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Ukraine: Trafic d’organes et massacres organisés au Donbass…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, santé, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 2 octobre 2014 by Résistance 71

Des corps dépourvus d’organes découverts en Ukraine

 

Natalia Kovalenko

 

1er Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2014_10_01/La-transplantologie-noire-en-Ukraine-5611/

 

Des extractions d’organes ont été illégalement effectuées dans l’Est de l’Ukraine. Des corps dépourvus organes ont été découverts dans les charniers du Donbass. L’information a été confirmée par des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine. Une commission spéciale avec la participation d’experts internationaux doit être créée pour enquêter sur les causes et les circonstances du prélèvement d’organes.

Les fouilles actuellement menées dans le Donbass, autrefois région houillère de l’Ukraine, n’ont rien à voir avec le charbon. En quelques semaines, depuis la conclusion d’une trêve entre Kiev et les miliciens dans l’Est de l’Ukraine, plusieurs fosses communes ont été découvertes dans la zone occupée par les unités de la Garde nationale. Des corps d’hommes et de femmes, habillés et nus, ligotés et avec des traces de balles, ont été jetés dans des fosses et légèrement recouverts de terre. Pour l’heure, on en a recensé plus de 400.

Quand les autorités des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont procédé à l’exhumation, des détails encore plus horribles des crimes perpétrés par les militaires ukrainiens ont été découverts. Des cadavres ont été retrouvés dans lesquels il n’y avait pas d’organes à l’intérieur.

Madina Djarboussynova, déléguée de l’OSCE pour la lutte contre le trafic d’êtres humains, a confirmé cette information à la télévision ukrainienne. Elle a déclaré que la situation demandait une enquête soigneuse avec la participation d’experts internationaux. Selon l’expert de l’Institut du slavisme de l’Académie des sciences de Russie Alexandre Karassev, les représentants de l’organisation occidentale réputée n’excluent pas une activité de « transplantations au noir » en Ukraine :

« La même chose a eu lieu pendant le conflit entre les Serbes et les Albanais en ex-Yougoslavie. Des Albanais ont effectué des «transplantations au noir», prélevant des organes des prisonniers serbes pour les vendre en Europe. Il y a eu un scandale international retentissant. Mais l’affaire a été pratiquement étouffée. Parce que le trafic a été dirigé par Hashim Thaci, devenu Premier ministre de la République du Kosovo partiellement reconnue ».

L’Ukraine approvisionne depuis longtemps le marché noir des organes humains d’Europe et d’Amérique. Il suffit de lire les annonces sur des sites locaux. Les donneurs sont recherchés parmi les Ukrainiens les plus démunis. Et on en trouve. Mais il faut les payer. Ainsi on propose actuellement 200 000 euros pour un rein. Un conflit militaire offre la possibilité de rendre le trafic plus lucratif.

En Ukraine ce n’est pas le premier scandale lié au trafic d’organes humains. En été, alors que l’opération punitive battait son plein, des corps sans organes ont été découverts pendant l’enterrement de soldats ukrainiens tués dans l’Est. Ensuite la correspondance entre Sergueï Vlassenko, avocat de Ioulia Timochenko, et la doctoresse allemande Olga Wieber a été mise en ligne. Elle portait sur la vente d’organes de conscrits ukrainiens dans des cliniques d’Allemagne. Il y avait même une commande concrète de 17 coeurs, de 50 reins et de cinq poumons. Il a été demandé de prélever les organes sur des hommes vivants, et non morts. Sinon, « la marchandise était de mauvaise qualité ».

L’Ukraine s’est mise en colère. Kiev a nié la possibilité même de tels crimes sur la ligne du front et a promis d’ouvrir une enquête pour calmer la population, rappelle l’expert de l’Institut international d’études politico-humanitaires Vladimir Broutter :

« Dès le début, quand les premières informations ont paru, la société a exigé de créer une commission spéciale près le ministère de la Défense d’Ukraine. L’instruction devait être menée d’abord à l’intérieur du pays. Mais cela n’a pas été fait étant donné la situation politique. L’instruction a été confiée à ceux qui dirigeaient directement l’opération militaire ».

Et voilà le résultat. Les militaires remettaient les habitants des territoires occupés du Donbass qu’ils avaient faits prisonniers dans les mains de chirurgiens-bouchers. Ceux-ci exécutaient des commandes. Les gens mutilés mais vivants ont été abattus d’une balle dans la tête. Et ce n’est pas l’unique confirmation du fait que le marché noir de la transplantation tournait à plein dans l’Est de l’Ukraine. Les miliciens prenaient souvent comme butin de guerre des hôpitaux mobiles dotés d’instruments chirurgicaux et d’outils médicaux spécifiques. Etrange coïncidence, mais on constatait dans les alentours un grand nombre d’habitants disparus dont on ne sait rien jusqu’à présent.

Ukraine: 6 points pour contrer la propagande occidentale de « l’agression » russe…

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Six mensonges à propos de l’Ukraine: Le narratif de Washington n’est que pure propagande

 

Dimitri Orlov

 

28 Août 2014

 

url de l’article original:

http://cluborlov.blogspot.com/2014/08/propaganda-and-lack-thereof.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

En regard de ce qu’il se passe en Ukraine, j’ai entendu pas mal de voix européennes et américaines disant que oui, Washington et Kiev fabriquent une version totalement fictionnelle des évènements à des fins propagandistes, mais que les Russes font pareil. Ils semblent assumer que si les merdias occidentaux sont infestés de bouffons menteurs et incompétents qui sont trop heureux de répéter la ligne du parti, alors les Russes font pareil, sûrement même pire.

La réalité est bien différente. Bien qu’il y ait un véritable blackout des informations en provenance d’Ukraine à l’Ouest, peu étant montré au delà de quelques photos et des têtes pensantes de Washington et de Kiev, la couverture médiatique des évènements en Russie est incessante, avec des bulletins quotidiens décrivant les mouvements de troupes, des cartes mises à jour des zones de conflit et beaucoup de témoignages de témoins occulaires, de commentaires et d’analyses. Il y a aussi beaucoup de rumeurs galopantes sur les réseaux sociaux russes et international, que je tends à ne pas prendre en considération parce que c’est juste çà: des rumeurs. Dans cet environnement, ceux qui essaieraient de fabriquer un narratif fictionnel, comme les officiels de Washington et de Kiev essaient de le faire, ne survivraient pas très longtemps.

Il y a beaucoup à dire certes sur le sujet, mais ici je désire me limiter à rectifier quelques mauvaises conceptions vraiment, vraiment de base que Washington a tenté de vous imposer au travers de ses blablateurs de leurs médias variés.

