Archive pour Iran et 3eme guerre mondiale

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le ministre des AE yankee abandonné au palais présidentiel libanais…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Le cottage de cul continue… Marrant… Surtout que ce guignol yankee n’est que le CEO d’Exxon-Mobil, c’est donc aussi le cul des Rockefeller qui est botté au passage, Exxon-Mobil qui est propriétaire du Qatar entre autre…  Quelques moments jubilatoires éphémères font quand même un peu de bien non ?… Bravo et respect au Liban !

~ Résistance 71 ~

 

Au Liban, le ministre des AE américain Tillerson abandonné seul au palais présidentiel de Baabda

 

Al Manar

 

16 février 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/782802

 

Le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, n’a pas été accueilli lors de sa courte visite au Liban par le chef de l’Etat, ni par un ministre ni par un directeur général. Tillerson a attendu en vain, dans son avion, son homologue libanais Gebran Bassil. Mais c’est finalement le directeur du protocole par intérim auprès du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Assaf Doumit et l’ambassadrice américaine au Liban Elizabeth Richard qui l’ont accueilli à sa descente de son avion.

De même, à son arrivée au palais présidentiel à Baabda, le secrétaire d’Etat américain s’est trouvé tout seul dans le salon des ambassadeurs avec les membres de la délégation libanaise qui devraient participer aux discussions entre les deux parties.

Le fauteuil présidentiel était vide et il lui a fallu attendre quelques minutes avant que M. Bassil n’entre pressé dans le grand salon, invoquant l’embouteillage dû aux mesures de sécurité accompagnant la visite de l’hôte américain.

Quelques secondes après, le chef de l’Etat est entré dans le grand salon, se contentant de saluer Tillerson sans les autres membres de la délégation américaine. Les discussions entre les deux parties ont duré une demi-heure.

A son départ, le chef de la diplomatie libanaise a tourné le dos à son hôte pour plaisanter avec les journalistes. Le directeur du protocole, Nabil Chedid, s’est alors chargé d’accompagner le chef du département US jusqu’à la porte du palais présidentiel.

Il s’agit d’un accueil glacial sans précédent réservé à un dirigeant américain en visite au Liban. Ce dernier était venu convaincre les dirigeants libanais pour adopter les aspirations israéliennes dans les eaux territoriales du Liban.

Il convient de noter que lors du mandat de l’ancien président libanais, Emile Lahoud et notamment lors du retrait israélien du Liban en mai 2000, M.Lahoud a raccroché le téléphone au nez de la secrétaire d’Etat US à l’époque Madeleine Albright.

Cette dernière lui disait : « Tu sais avec qui tu parles ? Tu parles avec la secrétaire d’Etat des Etats-Unis…Tu sais ce que cela veut dire Mr Lahoud ? »

L’ancien président libanais lui avait alors vite répondu : « Cela veut dire que chez nous il est 5 heures du matin, j’ai sommeil et je veux dormir ». Lui raccrochant ainsi le téléphone à son nez.

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Axe de la résistance: Cause commune entre le Hezbollah et la Russie en Syrie

Posted in actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 12 janvier 2018 by Résistance 71

Lutte contre le terrorisme: La Russie et le Hezbollah font cause commune en Syrie

 

Press TV

 

11 janvier 2018

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/11/548570/La-Russie-dans-le-camp-de-la-Rsistance

 

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth a mis l’accent sur la coopération de Moscou avec le Hezbollah, la Syrie et l’axe de la Résistance dans la lutte contre le terrorisme.

L’ambassadeur russe en poste à Beyrouth, Alexandre Zasypkine, a qualifié de très important le récent discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah. Il a réaffirmé que l’axe de la Résistance devrait être prêt à riposter à toute éventuelle attaque.

Selon le site web libanais el-Nashra, Alexandre Zasypkine a également rendu hommage à la solidarité dont fait preuve Nasrallah envers la nation palestinienne.

« Dans la conjoncture actuelle, il faudrait soutenir la cause palestinienne, ce qui rendra le terrain propice aux négociations de paix », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Nous menons des coopérations avec le Hezbollah, le gouvernement syrien et l’axe de la Résistance concernant la lutte contre le terrorisme. »

Plus loin dans ses propos, il a ajouté qu’il n’existait aucun danger direct contre le Liban pour lancer une nouvelle guerre contre ce pays.

Il a ensuite fait allusion au dossier syrien pour dire : « Les participants aux négociations d’Astana ne partagent pas un même avis. La Turquie soutient les groupes armés opérant en Syrie, mais la Russie et l’Iran se sont entretenus en vue de développer des relations plus étroites avec l’armée syrienne. »

Le diplomate russe a réaffirmé que son pays et le Hezbollah se battent contre le terrorisme en Syrie et qu’ils se trouvent dans le même camp.

