Archive pour Kissinger nouvel ordre mondial

Résistance politique: la pourriture néo-conservatrice continue de gangréner les relations internationales (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 29 décembre 2016 by Résistance 71

Que fait Kissinger ?

 

Paul Craig Roberts

 

28 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/12/28/what-is-henry-kissinger-up-to-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’agence de presse russe de langue anglaise Sputnik rapporte que l’ancien ministre des AE américain Henry Kissinger est en train de conseiller le président élu Donald Trump sur le comment “ramener les Etats-Unis et la Russie proche l’un de l’autre afin de contre-balancer la monté en puissance militaire de la Chine.

https://sputniknews.com/politics/201612271049024500-kissinger-trump-russia/

Si on prend ce rapport comme du bon pain, cela nous dit que Kissinger, un vieux guerrier de la guerre froide (NdT: et ami de Poutine qu’il côtoie depuis la fin des années 90), travaille en ce moment pour utiliser la bonne volonté de Trump à établir de meilleures relations avec la Russie afin de séparer celle-ci de son aliance stratégique avec la Chine.

Note de R71: N’oublions pas que Kissinger est le protégé de toujours de David Rockefeller, l’héritier de l’empire Rockefeller, fondé sur la Standard Oil devenue depuis… Exxon-Mobil. Kissinger est l’homme de l’ombre de la « normalisation » des relations entre la Chine et les USA sous l’ère Nixon. La Chine est partie prenante du NOM, il faut maintenant récupérer la Russie. C’est la fonction de Trump ! Tout le reste n’est que blablabla et poudre aux yeux…

Le développement militaire de la Chine est une réponse directe aux provocations américaines contre celle-ci et l’affirmation des Etats-Unis sur un droit dans la Mer de Chine méridionale car étant une zone d’intériet national pour l’empire. La Chine n’a certainement aucune intention d’attaquer les Etats-Unis et encore moins la Russie.

Kissinger, qui fut mon collègue au Centre d’Études Internationales Stratégiques (CSIS) pendant une douzaine d’années, est parfaitement au courant de l’existence d’une élite pro-américaine en Russie et il travaille à créer pour elle une “menace chinoise” qu’ils pourront utiliser dans leur effort de mener la Russie dans les bras de l’occident. Si cet effort est couronné de succès, la souveraineté de la Russie sera érodée, exactement comme toute souveraineté des autres pays alliés des Etats-Unis.

A la dernière conférence de presse du président Poutine ( http://www.informationclearinghouse.info/46100.htm ), le journaliste Marat Sagadatov a demandé si la Russie n’était pas déjà sujette à une forme de semie-domination étrangère: “notre économie, industrie, nos ministères et agences suivent souvent les règles mises en place par des organisations internationales et sont gérés par des entreprises consultatives. Même nos entreprises de défense ont des firmes consultatives étrangères qui les auditent et les évaluent.” Le jourmaliste demanda “s’il n’était pas un peu temps d’importer quelques substitutions dans ce domaine également ?

Chaque Russe a besoin de comprendre que faire partie de l’occident veut dire vivre sous les règles et les diktats de Washington. Le seul pays de l’alliance occidentale qui a une politique économique et étrangère indépendante, ce sont les Etats-Unis.

Nous devons vraiment tous comprendre que bien que Trump ait été élu président, les nouveaux cons(ervateurs) demeurent dominant dans la politique étrangère américaine et leur motivation et dédication envers l’hégémonie américaine comme seule super-puissance sont aussi fortes qu’elles ne l’ont jamais été. L’idéologie néo-conservatrice a été institutionnalisée dans de grands segments de la CIA, du ministère des AE et du Pentagone (ministère de la défense). Les nouveaux cons maintiennent leur influence dans les médias, les think tanks, les facultés universitaires, les fondations de tout poil et bien sûr au Council on Foreign Relations (CFR).

Nous devons aussi comprendre que Trump a une grande gueule dans le rôle du “dur à cuire” et dira certaines choses qui pourront être mal interprêtées, comme mon ami Finian Cunningham dont je lis toujours les colonnes en général avec délectation, a bien pu faire récemment. ( http://www.informationclearinghouse.info/46103.htm ).

Je ne sais pas si Trump va prévaloir sur la vaste conspiration néo-con ; mais il semble assez clair néanmoins qu’il soit sérieux au sujet de réduire les tensions avec la Russie, tensions qui se sont accumulées depuis que le président Bill Clinton a violé la promesse du gouvernement Bush (père) à savoir que les Etats-Unis n’étendraient pas leur influence d’un centimètre vers l’Est (après la chute de l’URSS et du bloc de l’Est). A moins que Trump ne soit sérieux à ce sujet il n’y a aucune raison pour lui de nommer comme ministre des AE Rex Tillerson le PDG d’Exxon-Mobil. En 2015, Tillerson a reçu l’Ordre de l’Amitié russe. (NdT: Notons encore que depuis 2011 et l’attaque par procuration de la Syrie à cause du refus du gazoduc qatari-Exxon, il a été dit a plusieurs reprise que c’est toujours “business as usual” entre Exxon-Mobil et les géants russes des hydrocarbures Rosneft et GazProm… Nous avions dit à l’époque qu’il était de fait permis de douter des gesticulations de la Russie au Moyen-Orient…)

Comme l’a fait remarquer le professeur Michel Chossudovsky, une transnationale comme Exxon-Mobil a des intérêts différents de ceux du complexe militaro-industriel. (NdT: ceci n’est que partiellement vrai, car le complexe militaro-industriel protège les intérêts vitaux d’Exxon-Mobil et des autres transnationales gravitant dans la sphère yankee ; de plus, Exxon-Mobil a de gros investissements dans le complexe militaro-industriel, dont certains composants ont des intérêts avec Exxon et d’autres… Il y a malgré tout une grande convergence d’intérêt.). Ce complexe a besoin d’une puissante menace comme l’ex-“grosse menace soviétique”, qui a été transformée en “menace russe”, afin de justifier le maintien d’un budget militaire annuel de l’ordre des 1000 milliards de dollars. Par contraste, Exxon veut faire partie de la sphère d’affaire énergétique russe. Donc, en tant que ministre des AE, Tillerson est motivé pour parvenir à de meilleures et bonnes relations entre les Etats-Unis et la Russie, tandis que pour le complexe militaro-industriel, de bonnes relations minimisent la peur orchestrée sur laquelle le complexe survit (NdT: une “menace” de perdue… 10 de retrouvées…)

Clairement, le complexe MI et les nouveaux cons voient Trump et Tillerson comme des menaces, c’est pourquoi les magnats nouveaux cons et de l’armement se sont si véhémentement opposés à Trump et pourquoi le directeur de la CIA John Brennan a proféré des accusations sauvages et sans aucun support sur la soi-disant interférence russe dans le processus électoral des élections présidentielles américaines.

Les lignes sont tracées. Le prochain test sera celui de voir si Trump peut obtenir une confirmation du Sénat de son choix de Tillerson comme ministre des AE.

Il y a un grand mythe qui veut que Reagan ait gagné la guerre froide en brisant financièrement l’URSS avec une course à l’armement. Étant un de ceux qui furent impliqués dans les efforts de Reagan pour mettre fin à la guerre froide, je me retrouve une fois de plus dans la position de corriger ce qui est dit.

Reagan n’a jamais parlé de gagner la guerre froide. Il a parlé d’y mettre fin. D’autres officiels de son gouvernement ont dit la même chose et Pat Buchanan peut en témoigner.

Reagan voulait mettre un terme à la guerre froide et non pas la gagner. Il parla de ces “maudites” armes nucléaires. Il pensait que l’économie soviétique éprouvait trop de difficultés pour pouvoir être compétitive dans une course à l’armement. Il pensait qu’il pourrait le premier vaincre la stagflation qui affligeait l’économie américaine et qu’il pourrait forcer les soviétiques à venir à la table des négociations en lançant la course à l’armement. “Sa “guerre des étoiles” n’était essentiellement qu’une fantaisie. Les soviétiques ont-ils cru ou pas à cette menace de la course à l’armement on ne le sait pas mais la gauche américaine elle, y a cru et n’en ai jamais sorti…

Reagan n’avait aucune intention de faire s’effondrer l’URSS ou de la dominer. A l’inverse de Clinton, de Bush et d’Obama, il n’était pas contrôlé par des nouveaux cons. Reagan a viré et a fait traduire en justice les nouveaux cons de son administration lorsque ceux-ci menaient des opérations derrière son dos et bafouaient la loi.