 

  1. Ils veulent vous faire croire qu’il y a une invasion russe dans l’Est de l’Ukraine. Ce qu’il se passe en réalité est une guerre civile entre le gouvernement de l’Ukraine occidentale (qui ne dirige plus l’Est du pays de quelque manière que ce soit) et la population russe de l’Ukraine orientale. L’Ukraine s’est désintégrée depuis des décennies, surtout depuis l’indépendance. La cassure était inévitable, mais le catalyste pour cela fut le renversement militaire, le coup d’état, qui a renversé le gouvernement légitime de Kiev et l’a remplacé par des cadres choisis par Washington.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe se tient derrière la République Populaire de Lougansk et la République Populaire de Donetsk, les deux régions qui, basé sur les résultats de referendums, ont choisi de se séparer de Kiev. En fait, le gouvernement russe a refusé de reconnaître ces républiques. Elles n’ont reçu aucun soutien politique de Moscou, qui avait demandé que les referendums soient renvoyés à plus tard et qui avait demandé plusieurs fois un cesser-le-feu et une solution négociée internationale pour résoudre le conflit. Le leadership des deux républiques a refusé et vise maintenant une victoire militaire totale.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe arme les rebelles en Ukraine Orientale. Au contraire, le gouvernement russe a retiré son soutien militaire, se limitant à apporter des denrées humanitaires aux centaines de milliers de personnes dont les vies ont été détruites par les tirs d’artillerie et de roquettes en provenance des forces ukrainiennes. Les armes dans l’arsenal des “rebelles” sont des trophés, ce qu’ils ont saisi des forces ukrainiennes souvent en déroute. Ceci dit, les “rebelles” sont de fait soutenus, mais par le peuple russe, pas par le gouvernement russe. Rappelez-vous, ces gens sont russes, des deux côtés de la frontière, et le gouvernement ukrainien ne contrôle plus rien du tout là-bas.

 

  1. Ils veulent vous convaincre que la Russie pose une menace pour la paix en Europe et que la crise ukrainienne fait partie d’une stratégie impérialiste russe pour rescuciter l’URSS. Rien ne peut être plus loin de la réalité… L’ambition ultime de la Russie est d’être un pays normal, sujet à la loi internationale, en paix avec le monde et intégré à l’économie mondiale. Le gouvernement russe ne fait pratiquement rien pour empêcher les populations russes appartenant à d’anciens territoires russes de se faire massacrer dans leurs maisons par des tirs d’artillerie ukrainiens sur les populations civiles. Ceci donne un spectacle affligeant, mais le peuple russe comprend bien qu’élargir le conflit militaire au-delà de ce qui est maintenant purement les frontières nationales de l’Ukraine, n’est pas la réponse au problème.

 

  1. Ils veulent vous assurer que Kiev prévaudra éventuellement dans le conflit. En fait, l’armée ukrainienne se fait systématiquemet démolir. Bombarder les civils est la seule activité qu’elle peut encore pratiquer avec succès. Le gouvernement de Kiev a procédé à trois mobilisations générales, l’une après l’autre, envoyant au combat des jeunes et des hommes âgés (l’âge maximum de conscription est maintenant de 60 ans…). Ceux qui refusent la conscription étaient en premier lieu menacés de prison, mais cela ne marche plus, ils sont maintenant menacés de mort. La somme non officielle à payer pour éviter la conscription est de plusieurs milliers de dollars. Ces soldats sont mal armés, mal entrainés, complètement démoralisés et pour la plupart refusent de se battre. L’Ukraine a de moins en moins de tanks et de véhicules blindés, qui datent de l’ère soviétique et qui rouillent depuis des décennies. Il apparaît que l’Ukraine n’a pour ainsi dire plus d’armée de l’air non plus. Les victimes se chiffrent par dizaines de milliers. En juste une semaine, au mois de Juillet, 1400 soldats ukrainiens ont été tués, pour 10 de l’autre côté. Le ratio de décès est de 140:1 et juste ce chiffre raconte en fait toute l’histoire. La guerre est loin d’être finie, mais maintenant pour la première fois les deux républiques autonomes ont ce qui ressemble vraiment à une armée et cette armée va maintenant attaquer, passer à la contre-offensive. Une fois que l’armée ukrainienne se sera complètement effondrée, il restera la force mercenaire maintenue par les oligarques, surtout Kolomoisky qui dirige la région de Dniepropetrosk comme un fief personnel ; il a récemment décidé de prendre en charge les régions limitrophes également. Mais les mercenaires n’aiment pas être tués et jusqu’à un certain point ils demeureront, au-delà ils fuiront. Il semble à terme de plus en plus probable que Kiev va perdre et que l’Ukraine va en fait cesser d’exister.

 

  1. Ils veulent vous faire croire que le gouvernement de Kiev est légitime, populaire et stable. En fait, il y a de grandes manifestations qui se produisent à Kiev en ce moment même. Le pays est au-delà de la banqueroute et s’effondre en temps réel, pas seulement à l’Est, mais partout. Les gens ont faim. Les unités militaires qui fuient l’Est sont de mauvaise humeur et vont bientôt retourner leurs armes contre ceux qui les ont envoyé combattre. Les gens sont plus qu’en colère et il est plus que probable qu’une nouvelle révolution est en train de couver, 6 mois seulement après le tumulte récent.

J’espère que vous pouvez absorber cette information très basique et l’utiliser pour filtrer la propagande que vous lisez dans les journaux occidentaux et que vous voyez et entendez dans les médias audio-visuels (s’ils mentionnent l’Ukraine déjà…). N’assumez pas automatiquement que si votre côté est arrogant et menteur, que l’autre côté l’est aussi. Vous n’avez pas à croire ni à tolérer les mensonges.

Ukraine: Diplomatie russe contre coercition impérialiste…

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La diplomatie de Poutine peut-elle prévaloir sur la coercition de Washington ?

 

Paul Craig Roberts

 

24 Juin 2014

 

url de l’article:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/06/24/can-putins-diplomacy-prevail-washingtons-coercion-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

24 Juin 2014, le président de la Russie Vladimir Poutine est en train d’essayer de sauver le monde de la guerre. Nous devrions tous l’aider.

Aujourd’hui, le directeur de presse présidentiel russe Dimitri Peskov a rapporté que le président Poutine avait demandé à ce que la loi sur l’autorisation d’utiliser la force, qui fut votée pour protéger les résidents des anciens territoires russes qui sont maintenant partie de l’Ukraine d’une féroce violence russophobe qui caractérise le gouvernement marionnette de Washington à Kiev, soit abrogée (annulée) ~ NdT: elle l’a été depuis que Roberts a écrit ce papier ~

Les néoconservateurs de Washington jubilent. Ils voient la diplomatiie de Poutine comme un signe de faiblesse et de peur et demandent des mesures plus fortes afin de forcer la Russie de rendre la Crimée et la base navale sur la Mer Noire.

En Russie, Washington promeut sa 5ème colonne d’ONG afin qu’elle court-circuite le soutien de Poutine au moyen d’une propagande disant que Poutine a peur de soutenir les Russes et a vendu à l’empire la population russe d’Ukraine. Si la sauce de cette propagande prend, Poutine sera distrait par des manifestations dans les rues. L’apparence de la faiblesse intra muros de Poutine donnera confiance à Washington. Bon nombre de membres de la jeune classe professionnelle russe est sensible à la propagande américaine ; essentiellement ces Russes conditionnés par la propagande et alignés sur Washington et non sur le Kremlin.

Poutine a placé son futur et celui de son pays sur le pari que la diplomatie russe peut prévaloir sur la politique de corruption, de menace, de chantage et de coercition de Washington. Poutine en appelle aux Européens de l’Ouest. Poutine dit: “Je ne suis pas le problème. La Russie n’est pas le problème. Nous sommes raisonnables. Nous ignorons les provocations de Washington. Nous voulons œuvrer pour trouver une solution pacifique.”

Washington dit: “La Russie est une menace. Poutine est le nouveau Hitler. La Russie est l’ennemi. L’OTAN et les Etats-Unis doivent commencer une montée en puissance militaire contre la menace russe, envoyer des troupes et des avions de combat en Europe de l’Est et les bases de l’OTAN à la frontière russe. Les réunions du G-8 doivent dorénavant se tenir sans la présence de la Russie. Des sanctions économiques doivent être émises contre la Russie et ce sans aucun regard sur les conséquences qu’ont ces sanctions sur l’Europe occidentale.” Etc…

Poutine dit: “Je suis là pour vous écouter. Résolvons cela ensemble.”

