Archive pour crise économique

Canada : résistance au colonialisme, blocage des voies ferrées en solidarité du peuple Wetsuwetsen affrontant les pétroliers (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 18 février 2020 by Résistance 71

 


Barrage mohawk

 

Une autre paire de manches

 

Mohawk Nation News

 

16 février 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/02/16/different-kettle-of-fish/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lire le précédent article sur le sujet…

 

Le ministre des affaires indigènes de l’entreprise coloniale du gouvernement du Canada Inc. 1982, a rencontré les kanionkehaka’onwe of kentekeh. Ils se tiennent sur la voie ferrée qui traverse leur communauté en solidarité avec la terre souveraine Wat’suwet’en qui a été envahie par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC / RCMP) à la botte de l’entreprise Coastal Gas Links qui est en train de construire illégalement un oléoduc privé de 670 km de long à travers leur territoire non cédé, non abandonné.


Repli du ministre…

(NdT: ce territoire natif se trouve au nord de la province coloniale de Colombie Britannique dans l’ouest du “Canada”)

Voici les principaux bénéficaires du vol de terre et de ressources de Wet’suwet’en :


Les visages de « Big Oil »…

Corrigeons la propagande des merdias sur certains termes clefs:

“réconciliation” : nos relations ont été amicales. Un flingue a toujours été pointé sur nous, Onkwehonweh a toujours été le gardien et le curateur de la terre et toujours été paisible.

Les Canadiens sont Cana’jon, qui veut dire “squatters” en langue iroquoise.

Les manifestants sont des “défenseurs de la terre” (et non pas des terroristes ou des “individus radicalisés”…)

Les “injonctions” n’ont aucune valeur.

Tehiohateh, le wampum deux rangées, est la seule relation qui fut accordée aux envahisseurs, pour avoir le droit d’être sur l’Île de la Grande Tortue. Cet accord a été rompu (de longue date). Ils doivent partir.

Les “manifestants” sont des gardiens et des curateurs de la terre-mère.

Les envahisseurs à la langue fourchue disent qu’ils veulent maintenant être plus délicats et plus sensibles !

D’après Kaianierakowa, la Grande Loi de la Paix, la guerre ne prend pas fin tant que la Grande Paix n’a pas gagné.

Trudeau dit : “Nous ne sommes pas le genre de pays où les politiciens disent aux gens ce qu’ils doivent faire…” Ce qui veut dire que les Cana’jon (canadiens “squatters”) vont nous envoyer des mercenaires. Ils nous menacent toujours de leurs armes.

“Parasite”: un organisme qui vit dans ou sur un organisme d’une autre espèce (son hôte) et qui en bénéficie en pompant les nutrients aux dépends de son hôte. L’entreprise coloniale du Canada est un état exploiteur, extracteur. Le wampum deux rangées et Kaianerekowa prévoient que lorsqu’ils sont brisés, les fauteurs de trouble doivent être expulsés afin que la paix puisse continuer à régner pour les 7 prochaines générations.

Nous avons entretenu la paix sur l’Île de la Grande Tortue, l’Amérique du nord et du sud pendant des milliers d’années avant que les immigrants du Vatican (chrétiens) ne ramènent la guerre avec eux.

La loi / bill C51 est créée et mise en place par des terroristes qui siègent au “parlement” du Canada colonial.

Le ministère / bureau des affaires indiennes est un département militaire qui a pour fonction de maintenir les “Indiens” en détention perpétuelle, à tout jamais. Leur “règle de la loi” est illégale parce que leur code criminel est fondé sur l’Indian Act et ne passera jamais les standards de la loi internationale.

Teiohateh, le bon message de Dekanavida, est la source archivée du premier accord entre des Européens et Onkwehonweh sur Onowaregeh (Île de la Grande Tortue de l’Amérique du nord et du sud). Sur cette planète, tout être vivant à la même mère. Elle est la terre. Nous avons tous le même père, la source d’énergie de toute existence naturelle. Nous sommes tous frères et sœurs et devront (sur)vivre et coexister en tant que tels.


Gaza, « réserves » indiennes… même combat !

 

Lectures complémentaires :

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 


Teiohateh

Paradigme du capitalisme vert… Escroquerie climatique, Black Rock et banques centrales derrière la terreur climatique (F. William Engdahl)

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Climategate Vert ?…

 

L’escroquerie du réchauffement climatique anthropique et le nouveau capitalisme vert, nouvelle mascarade et tentative de mutation de la tyrannie marchande qui nous mène vers un nouveau paradigme de survie factice et totalitaire. Ce processus est en marche depuis un bon moment, mais il se dévoile au grand jour de plus en plus. Sous l’article d’Engdahl, notre dossier sur cette affaire de longue haleine…
~ Résistance 71 ~

D’où vient réellement l’argent derrière le “nouvel agenda vert” ?

 

F. William Engdahl

 

4 février 2020

 

Source en français:

https://www.mondialisation.ca/dou-vient-reellement-largent-derriere-le-nouvel-agenda-vert/5641295

 

En à peine plus d’un an, tout le monde semble avoir sauté dans le train en marche du « Nouvel Agenda Vert », consistant à prendre des mesures radicales pour « arrêter » le changement climatique. À présent, la citadelle de la mondialisation économique corpocratique[1], le Forum Économique Mondial (FEM) de Davos en Suisse, en a fait son thème principal cette année : « les actionnaires [unis] pour un monde soutenable et cohésif  [Stakeholders for a Cohesive and Sustainable World] », avec un accent majeur mis sur des thèmes et slogans comme « comment sauver la planète [How to Save the Planet] ». Bien sûr, parmi les orateurs invités on a pu trouver la jeune activiste suédoise Greta Thunberg. Ce qui est compris par bien peu d’observateurs, c’est la précision d’orfèvre avec laquelle tout ceci est orchestré afin de préparer une réorientation massive des flux mondiaux de capitaux, à l’occasion de laquelle une poignée de géants financiers se repositionne sous nos yeux pour en bénéficier à plein. 