L’URSS ne s’est pas effondrée à cause de la détermination de Reagan à mettre fin à la guerre froide. L’effondrement de l’URSS fut le résultat du travail de la ligne dure communiste qui croyait que Gorbatchev était en train de relâcher la prise du PC de manière trop rapide et que Gorbatchev était une menace à l’existence de l’URSS ; ils le placèrent en assignation à résidence. Ce fut ce coup de la ligne dure du PCUS contre Gorbatchev qui mena Eltsin au pouvoir. Personne ne s’attendait à l’effondrement de l’URSS.

Le complexe MI américain ne voulait pas que Reagan mette un terme à la guerre froide, car la guerre froide était la fondation même des profits et du pouvoir de ce complexe. La CIA dit alors à Reagan que s’il renouvelait la course à l’armement, les Soviétiques gagneraient, parce qu’ils contrôlaient l’investissement et pouvaient alouer une plus grande part de leur économie à l’armée que Reagan ne pouvait le faire.

Reagan ne croyait aucunement l’affirmation de la CIA que l’URSS pouvait prévaloir dans une course à l’armement. Il forma un comité secret et donna à ce comité le pouvoir d’enquêter sur cette affirmation de la CIA. Le comité en vint à la conclusion que la CIA protégeait ses prérogatives. Je sais tout cela parce que je fus moi-même membre de ce comité.

Le capitalisme américain et la sécurité sociale fonctionneraient bien mieux sans ce boulet sur le budget qu’est le complexe MI. Il est plus correct de dire que le complexe MI veut une menace majeure et non pas une course à l’armement. Des terroristes musulmans sans base réelle ne sont pas une menace suffisante pour une telle puissance militaire américaine et le problème avec une course à l’armement au lieu d’une menace est que les corporations américaines de l’armement devraient produire du matériel qui fonctionne plutôt que des dépassements de budget tentaculaires qui boostent les bénéfices…

Le tout dernier navire lance-missile US est tombé deux fois en panne et a dû être remorqué au port. L’avion F-35 est un gouffre à fric sans aucune fin en vue, il a d’énormes problèmes (NdT: même les pilotes d’essais refusent de voler dedans..) ( http://www.stopthef35.com/pentagon-f-35-wont-have-a-chance-in-real-combat/ ) et de toute façon il est déjà quasiment obsolète avant même d’être opérationnel à 100%. Les missiles russes sont hypersoniques. Les chars russes sont supérieurs en tout. La puissance explosive nucléaire des missiles de croisières inter-continentaux russes Satan II (classification OTAN) est terrifiante. Le moral des troupes russes est au plus haut. Elles ne sont pas épuisées par plus de 15 ans de guerres inutiles et sans fin contre des femmes et des enfants.

Etant donné la nature foncièrement corrompue du complexe MI américain, Washington peut se lancer à qui mieux mieux dans une nouvelle course à l’armement, il ne sera pas un danger ni pour la Russie, ni pour la Chine et encore moins contre l’alliance stratégique des deux puissances.

Les nouveaux cons sont discrédités mais ils sont toujours de forte influence sur la politique étrangère américaine. Jusqu’à ce que Trump ne les relègue au fin fond des turpitudes idéologiques, la Russie et la Chine ont tout intérêt à maintenir leur alliance stratégique. Quiconque tente de briser cette alliance est une menace pour la Russie et la Chine et pour les Etats-Unis ainsi que pour toute vie sur terre.

Henry Kissinger porte-parole du Nouvel Ordre Mondial et la « bonne conscience » impérialiste…

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Protégé du départ de David Rockefeller, co-fondateur avec son maitre de la commission trilatérale, conseiller à la sécurité de Nixon et Ford, rédacteur du memorandum sur la sécurité nationale 200 pour le contrôle des populations, grand eugéniste et criminel de guerre, envoyé spécial de préparation de terrain pour la normalisation des relations sino-américaines, protecteur et instigateur des juntes militaires sud-américaines des années 1970, présenté comme le plus grand criminel de guerre encore en vie, Henry Kissinger ou une vie au service de l’élitisme et de l’impérialisme forcenés. Une des plus superbes ordures que la terre ait porté, détesté, craint ou encensé, il est l’incarnation de la pourriture occidentale dans toute sa splendeur. Toujours plus inquiétant ? C’est un ami de longue date de Vladimir Poutine, alors amitié rééelle, feinte, de circonstance ou manœuvre de grand maître des échecs ?… bien malin qui pourrait le dire… c’est bien pour cela que c’est inquiétant…

~ Résistance 71 ~

 

Henry Kissinger a t il une conscience ?

Jon Lee Anderson

12 octobre 2016

url de l’article en français:

http://www.legrandsoir.info/henry-kissinger-a-t-il-une-conscience-new-yorker.html

Le mois de mai dernier, alors que le président Obama se rendait en Argentine pour se réunir avec le nouveau président, Mauricio Macri, ses apparitions publiques ont été tourmentées par des manifestants qui ont bruyamment demandé des explications, ainsi que des excuses, au sujet des pratiques étasuniennes, passées et actuelles. Il existe peu de pays en Occident où l’antiaméricanisme s’exprime aussi vigoureusement qu’en Argentine, où une culture très politisée de la plainte a évolué vers une situation dans laquelle de nombreux problèmes du pays sont reprochés aux Etats-Unis. Il existe à gauche, tout particulièrement, une rancune persistante à cause du soutien octroyé par le gouvernement des Etats-Unis à l’aile droite militaire Argentine, qui a pris le pouvoir en mars 1976 et a instauré une « Guerre sale » contre la gauche, causant la mort de milliers de vies durant les sept années qui suivirent.

La visite d’Obama a coïncidé avec le quarantième anniversaire du coup d’État. Il a précisément rendu hommage aux victimes de la Guerre sale en visitant un sanctuaire construit en leur honneur dans la périphérie de Buenos Aires. Lors d’un discours prononcé à cet endroit, Obama a reconnu ce qu’il a appelé le « péché par omission américain« , mais sans aller jusqu’à présenter de véritables excuses. « Les démocraties doivent avoir le courage de reconnaître lorsqu’elles ne sont pas à la hauteur des principes qu’elles proclament, (…) et nous avons été trop lents à parler franchement de la question des droits de l’homme, et ce fut le cas ici. »

Durant la période préparatoire du voyage d’Obama, Susan Rice, la conseillère pour la sécurité nationale du président, avait annoncé l’intention du gouvernement de déclassifier des milliers de documents de l’armée étasunienne et des services secrets appartenant à cette période tumultueuse de l’histoire Argentine. Un geste de bonne volonté dans le but de souligner les efforts en cours mis en place par Obama pour changer la dynamique des relations entre les Etats-Unis et l’Amérique latine – « pour enterrer les derniers vestiges de la Guerre Froide« , comme il l’avait signalé à La Havane lors de ce même voyage.