Washington dit: “La Russie est l’ennemi.”

Poutine sait pertinemment que la GB est un état totalement vassal des Etats-Unis, que Cameron est juste un autre politicien acheté-vendu, comme l’était Blair avant lui. L’espoir de Poutine pour que la diplomatie prévale sur la force repose sur l’Allemagne et la France. Les deux pays font face à des difficultés économiques, de budget et d’emploi et les deux pays ont des relations économiques conséquentes avec la Russie. Les intérêts du monde des affaires allemand sont un contre-poids à la faiblesse du gouvernement de Merkel et sa soumission à Washington. Washington a mis en colère la France de manière stupide en essayant de voler 10 milliards de dollars de la plus grande banque de France et de livrer la France à Wall Street.

Si le désir de souveraineté nationale existe toujours dans les gouvernements allemand et français, l‘un voire les deux, pourrait bien faire un bras d’honneur à Washington et déclarer publiquement qu’ils n’ont aucune intention de laisser leur pays se laisser embarquer dans une guerre contre la Russie pour les beaux yeux de l’empire de Washington et de l’hégémonie financière mondiale des banques américaines.

Poutine parie sur ce développement. Si son pari est mauvais et si l’Europe fait défaut non seulement à la Russie mais à elle-même et au reste du monde en acquiesçant à la poussée hégémonique mondiale des Américains, alors la Russie et la Chine auront deux choix possibles: se soumettre à Washington et son hégémonie ou se préparer pour la guerre.

Comme aucun des deux côtés ne peut se permettre de perdre la guerre, celle-ci sera nucléaire et comme des scientifiques l’ont déjà bien clarifié, la vie sur terre cessera d’exister et ce tout à fait indépendamment de la réussite ou non de la mission de protection du bouclier anti-missiles balistiques américain.

C’est pourquoi je suis tout à fait opposé à la politique de Washington et m’élève sans cesse contre l’arrogance méprisante qui définit Washington aujourd’hui. Le résultat le plus sûr de la poursuite de l’hégémonie mondiale par Washington et son empire est l’extinction de toute vie sur Terre.

Résistance politique: Referendum en Crimée.. La Russie droite dans ses bottes

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La Russie réfute les accusations occidentales sur le referendum en Crimée

 

Press TV

 

14 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/03/14/354687/russia-slams-west-over-crimea-vote/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Russie a réfuté véhémentement les accusations de l’occident disant que le referendum à venir dans la région stratégique de Crimée en Ukraine, est illégal.

Le président russe Vladimir Poutine a réfuté les accusations au cours d’une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon.

Le président russe a “souligné que la décision de procéder au referendum correspond totalement aux normes de la loi internationale et de la charte des Nations-Unies”, a annoncé le Kremlin vendredi.

A la suite de sa conversation téléphonique avec Poutine, Ban a dit aux journalistes que les deux côtés “ont discuté du besoin de travailler à une solution politique juste et durable” en Ukraine.

La situation et les émotions se sont durcies au sujet de ce referendum à venir en Crimée”, a dit Ban.

 “Ce en quoi je suis concerné est qu’il ne devrait pas y avoir de mesures et de décisions précipitées qui pourraient avoir un impact sur la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Ceci a été mon message consistant en accord avec les provisions de la charte de l’ONU,” a dit la patron de l’ONU.

Vendredi, la Russie en a appelé à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération Européenne (OSCE) pour qu’elle envoie des observateurs superviser le referendum de sécession dans la région de Crimée, ajoutant que la mission de l’OSCE devrait être approuvée par les leaders régionaux de la péninsule stratégique de la Mer Noire.

Le premier ministre de Crimée Sergueï Aksionov a dit jeudi que plus de 80% de la population de Crimée soutenait la sécession de l’Ukraine pour devenir une partie de la Fédération de Russie.

La Russie a déjà pris position et soutient le referendum, disant que le peuple de Crimée doit décider lui-même de son futur.

Quoi qu’il en soit, le nouveau gouvernement auto-proclamé pro-occidental de Kiev a averti qu’il ne laisserait partir la Crimée sous aucun prétexte, ajoutant que la région demeurerait partie du territoire ukrainien.

La Crimée est devenue le point de tension phare depuis que l’ancien président ukrainien Victor Ianoukovitch a été évincé du pouvoir le mois dernier suite à 3 mois de manifestations et d’émeutes dans les rues de Kiev et autres villes ukrainiennes.

L’Ukraine est bloquée par une crise politique depuis novembre 2013, lorsque Ianoukovitch ne signa pas un accord d’association avec l’Union Européenne et ce en faveur de liens plus étroits avec la Russie.

Crise ukrainienne: De l’ingérence de l’occident…

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Cet article de Georges Stanéchy est à mettre en parallèle avec notre analyse sur la question. Les deux articles étant complémentaires à notre sens.

— Résistance 71 —

 

Ukraine: Le passing shot

 

Georges Stanéchy

 

5 mars 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/03/ukraine-le-passing-shot.html

 

« Vous n’avez pas été conçus pour vivre comme des bêtes
Mais pour faire preuve de courage et de savoir. »
Ulysse (1)

La « claque » !…

Expression jubilatoire de nos plus acharnés chroniqueurs russophobes dans nos médias. Trépignant d’excitation vengeresse en célébrant la réussite du coup d’Etat, renversant président et gouvernement élus de l’Ukraine.

« Poutine » venait, d’après ces analystes euphoriques, de recevoir une monumentale « claque ». Poutine « avait perdu la main », « s’était endormi » pendant les jeux de Sotchi, « surpris » par les évènements… Et autres sarcasmes et ricanements.

Sous-entendu, grâce à l’ingénieux stratagème organisé par les services spéciaux des pays de l’OTAN. Car, dans le fond, ces commentateurs ou « analystes » ne sont pas dupes. Ils mettent, tout simplement, en œuvre leur inépuisable servilité.

Tout le monde le sait, l’a compris : sur fond d’un incontestable mécontentement populaire face à la corruption du pouvoir politique, tous partis confondus, les violentes manifestations sur la place principale de Kiev n’était qu’une méthodique mise en scène. Animée, encadrée, par des commandos formés et équipés aux combats de rue, en cheville avec les médias de la propagande occidentale.

Avec pour objectif premier de bloquer toute évolution normale en cas de crise politique dans un pays à prétention « démocratique » : dissolution des institutions parlementaires ou représentatives défaillantes, et recours aux élections pour désigner de nouveaux responsables.

Pas de quoi s’étonner. Depuis des semaines le « Russia Bashing » battait son plein dans notre sphère médiatique. Ce mélange de désinformation paranoïaque : mensonge, mépris, calomnie, procès d’intention. Avec pour cible principale, la bête noire, le cauchemar des dirigeants occidentaux : Poutine.

Comment ne pas rire, là encore, si le contexte n’était aussi dangereux et dramatique, d’un tel niveau de cynique imbécilité ?…

En fait, nous venons d’assister à  la vieille recette des coups d’Etat organisés par les occidentaux. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des décennies durant. Sur tous les continents. Se spécialisant par régions, dans leurs zones d’administration coloniale ou néocoloniale : Afrique dite « francophone » pour la France, « anglophone » pour le Royaume Uni. Amérique latine, Moyen-Orient ou Asie (Indonésie, Philippines, etc.), pour les Etats-Unis.

En évitant, à présent, de laisser les militaires au premier plan. Dans le meilleur des cas, sous couvert d’élections truquées.