De Greta à « Bonnie » Prince Charles[2], les thèmes du Davos 2020 ont été dominés pour la première fois par l’Agenda du changement climatique. Ce qui transpire du sommet réunissant 3000 délégués des grandes firmes privées mondiales, c’est qu’une campagne mondiale majeure est orchestrée, et qu’elle inclut les plus grands patrons des fonds d’investissement de capitaux et les plus grands banquiers centraux du monde.

Les Administrateurs au-dessus de tout soupçon de Davos

Il ne relève pas du hasard que Davos, forum promoteur de la mondialisation, soit si fermement positionné derrière l’Agenda du changement climatique. Le FEM de Davos dispose en effet d’un Conseil d’administrateur associés. Or, parmi eux se trouve le soutien précoce de Greta Thunberg, le multimillionnaire du climat Al Gore, président du Projet Réalité Climatique [Climate Reality Project].

Ce Conseil inclut également l’ex-patronne du FMI Christine Lagarde, aujourd’hui à la tête de la Banque Centrale Européenne et dont les premiers mots dans cette fonction ont été que les banques centrales doivent à présent faire du changement climatique une priorité. Un autre administrateur de Davos est l’ancien patron de la Banque d’Angleterre Mark Carney, qui vient d’être nommé conseiller au changement climatique de Boris Johnson, et qui avertit que les fonds de pension qui ignorent le changement climatique risquent à présent la banqueroute (sic). Le Conseil inclut encore le fondateur influent de Carlyle Group, David M. Rubenstein. Également Feike Sybesma, du géant néerlando-britannique de l’agrobusiness Unilever, qui préside également le Forum de Direction de Haut Niveau sur la Compétitivité et la Tarification du Carbone (FCTC) de la Banque Mondiale[3]. Et le personnage qui est certainement le plus intéressant en termes de promotion du « Nouvel Agenda Vert » se trouve être Larry Fink, PDG fondateur du groupe d’investissements BlackRock[4].

Larry Fink, PDG et fondateur de BlackRock, annonce le changement à venir. 

BlackRock n’est pas un fonds d’investissement ordinaire. Basé à New York, c’est le plus grand gestionnaire d’actifs du monde avec quelques 7000 milliards de dollars (oui, 7 billions en français !), investis dans plus de 100 pays. C’est plus que le PIB combiné de l’Allemagne de la France. Il domine le marché des actions de toutes les bourses du monde, et i se renforce systématiquement au capital des principales compagnies pétrolières et charbonnières du monde. L’aspirant politicien allemand de la CDU Frederick Merz a d’ailleurs été président de BlackRock en Allemagne depuis 2016.

Le 14 janvier 2020, quelques jours à peine avant le forum de Davos mettant à l’honneur le changement climatique, Fink a publié une lettre annuelle d’un ton inhabituel à l’adresse des PDG privés. Le fondateur et PDG de BlackRock a sauté dans le train de l’investissement climatique pour ne pas manquer le gros lot.

Dans cette lettre, lue avec attention et qui guide de nombreux investisseurs cherchant à placer les milliards de Blackrock, il écrit : « le changement climatique est devenu un facteur déterminant dans les prospectifs à long terme des entreprises ». Au sujet des manifestations climatiques récentes, Fink déclare : « la tension change rapidement, et je crois que nous sommes au bord d’une recomposition fondamentale de la finance. La preuve d’un risque climatique force les investisseurs à réexaminer les paradigmes au cœur de la finance moderne[5] ».

Déclarant que « le risque climatique est un risque d’investissement », Fink invoque alors une question impossible à résoudre : à quel point le risque climatique va impacter les économies de la planète. Et nous apprenons qu’il a la réponse ! Faisant référence à ce qu’il appelle « un réexamen profond du risque et des valeurs des actifs », Fink nous révèle que « parce que les marchés de capitaux vont pousser en avant les risques futurs, nous allons voir des changements dans l’allocation des capitaux plus rapidement que nous n’allons voir changer le climat lui-même. Dans le futur proche (et plus proches que certains n’anticipent), il y aura une réallocation incitative du capital ». Et nous apprenons surtout qu’une poignée des plus grands groupes d’argentiers mondiaux vont en fait diriger cette réallocation du capital… Ceci déjà, appelle réflexion. Mais y’a-t-il un autre agenda derrière tout cela ?

Comment Fink et ses amis vont-il réorienter leurs flux d’investissements, investissements au passage, qui proviennent de l’argent des peuples, les économies de millions d’entre nous ? BlackRock a l’intention d’exiger des entreprises dans lesquels il investit ses 7000 milliards de $, de prouver leur mise en accord avec les exigences vertes, en « faisant de la soutenabilité [écologique] une partie intégrante de la construction de portefeuille d’actions et de la gestion des risques ; en se défaussant d’investissements qui présentent un haut risque en termes de soutenabilité [écologique], comme les producteurs de charbon thermique ; en lançant de nouveaux produits d’investissement qui examinent de plus près les énergies fossiles ; et en renforçant notre engagement vers la soutenabilité [écologique] et la transparence dans nos activités de gestion d’investissements[6] ». Traduction : si vous ne suivez pas les exigences du GIEC de l’ONU et des groupes affiliés incluant McKinsey & Cie, vous allez perdre beaucoup d’argent

GDFC et CNCS : regardons de plus près la composition… 

Au titre de cette prétention à la vertu sur le nouvel investissement vert, Fink déclare que BlackRock fut un membre fondateur du Groupe de travail sur la « Divulgation Financière relative au Climat » (GDFC)[7]. Lequel se revendique œuvrant pour « l’évaluation et le suivi des risques relatifs au climat, et pour les problèmes de gouvernance afférents dans la gestion de ces risques, le GDFC fournit un cadre valable ».

