques  » réserves prouvées « 

Souvenons-nous de l’arnaque Enron

Gigantesque entreprise de production, de négoce, d’énergie électrique et de gaz naturel, dont le siège était à Huston au Texas, qui atteignait un chiffre d’affaires, en 2000, de 101 milliards de dollars. Classée six années consécutives par la célèbre publication Fortune, spécialisée dans la finance et l’économie mondiales, comme étant la société américaine la plus innovante (« America’s Most Innovative Company« )…

Avant de faire faillite le 2 décembre 2001, pour multiples, systématiques, remarquablement organisées, fraudes et manipulations comptables. Entraînant dans sa chute le célèbre cabinet international d’audit et de certification Arthur Andersen

En écritures comptables, le gaz de schiste n’échappe pas à des cabrioles similaires… Plus particulièrement dans la surévaluation des « réserves prouvées » de gaz de schiste. « Prouvées » comment ? Par qui ? L’entreprise elle-même, agissant en juge et partie ?…

La décrue commence. Par prudence, la plupart des intervenants sur le marché nord-américain viennent de revoir à la baisse l’évaluation de ces actifs artificiellement gonflés dans leurs bilans, publications et déclarations. Déjà en 2013, ils ont diminué collectivement de plus de 35 milliards de dollars leurs estimations de réserves antérieurement « prouvées » (BHP Billiton, British Petroleum, Chesapeake Energy, EnCana, SouthWest Energy, etc.). Soit une diminution moyenne de 20%… (4)

Encore plus impressionnant : le mirifique gisement gazier de Marcellus (Marcellus Shale), réputé un des plus importants bassins de gaz de schiste du monde, vient d’être révisé à la baisse… Situé, réparti, dans les sous-sols de quatre Etats : Etat de New-York, Ohio, Pennsylvanie, et Virginie de l’Ouest. Chute vertigineuse dans l’actualisation du chiffrage des réserves : de 410 « tcf » (trillion cubic feet) on tombe à 50 « tcf » !… Huit fois moins.

Drastique révision qui n’épargne pas, non plus, un autre des gisements « géants » de l’Amérique du nord, celui de Monterey en Californie. La « US Energy Information Administration » (US EIA) vient de lui infliger un cataclysmique  coup d’éponge : moins 96 % !… (5)  Alors que les « pétroliers » affirmaient qu’il représentait, d’après leurs « scientifiques mesures » : 64 % des réserves en gaz de schiste des Etats-Unis…

C’est à partir de telles estimations exagérées que de multiples « études », certaines cautionnées par des universités (l’Université de Californie dans le cas du gisement de Monterey), avaient élaboré courbes et certitudes sur la création de millions d’emplois, de fabuleuses rentrées fiscales, et autres rêves à  la Perrette et son pot au lait

Jusqu’à l’AIE, qui reconnaît son erreur d’appréciation et de prospective !

Infirmant ses triomphales annonces sur les « 100 ans à venir d’indépendance énergétique » grâce au gaz de schiste. Non seulement les réserves de gaz de schiste s’avèrent un mythe, par la faiblesse des réserves et leurs coûts d’exploitation prohibitifs, mais les grands gisements traditionnels s’épuisent : Bakken dans le Dakota du Nord et Eagle Ford au Texas.

Pour admettre dans son rapport de ce mois de juin que, dès 2020, les Etats-Unis vont connaître une forte baisse de leur production nationale d’hydrocarbures :
 »… output from North America plateaus [from around 2020] and then falls back from the mid-2020s onwards. » (6)

Et, comme les Etats européens, devenir : « fortement dépendants des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient » (increasingly dependent on Middle East supplies)…

Y déverser le Mississipi…

Les techniques de forage des gaz de schiste par fracturation des roches, d’où l’appellation « fracking » employée par les professionnels, avec un mélange sous pression, d’eau, de sable et de produits chimiques, nécessite de titanesques besoins en eau. Dans le meilleur des cas, la quantité d’eau injectée sous pression n’est réutilisable qu’à proportion de la moitié. Les relevés et constats actuels affichant des chiffres de consommation impressionnants (7) :
« … un forage nécessite quelque 20 millions de litres d’eau, soit la consommation quotidienne d’environ 100.000 habitants ! ».

Compte tenu du fait qu’il est nécessaire, à production équivalente, de forer entre 50 et 60 puits, à faible « durée de vie extractive », contre un seul puits pour les forages d’hydrocarbures traditionnels du Moyen-Orient ou de Mer du nord par exemple, dont la « durée de vie » est quatre ou cinq fois supérieure, quels seraient les besoins en eau d’un pays pour assurer son « indépendance énergétique » à partir de l’extraction du gaz de schiste ?…

En clair, pour arriver à  propulser les Etats-Unis devant un pays producteur d’hydrocarbures classiques, Arabie saoudite ou autre, il faudrait des millions de puits alimentés par un débit en eau équivalent à celui du Mississipi… Oui : pourquoi ne pas détourner le Mississipi dans un réseau de tuyaux, en toiles d’araignée connectées, pour alimenter cette forée de forages au paradis du gaz de schiste ?…

C’est, pour nos oligarchies, prendre leurs désirs pour la réalité. Ou, considérer leurs concitoyens en « abrutis » dont la crédulité tiendrait de la béatitude imbécile. L’arnaque étant ficelée avec de la corde de chanvre aux couleurs zébrées « fluo ».