Sauf, que l’Ukraine n’est pas la Côte d’Ivoire, le Nigéria, la Colombie ou le Nicaragua.

Ce fut, donc, le réveil… Style : lendemain de réveillon… S’il y eut « claque », le « retour de claque » fut fulgurant… Nos propagandistes, de fureur, en avalent leurs micros et prompteurs…

L’oligarchie occidentale titubant dans l’ivresse de sa mégalomanie se retrouve, en Ukraine, soudainement confrontée dans son « hubris« , cette démesure dans l’orgueil et le mépris de l’Autre, face à une implacable détermination architecturée sur une remarquable stratégie.

Choc d’autant plus démesuré, ou déséquilibré, que cette oligarchie, profondément corrompue, ne peut faire le poids devant un homme d’Etat, son gouvernement et ses collaborateurs, incarnant la souveraineté et les valeurs d’une Nation, au sens large, en pleine Renaissance.

L’Hubris de l’oligarchie occidentale

Trois tares accablent cette oligarchie, sclérosée dans sa mégalomanie :

i) L’analphabétisme géopolitique

Habituée à dominer, massacrer, piller, pays et populations sans défenses ou quasiment, elle en vient à oublier l’état du monde, sa rapide évolution, les nations et leurs origines. Prétendre provoquer la Russie dans ce qui constitue un de ses hauts lieux d’identité nationale, par ses racines historiques et culturelles, représente une totale méconnaissance des enjeux géopolitiques actuels.

C’est oublier que la fondation de la Russie  remonte au IX° siècle à Kiev. La Russie Kiévienne fondée par Oleg le Sage, la Rus’ de Kiev, en 882, y déplaçant la capitale de son  royaume depuis Novgorod.

Puissant Etat qui se permit d’attaquer Constantinople en 907 avec 80.000 guerriers, et 2000 embarcations. A défaut de prendre la ville, ils en repartirent les fourgons débordant d’or payé par Byzance, avec un traité de paix signé en 911 les autorisant à ouvrir un comptoir dans la cité et y commercer librement. Ce fut le premier traité international de la Russie avec un Etat étranger.

En 988, lors du règne de Vladimir le Grand, un missionnaire, Cyrille, réussit à convertir au christianisme ces rudes descendants de Vikings, les Varègues. La cathédrale Sainte-Sophie de Kiev a été construite par un des plus grands rois de cette dynastie, Iaroslav le Sage. Cette succession de monarques exceptionnels par leur courage et leurs compétences d’administrateurs avisés, sur les immenses territoires des grands fleuves de la Baltique à la Mer Noire, incarne, symbolise, le socle de la Russie.

Non, Monsieur Obama, « Mille ans d’Histoire » ne se balayent pas d’un effet de manche !… Il est vrai, qu’il y a 1000 ans, les Etats-Unis n’existaient pas…

L’Occident était pourtant prévenu.

Souvenons-nous en 2008, lors des JO de Pékin, les occidentaux avaient fomenté une attaque-surprise lancée depuis leur protectorat de Géorgie, armé et encadré par l’OTAN. Violente et traitreuse agression contre des membres de la Fédération Russe, Ossétie et Abkhazie, sur ses frontières du Caucase. (2)

Ce fut la raclée immédiate.

C’est oublier, aussi, deux principes fondamentaux de la stratégie, connus depuis des millénaires. Depuis Sun Tzu (3) :

=>   On n’agresse jamais une nation, qui ne vous souhaite aucun mal, sur son territoire. C’est l’échec assuré. Sun Tzu emploie le terme : « mortel ». (XI-10-225)

=>   Encore plus important : sous-estimer son adversaire est la certitude d’une défaite. (IX-46-212)

ii) L’illusion de la condescendance

Ce mépris, cette condescendance, attitude permanente des oligarques occidentaux et de leurs médias à l’égard de la Russie, illustrent l’expression récurrente de leur hystérie :
« Prendre ses désirs pour la réalité ».

Comment pouvait-on penser, une seule seconde, que les Russes « s’endormaient » dans la préparation ou la célébration des jeux de Sotchi et autres fadaises de la propagande ?… Depuis 2008, les Russes savaient qu’après le fiasco de leur aventure militaire, via la Géorgie, l’oligarchie occidentale organiserait une manœuvre de déstabilisation de l’Ukraine.

Eux aussi, ils ont leurs « War Room« , « Data Room« , moyens d’écoute et de repérage. Avec des dizaines de spécialistes, surveillant les opérations sur le terrain. Minute après minute. Avec organigrammes, photos, profils de tous les protagonistes, groupuscules et commandos. Agitations de tous les diplomates, intellectuels, ONG et journalistes, vrais et faux, des pays de l’OTAN. Venant déverser leur huile sur les feux du mécontentement, de la colère ou de la rue.

Relevés méticuleux des circuits de tous les mouvements d’argent. Corruptions des politiciens de tous les partis, responsables des services de police, officiers généraux de l’armée. Paiements « cash », lors des combats de rue, des mercenaires-agitateurs (30 € la journée, 35 € avec leur équipement personnel : casque, bouclier, barre de fer ; 5 € la bouteille incendiaire, etc.) : Business as usual… Identification, aussi, de ceux qui refusaient de se mettre à la solde des occidentaux pour encourager, répandre, le chaos.

C’est oublier que leurs services de renseignement sont parmi les plus performants. En Ukraine plus qu’ailleurs. N’oublions pas qu’ils étaient comme chez eux à la NSA, et qu’ils décortiquent semaine après semaine les « 2 millions » de  documents ramenés pas Snowden avec sa brosse à dent…

Alors, le tissage de la toile, par les services spéciaux (action psychologique et action militaire) des membres de l’OTAN ne pouvait échapper à leur vigilance. Surtout le théâtre d’ombres animé par les services américains, britanniques, et allemands. Et, tout aussi actifs en Ukraine : polonais. La Pologne étant frontalière, et puissance occupante pendant deux siècles (XV° – XVII° siècles) avec une importante influence dans la partie « Ouest » comme il est dit actuellement, par opposition à l’Est de l’Ukraine et à la Crimée.

Cette maîtrise du renseignement leur a permis de préparer un large éventail de ripostes en fonction du degré d’implication de l’OTAN, avec ses ramifications dans « l’économie-casino » : spéculations boursières, manipulations du marché des devises, etc. Dans une stratégie parfaitement planifiée. Au-delà d’une simple riposte, il convient en effet de maximiser les gains au détriment d’un agresseur imprévoyant, pris au piège de ses propres mésaventures et de son incurable mégalomanie.

Dérisoire illusion de l’arrogance occidentale…

iii)  Le fanatisme idéologique

Arrogance nourrie par une idéologie coloniale forgée au cours des siècles qui atteint, de nos jours, des dimensions délirantes. Sans contrepoids, du fait que les puissances régionales (Russie et Chine, principalement) évitent, pour le moment, toute confrontation déclarée. Les occidentaux assimilant, évidemment, cette attitude de retenue et de prudence à de la faiblesse.

En Ukraine, ils se sont crus ainsi tout permis pour renverser le gouvernement et installer leurs marionnettes. Utilisant pour cela tous les moyens.

Jusqu’aux groupes néonazis, très nombreux et bien organisés en Ukraine de l’Ouest. Violemment antirusses. Héritiers des 250.000 d’entre eux qui se sont engagés, lors de la deuxième guerre mondiale, dans les troupes allemandes. Dont certaines se sont férocement illustrées dans l’occupation de la Yougoslavie, défendue par les résistants de Tito.