Pour rappel[8], le GDFC fut créé en 2015 par la Banque des Règlements Internationaux (BRI), alors dirigée par l’actuel administrateur de Davos anciennement patron de la Banque d’Angleterre Mark Carney. En 2016, le GDFC de conserve avec la City de Londres (en tant que Corporation) et le Gouvernement britannique, lança l’Initiative Finance Verte (IFV [Green Finance Initiative]), visant à canaliser des milliers de milliards de dollars vers des investissements « verts ». Les banquiers centraux du CSF ont alors nominé 31 personnes issus du GDFC[9]. Présidé par le milliardaire Michael Bloomberg, de l’Agence de Presse éponyme, ce groupe incluait des personnages clés en plus de ceux de Blackrock, issus de la JP Morgan Chase, de la banque Barclays, HSBC; Swiss Re, la seconde plus grande compagnie de réassurance mondiale ; la banque chinoise ICBC, l’aciériste indien Tata Steel, la compagnie pétrolière italienne ENI, Dow Chemical, le géant minier BHP Billington et David Blood de Generation Investment LLC. Remarquons le rôle crucial ici des banquiers centraux

Et pour rassurer davantage BlackRock et ses amis dans le monde, que les milliers de milliards de dollars s’orienteront vers les bons investissements et les bonne entreprises, Fink déclare que « BlackRock croit que le Conseil des Normes Comptables en matière de Soutenabilité [écologique] (CNCS)[10] fournit un assortiment clair de normes pour rendre compte des informations relatives à la soutenabilité, parmi une large gamme de problèmes potentiellement rencontrés… ». Ceci pourrait sembler rassurant, jusqu’à ce que nous examinions de plus près les membres de ce CNCS qui vont être chargé de délivrer l’Imprimatur « Bon pour le climat [Climate Friendly] ». Les membres incluent en effet, en plus de ceux de BlackRock : le fonds Vanguard, Fidelity Investments, Goldman Sachs, State Street Global, Carlyle Group, Rockefeller Capital Management, et de nombreuses autres banques majeures comme Bank of America-Merril Lynch et UBS.

Qu’est donc en train de mettre en place ce groupe-cadre ? D’après leur site Internet (appelant aux dons de la part de bonnes âmes émues par tant de mobilisation des grands argentiers pour le climat) : « depuis 2011, nous avons travaillé vers un but ambitieux de développement et de maintien de la soutenabilité dans les normes comptables pour 77 industries[11] ». Donc, pour résumer : ce sont les mêmes groupes financiers qui pilotent aujourd’hui les flux de capitaux mondiaux vers les projets miniers, charbonniers et pétroliers depuis des décennies, qui vont à présent devenir les arbitres décidant de quelles entreprises seront « qualifiées pour la bénédiction par l’argent » (ou pas), pour bénéficier des futurs investissements en « obligations vertes [green bond] »…

Ajouter encore quelques banquiers centraux…

Dans les mois récents, les banquiers centraux principaux du monde ont chacun déclaré, de façon surprenante, que le changement climatique devenait soudain une partie des « responsabilités essentielles » des banques centrales, oubliant soudain d’autres problèmes comme l’inflation et la stabilité des devises. Personne ne s’est pourtant soucié d’expliquer comment cela devrait fonctionner, ce qui n’en est pas moins déconcertant.

En novembre 2019, la Réserve Fédérale a tenu une conférence, intitulée « l’économie du changement climatique[Economics of Climate Change] ». Lael Brainard, présidente de la Commission sur la Stabilité Financière de la FED, a déclaré que le changement climatique a une importance pour la politique monétaire et la stabilité financière. Et dans ses récents commentaires, le patron de la Banque Centrale du Japon, Haruhiko Kuroda, a pareillement déclaré à un journal japonais que « le risque relatif au climat diffère des autres risques, en ce que son impact à relativement long terme que les effets vont durer plus longtemps que d’autres risques financiers, et que cet impact est bien moins prévisible ». « Il est dès lors nécessaire d’investiguer et d’analyser minutieusement l’impact du risque relatif au climat ». Et dans ses premiers commentaires en tant que nouvelle patronne de la Banque Centrale Européenne, l’ancienne directrice du FMI Christine Lagarde a elle aussi déclaré qu’elle voulait un rôle clé pour le changement climatique dans la revue [à venir] des politiques de la BCE, s’attirant les critiques de Jens Weidmann, un autre membre allemand de la BCE[12].

Mais le banquier central le plus notoire et actif concernant le changement climatique, est sans doute l’ancien patron de la Banque d’Angleterre Mike Carney, par ailleurs Administrateur du FEM de Davos aux côtés de Larry Fink. Carney, qui va donc œuvrer à présent en tant que conseiller au réchauffement climatique de Boris Johnson, a déclaré récemment à la BBC, citant un analyste de fonds de pension demeuré anonyme : « si vous additionnez les politiques de toutes les entreprises ici-bas aujourd’hui, elles correspondent à un réchauffement de 3,7/3,8°C ». Il poursuit en affirmant que les scientifiques déclarent que les risques associés avec une augmentation de 4°C incluent « une augmentation de 9 m du niveau des océans, affectant jusqu’à 760 millions de personnes, provoquant des vagues de chaleur et de sécheresse, et de sérieux problèmes d’approvisionnement en nourriture[13] ». Vu comme ça en effet, ça fait peur.

Comme nous l’avons remarqué plus haut, déjà en 2015, le membre du Conseil de Davos, Carney, en tant que président du Conseil de Stabilité Financière (CSF) de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), avait créé le Groupe de travail sur la « Divulgation Financière relative au Climat » (GDFC), afin de conseiller « les investisseurs, prêteurs et les assurances concernant les risques relatifs au climat[14] ».