La semaine dernière, une première tranche de ces documents déclassifiés a été publiée. Les documents révèlent que des fonctionnaires de la Maison Blanche et du Département d’Etat étaient très au fait du caractère sanguinaire de l’armée argentine, et que certains de ces fonctionnaires étaient horrifiés par ce qu’ils savaient. D’autres, tout particulièrement Henry Kissinger, ne l’étaient pas du tout. Dans un câble de 1978, l’ambassadeur étasunien, Raul Castro, écrit à propos d’une visite de Kissinger à Buenos Aires, où il était reçu en tant qu’invité du dictateur, Jorge Rafael Videla, alors que le pays recevait la Coupe du Monde : « Mon unique préoccupation est que le concert intarissable d’éloges de Kissinger au sujet des mesures prises par l’Argentine pour éradiquer le terrorisme ne soit trop monté à la tête de ses hôtes« , écrivit Castro. L’ambassadeur poursuivit anxieusement : « Nous courons le risque que l’Argentine utilise les éloges de Kissinger comme justification pour durcir sa position vis-à-vis des droits de l’homme. »

Les dernières révélations dévoilent le portrait d’un Kissinger qui a agi comme l’incitateur impitoyable, pour ne pas dire co-conspirateur actif, des régimes militaires latino-américains impliqués dans des crimes de guerre. Des documents déclassifiés antérieurement, sous l’administration Clinton, avaient déjà prouvé que Kissinger, non seulement était au courant des agissements des militaires, mais aussi qu’il les avait activement encouragés. Deux jours après le coup d’Etat en Argentine, Kissinger est briefé par son Secrétaire d’Etat assistant pour les affaires Inter-Américaines, William Rogers, qui le prévient : « Je pense qu’il faut s’attendre à pas mal de répression, probablement à une bonne dose de sang, d’ici peu en Argentine. Je pense qu’ils vont devoir s’en prendre très durement non seulement aux terroristes mais aussi aux dissidents des syndicats et des partis opposants. » Ce à quoi Kissinger répond, « Quelles que soient les risques qu’ils encourent, ils auront besoin d’un peu d’encouragement… et je veux vraiment les encourager. Je ne veux pas leur donner l’impression qu’ils ont les Etats-Unis sur le dos. »

Sous la direction de Kissinger, il est certain que [les militaires] n’étaient pas tourmentés. Juste après le coup d’Etat, Kissinger a envoyé son soutien aux généraux et a renforcé ce message en approuvant un ensemble de mesures d’assistance sécuritaire américaine. Durant une réunion avec le Ministre argentin des Affaires étrangères, deux mois plus tard, Kissinger lui conseilla en clignant de l’œil, d’après le mémo de la conversation archivé, « Nous sommes conscients de la période difficile que vous traversez. Ce sont des temps étranges, où les activités politiques, criminelles et terroristes tendent à se rejoindre sans séparation claire. Nous comprenons que vous deviez rétablir votre autorité. .. S’il y a des choses à faire, vous devriez les faire rapidement. »

Les forces militaires argentines ont fait un coup d’Etat afin d’étendre et d’institutionnaliser une guerre qui était déjà en cours contre les guérillas de gauche et leurs sympathisants. Ils appelèrent cette campagne le Processus de Réorganisation Nationale, ou plus simplement « le processus ». Durant la Sale guerre, nous le savons bien aujourd’hui, jusqu’à 30 000 personnes ont été enlevées, torturées et exécutées par les forces de sécurité. Des centaines de suspects ont été enterrés anonymement dans des fosses communes, des milliers d’autres furent déshabillés, drogués, embarqués dans des avions militaire et lancés en plein vol à la mer, vivants. Le terme « los desaparecidos  » – « les disparus » – est depuis devenu un apport de l’Argentine au vocabulaire de l’humanité.

Pendant la période du coup d’Etat, Gerald Ford était le président intérimaire des Etats-Unis et Henry Kissinger avait la double fonction de Secrétaire d’Etat et conseiller pour la Sécurité nationale, postes qu’il avait déjà occupé pendant l’administration de Nixon. Immédiatement après les événements en Argentine, suite aux recommandations de Kissinger, le Congrès des États-Unis a approuvé la demande d’assistance en matière de sécurité de la junte pour un montant de 50 millions de dollars, auxquels se sont ajoutés 30 millions de dollars avant la fin de cette même année. Des programmes d’entraînement militaires et des ventes d’avion pour une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars ont aussi été autorisés. En 1978, après un an de présidence de Jimmy Carter, les inquiétudes en matière de violations des droits de l’homme ont mis fin à l’aide étasunienne. Plus tard, la nouvelle administration a cherché à écarter la junte militaire de toute assistance financière internationale. Néanmoins, ces restrictions ont été annulées avec l’arrivée de Reagan à la Maison-Blanche, début 1981.

Dans les faits, Kissinger n’a jamais été inquiété pour ses actions au Chili, où des milliers de personnes ont été assassinées par les hommes de main de Pinochet, ou pour le Vietnam ou le Cambodge, où il a ordonné des bombardements aériens à grande échelle qui ont couté la vie d’innombrables civils. L’un de ces principaux critiques, feu Christopher Hitchens, a publié en 2001 un pavé accusateur – »Le Procès de Henri Kissinger » – dans lequel il réclamait que Kissinger soit poursuivi « pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et pour infractions contre le droit coutumier ou international, incluant la conspiration pour commettre des meurtres, des enlèvements, et la torture« .

En pleine Guerre Sale, bien entendu, les généraux argentins nièrent tout simplement tout événement malencontreux. Interrogés au sujet des « disparus« , le leader du coup d’Etat, le Général Videla, expliqua avec une froide ambiguïté, « Les disparus sont simplement cela : des disparus. Ils ne sont ni vivants ni morts. Ils sont disparus« . D’autres officiers suggéraient que les disparus étaient probablement en train de se cacher, préparant des actions terroristes contre la patrie. En réalité, la grande majorité d’entre eux était brutalisée par des agents gouvernementaux dans des prisons secrètes, pour être ensuite – ans la plupart des cas – exécutés. Comme en Allemagne durant l’holocauste, une grande partie de la population argentine comprenait ce qu’il se passait, mais gardait le silence dans un esprit de complicité, ou de peur. Signe d’une époque durant laquelle il était plus simple de se voiler la face, les Argentins qui assistaient à l’enlèvement de leurs voisins par des policiers en civil pour ne jamais revenir adoptèrent une expression qui devint populaire dans le pays : « Algo habrán hecho » – « Ils ont sûrement fait quelque chose« .

De nombreuses preuves sont là pour confirmer l’insensibilité totale de Kissinger, pour certaines aussi inexplicables que choquantes. Il y a aussi une attitude machiste dans certaines de ses remarques. Cela pourrait se comprendre, peut-être, s’il n’avait jamais vraiment exercé de pouvoir, comme c’est le cas jusqu’à maintenant du candidat à la présidence Donald Trump et ses offenses gratuites. Et puis l’on se rend compte que Kissinger, la plus ancienne et emblématique figure de paria de l’histoire moderne des États-Unis, n’est qu’un individu parmi toute une série de personnages à la fois craints et méprisés à cause de l’immoralité des services qu’ils ont rendu mais toujours protégés par l’establishment politique en reconnaissance de ces mêmes services. Les noms de William Tecumseh Sherman, Curtis LeMay, Robert McNamara, et, plus récemment, Donald Rumsfeld, nous viennent à l’esprit.

Dans le remarquable documentaire d’Errol Morris The Fog War (2003), nous voyions que Mc Namara, qui était un octogénaire à l’époque, était un homme tourmenté qui affrontait ses vieux démons, sans y parvenir, à cause du fardeau moral dû à ses actions en tant que Secrétaire de la Défense américain pendant la Guerre du Vietnam. Il a récemment publié un mémoire dans lequel il tente de faire face à son héritage. A cette période, un journaliste nommé Stephen Talbot l’a interviewé, et a ensuite obtenu une interview avec Kissinger. Il écrivit plus tard sur sa première rencontre avec Kissinger : « Je lui ai dit que je venais d’interviewer Robert McNamara à Washington. Ça a retenu son attention, tout d’un coup il est devenu sérieux et puis il a fait quelque chose d’extraordinaire. Il a commencé à pleurer. Mais non, pas avec de vraies larmes… Tout juste devant moi, Henri Kissinger était en train de faire du théâtre. « Boohoo, boohoo, » fit-il, en imitant un bébé qui pleure en frottant ses yeux. « Il s’autoflagelle encore n’est-ce pas ? Il se sent encore coupable. » Il dit cela d’une voix chanteuse et d’un ton moqueur, en se tapotant le cœur. »

McNamara est mort en 2009,à l’âge que Kissinger a aujourd’hui – 93 ans – mais les problèmes de conscience qu’il a publiquement exprimés vers la fin de sa vie ont aidé à adoucir sa sombre réputation. Maintenant qu’il approche la fin de sa vie, Kissinger doit se demander quel sera son propre héritage. Il peut être sûr que, au moins, son inébranlable soutien au projet de la superpuissance américaine, peu importe ce qu’il aura coûté en vies, représentera une grande part de cet héritage. Néanmoins, contrairement à McNamara qui aura tenté d’exprimer une certaine repentance tant méprisée par Kissinger, celui-ci n’a fait que démontrer qu’il ne possédait pas de conscience. Et c’est pour cela qu’il paraît fort probable que l’histoire ne l’acquittera pas si facilement.