« Moscou et Téhéran coordonnent leur action politique en Syrie », a-t-il argué.

Résistance politique: Sales types and Co… et après ?…

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Une fois de plus, bonne analyse de Duff, mais… quelle solution ? que propose t’il pour en sortir ? Attendre encore 3 ans et voter pour une autre gugusse sous contrôle du système ? Quoi ?…

N’est-il pas grand temps de commencer à pointer vers la solution sachant qu’il n’y en a pas au sein du système ?…

~ Résistance 71 ~

 

Les vrais sales types

 

Gordon Duff

 

27 décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/12/27/neo-the-real-bad-guys/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Après le 11 septembre, l’Amérique est partie en guerre autour du monde. Elle a fabriqué du renseignement et a lâché des milliers de gangsters armés, faisant kidnapper des innocents partout dans le monde, les étiquetant terroristes, les torturant pendant des années puis les relâchant pour la plupart avec de stupides excuses et quelques milliers de dollars de dédommagement.

Ce qui n’est pas dit, ce sont les milliers de ces personnes qui n’ont pas survécu à ce programme d’enlèvement et de torture sous-traité et qui furent enterrées dans des fosses communes en Pologne, en Ethiopie, en Libye, en Roumanie et dans une douzaine d’autres nations, exactement comme ces fosses communes qui furent mises à jour après la seconde guerre mondiale des victimes de ce qui est appelé “l’holocauste”.

Ajoutez à cela environ 2 millions d’Irakiens tués, pour la plupart des enfants, victimes des sanctions économiques ; 30 000 Syriens tués par “erreur” dans des bombardements et les dizaines de milliers de tués aussi par “erreur” au moyen de drones dans 45 nations ainsi que les actions meurtrières de ces Etats-Unis “amoureux de la liberté”, tout cela commence vraiment à rivaliser avec ces histoires de régimes les plus brutaux et sanguinaires.

Nous discuterons ici d’un simple fait, est-ce une assomption raisonnable de dire que les Etats-Unis sont un “mauvais” pays. Est-ce que l’Amérique, comme s’appellent eux-même les Etats-Unis, est une nation néfaste, représentant l’injustice, la guerre de conquête, la discrimination religieuse, raciale et sexuelle et soutenant des activités criminelles dans le monde ?…

Pouvons-nous aller plus loin ? Est-ce que l’Amérique soutient l’injustice économique mondiale, musèle la croissance de gouvernements démocratiques ou interfèrent avec des études scientifiques ou le développement culturel ? Si vous faites partie de la minorité d’Américains mieux éduqués et informés ou d’une majorité de gens ailleurs dans le monde, la réponse est simple, c’est un “oui” fort et clair.

Ce qui est en train de changer est la vision des Américains du quotidien qui ne sont pas obsédés par les tweets de Trump ni par ce que veut instiller CNN. Cette suspicion générale que l’Amérique est en charge du trafic mondial de l’héroïne et a inventé et Al Qaïda et l’EIIL/Daesh est bel et bien là, l’Américain moyen y croit et pas à cause de quelque chose de barjot qu’il aurait entendu sur un podcast ou en lisant un courriel. Ils ont trouvé tout cela par eux-mêmes. Les gens du quotidien sont beaucoup moins cons que les journalistes et les politiciens…

Une des zones clef de la démystification de cette maladie bien américaine de la rectitude arrogante est le résultat de la télévision satellite câblée. Voyez-vous, avec des douzaines de chaînes et de nouveaux réseaux, la recherche documentaire d’habitude sous l’étroit contrôle des universités elles-mêmes contrôlées de longue date par la CIA et/ou le MI6/5, ne publie que des livres ou des articles.

Personne ne les lit. Tout est basé sur une recherche en bibliothèques remplies d’autres livres et d’autres articles de recherche, tous fabriqués et filtrés par des générations antérieures d’universitaires sous contrôle.

Les documentaires vidéo sont quelque chose de complètement différent. Un mélange de recherche innovatrice et funambule, le public peut directement prendre connaissance, de découvertes historiques ou, pire, de réseaux entiers dédiés à mettre au grand jour les mensonges du passé.

Donc, quand quelqu’un dit que “Hitler était un bon mec” ou que “l’holocauste ne s’est jamais produit”, de telles choses qui coûteraient à un professeur d’université non seulement sa carrière mais aussi du temps de prison, les réalisateurs de documentaires engrangent les profits.

Pas seulement ça, poser ce type de questions ouvre des portes. Alors qu’Hitler n’est pas lavé de tout soupçon, bien que certains puissent espérer que cela se produise, il est généralement accepté que la guerre de 1967 fut commencée par Israël et non pas par l’Egypte.