Ce qui devient de plus en plus clair, derrière la poussée mondiale actuelle demandant des actions spectaculaires pour remédier au changement climatique, c’est qu’il s’agit davantage de justifier une réorganisation majeure de l’économie mondiale, vers des modes de production d’énergie bien moins efficaces, ce qui impliquera un rabaissement drastique des modes et conforts de vie au niveau mondial. En 2010 déjà, le président d’un groupe de travail du panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique[15], le Dr Otmar Edenhofer, avait averti un intervieweur : « Il doit être dit clairement que nous redistribuons de fait la richesse du monde par la politique climatique. Il faut se libérer de l’illusion considérant la politique climatique internationale comme une politique environnementale. Elle n’a pratiquement plus rien à voir avec la politique environnementale…[16]».

Et quelle meilleure façon de « redistribuer la richesse par la politique climatique » pourrait-on trouver, si ce n’est de commencer par poser comme arbitre le plus grand contrôleur d’argent du monde comme BlackRock ?

Notes :

[1] NDT : Corpocratie (néologisme) : gouvernement dans lequel les grands groupes et les grands cartels bancaires dictent leur loi au-dessus des États.

[2] Bonnie Prince Charles, référence à Charles Édouard Stuart (1720-1788).

[3] High Level Leadership Forum on Competitiveness and Carbon Pricing. NDT : l’auteur parle du Groupe « Banque Mondiale », organisation faîtière en effet constituée de 5 organisations financières internationales au total : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) ; l’Association internationale de développement (IDA) ; la Société financière internationale (IFC) ; l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

[4] « Leadership and Governance », site officiel du FEM de Davos présentant son Conseil.

[5] « A Fundamental Reshaping of Finance », Larry Fink, Site official de BlackRock, Janvier 2020.

[6] Ibid.

[7] Task Force on Climate-related Financial Disclosure (TCFD).

[8] Voir l’article précédent de F. William Engdahl : « Les grandes manœuvres derrière Greta et le « Changement climatique » : suivez l’argent… » (25 Septembre 2019).

[9] Liste sur le site officiel du GDFC : https://www.fsb-tcfd.org/about/

[10] Sustainability Accounting Standards Board (SASB)

[11] « Donate – Your support helps us move the market » https://www.sasb.org/donate/

[12] « Central Bankers’ Core Mission Now Includes Climate Change » (Zerohedge, 1-1-2020) https://www.zerohedge.com/political/central-bankers-core-mission-now-includes-climate-change

[13] « Central Bankers’ Core Mission Now Includes Climate Change » (Zerohedge, 1-1-2020), précité.

[14] NDT : Voir l’article précédent de F. William Engdahl : « Les grandes manœuvres derrière Greta et le « Changement climatique » : suivez l’argent… » (25 Septembre 2019). Précité.

[15] UN Intergovernmental Panel on Climate Change

[16] « IPCC Official: “Climate Policy Is Redistributing The World’s Wealth” » (Neue Zürcher Zeitung, 14 Novembre 2010 ; WUWT, 18-11-2010)

F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, diplômé en politique de l’Université de Princeton et auteur de best-sellers sur le pétrole et la géopolitique. Son dernier livre, « Le charme discret du djihad », est publié aux éditions demi-lune (voir la note de lecture du Saker Francophone). Article initial exclusif pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

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Notre dossier surL’escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique”

Le manuel du Sceptique Climatique Tome 1

Le Manuel du Sceptique Climatique Tome 2

 


La Terre en otage…

Oligarchie et tyrannie marchande: La banque Rothschild… un vivier de politiques (Le Monde Libertaire)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 27 janvier 2020 by Résistance 71

 


L’asile en goguette…

 

“La banque possède le bénéfice de l’intérêt de tout l’argent qu’elle crée de rien.”
~ William Paterson, fondateur de la Banque d’Angleterre en 1694 ~

“Laissez moi imprimer et contrôler l’argent d’une nation et je ne me soucie aucunement de qui écrit les lois.”
~ Mayer Amschel Bauer “Rothschild” (1744-1812), fondateur de la maison Rothschild ~

“Si mes fils ne voulaient pas de guerres, il n’y en aurait pas.”
~ Gutle Schnaper, épouse de Mayer Amschel Rothschild et mère de ses 5 fils ~

Ce qui nous étonne dans cet article n’est pas l’info en elle-même, nous dénonçons le pouvoir de la haute finance, la banque Rothschild et son pré carré de la City de Londres (Est. 1694) depuis suffisamment longtemps ; mais le fait que l’organe de presse anarchiste officiel LML attaque ouvertement et directement le pouvoir occulte de la banque Rothschild.

Que se passe t’il ? Plus peur des représailles ?… Très bien, si la peur tombe, on va peut-être enfin pouvoir agir décemment et efficacement.

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !

Vive la Commune des communes !

Pour que vive la société des sociétés !

~ Résistance 71 ~

 


Les 3 cities et la banque Rothschild

 

La banque Rothschild : un vivier de politiques

 

Le Monde Libertaire

 

16 janvier 2020

 

url de l’article original:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=La_banque_Rothschild_:_un_vivier_de_politiques

 

Il est à la fois jésuite, énarque, banquier et Président de la République… Mais pour réussir ce parcours aussi rapidement et sans faute, il lui a fallu des soutiens logistiques notamment financiers et politiques.

Certes, à l’heure où ces lignes sont écrites, il est dans la tourmente et ce depuis le 17 novembre 2018 avec le soulèvement des Gilets jaunes et aujourd’hui la révolte des travailleurs(es) face à la casse du système des retraites par répartition, que le coquin à décrétée. Faut-il qu’il soit dans une impasse, car ce donneur de leçons, ce méprisant personnage est amené face au peuple à déclarer renoncer à sa retraite de Président de la République, (6000 euros par mois.) Cet adepte de « Et en même temps » et de la restriction mentale chère au jésuite prétend vouloir donner l’exemple mais alors, il faut qu’il aille au bout de sa démarche. 

