Archive pour petrole abiotique

Mensonge et environnement: Le désastre du gaz de schiste…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , on 25 juin 2014 by Résistance 71

De plus n’oublions jamais une chose: Tous les hydrocarbures plus lourd que le méthane ne sont pas biotiques, « fossiles », mais abiotiques, d’origine non organique profonde. Les réserves de pétrole et d e gaz naturel sont inépuisables à l’échelle humaine, nus nageons littéralement dedans, aucun besoin de cette ineptie de gaz de schiste, pompa à fric, pompe à gogos, plus désastreux sur un plan envronnemental. Faut-Il trouver une alternative aux hydrocarbures ? Bien sûr ! Pour ce faire il faut commencer par remettre le prix du baril de pétrole à sa véritable valeur: 10 US$ le baril, c’est tout ce que çà vaut, aucune rareté du produit. Si les prix chutent, alors les alternatives viendront comme par enchantement, le tout sera de ne pas les laisser approprier par les mêmes ordures monopolistes !

Voir notre dossier Pétrole Abiotique.

— Résistance 71 —

 

Gaz de Schiste: la bulle à gogos

 

Georges Stanéchy

 

23 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/06/gaz-de-schiste-la-bulle-a-gogos.html

 

« Cette pensée, moins faible qu’elle n’est débile, capitule en réalité devant le scientisme et son compère le (libéralisme de) Marché. »
Augustin Berque  (1)

Les digues de la censure craquent de toutes parts…

Une à une, maintenant par paquets, les informations, surnageant, se répandent. Dans tous les sens.

Oui, le mirage du « Gaz de Schiste » que les pétroliers, avec leur colossal appareil de « désinformation-intoxication », nous présentaient comme la pierre philosophale, la révolution de « l’Indépendance Energétique », se révèle pour ce qu’il est : une arnaque à la crédulité. Une escroquerie pour « gogos » béats, anesthésiés, imperméables à tout esprit critique.

Malgré les mises en garde répétées de nombreux spécialistes, observateurs et analystes. (2) Etouffées, il est vrai, par nos médias s’autoproclamant « décrypteurs de l’information »…

L’un des géants du métier ExxonMobil, dans son rapport 2013, nous assurait qu’à partir de 2025, grâce aux gaz de schiste, les Etats-Unis deviendraient exportateurs nets d’hydrocarbures !…
Prévisions confortées auparavant par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), dans son rapport 2012, annonçant qu’à partir de 2017, l’Arabie saoudite perdrait sa place de premier producteur mondial de pétrole au profit des Etats-Unis… (3)

Normal…

Le secteur de l’énergie et celui des mirobolantes « Nouvelles Technologies » ne sont-ils pas des adeptes de ces effets d’annonce, créations de bulles à répétitions ?… Relevant davantage de divagations rocambolesques, étayées par d’impitoyables calculs cyniques, pour faire les poches du chaland, que d’une approche sérieusement industrielle et scientifique.

Fantomatiques  » réserves prouvées « 

Souvenons-nous de l’arnaque Enron

Gigantesque entreprise de production, de négoce, d’énergie électrique et de gaz naturel, dont le siège était à Huston au Texas, qui atteignait un chiffre d’affaires, en 2000, de 101 milliards de dollars. Classée six années consécutives par la célèbre publication Fortune, spécialisée dans la finance et l’économie mondiales, comme étant la société américaine la plus innovante (« America’s Most Innovative Company« )…

Avant de faire faillite le 2 décembre 2001, pour multiples, systématiques, remarquablement organisées, fraudes et manipulations comptables. Entraînant dans sa chute le célèbre cabinet international d’audit et de certification Arthur Andersen

En écritures comptables, le gaz de schiste n’échappe pas à des cabrioles similaires… Plus particulièrement dans la surévaluation des « réserves prouvées » de gaz de schiste. « Prouvées » comment ? Par qui ? L’entreprise elle-même, agissant en juge et partie ?…

La décrue commence. Par prudence, la plupart des intervenants sur le marché nord-américain viennent de revoir à la baisse l’évaluation de ces actifs artificiellement gonflés dans leurs bilans, publications et déclarations. Déjà en 2013, ils ont diminué collectivement de plus de 35 milliards de dollars leurs estimations de réserves antérieurement « prouvées » (BHP Billiton, British Petroleum, Chesapeake Energy, EnCana, SouthWest Energy, etc.). Soit une diminution moyenne de 20%… (4)

Encore plus impressionnant : le mirifique gisement gazier de Marcellus (Marcellus Shale), réputé un des plus importants bassins de gaz de schiste du monde, vient d’être révisé à la baisse… Situé, réparti, dans les sous-sols de quatre Etats : Etat de New-York, Ohio, Pennsylvanie, et Virginie de l’Ouest. Chute vertigineuse dans l’actualisation du chiffrage des réserves : de 410 « tcf » (trillion cubic feet) on tombe à 50 « tcf » !… Huit fois moins.

Drastique révision qui n’épargne pas, non plus, un autre des gisements « géants » de l’Amérique du nord, celui de Monterey en Californie. La « US Energy Information Administration » (US EIA) vient de lui infliger un cataclysmique  coup d’éponge : moins 96 % !… (5)  Alors que les « pétroliers » affirmaient qu’il représentait, d’après leurs « scientifiques mesures » : 64 % des réserves en gaz de schiste des Etats-Unis…

C’est à partir de telles estimations exagérées que de multiples « études », certaines cautionnées par des universités (l’Université de Californie dans le cas du gisement de Monterey), avaient élaboré courbes et certitudes sur la création de millions d’emplois, de fabuleuses rentrées fiscales, et autres rêves à  la Perrette et son pot au lait

Jusqu’à l’AIE, qui reconnaît son erreur d’appréciation et de prospective !

Infirmant ses triomphales annonces sur les « 100 ans à venir d’indépendance énergétique » grâce au gaz de schiste. Non seulement les réserves de gaz de schiste s’avèrent un mythe, par la faiblesse des réserves et leurs coûts d’exploitation prohibitifs, mais les grands gisements traditionnels s’épuisent : Bakken dans le Dakota du Nord et Eagle Ford au Texas.

Pour admettre dans son rapport de ce mois de juin que, dès 2020, les Etats-Unis vont connaître une forte baisse de leur production nationale d’hydrocarbures :
 »… output from North America plateaus [from around 2020] and then falls back from the mid-2020s onwards. » (6)

Et, comme les Etats européens, devenir : « fortement dépendants des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient » (increasingly dependent on Middle East supplies)…

Y déverser le Mississipi…

Les techniques de forage des gaz de schiste par fracturation des roches, d’où l’appellation « fracking » employée par les professionnels, avec un mélange sous pression, d’eau, de sable et de produits chimiques, nécessite de titanesques besoins en eau. Dans le meilleur des cas, la quantité d’eau injectée sous pression n’est réutilisable qu’à proportion de la moitié. Les relevés et constats actuels affichant des chiffres de consommation impressionnants (7) :
« … un forage nécessite quelque 20 millions de litres d’eau, soit la consommation quotidienne d’environ 100.000 habitants ! ».

Compte tenu du fait qu’il est nécessaire, à production équivalente, de forer entre 50 et 60 puits, à faible « durée de vie extractive », contre un seul puits pour les forages d’hydrocarbures traditionnels du Moyen-Orient ou de Mer du nord par exemple, dont la « durée de vie » est quatre ou cinq fois supérieure, quels seraient les besoins en eau d’un pays pour assurer son « indépendance énergétique » à partir de l’extraction du gaz de schiste ?…

En clair, pour arriver à  propulser les Etats-Unis devant un pays producteur d’hydrocarbures classiques, Arabie saoudite ou autre, il faudrait des millions de puits alimentés par un débit en eau équivalent à celui du Mississipi… Oui : pourquoi ne pas détourner le Mississipi dans un réseau de tuyaux, en toiles d’araignée connectées, pour alimenter cette forée de forages au paradis du gaz de schiste ?…

C’est, pour nos oligarchies, prendre leurs désirs pour la réalité. Ou, considérer leurs concitoyens en « abrutis » dont la crédulité tiendrait de la béatitude imbécile. L’arnaque étant ficelée avec de la corde de chanvre aux couleurs zébrées « fluo ».

