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Ukraine : quand la pourriture va t’en guerre sioniste BHL s’affiche à Odessa avec un ex-commandant de bataillon néo-nazi (Aïdar), criminel de guerre (Al Manar avec RT)

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MalcomX

BHL, le degré zéro de l’anti-philosophie et de l’inversion propagandiste. Cette pourriture de l’humanité paiera ses crimes en temps et en heure… Chaque chose en son temps …
~ Résistance 71 ~

Ukraine : BHL s’affiche à Odessa avec l’ex-commandant d’un bataillon (Aïdar) accusé de crimes de guerre

Al Manar avec RT

16 mars 2022

url de l’article original : https://french.almanar.com.lb/2277948

Le 15 mars, le militant franco-sioniste, Bernard-Henri Lévy, a revendiqué s’être affiché avec Maxim Marchenko, actuel gouverneur de la région d’Odessa. Ce dernier a dirigé pendant deux ans le bataillon Aïdar, une unité militaire ukrainienne accusée d’avoir commis des crimes de guerre dans le Donbass.

Dans une publication sur Twitter accompagnée de plusieurs hashtags – l’un d’eux signifiant «dénazifier Poutine» – Bernard-Henri Lévy s’est exprimé en ces termes : «Oui, bien sûr, je suis avec le gouverneur Maxim Marchenko. Un homme courageux. Je l’ai rencontré dans les tranchées du Donbass, où il combattait les chiens de guerre de Poutine qui attaquaient l’Ukraine. Aujourd’hui, il défend Odessa. Donc l’Europe et les valeurs démocratiques».

Le colonel Maxim Marchenko a été nommé gouverneur de l’oblast (région) d’Odessa, au sud-est de l’Ukraine, le 1er mars 2022.

De 2015 à 2017, il avait occupé le poste de commandant du bataillon Aïdar, une unité militaire spéciale formée de volontaires ukrainiens intégrée à l’armée de terre ukrainienne.

Ce bataillon avait été créé en 2014 pour mater l’insurrection des séparatistes de l’est ukrainien, qui refusaient de reconnaître les nouvelles autorités de Kiev, issues du coup d’Etat du Maïdan.

BHL_odessa
BHL & Marchenko à Odessa

Un bataillon de volontaires accusés d’exécutions, d’enlèvements, de vols…

Cette même année, un rapport d’Amnesty International intitulé «Ukraine : Abus et crimes de guerre commis par le bataillon de volontaires Aïdar dans le nord de la région de Lougansk» déclarait que les membres de ce bataillon avaient «été impliqués dans des abus généralisés, notamment des enlèvements, des détentions illégales, des mauvais traitements, des vols, des extorsions et possiblement des exécutions».

En introduction de ce rapport figure cette citation attribuée au «commandant du bataillon Aïdar», à savoir le prédécesseur de Maxim Marchenko : «Ce n’est pas l’Europe. C’est un peu différent… Il y a une guerre ici. La loi a changé, les procédures ont été simplifiées… Si je le décide, je peux vous faire arrêter tout de suite, vous mettre un sac sur la tête et vous enfermer dans une cave pendant 30 jours en vous soupçonnant d’aider les séparatistes.»

Le rapport d’Amnesty indique par ailleurs que la réglementation de Kiev sur les groupes de volontaires est peu contraignante et que leurs membres «agissent pratiquement sans surveillance ni contrôle».

L’ONG demande par conséquent à Kiev de clarifier le statut juridique et l’affiliation de ces bataillons et de les intégrer pleinement dans des «chaînes de commandement claires», de sensibiliser tous ses militaires au droit international et de mettre en œuvre des «enquêtes efficaces» sur les violations des droits de l’Homme.

L’OSCE avait également relevé des accusations de telles violations commises par le bataillon Aïdar. Comme le soulignait Newsweek en 2014, le bataillon Aïdar bénéficiait du soutien de l’oligarque ukrainien Igor Kolomoïsky, qui financerait aussi les bataillons de volontaires Azov, Donbas, Dnepr 1 et Dnepr 2, opérant sous les ordres de Kiev. Un mandat d’arrêt a été lancé en juillet 2014 en Russie contre le milliardaire pour avoir «organisé le meurtre de civils» en finançant ces combattants.

Et pour cause, les bataillons ukrainiens sont soupçonnés de nombreuses exactions. A titre d’exemple, comme le rapportait Newsweek, peu après la publication du rapport d’Amnesty International précité, étaient publié sur les réseaux sociaux des images de ce qui semble être les têtes coupées de deux civils.

La chaîne d’information russe NTV les avait identifiées comme étant des têtes d’otages rebelles. Peu de temps après, Pravilnoe TV – une chaîne d’information basée à Kiev – avait indiqué avoir parlé avec la mère de l’une des victimes, qui avait confirmé que son fils était un rebelle capturé lors de combats à Donetsk.

Elle avait également affirmé avoir reçu par la poste la tête de son fils dans une boîte en bois.

Bernard-Henri Levy avait apporté son soutien au coup d’Etat de 2014, qui s’était soldé par la chute du président Viktor Ianoukovitch, en se rendant notamment parmi les manifestants du Maïdan.

A la suite de celui-ci, les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk (dans le Donbass, dans l’est ukrainien) avaient fait sécession, au regard notamment de la tonalité antirusse du nouveau pouvoir de Kiev.

S’en est suivi un conflit entre l’armée ukrainienne et les séparatistes, qui a fait plus de 13 000 morts en huit ans, dont de nombreux civils de cette région en majorité russophone.

Le 24 février 2022, le président russe Vladimir Poutine, après avoir reconnu l’indépendance des républiques du Donbass, a annoncé le lancement d’une opération militaire visant selon ses termes à «démilitariser» et «dénazifier» l’Ukraine.

Kiev et ses alliés occidentaux dénoncent cette offensive comme une guerre d’invasion.

Selon des chiffres de l’ONU en date du 15 mars, 636 civils sont morts depuis le début de l’intervention russe. Moscou assure viser exclusivement les infrastructures militaires, mais les autorités ukrainiennes font régulièrement état de victimes civiles.

= = =

Note de R71 : le bataillon Aïdar a été créé en 2014, groupe paramilitaire de forces ultra-nationalistes ukrainiennnes occidentales, proches du parti politique du “Secteur Droit” (néo-nazi). Intégré aux forces militaires ukrainiennes, il a été assigné aux alentours de Loughansk et a commis de nombreuses exactions répertoriées, arrestations arbitraires, passages à tabac et tortures de civils. Que BHL le “faiseur de guerre”, va t’en guerre des autres et en bon sioniste, en soit un fervent soutien n’a absolument rien d’étonnant. N’oublions pas non plus que ce même dégénéré s’afficha en 2014 sur les podiums de Maïdan, entouré de néo-nazis locaux notoires, protégé qu’il était par des milices néo-nazies déployées sur la place et qui furent instrumentales dans le carnage qui s’en suivit. Voir à ce sujet l’excellent documentaire d’Oliver Stone “Ukraine on Fire” (2016).

A lire aussi, ce document officiel de la DIDR de l’OFPRA française sur les violences en Ukraine des groupes ultra-nationalistes (doux euphémisme pour ne pas dire néo-nazis…) contre les populations séparatistes et autonomes du Donbass. Format PDF :
ukr_violences_groupes_ultranationalistes_0

Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

QR_inventaire

tyrannie_rebellion
« Quand la tyrannie devient loi…
La rébellion devient un devoir »

ukraine2014

Ukraine 2014 : le coup d’état de l’OTAN… De Maïdan à l’ours russe (WSWS)

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ukraine_NATO_expansion

Le coup d’état de 2014 en Ukraine

World Socialist Website

Url de l’article original: https://www.wsws.org/en/topics/event/2014-coup-ukraine

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

28 février 2022

En février 2014, après des mois de manifestations de la droite à “Maïdan”, le président ukrainien Viktor Iakounovitch fut retiré du pouvoir par un coup d’état. Ce coup fut ouvertement soutenu par les Etats-Unis et l’impérialisme européen et fut fait essentiellement par des troupes de choc d’extrême-droite comme celles du Secteur Droit et du parti néo-nazi Svoboda.

Le coup de 2014 a représenté la culmination temporaire des longs efforts de l’impérialisme américain pour installer un régime marionnette aux frontières de la Russie. Ceci amena le monde un pas plus proche d’une guerre entre les plus grandes puissances nucléaires que sont la Russie et les Etats-Unis.

Le changement de régime déclencha une guerre civile dans l’Est de l’Ukraine entre des séparatistes soutenus par les Russes et l’armée ukrainienne soutenue par les Etats-Unis, guerre civile qui prit la vie de dizaines de milliers de personnes et qui en déplaça des millions. Les régimes oligarchiques soutenus par l’occident de Kiev ont depuis imposé une forte austérité sur la classe travailleuse ukrainienne qui est maintenant une des plus pauvres d’Europe.

Aux Etats-Unis, le coup fut une catalyse pour une campagne toujours plus agressive contre la Russie et le régime de Poutine et un glissement à droite d’une couche plus importante de la classe moyenne américaine. L’impérialisme US a continué à financer l’état ukrainien et les forces d’extrême-droite à coup de milliards de dollars pour entretenir la guerre civile en Ukraine orientale et toujours plus de préparations de guerre contre la Russie.

Asov_nazi
Éléments du bataillon Asov arborant leur drapeau, 
celui de l’OTAN et le drapeau nazi… grande clarté…

La bourgeoisie allemande a pris le prétexte du coup pour agressivement passer la surmultipliée dans sa campagne de remilitarisation et pour justifier les crimes des forces fascistes. Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des représentants du gouvernement allemand furent pris en photo avec des néo-nazis ukrainiens avérés et affirmés comme tels. (NdT : comme le gugusse va t’en guerre BHL en photo Op à Maïdan sur un podium, entouré de néo-nazis notoires…)

Internationalement, des pseudo forces de gauche comme l’International Socialist Organization (ISO) aux Etats-Unis, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) en France et le Russian Socialist Movement (RSM), ont soutenu le coup d’état, le proclamant faussement une “révolution”. Seuls l’ICFI (4ème Internationale) et le WSWS avancèrent une opposition socialiste de principe contre cette opération impérialiste afin de prévenir les travailleurs de ses dangereuses conséquences.