Ces 6000 euros, il les touchera au bout d’un mandat de 5 ans et à ce à 45 ans… Contrairement aux travailleurs et travailleuses qui toucheront à peine 1000 euros par mois et après avoir travaillé au moins 45 ans voire plus et parfois jusqu’à près de 70 ans. C’est pourquoi, je suggère à ce « justicier » ce « clown blanc » de président qui veut supprimer les régimes spéciaux de retraites au nom de la justice sociale d’aligner les retraites pour tout le monde sur les conditions qui régissent la sienne. Et, je peux lui garantir qu’il en sera fini du conflit qu’il a créé. Mais, là n’est pas son but. Il veut carrément casser le régime des retraites par répartition et le transformer en régime par point pour le livrer à ses amis les requins de la finance, les banquiers, les assurances privées et les mutuelles qui n’ont que le nom.

L’individu n’a pas le sens du sacrifice ni même de la solidarité, c’est un millionnaire et il a une sainte horreur du peuple. Ce n’est surtout pas un philanthrope, il veut faire payer le peuple. Comme l’a fait Pompidou, président sorti comme lui de chez Rothschild, avec la loi de 1973 qui interdit à l’État de battre monnaie.

Sa fortune ne lui est pas tombée du ciel !

Rothschild est un vivier de politiques et finances privées et politiques sont comme boutons et boutonnières. Autant dire que Rothschild est à la manœuvre et qu’il oriente au gré de ses besoins, et ils sont immenses, les décisions politiques.

Le premier à accéder à la présidence est Pompidou, il s’attaquera aux finances publiques. Après avoir été « Fondé de pouvoir » à la banque Rothschild, il a été propulsé Premier ministre sous la présidence de De Gaulle, en 1962, puis Président de la République de 1969 à 1974. 

La Banque Rothschild a toujours eu un ou deux hommes de « l’ombre »dans les allées et les arrière-cuisines du pouvoir et proche des présidents. C’est Henri Emmanuelli, un ancien responsable du PS, qui lui aussi, après avoir fréquenté et s’être fait la main dans la finance privée, chez Rothschild, a arpenté les salons dorés de la politique, sous la présidence de François Mitterrand. Il a occupé des postes importants liés à la finance publique et notamment comme secrétaire d’État au Budget… C’est également François Pérol qui a fait ses premières armes chez les Rothschild, pour, par la suite, occuper le poste de secrétaire général à l’Élysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. 

C’est avec l’arrivée de Georges Pompidou à la présidence de la République, que les dirigeants de la banque Rothschild ont placé ouvertement un financier pour occuper le pouvoir politique. Pompidou le banquier démontrera toute son efficacité à servir les intérêts des banquiers.

La loi « Pompidou/Rothschild/Giscard d’Estaing » 

Cette loi promulguée en 1973 par Giscard d’Estaing, alors ministre de l’Économie a pris le nom de loi « Pompidou/Rotdschild/Giscard d’Estaing » tant elle était téléguidée par les deux banquiers.

Ainsi, jusqu’en 1973, c’est l’État qui « battait monnaie », il n’avait pas besoin d’emprunter aux banques. Ce qui faisait que les finances de l’État étaient plutôt saines et qu’il n’y avait pas de dettes ou si peu.

Or, la loi de 1973 interdit à l’État de « battre monnaie », il doit donc emprunter aux organismes financiers et aux banques et ce, à des taux d’intérêts importants. Depuis cette date, la dette publique se creuse d’année en année… A ce jour, l’État est contraint d’emprunter pour rembourser les intérêts de la dette. Cette loi est un puits sans fonds et enrichit scandaleusement les banquiers.

En 46 années, la dette publique a atteint à la fin du mois de septembre 2019 « la modique » somme de 2415 milliards. Elle dépasse la richesse nationale.

Dégage !

Eh bien Monsieur Macron, autre président sorti, non pas de la cuisse de Jupiter mais de celle de Rothschild, vous qui voulez assainir les finances du pays, vous feriez bien d’exiger l’abrogation de cette loi scélérate et faire annuler le montant de cette dette, plutôt que de vous en prendre aux retraités(es) et aux travailleurs(es).

En fait, vous êtes un président qui est à la tête d’un pays en faillite, avoué que c’est un paradoxe. Vous devriez démissionner… Car vous êtes complice de cette banqueroute ainsi que tous les présidents qui ont présidé aux destinées de la France depuis Georges Pompidou. Vous et les précédents présidents avez failli à votre mission pour laquelle vous avez été élus, gérer la « chose publique »… Vous avez fait un choix de classe vous avez servi vos commanditaires les financiers, les banquiers.

Alors ne vous étonnez pas si le peuple est dans la rue depuis maintenant le 17 novembre 2018… Certes, la lutte est difficile car vous avez le pouvoir et toutes les possibilités de répression dont vous n’hésitez pas à vous en servir. Mais sachez que le peuple est le nombre et que c’est lui qui crée les richesses que vous vous appropriez indûment. Si l’on ne peut pas parler de Révolution c’est bien un soulèvement populaire et d’une insurrection dont il s’agit. Le peuple ne vous fait plus confiance, il souhaite que vous dégagiez, il a pris conscience de sa puissance et de son savoir-faire. Il est conscient qu’il est apte à bâtir une autre société sans exploitation, économique, sans domination politique, sans rapport de soumission, et sans hiérarchie… Le mouvement est en marche, ne vous en déplaise, Monsieur Macron.