Dans nos pays, où l’eau devient de plus en plus une denrée rare en raison de la consommation exponentielle de nos modes de vie citadins, comment trouver ces millions de m3 pour extraire des gaz de schiste aux « réserves prouvées – introuvables » ?… Question encore plus préoccupante, dans des régions ou pays, du fait de leur contexte climatique, où l’eau constitue un enjeu majeur, voire de survie ?…

Phénomène encore plus curieux : voir surgir, fabuleux mirages, des projets pharaoniques d’exploitation de gaz de schiste dans des pays leaders mondiaux de la production de gaz naturel, comme l’Algérie, soumis à un conditionnement climatique les obligeant à la plus grande vigilance dans la gestion de l’eau… (8)

De nombreux Algériens ont réagi devant l’énormité de l’esbroufe concernant leur pays, en formulant de pertinentes réflexions critiques sur le sujet, et le cœur du problème : l’eau !… Démasquant, au passage, les manœuvres de certains Etats occidentaux. (9)

A ces aberrations aussi coûteuses que désastreuses s’ajoutent d’autres, tout autant dévastatrices. Deux, tout particulièrement.

L’une : la multiplication des glissements de terrain, effondrements de sols, et tremblements de terre localisés, conséquences de l’impact des techniques de fracturation des roches souterraines. En atteste la densification des alertes émises par de nombreux géologues et stations d’observation spécialisées.

Multipliés par 6 entre 2000 et 2011, aux Etats-Unis. Contrecoups telluriques extrêmement dangereux dans les zones habitées, ou comportant des ouvrages d’infrastructure aux paramètres de stabilité géologique impératifs, type barrages, etc. (10)

L’autre : l’extrême toxicité des produits chimiques employés dans cette technique d’extraction pour renforcer le pouvoir pénétrant et dissolvant de l’eau sous pression. L’eau ainsi polluée, restée prisonnière des roches, par migration souterraine pénètre, et se mélange avec, les nappes phréatiques. Créant des menaces aux conséquences inimaginables pour la santé humaine dans son alimentation en eau potable, mais aussi via les productions agricoles et l’élevage.

Des parlementaires américains se sont préoccupés des risques. Dans un rapport publié en 2011, soigneusement étouffé par les médias pendant 3 ans, ils estiment qu’entre 2005 et 2009, les entreprises d’extraction ont utilisé sur le territoire américian environ 94 millions de gallons (1 gallon = 3,7879 litres) de 279 produits chimiques toxiques. (11)

Chacun de ces fluides ou adjuvants contenant au minimum un produit chimique inconnu, volontairement ou involontairement, de bonne ou de mauvaise foi, de l’utilisateur. Les sociétés chimiques, fournissant les agents toxiques, lui opposant le principe du « secret de fabrication ».

La commission parlementaire, effarée par cette insolente manifestation de « la main invisible du marché », livrant un constat accablant d’inconscience :

« Les entreprises d’extraction injectent donc des fluides contenant des produits chimiques qu’elles sont incapables d’identifier »

(In these cases, the companies are injecting fluids containing chemicals that they themselves cannot identify). (12)

Parmi ceux-ci, des substances fortement cancérigènes, tout spécialement : le naphtalène, le benzène et l’acrylamide. Ou encore, des polluants atmosphériques ravageurs, tels que le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol. (13)

Le plus stupéfiant est de voir, en France, au moment où les escrocs au gaz de schiste sont pris les doigts dans le pot de confiture en Amérique du nord, médias et lobbies soutenir pareille absurdité, économique, environnementale. Suicidaire.

S’insurgeant, dans leur zèle inquisitorial, accusateur, contre le « principe de précaution », fustigeant la « ringardise » de leurs compatriotes, « analphabètes » des bienfaits du « progrès technique »…

Dissimulant avec soin, derrière l’arnaque de leurs vertueuses postures au méticuleux cynisme, projets et montages de fructeuses spéculations boursières sur les actions et obligations des sociétés concernées (introductions, cotations, augmentations de capital, etc.). Ou, plus occultes : pompes à subventions, niches et exonérations fiscales, entourloupes comptables pour minorer les bénéfices imposables (14), au nom du « soutien à l’innovation », à la « compétitivité », et autres anesthésiants atomiseurs de poudres de perlimpinpin…

Pour l’unique profit de multinationales, affairistes, et politiciens, dont la rapacité n’a que faire de l’avenir et du bien-être de nos collectivités.

Encore moins, de notre planète…

L’extraction du gaz de schiste  :  un vandalisme affairiste

 

1.  Augustin Berque, Ecoumène – Introduction à l’étude des milieux humains, Editions Belin, 2009, p. 303.
2.  Nafeez Ahmed, Gaz de schiste – La grande escroquerie, Le Monde Diplomatique, mars 2013,
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823
3.  Gaz de schiste – La Grande escroquerie, Op. Cit.

4.  Nafeez Ahmed, The inevitable demise of the fossil fuel empire, The Guardian, 10 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/10/inevitable-demise-fossil-fuel-empire

5.  Dylan & Jo Murphy, A Big Blow to the Fracking Industry – Downgrading the Monterey Shale, CounterPunch, 16 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/16/a-big-blow-to-the-fracking-industry/

6.  Nafeez Ahmed, US shale boom is over – energy revolution needed to avert blackouts, The Guardian, 6 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/06/shale-oil-boom-over-energy-revolution-blackouts
7.  Futura Environnement, Exploitation du gaz de schiste : quels dangers ?, 19 décembre 2012,
http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/qr/d/pollution-exploitation-gaz-schiste-dangers-4511/

8.  Abdou Semmar, Entretien – La ruée vers le gaz de schiste en Algérie : les risques, les coûts et les enjeux, Algérie-Focus, 22 mai 2014,

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/05/entretien-la-ruee-vers-gaz-de-schiste-en-algerie-les-risques-les-couts-et-les-enjeux/

9.  Cf. le commentaire d’Abdelkader Dehbi dans El Watan du 5 juin 2014 :
http://www.elwatan.com/economie/sellal-aucun-contrat-n-a-ete-signe-concernant-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-05-06-2014-260043_111.php
ou
http://abdelkader.dehbi.elctron-libre.over-blog.com/article-commentaire-sur-le-quotidien-el-watan-123831001.html

10.  Frank Joshua, Frack Rattle and Roll, CounterPunch, 4 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/04/frack-rattle-and-roll/
11.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, rapport du Comité sur l’Energie et le Commerce, US House of Representatives, rapporteurs Waxman-Markey-DeGette, Avril 2011.

12.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, Op. Cit.

13.  Alfredo Jalife-Rahme, Le secret des substances chimiques associées à la fracturation hydraulique, la Jornada, Mexico, 6 juin 2014,
http://www.voltairenet.org/article184047.html

14.  On y retrouve les tours de passe-passe habituels, qu’adorent les groupes aux « bilans consolidés » (et leurs « Commissaires aux Comptes »…) jonglant avec marges et profits d’une filiale à l’autre, avec transit par des paradis fiscaux. Manipulations comptables plus ou moins « relookées » : provisions pour « risques », dépréciations d’actifs et de stocks « bidons », amortissements « accélérés », etc. Pour blanchir, travestir et diminuer la surface imposable…

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… Commentaires…

Posted in actualité, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , on 10 août 2011 by Résistance 71

Nous voulons remercier le lectorat de Résistance 71 qui est jusqu’à ce jours très réceptif à notre étude et notre tentative faite pour mieux faire comprendre la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole.

Notre série d’articles / traductions a été reprise sur quelques blogs et commentée de manière parfois passionnée. Nous voulons ici dire quelque chose qui se rapporte aux statistiques de ces articles, en ce qui concerne notre blog en tout cas:

La première partie a été très abondemment lue, la seconde également mais de manière signifiante bien moins que la première, les autres parties ayant un lectorat à volume moyen. Il est très important pour bien comprendre tous les tenants de l’affaire et sa présentation scientifique par le Professeur Kenney et al. de lire TOUS les articles, les six parties de la saga.

Nous pensons que les 3ème et 4ème parties en disent très long sur la science du pétrole abiotique tout en démontant scientifiquement les hypothèses de la théorie biotique qui n’est qu’une hypothèse, jamais réellement démontrée scientifiquement.