Jon Lee Anderson, est un journaliste, contributeur du New Yorker depuis 1998.

The New Yorker est un magazine hebdomadaire étasunien fondé en 1935 qui publie des reportages mais aussi de la critique, des essais, des bandes dessinées, de la poésie et des fictions. Depuis 2004, il a soutenu les candidats démocrates à la Maison Blanche. Il est catalogué comme étant de tendance libérale.

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Kissinger sur Résistance 71

Nouvel Ordre Mondial: Énième rencontre Poutine Kissinger… Pas de deux pour une danse macabre ?

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 février 2016 by Résistance 71

S’ensuit ici un article assez lapidaire de RT en anglais, qui n’a pas été repris par RT France a notre connaissance et que nous traduisons ici. Cet article “entrefilet”, lancé entre le fromage et le dessert, fait état de la énième rencontre entre Poutine et son ami de longue date Kissinger.

Il suffit de lire l’auto-portrait de Poutine fait en 2000 sous forme de long entretien par trois journalistes russes: “First Person”, publié en anglais aux éditions Public Affairs(*voir notre commentaire sous l’article), pour savoir les circonstances de la première rencontre entre Poutine et Kissinger (p. 80-81): Dans les années 1990, après la chute de l’URSS, sous Boris Eltsine, Poutine était alors adjoint au maire de Léningrad, redevenue St Pétersbourg. Il fut envoyé à l’aéroport accueillir Henry Kissinger (**voir note sous l’article), qui était en mission en Russie pour la Commission Kissinger-Sobchak, dévouée au “développement” de St Pétersbourg. Les deux hommes sont dans la voiture en chemin vers la ville:

“Nous roulâmes vers la résidence. En chemin, il me demanda d’où je venais et ce que je faisais. C’était un vieux monsieur assez inquisiteur. Il a toujours l’air de s’endormir, mais en fait est très alerte à tout ce qui se passe et se dit autour de lui. Nous communicâmes au travers d’un interprète. Il me demanda: ‘avez-vous travaillé ici depuis longtemps ?’ Je lui répondis environ un an. ‘Où travailliez-vous avant cela ?’ demanda Kissinger. “’A la mairie de Léninegrad’ répondis-je ‘et avant cela ?’ ‘j’étais à l’université”. ‘Et avant l’université ?’ Avant cela j’´étais dans l’armée. ‘Ah bon ? Dans quelle arme ?’ me demanda t’il. Et bien me dis-je je vais vous décevoir Mr Kissinger. J’ai travaillé dans le renseignement dis-je. ‘Avez-vous travaillé à l’étranger ?’ me demanda t’il calmement. Oui lui dis-je en Allemagne. ‘Est ou Ouest ?’ Est répondis-je. “Toutes les presonnes décentes on commencé dans le renseignement ; moi aussi’ me dit Kissinger…”

Depuis, Poutine et Kissinger se voient régulièreemnt et entretiennent des relations jugées amicales. On peut légitimement se poser les questions: Quelle est la nature des entretiens privés poutine/Kissinger? Poutine prend-il sa feuille de route de Kissinger/Rockefeller ? Poutine a t’il été mis en place par l’oligarchie anglo-américaine ? Ou Kissinger, homme de main de Rockefeller, a t’il gardé contact pour pouvoir peut-être influer un jour, fidèle à sa pensée du “Nous n’avons d’amis ou d’ennemis permanents, nous n’avons que des intérêts permanents ?” Par extrapolation: connaissant le pédigré de Kissinger, qu’attend Poutine d’une telle relation ?…

Nous n’avons pas de réponses à ces questions. Mais elles doivent être posées ? Plus de commentaires sous l’article de RT…

~ Résistance 71 ~

 

Poutine rencontre son “vieil ami” Kissinger qui visitait la Russie

 

RT

 

3 Février 2016

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/news/331194-putin-meets-friend-kissinger/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré l’ancien secrétaire d’état américain Henry Kissinger sans sa résidence en dehors de Moscou. Le Kremlin a dit que les deux hommes ont une “relation amicale de longue durée” et qu’ils ont utilisé cette opportunité pour parler.”

La réunion est la continuation d’un “dialogue amical entre le président Poutine et Henry Kissinger, qui sont liés par une longue amité”, a dit le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov.

“Ils communiquent tout le temps, utilisent toute opportunité pour discuter”, a t’il ajouté. Poutine “aprrécie” cette opportunité de discuter des problèmes internationaux aussi bien que d’échanger des opinions sur les perspectives mondiales, a dit Peskov.

Poutine et Kissinger ont eu plus de 10 tête-à-tête ces années écoulées d’après des rapports des médias. Quand Kissinger a visité la Russie en 2013, Poutine a dit que Moscou fait toujours attention à ses opinions et a appelé l’ancien secrétaire d’état “un homme politique de haute volée mondiale”.

Kissinger est un ancien conseiller à la sécurité national (NSA) et patron de la politique étrangère US, il fut un pionnier de la politique de la détente en 1969 menant les relations américano-soviétiques à un relâchement général. Pour sa participation à la négociation d’un cesser le feu au vietnam dans un effort infructueux de mettre fin à la guerre du Vietnam (1955-1975), il reçut le prix Nobel de la paix en 1973.

Dans un interview en décembre dernier au quotidien allemand Handelsblatt, Kissinger a dit qu’il croit que l’occident devrait comprendre qu’il ne pourrait pas y avoir de résolution et d’unité dans la crise syrienne sans la participation de la Russie. Il a aussi dit qu’on ne peut pas battre l’EI/Daesh et ses militants au Moyen-Orient par des moyens diplomatiques.

= = =

Notes:

(*) “First Person, an astonishing frank self-portrait by Russia’s president Vladimir Putin”, fut publié en anglais chez Public Affairs en 2000. Trois journalistes réalisèrent l’entretien avec Poutine, originellement en russe: Nataliya Gervorkian, Natalya Timakova et Andreï Kolesnikov.

Quand on recherche un peu, on trouve que la maison d’éditions “Public Affairs” fut créée en 1997 par un ancien chef de bureau du Washington Post pour l’Indochine et correspondant à Moscou: Peter Osnos. Ancien de la maison Ramdom House Times Book, qui travailla de près avec trois présidents des Etats-Unis: Carter, Clinton et Obama ainsi qu’avec Robert McNamara (ministre de la défense sous Kennedy et Johnson, responsable de l’escalade militaire au Vietnam à partir de 1962) et Boris Eltsine, celui qui fut commandité pour le démantèlement de la Russie et qui demanda à Poutine de “sauver la Russie”, qu’il avait contribué à annihiler..

Peter Osnos est un collaborateur de la revue “Foreign Affairs” du CFR (Rockefeller) et a siégé au comité directeur de Human Rights Watch, l’ONG de la Fondation George Soros (protégé et agent des Rockefeller), responsable de bien des “révolutions colorées” organisées depuis Washington.

Public Affairs est sous la houlette de la Century Foundation, de la famille banquière Oppenheimer (connexion Rothschild).

Voilà donc présentée un peu plus précisément la maison d’édition de la biographie de Poutine en anglais. Intéressant pour le moins…

(**) “Henry” Kissinger, de son vrai nom Heinz Alfred Kissinger, né en Allemagne en 1923 (93 ans).

Émigre aux Etats-Unis avec sa famille en 1938, appelé sous les drapeaux et obtient la citoyeneté américaine ce faisant en 1943. Il est affecté au 970ème détachement du contre-espionnage militaire (d’où sa réflexion dans son premier entretien avec Poutine…).

Après la guerre, entre à Harvard. Obtient une bourse de la fondation Rockefeller pour son Masters et son Ph.D (doctorat) qu’il obtient en 1954. Il est le président du Harvard International Seminar, entité directement affilié à la CIA.

Rockefeller le protège et le fait envoyer au CFR.

Kissinger est un agent des Rockefeller. Il épouse Nancy Maginnes qui travaille pour la Rockefeller Foundation.