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Lectures complémentaires:

Guy_Debord_La_societe_du_spectacle

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

L’essentiel-de-Resistance71-de-2010-a-2018

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Manifeste pour la Société des Sociétés

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Sutton_Wall_Street_et_la_montée_d’Hitler

Sutton_Wall-Street_et_la_Révolution_Bolchévique

 

 

Gilets Jaunes et lutte sociale syndicale… Une lecture de la situation

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 décembre 2019 by Résistance 71

 

Les syndicats face aux Gilets Jaunes

 

Louis Alexandre

 

Janvier 2019

 

Source: https://rebellion-sre.fr/les-syndicats-face-aux-gilets-jaunes/

 

Depuis les années 1990, nous vivons une transformation sociale sans précédente. Le glissement progressif vers le modèle libéral mondialisé a transformé les structures de l’économie et les équilibres sociaux. Cela a eu une répercutions directe sur l’environnement syndical ; la baisse régulière des effectifs des grandes centrales et de la participation aux élections professionnelles donne une idée du naufrage. Avec un des taux de syndicalisation les plus bas d’Europe (à peine 11% des employés sont syndiqués selon les sources officielles), les syndicats ne représentent plus une large majorité de travailleurs précaires et en voie « d’uberisation ». A peine 1% des intérimaires et 2% des CDD sont syndiqués, alors que 20 % des fonctionnaires le sont (cette forte représentativité est largement due aux enseignants qui utilisent les syndicats de manière très pratique dans leur évolution de carrière). Le gros des bataillons se regroupant dans le public ou les grandes entreprises, on ne les retrouve pas forcément sur les terrains sociaux chauds.

Les directions syndicales ont compris cette faiblesse et cherchent désormais à maintenir leur rôle de « partenaires sociaux représentatifs ». Le repli sur la cogestion des organismes de la protection sociale garantie par le système paritaire (État, patronats et syndicats étant représentés dans la direction des principales administrations de l’aide sociale) est pour eux le moyen de conserver cette armada de « permanents » et de « détachés » qui offrent des troupes mobilisables alors que les effectifs décroissent. Ce rôle de partenaire s’incarne dans le renforcement des négociations collectives au niveau de l’entreprise voulu dans le cadre de la réforme du Code du Travail. On demande d’avantage l’avis des syndicats, même si on a bien l’intention de ne surtout pas le suivre. Cette démocratie dans l’entreprise est clairement aux mains du patronat qui s’en sert juste pour valider au niveau de la forme ses pires plans sociaux.

La « base » des principaux syndicats doit faire face à une situation paradoxale dans la plupart des récents conflits. Alors que la combativité des travailleurs est forte, elle doit convaincre les directions de la suivre et de la soutenir. Jamais la rupture n’a été aussi profonde entre le sommet des syndicats et la masse des syndicalistes du quotidien. On constate même que les conflits se durcissent quand la présence syndicale est la moins forte. Les syndicats bureaucratiques mettent l’accent sur le maintien des acquis sociaux et non pas sur la conquête de nouveaux droits mais surtout ne proposent pas de sortir du système économique actuel. Ils ont eu d’ailleurs des positions défaitistes voire ont totalement capitulé dans de nombreuses conflits. ArcelorMittal ou Whirlpool à Amiens sont des cas d’école : leurs incapacité à résister a conduit à leur échec dans la mobilisation.

« Touchez pas au grisbi » !

Cela est triste à dire, mais les directions des principaux syndicats sont devenues des partenaire de la restructuration capitaliste dans sa phase mondialiste. Quand le mouvement des Gilets Jaunes apparaît, il est tout immédiatement considéré comme un trouble-fête dans le subtil jeu de donnant-donnant entre les partenaires du « gâteau social ». Même ceux qui ne ramassent que les miettes veulent les garder à tous prix. « Touchez pas au grisbi » est le cri du cœur des dirigeants syndicaux aux gilets jaunes !

Alors que de nombreux syndiqués de « base » se retrouvaient naturellement sur les ronds-points sans afficher leurs couleurs, les directions se sont acharnées à faire passer le mouvement naissant pour une émanation fasciste de l’extrême droite. Les appels à la vigilance de SUD ou de la direction de la CGT étaient d’une bêtise inégalée. Alors que la CFDT, ralliée depuis longtemps au gouvernement, proposait ses services et se voyer congédiée, le monde syndical voyait le monopole de l’expression populaire lui échapper.

La CGT a beaucoup perdu dans cette affaire en crédibilité. Les Gilets Jaunes « inorganisés » ont réussi là où une centrale centenaire à totalement échoué.* Ils incarnent l’opposition extra-parlementaire et populaire à un gouvernement la plus forte de l’histoire contemporaine française, alors que la mobilisation contre la Loi Travail ou la réforme du code du travail avaient été des échecs.

(*) Note de R71: Sachant que ces centrales syndicales, dont la CGT est le fer de lance, sont là pour arrondir les angles et ont abdiqué toute velléité de révolution sociale depuis 1945, on ne peut pas parler d’échec, mais au contraire de succès… pour le système. Ces centrales remplissent leur mission foie jaune de faire perdurer le consensus du statu quo oligarchique. Leurs cadres bouffent de longue date au râtelier du système et trouvent la soupe somme toute assez bonne pour leur pomme… Tout cela bien entendu au détriment de la base, du travailleur et de la travailleuse du quotidien qui voient leurs vies s’éroder dans le chantage permanent à l’emploi aliéné au sein d’une dictature étatico-marchande omniprésente.

La défiance des travailleurs est naturelle envers les syndicats et le refus des « gilets jaunes » de trouver un terrain d’action commun est sans appel pour beaucoup. Les gens ont la mémoire longue dans de nombreux endroits. Après avoir participé à la désintégration de l’économie française (fin des mines, des chantiers navals et de la sidérurgie « made in France »), les syndicats refusent de s’engager dans la vraie lutte pour la dignité du travail représentée par la France des Gilets Jaunes. Toutes les tentatives de récupération du mouvement par les directions syndicales doivent être combattues.