Nous encourageons vivement les gens intéressés par cette affaire somme toute incroyable, car si la théorie abiotique est juste, tout ce qui a été dit sur le pétrole jusqu’à aujourd’hui, surtout les ramifications économiques telle la fameuse théorie du « pic pétrolier », ne seraient que mensonges et balivernes créés pour satisfaire des besoins particuliers de contrôle et de profit au détriment de la science !

A tous nos lecteurs intéressés, merci de lire l’ensemble des six parties de cette étude afin d’avoir tous les éléments valides sur le sujet. Merci de votre soutien et de l’immense intérêt que vous portez à ce sujet !

Théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde du pétrole:

1ère partie

2ème Partie

3 ème partie 

4ème partie

5ème partie

6ème partie

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole abiotique… 6ème partie…

Posted in actualité, économie, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 14 juillet 2011 by Résistance 71

 

 

 

 

Théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole:

 

1ère partie

 

 

2ème partie

3ème partie

4ème partie

 

5ème partie

=  =  =  =

 

Au sujet du renouvellement spontané des nappes-champs de pétrole et de gaz

 

Par

 

V. I. Sozansky, Dept. Marine Geology, National Academy of Sciences, Ukraine

J. F. Kenney, Gas Resources Corporation, U.S.A.

P. M. Chepil, Institute Naukanaftogas, Ukraine

 

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/OnSpontaneiousRenewalVasyl.htm

 

 

~Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Les champs pétroliers et de gaz naturel sont des systèmes dynamiques qui sont en déplétion et renouvellement constant par des injections de nouveaux volumes d’hydrocarbones. Beaucoup de champs pétroliers et gaziers se rechargent et sont intarissables, mais à des ratios de rechargement typiquement plus faibles que les ratios d’exploitation de pétrole et de gaz.

 

La notion erronnée que la quantité de pétrole et de gaz naturel de la Terre se tarit et va bientôt être épuisée a été récemment émise. Ces assertions ont souvent été promues en connexion avec les affirmations toutes aussi erronnées d’un phénomène factuellement non-existant appelé “pic pétrolier”. Si nous en croyons les promoteurs de ces affirmations sans fondement, la réserve mondiale de pétrole sera épuisée dans ving ans et celle du gaz naturel dans cinquante ans; le tarissement pétrolier provoquera un effondrement des sources énergétiques de l’humanité et sera accompagné de l’effondrement de la civilisation.

Ces idées pessimistes au sujet du futur de l’industrie du pétrole sont basées sur la notion scientifique indéfendable et discréditée que le pétrole tire son origine d’une sorte de transformation miraculeuse (et toujours non spécifiée) de détritus organiques dans un régime thermodynamique de pressions et de températures que l’on trouve dans la croûte terrestre, près de la surface, donc sur une Origine Biologique du Pétrole (ci-après nommée OBP). La notion d’OBP a été rejettée dès le XIXème siècle par des scientifiques compétents, parce que cette notion est en contradiction fondamentale avec les lois naturelles. Les molécules d’hydrocarbones, dont font partie celles du pétrole, sont extêmement réduites et ont de hauts potentiels chimiques. Les molécules biologiques sont oxydées et ont un faible potentiel chimique. Le pétrole brut n’est pas obtenu par la décomposition de poissons morts, de dinosaures, de plancton, de choux pourris ou de quelque matière organique que ce soit.

Parce que la notion même d’OBP demande une quantité très restrictive de pétrole sur terre, il y a toujours eu des alertes constantes sur la prédiction du tarissement prochain des réserves, ce qui ne s’est toujours pas produit (bien évidemment). Le géologue américain Price a observé (1947) qu’approximativement cinq ans après que Drake eut foré le premier puit de pétrole en Amérique du Nord, quelqu’un annonça la prédiction d’un épuisement imminent des ressources pétrolières. Les personnes faisant ce types de prédictions ont souvent été tenues comme des “experts” possédant une information spéciale sur les ressources pétrolières et leur géologie. Tous étaient des croyants en l’OBP.

En 1886, le géologue américain C. A. Ashenbenner (Price, 1977), préconisa une forte politique conservatrice concernant les réserves pétrolières des Etats-Unis, car (prédît-il alors), les champs d’exploitation pétroliers américains seraient bientôt épuisés et étaient déjà proches du tarissement. En 1906, le géologue pétrolier D.T. Day fît un rapport à la maison blanche disant que les réserves pétrolières états-uniennes seraient totalement épuisées entre 1935 et 1943. En 1920, le géologue en chef du comité américain de géologie D. White (Pratt, 1942) avait prédit que la production de pétrole aux Etats-Unis atteindrait son “pic” dans les 3 à 5 années, commencerait à décliner après cette date et serait épuisée 18 ans après le déclin. Les prédictions de White furent soutenues par l’Association des Géologues du Pétrole des Etats-Unis.

Ainsi a continué la litanie mal informée que “la race humaine serait bientôt à cours de pétrole”. De telles prédictions sur un tarissement imminent des ressources pétrolières et gazières et d’une crise énergétique inévitable furent largement proclamées lors de l’embargo arabe des années 1970.

Le géologue américain H. Hedberg (1971) appela le XX ème siècle l’âge du pétrole. Il écrivit qu’il y a eu un âge de pierre, un âge du bronze, un âge du fer et que les historiens du futur pourront regarder un cours développement humain de 200 à 300 ans au maximum, comme étant l’âge du pétrole; une période où la race humaine était obnubilée par la découverte et la destruction d’un des constituants mineurs de la croûte terrestre, un fluide unique appelé le pétrole. Il dit que les ressources de pétrole sur terre étaient limitées et seraient bientôt épuisées. Il supposa que l’âge du pétrole serait un épisode très bref de l’Histoire humaine. Il dit aussi que si Alexandre le Grand et Jules César avaient utilisé le pétrole pour leurs armées comme nous le faisons aujourd’hui ou si la Santa Maria de Christophe Colomb avait été propulsée à l’aide d’essence, le pétrole serait probablement déjà épuisé aujourd’hui et qu’il n’y aurait plus d’essence pour nos voitures modernes.

La science pétrolière moderne reconnait que les composés hydrocarbonés du pétrole naturel ne sont  spontanément générés qu’à de très hautes pressions qu’on ne trouve que dans la couche supérieur du manteau terrestre ou les couches très profonde de la croûte terrestre. Le pétrole naturel est un fluide abiotique primordial qui a pénétré les couches supérieures de la croûte terrestre venant de grandes profondeurs et suivant le réseau des failles profondes. La science moderne du pétrole nous donne donc une perspective toute différente du futur de l’industrie du pétrole et du gaz.

Les réserves mondiales de pétrole et de gaz ont été analysées par Lasaga et Holland en 1971 à la fois dans la perspective d’une origine biologique et d’une origne abiotique du pétrole. De par leur estimation, la quantité de pétrole brut qui aurait pu être produite par toute la matière biologique présente sur terre, représenterait un film uniforme de 2,5mm s’étendant sur toute la surface de la terre. La quantité estimée qui peut être produite par une origine abiotique du pétrole serait représentée par une couche uniforme de 10 km d’épaisseur à la surface de la terre ! Cette différence fait estimer que la quantité de pétrole brut abiotique serait 8,5 millions de fois plus importante que celle qui serait générée par une OBP. De fait, la science moderne du pétrole prédit qu’il y a assez de pétrole brut sur Terre en considérant les estimations déjà lointaines de Lasaga & Holland, pour subvenir aux besoinx de l’humanité pendant des milliers d’années

L’étude des champs pétroliers et gaziers montrent que la plupart de leurs réservoirs sont des systèmes qui se rechargent. Dans beaucoup de régions, des données ont été obtenues et étudiés qui établissent que du pétrole et du gaz sont constamment reinjectés dans les champs de production.

Le problème scientifique des renflouements des réserves de pétrole et de gaz naturel fut adressé en premier lieu par le scientifique du pétrole V. A. Sokolov, qui étudia de manière extensive le problème de la diffusion et de la micro-filtration des hydrocarbones à travers la roche. Sokolov en vint à conclure que tout champ pétrolier ou gazier, quelque soit sa taille, sera détruit par diffusion et effusion dans un intervalle de 200 millions d’années sans un afflux d’hydrocarbones provenant de sources plus profondes.