Ce sont eux qui ont pris d’assaut le parlement, armes à la main, pour faire « voter  la destitution » du président…

En termes d’organisation et de montage opérationnel, ce coup d’Etat m’a renvoyé à celui de 1953 qui a renversé Mossadegh et son gouvernement, régulièrement élus. Sanctionnés par les anglo-américains pour avoir refusé la spoliation des ressources énergétiques de l’Iran. Même racaille de félons, repris de justice, gangsters et tueurs, pour abattre des institutions démocratiques. Bien sûr, la personnalité magnifique d’intégrité de Mossadegh n’a rien à voir avec celle, pitoyable, de l’incompétent Yanoukovich.

Natalia Vitrenko, blessée dans un attentat à la grenade lors de sa campagne à l’élection présidentielle de 1999, responsable d’un des partis politiques du pays (Parti Socialiste Progressiste d’Ukraine – PSPU), a dénoncé ce coup d’Etat :
« Washington et Bruxelles… ont organisé un coup de type Nazi, effectué par des insurgés, des terroristes et des politiciens… pour servir les intérêts de l’Occident »

[Washington and Brussels … used a Nazi coup, carried out by insurgents, terrorists and politicians … to serve the geopolitical interests of the West.]

L’américain Mike Whitney qualifie ce coup d’Etat de « plan le plus stupide d’Obama à ce jour » [Obama’s Dumbest Plan Yet] (4) :

« Obama & Co ont renversé le président démocratiquement élu, Viktor Yanoukovich, avec l’aide de l’ultra-droite, de groupes paramilitaires, de gangs néo-nazis, qui se sont emparés et ont brûlé des bâtiments du gouvernement, tué des policiers antiémeutes, et répandu le chaos et la terreur à travers le pays. »

[Obama and Co. have ousted Ukraine’s democratically-elected president, Viktor Yanukovych, with the help of ultra-right, paramilitary, neo-Nazi gangs who seized and burned government offices, killed riot police, and spread mayhem and terror across the country.]

Jean-Bernard Pinatel, ancien général de l’armée française, dans une analyse, rappelle les faits qu’omettent systématiquement les médias de la propagande en France (5):
« Un président démocratiquement élu en 2012, chassé de sa capitale par les manifestants de la place de Maïdan où l’on a vu se côtoyer des groupes paramilitaires ultranationalistes affichant des signes nazis et qui refusent l’Europe. »

Notre pays, inévitablement, suivant dans son habituel réflexe moutonnier, docile, le troupeau des bellicistes et de l’extrême-droite américaine. « Gauche » en tête, en rang par deux…

Au lieu de recommander l’apaisement et le respect des règles démocratiques, de rappeler qu’un « gouvernement de transition » n’a pas à légiférer ni procéder à des nominations  de responsables d’administration, mais se doit de préparer le plus rapidement possible des élections fiables, cette « gauche » se précipite dans la diabolisation de la Russie et de son président. Même José Bové : pathétique…

Quant à Bernard-Henri Lévy, du fond des abysses du ridicule, il provoque l’ironie d’Eric Zemmour s’étonnant de le voir soutenir des groupes néo-nazis et des coupeurs de gorge. Mais, à force de répéter : « Ce qui est bon pour Israël… ». N’en perd-il pas la boussole ?…

En fait, tous ces zélés propagandistes appliquent à la lettre les directives du plan élaboré dans les années 1990 par Zbigniew Brzezinski et ses acolytes, suite à la disparition de l’Union Soviétique. Programmant la déstabilisation et l’éclatement de la Russie. Dont les grandes lignes, dans une provocante impudence, ont été publiées fin 1997 (6) :
 “A Geostrategy for Eurasia”.

Il y est stipulé, avec précision, que la Russie doit être divisée en trois entités : Russie Européenne (European Russia), République Sibérienne (Siberian Republic), et République d’Extrême-Orient (Far Eastern Republic)… L’avantage de cette partition serait une Russie « moins susceptible d’une mobilisation impériale » […“ a decentralized Russia would be less susceptible to imperial mobilization”].

Ce projet géopolitique à long terme structure, en conséquence, la russophobie médiatique et les manœuvres incessantes de déstabilisation de ce pays. D’autant que son opposition, exprimée dans ses votes au Conseil de Sécurité, aux récentes aventures guerrières de l’OTAN à l’encontre de la Syrie et de l’Iran, tout particulièrement, ont enragé les grands timoniers de cette géopolitique de la soumission et de la prédation de la planète à leur seul profit.

On comprend mieux l’acharnement de la coordinatrice des opérations du coup d’Etat en Ukraine, Victoria Nuland, contre l Russie. Son activisme effréné, caricatural, hystérique, l’avait même amenée à distribuer des cookies aux manifestants, complaisamment photographiée, sur la principale place de Kiev, en décembre dernier. Jusqu’à reconnaître officiellement que le budget de déstabilisation de l’Ukraine, qualifié de « promotion de la démocratie », s’élevait à 5 milliards de dollars (oui : milliards…), sur deux décennies (7).

Elaborant, tel un chef cuisinier choisissant avec soin ses ingrédients, le futur gouvernement et ses titulaires dans un échange avec l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt.  Insultant, au passage, l’Union Européenne, témoignant du mépris du gouvernement américain, dans la plus extrême des vulgarités : « Fuck the EU » (8).

Véritable pièce d’anthologie sur la préparation des coups d’Etat, cette conversation téléphonique a été piratée et mise en ligne sur internet. Figurant dans une vidéo téléchargeable (avant censure…), intitulée  ‘Maidan Puppets’ [Les Marionnettes de Maidan (la place centrale de Kiev)]. (9)

Depuis, elle s’est excusée auprès de ses collègues européens. Mais, pas auprès du peuple Ukrainien.

Ajoutons, pour la petite histoire, qu’elle est mariée à Robert Kagan. Pour ceux qui s’en souviennent, hôte permanent des grands débats sur nos chaînes de TV « publiques », notamment sous la houlette de la « directrice de l’information » de l’époque Arlette Chabot, lors de l’invasion de l’Irak. Islamophobe halluciné, chargé de vendre, à l’opinion publique française, la nécessité de réduire l’Irak en poussière pour la défense de « Notre Civilisation »…

En fin de compte, ce coup d’Etat, cette provocation, représentent, pour la Russie, l’occasion rêvée, sur un plateau, de marquer un coup d’arrêt à cette pathologie des oligarques occidentaux. De donner une réelle leçon de géopolitique à cette bande de voyous, fanatiques, hyperviolents, prédateurs sanguinaires et cruels, multipliant destruction, souffrance, désespoir, de tant de peuples et nations.

Coup pour coup

Nos « chroniqueurs-analystes » n’ont rien compris… Loin d’administrer une « claque », les dirigeants occidentaux, infatués, trop sûrs d’eux-mêmes, se sont retrouvés dans un contexte qui les dépassait par ses enjeux mal évalués.

En résumé, la métaphore d’une partie de tennis aidant, ils se sont précipités au filet, frappant de toutes leur énergie, certains de marquer le point. Sauf que Poutine, maîtrisant parfaitement la vision du jeu, reprenant la balle au bond, a répliqué par un magistral passing-shot, hors de leur portée. Brillant gagnant. Sans effort…

i)  Présomptueuse montée au filet

L’Ukraine traverse le même état de décomposition que la Russie sous Eltsine. Pourrie de corruption, largement alimentée par l’Occident, entretenue par des oligarques locaux. Noyautée, manipulée, par une multitude d’ONG « bidons », dont la vocation est de déstabiliser, fragiliser, fracturer, la société civile exaspérée par l’incurie de sa classe dirigeante.