Dans nos pays, où l’eau devient de plus en plus une denrée rare en raison de la consommation exponentielle de nos modes de vie citadins, comment trouver ces millions de m3 pour extraire des gaz de schiste aux « réserves prouvées – introuvables » ?… Question encore plus préoccupante, dans des régions ou pays, du fait de leur contexte climatique, où l’eau constitue un enjeu majeur, voire de survie ?…

Phénomène encore plus curieux : voir surgir, fabuleux mirages, des projets pharaoniques d’exploitation de gaz de schiste dans des pays leaders mondiaux de la production de gaz naturel, comme l’Algérie, soumis à un conditionnement climatique les obligeant à la plus grande vigilance dans la gestion de l’eau… (8)

De nombreux Algériens ont réagi devant l’énormité de l’esbroufe concernant leur pays, en formulant de pertinentes réflexions critiques sur le sujet, et le cœur du problème : l’eau !… Démasquant, au passage, les manœuvres de certains Etats occidentaux. (9)

A ces aberrations aussi coûteuses que désastreuses s’ajoutent d’autres, tout autant dévastatrices. Deux, tout particulièrement.

L’une : la multiplication des glissements de terrain, effondrements de sols, et tremblements de terre localisés, conséquences de l’impact des techniques de fracturation des roches souterraines. En atteste la densification des alertes émises par de nombreux géologues et stations d’observation spécialisées.

Multipliés par 6 entre 2000 et 2011, aux Etats-Unis. Contrecoups telluriques extrêmement dangereux dans les zones habitées, ou comportant des ouvrages d’infrastructure aux paramètres de stabilité géologique impératifs, type barrages, etc. (10)

L’autre : l’extrême toxicité des produits chimiques employés dans cette technique d’extraction pour renforcer le pouvoir pénétrant et dissolvant de l’eau sous pression. L’eau ainsi polluée, restée prisonnière des roches, par migration souterraine pénètre, et se mélange avec, les nappes phréatiques. Créant des menaces aux conséquences inimaginables pour la santé humaine dans son alimentation en eau potable, mais aussi via les productions agricoles et l’élevage.

Des parlementaires américains se sont préoccupés des risques. Dans un rapport publié en 2011, soigneusement étouffé par les médias pendant 3 ans, ils estiment qu’entre 2005 et 2009, les entreprises d’extraction ont utilisé sur le territoire américian environ 94 millions de gallons (1 gallon = 3,7879 litres) de 279 produits chimiques toxiques. (11)

Chacun de ces fluides ou adjuvants contenant au minimum un produit chimique inconnu, volontairement ou involontairement, de bonne ou de mauvaise foi, de l’utilisateur. Les sociétés chimiques, fournissant les agents toxiques, lui opposant le principe du « secret de fabrication ».

La commission parlementaire, effarée par cette insolente manifestation de « la main invisible du marché », livrant un constat accablant d’inconscience :

« Les entreprises d’extraction injectent donc des fluides contenant des produits chimiques qu’elles sont incapables d’identifier »

(In these cases, the companies are injecting fluids containing chemicals that they themselves cannot identify). (12)

Parmi ceux-ci, des substances fortement cancérigènes, tout spécialement : le naphtalène, le benzène et l’acrylamide. Ou encore, des polluants atmosphériques ravageurs, tels que le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol. (13)

Le plus stupéfiant est de voir, en France, au moment où les escrocs au gaz de schiste sont pris les doigts dans le pot de confiture en Amérique du nord, médias et lobbies soutenir pareille absurdité, économique, environnementale. Suicidaire.

S’insurgeant, dans leur zèle inquisitorial, accusateur, contre le « principe de précaution », fustigeant la « ringardise » de leurs compatriotes, « analphabètes » des bienfaits du « progrès technique »…

Dissimulant avec soin, derrière l’arnaque de leurs vertueuses postures au méticuleux cynisme, projets et montages de fructeuses spéculations boursières sur les actions et obligations des sociétés concernées (introductions, cotations, augmentations de capital, etc.). Ou, plus occultes : pompes à subventions, niches et exonérations fiscales, entourloupes comptables pour minorer les bénéfices imposables (14), au nom du « soutien à l’innovation », à la « compétitivité », et autres anesthésiants atomiseurs de poudres de perlimpinpin…

Pour l’unique profit de multinationales, affairistes, et politiciens, dont la rapacité n’a que faire de l’avenir et du bien-être de nos collectivités.

Encore moins, de notre planète…

L’extraction du gaz de schiste  :  un vandalisme affairiste

 

1.  Augustin Berque, Ecoumène – Introduction à l’étude des milieux humains, Editions Belin, 2009, p. 303.
2.  Nafeez Ahmed, Gaz de schiste – La grande escroquerie, Le Monde Diplomatique, mars 2013,
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823
3.  Gaz de schiste – La Grande escroquerie, Op. Cit.

4.  Nafeez Ahmed, The inevitable demise of the fossil fuel empire, The Guardian, 10 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/10/inevitable-demise-fossil-fuel-empire

5.  Dylan & Jo Murphy, A Big Blow to the Fracking Industry – Downgrading the Monterey Shale, CounterPunch, 16 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/16/a-big-blow-to-the-fracking-industry/

6.  Nafeez Ahmed, US shale boom is over – energy revolution needed to avert blackouts, The Guardian, 6 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/06/shale-oil-boom-over-energy-revolution-blackouts
7.  Futura Environnement, Exploitation du gaz de schiste : quels dangers ?, 19 décembre 2012,
http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/qr/d/pollution-exploitation-gaz-schiste-dangers-4511/

8.  Abdou Semmar, Entretien – La ruée vers le gaz de schiste en Algérie : les risques, les coûts et les enjeux, Algérie-Focus, 22 mai 2014,

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/05/entretien-la-ruee-vers-gaz-de-schiste-en-algerie-les-risques-les-couts-et-les-enjeux/

9.  Cf. le commentaire d’Abdelkader Dehbi dans El Watan du 5 juin 2014 :
http://www.elwatan.com/economie/sellal-aucun-contrat-n-a-ete-signe-concernant-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-05-06-2014-260043_111.php
ou
http://abdelkader.dehbi.elctron-libre.over-blog.com/article-commentaire-sur-le-quotidien-el-watan-123831001.html

10.  Frank Joshua, Frack Rattle and Roll, CounterPunch, 4 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/04/frack-rattle-and-roll/
11.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, rapport du Comité sur l’Energie et le Commerce, US House of Representatives, rapporteurs Waxman-Markey-DeGette, Avril 2011.

12.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, Op. Cit.

13.  Alfredo Jalife-Rahme, Le secret des substances chimiques associées à la fracturation hydraulique, la Jornada, Mexico, 6 juin 2014,
http://www.voltairenet.org/article184047.html

14.  On y retrouve les tours de passe-passe habituels, qu’adorent les groupes aux « bilans consolidés » (et leurs « Commissaires aux Comptes »…) jonglant avec marges et profits d’une filiale à l’autre, avec transit par des paradis fiscaux. Manipulations comptables plus ou moins « relookées » : provisions pour « risques », dépréciations d’actifs et de stocks « bidons », amortissements « accélérés », etc. Pour blanchir, travestir et diminuer la surface imposable…

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5 Réponses to “Mensonge et environnement: Le désastre du gaz de schiste…”

  1. Duc1950 Says:

    Ces pourritures semblent vouloir ignorer que:la nature ,et partant de là l’univers,n’ont pas besoin d’eux ni de leur fric pour fonctionner;par contre,eux sont dépendants de ces éléments-entités à 100 pour 100.

  2. Adiès Says:

    Attendez, en moins de 50 ans, les pays adeptes du nucléaire ont déversé dans divers endroits des mers plus de 100 milles tonnes de déchets nucléaires. Les Britanniques ont rejeté à eux seuls 80% du total ! Le nucléaire ayant commencé avec les militaires, il est très difficile de savoir ce qu’ils ont fait de leurs déchets nucléaires, « secret militaire » oblige…
    Les déchets nucléaires c’est la pollution pendant des milliers d’années… dans cette dimension… Et après on s’étonne « d’apparitions ovnis » en croissance depuis le Projet Manhattan… Tout est lié !

    • Tout est une question de lobbies (pétrole, nucléaire…) et donc de fric. Le nucléaire est aussi une sacrée saloperie bien sûr. Thatcher a relancé le nucléaire en GB. C’est pour cela qu’elle a tué l’industrie de la houille. elle a fait utiliser l’escroquerie du « réchauffement climatique anthropique » dans les années 80 pour mieux diaboliser le charbon, fermer le secteur et redéveloppé le nucléaire dont personne ne voulait (à part l’armée bien sûr) au sortir des années 70 avec l’incident de three mile island etc… Il y a des sources alternatives existantes de production d’énergie vraiment éco (géothermie profonde et moins profonde selon les endroits), enterrées pour le profit et le contrôle du système.

    • Doctorix Says:

      Vous avez raison.
      Mais si le pétrole est inépuisable et le CO2 innocent, il n’y a pas de quoi s’affoler.
      Il restera juste à lutter contre la pollution.
      Mais je pense que ce qui va émerger et sauver la planète, c’est la fusion froide ou LENR.
      Ce qu’on peut se demander, c’est si cette miraculeuse apparition du gaz de schiste n’est pas destinée à expliquer l’absence de pic, puisque le pétrole, abiotique, est inépuisable; et que le pic est chaque année repoussé à dans cinq ans, ou aux calendes grecques..

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