Le sujet d’injection d’hydrocarbones dans les champs gaziers fut d’abord émit par le géologue L.I. Baksakov et rapporté au 3ème congrès mondial pétrolier de Bucarest en 1907. Baksarov dit qu’une production plus importante de pétrole datant du Miocène moyen a été faite des roches du champ d’exploitation de Starogroznenskoye que le volume et la porosité de ces roches pouvait contenir. Il en conclut que du pétrole de plus grande profondeur remplissait le réservoir du mi-Miocène. Des injections de pétrole furent aussi prouvées dans d’autres champs de la firme Grosnett Petroleum. Des réserves de certains sites d’exploitation virent une augmentation des estimations de production de 300 à 400% plus importantes que celles initialement envisagées. Récemment, des puits pétroliers peu profonds de Tchétchénie qui avaient été fermés à cause d’opérations militaires dans la région et qui avaientt été exploités jusqu’à quasi tarissement, ont été restaurés à la production qu’ils avaient auparavant.

Les géologues américains savent depuis longtemps que les estimations du volume de pétrole et de gaz exploitable sont en général revues à la hausse. Ce phénomène est appelé la croissance des réserves. Une analyse des données de l’exploration et de l’exploitation montrent que les volumes mondiaux de pétrole et de gaz naturel additionnée de réserves et de croissance de réserves sont bien plus important que les volumes de nouvelles découvertes de champs d’exploitation.

Aux Etats-Unis, l’augmentation de la production inattendue du bloc 330 d’Eugene Island a attiré une attention particulière. Ce champ a été découvert en 1971 par le puit Pennzoil 1. La production de ce puit provient de 25 réservoirs de grés datant du Ploicène-Pléistocène à une profondeur de 1290 à 3800m. Au début des années 1980, la production a chuté vers 4 000 barils jour. Puis soudainement, la production a augmenté à 13 000 barils jour et les réserves estimées furent augmentées de 60 à 400 millions de barils.

Le remplissage des réservoirs dynamiques dans le Golfe du Mexique a été étudié par plusieurs institutions dirigées par R. Anderson de l’Observatoire Géologique Lamont Doherty. Les enquêtes ont établi que le ratio d’augmentation du volume de pétrole des réservoirs d’Eugene Island Block 330 est approximativement égal au ratio d’extraction. Les hydrocarbones migrent dans le champ pétrolier d’Eugene Block Island 330 depuis des zones géo-pressurisées le long d’un système de grande faille de croissance dans la région d’Eugene Island.

Des études récentes sur des champs pétroliers et gaziers en Ukraine ont établi que ces réservoirs sont aussi renfloués par des injections d’hydrocarbones venant de plus grande profondeur. Des mesures montrent que 2×109m3 de méthane entrent dans le champ gazier géant de Shebelinka dans la dépression du Dniepr-Donetsk chaque année. En 2007, la commission d’état ukrainienne responsable des ces mesures de ressources pétrolières a augmenté ses réserves officielles du champ de Shebelinka de 109m3  attribués à une injection de gaz venue de grande profondeur. Les réserves du champ de Shebelinka furent initialement estimées à 4.3×1011m3 de méthane. Ce champ a déja produit 6.0×1011m3 de gaz.

En Ukraine, les champs de gaz de Proletarske, de Bilousivka et de Chomukhi dont la production totale de gaz fut de 20.6×1012m3 ont été abandonnés il y a quinze ans car ils étaient épuisés, ainsi que certains autres champs d’exploitation similairement épuisés. Ils furent testés récemment; ces champs reproduisent à l’heure actuelle la même quantité de gaz, à la même pression et au même ratio de production que lors de l’exploitation initiale.

La distribution de la pression dans le pétrole et le gaz lors de leur formation à différentes profondeurs peut établir l’origine abiotique profonde du pétrole. Un tel exemple a été mesuré dans le champs de gaz condensé de Rudovsko-Chervonozavdske dans le bassin Dniepr-Donetsk. La profondeur du réservoir dans ce champ est de moins de 2km. Dans le réservoir de Toumaisian, le gradient de pression est 1,45 soit 45% plus haut que la pression hydrostatique. Dans la section la plus haute du champ dans la formation du bas Visean, le gradient de pression est de seulement 1,05-1,15. Dans le toujours plus haut Visean supérieur, le gradient de pression a chuté à 0,95-0,07. Ainsi la distribution de la pression dans le champ indique que le gaz entre dans les réservoirs depuis les profondeurs d’où il remplit les horizons profonds en première instance.

Des injections profondes substantielles de pétrole ont été observées dans les champs ukrainiens de Hnidyntsi et Lelyaki dans la dépression Diepr-Donetsk. De ces champs pétroliers ont été produits trois fois plus de pétrole que les réserves estimées. Les champs sont toujours en exploitation continue. Au vu de ces faits, les pratiques suivantes devraient être appliquées dans les champs pétroliers et gaziers:

 

  • Les champs pétroliers et gaziers se forment très vite pendant les douze premières années
  • Tous les “vieux” champs considérés comme étant épuisés doivent être réévalués pour déterminer la quantité de pétrole ou de gaz qui s’y est accumulée depuis la fermeture des puits à l’exploitation
  • L’équilire optimal entre production et renflouement devrait être déterminé afin de prolonger la période de récupération entre les remplissages
  • Le corps de connaissance scientifique concernant les cycles de régénération des dépôts de pétrole et de gaz se doit d’être augmenté et étendu

 

 

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Tout ce que vous avez voulu savoir sur le pétrole abiotique – 5ème partie –

Posted in actualité, économie, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 7 juillet 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit et publions ici une lettre que le professeur Kenney et ses co-chercheurs ont écrit à la revue « Nature » (magazine scientifique britannique considéré comme la « bible » des magazine scientifique anglo-saxons) en réponse à un article biaisé publié par le magazine représentant de manière erronée la recherche sur la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole. L’article original du Professeur Kenney et de ses collègues a été publié dans la revue de l’académie des sciences des Etats-Unis en 2002.

Nous pouvons constater le degré de manipulation dont les publications scientifiques sont capables si elles ont pour mission de couvrir et de propager une pensée unique dogmatique.

1ère partie

2ème partie

3ème partie

4ème partie

6ème partie

=  =  =

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/Nature(Editor01).htm

 

= = = = = =

 

Mr. Philip Campbell, Editor

Nature

4 Crinan Street

London N1 9XW, U.K.

Jeudi, 12 Septembre 2002.

re:                J. F. Kenney, V. G. Kutcherov, N. A. Bendeliani, V. A. Alekseev, (2002), “The Evolution of Multicomponent Systems at High Pressures: VI. The Thermodynamic Stability of the Hydrogen-Carbon System: The Genesis of Hydrocarbons and the Origin of Petroleum,” Proceedings of the National Academy of Sciences, 99, 10976-10981.

ref:              T. Clarke, “Fossil fuel without fossils,” Nature, 12 August 2002.

Cher Monsieur:

L’article publié par la revue “Nature” dont nous donnons la référence ci-dessus est volontairement malhonnête et éronné de manière patente. Clarke et la revue “Nature” déforment de manière substantielle notre article publié dans la revue “Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences”.1 Veuillez s’il vous plaît noter les corrections partielles qui s’ensuivent.

1.) Votre commentaire stipulant que “Kenney et son équipe n’étaient pas disponibles pour commenter” est un mensonge éhonté.

Tous les auteurs de notre article se sont mis à la disposition de votre journaliste Clarke. Nous avons envoyé cinq (5) messages de communication à Clarke par courriers électroniques, qui incluaient des documents joints d’autres publications et bien plus d’autres informations additionnelles.

Clarke n’a jamais répondu, ni même n’a eu la plus courtoise des intentions de confirmer qu’il avait bien reçu les messages. Il y a trois jours (le 9 Septembre 2002), Clarke nous a finalement envoyé une réponse à nos messages, s’excusant de ne pas avoir pu répondre à notre correspondance précédente, nous donnant l’excuse scabreuse qu’il “a été pressé de partir en vacances”.