Suit une carrière de conseiller politique et devient le Conseiller National à la Sécurité de Nixon. Il est l’instigateur en 1973 du coup d’état au Chili qui élimine le président socialiste élu Salvadore Allende et installe une junte militaire dirigée par le fasciste tortionnaire Augusto Pinochet, qui déchaîne une répression sanglante et instaure le “libéralisme économique”, sous le contrôle des “Chicago Boys” de Milton Friedman. Entre 1969 et 1973 avec Nixon, pilote les guerres secrètes américaines au Cambodge et au Laos durant la guerre du Vietnam. Il instaure les bombardements massifs par tapis de bombes et pour les bombardements de la piste Ho Chi Minh passant par le Cambodge et les bombardements du Laos il déclara: “Balancez-moi tout ce qui vole sur tout ce qui bouge !” Le résultat sera la campagne de bombardement la plus intensive de l’histoire de l’humanité, qui vit les B-52 américains en provenance des bases aériennes US de Thaïlande (U-Tapao, Don Muang, Korat, Udon Thani, Nakhon Phanom) déverser 2,7 millions de tonnes de bombes sur le seul Cambodge en 4 ans, plus que sur tout le Japon réunit pendant la guerre Hiroshima et Nagasaki inclus !… 500 000 civils y trouvèrent la mort.

Kissinger donna aussi le feu vert pour l’utilisation du tristement célèbre défoliant “Agent Orange” (produit par Monsanto et Dow Chemicals) bourré de dioxine et qui fut et est toujours responsable de la mort et de la déformité de milliers de personnes en Asie du Sud-Est. Les derniers stocks de cette saloperie polluent aujourd’hui quelques plages et criques de l’archipel d’Okinawa au sud du Japon où ils ont été (mal) enterrés et fuitent dans l’environnement…

Sous le régime du président Gerald Ford en 1975 (après la démission de Nixon suite au Watergate, qui fut piloté par Kissinger et le général Alexander Haig), Kissinger donne le feu vert pour la répression sanglante et la colonisation du Timor Oriental par le régime indonésien de Suharto.

Depuis son “retrait” de la politique, Kissinger est toujours actif au travers de son entreprise de consultation Kissinger Associates et appuie directement ou indirectement tous les projets foireux pour établir le Nouvel Ordre Mondial.

Avec un ami comme çà… qui a besoin d’ennemis ?…

Poutine/Kissinger… Kissinger/Poutine… Deux pas en avant, deux pas en arrière… Qui fait danser qui ? Nous savons à quoi joue Kissinger depuis plus de 50 ans… Il est aujourd’hui, le plus vieux criminel de guerre toujours vivant et en activité !

Savons-nous à quoi joue Poutine ?…

 

~ Résistance 71 ~

Résistance à l’empire: Des Khmers Rouges à l’EIIL, l’impérialisme occidental façonne ses monstres (John Pilger)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 10 octobre 2014 by Résistance 71

Excellente analyse de John Pilger. Mettre en parallèle Pol Pot et les Khmers Rouges et l’EIIL/EI tous financés et soutenus par Washington et l’empire est très pertinent.

Il est impératif de voir le documentaire de Pilger sur l’affaire Khmers Rouges qu’il traite la première fis dans son documentaire toujours interdit au pays du goulag levant: « Cambodia Year Zero ». S’il a couvert un grand nombre de sujet, il est un grand spécialiste des génocides du Cambodge et d’Indonésie, qui vit deux génocides, celui contre les communistes de Suharto dans les années 1965-66 et celui plus récent du Timor Oriental.

~ Résistance 71 ~

 

De Pol Pot à l’EIIL: “Tout ce qui vole sur tout ce qui bouge”

 

John Pilger

 

8 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/from-pol-pot-to-isis-anything-that-flies-on-everything-that-moves

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En transmettant les ordres de Richard Nixon pour un bombardement massif du Cambodge en 1969, Henry Kissinger déclara: “Tout ce qui vole sur tout ce qui bouge”. Alors que Barack Obama initie sa 7ème guerre contre un pays musulman depuis qu’il a reçu le Prix Nobel de la Paix, l’hystérie orchestrée et les mensonges nous rendent presque nostalgiques de l’honnêteté meurtrière d’un Kissinger.

En tant que témoin des conséquences humaines de la sauvagerie aérienne, incluant la décapitation de victimes, les parties de leurs corps tapissant les arbres et les champs, je ne suis pas du tout surpris du manque d’attention à la mémoire et à l’histoire, une fois de plus. Un exemple flagrant demeurant la montée au pouvoir de Pol Pot et de ses Khmers Rouges, qui avaient beaucoup en commun avec ce qu’est aujourd’hui l’État Islamique (EI) ou EIIL. Eux aussi étaient des médiévaux sans pitié qui ont commencé comme une petite secte. Eux aussi, furent le produit d’une apocalypse made in USA, cette fois-ci en Asie.

D’après Pol Pot, son mouvement consistait en “moins de 5000 guerilleros pauvrement armés, incertains au sujet de leur stratégie, de leurs tactiques, de leur loyauté et de leurs chefs.” Une fois que les B52 de Nixon et de Kissinger furent à l’œuvre dans leur “Operation Menu”, le démon ultime de l’Occident ne pouvait pas croire en sa chance.

Les Américains ont largué l’équivalent de 5 fois Hiroshima sur le Cambodge rural entre 1969 et 1973. Ils ont nivelé village après village, retournant pour rebombarder les ruines et les cadavres. Les cratères laissèrent d’énormes colliers de carnage, toujours visibles depuis les airs. La terreur fut inimaginable. Un ancien officiel Khmer Rouge décrivit comment les survivants “se figeaient et déambulaient alentours sans voix pendant 3 ou 4 jours. Terrifiés, à moitié fous, les gens étaient prêts à croire ce qu’on leur disait… Ceci rendit les choses bien plus facile pour les Khmers Rouges de gagner les gens à leur cause.”

Une commission d’enquête gouvernementale finlandaise estima que 600 000 Cambodgiens périrent dans la guerre civile qui s’ensuivit et décrivit les bombardements américains comme étant “la première étape d’une décennie de génocide”. Ce que Nixon et Kissinger avait commencé, Pol Pot, leur bénéficaire, l’acheva. Sous leurs bombes, les Khmers Rouges devinrent une formidable armée de plus de 200 000 hommes.

L’EIIL a un passé et un présent similaires. Par des études scientifiques, il a été établi que l’invasion de l’Irak par Bush et Blair de 2003 a coûté la vie à quelques 700 000 personnes et ce dans un pays qui n’a absolument aucune histoire de djihadisme. Les Kurdes ont passé des accords territoriaux et politiques, les Sunnites et les Chii’ites avaient des différences sectaires et de classe, mais ils étaient en paix, le mariage inter-communautaire était chose assez courante. Trois ans avant l’invasion, j’ai conduit à travers l’Irak sans aucune crainte de quoi que ce soit. En route, j’ai rencontré des gens fiers plus que tout d’être irakiens, les héritiers d’une civilisation qui semblait être, pour eux, une présence (NDT: La Mésopotamie).

Bush et Blair ont fait éclater tout cela. L’Irak est maintenant un nid du djihadisme. Al Qaïda, comme les “djihadistes” de Pol Pot, a saisi une opportunité donné par le massacre de l’opération “choc et stupeur” et de la guerre civile qui s’en est suivie. La Syrie “rebelle” a même offert de plus grandes récompenses, avec sa litanie d’armes fournies par la CIA et les états du Golfe, la logistique et l’argent passant par laTurquie. L’arrivée de recrues étrangères était inévitable. Un ancien ambassadeur britannique, Oliver Miles, a écrit récemment: “Le gouvernement de Cameron semble suivre l’exemple de Tony Blair, qui a constamment ignoré les conseils de son ministère des affaires étrangères, du MI5 (NdT: l’équivalent britannique de la DCRI) et du MI6 (NdT: équivalent britannique de la DGSE) disant que notre politique moyen-orientale et en particulier dans les guerres du Moyen-Orient, a été le directeur principal du recrutement des musulmans en Grande-Bretagne pour le terrorisme ici.”

L’EIIL est la progéniture de ceux à Washington et à Londres qui, en détruisant l’Irak à la fois comme état et comme société, ont conspiré à commettre un crime épique contre l’humanité. Tout comme Pol Pot et les Khmers Rouges, l’EIIL est la mutation d’un état de terreur occidental dispensé par un empire élitiste vénal qui ne se soucie pas des conséquences d’actions prises à de grandes distances culturelles. Leur culpabilité est inénarable dans “nos” sociétés.