Il est aussi accepté que les Etats-Unis ont commis des crimes horribles contre des nations comme l’Iran ou le Vietnam et tant d’autres et que les excuses données durant la guerre froide faisant part d’une opposition à un “empire du mal”, celui de l’URSS, ne sont plus plausibles aujourd’hui. L’Amérique ou ceux qui pilotent secrètement l’Amérique, enfumaient tout simplement le monde en mettant des gouvernements marionnettes au pouvoir un peu partout.

Les Américains du quotidien, peut-être même la majorité [NdT: là Duff est un peu optimiste, il pousse le bouchon volontairement un peu loin…], le pensent maintenant, bien qu’aucun sondage sérieux ne sera jamais publié à ce sujet.

Juste quelques jours avant que ceci ne soit écrit, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, Nikki Haley, a fustigé le CS pour avoir passé, à l’exception d’un veto américain, des sanctions pour crimes de guerre contre Israël clâmant sa capitale en territoire palestinien occupé. [NdT: nous sommes d’accord là-dessus, mais Duff devrait aussi et par dessus tout se retourner contre son pays qui occupe illégalement des terres volées et usurpées aux populations autochtones depuis des siècles, vols et pillages validés par la loi coloniale dès 1823 avec la décision de la Cour Suprême dans l’affaire Johnson c. M’Intosh, invoquant la doctrine chrétienne de la découverte… L’empire est un empire sans terre légale, si tant est que la possession de la terre le soit, ce qui est encore une autre histoire, il le fait par ailleurs mais devrait le rappeler aussi ici…]

La “relation spéciale” entre l’Amérique et la Grande-Bretagne est morte ce jour là. En réalité, l’OTAN est morte ce jour là également. Le “triumvirat” mis en place par le seigneur des bidonvilles devenu diplomate Jared Kushner, composé de l’Arabie Saoudite, d’Israël et du régime Trump, s’est aliéné chaque allié des Etats-Unis.

Si on devait croire les sondages publiés en Amérique, peu de gens prennent la politique étrangère de ce pays au sérieux, ni ne soutiennent toute action militaire de Trump contre quelque nation que ce soit, la Corée du Nord, le Canada, l’Iran, la Chine ou la Grande-Bretagne. N’importe lequel de ces pays, ou tout autre, pourrait bien et sera probablement, à un moment donné, la victime d’un “tweet” de Trump le menaçant d’un holocauste nucléaire.

Réexaminer l’histoire, que ce soit les guerres napoléoniennes ou l’histoire du Vatican, n’est plus dorénavant consigné comme “révisionnisme” ou “théorie de la conspiration”.

Ceci, bien entendu, explique la floraison de l’insanité sur internet, où, si on gratte la surface, on trouve des agences de sécurité finançant des centaines, des milliers même de faux sites internet d’information et conspirationnistes, espérant par là noyer les vérités nouvellement émergentes dans un gloubiboulga de calomnie toxique et de “controverses” fabriquées mais surtout futiles, afin de détourner l’attention.

Derrière ceci se cache une plus sale réalité, une qui est aussi généralement acceptée dans le monde, qui dit que les gouvernements de manière générale sont tous contrôlés par des groupes d’intérêts qui exploitent les ressources, appauvrissent les nations par la dette forcée et le font sous un vernis de guerre et de faux désaccord mal nommé “terrorisme” ou “extrémisme”.

Ceci laisse quelques nations bien établies qui refusent de se soumettre. Dans la liste: le Vénézuéla, la Syrie, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord et combien d’autres ? Est-ce que la Russie et la Chine appartiennent à cette liste, protégées par leur arsenal nucléaire ?

Derrière tout cela se tient le monde de l’ombre du commerce international, des équités, des bons du trésor, des bons imaginaires, des commodités, réelles ou totalement inventées, le commerce des métaux et le plus barjot de tous: celui des devises. Tout est artifice, rien n’est vrai, tout cela implique la création de “richesses” et de “puissance” sans aucun pouvoir, seulement celui du mensonge, de la tromperie et de la soumission.

En revenant au monde de la nouvelle recherche documentaire, est-ce que des questions comme celles-là et des individus comme Hitler, Staline et même le Kaiser, pourront être jugés pour leurs horribles crimes, qui pourraient bien être spoliés par la fausse histoire ou par leur manque de coopération avec les institutions de l’éternel esclavage humain ? Nous posons la question.