La Russie, tout en connaissant ces mécanismes, ne pouvait intervenir : elle serait immédiatement accusée de vouloir reconstruire l’Empire Soviétique ou, dans le meilleur des cas, l’Empire Russe. Pour reprendre les clichés de la propagande russophobe… Dans l’attente d’une réforme constitutionnelle et l’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants, ne lui restait donc qu’une solution : attendre l’écroulement du système politique actuel, préalable à une mutation, tout en sauvegardant au mieux ses intérêts et ceux de la population Russe dans le pays.

A la faveur de cette situation, avec la complicité des responsables politiques soudoyés, cet important marché, de 45 à 50 millions d’habitants selon les recensements, était progressivement pénétré, pour ne pas dire gangréné par les intérêts étrangers.

Notamment les meilleures terres agricoles, accaparées par des sociétés occidentales, transformées en monoculture intensive, hyper-mécanisée, dont la production est uniquement destinée aux marchés internationaux spéculatifs (le blé, tout particulièrement). Avec les métastases habituelles : aucune création d’emplois, marges bénéficiaires encaissées à l’étranger, et dissimulées dans les paradis fiscaux.

Cette spoliation devait être accélérée, beaucoup d’entreprises et de services publics restant à privatiser. Les requins de la « mondialisation » se délectant, à l’avance, du plantureux festin.

A la perspective, mirobolante, de se saisir à bon compte, c’est-à-dire pour une poignée de cacahuètes, du pôle industriel des villes de l’Ukraine de l’Est (Kharkov, Donetsk, etc.). Un des premiers d’Europe centrale : métallurgie (une aciérie est déjà intégrée dans le groupe Mittal) et alliages, mécanique et transformation (matériel de transport, agricole), agroalimentaire, etc. Très lié, pour ses débouchés, au marché Russe fortement demandeur.

Signe évident : le « gouvernement désigné par les gangs de la rue », a immédiatement nommé 18 nouveaux gouverneurs dans les provinces. Dont deux « oligarques- milliardaires » (en euros), œuvrant dans les coulisses du pouvoir depuis la « révolution orange ». Spécialement affectés à la préparation des « privatisations » dans les régions industrielles de l’Est, en tant que fondés de pouvoir des groupes occidentaux (10) :

   Igor Kolomoysky pour l la region de Dnepropetrovsk

   Sergey Taruta pour la region de Donetsk

ii)  Fatale erreur d’appréciation

Toutefois l’Occident, emporté par la voracité de ses affairistes et le fanatisme de ses idéologues, a franchi deux « lignes rouges ». Ce qu’il n’aurait jamais dû faire. Provocation, prétention, action, projet, inacceptables pour la Russie : véritable « Casus Belli » ! Fatale erreur d’appréciation :

=>  Remettre en cause la base navale de Sébastopol
Son gouvernement fantoche sous le bras, l’Occident allait rapidement faire dénoncer le contrat de bail (il avait fait « voter » une loi pour supprimer l’usage et l’enseignement de la langue Russe !…) liant l’Ukraine et la Russie pour la location de la base navale de Sébastopol. Célèbre, vénérée par les Russes, pour sa résistance héroïque face aux troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale.

D’où sont partis, ne l’oublions pas, les bâtiments de la marine Russe venus s’interposer entre les forces de l’OTAN et la Syrie. L’objectif étant de fermer ces imposantes installations militaires pour affaiblir le dispositif de défense et de dissuasion de la Russie.

=>  S’emparer du pôle aéronautique et spatial Russo-Ukrainien

Situé en Ukraine de l’Est (Kharkov, principalement), enjeu stratégique majeur : les occidentaux s’apprêtaient à faire main basse, à partir de rapides opérations « privatisation-escroquerie », sur un des plus importants pôles de haute technologie de la planète dans le domaine aéronautique et spatial. Indissolublement fusionné, depuis des décennies, avec l’industrie de la défense et de l’armement de la Russie.

Exemple : à la pointe de l’innovation et de la prouesse technique, le constructeur d’avions Antonov qui vient de lancer le plus agros avion de transport existant sur le marché avec l’impressionnant An-225.

Prétention occidentale aussi stupide que le serait celle des Russes voulant s’emparer d’une partie des bureaux d’études et des installations de fabrication de Boeing ou de Lockheed Martin…

iii)  Imparable passing-shot

Face à ce coup d’Etat, ce coup de force, les Russes bénéficient du soutien de la totalité de l’opinion publique internationale, hors formatage de celles des pays de l’OTAN asphyxiées de propagande. Unanimement détestés pour leurs incessantes manifestations d’arrogance et campagnes de violence armée, sous les prétextes les plus mensongers.

Plus important, ils ont le support actif des chancelleries des principaux pays du monde. A commencer par la Chine qui a officiellement déclaré le 3 mars 2014 sa solidarité.

Endettés jusqu’au coup, croulant sous le chômage exponentiel, brandissant leurs ineptes menaces de « sanctions économiques », sans foi, ni loi, habitués à ne pas respecter le droit international, les occidentaux ont beau multiplier postures et grands airs, s’agiter et aboyer : ils sont coincés. Pris au piège, comme des rats.

Ou, ils acceptent la légalité en Ukraine, élections fiables et non pas « dictature des gangs de rue » agissant pour le compte de l’oligarchie occidentale, reconnaissent les intérêts civils et militaires de la Russie.

Ou, Poutine double la mise. Emportant immédiatement deux superbes lots, sous le nez des oligarques de l’OTAN :

=>   La Crimée. Donnée en cadeau par Khrouchtchev à l’Ukraine en 1954, retournant à la mère-patrie. D’abord par une autonomie renforcée, évoluant vers l’indépendance, s’achevant par l’intégration à la Fédération Russe. Ce que souhaitent les habitants Russes de Crimée. La Russie sécurisant ainsi sa base navale de Sébastopol, sans avoir à renouveler de bail.

=>   L’Ukraine de l’Est. Peuplée majoritairement de Russes souhaitant, eux aussi, rejoindre la Fédération Russe. Rejetant en masse le « gouvernement des casseurs » de Kiev. Surtout, depuis les velléités du « nouveau gouvernement » de vouloir interdire la langue Russe.

Par une sécession en réactivant, sous une forme actualisée, l’éphémère République de Donetsk-Krivoï-Rog proclamée le 11 février 1918. Elle avait eu pour capitales successives : Kharkov et Louhansk. Avant d’être fondue dans l’Union Soviétique.

Elle suivrait la même évolution que la Crimée dans son rattachement à la Fédération Russe. Laissant, la partie Ouest de l’Ukraine à sa russophobie, et aux délices des « plans d’austérité » du paradis de l’UE…

Ainsi l’arrogance, l’inculture, l’obscurantisme, la stupidité, des castes au pouvoir en Occident ont fait de Poutine et de la Russie les vainqueurs, toutes catégories, de l’imbécile confrontation qu’ils ont organisée en Ukraine…

Pour se rassurer, les incrédules sous perfusion de la propagande OTANesque, persuadés de l’invasion par la méchante Russie d’un pays au gouvernement démocratiquement désigné par les « gangs de la rue », vertueusement défendu par les pays occidentaux, considèreront que tout ce que j’énonce n’est que « politique-fiction ».

Avec raison, peut-être ?…

Sauf sur un point, en dépit de leur déni forcené, grotesque d’obstination : Vladimir Poutine est indubitablement un « Homme d’Etat ». D’une exceptionnelle envergure par sa vision politique, sa pondération, sa ténacité et son courage.