2.) Clarke et le revue “Nature” ont volontairement déformé les résultats rapportés dans note article concernant les expériences sous haute pression démontrant la génèse d’hydrocarbones pétroliers.

Clarke a représenté nos résutats de manière éronnée en disant que nous n’avions démontré que seulement la génèse de méthane et d’octane. Alors que nos résultats ont rapporté la génèse spontanée de méthane, d’éthane, de propane, de butane, de pentane, d’hexane, d’heptane, de nonane et de décane, à la fois dans leurs isomères normaux et dans leurs isomères ramifiés ainsi que les alkenes dans la distribution caractéristique du pétrole naturel.

3.) Clarke a volontairement omis les sections de notre article (sections 1 et 2), qui révisent les contraintes imposées par la seconde loi de la thermodynamique sur la génèse des hydrocarbones.

La seconde loi de la thermodynamique prohibe la génèse spontanée d’hydrocarbones plus lourds que le méthane dans des régimes de pressions et de températures trouvés dans la croûte terrestre proche de la surface. Ce fait est connu par les physiciens, chimistes, ingénieurs chimistes, ingénieurs mécaniques et thermodynamiciens compétents depuis le dernier quart du XIXème siècle.

Au contraire de ce qu’a écrit de manière éronnée Clarke, il n’y a pas de “débat” sur cette conséquence des lois de la thermodynamique, non plus que sur aucun autre aspect de ces lois. Que le pétrole n’est pas un “carburant fossile” est reconnu par les scientifiques compétents depuis le temps de Clausius, Boltzmann, Gibbs et Mendeleev.

Le problème scientifique connecté avec la génèse des hydrocarbones a été que jusqu’ici, les véritables scientifiques n’ont pas été capables d’expliquer comment et sous quelles conditions, de telles molécules peuvent spontanément se développer. Notre article a résolu cette question: les hydrocarbones pétroliers plus lourds que le méthane sont les membres haute-pression du système hydrogène-carbone; leur génèse spontanée requiert des pressions comparables à celles nécessaires pour la génèse spontanée du diamant.

4.) La supposition ipse dixit de Clarke et non étayée que la génèse spontanée des hydrocarbones peut-être “recréée en laboratoire” est une erreur gratuite.

De telles expériences ont été tentées par diverses personnes (qui étaient ignorantes  des contraintes des lois de la thermodynamique) à plusieurs reprises ce dernier siècle. Toutes ces tentatives ont échoué sans aucune exception légitime. Les hydrocarbones peuvent être (et sont) synthétisés sous basse pressions par le processus connu de Fischer-Tropsch ou par les réactions de Kolb. Ce sont des processus induits et non spontanés. De la même manière la chaleur peut-être transférée d’un corps froid a un corps plus chaud, aussi loin qu’on induit le processus avec un moteur de réfrigération; mais quoi qu’il en soit, ces processus ne se passent pas spontanément dans la nature.

5.) Le pétrole formé dans le manteau terrestre ne “sera pas forcé vers la surface par l’eau”, ainsi que Clarke a écrit “comme le concèdent certains géo-chimistes”.

L’eau est un composant (très) limité et minoritaire du manteau terestre. Le processus de transport éruptif qui ramènent les fluides pétroliers dans la croûte terrestre, est un processus induit par les gaz, processus puissant qui implique l’azote et le méthane.

6.) Il n’y a pas de “montagne de preuve chimique” qui “démontre” une origine biologique du pétrole. De manière correcte, il n’y a absolument aucune preuve de cela en aucune façon.

La structure moléculaire des molécules d’hydrocarbones et de matière biotique est déterminée par les propriétés mécaniques quantiques de la liaison de covalence carbonée. Ceci est tout à fait indépendant du fait que la molécule soit d’origine biotique ou abiotique. Une révision de ceci et la repudiation de tels arguments éronnés du style “ressemble à / donc provient de” impliquant les soi-disants “marqueurs biologiques” a été donnée de manière modeste dans le numéro de la revue Energia, 22, de Septembre 2001, 26-34. Une copie de cet article fut envoyé à Clarke.

7.) L’affirmation gratuite par un “McCaffrey”, que “les signatures biologiques ont été un bon outil de prédiction » pour l’exploration pétrolière est un non sens total et s’oppose volontairement à un siècle d’expériences amères par les explorateurs pétroliers.

Les statistiques du succès d’exploration des compagnies pétrolières occidentales, forant en suivant la notion de la traditionnelle origine du pétrole biotique anglo-américaine (BOOP) et en l’absence d’information sismique (ce qui permet une identification visuelle du pétrole dans le sol), ne sont pas meilleures que un (1) puit commercialement exploitable pour à peu près 28 forages secs, ce qui donne un ratio de succès proche de celui que l’on aurait en forant au petit bonheur la chance. Ce fait a été expliqué à Clarke.

8.) Clarke a choisi de citer un certain “Michaelis, géo-chimiste de l’université de Hambourg” pour dire explicitement que “personne dans la communauté de la recherche pétrolière prend cette supposition au sérieux.”

Les quatre auteurs de l’article cités sont de l’Académie des Sciences de Russie, la nation produisant et exportant le plus de pétrole au monde. Les auteurs sont tous des personnes expérimentées dans le domaine pétrolier et tous actifs dans l’exploration et la production pétrolières. Clarke et la revue “Nature” auraient fait preuve d’un minimum de responsabilité s’ils avaient demandé à “Michaelis”, combien de pétrole et de gaz a t’il découvert récemment ? La même chose vaut pour “McCaffrey” et les autres non-entités citées.

Cet article a été écrit pour placer la théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole dans le courant de pensée communes de la physique et de le chimie modernes; il a été publié dans la revue américaine des “Proceedings of the National Academy of Sciences” afin d’informer les personnes du monde anglo-saxon de ce corps de connaissance. La science moderne russe du pétrole a transformé le Russie de 1946, pays pauvre en ressources pétrolières, en présentement la nation produisant et exportant le plus de pétrole au monde.

Clarke et la revue “Nature” n’ont fait  aucun effort pour écrire un rapport factuel et compétent de notre article.

Durant ces cinquante dernières années, depuis que Nikilai Kudryavtsev énonça la première fois la science moderne du pétrole en 1951, des milliers d’articles ont été publiés dans des journaux scientifiques, ainsi que bon nombre de livres et de monographes sur le sujet. Un nombre substantiel de ces articles ont été soumis à approbation pour publication dans la revue “Nature”.

Sans exception aucune, les auteurs russes ont été traités avec dédain et de manière insultante par les éditeurs de la revue “Nature”, se cachant de manière lâche derrière le voile de l’anonymat. L’attitude actuelle de Clarke et de “Nature” continue cette même ligne de conduite.

Salutations,

J. F. Kenney

V. G. Kutcherov

N. A. Bendeliani

V. A. Alekseev

1          J. F. Kenney, V. G. Kutcherov, N. A. Bendeliani and V. A. Alekseev, « The evolution of multicomponent systems at high pressures:  VI. The genesis of hydrocarbons and the origins of petroleum, » Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A., 2002, 99, 10976-10981.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, science et nouvel ordre mondial, sciences, sciences et technologies with tags , , on 12 juin 2011 by Résistance 71

Biotique ou abiotique: La vraie-fausse crise pétrolière ou la pseudo-science au service du contrôle énergétique par scarcité induite

– 1ère partie —

 

Par Résistance 71

 

2ème Partie

3 ème partie 

4ème partie

5ème partie

6ème partie

 

“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.”

— George Orwell –

 

“La suggestion que le pétrole puisse être dérivé d’une sorte de transformation de poisson compressé ou de détritus biologique est certainement la notion la plus idiote qui a été entretenue par un nombre substantiel de personnes pendant un laps de temps étendu.”

— Fred Hoyle (1982) –

 

“Il n’y a jamais eu d’observations faites d’une génération spontanée de pétrole naturel (pétrole brut) à partir de matière biologique à basse pression dans quelque laboratoire que ce soit, où que ce soit, jamais.”

— J.F. Kenney —

 

Une fois de plus, le pétrole et ses aléas viennent troubler la vie quotidienne des citoyens de France et d’ailleurs. Le pétrole est de fait la véritable monnaie d’échange du monde, bien au-delà des valeurs aléatoires des monnaies de singe utilisées pour les transactions globales. Qu’est-ce donc que cet or noir ? D’où provient-il ? Quelles conséquences a t’il sur nos vies et le monde ? La science sur laquelle est basée notre concept économique et d’exploitation du produit est-elle correcte ?