= = =

« Les horreurs de telles philosophies et actions remontent à la ‘Doctrine d cela découverte’ émise par le pape Alexandre VI en 1493. Cette doctrine dans son essence, décrivait les protocoles par lesquels les explorateurs chrétiens devaient se conduire lorsqu’ils arrivaient en terres étrangères. Les règles étaient comme suit:

  1. Si les terres étaient occupées par des autres chrétiens, ils devaient laisser la terre ou la diviser équitablement.
  2. Si la terre n’étaient occupée par personne. elle est au premier venu
  3. Si la terre est occupée par des païens, deux choix: massacrer les habitants ou les réduire en esclavage

La doctrine de la découverte, la destinée manifeste, le colonialisme, nous sommes les ELUS DE DIEU, nous avons trouvé LA VOIE… est la fondation simpliste de laquelle toutes les horreurs sont infligées aux autres de manière justifiable… »
~ Gordon Duff, 4 janvier 2018 ~

Coup d’arrêt à l’impérialisme au Moyen-Orient… L’anticipation salvatrice du Hezbollah de refuser de combattre Daesh sur le sol libanais…

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et de porter le fer là où le problème avait fait surface.

A lire également pour mieux comprendre la très bonne analyse de Bruno Guigue ci-dessous:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Syrie-Hezbollah ou le cauchemar de l’impérialisme

 

Bruno Guigue

 

27 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/715075

 

La guerre, disait Clausewitz, met fin par le sang à une divergence d’intérêts”.

Contrairement à une idée reçue, les USA et leurs alliés n’ont pas tenté d’abattre la Syrie pour s’emparer de ses hydrocarbures. Les projets gaziers du Qatar expliquent peut-être son engagement au côté des insurgés, mais ils n’ont pas suffi à nourrir un conflit d’une telle ampleur. La rage destructrice des parrains de cette guerre meurtrière n’était pas davantage motivée par la défense des “droits de l’homme”. Seuls les esprits crédules ont pu croire de telles sornettes, accréditées il est vrai par un déluge de propagande sans précédent.

La véritable raison de cette guerre par procuration n’est ni économique ni idéologique. Déployant des moyens colossaux, l’impérialisme avait un autre objectif, beaucoup plus ambitieux : il entendait conjurer une menace stratégique. En détruisant la Syrie, Washington espérait liquider le seul Etat arabe qui soit resté debout face à Israël, et qui appuie sans réserve la résistance armée à l’invasion sioniste. Frapper à mort la Syrie devait permettre d’en finir avec le Hezbollah, et l’effondrement de l’Etat syrien mettre fin à l’anomalie d’un gouvernement arabe allié au “régime des mollahs” et à la Russie de Vladimir Poutine.

La preuve ultime de ce dessein géopolitique a été fournie par l’ex-secrétaire d’Etat Hillary Clinton dans son email du 30 novembre 2015 révélé par Wikileaks : “La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran, écrivait-elle, est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad”. En cas de réussite, cette tentative de “regime change” par le biais de la terreur milicienne aurait privé l’axe Téhéran-Damas-Beyrouth de son maillon central. Elle aurait laissé le Hezbollah orphelin de la Syrie et rejeté l’Iran dans l’arrière-cour d’un Moyen-Orient remis sur orbite occidentale.

Malheureusement pour Washington et ses séides, cette vaste opération a échoué. Malgré les milliers de mercenaires lobotomisés par le wahhabisme, malgré les milliards de dollars déversés par les monarchies du Golfe, le conglomérat takfiriste s’est brisé sur le mur d’acier d’une armée nationale appuyée par ses alliés russes, libanais, irakiens et iraniens. Même si elle n’a pas supprimé la capacité de nuisance américaine, cette défaite a infligé un coup d’arrêt à la politique du “chaos constructif” voulue par Washington afin de provoquer l’implosion du Moyen-Orient et le démembrement de ses Etats souverains.

L’année 2017 restera dans les annales comme celle d’un nouvel échec de l’impérialisme. Destinée à éliminer une pièce maîtresse de la résistance arabe, la guerre imposée à la Syrie entendait venger l’humiliation infligée à Israël en juillet-août 2006. Elle visait à repousser le cauchemar d’une force arabe victorieuse, capable de chasser la puissante armée sioniste d’un petit pays qu’elle croyait à sa merci. Rarement mentionnée, cette signification du conflit syrien est pourtant essentielle. Loin d’être séparés, les conflits du Proche-Orient sont intimement liés. La crise régionale a plusieurs dimensions, mais c’est la même crise.

Que serait devenu le Liban si les factions extrémistes avaient gangrené l’est du pays ? Le Hezbollah, rejoint par l’armée libanaise, les a extirpées. En supprimant ces nids de scorpions des deux côtés de la frontière, la résistance a joué son rôle de protecteur du Liban, et même ceux qui vilipendaient son intervention en Syrie sont contraints de l’admettre. Obsession d’Israël, le Hezbollah a payé le prix du sang, tirant du conflit syrien une expérience précieuse. L’impérialisme voulait l’abattre en le privant de son allié. Peine perdue. Cauchemar des sionistes, vainqueur d’Al-Qaida, protecteur des minorités, le Hezbollah est plus fort et plus respecté que jamais.