Il y a 23 ans que cet holocauste a engouffré l’Irak, immédiatement après la première guerre du Golfe de 1991, lorsque les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont pris le conseil de sécurité des Nations-Unies en otage et ont imposé des “sanctions” punitives sur l’Irak et sa population, ironiquement renforçant ainsi l’autorité domestique de Saddam Hussein. Ce fut comme un siège médiéval. Prtaiquement tout ce qui soutenait un état moderne fut, dans le jargon, “bloqué”, du chlore pour assainir l’eau aux crayons pour les écoles en passant par les pièces détachées pour réparer les machines à rayon-X des hôpitaux, les anti-douleurs de base et les médicaments pour combattre des cancers jusqu’alors inconnus et provenant des poussières des champs de bataille du sud contaminées à l’uranium appauvri des munitions tirées.

Juste avant Noël 1999, le ministère du Commerce et de l’Industrie à Londres avait restreint l’exportation de vaccins qui devaient protéger les enfants irakiens contre la diphtérie et la fièvre jaune. Kim Howells, parlementaire et sous-secrétaire d’état du gouvernement de Blair expliqua pourquoi: “Les vaccins pour les enfants”, avait-il dit, “pouvaient être utilisés comme arme de destruction massive”. Le gouvernement britannique pouvait s’en sortir avec un tel mensonge parce que les médias rapportaient sur l’Irak, la très vaste majorité des informations étaient manipulées par le ministère des affaires étrangères, blâmant Saddam Hussein pour tout et n’importe quoi.

Sous un programme humanitaire totalement bidon de pétrole contre nourriture, 100 US$ furent aloués pour chaque Irakien pour vivre pendant un an. Ceci devait payer pour l’infrastructure entière du pays et ses services essentiels comme l’électricité et l’eau. L’assistant secrétaire général de l’ONU Hans Von Sponeck me dit alors: “Imaginez de comparer cette pittance avec le manque d’eau potable et le fait que la majorité des personnes malades ne peuvent pas payer pour se faire soigner et vous avez là un aperçu du cauchemard et ne vous y trompez pas, ceci est tout à fait délibéré. Je n’ai pas voulu employer le mot génocide dans le passé mais là… c’est inévitable.”

Dégoûté, Von Sponeck démissionna de son poste de coordinaeur humanitaire pour l’ONU en Irak. Son prédécesseur, Denis Halliday, un tout aussi distingué sénior official de l’ONU, avait lui aussi démissionné. “Je fus instruit”, avait dit Halliday, “de mettre en application une politique qui satisfaisait la définition de génocide: une politique délibérée qui a tuée effectivement bien plus d’un million d’individus, adultes et enfants.”

Une étude de l’UNICEF avait trouvé qu’entre 1991 et 1998, au faîte du blocus, il y avait plus de 500 000 enfants qui perdirent la vie, enfants sous l’âge des 5 ans. Une journaliste de télévision américaine avait demandé à Madeleine Albright, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU si “le prix en valait la peine”, Albright avait répliqué: “Nous pensons que le jeu en valait la chandelle”.

En 2007, le haut fonctionnaire britannique responsable de ces sanctions, Carne Ross, aussi connu sous le sobriquet de “Mr Irak”, a dit à un comité parlementaire: “Les gouvernements britannique et américain ont effectivement refusé à la population irakienne ses moyens de subsistance.” Quand j’ai interviewé Carne Ross trois ans plus tard, il était dévoré de regrets, de remords et de contrition. “J’ai grande honte”, a t’il dit. Il est aujourd’hui un des très rares diseurs de vérité sur le comment les gouvernements mentent et comment des médias complices et asservis jouent un rôle critique dans la dissémination et le maintien de la tromperie. “Nous fournissions aux journalistes des factoïdes de renseignement complètement aseptisés, ou nous les gelions,” a t’il dit.

Ce 25 Septembre, un titre du quotidien “the Guardian” lisait: “Devant l’horreur de l’EIIL nous devons agir”. Ce “nous devons agir” est un fantôme qui se lève, un avertissement de la suppression de la mémoire informée, des faits, des leçons apprises et des regrets ou de la honte. L’auteur de cet article est Peter Hain, l’ancien ministre des affaires étrangères responsable de l’Irak sous Blair. En 1998, quand Denis Halliday avait révélé l’exension de la souffrance en irak pour laquelle le gouvernement de Blair partageait la responsabilité primaire, Hain l’agressa sur un programme de la BBC Newsnight comme étant un apologiste de Saddam Hussein. En 2003, Hain soutint l’invasion de l’Irak par Blair sur la base de mensonges absolument transparents et éhontés. Dans une réunion du parti travalliste, il minimisa l’invasion comme n’étant qu’un “fait sans grande importance”.

Maintenant le même Hain demande des “frappes aériennes, de drones, de l’équipement militaire et autres soutiens logistiques” pour ceux devant faire face “au génocide en Irak et en Syrie”. Ceci poussera plus avant “l’impératif d’une solution politique”, Obama a la même chose en tête lorsqu’il lève ce qu’il appelle des “restrictions” sur les bombardements et les attaques de drones. Ceci veut dire que des missiles et des bombes de 250kg peuvent pulvériser les maisons de paisibles paysans, comme ils le font sans restriction au Yémen, au Pakistan, en Afghanistan, en Somalie, comme ils le firent au Cambodge, au Vietnam, et au Laos. Le 23 septembre, un missile de croisière Tomahawk a touché un village de la province de Idlib en Syrie faisant 12 morts chez les civils, incluant des femmes et des enfants. Aucun d’eux n’agitaient un drapeau islamiste.

Le jour de la publication de l’article de Hain, Denis Halliday et Hans Von Sponeck se trouvaient à Londres et vinrent me visiter. Ils n’étaient pas choqués par l’hypocrisie létale d’un politicien, mais se lamentaient de la persistance presque inexplicable de l’absence de diplomatie intelligente pour la négociation d’un semblant de trêve. A travers le monde, de l’Irlande du Nord au Népal, ceux se regardant l’un l’autre comme terroristes et hérétiques se sont rencontrés face à une table, pourquoi pas en Irak et en Syrie.

Comme ébola venant d’Afrique de l’Ouest, un virus appelé “guerre perpétuelle” a traversé l’Atlantique. Lord Richards, jusqu’à récemment le chef de l’armée britannique, veut des “bottes sur le terrain” maintenant. Il y a un verbiage presque sociopathe provenant de Cameron, d’Obama et de leur “coalition des volontaires”, notablement le bizarrement agressif australien Tony Abbott, alors qu’ils prescrivent tous toujours plus de violence venant de 10km de haut sur des endroits où le sang d’aventures ultérieures ne sèche jamais. Ils n’ont jamais vu de bombardement et apparemment ils en rafolent, tant et si bien qu’ils veulent renverser leur seul allié de choix potentiel, la Syrie. Rien de nouveau, comme l’illustre cette note de renseignement anglo-américaine fuitée:

Afin de faciliter l’action des forces libératrices (sic)… un effort spécial doit être fait pour éliminer certains individus clé et de procéder à des perturbations internes en Syrie. La CIA est préparée, et le SIS (MI6) tentera de monter des sabotages mineurs et des incidents (sic) en coup de main en Syrie, en travaillant avec des contacts sur place… Un nécessaire degré de peur… des escarmouches de frontières donneront le prétexte à une intervention… La CIA et le SIS devront utiliser… leurs capacités à la fois dans les domaines psychologiques et d’action pour faire augmenter la tension.

Ceci fut écrit en 1957, bien que cela aurait pu l’avoir été hier. Dans le monde impérialiste, rien d’essentiel ne change. L’an dernier, l’ancien ministre des affaires étrangères français Roland Dumas a révélé que “deux ans avant le printemps arabe”, on lui dit à Londres qu’une guerre contre la Syrie était plannifiée. “Je vais vous dire quelque chose”, a t’il dit dans un entretien avec la chaîne française LPC, “J’étais en Angleterre deux ans avant que les violences en Syrie n’éclatent. J’y ai rencontré des hauts fonctionnaires britanniques qui ont confessé alors, qu’ils préparaient quelque chose en Syrie… La Grande-Bretagne préparait l’invasion de rebelles en Syrie. Ils m’ont même demandé si je voulais faire partie de cela, alors même que je n’étais plus ministre des AE… Cette opération est plannifiée de longue durée, elle a été soigneusement préconçue, préparée, plannifiée.”