Note de Résistance 71 : sur le sujet de la mise en garde suite aux évènements d’Ukraine en 2014, voir notre dossier “Ukraine-Maïdan”. Nous avions dénoncé la manœuvre impérialiste dès le départ et avions traduit un certain nombre d’articles de l’alt-media des plus pertinents sur l’affaire à l’époque et commenté sur le sujet. Ceci remonte à 8 ans. Pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui en Ukraine, il faut faire l’effort de remonter et comprendre au moins les évènements de 2014 et plus loin est encore mieux. La guerre qui fait bien malheureusement rage en Ukraine depuis quelques jours n’est pas le résultat d’une lubie soudaine d’un dictateur allumé.

Informez-vous vraiment et ne sombrez pas dans la propagande vomie à longueur d’ondes (a)variées…

https://resistance71.wordpress.com/?s=ukraine+maïdan

ukraine2014
Ukraine : opération Soros-Obama

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Lire les communiqués des collectifs Résistance 71 et Guerre de Classe sur la guerre en Ukraine déclenchée le 24/2/22…

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L’évènement selon les merdias…

Guerre Ukraine : Communiqué du collectif Résistance 71

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« Si la violence envers autrui remonte à au moins 120 000 ans, la guerre, elle, n’a pas toujours existé. Apparue il y a moins de 12 000 ans, elle est peut-être comme le pensait certains anthropologues évolutionnistes du XIXème siècle, le produit de la ‘civilisation’. »
~ Marylène Patou-Mathis, paléontologue, directrice de recherche au CNRS ~

MalcomX

Communiqué de Résistance 71 sur la guerre en Ukraine

26 février 2022

Les analyses géopolitiques du conflit vont bon train et inondent les médias de masse (propagande atlantiste pour l’essentiel) et les médias alternatifs qui essaient de distinguer le vrai du faux et contre-balancer les narratifs officiels de la clique usuelle aux manettes.

En ce qui nous concerne, il y a deux façons de voir cette affaire, la première qui est notre vision fondamentale, est le point de vue anarchiste sur la question, à savoir que l’État dans son rôle achevé au fil du temps, d’outil de domination et d’exploitation de la dictature marchande planétaire, ne peut en aucun cas apporter quelque solution que ce soit dans ce conflit ukrainien qui rappelons-le, dure en fait depuis 2014. L’État, en tant que figure de proue institutionnelle de la division politique de la société et du rapport dominant/dominé, est de fait, le cœur même du problème. Ainsi nous réitérons ce que nous disons sans cesse : il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. La guerre est historiquement l’outil de consolidation du pouvoir politique séparé du corps social, si l’État n’a pas inventé la guerre en tant que violence collective organisée, il l’a sans aucun doute érigée en système régulateur économico-politique dont les décideurs ont fini par siéger dans les burlingues feutrés du cartel banquier transnational, activant à volonté leurs marionnettes politiques mises en place pour répondre au doigt et à l’œil au desiderata d’un marché tout aussi factice dans sa conception que criminel.

Sortir de la crise et de la guerre, en Ukraine et ailleurs, ne peut se faire qu’en jetant par dessus bord ce système inique de domination et de représentation d’une caste privilégiée pour le remplacer par la communauté universelle planétaire des associations libres, volontaires et confédérées, ce que nous appelons à l’instar de Gustav Landauer, la société des sociétés”, mais peu importe le nom qu’on lui donne, son principe directeur émancipateur étant : A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! et à bas le salariat ! Ainsi la solution à l’État, à la dictature marchande qui le régit maintenant et les guerres de destruction/reconstruction/domination, historiquement utilisées pour consolider le pouvoir d’une petite clique perpétuant la domination étatico-marchande et sa vision élitiste et étriquée du monde, la solution est la (r)évolution sociale, celle de la commune universelle de notre humanité enfin réalisée dans un saut qualitatif politique historique mettant à bas le système de contrôle et de domination, d’exploitation des peuples et de compréhension de la nature organique de la société humaine de confraternité, de solidarité, d’entraide et d’épanouissement dans la complémentarité de notre diversité sans état, sans hiérarchie, sans salariat ; au sein d’un fonctionnement simple validant la loi naturelle des actions menées suivant le principe fondamental d’à chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.

La solution à la guerre en Ukraine, à la guerre partout, à l’État, à la marchandise et au salariat, outils de notre servitude est la Commune Universelle. Prenez l’affaire par le bout que vous voulez, triturez-vous les méninges en long en large et en travers, vous ne trouverez pas d’autre solution viable universellement… L’Histoire semble nous mener pas à pas à sa réalisation, contre la volonté oligarchique biaisée et étriquée bien entendu.

Voilà pour l’aspect radical (en sa racine) de l’analyse.

L’écume des jours de l’histoire de l’illusion et imposture étatico-marchandes nous mène malgré tout et par la force des choses présentes à une analyse “géopolitique” de l’affaire ukrainienne. Pour ce faire, sans remonter trop loin dans la riche histoire de la région, rappelons-nous simplement des faits de 2014, car pour bon nombre de “têtes pensantes” médiatiques, avoir la mémoire courte et faire preuve de mauvaise foi fait partie de la panoplie survivaliste au sein du système.

Bref rappel des faits donc de 2014 :

Faisons bref et schématique pour garder l’image des évènements imprimées en toile de fond de l’analyse.

L’empire anglo-américano-sioniste avait mis au pouvoir en Ukraine une marionnette poussant leur agenda : anti-russe et d’adhésion à l’OTAN. Après de nombreuses années de tumulte politique, arrive au pouvoir, un nouveau président, favorable lui au rapprochement avec la Russie et contre l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Hérésie ! L’hérétique doit brûler en place publique ! Les forces de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord rappelons-le…) menées par les services idoines yankee et sionistes (CIA, Mossad, MI6, DGSE, MIT etc…) ont alors provoqué un coup d’état qui culmina à Kiev dans les évènements sanglants de la place Maïdan où des tireurs embusqués, mercenaires de l’OTAN, tirèrent simultanément sur la foule ET les forces de répression étatique, chaque partie sur le terrain pensant que l’autre lui tirait dessus. L’empire mit à la tête de l’Ukraine un régime néo-nazi avéré, soutenu par toute une clique de (pseudo) intellectuels propagandistes du chaos, du conflit des civilisations et de la guerre à la botte de l’idéologie impérialiste. C’est ainsi que l’on vit cette scène surréaliste en mars 2014, d’un BHL haranguant les foules de Kiev sur un podium rempli de néo-nazis ukrainiens… Belle image, bien réelle du sionisme et de ce pitre propagandiste décidément de tous les coups foireux (Libye 2011…).

Le nouveau régime en place mit alors en application des mesures de ségrégation et de harcèlement des populations ukrainiennes russophones de l’Est du pays, ce qui déboucha sur une rébellion et la sécession de deux régions de l’Ukraine Orientale en républiques autonomes de Donetsk et de Lougansk, soutenues par la Russie, qui se virent aussitôt assiégées et harassées par l’armée ukrainienne. Cet état de fait de guerre civile dure depuis 8 ans au Donbass autonome, mais assiégé par les troupes ukrainiennes bombardant les zones civiles et terrorisant les populations avec le soutien de l’UE, des USA et de l’OTAN. Notons aussi ici au passage que la région de Donetsk est très riche en gaz naturel et fut un des hauts lieux des expérimentations pour prouver la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde des hydrocarbures plus lourds que le méthane, chose qui fut scientifiquement établie et reconnue par les académies des sciences de Russie et d’Ukraine depuis 1956. Faire main basse par procuration sur les ressources énergétiques d’une nation est toujours un leitmotiv de l’empire anglo-américain.

Bon an mal an, la situation demeure ainsi chaotique dans une indifférence quasi-générale. Intervient ici une autre cause de la réactivation géopolitique du conflit ukrainien. Depuis la fin 2019, sévit sur le monde la pseudo-pandémie COVID, fabriquée de toute pièce par la même clique d’escrocs et de criminels. Depuis la fin 2021, le narratif de cette supercherie, visant à contrôler les populations et à injecter le monde d’une substance OGM dont les effets sur le moyen et long termes commencent à être compris comme étant particulièrement néfastes, s’effrite pour ne pas dire s’effondre. La panique s’installe dans l’oligarchie qui doit donc à la fois faire diversion, mais aussi tenter d’activer une guerre “chaude” pour permettre un reset et un redémarrage de l’illusion marchande moribonde dans un climat de phase terminale du capitalisme. L’empire a perdu la guerre de Syrie, même si celle-ci s’étiole, l’heure était donc venue de raviver le feu sous le chaudron ukrainien laissé à mijoter depuis quelques années à toute fin utile. Nous y sommes.

Ainsi depuis plusieurs semaines et vraisemblablement suivant les directives impérialistes occidentales, le régime néo-nazi ukrainien a remis la pression sur les républiques sécessionnistes du Donbas, bombardant de manière aléatoire les zones civiles, faisant de nombreuses victimes dans les populations. Une surenchère de livraisons d’armement lourd de la part de l’OTAN à l’armée ukrainienne fait peser une menace sécuritaire à la frontière russo-ukrainienne. Il y a quelques jours, des tirs d’artillerie ukrainiens ont détruit un poste frontalier russe en territoire russe, ce qui a provoqué la réaction et contre-attaque après que la Russie ait officiellement reconnu les deux républiques autonomes de Donetsk et de Lougansk, les décrétant ses alliées de facto. On connait la suite depuis le 24 février courant.