Ce n’est pas un hasard si l’armée israélienne a multiplié les agressions sur le territoire syrien au cours des derniers mois. Plusieurs responsables sionistes l’ont dit : la prochaine guerre opposera à nouveau Israël et le Hezbollah, et elle sera d’une rare violence. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et l’agresseur devrait méditer les leçons du précédent conflit. Le 12 juillet 2006, prétextant l’enlèvement de deux soldats israéliens à la frontière libanaise, une impressionnante armada israélienne avait envahi le Liban avec l’objectif avoué “d’éradiquer le Hezbollah”. L’issue de cette opération a toutefois réservé bien des surprises à ses initiateurs.

Durant cette guerre de 33 jours, le déséquilibre des forces est énorme. Israël dispose d’une force militaire colossale, quasiment invaincue sur les théâtres d’opérations du Proche-Orient, et alimentée par les transferts technologiques de son puissant protecteur US. Infanterie mécanisée, artillerie lourde, blindés, aviation, marine de guerre et drones de combat s’abattent sur le Liban. Face à ce corps expéditionnaire de 40 000 soldats et 450 blindés lourds, se dresse le Hezbollah, parti politique minoritaire libanais qui dispose d’une milice courageuse, mais dépourvue d’armement lourd.

Pour accréditer la menace que ferait peser cette organisation détestée par les puissances occidentales, on orchestre alors une véritable dramaturgie autour des roquettes lâchées sur Israël. Psychologiquement, elle profite aux deux belligérants : elle permet au Hezbollah de défier Israël et à Israël de jouer la comédie de l’agresseur agressé. Mais elle masque surtout la disproportion des dégâts causés dans les deux camps. Alors qu’un millier de Libanais ont déjà péri sous les bombes de “Tsahal”, les médias braquent leurs projecteurs sur la dizaine de civils tués par les roquettes du Hezbollah.

Fascinés par leur propre puissance, les sionistes frappent les ponts, les usines, les ports, les aéroports, ils dévastent Beyrouth-sud, déploient un appareil de destruction sans précédent contre le pays. Mais cet avantage aérien ne préjuge pas de la victoire. Le Hezbollah, de son côté, dispose d’atouts indéniables : sa solide implantation au sein de la communauté chiite, sa cohésion interne et la valeur de ses combattants, le soutien d’une large majorité de la population libanaise. Soudant les Libanais autour du Hezbollah, la nouvelle invasion israélienne, de plus, a pour effet d’en montrer l’utilité militaire.

Encore confuse à la veille du conflit, l’idée que le Hezbollah constitue un rempart contre Israël s’impose avec l’évidence d’une force matérielle : si le Hezbollah cède, il n’y a plus de Liban, mais un nouveau bantoustan israélien. Simple prétexte, le double enlèvement du 12 juillet a fourni aux dirigeants israéliens, en effet, l’occasion rêvée d’une nouvelle guerre dont ils entendent toucher les dividendes. La résistance mise à genoux, le Liban pourrait retrouver son statut d’Etat-tampon, sans véritable souveraineté, ni cohésion nationale, ni force militaire.

Car Israël ne saurait tolérer à sa frontière nord qu’un Etat-fantoche. Il a détruit sa flotte aérienne civile en 1968, envahi son territoire en 1978 et poussé une offensive militaire dévastatrice contre Beyrouth en 1982. Envahi, occupé et bombardé durant des décennies, le Liban n’a vu le départ des troupes israéliennes du sud du pays qu’en 2000. Cette victoire tardive, il la doit au Hezbollah, qui a harcelé l’occupant pendant vingt ans, tuant 900 de ses soldats et le contraignant à un retrait unilatéral. La violente attaque israélienne engagée le 12 juillet 2006, manifestement, est un règlement de comptes.

Jouant les matamores, les dirigeants israéliens promettent d’infliger une correction magistrale à la résistance. Jugés indestructibles par les experts, 52 blindés de “Tsahal” sont pourtant transformés en passoires. 170 soldats sont tués, 800 blessés. Plus de 1 500 Libanais périssent dans les bombardements sionistes, et le Hezbollah reconnaît la perte de 200 combattants. Avec leurs lance-roquettes antichar, les combattants du Hezbollah ont contraint les forces israéliennes à lâcher prise. Inconcevable pour les admirateurs d’Israël, une dure réalité s’impose : la “plus puissante armée du Moyen-Orient” a reculé face aux miliciens d’un parti politique libanais.