Les seuls opposants efficaces à l’EIIL sont les démons acrédités de l’occident: la Syrie, l’Iran et le Hezbollah. L’obstacle est la Turquie, un allié, membre de l’OTAN, qui a conspiré avec la CIA, le MI6 et les médiévaux du Golfe pour fournir et diriger tout soutien nécessaire aux “rebelles” syriens, incluant ceux qui s’appellent maintenant EIIL ou EI. Soutenir la Turquie dans sa longue ambition régionale de domination en renversant le gouvernement Al –Assad pointe vers une grosse guerre conventionnelle et le démembrement horrible des divers états ethniquement disparates au Moyen-Orient.

Une trêve, même difficile à obtenir, est la seule sortie de ce casse-tête impérialiste, sinon les décapitations vont continuer. Que de véritables négociations avec la Syrie devraient être vues comme “moralement questionables” comme le dit le Guardian, suggère que les assomptions de supériotité morale parmi ceux qui ont soutenu la guerre criminelle de Blair, demeurent non seulement absurdes, mais dangereuses.

Avec une trève, il devrait aussi y avoir une cessation immédiate des envois de matériels de guerre à Israël et la reconnaissance de l’état palestinien. L’affaire de la Palestine est la blessure ouverte la plus importante de toute cette région et la justification de la montée de l’extrémisme islamiste. Ben Laden l’avait dit clairement. La Palestine offre l’espoir. Donnez justice aux palestiniens et vous verrez le monde commencer à changer autour d’eux.

Il y a plus de 40 ans, le bombardement du Cambodge par Nixon-Kissinger a ouvert la vanne d’un torrent de souffrance duquel ce pays n’a jamais récupéré, La même chose est vraie du crime de Blair-Bush en Irak. Avec un timing impeccable, le dernier tome d’auto-satisfaction de Kissinger vient juste de paraître avec son titre satirique “World Order”. Dans une critique cirage de pompes, Kissinger est décrit comme “le façonneur d’un ordre mondial qui est resté stable pendant un quart de siècle”. Allez dire cela aux peuples du Camboge, du Vietnam, du Laos, du Chili, du Timor Oriental et à toutes les autres victimes de son “art d’état”. Ce n’est que lorsque “nous” reconnaissons les criminels de guerre en notre sein que le sang commence à sécher.

Nouvel Ordre Mondial: Le chaos planifié a commencé…

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“La vérité passe par trois étapes fondamentales, d’abord elle est moquée, puis elle est combattue et finalement acceptée comme évidence.”
~ Arthur Schopenhauer ~

 

L’effondrement global a commencé

 

La destruction planifiée économico-sociale de nos sociétés pointe à l’horizon

 

InfoWars

 

29 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-global-meltdown-has-begun/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est maintenant bien apparent que “l’élite” gouvernante est en train de nous mener vers une dépression économique mondiale. Les signes avant-coureurs sont partout, comme le note Alex Jones dans cette vidéo prémonitoire (NdT: vidéo dans l’article original).

De la militarisation de la science sociale à celle des agences et institutions gouvernementales (NdT: comparez l’équipemet policier et militaire aujourd’hui et celui d’il y a encore 5 ans. La marche totalitaire s’accélère, Robocops et drones sont omni-présents au pays du goulag levant pour réprimer la population et le seront très bientôt ailleurs…), annonçant le plan de l’implantation cérébrale de micro-puces, les signes avant-coureurs d’un horrible future dystopique sont maintenant à l’horizon.

Dans la vidéo, Jones cite d’importants mondialistes (Kissinger, Petraeus) qui ont prédit un futur autoritaire lorsque la constitution et ce qu’elle représente seront finalement et irrévocablement détruits et des généraux (NdT: Notamment le traître Petraeus) qui ont pavané au sujet de l’émergence de la North American Union (NdT: modelé sur le totalitarisme de l’Union Européenne et qui voit l’élimination des frontières entre le Mexique, la pays du goulag levant et le Canada, ses deux satellites, dans une extension sous stéroïde du NAFTA existant: North America Free Trade Agreement ou Traité de Libre Échance Nord-Américain. En ce moment même, des dizaines de milliers d’immigrants sont importés par le pays du goulag levant depuis l’Amérique Centrale et le Mexique, créant un stress majeur sur l’économie interne déjà moribonde. Ceci servira de prétexte à l’instauration de la loi martiale et de la suspension de la constitution très bientôt lorsque le cahos social deviendra incontrôlable et que les citoyens américains commenceront à prendre les choses en main pour leur survie…), qui prendra la forme d’un gouvernement continental ayant une classe politique non-élue (NdT: comme l’UE…), une armée et une police unifiée hyper-répressive ayant la superstructure pour mettre en application la volonté d’une clique entrepreneuriale corporatiste héréditaire dont la mission auto-déclarée est d’épurer l’humanité (NdT: au moyen d’une société post-industrielle néoféodale, qui est déjà bien plus qu’embryonnaire aujourd’hui.)

Le point de repère sans équivoque du cauchemar qui nous attend est cette économie anémique et totalement disfonctionnelle. Renforcée par l’austérité et des crises continuelles politico-sociales, des guerres, des attaques terroristes totalement fabriquées et la destruction délibérée du moteur de la prospérité économique, les Etats-Unis (NdT: sur un plan capitaliste), la soi-disant élite, véritablement prédatrice, va réaliser son rêve pervers et mortifère de domination totale. Si nous ne les arrêtons pas maintenant.

Il en revient à InfoWars et à tous les médias alternatifs d’exposer au grand jour, de dénoncer la ruse des oligarques, allant de la poussée de l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique à la confiscation de toujours plus de richesse afin de permettre aux banksters de socialiser leurs pertes sur les citoyens américains (et autres). La presse d’enquête, sous l’opération Mockingbied de la CIA, est morte depuis longtemps dans les médias de masse, la tâche nous en incombe donc.

Note de Résistance 71:

Aujourd’hui, avec la poussée sans précédent de l’information alternative sur internet, plus personne ne peut dire “Oh, je ne savais pas, je n’étais pas au courant… Si j’avais su j’aurai agi…” Nous somme prévenus, les oligarques ne se sont jamais cachés de ce qu’ils allaient faire. Tout comme Hitler avait écrit dans son bouquin ce qu’il allait faire, les oligarques ont disséminé leurs vues et désirs dans les médias qui leur appartiennent depuis des décennies. Tout ce qu’ils ont dit publiquement ou en privé (réunions du Bilderberg, de la commission trilatérale, des think tanks néoconservateurs etc…) a été divulgué, fuité, publié. Ils ont fait écrire des bouquins par des scientifiques et historiens à la botte pour expliquer leurs visions et modus operandi. Leurs portes-paroles (Kissinger, Attali etc…) n’ont jamais manqué une occasion de promouvoir leur agenda.
Aujourd’hui le débat n’est plus de savoir si nous nous dirigeons vers une dictature mondiale (Nouvel Ordre Mondial) mais de savoir si elle sera à l’image de la société imaginée par Aldous Huxley dans “Le meilleur des mondes” (Huxley a déclaré dans un entretien qu’il n’avait pas eu à beaucoup imaginer sa société du futur, car il n’eut qu’à transposer les idées émises par son frère Julian Huxley dans ses discussion avec ses collègues et amis. Julian Huxley est l’eugéniste, fondateur de l’UNESCO, qui préconisait les soins de santé sélectifs, ignorant les couches sociales défavorisées…) ou de celle du “1984” de George Orwell.

Nous avons été prévenus. Question: Qu’allons-nous faire contre ?

Ci-dessous nous postons deux vidéos essentielles pour bien comprendre les tenants et aboutissements de ce qui se passe (VOSTF):

“EndGame” d’Alex Jones (2006)

“Entretien avec Aaron Russo” (2007)

Guerre en Syrie: La voix de Rockefeller… s’exprime par son caniche…

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Une faction des banksters s’exprime. Cela tendrait à confirmer qu’il y a bel et bien lutte intestine au sommet de la pyramide. Une faction des banquiers veut la guerre, l’autre temporise, celle-ci essaie de plus d’amadouer Poutine et la Russie…

Qui l’emportera ? Nous, les peuples avons une incidence sur les évènements, les récentes levées de bouclier populaires en sont la preuve… C’est pas le moment de mollir !