Dès le départ de cette affaire ukrainienne en 2014, l’empire anglo-americano-sioniste utilise l’Ukraine par procuration pour semer le chaos dans la région et isoler plus avant, provoquer la Russie, qui ne fait que réagir afin de mettre fin à l’expansion sans fin de l’OTAN vers l’Europe de l’Est depuis la fin de la “guerre froide” et la chute de l’URSS en 1991. L’absorption et participation d’anciens pays membres de l’ex-pacte de Varsovie à L’OTAN est perçue à juste titre comme une menace directe aux frontières de la Russie, qui a décidé de mettre un terme à cette expansion illégale une bonne fois pour toute. Imaginons un instant de l’armement lourd russe qui serait stationné au Mexique et au Canada, que diraient les Yankees ?… Toujours cette sempiternelle histoire du deux poids deux mesures. L’avenir dira si l’action russe est une invasion / annexion de l’Ukraine ou un simple nettoyage avant que chacun ne rentre chez soi. Pour l’heure, sur un plan géostratégique étatique, il est difficile de dire que depuis toutes ces années la Russie n’a pas été patiente… Certains disent qu’elle n’était pas prête à vraiment montrer les dents. Elle l’est désormais. L’OTAN, cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, sous commandement anglo-américain, est directement responsable de cette guerre, comme elle le fut en ex-Yougoslavie, en Irak, en Libye er en Syrie. De fait, depuis la chute de l’URSS en 1991 et la fin officielle de la guerre froide, l’OTAN aurait du être dissoute. Cette entité terroriste n’a aucun lieu d’être et l’heure est venue de la démanteler et de continuer à démanteler tout le système étatique qui n’a jamais eu aucune raison d’être et ne fait qu’usurper le pouvoir depuis des siècles au détriment des peuples et de leur liberté.

La solution à la guerre c’est la dissolution de l’État par la (r)évolution sociale !

Rappelons-nous toujours : Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! La guerre en Ukraine n’est que le résultat d’une énième manipulation de l’État marchand pour maintenir son hégémonie de coercition et de domination. Pour que tout cela s’arrête, il suffit de refuser de participer, de retirer notre “consentement” et de dire NON ! Ensemble et de boycotter ordres, fonctions et institutions pour les remplacer par la communauté universelle des associations libres. La (r)évolution sociale n’est rien d’autre !

Collectif Résistance 71

Février 2022

A lire et diffuser également : Collectif Guerre de Classe « La guerre en Ukraine comme dernier avatar du fétichisme de la marchandise »

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

constatA

Ukraine et révolution sociale…

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revdiamakhno

Résistance 71

25 février 2022

« Plus l’Homme devient conscient par la réflexion, de sa condition de servitude, plus il devient indigné, plus l’esprit de liberté anarchiste, la déterminaison et la volonté d’action se développent en lui. Ceci est vrai de chaque individu, homme ou femme, même s’ils n’ont jamais entendu le mot « anarchisme » auparavant. »
~ Nestor Makhno ~

Nestor Makhno « Anarchisme dans la révolution russe »
Écrits choisis sur la révolution sociale ukrainienne (PDF)

L’Ukraine entre 1918 et 1923 a combattu la réaction tsariste, étrangère et la trahison bolchévique avec le mouvement de la Makhnovschina qui fit passer un mouvement de révolution sociale des paysans et de la terre à un mouvement social de masse. Il a fallu que les états réactionnaires, y compris le nouvel état bolchévique et son armée rouge, traîtres à la révolution sociale des soviets, se liguent pour en venir à bout. Ceci se reproduira en Espagne 1936 et en Hongrie 1956.

Que le peuple ukrainien retrouve le chemin de la Makhnovschina contre toutes les illusions et  impostures de la coercition étatico-marchande !

Assez

Russie et occident dans la crise ukrainienne préfabriquée… une analyse (Pepe Escobar)

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Apocalypse Now
???

Excellente analyse, simple et concise, de Pepe Escobar, très pointu et expert dans ce domaine.
~ Résistance 71 ~

La Russie et l’occident : percer le brouillard de l’hystérie

Pepe Escobar

16 février 2022

Source de l’article en français:
https://www.mondialisation.ca/la-russie-et-loccident-percer-le-brouillard-de-lhysterie-2/5665318

Un spectre hante l’Occident collectif : la zombification totale, grâce à une opération psychologique 24/7 qui imprime l’inévitabilité de « l’agression russe ».

Perçons le brouillard de l’hystérie en demandant au ministre ukrainien de la Défense Reznikov ce qui se passe :

« Je peux absolument affirmer qu’à ce jour, les forces armées russes n’ont pas créé de groupe d’attaque capable d’envahir l’Ukraine par la force ».

Eh bien, Reznikov n’est manifestement pas au courant que la Maison Blanche, qui a accès à des informations sans doute privilégiées, est convaincue que la Russie va envahir « à tout moment ».

Le Pentagone double la mise : « Il est très clair que les Russes n’ont aucune intention de désescalader en ce moment ». D’où la nécessité, exprimée par le porte-parole John Kirby, de préparer une force de réaction multinationale de l’OTAN (NRF) de 40 000 hommes : « Si elle est activée… pour vaincre une agression, si nécessaire ».

« L’agression » est donc un fait acquis. La Maison Blanche « peaufine » des plans militaires – 18 au dernier décompte – pour toutes sortes d’« agressions ». Quant à répondre – par écrit – aux propositions russes sur les garanties de sécurité, eh bien, c’est beaucoup trop complexe.

Il n’y a pas de « date exacte » à laquelle la réponse sera envoyée à Moscou. Et les « officiels » ont supplié leurs homologues russes de ne pas la rendre publique. Après tout, une lettre n’est pas sexy. Pourtant, « l’agression » fait vendre. Surtout quand elle peut se produire « d’une minute à l’autre ».

Les « analystes » hurlent que Poutine « est maintenant presque certain » de lancer une « frappe limitée » dans « les dix prochains jours », accompagnée d’une attaque contre Kiev : cela configure le scénario d’une « guerre presque inévitable ».

Vladimir Dzhabarov, premier vice-président de la Commission des Affaires internationales du Conseil de Russie, préfère se rapprocher de la réalité : les États-Unis préparent une provocation pour pousser Kiev à des « actions téméraires » contre la Russie dans le Donbass. Cela est lié au fait que les fantassins de la République populaire de Lougansk ont signalé que des « groupes subversifs préparés par des instructeurs britanniques » sont arrivés dans la région de Lisichansk.

Des personnalités telles que Ursula von der Leyen, de la Commission européenne, Jens Stoltenberg, de l’OTAN, et des « dirigeants » du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Pologne ont annoncé, après un appel vidéo, qu’un « ensemble de sanctions sans précédent » était presque prêt si la Russie « envahissait ».

Ils ont présenté cette initiative comme une « unité internationale face à l’hostilité croissante de la Russie ». Traduction : L’OTAN supplie la Russie de l’envahir dès que possible.

Sur les 27 États membres de l’UE, 21 sont membres de l’OTAN. Les États-Unis dirigent l’ensemble de ces pays. Ainsi, lorsque l’UE annonce que « toute nouvelle agression militaire contre l’Ukraine aurait des conséquences très graves pour la Russie », ce sont les États-Unis qui disent à l’OTAN de dire à l’UE « ce que nous disons, nous le faisons ». Et dans le cadre de cette stratégie de l’environnement sous tension, « ce que nous disons » signifie appliquer le principe brut et impérial du « diviser pour régner » pour maintenir l’Europe totalement assujettie.

explosionpopulaire

Les erreurs fatales de l’Occident

Il ne faut jamais oublier que le Maïdan 2014 était une opération supervisée par Obama/Biden. Pourtant, il y a encore beaucoup de travail à faire – lorsqu’il s’agit d’embourber la Russie. Ainsi, le parti de la guerre viscéralement russophobe de D.C. doit maintenant faire tout ce qu’il peut pour ordonner à l’OTANistan d’encourager Kiev à déclencher une guerre chaude – et ainsi piéger la Russie. Zelensky le Comédien a même déclaré vouloir « passer à l’offensive ».

Il est donc temps de sortir les faux drapeaux.

L’indispensable Alastair Crooke a expliqué comment « l’encerclement et l’endiguement sont effectivement devenus la politique étrangère par défaut de Biden ». Pas « Biden », en fait – mais la combinaison amorphe derrière la marionnette contrôlée par une oreillette et un téléprompteur que je désigne depuis plus d’un an sous le nom de Crash Test Dummy.

Crooke ajoute que « la tentative de cimenter cette méta-doctrine est actuellement mise en œuvre par la Russie (dans un premier temps). L’adhésion essentielle de l’Europe est la pièce maîtresse de l’endiguement physique et de l’encerclement de la Russie ».

« L’encerclement » et « l’endiguement » sont des agrafes exceptionnalistes, sous diverses formes, depuis des décennies. L’idée entretenue par le parti de la guerre selon laquelle il est possible de mener les deux sur un front à trois – contre la Russie, la Chine et l’Iran – est si infantile qu’elle rend toute analyse vaine. Cela mérite un verre et un bon rire.

Quant aux sanctions supplémentaires pour l’imaginaire « agression russe », quelques âmes bienveillantes ont dû rappeler au petit Tony Blinken et aux autres participants du combo « Biden » que les Européens seraient beaucoup plus touchés que les Russes ; sans compter que ces sanctions aggraveraient la crise économique collective de l’Occident.

Un bref rappel est essentiel pour comprendre comment nous nous sommes retrouvés embourbés dans le marécage hystérique actuel.

L’Occident collectif a laissé passer la chance qu’il avait de construire un partenariat constructif avec la Russie, semblable à celui qu’il a établi avec l’Allemagne après 1945.

L’Occident collectif s’est également planté en réduisant la Russie au rôle d’une entité mineure et docile, imposant qu’il n’y ait qu’une seule sphère d’influence sur la planète : l’OTAN, bien sûr.

Et l’Empire s’est planté en prenant la Russie pour cible, même après sa prétendue « victoire » contre l’URSS.

Au cours des années 1990 et 2000, au lieu d’être invitée à participer à la construction de la « maison européenne commune » – avec tous ses défauts flagrants – la Russie post-soviétique a été forcée de regarder de l’extérieur comment cette « maison » était améliorée et décorée.

Contrairement à toutes les promesses faites à Gorbatchev par divers dirigeants occidentaux, la sphère d’influence traditionnelle de la Russie – et même le territoire de l’ex-URSS – sont devenus des objets de litige dans le cadre du pillage du « patrimoine soviétique » : un simple espace à coloniser par les structures militaires de l’OTAN.