Au lendemain du conflit, le Hezbollah est toujours debout et son potentiel militaire encore menaçant. Auréolé par sa résistance à l’envahisseur, il jouit dans le monde arabe d’un prestige inégalé qui transcende le clivage artificiellement entretenu entre sunnites et chiites. En voulant donner à cette guerre un caractère punitif, Israël s’est puni lui-même. Ses soldats ont été incapables de prendre une poignée de villages frontaliers et son principal fait d’armes fut une campagne aérienne dévastatrice. Israël voulait éradiquer le Hezbollah. Tout ce qu’il a réussi à faire est de massacrer des civils. Vaincue, son armée a repassé la frontière la queue entre les jambes.

Le souvenir de cette victoire arabe emportée à 1 contre 10 ne cesse de hanter les dirigeants israéliens et occidentaux. C’est l’une des raisons essentielles de leur acharnement contre la Syrie, et l’agression contre Damas en 2011 était en germe dans la défaite d’Israël en 2006. Mais les événements n’ont pas suivi le cours espéré par leurs brillants stratèges. Avec la déroute de la piétaille wahhabite en Syrie, le plan a déraillé, et l’échec a nourri l’échec. En 2006, Israël a subi la défaite face au Hezbollah soutenu par la Syrie. En 2017, l’impérialisme a perdu la partie face à la Syrie soutenue (entre autres) par le Hezbollah. Les tentatives désespérées pour rompre cette alliance se sont brisées comme du verre sur la résistance des peuples frères, syrien et libanais.

Résistance au colonialisme: FPLP-Hezbollah… une alliance improbable il y a encore peu de temps voit le jour…

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Transcender des antagonismes pour la réalisation d’une vision politique, un exemple sous nos yeux rendu possible par l’incroyable arrogance impérialiste occidentale.
Privilégier l’intérêt commun au-delà des divisions illusoires intentionnellement maintenues pour maintenir le consensus du statu quo oligarchique. Cette ère touche à sa fin. Embrassons notre complémentarité et tournons le dos à l’ancien monde infantile de la division et de la domination.
L’alliance du Hezbollah et du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) est une grande nouvelle !
~ Résistance 71 ~

Pour mieux comprendre:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Manifeste de la societe des societes

Appel au Socialisme (PDF)

 

Action commune contre l’occupation israélienne: le FPLP chez Nasrallah

 

Al Manar

 

20 décembre 2017

 

url de l’article origina; http://french.almanar.com.lb/705901

 

Le secrétaire général du Hezbollah sayed Nasrallah a eu ce mercredi une rencontre avec un deuxième groupe de résistance palestinienne, le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) au cours de laquelle il a été question de la proposition de mettre au point un  plan commun pour résister à l’occupation israélienne.

Durant la rencontre qui a duré plusieurs heures, sayed Nasrallah a de nouveau qualifié la reconnaissance de Jérusalem al-Quds  comme capitale d’Israël de « nouvelle promesse de Balfour ».

« L’axe de la résistance a réalisé d’importants exploits dans la lutte contre le terrorisme. Il a dorénavant le temps nécessaire pour se consacrer au conflit arabo-israélien », a dit aussi le chef du Hezbollah, rapporte le communiqué distribué par le FPLP, selon la télévision libanaise Al-Mayadeen .

Après avoir rendu hommage à la lutte du peuple palestinien et insisté sur la nécessité qu’il préserve son unité, il a de nouveau salué l‘intifada qui est d’après ses propos « le choix sur lequel sont unanimes le peuple palestinien et ses forces nationales et islamiques ».

« Pour que l’intifada puisse donner ses fruits et réaliser ses objectifs, il faudrait rassembler toutes les capacités du peuple et les axer autour d’elle », a-t-il recommandé .

Pour sa part la délégation du FPLP a informé sayed Nasrallah qu’elle est disposée à faire partie de toute action commune contre l’occupation israélienne.

La semaine passée, c’est une délégation de Fatah-Intifada qui avait rencontré le SG du Hezbollah,  après le discours qu’il a prononcé et dans lequel il a souligné que l’Axe de la résistance va se consacrer entièrement pour la cause palestinienne.

= = =

La décision de Trump sur Qods est une nouvelle déclaration Balfour

 

Press TV

 

20 decembre 2017

 

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/20/546291/dclaration-Balfour-Maher-alTaher-Abou-Ali-Hassan-FPLP-Intifada-Rsistance-Nasrallah

En affirmant que l’Intifada est une option soutenue par tous les courants palestiniens, Seyed Hassan Nasrallah, qui est actuellement hôte d’une délégation du Front populaire de la libération de la Palestine (FPLP) a qualifié la décision du président américain, Donald Trump, sur Qods, d’une nouvelle déclaration Balfour.

