Archive pour destruction de la classe moyenne et nouvel ordre mondial

Nouvel Ordre Mondial: Le chaos planifié a commencé…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 juin 2014 by Résistance 71

“La vérité passe par trois étapes fondamentales, d’abord elle est moquée, puis elle est combattue et finalement acceptée comme évidence.”
~ Arthur Schopenhauer ~

 

L’effondrement global a commencé

 

La destruction planifiée économico-sociale de nos sociétés pointe à l’horizon

 

InfoWars

 

29 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-global-meltdown-has-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est maintenant bien apparent que “l’élite” gouvernante est en train de nous mener vers une dépression économique mondiale. Les signes avant-coureurs sont partout, comme le note Alex Jones dans cette vidéo prémonitoire (NdT: vidéo dans l’article original).

De la militarisation de la science sociale à celle des agences et institutions gouvernementales (NdT: comparez l’équipemet policier et militaire aujourd’hui et celui d’il y a encore 5 ans. La marche totalitaire s’accélère, Robocops et drones sont omni-présents au pays du goulag levant pour réprimer la population et le seront très bientôt ailleurs…), annonçant le plan de l’implantation cérébrale de micro-puces, les signes avant-coureurs d’un horrible future dystopique sont maintenant à l’horizon.

Dans la vidéo, Jones cite d’importants mondialistes (Kissinger, Petraeus) qui ont prédit un futur autoritaire lorsque la constitution et ce qu’elle représente seront finalement et irrévocablement détruits et des généraux (NdT: Notamment le traître Petraeus) qui ont pavané au sujet de l’émergence de la North American Union (NdT: modelé sur le totalitarisme de l’Union Européenne et qui voit l’élimination des frontières entre le Mexique, la pays du goulag levant et le Canada, ses deux satellites, dans une extension sous stéroïde du NAFTA existant: North America Free Trade Agreement ou Traité de Libre Échance Nord-Américain. En ce moment même, des dizaines de milliers d’immigrants sont importés par le pays du goulag levant depuis l’Amérique Centrale et le Mexique, créant un stress majeur sur l’économie interne déjà moribonde. Ceci servira de prétexte à l’instauration de la loi martiale et de la suspension de la constitution très bientôt lorsque le cahos social deviendra incontrôlable et que les citoyens américains commenceront à prendre les choses en main pour leur survie…), qui prendra la forme d’un gouvernement continental ayant une classe politique non-élue (NdT: comme l’UE…), une armée et une police unifiée hyper-répressive ayant la superstructure pour mettre en application la volonté d’une clique entrepreneuriale corporatiste héréditaire dont la mission auto-déclarée est d’épurer l’humanité (NdT: au moyen d’une société post-industrielle néoféodale, qui est déjà bien plus qu’embryonnaire aujourd’hui.)

Le point de repère sans équivoque du cauchemar qui nous attend est cette économie anémique et totalement disfonctionnelle. Renforcée par l’austérité et des crises continuelles politico-sociales, des guerres, des attaques terroristes totalement fabriquées et la destruction délibérée du moteur de la prospérité économique, les Etats-Unis (NdT: sur un plan capitaliste), la soi-disant élite, véritablement prédatrice, va réaliser son rêve pervers et mortifère de domination totale. Si nous ne les arrêtons pas maintenant.

Il en revient à InfoWars et à tous les médias alternatifs d’exposer au grand jour, de dénoncer la ruse des oligarques, allant de la poussée de l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique à la confiscation de toujours plus de richesse afin de permettre aux banksters de socialiser leurs pertes sur les citoyens américains (et autres). La presse d’enquête, sous l’opération Mockingbied de la CIA, est morte depuis longtemps dans les médias de masse, la tâche nous en incombe donc.

Note de Résistance 71:

Aujourd’hui, avec la poussée sans précédent de l’information alternative sur internet, plus personne ne peut dire “Oh, je ne savais pas, je n’étais pas au courant… Si j’avais su j’aurai agi…” Nous somme prévenus, les oligarques ne se sont jamais cachés de ce qu’ils allaient faire. Tout comme Hitler avait écrit dans son bouquin ce qu’il allait faire, les oligarques ont disséminé leurs vues et désirs dans les médias qui leur appartiennent depuis des décennies. Tout ce qu’ils ont dit publiquement ou en privé (réunions du Bilderberg, de la commission trilatérale, des think tanks néoconservateurs etc…) a été divulgué, fuité, publié. Ils ont fait écrire des bouquins par des scientifiques et historiens à la botte pour expliquer leurs visions et modus operandi. Leurs portes-paroles (Kissinger, Attali etc…) n’ont jamais manqué une occasion de promouvoir leur agenda.
Aujourd’hui le débat n’est plus de savoir si nous nous dirigeons vers une dictature mondiale (Nouvel Ordre Mondial) mais de savoir si elle sera à l’image de la société imaginée par Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” (Huxley a déclaré dans un entretien qu’il n’avait pas eu à beaucoup imaginer sa société du futur, car il n’eut qu’à transposer les idées émises par son frère Julian Huxley dans ses discussion avec ses collègues et amis. Julian Huxley est l’eugéniste, fondateur de l’UNESCO, qui préconisait les soins de santé sélectifs, ignorant les couches sociales défavorisées…) ou de celle du “1984” de George Orwell.

Nous avons été prévenus. Question: Qu’allons-nous faire contre ?

Ci-dessous nous postons deux vidéos essentielles pour bien comprendre les tenants et aboutissements de ce qui se passe (VOSTF):

“EndGame” d’Alex Jones (2006)

“Entretien avec Aaron Russo” (2007)

Nouvel Ordre Mondial et paupérisation: L’oligarchie reste dans les temps…

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N’oublions jamais une chose: ce qui se passe au pays du goulag levant (ex-USA) finit TOUJOURS par se passer en occident, ce n’est qu’une question de temps et la mondialisation criminelle tend à gommer les délais de plus en plus.

Voici ce que disait Jacques Attali, le chantre français du Nouvel Ordre Mondial en 1991:

« … le pouvoir demeure dans les mains d’une élite, une élite de plus qui réside dans ces quelques endroits où le pouvoir et la richesse s’accumulent et où les questions critiques auxquelles la planète doit faire face sont répondues […] De nouvelles zones de richesse existeront non sans problèmes aux côtés de vastes régions d’extrême pauvreté. […] Une nouvelle élite nomade de forme déjà, coupant les liens avec tout endroit particulier, que ce soit nation ou voisinage. […] Seuls les plus fortunés de ces nomades riches auront les moyens de devenir propriétaires dans de très vastes cités, qui seront des pôles magnétiques pour leurs semblables de toutes les régions du globe. Les villes deviendront fortifiées, des endroits très dangereux, le cœur intriqué de réseaux électroniques, un champ câblé de rêves… »

Nous y sommes… presque, c’est le rêve de ces ordures, destruction et chaos, imposition de la gouvernance fasciste mondiale, génocide planétaire dans un état unique policier hyper-répressif, tandis que les psychopathes en charge se vautrent dans le luxe parasitaire au sein de leurs « zones vertes » protégées et fusionnent avec la machine (cybernétique) dans leur délire de jouvence et de vie éternelle.

Fritz Lang l’avait visionnairement illustré en 1927 dans son chef-d’œuvre « Métropolis ».

D’aucuns diront « meuh non, y a pas de complot… Ce sont les aléas coïncidentels du marché… » Vraie ou fausse naïveté, peu importe, la lutte est de tous les instants.

— Résistance 71 —

 

Seuls les “riches Américains” méritent de vivre

 

Gordon Duff

 

27 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2013/11/26/only-rich-americans-deserve-to-live/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le journaliste américain Gordon Duff dit que les problèmes économiques aux Etats-Unis les ont transformé en un pays où  le système dicte que seuls les riches méritent d’avoir une vie décente.

“Les gens qui ont de l’argent, peu importe comment ils l’ont obtenu, en vendant de la drogue, trafic humain, prostitution, enlèvement d’enfants dans les rues, pots-de-vins de contractants, etc… eux méritent de vivre”, a dit Duff ce Mardi dans un entretien avec Press TV.

“Si vous n’en avez pas, vous méritez de mourir, vous ne méritez pas d’avoir une converture sociale, une sécurité, couverture médicale, la loi de cet Affordable Care (alias ObamaCare) doit être stoppée… vos enfants ne méritents que des écoles et une éducation de troisième zone”, a t’il ajouté.

“Ce pays est une île habitée par des pauvres affamés terrifiés, totalement opprimés par la police ; les pauvres affamés étaient auparavant quasiment illétrés, mais maintenant les pauvres affamés aux Etats-Unis sont des gens avec un niveau éducatif universitaire et des familles dont les usines ont été délocalisées, qui ont perdues leurs maisons.”

“Les pauvres affamés aux Etats-Unis constituent environ 60% de la population maintenant”, a t’il noté, disant que “la police les maintient à l’écart des riches”. Les statistiques sur la pauvreté aux Etats-Unis deviennent plus alarmantes que jamais. 4 américains adultes sur 5 se débattent avec le chômage et vivent une grande partie de leur vie dans la précarité, la pauvreté ou dépendant des aides sociales d’une manière ou d’une autre.

D’après l’agence Associaed Press, cette tendance a été attribuée à “une économie américaine de plus en plus mondialisée, le fossé entre les riches et les pauvres s’élargit à mesure que disparaissent les travaux manufacturiers bien payés.” D’après des estimations, un nombre dramatiquement croissant d’Américains, plus de 146 millions, sont rangés dans les catégories des “pauvres” ou des “bas revenus”. Les critiques disent que le nombre de citoyens américains vivant dans la pauvreté est bien plus élevé que ce que révèle les statistiques officielles.

Vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=1h2CEQdnpkM

La destruction planifiée de la classe moyenne par la technocratie totalitaire est une opportunité pour une solidarité sociale et une révolution libertaire

Posted in actualité, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial with tags , , , , on 29 novembre 2010 by Résistance 71

La destruction de la classe moyenne: une opportunité pour une révolution libertaire

Éric Raufaste, spécialiste des systèmes automatisés de raisonnement, tente ici l’examen prospectif d’une société susceptible de connaître des bouleversements technologiques et donc sociaux d’une ampleur et d’une intensité totalement inédits dans l’histoire de l’humanité. Il esquisse aussi les termes d’un modèle possible de vie post-révolution libertaire, plutôt à contre-courant des idées de sobriété. Un élément de plus pour notre réflexion…
 

La structure de la société telle que nous la connaissons est probablement condamnée à court ou moyen terme. Pourquoi ? Parce que la mécanisation supprime des emplois. Et on n’en est plus aux machines du xixe siècle. Partout les caissières sont remplacées par des lecteurs de carte bleue, des robots assemblent les voitures, nettoient les piscines, déminent les bagages abandonnés dans les aéroports, etc. Jusqu’ici, cette suppression d’emplois était compensée par l’apparition d’emplois plus qualifiés. Mais la révolution technologique en cours va trop vite, est trop puissante pour que la structure actuelle de la société puisse se maintenir. Dans certains métiers, cette tendance est déjà perceptible. Chez le garagiste par exemple, les systèmes de diagnostic automatique sont déjà à l’œuvre. L’électroménager vient maintenant concurrencer les travailleurs : nombre de foyers sont équipés de machines à pain ; les premiers robots de ménage sont déjà en service. Très perfectibles, certes, mais qui peut douter qu’ils seront progressivement perfectionnés ? Ce qui est crucial, c’est le développement croissant d’artefacts capables de remplacer avantageusement même des travailleurs hautement qualifiés. En médecine ? Les systèmes de diagnostic automatique sont de plus en plus performants, des robots capables de réaliser des opérations chirurgicales critiques sont en cours de développement, la numérisation des images permet à un radiologue distant de traiter des clichés recueillis à des milliers de kilomètres, des kits d’analyses biologiques réalisent déjà quotidiennement de nombreux examens biochimiques. En informatique ? Il existe déjà des programmes capables de s’auto-organisé pour résoudre des tâches aussi complexes que l’élaboration de nouvelles molécules chimiques dotées des propriétés souhaitées. Les pilotes d’avions ? On sait que la majeure partie des accidents proviennent d’erreurs humaines. Avec le développement des automatismes, ce n’est qu’une question de temps pour que les pilotes soient remplacés par des ordinateurs plus fiables, qui ne se mettent pas en grève et ne réclament pas d’augmentation. Ce mouvement a déjà commencé avec une réduction du nombre de pilotes dans les cockpits. Pour les contrôleurs aériens, l’existence de syndicats puissants pourra peut-être un peu retarder leur remplacement par des artefacts mais à l’échelle de quelques dizaines d’années, l’essentiel de la profession aura probablement disparu. Des systèmes d’aide au contrôle sont couramment développés pour augmenter la quantité d’avions qu’un contrôleur peut gérer. C’est une question de temps mais il suffira de quelques centres spécialisés, au niveau planétaire, pour gérer les quelques cas d’urgence ou de situations spéciales non automatisables qui peuvent survenir de temps à autre. La finance, les traders ? Un nombre considérable de transactions boursières sont d’ores et déjà réalisées de manière complètement automatique par des programmes boursiers. Arrêtons-là, sans bien sûr l’avoir épuisée, la liste des emplois de haut niveau qui sont menacés par les développements technologiques.
Tournons-nous plutôt vers d’autres types d’emplois peut-être encore plus déterminants : les forces de l’ordre (établi). Il existe déjà des robots démineurs, des robots soldats. Des automatismes prennent en charge la sécurité des accès, les automatismes d’ouverture et de fermeture des accès sont généralisés. Des logiciels pratiquent la reconnaissance de visage à partir des milliers de caméras de vidéosurveillance placées partout. Des logiciels espions analysent les contenus internet et les échanges de communications électroniques (cf. notamment le conflit actuel entre la société BlackBerry et le gouvernement indien 1). D’autres logiciels infèrent des informations sur les citoyens rien qu’en suivant les déplacements des téléphones portables, des drones sillonnent le ciel, les plaques minéralogiques des véhicules sont interprétées automatiquement par les logiciels couplés aux caméras de vidéosurveillance… Des lois comme la Loppsi 2 sont votées pour autoriser l’état à espionner les simples citoyens jusque chez eux à leur insu, et à introduire à distance des logiciels espions dans leurs ordinateurs 2). Bref, la répression elle-même est réalisée de manière de plus en plus efficace et automatisée. Les possédants peuvent donc protéger toujours plus efficacement le fruit de leur exploitation, tout en réduisant le besoin de soldatesque.
On peut imaginer que certains emplois résisteront plus longtemps. Par exemple, concernant le caractère humain et juste des décisions, si l’on maintient un niveau d’exigence même aussi faible que celui qu’on voit actuellement (ce qui ne va malheureusement pas de soi), on peut penser que dire le droit requerra encore quelque temps la présence d’humains. En effet, sauf percée technologique toujours possible, on est encore assez loin d’avoir des machines capables de prendre des décisions éthiques acceptables. Mais ne nous y trompons pas : déjà de nombreux chercheurs en intelligence artificielle, en philosophie, en psychologie cognitive et sociale, développent des connaissances sur ce qui fonde l’acceptabilité des décisions. Il est inconcevable que ces connaissances ne se traduisent pas tôt ou tard en systèmes d’aide à la décision.
En résumé, prolétaires ou classe moyenne, tôt ou tard l’automatisation fera que presque plus personne n’aura réellement besoin de travailler. Examinons maintenant les conséquences sociétales de cette révolution. Deux cas de figure sont possibles.
Première option, on reste sur un système de type capitaliste, où une proportion croissante des richesses est détenue par une proportion décroissante d’individus. Mais sur le long terme, le système capitaliste n’est pas viable : reposant sur la notion de profit et la concurrence non régulée, il serait étonnant qu’il conduise à autre chose qu’à l’épuisement des ressources de la planète. Les profits dépendant de la disponibilité des ressources (s’il y a abondance les prix baissent, en cas d’abondance illimitée, les ressources deviennent gratuites), il engendre inévitablement la pénurie 3), l’histoire montrant d’ailleurs que les puissants n’hésitent pas 4) à générer la pénurie lorsqu’elle n’existe pas. L’histoire nous montre aussi qu’il n’y a strictement aucune pitié à attendre de la part des possédants. Alors, que se passera-t-il pour les peuples si les possédants n’ont plus besoin des travailleurs, qu’ils peuvent exploiter les machines à la place des humains ? S’ils sont encore efficacement protégés par des machines, pourquoi redistribueraient-ils quoi que ce soit aux autres ? C’est pourquoi l’on peut désormais craindre de grandes famines même en Occident, voire la tentation de mener des guerres à pure visée de contrôle démographique.
La seconde option consiste à changer complètement de société. Se placer dans le cadre d’une révolution libertaire après laquelle presque plus personne n’aurait besoin de travailler, où chacun pourrait trouver à s’épanouir, où les efforts ne seraient pas constamment tournés vers la production extérieure, désormais prise en charge par les machines, mais vers l’épanouissement intérieur. Par exemple, où l’individu apprendrait à sublimer les pulsions dominatrices qui le poussent à l’autoritarisme, le désir de contrôle et de possession des autres, etc. Le lecteur aura compris.
Qu’on le veuille ou non, le progrès technique va bientôt nous confronter, et de plus en plus, à la nécessité de trancher entre ces deux types de société. L’avenir capitaliste n’est évidemment pas acceptable. Il devient donc crucial de nous mettre en position d’orienter l’histoire en direction de la seconde option. En l’état actuel de la technologie, les puissants ne pourraient rien contrôler s’ils étaient seuls. Ils ne tiennent le pouvoir que par l’existence d’une classe moyenne qui leur est plus ou moins consciemment, « librement », soumise 5) et qui relaie leurs instructions : forces de l’ordre au premier rang, fonctionnaires, journalistes, professions libérales, et même certains artistes. Dans ce contexte, la destruction en cours de la classe moyenne constitue peut-être une occasion inespérée de changer la donne. À partir de maintenant, et jusqu’au moment où elle sera devenue inutile à la classe dominante (parce que remplaçable par la technologie), il existe une opportunité inédite dans l’histoire moderne de faire prendre conscience à la classe moyenne que son intérêt n’est plus de rester soumise à la classe dominante. 

Éric Raufaste

1. Plusieurs pays, dont l’Inde, ont fait pression ces dernières semaines sur cette société pour qu’elle permette un accès à ses données cryptées, afin de pouvoir être surveillées par les services gouvernementaux de sécurité. (NdR.)
2. Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, art. 706-102-5.
3. L’abondance apparente actuelle est fictive : elle repose sur le gaspillage des ressources d’énergie fossile et l’exploitation de la main-d’œuvre des pays du tiers monde. N’en déplaise aux affabulateurs ultralibéraux, le développement actuel résulte de la recherche scientifique et non du capitalisme (qui au contraire tend à favoriser les recherches ayant un but lucratif, à court terme).
4. À cet égard, n’oublions pas que le communisme autoritaire a lui aussi généré des dizaines de millions de morts en causant des pénuries artificielles (notamment l’Holomodor par Staline, la Grande famine sous Mao).
5. Sur la question de l’illusion de liberté dans nos sociétés, cf. l’excellent ouvrage de Jean-Léon Beauvois, Les Illusions libérales, individualisme et pouvoir social. Petit traité des grandes illusions, Presses Universitaires de Grenoble, 2005.

Url de l’article original:
http://www.monde-libertaire.fr/debats/item/13951