Contrairement à l’espoir de Gorbatchev – qui était naïvement convaincu que l’Occident partagerait avec lui les bénéfices des « dividendes de la paix » – un modèle néolibéral anglo-américain pur et dur a été imposé à l’économie russe. Aux conséquences désastreuses de cette transition s’est ajouté le sentiment de frustration nationale d’une société qui a été humiliée et traitée comme une nation vaincue de la Guerre froide, ou de la troisième guerre mondiale.

Ce fut l’erreur fatale de l’Exceptionalistan : croire qu’avec la disparition de l’URSS, la Russie en tant que réalité historique, économique et stratégique disparaîtrait également des relations internationales.

Le nouveau pacte d’acier

Et c’est pourquoi War Inc, le parti de la guerre, l’État profond, quel que soit le nom qu’on veuille leur donner, sont en train de flipper maintenant – à fond.

Ils ont écarté Poutine lorsqu’il a formulé un nouveau paradigme à Munich en 2007 – ou lorsqu’il est revenu au Kremlin en 2012.

Poutine a fait savoir très clairement que les intérêts stratégiques légitimes de la Russie devaient être à nouveau respectés. Et que la Russie était sur le point de récupérer ses « droits de veto » de facto dans la gestion des affaires mondiales. En fait, la doctrine Poutine était déjà mise en œuvre depuis l’affaire géorgienne en 2008.

L’Ukraine est un patchwork de morceaux qui appartenaient jusqu’à récemment à différents empires – austro-hongrois et russe – ainsi qu’à plusieurs nations, comme la Russie, la Pologne et la Roumanie. Elle regroupe le catholicisme et l’orthodoxie, et compte des millions de Russes ethniques et de russophones ayant des liens historiques, culturels et économiques profonds avec la Russie.

L’Ukraine était donc de facto une nouvelle Yougoslavie.

L’erreur fatale commise par Bruxelles en 2014 a été de forcer Kiev ainsi que l’ensemble de la population ukrainienne à faire un choix impossible entre l’Europe et la Russie.

Le résultat inévitable devait être le Maïdan, complètement manipulé par les services de renseignement américains, alors même que les Russes ont clairement vu comment l’UE est passée de la position d’honnête courtier au rôle inférieur de chihuahuas américains.

Les faucons russophobes américains ne renonceront jamais au spectacle de leur adversaire historique embourbé dans une guerre fratricide à combustion lente dans l’espace post-soviétique. Autant qu’ils ne renonceront jamais à Diviser pour mieux régner sur une Europe déconfite. Et autant qu’ils ne concéderont jamais de « sphères d’influence » à aucun acteur géopolitique.

Sans leur empreinte toxique, 2014 aurait pu se jouer de manière bien différente.

Pour dissuader Poutine de rendre la Crimée à son bon droit – la Russie – il aurait fallu deux choses : que l’Ukraine soit décemment gérée après 1992, et ne pas l’obliger à choisir le camp occidental, mais en faire un pont, à la manière de la Finlande ou de l’Autriche.

Après le Maïdan, les accords de Minsk étaient aussi proches que possible d’une solution viable : mettons fin au conflit dans le Donbass ; désarmons les protagonistes ; et rétablissons le contrôle des frontières de l’Ukraine tout en offrant une réelle autonomie à l’Ukraine orientale.

Pour que tout cela se produise, l’Ukraine aurait eu besoin d’un statut de neutralité, et d’une double garantie de sécurité, par la Russie et l’OTAN. Et de rendre l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE compatible avec les liens étroits entre l’Ukraine orientale et l’économie russe.

Tout cela aurait peut-être configuré une vision européenne de relations futures décentes avec la Russie.

Mais l’État profond russophobe ne l’aurait jamais permis. Et il en va de même à la Maison Blanche. Barack Obama, cet opportuniste cynique, était trop absorbé par le contexte polonais douteux de Chicago et pas assez libéré de l’obsession exceptionnaliste de l’antagonisme profond pour être en mesure de construire une relation constructive avec la Russie.

Et puis il y a l’argument décisif, révélé par une source américaine de renseignement de haut niveau.

En 2013, feu Zbigniew « Grand Échiquier » Brzezinski s’est vu présenter un rapport classifié sur les missiles avancés russes. Il a paniqué. Et a réagi en conceptualisant le Maïdan de 2014 – pour attirer la Russie dans une guérilla alors comme il l’avait fait avec l’Afghanistan dans les années 1980.

Et nous en sommes là maintenant : c’est une question d’affaires inachevées.

Un dernier mot sur la fronde et les flèches du destin hors normes. Au XIIIe siècle, l’Empire mongol a établi sa suzeraineté sur la Rus de Kiev – c’est-à-dire sur les principautés chrétiennes orthodoxes qui correspondent aujourd’hui au nord de l’Ukraine, à la Biélorussie et à une partie de la Russie contemporaine.

Le joug tartare sur la Russie – de 1240 à 1552, date à laquelle Ivan le Terrible a conquis Kazan – est profondément ancré dans la conscience historique russe et dans le débat sur l’identité nationale.

Les Mongols ont conquis séparément de vastes étendues de la Chine, de la Russie et de l’Iran. Des siècles après la Pax Mongolica, quelle ironie que le nouveau pacte d’acier entre ces trois principaux acteurs eurasiatiques constitue aujourd’hui un obstacle géopolitique insurmontable, faisant voler en éclats tous les plans élaborés par une bande de parvenus historiques transatlantiques.

Nestor Makhno
Ukraine : « Reviens Nestor !… »

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Ukraine: Trafic d’organes et massacres organisés au Donbass…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, santé, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 2 octobre 2014 by Résistance 71

Des corps dépourvus d’organes découverts en Ukraine

 

Natalia Kovalenko

 

1er Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2014_10_01/La-transplantologie-noire-en-Ukraine-5611/

 

Des extractions d’organes ont été illégalement effectuées dans l’Est de l’Ukraine. Des corps dépourvus organes ont été découverts dans les charniers du Donbass. L’information a été confirmée par des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine. Une commission spéciale avec la participation d’experts internationaux doit être créée pour enquêter sur les causes et les circonstances du prélèvement d’organes.

Les fouilles actuellement menées dans le Donbass, autrefois région houillère de l’Ukraine, n’ont rien à voir avec le charbon. En quelques semaines, depuis la conclusion d’une trêve entre Kiev et les miliciens dans l’Est de l’Ukraine, plusieurs fosses communes ont été découvertes dans la zone occupée par les unités de la Garde nationale. Des corps d’hommes et de femmes, habillés et nus, ligotés et avec des traces de balles, ont été jetés dans des fosses et légèrement recouverts de terre. Pour l’heure, on en a recensé plus de 400.

Quand les autorités des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont procédé à l’exhumation, des détails encore plus horribles des crimes perpétrés par les militaires ukrainiens ont été découverts. Des cadavres ont été retrouvés dans lesquels il n’y avait pas d’organes à l’intérieur.

Madina Djarboussynova, déléguée de l’OSCE pour la lutte contre le trafic d’êtres humains, a confirmé cette information à la télévision ukrainienne. Elle a déclaré que la situation demandait une enquête soigneuse avec la participation d’experts internationaux. Selon l’expert de l’Institut du slavisme de l’Académie des sciences de Russie Alexandre Karassev, les représentants de l’organisation occidentale réputée n’excluent pas une activité de « transplantations au noir » en Ukraine :

« La même chose a eu lieu pendant le conflit entre les Serbes et les Albanais en ex-Yougoslavie. Des Albanais ont effectué des «transplantations au noir», prélevant des organes des prisonniers serbes pour les vendre en Europe. Il y a eu un scandale international retentissant. Mais l’affaire a été pratiquement étouffée. Parce que le trafic a été dirigé par Hashim Thaci, devenu Premier ministre de la République du Kosovo partiellement reconnue ».

L’Ukraine approvisionne depuis longtemps le marché noir des organes humains d’Europe et d’Amérique. Il suffit de lire les annonces sur des sites locaux. Les donneurs sont recherchés parmi les Ukrainiens les plus démunis. Et on en trouve. Mais il faut les payer. Ainsi on propose actuellement 200 000 euros pour un rein. Un conflit militaire offre la possibilité de rendre le trafic plus lucratif.

En Ukraine ce n’est pas le premier scandale lié au trafic d’organes humains. En été, alors que l’opération punitive battait son plein, des corps sans organes ont été découverts pendant l’enterrement de soldats ukrainiens tués dans l’Est. Ensuite la correspondance entre Sergueï Vlassenko, avocat de Ioulia Timochenko, et la doctoresse allemande Olga Wieber a été mise en ligne. Elle portait sur la vente d’organes de conscrits ukrainiens dans des cliniques d’Allemagne. Il y avait même une commande concrète de 17 coeurs, de 50 reins et de cinq poumons. Il a été demandé de prélever les organes sur des hommes vivants, et non morts. Sinon, « la marchandise était de mauvaise qualité ».

L’Ukraine s’est mise en colère. Kiev a nié la possibilité même de tels crimes sur la ligne du front et a promis d’ouvrir une enquête pour calmer la population, rappelle l’expert de l’Institut international d’études politico-humanitaires Vladimir Broutter :

« Dès le début, quand les premières informations ont paru, la société a exigé de créer une commission spéciale près le ministère de la Défense d’Ukraine. L’instruction devait être menée d’abord à l’intérieur du pays. Mais cela n’a pas été fait étant donné la situation politique. L’instruction a été confiée à ceux qui dirigeaient directement l’opération militaire ».

Et voilà le résultat. Les militaires remettaient les habitants des territoires occupés du Donbass qu’ils avaient faits prisonniers dans les mains de chirurgiens-bouchers. Ceux-ci exécutaient des commandes. Les gens mutilés mais vivants ont été abattus d’une balle dans la tête. Et ce n’est pas l’unique confirmation du fait que le marché noir de la transplantation tournait à plein dans l’Est de l’Ukraine. Les miliciens prenaient souvent comme butin de guerre des hôpitaux mobiles dotés d’instruments chirurgicaux et d’outils médicaux spécifiques. Etrange coïncidence, mais on constatait dans les alentours un grand nombre d’habitants disparus dont on ne sait rien jusqu’à présent.