Selon le rapport de l’agence Mehr News citant la chaîne Al-Mayadeen, lors d’une rencontre avec une délégation du Front populaire de la libération de la Palestine (FPLP), Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, a affirmé que l’axe de la Résistance s’était concentré sur une confrontation avec Israël ».

Nasrallah a fait remarquer qu’après les victoires remportées par l’axe de la Résistance face au terrorisme il disposait du temps nécessaire pour se focaliser sur un combat contre Israël. La délégation du FPLP a pour sa part fait de sa disposition à participer à la Résistance face au régime israélien.

Lors de cette rencontre qui a duré 4 heures, Nasrallah a qualifié de déclaration Balfour la décision de Trump de reconnaître Qods comme capitale du régime occupant et salué les sacrifices du peuple palestinien appelant ce dernier à l’unité nationale.

Il a affirmé que l’Intifada était une option soutenue par tous les Palestiniens et toutes les instances de la Résistance nationale et patriotique.

« Pour que l’Intifada soit efficace, le peuple doit focaliser tous ses efforts sur l’Intifada », a-t-il souligné.

Abou Hamed Fouad, secrétaire général adjoint du FPLP, Maher al-Taher, Abou Ali Hassan et Marwan al-Fahoum participaient à cette délégation.

Résistance politique au Moyen-Orient: Recentrage des priorités suite à la déclaration de Donnie « mains d’enfants » sur Jérusalem…

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Discours de H Nasrallah:  Israéliens et Etats-Uniens plus préoccupés que jamais… Le Hezbollah est de retour !

 

Al Manar

 

15 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/699059

 

Le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah a de quoi inquiéter aussi bien les dirigeants israéliens qu’Américains, sous oublier leurs alliés arabes, trempés dans la normalisation.

Il ressuscite une rhétorique que le Hezbollah  avait  mise en demeure pendant de longues années. Voire depuis la dernière guerre avec Israël de 2006.

Haut et fort, sayed Hassan Nasrallah y a exprimé l’attachement inaliénable du Hezbollah à la cause palestinienne, à Jérusalem al-Quds et son entière disposition à lutter pour elle.

Les stratèges de Herzlia ne s’y détrompent pas d’ailleurs.

Pour eux, sayed Nasrallah a « mis fin à tous les plans américains et saoudiens destinés à paralyser l’action du Hezbollah via la manœuvre avec le Premier ministre Saad Hariri »

Ayant été contraint à la démission par Riyad, celui-ci a stipulé pour qu’il se désiste que le Hezbollah admette de se démarquer des crises de la région.

Or, au lendemain de la décision du président américain de déclarer al-Quds comme capitale d’Israël, M. Hariri n’a pu qu’exprimer son entière désapprobation.

Il était d’ailleurs en phase avec les réactions qui ont émané de nombreux dirigeants sunnites au Liban, à leur tête le mufti de la république cheikh Dariane ; sans oublier les positions aussi solidaires exprimées par le président libanais et le ministre des Affaires étrangères.

Pas de distanciation sur al-Quds, avait justement diagnostiqué sayed Nasrallah, dans son discours

Tout le concept, destiné à  mettre le Hezbollah hors d’état de nuire, pour Israël, est tombé à l’eau.

« C’est une coup qui est infligé à nos plans communs avec la famille de Saoud au Liban. Il est presque décisif », ont estimé les stratèges israéliens, selon lesquels il ne reste plus à Israël que de réactiver leurs services des renseignements, de concert avec ceux des Américains, des Saoudiens et des autres pays du Golfe pour déstabiliser le Liban. Bien entendu, la liquidation du numéro un du Hezbollah figurant en tête.

La situation est d’autant plus grave pour eux que la décision américaine a soulevé un tollé de protestations dans tout le monde arabo-islamique et à l’échelle mondiale.

L’ampleur de la riposte semble avoir été sous-estimée par les meneurs de jeu israéliens et américains, lesquels devaient croire que les années de haines intercommunautaires attisées entre sunnites et chiites surtout, par les conflits syrien et irakien durant ces dernières années, étaient suffisantes pour l’étouffer dans l’œuf. Ils doivent être bien déçus

Plus encore, les experts israéliens s’attendent à ce que les derniers évènements aient un impact sur le processus de normalisation avec l’entité sioniste accéléré par les régimes arabes.  L’un d’entre eux a même prévu un conflit sanguinaire au sein de la dynastie saoudienne.

Signe de préoccupation accrue, les tractations entre des hauts-fonctionnaires du département des affaires étrangères, à leur tête  Eliot Abrahms, avec leurs homologues  israéliens ont repris de nouveau.