— Résistance 71 —

 

“Poutine a fait le bon choix en Syrie” (Kissinger)

 

Al Manar

 

18 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=131404&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

L’ancien chef de la diplomatie américaine Henry Kissinger a affirmé que la position du président russe Vladimir Poutine de la crise syrienne découle de ses craintes quant à la montée de l’islam radical, considérant que le conflit dans ce pays dépasse la position sur le maintien ou le départ du Président Assad et concerne notamment le conflit sectaire entre sunnites et chiites.

S’exprimant lors d’une interview avec la chaine de télévision américaine CNN, Kissinger a salué l’initiative russe sur les armes chimiques qui est survenue au moment idéal.

« Poutine considère que l’islam radical est le danger majeur pour son pays, et il ne désire pas voir les Etats-Unis définir seuls la tournure des évènements au Moyen Orient », a dit Kissinger.

Et de poursuivre : « Poutine craint que le conflit syrien ne provoque une montée de l’extrémisme dans la région. Il ne s’agit pas de protéger une personne déterminée », en allusion au président syrien Bachar el-Assad.

Pour ce responsable américain, les Etats-Unis ne tireront profit ni du départ ni du maintien du Président Assad. « Il est erroné de dire que le seul problème en Syrie est dû au président Assad », a-t-il martelé.

L’ancien chef de la diplomatie US a  enfin partagé la position de Poutine selon laquelle l’éloignement d’Assad du pouvoir d’une façon imminente provoquera le chaos  en Syrie.

Nouvel Ordre Mondial: Le criminel Kissinger réitère que « l’ordre (mondial) viendra du chaos »…

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Deux solutions pour l’oligarchie:

1- Elle retire le bouchon de la baignoire et l’économie, la société telles que nous les connaissons partent au tout-à-l’égoût en rajoutant une guerre majeure non thermo-nuléaire, cela créera le chaos nécessaire pour mettre les peuples à genoux et leur faire « accepter » la solution toute prête de la gouvernance mondiale…

2- Elle s’y refuse (suite aux conflits internes au sommet de la pyramide) et on repart pour une guerre froide dont les blocs sont déjà dessinée: l’empire et son bras armé l’OTAN contre les BRICS et Organisation de Shangaï qui deviendra à terme un nouveau « pacte de Varsovie », incluant la Russie, la Chine et les pays non-alignés…

Il semblerait qu’il y ait une lutte au sommet entre les partisans de ces deux possibilités… D’une manière ou d’une autre, les peuples seront toujours les dindons de la farce et les esclaves… Tant qu’on laissera les ordures criminelles décider à notre place. Il faut sortir de cette déliquescence organisée et diluer le pouvoir dans les peuples, c’est la seule solution viable pour l’humanité.

— Résistance 71 —

 

Alors que l’élite se retranche, Kissinger annonce l’ordre venant du chaos

 

Jurriaan Maessen


 

Le 21 Mai 2012,

 

Url de l’article original:

http://explosivereports.com/2012/05/21/as-the-elite-fences-itself-in-kissinger-announces-order-out-of-chaos/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Dans une déclaration récente, Henry Kissinger a admis que les troubles sociaux et les manifestations civiles de masse doivent être utilisés comme un moyen pour fusionner les Etats-Unis dans un “système international”.

“Les Etats-Unis doivent être partie intégrante d’un système international que nous créons domestiquement”, a t’il dit à la publication de Harvard “The Crimson” au début du mois. Questionné sur les problèmes majeurs auxquels devait faire face la société américaine aujourd’hui, Kissinger répondit:

“Internationalement, le problème est qu’il y a des soulèvements partout dans le monde, mais ces soulèvements ne suivent pas la même ligne de causes, ainsi les Etats-Unis doivent faire partie d’un système international que nous créons ici.”

Ce que le vieil homme dit ici est consistant avec ce qu’il a dit dans le passé concernant le concept de saisir les opportunités des crises et des soulèvements, dont les causes peuvent être différentes d’une nation à l’autre, afin de faire émerger un ordre international, ainsi suivant la ligne de conduite de l’élite érigée en règle d’or à savoir que l’ordre s’établit le mieux lorsqu’il provient du chaos. De plus, il nous donne à voir brièvement l’intention sous-jacente qu’il a, ainsi que ses acolytes du groupe Bilderberg, en faisant état que les troubles sociaux et civiles qu’ils soient d’ordre économique, politique ou social, doivent être utilisés afin de fusionner les nations en un “système international” désiré.

Dans un article de Décembre 2008 sur PrisonPlanet.com il a été rapporté que Kissinger, dans une interview avec le chouchou du Bilderberg Charlie Rose dit que “le chaos qui émerge de par le monde dû à la crise financière et l’augmentation du terrorisme est une opportunité pour faire émerger un nouvel ordre mondial”, avait alors écrit Steve Watson.

“Je pense que lorsque le nouveau gouvernement va évaluer la situation dans laquelle il se trouve, il va y trouver une grave crise et des problèmes terribles, mais je peux envisionner qu’il pourrait y entrevoir une opportunité pour construire un système international de tout cela.”, avait dit Kissinger à Rose.

Tous ces palabres à propos de crises et de soulèvements, de la même manière qu’une finalité centralisée mondiale émanant d’un autre pays pourrait mener à un plan spécifique. Alors qu’en apparence l’élite pourrait prétendre à sauver un Euro malade dans un effondrement de la cohésion monnétaire, elle pourrait avoir développé un sombre plan B dans le cas où l’Euro serait impossible à sauver, une solution de monnaie mondiale serait alors proposée. Saisir la crise de l’euro, ou en d’autres termes, introduire une monnaie mondiale. Ceci suit une méthodologie dialectique hégélienne classique où le problème (réel ou créé de toutes pièces) provoque une réaction, qui a son tour donne l’opportunité à “l’élite” de proposer lsa solution toute prête sur un plateau d’argent. Il m’apparaît juste à l’instant que les propos de Kissinger rappellent incroyablement ceux écrits par Alexander Wendt de l’université de Chicago, qui dans son traité de 2003 intitulé “Pourquoi un Etat mondial est inévitable: téléologie et logique de l’anarchie” disait:

“Les luttes nationalistes pour la reconnaissance ne sont pas finies et plus de nouveaux états, “plus d’anarchie” pourrait-être créés. Mais si plus de fragmentation est en quelque sorte rétrograde, c’est aussi la pré-condition pour aller de l’avant, car ce n’est que quand la différence est reconnue, qu’une plus grande entité peut-être stable (…) Loin de supprimer le nationalisme, un état mondial ne sera possible que s’il l’intègre.”

Ces mots mettent en lumière les paroles proférées par Kissinger et ses acolytes supranationalistes, révélant ainsi par essence qu’ils sont très au courant du fait qu’une simple proposition d’un état mondial ne suffira pas, que cela pourrait même leur exploser à la figure, et qu’un détour doit maintenant être utilisé au travers du nationalisme et de troubles intra muros afin de faire le boulot, en d’autres termes, ne pas écraser les révoltes pour juste les réprimer, mais utiliser ces soulèvements pour leurs propres fonctions transnationales.

En même temps, les membres de l’élite qui se rassemblent dans les réunions importantes se barricadent par peur du chaos éruptant de l’extérieur. Il y a quelques jours, la Banque Centrale Européenne a émis un communiqué de presse stipulant qu’afin de protéger son personnel et ses visiteurs des manifestants, elle a:

“Pris des mesures (…), prenant en compte la protection accordée aux lieux de la BCE et les opérations de son QG par l’accord existant entre la BCE et la république fédérale d’Allemagne.”

Ceci met en évidence que les banquiers du monde sont inquiets pour leur sécurité et que celle-ci pourrait-être mise en danger par les manifestations planifiées à l’encontre de leurs réunions. La même précaution sera bien sûr de mise au prochain meeting du groupe Bilderberg à Chantilly en Virginie. Nous pouvons nous attendre à ce que la police locale et des gardes privés armés protègent les participants à l’intérieur, ceux-là même qui vont emmener l’humanité dans une autre crise.