Quel rôle pour les syndicats maintenant ?

Que faire des syndicats dans le contexte actuel ? Peuvent-ils nous être utiles dans l’extension du mouvement radical né des Gilets Jaunes ? Devons-nous reprendre en main les syndicats par la base ? Organiser des coordinations ou des conseils en dehors ? Imposer l’autonomie des luttes ?

Désolé, nous n’avons pas de réponse miracle ou dogmatique pour vous. Mais nous pensons qu’une forme combinée des différents modes d’action va naturellement s’imposer sur le terrain. Que les bases syndicales vont rejoindre naturellement les combats des Gilets Jaunes.

Nous refusons toutes formes d’entrisme à Rébellion depuis l’origine, mais nous constatons que des voix « radicales » s’affirment à la base des grandes centrales pour contester l’étatisme des directions. Certaines sont orientées par des tendances très politiques ( les lambertistes du POI ou la France Insoumise par exemple), mais elles permettent à d’authentiques tenants d’un syndicalisme de combat de s’exprimer. La bureaucratie syndicale étant bien faite, elles auront du mal à se faire entendre dans les appareils verrouillés, mais risquent d’être entendues à leur niveau professionnel. Si elles savent s’adresser aussi aux éléments extérieurs à leur milieu, l’impact de ces voix sera surement un des éléments d’appui des Gilets Jaunes. Amis syndiqués (et vous êtes nombreux parmi nos lecteurs), soutenez-les pour faire bouger les lignes.

Les coordinations et les conseils ouvriers, impliquent un cadre précis qui a relativement disparu (les grands bassins industriels du XXème siècle) mais ce principe de démocratie populaire directe est bon. Il trouve son sens s’il converge en dehors de l’entreprise et touche tous les aspects de la vie.

A l’échelle de la France Périphérique, les conflits sociaux doivent devenir horizontaux. Il n’y a rien à attendre des directions syndicales, mais tout de ses voisins ou collègues d’autres secteurs. Les Gilets Jaunes sont la preuve de la réussite d’une action de solidarité et d’entraide enracinée dans un « terroir ». Les zones ravagées par les plans sociaux doivent s’unir et résister. C’est la convergence des luttes au niveau du peuple qui doit entrainer une sécession de vastes territoires du cadre du système. L’auto-organisation et l’union des luttes est le scénario que craint le plus le gouvernement. Faisons en sorte qu’il se réalise partout.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Violence étatico-capitaliste encore et toujours…

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Un étudiant s’immole devant le CROUS de Lyon pour protester contre la précarité

 

PLI & Rebellyon

 

9 novembre 2019

 

Source:

https://paris-luttes.info/un-etudiant-s-immole-devant-le-12865?lang=fr

 

Vendredi 8 novembre, un étudiant s’est immolé devant le bâtiment du CROUS, il dénonce dans ce geste la politique néolibérale, et le fascisme ambiant. Rebellyon publie sa lettre expliquant ce geste ainsi que le communiqué de son syndicat. Toutes nos pensées à ses proches.

  • Appel à des rassemblements devant les CROUS mardi 12 novembre

    Le syndicat Solidaires étudiant-e-s de Lyon, dont est membre l’étudiant qui s’est immolé, appelle à des rassemblements devant les CROUS ou bâtiments universitaires partout en France mardi 12 novembre.

Il a été transféré à l’hôpital dans un état très grave. Selon les pompiers il serait brûlé à 90%.

Texte publié par le camarade avant son acte :

“Bonjour

Aujourd’hui, je vais commettre l’irréparable. si je vise donc le bâtiment du CROUS à Lyon. ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche et par extension, le gouvermement.

Cette année, faisant une troisième l2, je n’avais pas de bourses, et même quand j’en avais, 450€/mois, est ce suffisant pour vivre ? 

J’ai eu de la chance d’avoir des personnes formidables autour de moi, ma famille et mon syndicat, mais doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd’hui ? 

Et après ces études, combien de temps devrons nous travailler, cotiser, pour une retraite décente ? Pourrons nous cotiser avec un chômage de masse ?

Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicats aujourd’hui, avec le salaire étudiant et d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas notre vie à la gagner. 

Passons à 32 heures de travail par semaine, pour ne plus avoir d’incertitudes vis à vis du chômage, qui conduit des centaines de personnes comme moi chaque année à ma situation, et qui meurent dans le silence le plus complet.

Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser et créer , et du libéralisme qui crée des inégalités. 

J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes sur l’avenir de tous-tes, j’accuse aussi le Pen et les éditorialistes d’avoir créé des peurs plus que secondaires.

Mon demier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir définitivement avec tout ça.

Vive le socialisme, vive l’autogestion, vive la secu.

Et désolé pour l’épreuve que c’est.

Au revoir”

Appel à la grève générale illimitée (et expropriatrice ?…) pour décembre 2019

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Nous dirons même plus: Appel à la grève générale, illimitée et EXPROPRIATRICE !

Le grève en elle-même est une chose, pourvu qu’elle se fasse ben entendu hors du contrôle des foies jaunes des centrales syndicales ; mais il est encore mieux d’exproprier le capital et de produire pour les véritables producteurs et les consommateurs, hors système marchand, court-circuitant ainsi les rouages de la division et de l’exploitation étatico-capitaliste.

“A chacun selon sa capacité, à chacun selon ses besoins”.

La grève aussi illimité qu’elle soit, n’est pas (malheureusement) suffisante, même si c’est un pas en avant par rapport à la grève encadrée par les foies jaunes syndicalistes du système !

Exproprions le capital et reprenons la barre du bateau ivre. Remettons le travail au service du peuple hors diktat marchand.

~ Résistance 71 ~

 

A lire: Action Directe contre Parlementarisme

 


A lire sur la grève et l’organisation des travailleurs
cf notre note en bas de la p.17

 

Tous et toutes en grève pour un décembre noir !