 

Son pays et le présent siècle lui devront beaucoup…

Ingérence impérialiste en Ukraine: Les banksters à l’ouvrage pour le pillage de l’Ukraine…

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L’Ukraine tombe sous le coup des banquiers fascistes

 

Dean Henderson

 

4 mars 2014

 

url de l’article:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/03/04/ukraine-falls-under-fascist-bankster-thumb/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Leurs terroristes d’Al Qaïda lourdement défaits par les forces du Hezbollah en Syrie, les banksters de la City de Londres ont tourné leurs vues sur une Ukraine riche en ressources. Ils savaient que le président russe Vladimir Poutine serait tenu par les JO de Sotchi, ainsi que par le barrage de menaces et de propagande mené à ses dépends par ces sionistes fascistes diaboliques et leurs larbins des médias occidentaux.

C’est le modus operandi des banksters qui ont un temps et des finances illimités à leur disposition. Ils attaquent là où ils voient une opportunité, se retirent lorsque mis en échec ou battus, puis attaquent un autre secteur de la planète quelques jours plus tard, le tout basé sur la vulnérabilité et les ressources.

L’Ukraine a déclaré son indépendance de l’ancienne URSS en 1990. En 2004-05, des ONG occidentales ont travaillé avec des membres de la CIA, du Mossad et du MI6 britannique pour déclencher une fausse révolution colorée, dite “révolution orange”. Victor Youchenko devint premier ministre, mais fut empoisonné durant la campagne. Les médias occidentaux blâmèrent la Russie, mais ceci fut vraisemblablement une opération du Mossad, puisque celle qui prît alors sa succession fut Youlia Tymochenko, qui était bien plus alliée des banksters en tant que milliardaire bien à droite.

Tymochenko avait co-mené la révolution orange et est une des personnes les plus riches d’Ukraine. En 2005, la magazine Forbes l’avait nommé la 3ème femme la plus puissante au monde. En 2007, elle vint aux Etats-Unis pour rencontrer le vice-président Dick Cheney et la conseillère d’alors à la sécurité Condolizza Rice , afin de parler énergie. Tymochenko devint riche en tant qu’exécutrice au sommet d’une grosse entreprise de gaz naturel. L’Ukraine se retrouvait branchée dans la force politique énergétique de Dick Cheney, celle-là même qui ouvrit le monde à l’exploration pétrolière et gazière dérégulée, incluant la fracturation hydraulique. Tymochenko a privatisé 300 entreprises d’état durant son règne au sommet de l’état ukrainien.

Mais le peuple ukrainien a senti l’enfumage.

En 2010, il vota pour le premier ministre Victor Ianoukovitch avec 48% des suffrages, Son parti des régions fit encore échec au parti Fatherland de Tymochenko aux élections législatives de 2012.

Tymochenko fut condamnée pour détournement de fonds publics et pour abus de pouvoir. Elle fut condamnée à 7 ans de prison et à une amende de 188 millions de dollars. Les crimes se produirent au sein du secteur du gaz naturel, Il y a deux semaines, Tymochenko fut libérée de prison suite à un accord secret entre Ianoukovitch, l’UE, l’OTAN et des officiels russes, affaire qui fut en premier lieu rapportée par William Engdhal dans un article publié sur Veterans Today. Peu de temps après sa libération, l’enfer se déchaîna en Ukraine.

Les amis fascistes du Mossad

Le 22 février, des tireurs d’élite ouvrirent le feu depuis les toits sur la place Maïdan de Kiev. Engdhal dit que ces tireurs étaient membres de la cellule fasciste d’extrême droite connue sous le nom d’Assemblée Nationale Ukrainienne, Self-Defense du peuple ukrainien (UNA-UNSO).

Mené par un certain Andreï Shkil, le groupe a des liens avec le parti néo-nazi allemand du Parti National Démocratique. D’après les sources de renseignement d’Engdhal l’UNA-UNSO fait partie d’une cellule secrète Gladio de l’OTAN et a été impliquée dans des conflits allant de la Georgie au Kosovo à la Tchétchénie, comme faisant partie d’une stratégie de la tension dirigée vers la Russie.

Shkil a aussi des liens directs avec Tymochenko, tout comme le fraîchement installé premier ministre Alexandre Tourchinov, un prêtre baptiste et ancien conseiller de Tymochenko qui pris la succession de Ianoukovitch après que celui-ci se soit enfuit en Russie suite à des menaces de mort.

En 2006, des procureurs d’état avaient ouvert une procédure criminelle contre Tourchinov, qui était accusé de détruire les dossiers qui montraient les liens de Tymochenko avec des patrons du crime organisé comme Semion Mogilevitch. Avec Tourchinov comme premier ministre de l’Ukraine, le pays est maintenant sous le joug de criminels fascistes organisés connus collectivement sous le nom de Secteur Droite.

Ce fut donc sans surprise que Press TV rapporta qu’à la fois les quotidiens Haaretz et le Times of Israel se sont ouvertement vantés du comment un groupe “d’anciens militaires” israéliens connus comme les casques bleus de Maïdan, ont mené les manifestants de la place de Kiev sous le commandement d’un homme répondant au nom de code de Delta. D’après Paul Craig Roberts, ces “manifestants” étaient aussi payés par l’UE et les Etats-Unis.

Un coup d’état du Mossad a amené Secteur Droite au pouvoir, poussant de côté des voix plus modéréesb, financés et soutenus par les Etats-Unis, comme l’a révélé la désormais célèbre vidéo/audio de la vice-ministre des AE Victoria Nuland discutant au téléphone avec l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt (tous deux des taupes isrraéliennes au ministère des AE), de qui ils voulaient installer comme premier ministre une fois qu’ils se seraient débarrassés de Ianoukovitch.

Une saisie de ressources

Comme d’habitude ce putsch des banksters emmenés par les Rothschild est à cause des ressources naturelles. L’Ukraine se situe dans une région hautement stratégique, avec accès à la fois à la Mer Noire et à la Mer d’Azov, l’Ukraine est aussi le grenier à blé de l’Europe orientale. En 2011, elle était le 3ème exportateur de grain au monde et se classe parmi les 10 premiers pays au monde pour les terres arables convoitées.

L’Ukraine possède la seconde plus grande armée en Europe après la Russie et l’OTAN, outil des Rotschild, n’aimerait rien de moins que de sortir la flotte russe  de la Mer Noire hors de son port d’attache de Sébastopol en Crimée, un symbole de la puisance navale russe depuis le XVIIIème siècle.

L’Ukraine possède de très grandes réserves gazières et une base industrielle développée et elle est un carrefour stratégique important pour la connexion des pipelines de gaz et de pétrole des quatre cavaliers de l’énergie de la Mer Caspienne avec les consommateurs européens. En 2009, une dispute entre Poutine et Tymochenko au sujet du fret du gaz russe trans-ukrainien avait causé une grosse hausse des prix du gaz en Europe.

En octobre 2013, le FMI a rencontré des officiels ukraniens pour discuter la soi-disante “crise budgétaire” du pays. Le bras coercitif des banksters (le FMI et la Banque Mondiale) avait demandé que l’Ukraine double le prix de consommation du gaz naturel et de l’électricité, dévalue sa monnaie, fasse des coupes drastiques dans les budgets éducatifs et pour le 3ème iage et lève une interdiction de vendre ses terres arables riches à des étrangers. En retour de tout cela, l’Ukraine avait eu la promesse d’un maigre package de 4 milliards de dollars.