Deux choses les inquiètent le plus.

La première étant l’appel lancé par sayed Nasrallah aux factions de la résistance dans la région afin de mettre au point une stratégie d’action commune en vu d’un programme de libération.

La seconde étant le soutien iranien qui s’est illustré récemment par les contacts entrepris par le chef de l’Unité al-Quds des gardiens de la révolution islamique en Iran, le réputé général Qassem Suleimani, avec les chefs des factions de la résistance palestinienne.

Les stratèges américains et israéliens sont d’accord pour déduire que le chef du Hezbollah a réalisé des acquis importants pour la résistance. D’aucuns parlent d’un renversement de la table.

Depuis sa création, le Hezbollah parait plus que jamais comme une force capable de faire preuve de capacité à diriger un mouvement de résistance régional unifié.

Opérationnellement, il s’est de nouveau  impliqué dans la bataille de libération de la Palestine, après avoir longtemps concentré son discours sur les objectifs de défense du Liban, pui sur la lutte contre les mouvement terroristes takfiristes.

Leur hantise semble se concrétiser. Le Hezbollah qui combat Israël est de retour !

(Avec Bassam Abou Chrif, Al-Akhbar)

Résistance au colonialisme: Hezbollah garde frontière…

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Aoun président libanais: “C’est le Hezbollah qui protège les frontières du Liban”

 

Al Manar avec Press TV

 

15 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/698608

 

« C’est le Hezbollah qui a fait reculer les terroristes des frontières du Liban et c’est bien ce mouvement qui a aidé les Syriens à neutraliser les menaces et les dangers provenant des terroristes », a souligné le président libanais Michel Aoun.

Dans une interview exclusive accordée à la chaîne de télévision russe Russia Today, Michel Aoun a salué le rôle du Hezbollah dans la protection et la sécurisation des frontières du Liban. Il a souligné que seuls l’Iran, la Russie et la Turquie avaient aidé le Liban à surmonter la crise migratoire.

« Plus d’un million de réfugiés syriens vivent au Liban et nous essayons de baliser le terrain à leur retour à la Syrie. Quant au dossier des réfugiés syriens, la communauté internationale n’a pas encore montré des signes de coopération. Seuls l’Iran, la Turquie et la Russie nous ont aidé. »

Michel Aoun s’est ensuite attardé sur l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie.

« Les Libanais ne se laissent pas entraîner dans les rivalités qui existent entre les pays de la région. Mais l’implication du Hezbollah dans la guerre antiterroriste en Syrie fait exception car la Syrie est notre voisin et nos frontières communes étaient menacées par les terroristes. Il fallait que nous agissions manu militari pour défendre nos frontières. C’est la raison pour laquelle l’armée régulière libanaise et le Hezbollah se sont impliqués dans le conflit syrien. Le Hezbollah continue de faire reculer les terroristes de nos frontières et il a repris le contrôle du Qalamoun. »

Interrogé sur le rôle de la France dans le règlement des problèmes du Liban, Michel Aoun a déclaré que le Liban et la France coopéraient depuis longtemps et qu’ils en tiraient des bénéficies économiques.

A la question de savoir si Israël est en mesure d’attaquer le Liban, le président Aoun a répondu que non. « Après la guerre de 2006, Israël ne pourra plus nous attaquer car il est incapable de s’infiltrer dans le front libanais », a-t-il expliqué.

Concernant l’ingérence de l’Arabie saoudite dans les récentes évolutions au Liban, Michel Aoun a dit qu’il n’en était pas inquiet grâce à l’unité nationale du Liban. « Notre unité nationale déjoue les dangers des ingérences », a-t-il martelé.

Interrogé pour savoir si l’arsenal dont dispose le Hezbollah est préoccupant, il a répondu que l’inquiétude éprouvée par certains groupes libanais vis-à-vis de l’arsenal du Hezbollah était de nature politique plutôt que sécuritaire car tout le monde savait bel et bien que le Hezbollah n’utiliserait jamais son arsenal à l’intérieur du Liban.

Quant à la crise émanant de la démission surprise du Premier ministre libanais, il a réaffirmé que la crise avait été apaisée.

« Je suis sûr et certain que la crise a été réglée car les Libanais restent unanimes à ce propos. Je ne pense pas que ceux qui sont à l’origine de cette crise tenteront d’en générer une autre. »

Le président libanais a ensuite fait allusion à trois marasmes qui menacent le Liban: la crise économique mondiale, la fermeture des frontières terrestres avec la Syrie et Israël et l’afflux de réfugiés syriens.

Michel Aoun a finalement souligné que la paix était à l’origine de l’épanouissement et de la sécurité et que la guerre n’était qu’une grande perte.

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