Le but de cet article est de montrer qu’il y a plus à penser que ce qu’on nous demande de croire et que la thèse consensuelle de la science sur l’origine biologique du pétrole est scientifiquement invalidée, que cela n’est pas dû à une “erreur”, mais bien volontaire et ce à des fins de contrôle des ressources énergétiques et de ses prix.

A quoi pense t’on lorsque l’on prononce le mot “pétrole” ? Le plus souvent au prix qu’il nous coûte à la pompe ou en fuel domestique de chauffage. Nous avons un rapport personnel au produit car nous en sommes les esclaves pour nous déplacer et enventuellement nous chauffer l’hiver. Peut-on réduire le pétrole à sa seule valeur énergétique ?… C’est ce qu’on voudrait nous faire croire, mais il n’en est rien. En effet, il suffit de regarder autours de nous, dans nos vie quotidiennes, à quel point les produits dérivés du pétrole occupent une place prépondérante dans la société et son fonctionnement, pour comprendre que le pétrole et ses dérivés sont omniprésents.

Nous sommes également devenus complètement dépendants de la pétrochimie. Sans elle, un nombre incalculable d’objets qui ont envahis nos vies ne pourraient plus être produits en l’état actuel des choses: plastiques de toute sorte, matières synthétiques, PVC, engrais industriels, caoutchouc synthétique (croyez-vous que les pneus de vos voitures proviennent toujours des hévéas?..) etc, etc.

Nous ne disons pas que ceci est une bonne chose, bien au contraire, nous disons simplement que supposer que le pétrole ne soit qu’une source d’énergie que l’on peut remplacer est un peu trop simpliste et réducteur. Doit-on remplacer le pétrole comme source d’énergie ? Oui indéniablement, nous nous éviterions bien des conflits, guerres, et sources de pollution (attention pas le CO2 et autres fadaises liée au “réchauffement climatique anthropique” qui ne sont là encore que des dogmes issus de la science détournée se conformant à un agenda de contrôle bien spécifique, ici n’est pas le sujet, mais nous nous devions de le dire) qui minent à des fins oligarchiques le développement de l’humanité.

Sortir complètement du pétrole n’est pas possible même si l’on trouvait une source d’énergie alternative fiable et durable, car nous en dépendons trop par ses produits de synthèse. S’il faut trouver une énergie de remplacement, il faut également trouver une technologie de remplacement concernant la pétrochimie envahissante, ou jamais nous ne verrons les produits pétroliers disparaître de notre vie et de celles des générations futures.

Qu’est-ce que le pétrole ? C’est un hydrocarbone lourd, source à la fois d’énergie et de produits de synthèse une fois chimiquement manipulé. Le “consensus” scientifique (toujours se méfier de ce mot) dit que le pétrole est une source “d’énergie fossile”. C’est à dire que son origine provient de la décomposition d’éléments organiques comme des plantes et animaux morts, dans des conditions de temps, de chaleur et de pression propices à la croûte terrestre (c’est à dire peu profond et à des pressions peu importantes, ceci a une importance capitale comme vous le constaterez par la suite…). Ceci a pris des millions d’années à se transformer et que donc en conséquence, le pétrole et les hydrocarbures sont des produits géographiquement localisés et finis dans le temps puisque émanant de la décomposition d’un volume de détritus organiques finis et donc épuisable.

Cette hypothèse a été émise en 1757 par le savant russe Mikhailo Lomonosov. Nous avons donc cherché une littérature scientifique concernant cette hypothèse, ainsi qu’une littérature scientifique prouvant l’origine biologique (ou biotique) du pétrole. Nous pourrions penser que comme cette théorie est la théorie avancée de nos jours par l’ensemble de la science spécialisée dans le sujet de la recherche et de la production pétrolière, nous ne devrions pas éprouver en conséquence une quelconque difficulté à trouver une littérature scientifique riche et abondante corroborant ce fait…

Quelle ne fut pas notre surprise de constater que non seulement il était difficile de trouver des articles scientifiques prouvant l’origine biotique du pétrole, mais encore que ceux-ci n’existaient pas ! Nous avons cherché sur un nombre important de moteurs de recherche en anglais et en français, nous avons épluché “google scholar”, en vain. Chose même anectotiquement extraordinaire, mais qui mérite néanmoins d’être mentionné, lorsque nous avons tapé à plusieurs reprises les mots de recherche suivants sur Google: “scientific articles biotic origin oil”, Google lista à plusieurs reprises une liste d’articles n’ayant rien à voir avec le sujet demandé ou des articles connectant l’origine “biotique” à des domaines économiques et en haut de page figurait la question suivante: “did you mean scientific articles abiotic origin oil” à savoir: “vouliez-vous dire articles scientifiques sur l’origine abiotique (donc non organique) du pétrole” ? Ce qui peut-être interprêté de deux façons à notre sens: soit “nous n’avons rien sur l’origine biologique du pétrole mais nous avons sur son origine abiologique / abiotique” ou encore “de quoi voulez-vous parler?.. il est évident que le pétrole est biotique, vouliez-vous des preuves concernant l’origine abiotique ?” Donnons à Google le bénéfice du doute…

En revanche, la littérature scientifique concernant une origine abiotique, non biologique donc, du pétrole était abondante et cela nous a intrigué. En tapant les termes suivants sur Google: “biotic origin oil” simple recherche sur une “origine biotique (ou biologique) du pétrole”, six sur les 10 premiers articles sortant sont à propos de l’origine abiotique du pétrole (non-biologique), les quatre restant etant à propos de la “controverse sur l’origine biotique ou abiotique du pétrole”. Rien sur ce que nous demandions: des articles sur l’origine biotique du pétrole… De plus en plus troublant.

Wikipedia est de plus assez prolixe sur le sujet de l’origine abiotique du pétrole en déclarant d’entrée de jeu que “la théorie abiotique de l’origine du pétrole a été discréditée”, tiens donc… Donc, nous tapons dans la fenêtre de recherche interne de Wikipedia les termes “biotic origin petroleum” (puisque la terminologie de Wikipedia concernant le pétrole en anglais est “petroleum” et non pas “oil” ce qui est plus spécifique convenons-en), or que découvrons-nous avec stupeur?

Qu’il n’y a pas de page sur Wikipedia concernant une origine biologique / biotique du pétrole. Intrigant non lorsqu’il s’agit de fait de la théorie du “consensus scientifique” à cet égard ?

La théorie officielle prévalente sur l’origine du pétrole n’ayant apparemment aucun soutien de la science, nous nous sommes donc penchés sur l’autre théorie de l’origine du pétrole, celle de l’origine abiotique, non biologique donc, qui elle semble avoir un soutien scientifique tout autre, loin d’une hypothèse érigée en dogme, comme cela semble être de plus en plus le cas lorsqu’on prend la peine de rechercher et de creuser le contenu de certaines “théories scientifiques”.

Récapitulons donc ce que nous savons jusqu’ici: le pétrole n’est pas une découverte récente, “l’huile de roches” était déjà utilisée dans l’antiquité et était connue déjà au XVIIIème Siècle lorsque Lomonosov énonça son hypothèse biotique. Celle-ci fut réfutée rapidement par le scientifique allemand Alexander Von Humbolt et le Français Gay-Lussac, puis au XIXème siècle les chimistes français et russe Marcelin Berthelot et Dimitri Mendeleev (le même Mendeleev qui laissa son nom à la table périodique des éléments chimiques) démentirent également l’hypothèse de Lomonosov. Comme vous le verrez dans les articles subséquemment présentés, Berthelot constata et prouva que l’on pouvait obtenir du pétrole à partir d’élements non organiques, mais ne prît pas position quant à l’origine du pétrole. Mendeleev quant à lui, fît clairement état que le pétrole était d’origine abiotique (non-organique) et profonde, qu’il était généré dans le manteau terrestre comme élément primordial et émît l’hypothèse que sa remontée vers des profondeurs moins importantes était dûe à un “système de failles” sous-terrain.

Les choses en restèrent plus ou moins là jusqu’à l’après seconde guerre mondiale. Celle-ci laissa l’URSS sans ressources et comme un pays ne produisant qu’une infime portion du pétrole nécessaire à son développement énergétique, industriel et commercial. Dès 1946, l’URSS lança un projet pour le pétrole comparable à ce que fut le “Manhattan Project” pour le développement nucléaire aux Etats-Unis.

Le pays lança ses forces vives scientifiques spécialisées et survivantes à la guerre et aux purges staliniennes dans l’étude, la compréhension géologique et chimique du pétrole et de ses origines afin de mieux en maitriser la recherche et la production.

En 1951, le Professeur Nikolaï Kudryavtsev annonça les résultats des recherches soviétiques par son académie des sciences en énonçant la “théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde et abiotique du pétrole”. Trés vite, d’autres professeurs à la pointe des sciences concernées tels les professeurs Kropotkin, Dolenko, Shakhvarstova, Linetskii, Porfir’yev et Anikiev rejoignirent les conclusions du professeur Kudryavtsev. Depuis cette période, l’URSS et maintenant la Russie, est devenue progressivement le plus gros producteur et exportateur de pétrole au monde.

La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole a fait l’objet de plus de 4 000 articles scientifiques publiés en Russie et en Ukraine par leurs académies scientifiques respectives et instituts de recherches géologiques et pétroliers. De vastes champs d’exploitation pétrolière ont été découverts et exploités utilisant la théorie abiotique et a permis aux Russes de développer et d’affiner leur technique de forage profond, dont ils sont les maîtres absolus aujourd’hui et de faire moins d’erreur de localisation des gisements qu’avec l’application de la théorie biotique qui elle donne statistiquement un puit commercialement exploitable tous les 28 forages en moyenne ce qui revient à laisser une très grande part de l’exploitation à la chance.

Plus proche de nous, deux professeurs américains ont expliqués la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique du pétrole en occident, les professeurs J.F. Kenney (M.I.T alumni) et membre de l’académie des sciences de Russie, qui travailla avec les Russes dès 1975 et dont certains des articles scientifiques écrits avec d’éminents chercheurs russes et ukraniens, ont été traduits de l’anglais par nos soins et seront publiés ici-même pour que le lectorat puisse se faire une idée informée et non déformée de la question. En effet, ces articles souvent cités, parfois hors contexte, n’ont jamais été traduits en français à notre connaissance. Nous les référençons également ci-après en anglais ainsi que le site internet du Professeur Kenney.

Egalement le professeur Thomas Gold, astrophysicien, professeur à l’université de Cornell et membre de l’Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, fut un adepte de la théorie abiotique du pétrole. Le professeur Gold écrivit un livre en 1999 intitulé: “The Deep Hot Biosphere, the myth of fossil fuel” (La biosphère chaude profonde, le mythe du carburant fossile). Ce livre n’a pas été traduit en français à notre connaissance.

Nous n’allons pas entrer ici dans les détails de la théorie, car nous avons traduit de l’anglais des articles clefs afin que tout à chacun puisse lire et comprendre de quoi il retourne par ceux-là même qui l’on étudié de très près. Dû au volume d’information, ces articles seront publiés ici-même dans les semaines à venir en plusieurs parties. Nous vous laisserons seuls juges du bienfondé de la chose.

Si la théorie russo-ukrainienne abiotique profonde du pétrole est juste (comme la solide science qui l’étaye semble le confirmer), quelles sont donc les implications directes et indirectes de la chose ?

  • Si la théorie est juste, le pétrole n’a donc aucune origine biotique. Il est un produit primordial dont la génèse a lieu dans le manteau terrestre à de grandes profondeurs et dans des conditions de chaleur et de pression très élevées (minimum 25Kbar). Ce qui veut dire que la quantité de pétrole générée par la Terre n’est fonction que de la quantité de matériaux primordiaux impliqués à la formation originelle de la planète.
  • Cette source n’est pas “épuisable” à l’échelle humaine et la génèse en est constante.
  • La théorie de l’ingénieur Hubbert sur le “pic de production pétrolier” (ingénieur de la Shell qui émit sa théorie en 1956) est fausse, ce qui a été coroborré à maintes reprises dans la mesure où des gisements pétroliers sont constamment découverts en Russie et ailleurs dans le monde et ce dans des endroits qui seraient improbables à la découverte et l’exploitation pétrolières en suivant les canons de la théorie biotique de l’origine du pétrole.
  • Ceci a donc des répercussions économiques et géopolitiques: les prix du pétrole sont essentiellement spéculatifs en induisant un facteur de scarcité qui a été créé de toute pièce à des fins commerciales (profit) et de contrôle géopolitiques (des prix et de la recherche/exploitation ainsi que des zones géographiques par ingérence, guerres ouvertes directes ou guerres par proxy).

Michael Lynch, un chercheur au Centre des Etudes Internationales au MIT, écrit en conclusion de son article “The New Pessimism about Oil Resources: Debunking the Hubbert Model (and Hubbert Modelers)”

“Le nombre d’inconsistances et d’erreurs couplé avec l’ignorance de la plupart des recherches antérieures, indiquent que l’école du modèle de Hubbert n’a pas découvert de nouveaux résultats dévastateurs, mais a plutôt rejoint un groupe qui a trouvé qu’un grand corps de données mène souvent à une forme particulière de laquelle ils essaient de deviner des lois physiques. Le travail des adeptes de la théorie de Hubbert a été prouvé incorrect en théorie et basé lourdement sur des hypothèses que les preuves factuelles démontrent comme étant fausses. Ils ont de manière répétée mal interprété les effets politiques et économiques comme étant le reflet des contraintes géologiques et mal compris la causalité de l’exploration inhérente, de la découverte et de la production.

Le problème majeur des modèles de type Hubbert est une dépendance à une variable URR (Ultimate Revoverable Resources) comme un chiffre statistique plutôt qu’à une variable dynamique, qui change avec la technologie, la connaissance, l’infrastructure et d’autres facteurs, mais qui croît en premier chef. Campbell et Laherrere ont clâmé avoir développé de meilleures méthodes analytiques pour résoudre ce problème, mais leurs propres estimations ont augmenté et vraiment rapidement.

Le résultat a été exactement comme prédit par Lynch (1996) pour cette méthode: une série de prédictions de pic de production pétrolière à terme et un déclin, qui doit être révisée à la hausse répétitivement dans le futur. Ceci de manière suffisamment conséquente de façon à suggérer que les auteurs eux-mêmes fournissent les preuves que les ressources pétrolières ne sont pas sous stress, mais augmentent de fait plus vite que la consommation ! “

Le modèle de pic pétrolier d’Hubbert est donc déjà mis en question sans même aborder la question de l’origine du pétrole.

Qu’en dire donc à la lumière de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole ?

Est-ce déjà une coïncidence que la théorie d’Hubbert fut énoncée en 1956, soit environ 5 ans après que la théorie abiotique fut énoncée par le professeur Kudryavtsev ? Un évènement isolé peut paraître souvent anodin, mais replacé dans son contexte, cela peut prêter parfois à d’autres interprétations. La théorie du “pic de production pétrolier” et les modèles qui s’en suivirent ne furent-ils pas produits pour surenchérir la thèse biotique et donc ainsi garantir aux compagnies pétrolières une nouvelle base de régulation des prix du pétrole à long terme en jouant en permanence sur la rareté induite et non réelle du produit? Possible, probable… En tous les cas la question se doit d’être posée.

Ainsi donc, à la lumière de la théorie abiotique du pétrole, celui-ci ne serait pas un produit fini dans le sens où la théorie biotique l’entend. Il ne serait sujet dans sa formation profonde qu’à la quantité de matières carbonée et minérale inclues dans le manteau terrestre à la formation de la terre il y a plus de 4 milliards d’années.

Si le pétrole n’est pas rare et des gisements sont régulièrement découverts, il n’y a donc aucune raison que les prix augmentent si ce n’est de manière spéculative et artificielle. D’aucuns diront que le pétrole profond coûte plus cher à l’exploitation. Certes, mais que dire du coût d’une production “hasardeuse” basée sur une théorie biotique du pétrole qui laisse 27 forages sur 28 secs ou non commercialement exploitable? Tandis que les forages profonds abiotiques russes et ukrainiens (comme les champs pétroliers de la région du Dniepr-Donetsk et certaines exploitations vietnamiennes entr’autres) produisent commercialement à un bien meilleur ratio et donc réduisent les coûts par une augmentation de la fiabilité des découvertes.

Alors le pétrole doit-il ètre remplacé comme source d’énergie?

La réponse à notre sens est oui car son obsolescence est évidente. Il y a certainement des sources énergétiques plus efficaces, moins polluantes et plus économiques que la source énergétique pétrolière. L’énergie à base de pétrole continue parce que le prix et les profits réalisés par un cartel de compagnies pétrolières transnational (lié aux banques ne l’oublions pas) sont énormes et que profit et la puissance économico-politique entretenue sont les deux motivateurs essentiels.

Si le pétrole du jour au lendemain était accepté de manière “consensuelle” comme étant abiotique et donc abondant, non tarissable à l’échelle humaine, les prix chuteraient immanquablement car la thèse de la scarcité (mensongère) du produit s’effondrerait comme un château de cartes. L’exploitation deviendrait moins rentable, les profits s’amoindriraient pour devenir plus anodins et ceci ouvrirait immanquablement les portes à des recherches pour des sources d’énergies nouvelles fiables, comme la géothermie par exemple voire la reprise de travaux sur la fusion froide, bloquées depuis des décennies par le cartel pétrolier aux abois, qui n’a aucun intérêt à laisser la théorie scientifique du pétrole abiotique prendre le dessus sur son hypothètique rivale qui rapporte tant en escroquant le monde. Le pétrole cher est une garantie de sécurité et de puissance pour le cartel et les politiques. L’utilisation du pétrole deviendra t’elle inutile ? Non, tant que nous n’aurons pas trouvé de substitution à la gigantesque industrie pétrochimique de transformation, qui elle génère la véritable pollution planétaire ainsi que de substantiels profits bien évidemment. Le dogme pseudo-scientifique du réchauffement climatique anthropique et du “CO2 polluant” est une autre diversion sur les véritables problèmes de pollution. Le CO2 n’est pas un facteur majeur de réchauffement, en fait son augmentation dans l’atmosphère suit naturellement un réchauffement de la planète et non pas l’inverse. C’est parce qu’il fait plus chaud (pour un tas de raisons bien plus naturelles qu’anthropiques) qu’il y a plus de CO2 atmosphérique (relâché hors de solution par les océans notemment) et non pas plus chaud parce qu’il y a plus de CO2… Encore une fois, la pseudo-science a trompé et trompe encore le public.

Une fois de plus, les politiques ont récupérés une hypothèse et l’ont fait ériger en dogme par des scientifiques complaisant et essentiellement financés pour ce faire.

Les promoteurs de la théorie de l’origine biotique du pétrole en occident affirme que la théorie abiotique russo-ukrainienne est “marginale” et peu suivie, mais reconnaissent néanmoins l’existence de pétrole abiotique, mais pas en “quantité suffisante pour être commercialement exploitable”. Plus de 4 000 articles scientifiques publiés en langue russe en 60 ans, n’est pas exactement ce que l’on pourrait appeler “marginal”. D’aucuns disent alors: “pourquoi les Russes ne promeuvent ils pas plus leur théorie si elle est vraie ?” Le problème est qu’ils le font. Ils l’ont fait dans bien des conférences internationales sur le sujet, dans l’indifférence et l’oprobe générales. Quelques articles ont été publiés après traduction en anglais. Un article de Kenney et al. fut publié en 2002 dans la revue “Proceedings of the National Academy of Science” aux Etats-Unis. Nous l’avons traduit en français et nous le publierons ici avec d’autres.

Cet article fut l’objet d’un compte-rendu éhonté et tronqué dans la revue “Nature”, réputée être la “bible de la publication scientifique” de langue anglaise et basée à Londres.

Cet article déclancha la colère des auteurs, tous professeurs de haut niveau théorique et expérimental de l’académie des sciences de Russie et institutions affiliées. Une lettre de blâme et de demande de rectification fut envoyée à la direction de la revue “Nature”. Nous publierons également cette lettre, que nous avons traduite en français.

Dans toute cette affaire d’origine du pétrole, ce qui nous choque le plus est de constater qu’une fois de plus, la science semble aboir été détournée à des fins politico-économiques pour toujours servir les intérêts du petit nombre et jamais l’intérêt des peuples.

Notre désir ici n’est que d’essayer apporter un autre angle sur un débat qui ne cesse de pourrir la vie de la Terre entière.

Des guerres, des massacres, des mensonges, des trahisons sont perpétrés au nom du sacro-saint pétrole, de son contrôle, de la spéculation sur les prix et la production et des profits gargantuesques qu’ils générent. Tout cela semble t’il par le truchement d’une science bidouillée, comme l’est celle du soi-disant “réchauffement climatique anthropique” et son hypothèse non vérifiée érigée en dogme, comme l’est celle de la sociologie et les thèses malthusiennes et social-darwinistes érigées en dogme, comme le sont les hypothèses des économistes encore érigées en dogme pour justifier du pillage du monde , de la concentration des richesses en le moins de mains possibles et l’hégémonie perpétuelle d’une caste de parasites qui exploitent l’humanité entière pour leur profit et le contrôle toujours plus avant des personnes et des biens…

Le modus operandi semble être établi: prendre une hypothèse qui correspond aux intérêts du petit nombre, l’ériger en dogme en inondant la recherche de fonds afin de faire ressortir la “science” derrière le dogme et en même temps torpiller et anihiler toute velléité de dire le contraire aussi scientifiquement valide soit la thèse opposée, tenir la ligne du dogme selon le principe fondamental et vital propagandiste qui dit que plus un mensonge est gros, plus il a de chances de passer et plus il est répété, plus il a de chances de devenir “vérité” axiomatique non discutable.

L’hégémonie culturelle de la classe dominante et sa propension à manipuler la science pour son profit oligarchique est aujourd’hui le véritable danger planétaire. Il faut en sortir au plus tôt. Il en va de notre survie, purement et simplement. Nous vivons de facto dans une ère de dictature scientifique dont l’efficacité oppressive est dévastatrice.

Il nous faut douter de tout et rechercher la vérité souvent présente dans le fatras ambiant à porté de main et d’esprit, mais enfouie à dessein afin que les dogmes pseudo-scientifiques prévalent.

En complément de cet article de présentation, nous publierons quatre articles que le professeur Kenney a écrit avec ses collègues russes et ukrainiens, que nous avons traduits en français ce qui n’a jamais été fait auparavant aussi loin que nous le sachions. Ces articles seront publiés un par un dans les semaines à venir et constitueront autant de parties à cet article initial de Résistance 71. Nous publions ci-dessous l’adresse du site internet du professeur Kenney où les articles (en anglais) concernés et d’autres sont répertoriés.

Bonne lecture et à suivre donc…

2ème Partie

Bibliographie:

http://www.gasresources.net/ Professeur J.F. Kenney

http://www.csun.edu/~vcgeo005/Energy.html

“The Deep Hot Biosphere, the myth of fossil fuels”, Professeur Thomas Gold, Copernicus Books, 1999.

http://www.xplora.org/ww/fr/pub/xperimania/news/world_of_materials/living_without_petrochemicals.htm

http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-verschoore/020710/bp-le-golfe-et-le-petrole-abiotique

http://physicsworld.com/cws/article/news/20222

http://www.gasresources.net/ThrmcCnstrnts.htm

http://www.nytimes.com/gwire/2009/07/31/31greenwire-fossil-fuels-without-the-fossils-new-research-sa-796.html

http://www.gasresources.net/Lynch(Hubbert-Deffeyes).htm

http://www.digitaljournal.com/article/266424?tp=1

Articles originaux qui ont été traduits en français et qui seront publiés sur Résistance 71:

2ème partie:

http://www.gasresources.net/introduction.htm

 

3ème partie:

http://www.gasresources.net/DisposalBioClaims.htm

4ème partie:

http://www.gasresources.net/alkaneGenesis.htm

5ème partie:

http://www.gasresources.net/Nature(Editor01).htm 

6ème partie:

http://www.gasresources.net/OnSpontaneiousRenewalVasyl.htm