Ianoukovitch a dit au FMI d’aller se faire voir ailleurs et la Russie s’en vint proposer de l’énergie à meilleur marché et faisant une promesse de 15 milliards de dollars sous la forme d’achats d’obligations ukrainiennes (donc de sa dette). Dès lors, Ianoukovitch se trouva sur la liste noire des banksters des personnes à éliminer, le reste nous le connaissons.

La Russie a répondu au coup en Ukraine en envoyant des troupes en Crimée afin de protéger à la fois sa flotte de la Mer Noire mais aussi la population parlant russe qui y vit. Ce fut ici, il y a 160 and que la grande Catherine de Russie lança une campagne majeure pour saisir la Crimée des mains des sultans ottomans. Durant la seconde guerre mondiale, les Tatars, ethnie de Crimée collaborèrent avec Hitler en brièvement saisissant la région avant que Staline ne les sorte et vire les séparatistes Tatars. Beaucoup sont retournés depuis.

Alors que ce drame se déroule, regardez bien les médias occidentaux des banksters qui vont créer une quelconque “crise humanitaire” impliquant les Tatars et il y aura plus de troubles en Crimée.

Mais les Russes ont répondu rapidement, tout comme l’ensemble des médias alternatifs. Ce n’est plus comme au bon vieux temps où les coups d’état des banksters n’étaient ni remarqués, ni questionnés. Le peuple ukrainien ne va pas non plus tolérer cette clique fasciste longtemps. Il a déjà bien vu les promesses creuses amenées par le dernier évènement en date des banksters: la révolution orange. Le peuple ukrainien a déjà une expérience en la matière.

Les banksters illuminati démoniaques de la City de Londres ont peut-être des ressources de temps et d’argent illimitées, mais les peuples se réveillent. L’esprit humain a un potentiel illimité. Nous sommes plus proche du début de cette histoire que de la fin.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les vautours du FMI envoyés à la curée…

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Les vautours du FMI se précipitent pour piller l’Ukraine

 

Les mondialistes demandent “des réformes politiques” en retour de convertir l’Ukraine en leur dernier  esclave de la dette en date

 

Paul Joseph Watson


 

27 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/imf-vultures-swoop-to-asset-strip-ukraine/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A la suite d’un coup d’état piloté depuis l’occident,l e FMI ne perd pas beaucoup de temps pour envoyer ses vautours dépouiller l’Ukraine, en faisant une annonce d’assistance financière en retour de “réformes politiques”.

Faisant la première déclaration officielle du FMI suite à la crise (ukrainienne), la directrice du FMI Christine Lagarde a dit que des officiels du FMI seraient envoyés en Ukraine afin “de commencer à discuter avec les autorités ukrainiennes au sujet de quelles réformes seraient nécessaires et requises en échange d’un programme de prêt d’urgence”.  reports the Associated Press.

En d’autres termes, comme il l’a fait en Grèce, le FMI va tourner l’Ukraine en son dernier esclave de la dette (odieuse) en date, aidant ainsi les banques occidentales à piller le pays de ses biens et valeurs et de ses ressources naturelles tout en imposant des mesures d’austérité draconiennes sur la population afin de combler un trou de 35 000 milliards de dollars et de stopper le pays d’aller au défaut de paiement.

Tandis que les manifestants d’Euromaïdan ont peut-être été trompés pour penser qu’ils se battaient pour la “démocratie” en virant leur président élu, le type de “démocratie” pratiquée par le FMI en installant des technocrates non-élus et ne rendant compte qu’au FMI tout en volant la population hôte au moyen d’impôts très chers, de la vente au privé des infrastructures publiques et d’un fascisme douloureux de l’austérité, tout cela va faire passer le président Victor Iakounovitch pour un populiste, en comparaison.

En réalité, l’Ukraine ne fait que passer du contrôle d’une bande d’escrocs à un autre. Les riches oligarques qui ont bien profités des récompenses des ressources d’un pays riche vont maintenant s’en aller en Russie avec Iakounovitch, seulement pour voir leur position usurpée par les charognards du FMI qui vont de toute évidence augmenter le pillage en règle.

De plus, alors que le gouvernement Iakounovitch se satisfaisait de la corruption de sa branche  népotique, le FMI quant à lui, va imposer le genre de “réformes” qui va s’assurer que la souveraineté de l’Ukraine soit complètement éviscérée et que le pays demeure enchaîné fermement des fers de la dette mondialiste pour les décennies à venir.

Comme le journaliste d’enquête Greg Palast l’a documenté, cette méthode fait partie d’une formule testée et vérifiée qui veut que le FMI ait utilisé de temps en temps, afin une fois de plus d’absorber des nations au sein du Nouvel Ordre Mondial.

En Avril 2001, Palast a obtenu des documents fuités de la Banque Mondiale qui soulignaient le processus en quatre étapes du comment piller les nations de leur richesse et de leur infrastructure, le tout plaçant le contrôle des ressources dans les mains de l’élite banquière.

Une des étapes finale du processus, les “émeutes FMI”, détaillaient le comment les élites planifieraient des troubles publics prématurés qui auraient pour but de faire fuir les investisseurs et ainsi de causer la banqueroute des gouvernements.

“Ce vandalisme économique a son bon côté, pour les étrangers, qui peuvent dès lors sélectionner les biens à disposition à des prix défiant toute concurrence”, écrit Palast, ajoutant, “un schéma se dégage de tout cela ; il y a toujours des perdants évidents, mais les véritables gagnants semblent toujours être les banques occidentales et la trésorerie américaine.”

En d’autres termes, l’élite banquière crée l’environnement économique propice, augmentant les taux d’intérêt, tirant vers le haut les prix, la pauvreté, abaissant les standards de vie, ce qui précipite les troubles publics pour ensuite, comme une née de vautours, venir dévorer ce qu’il reste des biens du pays pour une bouchée de pain.

De la même manière que le ministère des affaires étrangères américain planifia le printemps arabe, avec quelques unes de ces mêmes personnes impliquées dans le mouvement Euromaïdan, qui entrainèrent les futurs leaders du printemps arabe sur la façon d’utiliser efficacement Facebook et Twitter et ce, des années avant que les manifestations ne commencent, la révolte ukrainienne était aussi complètement prévisible.

L’élite auto-proclamée a tant de succès pour dérouter les révoltes supposées de la base et les retourner en des actes gérés de changement de régime pour la raison que la révolte civile de masse est mathématiquement prévisible.

Comme l’explique Dilip D’Souza: “Il y a une recherche mathématique qui suggère un lien entre les prix de la nourriture et les mouvements d’émeutes et cette recherche a prédit de manière assez précise les troubles que nous avons vu autour du globe.”

La recherche a confirmé que lorsque l’index des prix fixés par la FAO de l’ONU monte au delà de 210, des troubles sociaux s’ensuivent assez rapidement dans les zones du monde les plus affectées. Les trois pays qui ont récemment souffert le plus de l’augmentation des prix ? La Thaïlande, le Vénézuéla et… l’Ukraine. Armés de cette vision, voilà comment des entités comme le FMI, le ministère des affaires étrangères et la ménagerie de ces ONG occidentales qui alimentent ou s’emparent des troubles autour du monde sont capables de saisir le contrôle du résultat.

Avec le FMI qui s’apprête à croquer une nouvelle nation souveraine, même avec la Russie tentant de déclencher une contre-révolution, les manifestants d’Euromaïdan feraient bien de lire l’histoire des nations qui vendent leur âme aux requins mondialistes de la dette et qui finissent par en payer un prix bien plus exorbitant qu’on pourrait l’imaginer.