 

Paris Luttes Info

 

Octobre 2019

 

Source: 

https://paris-luttes.info/tous-en-greve-pour-un-decembre-12647?lang=fr

 

Appel à la grève générale et illimitée à partir du 5 décembre 2019

À l’appel de la base des agents RATP et dans la perspective de la construction du « Tous ensemble face à Macron ! » Il va falloir se préparer à entrer dans une grève illimitée.

Fini ! les grèves saute-moutons, les grèves perlées et les marches syndicales République-Nation sans perspective ni concrétisation !

Et qui ne servent à rien !

Sinon à nous manipuler, nous infantiliser et surtout nous épuiser et confisquer nos colères pour arranger le pouvoir avec la complicité des professionnels du syndicalisme.

Ces parodies de grève ne servent qu’à dépoussiérer les drapeaux syndicaux et décrasser les moteurs des camionnettes à mojitos, ou le camion de merguez à Martinez !

Fini ! de tirer la chasse d’eau sur nos revendications après avoir canalisé nos colères !

Ne nous laissons plus berner par le boys band syndical qui tente de négocier des points et des virgules.

La grève appartient aux grévistes, à ceux qui perdent de l’argent ! Et pas à ceux qui de derrière leur bureau élaborent des stratégies de grèves sciemment perdantes !

Nous ne sommes plus dupes…

Le vrai rapport de force est dans la grève massive et intersectorielle, mais pas n’importe laquelle, ni n’importe comment et la seule stratégie qui vaille c’est :

LA GRÈVE GÉNÉRALE, TOUS ENSEMBLE EN MÊME TEMPS ET JUSQU’À LA VICTOIRE !!!!!

Fédérons nos colères ! Convergeons nos luttes !

Tous ensemble unis : travailleur·euse·s, précaires, retraité·e·s, chômeur·euse·s, usager·ère·s, citoyen·ne·s, sans-papier, quartiers, ruraux, paysan·ne·s, indépendant·e·s, entrepreneur·e·s, fonctionnaires, consommateur·rice·s, cadres, artistes, public/privé… Gilets jaunes, Gilets noirs, Gilets verts, Violets…. Arc-en-ciel !

La BASE est réveillée et consciente de toutes les trahisons des politiques, de la bureaucratie syndicale…

Nous nous battrons pour l’avenir de nos marmots et même s’ils ne veulent pas, nous on sera là !!!

POUR LA GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE à partir du 5 décembre !

= = =

Lectures complémentaires:

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Faire passer le proletariat pour fascisant_Francis_Cousin

Pierre_Kropotkine_L’anarchie-dans-l’evolution-socialiste-2eme-edition-1892

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Tract_Gilets_Jaunes

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

La_Conquête_du_Pain_Kropotkine

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

champs-usines-et-ateliers-par-pierre-kropotkine-1910

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Le_monde_nouveau_Pierre_Besnard

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 

Analyses et réflexions politiques: La guerre civile en France, entretien de Francis Cousin avec le collectif Guerre de Classe (vidéo)

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 juillet 2019 by Résistance 71

 

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche ~

Résistance 71

 

21 juillet 2019

 

Nous vous invitons à visionner avec attention cette vidéo / entretien ci-dessous de Francis Cousin avec le collectif Guerre de Classe du 18 juillet courant sur « La guerre civile en France ».
L’entretien fait 2heures et 17 minutes où on ne s’ennuie pas une seconde. Cousin répond à quelques questions pour couvrir la situation politique de notre société humaine en France et à l’échelle mondiale. Tout y passe, sur fond bien entendu du mouvement des Gilets Jaunes, véritable mouvement révolutionnaire n’obéissant à aucun diktat exogène: la crise finale du capitalisme et de l’État, les luttes sociales, les gilets jaunes, la géopolitique impérialiste et le rôle de la France, la différence social / sociétal, les antagonismes induits, les leurres et mascarades mis en place par la société du spectacle et sa logique d’expansion et d’implosion programmée et une superbe conclusion sur les 10-12 dernières minutes ; œuf, jambon, fromage, Cousin nous fait ici la totale dans une analyse radicale (touchant aux racines profondes de la réalité sociale aliénée) que nous partageons pleinement.
Alors oui, c’est long, mais il y a tant à dire. Visionnez par épisodes si nécessaires, mais ce type d’entretien, si rare de nos jours doit à notre sens être visionné et partagé sans aucune modération.

Francis Cousin se réfère toujours à l’histoire, et l’analyse en rapport avec l’histoire des luttes sociales, par les analyses de Marx/Engels, Rosa Luxembourg et Guy Debord. Il y a, à notre sens, une plus vaste littérature analytique sur le sujet de la question et de la révolution sociales, ce qui nous amène à vous proposer quelques lectures complémentaires sous la vidéo de l’entretien… Tous les chemins de la véritable pensée radicale mènent à la même conclusion:

A bas l’État, l’argent, la marchandise et le salariat pour que vive la Commune des communes libres et émancipées. Pourquoi et comment ?
Cela débute sur l’air du « temps des cerises » et de flashes de la lutte de rues des Gilets Jaunes de Novembre 2018  à Janvier 2019 et puis…

 

 

 

 

Lectures complémentaires

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Il y a 50 ans… Mai 68

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Faire passer le proletariat pour fascisant_Francis_Cousin

Manifeste pour la Société des Sociétés

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Paulo_Freire_Extension ou Communication

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat

L’essentiel-et-l’indispensable-de-Raoul_Vaneigem

La_Conquête_du_Pain_Kropotkine

James_C_Scott_Lart_de_ne_pas_etre_gouverne

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

champs-usines-et-ateliers-par-pierre-kropotkine-1910

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Dieu et lEtat_Bakounine

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer