Archive pour panafricanisme la société contre l’état

Colonialisme Afrique: L’empire attaque le néo-panafricanisme comme il a attaqué et détruit le « Black Power » du pays du goulag levant…

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L’Africa Power d’Obama : Décimer le panafricanisme non-aligné comme ils ont décimé le «Black Power» U.S

Kémi Seba

15 Août 2014

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-16117.html

 

Les afro-américains se sont battus pour que puisse exister un président noir siégeant dans la Maison Blanche (cf. Maison de l’Oligarchie Blanche Circoncise) . Ils ont oublié que le président n »était qu’un SIMPLE locataire de la demeure, soumis aux règles des propriétaires, accessoirement grands architectes, peu francs et maçons de cette blanche maison.

En laissant rentrer ce « black » président (comme ils l’appellent) dans cette pâle maison d’Occident, les propriétaires savaient qu’il OXYDERAIENT tout un processus de lutte noire pour la réappropriation d’un pouvoir politique auto-déterminé et INTÈGRE. Ils savaient qu’en créant une vague de soutien immense dans l’afro-communauté, ils court-circuiteraient le principe d’ébène fierté en rendant les sympathisants noirs d’Obama complices des oligarques méfaits. Martin Luther King, dans les derniers jours de sa vie, disait à Harry Belafonte, au sujet de sa lutte pour l’intégration ,« J’AI PEUR D’AVOIR FAIT RENTRER MON PEUPLE DANS UNE MAISON EN FEU » (http://www.walkingbutterfly.com/2012/01/16/mlk-jr-were-integrating-into-a-burning-house/). Il se fit assassiner lorsqu’il voulut faire marche arrière. OBAMA (avec tous ceux qui l’ont supporté) est rentré dans cette maison en feu, et pire encore, en pyromane missionnaire, a exporté ce feu aux 4 coins du monde, sur les bons conseils de ses propriétaires.

Après avoir décimé le BLACK POWER U.S, les propriétaires de la BARAQUE (et de BARACK) ont décidé de s’attaquer (en agissant toujours sous proxy) à l’Afrique, continent dans lequel ils ont perdu beaucoup de terrain face à la Chine. En proposant un plan énergétique d’envergure de 26 milliards de dollars pour la Terre-Mère, les USA ont pour objectif double de :

1) pousser l’Union Africaine, déjà bien fragile et malléable, à infléchir sa posture traditionnellement non alignée, lors des conflits dans lesquels les Américains sont partis pris en l’aidant plus que quiconque sur ses problèmes d’électricité, un souci majeur sur le continent.

2) Étendre des bases d’Africom, (http://www.voltairenet.org/mot2299.html?lang=fr) à terme partout sur le territoire.

En somme, désintégrer le panafricanisme anti-mondialiste, comme ils ont désintégré le BLACK POWER U.S.

Pour l’éviter il ne tiendra, qu’aux Africains, de demeurer vigilants, ne pas tomber DANS L’ÉMOTION, sous prétexte que le président noir de la Maison Blanche veut nous aider. N’oubliez pas, à toutes fins utiles, que les propriétaires de cette Maison Blanche ont fait tuer les présidents et 1er ministres noirs de nos maisons NOIRES , les mêmes qui aujourd’hui veulent nous vendre de l’espoir et leur monde illusoire.

Source: http://makandalspeaks.blogspot.it/2014/08/lafrica-power-dobama-decimer-le.html

Résistance au colonialisme toujours bien vivace: Panafricanisme contre le Nouvel Ordre Mondial…

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La nouvelle vague de panafricanisme est en phase avec les luttes autonomistes et de résurgence autochtone des Amériques. Les intérêts communs devraient faire converger les mouvements et les faire coopérer pour une lutte concertée et généralisée.

L’avenir de l’humanité passe par la résurgence des nations natives, qui redeviendront VRAIMENT autonomes avec l’aide des peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste qui les musèle et les asservit tout autant.

— Résistance 71 —

 

Panafricanisme contre mondialisme

 

Panafricanisme 2.0

 

Mai/Juin 2014

 

url de l’article:

http://panafricanism2point0.com/a-la-une/introduction-panafricanisme-vs-mondialisme/

 

Introduction

ll s’agit dans cet article de mettre en lumière les conséquences ou implications économiques et financières de ces deux idéologies par rapport au continent africain. Par avance, nous pouvons dire qu’une confrontation inévitable s’annonce entre ces deux idéologies. Car la nature intrinsèque même du panafricanisme, ne peut tolérer aucun mondialisme. En effet, la construction du panafricanisme suppose, induit la déconstruction du mondialisme. Nous allons voir comment cela se fait, tout au long de cet article, en plusieurs étapes.
Déjà au niveau des définitions, le panafricanisme prône la solidarité et l’unité prioritaire des africains pour atteindre leur émancipation sociale, culturelle, politique et économique. Le Mondialisme prône, lui, la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux de façon transnationale.
En pratique, il s’agit d’une circulation des biens et des capitaux vers des marchés porteurs, émergents. La circulation des personnes n’est vraie qu’en théorie. Car Il n’existe pour les ressortissants de certaines parties du globe, notamment les plus pauvres, que très peu de facilité de circulation vers les zones les plus riches.
Le jeu du mondialisme, en l’état actuel des choses, favorise les plus riches et puissants Etats en ce qu’il font des autres Etats faibles et pauvres, comme ceux du continent africain, des marchés potentiels où les premiers déversent leurs marchandises ou leurs capitaux dans des conditions irrespectueuses de nombreux droits et devoirs. Des conditions en sommes toutes foncièrement égoïstes.
Ce sujet « Panafricanisme contre Mondialisme » est le défi actuel qui s’impose à nous. Comment faire de cette première notion une réalité pendant qu’à la minute où j’écris ces lignes l’Afrique baigne dans ce mondialisme de l’exploitation ?
Il s’agira donc ici d’ébaucher les mesures économiques à envisager pour permettre au panafricanisme d’atteindre ses objectifs d’émancipation économique et financière en se recentrant et se repliant sur son espace vital, son territoire, le continent de l’Afrique. L’objectif est de créer de plus en plus d’indépendances africaines par rapport au reste du monde ou de substituer ce reste du monde par une dépendance inter-africaine. Aller à contre pied du système financier international actuel, qui grâce à ces principes et institutions (APE, OMC, Banque Mondiale, FMI, ONU) crée les conditions d’ouverture des autres économies pour une domination et une exploitation totale du potentiel de ces économies encore vierges. Cela passera nécessairement par le démasquage et la mises en hors état de nuire des vicieux mécanismes et systèmes (FCFA, APE, Accords de défense, Francophonie, Commonwealth, club de paris, etc.) par lesquels le mondialisme, telle une sangsue, vampirise le pays continental Africain.

I Rompre avec le système financier international

Les fondamentaux de cette réussite du panafricanisme sur le plan économique et financier restent, comme l’on évoqué nos ancêtres et précurseurs panafricains, Kwame Nkrumah; plus récemment Mouammar Kadhafi (qui en a payé de sa vie le prix), la mise en place d’une MONNAIE AFRICAINE, d’une BANQUE CENTRALE AFRICAINE, puis d’un FONDS MONETAIRE AFRICAIN.
Ces trois points constituent l’épine dorsale de l’indépendance économique et financière de l’Afrique.
En effet, ces trois points en eux seuls, permettront à l’Afrique de sortir du cercle perpétuel de la soumission par la dette, les prêts avec conditionnalités du FMI et de la Banque Mondiale, des clubs de Paris et autre Commonwealth. Mais aussi de sortir des mécanismes d’exploitation des économies africaines comme le FCFA. Ce système par lequel la France détient actuellement des avoirs des Etats Africains estimés à plus de 3000 milliards pour les pessimistes et à plus de 8000 milliards de francs CFA pour les optimistes.

Les prêts du FMI et de la Banque Mondiale sont pervers en ce sens que c’est grâce aux conditionnalités dont ils sont assortis que beaucoup de choses ont été imposés à l’Afrique. Par exemple, la privatisation de Pan entier des économies (les entreprises de services publiques eau, électricité, etc) des pays africains tient de cela. C’est par l’endettement que beaucoup de choses, dans divers secteurs, sont actuellement imposées à l’Afrique (égalité entre homme femme, droits de l’enfant, droits de la femme, la promotion de l’homosexualité, ..).
Il nous faut donc sortir du cycle de l’endettement par le retrait de ce système financier pesant et de plus en plus interdépendant, avec plus d’imbrication. Notre survie dépendra de notre autonomie. Autonomie qui seule peut être un gage d’indépendance durable.

Ces trois structures financières Panafricaines (Une monnaie africaine indépendante sans aucun arrimage à une autre monnaie, une banque centrale africaine et un fonds monétaire africain) sonneront la rupture avec un système financier international dont le modèle, basé sur l’intérêt, a démontré ses limites.
La monnaie africaine devra être non pas une monnaie papier sans valeur intrinsèque, comme c’est le cas actuellement pour l’économie mondiale. Mais plutôt une monnaie réelle avec une valeur intrinsèque d’Or ou d’Argent. Telle était la particularité du rêve du Guide Mouamar Kaddafi. Non seulement, avoir une monnaie mais surtout une monnaie basée sur l’or.

L’Or et l’Argent sont des ressources que le continent Africain détient, enfouis dans ses sous-sols, plus que tout autre continent au monde. Si on devait baser notre économie sur l’or et l’Argent, nous serons, automatiquement, les plus puissants. Car nous pourrons acheter le monde et ce qu’il contient comme sciences et technologies. (Références : les réserves mondiales d’or) .

Ce point est très important. Je me permets d’ouvrir une parenthèse par rapport à la détention de l’Or et le FMI.
Il est étonnant de constater que, les statuts du Fond Monétaire International interdisent l’utilisation de l’or comme monnaie en son article 4 section 2(b) à tous ses adhérents. Ceci en interdisant le lien, quel qu’il soit entre l’or et la monnaie papier autre que le dollar US.

Cet article dit ceci : « les régimes de change peuvent inclure :

I) le maintien par un Etat membre d’une valeur pour sa monnaie en termes de droit de tirage spécial ou d’un autre dénominateur autre que l’or, choisi par l’Etat membre ;

II) des mécanismes de coopération en vertu desquels des Etats maintiennent la valeur de leurs monnaies par rapport à la valeur de la monnaie ou des monnaies d’autres Etats membres ;

ou

III) d’autres régimes de change que choisirait un Etat membre » fin de citation.

En avril 2002, un député Américain, Ron Paul, a envoyé une lettre au département du Trésor Américain ainsi qu’à la réserve fédérale (qui est accessoirement une banque privée, étonnant non ?) dans la quelle il demandait à savoir pourquoi le FMI interdit à ses membres de baser leur monnaie sur l’Or.
Aucune réponse n’a encore été reçue. Mais nous savons que la réponse est que le système monétaire, établi par le biais du Fonds Monétaire International, a été conçu pour dévaliser l’humanité de tout son or. Et dans le même temps imposer le dollar comme moyens d’échange.

C’est le Dollar qu’il leur suffit d’imprimer pour créer de la richesse à partir de rien. En passant, on peut ajouter que tous les pays membres du FMI en devenant membre doivent déposer leur or auprès de cette institution. Ce qui fait que les USA détenaient pendant longtemps les possessions d’or de toute l’humanité. Ou du moins de tous ses pays membres.
Or, dont la disparition, constatée par Dominique Strauss Kahn a entraîné sa perte. Si le dollar Américain n’est plus basé sur l’or ou si les Américains n’ont plus d’or qui sert d’étalon et de garantie, le Dollar US n’est donc que du simple papier. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que beaucoup de pays comme la chine sont entrain de laisser tomber le Dollar. (Référence : la Chine, la Russie, le Kenya laisse tomber le dollar us).

…Une parenthèse pour démontrer l’implication sournoise et profonde du FMI dans nos économies africaines et pourquoi, il nous faut en sortir en réformant, profondément, la monnaie et le système bancaire et financier actuel.

II Un système financier autocentré pour protéger les économies panafricaines

Ces reformes financières et monétaires devraient être accompagnées de mesures drastiques en ce qui concerne les transferts d’argent sortant, le rapatriement de dividende, la structure du capital des entreprises présentes sur le continent.

Les transferts d’argent sortant et autres virements sortants devraient être interdits comme ils le sont actuellement en Algérie ou à Madagascar. Seuls les flux rentrant seront acceptés. Ceci aura pour objectif de maintenir la masse monétaire et de favorisé une bonne relance de la production.

La promotion traditionnelle des Investissement Direct Etranger (IDE) qui accorde tous les privilèges aux investisseurs, toutes les facilités de piller allègrement nos économies doit être revue. Car si l’Afrique est l’espoir de la croissance mondiale , cela doit profiter d’abord aux africains. Les codes d’investissements doivent désormais contenir des conditions contraignantes devant protéger les économies africaines. Usant des incitations fiscales, le rapatriement de dividende des sociétés étrangères doit être règlementairement limité à un certain pourcentage (par exemple 30%) avec obligation de réinvestir ou de consommer les 70% des dividendes distribués sur le territoire national. Ce type de mesure ont été mises en place en Algérie. Par ailleurs, aucune entreprise ne peut s’installer dans le pays sans qu’elle ne soit une propriété majoritairement nationale. La structure du capital des entreprises doit donc être constituée de telle sorte qu’au moins 70% de capital soit détenu par les nationaux. Des mesures semblables ont été prises en Algérie, au Venezuela, en Bolivie, ….Cela permettra aux africains de se réapproprier leur continent.

C’est ainsi que les ressources naturelles stratégiques doivent aussi être nationalisées à au moins 70%. L’Etat devrait être dans le capital. Avec la majorité du capital aux peuples africains. L’actionnariat du peuple devra être promu par un plus grand accès au capital des entreprises du pays exploitant des ressources stratégiques (Or, Uranium, pétrole, Diamant, Eau potable, Electricité, etc.…). Cette implication permettra au peuple non seulement de jouir des bienfaits de leur patrimoine national mais aussi de créer leur adhésion et leur implication dans les affaires ayant lien avec les ressources importantes. Même si un partenaire stratégique doit être accepté, sa position dans le capital de la société exploitant des ressources stratégiques ne peut dépasser les 30 % du capital.

• Entre 1980 et 2009, les transferts nets de ressources hors d’Afrique sont passés de 597 milliards de dollars EU à 1 400 milliards.

• Les flux financiers illicites et non enregistrés ont été de l’ordre de 1 220 à 1 350 milliards de dollars EU entre 1980 et 2009, éclipsant les transactions financières enregistrées.

• Le déficit net de ressources et les fuites illégales de capitaux compromettent gravement le développement.
Rapport conjoint BAD-GFI : http://www.afdb.org/fr/news-and-events/article/new-afdb-gfi-joint-report-africa-a-net-creditor-to-the-rest-of-the-world-11856/

 

III Sortir des divers accords, pactes et conventions qui nuisent à nos économies africaines

Aucun plan, aucune stratégie, aucune politique ou programme, aucun système de coopération, aucune supercherie économique, car c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est en mesure de permettre aux économies africaines de pouvoir sereinement envisager une prospérité qui générerait du bien être pour les peuples africains tant que nos économies seront enchaînées par des « Accords de défense concernant la coopération dans le domaine des matières premières et produits stratégiques » .
L’intitulé biaisé de cet accord en dit long sur la nature de son escroquerie. La défense militaire de la France au service des pays africains en contrepartie des ressources stratégiques de ces pays. C’est grâce à ces accords que l’uranium du Niger, du Gabon ou de la Centrafrique reste encore, après un demi-siècle de néo colonisation, la propriété privée de la France au mépris des peuples de ces territoires.

Les Accords de Partenariat Economique (APE) qui doivent faire de l’Afrique des territoires de consommation des productions occidentales, tout comme les nombreuses conventions onusiennes qui auraient pour conséquence de reverser les ressources des sous sols africains (eaux souterraines et de surfaces, sols, etc….) dans le patrimoine de l’humanité, doivent être purement et simplement dénoncés, annulés. Car aucun peuple, digne de ce nom, ne brade l’héritage reçu de ses ancêtres et celui à léguer à ses enfants, en le reversant dans le patrimoine, soit disant, de l’humanité. Ceux qui disent agir au nom de l’humanité, la communauté internationale n’agit que dans le cadre de ses intérêts. C’est un faux humanisme.
Les Africains sont les seuls qui ont aujourd’hui quelque chose à pouvoir apporter. Les seuls dont les ressources seront mis à la disposition de l’humanité.

C’est par ces systèmes (FCFA, CPI) que les Africains sont soumis légalement à l’exploitation multiforme de l’Occident, qui est le sorcier de tous ces plans et programmes pour soi disant sauver l’humanité ou d’autres balivernes auxquelles seul l’Africain croit. Sur le plan judiciaire, la Cour Pénale Internationale, qui ne juge que les dirigeants noirs en rébellion contre le système établi, en est un parfait exemple.

On peut aussi, au titre de ces escroqueries, relever sur le plan environnemental, le mouvement contre le changement climatique qui a finit par instituer un marché de carbone sensé interdire la pollution de la couche d’ozone. Comment ça marche ? Les usines, les industries dans les activités de transformations produisent du carbone. Un quota de pollution de carbone est établi pour chaque pays, une fois ce quota atteint, le pays producteur de carbone est tenu de s’arrêter ou de partir sur ce marché pour acheter des droits de pollution carbone nécessaires pour lui permettre de continuer à polluer car toute production à un rejet de pollution. Hors, les pays développés ont le plus grand nombre d’usine, d’industries, …ils polluent plus que n’importe qui au monde. Mais eux, personne ne leur avait mis une limite quelconque. Aujourd’hui ils veulent nous en mettre AU NOM DE LA SAUVEGARDE DE L’HUMANITE.
En réalité, ce mécanisme a pour réel but de freiner la transformation par les pays en voie de développement de leur environnement, de leur production primaire, etc.…et à les maintenir, ces pays africains pour la grande majorité, éternellement à un niveau stationnaire de développement et de dépendance.

En résumé, les Africains devraient quitter les Accords secrets de défense militaire, le CFA, La CPI, les APE (ne doivent pas jamais être signés). La France doit être exclue de l’architecture juridique des activités économiques en Afrique. Elle devra notamment être exclue de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA), l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Elle ne doit plus siéger aux activités de la CEDEAO ou de l’UEMOA. Elle n’y a pas sa place.

IV L’exploitation occidentale par la coopération du développement et l’humanitaire: Qui assiste qui ?

Le système d’exploitation occidental de l’Afrique par l’humanitaire et la coopération de développement doit être arrêté. En effet, il est important de savoir, qui assiste qui ? Parce que non seulement ce système est spécialement conçu pour les intérêts du Sud, qu’il n’a jamais développé un pays sur le dos de la planète terre mais aussi qu’il est fait actuellement partie des problèmes en Afrique. Economiquement parlant, il sert à la création d’emploi en occident. Les pays Africains se retrouvent endettés dans des lignes de crédit pour financer les activités de ces ONG internationales, embauchant des occidentaux dans des conditions très lourd, avec des contrats d’équipement et de fourniture à établir de préférence avec les opérateurs ressortissant de ces pays.

Ce système tue l’initiative, la créativité, la virilité, la volonté des peuples du sud de se prendre en charge et les met dans une attitude passive et attentiste face à leurs propres problèmes. L’ex Président Zairois Mobutu a bien dépeint ce système d’assistanat qui est fait pour exploiter le soi disant assisté .

Résistance politique: Pour que les peuples africains comprennent la prédation permanente dont ils sont victimes…

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Les fonds vautours ou la prédation légale des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE)

 

Panafricanisme 2.0

 

26 février 2014

 

url de l’article original:

http://panafricanism2point0.com/a-la-une/les-fonds-vautours-la-predation-legale-des-ppte/

 

Dans la jungle de la finance mondiale, la guerre est quotidienne entre les prédateurs économiques et les résistants à la dérégulation monétaire:

LES FONDS VAUTOURS
Fonds d’investissements privés qui rachètent au rabais, sur le marché secondaire, les dettes d’entités en difficulté notamment des pays pauvres et très endettés (PPTE- en majorité africains),dans le but d’ensuite les contraindre, en général par voie judiciaire, à en rembourser la valeur nominale augmentée d’intérêts, arriérés et autres frais de justice. Un marché très juteux avec des taux de recouvrement représentant de 3 jusqu’à 20 fois leur investissement, l’équivalent de profits nets exorbitants allant de 300 % à 2000 %.

LES VAUTOURS ET LEURS PROIES
Ces opérations odieuses se sont répandues essentiellement avec le lancement des initiatives d’allégement des dettes des PPTE qui sont un aboutissement de la Campagne Internationale JUBILE 2000. (Lancée en 1996, la campagne Jubilée 2000(J2K) se voulait une vive riposte aux retards qu’accusait la résolution de la crise de la dette perdurant dans le tiers-monde. La campagne visait à responsabiliser la société civile afin qu’elle déclenche une remise en question de la façon dont les gouvernements occidentaux utilisent les institutions financières internationales pour dominer et subordonner les nations les plus pauvres et les plus endettées) Cette bouffée d’oxygène a vite été confisquée par la cupidité des fonds vautours qui ont, bien évidemment, toujours refusé de participer aux restructurations et ont rapidement entamé des procédures de remboursement de leurs anciennes obligations. En effet, les initiatives d’allégement de la dette ne changent rien aux relations entre les PPTE et leurs créanciers extérieurs. Les PPTE se retrouvent ainsi enlisés dans une série de procès appelée en anglais « champerty ». Procédure de surcroît longtemps inconnue de la plupart des systèmes juridiques africains. Les fonds vautours ont les capacités juridiques et financières de s’impliquer dans ces longues procédures (entre 3 et 10 ans) et sont par ailleurs inflexibles et très agressifs envers ces débiteurs souverains (saisie des avoirs à l’étranger, saisie d’une aide au développement,…). Pour ces pays déjà très vulnérables et qui pour la plupart n’ont ni les moyens ni l’expertise pour se défendre au cours de procédures judiciaires très perfectionnées, ces poursuites sont, l’on s’en doute, extrêmement accablantes :
-La restructuration est freinée, l’opportunité même d’un allègement de la dette est perdue – Cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête les obligent à laisser en suspens certains problèmes nationaux – des millions…. sont dépensés en frais de justice alors qu’ils devraient contribuer au redressement du pays (Le FMI a indiqué dans un rapport que les montants exigés ont parfois atteint 13% du PIB) – les pays sont mis également en difficulté par rapport aux autres créanciers à cause de la répartition abusive des charges. Il a été observé que sous cette pression, certains PPTE ont remboursé aux créanciers commerciaux l’intégralité de leur dette, à cause du procès, mais aussi sous la menace d’actions judiciaires, ou par crainte d’une rupture de relations commerciales des relations commerciales, ou pour ne pas perdre des biens de production en cautionnement. D’autres pays sont allés jusqu’à inventer des moyens de cacher ou protéger leurs biens ce qui a compliqué d’avantage la gestion financière.

 


Le business charognard se porte très bien depuis une quinzaine d’années. Les fonds vautours remportent en général leurs procès et leur succès attire encore plus de spéculateurs.
D’après les données de la Banque mondiale et du FMI (depuis 2005 et par ordre d’importance) *Les juridictions les plus sollicitées pour des actions contre les PPTE ont été celles des USA, du Royaume-Uni, de la France, de l’Ouganda et de la Guyane. *Les sièges des vautours les plus actifs se trouvent, aux USA, dans les paradis fiscaux britanniques (Iles Vierges, Iles Caïmans, Bermudes, Bahamas),au Royaume-Uni, En Ex-Yougoslavie, Liban, France *Les PPTE les plus poursuivis sont le Libéria, la Guyane, le Congo-Brazza, le Caméroun, l’Ouganda, le Nicaragua, la Sierra Leone, la RDC ,la Zambie, l’Ethiopie, le Honduras, Mozambique, Niger, Sao Tome et Principe.

DEUX CAS D’ECOLE : *FG Hemisphere :
Ce fond vautour a son siège dans l’État américain du Delaware, considéré par beaucoup comme un paradis fiscal. En septembre 2004, il rachète au rabais une créance impayée de 18 millions de dollars envers la SNEL. La dette date des années 1980.En 2007, il obtient une condamnation de la Cour d’appel du District de Columbia (États-Unis) qui oblige la RDC à lui payer 104 millions de dollars. FG Hemisphere a recommencé l’opération sur d’autres créances : au total, il a racheté pour 35,9 millions de dollars de dettes congolaises et obtenu que les tribunaux condamnent la RDC à lui payer 151,9 millions de dollars. Pour se faire payer, FG Hemisphere a tenté de saisir le cash que la Chine destinait à la RDC pour le programme « infrastructures contre concessions minières ». Le tribunal de Hong-Kong s’est déclaré incompétent. En janvier 2009, un tribunal sud-africain l’autorise à saisir pendant les 15 prochaines années les recettes escomptées par la SNEL sur le courant vendu à l’Afrique du Sud, estimées à 105 millions de dollars (deux fois et demie le budget congolais pour la santé !)

*Un jugement du le 15 février 2007 par la Cour suprême britannique a contraint la Zambie à payer 15 millions de dollars au fonds Donegal International un fonds américain, avait ainsi racheté en 1999 une créance que la Roumanie avait sur la Zambie pour une valeur de 3 millions de dollars.
« UN VAUTOUR EN CACHE UN AUTRE » Les fonds vautour ont une telle marge de manœuvre c’est parce l’endettement sans limite est depuis plus de quarante ans la colonne vertébrale du système économique et du modèle de développement promus par les pays les plus riches. (P.ex au sommet de Londres de 2009, les G20 ont exprimé leur préoccupation d’aider les pays pauvres en demandant au FMI de leur reverser 50 milliards de dollars sous forme de prêt.)
On prête à l’excès à des débiteurs dont on n’ignore pas qu’ils sont peu ou pas solvables. D’autre part il a manqué des politiques responsables concernant les prêts et les emprunts et pour un traitement de la dette équitable que ce soit pour les débiteurs ou les créanciers. Par conséquent, on reste de ce cercle vicieux. En effet, malgré les plans d’allègements dont ils ont bénéficié les pays pauvres se sont de nouveau retrouvés surendettés.

« COUPER LES AILES DES VAUTOURS » Quelques initiatives et recommandations : -2008 La Belgique a adopté la loi visant à rendre « insaisissables et incessibles » les fonds pour la coopération au développement( suite au fait que le fond vautour Kensington International avait saisi près de 12 millions d’euros prélevés sur des fonds affectés à la coopération au Congo-Brazzaville) -2009 La plate-forme Dette & Développement et le CNCD-11.11.11 préconisent trois mesures clés :
1. La création d’un tribunal international de la dette pour que tous les créanciers soient sur un pied d’égalité
2. La protection des dépenses vitales des pays pauvres qui doivent primer sur l’obligation de rembourser
3. Un plan d’aide d’urgence, sous forme de dons et de taxes mondiales, pour compenser l’impact de la crise.

 


En 2009 Le comité pour l’annulation du tiers –monde recommande :
1.D’interdire la cession de créances sur des pays pauvres sans que leur consentement éclairé n’ait été obtenu préalablement.
2.La création d’une juridiction supranationale indépendante pour le règlement de tous les contentieux liés aux dettes publiques (les fonds vautours fondent en effet leur stratégie sur le droit et la compétence des tribunaux anglo-saxons, qui leur sont généralement favorables.)
3.La mise en œuvre d’audits pour fonder l’annulation des dettes illégitimes (comme celles qui auraient p.ex été contractées pendant des dictatures et sous des gouvernements corrompus)
4.La protection des dépenses sociales des pays en développement exige l’annulation totale et inconditionnelle de leurs dettes extérieures.

Moyens de défense :
Bien que la panoplie légale soit insuffisante, il existe des moyens de défense contractuels et extra-contractuels encore une fois restés inconnus des juridictions des pays africains. Rien de surprenant, vu le mode de gouvernance de nos dirigeants et la crise grave dans l’enseignement comme dans tous les domaines.
Réaction au niveau panafricain :
Depuis 2010 et sous la tutelle de la Banque Africaine de développement a été créé la Facilité Africaine de Soutien Juridique avec des missions dans trois domaines :
1. Le contentieux des créanciers commerciaux
2. La négociation de transactions commerciales complexes
3. Le renforcement des capacités.

Le Fond offre assistance juridique et technique aux pays pour leur permettre d’acquérir une expertise juridique et la capacité de négociation sur,
1. La gestion de la dette et des litiges
2. Les ressources naturelles et la gestion et de passation des industries extractives
3. Les accords d’investissement
4. Les transactions commerciales.
« L’objectif de la Facilité est d’assurer des négociations équitables et équilibrées. Initialement créé pour aider les pays en litige des fonds vautours, les ministres des Finances ont reconnu que l’une des raisons sous-jacentes pour litiges de fonds vautour a été de mal négocié et rédigé des contrats, des concessions. La raison pour laquelle les contrats des pays pauvres était associée à une représentation juridique inadéquate et un manque de capacités locales. » C’est ainsi que dans l’exemple de la RDC cité ci-haut, le gouvernement a pu avec l’aide de la FASJ se retourner contre le fond vautour FG Hémisphère et remporter quelques procès.

CONCLUSION: Il est interpellant de constater que les efforts pour la résolution du problème de la dette en Afrique émanent de ceux qui accordent les prêts que ce soient par le truchement d’associations ou des gouvernements ou même la Banque Mondiale, le FMI dont on sait à qui ils sont acquis. Qu’y a-t-il derrière tout cela ? L’Afrique est toujours le jouet du pompier-pyromane. Où sont les politiques de développement économiques élaborées par les dirigeants du continent le plus riche de la planète ? Il est évident que le développement ne se construira jamais sur base de dettes et d’ « aides ».
A la société civile africaine de créer des plateformes, des comités ou des clubs comme ceux cités plus haut. A nous de rédiger nos propres et rapports et recommandations et à les faire entendre aux instances nationales et internationales. Là où l’expertise fait défaut parce que l’enseignement a été négligé pendant bien longtemps, la diaspora peut combler les lacunes. Comme l’a déclaré par exemple le Directeur de la Facilité Africaine de Soutien Juridique concernant la faiblesse des PPTE dans les procès face aux fonds vautours : « Beaucoup d’Africains ont fait les plus grandes écoles occidentales de droit, mais ceux qui ont l’expertise et l’expérience de ces négociations des contrats commerciaux ne sont pas avec les gouvernements. Ils sont dans les cabinets d’avocats internationaux. »
Il est plus que temps que ces cerveaux se tournent vers la Terre Mère.

Liens utiles : Rapport du jubilé 2000 :http://fimforum.org/f/library/APettiforfr2000.pdf Rapport cncd11.11.11 : http://www.cncd.be/Un-vautour-peut-en-cacher-un

Résurgence indigène et lutte anticolonialiste: Retrouver une identité culturelle par la terre…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 20 février 2014 by Résistance 71

Quand on lit un article comme celui-ci et les traductions que nous avons faites d’articles sur les luttes de résurgence autochtone des Amériques, on s’aperçoit qu’il y a une grande convergence d’Idée pour la simple et bonne raison que l’on touche ici au véritable universalisme culturel, celui ancré dans toute l’humanité et ses peuples: l’ancrage dans la terre ancestrale qui fournit une identité qui se doit être la plus élargie possible, l’universalisme doit rapprocher, converger et non pas diviser…

Rectifions le tir ensemble…

— Résistance 71 —

 

Etude sur le conditionnement: L’identité africaine…  Un produit comme un autre…

 

Panafricanisme 2-0

 

18 février 2014

 

url de l’article original:

http://panafricanism2point0.com/a-la-une/etude-sur-le-conditionnement-lidentite-africaine-un-produit-comme-un-autre/

 

«Qui suis-je ?»

Introdution :

Une question qui nous est familière. Une question jugée centrale par bon nombre de philosophes occidentaux. Mais depuis quand est-elle centrale ? Est ce une question inévitable ? Y trouve-t-on jamais de réponse ? Est ce que nos ancêtres se posaient également cette même question ? Ce sont à ces interrogations que cet article va tenter d’apporter la preuve, à travers les notions de culture, d’identité et d’estime de soi, d’une nécessaire crise identitaire de l’Afrique.

L’acquisition de la première s’effectue par le biais de la deuxième et détermine la troisième (question).
La libération du continent de ses « bourreaux culturels » est indispensable à son regain d’estime de lui même.
Cet article ne prétend pas révéler une vérité absolue mais tente davantage à la recherche de relations causales possible et la condition africaine par le biais de processus psychologiques. La pensée partagée ici est une simple élaboration d’une personne qui tente de comprendre le monde qu’elle a reçu en héritage. Tout Homme sur la terre est EN DROIT de réfléchir à partir des éléments et des compétences qu’il possède.

Personnellement je ne crois pas en une question existentielle condamnée à ne pas obtenir de réponse. Je ne pense pas que cette question est propre à la nature humaine. Nos ancêtres devaient certainement se questionner sur leur place dans le monde et dans l’univers mais il ne s’agissait pas d’une quête perpétuelle de leur identité. Ainsi, nous pouvons traduire cela par davantage une recherche de soi qu’une recherche d’identité. La différenciation est subtile mais, comme dans tout phénomène complexe, la nuance est essentielle.
La « recherche de soi » peut être appareillée à des questionnements sur le sens de la vie de façon générale et son présupposé but assigné, la place de l’Homme et de son histoire, etc. L’identité se construisant sur la base d’éléments culturels de la société à laquelle nous appartenons, est en perpétuel mouvement et ne cesse d’être actualisé. La construction de cette dernière sera davantage détaillée plus bas dans le contexte de culture.

Si cette question d’identité n’obsédait pas nos prédécesseurs, était-ce parce que leurs préoccupations étaient plus « primaires » ? Ou parce était-ce parce qu’ils savaient qui ils étaient, les valeurs qui fondaient leur identité ?
Comment ne pas se demander qui nous sommes dans un contexte de mondialisation poussé à l’extrême ?

Entrée en Matière :

La compréhension de la réflexion élaborée ici nécessite un détour par une brève exposition des processus dont il sera question tout au long de cet article. Ce sont des processus complexes dont cet écrit tentera d’en simplifier les explications et les fonctionnements afin de les rendre abordables par le plus grand nombre.
La culture constitue l’essence de l’identité de chaque individu. Lorsque nous nous demandons ou répondons à ce que nous sommes et la place que nous occupons, nous ne pouvons situer cette interrogation hors d’un contexte culturel.
 L’identité, in extenso la culture, répondent à la question «Qui suis-je ?».

De nombreux auteurs ont étudié le concept de culture. Elle est définie par un consensus comme l’ensemble des valeurs, des normes, des conduites, des représentations collectives, partagé par les individus d’une même société.
Elle possède une place prépondérante dans notre construction identitaire car elle va définir et donner du sens au statut et au rôle assigné à chacun au sein de celle ci.
La culture nous sert donc de repère dans la définition de notre identité en nous inscrivant dans un cadre, un contexte. Comme dit précédemment, elle permet une réponse à la question « Qui suis-je ? » car elle constitue l’identité de chacun.
Elle contribue également à l’unité en la création de normes, de valeurs et de représentations communes à tous les individus qui partagent une même culture.
Une précision doit être faite. La culture d’un pays se divise elle même en d’innombrables micros cultures. Chaque individu appartient à différents milieux, à différents groupes (familles, école, travail, clubs d’activités, etc.) qui possèdent leur propre culture. Le partage d’une culture permet à un ensemble d’individus de définir ce qui lui est endogène ou exogène.
Pour simplifier, la culture caractérise ce qui de l’ordre du « Nous » et « Pas Nous ».

Les codes qui composent une culture régissent le fonctionnement d’un groupe, plus ou moins important, d’individus, et se transmettent de génération en génération. La culture nous précède et nous succède. Elle est donc, en ce sens, indépendante de chacun de nous et va nous modeler.

La construction de notre identité ne cesse d’évoluer à mesure que nous changeons de statut au cours de notre vie. Nous sommes, par exemple, d’abord enfant, puis adolescent et enfin adulte. Chacun de ces statuts implique des rôles auxquels sont associés des attentes culturelles.
Les changements de situation tels que les déménagements, les mariages, ou encore la parentalité, entraînent également des modifications de notre identité.

Nous adoptons, dès notre naissance, les codes culturels de la civilisation à laquelle nous appartenons. Leur intériorisation se fait de manière progressive par le biais d’un apprentissage.
Le psychologue américain, Erik Erikson (original !) a spécifié le « processus d’identification » comme central dans la transmission culturelle. Selon lui, c’est en nous identifiant aux autres que nous construisons notre identité. Nous prenons en exemple des modèles qui nous semblent légitimes afin de savoir « comment il faut faire » et « comment il faut être ». Ils sont l’équivalent des modes d’emploi du fonctionnement de la société.
Un nouveau modèle est recherché lorsque le dernier est jugé obsolète. Celui ci ne répondant plus aux attentes n’est plus digne d’intérêt. Ce sont les limites du modèle pris jusque là qui pousse la recherche d’une nouvelle « inspiration ».
Cet auteur définit trois types d’identification dont les apparitions s’effectuent de façon chronologique. Il souligne que leur acquisition s’effectue de façon définitive. Une fois que le processus d’identification de chaque type est mis en place, il sera réutilisé selon les besoins et les ressources situationnels. Erikson précise également que le dernier type d’identification, celle aux pairs, est celle qui permet la catégorisation sexuelle sociétale. Elle est la plus fréquemment activée dès son apparition entre six et onze ans.

Par ordre chronologique, l’enfant s’identifie en premier lieu à sa mère, ou le substitut maternel, afin qu’acquérir les « lois élémentaires » à force d’observation et d’imitation. Ainsi, il apprend à travers le jeu, les soins, les explications et les corrections, les aptitudes de base et les règles de conduites qui établissent les fondements de sa future identité. L’objet maternel constitue le premier modèle d’identification proposé car elle guide jour après jour son enfant dans la compréhension du monde. En cela, l’identification à la mère pose les bases des assises narcissiques de chacun et a une influence sur l’apparition ou non ultérieure de pathologies mentales pouvant être générées par exemple par l’angoisse d’abandon. Ce sujet nécessite son traitement dans un article séparé afin d’en saisir l’entière complexité. Mais ce n’est pas le but de cet article.

Lorsque l’enfant est en âge de faire la différence entre les sexes, il va s’identifier au parent du même sexe que lui. Ainsi, les petites filles vont prendre en exemple leur mère et les petits garçons leur père. Cette « prise de position » est nécessaire car elle pose les jalons de la catégorisation sexuelle. Cette identification permet de se déterminer et de « s’adapter » en fonction des caractéristiques et des rôles culturels attribués à la catégorie à laquelle nous nous identifions.
Les parents sont les premiers indicateurs culturels dont dispose l’enfant pour construire son identité. Ils sont les accompagnateurs fondamentaux de cette prise d’autonomie car la famille constitue son premier milieu de socialisation, appelé « socialisation primaire ».

L’entrée à l’école marque l’apparition du dernier type d’identification. Erikson la qualifie d’ « identification aux pairs ». L’enfant est extrait de l’unique modèle familial qui lui était jusque là présenté. La scolarisation insère l’enfant dans un processus de socialisation secondaire en le confrontant à d’autres individus (corps scolaire et autres enfants) ne partageant pas les mêmes règles que lui.
Cette comparaison « obligée » par l’école permet une première prise de conscience de la relativité de ce qui a pu lui être inculqué par ses parents. L’individu doit effectuer un travail personnel psychologique afin d’intégrer au mieux les éléments opposés. Les contradictions entre les normes, les valeurs du milieu familial et celles du monde marquent l’indispensable nuance que nous devons apporter à toutes nos réflexions.

L’identification aux pairs est celle qui permet l’évolution continue de notre identité car si elle apparaît avec l’école, elle est présente par la suite chaque fois que nous nous comparons à autrui lorsque nous cherchons à nous situer.

Plus nous vieillissons, plus notre réseau d’appartenances se densifie. Nous appartenons à de plus en plus de milieux différents qui exigent une plasticité psychologique pour faire face aux incompatibilités que peut présenter leur appartenance respective.
Cette adaptation est primordiale au sentiment d’unité et de continuité psychologique indispensable à l’équilibre psychique. Ce sentiment permet à l’individu ne pas remettre automatiquement en question TOUT ce qu’il est à chaque fois qu’il est confronté à quelque chose qui est différent de lui.

Le dernier point me permet d’introduire l’illustration des théories avancées ci-dessus par le cas de l’Identité africaine.
La différenciation entre la mondialisation et le mondialisme a été faite dans un précédent article (« Etude sur la psychologie du mondialisme) mais il n’avait pas été précisé que les deux impliquent le processus d’identification.

Le continent africain et son histoire sont les exemples parfaits des conséquences néfastes, à court et à long terme du mondialisme. Les avantages économiques que l’Afrique a à offrir attisent toues les convoitises. Tous les moyens sont employés pour mettre la main sur les ressources naturelles, mais tous les moyens ne sont pas bons. L’utilisation de la force par le biais des méthodes esclavagistes a prouvé son échec. La mise en place de la colonisation par un souci de domination et d’économie dans l’exploitation des richesses marque un remaniement stratégique. C’est à la tête qu’ils ont décidé de frapper. Une idée peut être indestructible donc il est nécessaire de l’empêcher de naître avant qu’elle le devienne. L’adoption de la manipulation a donc été décrétée par ceux qui veulent s’accaparer le monde.

La destruction du peuple noir ne pouvant pas se faire par la force alors il fallait le faire par le mental.

L’identité de l’Afrique s’est effritée au fur et à mesure des siècles. Nombreux sont ceux pour lesquels l’histoire du continent débute à la colonisation, au plus tard à l’esclavage.
Le contact forcé durant des siècles avec la culture occidentale a certes entraîné une modification de la culture initiale mais le lessivage culturel dont est l’objet la culture africaine a été prémédité pour en faciliter la domination. Les « missions civilisatrices » censées apporter l’évolution et «les missions philanthropiques » successives organisées afin d’aider le développement du continent ne sont que des prétextes à sa destruction culturelle et physique.
L’exemple concret des écoles mises en place lors de la colonisation permettaient d’inculquer les valeurs occidentales, par là même la culture des oppresseurs aux populations colonisées dès le plus jeune âge. Le formatage et la soumission étaient ainsi davantage obtenus car les habitants confiaient leurs enfants à « l’élevage à l’occidental ».
Ces malheureux pensaient que cela ne pouvait leur être que profitable. Ce qui était normal puisque le PROGRÈS leur avait était avancé par ceux qui souhaitaient abuser de leur confiance. Pour ceux là, le PROJET était tout autre.
La fâcheuse habitude de l’Occident à se présenter comme exemple de supériorité de part l’évolution dont elle est la preuve a participé à la progressive soumission consentie des peuples dont il veut profiter.

La confusion et la perte d’identité culturelle de l’Afrique ont également été facilitées par la nature orale de la culture africaine.
L’absence d’écrits qui pourraient témoigner de l’histoire de nos ancêtres, et pourraient nous permettre de renouer avec les fondements initiaux de notre culture, a permis notre corruption identitaire. Le K.O engendré par les sévices physiques et psychologiques infligés à notre peuple a bénéficié à ceux qui voulaient/veulent tirer profits sans contre partie des ressources dont dispose notre terre.

C’est ici que peut être transposé le processus d’identification exposé ci dessus.

Le développement du continent témoigne de ce processus d’identification. Il a été perverti en le mettant au profit d’une identification au modèle occidental qui s’est présenté au peuple africain pendant des siècles. La destruction de la culture de nos ancêtres à facilité cette identification car de génération en génération les seuls repères de développement « offerts » sont des repères appartenant à cette culture.
Le développement du continent reflète cette identification « mal placée ». Il s’apparente davantage à une occidentalisation qu’à une modernisation dans la continuité de la culture africaine. Malheureusement, les villes africaines ne sont que des contres façon (de mauvaises qualités) des villes des pays occidentaux. Comment cela pourrait en être autrement ? Elles en réunissent toutes les problématiques : violences, drogues, précarité, chômage, mauvaise hygiène,etc..
La modernisation du continent par le processus de copie conforme ne peut être que voué à l’échec. Premièrement elle n’est pas insufflé par ces habitants eux mêmes et ni motivée par les réalités géographiques, politiques, sociales et économiques du continent. Il devient donc nécessaire d’être les producteurs de notre propre évolution. Il faut créer une modernisation Made in Africa, fait par et pour Nous sur la base valeurs qui nous sont spécifiques qui nous permettent d’être identifier

Cette confusion peut s’expliquer par l’endoctrinement des populations locales à un modèle présenté comme idéal. L’objectif étant la création d’une culture mondiale unique. Pour se faire, il est préconisé de supprimer les différences afin d’obtenir une population mondiale homogène. De part cela, ce modèle implique l’abandon des singularités culturelles, ethniques et religieuses portant atteinte à une volonté de contrôle initiée par l’Occident.
Ainsi, la main mise sur l’Afrique et ses multiples possibilités est assurée.

L’ « occidentalisation » du comportement de nos élites dirigeantes est le symptôme du cancer qui gangrène notre continent. A savoir l’oubli de ‘l’amour de soi et des siens, l’amour de sa terre, de sa culture, de son bien être et de son destin.

L’Occident se plaît à rappeler ce qu’il doit apporter à l’Humanité mais oublie de citer (nie) ses propres références.
La culture occidentale puise depuis toujours ses origines et ses inspirations partout dans le monde. Au delà d’inspirations, elle peut même être accusée de plagiat car elle proclame siennes des découvertes, des connaissances sans jamais admettre, ou à demis mots, son imposture.
Cela est pour le moins ironique puisque ce sont ces éléments volés qui sont avancés comme preuves de sa supériorité en comparaison aux autres cultures. Mais en réalité ses atouts résident en ce que la culture occidentale rassemble en elle seule l’ensemble des connaissances permettant sa domination. Des connaissances qui ont été puisées à leur source au sein de différentes civilisations et par différents procédés. Il ne cesse d’ériger sa culture au rang de vérité absolue, et « encourage » fortement le reste du monde à en faire de même.

Cependant, la globalisation du modèle impérialiste, en plus d’être illégitime car il est s’est auto-proclamé supérieur, pose l’impératif d’un remaniement culturel, donc identitaire de chaque pays. Cela dans l’objectif d’une uniformité permettant un contrôle économique. Comment la première entraîne le second ?
Les valeurs et les normes véhiculées par une culture partagée permettent l’homogénéité sociétale d’un pays par le biais de la cohésion qu’elle génère entre les individus. Dans l’idéal, cela pourrait être possible mais la réalité est toute autre. Le comportement de la majorité des gouvernements envers certaines minorités entrave cette cohésion en favorisant toujours leurs intérêts. C’est bien un manque de valeurs, notamment celles d’égalité et de justice, qui nuit au bien être du monde.

Illustrons ces propos avec un fait d’actualité. En France pour la mise en place progressive la Théorie du genre fait débat. Cette polémique est amplement justifiée. L’excuse est toujours de bonne foi, il s’agit cette fois de combattre les stéréotypes de genre qui entravent l’égalité entre les hommes et les femmes dans la société. Pour se faire, certains gouvernements européens ont pris la décision de soumettre à la réflexion des enfants, dès leur plus jeune âge des problèmes d’identité sexuelle. Comme toujours, cela est à comprendre de façon implicite après des recherches approfondies sur ce sujet. En public le discours est tout autre : « La laïcité, c’est ce qui protège l’enfant et garantit aux enfants les mêmes droits et l’accès aux mêmes valeurs. Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. Donc la République doit leur offrir… [coupée par un intervenant]. Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même, ensuite, de faire son choix. C’est le cadre de l’école publique. C’est ce dont la France a besoin aujourd’hui. » (sénatrice française Laurence Rossignol).

Vous vous demandez sans doute en quoi la Théorie du genre concerne t-elle les réalités du continent africain. Il s’agit ici de la manipulation de l’esprit dans le but de promouvoir un idéal en décalage avec la culture initiale.
Sa mise en place témoigne d’une tentative de manipulation du processus d’apprentissage, d’identification et de production de stéréotypes dans le but d’introduire de nouveau éléments, au sens le plus large qu’il soit, à ceux préexistants.
La réaction de la population à l’introduction de l’enseignement de cette théorie, sans aucune donnée psychologique favorable mais beaucoup dénonçant ses conséquences dramatiques, est sans appel.
Nous pouvons choisir les éléments de la culture que nous voulons intégrer à notre propre système de valeurs. Ce n’est pas parce qu’une culture est dominante que nous ne pouvons être critique vis à vis d’elle.

Ce sont les contradictions entre les valeurs héritées des différentes sous cultures auxquelles nous appartenons qui amènent à leur tour des remises en questions de ces dites valeurs.

Cette problématique ne se pose pas si un individu est soumis à un seul modèle car il n’existe aucun point de comparaison qui puisse amener la réflexion personnelle. Il s’agit alors d’un apprentissage par conditionnement. C’est ainsi qu’est parfois envisagé l’apprentissage des enfants. L’esprit conçu comme une coquille vide qu’il faut remplir. Telle peut être envisagée la transmission d’une culture. Il s’agit là d’un conditionnement parfait car il n’existe aucun point de comparaison.

C’est dans la notion de conditionnement que le rapprochement peut être fait pour expliquer la situation les descendants des esclaves d’abord puis des colonisés par la suite. Le cas pratique de l’Afrique permet mieux appréhender les dynamiques qui existent entre tous ces processus.

C’est la raison pour laquelle un enracinement et une forte identité culturelle permettent de résister face au fléau qu’est le mondialisme.

Il a été cité précédemment qu’une continuité était nécessaire à l’équilibre psychique dans le processus d’identification. Ainsi, seul un enrichissement est apporté par l’influence d’autres cultures car il existe un noyau dur qui ne peut être détruit. Une forte identité ne sous entend pas une culture hermétique à toutes modifications, mais uniquement à celles qui lui sont nuisibles. Elle doit être stable et ancrée pour ne pas être détruite mais assez souple pour être améliorer.

En ce qui nous concerne, le processus d’inspiration a été perverti en processus d’identification totale. L’inspiration implique l’intégration d’éléments nouveaux à un paradigme de base. Or, il n’en n’existe pas en Afrique. Quelques bribes peuvent être décelées, mais il n’existe pas une unité suffisante afin de composer une véritable culture continentale.

Nombreux sont ceux qui s’opposent à ces propos. «Comment ça il n’existe pas de culture africaine ?! Bien sûr que si ! Il en existe une comme pour tout les pays !». Ce qui est entendu en terme de culture africaine est ce qui pourrait être l’équivalent d’une culture européenne ou encore américaine. L’Afrique n’est pas un pays, mais est composée de plusieurs ayant chacun leur propre culture. L’Europe s’inscrit dans le même cadre. Cependant, ce dernier n’est jamais amalgamé à un seul et unique pays ce qui semble être plus fréquemment le cas de l’Afrique. Cette confusion ne lui est malheureusement pas bénéfique. Cet amalgame n’est pas la manifestation d’une union continentale mais davantage la manifestation d’un déni des spécificités de chaque pays.

La culture africaine fait davantage écho à un amoncellement de stéréotypes. Ces derniers ne sont pas nécessairement fondés ou ne sont plus actualité mais ils sont représentatifs de l’image véhiculée de cette culture.
Les stéréotypes sont des concepts psychologiques. Ils sont un autre exemple du pouvoir qui peut être exercé par ceux qui détiennent des savoirs dans le domaine de la psychologie.
La construction de stéréotype est un processus naturel donc l’objectif est de permettre une catégorisation du monde. Cette catégorisation le rend plus abordable car ces « connaissances » permettent de l’organiser et ainsi de mieux anticiper ce qui le compose.
Les stéréotypes sont présents chez tous les individus, et constituent des croyances socialement partagées des caractéristiques spécifiques attribuées à des groupes. Ils peuvent être positifs ou négatifs selon les préjugés sur lesquels ils sont basés. Leur but premier n’est pas d’établir un jugement mais d’organiser le monde pour le rendre plus prévisible.
Cependant si leur construction permet la réduction de l’incertitude de ceux qui y ont recours, il peut provoquer un effet sur ceux qui en sont l’objet.
Une expérience psychologique menée par Steele et Aronson en 1995 a mis en évidence ce qu’ils ont qualifié « la menace du stéréotype ». La création de stéréotypes entraîne l’apparition d’attentes vis à vis des personnes concernées. C’est d’ailleurs le but d’anticipation exposé précédemment. Selon ces auteurs, ces attentes influencent le comportement et l’attitude des personnes qui font l’objet de ces stéréotypes.
Leur élaboration n’est donc pas sans conséquence car ils les enferment ceux qui en sont l’objet dans une vision caricaturale, ce qui peut les pousser à adopter des comportements et attitudes initiée par cette réduction.

Le recours à des procédés psychologiques par les politiques est bien plus fréquent que nous l’imaginons. L’Histoire ne tarit pas d’exemples qui prouvent leur efficacité.

La même conception de la culture partagée entre les partisans de l’apprentissage de la Théorie du genre et les partisans du mondialisme. Tous l’envisagent comme une étiquette modifiable par le contrôle de ce qui y est intégré ou supprimé. Nous en revenons ici à une conception de l’esprit comme un réceptacle ayant pour seule fonction de recevoir des informations et de les intérioriser sans aucune réflexion, donc par conséquent qui est facilement manipulable. Cette affirmation n’est pas entièrement fausse mais doit être précisée. L’esprit humain n’est pas manipulable parce qu’il l’est de « nature » mais il l’est pour ceux qui connaissent les processus qui le composent. Ainsi, ce sont les processus qui peuvent être orientés dans le but de la manipulation de l’esprit. La manipulation permet d’obtenir d’autrui dont il n’aurait pas eu l’initiative spontanément. Une bonne manipulation réside en ce que la ou les personnes concernées ne sont pas avertis des véritables intentions. La conviction en des éléments et l’adhésion à des idées sont d’autant plus important que les personnes victimes de manipulation croient en leur élaboration individuelle. Il n’existe pas d’idée plus personnelle que celle que nous pensons avoir raisonnée nous mêmes.

Cette perspective qui envisage l’esprit comme un vide à remplir est celle la même qui justifiait le rôle des missionnaires et plus généralement les traitements « civilisateurs » prescrits aux peuples dominés. Le destin connu de l’Afrique et de son peuple dans sa globalité pourrait donner du crédit à cette théorie.
Une destruction culturelle, donc identitaire, du peuple africain et de ces millions de descendants est malheureusement à déplorée. Cette destruction a été et demeure stratégique. Elle a été commanditée il y a plusieurs siècles par ceux qui avaient décrété leur supériorité sur la base de critères plus que subjectifs.
L’arme « psychologie » employée est plus que jamais d’actualité dans la promotion du nouvel ordre mondial pour ceux désireux d’un monopole économique et culturel du continent africain.

Intéressants parler stéréotype + identité + théorie du genre

Un modèle la CORSE :

C’est l’identification à ce genre de modèle qui est à favoriser.

En conclusion, les processus naturels d’acquisition de la culture ont été pervertis par le mondialisme dans le but d’imposer le modèle.
Mais une fois encore, les manifestations de ces limites se font sentir. Retour au « old school » peut être la manifestation d’une nostalgie de valeurs passées. Certains diront c’est simplement un effet de mode. C’est vrai. Mais toute mode justement appartient à une époque, à une culture et ainsi dit quelque chose des sociétés qui l’adopte. Parfois une mode devient en un élément culturel à part entière.
La mode actuelle semble annoncée de grands bouleversements culturels…

Comme nous l’avons dit dans cet article, l’utilisation des connaissances développées en psychologie est le procédé favori du mondialisme. Nous avons fait le choix dans cette guerre contre lui, de nous approprier chacune de ses armes afin de les retourner contre lui et de l’exterminer. Alors, ne lui laissons plus le monopole que la plus puissante d’entres elles.
La manipulation de ces connaissances est utilisée pour une extermination culturelle et un règne économique sans partage. Il est de notre devoir de maîtriser nous aussi cet art afin d’en inverser la tendance.

La culture au sens de l’instruction n’a pas été abordée de façon explicite dans cet article mais le sera certainement traité ultérieurement. L’accès à la culture doit être une priorité dans les politiques envisagées pour le développement du continent. Cet impératif doit être respecté et exigé à l’échelle internationale. Il ne doit pas se faire sous la forme actuelle qui s’apparente davantage à un accès illimité aux informations engendrées par une propagande pro mondialiste dans le but d’un formatage psychologique.
 L’inaccessibilité culturelle a été désirée par ceux qui veulent le contrôle absolu, et cela aussi bien dans nos propres rangs.
Pour la petite anecdote, une reine malgache consciente de la puissance du savoir en avait réservé l’accès à une minorité de la population pour finir par la réserver aux seuls membres de son gouvernement.

La véritable diversité des connaissances doit être transmise afin de permettre à chacun d’élaborer sa propre réflexion, qui que nous soyons. La fin de leur monopole par certains pour la manipulation des autres est indissociable à notre démanche d’émancipation.
Les savoirs ne doivent pas être réservés à une minorité. Cela installe rapport d’inégalité entre « ceux qui savent » et « ceux qui ne savent pas », et cela sur différents plan. L’argument de « l’incompétence » est ainsi avancé lorsque les citoyens expriment leur désaccord car ils ne sont pas des experts qualifiés du manque d’information dont ils sont censés faire preuve.
Cette stratégie était à peu près efficace jusqu’à présent. Seuls des experts formés et reconnus comme tels par les gouvernements peuvent être conscients de ce qui est bénéfique pour leur pays.
Mais à l’heure d’Internet, cela n’est plus valide. Aujourd’hui, chaque individu est en mesure de s’informer par lui même, certains peuvent avoir une réflexion plus élaborée que les prétendus experts.

Finissons cette analyse sur une note d’optimisme. Je ne crois pas en une tendance naturelle de l’Homme au mal, mais je crois en la malhonnêteté possible de certains esprits humains qui, par le procédé de manipulation, permet d’en influencer la tendance via la propagande en partie relayée par la télévision et l’école. Un rapide inventaire de ce qui est mis à la disposition des enfants en termes d’éléments identificatoire pour en démasquer la finalité : des individus déstructurés sont plus maniables. Les éléments culturels représentent des repères d’identification, le choix de ces éléments permet donc de déterminer quel type d’individu est souhaité.
Les personnes sont qualifiées de «complotistes» lorsqu’elles soulèvent des questionnements, sans prétendre à y fournir une réponse absolue. Elles encouragent davantage à la réflexion pourraient avancer que les savoirs en psychologie ont été développés pour une meilleure connaissance de l’esprit humain dans le but de sa manipulation.
Si cela est vrai, et même dans le cas contraire, il nous suffit d’utiliser les mêmes procédés dans un but d’une réelle éducation et non pas d’une éducation dirigée dans l’intérêt de certains par le biais du mondialisme.

L’élévation d’une société n’est possible par celle de ces enfants. Les résultats d’une manipulation peuvent être positifs.

Sa mise en place témoigne d’une tentative de manipulation du processus d’apprentissage, d’identification et de production de stéréotypes dans le but d’introduire de nouveau éléments, au sens le plus large qu’il soit, à ceux préexistants.  »
Le processus d’identification permet de comprendre que l’obtention de l’égalité entre les hommes et les femmes ne passe pas par l’éducation sexuelle des enfants, mais davantage l’exemple donné par les parents et plus généralement la société. Les enfants ne font que reproduire en imitant ce qu’ils constatent. L’éducation des enfants passe donc par la rééducation des adultes qui sont pris pour modèle dans la construction identitaire. Nous pouvons ainsi influencer le devenir des sociétés par la manipulation de ce processus dans le but d’une évolution positive.
La manipulation est d’ailleurs employée par les partisans de cette théorie, conscients qu’à long terme cela bénéficiera au projet mondialiste.

Résistance politique: La résurgence indigène devient un phénomène intercontinental…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 février 2014 by Résistance 71

Du lien des activismes entre les peuples colonisés d’Afrique, des Amériques, d’Asie, d’Océanie et de celui des peuples occidentaux réconciliés se tenant côte à côte avec leurs frères dans l’oppression, l’inégalité et l’injustice, viendra le salut de l’humanité.

Nous en sommes plus que jamais convaincus et l’idée même que les mouvements de résistance autochtone, de résurgence indigène, y compris occidentale, liée profondément à la terre et à l’ancrage ancestral culturel, puissent s’unifier, terrifie, pétrifie les « élites oligarchiques » auto-proclamées et ce à juste titre.

Le monde est à la veille d’un très grand chambardement politique, la renverse de marée sera libératrice. L’ère étatico-entrepreneuriale touche à sa fin, cela devient de plus en plus une évidence.

— Résistance 71 —

 

DU PANAFRICANISME DE NOS PERES AU PANAFRICANISME STRATEGIQUE DE NOS PAIRS DE LA GENERATION ACTUELLE

Panafricanisme 2.0

18 février 2014

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Le panafricanisme depuis sa naissance avec Henry Sylvester WILLIAMS peut se résumer en trois étapes fondamentales, à chaque africain de se saisir lui-même de cette mission générationnelle, de la trahir ou de l’accomplir : la première étape du panafricanisme, celle de nos pères Marcus Garvey, Kwame N’Krumah, Thomas Sankara, et autres fut le « panégrisme » révolutionnaire contre l’impérialisme, la traite négrière et l’esclavage. Mais la deuxième étape, celle d’aujourd’hui fut un combat pour l’éveil des consciences, contre l’aliénation culturelle, intellectuelle et spirituelle.

L’AFRIQUE, BERCEAU DE TOUTES LES CIVILISATIONS, NUL PEUPLE ET NUL INDIVIDU NE DEVRAIT L’IGNORER

Aucun peuple ne doit ignorer son histoire, la connaissance du passé permet aux générations qui se succèdent d’orienter leur choix. Mais les dirigeants qui conduisent l’humanité dans le décor semblent ignorer volontairement l’histoire. Ils ont achevé de mettre dans les esprits de beaucoup des énormités et ont imposé la suprématie raciale blanche. Cet état de fait crée une confusion chez les masses mélanodermes, on peut tenter de manipuler l’histoire mais on ne peut l’effacer, car les preuves tangibles de son existence sont belles et bien vivantes. L’Afrique est le berceau de toutes les civilisations, nul peuple et nul individu ne devrait l’ignorer sous peine d’être fourvoyé et mené à sa perte.

LA NOUVELLE GENERATION

Une nouvelle génération se construit depuis des décennies, de la lutte contre l’esclavage à la lutte pour la libération des peuples colonisés. Mais les effets ne sautent pas aux yeux puisque la plus résistante des chaines, celle de l’esprit, reste à briser comme le disait Shaka Zulu. La mission de notre génération, est donc d’appliquer toutes les théories enseignées par nos ainés dans les écoles, universités et lieux de savoir africain. Elles ont certes, et doivent être réactualisées. Mais l’Afrique ne peut en aucun cas se développer selon le modèle occidental. Les réalités diffèrent et d’aucun peut se mettre à convoiter une civilisation qui s’effondre, minée par l’homosexualité, la pédophilie, les violations de la dignité humaine par exemple. Notre mission est de sortir de l’aliénation psychologique et de mener un combat de déstabilisation contre le mondialisme et ceux qui se prétendent les amis de l’Afrique, mais qui sont tout le contraire.

LE ROLE HISTORIQUE DE LA DIASPORA.

Les africains dispersés à travers le globe, ceux de la diaspora historique déportés au cours de l’esclavage dans la douleur de ne plus jamais revoir les leurs ; mais aussi celles et ceux partis à la recherche d’un « Eldorado » occidental illusoire pouvant prétendument résoudre les problèmes de l’africain ; devraient revenir sur le continent pour partager leur expérience avec les frères et soeurs y habitant.