Ukraine: 6 points pour contrer la propagande occidentale de « l’agression » russe…

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Six mensonges à propos de l’Ukraine: Le narratif de Washington n’est que pure propagande

 

Dimitri Orlov

 

28 Août 2014

 

url de l’article original:

http://cluborlov.blogspot.com/2014/08/propaganda-and-lack-thereof.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

En regard de ce qu’il se passe en Ukraine, j’ai entendu pas mal de voix européennes et américaines disant que oui, Washington et Kiev fabriquent une version totalement fictionnelle des évènements à des fins propagandistes, mais que les Russes font pareil. Ils semblent assumer que si les merdias occidentaux sont infestés de bouffons menteurs et incompétents qui sont trop heureux de répéter la ligne du parti, alors les Russes font pareil, sûrement même pire.

La réalité est bien différente. Bien qu’il y ait un véritable blackout des informations en provenance d’Ukraine à l’Ouest, peu étant montré au delà de quelques photos et des têtes pensantes de Washington et de Kiev, la couverture médiatique des évènements en Russie est incessante, avec des bulletins quotidiens décrivant les mouvements de troupes, des cartes mises à jour des zones de conflit et beaucoup de témoignages de témoins occulaires, de commentaires et d’analyses. Il y a aussi beaucoup de rumeurs galopantes sur les réseaux sociaux russes et international, que je tends à ne pas prendre en considération parce que c’est juste çà: des rumeurs. Dans cet environnement, ceux qui essaieraient de fabriquer un narratif fictionnel, comme les officiels de Washington et de Kiev essaient de le faire, ne survivraient pas très longtemps.

Il y a beaucoup à dire certes sur le sujet, mais ici je désire me limiter à rectifier quelques mauvaises conceptions vraiment, vraiment de base que Washington a tenté de vous imposer au travers de ses blablateurs de leurs médias variés.

 

  1. Ils veulent vous faire croire qu’il y a une invasion russe dans l’Est de l’Ukraine. Ce qu’il se passe en réalité est une guerre civile entre le gouvernement de l’Ukraine occidentale (qui ne dirige plus l’Est du pays de quelque manière que ce soit) et la population russe de l’Ukraine orientale. L’Ukraine s’est désintégrée depuis des décennies, surtout depuis l’indépendance. La cassure était inévitable, mais le catalyste pour cela fut le renversement militaire, le coup d’état, qui a renversé le gouvernement légitime de Kiev et l’a remplacé par des cadres choisis par Washington.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe se tient derrière la République Populaire de Lougansk et la République Populaire de Donetsk, les deux régions qui, basé sur les résultats de referendums, ont choisi de se séparer de Kiev. En fait, le gouvernement russe a refusé de reconnaître ces républiques. Elles n’ont reçu aucun soutien politique de Moscou, qui avait demandé que les referendums soient renvoyés à plus tard et qui avait demandé plusieurs fois un cesser-le-feu et une solution négociée internationale pour résoudre le conflit. Le leadership des deux républiques a refusé et vise maintenant une victoire militaire totale.

 

  1. Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe arme les rebelles en Ukraine Orientale. Au contraire, le gouvernement russe a retiré son soutien militaire, se limitant à apporter des denrées humanitaires aux centaines de milliers de personnes dont les vies ont été détruites par les tirs d’artillerie et de roquettes en provenance des forces ukrainiennes. Les armes dans l’arsenal des “rebelles” sont des trophés, ce qu’ils ont saisi des forces ukrainiennes souvent en déroute. Ceci dit, les “rebelles” sont de fait soutenus, mais par le peuple russe, pas par le gouvernement russe. Rappelez-vous, ces gens sont russes, des deux côtés de la frontière, et le gouvernement ukrainien ne contrôle plus rien du tout là-bas.

 

  1. Ils veulent vous convaincre que la Russie pose une menace pour la paix en Europe et que la crise ukrainienne fait partie d’une stratégie impérialiste russe pour rescuciter l’URSS. Rien ne peut être plus loin de la réalité… L’ambition ultime de la Russie est d’être un pays normal, sujet à la loi internationale, en paix avec le monde et intégré à l’économie mondiale. Le gouvernement russe ne fait pratiquement rien pour empêcher les populations russes appartenant à d’anciens territoires russes de se faire massacrer dans leurs maisons par des tirs d’artillerie ukrainiens sur les populations civiles. Ceci donne un spectacle affligeant, mais le peuple russe comprend bien qu’élargir le conflit militaire au-delà de ce qui est maintenant purement les frontières nationales de l’Ukraine, n’est pas la réponse au problème.

 

  1. Ils veulent vous assurer que Kiev prévaudra éventuellement dans le conflit. En fait, l’armée ukrainienne se fait systématiquemet démolir. Bombarder les civils est la seule activité qu’elle peut encore pratiquer avec succès. Le gouvernement de Kiev a procédé à trois mobilisations générales, l’une après l’autre, envoyant au combat des jeunes et des hommes âgés (l’âge maximum de conscription est maintenant de 60 ans…). Ceux qui refusent la conscription étaient en premier lieu menacés de prison, mais cela ne marche plus, ils sont maintenant menacés de mort. La somme non officielle à payer pour éviter la conscription est de plusieurs milliers de dollars. Ces soldats sont mal armés, mal entrainés, complètement démoralisés et pour la plupart refusent de se battre. L’Ukraine a de moins en moins de tanks et de véhicules blindés, qui datent de l’ère soviétique et qui rouillent depuis des décennies. Il apparaît que l’Ukraine n’a pour ainsi dire plus d’armée de l’air non plus. Les victimes se chiffrent par dizaines de milliers. En juste une semaine, au mois de Juillet, 1400 soldats ukrainiens ont été tués, pour 10 de l’autre côté. Le ratio de décès est de 140:1 et juste ce chiffre raconte en fait toute l’histoire. La guerre est loin d’être finie, mais maintenant pour la première fois les deux républiques autonomes ont ce qui ressemble vraiment à une armée et cette armée va maintenant attaquer, passer à la contre-offensive. Une fois que l’armée ukrainienne se sera complètement effondrée, il restera la force mercenaire maintenue par les oligarques, surtout Kolomoisky qui dirige la région de Dniepropetrosk comme un fief personnel ; il a récemment décidé de prendre en charge les régions limitrophes également. Mais les mercenaires n’aiment pas être tués et jusqu’à un certain point ils demeureront, au-delà ils fuiront. Il semble à terme de plus en plus probable que Kiev va perdre et que l’Ukraine va en fait cesser d’exister.

 

  1. Ils veulent vous faire croire que le gouvernement de Kiev est légitime, populaire et stable. En fait, il y a de grandes manifestations qui se produisent à Kiev en ce moment même. Le pays est au-delà de la banqueroute et s’effondre en temps réel, pas seulement à l’Est, mais partout. Les gens ont faim. Les unités militaires qui fuient l’Est sont de mauvaise humeur et vont bientôt retourner leurs armes contre ceux qui les ont envoyé combattre. Les gens sont plus qu’en colère et il est plus que probable qu’une nouvelle révolution est en train de couver, 6 mois seulement après le tumulte récent.

J’espère que vous pouvez absorber cette information très basique et l’utiliser pour filtrer la propagande que vous lisez dans les journaux occidentaux et que vous voyez et entendez dans les médias audio-visuels (s’ils mentionnent l’Ukraine déjà…). N’assumez pas automatiquement que si votre côté est arrogant et menteur, que l’autre côté l’est aussi. Vous n’avez pas à croire ni à tolérer les mensonges.

Ukraine: Diplomatie russe contre coercition impérialiste…

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La diplomatie de Poutine peut-elle prévaloir sur la coercition de Washington ?

 

Paul Craig Roberts

 

24 Juin 2014

 

url de l’article:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/06/24/can-putins-diplomacy-prevail-washingtons-coercion-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

24 Juin 2014, le président de la Russie Vladimir Poutine est en train d’essayer de sauver le monde de la guerre. Nous devrions tous l’aider.

Aujourd’hui, le directeur de presse présidentiel russe Dimitri Peskov a rapporté que le président Poutine avait demandé à ce que la loi sur l’autorisation d’utiliser la force, qui fut votée pour protéger les résidents des anciens territoires russes qui sont maintenant partie de l’Ukraine d’une féroce violence russophobe qui caractérise le gouvernement marionnette de Washington à Kiev, soit abrogée (annulée) ~ NdT: elle l’a été depuis que Roberts a écrit ce papier ~

Les néoconservateurs de Washington jubilent. Ils voient la diplomatiie de Poutine comme un signe de faiblesse et de peur et demandent des mesures plus fortes afin de forcer la Russie de rendre la Crimée et la base navale sur la Mer Noire.

En Russie, Washington promeut sa 5ème colonne d’ONG afin qu’elle court-circuite le soutien de Poutine au moyen d’une propagande disant que Poutine a peur de soutenir les Russes et a vendu à l’empire la population russe d’Ukraine. Si la sauce de cette propagande prend, Poutine sera distrait par des manifestations dans les rues. L’apparence de la faiblesse intra muros de Poutine donnera confiance à Washington. Bon nombre de membres de la jeune classe professionnelle russe est sensible à la propagande américaine ; essentiellement ces Russes conditionnés par la propagande et alignés sur Washington et non sur le Kremlin.

Poutine a placé son futur et celui de son pays sur le pari que la diplomatie russe peut prévaloir sur la politique de corruption, de menace, de chantage et de coercition de Washington. Poutine en appelle aux Européens de l’Ouest. Poutine dit: “Je ne suis pas le problème. La Russie n’est pas le problème. Nous sommes raisonnables. Nous ignorons les provocations de Washington. Nous voulons œuvrer pour trouver une solution pacifique.”

Washington dit: “La Russie est une menace. Poutine est le nouveau Hitler. La Russie est l’ennemi. L’OTAN et les Etats-Unis doivent commencer une montée en puissance militaire contre la menace russe, envoyer des troupes et des avions de combat en Europe de l’Est et les bases de l’OTAN à la frontière russe. Les réunions du G-8 doivent dorénavant se tenir sans la présence de la Russie. Des sanctions économiques doivent être émises contre la Russie et ce sans aucun regard sur les conséquences qu’ont ces sanctions sur l’Europe occidentale.” Etc…

Poutine dit: “Je suis là pour vous écouter. Résolvons cela ensemble.”

Washington dit: “La Russie est l’ennemi.”

Poutine sait pertinemment que la GB est un état totalement vassal des Etats-Unis, que Cameron est juste un autre politicien acheté-vendu, comme l’était Blair avant lui. L’espoir de Poutine pour que la diplomatie prévale sur la force repose sur l’Allemagne et la France. Les deux pays font face à des difficultés économiques, de budget et d’emploi et les deux pays ont des relations économiques conséquentes avec la Russie. Les intérêts du monde des affaires allemand sont un contre-poids à la faiblesse du gouvernement de Merkel et sa soumission à Washington. Washington a mis en colère la France de manière stupide en essayant de voler 10 milliards de dollars de la plus grande banque de France et de livrer la France à Wall Street.

Si le désir de souveraineté nationale existe toujours dans les gouvernements allemand et français, l‘un voire les deux, pourrait bien faire un bras d’honneur à Washington et déclarer publiquement qu’ils n’ont aucune intention de laisser leur pays se laisser embarquer dans une guerre contre la Russie pour les beaux yeux de l’empire de Washington et de l’hégémonie financière mondiale des banques américaines.

Poutine parie sur ce développement. Si son pari est mauvais et si l’Europe fait défaut non seulement à la Russie mais à elle-même et au reste du monde en acquiesçant à la poussée hégémonique mondiale des Américains, alors la Russie et la Chine auront deux choix possibles: se soumettre à Washington et son hégémonie ou se préparer pour la guerre.

Comme aucun des deux côtés ne peut se permettre de perdre la guerre, celle-ci sera nucléaire et comme des scientifiques l’ont déjà bien clarifié, la vie sur terre cessera d’exister et ce tout à fait indépendamment de la réussite ou non de la mission de protection du bouclier anti-missiles balistiques américain.

C’est pourquoi je suis tout à fait opposé à la politique de Washington et m’élève sans cesse contre l’arrogance méprisante qui définit Washington aujourd’hui. Le résultat le plus sûr de la poursuite de l’hégémonie mondiale par Washington et son empire est l’extinction de toute vie sur Terre.

Résistance politique: Referendum en Crimée.. La Russie droite dans ses bottes

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La Russie réfute les accusations occidentales sur le referendum en Crimée

 

Press TV

 

14 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/03/14/354687/russia-slams-west-over-crimea-vote/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Russie a réfuté véhémentement les accusations de l’occident disant que le referendum à venir dans la région stratégique de Crimée en Ukraine, est illégal.

Le président russe Vladimir Poutine a réfuté les accusations au cours d’une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon.

Le président russe a “souligné que la décision de procéder au referendum correspond totalement aux normes de la loi internationale et de la charte des Nations-Unies”, a annoncé le Kremlin vendredi.

A la suite de sa conversation téléphonique avec Poutine, Ban a dit aux journalistes que les deux côtés “ont discuté du besoin de travailler à une solution politique juste et durable” en Ukraine.

La situation et les émotions se sont durcies au sujet de ce referendum à venir en Crimée”, a dit Ban.

 “Ce en quoi je suis concerné est qu’il ne devrait pas y avoir de mesures et de décisions précipitées qui pourraient avoir un impact sur la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Ceci a été mon message consistant en accord avec les provisions de la charte de l’ONU,” a dit la patron de l’ONU.

Vendredi, la Russie en a appelé à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération Européenne (OSCE) pour qu’elle envoie des observateurs superviser le referendum de sécession dans la région de Crimée, ajoutant que la mission de l’OSCE devrait être approuvée par les leaders régionaux de la péninsule stratégique de la Mer Noire.

Le premier ministre de Crimée Sergueï Aksionov a dit jeudi que plus de 80% de la population de Crimée soutenait la sécession de l’Ukraine pour devenir une partie de la Fédération de Russie.

La Russie a déjà pris position et soutient le referendum, disant que le peuple de Crimée doit décider lui-même de son futur.

Quoi qu’il en soit, le nouveau gouvernement auto-proclamé pro-occidental de Kiev a averti qu’il ne laisserait partir la Crimée sous aucun prétexte, ajoutant que la région demeurerait partie du territoire ukrainien.

La Crimée est devenue le point de tension phare depuis que l’ancien président ukrainien Victor Ianoukovitch a été évincé du pouvoir le mois dernier suite à 3 mois de manifestations et d’émeutes dans les rues de Kiev et autres villes ukrainiennes.

L’Ukraine est bloquée par une crise politique depuis novembre 2013, lorsque Ianoukovitch ne signa pas un accord d’association avec l’Union Européenne et ce en faveur de liens plus étroits avec la Russie.

Crise ukrainienne: De l’ingérence de l’occident…

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Cet article de Georges Stanéchy est à mettre en parallèle avec notre analyse sur la question. Les deux articles étant complémentaires à notre sens.

— Résistance 71 —

 

Ukraine: Le passing shot

 

Georges Stanéchy

 

5 mars 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/03/ukraine-le-passing-shot.html

 

« Vous n’avez pas été conçus pour vivre comme des bêtes
Mais pour faire preuve de courage et de savoir. »
Ulysse (1)

La « claque » !…

Expression jubilatoire de nos plus acharnés chroniqueurs russophobes dans nos médias. Trépignant d’excitation vengeresse en célébrant la réussite du coup d’Etat, renversant président et gouvernement élus de l’Ukraine.

« Poutine » venait, d’après ces analystes euphoriques, de recevoir une monumentale « claque ». Poutine « avait perdu la main », « s’était endormi » pendant les jeux de Sotchi, « surpris » par les évènements… Et autres sarcasmes et ricanements.

Sous-entendu, grâce à l’ingénieux stratagème organisé par les services spéciaux des pays de l’OTAN. Car, dans le fond, ces commentateurs ou « analystes » ne sont pas dupes. Ils mettent, tout simplement, en œuvre leur inépuisable servilité.

Tout le monde le sait, l’a compris : sur fond d’un incontestable mécontentement populaire face à la corruption du pouvoir politique, tous partis confondus, les violentes manifestations sur la place principale de Kiev n’était qu’une méthodique mise en scène. Animée, encadrée, par des commandos formés et équipés aux combats de rue, en cheville avec les médias de la propagande occidentale.

Avec pour objectif premier de bloquer toute évolution normale en cas de crise politique dans un pays à prétention « démocratique » : dissolution des institutions parlementaires ou représentatives défaillantes, et recours aux élections pour désigner de nouveaux responsables.

Pas de quoi s’étonner. Depuis des semaines le « Russia Bashing » battait son plein dans notre sphère médiatique. Ce mélange de désinformation paranoïaque : mensonge, mépris, calomnie, procès d’intention. Avec pour cible principale, la bête noire, le cauchemar des dirigeants occidentaux : Poutine.

Comment ne pas rire, là encore, si le contexte n’était aussi dangereux et dramatique, d’un tel niveau de cynique imbécilité ?…

En fait, nous venons d’assister à  la vieille recette des coups d’Etat organisés par les occidentaux. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des décennies durant. Sur tous les continents. Se spécialisant par régions, dans leurs zones d’administration coloniale ou néocoloniale : Afrique dite « francophone » pour la France, « anglophone » pour le Royaume Uni. Amérique latine, Moyen-Orient ou Asie (Indonésie, Philippines, etc.), pour les Etats-Unis.

En évitant, à présent, de laisser les militaires au premier plan. Dans le meilleur des cas, sous couvert d’élections truquées.

Sauf, que l’Ukraine n’est pas la Côte d’Ivoire, le Nigéria, la Colombie ou le Nicaragua.

Ce fut, donc, le réveil… Style : lendemain de réveillon… S’il y eut « claque », le « retour de claque » fut fulgurant… Nos propagandistes, de fureur, en avalent leurs micros et prompteurs…

L’oligarchie occidentale titubant dans l’ivresse de sa mégalomanie se retrouve, en Ukraine, soudainement confrontée dans son « hubris« , cette démesure dans l’orgueil et le mépris de l’Autre, face à une implacable détermination architecturée sur une remarquable stratégie.

Choc d’autant plus démesuré, ou déséquilibré, que cette oligarchie, profondément corrompue, ne peut faire le poids devant un homme d’Etat, son gouvernement et ses collaborateurs, incarnant la souveraineté et les valeurs d’une Nation, au sens large, en pleine Renaissance.

L’Hubris de l’oligarchie occidentale

Trois tares accablent cette oligarchie, sclérosée dans sa mégalomanie :

i) L’analphabétisme géopolitique

Habituée à dominer, massacrer, piller, pays et populations sans défenses ou quasiment, elle en vient à oublier l’état du monde, sa rapide évolution, les nations et leurs origines. Prétendre provoquer la Russie dans ce qui constitue un de ses hauts lieux d’identité nationale, par ses racines historiques et culturelles, représente une totale méconnaissance des enjeux géopolitiques actuels.

C’est oublier que la fondation de la Russie  remonte au IX° siècle à Kiev. La Russie Kiévienne fondée par Oleg le Sage, la Rus’ de Kiev, en 882, y déplaçant la capitale de son  royaume depuis Novgorod.

Puissant Etat qui se permit d’attaquer Constantinople en 907 avec 80.000 guerriers, et 2000 embarcations. A défaut de prendre la ville, ils en repartirent les fourgons débordant d’or payé par Byzance, avec un traité de paix signé en 911 les autorisant à ouvrir un comptoir dans la cité et y commercer librement. Ce fut le premier traité international de la Russie avec un Etat étranger.

En 988, lors du règne de Vladimir le Grand, un missionnaire, Cyrille, réussit à convertir au christianisme ces rudes descendants de Vikings, les Varègues. La cathédrale Sainte-Sophie de Kiev a été construite par un des plus grands rois de cette dynastie, Iaroslav le Sage. Cette succession de monarques exceptionnels par leur courage et leurs compétences d’administrateurs avisés, sur les immenses territoires des grands fleuves de la Baltique à la Mer Noire, incarne, symbolise, le socle de la Russie.

Non, Monsieur Obama, « Mille ans d’Histoire » ne se balayent pas d’un effet de manche !… Il est vrai, qu’il y a 1000 ans, les Etats-Unis n’existaient pas…

L’Occident était pourtant prévenu.

Souvenons-nous en 2008, lors des JO de Pékin, les occidentaux avaient fomenté une attaque-surprise lancée depuis leur protectorat de Géorgie, armé et encadré par l’OTAN. Violente et traitreuse agression contre des membres de la Fédération Russe, Ossétie et Abkhazie, sur ses frontières du Caucase. (2)

Ce fut la raclée immédiate.

C’est oublier, aussi, deux principes fondamentaux de la stratégie, connus depuis des millénaires. Depuis Sun Tzu (3) :

=>   On n’agresse jamais une nation, qui ne vous souhaite aucun mal, sur son territoire. C’est l’échec assuré. Sun Tzu emploie le terme : « mortel ». (XI-10-225)

=>   Encore plus important : sous-estimer son adversaire est la certitude d’une défaite. (IX-46-212)

ii) L’illusion de la condescendance

Ce mépris, cette condescendance, attitude permanente des oligarques occidentaux et de leurs médias à l’égard de la Russie, illustrent l’expression récurrente de leur hystérie :
« Prendre ses désirs pour la réalité ».

Comment pouvait-on penser, une seule seconde, que les Russes « s’endormaient » dans la préparation ou la célébration des jeux de Sotchi et autres fadaises de la propagande ?… Depuis 2008, les Russes savaient qu’après le fiasco de leur aventure militaire, via la Géorgie, l’oligarchie occidentale organiserait une manœuvre de déstabilisation de l’Ukraine.

Eux aussi, ils ont leurs « War Room« , « Data Room« , moyens d’écoute et de repérage. Avec des dizaines de spécialistes, surveillant les opérations sur le terrain. Minute après minute. Avec organigrammes, photos, profils de tous les protagonistes, groupuscules et commandos. Agitations de tous les diplomates, intellectuels, ONG et journalistes, vrais et faux, des pays de l’OTAN. Venant déverser leur huile sur les feux du mécontentement, de la colère ou de la rue.

Relevés méticuleux des circuits de tous les mouvements d’argent. Corruptions des politiciens de tous les partis, responsables des services de police, officiers généraux de l’armée. Paiements « cash », lors des combats de rue, des mercenaires-agitateurs (30 € la journée, 35 € avec leur équipement personnel : casque, bouclier, barre de fer ; 5 € la bouteille incendiaire, etc.) : Business as usual… Identification, aussi, de ceux qui refusaient de se mettre à la solde des occidentaux pour encourager, répandre, le chaos.

C’est oublier que leurs services de renseignement sont parmi les plus performants. En Ukraine plus qu’ailleurs. N’oublions pas qu’ils étaient comme chez eux à la NSA, et qu’ils décortiquent semaine après semaine les « 2 millions » de  documents ramenés pas Snowden avec sa brosse à dent…

Alors, le tissage de la toile, par les services spéciaux (action psychologique et action militaire) des membres de l’OTAN ne pouvait échapper à leur vigilance. Surtout le théâtre d’ombres animé par les services américains, britanniques, et allemands. Et, tout aussi actifs en Ukraine : polonais. La Pologne étant frontalière, et puissance occupante pendant deux siècles (XV° – XVII° siècles) avec une importante influence dans la partie « Ouest » comme il est dit actuellement, par opposition à l’Est de l’Ukraine et à la Crimée.

Cette maîtrise du renseignement leur a permis de préparer un large éventail de ripostes en fonction du degré d’implication de l’OTAN, avec ses ramifications dans « l’économie-casino » : spéculations boursières, manipulations du marché des devises, etc. Dans une stratégie parfaitement planifiée. Au-delà d’une simple riposte, il convient en effet de maximiser les gains au détriment d’un agresseur imprévoyant, pris au piège de ses propres mésaventures et de son incurable mégalomanie.

Dérisoire illusion de l’arrogance occidentale…

iii)  Le fanatisme idéologique

Arrogance nourrie par une idéologie coloniale forgée au cours des siècles qui atteint, de nos jours, des dimensions délirantes. Sans contrepoids, du fait que les puissances régionales (Russie et Chine, principalement) évitent, pour le moment, toute confrontation déclarée. Les occidentaux assimilant, évidemment, cette attitude de retenue et de prudence à de la faiblesse.

En Ukraine, ils se sont crus ainsi tout permis pour renverser le gouvernement et installer leurs marionnettes. Utilisant pour cela tous les moyens.

Jusqu’aux groupes néonazis, très nombreux et bien organisés en Ukraine de l’Ouest. Violemment antirusses. Héritiers des 250.000 d’entre eux qui se sont engagés, lors de la deuxième guerre mondiale, dans les troupes allemandes. Dont certaines se sont férocement illustrées dans l’occupation de la Yougoslavie, défendue par les résistants de Tito.

Ce sont eux qui ont pris d’assaut le parlement, armes à la main, pour faire « voter  la destitution » du président…

En termes d’organisation et de montage opérationnel, ce coup d’Etat m’a renvoyé à celui de 1953 qui a renversé Mossadegh et son gouvernement, régulièrement élus. Sanctionnés par les anglo-américains pour avoir refusé la spoliation des ressources énergétiques de l’Iran. Même racaille de félons, repris de justice, gangsters et tueurs, pour abattre des institutions démocratiques. Bien sûr, la personnalité magnifique d’intégrité de Mossadegh n’a rien à voir avec celle, pitoyable, de l’incompétent Yanoukovich.

Natalia Vitrenko, blessée dans un attentat à la grenade lors de sa campagne à l’élection présidentielle de 1999, responsable d’un des partis politiques du pays (Parti Socialiste Progressiste d’Ukraine – PSPU), a dénoncé ce coup d’Etat :
« Washington et Bruxelles… ont organisé un coup de type Nazi, effectué par des insurgés, des terroristes et des politiciens… pour servir les intérêts de l’Occident »

[Washington and Brussels … used a Nazi coup, carried out by insurgents, terrorists and politicians … to serve the geopolitical interests of the West.]

L’américain Mike Whitney qualifie ce coup d’Etat de « plan le plus stupide d’Obama à ce jour » [Obama’s Dumbest Plan Yet] (4) :

« Obama & Co ont renversé le président démocratiquement élu, Viktor Yanoukovich, avec l’aide de l’ultra-droite, de groupes paramilitaires, de gangs néo-nazis, qui se sont emparés et ont brûlé des bâtiments du gouvernement, tué des policiers antiémeutes, et répandu le chaos et la terreur à travers le pays. »

[Obama and Co. have ousted Ukraine’s democratically-elected president, Viktor Yanukovych, with the help of ultra-right, paramilitary, neo-Nazi gangs who seized and burned government offices, killed riot police, and spread mayhem and terror across the country.]

Jean-Bernard Pinatel, ancien général de l’armée française, dans une analyse, rappelle les faits qu’omettent systématiquement les médias de la propagande en France (5):
« Un président démocratiquement élu en 2012, chassé de sa capitale par les manifestants de la place de Maïdan où l’on a vu se côtoyer des groupes paramilitaires ultranationalistes affichant des signes nazis et qui refusent l’Europe. »

Notre pays, inévitablement, suivant dans son habituel réflexe moutonnier, docile, le troupeau des bellicistes et de l’extrême-droite américaine. « Gauche » en tête, en rang par deux…

Au lieu de recommander l’apaisement et le respect des règles démocratiques, de rappeler qu’un « gouvernement de transition » n’a pas à légiférer ni procéder à des nominations  de responsables d’administration, mais se doit de préparer le plus rapidement possible des élections fiables, cette « gauche » se précipite dans la diabolisation de la Russie et de son président. Même José Bové : pathétique…

Quant à Bernard-Henri Lévy, du fond des abysses du ridicule, il provoque l’ironie d’Eric Zemmour s’étonnant de le voir soutenir des groupes néo-nazis et des coupeurs de gorge. Mais, à force de répéter : « Ce qui est bon pour Israël… ». N’en perd-il pas la boussole ?…

En fait, tous ces zélés propagandistes appliquent à la lettre les directives du plan élaboré dans les années 1990 par Zbigniew Brzezinski et ses acolytes, suite à la disparition de l’Union Soviétique. Programmant la déstabilisation et l’éclatement de la Russie. Dont les grandes lignes, dans une provocante impudence, ont été publiées fin 1997 (6) :
 “A Geostrategy for Eurasia”.

Il y est stipulé, avec précision, que la Russie doit être divisée en trois entités : Russie Européenne (European Russia), République Sibérienne (Siberian Republic), et République d’Extrême-Orient (Far Eastern Republic)… L’avantage de cette partition serait une Russie « moins susceptible d’une mobilisation impériale » […“ a decentralized Russia would be less susceptible to imperial mobilization”].

Ce projet géopolitique à long terme structure, en conséquence, la russophobie médiatique et les manœuvres incessantes de déstabilisation de ce pays. D’autant que son opposition, exprimée dans ses votes au Conseil de Sécurité, aux récentes aventures guerrières de l’OTAN à l’encontre de la Syrie et de l’Iran, tout particulièrement, ont enragé les grands timoniers de cette géopolitique de la soumission et de la prédation de la planète à leur seul profit.

On comprend mieux l’acharnement de la coordinatrice des opérations du coup d’Etat en Ukraine, Victoria Nuland, contre l Russie. Son activisme effréné, caricatural, hystérique, l’avait même amenée à distribuer des cookies aux manifestants, complaisamment photographiée, sur la principale place de Kiev, en décembre dernier. Jusqu’à reconnaître officiellement que le budget de déstabilisation de l’Ukraine, qualifié de « promotion de la démocratie », s’élevait à 5 milliards de dollars (oui : milliards…), sur deux décennies (7).

Elaborant, tel un chef cuisinier choisissant avec soin ses ingrédients, le futur gouvernement et ses titulaires dans un échange avec l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt.  Insultant, au passage, l’Union Européenne, témoignant du mépris du gouvernement américain, dans la plus extrême des vulgarités : « Fuck the EU » (8).

Véritable pièce d’anthologie sur la préparation des coups d’Etat, cette conversation téléphonique a été piratée et mise en ligne sur internet. Figurant dans une vidéo téléchargeable (avant censure…), intitulée  ‘Maidan Puppets’ [Les Marionnettes de Maidan (la place centrale de Kiev)]. (9)

Depuis, elle s’est excusée auprès de ses collègues européens. Mais, pas auprès du peuple Ukrainien.

Ajoutons, pour la petite histoire, qu’elle est mariée à Robert Kagan. Pour ceux qui s’en souviennent, hôte permanent des grands débats sur nos chaînes de TV « publiques », notamment sous la houlette de la « directrice de l’information » de l’époque Arlette Chabot, lors de l’invasion de l’Irak. Islamophobe halluciné, chargé de vendre, à l’opinion publique française, la nécessité de réduire l’Irak en poussière pour la défense de « Notre Civilisation »…

En fin de compte, ce coup d’Etat, cette provocation, représentent, pour la Russie, l’occasion rêvée, sur un plateau, de marquer un coup d’arrêt à cette pathologie des oligarques occidentaux. De donner une réelle leçon de géopolitique à cette bande de voyous, fanatiques, hyperviolents, prédateurs sanguinaires et cruels, multipliant destruction, souffrance, désespoir, de tant de peuples et nations.

Coup pour coup

Nos « chroniqueurs-analystes » n’ont rien compris… Loin d’administrer une « claque », les dirigeants occidentaux, infatués, trop sûrs d’eux-mêmes, se sont retrouvés dans un contexte qui les dépassait par ses enjeux mal évalués.

En résumé, la métaphore d’une partie de tennis aidant, ils se sont précipités au filet, frappant de toutes leur énergie, certains de marquer le point. Sauf que Poutine, maîtrisant parfaitement la vision du jeu, reprenant la balle au bond, a répliqué par un magistral passing-shot, hors de leur portée. Brillant gagnant. Sans effort…

i)  Présomptueuse montée au filet

L’Ukraine traverse le même état de décomposition que la Russie sous Eltsine. Pourrie de corruption, largement alimentée par l’Occident, entretenue par des oligarques locaux. Noyautée, manipulée, par une multitude d’ONG « bidons », dont la vocation est de déstabiliser, fragiliser, fracturer, la société civile exaspérée par l’incurie de sa classe dirigeante.

La Russie, tout en connaissant ces mécanismes, ne pouvait intervenir : elle serait immédiatement accusée de vouloir reconstruire l’Empire Soviétique ou, dans le meilleur des cas, l’Empire Russe. Pour reprendre les clichés de la propagande russophobe… Dans l’attente d’une réforme constitutionnelle et l’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants, ne lui restait donc qu’une solution : attendre l’écroulement du système politique actuel, préalable à une mutation, tout en sauvegardant au mieux ses intérêts et ceux de la population Russe dans le pays.

A la faveur de cette situation, avec la complicité des responsables politiques soudoyés, cet important marché, de 45 à 50 millions d’habitants selon les recensements, était progressivement pénétré, pour ne pas dire gangréné par les intérêts étrangers.

Notamment les meilleures terres agricoles, accaparées par des sociétés occidentales, transformées en monoculture intensive, hyper-mécanisée, dont la production est uniquement destinée aux marchés internationaux spéculatifs (le blé, tout particulièrement). Avec les métastases habituelles : aucune création d’emplois, marges bénéficiaires encaissées à l’étranger, et dissimulées dans les paradis fiscaux.

Cette spoliation devait être accélérée, beaucoup d’entreprises et de services publics restant à privatiser. Les requins de la « mondialisation » se délectant, à l’avance, du plantureux festin.

A la perspective, mirobolante, de se saisir à bon compte, c’est-à-dire pour une poignée de cacahuètes, du pôle industriel des villes de l’Ukraine de l’Est (Kharkov, Donetsk, etc.). Un des premiers d’Europe centrale : métallurgie (une aciérie est déjà intégrée dans le groupe Mittal) et alliages, mécanique et transformation (matériel de transport, agricole), agroalimentaire, etc. Très lié, pour ses débouchés, au marché Russe fortement demandeur.

Signe évident : le « gouvernement désigné par les gangs de la rue », a immédiatement nommé 18 nouveaux gouverneurs dans les provinces. Dont deux « oligarques- milliardaires » (en euros), œuvrant dans les coulisses du pouvoir depuis la « révolution orange ». Spécialement affectés à la préparation des « privatisations » dans les régions industrielles de l’Est, en tant que fondés de pouvoir des groupes occidentaux (10) :

   Igor Kolomoysky pour l la region de Dnepropetrovsk

   Sergey Taruta pour la region de Donetsk

ii)  Fatale erreur d’appréciation

Toutefois l’Occident, emporté par la voracité de ses affairistes et le fanatisme de ses idéologues, a franchi deux « lignes rouges ». Ce qu’il n’aurait jamais dû faire. Provocation, prétention, action, projet, inacceptables pour la Russie : véritable « Casus Belli » ! Fatale erreur d’appréciation :

=>  Remettre en cause la base navale de Sébastopol
Son gouvernement fantoche sous le bras, l’Occident allait rapidement faire dénoncer le contrat de bail (il avait fait « voter » une loi pour supprimer l’usage et l’enseignement de la langue Russe !…) liant l’Ukraine et la Russie pour la location de la base navale de Sébastopol. Célèbre, vénérée par les Russes, pour sa résistance héroïque face aux troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale.

D’où sont partis, ne l’oublions pas, les bâtiments de la marine Russe venus s’interposer entre les forces de l’OTAN et la Syrie. L’objectif étant de fermer ces imposantes installations militaires pour affaiblir le dispositif de défense et de dissuasion de la Russie.

=>  S’emparer du pôle aéronautique et spatial Russo-Ukrainien

Situé en Ukraine de l’Est (Kharkov, principalement), enjeu stratégique majeur : les occidentaux s’apprêtaient à faire main basse, à partir de rapides opérations « privatisation-escroquerie », sur un des plus importants pôles de haute technologie de la planète dans le domaine aéronautique et spatial. Indissolublement fusionné, depuis des décennies, avec l’industrie de la défense et de l’armement de la Russie.

Exemple : à la pointe de l’innovation et de la prouesse technique, le constructeur d’avions Antonov qui vient de lancer le plus agros avion de transport existant sur le marché avec l’impressionnant An-225.

Prétention occidentale aussi stupide que le serait celle des Russes voulant s’emparer d’une partie des bureaux d’études et des installations de fabrication de Boeing ou de Lockheed Martin…

iii)  Imparable passing-shot

Face à ce coup d’Etat, ce coup de force, les Russes bénéficient du soutien de la totalité de l’opinion publique internationale, hors formatage de celles des pays de l’OTAN asphyxiées de propagande. Unanimement détestés pour leurs incessantes manifestations d’arrogance et campagnes de violence armée, sous les prétextes les plus mensongers.

Plus important, ils ont le support actif des chancelleries des principaux pays du monde. A commencer par la Chine qui a officiellement déclaré le 3 mars 2014 sa solidarité.

Endettés jusqu’au coup, croulant sous le chômage exponentiel, brandissant leurs ineptes menaces de « sanctions économiques », sans foi, ni loi, habitués à ne pas respecter le droit international, les occidentaux ont beau multiplier postures et grands airs, s’agiter et aboyer : ils sont coincés. Pris au piège, comme des rats.

Ou, ils acceptent la légalité en Ukraine, élections fiables et non pas « dictature des gangs de rue » agissant pour le compte de l’oligarchie occidentale, reconnaissent les intérêts civils et militaires de la Russie.

Ou, Poutine double la mise. Emportant immédiatement deux superbes lots, sous le nez des oligarques de l’OTAN :

=>   La Crimée. Donnée en cadeau par Khrouchtchev à l’Ukraine en 1954, retournant à la mère-patrie. D’abord par une autonomie renforcée, évoluant vers l’indépendance, s’achevant par l’intégration à la Fédération Russe. Ce que souhaitent les habitants Russes de Crimée. La Russie sécurisant ainsi sa base navale de Sébastopol, sans avoir à renouveler de bail.

=>   L’Ukraine de l’Est. Peuplée majoritairement de Russes souhaitant, eux aussi, rejoindre la Fédération Russe. Rejetant en masse le « gouvernement des casseurs » de Kiev. Surtout, depuis les velléités du « nouveau gouvernement » de vouloir interdire la langue Russe.

Par une sécession en réactivant, sous une forme actualisée, l’éphémère République de Donetsk-Krivoï-Rog proclamée le 11 février 1918. Elle avait eu pour capitales successives : Kharkov et Louhansk. Avant d’être fondue dans l’Union Soviétique.

Elle suivrait la même évolution que la Crimée dans son rattachement à la Fédération Russe. Laissant, la partie Ouest de l’Ukraine à sa russophobie, et aux délices des « plans d’austérité » du paradis de l’UE…

Ainsi l’arrogance, l’inculture, l’obscurantisme, la stupidité, des castes au pouvoir en Occident ont fait de Poutine et de la Russie les vainqueurs, toutes catégories, de l’imbécile confrontation qu’ils ont organisée en Ukraine…

Pour se rassurer, les incrédules sous perfusion de la propagande OTANesque, persuadés de l’invasion par la méchante Russie d’un pays au gouvernement démocratiquement désigné par les « gangs de la rue », vertueusement défendu par les pays occidentaux, considèreront que tout ce que j’énonce n’est que « politique-fiction ».

Avec raison, peut-être ?…

Sauf sur un point, en dépit de leur déni forcené, grotesque d’obstination : Vladimir Poutine est indubitablement un « Homme d’Etat ». D’une exceptionnelle envergure par sa vision politique, sa pondération, sa ténacité et son courage.

 

Son pays et le présent siècle lui devront beaucoup…